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Dictionnaire raisonné d'agriculture et d'économie du bétail : suivant les principes élémentaires des sciences naturelles appliquées

Richard, Antoine

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1'1!ff) 63 /?J'c / f4e;o6Y ¡oGí - DICTIONNAIRE , ' .RAISONNÉ � . �j' ':� -. '. .:: rbRiCUl� .' r;:Y' _ • ,j . !. �""-¡:-'13LIorrECA- I JI.._.v � Î '" • � .\ ]:'rmarl. T_ -'-,----- I . \ )";resialg� J -,-- I ... � L "Ir- , t ./'fom"re __ , _"',..- ........... -- " _.-' "-=�� '\ ---� .- , -. '. " � l, �_)" '\ \. -. '.�. �. ,_ .�_.....--.- .. a, d* la Son. ae (lYP. -i'u)J:l.ET'lE, 8, r. Campagne-Premíêre, Parls, \ . 1 • It "" '"} , fi' \, " .' _), . " , ' . r ......... '''':' , " , , • 'DICTIONNAIRE RAISONNÉ . rD.' A'G'ItICULTURE fi J, ET D'ECONOMIE DU BETAIL SUJVA�T LES PRINCIPES ELÉM�NTAIRES DES SÇIENCE�,NATURELLES APPLIQUÉES Par A. RICHARD (du Cantal) CULTIVATEUR Ouvrage indiqué par M. 111 Ministre de l'Instruction publique au. choix des Instituteurs pour les élèves des écoles, les adultes, le. ramilles et les bibliothèques scolaires. . Honoré par la Société protectrice des animaux de Paris de la médaille d'or aceordée par le Ministre de l'Agrtculture ' pour les travaux utiles à l'élevage du bétail. I DÉFINITION DES TERMES TECHNIQUES D'AGRICULTURE ;'ÉCONOMIE RURALE, MUL'1'IPLICATIQN, PRRFBCTIONNEMBNT, HYGIÈNE� ÉLEVAGE, ACCLIMATATION DES ANIMAUX DOMBSTIQUES}; BTUDE DE LEUR BONNE _ET MAUVAISE CONFORMATION; CHOIX DES TYPES REPRODUCTEURS; LEUR INFLUBNC� SUR L'AMÉL"lORATION,DES RACES; ÉLÉ�IENTS n'ANATOMIE, DB PHYSlOLOQIB ANIMALE ET VBURTALE, -DE BOTANIQUE FOURRAGÈRE, DE ZOOLOGIE, DB PHYSIQUE, DE CHIMIE, D'ENTOMOLOGIE AGRICOLES, D'AÎt.'r VBTÉRIN.-\IRE, ETC., ETC. ' 3e ÉDITION TO'ME PREMr'ER. A-H \ PARIS· LIBRAIRIE HACHETTE 79, BOULEVAR-D SAINT-GERMAIN LIBRAIRIE DE LA MAISON RUSTIQUE 26, RUE JÁCOB 18;8'q , , A MESSIÈURS LES PROFESSEURS IlÉPA�'PEMEÑTAUX D'AGRICULTURE , .Messieurs, l r " -L'agrículture, vous -le 'savez, a touj?urs et "partout" été, considérée comme la base fondamentale de ra richesse des États, :et du bien-être de leurs populations. Cependant, dans, les siècles, passés" la science qÙi " pouvait la faire progresser n'a ,pas �té professè¿' chez nous. La Constí tuante de ï789, èomprenant, d'après les travaus des grands natnralístes du XVIIIe siècle notamment; les 'ress.ources infinies qne la natù;e dffriÍ, à'IiX besoins de l'homme, voulut les, faire étudier p.our' être bi�i:t exploi tées : ,elle classa l'enseignement àgrîoole dan's le prpgramme de l'Uníver- , sité en septembre 1791, afín defaire enseigner, dans I'[nstructíorî publique, la profession de l'agzículteur ª'U même titre qùe:les autres professíòns, La Convention, 'ad.optan,t Yopini¿fi de là Gon,.stitiI�nte;fit un àécret, te , 10 [uin 1793, peur réorganíser, le Jardin. des plantes de Paris: 0n lit dans ,I; ce décret le passage sùívant : «Le but pnincipat de cet établissement, seras l'ens¿ignement py-blfc de l'histoire naturelle prise dans toute 'sonjteridue� -'et appliquée, particulièrement, a faváncemeñt de - l'agi',iculture, dit com- m�rce et des arts. »' '. _ '. - , Les i'dées de la . COR,stituª'J?-te .et 'de la èonve�tion en fav�ur de.1'in dustrle agricole, la première, la plus' 'nécessaîre, la plus 'Péparf-_;� due de �ou!es ,les industries, furent reprises � la :révoluti.on d'e l.?48:'j\. peine arrivé au-mínistère, le ministre de I'ínstructíon publiquej Carnnt, � écrivit, les 26 el 27février, des.lettres aux recteurs deli académies et aù.> président de l'Institut, pôur lêur rappeler ce quí avadt été prescrit 41''u-, níversíté en 1791, et à l'Institut.epar, sa 10i organtque, .surl'üistructíon agricole j et la Constituante de 18(1.8 ñt la loí.du :3 oètobre, �ur l'organisa ·ti.ol!. deI'enséígnemént de l'agriculture à tous les degrés èn France . , ' J.e m'honoreraí.toulours d' aVOIT été, rapporteur- de cette loi dont( l' appl!-' , catüín fl,.oit âvoír de �i' heureux résultâts pour nôtre puissance nationale. ,L' > Aujourd'hui, 'messieurs; après avoir obtenu au' concours' les chaífes . que vous occupez, vous êtes éhargés par le gouvernément, de la Répu bliqy:e', d¡"�nseigíÍer l'agriculture dans les écoles normales pri-matrès, 'et' , dans nos campagnes, par des ,c.onférBncè$., c.onf.ormément à, la Joi du. '"> \ {lEI juiU'18"19, à l'esprit' du décret du 10 juin 1'793 ·et de la l.oi du . 3 octobre 18(1.8. ".Si p.ou,r'reII).i>.lir votre importante }rlissiÏ..on" il m' étalt p.o§7' ' . .síbfe de vous seconder par des, publications élérnentáíres sur, mon le étá't de' cultivat.evI' que,' dès mon jéurre â:ge, j'ai �ié appelé à pratiqùer,' " et que j'ai persévéré à exercer eu à étudier pendant teat le, C.oUI:S de ma s .víe; je serais heureux de vous preuver toute ma bonne volonté pour v.oús "être'utHej elle ne ferait jamais défaut pour indiquer avec vous, aux p.o� pulatíorrs rurales, -les moyens de fài:re multíplíer et amélíòrer les pro- duits du solde nutre c��rè patríe.' ' '. . Broyè¡¡;, mèssi�ur§, à tout mon dévouement poyr veus et voS. íonctíons., ' . RICHaRD (du .Cantal). .�j'" , l·� " INTRODUCTION '. 'J ,.' !'. , , • I' " L' étude -élémentaire des sciences naturelles, cq1!i ouvre d' ailleurs un si vaste. horizon à I' esprit du penseur, est nécessaire pour bien . comprendre les moyens raisonnés d'exploiter ,toutes les prcduc tians du' sol. Convaincu par expérience de cettevérité, J'ai con sacré ma vie 'à étudier .. ces sciences.ià examiner tout ce qu'elles ont d'applicable à l'agriculture. �abitué, dès n:t0n jeune âgedans la campagne, à observer Ia nature et les ingénieux moyens qu' elle' ' sait si judicieusement employer pour la multiplication'et la conser vation. des animaux et eles végétaux, j'ai cherché à comprendre les ': lois éternelles et immuables qui président à la formation de� pro duits qu'ils nous donnent. Toûs les cultivateurs éclairés devraient étudier èes lois, réfléchir sur elles et sur ëe' qu' elles prescrivent ; .1<" • ceux qui les ignorent ne sauraient 'profiter des ressources que Iéur connaissance approfondie offre à leurs.ínvestigations pour bien cultiver. Une longue observation des faits m'a d'ailleurs convaincu .qu'ils sont exposés à det déceptions; à .des résultats .riégatifs trop 'souventruineux dans leúrs travaux des' champs. .¡ Appelé en Í84'S à l'l�onneuF de. siéger aux assemblées nation�les' par mes compatriotes du Cantkl, je me suis spécialement dévoué, dans ces assemblées, à la recherchédes moyen,s législatifs qui pou vaient faire répandre dans nos éampagnss nnstrùètioIi profession- . nelle-de ceux qúi , y cultivent. Pour bien faire comprendre 1',Ím portance de' cette instruction, {ai voulu prêcher par l'exemple. .J'ai fondé à mon domaine de Souliard, que j'ai 'exploité .moi-même, une fermé-école conformément à la loi du 3 octobre 1848, loi dont j'ai eu'l:honneur d' être rapporteur à la Constituantè, :;tfin (fin struire, sur leur état d'agriculteur, les enfants de mes compatriotes , cultivateurs comme moi. J',âi tâché .de développer, de vulgariser" d,ans nos villages, lès idées que-j'ai .dû- cherd�er à produire sur cette gra�e question de notre prospérité et de notre puissance na tionales. Les conséquencesdeson heureuse solution peuvent �voir , -. " , I r, \ ' I, JI INTRODUCTION J. t, les plus grands -avantages sous tous les rapports. L' étude de l'ágri culture se rattache, d'abord, à ia moralisation des 'populatiops en attirant leur attention sur les admirables phénomènes de l'univers dont l' observation élève l' âme en occupant l' esprit qui en recherche les causes et leurs origines. D' autre part,-l' étude des r¿gnes de la nature, dévoile aux agriculteurs les ressources étendues et trop igno rées qu'offre à leur bien-être matériell'exploitation bien raisonnée de cesrègnes. J' étais d"autant plus heureux de me livrer à ce genre de travail dans les assemblées délibérantes, queje croyais lui de voir en partie ies marques d' estime et de confiance, que je recevais de mes honorables collègues, quelle qué fût d'ailleurs leur opinion politique. L' agriculture a le rar:� et précieux p�ivilége de rallier les hommes ' honnêtes de toutes les -opiníoñs. Chacun comprend , qu'i] importe de bien cultiver la terre, afin d' en retirer le plus de ,produits possible pour le bien de tous, e'onsoÍn�áte?rs ou produc- teurs. � \._ t Cette heureuse dispositionde l'intelligence humaine est facile à , expliquer : les -cultivateurs travaillent de concert- avec la nature, Lorsqu'i�s s.ònt irl�t�uits de manière à bien s'approprier les biens infinis qu'elle leur offre pour eux et' leurs familles, ils se placent 'à]l�dessus des 'disclissiQns trop souvent .passionnées.qui égarent les esprits en' les troublant, et altèrent même quelquefois les plus purs sentiments du cœur. Ces discussions divisent des hommes d'ailleurs " honorables, alors que le travail persévérant et honnête 'auquel ils se livrent paisiblement aux champs, les unit dans un intérêt com mun pour 'eux comme pour le pays, sous' quelque forme de gouver- , ñèment que èe soit, qui dahne l' exemple de l' équité, de la mo�aFté" du dévouement à la patrie. ' '. ,I' ï D'autre part, la science.de l'agriculturea un charmesecret. qui , . fait sympathiser ceux qui l'étudient et l'appliquént, loin de lès 'irriter les uns contre les autres, comme-lé fait Ia politique, La.troísiême édition de ce.Dictionnaire diffère peu des éditions � précédentes. Les doctr-i�es scientiflques qUE1 j'ai développées 'ne I '.sont que le compte repdu de ma pratique decultivateur-éleveur, I .a:�âprès les i9-diçatipns< des sciences ap:pliq�ées à ma profession. Or, comme ces indicationsont pour base les lois immuables de la nature, �es appréciations, ont dû être Iaconséquence � essentielle, , des' prip,cipes invariables que j'ai cherché .�·exposer de Iameniêre " I ' .. .. \, . ( � '·r , , , , .' , , ,. , INTRODUCTION ln 'l"� la plus simple et la plus íntelligible qu'il m'a été possible d'em ployer. je dois exprimer ici un sentiment de profonde gratitude pour l'administration de l'instruction publique. Non-seulement elle, a ,so�scrit à me:s modestes travaux sur l'agdcu�ture, mais encore elle a bien vóulu-les índíquer spéci¡ilementau choix desinstituteurapour les élèves des écoles, les adultes, ,les familles et les bibliothèques I scolaires. Elle leur a signalé ce Dictionnaire d' abord, ensuite mon livre qui a pour titre: �TUIiE DU C�IEVAL mi SERViDE ET DE' GUERRÉ,¡ á:(:1,près les principes/des sciences na�'1Xrelles appliquées à l'a ,gricùlturo, et mop VOCABUÚ:IRE AGRICOLE ET HORTICOLE, à l'usage " . des élèves des colléges et des écoles primaires. Ce témoignage de confiance 'et d' estime du grand-maître de l'U- ' niversité pour mes publications agronomiques, est, pour moi" une récompense dont je ne saurais assez apprécier le 'prix;' et je cher cherai à, ro' en rendre digne"en continúant mes modestes travaux de cultivateur l' c' e�t d'ailleurs .un devoir que je me suis imposé pour s-: le bien de mon pays et de ceux qui cultiventIa terre; jè le rem-. plirai avec dévouement. ' I . r: _ I - 'i J'ai aussi à témoigner ma sincère reconnaissance- à la'S'ociété ' " . .¡ I protectrice des animaux de Paris,' dont je m'honore d'être mem-: , bre r elle a jugé celivre digne de la médaille d'or accordée par le ministre de l'agriculture, afín 'd' encourager les auteursde travaux utiles 'pour I' élevage dû bétail. Cette industrie agricole, dont je me' "suis'spécialement occupé dans 'ce Dictionnaire, après l'avoir long 'temps exercee dans ma ferme, est l'une des pius importantes de F exploitation dusol. Cependant elle est loin d' être 'généralement connue comme .elle 'le mérite. .Quels services ne rendent pas à I'hommeles animaux qu'il emploie de tant de manières! QÙè -de viendríons-nôus sans ces indispensables auxiliaires de-I'agricul ture, de l'industrie et du commerce? Pauvres'bêtes, si soumises, si obéissantes, et quelquefois ,si' affectueuses po�r nOlIS.' Buffon. n'a- ' t-U pas dit en parlant du Cheval: «Se livrant S(:1,ns r,éserve,. neJ ¡" . ¡ 'i'efuse rien, sm.t de toutesses forces, s'excède'et même meùrt ¡, pour miiùx obéir? �. r . N'a-t-on pas vu de pauvres chiens r�fuser toute caressë, toùie ' nourriture après la perte �e leur maître, et aller mourir de dôu- ' lé,�r sur leur tom:bé? Peut-on, voir rien de llius touchari�, de plus ,," , , , 'I' 'I 1 I, (' , '.1 ' n , I " ....... , , }¡ , \ rv INTRODUCTION , , digne de notre compassion qu'un animar.dont l'attachement a été poussé jusqu' à ses extrêmes limites, jusqu' à la mort pour un maitre . 'n ' alme .. Qu'il me soit permis de faire.ici une réflexion à propos de I' es pêce cap.ine dans son attachement pour l'homme: . L'instinct de la maternité est, dans toutes les classes du règne animal, l'an .des plus �puissants., La nature l' a ainsi, :roulu, pour .Ia conservation de tout être vivant. On sait ce que font lés femelles, , " \. ,- . e • " en' général; 'pour 'protéger .leùrs petits et les défendre avec line énergie qu'on pourrait dire quelquefois surnaturelle, contre ·les ' dangers' qui 'leur semblent les menacer. 'Eh 'bien, on voit des chiennes auxquelles o� a enlevé Ieurs petits, témoigner ,2eaucopp . d'anxiété, de très-vifs regrets, une. amère douleur, par'des cris dèchirants, réitérés. Elles' cherchent par!out l�ur progéniture aimée, et elles font pitié à voir. Mais aprés un temps plus ou moins Jong, elles finissent far se calmèr . elles ne meurent pas ,; tandis qu'il n' est pas rare .-de voir mourir de douleur .des types 'de leur . espèce à' la perteide leurs maîtres, après-avoir témoigné leurs excessives souffrances. '. � ,. , . � Les Journaux rappelaient de�niè;ement 'encore lm nouveau' faít ,de cette nature, Un garçon boucher de Douai tomba. malade. Son chien ne vçulut pas le quitter pendant sa.maladie. Ce garçon :pou , cher mourut, Le pauvre animal le suivit jusque sur sa tombe, et .: ce ne-fut qu'avec peine qu'on le ramena à la.rnaisorr d'où il était, parti. Mais il put s'échapper, revint sur la tombe de son maitre, creusa avec ses paties un trou le plus profondément qu'il PlIt et.s'y coucha. On s'empressa d'aller le reprendre pour le soigner; mais . �,' 7 il-refusa toy.te caressertoute neurriturevIl avait reçu le coupmor-> tel: il mourut: . . . 'Co'mm�nt exprimer un pareil sentiment J'un pauvre animal pour son maître? Il ne peut plus le voir, le caresser, lui témoigner �so? attachement, et il meurt. '-; , ' Par reconnaissance' autant que dans-notre intérêt, nous devons . . )-.:¡...! • ) bien soigner.Ies anima-ux, les traiter, les' conduire avec douceur. . , Sans ceux que nous élevons, pas d' agriculture possible, partant pas . d� subsistance, pas d' éléments de toute nature indispensables à.� la :vie des peuples civilisés. Si ces peuples �taient tout à coup privés des àníniáúx domestiques, il¡¿ seraient tous condamnés à pé.rir de-misère, \ .1 -, -. "'- , ) v , ) , r . t '" '\ I,NTRODUCTION T Pendant les longues annees que j'ai passées à cultiver et à éle ver des .animaux soit de travail, soitde rente, J'ai toujours veillé. ' avec la 'plus scrupuleuse attention à ce qu'ils fussent non-seule- , . ment convenahlement nourris, 'mais toujours conduits avec dou ceur, jamais traités durement, pas même en paroles -grossiêres, .:f - Aussi, dans-mon élevage de 'Bœufs, de Vaches, de Taureaux, de Ohevaux, de Porcs ou. de .Moutons, n'ai-je jamais eu' un animal me chant, dangereux, comme on le remarque dans des pays, où d�s bêtes sont maltraitées par ceux qui Ies-condùisent ou les élè- vent. . Si oh caresse les animaux, ils deviennent caressants eux-mêmes;' - ils le prouvent eI! léchant les mains de ceux qui les soignent, en Íes: suivant partout. D'autre part, ils leur obéissent à là parole, sans avoir besoin de les contraindre, Ils répondent quand on les. appelle' par leurs noms; ils exécutent Íes ordres, les mouV:eIÚents comman- dés, etc., etc., toujours soumis sans jamais se révolter. Et comment oser alors les. maltraiter, l,es faire souffrir ï C' est c�iminel! C'est , offenser le Créateur, . .s'il a donné à: I'homme l'intelligence, Ie génie . pour soumettre à sa domination tant .de créatures, qui lui sont si inférieures, .l'homme ne doit pas maltraiter d'innocentes' et pauvres' bêtes. S'il en-a fait. ;e'g esclaves 'sí utiles, il. doít �avoir que comme lui, ces esclaves vivent, sentent, et lui prouvent qu'ils sont affectueux .. Au lieu de les martyriser, il doit au-contraire leur être reconnaíssant . du bien qu'ils lui forit, des ríchesses qu'ils luí, procurent >par leur travail. ou l,eurs produits. ,'., Quels services ne rendent .pas aussi les .oissaux insectivores en , détruisant.les insectes nuisibles à.I'agriculture. Que' de ravages ;I causent.trop souvent ces insectes dans nos récoltes sur pied ou en magasins !' Dans up.e propositionrque je :fis à rassemblée nationale," le 31 mars lS49,.pour,faire étudier les moyens de destructi'òn des insectes nuisibles, fave,ais établi, d' aprèsdes recherches nombreuses . r da�s les travaux et' Ies .calcùls fàits à ce sujet, que Fagriculture française perdait pour deux centcinquante à trois cents millions de . _ � francs par' année au moins pat' suite des ravages des insectes. :.y oye� ce .que nfo faitpas perdre aujourd'hui à Ia France, pour, Iá -vigne seulement, le Phylloxera. ' . , . Nous devrions considérer comme un devoir impérieux de pro tégor les oiseaux .ínseetivores et favoriser là multiplication de ,ces'" . " " -, ' . / . ) . i' • l,. r 1, YI INTRODUCTION. . Les ravages causés à. I'agricultùre par les insectes nuisibles ont pris, ' depuis quelques années, des -proportions véritablement in- .quiétantes. ' , . '\ ' M",le ministre de fagrlculturê' et M. le 'ministre de I'intérieur m' ont fait l'honneur' d; appeler mon attention sur ce regrettable ' , état de choses, don.t l'une 4es causes principales est la dispárition, ou tout au moins -la diminution" d,u,noínb�e des oiseaux i�se,9tivores. Cës oiseauxs-quisont les gardiens naturels de nos récoltes et les plus précieux auxiliaires de:rragrlculte'ur, sont èependant ,pr;squ8' , partout traités €in enne,�is; le èultivateur,' oubliant les services ,: íñeessants qu'ils rendent, he 'voit que les �ég�ts qu'ils commettent; I' I'enfant poursuit leur 'destructipn soit en Ieurtendant des piéges, , soit en détruisant leurs nids, et.ces alliés, (;j,ù,e les éirangers vien- I) ,. " I ' nent nous àcheter pour les acclimater chez eux, disparaissent peù :" apeude nos càmpagnes., 'f ' ::' ' Plusieurs cirçulaires ont dejà été adressées.à MM,.' les inspêc- , / - , , " , , ' graciètrxpretecteurs de nos biens, en empêchant là destruction de le�rs nids dans nos campagnes. On pourrait même établir des nids artificiels, dans des lieux convenables, comme on I'a déjà fait �vec succès dans divers endroits'.' " , , " '. MM. Ies ministres de l'intérieur et €le l'agriculture, convaincus ' ie la nécessité' 'de favoriser 'Ia multiplication des oiseaux insecti vores dans l'intérêt de 'nòs récoltes; e\ par conséquent de la ri cheese nationale, <mt attiré l'attention du ministre de'l'instruction ' publique sur la; protection des animaux utiles, Dans son' dévoue ment au- bien, l' administration de l'enseignement' public ne pou vait manquer-de prendre en haute cónsidération les observatíons qui.lui 'ont été faife� sur' cet important sujet; et çonnaissant. la grande influencé qu' elle p�t exercer par le corps enseignant dans nos campagnes, pour, protéger les .peÍits oiseaux et leurs familles , \ ' � . � -' "/ dans leurs nids construits avec tant de soin,' la circulaire suivante' fut adressée, à la date du 31 mars i876, à messieurs l�s pré- . , fets � . , { 'I • ,.j' , Ministère de' l'ùJstr'uction publique. ' " i � I .... • " .' r , " Pa�is: le 3i mars i876. Monsieur le Préfet, ( . , , ( . , ", , " l' , " . ( ( , " + ¡, \ IN'1;,ROI?ueT�,ON VII ' teurs d'académie, et de nombreuses notes ont été insérées au Bul letin administratifpar mon ministère, afin d'arrêter 'cette destruè- ' tion ; néanmoins, je,me fais un devoir 'de répondre ap: désir que m'ont exprimé �es collègues en réclamant de nouveau le coq- , cours des institúteurs, ,,' ' Je votis prie, en conséquence, monsieur le Préfet, d'adresser des.instructions à'tous les maîtres-de votre département, afin qu'ils' , apprennent .à leurs élèves a distinguer les insectes, nuisibl�s d�,s " insectes utiles à I' agriculture, à,t qu'Us, encouragent ces enfants il'- détruire les premiers, à protéger les seconds. " ¡ -: ' , r Ji fa�t aussi que/les instituteurs, fassent comprendre "aux 'enfants, , qu'ils nuisent à l'intérêt même de leurs familles en détruisant les ¡ nids et,' en agissant ainsi, ils se montrent aussi imprévoyants qu'in- 'F �grats. On devra.ien même temps, leur rappeler qu'ils s'exposent à '/' 'dèS peinessévères. La lai' du 22 janvier 1874, qui complète, en la modifiant, ceÜe du '3 mai 184i sur la police de la chasse, donne, en effet, aux préfets, Ies pouvoirs nécessaires pour prévenir la des tr�ction des oiseaux ou favoriserIeur multiplication. ' Des 'arrêtés' 'préfectoraux ont été pris à cet ;effet, et les personnes qui contre viennent au� dispositions de �,·ces arrêtés, sont passibles d'une,' amende 'qui varie' dé 16,'à 10,0 fnancé. (Art .. U de la �oi, du 3 mai 1844.), 're ' , Les iiístituteurs devront aussi,' à l' occasion, rappeler aux pères . de famille que, s'ils se font-à èux-mêmes.un .tort considérable en Iaissant détruire lès riíds, Íls sont responsables 'des 'délits que leurs enfant's mineurs pourraient commettre en l'espèce.' • , '�'aj9uteb�i que, dans quelcues communes.que je' 'pourrais, citer, I des.institutéurs ont e1,1 l'heureuse pensée' d'organiser ,p�r�i leurs • , él�ves,' 'des sociétés protectrices dès-animaux utilés ; ces sociétés ont renda'de grands services, etje verrais avec .plaisír leur nom,- bres'augmeníer, ' �," ",',.'. ; ¡. J'attache, Monsieur le Préfet,J�:phis sérieux intérêt àI'exécu- =, tion de cette circ{ù'aire. . " ", I ,i . , 'Le ministre de l'instruction publique, . W 4D:QINGTON. '. . • v, . ,�e Cl'oÚ utile de reproduire à l'appui de ce document un p¡¡.ssage I d'tm livre dont.I' auteur a cherche à fairetant de bien par ses �r!j.-' < ¡ ) �.,. . � .t. � I.' .." ''i. r, ' ; " 1. I 1 ' JI -. í ¡ , \ , / , ' VIll INTRODUCTION - , , vaux sur les études de la nature. J� veux parler d'Isidore-Geof- fròy Saint-Hilaire, dont la perte prématurée fut .aussi regrettable pour le pays que' pour la science, :qu'Il enseignait avec éclat, au Muséum d'histoire naturelle et à Ia Faculté dessciences dé Paris .. Dims'son savant ouvrage sur l.'�ccÍimatation et la d¿IÍlesÜca�ióIÍ' dès animaux utiles, 'il < ne pOllvàit manquer d\) parler àe; oiseaux' insectiv�res. Il place' au premierrang ces oiseaux, pour protéger nos récoltes contre les insectes qui les ravagent, Voici ce qu'il a dit en parlant 'des espèces utiles dans 'nos' champs cultivés: « Áu ",« premier ring de ces espèces, ennemis de nos ennemis, honnêtes I , ) ... \. « travailleurs à notre profit, sontles oiseaux insectivores. Rares.,. , , ,en ,hiver, car peu.d' entre eux vivent sédentaires dans notre pays, ,J • « la nature nous les envoie en apQndance au retour de, la belle « saison, au moment même où les insectes, pullulent de toutes/ .; « 'parts autour' de nous; ils arrivent pour ep' réprimer les do!ri�' • .« mages, et, sans eux, comment y párvenir? Leur arrivée est donc « chaque .année un bi!énfait póur; l'agriculture ; on tes traite « comme s'Hs en étaient Ie fléau. Les ùns sont détruits pàr pré « jugés:" qu'un Engoulevent; qu'un. 'Scops (variété "de Chouëtte) ,« soit aperçu, chacun, dans nos campagnes, s' empressera de le ; poursuivre comme un animal malfaisant, et l'agriculteur, dont « l,e fusill' a atteint, est" fiel' de p,lác'er sur' sa porte les trophées « d'une victoire dont ses moissons payeront bientôt le' prix, D'au:" « ires, que-le prêjugé laisserait vivre, Ies Traquets, les Rouges « Gorges, les Bergeronnettes" et jusqu' aux 'chantres de nos bos-' «', quets, .la- Fauvette et le' Rossignol 'lui-même, tombent en foule « comme de menus gibiers pour l�: table où ils figurent plutôt « qu'ils ne .sont utiles. D' autres, enfin, comme des Hirondelles, « sont abattussans même que' leur mort offre cette minime-utilité. « L'oiseau atteint, 'on ne daigne pas même emporter le corps, ou sí * on le prend, c' est pour le jeter presque aussitôt. On l'a tué pour « le stupide plaisir de le fuer, rien de plus. " « 'La science a rnanifestement' Ici lln gr��ld 'devoir, à re�plir·. ' « celui dedémontrer I'utilité. de ces' oiseaux et .dé tallot d'autres . e espèces 'diverses, .qu'on massacre tout aussi aveuglément '(I}. :. . - I . " " 1. AccÍîrnata'non et domestica.tïQn des animàu.fx; utiles, par' Isidore-Geoñroy Saint-HiÍâirè, 'p. H9 et suív., líbraírie de la rue Jacob" 26., ' ",,' " • t ,j .. � , - INTRODUCTIÒN En faisant eonnaître son opinion sur les services rendus par les oiseaux/insectivores, Isidore-Geoffroy Saint-Hilaire s' est [ait un devoir de citer les utiles travaux-de son .savant collaborateur, M. Florent Prévost, sur le même sujet. Ces travaux furent cGm:-' muniquès à l'Académie des sciences, à la Société 'Centrale d'âgri-, culture et� à la So'cieté protectrice -des animaux (le Pa�is. Ces réu nions, appréciant l'importance des recherches de' M. Prévost, en encouragèrènt'la continuation.par leur approbation 'et des recom- o I � " pe�s!3s.' ",. ' " On n' a généralement peut-être pas, assez réfléchi sur l'impor- tance de l' œuvre dont, s' occupent les sociétés protectrices des ani- ' maux, chez diverses nations de l' ancien comme du nouveau monde, avec autant d' abnégation que de dévouement au bien public. Cette œuvre se rattache, non-seulement à, une question d'intérêt maté- riel en favorisant Ia multipli,c�t�?n de la production animale et son ,'o a,melioration et en protégeant la productionvégétale contre les. ,: ravages des insectes- par �a protection �es 'oiseaux qui les, détrui sent; mais ellé,contribue.à la moralisation des populations. L'err-' fant élevé à 'être doux et compatissant envers les animaux, .est mieux disposé à être compatissant et doux envers ses semblables: , La brutalité, la cruauté, partent d'un príncipe �brutissant, odieux ; � .� . les- conséquences qui eni découlent sont toujours ignobles, révol tantes 'p0l'lr la conscience .humaine, quelle que 'soit la nature, des , victimes' qui ont le" malheur de Ie,S sûbir. ·l¡.es en préserver est un. ; I devoir imposé 'à l'li'óínme pa� son'propre intérêt; et il doit le rem- J plir pour son bien-être même. . . La Société .protectnce des animaux de París, qui a été présidée par un des [urísçonsultes les plus illust;es de notreépoque, M. Vàlette, de l'Institut, p�of�sséu.r à l'École de droit, a été reconnue d'utilité pùbli� ! -que. Les ,services qu'elle rend chaque jour, le nombre de ses adhérents, qui s'accroît d� 'plus en-plus, les"sympathies et l'estime dont ell� ,esí entourée luí ont, vahl cette distinction, d'ailleurs s� bíen méritée,' en . France; comme chez lès autres nations, av'èc. lesquelles 'elle est 'én rapport. , f,.· . J'ai cl.écÜé ce Uvr� aux instituteurs primaires. Les éminents services qu'ils rendent au pays, en instrnisánt Jle§ . enfants dans nos campagnes, peuvent faire juger de peux qu' on doit attendre de leur ititer:v'e�tion pour l' exploitatio,u_ du soi;, s'ils " .\ , , IX \ , s- " \ r; 'I che�chent) à .enseigner à leurs-élèves des principes d"agronomie, et leur forit comp;end;e'les, avantages dë leur applicatíón. L: étude élémentaire des lois 'de lanature nous'fait.conuaître ces principes.' malheureùsement encore trop ignorés de notr:e population'' rurale. Les' instituteurs de n'Os villages"généraI-ement recrutés dans cette \ popúlation, contribueront, avèc'f�uit, if;{ �nfaire comprendre l'im portance et à les, vulgaris'et. Av'an;t cl' allèr aux ëç0Ies':�orrn'al�s, " pour devEjI).ir:'iRstitùteurs', ils onteultivé, (lans leur jeune âge, avec Í'�u:r:s paI¡e�ts' ; fi' étant pas étrangers à la pratique de l'agricuitlire, ils cornprendrònt plus fa&ilem�nt· les théories ,d'hi�toir� n¡¡;tur�eU�� 'a�ricQla que j' ài dé�iel�ppées, d€! là rÙ�nière l� plus sim:,pI.e, �a pluS, , succincte et la plus é1éme�taiiè; 'pour les' rêrî:dre aussiárrteJIiglbles: _ 1 ,!lue possible.. Gultirateur,IDoi-mêII1�,j'ái pàssé'm'a :yie à, étudier 'mon rué�i.er; "à y ré:íI:éqhir. :J"ái la persuasion 'que je' s�rai.e� com-:-, ' .; , munauté .d'idées, ,avec1 tous, ceuj; q�i' ont ,cu�tivé'l sur/beaucoup, de " " 'faits' dont ,j' ai cheFché?�à 'donner 'l',expli�}i.tion. Jè Sl1>1$ .d' l't1,lt�nt ,p�us àútoris'é 'à 3,v,01.'r ,�ette, opinion, 'q;ue j' �i, conpn, ,un . .inspecteu� ,o dísti,ngué- d'iastructioa primaire 'd'�'nil'On ap',cindis¡;,ement" aùt�u.r 'ri un 'bón:lnanueJ èlémetïtaired'agrçnomie utile d!lllS Ms '�coles fl�' , viHagè; a: autre part, j'ai visité, mm loin e de, la fénme . que' j'ai Iongtemps cultivée, 'deux instituteurs s' occupant avec.intelligence, ' -, et �1,lCy�S de botarüqù�, s,�_ns' négliget § aillegrs 1eJ.rs"" ,ro�ctio?s ' : :scolaires, qu'ils ont r.emplies' dignement. Tar examiné;' chez, <i'Ú'X, ' ¡eups colleetion\s de�pl,ante� Bien 'clesséés par falUi�les': n:atut'elles� , ,d'apr,ès ,hl; méthode de, Jussieu, et, j.'ai trouvé leurs herbiers; bien, tenus, bien consérvés., On: ne saurait, assez féliciter ,ces 'instiiut'eüi's.: ' ''cl; empi0yer 'lèsdò'i�irs' <lúe leur â0nnent�lÈ;s moments où.l�s, enfants' > . :à,e sònt pas' à leur éeol�, pour �tudieF,une'scienGê aussiutíle qu'a- > " 'grélJ.blet PQU� lè CtlJ:tivai�ùf �éclairé., Ces' deux dév<,?_ùé� tnaitr�s " , d:.'�.cole de vinage ont fait, -de pl!;ls,' de,s collections de m:inêralogí� " .' s )e1' de' Z�0¡0gie locales" c'á �ui' indique,' chez e�x, lil� goû! �atuJ1�l, -, I, pour d�� études u,tile's aux 'agric)llte.ur.s àurmilieu desquels ilspas", j sênt leur -ire.' Quel 'pien feraient .les institùteurs daas nos- eampa- e è � 'gnes, en>in�pinant le goût de ce \ráv�ií int�Uectp�i aux enraJilts des . tinés èomcie eux à rester' aux champsj ,l�s,uns' pour l�t cuiüver, les atirres pour'y exercer d'autres métiers"! """, �:' , " ' J�' dnmáis ,encore un tròisi¿�è i�s itutear, ancien! élève 'de la . _ <.... . :it. • � f ,I" t:' ferD;le-éeole 1que, j'.avais fòndée à men domaine p'e Sòuliaed ,; � r, fi . ». : ,.', -;i -\¡, "oi .,,"'( -l,. \ .t:;;._ , f 'I , '- ./ INTRODUCTION .J XI s'occupe avec succès de jardinage, à côté 'de la ferme où' les pre miers éléments de la culture maraîchère lui ont été enseignés. J'ai visité son jardin, bien tenu; malgré ses/modestes ressources d'inflti-' tuteur primaire: Ct!ltiv�nt( l�s légumes ,ordinàires du pays, il €\n importe' de nouveaux pour en examiner les qualités, les adopter, s'il y a lieu; e� .vulgaríser l� culture de ceux qui peuvent a'ug- menter les ressources du jardinageloèal. Ces ressources; si pré- ' cieuses dans nos campagnes, sont malheureusement encore trop méconnues; et cependant, le jardín n'est-il pas le gardé-manger " permanent du village ? N'est-il pas', en même temps, .le marché d'approvisionnement de légumes, marché que la nature tient sans' cesse à la disposition de iá ménagère rurale, qui y trouve toujours à cueillir" pout préparer le modeste repas de sa laborieuse e� hon�' . , nête famille?', ' 'f e En 'conférant' sUF-l'utill�é d'enseigner l'histoire de .là natune dans I'ínsiruction, publique, ce 'qui d'ailleurs a 'été compris de tolit temps, mon ' savant, ami le docteur Auzoux, qui,�par ses importants travaux d' anatomie' clastique, a si-bien facilité l'étude ,des, sciences naturelles en reproduisant aye� autant de fidélité que d� précision les organes si variés de la vie dan,S l'homme, comme dans Ies animáux et les végétaux, me fit connaîtrele fait suivant: . Un instituteur primaire de Marbœuf, canton-ciu Neubourg (Eure), avait du' goût pour les sciences naturellës; il itudia, chez Altzou;X, . , ...... \.: '-,-., ( à St-Aubin d'Ecreville, I'anatomíe et là physiologie comparées au 1 " inoyei des píè¿esprépar�es à,èet effet, Plùs tard, l'ancien institu- • teur de Marbœuf fut appelé, dans diverses villes, pour y faire des' " :� conférences, très-suivies et três-appréciéès.: j'en ai lu lé compte ,I 'rendu dans plusieurs journaux -de Normandie, spécialement dans , ceux de ',ffonfieur, de Bernay, de Lisieux; etc. ; partout on. s' est félicité de cet enseigiiement, de la lumière qu'il a répandue, et qui li' , , a contribué à moraliser, les populations en les instruisant sur les œ�vres si, bien ordonnées du Créateur, dans I'organisation+des animaux et des végétaux. t ' OIl¡ a lu dans des journaux que le Comíce de SainJ .. Dízlér (Haute .. Marn�) a décerné Un� médaille d'argent 'et une �atífièation: à l'instituteur de Hoche-sur-Marne, pour son enseígnement agricole ét pour les heureux résultats que cetInstítuteur a obtenus-dans la protectíon des oiseaux , .utíles à l'agriculture. Ces oiseaux dévorent �les ínséctes qui causent � � � .' /' , � . , J' ' , 'I , ' ' I,. , / ,> ( , ¡ , j e r I' r . l"� XII I' INTRODUCT_ION parIeur voracité,' tant de pertes quelquefois 'dans nos récoltes de toute nature, dans nos arbres fruitiers comme partout où ils peuvent se multi plier, Les oiseaux insectivores seuls, le' plus, souvent, peuvent .íruc- r ,tueusem;nt 'concoiIrir à nous en p�éser�ê� sans íraís. '" " Je suis persuadé que dans nos campagnes, les ínstítuteurs qui confor- , - _"';... .r � , , , '} mé�ent à la loi du 16 [uín 187� doivent désormaís enseigner l'agrícul- turè dans Ie'S écoles de nós villages, c_eux surtout qui auraient du goût pour Ies sciences naturelles applícables àl'exploítatíon du sol, les efltdie-: ' ratent et chercheraient à en Vulgariser les principes, non 'seUlement ' dans leurs écoles, mais encore chez les agriculteurs. En agissant ainsi, ils ccntrrbueraíent ,acti�è¡:nent, aux progrès agricoles, en éclairant les laboureurs sur des éléments d'agronomie raisonnée qu'ils ignorent. Le grand R'ati1;aHste únné a dit ayec-, ralsoú ,: L'agri'c�ttu_re', n'est que la connaissance des tr,ois ;ègnes de la nature-dans 'ce qu'elle a , " ,\, d'applicable aux moyens de rendre la vie humaine plus heureuse àpasser, I;Uen n'est-plus rigoureusement exa�t �ue cette ,<Ùfinition. bn bon agrí- I' culteur doit avoir des notions élémentaires pratiques sur le règne mi néral, en ce qui se rattache à l'apprécíatíon -des terrains variés qu'íl.Ia- ' bou�e, afin de pouvoir_juger de leurs qualités et .connaître les moyens de les amender au besoin; il doit posséder, sur le' règne végétal, des i ' � � ..:!l ,- connaissances necessaires pour �uger, de la nature aes plantes qu'il cul- tive, et savoir comment, elles végètent, comment elles produísent, l. suivant les condítíons de sol, de climat, dé saison, etc. ' ' Enñn, da�s le règne animal, un 'airicplteur ne doit pas ignorer ce qui est relatif àla question des animaux domestiques; il doit savoir dístín guer-Ies bonnes -ou mauvaises- qualités de ceux dont il se sert pour ses , travaux, ou qu'il élève, soit comme animadx de rente Ci),' soit comme animaux de ser'vice'dans l'agriculture, l'industrie, le commerce ou "far- J" ,... _.,....,_ -- mée. La, question , du bétáil est line, desplus ímportantes à .étudíer, sous � -" . I ...... ¡ � • quelque point de vie qu'on l'envisage; elle est cependant, de tous les sùJet� relatifs à l'exploitation du sol, run' de 'ceux gui sont > le - moins' bien' connus: Nous ,en avons la preuve dans les contestatíonsmceseantës qui se ,rlilproQ�isent depuis des siècles ¡;úr les moyens de ' perfectíonnet les ra-ces; suivant les besoías de la çonsomgiatíon, l�s ressources dont , - , - , . ' ¡ " i. En "agriculture on nomme-animaux 'de rente �éux qui, 'u'étan'{pas �mployés>,' \ aux travaux des' fermes, sont .èlevés comme, produit des exploitations. ":-_ ,�/ _. • r- " " • � ';- ., ¡ � , � 1 '" J' " (' t INTRODUCTION xm on peut disp.�rser' pour leur élevage, "dans les diverses loca- " lités, ete., etc. Kai beaucoup étudié, dan's ma pratique d'éleveur, cette grave , question de zootechnie si importante pour nòtre .richesse et notre force nationale, et j' ai cherché, dans ce dictionnaire, à l'élucider autant qu'il est permis de le faire dans un. Iivre élémentaire qui 'exige lé laconisme, Toutefois, j'ai fait,' sur I' espèce chevaline et les haras, un livrespécial , Il sera peut-être-possible de trouver, dans 'ce travail, "qui en est à la' cinquième édition" bientôt épuisée, " quelque-s -dévelcppements qu'il n' était pas permis de donner dans des articles d'un dictionnaire relativement abrégé. " L' agriculture offre donc, à celui qui l'exerce un vaste champ ,', d' études à l� fois théoriques et 'pr'àtitll:tes, puisqu' elle' a pour objet' , I'examen des éléments de, Ia création terrestre, appropriés .aux besoins permanents et si variés de la vie de I'homme ; et cependant,' v a-t-il, dans lès diverses industries exercees chez/nous, une pco-¿'. fession qui,'malgré sa grande importance, soit moins bien.étudiée, -dans toutes ses branches et ses détails, que celle qui s' occllpe de la culture générale, de notre sol? Si nous .en cherchonsla cause, nous la trouvons dans l'insuffisance d' études élémentaires ayant pour objet les sciences naturelles qui doivent .