Deaths_record_cholera_1892_france
Abstract
This webpage provides the report published by the French Ministry of Health describing the cholera epidemic in France in 1892, along with the digitalized linelist documenting all reported deaths in the epidemic. The data are presented and analyzed in the following publication: Perlant C, Weill F-X, Paireau J, Scipioni M, Bosetti P, Cauchemez S. Modeling the spatio-temporal spread of cholera in France in 1892. Epidemics 2025; 53:100872.https://doi.org/10.1016/j.epidem.2025.100872
Full text
RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE.
RECUEIL
DES
TRAVAUX
DU
(:ONIITÉ
CONSULTATIJ1-'
l)'l1
YCÜ:NE
P(IBLlQUE
DE
FHANCI~
ET
DES
ACTES
OFFICIELS
DE
L'ADMINISTRATION
SANITAIRE.
ANNEXE
AU
TOME
XXII
LE
CHOLÉRA
EN
1892
__
----00E--------
Préface,
par
1\1.
le
[)r
HltOU\IWEL.
-
Rapport
général,
par
,\1.
llENRI
MONOD,
conseiller
d'l~'t:1t,
âireclcul"
,ic r lssisL17lCC
et
. .Ic
1'1
I.l'giJnc
publi,]lics.
-
Rapport
des
médecins
délégués,
par
"\1~1.
les
IY'
I3ROUAHJ)I~L,
PROGST,
NETTER,
TIIOINOT,
GI13ERT,
Dl;
MLS0IIL,
.\Y~L\n.!),
130ULLOCIIE,
GmOllE,
l'OMPIDOH,
\VIDAL
et
\VGRTZ.
'\lELU\.
IMFR.I:MER.IE
AD:MINIST.R.ATIVE.
18
94.
LE
CIIOLf~H~\
EN
18~)
:2
Prèface
par
P.
BROUARDEL.
L'épidémie
cholt'ricpc
qui
a
parcouru
la
France
en
1892-93 a
débuté
(~U
auil
1
89~~.
L(~
premier
cas signalé
cst celui (j'nu
pcnsioullain'
de
la
maisoll dC-parlcuwlllale
de
Nanterre
(ft
auil).
mais
presque
de suite
on
notait
des cas d'aflèctioll
c1101(;ricllle
alllollr de
("'llellaisol1
:
~l
Neuilly,
Pulealls.
He
~aiIIL-Dellis,
Courlwyoie,
Colom-
bes. etc.
11
a
t~lé
impossible
d'établir
il\CC
précision le
lieu habit()
par
1(~
premier
malade
rée] ct dl'
déterminer
les conditions
dans
lesq uelles il
;l\ait
(:,[(~
frappé.
Aussi
a-t-oll
pu
soutellir diverses
h~
pothès('s:
illlpor-
tatioll. revi viscellcc
(1'
am·iells gC'rlllCs' Ilaissallcc d
LI
choléra
sur
place, sallS (l'ailleurs
pOlLvoir
démontrer
scientifi-
querncnt
la
réalil!~
de
l'U1w
d'elles.
~j
l'origine
(1(,
ceLLe
(;pidéllliü
!"üsle
obscure,
par
contre
plusieurs des questions les
plus
importanLes lloLamment
pour
la prophylaxie
du
dlOl<'~ra
uut
reçu
(les solutions
sur
lïrnportallCü
des(ludlcs
]lOUS
devons
appeler
J'attention.
Ce
sont:
Iü
mode
particulier
d' expausioll de cette
épi-
démiü, ses procédés
(le
propagatioll ; r eau
ct.
les
contacts:
la puissance des
moyens
de
l'enrayer
II
l'aide
des procédés
de désinfection.
Les relations
données
par
chacun
des délégués
du
mi-
nistère de
l'intérieur
Ollt
(;téillst~n'~('S
salls
parti
pris.
Chacun
a cOllsigué ce
qu'il
a
YU,
a
J:>t'.is
selou les
circons-
-IV
-
tances les
mesures
appltcables dalls les diverses localités
COli
Lamillées.
l\'
ous
a\
ons
LellU
il
laissedl
cl
WCllll
toute
liberLé
d'action
ct
cl'
i utcrprétatioll, 11011 s
WllllllCS
cOllvainclLs
Cf
lie la
phy-
sionomie
ti'(~1l6rale
(le celte ('pidélllie se
Mgage
plus
llet-
temclll
de ces rapporLs
que
si
chacun
d'eux
avait
dû
se
prèter
à J'adaptatiou d'ull plall l)l't;paré d'avallce.
Nous devons
remercier
de lellr zèle et de
leur
vigiIallce
celL\.
qui
nous
ouL
aidés dalls
cetLe
œuvre
délicate, souvent
mal
comprise
au
débllt
par
les
populations
au
milieu
des(}lwlles ils allaienL
pour
Cil
seignor aux auLorités les
mesures
à
prendre
et
la
i:l(,:on
de les applifl
uer.
Quelle
que
soit
l'origine
de
ceLte
l~pidélllie,
son mode
d'expansion la dis
Liu
gue
Lrès
Il
eLLemcll
t des épidémies
antérieures.
Les médecim;.
(jll
i ou t
décrit
les invasions
cholérirlUl'sde ]8;32.
]8~!).
I85:3-5~.
1863-66, avaient
iw,;ÏsLé
sur
la raptdité
(Je
la
propagation
du
choléra.
Fauvel
1l0tammellt,
<fut
<l,aiL
surtout
obsené
le choléra ell
orient,
insistait
sur
cc caractère envahissant.
Dljà
en
1884,
lorsqu'avec
nos collègues
eL
amis
Proust
et
Rochanl,
nous
avions
d(~clan\
que
l'épidémie
de
Toulon
était bien
une
épidémie
de choléra.
Fauvel
avait
cru
trouver
dans
la lell
Lcur
de sa propagaLiuu la pl'eu
ve
qu'il
nc
puuvait
être
question
du
cho16ra vrai.
L'épiclémtc
de l
8!p-g3,
ellcore
plus
JunLe
dalls son
expansion, a ulonLl'é
qnda
raptdiLé
ou
la lenLeur
de
l'in-
vasioll
cl'
une
épidémie
cholériforme
Ile
suflit
pas
à
ca-
ractériser
sa
nalure.
La diŒusion
du
choléra
a
éLé
lente
en
1892-!)3
et
c'est
là
un
Jilit d'auLant
plus
intéressant
que
les facilités de
propagation
sont
bien
plus
grandes
qu'eu
1832
ou
en
1 8!l9. A celte
époquc
on
ne
communiquait
en
France
que
par
les diligences. le
nombre
des
voyageurs
était
très
limité, les relations
n'étaient
fréquentes
qu'entre
la ville
et
les
communes
suburbaines
qui
l'alirnentaient.
Au-
jourd'hui,
Paris
est
plus
près
de Marseille
qu'il
ne
l'était
- y
d'Orléans
il
ya
Do
ans.
]
,('S
(;clwJl;';us
de
YOyageurs ct de
marchaJl<lises
sonl
il I('('ssa
Il
IC'
('1
rapi<l,'s, Les I()is
lllilitaires
appellent
iIlCl'SS:llll11H'ltl
:1
la
(,:IS('I'I\(' (j"s
s()ldats
qui
y
importl'llt
\('s
llwladi(~s
qui
r~'gll(,ll!
dans
lelll'
'1
illage,
<Jlli
aprl's
un
s~ioll
r
dl'
yi
ngL-11l1
i 1
011
!lI'
Irl'izej
ol1rs li la
caserne
reportent
dans
1<'111'
yilla;.;'(' Il's Illalacli(,s
qui
]H'UYf'llt
y
e'\ister,
La
Franc('
1]('
!()rllH'
pills
\11]('
s(:l'i('
<k
circons-
criptions
('oml1\(' il
.Y
a cillqllanl()
ans:
Ol}
pourrait
dire,
en
exagôranl
un
I)('U,
qlw
par
ces
(:('lwllg'('S
incessallls
elle
ne
forme
pll1s
qu'unl'
unit(:
<lU
poillt
d('
'Ill<'
(le l'hygi()IH'.
Il
aurait
dOliC
s('mhl(: lo;,;'iqlle
fll1('
j(, ('hol(;ra
ml('
rois
nt)
CIl
UII
point
se
soiIIH'()pag(;
an'('
ulle
('xln\lllu
rapidité
h
toutes
les
parties
<Ill
I('rl'iloin',
C'('st
le
conLraire
(lui
a
eu
lieu.
L(~
choléra,
(lisions-nOlis,
envahit
la
hanlicue
de
Paris
au
COIHl1lCI1Cenwnt
d'a
ni
1:
hi(
'n dc's
ma
ladps
p6n(;trl~rellt
dans
cetk
vi
11('
,
qllelcllH~s-UIiS
.\
mOllI'UJ'('Il!
et
ce
ll(~
fÎtt
quil
la fin
(1<-
.Îl1illel.
]ln'sqllü
<ruatt'() illOis
aprl's
l'appa-
rition
du
chol(:!'a
il
S('S
por!()S q
II('
Pa
ris
l'III
pris
;1
son
10
ur.
11
Cil
a
été
(l(~
IW\Hle
dalls
pI'CS(fll('
toules
les
yilles,
Au
TIan(',
l'épi(lôlllie
I1C
s'est
l'é('lIel\lclll
déclarée
quc
CilHJ
semailles
apl'I's
1('
\11'{'lI1i('1'
cns,
Nons
Ile
POIIVOI\S
dOllller
l'npllcaliOlI
s('ienillique
de
cette
difl'ércIIœ
dans
1<-
l\lode
d(~
pl'opagalioll
des
(çpl-
d61ll1es
de
18:32
cl
(le IR/If)
ct
(le cell
..
que
I\OUS
ycnolls
de Il'a
\erscl'.
Nous
devons
cependant
exposer
qllel«(llcs-unes
des
circonstances
(IU'il csl pel'lllis
d'ill\oqlll'l',
laissallt
~l
l'a-
yenir
lu
soin
de
détermincr
aY('c
pIns
d('
précisioll
leur
valeur,
En
premier
li(~ll,
1I011S
devolls
faire
l'cmarquer
(fLIC
dans
les
pa)s
olL
le
chol6ra
('1'1
(,1l(lémiqlH~
il
ne
jlossl'r!e
pas
dans
chacun
(l'l'll,(
la
11l011H~
puissance
d'üxpansion,
Les
l'elatic)J]s
d(~s
("pi(lélnies
<III
(rollkin
(lonlH'es
par
ZuLerdpar
Dcmmler
/lCVlIC
de
m~édecinc,
189I,P'
25j)
montrellt
que
dans
ce
pap
Je
choléra
envahit
des
petits
groupes,
s'y
éteint,
puis
apparaît
qU01ques lieues
plus
loin
cu
J
procédant
de la ml'Ille' manil·J'e.
Sous
ce
rapport
la
marche
de
l'épid(.llli(~
([('
1892-9;)
en
France
ct
de
celles qui ont. régn(\ dalls
la
Cochiuchille
ct
le
Tonkin
présente
de
uotables allalogies.
Dans
les pa}S
mêmes
OLl
Je
choléra
fait
le
pins
de
rayages.
dans
les
Indes.
les
di-
verses épidémies,
OJI
pourrait
presque
dire
les épidémies
annuelles.
sont loin de se mOlltrer
douées
de
la
même
puissance
d'expansion.
ct
cependant
lorsque
les
circons-
tances
sont
favorables, le
germe
cholérique
conserve les
caractt'res
par
lesquels il
s'élaill'(~Yélé
~l
l'Europe
lors des
premit~res
invasions.
Il
suffit de
rappeler
les rayages
du
choléra pelldallt
le
pt-lerinage de La Mecque
en
18
9 3 .
Les bacilles
<ln
choléra
sonl-ils
id<'ntiques
dans
l'lndn
cL
dans
le
TOllkill
~
AWHls-nous
cule
premier,
aŒlibli,
ou
le
dcrnier
a
,ec
ses caracll'1'es
p1'Op1'0S!
Il
appartiendra
aux
bacteriologistes
<lemt,
llOUS
le savons, les travaux
sont
dirigés actuellement dalls cc sens.
de
résoudre
le
pro-
1
)ltorne.
Sur
la
,irlllellce
comparée
d'un
même
agent
pathogl'ne
et
la
facilité de sa
propagation,
nos conllaissauces
sont
encore
fortincornplNes.
Je
rnonLrerai lrl's
prochainement
qlle
pour
mw
maladie
(JIll'
nous
pouyons
étudier
~l
loisir,
la
fihre
Iyphoïùe, la lllorLalil(\
pOUl'
cent
mala(les yarie
suivant
les yilles de G
~l
23
p.
100.
salls
que
nous
puis-
sions ellcore'
formuler
les lois de ces variatiolls.
Pour
expliquer
ces
modes
différents
de
propagation
des épidémies
cholériques
on
peut
encore
illYoquer
d'au
tres considérai ions.
Depuis
18::12
l'état
sanitaire
de la
France
s'est
amelioré.
~1.
Marey a exposé à
l'Académie
de
médecine
la carte épidéll1iclll(' de
Paris
en 1
8~b
!'t
en 1849 :
on
yo}ait la l'aréfilction
de
J'épidémie
autour
du
puits
artésien
de
Grenelle,
alors
que
tous les alltres
quartiers
prescI'l'exclnsÎyemcnt
alimentés
('Il
cau
de
l'Ourcq
et
en
cau
(le
puits
étaient
décimés.
Quelques-uns
d'entre
HOUS
se
souviennent
e'ncore
cl'
ayoir
YU
les
porteurs
d'
cau
qui
-
'\
lT .
__
..
puisaient 1'eau a
in:-::i
a m
ell(~(';\
Pa ris am:
ron
t.ai
Iles il ubl iqlles
et
la
monlaicllt
anx
diH'rs
(~Iagcs
des
maisolls.
Paris
a
maintenant
ILlIL' (';\11
(1':11
ill](,11
1;11
iOIl
qlli.
si elle
n'est
pas
padaite,
ne
:-::allrai
t
('.1
n'
('(JllIpa
J"("(~
;\
c('lIes
de
1
i'(h
et
18/1!J.
La loi Slll' les log('Il]('llls
ill:-::aluhn~s
date'
(1(,
quarante
alls:
dlc
n'a
pa:-::
produit
Lous les
t'[l'eLs
({lI'('11 cspf-l'aient
les
législat('lll's
de
J8G2,
mais
elle a cepen(]aut
agi
dans
une
cL'l'taine
lllesure
lloLaUlinent
dalls
ks
gralldes
villes.
D'ulle
façoll
géJl(~l'a
Je.
, la
propret(~
d(~
la
maison
a
gagné
en
même
temps
que
la
proprelé
persollnell('.
Nous
HP
pouvons
méconnaltrl'
(,l'tI(~
inlllH'llce l'l'n(lne
plus
visible
encore
pal'
Ulll'
('0Illpar:lIS01l,
.l'ai
dn'ss(~
mlC
carte
dl'
la
l'(~partiti()1l
(l(~
la
mortalité
par
lîhTC
tJphoïd(~
('Il
France
(l'après
la
statisli(plc
civile
de
188G
~\
T890'
Tall(lis
q\l(·l'Yonne.
le
"laille-pt-Loire.
la
Loin',
le
Loin·t,
le HlttJlle,
l'Aisne,
I(~
;"-lol'd
penlent
par
fièue
typhoïde
'),
persolllles
sur
[o.oon
habitants,
le
Morhihan ('11 perd 1 Il.
IP:-::
C()tes-LIIl-~O],(1.
la
Manche.
la
Corrèze
('Il
perdcnt
12,
IlIéraul1.
le
Var,
la
Seine-In-
férieure
l'n
lH'rdl'llt
10,
I('s
BOllches-du-Bh()lle
9·
les
Pyrénées-Orientales
8. cle'
..
Or.
c'(~sl
dans
ccs
(lernicrs
déparLements qlle
l'
épi(1('ll1i('
(I(~
1892-!)3
a Irollv6
un
terrain
favorahle
11
SOli
(Mvcloppemcnt.
Eu
parcourant
cc
volume
on
yeITa
que
c'est
clans
ceux-ci
q
ne
nons
avons
dtL
eJlvo)~er
d('s dél('gll('s.
. (
.le Ile dt-passerai
pas
certainement
les
limites
de
ce
qu'établit
cette
comparaisoll
en
disant
qlle
lorsque
la
sta-
1 istielue
montre
([Il'
IlI1e
\'ill(~
ou
llll
départemeut
out
d(~s
épidémies
fréquelltes
cl('
ji(~\Te
typhoïde
ou
Ilne
endén,il'
constante,
on
peut
prédire (JlLl' ces villes
ou
ces
dépar-
tements
sont
ceu,,"
dans
ks([ncls
se
dévdoppt'ra
la
future
épidémie
(ln
chol('ra.
Le
l'l'gime
(1c's
('aux
tienl
cert:lillelllent
le prerniel'
rang
dans
la
propagation
dll
choléra.
comme
dans
celle
dL'
la
fihrc
typhOïd("
mais
il Il',)
il
lil
rien
(l'exclusif
et
nOlLS
avons
tenu
tl
Illettre
le
fait
!lle'n
en
évidence
daus
la 1'e-
-
VIII
-
lation
de
r épidémie
de
l'établissement
des aliénés
de
Bonneval
que
lIOUS
avolls observée avec
M.
Thoinot.
Il
sc dégage en efl'et des relations fouI'Ilies
deux
points
essentiels
au
point
de
vne
de la réceptiyité
cholérique.
A Sarcelles (Seine-et-Oise) MM.
~etter
et
Thoinot
ob
sene
nt
une
épidémie
simultal1(Çn
de
choléra
et
de
fièvre
typhoïde:
ils trouvellt
an-dessous
de
vingt
ans;
Û 7
ty-
phoïdiques,
8 cllOl(Çriques;
au-dessus
de
cinquante
ans
10
typhoïdiques,
Ld!
cholériques.
L'âge
du
choléra
n'est
donc
pas celui
de
la
fièvre
typhoïde.
Le second
point
est celui-ci: les aliéués
ont
une
suscep-
tibilité
extrême
pour
le
choléra.
Ils
IlOUS
ont
permis
de
mettre
en
relief
dans
son
expression
la
plus
excessive
la
propagation
du
choléra
par
les simples
contacts
dans
l'é-
pidémie
de
Bonneval.
Ce
mode
existe
donc,
mais
il
ne
revêt
sa
toute
puissance
que
dans
ces conditions spéciales
de
réceptivité.
Ce
que
110US
sayons des
modes
de
propagation
de
la
fihre
typhoïde
nous
permet
donc
nOIl
pas
d'expliquer
pourquoi
un
même
agent
pathogène
présente
des
varia-
tions
daus
l'intensité
de
son
action et de sa diffusion
mais
de
conslater
le fait. Il est exact
pour
le
choléra
comme
pOUl'
la
fîl'yrn
typhoïde.
Cc
(lui est établi
c'est
que
les yilles
et
les
contrées
as-
saillies,
pourvues
d'une
bOllIle
eau
potable,
sont
presque
à
l'abri
du
choMra
comme
elles le sont
dela
fièYre
typhoïde.
J-,'Angleterre est
pour
nous
un
exemple (lue
nous
de-
vons C011stamrnellt
invoquer.
Les Anglais
ont
dépensé
des
sommes
considérables
ponl'
assainir
leurs
ports
et
leurs
villes. Vingt fois le chol(Çra,
imporl(~
(l'Allemagne. a
pé-
nétré
en
Angleterre
depuis
deux
ans,
il
n'a
pas
fait
un
seul
foyer;
c'est
il
peille
si
(lailS qnel(Iues villes,
en
1893,
deux
ou
trois
personnes
en
contact
avec les rnaJacles
ont
été aLteintes.
Parmi
les
modes
d'assainissement
il
en
est
un
qui
tient
le
premier
rang;
c'esL la
pureté
de
l'
cau.
En
189.2-93 les
--
1\
-
soldais
frall(~'ais
sc
sOlll
11'()IlY(~s.
nolalllllH'llL
il
Paris
et
dans
sa
JJallli(~II("
;1
Lori('lil.
:1
!\allics.
l'Ii'
..
nil
llliliclL
de
I()yers (;pid(;llIi<jIIl'S;
s('lIh
(lI
il
("1(;
frapp(;" d
('Il
Irl's
petit
Jlolllill'i' I(,s lilililail'l's
qlli
\ i\ai('111
('II
de,ho!',;
dl'
la
CilS('I'I}(',
cell\: à (pli li'ut'
~,('ni('('
!'('Illiaii
p(l~;sihl(,
de
!Join'
ou
de
llIHIl!j'l'l' COllllI\('
I(,s
llilhil,ulls.
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qnel!e
di!1(;n'I)('('
.Y
,I\ail-il
eld!'e
les hahitants et
les
soldaLs
il
Illle s('III(,.
()ll
Ile
dOllllait
il
C('S
de!'IlÎ('l'S
(lne
d(~
J'eall
lillrée
pal'
ks
appa!'cib
Challll)('rlalld
Ol!
(k
l'üau
houillil'.
Dans
\Ill
lllilieu
cOlilalllill(;.
dalls
llll l'oye!'
chol(;rique,
il sufTit
(JOllC
dl' suhstillH'1' d('
l'l'au
}lropl'l'
:11'(',\1]
suspecte
pOUl'
présül'\('l'
la
pOjllllalioll.
11
l'l'sIe il sig"ltaler 111\ secoll(1 rail
qui
IIOUS
IlIl'IIC
1\
une
anlre
consi(I(;ralinll
pmph.\ lacli<[ue.
Dans
I(,s
gralldes
,111es,
la
plupart
des
,ictililcs
Sl'
lrom('ul
(lallS
la
popula-
tion
pailHe,
les
gros
f().'(~rs
dalls
les <jllarlil'rs
Iloloil'ümcllt
insalubres.
L'alillll'lIlalioll
l'Il
eau
('S[
pO\lrtallt
hiell
sou-
,ent
la
IW\IlW. POUI'f[uui
celle
di1l'(;rcl\(,(':1
Cl'l'taiuell1ent
les
familles
aisées,
au
cOllrant
des
règl(~s
de
l'h.vgilme,
ont
tenu
l'eau
en
s\l~pi('ioll
d
onl
Jm
Olt
(le
l'('all
mill(~rale
ou
(le
l'cau
bouillil'.
~Iais
('dl(~
llH'SllrC
n'a
cerlaillnllH'llt
I
lHS
6té
as:.;cz g'(;llérall'
IJOIII'
('''llli(llwr
(Il'
si gTalHles dit:..
(>,
c-,
16renc('s.
A
colé
de
cdle
caUSl'
principale,
il
l'Il
l'st
1l1W
(louL
le
rôlc
est
capi
laI:
l'cau
Il'
usl
pas
le
seul
n'cl
ellr
dlL
choléra,
il
.v
a
le
IrallsporL
par
ks
ha['(I(~s,
les
linges,
les
IiI
cries
souillées.
Oue
le
g'erme
morbide
soit
contenu
dans
le
verre
~
u
cl'
l~au
ou
déposé
sur
la
main
qui
a
touché
les
objets
souill6s
et, soiL
trallsporté
par
elle
sur
le
paill,
sm
les
ustensiles
([ui
servcnt
~l
nos
repas,
le
processus
l'st
toujours
le
même.
Les
germüs
sont
contenus
dalls
les
déjections
gastriques
ou
illLüstillales
ut
la
propagal
ion
se
tiliL
pal'
l'apport
il
ln
bouche
d('s
liquides
ou
dcs
solides
conta-
lIIinés
par
ces
g('rnH's.
Or,
dans
les
milieu\:
i IIcligellls.
la
popula
lion
est
bcau-
..................................................
~iœazamM
-"-
'X
--
coup
plus
dense,
une
seule chambre'
contient
toute
une
uunilLe, les
Yêlelll~lIts
ct les lillges
d(~
chacuil
sont
Cil
con-
tact
perlllanent
il
yec les vêtenwnLs dl'S
autres
personnes.
Dans
ceUe
même
cham
bre se passent
sou
yent
tous
les
actes physiologicfues. Les lois
cie
la
propretô
sont
moins
Lien observées q
ll()
dalls les
appartements
plus
spacien'\.
A la
contamillation
pal'
l'
cau
comlllUlle il
loute
la ville
s("
joint
comme
]ll"Océdé
de
rellforcCllwnt cette
intensité
et
cette fréquence des con tacts
journaliers.
C'est
UIle
cause
secondaire
mais ll'l'S
puissante;
nous
Cil
trouvons
la
preuve
dans
les
]"(;sulLal
s
obtenus
par
l'emploi
des étuves ct des
autres
moyens
de
désinfectioll.
J
Lors(lue ces
procédés
furc)I]l emploYl;s dès le
début
de
l'épidômie
choléricJue (Voyez les
rapporls
sUt'
le
Pas-de-
Calais, la
Somme
et
la
Seillc-Illférienre). le
ou
les
premiers
cas
restl'rcnt
stériles; ]ors[Ju 'ils Ile furellt
employés
qu'an
moment
où
l'epidémie
était dalls
SOli
plein,
comrne
au
Havre,
en
quclquesjours
J'épidémie
diminua
ou
disparut.
Enfin,
lorsque
l'épidémie
étai 1
dans
les
pap
liulitrophes,
il
nous
a sufli yis-il-yis
du
choléra
d'Espagne,
d'
Allemaglle,
de
BelgicIne,
de
faire
passer
à
l'élme
le
linge
de
corps
des
voyageurs
pour
que,
eu
France,
il
n'}
eut
pas
un
seul
cas
d'importation
de
choléra
venanl
de
ces cliflërents
pays.
Ainsi
donc,
si
on
résume
les
enseignements
qui
res-
sortent
de
l'épidémie
de
1892-93,
on
pent
constater
que
l'action
des
autorités
sanitaires
a
eu
des effets utiles.
Dans
un
grand
nombre
de
cas, les délails
contenus
dans
les différents
rapports
le
prouvent
de la façon la
plus
incontestable.
Il
nous
paraît
logique
d'en
déduire,
comIne
avcr-
tissement
pour
l'avenir,
les deyoirs des
municipalités
et
ceux
du
gouvernement.
1 0 Devoirs
des
municipalités. -
Eu
France,
la
tradition
cl.
la loi actuelle
confèrent
aux
maires
le soin
de
veiller à
la saluhrit(; des
communcs.
Le
plus
grand
nombre
d'entre
eux,
insnŒsamment
renseignés,
ont
compris
leur
inter-
-
'1
--~
vClltioll
(bus
](~
~('llS
le
pills
(~I]'()il_
Elltrl'l('ilir
la
proprelé
apparullle
répolld:1 l'en;)r!
ordinaire.
L(~
l0gislaleur ,l\aîl
l'ld(~lIdll
Cl'
d('\oir
dalls
IIll
~CllS
!>eauco\1p plus
hrgu,
d
,l\ait
dh
l
ï~P
COll
ft;
1'("
anx
maires
le
droit
du
prcIHI['(~
!OIIles l(,s
IIH.'SIIl·l'S
c"palll('s
de
pré\(~llir
ou
(r"I']'(\le]" [' l'\.pallsioll ([es Illaladit's (,Ollta-
gwuses.
Quels
sout
Cl'S
mo,
ells;\
11
1:IlIt
distill~"\lcr
l'ntre
v
eJ
les
mesures
li
prendre
Cil
l'absellce
(le
joule
épi-
dùnie.
jc
dirai
l'Il
temps
de pai\.,
el
("elles
qui
doi-
vent
011'('
mis('s
cn
,igucuI'
(pIallt!
1'(;pi(lémie
csl
dé-
clarée.
POlir
<PI'UUC
,illc
soil
;1
l'abri
(ks
0pidém.ies
(k
fil'vre
typhoïdu
ct
<le
cllOkra.
il raul
rournir
au\.
habi-
tants
de
l'(~au
d'alimentalion
abso]ullH'1l1
pure.
veiller
à
ce
({Ile
Jes maLil'l'C'S de Yidallges
soiellt
('y,wuécs
sans
qu'ancull
cOlllact
puisse
cxislcr
cntru
dlcs
el l'cau
de boisson. eulÎn raire
disparallre
ks
loge\lwIIIs
illsa-
lubres.
Dl~S
188ll,
CIl
l'menanl
de
l'épiMmie
de
Toulou,
j'ai
fait
rewlre,
su r la
proposi
lion
du
mill
ist ru
du
commerce,
un
d('crcl
confÎalll.au
Comil!~
(l'hygi('l\c ]('
soin
cll'
veiller
11
la
pure!(~
de
l'(~all
fourllie all.\. COllllllUlles. Dq)Uis lors
l(~
Comité
a
e.\.:1I1I
iné
plus
(le
sept
ceilts
projets
J' :lI11t'llée
d'eau.
J'élais
dt's
lors
cOII\aincu
du
1'<'l1<,
(l'w
l'cali
jouait
dans
la
propagation
de
certaines
Illaiadics
infectieusl's.
notamrncnt
le
choléra,
la fièvre typhoÏ<le.
Aprl~s
ulle
ell-
quête dcmHlllléc
par
l'Académie de
1W·~dl~(".ille,
~l.
'larey
lui a
soumis
Ull
rapport
conclualll
dans
ce
Sl~ns.
Dalls
un
livre fort illt6ressallt,
M.
Thoillol
a rait l'histoire
des
épidémies
choléri<Iues d'origine 1tydritJue
('II
1884-1885.
Ces
recherches
confirmaient
la
théorie
l'Illise
eu
AlI-
gleterre
en
18GG
sur
la
propagalion
<lu
choléra
par
la
pollution
dus
eaux.
En
1887,
je
YOUS
apportais,
an'c
MM.
Chantemesse
(~t
\Villal, la
preuve
bactériologique
-:XlI
-
des canses
cles
(~pidémies
de
fil'He
typhoïde
de
Pierre-
fonds (1). de
CleJ'llIont-Ferrand
(2)
cl de
Lorient
(3).
En
1 88!),
sllr
le
,'apport
de
notre
colll·gue,:\1.
Léon
Colin,
le
ministre
de la
guerre
onlo111wit
de
placer
dans
toutes
les
cascmes
dont
l'eau
n'était
pas à
l'abri
de
tout
soupçon,
des filtres
Cltallloerland.
La
mortalite
par
fièvre
typhoïde
était
de
1.200
par
an
en
moyenne
ponr
toute
l'armee;
elle
n'atteint
plus
le tiers
de
ce chiffre
(!~).
Pen-
dant
la
dernière
épidémie
de
choléra,
des case
mes
placées
an
milieu
des \
iUes
contaminées,
notammellt
dans
les
ellYirOllS de
Paris,
sont
restées
indeumes:
seuls
ont
été
atteints
les soldats (lui J:lisaient fonctions
d'
onlollnances
ou
vivaient {;OIllme ('eux-ci
eu
dehors
de la caserne.
En
188!"
R.Koch
avait
trouvé
les
germes
du
choléra
dans
les
étangs
de
Calcutta.
