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Conférence conjointe de l’Institut de langue lituanienne et du Forum lituanien de terminologie

RITA DEDONIENĖ

Direction générale de la traduction de la Commission européenne

Les 1er et 2 juin 2017, la conférence conjointe de l’Institut de langue lituanienne et du Forum lituanien de terminologie (LTF) s’est tenue à Vilnius pour la deuxième fois. La conférence comportait deux parties: la première journée était consacrée à l’examen des questions théoriques et scientifiques de la terminologie, tandis que la seconde portait davantage sur des thèmes pratiques. Le premier jour, l’Institut de langue lituanienne (Vileišio g. 5) a accueilli la conférence scientifique internationale de terminologie « Les niveaux scientifique, administratif et éducatif de la terminologie »; le deuxième jour, la conférence annuelle (la septième déjà) du LTF s’est tenue dans la salle de conférence du bâtiment III du Seimas (Gedimino pr. 53).

La conférence a été organisée par le Centre de terminologie de l’Institut de langue lituanienne, le groupe de coordination du Forum lituanien de terminologie, le département de langue lituanienne de la Direction générale de la traduction de la Commission européenne (DGT), la Chancellerie du Seimas de la République de Lituanie, la Commission nationale de langue lituanienne, la section de langue lituanienne de la Direction de la traduction du Secrétariat général du Conseil de l’Union européenne et « Infoterm » (Centre international d’information terminologique).

La conférence scientifique a été ouverte par la directrice de l’Institut de langue lituanienne, la professeure Jolanta Zabarskaitė, qui a prononcé un mot de bienvenue. Elle a souligné l’importance, pour l’évolution de la langue et son usage quotidien, des conférences consacrées aux aspects théoriques et pratiques de la terminologie. Selon J. Zabarskaitė, les lexicologues nomment le monde, tandis que les terminologues le façonnent en désignant les concepts et en créant de nouveaux termes.

Les deux intervenants invités, le professeur Rute Costa, de l’Université NOVA de Lisbonne, et le docteur Christian Galinski, d’« Infoterm », ont ensuite présenté leurs communications en anglais. La professeure R. Costa a parlé du rôle du texte dans l’étude de la terminologie et a présenté les méthodes de travail terminologique de l’Université NOVA de Lisbonne. Selon elle, les textes spécialisés sont le moyen le plus efficace de compréhension et de communication entre les membres d’une communauté de spécialistes; ils font apparaître non seulement les concepts établis et leurs relations, mais aussi les débats propres à un domaine qui reflètent l’évolution des concepts. Les textes sont donc essentiels au travail terminolo-

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gique. Elle a également insisté sur le rôle de l’expert du domaine dans la création de cartes conceptuelles, ainsi que sur l’importance des liens entre la terminologie et d’autres domaines, tels que la linguistique, l’informatique, les sciences de la connaissance et l’ingénierie informatique.

L’autre invité, le docteur Ch. Galinski, a présenté une communication très intéressante intitulée « Internet des objets: mythes et réalité ». Il a passé en revue les problématiques terminologiques liées à l’Internet des objets et souligné la rapidité des changements qu’il entraîne. Il a mentionné des termes de la réalité électronique fréquemment employés aujourd’hui, tels que e-banque, achats en ligne, e-santé, et donné de nombreux exemples et faits intéressants sur les appareils intelligents et connectés, ainsi que sur leurs effets sur la société, les entreprises, la communication et la langue. Ainsi, la popularité croissante des imprimantes 3D réduit le besoin de stocker des marchandises, car il est possible d’« imprimer » le produit (l’objet) souhaité au moment où l’on en a besoin. De nombreuses questions concernant l’Internet des objets et l’espace numérique restent toutefois sans réponse: sécurité des données, vie privée, confiance dans l’espace numérique, cybercriminalité, etc. Néanmoins, selon l’intervenant, l’Internet des objets sans contenu n’est qu’une technologie; il faut donc parler de la qualité du contenu, de l’information et des données, de leur interprétation, ainsi que de leur gestion souple et décentralisée. Il semble que le principal défi aujourd’hui soit de faire face à l’abondance d’informations et de nommer les phénomènes nouveaux, tandis que le développement de la science terminologique et l’évolution de la pensée théorique suscitent moins d’attention.

