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Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo

Alvydas Umbrasas

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La banque terminologique de la République de Lituanie: 10 ans après l’adoption de la loi ALVYDAS UMBRASAS Institut de langue lituanienne MOTS-CLÉS: banque terminologique de la République de Lituanie, gestion terminologique, base de données terminologique, terminologie des actes juridiques Il y a 10 ans, pour la première fois dans l’histoire de la terminologie lituanienne, la gestion terminologique était réglementée par une loi: à la fin de 2013, nous célébrons le dixième anniversaire de la loi sur la banque terminologique de la République de Lituanie. Créée en vertu de cette loi, la banque terminologique de la République de Lituanie est désormais une source terminologique assez bien connue du public intéressé. Elle est utilisée par les rédacteurs des actes juridiques lituaniens, les traducteurs, les rédacteurs et d’autres personnes qui s’intéressent à la terminologie ou se posent des questions à son sujet. Cet article présente la conception de la Banque terminologique, son cadre juridique, et examine sa structure, son contenu, les statistiques des requêtes, etc. Il porte principalement sur les termes approuvés. Commençons par un regard sur le passé. L’idée de créer en Lituanie une base de données électronique de terminologie couvrant divers domaines est à peu près aussi ancienne que la Lituanie redevenue indépendante, voire un peu plus ancienne. Selon Valentino Černiauskas, ancien directeur du Laboratoire d’automatisation de la recherche scientifique de l’Institut de mathématiques et d’informatique (Urnėžiūtė 2002: 21), c’est dès l’époque du Sąjūdis qu’Aleksandras Vanagas, alors directeur adjoint de l’Institut de langue et de littérature lituaniennes, évoqua la nécessité d’une base de données terminologique électronique. L’Institut de mathématiques et d’informatique et les terminologues de l’Institut de langue lituanienne ont commencé à examiner plus sérieusement les questions liées à ce projet en 1992, et les travaux concrets ont débuté en 1995. À l’époque, le conseil de l’Institut de langue lituanienne a examiné les orientations pour la création de la base terminologique, et l’Institut de mathématiques et d’informatique, avec le soutien de la Commission d’État de la langue lituanienne, s’est chargé de les mettre en œuvre. Pour diverses raisons – des problèmes techniques et, sans doute, des choix irrationnels, ainsi qu’une structure de base assez complexe, conçue pour des besoins universitaires et dotée de diverses possibilités de recherche – le travail s’est prolongé. 96 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo Bien qu’il ait été possible d’utiliser les données plus tôt sur le réseau informatique local de l’Institut de mathématiques et d’informatique, il y a une dizaine d’années, tous les internautes intéressés ont pu accéder à la base terminologique de cet institut, généralement appelée Terminyno1. Cette base accueillait une sélection des meilleurs dictionnaires terminologiques de différents domaines, publiés entre 1965 et 2003 (27 au total; la liste figure sur le site Internet de la base). Avant même la mise en ligne du Terminyno, compte tenu de l’adhésion prochaine de la Lituanie à l’Union européenne et des défis terminologiques qui en découlaient, la Commission d’État de la langue lituanienne a lancé une initiative visant à élaborer un autre type de banque terminologique, destiné aux besoins de l’administration publique. Le comité des affaires européennes du Seimas a proposé de donner force de loi à cette idée de la Commission de la langue. Le projet a été préparé par un groupe de travail dirigé par Vytenis Povilas Andriukaitis, président dudit comité, et composé de représentants du Seimas, de la Commission de la langue, du Centre de traduction, de documentation et d’information, du ministère de la Justice, du Département des statistiques, du Département lituanien de normalisation, de l’Institut d’histoire de Lituanie et de l’Institut de langue lituanienne (décision n° 1576 du Bureau du Seimas de la République de Lituanie, en date du 18 juin 2003, « Sur la constitution d’un groupe de travail chargé de préparer le projet de loi sur la banque terminologique de la République de Lituanie »). Après délibérations et discussions, la loi sur la banque terminologique de la République de Lituanie a été adoptée le 23 décembre 2003 (Žin., 2004, n° 7-129), puis, peu après (le 2 février 2004), la méthodologie de la banque terminologique de la République de Lituanie a été approuvée par la résolution n° N-1 (90) de la Commission d’État de la langue lituanienne (Žin., 2004, n° 26-842). La création du système d’information a immédiatement commencé au Département des technologies de l’information de la Chancellerie du Seimas; les travaux ont été achevés à la fin de 2004 et la saisie des termes dans le système a débuté. Le 26 janvier 2005, une présentation du système d’information de la Banque terminologique a été organisée au Seimas (la base ne comptait alors qu’environ 100 fiches terminologiques). Comme l’indique la méthodologie, la Banque terminologique a pour mission d’assurer l’emploi cohérent des termes normalisés de la langue lituanienne, en particulier dans les actes juridiques de la République de Lituanie, et de créer un système d’information commun aux différentes institutions publiques, auquel diverses personnes pourraient accéder et auquel elles pourraient fournir des données, et que les spécialistes de différents domaines travaillant en Lituanie comme à l’étranger pourraient librement consulter. 1 L’adresse du site où télécharger le logiciel nécessaire pour accéder à la base de données est www.terminynas.lt. Pour en savoir plus sur la création de la base et sa structure, voir Meškauskienė 2005; Andžius, Dagienė, Meškauskienė 2005. Terminologija | 2013 | 20 97 Ainsi, la Banque de terminologie est créée avant tout comme un système d’information commun aux institutions de l’État (pour en savoir plus sur sa conception, voir Ivanauskienė 2005, 2008). En vertu de la loi sur la Banque de terminologie et des actes juridiques pris pour sa mise en œuvre (la liste figure à la fin de l’article), les ministères, les établissements du gouvernement et les autres institutions de l’État sont habilités à y collecter et à gérer la terminologie des domaines dont ils ont la charge. À cette fin, des commissions de terminologie ont été constituées en leur sein. Au départ, ces commissions étaient principalement chargées d’inventorier et de gérer la terminologie des actes juridiques en vigueur, puis de la soumettre à la Banque de terminologie; par la suite, l’accent a été mis sur l’harmonisation avec la Commission de la langue des termes des projets d’actes juridiques en préparation et leur intégration à la Banque de terminologie. Alors que la création de la Banque de terminologie était déjà bien engagée (en 2008), les actes juridiques ont été complétés et les établissements publics de recherche ont également été habilités à créer des commissions de terminologie; il a en outre été recommandé aux universités de faire de même (certes, des commissions de terminologie de chercheurs ont vu le jour, mais leur contribution directe à la Banque de terminologie reste pour l’instant presque invisible; les réformes structurelles des établissements scientifiques ont peut-être pu y faire obstacle). La Banque de terminologie est librement et gratuitement accessible sur Internet (http://terminai.vlkk.lt) tout utilisateur non enregistré peut la consulter. Les contenus qui lui sont présentés ont été évalués sur les plans linguistique et technique. Il existe également un système d’information interne, auquel les utilisateurs enregistrés, qui soumettent des termes à la Banque (principalement les membres des commissions de terminologie des institutions), se connectent par Internet à l’aide d’un mot de passe, à une autre adresse. Ils saisissent eux-mêmes les termes dans le système et constituent leurs propres ensembles de fiches terminologiques, qui ne sont initialement accessibles à personne d’autre qu’à leur créateur (il s’agit le plus souvent des membres de la commission de terminologie d’une même institution, mais il peut aussi s’agir d’un contributeur individuel). Les institutions ont ainsi la possibilité de disposer de leurs propres bases de données terminologiques. Dans la Banque de terminologie, le statut constitue une catégorie de données particulièrement importante pour les fiches terminologiques et leurs ensembles. Il indique à quel stade se trouve, à un moment donné, la préparation d’un ensemble de fiches terminologiques; le statut détermine qui peut accéder aux données. Le transfert des données s’effectue par changement de statut. Une liste prédéfinie de statuts possibles, assortie de leur ordre, est établie. Les statuts finaux indiquent si le terme convient (à proscrire, recommandé, approuvé2). Dans la Banque publique, les utilisateurs non enregistrés ne voient que les termes ayant ces sta- 2 Il convient de noter que le statut approuvé n’est attribué qu’aux termes de qualité terminologique qui sont employés ou proposés pour être employés dans des actes juridiques. Les autres termes, corrects du point de vue linguistique et conformes aux principes de la terminologie, reçoivent le statut recommandé. 