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Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) ISSN: 2958-8413 Vol. 3, No. 5, Septembre 2025 5371 Diversité floristique, évolution et nuisibilité de la flore adventice de la culture de maïs (Zea mays L.) dans le groupement de Kashila, territoire de Tshilenge, province du Kasaï-Oriental, RDC Tshibamba Mukendi John1,2, Tshiyoyi Mpunga Anastasie1, Madilo Mfwamba Evelyne1, Kayombo Mbumba André1 1. Université Officielle de Mbujimayi (UOM)/RDC 2. Institut National pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA)/RDC Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17265271 ABSTRACT In-depth knowledge of the qualitative and quantitative composition, evolution, and harmfulness of weeds in a crop is a prerequisite for considering effective strategies to combat their development, competition, and rivalry with the crop. The study aims to identify the floral diversity, evolution, and harmfulness of weeds in maize cultivation in the Kashila grouping, Tshilenge territory. From the above, it is reasonable to think that the weeds observed in the corn cultivation of Kashila would be diverse, would show a diminishing evolution depending on the number of weeding sessions, and certain species of the weed flora would be more harmful to the corn crop. In total, 36 botanical surveys were established and recorded, consisting of 12 surveys for each of the three repetitions. Each plot received a combination of a corn variety: local variety, Mus1, MUDISHI3, and the number of weeding: control, once weeding, twice weeding, three times weeding. The botanical surveys identified 104 species of weeds distributed across 31 families of weeds. The five most important families were Poaceae, Asteraceae, Euphorbiaceae, Cyperaceae, and Gramineae. The weedings resulted in reducing the growth of weeds by 28.8% after the first weeding, 52.3% after the second weeding, and 32.2% after the third weeding. Weeds in a corn crop are diverse, evolving quantitatively and qualitatively depending on the cultivation practices, and some of them are harmful. Keywords: diversity, floristics, evolution, harmfulness, weed, cultivation, maize.
5372 RESUME La connaissance approfondie sur la composition qualitative, quantitative, l’évolution et la nuisibilité des adventices dans une culture ; est un préalable pour envisager des stratégies efficaces de lutte contre leur développement, la compétition et la concurrence à la culture. De ce qui précède, il y a lieu de penser que la végétation adventice observée dans la culture de maïs de Kashila serait diversifié, présenterait une évolution diminutive en fonction de nombre des sarclages et certaines espèces de la flore adventice seraient plus nuisibles à la culture de maïs. L’étude vise à identifier la diversité floristique, l’évolution et la nuisibilité des adventices de la culture de maïs dans le groupement de Kashila, territoire de Tshilenge. Au total, 36 relevés floristiques ont été installés et recensés, soit 12 relevés pour chacune de trois répétitions. Chaque parcelle avait reçu une combinaison d’une variété de maïs : variété locale, Mus1, MUDISHI3, et le nombre de sarclage : témoin, une fois sarclage, deux fois sarclage, trois fois sarclage. Les relevés floristiques ont permis d’identifier 104 espèces des adventices reparties en 31 familles des adventices. Les cinq familles les importantes des Poacées, des Astéracées, des Euphorbiacées, des Cyperacées et des Graminées. Les sarclages ont permis de diminuer l’évolution des adventices, de 28,8% après le premier sarclage, de 52,3% après le deuxième sarclage et 32,2% après le troisième sarclage. Les adventices dans une culture de maïs sont