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La politesse de la langue françoise pour parler puremant, et écrire nettemant

Leon de Saint Jean (1600-1671)

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TS D US ES a" os nee tort a hs. , POLITESSE DE LA LANGVE ;. FRANC ÔO ISE "À Po VR Re PARLER PVREMANT, : EST ca ECRIRE NETTEMANT. Par.N. Fr. Zion, Carme Predicateur, : _& Aumofñier du Roy. TROIZIEME EDITION. A LYON, . Cher ANDRE OLYER, en: ruë Tupinäla Providence. mms ee tree, |. M.DC. LXVIII. | AVEQ PERMISSION. 7 2 — Fe Re LENCO PC CCS) ERNTREE À DE LA LANGVE : Françoile. =. À JNZ À parole, fille pui-naye de N VS la raifon , eft fans doute le Ve plus vifible caractere , qui > eS diftingue les Hommes d'a- | NS vec les Bétes. Mais parler avec pureté; c'eft ce qui fait L4 différance des Sages & des Ionorans ; des Honnétes Gens & du vulgaire. L'excellance S .cete perfection fi rare , fe peut iuger Pat la difficulté qu'il ya de l'acquerir: & cete difficulté par le peu de perfonnes, & A arrivent au haut poin& de LElo- | AEhce. On ne peut nier toutefois | QUE Ce ne oir vn bien tres-eminant, pute if il n'y. à perfonne quiméme parvnine - ftinét de là Nature humaine , n'en [ou À i L'HNST AR NSEMN 1 haite la polfeffion : & que tous les hom=: mes pouilez d'vn fantimant general , Ont de l’eftime & dela reverance pour Ceus# qui font avantagez de quelqu'vne defcsu parties. l'Antiquité a bien ozé en fairc il des Dicus. Témoin le Mercure de las Theologie fabuleuze. Et ct Hercule“ Gaulois, que nos Ancétres depéignoient comme vn Orphée ; tirant les P4 uples Î aprés luy avec des chainons d'or , qui les” lioient à fa Langue. L'Hiftoire Apofto= lique ne dépeint-elle pas les Lycaoniensys qui ravis de la celefte Eloquence de S:u Paul, & le prenant pour vn Dicu ; veu lent à toute force ; luy préfenter des Sas} crifices. 1 CrsT ce quima fait autrefois re marquer, que frois qu#liter plus éclaw tantes onttoujours efté les fondemans dus credit, de l'autorité, & de la reputationih la Puiffance , la science, & l'Eloquences Ec font peut-etre les trois Graces, quin s'embraflent les vnes les autres. Mais. étroittemant, que leur,vnion s'eftant ranf dué indiffoluble , elles font auffi in ep4#! rables. On voit de vray , que comme F elles dépandoient d’yne méme deftinéci" elles ont ordinairemant méme naiflancé ’ n - MOIPENTREE. Mémes progrés & méme decadance.Dans les fiecles pallez; l'empire des Grecs & des Romains fait afléz connoitre qu'il CE bien malaizé de refoudre ; fi leur Grandeur doit davantage à la PuiffanCE; qu'à la Sciance ou à l'Eloquence de ces Peuples, qui ont efté les maîtres € l'Vniners, Encore auiourd'huy , nôtre Monarchie -Francoife eft vne illuftre moignage ; que ces grandes perfeétions Marchent à peu prés d'vn méme pas;dans l'établiffemant & dans la conduite des Etats. Hüque-là, que comme dans la nature, deflors que le Soleil a atteint le Plus haut poinét de fon élevation , il Commance à s'abaifler vers fon chouchant de méme quand ces trois chofes font artiuces à leur dernier periode, elles sa£ foibliffenc ; à mezurc que la Grandeur de l'Etat avec lequel. elles forifloienr, fimble pancher à fa ruine. La raifon SN peut efire prife de lextréme difficulqu'il ya à treuver le milieu de toutes Chofes , ou.à s'y arreter quand on l'a trouvé, Ce qui eft vray particulicremant, cn la Perfection de nôtre Langue FranGoife. Car tout ainfñ que la parole de Homme , fuyarde & changeante , ne A iij L'ENTRÉE E. F marques ; c’eft à dire le fentiment de& F. D.V.qui les à ou invantées , ou. 1 cueillies.Lors que quelqu'vne de ces R& maïques eft contredite,par le iudicieus®s Açauanr Auteur des QVATRE LETTRE écrites fur ce fuict ; ic fais fuivre A Cenfure , avec vne ‘afterifque ;* qi donne à entandre que l’on ne tombe p# d'accord oude la regle où de l'yzage.Cel te autre note £@,marque que l'6 doutes abfolumäc il s'é faut tenir à la remarque & à l’vzage qu'elle produit. Car lon fi confeife pas que l'vzage;comme on l’allé gue ; ne foit iamais douteus:& meme 10 ne veut pas,& peut eftre l’on ne doit pl s’y laifler toûiours emporter. Parce quil fi on eût toûiours pris l’Vzage , quoy qi bon & clair , pour loy inviolable , fans4 ozer rien aioûter, diminuér,ny changef nous n'aurions à prefent ny tous ces r'afô Ouviages, que nôtre Siecle produit td les ionrs:ny même ces belles Remaguéll qui s'écartent fi fouvant de lVzage 4 thantique d'Amiot , de Coëffercau ; 8 Malherbe ; méme des plus faumeus EG yains de nôtre siecle. Et ce qui famh : efère de grand poids, il ne feroit plus pAe mis à Perfonne de rechercher les moyen L'ENTR:E E 4 Font chir ; ou d’embellir nôtre Langue lançoife, \ ’ F E fecond Difcours fur les difficultez SE Orthographe Françoile , eft appuyé Ur d OMbarre dans la theoric ; que quelques . æ . LA M ds EN treuvent la prarique malaizée. cft à VOUS, LECTEVER ,à en iuge laira 3 preferant todiours la raifon à bus, & les bonnes chofes ausbelles Paroles, &° “ ES laifons que l'on peut aufli peu “5 & à prandre rel parti qu'il vous PERMISS ION. 4 Ï En ’empefche. pour le Roy » lim : fion dudit livre , irtiruléla Polite Je La Langue Frarçoife, eftre impr rime} Vincent Moulu, avec les deffences à t® autres en tel casrequifes. A Lyon ce’ Mars mil fix cens foizante-huict. 1 VIDA Oit fait fuivant les conclufionsk Procureur du Roy: js cè Maïs. 1668. Pe DESEVE. 4 LC V ETIL ALPHABÉTIQUE des Remarques fur la Langue Françoife. Lt A " /O x doit dire , ila de l'efprit & du cœur : non RSS pasila cfprit , & cœur. la) Ace que pour afin que, @ n'eft pas vn bon mot. cela conuient 4 l’on & re » non pas à Pyn & l'autre. De FS je l'ay fait pour on & pour l'au- *NOn pas pour l'vn & Pautre. fair croire les chofes veritables, on fait accoire celles qui font faufles. ù L'on dit s'acquiter envers les Grans, | * on Pas s’acquiter 445 Grans. L Accneilouaecueillir ; edit plucot D... 8 “He 2 Recueil Alphabetique. A enbonne qu'en mauvaife part ; ejfé accueilli fauorablemanrs. © … Aimer miens ; & l'infinitif quil fuit demande le de aprés que ; qu le que eft éloïgné de l'infinitif. } Antoine aimoit micus /& randre COM mc boutreau de la pañlion d’Augull que des’allier avec luy: Si le que N? pointéloioné , & que le dernier 1 nitif finifle le fens , on ne met po de.Ex Vaime mieus mourir ; gwe Chi PAGE . Les Adjettifs.qui ont deus rfi naizons , en e/.& eneax , ne prenff la premiere en el, que devant les I ftantifs , qui commancent par M voyele ; vn bel homme : maison nl Pas #ouvel au licu de nouveau 4 Cour. Beau ex tout temps" »non pas | Vn adicitifavec deus fübtantifs 2% gente differant, s'accorde auec le | nier; j'ay le cœur & labouche on vi & non pas où vert, pour vos loiañf Que fi ces deus fübftanrifs-n’éranss Yhonymes ; ny approchans , regi Ya verbe au pluriel ; l'adjectif quil au au pluriel, doit s’accordcf SEC avec le fubftantif. male ! Ü TR. dela Langue Françoife. Utans, non paséportune: Le Lemps }'Péine, fônt bien employez. 1 à Certains adjectifs, que l’on met Jours devant les fubftantifs. ComLS adjectifs numeraus. La premiere 6 la feconde fois, &c.Il y en a auf klques autfes , comme, bon, beau, eVais, grand , petit, &c: Car on ne 6 Vnhomine bon, Lesadjeifs «Ouleur , fe mettent aprés ; vnchanoir, vne robbe blanche. Aus ltres, il faut confuiter l’orcille: | 4 qui mnieusmieus, pour dire, à len3 € It vne locution vieille. an homme eft percé d'vne épéc 4 Vers du corps , fe dit mieus qu'à traUS Le corps. À travers du corps, & “avers le corps, ne valent ricn. iparavant , eft toüjours adverbe. pme » il me preffe de rele chofe, val Y faut (onger auparavant. N’cpe Pmais propofition, on ne doit pas . Left vennauparavant moy ; mais NEmoy. De forte qu'auparavant # ÉVant que, ou avant que, n'eft pas + el VzZace, | Muounefois ; eff encore en yzage, 3 Mple : Le mary © lafarnme fort À À Au furplus ,& demeurant ; poil 4 mtique. La Cenfure l’apreuve, $ EE qu'eus, non pas Comme eus. LL 4 Recueil Alphabétique re au refte, font condamnez par Jai bien que d'abondant, par fes tot ces locutions , avoir recours , & al l'encontre de quelqu'un, 1 Aprés devant vn infiniti£, pouf noter vne action prefente-&° co nué, eft du ftyle bas; je fuis aprés achever. Quelques-vns affeuranc gl s’en peut {ervir devant les fubrafñl il cft aprés fon ouvrage. 7] Ie vous le diray ; snais pluror je! veus afloir; il faut dire , mais ans vant jc.me veus afloir. D On ne dit plus, par apres , D} aprés:mais aprés , fimplemant. k. | Ahtant, quand il eft comparatiis mande que aprés luy, non pas,cof Ex. Vous me devez autant d’hof” 4 moins que de faire cela, nonf moins de faire , où à moins faire La Remarque ne veut pas dr Prefenr, pour à cete heure, ou mal Pant, La Cenfure accuze cela def Brande delicatefle. a Remarque fait pañer pouf p LL S Le de la Langue Frarç'ife s LS P'oue, de mode que : & ne veut À as Que de façon que,& de maniere que, Mt élegans 5 mais f bien que,de forte se telemant que. La Cenfure n'en k PBepas d'accord: L 4n$ les adverbes qui {e forment Adjcctifs féminins, où l'e final eft 5 / : ? Cedé d'yne voyele : on change l’e » Mant > AVEC vn accent circon{dexe Cette voyelle. Comme éperdûmät Snümant ‘ non pâs éperdiëmant, "SCUémant. Que fi devant l'e, il n'y Ont d'autre voyele ; on ne change ? Comme civilemant , curiculet. À Û Î Ie n ù ù ji lAd Jectif ef du genre commun, e NC faut Qu'ajoûter went , brufqueMat, fixemant. Et alors le cit bref M quoÿ que l'vzave.en allonge LS vns; comme cxpreflémant, > Commodémant, ex- | ; Conformémant. e is adjectifs feminis en ante, où Kane on fait des adverbes en chandodtane Etois [ettres re en m , & purs Mañt comme de Puiffant le Many, "724%, & non pas puiffentes 6 Recneil Alphabetique. A Les adverbes Latins terminé . $ anter, (felon la nouvellé Cenfuffl prononcent en 47mant , & non PA cmant. Example , precipitammi … conffammant , abondaämmant ; di tin pracipitanter , conflanter ; abuïl er. “1 L'Adverbe veut toûjours eftfl che du verbe. l'ay efté préque, où, préque efté àcenr lieués: non pass ché, ily a vn mois ; préque 4 lieués. Neanmoins les adverbéÿ mais , fouvant G* téhionrs ; ont d *# quefois bonne grace , au commis . mant de la periode. La Cenfurés ve quelquefois de la beauté € tran{pofitions , pour la varieté dy Le. L'on dit fort bien sallier aveb qu'vn,S&s’allier à quelqu‘vn. : Afin fe met.en vne méme péril auec deus conftructions diffefh Comme afin de faire voir mon cance , & que l'impofture ne trio pas ; &c: Vouloit qu'on ajoûre fl fairemant empecher que l'impl 1€, &c. c'eft vn fcrupule. k, Il faut écrire & prononcer 4! dela Langue Françoife. 