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Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) ISSN: 2958-8413 Vol. 3, No. 6, Novembre 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. http://www.revue-irs.com 6753 Contribution du système d’information géographique (SIG) dans la gestion du processus électoral: Cas de la commission électorale nationale indépendante de la RDC Papay Mampasi Papy1, Kanyinda Munsesa F 2, Mayamba Nzambi P 2, Museu K. Mundala P 1, Mayala Sawan. JP 1, Kambale Itanda R 2, Mwatha Matadi L2, Massampu Mambote JP2, Makabi Molha J.2 et Thina Mbodo V3. 1: Chercheurs du Centre de Recherches Géologiques et Minières BP 190 Kinshasa XL, RD Congo, 2: Chercheurs de l’Institut Géographique du Congo, Kinshasa/RDC 3: Chercheur indépendant Abstract: This research explores the contribution of Geographic Information Systems (GIS) to the electoral process, with a specific focus on the Independent National Electoral Commission (CENI) of the Democratic Republic of Congo (DRC). In a country marked by vast territory, limited infrastructure, and significant geographic diversity, GIS emerges as a key tool for ensuring the efficiency, transparency, and reliability of electoral operations. The study highlights how GIS supports various phases of the electoral process, including: - Electoral mapping (delimitation of electoral entities and location of polling centers), - Voter registration (fair distribution of registration centers), - Deployment of electoral materials (logistical planning and real-time tracking), - and data analysis and management. Findings reveal that the use of GIS enables better territorial coverage, anticipation of logistical challenges, and supports strategic decision-making. Keywords: Geographic Information System (GIS) - Electoral process - Electoral mapping. Résumé: cette étude porte sur la contribution du Système d’Information Géographique (SIG) dans le processus électoral, en prenant le cas de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la République Démocratique du Congo (RDC). Ce pays caractérisé par une grande superficie, des infrastructures délabrées et une diversité géographique marquée, le recours aux outils SIG s’avère essentiel pour garantir l’efficacité, la transparence et la fiabilité des opérations électorales. L’étude met en lumière les apports du SIG à différentes étapes du processus électoral, notamment : - la cartographie électorale (délimitation des entités et localisation des centres d’inscription ou de sites de vote) ; - l’inscription des électeurs (répartition équitable des centres d’inscription) ; - le déploiement du matériel électoral (planification logistique) ; - ainsi que l’analyse et la gestion des données électorales. Les résultats montrent que l’intégration du SIG permet une meilleure couverture du territoire national, une anticipation des défis logistiques, et un appui stratégique à la prise de décision. Mots clés : système d’information géographique (SIG) - cartographie électorale - processus électoral. Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17688008
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 6754 1. Introduction La République démocratique du Congo est vaste et complexe sur le plan géographique. Organiser des élections dans ce pays nécessite des outils efficaces de planification et de gestion. Avec plus de 2,345 millions de km², une infrastructure souvent absente et une population répartie de manière inégale, la planification et l’exécution du processus électoral nécessitent des outils performants pour garantir l’impartialité, la transparence et l’efficacité. Pour rappel, le fichier électoral de 2011 a connu un discrédit de la part de la classe politique qui l'a jugé « infecté » et/ou « corrompu » et plusieurs rapports de missions d'observation lui ont reproché notamment (CENI, 2018) : - la désorientation des électeurs le jour du scrutin, chacun ayant voté au site de vote de son choix ; - la distance excessive, allant jusqu'à plus de 20 km, entre le lieu de vote et la résidence des électeurs ; - l’itinérance de certains sites de vote le jour même du vote ; - l'existence d'électeurs omis dans le fichier électoral ; et - l'existence de plus de 300 groupements sans électeurs dans la base de données. Dans cette optique, le Système d’Information Géographique (SIG) s’impose comme un levier stratégique de modernisation. Il permet de collecter, d’analyser et de visualiser des données géospatiales pour soutenir la prise de décision dans les différentes étapes du processus électoral. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), en tant qu’institution en charge de la gestion électorale, a décidé de s’appuyer sur le système d’information géographique pour relever les défis liés à la couverture du territoire national, à la gestion des données électorales et à la répartition équitable des ressources enfin d’améliorer la gestion du processus électoral. C’est ainsi, pour arriver à améliorer la gestion du processus électoral, avec l’intégration du système d’information géographique, la CENI avait fait appel aux experts SIG indépendants et ceux se trouvant dans certains établissements de l’Etat tels que le CRGM, l’IGC, l’IBTP et METELSAT qui ensuite a créé une cellule de cartographie numérique qui est restée permanente. Dans les lignes qui suivent, cette étude démontre cette contribution dans les différentes opérations menées par la CENI/RDC sur terrain. Elle traite de la contribution dans : - la stabilité des entités opérationnelles et circonscription électorale ; - l’inscription des électeurs ; - le déploiement des matériels électoraux 2. Généralités 2.1. Système d’Information Géographique (SIG) Le SIG est un ensemble d’outils informatiques permettant de collecter, stocker, analyser, gérer et représenter des données géoréférencées. Il associe des informations alphanumériques à des entités spatiales (points, lignes, polygones), facilitant la prise de décision basée sur la localisation. Dans le contexte électoral, le SIG permet de cartographier les centres de vote (site de vote), délimiter les entités électorales et planifier la logistique électorale. 2.2. Cartographie électorale C’est la représentation géographique des entités électorales et des infrastructures électorales. Elle permet de visualiser la répartition des électeurs, de planifier les déploiements et de garantir une couverture équitable du territoire. 2.3. Processus électoral C’est l’ensemble des opérations organisées pour permettre aux citoyens d’exprimer leur volonté à travers le vote. Il inclut : - la délimitation des circonscriptions, - l’enrôlement des électeurs, - la logistique électorale, - le vote proprement dit, - la compilation et publication des résultats.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 6755 3. Méthodologies Pour bien mener cette étude, nous avons consulté les archives de la CENI/RDC et nous nous sommes approchés de la cellule de cartographie numérique de la CENI/RDC qui nous a fourni des données statistiques, des cartes des différentes thématiques et autres informations pertinentes. 4. Analyse sur la contribution du SIG 4.1. Introduction Lors des élections générales de 2011, des nombreux mécontentements enregistrés ont conduit les autorités entrant de la CENI/RDC à prendre des décisions pour remédier à ces problèmes. On peut citer parmi ces mécontentements (Andres PERELLO RODRIGUEZ, 2011): la grande distance entre les sites de vote et les électeurs, les sites de vote dits “fictifs”, l’itinérance de certains bureaux voire même de certains sites de votes, l’absence de localisation exacte d’un certain nombre de sites de vote, l’absence des listes électorales dans certains bureaux de vote et tant d’autres Ainsi en 2013, la CENI lançait l’opération de stabilisation des cartographies opérationnelles, qui a consisté à la collecte de données géographiques des limites (groupements, communes, quartiers), les villages, les centres d’inscription (sites de vote), marécage, talweg, crête, infrastructure quelconque, bornes géodésiques, …). Cette opération avait pour objectif de produire les cartographies opérationnelles de base en vue d'améliorer les conditions d'organisation des scrutins. Elle visait à (CENI/RDC, 2014): - Harmoniser la liste des entités ; - Stabiliser la cartographie des centres d’inscription, groupements, secteurs, chefferies et