Après les communications des invités, les travaux se sont poursuivis dans quatre sections: deux sections se réunissaient en parallèle, si bien que les participants devaient choisir les communications qui les intéressaient le plus. Et le choix ne manquait pas: plus de 20 communications ont été présentées. Leurs auteurs étaient des spécialistes de Lituanie et des invités de Lettonie, d’Estonie, du Bélarus, de Pologne, de l’oblast de Kaliningrad, de Géorgie, des Pays-Bas, d’Autriche, de Croatie, du Portugal, d’Espagne et même de la lointaine Colombie. Les sujets abordés étaient très variés, allant de l’analyse des questions théoriques de terminologie à l’étude des particularités des langues professionnelles.

La première section était consacrée aux particularités du travail terminologique. Ainsi, l’invité estonien Peep Nemvalts a parlé de l’enseignement de la terminologie à l’Université de Tallinn et de la gestion des termes estoniens. Selon lui, l’un des principaux critères de fonctionnalité d’un terme est son univocité, même s’il n’est pas toujours possible d’éviter la polysémie. Il a illustré cette affirmation par l’exemple du terme terminologie. L’intervenant néerlandais Jan Roukens a passé en revue la politique terminologique de la Commission européenne de 1992 à 1999, tandis que Viačeslav Ščerbin, du Centre d’analyse systémique et de recherche stratégique de l’Académie nationale des sciences du Bélarus, a évoqué la nécessité de renforcer la coopération entre les entreprises industrielles bélarusses et la science

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la coopération entre les institutions dans le domaine des échanges d’informations et de la terminologie, élaborer des ouvrages de référence sur les domaines scientifiques et industriels les plus récents et améliorer la langue professionnelle, car le contexte complet d’un terme ne peut être trouvé que dans des monographies spécialisées et des encyclopédies spécialisées.

La deuxième section a accordé davantage d’attention aux aspects théoriques de la terminologie. Markas Paura (université de Vilnius) a présenté l’idée d’un article terminologique élargi. Outre les données standard, l’article pourrait contenir diverses informations complémentaires, par exemple sur la formation du terme, son évolution historique et sa place dans le système des relations hiérarchiques. Cela aurait un intérêt pédagogique et contribuerait à donner un sens aux recherches terminographiques. Jurgita Mikelionienė (université de technologie de Kaunas) a étudié les aspects de l’appellativisation des termes. La conférencière a illustré ce mode de création de noms de concepts par de nombreux termes éponymiques issus de divers domaines et a examiné les raisons de leur apparition. Violeta Černiauskaitė (Bibliothèque nationale Martynas Mažvydas de Lituanie) a passé en revue les travaux et les orientations concernant la formation, l’étude et la normalisation du lexique professionnel des bibliothécaires. Nijolė Bliūdžiuvienė (Bibliothèque nationale Martynas Mažvydas de Lituanie, université de Vilnius) a abordé les problèmes liés à l’explication des concepts et à la proposition de nouveaux termes dans les thèses du domaine des sciences de la communication et de l’information. Egidijus Zaikauskas (Commission européenne) a clôturé les travaux de la section. Dans son exposé, il a étudié les fonctions des métamarqueurs terminologiques dans les traductions: ils peuvent indiquer la nouveauté, l’exotisme, le caractère métaphorique d’un terme, son rapport à la norme linguistique, etc.

Les sections de l’après-midi ont principalement porté sur les langues professionnelles de domaines spécialisés, la gestion de leur terminologie ainsi que des études concrètes.

Dans la troisième section, de nombreux exposés ont été consacrés aux questions méthodologiques de gestion et d’étude des termes. Ivana Šutej, de l’École de médecine dentaire de l’université de Zagreb, a présenté la base de données multilingue de termes pharmacologiques FARMANA, élaborée dans le but de mettre de l’ordre dans la terminologie pharmacologique croate et d’en garantir un usage plus cohérent. Les termes intégrés à cette base sont recueillis dans les publications les plus importantes du domaine de la pharmacologie. Blanca Stella Giraldo Perez (« Infoterm ») a également examiné les questions de méthodologie et de pragmatique liées à l’élaboration de glossaires terminologiques. Elena Logunova (université technique d’État de Kaliningrad) a parlé de l’application de la méthodologie de la sémantique des cadres à la terminologie et de l’étude, menée selon cette méthode, des termes économiques employés dans les forums en ligne. Aleksandra Makowska (université de Łódź) a étudié les termes de la microélectronique, des télécommunications et de l’informatique à partir des données d’un corpus spécialisé. Anita Butāne, de l’Institut de langue lettone de l’université de Lettonie, a parlé de la création des termes botaniques: très souvent, les termes sont simplement traduits d’autres langues.

