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Parcourir la mode française du XXe siècle en cours de FLE

González Barrigón, Julia

Abstract

Departamento de Filología Francesa y Alemana

Full text

Facultad de Filosofía y Letras Máster en Profesor de Educación Secundaria Obligatoria y Bachillerato, Formación Profesional y Enseñanza de Idiomas (Francés) TRABAJO DE FIN DE MÁSTER Parcourir la mode française du XXe siècle en cours de FLE. Presentado por Dª Julia González Barrigón. Tutelado por Dª Emma Bahillo Sphonix Rust. Curso 2021-2022. 2 Resumen Este Trabajo de fin de Máster tiene como objetivo describir el panorama de la moda en calidad de actividad artística a lo largo del siglo XX, uno de los temas de carácter cultural más importantes en toda Francia, donde, si hablamos de términos económicos, esta actividad tiene una fuerte presencia en el Hexágono, así como una reputación mundial gracias a sus numerosos creadores. Como todo tema cultural, la moda es también una especialidad que evoluciona al mismo tiempo que la historia y la sociedad, como vamos a señalar en este trabajo. Además, este trabajo pretende analizar las numerosas posibilidades con las que podemos trabajar este tema en clase de FLE, dado que se trata de una herramienta muy flexible en la enseñanza del francés. Para conocer mejor las diferentes alternativas didácticas de esta materia, este estudio se centra así en las diferentes perspectivas como la diferencia entre la Alta Costura y el prêt-à-porter, la evolución de la moda a lo largo del siglo XX y la vida de Coco Chanel, como ejemplo de una de las diseñadoras más emblemáticas de toda la historia de la moda. Palabras clave Moda; Alta Costura; Prêt-à-porter; Coco Chanel; FLE; Historia; Cultura; Pedagogía; Actividades Résumé Ce mémoire de fin de master a comme but de dépeindre le panorama de la mode en tant qu’activité artistique tout le long du XXe siècle. Il s’agit de l’un des sujets culturels les plus importants, mais aussi elle octroie une notoriété reconnue dans le monde entier. Admettons également que la mode a également de l’importance en tant qu’activité économique. En tant que sujet culturel la mode est un domaine qui évolue en même temps que l’histoire et la société, comme il va être analysé dans cette étude. De plus, ce mémoire vise à analyser les nombreuses possibilités avec lesquelles ce sujet peut être intégré en cours de FLE. Afin de mieux connaître les différentes alternatives didactiques de ce sujet, cette étude se penche sur les différentes perspectives telles que la différence entre la Haute Couture et le prêt-à-porter, l’évolution de la mode au cours du XXe siècle et la vie de Coco Chanel, comme exemple de l’une des couturières des plus emblématiques de toute l’histoire de la mode. Mots clés Mode ; Haute Couture ; Prêt-à-porter ; Coco Chanel ; FLE ; Histoire ; Culture ; Pédagogie ; Activités. 3 TABLE DE MATIÈRES 1 JUSTIFICATION _____________________________________________ 2 INTRODUCTION _____________________________________________ 3 LE CONCEPT DE MODE _______________________________________ 3.1 Définitions 3.2 Les termes Haute Couture et Prêt-à-porter 4 L’HISTOIRE DE LA MODE EN FRANCE AU XXe SIÈCLE _____________ 4.1 Les années 1900 4.2 Les années 1920 4.3 Les années 1930 4.4 Les années 1940 4.5 Les années 1950 4.6 Les années 1960 4.7 Les années 1970 4.8 Les années 1980 4.9 Les années 1990 5 LES CRÉATEURS IMPORTANTS DE LA FRANCE __________________ 5.1 Biographie: Gabrielle Chanel I. Les origines de Gabrielle Chanel II. Comment est apparue et survenue la nouvelle onomastique de Gabrielle Chanel ? 5 6 7 7 8 12 12 14 16 17 19 20 21 23 24 25 25 25 26 4 III. L’ouverture de la chapellerie en 1910 IV. Les nouveaux magasins V. Des nouvelles perspectives pour Chanel VI. Les grèves de 1936 et la solitude de Chanel à la fin des années 30 VII. La déclaration de la guerre et l’Occupation allemande (1940-1945) VIII. La fin de la guerre et l’exil en Suisse IX. Le retour de Coco Chanel X. La décadence et la mort de Coco Chanel 5.2 Les apports à la mode de Coco Chanel 6 APPLICATION DIDACTIQUE ___________________________________ 6.1 Introduction et cadre théorique 6.2 Proposition didactique Activité 1 : Haute Couture ou Prêt-à-porter ? Activité 2 : La vie de… Activité 3 : Présenter un vêtement Activité 4 : Découvrir une bande annonce « Coco avant Chanel » Activité 5 : Que signifie Coco Chanel pour toi ? 7 CONCLUSIONS ______________________________________________ 8 BIBLIOGRAPHIE _____________________________________________ 27 28 30 33 33 35 36 37 38 42 42 45 45 49 55 58 62 62 65 5 1. JUSTIFICATION. Tout d’abord, le choix du sujet Parcourir la mode du XXe siècle en cours de FLE est dû à mon intérêt pour la mode et plus précisément, aux maisons de couture française –telles que Christian Dior, Yves Saint Laurent, Louis Vuitton ou Chanel– italiennes –comme Gucci, Versace ou Prada– et Balenciaga –en tant qu’enseigne espagnole–. Grâce aux réseaux sociaux tels qu’Instagram et aux sites web des maisons, nous avons la possibilité d’avoir à notre portée leurs productions. Il est vrai qu’au début, je ne connaissais et ne comprenais la mode que d’un point de vue frivole, mais lorsque j’ai approfondi peu à peu sur cette question j’ai découvert des grandes histoires et vies derrière des noms luxueux de marques, j’ai commencé à percevoir la mode comme une activité artistique, dont les couturiers étaient des artistes et, les créations, des vraies œuvres d’art emblématiques, qui perdurent encore dans le temps, comme un objet éternel. D’ailleurs, je me suis penchée sur ce sujet dans mon Mémoire de fin d’études, mais particulièrement sur la figure de la créatrice et couturière Coco Chanel. Ce qui m’a donné l’opportunité d’explorer et découvrir l’histoire d’une femme qui a parcouru le XXe siècle à contrecourant et qui a parvenu à bouleverser les codes de la mode féminine de son époque, mais aussi jusqu’à nos jours, guidée par sa passion pour la mode et par son désir de vivre insouciante des conventions sociales, ainsi que par le fait de gagner sa vie par le biais du travail et pas par l’entretien d’un homme, ce qui était complétement étonnant à l’époque. Pourquoi pourrait-on introduire alors ce thème en cours de français en tant que langue étrangère ? D’une part, c’est un sujet assez connu par les élèves, même si c’est juste pour les noms des marques qu’ils ont pu entendre par ouï-dire à la télé, sur les réseaux sociaux ou tout simplement pour être passé devant une de leurs boutiques… etc. De mon point de vue, il est intéressant de pouvoir leur présenter et enseigner cette thématique, puisqu’il fait partie de la culture française très importante et très réputée dans le monde entier. 6 2. INTRODUCTION Le XXe siècle est un siècle avec beaucoup d’événements exceptionnels qui vont marquer toute la continuité de l’histoire de l’humanité tels que la période de la Belle Époque –qui va nous introduire dans ce siècle– ; suivie de la Première Guerre mondiale ; ensuite, le redressement des Années Folles qui finissent à cause de la grande crise économique de la « Grande Dépression » ; puis, la terreur de la Seconde Guerre mondiale et à la suite, la prospérité des « Trente Glorieuses » ; postérieurement, la naissance de la Ve République ou les révolutions de mai 68… C’est aussi un siècle plein de transformations importantes qui vont parvenir à améliorer le mode de vie de la société française : progrès scientifiques, techniques et médicaux ; nouvelles sources d’énergie, telles que l’électricité ; l’apparition des appareils ménagers, de la télévision…etc ; le fait de consacrer plus de temps aux loisirs ; le développement des moyens de communication ; l’émancipation et l’évolution de la situation des femmes ; la mondialisation… parmi tant d’autres. Autrement dit, un siècle plein d’histoire, d’innovations, de développement et de culture. Dans ce mémoire fin de master, nous allons nous intéresser à un aspect culturel très significatif en France et ayant une portée internationale : la mode française tout le long du XXe siècle. Dans le premier chapitre, nous allons aborder la notion de mode, en se posant la question s’il s’agit d’une activité créative ou plutôt économique. Pour répondre à cette question, nous allons proposer quelques définitions de ce terme ainsi que celle de deux concepts typiquement français qui ont accompagné la mode depuis le XIXe siècle : la Haute Couture et le prêt-à-porter. Au deuxième chapitre, nous allons proposer un parcours des différentes modes tout le long du XXe siècle, en découvrant des nouvelles tendances –qui s’adaptent aux différents modes de vie et aux changements de la société– et des créateurs de chaque décennie, en passant par exemple, par Christian Dior jusqu’à Ralph Lauren, des corsets moulants et robes volumineuses de la Belle Époque aux jeans et crop tops de la fin de siècle, entre autres. Nous allons le consacrer le troisième chapitre à l’une des femmes et des couturières les plus importantes de ce siècle-là : Coco Chanel. De ce fait, nous allons parcourir sa trajectoire ainsi que sa vie extraordinaire depuis sa naissance 7 jusqu’à sa mort. En outre, nous allons également nous intéresser aux créations les plus significatives, et toujours emblématiques à l’heure actuelle. Une deuxième partie de ce mémoire est consacré à la présentation d’une proposition didactique où le sujet de la mode est intégré dans le processus d’enseignement/apprentissage de français en tant que langue étrangère. 