98 Alvydas Umbrasas │ Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo tuts finaux. Lorsqu’une expertise ou des délibérations sont en cours, les termes figurent déjà dans la Banque, mais tous les utilisateurs ne peuvent les voir qu’après leur approbation. Tous les termes sont classés par domaines et sous-domaines (une liste hiérarchique a été établie). Un terme qui n’est rattaché à aucun domaine ne peut être saisi dans la Banque. La liste des domaines a été établie à partir de la structure du thésaurus européen Eurovoc, sans toutefois la suivre strictement. Elle a été adaptée aux réalités lituaniennes: la liste comprend les domaines relevant des institutions de l’État où des commissions de terminologie ont été créées. Cette liste n’est pas exhaustive et est complétée en cas de besoin. Outre le terme lituanien lui-même, les principaux éléments d’une fiche terminologique sont le domaine, la définition, les équivalents dans d’autres langues, la source et le statut. D’autres données peuvent également être fournies, par exemple une abréviation ou une forme courte, des exemples, des illustrations représentant le concept décrit ou des liens vers des sites Internet. Le rédacteur décide de l’utilité de ces données. Il est également possible de relier des fiches terminologiques entre elles (par exemple, des termes génériques et spécifiques, des antonymes ou des termes liés par d’autres relations). Les étapes de l’examen et de l’approbation des données de la Banque de terminologie sont semblables aux étapes bien établies de l’évaluation des dictionnaires terminologiques. La seule différence est que la création de la Banque de terminologie permet de mieux tirer parti des possibilités offertes par les technologies de l’information pour gérer les termes: les observations des rédacteurs des fiches terminologiques, des experts, de la sous-commission de terminologie ou du gestionnaire des données de la Banque de terminologie (c’est-à-dire le secrétariat de la Commission de la langue) sont saisies dans le système de la Banque de terminologie et conservées. Les utilisateurs enregistrés peuvent les consulter selon les droits qui leur ont été accordés. Le système lui-même permet, si nécessaire, d’ouvrir une discussion. En outre, comparé à l’examen des dictionnaires terminologiques, l’examen par la sous-commission de terminologie des fiches en préparation en vue de leur approbation est plus détaillé. Les dictionnaires terminologiques sont examinés dans leur ensemble, en accordant la plus grande attention aux lacunes relevées par les évaluateurs, tandis que les ensembles de fiches terminologiques de la Banque soumis à approbation sont examinés fiche par fiche, chaque terme et sa définition étant étudiés. L’examen de ces fiches est donc relativement lent: au cours d’une séance généralement longue de trois heures, seules quelques dizaines de fiches (environ 30 à 60) sont examinées. Même si ses moyens sont relativement modestes, la sous-commission de terminologie tient chaque année une quarantaine de séances, dont la plupart sont consacrées aux questions relatives à la Banque de terminologie. La Banque de terminologie ne se limite pas à la terminologie des actes juridiques. Le nombre de fiches terminologiques qu’elle contient dépasse actuellement les 210 000. L’objectif est d’en faire une source terminologique aussi universelle que possible. Les données des dictionnaires terminologiques en constituent la majeure partie. Au total, 36 ont déjà été chargés dans la Banque de terminologie Terminologija | 2013 | 20 99 des dictionnaires terminologiques de différents domaines (la liste peut être consultée sur le site Internet de la Commission nationale de la langue lituanienne, www.vlkk.lt; leurs données ont été structurées et adaptées à la Banque des termes par le Groupe de linguistique informatique de la section de méthodologie informatique de l’Institut de mathématiques et d’informatique de l’Université de Vilnius, aujourd’hui supprimé). La plupart sont des dictionnaires explicatifs et bilingues. C’est précisément l’élaboration de ce type de dictionnaires qui est encouragée actuellement. On évite les dictionnaires de termes bilingues, car en l’absence de définitions, il est souvent difficile d’évaluer si un terme est approprié. La Banque des termes accueille également les termes publiés dans les recommandations de la Commission nationale de la langue lituanienne — ils sont environ 10 000. Il s’agit principalement de noms de plantes. Il est prévu de publier aussi dans la Banque des termes les termes des normes terminologiques lituaniennes évaluées par la Commission de la langue. À mesure que les données de la Banque des termes s’accroissent, le nombre de ses utilisateurs augmente également. Cette ressource est de plus en plus connue et l’on s’y réfère de plus en plus souvent. Au cours des premières années d’existence de la Banque des termes, le système a enregistré un peu plus de 32 000 requêtes d’utilisateurs3. Par la suite, le nombre de requêtes a augmenté rapidement chaque année. En 2012, il s’élevait déjà à environ 700 000 (voir tableau 1). Le nombre total de requêtes a atteint 3 millions en février 2013. À titre d’information, on peut également examiner le nombre de requêtes en 2012 par mois (voir tableau 2). Comme on le constate, les requêtes étaient les plus nombreuses en automne. Comme on pouvait s’y attendre, l’utilisation de la Banque des termes diminue quelque peu en été, mais reste assez soutenue. L’analyse des données relatives aux requêtes adressées à la Banque des termes en 2012 fait apparaître plusieurs tendances. Si l’on considère la langue des mots recherchés, l’anglais arrive en tête (voir tableau 3). Le nombre de requêtes portant sur cette langue dépasse légèrement celui des requêtes portant sur des mots lituaniens: elles représentent respectivement environ 48% et 43% des requêtes. On constate également que les termes dans les autres langues sont recherchés beaucoup moins souvent. Le français et l’allemand, qui figurent fréquemment dans les dictionnaires terminologiques multilingues, sont très loin derrière l’anglais (ils représentent respectivement environ 3% et 2% des requêtes), tandis que le russe, langue que beaucoup maîtrisent encore, est recherché deux fois moins souvent que le latin (cette langue peut être utilisée pour rechercher des noms de plantes et d’animaux, des termes d’anatomie, etc.). Les requêtes portant sur le russe représentent moins de 1%. Les autres langues sont rares dans les ressources de la Banque des termes, et leurs mots sont également recherchés très rarement. Il n’est pas étonnant que les équivalents des termes lituaniens soient recherchés plus souvent que les termes lituaniens eux-mêmes: il est probable que la Banque des termes soit fréquemment utilisée par des traducteurs ou d’autres personnes pour lesquelles 3 Je remercie Vytautas Kirna, employé du département des technologies de l’information et des télécommunications de la chancellerie du Seimas, qui a fourni les données relatives aux requêtes. 100 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo la traduction appropriée est essentielle. Bien que les requêtes portant sur des mots anglais prédominent, un seul mot anglais figure parmi les dix mots les plus recherchés en 2012: input (voir tableau 4). Les mots les plus recherchés étaient informacija et duomenys (respectivement 909 et 707 fois). Tableau 1. Nombre de requêtes adressées à la Banque des termes par année 2005 | 32 487 | 2008 | 233 940 | 2011 | 601 803; 2006 | 59 386 | 2009 | 521 984 | 2012 | 699 791; 2007 | 143 287 | 2010 | 581 513 Tableau 2. Nombre de requêtes adressées à la Banque des termes en 2012, par mois Janvier | 55 739 | Mai | 62 747 | Septembre | 57 971; Février | 59 877 | Juin | 57 275 | Octobre | 71 340; Mars | 64 654 | Juillet | 45 714 | Novembre | 73 270; Avril | 54 926 | Août | 42 500 | Décembre | 53 778 Tableau 3. Nombre de requêtes adressées à la Banque des termes en 2012, par langue Anglais | 337 670 | Latin | 10 741 | Portugais | 488; Lituanien | 298 619 | Russe | 5 283 | Polonais | 66; Français | 23 172 | Espagnol | 5 254 | Letton | 40; Allemand | 15 730 | Italien | 2 728 Tableau 4. Mots les plus recherchés dans la Banque des termes en 2012 (nombre de requêtes) information | 909 | appareil | 177 | input | 147; données | 707 | entreprise | 156 | donnée | 142; connaissances | 498 | prêt | 155; crédit-bail | 226 | fichier | 148 Le moteur de recherche permet de rechercher non seulement dans les champs des termes, de leurs synonymes ou de leurs équivalents, mais aussi dans les autres parties des notices terminologiques. Les utilisateurs recourent rarement à cette possibilité: en 2012, dans les autres parties des notices terminologiques (elles Terminologija | 2013 | 20 101 (comprenant les définitions et les titres des sources) ont été recherchés 7 905 fois, ce qui ne représente qu’environ 1% de l’ensemble des requêtes. Le système permet également de rechercher des termes par domaine (le sélectionner peut, par exemple, être pratique lorsque les résultats de recherche sont trop nombreux), mais les utilisateurs préfèrent le plus souvent consulter les termes de tous les domaines. Un domaine n’a été indiqué que dans 11 482 requêtes (moins de 2%). Lorsqu’un domaine est sélectionné, il s’agit le plus souvent de l’éducation et de la science. Ce choix s’explique probablement par le fait que divers dictionnaires terminologiques sont le plus souvent versés dans cette catégorie de la Banque des termes. Dans les requêtes, les termes sont également rarement filtrés selon leur statut (les termes approuvés n’ont été recherchés que 4 814 fois, ceux dont l’usage est recommandé, 1 891 fois, et ceux dont l’usage n’est pas recommandé, 431 fois; toutes ces requêtes ne représentent que 1%), le statut n’étant généralement pas précisé. Il s’agit probablement soit de consulter des données aussi variées que possible, soit de passer le moins de temps possible à choisir les paramètres. À noter que, le plus souvent (64% des requêtes en 2012), plus de 9 lettres sont saisies dans le champ de recherche. Les requêtes de 8 et de 9 lettres représentent ensemble 15%; moins le nombre de lettres est élevé, plus les requêtes sont rares. Il est intéressant de noter qu’environ 56% des requêtes de l’année étudiée comportent le paramètre de masquage des lettres accentuées. Cela s’explique peut-être par le fait que certains navigateurs Internet affichent mal les lettres accentuées (le système est adapté au navigateur Internet Explorer; il est recommandé aux utilisateurs d’autres navigateurs d’installer la police Palemono). Il est probable que les termes sans accents soient souvent préférés par les employés des institutions de l’Union européenne, car les exigences strictes en matière de sécurité leur rendent difficile l’installation de polices supplémentaires. D’autres raisons sont également possibles: les mots sans accents sont plus faciles à lire et à copier. Dans l’ensemble, on peut supposer que la pratique établie consistant à accentuer les termes lituaniens dans les dictionnaires terminologiques n’a pas grande importance pour de nombreux lecteurs, même si elle accroît la valeur terminographique du dictionnaire. Tableau 