7 Mon Pas achepter. À F3 fs 2 4 De faut-pas affecter de faire des #5 dans les mots. Elles font Moins: quelquefois agreables, : ‘dl cles ne paroïffent pas recheres, Es s ; SNÉcrit & on prononce; agremant. Il Lo # ait Ne: NN 5 Li a . “méme, pour dire,en même temps, % Uriverent, & aprés ils fortirentz AO Pas enaprés, ny par aprés, pie temps, n'eft pas bicndit. 8 2 ar le Rat alte {ans b. Et on dit 4 bame \ + nc halcbarde , & non pas hante. = Pureté ne peut fouffrir ny «wbiee, ny occafionner, non plus que texrer. Pafionné , intentionné , Mtionné , conditionné ; font fort 2; aufi bien que fe paflionner , au RC Paflif : maison ne dit jamais à nn ionner pour defirer, ny manour cf malculin quand il Goni_“UPidon , & quand on parle de l'aL de Dieu : hors de Rà , il eft mai Eu GC feminin, î Prononce Aonff , comme le moabe Ouf, & non pas A-ouft. De Ç aider »na que deus {yllabes. Ha #2" Fe $ Na 14 Recueil Alphaberique " B Benit, s'atribué plus ordinairemantt * aus chofes facrées: Beni, aus autres chofes. . a L'on écrit Perlan , quelques. vns, neantmoins éctiuent comme tou* prononçent brelan : mais ont écrit ; & “ondit Brelandier , & non pas Berlañf, dier. RC Le bérail fe dit mieus , que le beftial Bien , ne {e doit pas mettre au com mancemant d’yne periode. Bien ef-ih uray, eft la feule phraze où l'on le peut employer , à caufe qu'il a beat coup de force & de grace en cet ci droit. =: > 0 Quand on à commancé vne perios de par vne de ces conionctions , Bit que; quoy qne, encore que,il ne faut p# mettre lantre dans le fecond mañ bre de la méme periode. Exampl® Bien que l'experiance nous fafle vO tous les jours, que la vertu eft perf cutée ; & que les Gens de bien, 8 Et non pas quoyque. La Cenfure jh 8e cette repetition, de guoyqne ; 14 ceflaire, & y treuve vne grace part Cuberen a. : | On dit Bien - faireur, & mafaire} | | } F #& \ a de la Langue Françoife. 1 & non pas Bien - facteur & mal - fa: Cure Bizare l'emporte fur bigeare, par la force de l'yfage , plutôt que par la taifon. s La Remarque ne veut pas {e fervir de bon = beurs au pluriel, quoy qu'elle avoué qu'il foit bon en certains en- : droits. «+ Aya quelque chofe dans ce Livre, Quieff bon, ou bonne; tous deux font biens dits: felon les endroits où ils Ont placez; mais le premier famble leincilleur. Le nouveau Cenfeur af. _ fure que G l'on confidere quelque Chofe Comme deus termes fepatez & au fens qu'on pourroit dire wnechofe , . certaine chofe, il faut conftruirecho- … feavec vn adje@if feminin Example. … Iya quelque chofe en ce Livre, qui merite d’eftre leué. Bureas, non pas burreau ë % C N dir à la Cour les jours Cenieus laires, non'pas Caniculiers, | Une faut plus dire ; ce n'eft chofe 2 B ii | G . 16 Recueil Alphabetique C glorieuze, mais cer'efl pas ne chof glorieuxe. à 00 L'on ne dit pas, il n'y a point dé loy qui nous enfeigne que c'eft qué l'ingratitude : mais ce que c'eff que l'int $ gratitude. Le nouveau Cenfeur pré fere à cette façon de parler, celle cf Il n’y apoint de loy qui nous apprefi ne g#'eff ce que l'ingratitude. On dit, ileft venu dans le Royaî me; fans aioûter icyCe qui toute foi feroit meilleur , qu'en ce Royaumél cy. #0 Aptes avoir fini vne periode, on ff doit pas commancer celle qui fuit qui n'a tien de commun avec la pté miere ; par le pronom relatif, celuy0b celle. Par example : Aprés avoir fi vne periode par ioye, on ne doit p#l commancer l'autre par ces mots ; Ce} le que j'ay receuë d’vne telle choff On le peut neanmoins , fi ces relati® fe räportent à des chofes marerielst Comme fi je finis ainfi : pour payef ‘ Cabinet que j'ay acheté: je puis cof mancer , Celuy qu'vn tel vous don $ Le nouveau Cenfeur. dit , que ce nel pas ladiverfité des fujets , qui sal | ss da la Langue Françoifè. 17 lyzage de ces relatifs bon ou.mauCG Yais. Mais il eft bonlors que le relatif 1€ raporte au principal fujet, de la per diode precedante ;"il eft mauvais s il ne {e raporte qu'à quelque circon-, ance. Example. Vôtre Couzin vous fandra les fomines d'argent , que vous avez fournies pour fon procés. Celuy Que iay contre vn tel, &c. procés n'eftant pasle principal fujet , Celuy fe trenve mal.placé. Mais on écriroit Fort bien , fi au lieu de cela on difoit ; celles que je luy ay prétées à méme cffetme feront bien-tôt payées » &c. Parce que celles fe rapporteroit à fommes , qui eft le principal fujet de la periode. Les plus grans Capitaines de PAntiquite , ce furent Cezat ; Pompée , Alexandre , &c. eftmieus dit , que furent, & que ce fut. La Cenfure prefere , furent en cét endroit. Ce au commancemant de la, periode , fe dit encore au méme fens. Ce fu, furent les Romains qui domterent,&c. Avec leverbe fubftantif, on dit; l'afaire la plus fâcheuze que r'aye çe font €S contes d'vn tel. ik B üij. @ ” du Predicateur, du Droiét, &unbla _pourquoy ondoit dire ; pendant queWl 18 Recueil Alphaberique à Cette conftruétion n’eft pas bonté} il s'eft brûlé & 1044 Cens qui éroieitl auprés de luy." Il vaut mieus vzer dé repetition, & dire il s’eft brûle , & brûlé tous ceux qui, &c+ Il faut dire Ce/uy-cy , non pas certe Cy. Cependant cft toûjours adverbei pandant ne l'eft Jamais ; mais tant0! conjonction, tantôt prepofition. Ce Me difpofe, non pas cépandant que. On ceffe les pleurs, en a&if: & auf au neutre, on fait celfer le mal. 1 © I recompanfa ceus de [ès ferviteurss qui lauoient bien fervi ; fignifie bic plus, vne partie de tous , quefion ce foit : recompanfa {es feruiteurs, qui lauoient bien ferui. : 3 L'on eft dans la Chaire deS. Pierre» bles qui marquent office & dignité : mais on fe fait porteren Chaize, pa les Porteurs de Chaizes. : Charette, non pas chairette. | La Remarque deffand de citer vné chofe, ches Plutarque , & ne fe fert de. chez que pour denoter la demeure de de læ Langue FrarÇrile. 9 Quelqu'yn. La Cenfure appreuve au C Moins, che? les Etrangers. ù > ”s “ fe : Fay logé chéz vons, & non pas cheuz NOT. EE, s * La Remarque obligede dire, & d'é- * Cire; Ifle , & poudre de Chipre; non Pas de Cypre. La Cenfure ne veut . Pas condamner Cypre ; en certains enTOits. ET Change au lieu de chofe, eft vne proHonciation moifie, &'contrenature. Les paroles ne font autre chofe , eft Mieus dit, que, ne font rien autre cho- £: quoy que cette derniere façon de Parler foit plus emphatique en certains €rdreits. FA On n'ozeroit plus ver ; méme dans les vers, de quantesfois ; pour combien de fois. ( Il commance À fe porter mieus , non $ Pas de fe porter mieus. - fu dire, comme le Roy fut arrivé, Commanda : non pas, le Roy comme il fac artiué commanda. Comme ainfi foit ,n'eft plustn vzage. : | Commant eft mcilleur que comme B y L 2 C 20 Recueil Alphabetique | vous fcavez corhmant & comme qi il faut faire. #3 L'on fe fert du premier , lors qu loninterroge , ou que l'on fe fert 6 verbe demander. Demandez-luy c@% mant cela fe peut faire. à Comme ,a fes vzages ; fur tout dal les réponfes. Commant viuez-vousl Comme vn Chrétien. 4 On ne dit jamais compagnée, mal toùjours compagnie. 7,108 Se condonloir avec quelqu'vn eft ef core en vzage, non pas condoleañ ce. À Onappelle le Confluant de deus flets ves, la jonction ou le mélange de del fleuves , lors que l'vn entre dans l'ai tre. R Conionélure, eft yn mot excellaf pour exprimer vné certaine rancof tre , bonne où mauvaile dans les affa res:mais on ne dit jamais conjointuré y joncture. Nôtre Langue ayant des noms avéd la terminaifon pañive qui neanmoï fignifient vne action: cen'eft pas chofe nouvele fi: on dit coniuré au liet de conjurateur; pour dire celuy. q# De, dela Langue Françrife. 21 €Rlauteur , ou complice d'yne conJuration. | Le verbe conquerir n'a point conque1€ à la troiziéme perfonne de lindicaUF, il faudroit plucôt dire conqui&e, mais i] eft anomal: Confideré que , pour dire » veu qué, n'eft plus guere vzié : on ne doit s'en Etvir que dans vn grand Ouvrage » & en matiere de doctrine ; plutôt que d'éloquance. eAttandu que commanCe à {e randre fort peu commun dans le beau ftyle. Confolable & inconfolable , fe difene & de la douleur ; &.de la perfonne affigée. : Oncenfomme , & on accomplit vn | Ouvrage : mais on confume, & on déuit quelque chofe. On ne dic plus Contampteur.Ii faut dite» éprifable,8& méprifant. L'on écrit Convant , & on prononce Couvant. :L'onnedit point dans nôtre Lan- - gue Cupidité mais convoitile. Courir, ou ceurre font bons.Mais La Remarque veut mettie dela difteB vi. 21 Recucil Alphabetique. | € ranceen leur vzage, laquelle n'eft p’ x approuvée par la Cenfure. Par exafl ple: On dit courre de ferfile lievres) polte & non pas courir. Faire coufl lé bruit. Il ne fait que courir , & n0! Pas courre. Mais on dit bien courir; courre fortune. | La Remarque fouffre qu’on diff Courir [us aus affligez Mais apres 6) avoir dé-ja parlé , dire leur courir Le n'eft pas,bien dit. La Cenfure autori#! auf ce dernier. | #1 roucé contre quelqun, mais fâchél dans vn fens figuré on dit for bien, l ner eff courroucée, & non pas fichéf Ain le propre efk fouvantrejetré,, 8 \ * la metaphore eft employée. La Ce ure foûtient ; qu’il faut dire vn ho! me cft courroucé. 1°} On s’eft accoûtumé à dite > Conrtil Pointe; au lieu de contrepointe, qui €" vne couverture piquée. | 4 La coktume s'introduit , au lie d'accoutumance ; bien que le der 1 M iignifie davantage. La Cenfure retienf Vvzage d'accoûtumance. F4 Crainte ; employé ayec le verbe at … dela Lanrue Françoife. 33 lüire, dans les preterits , a vn fort © REV vzage. Comme c'eft vne Le € ques ay toujours crainte. Toutes: es On peut dire ,que l'ay plus crainte MMÉe.. e . : e | Crainte pour dire de crainte eft conStné de tous ceus qui parlent bien y. Meme, peur pour dire de peur que. ns. Prononciation ne diftingue plus “ance d'avec croyance, ce que fait fanmoins POrthographe. Lou ditvne lertre de Creance , & ce pas ma Croyance. On commence Moins à n'écrire plus que Crean- . I ne faut jamais'dire Croire la joye, ‘Mais accroître parcé que croître , n’eft lmais,que neutre en proze ; quoy que MPeses le faffent a@tif pour la comModité de leurs rimes. . faut dire & prononcer ;, Cueillira, Técueillira: non pas cucillera, & llers. NS ”. Au lieu de dire {elon Pvzage an nt Ya; SU déplorable ns. “10 nouveau dit , ce gmi eff de | us déplorable eft, &c. Neanmoins f Premier ve ef trop. éloigné du ver- | | . = 32 Recueil Alphabetique. “ Ë Quoyqu'ondife, enclin ; ont4 pas enclinet , mais incliner. À Ondit fort bien, que Pierre &” font vnis exfmble , de méme dit, je l'ay veu de mes yeus volth l'air &c. pe La Remarque comdamne #1 # d'vn vice , pour dire taché , fol La Cenfure declare qu'il eft tres’ ficatif, 4 L'on dit ertaffer ; non pas en: :: 4! La Remarquene veut pas 4 dife ingrat 4 l'endroit ; mais #4 e quelqu'vn. La Cenfure treuvé, l’vn & l’autre eft du beau langage A l'encontre ft vn terme don} nefe fert point à la Cour. Epilés me eft plutôt mafculin , que 4 nin. ; 4 Epitaphe pour l'ordinaire eft fi nin , auf - bien que Equivoque ul La douceur "du François chañg volontiers 4 en e.La Remarque % qu'il vaut micus dire Herondellé»/} NOn pas ny hirondelle , ny arof K La Cenfure prefere arordelle ; PU rondelle : & ne peut fouffrir here! î fi (1 p dela Lançue Françoife. 