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Journée de la coopération internationale 2024

Geneva Health Forum

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COOPÉRATION HOSPITALIÈRE INTERNATIONALE Comment promouvoir un partenariat éthique et responsable ? AP-HP Assistance Publique - Hôpitaux de Paris AP-HM Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille CHI Coopération Hospitalière Internationale CHU Centre Hospitalier Universitaire CIOMS Conseil des Organisations Internationales des Sciences Médicales CoReg Projet de coopération régionale du Plan de développement France-Comores DFEA Direction de la Formation, des Études et de l’Accès DGOS Direction Générale de l’Offre de Soins FIH Fédération Internationale des Hôpitaux GES Gaz à Effet de Serre HG Hôpital Général HUG Hôpitaux Universitaires de Genève KFPE Commission pour le Partenariat dans la Recherche avec les Pays en Développement (en Suisse) LMIC Lowand Middle-Income Countries (Pays à revenu faible et intermédiaire) OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non Gouvernementale UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture UNIL Université de Lausanne 2 Acronymes 3 Recommandations 1. Développer et mettre en place une stratégie de Coopération Hospitalière Internationale (CHI) éthique et responsable Défis 1 : Solidarité et réciprocité des échanges Reconnaître et encourager la réciprocité des échanges Reconnaître l’inégalité des ressources et ne pas la renforcer Coordonner et concentrer les ressources Mettre le patient au centre de la réflexion du partenariat dès son élaboration Défis 2 : Humilité, sensibilisation culturelle et respect mutuel Changement de lexique pour accentuer la réciprocité des échanges : on ne parle plus de médecine humanitaire mais de projets de coopération internationale Garder une autonomie et assurer une proactivité de la part des LMIC Faciliter l’accès administratif pour éviter des frais unilatéraux de la part des LMIC Défis 3 : Compliance avec les lois, les normes et les codes de conduite Faciliter l’accès et simplifier les procédures Développement de comités d’éthique nationaux Multidisciplinarité des équipes élaborant des projets de CHI - écosystème en santé Défis 4 : Durabilité des projets et renforcement des capacités Institutionnaliser les projets Fixer des objectifs généraux à long terme, tout en gardant une flexibilité en fonction du contexte Capitalisation Intégrer les projets dans les politiques sanitaires des pays Défis 5 : Responsabilité partagée en CHI Définition des objectifs communs Indicateurs de suivi et de performance Définir en avance les responsabilités, via la conception et la signature des contrats de coopération Mettre les bénéficiaires au centre des projets 4 Défis 1 : Choix de la problématique de recherche Faire un état des lieux des publications scientifiques locales partageable et transparent Participation de représentants des populations locales concernées pour le choix de la problématique de recherche Financer des études à petite échelle Instaurer une gouvernance de la recherche Défis 2 : Choix des partenaires Multidisciplinarité des partenariats Institutionnalisation des projets Défis 3 : Financement Financement collectif de la recherche par l’ensemble des partenaires Transparence des sources de financement Accessibilité aux financements Mesurer l’effort de recherche et de publication sans source de financement Inclusion de formation dans le budget de recherche Défis 4 : Respect des lois et des réglementations Réaliser un état des lieux préalable de la réglementation de la recherche clinique S’assurer de la formation de tous les partenaires en éthique médicale Partager un retour d’expérience concret sur les procédures réglementaires mises en place pour assurer le bon déroulement de la recherche Élaboration de règles de bonnes pratiques en collaboration internationale Défis 5 : Protection des données personnelles Formation des équipes locales à l’analyse autonome de leurs propres données Renforcement des compétences de stockage de données des pays partenaires Harmonisation précoce de la gestion des données Défis 6 : Participants et consentement libre et éclairé Sensibilisation holistique de la population à leurs données personnelles Importance de l’anonymisation et de la confidentialité des documents sensibles Intégration du patient dans le système de soin au-delà de l’étude Défis 7 : Balance risques-bénéfices Communication claire des résultats aux patients et aux institutions Accompagner des programmes de santé publique par la recherche 2. Développer des projets de recherche internationaux éthiques et responsables dans le contexte de la CHI 5 Défis au niveau de la gouvernance et défis au niveau des opérations Banque de données des facteurs d’émissions Établissement d’outils homogènes de calculs et de feuilles de route de décarbonation et de résilience adaptées à la situation Formations à plusieurs niveaux Élaboration et évaluation des progrès Rôle des bailleurs pour soutenir la décarbonation des projets qu’ils financent via un accompagnement dans une optique de développer un standard minimum Networking international et partenariats Utilisations de feuilles de routes de décarbonation Plaidoyer des décideurs pour appuyer les initiatives individuelles et leur donner une crédibilité dans la recherche de soutien notamment financier 3. Durabilité environnementale, décarbonation