3. LE CONCEPT DE MODE 3.1 Définitions Tout d’abord, avant de commencer à parcourir la mode de la France au XXe siècle, j’aimerais débuter ce mémoire en définissant le concept qui va se dérouler tout le long du travail : la mode. Le dictionnaire Le Robert nous propose quelques acceptions intéressantes avec certaines nuances autour de ce mot qui vont être essentielles dans la notion que nous avons de ce terme : d’abord, la mode se définie comme les habitudes collectives et passagères en matière d’habillement ; ensuite, comme les goûts collectifs, manières passagères de vivre, de sentir qui paraissent de bon ton dans une société déterminée et finalement la mode représente aussi le commerce, l’industrie du vêtement (couture, prêt-à-porter). À partir de ces définitions, nous pouvons ainsi cerner la mode non seulement comme la manière de s’habiller à une époque précise et dans un endroit donné, mais aussi comme un phénomène impliquant la manière de penser, de se comporter et de vivre dans une société propre à une époque concrète et à un lieu déterminé. Certes, la mode est souvent considérée superficielle ou frivole lorsqu’on parle par exemple de luxe, des marques, des rangs sociaux ou pouvoirs d’achat, ou elle peut être simplement appréciée comme une manière de vendre des produits, en d’autres termes, comme une activité économique, puisqu’en effet, la mode c’est une industrie qui produit des articles afin d’obtenir le plus grand nombre de ventes. En revanche, ce que nous allons aborder dans ce travail c’est la mode en tant qu’activité artistique, c’est-à-dire, nous allons nous pencher sur la mode en qualité de processus de créations le long du XXème siècle et ses créateurs les plus incontournables. De ce fait, notre point de départ est l’affirmation suivante : la mode est un art qui se développe dans un contexte historique et social spécifique. Tout comme les autres types d’arts, soit la littérature, la peinture, le cinéma, la musique... grâce à la 8 mode, nous pouvons identifier au peu près en quel moment de l’histoire nous y sommes ; déterminer quelle est la situation ou le contexte de la société dans un moment ponctuel ; distinguer les classes sociales à l’intérieur d’une communauté ou, plus spécifiquement, reconnaître quelle est la situation de la femme en fonction des vêtements qu’elle porte, c’est-à-dire, la mode montre l’évolution des sociétés. Dès lors, la mode peut être également désignée comme une manière de montrer la pensée et les circonstances divers d’une société –telles que la guerre, la faim, la richesse, la grandeur, la pauvreté…–. C’est dans ce contexte que l’on peut considérer la mode partie de la culture d’un pays, d’une société, d’une époque… 3.2 Les termes de haute couture et prêt-à-porter Étant donné que dans ce mémoire nous allons nous intéresser particulièrement à la mode française du XXème siècle, il faudra mentionner et aborder deux termes primordiaux qui apparaissent tout le long de l’histoire de la mode en France mais aussi dans le reste du monde : la haute couture et le prêt-à-porter. D’une part, la haute couture est une spécificité traditionnellement française puisqu’elle n’existe qu’à Paris. Elle se caractérise par la création de vêtements luxueux symbolisant l’excellence, le savoir-faire et le luxe. Elle est ainsi désignée comme une véritable forme d’art et elle fait de la ville parisienne la capitale mondiale de la mode. L’appellation de haute couture est protégée par la loi afin d’assurer le prestige de chaque marque de luxe, c’est-à-dire, pour porter le titre de maison de Haute Couture, il faudra respecter plusieurs critères et codes établis par la Chambre Syndicale de Haute Couture dans un décret qui date de 1945. D’abord, chaque pièce devra être unique, surmesure et confectionnée à la main dans l’atelier de la maison. Ensuite, le créateur devra posséder au moins deux ateliers : l’un pour la couture flou (les matières et silhouettes fluides) et l’autre pour le tailleur (les vestes, les pantalons, les manteaux). Ces ateliers devront être composés au minimum de vingt salariés et être localisés à Paris. Finalement, chaque maison de haute couture devra participer à deux défilés par an (en janvier, pour le défilé de printemps-été, et en juillet, pour le défilé d’automne-hiver) et présenter au moins vingt-cinq tenues par collection. Les maisons de couture font ainsi la demande de ce label auprès de la Chambre Syndicale de Haute Couture. « Comme la haute gastronomie, la haute couture est un pilier de l'art de vivre à la française. Le label permet de garantir que les pièces soient de qualité. Si on perd ce 9 label, on risque de tirer vers le bas la création » 1 , l’estime Guénolée Milleret dans le journal Les Échos. Tous ces critères exigés par cette Chambre Syndicale font ainsi devenir la Haute Couture quelque chose d’inaccessible, quelque chose hors de portée, puisqu’on se réfère à des prix de quantités exorbitantes qui se justifient à cause d’un nombre important d’heures de travail méticuleux à la main des ouvriers et des artisans – brodeurs, plumassiers, paruriers, chapeliers, boutonniers, dentellières, artisans du cuir…– et du coût élevé des matériaux exclusifs utilisés tels que des plumes d’oiseaux rares, du fil d’or pour les broderies, des pierres précieuses, des dentelles fines, des perles, des velours de véritable soie … Dans cette fédération couturière, le résultat de l’accomplissement de ces règles très strictes est l’appellation de maison de Haute Couture qui reçoivent les « membres permanents » comme Chanel, Christian Dior, Balmain, Givenchy, Jean Paul Gaultier, Maison Margiela, Alexandre Vauthier, Giambattista Valli, Schiaparelli… Néanmoins, deux autres catégories ayant la possibilité de présenter des défilés dans le calendrier de la mode à Paris font aussi partie de cette association. D’un côté, pour étendre la Haute Couture, on a créé les « membres correspondants », qui sont des maisons de Haute Couture mais à l’étranger, telles qu’Atelier Versace, Giorgio Armani Privé, Valentino, Fendi Couture ou Viktor & Rolf. D’un autre côté, on trouve les « membres invités » qui représentent la transition vers l’appellation de Haute Couture. Avant d’obtenir ce titre, ces maisons doivent être adjointes par l’ensemble de membres permanents et normalement, elles passent plusieurs années dans cette catégorie parrainées par une maison de couture avant d’obtenir le label (Balenciaga, Azzaro Couture, Georges Hobeika, Yanina Couture, Zuhair Murad…). D’autre part, le terme prêt-à-porter surgit dans les années 50 dans le but de rapprocher la mode à un public plus général que celui-ci de la haute couture, qui était une mode très chère, minoritaire, élitiste et exclusive que quelques sphères de la société pouvaient se permettre. Ce terme a été désigné par le couturier italien de nationalité française Pierre Cardin, l’un des pionniers du développement de ce nouveau concept. Sous le prétexte de vouloir rapprocher la mode aux femmes salariées, il crée ainsi sa première collection de prêt-à-porter en 1959, ce qui entraîne son expulsion directe de la Chambre Syndicale de Haute Couture, car cette collection était produite en série, était 1 https://start.lesechos.fr/societe/culture-tendances/haute-couture-seules-16-maisons-beneficient-de-laprecieuse-appellation-en-2021-1284240 16 cardigans ; des vestes et des pantalons –inspirés du vestiaire masculin et popularisés par Chanel– ; des petits talons épais et des escarpins à bouts ronds et l’iconique petite robe noire crée par Chanel en 1926, couturière qui donne une nouvelle signification au couleur noir, toujours réservée au deuil. Cette robe devient ainsi un symbole et une référence, car son design perdure de nos jours et il a servi de source d’inspiration pour beaucoup d’autres couturiers. Dans le processus de confection des vêtements, on choisit les tissus fluides, les coupes droites ainsi qu’un raccourcissement des jupes et robes, afin de dévoiler les jambes et permettre le mouvement aux femmes. Concernant les accessoires, les femmes portent des sautoirs en perles, des chapeaux cloches ou des bandeaux à perles, à plumes ou aux paillettes. Finalement, une autre transformation très remarquable dans l’allure de la femme, c’est la manière dont elles portent les cheveux : la coupe à la garçonne –coiffure où les cheveux sont coupés court et dit d’une femme menant une vie émancipée–. 4.3 Les années 1930 La décennie des années 30 est conditionné par la crise économique et financière provoquée par le crack du 29, appelée en France la « Grande Dépression », aux ÉtatsUnis. Elle devient une crise mondiale aux conséquences sociales et politiques graves qui se font sentir par conséquent en France telles qu’un chômage de masse, le développement de la misère, des manifestations contre la faim, la pénalisation des exportations françaises à cause de la dévaluation du dollar, l’intervention des États dans l’économie, la crise des démocraties, la montée des extrêmes ainsi que des dictateurs… Au sujet de la mode de cette décennie et étant donnée la situation de crise économique de ce temps, l’industrie du textile va souffrir un grand nombre de faillites et des considérables manques ainsi qu’une diminution de la production. C’est pour cela que c’est une époque de dépouillement où on voit l’apparition des matériaux révolutionnaire, comme le tweed ou le jersey. En fait, il s’agit d’un retour à une ère vestimentaire classique imprégnée de l’austérité du moment. Par ailleurs, les codes de la silhouette féminine vont changer encore une fois. Dans ce cas, nous sommes face à une mode plus conservatrice et classique où, c’est l’élégance formelle qui prédomine. On va rejeter l’extravagance des décennies précédentes pour accueillir l’austérité. Concernant donc les pièces iconiques des années 30, la plus représentative, c’est le tailleur-jupe –ensemble d’une veste longue aux épaules structurées et d’une jupe 17 s’arrêtant au bas du genou–. Ensuite, nous signalons le pantalon –inspiré du vestiaire masculin, qui est normalement porté large et qui suit l’esprit et les codes de la garçonne– et les vestes –serrées à basques et aux épaules prononcées–. En outre, c’est également important l’impulsion du short pour les femmes –source d’inspiration des joueuses du tennis anglais– ainsi que la modification des robes, qui sont rarement moulantes à la taille et aux imprimés fleuris ou à rayures. En effet, les robes du soir sont raffinées en soulignant la figure mais avec fluidité, contrairement aux tailleurs-jupe qui restent austères et droits. D’ailleurs, c’est l’époque des manteaux en faux fourrure ; du tailleurpantalon ; du pantalon palazzo ; des jupes longes ; des ensembles imprimés ; des escarpins à petits talons ou des mocassins –qui commencent leur étape d’apogée–. Quant aux accessoires, celui préféré par les femmes des années 30, c’est le foulard, lequel, noué, devient un turban –accessoire indispensable du style néo-bohème qui allait s’approcher–. 