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Incidence de l'intégration régionale sur les recettes douanières et la croissance économique en république démocratique du Congo : cas du Marché Commun de l'Afrique Orientale et Australe (Comesa)

MATONDO SALA Nana

Abstract

Description du sujet. Il est vrai que les pays en développement perçoivent l’intégration régionale comme un instrument de politique permettant de renforcer leur développement économique et elle va au-delà des politiques douanières et commerciales (Balassa & Stoutjesdijk, 1975). L’intégration économique ne se réalise pas sans conséquences sur le plan fiscal, car elle réduit la marge de manœuvre des Etats et conduit à la suppression des barrières tarifaires de la douane ainsi qu’à l’élimination de toutes les entraves au commerce pour favoriser le développement des échanges commerciaux entre les pays membre du regroupement économique (Matondo , 2010). La République Démocratique du Congo a inscrit l’intégration régionale au cœur de sa stratégie de développement afin de bénéficier des effets positifs de l’interdépendance économique entre Etats. Il a adhéré à plusieurs regroupements économiques et organisations régionales. Objectif. L’objectif poursuivi dans ce travail consiste à analyser l’influence de l’intégration régionale sur la Direction Générale des Douanes et Accises et la croissance économique en République Démocratique du Congo dans le COMESA de 2002 à 2023. Méthodes. La modèle VAR est utilisé dans le cadre de l’analyse des impacts et de causalité. Le modèle VAR a retenu notre attention, par ce qu’il est largement utilisé lors des analyses empiriques des effets de l’intégration régionale sur les recettes douanières en général et de la croissance économique en RDC en particulier. Il nous a permis de mesurer la direction, l’ampleur, et la durée avec lesquelles l’intégration régionale affecte les recettes douanières et de la croissance économique en RDC. Résultats. A l’issue de l’étude de causalité concernant la relation entre le volume des échanges intra régionaux et la croissance économique, le test révèle une causalité au sens de Granger significative au seuil de 1%. Cela signifie qu’il existe une relation de causalité unidirectionnelle allant des échanges intra régionaux vers la croissance économique. Autrement dit, ce sont les variations dans le commerce régional qui permettent d’expliquer, en partie, l’évolution du PIB réel, et non l’inverse. Ce résultat met en évidence l’importance d’un renforcement du commerce intra régional comme levier potentiel de stimulation de la croissance dans la région COMESA. Mots-clés : intégration régionale, recettes douanières, croissance économique, Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe

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Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) ISSN: 2958-7360 Vol. 4, No. 6, November 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. 1445 Incidence de l’intégration régionale sur les recettes douanières et la croissance économique en république démocratique du Congo : cas du Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (Comesa) « Impact of regional integration on customs revenue and economic growth in the Democratic Republic of Congo : case of the Common Market for Eastern and Southern Africa (Comesa) » MATONDO SALA Nana 1 Chef de travaux et Chercheure à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Kinshasa, Kinshasa-RDC Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17569482 Résumé : Description du sujet. Il est vrai que les pays en développement perçoivent l’intégration régionale comme un instrument de politique permettant de renforcer leur développement économique et elle va au-delà des politiques douanières et commerciales (Balassa & Stoutjesdijk, 1975). L’intégration économique ne se réalise pas sans conséquences sur le plan fiscal, car elle réduit la marge de manœuvre des Etats et conduit à la suppression des barrières tarifaires de la douane ainsi qu’à l’élimination de toutes les entraves au commerce pour favoriser le développement des échanges commerciaux entre les pays membre du regroupement économique (Matondo , 2010). La République Démocratique du Congo a inscrit l’intégration régionale au cœur de sa stratégie de développement afin de bénéficier des effets positifs de l’interdépendance économique entre Etats. Il a adhéré à plusieurs regroupements économiques et organisations régionales. Objectif. L’objectif poursuivi dans ce travail consiste à analyser