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Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) ISSN: 2958-7360 Vol. 4, No. 6, Novembre 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. http://journal-efm.fr 1557 Analyse de la Politique Budgétaire de Madagascar : Orientation et Cyclicité (2004-2021) Analysis of Madagascar's Budgetary Policy: Orientation and Cyclicality (2004-2021) TAKIDY Manamihaja Obin Docteur en sciences économiques Consultant international Faculté EGS Université d’Antsiranana - Madagascar Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17762074
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1558 Résumé : Face à l’accroissement de la problématique lié à l’augmentation de la dette publique, particulièrement la dette publique extérieure, et le déficit du solde budgétaire, la question se pose, pour Madagascar, à l’orientation de la politique budgétaire et sa cyclicité, éléments à forte contribution à la maitrise du solde budgétaire, est donc crucial pour apporter la pertinence des choix publics (allocation efficiente), la soutenabilité des finances publiques. L’objectif de cet article est d’ évaluer l’orientation et la réaction de la politique budgétaire de Madagascar, en utilisant l’approche agrégée. Pour cela, une analyse empirique sur la période 2004 à 2021 a été menée pour vérifier une hypothèse principale selon laquelle les mesures gouvernementales discrétionnaires tendent à amplifier ou non les fluctuations économiques. L’analyse de l’orientation budgétaire et l’écart de production au cours de la période (2004-2021) montre une tendance générale pro cyclique de la politique budgétaire de Madagascar, notamment, durant la phase économique d’expansion. Mots clés : Orientation budgétaire, Cyclicité, Approche agrégée. Abstract: Faced with the increasing problems related to the increase in public debt, particularly external public debt, and the budget deficit, the question arises, for Madagascar, regarding the direction of fiscal policy and its cyclicality. These factors contribute significantly to controlling the budget balance and are therefore crucial for ensuring the relevance of public choices (efficient allocation) and the sustainability of public finances. The objective of this article is to assess the direction and response of Madagascar's fiscal policy, using an aggregate approach. To this end, an empirical analysis covering the period 2004 to 2021 was conducted to test a key hypothesis: whether discretionary government measures tend to amplify economic fluctuations. The analysis of the fiscal stance and the output gap over the period (2004-2021) reveals a general pro-cyclical trend in Madagascar's fiscal policy, particularly during the economic expansion phase. Keywords: Fiscal orientation, Cyclicality, Aggregate approach.
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1559 Introduction Les perspectives budgétaires sont extrêmement difficiles actuellement dans les pays en développement confrontés aux incertitudes, selon les perspectives économiques régionales de l’Afrique Subsaharienne en 2025. La prudence, cohérence et surtout la crédibilité sont aujourd’hui plus importants que jamais. Concernant Madagascar, le déficit de solde primaire budgétaire continue de se creuser pour atteindre 1,9% du PIB en 2024, en raison de la faible performance de secteurs ; ce déficit s’accentue cette année 2025 (à 2,9 % du PIB), en raison de contexte de perspectives difficiles pour l’industrie textile et le secteur vanille (FMI, 2025). L’ État dans le cadre des accords conclus avec la FMI a pris la décision de réduire 290 milliards d’ Ar par an les dépenses fiscales, qui , actuellement environ 3% du PIB. Telle stratégie qui s’ inscrit dans l’ objectif à moyen terme de l’État d’accroitre les recettes fiscales net, soit une hausse de 2,4 points de taux de pression fiscale , ne pourrait être atteint, avec perfection, que par une action publique efficace, sortie d’une dialogue public-privée, le rétablissement des environnements des affaires,..et, l’ élargissement de l’assiette fiscale. Face cette accrue de problématique lié à l’augmentation de la dette publique, particulièrement la dette publique extérieure, passant de 36,12% en 2022 à 40,6% du PIB en 2026, selon FMI (2025), le déficit budgétaire en hausse, la question se pose sur l’orientation de la politique budgétaire et sa cyclicité, éléments à forte contribution à la maitrise du solde budgétaire, et donc crucial pour apporter la pertinence des choix publiques (allocation efficiente), la soutenabilité des finances publiques. L’analyse de l’orientation budgétaire (expansive ou restrictive) et sa cyclicité (pro cyclique ou contra cyclique), permet d’évaluer l’application de la politique budgétaire d’une économie. Sur le plan théorique, les théories traditionnelles préconisent des politiques budgétaires contra cycliques pour réduire les fluctuations économiques, en favorisant l’apparition de déficit (excédent) budgétaire en période de récession (expansion). Sur le plan empirique, (Kaninsky, Reinhart, and Végh, 2004 ; Ilztski and Vegh, 2008) indiquent une politique budgétaire contra cyclique, en moyenne, dans la plupart des pays développés, alors qu’elle est, en moyenne, pro cyclique dans les pays en développement. (Caldera, D, 2004 ; Aktoy et al, 2004) explique que les pays don’t les autorités agissent de façon avisée et dotés d’institution solides adoptent un comportement procyclique moins prononcé en suivant une politique de modération budgétaire en période de prospérité.
