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LES PROBLEMES D'AUTHENTIFICATION DES TESTAMENTS EN RD Congo Cas du testament oral

Victor Banza Ngoyi; Florent Kaseba Numbi Mpoyo; Augustin Ntita Ntita; William Kabeya Badiambuji; Sylva Ilunga Munyungu; Gilbert Musangamwenya Walyanga K

Abstract

The authentication of wills is a crucial issue in estate planning, particularly in the Democratic Republic of Congo (DRC), where testamentary practices vary widely due to cultural and legal factors. Among these practices, oral wills play a significant role, especially in rural communities where their use is often preferred for reasons of accessibility and tradition. However, this form of will presents unique challenges in terms of authentication. The lack of a clear legal framework and the high risk of contestation exacerbate family and community tensions, jeopardizing the rights of heirs. This context underscores the importance of exploring the issues related to the authentication of oral wills in the DRC in order to propose appropriate solutions to strengthen legal security and the protection of last wishes. This work aims to analyze the societal and legal implications of this testamentary method, while suggesting necessary reforms for better regulation.

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Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) ISSN: 2958-8413 Vol. 3, No. 6, Décembre 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. http://www.revue-irs.com 7066 LES PROBLEMES D’AUTHENTIFICATION DES TESTAMENTS EN RD Congo Cas du testament oral Victor Banza Ngoyi 1 Florent Kaseba Numbi Mpoyo 2 Augustin Ntita Ntita 3 William Kabeya Badiambuji 4 Sylva Ilunga Munyungu 5 Gilbert Musangamwenya Walyanga K 6 Université de Kisangani Abstract The authentication of wills is a crucial issue in estate planning, particularly in the Democratic Republic of Congo (DRC), where testamentary practices vary widely due to cultural and legal factors. Among these practices, oral wills play a significant role, especially in rural communities where their use is often preferred for reasons of accessibility and tradition. However, this form of will presents unique challenges in terms of authentication. The lack of a clear legal framework and the high risk of contestation exacerbate family and community tensions, jeopardizing the rights of heirs. This context underscores the importance of exploring the issues related to the authentication of oral wills in the DRC in order to propose appropriate solutions to strengthen legal security and the protection of last wishes. This work aims to analyze the societal and legal implications of this testamentary method, while suggesting necessary reforms for better regulation. Keywords: problems, authentication, wills DRC Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17829530 1 Chef de travaux à la faculté de Droit de l’Université de Mwene-Ditu 2 Chef de travaux à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kalenda 3 Assistant à l’Université Libre Protestante en Afrique de Mwene-Ditu 4 Professeur à la faculté de Droit de l’Université Officielle de Mbujimayi 5 Professeur à la faculté de Droit de l’Université de Kisangani 6 Professeur Ordinaire à la faculté de Droit de l’Université de Lubumbashi Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7067 01. Introduction La succession testamentaire, pilier du droit civil, permet à une personne d'organiser la transmission de ses biens après son décès. En République Démocratique du Congo (RDC), le testament, qu'il soit authentique, olographe ou oral, est un instrument juridique fondamental pour la dévolution successorale 1. Cependant, le testament oral, bien que reconnu par certaines coutumes et parfois par la loi dans des circonstances exceptionnelles, présente des défis significatifs en matière d'authentification et de preuve2. Ces problématiques sont exacerbées par le contexte sociojuridique congolais, où l'accès à la justice et la formalisation des actes juridiques peuvent être limités, particulièrement dans les zones rurales3. La validité d'un testament oral repose souvent sur des témoignages, ce qui ouvre la porte à des contestations et des litiges, compromettant ainsi la volonté du testateur et la sécurité juridique des héritiers4. Cette étude vise à analyser en profondeur les problématiques d'authentification des testaments oraux en RD Congo , en se penchant sur les cadres légaux existants, les pratiques coutumières et les défis pratiques rencontrés par les juridictions et les justiciables5-6. 