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LEKSIKOS TYRINĖJIMAI

LIETUVOS TSR MOKSLŲ AKADEMIJA

CARACTÉRISTIQUES DE LA DÉRIVATION SUFFIXALE DES NOMS DANS LES DIALECTES KAPSAI-ZANAVYKAI

J. SENKUS

A. REMARQUES INTRODUCTIVES

La science de la formation des mots est assez complexe et vaste. Ses méthodes peuvent également être diverses.

Jusqu’à une époque récente, dans l’étude de la formation des mots en lituanien, c’est surtout l’analyse de la dérivation suffixale selon l’ordre alphabétique des suffixes qui était connue. Les travaux d’A. Leskien, de P. Skardžius et d’autres reposent principalement sur cette méthode1. En baltistique, cette méthode a été consacrée par J. Endzelīns2. On ne s’en passe pas non plus dans la linguistique soviétique3.

En suivant cette méthode, les linguistes étudient les suffixes dits consonantiques et la formation des mots au moyen de ceux-ci, comme cela a déjà été indiqué, selon l’ordre alphabétique de la consonne du suffixe. (Il faut dire que cet ordre est relatif dans certains cas.) On peut dire qu’il s’agit de la manière traditionnelle d’étudier la dérivation suffixale. Elle est pratique non seulement pour que l’auteur organise une documentation abondante, mais aussi pour que le lecteur puisse retrouver plus rapidement, au besoin, le sujet souhaité. C’est principalement cette méthode qui est également suivie dans la présente étude des caractéristiques de la dérivation suffixale des noms dans les dialectes kapsai-zanavykai. Voir la section B. « Les suffixes classés selon leur consonne ».

Une autre manière d’étudier la dérivation suffixale des noms consiste à classer les noms et leurs suffixes selon leur sens, ou selon d’autres critères analogues. Cette méthode, bien qu’elle n’ait pas été largement employée jusqu’à présent dans la science de la formation des mots, présente également de nombreux avantages. Toutefois, dans le présent travail, cette méthode n’est utilisée que partiellement: à la fin, on propose en un seul endroit un bref aperçu des significations des différentes parties du discours et des noms qui leur correspondent (ainsi qu’un aperçu distinct, plus détaillé, des noms substantifs). Voir la section C. « Aperçu récapitulatif de la dérivation des noms ». Le souhait de recourir aux deux méthodes a inévitablement entraîné la répétition de certains points ou éléments de documentation. On s’est efforcé de mentionner très brièvement les éléments répétés.

En présentant la dérivation suffixale des noms selon la première comme selon la seconde méthode, il faut, dans une mesure plus ou moins grande, aborder divers aspects de la formation des mots et, dans la mesure du possible, indiquer comment et à partir de quoi les noms suffixés sont formés, etc. Nous devons reconnaître que, dans ce travail, nous n’avons pas entrepris — ou n’avons pas réussi — à accomplir ces tâches de manière méthodique et complète. On s’y attache le plus souvent uniquement dans les cas les plus nécessaires et les plus réalisables. L’objectif principal de ce travail est de présenter une documentation plus ou moins systématisée.

1 Cf. Bildung der Nomina im Litauischen von August Leskien, Leipzig 1891; P. Skardžius, Lietuvių kalbos žodžių daryba, Vilnius, 1941.

2 Plg. Lettische Grammatik von J. Endzelin, Riga, 1922, ir kitus jo veikalus.

3 Plg. Mūsdienu latviešu literaras valodas gramatika, I, Rīgā, 1959.

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Dans ce travail, on s’efforce de présenter uniquement la dérivation suffixale des noms et des adjectifs, ainsi que leurs suffixes consonantiques. Les suffixes dits vocaliques et la dérivation des noms et des adjectifs à l’aide de ceux-ci ne sont pas abordés, car les suffixes ne sont pas compris ici au sens large: seuls les suffixes comportant des consonnes sont considérés comme des suffixes au sens courant du terme. Certains aspects des suffixes dits vocaliques sont abordés dans le chapitre consacré aux alternances de la monographie sur les dialectes kapsas-zanavykas. (En outre, la formation des mots composés, des verbes ou d’autres parties du discours, ainsi que des dérivés par réduplication, dans les dialectes décrits n’est pas non plus étudiée spécialement pour le moment.)

Comme l’indique le titre lui-même, il est uniquement question ici de la dérivation suffixale des noms et des adjectifs (principalement des substantifs et des adjectifs). Les autres parties du discours ne sont abordées que dans des cas particuliers, lorsqu’elles sont étroitement liées à la dérivation suffixale des noms et des adjectifs; comparons, par exemple, les suffixes -tas (les participes passifs sont également mentionnés), -opas (les adverbes sont également mentionnés).

Dans ce travail, il a fallu se confronter à la notion de suffixe. Le suffixe est ici compris du point de vue du lituanien contemporain, et non dans une perspective historique, bien qu’il ait parfois fallu aussi adopter cette seconde perspective; comparons les suffixes comportant la consonne j. En outre, certaines difficultés sont apparues quant à l’interprétation de suffixes particuliers; comparons, par exemple, les suffixes -ena et -mena.

À côté des suffixes dits simples, on trouve souvent les suffixes dits composés; comparons -ėlis et -umėlis, -utėlis: baltumėlis, baltutėlis. On trouve en outre les suffixes dits élargis; ainsi, à côté de -klis, il existe aussi -iklis (jauniklis). Les suffixes composés comme les suffixes élargis sont généralement regroupés avec les suffixes simples et les suffixes ordinaires. On s’efforce également de regrouper les suffixes qui présentent d’autres affinités (cf. -ynas, -ynė), mais il n’a pas été possible d’atteindre ici une uniformité stricte.

Certaines suffixes différentes par ordre alphabétique sont plus ou moins liées entre elles d’une manière ou d’une autre. On s’efforce parfois de renvoyer de l’une à l’autre afin de les comparer, etc.

La plupart des suffixes mentionnés ici sont connus dans toute l’aire des dialectes décrits et diffèrent peu, voire pas du tout, de l’usage de la langue standard. Toutefois, certains suffixes ne sont employés que dans certains dialectes décrits, leurs sous-dialectes ou leurs parlers, et diffèrent plus ou moins de la langue standard. On s’est efforcé d’accorder autant d’attention que possible à ces suffixes et de les mettre davantage en évidence.

La question est de savoir si tous les suffixes des noms dans les dialectes décrits et tous les cas de formation des mots au moyen de ces suffixes sont abordés ici. On peut répondre que l’on s’est efforcé de fournir autant de matériaux que possible, mais qu’il n’était évidemment pas question de tout couvrir intégralement (le titre lui-même l’indique) et qu’il aurait d’ailleurs été plus difficile de le faire. Certains suffixes étrangers moins connus, par exemple, ont été omis délibérément.

Les suffixes sont ici présentés avec leurs désinences et, le plus souvent, dans les deux genres, lorsqu’ils existent. Le féminin est donné, comme il est d’usage, à côté du masculin; toutefois, le mode de présentation varie selon les matériaux eux-mêmes ou d’autres raisons similaires. Les équivalents féminins habituels, connus de tous et évidents d’eux-mêmes, notamment dans les exemples d’adjectifs, ne sont parfois pas mentionnés du tout. On s’efforce cependant toujours de signaler d’une manière ou d’une autre les formes féminines distinctes que l’on rencontre particulièrement dans les noms -uvienė, -ienė ou -ė (driskiuvienė, purvė, Balanienė || Balāniuvienė).

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Pour illustrer les suffixes, on donne généralement divers exemples, qu’il s’agisse de mots, de groupes de mots ou d’expressions idiomatiques; ils sont pour la plupart tirés du dialecte kapsien du Pazanavikys, et plus particulièrement de la partie nord du district de Vilkaviškis. C’est également de là que proviennent la plupart des exemples de suffixes improductifs. Pour les exemples de mots ou de groupes de mots tirés de cette région, le lieu précis est souvent omis, ou n’est indiqué que dans des cas particuliers. Le lieu précis des exemples d’expressions idiomatiques est toujours indiqué au moyen d’abréviations, qui sont pour la plupart les mêmes que celles du « Dictionnaire de la langue lituanienne ». L’abréviation kpI signifie « kapsiens I » (nord-ouest), et kpII, « kapsiens II » (sud-est). Les exemples d’expressions idiomatiques sont donnés le plus souvent soit là où ils sont davantage nécessaires pour illustrer le sens d’un exemple de mot, soit là où l’on en dispose, etc.

Le sens des exemples est expliqué là où l’auteur l’a jugé le plus nécessaire.

Les exemples de mots sont généralement toujours accentués. Ils le sont également dans les phrases idiomatiques ou les groupes de mots. Les autres mots des exemples d’expressions idiomatiques ne sont accentués que dans des cas particuliers. Les remarques sur l’accentuation des mots formés avec tel ou tel suffixe ne sont elles aussi fournies que lorsque cela est nécessaire. Même ici, il n’a pas été possible de respecter un ordre plus clair et plus strict.

Les exemples sont écrits avec les caractères de la langue littéraire; dans la mesure du possible, on consigne au moins les traits les plus marquants des dialectes et de la phonétique décrits, ainsi que les phénomènes apparentés; comparons, par exemple, les graphies vėjė, merškė, gaditojas, etc.

B. SUFFIXES SELON LEUR CONSONNE

I. Suffixes en -b-

1. -yba. Dans les dialectes, les noms formés avec ce suffixe ne sont plus productifs au singulier depuis longtemps; on les rencontre surtout dans des mots plus récents, par ex.: gynyba kpI|| gynýba, sargýba, tikýba, žvejýba. Parmi les formations plus anciennes, une ou deux seulement sont mieux connues dans la langue, par ex. sodýba: « Autrefois, les autres sont partis s’installer au village, mais mes parents sont restés vivre dans la sodýba » Gs.

Les mots généralement employés au pluriel sont plus courants dans les dialectes, par ex.: derýbos: « Ils négocient » Vlkv., laižýbos || laižýbos: « Allons aux laižybos; nous verrons qui gagnera » Gs., piršlýbos, radýbos: « Si tu donnes quelque chose pour les radýbos, je te le rendrai » Pjv., šėrýbos: « Nous donnions les deux chevaux pour les šėrýbos » Gs., ženýbos: « Elle est jeune, et pourtant elle a déjà une grande famille à charge » Vlkv.

Les dérivés de ces suffixes sont généralement d’origine verbale et se prononcent selon le paradigme accentuel I.

2. -ybas, -a. Le suffixe -ýbas, au féminin -ýba || -ýba, s’emploie dans les adjectifs à la place du suffixe littéraire -yvas, -a. Seuls les mots suivants sont attestés avec ce suffixe: ankstýbas, vėlýbas: Šįmet bó vėlýbas pavasaris, ankstýba žiema Gs. Dans le parler des Kapsai du sud de la Dzūkija, on emploie des mots avec les deux suffixes: ankstývas, senývas || ankstýbas, senýbas Klvr. Cf. XV 8b.

Le suffixe -ybas porte un accent aigu sur sa première partie. Le féminin ne conserve que rarement l’accent fixe ancien.

3. -ybė, -enybė. Le suffixe -ybė est assez productif. Les mots formés avec lui sont généralement accentués sur le suffixe et, contrairement au lituanien standard, présentent, surtout dans le dialecte des Kapsai, un accent circonflexe et relèvent du deuxième paradigme accentuel, à l’exception des cas observés avec un accent aigu à la

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les exemples de la première classe accentuelle: galýbė, gérýbė, grožýbė et parfois lýgybė. L’accentuation la plus fréquente est lygýbė – c’est ainsi que l’accentuent le plus souvent non seulement les Kapsai, mais aussi les Zanavykai.

Le suffixe -ybė sert principalement à former des noms adjectivaux, par exemple: aukštybė, baisýbė « 1. caractère effrayant, monstre; 2. grande multitude », bjaurybė, brangýbė, gilybė, kantrybė, lygýbė, piktybė, puikybė, sunkýbė, tuštybė.

Les dérivés en -ybė formés à partir de noms sont peu nombreux; les mieux connus sont: niekšybė « acte ignoble », ponýbė « grand nombre de messieurs »: Toute la troupe de messieurs s’est réunie, Gs., šunýbė « acte mauvais et nuisible »: Ils commettent des méfaits, Vlkv.

On rencontre aussi çà et là quelques mots formés à partir d’adverbes, ou selon un autre mode de dérivation, avec le suffixe -ybė, par exemple: daugybė, galýbė.

Dans certains mots dérivés d’adjectifs, le suffixe -ybė peut avoir des significations variées, mais il exprime le plus souvent des abstraits adjectivaux; il est en partie synonyme du suffixe -umas et peut parfois être employé parallèlement à celui-ci, par exemple: tamsýbė || tamsumas, kartýbė || kartumas. Bjaurybė peut aussi avoir un sens concret: Ah, quelle ordure que toi! Grš.

À la place du suffixe -ybė, ou parfois à côté de celui-ci, notamment dans les dérivés nominaux, on emploie le suffixe -ystė, par exemple: brolystė || brolybė, draugystė, giminystė, kiaulystė, kvailybė || kvailybė. Cf. XIV 20.

Avec le suffixe composé -enybė, on rencontre çà et là quelques noms d’origine adjectivale.

Le suffixe -enybė est moins fréquent que -ybė. Dans certains exemples, il équivaut parfois à -ybė par son sens, tandis qu’il exprime parfois une certaine concrétude; les mots formés avec ce suffixe s’emploient plus souvent au singulier, tandis que les mots au sens concret sont plus fréquents au pluriel, par exemple: brangenybė, sūnkenybė: Quelle chose précieuse, on ne peut pas se l’offrir, Gs. Il s’est acheté toutes sortes de choses précieuses, Gs. Cet enfant-là, c’est vraiment une sūnkenybė « un souci », Plv. Les mots avec le suffixe -enybė peuvent porter l’accent sur la racine ou sur le suffixe.

II. Suffixes en -č-

1. -inyčia. Elle s’emploie généralement dans des hybrides. Elle désigne le plus souvent un lieu où l’on conserve quelque chose. Ex.: druskinyčia « récipient à sel », kiaúlinyčia « porcherie » || kiaulinyčia « endroit sale et en désordre », sūrinýčia « fromagerie », sviestinyčia « beurrerie », vilkinýčia « cabane très froide »: To vilkinyčio gali viskas suragoti « tout peut y geler » Plv.

Avec ce suffixe, il subsiste aussi quelques mots d’origine étrangère, par ex.: abrūšinyčia || abrūšinyčia « porte-serviettes, dispositif pour suspendre une abrūšas (serviette) », cigárnyčia (cigarinýčia?) « porte-cigarette ».

2. -inčius, -inčiu vienė. Avec le suffixe -inčius, on ne rencontre que quelques mots, par ex.: galinčius « personne qui peut beaucoup, qui est capable », išminčius « personne d’une grande sagesse et d’un grand savoir ».

Les équivalents féminins des dérivés en -inčius sont des mots suffixés en -inčiu vienė: galinčiu vienė, išminčiu vienė. D’où te vient donc une telle sagesse? Grš.

3. -o čius, -o čiu vienė. Le suffixe -o čius désigne une personne présentant certaines caractéristiques, par ex.: barzdačius « homme à grande barbe »: Autrefois, on ne voyait des barz-

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dočius que dans les patagrapijos Plv., galvočius « personne intelligente, qui a une bonne tête », pilvočius « personne au gros ventre », ūsųčius « homme à grandes moustaches ».

À côté de certains noms masculins suffixés en -očius, on trouve des formes féminines de sens correspondant, avec le suffixe -očiu vienė, par ex.: galvočiu vienė, pilvočiu vienė. Cette pilvočiuvienė est vraiment laide, Gs.

4. -uočius, -uočiu vienė. Ce suffixe est rare. Son sens est en partie semblable à celui du suffixe -očius. Ex.: garbiniu očius « personne aux cheveux bouclés, frisé »: Mūs vaiḱs garbiniuočius — gražus Gs. Iš maženc jau bo garbiniuočius Plv., guzikuočius « personne ayant beaucoup de boutons ou de gros boutons sur ses vêtements », pinig uočius « personne qui possède beaucoup d’argent ».

On emploie parfois aussi le féminin: garbiniu očiu vienė || garbiniu otė, guzi-kuočiu vienė, piniguočiu vienė.

5. Autres suffixes en -č-. a) -yčia: telyčia: La jeune fille est déjà comme une génisse Alk., Kiaulyčia, -õs (3ᵇ) || Kiául yčia (1) « rive gauche de la Bambena » Dkš.

b) -enyčia: Raudenýčia affluent Klvr.

c) -učė: mergučė « fillette »: Tos mergučės ka duoda drėlą (fait des bêtises), tai net grindys pyška Br. Ne te mêle pas à ces filles Būbl. Le suffixe -učė se rencontre davantage dans le dialecte zanavykų — les kapsai ne le connaissent pratiquement pas.

III. Suffixes en -d-

1. -da. Avant le d suffixal, on trouve généralement encore un groupe de sons tel que il, in, el, an… Par ex.: kibilda ir klibinda « boiteux, personne aux jambes arquées »: Eina kap klibinda Žal., švebėlda « personne qui parle de façon indistincte, en bredouillant, zozoteur », balánda « bot. Chenopodium », pabálda « personne qui s’agite, personne agitée ».

2. -das. On trouve ici des mots d’origines et de formations diverses, tels que, par ex.: klõdas « rangée, couche », paklõdai « paille étalée sur le sol dans la grange avant d’y entasser les céréales ».

3. -odas, -a. Su šia priesaga yra tik vienóds, -a: Brolei, o nevienódo būdo VIkv. Plg. kitų tarmių kitódas, -a, latvių vienāds, citāds.

4. -ėzdas; -ozdas. Parmi les mots à mentionner avec ces suffixes figurent: gremėzdas « personne maladroite »: Ale i gremėzdas — kur eina, tę i griūva Gs., gramózdas « 1. vieil objet »: Pilni kampai visokių gramózdų Plv. « 2. personne maladroite, balourd ».

IV. Suffixes en -g-

1. -ga. Il faut mentionner ici quelques mots formés avec la racine -ei- et un préfixe quelconque, par ex.: išeiga « sortie, départ », péreiga « 1. devoir, 2. vagabond »: Sugau-dysi tą svieto péreiga Plv., prieiga || pryéiga Gs. « approche, préparatifs », sueiga « rencontre, rassemblement »; en outre, des mots apparus récemment dans le dialecte: ãpeigos « cérémonies », pareigà « obligation ».

2. -gas. Avec ce suffixe, il n’y a que le mot padárgas « outil, créature, objet fabriqué »: Pilni kampai visokių padárgų Plv. Peut-être faut-il également rattacher ici žiõgas: Strāksi kab žiõgas VIkv.

3. -gys, -ė. Il existe deux mots avec ce suffixe, employés pour parler de l’âge du bétail: dveigys, -ė « âgé de deux ans », treigys, -ė « âgé de trois ans »: Šokinėja, laksto, kap dveigė a treigė kumelaitė Gs. Pasiliko sau tik vieną dveigį Alk.

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4. -ingas, -a. C’est un suffixe adjectival largement employé dans les dialectes. Il s’agit surtout d’adjectifs dérivés de noms, qui expriment la possession des caractéristiques de la chose désignée par le nom dont ils sont formés, par ex.: dékingas, fém. dékinga, džiaukšmingas, gailestingas, kaulingas « qui a beaucoup de gros os », kantringas « patient »: Kantryngas žmogus Dkš., lašiningas « gras, avec de bons lardons »: Lašininga kiaulė — bus ko valgyt Nm., lýingas || lytingas kpl || lietingas⁴ kplI: Lỹtinga diena VIkv., mìltingas: Mìltingos bulvės « bonnes, savoureuses, qui s’écrasent bien » Gs., piningingas « qui a beaucoup d’argent », smalìngas: Ot, smalìngos malkos tai gerai dega Plv., vė́jingas « venteux »: Vėjinga diena — gerai džiovina VIkv.

Des adjectifs de sens similaire sont également des formes telles que teisingas, tvarkingas.

Ces dérivés, outre le sens fondamental déjà mentionné, peuvent aussi exprimer des caractéristiques plus spécifiques, par ex.: iškalbingas « éloquent », melagingas « faux, mensonger »: Melagingos šnekos greit paplinta VIkv., nagìngas « capable de tout faire, habile de ses mains »: Nagingą vyrą gáu Gs., petìngas « aux épaules larges »: Petingas vyras, tai i drúc Nm. Pakeleivingas žmogus apsinakvó KzR., širdìngas « au bon cœur, sincère »: Oi, kokia ji má širdinga — negaliu acdžiaukt Žal.

Certains adjectifs de ce suffixe peuvent être formés non seulement à partir de noms, mais aussi à partir d’adjectifs, par ex.: garsìngas — gaũsas, garsus: Tai garsingi vyrai — visi juos žino VIkv., meilìngas — meilė, meilus, malonìngas — malonė, malonus.

L’exemple le plus connu formé à partir d’un adjectif est sumanìngas — sumanus, tandis que celui formé à partir d’un verbe est dėdinga (poule).

Avec le préfixe be- et le suffixe -ingas, l’adjectif connu est bereikalìngas « inutile »: Kas iš to — bereikalìngas tik darbas Bgt.

5. Divers suffixes comportant -g-. Il convient de mentionner ici des suffixes d’emploi plus restreint, précédés, avant le -g- suffixal, de certains sons ou groupes de sons.

Par exemple, avec la voyelle a avant le -g- suffixal, les mots les plus connus sont: medžiagà « toile, tissu; ce dont quelque chose est fait ou construit », mandagùs, -i, melãgis, -ė || melãgius, fém. melãgiuvienė: Ką tu klausai tos melãgiuvienės Alk.

Avec e avant -g-, on peut mentionner: vėdega || vedegà « une certaine hache, une sorte de hache »: Vėdega geriausia tinka loviám iškapot Gs., vuodegà.

Peut-être faut-il également y rattacher, par ex.: vertélga « trafiquant, spéculateur »: Menkas darbinykas iš tokio vertélgos Žal.

On ne trouve également qu’un ou deux exemples de dérivés formés avec certains groupes de sons suffixaux ng (précédés d’une voyelle), par ex.: žabángai || žabángos « pièges, rets », burliungis, fém. burliungė « personne au visage bouffi », mėšlungis || mėšlungis « maladie caractérisée par des crampes musculaires ou tendineuses » Kai užeina mėšlungis — negali paeít Gs., riebungė « grosse » Vink.

V. Suffixes en -j-

1. -ju-. Dans les parlers décrits, les dérivés nominaux en suffixe -ju-⁵, de formation plus récente, sont très répandus. Par leur sens, ils sont proches des mots à suffixe -inykas || -iminkas

4 Comme celui-ci, plusieurs autres adjectifs en suffixe -ingas sont accentués sur la racine, surtout par les personnes âgées.

5 Bien que, du point de vue de la langue actuelle, ce suffixe ne soit pas consonantique, il est inclus ici comme exception, car les dérivés formés avec lui sont très caractéristiques des parlers décrits; en outre, on souhaite ainsi signaler leur genre féminin.

