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Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) ISSN: 2958-8413 Vol. 3, No. 6, Décembre 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. http://www.revue-irs.com 7260 La problématique des associations paysannes à vocation agricole du secteur Kalanganda de 2000 à 2024 : Analyse et perspectives 1Didace Munzubu M’buyatina, 2Jacques Tiarina Mess, 3Toussaint Ebwangum Emy’petro, 4 Faustin Mukwama Mbenza 1. Institut supérieur de commerce d’idiofa/RD. Congo 2. Université de Kikwit, faculté des sciences agronomiques/RD. Congo 3. Institut supérieur de développement rural de Kikwit/RD. Congo 4. Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de MASI-MANIMBA/RD. Congo Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17847864 Résumé: La présente étude qui porte sur la problématique des associations paysannes à vocation agricole du secteur Kalanganda, a pour but de rendre les associations capables de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des membres. Une enquête par sondage non aléatoire effectuée dans 35 associations, auprès de 350 personnes dont 10 par association, tirées à l’aide de la technique des itinéraires a permis d’aboutir aux résultats suivants : le manque de financements extérieurs est la cause principale d’interruption des activités des associations à vocation agricole du secteur Kalanganda (21% des enquêtés), les membres ne sont pas satisfaits de services de leurs associations (76% des enquêtés), les membres envisagent atteindre les objectifs assignés au moyen de la production agricole (33% des enquêtés), la production agricole des champs communautaires est faible (67% des enquêtés). Elle a permis aussi d’identifier les problèmes ainsi que les difficultés qui empêchent les membres à résoudre ces problèmes à l’aide de leurs associations. Concernant les problèmes, l’enquête a identifié entre autres : construction des maisons en durables, équipement agricole, scolarisation des enfants, etc. S’agissant de difficultés, les enquêtés ont cité entre autres : manque de financements extérieurs, faible production agricole, manque des moyens financiers, etc. Mots clés : Problématique, association, paysanne, vocation, agricole. Abstract : The present study on the problem of agricultural peasant associations in the Kalanganda sector was intended to make associations capable of contributing to the improvement of the living conditions of the members. A non-random survey conducted in 35 associations, with 350 people, 10 per association, drawn from the aid of the route technology
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7261 has resulted in the following results: the lack of external financing is the main cause of interruption of the activities of associations Agricultural vocation of the Kalanganda sector (21% of respondents), members are not satisfied with the services of their associations (76% of respondents), members plan to achieve the objectives assigned through agricultural production (33% of the investigations), the production community fields is low (67% of respondents). It also identified the problems as well as the difficulties that prevent members to solve these problems with their associations. Concerning the problems, the survey identified among others: construction of sustainable houses, agricultural equipment, school enrollment, etc. In the case of difficulties, the respondents quoted, among other things: lack of external funding, low agricultural proportion, lack of financial means, etc. Keywords: problematic, association, peasant, vocation, agricultural 1 Introduction Le sous-développement est un réel problème en République Démocratique du Congo (RDC) plus particulièrement dans les milieux ruraux où ses indices sont palpables (famine, épidémies, manque de maisons d’habitation de bonne qualité, pauvreté, enclavement, mauvais état de routes de desserte agricole, grossesses et mariages précoces, faible niveau d’instruction et analphabétisme, manque de sources d’eau aménagées, manque de marchés locaux, rareté et prix élevé des produits manufacturés, etc.). Devant toutes ces réalités, l’amélioration des conditions de vie reste un devoir aussi bien individuel que collectif. Et, pour sortir de cette impasse, des stratégies sont proposées : les associations paysannes de développement figurent parmi ces stratégies. C’est dans ce contexte que Mujinga (2019) signale