02. Matériel et Méthode Milieu et Cadre d’étude : Notre étude a eu lieu à Mwene-Ditu, 2eme ville de la province de Lomami et au territoire de Luilu en République Démocratique du Congo pendant la période de Juin à Octobre 2025 soit 5 mois. Type d'étude : Nous avons mené une étude qualitative et descriptive, complétée par une analyse juridique. Population à l'étude : La population à l'étude comprend les acteurs du système judiciaire (magistrats, avocats), les professionnels du droit (notaires), les autorités coutumières et les citoyens ayant été impliqués dans des successions impliquant des testaments oraux en RDC. Echantillonnage : Pour la réalisation de cette étude, nous avons opté pour la technique d’échantillonnage à choix raisonné étant donné que, notre travail a fait appel à des participants ayant vécu le phénomène typique, car ils ont été capables de fournir des informations fiables et possédaient les caractéristiques recherchées par l’étude. Ces participants ont été choisis en raison de leurs caractéristiques qui pouvaient apporter une valeur ajoutée à l’étude. Échantillon d'étude : Il a été difficile de prédire avec exactitude le nombre de participants. Pour notre étude, la redondance et la saturation empirique ont été un idéal à atteindre. Ainsi, la taille de l’échantillon de notre étude a été limitée à 11 participants retenus sur base de la redondance et la saturation des données lors des entrevues dont, 3 acteurs du système judiciaire (1 magistrat, 2 avocats), 1 professionnel du droit (notaire), 3 autorités coutumières et 4 citoyens (3 héritiers, 1 témoin) ayant été impliqués dans des successions par testaments oraux en RDC. Critères de sélection : Les critères de sélection pour l'analyse documentaire incluent les textes législatifs et réglementaires congolais relatifs aux successions et aux testaments, la jurisprudence pertinente, les articles scientifiques et les ouvrages traitant du droit successoral en RDC et des problématiques d'authentification des actes juridiques. Pour les entretiens, les participants ont été sélectionnés en fonction de leur expertise et de leur Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7068 expérience avec les testaments oraux (magistrats, avocats, notaires, chefs coutumiers, héritiers ayant été confrontés à un testament oral). Collecte des données : La collecte des données s’est faite par des entretiens semi-directifs avec les acteurs clés. Analyse des données : Les données recueillies ont été soumises à une analyse thématique et juridique. L'analyse thématique a permis d'identifier les thèmes récurrents et les points de convergence ou de divergence dans les discours des interviewés. L'analyse juridique a consisté à confronter les pratiques et les défis identifiés aux dispositions légales et à la jurisprudence. Aspects éthiques : Nos participants à cette étude ont émis leur consentement éclairé écrit, libre, après qu’ils aient reçus toutes les informations nécessaires sur l’objet de notre étude et des garanties d’usage avant de répondre aux questions. L’anonymat et la confidentialité ont été respectés de sorte qu’il ne soit pas possible d’établir un lien entre les informations reçues et les noms des enquêtés. 03. Résultats Tableau I : Caractéristiques Sociodémographiques et Professionnelles Sexe Fréquence % M 7 63,63 F 4 36,36 Age 18-29 ans 3 27,27 30-39 ans 1 9,09 40-49 ans 3 27,27 50-59 ans 2 18,18 60 ans et plus 2 18,18 Statut matrimonial Célibataire 1 9,09 Marié 8 72,72 Divorcé 0 Veuf / Veuve 2 18,18 Niveau d’instruction Primaire 1 9,09 Secondaire 3 27,27 Supérieur 7 63,63 Aucun 0 0 Profession/Travail actuel Fonctionnaire public 4 36,36 Liberal 3 27,27 Commerçant (e) 2 18,18 Petit métier/Journalier 1 9,09 Artisan 1 9,09 Aucun 0 0 TOTAL 11 100% Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7069 Interprétation : Sur la base des données fournies par l'étude, il ressort pour la série de notre étude que, la majorité des personnes concernées sont des hommes (63,63 %), mariés (72,72 %) et ont un niveau d’études supérieur (63,63 %). Plus précisément, la répartition par sexe montre que 7 participants sur 11 (63,63 %) sont des hommes, tandis que 4 (36,36 %) sont des femmes. En termes d’âge, les groupes les plus importants sont ceux âgés de 18 à 29 ans et de 40 à 49 