5. Nombre d’articles terminologiques approuvés soumis par les institutions Ministère de l’Agriculture de la République de Lituanie 2 907 Ministère des Finances de la République de Lituanie 1 235 Ministère de l’Environnement de la République de Lituanie 953 Service national de contrôle des médicaments auprès du ministère de la Santé de la République de Lituanie 454 Département de la Police auprès du ministère de l’Intérieur de la République de Lituanie 342 Ministère de la Justice de la République de Lituanie 316 102 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo Ministère de l’Économie de la République de Lituanie 290 Service national de l’alimentation et des affaires vétérinaires de la République de Lituanie 289 Ministère des Transports et des Communications de la République de Lituanie 259 Ministère de l’Énergie de la République de Lituanie 252 Ministère de l’Intérieur de la République de Lituanie 248 Ministère de la Défense nationale de la République de Lituanie 244 Ministère de la Santé de la République de Lituanie 194 Seimas de la République de Lituanie 141 Banque de Lituanie 110 Département des statistiques auprès du gouvernement de la République de Lituanie 106 Département de la protection contre les incendies et du secours auprès du ministère de l’Intérieur 90 Ministère de la Culture de la République de Lituanie 74 Ministère de l’Éducation et des Sciences de la République de Lituanie 73 Autorité de régulation des communications de la République de Lituanie 66 Ministère de la Sécurité sociale et du Travail de la République de Lituanie 54 Ministère des Affaires étrangères de la République de Lituanie 53 Commission des valeurs mobilières de la République de Lituanie 50 Commission de surveillance des assurances de la République de Lituanie 47 Inspection nationale de la sûreté de l’énergie atomique 41 Commission de la radio et de la télévision de Lituanie 40 Service spécial d’enquête de la République de Lituanie 23 Service de la garde-frontière de l’État auprès du ministère de l’Intérieur de la République de Lituanie 21 Comité pour le développement de la société de l’information auprès du ministère des Transports et des Communications 18 Service de l’archiviste en chef de Lituanie 17 Inspection nationale de la protection des données 17 Département des minorités nationales et de la diaspora auprès du gouvernement de la République de Lituanie 15 Service d’enquête sur les délits financiers auprès du ministère de l’Intérieur 10 Service du Premier ministre 6 Département de l’éducation physique et des sports auprès du gouvernement de la République de Lituanie 1 Terminologija | 2013 | 20 103 Étant donné que l’objectif premier et principal de la création de la Banque des termes est la gestion de la terminologie des actes juridiques, il convient d’examiner séparément le statut des termes portant le statut approuvés (comme indiqué, ce statut n’est attribué qu’aux termes des actes juridiques). En septembre 2013, la banque comptait au total 9 056 fiches terminologiques de ce type. Le nombre de fiches terminologiques examinées par les sous-commissions de terminologie est en réalité plus élevé, car certaines fiches n’ont pas été renvoyées après correction conformément aux observations, ou ont été corrigées de manière insuffisante; il a donc été décidé de ne pas les soumettre à l’approbation. Ces termes ont été soumis par 35 institutions. Le premier ensemble de fiches terminologiques soumis à la Banque des termes a été examiné par la sous-commission de terminologie près d’un an après l’adoption de la loi sur la Banque des termes (le 18 novembre 2004). Le premier organisme à soumettre des termes était le Service national de l’alimentation et de la médecine vétérinaire. Certaines institutions n’ont soumis qu’un ou quelques ensembles de fiches terminologiques, tandis que d’autres en produisent beaucoup plus (voir le tableau 5). Depuis le début de la création de la Banque des termes, la commission de terminologie du ministère de l’Agriculture est la plus active; le nombre de fiches terminologiques approuvées qu’elle a soumises approche rapidement les 3 000. Les commissions de terminologie des ministères des Finances et de l’Environnement sont également très actives (la première compte environ 1 200 termes, la seconde environ 1 000). Ainsi, une grande partie des termes approuvés relève de l’agriculture, des finances et de l’environnement. Dans la Banque des termes, le vaste domaine relevant du ministère de l’Agriculture couvre l’agriculture, la pêche et l’alimentation; il comprend les termes relatifs à l’aménagement foncier, à la réforme foncière, à l’économie agricole, à la politique agricole, ainsi qu’à l’alimentation, à la production et au commerce des aliments pour animaux, à l’agriculture, à la production végétale, à l’élevage, à l’aviculture, à la pêche et à d’autres domaines (a). Le ministère des Finances soumet des termes relevant de l’audit, du budget, de la comptabilité et de l’information financière, de l’assurance, des finances et de la politique budgétaire, de la fiscalité, de l’administration et du contrôle des aides financières, de l’évaluation des biens, ainsi que des valeurs mobilières, des instruments financiers, des organismes de placement collectif, etc. (b). Le ministère de l’Environnement s’occupe des termes relatifs à la protection de l’environnement, à l’évaluation des incidences sur l’environnement, aux ressources naturelles, à la foresterie, aux espaces verts, à la géologie, à l’hydrométéorologie, à l’aménagement du territoire, à la construction, etc. (c). Parmi les termes approuvés soumis par ces institutions figurent, par exemple: a) érosion génétique des populations de plantes oléagineuses et à fibres, organisations oléicoles, goudron aromatisé, engrais bactériens, lignée génétique d’abeilles, entreprise de production de bioéthanol, part du contingent de fécule de pomme de terre, échantillon défectueux, jus de fruits déshydratés, parcours extérieur, seuil limite d’un irritant, lignée généalogique d’animaux d’élevage, lutte contre les rongeurs, impuretés de grains, certificat d’inspection des produits biologiques introduits dans la Communauté européenne, beurre de lactosérum, installation d’un jeune agriculteur, expert évaluateur des propriétés organoleptiques, caséinate, 104 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo déchets de l’industrie de la confiserie, parcelle témoin mixte, coopérative, bière très légère, registre d’entrepôt agréé, marmelade, invasion d’un microorganisme, mélange de champignons forestiers, prairie naturelle, lot de produits de viande bovine congelée importé au titre d’un contingent tarifaire, agneau de remplacement, case de mise bas, farine de plumes, arrière-goût, sirop industriel d’inuline, stratégie intégrée pilote bénéficiant d’un soutien, trotteur, levain de seigle, élimination des sous-produits animaux, moissonneuse-batteuse automotrice, semences enrobées, greffon, recirculation du lisier, cellules somatiques, vin de fruits et (ou) de baies élaboré selon une technologie spéciale, pâtisserie à l’épeautre, viande de volaille fraîche, mise sur le marché de fruits et légumes frais, hybride triple, échantillon vierge d’aliment pour animaux, système d’aquaculture fermé, pureté de race, programme de soutien au vin, titre en coliformes, associé d’une société agricole, repeuplement piscicole, utilisateur des ressources halieutiques; b) surveillance publique des auditeurs agréés et des cabinets d’audit, provision, opération de pension livrée inversée, bande de garantie, succursale d’une société, actif biologique, discipline budgétaire, code de déontologie des professionnels de la comptabilité, fréquence des erreurs dans les dépenses déclarées éligibles au financement, risque d’assurance élevé, subvention à une entreprise, crise financière, irrégularité sans incidence financière, instrument d’ingénierie financière, agent fiscal, classification fonctionnelle des crédits budgétaires, politique budgétaire anti-inflationniste à long terme, indemnité de départ d’un salarié, coût d’acquisition ou de production, engagements envers un investisseur, méthode de la valeur particulière d’un actif, gestionnaire d’un fonds de contrôle, période de coupon d’un titre d’État de la République de Lituanie, sûreté financière équivalente, évaluation en masse des biens, durée d’utilité, influence indirecte déterminante sur une entreprise, prêt à usage, demande de financement d’un projet cofinancé par des fonds de l’Union européenne, prime d’une option, filiale, société mère, transfert d’argent, prix de marché d’un bien ou d’un service, suivi après un audit interne, entreprise d’assurance ou de réassurance captive, indicateur de solde structurel du secteur des administrations publiques, sous-projet d’un programme de subventions, prélèvement automatique, créanciers étrangers, bureau de change, garantie de l’État en faveur d’un organisme de garantie, système entièrement décentralisé de mise en œuvre du programme PHARE et de l’instrument de développement des institutions de la période de transition; c) barrage en pierres, fermeture d’un site géologique de stockage du dioxyde de carbone, écran anti-infiltration, mesures de restauration de l’environnement, architecte agréé, immersion de déchets en mer, station forestière, mise sur le marché de substances et de préparations chimiques, immeuble collectif, risque élevé lié au stockage géologique du dioxyde de carbone, tranche de sol, évaluation de la dose (concentration) et de la réponse (variation), piège à poissons lacustre, photoabrasion, contrôle de la sécurité d’un organisme génétiquement modifié ou d’un produit, espèce strictement protégée, prévision hydrométéorologique, Terminologija | 2013 | 20 105 gestion individuelle des eaux usées, déchets inertes, schéma de développement des infrastructures, industrie minière, falaise, administration de la prestation des services de gestion des déchets municipaux, aménagement du littoral, activité de crémation, coupe sélective libre en forêt, résidus de cargaison des navires, méristème, substances chimiques nouvelles, effet néfaste sur l’environnement, consommateur d’emballages, abri, famille de polymères, étude écogéologique préliminaire, réintroduction, surveillance sismique, plantule, gaz à effet de serre, forage de