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Les Acariens psoriques parasites des Chauves-souris. Acarologia

Fain, A

Abstract

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Full text

'-iF- --- --- - ~' 151 Les Acariens psoriques parasites des Chauves-souris IV. Le genre Tel:nocoples RODHAIN Création d'une nouvelle famille : Teinocoptidae (Sarcoptiformes) r par A. FAIN ( (Rrv. Zool. Bol. Afr., IJX, 1-2). (il j)(lnl Ir 28 mors 1959). Les Acariens psoriques parasites des Chauves-souris IV. Le genre Teinocoptes RODHAIN Création d'une nouvelle famille : Teinocoptidae (Sarcoptiformes) par A. FAIN Le genre Teinocoptes a été créé par RODHAIN en 1923 pour un Sarcoptidé parasite des Roussettes congolaises d'aspect aberrant présentant noLlmment une atrophie de la IV" paire de pattes, et une déformation très particulière du corps chez la femelle. RODHAIN a donné une bonne description de ce nouvel Acarien, T. cpomophori. Il en a étudié la biologie et les diverses modifications pathologiques produites chez l'hôte parasité (RODHAIN 1923 et 1926). Les exemplaires typiques de T. epomophori provenaient de deux hôtes différents : Epomophoms wahlberghi haldemanni et Micropteropus pusillus à Borna (1923). Dans la suite ce parasite fut signalé chez ~pomops fmnqueti à Stanleyville, et chez Eidolon helvum) apparemment à Borna (RODHAIN 1926). Dans les deux cas il s'agissait d'une infestation naturelle. Chose curieuse, à aucun moment RODHAIN ne s'est demandé s'il n'avait pas affaire à différentes espèces de Teinocoptes. Au cours d'expériences d'infestation il avait cependant bien noté un fait assez significatif qui aurait pu le mettre sur la voie. Il était en effet parvenu à transmettre expérimentalement ce parasite de Alicropteropus pusilllls à Epomophoms wahlberghi haldemanni et vice-versa simplement en maintenant ces Roussettes ensemble dans la même cage, mais par contre il n'avait pas réussi dans ces mêmes conditions à infester un Eid. s'ex epo: être A som ROl !IDru tem Deu aus~ ayal mer Rot les ~ seul dist d'er pd'ul l'api fén: pau che L bie! imF Tei DI -. l ~ J). 119 - Eidolon (RODHAIN 1923 et 1926). Cette expérience négative aurait pu s'expliquer par un état réfractaire d'Eidolon vis-à-vis de Teinocoptes epomophori, et dans ce cas l'infestation naturelle de cet hôte ne pouvait être produite que par une autre espèce de Teinocoptes. Au cours de nos recherches sur les Acariens psoriques des Chauvessouris au Congo Belge, nous avons pu récolter chez plusieurs espèces de Roussettes de nombreux spécimens appartenant au genre Teinocoptes. Nous avons retrouvé chez des Epomophorlls à Astrida (RuandaUrundi) des exemplaires du genre Teinocoptes qui correspondent exactement aux types de T. epomophori conservés au Musée de Tervuren. Deux spécimens à première vue très voisins bien que plus petits furent aussi récoltés chez Eidolon helvum à Astrida. Enfin des Teinocoptes ayant la même morphologie générale que T. epomophori furent également découverts en grand nombre chez des Chauves-souris du genre Rousettus. Un examen détaillé de tous ces spécimens nous a montré que les spécimens provenant d'Eidolon et ceux de Rousettus différaient non seulement de l'espèce type mais aussi entre eux. Quatre espèces bien distinctes ont ainsi pu être individualisées parmi notre matériel, trois d'entre elles vivant sur des genres différents de Chauves-souris. Par ailleurs nous avons trouvé chez plusieurs Rousettus déjà porteuses pJ d'une des espèces que nous venons de citer, deux espèces d'Acariens se rapprochant étroitement du genre Teinocoptes mais cependant bien diflOférents par la forme du corps et le degré d'atrophie de la IVe paire de -ès pattes. Nous avons ainsi été amené à distinguer un nouveau genre proche de Teinocoptes. T. Le nouveau groupe formé par ces deux genres comprend six espèces ns bien distinctes de tous les autres Sarcoptidés par des caractères très importants qui justifient à notre avis la création d'une famille nouvelle lX Teinocoptidae fam. nov. :eez DEFINITION DE LA FAMILLE TEINOCOPTIDAE FAM. NOV. n- (Sarcoptiformes) ~s- 'st - Corps de la femelle très déforme, cylindrique ou conique; chez le .u :Ït mâle le corps est plus long que large. Cuticule chez la femelle et les immatures entièrement striée, sans [fécusson chitineux mais présentant généralement des zones finement ilS écailleuses; chez le mâle il existe un écusson chitineux sternal à ehauteur des épimères II et pas d'écussons dorsaux . . 