l’influence de l’intégration régionale sur la Direction Générale des Douanes et Accises et la croissance économique en République Démocratique du Congo dans le COMESA de 2002 à 2023. Méthodes. La modèle VAR est utilisé dans le cadre de l’analyse des impacts et de causalité. Le modèle VAR a retenu notre attention, par ce qu’il est largement utilisé lors des analyses empiriques des effets de l’intégration régionale sur les recettes douanières en général et de la croissance économique en RDC en particulier. Il nous a permis de mesurer la direction, l’ampleur, et la durée avec lesquelles l’intégration régionale affecte les recettes douanières et de la croissance économique en RDC. Résultats. A l’issue de l’étude de causalité concernant la relation entre le volume des échanges intra régionaux et la croissance économique, le test révèle une causalité au sens de Granger significative au seuil de 1%. Cela signifie qu’il existe une relation de causalité unidirectionnelle allant des échanges intra régionaux vers la croissance économique. Autrement dit, ce sont les 1446 variations dans le commerce régional qui permettent d’expliquer, en partie, l’évolution du PIB réel, et non l’inverse. Ce résultat met en évidence l’importance d’un renforcement du commerce intra régional comme levier potentiel de stimulation de la croissance dans la région COMESA. Mots-clés : intégration régionale, recettes douanières, croissance économique, Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe Abstract : Description of the subject. It is true that developing countries perceive regional integration as a policy instrument to strengthen their economic development, and it goes beyond customs and trade policies (Balassa & Stoutjesdijk, 1975). Economic integration does not occur without fiscal consequences, as it reduces the room for maneuver for states and leads to the removal of customs tariff barriers as well as the elimination of all trade barriers to promote the development of commercial exchanges among member countries of the economic grouping (Matondo, 2010). The Democratic Republic of Congo has placed regional integration at the heart of its development strategy in order to benefit from the positive effects of economic interdependence between states. It has joined several economic groupings and regional organizations. Objective. The objective pursued in this work is to analyze the influence of regional integration on the General Directorate of Customs and Excise and economic growth in the Democratic Republic of Congo within COMESA from 2002 to 2023. Methods. The VAR model is used in the context of impact and causality analysis. The VAR model caught our attention because it is widely used in empirical analyzes of the effects of regional integration on customs revenues in general and economic growth in the DRC in particular. It allowed us to measure the direction, magnitude, and duration with which regional integration affects customs revenues and economic growth in the DRC. Results. At the end of the causality study regarding the relationship between the volume of intra-regional trade and economic growth, the test reveals a significant Granger causality at the 1% threshold. This means that there is a unidirectional causal relationship going from intraregional trade to economic growth. In other words, it is the variations in regional trade that partially explain the evolution of real GDP, and not the other way around. This result highlights the importance of strengthening intra-regional trade as a potential lever for stimulating growth in the COMESA region. Keywords: regional integration, customs revenue, economic growth, Common Market for Eastern and Southern Africa Introduction L’intégration régionale est un phénomène mondial qui a pris un essor au cours des dernières décennies grâce, en particulier, aux avantages socioéconomiques qu’elle peut offrir aux nations qui sont concernées (Jorge &Omar, 2001). Raison pour laquelle nous assistons à l’élargissement des frontières dans le cadre politique et économique de la libre circulation des personnes, des facteurs de production, de l’harmonisation des politiques fiscales et monétaires, mais aussi à des mouvements de regroupement des pays par des blocs régionaux ou sous régionaux en vue de former des zones économiques puissantes afin de réaliser une croissance soutenue par d’autres Etats membres pour le bien - être de la population. 