que dès leurs émergences vers les années 1950 et 1965, les théories de développement ont accordé un rôle central à l’agriculture et au développement rural pour définir la modernisation, paradigme emblématique de cette époque. L’auteur signale que dans la plupart des discours dominant de la théorie de la modernisation, les Etats ont été considérés comme les seuls acteurs capables de conduire la transformation du traditionnel vers le moderne. Face à la réalité de la mondialisation ainsi que la crise d’après la seconde guerre mondiale, déclare l’auteur, cette théorie a présenté ses limites surtout dans les pays en développement où les Etats n’arrivaient plus à payer leurs dettes. Il renchérit que suite aux échecs de la vision poste-moderniste et mondialisatrice, est apparu le troisième secteur soutenu par le Programme d’Ajustement Structurel composé des dynamiques associatives avec comme rôle entre autres, d’aider les paysans à trouver des réponses adaptées aux problèmes communs de leurs sociétés Au niveau des communautés locales, les gens se réunissent et créent des groupes généralement connus sous diverses appellations : regroupement, coopérative, mutuelle, association, organisation, union, etc., pour essayer de trouver des solutions à leurs multiples problèmes et améliorer leurs conditions de vie. Mpimpa (2000 :163) signale que dans le territoire d’Idiofa (province du Kwilu/RDC), le grand mérite d’avoir contribué à l’éveil des consciences villageoises sur la création de pareil groupe, connu sous l’appellation de « coopérative », revient au Développement Progrès Populaire (DPP), crée en 1968, qui était un projet de développement communautaire initié par le diocèse d’Idiofa. Son objectif principal était de former les jeunes et les adultes pour les intégrer dans la vie rurale, notamment à travers des programmes d’élevage de gros bétail et de maraîchage. Il visait à améliorer la production agricole, réduire le déficit alimentaire et la malnutrition. Bref, améliorer les conditions de vie des paysans.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7262 C’est dans le même but que, dans plusieurs localités du secteur Kalanganda, les gens ont pris l’initiative de créer des groupes appelés « associations paysannes de développement ». Mais force est de constater que la plupart des associations du secteur Kalanganda qui œuvrent dans l’agriculture cessent de fonctionner prématurément (deux ou trois ans) après leur création. Celles qui sont opérationnelles peinent à fonctionner parce qu’elles font face, non seulement au désintéressement des membres aux travaux programmés, au retrait des membres, au ralenti du rythme des activités, à la réticence des membres aux initiatives allant dans le sens de développement communautaire; mais aussi et surtout à des interruptions répétées de leurs activités. Entretemps, le défi (amélioration des conditions de vie des membres) auquel elles doivent faire face, demeure sans solution. De ce qui précède, on peut se poser les questions suivantes : Pour quelles raisons les activités des associations paysannes à vocation agricole du secteur Kalanganda sont souvent interrompues ? Est-ce que les membres sont satisfaits de services de leurs associations ? Par quels moyens envisagent-ils atteindre les buts visés? Est-ce que la production agricole des champs communautaires des associations paysannes à vocation agricole du secteur Kalanganda est suffisante? Cette étude a pour objectif de rendre les associations paysannes à vocation agricole capables de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des membres et de toute la communauté. 2. Milieu, Matériels et méthode 2.1. Milieu Cette étude s’est réalisée dans le secteur Kalanganda, territoire d’Idiofa, dans la province du Kwilu en R.D.Congo tel qu’illustré dans la carte ci-dessous : Figure 1 : Carte géographique de la zone d’étude : le secteur Kalanganda dans le territoire d’Idiofa, province du Kwilu/R.D.Congo La figure ci-dessus montre que le secteur Kalanganda appartient au territoire d’Idiofa, province du Kwilu en République Démocratique du Congo. Elle renseigne en outre qu’il partage ses frontières : - à l’Est avec le secteur Banga ; - à l’Ouest avec le secteur Kanga ; - au Nord avec le secteur Bulwem ; - au Sud avec le secteur Musanga/Idiofa.