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Par exemple, le terme latin Helianthus (< du gr. helios « soleil » + anthos « fleur ») est également traduit dans de nombreuses autres langues par « fleur du soleil » (en raison de sa ressemblance visuelle) ou « fleur qui se tourne vers le soleil »: lituanien saulėgrąža, latin solsequium, italien tornasole, allemand Sonnenwende, russe solncevo-rot; ainsi qu’allemand Sonnenblume, anglais sunflower, letton saulgrieze et saulespuķe. En Lettonie, les spécialistes du domaine estiment souvent que la traduction littérale des termes est la principale méthode de création des termes botaniques et constatent que nombre de ces termes suivent le modèle latin ou celui d’autres langues. Selon l’exemple latin, le nom de la plante correspond à son nom scientifique, mais les noms populaires ou traditionnels des plantes sont perdus.

María Cecilia Plested-Alvarez, invitée de Colombie (université d’Antioquia), a abordé les difficultés rencontrées par les experts du domaine dans leur formation pratique au travail terminologique: ils ont du mal à distinguer la terminologie de la lexicologie, le mot du terme, et à comprendre comment définir les concepts. Elle a présenté le déroulement de la formation pratique: de la recherche de définitions de concepts et de la création de définitions pour définir de nouveaux concepts, ainsi que de termes pour les désigner, jusqu’à l’harmonisation de la terminologie et à sa validation lors de séminaires.

Les travaux de la quatrième section ont commencé par un exposé sur l’identification automatique des termes et des collocations en lituanien. Erika Rimkutė (université Vytautas Magnus) a présenté le projet d’une équipe d’auteurs visant à élaborer une méthodologie d’étude des combinaisons de mots figées.

Dr RasUolė Vladarskienė, de l’Institut de langue lituanienne, a passé en revue les problèmes liés à l’étendue, à la gestion et à l’usage réel de la terminologie des industries créatives. Au XXIe siècle, alors que les technologies s’imposent de plus en plus partout, la créativité apparaît comme une compétence particulièrement importante pour le travailleur contemporain. Le terme kūrybinės industrijos, désignant un concept très vaste qui englobe un domaine d’activité où se rencontrent les affaires, la communication, les technologies, la culture et les arts, est apparu et s’est popularisé. En raison de la diversité de ce domaine, sa terminologie est organisée de manière très inégale: par exemple, les principaux termes des domaines artistiques traditionnels sont relativement bien établis, plusieurs dictionnaires bien conçus ont été publiés, et des termes corrects figurent dans des encyclopédies et des ouvrages scientifiques; en revanche, la situation est plus problématique pour les termes de la communication, où les dictionnaires et glossaires en ligne sont particulièrement répandus et proposent souvent des termes professionnels familiers pour désigner des concepts spécifiques d’usage restreint.

Plusieurs exposés ont été consacrés à la terminologie de l’informatique et de la technologie informatique. Dr Albina Auksoriūtė, de l’Institut de langue lituanienne, a présenté un exposé sur la synonymie et l’évolution des termes de l’informatique et de la technologie informatique. Dr Robertas Stunžinas (Institut de langue lituanienne) a étudié les métaphores dans les termes informatiques-

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les termes de l’informatique. La question de l’attitude de la société à l’égard de la lituanisation des termes de l’informatique et de l’informatique au sens large n’a pas été oubliée: Asta Mitkevičienė (Institut de langue lituanienne) a étudié les attitudes du public en s’appuyant sur le discours en ligne — discussions, commentaires et blogs (2004–2015).