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à leur signification fondamentale. Le suffixe féminin de ces dérivés, surtout ceux de deux syllabes, est le plus souvent -iuvienė, et parfois -ė. Par exemple: blýnius, fém. blýniuvienė « amateur de crêpes »: Mūs vaikai visi dideli blýnei Vlkv., bulvius, bulvė « amateur de pommes de terre », blūsius « qui a beaucoup de puces »: Tas jų šuva tai tikras blūsius Alvt., drūskius « qui aime manger salé », kailius « pelletier », kiaūlius « sale, négligé, qui se salit »: Na, pamatysi, ką gaus per nagus ta kiaūliuvienė Gs., kerdžius kpl || skerdžius kpl: Skerdžius skerdė kiaulaitę, pasistatęs bortaitę Dkš., pienius « amateur de lait », pyrāgius « amateur de gâteau », puōdžius « potier », pū́rvius « qui est sale, couvert de boue; ouvrier agricole »: Nieko būtum mergaitė, ale ka tokia pūrvė Gs., rāčius « fabricant de roues; charpentier », seilius « personne qui bave », snārgius « 1. personne qui a le nez qui coule, 2. gamin », skarmālius « personne en haillons »: Šoko drisk(i)us su skarmālium Plv., skrandžius « qui porte une peau de bête », skudū́rlius « 1. personne en haillons, 2. chiffonnier », skūrždžius « personne démunie, misérable, qui vit dans la pauvreté », spirgius « 1. amateur de lardons, 2. petite personne ». Cf. aussi l’énigme: Susipešė, susimušė kanapinius su lašiniu (les jours gras — début du carême) Gs.

Les dérivés de ce type formés à partir d’adjectifs ne sont que quelques-uns, par exemple nuōgius « personne nue ». Des dérivés tels que sùkčius (cf. les suffixes en -č-) peuvent aussi être formés à partir de participes passifs du passé en suffixe -ta- (suktas). On rencontre aussi parfois des dérivés singuliers, par exemple garbinius, -ė « personne aux cheveux bouclés »: A pažįsti tu tą garbinių? Alk.

Les dérivés de ce suffixe formés à partir de verbes ne sont pas très nombreux non plus. On peut supposer qu’ils étaient plus nombreux autrefois. Leur sens est varié. Par exemple: lakiūs rare « essaim », prietvarius « constipation — maladie », skaitlius || skaičius, skýrius, spiēčius.

Parmi les exemples de nomina agentis et ceux de sens proche, on peut citer: aūšlius « bavard »: Aūšliau, ko oši kas nereik? Grš., drisk(i)us « personne en haillons »: Sarmata drauge eit su tai driskiuviene Gs., driūlius « personne maladroite et lourde » Grš., knisius « personne portée à fouiller, à creuser », knipčius « personne portée à tripoter ou qui tripote », smīlius « 1. personne au nez pointu, 2. index », snūdžius « personne somnolente, endormie »: Ką tie snūdžiai turės — vis iš kitų tyko Žal.

2. -ėjas, -ėja. Le suffixe -ėja (fém.) est depuis longtemps d’usage plus courant seulement dans certains mots féminins, par exemple: audėja || audėja, melžėja, rovėja (du lin), verpėja. Le suffixe -ėjas, -a (pjovėjas, siuvėjas, šokėjas, šlavėjas, vedėjas et autres) est généralement plus récent et provient de la langue écrite. Aujourd’hui, dans certains mots le suffixe -ėjas est plus courant, dans d’autres, c’est -ikas. Il existe aussi des exemples où ces suffixes diffèrent par leur sens, par exemple: gynėjas — au tribunal, gynikas — dans les combats à pied, les bagarres Ūt., kūrėjas — du monde, kūr ikas — du poêle Ūt.

Les dérivés du suffixe -ėjas, -a sont généralement des nomina agentis et se forment à partir des thèmes du passé fréquentatif des verbes. On rencontre parfois un ou deux exemples, surtout plus récents, formés à partir du thème du présent, par exemple ginėjas: Tėvynės ginėjas Gs. Le mot ravėja, rare, Gs., Vlk., peut être une forme analogique calquée sur ravėtoja.

3. -ija. Ce suffixe sert principalement à former des noms collectifs ou de sens apparenté, par exemple: kareivija « soldats, armée » Gs., Brt., KzR., ponija « beaucoup de seigneurs, les seigneurs »: Seniau visą poniją surydavo Alk., šunija « 1. beaucoup de chiens, 2. mauvaise compagnie », velnija « affaire diabolique », vergija « esclavage », vyrija « groupe d’hommes ».

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— On rencontre aussi, çà et là, un mot ayant d’autres sens, par exemple: perkūnija, (v)uošvija « la vie du beau-père »: Buvau (v)uošvijoj, tai primylėjo (privaišino) Šn., žarija, Orija « l’affluent de gauche de la Gazda » Klvr.

À partir de ces noms communs et des noms de peuples et de pays (Baltarusija, Gudija || Gūdija, Lenkija || Lenkija, Rūsija, Vokietija), le suffixe -ija est aujourd’hui le plus souvent employé pour désigner aussi certaines régions de la RSS de Lituanie, par exemple: Aukštaitija, Dzūkija, Kaunija, Vilnija, Zanavykija, Žemaitija.

4. -ijas. Ce suffixe n’est pas populaire dans les dialectes décrits. Seuls les mots suivants sont bien connus avec ce suffixe: galvijas et trainijas || trainija « partie d’un véhicule hippomobile, timon ».

5. -tojas, -a. Le suffixe -tojas, au féminin -toja, sert à former des noms d’agent. Ajouté au radical de verbes primaires, il ne forme dans les dialectes décrits qu’un seul mot masculin, semble-t-il: artójas: árti. La formation de mots avec ce suffixe à partir de verbes secondaires est assez productive, par exemple: ardýtojas: ardý-ti, gadìtojas, grybáutojas, mokýtojas, prižiūrėtojas, rágitojas, važiuotojas. Ces dernières formations s’emploient aussi au féminin.

Certains mots ont aussi des finales en u dans un cas isolé, au génitif singulier, par exemple artójaus || artójo, lygítojaus: Mes klausom Blindo Tado, lygitojaus mūsų vado (d., nj.) VIkv.

6. -auja. Deux mots sont connus avec ce suffixe: šunaujà « 1. une multitude de chiens, rare; 2. quelques mauvaises personnes » (cf. šunija): Ne dieve duok gyvet su tokia šunaujà Gž., vilkaujà « 1. endroit où il y a beaucoup de loups; 2. endroit froid, pièce froide, tanière à loups; 3. affluent de la Šeimena près de Vilkaviškis ».

7. -ojus. Deux mots bien connus portent ce suffixe: rytójus et vasarójus: Daugiausia sėja rugius, kviečius, vasarójaus — mažai VIkv. Ce dernier mot a, outre son thème en ju, également un thème en ja: vasarójus || vasarójas, vasarójaus || vasarójo, vasarójus rare || vasarójei. Le datif pluriel est uniquement vasarojam(s).

VI. Suffixes en -k-

1. -ka. Une formation lituanienne en -ka largement connue est oškà. La formation du mot kiškà (par exemple: Ilgos kiškos « longues jambes » Gs. Kėlinų kiškà) n’est pas claire.

Il convient de mentionner séparément le mot mergìčkà « jeune fille adolescente », dans lequel on peut aussi considérer que le suffixe est -ička: Ištekėjau būdama tik mergička VIkv.

Avec le suffixe non lituanien -ka, les dialectes décrits comptent une quinzaine de formations hybrides, le plus souvent à suffixe composé. Par exemple: kaimynkà || kaiminkà « voisine », motkà: Tėvą pasodina iš vienos pusės, o motką — iš kitos Ig., bobėlka « vieille femme, femme de mauvaise qualité », kumelkà « mauvaise jument », vagìlka « voleuse », mergélka « jeune fille ou jeune femme, mais de mauvaise qualité ». Comme on le voit, ce suffixe a une certaine valeur péjorative et dépréciative.

2. -kas. Ce suffixe n’apparaît peut-être que dans un ou deux noms plus connus, par exemple: sliekas, laiškas « feuille de ciboule » || laiškas « lettre ». Le mot peu fréquent žélkas « tige, pousse » est également formé avec le suffixe -kas. Ji skabūja bulvių želkus Grl.

Parmi les formations plus particulières, on peut mentionner: pridėčkas « ajout », pridurkàs « partie ajoutée en bas d’une chemise ou d’une jupe »: Jau nemažas, o da vis įsikabinęs į mamos pridurką Gs.

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3. -kis, -ė. Avec le suffixe -kis (plus précisément -škis ou -skis, féminin -kė), on peut citer les mots suivants (noms ou adjectifs) caractéristiques du dialecte: dičkis, -ė, dručkis, -ė « gros personnage », juočkis, -ė « personne aux cheveux foncés ou au teint sombre; animal noir, bête noire »: Būt nieko mergina, tik tokia juočkė KzR. Bó mūsų du šunes — vienas margis, kitas toks juočkis Gs. An pieno juočkė gera karvė Iš., raučkis, -ė « personne ou chose rougeâtre », riupkis, -ė « petit crapaud », sūskis, -ė « pauvre hère ».

Il convient de mentionner séparément le mot striūpkis (striūbkis) « morceau rond, généralement petit, de fumier ou d’autre chose » || striūpkis, -ė « personne de petite taille, pas grande »: Jų vaikai visi toki striūpkei Gs.

4. -(s)kus, -(s)kuvienė. Le suffixe -(s)kus, féminin -(s)kuvienė, est assez caractéristique des dialectes décrits. Il exprime une certaine inclination pour quelque chose ou une nuance dépréciative. Par exemple: ėskus, féminin ėskuvienė « personne qui mange beaucoup et sans cesse, glouton »: Negali prišert — ale ir ėskuvienė! Gs. plėpkus « bavard », pirčkus || pirškus « péteur », šlapkus « personne trempée »: Na, kur tu ir buvai, šlapkau, šlapkau? Plv., tūpkus « personne qui piétine ».

Parmi les dérivés mentionnés, le mot meitkus « jeune verrat de taille moyenne » se distingue: il n’en existe pas de forme féminine.

5. -ikas. C’est un suffixe assez productif, parfois employé parallèlement au suffixe -ėjas; celui-ci est toutefois beaucoup plus rare et se rencontre plus souvent dans des nomina agentis plus récents.

Le suffixe -ikas sert principalement à former, à partir de verbes primitifs, des dérivés nomina agentis dont le féminin porte le suffixe -ikė. Par exemple: bridikas: Bridikai brėda Snt., ėdikas: Žmonių ėdikas « délateur, personne qui cause la perte d’autrui » Gs., čiuožikas, gyrikas: Ji buvo gerų žmonių gyrikė Kps., grėbikas, kasikas, keilikas: Duoda būtėlį tiems keilikams Snt., kulikas || kūlikas, mėžikas, ravikas, skundikas, šokikas. Certains d’entre eux, par exemple kirtikas: Rugių kirtikai Gs. Jis jau netoli to kirtiko (kuris medį kirto) nuėjęs VŠR., lipikas ret, « personne qui grimpe quelque part », patarikas « conseiller », plėšikas n’a pratiquement pas de féminin correspondant. Comme on le voit, ils sont principalement formés à partir du prétérit, mais quelques-uns sont aussi formés à partir du présent: minikas Grl., kulikas Vygr., kurtikas VIkv.

Parmi les mots employés parallèlement avec les suffixes -ėjas et -ikas, il existe néanmoins parfois une différence de nuance, difficile à expliquer: par exemple, à Būbleliai, -ėjas désigne une personne capable d’effectuer l’action ou le travail correspondant, tandis que -ikas désigne une personne en train de travailler, par exemple: Pareina pjovikai — ce sont ceux qui fauchent, mais cela ne signifie pas que ce soit leur unique métier. Cf. V 2.

Les dérivés de verbes secondaires formés avec le suffixe -ikas, féminin -ikė, sont: kratikas « personne qui secoue »: Acirādo, mat, kratike (mėšlo) Gs., statikas « personne qui met en tas les gerbes de seigle ou de blé coupées »: skalikas « un tel chien, lévrier » (le féminin ne se dit pas). En outre, cf. la devinette probablement connue par écrit: Kat kabikas nekabėtų — ir tupikas netupėtų (le lard suspendu et le chat) VIкv.

6. -ikis, -ikė. Avec le suffixe -ikis, on connaît: jaunikis « le jeune marié », laimikis || laimikis « 1. objet gagné, 2. victoire »; on trouve aussi le nom de famille Eidikis || Eidikys et, parfois, l’adjectif substantivé raudonikis, -ė « personne rouge ». Il existe aussi des mots dont la formation est obscure, par exemple gābikis « le Malin, le diable; personne qui ressemble au diable »: Baisus kaip gābikis Gs. Duok per ragus tam gābikiui Plv. Duok tam gābikiui per guonę, ka nelistu Gs. Dans le parler KpIIr, le suffixe diminutif des noms -ikė est largement employé, par exemple: kačikė, lovikė, pelikė, skarikė, suknikė, viščikė; Grand-mère fait cuire bandži-

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…; elle donne cette petite bassine à la jument (ps.) Vv. À Pagirys, on a construit une maisonnette Grl. Le suffixe -ikė s’emploie aussi avec des adjectifs ou des noms remplissant la fonction d’adjectifs, par exemple: mažikė, senikė: Mudvi su senikė žmona rovėm Grl. Ce suffixe figure également dans les noms de famille des filles; ceux-ci sont formés notamment à partir de noms de famille masculins comportant les suffixes -ūnas, -ilius, -evyčia, etc., par exemple: Brundzikė, Daunorikė, Katilikė, Morkūnikė, Senkevyčikė, Vaitkevyčikė, Varkalikė, Venckūnikė, Žemaitikė⁶ (Brūndza, Daūnora(s), Katilius, Morkūnas, Senkėvyčia, Vaitkėvyčia, Varkalà, Venckūnas, Žemaitis).

7. -okas, -a, -okas, -ė. Le suffixe -ókas, au féminin -óka, sert à former des adjectifs exprimant un certain degré (supérieur), par exemple: gerókas, mažókas, laibókas, lėtókas: Gers vaikinc, tik biškį lėtókas Gs. Da geriau, ka lėtóko būdo Gs., senókas, sunkókas. Le sens de ce suffixe correspond à celui des adjectifs formés avec apy- (apvgeris, apvmažis).

Avec le suffixe -ók as, au féminin -ókė, on trouve des dérivés nomina agentis à valeur péjorative, par exemple: sapaliókas « celui qui dit des absurdités, qui divague », viliōkas « séducteur ». Il arrive aussi que l’on emploie l’un ou l’autre substantivum mobile formé à partir de noms ou d’adjectifs, par exemple: rupūžiōkas, au féminin rupūžiōkė « enfant ou animal sans valeur », stačiōkas, -ė « personne au langage brusque et impoli ».

Le suffixe -ōkas, -ė s’emploie pour désigner le lieu de résidence ou d’origine des personnes, par exemple: kauniōkas, -ė V1kv., prieniōkas, -ė Ūt., vištyčiōkas, -ė (: Vištytis) Graž., Vygr. Le suffixe -okas s’emploie dans ce sens également dans les langues slaves; cf. le polonais warszawiak, krakowiak.

Il convient de mentionner séparément les noms masculins de formation et de sens divers: paršiōkas « jeune porc de taille moyenne », dvejōkai « vêtements que l’on porte l’un par-dessus l’autre » (par exemple, deux vêtements de fourrure) et le nom de famille Naujókas; on peut aussi comparer le mot commun naujókas, -ė.

Comme le montrent les exemples, le suffixe nominal -ōkas, -ė porte l’intonation descendante, tandis que le suffixe adjectival -ōkas, -a porte l’intonation montante.

8. -ukas, -ukė; -uka. Le suffixe -ukas est très largement employé. Il sert surtout à former des noms communs exprimant l’affection et la petitesse. La consonne qui précède le u du suffixe peut être palatalisée ou non: il n’y a pas ici de règle nette. La consonne t se palatalise en č. Par exemple: antūkas || ančiūkas, arkliūkas, aržuolūkas || aržuoliūkas: Aržuoliūkas, grižuoliūkas, devynšakis, baltalapis, viršuj menuo teka (linas žydi) Vv., garniūkas, kačiūkas || katūkas, kumeliūkas || kumelūkas Būbl., lapūkas « 1. diminutif de lapas, 2. petit du renard »: Pilvą perėžia lapės i randa lapukūs (ps.) Vv., namūkas, paršiūkas, paukščiūkas || paukštūkas, peilūkas || peilūkas, staliūkas || stalūkas, viščiūkas || vištūkas, žąsiūkas || žąsūkas, žvirbliūkas || žvirblūkas.

Aux alentours de Naujoji Ūta, Jiestrakis et Pašlavantys (district de Prienai), on a entendu le même mot avec une consonne palatalisée, plus rarement non palatalisée, et parfois uniquement sous une des deux formes, par exemple: arkliūkas || arkliūkas, kačiūkas || katūkas, kumeliūkas || kumelūkas, staliūkas, paršiūkas, žąsiūkas, žvirbliūkas. Chez les Zanavykai, la prononciation avec consonne palatalisée est plus fréquente, mais la forme avec consonne non palatalisée s’emploie aussi, surtout lorsqu’on parle aux enfants, par exemple: katūkas Grš., kumelūkas Būbl., paukštūkas Grš. Dans l’extrême sud du territoire kapsien, on prononce presque uniquement avec une consonne non palatalisée (arkliūkas, lašūkas, peilūkas, paršiūkas, viščiūkas) (Kalvarija, Liubavas, Vygreliai…).

6 Cf. M. Sapijanskaitė, Garliavos tarmė (mémoire de diplôme, manuscrit), Université d’État de Vilnius V. Kapsukas, Faculté d’histoire et de philologie, Département de langue lituanienne, 1951.

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Le suffixe féminin (simple ou intégré à un suffixe composé) -ukė est un peu moins fréquent que le suffixe masculin -ukas. L’assouplissement de la consonne qui précède le suffixe est ici aussi irrégulier, par exemple: avūkė Vlkv., ančiūkė Gs., Vlkv., dalūkė AžB., garbiniūkė: Autrefois, on piquait dans les cheveux des garbiniūkės (petites rues frisées) Gs., kumeliūkė Grl., kvestūkė: Les femmes portaient des foulards sur la tête, noués à l’arrière; les kvestūkės pendent sur les épaules Klvr., mokytojūkė Grl., netyčiūkė: Leur fille aînée, cette netyčiūkė, est née juste après le mariage ou avant Būbl., prielaidinūkė: Il a encore vécu avec une telle prielaidinukė (concubine) Grl., pušiūkė: Pušiūkės, toutes petites Ūt., skiedriūkė KzR., spyniūkė Nm., viščiūkė Vlkv. || vištūkė Grl., || žąsiūkė || žąsukė rare Gs., Plv. Certains de ces dérivés se distinguent plus ou moins par leur sens et parfois par leur formation (cf. garbiniūkė, kvestūkė, netyčiūkė, prielaidinūkė).

Le suffixe -ukas est également largement employé dans les noms de famille des fils et des enfants, et, dans un registre familier, des hommes célibataires, lorsque les consonnes g ou k ne précèdent pas ce suffixe, par exemple: Abraitiūkas Plv., Brundžiūkas Grl., Bulotiūkas Dkš., Daugeliūkas Grl., Garboriūkas Būbl., Giedraičiūkas Dkš., Klimiūkas Grl., Vlkv., Kuraitūks Grš., Luisūkas Gs., Žal., Rimošaitūks Grš., Varkaliūkas Grl., Vosiliūkas Brt., Žieviūks Būbl. Cf. les noms de famille: Abráitis, Brúndza, Búlotą(s), Daugėla, Garbórius et autres. On rencontre parfois des formes incorrectes, par exemple — Jablonečkiūks Plb., mais, en règle générale, lorsque la racine ou la finale du thème du nom de famille du père contient la consonne k, le nom de famille du fils se forme avec le suffixe -utis, par exemple: Bartkūtis Būbl.; Butkūtis ib., Kamickūtis Vlkv., Senkūtis Gs., Šilingūtis Būbl., Šniečkūtis Nm. Cf.: Bartkus, Būt kus, Kaminckas et autres.

Les Zanavykai et les habitants de Kpllr emploient le suffixe -ukė dans les noms de famille des filles, par exemple: Bernotūkė Grš., Braziūkė ib., Deltuvūkė Pašl., Gelčiūkė Ūt., Kuraitūkė Grš., Būbl., Matulaitūkė Ūt., Rimošaitūkė Grš., Vaišn orūkė Būbl. Cf. les noms de famille: Bernota(s), Bražys, Deltuva, Gelčys (Gelčius), Kuraitis et autres. Dans le parler de Kpllr, ce suffixe féminin est employé surtout lorsque le nom de famille masculin se termine par -a, précédé des consonnes -mp-, par exemple: Šliumpūkė: Šliumpa, Trumpūkė: Trūmpa⁷. Aux environs de Gris-kabūdis et ailleurs, le suffixe -ukė est surtout employé lorsqu’il est question de petites filles, bien qu’il soit aussi utilisé à propos de jeunes filles adultes.

En outre, le suffixe diminutif -ukas s’ajoute aussi à un autre suffixe diminutif, par exemple -elis, formant alors le suffixe composé -eliukas, par exemple: aukseliūkas Grl., grybeliūkas KzR.

Les adjectifs portant le suffixe -ukas, au féminin -ukė, sont généralement formés uniquement à partir d’adjectifs du thème en a, par exemple: juodiūkas || juodžiūkas, mažiūkas, ploniūkas, siauriūkas, trumpūkas. On en forme aussi, surtout dans le parler de Kpllr, à partir d’adjectifs diminutifs avec le suffixe -utis (de son thème adjectival), obtenant ainsi un suffixe composé, par exemple: baltučiūkas, geruč-iūkas, gražuč iūkas Grl., mažučiūkas KzR.

On rencontre également, avec le suffixe -ukas, des adjectifs substantivés, par exemple greitūkas « 1. train rapide »: Le Greitūkas ne s’arrête pas partout Vlkv. J’ai pris le rapide Kps., « 2. enfant rapide »: Quel gamin rapide tu es, mon petit! Ig.

Le suffixe -ukas sert aussi à former des noms déverbaux, par exemple: giržduk as « grincement, grinceuse »: Un girždukas m’est entré dans la main Žvr., plepikas, -ė « bavard, bavarde », švilpukas « sifflet », žindūkas, -ė « 1. enfant ou petit animal allaité, 2. tétine »: Il est grand, et il a encore le sein dans la bouche Gs.

7 M. S a p i j a n s k a i t ė, Le parler de Garliava, 39–40.

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En outre, on rencontre avec le suffixe -ukas des mots de formation ou de sens divers, par exemple brūzguliukai: « Ici, ce sont des brūzguliukai (sur le métier à tisser), par lesquels les fils de chaîne passeraient », KzR., guobinūkas « récipient creusé dans le bois, renforcé dans sa partie inférieure par un arceau de fer (pour la farine, le gruau, etc.) », Grl., jaunūkas, -ė « jeune personne »: « Les vieux (les grands-parents) travailleront, et vous, les jeunes, vous resterez couchés? » (iron.) Gs., mergautinūkas, -ė « garçon manqué », pagramdūkas « 1. petit pain cuit avec les restes de pâte, 2. dernier enfant d’une famille », skurdžiūkas, -ė « petit animal ou enfant chétif », tėvūkas « père du père, grand-père »: « Le grand-père est vieux, son vêtement est court; quand il se penche, il se tend » (d.) Gs.

Dans les prénoms de filles, on rencontre parfois aussi le suffixe diminutif -uka (-ukė), par exemple: Mariukà, Mariùkė Grš., Onukà: « Mariukà et Jonuku font ensemble la fumée d’un foyer » (formule de vœux) Ūt. « Elle a épousé leur Onukà » Gs.

