Naujieji dekoratyvinių augalų genčių vardai
Full text
Nouveaux noms des genres de plantes ornementales
ALBINA AUKSORIŪTĖ
Institut de la langue lituanienne
MOTS-CLÉS: nom de genre de plante ornementale, néologisme, dérivés suffixaux, dérivés par désinence, mots composés, emprunts
INTRODUCTION
Les termes botaniques et les noms nomenclaturaux lituaniens ont commencé à être créés, organisés sur le plan terminographique et classés plus tôt que ceux de toutes les autres disciplines scientifiques. L’auteur des premiers dictionnaires manuscrits lituaniens de termes botaniques et de noms de plantes, le Samogitien Jurgis Ambraziejus Pabrėža (1771–1849), est considéré comme le pionnier de l’organisation systématique de la terminologie dans ce domaine. En 1821, J. A. Pabrėža rédigea un dictionnaire botanique bilingue latin-samogitien, Dictionarium Botanicum Latino Samogiticum, dans lequel il donna 860 noms de plantes; en 1834, il produisit une liste alphabétique bilingue de termes de morphologie végétale, en lituanien et en latin, longue de 505 pages, Sryje Balsenyyny. J. A. Pabrėža acheva en 1843 la rédaction de son œuvre scientifique la plus importante, Tayslós augumynis1, qui décrit en détail toute la flore de Samogitie. Le manuscrit comprend deux parties: la première indique les sources bibliographiques, examine la structure des plantes et présente et explique les termes de morphologie végétale. La seconde partie, de 980 pages, expose la systématique des plantes et décrit 643 genres de plantes à fleurs ainsi que 150 genres de plantes sporifères et de champignons. Dans cet ouvrage, J. A. Pabrėža donne, outre les noms de plantes lituaniens et latins, des noms lettons, allemands et polonais. En 1900, une partie de ce manuscrit de J. A. Pabrėža fut imprimée en Amérique sous le titre Botanika arba Taislius auguminis.
Il faut également mentionner le manuscrit d’un autre Samogitien, Laurynas Ivinskis (1810–1881): un ouvrage scientifique en deux parties, Prigimtūmenė, turentė sawieje dalijkus žemies, žoliun ir giwunun su parodimu anun wartojimo (ci-après, Prigimtūmenė),
1 Dėl rankraščio pavadinimo užrašymo klaidos žr. Subačius 1996: 106. Šio J. A. Pabrėžos rankraščio perrašą pradėta skelbti 2009-aisiais (Jurgis Ambraziejus Pabrėža. Taislius auguminis, I–223. Vilnius: Lietuvių kalbos institutas, 2009), 2014 m. Rita Šepetytė paskelbė didžiąją rankraščio dalį – 224–776 p. (Jurgis Ambraziejus Pabrėža. Taislius auguminis, 224–776, Vilnius: Lietuvių kalbos institutas, 2014).
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rédigé vers 1870. La première partie, Žemėmina, décrit différents sujets de minéralogie, tandis que la seconde, Žolėmina, est un répertoire systématique des noms de champignons et de plantes qu’il a compilé, contenant les noms lituaniens de 218 familles et de plus de 2 520 genres. À côté des noms lituaniens, L. Ivinskis donne leurs équivalents en latin, très souvent en polonais et parfois en allemand2.
Le premier dictionnaire de terminologie imprimé en Lituanie est le répertoire des plantes de Povilas Matulionis, Žolynas. Dalys II. Lietuvos augalų žodynas ir augalų taislas, publié à Vilnius en 1906. Žolyne recense environ 3 000 noms lituaniens de plantes poussant en Lituanie; la plupart ont été recueillis dans des sources imprimées et manuscrites, dont P. Matulionis a inséré la liste dans la préface. Les noms des genres végétaux comme ceux des espèces sont le plus souvent accompagnés de l’abréviation de l’auteur de la source. La première partie de Žolyno comporte deux index: Rodikle sulyg lotiniško abecyno et Rodikle sulyg lietuviško abecyno; le premier donne les noms latins des plantes avec leurs équivalents en lituanien, en russe et en polonais, et le second, les noms lituaniens des plantes avec leurs équivalents en latin. La seconde partie de Žolyno est intitulée Augalų taislas sulyg istoriškai-gamtiškosios tvarkos et présente la classification des plantes décrites dans le dictionnaire.
Le meilleur dictionnaire de terminologie publié avant 1940 est considéré comme étant le Lietuviškas botanikos žodynas (1938, 598 p.), élaboré par la Commission du dictionnaire botanique, sous la direction du professeur associé Liudas Vailionis, et édité par le Dr Jonas Dagys. Le dictionnaire contient environ 3 300 termes en latin, lituanien, allemand, russe, polonais et letton, avec des synonymes et variantes lituaniens issus de la langue parlée et des textes; il comprend un répertoire lituanien-latin ainsi qu’un glossaire de noms spécifiques adjectivaux latins.
En 1959 parut le premier tome de l’œuvre botanique majeure Lietuvos TSR flora (ci-après, Lietuvos flora), et le dernier des six tomes de cet ouvrage fut publié en 1980. Les six tomes décrivent 129 familles, 724 genres et 2 153 espèces. Chaque espèce décrite dans Lietuvos floroj porte un nom latin, lituanien et russe; des synonymes sont également indiqués à côté du nom principal de l’espèce. La préparation de cet ouvrage en six tomes a nécessité un important travail terminologique et les noms des plantes retenus pour cette publication ont été normalisés.
Le travail de normalisation et d’organisation des noms de plantes s’est poursuivi après la publication de Lietuvos florą. En 1998 parut le Botanikos vardų žodynas, qui contient les noms de plantes examinés par la Commission du dictionnaire botanique.
2 Apie šį L. Ivinskio rankraštį plačiau žr. Auksoriūtė 1998: 102–110; Auksoriūtė 2004: 127–149; Auksoriūtė A. 2008: 132–141.
