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Analyse des caractéristiques des microentreprises rurales et leur impact sur la performance : cas des chefs-lieux des territoires du Kwilu

NSWE Yuka-G. Baling's Narrow; Mudubu Konande Léon; Makunza Keke Edgard; Mpereboye Mpere

Abstract

Cette étude analyse l’impact des caractéristiques structurelles et organisationnelles des microentreprises rurales situées dans les chefs-lieux de cinq territoires de la province du Kwilu, en République Démocratique du Congo, sur leur performance. À travers des données empiriques collectées sur le terrain à Bagata, Bulungu, Gungu, Idiofa et Masi-manimba, nous avons identifié plusieurs facteurs ayant un impact significatif sur la performance de ces microentreprises. Parmi ceux-ci, la forme juridique de l’entreprise, le regroupement de provenance des employés ainsi que la capacité des microentreprises à atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés jouent un rôle positif et déterminant dans l’amélioration de leur performance. Ces éléments semblent renforcer la cohésion interne, améliorer la coordination des activités et faciliter la réalisation des buts organisationnels. En revanche, d’autres facteurs, traditionnellement perçus comme indicateurs de croissance ou de bonne gestion, présentent une corrélation négative avec la performance. Il s’agit notamment de l’augmentation du chiffre d’affaires, du nombre d’employés et de la tenue régulière de la comptabilité. Ces résultats inattendus révèlent que, dans le contexte rural du Kwilu, certaines pratiques de gestion peuvent entraîner des effets inverses lorsqu’elles ne sont pas adaptées aux réalités locales ou mises en œuvre sans une capacité organisationnelle suffisante. C'est pourquoi, l'étude met en lumière la complexité de la gestion des microentreprises rurales et souligne que leur performance ne dépend pas uniquement de la croissance quantitative, mais surtout de l’adéquation entre leur structuration interne, leur ancrage communautaire et leur capacité à mobiliser efficacement les ressources humaines et financières disponibles. Mots-clés : Impact des caractéristiques ; microentreprise ; performance ; entrepreneuriat rural ; chefs-lieux des territoires ; Province du Kwilu.

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Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) ISSN: 2958-7360 Vol. 4, No. 6, November 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. http://journal-efm.fr 1463 Analysis of the characteristics of rural microenterprises an their impact on performance : the case of the capitals of the Kwilu territories Analyse des caractéristiques des microentreprises rurales et leur impact sur la performance : cas des chefs-lieux des territoires du Kwilu NSWE Yuka-G. Baling's Narrow Chercheur à l'ARMDK Enseignant à l'ISC-IDIOFA/Province du Kwilu Doctorant à l'Université Protestante au Congo – Kinshasa – RD Congo ORCID ID : 0000-0002-1849-9554 Mudubu Konande Léon Chercheur à l'ARMDK Professeur à l'ISP-IDIOFA/Province du Kwilu (RDC) Makunza Keke Edgard Professeur à l'UCC (RDC) Mpereboye Mpere Professeur à l'UPC (RDC) Résumé : Cette étude analyse l’impact des caractéristiques structurelles et organisationnelles des microentreprises rurales situées dans les chefs-lieux de cinq territoires de la province du Kwilu, en République Démocratique du Congo, sur leur performance. À travers des données empiriques collectées sur le terrain à Bagata, Bulungu, Gungu, Idiofa et Masi-manimba, nous avons identifié plusieurs facteurs ayant un impact significatif sur la performance de ces microentreprises. Parmi ceux-ci, la forme juridique de l’entreprise, le regroupement de provenance des employés ainsi que la capacité des microentreprises à atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés jouent un rôle positif et déterminant dans l’amélioration de leur performance. Ces éléments semblent renforcer la cohésion interne, améliorer la coordination des activités et faciliter la réalisation des buts organisationnels. En revanche, d’autres facteurs, traditionnellement perçus comme indicateurs de croissance ou de bonne gestion, présentent une corrélation négative avec la performance. Il s’agit notamment de l’augmentation du chiffre d’affaires, du nombre d’employés et de la tenue