diversifiés, évoluent quantitativement et qualitativement en fonction de sarclages et certaines d’entre elles sont nuisibles. Mots-clés : Diversité, floristique, évolution, nuisibilité, adventice, culture, maïs. 1. Introduction Le maïs (Zea mays L.), est une graminée principalement cultivée dans les régions tropicales et subtropicales. Il est la troisième céréale la plus importante pour les habitants des régions tropicales, après le blé et le riz (Amiruzzaman et al., 2010). En République Démocratique du Congo (RDC), cette culture représente la deuxième source vivrière après le manioc et est principalement cultivée dans des exploitations paysannes de très petite taille, limitée à l’alimentaire familiale dans la plupart des milieux ruraux principalement à cause de l’infestation par des adventices et leur mauvaise gestion dans la culture (Nyembo, 2010). La connaissance de la flore adventice est fondamentale pour l’entreprise de stratégies efficaces de lutte contre celles-ci (Mangara, 2010, Fourn 1993). La gestion intégrée de la flore adventice ne peut s’envisager dans une culture sans une connaissance approfondie des familles et espèces (Le Bourgeois, 1993). La connaissance et le contrôle de l’infestation des adventices dans une culture permettent les stratégies de lutte contre leur développement, la compétition et la concurrence à la culture (Rodiguez & Gasquez, 2008 ; Pousset, 2016). Cette information nécessite le recueil de données sur la composition qualitative et quantitative des communautés de mauvaises herbes présentes sur la zone d’étude (Bassene et al., 2012, Le Bourgeois et Guillerm, 1995). Il reste de nombreuses interrogations tant sur la diversité (familles, espèces), sur la démographie (abondance, fréquence) que sur l’influence des pratiques culturales à l’égard de la présence des différentes espèces et groupes d’espèces adventices (Noba, 2002, Maillet J, 1981). Cette méconnaissance des espèces adventices semble être liée au fait que les recherches actuelles reposent essentiellement sur des préoccupations de la production des cultures, économiques et sociales plutôt que sur un raisonnement prenant en compte l’infestation des cultures par des
5373 espèces adventices (Bassene et al., 2012, Lonchamp et Barralis, 1988), y compris la nuisibilité des adventices dans une culture (FRAB., 2007). En effet, la concentration sur une même parcelle, de nombreuses espèces adventices ayant des densités voisines importantes peut entraîner des difficultés pour le développement et la production de la culture (Noba, 2004, Bassene et al., 2012, Maillet J, 1981).. Par ailleurs, la culture de maïs qui subit l’infestation des adventices n’a véritablement pas fait l’objet d’étude sur celle-ci. De ce qui précède, il y a lieu de penser que la végétation adventice observée dans la culture de maïs de Kashila serait diversifié, présenterait une évolution diminutive après les sarclages et certaines espèces de la flore adventice seraient plus nuisibles à la culture de maïs. C’est dans ce cadre que la présente étude est menée afin d’identifier la diversité de la flore adventice, établir son évolution après les sarclages et identifier les espèces les plus nuisibles dans la culture de maïs dans le groupement de Kashila, territoire de Tshilenge. Une connaissance de celle-ci, est un préalable pour la mise en place d’une gestion efficace de ce nuisible afin de rentabiliser les exploitations agricoles de maïs. 2. Méthodologie 2.1. Site d’étude L’étude a été conduite dans le groupement de Kashila (06°27,336 S, et de 023° 44.554E et 665 m d’altitude), situé dans le territoire de Tshilenge, dans la province du Kasaï-Oriental en République Démocratique du Congo (figure 1). Figure 1. Localisation du groupement de Kashila (en rouge) sur la carte administrative du Territoire de Tshilenge