4.4 Les années 1940 Les années 40 commencent dans le contexte de l’horreur de la Seconde Guerre Mondial, ce qui suppose en France la période de l’Occupation, période de restrictions dans tous les domaines, y compris la mode. Qu’est-ce que cela entraîne alors chez ce domaine ? Majoritairement, l’échec de la haute couture, car les textiles sont les principaux produits restreints puisque tous les matériaux profitables pour l’équipement de l’armée allemande sont recrutés (du coton, nylon, cuir…) : c’est le système de rationnement, imposé en 1941. En effet, le matériel le plus limité c’est la soie, car elle est recrutée pour fabriquer des parachutes, et par conséquent, l’accessoire qui manque le plus aux femmes ce sont les bas, à tel point de se teindre les jambes avec du thé ou d’une lotion colorante, inventé par Elisabeth Arden, pour imiter les bas en soie. Toutefois, les femmes restantes dans leur foyer parviennent à remodeler leur vestimentaire avec ce qui avait à la maison, en recyclant des matériaux et quoi que ce soit. Tout cela avec un peu d’imagination et d’ingéniosité permet les femmes de fabriquer ou transformer, en quelque sorte, leurs propres vêtements pendant ce nouveau rythme de vie. En fait, des magazines féminins –telles que Le Petit Écho de la Mode, Marie-Claire ou Le Figaro– proposent des conseils aux ménagères pour confectionner des vêtements sous les conditions du système de rationnement et les faire durer le plus de temps possible. Quand même, cette mode fonctionnelle et obscure n’oublie pas l’élégance et se 18 caractérise par des tailles cintrées et serrées, des épaules plus larges, contrairement aux jupes et robes, qui, à cause de la limitation de matériaux, doivent être raccourcies audessous des genoux et des chaussures compensées. Quelques pièces emblématiques de cette décennie sont la veste aux épaules carrées –inspirée du vestiaire masculin–, la jupe crayon –coupe adoptée par les jupes et robes pour épargner du textile, car celles évasées sont interdites– et les semelles compensées –faites en bois, lourdes et inconfortables–. Quant aux maisons de haute couture, elles souffrent aussi les restrictions de la période de l’Occupation car on établit des lois qui vont régler les codes vestimentaires ainsi que la fabrication des vêtements et accessoires. C’est pour cela que les maisons les plus représentatives de la capitale –telles que Chanel, Vionnet ou Schiaparelli– ferment temporairement. D’autres cessent leurs créations, comme le couturier espagnol Cristóbal Balenciaga. Pour les couturiers d’origine juif existent des lois qui ne leur autorisent pas de commercialiser, comme c’est le cas de Jacques Heim, dont les parents étaient juifs d’origine polonais. En revanche, d’autres maisons –tels que Réveillon ou Toutmain– tirent profit de cette période et confectionnent ainsi des gilets en fourrure pour les troupes allemandes. Finalement, d’autres maisons comme la renommée maison Chanel serait accusée de collaborationnisme à cause d’avoir maintenu des relations avec l’ennemi. Quelque temps après la Libération, on assiste à un moment où le besoin et le désir incontrôlable de liberté réside dans tous les Français. C’est l’époque de la fin de la peur ; de l’angoisse ; de l’obscurité ; de l’austérité de la guerre ; des pertes humaines et des restrictions. C’est le temps de recevoir et vivre l’effervescence ; la folie ; les couleurs ; l’envie de s’amuser, de sortir, de danser et de s’habiller. Dès lors, mode ne serait pas moins et elle a aussi besoin d’un air de liberté. De ce fait, naît à partir de 1944 une féminité exacerbée exprimée par l’accentuation des décolletés, l’allongement des jupes ou les épaules à nu. En ce moment-là, naît le New-Look (1947), crée par le couturier Christian Dior. Cette nouvelle tendance conçoit une silhouette caractérisée par des larges jupes, des corps moulants, des décolletés prononcés, des tailles de guêpe qui accentuaient les formes et des épaules arrondies. Les femmes françaises adoptent ainsi cette allure révolutionnaire, suivie également par toute l’Europe et puis par l’Amérique. En conséquence, ce couturier –encore inconnu dans le domaine de la mode de cette époquelà– devient l’inédite étoile montante de la capitale de la mode et acquiert peu à peu la position dominante du textile en France. La haute couture, qui avait été menée par des 19 femmes jusqu’alors, commence ainsi à être dirigée par des hommes et l’industrie de la mode se transforme au fur et à mesure que la célébrité de Dior devient de plus en plus internationale. 4.5 Les années 1950 Après la fin de la guerre en 1945, les Trente Glorieuses vont commencer (19451975), et avec eux, une période de forte croissance économique et d’une amélioration du niveau de vie : nous entrons donc dans la décennie des années 50. À ce moment-là, les femmes arrêtent de remplacer les hommes au travail –car pendant la guerre ils étaient envoyés au front– et retournent au foyer. C’est pour cela qu’on peut se permettre des vêtements moins confortables et plus attirants que ceux de la guerre. Comme nous l’avons déjà signalé à la fin des années 40, naît une féminité exacerbée, qui va se prolonger tout le long des années 50 à côté d’un désir d’élégance et qui sera manifestée à partir des jupons, des corsets, de hanches très moulantes, de décolletés très prononcés, de lingerie raffinée. De la même façon que le couturier Christian Dior bouleversera la mode de cette décennie. Les années 1950 marquent alors le retour de la femme au foyer ainsi que le temps de retourner aux ateliers pour réinventer une mode convoitée de liberté et de joyeusement. C’est aussi le moment de l’apparition de la presse féminine française : le magazine ELLE –lancé en 1945–, grâce à avoir atteint le chiffre de plus d’un demimillion d’exemplaires vendus, devient la revue élue par le public comme la responsable de transmettre et de répandre les nouvelles tendances vestimentaires ; ensuite, le magazine Marie-Claire reprend à nouveau ses publications, cessées en 1942, par le biais d’un mensuel. En définitive, les années 50 symbolisent l’âge d’or de la Haute Couture, en faisant de Paris la capitale mondiale de la mode. Quelques couturiers iconiques de cette époque-là sont Pierre Balmain, Hubert de Givenchy, Cristóbal Balenciaga, l’incontournable Christian Dior, qui révolutionnera le vestimentaire avec le New-Look et sa silhouette féminine très accentuée et contrairement à lui, Coco Chanel, couturière qui a toujours voulu donner le confort à la femme par le biais des vêtements pratiques, et qui rejetait donc tout ce que Dior proposait. Dans cette décennie, Chanel, qui était exilée en Suisse, rentre en France et parvient à créer ses vêtements les plus iconiques portés encore jusqu’à nos jours, desquels nous allons approfondir dans le chapitre suivant. En 1955, elle conçoit son sac le plus célèbre : le sac 2.55 qui doit son nom à sa date de création (février 1955). En 20 1954, Chanel introduit dans sa nouvelle collection des tailleurs en tweed de laine, inspirés du vestiaire masculin. En 1957, Chanel crée un vêtement classique qui est devenu l’une des pièces essentielles et atemporelles de sa maison : les souliers bicolores. Cette période de l’après-guerre entraîne aussi la création du bikini ; des nouveaux matériaux grâce à l’innovation et à la forte croissance économique des Trente Glorieuses –tels que le polyester, polyamide ou acrylique– qui vont participer au prêt-àporter car ils sont plus abordables ; la lingerie telle que les gaines-culottes, les guêpières, les serre-tailles ou les soutiens-gorge qui permettent les femmes d’entrer dans les silhouettes imposées par Dior. C’est aussi en ce moment où ce grand couturier meurt. Il décède en 1957 et c’est Yves Saint-Laurent, son assistant, le chargé de commander la direction artistique de sa Maison. 