éclairer nos populations runales sur leur métier (V. Muséum.), ' Qu'on ne p�nse pas; toutefois, que je veuille voir les agriculteurs dèvenir de savants naturalistes, Je, n' ai j amáis rêvé une, pareille chimère; mais jë me suis convaincu, dans ma pratique, qu'il im- r portr quecelui quiveut diriger, avec fruit, le travail des ouvriers ..:._ agricoles, ait des notions' élémèntaires suffisantes 'sur la science - ' dont il doit journellement faire appliquer les 'Principes dans 'ses ' cultures et dans I'élevage 'de son bétail. S'H ignore CeS principes, , il ne peut pas raisonner les opérations auxquelles .il se Iivre aveu glément; suivant une routine souvent vicieuse qui le domine ; il ne , > , peut pas juger aye� connaissance 'de., cause des procédés qu'il emploie, et .quí doivent .quelquefois varier d'une minée à-l'autre, �uivaDt-les circonstances ou les ccnditions imposéespar des �'vé;. ,'I nements fréquemment imprèvüs. -, ;, � , , 'Buffon a dit,' en parlant, de la manière 'd'enseigner l'histoire i 'naturelle aux jeunes gens: « Unè étude même légère de l:hi� 'e toire naturelle élèvera leurs idées; �t leur donnera des connais- , , " . -; " -r- ' , , ,{ .' , r " :X;IV JNTRODUCTIÓN J' , , « sanees sur une infinité de choses quele commun des hemmes « ignore, et qui se trouvent souvent (llans les usages de la vie. » :Qette idée du grand, peintre. -de la nature ne devait pas rester dans l'oubli. Le 13 'ventôsejan X, le gouvernement ordonna à l'Institut de faire connaître la marche du progr¿s des sciences en France comme à.I'étranger, à partir de 1789. Les sciences, disait- , -on 'alors, excluent les rivalités nationales; en�s� sO,ni ·la pr�priété œmmunè du genre humain. La générosité française voulait rendre justice, avec 'ímpartialité, auxtravaux scientiûques de toutes les," nations, s�ns distinction de race ou de I patríe s �'était une des gr'â�� des et belles idé�� philanthropiquès de cette' époque. Les say ants �ui répondirent alors au vœu du gouve�:Q.ementl chacun dans sa spécialité, furent Berthollet, Chaptal, Cuvíer,' Desfontaínes, F'our- I èroy, Geoffroy Saint-Hilaire, Guyton, Hallé , Haüy, de Jussieu, .Lacépêde, Láplaee, Parmentier, Olivier, Ramond, Rumfort, Sil- ( \ vestre, Tessier, Thouin, Vauquelin, eté., Toutes les 'connaissances' de .1' esprit humain, possédées par. tes savants, furent. e�aminées avec soin dans leurs développements progressifs r' 'physique, 'chio: mie, mathématiques, minéralogie,' géologie; botanique, zoclo- 1 I • • • . gie.. etè. ; toutes les sciences qui se-rattachent notamment à la con- naissance des trois règnes de' la nature et peuvent être appliquées aux arts, àl'industrie, à la médecine, à I' ag{icultq.re, à la techno logie générale, furent étudiées ; tout fut examiné avec Ie plus grand soin pendant plusieurs années. 'Le: 6 février 1808" Georges' -Cuvíer présenta au gouvernement, sup cevaste �uje,t, .au nom. de la; classe des, sciences physiques et mathématiques del'Institut, un , rà:pp.ort resté célèbre dans les annalès des sciences dont.I'enseigne-. ment avait déjà reçú une si vivé impulsion -depùis la "fiil' du dix -e, • huitième siêclèf Dans sen-travail, Cuvier. disait à propos dé I'agri-i � culture, aprés avoir parlé dé .la manière dont l' enseignement des \ autres professions avait été compris et organisé: « Des écoles d'a- . « griculture et de technologie, (il@!llJlléterai�n,t '�ie grand système , (\ ¢ d'instruction publique et étendraient, d'une manière indéflnie • .: I'inñuence bienfaisante des sciences sur his professions utiles • .: Ci est un o oj et que l' on ne peut trop recommander à lar scllics- , c' tude du gçuverneraent: » • �' ," �( . . Eli faisant ressortir l'importance de l'étude de Ia nature.er; gé néral et des' œuvres du Créateur dans leurs, détails, )le mêníe au I " INTRODUCTION r, - teur ajoutait: < Ce serait une �rreur de cpo!re, à l'inutilité de ces e premièressemencesjetées dansl'esprit des enfants. Outre faug e mentation des ,cha,nces pour procurer un jour des savants habiles, v « elles serviraient aux jeunes 'gens qui se proposent d' exercer des ,..' ¡ . I . . « professions utiles, en éclairant leur esprit et en le remplissant « d'idées �t de faits dont ils pourront à chaque instant s'aider dan� « les travaux de leur état. » ' TeHe'étaitl'oplnion 'si bien fondée de l'Instit�t SUT I'influen¿¿ . des sciences appliquées au bien-être physique de I'hommé,' On aurait pu ajouter, sans crainte de se, tromper; qu' en faisant con- <, naître les .raerveilles de Ia création à 'ceux 'qui neles ignorent que 'trop� leu�' âme s' élèvera 'avec enthousiasme vers le divin auteur ' de ces œuvres admirables; ils pourront ainsi juger, -avec plus de' discernement, de l'immensité de sa toute-puissance ét de sa bonté infinie pour ses créatures. Dieu a mis à notre disposition toutes Íes richesses 'que nous 'PO�V(:ms désirer pour no'tr"e horiheur; il nous a, donné I'intêlligence pour étudier les moyens de les bien utili- sel': Cependant, noua'n'apprenons ni à les bien connaître, ni ,� les bien exploiter: une telle insouciance ne nous rend-elle' pas, aussi coupables envers 'le Créateur 2 'qui nous comble de tant de biens 'ignorés, qu'envers Rous-mêmes, qui'"' négligeons, de' nous �nstruire pour les apprécier et les, ,utilis,�r pour 'notre bonheur I ' • commun y, ' " ,_ , , J • , Des notions élémentaires d'histoire naturelle relatives à I'agri- r 'culture; données.par les instituteurs aux enfan,ts des écoles primaires et aux adultes, dans les cDurs qu' on leur fait àux v:illages, attire-: raient leur attention sur le, savoir nécessaire 'aux agriculteurs p'our,' bien, cultiver. Si tous ne profitaientpas au même degré de cet en-, seígnement, il se trouverait cependant; parmi les auditeurs, des jeunes gen(întelligents " et ,labori�ux"qllÍ doiíneraient de bons exemples,' en appliquant plus tard, dans leurs cultures, ce qu'ils' auraient.appris àI' �còle primaire po�d�ur profession d'agricul- . teurs; leurs succès attireraient l'attention ; on finirait par les imiter dansles contrées qu'ils habiteraient, et.peu' à peu, un grand progrès agricole-en serait la conséquence pour le 'bien ge tous. . ' , L'observateur jùdicieux qui étudie Ía cause ,des développements " liie !a prospésité et'dé Ia puissance de'S nations, trouve que ces dé':., veloppements sont-toujours en raison dà la part que le savoir spé- , , , b xv '>. ( >, 'I , ' XVl INTROflUC'Í'ION , . �ial prend à lesprovoquer. Il n'y a pas d'exception à cette r,ègle; " . } elle est absolue. I ' . Pour e�' être �onvainéu, nousn'avons qu'à �xaminer la marche dè l'esprit 'humain dans -tous les arts, soit libéraúx, .soit méca- J' � .�' " I· A \ • J '\ niques-partout, daus le passé comraedans le présent. ,En France; les sciences mathématiques, physiques; chimiques¡ la te�hno' logie générale, la mécanique, certaines> branches des sciences naturelles, parmi.lesquelles, notamment.vla minéralogie et la géo logie appliquées à diverses industries, .ont rapidementfait trans-, ' former leurs productions, en indiquant les.moyens de ies 'augmen-, ter et de les perfectionner. Sous ce-rapport, nous avons obtenu plus. de SUCC6S depuis la fin du siècle dernier, époque où I'enseigne- . ment général des sciences, appliquées -ou spéculatives reçut .une SI vive impulsion chez nous; qu'on n'en avait réalisé depuis l��.temp� les plus reculés; il n' est pas' possible de nier cetté vérité.' Nospro duits indüstriels actuels', les prix auxquels ils sont liv�és à la \ '\ cònsommation, la célérité 'de leur niode de fabrication par les � ma chines, leur .multiphcité, la rapidité' de leurs transports par terre ou par eau, 'cèlle des relations entretenues d'homme à· hornilla, de nation à natiòn, à travers les mers òu les continents, au moyen, d'e' la vapeur ou- de I'électricité, tous €les progrp.�, comparés à ceux des'temps.antérieurs à ,tlotre époque.me -permettent pas �e moindre doute sur 'ee que j'avance ici. Dans-les expositions publiques de l'industrie et.du comméree, co'mme dansl� moindre magasin de nos villes, nous en trouvons la preuve ma�ériell�; et chaque jour, 'des ,,',découv81'tes nouvelles; des inventions �ussi ingénieuses qu'inatten dues, faltes, soit dans les laboratoires des sávants,,' soit dans les ateliers si .bien dirigés 'de nos manufactures, fournissent sans cesse des moyens nouveaux de 'perfectionner les procédés de fabrication, - eede les' activer. Remontezà la cause de ces changements avanta geux que vous admirez, vous là'trouiVerez dans le génie des inven teurs fécondé par l'enseignement des sciences spéciales. 'Sans le concours de ces sciences, l'homme le plus ingénieux, privé de l� é lément scientifíque indispensable -à'la mise en œuvre de sa décou-. verte, n'aurart pu l� faire, réussir à -son gré, quels 'que fussent 'd aillèurs les efforts de son imagination" parce ·que la lumière " spéciale à sa profession lui aurait manqué pour le' diriger dans son �avail. . • I � I , - , , -'. f \ '\ , , / .' ) L IN:rRODUCTION xvu , > \, Mais si nous admirons tant d'heureuses transformations, sí rapi dement obtenues, darii> Ies ateliers de l'industrie, manufacturière éclairée par les sciences spéciales, nous sdmÍnes loin d' avoir re- , marqué les mêmes changements avantageux, la ,m.,ême m�rche, progressive dans les ateliers de J'industrie agricole, et spécialement 'dans I' économie du bétail, sí-importante cependant p'our notre ri chesse 'et notre ferce nationale. Sauf quelques, trop rares excep tions, heureusement observées au milieu de notre nombreuse p,opu lation rurale, exceptions qui donnent raison ,à ee que je dis ici, 'nos, agriculteurs'n'ont pas 'été généralement. assez éclairés sur les scien ces spéciales à leur profession, comme les industriels I' ont été dans r Ieurs procédés de fabrication et.de perfectionnement des produits fournis au commerce; là est la principals cause de I'inférioritérela tive du perfectionnement .et de la multiplication des produits de notre agriculture, comparés à ceux de notre industrié manufac�u riêre. On ne J'aurait être assez convaíncu de cette vérité, et' il importe de remédier à cet 'état de choses aussi préjudiciable à Ia prospérité qu' à la. puissance de notre pays. Si la multiplication et' le perfectionnement des produits de notre industrie agricole s' éle vaient au' nivealí: du perfectionnement e-t de' la multiplication ,des produits de notre industrie manufacturiére (etce serait possible par up. enseignement serieux deI'ggrieulture), quelle nation au :mQnde .pourraít être relativement plus péupiée, plus riche, plus, ¡ t \,., I' • \ prospère, plus ,pui�an:te enfiri:ml:e la nation franç,aise ? Laïertilité ,d'� S\),Il sol et sdn, heureux climat; soit sur le continent, sòit en Afr� 'que, ne lui offrent-ils pas tous les éléments matériels de prospéritJi ' qu'on puisse désirer l \li L'agriculture, a' dit avec trop deralson . Isidore-Geoffroy Saint-Hilaire, a depuis-longtempsperdu sop. droit ' d'aînesse, et les arts on,t tour à tour pris les devants sur elle.:» «Ò» , Dans nos-villes, dans nos c�ntres industrials, l'ouvrier de Ia ma- nufacture a �a facilité de suivre un enseignement, mis à. sa portée et gratuit, suc.toutes les, connaissances relatives. à son- art. Ici,' on, I lui apprend du dessin; là, de I' arithmétiqug, de III 'comptabilité; de, Ia géométrie, des mathématiques; aillè�!s,,-:de" là physique, de Ja:: . chimie, de la technologie élémentaires, même de l'économie polL-' " tique, de l'hygiène" de 1\1. médecine usuelle! Ouelqueïois aussi , on- lui enseigne la musique, p0'\ll' 'lui procurer des distractions agréables quandil ni est pas au travail. Les' orphéons, Ies sociétés , -,' . ') � -, ) .t: ", I (', - ", " , i ,\ , 1 I xvm INTRÒDÙCTlON . d'harmonie, 'Organisés parmi les ouvriers dans plusieurs villes. .sont Ù� exemple frappant des résultats qu'on a ainsi obtenus pour leur bien-être moral. La musique, en effet" est un art dont, les , charmes adoucissent les mœurs,' établissent des relations sympa- \ thiques entre, ceux qui se réunissent, pour le cultiver ou pour 'en jouif, et il-procure aux ouvriers" pendantleurs moments de loisir, un moyen salutaire de se délasser. de leur travail. ' ' y, Si vous voulez être convaincus du .dégré' d'instruction' profession 'nelle des ouvriers de l'industriè manufacturíêre, allez dans les usines; conversez avec eux, avec les contre-maîtres surtout.rvous ' " serez étonnés de la lucidité, comme de la justesse de leur raison nement; sur.les opérations qu'ils exécutent chacun dans sa spécia- \,. [lité. ( /, :b'autr� part, l'atelier, à.la ville, 'est une véritable école profès sionnelle m�tuelle, ÓÙ 'les travaill�urs conversent, en faisànt leur' ' ouvrage, sur les cours gratuits qu'ils vont- suivre hors de leur jour née de labeur. Ces' travailleurs' s'instruisent -ainsi mutuellement sur leur art, et non-seulement ils en 'raisonnent juste, mais all , moye� du savoir spécial qu'ils ont .acquis, 'ils parlent de .la cgmpo::. sition ët de la bonne ou mauvaise' nature des matières qu'ils traí- � tent, et dont ils savent apprécier les. qualités, J'ai pu' me con- , " , vaincre, dans mes voyages, deIa réalité de ce que je dis Ici. Je puis doncI'affírmer. " � Observe-t-on, chez l'ouvrier de l'agriculture, le même-savoir sur sorï.métier ï Tr9uve-t-on,' chezlui, le raisonnement qui. explique les.çpérations qu'il exécute, comme chez I'ouvrierde Ia.manufac tutet Nullement, parce qu'il n'a pa,s été-éclairé, élevéde manière , ,à réfléçhír, à raisonner sur ce qu'il pratique machinalement et SU!-' vant laroutine trop souvent aveugle danslaquelle il afaítson appren-, tissage de cultivateur.Allez demander, comme je l'ai fait bien sou vent moi-même, à un ouvrier .quí laboure aux champs, quelles sont les bennes conditions mécaniques de sa charrue ou de, son araire, pour faciliter son travail e,t le rendre meilleur ; iñterrogez- .Ie sur la n:iiu.}'e de' son attelage, 'spr les. bonnes ou mauvaises-dis-. positions de la conformation, des animaux qui le forment, pour être' " bo�s: travailleurs; sur les soins hygiéniques nécessairès, -pour tes < conserver en bonne condition de force, et de santé; sur la composi tion, du sol exploité et les éléments qui peuvent lui manquer pour , <.. INTRODUCTION XIX êtrA en bon état de fertilité; su; les moyens d'amender ce sol ap' besoin; sur le meilleur assolement qui peut lui '.convenir; .pour donner les récoltes les plus abondantes possibles j consultez-le sur' les -bonñes .conditions de germination et de végétation des grains qu'ïFsème, des plantes' qu'il repiqué, d'e l'arbre qu'il émonde ou. 'qu'il greffe, sur les influences.que peut exercer, ,eri agriculture, I' état. varié de l'atmosphère, celui des saisons, du climat, etc. j il vous regàrdera; ébahi; s�ns vous comprendre, sans répondre à vos questions. Très-rarement; et par exception, vous pourrez être satis fait. Pour mon compte, je ne l'ai jámais étécommeje l'aurais désiré, , soi! dans' mes voy�ges faits pour m'instruire sur mon métter de culti vateur, soit dans ma ferme, en cultivant moi-même avec mes ouvriers. " -. Et cependant, Ies beaux résultats isolément provoqués par l' ap 'plication d'es sciences spéciales à quelques br�I}ches de 'l'industrie agricole, prouvent qu� nous pourrions obtenir dans celle-ci .Ies avantages observés et généralisés dans l'industrie mar:ufactu�i��e. En agriculture, la même cause ne produirait-elle pas 'les mêmes conséquences que dans l'industrie, dont les ouvriers ont été instruits , s�r les' opérations qu'ils exécutent r Si la lumièÏ-e éclaire la marche , " à suivre dans toute profession, quelle que soit sa nature, l'obscurité " rend' cette marche incertaine, _téné breuse, r�ltinière je elle l' entrave ' '( au lieu d' en faciliter les développements.. les progrès.' Elle fait I plus: elle est uri obstacle aux. ínnovations fructueuses, quand des essais imprudemment hasardés par des mains inhabiles' ont non seuleñient échoué et occasionné' des dépenses inutiles, mais - encore, causé des pertes. Dans les lieux où ils .ont été faits, ces' - essais malheureux sont des' occasions de, plaisanteries, dè raille- ries, de lazzis, et les laboureurs en concluent qu'ils ne peuveut mieux opérer qu' en suivant leur routine séculaire, religíeusèment o?servJe par eux commepar leursprédécesseurs. \ L 'instruction proíessiònnelle seule pourra indiquer à nos ROPí.L lations rúrales les moyens d� se procurer un bien-être, là où l'igno rance ne leur a: -donné que pauvreté et misère, malgré leur travail 'digne d'un plus heureux résultat> Nou� en trouvons toujours Ia . preu ve partout où nous voulons la chercher.' � Cette preuve; ne l'avons-nous pas dans lestravaux de l'illustre nanîraliste Daubenton 'sur I' acclimátátion et le perîectionnemeni" du mérinos en France î Fendant la dernière 'moitié 'd� siècle der- J . { �, . -. /, .... , I xx , , , INTRODUCTION " nier, ces travaux ont été :une source féconde de riche'sse pour notre industrie, comme pour l'�gricuiturè dans les pays d'élevage do ce , -précieux animal importé d'Espagne. Cette preuve, nesetrouve-t-elle , pas encore dans les recherches de- Parmentier sur la nature dutu bercule alimentaire qui porte 'son nom' et sur les 'produits variés , , qu'on en retire, soit 'pour notre nourriture et celle des animaux que � nous élevon's" soit pour I'industrie ; qui oserait contester aujour . d'hui l'utilité de la parmentière î et cependant, ne fut-elle pas re pousséé avec mépris, 'pendant des siècles, par I'igncrance Ia rou I tine-etI'aveuglement! On la consid�ra:it comme indigne de paraître sur nos tables, et tout au plus bonne à être donnée-aux pourceaux. ,(V. Parmentière.s - , _ '- Si '_!lous .voulons Itv0ir une juste 'idée __ des' 'ressources immenses que nous offre l' art, de cultiver la terre, ce premier des arts qui nourrit les peuples, contribue à les moraliser et }èur fournit-tous ' les éléments matériels nécessaires àt leur existence, nous n'ayons , ' \ ' , ,9,u:à consulter ,les ouvrages des, agronomes ,qui, c�e� toutes ,Je�'na- .tions et dans tous les temps, ont étudié et sígnalé ces ressources •. Parmi c�H quiont l� plus. cherché 'à les faire connaître chéz no¥s� nous pouvons cirer d' abord. Olivier de Serres. En, dédiant, enIôûû, son Théâtre d'agri(Jultu�� et ménage des champs à Hen;i IV, il ' lui disait :,« Vous parler q' agriculture, 'Sire, ci' est vous parler . d� (�vÙS affaires, _.J_'esp�re, donc que vous rp:écouterez av�c indul- , <f: gence. » L� roi-populaire, qui voulait voir chaque. oultivateur -x mettre la poule au pot ehdque dimcmche, promit d' écouler-l' agri- Ot culteur, du Pradel. Il tint parole \ en favorisant -I'agriculrure.xet, .sous son inspiration, son ministre Sully disait: labourage et pas;' ) �auraf)e eont les deux rna�èlles de l'Étâ__t.' '1 , Plus tard, Duhamel du Manceau, I' abbé Rozier, André Thouin .. , qui eut pour protecteur-et pour maître l'immortel naturalisté Buf fo�, Chaptal, . .1'_essier, Gilbert, H,�z�r-d,pilve�tre, François de Neuf-, ' _châteá,u-; Bosè, etc., auteurs d'ouvrages importants, nous ont ditce que peut faire l' agriculture pour le bonheur de n-o!re pays; Mathieu , de Domhasle à .Roville, Bella à FGrignon,. Rieffel à Grand-Jeuan l'ontdéinontré en fait, dans leurs écoles d'agriculture et pàr leurs élêves.. Les travaux'.de chimie appliquée à I'agriculture faits, en ' - �,' .'1 '. ,..¡: " j � I en France, par Chaptal, Pá;yen, Boussingault, Cailiat,--Girard-in, Grandeáu" etc .. ; ceux de Lieblg en Allemagne � les œuvres d' Ar- . "'" ',' I .. <> 't f ,- /' :- ',. ,...," 'I � �, . � ,'.. , " " í; , , /- , ) I .- , 'l «, ,l , I , ¡. ,.' " -�. ( f . INTRODUCTION XXI ," thur: Young: de John Sínclaír en Angleterre, de Thaër en Prusse, de Fellemherg en Suisse, et de tant d'autres savants dans I'aneíen et le nouveau contínent, nous ont prouvé aussi quelles richesses nous offre r ( , . l'exploitation'du sol judicieusement conduite, , , De tout temps, on a compris la nécessité d'enseigner l'agricultu�e; ja- ' • , • I ,"', mais on ne l'a contestée, partout er toujours on l'a reconnue ,;' p'ourquoi faut-il que, jusqu'à ce jour, l'instruction professionnelle du eultívateur .� -__. ,t . . '" ait été si généralement rrégligée dans notre beau et fertile pays de • J. ' j France! Pourquoi avoir refusé aucultívateur et à son ouvrier, à la cam- - I , • pagne, l'instruction professíonnelle sí libéralement donnée, à juste titre d'aílleurs.rà l'industrie et à toutson personnel qui travaille d'une ma- o ,r \. .: , � nière s� bien raisonnée et avec tant de succès dans les usines! L'agrícul- téur est-il moins utile <DIe le fabríoant ? Est-il moíns dígne.. pat son .ca- 1_ , . ractère pomme par ses travaurvde Ja sollíóítude de l'autórité, pour avait été ainsi trop abandonné à, la routine, à l'Ignorance de sa 'pro�essioD:? . ' . Et qu'est-il résulté' de cet état de chòses dans-nos campagnes? Il 'en est résulté qué lorsqu'ùn� famillí de labourè�s a pu acquérir un pel¡ � . . d'aisance par le travail, l'économie, et souvent par des prlyatíons, elle a t.YÔùlu, faire ínstruíre, sur autre chose qúe l' agriculture, '1' entant- qui à. fait preuve d'íntelligence à l'école primaire, Qlielqueiuis'ie curé de sa. ',� paraisse luí a enseigné un .peu de.1aÚ:ri: pour le' mettre ensuite au collège. " -Quand il y a terminé ses études, ses parents, _n'ayaht pas assez de' r" r ' .' ' -'" ' fortune pour lui faire suivre dansdes facultés, les cours nécessaires pot¡í' devenir avocat, pu médecin, o� notaire, etc", il ª quitté sa 'f�m�lle pour aller chercher une place on ne sait où ; et Dieu saít's'íl l'a 'trouvée tou jours ! Il�a cru, comme 'ses parents, qu'un pëude latin et de grecle con duirait. à, la fortun,e, et il s'est trêuvé d�ns"la misère, s'il, ne s'est NS li -yre à quelque métier pour vivre; ét quel métier. quelquercía t Dans "ce 'cas, h quoí lui" ont servi son grec et son latin;.il aurait pu faire up. bon: , agriculteur s'il avait été instruit dans une' école d'agriculture : il' aurait pu ain�i dévenir producteur habile; au 'li�u (l'être consommateur trop souvent désœuvré, et se créer au village une existence heureuse dont il � I "I :I est loin d'avoir [oui à la ville (1): .' , 1. A l'appui de ce que je dis ící, [e 'signale uti fait dont Jlai été moi-même témein en Auvergne, il y a quelques années, \ " . . . . , �'étais.ilUX eaux thermales dn Mont-Dore, avec M, Hedel, recteur de l'Académie de , CI�rmon!-Ferran!Î, Dans l'hôtel 'o�' il.Iogeaít, un jeune apprenti cuisinier �'avança, , respeotuèusement vers lui, en costume de cuisine, et lui demanda comfnent 11 S8 . , , " .' ,) I , .l ; I / XXII Il\TRODUCTION í, . , Malheureusement, li la campagne! on acru que pour être agriculteur" on n'avait pas besoin d'instruction professíonnelle ou autre, et l'ona dit, en parlant d'un enfant destiné à exploiter le sol, qu'il en saura toujours bien asse; pour être cultiuateur, Et c'est surtout dansJes pays les plus arriérés,en agriculture et lès plus. pauvres, que ce préjugé a existé.! Sous �. , - . sop. influence, les jeunes gens intelligents et instruits n'ont pas voulu rester laboureurs, et leurs parents, auxquels-on a laissé ignorer les res- , . '" ' sources offertes par l'agriculture raisonnée' et bien pratiquée, ont été les premiers à leur con�eiller de ne pas .cultíver 1� terre, d� prendre un \ autre métier, ou d'aller chercher une place ,à la ville. Ei comment faire progresser une profession privée de l'unique moyen de la perfectiomier et ainsi 'abandonnée 'à l'incurie .d'une .��tine 'séculaire L . . \ .' Il Y avait là une lacune qu'il importait, plus -qu'on ne Croit peut-être; (" de combler, dans l'intérêt bien entendu de notre pays, dans celui de sa , " torce; désa prospérité, comme aussi dans celui de' sa tranquillité. " Il Y �vait mie injustice à réparer enve;s n�s populations des Cam- , - ' .pagnes. Si on veut y fixer la: jeune populatíon íntellígente.: on <toit lui procurer-les moyens de s'instruire sur son métier, comme on les a pro curés a!!x populations urbaines pour s'instruire sur celui qu'elles exer cent dans leurs .díverses industries .. Les -enfants de nos cultívateurs, éclairés sur l'art' de bien cultiver la terre et sur leurs devoirs de bon¡" citoyens, ne quitteront pas les champs, lorsqu'on leur avra bien fait connaître les ressources qu'ils offrent à 'ceux qui savent les exploiter ' ) - ,"\ judicieusement. Les ouvriers, 'mieux dírígés dans leur travail, ferónt ' produire plus de reve�us à la terre; ils pourront être ainsi mieux rétribués, et resteront au ,village, au lieu d'aller s'eníouír dans la ville où ils deviennent trop souvent, hélas-l- un 'embarras dont les 'consé quence; so�t quelquefois déplorables. On le voit, surtout, dans des temps de secousses politiques et commerciales où le 'manque de travail' dans les usines .. engendre la misère pour les malheureux qúi auraient toujours , , J eu de I'occupatíon dans les ateliers de l'agriculture. La' terre en, oñre , portait: « Vous me connaissez donc? lui dit le recteur,": - « Eh I mon Dieu oui, j'ai I'honneur de vous reconnaître, monsieur le recteur r Il y à 'deux ans, j'ai' été » reçu bachelier à l'Académie de Clermont. Depuis cette époque, j'ai vainement » .cherchê une place; èt comme je ne puis pas 'vivr� sans travailler, je me suis fait » apprenti euisinier : là cuisine me donne, du moins, le pain que Virgile et Horace » .n'ont pas pu me procurer. • . " ,� Que de pauvres bacheliers cherchent-vainement encore, chaque jour, des placei, qu'ils ne,trouvent pas! Que deviennent-Ils j . . , ' o, r"- • . , I - I " , , '\ '_;/ INTROD'UCT!ON XXIII sans .eesse' à ceux qui savent exploiter ses ressources Yiîtiées et infinies. Là, peint-de ces grèves périodiques qui troublent la société, Inquiètent l'industrie, par suite le commerce, et sont aussi nuisibles aux gré vistes, que dés�str�uses pour les localítésoù elles prennent naissance. Le gouvernement, je le sais, et spécialement les administrations, de l'instruction publique' et de l'agriculture, y réñéchíssent sérieuse ment; elles l'ont prouvé Rar 'la' fo�datïon des chaíres départementales I d'agriculture. L�s professeurs qui' occupent ces chaíres, nommés au concours, ont commencé à fairé con.naître les heureux résultats de leur enseignement pour les progrès de notre agriculture. ' . ,'A la révolution de février, 1848, M. Carnot, nommé ministre de l'ins- ( truction publique, écrivit immédiatement' aui recteurs des acadé�ies . r J I , en leur disant : Les rèqlements relatifs aux écoles primaires ont rqngé I'a-, griculture parmi les objets de leur 'enseig,nemei'!l ... il- entre.dans lés inten- Or' � , .' �!, • I. tions du gouvernement' qu'ils le soient de la manière ta plus sérieuse; etc. , .M. Carnot adressa en même temps une lettre à M. le président de l'Institut pour úiÍ rappelf_lr qne ce ' corps-savant devait nommer tQus:le� . I . aus, conformément à la loi organique .de l'ínstltut, vingt citoyens au concdurs>,pour voyager et faire des observatíons relatives à ragri�ul- ture tant dáns les départements de la Bépublíque qu'à l'étranger." .' La ConstÚuantè de 1848 avait si bien comprís cette- grave qliestlon de richesse nationale, que pour amener sa solution, elle ñt' la- 'loi du 1-' , 3 octobre. D'après cette loi, chaque arrondissement devait avoir une fermé-école. L'enfant du cultívateur pouvait aller s'y instruire au 'métier qu'il doit exercer en sortant de l'école primaire. Cette ferme-école était l'école' prímaíre de l'agrlculture. L'apprenti devait y apprendre à .raíson- , nér [udícíeusement sur les opérations culturales qu'on lui. aurait faít -:I , ... " exécuter suívantle mode .d!l culture spécial à chaque localité. Après trois . ans d'apprentissage, il était pon oiivríer cultívateur, et les élèves Intel ligents pouvaient devenir de bons contre maîtres dans nos fermes. Ces contre-maîtres, dont l'industrie 'manuïacturíère est .1 bien pourvue, manquent à l'agriculture. S'il en existe quelques-uns, íls sont trop rares. Au-dessus de la ferme-école, on devait �rganiser un enseígnernent secondaire de I'agríçulture. Les établíssements où .devaít avoir lieú '- . cet enseignement, prenaient le nom d'écoles régiona:les,.et devaient être fondés dans chaque région culturil�' de la 'France. On 'sait: '!lle, chaque, contrée a une culturespécíale lTIli 'doit. être en harmonie, soit avec' la nature de son sol ou 'de son climat, soit avec les .bé- I') ', , " , .1 .c ) '\ .. , t . I XXIV INTHODUCTION soins de la consornmation et avec les 'éÍébôu:�hés. qui �ùi sont of- ferts', ' " ".' ¡ / �. . ;', � Enfin, pour couronner le-plan général de l'enseigneinenii de l'a griculture française, il devait y avoir urt enseígnement supérieur '.' cet .enseignement fut créé ¡{ l'institut agròndmique de Versam�s . ,'q�i, par ses domàínes, ses jardins et ses bois; offrait toutes les rés:' . sources' matérielles nécessaires' à l'enseignement projeté. L'institut àgronomiqua 'de Yersail¡�s pouvait être considéré comme étltpt "l' école normale et- polyteclmíque de l'agriculture. On devaity en .seigner tout. ce que la science g:énéraie de Ia nature a de plus élevé " ,I dans, sop, appliçatien à 'toutesJ�s branches 'çlè f' art' de cultiver- la' t��re', et d' exploiter' les produits alimentaires òu industriels qu'elfe nous foù'rnit.' , f On a orgànisé, à la fln du, dernier si��le, uBe_éc�le polytechaiqae , ': pour ,lnst'rùire le� jeunes gens qui �e destinent- aux divers, services publics dans les arts, dans l'industrie, dans, l'armée; dans la ma-' -rine, dans les ponts et chaussées, !ians .les' mines, jusque élans Ies manufactures de tabacs; Ion sait d' ailleurs quels services cette écal€) J a rendus' à Ia France, dans toutes les professions oli ses élèves ont été appelés à appliquer l,�ur, sci�nce, Pourqûei .ne pas avoir une ! éeó�8' a'u', même 'gèí;lre polir I' ag'rièuHure, re premier comme lé plus'ancien, le, plus utile comme le plus com'p�.ique, le plus étendu 'et leplus indispensable' de tous les 'arts, celùi qui offre le plus de rressources; qui proJguit les rië�es�es lesplus solides; qui Qcc:upe)e . plus de bras, qui fòupnit les matières premièresmanufacturées dans, \ les a:teli�'rs dès autres industri�s, après nous avoir pro�ûré nos SUQ sistânces! Est-ilIogíque, est-Il'confèrme à la raisonrau bon sens, . ", ,\ , � aúx intérêts' bien entendus dà pays, d'avoir instruit nos jeunes gens sur .. tous les arts .et métiers, sur toutes les sciences, excepté sur là profession la 'plùs im:p"ortante, la plus rép�Rd�e de toutes, ?e�lé : qui, pour être 'bien exerGée', exige le plus de ccnnaíssancës variées; .. puisqu' elle embrasse I' étude de tôus les règnes de' Ia nature dans _" - ... ce c¡.'u'i�� -ont d'utile au Men-être �âe I'hurhanité? Q.Ilelle' est la ' :' .r conséquence de.ce fait anormal pour notre pays? Cette conséquehée J est que dans l' exploitation 4,e notre sol, et' malgré ses immenses .ressources, Ia France est a�-dessou':;; de la. Belgique, de l'Angle ,� térre ;SU'l.'tOttt;· et 'de quelques :contré,es\ de l' Allemagne qui', au com- " '�encement ?e-9é síèciê, a été le berceau principal dé l'-enseig�e� , , , . f� I ," /' " .1 .j. .J ,_ .. ', f , , t " ) '1 " , IN'ERODUCTION xxv ¡ ment agricole, par la fondation de son institut ,agro�0mique de Mœ . glin en Prusse, Cé fut l'illustre Thaêr qùi, le premier, en d�rig�a les travaux sçientiflques. Après nous être élevés, aussi, haut en índustríe manufacturíère, dans le monde, par .Ie concours des scíences spéciales, pouvions nou� continuer à rester où. nou!" som:mes en agriculture ,'�t ¡:l'oit nol,l� ne sortirions pas, sans l'instruction spéciale. répandue, chez' les nations que j� 'vie�t de citer? 'Voudriòns-nous toujours Laisser mal compñses, ,;-- mal exploitées,.les ressources énormes de notre sol, et cçndamnennojre , agrícult�re à se montrer inféri�ur� � ·celle d'�utr�� natio.ns. qui nous entourent? . Non seu:l�m.é�t la loi-d'octobre Itl48n'avait pas été �xécutée cômme elle "lJ,ùrait dû I'être, -comme l'exigent les 'besoins du 'pays, 'mais encoré plusieurs fermes-écoles, qui commençaient déjà, à'bíen fonctionner dans_ qùelques départe�ents,'furen{ supprimés à: I'époqûe. où l'institut >d� Versailles subit' l� même ciort. Ce fut �n.mal auquel il -étaít né cessaire -de remédier. J,.es auteurs de .ce mal n'en compre. naient sans douèe pas la ' portée e� Ies tristes .conséquences qui de- valent en résulter, pou� l',agrieult�r� .. Notre-sol, bien cultivé, poùr- f rait alimenter :je ne cr,àins pas de le dire, un quart ou peut-être' . un tiers .d'habitarrts de ,plus que, ceux qui éÒ:$pos6n,!. sa population' < actuelle, ,(' ,- ,I .:' \' ,;-._, \,( Buffon.qui a dit: l'.fwmnie ne sait pas asses oe q,ue t« �di1f�e peat. ,et ce qulil1{eut sur elle, a avancé UI1:e\ incontestable vérité en affirmant qu'à côté d'u¡n pain il. naît<un hornme, 'Quand on youdr,a, savoir si un 'p�ys est bi�n peuplé, 'on n'aura qu'It e�aini��r çqIl11nent son sol est exploité., Une contrée biencultivée e�t nQn- � seulement bien peuplée, mais on remJirquelr�, chez ses.habitants, up' bien-être,' une aisance, des cenditierîs mcrales et physiques ' !;£l'exi_stence doñ� sontloin de jouir lés rares populations mal nour- ries" ma� vêtues, mal logées, dans les �ie)lf mal eultiyés ou)n;: cultes � quelquefois même, ces lieux sont insalubres, pal;' la faute des habitants, auxquels on al l�issé ignorer les moyens dé. les assai- ,� nír, moyens quiseraient cependa�t .aussi simples ,que Iaeilès à em- ';: e ployerdans certains cas. L'ignorance et la misère, éternelles en- (r \ .nemies du progrès et- du, bonheur ,de 1'4omme, sont la ·prin¡}iplJ.le ", 'cause du' triste.état dans lequel vivent, depuis des siècles, les hab_i':' �. '\ " . t , tants qui sont abandonnés �'ces fléáux dans quelques p,+ys que� je. I C.t t -e. -, .. ,; '\ " ' "'.r . f' > I ¡ r- r -, ! ¡ " " ) , i, , ( , • I ".' I I, J �. ',' f" t,; , .' xxvt INTRODUCTION' 1 ' . '. .connais, et que je pourrais citer. Leur situation ne changerait 'pas, s'ils 'continuaient à -être privés dé l'instruction professionnelle dont ils ont toujours manqué, et qui leur est nécessaire pour mieux cul . tivér leurs champs et se créer une existence plus heureuse. Voyez l' Algérie, qui fut.le greníer de Rome; par l'étendue de son, territoire comme par la nature de son sol et d� son climat, ce beau payspeut.être considéré comme une seconde Francesituée enfàcé denous, de l'autre côté.de la Méditerranée; où en est son agricul .: ture? où en est sa population? 'Certes, par l' armée qui I' li conquise, nous avons fait dans cette 'fertile colonie de beaux travaux' à des points de vue divers, nul ne peut le contester ; mais qu'y avons-�ous . 'fait au .point de -:ue agricole? QueY.e est sa population fr�nç�{s�? , Elle est cl:' environ deux cent cinquante' mille âmes, dit-on. J' ai étu dié, sur. Ies lieux et depvis longtemps, ,ce' pays riche parmi-les pays ) riches, et j'ai pu me faire' une idée de ses ressources agricoles; .. '. -/ Elles' sont/immenses en toute production du sol; et nous n'avons mêin� pas su les exploiter comme l' avaient fait lés Romains, malgré " _' " \ ' . \ 1 . les puissants moyens d'action progressive qu'ils. n'avaient pas, , ._ comme nous, à leur disposition. Depuis plus d'un demi-siècle que nous possédons cétte magnifique colonie, elle devrait être peuplée .de , �. plusieurs millions d'agriculteurs 'français; si nous y. avions une I , . populatiòn nombreuse, non-seulement no,us n' aurions plus' à y craindre les' insurrections p.é:riodiql1es des Arabes,' mais I' §,lgérie " pourrait fournir à la métropole une quantité 'cerrsídérable de pro d�its, coloniaux oU,autres" qui lui �anquent,\�tqu'ene est obligée d' acheter à l' étranger . � . ' , . '. " Je l' ai dit et je le répète, il n' est pas de pays qui.ait plus de res- , ,J 'sources, plus d' èlèments matériels de prospérité agric�le� que Ia . France réunieà l'Algérie; pour devenir une des p.remières, des, -I plus puissantes' et des plus riches nations civilisées du -monde 'en- tíec. -: . ,...... 'f' . ",' .,.' . : Or comment avo:qs-nóus exploité ces élé�ents? Oommenipotir � rions-nous utiÍiser� les ressources qu'ils nous offrent sans le concours des SCIences agroncmiques, qui �êù.les' peuvent nous les faire con .uaître? Ji faut enseigner ces sciences; voilà ce qu'il importe de ne ' pN's né�liger dans le présentét dans l'avenir, aprês-I'avoir trop . oublié dans le pássé. . . �Nos pères avaient si Dien compris I'influence des sê.!en�es natu- I .' 1 ( " 'I' , - , ,J .. : , " I�TRODUCTION . XXVII �ell�s sur la_prospérit� ,d� l'agriculture, 'que lorsque, le 'Iûjuin 93: ils réorganisèrent l' enseignement du Muséum d'histoire naturelle, de Paris, qui a été lé foyer le plus brillant- comme le plus solide î de la science de la création dans Ie.monde entier, ils voulurent que _ cet enseignement si étendu f-qt dirigé en-v'ue des progrès d� l'a griculture' et des arts. Voici comment fut exprimée leur idée, dans ' -. le décret qui.fut rendu à 'ce sujet: r ! # -x , ; , Décret d'f!, fO juin, 1793. '- La Conventien nationale, ouï le rapport de son co�ité d'instruction , publique sur l'organísatíon générale da .Jardin 'national des plantes et du Cabinet d'histoire naturelle, décrète ce qui, suit: . . .- -- ..' ·'TITRE I I • - Organisation de l'eDf!!cignement ; Art. fer. 