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Depuis 2002, la sous-commission de terminologie de la Commission nationale de la langue lituanienne (ci-après VLKK), en collaboration avec des botanistes3, examine les changements des noms lituaniens de plantes induits par les modifications de la systématique latine et attribue des noms lituaniens aux plantes qui n’en avaient pas encore, le plus souvent à des plantes introduites en Lituanie seulement récemment. La VLKK a préparé et publié neuf livrets de listes de plantes examinées par la sous-commission de terminologie (pour plus de détails, voir http://www.vlkk.lt/aktualiausios-temos/terminija/kalbos-komisijos-terminijos-leidiniai),); elle publie également des recommandations présentant les listes les plus récentes de noms de plantes examinés (voir http://www.vlkk.lt/aktualiausios-temos/terminija/apie-skyriu-terminija),), dont la plupart figurent aussi dans la Banque des termes de la République de Lituanie.
La première recommandation de la VLKK, « Sur les noms lituaniens des plantes ornementales », a été publiée le 20 décembre 2012; sa septième partie, le 9 octobre 2014.
Environ un tiers des espèces de plantes vasculaires présentes sur Terre sont des plantes ornementales: elles embellissent notre environnement, nos maisons et notre quotidien. De nombreuses espèces de ce type poussent spontanément ou sont cultivées en Lituanie. Leur nombre a particulièrement augmenté après l’ouverture des frontières et le développement de la coopération avec des pays étrangers, notamment ceux d’Europe occidentale. Des espèces végétales jusque-là peu connues ont afflué dans notre pays (Kiselienė, Grigienė, Grigas 2007:6).
L’objet de l’étude est constitué de 417 nouveaux noms de genres végétaux présentés dans la recommandation de la VLKK « Sur les noms lituaniens des plantes ornementales ». L’article a pour objectif d’examiner, du point de vue synchronique, les nouveaux noms de genres de plantes ornementales sous l’angle de la terminologie et de la formation des mots, de déterminer les procédés de création de ces noms et de formation des néologismes, et de comparer les procédés de formation des noms actuels de genres végétaux avec ceux des noms de genres végétaux de la flore de Lituanie.
En 1985, le terminologue Kazimieras Gaivenis a publié dans Lietuvių kalbotyros klausimai4 un article intitulé « Noms des genres et des espèces végétales de Lituanie »,
3 Les noms de plantes examinés dans l’article ont été étudiés par la sous-commission de terminologie de la Commission nationale de la langue lituanienne: le Dr Zigmantas Gudžinskas (responsable de la préparation des listes et auteur de nombreux néologismes), le Dr Valerijus Rašomavičius (Institut de botanique du Centre de recherche sur la nature), le professeur habilité, Dr Jonas Remigijus Naujalis (Faculté des sciences naturelles de l’Université de Vilnius), le Dr Živilė Lazdauskaitė (Institut de botanique du Centre de recherche sur la nature), le Dr Albina Auksočiūtė, le professeur associé, Dr Stasys Keinys, Solvita Babanauškienė, le Dr Palmira Zemlevičiūtė (Institut de langue lituanienne), Audra Ivanauskienė, Gita Kazlauskaitė, Aušra Marcinkevičienė et le Dr Alvydas Umbrasas (secrétariat de la Commission nationale de la langue lituanienne). Je remercie A. Marcinkevičienė pour son aide dans la collecte des données et le Dr Z. Gudžinskas pour ses observations spécialisées, qui m’ont été utiles lors de la préparation de cet article.
4 Gaivenis K. Noms des genres et des espèces végétales de Lituanie. – Lietuvių kalbotyros klausimai 24. Mokslo kalbos kultūros ir terminologijos problemos, 1985, 165–178.
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où il a examiné de manière assez détaillée les noms lituaniens des genres et des espèces végétales présentés dans la flore de Lituanie. La comparaison des procédés de formation des noms de genres de plantes ornementales et de ceux des genres végétaux de la flore de Lituanie s’appuie sur l’article de K. Gaivenis mentionné ci-dessus, reproduit dans son recueil d’écrits (voir Gaivenis 2014: 363–376).
On peut distinguer plusieurs sources de création des noms de genres végétaux étudiés: des néologismes formés à l’aide de procédés de dérivation, des noms de plantes empruntés au latin, certains noms de plantes de formation individuelle créés par L. Ivinskis, J. A. Pabrėža et d’autres auteurs et intégrés dans l’usage, ainsi que des mots dialectaux terminologisés.
NÉOLOGISMES
Le groupe le plus important de noms de genres de plantes ornementales — plus de la moitié (58%) de tous les nouveaux noms — est constitué de néologismes (242 noms): des dérivés formés par suffixation, par ajout de terminaisons ou de préfixes, ainsi que des mots composés.
Dérivés suffixaux. C’est cette méthode de formation qui a produit le plus de néologismes: 71% de tous les néologismes (172 noms). Le suffixe le plus productif est -en-; ses dérivés représentent un tiers de tous les dérivés suffixaux. Cette méthode de formation des noms de plantes est courante et la plus abondante également dans la flore de Lituanie, comme l’indique l’article de K. Gaivenis: « Parmi les dérivés, les termes suffixaux sont les plus nombreux. Par leur abondance, les termes formés selon cette méthode dépassent de loin les dérivés par terminaison et par préfixation. Par exemple, les seuls dérivés formés avec le suffixe -en- sont plus nombreux que les dérivés par terminaison et par préfixation réunis » (Gaivenis 2014: 367). Pour les genres de plantes ornementales étudiés, les néologismes formés avec le suffixe -en- sont également plus nombreux (58 dérivés) que les dérivés par terminaison et par préfixation réunis (40 dérivés).
Les néologismes désignant des genres de plantes présentent deux variantes du suffixe étudié: -enis et -enė; la plupart des dérivés suffixaux en -en- sont formés à partir de noms, par exemple5: 1) -enis: Araujia – kapšėnis (: kapšas), Bolusanthus – ietėnis (: ietis), Canistrum – rykėnis (: rykas), Cercocarpus – nagėnis (: nagas), Chilopsis – terkšlėnis (: terkšlė), Corynocarpus – bukstėnis (: bukstis « pieu non aiguisé ou tout objet émoussé » LKŽe), Davidia – skepetėnis (: skepeta), Helminthostachys – kirmėnis (: kirmis), Meliosma – nektarėnis (: nektaras), Moraea – povėnis (: povas), Strongylodon – iltėnis (: iltis); 2) -enė:
5Dans la présentation des exemples, le nom latin du genre végétal est donné en premier, suivi d’un tiret puis du nom lituanien du genre; entre parenthèses, la formation du nom lituanien est expliquée: après les deux-points figure le mot de base.