33 Le fe Remarque veut éviter de dire te; & cfclavitude. La Cenfure Rat Pas pourquoy cete precaution, À L Os pour cfclavage. : jee Remarque foûtient qu'il fâur 4h arrivé ; ou comme il fut ar- "200 pas artiué qu'il fut , ou qu'il kite dit ncanmoins tout aflligé MNOIt Sc. Lemalheuteus qu'il ‘Fe Pas qu'ilétoit, ou qu'il fut. fa que treuve auf bon le mäl-heu- + Ail étoit, comme, qu'il eft. 7 G ayant ne font jamais parti We Quand ils font auxiliaires : mais ent le lieu de Gerondif, & | à Ofs on les écrit fans sr. Comme { omnres ayant perdu cete inclinaRIT retiennent , lors qu'on les , : 0€ comme participes. Ex. Ie les k EUVÉ ayans ce deflein. Maïs s'il cft on du feminin, on employe toû- “ le &erondif, De forte qu'on peut À D «) FES CT qe les participes n’ont jamais RL. ta fminin dans le bel vzage. l'ay ns NC Les femmes priant , & non pas etes. D'où il s'enfuit que chan1] Ce changemant ordinaire , d'4 E #. E gcante, concluante , &c.font dé + encore malade, non pas s'il eût 4 x 34 Recueil Alphabetique jeétifs feminins; & non pas pa pes. | | La Remarque ne veüt rien {0% entre le verbe auxiliaire ; «voi M jugué avec Îe verbe fubftantifo De foïte qu'on doit dire ; sl 6} été malade.Au contraire cetre dits té de tranfpofitions plait à la C8 re, le ftyle n'aimant pas vne@il vhiformite. np k. | Ayant Gérant , doivent toi eftre placez apres le nom fubl qui les regit , & non jamais dé} Ex. Le bien-fait étant de cerre.l#} & non pas, Etant lebien : fait del nature. 3h Ce fut panrquoy ne fe dit plus c’eff pourquoy. $ La Remarque écrit , ff c’'efoient}] quieufions fair cela , la. Cenfuifa tient,au contraire fi c'étoit. nous} Les preteris d'antrer, fortit> 10 & décandre : prennent pour verbe | xiliaire s étre, & non pas 40/12) mant qu'il faut dire , il v'e/f paf 20 monté , &c. au lieu-de dire, il ME de la Langue FrarÇoife. ET | monté, &c, | LS verbes fubftantifs, être & avoir: We mettent jamais devant le nom à ÿ : tegiffent , mais aprés. Il ne faut h.. OC fut fon avis : ou éranr les É Mills fi épais. Mais fon avis fue Antre, Gares Prouïllars étant fi épais. La »/ ù. nüre Y treuve {ouvant de l’éleÿ à : Err ‘kr, eft toûjours feminine &* Conjonétion & , ne doit pas, 7 reperée deux fois aux mambres He même periode. Ex. le leur ay fi ei lepouvoir que jauois, & ma Mer +C9ité de ma commiffion ; & un” fait Connoître CU £ udroic en à ce dernier quelque. terme pi lCheriffemant | & méme je leur ay "* Connoître le SHC: cu" évite Les maus , toüjours à l’ac- … non Pas 4#5 maus. di Ya} au mafculin à exacte au femiVas Vne otande exaétitnde {ont en RTC es, Rtandre ce que veut dire Miliqai. » il luy faut donner vn ajoint; 1 €; où famblable. 1 n é. . < N Chappe indifférammant 2» dan- | 36 Receil Alphabetique. cer, don peril, & 4#s ennemis. - Etude , entoutes fes fignificatiol eft feminin, tant au fingulien, qu? pluriel. | 4 F. Fi , eft vn mot comdamné pas dire vizage, fi ce n'eft en mario, de Devotion;la fase de Notre Seigre) | voir Drev face à face. On dit all il face toute defigurée. Pour les Perfon on ditencore , regarder en face : rep cher , foûtenir, refñfter en face 4 nouveau Cenfeur des Remarques 34) que vizage étant de beaucoup: m0}; dre éranduë que face, il ne peut d fubftitué en fa place. 4 De La façon que j'ay dit, non pa À a façon que j'ay dite ; qui feroi g _tefois felon la regle ordinaire. | “Si c'étoit moy qui euffe fair ce non pas qui eût ; parce que les PA nes du verke , doivent répondit 4 tout à celles des pronoms perfon® On dit plutôt il m'a fait le DA l'honneur de m'avertir ; que nol PA ma fait ce bien & cet honfet de la Langue Françife. 37 M'avertir , &c.-La Cenfure les treuF Vetous deus égalemant bons. . x La remarque foûtient qu’à ce faire, Û Len cefailant , n’eft plus que du ftyle 6s Notaires. Faifable regarde l'action , non pas € devoir. Demande fi la chofe cit Pofible , non pas fi elle eft permife. Fatal fe prand d'ordinaire en mauaie, quelquefois en bonne part. Vzage fait dire peu s'en eff fallut, *0n plus failly ; quoy que l’on dife, il Rilly à me bleffér. + fhted'argent, eft le mieus dit: par “te, eft Le plus mal : 4 faute, tient le eu ieu : & eft le meilleur lors qu'il eft Mis devant vn verbe, faute de payer: Re. La Remarque maintient que cela Jet, en mieus que cela étant fait: & * Peut pas fouffit ce La dir, au licu ‘ SYant dit cela. La Cenfure les fait & Fer pour de tres-bonnes locutions. : Feliciter quelqu'vn &X fe réjouir °C luy , fonc fort en vzage en la . Pace de cOhjoiir. \ Ross les noms mafculins en il ; Font * minins en ile, comme civil, ciC ij 38 Recueil Alphaberique F vile, Mais de Gentil, Le fait Gentil avec deusllliquides, & fe pronon comme fille. + CR Quand la vertu de .quelqu'vn eh connué, on a raïfon de fe fier 4 [#y:308 luy ; & fur {à parole. Sc fier de quel qu'vn, n'eft pas fi bien. On dit n64 moins, Celuy dont , en duquel il fe fi , Le fil d'Archal, & non pas fil de : chat. Il vient d'Aurichalcum. ) Le peuple dit filiol , & filiolén Cour dit filieul, & filieule. ” - Il ma dit, que ie fie, non pa faire. 4 Dans le propre l'on dit , arbre ff# fent : dans le figuré, l’on dit vnê mée floriffante. 14 Le fonds , fandus, {e prand poil terre, pour tout ce qui rappoil# profit : Le fond , de fundum , eft la PJ tie la:plus baffe. De fond en combi doit écrire fans s. j Vne famme fe fait fort, & pluie, demeurent cour : non pas forte courts: ÿ .: 11008 Fors n'eft point en vzage di proze pour dire hormis : hors ne ke du totit tien ; dans ce méme fenf" LL de la Langue Françoife. 39 ‘tune peut fignifier ou heureus, où l'es CUrCUS : mais én ce dernier fens, DSP bas La Cenfure veut qu'en la pniere fignification on dife, infortn= , | 4 La tiviere Les fournit de fel , pale “ii Micus dit;que non pas leur fourT7 La Cenfüre appreuve toutes Le Hois locutions, & treuveautant de | ù Piritue] en l’vne qu’en l’autre. à Gr Zage fait dire fronde , au licu de RCE qui {eroit {elon fon origine , Ponge, t fi le verbe frondrer, n'eft bien | LE “Sau moins il a couté bien cher ? France. ny a que les Poëtes qui faffent Finfinitif > Moñofÿlabe : ]a Proter, Fit deus fillabes. le fais au pre= ‘tit d Ù defini ,, 8 j'ay fuy 4n Prererié ie ze | die no É furie, font bons, mais en Vine $ Vzages. Car on dit, fureur diLa Ureur martiale. Même felon }4 Com Ke “on peut dire fureur du Mar *b füreur du mal ; à quoy laRedy ?Sne s'accorde Pas , &c. Onne Pro a ürie Poëtique. Ce mot fe Ofdiniarement en mauvaile ii FA 40 = Recueil Alphabetique ppart. D'autres Ecrivains metten diferance , que fureur ef comme IN bitude : & farie , comme l'action de 1 Perfonne furieufe. à i $ La Remaïquene permet futur-qu'atl Notaires, & aus Poctes; avenir» eftan “propre pour la Proze. La Cenjuié tseuve futur fort bon. >, PUR t coté. p# | & 3 «\ Alañt avec vn # , homme gi G CS qui dit & qui fait tout” chofes galammant. On le peut de ainf; ceft vn compolé où il entré je ne fçay quoy, ou de la bonne $} ce : de l'air de la-Cour ; de l'efprit” lugemant, de la civilité, dela c, toile, & de la gayeté:le cour fans C4 crainte, fans affection, & fans qe $ On écrit Gangreine ; quoy du. % prononce Gangrene. | dé Sous le Genre mafculin, on méf #4 gramme, doute, horloge,hemifperés * fliche, horoftope, manfonges navires toire, poizon, vlcere, plenrs;qui ne fent jamais qu'au mafculin » purier. Ex, Si ce n'eft peuteltré EE RS — En É, S.. » F ; … dela Langue Frarçoile. 41 ‘quil fignifie patron & modele ; com: G Meles belles examples , que donnent \ S Maîtres d'écriture. . Ous le genre feminin on range «renr, affaire , cymbales , timbales, ébene nr Von gai : epigramme ; ep} taphe lUnque , inde ; inceadie : intrigue ; ie doit écrire & prononcer avec ae AoR pas intrique ; préface, Jvoire Xime : La temple, pour vne partie de Atefte. ? Sous Je genre commun on range ; êle, formi, epizode : les faintes Or5 C les Ordres facrez : Theriaque , OÙ vient triacleur. Voile ,n'eft femi- | x ancn la marine : partout ailleurs Ù dit,vosle blanc & noir. La fondre; fe mieüs au feminin : abfÿnthe, {e met Aieus au malculin , nonobftant fa inaifon , il n’y a jamais d'abfinau pluriel. EfBace inter vale ; ne plus feminins , mais mafculins , “éché,eft toûjours mafculin, de meren tehevéché. Duche g Eomté, foufquelquefois le feminin. tube” > pris pour perfonnes eft maf 0 ft l'adjectif le fuit. Pay veu des CnVens L: £ 5 biens fais, & refolus. Au conds Le. À M 48 Recueil Alphabetique. + L'on dit, {ules,lacqnes, Charles A | non pas Jule. lacque , Charle. L'on neaumoins Philippe, © Philippe! ‘4 Flandres , & La Flandres. L%0 à Jummean, contre fon origine jau fe dit de l’vn des enfans nais 4%} portée : au lieu de Gemma ; qui n°4 dit que du figne du Zodiaque ; "y fille on dit jumelle, vne cerife ju le. h | Iñques s'écrit toûjours avec LL à la fin : exprimée ,ou en apoftrops { Jâques à ce que,& jufqu'à ce ques} bons. Le meilleur dépand de l'off je & de la rancontre des mots. C0} je ne diray pas. jüqu'à quand » 1 plutôt iufques a quand. lufques ô ‘y jûques à icy ; pour dire 1#qmes las? ue icy , ne valent rien. Q ’ Il faut dire éu/gques auiour-d'htl) | pas jufques à aujourd’huy. Neanñ4} pour ôter l’équivoque , l'on dité} bien:il m'a afigné à auiourd'ew] ;! 4 remis certe affaire à auiourd'huys M Li Ÿ Ÿ A Rmé à La legere vaut miels 4 Jegeremant. Le nouveatl "fi $ feur metde la differance enfin | da la Langue Françoife49. EU Ocutions. Armez à la legcre,feL. On fentimant , fe dit propremant ë Rotdre de Milice que nous appeS des Chevaus legers. Legeremant idee, font ceus qui portent des ar- . Cgeres, encore qu'ils ne foient ne; € la milice de ceus qui font arza la legere. Le Pfonom relatif Le, fe doit mettre gant les deus Verbes qui le reoifr is, > Quand méme ils font fynonyio Envoyez. moy ke Livre, pour /e ir < l'aumanter. i do :; n'eft pas bien pour dire au ie que. La Cenfure foûtient le conCer mal parlé de dire je lairray je laifferay. qu + MN s'écrit avec vn t à la fin,quoy | Verne ne le prononce pas; ce mot eft Med U Latin anus diflus , où comte ètre croyent d'Indiflum. C’eft fu Ne € Difciple pâye tous les ans à FéCepteur , en jeconnoifflance de Sie qu’il a prie à l’enfeigner. On nc Peut pas dire languir > pour: AaeQülier. Pour ; | è Sn A k HE Remarque corrige les Adverbes So Recueil Alphaberique . Là la fin des lettres, tout ainfi dis $ pleonafme: Ce qu'elle ne reprandis tefois qu'au fuperlatif, Comme fuis parfaitement vôtre tres - huis &c. Confeffant que c’eft bien dit fuis parfaitement vôtre humble: N Le nominatif & l'accufatif, dois -toûjours finir les lettres ; je fuis » 94 vous prie de me croire, &ç.