surveillance, gouttière de toit, public concerné, projet de développement propre, foyer de pollution, terrasse, rayonnement solaire ultraviolet, espace urbain, pelouse, emplacement de végétation. La contribution cumulée de tous les autres ministères dépasse à peine 2 000 termes approuvés. Parmi les institutions relevant des ministères, le Service national de contrôle des médicaments auprès du ministère de la Santé travaille de manière responsable et productive. Près d’un demi-millier de termes pharmaceutiques ont déjà été approuvés dans la Banque des termes. Il s’agit principalement de dénominations de formes pharmaceutiques, de modes d’administration des médicaments, de dispositifs, etc., par exemple: ampoule, applicateur, bâtonnet auriculaire, récipient inviolable révélant toute tentative d’ouverture, bidon, bain de bouche, dentifrice, gel dentaire, valve de dosage, forme pharmaceutique, gargarisme (comprimé pour solution), gel pour le canal cervical, tampon imprégné, implantation, matrice implantable, solution injectable en cartouche, iontophorèse, embout buccal, concentré et solvant pour solution injectable ou pour perfusion, crème, gaz médicaux cryogéniques, administration intrastérnale, administration intradiscale, spatule, poudre et solvant pour solution injectable ou pour test cutané par piqûre, poudre pour solution vésicale, granulés à libération prolongée en sachet, solution pour cavité péritonéale, gélule gastro-résistante, pulvérisation transdermique (solution), obturateur, appliquer sur la zone lésée, administration dans l’espace épiscléral postérieur, administration par voie orale, film buccal. Le Département de la police auprès du ministère de l’Intérieur a lui aussi soumis un nombre relativement important de termes (plus de 300). Il s’agit de termes relatifs à l’administration des activités de police, aux activités opérationnelles, à la criminalistique, au contrôle de la sécurité routière et à d’autres domaines liés à la sécurité publique, par exemple: méthode d’infiltration, véhicule automobile ancien, système d’alarme, examen balistique, fiche dactyloscopique, fouille corporelle partielle, masse maximale autorisée du véhicule, restriction de circulation, renseignement électronique, autoroute, personne recherchée, outil d’effraction, accotement, donneur d’empreintes, autobus scolaire, policier chargé des affaires des mineurs, déplacement d’un cortège sans arrêt, prévention des situations de délinquance et d’autres infractions, avertissement officiel, embuscade, microrelief d’une trace, cellule de détention du commissariat, entraînement opérationnel des policiers, interrogatoire opérationnel secret, service de police spécialisé, chien de service, examen au polygraphe. 106 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo Il est recommandé que les termes soumis à approbation soient accompagnés d’équivalents dans les langues étrangères les plus pertinentes. Les institutions décident elles-mêmes de fournir ou non ces équivalents. Sur 9 056 articles terminologiques, 2 674 (environ 30%) ne comportent aucun équivalent. Les autres articles terminologiques comportent des équivalents dans au moins une langue. Comme on peut s’y attendre, les équivalents anglais sont les plus fréquemment indiqués: ils figurent dans 6 092 articles terminologiques (environ 67%). Les équivalents allemands et français sont beaucoup moins souvent indiqués, respectivement dans 2 938 (environ 32%) et 2 471 articles (environ 27%). Les articles terminologiques approuvés comportant des équivalents russes sont au nombre de 1 943 (environ 21%). Il est possible d’indiquer également des équivalents dans des langues moins couramment utilisées, mais les institutions qui soumettent les termes ne le font généralement pas. On ne trouve des équivalents espagnols (33), italiens (26), latins (11), polonais (9) et lettons (7) que dans de rares articles. Étant donné, comme indiqué précédemment, que les termes sont souvent recherchés à partir de leur équivalent anglais, les institutions devraient accorder davantage d’attention à ces équivalents. Il convient de faire en sorte que les articles terminologiques sans équivalents soient soumis aussi rarement que possible. C’est précisément grâce aux équivalents que la terminologie des actes juridiques de l’Union européenne peut être mise en relation avec celle des actes juridiques lituaniens. Les articles terminologiques soumis sans équivalents risquent tout simplement de ne pas être trouvés par les traducteurs des institutions de l’Union européenne. La sélection des équivalents et leur exactitude constituent une question distincte. La sous-commission de terminologie n’évalue généralement pas la qualité des équivalents (seuls les termes lituaniens sont évalués, même si l’attention est également attirée sur les équivalents douteux): cette responsabilité incombe aux personnes qui soumettent les termes. Les équivalents des termes approuvés sont souvent tirés de documents de l’Union européenne; des dictionnaires terminologiques sont également utilisés. Il arrive que leur portée ne coïncide pas toujours, par exemple, les termes approuvés à partir d’un acte juridique lituanien mise sur le marché des tracteurs ou des moteurs « première mise sur le marché de tracteurs ou de moteurs », mise en service des machines agricoles ou du moteur « date de la première utilisation prévue des machines agricoles ou du moteur, installés et réglés par le fabricant ou par un tiers désigné par celui-ci, cette date étant considérée comme celle de leur immatriculation ou de leur mise sur le marché » (projet de modification de l’arrêté du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie « Modifiant l’arrêté n° 3D–171 du 1er mars 2011 du ministre de l’Agriculture “Modifiant l’arrêté n° 3D–685 du 29 décembre 2004 du ministre de l’Agriculture portant approbation des règles d’évaluation de la conformité des tracteurs agricoles et forestiers, de leurs remorques et des machines remorquées” »). Les équivalents fournis sont respectivement: angl. placing on the market, all. Inverkehrbringen, fr. mise sur le marché et angl. entry into service, all. Inbetriebnahme, fr. mise en service. Comme on le voit, les équivalents sont plus généraux, car ils sont repris de la directive sur la base de laquelle est élaboré Terminologija | 2013 | 20 107 l’acte juridique lituanien. Dans la traduction de la directive, les termes lituaniens sont également courts: « mise sur le marché – première fourniture sur le marché d’un tracteur ou d’un moteur »; « mise en service – première utilisation prévue d’un tracteur ou d’un moteur dans l’Union. La date de mise en service est considérée comme étant la date d’immatriculation ou, le cas échéant, de mise sur le marché » (directive 2011/72/UE du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2011 modifiant la directive 2000/25/CE en ce qui concerne les tracteurs mis sur le marché selon le régime de flexibilité). Lors des réunions de la sous-commission de terminologie consacrées à l’examen et à la gestion des termes de la Banque de termes, on s’efforce d’harmoniser autant que possible les termes avec leurs définitions. Cette harmonisation conduit souvent à préciser les termes (et à les allonger). De manière générale, par souci de brièveté, les actes juridiques tendent à définir comme termes des variantes courtes de termes, voire des termes apparentés, plutôt que des termes désignant une espèce. Depuis le début de la création de la Banque de termes, on s’efforce d’éliminer de telles propositions (bien que certains termes ne puissent parfois être précisés). Les questions relatives à la conception des termes employés dans les actes juridiques et de leurs définitions méritent une étude distincte. La pratique montre que les termes des actes juridiques et leurs définitions (qu’il est parfois peut-être inexact d’appeler définitions, puisqu’il s’agit plutôt d’explications) ne prennent pas toujours la même forme que les termes et définitions scientifiques, d’autant que l’objectif de la formulation de définitions dans les travaux scientifiques et dans les actes juridiques n’est pas tout à fait le même. Dans les travaux scientifiques, on s’efforce généralement de donner une définition générale, tandis que les termes des actes juridiques sont souvent définis en fonction du seul contexte de l’acte concerné. En formulant ses observations, la sous-commission de terminologie veille à ce que le terme employé dans l’acte juridique comme sa définition soient aussi clairs que possible même hors contexte, afin que le terme puisse, si nécessaire, être utilisé dans un autre acte juridique. Au cours des premières années de création de la Banque de termes, lorsque l’essentiel des efforts portait sur l’inventaire de la terminologie des actes juridiques en vigueur, il fallait assez souvent ajouter dans les articles terminologiques des observations indiquant que le terme employé dans l’acte cité devait être remplacé par un autre, qu’il avait été précisé et/ou que sa définition avait été précisée ou remaniée. De telles observations sont encore parfois rédigées aujourd’hui lorsque sont examinés des termes d’actes juridiques déjà en vigueur. Un cinquième des articles terminologiques approuvés (plus de 1 800) comporte des observations concernant la modification du terme et/ou de sa définition. Il arrive toutefois que les rédacteurs d’articles terminologiques modifient les termes ou les définitions dans la Banque sans y ajouter d’observations; le nombre indiqué pourrait donc être légèrement supérieur. Le tableau 6 présente, par exemple, les modifications apportées à certains termes d’actes juridiques recensés (de nombreuses définitions mentionnées ont également été remaniées et précisées). Les relations entre les termes figurant dans les documents et les termes approuvés sont diverses. On observe des efforts de lituanisation (par exemple anosmie → perte de l’odorat, cryoconservé 108 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo sperme → sperme congelé), des erreurs de langue ou d’autres défauts linguistiques ont été corrigés (par exemple, jeune homme en âge d’être appelé au service militaire → jeune homme n’ayant pas encore atteint l’âge de l’appel, territoire de jardins amateurs → territoire de jardins de loisirs), les termes ont été améliorés en tenant compte de la