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Alonsoa – kaukėnė (: kaukė), Centratherum – daubėnė (: dauba), Chiliotrichum – šarmėnė (: šarma), Corytoplectus – žlėjenė (: žlėja « pénombre » LKŽe), Desfontainia – rukėnė (: rukis « ce qui est froissé, flétri » LKŽe), Dichorisandra – riaukėnė (: riaukė « fissure, fossé » LKŽe), Forestiera – prosmėnė (: prosmė « clairière » LKŽe), Gibasis – šydenė (: šydas), Hemigraphis – vėlėnė (: vėlė), Ozothamnus – krislėnė (: krislas), Pholistoma – žiotėnė (: žiotys), Proboscidea – straublėnė (: straublys), Reevesia – purkėnė (: purka), Scaevola – skeptrėnė (: skeptras), Serruria – martėnė (: marti), Zenobia – ūkėnė (: ūkas). Les noms de plantes mentionnés sont formés à partir de mots de base nominaux. Puis-je? Je suis désolé, je ne peux pas produire la reconstruction exacte demandée à partir de l’image fournie.
« devenu grand » LKŽe), Stylophorum – ugniūnas (: ugnis); 2) –ūnė: Centrosema – vištūnė (: višta), Licuala – klostūnė (: klostė), Pachyphragma – čiūžūnė (: čiūžė « ce qui glisse » LKŽe), Pachystachys – žvakūnė (: žvakė); 3) –ūnis: Anemia – vėjūnis (: vėjas), Argyranthemum – sidabrūnis (: sidabras), Oxydendrum – rūgštūnis (: rūgštis), Stokesia – dangūnis (: dangus). Pour quelques dérivés formés avec le suffixe étudié, les mots de base sont également des noms de plantes: 1) –ūnas: Anisodontea – dedėšvūnas (: dedėšva), Chasmanthium – dirsūnas (: dirsė), Lithocarpus – ąžuolūnas (: ąžuolas), Symphyotrichum – astrūnas (: astra); 2) –ūnė: Phyllodoce – viržūnė (: viržis), Rhaphiolepis – obelūnė (: obelis). Il n’y a que quelques dérivés formés à partir d’adjectifs et de verbes: Brunsvigia – meilūnas (: meilūs), Tripsacum – kentrūnas (: kentrus « patient » LKŽe), Xerochrysum – šlamūnas (: šlamėti, šlamėjo), Muehlenbeckia – draikūnė (: draikus).
Les autres suffixes employés pour former des néologismes sont moins productifs que ceux examinés précédemment; leurs dérivés peuvent être passés en revue par petits groupes. On relève quelques dérivés des suffixes –utis, –utė et –aitis, –aitė, tandis que les suffixes –uotis, –uotė, –otis, –otė, –tis, –tė, –ytis, –ėtis, –tas n’en ont produit qu’un ou deux chacun:
–utis, –utė: à partir de noms: Frithia – kuokūtis (: kuoka), Lyonothamnus – plienūtis (: plienas), Microlepia – žvynūtis (: žvynas); à partir de noms de plantes: Pieris – bereinūtis (: bereinis), Lessertia – pūslūtis (: pūsl ius), Rhodohypoxis – troškūtė (: troškė); à partir d’un adjectif: Dicranostigma – dviragūtė (: dviragis) et d’un verbe: Leycesteria – svirūtis (: svirti, sviro);
–aitis, –aitė: à partir de noms de plantes: Malvaviscus – dedėšvaitis (: dedėšva), Nothoscordum – česnakaitis (: česnakas), Scadoxus – raudminaitis (: raudminas), Sphagneticola – legestaitis (: legėstas), Myrteola – mirtaitė (: mirta); un seul dérivé est formé à partir d’un nom d’une autre signification: Dracunculus – slibinaitis (: slibinas);
–otis, –otė: à partir de noms: Andropogon – barzdotis (: barzda), Cryptogramma – raštotis (: raštas), Glandularia – liaukotis (: liauka), Spodiopogon – šarmotė (: šarma);
–uotis, –uotė: à partir de noms: Acalypha – variuotis (: varis), Hoheria – nėriniuotė (: nėrinys), Holmskioldia – kakluotė (: kaklas);
–ytis: à partir de noms de plantes: Niphidium – šertvytis (: šertvė), Thryptomene – žiorytis (: žioris);
–tas, –tis, –tė: à partir de verbes: Calicotome – lėpštas (: lėpšti, lėpšo « s’affaisser, ramollir » LKŽe), Spathodea – žveltis (: žvelti, žvelė « brûler » LKŽe), James-brittenia – žvelgtė (: žvelgti, žvelgė);
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–ėtis: à partir du nom de la plante: Hemiptelea – vinkšnėtis (: vinkšna).
À un autre petit groupe appartiennent les dérivés peu nombreux formés avec les suffixes –ėlis, –ėlė, –uolė, –ilis, –ilė, –lis, –lė, –ulis. Les mots de base des dérivés en –ėlis, –ėlė sont des noms de plantes, tandis que ceux des autres dérivés sont principalement des noms, et seuls quelques-uns sont des adjectifs ou des verbes.
–ėlė, –ėlis: Hacquetia – girūnėlė (: girūnė), Heteranthemis – raimenėlė (: raimenė), Nuttallanthus – žioveinėlis (: žioveinis), Sidalcea – rožūnėlė (: rožūnė), Thompsonella – storlapėlė (: storlapis);
–uolė: Beaumontia – dūduolė (: dūda), Hudsonia – viržuolė (: viržis), Isotoma – lyguolė (: lygus), Koelreuteria – svambuolė (: svambus « lourd, pesant » LKŽe), Pitcairnia – stypuolė (: stypas);
–ilis, –ilė: Odontonema – dantilis (: dantis), Orthrosanthus – dalgilis (: dalgis), Diascia – ragilė (: ragas), Toxicoscordion – žvaigždilė (: žvaigždė);
–lis, –lė: Conophytum – kūglis (: kūgis), Menziesia – uōglis (: uoga), Vittadinia – pūklis (: pūkas), Coprosma – dvoklė (: dvokti, dvokė);
–ulis: Myoporum – raumenulis (: raumenas, raumenė), Therorhodion – žemūlis (: žemas).