ans, représentant chacun 3 participants sur 11 (27,27 %). Les tranches d'âge de 50 à 59 ans et de 60 ans et plus représentent chacune 2 participants sur 11 (18,18 %), tandis qu'un seul participant (9,09 %) est âgé de 30 à 39 ans. L’état matrimonial indique que 8 participants sur 11 (72,72%) sont mariés. En ce qui concerne l’éducation, 7 participants sur 11 (63,63%) ont un niveau d’études supérieur, 3 (27,27%) ont un niveau d’études secondaires et 1 (9,09%) a un niveau d’études primaires. Sur le plan professionnel, 4 participants sur 11 (36,36%) sont des fonctionnaires, 3 (27,27%) sont des professions libérales et 2 (18,18%) sont des commerçants. Tableau 2. Répartition des personnes et entités concernées ou impliquées par la question successorale en RDC Personnes et entités concernées ou impliquées dans la question successorale en RDC Fréquence % Acteurs du système judiciaire (1 magistrat, 2 avocats). Les personnes qui ont fait ou ont l’intention de faire un testament oral 3 27,27 Citoyens ayant été impliqués dans des successions par testaments oraux. (Les membres de la famille et héritiers de personnes décédées). 4 36,36 Professionnels du droit (notaire) 1 9,09 Les officiers chargés de l’état civil 0 0 Autorités coutumières. (Les dirigeants communautaires et les autorités traditionnelles susceptibles d’être impliqués dans les pratiques de succession coutumière. 3 27,27 TOTAL 11 100 Interprétation : L'interprétation de ces résultats révèle que les membres de la famille et héritiers de personnes décédées constituent la catégorie la plus représentée parmi les répondants, avec 36,36%, ce qui souligne leur implication directe et leur intérêt dans les problèmes d'authentification des testaments oraux en RD Congo. Les acteurs du système judiciaire et les autorités coutumières partagent une proportion égale de 27,27% chacun, indiquant leur rôle significatif dans la gestion et la résolution de ces litiges. Les professionnels du droit, avec 9,09%, sont moins représentés dans cet échantillon. Ces données révèlent que les problèmes d'authentification des testaments oraux en RD Congo sont un enjeu complexe impliquant à la fois les structures formelles de l'État et les systèmes coutumiers, avec un impact direct sur les familles et les héritiers. 04. Développement des thèmes retenus pour l’étude Les déclarations des enquêtés révèlent plusieurs thèmes, chaque thème est accompagné de sous-thèmes qui émergent des réponses fournies par les participants à l’enquête. En rapportant fidèlement les descriptions significatives, nous avons pu recueillir des citations directes (verbatim) qui illustrent les problèmes d’authentification du testament oral en RD Congo. Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7070 POUR LES HERIIERS, MEMBRES DE LA FAMILLE ET LES TEMOINS DU DEFUNT Thème 1 : CONNAISSANCE DU TESTAMENT ORAL Sous-thème 1. Perception et reconnaissance de la validité du testament oral «… Pour nous, la parole d'un aîné, surtout à l'approche de sa mort, a la même force qu'un écrit. C'est une tradition que l'on respecte… ». «…Beaucoup de gens ici ne savent pas lire ni écrire. Le testament oral est la seule façon pour eux de laisser leurs dernières volontés…». « … Le problème, c'est quand il n'y a pas de témoins fiables. Là, ça devient difficile de prouver ce qui a été dit… ». Thème 2 : PRATIQUE DU TESTAMENT ORAL Sous-thème 1. La reconnaissance et la validité perçue du testament oral « …Pour nous, la parole du défunt, surtout sur son lit de mort, est sacrée et tient lieu de loi. C'est un testament à part entière ». « …Même si la loi écrite ne le reconnaît pas toujours, dans nos coutumes, un testament oral fait devant des témoins est tout aussi valable qu'un écrit ». «… Le problème, c'est quand il n'y a pas de témoins fiables ou que les héritiers se contestent la véracité des propositions. Là, ça devient compliqué ». Sous-thème 2. L'impact du testament oral sur les relations familiales et les conflits successoraux « … Le testament oral, s'il n'est pas clair ou s'il est contesté, est une source majeure de conflits et de divisions au sein de la famille après le décès ». «… Beaucoup de familles se sont déchirées à cause de l'interprétation ou de la contestation d'un testament oral, parfois pendant des années ». «… Si le défunt avait pris le temps de rédiger un testament écrit, cela aurait évité beaucoup de souffrances et de querelles entre nous ». Thème 3 : PROBLEMES LIES