5374 2.2. Matériel d’étude Le matériel utilisé se compose tout d’abord de matériel biologique constitué de l’ensemble des variétés de maïs ainsi que les espèces adventices. Ensuite nous avons le matériel technique constitué de relevés floristique, de matériel de terrain (carte parcellaire, appareils photographique). Les figures 2 et 3 présentent les schémas du dispositif expérimental d’inventaire floristique avant l’installation de la culture de maïs et pendant la culture. Figures 2 et 3. Schémas du dispositif expérimental d’inventaire floristique avant l’installation de l’essai (à gauche) et en cours d’essai (à droite). Légende : B1= bloc 1, B2= bloc 2, B3= bloc 3, V1 = variété de maïs locale, V2 : = variété (Mus 1), V3 : = variété MUDISHI3 (QPM). To = témoin, T1 : une fois sarclage, T2 : deux fois sarclage, T3 : trois fois sarclage. 2.3. Collecte des données L’inventaire floristique a été réalisé selon la méthode de relevés de surface. L’aire de surface des relevés était constituée de 36 parcelles d’inventaire, chaque parcelle avait une superficie de 15 m2 (5 m x 3 m). Au total, 36 relevés floristiques ont été installés et prospectés en raison de 12 parcelles par chacune de trois répétitions ou blocs. Chaque parcelle avait reçu une combinaison d’une variété de maïs, à savoir : V1 = variété locale de maïs, V2 : = variété Mus 1,
5375 V3 : = variété de maïs MUDISHI3, et un moyen de lutte contre les mauvaises herbes, à savoir : To = témoin, T1 : une fois sarclage, T2 : deux fois sarclage, T3 : trois fois sarclage. Le relevé floristique consiste à noter la présence de chaque espèce et son abondance dominance selon l’échelle de Braun-Branquet (1952). Pour évaluer la composition floristique des adventices dans le champ de culture, toutes les espèces rencontrées ont été identifiées à l’aide de la flore illustrée Adventices tropicales (Merlier et Montegut, 1982) et du logiciel Plant X. Pour déterminer le degré d’infestation, les paramètres suivants on été calculé : ✓ la fréquence relative en % (Fr) = 𝐹𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒 (𝐹𝑎) 𝑋 100 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣é 𝑜ù 𝑙′𝑒𝑠𝑝è𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 , ✓ l’indice d’abondance-dominance 𝐴𝐷 = 𝐴𝑏𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒−𝑑𝑜𝑚𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙′𝑒𝑠𝑝è𝑐𝑒 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣é 𝑜ù 𝑙′𝑒𝑠𝑝è𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 (𝑓𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒) Pour évaluer la nuisibilité des adventices, l'Indice Partiel de Nuisibilité (IPN) a été déterminé selon la formule suivante : 𝐼𝑃𝑁 = ∑𝑟𝑒𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑠 𝑑𝑒 𝑙′𝑒𝑠𝑝è𝑐𝑒 𝑋 100 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣é 𝑜ù 𝑙′𝑒𝑠𝑝è𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 (𝑓𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒) Interprétation de IPN : INP supérieur à 1000 : Les adventices les plus nuisibles ; IPN entre 500 et 1000 : Groupe intermédiaire d'adventices et IPN inférieur ou égal à 500 : Moins nuisibles (Bouhache & Boulet, 1984 ; Zidane et al., 2010). 3. RESULTATS 3.1. Importance des familles de la flore adventice de la zone de Kashila Les relevés floristiques ont permis d’identifier 104 espèces des adventices reparties en 31 familles des adventices. Les cinq familles les importantes considérées comme fréquentes dans les champs de culture de maïs de la zone d’étude sont constituées des Poacées qui représentent 20% d’espèces, des Astéracées avec 12,4% d’espèces, des Euphorbiacées avec 8,6% d’espèces, des Cyperacées avec 7,6% et des Graminées avec 5,7%.
