Lietuvos Respublikos terminų bankas
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BANQUE DES TERMES DE LA RÉPUBLIQUE DE LITUANIE
Le 23 décembre 2003, la loi sur la Banque des termes de la République de Lituanie a été adoptée (Žin., 2004, n° 7-129). Pour la première fois, elle a juridiquement réglementé la procédure visant à collecter, créer, systématiser, normaliser et harmoniser de manière cohérente la terminologie lituanienne avec celle d’autres langues. En application de cette loi, la méthodologie de la Banque des termes de la République de Lituanie a été approuvée par la résolution n° N-1 (90) de la Commission d’État de la langue lituanienne, en date du 2 février 2004 (Žin., 2004, n° 26-842); elle définit les règles de création, de gestion et d’utilisation de ce système d’information. Les actes juridiques précités disposent que la Banque des termes est publique et librement accessible à tous les utilisateurs d’Internet. La Commission d’État de la langue lituanienne est gestionnaire de la Banque des termes et responsable du traitement des données; le Département des technologies de l’information de la Chancellerie du Seimas de la République de Lituanie est chargé de la gestion du système d’information de la Banque des termes.
La Banque des termes est conçue comme un système d’information commun, destiné en premier lieu aux institutions de l’État. Dans leurs domaines de compétence, les ministères, les départements et services qui leur sont subordonnés, les établissements gouvernementaux, le Seimas et les institutions qui lui rendent compte sont habilités à y collecter et à y gérer la terminologie. À cette fin, des commissions de terminologie ont été créées au sein des institutions publiques précitées. Elles sont chargées d’inventorier et de gérer la terminologie des actes juridiques en vigueur, de la transmettre à la Banque des termes, ainsi que d’harmoniser avec la Commission d’État de la langue lituanienne les termes des actes juridiques en préparation et de les intégrer à la Banque des termes.
Le système d’information de la Banque des termes n’est pas fermé et n’est pas réservé aux seuls besoins de l’administration publique. Les instituts de recherche, les universités, les établissements d’enseignement supérieur, les entreprises privées et les personnes physiques (par exemple, les auteurs et les rédacteurs de dictionnaires terminologiques) peuvent utiliser ce système.
Tous les utilisateurs inscrits de la Banque des termes (ministères, établissements gouvernementaux, autres institutions publiques, universités, établissements d’enseignement supérieur, instituts de recherche, etc.) constituent des bases terminologiques dans leurs domaines et peuvent y gérer et corriger les données, ainsi que les utiliser comme bases terminologiques de travail. Les fournisseurs de terminologie transmettent par le système d’information aux gestionnaires des données de la Banque des termes des recueils d’articles terminologiques examinés sur le fond. Ceux-ci les soumettent à des experts, qui évaluent la pertinence thématique et linguistique des articles terminologiques proposés. Les articles terminologiques sont ensuite examinés par la Commission de la langue. Les décisions concernant les termes proposés sont prises par les sous-commissions de terminologie et lors des séances de la Commission de la langue. Y participent également les fournisseurs de terminologie
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Après cette procédure, les articles terminologiques (ou recueils d’articles) ayant fait l’objet d’un examen thématique et linguistique sont publiés dans la Banque des termes.
Selon leurs sources, leur exactitude thématique et leur correction linguistique, les termes publiés sont répartis en trois catégories: approuvés, recommandés et déconseillés. Ces notions sont définies dans la loi sur la Banque des termes. Le statut d’approuvé n’est attribué qu’aux termes qui sont ou seront employés dans des actes juridiques. Ils doivent être irréprochables sur les plans terminologique et linguistique. Les termes approuvés sont obligatoires pour les rédacteurs d’actes juridiques. Les termes linguistiquement corrects qui ne sont pas utilisés dans des actes juridiques, mais par exemple dans des dictionnaires terminologiques, divers ouvrages de référence, des manuels et d’autres sources de ce type, sont versés dans la Banque des termes avec le statut recommandé. Pour les termes déconseillés, des renvois sont fournis vers les termes corrects, approuvés ou recommandés.
La Banque des termes publie non pas des termes isolés, mais des articles terminologiques. La définition est l’un des éléments les plus importants d’un article. La Banque n’est pas monolingue: pour chaque terme lituanien, on peut fournir des équivalents en anglais, en français, en allemand, en espagnol, en italien, en portugais, en latin, en russe et, si nécessaire, dans d’autres langues. Un article terminologique peut également contenir des synonymes, le cas échéant, ainsi que divers éléments annexes si nécessaire (documents, tableaux, illustrations, graphiques, etc.), des liens Internet, etc.
Les articles terminologiques sont regroupés en ensembles classés selon une hiérarchie de domaines conceptuels. Vingt-quatre domaines ont été définis, puis subdivisés en sous-domaines plus détaillés. La classification des domaines est établie selon la répartition des domaines d’activité supervisés par les institutions publiques de la République de Lituanie, des disciplines scientifiques et des domaines d’études; elle s’appuie également sur la classification conceptuelle du vocabulaire européen « Eurovoc ».
La Banque des termes permet d’effectuer diverses recherches portant sur les sujets souhaités: un mot, une partie de mot ou une suite de mots peut être recherché comme terme lituanien, comme synonyme ou comme équivalent dans une autre langue; il peut aussi apparaître dans d’autres parties d’un article terminologique, par exemple dans la définition. Il est également possible de sélectionner un domaine et/ou un statut de terme. Une recherche distincte peut aussi être effectuée selon ces deux critères (domaine ou statut).
La Banque des termes n’est pas encore une source très riche, mais elle est constamment enrichie de termes provenant non seulement d’actes juridiques, mais aussi de dictionnaires.
Audra IVANAUSKIENĖ Valstybinė lietuvių kalbos komisija Žvejų g. 14A, LT-09310 Vilnius E. paštas [email protected]
Reçu le 2005-11-02
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