1S Poils verticaux bien développés chez le mâle et la larve, vestigiaux III ou absents chez la femelle et la nymphe. -120 - - Pattes antérieures dirigées vers l'avant; toutes les pattes très peu développées, les pattes IV vestigiales ou complètement absentes chez la femelle et la nymphe. Chez le mâle les pattes antérieures sont relativement longues et étroites et à segments non télescopés, et les pattes IV sont atrophiées. -Chez la femelle, les tarses antérieurs sont très courts et portent des griffes très petites. Absence de ventouses aux pattes chez la femelle et la nymphe, mais présence de courts pédoncules transparents tronqués qui sont probablement des restes de l'ambulacre; le mâle présente des ventouses pédonculées à l'extrémité des pattes 1 et II. Epimères III et IV chez le mâle complètement libres; chez la femelle les épimères 1 sont dédoublés dans leur partie distale. -Absence de ventouses copulatrices chez le mâle et d'apodèmes génitaux chez la femelle. Chez la femelle la bursa copulatrix s'ouvre au sommet d'une étroite papille conique saillante, dorsalement par rapport à l'anus. Présence chez la femelle et la nymphe de replis membraneux très développés autour du gnathosoma et au niveau de la face ventrale des pattes antérieures. - Parasites cutanés des Roussettes (Pteropidae : Megachiroptera). - Genre type: Teinocoptes RODHAIN 1923. Cette nouvelle famille se distingue de la famille des Sarcoptidae principalement, chez la femelle, par la déformation du corps et la régression générale des pattes avec un état vestigial ou une absence complète des pattes IV, allant de pair avec un très faible développement des griffes tarsales; et chez le mâle par la présence d'tin écusson chitineux sternal, la forme allongée non télescopée des pattes antérieures, l'atrophie très marquée de la patte IV et l'absence de soudures des épimères III et IV. 1. Genre TEINOCOPTES (RODHAIN 1923) FAIN emend. Définition: avec les caractères de la famille Teinocoptidae. Chez la femelle les pattes III sont plus petites que les pattes antérieures, mais elles sont normalement constituées et comprennent notamment un trochanter et un épimère bien formés; les pattes IV sont remplacées par une petite protubérance cylindrique plus ou moins chitinisée terminée par un court poil sensoriel; les épimères II sont relativement courts. Le corps de la femelle gravide a la forme d'un cylindre dont la base est formée par le gnathosoma, les pattes et la région de la fente génitale, et dont le sommet se termine en un cône arrondi portant l'anus entouré de quatre paires de forts poils. Chez le mâle les épimères 1 ne sor tra laI' po: J 1.. pel qu fer. qu Co d'y Sitl ros mé fac COI cyl cet pa po pro de téf d.'E nu, nI' pOo l'a.- tri: tic su: sel dé Re de: l'JI --- -'--- --_.- ~ =u ez nt _es . es lIe lts Ile II. lIe :11- :te -ès Ile nJn .es :es :1.1, 'ès V. :é· nn- ~e lt la te 1S le I~l solll pas fusionnés mais contigus sur la ligne médiane et la face ventrale ne porte pas de petits replis euticulaires. La face dorsale de la larve est garnie d'un certain nombre de petites épines triangulaires à pointe dirigée vers l'arrière. Espèce type: Teinocoptes epomophori RODHAIN 1923. 1. - Teinocoptes epomophori ]{ODH.