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7263 Le secteur Kalanganda est environ entre 19°15’16’’ et 19°36’33’’ de longitude Est et entre 4°31’05’’ et 5°05’27’’ de latitude Sud. (Service de développement rural du secteur Kalanganda ; rapport annuel 2023). Il est une entité administrative du territoire d’Idiofa crée par l’arrêté n°396/AIMO du 24/11/1946. Il est dirigé par un chef de secteur qui siège au chef-lieu dudit secteur. Il est composé de six groupements dont Ngal-a-Lwele, Ngal-a-Mpang, Ngal-a-Ngoso, Okumpum, Mpanelim et le groupement Lwem. Il est composé de deux tribus dont la tribu Mbuun et la tribu Ding. Les Mbuun sont majoritaires et se trouvent par tout à travers les 6 différents groupements du secteur. Les Ding, minoritaires, sont de deux groupes : les Ding mbensie (au Nord-Est du groupement NgalaLwele) et les Ding kamtsha (à l’Ouest du groupement Lwem). L’espace Kwango-Kwilu est doté d’un climat du type AW3 caractérisé par deux saisons alternatives : la saison sèche et la saison des pluies (Nicolai, 1963 :79). Tout comme l’ensemble de l’espace Kwango-Kwilu, le secteur Kalanganda est dans la zone du climat subéquatorial à tendance tropicale à deux saisons alternatives : la saison sèche et la saison des pluies. La saison sèche dure théoriquement 3 mois, soit de la mi-mai à la miaoût de l’année. Les mois de juin et celui de juillet accusent des rares pluies à cause des faibles hauteurs de précipitations qu’ils présentent. La saison des pluies qui dure 8 à 9 mois, s’étend de mi-aout jusqu’à la mi-mai de l’année suivante et présente un aspect sous deux phases : la première pluvieuse, a lieu en octobre, novembre et décembre ; et la seconde phase pluvieuse intervient au mois de mars et avril. Entre ces deux phases pluvieuses apparait une période, de mi-janvier à mi-février, appelée micro saison sèche vulgairement connue sous l’appellation de « elanga muke ». Les données démographiques du secteur Kalanganda renseignent un effectif de 200.837 habitants au cours de l’année 2024, dominées par les jeunes (68%) et par les femmes (56%). (Service de développement rural du secteur Kalanganda ; rapport annuel 2024). Principale source des revenus financiers dans les milieux ruraux, l’agriculture occupe la première place parmi les activités économiques pratiquées dans le secteur Kalanganda. Elle est pratiquée par presque toutes les familles et associations à vocation agricole. Les principales cultures sont : le manioc, l’arachide, le maïs, la courge. Toutes ces cultures sont pratiquées en savanes et en forêts. Dans le secteur Kalanganda, le commerce est basé essentiellement sur la vente des produits agricoles tels que le manioc, l’arachide, la courge, le maïs, le niébé, et sur la vente des produits manufacturés (habits, médicaments, savons, cahiers, etc.) qui proviennent des différents centres urbains tels qu’Idiofa, Kikwit, Tshikapa, Kinshasa. Il n’y a aucun magasin à travers tout le secteur, on y trouve seulement des petites boutiques ou pharmacies implantées par les jeunes qui, après-vente de leurs produits agricoles, achètent des produits manufacturés dans des grands centres urbains ou à la capitale (Kinshasa), pour approvisionner leurs boutiques ou pharmacies afin de permettre à la population de s’approvisionner sur place. 2. 2. Matériels de collecte des données. Pour réaliser cette étude, nous avons opté pour la méthode de focus-group ou groupe de discussion, qui est d’après Simard (1989), une méthode de recherche sociale qualitative qui consiste à recruter un nombre représentatif des groupes de 6 ou 12 personnes répondant à des critères homogènes, à susciter une discussion ouverte à partir d’une grille de discussion définissant les thèmes de l’étude et à en faire une analyse-synthèse permettant de relever les principaux messages clés émis par les participants, de même que les points de convergence et de divergence entre les groupes de l’échantillon. Pour récolter les données sur terrain, nous avons utilisés entre autres instruments : GPS (pour prélever et localiser les associations paysannes concernées par l’enquête), logiciel Open
