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Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) ISSN: 2958-8413 Vol. 3, No. 5, Octobre 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. http://www.revue-irs.com 5671 L’IMPACT DE L’AUDIT INTERNE SUR LAPERFORMANCE FINANCIERE D’UNE ENTITE DE PRESTATION DE SERVICES AU MALI Pr Soboua THERA1, Dr. Sidi Mamadou DIALLO2 Dr. Tiowga SAKHO3, Dr. Boubacar Sekou KEITA4, Dr. Djirbil DANFAGA Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Bamako/FSEG Abstract: Dans un monde en perpetuelles mutations téchnologiques, économiques et socioculturelles, dans un environnement complèxe et incertain ou la concurrence est rude. L’entité est condamnée plus que jamais à être performante pour rassurer sa survie. C’est la raison pour laquelle la performance se retrouve au centre des préocupations des dirigeants. Toutes les entreprises visent à atteindre ses objectifs et à améliorer sa performance. Pour cela, elle doit surveiller, contrôler et maîtriser sa situation financière d’une manière générale. L’objectif de ce papier est de démontrer l’impact de l’audit interne sur la performance des entités. Pour cela nous avons adopté l’épistemologie poste-positiviste. Cela nous a permi d’adopter l’approche triangulaire. Les outils de collecte de données sont: entretien semi-directif, revue documentaire et entretien face à face. Nous avons eu comme resultat que : l’audit interne impacte directement sur la performance d’une organisation, si l’auditeur interne est independent, impartial, et honnête mais aussi la volonté de l’environnement de controle à l’accompagner dans la politique de securisation du patrimoine et de la sauvegarde de l’entité. Keywords: Audit Interne ; Performance financière; Entité de prestation; contrôle Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17356912 1 Introduction L’environnement actuel engendre une multitude d’imprevus dus aux changements: la mondialisation, l’apparution Presque permanente de nouvelles technologies, la concurrence de plus en plus acharnée sur les marches intertionaux. Ce qui veut dire que de nos jours, les entreprises vivent dans un environnement turbulent et très compétitive, les risques sont omniprésents; l’assurance de la perennité de ces dernieres était et est toujours une préoccupation du premier ordre, leur survie est un enjeu majeur. La présence prèsque périodique de crises finacières, constitue un signal d’alarme qui pousse les entreprises à mieux s’organiser en améliorant leurs styles de management, leurs systèmes d’information sans négliger le systeme de contrôle. La majorité des entités ont ce qu’on appelle le syndrome du chiffre d’affaires, cela signifie qu’elles sont orientées plus vers la réalisation d’un maximum de ventes tout en sachant que l’augmentation des prix de vente devient un privilège sauf en situation
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5672 de monopole. Dans le management des entreprises, la notion du risqué a pris de l’ampleur avec l’avenement de la crise financière de 1929. La notion du risque avait peu d’intérèt pour les entités et se limitait de façons générale aux événements naturels. Les crises qui se sont succedées et qui ont conduit les entreprises en faillite, ont imposé une autre comppréhension du risqué basée sur l’obstacle à l’attiente des objectifs. Dès lors le risqué est associé à la vie de l’entreprise, son étude interèsse les praticiens et les théoriciens. A cet éffet, l’IFACI définit le risqué comme étant “ la probabilité qu’un événement ou une action puisse avoir des conséquences néfastes sur l’activité” Au Mali les entités vivent dans un environnement instable et imprévisible dû à l’instabilité politique, économique et sociale. Celles-ci subissent cet environnement et ne peuvent l’influencer. Par contre, les entités peuvent avoir un impact sur les éléments qui composent son système. Pour cela il faut savoir maîtriser les opérations, les activités et les hommes. Les problemes auquels les entités de prestation sont confrontées sont les suivants: un dispositif de contrôle interne inefficace, aucune activité de contrôle mise en place, asymetrie d’information, manqué de confiance entre les subordonnées et les dirigeants. Il est essentiel de faire l’analyse de tous les aspets qui prennent part à la prise de décision et la bonne gouvernance. Ce qui nous amène à poser la question principale suivante: quel peut être l’impact de l’audit interne sur la performance financière des entités industrielles au Mali? 2 Definition des concepts Contrôler peut signifier en premier « vérifier ». Le contrôle de gestion assure dans ce sens, une mission de vérification de la conformité des actions et des comportements à un référentiel de règles, objectifs ou des standards budgétaires. Le contrôle est inséparable de la comparaison. En second lieu, contrôler