régulière de la comptabilité. Ces résultats inattendus révèlent que, dans le contexte rural du Kwilu, certaines pratiques de gestion peuvent entraîner des effets inverses lorsqu’elles ne sont pas adaptées aux réalités locales ou mises en œuvre sans une capacité organisationnelle suffisante. C'est pourquoi, l'étude met en lumière la complexité de la gestion des microentreprises rurales et souligne que leur performance ne dépend pas uniquement de la croissance quantitative, mais surtout de l’adéquation entre leur structuration interne, leur ancrage communautaire et leur capacité à mobiliser efficacement les ressources humaines et financières disponibles. Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1464 Mots-clés : Impact des caractéristiques ; microentreprise ; performance ; entrepreneuriat rural ; chefs-lieux des territoires ; Province du Kwilu. Abstract : This study analyzes the impact of the stuctural and organizational characteristics of rural microenterprises located in the main towns of five territories in the Kwilu province of the Democratic Republic of Congo on their performance. Through empirical data collected in the field in Bagata, Bulungu, Gungu, Idiofa and Masi-Manimba, we identified several factors that have a significant impact on the performance of thhese microenterprises. Among these, the legal form of the company, the employees place of origin grouping, and the microenterprises ability to achieve the objectives they set for themselves play a positive and decisive role in improving their performance. These elements appear to strengthen internal cohesion, enhance activity coordination, and facilitate the achievement of organizational goals. On the other hand, other factors, traditionally perceived as indicators of growth or good management, show a negative correlation with performance. These include the increase in turnover, the number of employees, and the regular maintenance of accounts. These unexpected results reveal that, in the rural context of Kwilu, certain management practices can have reverse effects when they are not adapted to local realities or implemented without sufficient organizational capacity. That is why the study highlights the complexity of managing rural microenterprises and emphasizes that their performance does not depend solely on quantitative growth, but primarily on the alignment between their internal structuring, their community embedding, and their ability to effectively mobilize available human and financial ressources. Keywords : Impact of characteristics ; microenterprise ; performance ; rural entrepreneurship ; territorial administrative centers (territorial capitals); Kwilu Province Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17569562 1. Introduction Dans un contexte de développement économique inclusif, les microentreprises rurales jouent un rôle fondamental dans la dynamisation des économies locales, particulièrement dans les zones enclavées, notamment celles des chefs-lieux des territoires de la province du Kwilu en République Démocratique du Congo (RDC). Ces unités économiques, souvent informelles, constituent une source essentielle de revenus pour les populations rurales, tout en contribuant à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté (Zizien, Thiéba & Koutou, 2006). Cependant, leur performance reste hétérogène et sujette à de nombreuses contraintes structurelles et contextuelles ; dans la mesure où, cette performance dépend de multiples facteurs, incluant les caractéristiques personnelles de l’entrepreneur, celles de l’entreprise, ainsi que des facteurs économiques, sociaux et stratégiques. La flexibilité de la microentreprise, sa rapidité d'adaptation, sa part de marché dans la création d'emploi et service à rendre à la population et sa contribution dans le développement socioéconomique, reçoit une attention particulière dans plusieurs pays. Elle est même considérée dans certaines régions comme la seule source d'emplois et de création de ressource. Cette Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1465 créativité contribue à réduire la pauvreté que connait notre pays dans le cadre de la création d’emplois. (Marcel Kamba-Kibatshi, 2016). Contrairement à la grande entreprise, la microentreprise résiste mieux aux changements imprévisibles de