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7264 strret Map (pour avoir les limites du secteur Kalanganda, localiser les villages ainsi que les associations paysannes échantillonnés dans la carte), logiciel Datum WGS 1984 (pour avoir les coordonnées du système DMS (degré, minute, seconde) dans la carte), guide d’entretien (pour orienter les discussions avec les enquêtés à partir des questions arrangées par thème), bloc-notes (pour noter les renseignements importants). 2.3. Méthode d’analyse des données Pour analyser les données collectées, nous avons recouru à la méthode d’analyse des données qualitatives qui a consisté à faire une synthèse systématique de différents points de vue des enquêtés en s’appuyant sur le principe de l’analyse de contenu. Cette synthèse nous a permis d’extraire les messages clés (fondamentaux) qui sont dégagés, à partir desquels, nous avons relevé les constances et les divergences. Après, nous avons procédé au traitement automatique de ces données à l’aide des logiciels Excel et Spss qui nous ont permis de présenter les données dans des tableaux et dans les graphiques ou diagrammes. 2.4. Méthodologie 2. 4.1. Méthode Pour aboutir aux résultats escomptés, nous avons utilisé diverses méthodes: méthode descriptive, méthode statistique, méthode d’enquête, méthode de focus-group ou groupe de discussion, et la méthode analytique. Si la méthode descriptive nous a permis de faire la description ou de donner l’état des lieux des associations à vocation agricole du secteur Kalanganda, la méthode statistique nous a permis de collecter les données, présenter et interpréter les résultats. Par contre la méthode d’enquête, nous a permis de descendre sur terrain suivant l’itinéraire que nous avons préalablement tracé afin d’entrer en contact avec nos enquêtés auprès de qui les données ont été récoltées. La méthode de focus-group ou groupe de discussion nous a permis de constituer des petits groupes de 10 personnes dans chaque association échantillonnée et d’engager des entretiens avec elles au tour des questions contenues dans notre guide d’entretien. Et en fin, la méthode analytique nous a permis de comprendre et expliquer les raisons ou les facteurs qui entrainent l’interruption des activités des associations à vocation agricole du secteur Kalanganda et les raisons qui ne permettent pas aux associations d’améliorer les conditions de vie des membres. 2.4.2. Technique Pour entrer en contact avec nos enquêtés, nous avons recouru à la technique des itinéraires, technique de boules de neige, technique documentaire, et à la technique d’entretien de groupe. Si La technique des itinéraires nous a permis de tracer un itinéraire que nous avons parcouru pour repérer les associations qui remplissaient les critères de sélection, la technique de boule de neige a consisté à repérer dans un village, une ou quelques personnes qui sont membres d’une association paysanne à vocation agricole sélectionnée, on lui pose ou on leur pose la question : connaissez-vous d’autres personnes qui sont membres de votre association ? Si oui, donnez leurs noms et adresses. La technique documentaire quant à elle nous a permis de faire la compilation des ouvrages et des documents relatifs à notre sujet. La technique d’entretien de groupe quant à elle nous a permis de mener des discussions avec nos enquêtés (réunis en petits groupes), au tour des différents thèmes de notre sujet, à l’aide d’un guide d’entretien que nous avions élaboré préalablement.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7265 2.4.3. Population statistique et échantillon a) Population statistique Comme il émerge dans son intitulé, cette étude a concerné les associations qui œuvrent dans l’agriculture, elle a eu lieu dans le secteur Kalanganda. b) Echantillon Pour obtenir les données nécessaires à notre étude, nous avons constitué un échantillon de 35 associations, en raison de 10 personnes par association ; ceci nous a permis de constituer un échantillon de 350 personnes. Le choix de sélection de ces associations était basé sur les critères suivants : ❖ Etre une association qui existe dans le secteur Kalanganda à l’intervalle allant de l’an 2000 à 2024 ; ❖ Etre une association dont le siège et le rayon d’action se trouvent dans le secteur Kalanganda. Ainsi, nous avons tracé un itinéraire qui a traversé les 6 groupements du secteur Kalanganda partant de groupement Ngal-a-Lwele jusqu’au groupement Lwem en passant par les groupements Ngal-a-Mpang, Ngal-a-Ngoso, Okumpum et Mpanelim. Dans chaque village où il y avait au moins une association à vocation agricole sur notre itinéraire, nous avions repéré les associations concernées et avons identifié les personnes qui devaient être enquêtées, c’est-à-dire les membres de ces associations. L’identification de ces personnes était facilitée par la méthode de boule de neige. c) Le mode de tirage de l’échantillon Pour tirer notre échantillon, nous avons opté pour un tirage raisonné, c’est-à-dire un tirage selon lequel les individus sont choisis sur base des critères évoqués ci-dessus. La figure2 ci-dessous donne la répartition des associations échantillonnées dans la zone d’étude. Figure 2 : Répartition spatiale des associations paysannes à vocation agricole échantillonnées dans la zone d’étude.