1447 Les pays en développement trouvent de plus en plus que l’accord de l’intégration régionale comme un moyen de réaliser le développement et la croissance économique à travers les avantages de l’industrialisation, de diversification et de transformation structurelle. L’intégration régionale est un objectif visé par beaucoup de pays en développement pour se développé, cependant leurs priorités peuvent varier d’un Etat à l’autre. Et cela s’explique par le fait que les pays sont hétérogènes de différentes manières notamment en ce qui concerne la dotation en ressource naturelle ainsi que dans d’autres potentialités. D’où les avantages comparatifs ne sont pas le même dans plusieurs domaines. Concernant le degré d’ouverture qui varier pour des motifs structurels, de sécurités selon leur spécificités culturelles et ethniques qui régissent à manière de faire les affaires et de coopération. Il est vrai que les pays en développement perçoivent l’intégration régionale comme un instrument de politique permettant de renforcer leur développement économique et elle va audelà des politiques douanières et commerciales (Balassa et Stoutjesdijk,1975). Nous retrouvons cette perception dans une résolution des Nations Unies qui souligne qu’il est nécessaire « de promouvoir une véritable intégration régionale pour élargir la coopération entre pays, dans d’autres domaines que le commerce et sa facilitation, en y incluant aussi l’investissement, la recherche-développement, et les politiques propres à accélérer le développement industriel et la connectivité au niveau régional (Xavier ,1962). Cette démarche, non seulement facilitera les changements structurels et favorisera la croissance économique dans les pays en développement sans littoral mais contribuera aussi à relier collectivement les régionaux des marchés mondiaux. Alors, ce qui permettra d’améliorer la compétitivité et de tirer le plus grand profit de la mondialisation mutuellement en tenant compte de leurs différences expériences. Il convient de recenser, d’échanger et de diffuser les meilleures pratiques (Résolution 71/239 de l’Assemble générale, sd). En fait, les pays européens sont regroupés au sein de l’Union Européenne. De la même manière, les pays d’Afrique quant à eux ils ont choisi de se regrouper au sein de l’Union Africaine. Cependant, la préoccupation majeure de la quasi-totalité des pays africains en majorité pauvres demeure l’intégration régionale comme l’une de principale voie pour atteindre le développement (Xavier, 1962) En effet, l’intégration économique ne se réalise pas sans conséquences sur le plan fiscal, car elle réduit la marge de manœuvre des Etats et conduit à la suppression des barrières tarifaires de la douane ainsi qu’à l’élimination de toutes les entraves au commerce pour favoriser le développement des échanges commerciaux entre les pays membre du regroupement économique (Matondo G,C ,2010). Ceci étant, la République Démocratique du Congo a inscrit l’intégration régionale au cœur de sa stratégie de développement afin de bénéficier des effets positifs de l’interdépendance économique entre Etats. Il a adhéré à plusieurs regroupements économiques et organisations régionales. Notamment, nous pouvons citer quelques-uns tel que la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) : cette organisation vise à promouvoir l’intégration économique et le développement dans la région ; citons aussi la SADC (Southeme African Developpement Community) : communauté de développement de l’Afrique australe, qui vise à promouvoir le développement économique et l’intégration régionale ; le COMESA (Marché Commun de l’Afrique orientale) vise à créer un marché commun et à promouvoir le 1448 développement économique, ainsi que la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) qui inclut des initiatives pour l’intégration économique et monétaire. Alors étant donné que nous sommes membres de ce regroupement économique, cela suppose qu’il y aurait nécessairement des changements majeurs dans les structures et d’importantes modifications correspondantes dans les conditions institutionnelles et sociales de notre pays. D’où, il va alors se poser un problème de compensation des recettes budgétaires considérables dans le budget de l’Etat. D’une manière générale, cet exercice de l’ouverture peut avoir un impact sur la croissance économique des Etats africains. Et d’une façon ou d’une autre nous pouvons dire qu’elle contribue à l’émergence de certains, voire aussi au déclin des autres Etats. Cette recherche fait partie d’une interpellation basée par les différents rapports de la banque mondiale qui selon les estimations montre que le Produit Intérieur Brut (PIB) de la République Démocratique du Congo (RDC) a connu une croissance significative entre 2000 et 2022 passant d’environ 6,8 milliards de dollars en 2000 a environ 55,2 milliards de dollars en 2022. Cette croissance était principalement tirée par l’industrie extractive et les exportations, bien que les chiffres extractifs et les exportations bien les chiffres exacts puissent varier légèrement (Rapport de la Banque Mondiale, sd). Or selon d’autres sources indice du capital humain 2020 la RDC fait partie de cinq pays les plus pauvres du monde. 