4.6 Les années 1960 La mode des années 60 est celle d’une décennie qui consacre toutes les hardiesses et l’émancipation du corps de la femme. À ce moment-là, toutes les règles et codes établis vont exploser, non seulement dans le domaine de la mode mais dans la société, étant en plein changement –comme nous pouvons le constater à partir des manifestations de mai 68, les contraceptifs et l’interruption volontaire de grossesse qui concernent l’émancipation de la femme–, car cette mode va tout explorer et découvrir et, par conséquent, tout changer très rapidement. Des nouvelles coupes, nouveaux volumes, nouvelles couleurs, nouvelles longueurs, nouveaux motifs (points et rayures), nouveaux matériaux (plastique PVC, résille de vinyle, métal ou tissu lamé) et nouvelles pièces (la mini-jupe, les collants ou le tailleur pantalon) vont se développer dans cette époque-là. Après cette décennie, tout changera et rien ne sera jamais plus comme avant. Par ailleurs, c’est le moment de plein essor du prêt-à-porter, puisque de cette façon les vêtements se démocratisent en se rapprochant de la femme active et libre, contrairement au luxe et à l’élitisme des maisons de haute couture. Quelques créateurs, qui se sont lancés à manifester une féminité qui venait d’apparaître, en brisant toutes les normes établies, sont : Yves Saint-Laurent, Pierre Cardin, Paco Rabanne ou Mary Quant –qui affirmait que c’est le temps de la vulgarité car le bon goût est mort–. Ces créateurs ont ainsi habillé des icônes de l’époque tels que Brigitte Bardot, Catherine Deneuve ou Françoise Hardy. Concernant la silhouette des années 60, elle représente tout le contraire à celle de la décennie antérieure. Dans ce cas, il s’agit d’une silhouette 21 géométrique dans la partie supérieure du corps –c’est-à-dire, elle ne marque pas ni la taille ni la poitrine– et aux jambes découvertes. Cette allure a été dessinée notamment par Saint-Laurent, Cardin et Corrèges. Comme il est remarquable, ce modèle est tout à fait opposé à ce que Dior proposé avec son New-Look. C’est plutôt une mode plus proche à celle du style de Coco Chanel, car il s’agit d’une mode sensuelle au même temps que confortable et pratique, ce que proposait Chanel dès le début du siècle. En résumé, les couturiers de ce temps proposent des longueurs au-dessus des genoux ou au milieu des cuisses, des matières comme le PVC qui sont rigides et ne bougent pas, des coupes totalement droites pour ne pas serrer ni la taille ni la poitrine et des couleurs acidulées –telles que l’orange ou le blanche futuriste–. Quant aux pièces iconiques de cette décennie, c’est la mini-jupe la création qui marquera plus que n’importe quelle d’autre, les années 60. Elle est née entre 1962 et 1963 et l’attribution de son invention reste encore confuse. Ensuite, une autre pièce très célèbre de ces années-là est la robe Mondrian, est un vêtement fait à laine, sans manches, à coupe droite, aux imprimés de style moderniste et s’arrêtant au-dessous des genoux appelée la robe Mondrian (1966). Cette robe est créée par le couturier Yves Saint-Laurent et naît de l’inspiration des œuvres abstraites du peintre avant-gardiste néerlandais Piet Mondrian. Il est également remarquable la première apparition du jean en France en 1967, qui deviendra très populaire parmi les jeunes. Pour ce qui concerne les accessoires, ils se caractérisent par sa taille extra grande et par être faits en plastique. Les plus remarquables sont les lunettes au style futuriste –monture large, couleurs éclatants et imprimés frappants– ; les bijoux minimalistes, trop grandes et en plastique ; les chaussures à talons carrés ou des bottines jusqu’au milieu des mollets et, préférablement, en couleur blanche et finalement, les sacs à main à une anse courte, très petits et aux couleurs et imprimés étonnants. 4.7 Les années 1970 Le vestimentaire des années 70 est marqué par la liberté, la fluidité, la légèreté et les revendications. Cette décennie est contextualisée dans la fin des Trente Glorieuses (1975), de la Guerre du Vietnam (1955-1975), du Bloody Sunday (1972) –tuerie en Irlande du Nord dans laquelle des soldats de l’armée britannique ont tué vingt-huit personnes, parmi lesquelles se trouvaient des manifestants pacifistes en faveur des droits civiques et passants– et les chocs pétroliers de 1973 et 1979 qui entraînent la crise économique de l’Occident. C’est pour ces circonstances que les jeunes de cette époque- 22 là commencent à se manifester et à militer pour un monde meilleur et plus juste. C’est le temps du pacifisme et l’ère du mouvement hippie et l’esprit bohème, mouvement revendiquant la libération du corps de toutes contraintes, en incluant celles des vêtements. C’est à ce moment-là que les femmes récupèrent à nouveau leurs corps grâce à leur libération du regard, de l’attention constant et l’approbation des hommes. Par ailleurs, quelques icônes de mode de ce temps sont Jane Birkin, Janis Joplin, Cher, Romy Schneider ou Catherine Deneuve. Pour ce qui concerne le style vestimentaire de cette décennie, on continue avec l’allure des années 60 qui ne marque pas les formes du corps. Aux années 70, on désigne une silhouette svelte et allongée. Les vêtements les plus iconiques de cette époque sont le pantalon patte d’éléphant –à taille haute et qui commence à s’élargir à partir des genoux et qui se portait large et long jusqu’au sol– ; la jupe longue et la jupe midi, qui s’opposent à la mini-jupe des années 60 ; le sous-pull ; les t-shirts imprimés et le maillot de bain une pièce. On va exploiter les couleurs vives telles que l’orange, le violet ou le rouge ainsi que les tons terre comme le marron orangé ou le moutarde. Quant aux motifs utilisés dans cette décennie, on va recourir aux imprimés orientaux, floraux –symbole de cette époque, psychédéliques, les rayures ou le tye & dye. Concernant les matériaux employés, on continue dans l’esprit de la liberté et la fluidité, c’est pour cela qu’on va utiliser des tissus fins et fluides tels que la soie et la mousseline, en plus du jean –usé pour la confection des pantalons patte d’éléphant, par exemple–, de la fausse fourrure ou de la suédine. En relation avec les accessoires, on suit de même la ligne de la fluidité et de la liberté qui caractérise ce mouvement. Parmi les accessoires les plus populaires, on propose les foulards –soit au cou soit aux cheveux– ; les ceintures tombantes sur les hanches, et pas utilisés pour tenir des vêtements, décorés avec d’éléments exotiques tels que des plumes, fleures ou coquilles ; des diadèmes ornés avec de fleurs ; des turbans en soie ou la capeline, qui devient le chapeau du moment. Par ailleurs, on portait les cheveux longs et décoiffés et délaissés, en manifestant cette insouciance, dont nous parlons au début. En matière des chaussures, on choisit les plateformes tant pour les femmes que pour les hommes. En été, on va recourir aux sandales compensées tandis qu’en hiver, on va s’habiller avec des bottes ou cuissardes –type de bottes novatrices qui s’étendent jusqu’aux cuisses–. 23 4.8 Les années 1980 Nous arrivons à la mode des années 80, mode qui suppose un fort et radical changement quant à celle de la décennie précédente. Les années 80 sont caractérisés par la surconsommation, l’exaltation du fait de posséder de l’argent, une liberté démesurée et une certaine prospérité, mais aussi de l’insouciance des gens. Par ailleurs, c’est le temps où les tirages des revues de mode vont accélérer leur production et leur distribution. En plus, à ce moment-là, la femme de cette décennie acquiert enfin son émancipation professionnelle, ce qui fait que les femmes deviennent des femmes travailleuses. En outre, cette époque est déterminée par le retour des créateurs parisiens, comportant leur grand succès –tels que Jean Paul Gautier, Thierry Mugler ou JeanCharles de Castelbajac–. À Paris, non seulement vont défiler les collections de ces couturiers français mais aussi celles-ci des premiers créateurs issus du Japon, comme Kenzo ou Comme des Garçons. Tous ces couturiers vont être considérés par leur public comme des grandes célébrités, pareillement aux mannequins qui défilent pour leurs collections, tels que Claudia Schiffer ou Naomi Campbell. Parmi d’autres icônes de l’époque nous distinguons Maddona, Michael Jackson, Prince ou Cindy Lauper. En ce qui concerne les nouveautés du moment, il y a une certaine tendance du culte et soin du corps, c’est-à-dire, on va consacrer du temps au corps pour améliorer et parvenir à avoir un bon aspect physique. C’est pour cette raison qu’il existe en ce moment précis une popularisation des vêtements de sport, lesquels vont être confectionnés surtout dans un matériel très confortable fait à partir des fibres synthétiques, qui apparaît aux années 70, mais qui se démocratise aux 80 : le lycra. D’ailleurs, d’autres nouveautés qui vont caractériser cette décennie sont l’emploi des couleurs fluorescentes, tant dans les vêtements que dans les accessoires et le maquillage, et les motifs extravagants –rayures, pois, losanges, paillettes…–. Parallèlement, les pièces iconiques de cette décennie sont la veste blazer aux épaulettes démesurées – inspirée du vestiaire masculin et portée par ces femmes émancipées– et l’apparition des vêtements de sport –tels que les leggins en lycra et aux couleurs fluorescentes, les bodys ou les sweat-shirts–. Quant aux accessoires, on va porter des bijoux très grands et en plastique (des créoles ou des bracelets) et bien évidemment, aux couleurs fluos. 