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Evolution des terres agricoles du terroir de Kokaga au sud-Est du Tchad : une mutation au rythme du changement climatique

Eldjima Koundjo; Model Djémon; Salomon Kelgué

Abstract

Les préoccupations environnementales contemporaines sont liées aux changements climatiques dues à l’augmentation du taux de gaz à effet de serre, la pollution, la déforestation et plus particulièrement l’érosion des sols. Pourtant, avec une augmentation quasi exponentielle de la population mondiale, la perte des sols apparait de loin comme étant le problème le plus fondamental pour l’avenir de l’humanité. L’objectif de cette étude est d’analyser les paramètres climatiques en 15 ans dans ledit terroir pour en fait établir la corrélation avec la dégradation des terres agricoles. L’observation de terrain couplé par une série d’entretien direct a constitué la méthode adoptée pour cette étude. Il en résulte que la croissance démographique 3,5% dans la province dont Kokaga et l’inadaptation des pratiques agropastorales ont balisé le terrain à une pluviométrie excédentaire (1400 mm à 3200 mm) aux allures d’inondation. Ce qui affecte directement la vie socioéconomique de la population résidente, qui peine à trouver de mesures adaptatives.

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Vol. 3, No. 6, Décembre 2025 1676 Revue Internationale de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Revue-IRSI) ISSN: 2960-2823 Evolution des terres agricoles du terroir de Kokaga au sud-Est du Tchad : une mutation au rythme du changement climatique 1) Eldjima Koundjo, étudiante en Master géographie, Université de Moundou ; 2) Model Djémon, Maître-Assistant (CAMES), enseignant-chercheur, département de géographie, Université de Moundou 3) Salomon Kelgué, Maître-Assistant (CAMES), enseignant-chercheur, département de géographie, Université de Moundou Résumé : Les préoccupations environnementales contemporaines sont liées aux changements climatiques dues à l’augmentation du taux de gaz à effet de serre, la pollution, la déforestation et plus particulièrement l’érosion des sols. Pourtant, avec une augmentation quasi exponentielle de la population mondiale, la perte des sols apparait de loin comme étant le problème le plus fondamental pour l’avenir de l’humanité. L’objectif de cette étude est d’analyser les paramètres climatiques en 15 ans dans ledit terroir pour en fait établir la corrélation avec la dégradation des terres agricoles. L’observation de terrain couplé par une série d’entretien direct a constitué la méthode adoptée pour cette étude. Il en résulte que la croissance démographique 3,5% dans la province dont Kokaga et l’inadaptation des pratiques agropastorales ont balisé le terrain à une pluviométrie excédentaire (1400 mm à 3200 mm) aux allures d’inondation. Ce qui affecte directement la vie socioéconomique de la population résidente, qui peine à trouver de mesures adaptatives. Mots clés : pluie excédentaire, inondation des champs, lessivage, kokaga, Tchad. Abstract: Contemporary environmental concerns are linked to climate change due to increased greenhouse gas emissions, pollution, deforestation, and, more specifically, soil erosion. However, with a near-exponential increase in the world's population, soil loss appears by far to be the most fundamental problem for the future of humanity. The objective of this study is to analyze climatic parameters over 15 years in the aforementioned region in order to establish their correlation with the degradation of agricultural land. Field observation combined with a series of direct interviews constituted the method adopted for this study. The results show that the 3.5% population growth in the province, including Kokaga, and the inadequacy of agropastoral practices have led to excessive rainfall (1400 mm to 3200 mm), resulting in flood-like conditions. This directly affects the socioeconomic life of the resident population, who struggle to find adaptive measures. Keywords: excess rainfall, flooding of fields, leaching, kokaga, Chad. Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17853490 1677 Introduction Dans le monde, l’érosion est une menace environnementale majeure pour la durabilité et la capacité productive de terres agricoles. Elle constitue le processus de dégradation des terres le plus actif et dégrade la ressource la plus importante pour la survie de l’homme. Selon Fao (2015), la dégradation des sols est définie comme une réduction ou élimination des fonctions des sols et de leur aptitude à soutenir les services écosystémiques essentiels au bienêtre des populations. Robinson (2013) la définit comme un changement de la santé des sols réduisant la capacité de l’écosystème à fournir des biens et des services aux bénéficiaires. Elle peut résulter de la réduction de la porosité des sols par une modification de la structure due au compactage par le passage répété des animaux transhumants et des engins lourds (Djémon, 2019). L’érosion par ruissellement provoque en particulier, une perte irréversible des surfaces cultivables. Les sols de ce canton, tels qu’ils se présentent aujourd’hui résultent des interactions entre les processus naturels de la pédogenèse, de l’érosion et des activités des sociétés humaines, qui sont parmi les anciennes au monde à pratiquer l’agriculture. Au Tchad, l’érosion des sols agricoles constitue la principale menace à l’égard du capital sol. D’après les estimations de la FAO, 12, 6 millions d’hectares de terres cultivées et pâturées sont menacés par ce phénomène et les deux tiers des terres cultivées nécessitent de sévères mesures de conservation (FAO, 2009). Aujourd’hui, chacun peut constater l’aggravation des phénomènes d’érosion des sols. Celui-ci est un problème très ancien qui ne cesse de susciter un intérêt particulier au sein de la communauté scientifique en général et même au sein de la géographie en particulier. Plusieurs études concernant l’érosion au Tchad ont été effectuées mais très peu concernent les petites échelles comme les départements, arrondissements et commune ; raison pour laquelle le terroir « Kokaga » a été choisie comme zone d’étude. En effet, en raison de la faible densité de son couvert végétal, les sols du terroir Kokaga se retrouvent potentiellement exposer à l’érosion hydrique. Celle-ci dégrade considérablement le milieu de vie, suscitant ainsi assez d’inquiétudes de la part des populations et des autorités locales. L’inexistence d’outils décisionnels limite ainsi les actions de ces autorités à prédire l’ampleur des dégâts dus à ce phénomène. Tchawa (1993), le souligne en disant « le problème serait beaucoup moins préoccupant si une réelle prise de conscience de la situation était cristallisée de l’intérieur même de ces sociétés. Ainsi le constat de leur inefficacité à infléchir le cours actuel de l’évolution de leur milieu de vie traduit bien la gravité du problème ». Le choix de la zone d’étude s’est porté sur les terres 1678 du sud-est du Tchad car, les observations faites par Fotsing (1989), montraient que l’érosion constituait une principale menace pour les populations de la province du sud-est du Tchad. L’objectif de cette étude est d’analyser les paramètres climatiques en 15 ans dans ledit terroir pour en fait établir la corrélation avec la dégradation des terres agricoles. C’est sur cette lancée que Horst et al. (2021) déclarent : la zone sahélienne est depuis longtemps la région la plus étudiée au monde du point de vue pluviométrique. 1. Matériels et méthode 1.1. Présentation de la zone d’étude Le terroir Kokaga est situé au sud-est du Tchad, dans la province du Moyen Chari et dans le département du Bahrkôh (cf. figure 1). Sur le plan géographique, elle est comprise entre le 8ème et le 10ème degré de latitude Nord et le 17ème et le 20ème degré de longitude Est. Figure 1. Présentation de la zone d’étude Le climat est de type soudano-guinéen avec deux saison : une saison pluvieuse s’étendant de mai à octobre et une saison sèche allant de novembre à avril (Boko 1988). Le maximum des précipitations est enregistré au mois de juillet et août. 1679 1.2. Données Les données utilisées sont de plusieurs types : ✓ Les données climatiques concernent les précipitations et les températures de Sahr de la période de 2010 à 2024 ; ✓ Les données sur la dynamique du paysage. Pour cela, les images satellitaires Landsat7 de 2010 (résolution 30 m) et les images Sentinel-2 de 2020 (résolution 10 m) couvrant la zone d’étude ont été utilisées ; ✓ Et les données issues des enquêtes de terrain. Un échantillon de 80 paysans (tous des sexagénaires) et résidents pendant au moins 30 ans a été choisi pour représenter le terroir. 