73,5% de sa population a vécu avec moins de 2,15 dollars par jour en 2024 (hpps://www.dcc-cd/ publications, sd). Alors le développement de la RDC reste un slogan auprès de sa population constat fait sur le terrain malgré les efforts que le gouvernement fourni avec la multi-appartenance de la RDC dans de différents regroupements économiques signés et approuvés il se pose toujours des problèmes sur son développement socioéconomique qui ne correspond pas au attente de la population. Bien que nous ne pouvons pas mesurer le développement parce qu’il n’est pas quantifiable mais au moins nous ferons recours au concept de croissance économique pour nous permettre de quantifier l’impact de l’intégration régionale sur le bien-être de la population en République Démocratique du Congo. Dans le souci de la recherche du développement de notre pays, pour en profiter des ces avantages, une intégration économique bien menée pour accélérer la production régionale. Ainsi une telle ambition nécessite souvent des strictes mesures d’engagement, sérieuses et applicables de la part du gouvernement. Sur ce, l’Etat doit multiplies des stratégies concernant l’applicabilité des accords le mieux serait d’évaluer les besoins qui favorisera l’emplois dans tous les catégories de la population, les couts de l’intégration ainsi que d’autres avantages tel que la prise en charge de soin la santé. Ceci étant, nous cherchons à répondre à ces trois questions sur l’adhésion de la RDC dans le COMESA à savoir : Quelle est l’influence de l’intégration sur les recettes douanières de la RDC ? Est-ce que l’adhésion de la RDC dans le COMESA impact-il sa croissance économique de savoir s’il y a une relation entre l’intégration régionale et la croissance économique en RDC ? L’objectif poursuivi est celui, d’étudier l’incidence de l’intégration régionale de la République Démocratique du Congo dans le COMESA sur les recettes douanières et la croissance économique car l’intégration régionale aurait un impact négatif suite à la non diversification des outils de la production industrielle, une économie extravertie qui dépend à plus de 80% de 1449 l’importation des biens de première nécessités, au manque des infrastructures modernes entre autre, l’eau, électricité et la route qui facilitation de la libre circulation des personnes et de leur bien. 1. Cadre Théorique et empirique 2.1. Cadre théorique L’intégration régionale et la Croissance économique font partie des sujets qui ont fait l’objets de plusieurs définitions et compréhensions selon qu’ils s’agissent de l’un ou de l’autre auteur dans le but de faire comprendre l’essentiel de ses recherches. En fait, l’intégration régionale a pris beaucoup d’ampleur en ce qui concernent les avantages socioéconomiques qu’elle peut offrir dans les pays membres (X &Y, 2013). Ceci étant, les pays en développement voient de plus en plus les accords d’intégration régionale comme un moyen de réaliser la croissance et le développement par l’avantage de l’industrialisation, de la diversification et de la transformation structurelle (Indices de l’intégration régionale , sd). L’intégration régionale permet aux pays de surmonter ces divisions couteuses en intégrant les marchés des biens, des services et d’autres facteurs tout en facilitant ainsi la circulation des échanges commerciaux, des capitaux, de l’énergie, des personnes et des idées. Il y’a plusieurs sources qui démontrent qu’il y’a une corrélation entre l’intégration régionale et la croissance économique. Tel est le Rapport de la Banque Mondiale sur le thème de l’intégration régionale de la compétitivité de l’Afrique. Ce rapport montre que « les progrès réalisés par les économies africaines pour parvenir à la croissance économique doivent s’accompagner d’efforts visant à stimuler leur compétitivité à long terme et l’on veut qui le continent parvienne à des améliorations durables (Rapports de la Banque Mondiale ,2013). Ce rapport qui a pour thème connecter les marchés