et résilience climatique dans le contexte de la CHI Présentation générale La Coopération Hospitalo-universitaire Internationale (CHI) existe depuis de nombreuses années. Qu’il s’agisse de coopérations NordSud, Sud-Sud ou Nord-Nord, les projets se développent dans les domaines variés que sont la recherche, l’enseignement et le renforcement de l’offre de soins. Depuis les années 70, les pratiques des communautés hospitalières ont profondément évolué à la lumière des enjeux de santé publique que sont par exemple la transition épidémiologique ou la santé environnementale. Les perceptions éthiques dans les soins et la recherche ont également été profondément revisitées. Des attentes légitimes et partagées visent une équité Nord-Sud dans les projets de CHI que ce soit dans les objectifs, les modalités de mise en œuvre ou les financements. Les forces et faiblesses des systèmes de santé mises en évidence lors de la pandémie COVID-19 imposent également de réfléchir à nos pratiques. Les efforts nécessaires de décarbonation dans les soins sont pareillement attendus dans les projets de CHI. Le 29 mai 2024, plus de 80 participants-es se sont retrouvés-ées aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) / Suisse, afin de soulever ces questionnements en associant étroitement les différents acteurs concernés et en s’accordant sur les bonnes pratiques à promouvoir. Structure de la journée de CHI Mots de bienvenue M. Alain KOLLY, Direction Générale, HUG M. Lionel CALENGE, Directeur Général, CHU de La Réunion Pr. Antoine GEISSBUHLER, Doyen de la Faculté de Médecine, Université de Genève Mme Sonia ROSCHNIK, Directrice Exécutive, Geneva Sustainability Centre Séance plénière Ayant comme objectif de sensibiliser l’auditoire et de donner clés et pistes de réflexion sur la thématique, des présentations d’outils existants pour intégrer les notions d’éthique, de RSE et de développement durable ont été exposées ainsi qu’un projet de CHI. La séance a été modéré par le Dr Arnaud BROU, Chef de projet CoReg Comores, Expertise France. Panel d’intervenants Pr. François CHAPPUIS, Chef du Service de Médecine Tropicale et Humanitaire, HUG : Principes de la Commission pour les partenariats de recherche avec les pays en développement / Académie des sciences naturelles Pre Samia HURST, Bioéthicienne, Université de Genève : Enjeux éthiques de la CHI M. Bruno JOCHUM, Climate Action Accelerator : CHI et durabilité Dre Anata BARA, représentante du Ministère de la santé du Burkina Faso : Exemple d’un partenariat sur la chirurgie pédiatrique à BoboDioulasso Mme Sophie INGLIN, Co-directrice du programme The Geneva Project in Global Children’s Surgery Pre Barbara WILDHABER, Médecin cheffe du Service de chirurgie pédiatrique, HUG 6 Captation vidéo de la séance plénière journée CHI www.youtube.com/watch?v=dkphXfOsCe4 N°1 Développer et mettre en place une stratégie de Coopération Hospitalière Internationale (CHI) éthique et responsable Le contexte actuel de la coopération hospitalière internationale est marqué par des défis complexes et des disparités significatives en matière de ressources (humaines et matérielles), d’accès aux soins de santé et de priorités sanitaires. En ce sens, les collaborations entre établissements hospitaliers de différentes régions du monde sont essentielles pour relever les défis de santé mondiale, tels que par exemple la recrudescence de maladies infectieuses à risque pandémique, les défis sanitaires dus au réchauffement climatique ou encore les urgences humanitaires. Ces partenariats représentent également des opportunités pour renforcer, mutuellement, les compétences et les capacités des équipes médico-soignantes. Cependant, cette collaboration ne peut être entreprise de manière efficace et responsable sans une réflexion approfondie sur les enjeux éthiques qui l’entourent. Les disparités économiques entre les pays, les différences culturelles et les systèmes de santé variés impliquent une attention accrue aux besoins spécifiques des communautés avec qui les projets de coopération sont menés afin de s’assurer de la durabilité des solutions proposées. Cet atelier avait pour ambition de créer un espace propice à la réflexion collective et à la formulation de stratégies concrètes pour une collaboration hospitalière mondiale respectueuse des principes éthiques. Cette journée nous a offert des opportunités d’apprentissage, de collaboration et de sensibilisation aux enjeux mondiaux de la santé. Elle permettra de renforcer nos pratiques de coopération hospitalière internationale et d’améliorer nos compétences interculturelles. Réfléchir aux enjeux éthiques de la coopération hospitalière n’est pas seulement une question de conformité morale, mais aussi un impératif pour construire des partenariats durables. En créant un cadre éthique solide, la coopération hospitalière internationale peut devenir un levier puissant pour améliorer la santé mondiale de manière équitable, durable et respectueuse des droits humains. Modération Mme Manuella POTHIN, Directrice de la coopération, CHU de la Réunion M. Sophien HORRI, Anthropologue de la santé, CHU de La Réunion N°2 Développer des projets de recherche internationaux éthiques et responsables dans le contexte de la CHI Dans un monde de plus en plus interconnecté, la collaboration entre chercheurs de différents horizons est essentielle pour générer des connaissances innovantes et