9. -tukas. Ce suffixe est peu fréquent. On peut citer quelques noms, formés principalement à partir de verbes et désignant des outils: grieptūkas « anneau de fer en forme de faucille, utilisé pour ramasser les céréales (les prendre dans l’andain) »: « Certaines glaneuses ramassent encore le seigle avec des griebtukų », Brt., kauptūkas « régional. houe », kirstūkas « 1. enfant adolescent qui bondit rapidement »: « Il n’a pas encore eu le temps de pousser un cri que déjà le petit kirstūkas lui-même… » Gs. « 2. petit animal ressemblant à une souris » Alk., peštūkas « 1. outil pour arracher les soies du porc, 2. personne qui aime se battre », plaktūkas « petit marteau ». Ce dernier mot peut être dérivé non seulement du verbe plakti, mais aussi du nom plàktas; cf. aussi graustūkas ir graūštas.

10. -įnykas || -ininkas. -inykas || -ininkas est un suffixe nominal très productif. Dans les parlers décrits, la forme prononcée est plus souvent -inykas8.

Dans les parlers décrits, les dérivés de ce suffixe sont principalement formés à partir de noms et désignent des personnes (féminin -inykė) qui s’occupent de façon permanente ou prolongée d’une activité, en prennent soin, la maîtrisent ou y sont portées. Par exemple: bitinykas, daininykas, darbinykas, daržinykas, kampinykas « locataire » Plut., kraininykas « celui qui transporte le trousseau de la mariée »: « On habille les porteurs du trousseau — on leur noue une serviette en travers de l’épaule » Ig., mėsinykas, pačtinykas, pagelbinykas, raštinykas, talkinykas Ūt. || talkinykas.

On rencontre quelques dérivés de ce type désignant des personnes qui vivent dans un lieu donné, par exemple: girinykas, -ė « qui vit parmi les forêts », laukininykas, -ė « habitant d’une région sans forêts — habitant des champs »: « Autour de Kazlūs (Kazlų Rūda), ce sont des gir(i)nykai, tandis qu’autour de Pilviškiai, ce sont déjà des laukininkai » Alk.

On rencontre également des mots formés à l’aide de ce suffixe à partir de noms et désignant un lieu où l’on garde quelque chose (du bétail, des oiseaux), par exemple: kiaūlinykas « porcherie », žąsinýkas « abri à oies ».

En outre, parmi les dérivés nominaux, on peut citer des mots moins connus: piršinykai « partie du harnais passant sur le poitrail du cheval au niveau des épaules » Gs., kaklininykas (cf. kaklinis) « partie du harnais le long du cou » Būbl.

Les noms formés avec le suffixe -inykas || -ininkas à partir d’adjectifs ou d’autres parties du discours sont peu nombreux; on peut citer, par exemple: aūtrinykas vieilli Gs. « Nous étions comme des aūtrinininkai » Būbl., branginykas, -ė « personne qui vend à prix élevé », pėkštinykas « soldat d’une unité d’infanterie », raitinykas, pirmìnykas, smarkinykas « personne énergique »: « Ne sois pas si smarkinỹks, sinon tu vas le regretter toi-même » Žal.

8 Les Kapsai n’emploient le plus souvent que -inykas (-ininkas étant ici une forme plus récente), tandis que les Zanavykai emploient, à côté de la forme plus fréquente -ininkas, également -inykas (darbinyks, šeiminýks, ūkinyks). Dans les environs de Naujoji Ūta, on a également entendu -inikas (pulkinikas).

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Les noms propres comprennent des noms de villages (généralement au pluriel) et des noms de famille, par exemple: Navinykai || Naujin ykai Vlkv., Būdinykas Gs.

Il convient de noter que, dans les dérivés avec le suffixe -inykas || -ininkas, le son i ou la syllabe entière ni est supprimé, par exemple: girnykai « habitants des forêts », kepūrnykas « fabricant et vendeur de chapeaux » (ancien), liežuvnykas « bavard, menteur, hâbleur », malūnykas || malūninkas Būbl., vargōnykas, vestūnykas Gs. || vestūvininkas: Vestūvininkai parvažiavo Grš., trāktornykas, trobēlnykas ancien, « petit propriétaire, habitant qui ne possède qu’une maisonnette ». Comparer aussi baudžiāunykas < baudžiauvinykas.

Comme le montrent tous les exemples donnés, les mots avec le suffixe -inykas, à quelques exceptions près, se prononcent selon la règle d’accentuation connue de la langue littéraire⁹.

11. -iškas, -a. C’est un suffixe adjectival¹⁰. La plupart des mots formés avec ce suffixe sont des adjectifs dérivés de noms. Ces dérivés expriment le plus souvent une appartenance ou une certaine ressemblance. Ex.: bōbiškas « semblable aux femmes »: Ką tu klausai tų bobīškų šnekų Gs., čigōniškas žmogus « rusé, malin », kiaūliškas apsėdimas « comportement impoli, déplaisant », mēsiškas valgis « préparé avec de la viande ou à base de viande », pāsakiškas « semblable aux contes ». On entendait toutes sortes d’histoires merveilleuses, Vlkv., senōviškos mados, šūniškas gyvenimas « mauvais, misérable », žiēmiška kepurė « chaud, porté en hiver ». Il faudrait peut-être classer ici l’exemple: « Sodžius » — i žemaitiško ir iš giōgiško¹¹ Klvr.

L’idée d’appartenance ressort particulièrement d’exemples tels que: angliška medžiaga, vōkiška mada.

On rencontre quelques mots formés avec le suffixe -iškas à partir d’adjectifs ou d’autres catégories grammaticales, par exemple: vidutiniškas vyrukas, visiškas ligonis, pasiūtiškas šaltis, kazdiēniškas acitikimas, savōtiškas žmogus.

12. -iškis, -ė. Dans les mots communs, le suffixe -iškis, au féminin -iškė, s’emploie, par exemple, dans des dérivés tels que: alytiškis « personne d’Alytus ou des environs », jūsiškis « celui qui vit avec vous, qui est à vous », mūsiškis, namiškis « habitant de cette maison ». – Comment vont les autres membres de votre maisonnée? Vlkv. Le suffixe -iškis, -ė s’emploie en parallèle avec -ietis, -ė, surtout dans kpII: birštoniškis, kauniškis Pašl., prieniškis, sasnaviškis Jiestr., simniškis Dkš., vilniškis, virbališkis Vygr. Les locuteurs du dialecte de Daukšiai estiment qu’il existe une certaine différence entre les suffixes -iškis et -ietis, mais il n’a pas été possible de savoir en quoi elle consiste. Les Zanavykai disent: Parvažiavo šakiškei « ceux qui étaient à Šakiai sont revenus » Būbl.

Il convient de mentionner à part le mot vyriškis « homme ». Bō dvi moterys i vienc vyriškis Gs. Le mot moteriškė « femme », formé avec le suffixe -iškė, a la même structure que vyriškis. Vis po biskį, vis po biskį pasidarė moteriškė (dainuška) Plv.

Dans les dialectes décrits, le mot tēviškė, formé avec le suffixe -iškė, signifie « 1. lieu natal — lieu des parents; 2. rare, ancien: servage », par exemple: Il y avait une telle assemblée; les gens marchaient et chantaient: Seigneur, par ta grâce, ramène-nous dans notre tēviškė Būbl.

Les noms propres — les toponymes d’agglomérations formés avec le suffixe -iškis, -iškė (au singulier ou au pluriel) — sont plus nombreux que les mots communs. Ex.: Ałdriškei village de Žal., Būdžiškei village d’Alvt., Juozūniškė village de Plv., Moziūriškės village de KzR., Pilviškėi ville, Plū-

9 Plg. A. Laigonaitė, Literatūrinės lietuvių kalbos kirčiavimas, Vilnius, 1959, p. 43–44.

10 On rencontre aussi, quoique très rarement, quelques noms avec ce suffixe, par exemple: Il n’a aucun animal, pas même un gyvuliško Grl. La fille de l’autre, mērgiškė, n’a pas appris Būbl.

11 Aux alentours de Kalvarija, les habitants de la région de Kapsukas sont appelés žemaičiais, tandis que les Dzūkai donnent aux habitants des environs de Kalvarija le sobriquet de giūogais.

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tiškės bourg, Vilkaviškis; hydronymes: Bagžiškė Dkš., Dūdiškis Kps., Grįžiškis Igl., Kišliškė Šil., Kavoliškė Kps., Rudiškis Kps., Pabališkis Ss. Il convient de noter que le suffixe -iškė s’emploie davantage au singulier pour désigner des toponymes dans les parties occidentale et septentrionale des parlers décrits, tandis que -iškės (au pluriel) est plus courant dans les parties orientale et méridionale.

13. Divers suffixes contenant la consonne -k-. a) -aka: ąšaka: Duonutė bė su ąšakom Gs.

b) -aika: nevaláika « négligent, crasseux ». Baisus nevaláika tas vaikščias Plv.

c) -auka: staučiáuka « clôture de tonneaux » Šil.

d) -ečkė: rupėčkė « crapaud »: Attends, rupėčke, je vais te montrer! (se dit, en colère, à un enfant désobéissant) Alvt.

e) -ėkas. Il existe plusieurs mots d’origines et de sens divers formés avec ce suffixe, par exemple: kanabėkas « outil pour déverser le fumier d’une charrette », ponėkas « petit monsieur ».

f) -eika: lindėika « quelqu’un qui fourre son nez partout », mušėika || mušėikė « bagarreur, qui aime se battre », Judrėika hydronyme VŠR., Mažeika nom de famille VIkv.

g) -elka: tupėlka « quelqu’un qui reste assis, qui se tient là »: Eh bien, tupėlka, au travail, va filer Br.

h) -erka: pliumperka « personne corpulente (se dit des femmes) »: Pliumperkos, anà, gōglina Br.

i) -urkė: čiūčiurkė « fillette qui mouille ses vêtements », pečiūrkė « espace sous le poêle ».

j) -uška: dainuškà, peliuškos « mauvais pois noirs », vakaruškos || vakaruškà « danses du soir », voveruškà « une sorte de champignon », noms de famille: Andriuškà, Baltuškà, Bartuškà.

VII. Suffixes en -l-

1. -(s)la, -(s)las. Le suffixe -la forme une douzaine de dérivés, le plus souvent verbaux et de sens divers, par ex.: šmekla « monstre », švarplà « petite échancrure, saillie ou cassure; espace vide entre les dents »: Elle s’est fendu la lèvre — et il lui est resté une švarplà Plv., tešla, vėpla « personne stupide », žiopla || žioplà « personne hébétée, assez sotte », žirglà « aux longues jambes »: Voilà encore que ce žirglà arrive Snt. Avec -sla, on ne connaît que gýsla. Avec le suffixe -las, on trouve quelques substantifs, par ex.: aūlas: Noir comme la boucle de chaussure Gs., driėžlas « lézard », dūmlas, siūlas. Parmi les adjectifs avec le suffixe -las, féminin -la, on peut citer: dėglas, miklas. Le suffixe -slas ne forme que quelques substantifs, par ex.: krislas < *kritslas, mėšlas < * *mežšlas, mókslas, tikslas, žaislas Būbl. « mors, bride », žaislas nj. « jouet ».

2. -(s)lys, -ė. On mentionnera d’abord les nomina agentis formés avec le suffixe -lys, féminin -lė, par exemple: burblys « 1. personne qui grogne sans cesse, 2. enfant grassouillet », čirkšlys, -ė « enfant ou fillette qui crie — pleurniche », šnypslys « personne qui, penchée sur son ouvrage, travaille comme en reniflant »: Le vieil homme laboure, deux faucons s’accrochent, et le pauvre šnypslys suit en traînant (le laboureur) Alvt., šveplys « personne qui zézaie et bredouille », pyplýs « 1. personne qui siffle ou piaille, 2. personne maigre et chétive », veplys « personne qui reste bouche bée, nigaud », žioplys « personne qui reste bouche bée; benêt, sotte »: Et tu en trouveras une pareille, une telle écervelée? Alk.

On trouve avec le suffixe -lys des mots de sens divers, par ex.: baublys « zool. Botaurus stellaris », dieglýs « douleur lancinante, telle affection »: Une douleur lancinante m’a pris dans le côté Gs., grėblýs, krumplýs « 1. articulation d’un doigt, 2. saillie d’une roue de fer tournante, 3. personne petite et corpulente ».

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La fille n’est pas mal, mais j’ai eu seulement un tel krūmplis Žal., kranklys « zool. Corvus corax », padėlys « œuf couvé », siurblys « outil pour pomper l’eau », svirplys, Krioklys upl. Žal.

Le suffixe -lė sert à former des substantifs de sens concret, par ex.: družėlės « copeaux de rabotage, sciure », grimzlė (4), généralement au pluriel, « dépôts »: Tous les dépôts se sont accumulés au fond Gs., rauplės, siūlė, stemplė, žnyplės; Yglė upl. Ig., Karklė upl. Kbr.

Le suffixe -slė (après k, -slė) est rare; on peut citer les mots suivants: gyslė || gyslė (4, 1) « feuille de trakučius, gyslalapis »: Applique une feuille de gyslė avec de la crème douce — la cuisson de l’excroissance s’apaisera Gs. Enlève les gyslės de la main Vrb. Je vais me faire une idée à travers le ventre, par la gyslė, il y a une foire dans le ventre Gs., kriaukšlė || kriaukšlė « croûte de pain » Gs., mislė, pūslė, raukšlė.

3. -lius. Les seuls mots courants avec ce suffixe sont: derlius, skaitlius « nombre »: Nous avons coupé un bon nombre de gerbes (de seigle), mais la récolte n’est pas fameuse (nous avons battu peu de grain) Plv.

4. -lus, -li. Ce suffixe sert à former des adjectifs de sens divers, le plus souvent à partir de verbes et parfois de substantifs, par ex.: bailus, knislius « enclin à fouiller, à gratter » Vlkv., keblus « compliqué »: C’est compliqué, cette affaire Vlkv., seklus « peu profond »: Ici (dans la rivière), l’eau est basse — on peut la traverser à gué Gs., vislus: Toute leur famille (qui a beaucoup d’enfants) reçoit toujours des primes Plv.

5. -ala, -alas. Le suffixe -ala ne forme qu’un petit nombre de dérivés, par ex.: griaušala « vaurien »: Qu’est-ce que tu vas faire de ce griaušala — tu ne trouveras pas de filles à sa hauteur Alk., sniegala « sorte de petit oiseau » Klvr., švėpala « garçon éventé; benêt, nigaud »: Je t’avais dit de ne pas fréquenter ce švėpala. Gs.

Avec le suffixe -alas, il faut d’abord mentionner les substantifs déverbaux, qui désignent surtout des objets concrets, par ex.: apvalkalas « vêtement, habit »: J’ai donné à Jonukas deux jeux de vêtements VšR, augalas, barškalas « hochet », gėralas « boisson, bière », lakalas, lėsalas, padažalas « sauce », verpalai « fil, ce qui est filé », užvalkalas. On trouve aussi quelques noms abstraits, par ex.: pliauškalas « propos désagréables », tauškalas « bavardage futile; radotage ».

Il existe aussi des nomina agentis, généralement péjoratifs ou dépréciatifs, auxquels peuvent être rattachés certains des mots cités plus haut (barškalas, tauškalas). Par ex.: bambalas « personne qui marmonne », barškalas « personne qui parle beaucoup », pliūpalas « personne qui bavarde — parle ainsi », smirdalas « personne qui pue, puant », tarškalas « personne qui parle vite et fort ».

On trouve encore quelques dérivés d’autres types, par ex.: reikalas, riebalai, šapalas « 1. brindille, 2. nom de poisson », vabalas.

6. -alis, -ė; -alius, -ė, -aliuvienė. Le suffixe -alis, féminin -alė, sert à former des nomina agentis à valeur dépréciative, par ex.: miegālis, -ė « personne qui dort beaucoup et longtemps », nuogālis, -ė « personne dénudée, tout nu »; (nuogālė « absence de vêtements à porter »: Le lin n’a pas poussé et la nuogālė s’est abattue sur nous Gs.), snaudālis, -ė « personne qui somnole sans cesse ».

À côté des formes en -alis, le même sens s’exprime peut-être plus souvent avec le suffixe -alius, féminin -aliuvienė || -alė, par ex.: bambālius « personne qui marmonne beaucoup et parle de façon agaçante »: Tais-toi, bambāliuviene! Alk., bezdālius « personne qui pète », miegālius, nuogālius, pirdālius, pliauškālius « personne qui bavarde et parle mal », snaudālius, spangālius, -ė « personne aveugle, égarée »: Pendant qu’elle filait, des déchets d’épi lui entreront dans les yeux, et elle deviendra spangālė (elle ne verra plus) VšR., staugālius « personne qui hurle », tauškālius: Genė est une tauškālė Br., varvāl ius « petit enfant », péj.: Tais-toi, varvāl iau, tu vas encore venir me chercher des noises! Būbl.

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7. -elis, -elė, -intelìs, -ė; -elys. Le suffixe -elis, féminin -elė, sert à former principalement des noms diminutifs et affectueux; le masculin (avec -elis) est généralement formé à partir de mots masculins non diminutifs de deux syllabes, et le féminin (avec -elė) à partir de noms féminins. Par ex.: brolelis, dugnelis, paršelìs, senelis, tėvelis; galvelė, mergelė, pušelė, vyšnelė. On rencontre parfois avec le suffixe -elis une valeur diminutive teintée de dépréciation: Gražu, kaip kalba tie dzūkeliai Snt.

Certains mots suffixés en -elis, -elė ne sont déjà plus de véritables diminutifs: ayant acquis un sens particulier et spécifique, ils signifient, par ex.: berželis « sixième mois de l’année, juin », gaidėlis « bot. plantain moyen, Plantago media »: Gaidėlei daugiausia prastoj pievoj auga Gž. Gaidėlių nė gyvulei neda Šn., kūlėlis « paille spécialement liée pour couvrir le toit »; avėlė, bobėlė « outil servant à battre la faux », skarėlė.

Les noms de famille présentent la même formation, par ex.: Medėlis, Stanėlis. Ils n’ont désormais plus de valeur diminutive.

Avec le suffixe -elis, on trouve aussi des mots non diminutifs à valeur péjorative, par ex.: góvelis « goželis, sot », goželis « celui qui rôde; sot »: Tas goželis po laukus gožinėja Nm. Kur dėsi tokią goželį Gs., vaikelis « garnement »: Visokių vaikelų prisirinko į šoką Gs., vėpelis « imbécile, niais »: Ką tu klausai to vėpelio Plb., žiopelis « niais ». La différence entre ces dérivés et les mots à suffixe diminutif se manifeste également par la place de l’accent: celui-ci ne porte pas sur le suffixe.

Le suffixe composé occasionnel -intelìs, -ė semble exprimer un certain degré de l’adjectif, par ex.: Baltìntėlis (tout blanc) kap sniegelis Gs. Da jaunìntėlė žmona Būbl. Vienìntėlis vaikš Nm. Naujìntėlis žiponas Gs.

On rencontre parfois aussi le suffixe -elys; par ex., parallèlement à vaikelis, on emploie dans le même sens vaikelys: Nesusidėk su tais vaikėleis Plv.

8. -ėlis, -ėlė; -utėlis, -ė; -umėlis. Le suffixe -ėlis, féminin -ėlė, tout comme le suffixe -elis, -ė, a principalement une valeur diminutive et affectueuse; toutefois, il s’ajoute aux thèmes de noms polysyllabiques, par ex.: ąžuolėlis, dobilėlis, dolerėlis: Davė aukso cidabrėlį, muštą dolerėlį (d.) Alvt., piemenėlis, vainikėlis; dukterėlė, lelijėlė, seserėlė.

À partir d’adjectifs en -utis, -ė (baltutis), on forme des adjectifs avec le suffixe composé -utėlis, -ė. Le suffixe -utėlis, -ė sert à former, le plus souvent dans le folklore, des adjectifs diminutifs et affectueux tels que: baltutėlis, -ė, gražutėlis, -ė, lygu-tėlis, -ė Grl., mažutėlis, -ė, naujutėlis, -ė. On rencontre en outre des formes telles que: girtutėlis, -ė, greitutėlis, -ė.

Par leur sens, les adjectifs formés à l’aide de ces suffixes équivalent à un certain comparatif ou superlatif.

Les noms occasionnels formés avec le suffixe composé -umėlis ont eux aussi une valeur diminutive et affectueuse, comme: baltumėlis, brangumėlis, gražumėlis, skaistumė-lis, tolūmėlis.

Les noms déverbaux formés avec le suffixe -ėlis, féminin -ėlė, ont un sens tout différent et désignent principalement des personnes (généralement avec une certaine connotation négative), par ex.: iždėkelis, nebūvėlis: Iš kur tas svečias nebūvėlis? « celui qui n’est encore jamais venu, ou qui est venu il y a longtemps » Gs., nugaišėlis, padėgėlis, pajuodėlis « celui qui a le visage noir, qui est noirci », pamišėlis, pavaržėlis « pauvre, mendiant », suplūšėlis, užušėlis « demi-idiot ». Comme on le voit, ces dérivés ont repris le sens du verbe préfixé dont ils sont formés.

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et l’accent porte sur la racine. Il convient également de mentionner ici les mots formés à partir de verbes réfléchis, par ex.: aciskyrėlis, isigimelis, išsišėpelis « celui qui fait la moue »: Il est laid — c’est un tel išsišėpelis Ig. Je ne veux même pas être ami avec un tel išsišėpelis Žvr. Qui voudrait d’une telle išsišėpelė Ig., išilupėlis « ce qui s’écaille »: Tu peux mettre cet išilupėlis (un récipient dont l’émail s’est écaillé) sur le feu — il ne craint pas la chaleur Kps., isižiojėlis « bavard; braillard, pleurnichard; idiot »: Leur enfant est un véritable isižiojėlis Kps. Quelle isižiojėlė! Elle crie et raconte tout aux autres Gs., ištvirkėlis, pasileidėlis, susiraukėlis, usimėrkelis. Le féminin de ces mots se forme avec le suffixe -ėlė.

Il existe aussi des mots exclusivement féminins (avec le suffixe -ėlė), aux sens divers, désignant surtout des animaux et parfois des plantes, par ex.: dilgėlė, kirmėlė, šiurbėlė « sangsue », skruzdėlė, utėlė, vėgėlė. Ils se distinguent aussi des diminutifs par la place de l’accent.

9. -ėlius, -ėliuvienė, -ėlė. Avec le suffixe -ėlius, au féminin -ėliuvienė || -ėlė, on ne trouve que quelques mots à valeur dépréciative, par ex.: smirdėlius « personne puante », féminin smirdėliuvienė || smirdėlė || smirdėlė, utėlius « personne qui a des poux », féminin utėliuvienė || utėlė.

10. -ila, -yla. Le suffixe -ila est assez rare; seuls quelques mots formés avec lui méritent d’être mentionnés: barzdilė || barzdylą rare « barbu », vaidilą, Dabrilą noms propres.

Avec le suffixe -yla, on peut citer quelques mots de genre commun, par ex.: pliauškyla « bavard », staugylą « qui hurle, crie ».

11. -ilas; -ylas, -a. Le suffixe -ilas forme plusieurs noms masculins, par ex.: birbilas « bière de mauvaise qualité » Plb., brizgilas « mors avec bride, mis à un cheval », dóbilas, eržilas, sprāgilas.