'L'établis.semep.t sera nommé, à,l'-��enir, Muséum d/histeíre ' . naturelle. ' '�, -- � . ir Art. 2. Le but principal de cet' établissement sera 'l' enseignement �) public -de l'histoire naturelle prise dans toute son étendue, {Lt appliquée parficulíèrement à l' avancement de r..agricult'Jlh'e, du �ommerce et, de$ ( arts. \' , ,,' � } i r', . ( , Voila comment la Copventi.on nationale avait o�cl�n�é l' ensei 'gnement de l'histoire d'e là nature', dans son application à l'art d' exploiter le sol de la patrie. � Suivant l'esprit du décret du -10 juin "17.93, I' enseignement des, sciences naturelles devait d,Qnc servir de nase 'à celui d� l'agricul- t ture, C'est dans ce 'même ordred'idéee quefut rédigée la loi sur, I' enseígnement professionne] dej' agriculture en France, le 3 oc tobre 1848 j' son appli�¡:ttion, dès1sès débuts, faisait,pr�sager 'd'heu, .reux résultats pour notre force et nofre richesse nationales. -Sans' avoir été abrogée, cette.loi fut amoindried'abord danssòn action \ pa� la suppression de Î'înstitùt agronomique de Vèrsailles; �t' celle d� , nombreux établissements d'instruction primaire agricole: Ces éta .blissements commençaíent cependant à bien fonctionner dans quel- , . :( - r · \. , , ,. , \ " \ XXV�U INTRODUCTION ques départeme�ts, et 'à rendre des sêrv}ces �u pays. Toutefois, " I'institût natíonal agronomique a été.rétabli dernièrement au Conser- , ,I , vatoire �es Arts-et-Métiers, à Paris. Si la France veut sérieusement' progresser en industrie agricole, comme elle a progressé en in dustrie manufacturière, il faut qu'elle app'liqué:, dans la plus vaste étendue .possiblej l' e1;prit du. décret de juin 1793 et. celui de la loi d'octobre 1848. Si' elle- ne I'applíquaít' pas, elle ne, pourrait jamais '," bien connaître et faire, convenablement exploiter les immenses res- . sources' qu'offrent à s� puissance et 8, sa prospérité la culture rai sonnée de' son sol. et celle du sol si fertile de ses possessions en Ar.' ; r rlq-q.e. \,' .. , Lé décret de juin 1793, qui-organisait renseignement de' Í'his- ,)ciire naturelle du Jardíndes plantes de Paris 'en vue des 'progrès de l'agriculture, ne futpas la seule manifestaFon, de cette époque en faveur de l'instruction professionnelle d� l'agriculture; l'abbé Rozier avait déjà présente à la Constituante, en 1789, le plau d'un enseignement agricole à fonder au domaine de Chambord; une an-, née après, Tafleyránd�P�rigofd, évêque d'Autun, signalait, dans son rapport sur I'organisatíon de l'instruction publique, en France, l'utilité de faire professer des Gours d'agronomie. I I. ,D' autre 'part; 'des hemmes de dévouement-nê négligeaient aucune occasio� d'attirer l'attention públique sur lá nécessité de I'instruc tion agricole póur lá. 'prosp-érité. du pays, soit par.l'enseignement' spécial, soit par la propagation des bons livres sur l'agrrcültnre. Le ' 5 thermidor an IV" le ministre de I'intérieur, Benezech, écrivait la ' , \ 'lettré suivantejaux menibr�s composant le conseil d' agriculture at!, taché à-son'ministêré (I): « Citoyens, 'I'amélioration de' l'àgric-ùl-' « ture française; peut seule amener la République au clegré de . ,« 'puissance et de prospérité dont elle est susceptible." 'Le' plus « puissant de tous lès moyens d'amèlíoratíòn' est, sans contrédif ( I" C I' éx�ïnpl�,des cultiv�te�rs éc1�ir:é;; mais l'inslructÜm qui se·pro.:.· «� page par les livrés' n'ést'pas moins précieuse lorsqu'elle est le e , . -' " .. �, � ( « résultat d'une pratique reconñùe guidée par une" bonne théorie: ,v' • _ _,- c, élle tend alors à multiplier les essais et conséquemment Ies-exem- .» . Oc ples <Íu')i� est si i;;Upo_!'.tant. d� étendr� �ur tous' les points de -la' E,é- ./ ... ' . . . '1'- 1 ... I ) li: Le� sav�nts gui cemposaíent ce conseil étaient Dubois, Gilbert,' Huzard, Parmentier, Bougier-Labergeríe, Tessiér et Vilmo'rin. -,<. " , ' ... "1 , ' ,. v. , I �. t. INTRODUCTION XXIX,- r « publique. Jamais les circonstances ne furent aussi favorables, la .r « révolution ayant ramené tous l�s esprits et dlrig� tous les efforís « de l'industrie vers l'agriculture. " " � � N ous avons, Ü est vrai, quelques bons- ouvrages I de ce gen�ë, , I <. quoique en''petit nombre. Celui qui jouit 'de l'estime la plus mé- .« ritée et qu'ou.peut regarder comme le modèle de t<;)11S ceux qui' ,« ont existé .depuis, est le Théâtre (1' agriculture d'Olivier de '« Serres, composé vers la fin du seizième siècle èt publié au com « m�ncement du dix-septième. Aussi, a-t-i! eu des éditions multi-. « pliées; jnais il est devenu hi en rare aujourd'hui, et il me semble, « qu'il! serait digne de vous,' citoyens, d' en 'publier une édition « soignée, sous les auspices du gduvernement, 'et en faisant les . \ « notes et les addiûens que vous jugeriez utiles. , « J�,vous invitedonc, citoyens, à volis en 0ccuper. Je crois rem- ., I . . , <. plir un devoir du ministère qui m'est confié, en vous proposant « de servir ainsi la chose .publique, èt rendre un hommage aussi « juste au premier et au plus utile des 'écrivains' agronomiques « français. ' , Lé ÍIlini¿tre de l'intérieur, 41 BENEZECH. » j , ) -f I I Un savant français, Chaptal, qui Piar ses ímportants travaux a· ,r,endu de grands services 'à I'agriculttrre, disait-au commencement, de ce siècle, à propos de l'instruction professionnelle dés cultiv�-' , teurs, dans son Traité de éhimié appliquée Çr, l' agriculture, (2" édition, 2" 'vol ume, p.'.I i 7): . , ,__. , .' " .. < } « Le peu de lumiêresquiçjüsqu'à ce [ourvont étérépandues dans les canipagnes, le rôle presque dbJeçt qu' on a fait jouer au' culti-, r 1\'. �, vateur, y ont arrêté les progrès de l'agriculture. Les mauvaises méthodes s) sont maintenues, et la France s' est laissé depasser par .d'autres nations dans cetfe belle carrière de la prospérité publique. ,_ l. __ .. � '-' eEn Erarice .: les 'arts les plus frivolesreçoivent presque partout, aux frais du gouvernement; 'Une instruction pr:aÚque; l'agriculture, 1 ,_ I!," , seule, attep_d. enc,ore un .établissemènt public _?ù 'I' où enseigne les principes de Iapratique de cétiebelle séie,nce. Le besoin de répan dre dans nos campagnes-l'instnrction agricole est si généralement . senti qu' on voit," dans chaqué département, des .agriculteurs ins ,truits se réunir �� Société: pour s� comníuníquer leurs observa- , , , " I . ,< I, t .�. ¡ ... I. { • J • . > l' " , ¡ r " 1 ' , '" l' ' <. i . .. ' I XXX' INTRODUCTÎON , tio¿s" discuter sur l!ls procédés nouveaux', et proposer les amélio- rations dont la culture est susceptible. _ , 'c: Ces associations sont utiles. Elles Tendent de grands services, , 'mais èlles h' ont pas I' avantage de former, de jeunes agriculteurs, ni dé leur faire connaître Ieswéritables principes d'e Ia science)Il faut pour cera un e,n{jèignernent spécial, et des personnes .qui y , soient.exclusivement consacrées. » ' , Comme Chaptal, io� éminent et dévoué coateniporaín, François" de Neufchâteau, littérateur distingué- autant qu'administrateur ha ,bile, fit aussi' tous ses efforts, surtout pendant qu'il était ministre de l'intérieur, enI'an V 'et YIÍ, pour' démontrer I'importanca' de renseignement de l'agriculture, qu'il voulait voir introduire dans I'ínstruction publique. Après avoir été un des principaux fonda teurs doe la Société centrale d'agriculture de France im 1798, il di sait à cette Société, le '15 novembre 1804: «Mes chers collègues, la 'Société al voulu consacrer l'ouverture du dix-neuvième siècIe , ' f _ par ses efforts et par ses vœux pour répandre et' amêliorer- l'étude de l'agriculture. j'ai déjà eul'honneur dé vousIíre un essai sur la nécessité et les moyen§ de faire entrer, clans l'instruction pub�iqué; , l'enseignement de �e premier des arts. C'estune suite nécessaire de ce premier travail' queje viens vous soumettre.' Je fais plus, l' ose, même vous le recommander au nom de l'intérêt que vous pre hez' à la science, et sans égard à la faiblesse de l'organe quise per met de :VO'l!S' en occuper. L;agri.culture"est devenue 'unescience ¡' très-profonde, et en même temps 'vaste et compliquée, ' Comment faut-il s'y prendre pour '.conquérir' cette science, et quelle est la meilleure manière de I' étudier 'avec fruit? c'est sur quoi les savants '- eux-mêmes sont partagés. d' opinion. , . « Les partisans de laroutine la'v�nten� exclusiv�n:i.�p.t� blâment la théorie.la regardent comme une source d' erreurs et de chimères, et la croient surtout absolument insuffisante, pour exercer un art à leurs yeux purement pratique. ' . « D'autres dépriment à leur tour l'empirisme de la routine; ils' ne tarissent pas sur I'importaace des'princípes, et la nécessité des connaissances théoriques sans lesquelles l'agriculture Ieur' paraît agir en aveugle et marcher au �asatd. , " « Entre ces deux extr�mes, quelques esprits plus réfléch�s q� mit creusé jusqu' au fond cette question, pensent qu'il_taùt abso- " ;¡ • ¿ - .7 '" _ ;..J , , , . INTROD'OCTION XX)G � , Iumént joindrè la théorie avec I'expériencè, les éclairer l'une par I' autre, remonter aux principes par le secours des livres, comparer; les pratiques 'des localités différentes f:¡: l' aide des vQyages, ,è( ne mettre la main.à r œuvre qu'après. avóit appris a. observer, à juge1'� , non pas seulement ce qu'on fait, mais ce qu'en devrait faire ..... »', André Thouin, aussi savant agriculteur q uepraticien Nàblle, a lòngtemps professé un cours d'agriculture au Muséum d'1listQire - naturelle de Paris; il dit, dans l'introduction dè son ouvrage intitulé '" C,ours l agriculture et (le naturalisation des oéçétaua: : L'agrí- culture est.Için d'être arrivée; sur nótre territoire, au, degré 'de • prospérité qu' elle 'est susceptible d' atteindre; trop peu de personlles _. s) livrent avec' connaissance de cause, et joignent la théorie à iâ , pratique. Habitués � suivre 4'ancienn�s,cQ�tum�s, les Ul1S r:ëpOÍ1S-� sent, 'avec mépris tout,es )es innovatioñs; et dédaignent lés expé- _ riences ;/ ils ne.veulent point voir une science dans.l' art de cultiver i D' après eux, l'habitant des campagnes sait tout: tes autres ne s' oc- . cupent d'agriculturequ'avec des livres; étrangers aux travaux des J' .champs, ils avancent hardiment, comme devant donner des résul tats incontestablés, des points ae théorie qui peuvent paraître fon- _ -dês au premier coup d'œil, .mais que démentirait incessamment la . . pratique. Également éloigné de ces extrêmes; le v�ritable agriç¡;tl"-' " teur ne doit pa�- craindre d' attaquer .les viéux préjugés' qui s' oppo.: , sent au� -Brog�ès .de l' économie ) ruralé.; , il. ne propose 't0u.tefois, ,: d'innovations, qu'autant qu'elles ònt �étè recónnuès pour de 'vMi-;: tables améliorations, if marche ainsi .sans pouvoir s'égarer. -Lés sciences lui indiq-uent Ia route qu'il doit suivre, l' expérience est là. pour I'empêcher de dévier. » '. - , , 'l'elles sont les opinions d'homm¡s éminents, de praticiens 4� biles qui avaient étudié, dès le commencement de ce siècle, les moyens de _fàire progress_er l'agriculture ; l'expériencè de tous les temps a démontrè combien ils avaient ráison, et j'ai.cru utile de reproduire ici ce qu'ils ont dit �t écrit sur ce gr1j.v� sujet- du bien être humain (1). -, , (1,) Du reste, on sait _que l'idée d'enseigner l'Agriculture n'est pas nouvelle. _ Il Y a plus dé dix-huit siècles, Columelle qui vivait-au commencement de l'èr,e chrétienne, désirait, par ses ouvrage� agronomiques, instruire les Ro- mains sur l'art de- cultiver la terre. Après avoir fait remarquer avec insis- � tance, quelorsqu'on voulait-exercer une professlon, on s'adressait pour l'ap- , , , � . e , l , ( , I , \ '\ '"". l,)- 't� "., XXJgI , J i[:r-¡:'l;RODUC�roN)¡ i , l' , Des "hommes honorables, 'n' ayant pas assez r�fléc4,i: .sur )'i� -1�l1ence ,��e,s-, sc,ieIfce,s, ,�:péci�¡es, d,ans leur ap�ÜcatiQIi l. quelque industries que ce soit, et n'ayant pas eu occasion d'observer les. progrir qui; en 'b�t toujours étéla conséquence, .ont diÎ-que'les'5:a-" , -, " s ': ," � -par;,ts n' ont 'fendu, aucun service, (à ( l/ af)1ofeultr/J;'f'.e; et °qu� lei' ',' ," '. agricùlte'lfrs n'ant' aucune,cDnfoance'qdns' leur.�,�livres. pn ne " J_ !, ' '....:\ • \. " > � I " - • _.; 't � � '" , 'P.rendre; aux maitres qui' l'enseígnaient, voici ce qu.'il !ltsatt, en. se plaignant, l, .comme on s'en ].!!laint encore aujourd'hui en France,' d'u défaut d'enseígnemeut- , 'agdcole. « Je vols à Rome 'Ûe� écoles pourIes philosophes, pour les rhéteurs, ' p@ur les g,éomèh'es� pour les musieiens; .ét ce qui est'bien 'plus étonnant en coi'e,"on";vòit des, hemmes.enseigner 'â préparer ,de� mets' propres à 'piquer le goût, à ex¡liter là gounnandíse ; d'autre-s apprendre à omer les têtés par des' frisures �rtiticielle�, et je';ne .veis pa� œenseigúement,poÍl'r�I'Agriculture",et 'des ûíscíples pour 'en suivre l'es pri�ci'pés. Cependant on peut se passer de teus'ces artS'fr�voles. ta �épubljque a ,été)ong.tempsJlohssantlsans"le1l'r in-, tervent,ion" tandis 'qu'il n'est pas .possíble de se passer dù;labQu,r 'qeS)err!'1Si�) puisque la vie, en dépend. D'aîlleurs, y a-t-il gueIqlYes moyens plus 'honnêtes' et' plus légitimes de conserver son patΡ¡'m@ine et dt! l"ugº"ent�r:? Serait-ce. par l¡¡, gue,¡:re?' Pourr�it-on cròir,e ,qu'il, y'ai,t plus de -justice à ,s'enrichÍr par' ce prucédé, sanguipaire qui ne peut nQ�s procurer un'pròffit que teint du sang � ,de nos semblables, et ell causant de's maux íncalculablesà notre prochain'? ' « "Les hasards de'Ta mer, et les: risqués du commerce, sel�aienHrs �plus ' attrayants' aux yeux' de ceux qúi .aureíent de l'aversion pou!,' la ga�rr¡:l?� et, ': l'homme, tout animal terrestre qu'il est, osera-t-il' braver les lois de.Ià na-' " 'tMre, pour s-e,cpnfi�r aux'�o'ts en s'eXposant à servir ,(i].è joùet à la fureur'des' ' vents, et .à. rester. contínuellement exil�, d� la- patrie, �(comme un oiseau i;le , " .passage qui parcourt des ",rég�óns inconnues; q,u 'bien dennera-t-íl la ,préfé,.� r 'renée SUI' ces professions, à celle de l'usurier, li. ce cri¡lle"dont I'odieux frappe' éeux .qu'il séinblesecourír pour le :r;n'om�nt'?:'c 'I , ' ,,' ;, .. ' , , œ Regardera-t-on, .comme plus hOllqràble�, les, espérances illRs0irell de ce, flatteur intél'es�é qtii, r&dan-t autour,des portes �es gens puíssânts, est souvent i ' ;. rédujt i! se tenir aux écoutes dan�'lllle '!lllticham.:bl'e, p_òur' deviner si, s�n pa,':" <. tron est encore en,dormi, et én súbissant le,s iIilpel;tjnei1¡:es:des valets? Croirai.! . :I� jè trouver plus de félicité à Ilf't?XPpser: aux r'�bl!l:(s d'l!1;!J. esclave enchaîné à la x' garde d'que porte, et à' res�er, souvent jusqu� ,�i�ll ayan� d�ns J� �rl}it, devan;t 1 cette 'porte sourde ,à meS-ulsta.nc,es les plus YW,es, ',et, cela. pour ,achete,r, 'au' ,�A.prix,_ fle l'esclav.age l€cl plus ,humilian;t et le'¡Jllus�dur, l'h0nneur des faisceaux; ) " , et I'au,torité que je n'obtiend'rai cepen�ant qu'en"pl'@diguànt encore mon pa- \"" , . �rim.6ÏJ.le? I, l �'., ... , I �'¡- '��.. �. ,�: \;" �,Sl donc on ne veút pas employer ces mqyens d'1!-_CCr6ître l�s biens que !'0,ll 'possède, ,il Íle reste pIús, comme je l'ai indiqué, qll'une pr@fession qu� puisse être vél'itablém,ent considerée comme ,noble et honnête. etCette profes'sioll est, l'Ag,ricÚJtul1e., >" < . "',, "" ' " 'l' " " �, Clcé�on" qui ,:viy�it unc�Ï'èéle a,vitnt,Columelle;: avait déjà .dit :dans son ou- , ,vrl}ge (De., Officiis, l. ter� : " De tous les moyen� employés,'> pour aé-quéril1 Je '.' . o: la fortune, il, n'@ est paS 4e meilleur, de plus fécond� de plus ,do'ux ët üe :.., 0:' Polus, dignê,de, l'h9mm!l-íib�e què 1'!griéu11lure •• ;' �" .1,' , " ': .;, '" '., ,,> ", I ! i' INTRoDUCTrbN xxxm , , saurait nier ce qu'il y a de vrai dans cette assertion fondée il cer- i tains points de vue. -L'illustre naturaliste Daubenton en expliquait la .cause à I'Académie (des', sciences, en lui disant à la séance, du 6 germinal'an IV, à propos' d'un travàil. qu'il lui communiquaitsur . les moyens d'augmenter la production du blé en France pár lé" parcage des moutons et Ja suppression des jachères :'« L' on trouve, beaucoup de résistance de la part des, gelts 'de laëampagne, quand on veut introduire une bonne (pratique en agriculture et en sup- .-' primer un� mauvaise; .ils suivent d'anciens usages avec ,une opiniâ treté qui n' est pas sans fondement, quoiqu'op .leur en :présente de .' , meilleurs, La .plupart des cultivateurs ne sont pus-assez instruits . pour.comprendreIes ràisons que ron pourrait donner d'uríe nou yelle pratIque qui leur serait profitable'; n' étant pas, convaincus des I i. r , avantages qu'ñspoürraíent en 'retirer, il .ne' faut P3:S lès blâmer d�' l,_ s' en tenir à l'ancien ùsage; rJ' ai lleurs 'i l Y a de mauvais pré ceptes dans des instructions qu'on leum a données ; la plupart , I de ces ouvrages n' ont pas été faits d: après J' eœpérience ,,' on a copié d'anciens liores pour en faire de: nouoeauos: on' a répété des ouï-r$ïr�, au lieu de, les vérifi(l1;,' et 1/ on a !ait des instruc- _ tians fautives. » ,. 'Daubenton avait raison, Ce Qu'il âJÍ�aü à l'Institut ,le 6'germiIl;al an tv, est encore vrai auiourd'hui ; mais, s'il est des hemmes, de talent q' ailleurs, qui' �'ay�nt pas ,exerè'é ';m�:mêl'I!es l� métier, de, culti v'ateuro' métier 'essentiellerñent de pratique et, d' observation, ont fait desIivres avec d'autres livres, et-produit ainsi des théories � agricoles erronées' qui ont causé desdéceptions aux praticiens peù " .'" judicieux qui les ont �ppliquées;'si; d'autre part, des journaux ont' , pu.énoncer des Mées qui, utiles dans lé�r application en certains lieux, sont nuisibles dans d' autres, et y 'causent des pertes à' ceux qui les ont mises à exécution, les ouvrages qui donnent I'expli cation d'une pratique raisonnée, .bienéiudiée sur le terrain même' 'des opératións, ont rend�' de grands' serv,i��s. N ous en .avons la preuve, dans les bODS Iivres que J>,oys,cQnsllltons si sóuvent. Ó'e�t' là, d' ailleurs, uae questionde savoír. etde jl!lgem'ent dë celui qui lit -: • ces -ouvrages.c'ou-Ies journaux publiés sur l'agriculture; s'il- est' "' instruit daas son métiei, il ne tarde 'pas à, juger des- théories erro nées que peuvent renfermer ces'ouvrages et ces journaux, et à.en faire justice. .Pourrait-on dire, par exemple" que les travaux des , ' \ . , I' ¡' . ,,):. XXXIV' INTRODUCTION , b01;1S auteurs sur la physiologie végétale, -tels que les �).l;'Vres_ des Linné, des Jussieu, des de Candole.. des Aug .. Saint-Hilaire; des - Brongniart, des, Mirbel, des Michaux, des H. Lecoq, etc., comme ceux des botanistes contemporains, n' orit pas contribué, avec 'succès, à éclairerla profession deI'horticulteur, du forestier, du pépinié riste, du fleuriste, du viticulteur? Aussi, depuis l'intervention de la : , science des végétaux, science vulgarisée notamment .par I' ensei-, gnement du Muséum d'histoire naturelle de Paris, et par les élèves ' 'o jardiniers qui y ont été formés depuis plus d'un siècle (V. !Juséum), admirons-nous,': dans res 'marchés d'apprpvisionnéments de nos villes, de beaux légumes, des fruits magnifiques, mille variétés de, fleurs qui décorent nos .parterres. N ous avons fait des -yins exquis'; , , nous avons naturalisé une infi'nit� de plantes utiles, d'àrbres de � � toute sorte, des végétaux oléagineux, textiles,' tinctoriaux, qui, bien, cultivés, bien aménagés, sont utilisés dans lé commeree et. � l'industrie; La betterave, par exemple, nous-donne. le sucre, et l' alcool, - grâce aux sciences qui nous. ont fait connaître les élé ments, de ces produits dans cette plante, et les moyens deles en extraire; et puisque cette racine PFéciElUse -,nous. .a fourni )).]1' liquide spiritueux, ne pouvons-nous pas esperer que ces sciences procur-eront .un jour à ragrlCUltUr; les moyens d'en extraire du vin? , • Qui pourrait affirmer le contraire? Comme dans l'industrie manufacturiêre, des succès partiels ont donc été obt�J?-us pal' le concours dès sciences spéciales dans quelques branches de I'industrie agricole; notamment dans la cul- .: ture de certains vegétaux. alimentaires industriels ou d' ornement; mais malheureusement, ces succès ne sont pas_ généralisés dans, tolít le territoiré de Ia France, p'arce'que lie S8;V@Í<r. special ne s' est . jamais généralisé lui-même dans le pays, ,et dans tous les genres de culture qui y sont pratiqués. ' , C' est surtout dans là' production animale que ce s{tvpir a fat!ié- o .faut. La sçience de la zoologie élevée,t au poipt de vue théorique, .par 'les zoolpgistes français, au niveau des autres sciences qui ont ... rendu, par leu� application, tant de services, n' est p�s intervenue' ',pour provoquer le perfectionnement dans nos races d' animaux do- mestiques, comme l' a fait Ia science de la botanique pD'ur améliorer, '� certains de nos produits,-végétaux. Voilà.Ia cause, principale ' �e . " � � - I , , I - , 1 " INTRODUCTION: :XXXV l'infériorité relative- de Ia marche du progrès dans'notre produc- ' lion animale, comparee à. la cause du progrès qui: nous a procuré _ de si heureux résultats, dans quelques parties de notre production végétale (V. Perfectionnement). Veut-on une preuve incontestable de ce fait? Nous la trouvons dans I'acolimatation, I'amélioràtion et Ia multiplication du mérinos, cheznous, depuis que la science de Daubenton a éclairé nos éle .. ' veurs peur le perfectionner. Avant l'intervention de cette science, la France n'avait pu réussir, malgré les efforts incessants du gou- , :vernement depuis Colbert, à élever ce mouton, à l' améliorer et' à le multiplier, 'comme elle.I'a fait depuis Ia fondation de la bergerie d' e:#érience de r Montbard, d' abord dirigée par Dau.bento� lui-, même. La bergerie- de Rambouillet fut organisée ensuite, sous la direction d'une commission de savants formée-à Paris, pour étudier la marche de cet utile étahlissement e.t .en surveiller les opérations dont I' exécution fut confiée à, Bourgeois, agriculteur iFltellig�nt. La, , commission scientiflque chargée d' étudier et de.diriger 'les travaux de la bergerie de Rambouillèt était composée de Berthollet, Lhé- . . \ "ritier, Cels, Dubois, Gilbert, 'Huzard, Parmentier, Rougier-Laben- gerie; Tessier et' Vilmorin. Mais- 'ce fu{Tessier' qui contribuaIe ' plus au succès de cet établissement, en qualité d'inspecteur général des bergeries de l'ÉtaL ,( , -'o Pour honorer la mémoire de cet agriculteur illustre,' Ia ville d'Angervllle, d'où il était-originaire, lui a élevé un monument. , ·Au moyen des travaux scientifiquès de, Daubenton et de la di- , rection donnée au perfectionnement du mérinos par les savants que je ,vieI)s de citer; sous 'l'influence de l'igstruction p�ofessionlleHe ' donnée, dans.I' école, spéciale fondée à la bergerie de, Rambouillet, où turent formés des bergers habiles, notre pays est devenu la rra Hon-qui a produit les plus beaux types de mérinos dJi rpondê entier.' De toutes les'parties du globe on vient acheter no's reproducteurs, , pour 'améliorer les races mérinos dans les contrées qui; les élèvent. , Nous n'avdns pas opéré de même pour 'nos autres races d'ani- -- 'maux domestiques:' nous n' avons pas eu recours au même moyen,'" à l' étude �es lois de-Ia nature; étude qui aurait dû .nous diriger dans le p�rfectibnnem�nt des espèces, C'est, surtoutdans I'élèvage , des l'aces de chevaux lagers, propr�s aux remontes de l'armée, que ;; nous n'avons pas ag] de manière à bien réussir; aussi, a-t-on tou- { ..... " J , , , , I' , { , " , XXXVI - , \� , INTRODUCTION .' jours vu se renouveler des p¿aintes sur cette grave question de notre force nationale. Les discussions séculaires sur les haras, les tâton nements qui se r_,enò��elle':n.f chaque jour dans leur, direction, ne sont- ils pas la preuve incontestable. de �e .que j'avance ici? (-:Y. Haras.) . ( /' ' J'ai cherché à démontrer succinctement' Ia vérité, autant que.cela m'a été possîble dans ce Dictíonnaire.en ce qui concerne spéciale . ment la connaissance, 'la multiplication et le perfectionnement des animaux domèstiques. Je me. suis -att�ch@ à insister sur ce .sujet avëc \ -d.autant plus de raison que, de tous ceux qui se rappor,tent à la pJ;'Q duction du sol, il est le moinsbien connu, quoique, de tout. temps, -I'élevage ciu bétail ait été considéré comme très-important pour la" prospérité de l'agriculture, sous quelque point de vue qu' on veuille, I'examiner. On comprend la nécessité de Ia multiplication des ani maux ào�'esÎiques partout où ils sont employés, �òit -pour les -tra-" vaux auxquels on les. soumet d�ns le comqlerce et l'industrie, soit P9ur nos subsistances. Qùe ferait.I'agriculture, 'sans les animaux domestiques, pour produire-les engrais, labourer la terre et trans-. porter ses produits? Les Romains avalent sj. bien compris combien , les animaux domestiques sont'néceasaires, ils attachaient une telle. v impqrtaqce à r emploi de ces serviteurs, qu'ils considéraient 'leur. ' bon élev�ge (bene pascere), comme une des SOurces les.plus fécon .. des de la richesse de l'agriculture (1). I, '.1 f' .. o: Je pense, dit Columelle, qu'il. ne faut pas moins .eonnaitre l'entretien des hestíaux que Ía culture des champs. » Ainsi que l'out prescrit les anciens Romains, je 'dirai même que l'élevage du bétail-est¡ de toutes les .opératiòns sgrícoles, la plus anciennement connue en agriculture, en mème temps qu'elle est la plus lucrative. Aussi, est-ce pour ce ,motif que les'mots pecunia, pecu lium paraissent tirer leur origine du mot' pecus bétail, parce que le. bétail . était la priaçípale richesse des anciens, et qu'encore aujourd'hui, non-seule ment il y a des nations qui n'en possèdent pas-d'autre] mais que nos cultiva- I teurs même n'ont point de produit qui leur rapporte davantage � c'était aussi, l'opiáion-de Caton, qui disait: cr La meilleure manière de-s'enrlchitprempte ment en cultivant, c'est de bien nourrir le bétail, la eecende-meníère c'est de , le nourrir médiocrément. l' Ce mode de cultiver, d'après Caton, était encore .'plus lucratif qué les autres cultures,' alors .mème-qae les animaux étaient' ' mal nourris. 'Buffon a dit,¡en parlant du bœuf: cr Autrefois. il faisait' toute la richesse des (1 hemmes et aujourd'hui il est encore Ia 'base de l'opulence des Etats, qui ne, .« peuvent, se soutenir ét .fleurír que par la, culture des terres et par l'abou- ' .. 4¡lnce du b,ét:ül. iD ' e: .' . J .. -' I,:, ,I " \ r , , L 'l'r INTRODUCTroN I _ XXXV'u Les idées ql1e j'ai émises surIes animaux et sur leur améliora- ¡{ tion sont la conséquence d'observations faites dans mes voyages, et. _ d'études auxquelles je me suis livré-dans ma pratique d'éleveur dans-leCantal, pays-d'élevage du bétail. J'ai-développé les théories "que j' ai appliquées dan's ma ferme, théories que j' avais déjà ensei gnées dans un cours de zooteohnie .professé il; Grignon, et plus tard à l'école dés haras dont j' ai dirigé l' enseignement. ' , Toutefois, je ne m'abuse pas-sur ce, qu'il m'a été permis de déve lopper dans ce Dictio:d.naire: ón y trouvera des lacunes qui ne,peu- \ vent être évitées que dans les traités-spéciaux sur les matières dont j'ai dû.me borner á parler brièvement, et que,' souvent, je n'ai fait qu'indiquer; il ne m' était pas possiblede publier ici �:d. travail, com plet sur chacun des sujets .que j'ai abordés. Mon but a été surtout "de póser des principes puisés dans I' étude pratique de la zoologie, pour les expliquer succinctement" de Ia manière la plus simple, à I' aide des sciences naturelles élémentaires et. applicables à r agrí culture, Les savants ont fait de merveilleuses découvertes dans .la" physíologie génèrale et spéciale des corps organisés, comme dans toutes res sciences physiques; l'industrie manufacturiêre les a mises • à profit. Pourquoi l'agriculture ne ferait-_elle pas de même? :J"ai cherché à attirer l'attention sur ce suiet. et il. en faire comprendre l'importance comme l'utilité dans l' exploitation, soit du règne miné ral, au point de vue agricole, soit des règnes végétal et animal. , J'ai évité, autantqùe possible d' ailleurs, d' entrer dans des, détails de science pure, ce qui aurait été trop abstrait, trop aride pour un enseignement élémentaire tel que celui qui doit êtlle fait dans .nos .écoles qe villages; je me suis attaché, le m,ie�x que í' ai pu, à épier la naturê, pour .découvrir les ingénieux moyens qu' elle sait em ployer, avec autant de discernement que de prévoyance et, de pré cision, pour, la multiplícatio�' et 'la conservaëion des espèces de plantes et d'animaux qui naissent, croissent, vivent' é! se prova gent dans son immense et magnifique domaine, sous toutes? les latitudes, d,a�s tous Jes' sols et sous tous �es 'climats. :J' ai essayé '; d' observer, avec une attention aussi 'mínutieuse que persévérante, ' , les admirables procédés mis en œuvr� ,par elle, pour ,p,arvenir au . but qu'elle se propose, et qu'elle atteint toujours, quand.on la laisse agir-en liberté. En, étudiant bien ces procédés dont Ia science fait' souvent connaître les secrets, il est possible de les mettre à profit, , , " ¡' I I \ .. ¡' ,/ ): -- �XXVIll INTRODUCTION I " - -et quelquefois de diriger les forces de la naturè elle-même, dans notre intérêt, en_ vue dès amélioi-ations que 'nous youlons obtenir. On pourra s'assurer de l'exaéü,tude de ce qUI? j'avance 'ici_, en étudiant' Ie; grand livre de-Ia creation, qui devrait 'toujours êtl'e la prineipale bibliothèque- du cultivateur: c'est dan¡; CEr iivr� admirable que j'ai essayé d'ap'hendre à Ure, pour'y découvrirIes vérités éternelles qu'il renferme, et les présenter aux agriculteurs, afin d'attirer sur elles leur attention et de leur en faire compren':" dre l'utilité comme l'impórtance 'pour leur profession. Heureux 's'il m'a :été' possible de prendre ainsi une modeste part à la marche des progrès de l'agricùlture de mon pays après avoir-con sacré ma vie entière à son étude théorique et pratique. / " " .> I;' - . I ' 'I I " lS r. re es S, 1":' I, IX I la I Q- DICTIONNAIRE, '\ D' kGRI:CULTU�E ET D'ÉCONOMIE D;U BÉTAIL � < • , I A JBAISSEMENT (de température). L'abaissement de tempé-. ·rature est défavorable aux bonnes conditions de végétation '; quelquefois illeur est nuisible. Suivant le degré de froid qu'il cause, il fait/former la rosée par la condensation de l'humidité , atmosphérique, la gelée blanche, la neige, la glace; il fait , même souvent périr des végétaux et des animaux.- V. Froid. L'abaissement subit de la température.peut être quelquefois .'. très-nuisible aux animaux detravail, lorsqu'ils sont en trans- .pirution et qu'on les y expose saus préoautions. La sueur, dprls ce C?S, au lieu de je volatiliser, se condense, mouille les poils généralement touffus, en hiver surtout .. Ces poils ainsi mouillés forment, sur le corps des animaux, une sorte d'en- \ veloppe humide et froide qui cause des arrêt s de trànspira tien, des refroidiesemënts avec leurs fâcheuses èonséquences _; ) pour prévenir ces accidents autant que possible, on tond les animaux, . les chevaux, les nuilets j surtout ceux de trait. j L�rsqu'ils sont tond?s,. il est facile defaire séche< leurJoil très-court, en les frictionnant, et en les couvrant d 'une cou verture .: Lorsque, nousavons la chemise 'moûillée par la sueur, et que nous, nous arrètons exposés -à uDe, basse température, nous sentons combien nous avons besoin de changer de linge, , , Un pauvre animal dont le poil' touffu est mouillé pal' une sue�1' qui ruisselle sur son corps, se trouve dans Ie'rnêíne Gas que nous et pis encore, parce que nous avons nòs vêternents : qui nous couvrent, -et .il en est dépourvu. Il faut donc cher- - , '" ) ;. " it I .... '- ABA .. , t -Ò, 1 cher le meilleur moyen de le soulager. La tonte .me paraît être l'un des plus, efficaces. ...,.. V. Hygiène, Tonte, Transpiration •. . l ' ABAISSEUR. On donne lenòm-d'abaisseurs aux muscles glli 1 . . par },èurs contractions , abaissent certaines parties du corps des animaux. Les.muscles releveurs sont leurs antagouistesrOn cou , pe quelquefois les muscles abaisseurs de la queue'des-chevaux , pour en faciliter le port horizontal. Les animaux àinsi opérés sont elits anglaisés, parceque ce sontles Anglais, dit-on, qui ont don né l'idée de cette opération �ont les résultats ne sont pas tou- jours heureux. - V" Anglaisef_, Queue. ' "' . ABAJOUE. Dilatation' des joues qui, dans certains- animaúx, forment des espècesde poches. Plusieurs singes, ét quelques ron-, 'geurs, ont eles abajoues; elles servent à contenir momentanément lesalimentsdont se nourrissent ces animaux. On sait que les ham- . . )1' ' , , sters, 'dans quelques parties du norel �e l'Europe, creusentdes ter- '. tiers dont ils font de véritables magasins de grains pour passe\ l',hiver. C'est au moyen deleurs abaj?Ues.�He ces petits mammi-. feres maraudeurs emportent leur butin da}lS leurs cachettes r : On , affirme que chaque abajoue de hamster peu� contenir de trente cinq à quarante grammes' de' grains, et qu' à chaque voyage ce rongeur emporté dans ses magasins environ 80,grámmes de .blé pendant la saison dés récoltes. Chaque hamster, dit-on , ramasse ¡ • 'I . de quarante à cinquante kilog, de grains de toute nature; Cette �" ",quantité no�s' parait e��gérée;. mais., s'il en e�i',àinsi , on, cbnq�it " \ I , que les.agriculteurs doivent faire une guerre a o}ltran?e a de pa , ' reils. ennemis de l"agricpIture pà.rtput ,0Ù ils, existent. � y. Hamste1'. ,-' .' \ - . /' " ABANDONNER unanimal malade; �ènon�er à le traiter, à: cause de la nature de sa maladie, qui peut êtFe incurable, ou à cause des frais relatifs qu'entraînerait son traitement, Ol). aban donné souvent des- animaux aux úniques soins de Iq nature, dans un pâturage; mais il ne-faut pas qu'ils soient atteints, de ma- l ladies contagieuses: s'il en était ainsi, on serait passible des pei- nes infligées en pareilcas.' __;., V. -Contagion. " ' . > 1Jrr cheval s' abandonne (terme d' équitation) quand il bron che , qu'il s'�bat, ou qu'il ralentitson allure. • I.- 'l r: , v ABA 5 ',ABA'rA.GE (desbois)� L'exploitation du bois est.soumise à 'de� règles de physíologie végétale et d' économie rurale qu'il faut tou jours prendre en considération, s'il n'est pa� toujours possible à! l'agriculture de s'y soumettre. 'L'abatage dui bois doit avoir lieu' , lorsque, sa végétation 'est engourdie , é� avant que la sève se .mette en mouvement, c'est-à-dire pendant le fort de l'hiver. Il / \ r. � ya doublé avantage à opérer; à cette époque. Pendant les grands froids de l'hiver, en effet, les bras sont généralement peu occu pés dans les campagnes, et l' exploitation du bois est un moyen' .de l�ur- donnerde .l'ouvrage. D'un autre côté, le bois .profite , , pour sa crue) de toute l'action de là sève de la saison suivante, ceqni est un grand avantage pour les, taillis surtout. ' L'abatage du bois de futaie exige des précautions que la pra·, tique éclairée commande � tant pour prévenir les accidents que 'pour empêcher les arbres de se casser, dans leu� chute ou de bri":' , ser d'autres sujets. Du reste, l'exploitation des bois,' soit de fu- " taie, soit de taillis, est subordonnée à des conditions de déhou-, . ché ,' d'économie forestière et de nature de terrains, dont on doit , toujours tenir compte. � V. Coupe � Futaie, Taillis. " 'Dans quelques circonstances, on abat desbois en sève. C'est oè, que l'on fait lorsqu'on doit les écorcer pour livrer leur , écorce au commerce. C'est ainsi qu'on traite quelquefois le chêne .. _ En tout cas, cette-opération doit' avoir lieu le plus tôt possible, quand la"quantité de sève suffit pour permettre I'écorcement. On' laisse ainsi à so� action le plus de temps convenable au bénéfice -du bois qui doit pousser après la coupe. " .. .. 1.7 ABATAGE (d'animdux). ,Par suit� de circonstances impé- , 'I' �ieuses, on .est quelquefois forèé d'abatire des animaux.' L'auto-' I rité peut même intervenir, et ordonner leur abatage dans des cas de-maladies .contagieuses, locales ou générales. Dims 'de pareilles circonstances, toute m�sure, doit être prescrite·;et rignureusernent exécutée. pour prévenir tout accident que pourr�it· causer un animal abattu. On fait taillader les peaux ç pour qu'on n'aie pas l'idée de les vendre; on fait enfouir les cadavres, -de manière â ce que les animaux carnassiers ne puissent pas les déterrer, etc. \ Mais, lorsqueles maladies qui ont nécessité I'abatage des ani- maux ne sont vas -contagieuses , lorsqu'elles n'inspirent pas des' -t . , t'·' .) ), . , " ,ABA' " . ....._ craintes 'fondées sous ce rapport, on ne doit jamais __ manquer d'employer .les débris des sujets abattus P?ur en faire des en grais, toujours très ênergiques, oud'en profitersous d'autres points de vue d' économie rurale. �y :' Anim'ltux, mort«, Équ aris» sage, '. I '. ...., ," ',' " ,'/ .. .: ABATARDlR, � Dé�rad�r: ,p;��oqùer ,'la dégénérescence d'un. animal cou d'un.végétal. On 'abâtardit une race par défautde sòins, d'alimentation suffisante , par excès de travail et pardes ' appareillements ou ¿roisements mal combinés oùmal adaptés . =, , V.· Appcireillement:l Crois81�en.t:l. Dégénérescence:l Étaum, Repro- , d�Ct'eU1�. ". ' . . . " ' , " " '" " .. ' . '. . ,¿, ,I . ABATARUISSEMENT. Siles procédés hygiéniquès bien dirí- - ges,' si 'míe bonne nóurriture , secondée par d.es appareillémeuts; , 'et deis -croisements judicieux; sonf les véritables moyens de per.:, " fectionner unerace d'animaux, son abâtardissement résulte teu- , .....'! jours du défaut d'alimentation suffisànte , de soins convenables � ou de mauvais choix de reproducteurs. Un animal amélioré au moyen de combinaisons indiquées ,par la science et sanctionnées , \, . par la pratique dégénérera s'il est livré � de mat�va�s procédés K ,d'�le:váge,-surtollt lorsqu'il y a insuffisance de nourriture.sf'cu- , . . jours, et sans ëxcèption , tout animal élevé dans de bonnes.con- . 'J"" 'd;jti'ons hygieniques d'élevage et de-perfectionnement de sa, race- '. v s'abâtardira dans des èenditions opposées. 'Ici la règlè ést' sans .' , 'exception. Nous en avons donné, les raisons aux 'articles APP..Çt, reulemeiü, Croisement , Perîectionnemënt. -- V.\ces mots. ' , , ' " " ' ABAT -FOIN. Dans certaines étables ou écuries, on ménage mi dessus des crèches ou râteliers des animaux des ouvertures aux f planchers pour faciliter.la distribution des fourrages. èes ouver hires. devraient toujours être pourxues de trappe!, pour les fe(mer hermétiquemént áprès le service" On préviendrait ainsi des acci-,' . dents',' eton 'emp4cheTait.les miàsm:es'des étables de monter dans. ' les granges placées au dessus cl'eUés et d'altérer les fourrages. , � � ' .... " < • , • - '!>.¡. I I . � i .".;t. .. � - I' . A;B�q',JOUR. Châssis .ou tout autre appareil adapté .!lux croi- sées-pour modérer.l'eñet'de là lumière. Les abat-jour, convena blemeat-disposés , augmentent les, conditions de repos des ani- - _. , ::J., :'¡ , . I ,o,, , . ',:' . � . maux dans les étables ou écuries, et contribuent à les préserver des mouches, qui, pendant les chaleurs de l' été, les tourmentent _ jusque dans leurs habitations. - V" Repos.