\IN 1923. RODHAIN (1923) a donné de cette espèce une bonne description qui permet de bien comprendre la curieuse et très importante déformation que subit le corps de la femelle au cours de son développement. La femelle gravide présente la forme générale d'un cylindre conique tronqué à son extrémité antérieure et arrondi à son extrémité postérieure. Comme le dit très justement RODHAIN (1923, p. 15) : « Il est fort difficile d'y démarquer nettement une face ventrale et une face dorsale. Le parasite restant accroché dans les couches épidermiques superficielles par le rostre et les 2 paires de pattes antérieures, la partie terminale de l'abdomen et la partie dorsale se développent librement vers l'extérieur. La face ventrale me paraît correspondre en réalité à la base du cylindre conique. ». Quelques lignes plus loin RDDHAIN dit encore: « La partie terminale cylindroïde du parasite correspond en réalité à la surface dorsale et cette partie du notogastre qui s'étend en arrière des deux dernières paires de pattes. C'est donc à vrai dire une surface dorsoventrale. Elle porte à son sommet arrondi une large fente anale dessinant une encoche profonde entourée de quatre paires de fortes soies. ». Nos observations permettent de confirmer pleinement la description de RODHAIN. Nous y ajouterons seulement que la déformation si caractéristique du corps apparaît très précocement. Elle existe déjà à l'état d'ébauche chez la larve libre et se traduit notamment par un soulèvement de la région ventrale ayant son centre approximativement au niveau de la 3" paire de pattes ou un peu en arrière. Ce soulèvement a pour effet d'allonger la paroi ventrale comprise entre les pattes III et l'anus et de reporter celui-ci du côté dorsal. Cette disposition s'observe très nettement sur les larves libres montées en vue latérale. La déformation en cylindre se dessine de plus en plus nettement au cours des stades suivants: nymphe, jeune femelle non ovigère, femelle ovigère contenant seulement des œufs et enfin femelles contenant des larves complètement développées mais encore enfermées dans leur coque ovulaire. Pour RODHAIN la partie cylindroïde du parasite correspond à toute la face dorsale du parasite et à la partie de la face ventrale comprise entre l'anus et les pattes postérieures. Nous suivrons également cette façon de f, 1 1 1 - l~~ - Fig. 1-4. -Femelles 'en vue ventrale (à gauche de chaque dessin) et dorsale (à droite) de Teinocoptes epomophori RO'DHAIN (1), T. rOllsetti n. sp. (2), T. astridae n. SI(J. :(3), et T. eidoloni n. !ip. (4). (Ces dessins sont à des échelles différentes). voÏJ: la f cyli Des L con: de r dérc dan fem dan tior: F bler 3 st; rem d'er Les à 9C plai aue 600 mes que iute très mes; Pm.: à1a cros; reu· que très sur org. gue Pol': pitE arn tral l - 123 - voir mais pour simplifier la description nous décrirons en même temps la face ventrale proprement dite et celle qui appartient en propre au cylindroïde. Description de Teinocoptes epomophori RODHAIN. Le matériel original de RODHAIN, conservé au Musée de Tervuren, comprend des exemplaires femelles, des nymphes et des larves, mais pas de mâle. Aucun spécimen n'ayant été choisi comme holotype, nous consi· dérerons donc ceux-ci comme des cotypes. Nous avons trouvé également clans les collections du Musée de Tervuren de nombreux spécimens femelles et immatures, mais pas de mâle, de la même espèce récoltés dans la région du Kivu sur une Roussette indéterminée. Notre description sera basée à la fois sur les cotypes et sur les spécimens du Kivu. FEMELLE (fig. 1 et 5 à 8) :les dimensions du corps varient assez notablement d'après son degré de développement. On peut lui distinguer 3 stades. Au stade final de son développement la femelle est entièrement remplie d'œufs. Elle peut en contenir jusqu'à 25, un certain nombre d'entre-eux ou la plupart renferment une larve entièrement développée. Les femelles à ce stade mesurent, en préparation microscopique, de 770 à 900 iL en longueur pour 420 à 510 iL de largeur maximum (pour 7 exemplaires mesurés). D'autres femelles ne renferment que des œufs jeunes, aucun parmi eux ne montre de larve formée. Ces femelles mesurent de 600 à 660 iL de long sur 345 à 372 iL de largeur maximum (4 exemplaires mesurés). Nous avons également une femelle bourrée d'œufs parmi lesquels un seul contient une ébauche de larve. Cette femelle, de stade intermédiaire, mesure 720 iL de long et 390 iL de large. Les rares femelles très jeunes, possédant déjà une bursa copulatrix mais non gravides, mesurent 500 à 520 iL de long et 340 à 380 iL de large (3 exemplaires). Pour avoir