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Vol. 3, No. 6, novembre 2025 1512 Revue Internationale de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Revue-IRSI) ISSN: 2960-2823 DETRESSE PSYCHOLOGIQUE DES ADOLESCENTES VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES PAR UN MEMBRE DE LA FAMILLE DANS LA VILLE DE BOMA-RD.CONGO 1. BILOLO NTUMBA Jules (Université Pédagogique de Kananga, RDC) Psychologue Clinicien, Assistant et Doctorant Co-auteur(e)s : 2. AUSSE FURAH Stéphanie (Université de Kinshasa, RDC) Psychologue Sociale, Assistante et Doctorante 3. MAYONGA SABOWA Francine (UNIVERSITE DE KINSHASA, RDC) Psychologue Clinicienne, Assistante et Doctorante 4. MULA ONLA Erick (Université de Kinshasa, RDC) Psychologue clinicien, Assistant et Doctorante 5. MUJINGA KOLONGO Généreuse (Université de Kinshasa, RDC) Psychologue clinicienne et Doctorante Résume Cette étude quantitative, qui s’inscrit dans le cadre de notre pratique de psychologue clinicien et prise en charge psychosociale à l’Hôpital General de Reference de Boma dans la ville de Boma, province de Kongo-Central-RDC, concerne 57 adolescentes violées par un membre de la famille. L’échelle de détresse psychologique(K6) et l’échelle de HAD utilisées dans notre étude., nous ont permis de relever que ces adolescentes se trouvent dans un état de détresse psychologique très élevé générant ainsi les symptômes d’ un état Anxio-dépressif avéré à cause de l’ appréhension sur la relation autour de l’identité de l’auteur et les effets occultes qui accompagnent ce type de violence sexuelle du point de vue ethnopsychopathologique et anthropologique. De ce fait, ces adolescentes développent un état de bien-être précaire, sollicitant une prise en charge psychosociale adéquate d’urgence basé sur les aspects ethnopsychopathologique et anthropologique. Mots-clés: détresse-psychologique, adolescente, violences-sexuelles, famille. Abstract This quantitative study, which is part of our practice as a clinical psychologist and psychosocial care provider at the Boma general reference hospital in the province of Kongo Central-DRC, concerns 57 teenage girls raped by a famally member. The psychological distress scale(K6) and the HAD scale used in this study allowed us to note that these adolescent are in a state of very high psychological distress, thus generating the symptoms of an anxiéty-depressive state proven beacuse of the apprehension about the relationship around the identity of the perpetrator and the hidden effects that accompany this type of sexual violence from the ethnopathological and antropological point of view. As a result, these adolescents develop a precarious state of psychosocial well-being requiring adequate emergency psychosocial care based on ethnopsychopathological and anthropological aspects. Key-words : Psychological distress, adolescent, sexual-violence, family Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17600572
1513 1. Introduction La famille considérée comme une sphère de la socialisation de l’enfant et de l’adolescente pour sa construction, son identité, sa protection ainsi que son épanouissement. Cette dernière est considérée aujourd’hui comme un lieu où se produit les plus de violences sexuelles pour les femmes et les jeunes filles. Selon le Contre Violences sur Mineur(e)s en sigle CVM, (2018), les violences sexuelles désignent tous les actes imposés par une personne à un enfant ou un-e adolescent(e) avec son propre sexe ou le sexe de l’autre. Ainsi ces violences sexuelles incluent notamment, les attouchements, les exhibitions, le viol, l’inceste, le visionnage de vidéos pornographiques, l’extorsion, la prostitution de mineurs. A cet effet, ces violences sont fréquemment commises par un proche de l’enfant qui a une forme d’autorité sur lui entre autre, un membre de la famille, un ami de sa famille ou un professeur sans oublier que ces violences sur mineur(e)s sont aussi commises par les inconnus. Il faut souligner que 1 fille sur 5 et 1 garçons sur 13 dans le monde dit avoir été victimes de violences sexuelles durant leur enfance. Ainsi, ces actes qui sont trop fréquents mais peu révélés se produisent pendant que l’enfant est très jeunes et entrainent des conséquences importantes sur sa santé, son moral et sa manière de grandir. (OMS, 2018) Dans cette même ordre d’idée, les études soulignent que, souvent, les enfants et adolescent(e)s qui subissent ces actes ne savent pas quoi faire ni à qui en parler surtout quand la personne qui commet ces actes est un proche. Ils peuvent avoir peur de cette personne, peur de sa réaction avoir peur de ce qui va se passer ensuite et voire même développer un attachement à son agresseur en refusant de lui causer du tort. Cette attitude que prône la victime ou la survivante ne fera que l’enfoncer dans sa détresse et ne favorisera jamais sa résilience. Cette étude précédente se complète par l’enquête d’Elise et al, (2023) menée en France, portant sur « les violences sexuelles durant l’enfance et l’adolescence : des agressions familiales dont on parle peu » stipule que les agressions sexuelles particulièrement celles subies pendant l’enfance et l’adolescence dans la famille reste difficiles à révéler et les résultats de cette enquête soulignent un total de 4,6 % des femmes et 1,2 % des hommes interrogés rapportent des violences incestueuses avant l’âge de 18 ans. Les violences sont également le fait des ami·es de la famille (2,2 % des femmes et 0,7 % des hommes). Ainsi les violences sexuelles intra et para-familiales sont rapportées par 6,8 % des femmes et 1,9 % des hommes. Les autres violences sexuelles, qui recouvrent différentes situations, sont rapportées par 6,1 % des femmes et 3,7 % des hommes.