l'environnement économique et que le coût de création d'emplois revient moins cher à l'état et au privé lorsqu'il est réalisé par cette catégorie d’entreprise. La province du Kwilu, avec ses territoires de Bagata, Bulungu, Gungu, Idiofa et Masimanimba, présente une configuration socio-économique particulière où les microentreprises rurales évoluent dans un environnement marqué par une faible densité d’infrastructures, un accès limité aux services financiers, et une faible structuration des marchés locaux. Dans ces conditions, nous nous posons la question de savoir : quel est l'impact des caractéristiques de microentreprises sur leur performance ? 2. Cadre théorique, approche méthodologique, présentation et discussion des résultats 2.1 Cadre théorique de la recherche et hypothèse L’analyse de la performance des microentreprises rurales repose sur plusieurs courants théoriques issus de l’économie du développement, de l’entrepreneuriat et de la gestion des petites et moyennes entreprises (PME). Dans le cadre de cette étude, nous avons retenu les théories ci-dessous, dans la mesure où, elles apportent les éléments nécessaires pour comprendre le phénomène étudié dans ce contexte. 2.1.1 Théorie des ressources (Resource-Based View – RBV) La RBV postule que la performance d’une entreprise dépend de sa capacité à mobiliser et à valoriser des ressources internes rares, précieuses et difficilement imitables (Barney, 1991). Dans le contexte des microentreprises rurales du Kwilu, ces ressources peuvent inclure le capital humain du promoteur, les compétences techniques, les réseaux sociaux, ou encore l’accès à l’information. 2.1.2 Théorie institutionnelle Selon North (1990), les institutions formelles (lois, politiques publiques) et informelles (normes sociales, coutumes) influencent les comportements économiques. Les microentreprises rurales évoluent dans un cadre institutionnel souvent instable, marqué par une faible présence de l’État, une informalité dominante et des mécanismes de régulation communautaires. 2.1.3 Approche contextuelle de l’entrepreneuriat rural L’entrepreneuriat rural est fortement influencé par les spécificités territoriales : infrastructures, accès au marché, densité démographique, etc. Selon Bosma et Schutjens (2011), le contexte local façonne les opportunités entrepreneuriales et les stratégies adoptées par les promoteurs. Cette approche est particulièrement pertinente pour les territoires de Bagata, Bulungu, Gungu, Idiofa et Masi-manimba. 2.1.4 Evidences empiriques Plusieurs études ont montré que des facteurs tels que : le niveau d’éducation du promoteur, l’accès au crédit, la diversification des activités, la formalisation juridique, ou encore l’appui institutionnel peuvent significativement impacter la performance des microentreprises (Kangolo Lunkamba, 2021 ; World Bank, 2019). Dans le cas du Kwilu, ces éléments doivent Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1466 être contextualisés à travers une lecture fine des dynamiques territoriales, des pratiques entrepreneuriales locales et des politiques publiques en matière de développement rural. 2.1.5. Modèle de performance des microentreprises La performance des microentreprises peut être mesurée à travers des indicateurs financiers (revenus, bénéfices), organisationnels (durabilité, formalisation), et sociaux (création d’emplois, impact communautaire) (Lussier & Halabi, 2010). Ce modèle permet une évaluation multidimensionnelle adaptée aux réalités du terrain. Ainsi, nous formulons notre hypothèse de recherche en ce sens : - les caractéristiques propres de microentreprises des chefs-lieux de territoires de la province du Kwilu ont un impact négatif sur leur performance. 2.2 Approche méthodologique de l'étude Nous avons emprunté une approche hypothético-déductive pour cette étude. Après la recherche documentaire, une enquête a été menée auprès des microentrepreneurs de chefs-lieux des territoires de la province du Kwilu de mars à juin 2024. Ceci avec comme objectifs d’évaluer les opinions de ces microentrepreneurs par rapport à la performance de leurs microentreprises et vérifier l’influence de leurs caractéristiques individuelles sur la performance des microentreprises. Pour ce faire, nous décrivons notre échantillon, opérationnalisons nos variables et présentons nos outils d’analyse. 