une bonne idée de la forme de la femelle il faut examiner à la loupe binoculaire, des spécimens non montés. En préparation microscopique l'Acarien se place généralement en position latérale ce qui rend l'examen du gnathosoma et des pattes très difficile. Les spécimens que l'on parvient à monter en position dorsoventrale présentent alors très souvent un retournement du gnathosoma et des pattes antérieures sur la face dorsale du corps ce qui fausse les rapports des différents organes intéressés. C'est ainsi que chez la plupart des spécimens le moignon de la 4e paire de pattes vient se placer en avant de la 3e paire. Pour avoir une image exacte de cette région il est indispensable de décàpiter un spécimen en faisant une coupe transversale immédiatement en arrière de la base du cylindroïde. On détache ainsi toute la région ventrale de l'Acarien, et celle-ci peut alors être montée séparément et étui-~ , = -- , -- _. ~ F -124 diée en conservant les rapports normaux. Sur de telles préparations le moignon de la 4e paire de pattes est situé normalement, en arrière de la 3e paire (fig. 8). La face dorsale est finement striée et porte seulement 8 très petits poils épineux disposés sur deux rangs dans la moitié antérieure du corps. Nous n'avons pas vu les poils verticaux antérieurs. Vers le milieu du corps les plis circulaires de la cuticule deviennent irréguliers et sont remplacés par des lignes brisées dessinant un réseau d'aspect écailleux. Cette zone pseudoécailleuse forme une bande en fer à cheval a concavité antérieure occupant toute la largeur du corps. L'anus terminal est entouré de quatre paires de longs et forts poils (50 à 60 iL) souvent cassés chez la femelle adulte. La bursa copulatrix est un fin canal sinueux relativement court présentant plusieurs boucles (4 à 5). Elle se termine au sommet d'une étroite papille conique saillante, longue de 15 iL, s'ouvrant dorsalement par rapport à l'anus. Du côté interne elle s'abouche avec le réceptacle séminal souvent visible comme une poche finement granuleuse. Une petite pièce chitineuse large de 9 iL est visible à l'union de la bursa avec le réceptacle séminal. La distance en ligne droite entre la base de la papille externe et cette petite pièce chitineuse varie de 60 à 105 iL (chez 4 grandes femelles gravides). La face ventmle présente latéralement, de chaque côté du corps et un peu en avant du milieu 2 poils longs de 70 à 78 iL et espacés de 60 à 105 iL. On distingue encore dans la moitié antérieure du corps quatre très courts poils disposés sur une rangée transversale. Les pattes 1 sont très légèrement plus longues que les pattes II. Chez les grandes femelles gravides la longueur entre la base du fémur et l'apex du tarse mesure respectivement 43 et 39 iL (fig. 5). Le tarse est très court et porte quatre petites griffes ou épines, à pointe recourbée ventralement, 2 poils cylindriques sensoriels, 2 fins poils simples inégaux et un moignon de pédoncule ambulacraire (fig. 5). Vu apicalement le tarse a une forme étroitement ovalaire (fig. 5a). Le tibia et le genu sont plus larges que longs, ils portent respectivement un long poil sensoriel cylindrique dorsal et un poil simple externe. Les pattes 1 et II sont généralement tordues sur leur axe et la face ventrale des trois articles terminaux regarde en arrière et en dehors (fig 5 et 8). Sur la face externe et ventrale du fémur et sur le trochanter des pattes 1 et Il s'insèrent des feuillets transparents membraneux triangulaires dressés verticalement qui isolent ces pattes de la face ventrale du corps. Ces feuillets font défaut au niveau des pattes postérieures. Les épimères 1 sont très courts, ils se dédoublent à leur extrémité distale en une branche antérieure qui va se souder à la branche homologue opposée et en une branche postérieure qui reste libre. Les épimères II non divisés, restent libres. Les pattes III mesurent (entre l'apex tarsal et Flg. (8) ; Ohio --"._- ., 1 le la -nt té- ~rs ;u- ~ct Jal erIL) ::in )nne ne est en iti- ~n_nt ln- ·ils jf;' :nt la 'Vctes les -Ile :nt :nt ID- :la ::>rs leI' ,mOlle es. Olle -ue .5). 