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33ARQUITECTONICS DOSSIER La arquitectura portuguesa contemporánea Victor Neves Crónica de una transición E Cronique dune transition LArchitecture Contemporaine Portugaise Le 7 de janvier 1983 on voyait souvrir les portes de lexposition «Depuis le Modernisme» au Salon Noble de la Société de Beaux-Arts de Lisbonne. Parmi les domaines représentées étaient larchitecture, les arts visuels, la mode, le théâtre, la musique et la dance, encore que larchitecture et les arts visuels (principalement larchitecture) jouât le rôle principal plus évident. Cette exposition-là mit en evidence, pour larchitecture portugaise en particulier, un affrontement de tendances très variées autour de lappelé «postmodernisme» et le fondement dune structure théorique qui, au lieu de chercher une définition du postmodernisme, cherchait institutionnaliser une critique définitive dirigée au Modernisme. En fait, cétait le trait plus important de cette époque-là. Dix-sept ans plus tard, et dans le même local, on a organisé une nouvelle exposition sur larchitecture et on a repris la discussion sur les relations possibles entre larchitecture et les autres arts. «Contaminantes / Communiquants» fut le titre de lexposition qui réunit dix architectes et dix artistes sous le même toit et qui causa plusieurs débats plus ou moins polémiques. Quelle relation y a-t-il entre ces deux expositions? Apparemment, lunique relation, cest le local de la expositión l 7 de enero de 1983 se abrían las puertas de la exposición «Después del Modernismo» en el Salón Noble de la Sociedad de Bellas Artes de Lisboa. Arquitectura, artes visuales, moda, teatro, música y danza eran las áreas que se exponían en la muestra, a pesar del protagonismo más evidente que tenían la arquitectura y las artes visuales (principalmente la primera). Para la arquitectura portuguesa en particular, esa exposición puso en evidencia un enfrentamiento de tendencias muy variadas en torno al llamado «Postmodernismo» y el fundamento de una estructura teórica que, más que buscar una definición del postmodernismo, trataba de institucionalizar una crítica definitiva al Modernismo. De hecho, era lo más importante de esa época. Diecisiete años después y en el mismo local, se volvió a © Los autores, 2002; © Edicions UPC, 2002
ARQUITECTONICS 34 DOSSIER le Salon Noble de la Société de Beaux-Arts puisquau-delà de ce détail il y a des différences fondamentales entre les deux expositions qui se reflétent dans le langage des architectures plus récentes faites en Portugal. Le panorama théorique, pratique et idéologique de larchitecture portugaise a changé et, surtout, lhistoire a changé. Dans le premier cas il fallait discuter une tradition antérieure sur laquelle retombaient toutes les critiques (le modernisme). Aujourdhui, ce qui a resté en arrière, dans le passé plus récent (qui commence précisément par lheritage postmoderniste) sont une pluralité et une hétérogénéité énormes qui laissent peu de marge pour discuter didéologies ou de structures théoriques. Le «postmodernisme» fut suivi par le «modernisme tardif» (late modernism), le «néomodernisme», le «supermodernisme», etc. etc., et dans ce défilé d«ismes» il reste un vide qui a causé de nombreux points dinterrogation. Larchitecture portugaise se trouve aujourdhui dans un impasse, et il nest pas étonnant quelle cherche, une fois encore, dan-crages pour pouvour sy accrocher. Dabord, pour salimenter et survivre, plus tard pour chercher des nouvelles routes. Lhistoire est un de plus de ces ancrages. Dans le domaine dune contemporainéité vacillante, entre lhéritage du modernisme et du postmodernisme et les nouveaux défis émergents du nouveau siècle, larchitecture portugaise est disponible encore une fois pour accepter les nouvelles contaminations artistiques et pour absorber les nouvelles chose faites dans les autres arts et les autres domaines du savoir. Elle est perméable aux tendances qui existent actuellement à larchitecture occidentale, la exponer la arquitectura y se volvieron a discutir las posibles relaciones entre la arquitectura y las demás artes. «Contaminantes / Comunicantes» fue el título de la exposición que reunió a diez arquitectos y diez artistas bajo el mismo techo y que originó después varios debates más o menos polémicos. ¿Qué relación habrá entre estas dos exposiciones? Aparentemente, sólo el local de la