africains de manière durable est produit conjointement par la banque africaine de développement, par la banque Mondiale et le Forum économique mondiale. Estime que l’intégration régionale est un instrument essentiel pour aider l’Afrique à accroitre sa compétitivité, diversifier sa base économique et de créer suffisamment d’emplois pour sa population jeune et en rapide voie d’urbanisation. En cherchant, comblant le retard de compétitivités, à faciliter les échanges, de mettre en place de meilleures infrastructures, d’investir dans le pôles croissances. Selon (Jennifer Blanke sd), économiste en chef au forum économique mondial, « il est nécessaire de considérer la croissance de l'Afrique dans le cadre international plus vaste, où les avancées prometteuses en matière de croissance économique sont en contradiction avec la vulnérabilité inhérente à sa compétitivité sur le long terme. » L'intégration régionale est la solution qui peut pallier cette lacune en procurant des bénéfices économiques et sociaux plus étendus ; elle devrait donc figurer en tête de l'agenda des dirigeants africains cherchant à assurer que l'Afrique réalise ses potentialités ». 1450 Selon (Mthuli Ncube s.d), économiste en chef et vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), une croissance économique soutenue et élevée a tendance à se produire lorsque le modèle des partenariats public-privé favorise un important développement des infrastructures. « L’augmentation des investissements dans les infrastructures du continent favorise l’inclusion spatiale et contribue à la diminution des disparités spatiales. » Lors de la signature du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans les Grands Lacs, les dirigeants des Etats membres de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs ont pris l'engagement mutuel d'encourager un espace économique florissant et cohérent. Ils se sont également engagés à rehausser le niveau de vie de leurs citoyens et à participer au développement régional par l'application du Programme d'action pour le développement économique et l'intégration régionale 2 dans l'optique de : encourager la collaboration et l'unification économique en synchronisant et en orchestrant les politiques à l'échelle nationale et régionale avec les communautés économiques concernées pour accroître la stabilité et la compétitivité économique tout en diminuant la pauvreté ; mettre en place des infrastructures partagées dans les secteurs de l'énergie, le transport et les télécommunications, ainsi que favoriser l'intégration locale régionale par le biais d'un renforcement de la coopération multisectorielle et de la solidarité entre les populations des zones frontalières des pays voisins Une analyse statistique basée sur la théorie des unions douanières a été fait par ( Byé , 1950), et par ( Viner , 1950). Les deux avaient étudié principalement les effets de l’intégration en termes de création et de détournement de commerce. Cette analyse n’a qu’une portée limitée concernant les avantages de l’intégration dans ces pays (Ghylane et al , 2023). La théorie néo-classique de l’intégration dans les pays en développement part d’un point de vue complétement différent, elle confirme le rôle de l’intégration dans la protection de certaines activités économiques, notamment l’industrie, avec comme but d’accroitre le revenu ou le taux de croissance, (Abdel Jaber , et al, 1971,5). Ces deux économistes ont montré que l’intégration économique doit être considérée comme un instrument de développement économique. Pour (Vicard, 2012), l’intégration protège également les activités non économique mais elle l’assure une stabilité politique. Il soutient aussi que l’intégration économique profonde entre les pays membres d’une union réduit significativement la probabilité de conflits. Cependant, il n’existe pas de modèle type d’intégration pour tous les pays en développement, mais chaque type dépend de plusieurs critères tels que la politique industrielle, l’ampleur des économies d’échelle, la localisation géographique, la taille des marchés, le cout de transport, etc. Tous ces facteurs peuvent permettre à chaque pays en développement de tirer avantage de l’intégration régionale. En effet, il y a des Coopérations économiques et qui mettent en pratique des projets économiques conjoints pour stimuler la croissance régionale, des projets de politiques commerciales pour l’adoption de stratégies commerciales partagées face à d’autres pays. Les 2 Icglr. Org ; conférence internationale sur la région des Grands Lacs 1451 institutions régionales consistent en la création d’organisations régionales pour gérer les aspects économiques et politiques de l’intégration. 