Le suffixe -ýlas || -ýlas, féminin -ylà, n’est attesté que dans les adjectifs suivants: akýlas || akýlas, -a (à côté de akyliūs, -ių) et ausýlas, -à rare.

12. -olius, -oliuvienė; -olė. Avec le suffixe -olius, au féminin -oliuvienė, seuls sont connus gurgolius, gurgoliuvienė « personne négligée, crasseuse, malpropre »: Je n’ai encore jamais vu un gurgolis pareil à toi Alk. Comment cette gurgoliuvienė ose-t-elle s’asseoir à table? Alk.

Avec -olė, on n’a entendu que gurgolė « vodka »: Quand ils ont bu de la gurgolė (se sont enivrés), alors ils restent étendus (ils sont couchés) Gs.

Il faudrait peut-être rattacher l’origine de ces mots à des mots tels que gūrgulas, gurgėti, etc.

13. -ula, -ulas. Avec le suffixe -ula, on peut citer un seul mot: viesula || vėsula « tourbillon »: Il tourne comme un viesula Žal. Un terrible vėsula s’est levé Gs.

Avec le suffixe -ulas, on rencontre plusieurs noms de sens divers, par ex.: bum-bulas « disque, boule (de tour) », burbulas: Il a disparu comme une bulle de savon Gs., gėdulas || gėdulas régional, gniūtulas « morceau », gūrgulas || gūrg(u)olas « morceau de matière aggloméré ou emmêlé », viesulas régional.

14. -ulis, -ulė; -ulys. Avec le suffixe -ulis, au féminin -ulė, on emploie quelques adjectifs ayant un sens déterminé, par ex.: didžiulis, -ė, gražulis, -ė rare, mažiulis, -ė. Parmi les noms de sens quelque peu différent (à valeur affective), masculins ou féminins, on peut citer: dėdulis, dievulis, tėvulis, pačiulė: Où est ta chemise, pačiule? Alvt., svočiulė: La svočiulė a cueilli une rose au bord du chemin Plv. Pousse-toi, svočiule, que les vieilles puissent s’asseoir ici Gs., tetulė.

Il faut encore mentionner des noms tels que, par ex.: brūzgulis « une sorte de bâton », drobūlė « une sorte de linge de table »: J’ai cousu toutes sortes de drobūlės Vlkv.

On connaît aussi quelques noms de famille formés avec le suffixe -ulis, par ex.: Gražulis, Mičiulis, Vaičiulis.

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Avec le suffixe -ulys, il faut d’abord mentionner les dérivés nomina actionis, par exemple: drebulẏs, dusulẏs, godulẏs « avidité », nudulẏs « paresse, somnolence »: Popiet toks nudulys ima Grl., riaugulẏs « éructation, haut-le-cœur », snaudulys « somnolence, sommeil », troškulys.

On rencontre des mots de diverses formations, à sens concret et parfois abstrait, par exemple: gyvulys, juodulys « tache noire, point noir, noirceur », kraustulys « petit objet que l’on peut déplacer », krušulys: Sugedęs pienas eina krušulėis arba būna rausvas Būbl., nuodegulẏs « bâton brûlé », skaudulẏs: Įsimetė skaudulys į koją Gs. Nepakant-rus skaudulio Grl., skritulys « cercle », triuškalys « miette » Grš., užkandulys « collation »: Ne girtuoklis — vis užkandulį turėdavo Būbl.

15. -aila. Suffixe rare. Il apparaît dans des noms de genre commun et des noms propres, par exemple: krapāila « celui qui avance en traînassant »: Matyt, girtas — eina kap krapāila Gs., sapāila « bavard qui dit des sottises, radoteur » Nm., strapāila « celui qui traîne les pieds, strāpalīs », Šipāila nom de famille Grš. Ce suffixe a peut-être aussi des équivalents dans les langues slaves, cf. slave -ailo.

16. -áulė. Avec ce suffixe, un seul mot est jusqu’ici attesté dans les parlers décrits: makáulė « tête; sommet de la tête » (familier): Par menka tavo makáulė tiem mokslam Gs. Užvažiavo (sudarė) su lazda per pačią makáulę Žal. Dans d’autres parlers, par exemple en samogitien, ainsi qu’en lituanien standard, ce mot porte un accent circonflexe12.

17. -uolius, -uolė; -uolys. Le suffixe -uolis, féminin -uolė, forme principalement des mots dérivés d’adjectifs, par exemple: drąsuolis, -ė, gudruolis, -ė, pavyd(u)olis, -ė: Skūpuolis — pavydūolis ėdė pelę kap kumelę (iš piemėnų kalbos) Gs., stipruolis, -ė, šykštuolis, -ė, skenduolis, -ė, varguolis, -ė « pauvre ».

Il faut mentionner à part žyžuolis « betterave ou autre légume (oignon, céleri) », raguolė « fleur à floraison bleue qui pousse dans les champs de blé », spanguolė botan. « Oxycoccus quadripetalus, airelle ».

-uolys est un suffixe nominal peu productif. Seuls les mots suivants sont largement connus: branduolys, kamuolys, obuolys.

18. -(y)kla. Parmi les mots formés à partir de verbes simples avec le suffixe -kla, seul le mot sėkla. est attesté.

L’ajout du suffixe -kla à l’infinitif des verbes secondaires à thème en y a donné le suffixe -ykla. Les dérivés de ce suffixe désignent principalement le lieu où se déroule une activité. Les mots les plus anciens ne sont pas nombreux. Par exemple: gulykla: Čia zuikio gulykla (gulėta vieta) Gs., knisykla « endroit fouillé, retourné, mis en désordre »: Ta jų lova, kap kiaulių knisykla Plv., maudykla « lieu de baignade ». Tant dans la langue littéraire que dans les parlers décrits, le suffixe -ykla est aujourd’hui très productif et vivant. Cf.: čiuožykla, kirpykla, mokykla, valgykla. On trouve aussi des noms propres formés avec le suffixe -ykla, par exemple Žaidyklos « tel marécage » KzR.

Il faut mentionner à part le nom de genre commun baidykla, dont le sens est tout différent: « épouvantail »: Iš jo būtų baidyklà baisi Grš. Su tai skranda tai kap koks baidykla AžŽB.

19. -klas. Le suffixe -klas forme des mots désignant principalement des outils et généralement dérivés de verbes, par exemple: gin klas, pjūklas. Il faut également mentionner ici:

12 Cf. Dabartinės lietuvių kalbos žodynas (éd. resp. J. Kruopas), Kaunas, 1954; P. Skardžius, Lietuvių kalbos žodžių daryba, p. 191.

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audeklas, pabūklas: Il tire avec toutes sortes d’armes à feu Vlk., padėklas || padėklas « un bâton placé sous quelque chose », vystyk las.

20. -klė, -klis, -klys. Le suffixe -klė sert à former des noms de diverses significations, par exemple: gerklė, pinklės « pièges », slaklės.

Devant le suffixe -klė peut se trouver un son suffixal quelconque (voyelle ou diphtongue); on obtient alors, de diverses manières, les suffixes dits élargis -yklė (les mots formés avec celui-ci désignent le plus souvent des outils), -oklė, -uoklė, par exemple: baidyklė « monstre », grumdyklė « instrument en bois ou en fer pour laver, battre le linge » Grl., metyklė « instrument pour lancer quelque chose, par exemple des cailloux », laidyk lė, rodyklė (par exemple, d’une horloge de route), supyklė « balançoire », šaudyk lė « dispositif dans lequel on place la navette à tisser », medžioklė; girtuoklė « baie forestière semblable à la myrtille », vaiduoklė: Papasakosiu tokią vaiduoklę « je vais raconter une histoire de fantômes ou une apparition » Ot., žibuoklė « anémone hépatique » Vlk., Nm.

Devant le suffixe -klis peut également se trouver une voyelle ou une diphtongue suffixale quelconque, par exemple: i, o, uo. On obtient ainsi les suffixes -iklis, -oklis, -uoklis. Exemples: jauniklis, -ė « celui ou celle qui est tout jeune », Kiritiklis surnom propre Dkš., klajoklis, -ė, girtuoklis, -ė, pakaruoklis, -ė, vaiduoklis.

Avec le suffixe -klys, on ne connaît que arklys.

VIII. Suffixes en -m-

1. -(s)mas. Le suffixe -mas forme quelques noms de sens concret, par exemple: jėšmas, kėlmas: Abžėlęs kap kėlmas « envahi par la végétation comme un kėlmas » Gs.

À signaler, avec le suffixe -mas et au féminin -ma, le numéral sėkmas, -a, rare. Un numéral ašmas, -a. Sėkma et ašma étaient encore connus d’un ou deux locuteurs âgés des parlers décrits. On a plus souvent entendu sėkma et ašma employés dans les environs de Naujoji Ūta.

Avec le suffixe -smas, on trouve une dizaine d’abstraits verbaux et de dérivés nomina actionis, par exemple: griausmas: « Ô, que le tonnerre t’emporte! » Gs., jausmas, klik s mas « gloussement, cri », riksmas « cri, hurlement », skausmas, šauksmas, trenk(s)mas, triukšmas (après k, on a ici -smas > -šmas), verk(s)mas.

2. -(s)mė. Le suffixe -mė s’emploie, par exemple, dans: drėgmė, gelmė « profondeur, endroit profond »: Nelisk – tę pati gelmė « N’y va pas — c’est justement un endroit profond » Plv., linkmė « direction »: Nuė tai linkmė « Voilà la direction » Gs., padermė « lignée, race », tankmė « densité ».

Avec le suffixe -smė, les mots les plus connus sont: bausmė, drausmė, giesmė, grūsmė « bousculade, cohue »: Priejo tiek žmonių, kad bó didelė grūsmė « Il y avait tant de gens qu’une grande cohue s’est formée » Vlk., versmė « tourbillon, remous ».

3. -imas. Le suffixe -imas est assez largement utilisé. Il sert principalement à former, à partir des thèmes du passé, des noms verbaux de sens abstrait, par exemple: bėgimas, ėjimas, gailojimas: O verkimas, o gailojimas — neit ma graudu pasidarė « Oh, ces pleurs, cette lamentation — j’en ai eu le cœur serré » Gs., gurgimas « vrombissement »: Visą naktį girdėjosi mašinų gurgimas važiavimas « Toute la nuit, on entendait le vrombissement et le passage des voitures » Kt., kirpimas, metimas, siuvimas, stovėjimas: Po šliūbo parvažiavoja, tai prasideda stovėjimas « Après le mariage, ils rentrent et alors commence la fête » Ig. Stovėjimas — pati veselija « La stovėjimas, c’est la fête elle-même » Ig. Stovėjime tai gražei koroja piršli « Pendant la fête, ils honorent joliment le garçon d’honneur » Ig., užimas.

Certains des dérivés mentionnés ont également acquis un sens concret, par exemple: arimas, généralement au pluriel, « champ labouré », klojimas: Jau porą klojimų iškūlėm « Nous avons déjà battu le grain dans deux aires » Gs., prariekimas « pir-

11. Leksikos tyrinėjimai

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« la tranche coupée dans une miche de pain », créature: Ale tai i sutvėrimas niekai vaikas! Plv., charrette « roues ».

Dans certains mots de cette formation, avec l’apparition d’un nouveau sens, l’accent se déplace et, le plus souvent, -imas est prononcé -ymas à la place du suffixe, par exemple: padėjimas « action » || padėjimas « réserve »: Ta bulvinė viskām geras padėjimas Žal., gėrimas « action » || gėrymas « boisson ». Cf. le suffixe -ymas.

On trouve quelques substantifs formés à partir d’adjectifs avec le suffixe -imas, par exemple: jaunimas, minkštimas, tirštimai.

Parmi les adjectifs à suffixe -imas, au féminin -imà, on peut citer: svetimas, -à, artimas, -à, tolimas, -à; à la place des deux derniers, on dit plus souvent artymas, tolymas.

4. -ymas. Le suffixe -ymas est composé: -y-mas, par exemple sāk-y-mas.

Avec ce suffixe, il faut mentionner en premier lieu les substantifs verbaux formés sur des infinitifs à thème en v, par exemple: āydymas, gānymas, mātymas, klāusymas, sākymas. Ce sont principalement des mots de sens abstrait. On rencontre aussi des dérivés de cette catégorie à double sens — ayant à la fois un sens d’action et un sens concret — par exemple: maišymas « 1. action, 2. pâte à pain préparée », pūdmas « 1. action, 2. champ laissé en jachère, destiné à être mis en jachère ».

Avec le suffixe -ymas, des noms sont formés à partir de verbes simples et ont généralement un sens concret, par exemple: gėrymas: « Il s’est amassé toutes sortes de boissons » Gs., grendymas || grėmdymas « base de l’aire de battage », gūrgždymas « aine ». Il le transperça de son couteau en plein dans l’aine Kps., klāusymas: kláusti: « Quelle est la question, telle est la réponse. » VIkv.||klāusymas: klausyti, linkymas « côté opposé du genou ou du coude », kūlymas: « Les vêlages ont déjà commencé » VIkv. Cf. aussi: gėrymas « 1. boisson, ce qui se boit 2. action de boire »: « Il s’est habitué à cette boisson, c’est comme une maladie » Žal., klāusymas « 1. action, 2. question » et klaustimas « action ». Pour la place de l’accent, cf. -imas.

La formation de substantifs à partir d’adjectifs avec le suffixe -ymas n’est pas très répandue. On peut rattacher à cette formation: bāItymas « partie blanche de l’œil, de l’œuf… », tūštymas « endroit le plus sensible sur le côté, flanc, creux sous les côtes »: Dūnkstelė į tūštymą, ir negyvas Gs., dvišākymas (: dvišakas) « entrejambe, entre-cuisses ».

Les adjectifs à suffixe -ymas, au féminin -ymā, sont seulement: artymas, -à || artymas substantif « ami », tōlymas, -à; plus rarement artimas, tolimas.

5. -uma. Avec le suffixe -uma, on rencontre des dérivés de sens variés (peut-être surtout des mots désignant un lieu), par exemple: aukštumà « endroit élevé »: Užlipo į pačią aukštumą VIkv., gailumà « âcreté »: Pačią gailumą nugėriau, o kas liko, tai tau Gž., gilumà « endroit profond », jaunumà « jeunesse »: No jaunumoš lašinių nevalgau Gs., seklumà « endroit peu profond (par ex. dans une rivière) », žemumà « endroit bas ».

On dit aussi: daugumà « la plupart », šilumà, tuštumà: Vidūrvasarį pati tuštumà; tuščias metas — mažai tėra maisto Gs.

6. -umas. C’est un suffixe assez fréquent. Il sert surtout à former des abstraits adjectivaux, qui ont parfois aussi un sens concret, par exemple: aiškūmas, baltūmas, gerūmas, gilūmas, kartūmas, riebūmas (et riebūmai « graisse »), piktūmas: Piktūmas « colère » ima į jį žiūrint Alk., sunkūmas, šviesūmas, tamsūmas. Comme le montrent les exemples, ces mots se forment non seulement à partir d’adjectifs à thème en u, mais aussi à thème en a et en ja. En outre, à côté de žalūmas, didūmas, on dit parfois aussi žaliūmas Gs., Plv.: žalias, didžiūmas || didžūmà « la plupart, la majorité »: Didžiumà jau nusikasė bulves, o jų dar stovi Nm.

162.

On rencontre çà et là un dérivé en -umas également formé à partir d’un nom ou d’une autre partie du discours, par ex.: tinginumas « paresse »: Ima mane tinginumas nuo tos šilumos Gs. [La chaleur me rend paresseux], netikumas: Ale ir netikumas ‘apsileidimas’ jo Plv. [Mais quelle négligence de sa part], daugumas « la plupart ».

Il convient de noter que, dans certains dérivés en -umas, l’instrumental, employé adverbialement, porte l’accent sur le radical, par ex.: gėrumu, gražumu, piktumu.

7. Autres suffixes à consonne -m-. a) -amas: rūkamas « partie d’un métier à tisser », rare, Gs.

b) -ymė. Avec ce suffixe, un seul mot est attesté: kiaurymė « trou »: Oi, kokia čia kiaurymė Gs. [Oh, quel trou il y a là!].

c) -imis, -ė. Seul le mot penimis, penimė « ce qui est engraissé, généralement un porcelet ou un porc » mérite d’être mentionné: Pasipjovėm gerą penimį Plv. [Nous avons abattu un bon porc à engraisser]. Tą penimę galėsim parduot Gs. [Nous pourrons vendre cette truie à engraisser].

d) -umė. Avec ce suffixe, seul le mot mažumė « enfance » est attesté: Iš mažumės (dažniau mažumėlės) įprato vogt Plv. [Dès son enfance (plus souvent mažumėlės), il a pris l’habitude de voler].

IX. Suffixes à consonne -n-

1. -(s)na, -(s)nas. Parmi les noms formés avec le suffixe -na, il faut d’abord citer ceux qui ont principalement un sens concret, par ex.: briaunà « bord », siena, šalnà, šutna « temps chaud et étouffant », žiaunos.

Le suffixe -na sert aussi à former des noms d’agent épicènes, par ex.: gleinà (4) « celui ou celle qui salit, souille, barbouille »: Ot koks gleinà – negal, paėmęs peilį, mėsos acipjaut Žvr. [Quel saligaud, incapable de se couper un morceau de viande avec un couteau!], klipnà: Toks klipnà, o girtis, tai nėr galo Būbl. [C’est un tel vantard, il n’en finit pas de se vanter], purkšnà « personne qui se met vite en colère et se met à bougonner », skretnà « personne à la bouche sale et croûteuse, personne négligée »: Tas vaikščias baisus skretnà Gs. [Ce vagabond est un sale type effroyable].

On rencontre aussi des mots de formation différente ou aux sens variés, par ex.: triznà « 1. diarrhée, selles liquides. 2. personne au tempérament ardent, personne emportée ».

Les mots formés avec le suffixe -sna (noms) désignent principalement des personnes ou des choses concrètes, par ex.: dusnà « personne empotée », džiūsnà « personne desséchée », rukšnà (après k s > š) « personne renfrognée, grincheux », skaursnà « 1. pauvreté, 2. personne appauvrie », lušnà, šerkšnà « loup ».

Le suffixe -nas sert à former des adjectifs (féminin en -na), par ex.: drėgnas, glėžnas « élancé », liūdnas, pilnas, plonas, šilpnas, šaunas (plus souvent šaunùs) « excellent, bon » Žal.

Le suffixe -nas forme de nombreux noms à sens concret, par ex.: dùgnas, kálnas, klùonas « grange », spar̃nas, svìrnas Klvr., šérnas.

Le suffixe -snas n’est plus représenté que par des vestiges. À côté du mot plus courant šerkšnà, on emploie également šerkšnas (ks > kš). On emploie en outre l’adverbe (rare) skursnai (: skursnas) Dkš., Vlkv. « pauvrement »: Skursnai gyveno, tai nėkap ir atrodo Gs. [Ils vivaient dans la misère, alors cela n’a rien d’étonnant].

2. -(s)nis, -(s)nys. Le suffixe -nis (gén. sg. -nies, féminin) forme des noms à sens concret, par ex.: kriaunis: Iškilo (peilio) viena kriaunis Vlkv. [Un des tranchants (du couteau) a dépassé], kulnis, plėnis (généralement au pluriel plėnys) « feu mourant et se réduisant en cendres », skõbnis « petite cuve basse »: Pripilk vandens į skõbnį Br. [Verse de l’eau dans la petite cuve], šaknis, šlaunis « cuisse », trãknys « bouts de paille pourris »: Iš tų šiaudų liko tik vienos trãknys Gs. [De cette paille, il ne reste que des bouts pourris].

Le suffixe -snis (gén. sg. -snies) est rare. On peut citer avec lui pusnìs et krósnis « 1. tas de pierres, Klvr., 2. fourneau, Alk ».

11*

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ja Le suffixe du radical (gén. sg. -snio, masc.) -snīs || -šnys est plus fréquent, par exemple: álksnis || élksnis zan., en outre, cf. Álksnė || Élksnė upl. Alk., brūkšnys (ks > kš), gluosnis || gluosnys, kašnis || kašnys, sieksnis || sieksnys, žinkšnis || žinkšnys.

3. -(s)nus, -nius. Le suffixe -nus sert principalement à former des adjectifs (fém. -ni), par exemple: lipnùs « collant »: Nõ le miel rend les mains collantes Gs., sraunùs ruisseau au courant rapide, šãunùs « splendide, beau »: Ce Jone est un gars splendide Nm., švelnùs, tepnùs « qui se salit facilement, qui se tache vite » Žal., Nm.

Avec le suffixe -snus || -šnus, on ne trouve que les adjectifs skursnùs « appauvri, pauvre » (rare), lipšnùs « agréable, doux »: Prẽ toutes les filles sont douces avec les hommes Gs.

Avec le suffixe -nius, fém. -niuv. ž. || -nė, deux mots sont attestés: mižniùs, fém. mižniuvienė || mižnė « 1. qui mouille son lit, 2. personne frivole », triznius, fém. trizniuvienė « 1. qui a la diarrhée, 2. personne au tempérament emporté ou frivole ».

4. -ana; -anas, -a. Le suffixe -anų est employé pour former des noms, par exemple: dovanà || dõvana, drãpana « vêtement », gárbana « ornement », liekana, kãmanos « licol en cuir », palūkanos « intérêts », plėiskana (généralement au pluriel plėiskanos), traiškana (généralement au pluriel): Dès qu’il s’est relevé, ses yeux étaient pleins de chassie Gs., ūkana « temps brumeux ».

Avec le suffixe -anas, fém. -ana, il existe deux adjectifs: álkanas, rùškanas, « couvert; maussade, méchant »: En automne, les journées sont maussades Plv. Quelque chose est arrivé, pour qu’il ait un visage si renfrogné? Vlkv. On peut également rattacher ici l’adverbe dovanai: *dovanas.

5. -ena, -mena. Le suffixe -ena sert largement à désigner des nomina agentis de genre commun à valeur péjorative, par exemple: aušena « crétin, demi-fou »: Tu te ferais donc coudre un type pareil? Gs. dvėsena « charogne », gaišena « être languissant, dépérissant »: Cette jument n’est plus qu’une vraie carcasse Vlkv. Aucun plat ne peut satisfaire cette carcasse Grl. Tu vas voyager avec de tels loqueteux? Ig., geltena « personne jaunie par la maladie »: Est-ce qu’il vivra longtemps, ce jaune-malade? Bgt. Une jeune fille comme il faut, ça va encore, mais celle-ci est toute jaune-malade Alk., góžena « balourd »: Où va donc ce balourd? Plv., griùvena « personne qui avance à peine, épave », kiūtėna « empoté »: Regarde comme il est empoté Šn. Qu’est-ce qu’il sait faire, cet empoté? Bgt., kùitena « personne échevelée et en désordre », kvaišena « cinglé », kvaitena « étourdi, cinglé », lūpena « personne desséchée », raũkena « personne ridée », rùkena « personne au visage ridé ou renfrogné », rùpena « crapule (injure méprisante) », skurdėna « personne appauvrie, misérable », stipena « moribond », úitena « personne persécutée par tous », véltena « personne échevelée ».

Certains des mots énumérés ont aussi un autre sens, par exemple: dvėsena « viande d’un animal crevé, charogne », gaišena « viande d’un animal mort », kvaitena « étourdissement », stipena « viande d’un animal crevé ».