développer des solutions adaptées à des enjeux mondiaux. La recherche en santé a pour but de soutenir les systèmes de santé en proposant des solutions efficaces et pérennes aux défis sanitaires. Elle doit permettre aux hôpitaux d’améliorer leurs prestations. Elle doit donc répondre à des priorités locales et est d’autant plus nécessaire dans les pays à faible et moyen revenu. Cependant, cette collaboration en recherche soulève également des questions éthiques cruciales. Les disparités en termes de financement, d’accès aux ressources et de capacités de recherche peuvent créer des dynamiques inéquitables entre les partenaires. La sensibilité aux contextes culturels, aux normes éthiques locales et au consentement éclairé des participants est également cruciale. La recherche doit être menée de manière respectueuse et inclusive, en évitant toute exploitation potentielle des populations étudiées. Modération Dre Maimouna MAHAMAT, Hôpital Général de Yaoundé / Cameroun Dre Olga DE SANTIS, CHU de La Réunion 7 3 ateliers thématiques N°3 Durabilité environnementale, décarbonation et résilience climatique dans le contexte de la CHI Le secteur des soins de santé est responsable de 5.2 % du total des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi à détériorer la santé des populations et de la planète. Des mesures sont possibles pour réduire cet impact et de nombreuses initiatives fleurissent à l’international, nous encourageant ainsi à repenser notre manière de soigner l’humain et l’environnement. Le Geneva Sustainability Centre, créé en 2022 par la Fédération Internationale des Hôpitaux, a pour mission d’apporter son soutien aux leaders d’hôpitaux pour les accompagner dans cette transition vers des soins durables et résilients. Cela encourage à s’interroger sur le rôle de la coopération hospitalière internationale pour promouvoir la décarbonation des soins et la résilience, au sein même de sa pratique et des projets soutenus. Modération Mme Sonia ROSCHNIK, Directrice Exécutive, Geneva Sustainability Centre M. Yves GIEBENS, Head of Hospital Services Program, Comité International de la Croix-Rouge Co-organisation CHU de La Réunion www.chu-reunion.fr Fédération Internationale des Hôpitaux https://ihf-fih.org Hôpitaux Universitaires de Genève www.hug.ch/engagement-humanitaire Geneva Health Forum https://genevahealthforum.com 8 Plus d’information sur la journée CHI https://cooperationhospitaliere.genevahealthforum.com Atelier 1 Stratégie éthique et responsable dans les projets de coopération hospitalière internationale Défis 4 Durabilité des projets et renforcement des capacités Les projets doivent apporter des gains mutuels à long terme, et non se limiter à des solutions temporaires. Les défis incluent un turn-over élevé du personnel soignant, des évolutions sociétales, et la nécessité de formation pour les personnes retournant dans leur pays d’origine. Un financement adéquat est également essentiel pour soutenir les professionnels de santé investis dans les projets. Recommandations Institutionnaliser les projets Les projets ne doivent pas dépendre uniquement de la motivation d’une personne. Définir des objectifs communs et permettre l’adaptabilité en fonction des changements de personnel et de direction. Les projets doivent rester flexibles financièrement et administrativement. Fixer des objectifs généraux à long terme, tout en gardant une flexibilité en fonction du contexte Établir des objectifs généraux pour la durabilité tout en maintenant une flexibilité pour ajuster les projets en fonction du contexte évolutif. Capitalisation Mettre en commun les succès et les échecs de chaque projet pour tirer des leçons et appliquer les améliorations nécessaires aux projets futurs. Intégrer les projets dans les politiques sanitaires des pays Assurer que les projets de CHI sont alignés avec les politiques sanitaires des pays concernés pour garantir leur intégration et leur durabilité à long terme. Défis 5 Responsabilité partagée en CHI Pour une CHI réussie, il est nécessaire de mettre en place des cadres de suivi, d’évaluation et d’apprentissage dès le début du partenariat. Les différences de vision et de performance, ainsi que les priorités variées entre les pays à revenu faible et intermédiaire et les pays à hauts revenus, rendent crucial le partage des risques et la gestion des impacts d’image. Recommandations Définition des objectifs communs Établir des objectifs clairs dès le début du projet pour que les résultats de la collaboration bénéficient à toutes les parties. Évaluer les besoins des pays, des régions, des districts, voire des institutions, avant l’élaboration du projet pour garantir que les objectifs répondent aux attentes des partenaires. Indicateurs de suivi et de performance Développer des indicateurs de suivi mesurables pour assurer la transparence et favoriser la cohésion entre les partenaires. Les indicateurs doivent permettre de « parler le même langage » et d’évaluer objectivement les résultats. Définir en avance les responsabilités, via la conception et la signature des contrats de coopération Clarifier les responsabilités dès la conception et la signature des contrats de coopération. Établir des mécanismes pour partager les risques en cas d’échec, y compris la gestion des impacts d’image et le désengagement, afin de partager équitablement le fardeau. Mettre les bénéficiaires au centre des projets Assurer que les projets de CHI placent le patient et leurs proches au cœur de leur conception. Les résultats primaires doivent toujours se concentrer sur les bénéfices pour les patients et leurs proches, permettant ainsi une évaluation effective des impacts des projets. 