communes, territoires/villes en collectant les coordonnées géographiques y afférentes ; - Rapprocher le plus possible des centres d’inscription des électeurs dans un rayon ne dépassant pas 5 km ; - Collecter des informations logistiques (point de distribution, distance, accessibilité, viabilité...) pour le déploiement du matériel de l'antenne au site de vote. 4.2. De la collecte des données La campagne menée en 2014 avait produit plus de 1.200.000 de coordonnées géographiques de terrain représentant les points repères des limites, des points des centres d’inscription, des villages. En 2022, lors de l’actualisation des cartographies opérationnelles près de 1.500.000 coordonnées géographiques ont été enregistrées. La campagne de 2022 avait pris en charge la délimitation des quartiers et toute infrastructure éligible à l’érection des centres d’inscription (sites de vote). La base des données brutes compte, à ce jour, près de 2.700.000 coordonnées géographiques. Lors de la campagne de 2014, les formulaires de collecte de données étaient en papier (méthode Papi) et les coordonnées géographiques étaient prélevées à l’aide de GPS et transcrites sur le formulaire. Tandis qu’en 2022, avec l’évolution de la technologie, la CENI avait utilisé le MDC (Mobile Data Collection) avec l’application ODK collect (méthode Capi). 4.2.1. Des entités administratives Après harmonisation des listes des entités, la CENI a collecté les données liées aux limites. Pour : - les communes et villes : prélever les coordonnées géographiques des points de repère, conformément aux décrets du 13 juin 2013, délimitant l’entité ; - les groupements : prélever les coordonnées géographiques des points de repère indiqués par le chef de groupement ou son délégué permettant de délimiter le groupement ; - les villages et autres lieux habités dans le milieu rural : prélever les coordonnées géographiques au milieu du village. 4.2.2. Des centres d’inscription Il s’agit d’identifier les lieux les plus accessibles par la population, entre autres les écoles, les centres de santé et bâtiments administratifs. 4.2.3. Des points de distribution des matériels C’est un lieu de jonction entre le grand entrepôt et les centres d’inscription (sites de vote). Il est choisi par rapport à son emplacement à desservir un certain nombre de centres d’inscription.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 6756 4.3. Traitement des données Faisant suite à cette collecte de données, l’équipe composée d'Experts SIG, d’Administrateurs des bases des données et de développeurs avait procédé à : - la centralisation des données géospatiales à l'échelle du territoire national ; - l’exportation des données collectées au format recommandé ; - la digitalisation des données géoréferencées (limites, les points et lignes) ; - la consolidation des données géoréferencées à l’échelle du territoire national ; - l’élaboration d’une géodatabase dans ArcGis server. 1 Résultats, interprétation et discussion 5.1. Résultats 5.1.1. Stabilisation des entités administratives et circonscriptions électorales Les données collectées par l’équipe de la CENI/RDC sur les limites des entités Administratives ont été traitées et digitalisées. Les travaux de Père Léon de Saint Moulin (2011) sur les groupements avaient servi de soubassement pour la collecte de données de limite. Cette digitalisation a permis aux Experts SIG de matérialiser les limites de ces entités et de produire des géodatabases y afférentes. 5.1.1.1. Délimitation des villes et communes 99 villes et 624 communes ont été délimitées conformément aux annexes des décrets susmentionnés. Les préposés à la collecte déployés, après avoir harmonisé avec le chef de l’entité, ce dernier délègue un guide pour assister le préposé sur terrain, procèdent à la géolocalisation des repères délimitant l’entité. La majorité de ces repères était soit des cours d’eau, soit des montagnes ou autres (palmier, baobab, etc). Certaines délimitations de l’annexe posaient problème dans sa compréhension et dans son exécution. Pour contourner ces difficultés, les Experts de la CENI avaient recouru à l’utilisation des images satellitaires de la zone concernée. 