& nols je prans La qualité de vôtre , &C:,4 Il y a plufieurs confones qui finir vn mot ne fe mangent point del ” les autres mots qui commencefih vne confone , il y en a qui fe gent. B,G, L, M, N,Q,R.fe noncent comme Achab ce mec vn fac de bled , &c. Car onne dit vnfa de bled. Les autres lettresaf prononcent pas ; on dit fang bulk méme que s'il eftoit écrit fans £ fan brülé, A Bien loin de m'auoir recomp} Ce feroit vne faute d’omettré # pour dire loin de m'avoir recomEA 8 - Ilneft pas permis de fe fes loifible, ; 00 On dit maintenant, Le long 44 rivicre : non pas du long, nÿ#/ Jo” *: Po dr, Lanoue Fraï çoife. st jan dit pas travailler 4/4 longues I. pement, mais long-temps. La x ue Prefere quelquefois longue4 long-temps. po) Que tirer de longue, € aller de if ‘ loient du ftyle bas, neanmoins d ! S'en veut feruir , il le faut faire ‘a il eft écrit : non pas tirer ; & ve € lon | Una # «er en longueur, dans le fens te, dt dunouveau Cenfeur, veut diL il fe paffera beaucoup de re Qu de l'on voye la fin de la cho e me. © Eh lonoueur. Tirer on aller à La ke Marque vn progrés fort prompt be, © moyen duquel ont parvient Ni (0t au buc que l'on fe propoze. (ES ide fa demande ou de {on élela D Pour dire quand it fut éleu, n'eft » en dit. La Cenfure ne peut fouffi Ne te emarque. ; or eft toûjours fuivi de que > $ il Les Prccedé de l’vne de ces particu6 4: OÙ pour; des lors,pour lors. On 4 Pas voyant lors le peril : mais th. ? Ai veut direen ce temps, ou NS cas. . & alors, n’eft jamais fuide que, LE ee + a $2 Recueil Alphaberique L'un & l'autre vous oblige 3 070 L gent ; font bons. 73 1:10 M. ; ” 2 ; (el Vzage a changé Madamols | 40 sen eHMademoifelle, & l'on 4% introduire Mamoifelle. :: MI e Magrifier eft excellant, mais eillit 7 Mais que je me porte bien 24 dire guard je me porteray bien 8 pas fort bon. 4 N'en pouvoir #4s eft yne fi deparler bien baffle, dont on11% pas fe fervir en écrivant. 1400 Les Manes toüjours au pluriels bd gcnre mafculin ; fignifient l'amié4 perfonne decedée ; non pas JeS 5 _ infernaus: . On dit marqur, farge,marri,86 pas merque, fergc, &c. | Maint S manrefois , ne font PA vzage. | " Demain matin, & demain a S°% font tous deus bons. r On dit itques à demain matit} |) pas jques à demain au matil? si] ( .W b! r L. de la Langue Frañçoifé 53 L Un fe, iäques à demain au [üir. Me cf toûjours feminin. \KQ Ærens ne fe dit que des perfonRE meilleur que matinal. L'on “dire éroille mariniere. Le Medecine ne plaît pas à la Rex Re La Cenfüre le treuve bon. US oblige dé dire & d'écrire , eg D: arbre, marbre : non pas MerPRE abre ,; mabre. ” Re Vous ?7cA[ieX ,; en la feconde CNE; non pas vous médites. 0 jore qu'on die les chofes méme , Du il famble plus 2 pros pe h Syaprés vn fingulier ; pOur k vi êr que ce mot méme qui ef verbe ne foit pris pour le Pront Cet la chofe méme que je 2 M re Fa | Vous ue. 4} dite. On dit au pluriel, ce font. Ge Ms chofes que je vous aÿ luës. * 7: ie n’en tombe pas d'accord. LT ‘me tant adverbe peut eftre écrit Rom _ À, 2! avec f. Mais s'il cft ProDé la retient toûjours au plurier. De qu'il faut dire eus - mémes ; te, Mmes ; & non pas cus même, y Même, | | ? long - temps qu'on ne fe fert °\ $4 Recueil Alphabetique. plus de ménemant. On dit méme M Manfinge eft tojours ma{cu # Seulement, pour dire 6600 CMETaire: ne vaut rien. Ex On der 1 deta , fait-il biend chaud?Et on] Fa ; i] fait bien froid feu'emants 14 IE que tant s’en faut qu'il falless Chlud , que méme il fait froid. M Non feulement je l'ay veus Même je l'ay ambraflé ; cela € d' ien dit. ‘4 4 O ne fe fe rt plus de meshuysr 4 meshay our dire de firmais, san 4 On conjugue le Verbe, faits de forte.! Auprefant je m'affirds y El fieds , il s’aflied , nous nous alle 2 vous vous affeyez, ils s’affients& pas ils s’afféyent. Au prererit if} fait, ie m'affeyois , tu t'afleyois 4 Mais ce temps n’eft gucre vzitén, dit à fa place , je me mettois à &c. Ailleurs je me repolois, jen çois. À l'imperatif pluriel il F4 affepez vous , & non pas af//220N ny afjsz vous. Au fubjonctif 4/40) aupluriel affeyent:non pas afienti afizent. Au gerondif ou au partit | s'afeyant : & non pas s’afleant» 1 js à or . Si Ù - de la Langue F rançoife. ss à fimple on dife feant, & non pas M (8: lt. + ; qulez, & ne wmettez guere à venir. the mettez , eft François:mais NUE pas reçeu ; parmy Ceus qui 8 la A bien, pour dire ne démeutez ke Remarque condamne cete k “2e, il chante dessrieus, La Cenfure x à pas /&r la minuit. La Cen- * Î PAS l’yn & l'autre. ET M Mode que, eft baxbare. ot : °nde d'hommes,n'eft pas mal dit Ne. Snificr vne grande multitude: WU ne s'applique pas fi bien avec 4 Tes chofes , comme, -vn onde lo. les. Faites venir [on monde ,au $ 1, ES gens, n’eft pas bien dit. + LT Angue Françoile au contraire es. AUne, s'adoucit pat les monofÿlRita même periode d'yne Lertre, mt Point deus fois e#onfreur, (47%, Mais parlant aus PerfonTA : : , . à asc Qualité , on le repere d ordinai - ( br S Vos, Comme il n'appartient FsG Recueil Alphaberique M qu'à vous, d£onféigneur ; &c.Ir els place aprés les particules , ot les" mes de la liaizon qui commante ! periode car , mais, &c. | L'on ne peut fouffrir que dal _ lettre aprés ALonffeur ou A4adal commance encore par l’vn el 14 de ces mots : ny qu’on le repetôn la premiere periode. 4 Il faut avoir grand foin en Je ‘4 tant, d'éviter les équivoques. c’eft vn adverfaire , Monfieur ; folant. 4 Il a bonne grace devant le 441 de : & aprés sy, @ non. Raï doit finir vne periode. d! On ne le dit jamais auffi apié°4f eMaiefié , vôtre Eminance ; &S devant. Comme Sire, votre Mn Monfeigneur, votre Eminanct. | Enfin comme toutexcés elt Ÿ l & importun,la repetitiontrop fief ro te de Monfieur & de Madan/fl fort defagreable ,. foit en pars enéctrivant. La Cenfure rejette ) ques-vnes de ces regles » 4% qu'il n'en faut pas faire fans rai?" fans vzage. ‘4 | dela Langue Françoife. | 57 Ecllée au Roy ou à la Reine ; il A; « A & lOüjours mettre voffre Maielé, & JA : / US vous. Elle doit eftre repeté Cttre eft longue ; on peut méler @ Vec vôtre Majcfté. Il y a mémes ins endroits où l’on ne peut évidu dire vous. Ex. Vous eftes > Aa l o a plus grande Reine du monde. dk dires titres de grandeur moiny d'El Royale, l'on ne doit faire Li difficulté de méler l'vn avec Dr » il fut executé à mort; non nl fait mourir. Qu. V7 mot, vaut mieus que bref: tt Jemime , & que finralemant, La | Xe n’en tombe pas d'accord N. | ës Gens de mer difent naviguer, 4 5 bien - difans fe fervent de n4À ù ve \ 4 dtre, eft roûjours mafculin. FA \ Ys Ti dr ss . io, L'on ne parle pas paï interre à 1 faut toûjours mettre la ne- / AS Vne lestre qui n'eft pas longue, fe Ouvant, que vôtre Majefté: Que N 64 Recueil Alphabetique O prononce jamais of, On prononce toijours of , aus perfonnes du fingulier prefent de dicatif des verbes rerminezen g?! è conçois ; Noir pas 1e conçais: NA L'on prononce boire, mem? ch gloire, foire & croire ; accroire s 6 ance : croître, Connoître; paroitie * Ÿ vage , Royaume : non pas veag@ | Reaume. 2 A; pour oi, fe prononce au Gé lièr du prercrir imparfait de l'Inde, | vif: je faifats, &C. Eten la troizié perfonne du plutiet ; ils faifrint némeaus trois perfonnes du n£4! lier prefant. Néanmoins les ven, compofez d'vn monofyllabe, ny Re pas compris: Je prevois » j'entrevos Ai pour oi, fe prononce à l'oprie| & au fubjonctif aus troiziémes 4 fonnes du fingulier ,&.en la tro me du pluriel 3 je voudrais ; tu You drais. sl On prononce Français ; Angl fi] Hollandais, Milanais ; Polonnais' ditpourtant, Genois, Suedois, Licg À Si l’on eft plus dous, que fr on. Er y pté quand aprés # , il {uit immedi. vof pin ; ES SERS CNSSE de la LangueFrercrife. 65 Rat vn L. Sion le veût, & non pas fi O 9h le voût. | Sile verbe fihit par vne voyele de Kt o7 , comme , Prie-on, alla-on ; il Le Prononcer & écrire vn ?, entre 148 Prie- + on,alla-t'on ,; pour Ôtet la Cophonie. n ces examples ; & autres fames, il ne faut point d’apo/frophe : ‘ qu'il n’yÿapoint de voyele fup<, Imée | mais c'eft vne fimple divin, k 1,07 commance mieus ve periode: : ke a bonne grace dans Le milieu Cete Outefois depand de l'oreille , & de Contre des {yllabes. 1, faut mettre l’on ; aprés toutes les Yeles, Ex.En certe extremité l'on Clçauroir. Excepté aprés l'E feminin, 1 ey que tu puifle dire on faira. Der fe met aufli aprés les particuhoc > on 3 De méme aprés tous les de S qui finiffant par 02, fe prononcent peus cnmme, fol, mol, col , fou, mot, her d on les repete, il les faut metd Le deus en même fens. Comme, VCus pas qu'on laifle, ny qu'on | D iii 66 Recweil Apbabetiqne O donne : non pas qu'onlaifle, nÿd l’on donne. On fe doit pas dire 1 guant pour parfum. On dit l'onziéme, non pas lee me... Oratoire ; ceft toujours mafail | L'on dit POrrographe , au feminil! & non pas Ortographic;quoy ques dife ortographier. Le mauvais état 0% je vous aÿ ai 1 eft mieus dit que non pas augh® | vous ay laiffé, Il difoit o4y , ils diront oùy. En Al examples & famblables, l'on n€ pa nonce poini le # qui eft devants Il faut dire outre cela, non pas tre CC: fo Tous les ouvrages des hommes a mafculins , les fammes fong lesié de feminins. Mais il n’eft pas permis l'écrire ainfi. di Ordre, pour Sacremant eft malle, al ou feminin felon qu'il eft placé: # on dir Les faintes Ordres, & les ON facrez. ie Ps P P; Ache e@& vn mot barbare » rs aut rien du cout:palfe eftb age sé à = À Se a Li dela Langue Frarçoife . 