2.2.1 Cadre physique de recherche Le cadre physique de notre recherche c'est la province du Kwilu, plus précisément les chefslieux de ces cinq territoires qui sont Bagata, Bulungu, Gungu, Idiofa et Masi-manimba. La concentration des microentreprises dans ces zones sous-examen, qui sont essentiellement rurales, est la principale raison qui nous pousse à se focaliser pour bien mener notre recherche. Puis, pour des raisons des moyens financiers et d’inaccessibilité dans tous les villages de ces 5 Territoires de la Province du Kwilu. Ces territoires constituent des entités territoriales de la province du Kwilu en RD Congo, qui sont majoritairement ruraux. Et les microentreprises rurales, bien qu'elles soient souvent perçues comme informelles et de petite taille, ont un impact significatif sur les communautés. Mead et Liedholm (1998) soulignent que ces entreprises contribuent largement à l'emploi rural, notamment en offrant des opportunités aux jeunes, aux femmes et aux personnes défavorisées qui, autrement, pourraient se retrouver exclues du marché du travail formel. Ainsi, la microentreprise rurale représente une alternative à l’exode rural et à l'inactivité, en permettant aux individus de créer leur propre emploi tout en restant dans leur région d'origine. 2.2.2. Cadre méthodologique Au sujet du cadre méthodologique, nous allons décrire ci-après : la population, l'échantillon de l'étude, le questionnaire d'enquête, opérationnalisation des variables et les outils d'analyse. 2.2.2.1. Description de la population Notre population d’étude est constituée des microentreprises (les très petites entreprises), situées dans les chefs-lieux des territoires de la province du Kwilu (Bagata, Bulungu, Gungu, Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1467 Idiofa et Masimanimba), dont la taille de l’entreprise est de moins de dix employés, assujetties à la DGI et ayant accepté de répondre à notre questionnaire d’enquête. 2.2.2.2. Echantillon d'étude Suite à l'absence d'un répertoire des microentreprises affiliées à la Direction Générale des Impôts (DGI) dans ces cinq chefs-lieux des territoires, nous étions appelés à approcher ceux dont les agents de la DGI nous indiquaient. C'est pourquoi l'enquête par questionnaire administré face à face, n'a concerné que les microentrepreneurs qui ont accepté de participer à notre enquête et ont bien rempli le questionnaire qui leur a été soumis. L'enquête s'est déroulée de mars au juillet 2024, sur un échantillon de 151 microentreprises rurales opérationnelles, entre 2019 à 2024. Ces microentreprises retenues, sont réparti de la manière suivante : Bagata : 22 microentrepreneurs, Bulungu : 26 microentrepreneurs, Gungu : 33 microentrepreneurs, Idiofa : 42 microentrepreneurs et Masimanimba : 28 microentrepreneurs. 2.2.2.3. Questionnaire d'enquête L’enquête de cette étude a été réalisée à l’aide d’un questionnaire fermé, comprenant au total 19 questions. Comme le souligne Tounès A., (2003) : « dans une approche hypothéticodéductive, le questionnaire représente, l’instrument de mesure par excellence, de (des) l’objectif(s) de recherche. Il est le maillon intermédiaire entre la théorie et le terrain ». 2.2.2.4. Opérationnalisation des variables Onze facteurs ont été retenus pour évaluer les caractéristiques personnelles du microentrepreneur dans le cadre de cette étude, pour vérifier la performance des microentreprises sous-examen. Partant de 19 items, avec comme échelle de mesure allant de 1 à 8, ces facteurs qui forment les caractéristiques personnelles des microentrepreneurs ont été regroupés aux caractéristiques démographiques, sociales, économiques et culturelles des répondants de notre enquête. 2.2.2.5. Outils d’analyse Pour ce qui est du traitement des données, nous avons recouru aux logiciels : IBM SPSS Statistics version 23 et STATA SE 15 ; qui nous ont permis de produire les tableaux des analyses univariées, bivariées et multivariées. 