Dictionnaire raisonné d'agriculture et d'économie du bétail : suivant les principes élémentaires des sciences naturelles appliquées
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'DICTIONNAIRE
RAISONNÉ
.
rD.'
A'G'ItICULTURE
fi
J,
ET
D'ECONOMIE
DU
BETAIL
SUJVA�T
LES
PRINCIPES
ELÉM�NTAIRES
DES
SÇIENCE�,NATURELLES
APPLIQUÉES
Par
A.
RICHARD
(du
Cantal)
CULTIVATEUR
Ouvrage
indiqué
par
M.
111
Ministre
de
l'Instruction
publique
au.
choix
des
Instituteurs
pour
les
élèves
des
écoles,
les
adultes,
le.
ramilles
et
les
bibliothèques
scolaires.
.
Honoré
par
la
Société
protectrice
des
animaux
de
Paris
de
la
médaille
d'or
aceordée
par
le
Ministre
de l'Agrtculture
'
pour
les
travaux
utiles
à
l'élevage
du
bétail.
I
DÉFINITION
DES
TERMES
TECHNIQUES
D'AGRICULTURE
;'ÉCONOMIE
RURALE,
MUL'1'IPLICATIQN,
PRRFBCTIONNEMBNT,
HYGIÈNE�
ÉLEVAGE,
ACCLIMATATION
DES
ANIMAUX
DOMBSTIQUES};
BTUDE
DE
LEUR
BONNE
_ET
MAUVAISE
CONFORMATION;
CHOIX
DES
TYPES
REPRODUCTEURS;
LEUR
INFLUBNC�
SUR
L'AMÉL"lORATION,DES
RACES;
ÉLÉ�IENTS
n'ANATOMIE,
DB
PHYSlOLOQIB
ANIMALE
ET
VBURTALE,
-DE
BOTANIQUE
FOURRAGÈRE,
DE
ZOOLOGIE,
DB
PHYSIQUE,
DE
CHIMIE,
D'ENTOMOLOGIE
AGRICOLES,
D'AÎt.'r
VBTÉRIN.-\IRE,
ETC.,
ETC.
'
3e
ÉDITION
TO'ME
PREMr'ER.
A-H
\
PARIS·
LIBRAIRIE
HACHETTE
79,
BOULEVAR-D
SAINT-GERMAIN
LIBRAIRIE
DE
LA
MAISON
RUSTIQUE
26,
RUE
JÁCOB
18;8'q
,
,
A
MESSIÈURS
LES
PROFESSEURS
IlÉPA�'PEMEÑTAUX
D'AGRICULTURE
,
.Messieurs,
l
r
"
-L'agrículture,
vous
-le
'savez,
a
touj?urs
et
"partout"
été,
considérée
comme la
base
fondamentale
de
ra
richesse
des
États,
:et
du
bien-être
de
leurs
populations.
Cependant,
dans,
les
siècles,
passés"
la
science
qÙi
"
pouvait
la
faire progresser
n'a
,pas
�té
professè¿'
chez
nous.
La
Constí
tuante
de
ï789,
èomprenant,
d'après
les
travaus
des
grands
natnralístes
du
XVIIIe
siècle
notamment;
les
'ress.ources
infinies
qne
la
natù;e
dffriÍ,
à'IiX
besoins
de
l'homme,
voulut
les,
faire
étudier
p.our'
être
bi�i:t
exploi
tées
:
,elle
classa
l'enseignement
àgrîoole
dan's
le
prpgramme
de
l'Uníver-
,
sité
en
septembre
1791,
afín
defaire
enseigner,
dans
I'[nstructíorî
publique,
la
profession
de
l'agzículteur
ª'U
même
titre
qùe:les
autres
professíòns,
La
Convention,
'ad.optan,t
Yopini¿fi
de
là
Gon,.stitiI�nte;fit
un
àécret,
te
,
10
[uin
1793,
peur
réorganíser,
le
Jardin.
des
plantes
de
Paris:
0n
lit
dans
,I;
ce
décret
le
passage
sùívant
:
«Le
but
pnincipat
de
cet
établissement,
seras
l'ens¿ignement
py-blfc
de
l'histoire
naturelle
prise
dans
toute
'sonjteridue�
-'et
appliquée,
particulièrement,
a
faváncemeñt
de
-
l'agi',iculture,
dit
com-
m�rce
et
des
arts.
»'
'.
_
'.
-
,
Les
i'dées
de
la
.
COR,stituª'J?-te
.et
'de
la
èonve�tion
en
fav�ur
de.1'in
dustrle
agricole,
la
première,
la
plus'
'nécessaîre,
la
plus
'Péparf-_;�
due
de
�ou!es
,les
industries,
furent
reprises
�
la
:révoluti.on
d'e
l.?48:'j\.
peine
arrivé
au-mínistère,
le
ministre
de
I'ínstructíon
publiquej
Carnnt,
�
écrivit,
les
26
el
27février,
des.lettres
aux
recteurs
deli
académies
et
aù.>
président
de
l'Institut,
pôur
lêur
rappeler
ce
quí
avadt
été
prescrit
41''u-,
níversíté
en
1791,
et
à
l'Institut.epar,
sa
10i
organtque,
.surl'üistructíon
agricole
j
et
la
Constituante
de
18(1.8
ñt
la
loí.du
:3
oètobre,
�ur
l'organisa
·ti.ol!.
deI'enséígnemént
de
l'agriculture
à
tous
les
degrés
èn
France
.
,
'
J.e
m'honoreraí.toulours
d'
aVOIT
été,
rapporteur-
de
cette
loi
dont(
l'
appl!-'
,
catüín
fl,.oit
âvoír
de
�i'
heureux
résultâts
pour
nôtre
puissance
nationale.
,L'
>
Aujourd'hui,
'messieurs;
après
avoir
obtenu
au'
concours'
les
chaífes
.
que
vous
occupez,
vous
êtes
éhargés
par
le
gouvernément,
de
la
Répu
bliqy:e',
d¡"�nseigíÍer
l'agriculture
dans
les
écoles
normales
pri-matrès,
'et'
,
dans
nos
campagnes,
par
des
,c.onférBncè$.,
c.onf.ormément
à,
la
Joi
du.
'">
\
{lEI
juiU'18"19,
à
l'esprit'
du
décret
du
10
juin
1'793
·et
de
la
l.oi
du
.
3
octobre
18(1.8.
".Si
p.ou,r'reII).i>.lir
votre
importante
}rlissiÏ..on"
il
m'
étalt
p.o§7'
'
.
.síbfe
de
vous
seconder
par
des,
publications
élérnentáíres
sur,
mon
le
étá't
de'
cultivat.evI'
que,'
dès
mon
jéurre
â:ge,
j'ai
�ié
appelé
à
pratiqùer,'
"
et
que
j'ai
persévéré
à
exercer
eu
à
étudier
pendant
teat
le,
C.oUI:S
de
ma
s
.víe;
je
serais
heureux
de
vous
preuver
toute
ma
bonne
volonté
pour
v.oús
"être'utHej
elle
ne
ferait
jamais
défaut
pour
indiquer
avec
vous,
aux
p.o�
pulatíorrs
rurales,
-les
moyens
de
fài:re
multíplíer
et
amélíòrer
les
pro-
duits
du
solde
nutre
c��rè
patríe.'
'
'.
.
Broyè¡¡;,
mèssi�ur§,
à
tout
mon
dévouement
poyr
veus
et
voS.
íonctíons.,
'
.
RICHaRD
(du
.Cantal).
.�j'"
,
l·�
"
INTRODUCTION
'.
'J
,.'
!'.
,
,
•
I'
"
L'
étude
-élémentaire
des
sciences
naturelles,
cq1!i
ouvre
d'
ailleurs
un
si
vaste.
horizon
à
I'
esprit
du
penseur,
est
nécessaire
pour
bien
.
comprendre
les
moyens raisonnés
d'exploiter
,toutes
les
prcduc
tians
du'
sol.
Convaincu
par
expérience
de
cettevérité,
J'ai
con
sacré
ma
vie
'à
étudier
..
ces
sciences.ià
examiner
tout
ce
qu'elles
ont
d'applicable
à l'agriculture.
�abitué,
dès
n:t0n
jeune
âgedans
la
campagne,
à
observer
Ia
nature
et
les
ingénieux
moyens
qu'
elle'
'
sait
si
judicieusement
employer
pour
la
multiplication'et
la
conser
vation.
des
animaux
et
eles
végétaux,
j'ai
cherché
à
comprendre
les ':
lois
éternelles
et
immuables
qui
président
à
la
formation
de�
pro
duits
qu'ils
nous
donnent.
Toûs
les
cultivateurs
éclairés
devraient
étudier
èes
lois,
réfléchir
sur
elles
et
sur
ëe'
qu'
elles
prescrivent
;
.1<"
•
ceux
qui
les
ignorent
ne
sauraient
'profiter
des
ressources
que
Iéur
connaissance
approfondie
offre
à
leurs.ínvestigations
pour
bien
cultiver.
Une
longue
observation
des
faits
m'a
d'ailleurs
convaincu
.qu'ils
sont
exposés
à
det
déceptions;
à
.des
résultats
.riégatifs
trop
'souventruineux
dans
leúrs
travaux
des'
champs.
.¡
Appelé
en
Í84'S
à
l'l�onneuF
de.
siéger
aux
assemblées
nation�les'
par
mes
compatriotes
du
Cantkl,
je
me
suis
spécialement
dévoué,
dans
ces
assemblées,
à
la
recherchédes
moyen,s
législatifs
qui
pou
vaient
faire
répandre
dans
nos
éampagnss
nnstrùètioIi
profession-
.
nelle-de
ceux
qúi
,
y
cultivent.
Pour
bien
faire
comprendre
1',Ím
portance
de'
cette
instruction,
{ai
voulu
prêcher
par
l'exemple.
.J'ai
fondé
à
mon
domaine
de
Souliard,
que
j'ai
'exploité
.moi-même,
une
fermé-école
conformément
à
la
loi
du
3
octobre
1848,
loi
dont
j'ai
eu'l:honneur
d'
être
rapporteur
à
la
Constituantè,
:;tfin
(fin
struire,
sur
leur
état
d'agriculteur,
les
enfants
de
mes
compatriotes
,
cultivateurs
comme
moi.
J',âi
tâché
.de
développer,
de
vulgariser"
d,ans
nos
villages,
lès
idées
que-j'ai
.dû-
cherd�er
à
produire
sur
cette
gra�e
question
de
notre
prospérité
et
de
notre
puissance
na
tionales.
Les
conséquencesdeson
heureuse
solution
peuvent
�voir
,
-.
"
,
I
r,
\
'
I,
JI
INTRODUCTION
J.
t,
les
plus
grands
-avantages
sous
tous
les
rapports.
L'
étude
de
l'ágri
culture
se
rattache,
d'abord,
à
ia
moralisation
des
'populatiops
en
attirant
leur
attention
sur
les
admirables
phénomènes
de
l'univers
dont
l'
observation
élève
l'
âme
en
occupant
l'
esprit
qui
en
recherche
les
causes
et
leurs
origines.
D'
autre
part,-l'
étude
des
r¿gnes
de
la
nature,
dévoile
aux
agriculteurs
les
ressources
étendues
et
trop
igno
rées
qu'offre
à
leur
bien-être
matériell'exploitation
bien
raisonnée
de
cesrègnes.
J'
étais
d"autant
plus
heureux
de
me
livrer
à
ce
genre
de
travail
dans
les
assemblées
délibérantes,
queje
croyais
lui
de
voir
en
partie
ies
marques
d'
estime
et
de
confiance,
que
je
recevais
de
mes
honorables
collègues,
quelle
qué
fût
d'ailleurs
leur
opinion
politique.
L'
agriculture
a
le
rar:�
et
précieux
p�ivilége
de
rallier
les
hommes
'
honnêtes
de
toutes
les
-opiníoñs.
Chacun
comprend
,
qu'i]
importe
de
bien
cultiver
la terre,
afin
d'
en
retirer
le
plus
de
,produits
possible
pour
le
bien
de
tous,
e'onsoÍn�áte?rs
ou
produc-
teurs.
�
\._
t
Cette
heureuse
dispositionde
l'intelligence
humaine
est
facile
à
,
expliquer
:
les
-cultivateurs
travaillent
de
concert-
avec
la
nature,
Lorsqu'i�s
s.ònt
irl�t�uits
de
manière
à
bien
s'approprier
les
biens
infinis
qu'elle
leur
offre
pour
eux
et'
leurs
familles,
ils
se
placent
'à]l�dessus
des
'disclissiQns
trop
souvent
.passionnées.qui
égarent
les
esprits
en'
les
troublant,
et
altèrent
même
quelquefois
les
plus
purs
sentiments
du
cœur.
Ces
discussions
divisent
des
hommes
d'ailleurs
"
honorables,
alors
que
le
travail
persévérant
et
honnête
'auquel
ils
se
livrent
paisiblement
aux
champs,
les
unit
dans
un
intérêt
com
mun
pour
'eux
comme
pour
le
pays,
sous'
quelque
forme
de
gouver-
,
ñèment
que
èe
soit,
qui
dahne
l'
exemple
de
l'
équité,
de
la
mo�aFté"
du
dévouement
à
la
patrie.
'
'.
,I'
ï
D'autre
part,
la
science.de
l'agriculturea
un
charmesecret.
qui
,
.
fait
sympathiser
ceux
qui
l'étudient
et
l'appliquént,
loin
de
lès
'irriter
les
uns
contre
les
autres,
comme-lé
fait
Ia
politique,
La.troísiême
édition
de
ce.Dictionnaire
diffère
peu
des
éditions
�
précédentes.
Les
doctr-i�es
scientiflques
qUE1
j'ai
développées
'ne
I
'.sont
que
le
compte
repdu
de
ma
pratique
decultivateur-éleveur,
I
.a:�âprès
les
i9-diçatipns<
des
sciences
ap:pliq�ées
à
ma
profession.
Or,
comme
ces
indicationsont
pour
base
les
lois
immuables
de
la
nature,
�es
appréciations,
ont
dû
être
Iaconséquence
�
essentielle,
,
des'
prip,cipes
invariables
que
j'ai
cherché
.�·exposer
de
Iameniêre
"
I
'
..
..
\,
.
(
�
'·r
,
,
,
,
.'
,
,
,.
,
INTRODUCTION
ln
'l"�
la
plus
simple
et
la
plus
íntelligible
qu'il
m'a
été
possible
d'em
ployer.
je
dois
exprimer
ici
un
sentiment
de
profonde
gratitude
pour
l'administration
de
l'instruction
publique.
Non-seulement
elle,
a
,so�scrit
à
me:s
modestes
travaux
sur
l'agdcu�ture,
mais
encore
elle
a
bien
vóulu-les
índíquer
spéci¡ilementau
choix
desinstituteurapour
les
élèves
des
écoles,
les
adultes,
,les
familles
et
les
bibliothèques
I
scolaires.
Elle
leur
a
signalé
ce
Dictionnaire
d'
abord,
ensuite
mon
livre
qui
a
pour
titre:
�TUIiE
DU
C�IEVAL
mi
SERViDE
ET
DE'
GUERRÉ,¡
á:(:1,près
les
principes/des
sciences
na�'1Xrelles
appliquées
à
l'a
,gricùlturo,
et
mop
VOCABUÚ:IRE
AGRICOLE
ET
HORTICOLE,
à
l'usage
"
.
des
élèves
des
colléges
et
des
écoles
primaires.
Ce
témoignage
de
confiance
'et
d'
estime
du
grand-maître
de
l'U-
'
niversité
pour
mes
publications
agronomiques,
est,
pour
moi"
une
récompense
dont
je
ne
saurais
assez
apprécier
le
'prix;'
et
je
cher
cherai
à,
ro'
en
rendre
digne"en
continúant
mes
modestes
travaux
de
cultivateur
l'
c'
e�t
d'ailleurs
.un
devoir
que
je
me
suis
imposé
pour
s-:
le
bien
de
mon
pays
et
de
ceux
qui
cultiventIa
terre;
jè
le
rem-.
plirai
avec
dévouement.
'
I
.
r:
_
I
-
'i
J'ai
aussi
à
témoigner
ma
sincère
reconnaissance-
à
la'S'ociété
'
"
.
.¡
I
protectrice
des
animaux
de
Paris,'
dont
je
m'honore
d'être
mem-:
,
bre
r
elle
a
jugé
celivre
digne
de
la
médaille
d'or
accordée
par
le
ministre
de
l'agriculture,
afín
'd'
encourager
les
auteursde
travaux
utiles
'pour
I'
élevage
dû
bétail.
Cette
industrie
agricole,
dont
je
me'
"suis'spécialement
occupé
dans
'ce
Dictionnaire,
après
l'avoir
long
'temps
exercee
dans
ma
ferme,
est
l'une
des
pius
importantes
de
F
exploitation
dusol.
Cependant
elle
est
loin
d'
être
'généralement
connue
comme
.elle
'le
mérite.
.Quels
services
ne
rendent
pas
à
I'hommeles
animaux
qu'il
emploie
de
tant
de
manières!
QÙè
-de
viendríons-nôus
sans
ces
indispensables
auxiliaires
de-I'agricul
ture,
de
l'industrie
et
du
commerce?
Pauvres'bêtes,
si
soumises,
si
obéissantes,
et
quelquefois
,si'
affectueuses
po�r
nOlIS.'
Buffon.
n'a-
'
t-U
pas
dit
en
parlant
du
Cheval:
«Se
livrant
S(:1,ns
r,éserve,.
neJ
¡"
.
¡
'i'efuse
rien,
sm.t
de
toutesses
forces,
s'excède'et
même
meùrt
¡,
pour
miiùx
obéir?
�.
r
.
N'a-t-on
pas
vu
de
pauvres
chiens
r�fuser
toute
caressë,
toùie
'
nourriture
après
la
perte
�e
leur
maître,
et
aller
mourir
de
dôu-
'
lé,�r
sur
leur
tom:bé?
Peut-on,
voir
rien
de
llius
touchari�,
de
plus
,,"
, ,
,
'I'
'I
1
I,
('
,
'.1
'
n
,
I
"
.......
,
,
}¡
, \
rv
INTRODUCTION
,
,
digne
de
notre
compassion
qu'un
animar.dont
l'attachement
a
été
poussé
jusqu'
à
ses
extrêmes
limites,
jusqu'
à
la
mort
pour
un
maitre
.
'n
'
alme
..
Qu'il
me
soit
permis
de
faire.ici
une
réflexion
à
propos
de
I'
es
pêce
cap.ine
dans
son
attachement
pour
l'homme:
.
L'instinct
de
la
maternité
est,
dans
toutes
les
classes
du
règne
animal,
l'an
.des
plus
�puissants.,
La
nature
l' a
ainsi,
:roulu,
pour
.Ia
conservation
de
tout
être
vivant.
On
sait
ce
que
font
lés
femelles,
,
"
\.
,-
.
e
•
"
en'
général;
'pour
'protéger
.leùrs
petits
et
les
défendre
avec
line
énergie
qu'on
pourrait
dire
quelquefois
surnaturelle,
contre
·les
'
dangers'
qui
'leur
semblent
les
menacer.
'Eh
'bien,
on
voit
des
chiennes
auxquelles
o�
a
enlevé
Ieurs
petits,
témoigner
,2eaucopp
.
d'anxiété,
de
très-vifs
regrets,
une.
amère
douleur,
par'des
cris
dèchirants,
réitérés.
Elles'
cherchent
par!out
l�ur
progéniture
aimée,
et
elles
font
pitié
à
voir.
Mais
aprés
un
temps
plus
ou
moins
Jong,
elles finissent far
se
calmèr
.
elles
ne
meurent
pas
,;
tandis
qu'il
n'
est
pas
rare
.-de
voir
mourir
de
douleur
.des
types
'de
leur
.
espèce
à'
la
perteide
leurs
maîtres,
après-avoir
témoigné
leurs
excessives
souffrances.
'.
�
,.
,
.
�
Les
Journaux
rappelaient
de�niè;ement
'encore
lm
nouveau'
faít
,de
cette
nature,
Un
garçon
boucher
de
Douai
tomba.
malade.
Son
chien
ne
vçulut
pas
le
quitter
pendant
sa.maladie.
Ce
garçon
:pou
,
cher
mourut,
Le
pauvre
animal
le
suivit
jusque
sur
sa
tombe,
et
.:
ce
ne-fut
qu'avec
peine
qu'on
le
ramena
à
la.rnaisorr
d'où
il
était,
parti.
Mais
il
put
s'échapper,
revint
sur
la
tombe
de
son
maitre,
creusa
avec
ses
paties
un
trou
le
plus profondément
qu'il
PlIt
et.s'y
coucha.
On
s'empressa
d'aller
le
reprendre
pour
le
soigner;
mais
.
�,'
7
il-refusa
toy.te
caressertoute
neurriturevIl
avait
reçu
le
coupmor->
tel:
il
mourut:
.
. .
'Co'mm�nt
exprimer
un
pareil
sentiment
J'un
pauvre
animal
pour
son
maître?
Il
ne
peut
plus
le
voir,
le
caresser,
lui
témoigner
�so?
attachement,
et
il
meurt.
'-;
,
'
Par
reconnaissance'
autant
que
dans-notre intérêt,
nous
devons
.
.
)-.:¡...!
•
)
bien
soigner.Ies
anima-ux,
les
traiter,
les'
conduire
avec
douceur.
.
,
Sans
ceux
que
nous
élevons,
pas
d'
agriculture
possible,
partant
pas
.
d�
subsistance,
pas
d'
éléments
de
toute
nature
indispensables
à.�
la
:vie
des
peuples
civilisés.
Si
ces
peuples
�taient
tout
à
coup
privés
des
àníniáúx
domestiques,
il¡¿
seraient
tous
condamnés
à
pé.rir
de-misère,
\
.1
-,
-.
"'-
,
)
v
,
)
,
r
.
t
'"
'\
I,NTRODUCTION
T
Pendant
les
longues
annees
que
j'ai
passées
à
cultiver
et
à
éle
ver
des
.animaux
soit
de
travail,
soitde
rente,
J'ai
toujours
veillé.
'
avec
la
'plus
scrupuleuse
attention
à
ce
qu'ils
fussent
non-seule-
, .
ment
convenahlement
nourris,
'mais
toujours
conduits
avec
dou
ceur,
jamais
traités
durement,
pas
même
en
paroles
-grossiêres,
.:f
-
Aussi,
dans-mon
élevage
de
'Bœufs,
de
Vaches,
de
Taureaux,
de
Ohevaux,
de
Porcs
ou.
de
.Moutons,
n'ai-je
jamais
eu'
un
animal
me
chant,
dangereux,
comme
on
le
remarque dans
des
pays,
où
d�s
bêtes
sont
maltraitées
par
ceux
qui
Ies-condùisent
ou
les
élè-
vent.
.
Si
oh
caresse
les
animaux,
ils
deviennent
caressants
eux-mêmes;'
-
ils
le
prouvent
eI!
léchant
les
mains
de
ceux
qui
les
soignent,
en
Íes:
suivant
partout.
D'autre
part,
ils
leur
obéissent
à
là
parole,
sans
avoir
besoin
de
les contraindre,
Ils
répondent
quand
on
les.
appelle'
par
leurs
noms;
ils
exécutent
Íes
ordres,
les
mouV:eIÚents
comman-
dés,
etc.,
etc.,
toujours
soumis
sans
jamais
se
révolter.
Et
comment
oser
alors
les.
maltraiter,
l,es
faire
souffrir
ï
C'
est
c�iminel!
C'est
,
offenser
le
Créateur,
.
.s'il
a
donné
à:
I'homme
l'intelligence,
Ie
génie
.
pour
soumettre
à
sa
domination
tant
.de
créatures,
qui
lui
sont
si
inférieures,
.l'homme
ne
doit
pas
maltraiter
d'innocentes'
et
pauvres'
bêtes.
S'il
en-a
fait.
;e'g
esclaves
'sí
utiles,
il.
doít
�avoir
que
comme
lui,
ces
esclaves
vivent,
sentent,
et
lui
prouvent
qu'ils
sont
affectueux
..
Au
lieu
de
les
martyriser,
il
doit
au-contraire
leur
être
reconnaíssant
.
du
bien
qu'ils
lui
forit,
des
ríchesses
qu'ils
luí,
procurent
>par
leur
travail.
ou
l,eurs
produits.
,'.,
Quels
services
ne
rendent
.pas
aussi
les
.oissaux
insectivores
en
,
détruisant.les
insectes
nuisibles
à.I'agriculture.
Que'
de
ravages
;I
causent.trop
souvent
ces
insectes
dans
nos
récoltes
sur
pied
ou en
magasins
!'
Dans
up.e
propositionrque
je
:fis
à
rassemblée
nationale,"
le
31
mars
lS49,.pour,faire
étudier
les
moyens
de
destructi'òn
des
insectes
nuisibles,
fave,ais
établi,
d'
aprèsdes
recherches
nombreuses
.
r
da�s
les
travaux
et'
Ies
.calcùls
fàits
à
ce
sujet,
que
Fagriculture
française
perdait
pour
deux
centcinquante
à
trois
cents
millions
de
.
_
�
francs
par'
année
au
moins
pat'
suite
des
ravages
des
insectes.
:.y
oye�
ce
.que
nfo
faitpas
perdre
aujourd'hui
à
Ia
France,
pour,
Iá
-vigne
seulement,
le
Phylloxera.
'
.
,
.
Nous
devrions
considérer
comme
un
devoir
impérieux
de
pro
tégor
les
oiseaux .ínseetivores
et
favoriser
là
multiplication
de
,ces'"
.
"
"
-,
'
.
/
.
)
.
i'
•
l,.
r
1,
YI
INTRODUCTION.
.
Les
ravages
causés
à.
I'agricultùre
par
les
insectes
nuisibles
ont
pris,
'
depuis
quelques
années,
des
-proportions
véritablement
in-
.quiétantes.
'
,
.
'\
'
M",le
ministre
de
fagrlculturê'
et
M.
le
'ministre
de
I'intérieur
m'
ont
fait
l'honneur'
d;
appeler
mon
attention
sur
ce
regrettable
'
,
état
de
choses,
don.t
l'une
4es
causes
principales
est
la
dispárition,
ou
tout
au
moins
-la
diminution"
d,u,noínb�e
des
oiseaux
i�se,9tivores.
Cës
oiseauxs-quisont
les
gardiens
naturels
de
nos
récoltes
et
les
plus
précieux
auxiliaires
de:rragrlculte'ur,
sont
èependant
,pr;squ8'
,
partout
traités
€in
enne,�is;
le
èultivateur,'
oubliant
les
services
,:
íñeessants
qu'ils
rendent,
he
'voit
que
les
�ég�ts
qu'ils
commettent;
I'
I'enfant
poursuit
leur
'destructipn
soit
en
Ieurtendant
des
piéges,
,
soit
en
détruisant
leurs
nids,
et.ces
alliés,
(;j,ù,e
les
éirangers
vien-
I)
,.
"
I
'
nent
nous
àcheter
pour
les
acclimater
chez
eux,
disparaissent
peù
:"
apeude
nos
càmpagnes.,
'f
'
::'
'
Plusieurs
cirçulaires
ont
dejà
été
adressées.à
MM,.'
les
inspêc-
,
/
-
,
,
"
,
,
'
graciètrxpretecteurs de
nos
biens,
en
empêchant
là
destruction
de
le�rs
nids
dans
nos
campagnes.
On
pourrait
même
établir
des
nids
artificiels,
dans
des
lieux
convenables,
comme
on
I'a
déjà
fait
�vec
succès
dans
divers
endroits'.'
"
,
,
"
'.
MM.
Ies
ministres
de
l'intérieur
et
€le
l'agriculture,
convaincus
'
ie
la
nécessité'
'de
favoriser
'Ia
multiplication
des
oiseaux
insecti
vores
dans
l'intérêt
de
'nòs
récoltes;
e\
par
conséquent
de
la
ri
cheese
nationale,
<mt
attiré
l'attention
du
ministre
de'l'instruction
'
publique
sur
la;
protection
des
animaux
utiles,
Dans
son'
dévoue
ment
au-
bien,
l'
administration
de
l'enseignement'
public
ne
pou
vait
manquer-de
prendre
en
haute
cónsidération
les
observatíons
qui.lui
'ont
été
faife�
sur'
cet
important
sujet;
et
çonnaissant.
la
grande
influencé
qu'
elle
p�t
exercer
par
le
corps enseignant
dans
nos
campagnes,
pour,
protéger
les
.peÍits
oiseaux
et
leurs
familles
,
\
'
�
.
�
-'
"/
dans
leurs
nids
construits
avec
tant
de
soin,'
la
circulaire
suivante'
fut
adressée,
à
la
date
du
31
mars
i876,
à
messieurs
l�s
pré-
.
,
fets
�
.
,
{
'I
•
,.j'
,
Ministère
de'
l'ùJstr'uction
publique.
'
"
i
�
I
....
•
"
.'
r
,
"
Pa�is:
le
3i
mars
i876.
Monsieur
le
Préfet,
( .
, ,
(
.
,
",
,
"
l'
,
"
.
(
(
,
"
+
¡,
\
IN'1;,ROI?ueT�,ON
VII
'
teurs
d'académie,
et
de
nombreuses
notes
ont
été
insérées
au
Bul
letin
administratifpar
mon
ministère,
afin
d'arrêter
'cette
destruè-
'
tion
;
néanmoins,
je,me
fais
un
devoir
'de
répondre
ap:
désir
que
m'ont
exprimé
�es
collègues
en
réclamant
de
nouveau
le
coq-
,
cours
des
institúteurs,
,,'
'
Je
votis
prie,
en
conséquence,
monsieur
le
Préfet,
d'adresser
des.instructions
à'tous
les maîtres-de
votre
département,
afin
qu'ils'
,
apprennent
.à
leurs
élèves
a
distinguer
les
insectes,
nuisibl�s
d�,s
"
insectes
utiles
à
I'
agriculture,
à,t
qu'Us,
encouragent
ces
enfants
il'-
détruire
les
premiers,
à
protéger
les
seconds.
"
¡
-:
'
,
r
Ji
fa�t
aussi
que/les
instituteurs,
fassent
comprendre
"aux
'enfants,
,
qu'ils
nuisent
à
l'intérêt
même
de
leurs
familles
en
détruisant
les
¡
nids
et,'
en
agissant
ainsi,
ils
se
montrent
aussi
imprévoyants
qu'in-
'F
�grats.
On
devra.ien
même
temps,
leur
rappeler
qu'ils
s'exposent
à
'/'
'dèS
peinessévères.
La
lai'
du
22
janvier
1874,
qui
complète,
en
la
modifiant,
ceÜe
du
'3
mai
184i
sur
la
police
de
la
chasse,
donne,
en
effet,
aux
préfets,
Ies
pouvoirs
nécessaires
pour
prévenir
la
des
tr�ction
des
oiseaux
ou
favoriserIeur
multiplication.
'
Des
'arrêtés'
'préfectoraux
ont
été
pris
à
cet
;effet,
et
les
personnes
qui
contre
viennent
au�
dispositions
de
�,·ces
arrêtés,
sont
passibles
d'une,'
amende
'qui
varie'
dé
16,'à
10,0
fnancé.
(Art
..
U
de
la
�oi,
du
3
mai
1844.),
're
'
,
Les iiístituteurs
devront
aussi,'
à
l'
occasion,
rappeler
aux
pères
.
de
famille
que,
s'ils
se
font-à
èux-mêmes.un
.tort
considérable
en
Iaissant
détruire
lès
riíds,
Íls
sont
responsables
'des
'délits
que
leurs
enfant's
mineurs
pourraient
commettre
en
l'espèce.'
•
,
'�'aj9uteb�i
que,
dans
quelcues
communes.que
je'
'pourrais,
citer,
I
des.institutéurs
ont
e1,1
l'heureuse
pensée'
d'organiser
,p�r�i
leurs
•
,
él�ves,'
'des
sociétés
protectrices
dès-animaux
utilés
;
ces
sociétés
ont
renda'de
grands
services,
etje
verrais
avec
.plaisír
leur
nom,-
bres'augmeníer,
'
�,"
",',.'.
;
¡.
J'attache,
Monsieur
le
Préfet,J�:phis
sérieux
intérêt
àI'exécu-
=,
tion
de
cette
circ{ù'aire.
.
"
",
I
,i
.
,
'Le
ministre
de
l'instruction
publique,
.
W
4D:QINGTON.
'.
.
•
v,
.
,�e
Cl'oÚ
utile
de
reproduire
à
l'appui
de
ce
document
un
p¡¡.ssage
I
d'tm
livre
dont.I'
auteur
a
cherche
à
fairetant
de
bien
par
ses
�r!j.-'
<
¡
)
�.,.
.
�
.t.
�
I.'
.."
''i.
r,
'
;
"
1.
I
1
'
JI
-.
í
¡
,
\
,
/
,
'
VIll
INTRODUCTION
-
,
,
vaux
sur
les
études
de
la
nature.
J�
veux
parler
d'Isidore-Geof-
fròy
Saint-Hilaire, dont
la
perte
prématurée
fut
.aussi
regrettable
pour
le
pays
que'
pour
la
science,
:qu'Il
enseignait
avec
éclat,
au
Muséum
d'histoire
naturelle
et
à
Ia
Faculté
dessciences
dé
Paris
..
Dims'son
savant
ouvrage
sur
l.'�ccÍimatation
et
la
d¿IÍlesÜca�ióIÍ'
dès
animaux
utiles,
'il
<
ne
pOllvàit
manquer
d\)
parler
àe;
oiseaux'
insectiv�res.
Il
place'
au
premierrang
ces
oiseaux,
pour
protéger
nos
récoltes
contre
les
insectes
qui
les
ravagent,
Voici
ce
qu'il
a
dit
en
parlant
'des
espèces
utiles
dans
'nos'
champs
cultivés:
«
Áu
",«
premier
ring
de
ces
espèces,
ennemis
de
nos
ennemis,
honnêtes
I
,
)
...
\.
«
travailleurs
à
notre
profit,
sontles
oiseaux
insectivores.
Rares.,.
,
,
,en
,hiver,
car
peu.d'
entre
eux
vivent
sédentaires
dans
notre
pays,
,J
•
«
la
nature
nous
les
envoie
en
apQndance
au
retour
de,
la
belle
«
saison,
au
moment
même
où
les
insectes,
pullulent
de
toutes/
.;
«
'parts
autour'
de
nous;
ils
arrivent
pour
ep'
réprimer
les
do!ri�'
•
.«
mages,
et,
sans
eux,
comment
y
párvenir?
Leur
arrivée
est
donc
«
chaque
.année
un
bi!énfait
póur;
l'agriculture
;
on
tes
traite
«
comme
s'Hs
en
étaient
Ie
fléau.
Les
ùns
sont
détruits
pàr
pré
«
jugés:"
qu'un
Engoulevent;
qu'un.
'Scops
(variété
"de
Chouëtte)
,«
soit
aperçu,
chacun,
dans
nos
campagnes,
s'
empressera
de
le
;
poursuivre
comme
un
animal
malfaisant,
et
l'agriculteur,
dont
«
l,e
fusill'
a
atteint,
est"
fiel'
de
p,lác'er
sur'
sa
porte
les
trophées
«
d'une
victoire
dont
ses
moissons
payeront
bientôt
le'
prix,
D'au:"
«
ires,
que-le
prêjugé
laisserait
vivre,
Ies
Traquets,
les
Rouges
«
Gorges,
les
Bergeronnettes"
et
jusqu'
aux
'chantres
de
nos
bos-'
«',
quets,
.la-
Fauvette
et
le'
Rossignol
'lui-même,
tombent
en
foule
«
comme
de
menus
gibiers
pour
l�:
table
où
ils
figurent
plutôt
«
qu'ils
ne
.sont utiles.
D'
autres,
enfin,
comme
des
Hirondelles,
«
sont
abattussans
même
que'
leur
mort
offre
cette
minime-utilité.
«
L'oiseau
atteint,
'on
ne
daigne
pas
même
emporter
le
corps,
ou
sí
*
on
le
prend,
c'
est
pour
le
jeter
presque
aussitôt.
On
l'a
tué
pour
«
le
stupide
plaisir
de
le
fuer,
rien
de
plus.
"
«
'La
science
a
rnanifestement'
Ici
lln
gr��ld
'devoir,
à
re�plir·.
'
«
celui
dedémontrer
I'utilité.
de
ces'
oiseaux
et
.dé
tallot
d'autres
.
e
espèces
'diverses,
.qu'on
massacre
tout aussi
aveuglément
'(I}.
:.
.
-
I . "
"
1.
AccÍîrnata'non
et
domestica.tïQn
des
animàu.fx;
utiles,
par'
Isidore-Geoñroy
Saint-HiÍâirè,
'p.
H9
et
suív.,
líbraírie de
la
rue
Jacob"
26.,
'
",,'
"
•
t
,j
..
�
,
-
INTRODUCTIÒN
En
faisant
eonnaître
son
opinion
sur
les
services
rendus
par les
oiseaux/insectivores,
Isidore-Geoffroy Saint-Hilaire
s'
est
[ait
un
devoir
de
citer
les
utiles
travaux-de
son
.savant
collaborateur,
M.
Florent
Prévost,
sur
le
même
sujet.
Ces
travaux
furent
cGm:-'
muniquès
à
l'Académie
des
sciences,
à
la
Société
'Centrale
d'âgri-,
culture
et�
à
la
So'cieté
protectrice
-des
animaux
(le
Pa�is.
Ces
réu
nions,
appréciant
l'importance
des
recherches
de'
M.
Prévost,
en
encouragèrènt'la
continuation.par
leur
approbation
'et
des
recom-
o
I
�
"
pe�s!3s.'
",.
' "
On
n'
a
généralement
peut-être
pas,
assez
réfléchi
sur
l'impor-
tance
de
l'
œuvre
dont,
s'
occupent
les
sociétés
protectrices
des
ani-
'
maux,
chez
diverses
nations
de
l'
ancien
comme
du
nouveau
monde,
avec
autant
d'
abnégation
que
de
dévouement
au
bien
public.
Cette
œuvre
se
rattache,
non-seulement
à,
une
question
d'intérêt
maté-
riel
en
favorisant
Ia
multipli,c�t�?n
de
la
production
animale
et
son
,'o
a,melioration
et
en
protégeant
la
productionvégétale
contre
les.
,:
ravages
des
insectes-
par
�a
protection
�es
'oiseaux
qui
les,
détrui
sent;
mais
ellé,contribue.à
la
moralisation
des
populations.
L'err-'
fant
élevé
à
'être
doux
et
compatissant
envers
les
animaux,
.est
mieux
disposé
à
être
compatissant
et
doux
envers
ses
semblables:
,
La
brutalité,
la
cruauté,
partent
d'un
príncipe
�brutissant,
odieux
;
�
.�
.
les-
conséquences
qui
eni
découlent
sont
toujours
ignobles,
révol
tantes
'p0l'lr
la
conscience
.humaine,
quelle
que
'soit
la
nature,
des
,
victimes'
qui
ont
le"
malheur
de
Ie,S
sûbir.
·l¡.es
en
préserver
est
un.
;
I
devoir
imposé
'à
l'li'óínme
pa�
son'propre
intérêt;
et
il
doit
le
rem-
J
plir
pour
son
bien-être
même.
.
.
La
Société
.protectnce
des
animaux
de
París,
qui
a
été
présidée
par
un
des
[urísçonsultes
les
plus
illust;es
de
notreépoque,
M.
Vàlette,
de
l'Institut,
p�of�sséu.r
à
l'École
de
droit,
a
été
reconnue
d'utilité
pùbli�
!
-que.
Les
,services
qu'elle
rend
chaque
jour,
le
nombre
de
ses
adhérents,
qui
s'accroît
d�
'plus
en-plus,
les"sympathies
et
l'estime
dont
ell�
,esí
entourée
luí
ont,
vahl
cette
distinction,
d'ailleurs
s�
bíen
méritée,'
en
.
France;
comme
chez
lès
autres
nations,
av'èc.
lesquelles
'elle
est
'én
rapport.
,
f,.·
.
J'ai
cl.écÜé
ce
Uvr�
aux
instituteurs
primaires.
Les
éminents
services
qu'ils
rendent
au
pays,
en
instrnisánt
Jle§
.
enfants
dans
nos
campagnes,
peuvent
faire
juger
de
peux
qu'
on
doit
attendre
de
leur
ititer:v'e�tion
pour
l'
exploitatio,u_
du
soi;,
s'ils
"
.\
,
,
IX
\
,
s-
"
\
r;
'I
che�chent)
à
.enseigner
à
leurs-élèves
des
principes
d"agronomie,
et leur
forit
comp;end;e'les,
avantages
dë
leur
applicatíón.
L:
étude
élémentaire
des
lois
'de
lanature
nous'fait.conuaître
ces
principes.'
malheureùsement
encore
trop
ignorés
de
notr:e
population''
rurale.
Les'
instituteurs
de
n'Os
villages"généraI-ement
recrutés
dans
cette
\
popúlation,
contribueront,
avèc'f�uit,
if;{
�nfaire
comprendre
l'im
portance
et
à
les,
vulgaris'et.
Av'an;t
cl'
allèr
aux
ëç0Ies':�orrn'al�s,
"
pour
devEjI).ir:'iRstitùteurs',
ils
onteultivé,
(lans
leur
jeune
âge,
avec
Í'�u:r:s
paI¡e�ts'
;
fi'
étant
pas
étrangers
à
la
pratique
de
l'agricuitlire,
ils
cornprendrònt
plus
fa&ilem�nt·
les
théories
,d'hi�toir�
n¡¡;tur�eU��
'a�ricQla
que
j'
ài
dé�iel�ppées,
d€!
là
rÙ�nière
l�
plus
sim:,pI.e,
�a
pluS,
,
succincte
et
la
plus
é1éme�taiiè;
'pour
les'
rêrî:dre
aussiárrteJIiglbles:
_
1
,!lue
possible..
Gultirateur,IDoi-mêII1�,j'ái
pàssé'm'a
:yie
à,
étudier
'mon
rué�i.er;
"à
y
ré:íI:éqhir.
:J"ái
la
persuasion
'que
je'
s�rai.e�
com-:-,
'
.;
,
munauté
.d'idées,
,avec1
tous,
ceuj;
q�i'
ont
,cu�tivé'l
sur/beaucoup,
de
"
"
'faits'
dont
,j'
ai
cheFché?�à
'donner
'l',expli�}i.tion.
Jè
Sl1>1$
.d'
l't1,lt�nt
,p�us
àútoris'é
'à
3,v,01.'r
,�ette,
opinion,
'q;ue
j'
�i,
conpn,
,un
.
.inspecteu�
,o
dísti,ngué-
d'iastructioa
primaire
'd'�'nil'On
ap',cindis¡;,ement"
aùt�u.r
'ri
un
'bón:lnanueJ
èlémetïtaired'agrçnomie
utile
d!lllS
Ms
'�coles
fl�'
,
viHagè;
a:
autre
part,
j'ai
visité,
mm
loin
e
de,
la
fénme
.
que'
j'ai
Iongtemps
cultivée,
'deux
instituteurs
s'
occupant
avec.intelligence,
'
-,
et
�1,lCy�S
de
botarüqù�,
s,�_ns'
négliget
§
aillegrs
1eJ.rs""
,ro�ctio?s
'
:
:scolaires,
qu'ils
ont
r.emplies'
dignement.
Tar
examiné;'
chez,
<i'Ú'X,
'
¡eups
colleetion\s
de�pl,ante�
Bien
'clesséés
par
falUi�les':
n:atut'elles�
,
,d'apr,ès
,hl;
méthode
de,
Jussieu,
et,
j.'ai
trouvé leurs
herbiers;
bien,
tenus,
bien
consérvés.,
On:
ne
saurait,
assez
féliciter
,ces
'instiiut'eüi's.:
'
''cl;
empi0yer
'lèsdò'i�irs'
<lúe
leur
â0nnent�lÈ;s
moments
où.l�s,
enfants'
>
.
:à,e
sònt
pas'
à
leur
éeol�,
pour
�tudieF,une'scienGê
aussiutíle
qu'a-
>
"
'grélJ.blet
PQU�
lè
CtlJ:tivai�ùf
�éclairé.,
Ces'
deux
dév<,?_ùé�
tnaitr�s
"
,
d:.'�.cole
de
vinage
ont
fait,
-de
pl!;ls,'
de,s
collections
de
m:inêralogí�
"
.'
s
)e1'
de'
Z�0¡0gie
locales"
c'á
�ui'
indique,'
chez
e�x,
lil�
goû!
�atuJ1�l,
-,
I,
pour
d��
études
u,tile's
aux
'agric)llte.ur.s
àurmilieu
desquels
ilspas",
j
sênt
leur
-ire.'
Quel
'pien
feraient
.les
institùteurs
daas
nos-
eampa-
e
è
�
'gnes,
en>in�pinant
le
goût
de
ce
\ráv�ií
int�Uectp�i
aux
enraJilts
des
.
tinés
èomcie
eux
à
rester'
aux
champsj
,l�s,uns'
pour
l�t
cuiüver,
les
atirres
pour'y
exercer
d'autres
métiers"!
""",
�:'
,
"
'
J�'
dnmáis
,encore
un
tròisi¿�è
i�s
itutear,
ancien! élève
'de
la
.
_
<....
.
:it.
•
�
f
,I"
t:'
ferD;le-éeole
1que,
j'.avais
fòndée
à
men
domaine
p'e
Sòuliaed
,;
�
r,
fi
.
».
:
,.',
-;i
-\¡,
"oi
.,,"'(
-l,.
\
.t:;;._
,
f
'I
,
'-
./
INTRODUCTION
.J
XI
s'occupe
avec
succès
de
jardinage,
à
côté
'de
la
ferme
où'
les
pre
miers
éléments
de
la
culture
maraîchère
lui
ont
été
enseignés.
J'ai
visité
son
jardin,
bien
tenu;
malgré
ses/modestes
ressources
d'inflti-'
tuteur
primaire:
Ct!ltiv�nt(
l�s
légumes
,ordinàires
du
pays,
il
€\n
importe'
de
nouveaux
pour
en
examiner
les
qualités,
les
adopter,
s'il
y
a
lieu;
e�
.vulgaríser
l�
culture
de
ceux
qui
peuvent
a'ug-
menter
les
ressources
du
jardinageloèal.
Ces
ressources;
si
pré-
'
cieuses
dans
nos
campagnes,
sont
malheureusement
encore
trop
méconnues;
et
cependant,
le
jardín
n'est-il
pas
le
gardé-manger
"
permanent
du
village
?
N'est-il
pas',
en
même
temps,
.le
marché
d'approvisionnement
de
légumes,
marché
que
la
nature
tient
sans'
cesse
à
la
disposition
de
iá
ménagère
rurale,
qui
y
trouve
toujours
à
cueillir"
pout
préparer
le
modeste
repas
de
sa
laborieuse
e�
hon�'
.
,
nête
famille?',
'
'f
e
En
'conférant'
sUF-l'utill�é
d'enseigner
l'histoire
de
.là
natune
dans
I'ínsiruction,
publique,
ce
'qui
d'ailleurs
a
'été
compris
de
tolit
temps,
mon
'
savant,
ami
le
docteur
Auzoux,
qui,�par
ses
importants
travaux
d'
anatomie'
clastique,
a
si-bien
facilité
l'étude
,des,
sciences
naturelles
en
reproduisant
aye�
autant
de
fidélité
que
d�
précision
les
organes si
variés
de
la
vie
dan,S
l'homme,
comme
dans
Ies
animáux
et
les
végétaux,
me
fit
connaîtrele
fait
suivant:
.
Un
instituteur
primaire
de
Marbœuf,
canton-ciu
Neubourg
(Eure),
avait
du'
goût
pour
les
sciences
naturellës;
il
itudia,
chez
Altzou;X,
.
,
......
\.:
'-,-.,
(
à
St-Aubin
d'Ecreville,
I'anatomíe
et là
physiologie
comparées
au
1
"
inoyei
des
píè¿esprépar�es
à,èet
effet,
Plùs
tard,
l'ancien
institu-
•
teur
de
Marbœuf
fut
appelé,
dans
diverses
villes,
pour
y
faire
des'
"
:�
conférences,
très-suivies
et
três-appréciéès.:
j'en
ai
lu
lé
compte
,I
'rendu
dans
plusieurs
journaux
-de
Normandie,
spécialement
dans
,
ceux
de
',ffonfieur,
de
Bernay,
de
Lisieux;
etc.
;
partout
on.
s'
est
félicité
de
cet
enseigiiement,
de
la
lumière
qu'il
a
répandue,
et
qui
li'
,
,
a
contribué
à
moraliser,
les
populations
en
les
instruisant
sur
les
œ�vres
si,
bien
ordonnées
du
Créateur,
dans
I'organisation+des
animaux
et
des
végétaux.
t
'
OIl¡
a
lu
dans
des
journaux
que
le
Comíce
de
SainJ
..
Dízlér
(Haute
..
Marn�)
a
décerné
Un�
médaille
d'argent
'et
une
�atífièation:
à
l'instituteur
de
Hoche-sur-Marne,
pour
son
enseígnement
agricole
ét
pour
les
heureux
résultats
que
cetInstítuteur
a
obtenus-dans
la
protectíon
des
oiseaux
,
.utíles
à
l'agriculture.
Ces
oiseaux
dévorent
�les
ínséctes
qui
causent
�
�
�
.'
/'
,
�
.
,
J'
'
,
'I
,
'
'
I,.
,
/
,>
(
,
¡
,
j
e
r
I'
r
.
l"�
XII
I'
INTRODUCT_ION
parIeur
voracité,'
tant
de
pertes
quelquefois
'dans
nos
récoltes
de
toute
nature,
dans
nos
arbres
fruitiers
comme
partout
où
ils
peuvent
se
multi
plier,
Les oiseaux
insectivores
seuls,
le'
plus,
souvent,
peuvent
.íruc-
r
,tueusem;nt
'concoiIrir
à
nous
en
p�éser�ê�
sans
íraís.
'"
"
Je
suis
persuadé
que
dans
nos
campagnes,
les
ínstítuteurs
qui
confor-
,
-
_"';...
.r
�
, ,
,
'}
mé�ent
à
la
loi
du
16
[uín
187�
doivent
désormaís
enseigner
l'agrícul-
turè
dans
Ie'S
écoles
de
nós
villages,
c_eux
surtout
qui
auraient
du
goût
pour
Ies
sciences
naturelles
applícables
àl'exploítatíon
du
sol,
les
efltdie-:
'
ratent
et
chercheraient
à
en
Vulgariser
les
principes,
non
'seUlement
'
dans
leurs
écoles,
mais
encore
chez
les
agriculteurs.
En
agissant
ainsi,
ils
ccntrrbueraíent
,acti�è¡:nent,
aux
progrès
agricoles,
en
éclairant
les
laboureurs
sur
des
éléments
d'agronomie
raisonnée
qu'ils
ignorent.
Le
grand
R'ati1;aHste
únné
a
dit
ayec-,
ralsoú
,:
L'agri'c�ttu_re',
n'est
que
la
connaissance
des
tr,ois
;ègnes
de
la
nature-dans
'ce
qu'elle
a
,
"
,\,
d'applicable
aux
moyens
de
rendre
la
vie humaine
plus
heureuse
àpasser,
I;Uen
n'est-plus
rigoureusement
exa�t
�ue
cette
,<Ùfinition.
bn
bon
agrí-
I'
culteur
doit
avoir
des
notions
élémentaires
pratiques
sur
le
règne
mi
néral,
en
ce
qui
se
rattache
à
l'apprécíatíon
-des
terrains
variés
qu'íl.Ia-
'
bou�e,
afin
de
pouvoir_juger
de
leurs
qualités
et .connaître
les
moyens
de
les
amender
au
besoin;
il
doit
posséder,
sur
le'
règne
végétal,
des
i
'
� �
..:!l
,-
connaissances
necessaires
pour
�uger,
de
la
nature
aes
plantes
qu'il
cul-
tive,
et
savoir
comment,
elles
végètent,
comment
elles
produísent,
l.
suivant
les
condítíons
de
sol,
de
climat,
dé
saison,
etc.
'
'
Enñn,
da�s
le
règne
animal,
un
'airicplteur
ne
doit
pas
ignorer
ce
qui
est
relatif
àla
question
des
animaux
domestiques;
il
doit
savoir
dístín
guer-Ies
bonnes
-ou
mauvaises-
qualités
de
ceux
dont
il
se
sert
pour
ses
,
travaux,
ou
qu'il
élève,
soit
comme
animadx
de
rente
Ci),'
soit
comme
animaux
de
ser'vice'dans
l'agriculture,
l'industrie,
le
commerce
ou
"far-
J"
,...
_.,....,_
--
mée.
La,
question
,
du
bétáil
est
line,
desplus
ímportantes
à
.étudíer,
sous
�
-"
.
I
......
¡
�
•
quelque
point
de
vie
qu'on
l'envisage;
elle
est
cependant,
de
tous
les
sùJet�
relatifs
à
l'exploitation
du
sol,
run'
de
'ceux
gui
sont
>
le
-
moins'
bien'
connus:
Nous
,en
avons
la
preuve
dans
les
contestatíonsmceseantës
qui
se
,rlilproQ�isent
depuis
des
siècles
¡;úr
les
moyens
de
'
perfectíonnet
les
ra-ces;
suivant
les
besoías
de
la
çonsomgiatíon,
l�s
ressources
dont
,
-
,
-
,
.
'
¡
"
i.
En
"agriculture
on
nomme-animaux
'de
rente
�éux
qui,
'u'étan'{pas
�mployés>,'
\
aux
travaux
des'
fermes,
sont
.èlevés
comme,
produit
des
exploitations.
":-_
,�/
_.
•
r-
"
"
•
�
';-
.,
¡
�
,
�
1
'"
J'
"
('
t
INTRODUCTION
xm
on
peut
disp.�rser'
pour
leur
élevage,
"dans
les
diverses
loca-
"
lités,
ete.,
etc.
Kai
beaucoup
étudié,
dan's
ma
pratique
d'éleveur,
cette
grave
,
question
de
zootechnie
si
importante
pour
nòtre
.richesse
et
notre
force
nationale,
et
j'
ai
cherché,
dans
ce
dictionnaire,
à
l'élucider
autant
qu'il
est
permis
de
le
faire
dans
un.
Iivre
élémentaire
qui
'exige
lé
laconisme,
Toutefois,
j'ai
fait,'
sur
I'
espèce
chevaline
et
les
haras,
un
livrespécial
,
Il
sera
peut-être-possible
de
trouver,
dans
'ce
travail,
"qui
en
est
à
la'
cinquième
édition"
bientôt
épuisée,
"
quelque-s
-dévelcppements
qu'il
n'
était
pas
permis
de
donner
dans
des
articles
d'un
dictionnaire
relativement
abrégé.
"
L'
agriculture
offre
donc,
à
celui
qui
l'exerce
un
vaste
champ
,',
d'
études
à
l�
fois
théoriques
et
'pr'àtitll:tes,
puisqu'
elle'
a
pour
objet'
,
I'examen
des
éléments
de,
Ia
création
terrestre,
appropriés
.aux
besoins
permanents
et
si
variés
de
la
vie
de
I'homme
;
et
cependant,'
v
a-t-il,
dans
lès
diverses
industries
exercees
chez/nous,
une
pco-¿'.
fession
qui,'malgré
sa
grande
importance,
soit
moins
bien.étudiée,
-dans
toutes
ses
branches
et
ses
détails,
que
celle
qui
s'
occllpe
de
la
culture
générale,
de
notre
sol?
Si
nous
.en
cherchonsla
cause,
nous
la
trouvons
dans
l'insuffisance
d'
études
élémentaires
ayant
pour
objet
les
sciences
naturelles
qui
doivent
.éclairer
nos
populations
runales
sur
leur
métier
(V.
Muséum.),
'
Qu'on
ne
p�nse
pas;
toutefois,
que
je
veuille
voir
les
agriculteurs
dèvenir
de
savants
naturalistes,
Je,
n'
ai
j
amáis
rêvé
une,
pareille
chimère;
mais
jë
me
suis
convaincu,
dans
ma
pratique,
qu'il
im-
r
portr quecelui
quiveut
diriger,
avec
fruit,
le
travail
des
ouvriers
..:._
agricoles,
ait
des
notions'
élémèntaires
suffisantes
'sur
la
science
-
'
dont
il
doit
journellement
faire
appliquer
les
'Principes
dans
'ses
'
cultures
et
dans
I'élevage
'de
son
bétail.
S'H
ignore
CeS
principes,
,
il
ne
peut
pas
raisonner
les
opérations
auxquelles
.il
se
Iivre
aveu
glément;
suivant
une
routine
souvent
vicieuse
qui
le
domine
;
il
ne
,
>
,
peut
pas
juger
aye�
connaissance
'de.,
cause
des
procédés
qu'il
emploie,
et
.quí
doivent
.quelquefois
varier
d'une
minée
à-l'autre,
�uivaDt-les
circonstances
ou
les
ccnditions
imposéespar
des
�'vé;.
,'I
nements
fréquemment
imprèvüs.