7 A et ~~/~ E E ID N Fig. 5-10. -Teinocoptes epOinophori RODHAIN, femelle: face ventrale en vue apicale (8); pattes il 1(5), IH (6) et IV (7) en vue ventrale; ta,rse l en vue apicale (Sa). - Ohirobia sqlfamwta n. g., ln. s,p., femelle: partes II (9) et UI (10) vues ventralement. N. B. -Les dessins 5, 6, 7, 9 et 10 sont à la même échelle. II - 132 - transparents de structure compliquée reliés apparemment à des formaCl tions en forme d'anneaux situées sur la face antérieure ou du côté apical C. du gnathosoma. Deux feuillets membraneux transparents existent égaleIl la d, cc cc tr. sp :tt av ~ rc::- 18 ~ la qt: qt: ép la AI éF pc M ni ql éb E! g~ tÛ' ch tri dt ment sur la face ventrale des pattes 1 et II. Pattes courtes, les tarses 1 fo et II sont très courts et portent deux poils sensoriels, un poil simple, plusieurs petites épines ou griffes et un court moignon transparent qui sp est un reste du pédoncule des ventouses. Pattes III atrophiées très (F v ~ \ / \ " -' / FÎlg. 17-20. -Chiro!Jia congo!cnsis 11. g., n. SlP. Femelle OVl,gere (17 et 18); mâle extrait de sa dépouille nymphale, l'extrémité postérieure étant légèrement endommagée (19-20). _aal _e- - 13,3' - courtes et formées apparemment de deux segments seulement : le trochanter et le tarse. Elle est longue (de la base du trochanter à l'extrémité distale du tarse) de 13 à 14 JL. NYMPHE : En tous points semblable à la femelle mais la bursa copulatrix fait défaut. Elle mesure entre 240 à 270 JL de long pour 228 à 248 JL de large (chez trois spécimens). LARVE (fig. 15-16) : L'exemplaire dessiné est une larve libre longue de 123 JL et large de 87 JL (gnathosoma compris). Les pattes antérieures portent une ventouse, la 3e paire en est dépourvue. Face dorsale striée; avec des champs écailleux latéraux; elle porte dans sa moitié antérieure, outre les deux poils verticaux, deux paires de poils, l'une très longue, l'autre très courte et peu visible. Latéralement et vers le milieu du corps il y a encore une paire de courts poils et la partie postérieure du corps porte également une paire de poils.- Anus terminal entouré de trois paires de poils. Face ventrale: voir figure 16. MÂLE (allotype) (fig. 19-20) : Le seul mâle que nous possédons est un ] spécimen qui était encore contenu dans son enveloppe nymphale. Nous avons dû l'extraire pour en faire l'étude et cette opération en a malheureusement endommagé quelque peu la partie postérieure et notamment 1 la région péri anale. Cet exemplaire paraît complètement développé bien t qu'encore très peu chitinisé. La longueur que nous donnons n'est qu'approximative 225 JL, sa largeur maximum est de 160 JL. Face dorsale: épis tome long recouvrant en grande partie le gnathosoma, portant deux longs poils verticaux. Le reste du dos porte encore six paires de poils. Anus dorsal entouré de quatre paires de poils très petits. Face ventrale: épimères 1 soudés en Y formant un long sternum, bifide à son extrémité postérieure. Un écusson sternal encore peu chitinisé mais cependant déjà bien visible est situé à hauteur des épimères II. Latéralement, au niveau du bord postérieur de cet écusson on observe de chaque côté quatre petits replis cuticulaires disposés sur une rangée. Il y a une ébauche de sillon transversal circulaire entre le pro et le metapodosoma. Epimères postérieurs peu développés et libres. Pattes antérieures allongées, bien développées, à segments non télescopés, terminées par des ven- :âle touses et des petites griffes. Pattes III de dimensions normales; le trochanter présente un bord interne dentelé et le tarse est terminé par un très long et fort poil (180 JL), deux poils très courts et deux fortes épines droites. Pattes IV atrophiées, très courtes terminées par deux petites 5 1 formations arrondies, cupuliformes. .le, Hôtes et localité: Surface dorsale de l'aile (intradermique) chez des iui spécimens de Rousettus leachi SMITH provenant de la caverne Mahyusa rès (près de Katana, et à 45 km. au nord de Bukavu: Kivu, Congo Belge), 1 L ~ 134 - le 7.VI.l957 (seize femelles, plusieurs nymphes et des larves) et le 14'x. m; 1956 (une femelle, un mâle