16 Atelier 1 – Stratégie éthique et responsable dans les projets de coopération hospitalière internationale 17 Modération HORRI Sophien, CHU Réunion POTHIN Manuella, CHU Réunion Bibliographie Adams, V., Novotny, T. E., & Leslie, H. (2008). Global health diplomacy. Medical anthropology, 27(4), 315-323. Blanchet, P. (2009). La réflexivité comme condition et comme objectif d’une recherche scientifique humaine et sociale. Cahiers de sociolinguistique, (1), 145-152. Bourassa, M., Bélair, L., & Chevalier, J. (2007). Les outils de la recherche participative. Éducation et francophonie, 35(2), 1-11. Chauviré, C. (2010). La philosophie comme description de l’ordinaire chez Peirce et chez Wittgenstein. Archives de philosophie, 73(1), 81-91. Fassin, D. (2004). Biopolitique. Dictionnaire de la pensée médicale, 176-179. Fassin, D. (2006). La biopolitique n’est pas une politique de la vie. Sociologie et sociétés, 38(2), 35-48. Foucault, M. (2004). Naissance de la biopolitique : cours au Collège de France (1978-1979). Glissant, É. (1997). Poetics of relation. University of Michigan Press. Guay, E., & Godrie, B. (2020). Démocratiser l’éthique de la recherche participative : production de connaissances, transformation sociale et communautés de pratique. SociologieS. Prasad, S., Aldrink, M., Compton, B., Lasker, J., Donkor, P., Weakliam, D., ... & Balasubramaniam, R. (2022). Global health partnerships and the brocher declaration: principles for ethical shortterm engagements in global health. Annals of Global Health, 88(1). World Humanities Forum, « Déclaration de Busan : vers un nouvel humanisme pour le 21èmesiècle ». Disponible sur : https://unesdoc.unesco.org/search/N-EXPLORE7ea50ecc-7298-408c-8e31-cee647ed27ca Participantes et participants ABBET Estelle, UNI, Suisse ABOU BACAR Ahmed, Mayo Bio, France ACHAB Sophia, HUG, Suisse ASSANE Mohamed, Centre Hospitalier de Référence Insulaire Fomboni Mohéli, Union des Comores BEAUVILLE Charlotte, UNIL, Suisse BROU Tanoh Arnaud, Expertise France, Comores BURDET Alain, AP-HP, France CALENGE Lionel, CHU Réunion, France CHAPPLAIN Jean-Marc, CHU Rennes, France DAVID Claudie, MIPIH/SIB, France DETRAZ Sylvie, HUG, Suisse GAMPENE BARA Anata, Ministère de la santé et de l’hygiène publique, Burkina Faso GIOVANNACCI Nathalie, HUG, Suisse GONZALEZ Iveth J., Terre des hommes foundation, Suisse IANNOTTI Giannina Rita, HUG, Suisse JUNOD Jean-Daniel, HUG, Suisse LECLERCQ Charlotte, HUG, Suisse MAYE VOUTAT Véronique, HUG, Suisse MOLON Annamaria, Hôpitaux Universitaires de Marseille - AP-HM, France OLLER DOMINGO Xènia, HUG, Suisse ROMBALDI Sylvie, HUG, Suisse SIZONENKO Stéphane, DFEA, Suisse VOGEL Thomas, HUG, Suisse VON THEOBALD Peter, CHU Réunion, France WILDHABER Barbara, HUG, Suisse ZIMMERMANN Kathrine, HUG, Suisse Atelier 1 – Stratégie éthique et responsable dans les projets de coopération hospitalière internationale Atelier 2 Recherche éthique et responsable dans le cadre dela coopération hospitalière internationale Éléments de contexte Au cours du XXe siècle, plusieurs événements historiques ont façonné les principes éthiques qui guident la recherche clinique moderne. Parmi ceux-ci, le jugement du procès des médecins de Nuremberg dans lequel le code de Nuremberg énonce 10 principes éthiques en recherche sur l’être humain. En 1964, la Déclaration de Helsinki a été publiée par l’Association médicale mondiale et énonce un ensemble de principes éthiques reconnus à l’international. Ces documents ont joué un rôle crucial en établissant des normes éthiques internationalement reconnues pour la recherche impliquant des êtres humains. À la suite d’un scandale portant sur l’étude de Tuskegee sur la syphilis aux États-Unis, en 1979 est publié le rapport de Belmont proposant trois principes essentiels sur lesquels doit reposer la recherche sur l’être humain : 1. Respect de la personne (autonomie, protection) ; 2. Non-malfaisance et bienfaisance ; 3. Justice. Des défis sont rencontrés dès la définition de ces principes. Ces principes peuvent être universels mais leur application peut différer selon la culture locale. Par exemple, le principe d’autonomie n’est pas compris de la même façon selon les pays et les cultures. Par ailleurs, ces principes sont majoritairement rédigés par des individus issus de milieux privilégiés et provenant de pays à haut revenus, ce qui peut participer à une diffusion de la culture occidentale voire à une forme de néocolonialisme. Il devient donc nécessaire d’inclure une diversité de profils et de cultures dans l’élaboration de recommandations éthiques. Le conseil des organisations internationales en sciences médicales (Council of international organizations in medical science – CIOMS), dépendant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences, et la culture (UNESCO), a publié en 2016 les directives éthiques en recherche internationale et en 2021 le consensus sur la recherche clinique dans des contextes à bas revenus. La commission suisse pour la recherche en partenariat avec des pays à ressources limitées (KFPE) de l’académie suisse des sciences naturelles a publié en 2012 un guide de bonnes pratiques sur la recherche en