1.3. Méthode À partir de l’écart type, ont été calculées les anomalies centrées réduites pluviométriques interannuelles, en standardisant les données. Cet indice dit de Nicholson s’exprime dans l’équation suivante : 𝐼𝑝 =𝑋𝑖− 𝑋  𝜎(𝑋) Où 𝐼𝑝 = anomalie centrée réduite pour l’année i Xi= la valeur de la variable d’une année 𝑋  = la moyenne de la série de l’étude (2010-2024) σ(X) = l’écart-type de la série (2010-2024) L’indice pluviométrique permet ainsi de caractériser les années sèches et humides. Les données statistiques portant sur la pluviométrie et les températures sur une échelle temporelle de 15 ans (2010-2024) ont constitué la base de cette étude. Utilisant la formule de Nicholson, nous sommes parvenus à la compréhension de l’impact de la variabilité climatique sur les sols de la zone soudanienne tchadienne. Enfin, l’indice d’agressivité de fournier a permis de comprendre la virulence de l’élément climatique dans le terroir. Les images Landsat-7, Landsat-8 et Sentinel-2 ont été téléchargés (siteglovis.usgs.gov). Les coordonnées GPS collectées lors de placement des placettes avec identification des classes : forêt claire, savane boisée, savane arbustive, espace agricole et plaine inondable, ont été projetés sur l’image pour faciliter la photo-interprétation. Cette interprétation de l’image a été réalisée sous le logiciel QGIS 3.22 et a permis de calculer les indicateurs optiques : l’indice de 1680 végétation normalisée (NDVI), l’indice de l’eau par différence normalisée (NDWI) et l’indice de brillance (IB). Le calcul des indicateurs consiste à reconnaitre et généralement numériser visuellement les classes recherchées sur l’image et ceci nécessite la correspondance entre paysage réel et la réponse d’une image satellite. La période d’Août (2025) a été consacrée aux premières observations directes sur le terrain. Nous avons estimé que pour une bonne observation du phénomène de l’érosion des sols agricoles induite, la période des saisons pluvieuses serait la plus adéquate. Pendant cette période, le ruissellement et d’autre phénomènes néfastes de l’érosion hydrique s’observent le plus ce qui nous a donc permis d’effectuer certaines prises de vue afin d’illustrer les différentes mutations de terrain. Ensuite, une fiche d’enquête (questionnaire) a été élaborée permettant aux ménages de s’exprimer librement. Notre échantillon à interroger était composé d’agriculteurs, de commerçants, d’artisans. Cet échantillon nous a permis d’obtenir : - Les focus-group ont été organisés dans certains ménages entre le chef de ménage et les membres de la famille. Ils ont permis de croiser les informations recueillies par le questionnaire individuel. Ces discussions de groupes ont permis de compléter les informations collectées à l’aide des questionnaires ; - Les entretiens semis-directif ont été organisés lors des descentes sur le terrain avec les autorités locales, les chefs traditionnels des différents villages enquêtés, d’avoir une perception sur le phénomène d’érosion des sols agricoles dans l’optique de mieux évaluer le phénomène dans la localité. 2. Résultats 2.1. Excès climatiques et dégradation des terres agricoles L’analyse climatique de 2010 à 2024, montre que les quantités des pluies tombées depuis les 15 dernières années dans cette localité dépassent le seuil dit normal pour les Etats sahéliens, montrant ainsi que le climat semble revenir à la normale. C’est une période semi-humide. La figure 2 ci-après présente une tendance stationnaire très peu variable avec des quantités pluviométriques abondantes et agressives. 