contenu dans son enveloppe nymphale et LE une larve). Illë Types : Holotype femelle, allotype mâle et paratypes au Musée du ce] Congo (Tervuren), para types dans la collection de l'auteur. PC) 2. . Chirobia squamata n. g., n. sp. qu cu' FEMELLE (Holotype) (fig. 9-10-21-22) : forme générale comme l'espèce précédente mais dans les exemplaires montés en préparation microscoset pique la partie postérieure du corps ne s'étale pas régulièrement, probame lement à cause de la présence des longs poils anaux qui refoulent la (ri .. région de l'anus vers l'arrière produisant ainsi un pli transversal du (TE su E le ~ uni trè~ mel pré ven not de - Ils. dor cell du F~g. 21-22. -Chirobia squama.fa Il. g., Il. sp. Femelle ovi,gère vile dorsalement (21) et ventralement (22). côté ventral du corps (fig. 22). L'holotype est long de 342 fL, large de 306 fL. Il contient une larve enfermée dans sa coque, longue de 126 fL. Chez 3 para types ces dimensions vont de 279 à 345 fL en longueur et 255 à 300 fL de large. Face dorsale: comme dans C. congolensis n. sp. mais la plus grande partie de la cuticule est écailleuse. Anus terminal entouré de quatre paires de longs poils (75 à 90 fL)' Bursa copulatrix comme dans l'espèce précédente. Face ventrale : comme dans l'espèce précédente , r a-. ~t u :::e -0- ·ala ]u 1 21) de 5 l" 255 l la uré ans nte lI \ -- 135 - mais les épimères 11 sont nettement divergents à leur extrémité libre. Les pattes sont légèrement plus fortes mais la structure des tarses est la même que daTls l'espèce précédente. Position systématique : La femelle de cette espèce se différencie de celle de l'espèce précédente par la position terminale de l'anus en rapport probablement avec la longueur beaucoup plus grande des poils qui entourent l'anus, par la structure beaucoup plus écailleuse de la cuticule dorsale et la forme différente des épi mères Il. Hôtes et localité: Surface dorsale de l'aile (intradermique) de Rousettus sp. à Astrida (Ruanda-Urundi), XII.l955 (Holotype, treize femelles et une nymphe), et de Rousettus a. angolensis Boe. à Saliboko (rive du Lac Albert), XI.l951. Types : Holotype et deux para types femelles au Musée du Congo (Tervuren), para types dans la collection de l'auteur. REMARQUES SUR TEINOCOPTES LASlONYCTERIS (BoYD 1950) YUNKER 1958 • BOYD (1950) a décrit chez Lasionycteris noctivagans (LE CONTE) sous le nom de Sarcoptes lasionycteris une nouvelle espèce d'Acarien basée uniquement sur des spécimens femelles. Cette espèce présentait un corps très allongé inhabituel dans le genre Sarcoptes, et YUNKER tout récemment (1958), a pensé devoir l'incorporer dans le genre Teinocoptes qui présente ce caractère de façon très marquée. La révision que nous venons de faire de ce genre montre qu'elle ne peut trouver place ici. A notre avis elle se situe probablement plus près du genre Notoedres que de tout autre genre connu actuellement dans la famille des Sarcoptidae. Il se peut qu'elle appartienne à un genre encore inédit, la chaetotaxie dorsale et celle de la région anale est en effet légèrement différente de celle qu'on observe habituellement chez Notoedres. Seule la découverte du mâle pourra résoudre ce problème. Institut de Médecine Tropicale d'Anvers. (Laboratoire de Zoologie Médicale) • --- 1 j() - BIBLIOGRAPHIE BAKER) E. ~\'V. & VVHARTON) G. W., 1952. - An Introduction to Acarology. - The Macmillan Company, 465 pp. RoYD, E. M. & BERNSTEIN) M. H., 1950. -A new species of Sarcoptic mite from a bat. -Proc. Entom. Soc. Washingtun, 52 (2), pp. 95-99. RODHAIN, .J., 1923. - Deux Sarcoptides psorig ues parasites de Roussettes africaines au Congo. - Rev. Zoul. Africaine, Xl, (1), pp. 1-23. RODHAIN, .f., 1926. - Nouvelles observations sur les Sarcoptides psorigues parasites de Roussettes africaines, au Congo. - Rev. Zuul. Afr., XIV, (2), pp. 212-216. YIiNKEI{, C. E., 1955. -A proposed classification of the Acaridiae (.'\carina : Sarcoptiformes). -Proc. Helminth. Soc. Washingtun, 22, (2), pp. 98-105. YUNKER, C. E., 1958.- The parasitic miles of Myutis lucifugus (LE CONTE). -Proc. Helminth. Suc. Washingtun) 25, (1), pp. 31-34.