2.3. Présentation et discussion des résultats Dans cette partie nous allons aborder l'analyse descriptive, l'analyse bivariée et enfin, l'analyse multivariée. Ces résultats sont présentés dans les différents tableaux, suivi des commentaires. Tableau n° 1 : Caractéristiques propres de microentreprises Variables N % Avoir les Statuts Oui 51 33,8 Non 100 66,2 Total 151 100,0 Forme juridique de la microentreprise Entreprise individuelle 83 55,0 Entreprise familiale 67 44,4 Société de microentreprise 1 ,7 Total 151 100,0 Secteur d'activités de la microentreprise Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1468 Alimentation 6 4,0 Industrie 7 4,6 Electricité-Gaz et Eau 3 2,0 Commerce 86 57,0 Réparation 8 5,3 Communication et transfert de fonds 7 4,6 Pharmaceutique 11 7,3 Autre 23 15,2 Total 151 100,0 Connaissance du Chiffre d'Affaires initial Oui 97 64,2 Non 54 35,8 Total 151 100,0 Chiffre d'Affaires initial de la microentreprise Moins 1.000.000 FC 55 36,4 1.000.000-4.000.000 FC 65 43,0 4.000.001-7.000.000 FC 26 17,2 7.000.001-10.000.000 FC 5 3,3 Total 151 100,0 Source de financement de la microentreprise Crédit commercial 10 6,6 Fonds personnel 42 27,8 Emprunt auprès d'une banque privée 3 2,0 Love money 3 2,0 Autres 93 61,6 Total 151 100,0 Atteinte des objectifs assignés à la microentreprise Oui 121 80,1 Non 30 19,9 Total 151 100,0 Avoir un plan d'affaires Oui 34 22,5 Non 117 77,5 Total 151 100,0 Durée de vie de la ME 5 ans 19 12,6 10-14 ans 53 35,1 15-19 ans 17 11,3 20 ans et plus 26 17,2 60 ans et + 36 23,8 Total 151 100,0 Augmentation du CA microentreprise Oui 115 76,2 Non 36 23,8 Total 151 100,0 Epuisement de stocks Oui 39 25,8 Non 112 74,2 Total 151 100,0 Nombre d'employé Aucun je travaille moi-même 73 48,3 Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1469 1-2 Personnes 53 35,1 3-4 Personnes 18 11,9 5 Personnes 7 4,6 Total 151 100,0 Provenance des employés Membre de Famille 100 66,2 Club d'ami 15 10,0 Autres personnes 36 23,8 Total 151 100,0 Paie régulière des employés Oui 58 38,4 Non 93 61,6 Total 151 100,0 Allocation des gratifications aux employés Oui 69 45,7 Non 82 54,3 Total 151 100,0 Etude de besoin avant la création Oui 126 83,4 Non 25 16,6 Total 151 100,0 Tenue régulière de la comptabilité Oui 58 38,4 Non 93 61,6 Total 151 100,0 Utilisation des nouvelles technologiques comme facteur compétitif Oui 35 23,2 Non 116 76,8 Total 151 100,0 Fréquentation régulière de la ME par les clients Oui 138 91,4 Non 13 8,6 Total 151 100,0 Source : Nous-mêmes, sur base de l'enquête sur terrain Le tableau n°1, présente les caractéristiques des microentreprises des chefs-lieux des Territoires de la Province du Kwilu. Ces caractéristiques ont été retenues dans cette étude, partant d’autres études que nous avons parcourues, tel que celle de Nswe Yuka-g. N.B. (2022) ; Makunza Keke (2001) ; ... Retenons que : 66,2% de microentreprises fonctionnent sans les statuts ; 33,8% disent avoir un statut. Par rapport à la forme juridique des microentreprises, ce tableau révèle que 55,0% sont dans la catégorie des microentreprises individuelles ; 44,4% dans celle des microentreprises familiales et 0,7% dans la catégorie de sociétés de microentreprises. D’après le classement selon le secteur d’activité de ces microentreprises sous examen, 57,0% sont dans le secteur de commerce ; suivies de 15,2% de celles qui sont dans d’autres services ; puis 7,3% de celles qui sont dans la vente des produits pharmaceutiques ; 5,3% dans la réparation ; 4,6% dans la communication et transfert de fonds, de même dans l’industrie ; 4% l’alimentation et 2% dans le secteur de l’électricité, gaz et eau. Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1470 64,2% de ces microentreprises connaissent leur chiffre d’affaires (CA) initial et 35,8% ne se souviennent plus de leur CA initial. Partant des résultats ci-haut, sur la connaissance du CA initial, nous remarquons que : ceux qui ne le savent pas, arrivent quand même à situer cela, dans les tranches de montant du CA proposées dans cette étude. Ce CA initial varie en grande partie entre 1.000.000-4.000.000 FC, soit 43,0% ; suivies de celles dont le CA initial est en dessous 1.000.000 FC 1 , soit 36,4% et celles dont le CA initial va audelàs de 4.000.000 FC qui représentent 20,5%. En se référant à l’article 2, titre I du code des impôts 2 qui détermine le montant du CA d’une microentreprise à un montant inférieur à 80.000.000 FC, nous trouvons que les entreprises sous examens sont réellement des microentreprises, étant donné que leurs CA ne vont pas au-delà de ce montant. A propos des sources de financement, 61,6% de ces microentreprises ont été financées par autres sources en dehors de celles qui sont fréquentes telles que Fonds personnel. 