1681 Figure 2. Evolution de la pluviométrie de 2010 à 2024 Source : service météo/Sarh 2024 A la lecture de cette figure, on s’aperçoit que pendant les 15 années la province du MoyenChari où est situé Kokaga notre terroir d’étude a enregistré des quantités excédentaires, bien que l’année 2023 connait une quantité plus faible (1473,1 mm) que les 14 autres années. En appliquant l’indice d’agressivité de Fournier, on est parvenu aux résultats suivants présentés dans le tableau 1 et traduisant le comportement des pluies torrentielles dans la province du Moyen-Chari où loge Kokaga notre territoire d’étude. Tableau 1. Indice d’agressivité de pluie relatif à Kokaga Année Pluviométrie moy. annuelle (mm) Pluvio. mensuelle plus élevée (mm) Agressivité climatique 2010 2836,5 684² 164,94 2011 2793 598,8² 128,37 2012 2975,2 602,4² 121,97 2013 2866 607,5² 128,77 2014 2955 612² 126,74 2015 3059,2 699² 159,71 2016 3007 606² 122,12 2017 3153,2 618² 121,12 2018 3078,6 605² 118,97 2019 3200,4 596² 55,12 28362793 2975,2 28662955 3059,2 3007 3153,2 3078,6 3200,4 2435,7 2524,1 2942,1 1473,1 2584 P(mm) P(mm) 1682 2020 2435,7 567² 131,99 2021 2524,1 648² 166,35 2022 2942,1 693² 163,23 2023 1473 542² 199,42 2024 2584 605² 141,65 Source : travaux de terrain, 2024 Pour mieux apprécier les chiffres confinés dans le tableau X, nous avons jugé plus explicite d’exprimer cette évolution par la figure 3 ci-après dont la courbe met en exergue les années pluviométriques déficitaires correspondant à l’induration des sols et les années à pluviométries excédentaires, qui expriment à contrario les inondations, la lixiviation et le lessivage des sols agricoles dans le terroir. Figure 3. Indice d’agressivité de Kokaga traduisant le tableau 1 A la lecture du tableau X et de la figure X, l’évolution annuelle de l’agressivité climatique montre que les années et les mois caractérisés par de fortes précipitations ont un impact sur les sols agricoles. Plus les précipitations sont abondantes et concentrées sur un mois donné, plus l’indice d’agressivité climatique est important. C’est le cas des années 2010, 2015, 2021, 2022, 2023 et 2024 qui ont respectivement un indice fort. Les autres années ont connu des précipitations justes normales et réparties presque équitablement dans les mois pluvieux. Seule l’année 2019 a un faite indice d’agressivité (55,95). 0 50 100 150 200 250 Agressivité climatique 1683 Tableau 2. Echelle conceptuelle d’évaluation de l’indice de Fournier Classe Indice de Fournier Risque d’érosion Perte de sol (t/ha/an) 1 Inférieur à 20 Très lent Inférieur à 5 2 21-40 Faible 12-25 3 41-60 Modéré 25-50 4 61-80 Sévère 50-100 5 81-100 Très sévère 100-200 6 Supérieur à 100 Extrêmement grave Supérieur à 200 Source : Oduro - Afriyie, 1996 Les fortes agressivités (six années consécutives) montrent l’importance des maxima pluviométriques du mois d’août et dans une certaine mesure de ceux du mois de juillet et rarement en septembre. Cette concentration a un impact sur les sols. En effet, plus les précipitations se concentrent en un mois, plus elles sont agressives et par conséquent érosives. 2.2. Les facteurs de dégradation 2.2.1. La nature du sol La vulnérabilité des sols de notre terroir d’étude relève de leur formation de base. Ce sont des sols qui ont une faible teneur en bases échangeables et de pourcentages très faibles en matières organiques. Ils sont épuisés par les cultures et notamment par celle de rente cotonnière et tout récemment par l’intensification de la culture du sésame devenu rente. L’extension à perte de vue de ce dernier en est la cause véritable. Les sols sont ainsi mis à nu sans couverture végétale et par conséquent à la merci des facteurs climatiques de dégradation. La production des sols à sesquioxydes dans le Moyen Chari diminue depuis une dizaine d’année. ➢ Sol argilo-sableux Les sols argileux sableux qui occupent des superficies très importantes dans le bassin versant. Ils présentent une sensibilité moyenne d’érosion hydrique compte tenu de leur composition en matière organique et leur faible perméabilité. Ces sols ont connu d’intense érosion due à l’écoulement fluviatile. 