partenariats internationaux exposant 11 principes et 7 questions. Ces documents ont servi de référence et ont permis de construire la trame de discussion de l’atelier. Objectif de l’atelier L’objectif de l’atelier était de produire un document court et simple sous forme d’une checklist de recommandations à diffuser largement, qui devra permettre aussi bien aux chercheurs qu’aux institutions, aux financeurs et aux acteurs politiques, d’appréhender les projets de recherche avec un œil avisé pour le respect de l’éthique de la recherche à l’international. Méthodologie Un cadre définissant différents défis concernant le respect de l’éthique dans les projets de recherche internationaux faisant intervenir des partenariats entre pays à bas et haut revenus a été élaboré en amont de l’atelier par l’équipe en charge de l’organisation et de la modération de l’atelier. À la suite d’une conférence plénière sur la thématique de l’éthique en coopération hospitalière internationale, douze acteurs, provenant du Sud global et du Nord global, intéressés et impliqués dans la thématique, ont été réunis autour d’une table durant un atelier de trois heures afin d’échanger et de partager leurs expériences en suivant le fil conducteur des différents défis. Les recommandations suivantes sont le fruit d’un travail collaboratif d’intelligence collective. 19 Atelier 2 – Recherche éthique et responsable dans le cadre dela coopération hospitalière internationale Défis 1 Choix de la problématique de recherche Le défi du choix de la problématique de recherche en coopération internationale réside dans l’harmonisation des agendas des partenaires, évitant les déséquilibres de bénéfices entre les parties. De plus, l’opportunisme financier peut mener à des lacunes scientifiques sur des questions prioritaires pour les pays à revenu faible et intermédiaire. Les limitations structurelles, telles que les intérêts personnels ou académiques des chercheurs, peuvent également influencer les décisions. Pour relever ce défi, il est crucial d’impliquer précocement les participants et bénéficiaires dans le processus de recherche. Recommandations Faire un état des lieux des publications scientifiques locales partageable et transparent Cible : Institutions de recherche Réaliser un état des lieux des publications scientifiques locales, en prêtant attention aux auteurs principaux (premiers et derniers auteurs) et aux collaborations existantes entre chercheurs locaux. Utiliser des outils de bibliométrie pour analyser les institutions et les contributions de chaque institution. Identifier grâce à cet état des lieux, les principales problématiques de recherche traitées et créer ainsi une carte d’identité scientifique de la région ou du pays concerné. Cet outil, ne mettant en lumière que les travaux publiés, permettra d’identifier les ’gaps’ de recherche ou vide scientifique. Cette cartographie réalisée devra être partageable et transparente pour tous les décideurs et chercheurs intéressés à travailler dans la région ou le pays concerné. Cette méthodologie a été mise en place par le CHU de Martinique en 2023 dans le cadre d’un projet de coopération scientifique dans la Caraïbe intitulé DOSCCAR, dont le site internet dédié est accessible : www.dosccar.com Participation de représentants des populations locales concernées pour le choix de la problématique de recherche Cible : Investigateurs et promoteurs Créer des opportunités de dialogue et d’échange avec les populations locales et les inclure dans le choix des sujets de recherche, en adoptant une approche ascendante (« bottom-up ») qui valorise la participation bilatérale et identifie les besoins réels des populations locales. Financer des études à petite échelle Cible : Bailleurs Offrir des opportunités de financement pour des études à petite échelle, sur des thématiques locales ou communautaires, conçues par des acteurs locaux autour de problématiques spécifiques. Ces études peuvent fournir des données préliminaires précieuses et ouvrir la voie à des financements plus importants et à des recherches plus approfondies par la suite. Instaurer une gouvernance de la recherche Cible : État L’État ou un consortium d’institutions de recherche et de décideurs locaux devrait établir une instance de gouvernance de la recherche. Cette structure permettrait d’avoir une vision globale des questions de recherche, des acteurs impliqués et des bailleurs de fonds, facilitant ainsi la répartition des besoins et l’identification des thématiques prioritaires, tout en évitant la fragmentation par des recherches en silo. 20 Atelier 2 – Recherche éthique et responsable dans le cadre dela coopération hospitalière internationale Défis 2 Choix des partenaires Le choix des partenaires de recherche peut entrer en conflit avec le principe de justice. En effet, la géopolitique peut influencer les partenariats entre les universités et donc la recherche. Les capacités des différents partenaires à trouver des financements peut également peser dans la balance. Enfin, la fragilité de certaines institutions partenaires peut risquer de mettre en suspens des travaux en raison de changement d’organigramme par exemple. Recommandations Multidisciplinarité des partenariats Cible : Investigateurs et promoteurs Favoriser les partenariats multidisciplinaires incluant des organismes publics, privés, académiques et à but non lucratif. Travailler avec divers corps de