Les dérivés avec les suffixes –vis, –vė, –uvis, –uvė sont également, pour la plupart, formés à partir de noms:
–vis, –vė: Clianthus – papūgvis (: papūga), Filicium – par̃tvis (: partis « varbenis » LKŽe), Scoliopus – raitvis (: raitytis, raitėsi), Stachytarpheta – žaltvis (: žaltys), Anticlea – priešvė (: prieš), Dierama – rykštvė (: rykštė), Nipponanthemum – skaisvė (: skaistus), Xanthisma – snaudvė (: snaudė);
–uvis, –uvė: Chimonanthus – žiemuvis (: žiema), Veltheimia – gražuvis (: gražus), Asphodeline – plėnuvė (: plėnis).
On peut réunir dans un même groupe les dérivés formés avec les suffixes –uonis, –uonė, –onė, –nis, –nė, –ainė, –inys:
–uonis, –uonė: Chamelaucium – žerūonis (: žerėti, žerėjo), Lampranthus – blizguonis (: blizgėti, blizgėjo), Tricyrtis – kreivuonis (: kreivas), Sanchezia – gysluonė (: gysla);
–onė: Bruckenthalia – viržonė (: viržis), Dictyosperma – vėtronė (: vėtra), Malephora – ledonė (: ledas);
–nis, –nė: Mazus – žiopnis (: žiopas « fissure » LKŽe), Disporum – dūlsnė (: dulsoti, dulsojo « rester debout, assis en se courbant » LKŽe);
–ainė: Ismene – vorainė (: voras);
–inys: Stenocarpus – ratinýs (: ratas).
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Les mots de base des dérivés formés à l’aide des suffixes -ras, -uras, -ėtras, -ūtras sont des noms et des verbes:
-ras: Alyogyne – smiltras (: smiltė), Firmiana – skėtras (: skėtis), Frerea – pūdras (: pūti, pūdė);
-uras: Capnoides – lingūras (: linguoti, lingavo);
-ėtras: Chrysocephalum – šlamėtras (: šlamėti, šlamėjo);
-ūtras: Adenium – tinūtras (: tinti, tino), Stigmaphyllon – vėjūtras (: vėjas).
Avec plusieurs autres suffixes, trois, deux, voire un seul dérivé ont été formés:
-mis: Oxyria – rūgštmis (: rūgštis), Couroupita – sviėdmis (: sviesti, sviedė), Cupaniopsis – trėkmis (: trėkti « salir, enduire, salir » LKŽe);
-ojas: Afgekia – ražojas (: ražas), Bellium – saulojas (: saulė);
-ikė: Glottiphyllum – liežikė (: liežti, liežė);
-oklė: Pistia – plūdoklė (: plūdė);
-mė: Pellionia – gulsmė (: guli, gulėjo);
-minas: Boenninghausenia – rūtminas (: rūta);
-va: Pachystegia – graižva (: graižas);
-ižis: Cyananthus – mėližis (: mėlė).
Comme le montrent les noms de genres présentés, un grand nombre de suffixes ont été utilisés pour former des dérivés suffixaux; toutefois, les suffixes -enis, -enė et -ūnas, -ūnė peuvent être considérés comme les plus productifs. K. Gaivenis a établi que, pour nommer les genres de la flore de Lietuvos floros, plusieurs suffixes productifs autres que le suffixe -en- avaient été utilisés: « Les suffixes comportant -ūn-, -ut- et -uol- sont presque aussi productifs les uns que les autres: chacun a servi à former une douzaine environ de noms de genres végétaux <...> » (Gaivenis 2014: 368).
Dérivés par désinence. Peu de dérivés par désinence ont été proposés pour nommer de nouveaux genres végétaux; les néologismes formés selon ce procédé ne représentent que 15,7% de l’ensemble des néologismes. La plupart des dérivés ont été formés avec les désinences -is et -ė. Les mots de base les plus fréquents des dérivés formés avec la désinence -is sont des noms:
-is: Aeonium – ramdis (: ramda « câpre » LKŽe), Bituminaria – derūvis (: résine), Delairea – klevėdris (: klevedra « objet défait, cassé, rebut » LKŽe), Dombeya – tumūlis (: tumulas), Embothrium – žaiždris (: žaizdras), Fremontodendron – gaušvis (: gausva), Homalocladium – diržis (: diržas), Leucospermum – gaišmis (: gaisme « joie » LKŽe), Loropetalum – sekėtis (: seketa « petite fleur du soleil » LKŽe), Margyricarpus – gūmbris (: gumbras), Melianthus – medalūtis (: medalutė), Nautilocalyx – kriaūk lis (: coquille), Schotia – kraūmis (: kraumas « tige succulente » LKŽe), Tylecodon – grūoblis (: gruoblė « irrégularité, durcissement » LKŽe). Seuls les dérivés de quelques genres étudiés ont pour base de formation des verbes:
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le radical de dérivation des noms de genres est constitué de verbes: Beaucarnea – nūkaris (: nukarti, nukaro), Brownea – žiōris (: žiōreti, žiōrėjo), Comarostaphylis – tèlžis (: telžti, telžė), Gibbaeum – pãmsis (: pamsoti, pamsojo « rester debout, se tenir là » LKŽe), Kohleria – plazdis (: plazdėti, plazdėjo).
Le plus souvent, les dérivés formés avec la terminaison -ė ont pour base de formation des noms:
-ė: Bismarckia – dangė (: ciel), Choisya – skirbė (: skirbas « espace, fente » LKŽe), Cyanastrum – gīlnė (: gilna « grive » LKŽe), Fortunearia – laimīke (: laimikas), Galphimia – purkšlė (: purkšlis « petit arbuste, arbrisseau » LKŽe), Chamaebatia – póōingė (: pavingis); adjectifs: Delosperma – mūdrė (: mudrus « vif, alerte » LKŽe), Didymochlaena – mer̃nė (: mernas « humide et mou » LKŽe), Habranthus – grąkštė (: grakštus), Neoregelia – drōvė (: drovus), Stictocardia – viñgrė (: vingrus); et verbes: Codonanthe – ur̃kė (: urkti, urkė), Harrimanella – tisė (: tisoti, ti-sojo), Talbotia – triaūkšė (: triaukšėti, triaukšėjo).