exposición el Salón Noble de la Sociedad de Bellas Artes, porque más allá de ese detalle existen unas diferencias fundamentales entre estas dos exposiciones que se reflejan en el lenguaje de las arquitecturas más recientes hechas en Portugal. El panorama teórico, práctico e ideológico de la arquitectura portuguesa ha cambiado y, sobre todo, ha cambiado la historia. En el primer caso había que discutir una tradición anterior, sobre la que recaían todas las críticas (el modernismo). Hoy lo que ha quedado atrás, en el pasado cercano, (que empieza exactamente con el legado postmodernista) son una pluralidad y una heterogeneidad enorme que conceden poco margen para discutir ideologías o estructuras teóricas. Al «postmodernismo» le sucedieron el «late modernism», el «neomodernismo», el «supermodernismo», etc. etc., y en este desfile de «ismos» quedó un vacío que originó muchos interrogantes. La arquitectura portuguesa se encuentra hoy en un callejón sin salida y no es de extrañar que busque, una vez más, ancladeros a los que poder agarrarse. Primero para alimentarse y sobrevivir, después para buscar nuevos rumbos. La historia todavía es uno de esos ancladeros. En el ámbito de una contemporaneidad vacilante, entre la herencia del modernismo y del postmodernismo y los desafíos emergentes de un nuevo siglo, la arquitectura portuguesa está otra vez disponible para aceptar nuevas contaminaciones artísticas y para absorber lo nuevo © Los autores, 2002; © Edicions UPC, 2002
35ARQUITECTONICS DOSSIER présence de laquelle est évidemment patente dans les oeuvres dun numéro de plus en plus grand darchitectes portugais. Cette perméabilité commence à mettre en doute même une certaine spécificité poétique formelle qui existait, selon quelques-uns, dans larchitecture contemporaine portugaise après la révolution (qui déposa le régime de lEstado Novo en avril 1974) et qui se basait fondamentalement sur la relation soignée des architectures avec les lieux, aussi que sur la symbiose dinfluences formelles entre cette architecture populaire et lhéritage du Mouvement Moderne. Cétait dans cette relation oú résidait aussi linfluence décisive de lÉcole de Porto dont les protagonistes furent dabord Carlos Ramos et puis les autres personnalités, comme, par exemple, Fernando Távora, Siza Viera ou Eduardo Souto Moura qui ont moulé plusieurs générations darchitectes portugais après la révolution. Linfluence de lappelée École de Porto sest étendue à un territoire beaucoup plus vaste, en aidant à réveiller des nouvelles consciences consciences théoriques, mais aussi éthiques, puisquelles impliquaient un pacte de larchitecture avec une certaine façon dêtre, de vivre et de construir en Portugal. Siza Vieira fut, en ce sens, une référence fondamentale, puisque son oeuvre articule ce qui est essentiel dans ces «nouvelles» consciences: linfluence (recouvrée, bien que jamais abandonnée) du Mouvement Moderne et le croisement de cette influence-là avec la tradition populaire, principalement, à travers «Levantamiento a la Arquitectura Regional Portuguesa» («Déroulement de lArchitecture que está surgiendo en otras artes y áreas del saber. Es permeable a las tendencias que existen actualmente en la arquitectura occidental, cuya presencia es evidentemente patente en las obras de un número cada vez mayor de arquitectos portugueses. Esta permeabilidad empieza a poner en duda incluso una cierta especificidad poética y formal que algunos creían que existía en la arquitectura portuguesa contemporánea de la posrevo-lución (la revolución que depuso el régimen del Estado Novo en abril de 1974) y que se basaba funda mentalmente en la cuidada relación de las arquitecturas con los lugares y en la simbiosis de influencias formales entre dicha arquitectura popular y la herencia del Movimiento Moderno. Es en esa relación en la que radicaba también la influencia decisiva de la Escuela de Oporto que tuvo primero en Carlos Ramos y después en otras personalidades (como, por ejemplo, Fernando Távora, Siza Viera o Eduardo Souto Moura) a los protagonistas que moldearon varias generaciones de arquitectos portugueses después de la revolución. La influencia de la llamada Escuela de Oporto se extendió a un territorio mucho más vasto y determinó el despertar de nuevas consciencias consciencias teóricas, pero también éticas, ya que implicaban un pacto de arquitectura con una cierta forma de ser, de vivir y de construir en Portugal. Siza Vieira fue, en este sentido, una referencia fundamental, pues su obra articula lo que es esencial en esas «nuevas» consciencias: la influencia (recuperada, aunque nunca abandonada) del Movimiento Moderno y el cruce de esa influencia con la tradición popular, principalmente a través del «Levantamiento a la Arquitectura Regional Portuguesa» (1955-56), obra que también ha tenido una enorme repercusión en los arquitectos portugueses a partir de los años 70. Es, © Los autores, 2002; © Edicions UPC, 2002