24 4.9 Les années 1990 Cette dernière décennie des années 90 est caractérisé par une allure vintage et influencé par les artistes de musique pop du moment –tels que les Spice Girls ou Britney Spears– et aussi par la garde-robe des acteurs adolescents d’une série américaine appelée Beverly Hills 90210 qui devient un grand succès parmi les jeunes jusqu’au point de marquer toute une génération. D’autres icônes de l’époque sont notamment des mannequins ou chanteuses, telles que Vanessa Paradis, Kate Moss, Cindy Crawford ou encore Claudia Schiffer et Naomi Campbell. Dans toute cette décennie, nous pouvons apercevoir donc une forte présence des influences des ÉtatsUnis Quant aux créateurs les plus emblématiques des années 90, on trouve des couturiers américains tels que Tom Ford, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Ralph Lauren ou Marc Jacobs, britanniques comme Alexander McQueen et italiens comme Gianni Versace. En relation avec les tendances des années 90, le jean parvient à être indéniablement le matériel symbolique et l’icône de toute une génération de cette époque-là, devenant aussi élastique grâce à l’emploi du lycra dans sa fabrication. Nous pouvons le trouver en toute sorte de formes : mom, short à taille haute, baggy ou en salopette. Pour ce qui sont les hauts, nous sommes devant une mode qui aime montrer le ventre, alors on va se vêtir avec des hauts très courts laissant voir le nombril – des crop tops–. En plus, les femmes vont aussi s’habiller très fréquemment avec des bodys ou d’autres débardeurs moulants et très ouverts au col, et pour se couvrir, en exploitant le matériel de cette décennie, on va confectionner la veste en jean, normalement portée à taille large. À l’égard des chaussures, l’une des grandes tendances des années 90 ce sont les chaussures à plateformes –Vans, Buffalo, Creek, entre autres marques–. En effet, n’importe quel type de chaussure pouvait porter des plateformes (des baskets, des escarpins, des sandales ou des tongs) et tant les filles que les garçons portaient des plateformes indistinctement. En outre, les gens s’habillent aussi avec quelques modèles de baskets très en vogue comme la Nike Cortez, la Reebok Pump ou la Converse et pour les passionnés du rock, les typiques bottes Dr Martens étaient aussi au goût du jour. Dans le domaine des accessoires, les plus représentatifs de cette décennie sont le choker –collier porté à ras du cou– et le piercing au nombril, qu’on profitait pour décorer avec un bijou, vu que dans ces années on suit la tendance de montrer le ventre avec des hauts très courts. De même, les gens recourent aux pendentifs ornés à différents motifs ou aux 25 bracelets, ne se portant pas seulement au poignet mais aussi autour du haut bras ou autour de la cheville. Par ailleurs, concernant les accessoires des cheveux, les femmes utilisent souvent des chouchous poupards aux couleurs vives pour attacher leurs hautes queues de cheval. Les casquettes de sports très colorées –parfois portées à l’envers– étaient aussi le choix de beaucoup de jeunes des années 90. 5. LES CRÉATEURS IMPORTANTS DE LA FRANCE 5.1 Biographie: Gabrielle Chanel I. Les origines de Coco Chanel Gabrielle Chanel, appelée Coco Chanel, naît le 19 août 1883 à Saumur et meurt le 10 janvier 1971 à Paris. Son père, Albert Chanel, était un vendeur ambulant et sa mère, Jeanne Devolle, était une paysanne de Courpière. Elle meurt à l’âge de 33 ans alors que Gabrielle Chanel en a 12. En 1884, ses parents se marient à Courpière et le couple a quatre enfants : deux filles, Julia Berthe (1882-1912) et Antoinette (18871920), et trois garçons Alphonse (1885-1953), Lucien (1889-1941) et Augustin (né et décédé en 1891). L’enfance de Gabrielle Chanel est marquée par la pauvreté. À cause du décès de sa mère, son père confie les deux garçons aux autorités et ils sont placés dans une famille paysanne. Les trois filles sont envoyées à l’orphelinat de l’abbaye cistercienne à Obazine, à Corrèze. Gabrielle Chanel y restera pendant six ans. C’est dans cet orphelinat qu’elle apprend la couture. Cette abbaye cistercienne du XIIe siècle lui marque beaucoup. Chanel racontait que son père était en voyage en Amérique pour s’enrichir, mais la réalité était une autre : ils ne se sont jamais vus pour une autre fois. Elle a essayé de cacher ses origines humbles et de montrer d’autres plus proches à Image 1 Gabrielle Chanel https://www.elcorreo.com/bizkaiadmoda/moda/coco-chanelalla-20201001102718-nt.html 32 les dessous. En fin, pour que les femmes se distinguent de moins en moins de celui qu’elles voulaient désormais considérer en compagnon de travail et en égal – l’homme –, la mode effaçait les seins et pour la première fois ordonnait que toute chevelure féminine égalât en noirceur et en éclat celle de Rudolph Valentino. C’était imposer l’usage de la brillantine, et celui de la coupe « à la garçonne ». (1974 : 430). Pour Chanel, cela n’entraîne aucun changement dans sa conception de la beauté artistique, car elle l’avait déjà fait depuis ses débuts. De cette manière, le style Chanel va gagner d’autres secteurs, à part sa clientèle. Dès 1925, la mode fait partie aussi de l’ère de l’industrialisation ; Gabrielle Chanel doit alors porter toute son attention sur les impératifs commerciaux et pas uniquement sur son penchant créatif (1974 : 431). Cette portée commerciale ne va pas assombrir sa vie sociale ; son appartement de la rue du Faubourg-Saint-Honoré accueille de nouvelles connaissances du monde artistique. Le succès de Channel s’accompagne de l’élargissement de sa clientèle ; certaines femmes seront reçues dans son appartement pour essayer des vêtements et pour se faire habiller de Mademoiselle. Le nom Chanel avait mérité sa reconnaissance mondiale. Dans les années 30, Gabrielle Chanel fait la connaissance de Samuel Goldwyn, producteur et propriétaire des studios Metro-Goldwyn-Mayer, et elle fait un voyage de connaissance et d’affaires à Hollywood. À son retour d’Hollywood, elle reprend et récupère sa vie sociale ainsi que son activité professionnelle et créative. Le 7 novembre 1932 a lieu une exposition jamais vue dans une résidence privée. A l’hôtel Pillet-Will et, plus précisément, au rez-de-chaussée du Faubourg Saint-Honoré, d’étranges figures en cire sont exhibées ; il s’agit de bustes d’un réalisme étonnant. Bijoux de diamants est une exposition – pas une vente –, où l’on présente des bijoux, exclusivement en diamant, conçus par Coco Chanel. Cette exposition attire de nombreux bijoutiers français et étrangers, puisque le but était de faire connaître les meilleurs artisans parisiens. Du point de vue commercial, l’exposition est bénéfique et les fonds obtenus sont destinés à l’Œuvre de l’allaitement maternel. Les conséquences de la crise économique de 1929 se font aussi sentir en France, la production française diminue et la misère augmente. Dans cette ambiance de dépression, la maison Chanel ne va pas échapper à ses effets : le licenciement de son personnel, y compris le fidèle Joseph. Par ailleurs, Gabrielle Chanel doit faire face à une concurrence jusqu’alors inconnue : celle de la couturière italienne Elsa Schiaparelli. Cette couturière se fait remarquer par une certaine bizarrerie et par sa prédilection des couleurs, contrairement à la sobriété de Chanel. Après l’été, Chanel rentre de La Pausa à Paris, n’étant plus la même personne à cause du décès Paul Iribe, de son amant, et ses 33 amis Cocteau et Jean Renoir l’aident à se récupérer en lui proposant de s’occuper des costumes pour certaines pièces de théâtre. VI. Les grèves de 1936 et la solitude de Chanel à la fin des années 30 La période orageuse des années 30 s’avère aussi signifiante que significative. En 1936, le fanatisme en France atteint son extrême. Le 26 avril 1936, le Front Populaire obtient la victoire des élections. Le printemps arrive avec des réformes : la semaine de 40 heures, les contrats collectifs, les congés payés… D’autres réformes se feront telles que la nationalisation des industries de guerre, la réforme du statut de la Banque de France ou la prolongation de la scolarité. Malgré cette atmosphère de crise, la maison Chanel est toujours ouverte en attendant une clientèle qui ne quitte pas son domicile. Pendant le mois de mai, comme l’occupation des usines se multiplie, la vie du pays se voit menacée, mais l’économie et le travail sont enfin relancés. Pendant cette période, la grève gagne aussi le secteur textile en suscitant l’étonnement de Chanel, restée toute seule à la tête de ses 4000 employées. Au début, c’était une grève d’hommes, mais la grève gagne petit à petit se propage dans les grands magasins et, de fait, le personnel féminin. Jamais personne n’aurait pu imaginer les femmes en grève, ce qui entraîne le découragement de Gabrielle. Finalement, la maison Chanel fait aussi la grève en empêchant l’entrée même à sa patronne. Cela suppose pour elle un acte d’humiliation. Pour essayer de convaincre ses ouvrières de ne pas faire la grève, Chanel négocie avec elles dans une ambiance d’une forte tension en s’opposant au salaire hebdomadaire, aux congés payés, aux horaires contrôlés et, enfin, aux contrats de travail. Chanel doit finalement céder pour que la collection de la rentrée puisse être présentée. En effet, ce qui surprend Chanel n'est pas la grève en elle-même, mais l’attitude de son personnel. Il serait certain que le penchant de la couturière aurait été de fermer son atelier en réponse à ses employées, mais la concurrence d’autres créateurs et encore l’Exposition des Arts et Techniques à Paris se sont avérés indispensable pour continuer à travailler. VII. La déclaration de la guerre et l’Occupation allemande (1940-1945) En septembre 1939, la déclaration de la guerre entraîne la fermeture de la maison Chanel, à l’exception du magasin de la rue Cambon. Pendant l’Occupation, Chanel va 34 se réfugier brièvement chez son neveu à l’hôtel du Pèlerin, à Corbières. Et à la fin du mois d’août 1940, elle décide de retourner à la capitale et s’installe au-dessus de sa boutique de la rue Cambon. A cette époque-là, elle fait la connaissance de Hans Günther von Dincklage, surnommé Von D, personnage clé du régime nazi : responsable de la propagande nazie et de l’espionnage dès 1934. Ils entretiennent une relation amoureuse et clandestine. C’est à ce moment que les militaires allemands font la queue pour acheter, dans le magasin de la rue Cambon, un précieux souvenir parisien : le parfum Chanel nº5. En ce qui concerne les parfums Chanel, elle avait cédé le droit de fabrication et de sa vente aux frères Wertheimer. Pendant un temps, il y a des désaccords