67 MR rres-vzié " n. Paraele eft malculin dans le figuré , Kne marche preque jamais {eul dans + Propre. Car on dit ordinairemant ; es lignes Paraleles. Par ainfin'eft plus en vzage : ondit | AMp'emant ainfi , fans par. . larceque ft plus dous & plus vzité due Pourceque. La Cenfure n’en fait * Mcrance, que fclon les occafions. On ne Le doit jamais feparer en trois Mots. Pardonnable , we fe dit jamais de k Cflonnes : e:cuzable s'atribué aus … Mtlonnes, & aus chofes. Vous n'eftes | las excuzable. Nous me pardonrez, pour dire par- … Mnerez: donray pour donneray ; ont … ÆSmonftres dans la langue. : arricide (e dit de celuy qui tué fon . Ac , ou fon Prince, fon frere , on fa _ Œur: & de celuy qui trahit {on païs. h 'flricide ,n’eft pas François. | artanr, comimance à n'étre plus en Vzage dans le beau ftyle. nn faut dire particularité, & non pas | Particuliarire, ‘Vzage des participes eft fort difficiD 4 ee Il fommes rand#s maîtres , non pas ral du : excepté quand aprés le pretetlf 68 Recueil Alphaberique 4) le en nôtie Langue , & fouvañt il . … s 7 LE {ont vne même chofe avec les prete LITS. rcoit , alors le participe cit inde d: CEA ble. l'ay reciu VOS lerires , non pas [GA CCUIeS. “ . ? n Si le nom va devant le preterits lüy conforme le participe : Les , Lettris % & : CN que j'ay reçeues, non pas que j'a} se eu, comme écrivent plufieurs bol où Auteurs. , x f | au Aumiieu de deus noms, s/eft indeclinable : ler hab trans nous ont rar du maîtres de leur ville, non past dus. Le commerce ( parlant d’vne ville) Fa randu priffant. La Cenfure'au coi” traire foûtient qu'à caufe de l’a, il fait dire neceffairemant l'a rendu puiffai® Lee vue | " Sile preterit eff paffifilprand le no®°, bre & le genre des noms qui le prect” dent, & qui le fuivent. Nous no? paflif, ilyavn participe pafTif. Coin me en cet example , la defobcïlancé } k :[ Si le preterit va devant le nom qui À : | l PL | F dela Langue Frargoie. 69. VE treuvé monrce au plus haut poinét, P "non pas treuvec. Lo Cenfure en ce dernier example Ppreuve ny treuvée; NY MORECE 3 af liant qu'il faut dire ; la def obeïflance A treuvée avoir monté. Quand les preterits font {uivis d’vn be , ils font toûjours indeclinables. : lle s’eft fair peindre, non pas faire. Cles ay fair peindre, non pas je les ay Ates peindre. … Ce qui a auffi lieu, lors qu'il ya Quelque mot ; Centre le pretcrir & le Verbe infinitif qu fuit. _C’eft vne forUication que jay appris à faire , non Pas apprife. La regle generale eft, que le preterit H participe mis apres Le fubftantif > ail Quel il fe rapporte fuit fon genre, & On nombre. Example du nombre. Les Maus qu'il a faits, & non pas fait. Si e ubftantif étoit aprés » il faudroit diLC ; ayanr veu les lettres. S'ily a deus noms {ubftantif l'vn defquels precede le preterit païticipe, & l'autre fuive le verbe duquelil eft tegi ; alors le preterit participe ne {era Point fujet au genre > nyau nombre © Recueil Alphabetique ? du fubftantif qui le precede. Ex peine que m'a donné cete affaire, & n pas donnée. Les inquietudes que fl donné cete querelle, & non pasd j nées. À "Mais fi le fubftantifeft mis devis le verbe quile reoit, alors le pretcll participe fu vra le genre & le nombl du fubftantif qui le precede. Ex. 4 peincgue cete affaire m'a donnée, \esWl quietudes que cere querelle m'a dois nces. ‘200 Ay = je fait quelque chofe que voi n'ayez fait? Et non pas faire. La COM fure les treuve tous deus bons. L'on dit aufli, c’eft vne des plus be les ailions qu'il ait iamais faites: & n0 ï pasau fingulier, qu'il ait iamais faitis L'vzage , qui a fouvant meilletife, grace que la regle; dit, je treuva gl partie dn pain mangé, & non pas mal ! géc. ‘40 De même l'on dit, aprés fix mois dé temps écoulé ;. quoy que écoulez , foit. auffi eri vzage. 4 É Il faut dire laplus grande Part au fine | gulier ; fe laife aller : & au pluriel » # 4 plupart difint que, &c. Sila pléparte ” Ë fi à A La nu Freceifé 7. k Mivi d'yn ocnitif fingulier , alors n Verbe doit” étre mis au fingulier. à “Plépare du monde fait. ne Nouveau Cenfeur ne veut pas ie CCS deus termes ayent vn regime etant. Mais il les fait fuivre d'en u'icr ou d’ va pluriel, felon que le ie F'exprimé ou fousentendu cft pe Mais aprés l’vn de ces termes ; la fNbaue , où la plus grande part ; eft ou ! reutir ou pluriel. Ex La plnpars in : plus orand part du Peuple fait he, a plus 9 orand part des Relioieus NS façons de parler ne font pas k es ; fi vn homme dit à vne fille , ui il, Splus bean que vous : où ü vne Ë A à vn homme, je fuis plus vailS Que vous. Il fe faut fervir d’yvne ‘ Phraze ; S'ay plus de beauté que l Le. ni Jay plus de courage que vous, à bien prandre garde à mettre le, n doit les particules negatives ; He Poins. Et on ne tombe pas bien Ka Cord de leur fituation. Voicy les \ Le ÿ où l’on ne fe fert pas de ces iles. [ P Devanrles deus y, Ex. IL nc 1 4 72 Recueil Alphabetique fi | étre ny avare , ny prodigue. à Devant le qe, s'il fignifie finon 1 nifi. Ex. le ne feray que ce qu'a plaira. Al Devant famais Ex. I] ne fera jan” fi méchant qu'il a été. Devant Peu Ex. Ie ne feray plus comme j'a)4 Aprés plus ; fi vne negative fuit Il eft plus riche que n’a été celuy JM &c. | Devant aucun nul, il nc fait au” mal , je ne fais nul doute. 108 Aprés fans. Ex. Sans faute , ge 1% pas fans point de faute. | Avant que l’on parle de quel, temps, ny aprés en avoir parlé. “ ne le verray de dix jours, y a di J0% que je ne l'ay veu. | Avec le verbe pouvoir. Ex. 1150 peut faire. | N. Avec le verbe ozer. Il n'ozeroif RSS mot. è . .bE Il ut remarquer que pont nie on plus fortemant quepæ. 4 Point ne fe met devant les nof| qu'avec Particle indefni de. EX n'a point d'argent. Car on nc dit l, de la Langne Frar çoife. 73 jet Point de l'argent. Il n'y a point “Moyen, ou il n'ya pas moyen» À ' AS , i] n’y a point moyen. Le 4 @ point, ont fort bonne grace Qu ent les infinitifs Ex. Pour ne pas; ke Pour ne point vous ennuycr ; at : de dire, pour ne vous ennuyer Al Le Le nouueau Cenfeur ajoûre. 1. Que du ne s’amployc jamais feul. ExamNU a t-il pas fait cela, on répond de 15 quoy que la demande toit faite de Pas. 2. L'on fe fert de pas; deLa Pour. Ce n'eft pas pour vous: ftcfois devant pour tout, où du fe Point cft meilleur que pas Il nc le DR Point pour tout ; point du tout 3. 1 Ætre-en vzage, devant ces qua- # Mots monofyllabes,pe#, moins, plus Views, I] n'a pas peu de moyens, P Lire, iln'a pas moins de PuiflanÎ \ Le détroit d’yne montagne , ou au- “lieu dificile , fe nomme le pas, & % le paflage. Mais la Cenfure {ouM que cere façon de parler eft fort de, les Lacedemoniens combatiun pallage .des Thermopyles: 80 Recueil Alphaberi®" 1% P Ils étoient pour avoir encéretbl à dire ils couroient forruns Ex encore pis. Cete façon de p?#h cres-françoife ; mais balle : aub que celle-cy peu vzitée , ie (uishé foûtenir certe Propofition; c'eft4n j'oze ou j'ozeray foûtenir, &c. M Entre pour & l'Infinirif , on n£4 jamais rien; fi ce n’eft quelque p' cule, d'vne ou de deus {yllab®} plus. Comme, pour en avoir po“) ler : non pas pour averque luys YO Paris. ; ph Ilne faut jamais repeter deusal Pour, dans vne méme periode. eft venu pour s'excuzer de ce 5 s’en alla pour donner ordre. Pour afin, pour Gr à cete afin que à icelle fin : font les derniers PM rifmes ou de la chicane , où des vinces. 4 Quant 4 moy,n'eft plus vzagôl moy {e met dans le beau ftyle Ty qu'il en faille vzer raremant: ge. m0 ; eft beaucoup plusvzité, 1 4 Il ne faut pas dire la rebellion ® tinué ; pource il la faut châtief ne pourtant, ou 4 caufe de cela il” ; d' Langue FranÇoift. 1 p ù \ , @i Pourpre fignifie vne malaOr toûjours mafculin : lors qu'il ie la couleur, il eft adjectif. Quad | Snifie le poiflon ; il eft commun: | hd 2 È 7 6 ce hs. il fignifie l'éroffre , il eft femi Cet .. ur vne faute de dire freione , pour "ne : & visigne 3 POUt dire vien1 Remarque. bannit avec la chiLe van p: calable, & prealablemant, Fa dire premisremant , avant tour Beofes. La Cenfure en retient Lys: RS | écipitammant, cft beaucoup mcilNue precipitemant.… ds Pace , ft toûjonrs feminin i'éier que j'arrive n'eft pas fi bon : qu que j'ariuc. Du cft pas ncçeflaire de repeter les heitions, dans es fynonymes.Ex. il «tompé par les ruzes, € les arti- | are dire, &@ parles artifices. moins cete repetition à {ouvant | One gracc. RTE ki, EmMeure pres le Palais, pres du Pas | * Pour Les perfonnes ; l'on dit tour À 82 Recueil Alphaberiguet , Jours auprés de luy : aupreitbll P non pas prés le Roy. e ” Racontant onebifloire,on + fervir quelquefois du Prefant pOs paie; la bataille fe donne, les D lons fe choquent, &c. "2 À A! #2 La Remarque voudroit con à Dre v, le mot de prier: aflurant * ne peutdire, fupplier Dies. L fure s'oppoze à cette diftinéio regir toûjours l’accufatif. r La Remarque ordonne qu'of él previt fa mort. La Cenfure qu'el preveut, eft plus en vzag la Remarque dit bien qu'il P à la nourriture, non pas qu'i vit. Ces trois mots,print, prindrenf# rent; ne valent rien ; il faut diol prirent. Prochain & Voix ne reçoiv mais de comparatif, ny de furpés L'on ne dit point plus prochaif prochain, plus voizin. L'on € maifon la plus proche, non pas prochaine, ny Le plus voixines. fuis fort-prochain. | Qyelques-vns font difficulté \dela Langue F rançoife. 48 ‘fre abandonné de Les Proches, au, P de fes Parans. + | On doit écrire promener, & non pas mener. Ce Vérbe eft quelque Neutre aVons promener tantôt neu« CPaîlif, il s°ef allé promener:d'autre- "ls DU promener ce chenal, cet en f, auprés du’ Verbe 5 ie VOUS: mers ; il w'eft pas fi méchant, Loue: vote le figurez non: pas: Vous promets ; que von le vous ez. La Cenfure appele-cere Re- * x Aue vne grande erreur ;' COUtES .ähgues aimant la varicte des lo- | ions, va Lepctition duPronom relatif lez QUvant neceflaire. Ex vn tel veut: \, tr mon cheual, il faut queje Le 1 Re Voir; Cat ce feroit mal dit » il Le Îe [ny ‘falle voir. ne Î CPronom à plus de grace, éloïgné e fniti£ Comme ; je nele veus Qire, ils me vont blâmer ; ft plus 1 plus vzité que je ne veus pas ‘à L Le, ils vont #76 blâmer. 1, “ON ne fe doit jamais fervir du E 84 Recueil Alphabetique 4 P Pronom demonitratif avec la, ql% il eft immediatemant fuivi du Pa nom relatif, qui ou lequel. Ex. C qui aiment , & non pas Geuslà qi ment, Drev. Mais lafe met, si} vn Verbe entre luy & le relatif. C9 me ceus là aiment DIE v , qui gard fes Commandemans. ; La Remarque fait repeter le 1 tom poffeffif, comme l'article. Gi pourquoy elle condamne, Peréi Mere: & veut obliger à dire, for »* S'faMere. La Cenfure confant à "regle ;-nie l'exampleÿ & en app@ l'vzage , qui dit fes Pere & Mere PO fignifier fes Paranse:5 372820 ‘à Ces Pronoms mien, tien, fien né, | mettent plus dans le beau ftyle 4 façon qu'on avoit accoûtume € 4 vzer. L'on ne dir plus vn mien fitle vne tienne {œur. Mais vr de mess res, s'il y en a plufieurs : #10n frercu n’y En a qu'vn: | Ne Il y a grand chois à fupprimer, 0h44 peter les Pronoms!perfonels devañii Verbes. Nous avons livré la batalès vaincu les ennemis, & n’aurion L (QU | dela Langue Françoile. $5 nt de belles actions. Cela eft P dit que fion repetoit ,; & nous DiOhs pas fait tant, &C. - lipprefio de ces pronoms elt mau- : €n deus rancontres. 