ARQUITECTONICS 36 Régionale Portugaise») (1955-56), une oeuvre qui a eu aussi une répercussion énorme sur les architectes portugais dépuis les années 70. Il est, probablement, grâce à ce mélange de modernité et tradition populaire, allié aux facteurs politiques et socials caractéristiques du pays (isolé politiquement par une dictadure qui a duré 45 ans, aussi que socialement et culturalement, en raison de sa situation géographique périphérique), que nous pouvons parler dune possible originalité de larchitecture contemporaine portugaise et dune relation caractéristique de cette architecture avec les lieux. Cette relation était formelle, réalisée à travers une dialéctique entre le «lieu», les volumétries, les matériaux, les couleurs, etc. ; mais elle était au même temps poétique (puisquelle était significative), surtout grâce à la manipulation de lespace lespace phénoménologique et significatif. La Maison de Thé de Siza Vieira à Leça (1958-1963) [fig. 1] est un des exemples plus éloquents (peut-être, un des exemples plus divulgués) de cette relation. Mais on pourrait citer aussi la Posada de Santa Marina, par Fernando Távora, à Guimarães (1985) ; la Maison de Moledo del Miño, par Eduardo Souto Moura (1991) ; lÉcole Supérieure des Sciences de la Communication, par José Luis Carilho de Graça, à Lisbonne (1993) ; ou un exemple plus récent, la Maison de Barcelos (1999), par Bernardo Távora, fils de Fernando Távora [fig. 2]. Et on ne peut réduire limportance du fait que Bernardo Távora ait demandé de publiquer cette photo (dans la revue arq.a du mois doctobre 2000) à côté des deux photos dun ancien «grenier» présentes dans le déja cité «Levantamiento a la Arquitectura Regional» («Déroulement de lArchitecture Regionale») des années 50, comme si pour démontrer que sa probablemente, a través de esta mezcla entre modernidad y tradición popular, aliada a los propios condicionantes políticos y sociales del País (aislado políticamente por una dictadura que duró 45 años, y social y culturalmente debido a su periferia geográfica) que podemos hablar de una posible originalidad de la arquitectura portuguesa contemporánea y de una peculiar relación de esta arquitectura con los lugares. Esa relación era formal, realizada mediante una dialéctica entre el «sitio», las volumetrías, los materiales, los colores, etc.; pero también era poética (ya que era significativa), sobre todo a través de la manipulación del espacio fenomenológico y significativo. La Casa de Té de Siza Vieira en Leça (1958-1963) [fig. 1] es uno de los ejemplos más elocuentes (de los que quizás más se han divulgado) de esa relación. Pero también están La Posada de Santa Marina de Fernando Távora, en Guimarães (1985); la casa de Moledo del Miño de Eduardo Souto Moura (1991); la Escuela Superior de Ciencias de la Comunicación de José Luis Carilho de Graça, en Lisboa (1993); o la más reciente Casa de Barcelos (1999) de Bernardo Távora, hijo de Fernando Távora [fig. 2]. Además, no deja de ser importante el hecho de que Bernardo Távora pidiera que fig. 1 DOSSIER © Los autores, 2002; © Edicions UPC, 2002
37ARQUITECTONICS maison eût des similitudes formelles, tipologiques et constructives avec ceux greniers-là. Et finalement, cette demande signifie aussi que linfluence du Levantamiento ne se soit limitée à une seule génération darchitectes. Ainsi, cest peut-être dans cette reflexion sur le concept de lieu et sur ses valeurs physiques, poétiques et culturels où on peut remarquer une alteration considérable de loeuvre des architectes portugais plus jeunes, surtout à partir de la fin de la décennie 1990. Quelles sont les différences plus importantes? Pour commencer, le même concept de lieu, dont nous avons déja parler. Le lieu cesse dêtre un valeur fondamental, poétique et phénoménologique. Les formes souvrent aux influences plus globalisatrices et universelles où le concept