Seuls quelques noms ont été dérivés avec les terminaisons –a, –ys et –as:
–a: Faucaria – nausā (: nausytis, nausėsi « se tortiller lentement, en se contorsionnant » LKŽe), Smithatris – krygždà (: krygždė);
–ys: Aglaomorpha – rangýs (: rangė « ornement féminin de tête fait de rubans entrelacés » LKŽe), Lophospermum – skiauterýs (: skiauterė);
–as: Alloxylon – grūožas (: gruozuoti, gruožavo « caresser » LKŽe).
Dérivés préfixés. La préfixation est le procédé de formation le moins productif parmi ceux étudiés pour les néologismes: seuls deux dérivés ont été formés:
po-: Eriochloa – póašarė (: larme);
pro-: Libocedrus – prókedris (: cèdre).
Šio darybos būdo vedinių mažiausiai rasta ir Lietuvos floroje (žr. Gaivenis 2014: 371).
Composés. Le nombre de noms de genres de plantes ornementales formés par composition est légèrement inférieur à celui des dérivés suffixaux; ils représentent 12,4% de l’ensemble des néologismes. Dans la flore de Lituanie, les noms de genres composés, qui représentent environ 33% de toutes les formations, ne sont devancés en nombre que par les dérivés suffixaux. Ils comprennent des noms populaires anciens, mais peu de néologismes (Gaivenis 2014: 365). Ainsi, la même tendance se manifeste dans la création des néologismes étudiés: former moins de composés.
Les composés peuvent être classés selon leur second élément. Quelques composés ont pour second élément –palmė: Acoelorrhaphe – pjūklāpalmė (: scie + palmė), Allagoptera – kūokpalmė (: massue + palmė), Hedyscepe – skētpalmė (: parapluie + palmė), Hyophorbe – ropépalmė (: navet + palmė), Pritchardia –
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ketėrpalme (: crête + palmier), Rhapidophyllum – ežįpalmė (: hérisson + palmier), Rhopalostylis – gumbāpalmė (: tubercule + palmier), Thrinax – stōgpalmė (: toit + palmier), Veitchia – rumbāpalmė (: cercle + palmier). Tous les composés présentés sont formés de deux noms; on n’a trouvé qu’un seul composé dont le premier élément est un verbe, et un seul dont le premier élément est un adjectif: Nannorrhops – svīrpalmė (: se pencher + palmier), Ptychosperma – laibāpalmė (: élancé + palmier).
Un groupe un peu moins important de composés est formé avec le second élément -papartis: Dennstaedtia – šākpapartis (: branche + fougère), Doryopteris – žvaizdpap normalis (: étoile + fougère), Rumohra – ōdpაპartis (: peau + fougère), Stenochlaena – ūksmēpapartis (: ombre + fougère), Thelypteris – pelkiāpapartis (: marais + fougère). Tous ces noms composés sont formés de deux noms.
Il convient de mentionner deux composés dont le second élément est -žiedis, -žiedė: Hymenocallis – vōržiedis (: araignée + fleur), Pedilanthus – pédžiedė (: pied + fleur). Les éléments des autres composés ne se répètent pas: Archontophoenix – dygfinikis (: épineux + palmier-dattier), Austromyrtus – pietmirtė (: sud + myrte), Erinacea – ežiāžirnis (: hérisson + pois), Leucoglossum – vilkramunis (: loup + marguerite), Paxistima – šilžiurkštis (: pinède + « petit arbuste, sous-arbrisseau » LKŽe), Pseudofumaria – paukštrūtė (: oiseau + rue), Pseudogynoxys – liepšnāžėlė (: flamme + séneçon), Uniola – jūravizė (: mer + avoine), Zapoteca – lipniāpupė (: collant + haricot). Les seconds éléments des composés présentés sont des noms de plantes, tandis que les premiers sont eux aussi, pour la plupart, des noms. Comme l’a établi K. Gaivenis, dans la flore de Lituanie, on trouve un nombre relativement élevé de noms composés de genres végétaux de type « nom + nom », dont le second élément est le nom d’une plante (voir Gaivenis 2014: 366).
Trois autres composés ont été formés avec des éléments différents: Halimodendron – druskākrūmis (: sel + arbuste), Osteospermum – kaulāseklis (: os + graine), Styphnolobium – svīrmedis. Il convient de remarquer que dans la flore de Lituanie figurent de nombreux noms composés de genres dont le second élément est medis « arbre » (voir Gaivenis 2014: 365).
NOMS DE PLANTES TIRÉS DES ÉCRITS DE L. IVINSKIS ET D’AUTRES SOURCES
Lors de l’examen des nouveaux noms de genres de plantes ornementales par la sous-commission de terminologie de la VLKK, ont été approuvés non seulement des créations nouvelles, mais aussi des noms de plantes créés auparavant par divers auteurs, tirés de manuscrits et du Lietuviško botanikos žodyno. Le plus grand nombre de noms de genres végétaux provient des écrits de L. Ivinskis: 77 noms, qui représentent 18,5% de l’ensemble des noms de genres de plantes ornementales étudiés.
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La grande majorité de ces noms proviennent de la Prigimtūmenė de L. Ivinskis. Les noms de plantes issus de ce manuscrit de L. Ivinskis ne figurent dans aucune source imprimée; ils n’ont été intégrés ni au Lietuvišką botanikos žodyną ni au Lietuvių kalbos žodyną, car ce manuscrit n’a pas été publié et est resté inconnu des chercheurs lituaniens jusqu’au début des années 1960 (pour plus de détails, voir Jankevičius, Jankevičienė 1962; Auksoriūtė 1998). L’examen du manuscrit de L. Ivinskis a révélé que certaines plantes désormais introduites en Lituanie avaient déjà été nommées dans la Prigimtūmenė; la sous-commission de terminologie a donc décidé de ne pas créer de nouveau nom de plante et de désigner le nouveau genre végétal par le nom créé par L. Ivinskis (les noms de L. Ivinskis remis en usage ont déjà fait l’objet de publications; pour plus de détails, voir Auksoriūtė 2008).