-,
;,
�
,
,
'Buffon
a
dit,'
en
parlant, de
la
manière
'd'enseigner
l'histoire
i
'naturelle
aux
jeunes
gens:
«
Unè
étude
même
légère
de
l:hi�
'e
toire
naturelle
élèvera
leurs
idées;
�t
leur
donnera
des
connais-
,
,
"
.
-;
"
-r-
'
, ,
,{
.'
,
r
"
:X;IV
JNTRODUCTIÓN
J'
,
,
«
sanees
sur
une
infinité
de
choses
quele
commun
des
hemmes
«
ignore,
et
qui
se
trouvent
souvent
(llans
les
usages
de
la
vie.
»
:Qette
idée
du
grand,
peintre.
-de
la
nature
ne
devait
pas
rester
dans
l'oubli.
Le
13
'ventôsejan
X,
le
gouvernement
ordonna
à
l'Institut
de
faire
connaître
la
marche
du
progr¿s
des
sciences
en
France
comme
à.I'étranger,
à
partir
de
1789.
Les
sciences,
disait-
,
-on
'alors,
excluent
les
rivalités
nationales;
en�s�
sO,ni
·la
pr�priété
œmmunè
du
genre
humain.
La
générosité
française
voulait
rendre
justice,
avec
'ímpartialité,
auxtravaux
scientiûques
de
toutes
les,"
nations,
s�ns
distinction
de
race
ou
de
I
patríe
s
�'était
une
des
gr'�
des
et
belles
id�
philanthropiquès
de
cette'
époque.
Les
say
ants
�ui
répondirent
alors
au
vœu
du
gouve�:Q.ementl
chacun
dans
sa
spécialité,
furent
Berthollet,
Chaptal,
Cuvíer,'
Desfontaínes,
F'our-
I
èroy,
Geoffroy
Saint-Hilaire,
Guyton,
Hallé
,
Haüy,
de
Jussieu,
.Lacépêde,
Láplaee,
Parmentier,
Olivier,
Ramond,
Rumfort,
Sil-
(
\
vestre,
Tessier,
Thouin,
Vauquelin,
eté.,
Toutes
les
'connaissances'
de
.1'
esprit
humain,
possédées
par.
tes
savants,
furent.
e�aminées
avec
soin
dans
leurs
développements
progressifs
r'
'physique,
'chio:
mie,
mathématiques,
minéralogie,'
géologie;
botanique,
zoclo-
1
I
•
•
•
.
gie..
etè.
;
toutes
les sciences
qui
se-rattachent
notamment
à
la
con-
naissance
des
trois
règnes
de'
la
nature
et
peuvent
être
appliquées
aux
arts,
àl'industrie,
à
la
médecine,
à
I'
ag{icultq.re,
à
la
techno
logie
générale,
furent
étudiées
;
tout
fut
examiné
avec
Ie
plus
grand
soin
pendant
plusieurs
années.
'Le:
6
février
1808"
Georges'
-Cuvíer
présenta
au
gouvernement,
sup
cevaste
�uje,t,
.au
nom.
de
la;
classe
des,
sciences
physiques
et
mathématiques
del'Institut,
un
,
rà:pp.ort
resté
célèbre
dans
les
annalès
des
sciences
dont.I'enseigne-.
ment
avait
déjà
reçú
une
si
vivé
impulsion
-depùis
la
"fiil'
du
dix
-e,
•
huitième
siêclèf
Dans
sen-travail,
Cuvier.
disait
à
propos
dé
I'agri-i
�
culture,
aprés
avoir
parlé
dé
.la
manière
dont
l'
enseignement
des
\
autres
professions
avait
été
compris
et
organisé:
«
Des
écoles
d'a-
.
«
griculture
et
de
technologie,
(il@!llJlléterai�n,t
'�ie
grand
système
,
(\
¢
d'instruction
publique
et
étendraient,
d'une
manière
indéflnie
•
.:
I'inñuence
bienfaisante
des
sciences
sur
his
professions
utiles
•
.:
Ci
est
un
o
oj
et
que
l'
on
ne
peut
trop
recommander
à
lar
scllics-
,
c'
tude
du
gçuverneraent:
»
•
�'
,"
�(
.
.
Eli
faisant
ressortir
l'importance de
l'étude
de
Ia
nature.er;
gé
néral
et
des'
œuvres
du
Créateur
dans
leurs,
détails,
)le
mêníe
au
I
"
INTRODUCTION
r,
-
teur
ajoutait:
<
Ce
serait
une
�rreur
de
cpo!re,
à
l'inutilité
de
ces
e
premièressemencesjetées
dansl'esprit
des
enfants.
Outre
faug
e
mentation
des
,cha,nces
pour
procurer
un
jour des
savants
habiles,
v
«
elles
serviraient
aux
jeunes
'gens
qui
se
proposent
d'
exercer
des
,..'
¡
.
I
.
.
«
professions
utiles,
en
éclairant
leur
esprit
et
en
le
remplissant
«
d'idées
�t
de
faits
dont
ils
pourront
à
chaque
instant
s'aider
dan�
«
les
travaux
de
leur
état.
»
'
TeHe'étaitl'oplnion
'si
bien
fondée
de
l'Instit�t
SUT
I'influen¿¿
.
des
sciences
appliquées
au
bien-être
physique
de
I'hommé,'
On
aurait
pu
ajouter,
sans
crainte
de
se,
tromper;
qu'
en
faisant
con-
<,
naître les
.raerveilles
de
Ia
création
à
'ceux
'qui
neles
ignorent
que
'trop�
leu�'
âme
s'
élèvera
'avec
enthousiasme
vers
le
divin
auteur
'
de
ces
œuvres
admirables;
ils
pourront
ainsi
juger,
-avec
plus
de'
discernement,
de
l'immensité
de
sa
toute-puissance
ét
de
sa
bonté
infinie
pour
ses
créatures.
Dieu
a
mis
à
notre
disposition
toutes
Íes
richesses
'que
nous
'PO�V(:ms
désirer
pour
no'tr"e
horiheur;
il
nous
a,
donné
I'intêlligence
pour
étudier
les
moyens
de
les
bien
utili-
sel':
Cependant,
noua'n'apprenons
ni
à
les
bien
connaître,
ni
,�
les
bien
exploiter:
une
telle
insouciance
ne
nous
rend-elle'
pas,
aussi
coupables
envers
'le
Créateur
2
'qui
nous
comble
de
tant
de
biens
'ignorés,
qu'envers
Rous-mêmes,
qui'"'
négligeons,
de'
nous
�nstruire
pour
les
apprécier
et
les,
,utilis,�r
pour
'notre
bonheur
I
'
•
commun
y,
'
"
,_
,
,
J
•
,
Des
notions
élémentaires
d'histoire
naturelle
relatives
à
I'agri-
r
'culture;
données.par
les
instituteurs
aux
enfan,ts
des
écoles
primaires
et
aux
adultes,
dans
les
cDurs
qu'
on
leur
fait
àux
v:illages,
attire-:
raient
leur
attention
sur
le,
savoir
nécessaire
'aux
agriculteurs
p'our,'
bien,
cultiver.
Si
tous
ne
profitaientpas
au
même
degré
de
cet
en-,
seígnement,
il
se
trouverait
cependant;
parmi
les
auditeurs,
des
jeunes
gen(întelligents
"
et
,labori�ux"qllÍ
doiíneraient
de
bons
exemples,'
en
appliquant
plus
tard,
dans
leurs
cultures,
ce
qu'ils'
auraient.appris
àI'
�còle
primaire
po�d�ur
profession
d'agricul-
.
teurs;
leurs
succès
attireraient
l'attention
;
on
finirait
par
les
imiter
dansles contrées
qu'ils
habiteraient,
et.peu'
à
peu,
un
grand
progrès
agricole-en
serait
la
conséquence
pour
le
'bien
ge
tous.
.
'
,
L'observateur
jùdicieux
qui
étudie
Ía
cause
,des
développements
"
liie
!a
prospésité
et'dé
Ia
puissance
de'S
nations,
trouve
que
ces
dé':.,
veloppements
sont-toujours
en
raison
dà
la
part
que
le
savoir
spé-
,
, ,
b
xv
'>.
(
>,
'I
,
'
XVl
INTROflUC'Í'ION
, .
�ial
prend
à lesprovoquer.
Il
n'y
a
pas
d'exception
à
cette
r,ègle;
"
.
}
elle
est
absolue.
I
'
.
Pour
e�'
être
�onvainéu,
nousn'avons
qu'à
�xaminer
la
marche
dè
l'esprit
'humain
dans
-tous les
arts,
soit
libéraúx,
.soit
méca-
J'
�
.�'
"
I·
A
\
•
J
'\
niques-partout,
daus
le
passé
comraedans
le
présent.
,En
France;
les
sciences
mathématiques,
physiques;
chimiques¡
la
te�hno'
logie
générale,
la
mécanique,
certaines>
branches
des
sciences
naturelles,
parmi.lesquelles,
notamment.vla
minéralogie
et
la
géo
logie
appliquées
à
diverses
industries,
.ont
rapidementfait
trans-,
'
former
leurs
productions,
en
indiquant
les.moyens
de
ies
'augmen-,
ter
et
de
les
perfectionner.
Sous
ce-rapport,
nous
avons
obtenu
plus.
de
SUCC6S
depuis
la
fin
du
siècle
dernier,
époque
où
I'enseigne-
.
ment
général
des
sciences,
appliquées
-ou
spéculatives
reçut
.une
SI
vive
impulsion
chez
nous;
qu'on
n'en
avait
réalisé
depuis
l��.temp�
les
plus
reculés;
il
n'
est
pas'
possible
de
nier
cetté
vérité.'
Nospro
duits
indüstriels
actuels',
les
prix
auxquels
ils
sont
liv�és
à
la
\
'\
cònsommation,
la
célérité
'de
leur
niode
de
fabrication
par
les
�
ma
chines,
leur
.multiphcité,
la
rapidité'
de
leurs
transports
par
terre
ou
par
eau,
'cèlle
des
relations
entretenues
d'homme
à·
hornilla,
de
nation
à
natiòn,
à
travers
les
mers
òu
les
continents,
au
moyen,
d'e'
la
vapeur
ou-
de
I'électricité,
tous
€les
progrp.�,
comparés
à
ceux
des'temps.antérieurs
à
,tlotre
époque.me
-permettent
pas
�e
moindre
doute
sur
'ee
que
j'avance
ici.
Dans-les
expositions
publiques
de
l'industrie
et.du
comméree,
co'mme
dansl�
moindre
magasin
de
nos
villes,
nous
en
trouvons
la
preuve
ma�ériell�;
et
chaque
jour,
'des
,,',découv81'tes
nouvelles;
des
inventions
�ussi
ingénieuses
qu'inatten
dues,
faltes,
soit
dans
les
laboratoires des
sávants,,'
soit
dans
les
ateliers
si
.bien
dirigés
'de
nos
manufactures,
fournissent
sans
cesse
des
moyens
nouveaux
de
'perfectionner
les
procédés
de
fabrication,
-
eede
les'
activer.
Remontezà
la
cause
de
ces
changements
avanta
geux
que
vous
admirez,
vous
là'trouiVerez
dans
le
génie
des
inven
teurs
fécondé
par
l'enseignement
des
sciences
spéciales.
'Sans
le
concours
de
ces
sciences,
l'homme
le
plus
ingénieux,
privé
de
l�
é
lément
scientifíque
indispensable
-à'la
mise
en
œuvre
de
sa
décou-.
verte,
n'aurart
pu
l�
faire,
réussir
à
-son
gré,
quels
'que
fussent
'd
aillèurs
les
efforts
de
son
imagination"
parce
·que
la
lumière
"
spéciale
à
sa
profession
lui
aurait
manqué
pour
le'
diriger
dans
son
�avail.
.
• I
�
I
,
-
,
,
-'.
f
\
'\
,
, /
.'
)
L
IN:rRODUCTION
xvu
,
>
\,
Mais
si
nous
admirons
tant
d'heureuses
transformations,
sí
rapi
dement
obtenues,
darii>
Ies
ateliers
de
l'industrie,
manufacturière
éclairée
par
les
sciences
spéciales,
nous
sdmÍnes
loin
d'
avoir
re-
,
marqué
les
mêmes
changements
avantageux,
la
,m.,ême
m�rche,
progressive
dans
les
ateliers
de
J'industrie
agricole,
et
spécialement
'dans
I'
économie
du
bétail,
sí-importante
cependant
p'our
notre
ri
chesse
'et
notre
ferce
nationale.
Sauf
quelques,
trop
rares
excep
tions,
heureusement
observées
au
milieu
de
notre
nombreuse
p,opu
lation
rurale,
exceptions
qui
donnent
raison
,à
ee
que
je
dis
ici,
'nos,
agriculteurs'n'ont
pas
'été
généralement.
assez
éclairés
sur
les
scien
ces
spéciales
à
leur
profession,
comme
les
industriels
I'
ont
été
dans
r
Ieurs
procédés
de
fabrication
et.de
perfectionnement
des
produits
fournis
au
commerce;
là
est
la
principals
cause
de
I'inférioritérela
tive
du
perfectionnement
.et
de
la
multiplication
des
produits
de
notre
agriculture,
comparés
à
ceux
de
notre
industrié
manufac�u
riêre.
On
ne
J'aurait
être
assez
convaíncu
de
cette
vérité,
et'
il
importe
de
remédier
à
cet
'état
de
choses
aussi
préjudiciable
à
Ia
prospérité
qu'
à
la.
puissance
de
notre
pays.
Si
la
multiplication
et'
le
perfectionnement
des
produits
de
notre
industrie
agricole
s'
éle
vaient
au'
nivealí:
du
perfectionnement
e-t
de'
la
multiplication
,des
produits
de
notre
industrie
manufacturiére
(etce
serait
possible
par
up.
enseignement
serieux
deI'ggrieulture),
quelle
nation
au
:mQnde
.pourraít
être
relativement
plus
péupiée,
plus
riche,
plus,
¡
t
\,.,
I'
•
\
prospère,
plus
,pui�an:te
enfiri:ml:e
la
nation
franç,aise
?
Laïertilité
,d'�
S\),Il
sol
et
sdn,
heureux
climat;
soit
sur
le
continent,
sòit
en
Afr�
'que,
ne
lui
offrent-ils
pas
tous
les
éléments
matériels
de
prospéritJi
'
qu'on
puisse
désirer
l
\li
L'agriculture,
a'
dit
avec
trop
deralson
.
Isidore-Geoffroy
Saint-Hilaire,
a
depuis-longtempsperdu
sop.
droit
'
d'aînesse,
et
les
arts
on,t
tour
à
tour
pris
les
devants
sur
elle.:»
«Ò»
,
Dans
nos-villes,
dans
nos
c�ntres
industrials,
l'ouvrier
de
Ia
ma-
nufacture
a
�a
facilité
de
suivre
un
enseignement,
mis
à.
sa
portée
et
gratuit,
suc.toutes
les,
connaissances
relatives.
à
son-
art.
Ici,'
on,
I
lui
apprend
du
dessin;
là,
de
I'
arithmétiqug,
de
III
'comptabilité;
de,
Ia
géométrie,
des
mathématiques;
aillè�!s,,-:de"
là
physique,
de
Ja::
.
chimie,
de
la
technologie
élémentaires,
même
de
l'économie
polL-'
"
tique,
de
l'hygiène"
de
1\1.
médecine
usuelle!
Ouelqueïois
aussi
,
on-
lui
enseigne
la
musique,
p0'\ll'
'lui
procurer
des
distractions
agréables
quandil
ni
est
pas
au
travail.
Les'
orphéons,
Ies
sociétés
,
-,'
.
')
�
-,
)
.t:
",
I
(',
-
",
"
,
i
,\
,
1
I
xvm
INTRÒDÙCTlON
.
d'harmonie,
'Organisés
parmi
les
ouvriers
dans
plusieurs
villes.
.sont
Ù�
exemple
frappant
des
résultats
qu'on
a
ainsi
obtenus
pour
leur
bien-être
moral.
La
musique,
en
effet"
est
un
art
dont,
les
,
charmes
adoucissent
les
mœurs,'
établissent
des
relations
sympa-
\
thiques
entre,
ceux
qui
se
réunissent,
pour
le
cultiver
ou
pour
'en
jouif,
et
il-procure
aux
ouvriers"
pendantleurs
moments
de
loisir,
un
moyen
salutaire
de
se
délasser.
de
leur
travail.
' '
y,
Si
vous
voulez
être
convaincus
du
.dégré'
d'instruction'
profession
'nelle
des
ouvriers
de
l'industriè
manufacturíêre,
allez
dans
les
usines;
conversez
avec
eux,
avec
les
contre-maîtres
surtout.rvous
'
"
serez
étonnés
de
la
lucidité,
comme
de
la
justesse
de
leur
raison
nement;
sur.les
opérations
qu'ils
exécutent
chacun
dans
sa
spécia-
\,.
[lité.
(
/,
:b'autr�
part,
l'atelier,
à.la
ville,
'est
une
véritable
école
profès
sionnelle
m�tuelle,
ÓÙ
'les
travaill�urs
conversent,
en
faisànt
leur'
'
ouvrage,
sur
les
cours
gratuits
qu'ils
vont-
suivre
hors
de
leur
jour
née
de
labeur.
Ces'
travailleurs'
s'instruisent
-ainsi
mutuellement
sur
leur
art,
et
non-seulement
ils
en
'raisonnent
juste,
mais
all
,
moye�
du
savoir
spécial
qu'ils
ont
.acquis,
'ils
parlent
de
.la
cgmpo::.
sition
ët
de
la
bonne
ou
mauvaise'
nature
des
matières
qu'ils
traí-
�
tent,
et
dont
ils
savent
apprécier
les.
qualités,
J'ai
pu'
me
con-
,
"
,
vaincre,
dans
mes
voyages,
deIa
réalité
de
ce
que
je
dis
Ici.
Je
puis
doncI'affírmer.
"
�
Observe-t-on,
chez
l'ouvrier
de
l'agriculture,
le
même-savoir
sur
sorï.métier
ï
Tr9uve-t-on,'
chezlui,
le
raisonnement
qui.
explique
les.çpérations
qu'il
exécute,
comme
chez
I'ouvrierde
Ia.manufac
tutet
Nullement,
parce
qu'il
n'a
pa,s
été-éclairé,
élevéde
manière
,
,à
réfléçhír,
à
raisonner
sur
ce
qu'il
pratique
machinalement
et
SU!-'
vant
laroutine
trop
souvent
aveugle
danslaquelle
il
afaítson
appren-,
tissage
de cultivateur.Allez
demander,
comme
je
l'ai
fait
bien
sou
vent
moi-même,
à
un
ouvrier
.quí
laboure
aux
champs,
quelles
sont
les
bennes
conditions
mécaniques
de
sa
charrue
ou
de,
son
araire,
pour
faciliter
son
travail
e,t
le
rendre
meilleur
;
iñterrogez-
.Ie
sur
la
n:iiu.}'e
de'
son
attelage,
'spr
les.
bonnes
ou
mauvaises-dis-.
positions
de
la
conformation,
des
animaux
qui
le
forment,
pour
être'
"
bo�s:
travailleurs;
sur
les
soins
hygiéniques
nécessairès,
-pour
tes
<
conserver
en
bonne
condition
de
force,
et
de
santé;
sur
la
composi
tion,
du
sol
exploité
et
les
éléments
qui
peuvent
lui
manquer
pour
,
<..
INTRODUCTION
XIX
êtrA
en
bon
état
de
fertilité;
su;
les
moyens
d'amender
ce
sol
ap'
besoin;
sur
le
meilleur
assolement
qui
peut
lui
'.convenir;
.pour
donner
les
récoltes
les
plus
abondantes
possibles
j
consultez-le
sur'
les
-bonñes
.conditions de
germination
et
de
végétation
des
grains
qu'ïFsème,
des
plantes'
qu'il
repiqué,
d'e
l'arbre
qu'il
émonde
ou.
'qu'il
greffe,
sur
les
influences.que
peut
exercer,
,eri
agriculture,
I'
état.
varié
de
l'atmosphère,
celui
des
saisons,
du
climat,
etc.
j
il
vous
regàrdera;
ébahi;
s�ns
vous
comprendre,
sans
répondre
à
vos
questions.
Très-rarement;
et
par
exception,
vous
pourrez
être
satis
fait.
Pour
mon
compte,
je
ne
l'ai
jámais
étécommeje
l'aurais
désiré,
,
soi!
dans'
mes
voy�ges
faits
pour
m'instruire
sur
mon
métter
de
culti
vateur,
soit
dans
ma
ferme,
en
cultivant
moi-même
avec
mes
ouvriers.
"
-.
Et
cependant,
Ies
beaux
résultats
isolément
provoqués
par
l'
ap
'plication
d'es
sciences
spéciales
à
quelques
br�I}ches
de
'l'industrie
agricole,
prouvent
qu�
nous
pourrions
obtenir
dans
celle-ci
.Ies
avantages
observés
et
généralisés
dans
l'industrie
mar:ufactu�i��e.
En
agriculture,
la
même
cause
ne
produirait-elle
pas
'les
mêmes
conséquences
que
dans
l'industrie,
dont
les
ouvriers
ont
été
instruits
,
s�r
les'
opérations
qu'ils
exécutent
r
Si
la
lumièÏ-e
éclaire
la
marche
,
"
à
suivre
dans
toute
profession,
quelle
que
soit
sa
nature,
l'obscurité
"
rend'
cette
marche
incertaine,
_téné
breuse,
r�ltinière
je
elle
l'
entrave
'
'(
au
lieu
d'
en
faciliter
les
développements..
les
progrès.'
Elle
fait
I
plus:
elle est
uri
obstacle
aux.
ínnovations
fructueuses,
quand
des
essais
imprudemment
hasardés
par
des
mains
inhabiles'
ont
non
seuleñient
échoué
et
occasionné'
des
dépenses
inutiles,
mais
-
encore,
causé
des
pertes.
Dans
les
lieux
où
ils
.ont
été
faits,
ces'
-
essais
malheureux
sont
des'
occasions
de,
plaisanteries,
dè
raille-
ries,
de
lazzis,
et
les
laboureurs
en
concluent
qu'ils
ne
peuveut
mieux
opérer
qu'
en
suivant
leur
routine
séculaire,
religíeusèment
o?servJe
par
eux
commepar
leursprédécesseurs.
\
L
'instruction
proíessiònnelle
seule
pourra
indiquer
à
nos
ROPí.L
lations
rúrales
les
moyens
d�
se
procurer
un
bien-être,
là
où
l'igno
rance
ne
leur
a:
-donné
que
pauvreté
et
misère,
malgré
leur
travail
'digne
d'un
plus
heureux
résultat>
Nou�
en
trouvons
toujours
Ia
.
preu
ve
partout
où
nous
voulons
la
chercher.'
�
Cette
preuve;
ne
l'avons-nous
pas
dans
lestravaux
de
l'illustre
nanîraliste
Daubenton
'sur
I'
acclimátátion
et
le
perîectionnemeni"
du
mérinos
en
France
î
Fendant
la
dernière
'moitié
'd�
siècle
der-
J
.
{
�,
.
-.
/,
....
,
I
xx
,
,
,
INTRODUCTION
"
nier,
ces
travaux
ont
été
:une
source
féconde
de
riche'sse
pour
notre
industrie,
comme
pour
l'�gricuiturè
dans
les
pays
d'élevage
do
ce
,
-précieux
animal
importé
d'Espagne.
Cette
preuve,
nesetrouve-t-elle
,
pas
encore
dans
les
recherches
de-
Parmentier
sur
la
nature
dutu
bercule
alimentaire
qui
porte
'son
nom'
et
sur
les
'produits
variés
, ,
qu'on
en
retire,
soit
'pour
notre
nourriture
et
celle
des
animaux
que
�
nous
élevon's"
soit
pour
I'industrie
;
qui
oserait
contester
aujour
.
d'hui
l'utilité
de
la
parmentière
î
et
cependant,
ne
fut-elle
pas
re
pousséé
avec
mépris,
'pendant
des
siècles,
par
I'igncrance
Ia
rou
I
tine-etI'aveuglement!
On
la
consid�ra:it
comme
indigne
de
paraître
sur
nos
tables,
et
tout
au
plus
bonne
à
être
donnée-aux
pourceaux.
,(V.
Parmentière.s
-
,
_
'-
Si
'_!lous
.voulons
Itv0ir
une
juste
'idée
__
des'
'ressources
immenses
que
nous
offre
l'
art,
de
cultiver
la
terre,
ce
premier
des
arts
qui
nourrit
les
peuples,
contribue
à
les
moraliser
et
}èur
fournit-tous
'
les
éléments
matériels
nécessaires
àt
leur
existence,
nous
n'ayons
,
'
\
'
,
,9,u:à
consulter
,les
ouvrages
des,
agronomes
,qui,
c�e�
toutes
,Je�'na-
.tions
et
dans
tous
les
temps,
ont
étudié
et
sígnalé
ces
ressources
•.
Parmi
c�H
quiont
l�
plus.
cherché
'à
les
faire
connaître
chéz
no¥s�
nous
pouvons
cirer
d'
abord.
Olivier
de Serres.
En,
dédiant,
enIôûû,
son
Théâtre
d'agri(Jultu��
et
ménage
des
champs
à
Hen;i
IV,
il
'
lui
disait
:,«
Vous
parler
q'
agriculture,
'Sire,
ci'
est
vous
parler
.
d�
(�vÙS
affaires,
_.J_'esp�re,
donc
que
vous
rp:écouterez
av�c
indul-
,
<f:
gence.
»
L�
roi-populaire,
qui
voulait
voir
chaque.
oultivateur
-x
mettre
la
poule
au
pot
ehdque
dimcmche,
promit
d'
écouler-l'
agri-
Ot
culteur,
du
Pradel.
Il
tint
parole
\
en
favorisant
-I'agriculrure.xet,
.sous
son
inspiration,
son
ministre
Sully
disait:
labourage
et
pas;'
)
�auraf)e
eont
les
deux
rna�èlles
de
l'Étâ__t.'
'1
,
Plus
tard,
Duhamel
du
Manceau,
I'
abbé
Rozier,
André
Thouin
..
,
qui
eut
pour
protecteur-et
pour
maître
l'immortel
naturalisté
Buf
fo�,
Chaptal,
.
.1'_essier,
Gilbert,
H,�z�r-d,pilve�tre,
François
de
Neuf-,
'
_châteá,u-;
Bosè,
etc.,
auteurs
d'ouvrages
importants,
nous
ont
ditce
que
peut
faire
l'
agriculture
pour
le
bonheur
de
n-o!re
pays;
Mathieu
,
de
Domhasle
à
.Roville,
Bella
à
FGrignon,.
Rieffel
à
Grand-Jeuan
l'ontdéinontré
en
fait,
dans
leurs
écoles
d'agriculture
et
pàr
leurs
élêves..
Les
travaux'.de
chimie
appliquée
à
I'agriculture
faits,
en
'
-
�,'
.'1
'.
,..¡:
"
j
�
I
en
France,
par
Chaptal,
Pá;yen,
Boussingault,
Cailiat,--Girard-in,
Grandeáu"
etc
..
;
ceux
de
Lieblg
en
Allemagne
�
les
œuvres
d'
Ar-
.
"'"
','
I
..
<>
't
f
,-
/'
:-
',.
,...,"
'I
�
�,
.
�
,'..
,
"
"
í;
,
,
/-
,
)
I
.-
,
'l
«,
,l
,
I
,
¡.
,.'
"
-�.
(
f
.
INTRODUCTION
XXI
,"
thur:
Young:
de
John
Sínclaír
en
Angleterre,
de
Thaër
en
Prusse,
de
Fellemherg
en
Suisse,
et
de
tant
d'autres
savants
dans
I'aneíen
et
le
nouveau
contínent,
nous
ont
prouvé
aussi
quelles
richesses
nous
offre
r
(
,
.
l'exploitation'du
sol
judicieusement
conduite,
,
,
De
tout
temps,
on
a
compris
la
nécessité
d'enseigner
l'agricultu�e;
ja-
'
•
,
•
I
,"',
mais
on ne
l'a
contestée,
partout
er
toujours
on
l'a
reconnue
,;'
p'ourquoi
faut-il
que,
jusqu'à
ce
jour,
l'instruction
professionnelle
du
eultívateur
.�
-__.
,t
.
.
'"
ait
été
si
généralement
rrégligée
dans
notre
beau
et
fertile
pays
de
•
J.
'
j
France!
Pourquoi
avoir
refusé
aucultívateur
et
à
son
ouvrier,
à
la
cam-
- I
,
•
pagne,
l'instruction
professíonnelle
sí
libéralement
donnée,
à
juste
titre
d'aílleurs.rà
l'industrie
et
à
toutson
personnel
qui
travaille
d'une
ma-
o
,r
\.
.:
,
�
nière
s�
bien
raisonnée et
avec
tant
de succès
dans
les
usines!
L'agrícul-
téur
est-il
moins
utile
<DIe
le
fabríoant
?
Est-il
moíns
dígne..
pat
son
.ca-
1_
,
.
ractère
pomme
par
ses
travaurvde
Ja
sollíóítude
de
l'autórité,
pour
avait
été
ainsi
trop
abandonné
à,
la
routine,
à
l'Ignorance
de
sa
'pro�essioD:?
.
'
.
Et
qu'est-il
résulté'
de
cet
état
de
chòses
dans-nos
campagnes?
Il
'en
est
résulté
qué
lorsqu'ùn�
famillí
de
labourè�s
a
pu
acquérir
un
pel¡
�
.
.
d'aisance
par
le
travail,
l'économie,
et
souvent
par
des
prlyatíons,
elle
a
t.YÔùlu,
faire
ínstruíre,
sur
autre
chose
qúe
l'
agriculture,
'1'
entant-
qui
à.
fait
preuve
d'íntelligence
à
l'école
primaire,
Qlielqueiuis'ie
curé
de
sa.
',�
paraisse
luí
a
enseigné
un
.peu
de.1aÚ:ri:
pour
le'
mettre
ensuite
au
collège.
"
-Quand
il
y
a
terminé
ses
études,
ses
parents,
_n'ayaht
pas assez
de'
r"
r
'
.'
'
-'"
'
fortune
pour
lui
faire
suivre
dansdes
facultés,
les
cours
nécessaires
pot¡í'
devenir
avocat,
pu
médecin,
o�
notaire,
etc",
il
ª
quitté
sa
'f�m�lle
pour
aller
chercher
une
place
on
ne
sait
où
;
et
Dieu saít's'íl
l'a
'trouvée
tou
jours
!
Il�a
cru,
comme
'ses
parents,
qu'un
pëude
latin
et
de
grecle
con
duirait.
à,
la
fortun,e,
et
il
s'est
trêuvé
d�ns"la
misère,
s'il,
ne
s'est
NS
li
-yre
à
quelque
métier
pour
vivre;
ét
quel
métier.
quelquercía
t
Dans
"ce
'cas,
h
quoí
lui"
ont
servi
son
grec
et
son
latin;.il
aurait
pu
faire
up.
bon:
,
agriculteur
s'il
avait
été
instruit
dans
une'
école
d'agriculture
:
il'
aurait
pu
ain�i
dévenir
producteur
habile;
au
'li�u
(l'être
consommateur
trop
souvent
désœuvré,
et
se
créer
au
village
une
existence
heureuse
dont
il
�
I
"I
:I
est
loin
d'avoir
[oui
à
la
ville
(1):
.'
,
1.
A
l'appui
de
ce
que
je
dis
ící,
[e
'signale
uti
fait
dont
Jlai
été
moi-même
témein
en
Auvergne,
il
y
a
quelques
années,
\
"
.
.
.
.
,
�'étais.ilUX
eaux
thermales
dn
Mont-Dore,
avec
M,
Hedel,
recteur
de
l'Académie
de
,
CI�rmon!-Ferran!Î,
Dans
l'hôtel
'o�'
il.Iogeaít,
un
jeune
apprenti
cuisinier
�'avança,
,
respeotuèusement
vers
lui,
en
costume
de
cuisine,
et
lui
demanda
comfnent
11
S8
.
,
,
"
.'
,)
I
,
.l
;
I
/
XXII
Il\TRODUCTION
í,
.
,
Malheureusement,
li
la
campagne!
on
acru
que
pour
être
agriculteur"
on
n'avait
pas
besoin
d'instruction
professíonnelle
ou
autre,
et
l'ona
dit,
en
parlant
d'un
enfant
destiné
à
exploiter
le
sol,
qu'il
en
saura
toujours
bien
asse;
pour
être
cultiuateur,
Et
c'est
surtout
dansJes
pays
les
plus
arriérés,en
agriculture
et
lès
plus.
pauvres,
que
ce
préjugé
a
existé.!
Sous
�.
,
-
.
sop.
influence,
les
jeunes
gens
intelligents
et
instruits
n'ont
pas
voulu
rester
laboureurs,
et
leurs
parents,
auxquels-on
a
laissé
ignorer
les
res-
,
.
'"
'
sources
offertes
par
l'agriculture
raisonnée'
et
bien
pratiquée,
ont
été
les
premiers
à
leur
con�eiller
de
ne
pas
.cultíver
1�
terre,
d�
prendre
un
\
autre
métier,
ou
d'aller
chercher
une
place
,à
la
ville.
Ei
comment
faire
progresser
une
profession
privée
de
l'unique
moyen
de
la
perfectiomier
et
ainsi
'abandonnée
'à
l'incurie
.d'une
.��tine
'séculaire
L
.
.
\
.'
Il
Y
avait
là
une
lacune
qu'il
importait,
plus
-qu'on
ne
Croit
peut-être;
("
de
combler,
dans
l'intérêt
bien
entendu
de
notre
pays,
dans
celui
de
sa
,
"
torce;
désa
prospérité,
comme
aussi
dans
celui
de'
sa
tranquillité.
"
Il
Y
�vait
mie
injustice
à
réparer
enve;s
n�s
populations
des
Cam-
,
-
'
.pagnes.
Si
on
veut
y
fixer
la:
jeune
populatíon
íntellígente.:
on
<toit
lui
procurer-les
moyens
de
s'instruire
sur
son
métier,
comme
on
les
a
pro
curés
a!!x
populations
urbaines
pour
s'instruire
sur
celui
qu'elles
exer
cent
dans
leurs
.díverses
industries
..
Les
-enfants de
nos
cultívateurs,
éclairés sur
l'art'
de
bien
cultiver
la
terre
et
sur
leurs
devoirs
de
bon¡"
citoyens,
ne
quitteront
pas
les
champs,
lorsqu'on
leur
avra
bien
fait
connaître
les
ressources
qu'ils
offrent
à
'ceux
qui
savent
les
exploiter
'
)
-
,"\
judicieusement.
Les
ouvriers,
'mieux
dírígés
dans
leur
travail,
ferónt
'
produire
plus
de
reve�us
à
la
terre;
ils
pourront
être
ainsi
mieux
rétribués,
et
resteront
au
,village,
au
lieu
d'aller
s'eníouír
dans
la
ville
où
ils
deviennent
trop
souvent,
hélas-l-
un
'embarras
dont
les
'consé
quence;
so�t
quelquefois déplorables.
On
le
voit,
surtout,
dans
des
temps
de
secousses
politiques
et
commerciales
où
le
'manque
de
travail'
dans
les
usines
..
engendre
la
misère
pour
les
malheureux
qúi
auraient
toujours
, ,
J
eu
de
I'occupatíon
dans
les
ateliers
de
l'agriculture.
La'
terre
en,
oñre
,
portait:
«
Vous
me
connaissez
donc?
lui
dit
le
recteur,":
-
«
Eh
I
mon
Dieu
oui,
j'ai
I'honneur
de
vous
reconnaître,
monsieur
le
recteur
r
Il
y
à
'deux
ans,
j'ai'
été
»
reçu
bachelier
à
l'Académie
de
Clermont.
Depuis
cette
époque,
j'ai
vainement
»
.cherchê
une
place; èt
comme
je
ne
puis
pas
'vivr�
sans
travailler,
je
me
suis fait
»
apprenti
euisinier
:
là
cuisine
me
donne,
du
moins,
le
pain
que
Virgile
et
Horace
»
.n'ont
pas
pu
me
procurer.
•
.
"
,�
Que
de
pauvres
bacheliers
cherchent-vainement
encore,
chaque
jour,
des
placei,
qu'ils
ne,trouvent
pas!
Que
deviennent-Ils
j
.
.
,
'
o,
r"-
•
.
,
I
-
I
"
,
,
'\
'_;/
INTROD'UCT!ON
XXIII
sans
.eesse'
à
ceux
qui
savent
exploiter
ses
ressources
Yiîtiées
et
infinies.
Là,
peint-de
ces
grèves
périodiques
qui
troublent
la
société,
Inquiètent
l'industrie,
par
suite
le
commerce,
et
sont
aussi
nuisibles
aux
gré
vistes,
que
dés�str�uses
pour
les
localítésoù
elles
prennent
naissance.
Le
gouvernement,
je
le
sais,
et
spécialement
les
administrations,
de
l'instruction
publique'
et
de
l'agriculture,
y
réñéchíssent
sérieuse
ment;
elles
l'ont
prouvé
Rar
'la'
fo�datïon
des chaíres
départementales
I
d'agriculture.
L�s
professeurs
qui'
occupent
ces
chaíres,
nommés
au
concours,
ont
commencé
à
fairé
con.naître
les
heureux
résultats
de
leur
enseignement
pour
les
progrès
de
notre
agriculture.
'
.
,'A
la
révolution
de
février,
1848,
M.
Carnot,
nommé
ministre
de
l'ins-
(
truction
publique,
écrivit
immédiatement'
aui
recteurs
des
acadé�ies
.
r
J
I
,
en
leur
disant
:
Les
rèqlements
relatifs
aux
écoles
primaires
ont
rqngé
I'a-,
griculture
parmi
les
objets
de
leur
'enseig,nemei'!l
...
il-
entre.dans
lés
inten-
Or'
�
,
.'
�!,
•
I.
tions
du
gouvernement'
qu'ils
le
soient
de
la
manière
ta
plus
sérieuse;
etc.
,
.M.
Carnot
adressa
en
même
temps
une
lettre
à
M.
le
président
de
l'Institut
pour
úiÍ
rappelf_lr
qne
ce
'
corps-savant
devait
nommer
tQus:le�
.
I
.
aus,
conformément
à
la
loi
organique
.de
l'ínstltut,
vingt
citoyens
au
concdurs>,pour
voyager
et
faire
des
observatíons
relatives
à
ragri�ul-
ture
tant
dáns
les
départements
de
la
Bépublíque
qu'à
l'étranger."
.'
La
ConstÚuantè
de
1848
avait
si
bien
comprís
cette-
grave
qliestlon
de
richesse
nationale,
que
pour
amener
sa
solution,
elle
ñt'
la-
'loi
du
1-'
,
3
octobre.
D'après
cette
loi,
chaque
arrondissement
devait
avoir
une
fermé-école.
L'enfant
du
cultívateur
pouvait
aller
s'y
instruire
au
'métier
qu'il
doit
exercer
en
sortant
de
l'école
primaire.
Cette
ferme-école
était
l'école'
prímaíre
de
l'agrlculture.
L'apprenti
devait
y
apprendre
à
.raíson-
,
nér
[udícíeusement
sur
les
opérations
culturales
qu'on
lui.
aurait
faít
-:I
,
...
"
exécuter
suívantle
mode
.d!l
culture
spécial
à
chaque
localité.
Après
trois
.
ans
d'apprentissage,
il
était
pon
oiivríer
cultívateur,
et
les
élèves
Intel
ligents
pouvaient
devenir
de bons
contre
maîtres
dans
nos
fermes.
Ces
contre-maîtres,
dont
l'industrie
'manuïacturíère
est
.1
bien
pourvue,
manquent
à
l'agriculture.
S'il
en
existe
quelques-uns,
íls
sont
trop
rares.
Au-dessus
de
la
ferme-école,
on
devait
�rganiser
un
enseígnernent
secondaire
de
I'agríçulture.
Les
établíssements
où
.devaít
avoir
lieú
'-
.
cet
enseignement,
prenaient
le
nom
d'écoles
régiona:les,.et
devaient
être
fondés
dans
chaque
région
culturil�'
de
la
'France.
On
'sait:
'!lle,
chaque,
contrée
a
une
culturespécíale
lTIli
'doit.
être
en
harmonie,
soit
avec'
la
nature
de
son
sol
ou
'de
son
climat,
soit
avec
les
.bé-
I')
',
,
"
,
.1
.c
)
'\
..
,
t
.
I
XXIV
INTHODUCTION
soins
de
la
consornmation
et
avec
les
'éÍébôu:�hés.
qui
�ùi
sont
of-
ferts',
'
"
".'
¡
/
�.
.
;',
�
Enfin,
pour
couronner
le-plan
général
de
l'enseigneinenii
de
l'a
griculture
française,
il
devait
y
avoir
urt
enseígnement
supérieur
'.'
cet
.enseignement
fut
créé
¡{
l'institut
agròndmique
de
Versam�s
.
,'q�i,
par
ses
domàínes,
ses
jardins
et
ses
bois;
offrait
toutes
les
rés:'
.
sources'
matérielles
nécessaires'
à
l'enseignement
projeté.
L'institut
àgronomiqua
'de
Yersail¡�s
pouvait
être
considéré
comme
étltpt
"l'
école
normale
et-
polyteclmíque
de
l'agriculture.
On
devaity
en
.seigner
tout.
ce
que
la
science
g:énéraie
de
Ia
nature
a
de
plus
élevé
"
,I
dans,
sop,
appliçatien
à
'toutesJ�s
branches
'çlè
f'
art'
de
cultiver-
la'
t��re',
et
d'
exploiter'
les
produits
alimentaires
òu
industriels
qu'elfe
nous
foù'rnit.'
,
f
On
a
orgànisé,
à
la fln
du,
dernier
si��le,
uBe_éc�le
polytechaiqae
,
':
pour
,lnst'rùire
le�
jeunes
gens
qui
�e
destinent-
aux
divers,
services
publics
dans
les
arts, dans
l'industrie,
dans,
l'armée;
dans
la
ma-'
-rine,
dans
les
ponts
et
chaussées,
!ians
.les'
mines,
jusque
élans
Ies
manufactures
de
tabacs;
Ion sait
d'
ailleurs
quels
services cette
écal€)
J
a
rendus'
à
Ia
France,
dans
toutes
les
professions
oli
ses
élèves
ont
été
appelés
à
appliquer
l,�ur,
sci�nce,
Pourqûei
.ne
pas
avoir
une
!
éeó�8'
a'u',
même
'gèí;lre
polir
I'
ag'rièuHure,
re
premier
comme
lé
plus'ancien,
le,
plus
utile
comme
le
plus
com'p�.ique,
le
plus
étendu
'et
leplus
indispensable'
de tous
les
'arts,
celùi
qui
offre
le
plus
de
rressources;
qui
proJguit
les
rië�es�es
lesplus
solides;
qui
Qcc:upe)e
.
plus
de
bras,
qui
fòupnit
les
matières
premièresmanufacturées
dans,
\
les
a:teli�'rs
dès
autres
industri�s,
après
nous
avoir
pro�ûré
nos
SUQ
sistânces!
Est-ilIogíque,
est-Il'confèrme
à
la
raisonrau
bon
sens,
.
",
,\
,
�
aúx
intérêts'
bien
entendus
dà
pays,
d'avoir
instruit
nos
jeunes
gens
sur
..
tous
les
arts
.et
métiers,
sur
toutes
les
sciences,
excepté
sur
là
profession
la
'plùs
im:p"ortante,
la
plus
rép�Rd�e
de
toutes,
?e�lé
:
qui,
pour
être 'bien
exerGée',
exige
le
plus
de
ccnnaíssancës
variées;
..
puisqu'
elle
embrasse
I'
étude
de
tôus
les
règnes
de'
Ia
nature
dans
_"
-
...
ce
c¡.'u'i��
-ont
d'utile
au
Men-être
�âe
I'hurhanité?
Q.Ilelle'
est
la
'
:'
.r
conséquence
de.ce fait
anormal
pour
notre
pays?
Cette
conséquehée
J
est
que
dans
l'
exploitation
4,e
notre
sol,
et'
malgré
ses
immenses
.ressources,
Ia
France
est
a�-dessou':;;
de
la.
Belgique,
de
l'Angle
,�
térre
;SU'l.'tOttt;·
et
'de
quelques
:contré,es\
de
l'
Allemagne
qui',
au
com-
"
'�encement
?e-9é
síèciê,
a
été
le
berceau
principal
dé
l'-enseig�e�
,
, ,
.
f�
I
,"
/'
"
.1
.j.
.J
,_
..
',
f
,
,
t
"
)
'1
"
,
IN'ERODUCTION
xxv
¡
ment
agricole,
par
la
fondation
de
son
institut
,agro�0mique
de
Mœ
.
glin
en
Prusse,
Cé
fut
l'illustre
Thaêr
qùi,
le
premier,
en
d�rig�a
les
travaux
sçientiflques.
Après
nous
être
élevés,
aussi,
haut
en
índustríe
manufacturíère,
dans
le
monde,
par
.Ie
concours
des
scíences
spéciales,
pouvions
nou�
continuer
à
rester
où.
nou!"
som:mes
en
agriculture
,'�t
¡:l'oit
nol,l�
ne
sortirions
pas,
sans
l'instruction
spéciale.
répandue,
chez'
les
nations
que
j�
'vie�t
de
citer?
'Voudriòns-nous
toujours
Laisser
mal
compñses,
,;--
mal
exploitées,.les
ressources
énormes
de
notre
sol,
et
cçndamnennojre
,
agrícult�re
à
se
montrer
inféri�ur�
�
·celle
d'�utr��
natio.ns.
qui
nous
entourent?
.
Non
seu:l�m.é�t
la
loi-d'octobre
Itl48n'avait
pas
été
�xécutée
cômme
elle
"lJ,ùrait
dû
I'être,
-comme
l'exigent
les
'besoins
du
'pays,
'mais
encoré
plusieurs
fermes-écoles,
qui
commençaient
déjà,
à'bíen
fonctionner
dans_
qùelques
départe�ents,'furen{
supprimés
à:
I'époqûe.
où
l'institut
>d�
Versailles
subit'
l�
même
ciort.
Ce
fut
�n.mal
auquel
il
-étaít
né
cessaire
-de
remédier.
J,.es
auteurs
de
.ce
mal
n'en
compre.
naient
sans
douèe
pas
la
'
portée
e�
Ies
tristes
.conséquences
qui
de-
valent
en
résulter,
pou�
l',agrieult�r�
..
Notre-sol,
bien
cultivé,
poùr-
f
rait
alimenter
:je
ne
cr,àins
pas
de
le
dire,
un
quart
ou
peut-être'
.
un
tiers
.d'habitarrts
de
,plus
que,
ceux
qui
éÒ:$pos6n,!.
sa
population'
<
actuelle,
,('
,-
,I
.:'
\'
,;-._,
\,(
Buffon.qui
a
dit:
l'.fwmnie
ne
sait
pas
asses
oe
q,ue
t«
�di1f�e
peat.
,et
ce
qulil1{eut
sur
elle,
a
avancé
UI1:e\
incontestable
vérité
en
affirmant
qu'à
côté
d'u¡n
pain
il.
naît<un
hornme,
'Quand
on
youdr,a,
savoir
si
un
'p�ys
est
bi�n
peuplé,
'on
n'aura
qu'It
e�aini��r
çqIl11nent
son
sol
est
exploité.,
Une
contrée
biencultivée
e�t
nQn-
�
seulement
bien
peuplée,
mais
on
remJirquelr�,
chez
ses.habitants,
up'
bien-être,'
une
aisance,
des
cenditierîs
mcrales
et
physiques
'
!;£l'exi_stence
doñ�
sontloin
de
jouir
lés
rares
populations
mal
nour-
ries"
ma�
vêtues,
mal
logées,
dans
les
�ie)lf
mal
eultiyés
ou)n;:
cultes
�
quelquefois
même,
ces
lieux
sont
insalubres,
pal;'
la
faute
des
habitants,
auxquels
on
al
l�issé
ignorer
les
moyens
dé.
les
assai-
,�
nír,
moyens
quiseraient
cependa�t
.aussi
simples
,que
Iaeilès
à
em-
';:
e
ployerdans
certains
cas.
L'ignorance
et
la
misère,
éternelles
en-
(r
\
.nemies
du
progrès
et-
du,
bonheur
,de
1'4omme,
sont
la
·prin¡}iplJ.le
",
'cause
du'
triste.état
dans
lequel
vivent,
depuis
des
siècles,
les
hab_i':'
�.
'\
"
.
t
,
tants
qui
sont
abandonnés
�'ces
fléáux
dans
quelques
p,+ys
que�
je.
I
C.t
t
-e.
-,
..
,;
'\
"
'
"'.r
.
f'
>
I
¡
r-
r
-,
!
¡
"
"
)
,
i,
,
(
,
•
I
".'
I
I,
J
�.
','
f"
t,;
,
.'
xxvt
INTRODUCTION'
1
'
.
'.
.connais,
et
que
je
pourrais
citer.
Leur
situation
ne
changerait
'pas,
s'ils 'continuaient
à
-être
privés
dé
l'instruction
professionnelle
dont
ils
ont
toujours
manqué,
et
qui
leur
est
nécessaire
pour
mieux
cul
.
tivér
leurs
champs
et
se
créer
une
existence
plus
heureuse.
Voyez
l'
Algérie,
qui
fut.le
greníer
de
Rome;
par
l'étendue
de
son,
territoire
comme
par
la
nature
de
son
sol
et
d�
son
climat,
ce
beau
payspeut.être
considéré
comme
une
seconde
Francesituée
enfàcé
denous,
de
l'autre
côté.de
la
Méditerranée;
où
en
est son
agricul
.:
ture?
où
en
est
sa
population?
'Certes,
par
l'
armée
qui
I'
li
conquise,
nous
avons
fait
dans
cette
'fertile
colonie
de
beaux
travaux'
à
des
points
de
vue
divers,
nul
ne
peut
le
contester
;
mais
qu'y
avons-�ous
.
'fait
au
.point
de
-:ue
agricole?
QueY.e
est
sa
population
fr�nç�{s�?
,
Elle
est
cl:'
environ
deux
cent
cinquante'
mille
âmes,
dit-on.
J'
ai
étu
dié,
sur.
Ies
lieux
et
depvis
longtemps,
,ce'
pays
riche
parmi-les
pays
)
riches,
et
j'ai
pu
me
faire'
une
idée
de
ses
ressources
agricoles;
..
'.
-/
Elles'
sont/immenses
en
toute
production
du
sol;
et
nous
n'avons
mêin�
pas
su
les
exploiter
comme
l'
avaient
fait
lés
Romains,
malgré
"
_'
"
\
'
.
\
1
.
les
puissants
moyens
d'action
progressive
qu'ils.
n'avaient
pas,
,
._
comme
nous,
à
leur
disposition.
Depuis
plus
d'un
demi-siècle
que
nous
possédons
cétte
magnifique
colonie,
elle
devrait
être
peuplée
.de
,
�.
plusieurs
millions
d'agriculteurs
'français;
si
nous
y.
avions
une
I
,
.
populatiòn
nombreuse,
non-seulement
no,us
n'
aurions
plus'
à
y
craindre
les'
insurrections
p.é:riodiql1es
des Arabes,'
mais
I'
§,lgérie
"
pourrait
fournir
à
la
métropole
une
quantité
'cerrsídérable
de
pro
d�its,
coloniaux
oU,autres"
qui
lui
�anquent,\�tqu'ene
est
obligée
d'
acheter
à
l'
étranger
.
�
.
' ,
.
'.
"
Je
l'
ai
dit
et
je
le
répète,
il
n'
est
pas
de
pays
qui.ait
plus
de
res-
,
,J
'sources,
plus
d'
èlèments
matériels
de
prospérité
agric�le�
que
Ia
.
France
réunieà
l'Algérie;
pour
devenir
une
des
p.remières,
des,
-I
plus
puissantes'
et
des
plus
riches
nations
civilisées
du
-monde
'en-
tíec.
-:
.
,......
'f'
.
",'
.,.'
.
:
Or
comment
avo:qs-nóus
exploité
ces
élé�ents?
Oommenipotir
�
rions-nous
utiÍiser�
les
ressources
qu'ils
nous
offrent
sans
le
concours
des
SCIences
agroncmiques,
qui
�êù.les'
peuvent
nous
les
faire
con
.uaître?
Ji
faut
enseigner
ces
sciences;
voilà
ce
qu'il
importe
de
ne
'
pN's
né�liger
dans
le
présentét
dans
l'avenir,
aprês-I'avoir
trop
.
oublié
dans
le
pássé.
.
.
�Nos
pères
avaient
si
Dien
compris
I'influence
des
sê.!en�es
natu-
I
.'
1
(
"
'I'
,
-
,
,J
..
:
,
"
I�TRODUCTION
.
XXVII
�ell�s
sur
la_prospérit�
,d�
l'agriculture,
'que
lorsque,
le
'Iûjuin
93:
ils
réorganisèrent
l'
enseignement
du Muséum
d'histoire
naturelle,
de
Paris,
qui
a
été
lé
foyer
le
plus
brillant-
comme
le
plus
solide
î
de
la
science
de
la
création
dans
Ie.monde
entier,
ils
voulurent
que
_
cet
enseignement
si
étendu
f-qt
dirigé
en-v'ue
des
progrès
d�
l'a
griculture'
et
des
arts.
Voici
comment
fut
exprimée
leur
idée,
dans
'
-.
le
décret
qui.fut
rendu
à
'ce
sujet:
r
!
#
-x
,
;
,
Décret
d'f!,
fO
juin,
1793.
'-
La
Conventien
nationale,
ouï
le
rapport
de
son
co�ité
d'instruction
,
publique
sur
l'organísatíon
générale
da
.Jardin
'national
des
plantes
et
du
Cabinet
d'histoire
naturelle,
décrète
ce
qui,
suit:
.
.
.-
--
..'
·'TITRE
I
I
•
-
Organisation
de
l'eDf!!cignement
;
Art.
fer.
'L'établis.semep.t
sera nommé,
à,l'-��enir,
Muséum
d/histeíre
'
.
naturelle.
'
'�,
--
�
.
ir
Art.
2.
Le
but
principal
de
cet'
établissement
sera
'l'
enseignement
�)
public
-de
l'histoire
naturelle
prise
dans
toute
son
étendue,
{Lt
appliquée
parficulíèrement
à
l'
avancement
de
r..agricult'Jlh'e,
du
�ommerce
et,
de$
(
arts.
\'
,
,,'
�
}
i
r',
. (
,
Voila
comment
la
Copventi.on
nationale
avait
o�cl�n�é
l'
ensei
'gnement
de
l'histoire
d'e
là
nature',
dans
son
application
à
l'art
d'
exploiter
le
sol
de
la
patrie.
�
Suivant
l'esprit
du
décret
du
-10
juin
"17.93,
I'
enseignement
des,
sciences
naturelles
devait
d,Qnc
servir
de
nase
'à
celui
d�
l'agricul-
t
ture,
C'est
dans
ce
'même
ordred'idéee
quefut
rédigée
la
loi
sur,
I'
enseígnement
professionne]
dej'
agriculture
en
France,
le
3
oc
tobre
1848
j'
son
appli�¡:ttion,
dès1sès
débuts,
faisait,pr�sager
'd'heu,
.reux
résultats
pour
notre
force et
nofre
richesse
nationales.
-Sans'
avoir
été
abrogée,
cette.loi
fut
amoindried'abord
danssòn
action
\
pa�
la
suppression
de
Î'înstitùt
agronomique
de
Vèrsailles;
�t'
celle
d�
,
nombreux
établissements
d'instruction
primaire
agricole:
Ces
éta
.blissements
commençaíent
cependant
à bien
fonctionner
dans
quel-
,
.
:(
-
r
·
\.
,
,
,.
,
\
"
\
XXV�U
INTRODUCTION
ques
départeme�ts,
et
'à
rendre
des
sêrv}ces
�u
pays.
Toutefois,
"
I'institût
natíonal
agronomique
a
été.rétabli
dernièrement
au
Conser-
,
,I
,
vatoire
�es
Arts-et-Métiers,
à Paris.
Si
la
France
veut
sérieusement'
progresser
en
industrie
agricole,
comme
elle
a
progressé
en
in
dustrie
manufacturière,
il
faut
qu'elle
app'liqué:,
dans
la
plus
vaste
étendue
.possiblej
l'
e1;prit
du.
décret
de
juin
1793
et.
celui
de
la
loi
d'octobre
1848.
Si'
elle-
ne
I'applíquaít'
pas,
elle
ne,
pourrait
jamais
',"
bien
connaître
et
faire,
convenablement
exploiter
les
immenses
res-
.
sources'
qu'offrent
à
s�
puissance
et
8,
sa
prospérité
la
culture
rai
sonnée
de'
son
sol.
et
celle
du
sol
si
fertile
de
ses
possessions
en
Ar.'
;
r
rlq-q.e.
\,'
..