entre la couturière et la Société des Parfums Chanel. Elle ressent qu’on l’a flouée puis qu’elle n’avait jamais été conforme avec le contrat. Pendant la période de l’Occupation, des lois qui permettent de briser des associations sont créés, et c’est alors l’occasion parfaite pour Chanel de quitter les frères Wertheimer. Chanel a tout à gagner car elle compte sur certains soutiens allemands et elle est en France, tandis que les frères Wertheimer sont aux États-Unis, outre d’être émigrés et juifs. La Société passe finalement aux mains de Félix Amiot, un industriel spécialisé dans la construction des avions et puis, aux mains d’un Allemand. En 1947, à son arrivée en France, Pierre Wertheimer lui propose un dernier accord que Gabrielle accepte finalement : lui céder une redevance de 2% brut sur les ventes de ses parfums dans le monde entier, environ un million de dollars par an. À l’âge de 65 ans, Gabrielle Chanel s’engage dans des ambiances plus compromettantes et dangereuses par rapport à tout ce qu’elle avait vécu. Elle entre dans le monde officiel et semi-officiel de l’information et de la guerre. Par chance ou par hasard, Chanel connaît, d’une façon intime, la personne dont dépendra, en grande partie, la fin de la guerre : Winston Churchill. Elle a dans la tête l’idée d’avoir un rendez-vous avec lui afin de lui faire entendre raison pour mettre fin à cette guerre. Elle voulait tellement convaincre Churchill qu’il arrive un moment qu’elle est si obsédée par cette conversation qu’elle se confie à l’officier Momm. Son plan était d’convaincre Churchill pour accepter une conversation anglo-allemande dans le plus secrète possible. Pour pouvoir réaliser ce projet, le Rittmeister Momm voyage à Berlin sans bien savoir à qui s’adresser. Une fois sur place, il parle avec Walter Schellenberg – chef du service d’espionnage allemand à l’étranger ainsi que le directeur de l’AMT VI –, auquel la proposition de Momm semble d’un grand intérêt. Le déroulement de l’opération, dont le nom Modellhut, commence alors dans le plus grand secret. Gabrielle Chanel et son 35 accompagnante Vera Bate – femme anglaise qui maintient une relation d’amitié avec Churchill – voyageraient incognito à Madrid, la ville la mieux organisée et développée concernant l’espionnage allemand, avec l’objectif d’avoir un rendez-vous avec l’ambassadeur britannique pour que Londres signe la paix unilatérale avec Berlin. Cependant, Churchill tombe malade et alors tous ses rendez-vous sont annulés. Par conséquent, Chanel ne peut pas avoir l’occasion de se rencontrer avec lui à Londres. De cette façon, l’opération Modellhut échoue et Chanel retourne à Paris. À la fin de 1943, elle se trouve à Berlin pour rendre compte à Schellenberg de sa mission ratée. VIII. La fin de la guerre et l’exil en Suisse L’approche de la fin de la guerre augure de grands changements aussi bien politiques que personnels e intimes. Chanel conclut une trajectoire qui la laisse plus isolée que jamais, car pas mal de ses amis l’évitent, alors que d’autres comme Cocteau et Henri Sauget la défendent. En 1944, bien que brièvement, Gabrielle Chanel se fait arrêter au Ritz par le comité de dépuration. Elle est libérée par l’intermédiaire d’une personne dont l’identité est toujours restée inconnue ; après sa libération, elle décide de s’expatrier. À l’âge de soixante et quatre ans, Chanel s’installe en Suisse sans renoncer à ses visites parisiennes dans sa villa La Pausa. En effet, depuis 1950, elle réside plus fréquemment en France qu’en Suisse À cette époque-là, elle entreprend à nouveau sa lutte contre la Société des Parfums et contre Pierre Wertheimer. Jusqu’au décès des principaux témoins de l’opération Modelhut – Schellenberg, Vera Bate et le Rittmeister Momm –, Chanel vit encore sous la menace de la divulgation de sa participation dans cette opération. L’année 1950 est l’une des plus cruelles de toute sa vie, car sa meilleure amie, Misia Sert, décède. Chanel se trouve ainsi dans une solitude absolue, mais avaitelle déjà cessé d’être seule ? 36 Image 3 Chanel dans l’escalier de la rue Cambon 31 photographié par Robert Doisneau en 1953 en regardant son défilé. https://www.chanel.com/es/about-chanel/lahistoria/1950/ IX. Le retour de Coco Chanel En 1953, âgée de soixante-dix ans, Chanel retourne à Paris. Elle vend sa villa La Pausa, car huit ans d’exil et quinze ans d’inactivité professionnelle lui ont ôté son illusion d’avoir de vacances. Elle ne souhaite qu’une chambre d’hôtel et un lieu de travail : sa seule raison de vivre. Elle a ainsi l’idée de rouvrir sa maison de couture et de repartir de zéro. Chanel entreprend alors un projet qui entraîne des transformations dans le domaine de la mode, que d’autres créateurs –Balenciaga, Dior, Givenchy ou Lanvin– avaient déjà entrepris. Elle est déçue de la mode de cette époque et persuadée qu’elle n’était pas la plus convenable pour les femmes ; alors, Chanel fait sensation à nouveau avec ses nouvelles créations. Le 5 février 1954, à la réouverture de son magasin parisien, l’ambiance au 31 de la rue Cambon ressemblait la disposition d’un tribunal de justice, car les journalistes britanniques, américaines et françaises semblaient ses membres. Beaucoup de femmes étaient explicitement allées au défilé pour y regarder Mademoiselle. Or, Mademoiselle où se trouvait-elle ? Elle était juste cachée en haut l’escalier, assisse au milieu des miroirs : son endroit préféré, car elle peut observer de là tout ce qui se passait sans être aperçue. La presse ne répond pas très gentiment à son retour. En effet, dans un article Michel Déon remarque “la presse française fut atroce de vulgarité, de bêtise, de méchanceté. On dauba sur son âge, on assura qu’elle n’avait rien appris en quinze ans de silence (…)” 5 . La presse française n’est pas la seule la juger de cette manière, la presse britannique le fait également, à tel point que la maison Chanel se trouve toute vide et sans rendez-vous par la suite. La réaction de Gabrielle ne se fait pas attendre et elle se consacrera à sa collection prochaine en travaillant d’arrache-pied. Dans ce contexte, la Société des Parfums Chanel se demande si continuer à financer l’entreprise d’une personne qui n’intéressait plus. Pierre Wertheimer croit 5 « Un flair sans pitié » dans Les Nouvelles littéraires publié le 21 janvier 1971. 37 convenable aller voir expressément ce qui se passait chez son associée. Un fois sur place, il va constater l’élan et le travail bien fait, tout comme l’envie de réussir de la couturière. C’est ainsi qu’il lui fait confiance et que le lendemain il communique à ses collaborateurs sa décision de miser sur Chanel. La reconnaissance de Chanel se produit d’abord aux États-Unis, où ses premières créations de la réouverture accueillent un grand succès. Avec cette collection, les Américains veulent redécouvrir la Coco Chanel que certains avaient déjà connu aux années 30, lors de sa visite à Hollywood. Life –la revue la plus lue des États-Unis– est catégorique sur le travail de Coco Chanel et, plus précisément, sur la troisième collection : elle a dépassé les catégories de la mode, parce que devenue une vraie révolution. Malgré toutes les difficultés rencontrées, Chanel parvient à modifier la façon féminine de s’habiller et elle impose aux gens communs un style qui mélange la rigueur et la sobriété. À ce propos, François Giroud 6 précise « elle est furieuse et droite comme une capitaine sur le pont d’un vaisseau qui sombre ». X. La décadence et la mort de Coco Chanel Son succès est flagrant, alors qu’elle se trouve dramatiquement seule. Elle a des gens dans son entourage, mais elle sait bien qu’ils tirent profit de sa présence, ce qu’elle va endurer pour adoucir la solitude complète. Depuis son retour de son exile, déjà 17 ans, Chanel se voue à son travail sans négliger ses anciennes habitudes : de l’atelier à sa chambre du Ritz, une promenade deux fois par semaine et quelques jours de congé par an. Par suite de rythme de travail, elle commence à souffrir des crises de somnambulisme. Le 10 janvier 1971, Gabrielle Chanel meurt à l’âge de 88 ans dans sa chambre de l’hôtel Ritz. Tout en respectant le traditionnel jour du repos, Mademoiselle est partie très discrètement, bien qu’accompagnée de sa fidèle Céline. Au moment des adieux, Chanel exclame son dernier soupir : “C’est comme cela que l’on meurt”. Sa disparition s’accompagne, cependant, du succès retentissant de sa nouvelle collection : « Que ma légende fasse son chemin, je lui souhaite une bonne et longue 6 François Giroud dans L’Express le 18 janvier 1971. 38 vie » 7 . 