�· . i ABATTEMENt.:Áccablement, affaisseme�t'des forces'des ani. _ maux par suite de longues mala4i�s, de perte de sang oy'de, tl.:a- , vaux excessifsplus ou moins prolongés. L'abattement- qt� est.lª,: conséquence d'une maladie est généralement li'l'L;;sy£'ittême,": .grave : il indique une altération profonde de.la santé! Les 'fu'):là"", ' ,,¡.',� i di,es. appel.ées a.:lyna;;'iques provoquent. toujours r ab��te�eIÍt:d�£� \\�.� i:��, �" I , animaux.T,e typhus , dans l'espèce bovine, est decenOmbr61:.'+�)� .. �' V: Typhus. ,_. . ,. .' ',��� .-; , ABATTOIR. Lieu destiné à abattre les animaux de boucherié, (: , On/organise dans ce moment à Paris des abattoirs publics, où l�s , I, _, .cultivateurs pourront faire- égorge� leurs animaux et les vendre J à ,la criée aux marchés spéciaux de la capitale. te s:ystèinè d'a- . , battoirs et de vente devraitêtre pratiqué danstousles graÍ)g.s cen- " r tres'de consommation. Les cultivateurs seraient- ainsi moins sou- � ;,' '. J. • - ! ' vent exposés aux refus 'combinés d'achat de leurs bestiam; gras, " , clans les marchés d' approvisionnements, en vue de réduction d'e� prix courants. ,/' 'I , La 'création des abattoirs dans les grandes vines a été une heu-o . retlse innovation pour l'hygiène publiq'uy. L�da:tè de la c�nstruc \Üo� des p�emiers établissements de ce genr� en France est de 1810. Paris fut la ville qui en.fut pournIe l¡'l première. e Avant l'usage des abattoirs, les animaux étaient égorgés dans . les établissements des bouchers ; le sang s' écoulait dans les ruis seaux, et s'a décomposition, comme celle de divers autres residus �. '" \ ) t • , de boucherie ,:était une cause d'insalubrité et d'infection dange- reuse póur.la sa�tédes habitants. Aujourd'hui les boucheries �e sont plus que des dépôts de viande, et, à Paris surtout, ces éta _- " blissements sont tenus avec une propreté remarquable. Les bou " " chers de détail mettent une sotte de coquetterie (lans la·te�ue de , f ( , leurs étaux. . i, ABATTRE. Renverser un animal poúr le fi��r de manière à . J , ,*'_ . l'ui faire une opération: Pour abattre un animal, on choisit un lieu -. convenable, le plus souvent couvert d'un lit de paille, afin qn'ilne puisse pas-se blesser. " 'J '.,; . _' ABA J , ," I .... , , , , , .- , \ � I r , " -t " \ ... �. " v '" I, ', r l,' I \ '- ' " , 6 ' " 'ABA " En terme d'hippiatrique, aba:tire du pied.d'un èhe�al, é�est en ... , level; de son sabot la quantité de come nécessaire pO\lr sa ferrure, , , � " , QU toute autre opération. " v' , ' Le mot abain» est aussi quelquefois synonyme d'égorger; de' " �uer. - Y. Abatage, Abouoi», ',' " .' " ' Lorsqu'un animal tombe" on dit' qu'il l'i � est àbattu. Les chevaux fatigués, usés des membres antérieurs" s:'abattent soirvent �ur les, genoux; ils conservent quelquefois ies traces �ès' blessures qùi en • résultent. Les chevaux ainsi blessés sent dits couronnés. - V. " Couronner (se) ,,)) : ABAT-VENT. Appareil disposé pour garantir les plantes oules , animaux des vents'ou .du mauvais temps. Dans certains pays de montagnes , óü les animaux sont parqués pendant toute la belle ' saison, comme dans les montagnes de, F Auvergne, du Rouergue, etc., on.fait des abat-vent avec des fascines qu'on adosse aux , - - J elaies des parcs. - V. Parc. ' Les murs élevés, les haies, les plantations autour des herbages, forment des abat-vent .derrière lesquels les animaux vont cher cher un abri contre lès vents, les pluies, le mauvais temps,_et même l' ombre pendant les ardeurs du soleil. , \. . '\ '. -- � , Les abat-vent sont toujours très utiles pour les animauxqui .. l ". passent les nùits dans les herbages, surtout penjant les mauvai- , ' , ses saisons. Les jardiniers s'en servent toujours 'aussi avec avan- ' tage po�r protéger, les.végétaux, auxquels ils sont souvent indis- , pensables \ \' " . ABCÈS: Dépôt, collection de pus formée �ccidèntellement dans 'les tissus. Les abcès sont la conséquence d'une maladie it la suite' ,�e, \�qúelle le pus est déposé dans.les tissu�,I:P;êmes qui l'ont fabri- : qué. , On les observe dans toutes les parties du corps sujettes aux- ' maladies inñammatoirès, Lorsqu'ils se développent.dans les or- ,,' ganes contenus. dans le sabot du cheval ou les ,o:p.glons du bœuf, . " du mouton ou du porc, le pus, ne pouvant se faire jour, au travers de la cerne, la décolle des tissus auxquels elle adhère, et finit par I sortir. à la couronne après avoir produit dans le ,pied des ravages plus ou moins graves. Cet accident est dû souvent à unemauvaise ferrure, à la brt�h,lrc 0:11 _pied 'par l' applicaeion 1fl,al raisonnée �'un \ . l.; ... i, • .I " . � \ \ \ \ \ r � \ . " 7 t'er trop chaud, quelquefois à une piqûre d'un ou plusieurs clous - " , qui fixent le fer, 'ou d'un clou de rue. � _ \ Lorsqu'un animal boite, on doit s'assurer si la boiterie n' est \ pas causee páb:un abcès dans le pl�d; sa, présènce , daus ce cas, '. peut avoir des conséquences plus ou moins graves, .auxquelles on peut facilement remédier lorsqu' on .s' en aperçoit à temps pour les prévenir. - V. Brûlure, PiqÛ1'8. . , ABDOMEN (ventre). Cavité splancqnig_ue située entre la poi- ..' < trine-et �<;\ bassin des animaux. L'abdomen contient lesprinci- " paux of ganes de la digestion; il est séparé de la poitrine par une cloison nommée di'aphmgme. - V. Poitrine, Venu», . , On donne aussi 'le nom d' abdomen à -la: partie du corps des in sectes qui est ume au corcelet par un fiTet plus ou-moins araínèi., ,J comme on l'observe notamment-dans les-guêpes. ' , ABDOMINAL, tE. QuÍ a rapport à l'abdomen. Muscle abdo minal, cavité abdominale. Les muscles abdominaux' sont ceux' . qui forment les parois de l'abdomen et soutiennent les intestins. Les viscères abdominaux sont tous les organes viscéraux/conte nus dans l' abdomen: tels sont l' estomac, les intestins, le foie , la .rate, le pancréas, les reins, etc. Les fonctions de ces divers orga:- " aes.sont de la. plus haute importance. - y: Digestion, Secretum; .' Les membres postérieurs prennent aussi le nom de' membres • . . ..... . f' _; abdominaux. _ :.. \ ' , '� .. \ t {\ l,,'. ''\: ... 'A:BDUC'rEUR. D'un mot latin qui signifie écarter, éloigner.' " Nom donné ç en anatomie, à tout muscle qui par sa, contrac-' tion 'tend à éloigner" à écarter du centre, du corps les parties auxquelles il s'insère. C'est par les contractions des museles ab ducteurs.que, les animaux écartent leurs membres. � !. • (�l , ABDUCTION. M,:ollvement par lequel �m membre ou une par- tie du cqrps sont "écartés, éloignés ,de ,leur' position ordinaire: e,t ' naturelle. \' " I. ' J" '''', � r' \,,- , ! ..' v �,'" , ,."..' <.:. , ¥ I', ;" . �BEILtE,.' I�secte, de l' ordre de� hyméilQptèrês, soumis il la') . domesticité. L'éducation de cet admirable insecte est peu dispen- ' . dieuse , très lucrative, et il est fâcheux qu'elle ne soit pas mieux" comPIi�e et plus répandue en France. « Pendant l'été, a dit le sa-, ,t » vant Réaumur, nos campagnes sont couvertes de fleurs pleines ','. , ¡ /, ABE , I , , , , " l· ," I , , , , \. -, ¡ , , \ ABE , J) de miel et de cire; nous perdons ces fe"venps délicieux faute '» d'avoir assez d'abeilles, qui seules savent faire cette récolte. Les I) abeilles enfln sont une branche d'économie 'rurale d'autant plus » précieuse, qu' elle est à la portée des pauvres habitants des cam ê ' ,; pa:gn�s; elle ne demande ni engrais" ni labours, ni. semences. » C'est dans ce genre qu'il est exactement vrai de dire que l'on » recueille sans semer. » D'énormes quantités de miel et de cire \' " 'Se perdent donc chaque année faute d'abeilles, ou plutôt faute de honnes méthodes 'pour Ie,S élever, et les propager. Ce genre d'in dustrie devrait' d' autant .mieux être encouragé et enseigné, que, ',comme l'a dit Béaumur, il n'yen a pas de plus lucratif'et de moins I dispendieux en économie rurale: la nature se charge de produire' \, ,les matières premières à profusion, les abeilles les ramassent etles transforment dans leurs ateliers , d'ailleurs bien simples, en pro- , duits tout prêts 'à être livrés au commerce. On pourrait donc éle ver paftout, êt surtoút dans les sols incultes) pierreux et DOP.- \ tueux "�cou ceux qui-sont eouvyrts de bruyères, d'arbres fruitiers, -ou de prairies de tout ordre, etc., des abeilles par millions. Ces _ insectes' seraient autant d'ouvriers innombrables qui travaille raient pour notre compte', et presque sans rétribution de notre part; leur paye est fadle à acquitter: OP n'a qu'A leur laisser une faible p�rtie du mi�l 'gu' elles fabriquent en si grande abondance , pour se nourrir pendant la mauvaise saison. Moyennant cette' _ ' ,-:�ondition et�quelqu�s' soins peu dispendieux dirigés -avec intelli- , , • f' ' - gence, on pourrait avoir presque partout de nombreuses ruches � , :' qui feraient la fortune des.pays I?auvre�,privés de tout� ressouroe , : r etcelíed'une infinité de familles indigentes. Mais malheureusement ( , ,l'éducation raisonnée des abeilles est g4pèralement ignorée. Chez nous, un ruch/er: bien tenu , bien dirigé , est une rare, exception, F même au� lieux où il pourrait rendre les plus grands services. Nos cultivateurs qui ont quelques ruches les exploitent suivant une routinele plus souvent nuisible à leurs propres intérêts. � , Une ruche esf habitée par trois' espèces d'abeilles bien: dis- tinctes , qui' ont chacunes l�urs fonctions � lèur travail, leurs oc- e , cJlpations spéciales. On y trouve'toujpursl une mère " des ou- ", ' vrières-chafgées 'des travaux de, la ruche, etdes mâles, ou faux- _'hourdons, qui n'ont d'autres fonctions que celles de, féconder l'abeille-mère. On a considéré à tort celle-ci commeüiic'reine: . ) . \ , ' . .i'" � ,,' , 1 e, I .", ABE r. , elle ne gouverne rien, en effet, dans la colonie; au contraire, elle est quelquefois gouvernée, et, malgré tout le respect filial dont (111e est toujours entourée, elle est souvent forcée. de se soumettre à la volonté ferme et persévérante d'autres abeilles , comme nous, le verrons plus tard . . L'abeílle-mère , plus développée, plus grande que les autres < -, .' " mouches: de la ruche, se reconnaît 'à son 'cqrps relativement plus allon-: ,gé; son abdomen est plus' gros, 'plus trapu, surtout pen?ant le temps de la ponte; ses ailes ne s' étendeñt que jusque vers le .milieu de cette partie de SOI'l. corps, .quoiqu'elles soient \ aussi longues, 'que celles des autres" abeilles , ce qui estdù à l'excédantde , AbeiIl?-_lIIhe. sa longueur. Pendant le jeune âge, les pattes et l'abdomen d� cette mouche ont une couleur dorée; , cette couleur disparaît peu à peu àvec l'âge, cependant les pat- ' tes en conservent toujours les traces et restent jaunâtres. -Les fonctionsde l'abeille-mère sont de pondre des'œ�fs pour la ' multiplication de l'espèce et sa cònservajion ; elle seule a ce privi- , ,lége dans toute la république: aussi ne quitte-t-elle le logis, un ou deux JOUIS après sa naissanoé, que pour être fécondée, ce qui 'n'a jamaislieu dans la ruche. Elle en sort une ou plusieurs fois, �:élève-.dans les airs, suivie d'un ou plusieurs mâles. Ordinaire; ment, après vingt-cinq minutes ou une demi-heure, saféconda tion a eu lieu, et elle rentre 'au milieu des siens ; elle, se promène alors, accompagnée, fëtée , escortée par d' autres abeilles, pour passer l'inspection des rayons et (les cellules qui doivent recevoir ses œufs, sa nombreuse progéniture; , Les cellules des. rayons de cire sont de trois ordres. Les unes ont une dimension relative.très grande; leur nombre est très re- I streint ,' on n' en 'trou-ye, que sept à huit au plus dans chaque ruche. � Leur direction est différente de celle des autres alvéoles '; elles sont .placées ordinairementsur-les bords des rayons; Ces cellules sont destinées à recevoir les .œufs qui doivent produire, des mères,' a�n qu'elles puissent s'y développer à l'aise et sans être gênéeí1 par l'insuffisance d'ampleur de leur berceau. D'autres cellules, • " .j .., t �', '_ ¡ }. ) =; .t " I " , ' , " I"� " " I • " I �( \.' 'I ' .. ·'10 " .... "v '." e . , .., ABEl ... , _ , t..� l.'. "'" I }. ',;: ft � " .' \ d'une -dímension-moyenne , doivent contenir les œûfsqui donne- "' -ront dés mâle�. Enfin., les alvéole�)'¡es plus-petites sont réservées, ,,' \ aux, œ��s qui úévront produire les' abeilles' ouvrières � les ;'P1ilS; " t, • l" nombreuses dl( hi populatiô� des ruçhès. L'abeille7m�re passé en , .;' revue (toutes ces cellules, et elle ne-se trompe' pas sur la nature', . "7 � \; .,'. _ ) _." • J) " ',' .� , , ' �;, . des œufs qu:'ell� doit pondre dans, chàcûne d'elles � EUe. place d�ns r , ,.o/ "les cellules des mâles les œufs qüi doivent les'pr,0d'uire , � elle ponjl ,-' les, œufs d,es 'çmvrières dans les ç�l�ules les. plus petites Si et �nfi:(t -, .' ceux qui dolve:n.t donner des mères dans les_I!.lus>�rande� . . - Le temps de la' ponte n'est pas absolumént.limité. Dans les P.!lYs ,,où Ia saison de l'hiver n' est 'pas rigoureuse ;. on trouve souvent '. des œufs dans les .�uchJesJ à toutes Ies époques de i�ànp.éè ;' ràais Ia " ' grande ponte a lieu depuis le printemps-jusqu' en autonïne, et sur . 'tout depuis .le mors de mai jusqu' à celhi de septembre:.' Chaque, abeille-mère peut pondre , assnre-t-ón , seixantemilleœuís daus ' .r ànJl-�e. Le temps d\n.cubation de ces cyufs �si de 'trois jòurs dans ' lescas ordinaires; il' peu-t y. avoir tml ou deux �ciurs .de retard" , ", mais on n'obsérve ces exceptions qu� lorsque hl. température est. .. _ '" 1 hasse. Quand la laheest sortie cl.e l'œuf, les abeille; buvrières llli' ' " ?pportënlt une gelée nrïtritive en �rapport: avec-son áge, avec Ia ',' e .,' - " ' '\ _ force dé oses' orgarîes digestifs, Cette nourriture consiste: d' abor€!, "en: un�,:bouillie blanchâtre" dont là consistanee et la richesse' ali ,\ " me:r;¡_tài��, est alig��ntée :peu) peu ; à'_�e�ure q�e;le'jen;ne :sujet :_� .se développe et prend deja force. Lauature n'òpère-t-ellepas de . 'la même' manière' dans' Ies mari:rb:üfères\ à'lél\' naissance.du J eunè.' " ..' , . . .,. -f.... , ,sujet ?"Le lait est d'laDord'plus léger; moins corsé" moíns riéhe en primúpes nutr�tifs; à�mesure (¡riele :r'tourrisson prend;de la'for,cè�, le lait:s:J�palssít;·ll dev.ient plus sub�ta�,tiel, pour mieuX,ªlimentèr le n�)Urrissòù.í dont-les 'organes digestifs devien�eIiF de plus én' plus aptes ,àle bien digérer; jusqu'au ploment eù il.pent suppor-:::- ," ", ter une autre àlimenlatioh. '. . . , , .� " ' ". \ . .," , - � -, Apr�s 'cinq ou six jours de hOnrrit�f�, si l� mauvais tem.ps ne '--"', ¿ s'y" OPPQStf pas; la lasve'de'I'abellle a,·acquis, tout �ón d�,:,�lopp'e' ., ment et n'a plus besoin d'aliment] elle passe alors cà)'éta,t dl" \-, 'cl1rysalide, et, les ouvrièreifermeIit sa. cellule pqùr·GJu' éll'ê puisse Y' , ,: o, ?p.¢re,r !ranqu�lle_ment sa n:éta�orphos� et de�e_nir ins�ct� r�rf�it. ., ' , �pl'es .douze 'J0ur� environ , la",trànsform;tt10n est (2peree. La jeûne aheille est forpée ;' elle a âss/�z de fOI:Ce. 'pourq5erc'ltr on bri- 'r- o _ • �". ,'< '" ). , ,:, ';' .�,;, :-' " . / \ , ¡ I, r" \ ABE '- " , ser Ia norte de sa cellule, d'où elle sort après quelques efforts. A " , ' peine rendue à la liberté" ell� est l'objet.de �oins, de caresses, de la part de ses aînées. Elles l'entourent , elles la lèchent, la brossent, lui offrent de la nourriturepour prendre des f<;»:,ces'� la suite d'une àbstinence.aussi longue. Enfin, vingt-quatre' heures après, la jeune abeille -peut se suffire à elle-même ; elle se met au . travail de Ia communauté et elle obéit à la loi \ llli l'é'git son admi-: rable gouvernement. . Dans l'espace de vingt jours 'environ, un œufpondu donne une abeille en' état deremplir les fonctions qui lui sont imposées par la nature i les cas contraires ne s'observent que lorsque les mauvaises conditions du temps retardent la marcheordinaire de la couvaison et des transformations del'insecte. . ' Lorsqu'mi 'œuf est pondu dans une cellule de mère, les ou- vrières donnent à la larve qu'il produitunenourritureparticulière \ qui fait développer ses ovaires. D'un.óôté ces grandes alvéoles fa vorisent par leur dimension l'accroissement de la jeune abeille; -de l'autre, la nourriture qui: lui est offerte fait développer ses or ganes, de Ia génération. Des observations pratiques et des expé-' riences ont fourni la preuve incontestée de ce singulier phéno mène. Du reste, ces deux conditions d'élevage étaient indispen- . sables pour faire des mèrea.sùr lesquelles reposent la production, la.multiplication , la conservation de l'espèce. Alilssi, IQ, nature a-t-elle pris toutes les précautions nécessaires' pour que son bat ,fût rempli. Cette propriété pa;ticulière de la substance alimen- . taire qui agit spécialement sur les organes de la génêration des-' , 'abeilles, afin .de provoquer et d' activer' leur développement, ne pourrait-elle pas nous 'mettre S'Uf ia voie dès recherches à faire pour savoir si on ne découvrirait pas des -substances alimentaires qui auraient la propriété de faire croitre spécialement' tell�' ou telle partie du corps des animaux? I Il n'y a 'pasà révoquer en doute l'action spéciale de la sub stance donnée aux abeilles-mères, 'en yúe du développement .de leurs' ovaires. Lorsque, par hasard, des' parcelles de cette ma-. tière tombent dans les' alvéoles des ouvrières, et queleurs larves , en mangent, leurs ovaires se produisent aussi" et elles font des' œufs CODl1;ne les mères, mais ces œufs' ne donnent que des b:râles. ' La, nature leur a refusé le privilége de raire des œufs cie femelles, 1'.... . j . -, " f • < .( ' .. -, . \ , , , . .' , " . , , ¡ e ) I '; ,12 _ ,AB� " , " , - J;.' abeille .mère peut pénr quelquefois, SOIt de maladie, SOlt par � toute autre cause. Quand elle est .morte, eUe est remplacee par , r" 'une des larves ou d�s jeunes mères qui sont détenues prison- , nières dans leurs-alvéoles: La natúre , qui aprévu ce cast.a judi-: c , cieusement cherché, à y.remédier par des individus supplémen taires, peu nombreux, il est vrai; -mais :suffisants pour parer à tout événement. Une ruche nepeut avoir qu'une seule mère libre. f '- Celle-ci est extrêmement jalouse de conserver seule son privilege absolu. Si, par hasard, une autre mère se trouvait dans la colo nie, il Y àurai] un duel qui se renouvellerait tant que l'une d' elles ne serait' pas morte. Du' reste,' dans ce .due! qui recommence souvent plusieurs fois, 'la nature a été encore si prévoyante pour la conservation de rune des .deux rivales, que , lorsqu' elles se . ' sont rencontrées de manière à sè transpercer réciproquement avec l, leurs aiguillons, d'où résulterait la mort simultanée des deux , mères, elles se séparent précipitamment pour éviter ce désastre. De nouvelles rencontres ont lieu dans ce cas, et c'est le plus souvent par surprise que l'une perce l'autre de son .dard ·ct la fait mourir immédiatement. 'Les mères attachent à être séules de 1el11' espèce uv.e importance telle, qu'elles cherchent toujours' ª détruire dan� leurs alvéoles les jeunes mères 'qui y sont nourries comme prisonuières, Des, . factionnairesmontent enpermanenc� la gar,de auprès 'de celles ci. Quand Ja mère libre en approche pour les mettre à mort avec. son dard passé au travers dè la petite ouverture de la cellule mé- \' 'nagée pop.r donner la nourriture à hi jeune prispnnière, elle 'en' " ' '" est écartée, av�c nne respectueuse mais-invincible f�rrbeté, par l�s_ gardesvigilantes qui défendent Gomme un dépôt sacré 'lesjeúnes , protégé�s. C-;st sur elles, en effet; que reposel'avenir de la con- ' . . ' '; servation de l' espèce et de sàJmuttíplication en cas de mort' dé la mère libre. Elles permettent cependant quelquefoisà celle-ci de , ': 'mettre à mort leursJiJles dans leursberceaux.; roáis ce n'est qqc j. , (lórsql_Íè la conservation de l' espèce est garantie et qu' elle ne peut plus être compromise." ,i , - Si par hasard il n'y a pas d'œuf déposé dans une cellule de' , . mère, ,pour �prév:enir tout événement de mort et y remédier les , àbeilles détruisent lès cloisons d'uneou deux.cellules ordinaires . . qui contiennent un œuf d' ouvrière" etfont ainsi une-grandealvéole � . ' - J'" . "\ " ',- 15. ' ABE, I" , artificielle; elles nourrissent la larve naissante de manière � en faire .une mère , et, lorsqu' elle est sortie de-son alvéole, elle prend ses fonctions après avoir été fécondée. Mais, pour-obtenir une'pareille mère, il faut que'ce soit dans les trois jours qui précèdent la nais- sance de la larve; apr-ès' <{�tte' époque, les abeilles ne peuvent I plus satisfaire à leur désir. Une ruche où la pondeuse ne pondrait ' , - 'pas de quatre jours, et mourrait ensuite, ne pourrait plus avoir , de mère; 'les abeilles périraient ou se disperseraient', ne pouvant, -, - � pas exister sans 'elle. _. 'Voilà un singulier instinct de ces admi�able insectes: ils'sáv'ent" que l'abeille-mère assure seule l'avenir de la colonie, la censer- ( vation de-l'espèce et sa multiplication. Si elle vient à périr, s'il Fleur est impossible d'en obtenir une autre, ils, voient que tout est fini pour eux dans la rùche , et, qu'il est inutile de trainer .une exí- , .stence qui n 'a plus de raison d' être, puisque l' élément de l'a trans mission de la vie n' existe plus 'dans leur république. Aussi',' ta TU che qui n'a pas de mère ne tarde pas à -être inhabitée, soit, par ' . suite de la mort des abeilles, soit par leur. désertion dans d' au- " tres ruches, s'il leur est possibled'y pénétrer. - La ponte des mères, avons-nous dit, a généralement lieu sur- , , tout pendant la helle saison, c'est-à-dire du mois de mai au mois' de septembre. Pendantles onze premiers mois de sa vie, cette mouche ne donne que des œufs d' ouvrières, et chaque année, à , partir ,de cette époque, la'ponte commence toujours par des œufs, ' _, ele cette nature; ceux de mâles ne sont pondus que plus. tard: Mais, .' . pour que la ponte soit régulière', il faut que la fécondation áit eu . � �ieu régulièrement. Si elle avait été contrariée par des incidents," si'elle ne s'était effectúée ; par eX,emple" que seize jours après 1� naissance de la pondeúse, les' œufs de mâles seraient aussi nom - " breux qlle ceux-de femelles; fécondée vingt jours après, la mère ',' �e donne plus que des œufs de màles.. ' Dans certaines circonstances, la mère-abeillefait entendre un chant particulier, qui a de l'analogie avec celui de la çigale. Ce 'chant doit avoir une expression 'bien caractéristique pour la colo- " - nie, car 'cha�ue abeille', Em l' entendant � reste immobile, semble -èfre en quelque sorte paralysée; un profondsilence se fait alors' dans la ruche. Ce chant eit entendu surtout quand un essaim se , ? "dispose. à partir. D'un autre côté, on affirme que les jeunes me- '. , . , , I, ? " \" .. .:- , ' " - , . , • �"i.. ) ABE , , tes, prisonnières dansleurs alvéoles, chantent quelquefois �our \ � se plaindre de leur captivité et demander à en sortir, , , 'Les mâles, dans les ruches ;n'ont absolument d'autre ouvrage - que de féconder la mère; or,' comme , un seul suffit-pour cette fonction, òn . peut dire que la majorité de ces mou ches n'a rien à faire et ne fait 'rie� , f que manger les' provisions. Leur corps: gros .er court � est plus. déve Abeillemâle ou Faux-Bourdon. loppé , plus trapu, qué celui des ou- ) vrières; leur abdomen est velu, et Ils' ne sont pas pourvus d' ai- I 'guillons. n Cette prévoyance de la �ature d� pepas armer les mâles d'un dard était nécessaire 'pour la fin proposée. En effet, comme , ces individus sont au nombre de deux à trois mille dans une.ruche; et qu'après la fécondation de la mère ils.sont non seulement inu tiles-, mais à charge à la colonie qui les nourrit, ils sont impi toyablement mis à mort par les ouvrières à un signal donné, et quand le temps de leur massacre est .arrivé, Sans armes, leur destruction est facile, pàrcequ'ils ne peuvent pas se défendre. S'ils. avaient eu au contraire des aiguillons, comme, les autres abeilles, ils se seraient battus à outrance' pour défendre leur vie, 'et le nombre-des morts aurait été inutilement augmenté.. Cependant, si la mère était morte avant l' époque du lpassacr� des- mâles, les .aheilles, sachant qu' elles en ont encore besoin ,pout féconder les jeunes mères qui sçrtiront de leurs alvéoles, les ' ' . .Iaissent vivre; .leur existence se trouve ainsi' prolongée, mai� ils' , "n' en sont pas moins .eondamnés à être sacrifiés; quand l'heure . est venue, ils n'échappent pas à l'arrêt de mort qui est porté con":' I t�e eux, Si par hasard les .abeilles ouvrières les ''laissent vivré, ,. " . ce n'est que pendant lê temps qu' elles n' ont pas de reine , et dal1s ' , l'espoir qu'un jour, ilsserontutiles pour féconder celles qu'elles, . '.' pourraient avoir .,Si elles ne peuvent pas en obtenir, les mâles �e: . . -. sont � pas' massaèrés; mais toute la colonie' s' éteint peu à péu',' parceque , comme nous l'avons dit déjà, elle né saurait exister. sans une mère. ' '. , , DJl reste, les mâles sont d'un caractère fort doux 'et très facile ; leur vie 'est très paisible, et, comme ils ne vonrpas aux provisions. ils sortent rarement du dom,icile.' . . '.' 14 r,. \ I , , _, - I '; , , AB�, 15 � l'étude des mœurs de l'abeille-mère est intéressante à faire, . 'gel1e des ouvrières n' est pas moins digne de notre attention. Ce sont elles, en effet, qui vont áux provisions, qui construisent. < les rayons de cire, les cellules _<?û doivent. ' J être- déposées les provisions de toute 'na- Abeille ouvrière.', ture, lemiel, le pollen des plantes , les œufs de la mère: Ce s�nt elles quiprennent soin des jeunes élèves, pré-. parent leur nourriture et-la leur donnent. Elles entretiennent la propreté de l'habitation, veillent à sa conservation, à là sûreté des .habitants ; elles repoussent les ennemis de toute'naíure; défendent le domicile contre la violation des voleurs, des pillards de tout ordre, même de leur espèce; .leur courage, s<,ms-ce rapport, est exemplaire.' Pour la défense commune et celle de leurs droits de propriété, les ouvrières ne transigent pas: elles se pré cipitent sur leurs ennemis, quels que soit leur force et leur nom bre, elles ne reculent. jamais. La morLqui les frappe peut seule les' arrêter, mais la crainte de la subir ne les.empêche pas de l'affronter toujours. ' _ Les ouvrières sont aussi courageuses en toute occasion que Ia- , horieuses et prévoyantes. 'Pour mieux remplir les fonctions qui leur sont imposées, elles se divisent le travail de la manière sui- . ¡ vante : les unes vont chercher le miel dans là campagne, rap portent le polleJl des fleurs, la propolis. qui sert à mastiquer lès fentes, les ouvertures des ruches, et s'occupent d'autres travaux que nous signalerons plustard. Qes .aheilles sont dites nourri cières ou pourvoyeuses. Les autres, nommées cirières,' so�t char- . gées des soins du ménage: elles balayent, uettoyentIa ruché et " y entretiennent la propreté. Ellesfoumissent tes factionnaires.qui montentla garde à la 'porte de ia tuche et.auprès desj eunes abeilles ' mères nourries dans 'le�fs cellules, poúr empêcher les mères li bres de les mettre à mod. 'Elles préparent et administrent la u<?,ur,:" riture �lUx jeunes individus qui ne peucent pas la prendre èux;., mêmes; elles fabriquent l'es gâteaux dé cire, rangent les provi- sions dans leurs alvéoles " sont enfin chargees de tous 1es travaux J .. , .',' ,'" }\ ... ':-- • .intérieurs de la colonie, 'et des corvées què nécessite son entre- tien. Elles fournissent dès' escortes pour accompagner 'la mère-:' abeille.dans toutes ses promenades dans la ruche. C'est donc aux " " I, er -, , , , ! , ABE" :r l ouvrières que nous devons le ,protluit dés ruches, le miel] d'Ulle saveur si' agréable " et Ia cire, si utile, .d'un usage sí répandu dans l'industrie, soit pour la confection des' bougies .. soit, pour , , ;. _ 'une infinité de petits ouvrages d' art. . ".'" -' , Du teste, les ouvrières sont pourvues de palettes, de brosses, "�o 'à leurs pattes, pour faire leurs travaux, d'une trompe pour sucer le miel .dans le calice des fleurs, et d'un estomac quisert de ré servoir pour le contenir et le po�ter dansleurs magasins. Nous avons vu qu'une mère abeille peutpondre jusqu' à soixante mille œufs dans une année, On conçoit que, si tous venaient à éclore, la rùche ne saurait contenir le grand nombre d'abeilles qui en naîtraient. Des émigrations périodiques sont donc néces sitées ,. �t on donne le nom d' essaim' à 'la quantité d' abeilles, qui émigr,ent. pour former une nouvelle colonie, � Ïa tête de laquelle " , • ...! est toujours une mère: Ñoùs traiteronsau mot Essaim ce qui est relatif à l'essaimage. - V. Essasm : . , ,. Les.abeilles ont.des ennemis redoutables contre lesquel¿<il'far..t les protéger. Les rats, les souris, lesmulots; les campagnols, etc., . s'introduisent quelquefois dans les rushes et mangent le mi,fl comme les. abeilles elles-mêmes. On doit prendre des' précautions' ; pour prévenir leurs ravages, Plùsièurs oiseaux dévorent 'atlssi les abeilles": Ies-pies-grièches, tous.les oiseauxinsectivores.man- I ',> " >, gent celles qu'ils peuvent saisir. Les ruches sont aussi' attaquéss ' , 'par des.lézards ,\ des crapauds, des escargots, des fausses:-tai��' ...., _. 'j , gurs, des ghlêpe�, des-frelons, des sphinx) etc. De leur côté, les abeilles-se-défendent à outrance contre toute violation de leur do micile; elles harcèleât leurs ennemis, les percent de leuis,tr�iÍs; elles en tuent plusieurs" dont elles jettent les cadavres hors' de la . 't, ';,' 'ruche: Quand èes cadavres sont trop Íourds, pPU:i'. être déplacés flar elles'; elles les couvrent avec la propolis, espèce de mastic \ ré-sineux qu'elles, récoltent. Par ce moyen, 'elles les' embaument', , I. . f , " empêchent -ainsi leur décómposition, -et pr�vienne�t les. mias:- ; mes qui en résultéraient; comme les mauvaises 'odeurs .qui infec-» teraientla ruche. Du reste, il importe d' aider, les abeilles .... dans leurs moyens de défense. On doit visiter les ruches périodique- ment et à des intervalles assez rapprochés, pour voir si elles ne renferment pas des animaux nuisibles, et si leur état est dans des , ":' conditions de'défense capables de)es' empêcher d'y _pénMreh ' , I , . \ ABO 17. , . . Les abeilles .paient largement l�s soins et les faibles déboursés" avancés pour elles, par-les récoltes de miel et de cire qu' elles nous: donnent. 'Le' temps de cette récolte varie selon les pays' où elle est faite. Suivant le mode de, ruches adoptées, on peut récolter le I , _ �iel et la cire à plusieurs reprises dans le courant de la belle sai- , son. Lorsque, pali prévoyance; on a laissé beaucoup de miel aux' abeillesdansla récolte d'automne, il est utile de châtrer les ruches au printemps, 'avant la grande ponte de la mère-abeille. Les abeil les alors forment des rayons de cite à la place des rayons de miel' récoltés, pour que la mère puisse y déposer sesœufs. Cependant, comme do ne peut pas prévoir si le temps sera toujours beau, on I agira avec prudence ; on laissera, dans tout cas, aux abeilles, as-" sez de miel pour se nourrir en cas de pluies qui les empêcheraient d'aller aux provisiórís. On agit, à plus forte raison, de là même- - manière, à la récolte d'automne. Celle-ci doit. se faire au Plus tard) dans la première' quinzaine de septembre; à cette' époque,' les abeilles trouvent encore dans la .campagne assez de' fleurs pour ' remplacer le mtel et la cire qui leur ont é�é enlevés .. H ne faut ja mais oublier que, si, d'une part,' il faut de la place pour le cou vain; de l'autre, il faut toujours de Ia nourriture en � suffisante quantité pour la colonie, surtout pendant l'hiver. . , La récolte qu'on fuit au milieu de l'été, aprèsl'essaimage et Ia grande ponte � exige moins de précautions sous' ce rapport; -Ies .abeilles alors peuvent.faire d'abondantes provisions, �t la famin� . n' est pas à craindre pour elles. qn s' assurera donc toujours 'que . �, les abeilles ont des provisions suffisantes pour passerles temps' pendant les�-{uels elles ne récoltent pas,. Si elles en manquaient, - on leur donnerait des sirops, du miel qu'on a eu soin de meítne ell réserve, qu'on melange avec une petite qtlan'ti�� de, vin.no.\lveau, de cidre ou de poiré, pour le rendre tonique. - V: 'Essaim, ]liel;, Bayo� » , Ruche .. Bucher: '1' ' ABLUTION. V. Lotion. ABo.RNEH. Placer des bornes, Iimitenun terrain, une propriété, par le bornage, ....:._ y. B01'nè� Limite. ' , . . ABORTW (d'un IDOt latin qui signifie n'aît;e 'avant te;me) -. Le " n:¡ot abortif est synonyII;l.� cl' q,:vorté. Un fœtus né avant l'époque fixée par la nature est dit aborti]. I' ) . .: e, ,.' \o. ( . , \ ,\. r , v -i, 18 ABR L.. <;ln donrie aussi le nom d'abortifaux -substances; aux médica ments , qui'provoquent l'avortement, soit par le�'troubles géné raux qu'ils occasionnentdans les fonctions de la vie des femelles ou par leur action spéciale sur l'utérus; le seigle ergoté, par exem ple, la s�binè, la rue, agissent directement su).l'utérus, et pour:' raient, dans certaines cenditions , causer des avortements. 'On , sait d' ailleúrs que, dans l' espèce humaine, ces, substanees végé , tales ont donné lieu à des actes criminels dont les resultats ont été quelquefois désastreux. " La gelée blanche est Ull abortif quand elle est dans lès .pátura- ' ges où les vaches vont paître avant que le soleill'ait fait dispa- raitre. __:_ V. Avortement. ' - En terme de botanique, le'mût abortif s'applique _¡.tUX: fleurs ou aux fruits qui ont avorté, qui ne sont pas parvenus à leur déve loppement normal, et qui tombent souvent même avant de l' a voir atteint. / , ABREuvora. Lieu QÙ les animaux s'abreuvent. L'étude des eaux dont s'abreuvent .lës animaux est pl�s utile qu'on ne pen se ; pour l'avoir négligée, on a souvent vu, dans certaines loca lités, des maladies se déclarer et fairepérir des animaux sans pouvoir déterminer les causes de ces désastres. Les 'eaux-séléni-' teuses de certains puits) les eaux croupies, renferment des princi pes irritants, délétères, qui ne produis,ent d'abord aucun effet ap parent; mais leur action prolongée altère peu à peu les organes digestifs, toute l'économie animale, eH'on voit tout à coup des propriétaires perdre leurs bestiaux sans en connaître la 'véritable raison, On a souvent vu des maladies meurtrières disparaître à la suite du changement pur et simple deseaux donton avait long- temps abreuvé les animaux malades. I " - ' :.' Les meilleurs abreuvoirs sont ceux qui ont uneeaucourante -seTenouvelant sans cesse, eomme l'eaude source, Ï'eaude rivière . ., ,Les eaux de puits ne sont pas malfaisantes dans toufès les loca- l lités; mais enes' sont généralement séléniteuses ; '�lles ne <misent pas les Iégurqes'etne dissolvent pasle savon; de plùsçces eaux' ne sont pas ordinairement pourvues de la quantité d'air utile J .', urie bonnë digestion.D'ailleurs leur température n'est pas en har "monie avec celle deI'atmosphère dans laquelle se trouv�nt les, • "J • t, 0, - � . . /' , , , I, " , ABll , ·f � » , , animaux. Lorsqu'on est obligé de' �e servir de ces eaux. pour abreuv-er surtout les bestiaux de travail pendant les chaleurs de , l'été, on doit les mettre dans les auges qui servent d'abreuvoir . quelque temps avantd.y conduire les'anjmau�, afin que la tem pérature en soit plus convenable. Il serail-utile aussi d'agit:r ces, , eaux, afin de leur donnerl'air qui leur manque. ' , On a conseillé de précipiter les sels calcaires 'ph�s ou', moins 'nuisibles contenus en dissolution dans les eaux de puits" par un ' . procédé chimique très simple ;:ínais les'substances employées pour' : c'ett� opération exigent des dépen,ses qui deviendraient eonsidé- , rables , surtout s'il s'agissait d'abreuver une grande quanüté d'à- , -. ,� , nimaux : on y a renoncé.' ' " , ., , , / Les' eaux ,de source, de.rivière , de 'pluie, sont celles' qui for:' + ment les meilleurs abreuvoirs. On leur donnera donc toujours la préférence pour abreuver les animaux. , 'Dans nos possessions du nord de l' Afrique, les abreuvoirs con-' ,tienn�nt,souvent des sangsues, qui, avalées par les animaux, 'se fixent à leur gosier et remontenj quelquefois dans�leurs naseau�. -, EUes se développent dans ces cavités et y grossissent pal' grou- pes de manièreà obstruer le passage dé l'air et à causer l'asphixie. , , On est ordinairement averti de cet incident par un écoulement � : sanguinolent des naseaux ou de la bouche des sujets. On fait, tomber ces sangsues avec des-injections d'eau sa!ée. On les dé-' truit aussi dans les abreuvoirs en y mettant des tortues d'eau ',- , douée, communes en Algérie; -ces tortues dévorent les sangsues, dont elles sont très friandes: on' peut .éviter ainsi les accidents , , qu'elles causent. J'ai été moi-même témoin de ce fait sur les lieux mêmes. ABRI. Lieu disposé pour protéger les plantes ou 'les animâ'ux (, du-mauvais temps. On forme des abris avec des murs , deâhaies, , 'des allées d'arhres, des paillassons, de's fascines, des toitures; on '; abriteles plantes qui demandent de la chaleur pour se développer" I avec des eloches en verre, ou des çhàssis'vitrés ; on construit des' serres, qui ne sont que des abris perfectionnés, pour p�ôcurer,�" certains végétaux précieux une température douce et unÍforme � ou pour I activer la matuzation de certains fruits. On. forme sou vent des abris pour protéger les, fJ.uiJl!