,
Lé
décret
de
juin
1793,
qui-organisait
renseignement
de'
Í'his-
,)ciire
naturelle
du
Jardíndes
plantes
de
Paris
'en
vue
des
'progrès
de
l'agriculture,
ne
futpas
la
seule
manifestaFon,
de
cette
époque
en
faveur
de
l'instruction
professionnelle
d�
l'agriculture;
l'abbé
Rozier
avait
déjà
présente
à
la
Constituante,
en
1789,
le
plau
d'un
enseignement
agricole
à
fonder
au
domaine
de
Chambord;
une
an-,
née
après,
Tafleyránd�P�rigofd,
évêque
d'Autun,
signalait,
dans
son
rapport
sur
I'organisatíon
de
l'instruction
publique,
en
France,
l'utilité
de
faire
professer
des
Gours
d'agronomie.
I
I.
,D'
autre
'part;
'des
hemmes
de
dévouement-nê
négligeaient
aucune
occasio�
d'attirer
l'attention
públique
sur
lá
nécessité
de
I'instruc
tion
agricole
póur
lá.
'prosp-érité.
du
pays,
soit
par.l'enseignement'
spécial,
soit
par
la
propagation
des
bons
livres
sur
l'agrrcültnre.
Le
'
5
thermidor
an
IV"
le
ministre
de
I'intérieur,
Benezech,
écrivait
la
'
, \
'lettré
suivantejaux
menibr�s
composant
le
conseil
d'
agriculture
at!,
taché
à-son'ministêré
(I):
«
Citoyens,
'I'amélioration
de'
l'àgric-ùl-'
«
ture
française;
peut
seule
amener
la
République
au
clegré
de
.
,«
'puissance
et
de
prospérité
dont
elle
est
susceptible."
'Le'
plus
«
puissant
de
tous
lès
moyens
d'amèlíoratíòn'
est,
sans
contrédif
(
I"
C
I'
éx�ïnpl�,des
cultiv�te�rs
éc1�ir:é;;
mais
l'inslructÜm
qui
se·pro.:.·
«�
page
par
les
livrés'
n'ést'pas
moins
précieuse
lorsqu'elle
est
le
e
, .
-'
"
..
�,
� (
«
résultat
d'une
pratique
reconñùe
guidée
par
une"
bonne
théorie:
,v'
• _
_,-
c,
élle
tend
alors
à
multiplier
les
essais
et
conséquemment
Ies-exem-
.»
.
Oc
ples
<Íu')i�
est
si
i;;Upo_!'.tant.
d�
étendr�
�ur
tous'
les
points
de
-la'
E,é-
./
...
'
.
.
.
'1'-
1
...
I
)
li:
Le�
sav�nts
gui
cemposaíent
ce
conseil
étaient
Dubois,
Gilbert,'
Huzard,
Parmentier,
Bougier-Labergeríe,
Tessiér
et
Vilmo'rin.
-,<.
"
, '
...
"1
,
'
,.
v.
,
I
�.
t.
INTRODUCTION
XXIX,-
r
«
publique.
Jamais
les
circonstances
ne
furent
aussi
favorables,
la
.r
«
révolution
ayant
ramené
tous
l�s
esprits
et
dlrig�
tous
les
efforís
«
de
l'industrie
vers
l'agriculture.
"
"
�
�
N
ous
avons,
Ü
est
vrai,
quelques
bons-
ouvrages
I
de ce
gen�ë,
,
I
<.
quoique
en''petit
nombre.
Celui
qui
jouit
'de
l'estime
la
plus
mé-
.«
ritée
et
qu'ou.peut
regarder
comme
le
modèle
de
t<;)11S
ceux
qui'
,«
ont
existé
.depuis,
est
le
Théâtre
(1'
agriculture
d'Olivier
de
'«
Serres,
composé
vers
la
fin
du
seizième
siècle
èt
publié
au
com
«
m�ncement
du
dix-septième.
Aussi,
a-t-i!
eu
des
éditions
multi-.
«
pliées;
jnais
il
est
devenu
hi
en
rare
aujourd'hui,
et
il
me
semble,
«
qu'il!
serait
digne
de
vous,'
citoyens,
d'
en
'publier
une
édition
«
soignée,
sous
les
auspices
du
gduvernement,
'et
en
faisant
les
.
\
«
notes
et
les
addiûens
que
vous
jugeriez
utiles.
,
«
J�,vous
invitedonc,
citoyens,
à
volis
en
0ccuper.
Je
crois
rem-
.,
I
.
.
,
<.
plir
un
devoir
du
ministère
qui
m'est
confié,
en
vous
proposant
«
de
servir
ainsi
la
chose
.publique,
èt
rendre
un
hommage
aussi
«
juste
au
premier
et
au
plus
utile
des
'écrivains'
agronomiques
«
français.
'
,
Lé
ÍIlini¿tre
de
l'intérieur,
41
BENEZECH.
»
j
,
)
-f
I
I
Un
savant
français,
Chaptal,
qui
Piar
ses
ímportants
travaux
a·
,r,endu
de
grands
services
'à
I'agriculttrre,
disait-au
commencement,
de
ce
siècle,
à
propos
de
l'instruction
professionnelle
dés
cultiv�-'
,
teurs,
dans
son
Traité
de
éhimié
appliquée
Çr,
l'
agriculture,
(2"
édition,
2"
'vol
ume,
p.'.I
i
7):
.
,
,__.
, .'
"
..
<
}
«
Le
peu de
lumiêresquiçjüsqu'à
ce
[ourvont
étérépandues
dans
les
canipagnes,
le
rôle
presque
dbJeçt
qu'
on a
fait
jouer
au'
culti-,
r
1\'.
�,
vateur,
y
ont
arrêté
les
progrès
de
l'agriculture.
Les
mauvaises
méthodes
s)
sont
maintenues,
et
la
France
s'
est
laissé
depasser
par
.d'autres
nations
dans
cetfe
belle
carrière de
la
prospérité
publique.
,_
l.
__
..
�
'-'
eEn
Erarice
.:
les
'arts
les
plus
frivolesreçoivent
presque
partout,
aux
frais
du
gouvernement;
'Une
instruction
pr:aÚque;
l'agriculture,
1
,_
I!,"
,
seule,
attep_d.
enc,ore
un
.établissemènt
public
_?ù
'I'
où
enseigne
les
principes
de
Iapratique
de
cétiebelle
séie,nce.
Le
besoin
de
répan
dre
dans
nos
campagnes-l'instnrction
agricole
est
si
généralement
.
senti
qu'
on
voit,"
dans
chaqué
département,
des
.agriculteurs
ins
,truits
se
réunir
��
Société:
pour
s�
comníuníquer
leurs
observa-
,
,
,
"
I
.
,<
I,
t
.�.
¡
...
I.
{
•
J
•
.
>
l'
"
,
¡
r
"
1
'
,
'"
l'
'
<.
i
.
..
'
I
XXX'
INTRODUCTÎON
,
tio¿s"
discuter
sur
l!ls
procédés
nouveaux',
et
proposer
les
amélio-
rations
dont
la
culture
est
susceptible.
_
,
'c:
Ces
associations
sont
utiles.
Elles
Tendent
de
grands
services,
,
'mais
èlles
h'
ont
pas
I'
avantage
de
former,
de
jeunes
agriculteurs,
ni
dé
leur
faire
connaître
Ieswéritables
principes
d'e
Ia
science)Il
faut
pour
cera
un
e,n{jèignernent
spécial,
et
des
personnes
.qui
y
,
soient.exclusivement
consacrées.
»
' ,
Comme
Chaptal,
io�
éminent
et
dévoué
coateniporaín,
François"
de
Neufchâteau,
littérateur
distingué-
autant
qu'administrateur
ha
,bile,
fit
aussi'
tous
ses
efforts,
surtout
pendant
qu'il
était
ministre
de
l'intérieur,
enI'an
V
'et
YIÍ, pour'
démontrer
I'importanca'
de
renseignement
de l'agriculture,
qu'il
voulait
voir
introduire
dans
I'ínstruction
publique.
Après
avoir
été
un
des
principaux
fonda
teurs
doe
la
Société
centrale
d'agriculture
de
France
im
1798,
il
di
sait
à
cette
Société,
le
'15
novembre
1804:
«Mes
chers
collègues,
la
'Société
al
voulu
consacrer
l'ouverture
du
dix-neuvième
siècIe
,
'
f
_
par
ses
efforts
et
par
ses
vœux
pour
répandre
et'
amêliorer-
l'étude
de
l'agriculture.
j'ai
déjà
eul'honneur
dé
vousIíre
un
essai
sur
la
nécessité
et
les
moyen§
de
faire
entrer,
clans
l'instruction
pub�iqué;
,
l'enseignement
de
�e
premier
des
arts.
C'estune
suite
nécessaire
de
ce
premier
travail'
queje
viens
vous
soumettre.'
Je
fais
plus,
l'
ose,
même
vous
le
recommander
au
nom
de
l'intérêt
que
vous
pre
hez'
à
la
science,
et
sans
égard
à
la
faiblesse
de
l'organe
quise
per
met
de
:VO'l!S'
en
occuper.
L;agri.culture"est
devenue
'unescience
¡'
très-profonde,
et
en
même
temps
'vaste
et
compliquée,
'
Comment
faut-il
s'y
prendre
pour
'.conquérir'
cette
science,
et
quelle
est
la
meilleure
manière
de
I'
étudier
'avec
fruit?
c'est
sur
quoi
les
savants
'-
eux-mêmes
sont
partagés.
d'
opinion.
,
.
«
Les
partisans
de
laroutine
la'v�nten�
exclusiv�n:i.�p.t�
blâment
la
théorie.la
regardent
comme
une
source
d'
erreurs
et
de
chimères,
et
la
croient
surtout
absolument
insuffisante,
pour
exercer
un
art
à
leurs
yeux
purement
pratique.
'
.
«
D'autres
dépriment
à
leur
tour
l'empirisme
de
la
routine;
ils'
ne
tarissent
pas
sur
I'importaace
des'princípes,
et
la
nécessité
des
connaissances
théoriques
sans
lesquelles
l'agriculture
Ieur'
paraît
agir
en
aveugle
et
marcher
au
�asatd.
,
"
«
Entre
ces
deux
extr�mes,
quelques
esprits
plus
réfléch�s
q�
mit
creusé
jusqu'
au
fond
cette
question,
pensent
qu'il_taùt
abso-
"
;¡
•
¿
-
.7
'"
_
;..J
,
,
,
.
INTROD'OCTION
XX)G
�
,
Iumént
joindrè
la
théorie
avec
I'expériencè, les
éclairer
l'une
par
I'
autre,
remonter
aux
principes
par
le
secours
des
livres,
comparer;
les
pratiques
'des
localités
différentes
f:¡:
l'
aide
des
vQyages,
,è(
ne
mettre
la
main.à
r
œuvre
qu'après.
avóit
appris
a.
observer,
à
juge1'�
,
non
pas
seulement
ce
qu'on
fait,
mais
ce
qu'en
devrait
faire
.....
»',
André
Thouin,
aussi
savant
agriculteur
q
uepraticien
Nàblle,
a
lòngtemps
professé
un
cours
d'agriculture
au
Muséum
d'1listQire
-
naturelle
de
Paris;
il
dit,
dans
l'introduction
dè
son
ouvrage
intitulé
'"
C,ours
l
agriculture
et
(le
naturalisation
des
oéçétaua:
:
L'agrí-
culture
est.Için
d'être
arrivée;
sur
nótre
territoire,
au,
degré
'de
•
prospérité
qu'
elle
'est
susceptible
d'
atteindre;
trop
peu
de
personlles
_.
s)
livrent
avec'
connaissance
de
cause,
et
joignent
la
théorie
à
iâ
,
pratique.
Habitués
�
suivre
4'ancienn�s,cQ�tum�s,
les
Ul1S
r:ëpOÍ1S-�
sent,
'avec
mépris
tout,es
)es
innovatioñs;
et
dédaignent
lés
expé-
_
riences
;/
ils
ne.veulent
point
voir
une
science
dans.l'
art
de
cultiver
i
D'
après
eux,
l'habitant
des
campagnes
sait
tout:
tes
autres
ne
s'
oc-
.
cupent
d'agriculturequ'avec
des
livres;
étrangers
aux
travaux
des
J'
.champs,
ils
avancent
hardiment,
comme
devant
donner
des
résul
tats
incontestablés,
des
points
ae
théorie
qui
peuvent
paraître
fon-
_
-dês
au
premier
coup
d'œil,
.mais
que
démentirait
incessamment
la
.
.
pratique.
Également
éloigné
de
ces
extrêmes;
le
v�ritable
agriç¡;tl"-'
"
teur
ne
doit
pa�-
craindre
d'
attaquer
.les
viéux
préjugés'
qui
s'
oppo.:
,
sent
au�
-Brog�ès
.de
l'
économie
)
ruralé.;
,
il.
ne
propose
't0u.tefois,
,:
d'innovations,
qu'autant
qu'elles
ònt
�étè
recónnuès
pour
de 'vMi-;:
tables
améliorations,
if
marche
ainsi
.sans
pouvoir
s'égarer.
-Lés
sciences
lui
indiq-uent
Ia
route
qu'il
doit
suivre,
l'
expérience
est
là.
pour
I'empêcher
de
dévier.
»
'.
-
,
,
'l'elles
sont
les
opinions
d'homm¡s
éminents,
de
praticiens
4�
biles
qui
avaient
étudié,
dès
le
commencement
de
ce
siècle,
les
moyens
de
_fàire
progress_er
l'agriculture ;
l'expériencè
de
tous
les
temps
a
démontrè
combien
ils
avaient
ráison,
et j'ai.cru
utile
de
reproduire
ici
ce
qu'ils
ont
dit
�t
écrit
sur
ce
gr1j.v�
sujet-
du
bien
être
humain
(1).
-,
,
(1,)
Du
reste,
on
sait
_que
l'idée
d'enseigner
l'Agriculture
n'est
pas
nouvelle.
_
Il
Y
a
plus
dé
dix-huit
siècles,
Columelle
qui
vivait-au
commencement
de
l'èr,e
chrétienne,
désirait,
par
ses
ouvrage�
agronomiques,
instruire
les Ro-
mains
sur
l'art
de-
cultiver
la
terre.
Après
avoir
fait
remarquer
avec
insis-
�
tance,
quelorsqu'on
voulait-exercer
une
professlon,
on
s'adressait
pour
l'ap-
,
,
,
�
.
e
,
l
,
(
,
I
,
\
'\
'"".
l,)-
't�
".,
XXJgI
,
J
i[:r-¡:'l;RODUC�roN)¡
i
,
l'
,
Des
"hommes
honorables,
'n'
ayant
pas
assez
r�fléc4,i:
.sur
)'i�
-1�l1ence
,��e,s-,
sc,ieIfce,s,
,�:péci�¡es,
d,ans
leur
ap�ÜcatiQIi
l.
quelque
industries
que
ce
soit,
et
n'ayant
pas
eu
occasion
d'observer
les.
progrir
qui;
en
'b�t
toujours
étéla
conséquence,
.ont
diÎ-que'les'5:a-"
,
-,
"
s
':
,"
�
-par;,ts
n'
ont
'fendu,
aucun
service,
(à
(
l/
af)1ofeultr/J;'f'.e;
et
°qu�
lei'
','
,"
'.
agricùlte'lfrs
n'ant'
aucune,cDnfoance'qdns'
leur.�,�livres.
pn
ne
"
J_
!,
'
'....:\
•
\.
" >
�
I
"
-
•
_.;
't
�
�
'"
,
'P.rendre;
aux
maitres
qui'
l'enseígnaient,
voici
ce
qu.'il
!ltsatt,
en.
se
plaignant,
l,
.comme
on
s'en
].!!laint
encore
aujourd'hui
en
France,'
d'u
défaut
d'enseígnemeut-
,
'agdcole.
«
Je
vols
à
Rome
'Ûe�
écoles
pourIes
philosophes,
pour
les
rhéteurs,
'
p@ur
les
g,éomèh'es�
pour
les
musieiens;
.ét
ce
qui
est'bien
'plus
étonnant
en
coi'e,"on";vòit
des,
hemmes.enseigner
'â
préparer
,de�
mets'
propres
à
'piquer
le
goût,
à
ex¡liter
là
gounnandíse
;
d'autre-s
apprendre
à
omer
les
têtés
par
des'
frisures
�rtiticielle�,
et
je';ne
.veis
pa�
œenseigúement,poÍl'r�I'Agriculture",et
'des
ûíscíples
pour
'en
suivre
l'es
pri�ci'pés.
Cependant
on
peut
se
passer
de
teus'ces
artS'fr�voles.
ta
�épubljque
a
,été)ong.tempsJlohssantlsans"le1l'r
in-,
tervent,ion"
tandis
'qu'il
n'est
pas
.possíble
de
se
passer
dù;labQu,r
'qeS)err!'1Si�)
puisque
la
vie,
en
dépend.
D'aîlleurs,
y
a-t-il
gueIqlYes
moyens
plus
'honnêtes'
et'
plus
légitimes
de
conserver
son
patΡ¡'m@ine
et
dt!
l"ugº"ent�r:?
Serait-ce.
par
l¡¡,
gue,¡:re?'
Pourr�it-on
cròir,e
,qu'il, y'ai,t
plus de
-justice
à
,s'enrichÍr
par'
ce
prucédé,
sanguipaire
qui
ne
peut
nQ�s
procurer
un'pròffit
que
teint
du
sang
�
,de
nos
semblables,
et
ell
causant
de's
maux
íncalculablesà
notre
prochain'?
'
«
"Les
hasards
de'Ta
mer, et
les:
risqués
du
commerce,
sel�aienHrs
�plus
'
attrayants'
aux
yeux'
de
ceux
qúi
.aureíent
de
l'aversion
pou!,'
la
ga�rr¡:l?�
et,
':
l'homme,
tout
animal
terrestre
qu'il
est,
osera-t-il'
braver
les
lois
de.Ià
na-'
"
'tMre,
pour
s-e,cpnfi�r
aux'�o'ts
en
s'eXposant
à
servir
,(i].è
joùet
à
la
fureur'des'
'
vents,
et
.à.
rester.
contínuellement
exil�,
d�
la-
patrie,
�(comme
un
oiseau
i;le
,
"
.passage
qui
parcourt
des
",rég�óns
inconnues;
q,u
'bien
dennera-t-íl
la
,préfé,.�
r
'renée
SUI'
ces
professions,
à
celle
de
l'usurier,
li.
ce
cri¡lle"dont
I'odieux
frappe'
éeux
.qu'il
séinblesecourír
pour le
:r;n'om�nt'?:'c
'I
,
'
,,'
;,
..
'
,
,
œ
Regardera-t-on,
.comme
plus
hOllqràble�,
les,
espérances
illRs0irell
de
ce,
flatteur
intél'es�é
qtii,
r&dan-t
autour,des
portes
�es
gens
puíssânts,
est
souvent
i
'
;.
rédujt
i!
se
tenir
aux
écoutes
dan�'lllle
'!lllticham.:bl'e,
p_òur'
deviner
si,
s�n
pa,':"
<.
tron
est
encore
en,dormi,
et
én
súbissant
le,s
iIilpel;tjnei1¡:es:des
valets?
Croirai.!
.
:I�
jè
trouver
plus
de
félicité
à
Ilf't?XPpser:
aux
r'�bl!l:(s
d'l!1;!J.
esclave
enchaîné
à
la
x'
garde
d'que
porte,
et
à'
res�er,
souvent
jusqu�
,�i�ll
ayan�
d�ns
J�
�rl}it,
devan;t
1
cette
'porte
sourde
,à
meS-ulsta.nc,es
les
plus
YW,es,
',et,
cela.
pour
,achete,r,
'au'
,�A.prix,_
fle
l'esclav.age
l€cl
plus
,humilian;t
et
le'¡Jllus�dur,
l'h0nneur
des
faisceaux;
)
"
,
et
I'au,torité
que
je
n'obtiend'rai
cepen�ant
qu'en"pl'@diguànt
encore
mon
pa-
\""
,
.
�rim.6ÏJ.le?
I,
l
�'.,
...
,
I
�'¡-
'��..
�.
,�:
\;"
�,Sl
donc
on
ne
veút
pas
employer
ces
mqyens
d'1!-_CCr6ître
l�s
biens
que
!'0,ll
'possède,
,il
Íle
reste
pIús,
comme
je
l'ai
indiqué,
qll'une
pr@fession
qu�
puisse
être
vél'itablém,ent
considerée
comme
,noble
et
honnête.
etCette
profes'sioll
est,
l'Ag,ricÚJtul1e.,
>"
<
.
"',,
""
'
"
'l'
"
"
�,
Clcé�on"
qui
,:viy�it
unc�Ï'èéle
a,vitnt,Columelle;:
avait
déjà
.dit
:dans
son
ou-
,
,vrl}ge
(De.,
Officiis,
l.
ter�
:
"
De
tous
les
moyen�
employés,'>
pour
aé-quéril1
Je
'.'
.
o:
la
fortune,
il,
n'@
est
paS
4e
meilleur,
de
plus
fécond�
de
plus
,do'ux
ët
üe
:..,
0:'
Polus,
dignê,de,
l'h9mm!l-íib�e
què
1'!griéu11lure
••
;'
�"
.1,'
,
"
':
.;,
'"
'.,
,,>
",
I
!
i'
INTRoDUCTrbN
xxxm
,
,
saurait
nier
ce
qu'il
y
a
de
vrai
dans
cette
assertion
fondée
il
cer-
i
tains
points
de
vue.
-L'illustre
naturaliste
Daubenton
en
expliquait
la
.cause
à
I'Académie
(des',
sciences,
en
lui
disant
à
la
séance, du
6
germinal'an
IV,
à
propos'
d'un
travàil.
qu'il
lui
communiquaitsur
.
les
moyens
d'augmenter
la
production
du
blé
en
France
pár
lé"
parcage
des
moutons
et
Ja
suppression
des
jachères
:'«
L'
on
trouve,
beaucoup
de
résistance
de
la
part
des,
gelts
'de
laëampagne,
quand
on
veut
introduire
une
bonne
(pratique
en
agriculture
et
en
sup-
.-'
primer
un�
mauvaise;
.ils
suivent
d'anciens
usages
avec
,une
opiniâ
treté
qui
n'
est
pas
sans
fondement,
quoiqu'op
.leur
en
:présente
de
.'
,
meilleurs,
La
.plupart
des
cultivateurs
ne
sont
pus-assez
instruits
.
pour.comprendreIes
ràisons
que
ron
pourrait
donner
d'uríe
nou
yelle
pratIque
qui
leur
serait
profitable';
n'
étant
pas,
convaincus
des
I
i.
r
,
avantages
qu'ñspoürraíent
en
'retirer,
il
.ne'
faut
P3:S
lès
blâmer
d�'
l,_
s'
en
tenir
à
l'ancien
ùsage;
rJ'
ai
lleurs
'i
l
Y
a
de
mauvais
pré
ceptes
dans
des
instructions
qu'on
leum
a
données
;
la
plupart
,
I
de
ces
ouvrages
n'
ont
pas
été
faits
d:
après
J'
eœpérience
,,'
on
a
copié
d'anciens
liores
pour
en
faire
de:
nouoeauos:
on'
a
répété
des
ouï-r$ïr�,
au
lieu
de,
les
vérifi(l1;,'
et
1/
on a
!ait
des
instruc-
_
tians
fautives.
»
,.
'Daubenton
avait
raison,
Ce
Qu'il
âJÍ�aü
à
l'Institut
,le
6'germiIl;al
an
tv, est
encore
vrai
auiourd'hui
;
mais,
s'il
est
des
hemmes,
de
talent
q'
ailleurs,
qui'
�'ay�nt
pas
,exerè'é
';m�:mêl'I!es
l�
métier,
de,
culti
v'ateuro'
métier
'essentiellerñent
de
pratique
et,
d'
observation,
ont
fait
desIivres
avec
d'autres
livres,
et-produit
ainsi
des
théories
�
agricoles
erronées'
qui
ont
causé
desdéceptions
aux
praticiens
peù
"
.'"
judicieux
qui
les
ont
�ppliquées;'si;
d'autre
part,
des
journaux
ont'
,
pu.énoncer
des
Mées
qui,
utiles
dans
lé�r
application
en
certains
lieux,
sont
nuisibles
dans
d'
autres,
et
y
'causent
des
pertes
à'
ceux
qui
les
ont
mises
à
exécution,
les
ouvrages
qui
donnent
I'expli
cation
d'une
pratique
raisonnée,
.bienéiudiée
sur
le
terrain
même'
'des
opératións,
ont
rend�'
de
grands'
serv,i��s.
N
ous
en
.avons
la
preuve,
dans
les
bODS
Iivres
que
J>,oys,cQnsllltons
si
sóuvent.
Ó'e�t'
là,
d'
ailleurs,
uae
questionde
savoír.
etde
jl!lgem'ent
dë
celui
qui
lit
-:
•
ces
-ouvrages.c'ou-Ies
journaux
publiés
sur
l'agriculture;
s'il-
est'
"'
instruit
daas
son
métiei,
il ne
tarde
'pas
à,
juger
des-
théories
erro
nées
que
peuvent
renfermer
ces'ouvrages
et
ces
journaux,
et
à.en
faire
justice.
.Pourrait-on
dire,
par
exemple"
que
les
travaux
des
,
'
\
.
,
I'
¡'
.
,,):.
XXXIV'
INTRODUCTION
,
b01;1S
auteurs
sur
la
physiologie
végétale,
-tels
que
les
�).l;'Vres_
des
Linné,
des
Jussieu,
des
de
Candole..
des
Aug
..
Saint-Hilaire;
des
-
Brongniart,
des,
Mirbel,
des
Michaux,
des
H.
Lecoq,
etc.,
comme
ceux
des
botanistes
contemporains,
n'
orit
pas
contribué,
avec
'succès,
à
éclairerla
profession
deI'horticulteur,
du
forestier,
du
pépinié
riste,
du
fleuriste,
du
viticulteur?
Aussi,
depuis
l'intervention
de
la
:
,
science
des
végétaux,
science
vulgarisée
notamment
.par
I'
ensei-,
gnement
du Muséum
d'histoire
naturelle
de Paris,
et
par
les
élèves
'
'o
jardiniers
qui
y
ont
été
formés
depuis
plus
d'un
siècle
(V.
!Juséum),
admirons-nous,':
dans res
'marchés
d'apprpvisionnéments
de
nos
villes,
de
beaux
légumes,
des
fruits
magnifiques,
mille
variétés
de,
fleurs
qui
décorent
nos
.parterres.
N
ous
avons
fait
des
-yins
exquis';
,
,
nous
avons
naturalisé
une
infi'nit�
de
plantes
utiles,
d'àrbres
de
�
�
toute
sorte,
des
végétaux
oléagineux,
textiles,'
tinctoriaux,
qui,
bien,
cultivés,
bien
aménagés,
sont
utilisés
dans
lé
commeree
et.
�
l'industrie;
La
betterave,
par
exemple,
nous-donne.
le
sucre,
et
l'
alcool,
-
grâce
aux
sciences
qui
nous.
ont
fait
connaître
les
élé
ments,
de
ces
produits
dans
cette
plante,
et
les
moyens
deles
en
extraire;
et
puisque
cette
racine
PFéciElUse
-,nous.
.a
fourni
)).]1'
liquide
spiritueux,
ne
pouvons-nous
pas
esperer
que
ces
sciences
procur-eront
.un
jour
à
ragrlCUltUr;
les
moyens
d'en
extraire
du
vin?
,
•
Qui
pourrait
affirmer
le
contraire?
Comme
dans
l'industrie
manufacturiêre,
des
succès
partiels
ont
donc
été
obt�J?-us
pal'
le
concours
dès
sciences
spéciales
dans
quelques
branches
de
I'industrie
agricole;
notamment
dans
la
cul-
.:
ture
de
certains
vegétaux.
alimentaires
industriels
ou
d'
ornement;
mais
malheureusement,
ces
succès
ne
sont
pas_
généralisés
dans,
tolít
le
territoiré
de
Ia
France,
p'arce'que
lie
S8;V@Í<r.
special
ne
s'
est
.
jamais
généralisé
lui-même
dans
le
pays,
,et
dans
tous
les
genres
de
culture
qui
y
sont
pratiqués.
'
,
C'
est
surtout
dans
là'
production
animale
que
ce
s{tvpir
a
fat!ié-
o
.faut.
La
sçience
de
la
zoologie
élevée,t
au
poipt
de
vue
théorique,
.par
'les
zoolpgistes
français,
au
niveau
des
autres
sciences
qui
ont
...
rendu,
par
leu�
application,
tant
de
services,
n'
est
p�s
intervenue'
',pour
provoquer
le
perfectionnement
dans
nos
races
d'
animaux
do-
mestiques,
comme
l'
a
fait
Ia
science
de
la
botanique
pD'ur
améliorer,
'�
certains de
nos
produits,-végétaux.
Voilà.Ia
cause,
principale
'
�e
.
"
�
�
- I
,
,
I
-
,
1
"
INTRODUCTION:
:XXXV
l'infériorité
relative-
de Ia
marche
du
progrès
dans'notre
produc-
'
lion
animale,
comparee
à.
la
cause
du
progrès
qui:
nous
a
procuré
_
de
si
heureux
résultats,
dans
quelques
parties
de
notre
production
végétale
(V.
Perfectionnement).
Veut-on
une
preuve
incontestable
de
ce
fait?
Nous
la
trouvons
dans
I'acolimatation,
I'amélioràtion
et
Ia
multiplication
du
mérinos,
cheznous,
depuis
que
la
science
de
Daubenton
a
éclairé
nos
éle
..
'
veurs
peur
le
perfectionner.
Avant
l'intervention
de
cette
science,
la
France
n'avait
pu
réussir,
malgré
les
efforts
incessants
du
gou-
,
:vernement
depuis
Colbert,
à
élever
ce
mouton,
à
l'
améliorer
et'
à
le
multiplier,
'comme
elle.I'a
fait
depuis
Ia
fondation
de
la
bergerie
d'
e:#érience
de
r
Montbard,
d'
abord
dirigée
par
Dau.bento�
lui-,
même.
La
bergerie-
de
Rambouillet
fut
organisée
ensuite,
sous
la
direction
d'une
commission
de
savants
formée-à
Paris,
pour
étudier
la
marche
de
cet
utile
étahlissement
e.t
.en
surveiller
les
opérations
dont
I'
exécution
fut
confiée
à,
Bourgeois,
agriculteur
iFltellig�nt.
La,
,
commission
scientiflque
chargée
d'
étudier
et
de.diriger
'les
travaux
de
la
bergerie
de
Rambouillèt
était
composée
de
Berthollet,
Lhé-
.
.
\
"ritier,
Cels,
Dubois,
Gilbert,
'Huzard,
Parmentier,
Rougier-Laben-
gerie;
Tessier
et'
Vilmorin.
Mais-
'ce
fu{Tessier'
qui
contribuaIe
'
plus
au
succès
de
cet
établissement,
en
qualité
d'inspecteur
général
des
bergeries
de l'ÉtaL
,(
,
-'o
Pour
honorer
la
mémoire
de
cet
agriculteur
illustre,'
Ia
ville
d'Angervllle,
d'où
il
était-originaire,
lui
a
élevé
un
monument.
,
·Au
moyen
des
travaux
scientifiquès
de,
Daubenton
et
de
la
di-
,
rection
donnée
au
perfectionnement
du
mérinos
par
les
savants
que
je
,vieI)s
de
citer;
sous
'l'influence
de
l'igstruction
p�ofessionlleHe
'
donnée,
dans.I'
école,
spéciale
fondée
à
la
bergerie
de,
Rambouillet,
où
turent
formés
des
bergers
habiles,
notre
pays
est
devenu
la
rra
Hon-qui
a
produit
les
plus
beaux
types
de
mérinos
dJi
rpondê
entier.'
De
toutes
les'parties
du
globe
on
vient
acheter
no's
reproducteurs,
,
pour
'améliorer
les
races
mérinos
dans
les
contrées
qui;
les
élèvent.
,
Nous
n'avdns
pas
opéré
de
même
pour
'nos
autres
races
d'ani-
--
'maux
domestiques:'
nous
n'
avons
pas
eu
recours
au
même
moyen,'"
à
l'
étude
�es
lois
de-Ia
nature;
étude
qui
aurait
dû
.nous
diriger
dans
le
p�rfectibnnem�nt
des
espèces,
C'est,
surtoutdans
I'élèvage
,
des
l'aces
de
chevaux
lagers,
propr�s
aux
remontes
de
l'armée,
que
;;
nous
n'avons
pas
ag]
de
manière
à
bien
réussir;
aussi,
a-t-on
tou-
{
.....
"
J
,
,
,
,
I'
,
{
,
"
,
XXXVI
-
,
\�
,
INTRODUCTION
.'
jours
vu
se
renouveler
des
p¿aintes
sur
cette
grave
question
de
notre
force
nationale. Les
discussions
séculaires
sur
les
haras,
les
tâton
nements
qui
se
r_,enò��elle':n.f
chaque
jour
dans
leur,
direction,
ne
sont-
ils
pas
la
preuve
incontestable.
de
�e
.que
j'avance
ici?
(-:Y.
Haras.)
.
(
/'
'
J'ai
cherché
à
démontrer
succinctement'
Ia
vérité,
autant
que.cela
m'a
été
possîble
dans
ce
Dictíonnaire.en
ce
qui
concerne
spéciale
.
ment
la
connaissance,
'la
multiplication
et
le
perfectionnement
des
animaux
domèstiques.
Je
me.
suis
-att�ch@
à
insister
sur
ce
.sujet
avëc
\
-d.autant
plus
de
raison
que,
de
tous
ceux
qui
se
rappor,tent
à
la
pJ;'Q
duction
du
sol,
il
est
le
moinsbien
connu,
quoique,
de
tout.
temps,
-I'élevage
ciu
bétail
ait
été
considéré
comme
très-important
pour
la"
prospérité
de
l'agriculture,
sous
quelque
point
de
vue
qu'
on
veuille,
I'examiner.
On
comprend
la
nécessité
de
Ia
multiplication
des
ani
maux
ào�'esÎiques
partout
où
ils
sont
employés,
�òit
-pour
les
-tra-"
vaux
auxquels
on
les.
soumet
d�ns
le
comqlerce
et
l'industrie,
soit
P9ur
nos
subsistances.
Qùe
ferait.I'agriculture,
'sans
les
animaux
domestiques,
pour
produire-les
engrais,
labourer
la
terre
et
trans-.
porter
ses
produits?
Les
Romains
avalent
sj.
bien
compris
combien
,
les
animaux
domestiques
sont'néceasaires,
ils
attachaient
une
telle.
v
impqrtaqce
à
r
emploi
de
ces
serviteurs,
qu'ils
considéraient
'leur.
'
bon
élev�ge
(bene
pascere),
comme
une
des
SOurces
les.plus
fécon
..
des
de
la
richesse
de
l'agriculture
(1).
I,
'.1
f'
..
o:
Je
pense,
dit
Columelle,
qu'il.
ne
faut
pas
moins
.eonnaitre
l'entretien
des
hestíaux
que
Ía
culture
des
champs.
»
Ainsi
que
l'out
prescrit
les
anciens
Romains,
je
'dirai
même
que
l'élevage
du
bétail-est¡
de
toutes
les
.opératiòns
sgrícoles,
la
plus
anciennement
connue
en
agriculture,
en
mème
temps
qu'elle
est
la
plus
lucrative.
Aussi,
est-ce
pour
ce
,motif
que
les'mots
pecunia,
pecu
lium
paraissent
tirer
leur
origine
du
mot'
pecus
bétail,
parce
que
le.
bétail
.
était
la
priaçípale
richesse
des
anciens,
et
qu'encore
aujourd'hui,
non-seule
ment
il
y
a
des
nations
qui
n'en
possèdent
pas-d'autre]
mais
que
nos
cultiva-
I
teurs
même
n'ont
point
de
produit
qui
leur
rapporte
davantage
�
c'était
aussi,
l'opiáion-de
Caton,
qui
disait:
cr
La
meilleure
manière
de-s'enrlchitprempte
ment
en
cultivant,
c'est
de
bien
nourrir
le
bétail,
la
eecende-meníère
c'est
de
,
le
nourrir
médiocrément.
l'
Ce
mode
de
cultiver,
d'après
Caton,
était
encore
.'plus
lucratif
qué
les
autres
cultures,'
alors
.mème-qae
les
animaux
étaient'
'
mal
nourris.
'Buffon
a
dit,¡en
parlant
du
bœuf: cr
Autrefois.
il
faisait'
toute
la
richesse
des
(1
hemmes
et
aujourd'hui
il
est
encore
Ia
'base
de
l'opulence
des
Etats,
qui
ne,
.«
peuvent,
se
soutenir
ét
.fleurír
que
par
la,
culture
des
terres
et
par
l'abou-
'
..
4¡lnce
du
b,ét:ül.
iD
'
e:
.'
.
J
..
-'
I,:,
,I
"
\
r
,
,
L
'l'r
INTRODUCTroN
I
_
XXXV'u
Les
idées
ql1e
j'ai
émises
surIes
animaux
et
sur
leur
améliora-
¡{
tion sont
la
conséquence
d'observations
faites
dans
mes
voyages,
et.
_
d'études
auxquelles
je
me
suis
livré-dans
ma
pratique
d'éleveur
dans-leCantal,
pays-d'élevage
du
bétail.
J'ai-développé
les
théories
"que
j'
ai
appliquées
dan's
ma
ferme,
théories
que
j'
avais
déjà
ensei
gnées
dans
un
cours
de
zooteohnie
.professé
il;
Grignon,
et
plus
tard
à
l'école
dés
haras
dont
j'
ai
dirigé
l'
enseignement.
'
,
Toutefois,
je
ne
m'abuse
pas-sur
ce,
qu'il
m'a
été
permis
de
déve
lopper
dans
ce
Dictio:d.naire:
ón
y
trouvera
des
lacunes
qui
ne,peu-
\
vent
être
évitées
que dans
les
traités-spéciaux
sur
les
matières
dont
j'ai
dû.me
borner
á parler
brièvement,
et
que,'
souvent,
je
n'ai
fait
qu'indiquer;
il
ne
m'
était
pas
possiblede
publier
ici
�:d.
travail,
com
plet
sur
chacun
des
sujets
.que
j'ai
abordés.
Mon
but
a
été
surtout
"de
póser
des
principes
puisés
dans
I'
étude
pratique
de
la
zoologie,
pour
les
expliquer
succinctement"
de
Ia
manière
la
plus
simple,
à
I'
aide
des
sciences
naturelles
élémentaires
et.
applicables
à
r
agrí
culture,
Les
savants
ont
fait
de
merveilleuses
découvertes
dans
.la"
physíologie
génèrale
et
spéciale
des
corps
organisés,
comme
dans
toutes
res
sciences
physiques;
l'industrie
manufacturiêre
les
a
mises
•
à
profit.
Pourquoi
l'agriculture
ne
ferait-_elle
pas
de
même?
:J"ai
cherché
à
attirer
l'attention
sur
ce
suiet.
et
il.
en
faire
comprendre
l'importance
comme
l'utilité
dans
l'
exploitation,
soit
du
règne
miné
ral,
au
point
de
vue
agricole,
soit
des
règnes
végétal
et
animal.
,
J'ai
évité,
autantqùe
possible
d'
ailleurs,
d'
entrer
dans
des,
détails
de
science
pure,
ce
qui aurait
été
trop
abstrait,
trop
aride
pour
un
enseignement
élémentaire
tel
que
celui
qui
doit
êtlle
fait
dans
.nos
.écoles
qe
villages;
je
me
suis
attaché,
le
m,ie�x
que
í'
ai
pu,
à
épier
la
naturê,
pour
.découvrir
les
ingénieux
moyens
qu'
elle
sait
em
ployer,
avec
autant
de
discernement
que
de
prévoyance
et,
de
pré
cision,
pour,
la
multiplícatio�'
et
'la
conservaëion
des
espèces
de
plantes
et d'animaux
qui
naissent,
croissent, vivent'
é!
se
prova
gent
dans
son
immense
et
magnifique
domaine,
sous
toutes?
les
latitudes,
d,a�s
tous
Jes'
sols
et
sous
tous
�es
'climats.
:J'
ai
essayé
';
d'
observer,
avec
une
attention
aussi
'mínutieuse
que
persévérante,
'
,
les
admirables
procédés
mis
en
œuvr�
,par
elle,
pour
,p,arvenir
au
.
but
qu'elle
se
propose,
et
qu'elle
atteint
toujours,
quand.on
la
laisse
agir-en
liberté.
En,
étudiant
bien
ces
procédés
dont
Ia
science
fait'
souvent
connaître
les
secrets,
il
est
possible
de
les
mettre
à
profit,
,
,
"
¡'
I
I
\
..
¡'
,/
):
--
�XXVIll
INTRODUCTION
I
"
-
-et
quelquefois
de
diriger
les
forces
de
la
naturè
elle-même,
dans
notre
intérêt,
en_
vue
dès
amélioi-ations
que
'nous
youlons
obtenir.
On
pourra
s'assurer
de
l'exaéü,tude
de
ce
qUI?
j'avance
'ici_,
en
étudiant'
Ie;
grand
livre
de-Ia
creation,
qui
devrait
'toujours
êtl'e
la
prineipale
bibliothèque-
du
cultivateur:
c'est
dan¡;
CEr
iivr�
admirable
que
j'ai
essayé
d'ap'hendre
à
Ure,
pour'y
découvrirIes
vérités
éternelles
qu'il
renferme,
et
les
présenter
aux
agriculteurs,
afin
d'attirer
sur
elles
leur
attention
et
de
leur
en
faire
compren':"
dre
l'utilité
comme
l'impórtance
'pour
leur
profession.
Heureux
's'il
m'a
:été'
possible
de
prendre
ainsi
une
modeste
part
à
la
marche
des
progrès
de
l'agricùlture
de
mon
pays
après
avoir-con
sacré
ma
vie
entière
à
son
étude
théorique
et
pratique.
/
"
"
.>
I;'
-
.
I
'
'I
I
"
lS
r.
re
es
S,
1":'
I,
IX
I
la
I
Q-
DICTIONNAIRE,
'\
D'
kGRI:CULTU�E
ET
D'ÉCONOMIE
D;U
BÉTAIL
�
<
•
,
I
A
JBAISSEMENT
(de
température).
L'abaissement
de
tempé-.
·rature est
défavorable
aux
bonnes
conditions
de
végétation
';
quelquefois
illeur
est
nuisible.
Suivant
le
degré
de
froid
qu'il
cause,
il
fait/former
la
rosée par
la
condensation
de
l'humidité
,
atmosphérique,
la
gelée
blanche,
la
neige,
la
glace;
il
fait
,
même
souvent
périr
des
végétaux
et
des
animaux.-
V.
Froid.
L'abaissement
subit
de
la
température.peut
être
quelquefois
.'.
très-nuisible
aux
animaux
detravail,
lorsqu'ils
sont
en
trans-
.pirution
et
qu'on
les
y
expose
saus
préoautions.
La
sueur,
dprls
ce
C?S,
au
lieu
de
je
volatiliser,
se
condense,
mouille
les
poils
généralement
touffus,
en
hiver
surtout
..
Ces
poils
ainsi
mouillés
forment,
sur
le
corps
des
animaux,
une
sorte
d'en-
\
veloppe
humide
et
froide
qui
cause
des
arrêt
s
de
trànspira
tien,
des
refroidiesemënts
avec
leurs
fâcheuses
èonséquences
_;
)
pour
prévenir
ces
accidents
autant
que
possible,
on
tond
les
animaux,
.
les
chevaux,
les
nuilets
j
surtout
ceux
de
trait.
j
L�rsqu'ils
sont
tond?s,.
il
est
facile
defaire
séche<
leurJoil
très-court,
en
les
frictionnant,
et
en
les
couvrant
d
'une
cou
verture
.:
Lorsque,
nousavons
la
chemise
'moûillée
par
la sueur,
et
que
nous,
nous
arrètons
exposés
-à
uDe,
basse
température,
nous
sentons
combien
nous
avons
besoin
de
changer
de
linge,
,
,
Un
pauvre
animal
dont
le
poil'
touffu
est
mouillé
pal'
une
sue�1'
qui
ruisselle
sur
son
corps,
se
trouve
dans
Ie'rnêíne
Gas
que
nous
et
pis
encore,
parce
que
nous
avons
nòs
vêternents
:
qui
nous
couvrent,
-et
.il
en
est
dépourvu.
Il
faut
donc
cher-
-
,
'"
)
;.
"
it
I
....
'-
ABA
..
,
t
-Ò,
1
cher
le
meilleur
moyen
de
le
soulager.
La
tonte
.me
paraît
être
l'un
des
plus,
efficaces.
...,..
V.
Hygiène,
Tonte,
Transpiration
•.
.
l
'
ABAISSEUR.
On
donne
lenòm-d'abaisseurs
aux
muscles
glli
1
.
.
par
},èurs
contractions
,
abaissent
certaines
parties
du
corps
des
animaux.
Les.muscles
releveurs
sont
leurs
antagouistesrOn
cou
,
pe
quelquefois
les
muscles
abaisseurs
de
la
queue'des-chevaux
,
pour
en
faciliter
le
port
horizontal.
Les
animaux
àinsi
opérés
sont
elits
anglaisés,
parceque
ce
sontles
Anglais,
dit-on,
qui
ont
don
né
l'idée
de
cette
opération
�ont
les
résultats
ne
sont
pas
tou-
jours
heureux.
-
V"
Anglaisef_,
Queue.
'
"'
.
ABAJOUE.
Dilatation'
des
joues
qui,
dans
certains-
animaúx,
forment
des
espècesde
poches.
Plusieurs
singes,
ét
quelques
ron-,
'geurs,
ont
eles
abajoues;
elles
servent
à
contenir
momentanément
lesalimentsdont
se
nourrissent
ces
animaux.
On
sait
que
les
ham-
.
.
)1'
'
,
,
sters,
'dans
quelques
parties
du
norel
�e
l'Europe,
creusentdes
ter-
'.
tiers
dont
ils
font
de
véritables
magasins
de
grains
pour
passe\
l',hiver.
C'est
au
moyen
deleurs
abaj?Ues.�He
ces
petits
mammi-.
feres
maraudeurs
emportent
leur
butin
da}lS
leurs
cachettes
r
:
On
,
affirme que
chaque
abajoue
de
hamster
peu�
contenir
de
trente
cinq
à
quarante
grammes'
de'
grains,
et
qu'
à
chaque
voyage
ce
rongeur
emporté
dans
ses
magasins
environ
80,grámmes
de
.blé
pendant
la
saison
dés
récoltes.
Chaque
hamster,
dit-on
,
ramasse
¡
•
'I
.
de
quarante
à
cinquante
kilog,
de
grains
de
toute
nature;
Cette
�"
",quantité
no�s'
parait
e��gérée;.
mais.,
s'il
en
e�i',àinsi
,
on,
cbnq�it
"
\
I
,
que
les.agriculteurs
doivent
faire
une
guerre
a
o}ltran?e
a
de
pa
,
'
reils.
ennemis
de
l"agricpIture
pà.rtput
,0Ù
ils,
existent.
�
y.
Hamste1'.
,-'
.'
\
-
.
/'
"
ABANDONNER
unanimal
malade;
�ènon�er
à
le
traiter,
à:
cause
de
la
nature
de
sa
maladie,
qui
peut
êtFe
incurable,
ou
à
cause
des frais
relatifs
qu'entraînerait
son
traitement,
Ol).
aban
donné
souvent
des-
animaux
aux
úniques
soins
de
Iq
nature,
dans
un
pâturage;
mais
il
ne-faut
pas
qu'ils
soient
atteints,
de
ma-
l
ladies
contagieuses:
s'il
en
était
ainsi,
on
serait
passible
des
pei-
nes
infligées
en
pareilcas.'
__;.,
V.
-Contagion.
"
'
.
>
1Jrr
cheval
s'
abandonne
(terme
d'
équitation)
quand
il
bron
che
,
qu'il
s'�bat,
ou
qu'il
ralentitson
allure.
•
I.-
'l
r:
,
v
ABA
5
',ABA'rA.GE
(desbois)�
L'exploitation
du
bois
est.soumise
à
'de�
règles
de
physíologie
végétale
et
d'
économie
rurale
qu'il
faut
tou
jours
prendre
en
considération,
s'il
n'est
pa�
toujours
possible
à!
l'agriculture
de
s'y
soumettre.
'L'abatage
dui
bois
doit
avoir
lieu'
,
lorsque,
sa
végétation
'est
engourdie
,
é�
avant
que
la
sève
se
.mette
en
mouvement,
c'est-à-dire
pendant
le
fort
de
l'hiver.
Il
/
\
r.
�
ya
doublé
avantage
à
opérer;
à
cette
époque.
Pendant
les
grands
froids
de
l'hiver,
en
effet,
les
bras
sont
généralement
peu
occu
pés
dans
les
campagnes,
et
l'
exploitation
du
bois
est
un
moyen'
.de
l�ur-
donnerde
.l'ouvrage.
D'un
autre
côté,
le
bois
.profite
,
,
pour
sa
crue)
de
toute
l'action
de
là
sève
de
la
saison
suivante,
ceqni
est
un
grand
avantage
pour
les,
taillis
surtout.
'
L'abatage
du
bois
de
futaie
exige
des
précautions
que
la
pra·,
tique
éclairée
commande
�
tant
pour
prévenir
les
accidents
que
'pour
empêcher
les
arbres
de
se
casser,
dans
leu�
chute
ou
de bri":'
,
ser
d'autres
sujets.
Du
reste,
l'exploitation
des
bois,'
soit
de
fu-
"
taie,
soit
de
taillis,
est
subordonnée
à
des
conditions
de
déhou-,
.
ché
,'
d'économie
forestière
et
de
nature
de
terrains,
dont
on
doit
,
toujours
tenir
compte.
�
V.
Coupe
�
Futaie,
Taillis.
"
'Dans
quelques
circonstances,
on
abat
desbois
en
sève.
C'est
oè,
que
l'on
fait
lorsqu'on
doit
les
écorcer
pour
livrer
leur
,
écorce
au
commerce.
C'est
ainsi
qu'on
traite
quelquefois
le
chêne
..
_
En
tout
cas,
cette-opération
doit'
avoir
lieu
le
plus
tôt
possible,
quand
la"quantité
de
sève
suffit
pour
permettre
I'écorcement.
On'
laisse
ainsi
à
so�
action le
plus
de
temps
convenable
au
bénéfice
-du
bois
qui
doit
pousser
après
la
coupe.
"
..
..
1.7
ABATAGE
(d'animdux).
,Par
suit�
de
circonstances
impé-
,
'I'
�ieuses,
on
.est
quelquefois
forèé
d'abatire
des
animaux.'
L'auto-'
I
rité
peut
même
intervenir,
et
ordonner
leur
abatage
dans
des
cas
de-maladies
.contagieuses,
locales
ou
générales.
Dims
'de
pareilles
circonstances,
toute
m�sure,
doit
être
prescrite·;et
rignureusernent
exécutée.
pour
prévenir
tout
accident
que
pourr�it·
causer
un
animal
abattu.
On
fait
taillader les
peaux
ç
pour
qu'on
n'aie
pas
l'idée
de les
vendre;
on
fait
enfouir
les
cadavres,
-de
manière
â
ce
que
les
animaux
carnassiers
ne
puissent
pas
les
déterrer,
etc.
\
Mais,
lorsqueles
maladies
qui
ont
nécessité
I'abatage
des
ani-
maux
ne
sont
vas
-contagieuses
,
lorsqu'elles
n'inspirent
pas
des'
-t
.
,
t'·'
.)
),
.
,
"
,ABA'
" .
....._
craintes
'fondées sous
ce
rapport,
on
ne
doit
jamais
__
manquer
d'employer
.les
débris
des
sujets
abattus
P?ur
en
faire
des
en
grais,
toujours
très
ênergiques,
oud'en
profitersous
d'autres
points
de
vue
d'
économie
rurale.
�y
:'
Anim'ltux,
mort«,
Équ
aris»
sage,
'.
I
'.
....,
,"
','
"
,'/
..
.:
ABATARDlR,
�
Dé�rad�r:
,p;��oqùer
,'la
dégénérescence
d'un.
animal
cou
d'un.végétal.
On
'abâtardit
une
race
par
défautde
sòins,
d'alimentation suffisante
,
par
excès
de
travail
et
pardes
'
appareillements
ou
¿roisements
mal
combinés
oùmal
adaptés
.
=,
,
V.·
Appcireillement:l
Crois81�en.t:l.
Dégénérescence:l
Étaum,
Repro-
,
d�Ct'eU1�.
".
'
.
.
.
"
'
,
"
"
'"
"
..
'
.
'.
.
,¿,
,I
.
ABATARUISSEMENT.
Siles
procédés
hygiéniquès
bien
dirí-
-
ges,'
si
'míe
bonne
nóurriture
,
secondée
par
d.es
appareillémeuts;
,
'et
deis
-croisements
judicieux;
sonf
les
véritables
moyens
de
per.:,
"
fectionner
unerace
d'animaux,
son
abâtardissement
résulte
teu-
,
.....'!
jours
du
défaut
d'alimentation
suffisànte
,
de
soins
convenables
�
ou
de
mauvais
choix
de
reproducteurs.
Un
animal
amélioré
au
moyen
de
combinaisons
indiquées
,par
la
science
et
sanctionnées
,
\,
.
par
la
pratique
dégénérera
s'il
est
livré
�
de
mat�va�s
procédés
K
,d'�le:váge,-surtollt
lorsqu'il
y
a
insuffisance
de
nourriture.sf'cu-
,
.
.
jours,
et
sans
ëxcèption
,
tout
animal
élevé
dans
de
bonnes.con-
.
'J""
'd;jti'ons
hygieniques
d'élevage
et
de-perfectionnement
de
sa,
race-
'.
v
s'abâtardira
dans
des
èenditions
opposées.
'Ici
la
règlè
ést'
sans
.'
,
'exception.
Nous
en
avons
donné,
les
raisons
aux
'articles
APP..Çt,
reulemeiü,
Croisement
,
Perîectionnemënt.
--
V.\ces
mots.
'
,
,
'
"
"
'
ABAT
-FOIN.
Dans
certaines étables
ou
écuries,
on
ménage
mi
dessus
des
crèches
ou
râteliers
des
animaux
des
ouvertures
aux
f
planchers
pour
faciliter.la
distribution
des
fourrages.
èes
ouver
hires.
devraient
toujours
être
pourxues
de
trappe!,
pour
les
fe(mer
hermétiquemént
áprès
le
service"
On
préviendrait
ainsi
des
acci-,'
.
dents','
eton
'emp4cheTait.les
miàsm:es'des
étables
de
monter
dans.
'
les
granges
placées
au
dessus
cl'eUés
et
d'altérer
les
fourrages.
,
�
�
'
....
"
<
•
,
•
-
'!>.¡.
I
I
.
�
i
.".;t.
.. �
-
I'
.
A;B�q',JOUR.
Châssis
.ou
tout
autre
appareil
adapté
.!lux
croi-
sées-pour
modérer.l'eñet'de
là
lumière.
Les
abat-jour,
convena
blemeat-disposés
,
augmentent
les,
conditions
de
repos
des
ani-
-
_.
,
::J.,
:'¡
,
.
I
,o,,
,
.
',:'
.
�
.
maux
dans
les
étables
ou
écuries,
et
contribuent
à
les
préserver
des
mouches,
qui,
pendant
les
chaleurs
de
l'
été,
les
tourmentent
_
jusque
dans
leurs
habitations.
-
V"
Repos.�·
.
i
ABATTEMENt.:Áccablement,
affaisseme�t'des
forces'des
ani.
_
maux
par
suite
de
longues
mala4i�s,
de
perte
de
sang
oy'de,
tl.:a-
,
vaux
excessifsplus
ou
moins
prolongés.
L'abattement-
qt�
est.lª,:
conséquence
d'une
maladie
est
généralement
li'l'L;;sy£'ittême,":
.grave
:
il
indique
une
altération
profonde
de.la
santé!
Les
'fu'):là"",
'
,,¡.',�
i
di,es.
appel.ées
a.:lyna;;'iques
provoquent.
toujours
r
ab��te�eIÍt:d�£�
\\�.�
i:��,
�"
I
,
animaux.T,e
typhus
,
dans
l'espèce
bovine,
est
decenOmbr61:.'+�)�
..
�'
V:
Typhus.
,_.
.
,.
.'
',���
.-;
,
ABATTOIR.
Lieu
destiné
à
abattre
les
animaux
de
boucherié,
(:
,
On/organise
dans
ce
moment
à
Paris
des
abattoirs
publics,
où
l�s
,
I,
_,
.cultivateurs
pourront
faire-
égorge�
leurs
animaux
et
les
vendre
J
à
,la
criée
aux
marchés
spéciaux
de
la
capitale.
te
s:ystèinè
d'a-
.
,
battoirs
et
de
vente
devraitêtre
pratiqué
danstousles
graÍ)g.s
cen-
"
r
tres'de
consommation.
Les
cultivateurs
seraient-
ainsi moins
sou-
�
;,'
'.