métiers et organisations pour enrichir les perspectives et renforcer la robustesse des projets de recherche. Institutionnalisation des projets Cible : Promoteurs Mettre en place des conventions et des réseaux institutionnalisés pour garantir la continuité des projets de recherche. Cela permet de minimiser les risques liés à la dépendance envers un seul individu, en assurant que les projets puissent se poursuivre malgré les départs ou les changements au sein des équipes. Bien évidemment, la réussite de certains projets de recherche en coopération va être basée sur l’engagement individuel fort du ou des porteurs et initiateurs du projet et la bonne réussite du partenariat sera basée sur la confiance et le respect mutuel entre les chercheurs. Ces relations et engagements individuels doivent être pérennisés par un ancrage institutionnel. Défis 3 Financement Comment le financement influence-t-il le sujet de la recherche ? Dérive due à l’opportunisme de la recherche au détriment du sujet, les institutions de recherche des pays à ressources limitées sont dépendantes des financements de projet pour fonctionner. Cet opportunisme tend à créer un certain vide scientifique avec des problématiques non traitées car ne correspondant pas aux priorités des bailleurs. Il a pu être rapporté une surexploitation de concepts ou mots clés types « One-health » afin d’entrer dans le cadre de certains appels à projet. Les financements proviennent principalement de bailleurs du Nord global et répondent aux priorités de ces derniers qui ne correspondent pas forcément aux priorités locales du site de recherche. Les sources de financement peuvent participer à créer une incohérence entre les recherches réalisées et les besoins réels dans les populations du Sud global. Recommandations Financement collectif de la recherche par l’ensemble des partenaires Cible : Promoteurs et bailleurs Dans l’idéal une participation égale des partenaires au financement de la recherche est souhaitée. Cependant, cet idéal est en réalité difficile voire impossible à mettre en place en raison de l’inégalité des ressources financières des partenaires. Il est donc important de valoriser la mise à disposition de ressources humaines, administratives ou immobilières du partenaire n’étant pas en capacité de mobiliser du financement. 21 Atelier 2 – Recherche éthique et responsable dans le cadre dela coopération hospitalière internationale Transparence des sources de financement Cible : Promoteurs et bailleurs Pour garantir un soutien financier efficace à la recherche, il est essentiel d’inclure tous les partenaires dans les échanges avec le financeur. Cette approche collaborative permet de s’assurer que les besoins et les attentes de chaque partie prenante soient pris en compte, renforçant ainsi la transparence et la confiance mutuelle. En impliquant activement chaque partenaire, nous pouvons mieux coordonner nos efforts, optimiser l’allocation des ressources et garantir une compréhension commune des objectifs et des priorités du projet. Accessibilité aux financements Cible : Investigateurs, promoteurs et bailleurs Pour améliorer l’accessibilité aux financements de la recherche, il est crucial de commencer par effectuer un état des lieux complet de l’ensemble des financements disponibles dans la zone. Cette cartographie permettrait de mieux identifier les opportunités et de cibler efficacement les sources potentielles. Afin de rendre ces opportunités accessibles à tous les partenaires, il est nécessaire de simplifier et de traduire les appels à projets, rendant les informations claires et compréhensibles pour tous. Par ailleurs, offrir un appui technique et une formation adéquate aux partenaires sur les procédures de recherche de financement et sur la soumission des dossiers de demande est indispensable. Cela garantit que chaque partenaire est bien équipé pour naviguer dans le processus complexe de financement. Enfin, multiplier les organismes et corps de métier partenaires permet de diversifier les sources de financement envisageables, augmentant ainsi les chances de succès et la résilience financière des projets de recherche. Mesurer l’effort de recherche et de publication sans source de financement Cible : État, institutions de recherche, journaux scientifiques à comité de lecture Les études locales menées sans financement formel témoignent d’une motivation intrinsèque et d’une identification claire des priorités locales. Il est primordial de trouver des moyens de mesurer l’effort déployé dans la publication de ces études sans financement et de valoriser ces initiatives. Reconnaître et soutenir ces efforts permettrait de promouvoir la recherche locale, souvent riche en perspectives et en données spécifiques, tout en renforçant l’engagement communautaire et en encourageant la contribution continue à la connaissance scientifique et sociale. Cette reconnaissance pourrait également encourager d’autres chercheurs à s’engager dans des études pertinentes pour leur communauté, même en l’absence de ressources financières formelles, favorisant ainsi un échange d’idées et de pratiques bénéfique à l’échelle locale et au-delà. Inclusion de formation dans le budget de recherche Cible : Investigateurs, promoteurs et bailleurs Enfin, pour assurer la pérennité des projets de recherche, il semble essentiel d’inclure un budget formation dans tous les projets de recherche afin d’augmenter les capacités locales en recherche et ainsi d’assurer la continuité du projet dans une perspective locale. 