5.1.1.2. Délimitation des groupements La CENI est la première institution de la RDC d’avoir procédé à la délimitation des groupements. Les travaux de Père Léon de Saint Moulin (2011), bien qu’ayant servi de soubassement sur la délimitation de entités, étaient focalisés aux entités supérieures du groupement : secteur et chefferie. L’équipe d’Experts SIG de la CENI est donc partie de zéro pour produire près de 6694 polygones de groupements. 5.1.1.3. Villages et autres lieux habités Près de 92476 lieux habités (villages, hameaux, fermes et campements) ont été géolocalisés. Ces entités sont représentées par un point et sont discriminées par leurs statuts. Tableau n° 1: Statistiques des Entités en RDC (CENI/RDC, 2025) Province Territoires Villes Communes Secteurs Chefferies Groupements Quartiers Villages BAS-UELE 6 4 24 7 43 341 51 1667 EQUATEUR 7 2 11 21 1 136 86 2184 HAUTKATANGA 6 4 24 13 7 82 121 1919 HAUTLOMAMI 5 1 9 6 13 141 66 2379 HAUT-UELE 6 5 25 4 41 391 49 2855 ITURI 5 6 31 6 40 292 82 4624 KASAI 5 3 30 17 3 404 136 9459 KASAI CENTRAL 5 2 28 33 0 408 90 6049
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 6757 Province Territoires Villes Communes Secteurs Chefferies Groupements Quartiers Villages KASAI ORIENTAL 5 4 22 16 1 153 243 1817 KINSHASA 0 1 24 0 0 22 369 126 KONGO CENTRAL 10 9 34 55 0 376 160 8174 KWANGO 5 3 22 20 6 243 130 6999 KWILU 5 8 40 49 0 504 116 6680 LOMAMI 5 5 34 16 5 257 199 3275 LUALABA 5 2 12 6 19 169 50 3770 MAI-NDOMBE 8 3 23 15 4 54 78 1728 MANIEMA 7 6 37 21 13 322 41 3266 MONGALA 3 2 11 13 0 178 70 2042 NORD-KIVU 6 6 53 7 10 96 149 4700 NORD-UBANGI 4 2 9 11 0 130 53 1441 SANKURU 6 5 23 39 2 434 71 3464 SUD-KIVU 8 5 31 5 18 185 145 3164 SUD-UBANGI 4 2 10 17 0 199 34 2045 TANGANYIKA 6 4 19 12 17 121 53 3755 TSHOPO 7 4 30 39 19 272 122 2877 TSHUAPA 6 1 8 23 1 184 51 2017 TOTAL RDC 145 99 624 471 263 6094 2815 92476 Figure 1. Cartographie des groupements et quartiers de la RDC (CENI, 2025)
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 6758 Interprétation (Figure 1): Hormis les zones réservées (camps militaires, parc nationaux,.. toutes la RDC est couverte, en milieu urbain, par les quartiers et, en milieu rural, par les groupements. 5.1.2. Inscription des électeurs L’inscription des électeurs est une étape cruciale du processus électoral. En RDC, cette opération est rendue difficile par l'étendue du territoire national, l’enclavement de certaines zones et le manque d’infrastructures. Le Système d’Information Géographique (SIG) a permis de rendre cette opération plus efficace, équitable et transparente. Grace aux outils du SIG, l’équipe d’Experts SIG de la CENI a pu maitriser l’essaimage des centres d’inscription des électeurs. Les centres d’inscription ont été validés en suivant les critères bien définis sur la distance à parcourir par le requérant, la viabilité et la disponibilité de l’infrastructure sélectionnée. 5.1.2.1. Identification et localisation des centres d’inscription (sites de vote) Les lieux les plus accessibles par la population (bâtiment scolaire, bâtiment de centre de santé, bâtiment administratif et hangars) ont été identifiés pour permettre l’inscription des électeurs dans le fichier électoral. 5.1.2.2. Répartition équitable des centres d’inscription La validation de centres d’inscription prenait en compte les contraintes naturelles telles que les rivières, les montagnes et aussi certaines réalités de terrain comme le conflit entre populations. Les éléments ayant concouru à la validation de ces centres: - l’essaimage de centres d’inscription devrait tenir compte des zones non couvertes. - La distance, à vol d’oiseau, entre l’adresse de l’électeur et le centre d’inscription ne devrait pas dépasser 5 km - la réduction des déséquilibres : certains villages isolés ou très peuplés sont mieux pris en compte. - l’installation d’au moins 1 centre d’inscription pour chaque groupement ; Figure 2. Essaimage des centres d’inscription (Sites de vote) Interprétation (Figure 2): l’essaimage de centres d’inscription couvre l’ensemble du territoire national. Chaque groupement et quartier a au moins, un centre d’inscription. Ci-dessous le modèle de carte des secteurs/chefferies produites dans l’Atlas électoral de la CENI, édition 2023.