En
1892,
H,
Koch a
démontré
cette
iniluence
pour
Hambourg
et Alloua.
Je
résLllne
eu
(luclqucs
mols
ceLLe
démonstration
si élofIuente. Ces
deux
villes
sont
contiguës:
elles
sont
séparées
par
une
rue,
les
hahitations
d'un
('(lté font pm'Iie
de
Hambourg,
celles
bâties
sur
l'autre
cùté de la
rue
font
partie
cL\ltona.
Ces
deux
\
iUes
out
une
distribution
d'
cau
différente;
toutes
deux
]HLiscut, il cst \Tai,
leur
cau
daus
l'Elbc,
mais
pour
Altoua
l'eau
traverse
des filtres de sables.
pour
Hambourg
r
eau
arrive
directcmcnt
au
consommateur.
Altona
resta
ilHlmlll1e
pendant
(lue
Hambourg
subissait
la
terrible
épidémie
dont
vous vous
souycnez;
un
seul
point
cL\ltona
fuL
pris,
ce fut
unc
sorte
de
cité
ounière:
(
[)
Brouardel, Enqlu:te sllr
une
épidémie
de
fièvre typhoiile qui a régné
il PielTc(onds C1nn. d'ltyg., lëv. 188 7).
(2)
Brouardcl ct CILantemcssc,
E/Ujutlte
SUI'
l~s
callses
de
l'épidémie
de
fièvl'e typhoïde qui a
r,:gné
cl
Clermont-Ferrand (Ann. d'hyg., /liai
[887)'
(3)
Brouardel
ct Cllanlcl11Cssc,
Enf{nête
sw' l'origine
des
épidémies
de
fièvre typhoïde
ohscrvées
dans
les cascmcs
de
la
marine à Lorient (Ann.
d'hyg, ,
[887,
t.
XVIII, p. 497).
(/.) Frcycinet, l'flygù;nc
dans
l'armée (Ann.
cZ'hyg.,
1889,
l.
xxn,
p.
9°,
ct 1890, t.
XXIII,
p. 272) et Prophylaxie
de
lajièvrc lyphoide
dans
l'armée (Ann. d'hyy.,
18~)[,
t.
XXV,
p. 281).
--
'XJII -
l'enquête
démoIltra
(lue seul;1 Altona cc
groupe
de
maisons
recemit
de
l'cau
de
Hamhourg.
La
preuve
est filite.
absolument
faite. L' cau est
le
plus
puissant
vecteur
des
germcs
du
choléra
et
de
la fi(wre
typhoïde.
J'avais
dit
CJI
d~~7
au
congrl's
c1e
Vienne
(I):
« Ulle ville
paie
au
choléra
et
;1
la fièvre
typhoïde
le
tribut
que
lui
~mpose
lïmpuret("
de
SOli
eau
d·alimentation.
»
Toute
l'Ecole
allemande,
sous
la
direction
de
1'6minent
hygiéniste
M.
Pellenko[er,
avait
protesté.
Aujourd'hui,
quelques-uns
de
ceux
qui
ayaient
pris
part
aux
discussions
de
T
887.
]
[ueppe
110tamment,
ac-
ceptent
ce [ait
connne
démontré,
el
Koch.
111'
empruntant
sans
le
savoir
une
formule
que
j'ai
bien
souvent
répétée,
déclare
que
la
fi~\Te
typhoïde
est
le
réactif
de
la
pureté
de
l'eau
fournie
il Ulle ville.
Je
ne
dis
pas
que
l'cau
soit
seule
capable
de
porter
cc
germe,
et
en
tête
des
instructiolls
du
Conseil
d'hygiène
de
la
Seine,
du
Comité
(l'hygil'ne
de
France,
de
la
COll-
lërence
de
Vcnise,
nous
aV011S
émis
ravis
suinmt:
«
Le
germe
du
choléra
est
contenu
dans
les
"Voies
di-
gestives des
malades;
la
transmission
S0
fait
surtout
par
les déjectio1ls et les
matilTes
des
vomissoments,
et,
par
suite.
par
J'eau, les linges. les v(\tements
et
les
mains
souillées. »
En
même
temps
qu·elle
veille
~l
ce
que
de
I"eall
d'une
pureté
ahsolU(·
soil
seule
distribuée
Il la
population,
la
municipalité
doit
choisir
1111
sptl'me
cl·évacuation des
vidanges
le'l
que
la ru(', les ('ours, les
cahinets
ne
soient
pas
souill(Çs
par
des
ôpandages
suspC'cts.
Comme
nous
yenons
de le
dire.
cc
sont
ces
souillures
qui
par
l'eau,
les
lillges.
etc.,
SOllt
les prillcipau\: agellts
de
propagation
de
ces
mala(li(~s.
(1)
Brollarclel.
Des
modes
de
pmpngntÎl,n
dl'
Infih,re
1)'J!hoide.
Congrès
de
Vil'Ilne
(Ann. d'hyg., 1887) el
Discollrs
d'ollvertllre
dl!
Congrès d'hy-
giène
de
Paris (Ann. d'hyg., 1889).
-
XIV
--
Enfin, les maisons encombrées, malpropres,
non
pour-
vues des conditions d'aératioll, d'l-clairage, d'évacuation
indispensables
~l
la salubrité. sont des lieux dans lesquels
se forment (les foyers. Aprl's la
demit're
épidémie de
cho-
léra.
on
a
pu
dire (lue c'était
une
épidémie
qui
frappe
surtout
les
pauYres.Les
municipalités
trouveraient
au
besoin dans ce fait une raisoll de
montrer
encore plus de
-vigilance.
Si
la municipalité a
fai
t cel
appropriement
de la ville,
celle
ci
a
bicm
pl~U
de périls
;\
courir
cn
temps d'épidémie.
Le choléra
peut
y être
importé,
créer
Ull
ou
plusieurs
petits foyers. faciles
11
étouffer dès
leur
appari tion. Si
au
contraire les pré.cautions nécessaires
n'ont
pas été prises
en
temps utile. si
l'cau
d'alimentation en particulier est
souillée, r épidémie se répaml dans toute l'étendl.lC de la
distribution de celte eau, les
COll
Lacts
créent des foyers
secondaires, ct la ville est bientôt
tout
entière envahie.
Voyons
maintenant
le rôle de la municipalité lorsque
l'épidémie a éclaté.
Presque
toujours
nous
JlOUS
lrouyollS
en
présence de deux difficultés, La prerrlière est celle-ci:
suspecter la
pureté
de
l'eau
d'alimentation
d'une
ville est
un
crime, ct les preuves les plus palpables ne suffisent
pas
toujours
11
convaincre les habitants
d'une
localité,
Nos pères ImvaienL cette eau,
nous
la buvons ct
nous
sommes
vivants:
voilà la réponse stéréotypée,
On
ne
parvient
pas h faire
comprendre
que
vivent seuls ceux
qui
ont
survécu aux épidémies de fièvre typhoïde
ct
autres,
et les registres de mortalité
ont
été
trop
mal tenus
jusqu'à
cc
jour
pour
que
nous
puissions
.Y
trouver
un
argument
démonstratif
aux yellx des habitants et de la municipalité,
Puis,
quand
un
ou
plusieurs cas de choléra
sont
sur-
venus, la municipalité hésite, elle redoute,
qu'en
déclarant
la vérité. la
panique
Ile
sc
produise dans la ville.
que
le
rnarché, la foire
ou
la mte annollcés ne soient désertés
par
ceux
qui
d'habitude
viennent y
apporter
leur
argent:
elle cache les accidents, Cette tendance est encore plus
"-
~y--
nctt('mcntdps~inl-c
Inr~qllïl
:-;'îlP'it
(1'1111
pori
(le II1Cl'CtqUC
le
COJllml'l'Cl'
crainl
(P'('
1(,:-,
hateau\:
11('
. ..;nie, 1 1 Illis
l'nqua-
rantainc
par
I('s
PUi--Stl"(,('S (:Irtlllg'('r('s,
Jo
\nndrais
peI'SII,\(I<·1'
;,
('('S
111lI1Iicipalil!;s
qllc
c'ost
là
unn
rl'glc
dl~
conduile
d(;sasirullsu
pOUl'
les
,illes
dont
('Ilos
croient
dl-fl'lllll'l~
les illll-n'.ls. EII
ell'd,
l'l'\pl-riclIcn
lIOliS
a
mOlltré
<lU('
dans
\cs
I()ralill~s
olt
ou
il
d6noncé
au
pou-
\oir
C811trall('s
prelllil'rs
cas
de
choll-ra,
011
a
pu
sur
place
arrêter
le
dé\eloppement
dC'
l'épitll;mil''
Les
rappol'ls
ülÎls
au
COIllill' l'all
dl'mier
par~L\1.
Tlloiuol.
.\dter,
Girolle,
Aymanl,
l'lc,.
l'Jl
rOll
l'li
issl'Il 1
la
prl'll\l'
l(,i<ll·nle.
Lcs
mO)<'11s
l'Ill plo,'
l(S
ont
,:Il'il'
(1:IIIS
Il'lIl' Ill()(le
<l'appli-
calioll
sui'tlnllcs
\'('s~()\lr('l'S
dl's
diH'rs('s
localilés.
Ils
ont
tOlljollrs
cu
les
rn('.!11es
hases.
Oli a
dl-~illl('d(;
I('s
d~iec
tioll~
ct
les
lllatir'l'cs
des,
0111 issl'Illl'rtls ;
on
il
ohtenu
par
une
«(troile Slll'Y(·illilllce
(l'\('
I('s
persolllles
({'Ii
donllaieJlt
leurs
soins
ml"
malades
prisselll
pour
dics-mêllles
des
precautions
alltisl·pti<[U(·~
l'ig()I1]'('"se~:
011 a
d(;sin{edé
pal'
immersion
dall~
des
~ollltioll~
dl'
~\lhlilTl("
ou
pal'
l'ac-
tion
lies t'otU\l'S
:1
,ap('ur
sous
pl'l'!'sion,
les
linges,
les
matelas.
les
('ou\(')'lul'cs,
l<,s
Itald(·~.
('le.
Ull
a
procédé
il
l'aide
des
,aporisaliolls
de
!'lIhlimé
à la d<'!'illfeclion
des
appal'leHlellls
c:t
des
lllaisolls,
Eillill,
011
a isol(;
les
malades
(bns
la
rneSll],(~
du
p()~sihlc.
Ce
denliel'
Illa,'
en
dcmamle
llne
petile
explicalioll,
.le
Jlrelldrai
pour
('xC'lnplc co
qui
a
été
lait 311
lIa,re
l'ail
dcrllier.
Qualld
le
rnalalle
COII-
sentait
il
aHI,],
h l'I)()pi tal. il
('tait
<tlllew;
el
isolé
dans
UJ\
p,nilloll
sp('('ialemcnl
all'cd(;
a11X
cholériques.
Le
10-
,Q'elllclll
élait
désiII/'l'c!l',
La
blllille
(;Iait illslalll'e
dans
(
un
!-!T:tlHl
local;
011 j:li!'ail,
désltahillcr
10lls
les
elliranls,
Oll
leur
dOllllail
de~
,0t('Jl}('llts
propres,
on
d6~inreclait
leurs
hanles.
L,cs
d'sullals
l'lIrenl
ex('dlcJll~.
~lais
lorsque
le
malade
Ile (,())ISClit
pas
il
aller
ill'ltùpiLal.
je
Jle
('()m(~illcrai
pas
il
III\('
Irop
pTall(l(· illsislaJl(:u.
Dans
un
g:ram1
nomhre
de
,illes
il
nisl<:
\Ill
I»)'él·ll:.!:(\
('outre
(/
" ,
(..J
l' htJpi
lai;
il
sem
hIc
que
('e
soi 1
IWCS(IUC
lHl
d(~sh()nnour
~~~.~i\w;-?i.::;7~··
"'''~~.~i;/'-*~~V:",'~'~f',!
iiQiIi!lIl!i.~~~~~~'-"'-~-~-'----
>-
-
XVI-
que
de
s'y
faire soigner.
Par
crainte de ce
transport
ford;'
on a vu dus malades ct
leur
J:'lltlÏlle cacher les accidents.
si bien
que
des petits foyers secondaires
ont
ainsi prolollgé
la
durée
de
l'épidémie.
Mais
an
Havre,
Oll
trois cas considérés
comme
des
affections saisollllj;'res s'étaicllt
montrés
Cil
juillet
l
8!)?,
l'épidémie
Ile se
r{>véla
réellement
que
le J3 aoM
(8
cas) ;
le
23,
il J avait
9'>,
malades à l'htlpital. Le service de
dés-
infection
par
les étuves et les pulvérisations ne
commença
que
le 24 aoM: il J avait
en
ce
.iOUl'
51 décl's; dès
lu
2 septemLre, la
mortalité,
apr;'s avoir atteint
70
le 2!) aotlt.
tombait
11
!l3, le
!)
~t
15
ct
n'alleignait
pIns
Je
chiffre
10
après le
23
septembre.
Le
22
octoLre
l'épid(~mie
était
terminée.
Les épidémies précédelltes avaient
une
durée
pIns
que
double
.
.T
e fais
remarquer
que
ces
mesures
ont
été prises alors
que
l'épidémie était
dé~il
CIl
pleine activité. Lorscpl'
on
a
agi dès le
déhut,
les cas
sont
restés stériles.
Les municipalités doivent
dOliC,
Jorsc[lw les
premiers
cas éclateut,
nOIl
pas les cacher. mais les
rendre
stériles
par
les
moyeus
indiqués ci-dessus. Si elles
n'
onL
pas
l'outillage nécessain'.
il
leur
suflira de faire appel
au
pouvoir
central
pOllr
qu'imrnédiaLement celni-ci
leur
prête
les appareils nécessaires.
Cette tendance à cacher ]' existence de la maladie est
surtout
port(çe à l'extrt-me,
disions-nous,
dans les
ports
de
mer.
La
craillte
d'être
mis en
quarantaine
l'aiL
taire
tout
autre
sent iment.
Malhenreusement
pour
ces
,illes
leur
secrcL est
bientôt
délloncé.
Dans
tous
les
ports
im-
portants
les puissances
(~trallg(~res
entretiennent
des
consuls:
ceux-ci
sont
hi en tôt
au
courant
de la situation
sanitaire ct la quaralltaine, il
juste
tiLre
si redoutée. est
infligée à la
,ille
malgré
le silence des autorités.
Il
Y a
m(~me
une
conséquence
que
nous
avons
eu
SOllw'nt
l'occasion d'observer. Les consuls
n'ayant
plus
foi dans
--~
'XVIT
-_.
les
reu~eigneLllents
{()ul'llis
par
la
lIluuiripalité,
prennent
leurs
illformatic)lJs
('Il
d('l\(
Il'S
d'(,lIe, SOI"(,llt I('urs
COll-
fidellts
de
l'(~IIC()IIII'(',
I('lll()ill~i
de
raits
IlJaI
illtl'I'prét(;s, les
déuOllcellt
aux
cOllsuls: ('clI\-ci \(;jégl'aphi(,IlL
i\
leurs
gouveruerncills
ct \
III
puri
ahsollllllcllt
sain
('st
tout
étonné
d'apprclldrc
<pl
'il
est
l'ohjl'I .le
IlleSUl'CS
sanitaires,
Le
gomernement
l'l'an(:ais rait
des
n'c1amatiolls
par
voies
diplomatiques.
<'1
il
se helll'te
;\
l'arguIIlCllt
tiTé
des
dé-
claraLiolls
illcolllplNcs
de
,illes
parfois
tout
11
rait
étrau-
gères
au
débat
dll
Illomelli.
On
peulie
dire
au.\. ,il1es
dOlltnous
parlolls:
lorsque
la
mlHlicipalit(\
est
pn;YCIlIl<'
du
Olt
dcs
prcmiers
cas
sllspect~,
-
je
ùi~
avec
inlclltion.
susperls,
- elle
doit
illlmédiateJllcul
el
sllr
place
premlre
les lllesure:-;
né
ces-
:-;aires
pUUI'
clIl[)(\clH'1' la
maladie
.le
~('
propager.
Si,
avant
1'('pid(\lIlie,
cl
dl~~
l'apparitiou
t!c:-;
pl'(~llIiers
cas, ellc
a
pris
les
lUeSUl'l'S
!H;cessail'cs,
la
,ille
est
ahsulumeut
à
l'abri,
2°
Dcvoirdn youvernclIIent. - Le gUIlH'l'lH'll1ellt
doit,
d'une
part
,eiller
il
cc
que
lus
lllunicipalités
procèdent
il
l'assaillissement
des
COllllJ11111CS.
('1
d'autre
part.
il
doit
s'cntelldre
avcc l(,s
alltres
puissauces
pUIll'
<JlL<'
les
Ine~ures
~allilain's
adoptées
l'Il Fl'allc('.
rUCOllll\leS
sllHisaIltes
pour
aSSIIl'(~1'
la sallté
puhlique',
soiellt
acceptées
par
les
diverses
autorités
~aJlilail'cs.
de
raçon il
éviler
au~
voyageurs
et
aLl
COlllllll'l'('(' les
(~Iltl'a,es
ycsatoin's
el
iusuflisalltes
qui
repn;seutenl
l'ancien
~ysll'Ilw
<luaranlcnail'E'. .
Actuellement
la
loi
ne
permet
pas
au
gouYl'rnement
clïJltencllil'
d'ulle
I:H;Oll
dlicace
daus
l'assaiuissement
des
,illes.
Mais
il
existe
entre
toules
les
parties
du
territoire
une
soli da
ri
1 é
tdl(~
q
llO
l'autorité
ccu traIe
doit
pou
voir
substi-
Luer
SOli
action
tl celle
des
municipalités
défaillantes. Si
une
\illc
ne
prend
pas
les
précautions
nécessaires
pour
faire
disparaitre
la
fièvre
typhoïde
ou
le
choléra,
elle
les
dissémine
dans
toutes
les localités
avoisinantes
et
parfois
uz.
cs
;:;oroe
42
a
:ecu.;:
a;Ci
MM
.ZJt&ZZtJi-fihEMA
-
XYIII
-
fort loill (l'elle.
Ou
en trouvera la
pl'(~uYC
dans le l'apport
que
nous
aVOllS
rédiwi
,nec
j'I. Thoillol
SUl'
les t-pidémies
du
Havre et de
TromiUe
(1).
En
dehors des comrnunicatious établies
pOUl'
les tran-
sactions commerciales, J'appl'loJls avec
M.
Léon Colin
que,
actuellenwnt, les échanges
cutre
la
population
militaire et civile
sont
incessants à cause des appels des
réservistes, des territoriaux, etc. Les
jeunes
gens
appor-
tent
à la caserne les
gennes
des maladies
qu'ils
ont
con-
tractées dans leurs \illages. La maladie trouve dans l'agglo-
Inératioll militaire
uu
foyer tle renforcelllent, et
lorsque
ces
jeunes
gens
sont
libérés après treize
ou
vingt-huit
jours,
ils
reportent
dans des localités saines
jusque-là
les affections
introduites
dalls la caserne
par
leurs
ca-
marades.
Nous avons établi ce fait
.nec
M.
Challtemesse,
lors
d~
l'épidélllie de fièvre typllOïde de
Clermont-Fcr-
rand
.•
J'avais déjà, cn
me
basant
SUl'
Ull
autre
argument,
exposé
au
Comité
que
l'assainissement de
la
France,
au
point
de vue 1l0tammeuL de la fil'vre typhoïde, a
un
intérêt
national.
AujounlllUi,
je
rappellerai seulement
que
lors
de
l'expédition de
Tunis.
en
188
l,
il
a suffi (lue deux
régiments
villssell t
de
deux villes
où
régnait la
fil~'Te
t
y-
phoïde,
Perpignan
et
Toulou,
pour
que, trois semaines
plus
tard,
le corps expéditionnaire
eût
le
quart
de son
effectif
atteint
de cette maladie -
5.000
sur
20.000
-
et
qu'il
perdît
84!~
hommes.
Que
l'Olt
souge à la désorganisation
d'une
armée
qui,
au
moment
d'ulle
guerre
européenne,
subirait
un
tel
désastre, et
ou
dira avec
nous
que
l'assainissement des
villes est uue œU\Te (l'ÉtaL.
La
loi réclamée
pour
parer
~l
ces éventualités a été
adoptée
par
la
Chambre
des députés, elle est soumise
(1) Brouardel et Thoinot, Deux épidémies
de
fièvre typhoïde (Ann.
d'hyg., 1891, t.
XXV,
p. 231).
au
~éJlat.~ous
pOll\OllS
cspé]'(~1'
<ILL'
elle
sera
délîuiLi"e-
Hlelll
voLée
pendanl
('('Ile 1(;gislatlU·('.
Le gouYel'uemenl a rellipli
Cl'
prullIier
dmoir.
Il
a,
dans
la
mesure
du
possible,
aGc()Illpli
le
second.
Ce
Jl'est pas le
lieu
de
rappeler
ici les cOllvcnLiotls
de
Venise
et
de
Dresde,
mais
les
déJ(~gllés
lIe la Fl'allCü
ont
dé
assez
IWlll'eUX
pOUl'
raire
voter
des
résolutions
iuspirées
par
celles
(Ille
le
Comité
a llès
longtemps
for-
mulées.
---~0~
--------
RAPPOHT
,
\
M.
LE
l'HE:-lIDENT
Dl
CO~SEIL.
MESURES
ADMINISTRATIVES
PRISES
EN
FRANCE
en
1892
CONTRE
L'ÉPIDÉMIE
CHOLÉRIQUE
------
MO:'<SIE\JR LE PIIÉSIDE:'<T,
L(!
5 avril 1
t)D~.
un
déd's
dù
il
llltr
llIaladie olTrant les
apparen-
ces
du
clwléra
sc pro(lllisait pal'Jlli
I(!:;
pensionnaires
de
la
maison
de
Nallterre,
En
ql1plques
j()lIl'~
il
était
Slli,i
de
llOl1lbreux cas
allalofjue~,
La
pro[lorli'Jll
(le:;
d"'cl:s
("tait
(,()llsid{!rable.
L(~s
môdecins
qui
ôtudièreul
la Iltaladie
l'altrihuerullt
Ilia
lIlau\uise
qualité
de
l'cau
bue
dalls
la
lllaisOlI,
cl
la (lllaliJil:rcnt d'all'ection dlOl{:l'ij()['me,
Presque
Cil
mème
temps
plusieurs
COmllllllH'S
du
dôpartemenlde
la
S(:ille, llutalllillenl
Pliteaux,
Courbevoie,
Levallois-Perret,
etdans
Seine-et-Oise, Al'gcllteuil, a(,(:lIS(\rPllt des cas ct (les
dC'ces
de ][]ô!lle
llaLure. Là ilu:.;si, l('s
homllles
de
l'art
déclarèrenl
CJue
l'a/Tectioll
cholériforme
était
dlle
il
la
lIlamaise
(jualité (le
l'eau
de
boissoll,
En
mai
et
.i
Uill, ees i\ccidcll ts s' étemlirell t à q uel(lues
autres
COllllllUIJeS,
Ils furelll tri's virlllPllls à
~arcdles,
.JllSf!U'allX
prcmiers
jours
du
Illois
d'aoûl,
l' l'pill{'rnie
resta
confinée
dans
les
départements
de
la
~eine
et de
~('ille-cl-Oi,c,
Au
mois
d'aoùl
1,\
choléra
enmhit
le
liane:
Cil
trois
moi,
il y
cause
498 décès, Il se
montre
dans
78
autres
communes
de la
Seine-
Inférieure
(484
Jécès) ,
gagne
l'Eure,
le
Calvados,
le
i\ord.
la Somme, etc.
Partout
combattu
dès
son
apparition,
presque
nulle
part
il
ne
réus~it
11
s'étendre.
Tl
rccule
pas
11
pas
devant
la
prophy-
laxie et
se
réfugie en Bretagne, où
il
paraît
déunitivement étoufië.
ClH.lL.
..
]·iiiilWkM&&Sii\U&i&Wm.1!MtB;;;;g;;;;;;çun&!iiiXtMIQtXSU Œ =
nwa
=
%CE
=Z&;;j&",a::.~
..
_
-
2-·
mais où, comme
l'é,énemcnt
ra
prouyé,
il
n'était qu'assoupi.
D'avril à décembre 18!)2, il avait fait en France '1.550 yictimes.
Je
llC
m'arrêterai ici
1I11
1l10111enL
quc sur ['(\pidémie du Havre.
Le 2
aOl'!t,
lin
(lécb
cholérique s'y produit.
A.
partir
du
12
(1),
le caractère épid(\miquc s'allirrne. Lc nombre des décès suit une
progression constante
jusqu'au
:30
aoùt;
puis
il
décroît graduelle-
ment
pour
se
réduirè il
()
le
2(j octobre
(2).
L'histoire de celle lllanifeslation cholérique est remarL[uable il
plus
d'un
titre. Ce n'est guère qu'au
lIane
que le lllai a pris
un
caractère tout
il
fait alarmant,
dù
au
110mhre
des cas et des décès,
à l'importance du
port,
au
trouble profond apporté dans le com-
merce,
au
chômage, aux souffrances de toute nature imposées à la
population.
En
même temps la courle durée de l'épidémie, l'énergie
et ['efficacité des mesures prises pour la combattre, la première ap-
plication ülite alors, et avec
un
plein succès, de la visite médicale et
de la désinfeclion des navires au départ, la recommandent à
l'at-
tention des hygiénistes.
L'on
a comparé
le
rôle du Havre dans l'épidémie de 1892 à
celui de
~1arseille
élans
l'l>pidémie de
1884.
On a dit que, dans les
deux cas, le foyer allulllé a irradié
en
tous sens; que le choléra, de
même que de Marseille, en 1884, il avait gagné les environs de la
ville, puis une grande partie de la Francc, s'est répandu, en
1892,
du Hayre
sm
les
ï8
comlllunes atteintes dans la Seine-Inférieure,
et même
au
delà.
Cela n'est pas certaill, car dails un temps où
tout
le
monde, négo-
ciants,
oLlYl'iel's,
pa}sans,
se
déplace avec tant de filcilité et
pour
les moindres all'aires,
il
est impossible de suivre avec précision la
marche
d'un
lel flôau. Il est notamlllent impossible d'empêcher
qu'uu
lllalade ignorant son mal
le
transporte
...
où:)
Tout
près
ou
très loin: là où il va. Comment prévoir l'infinie variété de ces
déplacements? La plupart
du
temps on ne peut pas même les
con-
naître après coup. Presque toujours le premier cas échappe. On
(1)
Je
cite les faits
dam
leur
ordre
chronologique.
'lais
cet
ordre
n'est
pas celui
dans
lequel
l'administration
sanitaire les a
connus.
La
municipalité
du
Havre
elle-même
est restée assez longtemps. sinon dans l'ignorance, au
moin~
dans
le
doute sur
le
ca-
ractère
cle
la
maladie. Elle ne
pouvait
affirmer
là
où
les hommes de
l'art
hésitaient
encore.
C'est
~ûulement
le
12
août qu'il est devenu certain pour elle que l'on
citait
bien en pre:,cnce
du
choléra,
et
dès lors
aucune
atlénuation
n'a
cu
lieu
dans
les déclarations officielles.
(2)
Un
moment
la
situation
parut
si
menaçante
que
votre
prédécesseur, M.
Loubet,
sc
rendit de sa personne
au
Havre pour encourager l'énergie des autorités administratives
et
médicale.
et
donuer
un
témoignage
do
la
sympathie
du
gouvernem~t
pour
la
popu-
lation.
Lo
6 septembre
1892.
M.
Loul.rct
parcourut
les hôpitaux
et
visita tO'Uslcs cholériques.
')
---
.3
-
n'a
donc
pas
les
11lO)C'IlS
de
savoir
iI'\I~C
ccrliluc!c
~i
c'est
tle
Paris,
où
U'pidélllie
l''lait b,"uiinl(',
()II
du 1
(;\\1'1',
UII
elle l'lait
'\
irulellte,
qu'elle
a
dé
colporl,"c'
dan~
la
r"f.!'illll
S','II'IHlalit ('lIlrl' Il'
BaHe
et
Paris.
~IaisJ
CIL
admellanl
ILlle
le 11<1\1'1'
aiL
(;tt~
le
tù)er
actif
e11
18\)2,
COlllme 1Ian;eillc
l'avait
l'tl"
l'II
1,-';1-)4,
qlldle
(lilTérl'/lcc
enlre
l'acti-
,ilé
de
ces
cleu:x
f(),\('rs~
Ell
1I)K'"
]>1'1';;
de 12.()()()
dc"cès
(1);
CIL
18~)2,
1Il0ins
de
,-'.000
(:>-),
dOllL
un
millier
antérieur
il
l'ex-
plosion
du
lla\1'e.
C'e~l
que
1'IIdillillislralioll
sanilaire,
sorlie
de
la
période
des ti'tLonnenH'nls proph.'lacti{!lIes,
sait
maintenant
par
quels
mo.'
CliS
le
lllai
cloit
l'lre
altaqné.
Elle
peut
dl"sormais
mener
contre
llli
une
lulle
1l11"l!todi(1l1l'.
L~s
e\p('riellccs
lilites
sur
nombre
de
points
en
11'\02,
lllais
sUl'luull'expl;rience
lilite
au
][a\l'e,
l'ont
conIirmée
clans
l'opinion
([l
1 "tille action
prompte
el
appropriée
peut
avoir
raison
assez yi te
d'une
(\pillémie
cholériq
Ile.
lln'était
pas
inutile
de
faire, dl';; il
préselll,
celle
déclaration.
La
suite
de ce
rapport
montrera
qll'clle Il'e,;t
pas
hasardée.
Depuis
plusicllrs
mois,
l'adlllinistratioll
sanitaire
suivait
d'un
œil
attenlif
la
marche
dll cllOll\ra
qui,
parti
du
nord
des
Indes
anglaises,
était
conslaté
au
mois
cli-
féHicr
tl
JléraL
De
Ih
il
gagnait
Mesched,
en
Perse;
le
l,juin
il
Col
;\
Kaahla,
slalion
du
chemin
de
fer
transcaspien
cJlli
va
de
la
mer
Caspienne
il
"\skhabacl;
le l G
juin,
il
Duzonn-Ada,
garc
lCl'ltlinu,; dl;
cclle
\oie
ferrée;
Je
19
juin
à
Bakou.
De
Bakou
il
ell\ahit
ayec
une
e~J1'aordiIlaire
rapidité
les
provinces de la
grande
Hllssie, ar1'i\'I'
il
Nijni-
\o\gurod
et il
Moscou,
lllonte
au
nord
jUSC[u'il
Saillt-Pétersboll1'g,
et
peul-ètre
il
l'ouest,
par
les
trains
cl'émigrants,
pénètre
d'llll
hOlHI
JUSqU'il
Hambourg.