sémantique des mots qui les composent (par exemple, récépissé d’entreposage double → récépissé d’entreposage en deux parties, grains endommagés → grains avariés), des erreurs logiques ont parfois été éliminées (par exemple, lait à ultra haute température → lait traité à ultra haute température), et certains modèles de formation des termes ont été respectés (par exemple, mobilité des spermatozoïdes → motilité des spermatozoïdes). Les termes sont toujours corrigés en fonction du contenu exprimé dans la définition, afin d’assurer l’exactitude technique (par exemple, sucre de roseau → sucre de canne, hybride intervariétal → variété hybride, champs d’irrigation agricole → champ d’épandage d’engrais organiques liquides); il est également assez fréquent que des mots soient ajoutés au terme afin qu’il ne soit pas trop général au regard de la définition (par exemple, fabricant → fabricant de produits pyrotechniques civils). Certaines corrections ne modifient que très peu la forme du terme: par exemple, la forme définie est adoptée ou, au contraire, abandonnée en fonction du contenu (entité auditée définie → entité auditée, lait fermenté bulgare → lait fermenté bulgare défini); parfois, l’ordre des mots est simplement modifié pour améliorer la fluidité (par exemple, personnes sans domicile → personne sans domicile). Ce dernier exemple montre que le nombre a également été modifié: lorsque cela est possible et qu’il ne s’agit pas d’une notion collective, on s’efforce de proposer les termes au singulier. Tableau 6. Termes approuvés ne correspondant pas aux termes figurant dans les sources (exemples) Approuvé Figure dans la source Définition Source entité auditée entité auditée Personne morale de droit public, sa ou ses subdivisions, personne morale de droit public qui lui est subordonnée et/ou relève de son domaine de gestion, et dont l’audit interne est effectué. Arrêté n° 1K-175 du 31 mai 2010 du ministre des Finances de la République de Lituanie « Modifiant l’arrêté n° 1K-117 du 2 mai 2003 du ministre des Finances portant approbation de la méthodologie type d’audit interne, des règles de déontologie professionnelle des auditeurs internes et des lignes directrices pour l’analyse de l’évaluation des besoins en audit interne » (Žin., 2010, n° 64–3169) Terminologija | 2013 | 20 109 Approuvé Figure dans la source Définition Source lait fermenté bulgare lait fermenté bulgare Lait fermenté obtenu par fermentation du lait avec des cultures pures de streptocoques lactiques et de bacilles lactiques bulgares (Lactobacillus delbrueckii subsp. bulgaricus). Arrêté du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie du 17 avril 2003 n° 3D-165 « portant approbation des méthodes d’analyse sensorielle » (Žin., 2003, n° 60-2733) fabricant d’articles pyrotechniques à usage civil fabricant Personne morale immatriculée en République de Lituanie ou succursale d’une personne morale étrangère, titulaire d’une licence de fabrication d’articles pyrotechniques à usage civil délivrée conformément à la procédure prévue par les actes juridiques de la République de Lituanie. Loi portant modification de la loi de la République de Lituanie sur le contrôle de la circulation des articles pyrotechniques à usage civil (Žin., 2002, n° 62-2496; 2004, n° 53-1790) sucre de canne sucre de canne Disaccharide cristallisé obtenu par extraction de la canne à sucre. Arrêté du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie du 3 novembre 2004 n° 3D-597 « portant approbation des règles de mise en circulation des matières premières pour aliments des animaux » (Žin., 2004, n° 163-5961) récépissé d’entrepôt en deux parties récépissé d’entrepôt double Document attestant le droit de propriété, composé de deux parties — le récépissé d’entrepôt et le récépissé de nantissement — et conférant le droit de disposer des marchandises entreposées. Loi de la République de Lituanie sur les entrepôts agréés et les documents d’entreposage (Žin., 2002, Nr. 74-3139) personne sans domicile personnes sans domicile Personne qui ne dispose pas d’un logement ou qui, pour des raisons objectives, ne peut pas déclarer son domicile selon la procédure prévue par la loi. Lietuvos Respublikos gyvenamosios vietos deklaravimo įstatymas (Žin., 1998, Nr. 66-1910; 2004, Nr. 80-2834) 1 1 0 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo Approuvé Figure dans la source Définition Source variété hybride hybride intervariétal Première génération certifiée par le sélectionneur, obtenue par croisement de plantes cultivées à partir de semences élites de deux variétés à pollinisation croisée. Arrêté n° 3D-464 du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie du 30 septembre 2005 « Modifiant l’arrêté n° 274 du ministre de l’Agriculture du 29 septembre 2000 relatif aux exigences de qualité obligatoires pour les semences de céréales » (Žin., 2005, Nr. 118-4280) jeune homme n’ayant pas encore atteint l’âge de la conscription jeune homme en âge d’être appelé sous les drapeaux Personne assujettie aux obligations militaires (homme) âgée de 16 à 19 ans. Lietuvos Respublikos karo prievolės įstatymas (Žin., 1996, Nr. 106-2427) perte de l’odorat anosmie Absence de sensibilité aux stimuli olfactifs. Elle peut être totale ou partielle, permanente ou temporaire. Arrêté du 17 avril 2003 du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie n° 3D-165 « Portant approbation des méthodes d’analyse sensorielle » (Žin., 2003, n° 60-2733) territoire d’un jardin amateur territoire d’un jardin de loisir Territoire délimité conformément à un projet d’aménagement foncier ou à un autre document d’urbanisme, attribué par les textes législatifs et réglementaires à une association de jardiniers, et divisé en parcelles de jardin individuelles et en terrains à usage commun. Lietuvos Respublikos sodininkų bendrijų įstatymas (Žin., 2004, Nr. 4-40) champ d’épandage d’engrais organiques liquides champs d’irrigation agricole Champ destiné à l’épandage d’engrais organiques liquides (lisier, eaux usées, déchets organiques liquides, boues liquides). L’épandage est effectué indépendamment des besoins en eau des plantes, trois fois ou plus au cours de la saison de fertilisation et/ou à raison de plus de 300 m³/ha (ou t/ha) par an. Arrêté du 14 juillet 2005 du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie et du ministre de l’Environnement de la République de Lituanie n° D1-367/3D-342 « Portant approbation des exigences environnementales relatives à la gestion du fumier » (Žin., 2005, n° 92-3434) Terminologija | 2013 | 20 111 Approuvé Figure dans la source Définition Source mobilité des spermatozoïdes motilité des spermatozoïdes Rapport, calculé selon la méthode prescrite, entre le nombre de spermatozoïdes mobiles et le nombre total de spermatozoïdes dans le volume de sperme examiné, exprimé en points ou en pourcentage. Arrêté n° 3D-550 du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie du 29 novembre 2005 « Concernant le règlement technique relatif aux méthodes d’analyse du sperme des taureaux reproducteurs » (Žin., 2005, n° 142-5140) grains détériorés grains endommagés Grains impropres à l’alimentation humaine ou animale parce qu’ils sont pourris, atteints de mildiou, de bactéries ou détériorés pour d’autres raisons. Sont également considérés comme détériorés les grains surchauffés ou abîmés par un séchage à température trop élevée, ainsi que les grains échaudés, qui sont entièrement mûrs et dont les enveloppes sont d’une couleur allant du gris-brun au noir, tandis que la section transversale du grain présente une couleur allant du gris jaunâtre au brun-noir. Arrêté n° 3D-471 du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie du 9 août 2004 « Concernant l’approbation des règles de détermination des impuretés dans les céréales » (Žin., 2004, n° 126-4542); règlement (CE) n° 1272/2009 de la Commission établissant les modalités communes détaillées d’application du règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil en ce qui concerne l’achat et la vente de produits agricoles dans le cadre de l’intervention publique lait traité à ultra-haute température lait ultra-haute température Lait de consommation obtenu en chauffant le lait pendant au moins 1 s à une température d’au moins +135 °C. Règlement (CE) n° 853/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 fixant des règles spécifiques d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale sperme congelé sperme cryoconservé Sperme dilué, conditionné, refroidi et congelé successivement conformément aux exigences technologiques, conservé dans de l’azote liquide. Arrêté n° 3D-550 du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie du 29 novembre 2005 « Concernant le règlement technique relatif aux méthodes d’analyse du sperme de taureaux reproducteurs » (Žin., 2005, n° 142-5140) Les critères de précision et de brièveté des termes sont parfois difficiles à concilier; la précision reste toutefois privilégiée. Tous les 9 056 termes approuvés— 112 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo ont été analysés en fonction du nombre de mots4, en partant de l’hypothèse préalable que la plupart des termes sont composés. L’analyse a montré (voir le tableau 7) que les termes d’un seul mot arrivent au quatrième rang en fréquence: ils sont au nombre de 925 (environ 10%). Les termes de deux mots prédominent — ils représentent un tiers — et sont au nombre de 2 927 (environ 32%); les termes de trois mots sont également relativement nombreux — un quart — avec 2 160 occurrences (environ 24%), tandis que les termes de quatre mots sont déjà nettement moins nombreux: 1 329 (environ 15%). On observe ensuite une tendance claire: plus le nombre de mots composant un terme augmente, moins ces termes sont nombreux. Le nombre de termes de cinq mots reste relativement élevé (719, environ 8%), alors que celui des termes de six mots n’est que de 385 (environ 4%). Au total, les termes comportant sept éléments ou plus sont au nombre de 611 (environ 7%). Il n’existe pas de critères stricts pour déterminer à partir de combien de mots un terme peut être qualifié de polylexical. L’auteur de l’article a qualifié de polylexicaux les termes comportant quatre éléments ou plus (Umbrasas 2010: 211); dans d’autres travaux, les termes comprenant déjà trois éléments sont qualifiés de polylexicaux (Džežulskienė 