2.2.Cadre empirique Comme le thème de ce travail indique : l’influence de l’intégration régionale sur les recettes douanières et la croissance économique de la RDC. En fait, l’idée de cette étude et de démontrer à quelle mesure l’intégration influence les recettes fiscales ainsi que la croissance économique de la RDC. L’état de la question est basé sur l’importance que la République démocratique du Congo accorde dans la participation des regroupements économiques dans but de trouver la solution d’en sortir dans la pauvreté et d’atteindre le développement, alors que la situation du développement de la RDC reste préoccupante. Bon nombre des auteurs ont abordé cette question, parmi lesquels nous citons : (Alphonse , 2013). L’intégration africaine face à la mondialisation : Etat de lieux, défis et perspectives ». Il soutient que l’intégration régionale s’avère comme un moyen pour l’Afrique de bénéficier des opportunités de la mondialisation économique, politique et culturel en cours et de faire face aux phénomènes de replis identitaires qui se développent dans différentes zones suite, en partie du moins, à l’accélération des dynamiques économiques, sociales et culturelles transnationales. (Merino , sd), dans son article « le bas force de l’East African community (EAC).» vise à analyser de manière plus contextualisée le processus d’intégration et par là même sa capacité à agir sur les territoires et sur les hommes. Ce faisant, il a réalisé que la politique que la politique de l’intégration régionale est-africain se révèle comme une association de moyens à des fins tous deux déterminés par des contextes factuels et cognitifs. L’intégration se réalise au sein d’une zone dont la communauté d’intérêt reste contingente, entre Etats d’une part et au sien même des Etats d’autres part (Merino, Idem). Quant à (Chkhkbre 2011), dans son étude portant sur « les déterminants et effets de l’intégration dans le pays en développement : analyse empirique» pense que la question de l’intégration régionale est un sujet de recherche pour les théories en économie mais aussi une préoccupation pour les praticiens dans un monde qui est caractérisé par un bouleversement de l’économie mondiale avec une multiplication des accords régionaux ainsi que l’émergence de pays à forte croissance, ce qui a permis de poser les jalons d’un nouvel ordre mondial. D’après (Lambert O, 2009), dans son étude portant sur « Impact de la dynamique de l’intégration régionale sur les pays de la SADC : Analyse théorique et Empirique », après analyses soutient que l’intégration régionale confère une opportunité d’attraction des Investissement Directe Etranger grâce notamment à l’accroissement de la taille du marché régional qui devient un marché unique, aux effets de la polarisation et à la libre circulation des biens et des personnes au sein de la zone. De plus, l’intégration régionale peuvent influencer la décision des firmes d’investir dans les régions nouvellement intégrées. Dans l’économe mondial, (Klaus S., 1999), dans sa « conférence du forum économique mondial(WEF) », A affirmait que la force régionale est primordiale 3 . Il poursuit que le 1452 développement d’entités régionales est un effet synonyme de notre époque de mondialisation et de technologie qui s’accompagnent de flux financiers internationaux plus importants, de volumes mondiaux d’échange florissants, de réduction des couts des liaisons de transport et de communication qui sont aussi plus efficaces et, parfois, du développement plus pernicieux d’autres influences transnationales comme la criminalité, les mouvements de population ou les questions d’environnement et de la santé. Dans « La souveraineté économique à l’épreuve de la mondialisation », il est soutenu que les pays voient leurs racines dans l'exacerbation de la dépendance productive mutuelle plutôt que dans la croissance du pouvoir économique des multinationales. Par conséquent, la souveraineté économique est devenue une question essentielle pour les gouvernements et les citoyens. Ainsi, cette question a toujours été centrale dans l'orientation politique concernant la mondialisation. Elle est donc maintenant un point focal dans les décisions politiques et industrielles face à la concurrence, le pilier de la santé économique des États ( Sarah G. ,2023). (Philippes et al, 2003) : « L'intégration régionale et les pièges de la vulnérabilité. » Il est