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1560 En pratique la politique budgétaire influence la demande globale, à travers l’équation fondamentale de comptabilisation PIB= C+ I + G + NX. Cette dernière montre l’influence des pouvoirs publics sur l’activité économique (PIB), en contrôlant directement les dépenses publiques (G) et indirectement la consommation des ménages (C), l’investissement privé (I ) et la balance commerciale (NX), en modifiant les impôts, les transferts et les dépenses (Horton,M et El-Ganainy, A, 2008). Ainsi la politique budgétaire qui vise à accroitre la demande globale en augmentant les dépenses publiques est dite « expansionniste », tandis que, si elle réduit la demande en diminuant les dépenses, est jugée « restrictive ». L’objectif de cet article est d’ évaluer l’orientation et la réaction de la politique budgétaire de Madagascar. Pour cela, une analyse empirique sur la période 2003 à 2021 a été menée pour vérifier une hypothèse principale selon laquelle les mesures gouvernementales discrétionnaires tendent à amplifier les fluctuations économiques, c’est-à-dire procyclique. L’évaluation utilise l’approche agrégée, en calculant le solde primaire corrigé des variations cycliques, pour juger si l’orientation budgétaire (expansive ou restrictive) ,en suite, à partir de l’estimation de la production potentielle, calculer l’écart de production, et afin, comparer l’écart de production à l’orientation budgétaire pour juger si la politique budgétaire est procyclique ou anticyclique. Par ailleurs, nous allons observer l’évolution de la composante de demande globale, sachant que la politique budgétaire influe sur la demande globale, à court terme, et la réciproque est vraie. 1. Méthodologie Des institutions internationales comme le FMI et OCDE évaluent l’orientation budgétaire en ajustant le solde budgétaire afin de corriger les effets du cycle économique. Toutefois, cette méthode est rarement appliquée, notamment dans les pays d’ Afrique subsaharienne, en raison des difficultés à estimer la production potentielle (FMI, 2009 ; OCDE, 2020). L’une des contributions de cet article justement est de contribuer à surmonter ces difficultés d’estimation. D’où , la méthodologie consiste à estimer le solde primaire corrigé des variations cyclique. Solde primaire corrigé des variations cycliques = Recettes corrigés des variations cycliques (RCA) – Dépenses primaires corrigés des variations cycliques (DCA), avec RCA = R ∗ (Y∗ Y)e R,Y et DCA = D ∗ (Y∗ Y)e D,Y R : Recettes publiques, et D : Dépenses publiques Y : Production , 𝑌∗ : Production potentielle
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1561 𝑒 (𝑅, 𝑌): Elasticité des recettes, et 𝑒 (𝐷, 𝑌) : Élasticité des dépenses, qui sont estimés par méthode économétrique, de tendance linéaire 1 . La production potentielle (𝑌∗), indicateur difficile à estimer, s’obtient par la méthode de fonction de production de Cobb Douglas. Considérant, sur le long terme, la production potentielle 𝑌∗ d’une économie en fonction de principaux facteurs de production, le niveau de capital potentiel 𝐾∗, le niveau de l’ emploi potentiel 𝐿∗, et la productivité totale des facteurs potentielle 𝑝𝑡𝑓* Soit 𝑌 𝑡∗= 𝑝𝑡𝑓∗ 𝐾𝑡 ∝∗𝐿𝑡 (1−∝)∗, par dérivation logarithmique 𝑌∗ 𝑌= 𝑝𝑡𝑓 ∗ 𝑝𝑡𝑓 +∝𝐾∗ 𝐾 ∗ + (1-∝) 𝐿∗ 𝐿 Estimer, respectivement, ptf*, K* et L*, à partir de la méthode de tendance linéaire, comme si, en exemple, 𝑝𝑡𝑓 𝑡=∝ +𝛽𝑡 + 𝜀𝑡, alors 𝑝𝑡𝑓∗= ∝ + 𝛽 t, ainsi, la première démarche consiste à estimer la productivité totale des facteurs (ptf), le stock de capital (K) et l’ emploi (L). Par ailleurs, l’analyse de la cyclicité de la politique budgétaire s’effectue par la comparaison entre l’écart de production et l’orientation budgétaire. L’écart de production, c’est une mesure économique de la différence entre production réelle (Y) et la production potentielle (Y*), d’où l’ écart de production (en %) égal 𝑌 𝑡−𝑌 𝑡 ∗ 𝑌 𝑡 ∗ . 