J.
•
-
!
'
vent
exposés
aux
refus
'combinés
d'achat
de
leurs
bestiam;
gras,
"
,
clans
les
marchés
d'
approvisionnements,
en
vue
de
réduction
d'e�
prix
courants.
,/'
'I
,
La
'création
des
abattoirs
dans
les
grandes
vines
a
été
une
heu-o
.
retlse
innovation
pour
l'hygiène
publiq'uy.
L�da:tè
de
la
c�nstruc
\Üo�
des
p�emiers
établissements
de
ce
genr�
en
France
est
de
1810.
Paris
fut
la
ville
qui
en.fut
pournIe
l¡'l
première.
e
Avant
l'usage
des
abattoirs,
les
animaux
étaient
égorgés
dans
.
les
établissements
des
bouchers
;
le
sang
s'
écoulait
dans
les
ruis
seaux,
et
s'a
décomposition,
comme
celle
de
divers
autres
residus
�.
'" \
)
t
•
,
de
boucherie
,:était
une
cause
d'insalubrité
et
d'infection
dange-
reuse
póur.la
sa�tédes
habitants.
Aujourd'hui
les
boucheries
�e
sont
plus
que
des
dépôts
de
viande,
et,
à
Paris
surtout,
ces
éta
_-
"
blissements
sont
tenus
avec
une
propreté
remarquable.
Les
bou
"
"
chers
de
détail
mettent
une
sotte
de
coquetterie
(lans
la·te�ue
de
,
f
(
,
leurs
étaux.
.
i,
ABATTRE.
Renverser
un
animal
poúr
le
fi��r
de
manière
à
.
J
,
,*'_
.
l'ui
faire
une
opération:
Pour
abattre
un
animal,
on
choisit
un
lieu
-.
convenable,
le
plus
souvent
couvert
d'un
lit
de
paille,
afin
qn'ilne
puisse
pas-se
blesser.
"
'J
'.,;
.
_'
ABA
J
,
,"
I
....
,
,
,
,
,
.-
,
\
�
I
r
,
"
-t
"
\
...
�.
"
v
'"
I,
',
r
l,'
I
\
'-
'
"
,
6
'
"
'ABA
"
En
terme
d'hippiatrique,
aba:tire
du
pied.d'un
èhe�al,
é�est
en
...
,
level;
de
son
sabot
la
quantité
de
come
nécessaire
pO\lr
sa
ferrure,
,
,
�
"
,
QU
toute
autre
opération.
"
v'
,
'
Le
mot
abain»
est
aussi
quelquefois
synonyme
d'égorger;
de'
"
�uer.
-
Y.
Abatage,
Abouoi»,
','
"
.'
"
'
Lorsqu'un
animal
tombe"
on
dit'
qu'il
l'i
�
est
àbattu.
Les
chevaux
fatigués,
usés
des
membres
antérieurs"
s:'abattent
soirvent
�ur
les,
genoux;
ils
conservent
quelquefois
ies
traces
�ès'
blessures
qùi
en
•
résultent.
Les
chevaux
ainsi
blessés
sent
dits
couronnés.
-
V.
"
Couronner
(se)
,,))
:
ABAT-VENT.
Appareil
disposé
pour
garantir
les
plantes
oules
,
animaux
des
vents'ou
.du
mauvais
temps.
Dans
certains
pays
de
montagnes
,
óü
les
animaux
sont
parqués
pendant
toute
la
belle
'
saison,
comme
dans
les
montagnes
de,
F
Auvergne,
du
Rouergue,
etc.,
on.fait
des
abat-vent
avec
des
fascines
qu'on
adosse
aux
,
-
-
J
elaies
des
parcs.
-
V.
Parc.
'
Les
murs
élevés,
les
haies,
les
plantations
autour
des
herbages,
forment
des
abat-vent
.derrière
lesquels
les
animaux
vont
cher
cher
un
abri
contre
lès
vents,
les
pluies,
le
mauvais
temps,_et
même
l'
ombre
pendant
les
ardeurs
du
soleil.
,
\.
.
'\
'.
--
�
,
Les
abat-vent
sont
toujours
très
utiles
pour
les
animauxqui
..
l
".
passent
les
nùits
dans
les
herbages,
surtout
penjant
les
mauvai-
,
'
,
ses
saisons.
Les
jardiniers
s'en
servent
toujours
'aussi
avec
avan-
'
tage
po�r
protéger,
les.végétaux,
auxquels
ils
sont
souvent
indis-
,
pensables
\
\'
"
.
ABCÈS:
Dépôt,
collection
de
pus
formée
�ccidèntellement
dans
'les
tissus.
Les
abcès
sont
la
conséquence
d'une
maladie
it
la
suite'
,�e,
\�qúelle
le
pus
est
déposé
dans.les
tissu�,I:P;êmes
qui
l'ont
fabri-
:
qué.
,
On
les
observe
dans
toutes
les
parties
du
corps
sujettes
aux-
'
maladies
inñammatoirès,
Lorsqu'ils
se
développent.dans
les
or-
,,'
ganes
contenus.
dans
le
sabot
du
cheval
ou
les
,o:p.glons
du
bœuf,
.
"
du
mouton
ou
du
porc,
le
pus,
ne
pouvant
se
faire
jour,
au
travers
de
la
cerne,
la
décolle des
tissus
auxquels
elle
adhère,
et
finit
par
I
sortir.
à
la
couronne
après
avoir
produit
dans
le
,pied
des ravages
plus
ou
moins
graves.
Cet
accident
est
dû
souvent
à
unemauvaise
ferrure,
à
la
brt�h,lrc
0:11
_pied
'par
l'
applicaeion
1fl,al
raisonnée
�'un
\
.
l.;
...
i,
•
.I
"
.
�
\
\ \
\
\
r
�
\
.
"
7
t'er
trop
chaud,
quelquefois
à
une
piqûre
d'un
ou
plusieurs
clous
-
"
,
qui
fixent
le
fer,
'ou
d'un
clou
de
rue.
�
_
\
Lorsqu'un
animal
boite,
on
doit
s'assurer
si
la
boiterie
n'
est
\
pas
causee
páb:un
abcès
dans
le
pl�d;
sa,
présènce
,
daus
ce
cas,
'.
peut
avoir
des
conséquences
plus
ou
moins
graves,
.auxquelles
on
peut
facilement remédier
lorsqu'
on
.s'
en
aperçoit
à
temps
pour
les
prévenir.
-
V.
Brûlure,
PiqÛ1'8.
.
,
ABDOMEN
(ventre).
Cavité
splancqnig_ue
située
entre
la
poi-
..'
<
trine-et
�<;\
bassin
des
animaux.
L'abdomen
contient
lesprinci-
"
paux
of
ganes
de
la
digestion;
il
est
séparé
de
la
poitrine
par
une
cloison
nommée
di'aphmgme.
-
V.
Poitrine,
Venu»,
.
,
On
donne
aussi
'le
nom
d'
abdomen
à
-la:
partie
du
corps
des
in
sectes
qui
est
ume
au
corcelet
par
un
fiTet
plus
ou-moins
araínèi.,
,J
comme
on
l'observe
notamment-dans
les-guêpes.
'
,
ABDOMINAL,
tE.
QuÍ
a
rapport
à
l'abdomen.
Muscle
abdo
minal,
cavité
abdominale.
Les
muscles abdominaux'
sont
ceux'
.
qui
forment
les
parois
de
l'abdomen
et
soutiennent
les
intestins.
Les
viscères
abdominaux
sont
tous
les
organes
viscéraux/conte
nus
dans
l'
abdomen:
tels
sont
l'
estomac,
les
intestins,
le
foie
,
la
.rate,
le
pancréas,
les
reins,
etc.
Les
fonctions
de
ces
divers
orga:-
"
aes.sont
de
la.
plus
haute
importance.
-
y:
Digestion,
Secretum;
.'
Les
membres
postérieurs
prennent
aussi
le
nom
de'
membres
•
.
.
.....
.
f'
_;
abdominaux.
_
:..
\
'
,
'�
..
\ t
{\
l,,'.
''\:
...
'A:BDUC'rEUR.
D'un
mot
latin
qui
signifie
écarter,
éloigner.'
"
Nom
donné
ç
en
anatomie,
à
tout
muscle
qui
par
sa,
contrac-'
tion
'tend
à
éloigner"
à
écarter
du
centre,
du
corps
les
parties
auxquelles
il
s'insère. C'est
par
les
contractions
des
museles
ab
ducteurs.que,
les
animaux
écartent
leurs
membres.
�
!.
•
(�l
,
ABDUCTION.
M,:ollvement
par
lequel
�m
membre
ou
une
par-
tie
du
cqrps
sont
"écartés,
éloignés
,de
,leur'
position
ordinaire:
e,t
'
naturelle.
\'
"
I.
'
J"
'''',
�
r'
\,,-
,
!
..'
v
�,'"
,
,."..'
<.:.
,
¥
I',
;"
.
�BEILtE,.'
I�secte,
de
l'
ordre
de�
hyméilQptèrês,
soumis
il
la')
.
domesticité.
L'éducation
de
cet
admirable
insecte
est
peu
dispen-
'
.
dieuse
,
très
lucrative,
et
il
est
fâcheux
qu'elle
ne
soit
pas
mieux"
comPIi�e
et
plus
répandue
en
France.
«
Pendant
l'été,
a
dit
le
sa-,
,t
»
vant
Réaumur,
nos
campagnes
sont
couvertes
de
fleurs
pleines
','.
,
¡
/,
ABE
,
I
,
,
, ,
"
l·
,"
I
, ,
,
,
\.
-,
¡
,
,
\
ABE
,
J)
de
miel
et
de
cire;
nous
perdons
ces
fe"venps
délicieux
faute
'»
d'avoir
assez
d'abeilles,
qui
seules
savent
faire
cette
récolte.
Les
I)
abeilles
enfln
sont
une
branche
d'économie
'rurale
d'autant
plus
»
précieuse,
qu'
elle
est
à
la
portée
des
pauvres
habitants
des
cam
ê
'
,;
pa:gn�s;
elle
ne
demande
ni
engrais"
ni
labours,
ni.
semences.
»
C'est
dans
ce
genre
qu'il
est
exactement
vrai
de
dire
que
l'on
»
recueille
sans
semer.
»
D'énormes
quantités
de
miel
et
de
cire
\'
"
'Se
perdent
donc
chaque
année
faute
d'abeilles,
ou
plutôt
faute
de
honnes
méthodes
'pour
Ie,S
élever,
et
les
propager.
Ce
genre
d'in
dustrie
devrait'
d'
autant
.mieux
être
encouragé
et
enseigné,
que,
',comme
l'a
dit
Béaumur,
il
n'yen
a
pas
de
plus
lucratif'et
de
moins
I
dispendieux
en
économie
rurale:
la
nature
se
charge
de
produire'
\,
,les
matières
premières
à
profusion,
les
abeilles
les
ramassent
etles
transforment
dans
leurs
ateliers
,
d'ailleurs
bien
simples,
en
pro-
,
duits
tout
prêts
'à
être
livrés
au
commerce.
On
pourrait
donc
éle
ver
paftout,
êt
surtoút
dans
les
sols
incultes)
pierreux
et
DOP.-
\
tueux
"�cou
ceux
qui-sont
eouvyrts
de
bruyères,
d'arbres
fruitiers,
-ou
de
prairies
de
tout
ordre,
etc.,
des
abeilles
par
millions.
Ces
_
insectes'
seraient
autant
d'ouvriers
innombrables
qui
travaille
raient
pour
notre
compte',
et
presque sans
rétribution
de
notre
part;
leur
paye
est
fadle
à
acquitter:
OP
n'a
qu'A
leur
laisser
une
faible
p�rtie
du
mi�l
'gu'
elles
fabriquent
en
si
grande
abondance
,
pour
se
nourrir
pendant
la
mauvaise
saison.
Moyennant
cette'
_
'
,-:�ondition
et�quelqu�s'
soins
peu
dispendieux
dirigés
-avec
intelli-
,
,
•
f'
'
-
gence,
on
pourrait
avoir
presque
partout
de
nombreuses
ruches
�
,
:'
qui
feraient
la
fortune
des.pays
I?auvre�,privés
de
tout�
ressouroe
,
:
r
etcelíed'une
infinité
de
familles
indigentes.
Mais
malheureusement
(
,
,l'éducation
raisonnée
des
abeilles
est
g4pèralement
ignorée.
Chez
nous,
un
ruch/er:
bien
tenu
,
bien
dirigé
,
est
une
rare,
exception,
F
même
au�
lieux
où
il
pourrait
rendre
les
plus
grands
services.
Nos
cultivateurs
qui
ont
quelques
ruches
les
exploitent
suivant
une
routinele
plus
souvent
nuisible
à
leurs
propres
intérêts.
�
,
Une
ruche
esf
habitée
par
trois'
espèces
d'abeilles
bien:
dis-
tinctes
,
qui'
ont
chacunes
l�urs
fonctions
�
lèur
travail,
leurs
oc-
e
,
cJlpations
spéciales.
On
y
trouve'toujpursl
une
mère
"
des
ou-
",
'
vrières-chafgées
'des
travaux
de,
la
ruche,
etdes
mâles,
ou
faux-
_'hourdons,
qui
n'ont
d'autres
fonctions
que
celles
de,
féconder
l'abeille-mère.
On
a
considéré
à
tort
celle-ci
commeüiic'reine:
.
)
.
\
,
'
.
.i'"
�
,,'
,
1
e,
I
.",
ABE
r.
,
elle
ne
gouverne
rien,
en
effet,
dans
la
colonie;
au
contraire,
elle
est
quelquefois
gouvernée,
et,
malgré
tout
le
respect
filial
dont
(111e
est
toujours
entourée,
elle
est
souvent
forcée.
de
se
soumettre
à
la
volonté
ferme
et
persévérante
d'autres
abeilles
,
comme
nous,
le
verrons
plus
tard
.
.
L'abeílle-mère
,
plus
développée,
plus
grande
que
les
autres
<
-,
.'
"
mouches:
de
la
ruche,
se
reconnaît
'à
son
'cqrps
relativement
plus
allon-:
,gé;
son
abdomen
est
plus'
gros,
'plus
trapu,
surtout
pen?ant
le
temps
de
la
ponte;
ses
ailes
ne
s'
étendeñt
que
jusque
vers
le
.milieu
de
cette
partie
de
SOI'l.
corps,
.quoiqu'elles
soient
\
aussi
longues,
'que
celles
des
autres"
abeilles
,
ce
qui
estdù
à
l'excédantde
,
AbeiIl?-_lIIhe.
sa
longueur.
Pendant
le
jeune
âge,
les
pattes
et
l'abdomen
d�
cette
mouche
ont
une
couleur
dorée;
,
cette
couleur
disparaît
peu
à
peu
àvec
l'âge,
cependant
les
pat-
'
tes
en
conservent
toujours
les
traces
et
restent
jaunâtres.
-Les
fonctionsde
l'abeille-mère
sont
de
pondre
des'œ�fs
pour
la
'
multiplication
de
l'espèce
et
sa
cònservajion ;
elle
seule
a
ce
privi-
,
,lége
dans
toute
la
république:
aussi
ne
quitte-t-elle
le
logis,
un
ou
deux
JOUIS
après
sa
naissanoé,
que
pour
être
fécondée,
ce
qui
'n'a
jamaislieu
dans
la
ruche.
Elle
en
sort
une
ou
plusieurs
fois,
�:élève-.dans
les
airs,
suivie
d'un
ou
plusieurs
mâles.
Ordinaire;
ment,
après
vingt-cinq
minutes
ou
une
demi-heure,
saféconda
tion
a
eu
lieu,
et
elle
rentre
'au
milieu
des
siens
;
elle,
se
promène
alors,
accompagnée,
fëtée
,
escortée
par
d'
autres
abeilles,
pour
passer
l'inspection
des
rayons
et
(les
cellules
qui
doivent
recevoir
ses
œufs,
sa
nombreuse
progéniture;
,
Les
cellules
des.
rayons
de
cire
sont
de
trois
ordres.
Les
unes
ont
une
dimension
relative.très
grande;
leur
nombre
est
très
re-
I
streint
,'
on
n'
en
'trou-ye,
que
sept
à
huit
au
plus
dans
chaque
ruche.
�
Leur
direction
est
différente
de
celle
des
autres
alvéoles
';
elles
sont
.placées
ordinairementsur-les
bords
des
rayons;
Ces
cellules
sont
destinées
à
recevoir
les
.œufs
qui
doivent
produire,
des
mères,'
a�n
qu'elles
puissent
s'y
développer
à
l'aise
et
sans
être
gênéeí1
par
l'insuffisance
d'ampleur
de
leur
berceau.
D'autres
cellules,
•
"
.j
..,
t
�',
'_
¡
}.
)
=;
.t
"
I
"
,
'
,
"
I"�
"
"
I
•
"
I
�(
\.'
'I
'
..
·'10
"
....
"v
'."
e
. ,
..,
ABEl
...
,
_
,
t..�
l.'.
"'"
I
}.
',;:
ft
�
"
.'
\
d'une
-dímension-moyenne
,
doivent
contenir
les
Ϟfsqui
donne-
"'
-ront
dés
mâle�.
Enfin.,
les
alvéole�)'¡es
plus-petites
sont
réservées,
,,'
\
aux,
œ��s
qui
úévront
produire
les'
abeilles'
ouvrières
�
les
;'P1ilS;
"
t,
•
l"
nombreuses
dl(
hi
populatiô�
des
ruçhès.
L'abeille7m�re
passé
en
,
.;'
revue
(toutes
ces
cellules,
et
elle
ne-se
trompe'
pas
sur
la
nature',
.
"7
�
\;
.,'.
_
)
_."
•
J)
"
','
.�
,
,
'
�;,
.
des
œufs
qu:'ell�
doit
pondre
dans,
chàcûne
d'elles
�
EUe.
place
d�ns
r
,
,.o/
"les
cellules
des
mâles
les
œufs
qüi
doivent
les'pr,0d'uire
,
�
elle
ponjl
,-'
les,
œufs
d,es
'çmvrières
dans
les
ç�l�ules
les.
plus
petites
Si
et
�nfi:(t
-,
.'
ceux
qui
dolve:n.t
donner
des
mères
dans
les_I!.lus>�rande�
.
.
-
Le
temps
de
la'
ponte
n'est
pas
absolumént.limité.
Dans
les
P.!lYs
,,où
Ia
saison
de
l'hiver
n'
est
'pas
rigoureuse
;.
on
trouve
souvent
'.
des
œufs
dans les
.�uchJesJ
à
toutes
Ies
époques
de
i�ànp.éè
;'
ràais
Ia
"
'
grande
ponte
a
lieu
depuis
le
printemps-jusqu'
en
autonïne,
et
sur
.
'tout
depuis
.le
mors
de
mai
jusqu'
à
celhi
de
septembre:.'
Chaque,
abeille-mère
peut
pondre
,
assnre-t-ón
,
seixantemilleœuís
daus
'
.r
ànJl-�e.
Le
temps
d\n.cubation
de
ces
cyufs
�si
de
'trois
jòurs
dans
'
lescas
ordinaires;
il'
peu-t
y.
avoir
tml
ou
deux
�ciurs
.de
retard"
,
",
mais
on
n'obsérve
ces
exceptions
qu�
lorsque
hl.
température
est.
..
_
'"
1
hasse.
Quand
la
laheest
sortie
cl.e
l'œuf,
les
abeille;
buvrières
llli'
'
"
?pportënlt
une
gelée
nrïtritive
en
�rapport:
avec-son
áge,
avec
Ia
','
e
.,'
-
"
'
'\
_
force
dé
oses'
orgarîes
digestifs,
Cette
nourriture
consiste:
d'
abor€!,
"en:
un�,:bouillie
blanchâtre"
dont
là
consistanee
et
la
richesse'
ali
,\
"
me:r;¡_tài��,
est
alig��ntée
:peu)
peu
;
à'_�e�ure
q�e;le'jen;ne
:sujet
:_�
.se
développe
et
prend
deja
force. Lauature
n'òpère-t-ellepas
de
.
'la
même'
manière'
dans'
Ies
mari:rb:üfères\
à'lél\'
naissance.du
J
eunè.'
"
..'
,
.
.
.,.
-f....
,
,sujet
?"Le
lait
est
d'laDord'plus
léger;
moins
corsé"
moíns
riéhe
en
primúpes
nutr�tifs;
à�mesure
(¡riele
:r'tourrisson
prend;de
la'for,cè�,
le
lait:s:J�palssít;·ll
dev.ient
plus
sub�ta�,tiel,
pour
mieuX,ªlimentèr
le
n�)Urrissòù.í
dont-les
'organes
digestifs
devien�eIiF
de
plus
én'
plus
aptes
,àle
bien
digérer;
jusqu'au
ploment
eù
il.pent
suppor-:::-
,"
",
ter
une
autre
àlimenlatioh.
'.
.
.
,
,
.�
" '
".
\
.
.,"
,
-
�
-,
Apr�s
'cinq
ou
six
jours
de
hOnrrit�f�,
si
l�
mauvais
tem.ps
ne
'--"',
¿
s'y"
OPPQStf
pas;
la
lasve'de'I'abellle
a,·acquis,
tout
�ón
d�,:,�lopp'e'
.,
ment
et
n'a
plus
besoin
d'aliment]
elle
passe
alors
cà)'éta,t
dl"
\-,
'cl1rysalide,
et,
les
ouvrièreifermeIit
sa.
cellule
pqùr·GJu'
éll'ê
puisse
Y'
,
,:
o,
?p.¢re,r
!ranqu�lle_ment
sa
n:éta�orphos�
et
de�e_nir
ins�ct�
r�rf�it.
.,
'
,
�pl'es
.douze
'J0ur�
environ
,
la",trànsform;tt10n
est
(2peree.
La
jeûne
aheille
est
forpée
;'
elle
a
âss/�z
de
fOI:Ce.
'pourq5erc'ltr
on
bri-
'r-
o
_
•
�".
,'<
'"
).
,
,:,
';'
.�,;,
:-'
"
.
/
\
,
¡
I,
r"
\
ABE
'-
"
,
ser
Ia
norte
de
sa
cellule,
d'où
elle
sort
après
quelques
efforts.
A
"
,
'
peine
rendue
à
la
liberté"
ell�
est
l'objet.de
�oins,
de
caresses,
de
la
part
de
ses
aînées.
Elles
l'entourent
,
elles
la
lèchent,
la
brossent,
lui
offrent
de
la
nourriturepour
prendre
des
f<;»:,ces'�
la
suite
d'une
àbstinence.aussi
longue.
Enfin,
vingt-quatre'
heures
après,
la
jeune
abeille
-peut
se
suffire
à
elle-même
;
elle
se
met
au
.
travail
de
Ia
communauté
et
elle
obéit
à
la
loi
\
llli
l'é'git
son
admi-:
rable
gouvernement.
.
Dans
l'espace
de
vingt
jours
'environ,
un
œufpondu
donne
une
abeille
en'
état
deremplir
les
fonctions
qui
lui
sont
imposées
par
la
nature
i
les
cas
contraires
ne
s'observent
que
lorsque
les
mauvaises
conditions
du
temps
retardent
la
marcheordinaire
de
la
couvaison
et
des
transformations
del'insecte.
.
'
Lorsqu'mi
'œuf
est
pondu
dans
une
cellule
de
mère,
les
ou-
vrières
donnent
à
la
larve
qu'il
produitunenourritureparticulière
\
qui
fait
développer
ses
ovaires.
D'un.óôté
ces
grandes
alvéoles
fa
vorisent
par
leur
dimension
l'accroissement
de
la
jeune
abeille;
-de
l'autre,
la
nourriture
qui:
lui
est
offerte
fait
développer
ses
or
ganes,
de
Ia
génération.
Des
observations
pratiques
et
des
expé-'
riences
ont
fourni
la
preuve
incontestée
de
ce
singulier
phéno
mène.
Du
reste,
ces
deux
conditions
d'élevage
étaient
indispen-
.
sables
pour
faire
des mèrea.sùr
lesquelles
reposent
la
production,
la.multiplication
,
la
conservation
de
l'espèce.
Alilssi,
IQ,
nature
a-t-elle
pris
toutes
les
précautions
nécessaires'
pour
que
son
bat
,fût
rempli.
Cette
propriété
pa;ticulière
de
la
substance
alimen-
.
taire
qui
agit
spécialement
sur
les
organes
de
la
génêration
des-'
,
'abeilles,
afin
.de
provoquer
et
d'
activer'
leur
développement,
ne
pourrait-elle
pas
nous
'mettre
S'Uf
ia
voie
dès
recherches
à
faire
pour
savoir
si
on
ne
découvrirait
pas
des
-substances
alimentaires
qui
auraient
la
propriété
de
faire
croitre
spécialement'
tell�'
ou
telle
partie
du
corps
des
animaux?
I
Il
n'y
a
'pasà
révoquer
en
doute
l'action
spéciale
de
la
sub
stance
donnée
aux
abeilles-mères,
'en
yúe
du
développement
.de
leurs'
ovaires.
Lorsque,
par
hasard,
des'
parcelles
de
cette
ma-.
tière
tombent
dans
les'
alvéoles
des
ouvrières,
et
queleurs
larves
,
en
mangent,
leurs
ovaires
se
produisent
aussi"
et
elles
font
des'
œufs
CODl1;ne
les
mères,
mais
ces
œufs'
ne
donnent
que
des
b:râles.
'
La,
nature
leur
a
refusé
le
privilége
de
raire
des
œufs
cie
femelles,
1'....
.
j
.
-,
"
f
•
<
.(
'
..
-,
.
\
,
,
,
.
.'
,
"
. ,
,
¡
e
)
I
';
,12
_
,AB�
"
,
"
,
-
J;.'
abeille
.mère
peut
pénr
quelquefois,
SOIt
de
maladie,
SOlt
par
�
toute
autre
cause.
Quand
elle
est
.morte,
eUe
est
remplacee
par
,
r"
'une
des
larves
ou
d�s
jeunes
mères
qui
sont
détenues
prison-
,
nières
dans
leurs-alvéoles:
La
natúre
,
qui
aprévu
ce
cast.a judi-:
c
,
cieusement
cherché,
à
y.remédier
par
des
individus
supplémen
taires,
peu
nombreux,
il
est
vrai;
-mais
:suffisants
pour
parer
à
tout
événement.
Une
ruche
nepeut
avoir
qu'une
seule
mère
libre.
f
'-
Celle-ci
est
extrêmement
jalouse
de
conserver
seule
son
privilege
absolu.
Si,
par
hasard,
une
autre
mère
se
trouvait
dans
la
colo
nie,
il
Y
àurai]
un
duel
qui
se
renouvellerait
tant
que
l'une
d'
elles
ne
serait'
pas
morte.
Du'
reste,'
dans
ce
.due!
qui
recommence
souvent
plusieurs
fois,
'la
nature
a
été
encore
si
prévoyante
pour
la conservation
de
rune
des
.deux
rivales,
que
,
lorsqu'
elles
se
.
'
sont
rencontrées
de
manière
à
sè
transpercer
réciproquement
avec
l,
leurs
aiguillons,
d'où
résulterait
la
mort
simultanée
des
deux
,
mères,
elles
se
séparent
précipitamment
pour
éviter
ce
désastre.
De
nouvelles
rencontres
ont
lieu
dans
ce
cas,
et
c'est
le
plus
souvent
par
surprise
que
l'une
perce
l'autre
de
son
.dard
·ct
la
fait
mourir
immédiatement.
'Les
mères
attachent
à
être
séules
de
1el11'
espèce
uv.e
importance
telle,
qu'elles
cherchent
toujours'
ª
détruire
dan�
leurs
alvéoles
les
jeunes
mères
'qui
y
sont
nourries
comme
prisonuières,
Des,
.
factionnairesmontent
enpermanenc�
la
gar,de
auprès
'de
celles
ci.
Quand
Ja
mère
libre
en
approche
pour
les
mettre
à
mort
avec.
son
dard
passé
au
travers
dè
la
petite
ouverture
de
la
cellule
mé-
\'
'nagée
pop.r
donner
la
nourriture
à
hi
jeune
prispnnière,
elle
'en'
"
'
'" est
écartée,
av�c
nne
respectueuse
mais-invincible
f�rrbeté,
par
l�s_
gardesvigilantes
qui
défendent
Gomme
un
dépôt
sacré
'lesjeúnes
,
protégé�s.
C-;st
sur
elles,
en
effet;
que
reposel'avenir
de
la
con-
'
.
.
'
';
servation
de
l'
espèce
et
de
sàJmuttíplication
en
cas
de
mort'
dé
la
mère
libre.
Elles
permettent
cependant
quelquefoisà
celle-ci
de
,
':
'mettre
à
mort
leursJiJles
dans
leursberceaux.;
roáis
ce
n'est
qqc
j.
,
(lórsql_Íè
la
conservation
de
l'
espèce
est
garantie
et
qu'
elle
ne
peut
plus
être
compromise."
,i
,
-
Si
par
hasard
il
n'y
a
pas
d'œuf
déposé
dans
une
cellule
de'
,
.
mère,
,pour
�prév:enir
tout
événement
de
mort
et
y
remédier
les
,
àbeilles
détruisent
lès
cloisons
d'uneou
deux.cellules
ordinaires
.
.
qui
contiennent
un
œuf
d'
ouvrière" etfont ainsi
une-grandealvéole
�
.
'
-
J'"
.
"\
"
',-
15.
'
ABE,
I"
,
artificielle;
elles
nourrissent
la
larve
naissante
de
manière
�
en
faire
.une
mère
,
et,
lorsqu'
elle
est
sortie
de-son
alvéole,
elle
prend
ses
fonctions
après
avoir
été
fécondée.
Mais,
pour-obtenir
une'pareille
mère,
il
faut
que'ce
soit dans
les
trois
jours
qui
précèdent
la
nais-
sance
de
la
larve;
apr-ès'
<{�tte'
époque,
les
abeilles
ne
peuvent
I
plus
satisfaire
à
leur
désir.
Une
ruche
où
la
pondeuse
ne
pondrait
'
,
-
'pas
de
quatre
jours,
et
mourrait
ensuite,
ne
pourrait
plus
avoir
,
de
mère;
'les
abeilles
périraient
ou
se
disperseraient',
ne
pouvant,
-,
-
�
pas
exister
sans
'elle.
_.
'Voilà
un
singulier
instinct
de
ces
admi�able
insectes:
ils'sáv'ent"
que
l'abeille-mère
assure
seule
l'avenir
de
la
colonie,
la
censer-
(
vation
de-l'espèce
et
sa
multiplication.
Si
elle
vient
à
périr,
s'il
Fleur
est
impossible
d'en
obtenir
une
autre,
ils,
voient
que
tout
est
fini
pour
eux
dans
la
rùche
,
et,
qu'il
est
inutile
de
trainer
.une
exí-
,
.stence
qui
n
'a
plus
de
raison
d'
être,
puisque
l'
élément
de
l'a
trans
mission
de
la
vie
n'
existe
plus
'dans
leur
république.
Aussi','
ta
TU
che
qui
n'a
pas
de
mère
ne
tarde
pas
à
-être
inhabitée,
soit,
par
'
.
suite
de
la
mort
des
abeilles,
soit
par
leur.
désertion
dans
d'
au-
"
tres
ruches,
s'il
leur
est
possibled'y
pénétrer.
-
La
ponte
des
mères,
avons-nous
dit,
a
généralement
lieu
sur-
,
,
tout
pendant
la
helle
saison,
c'est-à-dire
du
mois de
mai
au
mois'
de
septembre.
Pendantles
onze
premiers
mois
de
sa
vie,
cette
mouche
ne
donne
que
des
œufs
d'
ouvrières,
et
chaque
année,
à
,
partir
,de
cette
époque,
la'ponte
commence
toujours
par
des
œufs,
'
_,
ele
cette
nature;
ceux
de mâles
ne
sont
pondus
que
plus.
tard:
Mais,
.'
.
pour
que
la
ponte
soit
régulière',
il
faut
que
la
fécondation
áit
eu
.
�
�ieu
régulièrement.
Si
elle
avait
été
contrariée
par
des
incidents,"
si'elle
ne
s'était
effectúée
;
par
eX,emple"
que
seize
jours
après
1�
naissance
de
la
pondeúse,
les'
œufs
de
mâles
seraient
aussi
nom
-
"
breux
qlle
ceux-de
femelles;
fécondée
vingt
jours
après,
la
mère
','
�e
donne
plus
que
des
œufs
de
màles..
'
Dans
certaines
circonstances,
la
mère-abeillefait
entendre
un
chant
particulier,
qui
a
de
l'analogie
avec
celui
de
la
çigale.
Ce
'chant
doit
avoir
une
expression
'bien
caractéristique
pour
la
colo-
"
-
nie,
car
'cha�ue
abeille',
Em
l'
entendant
�
reste
immobile,
semble
-èfre
en
quelque
sorte
paralysée;
un
profondsilence
se
fait
alors'
dans
la
ruche.
Ce
chant eit
entendu
surtout
quand
un
essaim
se
,
?
"dispose.
à
partir.
D'un
autre
côté,
on
affirme
que
les
jeunes
me-
'.
,
.
,
,
I,
?
"
\"
..
.:-
,
'
"
-
,
.
, •
�"i..
)
ABE
,
,
tes,
prisonnières
dansleurs
alvéoles,
chantent
quelquefois
�our
\
�
se
plaindre
de
leur
captivité
et
demander
à
en
sortir,
,
,
'Les
mâles,
dans
les
ruches
;n'ont
absolument
d'autre
ouvrage
-
que
de
féconder
la
mère;
or,'
comme
,
un
seul
suffit-pour
cette
fonction,
òn
.
peut
dire
que
la
majorité
de
ces
mou
ches
n'a
rien
à
faire
et
ne
fait
'rie�
,
f
que
manger
les'
provisions.
Leur
corps:
gros
.er
court
�
est
plus.
déve
Abeillemâle
ou
Faux-Bourdon.
loppé
,
plus
trapu,
qué
celui
des
ou-
)
vrières;
leur
abdomen
est
velu,
et
Ils'
ne
sont
pas
pourvus
d'
ai-
I
'guillons.
n
Cette
prévoyance
de
la
�ature
d�
pepas
armer
les
mâles
d'un
dard
était
nécessaire
'pour
la
fin
proposée.
En
effet,
comme
,
ces
individus
sont
au
nombre
de
deux
à
trois
mille
dans
une.ruche;
et
qu'après
la
fécondation
de
la
mère
ils.sont
non
seulement
inu
tiles-,
mais
à
charge
à
la
colonie
qui
les
nourrit,
ils
sont
impi
toyablement
mis
à
mort
par
les
ouvrières
à
un
signal
donné,
et
quand
le
temps
de
leur
massacre
est
.arrivé,
Sans
armes,
leur
destruction
est
facile,
pàrcequ'ils
ne
peuvent
pas
se
défendre.
S'ils.
avaient
eu
au
contraire
des
aiguillons,
comme,
les
autres
abeilles,
ils
se
seraient
battus
à
outrance'
pour
défendre
leur
vie,
'et
le
nombre-des
morts
aurait
été
inutilement
augmenté..
Cependant,
si
la
mère
était
morte
avant
l'
époque
du
lpassacr�
des-
mâles,
les
.aheilles,
sachant
qu'
elles
en
ont
encore
besoin
,pout
féconder
les
jeunes
mères
qui
sçrtiront
de
leurs
alvéoles,
les
'
'
.
.Iaissent
vivre;
.leur
existence
se
trouve
ainsi'
prolongée,
mai�
ils'
,
"n'
en
sont
pas
moins
.eondamnés
à
être
sacrifiés;
quand
l'heure
.
est
venue,
ils
n'échappent
pas
à
l'arrêt
de
mort
qui
est
porté
con":'
I
t�e
eux,
Si
par
hasard
les
.abeilles
ouvrières
les
''laissent
vivré,
,.
"
.
ce
n'est
que
pendant
lê
temps
qu'
elles
n'
ont
pas
de
reine
,
et
dal1s
'
,
l'espoir
qu'un
jour,
ilsserontutiles
pour
féconder
celles
qu'elles,
.
'.'
pourraient
avoir
.,Si
elles
ne peuvent
pas
en
obtenir,
les
mâles
�e:
.
.
-.
sont
�
pas'
massaèrés;
mais
toute
la
colonie'
s'
éteint
peu à
péu','
parceque
,
comme
nous
l'avons
dit
déjà,
elle
né
saurait
exister.
sans
une
mère.
'
'.
, ,
DJl
reste, les
mâles
sont
d'un
caractère
fort
doux
'et
très
facile
;
leur
vie
'est
très
paisible,
et,
comme
ils
ne
vonrpas
aux
provisions.
ils
sortent
rarement
du
dom,icile.'
.
.
'.'
14
r,.
\
I
,
,
_,
-
I
';
,
,
AB�,
15
�
l'étude
des
mœurs
de
l'abeille-mère
est
intéressante
à
faire,
.
'gel1e
des
ouvrières
n'
est
pas
moins
digne
de
notre
attention.
Ce sont elles,
en
effet,
qui
vont
áux
provisions,
qui
construisent.
<
les
rayons
de
cire,
les
cellules
_<?û
doivent.
'
J
être-
déposées
les
provisions
de
toute
'na-
Abeille
ouvrière.',
ture,
lemiel,
le
pollen
des
plantes
,
les
œufs
de
la
mère:
Ce
s�nt
elles
quiprennent
soin
des
jeunes
élèves,
pré-.
parent
leur
nourriture
et-la
leur
donnent.
Elles
entretiennent
la
propreté
de
l'habitation,
veillent
à
sa
conservation,
à
là
sûreté
des
.habitants
;
elles
repoussent
les
ennemis
de
toute'naíure;
défendent
le
domicile
contre
la
violation
des
voleurs,
des
pillards
de
tout
ordre,
même
de
leur
espèce;
.leur
courage,
s<,ms-ce
rapport,
est
exemplaire.'
Pour
la
défense
commune
et
celle
de
leurs
droits
de
propriété,
les
ouvrières
ne
transigent
pas:
elles
se
pré
cipitent
sur
leurs
ennemis,
quels
que
soit
leur
force
et
leur
nom
bre,
elles
ne
reculent.
jamais.
La
morLqui
les
frappe
peut
seule
les'
arrêter,
mais
la
crainte
de
la
subir
ne
les.empêche
pas
de
l'affronter
toujours.
'
_
Les
ouvrières
sont
aussi
courageuses
en
toute
occasion
que
Ia-
,
horieuses
et
prévoyantes.
'Pour
mieux
remplir
les
fonctions
qui
leur sont
imposées,
elles
se
divisent
le
travail
de
la
manière
sui-
.
¡
vante
:
les
unes
vont
chercher
le
miel
dans
là
campagne,
rap
portent
le
polleJl
des
fleurs,
la
propolis.
qui
sert
à
mastiquer
lès
fentes,
les
ouvertures
des
ruches,
et
s'occupent
d'autres
travaux
que
nous
signalerons
plustard.
Qes
.aheilles
sont
dites
nourri
cières
ou
pourvoyeuses.
Les
autres,
nommées
cirières,'
so�t
char-
.
gées
des
soins
du
ménage:
elles
balayent,
uettoyentIa
ruché
et
"
y
entretiennent
la
propreté.
Ellesfoumissent
tes
factionnaires.qui
montentla
garde
à
la
'porte
de
ia
tuche
et.auprès
desj
eunes
abeilles
'
mères
nourries
dans
'le�fs
cellules,
poúr
empêcher
les
mères
li
bres de les
mettre
à
mod.
'Elles
préparent
et
administrent
la
u<?,ur,:"
riture
�lUx
jeunes
individus
qui
ne
peucent
pas
la
prendre
èux;.,
mêmes;
elles
fabriquent
l'es
gâteaux
dé
cire,
rangent
les
provi-
sions
dans
leurs
alvéoles
"
sont
enfin
chargees
de
tous
1es
travaux
J
..
,
.','
,'"
}\
...
':--
•
.intérieurs
de
la
colonie,
'et
des
corvées
què
nécessite
son
entre-
tien.
Elles
fournissent dès'
escortes
pour
accompagner
'la
mère-:'
abeille.dans
toutes
ses
promenades
dans
la
ruche.
C'est
donc
aux
"
"
I,
er
-,
,
,
,
!
,
ABE"
:r
l
ouvrières
que
nous
devons
le
,protluit
dés
ruches,
le
miel]
d'Ulle
saveur
si'
agréable
"
et
Ia
cire,
si
utile,
.d'un
usage
sí
répandu
dans
l'industrie,
soit
pour
la
confection
des'
bougies
..
soit,
pour
,
,
;.
_
'une
infinité
de
petits
ouvrages
d'
art.
.
".'"
-'
,
Du
teste,
les
ouvrières
sont
pourvues
de
palettes,
de
brosses,
"�o
'à
leurs
pattes,
pour
faire
leurs
travaux,
d'une
trompe
pour
sucer
le
miel
.dans
le
calice
des
fleurs,
et
d'un
estomac
quisert
de
ré
servoir
pour
le
contenir
et
le
po�ter
dansleurs
magasins.
Nous
avons
vu
qu'une
mère
abeille
peutpondre
jusqu'
à
soixante
mille
œufs
dans
une
année,
On
conçoit
que,
si
tous
venaient
à
éclore,
la
rùche
ne
saurait
contenir
le
grand
nombre
d'abeilles
qui
en naîtraient.
Des
émigrations
périodiques
sont
donc
néces
sitées
,.
�t
on
donne
le
nom
d'
essaim'
à
'la
quantité
d'
abeilles,
qui
émigr,ent.
pour
former
une
nouvelle
colonie,
�
Ïa
tête
de
laquelle
"
,
•
...!
est
toujours
une
mère:
Ñoùs
traiteronsau
mot
Essaim
ce
qui
est
relatif
à
l'essaimage.
-
V.
Essasm
:
.
,
,.
Les.abeilles
ont.des
ennemis
redoutables
contre
lesquel¿<il'far..t
les
protéger.
Les
rats,
les
souris,
lesmulots;
les
campagnols,
etc.,
.
s'introduisent
quelquefois
dans
les
rushes
et
mangent
le
mi,fl
comme
les.
abeilles
elles-mêmes.
On
doit
prendre
des'
précautions'
;
pour
prévenir
leurs
ravages,
Plùsièurs
oiseaux
dévorent
'atlssi
les
abeilles":
Ies-pies-grièches,
tous.les
oiseauxinsectivores.man-
I
',>
"
>,
gent
celles
qu'ils
peuvent
saisir.
Les
ruches
sont
aussi'
attaquéss
'
,
'par
des.lézards
,\
des
crapauds,
des
escargots,
des
fausses:-tai��'
....,
_.
'j
,
gurs,
des
ghlêpe�,
des-frelons,
des
sphinx)
etc.
De
leur
côté,
les
abeilles-se-défendent
à
outrance
contre
toute
violation
de
leur
do
micile;
elles
harcèleât
leurs
ennemis,
les
percent
de
leuis,tr�iÍs;
elles
en
tuent
plusieurs"
dont
elles
jettent
les
cadavres
hors'
de
la
.
't,
';,'
'ruche:
Quand
èes
cadavres
sont
trop
Íourds,
pPU:i'.
être
déplacés
flar
elles';
elles
les
couvrent
avec
la
propolis,
espèce
de
mastic
\
ré-sineux
qu'elles,
récoltent.
Par
ce
moyen,
'elles
les'
embaument',
,
I.
.
f
,
"
empêchent
-ainsi
leur
décómposition,
-et
pr�vienne�t
les.
mias:-
;
mes
qui
en
résultéraient;
comme
les
mauvaises
'odeurs
.qui
infec-»
teraientla
ruche.
Du
reste,
il
importe
d'
aider,
les abeilles
....
dans
leurs
moyens
de
défense.
On
doit visiter
les
ruches
périodique-
ment
et
à des
intervalles
assez
rapprochés,
pour
voir
si
elles
ne
renferment
pas
des
animaux
nuisibles,
et
si
leur
état
est
dans
des
,
":'
conditions
de'défense
capables
de)es'
empêcher
d'y
_pénMreh
'
,
I
,
.
\
ABO 17.
,
.
.
Les
abeilles
.paient
largement
l�s
soins
et
les
faibles
déboursés"
avancés
pour
elles,
par-les
récoltes
de
miel
et
de
cire
qu'
elles
nous:
donnent.
'Le'
temps
de
cette
récolte
varie
selon
les
pays'
où
elle
est
faite.
Suivant
le
mode
de,
ruches
adoptées,
on
peut
récolter
le
I
,
_
�iel
et
la
cire
à
plusieurs
reprises
dans
le
courant
de
la
belle
sai-
,
son.
Lorsque,
pali
prévoyance;
on
a
laissé
beaucoup
de
miel
aux'
abeillesdansla
récolte
d'automne,
il
est
utile
de
châtrer
les
ruches
au
printemps,
'avant
la
grande
ponte
de
la
mère-abeille.
Les
abeil
les
alors
forment
des
rayons
de
cite
à
la
place
des
rayons
de
miel'
récoltés,
pour
que
la
mère
puisse
y
déposer
sesœufs.
Cependant,
comme
do
ne
peut
pas
prévoir
si
le
temps
sera
toujours
beau,
on
I
agira
avec
prudence
;
on
laissera,
dans
tout
cas,
aux
abeilles,
as-"
sez
de
miel
pour
se
nourrir
en
cas
de
pluies
qui
les
empêcheraient
d'aller
aux
provisiórís.
On
agit,
à
plus
forte
raison,
de
là
même-
-
manière,
à
la
récolte
d'automne.
Celle-ci
doit.
se
faire
au
Plus
tard)
dans
la
première'
quinzaine
de
septembre;
à
cette'
époque,'
les
abeilles
trouvent
encore
dans
la
.campagne
assez
de'
fleurs
pour
'
remplacer
le
mtel
et
la
cire
qui
leur
ont
é�é
enlevés
..
H
ne
faut
ja
mais
oublier
que,
si,
d'une
part,'
il
faut
de
la
place
pour
le
cou
vain;
de
l'autre,
il
faut
toujours
de
Ia
nourriture
en
�
suffisante
quantité
pour
la
colonie,
surtout
pendant
l'hiver.
.
,
La
récolte
qu'on
fuit
au
milieu
de
l'été,
aprèsl'essaimage
et
Ia
grande
ponte
�
exige
moins
de
précautions
sous'
ce
rapport;
-Ies
.abeilles
alors
peuvent.faire
d'abondantes
provisions,
�t
la
famin�
.
n'
est
pas
à
craindre
pour
elles.
qn
s'
assurera
donc
toujours
'que
.
�,
les
abeilles
ont
des
provisions
suffisantes
pour
passerles
temps'
pendant
les�-{uels
elles
ne
récoltent
pas,.
Si
elles
en
manquaient,
-
on
leur
donnerait
des
sirops,
du miel
qu'on
a
eu
soin
de
meítne
ell
réserve,
qu'on
melange
avec
une
petite
qtlan'ti��
de,
vin.no.\lveau,
de
cidre
ou
de
poiré,
pour
le
rendre
tonique.
-
V:
'Essaim,
]liel;,
Bayo�
»
,
Ruche
..
Bucher:
'1'
'
ABLUTION.
V.
Lotion.
ABo.RNEH.
Placer
des
bornes,
Iimitenun
terrain,
une
propriété,
par
le
bornage,
....:._
y.
B01'nè�
Limite.
'
,
.
.
ABORTW
(d'un
IDOt
latin
qui
signifie
n'aît;e
'avant
te;me)
-.
Le
"
n:¡ot
abortif
est
synonyII;l.�
cl'
q,:vorté.
Un
fœtus
né
avant
l'époque
fixée
par
la
nature
est
dit
aborti].
I'
)
.
.:
e,
,.'
\o.
(
.
,
\
,\.
r
,
v
-i,
18
ABR
L..
<;ln
donrie
aussi
le
nom
d'abortifaux
-substances;
aux
médica
ments
,
qui'provoquent
l'avortement,
soit
par
le�'troubles
géné
raux
qu'ils
occasionnentdans
les
fonctions
de
la
vie
des
femelles
ou
par
leur action
spéciale
sur
l'utérus;
le
seigle
ergoté,
par
exem
ple,
la
s�binè,
la
rue,
agissent
directement
su).l'utérus,
et
pour:'
raient,
dans
certaines
cenditions
,
causer
des
avortements.
'On
,
sait
d'
ailleúrs
que,
dans
l'
espèce
humaine,
ces,
substanees
végé
,
tales
ont
donné
lieu
à des
actes
criminels
dont
les
resultats
ont
été
quelquefois
désastreux.
"
La
gelée
blanche
est
Ull
abortif
quand
elle
est
dans
lès
.pátura-
'
ges
où
les
vaches
vont
paître
avant
que
le
soleill'ait
fait
dispa-
raitre.
__:_
V.
Avortement.
'
-
En
terme
de
botanique,
le'mût
abortif
s'applique
_¡.tUX:
fleurs
ou
aux
fruits
qui
ont
avorté,
qui
ne
sont
pas
parvenus
à
leur
déve
loppement
normal,
et
qui tombent
souvent
même
avant
de
l'
a
voir
atteint.
/
,
ABREuvora.
Lieu
QÙ
les
animaux
s'abreuvent.
L'étude
des
eaux
dont
s'abreuvent
.lës
animaux
est
pl�s
utile
qu'on
ne
pen
se
;
pour
l'avoir
négligée,
on
a
souvent
vu,
dans
certaines
loca
lités,
des
maladies
se
déclarer
et
fairepérir
des
animaux
sans
pouvoir
déterminer
les
causes
de
ces
désastres.
Les
'eaux-séléni-'
teuses
de
certains
puits)
les
eaux
croupies,
renferment
des
princi
pes
irritants,
délétères,
qui
ne
produis,ent
d'abord
aucun
effet
ap
parent;
mais
leur
action
prolongée
altère
peu
à
peu
les
organes
digestifs,
toute
l'économie
animale,
eH'on
voit
tout
à
coup
des
propriétaires
perdre
leurs
bestiaux
sans
en
connaître
la
'véritable
raison,
On
a
souvent
vu
des
maladies
meurtrières
disparaître
à
la
suite
du
changement
pur
et
simple
deseaux
donton
avait
long-
temps
abreuvé
les
animaux
malades.
I
"
-
'
:.'
Les
meilleurs
abreuvoirs
sont
ceux
qui
ont
uneeaucourante
-seTenouvelant
sans
cesse,
eomme
l'eaude
source,
Ï'eaude
rivière
.
.,
,Les
eaux
de
puits
ne
sont
pas
malfaisantes
dans
toufès
les
loca-
l
lités;
mais
enes'
sont
généralement
séléniteuses
;
'�lles
ne
<misent
pas
les
Iégurqes'etne
dissolvent
pasle
savon;
de
plùsçces
eaux'
ne
sont
pas
ordinairement
pourvues
de
la
quantité
d'air
utile
J
.',
urie
bonnë
digestion.D'ailleurs
leur
température
n'est
pas
en
har
"monie
avec
celle
deI'atmosphère
dans
laquelle
se
trouv�nt
les,
•
"J
•
t,
0,
-
�
.
.
/'
,
,
,
I,
" ,
ABll
,
·f �
»
,
,
animaux.
Lorsqu'on
est
obligé
de'
�e
servir
de
ces
eaux.
pour
abreuv-er
surtout
les
bestiaux
de
travail
pendant
les
chaleurs
de
,
l'été,
on
doit
les
mettre
dans
les
auges
qui
servent
d'abreuvoir
.
quelque
temps
avantd.y
conduire
les'anjmau�,
afin
que
la
tem
pérature
en
soit
plus
convenable.
Il
serail-utile
aussi
d'agit:r
ces,
,
eaux,
afin
de
leur
donnerl'air
qui
leur
manque.
'
,
On
a
conseillé
de
précipiter
les
sels
calcaires
'ph�s
ou',
moins
'nuisibles
contenus
en
dissolution
dans
les
eaux
de
puits"
par
un
'
.
procédé
chimique
très
simple
;:ínais
les'substances
employées
pour'
:
c'ett�
opération
exigent
des
dépen,ses
qui
deviendraient
eonsidé-
,
rables
,
surtout
s'il
s'agissait
d'abreuver
une
grande
quanüté
d'à-
,
-.
,�
,
nimaux
:
on
y
a
renoncé.'
'
"
,
.,
,
,
/
Les'
eaux
,de
source,
de.rivière
,
de
'pluie,
sont
celles'
qui
for:'
+
ment
les
meilleurs
abreuvoirs.
On
leur
donnera
donc
toujours
la
préférence
pour
abreuver
les
animaux.
,
'Dans
nos
possessions
du
nord
de
l'
Afrique,
les
abreuvoirs
con-'
,tienn�nt,souvent
des
sangsues,
qui,
avalées
par
les
animaux,
'se
fixent
à
leur
gosier
et
remontenj
quelquefois
dans�leurs
naseau�.
-,
EUes
se
développent
dans
ces
cavités
et
y
grossissent
pal'
grou-
pes
de
manièreà
obstruer
le
passage
dé
l'air
et
à
causer
l'asphixie.
,
,
On
est
ordinairement
averti
de
cet
incident
par
un
écoulement
�
:
sanguinolent
des
naseaux
ou
de
la
bouche
des
sujets.
On
fait,
tomber
ces
sangsues
avec
des-injections
d'eau
sa!ée.
On
les
dé-'
truit
aussi
dans
les
abreuvoirs
en
y
mettant
des
tortues
d'eau
',-
,
douée,
communes
en
Algérie;
-ces
tortues
dévorent
les
sangsues,
dont
elles
sont
très
friandes:
on'
peut
.éviter
ainsi
les
accidents
,
,
qu'elles
causent.
J'ai
été
moi-même
témoin
de
ce
fait
sur
les
lieux
mêmes.
ABRI.
Lieu
disposé
pour
protéger
les
plantes
ou
'les
animâ'ux
(,
du-mauvais
temps.
On
forme
des
abris
avec
des
murs
,
deâhaies,
,
'des
allées
d'arhres,
des
paillassons,
de's
fascines,
des
toitures;
on
';
abriteles
plantes
qui
demandent
de
la
chaleur
pour
se
développer"
I
avec
des
eloches
en
verre,
ou
des
çhàssis'vitrés
;
on
construit
des'
serres,
qui
ne
sont
que
des
abris
perfectionnés,
pour
p�ôcurer,�"
certains
végétaux
précieux
une
température
douce
et
unÍforme
�
ou
pour
I
activer
la
matuzation
de
certains
fruits.
On.
forme
sou
vent
des
abris
pour
protéger
les,
fJ.uiJl!àux
contre
lès
mauvais
'-
\
r
I
I '
,\.1
)
..
�
,
1'·.1"
;'
»:
,
,
• !
."
.
ABR
temps.
Dans
les
montagnes
d'
Auvergne,
on
se
sert
de
fascines
pottr
abriter
le�
parcs darîs
lesquels
les'
vacheries
passent
les·
nuits.
-
V.
ft!0ntag�e�
Parc,
ABRICOTlER.'Arbre
de
ta
famille
des
rosacées.
l'abricotier
est
cultivé
avec
beaucoup
de
soin
dans
divers
pays',
où
ilforme
une
branche
d'industrie
lucrative.
Dans
IaLimagne
d'
Auvergne,
-,
son
fruit
sert
à
confectionner
une
pâte
qui
est
expédiée
dans
tou
I,
'tes
les-parties
de
l'Europe.
Lemouvement
de
fonds
que
provoque
l
\
le
commerce
des
abricots
et
de
leurs
conserves
à
Clermont-Fer
rand est
très
étendu.
On
en
fait
des
envois
eonsidérables
à
Paris,
et
les
chemins
de
fer,
qui
vont
faciliter
lem;
transport;
ne
peuvent
I
que
faire
augmenter
la
culture
de
cetarbreprécieux-dans
le
Puy
de-Dôme.
ABROUn,
IE.
Un
taillis
est
abro�ti
10J�que'ses
bourgeons
ont
�
ét�
broutés
par-les
animaux
domestiques
ou
par
le
gibier.
T01!s
les
cultivateurs
connaissent
les
dommages
que
'cause'
à
leurs
bois,
,.
ou
à
leur's
plantations,
là
dent
des
animaux,'
qui
fait
souventpérir
�
les
jeunes
plantea.Les
chèvressurtout
font
de
grands
ravages
dans
les
pays
boisés
si
elles
sonrmalgardëes.
Aussi
l'autorité
est
elle
obligée
d'intervenir
pour
prévenir
les
dégâts
faits
aux
plan
tations
et
dans
les'
forêts
par'
ces
ruminants
indociles
et
dévasta-
..
.
-" -
.
Leurs.
ABROUTISSEMENT.
Ravage
fait
aux
taillis
ou
aux
jeunes
plants
broutés
par
les
animaux.
L'abroutissement
est
toujours
très
meurtrier,
dans
nos
bois
comme
dans
les
plantations.