AU TESTAMENT ORAL Sous-thème 1. Difficulté de Preuve et de Formalisation «… Mon oncle a toujours dit qu'il voulait que sa plus jeune fille hérite de la maison, mais il n'a jamais rien écrit. Maintenant, ses autres enfants contestent, et nous n'avons aucune preuve formelle… ». «… Le pasteur était là quand il a fait ses dernières volontés, mais la loi exige un acte notarié. Comment prouver ce qui a été dit sans document … » ? « … Les témoins étaient présents, mais leurs récits divergents légèrement sur les détails exacts. Cela crée des doutes sur la validité de l'ensemble… ». Sous-thème 2. Conflits Familiaux et Interprétations Divergentes Chaque membre de la famille a sa propre version de ce que le défunt voulait. C'est devenu une guerre entre nous, et tout ça à cause d'un testament qui n'a jamais été mis sur papier. Certains disent qu'il a promis la terre à son neveu, d'autres à son fils aîné. Sans un écrit, c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre, et la famille est déchirée. Les témoins ont des liens de parenté différents avec le défunt, ce qui soulève des questions sur leur impartialité et la véracité de leurs témoignages. Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7071 Thème 4 : PROBLEMES D’AUTHENTIFICATION Sous-thème 1 : Conflits familiaux et contestations « … Dès qu'il n'y a pas de testament écrit, la famille se déchire. Chacun interprète les paroles du défunt à sa manière, et ça finit toujours en dispute… ». « … Les frères et sœurs se battent pour l'héritage parce qu'il n'y a pas de preuve claire de ce que le père voulait. Le testament oral, c'est une source de division… ». « …. Les témoins du testament oral peuvent être influencés ou même mentir, ce qui rend la situation encore plus compliquée et alimente les conflits entre les héritiers… ». Sous-thème 2 : Difficultés d'interprétation et de fidélité des propos « … Les paroles peuvent être mal comprises ou oubliées avec le temps. Ce que le défunt a dit il y a des années n'est pas toujours ce que les témoins se rappellent exactement… ». «… Chaque témoin a sa propre version du testament oral. Il est très difficile de reconstituer fidèlement les dernières volontés du défunt quand les récits divergents… »." «… La culture orale est forte chez nous, mais pour un testament, il faut de la précision. Les nuances du langage parlé peuvent être perdues, et l'intention du défunt déformée… » Thème 5 : FACTEURS QUI BLOQUENT L’AUTHENTIFICATION Sous-thème 1. Manque de preuve tangible et de formalisme légal « … Le problème principal, c'est qu'il n'y a rien d'écrit. Comment prouver ce que le défunt a dit si ce n'est pas sur papier… » ? « …La loi exige des formalités précises pour un testament, et un simple témoignage oral ne suffit pas pour qu'il soit reconnu formellement …». «… Sans un document signé ou un acte notarié, c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre, et le juge ne peut pas trancher facilement… ». Sous-thème 2. Conflits familiaux et intérêts divergents « … Dès qu'il y a de l'argent ou des biens en jeu, chacun interprète les dernières volontés du défunt à sa manière, et cela crée des disputes sans fin… ». « … Certains membres de la famille n'ont purement et simplement que le défunt ait fait un testament oral, surtout si cela ne les arrange pas …». « …. Les témoins peuvent être influencés ou avoir des liens avec une partie, ce qui rend leur témoignage suspect et difficile à accepter par tous… ». Sous-thème 3. Ignorance des procédures légales et de la valeur du testament oral «… Beaucoup de gens ne savent pas que le testament oral a très peu de valeur juridique en RD Congo, ou qu'il est presque impossible à faire valoir… ». «… On pense que si des proches ont entendu, c'est suffisant, mais on découvre après le décès que ce n'est pas le cas et que la loi est très stricte… ». «… Le manque d'information sur les démarches à suivre pour authentifier un testament, même oral, décourage les familles de tenter quoi que ce soit… ». Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7072 POUR LES PROFESSIONNELS DE LA LOI (JUGES, AVOCATS) Thème 1 : CONNAISSANCE DU TESTAMENT ORAL Sous thème 1 : Perception et compréhension du testament oral par la population. « … Beaucoup de gens pensent qu'un testament, c'est juste ce qu'on dit avant de mourir, sans besoin d'écrit… ». «… Pour nous, la parole d'un ancien est sacrée, même si elle n'est pas écrite, elle doit être respectée comme un testament… ». « … On ne comprend pas toujours pourquoi la justice demande un papier alors que tout le monde sait ce que le défunt voulait…». Thème 2 : PRATIQUE DU TESTAMENT ORAL Sous thème 1 : Modalités de rédaction et de conservation du testament oral. « … La validité du testament oral en RDC est une question complexe, souvent sujette à interprétation et à contestation en l'absence de formalités écrites claires… ». « …Les modalités de conservation du testament oral sont intrinsèquement liées à la mémoire des témoins, ce qui en fait un document vulnérable aux altérations et aux oublis… »" « … La rédaction d'un testament oral, bien que reconnue dans certaines coutumes, pose des défis majeurs en termes de preuve et d'authentification devant les instances judiciaires congolaises… ». Sous thème 2 : Acteurs impliqués dans la pratique du testament oral (testateur, témoins, bénéficiaires) «… Le testateur, souvent en fin de vie et sans accès à un notaire, dicte ses dernières volontés oralement à des proches, considérant cette forme comme suffisante pour la transmission de son patrimoine… ». «… Les témoins, généralement des membres de la famille ou des amis, jouent un rôle crucial dans la validation du testament oral, leur témoignage étant la seule preuve de l'existence et du contenu des dispositions testamentaires… ». «… Les bénéficiaires, bien que souvent informés des intentions du testateur, se retrouvent confrontés à des difficultés juridiques majeures pour faire valoir leurs droits en l'absence d'un acte écrit et authentifié... ». Sous thème 3 : Fréquence et contextes d'utilisation du testament oral. «… Malgré l'exigence légale d'un testament écrit, la pratique du testament oral persiste, particulièrement dans les zones rurales où l'accès aux services notariaux est limité et où les traditions coutumières prévalent… » «… La fréquence d'utilisation du testament oral est notable lors de situations d'urgence ou de maladies graves, où l'individu sent sa fin proche et souhaite exprimer ses dernières volontés sans délai… » «… Les contextes d'utilisation du testament oral sont souvent liés à des questions de succession foncière ou de répartition des biens familiaux, où la parole du défunt, même non écrite, est perçue comme ayant une force morale et sociale considérable au sein de la communauté… ». Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7073 Thème 3 : PROBLEME LIES AU TESTAMENT ORAL Sous thème 1 : Difficultés de preuve et de contestation du testament oral; «… L'absence d'un support écrit rend la preuve de l'existence et du contenu du testament oral extrêmement ardue, ouvrant la voie à des interprétations divergentes et à des contestations fréquentes…» «… La validité d'un testament oral est souvent remise en question en l'absence de témoins fiables et impartiaux, dont la mémoire peut être altérée ou influencée, compliquant ainsi toute tentative de vérification judiciaire…». «… La contestation d'un testament oral est facilitée par le manque de formalités légales, permettant à des héritiers potentiels de nier son existence ou d'en altérer le sens sans preuve tangible pour les contredire… » Sous thème 2 : Risques de fraude et de manipulation; « … La fragilité intrinsèque du testament oral réside dans son absence de support écrit, le rendant particulièrement vulnérable aux contestations et aux allégations de falsification par des parties mal intentionnées cherchant à détourner la volonté du défunt… ». «…Les témoignages, souvent la seule preuve de l'existence et du contenu d'un testament oral, sont susceptibles d'être influencés, déformés ou même fabriqués, créant un terrain fertile pour la manipulation des dispositions successorales… ». «… L'absence de formalités strictes et de contrôle notarial pour le testament oral en RD Congo ouvre la porte à des situations où des individus peuvent prétendre à des legs non exprimés ou altérer la mémoire des dernières volontés du testateur à leur avantage… ». Thème 4 : PROBLEMES D’AUTHENTIFICATION DU TESTAMENT ORAL Sous thème 3 : Obstacles à l'authentification formelle du testament oral. « … L'absence d'un cadre légal spécifique et détaillé régissant la forme et la validité du testament oral en RDC crée un vide juridique qui rend son authentification formelle quasi impossible… ». «… La difficulté de prouver l'intention réelle du testateur et la véracité de ses dernières volontés, en l'absence d'un écrit ou d'une