àux contre lès mauvais '- \ r I I ' ,\.1 ) .. � , 1'·.1" ;' »: , , • ! ." . ABR temps. Dans les montagnes d' Auvergne, on se sert de fascines pottr abriter le� parcs darîs lesquels les' vacheries passent les· nuits. - V. ft!0ntag�e� Parc, ABRICOTlER.'Arbre de ta famille des rosacées. l'abricotier est cultivé avec beaucoup de soin dans divers pays', où ilforme une branche d'industrie lucrative. Dans IaLimagne d' Auvergne, -, son fruit sert à confectionner une pâte qui est expédiée dans tou I, 'tes les-parties de l'Europe. Lemouvement de fonds que provoque l \ le commerce des abricots et de leurs conserves à Clermont-Fer rand est très étendu. On en fait des envois eonsidérables à Paris, et les chemins de fer, qui vont faciliter lem; transport; ne peuvent I que faire augmenter la culture de cetarbreprécieux-dans le Puy de-Dôme. ABROUn, IE. Un taillis est abro�ti 10J�que'ses bourgeons ont � ét� broutés par-les animaux domestiques ou par le gibier. T01!s les cultivateurs connaissent les dommages que 'cause' à leurs bois, ,. ou à leur's plantations, là dent des animaux,' qui fait souventpérir � les jeunes plantea.Les chèvressurtout font de grands ravages dans les pays boisés si elles sonrmalgardëes. Aussi l'autorité est elle obligée d'intervenir pour prévenir les dégâts faits aux plan tations et dans les' forêts par' ces ruminants indociles et dévasta- .. . -" - . Leurs. ABROUTISSEMENT. Ravage fait aux taillis ou aux jeunes plants broutés par les animaux. L'abroutissement est toujours très meurtrier, dans nos bois comme dans les plantations. Les tiges dont les cimes sont dévorées, ainsi que les feuilles, languis sent; leur croissance est contrariée; elles se rabougrissent sou vent, et ne prennent pas l'accroissement auquel elles parviennent J naturellement quand elles n'ont ¡¡as été maltraitées. n, .est facile \ d' expliquer ce fait tout physiologique. Quand le travail de la sève \á commencé à faire croître les pdusses de printemps et leurs feuilles, 'la vie du, végétal est dans toute sonactivité ; il respire par ses' feuilles) qui, comme de véritables pouIl1:0ns, élaborentlegaz acide' carbonique pour en, extraire le carbone, et les liquides végétaux :' , qui -charrient les éléments de nutrition des .plantes déposés , , ' "" : dans leurs tissus pour les faire croître. Lorsque les pousses et'Ies ; \ " , .Ieuilles sont 'dévorées) la respiration des plantes.cofnme la circû- "', , " " ,� " , \ , ' , , J ". . \ \ \. '''. ] " '" .. ,� < " ABS lation de leurs liquides, n' ayant plus leur cours 'normal, ne peu vent plus,' exercer leur influence dans -toute sa plénitude" et la végétation ën souffre nécessairement. C'estce qu'on observe tou jours dans lescas d'abroutissement : aussi les forestiers attachent ils une grande importance à l'empêcher et à le prévenir.- V. 4(!� croissement des végétaux� Nut1'ition� Respiratum; � .... . . ABSINTHE."Plante de la famille des composées. Cette plante vivace fleurit vers Ill. fin de l'été. Elle croît communément en France; sa tige, qui atteint quelquefois IQ. hauteur d'un mètre, est rameuse , dure; ses feuilles découpées sont blanchâtres; ses fleurs sont petites, nombreuses, de couleur jaunâtre et disposées en petites gr!lPpes à l'extrémité des rameaux. Elle répand une odeur aromatique très forte. Sa saveur est piquante, très amère, r , ' et laissedansla bouche un sentiment de chaleur très caractérisé.. , L;'absinthe est: une plaute médicinale employée pour les ani maux. On l'administre en poudre ou en infusion dans l'eau, dans le vin, ou dans l'alçool. Elle excité les organes digestifs comme . ceux de Ja circulation ; par son administration, elÍe stimule toute l'économie animale etlui donne du ton. Euè est' donc employke.. avec succès dans le cas de débilité, par suite demaladie lente et de pourriture des moutons. ' " On emploie encore l'absinthe contre les vers intestinaux des animaux. ABSORBAN'r. Corps absorbants, qui absorbent fes liquides. Le ' .charbon est un absorbant par excellencè , les étoupes, la charpie, l' amadou, la chaùx vive, l'alun calciné, etc., sont aussi des ab sorbants employés en art vétérinaire pour absorber le pus, le , sang, les matières liquides, sur les plaies. , Les vaisseaux veineux et lymphatiques qui dans les animaux absorbent-les liquides pour les verser dans le torrent de la circu Iation sont désignés sous le nom générique d'absorbants. - V. Abs01'ption� Diqestum, Circulation: < _ �PQur absorber les engrais liquides, oI,J: emploie la litière végé taleouminérale, c'est-à-diredes pailles, des herbes sèchesde toute nature, des mousses, des feuilles, de la terre, de la marne, de la chaux mélangée à la terre., Cette pratiqué n'est pas généralement - ... , 'àpprécié� comme elle mérite de l'êtr�, dans nos campagnes sur- , , I' " i' I' � I ". , r 22 ABS tou]. Dans les neuf dixièmes a-es villages de France, et peut-êtrè ', plus, orivoit Ü�S étables, les rues, inondées d�immondicesliquide;}, de purins, qui, en se dégageant, forkent des miasmes, et vi , ,�cient l'air. Les laboureurs ignorent qu'en laissant évaporer ces engrais précieux) ils perdent, d'une part;' un des principaux élé .' ments de leurricíiesse agricole, et, dé l'autre, ils s'exposent; eux 'e't Ieursfamilles, àl'action de miasmesputrides qui peuvent causer, , des maladiesgraves, �i on n'� pas toujours des.litières végétales en suffisante quantité, on a constamment -de la terre, souvent des , mames, et on ne devrait jamais manquer de les employer comme " absorbants dès purins perdus pour la fertilité dy sol. ., ABSO�PTION. Fonction en vertu de laquelle les 'corp,s liquides " ou gazeux' sont absorbés par les vaisseaux absorbants, chez les "animaux ou chez les végétaux. Les animaux, comme les plan tes, vivent'et se développent par la-nourriture, qui est distribuée à leurs organes divers, ap:r;ès la digestion et la respiration. C'est par l'absorption que les matériaux nutritifs.detonte nature sont , assimilés, rendus à leur destination naturelle, chacun' dans sa spócialité , 'ali :moyen du systè!Dev�scu1aire., " ' J Le travail'varié d'absorption, dans les règnes végétal et animal, , est un des plus admirables sujets d'étude que l'imagination puisse désirer: 'C'est, ainsi qÚy l'on voit les plantes absorber pal' leurs .' racines leurs aliments dans le sol, et dans l' atmosphère par leurs ,'. 'feuilles ét leur_§ tiges herbaeées. L'absorption, dans-les animaux, " se f�it surtout par leurs vaisseaux chylifères; dans leurs intestins, qui ont digéré.les aliments dont ils se nourrissent, - V. Chy'li{èTe;, thyle_'> Circùlation;, Digestion;, Nutritio'll;, Respimtzon;, 'Sang. ABSTERGENTS,' Corps employés à nettoyer, à dissoudre. En \ art vétérinaire on emploie les savons et la potasse en dissolution , .comme abstergents, pour nettoyer la peau des animaux dans des . _ cas de maladie cutanée." ,) � .. " ; - <' ACABIT. Expression vulgaire dont se servent quelquefois lèi: agriculteurs pour caractériser la bonneou mauvaise nature d'un animal ou d'un produit végétal. Uu animal, un fruit, un four . rage, etc" sont d'un bon: ou mauvais acabit), suivantqu'ils sont d'une bonne ou mauvaise qualité. - r - , ' ' . " • , ;ACACIA. V. Bobinier. (' ¡. ,. , ( -, ¡ - _ J il il �- t- , 25 -, AGANTHA_CÉES. Famille de plantes, dont.le type eq'Í l'acan- -, the. Les acanthacées sont des végétaux rares en Europe; elles , croissent dans les pays chauds. Du reste, elles "Il¡' offrent aucun in térêt particulier à l'agriculture et à la médecine des animaux. _ /' ¡ ..•• I .,.,. ACAI\E. 'lnsectetrès tenuqui vit dans la peau des.homrnes et _. des animaux galeux.' Dans le cheval galeux, Oli peut voir l'acare il l' œilnu , soit sur la peau même des animaux , soit sur la pous sière qu'on en obtient en le� brossant. La' présence de l'acare est -"I _._,- sans doute la cause des démangeaisons insupportables que' cause - - la gale. 11 est probable que c'est par eux que se transmet cette maladie: mais l'expérience semblé avoir confirmé que, si l'a- ' care dû cheval donne -Ia gale il lill autre cheval, 'il pe la com munique pas à un animal d'une autre espèce, au mouton, au chien, par exemple: - On peut done conclure que les acares varient dans les diverses - races d' animaux, et que ceux d'unindividu ne, peuvent ni vivre .sur la peau- d'un autre qui.n' est pas de son §spèèe , 'Iii lui oommu .. •. niquer l'affection dont il.caractérise l'existénce. L'acare de hl J , , gale de l'horrilne a été long-temps ignoré; s� présence est confir- \ ' mée aujourd'hui chez les 'galeúx. Du reste', il, était.connu dès " - paysans corses Dien avant.que la science l'eût découvert.' On détruit l' acare avec des onguents dans lesquels les prépa rations de soufre et le mercure semblent jouer un rôle spécial. . , - , , ' ACAULE,. Privé, de tige. Une fleur, une plante 1 s'Ont acaules quand 'elles naissent au collet de Ia racine sans être supportéès par des tiges. On trouve des variétés de primevères; de composées, " qui sont acaules. Leurs fleurs, au lieu de s'élever, restent rez terre. I � ,ACCÉLÉRATION ,(d�pouls_, d� ra respÏ1'atíon). Lorsque l'ac célération de la respiration ou de la circulation d'un animal n'est pas la conséquence.d'un trav�íl ou d'une all�re plus �)U moins-, , forcée, elle 'peut caractériser une indisposition ou 'une maladie. _ Il importe donc toujours de rechercher la cause' de l'accélération .\ du pouls-ou-du mouvement des flanesdans les- animaux qui offri- , l'ont ce symptôme physíologique anormal. _.:. V. Circulation,· Malaclié! Pouls, Respimtion: , ACCÈS. Mcit employé pour íadiquer; le renouvellement de �- «: ... ." • ,_.(', .... .J � .,t- - " , ' , .'. -, , , ' , " -ç, {. I i, II .. . i , . ¡, �,' A� " Iadies, surtout lorsqu'elles sont périodiques. Lafluxion périodique dans le cheval ,'I' épilepsie, etc., se renouvellent par accès, Les - animaux enragés Gmt 'aussi des. accè� 'de' rage _{:)ar intervalles , c'est-à-dire des surcroîts dé symptômes qui caractérisent l'hydre- . phobie. _,'V 1, Épilepsie" Fluxion périódique'" Rage. " I ACCESSOIRES. N¿m donné par Mo, 1. (Geoffr:oy Saint-Hilaire,' , dans' ladivision qu'il.a faite des animaux domestiques .óu accli matés par l'homme" aux espèces qui ne sont utilisées, ni.pour les , travaux de l'agriculture, ni 'pour la. boucherie) ni pour l'indus- \.: ¡ I � I, 'trie, Ces animaux servent surtout d'ornements dans nos étangs, "dans nos basses-cours, dans pos parcs, ou, bien ils sont entretenus \ dans des cages Ou volières ; tels sont les cygnes, les perroquets I. et. perruches, les serins et-autres oiseaux chanteurs. Le paon, ie canard de la Caroline, le canard .mandarin, quoique alimentaires, n' ont' encore été élevés jusqu'à ce jour 'en France', que comme ac , cessoires. Un jour viendra' peut-être où, d'après res études-qui .commenceat en France sur l'acclimatation et la multipliéation des - -ànim�l'lxe� dont la: société zoologique d' acclimatation a pris l'heu reuse initiative; ces beaux 'oiseaux augmenteront les ressources de nos substances animales ..JI· , " ,l. \. �':- \ \ \ " . '1 ACCLIMATATION. A�t de disposer un animal, ori une plante , de manière à les rendre .aptes à, vivre et à' se produire dans les lieu� où ils n'existaient pas, et où ils ont été-importés. -L'art d'ac J::lirn'ater lesplantes a été porté à li111 degré de prospérité remarqua-' - hIe, . depuis la fin du det�ier siècle surtout. No�s a vons ¡mj ourd'hui 'une' nombre infini d' arbres, d' arbustes, de fleurs ,. d'orñement ou ' ' 'employés dans les. árts ou l'iudustrie , ou pour notre.alimentation ordinaire ou de lui:.e. La parmentière elle�niê'mèaité acclimatéej' ,\ .. trous áe l'avionspas ;;lvaJ;ltladécouverte.de I:Amérigue'.--·V. P'm'- m�ntière" Pe1'(ectionnement. '_ '( I ' M,üs, sinous avons eu des'succès incontestables 'SHr l'aeëlima tatiori 'odes végétaux, 'il-n'en est pas de 'même sur l'acèlim�tatio� des animaux, ce qui est dú au défaut de connaissancés spéciales . .sur la matière. Pour aeclimater un anima\" en effet, pour bien .coinprendre l'ari'de le multiplier, de perfectionner une -espèce , suivant de bonnes lois des principes en harmonie avec.la nature des lieux où l'on.opère, il ne suffit pas d'allêr chercher au loin età . ' , ') . " \ ..: . ' \ \. " .. 'l \C,'fo. (' , '" grands frais, des types'teproducteurs au hasard. Si' on ne veut.pas être.victime d'une déception, il faut savoir si ce type peut conve- nir à la nouvelle patrié qu' on lui destine; aux lois naturelles , ,,' qui .réagissent sur la PfoductioJ;l animaleou végétal� des �ieux où I, 'r' \,,1 l'onse dispose d'opérer. C'est là ce qu'il importe d'éLud¡i,er au ' ',point de vue théoriqu¡' comme au point de wue pratique, d'abord, ava'?-t d'expérimenter sur une grande ,échelle. l Si, on consulte l'histoire écrite ou traditionnelle des importa tions des types' améliorateurs de nos espèces, on verra que la soiènce des lois dé la nature a été complétement.négligée , ou que- , 'c'est par très rare exception qu'on ya eu recours. Le grand na- .. turaliste Buffon, avait parfaitement fait còmprendre l'importance . , ! . . ' 11 de cette science pour le perfecti@neIl'l.�nt (lo�me pour' la multi- �: plication de la production animale de notrepays i et si-les vastes ,i ," 'conceptions de sein génie l' entraînèrent quelquefois loin de quel- , , ques détaiís de pratique isolée, il n' en, avait pas moins fªit corn": l ",cI<_ prendre l'indispensable nécessité de l'étude de la nature p.qur la culture raisonnée de ses produits. C'est �ans doute sous l'inspira- tion de son séI}ie que sop arni, son compatriote et sop. collabora- teur Daubenton, entrejrrit, sur l'invitation de l'intendantdes finan- , ces Trudajne , e1l1'766., l'étude de l'éducation .du mérinos. et, , plue tard celle de son acclimatàtion, v;'àinement essayée en France, depuis Colbert, c'est-à-dire depuis urisiècle. ta France était res- ' tée jusqu' à ce�tè époque tributaire de T'Espagne poùr Îes laines ri fines, à défaut d' études sérieuses sur l'accli�atation du mérin�s; \ nous le serions peut-être encore, si le célèbre berger naturaliste , ,� , n'avait pas éclairé son pays par ses savants travaux .suf cette' I , 'hranche importante de notre richesse nationale. Grâce donc à Daubenton d'abord , et pl�s tard au savant Gil hert, nous n'avonsrien àenvier à quelque patien- qÙe ce' soif pour la finesse de nos laines. , Mai� eft France en est-Il du cheval-et du: bœ�f comme du mé rinos? 1?o�vons-nou's dive, s�r (les' animanx' ptécieux, c��nme ,". SUP le mérinos, que-nous n'avons rien à envier aux nations étran- I gères, surtout aux Anglais ?,Malheureusement non, et 'si nous én- , cherclions �a cause sérieusement ; si nous voulons la découvrir,' /<'C> ' . nous la trouverons dans le défaut de connaissaneedes lois ele la '. \' nature sur l'acclimatation des espèces comme.sur leur perfection- .' ) , I. ACC 25 r " cr , > " , , ' , ' , ¡ I • , ( " ) " " ,� ,� , , , , 26 " - , nement; et s'il est quelques exceptions, elles sont-rares ét n'infir .. ment pas la règle. Nous en sommes aujourd'hui, en .France , sur . I " le bœuf-et le cheval, au point où nous 'en étions sur le mérinos avant les travaux de Daubenton, malgré les efforts inouïs tente� . pourle faire réussir, 'depuis Colbért SBI1tOUt. Vienne -un -second ;,:) Danbentôn , que l' ádministration le comprenne comme l' adminis , tration de Trudaine le comprit, et le problème de l' acclimatation, ' còmme 'celui du perfectionnement de nos races, se résoudra rapi- dement. ' ' - Da�s mon rapport rait au nom du comité d'agriculture � l' Assemblée constituante en f 848, je' disà'is',:,' ,_', � , _« L'enseignement de l'agriculture doit surtout noas éclai_". rer sur la question mal comprise de la production animale, Non-settlement il doit faire -étudier les ressources que , _lE:s�scieI1ces naturelles offrent au perfeotiounemeat des races que 1l0US possédons déjà, - mais il doit concourir � faire résoudre' le problème de l'acclimatation et de la domestica tion d'autres' animaux que nous n'avons pas encore et qui peuvent cependant offrir des ressources pour nos -subsis tances. La science n'apas ditsòrr dernier -mot,lant s'en faut, surtant d'espèces animales et végétales, qu.e le Créateur .« ,.'a mises a: la disposition de l'homme. C'est à luide les apprQ� - prier à ses besoins, par l'étude et les expériences qu'il peut , .fairë sur leur multiplication. Nous . n'examinerons Eas les' ,J - diverses espèces de ríiammifères et d'oiseaux qui sont anjour ,d'hui domestiqués dans certaines parties du globe dont les, , conditions climatériques ont la . plus grande analogie avec . , celles de la 'France; cependant elles ne nous sont connues, que, comme objets de" curiosité au Muséum d'histoire nattr relle. Lorsque nous avons importé le ver à. soie de Ia Chine, la pomme de terre de' l' Amérique méridionale, pouvions-nqus prévoir quelles ressources le luxe et nós; subsisranoes t,fOíÎ;";' , veraient dans 1eur�,.'ad�ption? Pouvons-nous prévoir eneore .' eellés que nous réservent les règnes végétal et aninsal, IQ.JJS� , qu'ils seront bien étudies sous le rapport éeonomique? _))__ , • >1 Pour étudierIa question: de l'acclimatation comme celle du perfectionuement des, races,' queiques agriculteurs et natura listes, dont j' eus l'honneur de fairé partie, se réunirent.à p¡i:ris, -, .,�. - 'f ,> e' - ) , ·1 '\ ' r " ' "Ace 27 le 22'janvier 'f854; ils' fondèrent-la Société d'acclimatation, la première association de ce genre établie sur le globe.' Nous exprimons le regret de .n'avoir pas vu réaliser complétement , les. idées émises, à eette époque et q,ui furent résumées ,par � , .. ', �L Isidore -Geo,fÍ'roy-Saint-�ilaire dan's l'allocution suivante': ,. , , J , ({ Messieurs 1 ' » Iléunis. ici par -une pensée commune, vous désirez que je m' en fasse .l'inierprête, et qué, dans cette première séance pré- ," ' - paratoire , je résume les grandes questions dont la solution pra- , tique va devenir l'objet de nos travaux. . » Nous voulons fonder, Messieurs; uae association , jusqu' à ce jour sans exemple, d' agriculteurs, , de natnralistes , de pro-' priétaires , d'hommes éclairés, non seulement en France, mais dans tous les pays civilisés , pour poursuivretous ensemble une œuvre qui, en effet, exige le concours de tous, comme elle doit '\ > tourner à l'avantage de tous. Il ne s'agit de rien moins que de peupler nos champs, nos forêts, nos rivières, d'hôtes nouveaux; - r' '-, d'augmenter Ienombre de nos animaux domestiques; cette ri chesse première du-cultivateur ; d' accroît,re et de varier les ressour- _ '-" ces alimentaires. si insuffísantes , dont nous disposons aujour- \ d'hui ; de créer d'autres produits économiques oli industriels , et" , '\� parlà même , de doternotreagriculture , si long-temps languis- ," sante, notre industrié, notre commerce, et la société tout entière, " � - de biens jusqu'à présent inconnus ou négligés, non 'moins p�é-- cieux un jour que ceux dont les générations antérieures nous ont 'légué'le bienfait. ' , ',', ' , "-); Telle est l' œuvre, Messieurs, que-vous n' avez pas craint' _' , " d'entreprendre; et, je n'hésiterai pas à le dire � s'il en-est peli de " , plus difficiles, il'n' en saurait être) du moins, de plus 'gra�d� et de plus digne.del'époque où nous vivons, et qui est, par e;ce} lenee, celle des' grandes applications des ,scie:o.c�s au bien-être: des peuples. ,¡ _ ' " » Dans ce grand mouvemeat 'des esprits vers leq travaux uti les"dans ces merveilles qu'il enfante ehaquè jour, et en présence -, desquelles on e�t tenté de croire que rien n'est plusni audessus , : des ressources de l'homme, ni au delà de se� légitimes esperan- }, r ' , ' :::l': �, , ) . , " \, '¡ < � " fiJo' \ -', t, , ( , I " 23 "AGC • r, ' ces; dan's ces bienfaisants prpgrès qui, à'to-qs les étagessociaux, ' fopt ressestír Ieur heureuse influence; et relient tous les peuples 'par les arts et l'industrie, quelle part revient à la science illus-. .trée par les Linné, fes Buffon, les Pallas, les éuvier? Ilfaut l' (l- , vouer, une 'bien faible parr; et, jusqu'à ce jour 1 on pourrait croire que cette belle science, cette p1'emière r des p��losophie.s, aJnsi -que l'a appelée un de nos plus illustres écrivains, ne saurait, , - aspirer, en même temps qu'elle s'élève aux plus hautes v�rités , spéculatives., à nous, enrichir de connaissançes pratiquement uti-'" les. Ce sont ces connaissances què nousvoulons enfin obtenir ; c'est au règne animal que nous voulons demander àson tour des '" I ressources , des forces, des richesses ignorées, afin que l'homme soit maître enfin d€ la nature entière , ou, comme on disait il y . t a qtielque� siècles, 1�oi de ses troie rouaumes , dont le �lus vaste est précisément demeuré'le moins exploité; tellement qu'il nOL;; reste, pour ainsi dire, à lecoriquérir dans plusieurs-de ses par- ties principales. ' ' . ); Quand je l'ai (lit popr Ia première fois, et pourtant Buffon Íe "disaitdéjà il y a un siècle, Qn�\s!en est étonné cc>mme d'une nou-' .. veautéhardie et paradoxale, On nous trouvait assez richegpòur "n'avoir plus besoin' de conquérir. Riches peut-ètre , si nous �ous " borpons à apprecier la valem absolue des dons que nous ont ( transmis les gé�léra:tions' an��rièures; mais assurément' pauvres , si noù,� compar0ns Ge que nous.possédons à ce que nous pourrions , posséder. J'essaierai devous en: faire juges., , " " " »\ L'acêlimatation d'Ú�e espèce dans une région Úès{différente de celle de sapatrie originaire peut paraître :difficile à réáliser ; la , , naturalisation dans un pays d'espèces �de\l\)calités' analogues au point de Nue' climatologique est, au -contrâire, manifestement exempte de très 'g�avei3 diffiCl.ütés.)1 est Èm Á�ie; en, Amérique surtout) de vastes contrées dOIÍt le climat diffère peu de celui de la France, soit c'en:�rél:le "soit méridionale; et de làvient qué l�qS I 'jàrdlns" nos'é,hamps, nos forêts , sont en grande partie plantés de végétaux exotiques, aujourd'hui productiops rïaturalisées dê,· . notre pays, qui Ie . di�putent nou seulement en .. utilité, mais en- I core en vigueur à ses -productiops, naturellès. Tandis qu'on a tiré du règne 'végétal tant de richesses -nàl!l�elles/, qu'a-t-on obtenu: du règné animal? Presquerien. Nos forêts, nos montagnes ç.ne " ¡ • , . 1 1 ' "I .t: , 1,; I ; , ., '- It � it s [,: ,�' e. 'if e s, .ÀCC, possèdent pas 'même un de ces mammifères i,nd'ù('trielieœéht uti les' qui peuplent celles de t'Asie et de l'Amérique. Et qu'avons- noùs ajou té à nos gibiers indigènes? Le lapin, le 'daim ,.lefaisan) trois espèces en to\lt; c'est par centaines que se comptent-nos , nouvelles espèces végétales: : /, t,,' i> Venons aux, animaux domestiques, les: plus p.récieuses con- , quêtes de l'homme SUf. la nature animale; à ces espèces, dont ce . 1)' est pas assez dire qu',il en possède d'innombrables individus. Il-, - � f �:,. lespossède elles-mêmes , les ployant selon sa volonté à, tous ses besoins , les multipliant-autant qu'illui plait et où il lui plaît. Une espèce, nne fois domestiquée � rest ainsi poiir tous <les temps , richesse inépuisable, puisqu' elle se reproduit sans cesse; e.t� par .\ cei� même aussi, pour tous les pays. Les différences elles-mêmes des climats. les 'plus fortes, bàrrièr'es que.la natureait opposées à l' expansion indéfinie dès 'espèces, ne sauraient arrêter l'homme dans Ia.propagation graduelle d'une race domestique opérée par '. les soins lentemeñt prudentsde phisieurs générations successives. C;' est ainsi ql!l'auiourd�hui, nous, homines du djx-neuvième siè , cle, nous jouissons du fruit de travaux accomplis loin de notre pays, à une époque-reculée, pour la plupart même dans les temps t, \ , . \ anté-historiques ;'travàux dont les auteurs inconnus, après avoir' '�té les bienfaiteurs de, nos pères, doivent l'être de nos' deseen- dants , j,usqti� �ans Ie plus loihtai}�avenir,. ,I \ , ' ,')) Admirahle exemple donnd à l'origine :rp.êine de lacivilisa- tion 1 mais exemple trop peu suivi! Par une exception qui-rèste " unique dans l'histoire des progrès sociaux 1 celle de la domesti ... cation des animaux nous montre l'homme restreignant de phis en' plus ses, pacífiques conquêtes à mesure qu'il � plus, de moyens , , " ; de les étendre:' T0':lt ce,qu'Óntfait.pout lès homhles de tous les temps et de tous les pays civilisés, ces antiques bienfaiteurs aux- quels nous devons tous nos animaux les plusprécieux, .le chien, " . . le cheval, l' âne � le' bœuf, le mouton , la chèvre, le \ porc, la poule, l�!pigeon, le, ver à soie� ils'I' ont fait- alans que les sfi:'ençes �'cxis�aient pas �mcore; íls l'ontfait alors que", du globe encore- .a demi désert ,. chaque peuple , peut-être chaque famille, isolé de to�s les autres, hommes , ne eonnaissait que sa patrie et ne pou-. r ,v�ltJ�?mpter q�e �ur lui-même"; ils l'ont fait, quand tout 1,�HrJái-,· ".; sait défàut , tout, hors le sentiment religieux qui fut alors leur , . .I (.J � r . 29 ( . .' ....' " i r· 'J i)'" v .< J, t , .. o -, .30 AèC .' , e puissant �lObile. Et nous, peuples modernes , éclairés detoutes les lumières et forts de toutes les ressources de la science, en possession d'une navigation perfectionnée et de communications, -intertiationales merveilleusement multipliées et' rapides" si bien que la mer ne sépare plus , mais réunit t'Ous les penples , et �<nI� "�ous lès mondes semblent se toueber ; nóus , qui n'avons pour ainsi dire qu'à vouloir pour' pouvoir, qu'avons-nous fait pour , � 'éteudre, pO'Q.r àchever une œuvre si admirablement et sr utile':' ment commencée? . '. _ . " .» La réponse est triste; elle est celle-ci : '. ,. , -, , ' ')l Depuis I' époque où, de l' Amériqué récemment �écouv�ríe, les Espagnols importèrent en Europe trois espèces fort-inégale ment' utiles, . quelles acquisitions avons-nous faites? Quatre oi seaux de.luxe ont pris place dans 'nos volières ou sur nos bassins; , pas un'�elll animal utile dans nos fermes ou no�' basses-cours." Dressez Ia liste des espèces auxiliaires, alimentaires , industriel- . les, que nous possédons aujourd'hui, et vous reconnaîtrez que Gesner et Belon eussent pu dresser cettemême liste sans un seul ÍlO� de moins 1 ". . . ú ' ,. II Nous en sommes donc encore, à, ce point de vue',' où l' on en était au' lendemain de la -découverte de r Amérique, -'presqlJ.e où '¡, l' on en était dans l' antiqu�té l,Sur plusieurs points, il.serait faéile de le montrer, nous avons même reculé depuis les Bomains 1 . " -:' "íl Voi�à',ce que quelques uns ont appelé nótre richesse 1 C0IR..me si ce, qui a pu suffire aux civilisations antérieures était au niveau "des besoins de la nôtre 1 Comme si les sociétés humaines � quand elles 'progressent sur tous les autres points, pouvaient s'arrêter sur un seul ! ' ,�< ' II Notrerichesse'! la voici exprimée par quel�es résultats IÍu� mériques �\ , ' II Il en est un'qui peut-être .vous frappera comme il m'a frappé .moi-même : le grand nombre des animaux qui nous sont connus, ' . le.'petit nombrede ceux que nous possédons. L'ensemble des es- .' . pèces animales est évalué par les naturalistes modernes � cetü: quarante mille'. Assurément la grande majorité de ces espèces est' destinée à rester �oujoúrs inutile à l'homme. Mai� est-ce assez pour lui d' en avoir réduit en-domesticité quarasue-troie? C3T t'Pol eat le llo,mbre total des espèces jusqu'à 'ce jour conquises pai nous J ... / , . , ,/ " ACi� ôl . sur là nature , él encore , sur ces quarante-trois 'e�pècès, dix ne .' 'se trouvent-elles pas dans l'Europe occidentale. , , » Le règne animal se compçse de vingt-quatre classes. De com- bien d'entre elles avons-nous des représentants en domestic,�té? De quatre seulement. ,. - » Il est des' familles, des ordres presque entiers, remarquables par leur fécondité, la précocité de leur développement et l'excel lenee de leur.chair : tels sont les gallinaeés , tels surtout les ron- - geurs. A peine avons-nous dans nos basses-cours. trois des pre- ;, .miers ; nOlIS ne possédons. qu'un seül rougeur alimentaire : le � .' . . lapin', , » A mí autre point de vue; voici des résultats plus remarqua- '.bles encor� peut-être : " . , . J) De nos trente-trois espèces domestiques, vingt-neuf nous' �i'\mnent des contrées suivantes � Asie, et particulièrement Asie centrale, Europe, Afrique septeatrionale. .Restent donc en tout quatre espèces pour toutes les autres régions du globe, c'est-à dire pour un tiers de l'ancien monde, pOUf le noúveau tout enrie!', etoour ces terres australes) ce troisième monde, plus nouveau' encore, dont Hartighs et Tasman- ont été les Colombs ; terres aus- . sitôt conquises que connues � où s'élèvent aujourd'hui des cités , -européennes , où sont nos arts', notre civilisation, notre luxe; où . 'ñou� avons transporté nos pluspréciéux animaux, mais qui ne, . nous a pas même donné lm'seul des leurs 1 Et pourtant, plusdif- � férente encore des deux autres mondes par la spécialité caracté- , ristique de 'ses,productions que ceux-ci ne le sont entre eux, l'Au- , _ ' str_alie est la patrie des Kangurous, du Phascolome, des Phalan gers,' d'une foule d' oiseaux partout ailleurs inconnus ! Et pourtant son.climat ne diffère guère de celui d'une grande partie de notre Europe que par l'ordre inverse des.saisons l Terre encore vierge, où la moisson sera aussi facile qu'abondante! ' , ' , Il Voilà où en est Ia domestication des animaux, Et niaintenant, ' Messieurs, jugez si Ia nature a épuisé é�vers nORS tous ses dons;' s'il ne nous' reste plus qu'à nous reposer sur nos. trésors; ou si nous ne devons pas dire: Une moitié du plobe a été seule exploi tée , à nous d' exploiter l'autre. . ' . " J) Messieurs', tolites les fois qu'on aborde une des grandes que , suons del'histoire naturelle, il est un homme qu'on trouve ,de- .!; ,I' , l· I." " I , ;:'2', ,"" Ace '/ '" , vant soi, étonnant .génie d�ns la destinée duquel il fut-de. prévoir' et de préparer to�s les 'gra�ds progrès que devait réaliser notre' , siêole. Notre immortel- naturaliste a été jusqu'ici ce qu'il.est par- ' " tout, aussi bien dans l'ordre pratique q:ue dans l' ordre philosophi- , que.E'estBuffon qui arappelé les modernes-à l'œuvre négligée ,de la domestication des animaux, signalant tous, ceux qu'il ju geait utilesçtouses ces espèces de 1'ése1've, comme iÍ l�s appelait. (( Non, s'écriait-il dans un de, ces magnifiques passages que non, ;: I, '_ 'll seulement tous les naturalistes, mais tous les' hommes-éclairés, ll, devraient avoir prése.nts à leur mémoire, non, l'homm� ne 'sait »' pas assez ce que la nature peut ni ce qu'il peut sur elle.", N�us -» 'n'usonspas à beaucoup près de toutes les richesses qù' elle nousof » "fre; le fond en est bien plus immense que nous ne l'imaginons. I' , II n y a précisément un sièclè que Buffon s' exprimait ainsi, et, ' , quarante ans après, Daubenton, s'inspirant de son maitre, passait , ,'de la parole' à l'action, et,lpar la .première , paf la seule grande , application 'de la zoologie à l'àgricultlçire qui �it honoré le dix- , , huitième siècle, il enrichissait la France des moutons à laine t'lUt- , d'Bspagné. Pourquoi, depuis, l{voix de Buffon n'a-t-elle pas ete ' , �' entendue? pourquoi l'exemple .!le Daubenton n'a-t-if pas' été suiviP, i '" - . l) ¡N' en accusons ni les naturalistes qui ont succédé à ces grands , hommes, ni les gouvernements.qui ont depuis lors régi le pays: 1e moment n' était pas venu, l'idée n' étaitpas mûre. Et cependant, , parmi les naturalistes, plusieurs voix sé sont élevées pour.renou .veler le vœu de Buffon, et; parmi les gouvernements, il n' en est pas un, quel q¡;t:'ait été sop- prinoipe.iqui n'ait fait quelques efforts ,,'pour le r,éaliser. 'Mais ces �0ix isolées n'ont pas eu assez ríe reten tissement et de puissance, ces efforts pas assez de suite, 'et il n' en .' . , .reste que le ,solivemr. ( . ' ')' . r- j '. ' , ' -». Nous serons plus heureux, car" par notre mstitutiorî même, _ nous aurons ce qui a manqué jusqu'à ce jour :' l'esprit d'initiative uni à: l' esprit; de suite; Feffort inâioviduel i l' action passagère de chacun, unis à l'action collective' et durable de tous. Hommes d'études, de professions, de' situations í de de;yoirs divers, nous nous complétons par cette diversité même; si bîyn que, là où l'on. ne yerta�t peut-être que l' association- de quelques amis du. Èien "pùblic; l, il faut voir aussi celle de ressources scientitiqurs: prati- 'I I .. ' , , ,I }, � " , _'l, " , n Ace ques , m�térienes, quenulle part encore on n'av�it songé à réa- .' i . liser. ' ' ' » Voilà, Messieurs, où est notre' force. Que peut chacun de nous? Presque rien. Tous ensemble 'nous pO,uvons, et nous �e:.. . rons. » AOCLIMA:rEMENT� V. Acclir¡iatation. _ ' ,r" _', ACCOLAGE."Fixatioll des ceps de vigne; des�èspalíer�, aux rnurs, à des tuteurs , � un treillage; l' accolage se pratique au moyen de liensde toute nature, faits ave€ de l'osier, de'Ia pailíe, du jonc, eles fils de fer, des loqués, etc. , I I ,. \ �ACCOLURE. Lien qui sert à l'accolage. Les tissus,' tels, que eles morceaux de drap, de toile, de soie; sont de bormes accoln- ' res, surtout' pour l�s végétaux' délicats qui craignent les hlessu rés que �ont les liens durs, tels que les fils métalliques, etc., par les étranglements qu'ils occasionnent sur les branches. ACCOUCH'E\iENT. Le temps de la gestation des femelles' domestiques varie suivant les espèces. Quand l' époque de la nais- , sance des jeunes sujetsest arrivé, l'accouchement s'eífeotue, .: Nos grands ani .. naux domestiquessont généralement unipares, ' ,et ce n'estque par exception que les femelles donnent quelque fdis deu� produits dans un même accouchement. Iln' en est pas de mème de t'espèce. canine, des chats et �uriout des lapins, "qui sont presque toujoprs multipares. ' , . � , \. ACCOUPJ;.E. Lien qui sertà accoupler.les animaux pour les ' ' . conduire ayec plus de facilité. Onconduitles chiens courants à la , crasse et onjesramèiie avec des accouples, pour qu'ils ne s' éloi- ' , . gnent p1;lS lesuns des autres et soient toujours à la disposition des chasseurs. On conduit aussi: souvent des bestiaux avec des' , , ac,c�_uples. A'CCOUPLER.' Réunir deux animaux, soit "pour' lesfairë travailler ensemble, -soit pour les éonduire plus facilemënt, .�, surtout lorsqu'ils sont indociles. Ainsi pn aeéoupre des, bœufs' pour les mettre au travail ou pour les conduire dans 'les, foires ou: marchés. On accouple-des chevaux PQl;lr la rnêlBIMé\Use .. ,On', )1 accouple aussi les chiens courants pour les conduire aux 'ren- " / dez-vous des chassés à courre. ' " 1.< I \ ,/ " � ) ,I, . ' , ) Ace _ ACCRÒISSEMENT (des animauœ). -Après sa naissance, tout être vivant croît jusqu'à son développement complet et normal. Son accroissement s' opère par la nourriture qu'í1 prend. Les vé- r gétaux, comme les animaux, ne se développent et ne vivent que par les aliments qu'ils s'assimilent, ceux-ci par leur canal _ intestinal, ceux-là par leurs racines, leurs feuilles et leurs tiges. L' étude de l'accroissement des animaux domestiques surtout, , .est Tune des plus importantes que puisse faire le cultivateur qui se livre à l'industrie de l'élevage. Il s'agit de savoir,'en effet, à ,Ir qu'elle époque-de leur vie les animaux paient le mieux; par leur produit, la nourriture qu'ils consomment, C'est certainement l'examen ápprofondi de cette question 'qui a déterminé l'es An glais à cr�er des races précoces pour la boucherie. I Pesez, , en effet,journellement un bœuf, par exemple depuis sa naissance, jusqu'à l'âge de trois ouquatre anos ; estimez la quantité d'ali- ,ments qu'il reçoit; continuez la.mème opération de quatI1� à neuf ans, et.vous serez convaincu qu'ail point de vue de la produc tion de la viande, le jeune ibœuf aura payé les aliments beau ,coup plus avantageusement que le bœuf adulte: Ia diffêrenc� . sera toujours considérable, Il en sèra de 'même relativement de-tous les-animaux élevéspoùr la boucherie. .Cela s'explique par deux faits physiologiques que pul ne contestera : le premier . de oes faits est que l' organisme d'un Jeune animal tout neuf, plein de force, dont les organes ont une grande activité vitale, d.ígère, '. élabore mieux les aliments et se les assimile d'une manière plus _ , 'complète; il fai t moins de résidus, moins de déchet; le deuxième , est que la nature, lorsque la multiplication et la: conservation, , des espèces sont assurées, s'occupe exclusivement du dévelop- { pement de l'individu jusqu' à l' époque où il est apte à la repro duc tion. Lejeuneanimal ne cherche donc-instinetivement qu'à s'ap crottre. La nourrituse 'qu'il consomme n'est employéequ'à cette fi-n, et l'on comprend qu'il en profite bien sous ce rapport. Plus tard, le sentimenf'de. lá reproduction se développe chez lui, et des déperditions de toute nature neutralisent une partie de l'effet ,de lu nourri�ure, précédemmentemployée d'unemanière absolue ' , , , , .; JI,' ¡ �, -. }. " , a son accroissement.' O� en li pour preuve la'cast;atiÇ)n,�ilns toutes les espèces. Les individus châtrés, en effet, profitent mieux de leur nourriture, an point de vue de la production de la viande et de la graisse, que ceux qui, poussés par lèuf's in.s-;: .... . tincts naturels de reproduction, vivent sons l'inñuenèe de ces ' instincts qui leur font éprouver des pertes nuisibles à la rhulti- '. '\ ,,' " plication des produits alimentaires qu'ils nous donnent. . � , :::. \' On comprendra donc l'avantage, encore trop méconnu des' ..' < agriculteurs français. d' élever des racesprécoces .R0úr la bouché- "';-,. rie; avec elles, on pourra multiplier la production dè.la viande . "'-. sans plus de fráis de consommation; on renouvellera plus souvent . les étables d' engraissement, et"P'!