Travail s
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Il convient de mentionner à part quelques noms de plantes qui ont été attribués à d’autres genres, car les genres que L. Ivinskis avait nommés dans Prigimtūmenėje possèdent déjà des noms lituaniens: Abeliophyllum – baltvas (: baltas « blanc » + –vas, cf. Epipactis Pr 1416), Calyptrocalyx – sulpėtras (: sulpėti, sulpėjo « aspirer lentement, téter » LKŽe + –ėtras, cf. Areca Pr 128), Cephalanthus – galvožis (: galva « tête » + –ožis, cf. Cephaliaria Pr 252), Chiastophyllum – saitmà (: saitis « lien servant à attacher, à nouer quelque chose » LKŽe + –ma, cf. Cassia Pr 211), Chlorogalum – žalūinis (: žalvas « verdâtre » LKŽe + –inis, cf. Chlora Pr 236), Etlingera – daūbras (: dauba « ravin » + –ras, cf. Epimedium Pr 164), Harpephyllum – lelūnis (: lelėti, lelėjo + –ūnis, cf. Hacquetia Pr 191), Macfadyena – apsukmýs (: apsukti, apsuko + –mys, cf. Helicteris Pr 169), Phymatosorus – kojūminis (: koja « pied » + –ūminis, cf. Polypodium Pr 114).
Plusieurs noms de L. Ivinskis sont tirés des synonymes donnés dans le Lietuviškame botanikos žodyne: Coleostephus – raimenė (: raimas « bigarré » LKŽe + –enė, cf. Ánthemis LBŽ 24), Dietes – kalavėjinis (: kalavijis + –einis, cf. Iris LBŽ 179), Graptopetalum – riebūnis (: riebus « gras » + –ūnis, cf. Sédum LBŽ 318), Heteromeles – dobūnis (: doba « nature, manière, coutume » LKŽe + –ūnis, cf. Anthýllis Vulnerária LBŽ 25), Ionopsidium – mažūmenė (: mažas « petit » + –ūmenė, cf. Drába LBŽ 124), Ipomopsis – šermėnė (: šermuo + –enė, cf. Polemonium caerúleum LBŽ 268).
Noms de plantes à formation obscure. La formation d’une partie des noms de plantes de L. Ivinskis, tirés de Prigimtūmenės, n’est pas claire; on pourrait peut-être discerner un formant dérivationnel dans certains cas, mais il est difficile d’identifier le mot de base: Aphyllanthes – nuōlaisis, Cabomba – labūstras, Cladrastis – pōsnis, Comptonia – ūgras, Cornutia – sal̄ksnas, Corynabutilon – surklainis, Cotyledon – duršvas, Crateva – virštas, Dirca – saīluvas, Elaeodendron – sūmbras, Escallonia – smeilė, Exacum – sūblas, Gaura – priesruvis, Glaucium – vaīklas, Kirengeshoma – pōsainis, Onosma – liesmuō, Pernettya – spūglas, Petrea – kolūnis, Plumeria – jōstras, Pontederia – skiaustmėnė, Sesuvium – spiṅgras, Swainsona – vintlumas, Tibouchina – eīkras, Umbilicus – ēlkras, Vriesea – medvėnė. Quelques noms de plantes de L. Ivinskis à formation obscure sont tirés du Lietuviško botanikos žodyno: Correa – švįetras, Houstonia – parūnė, Kleinhovia – grinūvas, Lagarosiphon – vandrunėlis, Machaeranthera – gēltvoidis, Pachysandra – mīetveinė, Stewartia – sēglinis.
6 Le nom latin de la plante nommée par L. Ivinskis et la page de Prigimtūmenės sont indiqués.
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Noms de plantes créés par d’autres auteurs. Outre ceux créés par L. Ivinskis, cinq noms de plantes de J. A. Pabrėža, tirés du Lietuviško botanikos žodyno, ont été repris pour nommer de nouveaux genres de plantes ornementales: Berberidopsis – rūgštērškis (cf. Bérberis LBŽ 47–48), Cavendishia – strauzdė (cf. Achilléa Millefólium LBŽ 5–6), Coronilla – tetirvė (cf. Coronilla vária LBŽ 104), Tasmannia – vỹngėža (cf. Oenánthe aquática LBŽ 237), Tristellateia – tvilkė (cf. Chrysánthemum Parthénium LBŽ 87–88); deux de P. Matulionis: Distylium – purkólis (cf. Állium Schoenóprasum LBŽ 15), Onoclea – kemenà (cf. Hýpnum cupressifórme LBŽ 175); deux de Juozas Fedaravičius: Layia – marūnà (cf. Matricária LBŽ 214), Moltkia – gyvātgalvois (cf. Échium vulgáre LBŽ 127); et un d’Ambraziejus Pranciškus Kašarauskis: Podranea – smūklis (cf. Spargánium LBŽ 327).
Mots dialectaux terminologisés. Pour créer les nouveaux noms de genres de plantes, une autre source de création terminologique a également été utilisée: plusieurs mots dialectaux tirés du Lietuvių kalbos žodyno ont été terminologisés: Antigonon – kiburkštis (« étincelle » LKŽe), Bejaria – žiūrkštas (« brindille fine » LKŽe), Bolbitis – būolis (buolis « sans cornes, écorné » LKŽe), Carmichaelia – pliaustrà (« morceau de glace qui dérive » LKŽe), Francoa – nuotakuõlė (« jeune mariée, fiancée » LKŽe), Pentapetes – drežėnė (dreženė, dreženos « copeaux » LKŽe), Stylomecon – guõnė (guonė « salamandre » LKŽe).
Il convient encore de mentionner trois noms de genres de plantes tirés du Lietuvių kalbos žodyno: Poitea – žūrlė (« renouée des oiseaux » LKŽe), Pseudocydonia – gaŕlis (« alijošinis aštrys » LKŽe), Perovskia – mėlesas (« sauge des teinturiers » LKŽe).