Le
28
aotlt, le
consul
de
F1'anl'{~
il l!;ullboll1'g
signalait
l'exislence
du
choléra
dans
cette ville.
L'adillinistration
s<'
[romait
dOliC
au
Ulois
d'aoùt
1892
en
pré-
sence
de
deu:x
épidémies
cholériques,
l'une
ù
l'intérieur
qu'il
fallait
contenir
cL
éloutl'cr,
l'alttre
tl
l'e:xlérieur
qu'il
fallait
empècher
clc
pénétrer
Cil
France.
Contre
l'une
l'l
l'autre,
c1k
Ile
dispO::laiL
que
ll'ulle
arme
légale:
la loi
du
3
mars
1822.
Celle
loi,
pour
dre
utilisée,
doit
ètre
re-
mise
en
vigueur,
par
décret,
il
cbaque
nouvelle
épidémie.
Sou
lexte
doit
ètre
afliché clans toules les
COlllmUIlI'S
oLI
!'ion
auloritô
cst
imoquée.
Elle ne
cou
LÏcll
t
pas
de
pre~criptioll
hygiénique
,"
1)
11.7°7,
(1)
4.550.
-4-
déterminée,
mais
elle les autorise
toules;
elle pc'rmet de
proclamer
ce
qu'on
peut
appeler l'<''lat de si(\ge épidémique. Ses effets
ne
vont
pa"
al!
delà dll dallger lll'(;S('llt; elle a dOllc J'incOInénient
tle donller au
pays
l'illusiun
trUlle force toujours en action, tandis
([u'elle ne !llllciionile
qu'en
telllpS
d(~
choléra. Le projet de loi
pOli['
la protection de la santé pnblique, depuis bien des mois
dépos(~
par
le
(;omemement,
voté
par
la
Chambre
des députés et
actuellement soumis
aux
délibérations
du
Sénat.
remédiera
à ce
mal
et à
hi(,11
tl'aulres. Telle qu'elle est, la loi de
It\22
a
rendu
les
plus
grands
services,
en
188.1
dans
le Finistère.
en
J 890
sur
la
frontib'e
d'Espagne,
el lout l'l'cemment en
18~)'L
Un
d(~cret
du
20
aOl'll
1802
étlicla sa llIise en
vigueur
ainsi
que
les principales dispositions
prophylactiques
à
prendre,
soit à
l'in-
térieur. soit
au"
frontières.
Quelles devaient ètre ces dispositions proph.' lactiques
:1
Le rôle de
l'admiuistralion.
en malière sanitaire, est
d'èlre
la do-
cile auxiliaire de la science. (2uel Ùlait,
en
1802,
l'état
de la science
sur
la
r[uestion
du
choléra
;1
Le conseil scielltifique de l'administratioll, (lui
eslle
Comité
CO/l-
sultatif
d'hygièlle publique
cie
France,
considérait alors, et considère
encore, comIlle Nablies les propositions suiyanlt's :
a) le
germe
du
choléra sc trOll \ e dawi les
dt'üccLioJis
des chulé-
l'l([ues;
b)
il
se lrallsmet,
~()it
directement, soit
par
l'iJllt'l'lnédiaire des
objets souillés
par
ces déjections;
c) de ces
ol~jels
il
se lrallSnwt, soil eucul'(' direclelllenl, soil
par
d'autres
illlerlllôdiaÎres l'lnotalllllJelll
par
l' cau
ingéd'e;
d)
il sc lllultiplie
d'aulant
plus
cl a
d'autant
plus
de virulellcc
que
les conditiolls
du
milieu
Ol~1
il
se
trome
sont
plus
insalubres.
Telles
sont
les thôories
qni
devaienl règler la cOlJ(luite de
l'admi-
uistratioll sanitaire. Les mesures dOllt ell!' a deillandè l'application à la
loi de It\2:1 unI, ell cll'l'l,
éL("
('elles
que
l'es tlll'ories commalldaieIlt.
Pour
combattre
le
ilbll,
il fallait
d'abord
ell connaltrt: J'existence.
el la
lutte
contre
lui
aurait
d'aulallt
plu:, de chances
d'èlre
eflicace
r{ll'elle serait cutrqll'i:;c tlè,
la
premit"re
apparition
du
Illal. Le décret.
du
2g
août a
donc
rendu
obligatoire la déclaration
immédiate
de
tout
cas de maladie
pouvant
ètre ,,;oupçonné
d'ètre
un
cas de choléra.
"\.insi renseignée,
l'adminislration
devait
s'appliquer
à
empècher
la trilnsmislrion, directe
au
indirecte, de la maladie,
en
isulant les
maJa(le~,
en
d{'sin[edallt les
objet,
l'Il
cOlllact
t1\'e'C
e'U\, leurs linges,
lem
mobilier, leur
l()~em(,llt,
l'Il
illtl'nli,;alll
l'u~age
de l'l'au conla-
minée ou simplelllf'llt
~11~1)('ct(',
EIII' deyait enflll enleyer au
mal
des
ji\eil ilés
cll'
propagat
iOll
l'Il
a,"<li
lIi'salll, alitant (ple pos,ihl(), les
habitations
eL
le's
Il)calit{,,,,
~lll'
la
frOlilil'.l'(~
dl'"
pa\
s all
..
illl", l'adnlini,;tl':i1ioll devait
.1SSllrer
l'e:'\allll'il
m(~di('allle,;
\()."IP'~lll's
\('llallt
dl!
dcli()l''': les l1lillades
se-
raient
soigll(~s
011
('('1
Hlil
S';{'';
: 1''';''''';llI'cts seraient
II'IlUS
l'II
O!J';I'!'V;I--
tioll; les bien
portanls
,wl'aicnt ,ipïlali:s
:111'111'
lien
d(,
destination, ct
lit observés pendant
la
IlI"l'iodl'
d'illcubalioll dll cltlMra. LI'
lill~('
sale de lom; serait
désiJlfl~rlé,
!.'entn',1' l'Il
FI';lllf'C
des matières
par-
ticlllièrenlf'llL sllsceptihlPs sl'rait
pl'()hilll'~I"
L'administration
sanitaire',
IIS<lnt
de
la
loi
rlll
:1
mars
r8?2 (r),
S'l'st e!Torcée de faire lout
1'(,la,
LI'
n"sultal a
di.,
Il'tUll'
part, I]u';\ l'iIl
11"I·il'lIl'
le
11
("a
Il
a
(\tl\
tl'l'.s
nti-
lemellt ('omballu
('\
([III"
d'autre
P,Ir!,
le
c!lil!("l'a
dll d(,h()l's Il'est pas
enlr{' l'n Fi'allcr,
Le:;
c1("tails
d'l'\l;cntion des llleSlireS
prise~
sont
eXpŒ(;,
dans
les
rapports
dl's dlJeteurs
eI1Yoy/'s
('11
lIli"i()n,
~oil
clal1s
les
(,()I1l-
ml1lleS
atteint!'s,
~()it
il
1:1
J'ronlil"re,
Ces
]':'1lpOl'I,
SOlit
reproduits
pIns loin.
Lem
ellSl'lllhlc fOl'lne
1111
histol'iqllr
('0111]111'1
de
l'rpidémir,
car
chacullecle ses manifestations s'y trouve Illinutiensement étl1(li(;e.
Dans
Je.
]ln"senl trayail
jr
111<'
1101'111'
;\
11I(lIltl'l'l'
qllelle a l'té l'action
de
l'admini,tralioll
(,l'nlrale,
L'applicatioll ries
d<"(,I'I'I,
il 'aotlt n
n<"cessit{,
l'emploi d 'n
Il
per-
sOIlllel
spécial:
--
l'ncqlli,itiillll'll'!'llyoi cl'nlllllati'ripl silllilaire; -
des installations lf'lllpOrail'l's ;
III
\ J'rontil"rl's des pays aLleillls; -
cles
opèl'ations illllSil('I's
dan,
k,
!lmt,.
EIlI' n
dOflJl{'
lien il dl's
d{~penses
(l'Illl
cara('th'e r\cepliollllel, Eufill, l'administl'ation a dtl ['(\unir les
informations qni
Illi
"'liaient
des divl'l's pllints altaqu{'s
et
fil
ire
la
stn··
tisti(PH' de l'épidôlllil',
\Ion
l'apport S('I':I
cloll(,
di\'i~(;
ell
si\: pnrti(,s:
l, PNsonllel.
Il. "aU' rie!.
111.
- Pilste,
Iks
fi'ollti(''I'cs,
TV,
0p{'rations dans les porls.
V,
D{>penses
l'l
m()yC'lls
liU:lJIcirrs,
\
1.-
~latislilJ1H'.
(1)
Voir, annexe
T,
le
tp~lc
destll~Cl'l'ts
pris alors en ycrtn de la loi
de
It)22.
-
sacau
..
-0-
Trois annexes compléteront cc rapport.
L'annexe 1 reproduit le texte
(ks
actes cl documents officiels
concernant les
mesure~
salli taires prisps conlre l'épid(\mie en France.
L'annexe II llollne
la
liste individuelle
des4.rl50
victimes.
L'annexe
III
contient l'énonciation,
par
pays, des mesures prises
il l'(\lranger contre la propagatioll du choléra.
I. -
PERSO:'iNEL.
L'expérience a
prouyc>
que les municipalités, disposées à s'en-
dormir
dans
la
commode croyance
qu'il
n'y
a rien il faire, ne
sc mettent guère en mouvement que si
quelqu'un
est là
pour
les
éveiller, les conseiller, les ponsser.
n'antre
part,
dès le début,
il
fnt éviclf'nt flue les gens les mieux clisposés il agir ne sauraient pas
sans aide tirer parti de nos el1\ois en matériel, ni ex(\cutf'l' nos
ins-
tructions,
si
détailléf's qn'ellf's fnssenL
Il importait donc,
pour
avoir des chances sérieuses dans la lutte,
que l'administralion
[t'tt
représentée sur place
par
des médecins,
compétents en matière
d'hygii~ne
publiqne et
sur
le dévouemellt
ct l'activité desquels elle
pût
compter.
Par
eux seulement elle
pouvait exactement connaître la situation de chaque localité,
ct
approprier il cette siluation ses prescriptions ct ses secours. Ces
nouveaux missi dominici étaient munis des pleins pouvoirs attrihués
il l'administration
par
la loi
du
3 mars
J822.
Le tableau A ci-contre indique les noms de nos délégués, les
dates du. commencement ct de la fin des missions qui leur
ont
pté
confiées, la (hll'pe de ces
mission~,
Ie~
localités où dIf's ont
ét{~
accomplies.
Il n'suIte de
ce
tahleau que
le~
délégués envoyés en
mlSSlOn
ont
rté au nombre de
12.
Dans
un
intenalle
de
huit
mois environ, ils ont
consacré
Û2j
jomnées
il
lems
missions ct ont opéré clans
330
com-
munes environ,
dont
llll
graml nomhre ont reçlllcllr visite il
plu-
sieurs reprises. Ces déll'gw\s, comllle
il
est facile de le constater
par
la lecture de
lems
rapports. ont fait procéder il l'isolement des ma-
lades, à la d(\sinfection des
clTets
el des locau\. contaminrs ; ils ont
ordonné la suppression de certaines canses (Ir contamination (assai-
nissement des cours, des rues, ct surtout fermeture des puits
souillés) ; ils ont provoqué r em'oi de secoms en matériel et en
argent;
NOMS
DATE
01'
LA
JllSSIO:'i
JI.:LÉGUES.
a
('IHnmCIl('('.
n fini.
2
:l
(
)
1"' orlobr", 30ol'loJJ!'{'
D"
Aymart!,
1"
no\'., 7
no\
f.i nov.
,0...;
!lt"('.
Il"
Iloulloclll' , ,
~9
sept,
1:\
or.!n!Jrt" .
-----
ll"
Crilz1ll3m . '
~
sepl
'
--
7-
::.:~
c.
!.
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Tabl(,ltu
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ALI
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S
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1
r;.;
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II~I
___
-
1
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\
)
~,')
j
Port!'1
(1'3S-f]C-C,'l];1Ît',',
Boulo~m(',
Outréau.
:-;:Lint-EtirJllH',
llallll(lS.
C()ndctt8~,
llasdiglleuJ,
lI('~din-r,\lJ!Ji"
C;!lill:--,
Lc~
llarraqurt',
Lorif'll t 1 L\Jllrbihall L
Elaplc~,
',\Ioutr('u(l,
C~llllpaglle.
COl1rteYillc,
Boulogne.
n;lnllf'~,
L~trf'ilJes.
Cuq,
TH'PH"I'
(Pas-·
dl'-CaJ~ti...;,'
et
.\li]Jerille
(:-:'olflrn(~),
1----
____
----------------
-lllj
l:h('rlJollr~.
TrlUrlarilll'
1'1
environs
(}[anchr).
1
_____
,,------
.
__________
_
1
;;' 1 \
1
P,,,lr
sanilaire
de
la fronlière, a Ghyvelde
(.\nrd" ,
liulIker<lllc
('t
C'lI'lrons
:Steenr,
Hoscndaël),
-I-I-~--~--
1"
Houen. Sollel'ille, QUl'rilly, Oissel, Darnetal,
I.n
Bouille,
Iliepp,'dnill'. Caudebec-du-Caux,
1
n~
l~jJ'()de.
~R
:lOl1t. "
,,,,,,,,1
]J"
Grajoll.
D"
Ménétrier,
))
f)<
nu
~[esnil.
))
[)<
.'icttrr,
~,~
juillet
\1
{III
~"
\'nllrn
Ùt'
L1
Hi~le;
di'
~erql1igll'y
a
Pont-
.\1Id('n14:I'.
UIlf'llr,
Hour'!!.
JIi('[lpr,
(~tlcurr{'s.
:\"
H('rnay
iL
PIHll
.\\ldCIlH'I',
I·:lb~ut.
Louvirrs,
\
('mlill.
~ai!lt--Pi('t'rt'
-d
n -
\'(funay.
Oi."srI. Houen,
~ntt(·\
il II'. t;ournay.
Cu~.
~aln
t-Ftal'ff', fl:lmpiL'rre.
fi"
Houl()~ll(,.
Li'
Portel.
;)"
l:olllo~;rH~,
Le
jllJrle].
Outreau.
(jU
Honcll.
"lal~\lJll:l.\.
\IOIlVi1!(',
~ir,l'\'iIlr,
P.lvlIJy,
I:arrnüu.
Yrl'tot,
CalldelH'("
Lillcbnnllc, BOlller,
HoncH,
,\mlell:->,
IJI)!1JIl~ïH',
Lf'
Pol'trl. Outreau.
1"
.\l'llfl~llÙtt'l.
Plallil'ls-Prdils.
KO
HOUl'fl,
_\hll'i'JtHl',
Ilouikvilll'. Houlme. Bcl-
lImuf,
La
Mi\llÎl',
~aîllt-\
;1I1'1.\",
realc~,
Houpn,
.\mi,'lls.
Caroni.
C!Jrr!iourg-
et
('n\·il'oll~
;~Janrh(').
CIIt'rbourg ct Tourlal"ille,
1"
Saintlienis,
'\'"1
tr
1'1'
('.
~ninl-Oucn,
,\ubrr-
Yillicr~,
J'ul(,;lLL\,
Cnurtll~\'oir,
~ur(,~IJ(ls.
CllChv,
1.I'1":llloi',
Ile
""inl·Denis,
I"a"\,(',, Cltatilluil,
,\Iolltr"uil,
('1(',
Tableau
A
\Suite).
NOMS
DATE
OU
tA
MISSION
des
D~:LÈG(j~:S.
fi commencé.
29
juillet..
l2R
août.
, 1() sept
0'
Netter
..
/22
sept
...
.
27
se]lt
...
.
11
octobre.
!!
octobre.
15
octobre.
i,
18
octobre.
\ 25
octobre.
--1-
f) ' P .
ct
Î
23
nov
.....
ompl or
...
)
17
jan vier
..
11------
[----
2~
mai.
29
juillel ..
22 aotÎt .
2R
aoüt
.
[Y
Thoinot.
....
:l
sc
pt .
7 sept
H
sept.
2~
sept.
2<1
sept.
8
octobre.
23 nov.
29 nov.
1
0'
Widal.
..
,
8
octobre.
( I:l nol'.
Il'
Wurtz
..
3 sept
fini.
17
aoùt.
12
sept.
17
sept
...
25
SCI,t
.
29 sept
...
6 octohre .
10
o('tobre .
1;'
octobre.
22
octobre.
25
octobre.
16janv. (93)
19janvicr.
2H
juillet.
17
aoùt.
25
aolÎl
..
3 sept..
:\
sepl
10 sept..
18 sept. .
27
Sl'pt ..
30 sept..
13
octobre.
27 nov.
G déc
..
10
nov
..
15
nm'
15 sept
..
-8-
8
8
LOC
.\
LIT
I~
S
où
S'E:-,T
EXE-HC~K
LA
~ll:';~lON.
5
2"
Ar~enteuil,
Gonesse,
~Iontmorency,
Le
ilour-
get, Puguy.
''illiers-le-Bel,
Yillers-I'n-Vexin,
Nanterre, S"rcelll's.
3"
Frontiere -
Est:
ilelfort, Montreux-Vieux,
Avricourt et
Pa~ny.
Givet, Belgiqne.
Il"
Pontarlier
et
Mortean.
5"
Chi'
l'bourg.
6"
Moncel,
,\
l'ricourt.
,0
Longwj', \Ïreux, Givet, Anor.
W lIondrevill('
(~Ieurthe-et-}Iosellel.
\1"
Sarcell!'s (Seine-et-Oise).
10" lIoudrl'l'ille, l'ettoncourt, Strasbonrg, Mon-
cel, l'elit-Croix, ,\vricourt.
11"
Sarcelles (Seine-ct-Oise).
1 0 Lorien t ct enyirons (\[orbihan).
:2"
Briec (Finistère).
( 1" Saint-Ilenis, Nanlerre, Saint-Ouen,
.\nber-
hO
) viliiers. Puteaux, Courbevoie, Suresnes. Clichy,
t
Levalloj~,
lIe
Saint-Oeni~,
rallves, Chatillon,
\
MOlltrt'ull,
ete.
H get, Dugny, Villiers-le-Hel,
nltel's-cll~Ycxin.
~
:2U
.\.f!:!enteuil,
(~o~e~sc,
~Iontmorpncy,
Le
Bonr-
(Enl'c;,
"anterre,
Sarcelles,
.\sile
de Bonneval
(Elll'e-ct-Loir) .
1
:1"
Le lIavre.
fi
Croix.
Xancy
..
\..nirourt, Lille, Baisieux, Blanc-
~
I(
Frontiere,
Est ct :"iord: Belfort, Ilelle,
Petit-
~Ibsrron,
Feig-nie~
• .
Jeumont.
1 ;)" Lille l't lIunkerque.
4 \ Il" .Ieumont. Feignies, Blanc-}Iisceron, Lille,
1 .\l'mrntiercs, Hauplines, Ounkl'l'que.
~
7°
Jeumont,
l·'el~nies.
BeauvaÏf.;,
Lille,
Commines,
;, j Halluin, Deulemont, Mortagne, Baisieux, Lille,
( Tourcoing, Dunkerque,
il 1
.~"
Vi.ntimillCS
(.\ll'cs-Maritimes).
2
UD
Yalrucienncs.
fi
l'l'
:lhrseillc.
5 11" Lorient, Quimper, :"iantes.
~
120
Ville-Evrard, Saint-Chi'ron, Saint-Arnoult,
8 Aq(enteuil, Gonesse, Sarcelles, .\IOlltmorency,
,
~!ery
(Seine-et-Oise).
-1------
11
9 )
'1
0 Gou\'ieux, Longueil,
Sainte-~Iarie,
Chantilly,
1
Port·
Salut, Montataire.
~"
)[olllat"ire,
Saint-~[aximin.
1)
5 1I0ntleur (Calvados).
-9-
ils
ont
donné
des
exemples
et
fourni
des
ensrignrments
dont
l'effet
sera
durahle.
L'action
(le
nos
missionnaires
il
ru
incontestablement
une
grande
illflurIlce
sur
la
llloMration
d
l'arrêt
cl{'lillitif
de~
{'pidémies.
Par-
tout
où
ils
ont
été
avertis
dès
ln
premier
cas
pt
où
ils
ont
pu
agir
avant
la
diss{·mination des
germps
illfpctiru
\,
leur
illlf'l'Yriitioli
il
(,t{~
tl{~cisiY('.
Deux
exrmples
seulemcnt.
Dannes,
commmw
de
l'arrondissemellt
de BOlllognr,
rst
situ!'e
à
prmilllit/~
de localités
qui
ont
(;t{~
graYel\lCll t
atteintes,
nolamment
le
Portel
et
Outrèau.
Le
d
octobre,
le
D"
A,)I1Jard,c!1tiétaitel1
mis-
sioll
;\
Ontréau,
pst
avrrti
qu'un
déci~s
chol(·riquc
\iellt
de
f'e
produire
~I
Dannes.
II
S')
transporle
imrnècliaterncJlI,
((
Il
s'ui!issait,
dit-il,
d'llIl marcllUnd a
mlmla
Ilt
Ci
Ili, qnel([lj('s
jours
pIns
tlJ(
,
a\ai
l
passé
llll('
soirée
ct
pris
lm
rrpas
chrz
1111
rafrtirr
atteinl
du
clt,.J{ora;\
Outréan.
Trois
jours
apn'.s la Illnrt
du
lIlarchand,
lin nt!;lIll
de
six
ans
11U-
bitanl
dallS la
chambre
même
du
décé-dé
cst
attcint
dn
choléra.
La
maison
ainsi
contaminé-e
est
isolée
el
assrz
('Ioignée d('s
autres
habitations.
11
tilt
illterdil
allx
parents
qui
soi!:waiellt
1(,
mal:1(I(,
ou
qui
avaienl
approché
le
dét'é-dé
d'aller
da us
l(~
\'illage
ct
,111\
habitants
dn
\illage
([('
\'enir
\'i~iler
le
lIlalad(',
Le
garde
champ(\tre
l'lit
chargé
d'approyisioll!wr
la
tiutlilk.
Cdle
mrle
de
quaralltainc
dma
pri,s dl'
si,
jolll's
apri's
la
gll('ri~on
d"
dernier
1I1i11ade,
Elle
fllt
d'ailleurs
laci-
lernellt
acceptée
pal' les illtcrJ](;S I[ni,
pen
fOl'lllI]("S,
fUl'cllt de
celte
façon
nourris
pat'
la
COll1mlllW
pCIHlnnllonte la dllr/'e
de
la
maladie,
1,('s
objets
contanlill(',s fUJ'('Ill Ill'I'd(;s, d
j'illlllleuble
;;oigneusernent
dfsinfectt"
en
ma
prést'lIce,
(;rùcc
il ccs lIlesurcs rigout'f'W'l'S,
la
COmmllll(' de l)allTles
est
l'('st('e
indemne.
))
,\i\Jolllataire(Oise),
où
'T.
le 1)'
\Yidall'lait
('Il
mission,
une
pl'e-
mii're
manifestation
de
l'épidémie
avait élô {-loum,p. grùcp il
la
fer-
meture
cie
puits
souillés
pal' l'illfîlll'atioJl (ks fosses
d'aisances;
mais
C(tH'lrplCs
jours
après
la
fin de
cette
première
manifestation,
qui
anit
atleiJ\t IlII('\'illgtaillr
de
pCrSOlll\rS,
l'('pidl~mip
reparaissait
dans
h ]\\(\lIIe COIllIllnllC,
Sil]'
llll
autre
point.
daJ\s la
balilieun
et
dalls des
maisons
sitld,('s
en
a\al
(ln
",fontataire,
le
long
d'un
rllissr:1Il
qlli
([':1\
('l'se la ville ct reçoit
ûir"clclIlrnl
ks
provenanccs
dcs
fos~r~
d'aisilllccS. L(,s
d/:iccli()l1~
dc~
dIOl/Tiques
avaient
cOllta-
miné
le
1'lIi~seall
cl,
apri's
la
disparition
de l't':pidémi(' (le
",Jonta-
laire-villc,
l'
Oll
avai t celle
de
Monlataire-hanliC'ur.
Lcs
habitants
de
10 -
ces maisons furent avertis qu'ils s'exposaient il contracter le choléra
en buvant de cette
ean;
mais ils
rayaient
sous la
main;
elle était
limpide;
ils
se
riaient des conseils cl buvaient J'eau. « C'est alors,
écrit
JI.
le
D"
'Vidal,
que nous ayons en
ridée
de faire venir des
forges yoisilles deu\. tombereaux de sullilte
(le
fer et de les déverser
dans le ruisseau.
au
voisinage des points où il avait été infecté
par
les matières fôcales.
L'eau
a été colorée et son
goùt
est devenu
styp-
tique
(astringeant).
A
partir
(le
ce moment, aucun nouveau cas
cholérique ne s'est. déclaré.»
Souvent, de même,
SHI'
l'initiative de nos missionnaires sanitaires
furent prises des mesures qui ne pouvaient pas être prévues
par
les
inst.ructions, que les circonstances seules inspiraient.. dont jamais
les autorités locales n'auraient. eu l'idée ct qui
ont
cu
pour
résul--
tat
immédiat d'{:teindre des foyers cholériques.
La
dépeme totale de voyages et d'études des délégués sanitaires
s'est élevée il la sommp de 19.256 francs.
L'on
reconnaîtra sans
doute
qu'un
grand
bien a été obtenu il peu de frais.
II.
MATÉRIEL.
Dès que l'administration centrale (·tait avertie que des cas de
choléra s'étaient produits, elle s'informait si la
commune
possédait
les moyens d'isoler les malades. de désinfecter leurs linges
ct
leur
logement. Elle envoyait
sur
les lieux, sniyant l'importance de la
population atteinte, une étuve il désinfection
munie
d
'nn
pulyérisa-
teur, ou
un
trempeur;
ct, en l'absence
d'lm
imllleublp conycnable
à l'isolement, une tente
dn
~'ystème
Tollet. La
Il(~cessité
de l'envoi
d'une
de ces tentes s'est assez rarement présentée.
Du
reste, il a été
souvent irnpo,sible d'obtenir que les personnes atteintes consentis-
sent à quitter leur demeure.
Au Portel,
par
exemple, oll l'épidémie a été grave ct où
l'on
n'avait pas
pu
trouver
un
local convpnable
pour
les malades, ceux-ci
ont obstinément refnsé de se laisser transporter sous la tente que
l'administration avait fait installer et où cependant ils auraient été
très bien log(;s ct
SOi8'llé~
()).
Quelquefois on a dl') employer lc feu
pour
détruire certains taudis (2) olt plusienrs cas s'(·taient produits
et que leurs habitants s'obstinaipnt il ne pas (luittpr.
(1) Voir le rapport de
:\1.
le Dr Girode
sur
l'épidémie
du
Portel.
(2)
Voir le rapport de
111.
du
:\Iesnil
sur
l'épidémie de Dieppe.
Il.\
T
ES
DES
OflDHES
n'E:\YOI
(1~()2).
1
26
août - 10 septembre.
30 aoûI - 5 septembre.
30 août.
......
.
:;0
août.
......
'
....
.
30 aout -
\1
et 10 sep-
tembre
30 aoùl
..
3
8('Ptcmb~~:
: : :
...
Il
et
11)
septembre.
[,
septembre
..
5 et 9 septem bre - 8
oc-
tobre
..........
.
5 et
Hl
septembre ..
5 et
~ï
septembre
...
\!
septembre-
80ctobre.
\!
septembre
13
septembre
...
tï
septembre.
~o
septembre
...
~II
septembre:"
28 scplembre.
1"
octoure.
10
oclobre
..
·n
~
[J"J'::
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Q.I-
~~f2
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L.~
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2
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l
20
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1
1
.
1
1
1
1
1
1
1
1
1
t
l
l
1
:l
1
1
l
1
l
~
1
l
'12
83 appareils.
~2~
::-;~o
-
'"
:--;
Tableau
B.
nESTI:'iATIO~
10
Havre.
Cherbourg.
Avricourt.
Jcumont.
Houen .
Delle.
Petit-Croix.
"al'ny.
l~e!g.nies.
I,,'lISleux.
BJanc-M
isseron.
t;hyvelde.
Honfleur.
Saint-l"azaire.
Ajaccio.
nasti~t.
Calais.
Boulogne.
lires!.
Camaret.
Hosf"ofi".
1J0urdrut!.
Tudy.
Lauerwrach.
n nnkerque.
Trouville.
Le
Portcl.
Givet.
lIaudol.
l'ourguerollP.
!\iec.
Villefranche.
Armcntièr(':-;.
Deulemont.
Comllles.
lIalluin.
Hou
uaix.
Mortagne.
rieux-Condé.
Pont-Audemer.
Dieppe.
OIlÎ:-;treham.
Fécamp.
Bon0.
Philippeville.
Morteau.
Pontarlier.
Tourlaville.
Le
Tréport.
)Iollcet-,ur-Seille.
La
Rochelle.
Horherort.
Bayonne
)1"r,eille.
Touloll.
.\lontalaire.
-
12-
Les cm-ois d'étuves, de pulvérisateurs et de
trempeurs
ont
été
nombreux,
ces appareils
n'existant
(PIC
dans
un
petit
nombre
de
localités, bien qlle l'admiuisLrntioll sc soit ell'orc('e, depuis plusieurs
années,
d'en
vulgariser
l'nsage.
Voici le tableau des appareils expédiés de
Paris,
du
20
aoùt
an
10
octobrf'
18~-b,
date de la (Ierni(\re expédition. Les
ohjrts
ont
éLé
transport{'s
pour
la
plupart
en grallde vitessf'. Les
compagnies
dl'
chemins
de fer
ont
consenti à ne faire
payer
ponr
Il'
transport
({'le
le
prix
de la petite vit('ssp.
Bien
que
le total des cOlllmunes
figurant
à
la
colonne
10
du
ta-
bleau
13
ne soit
que
de
G(j,
un
bien plus
grand
nombre
ont
profité
de nos envois.
La
plupart
des
étuws
mobilps.
par
exemple,
ont
suivi la
marchl'
de l'épidémie, de
commllne
Cil
commune.
On
peut
l~vailler
il
200
(~nviroIl
les localités atteintes
où
des désin-
fections
ont
ét{,
J:'lites
à
l'aide
d'appareils fOllrnis
par
l'admi-
nistration.
La dépense occasionnée
par
l'achat
de ces engins s'est (,ll'v('e à
la
somme
de
20
[.8'12
francs, dépense bien fructueusf', car elle
n'a
pas seulement sl'rvi il désinfecter des efl'ets mohiliers, des locaux
qui
auraient
salis doute,
Jl\1lt(~
dl' désinfection, aidé
~lla
propagation
du
choléra;
elle a l'Deme
eu
l'avantl1ge
d'initier
les populations
il
la
pratique
de la désinfection
f'l
de
leur
PIl
faire cOlllprendrl' J'lltilitt',.