2010: 18; Babickienė 2012: 60). Si l’on retient cette dernière position, plus de la moitié des termes approuvés (5 204, environ 57%) sont polylexicaux. Tableau 7. Nombre de termes approuvés selon le nombre de mots qui les composent (ligne supérieure) 2 | 3 | 4 | 1 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 18 2 927 | 2 160 | 1 329 | 925 | 719 | 385 | 265 | 142 | 86 | 53 | 35 | 12 | 6 | 6 | 3 | 2 | 1 Les chiffres présentés montrent que les concepts spécifiques sont le plus souvent définis dans les actes juridiques. D’autre part, le tableau 7 contient des données assez inattendues: certains termes sont très longs. Le plus long terme approuvé compte pas moins de 18 mots: programme de formation professionnelle continue non formelle destiné aux agriculteurs, aux propriétaires forestiers, aux membres des groupes d’action locale, aux autres habitants des zones rurales et à leurs conseillers « Document exposant de manière cohérente les matières théoriques et pratiques nécessaires à l’acquisition de connaissances professionnelles spécifiques par les agriculteurs, les propriétaires forestiers, les membres des groupes d’action locale, les autres habitants des zones rurales et leurs conseillers » (arrêté du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie de 2010, mois de novem— 4 Contrairement à la terminologie traditionnelle de notre pays, les mots-outils sont ici comptés comme des éléments distincts. À l’ère des technologies informatiques, un critère de distinction formel est plus commode et probablement plus prometteur. D’ailleurs, la norme internationale de terminologie ne tient pas non plus compte de la fonction des mots du terme: le critère définissant un terme complexe (en anglais multiword term) est formel; il s’agit d’un « terme composé de plus d’une chaîne de caractères » (LST ISO 1087-2:2005: 4). Terminologija | 2013 | 20 113 l’ordonnance du 26 avril no 3D-1035 « Modifiant l’ordonnance du ministre de l’Agriculture du 26 février 2009 no 3D–132 “Relative à la préparation des programmes de formation professionnelle continue non formelle destinés aux agriculteurs, aux propriétaires forestiers, aux membres des groupes d’action locale, aux autres habitants des zones rurales et à leurs conseillers, et abrogeant l’ordonnance du ministre de l’Agriculture du 12 juillet 2001 no 241” » (Žin., 2010, no 141–7220)). L’orthographe (avec une minuscule) et le contexte du document (où le terme est également employé au pluriel) montrent qu’il ne s’agit pas du titre d’un programme, mais de la désignation d’un type. Il va de soi qu’un terme aussi long (il est même difficile de le qualifier de terme) n’est pas pratique à employer; c’est pourquoi une forme courte a été créée dans le document programme de formation. Toutefois, selon la définition donnée, cette forme ne pourrait convenir comme terme, car elle serait trop large. D’autres termes connexes ont également été approuvés dans d’autres actes juridiques: programme de formation des conducteurs de tracteurs, programme de formation professionnelle continue non formelle des agriculteurs, programme de formation des personnes exerçant des activités agricoles et forestières. Toutes les définitions précisent certaines particularités qui permettent de distinguer les concepts du simple programme de formation. Au demeurant, ce terme générique n’a pas été approuvé, mais on peut le trouver dans les dictionnaires terminologiques. Ceux-ci en indiquent les caractéristiques les plus générales: « Description structurée et cohérente des éléments du contenu de l’apprentissage théorique et pratique qui garantissent une formation et/ou une qualification ou compétence donnée. Il peut s’agir d’un programme de formation relevant d’un domaine d’apprentissage, d’une spécialité, d’une profession, d’une matière enseignée, d’un module, etc. La structure recommandée d’un programme comprend la description des objectifs d’apprentissage (dans la formation professionnelle, les compétences visées), des contenus et des méthodes, la présentation des conditions spécifiques d’apprentissage, la prévision des manuels et autres supports pédagogiques, la description des paramètres d’évaluation de l’atteinte des objectifs, etc. » (AKSTŽ 2008). Des exemples de termes comportant dix éléments ou davantage sont présentés dans le tableau 8. Ces termes, et d’autres termes similaires, sont apparus par souci de précision et dans le but de rendre le contenu des concepts aussi fidèlement que possible. Il est évident que de tels termes se situent déjà à la limite de la définition; parfois, les informations fournies dans leur définition ne sont que légèrement plus détaillées. L’apparition de termes longs — descriptifs — est due aux particularités des concepts des actes juridiques. Au vu des définitions, il est difficile d’envisager des termes courts. Comme cela a déjà été indiqué, les actes juridiques tendent souvent à employer des termes plus généraux, qui sont essentiellement les formes courtes des termes (sans même mentionner la forme longue), bien que les définitions puissent justifier des termes plus précis. Le terme est choisi comme un signe conventionnel qui ne rend pas compte des caractéristiques plus fines; l’attention se porte uniquement sur la définition. Le critère de commodité joue ici un rôle important, 114 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo mais comment évaluer alors, du point de vue de la terminologie, le rapport entre le terme et sa définition? Il faut sans doute rechercher un compromis entre les exigences de précision et de brièveté. Tableau 8. Termes approuvés comportant le plus grand nombre d’éléments (exemples) Terme (nombre de mots) Définition Source véhicule couvert par l’assurance obligatoire de responsabilité civile des détenteurs de véhicules 10 Véhicule couvert par un contrat d’assurance obligatoire de responsabilité civile des détenteurs de véhicules en vigueur, ou par un autre contrat d’assurance conforme aux exigences de la loi de la République de Lituanie relative à l’assurance obligatoire de responsabilité civile des détenteurs de véhicules. Loi portant modification de la loi de la République de Lituanie relative à l’assurance obligatoire de responsabilité civile des détenteurs de véhicules (Žin., 2007, no 61-2340) prix moyen de vente au détail d’un produit agricole ou alimentaire dans les magasins des zones rurales 11 Valeur moyenne du prix d’un produit agricole ou alimentaire choisi au cours d’une période donnée, obtenue en calculant la moyenne arithmétique des prix moyens des mêmes produits agricoles ou alimentaires, ou de produits similaires, relevés dans des magasins représentatifs des zones rurales. Projet d’ordonnance du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie « Modifiant l’ordonnance du ministre de l’Agriculture du 27 décembre 2011 no 3D-941 “Approuvant le règlement relatif à l’étude des prix de détail des produits agricoles et alimentaires sur les marchés et dans les magasins des zones rurales” » bénéficiaire d’une aide au titre du programme PHARE et/ou de l’instrument de transition pour le développement des institutions 12 Ministère, autre institution ou organisme public bénéficiant d’une aide financière au titre du programme PHARE et/ou de l’instrument de transition pour le développement des institutions. Projet d’arrêté du ministre des Finances de la République de Lituanie modifiant l’arrêté n° 1K-043 du 6 février 2004 du ministre des Finances « portant approbation du guide de coordination du programme PHARE et de l’instrument de transition pour le développement institutionnel du département de la gestion des programmes de l’Union européenne du ministère des Finances de la République de Lituanie » Terminologija | 2013 | 20 115 Terme (nombre de mots) Définition Source Expéditeur des documents et/ou messages envoyés par le système national de remise des documents et messages électroniques 13 Personne morale ou physique qui envoie des documents et/ou des messages électroniques par l’intermédiaire du système national de remise des documents et messages électroniques. Arrêté n° 3-617 du 15 octobre 2010 du ministre des Transports et des Communications de la République de Lituanie « portant approbation du programme de création d’un système de remise aux personnes physiques et morales des notifications et documents électroniques au moyen du réseau postal public, ainsi que du plan des mesures pour sa mise en œuvre » éléments d’infrastructure d’approvisionnement en eau potable et de traitement des eaux usées dangereux pour la santé humaine et/ou l’environnement 14 Éléments d’infrastructure d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées (par exemple, une station de pompage) qui, en raison de l’énergie qu’ils renferment et des processus qui s’y déroulent, peuvent présenter un danger pour la vie et la santé humaines, l’environnement ou les biens. Projet de loi modifiant et complétant la loi de la République de Lituanie sur l’approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées Retrait autonome du marché ou mise en réserve de produits de la pêche par les organisations de producteurs de produits de la pêche, à titre d’intervention 15 Mesure d’intervention applicable lorsque les produits visés à l’annexe IV du règlement (CE) n° 104/2000 du Conseil du 17 décembre 1999 ne sont pas vendus au prix inférieur au prix de retrait du marché fixé par l’organisation de producteurs conformément à l’article 24 du règlement (CE) n° 104/2000 du Conseil du 17 décembre 1999, mais sont retirés du marché, stabilisés ou conservés. Projet d’arrêté du ministre de l’Agriculture de la République de Lituanie modifiant l’arrêté n° 3D-52 du 1er février 2005 du ministre de l’Agriculture « portant approbation des règles relatives à l’application des mesures d’intervention pour la régulation du marché des produits de la pêche » biens culturels mobiliers ou autres objets culturels exportés illicitement du territoire de la République de Lituanie ou d’un État étranger 16 Biens culturels mobiliers ou autres objets culturels exportés en violation des actes juridiques régissant la protection des biens culturels mobiliers ou d’autres objets culturels de la République de Lituanie ou d’un État étranger, ou non rapatriés en République de Lituanie ou dans l’État étranger à l’expiration de la période