2. Résultats L’analyse met en lumière la dynamique budgétaire de Madagascar, caractérisé par des phases expansionnistes et restrictives dont la cyclicité reflète la réaction de l’État face aux crises à la fois endogène et exogène. 2.1 Orientation de la politique budgétaire (2003-2021) L’analyse de l’orientation budgétaire de Madagascar sur la période 2003-2021 à partir de l’examen des variations du solde primaire corrigé des fluctuations cycliques permet d’identifier plusieurs phases distinctes dans l’orientation de la politique budgétaire. 1 L’élasticité des recettes (e(R, Y)) et celle des dépenses (e(D,Y)) représentent la variation en pourcentage des recettes ou des dépenses suite à une variation de 1 % du PIB.
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1562 Tableau 1. Tableau récapitulatif Année Solde primaire corrigé des variations cycliques (en % pib potentiel) Orientation de la politique budgétaire 20042006 0.24 restrictive 20072009 -0.44 expansive 2010 0.15 restrictive 20112015 -0.86 expansive 2016 0.006 neutre 20172021 -2.88 Très expansive Source : Auteur, 2025 À la suite de la grande crise de 2002, l’année 2003 a été marquée par une orientation budgétaire expansionniste jugée nécessaire pour relancer l’économie. Toutefois, entre 2004 et 2006, la politique budgétaire est devenue plus restrictive, traduisant une gestion prudente et une volonté de préserver la stabilité macroéconomique. La tendance s’inverse en 2007 et 2008, période caractérisée par une orientation budgétaire expansionniste. La grande crise politique et économique de 2009 entraîne une dégradation du solde budgétaire corrigé des variations cycliques, atteignant moins 0,8 % du PIB potentiel. Entre 2009 et 2013, le déficit structurel s’accroît sous l’effet de la crise politique, de la chute des recettes fiscales et de la contraction de l’aide internationale. Une exception est observée en 2010, avec un excédent de 0,16 % du PIB potentiel. Néanmoins, de 2011 à 2014, la politique budgétaire demeure expansionniste par contrainte : l’État maintient certaines dépenses, notamment pour assurer le fonctionnement de l’administration, malgré des recettes limitées. Le déficit structurel se dégrade de moins 0,48 % à moins 1,17 % du PIB potentiel. Malgré le retour progressif de l’aide internationale et une reprise de la croissance (3,66 % en moyenne sur 2014-2019, contre 1,87 % entre 2010-2014), la politique budgétaire demeure