5376 Figure 4. Importance des familles des adventices identifiées avant l’installation de l’essai de maïs dans la zone de Kashila 3.2. Importance de la flore adventice avant l’installation de l’essai et pendant l’essai Le tableau 1 représente 90 espèces d’adventices de 36 relevés floristiques réalisés avant l’installation de l’essai, 65 espèces recensées après le premier sarclage, 43 espèces après le deuxième sarclage et 62 espèces après le troisième sarclage. Tableau 1. Importance de la flore adventice du maïs de la zone Kashila Famille Espèce AIE 1er Sa 2em Sa 3em sa Fré AD Rm % Nr IPN CL IPN Acanthaceae Monechma ciliatum + + 0 0 0,3 1 5,5 20 28 C1 Aizoaceae Trianthema portulacas 0 0 0 + 0,4 1 5,5 16 34 C1 Amaranthaceae Alternanthera sessilis + 0 0 0 1,1 + 0,5 23 2 C1 Amaranthus sp + + + + 1,1 3 37,5 3 1250 C3 Celosia trigyna + + + + 0,9 3 37,5 3 1250 C3 Asteraceae Acanthospermum hispidum + + 0 + 0,9 2 17,5 8 219 C1 Ageratum conyzoidis + 0 0 + 0,5 1 5,5 30 18 C1 Aspilia bussei + + 0 + 1,1 2 17,5 6 292 C1 Bacopa decumbens + 0 0 0 0,9 + 0,5 30 2 C1 Bidens pilosa + + + + 1,1 3 37,5 3 1250 C3 Chromolaena odorata + 0 0 0 1,4 + 0,5 36 1 C1 0,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0 Acanthaceae Aizoaceae Amaranthaceae Asteraceae Caesalipiniaceae Cannabinaceae Capparidaceae Commelinaceae Convolvulaceae Cucurbitaceae Cyperaceae Euphorbiaceae Fabaceae Gramminée Lamiaceae Loganiaceae Malvaceae Melastomataceae Mimosacea Molluginaceae Moraceae Nyctaginaceae Onagraceae Pedaliaceae Poaceae Rubiaceae Scrofulariaceae Solanaceae Sphenocleaceae Tiliaceae Verbenaceae Fréquence relative Familles des adventices
5377 Emelia occinéa + 0 0 0 0,4 + 0,5 36 1 C1 Synedrella nodiflora 0 0 + + 0,2 2 17,5 4 438 C1 Tephrosia bracteolata + + 0 + 1 2 17,5 3 583 C2 Tridax bracteolata + + + 0 3 2 17,5 8 219 C1 Tridax procumbens + + + + 1,1 3 37,5 3 1250 C3 Vernonia perratteti + 0 0 0 0,8 + 0,5 36 1 C1 Caesalipiniaceae Cassia obtusifolia + + 0 + 0,7 2 17,5 3 583 C2 Cassia mimosoides + + + + 1,4 3 37,5 5 750 C2 Cannabinaceae Cannabis sativa + 0 0 0 1,4 + 0,5 2 25 C1 Capparidaceae Cleome viscosa + 0 0 0 0,9 + 0,5 26 2 C1 Commelinaceae Commelina benghalesis + 0 0 0 0,4 + 0,5 23 2 C1 Convolvulaceae Ipomea batatas + + + + 0,3 3 37,5 6 625 C2 Ipomea eriocarpa + + + + 0,6 3 37,5 8 469 C1 Ipomea eriocarpa 0 0 0 + 0,9 1 5,5 20 28 C1 Ipomea pes-tigridis 0 + 0 0 0,5 1 5,5 16 34 C1 Merrema aegyptia + + + + 1 3 37,5 14 268 C1 Cucurbitaceae Luffa acutangula + + + + 0,5 3 37,5 17 221 C1 Cyperaceae Cyperus articulatus + + + 0 0,5 2 17,5 6 292 C1 Cyperus difformis + + + + 1,4 3 37,5 2 1875 C3 Cyperus esculentus + 0 0 0 0 + 0,5 36 1 C1 Cyperus rotondus + + 0 + 0,5 2 17,5 16 109 C1 Fimbristylis hispidula + 0 0 0 0 + 0,5 34 1 C1 Fimbristylis littoralis 0 + + + 0,2 3 37,5 3 1250 C3 kyllinga squamulata + + + + 1,6 3 37,5 3 1250 C3 Mariscus bcylindristachyus + + + + 1,1 3 37,5 4 938 C2 Euphorbiaceae Croton lobatus 0 + 0 0 1,1 1 5,5 16 34 C1 Euphorbia heterophyla + + + 0 0,9 2 17,5 8 219 C1 Euphorbia hirta + 0 0 0 0,3 + 0,5 23 2 C1 Euphorbia hyssopifoua + + + + 1,1 3 37,5 7 536 C2 Manihot esculata + + 0 + 0,9 2 17,5 3 583 C2 Manihot utilissima + + + + 0,6 3 37,5 33 114 C1 Phyllanthus hétérophyla + + + + 0,1 3 37,5 7 536 C2 Phyllanthus niruri + + 0 0 1,1 1 5,5 30 18 C1 Phyllanthus pentandrus + 0 0 0 0 + 0,5 36 1 C1 Fabaceae Crotalaria retusa + 0 0 0 0,3 + 0,5 23 2 C1 Indigofera hirsuta + + + + 1 3 37,5 14 268 C1 Sesbania pachycarpa + 0 0 0 0,9 + 0,5 26 2 C1 Tephrosia vogelii + 0 0 0 0,3 + 0,5 30 2 C1 Zomia glochidiata 0 0 + + 5,1 2 17,5 14 125 C1