formalité attestée, constitue un obstacle majeur à la reconnaissance juridique du testament oral...». «… Le risque élevé de contestation et de fraude lié à l'absence de preuves tangibles et de témoins qualifiés rend les professionnels du droit réticents à authentifier un testament oral, privilégiant les formes écrites … ». Thème 5 : FACTEURS BLOQUANTS L’AUTHENTIFICATION DU TESTAMENT ORAL Sous thème 1 : Manque de sensibilisation et d'information juridique; « … Beaucoup de citoyens congolais ignorent les procédures légales requises pour valider un testament oral, ce qui rend son authentification quasi impossible en l'absence de témoins fiables et informés… ». «… Le manque d'accès à l'information juridique concernant la succession et les différentes formes de testaments conduit à une méconnaissance généralisée des exigences formelles, y compris pour le testament oral… ». «… Les professionnels du droit eux-mêmes reconnaissent que la faible sensibilisation aux enjeux juridiques du testament oral est un obstacle majeur à sa reconnaissance et à son exécution conforme à la volonté du défunt… ». Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7074 Sous thème 3 : Influence des coutumes et traditions locales; « … La prégnance des coutumes successorales locales, souvent non écrites et transmises oralement, crée une dissonance avec les exigences formelles du droit positif congolais en matière de testament, rendant l'authentification du testament oral quasi impossible sans un conflit de normes… ». «… Les aînés et chefs coutumiers, dépositaires de la mémoire collective et des pratiques ancestrales, jouent un rôle prépondérant dans la reconnaissance informelle des dernières volontés, mais leur autorité ne suffit pas à conférer une validité juridique au testament oral face aux tribunaux… ». « … L'absence de témoins qualifiés ou la difficulté à prouver l'intention libre et éclairée du testateur, dans un contexte où la parole donnée est sacrée mais non documentée, constitue un obstacle majeur à l'authentification, exacerbé par la méfiance envers les procédures judiciaires formelles perçues comme étrangères aux pratiques locales… ». IV. DISCUSSIONS Cette étude d'identifie et d'analyse les problématiques juridiques et pratiques liées à l'authentification des testaments oraux en RD Congo. Elle a trouvé que le problème d'authentification des testaments, notamment ceux oraux, suscite de nombreuses controverses. Les héritiers et les professionnels du droit se heurtent à des défis liés à la reconnaissance légale et à la validité des testaments non écrits. Les résultats de cette étude ont d’abord concerné les héritiers, membres de la famille et les témoins du défunt et ensuite les professionnels de la loi (juges, avocats) nous amenant à discuter avec ceux d’autres auteurs comme : L'article de Jean-Marie KANKU7, analyse le droit de la succession en RDC, en se concentrant sur les dispositions légales relatives aux testaments. L'auteur conclut que, bien que le cadre légal soit établi, il existe un manque de sensibilisation à l'importance des testaments et recommande de renforcer l'éducation juridique et la sensibilisation de la population. Cet article est pertinent pour une étude sur les testaments, mais s'en distingue par son focus sur les testaments écrits, tandis que le mémoire auquel il est comparé se concentre sur le testament oral. MAVURGU MarieThérèse8 a examiné la validité et les enjeux des testaments olographes en droit congolais, concluant que leur application est souvent entravée par des problèmes de preuve et des conflits familiaux. Pour y remédier, l'auteur recommande la clarification des procédures, la sensibilisation de la population et l'éducation juridique, soulignant l'attachement des Congolais aux biens après un décès. Ce travail diffère de l'étude actuelle qui porte sur le testament oral. L'influence du droit coutumier sur le droit des successions en RDC, par Albert TSHIABA9, examine comment le droit coutumier affecte la rédaction et l'exécution des testaments en République Démocratique du Congo. Ce travail conclut à un conflit fréquent entre le droit coutumier et le droit écrit, compliquant l'application des testaments, et recommande l'intégration du droit coutumier dans le cadre légal pour plus de cohérence. Le testament oral, adopté en 1987, est cité comme un exemple de cette influence coutumière, bien que les deux études conservent leurs spécificités.