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Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) ISSN: 2958-7360 Vol. 4, No. 5, October 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. 1407 Nécessité de la communication financière des entreprises dans la prise de décision des partenaires et performance organisationnelle « The necessity of financial communication of enterprises in the decision making of partners and organizational performance » NSELE MOBLANTUA Jean Chercheur à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Kinshasa IMBOYO KAUNGA Olivier Assistant et Chercheur à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Kinshasa, Kinshasa-RDC ISHAKU ISHAKU Dody Assistant à l’Université Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication (UFASIC) Kinshasa, Kinshasa-RDC MATONDO SALA Nana Chef de travaux et Chercheure à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Kinshasa, Kinshasa-RDC ALADINA JOHN Chercheur à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Kinshasa, Kinshasa-RDC Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17428664 Résumé : Description du sujet. L’information financière, est une nécessité pour les entreprises modernes. Elle est le pilier qui assure la transparence entre une entreprise et ses parties prenantes, notamment ses actionnaires, investisseurs, et autres régulateurs. Dans un contexte économique où la confiance est un enjeu majeur, cette forme de communication revêt une importance capitale, tant pour les entreprises cotées que pour celles qui ne le sont pas. La communication financière s’explique pour les motifs suivants : dans une époque où la confiance accordés par les investisseurs et les autres parties prenantes est essentielle, une communication financière transparente est créatrice de la confiance, cruciale pour gagner et maintenir cette confiance ; attraction des investisseurs : une communication claire et régulière peut aider à fidéliser ceux à l’interne et attirer les nouveaux investisseurs ; Conformité réglementaire : Avec des régulations de plus en plus strictes, les organisations doivent se rendre compte qu’elles communiquent leurs informations financières conformément aux normes en vigueur. Notons qu’une communication financière non adéquate ou trompeuse peut nuire à la réputation d’une entreprise, avec des conséquences potentiellement désastreuses. Les entreprises tant privées que
1408 publiques sont censés tenir la comptabilité et communiquer financièrement, car cette communication est capable de transformer un investisseur en actionnaire. Objectif. L’objectif poursuivi dans ce papier est celui d’analyser (i) la nécessité de communiquer financièrement entre une entreprise et ses partenaires, d’analyser (ii) son impact sur la performance organisationnelle et/ou opérationnelle en faveur de l’entreprise émettrice et réceptrice voire de l’Etat. Méthodes. L’analyse s’insère dans une perspective compréhensive. La méthodologie appropriée dans ce cas est la démarche qualitative qui permet d’étudier en profondeur le phénomène (I.R.E.S., 2015). La collecte des données a été faite au travers des interviews auprès de certains responsables des Etablissements œuvrant dans l’informel et ceux opérant dans le secteur public. Résultats. Une bonne communication financière entraine une maitrise pour le calcul au fisc, permet de calculer facilement la richesse créée par les entités tant privées que publiques d’un pays. La confiance placée dans la lecture des états financiers encourage les investisseurs à apporter des nouveaux financements et à investir davantage dans les entreprises transparentes. Si les parties prenantes apprécient la santé financière due à une bonne communication, il est envisageable qu’un investisseur passe pour un actionnaire au sein d’une entreprise avec laquelle il est en relation d’affaire. Cet élément s’avère une composante essentielle de la stratégie de communication. Elle vise à établir un lien de confiance entre l'entreprise et ses parties prenantes, garantissant ainsi la transparence, l’intégrité et la clarté sur la santé financière de l'entité afin de contribuer à la performance de l’organisation. Originalité et pertinence : La tenue de la comptabilité, la présentation des états financiers des entreprises à ses partenaires ou aux chercheurs constitue une problématique structurelle forte en République Démocratique du Congo. Bon nombre d’auteurs n’abordent l’aspect de cette communication qu’uniquement aux entités qui sont cotées en bourse. D’autres abordent les aspects publicitaires, risque, rentabilité et optimisation des entreprises. Peu d'articles abordent les questions sur la nécessité de communiquer sur la situation financière au sein d’une entreprise tant informelle que formelle. Et pourtant cette communication parait importante aussi à toutes les autres entreprises tant privées que publiques, meme si elles ne sont pas cotées, car elle constitue un levier de création de valeur et aussi un dispositif de facilitation des calculs au fisc pour un Etat Mots-clés : Communication financière, entreprise, prise de décisions, partenaires, performance organisationnelle Abstract Description of the subject. Financial communication is a necessity for modern companies; it is the pillar that ensures transparency between a company and its stakeholders, in particular its shareholders, investors, and regulators. In an economic context where trust is a major issue, this form of communication is of capital importance, both for listed companies and for those which are not. This communication is for the following reasons: transparency and trustworthiness because in an era where investor confidence is essential, transparent financial communication is crucial to gaining and maintaining that confidence; attracting investors: clear and regular