peut signifier « maitriser ». Le contrôle de gestion permit alors d’assurer la maîtrise des évolutions d’une entreprise face aux perturbations de l’environnement. Cette représentation du contrôle renvoie à l’idée de pilotage. Mais contrôler peut aussi renvoyer à la notion d’influence. Il s’agit « d’influencer » ou d’orienter les comportements dans le sens de l’accomplissement des buts organisationnels. Il y’a deux types de contrôle: Le contrôle « Sanction » : Ce contrôle a pour finalité de sanctionner une faute, une irrégularité. C’est un contrôle moralisateur qui vise au respect du cadre légal et réglementaire dans lequel s’exercent les affaires. Le Contrôle « maîtrise » : système d’alarme permettant de prévenir l’existence ou la survenance d’un danger imminent. Le contrôle maîtrise est régulateur qui vise à aider la direction dans la détection des erreurs. 2.1 Les Préoccupations du Contrôle ➢ Fiabilités des informations - Financières et non financières ➢ Détection - des fraudes et erreurs ; - des fautes de gestion. - de la sauvegarde du patrimoine ; - de la conformité des actes de gestion aux lois et règlements ; - de la conformité des actes de gestion aux décisions des autorités de tutelles et des organes de gestion ; - de l’effectivité du contrôle interne (audit interne, inspection, comité d’audit…) ; - de la pertinence des organisations et des méthodes ; - de l’adéquation de l’organisation aux fins et objectifs définis ; - de la rigueur de la gestion et de la qualité du management. Les acteurs du contrôle sont : Le responsable de sécurité : Il a pour mission d’assurer le contrôle et l’inspection du travail afin de détecter les risques éventuels de l’entreprise c’est-à-dire d’assurer la protection physique des individus et patrimoine. Le contrôleur de gestion : Il est assistant de direction qui établit les budgets, fait des prévisions et contrôle les réalisations. Il conçoit ou participe à la conception d’un système d’information et en assure le suivi. Il peut exécuter les contrôles internes d’une façon continue, détecter et analyser les écarts. L’auditeur : Il intervient selon un planning ou sur ordre de mission. Il prend une photo à un moment donné d’un service ou d’organisation. IL apprécie l’état du contrôle interne. Les résultats de ses travaux sont édités dans un rapport. Audit.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5673 Germond et Bonnault,1987 définit l’audit comme étant l’examen technique rigoureux et constructif auquel procède un professionnel compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée sur la qualité et la fiabilité de l’information financière présentée par une entreprise au regard de l’obligation qui lui est faite de donner en toutes circonstances, dans le respect des règles de droit et des comptables en vigueur, une image fidèle de son patrimoine, de sa situation financière et de ses résultats » Selon l’A.A.A (l’Association Américaine de comptabilité), (1983) : « l’audit est le processus qui consiste à réunir et à évaluer de manière objective et systématique les preuves relatives aux assertions visant les faits et les évènements économiques de manière à garantir la correspondance entre les assertions et les critères admis à communiquer le résultat de ces investigations aux utilisateurs intéressés » Selon M. Gervais, (1996) : « L’audit est l’activité qui applique, en toute indépendance, des procédures et des normes d’examen en vue d’évaluer l’adéquation et le fonctionnement de toute ou partie des actions dans une organisation par référence à des normes ». L’audit financier. Cette mission d’audit est qualifiée de financière lorsque l’information examinée est financière, c’est à dire les états financiers. Selon l’Ordre des Experts Comptables et des Comptables Agréés de France : « la révision comptable (ou audit) est l’examen auquel procède un professionnel compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée sur la régularité et la sincérité du bilan et des comptes de résultat d’une entreprise déterminée ». Selon Jean RAFFEGEAU, « l’audit est l’examen critique des informations comptables effectué par un expert indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée sur les états financiers d’une entreprise » Pour le SYSCOHADA, « l’audit est l’analyse critique des opérations réalisées par une entreprise menée par référence à des normes, techniques et procédures reconnues. L’audit comptable consiste à étudier la régularité, la sincérité et l’exhaustivité des comptes et états financiers de l’entreprise, afin de formuler et garantir une opinion auprès des destinataires du rapport d’audit. » L’audit peut être contractuel ou légal (commissariat aux comptes) Audit légal. Lorsque le professionnel (Auditeur externe) intervient dans le cadre de la loi, il détient un mandat légal. Il est appelé Commissaire aux comptes