Aussi, un assl'z
grand
nombre
de villes ont-l'Iles,
tlqmis,
songé
il
se
procurer
une
étuve.
La
plupart
des appareils {'numérés
dans
le tahleau
13
ont
été
ren-
dus
il
l'administration
cenlrale dès la fin de l'épidémil'. Les fabri-
cants
ont
accepté de les
prendre
prO\isoirelllf'lIt
('Il
dépôt.
~1ais
nOllS
constrnisolls, l'n
c('
moment
1l1(\me,
il Palltin (1).
un
postl'-
hangar
où
sera conservé ct l'T1trctenu notre
approvisionnement
sa-
nitaire.
Il
est à espérer qU'lln
jour
chaque
d{~p[l]ternent.
chaqlle ville
il11-
(1) Le
rapporleur
de
la
commission
du
budget,
\f.
Boucher
(des Yosges),
s'exprime
ainsi à cet
égard:
«(
IG
grands
appareib,
:{
lenles,
2/,
apparcib
secondaires ,'ont.
être
dt';s
maintenant
remisés
dans
un
hàtilJlcnt
~pécial,
construit
ù
l'aide
de
reS~()llrcl'S
l'(~ccmm(,lIl
mi~cs
à la
disposition
de
l'administration.
( Nous
e:\primons
le
YIUU
•..
que
la
France
se const,itue
ainsi
lin
arsenal
complet
qni
lui
permette
d'appliqu2r
immédiatement.
dans
la
gUPITC
<tllX
fléaux, les
IIl(:'()ri(~s
scienti-
fiques
due
.
.;
à
l'lIn
de ses pllÜ'
glorieux
enfant!'.
«(
Grâce il celte
organisation,
à
une
InohilisaliolL
rapide
de cc rnaléricl, les foyers épt-
démiquc""
de
quelque
nature
({u'ils
soient
el
où
cju'ils
naissent,
:<erünt
Ct.ouffés
plus
promptement,
ot
l'épidémie
cholérique
de
r8!:)2
aura
donné
du
moins
10
signal
d'un
des
plus
grands
progrès
que
notre
organisation
sanitaire
puisse
réaliser.
))
13 -
portaBte
aura
son {'tllve locomoLile, tOlljours
prèLe
à
1~lre
Iransportée
dans
la
COlllllll1lW
ou
dan~
la
l'II('
"il
cl('~
cas dt' maladie IrallRlllissible
Sl~
sel'Ullt produils,
\II\I[I(~
alors,
Il's
appan'ils apparll'lIant
il
l'aùllli-
nislralioll cClllrale punrrolll ètrl' Illili"I',s dalls le,
ca,
oil
les
ma-
chilles locale, st\rail'nt illsullisalilcs,
l'l
jlls<I'II'-I:'t,
llotre :I[lprovision-
lIernellt
1I0US
plTlllcLLra
dc
'l'lIir
l'lt aide
aux
di'parlemcnls ct
aux
\llles
<Jui
Ile
se seraient [las
ellc(>]'('
procllfé les
1Il0~
ens de désill-
fcctioll,
C'est
surtout
qualld f"lIrLiolluelaloi qni relld oblit!'aluircladédara-
tioll
de
tOlit
cas de maladie trallsmissihle
<Ill!'
Ilotn' arsenal sanitaire
constituera
une
rcssource pl'éciew;e;
il
[lenne/Ira d'expédier des
secours proph,\ lacti<lues
~I
la
Jocalité Illellacél' avant que le lIlal se
soit
proJlagl~.
La
raJlidit(~
de
la
dl'sinfeclioll l'st
la
meillcur(' chance
pour
l'inortement
d'une
épid!'lIJic.
Sur l'efficacité de celte désiIltectioll, telle (lu'elle a
ét(~
opérée
au
moycn des (-tnH's, des plllv(\l'isatcllrs,
(\l'S
CIl\I'S
j(lIll'llis pal'
l'admi-
lIistraliun,je
puurrais ililOquer hien des tl\moigllages;
iJ
s'en
trouve
dalls
tUllS
les
rapports
de
JlUS
délégu<"s,
Je
Il
'Cil
citerai
IJU'tUl,
celui
du
Vr
BOIlJJoclw
sur
l'rpidémic
de Cherbolll'g:
1(,
..
.\1algré tons
!lOS
l'Ir,
)rls,
il,'
a pillsielll's cllOlériqlles dOllt
11011S
Il'avons
pn
obtellir
J(,
Ira
m'pmI.
,'1
l'h(')pital: ils (!emcnraiellt dans
leur
chambre,
a
\'('1'
Il'111'
liullillc, parJ()is Iri's
1I()IlI!JrcIlS(~
el
se refu-
saiellt prcs<Iuc clIlii'reIlH'lll
~I
faire w;:lge dcs désinJ'I'cl.allts /Ilis
il
leur
dispusiti'lll,
Par
contrc,
il
Ile
S'l'st jalllais prodllit de cas lIoU\'eall
dalls les locaux oil
Ja
désinJ'edioll avait
èU'
jilile rl'g'nlièreffi(,1l1.
Cha-
(Ille l'as l'ollstal'"
l'sI
rcslt'~
i,("t'~.
\ 1':llllbulalll'l'
du
Tourlaville, à
l'hospic(' de Clwrl)()lIrg,
il
Il'
) a
Cil
il
signaler
aUCUll
cas intérieur.
l)
Il
r.
POSTES
DES
FI\()NTlI~IU:.'i,
COlltru l'i'pil!t"II,ie de
dlOll',1'a
exist.ant.
il
]'{>lrangl'r,
l'II
Hllssie,
(,11\lIl'lIlaglll'.
('/
qlli biell[t'l/ allait
f'("f.!'lIer
('II
B<dgiqlll',
les
llH'sures
il
prendn· t"lail'lIl
iIHliql1l"cs
par
1'1'\IH"ril'I1I'('
dl' l ,'\!)(). \ cl'ltl'
{'po<f!H'.
1'()tabli'isl'll1ulIt de postes sallitaircs
:1
la
fmlltifor(' des P,['(;n6es
,nait
empè,hé
le
choUora
fll1i
l'l;gnait en Espagne
.!p
pénétrer
ell
France.
Des postes sanitaires furent donc
organisé~
sur
toute la frontière
qui
va de
Dunkerque
à DelJe.
_\
chacun
de ces postes les voya-
geurs
p(')I](!Lralll
Cil
France
l-Laien
t examin6s pat' des médecins
ad
hoc;
s'ils étaient reconnus en Lon étal de
~unlé,
ils recevaient
un
passe-
-
14-
Tableau
C.
Postes
sanitaires
à
la
frontière.
POSTES
de
1~"
OIlDRE.
..
1 1. Ghyvelde
..
»
))
»
))
»
»
))
POSTES
de
2"
0
lt
D Il
E.
;;
l'.~SS.\GES
A.
SUHVEILLEH.
----------------~-----------
GAIlE~.
HO[jTES.
5
CA::"\
A U 1..
G
\
Canal
de
Furnes)
iil
Dunkerque
......
)
Canal
de
la
Colme
»
Canal
de
la
Lys
..
.;
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,.
-
'"
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'"
~
""
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'"
"
7 sept.
7
~
-
(j
-
»
4 sept.
7 -
Canal....
»
!'iord
....
/ »
li
»
2.
Baisieux.. » 8
sept.
» » »
» Escault et Scarpe 7 sept.
3. Ulanc-Misseroll . 7
»
))
7
~.
Feignies.. . . » H
\
5.
Jeumont. Sambre canalisée 6
» Canal
de
Mons. . »
» » 6 sept.
---[-------1-------
--
----1-------
(
))
14.
Vireux.
l'are.»
.»
13
sept.
Ardennes) 6. Givet.. » » i Ecluse des
Il
che.( 13
__
( Ulllfiees
............
\
-j
Meurthe \
et
Jloselle. (
~leuse
...
))
»
»
))
7.
Pagny-sj)Iosell
e
8.
Avricourt
..
))
»
15. Batilly
...
16. Longwy
..
17. Audun-le-Homan
18. Moncel-sjSeille .
»
»
10. Xures.
20.
Arnaville
....
gal'C.
»
»
»
).
»
li
)
))
» »
21.
Écouviez... . . .
..
gare.
))
»
»
»
»
»
»
\
Canal
de
la )larne)
Il
sept.
10
13
1:\
:l
»
lau
Hbin
...........
)
Moselle canalisée 8 sept.
))
14
sept.
Haut-Hhill~
9. Petit-CroIx
(Belfort). ( 10. Delle. »
li
gare. ---l Canal
du
iau Rllln
...
))
))
Rhône) 3 sept.
.~
2 -
----------
Vosges
...
» 22. Bussang
......
. »
col
.....
»
18
sept.
6
10
26
3
14
El
--
port
sa11ilaire (lU'ils
élaient
tenus
d,\
repJ'(\~,'nler
il
la lIliurW
de
la
COllllllUIW
m't
il~
dl'('Llraient
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\'('1,(11'1';
le
lILaire de cell('
COUIIllUIJe
élait
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leur
<lrri\("e p"/'
cal
te
[>Jlslalc. LI' lilige
~ale
des
yoya-
geurs
était d,\sinJ;'cl,",
Ceux
dunl
l'da!'
dl'
'ilILll"
laissait llue!'ple
duule
l~taiellL
rcll'llUS
('II
obs('natiilll
dans
1111
lazarl'l élabli aupr!'s lIe
chaque
puste
sauilaire;
dalls
11I1f~
pil/'Ii(~
~{'pan;c
de cc lazaret, les llla-
lades
étaienl
soign{'s, Les \o.'agelll's ljui tl',nersail'Ilt la
Frunœ
sans
s'y
arrder
recevaie111
unlaissez-pass('r,
Enfin,
les
perSOTllleS
'lui
ne
devaient
pas
s't'Joigller
d'uu
rayon
détcl'luiJl(" de
la
froutière,
ayant
il
la
traverser
LOlls
les jOllrs
cL
m(\m(',
plmiellrs
fois
par
jour,
rece-
vaient aussi,
apri~s
('\alll('l1,
llU
bissez-passer,
cl
ces
personnes
n'é-
taient
plus
soumises alL\ l"orlllalit,',s
illlpOS{TS
ail\: alltrl'''; \
oyageurs
,
Le 1I0lllbre des postes (voir
ci-coutre
le
tableau C)
'lui
unt
fonc-
tiouné
de
Ghyvdd(~
il
Jklle
il
d,', de
:h
;
mais,
C"/lurle le
démon-
tre
l'e~\)\lllell
dc,
coloulll's
!"
,-)
ct
(i,
(,l'~
32
jlo,t('s avaient il
surveiller
43
passage" Les
premiers
pllste~
organisés
f(lllclionnaient
dès le 2
septembre,
c'est-il-dire
quatre
jours
apri~s
le d,\cret
qllien
auto-
risait 1',\tablissclIll'ul.
:-;i
rOll'
('.ul
bieu se
rappeler
'lue
la présellce
du
choléra
il Ilal1lbourg a
dé
ofliciellelllelll cOllstatén le
:>,6
aoltt,
011
recoIlnaîtra '{ll'il
était
diflicilc
d'aller
plus
\Îte,
alors '[Ile
tout
("tail à
crl~lOr.
LIW
boune
part
du
succi~s
revicllt
certainement
à cette
rapiditl'
LI'
nécuLÏon,
Il
He
Ütul
pas
perdrc
,!p
Ylie
qlle
llotre frontière
du
~ord
ct de
l'Est
était
beaucoup
plus
rliHicile à défendre
'lue
c"lle des
Pyrénées,
protégl~e
pal' des m0,Y,'ns analogues
en
1890'
Celle-ci
11e
cumptail
(111() clell' posles
importants,
Hendaye
et
Cer-
him~,
les seuls fl'équeulés
lJèll'
les vO,':tgeurs.
Dalls
le
.'\ord
et
l'Est,
;IU
contraire,
les
3:1
postes étaicul Ions lrès
fréquentés,\enf
d'entre
eux,
ceux
d('
Ghyyeldc,
Hondschoote,
Houplines,
Deuléll1ont,
Comines,
Halluin,
.\laulde-Mortagne,
Jeulllont,
G i "et et
Petit-Croix
avaient
il
surveiller
LI
la
foi:;
une
gare
ct
un
canal;
Ull
poste,
celui
de
Blanc-Misseron, ayait.;\ sUJ'V"iller
uue
gare et
une
ligne
de
tramways;
enfin,
un
puste, celui Je Vieux-Condé, ilYait à
surveiller
Ulle
gare,
lUte
ligne
de
tram"a)
s et
un
caual,
Comment
ceLLe
surveillance a-t-elle été organisée;J
Quel
a été le
personnel
chargé
J'examiner
les
voyageurs,
de
visiter
ct
de
désin-
fecter,
le
cas
échéant,
les colis? Quel a été le
matériel
mis
à
la
dispo-
sition
du
perwlmd
de
chaque
poste:)
Ces
indicatiom
sc
trouvent
dans
les
12
colonnes
du tableau D
(paS'cs
20
et
2
1),
...
Tableau
D.
D1tPAl\Ti':~
ME~TS.
iSord.
Ardennes.
Meurthe
et
Moselle.
:lIeuse.
Haut-Rhin
(Belfort) .
Vosges.
DlRi':C'l'Elï\
de
région.
2
(
OC
'l'hoinol.
Il'
~etter
..
-16-
POSTES.
.,
.,
1. Ghyvelde
...
:L Hondschoote
3.
Godewaersvelde.
4. lIouplines
....
5. Ileulémont .
G.
Comines
7 . Halluin
...
~.
Roubaix
..
9.
'l'ourcoing.
10. Baisieux
...
Il.
Bachy
.....
12.
Maulde-~!ortagne
...
U.
Blanc-Misserou
.....
14. Bavay
....
15. Feignies
...
16. . Jeumont
.....
17.
Vieux-Condé
..
18. Anor
...
1~.
Vireux.
20. Givet
...
21. !Iatill)'
..
~2.
Long-wy
..
23. Audnn le-J\üu,"n
1'1. Moncel-sur-Seille.
2:;.
Pagny~sur-}Ioselle
..
21),
Avricourt.
~ï.
Xures
..
28. Arnavillt·
...
~9.
f:rouviez
...
30. l'rUt-CrolX.
31.
DrUe.
3·!. Bussang
.......
.
}!A
'l'ÉRIEL A U1tSINFECTIOl\'
-----------~---
--
Étuves
lixes F.
Etuves
locomo~
bilesL.
4
L.
»
»
»
»
»
»
))
»
L.
»
»
L.
»
L.
F .
»
»
L.
»
»
»
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L.
F-
»
))
))
L.
L.
))
Pulvérisateurs
et
cuves.
5
1 pull'. 1 petite
cu
ve
»
»
1 graude cuve
......
1 grande cuve
......
1
grande
cuve
..
1 grande cuve
..
1 petite cuve
....
»
i pulvérisateur
..
»
1 petite cuve
...
1 pulvérisateur
...
))
1 pulvérisateur
..
1 pulvérisateur
...
1 petite cuve
...
»
))
2 plilv. 1 grande cuve
»
»
))
1 injecteur Japy
..
1
pu
lvérisateur
....
i pulvérisateur.
))
»
))
1 puh·éri,atéur
..
1 pulvèrisateu r.
))
','
"
....
~":~:>:~.~~flR>J~~~~~r~_
_!c.'7_
IJIRECTEVRS DE8 POSTES.
6
Commissaire spl'cial
de
Dunkcr4ue.
~Iédecin
.
Commissaire special d'lIaz,·brouck.
Commissaire sp"clal
ct
'.\rmcntières.
Méùecin
..
Commissaire
de
pol
icc.
Commissaire spécial.
Médecin.
Commis.-.:airc
special
Commissaire spccial
de
Lille
..
\li,decin
l;ommissairc spécial.
:ommissaire special
de
Givet.
; o
III
missaire spécial.
{eceveur des douanes.
·Jèdecin.
:ommissaire spl'cial. .
:olllmissaire sprcial.
leux médecins
....
CIIOL.
1/1-",,·
CÎIlS.
---
.)
2
2
2
1
1
1
1
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'::tu-
d iants Scrrè-
ou
adjoints. t:lircs.
S 9
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Tableau
D.
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ulir-
mif'l'~,
dhillfC'c-
tt'urs.
hommes
de
peine.
111
2
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miers.
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fcurs
de
l'étuve.
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»
-18
-
Comme on le voit
par
ce tableau, la frontière de Dunkerque à
Delle avait été divisée en deux régions, dont l'une, celle de l'est,
était placée sous la direction de
~l.
le
Dr
Nelter, et l'autre, celle
du
nord, sous la direction de
M.
Je
Dr Thoinot, tous deux auditeurs
au Comité consultatif d'hygiène publique. C'est
du
reste seulement
après l'organisation définitive des postes que MM. Thoinot et Netter
ont
été attachés à la surveillance de régions déterminées.
Pour
l'orga-
nisation des postes, ils
se
sont transportés ensemble
sur
les lieux et
ont présidé ensemble aux installations.
La colonne 4 du tableau
13
indique que dix étuves, dont 8 locomo-
biles et deux fixes, ont été installées dans les postes les plus importants.
Ces étuves achetées
par
l'administration centrale
ont
été expédiées
sur
les lieux en grande vitesse ainsi que les
II
pulvérisateurs et les
9 cuves établis dans les divers postes.
En
additionnant les chiffres
des colonnes 6,
7,8,9,10,
Il
ct
12
du
tableau
D,
on constate que le
personnel sanitaire chargé,
sur
cette longue et très fréquentée fron-
tière
du
nord et de l'est de la France, d'inspecter les voyageurs,
de visiter les bagages, de les désinfecter au besoin, comptait
168 personnes. Le tableau E indique le nombre d'examens faits,
de passeports sanitaires délivrés, d'opérations de désinfection effec-
tuées
par
ce personnel restreint.
Dans les postes établis sur
une
ligne de chemin de fer, tous les vo-
yageurs descendaient à l'arrivée
du
train;
ils
sc
plaçaient en ordre sur
le quai, sous la surveillance
dn
gendarme de planton. Ils défilaient
dans la salle de visite où il était procédé à leur examen médical.
De la salle de visite, les voyageurs
sc
rendaient dans la salle des
douanes où il était procédé à la visite des bagages.
Pour
les
voya-
geurs reconnus sains, la désinfection du linge sale était seule opérée;
quant
aux voyageurs malades ou venant directement de localités
contaminées, tout leur bagage était désinfecté.
Après les tatonnements
du
début, ces opérations ont
pu
être
effectuées dans
un
délai assez court pour ne pas troubler la marche
des trains ct ne pas imposer
un
trop long retard aux voyageurs (1).
U ne attention toute spéciale a été apportée à l'examen de la batel-
lerie à l'entrée et
sur
le parcours des canaux.
Les
bateaux étaient
(1) «
A.
la gare de
Longwy,
le mouvement des voyageurs est toujours très important;
néanmoins
le
l')crvice
sanitaire s'est exécuté avec
un
tel dévouement
et
une telle précision
que
le plus
grand
retard
constaté
daus
le
départ
des
train.
jusqu'à. ce
jour
a été
de
,3
minutes. » Lettre
du
préfet
du
3 octobre. C'est là
un
fait exceptionnellement favorable.
Je
le cite
pour
montrer
que
tout
ce
qu'il
était
possible de faire
pour
réduire
au
minimum
la
gêne
imposée aux voyageurs a été fait.
POSTES
S_\:'\ITAIRES.
1.
Ghyvelde
...
.
2.
Hondschoote
...
.
3. Godewaersvelde.
~.
Houplines
...
5. Deulemont.
..
G.
Comines
..
.
7. Halluin
...
.
8. Roubaix
....
.
9. Tourcoing'
..
.
10. Baisieux
...
.
11. Bachy
......
.
1~.
~[auldc-Mortagnc
13. lllane-Misseron .
14.
Bavay
..
15.
Feignies.
16. Jeu:llont.
..
17.
Vieux-Condé.
18. Anor
...
19. [Jreux
..
20.
Givet.
....
.
21. Batilly
..
.
22. Longwy
.....
.
2:3.
Audun-Ic-Roman
2f,. MOllcel-sjScilIc .
2".
Pag-ny-sjMosellc.
26. A
Hieourt
27. Xures
.........
28. Arnaville
..
29. Ecouviez
......
:JO.
Petit-Croix
..
31. Delle
.....
32. Bussallg'. _
..
'1\)
--
Opét'ations
des
postes
sanitaires.
~
~
~
c..
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2',
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104.2H6 l',6.U58 7.9GIt 268.;)61 25.65H 3.6!Jl 13 2
20
Ca)
Les
chiffres
de
la
colonne
5
ne
représentent
pas
toujour~
la
somme
de
ceux:
ùe"
colounes
2,
3,
4,
pal"Ce
que,
dans
certains
postes,
011
délivrait,
pour
les
fa.milles,
des
passes
ct
des
passeports
collectifs.
-
20-
retenus j
LlSqU'
à la visite médicale ct
jusqn'
à
parachi~ycment
des opé-
rations
Je
désillfeclion j llg('es
J]('~('e~saircô.
TOlls leô
jours,
à
une
heure
inclicluée, le lllédecin
du
P():;[e
s'assurait
de
l'(;Lal
de santé de
l'équipage
et Ile penlleLlail
J'eULl'l'e
cnFraJlce
qu'autant
que
le
résultaL
Je
cel examen
éLail
elllii'l'el11eIlI !;lvorable. Il
Jélinail
alors
au
batelier
Ull
passeporl saniLairc
donl
la productioIl était exigée à
tous
les garages ultérieurs. Les lillges
~ales
et tous les objets
Je
literie
élaient désinfectés. Celle
ill~pccLion
des baLeaux
éLaiL
particulii~re
meul
imporLallte, les canallx
de
celle J'l'gion
étanl
fré(luentés
par
des bateaux
,e!HUlL
d'Anvers el de
lIalllbourg.
Ceux (lui venaient
directement
de l'
LIlle
Je
ces deux Yilles élaieut
soumis
~I
uIle
qua-
rantaine
de trois
jours.
En
dehors
des posLcs sanitaires ainsi établis,
lill
certain
nombre
de routes pouvaient
donner
accès
en
France
à des
,oyageurs
por-
leurs de linge sale.
Il
était
illlpossjbl(~
d'
établ
il'
des
mo)ens
de désill-
fecLion
sur
Lous
ces poillls. Aussi,
~l
la suile
d'ml
accord
intervenu
entre
le
ministre
des finances el celui de l 'in Lériel\l',
lIeS
ordres furent
dOllnés an personncl
de~
douanes
]JUill'
elll pécher (l'uue llIanièrc ab-
solue
l'entrée
en
France
du
lillge sale
par
les rouLes dc lerre.
Comme
l'a
monLrô le tableau C (col.
7),
les opc'ratiolls dps postes
sanitaires
onL
COI1lIllellcé
vers le 2 sepLelllbre. Elles
ont
pris
fin lc
9 novelllbre, au
moins
pour
la plilpart des postes. Cenx établis
sm
les canaux
Ollt
contiuué
il
fonctiOJlner jus([u'en dôcernbre.
moment
où
les glaces
out
arrèté
la navigation. La dnrl'c des opérations des
postes ,.;anitaires a
donc
ôté de
deux
Illois
()Jl
lIIoyenne. Le tableau
E (page 23
)conticnt
les
réwmés
de ces op6raliolls.
268.561
voyageurs
onl
subi
la
visite médicale, dans
un
intenalle
de
60
jours
en\il'OlI,
traversant
les
:~b
postes sanitaires établis
sur
nos frontières de 13elgiqlle cl d'Allelllagne.
En
1 8Do,
sur
la frontière
des
Pyrénées,
le
nombre
des voyagclll's visités avait été de
135.000.
10'l.286
voyageurs
ont
r('çll
titi
passeport
sanilaire.
De
ceux-là,
un
certain
nombre
venaienl directcmellt de localil6s où sé\issait le
choléra, silw;es
Cll
,\l1eIl1<lgne,
en
Bussie,
Cil
Belgirluc, 011
dans
l'extrèllle-Orienl.
i\Jalhell[,(~llsCIIJ(~[l1.
la
distincli()u de
l'originc
dps
voyageurs
n'a
pas été cllregislré(' dans luus les pus tes ; mais
il
Virenx,
par
exemple,
1'011
a colIslall: (lll'il ell l'Iail
[JmiS('~
12;)
qui
,('uaieut
des points les plus atteinls de la Hussie et de l'Asie. Ces
\o)ageurs
et leurs bagages
retenaient
un
pcu
plus
longtemps
que
les
autres
l'attention des médecins.
-
2\-
Plus
dangereux
('ncol'(; (111(' ('ell
\-1;\.
qui
avaient
parcouru
11n
long
tra.iet.
étaient
les
l
',ü.o,-)R
YO,\:lg-l'llI'''
qui
ii;.ntrent
;\
la
colonne;)
dll
tablNIU
E,
dqui
vc'nai('n( SOll\CIl( dl'
l()calill'~~
atteinte,
et
tri's
proches
tlelJOlrefnl1llii're.
(;'c,1
P;UIIIÎ le, \Il,\aVI'III'S.!{'
cl'lte
caU"f.!'ori{'
(Iu'ont
{'tc'
ret(:IlIl~'
1(',
1:\
"W'JJI'I't, qlli fi;:III'I'nt
il
la
C"I(\II11e
S
tin
lableall.
LorSq11(~
le
po,te
Il';1Yail p:l" de
1a~1t't~I,
]'1'11 1 n',c l'Il
Frallce
ôtaiL
inter-
dite
ail\:
VO,\agenr,
511SPI'I'I,;
le
1':1'
,;('s[
!ln"'I'lItl',
plusieurs
fois;
les
,vagons
JJl(\mc llalls
Il'8<111i'is
CI'S
\1)~a~'('lIr'
:I\aielll
s(iolLrn(~
étaient
dMaclt{'s
du
train
et
refunll"s .
.
l'nlrai,,
(!1wlqul's
liV'lIl"
Il'un
rapport
(ln
COllllllissaire
de
sur-
veillance
([II
poslc
de
(;hyycldp.
l'Il
date
du
7
oclnhrc.
(1
.....
\
lIoter
le pa
,-;S:l
12'('
jll'c"r[Il<~
quotidicn
dl' IIl:trins
el
d'ou-
vriers
ymallt
d'
\11\
ers
d
de
di\I'I's
autres
('cllIres
de
la
Belgi-
<lue.
De
ll}(\me,
dans
ces
dcrnil'I's
Leillps.
on
a
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la
pr{~-,
sellee
dans
le:-
lrains
(1'1111 ('('rlaill
nombre
de
filles p11bliques
se
reJl(lnnl
dans
d('s mai"llIl';
dl'
1()lt'l'allcl~
d(~
Dunkerquc.
Ces
filles.
que
Il'';
Icnanciel's
des
mai:iOllS r('crull'lIl
le
plus
snuvellt
à
Anvers.
où
elle,;
sont
en
cOlllact
iI\
('C
des
marills
de
I()ute~
Ilationalit(~s,
sont
l'objet
d'mle
s\ll'\eillallce
t!ps
plll~
l'i~'Olll'ellSeS
de
la
part
de
:MM.
les
HlI'>tlccillS
attachés
an
service
du
posLe.
))
Le
20
septembre.
le
cheMra
l'aisait
son
apparition
dans
le
Bori--
nage,
Cil
Belgiqlle,
à
lrois
lie\les il
peine
du
poste
sallitaire
de
Fei-
S'lIies. Aussi!I'>! k IlOlllbre
des
oll\l'iel's
lwlgl's
ellirant
en
France
augmenta
dam;
dl~s
prnporliolls
('(lw;id{'l'abl('s.
Ils
,ellaiellt
c!lercher
du
Irayail
ell
l'n~:lJtl
]('pidi-lIIie,
Il
arriyaicill
aH'\'
IlIl
«
baluchon)),
c'cst-ii
dirp
llll p;Hjllel cnnIPII:lll1 (les
hardes
plus
ou
moins
propres.
Il
fallut
d{)sillfec(el'
tow;
cps
paqllels,
Ell
qllcl(lllCS
jours,
le
chifrre
des
d6sillfeclions
s'{'II'\:l
;\
:>,K:lO.
Ail
pnsle
llP
Blanc
-:\lis";PI'OlI,
dl'U\
dc
C(~S
OlnTil'l'S,
C]lIi
venaient
du
Borinage
au
pllls
l'()rl
de 1'(\pilU'lllif'. el
qlli
{'taienL com<'rLs
de
vl\leInenls
,nrrlides,
l'lIrenl.
imil{'s
!t
sc
d6sltnbiller
ct il
laisser
dési
n re('!Pr
cnlllplèlellll'il
L
ll'llrs
,ôl
('men
ts
ou
il
rl'loUl'llcr
en
Belgique.
Iis
se )'(\sigw\rellt à
ln
d{'sillfi'cLil)J1
illl('gj'all~,
Ce~
rI(~I:til~
iurliquel!l
:1\1'('
(1"1,1
~{)ill
t'mcnt
examinées
les
per-
sonnes
<Jui
enll'aient
l'Il Fl'allcl'.
Les
('()101l1l1'S
!). 1 n
diT
dll
1:11>1(':111
E
illdicluenl.
comme
a,)';mt
rt(,
l'('fo1111·'~.
llll
('{'rlailillollllll'e dl'
Y()~a!2('lIr,;.
lle
halcml\:
el
de
c()li~.
Les
colis
(l,in.'!!) l'Iaielll
dl'~
nbjcls
d()lIt
j'l'nll're
a\ait
{·t{,
inlcrdite
en
France;
les
ha\.cau\
(dm.!').
f(~p01lssé~
an
poste
cle
Ghyvelde,
-
22-
étaient
si
malpropres qu'ils
n'ont
pas paru pouvoir être nettoyés,
ce qui, p:lJ,lît il, n'est pas un cas très rare
parmi
les bateaux alle-
luüuds
(1).
Quant aux 26', voyagenrs refoulés, 4
<l'en
Ire eux prove-
naient d" pnys contaminés et paraissaient suspects: ils
ont
préféré
rentrer chez eux que rester en observation au lazaret. Les 260 per-
sonnes refoulées au poste de Delle étaient des émigrants venus avec
l'intention de traverser la France
pour
se
rendre dans l'Amérique
du Nord. Les
]~tats-
Unis ayant fermé tous leurs ports aux émi-
grants, le prétexte
du
transit n'était pas admissible
pour
laisser
les voyageurs pénétrer en France. Il n'était pas
non
plus
possible
de
les autoriser à y séjourner, ces voyageurs étant,
pour
la
plupart, sans ressources et dans
un
état de saleté dangereux.
Pour
éviter
le
renouvellement
d'une
semblable mesure, les consuls
de France à l'étranger furent informés que les émigrants ne seraient
plus admis à pénétrer en France ni
par
les frontières de terre ni
par
les ports.