1409 communication can help attract new investors while retaining existing ones; Regulatory Compliance: With increasingly strict regulations, businesses must ensure they are reporting their financial information in accordance with current standards. Reputation management: Inadequate or misleading financial reporting can damage a company’s reputation, with potentially disastrous consequences. Both private and public companies are expected to keep accounts and make good financial communication, because this communication is capable of transforming an investor into a shareholder. Objective. The objective pursued in this paper is to analyze the need to use financial communication between a company and its partners and also its impact on organizational or even operational performance for the benefit of the issuing and receiving company or even of the state. Methods. The analysis is part of a comprehensive perspective. To do this, the appropriate methodology is the qualitative approach which allows the phenomenon to be studied in depth. For data collection, we interviewed certain managers of establishments working in the informal and public sector. Results. Good financial communication leads to mastery of tax calculations, and makes it easy to calculate the wealth created by both private and public entities in a country. Confidence in reading financial statements calls for financing and investment. When there is good financial communication and stakeholders appreciate financial health, it is likely that an investor will be seen as a shareholder within a company with which they have a business relationship. Financial communication is an essential component of a company's communication strategy. It aims to establish a bond of trust between the company and its stakeholders, guaranteeing transparency, integrity and clarity on the financial health of the entity. So organizational performance is inevitable when there is good financial communication. Originality and relevance: Bookkeeping and the presentation of companies' financial statements to partners or researchers constitute a major structural problem in the Democratic Republic of Congo. Many of the authors address the aspect of financial communication only for companies listed on the stock exchange, others address the advertising aspect or even the risk, profitability and optimization of companies. Few articles address questions about the need for financial communication within a business, whether informal or formal. And yet this communication also seems important to all other companies, both private and public, even if they are not listed, because it constitutes a lever for value creation and also a device for facilitating tax calculations for a State. Keywords: Financial communication, business, decision-making, partners, organizational performance 1. Introduction L'industrie financière a un rôle crucial dans le processus d'expansion économique. L'aspect financier et extra-financier de la communication des entreprises, qu'elles soient industrielles ou commerciales, demeure un sujet délicat à traiter en raison de la disparité de maturité parmi certaines entreprises existantes. Si au moment de l’introduction en bourse, l’information est riche et standardisée, des écarts peuvent naître par la suite entre les perspectives des investisseurs et des analystes (boursiers), et les informations fournies par les entreprises. Or la
1410 communication financière et extra financière des sociétés cotées est un enjeu de visibilité et de crédibilité vis‐à‐vis du marché et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise. Bien que des événements clés tels que la divulgation des résultats soient indispensables, l'acte de communiquer financièrement et aussi extra-financièrement est un processus constant qui oblige les sociétés à adopter des normes pour maintenir une communication durable et gagner la confiance des marchés. Qu'elles proviennent de la législation ou de l'expérience professionnelle, ces règles sont indispensables et bénéfiques pour permettre aux entreprises cotées de s'ajuster et de croitre. Les principes de cette communication, à la fois financière et extra, demeurent étendus. Concrètement, il ne s'agit pas uniquement de respecter des normes de transparence, mais aussi de saisir les implications liées à une véritable transparence. Cette transparence concerne les informations significatives et importantes, et permet finalement d'appréhender de manière claire la stratégie de l'entreprise, son modèle économique, ses performances ainsi que ses orientations de croissance. De toute évidence, la régularité et la qualité de l’information sont essentielles. Faire preuve de régularité est un facteur clé pour gagner et garder la confiance des investisseurs. Mieux vaut privilégier un volume d’informations moindre mais sur une base plus régulière et fiable dans le temps Il est crucial pour les entreprises de garder en tête l'importance de bâtir leur réputation sur le long terme. La capacité à exposer clairement ses objectifs et à maintenir sa crédibilité, honorer ses promesses envers le marché et