Il convient encore de mentionner les mots suivants: aušenos « enveloppes de grains »: On nettoie le grain et il reste les enveloppes Grl., muilenos « eau savonneuse », pūvenos « débris pourris », rañkena, sėlenos « enveloppes de céréales », skūtena « peau de pomme de terre pelée, épluchure » Grl., svīltenos « aliments brûlés », Bambėna « cours supérieur de la Dovinė » Dkš.

Avec le suffixe -mena, on trouve quelques noms, par exemple: smùlkmena « petite chose ou objet », stambmena « objet volumineux », trùkmena dialectal « petit morceau ». On peut peut-être aussi mentionner ici Šeimenà « affluent de la Širvinta » Žal.

6. -sena (-šena). Avec ce suffixe, seuls sont bien attestés: eisena « manière de marcher », kvėpsena « être qui respire à peine, à peine vivant »: Celui-là ne vivra plus longtemps, ce quasi-mourant (à propos d’un oison) Plv., baikšena (s > š) « personne à l’agonie, indigent ».

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7. -enė, -uomenė. Les mots suivants peuvent être classés parmi les formations avec le suffixe -enė: piemėnė, pabaigėnė « poêle à charbon » VIkv., Alk., priemenė || priemenia « vestibule ».

Il convient également de mentionner ici les mots, le plus souvent récents, formés avec le suffixe composé -uomenė, par exemple: didiuomenė « les nobles, les grands, les seigneurs », jaunūomenė, kariuomenė || karūomenė, visuomenė.

8. -ėna, -ėnas. Le suffixe -ėna n’est largement connu que dans le mot velėna.

-ėnas n’est pas non plus un suffixe fréquent. Il convient de mentionner les mots suivants: pelėnas, rare, « buse chassant les souris » Plv., tetėnas « mari de la tante », trakėnas, -ė « cheval ou jument de cette race », varmėnas « étourneau ».

9. -inas. Le suffixe -inas, au féminin -ina, s’emploie dans certains adjectifs dérivés de noms, qui expriment une propriété extérieure, par exemple: dūlkīnas « poussiéreux », dumbIinas « boueux », krūvinas, pūvinas.

Les adjectifs dérivés de verbes sont seulement: būtinas, kūpinas, mūrinas « couvert de mortier, sali », tėkinas.

Parmi les noms formés avec le suffixe -inas, il convient de mentionner d’abord ceux qui désignent les mâles des animaux, par exemple: avinas, bitinas, katinas, kurkinas, meškinas, žąsinas, ainsi que gulbinas, rare, Gs., Plv., et Gulbinas « affluents de rive gauche de la Šešupė (Plv.) et de la Sūduonė (Ldvn.) ».

Le suffixe -inas forme des noms de sens variés, par exemple: ákštinas « épi », aūksinas « ancienne monnaie particulière », kirmėnas « gros ver », milžinas, paršinas « porcelet », pentinas: Gaidys kap raitelis — su pentinais VIkv. (« Le coq est comme un cavalier — avec des éperons »), slibinas « dragon », Slibinai, village de Nm., vaikiinas.

10. -inis, -inė; -utinis, -ė. Le suffixe -inis, au féminin -inė, sert principalement à former des adjectifs dénominaux¹³. Ils expriment:

a) la matière dont une chose est faite ou avec laquelle elle est fabriquée, par exemple: Avižinis kisielius gerai stingsta Gs. (« Le kissel d’avoine prend bien »), bulvinė || bulbinė košė Grl. (« purée de pommes de terre »), Atrodo, kap gintarinei karielei Alvt. (« On dirait un collier d’ambre »). Lininei marškinei geriausia skalbiasi Nm. (« Le linge de lin se lave le mieux »);

b) l’appartenance à un objet ou à une espèce, par exemple: Antinei kiaušinei prasti Gs. (« Les œufs de cane sont médiocres »). Naujas vieno pryžakinis, kie užpakalinis ratas Plv. (« Le nouveau pneu d’une roue est comme le pneu arrière »);

c) la ressemblance extérieure avec un objet, par exemple: Rankos kab geležinės « dures » Gs. (« Les mains sont comme du fer, dures »). Akys ledinės, lyg numirėlio « froides, sans vie » Žal. (« Les yeux sont glacés, comme ceux d’un mort »);

d) le but ou la destination, par exemple: Su dobiline (dobilams pjauti) mašina i pievas pjauna Gs. (« Avec la machine à trèfle [pour couper le trèfle], on fauche les prés »);

e) le lieu d’origine d’une personne ou celui où elle se trouve et habite, par exemple: Su káimineis žmonėm lengviau rast rodą, kai su miestiniais Alk. (« Il est plus facile de s’entendre avec les gens du village qu’avec les citadins »). Suė į kolūkius i pašėšupinei gyvėtoj ei « prie Šešupės gyvenantieji » Gs. (« Ils ont rejoint les kolkhozes, ainsi que les habitants du bord de la Šešupė »). -inis, -ė s’emploie aussi à la place ou aux côtés des suffixes -ietis, -iškis: kalvarijinis žmogus Graž. (« une personne de Kalvarija »), pilviškinis mokytojas VIkv. (« un enseignant de Pilviškiai »), šilavotinė marti « originaire de Šilavotas » Pašl.;

f) une période particulière à laquelle une chose est associée, par exemple: auštrinis, -ė: Užteka žvaigždė auštrinė Klvr. (« L’étoile du matin se lève »). Dovaninių (per vestuves dovanotų jaunajai) pinigų turėjo Klvr. (« Elle avait de l’argent en cadeaux [offerts à la mariée lors des noces] »). Geriausia deda morčinės vištaitės « écloses au mois de mars » Gs.;

g) un trait distinctif de l’objet, par exemple: Pas mus yr akinės ir põninės kazyros Gs. (« Chez nous, il y a des courges à graines et des courges à pépins »). Krūminei dantys jau kiauri VIkv. (« Les dents des buissons sont déjà creuses »).

13 Certains d’entre eux peuvent aussi être substantivés. Comparer: « Pele pele, te tau káulini, duok má geležinį » (ps.) Klvr.

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Des adjectifs avec le suffixe -inis sont également formés à partir d’adjectifs, par exemple: « Sako, baistinei ąžuolai čia augo » Ūt. « Bergždine karvė nekąs, prasta » Gs.

On trouve aussi des adjectifs formés à partir de numéraux avec le suffixe -inis, par exemple: « Šešiolikine mergina pati mikliausia » (une jeune fille de seize ans, la plus agile) Alk.

Il existe aussi des adjectifs formés à partir de participes passifs du passé avec le suffixe -inis, par exemple: « Tokia drėptinė (storulė) mergina – kap maišas » Gs. « Leistine kukulaičė (iš skystos tešlos) ma geriausia » Vlkv.

On rencontre çà et là un adjectif avec le suffixe -inis, formé à partir d’un adverbe, par exemple: « Kazdieninei drabužei, o visur tinka » Nm.

Il faut également mentionner ici quelques adjectifs formés avec le suffixe composé -utinis, au féminin -utinė, par exemple: aukštutinis, viršutinis, galutinis, kraštutinis, paskutinis, paviršutinis, pirmutinis, vidutinis, žemutinis: « A tai jau galutinis žodis? » Vlkv. « Aš visur turu būt pirmutinė i paskutinė pirmiausia pradėt ir ilgiausia dirbt » Pjv.

Il existe aussi des substantifs avec le suffixe -inis. Il s’agit d’adjectifs avec le suffixe -inis qui se sont substantivés ou qui remplissent une fonction nominale; leur formation est donc la même que celle des adjectifs: ils sont formés à partir de substantifs et de quelques autres parties du discours, par exemple:

a) garinis « partie du poêle »: « Nėra garinio – dūmų pilna pirkia » Alk. « Įsitaisyk garinį – lubos jau pradeda pūti » Gs.; gniauštinė « coup porté avec un gniauštis »: « Kirskim (derėkimės) iš dešimc gniauštinių » Kt.;

b) pākulinis « grossier, étoffe de filasse », prieigadinis « porcelet engraissé; groupe de couchées », vilkaviškinis « habitant de Vilkaviškis »: « Vilkaviškinė su mum nedraugavo » Gs.;

c) aukštinis « ouverture dans le plafond pour laisser sortir la fumée », nuošalinis: « Kat acirastų nuošalinių kokių (pašalinių žmonių), tai būt geriau » Klvr., palaidinis « veste ample, flottante », šaltinis;

d) mergautinis « garçon-fille », suktinis « une certaine danse »;

e) vienuolikinis et autres: « A vienuolikininu atvažiavot » (« Vous êtes venus par le train de onze heures? ») KzR.

Avec le suffixe féminin -inė, il convient de mentionner d’abord les substantifs désignant principalement un lieu ou un objet où se trouve ou que l’on dépose quelque chose, par exemple: alinė « débit de bière, bar »: « Žiūrėk, i suka į alinę » Vlkv., druskinė, gimtinė « lieu natal, patrie », kapinės mėsinė, pintinė, statinė, šalinė (dans une grange): « Pilnas šalinės prikrovė » Gs.

Il existe de nombreux substantifs avec le suffixe -inė ayant d’autres significations, par exemple: aušrinė « étoile du matin », bergždinė « vache stérile »: « Kas mum iš tos bergždinės? » Žal., giltinė, krūtinė, kūlinė « machine qui sert à battre le grain et à faire les gerbes », naginė, ráutinė « dix poignées »: « Per dieną (linų) devyniasdešimt rautinių prirauni » Grl., sėtinė « forêt semée » Alk., šiltinė « une maladie », vėjinė « girouette; planche à l’extrémité du toit empêchant le vent d’arracher la paille », taukinė « vêtement matelassé », žentinė « fille à qui l’on prend un gendre »: « Žentinei viskas liks » Plv.

Il existe aussi des noms de rivières et de ruisseaux formés avec les suffixes -inis, -inė, par exemple: Asinis Ss., Eglinis Brt., Ig., Kermušinis Kps., Dōvinė Dkš., Kastinė nj. Alvt., Meškinė Vv., Plaušinė Vv., Savinė || Sabinė Jnk., Vilktinis Krb.

Comme le montrent les exemples, l’accentuation des adjectifs et surtout des substantifs avec les suffixes -inis, -inė varie considérablement. Toutefois, cette accentuation est déterminée, au moins en partie, par l’accentuation de la racine et de la désinence du mot de base.

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11. -inys. Le suffixe -inys sert à former des noms. Ceux-ci peuvent être dérivés de verbes (ou du moins être liés à ceux-ci), d’adjectifs et, parfois, d’autres parties du discours.

Les mots à base verbale formés avec le suffixe -inys ont des sens variés. Certains expriment à la fois le résultat et l’action, par exemple: atlaidinys « dégel, fonte ». Pabō atlaidinys, i sutizo sniegas Vilkv., palaid-inys « dégel, fonte des neiges », tinginys « paresse, indolence »: Ima mane tinginys tokiu oru Gs.

Il existe aussi des nomina agentis (leur féminin est -inė), par exemple: mokinys, tinginys: Nereik má jos — paskutinė tinginė Gž.

D’autres noms de formation verbale et à base verbale avec le suffixe -inys ont un sens concret, par exemple: grindinys « ce qui est pavé; chaussée pavée »: Grindiniu eik — mažiau purvyno Vilkv., kratinys « mélange de foin et de paille », mezginys « ce qui est tricoté », milinys « bâton servant à faire tourner la meule », mutinys « mets à base d’eau sucrée et de pain émietté »: Prūsų šmulkštė pratraidis, lenkų mutinys sutaisys Alvt., pakulinys || pakulinis, pirkinys « objet acheté », radinys « objet trouvé », rentinys « mur de puits ou autre mur construit en rondins », tvenkinys « barrage ».

Il convient de noter que, pour désigner la même chose, les suffixes -inis et -inys peuvent parfois être employés, par exemple: pašūkinis || pašūkinynys « tissu fait de déchets de linasse »: Būdavo, įsiaudžiam kokio pašūkinio, i gerai Gs.

12. -yna, -ynas, -umynas, -ynė. Le suffixe -yna forme quelques noms. Certains désignent des êtres vivants, généralement de manière péjorative; d’autres, ou ces mêmes mots, ont des sens variés, par exemple: kempyna « personne desséchée, maigre »: Suvytes kap koks kempyną Žal., lupyna « 1. pelure de pomme de terre, 2. personne ou animal desséché, 3. terme péjoratif », lentyna, šeimyna.

Il convient de mentionner à part quelques mots formés par analogie ou empruntés, par exemple: dvėšelyna « agonie », krikštynos, vakarýnos « veillée de mariage, enterrement de vie de jeune fille ».

Le suffixe -ynas s’emploie généralement dans des noms à valeur collective, dont certains désignent parfois aussi un lieu particulier, par exemple: brūklynas « saulaie »: Mūsų pievoje yra didelis brūklynas Lkš., alksnynas || elksnynas žan., aržuolynas, eglynas, medynas « forêt, bois »: Prie medynų gyvena Snt., pusnynas « endroit où la neige s’est accumulée en abondance », skiedrynas « grande quantité, tas de copeaux », žvyrynas « endroit où il y a beaucoup de gravier, terrain graveleux ». Le suffixe -ynas apparaît aussi dans des noms propres, par exemple: Jurkūnas pvd. Brt., Barsukyno ežerėlis KzR., Kermušynas upl. Šil., Rūškynas upl. Jnk.

On emploie le suffixe composé -umynas, qui désigne généralement des objets concrets liés à la caractéristique exprimée par les mots de base, ou une caractéristique abstraite intensifiée, par exemple: gardumynas généralement au pluriel « mets délicieux », gražumynas « 1. bel objet, 2. grande beauté », saldumynas « 1. sucrerie »: Pris pirko visókių saldumynų Vilkv. « 2. grande douceur »: Alė i saldumynas — gali liežuvį nurýt Gs., tankumynas « fourré ».

Parmi les adjectifs en -ynas, au féminin -yna, il n’y a que mėlynas, mėlyna || mėlyna.

Le suffixe -ynė forme des noms de sens variés. Il sert souvent à désigner des personnes de genre commun, généralement avec une connotation négative, par exemple: grasynė « personne effrayante »: Ale tas zvoguója i zvoguója kai grasynė Būbl., lojynė « personne qui parle mal — qui aboie », pliauškynė « personne qui bavarde, qui jacasse »: Tokiam pliauškynėi, rodos, duotum per zapsàs, kat apsijukotų Gs., purškynė « personne qui se met vite en colère », staugynė « braillard », tarškynė « bavard(e) »: Tos bobos visos tokios tarškynės Šn.

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Certains mots du type énuméré expriment aussi des nomina actionis, par ex.: grūdýnė || grumdýnė « le fait de se bousculer ». Il y a beaucoup de monde, quelle bousculade terrible, Gs., lojýnė « langage inconvenant », pliauškýnė « langage grossier, bavardage », piūvýnė « querelles, disputes »: On dirait, les frères, que leurs bagarres n'en finissent pas, Plv.

Les mots suffixés en -ynė désignent souvent des outils, par ex.: birbýnė « une sorte de cornemuse »: Jette donc cette birbynė, tes oreilles vont se reposer, Gs., laidýnė « lance-pierre », padarýnė « outil », stovýnė « dispositif permettant à un enfant de se tenir debout », tarškýnė « sorte de cliquetis, de hochet ».

Le suffixe -ynė est également largement employé pour désigner un lieu, par ex.: dilgėlýnė « lieu couvert d’orties », durpýnė « tourbière », klampýnė « endroit marécageux », kupstýnė « endroit où abondent les monticules, terrain bosselé »: Après la guerre, il n’y avait ici que des terrains bosselés, Kbr., lindýnė « endroit où se cacher; pauvre cabane », molýnė « lieu (terre) riche en argile, endroit argileux ».

Le suffixe -ynė est particulièrement largement employé pour désigner un lieu où quelqu’un a vécu ou vit encore. Il s’ajoute généralement à des noms de famille ou à des prénoms, par ex.: Dubickýnė « lieu où Dubickas a vécu, ancien domicile (ferme) de Dubickas », Glytýnė « lieu où Glytas a vécu », Jakubauckýnė, Žilinkýnė, Antanýnė, Jonýnė, Justinýnė. Il faut mentionner le nom du ruisseau Kliokýnė, KzR.

On rencontre aussi des mots suffixés en -ynė ayant d’autres sens, par ex.: gegužýnė, nj., « fête champêtre de mai », lupýnė, Grl. || lupýna, mėlynė « 1. baie bleue »: Les myrtilles ou les airelles, peu importe, Gs. « 2. partie du corps contusionnée et bleue », riešutýnė: Il est monté dans le noisetier, l’arbre où poussent les noisettes, Ūt., rūškýnė Gs., Klvr. || rūkštýnė Gs.

13. -onas, -ona. Le suffixe -onas apparaît dans plusieurs nomina agentis d’origines et de formations diverses, par ex.: šiaušiónas || šiaušiõnas « ébouriffé »: Il est vaniteux comme un ébouriffé, Gs., nevidõnas (vieux) « malfaiteur, vaurien », galgõnas (vieux) « débauché ».

Les substantifs de sens concret (généralement formés à partir de substantifs ou de verbes) sont également peu nombreux, par ex.: dirvónas « champ en friche »: Les champs en friche envahis par la végétation se trouvent encore là depuis la guerre, Nm., márškonas « étoffe de lin », vilnonas « étoffe de laine »: Nous avons toutes sortes de tissus — de lin et de laine, Gs., žiūrónas « appareil pour regarder », lavónas « corps d’un mort ».

On trouve aussi des noms de famille en -onas, par ex.: Āšmonas, Ārmonas, VIkv., Čiaučionas, Gs.

Il n’y a que deux adjectifs: geltónas, raudónas, au féminin geltóna, raudóna || geltónė, raudoná.

Avec le suffixe -ona, on rencontre des hydronymes, par ex.: Lieponà || Lieponūà, rare, « affluent de rive gauche de la Širvinta ancienne », Kbr., Jevonà, rare || Jevónis, courant, « affluent de rive gauche de la Zanila », Pjv.

14. -onis, -onė; -onius, -ė. Le suffixe -onis, au féminin -onė, apparaît dans plusieurs substantifs d’origines diverses, par ex.: krikščiónis || krikščionis, ligónis, miestiónis || miestiónis, pagonis, velionis, nj. On y trouve un mélange de thèmes en i et en ja (les mots à thème en i portent généralement l’accent sur la terminaison). On rencontre aussi des noms de famille en -onis, surtout dans le parler des Kapsai de Padūškis, par ex.: Baniõnis, Masiõnis.

Les seuls adjectifs suffixés en -onis, au féminin -onė, sont: márškonis « de lin », vilnónis « en laine »: Un vêtement de laine tient plus chaud, VIkv. On peut également mentionner ici l’adjectif substantivé gražiónis, -ė « bel homme »: Ce garçon est vraiment beau, VIkv. Elle était une vraie beauté, et pourtant elle en a eu un quelconque, Gs.

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Parmi les noms avec le suffixe -onė (de sens abstrait et parfois concret, et de formations et d’origines diverses), on peut citer: abejonė « doute, fait de douter », malonė, šarvonės: Vieną dalukę dėjo an durų, kitą užmetė an nabašnyko, o trečią užmetė an šarvonės Plut., vakarónės: Prieš veseliją būna vakarónės Ut. Iš vakaro (prieš vestuves) būna vakarónės Ig., vilionė « séduction, fait de séduire »: Usima su visokiom vilionėm – ka tik pinigą iš kitų ištraukė VIkv.

Avec le suffixe -onius, -ė, seul l’adjectif geltonius, -ė est attesté: Tas geltonius jurginas gražei auga VIkv.

15. -ūnas, -ūnė; -ūna. Avec le suffixe -ūnas, au féminin -ūnė, on trouve surtout des nomina agentis dérivés de verbes, par ex.: gėrūnas « qui aime boire beaucoup, ivrogne »: Tokia gėrūnų giminė, tai nieko i neturi Gs., lepūnas « personne gâtée », rijūnas « glouton », pagyrūnas « vantard », pataikūnas « flagorneur », pavydūnas « envieux »: Nereik būt tokiam pavydūnui Žal., perėjūnas || perėjūnas, ristūnas « petit cheval » (d.) Plv., žinūnas « connaisseur ». Malūnas s’en distingue.

Parmi les noms formés à partir d’adjectifs ou de numéraux avec le suffixe -ūnas, au féminin -ūnė, on peut citer des noms assez largement connus: dykūnas: Nieks nenor laikyt tų dykūnų Plv., drasūnas, pirmūnas. Parmi ceux-ci, didžiūnas « grand seigneur » se distingue par son accent. Un dérivé nominal est galiūnas: Įveikė didžiausius galiūnus Gs. Il faut encore mentionner ici deux mots du vocabulaire commun: karaliūnas (ps.), perkūnas.

Le suffixe -ūnas est bien attesté dans les noms propres (noms de famille et noms de lieux dérivés de noms de famille), par ex.: Dapkūnas, Gailiūnas Grš., Milčiūnas, Miliūnas, Tamošiūnas, Balčiūnai k. VIkv., Rėčiūnai k. Kbr. Comme on le voit, ils portent l’accent aigu, bien que l’accent circonflexe se rencontre aussi, par ex. Bradūnas pvd. Alvt.

Parmi les noms avec le suffixe -ūnė, deux mots portent l’accent circonflexe: alkūnė, viršūnė, mais galūnė.

Avec le suffixe -ūna, on a entendu zvogūna scom. « bavard, bavarde »: Nusibosta má tas zvogūna Gs.

16. -ainas, -a, -ainis, -ainė. Avec le suffixe -ainas, seul l’adjectif apvalainas, -à « rond » est connu: Apvalainas, kap žirnis VIkv.

À côté de apvalainas, on dit parfois aussi apvalainis, -ė.

Le suffixe -ainis apparaît dans des noms récemment entrés dans le dialecte, par ex.: saldainis || saldainė, sausainis.

Avec -ainė, on peut citer: ašakainė: Per karą gerai bo ir ašakainė duona su ašakomis Grš., molainė « terrain argileux »: Aplink mus daugiau molainė Alvt., pakarainė: Tą jų mergaitė tikra pakarainė pajodžarga, visur karstosi Grl., plepatainė « bavard, bavarde » Alk., šilainė « terre sablonneuse (où il y avait autrefois une forêt de pins) », Ragainė mst., telekainė « soupe devenue toute pâteuse »: Šiandien tai jau visai iš kukulių telekainė pasidarė Būbl., žabažainė: Tur būt, negerai duoną nukepet – tokia žabažainė (qui s’émiette, sans goût) Gs. Comme le montrent les exemples, ces noms en -ainė sont des formes féminines d’adjectifs substantivées.

17. -iena, -ienas. Avec le suffixe -iena, il s’agit surtout de noms désignant la viande d’animaux, par ex.: antiéna, aviena, jautiena, paršiena, žąsiena. On peut également y rattacher: gyvulienė: Aš tos gyvulienos nė po akių nekenčiu Ss., žmogiena: Kas čia žmogiena smyrda? Vv.

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Le suffixe -iena est également assez largement employé pour désigner un lieu où poussent des céréales, par ex.: avižiena, dobilieną, kvietiena, rugiena.

Il existe aussi divers mots en -iena ayant des significations variées, par ex.: mėnesieną, naujieną, pirmieną « première fois », šviežieną « tout ce qui est frais; viande fraîche »: Jam bile tik šviežieną Gs., žardieną « emplacement d’un ancien enclos à bétail ».

Tous les exemples cités ici portent également l’accent sur le suffixe, bien que moins souvent (avižiena, mėnesiena).