11
aurait été surprenant que
sur
prèsde:)oo,ooopersonnes visitées,
pas une protestation ne
se
fût élevée contre des mesures qui occasion-
naient quelques légers désagréments. On en a cité qui,
pour
échapper
à
la
visite sanitaire,
ont
fait
un
détour par la Suisse ou
par
l'Italie.
C'étaient des voyageurs peu pressés et indifférents à
un
surcroît de
dépense; leur nombre
n'a
pas
dù
être bien
grand.
Ceux.-là sont vraiment mal venus à
sc
plaindre. Les précautions
n'ont
gêné sérieusement que ceux qui ont tenté de s' y soustraire.
Les réclamations qui n'étaient pas de simples accès de mauvaise
humeur n'ont pas été fréquentes. Elles provenaient, soit d'étrangers
d'nn
rang social élevé qui ne s'expliquaient point que tout le monde
([)
Dans son
rapport
au
Reichstag
sur
l'épidémie
de choléra
en
Allemagne
en
[892,
le
suppléant
du
chancelier
royal,
Dr
von
Bœtticher.
signale
lesbateaux.ortis
de
Hambourg
comme
ayant
été les principaux
agents
de
la
propagation
de
l'épidémie.
L'eau
de
cale serait
un
des moyens
d'infection:
(C
Le, bateaux
et
nacelles peuvent
entraîner
avec eux
dans
leur
quillage,
leur
cale,
leur
sump{, de l'eau des
ports
et
cours
d'eau
qui
propagera
directement
l'infection,
ou
par
suite
d'une
anormale porosité
de
l'embarcation
se
mèlera
peu
à peu aux
caux
traversées,
ou
encore y sera déversée
par
les pompes,
déposant
des
germes
d'infection
dans des
eaux
indemnes
jusque-là.
(C
....
La
plupart
des localités visitéos
pur
le fléau
étaieut
situées
sur
les
cours
d'eau,
ct
la
population
marinière
fournissait
une
majorité
frappante
de
cas de choléra.
Il
sc
produisit
sur
les
artères
de
navigation
et
au
bord
de
leurs
rives
un
grand
nombre
de
cas, à de grandes distances des foyers connus de
contagion;
leur
cause
paraissait avoir
remont:}
le
courant
...
«
....
Cet
arrêt
de
la
contagion (
dans
les
provinces
du
Rhin
) est
bien
attribuable
...
,
â l'intelligente désinfection de
l'cau
de cale des bateaux
du
Rhin
....
Justement
les
trois
perooanes tombées malades à FraDcfort se
trouvaient
sur
un
bateau
venant
de J\lillingen
ea
Hollande,
duquel
l'eau
de cale
n'a
vait
pas
encore subi de désinfection. »
--
2~
-
fût soumis aux mômes inycstigations, soit de nationaux ne se ren-
dant pas suffisamment Corllptp de cc que commandait
l'intérN
gé-
néraI. Les agents des po,;tes sani taires, qui in-aient conscience dc
l'utilité
(le
lcur mission
pOli!'
la
présenation
dl' la santé publique,
ont
puisé dans ce ,.,entiment la patience et lc sang-froid nécessaires
pour
nc pas répondre il des obsenatiolls quelquefois inconvenantes.
C'est
une
justice il rendre!1 ces ageIlts qu'ils ont accompli leur devoir
avec
unc
infatigahle
nrhanit(~.
d
il
s'est
tromé
des occasions où ils
y
ont
cu quelque méritc.
IV. - OPf.;RATIO:'\S DANS
LES
PORTS.
En
même temps qu'elle organisait
les
postes sanitaires aux fron-
tières
du
Nord ct
(le
l'Est,
l'administration veillait à cc que le
choléra nc pénétr:1t pas
sur
Jc
territoire
par
les ports.
Le
29
août,
11l1e
d{~pôche
adress{'e
it
tous les agents de la
France
il l'étranger les informait que la Mlivrance et
le
visa des patentes de
santé
(~laient
d{>c\arés
obligatoircs en Francc
pOlir
Lous
les navires
provenant des ports
du
nord de la
nu~sie,
de l'Allemagnc, des Pays-
Bas, de
la
Belgiquc ct
dll
liane.
La patente ct le visa étaient
rendus exigibles
pour
les h;\timents partis postérieurement au
31
aOl\t.
Dans tous les ports des pays indiqués, le
,isa
devait ôtre apposé
aux:
patentes des nayires, quelle que [lit leur provenance, qui y
feraient escale.
Lc
[.
septembre, les agents
du
service dc
Jo
santé dans les ports
de France étaicnt avisés que J'obligation de la patente ct
du
visa
était étenduc du
Hane
il tons les ports français.
,\insi, les ml\-ires provenant des pays contaminés, ct notamment
de la France, étaient
consid{'r{>s
comrne suspects el à ce titrc ils
étaient, en
conformij{~
du
règlement
du
22
février 1876, soumis il
la visite médicale de J'ôquipage et des passagers et à la désinfection
des objets susceptihles de transporter les germes de la maladic: linge
sale,
cJTets
à usage, objets de 1 itcrie, etc.
En
cas de maladie constatée,
nos agents devaient appliquer
l('s
prescriptions
du
règlement de
r876
sur les quarantaines, tout cn réduisant
au
strict nécessaire la
durée des délais d'observation,
Quant
aux:
passagers
d(~barCfllés
(lans les ports. ils devaiC'fltreceyoir,
après la visite môdicale,
un
passeport sanitaire, comme les Yoyageurs
cntrés par les yoies de terre.
Le tableau F (pages
28
il
30) rôsume ces différentes opérations.
-
24-
Opérations
dans
les
ports.
Tableau
F.
",
""
."
"
NOMBRE
DES
PORTS.
2
...
.~
'"
~-.
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~"'O'FJ
'"
",""
ô g
..
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'"
'"
~
"
'"
" TOTAL.
...
~
00'
z
;::q)
'"
'"
3 4
;,
6
---
---
Antibes
......
. 1 6 6
Cannes
............
. 7 118
118
Alpes-Maritimes Menton
.........
.
Nice
.........
. 1 5 5
10
116
116
Villefranche
..
15
7 138 145
1
B
0Ruhch
e s - d u
-(
Marseille
.....
one. j 261
6.957
12.604
19.561
1---------
---------------
----
-----
Caen
..........
.
19
446
Dives
.........
. 3
Calvados
...
Honlleur
.....
.
Isigny
........
. 22:l
10.499
8
Ouistreham
....
.
RO
1.091
Trouville
......
. 112
7.628
11---1-----
--
Charente-lnfé
-~
La
Rochelle
..
.
rieure
.......
1 Rochefort.
...
. 22
15
2
:J
146
18
1.~39
116
635
660
119
71
592
18
11.938
46
1.726
8.288
00
.~
"'
.S
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00
7 8 9
---
---
--
6
180
31
72
413
35
3.541
134
-----
-----
308 1.411
1.622
366
2 5
355
7.960
857
88
11---1-----------
Dahonet
..
.
201
7ft
1
1
Erquy
....
.
Ile-Grande.
Lannion
..
.
1
1
1
Lelegu?
..
. 11
Loqucvin
.........
. 1
Côtes-du-Nord. Panipol
...............
. 3
Perros
...............
. 7
Pont-E\en
1
Port-Bon
............
. 1
Port-Médoc. 1
Portrieux
..
.
17
Tréguier
...
. 6
5
4
4
4
25 103
6
1
12
2 23
4
3
ft
1ll 102
4 29
5
4
4
4
128
6
13
25
4
3
Il
116
33
20
14
3
11---1-----------
E \
Pont-Audemer.........
17
13
63 76 19
,ure..
. . . . . . .
..
Quillcbœuf.............
2 5 5 3
Argenton
.....
.
Bénodet.
.....
.
Brest.
..........
.
Camaret
...........
.
, Concarneau
.........
.
Finistère.. . . . Douélan
............
.
" DourdutT
.......
.
Ile Tudy
.....
.
, Lanndévennee
..
.
Labervrach
.....
.
Locquenolé
.......
.
paimpoul
.............
.
A reporter.I
.......................
.
-----
-----
-----
-----
-----
---
2 2
10
Il
1 5 5
~
7
16
692 708
4
11
24 24
S 127 127
2 2 5 5
3
1
2
~
4
1
31
25
It
\)
20
49
4
56
It
9
20
49
4
925
26.740
17.466
44.286
3.219
14.408
134
pOHT
S.
Report
Gard
..
Grau-du-Roi.
Gironde. Pauillac ..
lIèrault . Cette.
III
t
n'
\ Saint-)lalo
..
e-c
- 1
alUe
..
) Saint
..
Servan
..
Loire-Inférieure Saint·:'Iazaire.
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.....
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Carentan
...
Cherbourg.
Barlleur
..
.
. DièINte
.....
.
GranvIlle
..
Saint- l'aast
1-1--
Belle-Isle
..
.
Morbihan.
Groix
........
.
Locmariaqncr. .
Lorient.
Porthaliplen
..
Port-Louis
....
.
Port :'lavaIs
...
.
Quiberon
..
.
Trinité-sur-mer
..
1-1--
r.;
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....
[_G_l"a_V_C_li_n_cs_
..
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Pas-dc-r,alais
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Bassrs-Pyn\nées
Bayonne
Pyrénécs-Orif'n-)
talcs. 1
A ,.e p
o,>tel>.[.
POr!-YenÙrcs
....
-
25-
Tableau
F (8"ite).
92526.74017.1161;
114.2RG
32191111108
13ft
III
79
2
Gil-
l
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G
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1.099
Il
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13
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27
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27
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26-
Tableau
F (Sttite).
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N011BRE
DES
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-
--
--
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Report
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2.097 33.316 38.976
n.372
3.455 30.250
147
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Lo
rr""
169
531
3.717 4.248
27
5
Rouen
.................
172 1.127 1.127 56
La
Meilleraye
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2
11
11
Caudebec-en-Caux
......
19 120 101
221
8
Seine-I~ferieure
Villequier
..............
46 12
771
783
Fecamp
................
3 8 8
Saint-
Valery
...........
24 2
204
206
1
Dieppe
.................
10 167 167
Tréport.
...............
8
57 57
11-----
-------
--
---
---
---
--
--
-
Somme.. . . . . .
..
Saint-Valery-su
r-Somme
2 8 8
1------
--------
--
---
---
--
--
---
--
Var. . . . . . . . . . . . Toulon
.........
.
36
1.802
341
2.143 339 3
11-----
-------
--
-
--
-
-------
TOTAUX
......•••.•.•.•.••.......•.•.•
2.588 35.783 45.488 81.351 3.482 30.602
207
II en résulte que, pendant la période
du
1
er
septembre au
31
dé-
cembre 1892, 2.588 navires provenant de pays où régnait le
cho-
léra, sont entrés dans les ports français et qu'ils y
ont
débarqué
81.351 personnes.
Ce
dernier chiffre, additionné avec celui de 268,561 voyageurs
entrés par les voies de terre, donne
un
total de 349,912 personnes
venues
de
pays contaminés, qui ont pénétré sur
le
territoire fran-
çais après avoir subi la visite médicale. A bord d'aucun de ces 2.588
navires il n'a été trouvé de malade soupçonné d'être atteint d:affec-
tion cholériforme, et
il
ne s'est produit aucun fait qui permette de
penser
qu'une
des 81.351 personnes entrées par les ports a intro-
duit la maladie dans une localité quelconque.
Le total de la colonne 8
du
tableau F indique 30.602 colis com-
me ayant été soumis à la désinfection; mais
il
faudrait ajouter à
ce
chiffre, qui ne comprend que les colis des voyageurs, les effets des
équipages, qui
ont
été désinfectés sans être divisés en paquets. La
dé-
-
27-
sinfection opérée dans les ports français a donc porté
sur
des quantités
considôrables
d'el1'nLs
il usage, de linge sale et d'objets de literie,
Sur
ks
2,
G88
navires proyenalit de pays ôtrangers, et entrés dans
nos ports, ainsi que l'indique la colonne 3
du
tableau F (page 30),
207 arriHnL directf'lllenL des ports contaminés ont été soumis à
des périodes d'
obsenations
très ghléralement limitôes à vingt-quatre
heures. Quellr diiTh'ence
aYrc
cc qui
sc
passait autrefois, avec ces
quarantaines de cinq, de dix, de vingt
jours,
et, de plus, condamnant
les (\quipages entiers et des centaines de passagers
au
sôjour
pres-
que toujours dangercm: des lazarets! J'avais
d<'jà,
il propos
d'une
rpidémie de choléra dans le Finistère, tàchl' d' l'tahlir que la
désin-
fection cst. contre
la
propagation de cette maladie,
un
moyen de
présenation
très supôriellr aux quarantaines (1).
L'exprrience de 1892 a affermi ma conviction
sur
ce point. Le
cllOlrra s'(\tant
éten<!u
il beaucoup de pays,
il
est rnlrô dans les
ports français
un
très
grand
nombre
de navires provenant de pays
atteints; et malgrl' la suppression des quarantaines proprement
dites, on
n'a
constaV", dans aucun port français, l'introduction
du
cholôra
par
ces navires auxqucls.
si
l'Oll
eut exôcutô, dans sa
ri-
gueur, le règlement de 1876. l'on eut
imposl~
des quarantaines pô-
nibles, ruineuses ct que l'événement a d(\montn\es inutiles.
A l'exemple de la France, ajoutons ici celui de l'Angleterre.
En
1892, les navires hambourgeois
n'a
vaient pas il subir de quarantaines
dans les ports anglais;
neuf
de
œ~
ports, ceux de
Glasgo~\Y,
d'Inverl-
rotting, de Blyth, de Ne\\castle, de Sunderland, de Brotton, de
Londres, de
Falmouth
ct de Liyerpool reçurent des navires
ayant
il
bord
un
ou plusieurs choll'riques,
en
tout 22.
On
isola ces
22
ma-
lades; on examina les passagers et r ôquipage; on d(\sinfecta le navire.
Mais ou n'imposa aucune quarantaine. Plusieurs des cholériques ne
purent
être sauvôs, mais, guéris ou non, pas
un
d'eux ne crôa de
foyer. II faut dire flue l'Angleterre a fait
pOlll'
assainir scs ports des
trayaux importants, Le mieux est certainement d'assainir ct de
relldre le
sol
rèfractaire
il
la propagation des maladies infectieuses.
C'est la seule prophylaxie flui satisfasse pleinement la raison. Mais,
lors mème que l'assainissement n'est pas
aCheYl',
cc n'est pas
un
motif
pour
perpôtuer le système des quarantaines.
Dans
le
rapport présenté
an
Heischtag
par
le
Dl' yon Bœtticher,
(1)
Le
choléra
par
Henri
Monod, Paris, DeIagrave, 1802, pages
82
et suivantes.
-
28
suppléant
du
chancelier royal,
sur
l'épidémie cholérique
en
1892
en Allemagne, l'auteur insiste
sur
les pertes considérables infligées
à l'industrie ct au commerce allemalllls par les qnaralltaines imposées
aux navires partis cl'llmnbonrg,
d·
\ltouêl, de Brême ct de presclue
tous les ports de l'empire, pertes qni, dit-il, «
auront
longtemps en-
core dans la vie industrielle
un
retentissement rétrospectif trùs ap-
préciable
...
, sans que les rrsultats visés par ces dérangements fassent
aux dommages présents et futurs
un
équilibre acceptable (1).)) Cetle
opinion est exactement celle de l'aclministralion sanitaire française.
En
même temps que l'administration supprimait eu
failles
qua-
rantaines dans nos ports, elle cherchai t à obtenir
qu'on
supprimât,
dans les ports étrangers, celles qui élaient édictées contre nos na-
vires. Pourqnoi imposez-vous des
quaranlaines~
(lisait-elle aux
gouvernements étrangers. Ce ne peut êlre que parce que vous
crai-
gnez que nos navires ne portent chez vous soit des cholériques, soit
des objets contaminés. Nous allons soumetlre ces navires,
sortant
des ports atteints, aux précautions que nous imposons il ceux
qui
nous arrivent des pays atteinls.
~ous
ferons subir à l'l'quipage et
aux passagers une visite sanitaire suivie, s'il est n6cessaire,
d'une
Tableau
G.
NATIOC'iALITÉ
des
NAYlnE~.
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Français
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8.236
22
hO
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4'1
515
Anglais
................
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1.463
21
3
46
5
1~9
Allemands
...
"
.........
21
64~
51 8 J:l 10
21
Hollandais
..............
9 195
41,
))
9 2 9
Norwégiens, Suédois, Danois 30 399 16
2!J
»
30
Italiens
.................
[,
45
2 2
))
[,
Russes
..........
5 79
12
4 5
Espagnols
...
""
. 33
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))
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Grecs
..........
2
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))
» :l
))
2
Autrichiens
..........
8
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»
Portugais
.....
"
........
J4 »
))
»
République Argentine
....
1
11
))
» 1
---
--
--
-- --
--
TOTAUX.
. . .
.•
. . .
..
639
11
.li:3
166
57
~82
63
639
(1)
Mémoire sur l'épidémie cholérique
de
1892
par
le
D'·
,on
Bcctticher, suppléant
du
chancelier royal.
-
29-
yisite ll1l"dicale; auculi
malade,
aliCUllC
persollilc
pouvant
{\lre
soup-
ÇO!lIH"C
d'l\trc
111
a lad\'
du
c!Jo]{'ra
Ill'
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alllnri,.,{,c
il
parLir.l'\olls
ferons
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Ili\\ire
cl
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le
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ol,.ids SII";CCptiblcs
qu'il
cmharquc
nne
drsilll'cclion
préalahle.
Dans
('(:s
cOlldiliollS, (lll'aurez-YUlls Ù
crain-
cIrc:)
Celtc
IlOU\Caut<".
la
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Illédicalc el
la
clt"sinfectioll
an
d(\part
dr:s
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Pl'illi{fw'.e
an
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Umle
la
Jurée
Je
U:pidt':lllie.
La
slalisli'Iue
dn ces opl\ratiolls
est
résllllll:e
dans
le
lableau
G.
Il
est
sorli
du
11<\\
re,
pelldallt
la
clurée (le ]'(;pidémie
cholé-
rique
53!)
lla\irps.
lis
out
luns
subi
la
,isile
saniLaire
avant
de
(IuitLer le
port
et
63
d'enLre
eu"
ont,
en
ouLrp,
suhi
la
visiLn
médi-
cale.
01',
aUClln
de
l'es
navires
Il'a
transporté
le cllOléra clans les
ports
de
Frallcc
ou
dl'
1't">
l
rallgl'r
où
ils
ont
ahordé.
1)
;\nglelerrc
n'a
pas pIns
illterrolllpu
ses rplaliolls
commerciales
av cc
le
liane
qu'av('c
ilalllb()urg,
mais
tandis
CIlie
lIambourg
dans
ncul'
porls
allglais
dl"harqllail
~l2
c:I
101
l'rique,; ,
pas
nue
rois le
mal
u'a
l\ll\
inlrodllit
pal' les
IW\
ires
qui
partaiellt
dn
Hanc,
et
CjllÏ
tous
avaienL
subi
au
cI(-part
la
visite el la cll\sinfectioIl
(J
).
Cda
n'a
pas elllpèch6,
il
c~t
\ rai.
llIl
grand
uomhrp
de
ces
navires
cl'amir
il
snbir.
clalls les
ports
l"[raugers. des quaranLaines
variées;
mais
nous
aVOllS
lien
decruire
CJue
cc Il'est
pas
salls (J1lelque
haute
que
plusieurs
g'omclïll'Illellts,
suhissant
la pl'l:ssioll d'llllC
opinion
publiqlle
llIall'clain"I', se
SOlit
r,"siglll\s à illllll)Sl'r ces (luaralllaiJles,
Il
ni' serail
pas
lIOll
plus
Il''llll''rain'.
d'aflirmer
qlle dalls ]'(\lablisse-
llleut
de
plusieurs
de ces quaraJlLailles, les
soucis
de
la
concurrence
cOlllJllercia]p
ont
l'Il
plus
de
part
que
Cl'lL\
cie
la
santt">
publique.
Il
n'imporle.
Sur
cplte
question
cie
la
dc'-Ieusp
contre
le
choléra,
il se
forme
peu
il
pell
en
Europe
et
au
delà
Illl
courant
auquel
les
antiques
quarantaines
ue
n"sisleronL pas.
L'c\emple
dOllné
par
la
France
ell 1<:)0'1,
l'inslillilion
par
clic
de
la visite
sanitaire
et
cie
la
lll"sinfeclion
au
d("part des
w\\ires,
mesure
ù
la
f(Jis
rationnelle
et
gÙlt">l'euse. lie cOlllrill1leronl
pa~
pell il lt:1ler la
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de
cette
grande
!'l''/rH'Il\(':
la
~lIJl[lre~:.;iul1
des (1IlaranLaiues.
(1)
((
Le l'cnfon::(,(}\Gllt de !lolre :-)t'l'vÎcc
sanitaire
maritime
li
'a
pas
srnlnnH'nl8ufTi. à
g'a-
l'antÎr
:tlll:mt
fltW
pO.':-f;ihlc
110:-'
port::; de rillYdSion Înfeetieust1; l':ullllini,,tr:ltiotl a
üLlenu
co
résultat,
précieux
au
puinl
dc
YHU
julcrnulivual,
et
(IouL.
nous
..
nolis
}P
droit
d'être
fiers,
que,
tandis
que
le..,;
navires harnhourgeois portaient
en
Ansletcrrc
22
cholériques,
notre
port
du
Han'c,
à
qu~lqum;
heurt'!;
dll
littoral
uIlglaÎi:>:
n'J
a pas euvuyé
un
sClilmalade.
rehaussant ainsi le bon renom de
notre
service sanitalre et
l'autorité
de nos
patentes
nettes."
(R.pport de
M.
Duucher,
député
des Vosges, Annexe
1.)
-
30-
Certes, une quarantaine, bien organisée, n'est pas une garantie
sans valeur. Bien des exemples l'attestent,
ct
un
pays sage ne renon-
cera à cette garantie qu'autant qu'il s'en sera assuré d'autres plus
efficaces. Lorsque les progrès
de
l'hygiène publique lui fourniront
les moyens d'exercer sur les arrivages une surveillance méthodique,
d'isoler les malades, de suivre les suspects, de procéder à une
dé-
sinfection sérieuse, il atténuera
ses
défenses quarantenaires
jusqu'au
jour où il les supprimer!' entièrement, l'assainissement général ayant
rendu son territoire réfnlctaire au choléra. Mais
il
est évident aussi
que, même dans ces pays insuffisamment outillés, la défense
qua-
rantenaire n'est justifiée que dans la mesure où le danger d'intro--
duction
du
mal existe, et que le danger est presque
nul
lorsque le
navire provenant d'une région atteinte a été visité au départ, que les
objets susceptibles ont été repoussés ou désinfectés, qu'aucun malade
n'a
été embarqué, et que le voyage a duré plus de jours que ne dure
l'incubation
de
la maladie.
Il
serait d'ailleurs raisonnable que la visite médicale ct la
désin-
fection au départ des navires ne fussent pas limitées aux époques où
se produisent des cas de maladie pestilentielle, mais
se
fissent en
tout temps.
11
est
de
l'intérêt de tous que l'on n'exporte pas plus la
fièvre typhoïde, la scarlatine ou la diphtérie que la fièvre jaune
ou
le choléra.
V.
-
DÉPENt:;ES
ET
MOYENS
FINANCIERS.
En
l'absence
du
Parlement
un
décret rendu, après avis
du
Con-
seil d'État, approuva l'ouverture
d'un
crédit supplémentaire de
300.000
francs.
En
même temps la commission de répartition des
fonds provenant
du
pari mutuel mettait à la disposition
du
mi-
nistre de l'intérieur une somme
de
100.000
francs
pour
aider les
communes pauvres dans les dépenses de désinfection (logements,
objets mobiliers, linges) ct d'assainissement.
Ces sommes ayant été épuisées avant
latin
de l'épidémie,
un
crédit budgétaire de
160.000
francs a été voté
par
le Parlement
(1),
(1)
Le
parlement accorda
en
outre
une
snbvention de
100.000
francs à
la
ville
du
Havre,
par
la raison que la situation commerciale de cette ville
et
la virulence
qu'y
avait
prise l'épidémie donnaient
au
choléra
du
Havre
un
caractère de
péril
national.
(Voir
sur
ce
point
le
rapport
de M. Boucher, député des Vosges.)
-
1~.
--
et la commission dll pari mutuel a approuvé une nouvelle allocation
de 50.000 francs. C'est donc
llTl,~
somme de 610 000 francs qui a
~té
consacrée à la lutte contre l'épidémie cholérique.
L'emploi
de
cetle somme de
6,
'J.ooo francs
se
décompose de la
manière suivante:
Postes sanitaires
...................
.
Services sanitaires maritimes
.........
.
Matériel sanitaire (étuves, tentes, etc.)
..
.
Missions
.........................
.
Allocations à 60 communes pauvres,
pour
frais d'assainissement
.............
.
Arsenal sanitaire
(à
valoir)
...........
.
Médailles
........................
.
Dépenses diverses
..................
.
VI. -
STATISTIQUE.
157.605
fr.
56.89
3
201.842
19.
265
123.000
35.000
12.000
2.39
5
610.0001'1'.
Le nombre total des déci:s cholériques en 1892, s'est élevé
pour
la France il
Q.
550. Il a semblé intéressant de tenter, ce qui ne s'est
fait
pour
aucune des épidémies antérieures, la publication
d'un
ta-
bleau individu!'l des Q .550 victimes, en donnant
pour
chacune
l'indication du département, de la COflllllune, de la date
du
décès, de
la durée de la maladie (lors(lue
cda
a été possible),
du
lieu de décès,
du sexe, de l'âge, de la profession, de l'état civil. Cc tableau forme
l'annexe
II
de ce rapport. Les renseignements qu'il contient
pourront
peut-être donner lieu à des études utiles.
J'en
résume les données
principales,
Territoire
contamzné.
-
Je
divise
los
départements où
ont
été
constatés des cas de choléra en trois catégories:
1°
ceux où il ne s'est produit
qu'un
seul décès cholérique, que
l'on
peut considérer
par
conséquent comme étant restés étrangers à
l'épidémie: Ardennes, Aude, Charente, Corrèze, Côte-d'Or, Drôme,
-
32-
Gironde, Hérault, Loiret, Maine-et-Loire, Mayenne, Orne, Yonne.
(Total:
13 décèE);
2°
ceux où les
décl~s
cholériques ont eu lieu dans plusieurs com-
munes, et
n'ont
pas atteint le nombre de 30. Il ne semble pas
qu'on
doive qualifier d'épidémie cholérique ce qui s'est
produit,
par
exemple, dans le département de Seine-et-Marne où l'on a relevé
23 décès cholériques répartis entre
12
commune5. Au contraire,
il
y a épidémie lorsque dans une seule commune de la Meuse
il
y a
9 décès,
10
dans une commune des Basses-Pyrénées,
le
décès dans
une commune de la Vendée. Ces trois départements rentreront donc
dans la 3 e catégorie. Dix-neuf départements rentrent dans la
se-
conde: Aisne
(5
communes atteiotes, 10 décès); - (Aveyron ( 3
communes, 3 décès); - Charente-Inférieure
(5
communes, 5
dé-
cès); -
Cher(3
communes, 3 décès); - Côtes-du-Nord
(2
com-
munes, 2
décè~);
- Dordogne
(1
commune, 2 décès); - Doubs
(1
commune, 3 décès) ; - Finistère (8 communes,
12
décès); -
Gard
(1
commune, 5 décès); -
Indre-et-Loire
(1
commune, 2 dé-
cès); - Marne
(3
communes, 7 décès);
--
Haute-Marne
(1
com-
mune,
2
décès);-)feurthe-et-Moselle(2
communes,
10
décès);-
Puy-de-Dôme ( 1 commune, 2 décès); - Sarthe
(1
commune,
5 décès);
-Haute-Savoie
(1
commune, 4 décès); -
Seine-et-
Marne
(II
communes, 23 décès); - Var
(1
commune, 4 décès);
- Vosges p commune, 2 décès). Total des 19
départements:
106 décès.
3°
ceux où, dans une seule commune,
se
sont produits plus de
huit
décès et ceux où
l'on
a constaté plus de trente décès cholériques. Ces
départemenLs,
au
nombre de 17, font l'objet
du
tableau H ; leur
ensemble forme
le
territoire vraiment contaminé.
Le nombre des décès y a été de
4.!13
l,
chiffre qui, ajouté à celui
des 13 décès
pour
la
première catégorie, et
ries
106
pour
la seconde,
donne bien
le
LoLal
de
4.550.
Le nombre des communes atteintes. pour l'ensemble des
dépar-
tements' a été de 414. Dans le seul département de la Seine-Infé-
rieure, 79 communes ont été frappées.
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cOlIsjd(~rabll~
(jUC
ccllc du
sne
f(~Jllillill.
Quelle
il
été l'in!lucnce
de
l'ùg'(~;1
c'est l'objet
dl! lableau K.
En
comparant
ces chiITres ù ceux
de
quelques épidémies
anté-
rieures, on constate que ces proportions
se
rapprochent sensiblement
cnot. 3
5._
z •
Tableau
K.
NO)IBHE
SEXE.
TOT.\L
des décès.
us
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-·34
-
.\0)[
un E
Il
E:-;
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ùc:-;sous
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ans. au-dessus.
USX"CiUJR\?UW&J:&&4IW;W
Cllj[1i
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DI'CE.'.
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Au-
De
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i.le~sous
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GO
ans
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el
15
ans. ans. au-dessus.
---
--- ---
---
---
---
Masculin
..
2·427
1170
1.625
313
19,80
G7,25
12,86
Féminin
"
2.123
425
1.285
413
20,17
60,66
19,17
de celles des épidémies parisiennes (1). L'illllueuce
d'un
âge ayanc6
paraît
plus
grande
chez les 1('mmes
que
cllCZ
les
hommes.
État civil. - Au
poiut
de vue de l'élut ci
villes
adultes décédés se
subdivisent
(:2),
sa\oil' :
Tableau
L.
CliLIIJA
TA
IRES.
~Luuf;s.
SEXE.
\Iasculin.
Féminin
..
SUR
100
:)n.~:;
100Î
l"in
~03
SUR
100
;,3,110
~,3,
6"-
V E U F S.
SUII
100
1';,
(JI>
:.!Hj:.!G
SUlI
100
Il,
III
O,3f1
La
prupurtioll dcs 1t00llllles célibataires est plus élev{:c'
Cjue
celk
(les femmes
d(~
lll(\rne
condition;
au
contraire
la
proportion des
femllles
VCllYCS
esl plus
COli
sidéra bIc
lJ
Ul'
celle dps
ltOllllllCS
Yeu!~.
Les veuves l:taut
pour
la
plupart
dl's fennul's
;'(g,"es,
ceci
cUll1Îrll1e
que
l'âge a
une
iniluencc
sur
l'issue fatale de
la
maladie chez les
femmes,
comme
l'état de célibaLaire
paraît
exposer les
hummes
il
une contagiolJ plus fl'équelJLe, cc qui a
6t6
constaté, d'ailleurs, dans
la pluparL des épidémies urbaines.