1. Lors que Dftruction change tout à fait. Ex. Chofe donnée ne fçauroit eftre RRUCuC, Sre venons plus à temps * SU de dire , & nous ne venons plus APS. 2. Lors que la conftruction A errompuë par vne particule fehi 'Ve, ou disjonétive ; comme no & famblables. Ex. Ou nous KL ÉTérons , ou le niérons ; il faut | Eu nous Le nierons. }, marque ne veut jamais lier le WA relarif, avec le nom quina larricle jndefini. 11 à été blellé Coup de fléche; qui étoit empoi= N > & non pas Eémpoizonné. De je nef pas bien di,le peu d afve qu'il m'a témoignée, il faut M Moigné. J'ay plus perdu de pi4, Que vous n'enavez gagné, non écs Elle ne veut non plus, K °Mqui n'a point d'article, ait ve” vn Pronom felatif qui fe 1 à Ce nom-là, Commeila fait E ij 86 Recueil Alphaberique f P cela par avarice, qui eft cap ape tout gâter. Le méme s'obfcrÿe a dont. Car on ne dira point;il a Gi pour avarice, dont la oif ne _ éteindre. L'on dit neanmol Apoftrophe qu "Avarice » qi À tant demaus. F2 g Le nouveau Cenfeur cond 4 te Regle par les examples fui a fait cela par charité, qui ft vf à tutresdigne du Chrétiens, T creé Magiltrat par, Election » ve voye é legitime f pour ; &C: a fur enrichi par Alexandre »* té in Difciple. D “La propreté en habits ; a é * &c. non pas la proprieré. A Proieffen'eft plus en vzage: ) raillerie. La Cenfurelenie. # Onécrit les Pféanmes , maïs nonce les Seznmes Penitantial® pas Penitentiéls. Le fi nguliés n° bien cn vzage. po” © Lapudur eft toûjoufs prife® jé ne part, /4 bonte l'eft ue A mauvaife, ( Ie puis faire cela , noñP quoy que .Goëffcteau empl° sf lo #e N dele Langue Françoife. S7- "IS ce dernier. On le conjugucQ. Q [Line faut pas dire quand c'est que je lis malade : mais, gand ie fuis ‘de. Neanmoins quand effrce qu'il Sdta , eft aufi bien que quand Ndra-c'il > 1 | : €t la particule le, & dire, comme “Fe füis. 558 | k Qand on n'a que faire » eft tres éleN he pour dire, quand on narienà TC; mais il ne le fautpas affecter. < and @x moy , n'eft pas fortbon lg dite avec moy. Et fi on cn ne Me" l'écrire avec vnd». plutôt qu'aa . Q'and quant ; pOur en meme | QU >» & rout quant & quant pour M ontinant, fe difenc : mais les bons Jtcurs ne l’écrivent point. | … *Téque cf preferc à quaff, fice nef 7 NS * 88 Recueil Alphaberiqut . Q Qu'en certains! androits COMM n'arrive g44/ff jamais que, &C: Que conjonction, ne fe doitfs repeter deus fois en vne mémé + de, Ie ne fçaurois croire » 4 avoir fait de fi belles actions #} puifle , &c. Il faut dire fimplem pifles 528 à ‘3 Que aprés ff, & devant tan EI faut, veut étre repeté. Ie vois ®#] éloigné, que tant s'en faut que je gl re ; qu'au contraire j'apprehende”/}} le vous aflure que bien que;oU"#1) , g#e je Vous aime, non pas #9) vous aime. a 8 Nôtre Langue à certaines fa60/%y parler, qui famblent dire Le con de ce qu'on leur fait fignifier: | pourquoy il faut dire 8e qu'aitf "nl vous voyez : non pas felon la ral | Jancien vzage, & qu'ainf foit 1, | voyez. S 0 Îne faut pas dire quel mere Von ait, mais gwelque merite: #40 moins pour éviter la cacophof® dit plutôt, quelle que puifle | caufe,que gselqne que puille. f p | | , Le nouveau Cenfeur dir que | | où | … dela LangueFrançoift 89 he Anelque répond feulemant au Le Q D rique Sc quantnfènmqne: & Mainfi il n’en faut vzer qu'en parlant ‘quelque quantité, ou bien en exagL pan. Ex. Quelque pouvoir qu'il ait: Pelques honneurs qu'il poffede. Mais jrand on fait relation à quelque quaMe our on a déja parlé, il fe faut » Wir de quel, ou quelle. Ex. Ceft vn . ‘nce du Sang, c’eft vn cheval d'EfLigne ; vn autre repartira fort bien, tn: Prince que cefoit, du Sang, ou LE langer. De quelle region que foit | cheval. gr laue en ce fens'eft adverbe, s’il point avec vn adjedif. Ex. Quelque ke ou es qu'ils foient ; & non pas quelqu pluriel. S il eft joint à vn fubRe il eft alors adjéctif; quelques ions qu'ilait. 2 À €te phraze, gwel est vÔtre aveu_Smant? eft plus naturele que celle7 Quel aveuglemant eft le vôtre? | her eft prefent en tous lieus : “R. 7#ils Joienr, non pas tels qu'ils “nt. | gs lque étant joint avec les adjes cft adverbe; confequammañt | E üij Le 96 Recueil Alphaberique M R Refambler , [on Pere , ne fe ditl -maisreffambler 4 /6r Pere. Rester pour demeurer en dt lieu , c’eft vie locution proui Se refouvenir, fe prand queld! tres-elegammant pour confideft! foldats ( dit M. Cotffereau vo trifte fpectacle ) c’eft à dire VO/4 mourir Brutus devant leurs Jens” {e reffonvenant qu'ils n'avoient Pi de chef. 0 Quoy que l'on‘die /ortons ; Fer neanmoins en matiere de jurild F1 À Ha" FR aie sy , {F reffirtiflons , reflortiffant. # Il faut dire reuérant ; 8 nonf vetiflant. 740 bon. mu. Vos penfées ne fons autre chi, A les images : cf micus dit que A0 ne font rien autre chofi que, &c: ” é En parlant on dir plutôt,1/72"9 tel : & enécrivant ; int 2000 tel, | | y. la Langue Frangçoife. 97 nouvelle Cenfure met cete diftinR Li: qu'en parlant diftributivemant $ à Par Comparaifon ; il faut dite & cilnyarien detel, il n'yarien "0. Mais lors qu'on parle abfoluB il faut dire & écrire, il nya A tel, je ne treuve rien bon. le fert de rival € de plaintes : au de Corival,& de complaintes. he tiviere a inondénos terres ; & NON “Unosterres. k l #4 S. ra | hi? à Certains verbes qui prennent EM à Ja feconde perfonne fingu- « & lImperatif, les autres nen fi | ent Point. WU, —eS /mperatifs rerminez en 4 ëc Gr À en reçoivent point COMME VA: x verbe neanmoins en prand k,° lors qu'il'eft fuiuy de la particuh] Vaste : De même qu'il prand vn We qu'il ef placé devant l'adyerbe Key Ch va c-en Mais il le quitOS que er, ef prepofition. / * 8 Recseil Alphabetigt S'Va en ftalie, non pas, V ftalie. 11 L'on met roûjouf ceus qui font terminez en 4#: yent qu'il n’en faut point à © $ {e terminent en; ; As aintjeills 02 y, Comme ben, fay , crains t autres aflurent qu'il en faut. 4 On écrit je crois , je fais ; J crains : noitpas je croy, je fa} crain ; à la premiere perfonne dicatif. ne la particule point. Sans mantib fans point mantir. "4 C'eft ainfi qu'on doit écrire / prit fus déffons , non pas, c'en délai fous: nyfens, ou cens deffusé comme quelques-vns ont pe Setifaire pour {atisfaire, ct! Quelques - vns l’excuzent nonciation re. Sçauoir, eft fouvant fainid nitife Il pourfuivit les ennemi fEavoir devoir paffer La rire cetc façon de parler ch la LangueF rançoife . 99 Miles delicares- | fair La Langue Latine & le Lane. Grecque : il fçait La Langue 4e % Grecque, ces deus {ont cor à Langue Latine Grecque 1 Mes Lançues Latineg Grecquesces lont mauvais. si RVZage: n’a pû encore affez autori= le mot de fécurité, quoyique ES" Mifcarif, ph écrit en François ; AVEC VR 4 | + ji : . ! . & hé n'eft pas encotc bien établi ; p" ne s’en fert gueres que dans la LL tdie, & dans le ftyle Burlelque: Forme de ferieus, comme curiofi> ; CCutieu È is ; x Éroiy, eu F favorizer) ne regiffent LS le datif, fervir à fon Roy : mais à neRtis, fervir fon Roy-. fut dire par tout feureté,ët Î SGEE Mois fllabes , non jamais feurte. à , “'Particule conditionnele ; ne per Kai, foni, ficeneft devant il & n° L'on dit f? apres non pas FE 1 Rdic si fr, Se nonpas À à ÿ; : \ si ” if. i spour aded; joint avec vnad ject r CR | # <s 100 Recueil Alphabetiqhé à S demande aprés foy que ou wie verbe fubftantif. Ex. Ie ne pen recevant vos lettres : qu'elles df étre accompagnées d'vne fi nouvelle,gwesf celle, ou commit ti qme vous me mandez, non pas dl le, ou comme celle. Quelques’ Preuvent l’vn & l’autre. + (p' : : : Si,pourædes ctant mis devais} je@if, & vn fubftantif, veutal aprés luy, & non pas comme: le croyois pas en de fi bonnes que les vôtres , & non pas 6% vÔtres. r. 2 Si,pour 4440 : doit étre rep£l eftes fage , & fi avize. L'omib fecond f , n'eft pas toutefois HW nele. La Cenfure n'appreuveP jours cete repetition, de la paf l'ay.fait tout ce que j'ay pr, n'ay pô en venir à bout pour d avec tout cela je n’ay pâ en bout;,n'eft pas bon : non plus quel 4 fignifier outre cela, Comme 1024 aus écriteaus des Chambres Ga} & f l'on prand panfonaires. La "if * fure afleure , que ce dernief €. bon qu'il fut jamais. - 7 … dela Langue Frañçeile. 101 Sipeuc recevoir vne méme Conftru- "0h, aus deus mambres d'vne méme tlode. 5; nous y retournons ; & [ion F0 plaint à moy. Ce qui toutefois SE pas fi bien ditque jt nous y retour” L or C que l'on sen plaine 4 moy. Me ce dernier verbe au fubjonD Se peut bien employer au fecond LL Mbre d'yne periode ; fervant de onction conditionnelle. Ex. Si É 4 fommes jamais heureus , ® fil | wMtune fe laffe , &c. | ho eft aufli employé élegammant , NA cft-ce que. Ex. Si diray-ie cn nc. | à dire : je ne le croyois pas en ffpones mains: que les vôtres ; NON pas. ‘me les vôtres. | les fois que ff bien eft conionNe sileft toûjours fuivi immediate- ‘1 de que. Telemant que c ef mal te bien j'ay fait cela ; je n'ay pas My @: pour dire bien gwe, ENCDTE QUE. M lSque bien eft adverbe , on le met S que: comme il cft f? bien fait, il ef bien Pay, & c. fi Re 102 Recseil Alphaberique jà S .Le Verbe fed , à deus vzages pour les mœurs, l’autre pour les I] n’a de temps que l’'Indicatifs fie: mal : limparfair, cela luy /e01 le futur , cela luy fera mal: l'O & le Subjonctif , /&erait : le Patia feant, quine fe dit jamais des mi lInfinitif de fon compozé, eft#4 # La Cenfure foûtient que bien" fe dit auffi-bien des habits du mœurs. R «2.17 #00 On fair figne delaréte & des fu mais on donne le fenal.. : 4h On dit for que vous ayez fig x _foit que: ou bien, ou que vous 168} -CŸ pas fait: & non pas o# foit ; 6 dans les vers. ;S FAN La Remarque ne veut pas dire» | citer vn malade, aulieu de fer i, x courir, aflifter vn malade. La US, foûtient que c’eft fort bien dit: 4 En fomrie , fomme , finalemah 6 ne font pointen vzage. On deg en vn mot, aprés tour. La Cent y preuve l'vzage de bref, & en” fe. ‘ ki ri j ' * À quoy Jongez vous, ef miel”, qu'à quoypeniez vous? | ; Ï L dela ngue Françoife. + 103 Bien que J'vzage foit preque indifS Mant de dire de La fortr,0% de cète for- ‘toutes fois de la forte;ne fe doit met2° qu'aprés la chofe. Comme ; ayant Parlé Je La forte. De cete forte ; 1e met ant &c aprés. Il luy parla decere frte ; non pas de la forte. Sante . Toute forte fe metavec Je” fingulier, Kiontes fortes avec le pluriel. Ex. Je Jus fouhaire route forte de bonheur. (a lEv vous preferue de tontes fortes fe € maus. rte fe doit CON ” fruire ainf. nya . tte de foin qu'il D'air pris ( & non « Mprige , } faifant rapporter cet adje- - MF foin, & non point à forte. Fe … Sorrireft toujours neutre POP jamais if fi ce n’eft au Palais ; où l'ondit. la "Ehtance a forti fon effet ; du Latin lotiri, Mais: on ne-doit jamais dires RE ce Chen 0 On dit auffi forrir le Royatme » [er “moy de cete affaire: Be À Sortir d'yn lieu pour aller env auMe n'eft pas bien parler: 1e faut dire » \ ? attit d’yn lieu, &C1 fou loir eft yn vieus MO anmoins tres: Cxpre if, STE ui cftoit qu U 104. Recueil a L'on ne dit plus fubmiffion » Sohmifion. Le ftile Hu Palais, di tefois , faire es /# mi ions au, Gi Soupçonneus eft toûjours actif, fiant celuy qui foupçonne : /& 71 toûjours paflif, fi EE Celuyq foupçonné.: “ Afin de leur faire fouvenir, n'eltP vne locution vzitée : mais añn de” | faire fouvenir. fl 1e me fonviens ; paroit mcileut fa non pas il me fouvient. 