27,8% des microentreprises ont été financée par Fonds personnel c’est-à-dire c’est le fonds émanant du microentrepreneur lui-même ; 6,6% des microentreprises ont eu pour source le crédit commercial ; 2,0% des microentreprises ont recouru aux emprunts auprès de banques privées et 2,0% des microentreprises avaient pour source de financement le love money. S’agissant de l’atteinte des objectifs des microentreprises ; 80,1% de ces microentreprises ont atteint leurs objectifs, contre 19,9% qui n’ont pas encore atteint leurs objectifs. Aussi, les résultats de l’analyse descriptive inscrit dans ce tableau montrent que : 77,5% de ces microentreprises n’ont pas un plan d’affaires contre 22,5% qui le possèdent. Quant à la variable durée de vie de la ME, il se dégage de l’analyse statistique descriptive que 35,1% sont dans la tranche d’âge allant de 10-14 ans ; 23,8% dans la tranche de 60 ans et plus ; 17,2% dans la tranche de 20 ans et plus ; 12,6% ont à peine 5 ans et 11,3% compris entre 1519 ans. Au sujet de l’augmentation du chiffre d’affaires (CA), il se dégage que 76,2% des microentreprises les confirment, contre 23,8% dont le CA n’augmente pas. Ainsi, en grande partie leurs stocks ne s’épuisent pas aussi (74,2%) contrairement à une minorité qui confirme l’épuisement de stocks (25,8%). Quant au nombre d’employés, 48,3% des microentreprises argumentent qu’ils travaillent seul ; 35,1% ont un nombre d’employés qui varie entre 1-2 personnes ; 11,9% pour celles qui emploient 3-4 personnes et enfin, 4,6% pour 5 employés. En outre, ces résultats révèlent que 66,6% de ces employés proviennent des familles des microentrepreneurs ; 23,8% sont des personnes qui n’ont pas de relation avec les microentrepreneurs et enfin 9,9% de ces employés proviennent des clubs d’amis. 61,6% de ces employés ne sont pas payés ; à peine 38,4% des microentreprises qui paient leurs employés. A propos de la gratification, plus de la moitié soit 54,3% des microentreprises ne l’accordent pas des gratifications ; mais 45,7% l’accordent à leurs employés. 1 1$ = 2.800 Francs Congolais 2 RDC, Ministère des finances, code des impôts, mise en jour au 15 juillet 2014, Médias PaulKinshasa Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1471 S’agissant de la variable « étude de besoin avant la création de la microentreprise », 83,4% des microentrepreneurs acceptent avoir procédé à l’étude des besoins, et 16,6% des microentrepreneurs ne procèdent pas par cette étude. De même, 61,6% de nos enquêtés, ne tiennent pas leur comptabilité. A peine 38,4% qui la tiennent. A propos de l’utilisation de nouvelles technologiques le tableau n° 1 révèle que 76,8% des microentrepreneurs ne les utilisent pas comme facteur compétitif. Seul 23,2% des microentrepreneurs utilisent les nouvelles technologies comme facteurs compétitifs. Et enfin, 91,4% des microentreprises sont fréquentées et 8,6% ne sont pas beaucoup fréquentées. Tableau n° 2 : Tableau croisé des caractéristiques propres de microentreprises rurales * la performance Variables Modalités Performance en % X2 (P-value) Avoir les Statuts 7,308 0,007** Oui 43,1 Non 22,0 Forme juridique de la microentreprise 2,454 0,293 Entreprise individuelle 28,9 Entreprise familiale 28,4 Société de microentreprise 100,0 Secteur d'activités de la microentreprise 9,657 0,209 Alimentation 33,3 Industrie 14,3 Electricité-Gaz et Eau 66,7 Commerce 27,9 Réparation 0,0 Communication et transfert de fonds 28,6 Pharmaceutique 54,5 Autre 30,4 Connaissance du Chiffre 8,353 0,004** Oui 37,1 Non 14,8 Chiffre d'Affaires initial 10,264 0,016* - 1.000.000 FC 14,5 1.000.000-4.000.000 FC 36,9 4.000.001-7.000.000 FC 34,6 7.000.001-10.000.000 FC 60,0 Source de financement de la microentreprise 4,746 0,314 Crédit commercial 10,0 Fonds internes 30,9 Emprunt auprès d'une banque privée 0,0 Love money 0,0 Autres 32,3 Atteinte des objectifs 0,319 0,572 Oui 28,1 Non 33,3 Avoir un plan d'affaires 9,248 0,002** Oui 50,0 Non 23,1 Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) http://journal-efm.fr 1478 16. Zizien, A., Thiéba, D., & Koutou, V. (2006). Des microentreprises rurales pour créer des emplois et de la richesse. Projet d’Appui aux Micro-Entreprises Rurales (PAMER), Burkina Faso.