Pn!/essioll. - Voici le tableau
de
la
IJl'ufe,;siul1
exercée
par
les
décédés adultes.
(1) Le choléra,
par
Henri
'Monod, page
12
"
(J)
Non
compris 56 homme. et 3
fommes
dont l'état civil cst resté inconnu.
I~--~
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,\f[iclle\U' .
.\grnts
de police.
. \justcnl's . .
,\l'Pl'l;teul's.
,\
IToseur
..
.
1rli...;tl'j
llrtlmtltique.<'"
A\'(JcaL.
Bit/a}
t~
U
r:-;.
Ilanquier .
Batelier~
Brurau.
Bijou
lier,
-11Ol'logers
.
l:lullehi:-isCIll'S
. .
HourlH'l's.
Hon]flugers
..
Bou
vic\'~
..
Brasseurs . .
Briquetirrs .
Brocall
t('LUS.
Hrodrul'
Ilrunis~!'ul'
Bûcheron
..
t:i\U.ll'CtiL:l'S
Calfat
....
C;tJllhl'ul'il'l'
Camelot
L;rutnl1Ili('I'S
...
CapilajrH'~
Ut'
Yai~seau:\
.
Cal'l'icrs.
Car()s:-it:],~
Casspul's
de
pierrc~
.
(;('J'amislc
Chai:-:icl's
.
Clial'elin.
Charbonniers.
Charcurit'r-., .
CIJal'(Il'lllit'(':'
..
l:!J:irl'diel'-; .
Cliarroll:-\
. .
Chaudrollniers.
Chaulrrurs
....
Chef
d'équipe.
Chemisij~l's
..
CllifTonnicrs
ChlmÎst(l
. .
Cuchers
CoilTcurs .
r.oll<-ul'.
Cql]lort('l1r~
COIHIlLi:-,:-:!()llIld
{rc~.
Concit.'r~cs.
Cun[;"elir
Conlt'cmaitre?
Contl'oleul' .
C>wdier~
.
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Cotte]'ellr .
(;oul'tiers
..
Coutelier."';
.
LOU\Tl'UrS
.
Cuiseur:o:
de
:-:;urre.
Cuisiniers .
(:ullivateur~.
l)l'llal'dt'un;
]}\"mèuagcurs
.
lIenli,tc
....
IIi·
l'lité
..
lll~~inrectellrs
.
lle~SiIJ3lrur
...
.
lIistillareur
...
.
lIumesti'lues .
l~ollanicrs
Ehéll
i~t(,5
.....
Eg-()Lltîl'r~
..
Elag-llcur
EmbalIen\'
..
EII,ployés de commerce
de
chenllns
de
Ier.
d'octroi.
Llltl'CprClleUl'
Epiciers . .
Eqllari'-.;cur
..
Etudi:.Illt . .
F~lbnl';l.llt
dt~
linws .
Facteur
de
pianos
telégraphistc
des
postes.
LueneÎl'!':-'
.
Ferhlantin,
..
Fill~nl'
.
FIIlJdcll
1''-'
1·'IJl""erun...;
Fra
~Jll'Ul'~
Froltl'ur.
FruilÎ('l'
..
Fumistes
(;ardc maritime
..
1;"1'<1"5
particuliers.
1;'l!'Ijien
de
la
paix.
\ ;aziel's
...
Gendarmn
Crai~s\'ur:-;
j ; Ü
\"I~
lt l'S . .
';rccll r
lIolllme
de
lettre:,
de
peine
116t"liers
.'
lIouillcurê
Huilier
..
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Ak.i!iiti,@iA~trn(lJJRZ
CiAiiJf«\\f?"J..~~\~:t~'t!r·.,~:t~If;~·~~,,~~Wt,~i~·~&m
-
36-
Tableau
III
(Suite).
l'HOFIiSSIO!'iS
Illl(lrimeul·s
..
lnlimiers .
IUg'I'nieurs.
Insti!u!eur.
.Tal·rliniers
.'
.Journaliers
..
Journaliste
Lallliueul'
..
.
l.ampiste
..
.
Laveurs .
..
.
Lieutenant
de
vaisseau
Loueur
de
yoitures.
Jlaçons
...
Magistrat
«;x-).
ManouVl"iers
....
JJaraÎche!'
Marbrier
....
Marchanùs
..
amllnlan!s
..
de
\ïflS
..
Maréchaux
ferralll~.
Jla!'eyrui'
..
Jlarins .
,\Iarinil?rs
..
JlarOI}IJÎni
i
'1'
;\lpcanici(,lI~.
Ml'ùce'''l .
ll\lrgissicl's
..
Mendiant
..
)lenuisiers.
Meunie!'s
..
.
Mercier
..
.
Jlétrcur
....
.
Mouleur
...
.
~lusicicns.
Notaire
...
(;X-j
Ollicier
de
san té
...
Ourrie", d'usine
..
Palefrenic!'s
Papetier.
Passementif'r
Paveur
. .
l'eintre~
cn
o,itil1Jcnf
.
l'ensjonnr:: l
re1l'ilité~;)
Perceur".
1
PllOFESSIO,,"~
Il
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(S"ile).
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JlliJtriers
PlomlJieJ's
Plongeur
..
'
Poin('onneu)' . .
Poli;:;~(,Jlr
.
Portefaix. .
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Porh'urB
aux
halle.";
Iluulîl'\l
l'.
l'ro/"{'sscur
..
.
d'escrime
..
jlJ'()prjl;lairc~
.
H"llincur.
Ht'lltier:-;..
..
...........
.
Hejlrèsentants
de
commerCe.
Hi\'t,UI'
.....
Bouliers.
Salis profession
S,non
nier
..
.
~(·nlpte\lrs.
S('llier .
SrI
rurit'rs
Sold:1l~
.
SOllltllt:.'Jicr.
SYJldi('
tlrs
g't.'lIS
de
111(')'.
'l'ailIPllrs
de
pll'rre~.
'l';lll[}{'llJ't'.
T~lpi~-;ici'
TI'llltllrj('I'~
.'
T('rras.;iers . .
Ti~s('l'allrts.
'l'ùli,'r
Tonneliers
...
.....
.
Tourneurs
sur
bois
..
su
r cuirre.
Tuiliers
...
Tuliste
..
'l'relileur
..
'l'reillac·eur.
Typogr;tphes
..
\ anniers
...
Vernisseur.
\"
l'I'rlt}!';.; . .
Yi~nf'ro1!:--'
'l!rif'l
\"
oiJirr~
FEMMES
2
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2
1
1
l
J
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1
1
1
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!~~fs~~e~
..
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.....
:
:::
: : : : : : : : 1 2
;)
Il
Balayeu~es
....
llambrocheuse
.......
,
.......
3
1
-
37-
Tableau
]lI (Suite).
Iw
Il
J>
Il 0 F E S S 1
Il
!i
S
l'IlO
F E S S 1 O:'i S
i~~·~
I----_I~
;
Batclieres
..
Blanchisseuses.
Bouchère.
Boulangères
Boutonnien~s
B,'odeuses
..
Cabaretières
Cannière
..
C1,al'eliëre,
'.
Charcutière.
Chansonnière.
Chemisières
Chiti'ontlieres
..
Cigllriere5
.
Compositrice.
Concierge, .
Cremière .
Coutul'iercs
Crocheteuse
Cuisinierfs
.
Culottieres.
Cultivatrices
Débitalitl's.
Dévideuses
i)o!Dl'stiqtles
f:,:aillel'c
1::lcc.tric(enne
Employées
..
I;:pieièl'l's
..
Fabricante
ùe
jouets
...
Fille
[JuhlllJ
oc
Fleuristes
..
Fl'an~cuse
.
Fruitkl'f's
Garde-barriere
...
Giletii,re
I1ùtelière .
Infirmiel'es
In,titutriccs
.TarrlinU~res
FEMMES
(Suite).
(;
77
~
1
t
t
1
,
~
111
;")
1
Il
·t
7H
t
:!:
~
1
1;.,
J
J(Jnrnaljt're~
.
Laitière.
Lingères
}Ianœul'l'es .
}Iarairhcre
..
:\Iarc'hali,les
(le
poissons.
de
lialais .
Matelassière
..
Matelotes
Mécanicienne
)Ién::tgères
....
Mendiantes
..
l\Ierdèl'c.
}lodiste
Ourdi~se\lse
.
Ouvriel'es
d'usine.
Parfumeuses.
Pa~s(,ll1entières
.
Peintre.
Pensionnees.
Piq ueuse .
Pltic:eu.-.:('.
Pluma:"sièn~
Porteuse de pain
Pt'opriétaires.
Raccomodeuse
de
faïence
Rallittc,,,(' .
lIcligicllses
l\elttiè,·es
..
l\cpassellses
Sans profession.
SCtllpteur.
Tailleuses
...
, .
Teinturière
..
.
Tbscrandes
..
Tisseuse.
Ty"o~r:1rhc
Yi§!lH'I'OllTlP
..
1115
t
9
I~
1
11
1
1
3J
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375
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1
1
1
31
2
2
1
R
1
1
l
1
:163
'1
5
1
1
La
conclusion
;\
tirf'r
de
Cf'
la
hlf'élll
('sI
cf'lle
qui
ressort
de
toutes
les
rpiclhnics
de chol(;['D :
la
classe
p[l1l\T(~
est prcsque'
exclusive-
lllent
frapp{'(',
Cl'
qui
lit'llt
(~\ideltl1ll('nt
allX
conditions
d'insulubrit{l
de
la
maison,
il l'alill1elllatioll
insllfJi~;lllle
ml
défcctllf'llSf'
et
[lUX
c,,-
C('.s
de
hoissons a!conlitj11cS.
[ln's(llle
lous
II's
corps
de
nd'Iicrs
11111-
us 12
as
au
zat
-
38-
nuels figurent dans ce nécrologe, mais celui
qui
y tient la plus
grande place est celui des journaliers
(Cl85
déd~s,
soit
30,50
p.
100
du total des adultes masculins décédés) c'
c~t-à-dire
le plus considérable.
Pour
les femmes, on
cloit
faire la même constatation, peut-Mre
même plus accentuée: au
chifTre
de (115 journalières, il faudrait
probablement
~outer
bon nombre de d{'dMes dites «sans profcs
sion ». Quant aux ménagùres
(:h5)
('t aux blanchisseuses (77) leur
forte proportion est probablement due moins à la misôre
qu'à
1('Ul'
contact ayec les objets souillés
par
les malades. Il en a été de même
dans toutes les épidémies.
Lieu
du
décès.
-Il
étaitintéressantdc
savoirdansquelendroits'(~tait
produit le décès - notamment domicile ou établissement hospitalier
- et par conséquent
où
avaient
(.té
soignés les malades. L'annexe JI
contient cette indication
pour
tous les
Mdd(~s.
En voici
le
f(~Slllll(":
Tableau
N.
LIEU
DU
Df:CI~S.
Domicile
......................................
.
H?p~taux
ct.
~os'pices
............................
.
HopItaux Dulltaires
.............................
.
Hôpitaux maritimes
.............................
.
Lazarets
.......................................
.
Asiles d'aliénés
.................................
.
Ambulances, baraquements, tentes
................
.
Prisons
...
,
................
"
..
"
......
'
.......
.
Couvents
...............•......................
Refuges de
nuit
................................
.
Auberges
...............
'"
.......
'
............
.
Domiciles accidentels. . . . . . . . . . . . .
............
.
A
bord
de bateaux
.............................
.
Sur
la voie
publique
............................
.
TOTAL
••..•••.•••
,
•••..••
NOMBRE
de
DÉC
ÈS.
2.6~6
1.7i1S
7
il
6
38
2S
15
5
G
2
12
20
9
i1.550
Il faut d'abord noter que sur les 1 .734 décédés dans les hôpitaux
et hospices, beaucoup proviennent des hopitaux de Paris
('1
repn"-
sentent la majorité des malades
rlécéclés
dans cette
ville'
(61 p.
100).
Il
ne semble pas témôraire de penser que l'hospitalisation des
chol(~riques,
à Paris, est une des causes
(If'
l'insignifiance'
de'
l'épidémie prorisienne,
la
plus faible qui
se
soit jamais produite
dans
cc
milieu pourtant si dangereux. Le transport du malaclf' h
Mas
-
:w-
l'hôpital
permet la cJ{sinfection
imm(~cJiatc
dl' la maison, des
meu-
hIes
et
dC';;
ohjets
sOllill(',s,
par
com/'(l1H'nL
ln
snppressio]l
d'lin
foyer
naissant;
il
rC'ne!
pm;~ihl('
l'j~oll'nwlll
dl's
malades,
('onùilion
Tl(\ces-
saire
cil'
la
non--propagalioD
d"
1\1'1\;
enfin,
rhn~pitalisation
assure
aux ma]arlC's cks
soill~
lTI<qhnrlirJlI!'s
cnnl<Jl'Ines aln:: derniôres décou-
Yl'rtes
rie
la
science.
Si
l'on
compare ]'(\pidl;mie de
Pari~
il
cellC'
<In
H:wre -
pour
ne
prendre
que
Iles ("pilkmies
111'baiucs
-
on
COllstflte
qu'il
Paris
où
(JI
p.
100
des
d<"c<,,(h',,;
ont
,"t<':
,~()ign(.s
rbns
les ht.pitallx, la
propor-
tinll des
cl(\('(q{,s
n'a
1"1/\
que
de
0.:\7
p.
1.000
du chifl're de la popu-
lation; au Havre,
où
:);),13
p.
100
seulement
(les dt:cédés
ont
ôt(\
hospilalisl"s,
la
proporlil
III
des c\{'cI"dés
g'
est <'']l'YI\e it Il, :\3 p,
1,000
du
chiffre de la
population,
c'esl
il-dire
qu'an
Hauc
l'<"piMmie a
éU:
12
fois
plus
menrlrii're
qu'il
Paris,
Du/'ér
de
lu
maladie. - Qm:lle a
{ll\,
an cours
de
cC'Ue
('pidémie,
Tableau
O.
il
("
1\
J~
E
de
L
_\
)1
A
J.
A
DIE.
Quelques
heures
...................................
.
1 Jour
.....
...................
,
.......
"
....
.
~~jours
........
,
..............................
.
4
5
li
9
•.•.....................................
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..
10
II
12
L>
l',
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'7
20
21
21,
:lO.IIBRE
de
DÉC
E s.
37G
173
1120
~)52
17!~
()~
iG
flG
41
25
23
2
;1
5
1
2
TOTAUX.....................
2.032
DGRi:E
de
LA
MALADIE
en heures.
l,
.512
l,
.152
20.160
;W.7M
16.70,,-
11.040
10.94"-
V.408
7.872
5.lrOO
5.290
1.848
:)76
3t2
1.008
1.800
S16
480
264
•
1.152
-
40-
la durée
moyenne
de la
maladie?
Ce
renseignement
n'
a
(~tl~
fourni
que
pour
2.032
d6c(~d6s.
C'est
sllrlout
pour
les malades
clèdd(~s
dans
les
hôpilaux
qu'il
manque,
sans doute parce
que
nulle
part
on
n'a
pris note, au mOlllent de
l'entJ'(~e,
du
jour
et de
l'heure
où
lama-
ladie s'6tait
d6clar<~e.
Cependant,
il est h regrf'tter (lue,
dans
les
h(~
pitaux
parisiens, la
durée
cle
la
p['(~~encc
des malades d{'cé(lés
n'ait
pas été constatée.
En
aLlribuant
une
moyenne
de
1']
beures à la maladie des
37
6
déd-
d6s en«
quelques
he1lI'f's))
on
trouve 1!,:L!r82 heures
pour
la durée de
la
maladie des
2.0:b
cl6cédés, ce
qui
donne
pOUl'
chacun
d'eux
une
dur6e de 7 r
heures
environ.
C'est
il
peu
près cleux
heures
de
plus
que
ce
que
donnent
les statistiques de quelques {'pidémies
anté-
rieures
(r).
Il
ya
donc
atténuation
clans l'évolution de la
maladie
comme
clans sa
propagation.
CONCLUSIONS.
L'administration
sanitaire a
dû,
en
1892, faire face à deux épi--
démies de choléra,
l'une
qui
a éclaté à
l'intérieur
et
dont
il
n'a
pas
été possible,
jusqu'ici,
de
d6lerminer
l'origine,
J':mtre
qui
menaçait
nos frontitTes.
Le choléra
du
dehors
n'a
pas
pénétré
en
France.
Le choléra du dedans a été
rapidement
étoulTé.
Deux
leçons
principales
ressortent des faits expos('·s plus
lwnl
;
je
les
résume
clans les den x conclusions
suivantes:
1
Toutes les fois
que
les
mMecins
et
que
les autorités locales [ont
leur
devoir, c' est-il-dire toutes les fois flue l'admillistration sanitaire
est avisée des
premières
manifestations
du
chol(~ra,
la
maladie
peul
être
utilement
combattue
ct
rapidement
vaincue.
C'est
donc
un
intérèt
public
de
premier
ordre
que
l'administra-
([)
Le
cholira. pac
Henri
Monoù, pages
[39
et suivantes.
'·"'1-
tio
Il
goit
armée
de
manière
il
ohlcnir
soil dc,; ]w',decins,
soit
des
3utoril,",
localc".
des
d("lIollciali()n~
illlm<'-diales.
1\
Dans
les
porls,
la
yi
site ml',(licalc
cl
la
désinfeclion
sont
appelées
il
remplacer
lrs
quaranlaines.
Il
esl
il
Msircr
(ple
cc,
opl''l'alioIiS soienl Jililes
un
loul
lemps
an
déparl
lies lIavires.
Yeuillez
agréer.
mOllsieur
Il'
lJl'(~"idellL
1'l1olllm.1ge
de
mon
pro-
fond
l'f'specl.
Le cO!1,,'illl'J' ln::!,,!.
dirrc/elll'
de
/'lIsslstnflc(,
l't
rll'
l'l'J'!Jù~n('
lw!Jliljllrs,
1 [W'HU Nlo:'/oll.
RAPPORT
1
A
1\1.
LE
PRESIDENT
DU
CONSEIL,
~ITl\l:-;TnE
DE
L'INTÉRIEUH.
J'AH
IIENRI
1\IO]\"OD
CO~SEILLEP.
nIÉTAT.
])II:F.CTEl7H
DE
L'ASS1:3TANCE
ET
DE
L'IIYGT1·:~F.
Pt;BI.IQUES.
ANNEXE
1
ACTES
ET
DOCUMENTS
OFFICIELS
ACTES
ET
noCU~n~;\,TS
OFFICIELS
CO:\"CEnNA~T
LES
lIESURES
St\ITAIRES
APPLl()U~~ES
E~
}lRA~CE
POUR
PRÉVENIR
L'IMPORTATION
DE
L'ÉPIDÉMIE
25
juillet
1892.
ld·,rl'ln:
::111
dire\'lt'llr
de
J'('xploil,atioll
d(,~
C!t('llIÎIIS
dl'
l'pl'
dl1
Hord.
-
'[c"'lIrC'~
;\
l'n'luire
pllll!' (1Illpt·C']u'l'
lïll11'0rlalÎolI
dll ('hol/'I'a
par
la
l'rlltlIÎ{''re
du
Jlord.
'1():-;~lEUH
LE
DIHI~CTEI
I\..
l'apl'arÎtiolt
dll
"l!ol('I'{l
('Il
I\w;:-.Îu
jIlIP()"(~
ù
]'adllli-
lli~t,rali()1l
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J'ccl',oil'
~I.
Pr()tl~t..
Agr"ez.
:\!"llsi(,1l1'
le
dire('l('ur.
('[('.
Pour
ln
pf("~it1(,llt
dll conseil) Illinisfrn
de
l'intériplll":
li' rli/"{'I'!I'IlI' de
l'asûs{u!ln'
cl
rll' l'hyyi(;ltc IHlùlùjucs,
IlE'JU
~lmoD.
19
août
1892.
LETTRE
au
minislro des
alTai,'es
étrangères. - .\!Icsuros que
prendraient
les
puissances
étrallgères
pOlit'
préycnil'
l'importatiun
du
choléra.
MO;VSIllClt
LE
MINISTRE el cher collègue,
mon
administratiun attacherait
un
il
2211
aa
a
-
46-
:;érienx
intérêt
à
COlt
naître
le plus tôt possible les mesures adoptées
par
les ]>uis-
:;:mees étrangères,
nolamnwnt
par
l'Autriche,
l'Allemagnc
cl
la Belgique
puur
prôvenir l'importatioll
du
choléra flui s,'·,it
Cil
Hussic.
Les précautions que doit prcndn'['arlminislralioll
pourrunt
yaricr
sui\anl
que
les
États yoisins opposeront
au
il"au
nne
barrii're l'lus
ou
moins sérieuse.La
France
serait heureuse
do
po",
oir,
Clt
cette circonslance, compter
sur
la
protection des
puissances limitrophes.
A
un
autre
point
de
YlIe,
le
service sauitaire
pourra
sans doute recueillir dans
les indications qui lui seraient trallsmises des renseignoments
sur
les mesures
que
lui-même
pourrait
le plus utilement
adopter.
Je
serais heureux qu'il vous fût possible de recueillir
par
l'intermédiaire
de
nos représentants à
l'étranger
des renseignements précis à
ce
sujet.
Agréez, Monsieur le Ministre
el
cher collègue, etc.
Pour le président Ju conseil, tuinistre
de
l'inlérieur:
le
directeur
de
l'assistance et
de
l'hygiène publiques,
Ih~1U
MONOD,
:l2
août 1892.
LETTRE
à
YIM.
les directeurs de l'exploitation des chemins de fer
do
Paris-L)oll-
Méditerranée -
du
:\ord
- de
l'Est.
- Installation de postes sanitaires
aux
frontières
du
Nord ct
rie
l'Est.
MONSIEUH
LE
]lIHECTEI'R,
"'Il.
le professeur
Proust
m'a
rcndu compte de la
con-
férence
qu'il
a
ellc
avec
yous
au
slijet
des
nll'SUrC~
Ù prendre dans
Jes
gïjrCS
[rOll-
tièrcs des lignes
deI'.
L
.\1.
-
i\ord-
Est,
pour
protéger
notre
territoire
contre
l'importation
du
choléra.
Je
YOUS
sorai très obligé de you[oir bien
me
transmettre,
dès
que
l'instruction
en
sera
terminée,
les projets à
rétude
desf{'ICIs
'ous
faites procéder.
Recevez, Monsieur le
Directeur,
etc.
POUL'
le président da cUllseil,
ministre
de l'intérieur;
le directeur
de
l'assistance et
de
l'hygiène publiques,
HE:'!IU
MONOD.
25
aoùt
1892.
LETTRE
à
M~1.
les directcurs de ['exploitation des chemins de fer de
l'Est
ct
.Ill
Nord.
- Organisation .le
l'usl<-s
sallitaircs
il
la
l'ronli,\re.
l\IONSIEt.:R
LE
mHECTECI\,
j'ai
l'llOnl1eUr de
'ous
Jaire connaître
que
j'ai
chargé
~IM.
les docteurs Netter
et
Thoinot,
auditeurs
au
Comité
consultatif d'hygiène
publique
de l,'rance,
de
"isiter les gares frontières des lignes de
l'Est
-
",ord,
dam,
lesquelles des installations sanitaires
ont
été projetées
et
de
rechercher,
d'accord
avec
"otre
administration, les meilleures dispositions à
adopter.
•
-~
'17
.To
\UIL'
",rai
lrè,
"hlirr(: d"
\ouloir
bicll j"ciliter
,,'DI.
Tboillut
et,
Netter
l'ac-
COlll]lli:-':--ClllCIlL
d(~
lell!'
llli:--:-.iull.
H\'Cc\t'z.
"'\1011
....
icllr
I(~
djrccl(~IJr.
cL('.
l'ollr le
pr('~:-idcnL
dn
COll~l'il,
lliini:-.lro de
lïutérÎcur:
le
dil'ccleu" ,le l'ass;st""cc
cl
de
l'hygiène
pnbl"jllCS,
lIE"HI
\1u:\01J.
26
août
1892.
H,\l'ponT
,\
U pHÉ'IDI'''T
HE
L \
HICl'L
BLIQUE
en
yue
de
demander
an
Couseil
d'Étal,
Cil
l'ahsellce ries
Chamhres,
l'ollyerlure
d'un
crédit
supplémentaire
de
300.000
francs .
.\[O\"ElI\
1.1:
1'1,,:.'11>1:\'1',
1"
cllOl,"ra
,,,iati'juc.
'[IIi
il
l'ail
SOli
apparition
au
Hlois d,·
juin
d,'rllier
'1
Ih~OIl,
a gagn(, le liUoral
dl)
la Iller Nuire,
et
l'al'
la
roie
de
101'1'e,
':c,1
a\anci·
jU"lu'!t '\[oscou
'"
S'-l'{:tcr"bollrg.
Ln
l('["gTallllllc
du
,'ulls,,1 de Fralll'" il
l'Iam],ullrg.
Cil
da
l"
d"
ce
jour,
J'ait
collnalire
quo
10
chol,"ra a
dé
officiellefllent cOllStaté
dans
colle yille.
C..ttc
propagation
d"
l"'pidémic
oblige le
gomemcment
de la
République
il
l'romlre
des
mesures
immédiates
pour
prt'sen
cr,
si possible,
notre
territoire
.
.\'lOSCllU
d
:;aillt-Pélersbourg
SOllt
en
ellet reliés
par
des voies
très
rapides avec
les
principales
villes
,l'Europe
'lui,
ellcs-mèmes,
so1l1
en
communication
avec
!lOS
l'routières.
De
llambùurrr,
le
n,'an
nWllacc les
l'oris
de
la
Balti'lue,
de la
Hollande
el
du
:\'ord-Ollest
de la
France,
notammellt
Dunkcnjue,
Boulogne
et
le
Hayre
pour
Ile citer
'lLlc
le.,
l'lu,
CXpOSl'S.
Par
la voie
de
lerre.
l',''pidémie
l'cul
gagllcr
cn
,[ud'lues
Iwu",',
],.S
l',,,,-Bas,
la
Bdgitlue
el
la
Fl'allce.
Il
falll ""Cor,'
ell\isagcr
]'{''''llt
Il
ali
l"
oiI,
l'artallt
.III
littoral
cie
la
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le
c11O],:r"
frallchirait
le,
j)ardallell("
ct
I,élll'irerait
dau,
la
\Iéditcrranée,
C'est
dOliC
]e dC\oir
d"
l'adminislration
dc
sc
lIloltn:
en
m"sure
d'exercer
tant
aux
points
,le
pénétration
Je
la \ oie de
terre
(lue
dans
les
porls
du
litloral
français
ulle
sun
eillance exacte.
(luellcs
serai,'nt
los
dispu,itiulls
il
ad0l'ter
il
Il
semhlo
'l'l'i!
conviclIdrait
de
rcmurir;\
cl'iles
'l"i
olll \:té appli(juées avec
SlU',Ct'.s,
('II
Jt')~lo,
au\
\n:a~;l'urs
el
nu\"
bap:nges
\
('IWIIl
d'Espngll(,.
(>
...
lllO"lI('('S
;-,OIll
lt,,,
<';lIi\anlp:-;:
lU
\i~il<'
nu"{licalt,
dt':-;
\O)llgt~lll'~
vellallt
dt'
"/·trallgPI' ù dJayul'
po:-:lc
frontii~re
des
li.QïlüS
do
péllét
ra
Liull ;
'lU ':lrrè1 des malades
et
des
""pccts,
qLli,
on
cas de nécessité,
seront
placés
dans
un
local isolé
préparé
il cet effet;
3"
cxamen
attentif
des
hagages;
désinfection
immédiate
ct
complète
au
moyelI
dos
étuves
il
vapeur
SOLIS
pression
du
linge
sale
ct
des
yêtements
souillés.
Le
loral
destiné
aux
personncs
'jlli
seronl
retenlles
devra
,\trn
composé
rie
doux
pièces,
l'II1IC
Jlullr les malades, ]';\llll'ü l'ullr les
susl'cds,
Dalls
chacune
rI'clles
;;eront installé;; des
lib
cn
fcr
très
simples
puuyant
!:tre facilement désinfectés.
Le
poste
frontière
devra
être
muni
de
médicaments
ct
d'antiseptiques,
confor-
mément
aux
instructiollS
du
Comilé
cOll5ullatif
d'hygiène
publique
de
France.
Le
personnel
de
chaque
poste
devra
comprendre
un
médecin
directeur
ct
des
élèves
cnnùmbrc
variable
suiYant
l'importance
du
transit,
un
ou
deux
infirmiers.
-
48-
Chaqllo
\'O)-'Ip-Ol1r
l'('COBlIU
bien
porlanl
devra
rec,'yoir
un
passeporl
oamlmre
'jll'il
sna
tellll do
pn",enlcr
alllllaire
do
10
localité
dans
b'juojle
il se
l'encira;
le
Illairc
tiYÎ'"i::. d'aillcul':-i,
pal'
ulle
carL'
po:-.daln
C'xp{'dlt"e
dll
[l()"tc-fr()llti(~\re,
de
l'arl'i,{'\(~
du
YO,yaFCllr,
c](\\Ta
le
faire
\ j
....
j(cr
p<'lldant
un
lloluh('(\
(10
jours
eOITt':-;;-
pondallt
ù
la
dll[,(;"
de
lïncldlalioll
du
cI",I<''fa, de llwni,'.re
;\
co
'j\[(~,
dè,
la
pre-
tni(\rc
Inanii'eslalÎol1
de
la
1l1aladie, if;
IIlaladc
p"is~l'
(]lre
~oip:fl("
cL
isolé.
POIlI'
faire
l',.ce
aux
<11"["'I"OS
Ijui
r,",ulkraient
do la lIlise
Cil
ap['lication
do ces
di\L'r~('s
IllCSlIrc:-.,
le
11liuisLrc de
l'illV-rieur
IH'
dispo:-ic
d'Hlientl
('f'{"dit.
Salis
être' ahs()IIlL1lcnt
!j,(',
slIr
10
llolllhrp
de
puste.;
fronli(\rcs
(Ju'il rOLlyicwlrait
d'établir
,ur
los li;:mes dll
'ord,
d,·
l'Est
ct
de
l'aris
it la
M('dilerrallée,
il
est
l'robai,!!'
'lu'on
reslera
an-ùessolls
da la \ {'rit,; l'n
lixant
il
JOI""
le
nombre
cl,'s
['ostos
il
illS talll'
l'
t"ut ,[',,!J'ml, Aprè's (.t,IÙ,,, ['r"'lilllinair,-·,
allx'l'lclles
ont
procédé
les colllpap-ni,'s
de
1']<:,1
d
d"
L}'"l,
les
l'lus
ill1ll1(·diatemcut
intéressées,
la d61'8nse
cl'inslallation
l'our
c1la'juo
poste,
étuvo
cOlnprisQ,
peut
être
évaluée
en
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à
li,ouo
francs,
soit
uno
'[,"pense
totale
de..