Audit contractuel. Lorsque le professionnel (Auditeur externe) intervient dans le cadre d’une convention, il détient un contrat. C’est l’audit contractuel. L’objectif final de l’audit financier est celui de donner une opinion qui permet de savoir si les états financiers : ‒ traduisent sincèrement et fidèlement la situation financière et les résultats de l’entreprise; ‒ sont établis conformément à la loi et les règlements en vigueur. La certification des comptes consiste à émettre un avis motivé par un professionnel compétent et indépendant les concernant. Pour ce faire, l’auditeur doit juger de : Sincérité : application de bonne foi des règles et méthodes compte tenu du degré de connaissance qu’ont les dirigeants à la date d’établissement des comptes. Régularité : conformité aux textes, lois et règlements en vigueur à la date d’établissement des comptes. Image fidèle : présentation des comptes de la façon la plus proche de la réalité. Audit interne. Fonction à l’intérieur d’une entreprise qui consiste à évaluer d’une manière objective l’ensemble des activités de celle - ci. Elle se fait de manière ponctuelle et indépendante. Elle consiste à évaluer l’efficacité des autres contrôles dans le but d’assister la Direction Générale en lui fournissant des analyses et commentaires sur les différents services audités. L’apparition de l’audit interne est directement liée à l’accroissement en volume des informations financières, de cet accroissement découlait en effet des risques accrus d’erreur et de fraude. L’une des causes du département de l’audit interne est l’expansion des tâches de contrôle auxquelles se trouve confrontée la direction, dans les entreprises employant des milliers de personnes. Le rôle de l’auditeur interne c’est d’aider la direction pour la détection des fraudes et surtout la découverte des erreurs. Performance financière. R. LE DUFF, disait que les entreprises ont des objectifs stratégiques, ells acquierent et traitent l’information, elles possèdent une certaine connaissance des actions possibles et de leurs consequences; ells peuvent selectionner une action en fonction d’un calcul sur la valeur des consequences “ anticipables”. La complementarité entre la vision d’une entité, saisie d’un côté comme une collection des competences, et d’un autre d’expliquer la durabilité de sa position concurentielle et par extension la concurrence de ses performances. La notion de performance apparait comme polysemique dans ses acceptations: elle renvoie indifferent à plusieurs traductions: économique (competivité), financiere (rentabilité), juridique (solvabilité), organisationnelle (efficacité) ou encoure sociale. La performance de l’entité peut être assimilée de manière
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5674 globale, affirme R. LE DUFF au simple fait de perdurer dans son environnement concurentiel, ce qui revient a dire qu’une entité performante est celle qui peut prendre en compte rapidement des changements intervenus dans son environnement, c’est à-dire qui a des grandes capacités d’adapatations organisationnelles. L’auteur affirme que dépuis les observations de Burns et Stalker puis celles de Laxrence et Lorsch, le message des théories de la contingences fait de la cohérence entre environnement et structure la condition principale de la performance : l’entreprise performante est celle qui a su adopter la structure organistionnelle la plus adaptée à son environnement. La performance financiere possède deux caracteristiques: en 1er lieu , elle semble facile à exprimer car la finance étant essence plus quantititative que qualitative, un instrument de mesure est plus aisé à élaborer. En 2nd lieu, la performance financiere réflète indirectement la partie visible. L’auteur souligne que les mesures ex-post de la performance ont pour caractère commun de constater une performance passée soit à partir d’éléments comptables ou de valeur de marché. Alfred Sloan, les indicateurs de la performance financière sont les suivants: ROI, ROE, EVA 3 Methdologie de recherche Pour qu’une mission d’audit soit considéré comme fiable et de qualité, il ne suffit pas à l’auditeur de respecter certaines normes, encore faut-il qu’il applique avec pertinence la méthodologie, les techniques et outils d’audit. L’auditeur doit réaliser sa mission suivant une certaine démarche chronologique au cours de laquelle il appliquera les normes de l’audit, cette méthode lui assurant le suivi d’un processus standard permettant d’aboutir à un rapport d’audit de qualité. 3.1 La phase préliminaire La prise de connaissance générale de l’entreprise Le prédiagnostic A l’issue de cette prise de connaissance générale et du pré-diagnostic La lettre de mission étant signée 3.1.1 L’appréciation du contrôle interne Les contrôles et vérifications de l’auditeur Les travaux de fin de mission d’audit L’auditeur est alors à même d’établir son rapport définitif dont le contenu a été examiné. 