5.2 Les apports à la mode de Coco Chanel. À partir de 1913, Chanel fait sien le motif à rayures utilisé dans les tricots des pêcheurs bretons. Elle adopte alors ce vêtement et l’inclut dans sa garde-robe quotidienne. Après avoir réinventé la manière de s’habiller des femmes de la côte bretonne, la marinière devient ensuite l’un des vêtements préférés du vestiaire des femmes françaises. Malgré la révolution qui entraîne le fait de s’approprier un vêtement d’origine modeste et masculin, la marinière devient ainsi un basique intemporel et un symbole d’élégance, à tel point que des intellectuels, des artistes et des acteurs – tels que ou Jean Paul Gaultier, Pablo Picasso, Brigitte Bardot, Marilyn Monroe, Audrey Hepburn, Jean Moreau, Anna Karina – l’ont aussi portée. En 1955, Chanel crée son sac le plus célèbre : le sac 2.55. Il doit son nom à sa date de création, février 1955. C’est un sac élégant et sophistiqué, caractérisé par sa forme rectangulaire et son extérieur matelassé en couleur noir en cuir, avec des chaînes à œillets dorés et un joli fermoir À l’époque, ce concept de sac n’existait pas, car les sacs étaient portés à la main ou sur l’avant-bras, s’ils disposaient des anses. Ce genre de sac compliquait la liberté des mouvements de la femme, c’est pourquoi Chanel décide d’ajouter des chaînes métalliques dorées, flexibles et réglables, qui permettent de porter le sac aussi bien à la main qu’à l’épaule, selon la façon dont on 7 https://inside.chanel.com/fr/timeline/1971_may-my-legend-prosper Image 4 Gabrielle Chanel et son chien Gigot à La Pausa, 1930 https://www.chanel.com/es/about-chanel/lafundadora/ Image 5 Le sac Chanel 2.55 https://www.chanel.com/es/moda/p/A37590Y046 34C3906/bolso-grande-2-55-piel-de-terneraenvejecida-y-metal-dorado/ 39 porte les chaînes, longues ou courtes. C’est alors la première fois qu’on utilise un élément fonctionnel et simple, la chaîne – utilisée avant dans l’ourlet des vestes en tweed pour qu’elles aient du poids et du tombé –, comme pièce décorative qui embellit le sac. Le fermoir est une attache rectangulaire fermée par un bouton rotatif. Depuis la nomination de Karl Lagerfeld, comme directeur créatif de la maison, le fermoir est remplacé par le double C du logo Chanel. (2017 :67) Cet accessoire entraîne, donc, un renouvellement des habitudes des femmes de l’époque, puisqu’il leur offre la liberté du mouvement, en suivant les valeurs Chanel, mode simple bien qu’élégante. Mademoiselle Chanel révolutionne pour une autre fois le vestiaire féminin lorsque les premières vestes en tweed voient le jour en 1916, avec l’introduction du jersey. Fidèle à ses principes, Chanel crée des vestes confortables et pratiques, permettant les femmes de bouger ou travailler à l’aise sans renoncer au luxe. Ces premières vestes participent alors à l’émancipation de la femme et deviennent symboles de l’élégance française. Mais quels sont les secrets de ces vestes ? Les quatre poches ; les boutonnières et les boutons dorés avec des symboles de la maison –tels que les deux C entrelacés ou des emblèmes de la maison comme la fleur de camélia, l’épi de blé ou la tête de lion – 8 ; les manches droites, conçues pour n’entraver aucun mouvement ; la coupe droite qui libère la taille et la poitrine, et la doublure, confectionné en soie et cachant une chaînette en laiton qui pourvoit le vêtement d’une verticalité et un tombé parfait. En effet, la maison Chanel a été la seule à confectionner de cette manière ses vestes et à réussir ainsi à allier l’élégance et le confort. 8 https://www.cosmopolitan.fr/veste-chanel-histoire,2039227.asp Image 6 Gabrielle Chanel avec sa classique veste en tweed. https://www.vogue.fr/culture/article/apple-tv-seriechristian-dior-coco-chanel-the-new-look 40 En 1954, Chanel introduit dans sa nouvelle collection des tailleurs en tweed de laine, source d’inspiration de sa liaison avec le duc de Westminster. À l’époque, elle adoptait les vêtements de son amant mais en les donnant une touche féminine pour après les offrir à sa clientèle dans ses collections. Chanel s’est toujours inspirée du vestiaire masculin pour après ellemême le remodeler. Alors à partir du vestiaire masculin, elle imagine un ensemble composé d’une jupe s’arrêtant aux genoux et d’une veste à la coupe droite 9 . Ce tailleur commence à s’imposer peu à peu jusqu’à devenir la tenue de la femme active des années 60. C’est en 1956 que le célèbre tailleur en tweed gansé à motifs écossais voit le jour. Grâce à sa commodité et à son côté pratique que le tailleur Chanel – destiné à la femme libre et active – participe ainsi à l’émancipation de la femme. Tel était son succès que ce tailleur a été porté par des femmes du monde entier telles que Jeanne Moreau, dans le film de Louis Malle Les Amants (1958) ; Delphine Seyrig, dans Baisers volés (1968) de François Truffaut ; ou Jackie Kennedy. Selon la philosophie Chanel qui mêle le confort et l’élégance, Mademoiselle crée un vêtement classique, qui persistera dans le temps et qui deviendra l’un des pièces essentielles de la maison Chanel : les souliers bicolores. En 1957, que les souliers bicolores voient le jour officiellement. Fabriqués par le bottier Massaro, ces chaussures sont confectionnées en peau de chevreau en couleur beige –pour styliser la silhouette et sembler allonger la jambe– et le bout en noire –afin de créer l’effet de raccourcir le pied et 9 https://ecolesuperieurerelooking.com/la-veste-en-tweed-indemodable-de-la-maison-chanel/ Image 8 L’actrice italienne Gina Lollobrigida le 25 octobre 1964, entourée de mannequins Chanel, portant le tailleur et souliers bicolores de la Maison. https://www.chanel.com/es/about-chanel/lahistoria/1950/ Image 7 Coco Chanel dans son appartement aux années 60 https://www.vogue.fr/culture/article/lesguerres-de-coco-chanel-documentairearte 41 protéger en même temps la pointe de la détérioration à cause du temps–. Comme monsieur Massaro l’explique : « le bout noir et légèrement carré raccourcissait le pied. Le beige se fondait dans l’ensemble et allongeait la jambe » 10 . Le talon carré de cinq centimètres de hauteur assure la stabilité et le confort et permet de marcher facilement longtemps. Les chaussures sont aussi dotées d’une bride élastique à l’arrière pour bien tenir le pied. Lorsque la créatrice les présentait pour la première fois, elle expliquait leur grande fonctionnalité et confort : « On part le matin avec un beige et noir, on déjeune avec la beige et noir, on va à un cocktail avec la beige et noir. On est habillé du matin au soir ! » 11 . À l’époque, les femmes portaient fréquemment des souliers d’une seule couleur qui assortissaient aux couleurs des vêtements qu’elles habillaient. Contrairement à l’étiquette de l’époque, Chanel brise ainsi les codes pour une nouvelle fois et crée ces escarpins/chaussures qui deviendront intemporelles et essentiels dans le domaine de la mode. Des femmes telles que Catherine Deneuve, Delphine Seyrig, Romy Schneider, Brigitte Bardot, Jeanne Moreau ou Jane Fonda ont aussi porté les célèbres souliers bicolores Chanel. 10 https://madame.lefigaro.fr/celebrites/soulier-chanel-bicolore-fete-ses-50-ans-110407113088#:~:text=1957%20%3A%20fid%C3%A8le%20%C3%A0%20sa%20vision,bride%20%C3%A9las tique%20sur%20le%20c%C3%B4t%C3%A9 11 https://www.vogue.fr/mode/article/chanel-chaussures-bicolores-slingback-histoire-mode-gabrielle-coco 48 14. Est-ce que tu connaissais ces termes liés à la mode ? _____________________________________________________________ 15. Est-ce que tu trouves ce sujet intéressant ? Pourquoi ? _____________________________________________________________ 16. Est-ce que tu penses que ce sujet fait partie de la culture française, comme l’histoire, la peinture ou la littérature entre autres ? Pourquoi ? _____________________________________________________________ _____________________________________________________________ 17. Est-ce que tu aimerais approfondir sur ce sujet ? Pourquoi ? _____________________________________________________________ _____________________________________________________________ 49 Activité 2 : La vie de… Partie I : À l’ordre ! o Type : renfort. o Temporalisation : 15 minutes. o Gestion de la classe : groupe entier. o Ressources : une fiche proposée par le professeur, l’ordinateur et le vidéoprojecteur avec la vidéo sur YouTube 15 . o Objectifs : I. Comprendre les idées principales et les évènements du texte oral. II. Comprendre généralement les idées des blocs pour essayer de les ordonner. III. Mettre en rapport le texte oral et l’écrit, car c’est une transcription. o Déroulement : Dans cette activité, nous allons travailler la compréhension de textes écrits et oraux par le biais d’une biographie d’un couturier significatif du XXe siècle. Étant donné que dans mon Mémoire j’ai développé le personnage de la couturière Coco Chanel, nous allons travailler sa vie extraordinaire. J’ai choisi une biographie tirée d’une vidéo fournie par la chaîne officielle de Chanel sur la plateforme de YouTube, Coco – Inside CHANEL (VF) qui s’agit alors d’un document officiel –pas d’une vidéo préparée pour apprendre le français–, racontant les débuts de la vie de Chanel, avec lequel nous pourrons travailler également la compréhension de textes oraux. Pour commencer l’activité, nous allons faire un premier visionnage de la vidéo, comme première prise de contact et afin que les élèves connaissent la structure de la biographie, qui n’est pas du tout semblable à celles qu’ils ont pu voir. Ce qui fait différent cette biographie, c’est que les dates précises n’apparaissent pas, donc, à l’heure de reconstruire le récit c’est plus compliqué. On va commencer toutes les phrases par : il était une fois. 15 Coco – Inside CHANEL (VF) https://www.youtube.com/watch?v=epYByG9fVjc&t=4s 50 Une fois que nous avons regardé la vidéo, le professeur donne aux élèves une fiche avec des blocs de paragraphes désordonnés entre eux, qui serait la transcription de la vidéo. La tâche de l’élève sera de bien comprendre les différents blocs, ou au moins, l’idée générale du texte pour essayer de construire la biographie complète. Pour ordonner le texte, il ne faudra que mettre le numéro qui correspond à chaque paragraphe –par exemple, 1C, 2G, 3E…–. Nous lirons tous ensemble les différents blocs, résoudre des doutes par rapport au vocabulaire et ensuite, on laissera du temps aux élèves pour faire l’activité. Après, on 51 la corrigera tous ensemble aussi. 