adopter une communication cohérente et stable sont manifestement les éléments cruciaux d'une communication efficace. Cinq principes généraux se dégagent et sont soulignés par la communauté financière : confiance dans le management, transparence, régularité, clarté et précision, cohérence et comparabilité. (Gérard et al., 2017) Les informations fournies au public par les émetteurs doivent être correctes, détaillées et authentiques. Ces conditions concernent aussi bien les informations qui doivent être divulguées conformément à la réglementation qu'elles soient fournies par l'entreprise de manière totalement volontaire. Notons que la communication financière peut être évaluée au travers les paramètres boursiers et/ou comptables, ainsi les facteurs-clés de succès d’une bonne communication financière doivent avoir les caractères suivants : Pertinence : La communication financière doit mettre à la disponibilité de son public les informations significatives et récentes ; Lisibilité : c’est-à-dire que l’information devra être accessible et compréhensible ; Comparabilité : les informations fournies peuvent avoir une comparaison sur plusieurs années ; Permanence : la diffusion des informations doit se faire régulièrement ; en fin Universalité : tous les partenaires avec qui l’entreprise traite doivent avoir l’accès égalitaire à l’information. Dans un contexte de gestion, la communication financière est le fondement qui garantit une transparence entre une entreprise et ses intervenants, en particulier ses actionnaires, investisseurs et régulateurs. La communication financière joue un rôle crucial dans la gestion d'une entreprise, qu'elle soit cotée en bourse ou non, étant donné que dans une situation socioéconomique donnée, la confiance est incontestablement un investissement hors pair. (CécileTshiyombo, 2024). Bon nombre d’auteurs ont abordé la communication financière des entreprises cotées en bourse, alors que cette communication parait importante aussi à toutes les autres entreprises tant privées que publiques, même si elles ne sont pas cotées, car elle constitue
1411 un levier de création de valeur et aussi un dispositif de facilitation des calculs au fisc pour un Etat. Dans le contexte de la République Démocratique du Congo, la communication financière pour les entreprises privées et celles évoluant à l’informel parait un véritable goulot d’étranglement pour les entreprises qui rendent public leurs états financiers, étant donné qu’elles sont régulièrement exposées aux exigences du fisc qui s’en accapare pour les calculs de ses impôts. En conséquence, la plupart de ces entreprises congolaises s’auto-protègent et manipulent leurs données financières. Elles deviennent dès lors moins transparentes et moins consistantes, car ces données communiquées ne sont ni sincères, ni fidèles ni consistantes. Outre cela, 70% de la population qui vit à l’informel ne fait pas usage de la tenue de la comptabilité dans leur mode de gestion. La voracité du fisc par les surtaxes des structures existantes conduit parfois d’autres à négocier et favoriser une fraude fiscale. Aussi, certains auteurs consultés se sont particulièrement concentrées sur l’aspect de faire connaitre les produits, les marques et autres déterminants de la communication tandis que nous, nous abordons la communication financière comme outil ou moyen pouvant conduire à la performance tant organisationnelle qu’opérationnelle d’une entreprise, quel que soit sa taille ou son âge, sachant qu’elle s’applique différemment d’une institution à l’autre en fonction du secteur d’activité auquel se trouve l’entité. L’objectif poursuivi dans ce papier est celui d’analyser la nécessité d’une communication financière d’une entité face à ses partenaires et aussi son impact sur la performance organisationnelle voire opérationnelle. Voici la question que nous nous posons : quels sont les enjeux stratégiques de communiquer financièrement au sein des entreprises ? 2. Matériels et méthodes 2.1. Cadre théorique L'émergence de la communication financière remonte aux années 1990. Autrefois, c'était principalement un programme d'actualités financières réglementaires plus ou moins brutes, dont les exigences (quantité et fréquence) étaient moins strictes qu'aujourd'hui. De nombreux éléments justifient l'augmentation de l'utilisation de cette pratique et son importance stratégique actuelle. (Moreau et al., 2022) La communication financière englobe toutes les actions de communication dont l'objectif principal est de satisfaire aux exigences légales ou réglementaires des sociétés cotées concernant l'information financière (rapport annuel, rapport financier semestriel et trimestriel, rapport sur le développement durable). (Jean-Yves, 2010). Il expose non seulement la façon dont la communication financière devrait se rattacher aux autres formes de communication de l'entreprise (commerciale, interne, corporate), mais aussi qu'elle représente l'essence même des communications de l'entreprise, le socle de la communication institutionnelle. Il parait important de retenir que la communication financière devient un thermomètre afin d’orienter et de guider les opérateurs et partenaires du monde des affaires. Parmi les objectifs de cette information, on épingle les spécificités qui s’adressent aux actionnaires actuels, potentiels, salariés, aux organismes financiers, aux investisseurs institutionnels, aux agences de rating ainsi qu’aux analystes financiers dans leur globalité.