1514 Parmi elles, les plus fréquentes sont celles commises par un·e partenaire/ami·e (2,7 % et 0,8 %), un inconnu dans l’espace public (1,7 % et 0,9 %) ou une personne travaillant avec des enfants (0,7 % et 1,3 %). Parmi les personnes qui rapportent des violences sexuelles avant l’âge de 18 ans, 35,7 % des femmes indiquent qu’il s’agissait d’un membre de leur famille contre 21,6 % des hommes. Ces violences contre les jeunes filles par un membre de la famille sont commises dans 96,5 % des cas par un homme ; ce chiffre est de 89,7 % pour les jeunes garçons. Plus précisément, pour les femmes, une violence intrafamiliale sur trois (32,7 %) a été commise par le père ou le beau-père ; les agresseurs sont ensuite les oncles (17,9 %), les cousins (14,4 %) et les frères (14,1 %). Pour les hommes, les principaux agresseurs sont les frères (21,8 %), suivis des pères ou beaux-pères (20,7 %), des cousins (17,8 %) et des oncles (16,7 %). Cependant, en RDC, la question touchant à la violence sexuelle des femmes et des jeunes filles repose sur la partie Est du pays et depuis plus d’une dizaine d’années, les statistiques s’accumulent au sujet des violences sexuelles en contexte de guerre. Par ce fait, la plupart de témoignages des victimes ne sont qu’une statistique de plus, une statistique parmi tant d’autres répertoriés dans les rapports qui, aussitôt publiés, seront rangés dans une étagère ou archivés et l’analyse de ce drame passe toujours par le contexte conflictuel dont les violences sexuelles sont utilisées comme une arme de guerre (AIDSPAN, 2023). Par contre, cette manière de voir les choses fait à ce que les chercheurs, les professionnels et les autorités étatiques perdent de vue sur une autre forme des violences sexuelles qui sème le désespoir dans d’autres régions de la RDC non en guerre dont les conflits de guerre ne sont pas récurrents. De son côté, Linda, (2018) souligne que contrairement aux contextes de guerre ou de conflits, en milieu familial les violences sexuelles sous le toit familial sont monnaie courante aujourd’hui, Il s’agit des jeunes filles et femmes en milieu urbain qui subissent des abus sexuels sous le toit parental et y sont condamnées au silence suivant la loi « des tabous » et les victimes qui se retrouvent face à un individu estimé et respecté dans la famille ont très peu de chance d’être crues. Plusieurs victimes ne dénonceront les agressions sexuelles dont elles ont été victimes que plusieurs semaines, plusieurs mois ou plusieurs années plus tard, et ce, parce qu’elles craignent les représailles des membres de la famille. Il est tout aussi difficile de recueillir des témoignages des victimes des violences sexuelles sous le toit familial que celles perpétrées dans les zones de conflits armés. Dans cette perceptive, le risque de porter la responsabilité d’avoir exposé la famille au déshonneur pèserait lourd face au préjudice subi. Mais en entretenant une sorte de chape de plomb sur les violences sexuelles en milieu familial
1515 pour soi-disant préserver l’honneur et la paix familiale, a-t-on pensé un instant à la souffrance que peuvent endurer les victimes ? En dépit de ce qui précède, nos activités de prise en charge psychosociale des cas des violences basées sur le genre à l’Hôpital Général de Référence de Boma précisément dans la ville de Boma dans la province de Kongo-Central-RDC en tant que psychologue clinicien, nous a permis de centrer notre attention sur l’une de forme de violence sexuelle qui a plus retenu notre attention et cependant, moins prise en compte dans sa particularité par son déni sociétal suite à la non dénonciation de cette dernière. Cette forme qui se nomme violence sexuelle chez les adolescentes et les enfants perpétrées par un membre de la famille (cousin, oncle, papa, grandfrère, grand-père et beau-père…) est à la base d’une grande détresse psychologique chez les victimes (survivantes) ainsi demande suffisamment du travail autour de la victime (survivante) pour son rétablissement en vue d’une résilience. A cet effet, Cette forme de violence invite les professionnels à s’y mettre par un double travail auprès des survivantes (victimes) dont faire une bonne évaluation de la