22 Atelier 2 – Recherche éthique et responsable dans le cadre dela coopération hospitalière internationale Défis 4 Respect des lois et des réglementations Respecter les lois et réglementations de tous les pays partenaires d’une recherche est essentiel sur le plan éthique. Cependant, ces exigences réglementaires peuvent être perçues comme un frein à la recherche. En pratique, plusieurs défis se présentent : la formation adéquate des commissions d’éthique dans chaque pays partenaire et la localisation des informations sur les lois et réglementations en vigueur dans ces pays. Recommandations Réaliser un état des lieux préalable de la réglementation de la recherche clinique Cible : Investigateurs de chaque pays partenaire et promoteurs Réaliser un état des lieux de la réglementation existante autour de la recherche clinique, et notamment de la présence de comités d’éthiques et de leur fonctionnement, est essentiel pour comprendre le paysage éthique des partenaires impliqués dans la recherche. Cette démarche permet d’identifier les normes éthiques locales et d’adapter les pratiques de recherche en conséquence, favorisant ainsi une collaboration efficace et respectueuse des standards éthiques de chaque pays partenaire. S’assurer de la formation de tous les partenaires en éthique médicale Cible : Investigateur principal et promoteur Il est important de mettre l’accent sur la formation de tous les partenaires en éthique médicale, particulièrement dans les régions où les formations formelles en éthique sont limitées. Cette formation doit toutefois veiller à ne pas imposer une vision occidentale de l’éthique, en privilégiant une approche transculturelle afin d’éviter les dynamiques de pouvoir. Partager un retour d’expérience concret sur les procédures réglementaires mises en place pour assurer le bon déroulement de la recherche Cible : Investigateurs, journaux scientifiques Partager un retour d’expérience concret sur les procédures réglementaires mises en place pour assurer le bon déroulement de la recherche est essentiel. Les journaux scientifiques pourraient exiger, au même titre qu’ils demandent un rapport de consultation éthique, un retour d’expérience sur ces procédures. Cela implique de discuter des étapes spécifiques suivies, des défis rencontrés et des solutions adoptées pour se conformer aux exigences légales et éthiques. En partageant ces informations, les autres chercheurs peuvent bénéficier de ces apprentissages, améliorer leurs propres pratiques et éviter des obstacles similaires. Élaboration de règles de bonnes pratiques en collaboration internationale Cible : État, OMS À l’exemple du certificat de Bonnes Pratiques Cliniques, que chaque chercheur doit obtenir pour être investigateur de sa recherche, la règlementation afférente à chaque pays encadrant la santé publique et la recherche clinique ou l’OMS pourraient instaurer des règles de bonnes pratiques spécifiques à la collaboration de recherche internationale. Cette initiative garantirait que tous les chercheurs engagés dans des projets transnationaux respectent des standards éthiques et méthodologiques uniformes, favorisant ainsi la qualité et l’intégrité des recherches menées. Une telle réglementation faciliterait également la collaboration entre chercheurs de différents pays, en assurant une compréhension commune des procédures et des attentes, et en minimisant les risques de malentendus ou de non-conformité aux exigences légales et éthiques locales et internationales. 23 Atelier 2 – Recherche éthique et responsable dans le cadre dela coopération hospitalière internationale Défis 5 Protection des données personnelles L’absence de législations adéquates ou de normes établies au sein de pays partenaires pose un problème majeur, rendant l’échange de données personnelles entre les partenaires difficile à gérer. Recommandations Formation des équipes locales à l’analyse autonome de leurs propres données Cible : Investigateurs, bailleurs Étant donné la difficulté d’échanger les données de recherche en santé entre les pays partenaires, la solution la plus efficace est de former les équipes locales à l’analyse des données collectées sur leur territoire, selon les normes scientifiques internationales. Cette autonomie permettrait de partager plus facilement des données anonymisées et agrégées, respectant ainsi les exigences éthiques et réglementaires. Renforcement des compétences de stockage de données des pays partenaires Cible : Investigateurs, bailleurs Pour améliorer la gestion des données de recherche en santé, il peut être nécessaire de renforcer les compétences des infrastructures de stockage dans les pays partenaires. Cela inclut la mise à niveau des systèmes de gestion des données, la formation du personnel à l’utilisation de technologies avancées et l’application des meilleures pratiques en matière de sécurité et de confidentialité des données. En développant ces compétences, les pays partenaires pourront stocker, protéger et gérer les données de manière plus efficace, facilitant ainsi la collaboration internationale et le respect des normes éthiques et réglementaires. Harmonisation précoce de la gestion desdonnées Cible : Investigateurs, promoteurs Les définitions et les cultures peuvent varier considérablement d’un partenaire à l’autre, ce qui peut entraîner des divergences dans la manière dont les données sont traitées et protégées. Il est donc crucial de définir dès le départ une gouvernance claire pour les données personnelles recueillies. Cela inclut l’établissement de procédures communes pour la collecte, le stockage, l’analyse et le partage des données, assurant ainsi le respect des standards éthiques et réglementaires internationaux. Une telle harmonisation permet non seulement de garantir la qualité et l’intégrité des données, mais aussi de renforcer la confiance et la collaboration entre les partenaires. 