1412 Ainsi, la communication financière nécessite une obligation légale et régulière. C'est pourquoi il est essentiel de faire la distinction entre l'information périodique et l'information continue. Les publications comptables, les transactions financières et l'assemblée générale des actionnaires constituent des exemples d'informations périodiques. L'information continue fait référence aux événements sporadiques et inattendus dans le contexte spécifique de l'entreprise, mais aussi à l'échelle globale de l'économie. Étant donné que la communication financière d'une entreprise est diplomatique, les banques doivent se développer et mobiliser des ressources sur les marchés. Pour préserver leur image et attirer des investisseurs ainsi que d'autres fournisseurs de capitaux, elles sont appelées à établir une véritable communication financière en fournissant les informations nécessaires (Oueslati, 2017). Il y a des auteurs qui soulignent que la simple présentation de données financières ne suffit plus à persuader le public. Selon Guimard (2007), la communication financière est indispensable pour toute approche de marketing financier et boursier. Cela permet de distinguer la communication d'entreprise de la communication interne. La première se réfère à l'ensemble des démarches communicatives ayant pour but de valoriser une entreprise ou un groupement d'entreprises. Elle varie en fonction des audiences ciblées. Cela s'applique particulièrement aux actionnaires, investisseurs et analystes. On peut distinguer deux approches stratégiques : l'une qui privilégie les résultats de la société et l'autre qui promeut les principes que l'entreprise est supposée incarner, comme la transparence et la confiance. La communication interne englobe toutes les actions de communication déployées à l'intérieur d'une entreprise, destinées à ses employés. Charreaux s'appuie donc sur des indicateurs d'activité, de marge ou de rentabilité tels que le ratio du bénéfice net par rapport aux ventes, la productivité mesurée à travers les ventes par employé ou le bénéfice net par employé, sans oublier les ratios indiquant le niveau d'investissement et l'équilibre financier. On les utilise en complément, comme des variables explicatives pour comprendre l'évolution de la performance. (Gerard, 2006). De plus, Churchill a suggéré, dans le contexte de l'évaluation de la communication financière, une approche méthodologique appelée paradigme de Churchill. Cette démarche vise à mobiliser les connaissances relatives à la théorie de la mesure et aux méthodes appropriées pour améliorer de manière systématique (Churchill, 1998). Spriggs et Kumar ont suggéré des instruments d'évaluation afin d'apprécier les divers aspects de la communication d'entreprise. Ils envisagent de créer un questionnaire et d'analyser les données déclaratives collectées grâce à cette méthode. Les instruments suggérés ont pour but d'évaluer les diverses dimensions de la performance qui sont complexes à saisir et non visibles simplement par le biais d'un questionnaire (Spriggs & Kumar, 2008). Les quatre critères de mesure de la performance organisationnelle comprennent : la durabilité (évaluée par la qualité du produit/service, la rentabilité financière et la compétitivité) ; l'efficience économique (appréciée à travers l'économie des ressources et la productivité) ; la valeur des ressources humaines (indiquée par l'engagement, le développement du personnel, le rendement et le climat social) ; et finalement, la légitimité de l'organisation auprès des parties externes (qui se traduit par la satisfaction des bailleurs de fonds, des clients, des organismes régulateurs et de la communauté) (Gaétan et al., 1994). Les recherches précédentes qui ont établi un lien entre les pratiques de Direction des Ressources Humaines (DRH) et l'efficacité des entreprises ont permis de classer les indicateurs de