à noter que les processus d'intégration économique régionale (IER) varient entre eux en termes de niveau d'institutionnalisation, de vitesse, d'intensité ou encore d'expansion. Ils vont de la collaboration sectorielle aux unions politiques avec des transferts de compétences et de souveraineté. Il soutient que le régionalisme de jure est soutenu par des institutions et des accords commerciaux, tandis que la régionalisation de facto découle des actions d'acteurs créant des réseaux dans les domaines commercial, financier, culturel et technologique à l'échelle régionale. ( Jean ., 1961), dans son ouvrage intitulé « Huit leçons de l’histoire économiques » trouve que la croissance, la crise financière, la réforme fiscale, les dépenses publiques, sont les courants favorables qui soutiennent la réforme de la TVA pour éviter une forte distorsion intersectorielle. Mais à l’instar des autres pays en développement (PED), avec un décollage dans le temps, les pays d’Afrique sub-saharienne (ASS) devront faire face à une chute de leurs recettes tarifaires, une chute consécutive dû aux politiques d’ouverture commerciale, notamment dans la mises en œuvre dans le cadre de partenariat avec l’union européenne. ( Geral , 2005), dans son ouvrage « Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et transition fiscale en Afrique, les nouveaux enjeux ». L’ouverture commerciale entrainera à terme la disparition en moyenne d’environ 30% des recettes budgétaires des pays africains ». Alors, pour préserver leur niveau des ressources publiques propres, ces pays doivent réussir leur transition fiscale, c’est -àdire de compenser les pertes des recettes tarifaires à travers un accroissement de la contribution de fiscalité interne. En raison des contraintes et tout particulièrement la TVA apparait comme l’instrument centrale pour réussir cette transition. (Baunsgaard & Keen , 2005) écrit que « Les réformes concernant la législation et l'administration de la TVA mises en place jusqu'à présent ne permettront pas à la plupart des pays d'atteindre une augmentation des revenus de la TVA proportionnelle aux pertes de droits d'importation prévues». Selon Schmeider (2000), qui partage l'avis de nombreux analystes, « la présence d'un vaste secteur informel représente un frein majeur à la mise en œuvre efficace de la TVA ». D'après 1453 Enran et Stiglitz (2002), « dans les pays où le secteur informel est important, la TVA engendrera d'importantes distorsions intersectorielles. Il n'est donc pas sûr que le remplacement de la taxe par des tarifs réduise les distorsions fiscales et entraîne une amélioration du bien-être collectif ». (Anne-M. , 2012) dans « les Sons d’histoire Economique. A constaté que la plupart des pays en développement, pense à d’importantes réformes ont été engagées depuis plusieurs années pour renforcer et moderniser les administrations des recettes. En dépit de ces efforts, les faiblesses et les dysfonctionnements constatés dans ces administrations restent une préoccupation majeure pour les autorités ». En plus, elle présente l’expérience de cinq pays d’Afrique de l’Ouest qui ont choisi de développer dans leurs administrations douanières des systèmes d’analyse et de gestion du risque basés sur l’exploitation de l’information statistique et visent à cibler de manière efficace les opérations à contrôler. Avec l’objectif ultime de la démarche, requiert une approche graduelle et l’adoption de systèmes transitoires permettant de contourner les contraintes de court terme, notamment techniques. (Jaen , Idem), définit « la croissance économique comme un processus quantitatif qui se traduit par l’augmentation, au cours d’une longue période, d’un indicateur représentatif de la production de richesses d’un pays, le plus souvent le produit intérieur brut en volume(PIB), voire le produit national (PNB) ». ( François P. , 1961) « la croissance se distingue du progrès économique, qui correspond à une évolution des sociétés se traduisant par l’augmentation des revenus réels de la population et une amélioration de ses conditions de vie, en particulier en matière de sécurité, de liberté, d’éducation, de santé ».L’auteur poursuis en disant qu’ il n’y a pas la croissance « économique lorsque la répartition des revenus défavorise une grande partie de la population, et ne peut pas se traduire par le progrès économique. (Pascal et al, 2013). Aborde « l’idée de Laurent Fabuis qui n’était pas ce qu’affirmait déjà Marx et que quand on gouverne il faut, certes, accorder une place déterminante à l’économie, mais