IG8,000
fr.
D'apri',
l'c\p(·ri,·n"c
(j"i
a (;Ié faite
"Il
18\)0
jors
do l'('['id'·mie
clwll''l'i'l''o d'Esl'a;':'ne,
la
dépcilse
"
l'nj,,oir
l'our
le
paielllent
dn
porsouIlcl
d{~
chacull
des
pu~·;I('s
:-.allllaircssurait
cll\irOll
par
mois
de
I.:Jl}()
fraucs,
soit
l'our
Jouze
l'os les
18_000
francs,
Il
parait
sage
J'
6lL'ndrc
ceLLe
pré,
isioll Ù
ulle
période
InuJcllllC
de
quatre
IllOis,
ci."
""
..
"""""
j~.Uüo
Allx
dépenses
ci-dessus
il
faut
ajoillel' les l'rais
de
mobilier
f·t
.le
lllal6rid
u6ecssaires
an
fOIldiolllll'rnenL
des
postes,
le
combuslihle
el
l'entretien
des
duvcs,
les fJ'ais
,l'impressioll
de
passeports
sanilaires
,[u'on
pClIt
évaluer
'1
23,000
Eu
cc
'jui
COlH:C]'Jle
le
littmal,
oil font:lionnc
1I1l
seniee
l'I'J'-
maneut,
les c('{·dits allull('S ail Illlclp-d lie
permf'llraieut
pas
de
faire face
aux
charges
lpl'Cnll'aiIlCraiellt
dcs
mesures
(\xcep-
linnnell"s,
QI](,I(juCS-lllII',
de,
d{'pellses
'lui
cn
lelllps
normal
pourraiellt
l'I
re
:ljUHt'II("GS
on
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:-;UI'
plusieurs
exercices
dt'\TOlll
{'.Ire
faite"
sail"
l'dard
p4Jllf
rOLllpl('kr
Olt
lndln'
('II
hOllnn c()lIditioll dt· cnrnbal
ln
Illalt"ri('l cln
service
"<ulilaÎn'.
C'esl
ainsi
'l'le
,'impose
Cl
:\larseille
le
r"llIl'lacclllenl
imlll(',-
<liat de la dJalldi,"re
il
'""pcur
de
la
cltaÎoul'e
atfcctr'·o all
ser-
yice
Ju
lazaret
.III
Frioul
el
la
n'Jection
des liellx
d'aisances
dl'
cc
lazaret;
11
l'a
lIillac:,
la
réfection
du
ponlon
de
,lébarrjumnent;
:\
Cherbourg,
lïllslallation
d'une
élll\o.
Il
Il'''st
point
excessif
rI'évaluer
ces di,-orscs
d"pensos
à (]lJaranle
mille
francs en )'
comprenant
les frais dl' yisite, do
'l'"arantaine
ct rie
di',iufec-
tion
des
navires,
'11li
d'aillellrs
no
cOllstituent
l'as
1Il}()
charge
puis(IU'cllcs
~praiQlIl
COlllJ){\Il.,(~es
par
des lax('s
~allilaires
pcr-
~\ues
en
raisou
dn
llolllhrc
d du
la
durée
des up61'aLiolls
ilH-
:':uit
Cli
lot:diti:, ,
'IO.llon
En
conséquence,
j'ai
l'honneur
de
\
ous
proposer,
:\lonsicur
le
Président,
sui-
,-ont
l'ayis
exprimé
par
le
COllseil
des
ministres,
cle
soumettre
à
l'examen
du
Conseil
d'État,
Cil
l'absonce
du
Parlement,
eonformément
il
l'arlicle
Al
de
la
loi
do
finances
du
2G
janyier
1892,
un
projet
de
dr\cret
porlant
ouyerture
d'un
cré-
dit
supplémentaire
de
300,000
francs
inscrit
au
chapitre
50
du
budget
de
l'exer-
cice 1892.
Le, frai., d'l
,cnil'"
,anilaire
0111, d'aillellrs
t,t{,
compris
dans l'(.lal L annexe a
la loi l'n"cil('" d
IlI)ll['
J.."jlleh
dl"
cr"dih
suppléuH'lilaires pUUlent
ètre
ou\crts
par
d"cml
Cil
l'ab".""'o dl's (:I,alllill'I",
YcuillcL:
ap'L'I:'Cl',
\lU[[
....
;(>li1'
1(·
Ill'(":--idclIl, cie.
ApprouY(j
le
rcll'COl
au
COliseil
d1~tat,
FOlltaiuehleall,
lu
'l\) anl'It
[8!)'L
J_c
Prisidellt
de
III
1!';JiUU!;'JUC,
CAHXOT,
27
août 1892,
du
cOI/Stiil,
ministre
de
l'intérieur,
ÉmLt:
LOCDLT,
CH1Cl~L\lllL~
TI:.LÉGlt\PfW)II:
du
pr{'sidpllt
dn
(,()ll:,f'il,
lllÎllistre
de
lïllli'rieur,
au~
l'r(.J',,,,
du
\ord,
d" l'Ai,II(',
d",
,\rd"IIIH",
d"
la
\1,'11,", d"
\Irllrllll'·el·\losclk,
dl"
r",p"",
d"
la
Il,,"I''·~lI(lI'''
1'1
Ù l'adlllillislrlll"ld'
d"
B"ll'ur[, - Org'lIli.-
:-;atioll
d(\:-j
1l1CSIII'{'.., :-;,lIlilajj'(ls Ù
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lnriloil'f'
(,01111'"
1"
cI"'[."l'a,
J'lIi chargé'
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'11'11,'1'
<,1
TI",illo!
d"
l'llrF'llIi,atioll d'l
senie,',
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I(,~
r()Hlllli..;~a;I'(,~
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IIIIIIlÎ('ÎprUH.
dt,
~n
1I1dlre
Ù 1'r'lItii'rn dispositioll
dt'
C{'';
tlt"k'gw":-i
(IL
d(\:-;
LlH"t!ecillS
Uli
chefs
d(~
po.-;le-;
~:lllitair('"
(l"i
seraient
d{·siglll\S
par
l'IIX.
28 août 1892,
Ll·:rTHE ,UL lllllli:-.lrc des tl'i1\::lII'\ p"lllics. - Trall:-,porl des
(:L1}igl'nllLs
par
chcnlllL
de
rel';
dé:-.illl'ecliotl
des
\YdFUII
...
el
L'lllrdicn
dt:-;
lalriucs
dans
les
gares.
~rU:\"SIl;l
n
LE
_\lJ.\ I:-iTlI
1';
eL
chc!' coll(\p:uc,
IILl
:1:-;:-.0 .
.-;
;...!Tand
nombre
d'élnigrants
YClta
nL
de ditré'l'unks
n"Fiolls
où
d(',,,;
{'pid0m ies chuIt'ritllles
011
t
él(~
cOllstatées,
tr,,,crsollt
cn
,'C
IllOlllellt
lu
Frauce
pOllr aller s'olllhar'['lcr
dans
nos
ports
C'I
IlO-
lal11111l-'11t
au
11(1'
l'C.
Ces
YO,yageur.";,
la plnpart cJi'llllés de
ressources
ct
étrangers
il
tOlite
lllcsm'p
de l'l'Cl]H'cl';,
so
tmuront
dans les conditions les plus favorables
il
la
propap'atioll
de'
maladies Iransmissihles,
POl1t'
pn}\puir
1('
danger
que
10111'
Cll'Cllialioll
:-:ur
Il'~
YOles
fl'I'rl'cs fait
courir
~l
la
,alll," l'uhli'juc,
1"s
1;()]lIpagllÎC:,
rie
clll'lllillS d" l'Cl' d"\Taiclit
Ile
pnint
les
admclt!.,
dari"
Ic~
traills
ordillair(';;;
Pl
('n"fT
pOlir
CIl\
(les
traill"; sp(;ciallx.
dont
ll':-;
yoillires
-:craicnt
ensuite
"iOivnUllsI'lllCIl L
d(:"i
t 1
rl\d(~cs.
La
d("siufcclioll
dc\
rail
être
{'f.wlünlCllt pI'atill'Jt;c
dans
tout
cOlnparlilnclll
(H'l
OIt
am'ait cOllstaté la l'ré,e,,,:o
d"11l
HYVag'Cllr
au"int
rie
diarrld'o
011
d'accidenls
S'l'peels,
Elllltl,
;[
Lli~OIl
des
(~]lid(~llli('.,
c11()lériquos
con:-;tat(~c:-;
"lU'
lin
cC'rlaill
1l001l1H'Ü
de
poillts
dl'
Hotre
t(lt'Iil()i!'(~
{II
do
l'/'lrallfl"C'r, il COIlVif>l](lrail df' :--ip:lla]pr
:un
cUllIp,r-
~'lli('s
lc:-;
d1lIlF"('l>
flU('
pl'('·...:('lllc
pOUl'
les
YoyagC\lll'~
lïnsaluJJrité
des lall'ill(\s (:'labli('s
dans les l'"tites gare"
CHOL.
4
$
.Je
yons ,'l'rai Iri·s ohlig(' do
mc
faire
rnnnaÎlrc
le l''''snllal de
mll'c
inlcl'WlIlion
auprès
dos
compagnies
ùe
chemins
de for en
YlIC
des am(,lioralions
'1
no
je
\ iens
d'indi'lucr.
Agrl'cz,
\Ion,icur
le
minis
Ire cl
cher
COm'FlH',
clc.
Ponr
10
l'l'I"sillelll
d"
co"seil,
millislre
de
l'illtérie((r:
le
di/'cdeul'
de
l'i/ssislllncc
el
de
l'hygiène jJllu/i'jues,
llE'lRl
!\I
O'lOD.
29
août
1892.
CJnCCLHl\E
'1
l:Ll(,11
\P}IlQl
E
dLl
l11inislre
de
IllIl{>ri('lll'
ml~
(1il'f:clellrS
de
la
sanl(.
du
liltnral
(D'lllhel''[no.
Le
11:1\re. CII('rl""lr;::'.
Brest.
Sainl.-.\azaire.
l'anillac.
Ccl.!e. 'l'Iarseill('.
TOI,]OU,
\ice
'"
"jaccil) J
•.
- S'TI ic"
""Iilaire
lllaritilllc:
Obligation
,1<0
la
l'al"III,' d,· s,,"I,'·
1'0"1'
I,·s
prnlollallcl" d,·
l'a,"
cOlltalllil"',S
Oll
.";IlSports.
La d'·li\ rallce
ct
l"
1
i'a
de'
l'alellt",5
d,·
sanl{'
S,,"1.
d,'·clar{·s
obligatoires
)lonr
IOlls
lcs
lla\
in's
l'roll'lIanl
des purls cl" II11l'11 d,· la
I\""io.
d,· l'Allelllaimc. de la
llo11alldr. d,·
la
Bdgi'l""
el
d"
l'or!
d"
lIa
1
1'('.
La
l'al
l'Ille
cl.
1"
\
i'a
,S"l'ont c"\igi-
hJes
pOlir
Lous
les
J)àl.iIlH'lIb
parlj~
jlo . ..;lt"rÎ(\IlI'(\lllC'lIlull
:~I
aoùt.
L(~
\i~a
dc\ra
èLI'U
apI""'"
dans
IOllS
ks
l'orIs ci·des,,1S 01'1 les
liaI
ires,
ljllCllo 'illo suit
lellr
l"'o\e-
UHUCO,
onl
fait
eSL'ale
aHllltlcllr
arrill'e
all
l'0rt
de
dustiualion,
sans aUClIlle
('.\cep-
lioll
ni
disl'ense.
29
août
1892.
]){:cnET (1). -
Mesures
applicables
"llX
\oyagcllrs
ct
marchandises
cnll'anl
rn
France
par
les froutil-rcs dll
N.ord
el
de
l'Esl;
passel'0rl
cl
lisite
sanilaire;
d{.-
claratioll
obligatoire
do
tout
cas suspect.
LE
11nÉ<';IDEl'\T
nE
L\
H.]~PI
BUQI
1;
1'H
\::\Ç.\l~E,
~ur
le
rapport
des
ministres
de
l'inlérieur
cl
Jes
finances;
Yllla
loi
du
3
mars
182:1
sur
la
police
sanitaire;
Yll
l'alis
du
comilé
de
direction
cles
senices
d'h~'gii'ne;
DÉclll:::n::
An'l'ICI.E
l'nlmiER.
~-
Touto
]101'S011110
onlranl
en
France
par
los l'ronli,'.r,'s dll
i\ord
cl
de
l'Est,
Je
])Ilnk"r'lue
il
Delle i[](:lnsi\cmellt, est tonup de d{>clarer
'1
la
frontière aux anlorilt',s chargbcs de rccc\'oir
celle
d(~daratioll
ln
COlllllllllIC
dall"!
laquelle
olle se
rend.
Elle
est
en
outre
tenue
ùe
présenter
au
maire
de
cette
commun",
dans
1",
yingt-quatre
heures
de son
arrivée,
le
passeport
sanitaire
qui
lui
aura
été
remis
à la
[ron
lière,
(T)
Décret
inséré
au
Jow'nat
nJJiciel
du
.i
l
noùl.
$
au
au
,\
Paris,
celle
l'!'t"scntation
<In
p""eporl
sanitaire
deHa
t'Ire faite
'1
la
préfec-
ture
de
police
ou
aux
mairies.
AnT.
'1. - Il est '>njoilll
il
Ionie
l,,'rsonne
lo!,eanl
un
ou
plusieurs
yoyafteurs
entrés
,'n
Franc,'
,hlllS l,'s
cunditiolls
1"'('l'w"
il
l'article
1 n
d'en
faire
la
déclara-
tion
il
la
mairie
d"
la
"'"lllllllllC
di"
l'aJ'l'iy0e
du
n»)'agour.
A
Paris,
cet te
d"daral
ion
devra
('Ire l'aile il la
préfecture
de
police
ou
aux
Inall'JCS,
AnT.
3. -
Tout
nlain'
all'Illei alll'a
t,t{,
faitc,
conformémenl
aux
articles
1
et
2,
la
dé('laration d'arriv("I' d'IIIL
y()~Tng'ellr,
dC\l'a
faire
visiter
cc
voyageur
pendant
Ull
dt,lai
de
cin'l
jOllrs
au
minimulll
'1
partir
d"
jOllr
de
l'enlrée
de
cc
voyageur
ell
France
ou
Cil
Algù·ie.
S'il
sun
ienl
'l"cl(jlle
accident
suspect,
et
notamment
de
la
diarrh('c, le llwire
do\
ra
raire
\"isiter
le
vo)ragcnr par
un
Inôdecin. En cas
d'impossibilité,
il
en
r(.f"'l'cra
au
l'rl,fcl
ou
au
sous-l'l'Met
par
les voies les
plus
rapides.
A ,\'1'.
4.
-
Le
,"opgour
cst
tellu
de
suhir
les visites
prescrites
par
J'article
prée,\dcnt.
S'il
yiellt
'1
se
rend
re clans
ulleIlouyelle
commnne
'"
ant
l'
,'xi'iration
du
d/,lai
dn
cin'j
jours,
il est
tenu
de
bite
Ulle
nouvelle
déclaration
conforme
il celle
pres-
crite
par
l'article
l"'.
Al\'r. 5.
--
Le
voyageur
empêché
par
un
motif
quelconclue
de
sc
ren,lre
dans
la COll1nllllle
'!<'si!:nll"e
par
lui
aux
alltoritf.s
sanitaires
cie
la
frontière,
est
tenu,
dans
les
clOllZ"
lH'llrnS
de
SOIl
arrin\c,
d"
10
déclarcl'
au
maire
de
la
commune
oil
il
s'arrête.
Le ntait'(, fera
l'J'oddcr
allx
visil,'s
prescrites
par
l'article
3,
\Wl'.
û.
--"
La
d('daratioll
il
la
mairie
de
tout
cas
suspect
d'ètre
un
cas
de
choléra
est
oblil'atoire
dalls
un
délai
de
yingl-'111atre
heures
pour
tout
docteur
('Il
mé,dœillo
ou
otlicicl'
de
santé
'lui
Cil
a constaté'
l'existence,
pour
le
chef
de famille
ou
les
personnes
'pli
soi!:(llcrd le malad" ..t pOlll'
toute
perSOIllH>
(jlli
le
logerait.
A
Paris,
celle
déclaration
delTa
ètre
faite à la
préfecture
de
police
ou
aux
InülI'1(::-;.
Awr.
l'
~
Est
intenlil,',
jUSfjll'Ù
UOUyel
ordre,
l'importation
Cil
France
des
drilles
ct
chiffons,
ainsi
'jlle
des
objeh
de
literie
tels '{ue
matelas,
couvertures,
de.,
wnaut
de
Hussie,
d'Allclllaglle
Oll
de
Belgique,
AilT.
8. -
Est
interdite,
jU"jLl'it !lmly"l
'Irdre,
l'importation
on FrauCfl tics
frllits pt légUlllPs
pO!lssalltdan~
If'
:-;(11
nll :nl lIiY{,;)ll dn
-'01
0l
pro\PlwnL
de
Hnssit',
d',\lIcmaguc
ou
dc
Bclgi(jLl".
Awr.
!J.
~
Les
dispositions
du
]ll'l;seut d,',crel
sont
applicahlcs
am.
personnes
l'I
a\lx objets
cntrant
clans
1111
des
ports
tic
France
ou
de
L\lg':'l'ic
ct
provenant
rie Hussic, cl'AlIema!,ne
ou
cie
Bclgi'j1tO.
AnT,
JO.
- Les
contrayetltions
an,
dispositions
du
l'rr'sent
décret
seront
l'onstati'es
par
tics procl's-vcrhall'< el pOlll'snivies
conformément
'1
J'article
l'~
de
la
loi ,In
;\
mars
1
8'1?,
(jLli
[lllliit cl'lIIl
emprisonnement
de
trois
à Cjllinzc
jours
'"
tI'L1lle
allH'IIr1f'
de
;)
il
50 francs (Jui.:on<juc
aura
contrelcnu
ell
matière
sani-
tair<' ail', ordl'l's des
autorilés
c,,,npt,ll'lÜ,,S.
An'l'.
Il.
-
La
loi
du
3
mars
18:12
ct
le
préscnt
,lécret
seront
publiés
et
"Hich,'s
dans
toutes
les commllllCS
du
territoire
rie la HéplIhli,!uc.
Les
ministres
de
l'intlTicur
ct des finances,
le
docteur
Proust,
inspecteur
p:<'néral ries
sen
ires
sanitaires,
les
docteurs
Netter
ct
ThoinoL
auditeurs
au
Comité
consultatif
dlh~~gil'no
pllhli'j1J8
de
Franco,
les
préfets,
les
maires
de
France
Pl
d'
\lf.d'l'ie
,ont
déV'gués,
conformément
1t
l'article
1"
de
la loi
du
Uii9$$USS
s u
-
52-
:l
mars
1822,
p011r
assmer
l'cx{'culion
d11
présenl
d{crel,
(lui
sera
pnblif.
un
Journal officiel cl ills[.ré
au
Bulletin
des
lois,
Fait
à Fonlaillcbl!'Un,
10
2\J
aoM
18!p.
Pa,.
Je
pré,iclcllL
dc
la Hé'pul,!i(lllc:
le
pr/:::idcnl
du
('I)I/s('il,
ministre dl' l'intél'ieur.
1~:'\llLL
I.lULIlLT.
30 août 1892.
CAn~OT,
I.( minisl
re
rI!'s
fil/ol/ccs,
~Lu
IIICE
Houvu:n,
LETTI1.E
all
ministre
dt!
commerce
C'l
de l'iJl(l11stri", -
Circulation
en
franchise
par
la posle Jos
carles
d'a,
is
sanitaircs
adressé'cs
aux
maires.
i\fO:iSIEI~n
LE
m:iISTUE
el
cher
coW'Fue,
lors
ùe l' ppidômic cholériq11e (lui a
séyi
cn
Espagnc
pCllJantl'ann{'c
18\10,
"HIS
a,oz
hien
,oulu
autoriser
la
circu-
lalion
cn
franchise
par
la
poste
des
carles-,n
is cxp'·diécs à d'·coUl
ert
par
les
dircclenrs
des posles
,anilaires
à
l'adresse
dos
maires,
dans
toute
la
Hépnhli'jlle,
pour
],.s
iuformor
do
l'arri,v"
dans
]..nl's COIllIlluues des persoulles (llli
ont
<'-lé
exanlinéc~
pal'
CA:3
p()~IC's
ù
leur
en!n',c ell Frauc{'.
Un
décret
dn
~0
auÙl rPlllel
cn
,if!lH'lll' des dispositions
sanitaires
selllhlahlcs en
YU('
de
garautir
]lotn'
krritolrc
cOlltre
J'LIl1}l0rlalion
dll
choléra
fIni
n\gllc
('Il
Europe,
Des posles
sallilaire,
sonl
ou
seront
inslitu<"s
au
Jill'
el
à 111('''lre dcs
1",-
SOill,
Slll'
Ioule ]"'leJl(lue de
la
frontii'l'c de
Dunkerque
il
\illlilllillc,
Ces posl"s
d{di,
rûl'nnt
des passppol'l:-.
sallitail'c~
pl
atll'cs~(,(,ullt
aux
nwires
des
COlnnll111CS
intéressées
des
carles-a\is,
les
ÎnforllwIlI
Je
l'an'lrôe
de
YOJ<lFC1H'S
suspects.
11
sera
proc{dé
dû Inèloc
pour
ks
ngellis
dn
~er,ice
sanitaire
llwritÎtne
dans
tous
les
ports
dn
littoral
ùe la
Manche,
de
rOc,'all
ct
de la '\1<'·ditcrranèo,
L'allranchissolllent
rie
ces
cartes-ayis
l'al' les l'os les
sanitaires
deyallt
êlre
'1
la
charge
Je
mOlI
adll1illistratioll, cOlislillierait Hile d(;p('Ilse
importanlc
ct occasion-
IICl'ail
an
persOllllel tri·s
reslreint
de ces posles
lin
surcroît
de
trayail
'lui
nni-
rait
an
fonctionnemenl
dll
sen
ice et
'1
la
rapidité
des IranslIlissiüns .
.le
\ons
serais
rcconllaj~snllt,
~I
II'
1l11111slrn
cl cher' collègue, de
youloir
hicll
alltoriser,
cOll1me
cn
11\!)O, la eircltlulion
cu
franchise
par
la
poste
des carlc's
dont
il
s'agit,
expédié'es à d('col!yerl
par
les direclelll's des
postes
sanitaires.
En
raisoll de
l'oUlcrture
immédiatc
des
l'rentiers
postes installés,
il
serait
ulile
(jlle
cetle
décision
ft'tt
notiJi"e
d'urgence
aux
agents
dl!
"'rvicc
poslal. Les
déparle.
ments
intéressés
sont
les sni
rauts
:
i\ord,
Aisne,
Ardennes,
Meusc,
'Ilcurlhc-ct-i\Joselle,
y(jsge"
Haule-Saône,
llaul-Bhin,
DoulJs,
Hautes-Alpes,
Basses-_\lpes,
Alpes-Maritimcs,
l'al',
Bou-
ches-du-Rhône,
Gard,
l-!{'ralllt, Alllic.
P.rrt·nées-Orientales,
Pas-do-Calais,
Sommc,
Seinc-Inférieure,
Eure,
C,ll, ados,
'Ilanche,
llIe-d-
Vilaiuc,
Côles-du-
I\ord,
Finistère,
'IIorhihan,
Loirc-In[érieui'(',
Vcnd(.c,
Clwrenlc-Iuférielll'c,
Gironùe,
Landes
cl
Basscs-l'yréllf;cs,
Agréez,
i\lonsicur
le
minislr"
Pl
cher
collègue, clc,
Pour
le présiJ('rlt
du
conscil, minis Ire de
l'intérieur:
le
directeur
de
l'assistance
et
de
l'hygiène publiques,
HE'ŒI
.1\fmiOD.
Ui
~3
-
HÉPCBLIQl'E
FHA
'ç.USl::.
- \lT'iISTI<:IIE
nE
L'L'\TlmIECII,
DIRECTION
DE
L'HYGI
ÈNE
PUBLIQUE.
PASSEPORT
SANITAIRE
('()llllllIlIlC
de
, d{<p<lrt'<llH'1l1
tl
Il
devra,
dans
les
vingt-quatre
heures
de
son
arrivée,
présenter
ou
faire
présenter
le
présent
passeport
a
la
mairie
de
la
commune
où
il
se
rend
et
subir
les
visites
que
la
municipalité
jugera
a
propos
d'ordonner,
Faute
par
lui
de
ce
faire,
il
tomberait
sOU3le
coup
de
l'articlJ
111
de
la
loi
du
3
mars
1822
et
serait
passihle,
sans
possibilité
de
circonstances
atténuantes,
d'un
emprisonnement
de
3 à
15
jonrs
et
d'une
amende
de
5 a
50
francs,
.\. . K
. .........
".,.,
..
1'
()
Le
directeur
du
poste
sanitaire,
"1
Pllri,.
III
111''!'~''IiI/lli(''1
Ifil
1""'~''IJ,,1"f
J,iI/UOI
tttl'
f'"/'
.~fJil
Ù III
IU'<'t"'/II/"I'
d,·
IJO/i'
l',
,oit
Il
'1/
i/tf/il
il.:
d,'
r'IIï'''I/(li.~,'(;I!I,'I,t
du
"rJilli,
,li'.
rl,W!
({II J!II.I'.I'I'!J!lI'/
/JI!I'
l'iluli!!'l/i!
1()('l{lc
Ù
{'Ill'rlt'(:e
rlll
l'uya:/,,Il/<:
Il
est
recJmmandé
au
voyayeur,
,1(/
/l'
801/
il/Ii
1'('
t,
de
conserver
au
moins
pendant
un
mois
le
présent
pa,seport
re\
élu
du
visa
ci-dessus,
\lnui:LI-:
1)1;
L
.\YI~
:-';\\IT\lHE.
I\f:l'lBL[QI
E
FH.\'C.\I~E,
---
,[["i[STl~:I\E
DE
L
'L'\l'Ù\lEI'I\_
DIRECTION
DE
L'HYGIÈNI::
PUBLIQUE.
---_._-~.~~-_._-._-_
...
_~---_._---_
..
-----
._--
....
_-------
AVIS
SANITAIRE
Jltol1.Jiwr'
le-
maire,
./'1/1
/'1/fJ/lI1I'll/'
(Ii'
l'!lUS
il1jiil'll/c/'
(1
lU'
M.
"(,I/a/If
1/
111/1
(/
whi
ù
lu
ji'un/Il'!'!! lil
/'isl/1'
tl//:r/I('(rf(,
t'I
iilt!
il
dJ/"II/I'i:
"(Jull)l/'
SI'
l'l'Iii
Ire ,[(1//8
('utl'C
CO/llllllllle
où
il
(1Il/'!1
son
i/!llIIicifi'
1'11('
•
n"
....
•
l'si
parti
alljol!I'!l'llIIi (l'ici lill/III (Ill
jJ(/SSl'jw/'/
Stllliloil'i'_
, le .. 189
..
Le
directeur
du
poste
sanitaire,
&1'1
&UXi
-
54-
30
août
1892.
TÉLÉGRA~nrF.
dn
ministre de l'intéTieur
au
ministre des frayaux puhlics:
supprc"ion
de trains d" plaisir
pour
le
lIa,
rc
el
Rouen.
Le eomit6 de direction ,les services d'hygièn" est
d"nis
d'inlerdire
absolu-
ment,
jusrju'ù nouyel
ordre,
tout 1 rain de plaisir il dcstillation
du
Ha
HO
et de
Houcn.
Je
partage
celte
opinion,
l'n
Intill de plaisir pOlir
le
lIanc
,,,t al1icllé
pour
dimanche proclwill, Yous jugerez salls doule
il
[lI'''I'OS
d'iulcn'cnir
all-
l'rôs de
la
compagnie de l'Ouest
l'OUI'
l'cllll'èchcr,
.Tc
'OLIS
serai rccollIlaissaut
de me raire wUllaÎlre' le
1'1118
tot
po"ihle
,otre
déci,iou.
31
août
1892.
TÉLÉGRAMlIE
du
préfet de la
Seine-Inférieure
au
ministre de
l'iutérienr:
suppression dn
train
de plaisir
du
Havre.
La compagnie des chemins de fer de l'Ouest vient de
m'informer
,[u'cllc
supprime
les trains de plaisir, t'lut au
départ
CIu'à
destination
du
IIauc,
31
août
1892,
LETTRE
du
l1îlllistre
du
commerce
et
de lïlldllstrie (DireL'lioli
p-{'n,"rale
des
postes ct lélégraphes).
-Franchise
postale des earles
d'a\
is
sallitaires adressées
aux
·lnaires.
l\{ONSIEI'R
I,E
MIKISTRE
et cher collègue, cn réponse
11
yotre demande,
j'ai
l'hon-
nenr
de vous
informer
CIue
des instruclions sont adress:',es ce soir
mème
dans le
service dl's postes
ponr
assurer la circulation en franchise des carLl's-a, is
'JIW
les
agents des postes sanilaires institués ou il institucr
S'II'
le littoral
et
SUI'
la
1'1'011-
tière,
ainsi que les agents
du
service smIilaire lnarililllo Jans tous les
purts,
auront
ù expédier
aux
maires dans toule la [V'publique,
pour
les
prù,enir
de
l'arriréo,
dans
[CUl'
COll1mllnl',
des l'ersounes
apnt
subi
la
,isit.e rn,;dicalo
iL
le tir
cntrl)C
ell
}1"'rallCl'.
Agréez,
~Itilbil'Ln'
10
llIinistre et cl",r collè'glll', cIL',
Pour le milli!:'<tre du
COIIlIllCrCt'
el
de l'inùn:-;Iriü:
1"
"i,'c<'l"/II'
:/,'/1/'/'111
",.5
l'OS
les
d
(,'li<]/'I'1'/"'5.
Il,
S":LlI:s,
l
el
' septembre
1802,
DÜ:RET
rendu
Cil
Cun",il d'Jtlat
(1).
- OLl,,'rtIlCU
d',,"
crédit s"l'l'I,;ml'Ilbirc
de
300,000
francs,
LE
PnÉSIDENT
DE
I~A
H.l~PUnL!(.2CE
FH.t\:\Ç.USE,
Sur
le
rapport
du
ministrc
cie
l'inté'rienr,
(1)
Décret puhtié au Journal
nJJic;el,
ÙU
2 septembre
1~V2,
a a
••
saW6.J!îM#it
Zia
;\,'
\ n la loi
.ln
1'1 déccrnhrc 18i!1
SIII'
le5
crédits
""rrl,\mcntuirc,
ct
exlraorrli-
l][lire..; Ù
ollyrir,
par
c1écrol. pPlHlall! la pl'ol'op:atioll dps ChaI1l11I'cs:
\C
n
la
loi
,III
2(i
jellnier
I:-I!)'L pur!,,,,t {i,,,tiou
du
11Ilcl~'d
de
l'exercice
1I'!I'~,
ct
lIULlill!ncnl
rarti,'w
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ct.