Pour résumer les communications de la première journée, on peut distinguer deux aspects: 1) les terminologues se tournent de plus en plus vers la traduction; il faut traduire toujours davantage et harmoniser l’expression des concepts dans différentes langues; 2) les tendances dans le domaine des termes des technologies de l’information et de l’informatique, ainsi que l’attitude de la société à leur égard. La communication d’A. Mitkevičienė, de l’Institut de langue lituanienne, inspire l’optimisme: malgré certaines attitudes et un besoin manifeste d’éducation terminologique, presque personne ne remet désormais en question la nécessité de rechercher des termes lituaniens.

Comme l’a résumé la Dre R. Vladarskienė à la fin de la conférence, « ce fut un regard large et complet sur le passé, le présent et les perspectives de la terminologie. Chaque communication complétait ou prolongeait la précédente: une véritable rencontre entre personnes partageant les mêmes idées ». En conclusion, on peut également dire que la première partie de la conférence conjointe a constitué une excellente introduction à la rencontre de la deuxième journée.

La deuxième journée s’est tenue la conférence du Forum lituanien de terminologie (LTF), qui a réuni près de cent cinquante terminologues, traducteurs, réviseurs et spécialistes des institutions et établissements scientifiques de l’UE et de Lituanie. Un autre petit groupe de collègues du Conseil de l’UE et de la représentation permanente de la Lituanie auprès de l’UE a participé à la conférence par visioconférence avec Bruxelles.

La conférence a été ouverte par les salutations d’Irena Degutienė, vice-présidente du Seimas, qui a souligné l’importance de veiller à ce que les actes juridiques soient rédigés dans un lituanien correct et fluide.

Prenant la parole après elle, le président du LTF, Arūnas Butkevičius (Commission européenne), a passé en revue les travaux accomplis par le LTF au cours de l’année écoulée et les projets terminologiques prévus.

Rita Dedonienė (Commission européenne) a brièvement présenté la conférence « Les niveaux scientifiques, administratifs et éducatifs de la terminologie », qui s’était tenue la veille à l’Institut de langue lituanienne.

Les communications de la conférence du LTF de cette année portaient sur deux thèmes principaux: les questions de terminologie juridique en lituanien et les questions de terminologie relatives à la sécurité sur Internet et à la protection des données.

Les communications sur la terminologie juridique ont été présentées par le Dr Alvydas Umbrasas (Commission d’État de la langue lituanienne et Institut de langue lituanienne), le Dr Haroldas Šinkū-

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nas (université de Vilnius) et la docteure Sigita Rackevičienė (université Mykolas Romeris). Arnoldas Judinas (Service de régulation des communications), le docteur M. Paura (université de Vilnius) et la docteure Sigita Stankevičienė (Commission européenne) ont évoqué les menaces dans le cyberespace et la terminologie de ce domaine.

Après le déjeuner, les participants à la conférence ont discuté des questions d’actualité en terminologie dans le cadre de trois ateliers.

1. Terminologie des actes juridiques de l’UE et de la République de Lituanie en matière de protection et de sécurité des données dans l’espace informationnel (animatrices: la docteure S. Rackevičienė et Vitalija Špokienė). Les participants à l’atelier ont discuté de la situation actuelle de la terminologie juridique et des besoins qui se font jour. De quelles recherches, de quels dictionnaires ou de quelles bases terminologiques les juristes, les traducteurs et les rédacteurs manquent-ils le plus aujourd’hui? Compte tenu des besoins des différents groupes, il convient de signaler le manque de dictionnaires juridiques bilingues ou multilingues, notamment de dictionnaires français ou polonais. Il serait en outre très utile d’élaborer des dictionnaires détaillés consacrés à différents domaines du droit, par exemple au droit européen, entre autres.

Tous ont convenu que les utilisateurs d’aujourd’hui ont besoin de dictionnaires fiables, élaborés par des professionnels et adaptés à des besoins spécifiques. Pour les élaborer, il est possible de recourir à des logiciels spécialisés qui facilitent la recherche, la sélection, le classement, la présentation et l’analyse des termes. La terminographie assistée par ordinateur ouvre de nombreuses possibilités et offre de nouvelles méthodes, mais il faut aussi utiliser judicieusement les ressources dont on dispose déjà. Par exemple, les termes juridiques consignés dans la Banque de termes et dans la base terminologique IATE devraient être constamment organisés, actualisés et complétés. Il est évident que la gestion de la terminologie juridique est une tâche très importante et exigeante, car des concepts compris et désignés de manière uniforme constituent non seulement une préoccupation des terminologues et des spécialistes du domaine, mais aussi le fondement de la qualité du fonctionnement de l’ensemble des structures de la société.