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1563 modérément expansionniste. Elle reflète un arbitrage entre la nécessité de soutenir l’activité économique et la contrainte de ressources budgétaires limitées. Le déficit budgétaire corrigé s’est creusé, passant de moins 1,32 % du PIB potentiel en 2019 à moins 4,69 % en 2020, puis à moins 6,59 % en 2021. Cette évolution traduit la volonté de l’État d’atténuer les impacts économiques et sociaux de la pandémie de Covid-19 et des tensions liées à la guerre en Ukraine. La hausse des dépenses publiques (notamment les dépenses sociales) combinée à la baisse des recettes fiscales explique cette expansion. Entre 2017 et 2019, l’écart de croissance est relativement limité par les recettes (2,32%), alors qu’il s’avère nettement plus élever pour les dépenses (7,97%), traduisant un déséquilibre dans l’évolution des finances publiques. Le financement de ce déficit a reposé principalement sur l’endettement extérieur. La charge de la dette a fortement augmenté, avec un montant d’intérêts payé atteignant 665,89 milliards d’Ariary en 2021, soit une hausse de 109,3 % par rapport à 2015 (BCM, 2021). Figure 1. Orientation budgétaire de Madagascar au cours de la période 2001-2021, Solde budgétaire corrigé des variations cycliques en % du PIB potentiel Source : Auteur, 2025, Rapport annuel de la Banque Centrale de Madagascar (2003-2021) 2.2 Cyclicité de la politique budgétaire La comparaison de l’écart de production et l’orientation budgétaire pour la période de 2003 à 2021, permet d’identifier la cyclicité de la politique budgétaire menée à Madagascar. A travers le graphique illustratif montrant la relation au cours des périodes de cycles économiques différentes. -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1564 Entre 2004 et 2006, l’économie malgache évolue au-dessus de son potentiel, avec un écart de production positif allant de 1,8% en 2004 à 5,89% en 2006. Cela traduit un phase économique d’expansion, soutenue par les réformes structurelles, une relative stabilité politique et l’appui des bailleurs de fonds. Dans ce contexte, avec une orientation budgétaire légèrement positive, c’est-à-dire restrictive, oscillant le solde corrigé de 0,12% à 0,33% du PIB potentiel, correspond à des politiques contracycliques. Ce choix illustre une stratégie prudente : l’État a certes soutenu la demande publique, mais sans excès, de sorte à ne pas alimenter la surchauffe. La politique budgétaire a donc joué un rôle stabilisateur, s’opposant aux fluctuations conjoncturelles, ce qui correspond à une politique contracyclique efficace. En 2007 et 2008, la croissance économique continue de s’amplifier, avec un écart de production très positif (7 à 8 %). L’économie est en surchauffe, parce que la croissance, stimulée par la demande interne (consommation et investissement privé), dépassait la capacité réelle de production, ce qui a provoqué une forte inflation (10 à 15%) et des déséquilibres macroéconomiques. L’orientation budgétaire devient négative (environ -0,4 % du PIB potentiel), traduisant une orientation budgétaire expansionniste. On peut donc qualifier cette phase de procyclique, puisque la politique budgétaire n’a pas véritablement joué son rôle de stabilisation. Par ailleurs, l’année 2009 marque un tournant, avec un écart de production devenu négatif (jusqu’en 2015) signe de récession économique, accompagné d’une orientation budgétaire expansionniste (moins 0,80% du PIB potentiel en 2009) signifie une politique budgétaire contracyclique. Dans un tel contexte, une politique contracyclique aurait supposé apporter une relance budgétaire pour soutenir l’activité. Par contre, pour la période de 2010, l’excèdent exceptionnel supérieur à 0,16 % du PIB potentiel avec un écart de production fortement égal à moins 3,32% signifie une politique budgétaire procyclique. La contraction budgétaire visant la stabilisation.