52 Partie II : Questions ! o Type : renfort. o Temporalisation : 35 minutes. o Gestion de la classe : groupe entier. o Ressources : une fiche proposée par le professeur. o Objectifs : I. Identifier les informations essentielles que l’on lui demande dans les questions. II. Comprendre les questions et savoir les répondre. o Déroulement : Une fois que nous avons la biographie à l’ordre correct et corrigée. Le professeur passera à donner une autre fiche avec la biographie complète (transcription de l’audio) et bien ordonnée de Coco Chanel, pour répondre à quelques questions sur le texte, qui ne suivent pas l’ordre du texte, ce qui entraîne une difficulté à l’heure de les répondre, étant donné que les élèves sont habitués à répondre des questions posées selon l’ordre dans lequel elles apparaissent dans le texte. Ce qui suppose que, parfois ils ne comprennent pas bien ni le texte ni les questions. Donc, de cette façon, on s’assure la bonne compréhension du texte et la recherche des informations convenables qui travaillent textes écrits. En plus, j’ai décidé de choisir des questions assez générales, pas de questions détaillées, mais qui sont également importantes car elles sont l’essence des changements que Chanel à obtenu à imposer et de sa forte personnalité qui l’a aidé à accueillir un grand succès. En résumé, j’ai proposé des questions faciles mais importantes pour que les élèves comprennent l’importance de cette figure et retiennent ce qui est le plus significatif de toute la biographie suggérée. 53 54 Répondez aux questions suivantes : 1. Qui aide Chanel à ouvrir ses premières boutiques ? Qui était lui ? ______________________________________________________________ 2. Pourquoi elle devient une révolution ? ______________________________________________________________ Comment elle parvient à transformer la silhouette des femmes de l’époque ? ______________________________________________________________ 3. Est-ce que Gabrielle Chanel a voulu cacher ses origines ? Pourquoi ? ______________________________________________________________ 4. D’où vient le surnom Coco ? Qu’est-ce que Chanel s’inventait pour le justifier ? ______________________________________________________________ 5. Pourquoi elle voulait travailler si les femmes de son époque ne le faisaient pas ? ______________________________________________________________ Qu’est-ce que la phrase obtenir sa liberté veut dire ? ______________________________________________________________ 6. Où Gabrielle Chanel son enfance ? Pourquoi ? ______________________________________________________________ 7. D’où va Gabrielle Chanel puiser son goût pour le noir et le blanc ? ______________________________________________________________ 55 Activité 3 : Présenter un vêtement Partie I : L’iconographie o Type : introductoire. o Temporalisation : 15 minutes. o Gestion de la classe : groupe entier. o Objectifs : I. Participer et apporter des idées à la conversation en réfléchissant. II. Pratiquer l’expression orale. o Ressources : l’ordinateur et le vidéoprojecteur. o Déroulement : Pour cette activité à caractère introductoire, nous allons montrer cette image, qui parle des icônes, aux élèves. Dans cette image, nous pouvons lire : « Quand une série d’icône suffit pour reconnaître un artiste, nous mesurons à quel point son travail a pénétré notre esprit et notre culture » et nous pouvons observer quelques icônes de la maison Chanel, tels que le sac 2.55 ; la petite robe noire ; le parfum Chanel nº5 ou un collier de perles. Le but de cette activité consiste à faire réfléchir aux élèves sur les icônes des différentes maisons de couture qu’ils connaissent ou qu’on a pu traiter en classe et réfléchir dans un débat sur le fait de pourquoi une marque continue à vendre des produits qu’elle avait créés le siècle dernier ou si ces produits sont intégrés dans la société comme des vrais icônes ou symboles de la marque. En définitive, il s’agit de parler des vêtements iconiques tout le long du XXe siècle, se demander pourquoi on croit qu’ils ont pu accueillir un tel grand succès qu’ils sont présents encore à l’heure actuelle et qu’ils sont des symboles de leurs marques. De cette façon, nous allons introduire la deuxième partie de l’activité. Image 9 Iconographique (2017: 6-7) 56 Partie II : Événement à la Semaine de la Mode à Paris o Type : renfort. o Temporalisation : 50 minutes, en plus de la préparation requise à la maison. o Gestion de la classe : en binômes. o Objectifs : I. Faire une présentation orale en suivant la consigne et le thème donnés. II. Avoir une correcte expression orale : prononciation et grammaire. III. Identifier les informations générales requises du thème (pièce iconique). IV. Refléter les informations correctement dans l’affiche. o Ressources : l’ordinateur et le vidéoprojecteur. o Déroulement : Dans cette activité, nous allons travailler la production écrite ainsi que la production orale. Par binômes, les élèves devront présenter un vêtement, un accessoire ou un produit symbolique d’une maison de haute couture 16 : le sac 2.55, le parfum Chanel nº5, les souliers bicolores ou le tailleur en tweed de la maison Chanel ; la robe Mondrian, le tailleur pantalon ou la saharienne d’Yves Saint-Laurent ; le sac Lady Dior ou le tailleur Bar de Dior ou la marinière de Jean-Paul Gaultier, etc. Les élèves devront présenter une affiche ou une infographie avec des informations générales sur le produit. Pour cela, la consigne sera la suivante : 16 Nous pouvons aussi proposer aux élèves de présenter un créateur ou une maison de Haute Couture, cette activité a plusieurs alternatives en suivant le même modèle. Contexte Vous travaillez pour une importante maison de haute couture française reconnue à l’internationale. Nous sommes à la Semaine de la Mode à Paris et la Chambre Syndicale de Haute Coutre organise un événement pour commémorer les pièces iconiques de chaque maison. À cette fin, vous êtes les responsables de présenter la pièce que vous considérez la plus emblématique de la maison que vous représentez devant le public. Qu’est-ce qu’il faut faire ? 1. D’abord, vous devez faire une recherche des informations les plus pertinentes sur votre pièce : la date d’apparition ; l’usage à l’origine ; l’évolution ; l’usage actuel ; les matériels ; le prix… Et d’autres que vous croyez convenable. 2. Ensuite, vous devez refléter ces données dans une affiche ou une infographie. 3. Finalement, vous devez présenter à l’oral votre travail devant le public d’une façon promotionnelle, en racontant toutes ces informations sur votre pièce iconique. 57 Exemples : ▪ Le sac 2.55 Chanel. ▪ Le tailleur en tweed Chanel. Image 10 Affiche sac Chanel 2.55 (2017:66-67) Image 11 Affiche tailleur en tweed (2017: 70-71) 64 moments de prospérité tels que les Années Folles ou les Trente Glorieuses, des crises, des révolutions…– Tout cela entraîne ainsi un grand développement de la culture où nous allons encadrer le sujet de notre intérêt : la mode, en tant qu’aspect culturel qui a évolué tout le long de ce siècle et qui a dû s’ajuster aux difficultés, changements et besoins du moment jusqu’à nos jours. En rapport avec le côté pédagogique, c’est alors dans ce contexte avec lequel nous allons travailler la compétence culturelle intégrée dans la langue étrangère. Même si à l’heure actuelle elle se perçue comme une activité économique plutôt que créative et ayant un côté frivole que seulement quelques-uns peuvent se permettre, nous avons considéré la mode comme une activité créative, comme la littérature, la musique ou la peinture, entre autres. En fait, de mon point de vue, la mode à ce moment-là était sans doute quelque chose de créatif qui répondait aux besoins de la société, comme nous pouvons le prouver grâce à l’exemple de Chanel. À l’égard de la proposition didactique, mon but a été toujours de transmettre ce goût que j’éprouve pour ce sujet en cours de FLE, car, à mon avis, c’est très important que l’enseignent rapproche la culture de la langue étrangère aux élèves en proposant des activités intéressantes et motivantes pour leur apprentissage. Je crois qu’il faut s’éloigner des livres de texte et de l’enseignement de la grammaire isolé, parce qu’une langue étrangère n’est pas que cela, il faut que l’enseignant profite de tout ce qu’une langue nous apporte. Pour ce faire, j’ai proposé cinq activités où on travaille les quatre habilités communicatives –la compréhension orale et écrite et la production orale et écrite– en même temps que la compétence culturelle par le biais de documents authentiques tels qu’une bande annonce ou une biographie proposée par la propre chaîne Chanel sur YouTube, que nous avons abordés dans ce TFM. De cette façon, les élèves connaissent et s’intéressent sur un thème très important pendant tout le XXe siècle, mais qui continue à l’être à l’heure actuelle. Compte tenu que c’est un sujet qu’ils ont entendu parler à un moment de sa vie et qui a un caractère d’actualité, il contribue à créer de la motivation chez les élèves. À fin de compte, avec ce Mémoire de fin d’Études, j’aimerais remarquer la présence de la compétence culturelle dans l’enseignement du Français en tant que langue étrangère parce que c’est indispensable pour le processus d’enseignement- 65 apprentissage des élèves car une langue ne s’étudie pas isolée de son contexte et de ce fait, on contribue à donner une bonne éducation aux élèves, en créant des personnes cultivées aussi dans des cultures d’autres pays. 8. BIBLIOGRAPHIE Bibliographie Collins, S (2017). Biographic Coco. Paris : Éditions J’ai lu. Charles-Roux, E (1974). L’irrégulière. L’itinéraire de Coco Chanel. Paris : Éditions Grasset & Fasquelle. Lopez García, D (2020). Mitos de la moda. Coco Chanel. Madrid : La Fábrica. Morand, P (1996). L’allure de Chanel. Paris : Éditions Gallimard. Peacock, J (2003). La mode du XXe siècle. Londres : Éditions Thames & Hudson. Sitographie Audace et émancipation : les sixties explosent les normes (sans date). 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