d’exportation temporaire légale des biens culturels mobiliers ou d’autres objets culturels, ou exportés en violation d’autres exigences prévues par les actes juridiques. Lietuvos Respublikos kilnojamųjų kultūros vertybių apsaugos įstatymas (Žin., 1996, Nr.14-352; 2008, Nr. 81-3183) 116 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo Dans les dictionnaires terminologiques, les termes très longs sont extrêmement rares, mais on ne peut pas dire qu’ils n’existent pas. Il existe toutefois une nette différence de longueur entre les termes des actes juridiques approuvés et ceux qui figurent dans les dictionnaires terminologiques. Si l’on comparait la répartition des groupes de termes étudiés selon le nombre de mots avec celle des groupes de termes des dictionnaires publiés dans le Termin yne mentionné au début de l’article, on constaterait une différence manifeste. Les termes approuvés les plus longs (composés de cinq mots ou plus) représentent environ 19%, tandis que les dictionnaires du Terminyno ne comptent5 qu’environ 1% de termes de ce type; le plus long est composé de 12 mots, par exemple: machine avec système de refroidissement à air fermé et ventilateur extérieur à entraînement indépendant (11 mots), machine avec système de refroidissement à air fermé et ventilateur extérieur monté sur l’arbre de la machine (12 mots), moteur monophasé à collecteur, à excitation série, avec enroulement de compensation court-circuité (10 mots) (ETŽ 1999). Comme indiqué précédemment, les termes approuvés d’un seul mot représentent environ 10%, alors que les articles consacrés aux termes d’un seul mot dans les dictionnaires précités6 en constituent jusqu’au tiers, soit environ 32%. Les termes de deux mots représentent respectivement environ 32% et 52%. Les termes de trois et quatre mots approuvés sont relativement nombreux (environ 24% et 15%), tandis que les dictionnaires du Terminyno n’en comptent respectivement qu’environ 12% et 3%. Il est probable que ce résultat découle de la précision apportée aux termes soumis à approbation; la Banque des termes a contribué à l’allongement de la terminologie des actes juridiques. La Banque des termes exerce, et a incontestablement déjà exercé, une influence sur la terminologie des actes juridiques. La création d’un tel système ouvre la possibilité de s’accorder sur la compréhension de certaines notions et sur le choix des termes qui les désignent. Dans divers actes juridiques, les mêmes termes (et notions) peuvent être expliqués de manière quelque peu différente. La Banque des termes aide à le constater. L’intégration des termes dans la banque permet aux spécialistes de parvenir à un accord afin d’uniformiser autant que possible les notions et les définitions, ou, après avoir établi les différences entre les notions, de les désigner différemment. La question de la nécessité des synonymes et de leur sélection est également traitée. Les spécialistes de diverses institutions qui participent aux réunions de la sous-commission de terminologie se familiarisent avec les spécificités du travail terminologique, reçoivent des observations utiles et améliorent progressivement la qualité terminologique des actes juridiques. À cet égard, on peut 5 Les articles terminologiques de 27 dictionnaires ont rassemblé 298 824 termes. Les données statistiques ont été calculées à l’aide des fonctions de recherche du système. 6 Il convient de noter que, dans cette base terminologique comme dans la Banque des termes de la République de Lituanie, les sens des termes des dictionnaires sont présentés dans des articles distincts (ce qui a une incidence sur les statistiques, car les termes d’un seul mot ont souvent plusieurs sens). Parmi les articles consacrés aux termes approuvés de la Banque des termes, seuls certains en couvrent plus d’un (ce qui sert parfois à montrer les différences entre les notions dans les actes juridiques). Terminologija | 2013 | 20 117 on peut affirmer que la Banque des termes contribue indirectement à la formation terminologique des spécialistes et, plus généralement, du public. Comparée à la gestion terminologique habituelle, dont le résultat est le plus souvent un dictionnaire terminologique, la Banque des termes offre d’autres possibilités: publier rapidement de nouveaux termes et, si nécessaire, améliorer ou corriger rapidement ceux qui ont déjà été publiés. Par rapport aux dictionnaires, la gestion terminologique électronique offre également des possibilités de recherche entièrement nouvelles et bien plus étendues. Toutefois, la normalisation des termes des actes juridiques pose des difficultés différentes de celles que présentent la gestion de la terminologie scientifique et la publication de dictionnaires. Les auteurs de dictionnaires peuvent, en s’appuyant sur leurs recherches ou parfois sous la pression des linguistes, modifier les termes utilisés auparavant, désigner de nouvelles notions, proposer des néologismes dans leur dictionnaire et espérer qu’ils seront adoptés par les spécialistes du domaine. Certains termes nouveaux s’imposent, tandis que d’autres restent lettre morte et ne sont que des propositions consignées dans les dictionnaires. Il en va autrement des termes des actes juridiques, en particulier de ceux de niveau supérieur, comme les lois. Une fois publiés, ces termes entrent inévitablement dans l’usage officiel, puis dans d’autres actes juridiques, par exemple les textes d’application des lois, et le processus se poursuit ainsi. Les termes sont souvent repris d’un document à l’autre, et il est difficile d’en interrompre la propagation. Les spécialistes sont souvent réticents à modifier même des termes médiocres, mais répandus, d’autant que le changement de terminologie peut parfois entraîner des coûts considérables, non seulement pour les institutions qui élaborent les documents, mais aussi pour les entreprises chargées de les appliquer. Les traductions des actes juridiques de l’Union européenne, dont la terminologie est de qualité variable et qui est reprise dans les actes juridiques nationaux, constituent un problème distinct. Modifier la terminologie de ces traductions nécessite des procédures complexes, auxquelles les institutions se prêtent donc peu volontiers. Près de dix années de pratique de la création de la Banque des termes montrent que les spécialistes accueillent diversement les propositions visant à améliorer la terminologie des actes juridiques: certains y sont favorables, tandis que d’autres sont d’emblée opposés à tout changement. Malgré tout, il est généralement possible de concilier les aspects linguistiques et spécialisés de l’évaluation d’un terme; il faut parfois que les deux parties fassent des compromis. Les personnes qui utilisent la Banque des termes s’imaginent parfois à tort qu’elle est comme un dictionnaire terminologique unique. Ce n’est pas le cas. La banque est une vaste base de données qui rassemble des matériaux variés. Bien entendu, outre les termes approuvés ou publiés dans les recommandations de la Commission nationale de la langue lituanienne, seuls des dictionnaires terminologiques évalués par cette même commission sont intégrés à la banque; néanmoins, une telle masse importante de données comporte inévitablement des disparités. Il arrive que différents dictionnaires présentent les mêmes notions, mais les définissent — et parfois même les désignent — de manière légèrement différente. Il arrive aussi l’inverse: certains termes et leurs définitions coïncident parfaitement d’un dictionnaire à l’autre. On trouve bien sûr également dans les dictionnaires terminologiques des erreurs, des coquilles, et de nombreux termes nécessaires en sont tout simplement absents. Ce n’est pas parce que la Commission de la langue ne les a pas ajoutés à la Banque des termes (contrairement à ce que certains imaginent parfois), mais parce qu’ils ne figurent ni dans les dictionnaires ni dans les autres sources intégrées à la Banque des termes. Ainsi, lorsqu’il recherche un terme dans la Banque des termes, l’utilisateur n’obtient pas toujours une réponse simple: il peut parfois avoir à choisir entre plusieurs termes et à les évaluer en fonction du domaine, de la source, de la date de publication, etc. Malgré ses imperfections, la Banque des termes est la source la plus fiable et la plus vaste — et toujours croissante — de termes lituaniens issus de domaines variés. 118 Alvydas Umbrasas Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo ment — certains termes et leurs définitions coïncident parfaitement d’un dictionnaire à l’autre. On trouve bien sûr également dans les dictionnaires terminologiques des erreurs, des coquilles, et de nombreux termes nécessaires en sont tout simplement absents. Ce n’est pas parce que la Commission de la langue ne les a pas ajoutés à la Banque des termes (contrairement à ce que certains imaginent parfois), mais parce qu’ils ne figurent ni dans les dictionnaires ni dans les autres sources intégrées à la Banque des termes. Ainsi, lorsqu’il recherche un terme dans la Banque des termes, l’utilisateur n’obtient pas toujours une réponse simple: il peut parfois avoir à choisir entre plusieurs termes et à les évaluer en fonction du domaine, de la source, de la date de publication, etc. Malgré ses imperfections, la Banque des termes est la source la plus fiable et la plus vaste — et toujours croissante — de termes lituaniens issus de domaines variés. CONCLUSIONS 1. Il y a dix ans, l’adoption de la loi sur la banque des termes de la République de Lituanie a conduit à la création d’un système national d’information destiné à la gestion terminologique et au lancement de la constitution d’une base de données terminologiques, qui constitue une source tant pour la terminologie juridique que pour la terminologie scientifique. La Banque des termes de la République de Lituanie fonctionne avant tout comme un système commun aux institutions publiques dotées de commissions terminologiques. Les travaux de sa création, fondés sur la loi susmentionnée et ses textes d’application, sont coordonnés par la Commission nationale de la langue lituanienne. 