de garder à l’esprit que la performance économique se nourrit avec d’autres composantes à savoir la capacité à innover, l’esprit d’entreprise, l’éducation, la formation, la recherche, etc. Cela vaut aussi en matière de diplomatie économique qui ne peut être seulement économique. Elle doit se baser sur des liens politiques, humains, culturels, scientifiques, sur une bonne réputation et sur l'influence. Plus les autres dimensions sont intégrées, plus les relations économiques entre les nations se renforcent. Au contraire, une approche diplomatique qui pourrait rater sa cible . En bref, plusieurs études montrent que les pays en développement et dont l’économie est ouverte ont progressé de 4.5 % par an entre les années 70 et les années 80. Alors que ceux dont l’économie était fermée n’ont progresser que de 0.7%. Les économies développées ouvertes dont leurs frontières été ouvertes ont progressé de 2.3 % par an, contre 0.7 % par an pour les économies fermées. 4 Les économies fermées sont caractérisées par de fortes barrières tarifaires 1460 6 6.81E-15 2.715308 0.332717 96.26766 0.684316 7 6.84E-15 2.810333 0.332404 96.13908 0.718183 8 6.86E-15 3.104752 0.341731 95.75223 0.801289 9 6.94E-15 3.767655 0.338746 94.50940 1.384203 10 6.99E-15 4.199542 0.334126 93.95112 1.515207 Source : Auteur sur base du logiciel Eviews10 De l’observation de ce tableau, nous constatons qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois ; 1,89% de recettes douanières (% recettes fiscales) est expliqué par le volume des échanges intra-régionaux (COMESA) ; 0,32% par la croissance économique ; 96,67% par ses chocs et 0,46% par les investissements directs étrangers (% du PIB). Tableau 6. Décomposition de l’investissement direct étranger (% du PIB) Périod e S.E. DDVEIR CE DDRD DIDE 1 0.010491 0.293052 2.351954 0.665376 96.68962 2 0.010582 0.412545 2.372553 0.709189 96.50571 3 0.010611 0.411620 2.360086 0.893666 96.33463 4 0.010628 0.435285 2.383530 1.003438 96.17775 5 0.014044 0.499014 2.509922 1.326962 95.66410 6 0.014233 0.690761 2.473709 1.525373 95.31016 7 0.014301 0.684408 2.744244 1.589156 94.98219 8 0.014360 0.730776 3.188776 1.607719 94.47273 9 0.016399 0.722194 2.551316 1.652174 95.07432 10 0.016647 0.808050 2.516085 1.839722 94.83614 Nous pouvons constater à travers ce tableau qu’en moyenne, pour un horizon de 10 mois, 0,43% des investissements directs étrangers (% du PIB) sont expliqués par le volume des échanges intra-régionaux (COMESA) en % ; 2,64% par la croissance économique en % du PIB réel ; 1,51% par les recettes douanières (% recettes fiscales) et 96,25% par ses propres chocs. 5. Conclusion À travers une approche économétrique basée sur un modèle VAR (Vector Auto-Régressif), complétée par des tests de stationnarité et de causalité de Granger, l’étude a permis de mettre en lumière les interactions complexes entre le commerce intra-régional, la croissance économique, les recettes douanières et les investissements directs étrangers (IDE) au sein de la région COMESA. Les résultats issus de l’étude de causalité prouvent que : Concernant la relation entre le volume des échanges intra-régionaux et la croissance économique, le test révèle une causalité au sens de Granger significative au seuil de 1%. Cela signifie qu’il existe une relation de causalité unidirectionnelle allant des échanges intra-régionaux vers la croissance économique. Autrement dit, ce sont les variations dans le commerce régional qui permettent d’expliquer, en partie, l’évolution du PIB réel, et non l’inverse. Ce résultat met en évidence l’importance d’un renforcement du commerce intra-régional comme levier potentiel de stimulation de la croissance dans la région COMESA ; Quant à la relation entre les recettes douanières et la 1461 croissance économique, le test révèle une causalité de Granger significative de recettes douanières vers la croissance économique, avec une probabilité de 0.0061, soit significative au seuil de 1 %. En revanche, l'effet inverse est absent : la croissance économique ne cause pas les recettes douanières. Ce résultat indique que les variations des recettes douanières permettent de prévoir l’évolution de la croissance économique, ce qui suggère un lien entre la fiscalité commerciale ou de la porte et la performance macroéconomique dans la région. Cela peut refléter l’importance du commerce extérieur dans les budgets publics et, par extension, dans le financement de l’activité économique, notamment à travers les dépenses publiques. 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