Les
tiges
dont
les
cimes
sont
dévorées,
ainsi
que
les
feuilles,
languis
sent;
leur
croissance
est
contrariée;
elles
se
rabougrissent
sou
vent,
et
ne
prennent
pas
l'accroissement
auquel
elles
parviennent
J
naturellement
quand
elles
n'ont
¡¡as
été
maltraitées.
n,
.est
facile
\
d'
expliquer
ce
fait
tout
physiologique.
Quand
le
travail
de
la
sève
\á
commencé
à
faire
croître
les
pdusses
de
printemps
et
leurs
feuilles,
'la
vie
du,
végétal
est
dans
toute
sonactivité
;
il
respire
par
ses'
feuilles)
qui,
comme
de
véritables
pouIl1:0ns,
élaborentlegaz
acide'
carbonique
pour
en,
extraire
le
carbone,
et
les
liquides
végétaux
:'
,
qui
-charrient
les
éléments
de
nutrition
des
.plantes
déposés
,
,
'
""
:
dans
leurs
tissus
pour
les
faire
croître.
Lorsque
les
pousses
et'Ies
;
\
"
,
.Ieuilles
sont
'dévorées)
la
respiration
des
plantes.cofnme
la
circû-
"',
, " "
,�
"
,
\
,
'
,
,
J
".
.
\
\
\.
'''.
]
"
'"
..
,�
<
"
ABS
lation
de
leurs
liquides,
n'
ayant
plus
leur
cours
'normal,
ne
peu
vent
plus,'
exercer
leur
influence
dans
-toute
sa
plénitude"
et
la
végétation
ën
souffre
nécessairement.
C'estce
qu'on
observe
tou
jours
dans
lescas
d'abroutissement
:
aussi
les forestiers
attachent
ils
une
grande
importance
à
l'empêcher
et
à
le
prévenir.-
V.
4(!�
croissement
des
végétaux�
Nut1'ition�
Respiratum;
�
....
.
.
ABSINTHE."Plante
de
la
famille
des
composées.
Cette
plante
vivace
fleurit
vers
Ill.
fin
de
l'été.
Elle
croît
communément
en
France;
sa
tige,
qui
atteint
quelquefois
IQ.
hauteur
d'un
mètre,
est
rameuse
,
dure;
ses
feuilles
découpées
sont
blanchâtres;
ses
fleurs
sont
petites,
nombreuses,
de
couleur
jaunâtre
et
disposées
en
petites
gr!lPpes
à
l'extrémité
des
rameaux.
Elle
répand
une
odeur
aromatique
très
forte.
Sa
saveur
est
piquante,
très
amère,
r
,
'
et
laissedansla
bouche
un
sentiment
de
chaleur
très
caractérisé..
,
L;'absinthe
est:
une
plaute
médicinale
employée
pour
les
ani
maux.
On
l'administre
en
poudre
ou
en
infusion
dans
l'eau,
dans
le
vin,
ou
dans
l'alçool.
Elle
excité
les
organes
digestifs
comme
.
ceux
de
Ja
circulation
;
par
son
administration,
elÍe
stimule
toute
l'économie
animale
etlui
donne du
ton.
Euè
est'
donc
employke..
avec
succès
dans
le
cas
de
débilité,
par
suite demaladie
lente
et
de
pourriture
des
moutons.
'
"
On
emploie
encore
l'absinthe
contre
les
vers
intestinaux
des
animaux.
ABSORBAN'r.
Corps
absorbants,
qui
absorbent
fes
liquides.
Le
'
.charbon
est
un
absorbant
par
excellencè
,
les
étoupes,
la
charpie,
l'
amadou,
la
chaùx
vive,
l'alun
calciné,
etc.,
sont
aussi
des
ab
sorbants
employés
en
art
vétérinaire
pour
absorber
le
pus,
le
,
sang,
les
matières
liquides,
sur
les
plaies.
,
Les
vaisseaux
veineux
et
lymphatiques
qui
dans
les
animaux
absorbent-les
liquides
pour
les
verser
dans
le
torrent
de
la
circu
Iation
sont
désignés
sous
le
nom
générique
d'absorbants.
-
V.
Abs01'ption�
Diqestum,
Circulation:
<
_
�PQur
absorber
les
engrais
liquides,
oI,J:
emploie
la
litière
végé
taleouminérale,
c'est-à-diredes
pailles,
des
herbes
sèchesde
toute
nature,
des
mousses,
des
feuilles,
de
la
terre,
de
la
marne,
de
la
chaux
mélangée
à
la
terre.,
Cette
pratiqué
n'est
pas
généralement
-
...
,
'àpprécié�
comme
elle
mérite
de
l'êtr�,
dans
nos
campagnes
sur-
,
,
I'
"
i'
I'
�
I
".
,
r
22
ABS
tou].
Dans
les
neuf
dixièmes
a-es
villages
de
France,
et
peut-êtrè
',
plus,
orivoit
�S
étables,
les
rues,
inondées
d�immondicesliquide;},
de
purins,
qui,
en
se
dégageant,
forkent
des
miasmes,
et
vi
,
,�cient
l'air.
Les
laboureurs
ignorent
qu'en
laissant
évaporer
ces
engrais
précieux)
ils
perdent,
d'une
part;'
un
des
principaux
élé
.'
ments
de
leurricíiesse
agricole,
et,
dé
l'autre,
ils
s'exposent;
eux
'e't
Ieursfamilles,
àl'action
de
miasmesputrides
qui
peuvent
causer,
,
des
maladiesgraves,
�i
on
n'�
pas
toujours
des.litières
végétales
en
suffisante
quantité,
on
a
constamment
-de
la
terre,
souvent
des
,
mames,
et
on
ne
devrait
jamais
manquer
de
les
employer
comme
"
absorbants
dès purins
perdus
pour
la
fertilité
dy
sol.
.,
ABSO�PTION.
Fonction
en
vertu
de
laquelle
les
'corp,s
liquides
"
ou
gazeux'
sont
absorbés
par
les
vaisseaux
absorbants,
chez
les
"animaux
ou
chez
les
végétaux.
Les
animaux,
comme
les
plan
tes,
vivent'et
se
développent
par
la-nourriture,
qui
est
distribuée
à
leurs
organes
divers,
ap:r;ès
la
digestion
et la
respiration.
C'est
par
l'absorption
que
les
matériaux
nutritifs.detonte
nature
sont
,
assimilés,
rendus
à
leur
destination
naturelle,
chacun'
dans
sa
spócialité
,
'ali
:moyen
du
systè!Dev�scu1aire.,
"
'
J
Le
travail'varié
d'absorption,
dans
les
règnes
végétal
et
animal,
,
est
un
des
plus
admirables
sujets
d'étude
que
l'imagination
puisse
désirer:
'C'est,
ainsi
qÚy
l'on
voit
les
plantes
absorber
pal'
leurs
.'
racines
leurs
aliments
dans
le
sol,
et
dans
l'
atmosphère
par
leurs
,'.
'feuilles
ét
leur_§
tiges
herbaeées.
L'absorption,
dans-les
animaux,
"
se
f�it
surtout
par
leurs
vaisseaux
chylifères;
dans
leurs
intestins,
qui
ont
digéré.les
aliments
dont
ils
se
nourrissent,
-
V.
Chy'li{èTe;,
thyle_'>
Circùlation;,
Digestion;,
Nutritio'll;,
Respimtzon;,
'Sang.
ABSTERGENTS,'
Corps
employés
à
nettoyer, à
dissoudre.
En
\
art
vétérinaire
on
emploie
les
savons
et
la
potasse
en
dissolution
,
.comme
abstergents,
pour
nettoyer
la
peau
des
animaux
dans
des
.
_
cas
de
maladie
cutanée."
,)
�
..
"
;
-
<'
ACABIT.
Expression
vulgaire
dont
se
servent
quelquefois
lèi:
agriculteurs
pour
caractériser
la
bonneou
mauvaise
nature
d'un
animal
ou
d'un
produit
végétal.
Uu
animal,
un
fruit,
un
four
.
rage,
etc"
sont
d'un
bon:
ou
mauvais
acabit),
suivantqu'ils
sont
d'une
bonne
ou
mauvaise
qualité.
-
r
-
,
'
'
.
"
•
,
;ACACIA.
V.
Bobinier.
('
¡.
,.
,
(
-,
¡
-
_
J
il
il
�-
t-
,
25
-,
AGANTHA_CÉES.
Famille
de
plantes,
dont.le
type
eq'Í
l'acan-
-,
the.
Les
acanthacées
sont
des
végétaux
rares
en
Europe;
elles
,
croissent
dans
les
pays
chauds.
Du
reste,
elles
"Il¡'
offrent
aucun
in
térêt
particulier
à
l'agriculture
et
à
la
médecine
des
animaux.
_
/'
¡
..••
I
.,.,.
ACAI\E.
'lnsectetrès
tenuqui
vit
dans
la
peau
des.homrnes
et
_.
des
animaux
galeux.'
Dans
le
cheval
galeux,
Oli
peut
voir
l'acare
il
l'
œilnu
,
soit
sur
la
peau
même
des
animaux
,
soit
sur
la
pous
sière
qu'on
en
obtient
en
le�
brossant.
La'
présence
de
l'acare
est
-"I
_._,-
sans
doute
la
cause
des
démangeaisons
insupportables
que'
cause
-
-
la
gale.
11
est
probable
que
c'est
par
eux
que
se
transmet
cette
maladie:
mais
l'expérience
semblé
avoir
confirmé
que,
si
l'a-
'
care
dû
cheval
donne
-Ia
gale
il
lill
autre
cheval,
'il
pe
la
com
munique
pas
à
un
animal
d'une
autre
espèce,
au
mouton,
au
chien,
par
exemple:
-
On
peut
done
conclure
que
les
acares
varient
dans
les
diverses
-
races
d'
animaux,
et
que
ceux
d'unindividu
ne,
peuvent
ni
vivre
.sur
la
peau-
d'un
autre
qui.n'
est
pas
de
son
§spèèe
,
'Iii
lui
oommu
..
•.
niquer
l'affection
dont
il.caractérise
l'existénce.
L'acare
de
hl
J
,
,
gale
de
l'horrilne
a
été
long-temps
ignoré;
s�
présence
est
confir-
\
'
mée
aujourd'hui
chez
les
'galeúx.
Du
reste',
il,
était.connu
dès
"
-
paysans
corses
Dien
avant.que
la
science
l'eût
découvert.'
On
détruit
l'
acare
avec
des
onguents
dans
lesquels
les
prépa
rations
de
soufre
et
le
mercure
semblent
jouer
un
rôle
spécial.
.
,
- ,
, '
ACAULE,.
Privé,
de
tige.
Une
fleur,
une
plante
1
s'Ont
acaules
quand
'elles naissent
au
collet
de
Ia
racine
sans
être
supportéès
par
des
tiges.
On
trouve
des
variétés
de
primevères;
de
composées,
"
qui
sont
acaules.
Leurs
fleurs,
au
lieu
de
s'élever,
restent
rez
terre.
I
�
,ACCÉLÉRATION
,(d�pouls_,
d�
ra
respÏ1'atíon).
Lorsque
l'ac
célération
de
la
respiration
ou
de
la
circulation
d'un
animal
n'est
pas
la
conséquence.d'un
trav�íl
ou
d'une
all�re
plus
�)U
moins-,
,
forcée,
elle
'peut
caractériser
une
indisposition
ou
'une
maladie.
_
Il
importe
donc
toujours
de
rechercher
la
cause'
de
l'accélération
.\
du
pouls-ou-du
mouvement
des
flanesdans
les-
animaux
qui
offri-
,
l'ont
ce
symptôme
physíologique
anormal.
_.:.
V.
Circulation,·
Malaclié!
Pouls,
Respimtion:
,
ACCÈS.
Mcit
employé
pour
íadiquer;
le
renouvellement
de
�-
«:
...
."
•
,_.(',
....
.J
�
.,t-
- "
,
'
,
.'.
-,
,
,
'
,
"
-ç,
{.
I
i,
II
..
.
i
,
.
¡,
�,'
A�
"
Iadies,
surtout
lorsqu'elles
sont
périodiques.
Lafluxion
périodique
dans
le
cheval
,'I'
épilepsie,
etc.,
se
renouvellent
par
accès,
Les
-
animaux
enragés
Gmt
'aussi
des.
accè�
'de'
rage
_{:)ar
intervalles
,
c'est-à-dire
des
surcroîts
dé
symptômes
qui
caractérisent
l'hydre-
.
phobie.
_,'V
1,
Épilepsie"
Fluxion
périódique'"
Rage.
"
I
ACCESSOIRES.
N¿m
donné
par
Mo,
1.
(Geoffr:oy
Saint-Hilaire,'
,
dans'
ladivision
qu'il.a
faite
des
animaux
domestiques
.óu
accli
matés
par
l'homme"
aux
espèces
qui
ne
sont
utilisées,
ni.pour
les
,
travaux
de
l'agriculture,
ni
'pour
la.
boucherie)
ni
pour
l'indus-
\.:
¡
I
�
I,
'trie,
Ces
animaux
servent
surtout
d'ornements
dans
nos
étangs,
"dans
nos
basses-cours,
dans
pos
parcs,
ou,
bien
ils
sont
entretenus
\
dans
des
cages
Ou
volières
;
tels
sont
les
cygnes,
les
perroquets
I.
et.
perruches,
les
serins et-autres
oiseaux
chanteurs.
Le
paon,
ie
canard
de
la
Caroline,
le canard
.mandarin,
quoique
alimentaires,
n'
ont'
encore
été
élevés
jusqu'à
ce
jour
'en
France',
que
comme
ac
,
cessoires.
Un
jour
viendra'
peut-être
où,
d'après
res
études-qui
.commenceat
en
France
sur
l'acclimatation
et
la
multipliéation
des
-
-ànim�l'lxe�
dont
la:
société
zoologique
d'
acclimatation
a
pris
l'heu
reuse
initiative;
ces
beaux
'oiseaux
augmenteront
les
ressources
de
nos
substances
animales
..JI·
,
"
,l.
\.
�':-
\
\
\
"
.
'1
ACCLIMATATION.
A�t
de
disposer
un
animal,
ori
une
plante
,
de
manière
à
les
rendre
.aptes
à,
vivre
et
à'
se
produire
dans
les
lieu�
où
ils
n'existaient
pas,
et
où
ils
ont
été-importés.
-L'art
d'ac
J::lirn'ater
lesplantes
a
été
porté
à
li111
degré
de
prospérité
remarqua-'
-
hIe,
.
depuis
la
fin
du
det�ier
siècle
surtout.
No�s
a
vons
¡mj
ourd'hui
'une'
nombre
infini
d'
arbres,
d'
arbustes,
de
fleurs
,.
d'orñement
ou
'
'
'employés
dans
les.
árts
ou
l'iudustrie
,
ou
pour
notre.alimentation
ordinaire
ou
de
lui:.e.
La
parmentière
elle�niê'mèaité
acclimatéej'
,\
..
trous
áe
l'avionspas
;;lvaJ;ltladécouverte.de
I:Amérigue'.--·V.
P'm'-
m�ntière"
Pe1'(ectionnement.
'_
'(
I
'
M,üs,
sinous
avons
eu
des'succès
incontestables
'SHr
l'aeëlima
tatiori
'odes
végétaux,
'il-n'en
est
pas
de 'même
sur
l'acèlim�tatio�
des
animaux,
ce
qui
est
dú
au
défaut
de
connaissancés
spéciales
.
.sur
la
matière.
Pour
aeclimater
un
anima\"
en
effet,
pour
bien
.coinprendre
l'ari'de
le
multiplier,
de
perfectionner
une
-espèce
,
suivant
de
bonnes
lois
des
principes
en
harmonie
avec.la
nature
des
lieux
où
l'on.opère,
il
ne
suffit
pas
d'allêr
chercher
au
loin
età
.
'
,
')
.
"
\
..:
.
'
\
\.
"
..
'l
\C,'fo.
('
,
'"
grands
frais,
des
types'teproducteurs
au
hasard.
Si'
on
ne
veut.pas
être.victime
d'une
déception,
il
faut
savoir
si
ce
type
peut
conve-
nir
à
la
nouvelle
patrié
qu'
on
lui
destine;
aux
lois
naturelles
,
,,'
qui
.réagissent
sur
la
PfoductioJ;l
animaleou
végétal�
des
�ieux
où
I,
'r'
\,,1
l'onse
dispose
d'opérer.
C'est
là
ce
qu'il
importe
d'éLud¡i,er
au
'
',point
de
vue
théoriqu¡'
comme
au
point
de
wue
pratique,
d'abord,
ava'?-t
d'expérimenter
sur
une
grande
,échelle.
l
Si,
on
consulte
l'histoire
écrite
ou
traditionnelle
des
importa
tions
des
types'
améliorateurs
de
nos
espèces,
on
verra
que
la
soiènce
des
lois
dé
la
nature
a
été
complétement.négligée
,
ou
que-
,
'c'est
par
très
rare
exception
qu'on
ya
eu
recours.
Le
grand
na-
..
turaliste
Buffon,
avait
parfaitement
fait
còmprendre
l'importance
. , !
.
.
'
11
de
cette
science
pour
le
perfecti@neIl'l.�nt
(lo�me
pour'
la
multi-
�:
plication
de
la
production
animale
de
notrepays
i
et
si-les
vastes
,i
,"
'conceptions
de
sein
génie
l'
entraînèrent
quelquefois
loin
de
quel-
,
,
ques
détaiís
de
pratique
isolée,
il
n'
en,
avait
pas
moins
fªit
corn":
l
",cI<_
prendre
l'indispensable
nécessité
de
l'étude
de
la
nature
p.qur
la
culture
raisonnée
de
ses
produits.
C'est
�ans
doute
sous
l'inspira-
tion
de
son
séI}ie
que
sop
arni,
son
compatriote
et
sop.
collabora-
teur
Daubenton,
entrejrrit,
sur
l'invitation
de
l'intendantdes
finan-
,
ces
Trudajne
,
e1l1'766.,
l'étude
de
l'éducation
.du
mérinos.
et,
,
plue
tard
celle
de
son
acclimatàtion,
v;'àinement
essayée
en
France,
depuis
Colbert,
c'est-à-dire
depuis
urisiècle.
ta
France
était
res-
'
tée
jusqu'
à
ce�tè
époque
tributaire
de
T'Espagne
poùr
Îes
laines
ri
fines,
à
défaut
d'
études
sérieuses
sur
l'accli�atation
du
mérin�s;
\
nous
le
serions
peut-être
encore,
si
le
célèbre
berger
naturaliste
,
,�
,
n'avait
pas
éclairé
son
pays
par
ses
savants
travaux
.suf
cette'
I
,
'hranche
importante
de
notre
richesse
nationale.
Grâce
donc
à
Daubenton
d'abord
,
et
pl�s
tard
au
savant
Gil
hert,
nous
n'avonsrien
àenvier
à
quelque
patien-
qÙe
ce'
soif
pour la
finesse
de
nos
laines.
,
Mai�
eft
France
en
est-Il
du
cheval-et
du:
bœ�f
comme
du
mé
rinos?
1?o�vons-nou's
dive,
s�r
(les'
animanx'
ptécieux,
c��nme
,".
SUP
le
mérinos,
que-nous
n'avons
rien
à
envier
aux
nations
étran-
I
gères,
surtout
aux
Anglais
?,Malheureusement
non,
et
'si
nous
én-
,
cherclions
�a
cause
sérieusement
;
si
nous
voulons la
découvrir,'
/<'C>
'
.
nous
la trouverons
dans
le
défaut
de
connaissaneedes
lois
ele
la
'.
\'
nature
sur
l'acclimatation
des
espèces
comme.sur
leur
perfection-
.'
)
,
I.
ACC
25
r
"
cr
,
>
"
,
,
'
,
'
,
¡
I
•
,
(
"
)
"
"
,�
,�
,
, ,
,
26
"
-
,
nement;
et
s'il
est
quelques
exceptions,
elles
sont-rares
ét
n'infir
..
ment
pas
la
règle.
Nous
en
sommes
aujourd'hui,
en
.France
,
sur
.
I
"
le
bœuf-et
le
cheval,
au
point
où
nous
'en
étions
sur
le
mérinos
avant
les
travaux
de
Daubenton,
malgré
les
efforts
inouïs
tente�
.
pourle
faire
réussir,
'depuis
Colbért
SBI1tOUt.
Vienne
-un
-second
;,:)
Danbentôn
,
que
l'
ádministration
le
comprenne
comme
l'
adminis
,
tration
de
Trudaine
le
comprit,
et
le
problème
de
l'
acclimatation,
'
còmme
'celui
du
perfectionnement
de
nos
races,
se
résoudra
rapi-
dement.
'
'
-
Da�s
mon
rapport
rait
au
nom
du
comité
d'agriculture
�
l'
Assemblée
constituante
en
f
848,
je'
disà'is',:,'
,_',
�
,
_«
L'enseignement
de
l'agriculture
doit
surtout
noas
éclai_".
rer sur
la
question
mal
comprise
de
la
production
animale,
Non-settlement
il
doit
faire
-étudier
les
ressources
que
,
_lE:s�scieI1ces
naturelles
offrent
au
perfeotiounemeat
des
races
que
1l0US
possédons
déjà,
-
mais
il
doit
concourir
�
faire
résoudre'
le
problème
de
l'acclimatation
et
de
la
domestica
tion
d'autres'
animaux
que
nous
n'avons
pas
encore
et
qui
peuvent
cependant
offrir
des
ressources
pour
nos
-subsis
tances.
La
science
n'apas
ditsòrr
dernier
-mot,lant
s'en
faut,
surtant
d'espèces
animales
et
végétales,
qu.e
le
Créateur
.«
,.'a
mises
a:
la
disposition
de
l'homme.
C'est
à
luide
les
apprQ�
-
prier
à
ses
besoins,
par
l'étude
et
les
expériences
qu'il
peut
,
.fairë
sur
leur
multiplication.
Nous
.
n'examinerons
Eas
les'
,J
-
diverses
espèces
de ríiammifères
et
d'oiseaux
qui
sont
anjour
,d'hui
domestiqués
dans
certaines
parties
du
globe
dont
les,
,
conditions
climatériques
ont
la
.
plus
grande
analogie
avec
.
,
celles
de
la
'France;
cependant
elles
ne
nous
sont
connues,
que,
comme
objets
de"
curiosité
au
Muséum
d'histoire
nattr
relle.
Lorsque
nous
avons
importé
le
ver
à.
soie
de
Ia
Chine,
la
pomme
de
terre
de'
l'
Amérique
méridionale,
pouvions-nqus
prévoir
quelles
ressources
le
luxe
et
nós;
subsisranoes
t,fOíÎ;";'
,
veraient
dans
1eur�,.'ad�ption?
Pouvons-nous
prévoir
eneore
.'
eellés
que
nous
réservent
les
règnes
végétal
et
aninsal,
IQ.JJS�
,
qu'ils
seront
bien
étudies
sous
le
rapport
éeonomique?
_))__
,
•
>1
Pour
étudierIa
question:
de l'acclimatation
comme
celle
du
perfectionuement
des,
races,'
queiques
agriculteurs
et
natura
listes,
dont j'
eus
l'honneur
de
fairé
partie,
se
réunirent.à
p¡i:ris,
-,
.,�.
-
'f
,>
e'
-
)
,
·1
'\
'
r
"
'
"Ace
27
le
22'janvier
'f854;
ils' fondèrent-la
Société
d'acclimatation,
la
première
association
de
ce
genre
établie
sur
le
globe.'
Nous
exprimons
le
regret
de
.n'avoir
pas
vu
réaliser
complétement
,
les.
idées
émises,
à
eette
époque
et
q,ui
furent
résumées
,par
�
,
..
',
�L
Isidore
-Geo,fÍ'roy-Saint-�ilaire
dan's
l'allocution
suivante':
,.
,
,
J
,
({
Messieurs
1
'
»
Iléunis.
ici
par
-une
pensée
commune,
vous
désirez
que
je
m'
en
fasse
.l'inierprête,
et
qué,
dans
cette
première
séance
pré-
,"
'
-
paratoire
,
je
résume
les
grandes
questions
dont
la
solution
pra-
,
tique
va
devenir
l'objet
de
nos
travaux.
.
»
Nous
voulons
fonder,
Messieurs;
uae
association
,
jusqu'
à
ce
jour
sans
exemple,
d'
agriculteurs,
,
de
natnralistes
,
de
pro-'
priétaires
,
d'hommes
éclairés,
non
seulement
en
France,
mais
dans
tous
les
pays
civilisés
,
pour
poursuivretous
ensemble
une
œuvre
qui,
en
effet,
exige
le
concours
de
tous,
comme
elle
doit
'\
>
tourner
à
l'avantage
de
tous.
Il
ne
s'agit
de
rien
moins
que
de
peupler
nos
champs,
nos
forêts,
nos
rivières,
d'hôtes
nouveaux;
-
r'
'-,
d'augmenter
Ienombre
de
nos
animaux
domestiques;
cette
ri
chesse
première
du-cultivateur
;
d'
accroît,re
et
de
varier
les
ressour-
_
'-"
ces
alimentaires.
si
insuffísantes
,
dont
nous
disposons
aujour-
\
d'hui
;
de
créer
d'autres
produits
économiques
oli
industriels
,
et"
,
'\�
parlà
même
,
de
doternotreagriculture
,
si
long-temps
languis-
,"
sante,
notre
industrié,
notre
commerce,
et
la
société
tout
entière,
"
�
-
de
biens
jusqu'à
présent
inconnus
ou
négligés,
non
'moins
p�é--
cieux
un
jour
que
ceux
dont
les
générations
antérieures
nous
ont
'légué'le
bienfait.
'
,
',',
'
,
"-);
Telle
est
l'
œuvre,
Messieurs,
que-vous
n'
avez
pas
craint'
_'
,
"
d'entreprendre;
et,
je
n'hésiterai pas
à
le
dire
�
s'il
en-est
peli
de
"
,
plus
difficiles,
il'n'
en
saurait
être)
du
moins,
de
plus
'gra�d�
et
de
plus
digne.del'époque
où
nous
vivons,
et
qui
est,
par
e;ce}
lenee,
celle
des'
grandes
applications
des
,scie:o.c�s
au
bien-être:
des
peuples.
,¡
_
'
"
»
Dans
ce
grand
mouvemeat
'des
esprits
vers
leq
travaux
uti
les"dans
ces
merveilles
qu'il
enfante
ehaquè
jour,
et
en
présence
-,
desquelles
on
e�t
tenté
de
croire
que
rien
n'est
plusni
audessus
,
:
des
ressources
de
l'homme,
ni
au
delà
de
se�
légitimes
esperan-
},
r
'
,
'
:::l':
�,
,
)
.
,
"
\,
'¡
<
�
"
fiJo'
\
-',
t,
,
(
, I
"
23
"AGC
•
r,
'
ces;
dan's
ces
bienfaisants
prpgrès
qui,
à'to-qs
les
étagessociaux,
'
fopt
ressestír
Ieur
heureuse
influence;
et
relient
tous
les
peuples
'par
les
arts
et
l'industrie,
quelle
part revient
à
la
science
illus-.
.trée
par
les
Linné,
fes
Buffon,
les
Pallas,
les
éuvier?
Ilfaut
l'
(l-
,
vouer,
une
'bien
faible
parr;
et,
jusqu'à
ce
jour
1
on
pourrait
croire
que
cette
belle
science,
cette
p1'emière
r
des
p��losophie.s,
aJnsi
-que
l'a
appelée
un
de
nos
plus
illustres
écrivains,
ne
saurait,
,
-
aspirer,
en
même
temps
qu'elle
s'élève
aux
plus
hautes
v�rités
,
spéculatives.,
à
nous,
enrichir
de
connaissançes
pratiquement
uti-'"
les.
Ce
sont
ces
connaissances
què
nousvoulons
enfin
obtenir
;
c'est
au
règne
animal
que
nous
voulons
demander
àson
tour
des
'"
I
ressources
,
des
forces,
des
richesses
ignorées,
afin
que
l'homme
soit
maître
enfin
d€
la
nature
entière
,
ou,
comme
on
disait
il
y
.
t
a
qtielque�
siècles,
1�oi
de
ses
troie
rouaumes
,
dont
le
�lus
vaste
est
précisément
demeuré'le
moins
exploité;
tellement
qu'il
nOL;;
reste,
pour
ainsi
dire,
à
lecoriquérir
dans
plusieurs-de
ses
par-
ties
principales.
'
'
.
);
Quand
je
l'ai
(lit
popr
Ia
première
fois,
et
pourtant
Buffon
Íe
"disaitdéjà
il
y
a
un
siècle,
Qn�\s!en
est
étonné
cc>mme
d'une
nou-'
..
veautéhardie
et
paradoxale,
On
nous
trouvait
assez
richegpòur
"n'avoir
plus
besoin'
de
conquérir.
Riches
peut-ètre
,
si
nous
�ous
"
borpons
à
apprecier
la
valem
absolue
des
dons
que
nous
ont
(
transmis
les
gé�léra:tions'
an��rièures;
mais
assurément'
pauvres
,
si
noù,�
compar0ns
Ge
que
nous.possédons
à
ce
que
nous
pourrions
,
posséder.
J'essaierai
devous
en:
faire
juges.,
,
"
"
"
»\
L'acêlimatation
d'Ú�e
espèce
dans
une
région
Úès{différente
de
celle
de
sapatrie
originaire
peut
paraître
:difficile
à
réáliser
;
la
,
,
naturalisation dans
un
pays
d'espèces
�de\l\)calités'
analogues
au
point
de
Nue'
climatologique
est,
au
-contrâire,
manifestement
exempte
de
très
'g�avei3
diffiCl.ütés.)1
est
Èm
Á�ie;
en,
Amérique
surtout)
de
vastes
contrées
dOIÍt
le
climat
diffère peu
de
celui
de
la
France,
soit
c'en:�rél:le
"soit
méridionale;
et
de
làvient
qué
l�qS
I
'jàrdlns"
nos'é,hamps,
nos
forêts
,
sont
en
grande
partie
plantés
de
végétaux
exotiques,
aujourd'hui
productiops
rïaturalisées
dê,·
.
notre
pays,
qui
Ie
.
di�putent
nou
seulement
en
..
utilité,
mais
en-
I
core
en
vigueur
à
ses
-productiops,
naturellès.
Tandis
qu'on
a
tiré
du
règne
'végétal
tant
de
richesses
-nàl!l�elles/,
qu'a-t-on
obtenu:
du
règné
animal?
Presquerien.
Nos
forêts,
nos
montagnes
ç.ne
"
¡
•
,
.
1
1
'
"I
.t:
,
1,;
I
;
,
.,
'-
It
�
it
s
[,:
,�'
e.
'if
e
s,
.ÀCC,
possèdent
pas
'même
un
de
ces
mammifères
i,nd'ù('trielieœéht
uti
les'
qui
peuplent
celles
de
t'Asie
et
de
l'Amérique.
Et
qu'avons-
noùs
ajou
té
à
nos
gibiers
indigènes?
Le
lapin,
le
'daim
,.lefaisan)
trois
espèces
en
to\lt;
c'est
par
centaines
que
se
comptent-nos
,
nouvelles
espèces
végétales:
:
/,
t,,'
i>
Venons
aux,
animaux
domestiques,
les:
plus
p.récieuses
con-
,
quêtes
de
l'homme
SUf.
la
nature
animale;
à
ces
espèces,
dont
ce
.
1)'
est
pas
assez
dire
qu',il
en
possède
d'innombrables
individus.
Il-,
-
�
f
�:,.
lespossède
elles-mêmes
,
les
ployant
selon
sa
volonté
à,
tous
ses
besoins
,
les
multipliant-autant
qu'illui
plait
et
où
il
lui
plaît.
Une
espèce,
nne
fois
domestiquée
�
rest
ainsi
poiir
tous
<les
temps
,
richesse
inépuisable,
puisqu'
elle
se
reproduit
sans
cesse;
e.t�
par
.\
cei�
même
aussi,
pour
tous
les
pays.
Les
différences
elles-mêmes
des
climats.
les
'plus
fortes,
bàrrièr'es
que.la
natureait
opposées
à
l'
expansion
indéfinie
dès
'espèces,
ne
sauraient
arrêter
l'homme
dans
Ia.propagation
graduelle
d'une
race
domestique
opérée
par
'.
les
soins
lentemeñt
prudentsde
phisieurs
générations
successives.
C;'
est
ainsi
ql!l'auiourd�hui,
nous,
homines
du
djx-neuvième
siè
,
cle,
nous
jouissons
du
fruit
de
travaux
accomplis
loin
de
notre
pays,
à
une
époque-reculée,
pour
la
plupart
même
dans
les
temps
t,
\
, .
\
anté-historiques
;'travàux
dont
les
auteurs
inconnus,
après
avoir'
'�té
les
bienfaiteurs
de,
nos
pères,
doivent
l'être
de
nos'
deseen-
dants
,
j,usqti�
�ans
Ie
plus
loihtai}�avenir,.
,I
\
,
'
,'))
Admirahle
exemple
donnd
à
l'origine
:rp.êine
de
lacivilisa-
tion
1
mais
exemple
trop
peu
suivi!
Par
une
exception
qui-rèste
"
unique
dans
l'histoire
des
progrès
sociaux
1
celle
de
la
domesti
...
cation
des
animaux
nous
montre
l'homme
restreignant
de
phis
en'
plus
ses,
pacífiques
conquêtes
à
mesure
qu'il
�
plus,
de
moyens
,
,
"
;
de les
étendre:'
T0':lt
ce,qu'Óntfait.pout
lès
homhles
de
tous
les
temps
et
de
tous
les
pays
civilisés,
ces
antiques
bienfaiteurs
aux-
quels
nous
devons
tous
nos
animaux
les
plusprécieux,
.le
chien,
"
.
.
le
cheval,
l'
âne
�
le'
bœuf,
le
mouton
,
la
chèvre,
le
\
porc,
la
poule,
l�!pigeon,
le,
ver
à
soie�
ils'I'
ont
fait-
alans
que
les
sfi:'ençes
�'cxis�aient
pas
�mcore;
íls
l'ontfait
alors
que",
du
globe
encore-
.a
demi
désert
,.
chaque
peuple
,
peut-être
chaque
famille,
isolé
de
to�s
les
autres,
hommes
,
ne
eonnaissait
que
sa
patrie
et
ne
pou-.
r
,v�ltJ�?mpter
q�e
�ur
lui-même";
ils
l'ont
fait,
quand
tout
1,�HrJái-,·
".;
sait
défàut
,
tout,
hors
le
sentiment
religieux
qui
fut
alors
leur
,
.
.I
(.J
�
r
.
29
(
.
.'
....'
"
i
r·
'J
i)'"
v
.<
J,
t
,
..
o
-,
.30
AèC
.'
,
e
puissant
�lObile.
Et
nous,
peuples
modernes
,
éclairés
detoutes
les
lumières
et
forts
de
toutes
les
ressources
de
la
science,
en
possession
d'une
navigation
perfectionnée
et
de
communications,
-intertiationales
merveilleusement
multipliées
et'
rapides"
si
bien
que
la
mer
ne
sépare
plus
,
mais
réunit
t'Ous
les
penples
,
et
�<nI�
"�ous
lès
mondes
semblent
se
toueber
;
nóus
,
qui
n'avons
pour
ainsi
dire
qu'à
vouloir
pour'
pouvoir,
qu'avons-nous
fait
pour
,
�
'éteudre,
pO'Q.r
àchever
une
œuvre
si
admirablement
et
sr
utile':'
ment
commencée?
.
'.
_
.
"
.»
La
réponse
est
triste;
elle est
celle-ci
:
'.
,.
,
-,
,
'
')l
Depuis
I'
époque
où,
de
l'
Amériqué
récemment
�écouv�ríe,
les
Espagnols
importèrent
en
Europe
trois
espèces
fort-inégale
ment'
utiles,
.
quelles
acquisitions
avons-nous
faites?
Quatre
oi
seaux
de.luxe
ont
pris
place
dans
'nos
volières
ou
sur
nos
bassins;
,
pas
un'�elll
animal
utile
dans
nos
fermes
ou
no�'
basses-cours."
Dressez
Ia
liste
des
espèces
auxiliaires,
alimentaires
,
industriel-
.
les,
que
nous
possédons
aujourd'hui,
et
vous
reconnaîtrez
que
Gesner
et
Belon
eussent
pu
dresser
cettemême
liste
sans
un
seul
ÍlO�
de
moins
1
".
.
.
ú
'
,.
II
Nous
en
sommes
donc
encore,
à,
ce
point
de
vue','
où
l'
on en
était
au'
lendemain
de
la
-découverte
de
r
Amérique,
-'presqlJ.e
où
'¡,
l'
on
en
était
dans
l'
antiqu�té
l,Sur
plusieurs
points,
il.serait
faéile
de
le
montrer,
nous
avons
même
reculé
depuis
les
Bomains
1
.
"
-:'
"íl
Voi�à',ce
que
quelques
uns
ont
appelé
nótre
richesse
1
C0IR..me
si
ce,
qui
a
pu
suffire
aux
civilisations
antérieures
était
au
niveau
"des
besoins
de
la
nôtre
1
Comme
si
les
sociétés
humaines
�
quand
elles
'progressent
sur
tous
les
autres
points,
pouvaient
s'arrêter
sur
un
seul
!
'
,�<
'
II
Notrerichesse'!
la
voici
exprimée
par
quel�es
résultats
IÍu�
mériques
�\
,
'
II
Il
en
est
un'qui
peut-être
.vous
frappera
comme
il
m'a
frappé
.moi-même
:
le
grand
nombre
des
animaux
qui
nous
sont
connus,
'
.
le.'petit
nombrede
ceux
que
nous
possédons.
L'ensemble
des
es-
.'
.
pèces
animales
est
évalué
par
les
naturalistes
modernes
�
cetü:
quarante
mille'.
Assurément
la
grande
majorité
de
ces
espèces
est'
destinée
à
rester
�oujoúrs
inutile
à
l'homme.
Mai�
est-ce
assez
pour
lui
d'
en
avoir
réduit
en-domesticité
quarasue-troie?
C3T
t'Pol
eat
le
llo,mbre
total
des
espèces
jusqu'à
'ce
jour
conquises
pai
nous
J
...
/
, .
,
,/
"
ACi�
ôl
.
sur
là
nature
,
él
encore
,
sur
ces
quarante-trois
'e�pècès,
dix
ne
.'
'se
trouvent-elles
pas
dans
l'Europe
occidentale.
,
,
»
Le
règne
animal
se
compçse
de
vingt-quatre
classes.
De
com-
bien
d'entre
elles
avons-nous
des
représentants
en
domestic,�té?
De
quatre
seulement.
,.
-
»
Il
est
des' familles,
des
ordres
presque
entiers,
remarquables
par
leur
fécondité,
la
précocité
de
leur
développement
et
l'excel
lenee
de
leur.chair
:
tels
sont
les
gallinaeés
,
tels
surtout
les
ron-
-
geurs.
A
peine
avons-nous
dans
nos
basses-cours.
trois
des
pre-
;,
.miers
;
nOlIS
ne
possédons.
qu'un
seül
rougeur
alimentaire
:
le
�
.'
.
.
lapin',
,
»
A
mí
autre
point
de
vue;
voici
des
résultats
plus
remarqua-
'.bles
encor�
peut-être
:
"
. ,
.
J)
De
nos
trente-trois
espèces
domestiques,
vingt-neuf
nous'
�i'\mnent
des
contrées
suivantes
�
Asie,
et
particulièrement
Asie
centrale,
Europe,
Afrique
septeatrionale.
.Restent
donc
en
tout
quatre
espèces
pour
toutes
les
autres
régions
du
globe,
c'est-à
dire
pour
un
tiers
de
l'ancien
monde,
pOUf
le
noúveau
tout
enrie!',
etoour
ces
terres
australes)
ce
troisième
monde,
plus
nouveau'
encore,
dont
Hartighs
et
Tasman-
ont
été
les
Colombs
;
terres
aus-
.
sitôt
conquises
que
connues
�
où
s'élèvent
aujourd'hui
des
cités
,
-européennes
,
où
sont
nos
arts',
notre
civilisation,
notre
luxe;
où
.
'ñou�
avons
transporté
nos
pluspréciéux
animaux,
mais
qui
ne,
.
nous
a
pas
même
donné
lm'seul
des
leurs
1
Et
pourtant,
plusdif-
�
férente
encore
des
deux
autres
mondes
par
la
spécialité
caracté-
,
ristique
de
'ses,productions
que ceux-ci
ne
le
sont
entre
eux,
l'Au-
,
_
'
str_alie
est
la
patrie
des
Kangurous,
du
Phascolome,
des
Phalan
gers,'
d'une
foule
d'
oiseaux
partout
ailleurs
inconnus
!
Et
pourtant
son.climat
ne
diffère
guère
de
celui
d'une
grande
partie
de
notre
Europe
que
par
l'ordre
inverse
des.saisons
l
Terre
encore
vierge,
où
la
moisson
sera
aussi
facile
qu'abondante!
'
,
'
,
Il
Voilà
où
en
est
Ia domestication
des
animaux,
Et
niaintenant,
'
Messieurs,
jugez
si Ia
nature
a
épuisé
é�vers
nORS
tous
ses
dons;'
s'il
ne
nous'
reste
plus
qu'à
nous
reposer
sur
nos.
trésors;
ou
si
nous
ne
devons
pas
dire:
Une
moitié
du
plobe
a
été
seule
exploi
tée
,
à
nous
d'
exploiter
l'autre.
.
'
.
"
J)
Messieurs',
tolites
les
fois
qu'on
aborde
une
des
grandes
que
,
suons
del'histoire
naturelle,
il
est
un
homme
qu'on
trouve
,de-
.!;
,I'
,
l·
I."
"
I
,
;:'2',
,""
Ace
'/
'"
,
vant
soi,
étonnant
.génie
d�ns
la
destinée
duquel
il
fut-de.
prévoir'
et
de
préparer
to�s
les
'gra�ds
progrès
que
devait
réaliser
notre'
,
siêole.
Notre
immortel-
naturaliste
a
été
jusqu'ici
ce
qu'il.est
par-
'
"
tout,
aussi
bien
dans
l'ordre
pratique
q:ue
dans
l'
ordre
philosophi-
,
que.E'estBuffon
qui
arappelé
les
modernes-à
l'œuvre
négligée
,de
la
domestication
des
animaux,
signalant
tous,
ceux
qu'il
ju
geait
utilesçtouses
ces
espèces
de
1'ése1've,
comme
iÍ
l�s
appelait.
((
Non,
s'écriait-il
dans
un
de,
ces
magnifiques
passages
que
non,
;:
I,
'_
'll
seulement
tous
les
naturalistes,
mais
tous
les'
hommes-éclairés,
ll,
devraient
avoir
prése.nts
à
leur
mémoire,
non,
l'homm�
ne
'sait
»'
pas
assez
ce
que
la
nature
peut
ni
ce
qu'il
peut
sur
elle.",
N�us
-»
'n'usonspas
à
beaucoup
près
de
toutes
les
richesses
qù'
elle
nousof
»
"fre;
le
fond
en
est
bien
plus
immense
que
nous
ne
l'imaginons.
I'
,
II
n
y
a
précisément
un
sièclè
que
Buffon
s'
exprimait
ainsi,
et,
'
,
quarante
ans
après,
Daubenton,
s'inspirant
de
son
maitre,
passait
,
,'de
la
parole'
à
l'action,
et,lpar
la
.première
,
paf
la
seule
grande
,
application
'de
la
zoologie
à
l'àgricultlçire
qui
�it
honoré
le
dix-
,
,
huitième
siècle,
il
enrichissait
la
France
des
moutons
à
laine
t'lUt-
,
d'Bspagné.
Pourquoi,
depuis,
l{voix
de
Buffon
n'a-t-elle
pas
ete
'
,
�'
entendue?
pourquoi
l'exemple
.!le
Daubenton
n'a-t-if
pas'
été
suiviP,
i
'"
-
.
l)
¡N'
en
accusons
ni
les
naturalistes
qui
ont
succédé
à
ces
grands
,
hommes,
ni
les
gouvernements.qui
ont
depuis
lors
régi
le
pays:
1e
moment
n'
était
pas
venu,
l'idée
n'
étaitpas
mûre.
Et
cependant,
,
parmi
les
naturalistes,
plusieurs
voix
sé
sont
élevées
pour.renou
.veler
le
vœu
de
Buffon, et;
parmi
les
gouvernements,
il
n'
en
est
pas
un,
quel
q¡;t:'ait
été
sop-
prinoipe.iqui
n'ait
fait
quelques
efforts
,,'pour
le
r,éaliser.
'Mais
ces
�0ix
isolées
n'ont
pas
eu
assez
ríe
reten
tissement
et
de
puissance,
ces
efforts
pas
assez
de
suite,
'et
il
n'
en
.'
.
,
.reste
que
le
,solivemr.
(
.
'
')'
.
r-
j
'.
'
,
'
-».
Nous
serons
plus
heureux,
car"
par
notre
mstitutiorî
même,
_
nous
aurons
ce
qui
a
manqué
jusqu'à
ce
jour
:'
l'esprit
d'initiative
uni
à:
l'
esprit;
de
suite;
Feffort
inâioviduel
i
l'
action
passagère
de
chacun,
unis
à
l'action
collective'
et
durable
de
tous.
Hommes
d'études,
de
professions,
de'
situations
í
de
de;yoirs
divers,
nous
nous
complétons
par
cette
diversité
même;
si
bîyn
que,
là
où
l'on.
ne
yerta�t
peut-être
que
l'
association-
de
quelques
amis
du.
Èien
"pùblic;
l,
il
faut
voir
aussi
celle
de
ressources
scientitiqurs:
prati-
'I
I
..
'
,
,
,I
},
�
"
,
_'l,
" ,
n
Ace
ques
,
m�térienes,
quenulle
part
encore
on
n'av�it
songé
à
réa-
.'
i
.
liser.
'
'
'
»
Voilà,
Messieurs,
où
est
notre'
force.
Que
peut
chacun
de
nous?
Presque
rien.
Tous
ensemble
'nous
pO,uvons,
et
nous
�e:..
.
rons.
»
AOCLIMA:rEMENT�
V.
Acclir¡iatation.
_
'
,r"
_',
ACCOLAGE."Fixatioll
des
ceps
de
vigne;
des�èspalíer�,
aux
rnurs,
à
des
tuteurs
,
�
un
treillage;
l'
accolage
se
pratique
au
moyen
de
liensde
toute
nature,
faits
ave€
de
l'osier,
de'Ia
pailíe,
du
jonc,
eles
fils
de
fer,
des
loqués,
etc.
,
I
I
,.
\
�ACCOLURE.
Lien
qui
sert
à
l'accolage.
Les
tissus,'
tels,
que
eles
morceaux
de
drap,
de
toile,
de
soie;
sont
de
bormes
accoln-
'
res,
surtout'
pour
l�s
végétaux'
délicats
qui
craignent
les
hlessu
rés
que
�ont
les
liens
durs,
tels
que
les
fils
métalliques,
etc.,
par
les
étranglements
qu'ils
occasionnent
sur
les branches.
ACCOUCH'E\iENT.
Le
temps
de
la
gestation
des
femelles'
domestiques
varie
suivant
les
espèces.
Quand
l'
époque
de
la
nais-
,
sance
des
jeunes
sujetsest
arrivé,
l'accouchement
s'eífeotue,
.:
Nos
grands
ani
..
naux
domestiquessont
généralement
unipares,
'
,et
ce
n'estque
par
exception
que
les
femelles
donnent
quelque
fdis
deu�
produits
dans
un
même
accouchement.
Iln'
en
est
pas
de
mème
de
t'espèce.
canine,
des
chats
et
�uriout
des
lapins,
"qui
sont
presque
toujoprs
multipares.
'
,
.
�
,
\.
ACCOUPJ;.E.
Lien
qui
sertà
accoupler.les
animaux
pour
les
'
'
.
conduire
ayec
plus
de
facilité.
Onconduitles
chiens
courants
à
la
,
crasse
et
onjesramèiie
avec
des
accouples,
pour
qu'ils
ne
s'
éloi-
'
,
.
gnent
p1;lS
lesuns
des
autres
et
soient
toujours
à
la
disposition
des
chasseurs.
On
conduit
aussi:
souvent
des
bestiaux
avec
des'
,
,
ac,c�_uples.
A'CCOUPLER.'
Réunir
deux
animaux,
soit
"pour'
lesfairë
travailler
ensemble,
-soit
pour
les
éonduire
plus
facilemënt,
.�,
surtout
lorsqu'ils
sont
indociles.
Ainsi
pn
aeéoupre
des,
bœufs'
pour
les
mettre
au
travail
ou
pour
les
conduire
dans
'les,
foires
ou:
marchés.
On
accouple-des
chevaux
PQl;lr
la
rnêlBIMé\Use
..
,On',
)1
accouple
aussi
les
chiens
courants
pour
les
conduire
aux
'ren-
"
/
dez-vous
des
chassés
à
courre.
'
"
1.<
I
\
,/
"
�
)
,I,
.
'
,
)
Ace
_
ACCRÒISSEMENT
(des
animauœ).
-Après
sa
naissance,
tout
être
vivant
croît
jusqu'à
son
développement
complet
et
normal.
Son accroissement
s'
opère
par
la
nourriture
qu'í1
prend.
Les
vé-
r
gétaux,
comme
les
animaux,
ne
se
développent
et
ne
vivent
que
par
les
aliments
qu'ils
s'assimilent,
ceux-ci
par
leur
canal
_
intestinal,
ceux-là
par
leurs
racines,
leurs
feuilles
et
leurs
tiges.
L'
étude
de
l'accroissement
des
animaux
domestiques
surtout,
,
.est
Tune
des
plus
importantes
que
puisse
faire
le
cultivateur
qui
se
livre
à
l'industrie
de
l'élevage.
Il
s'agit
de
savoir,'en
effet,
à
,Ir
qu'elle
époque-de
leur
vie
les
animaux
paient
le
mieux;
par
leur
produit,
la
nourriture
qu'ils
consomment,
C'est
certainement
l'examen
ápprofondi
de
cette
question
'qui
a
déterminé
l'es
An
glais
à
cr�er
des
races
précoces
pour
la
boucherie.
I
Pesez,
,
en
effet,journellement
un
bœuf,
par
exemple
depuis
sa
naissance,
jusqu'à
l'âge
de
trois
ouquatre
anos
;
estimez
la
quantité
d'ali-
,ments
qu'il
reçoit;
continuez
la.mème
opération
de
quatI1�
à
neuf
ans,
et.vous
serez
convaincu
qu'ail
point
de
vue
de
la
produc
tion
de
la
viande,
le
jeune
ibœuf
aura
payé
les
aliments
beau
,coup
plus
avantageusement
que
le
bœuf
adulte:
Ia
diffêrenc�
.
sera
toujours
considérable,
Il
en
sèra
de
'même
relativement
de-tous
les-animaux
élevéspoùr
la
boucherie.
.Cela
s'explique
par
deux
faits
physiologiques
que
pul
ne
contestera
:
le
premier
.
de
oes
faits
est
que
l'
organisme
d'un
Jeune
animal
tout
neuf,
plein
de
force,
dont
les
organes
ont
une
grande
activité
vitale,
d.ígère,
'.
élabore
mieux
les
aliments
et
se
les
assimile
d'une
manière
plus
_
,
'complète;
il
fai
t
moins
de
résidus,
moins
de
déchet;
le
deuxième
,
est
que
la
nature,
lorsque
la
multiplication
et
la:
conservation,
,
des
espèces
sont
assurées,
s'occupe
exclusivement
du
dévelop-
{
pement
de
l'individu
jusqu'
à
l'
époque
où
il
est
apte
à
la
repro
duc
tion.
Lejeuneanimal
ne
cherche
donc-instinetivement
qu'à
s'ap
crottre.
La
nourrituse
'qu'il
consomme
n'est
employéequ'à
cette
fi-n,
et
l'on
comprend
qu'il
en
profite
bien
sous
ce
rapport.
Plus
tard,
le
sentimenf'de.
lá
reproduction
se
développe
chez
lui,
et
des
déperditions
de
toute
nature
neutralisent
une
partie
de
l'effet
,de
lu
nourri�ure,
précédemmentemployée
d'unemanière
absolue
'
,
,
,
,
.;
JI,'
¡
�,
-.
}.
"
,
a
son
accroissement.'
O�
en
li
pour
preuve
la'cast;atiÇ)n,�ilns
toutes
les
espèces.
Les
individus
châtrés,
en
effet,
profitent
mieux
de
leur
nourriture,
an
point
de
vue
de
la
production
de
la
viande
et
de
la
graisse,
que
ceux
qui,
poussés
par
lèuf's
in.s-;:
....
.
tincts
naturels
de
reproduction,
vivent
sons
l'inñuenèe
de
ces
'
instincts
qui
leur
font
éprouver
des
pertes
nuisibles
à
la
rhulti-
'.
'\
,,'
"
plication
des
produits
alimentaires
qu'ils
nous
donnent.
.
�
,
:::.
\'
On
comprendra
donc
l'avantage,
encore
trop
méconnu
des'
..'
<
agriculteurs
français.
d'
élever
des
racesprécoces
.R0úr
la
bouché-
"';-,.
rie;
avec
elles,
on
pourra
multiplier
la
production
dè.la
viande
.
"'-.
sans
plus
de
fráis
de
consommation;
on
renouvellera
plus
souvent
.
les
étables
d'
engraissement,
et"P'!-'r
conséquent
le
capi
tal
qu'
�l.lés
,
�',
contiennent.
On
pourrait
peut-être
faire
ainsi,
avec
la
mème'
:
,
dépense,
deux
vécoltés
de
viande
au
lieu
d'une,
ce
qu�
change,
comme
on
peut
le
voir,
les
conditions
de
prospérité
de
l'industrie"
de
la
production.animale
comme
celle-de
nos
suhsistancesv>'
..
'
.
C'est
là
une
grande
question
d'économie
rurale
à
étudier
en.
•.
'
France,
pour
la
richesse
de.l'agriculture
comme
pour
le
bien-
.J.'
,être'
de
nos
populations,
qui
souffrent
en
général
de
là-privation
�-de
la-
viande,
faute
d'en
avoir
en
quantité
suffisante
et
à
bon.
.
¿
marché:
L'instruction
professionnelle
des
cultivateurs
sur
la
con-s
.'
naissance
du
bétail,
pourra
seule
faire
résoudre
:le
problème
de"
�:
:,
.
l'amélioration
et
de
la
multiplication
des
animauxdomestiques.,
Quandau
cheval,
s'il
estmal'uoúrri
dans
sa
jeunesse,
non-
seulement
ir-ne
prendra
pas
son
dévèloppement
normal,
mais"
'\
:,.,
.
il
n'aura
jamais,
dàns
le
cours
de
sa
yiè,
la
vigueur
que
Jui
"
.
>{,;_
�
"
aurait
[donnée
une
nourriture
bonne,
suhstantielle,
suffisante,
.,
:
..
'.
l�
.'
.
pendant
le
temps
de
sein
accroissement,
.'
.
,
:
.
,
Il ya
donc
toujours
avantage
à
bien
-nourrjrIes
jeunes.aní
maux,
tant
POU_l'
faciliterIeur
accroissement
rapide;
que
pour'-'
"les
rendre
forts,
robustes,
capàblés
de
mieux
résister
aux
fati':'
>�
I
:
_gues
exigées
par
leurs
travaux,
comme
à
toutes
les
influences
.
qui
tendent
à,
altéréf
leur
organisation
et
leur
santé.
�
,
'>�'
:
•
o
�u
reste,
la
période
d'
accroissement
(les·
animaux
a.un
temps
';.
�lm�t�
dans
chaque
espèce.
Quand
celte'
période
est,
passée;
Je��';'
.
individus
ne
croissent
plus,
quels
que
sei,ent
les'
soins
qu'
ciri
leur
..
r
prod�g?eet
l'abondap.cedesaliments
qu'on
leur
donne.
Les
essè-
'
,-
,�
,
ces
qU.I
sont
n,olJr'ries
dans
les
landes,
dims
les
p_ays
arides;
pau-
,-
.
",
'
...
":,.
,
,
,
,
.,
,
ACC
:
vres,
où
la'végét1"!tion
est
dans
de
mauvaises
conditions,
pren
nent
p�u
de
développement,
tandis
que les
races
qu'on
élève,
dan's
lés
pa'Ys
riches,
dans
les
terres
fertiles,
'où les
fourrages
sont
abondants
et
de
bonne,
qualité,
sont
grandes,
robustes
et
.
'bien
constituées.
Ces
exemples
sont
observés
non-seulemen t
\
dans
.les
animaux,
mais
encore
daps
l'espèce
hum'aine;
sou-
'
misé
aux
mêmes
lois
d'accroissement.
que
tonte
la
création
vi
vante.
Les
praticiens
pourront
se
convaincre
partout
de.
cette.
vérité:
Ips
beaux
animaux
des
pays
fertiles
'se
dégradent,
se
>
ra�6ugriss�nt
s'ils
sont
t�ansportés
dans
les
,pays�arides;
ceux
de
ces
dernières
contrées
grandissent
quand
ils
sont
soumis-à
de
bonnes
conditions
de
nourriture.
Ce
fait
incontestable
se
_
'ti.
rattache
d'une
manière
intime
et
direçte
au
perfectionnemsnt
des
races.