2. Depuis le début de l’année 2005, date à laquelle les termes ont commencé à être enregistrés dans la Banque des termes, plus de 210 000 notices terminologiques y ont été progressivement réunies. La plupart proviennent de 36 dictionnaires terminologiques de différents domaines, mais le nombre de termes d’actes juridiques évalués sur les plans linguistique et spécialisé ne cesse d’augmenter: il y en a déjà plus de 9 000 (statut aprobuotas). Un tiers des termes approuvés relèvent de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation, domaines dont s’occupe principalement la commission terminologique du ministère de l’Agriculture, la plus active. Trente-cinq institutions ont soumis des termes à approbation, mais leur contribution quantitative à la Banque des termes est très inégale. 3. À mesure que les données de la Banque des termes s’enrichissent, le nombre de ses utilisateurs augmente également, et les termes y sont recherchés de plus en plus souvent. En 2012, environ 700 000 requêtes ont été enregistrées, et le nombre total de requêtes depuis la création de la Banque a déjà dépassé les 3 millions. 4. Les données des requêtes de 2012 montrent que les termes lituaniens et anglais sont ceux qui sont le plus souvent recherchés, les termes anglais l’étant même plus souvent. C’est un signe adressé aux représentants des commissions terminologiques des institutions: il conviendrait d’accorder l’attention voulue aux équivalents anglais, d’autant qu’environ 30% des notices terminologiques approuvées ne comportent actuellement aucun équivalent Terminologija | 2013 | 20 119 et que, par conséquent, les traducteurs des actes juridiques de l’Union européenne peuvent avoir du mal à trouver ces termes ou à les relier aux équivalents dans d’autres langues. 5. L’analyse des termes approuvés a montré que plus de la moitié d’entre eux (environ 57%) sont formés de trois mots ou plus, et qu’une proportion relativement importante — environ 7% — en compte même sept ou davantage. Les termes en un seul mot ne représentent qu’environ 10%. Cela montre que les actes juridiques définissent souvent des notions spécifiques. On observe également la volonté d’atteindre la plus grande précision terminologique possible. Malheureusement, les termes longs sont peu pratiques; c’est pourquoi les documents emploient souvent leurs formes abrégées. 6. L’existence de la Banque des termes contribue sans aucun doute à améliorer la qualité de la terminologie des actes juridiques. Lors de la première étape — l’inventaire des termes des actes juridiques — une part importante de la terminologie des actes juridiques en vigueur a été mise en ordre: environ un cinquième des notices terminologiques approuvées comporte des remarques indiquant que le terme et/ou sa définition ont été modifiés, précisés, révisés, etc. Cela est pris en compte lors de la préparation de nouvelles versions de documents antérieurs. À présent, l’attention étant principalement centrée sur l’examen des termes des projets d’actes juridiques, les propositions des terminologues sont généralement mises en œuvre immédiatement dans les actes. 7. Malgré certaines incohérences ou autres lacunes, la Banque des termes est actuellement la plus vaste source généraliste et fiable de termes lituaniens, librement accessible en ligne; elle peut être utile aux chercheurs, aux rédacteurs, aux traducteurs et à toute autre personne travaillant sur la terminologie ou s’y intéressant. ACTES JURIDIQUES7 Lietuvos Respublikos terminų banko įstatymas (Žin., 2004, Nr. 7-129). Résolution n° N-1 (90) de la Commission nationale de la langue lituanienne du 2 février 2004 « Sur l’approbation de la méthodologie de la Banque des termes de la République de Lituanie » (Žin., 2004, n° 26-842). Résolution n° 881 du gouvernement de la République de Lituanie du 12 juillet 2004 « Sur l’octroi de pouvoirs pour la mise en œuvre de la loi sur la Banque des termes de la République de Lituanie » (Žin., 2004, n° 109-4089). Résolution n° X-245 du Seimas de la République de Lituanie du 14 juin 2005 « Sur le rapport d’activité de l’année 2004 de la Commission nationale de la langue lituanienne » (Žin., 2005, n° 78-2811). Résolution n° 537 du gouvernement de la République de Lituanie du 28 mai 2008 « Sur la modification de la résolution n° 881 du gouvernement de la République de Lituanie du 12 juillet 2004 “Sur l’octroi de pouvoirs pour la mise en œuvre de la loi sur la Banque des termes de la République de Lituanie” » (Žin., 2008, n° 67-2530). Statut n° XI-415 du Seimas de la République de Lituanie du 17 septembre 2009 « Sur le complément et la modification de l’article 135 du Statut du Seimas » (Žin., 2009, n° 112-4751). Résolution n° 337 du gouvernement de la République de Lituanie du 17 avril 2013 « Sur la modification de la résolution n° 728 du gouvernement de la République de Lituanie du 11 août 1994 “Sur l’approbation du règlement intérieur du gouvernement de la République de Lituanie” » (Žin., 2013, n° 43-2112). 7 Présenté par ordre chronologique. 120 Alvydas Umbrasas │ Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo LITERATŪRA AKSTŽ 2008: Aiškinamasis kvalifikacijų sistemos terminų žodynas. Rengėjai R. Gatautis, R. Gudauskas, O. Gurskienė ir kt., Vilnius: Lietuvos darbo rinkos mokymo tarnyba prie Socialinės apsaugos ir darbo ministerijos. Andžius R., Dagienė V., Meškauskienė S. 2005: Lietuvių kalbos terminų bazės projektavimas ir kūrimas. – Informacijos mokslai 34, 201–207. Babickienė Z. 2012: Ekonomikos terminų gramatinių ir leksinių variantų sklaida: norma ir realybė. – Specialybės kalba: gramatika ir logika. Mokslinių straipsnių rinkinys, Vilnius: Mykolo Romerio universitetas, 51–64. Džežulskienė J. 2010: Prepozicinė ir postpozicinė modifikacija: trijųžodžių angliškų ir lietuviškų terminų gretinamoji analizė. – Kalbotyra 62(3), 7–21. ETŽ 1999: Elektrotechnikos terminų žodynas. Rengimo grupė: R. J. Mukulys, V. Aleksa, R. Balsys ir kt. Moksl. red. A. Smilgevičius, S. Žebrauskas, Kaunas: Technologija. Ivanauskienė A. 2005: Lietuvos Respublikos terminų bankas. – Gimtoji kalba 3, 3–6. Ivanauskienė A. 2008: Lietuvos Respublikos terminų bankas: terminijos tvarkybos galimybės ir problemos. – Specialybės kalba: terminija ir studijos. Mokslinių straipsnių rinkinys, Vilnius: Mykolo Romerio universiteto Leidybos centras, 45–49. LST ISO 1087-2:2005 Terminologijos darbas. Aiškinamasis žodynas. 2 dalis. Kompiuterių taikymas (tapatus ISO 1087-2:2000). Meškauskienė S. 2005: Matematikos ir informatikos instituto lietuvių kalbos terminų bazė (Lietuvių kalbos terminynas). – Pabaltijo tautų terminologijos problemos ir Europos Sąjunga. Ats. red., sud. A. Auksoriūtė, Vilnius: Lietuvių kalbos instituto leidykla, 89–96. Umbrasas A. 2010: Lietuvių teisės terminija 1918–1940 metais: pagrindinių kodeksų terminai, Vilnius: Lietuvių kalbos institutas. Urnežiūtė R. 2002: Rengiamas kompiuterinis terminų bankas [pokalbis su dr. V. Černiausku]. – Gimtoji kalba 7–8, 20–24. TERM BANK OF THE REPUBLIC OF LITHUANIA: 10 YEARS AFTER PASSING THE LAW Ten years ago for the first time in the history of Lithuanian terminology the ordering of terminology was regulated by law – at the end of 2013 will be the 10th anniversary of the Law of Term Bank. The Term Bank of the Republic of Lithuania (hereinafter “the Term Bank”) created on the basis of this Law is already well known to society as a terminology source which can be freely accessed on the internet (http://terminai.vlkk.lt). The Term Bank provides terminology evaluated in respect of language and subject. First of all the Term Bank functions as a common system for state institutions which have terminology commissions. The creation of such a system on the basis of the above mentioned law and other related legal acts is co-ordinated by the State Commission of the Lithuanian Language. The article reviews the conception of the Term Bank, its legal basis, analyses its structure, content, statistics of queries, etc. From the beginning of 2005 when the input of terms was started until now over 210 000 term entries were gradually accumulated. The majority of them were taken from 36 dictionaries of various fields, though the number of terms from legal acts is constantly increasing – the Term Bank already contains 9000 of such terms (with the status mark aprobuotas (approved)). A third of the terms from legal acts were provided by the Terminology Commission of the Ministry of Agriculture which works most actively. With the number of terms in the Term Bank increasing the number of its users is also growing. In 2012 there were 700 000 queries recorded and the total Terminologija | 2013 | 20 121 number of queries already exceeded 3 million. The data from 2012 shows that users most frequently look for Lithuanian and English terms, for the latter even more frequently. This is a sign for terminology commissions at various institutions that English equivalents should be given proper attention. Currently about 30% of approved term entries from legal acts do not have any foreign language equivalents, therefore the translators of European Union legal acts might have difficulties finding the right terms. The analysis of approved terms from legal acts shows that more than a half of those terms consist of three or more words and about 7% – of seven or more words. One-word terms make up only 10%. This shows that legal acts frequently define specific concepts. At the same time it shows attempts of terminologists to seek greater accuracy which determines the length of terms. Unfortunately, long terms are not comfortable to use, therefore in documents their shorter variants are frequently used. The Term Bank undoubtedly contributes to the improvement of the quality of terminology in legal acts. Quite a lot of terms from legal acts in force have been improved at meetings of the Terminology Sub-commission of the State Commission of the Lithuanian Language – one fifth of the approved term entries have comments that a term and (or) its definition in the Term Bank has been modified, made more accurate, edited, etc. Despite certain inconsistencies the Term Bank is currently the most reliable and universal source of Lithuanian terminology available on the internet which can be useful for scientists, editors, translators and other specialists working with terminology or interested in terminology. Gauta 2013-10-02 Alvydas Umbrasas Lietuvių kalbos institutas P. Vileišio g. 5, LT-10308 Vilnius E. paštas [email protected] 122 Alvydas Umbrasas | Lietuvos Respublikos terminų bankas: 10 metų po įstatymo priėmimo