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1565 Figure 2. Orientation budgétaire en fonction de l’écart de production pour la période de 2004 à 2010 Source : Auteur, 2025, Rapport annuel de la Banque Centrale de Madagascar (2004-2010) Entre 2011 à 2015, l’orientation peut être qualifiée de contracyclique, car elle allait à contrecourant du cycle économique : alors que la croissance ralentissait, l’État a utilisé le levier budgétaire pour amortir le choc. Certes, cette stratégie a accentué le déficit budgétaire, mais elle se justifiait par la nécessité de stabiliser la conjoncture et de protéger les ménages et entreprises face à la contraction économique. À partir de 2017 jusqu’en 2019, la situation économique s’est nettement améliorée. L’écart de production est redevenu positif, se situant entre +1 % et +4 %, ce qui reflétait une dynamique d’expansion, avec une utilisation accrue des capacités productives. L’économie retrouvait un rythme de croissance plus soutenu, porté par la reprise de l’investissement et une relative amélioration du climat macroéconomique. Pourtant, durant cette phase favorable, l’État a continué de mener une politique budgétaire expansive, caractérisée par des soldes budgétaires négatifs compris entre -0,6 % et -1,3 % du PIB potentiel. Autrement dit, même en période de croissance, les dépenses publiques restaient élevées, sans réel effort de consolidation budgétaire. Telle stratégie traduit une politique budgétaire procyclique. 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 -1 -0,8 -0,6 -0,4 -0,2 0 0,2 0,4 -4 -2 0 2 4 6 8 10 Orientation budgetaire(en % du pib potentiel) Ecart de production (en %) 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Journal of Economics, Finance and Management (JEFM) - ISSN: 2958-7360 http://journal-efm.fr 1572 11. Horton, H., & El-Ganainy A. (2008). « Qu’est ce que la politique budgétaire ? » (Finances & Développement, vol. 45, n2). Fond monétaire international. https://www.imf.org/extenal/pubs/ft/tandd/2008/06/pdf/basics.pdf 12. INSTAT (Institut National de la Statistique). (2025). Tableau de bord économiqueMadagascar. Antananarivo: INSTAT. 13. INSTAT. (2023). « Tableau de Bord Économique 2023 ». Institut National de la Statistique. 14. Kaminsky, Graciela, Carmen Reinhart, and Carlos A. Végh, 2004, “When It Rains, It Pours: Procyclical Capital Flows and Macroeconomic Policies,” in NBER Macroeconomics Annual 2004, ed. by Kenneth Rogoff and Mark Gertler (Cambridge, Massachusetts: MIT Press). Également disponible comme document de travail NBER no 10780 sur le site Internet : http://www.nber.org/papers/w10780. 15. Mahazoasy, F. (2023). « Solow Neoclassical Economic Growth Model: Proposal of a NewApproach». Journal of Economics, Finance and Management (JEFM), 2(5), 317–324. https://doi.org/10.5281/zenodo.10439003 16. Schwartz, Gerd, Manal Fouad, Torben Hansen, and Genevieve Verdier. 2020. “Well Spent: How Strong Infrastructure Governance Can End Waste in Public Investment.” International Monetary Fund, Washington, DC. 17. TAKIDY , M. O. ., & MAHAZOASY , F. (2024). « Investissements Directs Etrangers Entrants et Productivité Totale des Facteurs : Etude du Cas de Madagascar ». Journal of Economics, Finance and Management (JEFM), 3(1), 235–245. https://doi.org/10.5281/zenodo.10802359 18. TAKIDY,M.O. (2025). Productivité et croissance : diagnostic macroéconomique et statégie pour Madagascar (thèse de doctorat, Université d’ Antananarivo)