Avec le suffixe -ienas, on ne trouve que les noms suivants: balžienas, blakstienas, kamienas « tronc (d’arbre) ».

18. -ienis, -ienė. Le suffixe -ienis, au féminin -ienė, ne se trouve que dans un seul mot rare (adjectif), draiskalėnis « en haillons, déchiré »: Draiskalėnei marškinėi Vlkv. Enfilant de telles demi-chaussettes en haillons Gs.

Dans les noms, le suffixe -ienė est assez largement employé. Il porte l’accent tant avec l’intonation montante qu’avec l’intonation descendante. Avec l’intonation descendante, le suffixe -ienė désigne principalement certains aliments et plats, par ex.: bulvienė « soupe de pommes de terre », gručkienė « soupe de rutabagas »: Gručkienė vienam kvėpia, kitam smirda Plv. Gručkienės privirė, o niekas jos nenor Gs., kruštienė « gruau d’orge pilée ou soupe préparée avec celui-ci », lapienė « soupe de feuilles », obuolienė « compote de pommes », pautienė Gs. || pautienė: Seniau sakydavo „pautienė“, o dabar jau „kiaušinienė“ KzR., sausienė « plat composé de pommes de terre séchées », tarkienė « purée de pommes de terre râpées », žirnienė « soupe de pois ».

Il existe aussi quelques mots de ce type comportant une nuance péjorative, tels que: gaiželienė || gaižalienė Alk. « plat aigre, aigreur »: Jų duona vis tokia gaižalienė neišrūgus, neiškepus Brt. Tokia gaiželienė tas jos viralas Brt., grūdienė « cohue, foule compacte »: Manai, ka per tokią grūdienę gali ką pamatyt Žvr. || grūdelienė: Negali prieit — baisi grūdelienė Kt., gurgulienė « soupe médiocre »: Ka gurgulienės neprigurguliuoja, tai kap nevalgęs tas senis Gs., kamšalienė « bouchon, cohue »: Tę tokia kamšalienė, ka nė eit nesinori Alk., maišatienė « désordre », makalienė « bouillie » Gs., pairienė « désordre » Brt., vakarienė.

Avec l’intonation montante, le suffixe -ienė s’emploie dans certains mots désignant des femmes, des épouses et des femelles d’animaux, par ex.: dėdienė, karalienė, vilkienė (ps.), Antanienė « épouse d’Antanas », Jonienė, Petrienė, Bylienė, Kaminckienė. Les noms de femmes formés à partir de noms de famille masculins de la première classe d’accentuation portent l’accent ailleurs que sur le suffixe, par ex.: Dapkūnienė, Linkūnienė, Petraitienė.

L’ajout du suffixe -ienė à des mots dissyllabiques à thème en u donne le plus souvent le suffixe -uvienė; dans les mots communs, par ex.: dėdžius: dėdžuvienė, kailius: kailiuvienė, puodžius: puodžiuvienė, tūpkus: tūpkuvienė « celle qui s’accroupit, qui reste accroupie »; dans les noms de famille, par ex.: Balānius: Balāniuvienė || Balanienė, Būt kus: Būtkuvienė, Čėrnius: Čėrniuvienė Ūt., Seńkus: Seńkuvienė, Šalčius: Šalčiuvienė Grl., Šniečkus: Šniečkuvienė Būbl, Šaūkščius: Šaūkščiuvienė Ūt., mais Katilius: Katilienė Gs.

À KpIIr (N. Ūta, Pašlavantis, etc.), les personnes âgées utilisent, dans les noms de famille féminins, les formes en -e au lieu des formes en -uvienė, -ienė de Ik, par ex.: Mikušaukė, Paplauskė.

19. Divers suffixes contenant la consonne -n-. Outre ceux déjà décrits, on rencontre aussi quelques mots formés à l’aide d’autres suffixes contenant la consonne -n-, par exemple:

a) -enys. C’est un suffixe de certains noms employés au pluriel, par exemple: kepenys, krėkenys « lait gras et épais d’une vache venant de vêler », smegenys.

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b) -uonys, -uonia. Le suffixe -uonys ne se trouve apparemment que dans deux mots, à la place de -uonis, moins souvent employé: gyvūnys (gyvūnio) || gyvūonis, geluonys (geluonio).

On peut aussi mentionner la rivière Sūduonia || Sūduonė Ldyn., avec le suffixe -uonia || -uonė.

c) -enija: nešėnija « mode, nešėnė ». Les modes changent rapidement à Gs.

d) -ekšnis: ožekšnis bot. « Euonymus »: Les fusains poussent probablement dans les champs, à Vilkv.

e) -ukšnis: šermukšnis: S’il y a des sorbes (baies), il y aura du blé l’année prochaine, à Plv.

f) -urna: pikčiurna « personne très méchante, renfrognée »: Ne touche pas à cette personne acariâtre, à Gs.

g) -tena: rietenos « querelles, disputes », sviltenos « résidus de brûlure »: On sent les brûlures de loin, à Gs.

h) -enčena: skrebenčena « personne crasseuse, négligée »: Oh, quelle ménagère négligée, à Br.

X. Suffixes en -p-

-opas, -a. C’est un suffixe adjectival. On n’en trouve que quelques exemples; d’autres formes, bien qu’elles ne soient pas étrangères au dialecte, sont très rarement employées. Les plus connues sont, par exemple: dešim-teriópas, -a « dix fois pareil »: Ils se vantent d’avoir obtenu une récolte décuple à Vilkv., dvejopas, -a « double »: Il a donné deux sortes de mets à Gs. On peut également comparer les adverbes: Dvejópai, il sait écrire — droit et de travers, à Gs. Dešimteriópai i šimteriópai, ils ont compensé au décuple et au centuple, à Žal.

XI. Suffixes en -r-

1. -ra, -(s)ras. Le suffixe -ra forme quelques noms de sens divers, par exemple: kaitrā « chaleur », kimbra « personne desséchée, dépérissante »: Cette jument est devenue une véritable épave pendant l’hiver, à Būbl., skiedrā.

Le suffixe adjectival -ras, féminin -ra, est en voie de disparition — il cède la place au suffixe -rus (voir plus loin). Les seuls adjectifs bien connus sont: gùdras, miškras, tikras, žydras. On trouve aussi quelques exemples d’autres catégories grammaticales avec le suffixe -ras, par exemple: nasrai: Kat i nasrai — kap kokio žiovanasrio! « il braille très fort », à Gs.

Avec le suffixe -sras, féminin -sra, le seul adjectif connu est timšras: Timšrā kumelė « une jument brun foncé et rougeâtre », à Gs. Parmi les noms en -sras, on ne trouve que gaisras.

2. -rus, -i. -rus, féminin -ri, est un suffixe adjectival relativement vivant, qui supplante le suffixe -ras, par exemple: aitrūs, aštrūs, ėdrūs, gudrūs, judrūs (comparer aussi Jūd-rė, cours d’eau, KzR), kaitrūs: Les bûches de bouleau sont très inflammables, à Plv., kantrūs, sukrūs « bien torsadé »: Les fils bien torsadés tiennent mieux, à Gs.

3. -ara, -aras. Parmi les formes en -ara, on peut citer, par exemple: vāsara, žaīžara || žaīžaras Vilkv. || žiežera Gž. « personne au caractère emporté et méchant, grincheuse »: Ne touche pas à cette teigne, à Gs.

Le suffixe -aras n’est pas non plus très productif. On peut seulement citer: stagaras « tige, hampe »: Les têtes de trèfle ont été mangées, il ne reste que les tiges, à Gs., stábaras « tige, hampillon »: Pourquoi restes-tu planté là comme un piquet, immobile, à Gs., vākāras, žāgaras Gs., Vilkv. || žābaras Gs., Nm. « grosse grenouille ».

Aux environs de Naujoji Ūta, j’ai entendu des anciens añtaras, katarās, dont le suffixe est peut-être -taras.

4. -eris, -erys. Le suffixe -eris se trouve dans quelques mots de différentes significations et formations, à thème jp, par exemple: plėperis « 1. bavard, personne loquace »: Cette femme est une sacrée bavarde, à Gs. « 2. véhicule qui cliquette »: C’est la honte de se déplacer avec un pareil tacot, à Alk.

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Avec le suffixe -erys, seuls sont connus: ašerys KpII || ešerys zan., šemerýs: « Kartus kap šemerýs » VIkv.

5. -orius. Avec le suffixe -orius, on rencontre çà et là un hybride ou un nom d’agent d’origine étrangère, par exemple: dainõrius « chanteur », drūtõrius « homme fort »: « Drūtõrius vyras buvo » Būbl., dūdõrius, giedõrius. Le féminin est parfois également employé: « Acirado, mat, giedõriuvienė » Gs.

6. -uras. Il existe quelques noms avec ce suffixe, par exemple: pūmpuras « ébauche de fleur »: « Išsiskleidė ka pūmpuras » VIkv., skūduras « haillon », stūburas « colonne vertébrale »: « Negaliu acitiest per stūburą » Žal.

7. -urė, -erė. Parmi les noms formés avec les suffixes -urė, -erė, on peut citer, par exemple: kepūrė, kosurė Gs., Plv. || koserė VIkv. || goserė Lbv. « gorge (généralement péj.) », skiauturė || skiauterė rare: « Raudonas kab gaidžio skiauturė » Gs.

8. -urys. Ce suffixe forme des noms de sens divers, par exemple: dūburys « petit lac profond », gomurys, smūdurys « somnolence, assoupissement »: « Šiltam kambary grėčiau snūdurys ima » Plv., stimburys « partie de la queue sans poils », šūkurys « tourbillon », ungurys, vyturys: « Anksčiausia vyturei parlekią » VIkv.

9. Divers suffixes avec la consonne -r-. Il existe encore d’autres suffixes comportant la consonne -r-, par exemple:

a) -ris, -rys: gūngris « branche courbée adaptée à la charpente d’une barque »: « Nedidelė valtis, tai tik su trim gūngreis » VIkv., stuobris || stuobrys « tronc d’un arbre cassé »: « Ko stovi kap stuobrys? » Gs., Vỹgris lac Klvr.

b) -era: klėdera « 1. outil déformé, 2. personne voûtée »: « Ką norėt iš tokio klėderos » Gs.

c) -uris: mentūris « ustensile servant à remuer la bouillie », smagūris || smagūrius « gourmand »: « Duotum šaukštu į kaktą tam smagūriui, tegu nelenda » Žal.

XII. Suffixes en -s-

1. -sas, -sa. Parmi les noms formés à l’aide du suffixe -sas, on peut citer, par exemple: balsas, raupsai: Les raupsai étaient une maladie grave à VIkv.

Le suffixe -sas, au féminin -sa, apparaît dans tel ou tel adjectif, par exemple: skersas, liesas nj.

En outre, le suffixe -sa sert à désigner des noms d’agent épicènes, par exemple: knėpsa « personne qui mange peu (par ex., un enfant) »: « Tu lui donnerais, semble-t-il, des coups sur les doigts, à ce knėpsa (il ne mange pas, il chipote seulement) » Gs., murkša « personne renfrognée et taciturne », vėpsa rare « niais, étourdi ».

2. -sus, -si. Le suffixe -sus, au féminin -si, apparaît dans des adjectifs, par exemple: skalsūs: « On reçoit pas mal d’argent, semble-t-il, mais cet argent ne va pas loin » VIkv., tamsūs: « Ils ont tous le visage sombre » Gs.

3. -ėsa, -ėsai, -ėsis. Parmi les mots formés avec le suffixe -ėsa, on peut citer plevėsa « vagabond, personne frivole »: « Je t’ai dit de ne pas traîner avec ce plevėsa » Nm.

Avec -ėsai, on trouve pelėsai à VIkv., svilėsai « brûlure, restes brûlés » Gs. (plus souvent: pelėsei, svilėsei).

On connaît, avec le suffixe -ėsis: gardėsis « chose savoureuse, mets savoureux »: « Il veille à attraper quelque gardėsis » Gs., griuvėsis, pelėsis, puvėsis. Ces mots s’emploient plus souvent au pluriel. Comparer aussi: Pelėseis a puvėseis aciduoda — « ça donne toujours la même chose » VIkv.

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4. -esys, -esis. Parmi les mots formés avec le suffixe -esys, on peut citer: a) des noms abstraits: bildesys « résonnement », elgesys, ilgesys; b) des noms d’objets concrets: debesys, triobesys « maison, bâtiment », mais ėdesis « nourriture »: Qu’est-ce que c’est que ce plat — de la nourriture pour cochons, Plv.

XIII. Suffixes en -š-

1. -šė. Le suffixe -šė apparaît dans quelques mots féminins à valeur péjorative, par exemple: bóbšė « grand-mère, vieille femme », mer̆kšė « fillette ou jeune fille de piètre qualité »: Ale, comme ces merkšės sont turbulentes, Nm., nabā̆kšė (: sl. nabā̆gas) « pauvre femme »: Que fera la pauvre femme — elle doit partir, Vinkš.

2. -išius. C’est un suffixe assez productif et vivant, caractéristique des dialectes décrits, en particulier des Kapsas. Il désigne des personnes présentant un certain trait négatif, par exemple: godišius « personne avide »: On ne peut pas rassasier de tels avides, Gs., mergišius « coureur de jupons », kiaulišius « personne grossière, négligée, qui se comporte comme un porc », kvailišius « un peu idiot, à moitié idiot », nuogišius « personne nue »: Comment peuvent-ils ne pas avoir froid, ces gens tout nus? Plv., vagišius « petit voleur ». Comparer aussi les noms de famille Juodišius Brt., Martišius Pjv.

3. Divers suffixes comportant la consonne -š-. On rencontre aussi d’autres suffixes contenant la consonne -š-, quoique rarement, par exemple:

a) -šas: dripšas « petit morceau émietté », niekšas.

b) -šius: dripšius: Il avance comme un dripšius, Gs.

c) -aša: Lašāša « affluent droit de la Jiesia », Šil.

Il faudrait également ranger ici le mot d’origine incertaine kundūšas « paquet »: Nous sommes tous descendus de la voiture avec tous nos kundūšas, Grš.

XIV. Suffixes en -t-

1. -(s)tas, -(s)ta. Les ordinaux formés avec le suffixe -tas, féminin -ta, sont à mentionner en premier lieu, par exemple: penktas, šeštas, devintas: Il est de la même famille que l’eau du neuvième jour après la cuisson du kissel, Vlkv.

Ce suffixe sert largement à former les participes passifs du passé, par exemple: gautas, muštas, paliktas, palieptas, pakištas. Cf.: Autrefois, on disait que pour un seul coup reçu, on en donnait dix sans coup, Br.

Il existe aussi des adjectifs formés avec le suffixe -tas, par exemple: baltas, lėmtas « pas mal »: Ces temps ne sont pas mauvais, Gs., rimtas, rist as « cheval » (dial.), šaltas « froid ». Beaucoup de dérivés de ce type sont des participes passifs du passé adjectivisés.

On trouve des noms de sens et d’origine variés formés avec le suffixe -tas, par exemple: grāštas, kāltas, krañtas, liẽntas, plūoštas: J’ai reçu une poignée (beaucoup) d’argent, Žal., rūoštas: Nous goûterons nous-mêmes notre préparation, Gs., sietas, šlaitas.

Le suffixe -ta sert à former des noms féminins, par exemple: geltà « jaunisse »: Et ce n’est pas la jaunisse qu’il a, alors pourquoi est-il si jaune? VIkv., juosta, lakta « 1. petite planche placée près du trou de la ruche ou du nichoir, pour permettre aux oiseaux de s’envoler et de se poser à leur retour, 2. perches où tous s’envolent pour se percher », našta, plutà, srutà (généralement au pluriel srūtos), Aistà « affluent de rive droite de la Širvinta », Brt., Pentà « affluent de rive droite de la Nova », Grš.

Il existe une douzaine de noms formés avec le suffixe -stas, par exemple: krauštas (généralement au pluriel krauštai) « petit objet mobile, que l’on peut déplacer »: Les coins sont pleins de toutes sortes de bricoles, Gs., kūpstas, pagrėpstai « javelles glanées, céréales ramassées au râteau et laissées dans les champs »: Nous avons rentré les céréales, seuls les andains de glanage sont restés, Alk.

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Après k, le suffixe -stas, féminin -sta > devient -štus, -šta, par exemple: lūkštas: La glace est mince comme une coquille d’œuf, Žal., minkštas, -a « mou, molle ».

2. -(s)tė. Le suffixe -tė apparaît dans quelques noms, par exemple: gniūštė « doigts serrés en poing; morceau serré dans la paume »: Le poing est déjà comme celui d’un homme, Vikv. Il l’a frappé au front droit avec une boule de neige, Gs. Sec comme un poing, Gs., grįštė « botte de lin spécialement torsadée et liée », kirptė « fille aux cheveux coupés »: Oh, comme cette kirptė est élégante, Alk., pasóstė « siège de voiture », prijuostė.

Les seuls mots formés avec le suffixe -štė sont: bõpštė || bõpšė « vieille femme (péj.), petite vieille », rėkštė « rekštė, rekštė », Klvr., Laikštė « affluent de rive droite de la Šešupė », Kps.

3. -(s)tis. Le suffixe -tis sert principalement à former des abstraits féminins (génitif singulier -ies), par exemple: gaištìs « retard, perte de temps », grauštìs « remords, chagrin »: Quand le chagrin me prend, je ne sais plus où me mettre, Bgt., grūstis « action de tasser », įtartìs « soupçon »: Alors le soupçon lui est venu, Gs., kliūtìs « obstacle, empêchement », klotìs « chance »: Il lui souhaita bonne chance, Vikv., mirtìs, papjūtìs « misère », paspirtìs « soutien, aide », pažintìs, pragaištìs « inquiétude, disparition »: Ces poules ne m’apportent que des soucis, Žal.

Le suffixe -tis forme aussi des noms féminins au sens concret, par exemple: gniáuštis || gniúštis: Il l’a serré dans son poing, comme avec des tenailles, Plv. Ces petits bouts sont si courts — à peine une pincée, Gs., kártis, klėtis, nýtis (généralement au pluriel nýtys), padėtis « position »: Tu as beaucoup de choses, mais tu n’es pas dans une bonne situation, Gs., péntis, skiltis, svirtis, žiótys « 1. gueule, 2. partie du métier à tisser ».

Parmi les noms masculins (génitif singulier -čio) formés avec le suffixe -tis, on peut citer: dánktis, kàmštis, keltìs « partie saillante sur le dessus du pied », lañktis « appareil servant à enrouler les fils », raikštis (< raĩštis), ramštis « ce sur quoi l’on s’appuie », sámtis.

Il n’existe que quelques noms féminins (génitif singulier -ies) formés avec le suffixe -stis (-štis), par exemple: nuotarstis || nūotarstis Plv. « soupçon, médisance », rūkštis, sprūstis « tassage, compression »: Il y a beaucoup de ces gens — quelle cohue terrible! AžB.

Des dérivés de ce type apparaissent parfois aussi au masculin (génitif singulier -čio), par exemple slėnštis.

4. -(s)tus. Le suffixe -tus ne se trouve que dans un ou deux noms ou adjectifs, par exemple: lytùs || lietùs Brt., glitùs, -i « collant, glissant »: Ces champignons sont si glissants, Plv.

Avec le consonne š ajouté avant -tus, issu de s après k, g, p, c’est-à-dire avec le suffixe -štus (< -stus), on peut citer: baikštùs « craintif », baukštùs « craintif, peureux », darpštùs « laborieux », grakštùs « souple », kruopštùs, rūkštùs, šmaikštùs: Šmaikštūs ka botas Gs.

5. -ata. Le suffixe -ata forme un peu plus de noms d’agent du genre commun, généralement à valeur péjorative, par exemple: pliaũškata « bavard, moulin à paroles », rizata « celui qui ricane, rit, rieur »: Arrête donc, rizata! Žal., šìpata « celui qui se moque sans arrêt », žìbata « celui qui pousse constamment des cris aigus et fait le pitre »: Il aime les filles qui font les žibatos Gs.

En outre, le suffixe -ata forme quelques noms féminins de sens concret ou abstrait, d’origines et de formations diverses, par exemple: ãdata, plìukata « bourbier »: Impossible d’en sortir — quel affreux bourbier! Alvt., sveikatà, sarmatà.

6. -atis. Le suffixe -atis (génitif singulier -ies) apparaît dans des noms féminins déverbaux, par exemple: gaišatìs « retard », maišatìs « confusion, désordre, mélange »: La guerre a éclaté, c’est le chaos, et c’est ainsi que je suis resté Vikv.

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Il convient de mentionner à part pilnatis, -ies (-čio) || pilnatys « pleine lune »: C’est déjà la pleine lune Gs.

7. -eta, -etas. Avec le suffixe -eta, on mentionnera d’abord des noms de sens concret, par exemple: kūpeta « petite meule de foin »: La femme est comme une meule de foin, « grosse » Gs., skėpeta « fichu, petit foulard », šėrpeta « lambeau, peau qui se détache »: À cause de ce vent, ses mains ne sont que lambeaux Nm.

Le suffixe -eta apparaît également dans les numéraux collectifs dvėjeta, trėjeta, kėtvėrta, penkėta… et kėleta, dont les formes masculines sont: dvėjetas, kėtvėrtas, trėjetas, penkėtas…, kėletas.

8. -ėtas, -a. Le suffixe -ėtas, au féminin -ėta, sert à former des adjectifs. Ce suffixe sert surtout à former des adjectifs à partir de noms en ė, indiquant la possession des caractéristiques exprimées par le mot de base, par exemple: duobėtas « plein de trous »: La route est pleine de trous — comment veux-tu que tu la parcourres? Gž., košėtas marmite Gš., kremzlėta || kremzliuota viande, Gs., pūslėti paumes Gs., raukšlėtas visage, saulėta journée ensoleillée, skrybėlėtos || skrybėliūotos filles Nm., žolėti « couvert d’herbe »: Cette année, le lin est très envahi par l’herbe — il n’y aura rien à arracher Plv.

On rencontre de temps à autre des adjectifs en -ėtas dérivés également de noms d’autres thèmes, par exemple: debesėtas || dažn. debesuotas || debesiuotas ciel Vlkv., kaulėta viande Grš., molėta terre « argileuse », vasarėta journée « chaude et belle » Gs.

9. -otas, -ota. Le suffixe -otas, au féminin -ota, sert principalement à former des adjectifs à partir de noms en o, par exemple: barzdotas « à grande barbe »: Les hommes barbus sont de nouveau à la mode Gs., galvotas personne « à la bonne tête » Gs., gyslotos || gysliuotos mains (rare) Gs., kuprótas enfant bossu, miglóta journée brumeuse, putótas: Nous roulons si vite que le cheval est tout en sueur, « très échauffé », Vlkv., rasótas fenêtre couverte de rosée, ūkanota journée brumeuse.

Le suffixe -otas sert aussi à former des adjectifs à partir de noms d’autres thèmes, par exemple: dievótas « pieux, craignant Dieu », pilvótas « au gros ventre »: Quand tu l’abreuves, voilà un veau au gros ventre Žal.

Il convient de mentionner à part augalotas « grand, qui a grandi rapidement »: Leur enfant est grand et bien développé Nm. Il faut également classer ici Laukščiotas, « affluent de la Jiesia » Šil.

Le suffixe -ota apparaît dans les noms de famille, par exemple: Aūšrota, Būlota.