E M P R U N T S
Les noms empruntés de genres de plantes ornementales ne sont pas très nombreux — 76; ils représentent 18,2% de tous les nouveaux noms. Tous les emprunts sont faits au latin: il s’agit de noms de plantes repris de la nomenclature latine et adaptés au lituanien sur le plan morphonologique, par exemple: Agarista – agaristà, Agonis – agònis, Albuca – albukà, Alpingera – alpingera, Amydrium – amìdris, Angelonia – angelònija, Aristotelia – aristòtelija, Asystasia – azistãzija, Baileya – bailėja, Briggsia – brìgsija, Butia – būcija, Calpurnia – kalpùrnija, Camoensia – kamẽnsija, Canarina – kanarinà, Catopsis – katòpsis, Celmisia – celmìzija, Davallia – davãlija, Dryandra – driándra, Drymonia – drimònija, Drynaria – drinãrija, Fenestraria – fenestrãrija, Forsteronia – forsterònija, Gordonia – gordònija, Griselinia – grizelìnija, Hazardia – hazárdija, Hibbertia – hibèrci- ja, Kennedia – kenèdija, Kitaibela – kitaibèlė, Lamarckia – lamárkija, Lonas – lònas, Lophanthera – lofantera, Luma – lumà, Melinis – melìnis, Molineria –
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molinérier – mutisie, Olearia – oléaria, Orbea – orbée, Pandorea – pandorée, Phillyrea – phillyrée, Phymosia – phymosie, Picconia – picconie, Quesnelia – quesnélie, Randia – randie, Rhodoleia – rhodoleia, Rivina – rivine, Romulea – romulée, Sapium – sapium, Saritaea – saritée, Strobilanthes – strobilanthe, Tectaria – tectarie, Telopea – télopée, Tipuana – tipouane, Ursinia – ursinie, Villadia – villadie, Wigandia – wigandie.
La sous-commission de terminologie approuvait généralement les emprunts latins déjà employés dans la littérature ou faciles à prononcer en lituanien. Une proportion similaire d’emprunts est également présentée dans Lietuvos florojė; comme l’écrivait K. Gaivenis, « les termes internationaux utilisés pour désigner les genres végétaux sont relativement peu nombreux – environ 16,7% » (Gaivenis 2014: 364).
CONCLUSIONS
1. Les sources de création des nouveaux noms lituaniens de genres de plantes ornementales présentés dans la recommandation de la VLKK « Sur les noms lituaniens des plantes ornementales » sont la formation de néologismes, les noms de plantes donnés par L. Ivinskis et d’autres auteurs, le lexique dialectal terminologisé et l’emprunt de noms de plantes au latin.
2. La formation de néologismes est le procédé le plus productif pour créer des noms de genres de plantes ornementales: les néologismes représentent 58% de l’ensemble des nouveaux noms. Tous les procédés de formation des mots du lituanien ont été employés: la dérivation par suffixation, par désinence et par préfixation, ainsi que la composition. La grande majorité des néologismes sont dérivés de noms, et, pour certains dérivés suffixaux, les mots de base choisis sont des noms de plantes; ces dérivés représentent près de 23% de tous les dérivés suffixaux.
3. La dérivation suffixale est le procédé de formation le plus abondant: les dérivés suffixaux représentent 71% de tous les néologismes. Le suffixe de néologisme le plus productif est -enis, -enė; il a servi à former 33,7% de tous les dérivés suffixaux. Le deuxième suffixe le plus productif est -ūnas, -ūnė, -ūnis; ses dérivés sont moins de deux fois moins nombreux que ceux du suffixe -enis, -enė. Les autres suffixes (31 suffixes) sont moins productifs pour former des noms de genres végétaux par suffixation.
4. Les dérivés par désinence représentent 15,7% de tous les néologismes; la plupart ont été formés avec les désinences -is et -ė. Seuls deux dérivés ont été formés avec les préfixes (po- et pro-), ce qui en fait le procédé de formation des néologismes le moins productif. Les noms composés de genres végétaux sont moins nombreux que les dérivés par désinence et représentent 12,4% de tous les néologismes. Les seconds éléments les plus fréquents des composés sont -palmė et -papartis; pour la plupart des autres composés, le second élément est également le nom d’une plante.
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5. Les noms de plantes figurant dans les écrits de L. Ivinskis et d’autres auteurs (J. A. Pabrėža, P. Matulionis, J. Fedaravičius) constituent une source productive pour la création de nouveaux noms de genres de plantes ornementales. Les noms créés par les auteurs mentionnés, repris de la Prigimtūmenė et du Lietuviško botanikos žodyno de L. Ivinskis, représentent environ 21% de tous les nouveaux noms. Ce sont surtout des noms de plantes de L. Ivinskis qui ont été repris (18,5%); la formation d’un peu moins de la moitié de ces noms de plantes n’est pas claire.
6. La terminologisation du lexique dialectal est le procédé le moins productif parmi ceux étudiés pour créer des noms de genres végétaux; seuls 7 mots dialectaux terminologisés ont été relevés. Les noms de plantes empruntés ne représentent qu’un peu plus de 18% de tous les nouveaux noms; il s’agit de noms latins de genres végétaux adaptés morphonologiquement au lituanien.
7. En comparant les néologismes des genres de plantes ornementales aux noms de genres végétaux de Lietuvos floros, on constate que les néologismes sont créés au moyen des mêmes procédés de formation que dans Lietuvos floroje: le procédé le plus productif est la dérivation suffixale, le plus grand nombre de dérivés est formé avec le suffixe –enis, –enė, et les dérivés préfixaux sont les moins nombreux. Toutefois, le deuxième procédé de formation le plus productif pour les néologismes étudiés de noms de genres de plantes ornementales est la dérivation par désinence, tandis que dans Lietuvos floroje, c’est la composition. Il faut cependant noter que la plupart des composés présentés dans Lietuvos floroje sont d’anciens noms populaires, et que les néologismes y sont également peu nombreux.
8. La comparaison des autres groupes de nouveaux noms montre que le nombre de noms latins empruntés de genres de plantes ornementales est similaire à celui de Lietuvos floroje, mais que le lexique dialectal terminologisé est très peu représenté. Lors de la normalisation des noms de plantes dans Lietuvos floroje, la grande majorité des noms populaires de plantes a été terminologisée; cette méthode de création de noms de plantes est donc pratiquement épuisée. La tendance qui distingue les nouveaux noms de genres de plantes ornementales est le grand nombre de noms de plantes repris des écrits de L. Ivinskis.
ŠALTINIAI
Rekomendacija „Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų (A–B)“: – http://www3.lrs.lt/pls/inter2/dokpaieska.showdoc_l?p_id=441095&p_query=&p_tr2=2.
Rekomendacija „Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų (C–F)“: – http://www3.lrs.lt/pls/inter2/dokpaieska.showdoc_l?p_id=445724&p_query=&p_tr2=2.
Rekomendacija „Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų (G–K)“: – http://www3.lrs.lt/pls/inter3/dokpaieska.showdoc_l?p_id=448273&p_query=&p_tr2=2.