3.1.2 Techniques d’audits ➢ Le déplacement dans le service ➢ L’observation physique ➢ la technique du recoupement des sources d’information ➢ La réalisation d’entretiens formalisés ou non formalisés, d’interviews libres, semi-dirigées ou dirigées, ➢ La collecte des informations, le recensement des données 4. Présentation des Résultats Après constat et analyse, nous avons eu comme résultat, qu’un auditeur interne est un employé de l’oraganisation qui veille à l’application strict des decisions émanantes du stop management, c’est-à-dire la régularité, la conformité, et la sincerité des opérations, c’est pourquoi M. Gervais, 1996) disait ceci :« L’audit est l’activité qui applique, en toute indépendance, des procédures et des normes d’examen en vue d’évaluer l’adéquation et le fonctionnement de toute ou partie des actions dans une organisation par référence à des normes ». nous sommes intéressés à l’audit financier et l’audit de finance pour évaluer la présence d’un employé auditeur au sein d’une organisation dans le but de sécuriser les procédures et d’interroger le bilan, le compte de résultat, les mouvements de sorties et de rentrées afin d’assurer la continuité des activités de l’organisation. L’audit est qualifié de financier lorsque l’information examinée est financière, c’est à dire les états financiers. Selon l’Ordre des Experts Comptables et des Comptables Agréés de France : « la révision comptable (ou audit) est l’examen auquel procède un professionnel compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée sur la régularité et la sincérité du bilan et des comptes de résultat d’une entreprise déterminée».
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5675 4 Conclusion L’objectif de ce papier est d’analyser l’influence de la présence d’un auditeur interne sur la performance financière d’une organisation. Pour cela, nous avons diagnostiqué les outils et techniques(Audit des finances pour la fonction financière, lorsque l’examen porte sur l’adéquation des politiques d’investissement et de financement, en un mot l’allocation des ressources aux emplois, en vue de vérifier que les objectifs assignés à la direction générale sont atteints de manière efficiente) utilisés par un auditeur par rapport aux missions de gendarme et aux renforcements des indicateurs de la performance financière, nous avons conclue que: la présence d’un auditeur interne independant y compris la volonté des dirgeants(l’environnement de contrôle) peuvent agir sur la performance financière. En outre il est important de signaler qu’un auditeur légal peut mieux influencer la performance financière d’une organisation, car ce dernier maîtrise plus les chiffres qu’un auditeur interne. Pour finir, nous pouvons dire qu’un auditeur interne facilite la mission d’audit financier et d’audit des finances à un auditeur légal ou commissaire aux comptes si ce dernier se sert des informations financières leguées par l’auditeur interne, c’est pour permettre à l’auditeur légal de bien maîtriser sa mission et de dégager une opinion précise et réelle sur l”organisation. Cela permettra aux partenaires et aux dirigeants de prendre une décision pertinente. L’objectif final de l’audit financier est celui de donner une opinion qui permet de savoir si les états financiers : traduisent sincèrement et fidèlement la situation financière et les résultats de l’entreprise; sont établis conformément à la loi et les règlements en vigueur. La certification des comptes consiste à émettre un avis motivé par un professionnel compétent et indépendant les concernant. Pour ce faire, l’auditeur doit juger de : Sincérité, application de bonne foi des règles et méthodes compte tenu du degré de connaissance qu’ont les dirigeants à la date d’établissement des comptes. Régularité, conformité aux textes, lois et règlements en vigueur à la date d’établissement des comptes. Image fidèle, présentation des comptes de la façon la plus proche de la réalité. Un auditeur interne independent des dirigéants de l’organisation peut rendre performante la situation financière(solvable, disponibilité de liquidité, le niveau d’endetement acceptable). REFERENCES [1] A. El Gadi, Les techniques modernes de l’audit, Edition Imprimerie Omnia, 2001 [2] A. El Mansouri, L’audit interne : Pourquoi et Comment ?, Bulletin d’information périodique n° 92, Mai 2000 [3] Groupe de recherche sous la direction d’Olivier LEMONT, La conduite d’une mission d’audit interne, Edition Dunod, 1995 [4] J. Renard, Théorie et pratique de l’audit interne, Edition d’organisation, 4ème édition, 1994 [5] M. Amraoui, Analyse des normes de comportement professionnel du commissaire aux comptes au Maroc, BIP n° 142, Avril 2005 [6] M. Lahynani, Audit et contrôle interne, Edition Cabinet Audit et Analyse, 2011