de lieu est presque insignifant par rapport aux codes esthétiques formels de la contemporanéité culturelle. Linfluence de larchitecture hollandaise plus récente et celle de lappelé néominimalisme, par exemple, peuvent être détectées facilement aujourdhui. Demain, peut-être, on pourra noter linfluence de la nouvelle architecture japonaise . Pourquoi est-il comme ça? Parce que nous nous trouvons immergés dans une époque de globalisation où les méthodes et les instruments de faire les projets, les procédés et les matériaux sont de plus en plus uniformes. Comme disait Siza Vieira dans une intreview récente donnée à la revue arq.a, on observe un accroisement de «... généralisation des méthodes de production, des machines, des matériaux (sinthétiques et dautres) et, pourtant, une manque de dépendance des matériaux locaux». Pour cela, les esta fotografía fuese publicada (en la revista arq.a de octubre de 2000) junto con dos fotos de un antiguo «granero» que formaba parte del ya mencionado «Levantamiento a la Arquitectura Regional» de los años 50, a modo de demostración de que la casa tenía similitudes formales, tipológicas y de construcción con esos graneros. Por último, esa petición significa también que la influencia del «Levantamiento...» no se circunscribió a una sola generación de arquitectos. Así, es tal vez en esta reflexión sobre el concepto de lugar y sobre sus valores físicos, poéticos y culturales, donde se nota una alteración considerable en la obra de los arquitectos portugueses más jóvenes, sobre todo a partir de finales de la década de los 90. ¿Cuáles son las diferencias más importantes? Para empezar, en el propio concepto de lugar a que nos hemos referido. El lugar deja de ser un valor fundamental, poético y fenomenológico. Las formas se abren a influencias más globalizadoras y universales, en las que el concepto de lugar es casi irrelevante en relación con los códigos estéticos formales de las contemporaneidades culturales. La influencia de la arquitectura holandesa más reciente y del llamado neominimalismo, por ejemplo, puede ser fácilmente detectada hoy en día. Mañana, tal vez, pueda serlo la influencia de la nueva arquitectura japonesa. fig. 2 DOSSIER © Los autores, 2002; © Edicions UPC, 2002
ARQUITECTONICS 38 DOSSIER projets comme le complexe des logements de la Quinta da Barca par Álvaro Rocha à Esposende (19952000), publié dans la revue arq.a n.º2) [fig. 3], ou la Maison de Lux, par le groupe LGLS (un groupe de jeunes architectes de Lisbonne (2001, publié dans la revue arq.a n.º7)) [fig. 4] ou, inclusivement, la récente installation de lexposition «Post-Rottérdam» du groupe as (2001, publié dans la revue arq.a n.º7) [fig. 5] favorisent davantage les images et les langages cosmopolites et «globaux». Et ceux-ci peut être construits en Portugal autant quen Malaisie, parce quon utilise des techniques de construction et des matériaux qui sont universels et connus, fabriqués et utilisés dans le monde entier. Cette constatation, à vrai dire, ne peut être considerée négative, parce quelle est, en réalité, le miroir dune culture contemporaine qui essaie, inclusivement, de supérer des nombreuses doutes et quelque marasme culturel qui se fait remarquer aussi (encore quil soit toujour nié par les plus optimistes) dans larchitecture occidentale. Cest justement pour ça, étant la situation encore confuse et indéfinie, quil est très difficile de donner une réponse effective à une question inévitable : Comment sera lavenir de larchitecture portugaise? Ce qui est prévisible est le rôle fondamental que joueront les Écoles dans une future réponse à cette questionlà. Et lavenir qui est prévu ne semble pas très souriant, puisque la plupart des Écoles (et ses enseignants) préfèrent sincliner vers le plus immédiat et apparemment le plus stimulant. Elles sorientent par les images éphémères des modes, celles des «ismes», par léclat éblouissant des étoiles plus médiatiques du monde de larchiPorqué sucede esto? porque estamos inmersos en una época de globalización en la que los métodos e instrumentos de hacer proyectos, los procesos y los materiales de construcción son cada vez más uniformes. Como decía Siza Vieira en una reciente entrevista concedida a la revista arq.a, se nota una creciente «...generalización de los métodos de producción, de las máquinas, de los materiales (sintéticos y otros) y, por lo tanto, la no-dependencia de los materiales locales». Por tanto, proyectos como el conjunto de viviendas de la Quinta da Barca, de Álvaro Rocha, en Esposende (19952000, publicado en la revista arq.a, n.