Avec le suffixe d’origine étrangère -avotas, au féminin -avota, on rencontre quelques emprunts ou formes hybrides, par exemple: durnavótas « à moitié idiot, un peu idiot », kiaul(i)avótas « porcin »: Eh bien, quel porcin tu fais! Gs. Dans ce dernier exemple, il peut aussi s’agir d’un suffixe complexe de formation lituanienne. Cf. le suffixe -ava.

Le nom de lieu Šilavótas Prn., KzR., de formation et d’origine similaires, mérite également d’être mentionné.

10. -otė. Avec le suffixe -otė, on peut citer les noms suivants: mazgótė « chiffon pour essuyer la vaisselle lavée »: Cette fille-là est vraiment une mazgótė de dernière catégorie (très dévergondée) Gs., mergiõtė (rare) « jeune femme d’âge moyen », nešiõtė « nourrice, porteuse d’enfants »: J’ai travaillé chez eux comme nešiõtė VIkv. Dans les formations déverbales, il serait peut-être plus exact de considérer ici le suffixe -tė.

11. -uotas, -a. Le suffixe -uotas, au féminin -uota, sert d’abord à former des adjectifs à partir de noms du thème en a, p. ex.: kalnúotas: Autour de Vištytis, les champs sont vallonnés Vlkv., langúotas « tissé de planches », mėšliúotos « aux jambes couvertes d’excréments », miltiuotas « sac de farine », sriestúotas « couteau courbé ».

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Des adjectifs avec le suffixe -uotas se forment aussi à partir de noms d’autres thèmes, p. ex.: debesuotas Grš. ‖ debeciuotas « ciel nuageux », dederviniuotas « visage couvert de teigne », ožiuotas « enfant capricieux », skrybėliuota « fille portant un chapeau », plunksnuotas « sac plein de plumes », skauduliuotos « mains couvertes de plaies », vyžuotas: Autrefois, on marchait chaussé de sabots (vyžóti) à Vilkv.

12. -ytis, -ytė. Dans les parlers étudiés, ce suffixe porte le plus souvent un accent différent de celui de la langue littéraire — un accent circonflexe, à l’exception du nom de localité Vištytis.

Le suffixe -ytis sert généralement à désigner de très petits êtres vivants ou de jeunes êtres vivants, ainsi que de petits objets, p. ex.: antytis (le plus souvent ančiukas « caneton »), bliūdytis, brolytís, plaukytis, šunytis, žąsytis. Le suffixe -ytis a aussi une valeur affectueuse appuyée. Cette valeur est particulièrement marquée dans les suffixes diminutifs composés.

On rencontre aussi çà et là des adjectifs avec le suffixe -ytis, au féminin -ytė, p. ex.: mažytis, mažutytis: Les cheveux sont tout petits, Alvt. (Il s’agit ici également du suffixe composé -utytis.)

Le suffixe -ytė sert à former des noms féminins diminutifs et affectueux, p. ex.: akytė, mamytė, mamulytė (ici, le suffixe est -ulytė), mergýtė, žuvýtė.

Les mots suivants ont un autre sens et une autre formation: mazgýtė « petite baguette à laquelle on attache les fils avant de commencer à tisser », važýtė rare. « transport (action de transporter) » VIkv.

Le suffixe -ytė apparaît parfois aussi dans des prénoms, surtout féminins, p. ex.: Marytė, Onytė. Dans les noms de famille, le suffixe -ytė n’était autrefois pas employé dans le parler populaire des kapsai; on utilisait surtout le suffixe -ūtė. Dans certains noms de famille zanavykai, -ytė se rencontre à côté d’autres suffixes, p. ex.: Kuraitýtė Grš., Rimosaiýtė ib., Žiūrai-tytė Žvr.; il sert à désigner les filles de manière officielle, sérieuse et publique.

13. -aitis, -aitė. Le suffixe masculin -aitis est peu apprécié pour former des diminutifs — on dit, par exemple: aržuolaitis, grįžuolaitis: Aržuolaitis, grįžuolaitis, la lune passe au-dessus (le lin est en fleurs) Ss., gaspadoraitis (psn.), kepalaitis, vežimaitis.

Le suffixe diminutif féminin -aitė est plus couramment employé, p. ex.: eglaitė, kiaulaitė, kumelaitė, mergaitė, niekotaitė Būbl., obelaitė, pušaitė.

Comme le montrent les exemples, dans les dérivés de cette catégorie, les suffixes -aitis, -aitė portent un accent circonflexe et se distinguent ainsi de la langue littéraire. Les kapsai et, en partie, les zanavykai accentuent aujourd’hui de cette manière. L’ancienne accentuation s’est encore conservée dans tous les parlers étudiés dans les noms de famille masculins (voir ci-dessous) et dans quelques noms de lieux, p. ex.: Keklaitis « affluent de la Jiesia » Iš.: Keklyš « affluent de la Rudė » Vv.

Parmi les mots de sens possessif ou autre formés avec le suffixe -aitis, au féminin -aitė, on peut citer: aukštaitis, giminaitis, jaunikaitis (sans féminin), karaliūnaitis (dans les contes), našlaitis, žemaitis.

Le suffixe -aitis est aussi employé, surtout chez les zanavykai, dans les noms de famille masculins, p. ex.: Jókūbáitis, Kalváitis ‖ Kálvaitis, Kuráitis, Vaičiuláitis. Il convient de noter que certains noms de famille formés avec le suffixe -aitis tendent à être raccourcis dans le parler, p. ex.: Brazáitis — Brazýs, Mekšráitis — Mekšras, ou à prendre un autre suffixe, p. ex.: Paršáitis — Paršiukas, Mergáitis — Mergėlis.

Dans les noms de famille des filles et des femmes non mariées, le suffixe -aitė n’est pas courant dans le parler populaire — on emploie généralement le suffixe -ūtė à cette fin. -aitė se rencontre aujourd’hui à côté d’autres suffixes, p. ex.: Bartkaitė (: Bartkus) Grš., Jablonckaitė VIkv., Juškaitė Nm., Kazlauckaitė Grš.; il est employé pour s’adresser à elles de manière sérieuse et publique. Cf. XIV 12.

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Avec le suffixe -aitė, il convient de mentionner séparément les mots savaitė « semaine » (nj.) et tarnaitė « servante » (psn.), qui n’ont pas de valeur diminutive ou affective.

14. -ietis, féminin -ietė. Bien que peu usité, ce suffixe sert à former, par exemple, les mots giminietis « parent » et kaimietis « villageois ». Pour indiquer l’origine ou le lieu de résidence, les Kapsai et les Zanavykai emploient, à côté d’autres suffixes de même sens, -ietis, -ietė, par exemple: kaunietis, šakietis, vilkaviškietis, vilnietis, « habitant de la ville ou des environs de Kaunas, de Šakiai, de Vilkaviškis ou de Vilnius ».

Avec le suffixe -ietis, -ietė, il faut aussi mentionner les mots avietė, vokietis || le plus souvent vokietys: « On appelle “vokietys” et “prūsas” », Gs.

15. -utas. Le suffixe -utas sert à former quelques noms concrets, par exemple: ąšutas « crin de la queue ou de la crinière d’un cheval », degutas « goudron obtenu par la combustion d’écorces de bouleau ». Smirda kab degūtas « ça pue comme le goudron », Br.; kalakūtas « dinde », riešūtas « noix »: Kietas kap riešutas « dur comme une noix », VIkv.

Avec le suffixe comportant un long -ū-, on trouve le nom de village Opšrūtai ~ Obsrūtai, Plv.

16. -utis, -utė. Le suffixe -utis sert à former certains noms d’agent, le plus souvent épicènes, par exemple: barškutis « personne qui fait du bruit, objet bruyant »: Nustok, jau nustok tu, barškuti! « Arrête, arrête donc, toi, le bruyant! », Plv.; ieškutis « chercheur »: Ar jau pamatei tu, ieškuti? « Alors, tu l’as trouvé, toi, le chercheur? », Gs.; pliuškutis « personne écervelée, homme ou enfant peu sérieux », purškutis « personne qui se met facilement en colère et grogne », taškutis « bavard, moulin à paroles », traukutis « personne toute ratatinée ».

Le suffixe -utis sert aussi à former des mots d’autres sens concrets, par exemple: barškūtis « objet bruyant, hochet »: Vaikam tai bile tik koks barškutis « Pour les enfants, n’importe quel hochet fait l’affaire », Žal.; likūtis « reste »; pinūtis « perche de clôture en branches (pinučiai) » || pinučė « clôture en branches »; spurgūtis: Pravertė blakstienas, o vė spurgūčei, pūlių yra « Il a entrouvert les paupières, et voilà des spurgūčei, il y a du pus », Būbl.; sukūtis « outil pour torsader les liens »; žibūtis « petit objet lumineux et jouet »; traukūtis, botan. « traukas, gyslalapis ».

Il faut également mentionner ici: kriūkūtis « objet dur et coagulé », slogūtis « sensation d’oppression pendant le sommeil », vasarūčėi « blé d’été ».

Le suffixe -utis, féminin -utė, est largement employé avec une valeur diminutive et affective (dans les noms et les adjectifs), par exemple: alūtis, kampūtis, lytūtis || lietūtis, Ss., vaikūtis, zuikūtis; avūtė, dukrūtė, Grl., galvūtė, girūtė, karvūtė, lapūtė, rankūtė, šakūtė; didūtis, -ė: Auk didūtis, būk greitūtis (« Grandis, mon petit, dépêche-toi », dit-on à un enfant), Gs.; gerūtis, -ė, greitūtis, -ė: Adbėga greitūtė (« Elle accourt vite », à propos d’une souris), Alvt.; jaunūtis, -ė, mažūtis, -ė, silpnūtis, -ė, žemūtis, -ė. Comparer aussi: Svočiūtė, pumpurūtė, graži tavo kepurūtė (« Petite demoiselle d’honneur, petit bouton, ton petit bonnet est joli », chanson), Alvt. Buvo diedūtis ir bobūtė (« Il y avait le petit grand-père et la petite grand-mère », conte), Alvt. Ainam polkūtę sušokt (« Allons danser une petite polka »), KzR. Nor laukūčių (laukan) ait mergelė (« La jeune fille veut aller aux champs »), VIkv.

Le suffixe -utis, -utė est également employé dans les noms de famille des garçons ou des hommes célibataires, ainsi que des filles ou des jeunes femmes, généralement lorsque le nom de famille du père est de thème en -a, -o ou -u, avec une consonne finale de thème k ou g, par exemple: Marcinkūtis, Kbr.; Mickūtis, Dkš.; Paplauc-kūtis, Kps.; Ramanauckūtis, VIkv.; Tarnauckūtis, Grš. (à partir de: Marciñkus, Mičkus, Paplàuckas, Ramanáuckas, Tarnáuckas). Ces noms désignent les enfants et, dans un registre familier, les hommes adultes célibataires.

-utė s’emploie surtout dans le parler kpllr (Pašlavantis, Garliava, Išlaužas): Juockutė, Mickutė, Mikalauckutė, Peckutė, Repeckutė, Striupkutė¹⁴. On le rencontre aussi chez les Zanavykai, par exemple: Bartkūtė, Būbl., Grš.; Jablonckūtė, Plb.; Kazlauckūtė, Grš.

Au cimetière de Naujoji Ūta, en 1957, l’inscription suivante a été gravée sur une pierre tombale: 14 Mickevičiūtė.

12. Leksikos tyrinėjimai

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Ici, le suffixe -utė (et -ukė) sert surtout à désigner les petites filles, mais s’emploie aussi pour parler de jeunes femmes adultes.

Avec le suffixe -utė, on peut mentionner à part: bėdutė || bėda « charrette à deux roues »: Nous irons avec la charrette bėdutė Br., imkutė « prise de tissu en couture ». Il fallait coudre les imkutės, cela aurait mieux tenu Grš., žibutė « hépatique ».

17. -ūtė. Le suffixe -ūtė, précédé d’une consonne palatalisée, est caractéristique, dans les parlers décrits, des noms de famille des filles et des femmes non mariées, formés à partir de patronymes masculins de tous les thèmes, par exemple: Blažiūtė, Eidikiūtė, Glyčiūtė, Jakubauckiūtė, Luišiūtė, Šilingiūtė, Šniečkiūtė, Viltrakiūtė, Žiev(i)ūtė, Žukauckiūtė: Blažys, Eidikys, Glytas, Jakubáuckas, Lūšis, Šilingas, Šniečkus, Viltrakis, Žievys, Žukáuckas. Dans certains endroits, par exemple autour de Daukšiai et ailleurs, c’est le seul suffixe de noms de famille des filles et des jeunes femmes.

Dans les noms de famille des filles et des femmes non mariées, les suffixes -aitė, -ytė ne sont pas usuels ni populaires dans les parlers décrits; plus ou moins connus par les documents ou les écrits, ils sont employés pour désigner publiquement et officiellement.

Les mots communs avec le suffixe -ūtė, -aičiūtė (suffixe composé) n’ont été entendus que dans des contes: karalaičiūtė « fille du prince »: Un jour, la fille du prince tomba malade Kps., karalaitė « princesse »: Cette princesse, lui dit Kbr.

18. -astis, -astas. Avec le suffixe -astis (génitif singulier -ties || -čio), on peut citer: gyvastis « vie »: Il n’épargne ni sa vie ni sa santé Vlkv., nerimastis « inquiétude, agitation »: Quand je reste seule, l’inquiétude me saisit Gs., pykastis « colère, humeur irritable ».

Avec le suffixe -astas, on peut citer gyvastas « santé »: Voilà déjà sa santé Gs.

19. -estis, -estys. Le suffixe -estis (génitif singulier -ties || -čio) s’emploie dans peu de mots (substantifs), par exemple: gailestis, lūkestis « attente, espoir, désir ardent », mokest(i)s, rūpestis.

Dans certaines localités, les personnes âgées prononcent aussi les mêmes mots avec le suffixe -estys, par exemple: Mokesčēi bó sont élevés AžB. Seul rūpestỹs est inutilement préoccupant Pašl.

Les formes mōkesis, rūpesnis, que l’on rencontre parfois dans les parlers décrits, sont récentes.

20. -ysta, -ystė. À côté du suffixe -ystė, le suffixe -ysta15 est également employé, un peu moins fréquemment dans les parlers décrits et généralement avec le même sens par les personnes âgées. Les mots (substantifs) portant ce suffixe sont formés à partir de substantifs et d’adjectifs.

Parmi les mots formés à partir de substantifs avec le suffixe -ysta, on peut citer: gaspadorystà (fam.): Plati gaspadory stā « une grande ferme collective » Vlkv., martystà « fait d’être belle-fille », mergystà « fait d’être jeune fille », našlystà « veuvage », šelmystà (fam.) « mauvaise action, tour pendable », tarnystà « service », žmogystà « apparence humaine »: Miega žmogystà « un loup qui s’est transformé — déguisé en homme » (conte) VšR. Acirado žmogystà « un petit bonhomme chétif » Vlkv.

Parmi les substantifs formés à partir d’adjectifs avec le suffixe -ysta, on trouve par exemple: dur-nystà (fam.), jaunystà, kvailystà, mažystà « petitesse, jeune âge », senystà « vieillesse »: Que ne pourrais-je vivre paisiblement dans ma vieillesse Gs.

15 Autour de Griškabūdis et ailleurs, d’après les observations, les deux suffixes sont employés presque parallèlement; seuls certains mots se distinguent, par exemple, seul žmogystà a été entendu, au sens de « petit homme, pauvre hère ». Autour de Pašlavantys, on dit jaunystė, draugystė, mais senystà.

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Le suffixe -ysta est plus largement employé dans le dialecte que le suffixe -ystė. Les noms formés avec ce suffixe ont généralement un sens abstrait. Ils désignent surtout une qualité abstraite du mot de base. Ils sont formés à partir de noms et d’adjectifs.

Les noms munis du suffixe -ystė sont formés principalement à partir de noms, par exemple: draugystė « amitié », galvažudystė « homicide, meurtre »: Pendant la guerre, les homicides et toutes sortes d’infractions étaient fréquents à Gs., godulẏstė « avidité », kaiminẏstė, kiaulystė « acte de porc », melagystė « mensonge, fait de mentir », moterystė: Prėmė moterystės stoną « elle s’est mariée » à Vlkv., tinginystė « paresse », vaikystė « âge de l’enfance ».

On trouve aussi des noms munis du suffixe -ystė formés à partir d’adjectifs, par exemple: jaunystė « jeunesse », puikystė « orgueil, superbe ».

Parmi les noms formés avec le suffixe -ystė à partir d’adjectifs ayant le suffixe -ingas, on n’emploie parfois que milaširdingystė || mielaširdingystė « bonté, miséricorde »: Neturi jokios milaširdingystės Plv.

21. Divers suffixes contenant la consonne -t-. Il existe encore une douzaine de suffixes variés contenant la consonne t, que l’on rencontre dans quelques mots isolés, par exemple:

a) -atė: gyvatė: Tikra gyvatė ta mergiščia Kt.

b) -etė: aketė kp. || eketė zan., raukėtė « personne renfrognée, grincheuse »: Neik arty prie tos raukėtės « piktos kumelės » Alk.

c) -ėtis: erškėtis || arškėtis kpII.

d) -etys: reketys « instrument servant à battre le seigle » Gs.

e) -yta: klipytà « boiteux, qui claudique »: Eina kap koks klipytą Žal.

f) -itas: nom de lieu Alvitas || Elvitas: Iš Elvito parsirito, iš Virbalio parsirado Gs.

g) -uotė: važiuotė: Graži važiuotė « belle voiture et son attelage » Vlkv.

h) -enta: serbentà: Serbėntos vienos raudonos, kitos juodos Alvt.

i) -intà: Širvintà « affluent gauche de la Šešupė » Nm.

y) -ykštis, -ė || -ykščias, -a: pernykštis, -ė rare pernykščias, vakarykštis, -ė || vakarykščias16, -a, vaivorykštė « arc-en-ciel ».

j) -iščias || -ištis, -ištys; -iščia: vaikiščias || vaikištīs || vaikištis Grš., Vlkv. « gamin », mergiščia Grš., Gs. « jeune fille adolescente ».

k) -uistas: ligūistas, -a « légèrement malade », miegūistas, -a « assoupi, hébété ».

l) -ūkštis: bjaurybiūkštis Dkš., vaikiūkštis rare dans VIkv., varliūkštis Dkš., velniūkštis Gs.

XV. Suffixes contenant la consonne -v-

1. -(s)vas, -(s)va. Il existe quelques substantifs avec le suffixe -vas, par exemple: naṙvas, pil̇vas, plovai « plova » Ūt., pūrvas kpI (plus souvent purvynas), stovai « côtés du métier à tisser »: Stuk-stuk stovai – devintovai, viršuj gaidžei gieda (orgue) Gs.

Il y a un peu plus d’adjectifs avec le suffixe -vas, féminin -va, par exemple: blaivas || blaivūs, gyvas, kreivas, lengvas, palvas, šleivas « boiteux, bancal »: Gražus, tik šleivas, kreivas į kuprotas (iron.) Plv.

Le suffixe -va sert à former des substantifs féminins, par exemple: dirvà, džiovà « 1. dessèchement »: Nė džiovos, nė pagados nėr Būbl. « 2. maladie de la tuberculose », galvà

16 Aux environs de Griškabūdis et dans certains autres endroits, la forme la plus courante est pernykštis, mais vakarykščias.

12*

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krūvą, pievą, plovą « bourbier, terrain marécageux »: Plovôm tie (envasés) ažerėlei vadinami Ūt., sparvą. Il faut aussi mentionner ici grėva scom. « personne lourdaude et corpulente »: Kur šic grėva pasipainios, tai jau gero nebus Gs. Tokios grėvos tai jau kab gyvas nemačiau Kt.

Pour former des adjectifs, on emploie également le suffixe -svas, féminin -sva, qui exprime ici un certain degré correspondant au sens du préfixe apy-, par exemple: gelsvas, -à « jaunâtre »: Užďė vainikėlį an gelsvų kaselių (d.) AžB., juosvas « noirâtre », mėlsvas « bleuâtre », raūsvas « un peu rouge, rougeâtre », rėšvas « un peu clairsemé »: Šįmet rėsvi rugucėi Plv., rūšvas « un peu brun ou rouge », žàlsvas « verdâtre ».

2. -(s)vė. Avec le suffixe -vė, on peut citer les substantifs: gérvė, plėvė: Kai virini pieną, paskui usideda plėvė VIkv., smárvė, virvė.

Avec le suffixe -svė, il n’y a que le mot làisvė: Vieni sako « làisvė », kiti — « liuosybė » Gs., Raušvė « affluent gauche de la Šešupė » Gž., Plv.

3. -vis. Le suffixe -vis n’est pas fréquent. Il apparaît dans certains substantifs anciens ou plus récents, par exemple: kálvis, kirvis, ainsi que ateivis, -ė || plus souvent ateivỹs, -ė: Pilna čia visokių ateivių Žal., kareivis.

4. -avas, -ava. Il n’existe que quelques adjectifs avec le suffixe -avas, féminin -ava, par exemple: linàvas, -à « de la couleur de la fleur de lin, bleu clair », probablement créé sur le modèle de mots d’origine étrangère ružavas, -à, vyšniavas¹⁷, -à « de la couleur de la cerise », ainsi que Liubàvas bourg de Klvr.

Il existe davantage de dérivés en -ava, des substantifs féminins, par exemple: baūdžiava, gãniava « élevage au pâturage; pâturage »: Avis atiduodam kitur an gãniavos Gs. Prasta čia toj pievoj gãniava Žal., kiauliava « travail de cochon », pàniava, pỹliava « tribut », velniava « diablerie, affaire diabolique ». On peut également citer les noms de lieux Sasnàva, Garliavà.

Il faut encore mentionner ici quelques mots avec un /-/ suffixal devant -ava (avec le suffixe -liava): riñkliava, mėzliava « collecte d’argent lorsqu’il y a quelqu’un pour qui l’on collecte, par exemple autrefois lors des mariages ».

5. -ovas, -ovė. Avec le suffixe -ovas, féminin -ovė, il existe plusieurs substantifs désignant des personnes, par exemple: gėròvas « celui qui boit beaucoup; ivrogne »: Gerk it gerkit, gėrovėlei (d.) Alk., palydòvas « accompagnateur », sugulòvas « amant illégitime », vadòvas, valdòvas, žinòvas.

Le suffixe -ovė apparaît, outre les mots mentionnés plus haut, dans certains autres noms avec des significations diverses, par exemple: daržòvė, rankòvė, senòvė, stipròvė « forteresse »: Senovėj didelė bō čia stipròvė Ūt.

6. -tuvas, -tuva. Le suffixe -tuvas sert à former quelques noms désignant des instruments et des outils, par exemple: grieptùvas « outil pour ratisser les céréales, petit râteau »: Mãre, kudė nepasėmei grieptuvo, būtų geriau griept? VIkv., karštùvai « machine à carder la laine », mintuvai « appareil à broyer le lin », purkštùvas nj., skíltuvas « instrument ou silex servant à faire jaillir le feu »: Seniau vyrai skíltuvus nešiojosi Bgt., šáutuvas.

On rencontre avec le suffixe -tuvas un ou deux noms d’agent du genre commun, par exemple: grauštùvas « rongeur »: Eik eik tu, grauštùve! Plv., nepàeitùvas « personne très maladroite, qui n’arrive pas à marcher », šiktùvas « personne qui salit sans cesse ».

Avec le suffixe féminin -tuva, on ne connaît qu’un seul exemple: sietuvà « partie large et profonde d’une rivière; tourbillon »: Pakliuvo sietuvõn i nusken do Nm.