détresse psychologique d’un côté et de l’autre côté, aider les victimes à surmonter les traumatismes psychique ainsi que les accompagner dans la résolution de l’inceste causé par cette forme de violence sous l’approche ethno psychopathologie et anthropologique. Dans notre contexte, c’est l’évaluation de la détresse psychologique et l’appréciation des symptômes des troubles psychologiques (dépression et anxiété) des adolescentes victimes des violences sexuelles par un membre de la famille qui constitue notre problématique et reste au centre de notre article. En mettant en relief les résultats obtenus de l’échelle de détresse psychologique(DK6) et l’échelle de HAD comme vécus par les adolescentes en vue de s’appréhender de la souffrance que cette forme de violence sexuelle cause. 2. Matériels et méthodes 2.1. Méthodes Dans le cadre de cette étude, notre population est constituée des adolescentes victimes de violences sexuelles reçues à l’Hôpital Général de Boma dans la ville de Boma, province du Kongo-Central en RD. Congo. Etant donné que la présente étude s’inscrit dans le cadre de la recherche quantitative, nous optons pour l’échantillon probabiliste du type systématique aléatoire. A cet effet, notre échantillon comprend une taille de 57 sujets. Retenus selon les critères suivants : − Etre adolescente victimes de violences sexuelles dans une durée de 2 semaines ou plus;
1516 − Etre résident dans la ville de Boma ou les périphériques de Boma ; − Etre enregistrer à l’HGR-Boma ; − Etre disponible à participer à cette étude. 2.1.2. Caractéristiques de l’échantillon 2.1.2.1. Tableau n° 1 Répartition des sujets suivant les variables sociodémographiques 2.2. Matériels de récolte des données Pour récolter les données auprès des sujets cibles, nous avons recouru à la méthode clinique objectivante, appuyée par l’échelle de détresse psychologique de Kessler (K6) et l’échelle de HAD. Le choix de ces instruments, nous a permis d’apprécier le degré de la détresse psychologique des adolescentes ainsi que les symptômes de troubles d’anxiété et de dépression que peut générer cette détresse. Variables Modalités f % Etatique 35 61,4 Ecole Privée 22 38,6 Total 57 100,0 Niveau d’étude 7 eme 11 19,3 8eme 10 17,5 1ere 14 24,6 2eme 8 14,0 3eme 9 15,8 4eme 5 8,8 Total 57 100,0 Confession religieuse catholique 21 36,8 protestante 13 22,8 réveil 14 24,6 autres 9 15,8 Total 57 100,0 Période de l’incident avant-midi 9 15,8 Après-midi 15 26,3 soir 14 24,6 nuit 19 33,3 Total 57 100,0
1517 2.2.1. Echelle de détresse psychologique(K6) Crée par Kessler cette échelle a pour but d’évaluer l’état de détresse psychologique chez les sujets. On donne l'échelle qui comprend six questions au sujet et celui-ci choisit la réponse à la case qui lui convient. On lui dit qu'il n'y a pas de bonnes ni de mauvaises réponses. Les items sont cotés sur une échelle de 5 points. Le score maximum est de 24. Cependant, l'échelle K6 est constituée d'un questionnaire portant sur le sentiment de nervosité, de désespoir, d'agitation, de dépression, de découragement et d'inutilité ressenti au cours du dernier mois. Chacun des six items est noté sur 4 points, pour un score total allant de 0 à 24 points Ainsi, son interprétation se fait de la manière suivante : − Score supérieur ou égal à 13 : une maladie grave est probable ; − Score inférieur à 13 : une maladie mentale grave est peu probable 2.2.2. Echelle Had (Hospital Anxiety and Depression Scale) 2.2.2.1. Nature L'échelle HAD est une auto questionnaire structuré de 14 items qui a été développé par Sigmund et Sinaith (1983) afin de dépister les manifestations psychopathologiques les plus courantes. 2.2.2.2. Objectif L'échelle HAD est un instrument qui permet de dépister les troubles anxieux et dépressifs. Elle comporte 14 items côtés de 0 à 3. Sept questions se rapportent à l'anxiété et sept autres à la dimension dépressive, permettant ainsi l'obtention de deux scores (note maximale de chaque score=21). 2.2.2.3.Cotation Pour chaque item, quatre modalités de réponse codées de 0 à 3. Les items d’anxiété (1, 3, 5, 7, 9, 11,13) et de dépression (2, 4, 6, 8, 10, 12, 14) sont alternés. De plus, une alternance dans l’ordre des cotations (de 0 à 3 ou de 3 à 0) a été réalisée pour éviter le biais lié à leur répétition (items inversés). Un score global est calculé en faisant la somme des réponses aux 14 items (varie de 0 à 42), ainsi que deux sous-scores correspondant aux deux sous-échelles (varient de 0 à 21). Plus les scores sont élevés, plus la symptomatologie est sévère selon Zigmond et Snaith, les seuils pour les deux sous-scores permettant d’identifier les cas présentant des symptômes dépressifs ou anxieux, sont les suivants :