º 2) [fig. 3] o el de la Maison de Lux, del grupo LGLS un grupo de jóvenes arquitectos de Lisboa (2001, publicado en la revista arq.a n.º7) [fig. 4], o inclusive la reciente instalación de la exposición «Post Rotterdam» del grupo as (2001, publicado en la revista arq.a, n.º7) [fig. 5] favorecen más las imágenes y los lenguajes cosmopolitas y «globales» que tanto pueden construirse en Portugal como en Malasia, porque utilizan técnicas de construcción y materiales que son universales y conocidos, fabricados y utilizados en todo el mundo. fig. 3 © Los autores, 2002; © Edicions UPC, 2002
39ARQUITECTONICS DOSSIER tecture, par les images captivantes divulguées par les canaux de notre surconsommation visuelle revues, vidéos, TV, etc. Ainsi, elles laissent de côté ce qui devrait être essentiel: la reflexion sur les concepts, sur les instruments, sur les moyens daction des architectes portugais dans un avenir prochain. Au seuil du XXIe siècle larchitecture portugaise fait face aux problèmes et défits qui faisont preuve de lincertitude, mais aussi de la perspective des horizons nouveaux et attrayants. TRANSITION est, donc, le mot clef qui introduit la discussion et le débat sur le présent et le futur de lArchitecture. Cela pourrait signifier pour les architectes portugais une nouvelle relation avec sa propre profession et une nouvelle «praxis» tendant à sétendre à léchelle de mégaterritoire. Cela pourrait signifier une nouvelle espoir de réduir la dégradation progressive de lenvironnement et de la Nature (le mot qui gagne maintenant une nouvelle importance et le nouveau protagonisme), qui se manifeste actuellement à léchelle planétaire et pourra signifier aussi des nouvelles stratégies de penser, planifier et projeter la ville ou le paysage. Es una constatación que no podemos considerar negativa, dicho sea a favor de la verdad, porque es, en realidad, el espejo de una cultura contemporánea que intenta, incluso, superar muchas dudas y algún marasmo cultural que también se siente (aunque siempre ha sido negado por los más optimistas) en la arquitectura occidental. Por lo tanto, a la pregunta inevitable ¿Cuál será el futuro de la arquitectura portuguesa? resulta muy difícil dar una respuesta efectiva, ya que la situación es todavía confusa e indefinida. Es previsible el papel fundamental que tendrán las Escuelas en una futura respuesta a esta pregunta. Y el futuro no se prevé risueño, porque la mayoría de las Escuelas (y sus docentes) prefieren inclinarse hacia lo más inmediato y aparentemente más aliciente. Se orientan por las imágenes efímeras de las modas, de los «ismos», por el fulgor ofuscador de las estrellas más mediáticas del mundo de la arquitectura, por las imágenes cautivadoras divulgadas por los canales de nuestro consumismo visual revistas, vídeos, TV, etc. De este modo, dejan en un segundo plano lo que debería ser esencial: la reflexión sobre los conceptos, sobre los instrumentos, sobre los medios de acción de los arquitectos portugueses en un futuro próximo. fig. 4 fig. 5 © Los autores, 2002; © Edicions UPC, 2002
ARQUITECTONICS 40 DOSSIER fig. 6 En el umbral del siglo XXI la arquitectura portuguesa se encuentra delante de problemas y retos que demuestran incertidumbre, pero también la perspectiva de nuevos y atractivos horizontes. TRANSICIÓN es, pues, la palabra clave que introduce la discusión y el debate sobre el presente y el futuro de la Arquitectura. Podrá significar para los arquitectos portugueses una nueva relación con su propia profesión y una nueva «praxis» con tendencia para expandirse a escala del megaterritorio. Podrá significar una nueva esperanza para reducir la degradación progresiva del ambiente y de la Naturaleza (palabra que ahora adquiere una nueva importancia y protagonismo) que se demuestra actualmente a escala planetaria, y podrá significar también nuevas estrategias de pensar, planear y proyectar la ciudad o el paisaje. La arquitectura portuguesa tiene por delante todos estos horizontes posibles. Pero tendrá seguramente que repensar su dimensión ética [fig. 6]. Larchitecture portugaise a tous ces horizons possibles devant soi. Néanmois, elle devra certainement repenser sa dimension éthique [fig. 6]. © Los autores, 2002; © Edicions UPC, 2002