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7266 La figure2 renseigne 35 associations paysannes à vocation agricole échantillonnées localisées sur l’étendue du secteur Kalanganda. La répartition par groupement et par village (siège social) des associations paysannes à vocation agricole échantillonnées est présentée dans le tableau n°1 ci-dessous. Tableau 1 : Répartition des associations échantillonnées par groupement et par village (siège social) Légende : *=Association n’ayant pas interrompu ses d’activités + = Association ayant connue au moins un moment d’interruption d’activités N° Village/Siège social Nom de l’association Groupement 01 Lwele-Mubili APDLM+ Ngal – a - Lwel 02 Lwele-Mbele ACLI* 03 Ikubi-Kanga ESK+, CDI+, APIK+ 04 Masele-Esal UDCM+ 05 Impasi-Mbulu OPDIM+ 06 Elom-Esal PRODEC+ 07 Lwele-Biyi Bomosi+ 08 Impata-Mikungu ODIM+ 09 Lwele-insum Beto zinga+ 10 Musanga-Enoy OPM+ 11 Kalanganda SPDI+, RPDK+, AJK* Ngal – a - Mpang 12 Mungon-Mbel AJDM+ 13 Mungon-Idzim UDMI+, Kisalu* 14 Ebubu ALEBU+, ODSE+ 15 Pangu-Musenge PRES+ 16 Mwefo I ODIK+, GIP+ Ngal – a - Ngos 17 Mwefo II Akelekwen+ 18 Musenge-Munene Okie-Okie+ 19 Bembele-Bifibi FDB+ Okumpum 20 Nko ODIP+ 21 Bembele-Yassa Nkiemokom* 22 Bembele-Inswem Ngol Eyi+ 23 Iseme ADIS+ Mpanelim 24 Tomoti Kwikila+, Sangol+ 25 Lwem APDL+ Lwem 26 Bulungunsion APLB* 27 Masanga Lwaka* Les données du tableau n°1 renseignent que sur les 35 associations à vocation agricole échantillonnées, 12 appartiennent au groupement Ngal-a-Lwel, 9 au groupement Ngal-aMpang. Les groupements Ngal-a-Ngos et Okumpum ont 4 associations chacune, et les groupements Mpanelim et Lwem ont 3 associations chacune. Elles renseignent aussi que sur
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7267 l’ensemble de 35 associations enquêtées, 29 ont déjà connu au moins un moment d’interruption de leurs activités, contre 6 associations qui n’ont pas connue une interruption d’activités. Les associations paysannes échantillonnées sont reprises sur la liste en annexe du présent article. 3. RESULTATS En ce qui concerne les raisons d’interruption des activités des associations paysannes à vocation agricole du secteur Kalanganda, les résultats de l’enquête sont présentés dans le diagramme ci-dessous. Figure 3. Raisons d’interruption des activités Il ressort des données de la figure 3 que les raisons d’interruption des activités des associations à vocation agricole sont entre autres : manque des financements extérieurs (21% des enquêtés), découragement des membres (15% des enquêtés), manque des moyens financiers (13% des enquêtés), etc. Quant à la satisfaction ou non des enquêtés par les services des associations, le résultat de l’enquête est présenté dans la figure 4 ci-dessous : Figure 4. Satisfaction ou non des personnes interrogées vis-à-vis de services des associations
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7268 Les données de la figure 4 indiquent que 76% des enquêtés ne sont pas satisfaits, contre 24% des enquêtés qui sont satisfaits de services de leurs associations. S’agissant des moyens envisagés pour résoudre leurs problèmes ou atteindre les buts visés, la figure ci-dessous donne une illustration graphique de résultat de notre enquête. Figure 5. Moyens envisagés pour atteindre les buts visés Il ressort de la figure 5 que les moyens envisagés par les membres pour atteindre les buts visés dans leurs associations sont entre autres: production agricole (33% des enquêtés), financements extérieurs (29% des enquêtés), élevage (24% des enquêtés), etc. En ce qui concerne l’appréciation de la production agricole par les membres, le résultat de l’enquête présenté dans la figure ci-dessous nous en dit plus. Figure 6. Appréciation de la production agricole Les données de la figure 6 renseignent que 67% des enquêtés estiment que la production agricole des champs collectifs des associations est faible, contre 33% des enquêtés qui estiment que la production agricole des champs communautaires est suffisante (abondante).