-'r conséquent le capi tal qu' �l.lés , �', contiennent. On pourrait peut-être faire ainsi, avec la mème' : , dépense, deux vécoltés de viande au lieu d'une, ce qu� change, comme on peut le voir, les conditions de prospérité de l'industrie" de la production.animale comme celle-de nos suhsistancesv>' .. ' . C'est là une grande question d'économie rurale à étudier en. •. ' France, pour la richesse de.l'agriculture comme pour le bien- .J.' ,être' de nos populations, qui souffrent en général de là-privation �-de la- viande, faute d'en avoir en quantité suffisante et à bon. . ¿ marché: L'instruction professionnelle des cultivateurs sur la con-s .' naissance du bétail, pourra seule faire résoudre :le problème de" �: :, . l'amélioration et de la multiplication des animauxdomestiques., Quandau cheval, s'il estmal'uoúrri dans sa jeunesse, non- seulement ir-ne prendra pas son dévèloppement normal, mais" '\ :,., . il n'aura jamais, dàns le cours de sa yiè, la vigueur que Jui " . >{,;_ � " aurait [donnée une nourriture bonne, suhstantielle, suffisante, ., : .. '. l� .' . pendant le temps de sein accroissement, .' . , : . , Il ya donc toujours avantage à bien -nourrjrIes jeunes.aní maux, tant POU_l' faciliterIeur accroissement rapide; que pour'-' "les rendre forts, robustes, capàblés de mieux résister aux fati':' >� I : _gues exigées par leurs travaux, comme à toutes les influences . qui tendent à, altéréf leur organisation et leur santé. � , '>�' : • o �u reste, la période d' accroissement (les· animaux a.un temps ';. �lm�t� dans chaque espèce. Quand celte' période est, passée; Je��';' . individus ne croissent plus, quels que sei,ent les' soins qu' ciri leur .. r prod�g?eet l'abondap.cedesaliments qu'on leur donne. Les essè- ' ,- ,� , ces qU.I sont n,olJr'ries dans les landes, dims les p_ays arides; pau- ,- . ", ' ... ":,. , , , , ., , ACC : vres, où la'végét1"!tion est dans de mauvaises conditions, pren nent p�u de développement, tandis que les races qu'on élève, dan's lés pa'Ys riches, dans les terres fertiles, 'où les fourrages sont abondants et de bonne, qualité, sont grandes, robustes et . 'bien constituées. Ces exemples sont observés non-seulemen t \ dans .les animaux, mais encore daps l'espèce hum'aine; sou- ' misé aux mêmes lois d'accroissement. que tonte la création vi vante. Les praticiens pourront se convaincre partout de. cette. vérité: Ips beaux animaux des pays fertiles 'se dégradent, se > ra�6ugriss�nt s'ils sont t�ansportés dans les ,pays�arides; ceux de ces dernières contrées grandissent quand ils sont soumis-à de bonnes conditions de nourriture. Ce fait incontestable se _ 'ti. rattache d'une manière intime et direçte au perfectionnemsnt des races. - v" Améliorations, Perfectionnement, Races: '" ACCROl��mMENT (des vé.gétaux). Comme les animaux, les végétaux naissent, se nourrissent, croissent, se multiplient et meurent; mais; si dans les l'ègQes orgàniques, les fonctions -er. variées en vertu desquelles les-divers phénomènes de la vie S'opèl'ent, ont souvent la plus grande analogie et �"e correspon 'dent entre elles, elles ne procèdent pas toujours de la même manière. Les fonctions .parlesquelles les plarites. se nourrissen t . et croissent, diffèrent en effet par le mode dont elles s' exécutent daus les v'égétaux et les animaux. Ceux-ci-ont un tube intes-. ,. " ' tinal dans lequel les aliments sont digérés d'abord, avsnt de passer dan's .le-torr�nt de lá circulation. Les plantes n'ont pas de-tube digestif; leurs vaisseaux absorbants prennent dansle f \ soi oli l'atmosphère leur uour-iture toute préparée par la <J nature; ils n'ont ni à se déplacer poui' la chercher, 'ni à la digérer pourla rendre "assimilahle et se l'approprier. , Mil·i�, quels que soient les procédés par lesquels la nourritúre est 'ljrise et assimilée dans le règne végétal-ou animal, ils n'eu ont pas moins poqr conséquence l'acòroissemen], dans l'uncorrime dans' l'autre, jusqu'ali complet développement des individus. , La marche de la croissance, co�me le temps qu' elle met à s'effectuer, offre dans le règne végétal des différences .infini ment plus tranchées que dans le règne animal. Dans le premier, elle est quelquefois si rapide qu' on pourraitpresque voir pôusser' - -\ '. � .. I-A . \ " .j ( oi ). , - " \ " , I L Ace -, ' , I, certaines plantes. 'L'agavé d' Amérique,par exemple, sicoinmurr en Algérie, où j-e l'ai observé, donne une tige qui, en un mois, ::: de temps environ, croit de trois à quatre et mème cinqmètres en hauteur, avecun diamètre scuventdetrente àquarante ceuti "mètres au eolletde la racine: l'accroissement en hauteur, de cette tige est de quinze à vingt centimètres chaque vingt-quatre beures.Tlú pourrait donc la voir pousser. Dans les temps d'o rage, l'action de l'électricité est t'eUe sur la végétation corn mençante, qu'en quelques heures, l'accroissement des feuilles a pu se produire d'une manière très-sensible et facile à constater. ',.' Au reste, la rapidi lé de l'accroissement semble en quelque sorte.dépendre de la longévité des individus dans toute la na ture organisée, 'dans .les animaux comme, dans les végétaux., L'agavé, dont je viens de parler, meurt après avoir fourni sa tige avectant de rapidité, lorsque la graine est produite �t que la multiplication de l'espèce est êss�rée. Le chène, au contraire, dont la croissance est lente, dure plusieurs siècles, et on a cal 'culé que le baobab peut VIvre cinq à six mille ans 1 cet arbre gigantesque, observé au Sénégal, 'se développe rapidement dans les premières années de fa vie; mais son accroissement devient très-lent quandl'arbre est parvenu à une certaine di 'mension. Les végétaux dont la, vie est courie croissent donc r�piciemen.t" ce qui .était indispensable à, leur, multiplication. ' ',' Souvent, dans une saison très-limitée, ils naissent, prennent tout le'll- 'dévelo'pp'ement, et produisent la graine qui doit 'per pétuer l'espèce; la rapidité de leur accroissement est donc une loi de rigueur. Les céréales nous en fournissent un exern pIe, \� Quelle que soit 1� lenteur 'ou 'J� rapidité de 'l'açcroisse .. , \ ment des végétaux, lès botanistes ne sont pas d'accord sur la manière dont il s'effectue, 'et plusieurs théories ontété ad- . . \ "' ., ,rriJses et soutenues à ce sujet, '<fantôt on a supposé <.Iu,e ln '¡. séve qui' charrie les éléments du bois" 'les dépose entre l'é corce et .lebois po�n" former le èambium , liquide qui se, durcit 'peu à peu et forme l'aubier; d'autres physiologistes ont pensé et soutenu qne chaque bourgeon d'un arbre devait être considéré comme un nouveau végéra), dont les racines, s'épanouissan] sous l'�corce,' ftlImaient, chaque année une nouvelle couche de bois, landis que la tige; au contraire, s'éle- , . : \ " , . .( , í., • I .J c. \ , I " t 'l,! \" , ,I I ' ., ') ') , ' ;t¡ . 38 ACC - � ( - , vait et croissait en :hauteursuivant la loi naturelle à toutes.les tiges. ,. Mais, quel que soit lemode d'accroissement d'un arbre, on n'en observe pas moins: 10, Que, lorsqu'une graine fournit sa tige, , cette tige, à sa première. année, est pourvue à son centre d'une moelleautour de laquelle se, trouve une couche ligneuse qui Ja - protege, et une écorce qui enveloppe le tout, 2° que la.deuxième ' - année une nouvelle couche ligneuse' se superpose à.la pr,emière; ( • . - , 5°.qne la troisième année une' troisièine couche se forme sur Ia sa " .� . .: conde; et ainsi de suite chaque année, depuis le sommet des hrlin '. -v-choo jusqu'aux racines. Il en résulte" que 'les arbres sont formés . de plusieurs couches superposées 'qui s'emboîtent les unes dans '.� , les autres, comme le feraient plusieurs cornets de papier placés les '-uns dans les autres. Cette disposition' des couches ligneuses an nuelles bien distinctes permet donc de pouvoir reconnaître l'âgè des: 'arbres ,; chaque couche indique une année d'àgè , au collet.de ", Ia.racine , et c'est au moyen de ce signe que-le célèbre botaniste • .f\.dan�oIf a pu calculer 'que des baobabs avaient jusqu'à six mille - - ans, parcequ'il avait. compté six mille couches de bois à leurs troncs, près de 'leurs racines. - V. Baobab. . . \� Parmi Ïes arbres de-nos forêts, ceux qui ont le bois I€. plus , , .�, .'., " tendre sont généralement ceux qui ont'l'accroissemement le plus' :._., .rapide ] ainsi le peuplier ,.le saule, le tilleul , le sapin', le pin,èt " 'Tanne, croissent plus rapidement que le chêne , que le frêne, que, l;orme, que le hêtre, ete. Cependant-nous commençons à multiplier _ , sur certains points du sol un arbre précieux qui fait exception . - � la. règle ' générale, je y�ux parler du robinier (pseu�();_aca- .; .. c��)', qui croit très vite.et qui: est'cependant d'une grande dureté. f Lesavantagcsoñerts à l'agriculture Bar cetarbre précieux, ne ;¡ :. � :-, ... ' ' .sorit pas assez appréeiés. -:- V" Robinim'., .' ,,_ .;;-' < l',.,; L'accroissement des végétaux offr� au�ltiva:teur moins d'in- . ' 'c.. :. 'térêfèò'général, surtout móin� d'intérèt immédiat, que celui des , -c -:"'< '�./ . ., animaQx, qui sont plus-directemegf sóus sa dépendance; cepen , ' -: ": ') , , , ,� " JIaòt, .dans les UllS comme 'dans les autres , la croissance dépend ", "'-(,�.' _ 'qes �oins et surtout. dé,la, nourriture reçue, nourriture qui çh�z • � :";i�1 e ,lès 'uns' est représentée par les engrais, et chez les autres par i .. , " ,'les fourrages. _ ,�- � � ., ... ", ,'�' , �� \ - " '. I. \':-. , '. -'1' 4:èÇ.RUS. Rej,etp-ns qtn croissent sur les racines des- arbres • . "" . -." ":.(: � . . . , / '" "'_'. <. ' , - l' , , , ' , ACÉ \ t� " , d'est surtout sur les racines traçantes que 'pous�ent les accrus. , - Les peupliers divers, le robinier, sont les, arbres qui en donnent . le plus. On se sert souvent des accrus pour multiplier les végé taux qui les produisent.' , . -. , ACHE. Genre de plantes de la famille d�s'�mbeUi'ir,.es: Le" '. , - " genre ache comprend deux plantes cultivées .dans)Í ri fdim;�zce " I " �ont l� céleri et le persil. - V. Celeri, �Per�il. � f:' r-Ti: ! ,�,., . '. ACEPHALES. Nom.donné aux fœtus monstrueu'X�dPjl':9'<p,n,,�\,,{ L f?rmés, qui manquent quelq�efois de têtè, de cou et d!:U. f£}SlW)O, ' ties du corps. - V. Anomalie. ''', E; .d....� , ACÉPH�LOCYSTES (hydatide�). Les �céPhalo��� des parasites vésiculeux qui. se,d�veloPR:e.nt ,et croissent dans di- . verses parti�s du corps des animaux, not�pment dans les cavités splanchniques. Lorsqu'ils sont dans le cerveau J du mouton; ces hydatides compriment sa substance et occcasiòn�ent'lè)01J.fnis. teur présence sous les QS du crâne-cause l'amincissement de ces - corp's durs jusqu'à les rendre flexibles sous la pression du.doigt, ' Dans ce cas on perce 'ces os, cequi est devenu facile; et on retire . le parasite. C'est lui moye� 'curatif employé contre le tournis quand il est indiqué: - V. Tournis. . " . , , . ACÉ1UNÉES. Famille de 'plantei'? qui' comprend les érables .. Ces arhre,s en forment.le type. - V. Erable. - ACÉTATES., Sels formés p�r l'acide acétique et les bases avec lesquelles il peut se coinbiner. Les acétates.fournissent plusieurs médicaments usités en art vétérinaire. Telssont Ï'acétate d'ammo- niaque liquide', l'acétate de chaux/l'acétate de cuivre, t'acétate de plomb, celui de fer; les ácétates de soude, de potasse, etc. Ces sels sont généralement astringents et toniques; ils sont employés c�ntre les plaies ele mauvaise nature', et quelquefois contre des, maladies dolina marche est lente et, par conséquent, le traite-, ment plus ou moins onéreux'aux cultivateurs. L'acétate de plomb .., .liquíde , connu sous le nom d'extrait de Saturne; est, très usité' en médecine des animaux" surtout contre lés mflammaüons d� . , , yeux. - V. �xt1'ait dé saturne., - ÁCÉTIQUÉ. Acide acétique. - V. Vinaigre.:·, ' T ' " �I }, , ' ....... -" ( ,� , j , , ACIDE.- Nom donné à des corps solides, liquides ou gazeux" qui ont une saveur aigre, acerbe et quelquefois. caustique. C'est à la présence de l'acide acétique que le vinaigra, d'un �sa$e-si , , répandu, doit sa' saveur. tesi acides sont tfès nombreux, :'et, se combinent avec une, grande qiiantité de bases saliflableé pour:. former des sels, �t notamment avec les alcalis. Ils sont très utili sés dans les 'arts, et surtout en pharmacie ; ils fournissent une in- ',' fínité de médicaments employés tant pour les hommes que pQur. -les animaux. Mélangés à l'eau ou à d'autres boissons, ils les ren dent rafraîchissantes, acidulées.Employés au dehors, ils ont une . propriété astringente; on s'en sert aussiconnne caustiques pour brûler, corroder des plaies ulcéreusës ou fongueuses, des excrois-, sanees charnues qu'on ne veut pas enlever par le.ferou le feu. : , 1 Les'aeides les pl�s eIhployés 'en< a'rt vétérinaire sonF l'acide aç�" " tique (v¿naigreradical), I'acidearsénique (arsenic, mort auxrat�), l'acide azotique -(ácide nitrique, eau forte), l'acide chlorydrique (rpuriatique oxygéné), l' acide gallique, '1' acide sulfurique (huile de vitriol,.etc.);, ' . AèIDIFIABLE.. Corps acidifiable, susceptible de devenir aci- de': ielf'¡ sont levin, l':al�ool,·.eic: \r " ' :' " " r ' , -: ACIDIFICATION. 'Conversion d'un corps simple ou compcsé eft acide . ._ V. Acide. ," ',; ..' . , -' " � , ¡l, ,,_� f' �, \ J" l .ACIDI,FIÉ'. Corps acidifié, -convertÏen acide .. , -:- V. Aeide, , . \,. . ACIDULE.. Corps 'acidule, qui, a une.saveur aigrelette. Il y a dès boissons-naturellement acidules, telles que celles qui contien-». uent de l'acide' carbonique à.l'état de' nature, comme beâucóup " d'eaux minérales. Un gr�nd .nombre de plantes et .de,fruits sont , � ) • r , ' " . \ :40 " ACH (., \ _ " . _ , ACHILlE (tendon d'). Cordedu jarret.des animaux.- V. Jaí'- rei, Tendon. ' -1.'� ... , " I .,. J." ) � \, I !, • '/ A,CHILLEE,. Plante df la famille des comp,osées, connue sops' le nomyuJgaire de-millefeuilles. Cette plante, commun.:e,p�rtout , ' . a été considérée à tort dans l'es cànipagnes. comme ayant des pro r priétés médicinales; elle n'est employée sous ce rapport, ni en mé ,., , decine humaine, ni en art vétérinaire. Comme fourrage, elle esr de médiòcre qualité et peu recherchée par les bestiaux. . . , I J • r- . 'il " , > ' ...... I' " , f ACO \ " , tout,' etc., etc. . Les corps acidulés sont employés aux mêmes usages que ceux" 'qui sont acidulés par des acides étendus d'eau, Administrés'� l'intérieur, ils .sont affraichissants , toniques. A. l'extérieur I ils sout astringeants , réfrigérants. ' . 'r • . : ACIDULÉ. Corps acidulé, rendu aeidulè. I _ • . ',- , . \, ACIDULÈR. Rendre acidule. On acidule souvent l'eau dans Íl0S campagnes.vsurjout pendant les grandes chaleurs de l'été. A l'époque des travaux, on peut la rendre plus rafraîchissante", , .plus agréah,le, et aussi moins nuisible à la santé, quand elle n'est 'pâs de bonne qûalité. C'est ordinairement le vinaigre qui est employé dans ¿e' cas , parcequ'il est le, plus commun' de tous les acides et, celui dont le. prix estJe moins, élevé. On s'est servi quelquefois avec avantage de l'acide sulfurique dans les mêmes circonstances, �ais en quantité infiniment ,�òin�re. - � . , , 'j. .' .. v. I' ( � , , I '" , " l, I ,I\; , ' ¡ , \ , \ \ , r.. \ 5 ,- ..;" � �O, ( espèces du genre aconit "Sont vénéneuses'. Elle-s agissent comme . . ) poisons, de la même � ma- _ nière que presque toutes les .- renonculacées" par les sucs . .' âcres qu'elles contiennent, . Les préparationspharmaceù ". - tiques de l'aconit employées' - en médecine humaine sont d'un usagepeu connu en art vétérinaire. L'aconit donne de belles fleurs disposées sur ses jiges pyramidales, ce qui . lé. fait souvent cultiver pour l'ornementde nos pàrtérres': Lesfleurs dé l'Aconit napel, fig. 4, .sont d'un beau -bleu'" , foncé. Ses feuilles sont pro fondément découpées. Sa tige . prend jusqu'à 1- mètre etplus , de hauteur l Considérée com "me très vénéneuse, cetteplan- Fig. 4. Aconit napel. te aime les lieux humides'. . . ). ;1 ' " • � ,¡ l. ;; ACOTYLÉDONES .. Végétaux dépourvusde cotylédons .. _ .' .(V. Cotylédon.) Les champignons, les algues, les lichens; etc., ' j'sont des acotylédones. _ V. ces mo�s. " ; " e AG.9pSTIQUE. ?cience physique qui traite de la théorie des r , '. �ons .et explique les phénomènes de l'audition. Le mot accus .' tique est aussi employé comme adjectif dans'l'étude-des. animaux _ pour désigner-certains de leurs organes. Ainsi on nomme cornat .. .acoustique le cornet, formé par l'oreille externe. On nomme rconduits .acoustiquee les �anaux qui donnent pa,ssage aux sons pour être perçus. Lès nerf acoustiques sont ceux qui .transmettent au cerveauI'impression des sons sur les organes de l'ouie. "- s V.' 6r-eille� Ouïe. ' AGRE. �esiIre agraire-usitée en �ngleterre et en Normandie. L'acre varie d'étendue suivant les páys', comme toutes les me sures agraires anciennes. ED. Normandie., les acres variaient do' " , . " , I t ' .� ""\ .... - ,.' , " A,CT, li0 ,- ' \ . _' , 60 à 80 ares etavec des fractions d'ares. En Angleterre, l'aere- est de 40 ares 46 centiares environ. Cette mesure varie encore en Écosse comme en lriandé, ce qui est loin de simplifierle svstème de mesure agraire. En' France , l� s¥stèmg décimal, si heureu sement adapté.aux poids et mesures, a fait justice de toutes ces , causes de 'confusion généralé.' • I -, ":\ \ ACRE. ¡Nom donné, en économie 'du bétail, aux substances mi nérales, végétales ou animales, qui causent de l'iditatipn dans , les tissus par leur contact. Ainsi I' arsenic; le sublimé -Corrosif L les euphorbes, le� renoncules, les cantharides, sont des sub stances, àcres.-qui irritent, et souvent mênrecorrodent, les tissus : avec lesquels elles sont en rapport. , Il Y a' dans nos pâturages et prairies, surtout dans les lieux " " . humides" ún grand nombre de plantes àcres qui empoisonnent, " les animaux. Tels sont le, colchique d'automne, les renoncules, les euphorbes � les clématites, le gar<?u. Ces plantes perdent le ptds souvent toutes leurs propriétés vénéneuses en totalité ou en partie par lá dessieoation ; mais quandles animaux les, consom-. ' 'men: vertes, elles produisent '�es accidents p�us o� moins graves .: et meme la mort .. - V. Empoisonnement, Poison. .:.. ' ÀCROMIO�. Nom donné en anatomie de�'bestiaux à la 'crête osseuse qui divise la 'surface externe du scapulum en deux par-, ties. Cettè crêie 'fait' quelquefois saillie sur l'épaule des animaux. ACTÉE. Plante de la famille des renonculacées. On.cultive quelquefoîs l'actée comme' plaute d'ornement pour ses: .belles \ peurs; mais elle' n'est d'aucun intérêt pour l'a,gri�ulturè. ACTIF. Dansles organes de la locomotion des animaux, on reconuaitles organes actifs et les orga�es passifs. Les premiers sont les muscles, qui, en se contractant, déterminent le mouve- , , ment; les seconds sont les, tendons et les os, qui le transmettent oul'exécuterrt. -� V. Locomotión, Mouvement� Musele, Os. ' ... On donne encore le nom d'actifs à un régime ou aux médica- ments qui agissent avec activité. Un régime, et des remèdes toni ques, excitants, sont actifs. _: V. Excuan», Tonique. - . ACTION. Lemotaction ep physi0logie, signifie activité, mou vement général dans toutes les fonctions vitales des corps órgani-, , , , , , ' , r I I " , r,) r • " , I " e ,,) > ,'t ',\ .;¡ I' ,I \ " 44 ACT sés. C'est par l'action vitale q\le les "animaux c0Il!me les végétaux naissent, se. nourrissent, se reproduisent et meurent, après avoir rempli leur de?tlnée:" " - , , \ ',' " " "":L'trmot actum s'applique-non seulement àl'idée de Ia.marcha: générale des organes et �e la vie 'dans l'e?seplble de ses phéno-. mènes, -màis encore aux fonctions des organes en particulier. Telles sont l'action du cœur, l'action des poumoJls, de l'estomac. Ce mot devient donc,' dans ce cas; presque synonymè de fonc- tion. - V. Circulation� Digestion; Respiration. '" , Dans lecommerce des animaux ç'intenter une action, c'est-at , 'taquer en justice un individu à propos a� vente, d'achat ou d'é- change d'animaux. ---;:: V. !,ice l'éd�ibitoil'i. < - � ( .1 r oACTUEL. Cautère actuel , qui.agit instantanément. On db��e c.�e nom, de cautère actuel �'en art vétérinaire à un.instrume�t_ en fer, 'rougi au feu pour cautériser, brûler des tissus dans Ie,S"';' quel� il provoque une inflammation plus 'ou moins violente, sui vant l'action du calorique, - V. Cautère, Feu. F " � - \ _ t I. ACUITÉ. Expression employée pour caractériser l'état d'une maladie aiguë, pour indiquer là nature d'e son intensité et de. sa marche. '_ V. ;:1igu. ' " : (' 1 ' - � \ ... \ i. '\, ,ACUPONCTURE. Opération gúi consiste à faire pénétrer à tra- , î 'vers les tis�uF' des aiguilles dél\ées" afin d� guérir des:anim�ux , de paralysie ou d'autres maladies. On a employé cette, opération , ep médecine vétérinaire, et on-n'est pas encore bien d'accord sur . l'efficacité 4.e son action. ÉI�eest'à peu p_Fèsdélaisséea\ljourd'h�i. ADDUCTEUR; Nom don�é à un muscle qui , par sa contrac . tion , r:approche un membre ou' une partiedu corps de l'axe. de ce dernier. Ces muscles sont naturellement les antagonistes des ", abducteurs. - V. ce mot. 'I.." " , , ' ! ADDUCTION. Mouvement par lequel. une partie du corps, est , 'rapprochée de SO? axe par la cOntraction musculaire.ou par tout .autre D;loyen. _ , . ' r - r: , ADHÉRENCE. Union de deux parties dn corps séparées à l'é-tat -de nature. Cette union s'opèrepar.suite d'une maladie ou d'une-lé sion dés tissus. L'adhérence de la peau sur les côtes d'un animal in- \ r \ . ,. ACI . '¡ 40 dique généraLeme:nt un état de souffranée ou de maladie.Dansles affections depoitríne, ilest rare qu'il ne se forme pas des adhéren ces sur quelques points des organesmalades, tels' que l,es poumons, ' les plèvres, etc. - V. Piau, Phthisie, Pneumonie, Pommelière; , , " , ADIPEUX. A mesure que la graisse se forme, dans les ani- maux � ell� se dépose molécule' à molécule dans des tissus parti culiers qui la reçoivent. Ce sont res tissus qu'on nomme adipeux ou graisseux. La graisse est. répandue danspresque toutes les par eties du corps, à l'exception de'} quelques organes auxquels elle' sèrait nuisible par l'augmention de volume qui en résulterait I , '\_ � • Ainsi, on ne trouve pas la graisse, quet que soit l'état adipeux d'un � animat, dans ses tendons', dans ses .Iigaments, dans ses' " yeux, dans ses paupières , pas plus que, dans les organesgéni- \ taux, dans les conduits aiíditifs , ni dans la cavité du crâne: sa présence dans ces organes aurait été nuisible à leur action. On la trouve entassée autour des reins (rognons) 1 au, péritoine, à l'épiploon, dans les orbites,' pour servir en quelque sorte de cous- : sinet aux yeux, autour des articulations, dans le canal mé'dul , laire des os dont elle forme la moëlle. . La graisse ne 'se trouvé pas répartie de la même manière dans le c�rps des animaux. Chez les �ieux sujets, �lle se concent�e' vers l'abdomen, tandis que, chez les jeunes, elle se répand plus 'également'dans les différents tissus, et surtoutdansles muscles (là chair). C'est' ce qui explique pourquoi la chair, d'ailleurs plus . tendre, des jeunes animaux engraissés pour la' boucherie , est plus juteuse , plus succulEmtè. Les vieux animaux ont plus -de suif, mais leut viande est plus sèche, moins savoureuse. Aussi' \ les bouchers préfèrent-ils les sajets âgés aux, jeuhes , parcequ'ils ' leur donnent plus de bénéfiœ par la plù.s grande quantité de suif qu'ils enretirent; maisleur clientèle h:'en est pas plus satisfaite. Il est une-autre considération qui f�it que l�s sujets âgés ont les sympathies' des- bouchers dans les marchés: la graisse , se distribuant 'plus également dans les; diverses parties du corps chèz les animaux jeunes, les fait pad.îtr� plus arrondis, plus po telés ,I plus gras qu'ils ne sont réellement; -Ieur vente est plus facile" plus avantageuse pour le cultivateur'; les vieux sujets , au contraire, ayant la graisse concentrée dans le ventrë , ne 'Ia ¡n, Ir i, c- le , '. , , ' J. \ I � \ 1 1 \ , ADO montrent pas au dehors , et paraissent toujours plusmaigres qu'ils.ne le sont aufond. " t,' Les animaux jeunes ont donc-l'avantage sur-Ies animaux âgés,' • ( .... r _ _,j ""\ , -. pour la qualité de la viande comme pour les bénéfices de l'éle ... vèur, _:_ V.' Engraissement, Graisse. . \ __ ADOPTION. Lorsqu'on donne. à une femelle domestique ün nourrisson dont elle n'est pas la Ipère et qu'elle l'adopte � on.se · sert du mot adoption pour caractériser le fait. Pour nos espèces bovines surtout, on ne comprend pas assez l'importance de l'adoption'; Tous les ans on conduit à la boucherie des quantités prodigieuses de veaux de races précieuses qu'on pourrait si faci lement faire adopter, dans nos pays d'élevage, par les vaches de , nos vacheries qui ne sont pas de bonne qualité. Ce seráit' tm '/ rrioyen aussi rapide qu'assuré de p�rfeetionner nOS races. Il .s'a girait tout simplement-de livrer à la boucherie les mauvais typ�s, et de les remplacer, sous les mères, par- les bousqu'on égorge. Ces échanges seraient d'autant plus faeiles dans nos campagnes, que les vaches adoptent assez facilement un nourrisson étranger ,: , porté sur les marchés et vendu souvent à des prix très modérés, . ''. 'On ne saurait assez recommander ce mode de perfectionnem�nt" • . de race aux élèveurs , qui ne.le pratiquent généralement que par , bien rares exceptions. , - 'ADÒNIBÈ (ad�nis) . .Genr� de lafamille des renonculacées. Les · adonides foumissent quelques fleurs d'ornement et sont'quelqúe- · fois' cultivées dans nos parterres. La plus remarquable , comme la plus communément adoptée, est l'adonis à fleur rouge pour-, pre, connue sous le nom de Goutte de sàng .. : ADOS. Disposition d'une bande d@ terre en talus, soit pour l'égoutter, soit pourlui donner ti_ne. ésposition convenable à un . but proposé; On laboure ordinairement lés terres humides én �' ados, der manière à faciliter l'écoulement des eaux ,et empêcher , ainsiles semis d' être soulevés par::-les' gelées. --'-V. Billon, Labour, Planche. (" , , Les jardiniers font des ados dans lès jardins afin de mieux-ex-: poser au soleil les plantes qui ont le plus besoin de chaleur pour croître rapidement, ' '" '" " , ADOUCISSANT. Substance adoucissante, qui adoucit, qm � "_",. ' $. I, , ' (AÉR 47 èalme on diminue la donleur causée par uné'maladie. Un régime, désaliments ,'peuvent aussi être adoueíssants , propres à calmer ou prévenir des maladies inflammatoires. 'Les boissons, les bains émollients, le' cataplasmes , les substances gommeuses , muci .lagineuses , les poudres de .réglísse , de guimauve, le miel., ad ministrés à l'intérieur, sont des adoucissants employés contre les maladies inflammatoires (les animaux comme des hommes. ' � . � ,4DULTE. Ce mot désignel'état d'un individu par-venu à son développement normal, Un animal est adulte lorsqu'il a acquis, ' avec son accroissement , les facultés, physiques qu'il comporte. -Ce n'est queIorsque les animaux -dtl travail sont adultes que;", � l'on doit exiger d'eux tous.les services qu'ils peuvent rendre, �1aíheureusyni�nt, il n'en est généralement pas, ainsi, 'et l'on voit souvent- de pauvres animaux, jeunes encore, déjà ruinés , par les fatigues .auxquelles ils ont été souniis avant que leur con I ' stitution fût en état de les supporter. ,..:_ V. -Accroieeement, Cour �es _, Repos, Traüail , Usure. , ADUSTIO'N. D'unmot latin qui signifie brûler. Cautérisation, brûlure faite, sur UBe partie 'du corps de l' animal pourle guérir d'une 'maladie. rr: V. Cauteri,' Cauterisation, Feu . . ADVENTICES. Les plantes qui croissent spontanément' dans les champs 'sont appelées plantes adventices. Dans quelques p�ys, " et sur certains sols, ces plantespoussent si facilement, qu'elles .fournissent sans frais d' excellents pâturages, aux animaux. Dans les terrains volcaniques de I' Auvergne, il suffit souvent de lais- _ sér pendant un� année-un champ cultivé -en jaçhère , Rour lui voir fournir des plantes adventices', surtout des graminées,' qui, donnent im 'excellent pâturage aux: �estiau:x;. ' ADYNÁMIE� État'de faiblesse; L'adynamie 'des' animaux ést " la conséquence de l'action dé maladies lentes quCépuisent peu à " peu leurs forces, ou celle de certaines affections graves, qnelque fois épizootiques, telles que le typhus' dans l'espèce bovine. - .� , V. Abattement, Máladie� Typhus:: ", _ - ,', .- . ADYNAMIQUE. lU.alacÍie:ady�amiquè. - V. Àdyiwmie .. .\ ',',' AÉRAGE. Les animaux enfermés dan�.Ies étables et les éèu-' , ries enont bientôt vicié l'air, s'il n'est pas renouvelé. Lès procédés s. \ -, - ' - " j, '-. ¡ ,_ v: , _-, - • ';1, " , . '- � " " . , " ¡ J f >, � ,. " AER - d'aérage, d'aération ou ventilation, varient suivant les ouvertures ménagées pouf le renouvellement de l'air, dont la pureté est si aé-. cessaire à la santé du bétail. Des croisées bien disposées, cuver- ',tes à temps 'Opportun, etles portes ordinairesçsuffiseat quelquefois " dans beaucoup d'écuries 'pour un bon aérage. On fait souvenrdes , cheminées en bois, ou toute autre ouverture au plancher, et com-. , muniquant au dehors, soit par le toit, soit par le mur. Une trappe permet d' ouvrir .ou fermer ces' ouvertures-à volonté r 011 dispose encore quelquefois des fenêtres en bascule, de manière à pou voir, au moyen de poulies , graduer leur, ouverture pour renop_'- , veler l',air. 'OQ pratique aussi dans, le mur, au niveau du sol; el�s ouvertures qu'on nomme barlíacanes ; on doit disposer ces 9U vertures de telle sorte ,que l'on puisse les _ouvrir et les fermer' suivant les besoins. t,' " I ' e .Le renouvellement de l'air est une condition.d'hygiène indis 'pensable à la.santé des animauxvLes miasmes qui s'exhalent des fumiers, comme l'air expiré, causent souvent des.maladies graves, ' surtout pour les animaux qui sont en, stabulation- 'permauente. 6n voit des maladies de poitrine, la phthisie , se déclarer dans les vacheries des nourrisseurs qui négligent, par 'spéculation" de , renouveler l'air de leurs étahles.; -:- V"l)ésinfec�ion � l1ygiène� , Nourrisseur � Pommelièreg Stabulation. ( " " , , , , AÉRÉ, ÉE. LieU: aéré, où l'air �st renouvelé dans de bormes -. ' e conditions pour la santé des animaux. - V. Aé1'age� Désinfection.' , \. 1 " , \ : ;, t': \ AÉRER. Donner d'e l'air ou-le renouveler dans un lieu. Aérer \. � , " , , It l'eau" lui donner l'airnécessaire à une bonne digestion. _;_. V. , Abreuvoir � .4,é1'age � Désinfection. ' " ¡ , ' AFtRIEN,� On nomme voies aériennes 'i ouverturès-aëriennes, dans les animaux! les canaux qui donnent passage à l'arr pour '.l'acte essentiel de Ja respiration. Ces ouvertures doivent toujours , être libres-, très' grandes:;, très dilatées, 'pour faciliter la circula-. , tion-de la plus grande quantité d'air possible. La capacité des or- _,ganes,de, la respiration est l'nne des premières conditions d'une ,bonne 'hérnatosê., priBcipê' essentiel d€) vigueer , -de force (et ds smi't� des, animaux; or Ia dimension de� ouvértures aériennes, , dans ,l� cheval sur�out , qui ne peut. respirer que par les nasëaux • , , ," , , ", , ' -., AÉR .�; , . 49 , - " )' est ùn caractère important-qu'il ne'faut pas négliger d'observer: ._ V. Naseaux � Respirotum, Thorax -' Trachée. � f _ , - , AÉRIFÈ�Éi'. Organe'aérifère, q�i sert à conduire.l'air :'I:S ca vités nasales, la bouche; la trachée-artère, ,sont des organes' airi-1 feres, qui serventà conduire l'air' dans les poumons. - V. ¡Ya� seat¿x � Trachée � Poumons. ' ' ' . � , AÉRIFORME. �orps aériforme , qui a d,t1la ressemblanee avec- / , < l'air : tels sont lés gaz, les v�peut,s. - V. Gaz, ,Vapeu1':�' /' " -; '<. , - AÉROLITHES, On donnele nom-d'aérolithes à des pierres plus 1- . "òu moins grosses qui tombent des hauteurs de I'atrnosphère sur . . le sol. On. err a vu dont le poids était de tOO kilog. et'plùs� On �), n'èst pas d'accord sur leur origiue ; quelques savants pensent que' '. ,r, " ; ces pierres peuvent être larrcées par l'explosion des volcans ,d;' , ' la lune ou de quelque autre masse céleste au delà de -la sphère < d'auraction de l'astre d'où elles partent, Elles tomberáiept ainsi, , " - sur notre 'planète, dont la sphère d'attraction s� trouverait plus- . rapprochée de ces corps laneés dans l'espace. _';' /_ Ç)n a remarqué la chute deces pierres" à plusieurs' époques, .sur divers points du globe. Le 1 I) juin 1821, il en tomba une dans l'Ardèche qui pesait. 91 kilog.; 09- lisait dernièrement dans - � . .lës journaux-qu'un aréolithe de 200 kilog, 'venait de {(\Juber àm;s < I le Var. ' , \ : ' A , , - . - 'AÉROMÈ'tRE. Instrument de physique propre à. mesurer la. " - 'densité de l'air ou des gà;¡;, ' .' - t • \ '_ ". \ , " ," ' t·.\ - ' . AÉROSTAT. On donne le nom d'aérostat à un ballon rempli d'un gaz 'plus léger Cfl;le l'air; ce qu� détermine son élévation: dans l'atmosphère:' , ,L- ' Pour faire enlever-un ballon, ordinairement fait avec un tissu . , ;-de'soie gom�é, òn,le remplit de gaz hydrogène, ou bién on rend � l'air qu'il contient plus lé,ger en le dilatant par le calorique. Le ": -, ballon s'élèvealors commele fait un liége , qui, plus léger què_ ," l'eau, monte toujours à sa surface �orsqa'il est plongé dans Ge �- " quide. La théòrie de ces de�lX phénomènes physiques est absol�'" <. méntIa même. '" -" ,',- , ' ; , '. • r 4 /. J ' ¡ , � . ) \' . 'f ,- ,)- , I, .' ,AFFENAGE: Administration du fourrage' aux animaux. -' v� AffOUl'l'lige1' • ., ) - '". " . AFFINITÉ. Propriété qu'ont certains corps de se rapprocher , -Î • ét dése combiner entr.e eux pour former un compose nouveau, ayànt des propriétés spéciales, le plus souvent différentes de cenes o; des élé�ents qui ont servi à.le former. Tous 'les corps composés. sont une réunion de corps simples �combinés entre-eux en vertu . 'de leur affinité reciproque. La chimie, est.la '¡;;CÜ�rlC� qui s'occupe ,: " r \ \ • , ·50 AFf Vinventio� des aérostats 'ne jrémo�t� pas bien- 'loin: c'est à - Montgolfier' qu'elle est due -L� première expérience publique qui fut faite sur lé moyen de vOy{lger dans le� airs ne date que dû l) juin l785'� elle eut lieu près d'�nnonay. Aujourd'hui on a per fectiormé fes aérostats; mais, malgré les: efforts faits jusqu'à ce jour, ori n'à-pas encorepu.parvenir � les diriger dans les airs de manière à leur faire sui vre la direction désirée; les aéronautes sont " 'encore à la discrétion des' vents, qui les poussent dans le sens dy -, . >. leurs courants. .Peut-ètre un jour ânira-j-on par peuvóir voyager . . dans l'atmosphère comme sur la terre :, cela dépend'de 'la décou- . , verte des moy�ns de ditigetles ballons, . . , , ' AFFAIBLISSEMENT. Diminution des forces d'un animai par r-" '. suite.de maladies, de perte de sang, de �mauvais régime ou de fà; tignes excessives. Le repos, une bonne alimentation, des soins hyg�éniques 'bien entendus, s?nt les moyens ordinaires' employés. I pour rétablir les forcesdes animaux er combattre.leur aff�ibli�- . I sement. _ V. Al'imentation, Hygiè'fl:e. , ' .",' ,r , ' : .. I , I . �, . . < I • 'AFF,ANURES. Salaire donné en nature aux ouvriers cultiva-: , ' . teurs pendant les travaux des moissons. Dans certains, pays, on paie en blé ou en tout autre produit dea récoltes, les journées-des travailleurs employésdáns.Ies exploitations. Ce moyen, assez -commode dans certaines campagnes où l'argent est rare; est aussi simple que naturel. Au lieu d'acheter son blé ou autres produits, / l'ouvrier les reçoit en échange de son travail. Ce moyen de rétri- <: bution est cependant peu �sité aujourd'hui. '). � .', . AlFECTlON . ..:,_;_ V.' Maladie. , , - , , / ., ' AFF 01 des affinités des eor,ps et dès Gonséquencés dé leur action. _ � v. Chimie, Combinaison.' -.,- ,., � � �I .' ".. 1 ..' - AFFLUX. Terme de médecine qui rend l'idée de I'abondanca anormale de, sang qui!,e porte. sur une partie du corps à la suite , { , d'une inflamm-ation: L'afflux détermine un gonflement plus ÒU ,� moins considérable partout où il a lieu. � V. In.flammation, Phlegmon., �, - - AFFOUAGE. L'affouage est' l� dro'itaêq'uis à �ertaines com munes-ou à certains villages de s'approvisionner de bois pour leur chauffage, ou certaines constructions, dans des forêts com munales ou dè l'état. Ordinairement la distribution du bois se f�it '- • \ • -<'o par mén<;lge,-après des poupes régulières dirigées par l'administ- tration .forestière afin. de 'prévenir: les ,ahis. Ces précautions' sont indispensables pour empêcher les' dégâts que pourraient, faire les affouages s'il n'y avait .pas d'ordre et de surveillaoce , tant polir les coupes que pour là distribution des quantités-de ' bois qui reviennent à chaque usager.' Les frais d'exploitation' du bois sontà Iacharge des preneurs, qui doivent payer au percep teur la part des frais incombant à chacun d'eux� Le bois, du reste; ne peut ê�te enlevé qu'après l'acquittement des frais ét après aù- torisation sr�cial�. ' " AFFOURRAGER. Administrer le í6úrra,ge aux �nimaux: Pour bien ;aff�urrag�r il importe que la n�urriture soit donnée régu-. Iíèrement aux bestiaux, et en suffisante quantité. Un bon ration nement et la régura'fité des repas sont deux corîditions essentielles pour l'entretien des animaux, notai:nment' pour celui des arri ma�x d'engrais. L' engraisseur qui sait bien affo,?-rrager són bétail ' l'engraisse mieux avecmoins de frais quecelui qui néglige.Ies _ petits moyells qu_eJa pratiqu�Jait connaître et que l'esprit �:ob- ' servation fait employer-avec succès. ___,. Y. Enqroissemens, Fou,:- " I " r; , .' - I,· ,--:, '" 't: ,� �._. rager ,'I J , . , \ , , ,_ \ AFFRICHER (S'). Un terrain s'affrichelorsqu'il est.abandonné - _, r- -, à lui-même après'sa culture. Dans certains pays de _ bruyères où I ' " l'on pratique des écobuages, on laisse affricher les sols aprè� en -, avoir obtenu une ou deux récoltes par l'écobuage . .;_ V. Eco-- buage, Friche.. - 'i ' \, " _ 1 " iJ AFF " , -r , AFFUSION. Opération qui, consiste à verser de l'eau' pure ou , chargée de-substances médicamenteuses sur une partie' du corps . . d'un animal. On fait des affusions d'eau froide sur des contu- ' \ , siens, des entorses, pour agir comme astringent et arrêter le gon- ( flement qui résulterair de l'inflammation de la partie lésée'; . on fait aussi des affusions avec de l'eau tiède rendue quelquefois, , émol}iente, pourramollir les tiss,us, calmer leur irritation, et par" , 'conséquent la dou1em qu'elle peut faire éprouver aux animaux. � " ' ·V �, \., .. "r ;AFFUT. Guet que l'on fait des animaux sauvàgés pour les' , tuer. Les sangliers , qui ravagent pendant la nuit les récoltes et . "surtout lès semis de pommés d'e terre les �êtes f�uves, sont at '..J'tendus à l' affût. On tâche de les détruire ainsi, soit sur les bords ( des champs quand ils s'y rendent, scit sur les' bords des forêts quand ils y rentrent.' " - � \ . "\. ) - � ',\ AGAMI: Oiseau dé l'ordre des échassiers. L'agami, originair� de l' A.méríque méridionale, á, été signalé corn me suscept�hle, d' at- . ' -tachement. Il paraitrait avoir sur les oiseaux la même influence. que le chien, sur les autres animaux en général lorsqu'il .est 'dressé: Daubenton et Bernardin de Sv-Pierre di�aiept que l'aga�i. I , conduisait un troupeau de volailles , et mèrpe de moutons, et ,.', ,�a�ait s'en faire' obéir, qñoiqu'il ne fût pas' plus .gros qu'�me< ' '"poúle.' ,( , , (e J� ne l'ai pas vu, dans la bass,e-cour, dit M. Isid. Gèoffroy,l '. -» S.:"Hilaire; moins utile qu'on nous le dépeint dans les champs'; , )iJ,il Y maintient l'ordre í'protége' lès faibles contres les-forts" se < » fait volontiers, vis-à- "IS des poussins et des jeuqes êanards, ' f » .'le dispensateur d'une nourriture qu'il sait'défenël;e contre tous' » et à Iáquelle lui�mêri:le se garqe bien de toucher; nul anima] , »' peut- être n'est plus facile à appr_ivoiser, plus naturellement . » 'affectueux pour.l'homme, )j r 1 \ I l'I , � I' " ,AGAVE. Plante de la famille des amaryllidées. L'agavé, très I, � rO?llste� croit spontanériient.et en "abon;dance- dans nos possessions d'Afrique. Ses feuilles, radicales, charnues, étroites, ont jusqu'à , ji' - uri mètre et plus de longueur; elles .se (terminent p'!