5378 Gramminée Cenchrus biflorus 0 + + + 0,3 3 37,5 12 313 C1 Chloris pilosa + + + + 1,6 3 37,5 22 170 C1 Cymbopogon densiflorus + + + + 7,8 3 37,5 9 417 C1 Eragrostis pilosa + 0 0 0 0,7 + 0,5 36 1 C1 Paspalum scrobiculatum + 0 0 0 0 + 0,5 26 2 C1 pennisetum sp + + + + 0,7 3 37,5 4 938 C2 Lamiaceae Hyptis spicigera + + 0 0 0,1 1 5,5 20 28 C1 Leucas martincensis + + 0 + 0,5 2 17,5 8 219 C1 Ocimum gratissimum 0 + 0 + 0,5 2 17,5 8 219 C1 Loganiaceae Spigelia anthelmia 0 + 0 0 0,4 1 5,5 30 18 C1 Malvaceae Hibiscus asper + 0 0 0 1,4 + 0,5 26 2 C1 Sida acuta + + + + 0,5 3 37,5 6 625 C2 Sida stipulata + + + + 0,1 3 37,5 8 469 C1 Sida urens + + + + 0,1 3 37,5 5 750 C2 Urena lobata + + 0 0 0,5 1 5,5 16 34 C1 Melastomataceae Tristema incopletum + + + 0 1 2 17,5 6 292 C1 Mimosacea Mimosa pigra + 0 0 0 0,3 + 0,5 34 1 C1 Luwigra sp + 0 0 0 0,9 + 0,5 30 2 C1 Molluginaceae Mollugo nudicaulis 0 + + + 1,1 3 37,5 6 625 C2 Moraceae Morus alba 0 + 0 + 5 2 17,5 23 76 C1 Nyctaginaceae Boerhavia diffufsa + + 0 + 0,6 2 17,5 3 583 C2 Onagraceae Ludwigia abyssinica + 0 0 0 1,4 + 0,5 30 2 C1 Pedaliaceae Sesamun radiatum + 0 0 0 0 + 0,5 26 2 C1 Poaceae Andropongon gayanus + + + + 0,5 3 37,5 3 1250 C3 Aristida adscensionis + + 0 0 3 1 5,5 30 18 C1 Axonopus cumpressus + 0 0 0 1,1 + 0,5 23 2 C1 Bacharia deflexa + + 0 + 1,1 2 17,5 8 219 C1 Bracharia ramosa 0 + 0 + 0,9 2 17,5 12 146 C1 Calopogonium mucunoides + + + + 0,7 3 37,5 3 1250 C3 Cynodon dactylon + + + + 0,7 3 37,5 2 1875 C3 Dactyloctenium aegyptium + + + + 1,1 3 37,5 3 1250 C3 Digitaria horizontalis + + 0 + 1,4 2 17,5 6 292 C1 Echinoloa crus-pavonis + 0 0 0 1,1 + 0,5 34 1 C1 Egrostis aspera + 0 0 0 0,3 + 0,5 30 2 C1 Eleusine indica + + 0 + 0,9 2 17,5 20 88 C1 Imperata cylindrica + + + + 0,6 3 37,5 2 1875 C3 Ischaemum rugosum 0 + + + 0,7 3 37,5 12 313 C1 Leersia hexandra + 0 0 0 0,7 + 0,5 26 2 C1 Panicum maximum + + + + 0,8 3 37,5 2 1875 C3
5379 Paspalum conjugatum + 0 0 0 1,2 + 0,5 23 2 C1 Pennisetum pedicella + 0 0 0 0 + 0,5 30 2 C1 Rottboellia exaltata + + + + 1,1 3 37,5 4 938 C2 Setaria barbata + 0 0 0 1,1 + 0,5 36 1 C1 Setaria pallide + + + + 6,2 3 37,5 9 417 C1 Rubiaceae Mitracapsus villosus + 0 0 0 0,2 + 0,5 34 1 C1 Oldenlandia corymbosa + + 0 0 1,5 1 5,5 16 34 C1 Spermacoce spachydea + 0 0 0 0,4 + 0,5 26 2 C1 Scrofulariaceae Striga hermonthica 0 0 + 0 0 1 5,5 20 28 C1 Solanaceae Physalis angulata + 0 0 0 0 + 0,5 23 2 C1 Sphenocleaceae Sphenoclea zeylanica + 0 + + 0,5 2 17,5 3 583 C2 Tiliaceae corchorus olitorius + 0 0 0 0,3 + 0,5 36 1 C1 Corchorus tridens + + + + 1,1 3 37,5 14 268 C1 Triumfetta pentandra 0 0 + + 0,2 2 17,5 8 219 C1 Verbenaceae Stachytarpheta angustifolia + 0 0 0 0 + 0,5 30 2 C1 Légende : AIE = avant installation de l’essai, 1er Sa = premier sarclage, 2em Sa = deuxième sarclage, 3em Sa = troisième sarclage, Fré = fréquence relative, AD = abondance-dominance, Rm= recouvrement moyen, Nr = nombre de relevés où l’espèce est présente, IPN = Indice partiel de nuisibilité, CL IPN = classe de l’IPN. Echelle Signification 1 individu moins abondant de 5%, isolé très peu abondante recouvrement faible 2 Individu à faible abondance, recouvrement restreint de 5 à 25% 3 Individu recouvrant 25% à 50% de la surface, moyennement abondant + Individu très peu abondant 0 Absent 3.3. Evolution de la flore adventice dans la culture en fonction des sarclages Il dénoté de la figure 4 que les sarclages ont permis de diminuer essentiellement l’évolution de la fréquence des adventices dans une culture de maïs. De 28,8% après le premier sarclage, de 52,3% après le deuxième sarclage et 32,2% après le troisième sarclage. Cependant, au stade postmaturité, les organes des plants de maïs en culture principalement les feuilles, qui empêchaient l’accès à la lumière aux adventices fanes et sèches, ceci favorise la reprise de certains adventices.