Pastabos
Copie retrouvée de l’exemplaire berlinois de l’Ancien Testament de Chylinski
À l’Institut de la langue lituanienne, on achève actuellement la préparation du premier volume de l’édition scientifique de l’Ancien Testament de Chylinski — la première Bible imprimée en lituanien (Londres, 1660). L’ouvrage repose sur le seul exemplaire subsistant de cette Bible, conservé à la bibliothèque du British Museum, ainsi que sur les passages correspondants de la principale source de traduction, la Statenbijbel néerlandaise. La préparation de l’édition visait à réunir en un seul endroit toute l’œuvre imprimée de Chylinski; on y publie donc également les deux brochures qu’il a fait paraître: An Account of the Translation of the Bible into the Lithuanian Tongue (1659) et Ratio Institutæ Translationis Bibliorum in Linguam Lithuanicam (vers 1660). Toutes deux ont été imprimées à Oxford.
Du XVIIe au XIXe siècle, des informations sur la traduction de la Bible de Chylinski ont été intégrées à de nombreux ouvrages bibliographiques et polyglottes européens. Ces renseignements étaient toutefois sommaires et se répétaient constamment d’un ouvrage à l’autre; les bibliographes qui les rapportaient n’avaient pas vu le livre lui-même. En 1879, à la suite des appels lancés par Adalbert Bezzenberger dans les publications Athenaeum et Kurjer Poznański, puis en 1880 dans les Mitteilungen der Litauischen Literarischen Gesellschaft, la communauté scientifique se lança à la recherche de la Bible de Chylinski. Bientôt, trois exemplaires de l’Ancien Testament furent retrouvés successivement. En 1891, A. Neubauer annonça dans The Academy qu’un exemplaire de cette Bible se trouvait dans la bibliothèque du lycée du couvent Sainte-Marie de Stettin (l’ouvrage fut ensuite transféré à Berlin et on prit l’habitude de l’appeler l’exemplaire de Berlin). En 1888, dans la revue Записки Императорской академии наук. Извлечение из протоколов заседаний Академии, l’académicien A. Kunik annonça avoir trouvé à Saint-Pétersbourg un exemplaire de l’Ancien Testament de Chylinski, qui avait appartenu à Jerzy Grużewski et avait ensuite été offert à l’université de Vilnius, avant d’être transporté à Saint-Pétersbourg. Quant au troisième exemplaire de l’Ancien Testament de Chylinski, acquis par la bibliothèque du British Museum, le bibliothécaire de cette institution, John Naake, membre de la section de littérature slave, en fit état en 1893 dans les publications londoniennes Athenaeum et The Academy. Quelques jours à peine plus tard, le 13 juillet 1893, M. E. Trepka décrivit cette découverte dans l’hebdomadaire polonais de Saint-Pétersbourg Kraj: « pośród szpargałów, jakie antykwarjusze przestawiają całemi pakami zarządowi tej jedynej w świecie biblioteki, znalazł p. Naake książkę bez tytułu, uszkodzoną i kurzem stuleci okrytą ».
L’exemplaire dit de Londres est le plus court (176 pages, jusqu’au livre de Josué), tandis que l’exemplaire de Berlin est presque deux fois plus long (384
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