2. Présent et avenir de la terminologie juridique lituanienne (animatrices: S. Stankevičienė et Inga Rimkevičienė). L’atelier a commencé par un examen des actes juridiques de l’UE et de la République de Lituanie récemment adoptés et à venir, ainsi que par un bref bilan des difficultés terminologiques rencontrées lors de leur traduction, de leur élaboration ou de leur transposition en droit national. La question a été posée de savoir quels nouveaux termes lituaniens sont déjà nécessaires ou le seront prochainement.

La discussion, qui avait débuté timidement, s’est animée lorsque les participants sont passés à l’examen de termes précis. Le terme proposé par l’ENISA, computer hygiene, et ses équivalents possibles ont fait l’objet de nombreux échanges. Les participants se sont demandé si le terme kompiuterinė higiena (« hygiène informatique ») serait approprié et suffisamment clair, et si d’autres termes comportant l’élément higiena (« hygiène ») pourraient apparaître, c’est-à-dire si un système de tels concepts pourrait se former. Il a été convenu qu’un tel terme pourrait être employé pour parler des recommandations visant à utiliser un ordinateur de manière sûre.

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Ces recommandations s’adressent aux particuliers, mais l’expression paraît difficilement concevable lorsqu’il est question d’exigences juridiques en matière de sécurité.

Les participants ont également brièvement discuté des équivalents lituaniens d’autres termes relatifs à la sécurité des données et des réseaux d’information, tels que data localization, data harvesting, entre autres. Il a été relevé qu’il n’existait pas de conception commune sur la manière de traiter le problème de ces nouveaux termes métaphoriques, et que les terminologues des institutions pourraient en débattre et éventuellement parvenir à un accord.

3. La métaphore dans la terminologie des technologies de l’information (animateurs: le docteur R. Stunžinas et le docteur M. Paura). Au début de l’atelier, R. Stunžinas a proposé de discuter des nouvelles métaphores liées à la cybersécurité et à la protection des ordinateurs, empruntées à l’anglais, par exemple: ransomware, crimeware, scareware, greyware, blended malware, dumpster diving, entre autres. Les participants ont débattu de la pertinence de conserver les métaphores ou de désigner les concepts au moyen de termes non figurés. Certaines nouvelles métaphores peuvent prêter à confusion. Par exemple, l’élément anglais host peut désigner à la fois l’appareil principal (host computer – pagrindinis kompiuteris) et l’objet susceptible d’être infecté (host application – galima užkrėsti programa). En anglais, host, employé avec le terme computer, désignerait à la fois l’ordinateur principal et l’ordinateur susceptible d’être infecté.

M. Paura a présenté une série de termes métaphoriques désignant des programmes malveillants: victim, target, payload, infection, carrier. Selon lui, si les principaux termes relatifs à la sécurité informatique sont métaphoriques, les termes qui leur sont associés peuvent l’être également.

Les échanges animés entre les participants à l’atelier ont montré que le transfert métaphorique d’un domaine scientifique à un autre constitue un enjeu particulièrement important dans le secteur informatique, qui évolue rapidement.

En conclusion de la conférence, la présidente de la Commission nationale de la langue lituanienne, la docteure Daiva Vaišnienė, a pris la parole. Elle a souligné l’importance du travail des terminologues pour le bon fonctionnement des institutions et de l’administration de l’État dans son ensemble. Elle a également indiqué qu’il était nécessaire de disposer de dictionnaires terminologiques bien élaborés dans différents domaines, ainsi que de bases terminologiques fonctionnelles, régulièrement organisées et mises à jour, telles que la Banque de termes de la République de Lituanie et IATE.

Reçu le 14/11/2017

Rita Dedonienė Europos Komisija Bâtiment T2 02/C004, 1-7 Boulevard Pierre Frieden, L-1543 Luxembourg, Luxembourg E. paštas [email protected]

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