-
v"
Améliorations,
Perfectionnement,
Races:
'"
ACCROl��mMENT
(des
vé.gétaux).
Comme
les
animaux,
les
végétaux
naissent,
se
nourrissent,
croissent,
se
multiplient
et
meurent;
mais;
si
dans
les
l'ègQes
orgàniques,
les
fonctions
-er.
variées
en
vertu
desquelles
les-divers
phénomènes
de
la
vie
S'opèl'ent,
ont
souvent
la
plus
grande
analogie
et
�"e
correspon
'dent
entre
elles,
elles
ne
procèdent
pas
toujours
de
la
même
manière.
Les
fonctions
.parlesquelles
les
plarites.
se
nourrissen
t
.
et
croissent,
diffèrent
en
effet
par
le
mode
dont
elles
s'
exécutent
daus
les
v'égétaux
et
les
animaux.
Ceux-ci-ont
un
tube
intes-.
,.
"
'
tinal
dans
lequel
les
aliments
sont
digérés
d'abord,
avsnt
de
passer
dan's
.le-torr�nt
de
lá
circulation.
Les
plantes
n'ont
pas
de-tube
digestif;
leurs
vaisseaux
absorbants
prennent
dansle
f
\
soi
oli
l'atmosphère
leur
uour-iture
toute
préparée
par
la
<J
nature;
ils
n'ont
ni
à
se
déplacer
poui'
la
chercher,
'ni
à
la
digérer
pourla
rendre
"assimilahle
et
se
l'approprier.
,
Mil·i�,
quels
que
soient
les
procédés
par
lesquels
la
nourritúre
est
'ljrise
et
assimilée
dans
le
règne
végétal-ou
animal,
ils
n'eu
ont
pas
moins
poqr
conséquence
l'acòroissemen],
dans
l'uncorrime
dans'
l'autre,
jusqu'ali
complet
développement
des
individus.
,
La
marche
de
la
croissance,
co�me
le
temps
qu'
elle
met
à
s'effectuer,
offre
dans
le
règne
végétal
des
différences
.infini
ment
plus
tranchées
que
dans
le
règne
animal.
Dans
le
premier,
elle
est
quelquefois
si
rapide
qu'
on
pourraitpresque
voir
pôusser'
-
-\
'.
�
..
I-A
.
\
"
.j
(
oi
).
,
-
"
\
"
,
I
L
Ace
-,
'
,
I,
certaines
plantes.
'L'agavé
d'
Amérique,par
exemple,
sicoinmurr
en
Algérie,
où
j-e
l'ai
observé,
donne
une
tige
qui,
en
un
mois,
:::
de
temps
environ,
croit
de
trois
à
quatre
et
mème
cinqmètres
en
hauteur,
avecun
diamètre
scuventdetrente
àquarante
ceuti
"mètres
au
eolletde
la
racine:
l'accroissement
en
hauteur,
de
cette
tige
est
de
quinze
à
vingt
centimètres
chaque
vingt-quatre
beures.Tlú
pourrait
donc
la
voir
pousser.
Dans
les
temps
d'o
rage,
l'action
de
l'électricité
est
t'eUe
sur
la
végétation
corn
mençante,
qu'en
quelques
heures,
l'accroissement
des
feuilles
a
pu
se
produire
d'une
manière
très-sensible
et
facile
à
constater.
',.'
Au
reste,
la
rapidi
lé
de
l'accroissement
semble
en
quelque
sorte.dépendre
de
la
longévité
des
individus
dans
toute
la
na
ture
organisée,
'dans
.les
animaux
comme,
dans
les
végétaux.,
L'agavé,
dont
je
viens
de
parler,
meurt
après
avoir
fourni
sa
tige
avectant
de
rapidité,
lorsque
la
graine
est
produite
�t
que
la
multiplication
de
l'espèce
est
êss�rée.
Le
chène,
au
contraire,
dont
la
croissance
est
lente,
dure
plusieurs
siècles,
et
on
a
cal
'culé
que
le
baobab
peut
VIvre
cinq
à
six
mille
ans
1
cet arbre
gigantesque,
observé
au
Sénégal,
'se
développe
rapidement
dans
les
premières
années
de
fa
vie;
mais
son
accroissement
devient
très-lent
quandl'arbre
est
parvenu
à
une
certaine
di
'mension.
Les
végétaux
dont
la,
vie
est
courie
croissent
donc
r�piciemen.t"
ce
qui
.était
indispensable
à,
leur,
multiplication.
'
','
Souvent,
dans
une
saison
très-limitée,
ils
naissent,
prennent
tout
le'll-
'dévelo'pp'ement,
et
produisent
la
graine
qui
doit
'per
pétuer
l'espèce;
la
rapidité
de
leur
accroissement
est
donc
une
loi
de
rigueur.
Les
céréales
nous
en
fournissent
un
exern
pIe,
\�
Quelle
que
soit
1�
lenteur
'ou
'J�
rapidité
de
'l'açcroisse
..
,
\
ment
des
végétaux,
lès
botanistes
ne
sont
pas
d'accord
sur
la
manière
dont
il
s'effectue,
'et
plusieurs
théories
ontété
ad-
.
.
\
"'
.,
,rriJses
et
soutenues
à
ce
sujet,
'<fantôt
on
a
supposé
<.Iu,e
ln
'¡.
séve
qui'
charrie
les
éléments
du
bois"
'les
dépose
entre
l'é
corce
et
.lebois
po�n"
former
le
èambium
,
liquide
qui
se,
durcit
'peu
à
peu
et
forme
l'aubier;
d'autres
physiologistes
ont
pensé
et
soutenu
qne
chaque
bourgeon
d'un
arbre
devait
être
considéré
comme
un
nouveau
végéra),
dont
les
racines,
s'épanouissan]
sous
l'�corce,'
ftlImaient,
chaque
année
une
nouvelle
couche
de
bois,
landis
que
la
tige;
au
contraire,
s'éle-
,
.
:
\
"
,
.
.(
,
í.,
•
I
.J
c.
\
,
I
"
t
'l,!
\"
,
,I
I
'
.,
')
')
, '
;t¡
.
38
ACC
-
�
(
-
,
vait
et
croissait
en
:hauteursuivant
la
loi
naturelle
à
toutes.les
tiges.
,.
Mais,
quel
que
soit
lemode
d'accroissement d'un
arbre,
on
n'en
observe
pas
moins:
10,
Que,
lorsqu'une
graine
fournit
sa
tige,
,
cette
tige,
à
sa
première.
année,
est
pourvue
à
son
centre
d'une
moelleautour
de
laquelle
se,
trouve
une
couche
ligneuse
qui
Ja
-
protege,
et
une
écorce
qui
enveloppe
le
tout,
2°
que
la.deuxième
'
-
année
une
nouvelle
couche
ligneuse'
se
superpose
à.la
pr,emière;
(
•
.
-
,
5°.qne
la
troisième
année
une'
troisièine
couche
se
forme
sur
Ia
sa
"
.�
.
.:
conde;
et
ainsi
de
suite
chaque
année,
depuis
le
sommet
des
hrlin
'.
-v-choo
jusqu'aux
racines.
Il
en
résulte"
que
'les
arbres
sont
formés
.
de
plusieurs
couches
superposées
'qui
s'emboîtent
les
unes
dans
'.�
,
les
autres,
comme
le
feraient
plusieurs
cornets
de
papier
placés
les
'-uns
dans
les
autres.
Cette
disposition'
des
couches
ligneuses
an
nuelles
bien
distinctes
permet
donc
de
pouvoir
reconnaître
l'âgè
des:
'arbres
,;
chaque
couche
indique
une
année
d'àgè
,
au
collet.de
",
Ia.racine
,
et
c'est
au
moyen
de
ce
signe
que-le
célèbre
botaniste
•
.f\.dan�oIf
a
pu
calculer
'que
des
baobabs
avaient
jusqu'à
six
mille
-
-
ans,
parcequ'il
avait.
compté
six
mille
couches
de
bois
à
leurs
troncs,
près
de
'leurs
racines.
-
V.
Baobab.
.
.
\�
Parmi
Ïes
arbres
de-nos
forêts,
ceux
qui
ont
le
bois
I€.
plus
,
,
.�,
.'.,
"
tendre
sont
généralement
ceux
qui
ont'l'accroissemement
le
plus'
:._.,
.rapide
]
ainsi
le
peuplier
,.le
saule,
le
tilleul
,
le
sapin',
le
pin,èt
"
'Tanne,
croissent
plus
rapidement
que
le
chêne
,
que
le
frêne,
que,
l;orme,
que
le
hêtre,
ete.
Cependant-nous
commençons
à
multiplier
_
,
sur certains
points
du sol
un
arbre
précieux
qui
fait
exception
.
-
�
la.
règle
'
générale,
je
y�ux
parler
du
robinier
(pseu�();_aca-
.;
..
c��)',
qui
croit
très
vite.et
qui:
est'cependant
d'une
grande
dureté.
f
Lesavantagcsoñerts
à
l'agriculture
Bar
cetarbre
précieux,
ne
;¡
:.
�
:-,
...
'
'
.sorit
pas
assez
appréeiés.
-:-
V"
Robinim'.,
.'
,,_
.;;-'
<
l',.,;
L'accroissement
des
végétaux
offr�
au�ltiva:teur
moins
d'in-
. '
'c..
:.
'térêfèò'général,
surtout
móin�
d'intérèt
immédiat,
que
celui
des
,
-c
-:"'<
'�./
.
.,
animaQx,
qui
sont
plus-directemegf
sóus
sa
dépendance;
cepen
,
'
-:
":
')
,
,
,
,�
"
JIaòt,
.dans
les
UllS
comme
'dans
les
autres
,
la
croissance
dépend
",
"'-(,�.'
_
'qes
�oins
et
surtout.
dé,la,
nourriture
reçue,
nourriture
qui
çh�z
•
�
:";i�1
e
,lès
'uns'
est
représentée
par
les
engrais,
et
chez
les
autres
par
i
..
, "
,'les
fourrages.
_
,�-
�
�
.,
...
",
,'�'
,
��
\ -
"
'.
I.
\':-.
,
'.
-'1'
4:èÇ.RUS.
Rej,etp-ns
qtn
croissent
sur
les
racines
des-
arbres
•
.
""
.
-."
":.(:
�
.
. .
,
/
'"
"'_'.
<.
'
, -
l'
,
,
,
'
,
ACÉ
\
t�
"
,
d'est
surtout
sur
les
racines
traçantes
que
'pous�ent
les
accrus.
,
-
Les
peupliers
divers,
le
robinier,
sont
les,
arbres
qui
en
donnent
.
le
plus.
On
se
sert
souvent
des
accrus
pour
multiplier
les
végé
taux
qui
les
produisent.'
,
.
-.
,
ACHE.
Genre
de
plantes
de
la
famille
d�s'�mbeUi'ir,.es:
Le"
'.
,
-
"
genre
ache
comprend
deux
plantes
cultivées
.dans)Í
ri
fdim;�zce
"
I
"
�ont
l�
céleri
et
le
persil.
-
V.
Celeri,
�Per�il.
�
f:'
r-Ti:
!
,�,.,
.
'.
ACEPHALES.
Nom.donné
aux
fœtus
monstrueu'X�dPjl':9'<p,n,,�\,,{
L
f?rmés,
qui
manquent
quelq�efois
de
têtè,
de
cou
et
d!:U.
f£}SlW)O,
'
ties
du
corps.
-
V.
Anomalie.
''',
E;
.d....�
,
ACÉPH�LOCYSTES
(hydatide�).
Les
�céPhalo���
des
parasites
vésiculeux
qui.
se,d�veloPR:e.nt
,et
croissent
dans
di-
.
verses
parti�s
du
corps
des
animaux,
not�pment
dans
les
cavités
splanchniques.
Lorsqu'ils
sont
dans
le
cerveau
J
du
mouton;
ces
hydatides
compriment
sa
substance
et
occcasiòn�ent'lè)01J.fnis.
teur
présence
sous
les
QS
du
crâne-cause
l'amincissement
de
ces
-
corp's
durs
jusqu'à
les
rendre
flexibles
sous
la
pression
du.doigt,
'
Dans
ce cas
on
perce
'ces
os,
cequi
est
devenu
facile;
et
on
retire
.
le
parasite.
C'est
lui
moye�
'curatif
employé
contre
le
tournis
quand
il
est
indiqué:
-
V.
Tournis.
.
"
.
,
, .
ACÉ1UNÉES.
Famille
de
'plantei'?
qui'
comprend
les
érables
..
Ces
arhre,s
en
forment.le
type.
-
V.
Erable.
-
ACÉTATES.,
Sels formés
p�r
l'acide
acétique
et
les
bases
avec
lesquelles
il
peut
se
coinbiner.
Les
acétates.fournissent
plusieurs
médicaments
usités
en
art
vétérinaire.
Telssont
Ï'acétate
d'ammo-
niaque
liquide',
l'acétate
de
chaux/l'acétate
de
cuivre,
t'acétate
de
plomb,
celui
de
fer;
les
ácétates
de
soude,
de
potasse,
etc.
Ces
sels
sont
généralement
astringents
et
toniques;
ils
sont
employés
c�ntre
les
plaies
ele
mauvaise
nature',
et
quelquefois
contre
des,
maladies
dolina
marche
est
lente et,
par
conséquent,
le
traite-,
ment
plus
ou
moins
onéreux'aux
cultivateurs.
L'acétate
de
plomb
..,
.liquíde
,
connu
sous
le
nom
d'extrait
de
Saturne;
est,
très
usité'
en
médecine
des
animaux"
surtout
contre
lés
mflammaüons
d�
.
,
,
yeux.
-
V.
�xt1'ait
dé
saturne.,
-
ÁCÉTIQUÉ.
Acide
acétique.
-
V.
Vinaigre.:·,
'
T
'
"
�I
},
,
'
.......
-"
(
,�
,
j
,
,
ACIDE.-
Nom
donné
à
des
corps
solides,
liquides
ou
gazeux"
qui
ont
une
saveur
aigre,
acerbe
et
quelquefois.
caustique.
C'est
à
la
présence
de
l'acide
acétique
que
le
vinaigra,
d'un
�sa$e-si
,
,
répandu,
doit
sa'
saveur.
tesi
acides
sont
tfès
nombreux,
:'et,
se
combinent
avec
une,
grande
qiiantité
de
bases
saliflableé
pour:.
former
des
sels,
�t
notamment
avec
les
alcalis.
Ils sont
très
utili
sés
dans
les
'arts,
et
surtout
en
pharmacie
;
ils
fournissent
une
in-
','
fínité
de
médicaments
employés
tant
pour
les
hommes
que
pQur.
-les
animaux.
Mélangés
à
l'eau
ou
à
d'autres
boissons,
ils
les
ren
dent
rafraîchissantes,
acidulées.Employés
au
dehors,
ils
ont
une
.
propriété
astringente;
on
s'en
sert
aussiconnne
caustiques
pour
brûler,
corroder
des
plaies
ulcéreusës
ou
fongueuses,
des
excrois-,
sanees
charnues
qu'on
ne
veut
pas
enlever
par
le.ferou
le
feu.
:
,
1
Les'aeides
les
pl�s
eIhployés
'en<
a'rt
vétérinaire
sonF
l'acide
aç�"
"
tique
(v¿naigreradical),
I'acidearsénique
(arsenic,
mort
auxrat�),
l'acide
azotique
-(ácide
nitrique,
eau
forte),
l'acide
chlorydrique
(rpuriatique
oxygéné),
l'
acide
gallique,
'1'
acide
sulfurique
(huile
de
vitriol,.etc.);,
'
.
AèIDIFIABLE..
Corps
acidifiable,
susceptible
de
devenir
aci-
de':
ielf'¡
sont
levin,
l':al�ool,·.eic:
\r
"
'
:'
"
"
r
'
,
-:
ACIDIFICATION.
'Conversion
d'un
corps
simple
ou
compcsé
eft
acide
.
._
V.
Acide.
,"
',;
..'
.
,
-'
"
�
,
¡l,
,,_�
f'
�,
\
J"
l
.ACIDI,FIÉ'.
Corps
acidifié,
-convertÏen
acide
..
,
-:-
V.
Aeide,
,
.
\,.
.
ACIDULE..
Corps
'acidule,
qui,
a
une.saveur
aigrelette.
Il
y
a
dès
boissons-naturellement
acidules,
telles que
celles
qui
contien-».
uent
de
l'acide'
carbonique
à.l'état
de'
nature,
comme
beâucóup
"
d'eaux
minérales.
Un
gr�nd
.nombre
de
plantes
et
.de,fruits
sont
,
�
)
• r
, '
"
.
\
:40
"
ACH
(.,
\ _
"
.
_
,
ACHILlE
(tendon
d').
Cordedu
jarret.des
animaux.-
V.
Jaí'-
rei,
Tendon.
'
-1.'�
...
,
"
I
.,.
J."
)
�
\,
I
!,
•
'/
A,CHILLEE,.
Plante
df
la
famille
des
comp,osées,
connue
sops'
le
nomyuJgaire
de-millefeuilles.
Cette
plante,
commun.:e,p�rtout
,
'
.
a
été
considérée
à
tort
dans
l'es
cànipagnes.
comme
ayant
des
pro
r
priétés
médicinales;
elle
n'est
employée
sous
ce
rapport,
ni
en
mé
,.,
,
decine
humaine,
ni
en
art
vétérinaire.
Comme
fourrage,
elle
esr
de
médiòcre
qualité
et
peu
recherchée
par
les
bestiaux.
.
.
,
I
J
•
r-
.
'il
"
,
>
'
......
I'
"
,
f
ACO
\
"
,
tout,'
etc.,
etc.
.
Les
corps
acidulés
sont
employés
aux
mêmes
usages
que
ceux"
'qui
sont
acidulés
par
des
acides
étendus
d'eau,
Administrés'�
l'intérieur,
ils
.sont
affraichissants
,
toniques.
A.
l'extérieur
I
ils
sout
astringeants
,
réfrigérants.
'
.
'r
•
.
:
ACIDULÉ.
Corps
acidulé,
rendu
aeidulè.
I
_
•
.
',-
,
.
\,
ACIDULÈR.
Rendre
acidule.
On acidule
souvent
l'eau
dans
Íl0S
campagnes.vsurjout
pendant
les
grandes
chaleurs
de
l'été.
A
l'époque
des
travaux,
on
peut
la
rendre
plus
rafraîchissante",
,
.plus
agréah,le,
et
aussi
moins
nuisible
à
la
santé,
quand
elle
n'est
'pâs
de
bonne
qûalité.
C'est
ordinairement
le
vinaigre
qui
est
employé
dans
¿e'
cas
,
parcequ'il
est
le,
plus
commun'
de
tous
les
acides et,
celui
dont
le.
prix
estJe
moins,
élevé.
On
s'est
servi
quelquefois
avec
avantage
de
l'acide
sulfurique
dans
les
mêmes
circonstances,
�ais
en
quantité
infiniment
,�òin�re.
-
�
. , ,
'j.
.'
..
v.
I'
(
�
,
,
I
'"
,
"
l,
I
,I\;
,
'
¡
,
\
,
\
\
,
r..
\
5
,-
..;"
�
�O,
(
espèces
du
genre
aconit
"Sont
vénéneuses'.
Elle-s
agissent
comme
.
.
)
poisons,
de
la
même
�
ma-
_
nière
que
presque
toutes
les
.-
renonculacées"
par
les
sucs
.
.'
âcres
qu'elles
contiennent,
.
Les
préparationspharmaceù
".
-
tiques
de
l'aconit
employées'
-
en
médecine
humaine
sont
d'un
usagepeu
connu
en
art
vétérinaire.
L'aconit
donne
de
belles
fleurs
disposées
sur
ses
jiges
pyramidales,
ce
qui
.
lé.
fait
souvent
cultiver
pour
l'ornementde
nos
pàrtérres':
Lesfleurs
dé
l'Aconit
napel,
fig.
4,
.sont
d'un
beau
-bleu'"
,
foncé.
Ses
feuilles
sont
pro
fondément
découpées.
Sa
tige
.
prend
jusqu'à
1-
mètre
etplus
,
de
hauteur
l
Considérée
com
"me
très
vénéneuse,
cetteplan-
Fig.
4.
Aconit
napel.
te
aime
les
lieux
humides'.
.
.
).
;1
'
"
•
�
,¡
l.
;;
ACOTYLÉDONES
..
Végétaux
dépourvusde
cotylédons
..
_
.'
.(V.
Cotylédon.)
Les
champignons,
les
algues,
les
lichens;
etc.,
'
j'sont
des
acotylédones.
_
V.
ces
mo�s.
"
;
"
e
AG.9pSTIQUE.
?cience
physique
qui
traite
de
la
théorie
des
r
,
'.
�ons
.et
explique
les
phénomènes
de
l'audition.
Le
mot
accus
.'
tique
est
aussi
employé
comme
adjectif
dans'l'étude-des.
animaux
_
pour
désigner-certains
de
leurs
organes.
Ainsi
on
nomme
cornat
..
.acoustique
le
cornet,
formé
par
l'oreille
externe.
On
nomme
rconduits
.acoustiquee
les
�anaux
qui
donnent
pa,ssage
aux
sons
pour
être
perçus.
Lès
nerf
acoustiques
sont
ceux
qui
.transmettent
au
cerveauI'impression
des
sons
sur
les
organes
de
l'ouie.
"-
s
V.'
6r-eille�
Ouïe.
'
AGRE.
�esiIre
agraire-usitée
en
�ngleterre
et
en
Normandie.
L'acre
varie
d'étendue
suivant
les
páys',
comme
toutes
les
me
sures
agraires
anciennes.
ED.
Normandie.,
les
acres
variaient
do'
"
,
.
"
,
I
t
'
.�
""\
....
-
,.'
,
"
A,CT,
li0
,-
'
\
.
_'
,
60
à
80
ares
etavec
des
fractions
d'ares.
En
Angleterre,
l'aere-
est
de
40
ares
46
centiares
environ.
Cette
mesure
varie
encore
en
Écosse
comme
en
lriandé,
ce
qui
est
loin
de
simplifierle
svstème
de
mesure
agraire.
En'
France
,
l�
s¥stèmg
décimal,
si
heureu
sement
adapté.aux
poids
et
mesures,
a
fait
justice
de
toutes
ces
,
causes
de
'confusion
généralé.'
•
I
-,
":\
\
ACRE.
¡Nom
donné,
en
économie
'du
bétail,
aux
substances
mi
nérales,
végétales
ou
animales,
qui
causent
de
l'iditatipn
dans
,
les
tissus
par
leur
contact.
Ainsi
I'
arsenic;
le
sublimé
-Corrosif
L
les
euphorbes,
le�
renoncules,
les
cantharides,
sont
des
sub
stances,
àcres.-qui
irritent,
et
souvent
mênrecorrodent,
les
tissus
:
avec
lesquels
elles
sont
en
rapport.
,
Il
Y
a'
dans
nos
pâturages
et
prairies,
surtout
dans
les
lieux
"
"
.
humides"
ún
grand
nombre
de
plantes
àcres
qui
empoisonnent,
"
les
animaux.
Tels
sont
le,
colchique
d'automne,
les
renoncules,
les
euphorbes
�
les
clématites,
le
gar<?u.
Ces
plantes
perdent
le
ptds
souvent
toutes
leurs
propriétés
vénéneuses
en
totalité
ou
en
partie
par
lá
dessieoation
;
mais
quandles
animaux
les,
consom-.
'
'men:
vertes,
elles
produisent
'�es
accidents
p�us
o�
moins
graves
.:
et
meme
la
mort
..
-
V.
Empoisonnement,
Poison.
.:..
'
ÀCROMIO�.
Nom
donné
en
anatomie
de�'bestiaux
à
la
'crête
osseuse
qui
divise
la
'surface
externe
du
scapulum
en
deux
par-,
ties.
Cettè
crêie
'fait'
quelquefois
saillie
sur
l'épaule
des
animaux.
ACTÉE.
Plante
de
la
famille
des
renonculacées.
On.cultive
quelquefoîs
l'actée
comme'
plaute
d'ornement
pour
ses:
.belles
\
peurs;
mais
elle'
n'est
d'aucun
intérêt
pour
l'a,gri�ulturè.
ACTIF.
Dansles
organes
de
la
locomotion
des
animaux,
on
reconuaitles
organes
actifs
et
les
orga�es
passifs.
Les
premiers
sont
les
muscles,
qui,
en
se
contractant,
déterminent
le
mouve-
,
,
ment;
les
seconds
sont
les,
tendons
et
les
os,
qui
le
transmettent
oul'exécuterrt.
-�
V.
Locomotión,
Mouvement�
Musele,
Os.
'
...
On
donne
encore
le
nom
d'actifs
à
un
régime
ou
aux
médica-
ments
qui
agissent
avec
activité.
Un
régime,
et
des
remèdes
toni
ques,
excitants,
sont
actifs.
_:
V.
Excuan»,
Tonique.
-
.
ACTION.
Lemotaction
ep
physi0logie,
signifie
activité,
mou
vement
général
dans
toutes
les
fonctions
vitales
des
corps
órgani-,
,
,
,
,
,
'
,
r
I
I
"
,
r,)
r
•
"
,
I
"
e
,,)
>
,'t
',\
.;¡
I'
,I
\
"
44
ACT
sés.
C'est
par
l'action
vitale
q\le
les
"animaux
c0Il!me
les
végétaux
naissent,
se.
nourrissent,
se
reproduisent
et
meurent,
après
avoir
rempli
leur
de?tlnée:"
"
-
,
,
\
','
"
"
"":L'trmot
actum
s'applique-non
seulement
àl'idée
de
Ia.marcha:
générale
des
organes
et
�e
la
vie
'dans
l'e?seplble
de
ses
phéno-.
mènes,
-màis
encore
aux
fonctions
des
organes
en
particulier.
Telles
sont
l'action
du
cœur,
l'action
des
poumoJls,
de
l'estomac.
Ce
mot
devient
donc,'
dans
ce
cas;
presque
synonymè
de
fonc-
tion.
-
V.
Circulation�
Digestion;
Respiration.
'"
,
Dans
lecommerce
des
animaux
ç'intenter
une
action,
c'est-at
,
'taquer
en
justice
un
individu
à
propos
a�
vente,
d'achat
ou
d'é-
change
d'animaux.
---;::
V.
!,ice
l'éd�ibitoil'i.
<
-
� (
.1
r
oACTUEL.
Cautère
actuel
,
qui.agit
instantanément.
On
db��e
c.�e
nom,
de
cautère
actuel
�'en
art
vétérinaire
à
un.instrume�t_
en
fer,
'rougi
au
feu
pour
cautériser,
brûler
des
tissus
dans
Ie,S"';'
quel�
il
provoque
une
inflammation
plus
'ou
moins
violente,
sui
vant
l'action
du
calorique,
-
V.
Cautère,
Feu.
F
"
�
-
\
_
t
I.
ACUITÉ.
Expression
employée
pour
caractériser
l'état
d'une
maladie
aiguë,
pour
indiquer
là
nature
d'e
son
intensité
et
de.
sa
marche.
'_
V.
;:1igu.
'
"
:
('
1
' -
�
\
...
\
i.
'\,
,ACUPONCTURE.
Opération
gúi
consiste
à
faire
pénétrer
à
tra-
,
î
'vers
les
tis�uF'
des
aiguilles
dél\ées"
afin
d�
guérir
des:anim�ux
,
de
paralysie
ou
d'autres
maladies.
On
a
employé
cette,
opération
,
ep
médecine
vétérinaire,
et
on-n'est
pas
encore
bien
d'accord
sur
.
l'efficacité
4.e
son
action.
ÉI�eest'à
peu
p_Fèsdélaisséea\ljourd'h�i.
ADDUCTEUR;
Nom
don�é
à
un
muscle
qui
,
par
sa
contrac
.
tion
,
r:approche
un
membre
ou'
une
partiedu
corps
de
l'axe.
de
ce
dernier.
Ces
muscles
sont
naturellement
les
antagonistes
des
",
abducteurs.
-
V.
ce
mot.
'I.."
"
,
,
'
!
ADDUCTION.
Mouvement
par
lequel.
une
partie
du
corps,
est
,
'rapprochée
de
SO?
axe
par
la
cOntraction
musculaire.ou
par
tout
.autre
D;loyen.
_
,
.
'
r
-
r:
,
ADHÉRENCE.
Union
de
deux
parties
dn
corps
séparées
à
l'é-tat
-de
nature.
Cette
union
s'opèrepar.suite
d'une
maladie
ou
d'une-lé
sion
dés
tissus.
L'adhérence
de
la
peau
sur
les
côtes
d'un
animal
in-
\
r
\
.
,.
ACI
.
'¡
40
dique
généraLeme:nt
un
état
de
souffranée
ou
de
maladie.Dansles
affections
depoitríne,
ilest
rare
qu'il
ne
se
forme
pas
des
adhéren
ces
sur
quelques
points
des
organesmalades,
tels'
que
l,es
poumons,
'
les
plèvres,
etc.
-
V.
Piau,
Phthisie,
Pneumonie,
Pommelière;
,
,
"
,
ADIPEUX.
A
mesure
que
la
graisse
se
forme,
dans
les
ani-
maux
�
ell�
se
dépose
molécule'
à molécule
dans
des
tissus
parti
culiers
qui
la
reçoivent.
Ce
sont
res
tissus
qu'on
nomme
adipeux
ou
graisseux.
La
graisse
est.
répandue
danspresque
toutes
les
par
eties
du
corps,
à
l'exception
de'}
quelques
organes
auxquels
elle'
sèrait
nuisible
par
l'augmention
de
volume
qui
en
résulterait
I
,
'\_
�
•
Ainsi,
on
ne
trouve
pas
la
graisse,
quet
que
soit
l'état
adipeux
d'un
�
animat,
dans
ses
tendons',
dans
ses
.Iigaments,
dans
ses'
"
yeux,
dans
ses
paupières
,
pas
plus
que,
dans
les
organesgéni-
\
taux,
dans les
conduits
aiíditifs
,
ni
dans
la
cavité
du
crâne:
sa
présence
dans
ces
organes
aurait
été
nuisible
à
leur
action.
On
la
trouve
entassée
autour
des
reins
(rognons)
1
au,
péritoine,
à
l'épiploon,
dans
les
orbites,'
pour
servir
en
quelque
sorte
de
cous-
:
sinet
aux
yeux,
autour
des
articulations,
dans
le
canal
mé'dul
,
laire
des
os
dont
elle
forme
la
moëlle.
.
La
graisse
ne
'se
trouvé
pas
répartie
de
la
même
manière
dans
le
c�rps
des
animaux.
Chez
les
�ieux
sujets,
�lle
se
concent�e'
vers
l'abdomen,
tandis
que,
chez
les
jeunes,
elle
se
répand
plus
'également'dans
les
différents
tissus,
et
surtoutdansles
muscles
(là
chair).
C'est'
ce
qui
explique
pourquoi
la
chair,
d'ailleurs
plus
.
tendre,
des
jeunes
animaux
engraissés
pour
la'
boucherie
,
est
plus
juteuse
,
plus
succulEmtè.
Les
vieux
animaux
ont
plus
-de
suif,
mais
leut
viande
est
plus
sèche,
moins
savoureuse.
Aussi'
\
les
bouchers
préfèrent-ils
les
sajets
âgés
aux,
jeuhes
,
parcequ'ils
'
leur
donnent
plus
de
bénéfiœ
par
la
plù.s
grande
quantité
de
suif
qu'ils
enretirent;
maisleur
clientèle
h:'en
est
pas
plus
satisfaite.
Il
est
une-autre
considération
qui
f�it
que
l�s
sujets
âgés
ont
les
sympathies'
des-
bouchers
dans
les
marchés:
la
graisse
,
se
distribuant
'plus
également
dans
les;
diverses
parties
du
corps
chèz
les
animaux
jeunes,
les
fait
pad.îtr�
plus
arrondis,
plus
po
telés
,I
plus
gras
qu'ils
ne
sont
réellement;
-Ieur
vente
est
plus
facile"
plus
avantageuse
pour
le
cultivateur';
les
vieux
sujets
,
au
contraire,
ayant
la
graisse
concentrée
dans
le ventrë
,
ne
'Ia
¡n,
Ir
i,
c-
le
,
'.
,
,
'
J.
\
I
� \
1
1
\
,
ADO
montrent
pas
au
dehors
,
et
paraissent
toujours
plusmaigres
qu'ils.ne
le
sont
aufond.
"
t,'
Les
animaux
jeunes
ont
donc-l'avantage
sur-Ies
animaux
âgés,'
•
(
....
r
_
_,j
""\
,
-.
pour
la
qualité
de
la
viande
comme
pour
les
bénéfices
de
l'éle
...
vèur,
_:_
V.'
Engraissement,
Graisse.
.
\
__
ADOPTION.
Lorsqu'on
donne.
à
une
femelle
domestique
ün
nourrisson
dont
elle
n'est
pas
la
Ipère
et
qu'elle
l'adopte
�
on.se
·
sert
du
mot
adoption
pour
caractériser
le
fait.
Pour
nos
espèces
bovines
surtout,
on
ne
comprend
pas
assez
l'importance
de
l'adoption';
Tous
les
ans
on
conduit
à
la
boucherie
des
quantités
prodigieuses
de
veaux
de
races
précieuses
qu'on
pourrait si
faci
lement
faire
adopter,
dans
nos
pays
d'élevage,
par
les
vaches
de
,
nos
vacheries
qui
ne
sont
pas
de
bonne
qualité.
Ce
seráit'
tm
'/
rrioyen
aussi
rapide
qu'assuré
de
p�rfeetionner
nOS
races.
Il
.s'a
girait
tout
simplement-de
livrer
à
la
boucherie
les
mauvais
typ�s,
et
de
les
remplacer,
sous
les
mères,
par-
les
bousqu'on
égorge.
Ces
échanges
seraient
d'autant
plus
faeiles
dans
nos
campagnes,
que
les
vaches
adoptent
assez
facilement
un
nourrisson
étranger
,:
,
porté
sur
les
marchés
et
vendu
souvent
à
des
prix
très
modérés,
.
''.
'On
ne
saurait
assez
recommander
ce
mode
de
perfectionnem�nt"
•
.
de
race
aux
élèveurs
,
qui
ne.le
pratiquent
généralement
que
par
,
bien
rares
exceptions.
,
-
'ADÒNIBÈ
(ad�nis)
.
.Genr�
de
lafamille
des
renonculacées.
Les
·
adonides
foumissent
quelques
fleurs
d'ornement
et
sont'quelqúe-
·
fois'
cultivées
dans
nos
parterres.
La
plus
remarquable
,
comme
la
plus
communément
adoptée,
est
l'adonis
à
fleur
rouge
pour-,
pre,
connue
sous
le
nom
de
Goutte
de
sàng
..
:
ADOS.
Disposition
d'une
bande
d@
terre
en
talus,
soit
pour
l'égoutter,
soit
pourlui
donner
ti_ne.
ésposition
convenable
à
un
.
but
proposé;
On
laboure
ordinairement
lés
terres
humides én
�'
ados,
der
manière
à
faciliter
l'écoulement
des
eaux
,et
empêcher
,
ainsiles
semis
d'
être
soulevés
par::-les'
gelées.
--'-V.
Billon,
Labour,
Planche.
("
,
,
Les
jardiniers
font
des
ados
dans
lès
jardins
afin
de
mieux-ex-:
poser
au
soleil
les
plantes
qui
ont
le
plus
besoin
de
chaleur
pour
croître
rapidement,
'
'"
'"
"
,
ADOUCISSANT.
Substance
adoucissante,
qui
adoucit,
qm
�
"_",.
'
$.
I,
,
'
(AÉR
47
èalme
on
diminue
la
donleur
causée
par
uné'maladie.
Un
régime,
désaliments
,'peuvent
aussi
être
adoueíssants
,
propres
à
calmer
ou
prévenir
des
maladies inflammatoires.
'Les
boissons,
les
bains
émollients,
le'
cataplasmes
,
les
substances
gommeuses
,
muci
.lagineuses
,
les
poudres
de
.réglísse
,
de
guimauve,
le
miel.,
ad
ministrés
à
l'intérieur,
sont
des
adoucissants
employés
contre
les
maladies
inflammatoires
(les
animaux
comme
des
hommes.
'
�
.
�
,4DULTE.
Ce
mot
désignel'état
d'un
individu
par-venu
à
son
développement
normal,
Un
animal
est
adulte
lorsqu'il
a
acquis,
'
avec
son
accroissement
,
les
facultés,
physiques
qu'il
comporte.
-Ce
n'est
queIorsque
les
animaux
-dtl
travail
sont
adultes
que;",
�
l'on doit
exiger
d'eux
tous.les
services
qu'ils
peuvent
rendre,
�1aíheureusyni�nt,
il
n'en
est
généralement
pas,
ainsi,
'et
l'on
voit
souvent-
de
pauvres
animaux,
jeunes
encore,
déjà
ruinés
,
par
les
fatigues
.auxquelles
ils
ont
été
souniis
avant
que
leur
con
I
'
stitution
fût
en
état
de les
supporter.
,..:_ V.
-Accroieeement,
Cour
�es
_,
Repos,
Traüail
,
Usure.
,
ADUSTIO'N.
D'unmot
latin
qui
signifie
brûler.
Cautérisation,
brûlure faite,
sur
UBe
partie
'du
corps
de
l'
animal
pourle
guérir
d'une
'maladie.
rr:
V.
Cauteri,'
Cauterisation,
Feu
.
.
ADVENTICES.
Les
plantes
qui
croissent
spontanément'
dans
les
champs
'sont
appelées
plantes
adventices.
Dans
quelques
p�ys,
"
et
sur
certains
sols,
ces
plantespoussent
si
facilement,
qu'elles
.fournissent
sans
frais d'
excellents
pâturages,
aux
animaux.
Dans
les
terrains
volcaniques
de
I'
Auvergne,
il
suffit
souvent
de
lais-
_
sér
pendant
un�
année-un
champ
cultivé
-en
jaçhère
,
Rour
lui
voir
fournir
des
plantes
adventices',
surtout
des
graminées,'
qui,
donnent
im
'excellent
pâturage
aux:
�estiau:x;.
'
ADYNÁMIE�
État'de
faiblesse;
L'adynamie
'des'
animaux
ést
"
la
conséquence
de
l'action
dé
maladies
lentes
quCépuisent
peu
à
"
peu
leurs
forces,
ou
celle
de
certaines
affections
graves,
qnelque
fois
épizootiques,
telles
que
le
typhus'
dans
l'espèce
bovine.
-
.�
,
V.
Abattement,
Máladie�
Typhus::
",
_
-
,',
.-
.
ADYNAMIQUE.
lU.alacÍie:ady�amiquè.
-
V.
Àdyiwmie
..
.\
',','
AÉRAGE.
Les
animaux
enfermés
dan�.Ies
étables
et
les
éèu-'
,
ries
enont
bientôt
vicié
l'air,
s'il
n'est
pas
renouvelé.
Lès
procédés
s.
\
-,
-
'
-
"
j,
'-.
¡
,_
v:
,
_-,
-
•
';1,
"
,
.
'-
�
"
"
.
, "
¡
J
f
>,
�
,.
"
AER
-
d'aérage,
d'aération
ou
ventilation,
varient
suivant
les
ouvertures
ménagées
pouf
le
renouvellement
de
l'air,
dont
la
pureté
est
si
aé-.
cessaire
à
la
santé
du
bétail.
Des
croisées
bien
disposées,
cuver-
',tes
à
temps
'Opportun,
etles
portes
ordinairesçsuffiseat
quelquefois
"
dans
beaucoup
d'écuries
'pour
un
bon
aérage.
On
fait
souvenrdes
,
cheminées
en
bois,
ou
toute
autre
ouverture
au
plancher,
et
com-.
,
muniquant
au
dehors,
soit
par
le
toit,
soit
par
le
mur.
Une
trappe
permet
d'
ouvrir
.ou
fermer
ces'
ouvertures-à
volonté
r
011
dispose
encore
quelquefois
des
fenêtres
en
bascule,
de
manière
à
pou
voir,
au
moyen
de
poulies
,
graduer
leur,
ouverture
pour
renop_'-
,
veler
l',air.
'OQ
pratique
aussi
dans,
le
mur,
au
niveau du
sol;
el�s
ouvertures
qu'on
nomme
barlíacanes
;
on
doit
disposer
ces
9U
vertures
de
telle
sorte
,que
l'on
puisse
les
_ouvrir
et
les
fermer'
suivant
les
besoins.
t,'
"
I
'
e
.Le
renouvellement
de
l'air
est
une
condition.d'hygiène
indis
'pensable
à
la.santé
des
animauxvLes
miasmes
qui
s'exhalent
des
fumiers,
comme
l'air
expiré,
causent
souvent
des.maladies
graves,
'
surtout
pour
les
animaux
qui
sont
en,
stabulation-
'permauente.
6n
voit
des
maladies
de
poitrine,
la
phthisie
,
se
déclarer
dans
les
vacheries
des
nourrisseurs
qui
négligent,
par
'spéculation"
de
,
renouveler
l'air
de
leurs
étahles.;
-:-
V"l)ésinfec�ion
�
l1ygiène�
,
Nourrisseur
�
Pommelièreg
Stabulation.
(
"
" ,
,
,
,
AÉRÉ,
ÉE.
LieU:
aéré,
où
l'air
�st
renouvelé
dans
de
bormes
-.
'
e
conditions
pour
la
santé
des
animaux.
-
V.
Aé1'age�
Désinfection.'
,
\.
1
"
,
\
:
;,
t':
\
AÉRER.
Donner
d'e
l'air
ou-le
renouveler
dans
un
lieu.
Aérer
\.
�
, "
,
,
It
l'eau"
lui
donner
l'airnécessaire
à
une
bonne
digestion.
_;_.
V.
,
Abreuvoir
�
.4,é1'age
�
Désinfection.
'
"
¡
,
'
AFtRIEN,�
On
nomme
voies
aériennes
'i
ouverturès-aëriennes,
dans
les
animaux!
les
canaux
qui
donnent
passage
à
l'arr
pour
'.l'acte
essentiel
de
Ja
respiration.
Ces
ouvertures
doivent
toujours
,
être
libres-,
très'
grandes:;,
très
dilatées,
'pour
faciliter
la
circula-.
,
tion-de la
plus
grande
quantité
d'air
possible.
La
capacité
des
or-
_,ganes,de,
la
respiration
est
l'nne
des
premières
conditions
d'une
,bonne
'hérnatosê.,
priBcipê'
essentiel
d€)
vigueer
,
-de
force
(et
ds
smi't�
des,
animaux;
or
Ia
dimension
de�
ouvértures
aériennes,
,
dans
,l�
cheval
sur�out
,
qui
ne
peut.
respirer
que
par
les
nasëaux
•
, ,
,"
,
,
",
, '
-.,
AÉR
.�;
,
.
49
,
-
"
)'
est
ùn
caractère
important-qu'il
ne'faut
pas
négliger
d'observer:
._
V.
Naseaux
�
Respirotum,
Thorax
-'
Trachée.
�
f
_
,
-
,
AÉRIFÈ�Éi'.
Organe'aérifère,
q�i
sert
à
conduire.l'air
:'I:S
ca
vités
nasales,
la
bouche;
la
trachée-artère,
,sont
des
organes'
airi-1
feres,
qui
serventà
conduire
l'air'
dans
les
poumons.
-
V.
¡Ya�
seat¿x
�
Trachée
�
Poumons.
'
'
'
.
�
,
AÉRIFORME.
�orps
aériforme
,
qui
a
d,t1la
ressemblanee
avec-
/
,
<
l'air
:
tels
sont
lés
gaz,
les
v�peut,s.
-
V.
Gaz,
,Vapeu1':�'
/'
"
-;
'<.
,
-
AÉROLITHES,
On
donnele
nom-d'aérolithes
à
des
pierres
plus
1-
.
"òu
moins
grosses
qui
tombent
des
hauteurs
de
I'atrnosphère
sur
.
.
le
sol.
On.
err
a
vu
dont
le
poids
était
de
tOO
kilog.
et'plùs�
On
�),
n'èst
pas
d'accord
sur
leur
origiue
;
quelques
savants
pensent
que'
'.
,r,
"
;
ces
pierres
peuvent
être
larrcées
par
l'explosion
des
volcans
,d;'
,
'
la
lune
ou
de
quelque
autre
masse
céleste
au
delà
de
-la
sphère
<
d'auraction
de
l'astre
d'où
elles
partent,
Elles
tomberáiept
ainsi,
,
"
-
sur
notre
'planète,
dont
la
sphère
d'attraction
s�
trouverait
plus-
.
rapprochée
de
ces
corps
laneés
dans
l'espace.
_';'
/_
Ç)n
a
remarqué
la
chute
deces
pierres"
à
plusieurs'
époques,
.sur
divers
points
du
globe.
Le
1
I)
juin
1821,
il
en
tomba
une
dans
l'Ardèche
qui
pesait.
91
kilog.;
09-
lisait
dernièrement
dans
-
�
.
.lës
journaux-qu'un
aréolithe
de
200
kilog,
'venait
de
{(\Juber
àm;s
<
I
le
Var.
'
,
\
:
'
A
,
,
-
.
-
'AÉROMÈ'tRE.
Instrument
de
physique
propre
à.
mesurer
la.
"
-
'densité
de
l'air
ou
des
gà;¡;,
'
.'
-
t
•
\
'_
".
\
,
"
,"
'
t·.\
-
'
.
AÉROSTAT.
On
donne
le
nom
d'aérostat
à
un
ballon
rempli
d'un
gaz
'plus
léger
Cfl;le
l'air;
ce
qu�
détermine
son
élévation:
dans
l'atmosphère:'
,
,L-
'
Pour
faire
enlever-un
ballon,
ordinairement
fait
avec
un
tissu
.
,
;-de'soie
gom�é,
òn,le
remplit
de
gaz
hydrogène,
ou
bién
on
rend
�
l'air
qu'il
contient
plus
lé,ger
en
le dilatant
par
le
calorique.
Le
":
-,
ballon
s'élèvealors
commele
fait
un
liége
,
qui,
plus
léger
què_
,"
l'eau,
monte
toujours
à
sa
surface
�orsqa'il
est
plongé
dans
Ge
�-
"
quide.
La
théòrie
de
ces
de�lX
phénomènes
physiques
est
absol�'"
<.
méntIa
même.
'"
-"
,',-
,
'
;
,
'.
• r
4
/.
J
'
¡
,
�
.
)
\'
.
'f
,-
,)-
,
I,
.'
,AFFENAGE:
Administration
du
fourrage'
aux
animaux.
-'
v�
AffOUl'l'lige1'
•
.,
)
-
'".
"
.
AFFINITÉ.
Propriété
qu'ont
certains
corps
de
se
rapprocher
,
-Î
•
ét
dése
combiner
entr.e
eux
pour
former
un
compose
nouveau,
ayànt
des
propriétés
spéciales,
le
plus
souvent
différentes
de
cenes
o;
des
élé�ents
qui
ont
servi
à.le
former.
Tous
'les
corps
composés.
sont
une
réunion
de
corps
simples
�combinés
entre-eux
en
vertu
.
'de
leur
affinité
reciproque.
La
chimie,
est.la
'¡;;CÜ�rlC�
qui
s'occupe
,:
"
r
\
\
•
,
·50
AFf
Vinventio�
des
aérostats
'ne
jrémo�t�
pas
bien-
'loin:
c'est
à
-
Montgolfier'
qu'elle
est
due
-L�
première
expérience
publique
qui
fut
faite
sur
lé
moyen
de
vOy{lger
dans
le�
airs
ne
date
que
dû
l)
juin
l785'�
elle
eut
lieu
près
d'�nnonay.
Aujourd'hui
on
a
per
fectiormé
fes
aérostats;
mais,
malgré
les:
efforts
faits
jusqu'à
ce
jour,
ori
n'à-pas
encorepu.parvenir
�
les
diriger
dans
les
airs
de
manière
à
leur
faire
sui
vre
la
direction
désirée;
les
aéronautes
sont
"
'encore
à
la
discrétion
des'
vents,
qui
les
poussent
dans
le
sens
dy
-,
.
>.
leurs
courants.
.Peut-ètre
un
jour
ânira-j-on
par
peuvóir
voyager
.
.
dans
l'atmosphère
comme
sur
la
terre
:,
cela
dépend'de
'la
décou-
.
,
verte
des
moy�ns
de
ditigetles
ballons,
.
.
,
,
'
AFFAIBLISSEMENT.
Diminution
des
forces d'un
animai
par
r-"
'.
suite.de
maladies,
de
perte
de
sang,
de
�mauvais
régime
ou
de
fà;
tignes
excessives.
Le
repos,
une
bonne
alimentation,
des
soins
hyg�éniques
'bien
entendus,
s?nt
les
moyens
ordinaires'
employés.
I
pour
rétablir
les
forcesdes
animaux
er
combattre.leur
aff�ibli�-
.
I
sement.
_
V.
Al'imentation,
Hygiè'fl:e.
,
'
.",'
,r
,
'
:
..
I
,
I
.
�,
.
.
<
I
•
'AFF,ANURES.
Salaire
donné
en
nature
aux
ouvriers
cultiva-:
,
'
.
teurs
pendant
les
travaux
des
moissons.
Dans
certains,
pays,
on
paie
en
blé
ou
en
tout
autre
produit
dea
récoltes,
les
journées-des
travailleurs
employésdáns.Ies
exploitations.
Ce
moyen,
assez
-commode
dans
certaines
campagnes
où
l'argent
est
rare;
est
aussi
simple
que
naturel.
Au
lieu
d'acheter
son
blé
ou
autres
produits,
/
l'ouvrier
les
reçoit
en
échange
de
son
travail.
Ce
moyen
de
rétri-
<:
bution
est
cependant
peu
�sité
aujourd'hui.
').
�
.',
.
AlFECTlON
.
..:,_;_
V.'
Maladie.
,
,
-
,
,
/
.,
'
AFF
01
des
affinités
des
eor,ps
et
dès
Gonséquencés
dé
leur
action.
_
�
v.
Chimie,
Combinaison.'
-.,-
,.,
�
�
�I
.'
"..
1
..'
-
AFFLUX.
Terme
de
médecine
qui
rend
l'idée
de
I'abondanca
anormale
de,
sang
qui!,e
porte.
sur
une
partie
du
corps
à
la
suite
, {
,
d'une
inflamm-ation:
L'afflux
détermine
un
gonflement
plus
ÒU
,�
moins
considérable
partout
où
il
a
lieu.
�
V.
In.flammation,
Phlegmon.,
�,
-
-
AFFOUAGE.
L'affouage
est'
l�
dro'itaêq'uis
à
�ertaines
com
munes-ou
à
certains
villages
de
s'approvisionner
de
bois
pour
leur
chauffage,
ou
certaines
constructions,
dans
des
forêts
com
munales
ou
dè
l'état.
Ordinairement
la
distribution
du
bois
se
f�it
'-
•
\
•
-<'o
par
mén<;lge,-après
des
poupes
régulières
dirigées
par
l'administ-
tration
.forestière
afin.
de
'prévenir:
les
,ahis.
Ces
précautions'
sont
indispensables
pour
empêcher
les'
dégâts
que
pourraient,
faire
les
affouages
s'il
n'y
avait
.pas
d'ordre
et
de
surveillaoce
,
tant
polir
les
coupes
que
pour
là
distribution
des
quantités-de
'
bois
qui
reviennent
à
chaque
usager.'
Les
frais
d'exploitation'
du
bois
sontà
Iacharge
des
preneurs,
qui
doivent
payer
au
percep
teur
la
part
des
frais
incombant
à
chacun
d'eux�
Le
bois,
du
reste;
ne
peut
ê�te
enlevé
qu'après
l'acquittement
des
frais
ét
après
aù-
torisation
sr�cial�.
'
"
AFFOURRAGER.
Administrer
le
í6úrra,ge
aux
�nimaux:
Pour
bien
;aff�urrag�r
il
importe
que
la
n�urriture
soit
donnée
régu-.
Iíèrement
aux
bestiaux,
et
en
suffisante
quantité.
Un
bon
ration
nement
et
la
régura'fité
des
repas
sont deux
corîditions
essentielles
pour
l'entretien
des animaux,
notai:nment'
pour
celui
des
arri
ma�x
d'engrais.
L'
engraisseur
qui
sait
bien
affo,?-rrager
són
bétail
'
l'engraisse
mieux
avecmoins
de
frais
quecelui
qui
néglige.Ies
_
petits
moyells
qu_eJa
pratiqu�Jait
connaître
et
que
l'esprit
�:ob-
'
servation
fait
employer-avec
succès.
___,.
Y.
Enqroissemens,
Fou,:-
"
I
"
r;
,
.'
-
I,·
,--:,
'"
't:
,�
�._.
rager
,'I
J
,
.
,
\ , ,
,_
\
AFFRICHER
(S').
Un
terrain
s'affrichelorsqu'il
est.abandonné
-
_,
r-
-,
à
lui-même
après'sa
culture.
Dans
certains
pays
de
_
bruyères
où
I
'
"
l'on
pratique
des
écobuages,
on
laisse
affricher
les
sols
aprè�
en
-,
avoir
obtenu
une
ou
deux
récoltes
par
l'écobuage
.
.;_
V.
Eco--
buage,
Friche..
-
'i
'
\,
"
_
1
"
iJ
AFF
" ,
-r
,
AFFUSION.
Opération
qui,
consiste
à
verser
de
l'eau'
pure
ou
,
chargée
de-substances
médicamenteuses
sur
une
partie'
du
corps
.
.
d'un
animal.
On
fait
des
affusions
d'eau
froide
sur
des
contu-
'
\
,
siens,
des
entorses,
pour
agir
comme
astringent
et
arrêter
le
gon-
(
flement
qui
résulterair
de
l'inflammation
de
la
partie
lésée';
.
on
fait
aussi
des
affusions
avec
de
l'eau
tiède rendue
quelquefois,
,
émol}iente,
pourramollir
les
tiss,us,
calmer
leur
irritation,
et
par"
,
'conséquent
la
dou1em
qu'elle
peut
faire
éprouver
aux
animaux.
�
"
'
·V
�,
\.,
..
"r
;AFFUT.
Guet
que
l'on
fait
des
animaux
sauvàgés
pour
les'
,
tuer.
Les
sangliers
,
qui
ravagent
pendant
la
nuit
les
récoltes
et
.
"surtout
lès
semis
de
pommés
d'e
terre
les
�êtes
f�uves,
sont
at
'..J'tendus
à
l'
affût.
On
tâche
de
les
détruire
ainsi,
soit
sur
les
bords
(
des
champs
quand
ils
s'y
rendent,
scit
sur
les'
bords
des
forêts
quand
ils
y
rentrent.'
"
-
�
\
.
"\.
)
-
�
',\
AGAMI:
Oiseau
dé
l'ordre
des
échassiers.
L'agami,
originair�
de
l'
A.méríque
méridionale,
á,
été
signalé
corn
me
suscept�hle,
d'
at-
.
'
-tachement.
Il
paraitrait
avoir
sur
les
oiseaux
la
même
influence.
que
le
chien,
sur
les
autres
animaux
en
général
lorsqu'il
.est
'dressé:
Daubenton
et
Bernardin
de
Sv-Pierre
di�aiept
que
l'aga�i.
I
,
conduisait
un
troupeau de
volailles
,
et
mèrpe
de
moutons,
et
,.',
,�a�ait
s'en
faire'
obéir,
qñoiqu'il
ne
fût
pas'
plus
.gros
qu'�me<
'
'"poúle.'
,(
, ,
(e
J�
ne
l'ai
pas
vu,
dans
la
bass,e-cour,
dit
M.
Isid.
Gèoffroy,l
'.
-»
S.:"Hilaire;
moins
utile
qu'on
nous
le
dépeint
dans
les
champs';
,
)iJ,il
Y
maintient
l'ordre
í'protége'
lès
faibles
contres
les-forts"
se
<
»
fait
volontiers,
vis-à-
"IS
des
poussins
et
des
jeuqes
êanards,
'
f
»
.'le
dispensateur
d'une
nourriture
qu'il
sait'défenël;e
contre
tous'
»
et
à
Iáquelle
lui�mêri:le
se
garqe
bien
de
toucher;
nul
anima]
,
»'
peut-
être
n'est
plus
facile
à
appr_ivoiser,
plus
naturellement
.
»
'affectueux
pour.l'homme,
)j
r
1
\
I
l'I
,
�
I'
"
,AGAVE.
Plante
de
la
famille
des
amaryllidées.
L'agavé,
très
I,
�
rO?llste�
croit
spontanériient.et
en
"abon;dance-
dans
nos
possessions
d'Afrique.
Ses
feuilles,
radicales,
charnues,
étroites,
ont
jusqu'à
,
ji'
-
uri
mètre
et
plus
de
longueur;
elles
.se
(terminent
p'!},!,'
up.e,
'
Slointe
ligneuse,
très
aiguë
et
très
dure.
Ces'
feuilles
fournissent
�!