},!,' up.e, ' Slointe ligneuse, très aiguë et très dure. Ces' feuilles fournissent �! - ) : �, '> I AGE des filaments, fibreux très-résistants avec lesquels on fait des corde�, des hamacs etl divers petits ,ouvrag�s de mercerie. La tige J de cette plaute ressemble à une, immense, asperge. C'està , tort qu'on a dit cjue l'agavé fleurissait périodiquement à des époques pl us ou moins, éloignées. 'Il ne fleurit qu'une fois, et il ' meurt, quand, il a produit sa graine. En Afrique, cette plaute , met trois ou 'quatre .ans à se développer et à fournir sa tige. r F;Ue, demande un temps infiniment plus long dans les pays .froids, où elle 'ne peut être élevée que, dàns ,dès serrés. y. ',Ac- ' croissement ,des végétaux_. ' AGARIC. Genre de èhamp.ignons dont le, caractère distinctÚ est d'avoir" à la surface inférieure de son chapeau, des lames, Jj -disposées en feúillets divergeant-du centre à la Circonférence, :; comme des rayqns. 'les variétés dé champignons qui, com- . -pósent le genre agaric sont très�flompÍ'i:mses.,PlusÏE;ùrs d'eritre,; 'elles SOllÍ comestihles ; les' autres sont plus ou moins dange-, reusesparleurs propriétés vénéneuses. Les agarics comestibles , 'sont: le mousseron ,; le champignon qè couche, (agaric' cornes tible), cultivéaux-environs dés grandfls villes; l'oronge, excel , , leut champignon assez commup dans le centre etlemidi.de la , / : France , mais' li nEi faut pas le 'confondre avec la fausse oronge, qui est un poison violent. Ces deux oronges se distinguentpar .une couleur r<'luge'.Q.ien oaractérisée etont ensemble beaucoup:, d'analogiè;_ mais la-fausse oronge diffère de l' oropge comestible en' ce q�'eller a ,de� taches blanch�s sur la surface rori§� de son" chapeau/ Toutefois, on, ne. saurait être assez prudent .sur le choix des agarics que 'l'on veut consommer dans les ménages ' CIes çampagnes, et on' n:e d'Oit inanger que ceux dônt on con·' nalt absolument bien là natureot les 'qualités. ' ' On a nommé à tort agaric, ua champignon qui croit .sar les arbres, tels que le chêne', le hètre, le bouleau, etc., et dont. on se sert' pour faire l' amadou. Çe 'champig�on est un bolet cobriu, , ¡ .sousle nóm d'aruadouvier. -v. Amadouvier .. 'l/, ',- " AGE (des �m·maíU!!). i; étude des moyens de j uger de i' âge dès animaux d,om,estique,s en genéral, est d'une grande utilité pour apprécíer leur valeur intrinsèque ; onn'y ajoute peut-être pas as- ' , sez d'importance, sur�out lorsqu'il s'agit des animaux de travail. _' " j' , I j' I I , ' '" .r-.' • s Ô .. ' ¡ , " , ' ,1M , AGE .... Un animal trap jeune, soumis-à de's fatigues qui ne sont' pas enharmonie avec ses forces, est rapidement usé. Non.seu- �lement il subit une grande dépréciation 'àotùelle, mais' encore l'usure dans son Jeune âge,'réagit sur tout le reste .de sa vie .e,t sur les services qu'il doit rendre plustard, A conditions .égales d'ailleurs, jamais un jeune animal dont on a" abusé n' acquiert , "Ia force, là vigueur, l'énergie 'de celui qui a éte ménagé [usqú'à 'I' époque où son' �rganisation' est en état de stlpporter tout ce' � , qu'on peut raisonnablement exiger de lui. C'est, toujours une> . "mauvaise spéculation que de faire travailler un jeune animal avant qu'il soit eri état derépondre aux 'services qu'on lui' demande: les cultivateurs devraient être pluspénétrés de cette vérité, "Dans les mots Travail) Usure et Repos, nous reviendrons - sur' cette importante questiond'économie rurale. , ' _ D'un autre côté, un animal destine à.la boucherie s'engraisse mal lorsqu'il estvieux, surtout lorsqu'il.est fatigué par e�c�s de travail. Ses organes de nutrition, dans ce cas, ne sont pas - dans de bormes conditions pour trarïsformer en produits ani- \ maux les aliments qu'il consomme. V. _Accroissement.' , , . , On reconnatt l'âge des animaux à la.marche de l'éruption 'des dents l.flcis,ives et a�x changements qui ê!opèrent dans la <co:qfiguration de ces organes à mesure qu'ils vieillissent, Dans le bœuf, l'examen de la. corne est un puissant auxiliaire da plus ,pour déterminer r epoque de sa vie ;' mais, dans cet animal, la marche de l'éruption des defits est loin, d'être aussi régulière que chez le cheval. .Ce fait donne Iieu à des contestations dans . les foires et marchés, comme dans les concours de bestiaux. -.,_¡ - J. " , AGE DU CHEVAL. Dans 1e cheval, l' étudedes dents donne une 'connaissance assez ' , exacte de l'âge, surtout pendant sa jeunesse.' . Voici à quels caractères on le reconnaît : ' l- 'Le poulain, en naissant, n'a généralement pas de' dents; -mais six où huijjours après, on voit sortir de ses' gencives.Ie bord tranchant et. élargi des deux ,premières incives (les pin- œ�. . ,� "Fig. 1."': Pouláín de , . 6 jours. l I, AGE -' Quarante.ou cinquante jours - aprës, .euviron, deu; autres .� dents (les mitoyenne�) pòússent à côté des premières. '- 55 Enfi� les-dernières iricisives -(les ceins) sortent des gencives de quatre à sept ou huit mois. ' " . 'J . \ r , , Une fois sorties de leurs alvéoles, les d-ents incisives,. dont la ) marche d'éruption n'est pas- toujours absolument régulière et , , (peut var!�r de quelques jours et mèmede quelques mois, crois-e sent à la mâchoire supérieure comme à l'inférieure, et s,e mettent. ' ell rapport les unes avec les autres, Bieniótleurs .hords trañ chants s'usent par leur frottement, réciproque; la petite éavité qu'on remarque vers le milieu de la table de chaque dent, dimi nue -de largeur, et de _ profondeur dans, les premières incisives, vers l'âge de huit ,à dix mois. Le mème travails'opère de dix . _ mois à un an dans les mitoyennes, et de seize mois à deux ans , dans les coins. . \ . F,ig. 2. '- Po�lain �e , 40.jours. , Fig. 3. - Poulain de ·4 mois., " Eig. 9. Poulain.deBû moís ; . , - Tels sont les changements survenus dans Jes incisives de lait du cheval depuis sa 'naissance j�sq\1'à 9èlUX ans, et on n'en -ohserve pas d'autres.bieá tranchés jusqu'à l'âge de trente IIiois" environi - , '-, , ' , , , , :, , , ' -I , ¡, '-, 56- , AGE Vers cette dernière époque, le travail de renouvellement des incisives se prépare ; les dents de lait, nommées caduques, doi ventêLre remplacées par les d�nts dé cheval appelées permanen tes: Les pinces poussent les premières et remplacent celles. qui tombent de trente à trente-six moïs. De trois ans et demi à quatre ans, les mitoyennes d'adulte sortent ele la même manière.,, , ' " I ',, , '"I 1..,- " , Fig. ro. Poulain de 3 ans,' \ ' Enfin, de quatre ans et demi 'à cinq ans, les _coins de cheval remplacentlês coins de poulain. , . I 1 \ -t • 'I r. \ .. ' ,. ''.' , , Fig. 1:2 � Cheval de 5 ans. ,I Les crechets ou dents canines qu' on observe dans les chevaux, , -�t très-rarement dans les juments, ne sont d'aucun secoues pour -r , rec9Nnaître l'âge avec certitude; ils percent les gencives et se dévelop,p.\'lnt de quatre à cinq ans, 'quelquefois ,plus tôt . . , Telle est la marche gé n:éralè de I' éiùpti'on eles incisives du cheval, à.très-peu d'excepti0I!s près, on peut se guider sur-elle pour juger del'âge des animaux jusqu'à cinq ans. <' .' , De cinq à six ans.Ies coins poussent. Ceux'de Iq mâchoire infé '. deure parviennent à toucher ceux de la supérieure, Ce câractère > t 1 " ' A • ., , ) !� \ AGE bien tranché indique six ans. Du moment où les bords tranchants commencent à s'user par 1!3 frottement, l'animal a six ans faits, et il entre da�s sa septième année. ' ( Big. '1'3. Clieval de (; '�ns ��com¡Dlis. " I I' .-' . ( Fig. 14. Cheval de 7 ans, Pour reconnaître l'�gede sept ans révolus il est un moyen tou jours certain, quandilexiste. 'La surface de la table du 'Coin de la mâchoire inférieure est quelquefois plus petite que celle de la tabledu coin correspondant de la mâchoire supérieure. Il, en ré.!.. suite pour ce dernier uu défaut de frottement parti:el caractérisé par Ull petit talon qui forme une 'espèce de cran en arrière de la .surface de sa table. Quand ce talon existe et qu'il-a la longueur.de deuxmillimètres environ , l'animal a sept, ans au moins, ' On ne le remarque'jamais avant cet àge. Les dents-incisives s'usent, par, le frottement, de deux.millimètres environ par an. Les coins com mencent à frotter l'un contre l'autre lorsque l'animal entre dans sa septième année: il en résulte rigoureusement qu'à sept ans révolus, ils doivent être usés de la quantité que nous venons d'in diquer, ·et s'est en se basant sur ce fait que l'on' peut à coup sûr déterminer l'âge de sept ans. OG le yoit donc, j usqu'à sept ans révolus, l'âge du cheval est facile à distinguer par les indices que nous venons de reconn'aî treo Passé cet âge, nous devons recourir à d'autres caractères qui nous sont fournis par les changements de forme qui s'opèrent sur la table des dents à mesure qu'elles s'usent par le frotte-. ment. Lorsqu'on examine les dents incisives une à une, on voit qu'el- _, .. ,f les ont la forme, d'un coin dont la base est à la table et la pointa ' , I' I,. JI lo: , I , ' , . ....... : ," AGE e • , à I'extrémité de la racine. Il en ré- sulte que, plus la dents'use, ét plus" l'a table se rétrécitd'un côté à l'au;! tre , comme le ferait un coin que l'on couperait parfragments en commen- çant par le gros bout. , , A partir de sept ans, la t'able des irioisives est élargie d'tin côté à-l'au t. . tre et étroite d'avaut en arrière. A , , sonmilieu on remarque une .petite cavité s�rmontée,d'un rebord formé Par l'émail qui la garriit. Cette table Fig. U,. Forme des dents disposées en coin. • et mode de leur éruption. commence à changer' de configura- ' tien à dater de sept ans. C'�st ce ohangement-qui' nous fixera sur l'�tude que nous faisons jusqu'à un âge très avancé de la vie des, animaux. _ Quand on a bien présente à -la mémoire la forme de la table s , -des pinces d'un cheval de sept ans révolus, âge' que n�\l;� avo�s . reconnu par des caractères de dentition bien-tranchés, Jon 'remar que que'la table des Incisives d'un animal de huit ans tend à. se , rétrécir d'un côté a l'autre, à s'arrondir vers son bord postérieur et à, s' élargir d' avant en arriere. Ici ,o il 'n'y:. a' pas de caractère o fixe, comme nous' l'avons vií .pour les années précédentes. U pratique et l'habitude peuvent seules servir de guide à l'observa- , t�u!,; qui ne se trompe pas s'il est exercé. I. ':loo. -._ J ' ) \' o i , . , , 58 i o - ) , o " � Fig. 16. Cheval de 8 ans; , _/- ... , , , ,\ FIg. 17. 'Cheval de 9 ans. A neuf ans-les pinces s'arrondissent, Elles-prennent l'p. forme r s I, s ¡- e r k· I,�- L e . ¡ AGE / . ' _. ovale," surtout à leur bord postérieur, et les mitoyennes commen- cent à s'arrondir à leur tour. " , ,A dix ans, 'l'árrondiss,ement des pinces est.bien marqué; les 'mitoyenpes commencent à prendre cette fop'¿e oválaire. La, pe tite cavité centrale (oornet 'êxterne) se rapproché beaucoup du 'bord postérieur de l� dent', pour s'éloigner de son bord anté- .rieur. .f � / , " Fig. 18. Cheval de 10 ans. Fig. 19. Cheyal de 11 ans. A onze ans, 'là cavité centrale est sur le point de disparaitré. , Ellé touche le- bord' postérieur dela table de la, dent, qui s' arron- ditde plus en plus, ainsi que les mitoyerines. , Adouze ans, la ea�ité centrale a disparu, ainsi que le rebord d'émail qui la couronnait: ce caractère est un point de repère-as- ' ., A '- sez certam a cet-age. . 'Fig, 20. Cheval de 12 ans. , Fig. 21. Cheval de 13 ans .. , j A treize �ns res pinces s'arrondissent ·p.e�plus en plus, 'et leur table tend à f�rmer un angle à son bord pos,térieur. I ' 09 I, '"\ 1 . I , ) , e , .' GO -AGE . A quatorze ans l'angle du l;ord postéri�ur, des .pinces est plus' marqué; il commence à se dessiner )dans les mitoyennes. , Fíg, 22. Cheval de 14 ans. , . " Jt'ig. 23. Cheval¡ de 111 ans. . A quinzé ans l'angle' qui' s'est formé au-bord postérieur des pinces rend leur table triangulaire , et les mitoyennes, tendent à prendre cette forme'. ,'re . . " A' seize "ns la triangularité des pinces et. des mítoy�nnes est bien'd'essinée; elle commence à se faire remarquer à la tabledes \ I coins. , I " ,� r " I ï! , Fig., 2�. Cheval de 16 ans. Fig. 25., Cheval de' 17 ans. , A dix-sept ans , la table de toutes' les incisives est triangu- , laite; les pinces' commencent à se rétrécir d'un côté à l' autre. " .. A dix-huit ans, le rétrécissement des pinces est plus caracté risé; it augmente à dix-neuf ans. . :Fig. �6. Cheval de 18 ans. Fig. 27. Cheval d� 19 'aIls., , �' li" ) , (� "I , . < , • 1 ) , I s , ! , :AGE . . 61 ; (., A vingt ans, les' incisives, s' aplatissent entre les mitoyennes. Fig .. 28. Cheval de 20 ans. s • Fig. 29. Cheval d'e 25 ans. Enfin, à vingt et un ans, l'aplatissement des mitoyennes suit celui des incisives. De vingt-deux à vingt-cinq, ans, ce caractère se remarquede plus 'en plus dans toutes les incisives, et, à cette époque de la' vie, et même avant , il n' est plus possible .de déter- miner d'une manière précise l'âge des animaux. , ' . , ,�, Le dessin ci-dessous présente line dentition de trente.ans ; mais, dans la prâtique; il serait impossible de déterminer cet âge d'une lmani�te �'�goílreQ'Se. " '! T \ • ' Fig. 30. ClÍe�al de 30 =. I " I , " , Ttis sont les indices fournis par les-dents incisives du cheval pour déterminer son âge. On peutle reconnaître jusqu'à une ëpo que fort avancée dela vie. Cependant, après onze ans, quandle cornet externe.dela de�t � disparu, les sig,n�� de i�âge devien- , , nent de plus en plus difficiles à reconnaitre, parcequ' on ne peut ¡ avoir, pour se guider, queles changements de forme de la table des incisives. Il .faut donc beaucoup d'étude" d'attention et de pratique, pOUll baser un jugement satisfaisant. . ' Les dents présentent quelquefois des anomalies, soitdans 'leur éruption, soit dans leur disposition. Les-caractères qu'elles offrent .. ¡ l Ir / .'1> , ' ··t " .( Fig.3i. Fig.32. to ans. Fig.33. ,25 ans. sance vers six mois. �2 AGE ' sont alors plus incertains.i.Il faut, dans ce cas, beaucoup de pratique et d'habitude pour apprécier l'âge dessujets, � Fig .. 34. Veau de 6 mois. Fig. 35. Vèau de 2 ans. Jusqu'à l'âge de di�-huit ou vingt mois, les praticiens ne se dirigent guère sur l'inspection des dents pour juger de l'âge des animaux. L'époque de la saison, l� degré cÍe développement de la l come et du corps du veau, comparé � son état ,d'embonpoint et . à son espèce, font rapidement juger de son âge par un cultiva teur exercé. De dix-huit à vlrigt.."deux mois environ, suivant'q�e les animaux sont pius ou moins .bien nourris et selon les-races, les pinces de lait sont remplacées par celles d'adulte, ,beauéüup, plus larges etplus fortes. Quand ces-deux dents ont poussé, l'ani mal est appelé doublon; . AGE DU BOEUF. ;> . A sa naissan�e , le veau a souvent deux ou quatre incisives, . quelquefois plus .. Les autres inoisivessortent à des époques indé- � _ terminées. De quinze à vingt-cinq jours, le veau est générale- _\ ment pourvu de ses incisives de lait; qui ont acqUIs leur crois- . ':f , �- t- Nous plaçons ici trois rao dèles de dentition 'de D, 15. et 2D. ans, pour qu'on puisse bien saisir; au premier coup d' œil, les differences de ca . raotères que la table des dents incisives offre, ét qui sont la conséquence de leur usure à dix ans d'intervalle . . . " ( AGE ÍJe trente à trente-six mois, les premières mitoyennes penna nentes remplacent les caduques¡ les animaux prennent alors le nom de tersons • . Fig. 36. Bœufde3 ans. Fig. 31. Bœufde 4 ans .. De trois ans et demi à quatre ans', les secondes mitoyennes sont remplacées. , . De quatre ans eJ demi à cinq ans, les coins d'adulte rein placéût ceuxde lait et les bords despinces commencent à s'user. �. Fig. 38. Bœuf de 5 ans. fig. 39. Bœuf de � ans. A six ans, l'usure des pinces est plus marquée. Cette usure augmenfe·graduellement à mesure que l'animal avance en âge. Vers douze à quinze ou dix-hnitans.Ja dent est usée jusqu'au e collat de sa racine en général. Les dents alors offrent l'aspect de chicots arrondis, et un peu isolés les uns des autres. tig. 40. Bœuf de 1� ans. ' / , Fig. 41. Bœuf de 18' ans. • e ,- 1 .. p_ " .1 ",' " " 04, AGE , Mais, dalls le bœuf, il-ne faut pas toujours len rapporter à' l'examen des dents pour juger de l'âge des jeunes animaux. On voit souvent des individus de deux ans avancer la dent, comme on dit vulgairement; ellê _marqlJe quelquefois alors trois ans, et des animaux de quatre ans n'ont quelquefois plus de dents de lait. Dans les concours de bestiaux on devrait toujours avoir égard à cette particularité. Dans le concours régional de Limoges en 18ñ2, un taureau de trois ans qui méritait 'le premier prix de la" , r.ace d' Aubrac, d' après l' opinion - des éleveurs présents, marquait quatre ans à la dent. Malgré l'affirmation du délégué du proprié taire qui l'avait élevé (c'était moi-même qui l'avais élevé-et qui en étais le propriétaire; je devais donc savoir son âge), le jury décida, en toute conscience d'ailleurs, que l'animal serait-consi déré' comme, ayant quatre ans révolus et traité comme tel. Ce t"au reau, d'ailleurs très beau, très fort" très développé ,. pouvait par� faitement autoriser, en apparence, la décision prise �, son égard, mais le jury n'en commit pas moins une erreur et une'énjustice, I . .. , sans le savoir, au préjudice de l'éleveur du taureau et' de la vé- rité. Ce taureau n'eut que lé deuxième prix régional, par laseule raison que sa dent de quatre .ans avait été' précoce. \ ,\ Cette circonstance est essentielle à noter pour le pe;fectionne ment des races, Si l'on veut àméliorE¿r, il faut bien soignër,' bien nourrir les jeunes animaux. Dans ce' cas." ils avancent presque toujours la dent; et, si dans les concours ,on repoussait 1:1n ani mal, si on le dépréciait, parceque sa dent marque.plus que son âge réel, on découragerait-les éleveurs, on commettrait des in justices, et avec les meilleures intentions on agirait contrele but proposé. l' , Nous avons dit que l'examen de la corne du 'bœuf était ur. puissant auxiliaire pour la connaissance de son âge. On remar que, en effet, à sa base, eles' anneaux et des sillons circulaires 'qai se forment chaque année. Le premier sillon circulaire bjèn apparent est appréciable à trois ans faits. L'année suivante on ob serve d�nx' sillons et entre eux un anneau: l'animal aÍors a qua tre ans. A cinq ans, le bœuf a trois sillon's etdeux anneaux fi. s-:. carne. A six , sept, huit aris, etc., la cerne offre trois, qua tre, cinq 'sillons, �t ainsi de sùite , jusqu'àun âge avancé. Il 13¡TriVf , ' .> • < .' , , \ , ' , , _ ï. AGE . ( 6D alor-s' quo la trace des sillons' et des anneaux ," qui, se' confondent, " n' est, pas bien distincte, èt il faut une grande habitude pour lés' . 'reconnaître. ' AGE DU MOUTON. L'âge du mouton se reconnalt de la même manière que chez le bœuf. ,L'éruption de ses dents suit à peu près la même marche; , la seule différence qu'on 'Y remarque est dans l'époque de la vie à laquelle les dents permanentes remplacent les dents caduques. De. 'vingt 'à vingt-cinq jours de sa naissance, l'agneau a toutes les in cisives de lait; vers quinze mois, les pinces de lait sont rem pla- J, cées par celles d'adulte, l'agneau est appelé antenois. De vingt deux à- vingt-quatre mois, les premieres D?-itoyennes permanen- tes '(lou�sent.' 'f. e n .- '('''' " . , 'f Fig. 41. Agnea� d'un mois. Fig. 42, Antenois de 15 il i8 mois, Fig. 43. �Iouton de 26 moi s, : ,; • Y( t f • . ¡' A'trois ans, les secondes mitoyennes se présentent à leu� to'u�: et, à quatre ans environ, le mouton.n'a plus de dents de lid, mais se�-£oiris sont encore, Irais; J� cinq ans ,.les coins du moutou ont tout leur développement" l'usure des pinces, comme cellé dès premières et secondes mitoyennes, a.commencé. " . , , I ¡ I' fig. 44. l\Iout0n de 3 ans; Fig. 40., Mouton de 4,.añs. s " \ , r , I . , , e I .. f J, "' .. / " • 1 I .r i .. 66 : AGE. Enfin., 'd.e dix 'à douze. ans, làisuredes pinces du mouton s'est rapprochée de leur èollet; et les dents .n'ont plus leur forme èle pelle; elles. sont rétrécies d'un côté à l'autre, au lieu d' être élar- '--; gies coinfIle dans le jeune âge. _ . \ I " Fig .. 46. l\louton-de tu ans. "7 ,'. r. .l AISE DU ronc.: Les dents du porc peuvent encore, au besoin, servir à détei-- \ miner son âge, bien qu'on n�y ait généralement pas recours. ÍI < n'est donc pas inutile de mentionner.leur marche d'éruption. De trois à quatre mois.le jeune porc est pourvu de toutes ses incisi-. ves' caduques. Ver's six mois , les coins de la mâchoire inférieure .tomhent èt ne tardent pas à être remplacés. Les mêmes dents se comportent de-Ia même' manière à lamàchoire súpérieúré, v�;s . dix-mois. Dé vingt mois à deux ans, les' pinces de làit sont rem I lacées par celles d' adulte, et enfla l�s mitoyennes tombent et. . r" .,,) EUr..t remplacées de trente mois à trois ans. " " AGE DU CHIEN. On reconnait aussi I'àge du chien par les dents, pendant.les premières années de sa vie; mais à un âge avancé, cela devient .mpossihle. En naissant, ou peli dejoUf';; après, le petit chien a ' toutes ses incisives. Vers trois mois, suivant l'espèce ët.la force des. �nimaux,' les il)}cisives�de lait cOIIime�'Cent à tomber �ans qu�' . les remplaçantes sortent en ínême temps; mais bientót elles 'pa� . raissent , et , .. à l'âge de nuit mois environ , le chien a torites les incisives comme les canines d'adultes. - ' . : Les incisives , dans l'espèce canine, sont formées par trois pe": tits lobes dont le central esb le plus grand, ce qui�donB.é à lâ dent l , , AGE ..... ,-", , 61 une' espèce de ressemblacce avec, �n!:hle�: dé]�s. "Cetté conngtl:-� , .ratíon est bien dessinée jusqu'à l'âge de deux ans .environ. A -: cette époque , leslobes des pinces s'usent et n'of,l:reIlt plus les èa:...' J ractères de fleurs: de-lis: A trois ans , les mitoyennes éprouvent lemême changement; e�, de quatre à cinq.ans , les lobes dispa- ' raissenr dans les coins ,,' " -",,'" , '.>' • _. -,� '1 � Tels sont , en, général, les oaractètes' auxquels _ on ,peut recons .naltre l'âge du chien; cependant ils sourloin 'd'être constants ët absolus. Comme ces caractères dépendent du degré d'usure des dents) les animaux qui rongent des os, 'usent 'leu�s" incisives , phrs vite que ceux .qu'on ne nourrit .qu'avec . du pain ou de Ia , soupe: Ceux-ci opt souvent toutes les fleurs de lis à un âgé où ",: ':i Jes .autres n' en orit .plus de tr!lée. U� chien qui use peu ses' in� .' , 'cis�ves conserve lOJilg-hemps lètirs loses, qui disparaissent rapi- - I dement chez 'le� -chiens.rodeurs vivant avec les :0S'0 des, rues .. ' GAE (cle� végétaux). Si, parvenus iÍ, un âge avanèé:; les" �nl-; ), -, maux sont loin ;d'Qffrir toujours des caractères, bien, tranchés , , pour pouvoir déterminer d'une manière absolue l'épor'l�e de Îeur . vie, il n'en est pas dé même dans les végétaux Iigneux qui ap,' , partierment à la classe nombreuse :des 'dicotylédoríes. 'Da1).s�les," arbresde nos forêts ,-par exemple, danseeux quiembellissent n05- ' .pcomenades , il n'est pas bien-difficile de reconnaître l'âge'. ��On sait que, chaque année, ûne nouvelle €ouch�de .bois parfaitement, distin¿te se sup.erpose à la' coucl.e 'de l'année précédente', ei., , l'emboîte comme u� cornet de papier -placé sur un autre. I{en résulte u!1e successien de couches plds ou moins épaisses, eón; 'centriques', et dont le centre est ta .moëlle de la tige. Chaquè: couche est 1 ainsi, disposée depuis le sommet des branches j,as: .qu'aux racines. !l en résulté que, Iorsqu'un arbrè estscié à l'ex-' - trémité de sa base, c'est-à-dire au point qai sépare les -racines de', } . son tronc) chaque có�che circulaire indiqué une année, ,quelIes:' ,'1, que soient d'ailleurs son épaisseur-et sa régularité. Le bòis-dont Ia )" ' croissance est rapide, par exeniple', a des couches plus épaissèsj plus faciles âdistinguer et à compter; ' , ' ". , ' . '�., ' , , Les couches observées dans le bois, s�mt quelquefois 'plus épàis-, .ses d'un côté C]lHe',p'un autre. Ainsi, sur les bords d'urre forêt '; ,la: , partie des couches qui se tr0}lvtl en defrOl:s,'celle qui' estdu cô1é Q'\,; , : lBS racines ont pü: le mieux s'étendre �l où les branches se sqnt .. dé- ,', r "\ , .. ,. r.)f I <' r . "'-y�)- <�";':�""'.� ,,' J� • .:� � ",.,." �-;" , � ,/ .� • o,' ... " ','" "_ � • \" " r r- " ,. • ',01 - , (':I � , , -�. , , ,,'-. 4" , ' " ... '� , , , , - r ',I " 6'8 >- AGÈ' � �veloppées avec plusd'avantage, est toujours mieux n�)uI:rie, plus épaisse" CeJa tient à ce que l'arbre a pu recevoir plus d'éléments . nutritifs de ce côté que de I'aùtre. . . " . D'antre part"comm�,la'cp.ale�r du soleil favorise lavégétatiou, " .le cÔté des.arbres, du io�d .surtout;� exposé au ,midi, pFem;l'pl�lS � çtaccroisseJ:nent : les couches du bois de ce côté son] dons .plus épaisses. ee phénomène .physiologique a, pu même quelquefois servir pour reconnaître et déterminer les points cardinauxdes lieux où l'on a pu se trouver égaré. < '/ ' I On le voit donc, l'âge des végétaux ligneux n'est pas, difficile 'à déterminer. Mais celui des végétaux herba,cés ne peut passe: reconnaître de la même manière, ce qui d'àilleurs éta�t petI ',:'�!le. Onsait que les. végétaux annuels, comme les céréales, etc;" . rte vivent qu'un an; que les bisannuels durent deux ap:s 1 etc. , , Le sapin-et le pin offren] encore des caractères qui, dans leur jeune àge, peuvent guider pour juger de J'époque de leur vie: On sait que, dans' ces arbres" chaque année des branches latérale? partentdu sommet de la pousse centrale de l'année précédente; il "I en résulte que , même sans qu'un arbre de pin soit coupé , on' _ -peút savoir, combien il a d'années à ses pousses, que L'on peut compter, parcequ' elles sont marquées soit par, des branches laté raies, soit par leurs tronçons qui resíent encore: --- V. Ao.C1;ois-" ; semensde« végetaux, , ' ' , , .' - . -,.', ' �. 'I ., t AGE. Tige en 'fer ou en: bois qui forme 'la principale pièce de l� " "charrue. L'age sert à fixer le coutre; à cont�ir l'appareil ré gulateur, la chaîne, le crochet d'attelage des araires etles maú-: cherons. ' ," r ',/ , , , . I " AGENAIS. Bœuf agenais, race agenaise, La race de bœufs agenais, est estimée pour le, travail comme pour la boucherie. On disting�le Q_8l)X variétés de cette race/L'uàe d'elles.est. d�BS' �e bassin de la Garonne, depuis .�'gen jusqu'à. Bordeaux.Dn l'e,m,- : ploi� P?ur les charrois du port d� cette .ville. Le développement du cprps de cette variété est. considérable, mais proportionnellè- r melit un peu-trop allongé, ce' quirn'est pas un indice çle résistance 'pour le, travail ; la .taille ,arie d'ùn ,mètr�, quarante-cinq 'à uñ � mètre soixap.te-d�x centimètres; lé! robe est froment; les c6rnes, . généralement as�ez; fortes, sont portées has et.ne coiffent pas bien Ir, � \;. I ¡ '" ',I . il � , ' I,' ,. .fl·' }. í " > o r \ J " - ;, ,I \' AGG ¿ 60 les animaux de cette espèce ¡ l� ventre est arrondi; :la croupe et les jarrets sont assez bien' musclés.; les membres sont forts; Ia : < poitrine est bien constituée ; la peau est tin peu épaisse; quoique S9\lple. L'autré variété de l'a mce se trouve dans les environs. <Je Yilleneuve;. elle diffère peu t'e la première. Sa conformation ',¡ 'est' plus régulière et'sa taine uh peu moins élevée: , , ",/' " ;. . " La race ag�nai,se est forte', robuste, assez sobre. EHe peut ;., �tre elassée au nombre de nos bormes races françaises de travai!: , et de boucberie ; mais efIe n' est pas bonne laitière, ce qui 'est d',ail� leurs très bien indiqué par ses caractères physiques. , AGENT., Expr�ssion vague qui s'ap�1ique à tout cequi agit '; '_!, ) 1 I d'une: manière favorable ou' défavorable sur les végétaux comme ", surles animaux. La gr�ly,'les épizooties, sontdes.agenës destruc- tours. On reconnaît des agents physiques, desagentschimiques, , des agents, thérapeutiques , hygiéniques, etc., suivant la nature , de leur action et, ses conséquences dans I'organisañon des corps bruts .ou des corps animés. " ' ' AGGLOMÉRÉ. Réuni. On donne ce nom à de; fruits ou à dès, fleurs.réunis ensemble sur les végétaux. Ainsi' les fleurs de 1'0-" '. ',bier sont flgglomérées en, boules de neige, les fruits de. la vigne" ' sont agglomérés en grappes: \ ! í- \ , AGGLUTINATlF. Substance collante dont on se sert pour ap:": pliquer des remèdes-sur la ;p\3a,u des animaux clans: certains cas . ?e maladie. Dans lé§ fl'acture� des membres, ,par exemple, on, , fixe les appareils de, réduction avec des agglutinatifs; on- se sert ordinairement de la poix, noire et de Bourgogne, de la t6ré=-,:' , !. ., I bénthine, de la. résine, �tc: '" I' . .,. _ , 1\GGLUTÍNATION: Réunion de '¡!lartie.s séparées qui se collent 'ensembledans les animaux. Onvprovoque l'agglutination des lambeaux de peau ou de' chair des blessures au m�yen, des ag-' �ll1tinatifs. --;- V. 'Agglutinciti{., . AGG�UTlNÉ, 'ÉE. qorpsf réunis par agglutinatión . .,_ V: ce-I).?-p,t. AGGRAVÉE., Maládie survenue aux pieds des anima�x qui ont long-temps marché sur un terrain dur ou graveleux. 'Lorsque Î'aggravée se déelare chez dès chiens, leurs pattes sont chaudes, tuméfiées, souvent crevassées ; -quelquefois elles sont eln.pOl11:P,{l� I ..;-., r,' ,,' ¿".'J�' � 1 .... i,�,i.1 -;» "" > , , ( .. I , '-I _¡ , . 'y , " ,,70:' " >'<, "AGl,-' y L, " ',entre les/doigts ou sous la .peau de l'a plaute des pieds. La même maladie se remarque dans les moutons, surtout quand ils sont ,gras et qu'ils font dé longs 'voyages SUl' les routes. L� porcs et )IiJS bœufs; somnis: aux 'mêmes causes, ont aussi Il: aggravée. 't)' Leremède de cettemaladie est simple,' il consiste dans le repos, 'd'abord, pour détruire la .cause dela maladie. Lorsque celle-ci a " exercé' des .ravages graves, on, fait prendre des hain� aux ani� < " maui e� dn panse lés plaies, s'il en existe, ave9 'des émollients. AGITATION. ACÚvité 'a�ormale de la ci�cuhÚi'on du sang. , L'ágita,ti'oÎî du, pouls, indique l'accélération de ses púlsations.Tln àni,mal est âàns l'agitation lorsque, par suite d'une maladie ou -d'une douleur, il se tracasse, s' agite sans cesse jie toute manière, ,/ ",�omine pour' .se.soustraire à, ses souffrances:' . ' : . � �.' , . "- ,\ ,_, 4GNEAU. Le jeune produit de la brebis prend le nom d'a , ,'gneal,l en naissant; et ne le quitte que lorsqu'il perd ses premières dents de lait, vers quinze jnois ; on le nomme alors antenois s).1, , 'est mâle, 'antenoise, s'il est femelle. Lorsque l'agneau-est né, on ,,' 'doit v�iller avec, soin à ce que d'autres agneaux ne tettent pas. sa " � mère, ce' qui arrive quelquefois: il est' alors -privé du lait dont il a besoin. S'il est chétif", on peut le faire adopter par une autre brebis, dont l'agneau plus fort pourrait commencer à être nourri avec des alim;nts farineux, des grains 'concassés et ra':' . mtTlIis, ou toute autre nourriture substantielle et d'une digestion Ir;;' ,J;aèile. Les' agneaux naissants ne doivent pGirit être exposés au ,- "".'",' £r_Qid'ili à' l'liJ.Um�dl.té. On les r.etient à la bergerie Iorsque ,leurs , ':\.. ," '" ..... ' :' .. ,' � , ',meres vont aux paturages. 'e , " : 'Lorsque les '�gneaux: commencent à manger, on-doit leur don- , ner ;de' bons aliments et en' abondance. C'est pendant leurjeuna _'c' âge qri'ils'se développent rapidement s'ils sont'bjen nourris; c'est ", " . _',�' à ... cette, épòqu� qu'ils profitent le '�iepx et qu'ils paient le plus ' )' 'les fourrages qu'ils consomment. '. " . , "� , . � , . ., , ,¡ � Dans certains pays, 'soit par habitude, .80it llaus un intérêt >, Inùustriel comme dans l'es lieux .ou Je laitdes brebis est em-. I·� ;.. " ployl eX}aire. du fromage, ,o� livre la {naj.�ure pattie de{ -agneaux ,d'unà deux mois à la boucherie. Si les brebis mères ,s@J�t:botlIIe� n0urriçes, Ieùr lait suffit -!i)@ltlI' eng!,ai�ser convena-" ':-:... . . ,.� � ..... ' ',' 'r. -� I."" . ;, .. / ,�( � _. �;, t ..., ( r- e , . ..' , \' � 'I , ,.,' , \ - AGI\ 71 blemenUeurs pnoduits .et les livrer à la consommation, Dans' le cas contraire, on supplée à ,l'insuffisance du lait des brebis par des substances alimentaires choisies, d'une digestion facile poar les organes digestifs des agneaux .. Il serait' très heureux, tant pour notre iadü'Stde agrieoie que , pour la oonsommation.de la viande, de voir nos éleveurs prépa- rel' des agneaux d'pn an pour [a J)òueherie. La bergerie di la Charmoise aprouvé que c'était possible en Frauce. M. Malingié a 'présenté .au concours de Poissy, plusieurs lofs d'agneaux d'un an qui ne 'laissaient rien à désirer sous le rapport du <volume et de la graisse. On leur aurait volontiers donné deux aus à leur apparence, si "'on n'avait pas examiné la dent. 'Il y aurait uú grand ayantage pour les cultivateurs à procéder ainsi.ret à ne pas garder les' animaux deux a�s pOUf -lyS' engraisser. Il en résulterait , douale'profit pour eux, et '¡311 voioi la raison: l' agneau consomme moins depuis sa naissance jusqu'à 'l"âge ,a'l'm an ql!le cl'mi an à' deux. Si on livrait les sujets engraissés à un an à la boucherie , il s'ensuivrait qu'avec la nourriture consommée par un'individu de . deux. ans on ferait deux engraissements de sujets d'un an , c'est à-dire double produit de viande, sinon double 'produit de laine, et avec moins de dépenses. Ce point est important; i� mérite d'être examiné de près par, nos éleveurs. L'étude de l'élevage de l'agneau, comme du mou- ton, n'est point assez avancée chez nous sous le rapport de la con sommation de la viande; elle est cependant de la plus haute im- 'r portance au double point de vue de la production et de lá consom- , mation: V. ACC1:oisse�ent. , , , ' l , . r ,AGNELAGE. Labrèhis porte einq mois et myt bas après cette époque. L'agnelage a Iien VerS février et mars, 'Il est généraleme�t facile et sans accident. 'On remarq\le souvent le matin dan� laberge- -, rie plusieurs .nouveaux-nés bien portants, I1t qui .ont au:gmén:té le-troupeau pendant-la.nuit. On doit avoir soin de bien dégager le pis des mères des mèches de laine qui pourraient êtr� saisis par l'agneau; ils causeraièut chez Iui ríes accidents graves s'il lesava lait, ou ils l'embarrasseraient pourprendre le mamelon. . La brebis fait quelquefois deux pe�its, rarement �rois. S,i on tient à les conserver tous, on doit, ou leur donner une autre nour- ;. - )o ¡ �".. I, , t '- 'i' ;r:. _" '. , .J" , � .. , , ': \ , > " , , 'l 'i , . , \ ',' )' �j / I' .,,' '72 v ' , � �GR . r : rice, ou" ¡es" allaiter arficiellemerrt. Une-même brebis nepeutpas très hien nourrir' deux agneaux. I , \, Ori doit' à lanière, et à l'agneau naissant les soins indiqués par Ulle bÒ);l�e hygiène raisonnée en, pareil cas. 'Ces 'animaux seront préservés'. dû mauvais temps et, -du- froid .. Pendant l'agnela�e comme 'pendant l'allaitement des 'agneaux, les brebis ,seròritb�h soignées et surtout bien nourries. , , AGRÉGAT; Réunion de corps dé même nature ou hétérogènes fórmant accidentellement 'des masses informes et aggluti.nées. L6 , 'sol offre souvent l'exemple d'agrégats de roches (ou de terres, de . nature différente connus dans beaucoup de lieux.sous le nom, de . tufs, _;_�V. Tuf. . , . , / } . ./ !' , ,.> .AGR�GATIO�. Aasetnblage.de-corps divers mëíés eJjs�mble,,; sans combinaison chimique, superposés au: juxtaposés. Les roè'Íl(;ls. , sont souvent üne agrégation des différents corps' qui les campo'/, , .'sent, quelleque soit leur disposition.Leur désagrég�tiqnlbrmftes' sols de nos diverses exploitations. , AGRÉGÉ. Expression 'adoptée ea botanique pour exprimer la , ',' réunion de fleurs partant d'une mêmetige, ou de fruits réunis en- , semble et provenant de fleurs distinctes. Les, composées offrent, des exemples-de fleurs agrégées. � " , '". I � • " \. -« .' j • ." ,¡\.GRESTE. Les plantes agrestes sont celles .qui oroissent sans . � . " , t!- o culture dans les champs. V. Adventice. ' � \ ' 7 ·AGJ�UèOLE. Att agricole] �ndustrie �gricole, sClènc� a�ricoié. ,V. Aqriculteu«, Ag1'icullu?:e. " AÇ-�ICULTEUR, Propriétaire ou fermier qui cultive lui-même ,. ou dirige la culture d'une propriété. Si les agriculteurs compre":' .naient hien toute la -noblesse ,. tous les avantages moraux'etphv- . siques qui se rattachent à lE;l�r artl!ien exercé, ils seraient main's . empressés d'élever le\lus enfants de raanière à déserter Ile� camp�"": , gnea.coinnie ils le font. Ils n'irâieni'pás'ùemanderdes places, sèÍ1li� citer'des faveuraqu'ils sont són vent lóiud' obtenir ,'ou qu'¡.Ís obtien- o nent quelquefois à un prix qui peut coûter bien cher à leúts geûts, . 