4 Le Pronom, demonftratif /6y ; we à rapporte jamais au pluriel; fine 1! quelquefois auec la prepofition U. pl alots ildoit eftre misdevanr À PAdf | “if. Ex du premier. Les Ro EL nereus ne font rien pour foy, il rca | re pour enr. Example du fecond. E chofes defo ëp font indifferantes. À ques-Vns diment micus dire; ces CH fes fonc ind iferantes d'elles memes, V C'eft manquer contre la nerréti À Style, de mettre vn mauvais ordre di les paroles. Les plus grans ennemis cete netteté {ont les equivoques, bu 4 longues Peténchezes. de La Langue Françoife. : 10$ Ÿ en la fyntaxe. Lanetteté en l'arStMant, f fituation, & la fructure 0ts. Enfin, en tout ce qui contfI" A Ù AM, ft aus mots , aus phrazes ; & Particules. | HO Vnc negligence dans le fiyle de 17 deux fois vne méme phraze À ne page , lors qu'il n'y a aucHPe El en eft de méme de la repett” AN A nor fpecieus. pod on amploye trois 707$ fa. Ki > dont le premier ef mafculin, “ m & dus" mafculin. Ex. Le trauail, la «ai & la fortune soints,8& non pas SAR auec deus disionti" ù «Biflent le verbe au fingulier. Ex. , douceur,on la force le fera. Que Le Yetbe au pluriel. Ex: Peutreftre LS OUr ou la honte ; ou l'occafion, y ample leur denreront » &C: (F SMéme s'obferue dans les fubftanKg Onymes, ouapproçhansiliez par * jonction & , & fuiuis d'vn ver- “tres feminins, l'adjeétif fe met Lis mots,aus phrases aus païticuS à la clarté de l'expreffion. Le baros En à plus de deus ; il faudra met- * 114 Recueil Aiph.de la Lang. Fran V {on voizinage ; mais non pas à fon kiné, Voizin ne reçoit paint de CON ratif, é 000 8 Le, vouloir ; pour dire la volo? n'eft plusen vzage. 5: ; 70 D ( Y fi / “44 y TLenya,cft vne phraze prof) * Ale; la France dit, il yen a croi quatre. 5 ÿ Îl faut dire, menez-y moy, 8 10! # menez-moy. L'on dit bien mener, _ysmenez-les-y. On dit encore, #{4 dy senvayez-Jrmey ; non pas envi, m'y : Enuoyez -nous-y, enuoytZ mais l'on doit éviter ces façons def” ler autant que l’on peut. D -Y pour luy, ne fe dit pas. Ex. Fay mis les hardes de mon frere à un afin qu'il les y donne , pour dift qu'illes ly donne. | LE dl FIN, AS ones DISCOVRS k SVR | LES DIFFICVLTEZ de lOrthographe Francçoifc. Dee NcoRE que la GramLx à SN maire enfeigne à lire net- | ES Es tement » ÉCrire correéte- + RFA mant. parler congrüimants ! vas fi eft-ce que {on nom pro” l lprand,de PEcritare ; qui famble bé sa toutefois la partie la moins cul. ù A: | Se pourquoy je ne puis affez m'ér Pare . > que tant de rares Efprits qui NE travaillé à la perfection de pütre NES Françoife , n'en ayent quaf L ane Qrthosraphe,Sans manr > quelqu'yn d'entre ces Mefieurss F + ST 1216 LesDifficultez 1 ces Meflicurs, fe diucrtifloit de fes F vaus plus éclatahs , à faire des ROM ques & des Obfervations fur LÉCES re Françoife: j'oze dire, & je croÿb ler avec verité , qu’encore que la Ce fcparoifle mince & petite , il randf ï va fervice fignalé au public. Il ca vn extrême plaifir aus Etrangers» le deroit pas peu le commerce des pe Lettres : & par ces traits de pl, donneroit peut cftre lé dernier ca la Langue Françoile , qui leur eft an fi redevable: * sl Car de nous renvoyer pré 1 mant à lvzage & à la coutumes aprés toutnous donner yne regles Plomp : qui fe plie felon la fantallé | jene dis pas du Vulgairé ; en plus habiles, & des plus polis Au ot Non feulement il n'y en a pas de dans cet illuftre nombre qui fie, vie méme façon d écrire : mais Cle reil ne s’en treuve pas vn feul,qui Sa corde avec foyméme. Cepandanf: feroit vn notable profit tant à la Fra qu'aus Nations Etrangeres que got qévn nous dreflàt vne regle quelle on peût convenir. S & = HA de l'Orthographe Françoife. #7 h Ænquer en cela , c'eft en verité \Re des plus fâcheuzes dificultez Ra Entent les Enfans qui commanalire: & l'vn des plus grans emhemans ; qu'ayent les Etrangers | D RRrandre nôtre Langue. Ie lea = les derniers ont remercié quel” 1 Le Auteurs , qui ont tâché de ran LR maniere d'écrire conforme à de prononcer. SE ARS Cus qui veulent retenir Opiniatré Ant l’ancienne Orthographe Fran- | & LC; oppozent que par ce moyen on ponnoit les origines Grecques où nes, dont nôtre langue eft derinee * Gomme dcbvoir , de debere: cfroBture, de fcriptura: corps,;de corpus MPS, de rempus : CXEMPTr À EXEM= ! Fit: poulmon , de pulmo: fainéteté , n à fanlisss : fepriéme de féprima ; | Sharadtere > YA EFATÉP : Philofophie ; de || Mhoropra : Syre, de Kwssos. » , À ceLA onpeut répondre tout au l Ohttaite » que plus vne Langue deriL Cle perfeitionne , plus elle s'éloigne | A (ource : & reciproquemant plus | ns doigne de fon origine ; elle fe auf d'ordinaire plus excellante, | F v] &lk * f | | DRE x18 Les Diffcultez d' foient que fi Celuy qui br eft fçau4P ; il connoit aflez cete etymologic°# eft ignorant , elle ne luy ferrde ciel * Et puis il eft certain que: de der | mots il n°; en a pas trois qui garde ces maïques de leur origine. Entn ol on vouloir cftre exact à cela, on dr tombcroit dans certe vieille cac phie; qui eft venue fans doure dé (A que tous les Ad@es publics fe failoit, Î | autrefois en mauvais Latin, d'O à 4 nay, vn François encore pire. 1) nôtre promtitude natuïele, quitP! y plutôt mis deus ou trois lettres Fa aprés l’autre; que non pas marqué à deflus divets accens, neceffaires PO, en faire la diftinétion. h On pourroit encore objecter; 4 n à on ajufte la plume à la langue» M, maniere d'écrire à celle de prof? wii cer ; on tombe en beaucoup dati inconvenians , comme font les pa” les équivoques. Par example, fi | Ôtez l'o & l’a de veux, vota; vous 107" bez dans la premicre perfonne de nl lo, je veus. Si vous Ôtez le # en pre ' vous faites cfpris ; qui cft à dire pu en bien-faits ; vous terminez en “4 À 4 à nd 4 | À de l'Orthographe Françoife. 119 US Gtez le d de marchands, vous Le diftinguez point d'avec ceus qui hi, on Si vous ne diftinguez entre je Pois, paix : vous confondez trois \, * extremement differantes. Si k $ écrivez toûjours eme ; VOUS NC M BUEz point entre eiunium ; & 1#- is, {D'autresfois on fait vn fon contraih. Mtantion que l’on auoit. Com-” u Pour retrancher l'ai en r41.07, on de + e, ox feroît refon , Oftant le t Notes; vous allongez vn tas. qui fiL'RE monceau. Oftant li de peine, te dites vn fon fourd, obfcur & defable, Peine. le le objection étant tres - veritar ll Montre la difniculté d'etablir vne Se Certaine, C’eft toutefois vne dif- | | Senerale en toutes les Langues, de ayant auctune qui €Crive en” fe "ant comme elle prononce. Neù NS Que ce certain air & cet achis Li dépand des organes de la I. * & de la coûtume que donne à (us Nation la naifance & l'éduFA RD À FF 2 Æ 120 Les Difficultez es ples des l’Europe, à prononcés (I] m T4 le Latin. Et on {çait combien af) grande partie de la France sat peu avec l'Italie en la prolation 4h du Ch. del'4. de lF. Les Etrangtbfl _fent, comme s'il y avoit à 0! 71 prononciation Latine. Parce nc cffet, dans vne Langue là 1 chofe qui s’oublie c’eft l'accent à prononciation ; dautant que Ci plus attachée à la nature, & à le me. # Cepandant ces dificultez dé” ver vue regle, ne doivent PE of! naître le defefpoir d'en arrétef sw quelqu'vne raïlonnable ; & AN jufte Mediocrité. V4 Car aprés routon parle » & ie ff vne Langue vulgaire ; pouf 1€ fai tandre, non pas pour paroitre fl Qutre, que l’art, fuivant j'exail ef la nature, doit toujours rejett PA ne {ert derien, & n'employef me w ouvrages, que ce qui cit pres”. . lOrthographe Françoilt. 12 s aire, La rancontre d'vn ÎtaTA ft agreable à ce propos. le “Onne , difoit-il, que le François por fa franchize avec fa plume, dant fi bien fa langue avec {on bi: | parle comme il penfe : & ce We. Cctit , n’eft sien moins que la ma t \ Le dont il parle. ; nur À “ed fer ge ‘ut à la veriré confefler, que tous Cas qui depuis Antoine de Laval, . Ant & habile Aurent , qui VIvOIt & Henri [V. ont voulu faire des DS pour aiufter tout à fait l'EcriLR : la prononciation ; ‘n'ont pas ty Porté tout le fruiét qu'ils efpe6 Car fi les Etrangers ont efté ni Ont Îles yeux étoient accour À yne autre fuite & liai- ‘de caraderes : fe font treule Cut étoit préque étrangere en ne Propre pPais & en leur LanA Paturele, Tant la coûtume a DO s # de % L'e far la plupart des Homht : € . , . HE ce qu'experimanta dés fon téps ‘122 Les Difcultez F l'Auteur queje viens citer «. al l'obligea d'écrire à Monfieur Hi vne Lettre apologetique 3 974 veus bien inferer en cét endrol4f ce qui fait à nôtre deflein , HAT luy-méme imprimer , dans les PE Je) de fon excellante Paraphrazé le | Pfcaumes. 7% y | pe, Menfieur,dit-il, vos auez él | » phete en vôtre Lettre dernief® » m'écrivés que plufieurs couv gd >, étrarige que j'aye écrit en la Se >» Edition de mon Livre des D® 4 5; ce mot antandemant, par tr0/9f ,, lieu de la commune & ancien où 3; thographe,par trois e:Anperclle >» Empereur;& avez efté tres ve 1 ; Mais comme vous étes judici® F4 >» avizé, J'oze croire que ma ie A » vous aura fatisfair. Er peu 40 fn >» Mais pour nôtre Langue Frap ri 5» ie puis dire avec verité,qu' DE » ploré dutans à rechercher #44 >» Pourquoy elle eff. fi peu conne 5 n0$ Voizins:pourquoy que Le D 5: l'appelent Er 4 pourquoi >, Srandué eft fi courte au piis LE pdautres vulgaires ; je panié CD à de POrthographe Françoifé 123 à 3 Car en ces matieres d'impor- : ol faut,difent les Grecs osnororem À 7 c'eft à dire étudier;& travailler ch.Ié apperceu aprés plufieurs au- * ù ien-clairs voyans ; que nos pre” * TS Ecrivains contrefaifans les ha. # | S & pour paroître grans Clercs; Es a ttelemant chargée de lertres & s x eres inutiles;qu'ils famblent ! asie re lainfi exprés embroüillée pour en : Va chifre bien obfcur. Commc ‘a fait les Rabins Maflorets de la * Niue Sainte avec leurs mauvais : b S;caufe des diverfes leçons an Ja : 0e Où ils vous payent dynK tn t #2; qui eft lire d'vn & écrire d'au F M, "2 la plüpart denos mots s ecrit K Atremant, qu'ils ne fe prononEM (S ; W de. ee Excmple aiouffe,S nous difons : K dé teftrire, poux écrire Hniprie" ,. Pour écrivimes : éfle, pour élu: k "ire, pour cohnoiftre : fübieët, , es lüjer : enrendement, pour pen 4 Mant ; & dix-mil autres ; qui rar Rnôtre Ecriture plus difficile à lire a Toutes les autres. Occalion que à | angers n'en potuant venir a”. 