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 6759 Figure 3: Carte de la chefferie de Mange dans le Territoire de Fizi, Province du Sud-Kivu Interprétation (Figure 3) : La carte présente les différents sites de vote de la chefferie. Chaque étiquette du site de vote donne des informations qui constituent les éléments de transparence dans un processus électoral, entre autres: - l’identifiant unique du site de vote (Id), - le nom du site de vote, - l’adresse du site de vote, - le nombre d’électeurs dans ce site de vote et - le nombre de bureaux de ce site de vote. Tableau n°2. Tableau comparatif de nombre de centres d’inscription (CI) entre les cycles électoraux Présence SIG Cycle électoral Nombre de CI Nombre d’électeurs Moyenne Inscrit par CI NON 2006 9105 25 712 552 2 824 2011 8163 32 024 640 3 923 OUI 2018 17783 40 287 387 2 266 2023 22290 43 955 181 1 972 Interprétation (Tableau n°2): le tableau renseigne: - Le nombre de centres d’inscription a doublé à la suite de l’apport du SIG (respect du rayon de 5 Km à parcourir par requérant) ; - La moyenne d’inscrits par centre d’inscription passe de plus de 3900 à 1900 requérants par centre. 5.1.3. Déploiement et ramassage des matériels électoraux Le déploiement et ramassage des matériels électoraux en RDC est une opération logistique majeure, en raison de la superficie du pays, de l’état des routes, des barrières naturelles (rivières, forêts, montagnes) et de l’insécurité dans certaines zones. Le Système d’Information Géographique (SIG) joue un rôle stratégique dans la planification, la coordination et le suivi de cette phase essentielle du processus électoral. 5.1.3.1. Planification des itinéraires de transport Le formulaire de collecte des données prenait en compte les itinéraires essentiels pour acheminer et récupérer les kits électoraux (urnes, bulletins, isoloirs, machines, etc.) depuis les entrepôts jusqu’aux centres de vote. Il tenait compte de l’accessibilité routière, du relief, des zones inondées ou enclavées.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 6760 5.1.3.2. Localisation des sites logistiques Le formulaire de collecte des données avait également pris en compte les différents bâtiments de la CENI. Cette géolocalisation visait des entrepôts, des bâtiments de l’Antennes, des points de distribution pour le dispatching du matériel et centre d’inscription (site de vote). Cette localisation des sites de distribution a permis la réduction des coûts de transport et éviter les trajets inutiles et longs. Elle a également défini le mode de transport du point de distribution au centre d’inscription (site de vote). La production des cartes de déploiement, sur base des données collectées, a permis l’acheminement du matériel (kits, générateurs, fiches). Figure 4: Plan de déploiement du matériel électoral
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 6761 Modèle de carte de déploiement des matériels électoraux des points de distribution vers les sites de vote. Figure 5: Carte de déploiement des matériels électoraux du point de distribution vers les centres d’inscription 5.2. Discussion 5.2.1. Présentation des données En 2006 er 2011, Les données de terrain (sites de vote, centres de vote et autres) ont été gérées dans des classeurs Excel, qui rendait donc impossible la vérification de l’essaimage et dont la table d’attribut se présentait comme suit: Province Territoire/ville Secteur/chefferie/commune Nom_SV Adresse Tandis que celles de 2018 et 2023 se présentaient comme suit: Province Province_ID Territoire/ville Territoire/ville_ID Secteur/cheff/comm Secteur/cheff/comm_ID Groupeme nt Groupement_ID SV_ID Nom_SV Adresse Longitude Latitude Nbre_BVD Nbre _Electeurs On remarque que la table d’attribut de 2018 et celle de 2023 sont plus fournies en informations et il est, à ce jour possible de vérifier l’essaimage (distribution) des sites de vote à travers l’entendue du territoire pour une meilleure prise en charge des électeurs. Au vu de la taille de données électorales de l’ensemble du territoire national, on a jugé bon de présenter les données du territoire de Kutu dans le Mai-Ndombe pour procéder facilement à la discussion.