'à leur dignité " ou àleur conscience. Je, comprends, que jüs-· , 'qu'ici là vie d'agriculteur a été dure. Son. métier a été peu lucra- - tif; mais le telÍJps où sa position paraît devoir' chatizer est venu. t \ V _/ I l ' \ - " '\ 'í ( l ',j ',. I ,) I, 'j , " , ' , ,I ... ' .... }, " '" I- l'instru�tion' professionnelle de i'agriculture l'éclairera par de' meilleures méthodes culturales qui augmenteront nécessairement ses prodqitsdansdes Rfopqrtions,raisonnables et enharmonie avec, sop' travail etles capitaux qu'il ,enga,ge. 11 trouvera IEj bien-être, la liberté eil'indépendance, clans ses occupations" car ses produits :r;teclependentque deDieu, qui les 'luidon'lle. Maîtreabsolu chez luj, : �� 'ilnecraiil.dr;mi destitutions, ni pertedeplacessàlariées. Se l,iv!,l:\ntil.' "un exercioe-salutaire , dans-une atmosphère pure et saine , .il éon servera sa santé, souvent cOII?promise 011 perdue ai [leurs que d�ns fes champs où il est né. Heureux encore quand il .ne perd-pas le, . J , r I, souveni-rdes principes d'honnêteté, de moralité; dans lesquels il a r- étéélevé par sés parents. .: V. '4g1'ieult.!'t.re: r ' , -', ", I ' ," " - .[. , '. t�' . '- AGRICULTlJ.RE.,A.tt,decultiveri� terre"'Ie premier des arts, I, le\ plus neble , ly plus digne de l'homme libre., comme l'a dit Ci- ", , • " céron. L'agriculture .a mérité tous ces titres, car c'est elle 'qui nourrit l'hujnanité par son I travail persévérant et h0J1nête. C'est, elle qui fournit à.l'homme la matière première indispensable à la vie comme àson bien-être, à ses besoius essentiels. Detous temps, ,': 'i ' dans tous pays, pendant la paix comme pendant .Ia guerre, les' hemmes de tomhes rangs de .toutes les classes de la sociétá..' ont, ccompris la nécessité de bien cultiverIa terre . .lls ont .de plus : / , próclam'é la supériorité de cet art sur-tous les ·autI�es.,' On a défini tagr�culture' l'art de Jaire_, próduire à' la terre 'la v plus grande quantité.possible de p�qdlljts.- Si on avait bien ré,... fléchi.à l'esprit de 'Gette définition, on aurait été convaincu que , la science ªe l'agrieulture estimmense : elle est en effet le rendez- û vous plus.ou moins direct de toutes les connaissances humaines: " Il n'en �xistevpás une, seule qui n'y ait uneapplication plus ou moins directe ét étendue'. I . • ,', . .' \ ' , . Pour faire produire à: la terre .tout ce-qli'elle peut donner, ne' ,: " faut�ir pas d'abord étudier ,"ápprendre à conrraître�sa 'na.tu.fe�"" , sa eomposition.tque nous dévoilerît là �üíléql.logie' et íá chimie? , Ne faut-il pas étudier, apprécier tout ce qu ''e�le produit, les plan- ,,- .tes -diversés , les animaux de-tout ordre" c'est-à-dire la 'bota nique , la zoologie, la zootechnie , dans leurs .applications à la production, l'hygiène , Téconomie du ¡)ét�i�, sonéíevage , l'ad' de traiter ouprévenir ses m�ladies, et.eufín - toutes les richesses ; .. ' ',.;, , " AGR I ' " .. s : ',( ¡ 'c ,- ,_(1 ,�, j Jo f \;' \ , i " ( f' -' -, 74 } < " .. : 'AGR , � J , , � minéial�s du sol.pour-qu'il puisse être amendé de manière à être' plus fertile? Ne faut-il pas connaître tous les phéaomènes. qui peuvent réagir sur les produits si nombreux et si variés que nous cultivons, c'est-à-dire la physique � la météorologie, les phéno mènes atmosphériques , dont l'action est si puissante sur la' pro: ductión végétale, comme SNI_' la 'production anîmal€) � " Si on admet €lue pour bien traiter une questiòn: il Ile Caut,'pas l'ignorer, comment peut-ail admettre qu'on peut 'bien cul tiver ta: terr€) sans l'étudier, sans la oonnàítre , sans se douter de ce qu'il faut savoir pour comprelldl�é ses 'ressourcés, celles, de ses pro quits variés ? Linnée avait défini l'agriculture la connaissance des trois règnes .de la nature' spéoialement appliquëe à la grande tâche de rendre la vie humaine plus commode et plus tlouce , , à passer.- Le 'grand naturaliste suédois ne pouvait pas trouver une définition plus justé. ' , Un cultivateur qui ignore les r-ègnes de lanature s:ur lesquels il opère est comme le négociant qui ne cannait pas les matières qu'il achète et qu'il vend, còmmel'ouvrier qui ne se doute pas ùes principes de son métier, comme l'ingénieur, l' architecte, qui ne connaissent ni dessin, ni géométrie, ni mathématiques; un tel agriculteur -ne peut agir qu'au 'hasard, sans règles, sans principes, sans raisonnement dans ses opérations, dont il ne peut comprendre ni les -difficultés ni les moyens de 1es vaincre, Il , cultive comme la routine lui a appris à cultiver, et, comme il n'est point éclairé par les sciences � - il se déûe de tout procédé é I, nouveau. ceànne un aveugla se défie d'un chemin -SUl' lequel il .n' est jamais passë , "et qui lui est inconnu. Aussi, 'sans science , point de progrès en agrieulture ni dansla manière ,èFe�ploitèr le - ' sol ,',ni dans les assolements, ni dans la confection et' l'emploi des '" l!lstriIml{_,nts perfectionnés , ni clans les végéÚllix -à importer, les animaux à multiplier, à perfeetisnner, à domestiquer " à acclima-' ; - ter; on fait comme le cástor, qui construit toujours ses galeries ,-" -, ' de tamême manière, comme I'eisean, qui ne change rien ';à la confection de son nid, comme 'l'abeille, qui aesaurait.appavter le moindre changement à la construction de son gâteau do cire; le cultivateur dans cet état d'ignorance esthors la loi des prûr:;r.ès de " l'humanité; ()n dirait qu'une puissance surnaturelle lui a dit: {( Tu n'ims pas plus loin. )) L'immense majorité de nos ouvriers , " )- ,\ " , AI,D 7.5 cultivateurs est soumise à 'cette condition antichrétieElnè. Le mé tier de laboureur n'a fait aucun progrès depuis eles siècles dans la plus grande-partíe denotre territoire. L'araire de Vir¡gi,le es't, encore l'unique charme d'une infinité de nos provinces, sous ce rappert, le Bedouin dé l'Atlas est plus avancé que' nous. Le soc-de sa charrue, que j'ai étudiée sur.les lieux" est hien supérieur a Ia ' broche eñ fer, soc de la mauvaise ara-ire qui forme' l'unique ill- • strument de labourage d'une infinité de -nos contrées oultivées. t L'iastruciion. professiGmnelle'de.I'agrlcult1.1re, telie qu'elle est indiquée par la loi du 5 octobre, affranchira seule nos cultivateurs de la- position malheureuse qui leur 'est imposée par leur défaut d'instruction sur' letir honorable métier. - V, Eçóle:l Fabrique, Ferme. �égionale:l Institut. . J AGRIPAU,ME,' De deux mots latins qui signifient champ et main (leonu1'us). Plante de lá famille des labiées, dont les feuilles inférieures à cinq divisions imiten t la forme dela main. Cette plaute offre peu d'intérêt, tant sous le rapport agricole que médiciaal. AGRONOME. Nom donné aux savants qui' s'occupent, qui traitent de l'agriculture théorique. AGRONOMIE. Science qui traite de l'agriculture, qui déve loppe les théories de 'Cet art. - V .. AgricuUU1'e; - , ,AGROSTÈMÈ (A'g1'ostema gitq.go'f. Nom botanique de la nielle des blés, On' cultive quelquefois dans, nos parterres des agro stèmes pour _leurs belles fleurs d' ornement, Les .agrostènies salissent- quelquefois les moissons, dont on les purge par le, sarclage et par des assolements bien combinés. � .. V. Nielle. ; . x , . " I AGR_9STIS CAg1'òstide), Plante de la famille -de; .graminées. Le genre agrostis contient plusieurs espèces qui.donnent un bon fourrage. On trouve l'agrostis surtout dans les prairies .et le. �â,tura,ges_de bonne'qualité. '. /' . . AIDÉ. En.équitation on donne le nom d'aide à tout moy.én em ployé pour faire comprendre au cheval Ia 'volonté' du cavalier ;.èt le faire obéir" La question des aides est ULle des plus délicates de l'équitation, en ce qu'elle demande non seulement une étrld.e théorique, mais, ce qui est plus difficile, ULle étude pratique que r. , > , ) , , r __ � < • e, \ .\ , { - , - J.,' ) . -I " ''':1 , , - , '.\ .. � ) -( -, I , . '_ 76', . , (' � �. ,',AI� " /. J . " ,'. . peu d'écuyers comprennent bien. Il y a.là quelque chose de'plns que de l'étude, il y a une question d'instinct, de finesse, detact naturel, de jugement et d'esprit d'observation, qui peut se déve IOPEler ,pá'r le travail; mais qui ne s;aequiert pas quand elle n�est pas'im don particulier de la nature. On voit très souvent tel ca:' valier qui, jnalgré son travail, malgré son amour de l' équitation, nesera jamais bonéçuyer, parcequ'íl n'est pas moralement Gr- . ganisé pour bien, saisir tous les détails et les 'secrets de l'art. Nous.avons tous les jours la preuve de ce fait iuccntestablé 'dans -lê� manégea comme da1J'� les régiments de cavalerie. La finesse des aides, au moyen de 'laquelle on tire uri si grand parti -du . cheval même le plus difficile , est dono naturelle et instinctive en .quelque' sorte; ei ce n' est pas' seulement sur le dressage'du cheval que cette flnesse de tact exerce-son infhreàoej celui qui 19. pos-' sède sait réduire tous les animaux et-se faire obéir comme il vehL (0 i , " AIG.ADE. Nom-des parcours des vacheries sur [es montagnes "� / ,de la Haute-Auvergne. Un herbage, pour unevaclierie, se nomme montagne. il est divisé endeux parties : � 'une, pa,r,quée pax les va ches et fumée-par elles, se 'nomme fumade ; .l'autre sertde par cours, et. se nomme aigade.�'V: Montagne. i AIGATADE. Le département del'Aude élève encore, comme < ,,0 ".celui des Bòuche,s-dúz�hône, ,d��, chevaux par: petits troupeaux ' , " '. . .pour le dépiquage-des grain�. Ces petits haras, qui se nomment I ',' ' manades dans la Camargue, prennent le nom d'aigatades dans . , l'Aude. Aujourd'hui leur nombre tend à se berner de plus en plus, . < par suite de l'adoption.du rouleau employé audépiquage. Depuis qci� l'usage çle c�(instrument, �ontl;e traváilest très �éconqmiqlle" se répand, plusieurs, pròpriétaires ont c�s�é d'avoir'des aigatades, , . et" le, nombre des têtes' de C6l11es qui restent est borne à 'quel -r qúes individus, Mais, si la quantité dès chevaux de; aigatades .a, de beaucoup diminué, leur qúalité parâît ávoir,�úgn;;,epté dans de grandes proportions. Dans son instruction sriI' I'amélioration deschevaux en France, 'pubiïée en -1802, Huzàrd père disait, ep parlant du departement dë l'Aùde: cc L'arrondissementde Car- I' . " " ")l,'CaSsonne n'a quedeux étalons', l'un nórmánd et l'autre métis, " " »:J�spa:�nol; l' arrosdissement de Narbonne a quelqaes baras par i 11 ticuliers (lUf fournissent des chevaux robustes etinfaûgables., .", ¡., I' fI", r , , , r .J , ,< , '. , , , " . ) , t .< .Òr .1 , _. ',j, " " ) �\ f . I' ,J - , . AlG', I '_,., .: 1 '77 A' , ,. J ;. _,' "', l) mais petits el. mal conformés, ce qui tient à l'insouciance des » p�opri'étail'es, accoutumée ,d6lP?�s Joug-temps à ne se servir 'que l) des étalons du pays, sans 'díscerneínent et sans choix. -» , Cet état de l'industrie chevaline dr-Ds l' Aude a changé aujour d'hui., Nous nous sommes assuré" {laT, des étudés faites SUl' les lieux mêmes, que ce pays est mainte=anf en progrès, compara tivement à l'époque citée par Huzaru, Aujourd'hui, en, effet, les' propriétaires de l' Auqe voient dans leurs chevaux autre chose.que ( de. simples machines à dépiquer. L'expérience leur 'a démontré ; J'; '.1. .' )., due; s'ans nuire aux travaux du dépiquage, une bonne nourriture, íes.soins bien entendus" peu.vent faire-produire à' leurs aigatades , ' des chevaux légers propres à la cavalerie. Du reste" les éleveurs 'de l' Aude , favorisés. par l'état de leut agriculture .assez avan èée, nous ontparu disposés à entrer résolument.dans la voie des améliorations de/leurs chevaux, 'Mais, je dois-le dire-ici, si, nrieux nourri�, mieuxsçignés que les.chevaux des manades de la.Camar- . , I " , gue, ceux des aigatades de l' Aude opt pris plus de �aiHe , plus de , développement, on ne remarque pas chez eux la mêraé uniforrnité, - . , caractère de race, îè même cachet de famille ;-qíü font-distiuguef ,,' le cheval camargue partout où il est ,: soit isolé, soit en Lrou� I' peáu. La Q�u�e de, ce fait incontestable, est facile à saisir'. Le.s' I_" . propriétaires éleveurs de .l' Aude ont compris le progrès'et ont', v , " VOQ}u le Rrovoquer t'mais ils .manquent /; comme on l� voit" presque partout en France, soit de connaissances suffisantes en històire naturelle pour façòrmer' leurs produits-suivant-de bormes lois de mécanique animale et depbysiologie, soit d'élémeútsma-, tériels pour combiner leurs moyéns de perfectionnement in- , dispensables à une bonne solution: de là des types variés dissem-:' r blables , ofírant des caractères divers ;des,différences de confor- mation, de taille', de' développement, dans les aigatades comme ¡ / '. dans les divers sujets isolés; de íà, point de race distincte. Il n'en est pas de même dans la Camargue .: là les caractères ge race sont tranchés. 'fous tes chevaux des manades' ont des caractères commuus de conformation, de taille, mêmede robe; ils sont, en généraI" d'un g'ris plus 0\1 'moins clair. Bins r Aude, au: con jrairé, on ne reconnaît pas le cheval-de l'Aude plus què d'ail leurs., oni y trouve le c�evallégtlr satis cachet de patrie. .C'est le cheva,l de tout p_áys , �e cheval des x:ues,p,our me servir de I'ex-' e , , J i r . , I ,[ , (_ .I ' I, ' ... ¡ , , . t.. I, , , r ; . , " I. , ; , � ,? r! .' o' { I � I . , ; �-., /� , , \ , . \ / ' AIS ,I., , 78 " .. \".., ', '. , . ... .. pression de Buffon au sujet des chiens sans-race. On observe, du reste, les mêmes résu.ltats sur toutes l'es races d'animaux ,-par-, tOlit où l'on a voulu les croiser et les métisser sans observer les; règles prescrites, par l' étude' approfondie-de la nature, -V. Ap- pareillèmmit ;, C1'oiseln'ent. r , ' "'Quand on se propose-de faire une-race , il f�u-t d'abord ëtadler ,le pays qui doit l'élever-; ilfaut-conuallre-ses ressources, sa na ture, S0n climat , l'état de 'son, agriculture, de sa végétàtron ; il, ' fautapprécier l'aptitude commele-goútdes agriculteurs , leur industrie, leurs débouchés , etc. Après cette étude , il faut.faire celle des ,types que-l'on veut adopter, pour êtrebien assuré qu'ils , conviennent non .seulement à ra loealíté, mais au-servicè pour "lequel on veut les .. élever; et cette, étude a été, trop né'gligée, nqn seulement dans I' Aude , niais dans toute la France. Ce fait nous , 1 ' explique les incertitudes , -Ies tàtonnements ,' les essais infruc; tueux , les déceptions des éleveurs, l'es' erreurs en'matièrerd'im portations , les hésitations qù\e nous voyons encore aujourd'hui I, ' , -surtout sur nos races, de chevaux légers. - V. Couree«, Per- fectionnement. I ' Du reste, si les chevaux d�s aigatades de I' Aude ne se sont généralement pas améliorés': ooínme nous pòurrions lé désirer, el cO,mme les b�soins du, 'pays I 'exigeraient ,'nol!-S ne devons pas en être-surpris, d'après, les frais faits quelquèfois pOlil' leur ,€levage. Voioi des-chiffres qui nous furent donnés, il ya quelque temps,' sur Ies-lieûx mêmes , par un propriétaire exp�rimerité.,On\rér,�a qu;'à ce prix il est impossiêlede faire dés c!1evaux tels que nous les voudrions. Une aigatadededix têtes, qui' comprenait, q.l,lèl quesiadividus d'un assez hel avenir, co;ùtait pàr ah : Frais ele dépaissance '. : . • . • • . • 1120 Ir, lGlIzerné consommée en hiver. . . . • 70 "- Pailile. . . . .' • • .• ,70' I ( - Frais de. garde , .... -, '. . ' .. . . . . 1 , ( " I " ToLal.. �� . . •• '.: 600� fr: , . ) " i Bénéfice 'produit par le travail de huit chevaux .pour . le dépiquage, à 60 fr; l"�p., '_ .' ',� .'. .','. �" 480 fr � ! . � .. Dépense réelle. pour di� cheváux. . • par an'; s�nSèompter la valeur de deux p(:)UlaiI\s�'etceiledesfumi¥rs" • I i \� \ l . - . -, c-, <t: " f , , L •• • (, \, r. 19" J qui,�.dans l'Aude" ont beaucoup de valeur; peut-être ,valent-Ús lw '120 fr. signalés comme dépense Ide l'aigatade de dix tètes, qui , dalls ce cas, fi' aucait. rien coûté � nourrir et à entretenir. " Mais toutes' les, aigatades de I' Aude ne sont .pas traitées de la �. même manière; nous en avons visité €l'lli étaient bien soignées et · �ui avaient de bons types de chasseurs et de hussards, e ' L'Aude" et la Camarg�e,son! les. seuls pays, de France qui nous' , ont paru pouvoir élever aujourd'hui le cheval léger à meilleur marché, pareequ'ils sont-les seul� où cet animalgagne une, partie' l' de sa nourrinmë par le travail' modéré du dépiquage, Partout . ailleurs ce ��evál dépense toujours-jusqu'à sa vente, sans rien produire, ce qui porte Ia dépense ,de son, élevage à un prix trop' élevépour le commerce en général; aussi tend-il de plus en. plús à être remplacé par la production du mulet., - ¥ .. Baudet, Caï · margue. I . . . AIGRE. Corp§ qui a'1iJ.iIil·e' (j)c1.�Nlr et une savéun acerbe., acide; . tels sont certains fruits, les acides liquides où solides. On appelle voix aigre cèll'e de cèctains animaux dontle �on est criant: Le fer . quin'estpas malléable, qui'esroassantet présente un grain grossier. ' , et hrillant, est appelé aigre en terme de forgeron. - V. Àcide. ' AIGRELET. Légèrement acide. Plusieurs fruits sont áigrelsts , leur saveur est souvent agréable; ces fruitsrsont généralement, rafraichissants : tels.sont l'orange, les groseiEles" les citr'Ons:, GIon.t on fait des limonádes � ie� baies d'airelle, d' épine-vinette. ;" , AIGRE'MOINE,. Plante de l� famille d�s ro'sacées. On a �ttribllé à l'aigremoine des, propriétés toniques �,t astringentes ; elile est ce- ,. peúàJa1nt peu �mp�oyée en art vétérilID!a�re. '.j. _ f .,." ""'!:l '. � { , . AIGRETTE .. Houppe-formée par uneréunion de petits poils que · l' on remarque sur certains fruits , surtout sur les graines dé quet- '. · ques composées, C'est au moyende leur. aigrette' que les _graines' � <le pissenlit sont disséminées. �Les graines de chardon." notam- j ment.sont portées áuloin etensemencées dans les champs voisins .. des lieux envahis par elles, Le chardon est une peste pour I'agri- ( , culture)' et l' administration devrait être tr�s' sévère.pour l' échar- . -, dcnnage> -"- V. Echardonnage. i I .,\ , . .... " . '. " AIGRETTE. Surmonté d'une aigrette: - V. Aif}retfe., /¡ I' , . , , , ,\ , \ ¡ l·"'" . ' I' \, , b. ··l. / I' I' .) - l I r �, > < , . "� " , r BO . AIG . \ , ( 'AIGU. Nom donnéaux maladies qui parcourent rapidement leurs périodes, dans l'homme comme dans les animaux. Les bes- . ) tiaux qui périssent peu d-e temps après qu'ils sont malades ont, ,généralement succombé à, la' suite d'une affection aiguë. (S'est. 'surtout sur les animaux jeunes, forts et vigoureux, q�e l'on oh: serve ce genre de maladie, combattue ordinairement 'par des sal- , 1 gnées, la �iète, et unerégime émollient. . -I. .. l, ;) f AIGUILLE. Instrumént employé en art vétérmairepour pra- • ',tiquer 'certaines opérations. Suivant leur forme ou leurs usages, on clisti�,gue 'des aiguilles à séton , des aiguilles à sutures, à-in- I ,1' ,�' J. ') oculation , etc. ," , , . AIGUILLONNÉ. Nom donné aux blés, dont les épis �9nt. r» tombés par suite des ravages de-I'aigüillonnier. 'Cet insecte fait quelquefois des dégâts considérable� dans les céréales, notani:... mentdans les froments, - V. Aigu-illonnie1" ' • / (l I , rO ¡' " J .', r .r AIGUILLONNIER (Saperde des b!és). �nseét� dont' ¡v.¡. Gué 'v rin-Méneville à étudié .les .mœurs aux environs de Barbezieux , (A.ngoumois)., ", , �, r , ' I ,La femelle dé ce petit longicorae'perce' Ia paille près'de l'épi et JT dépose un œuf qui ne tarde pas à éclore; cet œuf donne nais sance à Un petit-ver qui :rçmge le p�l'enchyme de la paillé autour ¡ de lui, 'près (ie l'épi.ll descend ensuite le rò'ng du chaume en per )ant ses nœuds , et it va seloger au pas deIa tige à si� ou.sept centimètres du sol. Là, It passe l'biver, pour sortir -à l'état d'in- secte parfait au, printemps suivant; à cette époque il s'accouple' , ' . et va déposer ses œufs sui d' autres tiges dy blé, qui perdent aussi' , I leurs épis. au plus léger c9uP de vent. .' .', ': . Oette chute dès épis donne lieu, dansle pays où on l'observa, à unmaraudage qu'il, ne serait pas difficile-de prévenir: des ma zaudeura vont couper, pendant �� nuit, des épis avecdes ciseaux, " ,\l,t les cultivateurs 'croient ainsi leurs blés ':.liguillonnés. On RElut J s'aperceveir du vol en ouvrant un chaume: si on ne: trouve pas <mseote dans l'urie des' parties .de son' tu�au, si l' on ne remar- .. �ue pasdans son intérieur l�s détritus du parenchyme de Iapaill« rongée parla larve, cette paille ne sera point réellement aigui' . • '¿ -lonnéj:l, et l' épi -aura été coupé.' 1 . ' : ! t. I. ¡' I ' f , " f i. " " \ " , -) v 111M � '�l AIGUILLÒNS. Épinesqui croissent sur i'écorce de CElrf�iòs végétaux sans adhérer au hois. Les rosiers , Ies ronces, etc., ont - des.aiguillonsqui se détachent facilement de l'écorceoù ils sem- blent collés, � V. Épine..' »Ò, " . -, . ' , , '. , - AIL. Genre de plante de la fa;mi'll� des liliacées. Le genre ail ,èomprelld les.diverses variétés d'oignons' et de poireaux culti vées dans nos jardins, et dont l'usage est si rópandu. . , :' On trouve 'dans les.champs l'ailsauvage, que Von reconnatt. facilement, à son odeur particulière, Cet ail croit dans nos Céréa les; et lorsque ses graines sont méla,ng�es'<;luJ5Ié, nOB seulement elles donnent une mauvaise odeur à la farine, mais elles-nuisent " - , Jf . à lamouture' en empâtant les meules. On devra toujours pur'- , ger les grain.§ de l'ail sauvage avant les ensemencements, comme avant de les apporter, au ID:0ulin., " ' , ,', .L'ail ehlltÍ'\7é'dont on se sert dans l'art culinaire ,'et notamment dans le'Mi-di " a rine action tonique sur l'économie animale. Il est quelquefois employé somme vermifuge. . " ,A!,LE .. ,Me�b;e íb'�rac�ci�e,. ��s; olsyaux". appen'dice:�embra� � neu» de certains végétaux, de quelques grames. Les gr<l,IIlefi'd'é rable, d'ormeau, etc., ont des ailes ; on voit quelquesfleurs quil ont sur les côtés des pétalesdisposées ep. forme d'ailes ouvertes. Les, légumineuses�' offrent noiaminent cette disposition , et e1l,e leur a fait dormer" le -surnom de papillonnaeées , parrapport à l'espèce d'analogie qu'ontleurs fleurs ailées avec les pàpillons. Dans les animaux, on nomme ailes du ,nez les plis de la peaú gui s'ont mobiles et élargissent.les ouvertures des naseaux en se 7 dilatant. Les ailes dû nez du-cheval sont' très mobiles", surtout , dans les chevaux de race distinguée. -: V. Naseaux" " , ' .;,. , fi' • , . AILÉ'. Apimal.ou insecte, végétal , fruit on fleur-pourvus d'ai- les. La consoude, ie bouillon blanc ; e_tc:'� ont les tiges, ailées. AILERON. Extrémité de l'àile des oiseaux." ;¡ f. I,! J AIMANT. L: aimant est uri mineràí de fer oxydé que l' on' trouve len' masses plus ou moins considérables en Norvége , en Súède, 'et dans diverses autres parties, du globe. En physique, Ïe nom d'àímant est donné en général à tout corps métallique qUI a la " propriété 'd' attirer II;) fer. L'aimant est naturel ou artificiel'. Il 0).1& J . , ; , ,� ./ ' t'. ' - I �, _I , ) J . ) " '; { - I , . } .r' t fi �' ( , . ,s,x2 I -"; , ','; naturel lorsqu'il attire naturellement et sans préparation le fer qu on en, approche; il est artificiel quand cette propriété est.' donnée au mayea de l'aimant naturel ,- qui peut la communiquer ' par -le frottement. ' l' -c. La propriété' magnétique dont jouissent Ie's aimants naturels ou' , arûficiels les a fai] employer pour combattre certaines affections , ,� appelées ner-veuses. L'expérience n'a pas prouvé jusqu'à ce JOUi' , ,leur èfficacité dans le traitement des maladies-des animaux do- . m�strqúe�: � " ' " I • , , ' -, l' : ,," i , , ,,_AIl\;IANTATION. On peut aimanter artificiellement des barres d� t'à.où d'acier, ,e� les, frottant, à plusieurs 'reprises, da..sle _. � môme sens, av�c de l'aimant D<lturel ou arfiûciel.On voit souvent' Î r , " ,r, _ç.ette' opér��lOI! fort 'simple se pratiquer sur des lames de couteau ,>'$, sur nos places publiques., " , ' . \ \ _).- '/ ' . " . , AINE. Pli profond formé, par la réunion du' ventre et .. de la '< " ',� ,��isse, dans les, aniœaux ; dans le mouton, Ía peau de l'aine", , . , dépourvue de l'aine, dénudée" est grasse-et onctueuse par suite .' , de la sécrétion de la matière sébacée qui s'y forme. ".' ) <', � , " AIR. Fluide qui environne la :�erre' su� laquelle nous-vivons , ,� et forme ratIIi��pMre, dont l'épaisseur est de _ quinzè à seize " llieues:'�'aír esi�n prinoipevitalde tout corps organisé. Sims lui, " ,_ 'll� règnE} végétal. commê le, règne: animal ne sauraient exister. " '"AI'étit pur, it es] composé par deux gaz, qui sont l'oxygène et' :' � � ra� ... ote, IíÍélangé� dans des" proportions différentes. L'oxygène " , "entre dans ce mélange pour vingt-une parties , et l'azote pour '., :sòíxaí:lte.:..dix-ne�(sur cent.' .' , , Te11'e est -la. cempositionde l'ait dégagé de tout autre corps. ': )f�is :âans' I' at�os.phère' u contient de� vapeurs , des miasmes ou ,)_., . des gai, qui lè rendent plus a? moins insalubre, suivant leurs , ¡ prC)portion�. Cette ccnditioa d'insalubrité est de la plus haute im- ", e;' �p:9rtance à étudier; tant pour là santé des hemmes q.u� pour cellé 'des animaux" dans les campagnes surtout. Les corps étrangers à l'air 'pur contenus 4ans I'atmosphère sont: la 'Yapeu� d' eau" l'a- ' . cide carbonique , -le ealorique ,' la lumière, l'électricité, etc. On , '",.',' 'conçoit 'cl0Î1:c que son, action sur l'économie .animale, comme sur Ies végétaux" .doit.ètre modifiée suivant là prédominance de l'a ¡ , «-li,de eárbonique, du calorique, de la lumière, suivant' sa densité" � " i : ... �.� e. l "':"". � ) v - . � � i> " � , , " , �'\ .... - . , " ,I I, ' '" / f.' .) ,\ " Alli " son humidité , sa sécheresse, etc. Nous' signalerons les mfluen ces que la présence de ces corps exerce sur.les animaux comme sur les végétaux, en traitant de chacun d'eux. - V. Acide cor }onique:J A%ote:J Calorique, Êlectriéité:J Humuiitë , Lumière, - -MiasmeS:J Oxygène, Séc�e1'esse. , ) _; " L'air est.iucoloreen apparencej il a cependant, en masse, une nuance bielle qualifiée par le nom de bleu de ciel. Il est ino- ' dore quand-il n'est pas chargéd'essences odorantes; il est sans sauveur, toujours gazeux et très élastique; il est donc compressi- ble , sa pesanteur spécifique est 'd'environ huit cent foismoirtdre qae celle del'eau , c'est-à-dire'que le poids d'un litre d'eau égale à peu pr�s celui de huit cents litres d'air. C'est par cette pesan-, teur de l'arr que.s'explique l'ascension-des aérostats, remplis d'un ' gaz plus léger que lui: - V .. Aérostat. " . La composition chimique. de l'air' pur ne varie pás; elle est toujours de 'vingt-une partiês d'oxygène et soixante-dix-neuf d'a- '. zote, dans les diverses parties du globe comme dans toutes les 'hauteurs de l'atmosphère où il a ·été examiné; mais il, varie de _ ' " .température , d'humidité ou de sécheresse. La quantite d'acide carbònique, de miasmes, de gaz étrangers, qu'il contient ,_ varie aussi suivant les lieux', suivant les climats, suivant les hauteurs, la nature des lieux.oùton I'étúdie; l'air est chaud dans-là zone, tor ride, au niveau de la mer, et sa. température diminue à' mesure qu'on se rapproche des pèles ou qu'on s'élève dans les, hauteurs de l'atmosphère; il est brûlant aú niveau de la mer à l'équa teur; il. est glacial sur les hautes montagnes couvertes de neiges, de glaciers éternels; il est plus pur sur lès montagnes et dansles campagnes où le -t�rrain est sec, que dans ,l�s villes , où il est r chargé du.gaz des immondices, et que dans tes lieux marécageux, ' , chargés souvent d'exhalaisons miasmajiques provenant de sub- v stances végétales et animales en décompositíon ; il contient -de " l'acide carbonique dans -les logêments insalubres, où ia quantité d'air respirée est insuffisante aux animaux' qui les habitent. - V. Désinfe.ction, Respiration.- .' - '. ' ,," -L'air s'introduit quelquefois par accident dans des veines ou-: vertes pour Ja saign�e. On a vu des personnes malades mourir entre les mains dU: médecin au 'moment d'une opération p�r suite . - de ce malheureux incident. Le même fait a ét¢ observé chez les ';- , , ( , �\ ' "(' "; I " . J. i ,� \ t' , ' , , 84. "AIR ,': ';', ! - • . I' ( ¡" � . , animaux, et notamment clans le cheval.iûn peut facilement se convaincre de ces fâcheux résultats-sur un animal destiné-a être "f).battu. On lui ouvre la jug¡p.laite,avec'une flamme'ou une lan cette', on Y' insuffle de J'air au nîoyen d'rin tuyaude pliîme ou d'ull chalumeau,' et bientôil'animal tombe et meurt. Sa chute est qùelquefoís instàntanée, comme' sa mort , ce qui peut dépendre ) sansdoute de la quantité d'air.introduit dans.la. v:ein�., Dans'Ies .oas de saignée des animaux, on prendra' donc gardé dé ne pas, laisser; béante l'ouverture faite par Í'instrument ; sans cette pré caution on aurait à craindre cet accident.' " AIRE. Emplacement destiné au battage des ,g�ains. On .choisit pour battrè le blé une surface lillie etplane ; si elle est gazonnée on coupe J'herbe le plus près possible du sol ; si, elle est 'terreuse, ( 'on qat la terre de manière à la rendre dure et unie? L'àiré à bat- , tre est quelquefois pavéeavéc des dalles-en êerre.,Quahd'íé ter-: 'rÇli� n'est pas propice à l'établissement d'une aire , qñ'en' forme quelquefois temporairement avec ges madriers et dés 'planè:h.e�, , ajustées eR forme de plánç_her. " J: ' , 'I, 'AIREt'LE (mY1'tille). L'airelle est ur�e planté de ,la, famíi]e des bruyères." Elle pON�se dans les, bois, à Fombré, dans les lieux, couverts et montagneux, Èlle fournit un petit fruit noir qui lui a, . fait donner le nom de raisin des bois. Ce' fruit, qQl est une baie' ''tr:ès colorée, a une saveur aigrelette et très agréable. Les enfants .et les bergers le recherchènt beaucoup ,ef en apportent sur les' , , ,I,_.., " marchers. . " , ' ,.� , , , l J!' 1_ � , ¡! • \ ." • AIRS. Les écuyers appellent, airs de manégé les différents mouvements àrtificiels qu'ils font exécuter aux chevaux dressés à cet .effet. A l'époque du triomphe dé l'équitation, ori attachait .beauceup'd'importance à 'ce genre d'amusement 'èt dedressage du cheval. Aujourd'hui on' ne s'en occupe guères que dans 1e5' cirques, 'pour amuser les spectateurs. I , AISANCES (Fosses d.'). -V. Latrines., 1- r ; ',l0 AJON'è. Plante ligneuse d� la famille des-Iégumineuses- (\pa pillonnacées). Cette plante, qui croit spontanémen; 'dans' le,s Ian des , 'dans les, terrains de médiocre qualité, est employée ave� , .avantage puur la-nourriture. des animaux. 'On la çultiye en Bre- • '\ - , "" � " .� I:) .s ' 1 f" • i 1',,-" / • , ' , , , ' , ' , " r _l .. J , , " , , , . I t' "\,;II , , r .! j ;;/" ,'.ALB' , , , J tagne et dalls quelques contrées de' la Normandie ; on la donne aux animaux après l'avoir hachée et broyée, et- elle .a été, consi- dérée comme nourriture de bonne q¡,uiÚté pour, eux. L'e� épines , dont l'ajonc est hérissé le vendent propre fe former des haies de clò ture. Dans tous les, cas, il offredo grandes ressources par sa rus-\ ficité et la facilité avec laquelle il s'e: développe dans les mau- 'r vais fonds, peu propresà la culture 'des autres végétaux. Sous te rapport il pourrait donc .. reridre de grands services, dans les pays de laudes surtout, où les �òurrages� sont rares et les animaux ché 'tifs, parcequ'ils -sont mal nourris, faute d'alimentation suffisante. , " ¡, ALA,MBIC. Apparel] :�mploy� p(;)Ur la distillation. L'alambic ' est compose dèplusieurs pièces distinctes. La chaudière OtI cucur-. i�iie contrent le liquide-à distiller; cette' partie est exposés à t.,. l'action directe «u feu; elle est' surmontée du chapiteau, .qui s'y '< ajuste herrnétiquement'et fait communiquer la chaudière au ser pentin, espèce de tuyau en spirale plongé dans l'eau froide pour faire condenser les v;peuis 'qui partent" ªe la cucurbite. Le yase qui contient l'eau froide traversée parIe serpentin se nomme ré frigérant. �es vap�ttr� condens�es;Se reI.ld�mt, à, l'état liquide, dans levase nOJ::ó.mè��(c: píen], ainsi que tous les produits distillés. Les alambics sont employés dans les'l;aboratoires de chimie et de pharmacis. Leur ;,forme comme leur �ptume peuvent varier; mais on y remarque toujours les pièces que nous venons d'énu mérer. i[)�lIls'le midi ,. cohíme, dans tous Jes,pays .où on distille les liquides spiritueux, on se seY� d'alambics, pour obtenir les al , , ' ;), - '; !,1< ' \ cools, les eaux-de-vie" etc, - : C;est encore au ill9ye'n de cës ins>trul�i�i�ts qu'on distille les dif férentes essences ou huilesessentielles fournies par les fleurs ou, lé� plantes qui éD. sont pourvues. _' "", ".1' . 'Â-L�INISME. ,Ét�t de certain's. individus appartenant à t�utes les races, :et. résultan! de l'absence de la matière colorante de la ' -< I peau et-des poils. Lès animaux attein.t� d'albinisme sont blañc�; l'iris dé leurs yeux est rougeâtre, ce qui fait paraître ces organes rouges) COmme ceux.des lapin� blancs.ides souris blanches. Les' animau� 'g�néralement colorés, comme les lièvres, lés lapins, les rats, les .oiseaux , peuvent être' atteints d'albinisme., Ce phéno- _ mène-physiolQgique est considéré comme une dégéné,rescènce.· -, 'I . . / ' 'r 85 • ,·�r. < t, I , , '.\ ,( " , . 86 ALB': ''\ "1_ .. L'albinisme est quelquefois incomplet et partiel. Alors le pe- ". 'lage des animaux offre, avec sa couleur naturelle, des plaques . " blanches plus ou moins-étendues. � . r ' ALBINOS�, Nom "d'onné aux animaux �ttèi�ts d'albinisme. Il y' a des races qui semblent.se perpétuer à l'état d'albinos-, comme . I le lapin blanc," Parmi nGS animaux domestiques on n'en voit. pas d'autre exemple. Op ne peut pas considérefle cheval gris . comme albinos, pas plus quele blanc, qui n'est généralemen\ . . qu'un gris très clair. Dans tout cas, 'un cheval qui serait blanc et " 'qui n'aurait pas les yeux d'un albinos ne pourraitjamais être' I, considéré comme tel, pas 'plus qu'un bœuf' niun mouton. La còúleur rouge de l'iris. semble être un caractère spécial aux al "binos, comme on l'observe chez les lapius , les rats, les SOUris, . , ' ' \ '\ ' , blancs. ,. . ALBUGINÉ, ÉE. On nomnie albuginés, enanatomie, lë�' tis�us' animaux qui ont une couleur blanche plus ou nÍòins nacrée. Les tendons, les ligaments, les aponévroses, soñt des tissus albuginés. Le blanc de I' œil est formé par la sclérotique, qui est nne. mem-' , branealbuginée. Les tissus albuginés forment, dans l'économie animale, des cordons, des toiles où des bandesplus où moins lar .. , ges, des ligaments d'une force de résistance extraordinaire. Cette �., force d� résistance aux ruptures était indispensable à leurs Usages; , qui sont de transmettre les forces des, puissances musculaires , I .d'ùnir quelquefois les muscles eux-mê�es èo'mme le feraientdes ligatures, de-fixer les os au squelette de, manière à prévenir et. empêcher leur luxation. -y. Apo'f!évrose� '�Ligament, Tendon: r , <, f , AL�UGO. On donne le nom d'albugo à des taches blanches ,p1us ou moins étendues qu'on observe sur la vitre del'œil, C�tte' tache peut être lè résultat d'une contusiôn ou d'une maladie de l'œil, notamment de la fluxion périodique. Dansle premier cas, elle peut disparaître facilement; dans le second; elle n'est que l'effet dont I_¡¡. éause peut _tompromettre la vue 'de l'animal. On fera bien de porter toute son attention sur ces taches, et de con sulter les hommes expérimentés sur la matière. 'ò i e :" ._ Lorsque l'albugo se trouve' en face de lapupille, il peut empê cher les rayons lumineux de'périétrtlr dans 'l'œil a',un� manière directe. Dàns ce cas, la vueest nuageuse , èt l'animal est souvent: � . { e J . , " ,. , l , ,. f ·f • t , " . , -4tLC ,. "SJ. ombrageux, parcequ'il :ge peut pas bien voir les objets poufles ',,' distinguer. Lorsqu'au contraire-la tache blanche est sur lés' côtés de la vitre, lavue n'en souffre pas; mais ondoit tonjoùrsse rè'n" , dre compte de son origine pour pouvoir.juger de sa gravité. Si .un accès de fluxion périodique ep .est la cause, le cas peut être ' , sérieux;' si l'a{bù�o n'est ,que la oonséquence d'une contusion, il "peut disparaître facilement, sans que la vue en soit jamais altérée. ; I ' ALBUMINE (albumen)., On donne ce nom' au blanc de I' œuf, et . aux autres substances qui ressemblent à ce corps, dans les ani maux comme dans les végétaux. L'albumine existe dans le sé- r�m.du sang, dans le�byle, dans la synovie, dans la chair mus- > ) culaire , dans les hùmeurs de I' œil, dans "rIa .lymphe. , On Ia " trouve aussi dans beaucoup de graines farineuses ou oléagineuses'; et dans quelques racines. ' L'albumine est incolore, insipide et visqueuse. Battue à l'air, elle mousse', .comme on peut s'encònvaiúcre lorsque nos cuisiniè , res préparen tles œufs àla neige. 'Cette: substance est sans 'bdeur: Elle est soluble dans l'eau, et eÍl,e se'coagule, comme lehlanc de ' l'œuf, à une température de 75 a) 7.6 degrés. Elle est mucilagi- ", , , neuse i adoucissante et nutritive Dans l' œuf, '.I311e sert de nour-, .' riture au jeune poulet qui sedéveloppe avant son éclosion. Qn' " l'emploie sou,-ient comme agglutinatif pour.ûxer, affermir-des bandages, "9,ans des cas de fracture des membres' des animaux. " _ ' J .' • ALBUMINEUX. Un ''liquide,est albumineux. quand il contient \, , . de l' albumine -; Íl, a y pour caractère d' être mucilagíneux et de"', ' . mousser lorsqu'ilest vivement agité. Les albumineux sont' sou". ", , vent employés comme 'émollients. " "', :. ',_" . >1 ,'\ /Ò, ,f ALBUMINURlE. Lorsque l'urine des animaüx est gluante, al� , .. �, , ';.' 'bumineuse, elle indique une maladie vaguement désignée,par 'le , \; " .. nom. d'albuminurie. Les maladies des reins , ceBes, de la vessie, '�, ';/ . oecasionhent des alhuminuries , lorsqu'elles rendent les urines i " gluantes." ' , ¥ Ii,' ,', I J ALCALESCENT. Un corps l�ol1de ; Iiqiiide '011' gazeu£",e�t al- , :. oalescent lorsqu'il contient des alcalis, en plusou moiris 'grande "quantité. - V. Alc.ali. ' 1 " ) A,.LCALI. Corps solide', Iiquide ou gazeux, qui, mis en ��ntacl "._, »,« . '� _ ..:> ,J t , .J " " , 'l. < � J ¡ ,fI , -: � ;/ r í '. �. , , 'f . 1, ". -l... [Document text truncated for crawler view.]