1684 ➢ Sol limoneux Ce type de sol est très étroitement localisé dans le bassin versant du terroir et s’observe principalement le long des rivières dont il constitue les terrasses. La sédimentation qui leur donne naissance est très récente, subactuelle dans la plupart des cas actuelle le long du cours d’eau. On observe principalement des terrasses inondées au moment des crues où se déposent chaque année des sédiments. Les sédiments déposés peuvent donc être très différents en texture suivant l’intensité des précipitations de l’année. Ces sols sont sablo-limoneux ou limoneux tout court. Compte tenu de sa structure et même sa texture, ce type de sol est bien vulnérable à l’érosion des eaux de ruissellement. ➢ Sols sablonneux Ces sols sont essentiellement sableux, les taux d’argile et de limon étant très faibles tant dans l’horizon de surface qu’en profondeur où l’on note cependant de petites accumulations d’argile. Les sables sont à dominance grossière (éléments compris entre 2 mm et 0, 2 mm) et sont principalement quartzeux. ➢ ferrugineux tropicaux lessivés Les sols ferrugineux tropicaux ont en général une faible teneur en matière. Ce qui leur confère une sensibilité élevée à l’érosion en nappe, mais résistants aux ravinements. La couleur brune ou brun-rouge de l’horizon de surface se dégrade progressivement suite aux lessivages vers la profondeur en brun-rouge, beige rosé ou ocre. Les incidences de la dégradation des sols par l’érosion hydrique s’observent immédiatement sur les plantes. En effet, les oligo-éléments tels que l’azote (N), le phosphore (P), le potassium (K) et le zinc (Zn) sont lessivés par les pluies diluviennes. Lesdits symptômes ou déficiences apparaissent souvent pendant la croissance de la plante. En sus des carences en éléments nutritifs, les plantes manquent des vigueurs et croissent difficilement dès la levée et les champs sont souvent envahis par des adventices et de mauvaises herbes, comme on peut le constater à travers la planche 1 ci-après. Planche 1. 2.2.2. La pression anthropique sur les ressources naturelle • Les feux de brousses 1691 Conclusion L’évolution des terres agricoles dans le terroir de Kokaga, imputable au changement climatique est la problématique de cette étude. L’objectif était de montré en quoi le changement climatique impacte-t-il les terres agricoles. Comme l’indiquent les observations de terrain, plus de la moitié du paysage a montré quelques signes d’érosion évidemment due à l’écoulement de surface, l’utilisation intensive des terres, au manque de couvert végétal pérenne. La plupart des parcelles cultivées sont affectées par l’érosion en nappe, c’est-à-dire, l’érosion par une perte uniforme de sol causée par l’écoulement de l’eau à travers la surface. Le risque d’érosion des sols sur l’ensemble de la province du Moyen-Chari semble élevé, considérant les besoins humains et du cheptel lesquels dépendant étroitement des ressources naturelles du milieu. Ce risque élevé d’érosion observé est également attribué soit aux types de sols (texture). Une chose est sure, l’érosion par les eaux courantes est un phénomène naturel. Mais son accélération de nos jours est à chercher sur un autre sentier et c’est celui de la pression humaine sur les ressources naturelles qui altère la cohésion bio-pédologique en rendant les sols vulnérables aux extrêmes pluviométriques. La recherche de solutions sous divers angles pourrait aboutir à des mesures adaptatives durables. Références bibliographiques Adegbidi A., Biaou G., 1995. L’agriculture durable du Bénin : rôle de l’Etat, in TON, P. et De HAAN, L. (eds.) (1995). A la recherche de l’agriculture durable au Bénin, Amsterdam : Institut voor Social Geografie, p160. César J., 1989. L’influence de l’exploitation sur la pérennité des pâturages de savanes. I. Effets de la coupe sur la masse du système souterrain, Fourrages, 118, 115-122. Danvidé T, 2015. 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