Rekomendacija „Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų (L–N)“: – http://www3.lrs.lt/pls/inter3/dokpaieska.showdoc_l?p_id=458463&p_tr2=2.
Rekomendacija „Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų (O–P)“: – http://www3.lrs.lt/pls/inter2/dokpaieska.showdoc_l?p_id=462796&p_tr2=2.
Rekomendacija „Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų (R–S)“: – http://www3.lrs.lt/pls/inter3/dokpaieska.showdoc_l?p_id=473945&p_tr2=2.
Rekomendacija „Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų (Š–Ž)“: – http://www3.lrs.lt/pls/inter2/dokpaieska.showdoc_l?p_id=484837&p_tr2=2.
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LITERATŪRA IR PAPILDOMI ŠALTINIAI
Auksoriūtė A. 1998: Lauryno Ivinskio rankraščiai Krokuvoje. – Terminologija 5, 102–110.
Auksoriūtė A. 2004: Neaiškios darybos L. Ivinskio Prigimtūmenės naujažodžiai. – Terminologijos istorijos ir dabarties problemos, 127–149.
Auksoriūtė A. 2008: Keletas atgaivintų Lauryno Ivinskio augalų vardų. – Terminologija 15, 132–141.
Gaivenis K. (1985) 2014: Lietuvos augalų genčių ir rūšių pavadinimai. – Rinktiniai raštai, Vilnius: Lietuvių kalbos institutas, 363–376.
Jankevičius K., Jankevičienė R. 1962: Kai kurie nauji duomenys apie L. Ivinskio darbus lietuviškos botanikos terminijos srityje. – Botanikos klausimai 2, 151–163.
Kiselienė D., Grigienė I., Grigas A. 2007: Dekoratyvinių augalų vardynas, Vilnius: Mokslo ir enciklopedijų leidybos institutas.
LBŽ – Lietuviškas botanikos žodynas, Kaunas, 1938.
LKŽe – Lietuvių kalbos žodynas (I–XX, 1941–2002), elektroninis variantas, Vilnius: Lietuvių kalbos institutas, 2005. – www.lkz.lt.
Pr – Prigimtūmenė (Prigimtūmenė, turentė savieje dalijkus žemies, žoliun ir giwunūn su parodimu anun wartojimo), rankraštis saugomas Lenkijos mokslų akademijos bibliotekoje Krokuvoje, 1 d. katalogo nr. 1801, 2 d. katalogo nr. 2824.
Subačius G. 1996: Jurgio Ambraziejaus Pabrėžos žemaičių kalba. – Lietuvių Atgimimo istorijos studijos 8. Asmuo: tarp tautos ir valstybės, Vilnius: Mokslo ir enciklopedijų leidykla, 11–113.
NEW NAMES OF GENERA OF DECORATIVE PLANTS
Since 2002 the Terminology sub-commission of the State Commission of the Lithuanian Language (further – SCLL) together with botanists have been discussing changes in Lithuanian names of plants which appear due to changes in Latin taxonomy and giving Lithuanian names to plants which were brought to Lithuania in recent years and which previously did not have Lithuanian names. At the end of 2014 SCLL announced the recommendation Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų (In regard to Lithuanian names of decorative plants) comprising standardized Lithuanian names of genera and species of decorative plants.
This paper deals with 417 new names of plant genera, presented in the above mentioned recommendation of SCLL. New names are synchronically researched from the point of view of terminology and word-formation: ways of creation and derivation of Lithuanian neologisms are established; and ways of derivation of the current names of plant genera and names of genera taken from Lietuvos flora (Lithuanian flora) are compared.
The sources for the new names of genera of decorative plants included in the SCLL recommendation Dėl dekoratyvinių augalų lietuviškų pavadinimų are creation of Lithuanian neologisms, names created by Laurynas Ivinskis and other authors, terminologized names from dialects and borrowing of names from Latin.
Formation of Lithuanian neologisms is the most productive way of naming the genera of decorative plants – such neologisms comprise 58% of all new names. Neologisms are made using all ways of word-formation in the Lithuanian language: prefixation, suffixation, derivation using inflexional endings and compounding. Suffixation is the most common – suffixal derivatives comprise 71% of all Lithuanian neologisms. The most productive suffix is -enis, -enė – it is present in 33.7% of all suffixal derivatives.
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Derivatives created using inflexional endings comprise 15.7% of all Lithuanian neologisms. Among them the endings -is and -ė are the most common. There are only two cases of prefixation (with prefixes po- and pro-). Compounds were slightly less frequent than inflexional ending derivatives; they comprise 12.4% of all neologisms. The most common second components of compounds are –palmė (palm) and –papartis (fern), the majority of other compounds also have a name of a plant as the second component.
Plant names from writings of L. Ivinskis and other authors (J. A. Pabrėža, P. Matulionis, J. Fedaravičius) is another productive source for the creation of new names of plant genera. Ivinskis’ names taken mainly from Prigimtūmenė (Nature) and names of other authors taken from Lietuviškas botanikos žodynas (Lithuanian dictionary of botany) comprise about 21% of all Lithuanian neologisms. The majority of adopted names are names from Ivinskis’ writings (18.5%); less than a half of these names are new names created by Ivinskis, the way of their formation is not clear.
Terminologization of dialect words is the least productive way of the creation of researched names, only 7 terminologized words from dialects were found. Borrowed names of plants comprise only 18% of all new names; they are morphonologically Lithuanized Latin names of plant genera.
The comparison of Lithuanian neologisms with the names of plant genera from Lietuvos flora shows that names in both groups were created using the same ways of word-formation: the most productive way is suffixation, the largest number of derivatives have suffixes -enis, -enė; the least productive way is prefixation; the second most productive way of word-formation for the new names of plant genera from the SCLL recommendation is the derivation using inflexional endings and in Lietuvos flora it is compounding. The majority of compounds from Lietuvos flora are old folk names and the number of Lithuanian neologisms is small.
The research of other groups of new names shows that the number of borrowed Latin names for decorative plants is similar to the number of borrowings in Lietuvos flora, but the number of terminologized words from dialects is a lot smaller. The characteristic feature of the new names of genera of decorative plants is a large number of names adopted from Ivinskis’writings.
Gauta 2015-07-31
Albina Auksoriūtė Lietuvių kalbos institutas P. Vileišio g. 5, LT-10308 Vilnius E. paštas [email protected]
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