17 Plg. P. Skardžius, Lietuvių kalbos žodžių daryba, p. 379.

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7. -tuvis, -tuvė. Le suffixe -tuvis apparaît dans des noms désignant des outils ou des récipients, par exemple: grūstūvis « pilon »: Piestos nèr, tik grūstūvis Alk., koštūvis « ustensile avec lequel on filtre quelque chose, par exemple le lait », muštūvis || muštūvas Klvr. « dispositif (récipient) servant à baratter le beurre ».

Le suffixe féminin -tuvė est beaucoup plus largement employé. Il forme des mots désignant des outils ou des objets ménagers, par exemple: bruk­tuvė, milstuvė || melstuvė, sėtuvė « panier pour semer les grains (céréales) ». On rencontre aussi quelques mots ayant d’autres significations, par exemple: rietuvė « haute rangée formée par un empilement de quelque chose, par exemple de bois de chauffage » Alk.

Le suffixe -tuvės (pluriel) est largement employé pour désigner des cérémonies, des fêtes ou des rites, par exemple: įkurtuvės, išleistuvės, keltuvės: Anryt būna keltuvės (per vestuves) Ig. Jaunasis duoda saldainių, snapso, tai skaitosi tų keltuvių Ig. Po keltuvių greit skirstosi namo Ig., lauktuvės « attente ou cadeaux reçus en retour », pabaiktuvės, skerstuvės, sukaktuvės.

8. Divers suffixes contenant la consonne -v-. Outre ceux déjà énumérés, on rencontre également quelques autres suffixes contenant la consonne -v-, par exemple:

a) -atvė: amžinatvė « éternité »: Dabar mažai kas tiki į amžinatvę Vlkv., senatvė.

b) -yvas, -a: senyvas, -a Būbl., Vlkv., nevalyvas, -a « sale, négligé » Būbl., Žal., ankstyvas, -a || ankstybas, -a Pašl., velyvas, -a || velybas, -a Pašl. Cf. 12.

c) -uva¹⁸: sesuvà kp II, šuvà, Valčiuvà « affluent gauche de la Sasna » Ss., Igl.

d) -uvis: liežuvis, lietuvis, -ė nj., rare — le plus souvent lietuvỹs, -ė.

e) -lyvas, -a: il s’agit d’un suffixe slave, par exemple: gėdlyvas, -a rare || le plus souvent sarmatlyvas, -a, supratlyvas, -a « compréhensif ».

XVI. Suffixes avec les consonnes -z-, -ž-

Avec la consonne -z-, on rencontre quelques suffixes assez rares, à valeur plus ou moins péjorative, par exemple:

1. -erza: keverža « personne petite et maladroite » (mot d’une devinette): Kiūrza keverža visą lauką apkeveržavo Vlk., plepėrza « bavard » Gs.

2. -ėzas: vaikėzas « gamin, vaurien »: Il y en a tout de suite qui se mettent à se battre parmi ces = gamins Plv.

3. -ozas: vaikiožas « gamin », valkiožas Gs., Vlk. || valkiožas Grš. « personne qui va partout, qui traîne, vagabond ».

4. -ūzas: pilvūzas, -ė « personne qui a un gros ventre, gros ventru ».

Avec la consonne -ž-, le suffixe -uža || -užas n’a une valeur négative ou péjorative que dans l’unique mot raiguža || raigužas « jeune fille frivole, agitée et vive »: Pourquoi cette raiguža grimpe-t-elle dans les arbres? Alk.

Avec la consonne -ž-, il existe le suffixe -užis, féminin -užė, parfois employé pour former des noms diminutifs et affectueux, par exemple: broliūžis, tėtiūžis || tėtušis, mergūžė rare || plus courant mergužėlė.

Le suffixe -užis se rencontre surtout dans le folklore, par exemple: Moi, dangūžy, je brillerai Kbr. Tiens, voici une šūibužę, enveloppe tes petits pieds, Dieu donnera de bonnes années — j’achèterai des kurpūžės (d.) Alvt.

18 Sur la formation de ce suffixe, voir P. Skardžius, Lietuvių kalbos žodžių daryba, p. 381.

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Les seuls mots ayant d’autres sens (non diminutifs) avec le suffixe -užis sont drabužis « vêtement ». Il convient également de mentionner ici les mots bažnytūžė « église protestante », kunigūžis « prêtre protestant », qui ne sont pas non plus des diminutifs, mais ont sans doute une certaine nuance péjorative19.

C. APERÇU GÉNÉRAL DE LA DÉRIVATION SUFFIXALE DES NOMS

Après avoir examiné la dérivation des noms dans les parlers kapsas-zanavykas au moyen de suffixes classés selon leur consonne, nous passerons encore brièvement en revue certains suffixes propres à différentes parties du discours, ainsi que la dérivation nominale qu’ils permettent, en proposant également une courte classification fonctionnelle de quelques suffixes. Cet aperçu peut être considéré comme une sorte de synthèse du chapitre précédent. Nous n’abordons ici que certains suffixes largement connus dans les parlers décrits. Beaucoup ne diffèrent en rien des suffixes employés dans la langue littéraire.

À la toute fin, nous énumérerons quelques suffixes employés dans les parlers décrits ou dans certains de leurs sous-parlers, mais peu caractéristiques de la langue littéraire, en présentant en même temps quelques conclusions.

I. Quelques suffixes nominaux

1. Suffixes des noms dérivés de noms

a) -ukas, -ukė, -elis, -elė, -ėlis, -ėlė, -ytis, -ytė, -utis, -utė, -ūtė, -aitis, aitė, -užis, -užė

Ces suffixes servent à former, à partir de noms, d’autres noms dits diminutifs et affectifs, par exemple: namukas, paršiukas, mokytojukė Grl., viščiukė VIkv. || vištukė Grl., vaikelis, dobilėlis, aguonėlė, šunytis, duonytė mergytė, vaikutis, laputė, vežimaitis, pušaitė, broliužis, kurpūžė.

On peut également y rattacher les suffixes composés, par exemple: -eliukas, -eliukė, -užėlis, -užėlė: aukseliukas Grl., grybeliukas Grl., brolužėlis, mergužėlė.

En outre, les suffixes -ukė, -ūtė (après une consonne palatale) et, peut-être, les suffixes -aitė, -ytė, apparus récemment dans ce cas, sont employés dans les noms de famille des filles, par exemple: Šliumpūkė Grl., Trumpūkė Šil., Biliūtė, Luišiūtė, Senkiūtė, Bartkaitė rare, récent, Žiūr aitytė (: Šliumpa, Trumpa, Bilius, Luišis, Senkus, Bartkus, Žiūr aitis).

b) -iškis, -iškė, -ietis, -ietė, -inis, -inė, -okas, -okė

Les noms formés au moyen de ces suffixes dérivent de noms de lieux et désignent le plus souvent des personnes originaires d’un endroit ou qui y vivent, par exemple: alytiškis, -ė, kauniškis, -ė, vilniškis, -ė; kaunietis, -ė, vilkaviškietis, -ė; vilnietis, -ė; alksnėninis, -ė, didvyžinis, -ė, pilviškinis, -ė; kauniokas, -ė, prieniokas, -ė.

Il arrive que deux, trois, voire quatre des suffixes mentionnés ici soient employés sans distinction claire de sens. Ainsi, aux environs de Pašlavantys (district de Prienai), on dit: kauniškis et kauniokas, prieniškis et prieniokas, šilavotiškis et šilavotinis.

À propos de Vygreliai (district de Kalvarija), on a entendu dans différents mots quatre suffixes ayant le même sens, par exemple: gražiškiečei, kalvarijiniei || kalvarijiečei, virbališk ei, višt yčio-

19Les deux derniers mots étaient employés autrefois en parlant de la religion protestante.

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kai. Il faut toutefois signaler que les noms de lieux munis du suffixe -išk- (Pilviškiai, Plutiškės, Vilkaviškis) ne peuvent pas donner naissance à des noms avec le suffixe -iškis, -ė.

Avec les suffixes mentionnés ci-dessus, on rencontre aussi quelques noms ayant d’autres significations, par exemple: vyriškis, moteriškė, tėviškė, avietė, berniokas.

c) -ūkštis, -ūkštė, -ėzas, -ozas, -ūzas

Ces suffixes servent à former à partir de noms quelques autres noms exprimant le mépris ou l’avilissement de certaines choses ou personnes, par exemple: vaikiūkštis, varliūkštė, velniūkštis, vaikėzas, vaikiozas, valkiozas « vagabond », pilvūzas « personne au gros ventre ».

d) -inė, -ydė, -udė; -ynas, -ynė

Avec les suffixes -inė, -ydė, -udė, les noms formés à partir d’autres noms désignent le plus souvent un lieu où l’on conserve ou dépose quelque chose, etc., par exemple: drūskinė, mėsinė, arklidė, aludė || alinè, peludė.

Avec les suffixes -ynas, -ynė, les noms dérivés de noms désignent le plus souvent un lieu où abonde une seule catégorie de choses. Par exemple: aržuolynas, pušynas, skiedrynas, dilgėlynė, kelmynė, molynė.

e) -ienė, -uvienė

Le suffixe nominal -ienė a généralement deux significations. Avec un accent aigu ou lorsque le suffixe est inaccentué, -ienė désigne des épouses ou des femelles animales; avec un accent circonflexe, il désigne des noms de plats et de mets, par exemple: brolienė, dėdienė, Jonienė, Paulauskienė, vilkienė (ps.); bulvienė, kiaušinienė, lapienė, obuolienė, žirnienė.

Les noms formés avec le suffixe -ienė à partir de noms à deux syllabes à thème en u prennent la forme -uvienė, qui indique généralement de qui une femme est l’épouse, par exemple: kašliuvienė, puodžiuvienė, Būtkienė, Seikuvienė. Il existe bien sûr des exceptions (de formation et de sens), par exemple: darkąčiuvienė: « Elle n’est qu’une petite poire — une véritable darkąčiuvienė », Gs.

2. Suffixes des noms dérivés d’adjectifs

a) -ybė, -enybė, -umas, -uma, -ysta, -ystė, -atvė

Avec certains de ces suffixes (-ybė, -ystė), les noms (galybė, draugystė) peuvent également être formés à partir de noms, mais ils sont principalement dérivés d’adjectifs. Les noms portant ces suffixes désignent des entités abstraites, par exemple: saldybė, tamsybė, retenybė, saldumas, tamsumas || tamsuma, senystė, jaunystė || jaunystą, senatvė.

b) -imas, -uomenė

Les noms attestés, dérivés d’adjectifs au moyen des suffixes -imas, -uomenė, désignent un groupe de personnes, un collectif particulier ou quelque chose de semblable, par exemple: jaunimas, jaunúomenė.

3. Suffixes des noms dérivés de verbes

Le parler décrit compte un nombre considérable de suffixes permettant de former des noms à partir de verbes. Le sens des noms dérivés de verbes est le plus souvent lié à l’action exprimée par le verbe dont ils sont issus.

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a) -oir, -oir, -oir, -oir, -oir, -oir, -oir, -oir

Les noms formés à partir de verbes au moyen de ces suffixes désignent le plus souvent des instruments et des outils, par exemple: akėčios, kūpėčios, taikiklis, laidyklė, šaudykklė, svarstykles, birbynė, švilpynė, plaktukas, skaptukas, dūrtuvas, mintuvai, koštuvis, muštūvis, bruktuvė, kultuvė || kūltuvė.

b) -ėjas, -ėja, -ikas, -ikė, -klys, -slys, -snys, -snė, -tojas, -toja, -vis, -vė

Les noms formés au moyen de ces suffixes sont généralement dérivés, les uns du radical du prétérit, les autres du radical de l’infinitif, et désignent des noms d’agent (nomina agentis), par exemple: audėja, gynėjas (plus rarement gynėjas), ėdikas, kūlikas (plus rarement kulikas), kirtikas (parfois kirtėjas), ryklys, turklys, kviestys, reksnys, verksnys, verksnė, pilstytojas, pilstytoja, skaitytojas, praeivis.

c) -alas, -inys, -esys, -ėšiai (-ėsis)

Les noms dérivés de verbes au moyen de ces suffixes désignent le plus souvent le résultat d’une action, par exemple: jovalas « 1. ce qui est en désordre, emmêlé; 2. pâtée pour porcs », viralas, grindinys, siuvinys, elgesys, liūdesys, griuvėsiai || griuvėsis, pelėsė || pelėsis.

d) -imas, -ymas

Les noms dérivés de verbes au moyen des suffixes -imas, -ymas désignent le plus souvent le nom ou l’action elle-même; ils ont aussi fréquemment un sens concret ou un autre sens.

Le suffixe -ymas sert à former des noms à partir des infinitifs comportant le formant -y-ti (skaityti, taisyti), tandis que -imas s’emploie avec tous les autres verbes au prétérit, par exemple: ėdymas, šakymas, maišymas « 1. action; 2. pâte à pain préparée en mélangeant », pūdymas « 1. action; 2. champ en jachère, laissé au repos »; bėgimas, metimas, ūžimas, arimas « 1. action; 2. labour », vežimas « 1. action; 2. charrette ».

II. Quelques suffixes d’adjectifs

1. Suffixes d’adjectifs formés à partir d’adjectifs

a) -okas, -oka, -ukas, -ukė, -ytis, -ytė, -utis, -utė

Ces suffixes adjectivaux sont diminutifs et affectifs; ils servent à former des adjectifs à partir d’adjectifs, par exemple: šaltokas « un peu froid », trumpokas « un peu court », juodūkas, -ė, mažiukas, -ė, mažytis, -ė, mažutis, -ė.

b) -inis, -inė, -iškas, -iška, -ingas, -inga

Avec ces suffixes, les adjectifs sont le plus souvent formés à partir de noms. On trouve aussi, pour certains de ces suffixes, des adjectifs formés à partir d’adjectifs, par exemple saldinis, -ė.

Le suffixe -inis, -inė a plusieurs significations, ou du moins des nuances de sens différentes. Le plus souvent, il indique la matière dont quelque chose est fait (auksinis, medinis). Voir plus en détail B IX 10.

Le suffixe -iškas, -a marque le plus souvent une ressemblance, une aptitude, une destination ou une appartenance, par exemple: bobiškas, -a, pasakiškas, -a, vyriškas, -a, žiemiškas, -a, vokiškas, -a.

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Avec le suffixe -ingas, -a, les adjectifs expriment principalement le fait de posséder une grande quantité de quelque chose, ainsi qu’une qualité d’abondance et de multitude, par exemple: gailestingas, -a, galingas, -a, laimingas, -a, miltingas, -a, naudingas, -a, pinigingas, -a.

2. Adjectifs formés à partir de noms par suffixation

-ėtas, -ėta, -otas, -ota, -uotas, -uota, -uistas, -uista

Ces suffixes servent à former des adjectifs à partir de noms. Il convient de noter que les adjectifs avec le suffixe -uotas, -a sont le plus souvent dérivés de noms à thème en a, tandis que ceux avec le suffixe -otas, -a sont dérivés de noms à thème en o (cf. plaukūotas, barzdotas); les adjectifs avec le suffixe -ėtas, -a sont le plus souvent formés à partir de noms à thème en ė (cf. skylėtas), mais, dans les trois cas, aucune régularité claire ne se dégage dans les dialectes décrits.

Les adjectifs formés avec ces suffixes expriment des propriétés extérieures et visibles. Ces propriétés sont fondées sur les objets, les choses ou les notions correspondants, dont la racine et le thème du nom ont servi à former l’adjectif. Par exemple: duobėtas, -a, raukšlėtas, -a, kuprótas, -a, miglótas, -a, sviestúotas, -a, miežúistas, -a, ligiúistas, -a.

3. Adjectifs formés à partir de verbes par suffixation

-tas, -ta, -onas, -ona, -svas, -sva

Les adjectifs sont formés à partir de verbes au moyen de ces suffixes. Ils désignent le plus souvent des propriétés de couleur ou de température. En outre, le suffixe -svas, -a indique un degré d’intensité plus faible (moins élevé) que celui exprimé par le positif. Par exemple: báltas, -à, šáltas, -à, karštas, -à, šiltas, -à, geltónas, -a, raudónas, -a, juósvas, -à, gel̃svas, -à.

III. Quelques significations caractéristiques des suffixes nominaux

Ici, sans aborder la dérivation, nous mentionnerons séparément quelques-unes des significations caractéristiques des suffixes nominaux des dialectes décrits. Selon la signification des suffixes, les noms des dialectes décrits sont, par exemple:

1. Noms d’ustensiles et d’outils

-ukas: švilpukas « sifflet », žindukas

-tukas: peštukas « outil servant à arracher les soies du porc », plaktukas

-lys: grėblys, kablys

-alas: barškālas « hochet », skambalas

-klas: arklas, pjūklas

-ynė: birbynė, lazdynė, stovynė

-tas: grąštas, kaltas

2. Noms de lieux

-udė: aludė « débit de bière », peludė

-ykla: gulykla, karšykla, maudykla

-mė: gelmė, tankmė

-uma: giluma, sekluma, žemuma

-inė: alinė, bulvinė, daržinė

-ynas: aržuolynas, karklynas, medynas

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-ynė: durpynė, kupstynė, molynė

-iena: avoine, trèfle, blé

3. Noms du résultat de l’action

-alas: jovalas, verpalai, viralas

-lys: padėlys, pašėlys

-ena: gaišena, skurdėna, stipena

-inys: grindinys, pirkinys, puvinys, radinys

-snys: kasnys, sieksnys, žinks­nys

-ėsis: (gén. plur.) degėsei, griuvėsei, puvėsei

-tė: grįštė, gniūštė

4. Noms abstraits

-ybė: galybė, kantrybė, lygybė

-ulys: douleur, soif

-umas: blancheur, patience, luminosité

-ata: sarmata, sveikata

-vsta, -vstė: jeunesse, sottise

-ava: painiava, velniava

5. Noms désignant les occupations des personnes

-inykas (-ininkas): bitininkas, darbininkas, raštininkas

-orius: dainorius, giedorius

IV. Quelques conclusions

Bien que les dialectes décrits constituent la base du 1k, on y rencontre néanmoins des cas d’emploi des suffixes différents de ceux du 1k. On observe également quelques différences d’usage entre les dialectes, sous-dialectes et parlers décrits. Nous allons ici énumérer quelques-uns de ces cas d’emploi différents ou faits similaires.

1. Dans les dialectes décrits, la forme -inykas est plus largement prononcée à la place du suffixe -ininkas. Les Kapsai emploient le plus souvent uniquement -inykas, tandis que les Zanavykai utilisent, à côté de -ininkas, également -inykas (darbinýkas). Dans les environs de Naujoji Ūta, on entend aussi -inikas (pùlkininkas).

2. À la place du suffixe adjectival du 1k -yvas, -a, les Zanavykai et les Kapsai emploient aussi le suffixe -ybas, -a (ankstýbas).

3. Dans les dialectes décrits, le suffixe -snys correspond au suffixe -snis du 1k de certains noms à thème ja, par exemple: sieksnys, žinks­nys.

4. Dans les adjectifs artimas, tolimas, le suffixe -imas, -a du 1k se prononce le plus souvent -ymas, -a: ártymas, tólymas.

5. Dans le parler oriental II des Kapsai, le suffixe diminutif des noms -ikė est largement employé, par exemple: kačikė, pelikė, skarikė, višči̇kė. Ce suffixe s’emploie aussi dans les noms de famille des filles de ce parler, par exemple: Brundżikė, Varkalikė.

6. Dans les noms de famille des filles, les Zanavykai et les Kapsai orientaux II emploient aussi fréquemment le suffixe -ukė, par exemple: Bernotukė, Kuraitukė, Matulaitukė, Šlimpukė.

7. Dans les noms de famille des filles, les Kapsai emploient le plus souvent uniquement le suffixe -iūtė, par exemple: Byliūtė (: Bylà), Luišiūtė (: Lùisis), Senkiūtė (: Señkus), Žvirbliūtė (: Žvirblỹs).

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8. La plupart des suffixes dialectaux décrits sont connus ici depuis longtemps, seuls quelques-uns se sont récemment répandus; cf. p. ex.: -ykla (kirpykla, siuvykla), -ija (Aukštaitija, Kaunija, Zanavykija).

9. En général, les suffixes dialectaux décrits sont d’origine lituanienne; on en rencontre toutefois aussi un très petit nombre d’origine étrangère, mais, sous l’influence d’autres langues, même ceux-ci ne se sont déjà pas solidement maintenus; cf. p. ex. -inyčia: langinyčia || langinė.

FORMATION SUFFIXALE DES NOMS DANS LES PARLERS DES KAPSAI ET DES ZANAVYKAÏ

Ю. СЕНКУС

Résumé

L’ouvrage propose une vaste analyse de la formation suffixale des noms dans les parlers des kapsai et des zanavykaï, qui sont à la base de la langue littéraire lituanienne. Il caractérise les formations suffixales à l’aide des suffixes -uva, -ybas(-a), -ybė, -enybė, -inyčia, -očius, -očiuvienė, -uočius, -uočiuvienė, -da, -das, -odas, -ėzdas, -ozdas, -ga, -gas, -gys (—ė), -ingas (-ė), -ju-, -ija, -ijas, -tojas(-a), -auja, -ojus, -ka, -kas, -kis(-ė), -(s)kus, -(s)kuvienė, -ikas, -ikė, -okas, (-a); okas(-ė), -ukas, -ukė, -uka, -tukas, -inykas || -ininkas, -iškas(-a), -iškė, -(s)las, -(s)lys (—ė), -lius, -lus(-i), -ala, -alas, -alis (-ė), -alius (ė), -aliuvienė, -elis(-elė), -intelis(-ė), -ėlys, -ėlis, (-ėlė), -utėlis(-ė), -umėlis, -ėlius, -ėliuvienė, -ėlė, -olius, -oliuvienė, ~olė, -ula, -ulas, -ulis (-ulė), -ulys, -aila, -uolius, ~uolė, -uolys, -(y)kla, -klas, -klė, -klis, -klys, -(s)mas, -(s)mė, -imas, -ymas, -uma, -umas, -(s)na, -(s)nas, -(s)nis, -(s)nys, -(s)nus, -nius, -ana, -anas(-a), -ena, -mena, -sena(-šena), -enė, -uomenė, -ėna, -ėnas; -inas, -inis(-ė), -utinis (-ė), -inys, -yna, -ynas, -umynas, -ynė, -onas, -ona, -onis (-onė), -onius(-ė), -ūnas, (-ūnė), -ūna, -ainas(-a), -ainis, -ainė, -iena, -ienas, -opas (-a), -ra, -(s)ras, -rus(-ri), -ara, -aras, -eris, -erys, -orius, -urė, -erė, -sas(-sa), -sus(-si), -ėsa, -ėsai, -ėsis, -ėsys, -esis, -šė, -išius, -(s)tas (-ta), -(s)tė, -(s)tis, -(s)tus, -ata, -atis, -eta, -etas, -ėtas (-ėta), -otas(-ota), -otė, -uotas(-a), -ytis, -ytė, -aitis (-aitė), -ietis (-ietė), -utas, -utis (-utė), -ūtė, -astis, -astas, -estis, -estys, -ysta, -yste, -(s)vas (-va), -(s)vė, -vis, -avas(-ava), -ovas, -ovė, -tuvas, -tuva, -tuvis, -tuvė, -erza, -ėzas, -ozas, -ūzas, -uža, -užis, etc.

À la fin de l’ouvrage, des conclusions sont formulées au sujet de la formation suffixale des noms dans les parlers des kapsai et des zanavykaï.

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