1413 performance en internes (performance sociale), intermédiaires (performance organisationnelle) ou externes (performance économique). Ces diverses modalités de performance constituent des critères de mesure dans la communication financière. D'après Ebondo Wa-Mandzila (2008), la performance sociale est évaluée à l'aide d'indicateurs internes tels que le degré de satisfaction, l'absentéisme et le taux de roulement du personnel. Quant à la performance organisationnelle, elle se mesure grâce à des indicateurs intermédiaires comme la productivité, la flexibilité, l'innovation et la satisfaction des clients. Pour ce qui est de la performance économique, les indicateurs externes utilisés comprennent le taux de rendement de l'actif, le taux de rendement des capitaux propres et le prix des actions. Dans la littérature managériale et financière, la performance est souvent considérée comme une notion centrale. Effectivement, malgré son importance, la recherche bancaire s'est peu préoccupée de son examen. On peut évaluer la communication financière des banques en se basant sur le Return On Equity (ROE) et le Return On Assets (ROA), qui sont des indicateurs déterminés de façon rétroactive (Depoers F, 1999). On peut juger de la performance des banques en se basant sur le rapport entre le montant du PNB et leur dimension (qui peut être quantifiée par le nombre d'employés ou de comptes actifs) (Aude & Fabienne, 2011). Certains auteurs ont évalué l'efficacité globale des agences bancaires, tels que Thenet & Guillouzo en 2002 et Ebondo-wa-Mandzila en 2006. Cependant, ces individus ont seulement pris en compte les ressources humaines à travers un modèle d'efficacité visant à réduire au minimum le coût. Ils cachaient donc une partie des ressources employées par les agences bancaires ainsi que les coûts qui en résultaient (frais financiers, autres frais de fonctionnement). Dans le domaine économique, la communication financière est interprétée comme l'expression de la Valeur Économique Ajoutée (EVA). Son but étant d'évaluer si les systèmes de gouvernance supervisent l'étendue du pouvoir décisionnel des gestionnaires en ce qui concerne la divulgation de l'information comptable et dans cette perspective, contribuent-ils à l'amélioration de cette qualité ? Ainsi, l'EVA représente la valeur créée par la société après déduction du coût des ressources financières requises pour son fonctionnement. Pour les concepteurs, le calcul de l'EVA se fait de la manière suivante : EVA = résultat opérationnel net d'impôt moins le coût moyen pondéré du capital. Dans d'autres nations telles que la France, « l'EVA est calculée en multipliant la valeur de l'actif économique par la différence entre le rendement économique post-impôts et le coût moyen pondéré du capital (Maux, 2003). » Selon Bessire (2003), les indicateurs traditionnels de comptabilité offrent une synthèse efficace de l'activité, mais ils ne fournissent qu'une perspective limitée de la performance économique ou financière. 2.2. Cadre empirique Ce domaine a suscité l'intérêt de nombreux auteurs. Il est donc indispensable de rassembler les recherches empiriques qui ont essayé d'évaluer ou de quantifier l'effet de la communication financière pour définir les objectifs et les hypothèses de cette étude. Yaacoubi et Farrat notent que l'âge a un impact positif sur la qualité de la communication financière sur les sites internet. Ils soulignent également une corrélation positive entre la taille des entreprises marocaines et la qualité de leur communication financière, ceci étant attribuable
1414 à l'expérience en communication des entreprises plus anciennes, ainsi qu'à la qualité du système d'information au sein des grandes entreprises qui leur permet de générer et partager l'information à un coût inférieur comparativement aux petites entreprises (Yaacoubi & Farrat,2021). Cependant, les petites entreprises ont tendance à dissimuler des informations essentielles pour sauvegarder leur position sur le marché (Luciana,2009). Du fait de leur importance sur le marché, les grandes entreprises sont sous l'influence de la pression exercée par la communauté financière, notamment par les analystes financiers (Bessem & Said, 2011). Les entreprises de longue date peuvent être davantage encline à révéler des informations, car cette transparence a moins de chances de nuire à leur position sur le marché (Agboola & Salamu, 2012). En revanche, la divulgation d'informations spécifiques telles que celles liées aux dépenses en recherche et développement, aux investissements en capital et à l'élaboration de nouveaux produits par les start-ups pourrait nuire à leur avantage concurrentiel (Owushu-Ansah, 1998). La qualité de la communication financière est positivement influencée par la taille, l'âge, l'émission des actifs financiers et l'activité internationale (Yaacoubi & Farrat, 2021). La nécessité de communiquer des éléments qui permettent d’appréhender la valeur de la