-
) :
�,
'>
I
AGE
des
filaments,
fibreux
très-résistants
avec
lesquels
on
fait
des
corde�,
des
hamacs
etl
divers
petits
,ouvrag�s
de
mercerie.
La
tige
J
de
cette
plaute
ressemble
à
une, immense,
asperge.
C'està
,
tort
qu'on
a
dit
cjue
l'agavé
fleurissait
périodiquement
à
des
époques
pl
us
ou
moins,
éloignées.
'Il
ne
fleurit
qu'une
fois,
et
il
'
meurt,
quand,
il
a
produit
sa
graine.
En
Afrique,
cette
plaute
,
met
trois
ou
'quatre
.ans
à
se
développer
et
à
fournir
sa
tige.
r
F;Ue,
demande
un
temps
infiniment
plus
long
dans
les
pays
.froids,
où
elle
'ne
peut
être
élevée
que,
dàns
,dès
serrés.
y.
',Ac-
'
croissement
,des
végétaux_.
'
AGARIC.
Genre
de
èhamp.ignons
dont
le,
caractère
distinctÚ
est
d'avoir"
à
la
surface
inférieure
de
son
chapeau,
des
lames,
Jj
-disposées
en
feúillets
divergeant-du
centre
à
la
Circonférence,
:;
comme
des
rayqns.
'les
variétés
dé
champignons
qui,
com-
.
-pósent
le
genre
agaric
sont
très�flompÍ'i:mses.,PlusÏE;ùrs
d'eritre,;
'elles
SOllÍ
comestihles
;
les'
autres
sont
plus
ou
moins
dange-,
reusesparleurs
propriétés
vénéneuses.
Les
agarics
comestibles
,
'sont:
le
mousseron
,;
le
champignon
qè
couche,
(agaric'
cornes
tible),
cultivéaux-environs
dés
grandfls
villes;
l'oronge,
excel
,
,
leut
champignon
assez
commup
dans
le
centre
etlemidi.de
la
,
/
:
France
,
mais'
li
nEi
faut
pas
le
'confondre
avec
la
fausse
oronge,
qui
est
un
poison
violent.
Ces
deux
oronges
se
distinguentpar
.une
couleur
r<'luge'.Q.ien
oaractérisée
etont
ensemble
beaucoup:,
d'analogiè;_
mais
la-fausse
oronge
diffère
de
l'
oropge
comestible
en'
ce
q�'eller
a
,de�
taches
blanch�s
sur
la
surface
rori§�
de
son"
chapeau/
Toutefois,
on,
ne.
saurait
être
assez
prudent
.sur
le
choix
des
agarics
que
'l'on
veut
consommer
dans
les
ménages
'
CIes
çampagnes,
et
on'
n:e
d'Oit
inanger
que
ceux
dônt
on
con·'
nalt
absolument
bien
là
natureot
les
'qualités.
'
'
On
a
nommé
à
tort
agaric,
ua
champignon
qui
croit
.sar
les
arbres,
tels
que
le
chêne',
le
hètre,
le
bouleau,
etc.,
et
dont.
on
se
sert'
pour
faire
l'
amadou.
Çe
'champig�on
est
un
bolet
cobriu,
,
¡
.sousle
nóm
d'aruadouvier.
-v.
Amadouvier
..
'l/,
',-
"
AGE
(des
�m·maíU!!).
i;
étude
des
moyens
de
j
uger
de
i'
âge
dès
animaux
d,om,estique,s
en
genéral,
est
d'une
grande
utilité
pour
apprécíer
leur
valeur
intrinsèque
;
onn'y
ajoute
peut-être
pas
as-
'
,
sez
d'importance,
sur�out
lorsqu'il
s'agit
des
animaux
de
travail.
_'
"
j'
,
I
j'
I
I
,
'
'"
.r-.'
•
s
Ô
..
'
¡
,
"
,
'
,1M
,
AGE
....
Un
animal
trap
jeune,
soumis-à
de's
fatigues
qui
ne
sont'
pas
enharmonie
avec
ses
forces,
est
rapidement
usé.
Non.seu-
�lement
il
subit
une
grande
dépréciation
'àotùelle,
mais'
encore
l'usure
dans
son
Jeune
âge,'réagit
sur
tout
le
reste
.de
sa
vie
.e,t
sur
les
services
qu'il
doit
rendre
plustard,
A
conditions
.égales
d'ailleurs,
jamais
un
jeune animal
dont
on
a"
abusé
n'
acquiert
,
"Ia
force,
là
vigueur,
l'énergie
'de
celui
qui
a
éte
ménagé
[usqú'à
'I'
époque
où
son'
�rganisation'
est
en
état
de
stlpporter
tout
ce'
�
,
qu'on
peut
raisonnablement
exiger
de
lui.
C'est,
toujours
une>
.
"mauvaise
spéculation
que
de
faire
travailler
un
jeune
animal
avant
qu'il
soit
eri
état
derépondre
aux
'services
qu'on
lui'
demande:
les
cultivateurs
devraient
être
pluspénétrés
de
cette
vérité,
"Dans
les
mots
Travail)
Usure
et
Repos,
nous
reviendrons
-
sur'
cette
importante
questiond'économie
rurale.
,
'
_
D'un
autre
côté,
un
animal
destine
à.la
boucherie
s'engraisse
mal
lorsqu'il
estvieux,
surtout
lorsqu'il.est
fatigué
par
e�c�s
de
travail.
Ses
organes
de
nutrition, dans
ce
cas,
ne
sont
pas
-
dans
de
bormes
conditions
pour
trarïsformer
en
produits
ani-
\
maux
les
aliments
qu'il
consomme.
V.
_Accroissement.'
,
,
.
,
On
reconnatt
l'âge
des
animaux
à
la.marche
de
l'éruption
'des
dents
l.flcis,ives
et
a�x
changements
qui
ê!opèrent
dans
la
<co:qfiguration
de
ces
organes
à
mesure
qu'ils
vieillissent,
Dans
le
bœuf,
l'examen
de
la.
corne
est
un
puissant
auxiliaire
da
plus
,pour
déterminer
r
epoque
de
sa
vie
;'
mais,
dans
cet
animal,
la
marche
de
l'éruption
des
defits
est
loin,
d'être
aussi
régulière
que
chez
le
cheval.
.Ce
fait
donne
Iieu
à
des
contestations
dans
.
les
foires
et
marchés,
comme
dans
les
concours
de
bestiaux.
-.,_¡
-
J.
"
,
AGE
DU
CHEVAL.
Dans
1e
cheval,
l'
étudedes
dents
donne
une
'connaissance
assez
'
,
exacte
de
l'âge,
surtout
pendant
sa
jeunesse.'
.
Voici
à
quels
caractères
on
le
reconnaît
:
'
l-
'Le
poulain,
en
naissant,
n'a
généralement
pas
de'
dents;
-mais
six
où
huijjours
après,
on
voit
sortir
de
ses'
gencives.Ie
bord
tranchant
et.
élargi
des
deux
,premières
incives
(les
pin-
œ�.
.
,�
"Fig.
1."':
Pouláín
de
,
.
6
jours.
l
I,
AGE
-'
Quarante.ou
cinquante
jours
-
aprës,
.euviron,
deu;
autres
.�
dents
(les
mitoyenne�)
pòússent
à
côté
des
premières.
'-
55
Enfi�
les-dernières
iricisives
-(les
ceins)
sortent
des
gencives
de
quatre
à
sept
ou
huit
mois.
'
"
.
'J
.
\
r
,
,
Une
fois
sorties
de
leurs
alvéoles,
les
d-ents
incisives,.
dont
la
)
marche
d'éruption
n'est
pas-
toujours
absolument
régulière
et
,
,
(peut
var!�r
de
quelques
jours
et
mèmede
quelques
mois,
crois-e
sent
à
la
mâchoire
supérieure
comme
à
l'inférieure,
et
s,e
mettent.
'
ell
rapport
les
unes
avec
les
autres,
Bieniótleurs
.hords
trañ
chants
s'usent
par
leur
frottement,
réciproque;
la
petite
éavité
qu'on
remarque
vers
le
milieu
de
la
table
de
chaque
dent,
dimi
nue
-de
largeur,
et
de
_
profondeur
dans,
les
premières
incisives,
vers
l'âge
de
huit
,à
dix
mois. Le
mème
travails'opère
de
dix
.
_
mois
à
un
an
dans
les
mitoyennes,
et
de
seize
mois
à
deux
ans
,
dans
les
coins.
.
\
.
F,ig.
2.
'-
Po�lain
�e
,
40.jours.
,
Fig.
3.
-
Poulain
de
·4
mois.,
"
Eig.
9.
Poulain.deBû
moís
;
.
,
-
Tels
sont
les
changements
survenus dans
Jes
incisives
de
lait
du
cheval
depuis
sa
'naissance
j�sq\1'à
9èlUX
ans,
et
on
n'en
-ohserve
pas
d'autres.bieá
tranchés
jusqu'à
l'âge
de
trente
IIiois"
environi
-
,
'-,
,
'
,
,
,
,
:,
,
,
'
-I
,
¡,
'-,
56-
,
AGE
Vers
cette
dernière
époque,
le
travail
de
renouvellement
des
incisives
se
prépare
;
les
dents de
lait,
nommées
caduques,
doi
ventêLre
remplacées
par
les
d�nts
dé
cheval
appelées
permanen
tes:
Les
pinces
poussent
les
premières
et
remplacent
celles.
qui
tombent
de
trente à
trente-six
moïs.
De
trois
ans
et
demi
à
quatre
ans,
les
mitoyennes
d'adulte
sortent
ele
la
même
manière.,,
,
'
"
I
',,
,
'"I
1..,-
"
,
Fig.
ro.
Poulain
de
3
ans,'
\
'
Enfin,
de
quatre
ans
et
demi
'à
cinq
ans,
les
_coins
de
cheval
remplacentlês
coins
de
poulain.
, .
I
1
\
-t
•
'I
r.
\
..
'
,.
''.'
,
,
Fig.
1:2
�
Cheval
de
5
ans.
,I
Les
crechets
ou
dents
canines
qu'
on
observe
dans
les
chevaux,
,
-�t
très-rarement
dans
les
juments,
ne
sont
d'aucun
secoues
pour
-r
,
rec9Nnaître
l'âge
avec
certitude;
ils
percent
les
gencives
et
se
dévelop,p.\'lnt
de
quatre
à
cinq
ans,
'quelquefois
,plus
tôt
.
. ,
Telle
est
la
marche
gé
n:éralè
de
I'
éiùpti'on
eles
incisives
du
cheval,
à.très-peu
d'excepti0I!s
près,
on
peut
se
guider
sur-elle
pour
juger
del'âge
des
animaux
jusqu'à
cinq
ans.
<'
.'
,
De
cinq
à
six
ans.Ies
coins
poussent.
Ceux'de
Iq
mâchoire
infé
'.
deure
parviennent
à
toucher
ceux
de
la
supérieure,
Ce
câractère
>
t
1
" '
A
•
.,
,
)
!�
\
AGE
bien
tranché
indique
six
ans.
Du
moment
où
les
bords
tranchants
commencent
à
s'user
par
1!3
frottement,
l'animal
a
six
ans
faits,
et
il
entre
da�s
sa
septième
année.
'
(
Big.
'1'3.
Clieval
de
(;
'�ns
��com¡Dlis.
"
I
I'
.-'
.
(
Fig.
14.
Cheval
de
7
ans,
Pour
reconnaître
l'�gede
sept
ans
révolus
il
est
un
moyen
tou
jours
certain,
quandilexiste.
'La
surface
de
la
table
du
'Coin
de
la
mâchoire
inférieure
est
quelquefois
plus
petite
que
celle
de
la
tabledu
coin
correspondant
de
la
mâchoire
supérieure.
Il,
en
ré.!..
suite
pour
ce
dernier
uu
défaut
de frottement
parti:el
caractérisé
par
Ull
petit
talon
qui
forme
une
'espèce
de
cran
en
arrière
de
la
.surface
de
sa
table.
Quand
ce
talon
existe
et
qu'il-a
la
longueur.de
deuxmillimètres
environ
,
l'animal
a
sept,
ans
au
moins,
'
On
ne
le
remarque'jamais
avant
cet
àge.
Les
dents-incisives
s'usent,
par,
le
frottement,
de
deux.millimètres
environ
par
an.
Les
coins
com
mencent
à
frotter
l'un
contre
l'autre
lorsque
l'animal
entre
dans
sa
septième
année:
il
en
résulte
rigoureusement
qu'à
sept
ans
révolus,
ils
doivent
être
usés
de
la
quantité
que
nous
venons
d'in
diquer,
·et
s'est
en
se
basant
sur
ce
fait
que
l'on'
peut
à
coup
sûr
déterminer
l'âge
de
sept
ans.
OG
le
yoit
donc,
j
usqu'à
sept
ans
révolus,
l'âge
du
cheval
est
facile
à
distinguer
par
les
indices
que
nous
venons
de
reconn'aî
treo
Passé
cet
âge,
nous
devons
recourir
à
d'autres
caractères
qui
nous
sont
fournis
par
les
changements
de
forme
qui
s'opèrent
sur
la
table
des
dents
à
mesure
qu'elles
s'usent
par
le
frotte-.
ment.
Lorsqu'on
examine
les
dents
incisives
une
à
une,
on
voit
qu'el-
_,
..
,f
les
ont
la
forme,
d'un
coin
dont la
base
est
à
la
table
et
la
pointa
'
,
I'
I,.
JI
lo:
,
I
,
'
, .
.......
:
,"
AGE
e
•
,
à
I'extrémité
de
la
racine.
Il
en
ré-
sulte
que,
plus
la
dents'use,
ét
plus"
l'a
table
se
rétrécitd'un
côté
à
l'au;!
tre
,
comme
le
ferait
un
coin
que
l'on
couperait
parfragments
en
commen-
çant
par
le
gros
bout.
,
,
A
partir
de
sept
ans,
la
t'able
des
irioisives
est
élargie
d'tin
côté
à-l'au
t.
.
tre
et
étroite
d'avaut
en
arrière.
A
,
,
sonmilieu
on
remarque
une
.petite
cavité
s�rmontée,d'un
rebord
formé
Par
l'émail
qui
la
garriit.
Cette table
Fig.
U,.
Forme
des
dents
disposées
en
coin.
•
et
mode
de
leur
éruption.
commence
à
changer'
de
configura-
'
tien
à
dater
de
sept
ans.
C'�st
ce
ohangement-qui'
nous
fixera
sur
l'�tude
que
nous
faisons
jusqu'à
un
âge
très
avancé
de
la
vie
des,
animaux.
_
Quand
on
a
bien
présente
à
-la
mémoire
la
forme
de
la
table
s
,
-des
pinces
d'un
cheval
de
sept
ans
révolus,
âge'
que
n�\l;�
avo�s
.
reconnu
par
des
caractères
de
dentition
bien-tranchés,
Jon
'remar
que
que'la
table
des
Incisives
d'un
animal
de
huit
ans
tend
à.
se
,
rétrécir
d'un
côté
a
l'autre, à
s'arrondir
vers
son
bord
postérieur
et
à,
s'
élargir
d'
avant
en
arriere.
Ici
,o
il
'n'y:.
a'
pas de
caractère
o
fixe,
comme
nous'
l'avons
vií
.pour
les
années
précédentes.
U
pratique
et
l'habitude
peuvent
seules
servir
de
guide
à
l'observa-
,
t�u!,;
qui
ne
se
trompe
pas
s'il
est
exercé.
I.
':loo.
-._
J
'
)
\'
o
i
,
.
,
,
58
i
o
-
)
,
o
"
�
Fig.
16.
Cheval
de
8
ans;
,
_/-
...
, ,
,
,\
FIg.
17.
'Cheval
de
9
ans.
A neuf
ans-les
pinces
s'arrondissent,
Elles-prennent
l'p.
forme
r
s
I,
s
¡-
e
r
k·
I,�-
L
e
.
¡
AGE
/
.
'
_.
ovale,"
surtout
à
leur
bord
postérieur,
et
les
mitoyennes
commen-
cent
à
s'arrondir
à
leur
tour.
"
,
,A
dix
ans,
'l'árrondiss,ement
des
pinces
est.bien
marqué;
les
'mitoyenpes
commencent
à
prendre
cette
fop'¿e
oválaire.
La,
pe
tite
cavité
centrale
(oornet
'êxterne)
se
rapproché
beaucoup
du
'bord
postérieur
de
l�
dent',
pour
s'éloigner
de
son
bord
anté-
.rieur.
.f
�
/
,
"
Fig.
18.
Cheval
de
10
ans.
Fig.
19.
Cheyal
de
11
ans.
A
onze
ans,
'là
cavité
centrale
est
sur
le
point
de
disparaitré.
,
Ellé
touche
le-
bord'
postérieur
dela
table
de
la,
dent,
qui
s'
arron-
ditde
plus
en
plus,
ainsi
que
les
mitoyerines.
,
Adouze
ans,
la
ea�ité
centrale
a
disparu,
ainsi
que
le
rebord
d'émail
qui
la
couronnait:
ce
caractère
est
un
point
de
repère-as-
'
.,
A
'-
sez
certam a
cet-age.
.
'Fig,
20.
Cheval
de
12
ans.
,
Fig.
21.
Cheval
de
13
ans
..
,
j
A
treize
�ns
res
pinces
s'arrondissent
·p.e�plus
en
plus,
'et
leur
table
tend
à
f�rmer
un
angle
à
son
bord
pos,térieur.
I
'
09
I,
'"\
1
. I
,
)
,
e
,
.'
GO
-AGE
.
A
quatorze
ans
l'angle
du
l;ord
postéri�ur,
des
.pinces
est
plus'
marqué;
il
commence
à
se
dessiner
)dans
les
mitoyennes.
,
Fíg,
22.
Cheval
de
14
ans.
, .
"
Jt'ig.
23.
Cheval¡
de
111
ans.
.
A
quinzé
ans
l'angle'
qui'
s'est
formé
au-bord
postérieur
des
pinces
rend
leur
table
triangulaire
,
et
les
mitoyennes,
tendent
à
prendre
cette
forme'.
,'re
.
. "
A'
seize
"ns
la
triangularité
des
pinces
et.
des
mítoy�nnes
est
bien'd'essinée;
elle
commence
à
se
faire
remarquer
à
la
tabledes
\
I
coins.
,
I
"
,�
r
"
I
ï!
,
Fig.,
2�.
Cheval
de
16
ans.
Fig.
25.,
Cheval
de'
17
ans.
,
A
dix-sept
ans
,
la
table
de
toutes'
les
incisives
est
triangu-
,
laite; les
pinces'
commencent
à
se
rétrécir
d'un
côté à
l'
autre.
"
..
A
dix-huit
ans,
le
rétrécissement
des
pinces
est
plus
caracté
risé;
it
augmente
à
dix-neuf
ans.
.
:Fig.
�6.
Cheval
de
18
ans.
Fig.
27.
Cheval
d�
19
'aIls.,
,
�'
li"
) ,
(�
"I
,
.
<
, •
1
)
,
I
s
, !
,
:AGE
.
.
61
;
(.,
A
vingt
ans,
les'
incisives,
s'
aplatissent
entre
les
mitoyennes.
Fig
..
28.
Cheval
de
20
ans.
s
•
Fig.
29.
Cheval
d'e
25
ans.
Enfin,
à
vingt
et
un
ans,
l'aplatissement
des
mitoyennes
suit
celui
des
incisives.
De
vingt-deux
à
vingt-cinq,
ans,
ce
caractère
se
remarquede
plus
'en
plus
dans
toutes
les
incisives,
et,
à
cette
époque
de
la'
vie,
et
même
avant
,
il
n'
est
plus
possible
.de
déter-
miner
d'une
manière
précise
l'âge
des
animaux.
, '
.
,
,�,
Le
dessin
ci-dessous
présente
line
dentition
de
trente.ans
;
mais,
dans
la
prâtique;
il
serait
impossible
de
déterminer
cet
âge
d'une
lmani�te
�'�goílreQ'Se.
"
'!
T
\
•
'
Fig.
30.
ClÍe�al
de
30
=.
I
"
I
,
"
,
Ttis
sont
les
indices
fournis
par
les-dents
incisives
du
cheval
pour
déterminer
son
âge.
On
peutle
reconnaître
jusqu'à
une
ëpo
que
fort
avancée
dela
vie.
Cependant,
après
onze
ans,
quandle
cornet
externe.dela
de�t
�
disparu,
les
sig,n��
de
i�âge
devien-
,
,
nent
de
plus
en
plus
difficiles
à
reconnaitre,
parcequ'
on
ne
peut
¡
avoir,
pour
se
guider,
queles
changements
de
forme
de
la
table
des
incisives.
Il
.faut
donc
beaucoup
d'étude"
d'attention
et
de
pratique,
pOUll
baser
un
jugement
satisfaisant.
.
'
Les
dents
présentent
quelquefois
des
anomalies,
soitdans
'leur
éruption,
soit
dans
leur
disposition.
Les-caractères
qu'elles
offrent
..
¡
l
Ir
/
.'1>
,
'
··t
"
.(
Fig.3i.
Fig.32.
to
ans.
Fig.33.
,25
ans.
sance
vers
six
mois.
�2
AGE
'
sont
alors
plus
incertains.i.Il
faut,
dans
ce
cas,
beaucoup
de
pratique
et
d'habitude
pour
apprécier
l'âge
dessujets,
�
Fig
..
34.
Veau
de
6
mois.
Fig.
35.
Vèau
de 2
ans.
Jusqu'à
l'âge
de
di�-huit
ou
vingt
mois,
les
praticiens
ne
se
dirigent
guère
sur
l'inspection
des
dents
pour
juger
de
l'âge
des
animaux.
L'époque
de
la
saison,
l�
degré
cÍe
développement
de
la
l
come
et
du
corps
du
veau,
comparé
�
son
état
,d'embonpoint
et
.
à
son
espèce,
font
rapidement
juger
de
son
âge
par
un
cultiva
teur
exercé. De
dix-huit à
vlrigt.."deux
mois
environ,
suivant'q�e
les
animaux
sont
pius
ou
moins
.bien
nourris et
selon
les-races,
les
pinces
de
lait
sont
remplacées
par
celles
d'adulte,
,beauéüup,
plus
larges
etplus
fortes.
Quand
ces-deux
dents
ont
poussé,
l'ani
mal
est
appelé
doublon;
.
AGE
DU
BOEUF.
;>
.
A
sa
naissan�e
,
le
veau
a
souvent
deux
ou
quatre
incisives,
.
quelquefois
plus
..
Les
autres
inoisivessortent
à des
époques
indé-
�
_
terminées.
De
quinze
à
vingt-cinq
jours,
le
veau
est
générale-
_\
ment
pourvu
de
ses
incisives
de lait;
qui
ont
acqUIs
leur
crois-
.
':f
,
�-
t-
Nous
plaçons
ici
trois
rao
dèles
de
dentition
'de
D,
15.
et
2D.
ans,
pour
qu'on
puisse
bien
saisir;
au
premier
coup
d'
œil,
les
differences
de
ca
.
raotères
que
la
table
des
dents
incisives
offre,
ét
qui
sont
la
conséquence
de
leur
usure
à
dix
ans
d'intervalle
.
. .
"
(
AGE
ÍJe
trente
à
trente-six
mois,
les
premières
mitoyennes
penna
nentes
remplacent
les
caduques¡
les
animaux
prennent
alors
le
nom
de
tersons
•
.
Fig.
36.
Bœufde3
ans.
Fig.
31. Bœufde
4
ans
..
De
trois
ans
et
demi
à
quatre
ans',
les
secondes
mitoyennes
sont
remplacées.
,
.
De
quatre
ans
eJ
demi
à
cinq
ans,
les
coins
d'adulte
rein
placéût
ceuxde
lait
et
les
bords
despinces
commencent
à
s'user.
�.
Fig.
38.
Bœuf
de
5
ans.
fig.
39.
Bœuf
de
�
ans.
A
six
ans,
l'usure
des
pinces
est
plus
marquée.
Cette
usure
augmenfe·graduellement
à
mesure
que
l'animal
avance
en
âge.
Vers
douze
à
quinze
ou
dix-hnitans.Ja dent
est
usée
jusqu'au
e
collat
de
sa
racine
en
général.
Les
dents
alors
offrent
l'aspect
de
chicots
arrondis,
et
un
peu
isolés
les
uns
des
autres.
tig.
40. Bœuf
de
1�
ans.
'
/
,
Fig.
41. Bœuf
de
18'
ans.
•
e
,-
1
..
p_
"
.1
",'
"
"
04, AGE
,
Mais,
dalls
le
bœuf,
il-ne
faut
pas
toujours
len
rapporter
à'
l'examen
des
dents
pour
juger
de
l'âge
des
jeunes
animaux.
On
voit
souvent
des
individus
de
deux
ans
avancer
la
dent,
comme
on
dit
vulgairement; ellê
_marqlJe
quelquefois
alors
trois
ans,
et
des
animaux
de
quatre
ans
n'ont
quelquefois
plus
de
dents
de
lait.
Dans
les
concours
de
bestiaux
on
devrait
toujours
avoir
égard
à
cette
particularité.
Dans
le
concours
régional
de
Limoges
en
18ñ2,
un
taureau
de
trois
ans
qui
méritait
'le
premier
prix
de
la"
,
r.ace
d'
Aubrac,
d'
après
l'
opinion
-
des
éleveurs
présents,
marquait
quatre
ans
à
la
dent.
Malgré
l'affirmation
du
délégué
du
proprié
taire
qui
l'avait
élevé
(c'était
moi-même
qui
l'avais
élevé-et
qui
en
étais
le
propriétaire;
je
devais
donc
savoir
son
âge),
le
jury
décida,
en
toute
conscience
d'ailleurs,
que
l'animal
serait-consi
déré'
comme,
ayant quatre
ans
révolus
et
traité
comme
tel.
Ce
t"au
reau,
d'ailleurs
très
beau,
très
fort"
très
développé
,.
pouvait
par�
faitement
autoriser,
en
apparence,
la
décision
prise
�,
son
égard,
mais
le
jury
n'en
commit
pas
moins
une
erreur
et
une'énjustice,
I
.
..
,
sans
le
savoir,
au
préjudice
de
l'éleveur
du
taureau
et'
de
la
vé-
rité.
Ce
taureau
n'eut
que
lé
deuxième
prix
régional,
par
laseule
raison
que
sa
dent
de
quatre
.ans
avait
été'
précoce.
\
,\
Cette
circonstance
est
essentielle
à
noter
pour
le
pe;fectionne
ment
des
races,
Si
l'on
veut
àméliorE¿r,
il
faut
bien
soignër,' bien
nourrir
les
jeunes
animaux.
Dans
ce'
cas."
ils
avancent
presque
toujours
la
dent;
et,
si
dans les
concours
,on
repoussait
1:1n
ani
mal,
si
on
le
dépréciait,
parceque
sa
dent
marque.plus que
son
âge
réel,
on
découragerait-les
éleveurs,
on
commettrait
des
in
justices,
et
avec
les
meilleures
intentions
on
agirait
contrele
but
proposé.
l'
,
Nous
avons
dit
que
l'examen
de
la
corne
du
'bœuf
était
ur.
puissant
auxiliaire
pour
la
connaissance
de
son
âge.
On
remar
que,
en
effet,
à
sa
base,
eles'
anneaux
et
des
sillons
circulaires
'qai
se
forment
chaque
année. Le
premier
sillon
circulaire
bjèn
apparent
est
appréciable
à
trois
ans
faits.
L'année
suivante
on
ob
serve
d�nx'
sillons
et
entre
eux
un
anneau:
l'animal
aÍors
a
qua
tre
ans.
A
cinq
ans,
le
bœuf
a
trois
sillon's
etdeux
anneaux
fi.
s-:.
carne.
A
six
,
sept,
huit
aris,
etc.,
la
cerne
offre
trois,
qua
tre,
cinq
'sillons,
�t
ainsi
de
sùite
,
jusqu'àun
âge
avancé.
Il
13¡TriVf
, '
.>
•
<
.'
,
, \
,
'
,
,
_
ï.
AGE
.
(
6D
alor-s'
quo
la
trace
des
sillons'
et
des
anneaux
,"
qui,
se'
confondent,
"
n'
est,
pas
bien
distincte,
èt
il
faut
une
grande
habitude
pour
lés'
.
'reconnaître.
'
AGE
DU
MOUTON.
L'âge
du
mouton
se
reconnalt
de
la
même
manière
que
chez
le
bœuf.
,L'éruption
de
ses
dents
suit
à
peu
près
la
même
marche;
,
la
seule
différence
qu'on
'Y
remarque
est
dans
l'époque
de
la
vie
à
laquelle
les
dents
permanentes
remplacent
les
dents
caduques.
De.
'vingt
'à
vingt-cinq
jours
de
sa
naissance,
l'agneau
a
toutes
les
in
cisives
de
lait;
vers
quinze
mois,
les
pinces
de
lait
sont
rem
pla-
J,
cées
par
celles
d'adulte,
l'agneau
est
appelé
antenois.
De
vingt
deux
à-
vingt-quatre
mois,
les
premieres
D?-itoyennes
permanen-
tes
'(lou�sent.'
'f.
e
n
.-
'(''''
"
.
,
'f
Fig.
41.
Agnea�
d'un
mois.
Fig.
42,
Antenois
de 15
il
i8
mois,
Fig.
43.
�Iouton
de
26
moi
s,
:
,;
•
Y(
t
f
•
.
¡'
A'trois
ans,
les
secondes
mitoyennes
se
présentent
à
leu�
to'u�:
et,
à
quatre
ans
environ,
le
mouton.n'a
plus
de
dents
de
lid,
mais
se�-£oiris
sont
encore,
Irais;
J�
cinq
ans
,.les
coins
du
moutou
ont
tout
leur
développement"
l'usure
des
pinces,
comme
cellé
dès
premières
et
secondes
mitoyennes,
a.commencé.
"
.
,
,
I ¡
I'
fig.
44.
l\Iout0n
de
3
ans;
Fig.
40.,
Mouton
de
4,.añs.
s
"
\
, r
, I
.
,
,
e
I
..
f
J,
"'
..
/
"
•
1
I
.r
i
..
66
:
AGE.
Enfin.,
'd.e
dix
'à
douze.
ans,
làisuredes
pinces
du
mouton
s'est
rapprochée
de
leur
èollet;
et
les
dents
.n'ont
plus
leur
forme
èle
pelle;
elles.
sont
rétrécies
d'un
côté
à
l'autre,
au
lieu
d'
être
élar-
'--;
gies
coinfIle
dans
le
jeune
âge.
_
.
\
I
"
Fig
..
46.
l\louton-de
tu
ans.
"7
,'.
r.
.l
AISE
DU
ronc.:
Les
dents
du
porc
peuvent
encore,
au
besoin,
servir
à
détei--
\
miner
son
âge,
bien
qu'on
n�y
ait
généralement
pas
recours.
ÍI
<
n'est
donc
pas
inutile
de
mentionner.leur
marche
d'éruption.
De
trois
à
quatre
mois.le
jeune
porc
est
pourvu
de
toutes
ses
incisi-.
ves'
caduques.
Ver's
six
mois
,
les
coins
de
la
mâchoire
inférieure
.tomhent
èt
ne
tardent
pas
à
être
remplacés.
Les
mêmes
dents
se
comportent
de-Ia
même'
manière
à
lamàchoire
súpérieúré,
v�;s
.
dix-mois.
Dé
vingt
mois
à
deux
ans,
les'
pinces
de
làit
sont
rem
I
lacées
par
celles
d'
adulte,
et
enfla
l�s
mitoyennes
tombent et.
.
r"
.,,)
EUr..t
remplacées
de
trente
mois
à
trois
ans.
"
"
AGE
DU
CHIEN.
On
reconnait
aussi
I'àge
du
chien
par
les
dents,
pendant.les
premières
années
de
sa
vie;
mais
à
un
âge
avancé,
cela
devient
.mpossihle.
En
naissant,
ou
peli
dejoUf';;
après,
le
petit
chien
a
'
toutes
ses
incisives.
Vers
trois
mois,
suivant
l'espèce
ët.la
force
des.
�nimaux,'
les
il)}cisives�de
lait
cOIIime�'Cent
à
tomber
�ans
qu�'
.
les
remplaçantes
sortent
en
ínême
temps;
mais
bientót
elles
'pa�
.
raissent
,
et
,
..
à
l'âge
de
nuit
mois
environ
,
le
chien
a
torites
les
incisives
comme
les
canines
d'adultes.
-
'
.
: Les
incisives
,
dans
l'espèce
canine,
sont
formées
par
trois
pe":
tits
lobes
dont
le
central
esb
le
plus
grand,
ce
qui�donB.é
à
lâ
dent
l
,
,
AGE
.....
,-",
,
61
une'
espèce
de
ressemblacce
avec,
�n!:hle�:
dé]�s.
"Cetté
conngtl:-�
,
.ratíon
est
bien
dessinée
jusqu'à
l'âge
de
deux
ans
.environ.
A
-:
cette
époque
,
leslobes
des
pinces
s'usent
et
n'of,l:reIlt
plus
les
èa:...'
J
ractères
de
fleurs:
de-lis:
A
trois
ans
,
les
mitoyennes
éprouvent
lemême
changement;
e�,
de
quatre
à
cinq.ans
,
les
lobes
dispa-
'
raissenr
dans
les
coins
,,'
"
-",,'"
,
'.>'
•
_.
-,�
'1
�
Tels
sont
,
en,
général,
les
oaractètes'
auxquels
_
on
,peut
recons
.naltre
l'âge
du
chien;
cependant
ils
sourloin
'd'être
constants
ët
absolus.
Comme
ces
caractères
dépendent
du
degré
d'usure
des
dents)
les
animaux
qui
rongent
des
os,
'usent
'leu�s"
incisives
,
phrs
vite
que ceux
.qu'on
ne
nourrit
.qu'avec
.
du
pain
ou
de
Ia
,
soupe:
Ceux-ci opt
souvent
toutes
les
fleurs
de
lis
à
un
âgé
où
",:
':i
Jes
.autres
n'
en
orit
.plus
de
tr!lée.
U�
chien
qui
use
peu
ses'
in�
.'
,
'cis�ves
conserve
lOJilg-hemps
lètirs
loses,
qui
disparaissent
rapi-
-
I
dement
chez
'le�
-chiens.rodeurs
vivant
avec
les
:0S'0
des,
rues
..
'
GAE
(cle�
végétaux).
Si,
parvenus
iÍ,
un
âge
avanèé:;
les"
�nl-;
),
-,
maux
sont
loin
;d'Qffrir
toujours
des
caractères,
bien,
tranchés
,
,
pour
pouvoir
déterminer
d'une
manière
absolue
l'épor'l�e
de
Îeur
.
vie,
il
n'en
est
pas
dé
même
dans
les
végétaux
Iigneux
qui
ap,'
,
partierment
à
la
classe
nombreuse
:des
'dicotylédoríes.
'Da1).s�les,"
arbresde
nos
forêts
,-par
exemple,
danseeux
quiembellissent
n05-
'
.pcomenades
,
il
n'est
pas
bien-difficile
de
reconnaître
l'âge'.
��On
sait
que,
chaque
année,
ûne
nouvelle
€ouch�de
.bois
parfaitement,
distin¿te
se
sup.erpose
à
la'
coucl.e
'de
l'année
précédente',
ei.,
,
l'emboîte
comme
u�
cornet
de
papier
-placé
sur
un
autre.
I{en
résulte
u!1e
successien
de
couches
plds
ou
moins
épaisses,
eón;
'centriques',
et
dont
le
centre
est
ta
.moëlle
de
la
tige.
Chaquè:
couche
est
1
ainsi,
disposée
depuis
le
sommet
des
branches
j,as:
.qu'aux
racines.
!l
en
résulté
que,
Iorsqu'un
arbrè
estscié
à
l'ex-'
-
trémité
de
sa
base,
c'est-à-dire
au
point
qai
sépare
les
-racines
de',
}
.
son
tronc)
chaque
có�che
circulaire
indiqué
une
année,
,quelIes:'
,'1,
que
soient
d'ailleurs
son
épaisseur-et
sa
régularité.
Le
bòis-dont
Ia
)"
'
croissance
est
rapide,
par
exeniple',
a
des
couches
plus
épaissèsj
plus
faciles
âdistinguer
et
à
compter;
'
,
'
".
,
'
.
'�.,
'
,
,
Les
couches
observées
dans
le
bois,
s�mt
quelquefois
'plus
épàis-,
.ses
d'un
côté
C]lHe',p'un
autre.
Ainsi,
sur
les
bords
d'urre
forêt
';
,la:
,
partie
des
couches
qui
se
tr0}lvtl
en
defrOl:s,'celle
qui'
estdu
cô1é
Q'\,;
,
:
lBS
racines
ont
pü:
le
mieux
s'étendre
�l
où
les
branches
se
sqnt
..
dé-
,',
r
"\
,
..
,.
r.)f
I
<'
r
.
"'-y�)-
<�";':�""'.�
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J�
•
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,
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-
,
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,
,
-�.
,
,
,,'-.
4"
,
'
"
...
'�
,
,
,
, -
r
',I
"
6'8
>-
AGÈ'
�
�veloppées
avec
plusd'avantage,
est
toujours
mieux
n�)uI:rie,
plus
épaisse"
CeJa
tient
à
ce
que
l'arbre
a
pu
recevoir
plus
d'éléments
.
nutritifs
de
ce
côté
que
de
I'aùtre.
.
.
"
.
D'antre
part"comm�,la'cp.ale�r
du
soleil
favorise
lavégétatiou,
"
.le
cÔté
des.arbres,
du
io�d
.surtout;�
exposé
au
,midi,
pFem;l'pl�lS
�
çtaccroisseJ:nent
:
les
couches
du
bois
de
ce
côté
son]
dons
.plus
épaisses.
ee
phénomène
.physiologique
a,
pu
même
quelquefois
servir
pour
reconnaître
et
déterminer
les
points
cardinauxdes
lieux
où
l'on
a
pu
se
trouver
égaré.
<
'/
'
I
On
le
voit
donc,
l'âge
des
végétaux
ligneux
n'est
pas,
difficile
'à
déterminer.
Mais
celui
des
végétaux
herba,cés
ne
peut
passe:
reconnaître
de
la
même
manière,
ce
qui
d'àilleurs
éta�t
petI
',:'�!le.
Onsait
que
les.
végétaux
annuels,
comme
les
céréales,
etc;"
.
rte
vivent
qu'un
an;
que
les
bisannuels
durent
deux
ap:s
1
etc.
,
,
Le
sapin-et
le
pin
offren]
encore
des
caractères
qui,
dans
leur
jeune
àge,
peuvent
guider
pour
juger
de
J'époque
de
leur
vie:
On
sait
que,
dans'
ces
arbres"
chaque
année
des
branches
latérale?
partentdu
sommet
de
la
pousse
centrale
de
l'année
précédente;
il
"I
en
résulte que
,
même
sans
qu'un
arbre
de
pin
soit
coupé
,
on'
_
-peút
savoir,
combien
il
a
d'années
à
ses
pousses,
que
L'on
peut
compter,
parcequ'
elles
sont
marquées
soit
par,
des
branches
laté
raies,
soit
par
leurs
tronçons
qui
resíent
encore:
---
V.
Ao.C1;ois-"
;
semensde«
végetaux,
,
'
'
,
,
.'
-
.
-,.',
'
�.
'I
.,
t
AGE.
Tige
en
'fer
ou
en:
bois
qui
forme
'la
principale
pièce
de
l�
"
"charrue.
L'age
sert
à
fixer
le
coutre;
à
cont�ir
l'appareil
ré
gulateur,
la
chaîne,
le
crochet
d'attelage
des
araires
etles
maú-:
cherons.
'
,"
r
',/
,
,
,
.
I
"
AGENAIS.
Bœuf
agenais,
race
agenaise,
La
race
de
bœufs
agenais,
est
estimée
pour
le,
travail
comme
pour
la
boucherie.
On
disting�le
Q_8l)X
variétés
de
cette
race/L'uàe
d'elles.est.
d�BS'
�e
bassin
de
la
Garonne,
depuis
.�'gen
jusqu'à.
Bordeaux.Dn
l'e,m,-
:
ploi�
P?ur
les
charrois
du
port
d�
cette
.ville.
Le
développement
du
cprps de
cette
variété
est.
considérable,
mais
proportionnellè-
r
melit
un
peu-trop
allongé,
ce'
quirn'est
pas
un
indice
çle
résistance
'pour
le,
travail
;
la
.taille
,arie
d'ùn
,mètr�,
quarante-cinq
'à
uñ
�
mètre
soixap.te-d�x
centimètres;
lé!
robe
est
froment;
les
c6rnes,
.
généralement
as�ez;
fortes,
sont
portées
has
et.ne
coiffent
pas
bien
Ir,
�
\;.
I
¡
'"
',I
.
il
�
,
'
I,'
,.
.fl·'
}.
í
"
>
o
r
\
J
"
-
;,
,I
\'
AGG
¿
60
les
animaux
de
cette
espèce
¡
l�
ventre
est
arrondi;
:la
croupe
et
les
jarrets
sont
assez
bien'
musclés.;
les
membres
sont
forts;
Ia
:
<
poitrine
est
bien
constituée
;
la
peau
est
tin
peu
épaisse;
quoique
S9\lple.
L'autré
variété
de
l'a
mce
se
trouve
dans
les
environs.
<Je
Yilleneuve;.
elle
diffère
peu
t'e
la
première.
Sa
conformation
',¡
'est'
plus
régulière
et'sa
taine
uh
peu
moins
élevée:
, ,
",/'
"
;.
.
"
La
race
ag�nai,se
est
forte',
robuste,
assez
sobre.
EHe
peut
;.,
�tre
elassée
au
nombre
de
nos
bormes
races
françaises
de
travai!:
,
et
de
boucberie
;
mais
efIe
n'
est
pas
bonne
laitière,
ce
qui
'est
d',ail�
leurs
très
bien
indiqué
par
ses
caractères
physiques.
,
AGENT.,
Expr�ssion
vague
qui
s'ap�1ique
à
tout
cequi
agit
';
'_!,
)
1
I
d'une:
manière
favorable
ou'
défavorable
sur
les
végétaux
comme
",
surles
animaux.
La
gr�ly,'les
épizooties,
sontdes.agenës
destruc-
tours.
On
reconnaît
des
agents
physiques,
desagentschimiques,
,
des
agents,
thérapeutiques
,
hygiéniques,
etc.,
suivant
la
nature
,
de
leur
action
et,
ses
conséquences
dans
I'organisañon
des
corps
bruts
.ou
des
corps
animés.
"
'
'
AGGLOMÉRÉ.
Réuni.
On
donne
ce
nom
à
de;
fruits
ou
à
dès,
fleurs.réunis
ensemble
sur
les
végétaux.
Ainsi'
les
fleurs
de
1'0-"
'.
',bier
sont
flgglomérées
en,
boules
de
neige,
les
fruits
de.
la
vigne"
'
sont
agglomérés
en
grappes:
\
!
í-
\
,
AGGLUTINATlF.
Substance
collante dont
on
se
sert
pour
ap:":
pliquer
des
remèdes-sur
la
;p\3a,u
des
animaux
clans:
certains
cas
.
?e
maladie.
Dans
lé§
fl'acture�
des
membres,
,par
exemple,
on,
,
fixe
les
appareils
de,
réduction
avec
des
agglutinatifs;
on-
se
sert
ordinairement
de
la
poix,
noire
et
de
Bourgogne,
de
la
t6ré=-,:'
,
!.
.,
I
bénthine,
de
la.
résine,
�tc:
'"
I'
.
.,.
_
,
1\GGLUTÍNATION:
Réunion
de
'¡!lartie.s
séparées
qui
se
collent
'ensembledans
les
animaux.
Onvprovoque
l'agglutination
des
lambeaux
de
peau
ou
de'
chair
des
blessures
au
m�yen,
des
ag-'
�ll1tinatifs.
--;-
V.
'Agglutinciti{.,
.
AGG�UTlNÉ,
'ÉE.
qorpsf
réunis
par
agglutinatión
.
.,_
V:
ce-I).?-p,t.
AGGRAVÉE.,
Maládie
survenue
aux
pieds
des
anima�x
qui
ont
long-temps
marché
sur
un
terrain
dur
ou
graveleux.
'Lorsque
Î'aggravée
se
déelare
chez
dès
chiens,
leurs
pattes
sont
chaudes,
tuméfiées,
souvent
crevassées
;
-quelquefois
elles
sont
eln.pOl11:P,{l�
I
..;-.,
r,'
,,'
¿".'J�'
�
1
....
i,�,i.1
-;»
""
>
,
,
(
..
I
,
'-I
_¡
, .
'y
,
"
,,70:'
"
>'<,
"AGl,-'
y
L,
"
',entre
les/doigts
ou
sous
la
.peau
de
l'a
plaute
des
pieds.
La
même
maladie
se
remarque
dans
les
moutons,
surtout
quand
ils
sont
,gras
et
qu'ils
font
dé
longs
'voyages
SUl'
les
routes.
L�
porcs
et
)IiJS
bœufs;
somnis:
aux
'mêmes
causes,
ont
aussi
Il:
aggravée.
't)'
Leremède
de
cettemaladie
est
simple,'
il
consiste
dans
le
repos,
'd'abord,
pour
détruire
la
.cause
dela
maladie.
Lorsque
celle-ci
a
"
exercé'
des
.ravages
graves,
on,
fait
prendre
des
hain�
aux
ani�
<
"
maui
e�
dn
panse
lés
plaies,
s'il
en
existe,
ave9
'des
émollients.
AGITATION.
ACÚvité
'a�ormale
de
la
ci�cuhÚi'on
du
sang.
,
L'ágita,ti'oÎî
du,
pouls,
indique
l'accélération
de
ses
púlsations.Tln
àni,mal
est
âàns
l'agitation
lorsque,
par
suite
d'une
maladie
ou
-d'une
douleur,
il
se
tracasse,
s'
agite
sans
cesse
jie
toute
manière,
,/
",�omine
pour'
.se.soustraire
à,
ses
souffrances:'
.
'
:
.
�
�.'
,
.
"-
,\
,_,
4GNEAU.
Le
jeune
produit
de
la
brebis
prend
le
nom
d'a
,
,'gneal,l
en
naissant;
et
ne
le
quitte
que
lorsqu'il
perd
ses
premières
dents de
lait,
vers
quinze
jnois
;
on
le
nomme
alors
antenois
s).1,
,
'est
mâle,
'antenoise,
s'il
est
femelle.
Lorsque
l'agneau-est
né,
on
,,'
'doit
v�iller
avec,
soin à
ce
que
d'autres
agneaux
ne
tettent
pas.
sa
"
�
mère,
ce'
qui
arrive
quelquefois:
il
est'
alors
-privé
du
lait
dont
il
a
besoin.
S'il
est
chétif",
on
peut
le
faire
adopter
par
une
autre
brebis,
dont
l'agneau
plus
fort
pourrait
commencer
à
être
nourri
avec
des
alim;nts
farineux,
des
grains
'concassés
et
ra':'
.
mtTlIis,
ou
toute
autre
nourriture
substantielle
et
d'une
digestion
Ir;;'
,J;aèile.
Les'
agneaux
naissants
ne
doivent
pGirit
être
exposés
au
,-
"".'",'
£r_Qid'ili
à'
l'liJ.Um�dl.té.
On
les
r.etient
à
la
bergerie
Iorsque
,leurs
,
':\..
,"
'"
.....
'
:'
..
,'
�
,
',meres
vont
aux
paturages.
'e
,
"
:
'Lorsque
les
'�gneaux:
commencent
à
manger,
on-doit
leur
don-
,
ner
;de'
bons
aliments
et
en'
abondance.
C'est
pendant
leurjeuna
_'c'
âge
qri'ils'se
développent
rapidement
s'ils
sont'bjen
nourris;
c'est
",
"
.
_',�'
à
...
cette,
épòqu�
qu'ils
profitent
le
'�iepx
et
qu'ils
paient
le
plus
'
)'
'les
fourrages
qu'ils
consomment.
'.
"
.
,
"�
,
.
�
,
.
.,
,
,¡
�
Dans
certains
pays,
'soit
par
habitude,
.80it
llaus
un
intérêt
>,
Inùustriel
comme
dans
l'es
lieux
.ou
Je
laitdes
brebis
est
em-.
I·�
;..
"
ployl
eX}aire.
du
fromage,
,o�
livre
la
{naj.�ure
pattie
de{
-agneaux
,d'unà
deux
mois
à
la
boucherie.
Si
les
brebis
mères
,s@J�t:botlIIe�
n0urriçes,
Ieùr
lait
suffit
-!i)@ltlI'
eng!,ai�ser
convena-"
':-:...
.
.
,.�
�
.....
'
','
'r.
-�
I.""
.
;,
..
/
,�(
�
_.
�;,
t
...,
(
r-
e
,
.
..'
,
\'
�
'I
,
,.,'
,
\
-
AGI\ 71
blemenUeurs
pnoduits
.et
les
livrer
à
la
consommation,
Dans'
le
cas
contraire,
on
supplée
à
,l'insuffisance
du
lait
des
brebis
par
des
substances
alimentaires
choisies,
d'une
digestion
facile
poar
les
organes
digestifs
des
agneaux
..
Il
serait'
très
heureux,
tant
pour
notre
iadü'Stde
agrieoie
que
,
pour
la
oonsommation.de
la
viande,
de
voir
nos
éleveurs
prépa-
rel'
des
agneaux
d'pn
an
pour
[a
J)òueherie.
La
bergerie
di la
Charmoise
aprouvé
que
c'était
possible
en
Frauce.
M.
Malingié
a
'présenté
.au
concours
de
Poissy,
plusieurs
lofs
d'agneaux
d'un
an
qui
ne
'laissaient
rien
à
désirer
sous
le
rapport
du
<volume
et
de
la
graisse.
On
leur
aurait
volontiers
donné
deux
aus
à
leur
apparence,
si
"'on
n'avait
pas
examiné la
dent.
'Il y aurait
uú
grand
ayantage
pour
les
cultivateurs
à
procéder
ainsi.ret
à
ne
pas
garder
les'
animaux
deux
a�s
pOUf
-lyS'
engraisser.
Il
en
résulterait
,
douale'profit
pour
eux,
et
'¡311
voioi
la
raison:
l'
agneau
consomme
moins
depuis
sa
naissance
jusqu'à
'l"âge
,a'l'm
an
ql!le
cl'mi
an
à'
deux.
Si
on
livrait
les
sujets
engraissés
à
un
an
à
la boucherie
,
il
s'ensuivrait
qu'avec
la
nourriture
consommée
par
un'individu
de
.
deux.
ans
on
ferait
deux
engraissements
de
sujets
d'un
an
,
c'est
à-dire
double
produit
de
viande,
sinon
double
'produit
de
laine,
et
avec
moins
de
dépenses.
Ce
point
est
important;
i�
mérite
d'être
examiné
de
près
par,
nos
éleveurs.
L'étude
de
l'élevage
de
l'agneau,
comme
du
mou-
ton,
n'est
point
assez
avancée
chez
nous
sous
le
rapport
de
la
con
sommation
de
la
viande;
elle
est
cependant
de
la
plus
haute
im-
'r
portance
au
double
point
de
vue
de
la
production
et
de
lá
consom-
,
mation:
V.
ACC1:oisse�ent.
,
,
,
'
l
, .
r
,AGNELAGE.
Labrèhis
porte
einq
mois
et
myt
bas
après
cette
époque.
L'agnelage
a
Iien
VerS
février
et
mars,
'Il
est
généraleme�t
facile
et
sans
accident.
'On
remarq\le
souvent
le
matin
dan�
laberge-
-,
rie
plusieurs
.nouveaux-nés
bien
portants,
I1t
qui
.ont
au:gmén:té
le-troupeau
pendant-la.nuit.
On
doit
avoir
soin
de
bien
dégager
le
pis
des
mères
des
mèches
de
laine
qui
pourraient
êtr�
saisis
par
l'agneau;
ils
causeraièut
chez
Iui
ríes
accidents
graves
s'il
lesava
lait,
ou
ils
l'embarrasseraient
pourprendre
le
mamelon.
.
La
brebis
fait
quelquefois
deux
pe�its,
rarement
�rois.
S,i
on
tient
à les
conserver
tous,
on
doit,
ou
leur
donner
une
autre
nour-
;.
-
)o
¡
�"..
I,
,
t
'-
'i'
;r:.
_"
'.
,
.J"
,
�
..
,
,
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\
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"
,
,
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'i
,
.
,
\
','
)'
�j
/
I'
.,,'
'72
v
'
,
�
�GR
.
r
:
rice,
ou"
¡es"
allaiter
arficiellemerrt.
Une-même
brebis
nepeutpas
très
hien
nourrir'
deux
agneaux.
I
,
\,
Ori
doit'
à
lanière,
et
à
l'agneau
naissant
les
soins
indiqués
par
Ulle
bÒ);l�e
hygiène
raisonnée
en,
pareil
cas.
'Ces
'animaux
seront
préservés'.
dû
mauvais
temps
et,
-du-
froid
..
Pendant
l'agnela�e
comme
'pendant
l'allaitement
des
'agneaux,
les
brebis
,seròritb�h
soignées
et
surtout
bien
nourries.
,
,
AGRÉGAT;
Réunion
de
corps
dé
même
nature
ou
hétérogènes
fórmant
accidentellement
'des
masses
informes
et
aggluti.nées.
L6
,
'sol
offre
souvent
l'exemple
d'agrégats
de
roches
(ou
de
terres,
de
.
nature
différente
connus
dans
beaucoup
de
lieux.sous
le
nom,
de
.
tufs,
_;_�V.
Tuf.
.
,
.
,
/
}
.
./
!'
,
,.>
.AGR�GATIO�.
Aasetnblage.de-corps
divers
mëíés
eJjs�mble,,;
sans
combinaison
chimique,
superposés
au:
juxtaposés.
Les
roè'Íl(;ls.
,
sont
souvent
üne
agrégation
des
différents
corps'
qui
les
campo'/,
,
.'sent,
quelleque
soit
leur
disposition.Leur
désagrég�tiqnlbrmftes'
sols
de
nos
diverses
exploitations.
,
AGRÉGÉ.
Expression
'adoptée
ea
botanique
pour
exprimer
la
,
','
réunion
de
fleurs
partant
d'une
mêmetige,
ou
de
fruits
réunis
en-
,
semble
et
provenant
de
fleurs
distinctes.
Les,
composées
offrent,
des
exemples-de
fleurs
agrégées.
�
"
,
'".
I
�
•
"
\.
-«
.'
j
•
."
,¡\.GRESTE.
Les
plantes
agrestes
sont
celles
.qui
oroissent
sans
.
�
.
"
,
t!-
o
culture
dans
les
champs.
V.
Adventice.
'
�
\
'
7
·AGJ�UèOLE.
Att
agricole]
�ndustrie
�gricole,
sClènc�
a�ricoié.
,V.
Aqriculteu«,
Ag1'icullu?:e.
"
AÇ-�ICULTEUR,
Propriétaire
ou
fermier
qui
cultive
lui-même
,.
ou
dirige
la
culture
d'une
propriété.
Si
les
agriculteurs
compre":'
.naient
hien
toute
la
-noblesse
,.
tous
les
avantages
moraux'etphv-
.
siques
qui
se
rattachent
à
lE;l�r
artl!ien
exercé,
ils
seraient
main's
.
empressés
d'élever
le\lus
enfants
de
raanière
à
déserter
Ile�
camp�"":
,
gnea.coinnie
ils
le
font.
Ils
n'irâieni'pás'ùemanderdes
places,
sèÍ1li�
citer'des
faveuraqu'ils
sont
són
vent
lóiud'
obtenir
,'ou
qu'¡.Ís
obtien-
o
nent
quelquefois
à
un
prix
qui
peut
coûter
bien
cher
à
leúts
geûts,
.
'à
leur
dignité
"
ou
àleur
conscience.
Je,
comprends,
que jüs-·
,
'qu'ici
là
vie
d'agriculteur
a
été
dure.
Son.
métier
a
été
peu
lucra-
-
tif;
mais
le
telÍJps
où
sa
position
paraît
devoir'
chatizer
est
venu.
t
\
V
_/
I
l
'
\
-
"
'\
'í
(
l
',j
',.
I
,)
I,
'j
,
"
,
'
,
,I
...
'
....
},
"
'"
I-
l'instru�tion'
professionnelle
de
i'agriculture
l'éclairera
par
de'
meilleures
méthodes
culturales
qui
augmenteront
nécessairement
ses
prodqitsdansdes
Rfopqrtions,raisonnables
et
enharmonie
avec,
sop'
travail
etles
capitaux
qu'il
,enga,ge.
11
trouvera
IEj
bien-être,
la
liberté
eil'indépendance,
clans
ses
occupations"
car
ses
produits
:r;teclependentque
deDieu,
qui
les
'luidon'lle.
Maîtreabsolu
chez
luj,
:
��
'ilnecraiil.dr;mi
destitutions,
ni
pertedeplacessàlariées.
Se
l,iv!,l:\ntil.'