1518 − De 0 à 7 : absence de troubles anxieux et de troubles dépressifs ; − De 8 à 10 : troubles anxieux ou dépressifs suspectés ; − De 11 à 21 : troubles anxieux ou dépressifs avérés. 2.2.3. Procédures de collectes des données L’administration de nos instruments a été faite en deux séquences, d’abord un entretien préparatoire et ensuite l'échelle de détresse psychologique(K6) et de HAD. En effet, après avoir obtenu le consentement des concernés, nous les avons reçus une après une dans notre cabinet de consultation. Très souvent, nous avons utilisé le français, lingala, le Kikongo et le Kiyombe (langues du milieu) pour échanger avec nos sujets. Dans ce local calme, nous étions, accompagné de certaines assistantes sociales pour la traduction de français ou Lingala en Kikongo et Kiyombe pour nos sujets. Ces dernières étaient, au départ, mis en confiance avant tout échange. Tout s’est déroulé dans un climat de paix et de sérénité. 2.3. Matériels de traitement des données Compte tenu de la nature quantitative des données récoltées, nous avons recouru au logiciel SPSS version 20 pour l’analyse statistique et traitements de nos données. Nos données étant non-paramétriques nous avons recouru aux statiques descriptives par le calcul des indices de tendances centrales et de dispersion (moyenne et l’écart-type) ainsi que les statistiques inférentielle avec le test de normalité de Kolmogorov, test de corrélation de tau-b de Kendall, le test H de Kruskal Willis et le test U de Whitney. 3. Résultats de l’étude 3.1. Tableau n°2 : Présentation globale des résultats de DK6 (N=57) Indices statistiques Globale échelle Moyenne 14,8421 Ecart-type 2,18591 Le score moyen obtenu est de 14,8421, étant supérieur à la moyenne théorique de 13 au DK6, nous concluons que nos adolescentes présentent un état détresse psychologique élevé suite à
1519 leur violence sexuelle par un membre de la famille. Ainsi, l’écart-type étant de 2,1891 montres sur quel écart ces adolescentes vivent leur détresse psychologique entre elles. 3.2. Tableau n°3 : Présentation globale des résultats de HAD (N=57) Indices statistiques Dimensions de HAD Dépression Anxiété Moyenne 17,9123 17,7895 Ecart-type 2,46606 2,44026 Le score moyen obtenu à l’échelle de HAD pour la dimension de dépressions (17,9123) et (17,7895) pour la dimension de l’anxiété. Se situant dans la valeur allant de 11 à 21. Stipule que la détresse psychologique qu’éprouvent ces adolescentes leur conduit dans un état anxiodepressif avéré. 3.3. Normalité de la distribution et homogénéité des variances 3.3.1. Tableau n° 4: Etude de normalité des distributions de l’échelle de DK6 à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov Les probabilités associées des notes de l’échelle de DK6 (0.00) sont inférieures au seuil de 0.05. Ainsi, nous rejetons l’hypothèse nulle de manque de différence entre la distribution des notes de l’échelle de DK6. Dans cette optique, nous pouvons conclure que la distribution des notes de l’échelle de DK6 n’est pas normale. 3.3.2. Tableau n° 5: Etude de normalité des distributions de l’échelle de HAD à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov Indices statistiques DK6 P Kolmogorov-Smirnov Z ,181 0,05 Asymp. Sig. (2-tailed) ,000 Indices statistiques Anxiété Dépression P Kolmogorov-Smirnov Z ,181 ,310 0,05 Asymp. Sig. (2-tailed) ,000 ,000