marque est incontournable pour la bonne information des investisseurs (Ach-Yves, 2016). L'entreprise aura ainsi développé une marque qui aura acquis une notoriété et une qualité qui pourront influencer la satisfaction du consommateur et sa fidélité afin d’assurer les ventes des produits (Aaker, 1991). Les banques doivent informer suffisamment leurs clients et faire des efforts de communication soutenue et continuelle, car l’information vraie a des répercussions directe sur la perception réelle qu'ils s’en font (Paviot, 1995). Si des efforts de communication sont perçus, les consommateurs les distinguent ; si les informations sont jugées suffisantes, l'image des banques est bonne ; et si l'image est bonne, les organismes financiers, les entreprises, le public et tant d’autres inspirent confiance. La connaissance de la valeur de la marque est susceptible d’influencer positivement l’appréciation portée sur l’entreprise par les actionnaires (Aaker, 1991). La communication financière s'est imposée comme un indicateur incontournable. Elle joue un rôle essentiel dans la transparence du marché. Elle représente une condition indispensable pour la confiance des investisseurs, la crédibilité et l'excellence globale d'un centre financier. Elle n'est pas seulement élaborée sous la direction des responsables des institutions bancaires, mais elle est aussi soumise à une réglementation caractérisée par une grande diversité : certaines règles strictes gouvernent certains éléments, tandis que d'autres sont gérées grâce à l'application de principes globaux appréciés sous la supervision des émetteurs (Florence-Benoit-Moreau & Éva, 2022). Toutefois, une stratégie efficace de communication financière a pour objectif d'améliorer l'image financière de la société. L'intention est de persuader principalement les actionnaires, ainsi que les investisseurs potentiels qui contribuent à financer l'expansion et les initiatives de développement de la société, avec le soutien des experts financiers (OlivierImboyo-Kaunga & All, 2023). Ils ont découvert grâce au test du khi-deux un lien positif entre la communication financière et l'image de l'entreprise.
1415 3. Résultats Apres analyse, nous proposons ce modèle pour montrer la nécessite de la communication financière. 3.1.Réglementation du système fiscal Des recherches récentes ont démontré que le régime fiscal a un rôle crucial dans l'économie de chaque pays. La mise en œuvre d'un système fiscal performant et séduisant nécessite l'existence d'un système fiscal axé sur l'équilibre des buts économiques et financiers, basé sur divers indicateurs qui aident à déterminer et à perfectionner les attributs d'un bon système fiscal (Guechart, 2019). Ce système vise à réaliser des buts via l'efficience et l'efficacité de la gestion fiscale, la souplesse du régime fiscal ainsi que les éléments incitatifs qui favorisent son progrès. Un système fiscal efficace doit s’imposer l’objectif d’accompagner les changements politiques, économiques et sociaux. Pour ces motifs, toute décision fiscale qu’on envisage de prendre doit essayer de maitriser les taux nationaux de croissance qui sont susceptible d’inciter la propulsion des investissements productifs et d’assurer la stabilité économique. Il doit permettre la promotion sociale et le bien-être des particuliers afin que la taxe permette de réduire les inégalités dans lorsqu’il est question de la répartition des revenus. Cette efficacité consistera à stimuler l’investissement et la stabilité permettant à tous les investisseurs tant locaux qu’internationaux de démarrer et de moderniser leurs projets. Ce qui reflète la disponibilité de conditions propices à l’investissement. Il est vrai que l’impôt n’a pas de contrepartie, mais si les assujettis se trouvent par exemple dans une sécurité hypothétique de l’Etat, ils ne sauront pas payer facilement l’impôt. L’optimisation fiscale aujourd’hui et la fraude fiscale diminuent la part de l’impôt collectée, la règlementation imparfaite avec le numérique ne sait que laminer la situation ; par conséquent si le système est fragile et surtaxé, les entités auront tendance à négocier avec les agents du fisc et il n’y aura pas Règlementation du Système fiscal Civisme (Responsabilité Sociétale) Obligation Légale Formalisation des activités Maitrise Fiscale Confiance Performance opérationnelle (organisationnelle) Financement à l’Investissement Communication Financière