24 Atelier 2 – Recherche éthique et responsable dans le cadre dela coopération hospitalière internationale Défis 6 Participants et consentement libre etéclairé La sélection des participants soulève la question de leur représentativité en tant que bénéficiaires de la recherche. Dans des contextes socioéconomiques défavorisés, où la participation à des études peut devenir un accès indirect aux soins de santé, des conflits d’intérêts peuvent émerger, compromettant la neutralité de la recherche. L’exclusion de certaines populations vulnérables, qui peuvent hésiter à donner leur consentement, pose également des défis. Les normes pour désigner des représentants légaux de personnes vulnérables varient entre les critères juridiques et culturels, soulignant la nécessité d’une approche inclusive et respectueuse de l’autodétermination. La crainte de la population à l’égard du dépistage et des diagnostics peut entraîner une exclusion, nécessitant du temps pour établir un lien de confiance. La question de la compensation des participants, monétaire ou autre, est également cruciale pour assurer un consentement éclairé et libre. Dans les pays à ressources limitées, le faible niveau de littératie et l’illettrisme élevé nécessitent la présence d’un témoin indépendant pour garantir un consentement informé. Les différences de vision de la santé et de la médecine rendent également la compréhension des études difficile. L’anonymisation et la confidentialité des données sensibles sont essentielles en recherche clinique pour protéger la vie privée des participants et respecter les exigences légales comme le RGPD en Europe. L’anonymisation vise à rendre impossible l’identification des individus, même indirectement, par des techniques sécurisées. Les promoteurs et porteurs de projets de recherche internationaux doivent mettre en place des mesures strictes pour limiter l’accès aux données sensibles, garantir leur protection tout au long de l’étude, et prévenir tout usage non autorisé. Cette rigueur renforce la confiance des participants et assure la conformité éthique et légale des recherches. Recommandations Sensibilisation holistique de la population à leurs données personnelles Cible : Investigateurs, comités d’éthiques, État Éduquer et informer la population sur l’importance et l’utilisation de leurs données personnelles. Diffuser des informations sur la manière dont les données sont collectées, stockées et utilisées dans le cadre de la recherche médicale et expliquer les implications éthiques, légales et sociales de cette utilisation. Cette sensibilisation vise à impliquer activement les individus dans la gestion et la protection de leurs propres données. Elle doit permettre aux participants de comprendre pleinement leur droit à la confidentialité et au consentement éclairé. Cette sensibilisation doit passer par la simplification des ressources accessibles aux participants. Importance de l’anonymisation et de la confidentialité des documents sensibles Cible : Investigateurs, promoteurs Assurer l’anonymisation et la confidentialité des données sensibles, notamment par le promoteur de l’étude. Intégration du patient dans le système de soin au-delà de l’étude Cible : Investigateurs, promoteurs Il est essentiel d’intégrer le patient dans le système de soins au-delà de sa participation à l’étude. Cela implique une communication précoce sur les implications du consentement et une formation des acteurs locaux pour assurer une continuité dans la prise en charge des participants. Cette approche garantit que les bénéfices potentiels de la recherche se prolongent au-delà de la collecte des données, en permettant une meilleure compréhension et une meilleure gestion des soins médicaux pour les participants. 25 Atelier 2 – Recherche éthique et responsable dans le cadre dela coopération hospitalière internationale Remerciements Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui ont apporté leur soutien à l’organisation de cette journée, ainsi que les équipes des établissements partenaires et du Geneva Health Forum, dont l’engagement a rendu possible la réalisation de cette première journée dédiée à la Coopération Hospitalière Internationale. Organisation ABBET Estelle, UNIL, Suisse AZALMAD Khalid, UNIL, Suisse BALDELLI Serena, HUG/Dir COM, Suisse BASTERRECHEA Sylvia, FIH, Suisse BEAUVILLE Charlotte, UNIL, Suisse BENHAIM Elodie, CHU de la Réunion, France COMTE Eric, Geneva Health Forum, Suisse DE SANTIS Olga, CHU de la Réunion, France FAYE ROSSEL Marie-Dominique, HUG/DAE, Suisse KANE Diama, Geneva Health Forum, Suisse LAB Bruno, HUG/DAE, Suisse MARCHAND-MAILLET Lilou, UNIL, Suisse PERAZZI Sara, FIH, Suisse SUM Yu, HUG/Dir COM, Suisse ZUMBACH Matthieu, HUG/DAE, Suisse Équipes HUG Centre de l’Innovation Service de Restauration Direction des Systèmes d’Information 32 Avec le soutien de :