130 Lesdificalter , fi grand nombre ; depuis läge pets » que cet incomparable Cardinal # 1] ,, mis en credit toutes les belles € 0 3 Le retirent generalement, qui plu” 1 ,, moins de l’ancienne façon d'ectlf » Langue Françoile. Plufieurs d'enifl y ,, écriuent ere ville, non plus cette , le : connaitre, non plus cogn0! ai ,s befoin ; non plus befoing : fers "1 | plus effeéts : age nonplus aag05 Pan » non plus nopces, &c. | » En particulier, l'vn de nos © , vains modernes ,; qui fe monté Po ;» curieus en cela ,; comme il € 0e » exact en tout le refte ; eft le judt, À »3 Auteur de l'inftrution Dauphine A sil écrit ( & commé je croÿ » pé savoir refléchi ) Daxphin » no à 5 Daulphin . caraitere, non P4 Yi 35 Éterc : eus ,ceus, ciets convaitéls ! “ biivus non pas éux, ceux, CicU#),ph | 5» VOiteux ; ambitieux : évoulé ; 1 ,. non pas efcoulé, & eflevé : 764 ml shonepas neantmoins : En » a À + quoique ; non pas luy; celuy 51 ph s que ÿ Les Rois, © l'emploi Ée pa ” les Roys, & l’employ: Les fritis 12 » fais, non pas fruits parfaits ar à ab » ñ de l'Orthographe Françoife. 133 Mblables diuerfitez. [n'eft pas feul qui fait {es efforts, reduire nôtre Orthographe à quet- : © jufteffe. raifonnable. Mais luy, & HS Ceus dont les Travaus ont aujourEUy le plus de reputation ; font voir latcomparaifon > Avec eus-mefmes, ns non point encore de regle certaiD £enerale. À ces grans Hommes devroient {e dre tous ces principaus Maîtres de à Wa l ER SR ET Lun ” RE w ÿ Ÿ Le AZ. teté de nôtre Langue, & à rehaufFE, Ebrairie ; qui emploient leurs biens, induftrie, & leur cravail à publier Aeloire de l'Imprimerie. Car fi feu- | (N L Quatre ou fix, de ceus qui font: I LS a il il he Même façon d'écrire , elle fereit N, Peu à peu. Et peut-eftre que ce de feroit point indigne de ceus mcdonc charge du Public. S'il y a Veritables Mecenas des Lettres; * “Eonneroient fans doute ce defLE donneroient À quelqu'vn fçavant, MT , l'Intendance de cete cor- "à | he fous la Preffe les beaus Ouvrages \e France produit ; commañÇoient v AN k \ 1 , Peine refte donc defçavoir les let- | G . 1 132 Les Dificultez tres qu'il faut ou retrancher , où ajobt® | ou changer. Car l'œil & le jus voient allez , qu'il y ena de muete oizeulcs : comme f°en vôtre, en exe, &C+ t, En Participants, innocents 4 mants: dengrands, marchands y &? 5] blables. Qui ne void, que toures “ lettres paroïflent furnumeraites ns perflués ? Sice n’eft , comme Lun avons dit ; pour marquer l'origfi® war Latin > comme b , en debwoir ‘ll ui exempt, S en baptefine: denis Advocat , &c. 7e te A ps £ Comme en ambitienx , cieux» it em? RRe. mais Commvn €. En perfettio!» PA prononce comme vn x. De Ca Empereur s Menteur ; entendre » ÿ AA prohonce comme vn #. En P4/ oi x f noiffence ; &c. loi. comme vi cn. nl penultiéme e en connoiflence ? n ainfi qu'vn 4. di . A : L Mais comme il n'eft pas a12°? ? di n. de l'Orthographe Françoife. 133 à lmanc dans les chof s qui dépandent Ke Ylage » de pañfer tout à coup d'yne: “ Cmité à l'autre, je pente qu'au comNCemant il fufiroit d'approcher peu … Peu la maniere d'écrire , de celle de Rtler , Attandant qu’on arrivätenfin , fi RP Cut » à l'Orthographe de Monficur ti aval, du P. Monet, & autres Purt- | AS de nôtre Langue. Ouf en venir là, il faudroit à mon > Commancer par Certain prénctpes hais Aux, & quañ indubitables : ‘au mn communément receus ,. parmyÿ ages & les Experts. +3 Me hi ,) qui ne donne prixà ces th Cs que {elon leur merite, & quifuis M outes facons éloigné de ces rafineHa» je me contante d'eveiller la cu4. deces Mercures, en leur deman7 Chemin, & propofant les doutes *Ulüivenr. Gps Prononciation de la Langue Frank * €ftant merveilleugemant douce a Lg Unte, continuée d'vn méme ton, hey 1€ agreable harmonie , l'Ecriture te "C"Cllepas retenir les memes quali-, [ss ir moins le plus qu’il eft poffiblez | L'qu'on ne parle, que pour expif G ii 334 Les Dificultez mer fes pensées ; n'eft-il pas bien VE famblable qu’on ne doit écrire que pt reprefenter ce que l’on dit > Sans (24; la parole eftant née devant l'écriture? à faut que l'écriture fe Côforme à la pari Quel nouveau donc y auroit HF 4 re du moins 4 pe aprés, comme ON PEs nonce ? Et veu que depuis trante 41%4, travaille ànettoyer nôtre Langue? 5}, la randre puremant Françoife ; pou af | ne fait-on pas la méme chofe» ec maniere de l'écriture ? Si on 4%" heureuzemant commancé , pourque pas continuer ; pui-que les mémes Et À {ubfiftent ? LA de … Getc regle toute naturelle sn dé pas incomparablemant mieus 0 le LA LS qui d'ordinaire écrivent toutes", tres qu'ils prononcent , & pron° PLU coutes celles qu'ils écrivent? Ci Vostra Signorie ; * Accademicis Apt branazzi,caccia 3 Maëslro , filoféfs Î 1 MIA, maffimo, Vizio , & famblables+ Hé. Selon certe regle & cete imitatioP jet devroit-on pas retranchentoutes”", és trés muettes ; dormanress [uP£ #" PCA PF d M | dont P de POrthographe Françoile. x3 } ln fervent que d’accens ; où pour “quer l'etymologie ? Car pui-qu'elinc fe prononcent nullement, certes ("€ fervent que d'ambarras à Ccus sl Pprennent à lire & à parler. Com- ‘à ble d, l'i en l'efcriture > NOPCE) Ales » Advocat, adjoufter , Bretaignc, …{ Maigne, gaigner, &c: Le Clcroit-il pas à propos par la même Ltme, d'effacer au moins vnegrande Mic des lettres étrangeres; comme y, #, de Et écrire > comme font plfieurs LS Livres; atée ,caraitere ; celui, Rii, Pine, filofaphie, &c. p \cft-il pas encore moins permis & MPloyer aucune lettre contre fa fication naturelle > Deforte que l'on “FU tout ainfi que lon prononce; exs, d! AU] “dieus , ambitiens : on2e, 0 MGHENTS À es G fizieme, axion., faxion, perfeLu Mt. We afin de ne pas tomber d'abord ho. s extremitez ; l'Orthographe à delle je: penfe qu'on doit s'arréter, UE & dofe eftre; à mon avis; dans vn à in milieu ; entre la vicille & celle NE. on fouhaitteroit bien lintroduMs mais qu'on n’oze encore pradi* G iÿ à \ 136 Les Difficultez À Pour cét effet , elle doit prandie 6 | regles d’vn temperarnmant raifonnab! | de quatres principes afles yniverfelss cxpliquez cy-deflus. Le 1. eft l'ety w logie des mots François , dont {a plüp, viennent du Latin, ou du Grec: Les cft lvzage des meilleurs Ecrivain encore qu'il foit fort differant. Le L'analogie avec les Langues pi } ves , ou voizines. Le 1v. La doncéll, | qui doit eftre en la prononciation van | coife. Car par là on peut jugel im | prés ce qu'on doit ajouter, où rtf “ cher ; afin de ne tomber ny.en ag equivoque , ny en quelque autre Pif nonciation du moins auf at que celle qu’on veut éviter. à ‘s ir dE peut, & méme que l’on doir apP! ic le plus prés que l'on pourra» ka {l drelf tant aux maäximes fuivantes » pat ordre alphabetique, jûqu'à € jeu’ en ait treuvé , ouproduit A | res. Car four moy.je ne puis M° qu der avec Ceus qui foûciennenr ?oyie lon peut indifferammant orthoë de lOrthngraphe Françoile. 157 Ds les mots en deus, ou trois façons” coins f cela fe peut avec raifon ; il % ‘ doit pas pour la perfection de nôDune, my pour l'ytilice publique. tOZANT changer les E, en 4, par Tout A on Îles prononce; comme vn 45 il he Dcantmoins le faire, en forté que Un écrive # le plus fouvant que l'on Mira : & lors que cela ne choquera MS trop les veus, & la coutume. Ce qui JAUt aizémantc étre pratiqué, principaent dans les fyllabes du milieu ; comÀ Commandemans, contantemans ; NC. Le quelques - vnes du commanccAt, & delafin; comme famme , flar.- % ss rantes , mantir, tarperamant , [or 3 &c. Et en la fin de tous les adverLas )Parfaitemant ; fainietiant ; &c. Non dns ces mots, qui commancent par ville Yoyelle ; comme 4# antrer 47, la > Arpereur, antandeman ; SC. DR eton du premier eft la conforfee de l'écriture & de. la prononciaHe avec l'aide des Enfans, & des LR Ogers. Car ny. les vns ny les autres S PEüvent accorder leurs veux, & leurs tel ‘ f Îles : voyant vne lettre qui ne figniAC ï! ; ; , È ,Comme l'h & lfen l'hopital, & en | G üij 138 Les Dificultez di voflretefle, &c. Ou qui fignifie touté?s, tre chofe , que ce qu'elle marque 30 me le, en entendement, commendeml & Lx, en eux, ambitieux, &c. ra La raifon du fecond, eft, que cela NP bord fambleroit trop extraordinôi } Encore qu’il feroit certes bien à profs de changer en écrivant , comine 0 a en prononçant , préque tous les 6 "7 Latins en 4 François ; antrer, pra randre, EC. F. 0: | L'ai diphtongue s'écrit, mais fe pe nonce comme l'e fimple en | mots qui viennent de l’x Latin; CO. en raifon, laiffer, i'ay, air, &c. ” Dans les futurs, j'afmeray, je donner, pour les diftinguer d'avec: le bis nn j'ayme, je donne: & du pañlé ; j4/ A j'ay danne. 50 En certains noms derivez del y tin; Pain, MAin, grain , vain » gere, d’autres monofyllabes , #ay ; £#/2u1e, Mais lors que l’on prononce 4? faur écrire , veincre , peindre, SC. We La Confone entre deus voyelles oi double fouvant pour foûtenit » Et tre Le fon. Comme en voyele, pale fin , perfomne, honnéte, muéffé le f ÿ ; delOrthographe Fraçoil. 157 Mlte , planerre , Adele, parole » Conti Me | &c. Toutefois je me contente” os ( nonobftant méme l'origine Latine) R\ne consone ; lors que la voycle {e Wtient affez. Ceque font ordinaire. nr la, li, lo; & les diphtongues, prin Mpalemant s'il y a des-ja deus autres Onfones. Comma.en af ;4laitter alu. tr, Privilege ; parole : ACOMLHMET» AprAN= re, afliger , acroitre , &C. Le & famblefe . [Avoir changer commodémant ns | W us tt; parfaite , perfeitus alaitter, allaBe, &c. | Comme on ne met jamais de-g fansQuuiyant : je ne ne fçay peurquoy on Met qûelquefois vn € devant le g ; comCen Grecqne , Jacques > MocqHer ; VAC* ler . & d'ordinaire on n'en metpointe grme en expliquer shcretique ; pratique, c * = 1'void, entand , & famblables fe met- (ht avec vn d, ou avec vnt; felon le Fincontre, & lagrémant de l'oreille La douceur de la Langue Françoile Rir Que j'aimerois mieus dire e76ore, que À 9N pas encor , ny encores : trever, É eHVer que trouver & plOUVEr 5 PHIQUES | qu'à ce que, préque &C. | Gv