"un
exercioe-salutaire
,
dans-une
atmosphère
pure
et
saine
,
.il
éon
servera
sa
santé,
souvent
cOII?promise
011
perdue
ai
[leurs
que
d�ns
fes
champs
où
il
est né.
Heureux
encore
quand
il
.ne
perd-pas
le,
.
J
,
r
I, souveni-rdes
principes
d'honnêteté,
de
moralité;
dans
lesquels
il
a
r-
étéélevé
par
sés
parents.
.:
V.
'4g1'ieult.!'t.re:
r
'
,
-',
",
I
'
,"
"
-
.[.
,
'.
t�'
.
'-
AGRICULTlJ.RE.,A.tt,decultiveri�
terre"'Ie
premier
des
arts,
I,
le\
plus
neble
,
ly
plus
digne
de
l'homme
libre.,
comme
l'a
dit
Ci-
",
,
•
"
céron.
L'agriculture
.a
mérité
tous
ces
titres,
car
c'est
elle
'qui
nourrit
l'hujnanité
par
son
I
travail
persévérant
et
h0J1nête.
C'est,
elle
qui
fournit
à.l'homme
la
matière
première
indispensable
à
la
vie
comme
àson
bien-être,
à
ses
besoius
essentiels.
Detous
temps,
,':
'i
'
dans
tous
pays,
pendant
la
paix
comme
pendant
.Ia
guerre,
les'
hemmes
de
tomhes
rangs
de
.toutes
les
classes
de
la
sociétá..'
ont,
ccompris
la
nécessité
de
bien
cultiverIa
terre
.
.lls
ont
.de
plus
:
/
,
próclam'é
la
supériorité
de
cet
art
sur-tous
les
·autI�es.,'
On
a
défini
tagr�culture'
l'art
de
Jaire_,
próduire
à'
la
terre
'la
v
plus
grande
quantité.possible
de
p�qdlljts.-
Si
on
avait
bien
ré,...
fléchi.à
l'esprit
de
'Gette
définition,
on
aurait
été
convaincu
que
,
la
science
ªe
l'agrieulture
estimmense
:
elle
est
en
effet
le
rendez-
û
vous
plus.ou
moins
direct
de
toutes
les
connaissances
humaines:
"
Il
n'en
�xistevpás
une,
seule
qui
n'y
ait
uneapplication
plus
ou
moins
directe
ét
étendue'.
I
.
•
,',
.
.'
\
'
,
.
Pour
faire
produire
à:
la
terre
.tout
ce-qli'elle
peut
donner,
ne'
,:
"
faut�ir
pas
d'abord
étudier
,"ápprendre
à
conrraître�sa
'na.tu.fe�""
,
sa
eomposition.tque
nous
dévoilerît
là
�üíléql.logie'
et
íá
chimie?
,
Ne
faut-il
pas
étudier,
apprécier
tout
ce
qu
''e�le
produit,
les
plan-
,,-
.tes
-diversés
,
les
animaux
de-tout
ordre"
c'est-à-dire
la
'bota
nique
,
la
zoologie,
la
zootechnie
,
dans
leurs
.applications
à
la
production,
l'hygiène
,
Téconomie
du
¡)ét�i�,
sonéíevage
,
l'ad'
de
traiter
ouprévenir
ses
m�ladies,
et.eufín
-
toutes
les
richesses
;
..
'
',.;,
,
"
AGR
I
'
"
..
s
:
',(
¡
'c
,-
,_(1
,�,
j
Jo
f
\;'
\
,
i
"
(
f'
-'
-,
74
}
<
"
..
:
'AGR
, �
J
,
,
�
minéial�s
du
sol.pour-qu'il
puisse
être
amendé
de
manière
à
être'
plus
fertile?
Ne
faut-il
pas
connaître
tous
les
phéaomènes.
qui
peuvent
réagir
sur
les
produits
si
nombreux
et
si
variés
que
nous
cultivons,
c'est-à-dire
la
physique
�
la
météorologie,
les
phéno
mènes
atmosphériques
,
dont
l'action
est
si
puissante
sur
la'
pro:
ductión
végétale,
comme
SNI_'
la
'production
anîmal€)
�
"
Si
on
admet
€lue
pour
bien
traiter
une
questiòn:
il
Ile
Caut,'pas
l'ignorer,
comment
peut-ail
admettre
qu'on
peut
'bien
cul
tiver
ta:
terr€)
sans
l'étudier,
sans
la
oonnàítre
,
sans
se
douter
de
ce
qu'il
faut
savoir
pour
comprelldl�é
ses
'ressourcés,
celles,
de
ses
pro
quits
variés
?
Linnée
avait
défini
l'agriculture
la
connaissance
des
trois
règnes
.de
la
nature'
spéoialement
appliquëe
à
la
grande
tâche
de
rendre
la
vie
humaine
plus
commode
et
plus
tlouce
,
,
à
passer.-
Le
'grand
naturaliste
suédois
ne
pouvait
pas
trouver
une
définition
plus
justé.
'
,
Un
cultivateur
qui
ignore
les
r-ègnes
de
lanature
s:ur
lesquels
il
opère
est
comme
le
négociant
qui
ne
cannait
pas
les
matières
qu'il
achète
et
qu'il
vend,
còmmel'ouvrier
qui
ne
se
doute
pas
ùes
principes
de
son
métier,
comme
l'ingénieur,
l'
architecte,
qui
ne
connaissent
ni
dessin,
ni
géométrie,
ni
mathématiques;
un
tel
agriculteur
-ne
peut
agir
qu'au
'hasard,
sans
règles,
sans
principes,
sans
raisonnement
dans
ses
opérations,
dont
il
ne
peut
comprendre
ni
les
-difficultés
ni
les
moyens
de
1es
vaincre,
Il
,
cultive
comme
la
routine
lui
a
appris
à
cultiver,
et,
comme
il
n'est
point
éclairé
par
les
sciences
�
-
il
se
déûe
de
tout
procédé
é
I,
nouveau.
ceànne
un
aveugla
se
défie
d'un
chemin
-SUl'
lequel
il
.n'
est
jamais
passë
,
"et
qui
lui
est
inconnu.
Aussi,
'sans
science
,
point
de
progrès
en
agrieulture
ni
dansla
manière
,èFe�ploitèr
le
-
'
sol
,',ni
dans
les
assolements,
ni
dans
la
confection
et'
l'emploi
des
'"
l!lstriIml{_,nts
perfectionnés
,
ni
clans
les
végéÚllix
-à
importer,
les
animaux
à
multiplier,
à
perfeetisnner,
à
domestiquer
"
à
acclima-'
;
-
ter;
on
fait
comme
le
cástor,
qui
construit
toujours
ses
galeries
,-"
-,
'
de
tamême
manière,
comme
I'eisean,
qui
ne
change
rien
';à
la
confection
de
son
nid,
comme
'l'abeille,
qui
aesaurait.appavter
le
moindre
changement
à
la
construction
de
son
gâteau
do
cire;
le
cultivateur
dans
cet
état
d'ignorance
esthors
la
loi
des
prûr:;r.ès
de
"
l'humanité;
()n
dirait
qu'une
puissance
surnaturelle
lui
a
dit:
{(
Tu
n'ims
pas
plus
loin.
))
L'immense
majorité
de
nos
ouvriers
, "
)-
,\
"
,
AI,D
7.5
cultivateurs
est
soumise
à
'cette
condition
antichrétieElnè.
Le
mé
tier
de
laboureur
n'a
fait
aucun
progrès
depuis
eles
siècles
dans
la
plus
grande-partíe
denotre
territoire.
L'araire
de
Vir¡gi,le
es't,
encore
l'unique
charme
d'une
infinité
de
nos
provinces,
sous ce
rappert,
le
Bedouin
dé
l'Atlas
est
plus
avancé
que'
nous.
Le
soc-de
sa
charrue,
que
j'ai
étudiée
sur.les
lieux"
est
hien
supérieur
a
Ia
'
broche
eñ
fer,
soc
de
la
mauvaise
ara-ire
qui
forme'
l'unique
ill-
•
strument
de
labourage
d'une
infinité
de
-nos
contrées
oultivées.
t
L'iastruciion.
professiGmnelle'de.I'agrlcult1.1re,
telie
qu'elle
est
indiquée
par
la
loi
du
5
octobre,
affranchira
seule
nos
cultivateurs
de
la-
position
malheureuse
qui
leur
'est
imposée
par
leur
défaut
d'instruction
sur'
letir
honorable
métier.
-
V,
Eçóle:l
Fabrique,
Ferme.
�égionale:l
Institut.
.
J
AGRIPAU,ME,'
De
deux
mots
latins
qui
signifient
champ
et
main
(leonu1'us).
Plante
de
lá
famille
des
labiées,
dont
les
feuilles
inférieures
à
cinq
divisions imiten
t
la
forme
dela
main.
Cette
plaute
offre
peu
d'intérêt,
tant
sous
le
rapport
agricole
que
médiciaal.
AGRONOME.
Nom
donné
aux
savants
qui'
s'occupent,
qui
traitent
de
l'agriculture
théorique.
AGRONOMIE.
Science
qui
traite
de
l'agriculture,
qui
déve
loppe
les
théories de 'Cet
art.
-
V
..
AgricuUU1'e;
-
,
,AGROSTÈMÈ
(A'g1'ostema
gitq.go'f.
Nom
botanique
de
la nielle
des
blés,
On'
cultive
quelquefois
dans,
nos
parterres
des
agro
stèmes
pour
_leurs
belles
fleurs
d'
ornement,
Les
.agrostènies
salissent-
quelquefois
les
moissons,
dont
on
les
purge
par
le,
sarclage
et
par
des
assolements
bien
combinés.
�
..
V.
Nielle.
;
.
x
,
.
"
I
AGR_9STIS
CAg1'òstide),
Plante
de
la
famille
-de;
.graminées.
Le
genre
agrostis
contient
plusieurs
espèces
qui.donnent
un
bon
fourrage.
On
trouve
l'agrostis
surtout
dans
les
prairies
.et
le.
�â,tura,ges_de
bonne'qualité.
'.
/'
.
.
AIDÉ.
En.équitation
on
donne
le
nom
d'aide
à
tout
moy.én
em
ployé
pour
faire
comprendre
au
cheval
Ia
'volonté'
du
cavalier
;.èt
le
faire
obéir"
La
question
des
aides
est
ULle
des
plus
délicates
de
l'équitation,
en
ce
qu'elle
demande
non
seulement
une
étrld.e
théorique,
mais,
ce
qui
est
plus
difficile,
ULle
étude
pratique
que
r.
,
>
,
)
,
,
r
__
�
<
•
e, \
.\
,
{
-
,
-
J.,'
)
.
-I
"
''':1
,
,
-
,
'.\
..
�
)
-(
-,
I
,
.
'_
76',
.
,
('
�
�.
,',AI�
"
/.
J
.
"
,'.
.
peu
d'écuyers
comprennent
bien.
Il
y
a.là
quelque
chose
de'plns
que
de
l'étude,
il y
a
une
question
d'instinct, de
finesse,
detact
naturel, de
jugement
et
d'esprit
d'observation,
qui
peut
se
déve
IOPEler
,pá'r
le
travail;
mais
qui
ne
s;aequiert
pas
quand
elle
n�est
pas'im
don
particulier
de
la
nature.
On
voit
très
souvent
tel
ca:'
valier
qui,
jnalgré
son
travail,
malgré
son
amour
de
l'
équitation,
nesera
jamais
bonéçuyer,
parcequ'íl
n'est
pas
moralement
Gr-
.
ganisé
pour
bien,
saisir
tous
les
détails
et
les
'secrets
de
l'art.
Nous.avons
tous
les
jours
la
preuve
de
ce
fait
iuccntestablé
'dans
-lê�
manégea
comme
da1J'�
les
régiments
de
cavalerie.
La
finesse
des
aides,
au
moyen
de
'laquelle
on
tire
uri
si
grand
parti
-du
.
cheval
même
le
plus
difficile
,
est
dono
naturelle
et
instinctive
en
.quelque'
sorte;
ei
ce
n'
est
pas'
seulement
sur
le
dressage'du
cheval
que
cette
flnesse
de
tact
exerce-son
infhreàoej
celui
qui
19.
pos-'
sède
sait
réduire
tous
les
animaux
et-se
faire
obéir
comme
il
vehL
(0
i
,
"
AIG.ADE.
Nom-des
parcours
des
vacheries
sur
[es
montagnes
"�
/
,de
la
Haute-Auvergne.
Un
herbage,
pour
unevaclierie,
se
nomme
montagne.
il
est
divisé
endeux
parties
:
�
'une,
pa,r,quée
pax
les
va
ches
et
fumée-par
elles,
se
'nomme
fumade
;
.l'autre
sertde par
cours,
et.
se
nomme
aigade.�'V:
Montagne.
i
AIGATADE.
Le
département
del'Aude
élève
encore,
comme
<
,,0
".celui
des
Bòuche,s-dúz�hône,
,d��,
chevaux
par:
petits
troupeaux
'
,
"
'.
.
.pour
le
dépiquage-des
grain�.
Ces
petits
haras,
qui
se
nomment
I
','
'
manades dans
la
Camargue,
prennent
le
nom
d'aigatades
dans
.
,
l'Aude.
Aujourd'hui
leur
nombre
tend
à
se
berner
de
plus
en
plus,
.
<
par
suite
de
l'adoption.du
rouleau
employé
audépiquage.
Depuis
qci�
l'usage
çle
c�(instrument,
�ontl;e
traváilest
très
�éconqmiqlle"
se
répand,
plusieurs,
pròpriétaires
ont
c�s�é
d'avoir'des
aigatades,
,
.
et"
le,
nombre
des
têtes'
de
C6l11es
qui
restent
est
borne
à
'quel
-r
qúes
individus,
Mais,
si
la
quantité
dès
chevaux
de;
aigatades
.a, de
beaucoup
diminué,
leur
qúalité
parâît
ávoir,�úgn;;,epté
dans
de
grandes
proportions.
Dans
son
instruction
sriI'
I'amélioration
deschevaux
en
France,
'pubiïée
en
-1802,
Huzàrd
père
disait,
ep
parlant
du
departement
dë
l'Aùde:
cc
L'arrondissementde
Car-
I'
.
"
"
")l,'CaSsonne
n'a
quedeux
étalons',
l'un
nórmánd
et
l'autre
métis,
"
"
»:J�spa:�nol;
l'
arrosdissement
de
Narbonne
a
quelqaes
baras
par
i
11
ticuliers
(lUf
fournissent
des
chevaux
robustes
etinfaûgables.,
.",
¡.,
I'
fI",
r
,
,
,
r
.J
,
,<
,
'.
,
,
,
"
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,
t
.<
.Òr
.1
,
_.
',j,
"
"
)
�\
f
.
I'
,J
-
,
.
AlG',
I
'_,.,
.:
1
'77
A'
,
,.
J
;.
_,'
"',
l)
mais
petits
el.
mal
conformés,
ce
qui
tient
à
l'insouciance
des
»
p�opri'étail'es,
accoutumée
,d6lP?�s
Joug-temps
à
ne
se
servir
'que
l)
des
étalons
du
pays,
sans
'díscerneínent
et
sans
choix.
-»
,
Cet
état
de
l'industrie
chevaline
dr-Ds
l'
Aude
a
changé
aujour
d'hui.,
Nous
nous
sommes
assuré"
{laT, des
étudés
faites
SUl'
les
lieux
mêmes,
que
ce
pays
est
mainte=anf
en
progrès,
compara
tivement
à
l'époque
citée
par
Huzaru,
Aujourd'hui,
en,
effet,
les'
propriétaires
de
l'
Auqe
voient
dans
leurs
chevaux
autre
chose.que
(
de.
simples
machines
à
dépiquer.
L'expérience
leur
'a
démontré
;
J';
'.1.
.'
).,
due;
s'ans
nuire
aux
travaux
du
dépiquage,
une
bonne
nourriture,
íes.soins
bien
entendus"
peu.vent
faire-produire
à'
leurs
aigatades
,
'
des
chevaux
légers
propres
à
la
cavalerie.
Du
reste"
les
éleveurs
'de
l'
Aude
,
favorisés.
par
l'état
de
leut
agriculture
.assez
avan
èée,
nous
ontparu
disposés
à
entrer
résolument.dans
la
voie
des
améliorations
de/leurs
chevaux,
'Mais,
je
dois-le
dire-ici,
si,
nrieux
nourri�,
mieuxsçignés
que
les.chevaux
des
manades
de
la.Camar-
.
,
I
"
,
gue,
ceux
des
aigatades
de
l'
Aude
opt
pris
plus
de
�aiHe
,
plus
de
,
développement,
on
ne
remarque
pas
chez
eux
la
mêraé
uniforrnité,
-
.
,
caractère
de
race,
îè
même
cachet
de
famille
;-qíü
font-distiuguef
,,'
le
cheval
camargue
partout
où
il
est
,:
soit
isolé,
soit
en
Lrou�
I'
peáu.
La
Q�u�e
de,
ce
fait
incontestable,
est
facile
à
saisir'.
Le.s' I_"
.
propriétaires
éleveurs
de
.l'
Aude
ont
compris
le
progrès'et
ont',
v
,
"
VOQ}u
le
Rrovoquer
t'mais
ils
.manquent
/;
comme
on
l�
voit"
presque
partout
en
France,
soit
de
connaissances
suffisantes
en
històire
naturelle
pour
façòrmer'
leurs
produits-suivant-de
bormes
lois
de
mécanique
animale
et
depbysiologie,
soit
d'élémeútsma-,
tériels
pour
combiner
leurs
moyéns
de
perfectionnement
in-
,
dispensables
à
une
bonne
solution:
de
là
des
types
variés
dissem-:'
r
blables
,
ofírant
des
caractères
divers
;des,différences
de
confor-
mation,
de
taille',
de'
développement,
dans
les
aigatades
comme
¡
/
'.
dans
les
divers
sujets
isolés;
de
íà,
point
de
race
distincte.
Il
n'en
est
pas
de
même
dans
la
Camargue
.:
là
les
caractères
ge
race
sont
tranchés.
'fous
tes
chevaux
des
manades'
ont
des
caractères
commuus
de
conformation,
de
taille,
mêmede
robe;
ils
sont,
en
généraI"
d'un
g'ris
plus
0\1
'moins
clair.
Bins
r
Aude,
au:
con
jrairé,
on
ne
reconnaît pas
le cheval-de
l'Aude
plus
què
d'ail
leurs.,
oni
y
trouve
le
c�evallégtlr
satis
cachet
de
patrie.
.C'est
le
cheva,l
de
tout
p_áys
,
�e
cheval
des
x:ues,p,our
me
servir
de
I'ex-'
e
,
,
J
i
r
.
,
I
,[
,
(_
.I
'
I,
'
...
¡
,
,
.
t..
I,
, ,
r
;
. ,
"
I.
,
;
,
�
,?
r!
.'
o'
{
I
�
I
.
,
;
�-.,
/�
,
,
\
, .
\
/
'
AIS
,I.,
,
78
"
..
\"..,
',
'.
,
.
...
..
pression
de
Buffon
au
sujet
des
chiens
sans-race.
On
observe,
du
reste,
les
mêmes
résu.ltats
sur
toutes
l'es
races
d'animaux
,-par-,
tOlit
où
l'on
a
voulu
les
croiser
et
les
métisser
sans
observer
les;
règles
prescrites,
par
l'
étude'
approfondie-de
la
nature,
-V.
Ap-
pareillèmmit
;,
C1'oiseln'ent.
r
,
'
"'Quand
on
se
propose-de
faire
une-race
,
il
f�u-t
d'abord
ëtadler
,le
pays
qui
doit
l'élever-;
ilfaut-conuallre-ses
ressources,
sa
na
ture,
S0n
climat
,
l'état
de
'son,
agriculture,
de
sa
végétàtron
;
il,
'
fautapprécier
l'aptitude
commele-goútdes
agriculteurs
,
leur
industrie,
leurs
débouchés
,
etc.
Après
cette
étude
,
il
faut.faire
celle
des
,types
que-l'on
veut
adopter,
pour
êtrebien
assuré
qu'ils
,
conviennent
non
.seulement
à ra
loealíté,
mais
au-servicè
pour
"lequel
on
veut
les
..
élever;
et
cette,
étude
a
été,
trop
né'gligée,
nqn
seulement
dans
I'
Aude
,
niais
dans
toute
la
France.
Ce
fait
nous
,
1
'
explique
les
incertitudes
,
-Ies
tàtonnements
,'
les
essais
infruc;
tueux
,
les
déceptions
des
éleveurs,
l'es'
erreurs
en'matièrerd'im
portations
,
les
hésitations
qù\e
nous
voyons
encore
aujourd'hui
I,
'
,
-surtout
sur
nos
races,
de
chevaux
légers.
-
V.
Couree«,
Per-
fectionnement.
I
'
Du
reste,
si
les
chevaux
d�s
aigatades
de
I'
Aude
ne
se
sont
généralement
pas
améliorés':
ooínme
nous
pòurrions
lé
désirer,
el
cO,mme
les
b�soins
du,
'pays
I
'exigeraient
,'nol!-S
ne
devons
pas
en
être-surpris,
d'après,
les
frais
faits
quelquèfois
pOlil'
leur
,€levage.
Voioi
des-chiffres
qui
nous
furent
donnés,
il
ya
quelque
temps,'
sur
Ies-lieûx
mêmes
,
par
un
propriétaire
exp�rimerité.,On\rér,�a
qu;'à
ce
prix
il
est
impossiêlede
faire
dés
c!1evaux
tels
que
nous
les
voudrions.
Une
aigatadededix
têtes,
qui'
comprenait,
q.l,lèl
quesiadividus
d'un
assez
hel
avenir,
co;ùtait
pàr
ah
:
Frais
ele
dépaissance
'.
:
. • . • • . •
1120
Ir,
lGlIzerné
consommée
en
hiver.
. . .
•
70
"-
Pailile.
.
. .
.'
•
•
.•
,70'
I
( -
Frais
de.
garde
,
....
-,
'.
.
'
..
. . . .
1
,
(
"
I
"
ToLal..
��
. .
••
'.:
600�
fr:
,
.
)
"
i
Bénéfice
'produit
par
le
travail
de
huit
chevaux
.pour
.
le
dépiquage,
à
60
fr;
l"�p.,
'_
.'
',�
.'.
.','.
�"
480
fr
�
!
.
�
..
Dépense
réelle.
pour
di�
cheváux.
. •
par
an';
s�nSèompter
la
valeur
de
deux
p(:)UlaiI\s�'etceiledesfumi¥rs"
•
I
i
\�
\
l
.
-
.
-,
c-,
<t:
"
f
,
,
L
••
•
(,
\,
r.
19"
J
qui,�.dans
l'Aude"
ont
beaucoup
de
valeur;
peut-être
,valent-Ús
lw
'120
fr.
signalés
comme
dépense
Ide
l'aigatade
de
dix
tètes,
qui
,
dalls
ce
cas,
fi'
aucait.
rien
coûté
�
nourrir et
à
entretenir.
"
Mais
toutes'
les,
aigatades
de
I'
Aude
ne
sont
.pas
traitées
de
la
�.
même
manière;
nous
en
avons
visité
€l'lli
étaient
bien
soignées
et
·
�ui
avaient
de
bons
types
de
chasseurs
et
de
hussards,
e
'
L'Aude"
et
la
Camarg�e,son!
les.
seuls
pays,
de
France
qui
nous'
,
ont
paru
pouvoir
élever
aujourd'hui
le
cheval
léger
à
meilleur
marché,
pareequ'ils
sont-les
seul�
où
cet
animalgagne
une,
partie'
l'
de
sa
nourrinmë
par
le
travail'
modéré
du
dépiquage,
Partout
.
ailleurs
ce
��evál
dépense
toujours-jusqu'à
sa
vente,
sans
rien
produire,
ce
qui
porte
Ia
dépense
,de
son,
élevage
à
un
prix
trop'
élevépour
le
commerce
en
général;
aussi
tend-il
de
plus
en.
plús
à
être
remplacé
par
la
production
du
mulet.,
-
¥
..
Baudet,
Caï
·
margue.
I
.
.
.
AIGRE.
Corp§
qui
a'1iJ.iIil·e'
(j)c1.�Nlr
et
une
savéun
acerbe.,
acide;
.
tels sont
certains
fruits,
les
acides
liquides
où
solides.
On
appelle
voix
aigre
cèll'e
de
cèctains
animaux
dontle
�on
est
criant:
Le fer
.
quin'estpas
malléable,
qui'esroassantet
présente
un
grain
grossier.
'
,
et
hrillant,
est
appelé
aigre
en
terme
de
forgeron.
-
V.
Àcide.
'
AIGRELET.
Légèrement
acide.
Plusieurs
fruits
sont
áigrelsts
,
leur
saveur
est souvent
agréable;
ces
fruitsrsont
généralement,
rafraichissants
:
tels.sont
l'orange,
les
groseiEles"
les
citr'Ons:,
GIon.t
on
fait
des
limonádes
�
ie�
baies
d'airelle,
d'
épine-vinette.
;"
,
AIGRE'MOINE,.
Plante
de
l�
famille
d�s
ro'sacées.
On
a
�ttribllé
à
l'aigremoine
des,
propriétés
toniques
�,t
astringentes
;
elile
est
ce-
,.
peúàJa1nt
peu
�mp�oyée
en
art
vétérilID!a�re.
'.j.
_
f
.,."
""'!:l
'.
�
{
,
.
AIGRETTE
..
Houppe-formée
par
uneréunion
de
petits
poils
que
·
l'
on
remarque
sur
certains
fruits
,
surtout
sur
les
graines
dé
quet-
'.
·
ques
composées,
C'est
au
moyende
leur.
aigrette'
que
les
_graines'
�
<le
pissenlit
sont
disséminées.
�Les
graines
de
chardon."
notam-
j
ment.sont
portées
áuloin
etensemencées
dans
les
champs
voisins
..
des
lieux
envahis
par
elles,
Le
chardon
est
une
peste
pour
I'agri-
(
,
culture)'
et
l'
administration
devrait
être
tr�s'
sévère.pour
l'
échar-
.
-,
dcnnage>
-"-
V.
Echardonnage.
i
I
.,\
,
.
....
"
.
'.
"
AIGRETTE.
Surmonté
d'une
aigrette:
-
V.
Aif}retfe.,
/¡
I'
,
.
,
,
,
,\
,
\
¡
l·"'"
.
'
I'
\,
,
b.
··l.
/
I'
I'
.)
-
l
I
r
�,
>
<
,
.
"�
"
,
r
BO
.
AIG
.
\
,
(
'AIGU.
Nom
donnéaux
maladies
qui
parcourent
rapidement
leurs
périodes,
dans
l'homme
comme
dans
les
animaux.
Les
bes-
.
)
tiaux
qui
périssent
peu
d-e
temps
après
qu'ils
sont
malades
ont,
,généralement
succombé
à,
la'
suite
d'une
affection
aiguë.
(S'est.
'surtout
sur
les
animaux
jeunes,
forts
et
vigoureux,
q�e
l'on
oh:
serve
ce
genre
de
maladie,
combattue
ordinairement
'par
des
sal-
,
1
gnées,
la
�iète,
et
unerégime
émollient.
.
-I.
..
l,
;)
f
AIGUILLE.
Instrumént
employé
en
art
vétérmairepour
pra-
•
',tiquer
'certaines
opérations.
Suivant
leur
forme
ou
leurs
usages,
on
clisti�,gue
'des
aiguilles
à
séton
,
des
aiguilles
à
sutures,
à-in-
I
,1'
,�'
J.
')
oculation
,
etc.
,"
,
,
.
AIGUILLONNÉ.
Nom
donné
aux
blés,
dont
les
épis
�9nt.
r»
tombés
par
suite
des
ravages
de-I'aigüillonnier.
'Cet
insecte
fait
quelquefois
des
dégâts
considérable�
dans
les
céréales,
notani:...
mentdans
les
froments,
-
V.
Aigu-illonnie1"
'
•
/
(l
I
,
rO
¡'
"
J
.',
r
.r
AIGUILLONNIER
(Saperde
des
b!és).
�nseét�
dont'
¡v.¡.
Gué
'v
rin-Méneville
à
étudié
.les
.mœurs
aux
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de
Barbezieux
,
(A.ngoumois).,
",
,
�,
r
,
'
I
,La
femelle
dé
ce
petit
longicorae'perce'
Ia
paille
près'de
l'épi
et
JT
dépose
un
œuf
qui
ne
tarde
pas
à
éclore;
cet
œuf
donne
nais
sance
à
Un
petit-ver
qui
:rçmge
le
p�l'enchyme
de
la
paillé
autour
¡
de
lui,
'près
(ie
l'épi.ll
descend
ensuite
le
rò'ng
du chaume
en
per
)ant
ses
nœuds
,
et
it
va
seloger
au
pas
deIa
tige
à
si�
ou.sept
centimètres
du
sol.
Là,
It
passe
l'biver,
pour
sortir
-à
l'état
d'in-
secte
parfait
au,
printemps
suivant;
à
cette
époque
il
s'accouple'
,
'
.
et
va
déposer
ses
œufs
sui
d'
autres
tiges
dy
blé,
qui
perdent
aussi'
,
I
leurs
épis.
au
plus
léger
c9uP
de
vent.
.'
.',
':
.
Oette
chute
dès
épis
donne
lieu,
dansle
pays
où
on
l'observa,
à
unmaraudage
qu'il,
ne
serait
pas
difficile-de
prévenir:
des
ma
zaudeura
vont
couper,
pendant
��
nuit,
des
épis
avecdes
ciseaux,
"
,\l,t
les
cultivateurs
'croient
ainsi
leurs
blés
':.liguillonnés.
On
RElut
J
s'aperceveir
du
vol
en
ouvrant
un
chaume:
si
on
ne:
trouve
pas
<mseote
dans
l'urie
des'
parties
.de
son'
tu�au,
si
l'
on
ne
remar-
..
�ue
pasdans
son
intérieur
l�s
détritus
du
parenchyme
de
Iapaill«
rongée
parla
larve,
cette
paille
ne
sera
point
réellement
aigui'
.
•
'¿
-lonnéj:l,
et
l'
épi
-aura
été
coupé.'
1
.
'
:
!
t.
I.
¡'
I
'
f
,
"
f
i.
"
"
\
"
,
-)
v
111M
�
'�l
AIGUILLÒNS.
Épinesqui
croissent
sur
i'écorce
de
CElrf�iòs
végétaux
sans
adhérer
au
hois.
Les
rosiers
,
Ies
ronces,
etc.,
ont
-
des.aiguillonsqui
se
détachent
facilement
de
l'écorceoù
ils
sem-
blent
collés,
�
V.
Épine..'
»Ò,
"
.
-,
.
'
,
,
'.
,
-
AIL.
Genre
de
plante
de
la
fa;mi'll�
des
liliacées.
Le
genre
ail
,èomprelld
les.diverses
variétés
d'oignons'
et
de
poireaux
culti
vées
dans
nos
jardins,
et
dont
l'usage
est
si
rópandu.
. ,
:'
On
trouve
'dans
les.champs
l'ailsauvage,
que
Von
reconnatt.
facilement,
à
son
odeur
particulière,
Cet
ail
croit
dans
nos
Céréa
les;
et
lorsque
ses
graines
sont
méla,ng�es'<;luJ5Ié,
nOB
seulement
elles
donnent
une
mauvaise
odeur
à
la
farine,
mais
elles-nuisent
"
-
,
Jf
.
à
lamouture'
en
empâtant
les
meules.
On
devra
toujours
pur'-
,
ger
les
grain.§
de
l'ail
sauvage
avant
les
ensemencements,
comme
avant
de
les
apporter,
au
ID:0ulin.,
"
'
,
,',
.L'ail
ehlltÍ'\7é'dont
on
se
sert
dans
l'art
culinaire
,'et
notamment
dans
le'Mi-di
"
a
rine
action
tonique
sur
l'économie
animale.
Il
est
quelquefois
employé
somme
vermifuge.
.
"
,A!,LE
..
,Me�b;e
íb'�rac�ci�e,.
��s;
olsyaux".
appen'dice:�embra�
�
neu»
de
certains
végétaux,
de
quelques
grames.
Les
gr<l,IIlefi'd'é
rable,
d'ormeau,
etc.,
ont
des
ailes
;
on
voit
quelquesfleurs
quil
ont
sur
les
côtés
des
pétalesdisposées
ep.
forme
d'ailes
ouvertes.
Les,
légumineuses�'
offrent
noiaminent
cette
disposition
,
et
e1l,e
leur
a
fait
dormer"
le
-surnom
de
papillonnaeées
,
parrapport
à
l'espèce
d'analogie
qu'ontleurs
fleurs
ailées
avec
les
pàpillons.
Dans
les
animaux,
on
nomme
ailes
du ,nez
les
plis
de
la
peaú
gui
s'ont
mobiles
et
élargissent.les
ouvertures
des
naseaux
en
se
7
dilatant.
Les
ailes
dû
nez
du-cheval
sont'
très
mobiles",
surtout
,
dans
les
chevaux
de
race
distinguée.
-:
V.
Naseaux"
"
,
'
.;,.
,
fi'
•
,
.
AILÉ'.
Apimal.ou
insecte,
végétal
,
fruit
on
fleur-pourvus
d'ai-
les.
La
consoude,
ie
bouillon
blanc
;
e_tc:'�
ont
les
tiges,
ailées.
AILERON.
Extrémité de
l'àile
des
oiseaux."
;¡
f.
I,!
J
AIMANT.
L:
aimant
est
uri
mineràí
de
fer
oxydé
que
l'
on'
trouve
len'
masses
plus
ou
moins
considérables
en
Norvége
,
en
Súède,
'et
dans
diverses
autres
parties,
du
globe.
En
physique,
Ïe
nom
d'àímant
est
donné
en
général
à
tout
corps
métallique
qUI
a
la
"
propriété
'd'
attirer
II;)
fer.
L'aimant
est
naturel
ou
artificiel'.
Il
0).1&
J
. ,
;
,
,�
./
'
t'.
'
- I
�,
_I
,
)
J
.
)
"
';
{
-
I
,
.
}
.r'
t
fi
�'
(
,
.
,s,x2
I
-";
,
',';
naturel
lorsqu'il
attire
naturellement
et
sans
préparation
le
fer
qu
on
en,
approche;
il
est
artificiel
quand
cette
propriété
est.'
donnée
au
mayea
de
l'aimant
naturel
,-
qui
peut
la
communiquer
'
par
-le
frottement.
'
l'
-c.
La
propriété'
magnétique
dont
jouissent
Ie's
aimants
naturels
ou'
,
arûficiels
les
a
fai]
employer
pour
combattre
certaines
affections
,
,�
appelées
ner-veuses.
L'expérience
n'a
pas
prouvé
jusqu'à
ce
JOUi'
,
,leur
èfficacité
dans
le
traitement
des
maladies-des
animaux
do-
.
m�strqúe�:
�
"
'
"
I
•
,
,
'
-,
l'
:
,,"
i
,
,
,,_AIl\;IANTATION.
On
peut
aimanter
artificiellement
des
barres
d�
t'à.où
d'acier,
,e�
les,
frottant,
à
plusieurs
'reprises,
da..sle
_.
�
môme
sens,
av�c
de
l'aimant
D<lturel
ou
arfiûciel.On
voit
souvent'
Î
r
,
"
,r,
_ç.ette'
opér��lOI!
fort
'simple
se
pratiquer
sur
des
lames
de
couteau
,>'$,
sur
nos
places
publiques.,
"
,
'
. \
\
_).-
'/
'
.
"
.
,
AINE.
Pli
profond
formé,
par
la
réunion
du'
ventre
et
..
de
la
'<
"
',�
,��isse,
dans
les,
aniœaux
;
dans le
mouton,
Ía
peau
de
l'aine",
,
.
,
dépourvue
de
l'aine,
dénudée"
est
grasse-et
onctueuse
par
suite
.'
,
de
la
sécrétion
de
la
matière
sébacée
qui
s'y
forme.
".'
)
<',
�
,
"
AIR.
Fluide
qui
environne
la
:�erre'
su�
laquelle
nous-vivons
,
,�
et
forme
ratIIi��pMre,
dont
l'épaisseur
est
de
_
quinzè
à seize
"
llieues:'�'aír
esi�n
prinoipevitalde
tout
corps
organisé.
Sims
lui,
"
,_
'll�
règnE}
végétal.
commê
le,
règne:
animal
ne
sauraient
exister.
"
'"AI'étit
pur,
it
es]
composé
par
deux
gaz,
qui
sont
l'oxygène
et'
:'
�
�
ra�
...
ote,
IíÍélangé�
dans
des"
proportions
différentes.
L'oxygène
"
,
"entre
dans
ce
mélange
pour
vingt-une
parties
,
et
l'azote
pour
'.,
:sòíxaí:lte.:..dix-ne�(sur
cent.'
.'
,
,
Te11'e
est
-la.
cempositionde
l'ait
dégagé
de
tout
autre
corps.
':
)f�is
:âans'
I'
at�os.phère'
u
contient
de�
vapeurs
,
des
miasmes
ou
,)_.,
.
des
gai,
qui
lè
rendent
plus
a?
moins
insalubre,
suivant
leurs
,
¡
prC)portion�.
Cette
ccnditioa
d'insalubrité
est
de
la
plus
haute
im-
",
e;'
�p:9rtance
à
étudier;
tant
pour
là
santé
des
hemmes
q.u�
pour
cellé
'des
animaux"
dans
les
campagnes
surtout. Les
corps
étrangers
à
l'air
'pur
contenus
4ans
I'atmosphère
sont:
la
'Yapeu�
d'
eau"
l'a-
'
.
cide
carbonique
,
-le
ealorique
,'
la
lumière,
l'électricité,
etc.
On
,
'",.','
'conçoit
'cl0Î1:c
que
son,
action
sur
l'économie
.animale,
comme
sur
Ies
végétaux"
.doit.ètre
modifiée
suivant
là
prédominance
de
l'a
¡
,
«-li,de
eárbonique,
du
calorique,
de
la
lumière,
suivant'
sa
densité"
�
"
i
:
...
�.�
e.
l
"':"".
�
)
v
-
.
�
�
i>
"
�
,
,
"
,
�'\
....
-
.
,
"
,I
I,
'
'"
/
f.'
.)
,\
"
Alli
"
son
humidité
,
sa
sécheresse,
etc.
Nous'
signalerons
les
mfluen
ces
que
la
présence
de
ces
corps
exerce
sur.les
animaux
comme
sur
les
végétaux,
en
traitant
de
chacun
d'eux.
-
V.
Acide
cor
}onique:J
A%ote:J
Calorique,
Êlectriéité:J
Humuiitë
,
Lumière,
-
-MiasmeS:J
Oxygène,
Séc�e1'esse.
,
)
_;
"
L'air
est.iucoloreen
apparencej
il
a
cependant,
en
masse,
une
nuance
bielle
qualifiée
par
le
nom
de
bleu
de
ciel.
Il
est
ino-
'
dore
quand-il
n'est
pas
chargéd'essences
odorantes;
il
est
sans
sauveur,
toujours
gazeux
et
très
élastique;
il
est
donc
compressi-
ble
,
sa
pesanteur
spécifique
est
'd'environ
huit
cent
foismoirtdre
qae
celle
del'eau
,
c'est-à-dire'que
le
poids
d'un
litre
d'eau
égale
à
peu
pr�s
celui
de
huit
cents
litres
d'air.
C'est
par
cette
pesan-,
teur
de
l'arr
que.s'explique
l'ascension-des
aérostats,
remplis
d'un
'
gaz
plus
léger
que
lui:
-
V
..
Aérostat.
"
.
La
composition
chimique.
de
l'air'
pur
ne
varie
pás;
elle
est
toujours
de
'vingt-une
partiês
d'oxygène
et
soixante-dix-neuf
d'a-
'.
zote,
dans
les
diverses
parties
du
globe
comme
dans
toutes
les
'hauteurs
de
l'atmosphère
où
il
a
·été
examiné;
mais
il,
varie
de
_
'
"
.température
,
d'humidité
ou
de
sécheresse.
La
quantite
d'acide
carbònique,
de
miasmes,
de
gaz
étrangers,
qu'il
contient
,_
varie
aussi
suivant
les
lieux',
suivant
les
climats,
suivant
les
hauteurs,
la
nature
des
lieux.oùton
I'étúdie;
l'air
est
chaud
dans-là
zone,
tor
ride,
au
niveau
de
la
mer,
et
sa.
température
diminue
à'
mesure
qu'on
se
rapproche
des
pèles
ou
qu'on
s'élève
dans
les,
hauteurs
de
l'atmosphère;
il
est
brûlant
aú
niveau
de
la
mer
à
l'équa
teur;
il.
est
glacial
sur
les
hautes
montagnes
couvertes
de
neiges,
de
glaciers
éternels;
il
est
plus
pur
sur
lès
montagnes
et
dansles
campagnes
où
le
-t�rrain
est
sec,
que
dans
,l�s
villes
,
où
il
est
r
chargé
du.gaz
des
immondices,
et
que
dans
tes
lieux
marécageux,
'
,
chargés
souvent
d'exhalaisons
miasmajiques
provenant
de
sub-
v
stances
végétales
et
animales
en
décompositíon
;
il
contient
-de
"
l'acide
carbonique
dans
-les
logêments
insalubres,
où
ia
quantité
d'air
respirée
est
insuffisante
aux
animaux'
qui
les
habitent.
-
V.
Désinfe.ction,
Respiration.-
.'
-
'.
'
,,"
-L'air
s'introduit
quelquefois
par
accident dans
des
veines
ou-:
vertes
pour
Ja
saign�e.
On
a
vu
des
personnes
malades
mourir
entre
les
mains
dU:
médecin
au
'moment
d'une
opération
p�r
suite
.
-
de
ce
malheureux
incident.
Le
même
fait
a
ét¢
observé
chez
les
';-
,
,
(
,
�\
'
"('
";
I
"
.
J.
i
,�
\
t'
, '
,
,
84.
"AIR
,':
';',
!
-
•
.
I'
(
¡"
�
.
,
animaux,
et
notamment
clans
le
cheval.iûn
peut
facilement
se
convaincre
de
ces
fâcheux
résultats-sur
un
animal
destiné-a
être
"f).battu.
On
lui
ouvre
la
jug¡p.laite,avec'une
flamme'ou
une
lan
cette',
on
Y'
insuffle de
J'air
au
nîoyen
d'rin
tuyaude
pliîme
ou
d'ull
chalumeau,'
et
bientôil'animal
tombe
et
meurt.
Sa
chute
est
qùelquefoís
instàntanée,
comme'
sa
mort
,
ce
qui
peut
dépendre
)
sansdoute
de
la
quantité
d'air.introduit
dans.la.
v:ein�.,
Dans'Ies
.oas
de
saignée
des
animaux,
on
prendra'
donc
gardé
dé
ne
pas,
laisser;
béante
l'ouverture
faite
par
Í'instrument
;
sans
cette
pré
caution
on
aurait
à
craindre
cet
accident.'
"
AIRE.
Emplacement
destiné
au
battage
des
,g�ains.
On
.choisit
pour
battrè
le
blé
une
surface
lillie
etplane
;
si
elle
est
gazonnée
on
coupe
J'herbe
le
plus
près
possible
du
sol
;
si,
elle
est
'terreuse,
(
'on
qat
la
terre
de
manière
à
la
rendre
dure et
unie?
L'àiré
à
bat-
,
tre
est
quelquefois
pavéeavéc
des
dalles-en
êerre.,Quahd'íé
ter-:
'rÇli�
n'est
pas
propice
à
l'établissement
d'une
aire
,
qñ'en'
forme
quelquefois
temporairement
avec
ges
madriers
et
dés
'planè:h.e�,
,
ajustées
eR
forme
de
plánç_her.
"
J:
'
,
'I,
'AIREt'LE
(mY1'tille).
L'airelle
est
ur�e
planté
de
,la,
famíi]e
des
bruyères."
Elle
pON�se
dans
les,
bois,
à
Fombré,
dans
les
lieux,
couverts
et
montagneux,
Èlle
fournit
un
petit
fruit noir
qui
lui
a,
.
fait
donner
le
nom
de
raisin
des
bois.
Ce'
fruit,
qQl
est
une
baie'
''tr:ès
colorée,
a
une
saveur
aigrelette
et
très
agréable.
Les
enfants
.et
les
bergers
le
recherchènt
beaucoup
,ef
en
apportent
sur
les'
,
,
,I,_..,
"
marchers.
.
"
,
'
,.�
,
, ,
l
J!'
1_
�
,
¡!
• \
."
•
AIRS.
Les
écuyers
appellent,
airs
de
manégé
les
différents
mouvements
àrtificiels
qu'ils
font
exécuter
aux
chevaux
dressés
à
cet
.effet.
A
l'époque
du
triomphe
dé
l'équitation,
ori
attachait
.beauceup'd'importance
à
'ce
genre
d'amusement
'èt
dedressage
du
cheval.
Aujourd'hui
on'
ne
s'en
occupe
guères
que
dans
1e5'
cirques,
'pour
amuser
les
spectateurs.
I
,
AISANCES
(Fosses
d.').
-V.
Latrines.,
1-
r
;
',l0
AJON'è.
Plante
ligneuse
d�
la
famille
des-Iégumineuses-
(\pa
pillonnacées).
Cette
plante,
qui
croit
spontanémen;
'dans'
le,s
Ian
des
,
'dans
les,
terrains
de
médiocre
qualité,
est
employée
ave�
,
.avantage
puur
la-nourriture.
des
animaux.
'On
la
çultiye
en
Bre-
•
'\
- ,
""
�
"
.�
I:)
.s
'
1
f"
•
i
1',,-"
/
•
,
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r
_l
..
J
,
,
"
,
,
,
.
I
t'
"\,;II
,
,
r
.!
j
;;/"
,'.ALB'
,
, ,
J
tagne
et
dalls
quelques
contrées
de'
la
Normandie
;
on
la
donne
aux
animaux
après
l'avoir
hachée
et
broyée,
et-
elle
.a
été,
consi-
dérée
comme
nourriture
de
bonne
q¡,uiÚté
pour,
eux.
L'e�
épines
,
dont
l'ajonc
est
hérissé
le
vendent
propre
fe
former
des
haies
de
clò
ture.
Dans
tous
les,
cas,
il
offredo
grandes
ressources
par
sa
rus-\
ficité
et
la
facilité
avec
laquelle
il
s'e:
développe
dans
les
mau-
'r
vais
fonds,
peu
propresà
la
culture
'des
autres
végétaux.
Sous
te
rapport
il
pourrait
donc
..
reridre
de
grands
services,
dans
les
pays
de
laudes
surtout,
où
les
�òurrages�
sont
rares
et
les
animaux
ché
'tifs,
parcequ'ils
-sont
mal
nourris,
faute
d'alimentation
suffisante.
,
"
¡,
ALA,MBIC.
Apparel]
:�mploy�
p(;)Ur
la
distillation.
L'alambic
'
est
compose
dèplusieurs
pièces
distinctes.
La
chaudière
OtI
cucur-.
i�iie
contrent
le
liquide-à
distiller;
cette'
partie
est
exposés
à
t.,.
l'action
directe
«u
feu;
elle
est'
surmontée
du
chapiteau,
.qui
s'y
'<
ajuste
herrnétiquement'et
fait
communiquer
la
chaudière
au
ser
pentin,
espèce
de
tuyau
en
spirale
plongé
dans
l'eau
froide
pour
faire
condenser
les
v;peuis
'qui
partent"
ªe
la
cucurbite.
Le
yase
qui
contient
l'eau
froide
traversée
parIe
serpentin
se
nomme
ré
frigérant.
�es
vap�ttr�
condens�es;Se
reI.ld�mt,
à,
l'état
liquide,
dans
levase
nOJ::ó.mè��(c:
píen],
ainsi
que
tous
les
produits
distillés.
Les
alambics
sont
employés
dans
les'l;aboratoires
de
chimie
et
de
pharmacis.
Leur
;,forme
comme
leur
�ptume
peuvent
varier;
mais
on
y
remarque
toujours
les
pièces
que
nous
venons
d'énu
mérer.
i[)�lIls'le
midi
,.
cohíme,
dans
tous
Jes,pays
.où
on
distille
les
liquides
spiritueux,
on
se
seY�
d'alambics,
pour
obtenir
les
al
,
, '
;),
-
';
!,1<
'
\
cools,
les
eaux-de-vie"
etc,
-
:
C;est
encore
au
ill9ye'n
de
cës
ins>trul�i�i�ts
qu'on
distille
les
dif
férentes
essences
ou
huilesessentielles
fournies
par
les
fleurs
ou,
lé�
plantes
qui
éD.
sont
pourvues.
_'
"",
".1'
.
'Â-L�INISME.
,Ét�t
de
certain's.
individus
appartenant
à
t�utes
les
races,
:et.
résultan!
de
l'absence
de
la
matière
colorante
de
la
'
-<
I
peau
et-des
poils.
Lès
animaux
attein.t�
d'albinisme
sont
blañc�;
l'iris
dé
leurs
yeux
est
rougeâtre,
ce
qui
fait
paraître
ces
organes
rouges)
COmme
ceux.des
lapin�
blancs.ides
souris
blanches.
Les'
animau�
'g�néralement
colorés,
comme
les
lièvres,
lés
lapins,
les
rats,
les
.oiseaux
,
peuvent
être'
atteints
d'albinisme.,
Ce
phéno-
_
mène-physiolQgique
est
considéré
comme
une
dégéné,rescènce.·
-,
'I
.
.
/
'
'r
85
•
,·�r.
<
t,
I
,
,
'.\
,(
"
,
.
86
ALB':
''\
"1_
..
L'albinisme
est
quelquefois
incomplet
et
partiel.
Alors
le
pe-
".
'lage
des
animaux
offre,
avec
sa
couleur
naturelle,
des
plaques
.
"
blanches
plus
ou
moins-étendues.
�
.
r
'
ALBINOS�,
Nom
"d'onné
aux animaux
�ttèi�ts
d'albinisme.
Il
y'
a
des
races
qui
semblent.se
perpétuer
à
l'état
d'albinos-,
comme
.
I
le
lapin
blanc,"
Parmi
nGS
animaux
domestiques
on
n'en
voit.
pas
d'autre
exemple.
Op
ne
peut
pas
considérefle
cheval
gris
.
comme
albinos,
pas
plus
quele
blanc,
qui
n'est
généralemen\
.
.
qu'un
gris
très
clair.
Dans
tout
cas,
'un
cheval
qui
serait
blanc
et
"
'qui
n'aurait
pas
les
yeux
d'un
albinos
ne
pourraitjamais
être'
I,
considéré
comme
tel,
pas
'plus
qu'un
bœuf'
niun
mouton.
La
còúleur
rouge
de
l'iris.
semble
être
un
caractère
spécial
aux
al
"binos,
comme on
l'observe
chez
les
lapius
,
les
rats,
les
SOUris,
.
,
'
' \
'\
'
,
blancs.
,.
.
ALBUGINÉ,
ÉE.
On
nomnie
albuginés,
enanatomie,
lë�'
tis�us'
animaux
qui
ont
une
couleur
blanche
plus
ou
nÍòins
nacrée.
Les
tendons,
les
ligaments,
les
aponévroses,
soñt
des
tissus
albuginés.
Le
blanc
de
I'
œil
est
formé
par
la
sclérotique,
qui
est
nne.
mem-'
,
branealbuginée.
Les
tissus
albuginés
forment,
dans
l'économie
animale,
des
cordons,
des
toiles
où
des
bandesplus
où
moins
lar
..
,
ges,
des
ligaments
d'une
force
de
résistance
extraordinaire.
Cette
�.,
force
d�
résistance
aux
ruptures
était
indispensable
à
leurs
Usages;
,
qui
sont
de
transmettre
les
forces
des,
puissances
musculaires
,
I
.d'ùnir
quelquefois
les
muscles
eux-mê�es
èo'mme
le
feraientdes
ligatures,
de-fixer
les
os
au
squelette
de,
manière
à
prévenir
et.
empêcher
leur
luxation.
-y.
Apo'f!évrose�
'�Ligament,
Tendon:
r
,
<,
f
,
AL�UGO.
On
donne
le
nom
d'albugo
à
des
taches
blanches
,p1us
ou
moins
étendues
qu'on
observe
sur
la
vitre
del'œil,
C�tte'
tache
peut
être
lè
résultat
d'une
contusiôn
ou
d'une
maladie
de
l'œil,
notamment
de
la
fluxion
périodique.
Dansle
premier
cas,
elle
peut
disparaître
facilement;
dans le
second;
elle
n'est
que
l'effet
dont
I_¡¡.
éause
peut
_tompromettre
la
vue
'de
l'animal.
On
fera
bien
de
porter
toute
son
attention
sur
ces
taches,
et
de
con
sulter
les
hommes
expérimentés
sur
la
matière.
'ò
i
e
:"
._
Lorsque
l'albugo
se
trouve'
en
face
de
lapupille,
il
peut
empê
cher
les
rayons
lumineux
de'périétrtlr
dans
'l'œil
a',un�
manière
directe.
Dàns
ce
cas,
la
vueest
nuageuse
,
èt
l'animal
est
souvent:
�
.
{
e
J
.
,
"
,.
,
l
,
,.
f
·f
•
t
,
"
.
,
-4tLC
,.
"SJ.
ombrageux,
parcequ'il
:ge
peut
pas
bien
voir
les
objets
poufles
',,'
distinguer.
Lorsqu'au
contraire-la
tache
blanche
est
sur
lés'
côtés
de
la
vitre,
lavue
n'en
souffre
pas;
mais
ondoit
tonjoùrsse
rè'n"
,
dre
compte
de
son
origine
pour
pouvoir.juger
de
sa
gravité.
Si
.un
accès
de
fluxion
périodique
ep
.est
la
cause,
le
cas
peut
être
'
,
sérieux;'
si
l'a{bù�o
n'est
,que
la
oonséquence
d'une
contusion,
il
"peut
disparaître
facilement,
sans
que
la
vue
en
soit
jamais
altérée.
;
I
'
ALBUMINE
(albumen).,
On
donne
ce
nom'
au
blanc
de
I'
œuf,
et
.
aux
autres
substances
qui
ressemblent
à
ce
corps,
dans
les
ani
maux
comme
dans
les
végétaux.
L'albumine
existe
dans
le
sé-
r�m.du
sang,
dans
le�byle,
dans
la
synovie,
dans
la
chair
mus-
>
)
culaire
,
dans
les
hùmeurs
de
I'
œil,
dans
"rIa
.lymphe.
,
On
Ia
"
trouve
aussi
dans
beaucoup
de
graines
farineuses
ou
oléagineuses';
et
dans
quelques
racines.
'
L'albumine
est
incolore,
insipide
et
visqueuse.
Battue
à
l'air,
elle
mousse',
.comme
on
peut
s'encònvaiúcre
lorsque
nos
cuisiniè
,
res
préparen
tles
œufs
àla
neige.
'Cette:
substance
est
sans
'bdeur:
Elle
est
soluble
dans
l'eau,
et
eÍl,e
se'coagule,
comme
lehlanc
de
'
l'œuf,
à
une
température
de
75
a)
7.6
degrés.
Elle
est
mucilagi-
",
,
,
neuse
i
adoucissante
et
nutritive
Dans
l'
œuf,
'.I311e
sert
de
nour-,
.'
riture
au
jeune
poulet
qui
sedéveloppe
avant
son
éclosion.
Qn'
"
l'emploie
sou,-ient
comme
agglutinatif
pour.ûxer,
affermir-des
bandages,
"9,ans
des
cas
de
fracture
des
membres'
des
animaux.
"
_
'
J
.'
•
ALBUMINEUX.
Un
''liquide,est
albumineux.
quand
il
contient
\,
,
.
de
l'
albumine
-;
Íl,
a
y
pour
caractère
d'
être
mucilagíneux
et
de"',
'
.
mousser
lorsqu'ilest
vivement
agité.
Les
albumineux
sont'
sou".
",
,
vent
employés
comme
'émollients.
"
"',
:.
',_"
.
>1
,'\
/Ò,
,f
ALBUMINURlE.
Lorsque
l'urine
des
animaüx
est
gluante,
al�
,
..
�,
,
';.'
'bumineuse,
elle
indique
une
maladie
vaguement
désignée,par
'le
,
\;
"
..
nom.
d'albuminurie.
Les
maladies
des
reins
,
ceBes,
de
la
vessie,
'�,
';/
.
oecasionhent
des
alhuminuries
,
lorsqu'elles
rendent
les
urines
i
"
gluantes."
'
,
¥
Ii,'
,',
I
J
ALCALESCENT.
Un
corps
l�ol1de
;
Iiqiiide
'011'
gazeu£",e�t
al-
,
:.
oalescent
lorsqu'il
contient
des
alcalis,
en
plusou
moiris
'grande
"quantité.
-
V.
Alc.ali.
'
1
"
)
A,.LCALI.
Corps
solide',
Iiquide
ou
gazeux,
qui,
mis
en
��ntacl
"._,
»,«
.
'�
_
..:>
,J
t ,
.J
"
"
,
'l.
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,fI
,
-:
�
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'.
�.
,
,
'f
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1,
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