1520 Les probabilités associées des notes HAD (anxiété et dépression) (0.00) sont inférieures à 0.05. Ainsi, nous rejetons l’hypothèse nulle de manque de différence entre la distribution des notes de HAD et une distribution théoriquement normale. Dans cette optique, nous pouvons conclure que la distribution des notes de HAD n’est pas aussi normale. 3.4. Corrélation entre DK6 et HAD Voulant vérifier la corrélation entre les scores des adolescentes au DK6 et HAD nous avons recouru au coefficient de corrélation de Tau-b de Kendall. Le choix de ce coefficient se justifie par les faits que nos données sont non-métriques et ne suivent pas une distribution normale. Signalons par ailleurs que la valeur du Tau-b de Kendall varie de -1 à 1. Une valeur positive de tau-b indique une association positive, tandis qu'une valeur négative indique une association négative. Plus la valeur de tau-b est proche de -1 ou 1, plus la corrélation entre les variables est forte. Lorsque la valeur de tau est proche de zéro, il n’y a pas de corrélation entre les variables (Field cité par Makumole et als, 2024). 3.4.1. Tableau n° 6 relation entre DK6 et HAD Légende : − DK6 : détresse psychologique de Kessler ; − HA : échelle de HAD dimension anxiété ; − HD : échelle de HAD dimension dépression. D’une manière générale, il existe une relation entre les notes de DK6 et les notes de HAD cependant leur particularité indique qu’il existe une corrélation négative faible statistiquement significative entre les notes de l’échelle de DK6 et la dimension d’anxiété de l’échelle de HAD. (p<0,01 : r= -,038) par contre les notes de DK6 et celles de HAD dans sa dimension de dépression révèlent une relation positive statistiquement significative (p<0,01 : r=,015) ainsi qu’une relation négative statistiquement très significative entre les notes de dépression et de l’anxiété. (p<0,01 : r=,015). Indices DK6 HA HD DK6 1,000 -,038 ,015 . ,730 ,896 HA 1,000 -,221* . ,041 HD 1,000 .
1527 de la famille dans la ville de Boma-RDC » dont les objectifs étaient d’évaluer la détresse psychologique et d’apprécier les symptômes de troubles de dépression et d’anxiété auprès de ces adolescentes violées, prouve à suffisance que les violences sexuelles subies d’un membre de la famille sont à la base d’une détresse psychologique très élevé, marquée par la présence des symptômes de troubles de l’anxiété et de dépression avérés, rendant ainsi l’ état de bienêtre des adolescentes précaire. Par contre, en dehors d’être à la base des symptômes de troubles Anxio-dépressifs et autres, elles génèrent surtout une appréhension autour de l’identité du bourreau et des effets occultes attribués à cette forme de violences sexuelles pour un double travail du point vue ethno-psychopathologique et anthropologique chez les adolescentes contactées dans cette région dont les professionnels doivent considérés pendant l’accompagnement du type de ce cas. Bibliographie 1) AIDSPAN (2023) impuissante : le cri des jeunes femmes violées sous le toit familial, OFM edition 151. 2) Camirand, H. & Nahou, V. (2008). La détresse psychologique chez les Québécois en 2005. Série d'enquête sur la santé dans la collectivité canadienne. En ligne http//www. Stat.gruv.qc.ca/statistiques/santé/bulletin/zoomsanté200809.pdf 3) Diamiani C, (2011) psychotherapie post-traumatique et reparation : in figure et traitement du traumatisme. Paris, Dunod. 4) Elise, M., Nathalie, B, Jeanna-eve, P. (2023) violences sexuelles durant l’enfance et l’adolescence : des agressions familiales dont on parle peu, Population et Société France n° 612. 5) Gilsanz M., (2024) Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence : « violences sexuelles chez les mineurs et consequences psychopathologiques à l’adolescence : aspects historiques et contemporains » volume 72, Issue 1 P. 1-8. 6) Larousse, P. (2010). Larousse français. Paris 7) Lenyur, L. & Tessier, R. (1987). « Stress et stresseurs : une mesure de la dimension chronique. » In Revue québécoise de psychologie, 8(1), 54-66. 8) Linda, M. (2018) recall of chilhood trauma : A prospective study of women’s memories of child sexual abuse : souvenirs de traumatismes de l’enfance : une étude prospective, journal of consulting and clinical psychologie, 1994, vol. 62, N°6,1167,1176. 9) Mc cubbin, Hi, Jour, C.B, Cauble, A.E., Comeau, J.K., Pallerson, J.M. & Needler, R.H. (1980). « Family stress, coping anf social support : A décade review ». In Journal of mariage And family, 42(4), 855-872. 10) OMS. (2020). Adolescent. Geneve.