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L
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COllccrllHllt
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ollyrir
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\IlTTCLC
l'IUŒIEI\,
-
li
est ol1\"el'l
an
IlUdgnt
du
miui,tè're do
lïnth'icur,
sur
1"
hud2'et
ordinaire
de
\',',or"i('o
l'~!1:l.
Illl
cn\dil
suprl"llionlaire
,,<;Jo
vaut
à
la
b()nlHJ(~
dn
:300.000
fran('", (pli
~cra
ill'3('rit
an
chapitre
50
(Inatéricl
ct
dépenses
di,
erses
dn
sen
ic(~
sanitaÎn').
AIn.
2. -
Il
sora ponr'vn
an
cd'clit
snpplémcntaire
ci-dessus
au
:moyen
des
rC5'ollt'ces gèlll'rales
.ln
buclf!:cl
de l'exercice
II'\l·~.
_~nT.
:~.
- Le 1l1inislrc du l'inL{q'icllr
ct
le 1l1inislrc des J1l1anccs
sont
charg(~s,
chaelln
cn
Cl'
'l"i
le
COllc"rllO,
de
\','xc',euti()!l dll
pré,ent
décret,
'lui
sera
inséré
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nul/d;n
des
lois
el
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de
l'illl(:I'lL'l/I',
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I,Oell!·:T.
le,'
septembre
1892,
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a.
z
- 36
reconnues
sainos
rOCOHont
un
passeport sanitaire
sur
Icr[uel
sera
indiquée
la
communo
dans
Iacl'lClIe
clics
doi,ont
se
rendre;
le
maire
de
cette
C0Il1ll1U11C
H'ra
a,isé
par
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l'Dotale rie
leur
arril('c.
Les
Inêlncs
llleSllr<'s
scront
appliq1H"c-,;
dalls
IOlls
les
ports
du
litloraJ
lliaritillle
any
persollnes
('/
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proH'llalll
rie
1\,,--ie.
,L\lIcllla~'lIc
(In
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arri\{~e
il
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hCLIres,
du
pl'("~(,IlI('r
Ol!
dû
J'ai!'(,
pr(',"'('IlI('l'
11'tll'
llils~('port
an
Inaire
de
la
('()1I1-
11111
ne
: colto
prescription
peut
èl,re
illlrTpr{'I{'p
Pli cc Sf'lIS qll'clle:-o
feront
cOllnai-
tre par
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1ll'ri
u',t',
Le
l!lairt'
<assurera
pl'l1-
riant
Ull
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d'all
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cinq
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d!'s l'cr'')I111cs (JlIi
lui
seront
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sigllaU~l's:
lC5
,i-;it.rs
pUlIrr(l!IL
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par
llll
Hd·decill~
par
1111
agent. de l'adrllinistration
on
par
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de
la
g('lldantlcril':
la
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dn
llll't!ccin
sera ohligatoir<; dans tons les cas
nil
l'l,ta 1 de
santé>
(lu
Y(),~-a;.r(,llr
paraitrait
SllSpCCt.,
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COlllllllll1C
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(!ll'il a d{'sjgn{'e
il
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rendant
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11118
JlOlI't'!lC
conlnHllll'
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l'('ypiration
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cinq
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la
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les
,i,iles
prescrites.
Il
est
enjoint
en
outre
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toulc
personlln
logeant
lUI
ou
l'lusiclirs
'o~
agcurs
cnte{"
en
Frallce
dans
les
conditions
inrli,I'"'·cs ci-desSilS
d'en
faire
d0s
l'arri,6c
dû
ceux-ci
la dé'daration
an
111aire
de
]a
COlnllllllle.
Enfin,
l'article
tJ
impose
la
déclaratioll
rlam
les
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il
la
lIlairip.
de
Lout
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rI'èlrc
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cas
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cho]{'ra:
cette
d{'cl~ration
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ohligatoire
pour
les
m6r1"cins,
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de
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La
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applicatioll
de
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di'
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,oyagclIl"
yenalÜ
des
points
contamill('s et
dalls
la dé'sinl'edion de
l,'urs
IJ<,?ag"s,
Des
postes
sanitaires
sont
étahlis
snr
les yoies ferr('C's
traversaut
la
frontii'ro
dll
nord
cl de l'est
d"
la
FraIlcc',
depuis
Dltnkenjlt(\
jusqu'"
Delle,
Les
hagages
conteuanl
des ohjots snscr;ptiblcs de
transl'0rkr
le
gormc
de la
maladie
~-
saut
u{'-
.<o:infecl(.s;
Jes
pcr~OlllWS
y
fo;onl
('xarninrcs; celles
(l'Li
sont
trou~
{cs
111uladcs
sont.
i:-:oli!CS
et
ob:,en é<,s: ccllcs (lui S()ut
rCCOI1HUeS
sain8s
reç'oi
yont
Ull
[W8Sf'-
port sanitaire s,n'
k,!"el
esl illlli'Ju{'e
la
eOmlll1ln('
daus
]acjuclle elles doiy('tlt sc
l't'ndre;
le
maire
de celle
COtll
lYlll
tiC
esl
l'r''H'nll
dc
leur
arriy6e
par
carle
poslale,
Les mèmr;s
llWSlI]'('S
sont
apl'Ii'l"(.cs
dans
t011S
les
l'mts
du
lill()ral
maritime
aux
l'ersomlcs
cl o]Jjel,
proyc1l3111
cie
Bussie,
d'Allemagtle,
de Belg"irJtlc,
du
porI
du
Hanc.
A
!cm
arri,éc
"
destinalion,
les
yoyageurs
sont
tenus,
dans
un
délai de
2!~
heures,
de pr,;scnlr;r
ou
de faire pré,st'ntcr lellr
passeport
au
maire
de
cette
cam·
mune:
celle
prc'scription
pcut
être
iutcrpn;té'c
('n ce scns '[lI'elles
feront
connaître
)laI'
un
LOO)'('II
{l'wlcOlJ(luO
IOlIr
arrivée.
Le
nwire
s'assurL'ra pendant
1Ll1
d{dai
c1'au
moitiS ein,[ jOllr,; de
l'ôtat
sauitair"
des
personnes
'lui
lui
allroul
étl'
ainsi
siFIJa!<"cs.
'rout
,o,,-agcllr
s'arrt'Lalll dans
ulle
('omlllllllC
alltre
(lllD
celll'
(lU'il
a
d(·\sj1!ll{'·(~
Ù
la
frontii're
Olt
sc'
rendanl
clans ttne ttOll\ elle
commune
avaut
l'expiration
dll
d{,-
lal do ciliq
j()ur!"
est
tellu
do
J'nire
la
LnèlllC d("claratiolL
aux.
Inaires
de ces COlll-
11111110S
ct.
de suhir
}f'S
,-isites prc"icrilcs.
:Vlais
il !lent ellcore
sc
prodllire
10
cas
01'1
1111
yo:,agellr, pris dïwllsposilion pell-
dant
le
trajpt,
sr;
trouyerait
coutrai'it
rie
s'ani,ter
dans
tille
gare
intermédiaire:
il
importe
cjue
cc,
o.'''geur
soit i,ol,':
et
'l'le
le
maire
clr;
la
commune
snI' le
ter-
riloire
cie
la'j11cllc est sitll';" la statioll mit. i,ltnj{'rliatelllonl
aH,rti,
])'atllrc
part,
ccrtaills
\()}agcurs
ycnanL
de
1'(!Lraugcr
l'l.
Inulli~
de
hillels
circu-
laires
déclart'tlt
COllllllC
lie"
,i<-
dest.inati()n le
port
d'embartl'wnwnt
amplel
ils
doi\ent
sc
reudre,
mais 5(;journcnt.
a,anl
d',\-
arri,er,
daus
Ult('
ou
dcux
Yilles
de
l,-'rallce
plac(~c~
slIr
IOIlI'
parcol]rs
sans
({UO
Irnr
pri'scncf'
puis~e
t~tre
aillsi
si-
S'Hulée
au
nwin'.
.I"ai
<JuBné
des lnsLrllcl
iOliS
pour
<jll'lUIC
Incllljoll
sPl'ciale
apposée
;\
la
fronlière
sm
leur
"illèL J1crmellt' de slliYl'e
ccs
\o,\af.:'curs cl de les
sl,rveiller
an
point
de
ylte
sallilain'
jn"jLt'"
Ie"r
sortie
,II-
France,
Dans
l'tin
el
l'anlre
ca" '\'[onsio'lr
Ic
lllinistre
cl
clI"r cull'\glle,
le
COllcours
des
agellts
dcs cOLnpagnics de ('hemins
do
fer est lIt"l'cssaire IHlllf
aS:-illrer
~t
C('5
mesures
tOlite l'oilieaei\{, dpsirahle, _-\illsi
Cj'H'
yolre
d6parlcmout
a
bien
youlu le
faire
cn
l
~DO
dalLs
des circou:->lallces
all{tlo~:lJ(,6,
je
'OIlS
serais reconnaiSEant
d'jn-
tcrvclIir
:lUIH'('.S
dc-;
dLyerS('';
c()mpn~ni(;s
pour
<JlIO
l'atlention
do lours ap-f'nls
cL
sIH:('ialClllcllt d
..
s C!wfs
dl'
gare
:-:iOlt
nppelt:,ü
sur
l(H!I,
"()~('l~cllr
E-i'arrt'lanL
dans
unD
slalion
'1\anl
d'''rrin'r
'lU
]loint de d,'sli,wli()I' manllll" sllr
SOtt
hillct,
Si
celte
l'l'l'-
saune
est
lualadu,
le
chef
d('
gare
deYJ'H
rjldul'I'(lg(~l'
foinr
sa
prOrCI1<lnCC,
llli
ue-
nwnocr
si
elle
csl
111UIlie
d'lin
passep(j!'t sanit.aire ct.,
dans
le
cas
où
clIo yiClldrait
d'ult endroit
cOlltnnlllH!,
faire
pn:n'llir
lllHw"diatenlClll
1('
Inaire
de la
COlIllllUIW.
Si le
voyageur
est
IIl11tti
d'IIII billet
circulair,'
porlanl
mention
cie
son
passage
ù
la
frolltii:rc, le
cher
rie
garc
dCHa lui dcmullllc,'
l'emlroit
où
il
comptc
demuurer
et
cn
a,iscr
le
maire
cie
la
commune;
enfin
s'assureI',
lorsque
ceUe
personne
-(il
,iclHlrn
prendrc
ln
tl'nill
pOllr
!)()\lI''''lli\}'(''':'il
rOllti',
qll'(~l1('
('
...
1 ('n
bonne
~alltf~
U!lpéll'('ldc.
\ Pari".
les
illrOl'lllatioll<';
aill~i
1'('('lli'illie..:.
dC\l'ollt
{![)'P
Il'iLllSllli:icS
au
pn',l'et d"
J'oliee,
Agn;('/,
\fOII
..
Îi'llr
1(,
Ini;,i
...
l!'l·
(,1
1']11'1'
('rdli'i.''IH',
('11'.
Li'
jJI'i:,,,;d('lu'
d!!
1'(,'I1,~'(il.
lIIillislre
(II' lï/ll(:/'icll/'.
II
Oll1 '
Il'
UIÎlli
...
ll'I'
l'i
pal'
"l)ll
at!io!'i~,diol1'
II'
(Iil't'del/!'
dt'
rus:~i.),l[iI('(,
cl
(/(, l'/I,yvù;nc
!JtlU{ÙJllC':-.i,
Jlnl\!
:\lU\OD.
5 septembre
1892.
1.
-
Cllntl'l('
1'0,1"
"",ilai!'l'
""111/,['('11" :
1°
Le
cn/llllli$sai/'c
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di/'cdl'ul'
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d(~
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....
1(,,-
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...
pri'scril0s
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IIll
rapport
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au
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de
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1
din'cliult
dl'
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(Il
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l'h.'13'1(\IIU
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1.
Le
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il
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l'0rail'('I1H'lli,
II'
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(}cJU~illd"
d/,I(\~
..
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( .
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Le
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loill.
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DCILX
~('(T('·tair(''''-rl,dacl('ul';-;,
cl1,[I'8"(";-;
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l't
df'
ln
('011-
fl'clioll
dl"
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l'l
d".,
Idlr,',
d',,,
i,.
Il''
t~ll
cltaIlU('Ur-llH"callicif'11
/!r{\po:-.('·
~l
1\',111\('.
,-,il
])('u\..
(lid('~
t!("::;Îllf('c!I'III':-i cltarp.'/\s t!'as:-.Î . ..,tf'l' Ù la
,i
...
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la
dOIJ<lllf',
<in
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(l'
lnlu:-,porlt:r
1(·
tillf2,e.
d'a~:-'llr('l'
1()lIlc~
les
opi''l''aliuIl:-;
dc
dé"iu('('ctioIl
au
plllrél'i:-al(\ul'.
ni!
[Ill'
iuflnlliôr('.
Lr.
-
_\..
l"al'ri'("(l
du
traill
1.01l:-i
}('.-;
yoyag('tll':';
d(,~(,(,lHI(,I!l,
St'
plac(,llt
PIl
ordre
"H'
le
'[uai,
SOI1,
la "'l"Il'illall(""
d"
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d"
pl,mio".
Ils di'lilell!'
d'lih
la
~all('
Je
\ isilf'
Olt
LI
('sI pl'uc6dé Ù ICllr
('\UlllPll
Ilu'!dical ('l
où
il
Il'Ilr
est
df'li\"ré
[lll
lJil"eport,olli
laire.
D"
lit ils se r"\Hlelll
dall'
la
salle
d",
donall"s
d
as;istent
il
la \
i,ile
do
lellrs
l)al-!"a~·('s.
L"
Illl"rl,'cili l'ait illllll{'dialelll"111 i",!,')" I"s
1)('r,OIlIl"S
donl
la',"lll~
lui
pm'aiL
d"IJi",,,,'
ct
<il)'
a li"l1
l",
r"il
Irall'I'0d,'r
'"l
laml"l'I.
La
(k,~illf('cI;OIl
des
1..1<l/2Hrl'''.
partÎ{'lI('
011
totale,
cl
('('!I('
d(,.";
\\"n!-(ntl~
sc
font
('()llfurlll1~llllcllt
ntl\
di~p()
....
iti()l1'"
('()Illpri..,(\:-,
rlalh
1(1~
pnragl'apllt,.-i
()
el
F
B.
-~
,il/ri/lutioll,;
rlu
méllaill.
Lt, nH',rlc'cin
lin
PO;,;14
1
d"yra
:
1°
--
\
(~ri{i('r
ruilant
([IH'
po.;~ih!C'
dp
COllc('rt
[nec
le
dirccl('ur
dll
pthte
la
1'1"0-
YCIH\lU'()
de:;
yo.,atfcurs.
011
lI{'
<1(',
l'a l'as
:-il'
coutc'lll.('r de
l'assertioll
d
..
ces
der-
Il
i,'rs
ni
dl' la
prod
lIelioll
dn
IClll'S
ilillob.
On
deBlalldera
de.,
pièces
d'idealilu
{passeports,
lellres,
cartos,
clc.).
---
li2
2"
._
S'a,sllrcr
de
l'<',l"t
de
salll<"
des Yoyagcnrs ct
romellre
il
CCliX
qui
parni-
tront
sains
un
pa~sûp()rL
~allitairü.
;)u
_
!letcllir
les
slIjets
stt:-;pecL~
el
Je~
l'U\O,Yt'f
ail
laz'JfcL.
!I.o
__
Survcillf't' la dusill[l)clion (l'Ii. pOltr
Je"
Yoyagclll's l'l'connus satns, Ile
portera
f[lIe
sur
le
linge ,ale. _\s.surer la d"sillfection
dn
bagage cornplcl toutes
les fois
'l1L'il
appartiendra
il
un
suspccl
ou
'1
un
cholériel'"''
30
_
Donner
dc:-,
suius
aux
Ill[lladC'~
dll
lazaret.
60 _ Enyoyor ChiHjUe <limanclw matin le
rapport
hohdomarlaire
'1
l"alHlilcur
chargé de la slLneillauce sanitaire
du
réseau.
Ce
rapport
inrli(1'lOra :
a). le
nomhre
de
YOy"p'Clll'S
"m'fluels
ont
ét,; déli \Tés des
pa5'cporls;
iJ).
celui des yoyag'Ctmi passant sans passeport et
a,cc
uno
simple
carte;
c). le chifrre des désinfections;
il). les
rr""eignements
sur
les personnes
retenues.
C. - Passeports sanitaires
et
cartes.
1.
_ Chaqne voyageur
trayersant
la frontière recevra
un
passeport sam taire .
Lo cher
d'uno
famille
dont
plusieurs
membres
voyageront
en
commun
receua
un
passeport indiyiducl
pour
chacun
d'eux.
a).
Jusqu'à
nome!
ordre
seront dispensés
du
passeport sanitaire les
personnes
habitant
la
frontii,rc ct connues
du
senice
sanitaire,
f{ui
n'effectueront
qu'un
trajet
d'aller el
relour
de moins de
2'1
heure.s. Ces personnes rcce, l'ont
un
carton
de
,i,ite
'1u'elles renrlr0ut en
sortant
de la salle de
,isite
des douanes.
iJ).
Les
,,,.\ageurs
cn
transit mUlli,r1e billets directs
pour
l'Angleterre
ne rece-
,rollt
pas
de
passeport
sanilain'
s'ils déclarent
sc
rendre
directement
au
port
l'our
S')
cmharrlucr.
Ceux 'lui seront
munis
de billets circulaires
comportant
des arrr\ts en
France
rceeHont
un
passeport sanitaire signalant
le
premier
arrêt
ct
mention
en
sera
faite
"n'
le billet
par
le
scnice
sanitaire.
Ceux
'lui,
munis des mèmcs billels circulaires,
renonceront
au
droit
<le
s'arrè-
ter
en
cours de roulf',
ne
seront pas
munis
de passeports, mais
Je
senice
sani-
taire
mentionnera
sur
10
billet qu'ils sc
rendent
directement
cn
Angleterre.
Le service
du
chemin
de fer signalera les contrevenants
qui
serout
passibles
des pénalités portées
par
la loi.
e).
Toutes les opérations nécessitées
par
ces voyageurs
seront
mentionnées
sur
le registre.
I!. _
En
même
temps que
j'un
des secrétaires confectionnera le passeport
sanitaire, le second transcrira
sur
le registre
du
poste toutes les indications
cor-
respondante,;.
lII.
_ Aussitôt
apr~s
le
départ
du
train,
les secrétaires
rédigeront.
d'après ce
registre, les lellrcs
d'a,is
aux
maires.
Ces Icttres
seront
expédiées
en
franchise
par
ln
premier
courrier,
par
le chef
du
poste.
D.
-
flagagcs
et
Messageries.
T.
__
'l'nu'
les bagag0s,
'Judlc
cru"
soit
leur
destination,
sonl
,isité's
11
la
fron-
lÏ,\re.
Les dispositions anciennes relatiYcs
11
des yi,ites aux points
terminus
ne subsis-
tent
pas.
Les mêmes dispositions s'appli'luent aux messageries, exception faite
pour
les
hagages ct mcssag.)ries
tra,crsmll
la frontière sous
plomb
de douane, à destina-
lion de
l'étranger.
;U&tuit&
$
- li:{ --
lr.
-
Le..;
0p('l'nlioll:-;
dc'
b
dt)llnlW
,,~,
rt'I'Old
\'0111111('
do
rnulllnle.
~Ini
.
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le
lillp'(>
sale
d(,~
YO,\<IFcur"
l'c'CoIIIlII:-;
-"<lill" dC'\ra
t'LI'('
~tlisi
par
ln..;
d/'"Îlll'cd('lIl',"
sur
l'illdi-
caiÎon
.Ill
,i
....
itf'lll'.
JII,
-
<:lla:lllf'
P:l<[ll('! de
Ijll:~'(~:'
d'~sillr('t'!(T
,Jppartcllanl Ù
nu
,().~a?C'lll·
ou
il
nll
?-!TOllpC
de
faloille
:-.(,1'a
l[('Î,I(',
..
,J·part·'lw'ld
(t
lUlilli
d'lllljdoll
eu
tll("tal dOllt
le
'O,V<ly-CUl'
rccc\
ra
la
('(Jlltl'\'-parlic.
Ces
pa(!llcb
SC'l'Ollt
dé"illf(
d(':-;
pal"
1'("llln~
;1
V<lpCIIr
S(JU~
pl'cs."Îon (,t
rmnis
aus"Îtàt
au'\
vU,\agc'l!r-;
."llr
PI'l',q;JlLaliol' di'" jelou:-;.
IV.
--
Le.;
Jwp'agcs
<10:-.
p('r
...
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(·()ll:-.id(~Iï··C'l
C0l1l111C
Sllspccfns
par
]e
lltl'dc-
tin
::.eron!
souIllis
Ù IIIH' t!("SilLl'('dÎoll
l'UllIlll;:\lc
portallt
sur
lu
(,OlltcllU
et
le
COll~
tcnant.
l'uur
celle
d'·,i"t"ccliull.
{Ill
placera
dalls
j(·lulc
le
linge,
les
comerlures,
les
,èlelllcllls.
Les
clU1u~snrc~J
fourrure~,ga1ll~,
les
111allc..,
un
valises,
etc.,
serOl1t
dé~jllfoct(~s
pal"
llllü
puhé'l'isalioll
aLl
sl1hlirn('.
E.
--
La:al"ct,.
L('",
p('r:-;OIIIlC''''
~onfrralllc"
.''('l'()U!
U\ilillinc"n<.;
.par
le
111{·df'CLII
dalls
UIW
pf'iilc
pi('.cc
sl'(~c:iale.
C(·Ht:",;
tjui
~cJ'nlJt
illl(!illk~
d,·
;':·d~·drn-('JlV'l'ifco
:-'l1sIH'ctc
011
di'
cllok'ra
scrmlt
illlllH"dialeJllC'lll
lranspul'l("('",
aIl laZéll'(·L.
<:eluÎ-ci CnlllpOl'tt'
des
pÎ('.èC'S
l'{ll'Licltli("l't·s
pOlll'
I(,~
~lIs1J('cls
et
le"
cJl()l(!('i(lll('S
de
cJW'J'W
S<'1C.
Lt'S
:-'llill:'l
SUllt
d()tlIll~:-;
tUl
lllalad('
P,Il'
h,
11J(':·!lpcin
el
~('';'
aid(·..;
<l:-."i:-·;[('·s
d'IIIIO
.iufll'lnii·l'l'.
Les
cl."judimb
scro"t
rf'c\lcillies daLls
cIes
la""
rCllferlllalll
llll
liijuiclc
aulisep·
Il<JlIC.
Elles
seront
saliS
tl{·Jai
\ i(!t"cs dnll:-i
la
fosse
cl.
Îlllln('dialcll1Clll
apn:'s
uu
\ers('ra
dan;.;
le
\a~c
Iltl
litre
(k
la
solut.ioll
auti:-,('pl.Îql]C,
Le
Iw"d('cÎu
et
le
dj('l'
dit
posl(~
jll'cIldronL
I('s
dÎ.;positioll'"
lII"cp~",ail'(,s
jlollr
""lllU· 1·"limeIltalioIl
die
traitclIleIlll'Jlèlrlltat:clIli'jl(() d,·s IlIaJad",.
F.
- Wagons.
Le:-;
,,-a?olls
(Jlli
;I1l1'()J1l
tl'allspnrb~
c(':-;
Ina]atJ(l';
"'('1'0111
~.'ar('s
Cil
LUI
puint
pl'é\
u
el
dé,i"feclés
par
la
l'IIII (,ri,atioll
au
snbJim'·.
G. - ,'-)'olulif!IIS désinfetlrlllles.
~lIhJiIlI(··
........
.
.\("ide
larlri'lI]I'.
10
r;.l'aU1I1H''''
.JO
1'"11l·
1111
l"li l'IC 1 Ù \",'I·SI'r
dalls
1"
r(·("il'iolll dll
I"lhi·ri'alell!".
I.f'S
ya"e..;
(lui
]'n(:()in~lll
1(,.,
d("jcdiolls
S('l'Olll
d/o
....
illl'!'cI/·..;
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...
(Ilutioll
d~
"'1l1/'ut(\
dc
cui\
1'0
;\
,-)Il
p.
J
.OO().
J_e;
dô/égués
saltitaires chargés
de
t"organi;atiolt
des
poste"
IY.
NE'fTER.
D'·.
THOI~Ol'.
- ti4
1.
-
c\FFICIiE
apposé'c
dans
les
postes
sanitaires.
AV
1 S
En
exécution
d'un
M-
cret
,lu
2!J
aoùt
r~fP,
les
voyageurs
sc pré:-iClltant ù
pour
entrer
,'n
France
sont
sotunis
ù
une
yisiLe
nl(~·di
cale.
Les
personnes
malades
on
rCCOllllU('S suspecte:.;
sont
reLenues ut
soignées
ou
obscnl-es.
Les
peI'~OllneS
rCCOJl-
IllIes
bien
portantes
re-
çoiycnL
un
passeport
~ani
taire
([n'clles
doivent,
SOIIS
les
l'eines
prévues
par
la
loi,
rcprf's"nter"
la Il,,,i-
rie
du
lieu
01'1
dl,'s
sc
],(·lltlcut.
Les
bagages
:-ionl.
OUYt>rts
(~L
ln
linge
sal{~
L'~t
SOILlllis
II
la
d,"sin f,·clion.
Le
directeul'
<ln
poste swtitairc,
ANZEIGE
In
An,l'Lihrung
cines
Dekretes
YOll1
:l!)tcn
Au-
gust
r89~,
siml
die
in
ZUlll
Eintritl
in
Frankrcich
an-
kOlllm"llllen II.eiscndcn
ci-
ller
medi,i"
isch"1l U
nler-
slll:hung
Uulcl'worfl'Il.
Kranke
oder
krank-
Iwitsn,nlacltlige
{'ersonen
\n'rdcn
zlLrückhehalten,
Hill
gcpI1ugt
oder
hco-
bachtd
zu
"'l'n!"n.
])w
aIs f'"sulld
hcflln-
dencll Pf'I'SOll<'n
"rhal
teJl
P11l('n
Sallilals -
Passir-
sch{'ill,
dell
sil', hui f.tC'-
sd,licher
Slrafe
illl
Fall,'
det'
LnIPrlassIIIl
b1
allf
der
:\Iairie
(Bürgcnneisler-
amt)
d,·s
Ortes,
,,,,cl,
delll
sic sieh
])(>gebL'n,
YOl'ZLl-
ze·ip:eu
habcn.
Das
G
cpack
wirel
geof-
flll'lnnd
die
un
rein"
Leib-
wasche
der
DcsillflûrulIg
Illllcrworren.
1 Jel' direklor
des
Sanitalposlens)
NOTICE
In
execution
ot a rJc-
cree
of
the
29'1.
of
Angust
ri:i()2,
travdlers
prcscntiug
t11emseh
cs
a t
for
lhe
purpose
of
cntering
in
France
a['(~
suil
lIli
!tct! to a mec! i ca 1
visit.
People
il!,
or
snspeele,]
10
he
"',
\.-ill
he
rcLained
and
atÎl'IlJcd
to,
or
kept
uIHlcr
obseryatioll.
Peuple
foulHl ill g()()(l
health
",ill
r"t'"il('
a
sani-
tary
passport
\yhich
they
must
present.
umler
pe-
nall)'
prescriJ)('d
by
the
la",
at
the
i\lairic
(lIIa)'-
or's
o!lice)
uf
the
place
lhey
are
goillg to.
The
luggage
"il!
]lI>
()
pelled,
allli
the
wiled
lin,'"
slIbmillcd
lu
disi,,-
fection.
The di,.edo,.
nf
the
Sanilary Pust,
Il. -
DlSl'O"TlO~S
S,,{:CIAT.ES
applicables
aux
marchandises.
Les ll1,'snre.;
sanilaires,
prises
au\
gares
frontières,
auront
ponr
effet
d'ap-
porter
aux
sen
iees
internationaux
]"s
modifications
ci-après:
r" Bagages
IJnw'
la
1'!'(lIi1·c.
-
La
\isite
de
douane
[lui
,e
fait
ordinairement
ail
point
terminus
du
train
'1
Paris,
Lillo,
Yalcllciennes,
DUllkerque,
etc.,
,era
faite il la
fronlière
en
rnènlC
[('mps
'Ille la
\isite
sanitaire.
Les \o)'ag-curs
do
nI les bagag-os
deHont
subir
la
désinfection
seront
reparU"
au
train
sni\allt
lurSlpIe la dé'sin['"cliull
n'aura
pu
se faire
pondant
le
slationnement
du
traill.
2(j
nugages
el lIulI'('hmulises
li
yronde
/,;lcsse venant de
TJelgËljltc,
d'~
\ llenwy"l', de
IIollwlfle,
ch-'-
J à
deslùwtin/t
de
{'~
\lIglelerre.
--
Les
bagage,",
et
los
Illnrchandiscs
il
"rullde
\ilcsso
\op"ealll
sous
le
plolub
dt'
douane
à
ucstinalion
de
l'Angloterre,
on
provenance
de
la Bclgicluo,
de
]'
Allemagne,
do
la
Hollande,
etc.,
ne
subiront
JX_JœA;
tmmtttMUS
t&
pas de
,isile
11
la
fronlit're; il
CIl
scra
cie
même
pour
tout
,,~agon
tralersant
la
France
sous
plomh
,le
douane
pour
l'Ire
pmharqué
il
l'étrang,'r.
:1"
Colis
dc
messagerie, -- Lps colis de messagerie eu
pr",
cnance de la
Bel-
fâque, de
l'Allemagnc,
.le la Hollande.
ele"
soront
clifTé,..'s
il la li'ontièrc
fran-
':aise
Pl
,isités
par
la douanc
el
l'al'
le
sen
icI'
sanitaire,
Jls
seront
achetniIH~s
sllr
leur
destinatioll
alltant
que
possible pal' les
premiers
trains
SILiYallt~.
6 septembre
1892,
TÉLÉGIU11:\iE
du
ministre
de l'intéril'llI'
au
lllinisire des
Tra\aux
publics. -
En-
trée
Cil
France
Lle
wagom-Iits
proyenant
de pays contaminés,
On
me sigllalc le
danger
que
pcut
présentcr
pour
la
santé
publique
l'enlrée
cn
France
des ,,-ag-ons-lits pOllYanl
contpnir
des Yoyag'cllrs
proycnant
de pays
con-
taminés.
La
désinfection de ces
YOÏllll'CS"
la
frontière
('st iTlljlosibk,
li
sprait
donc
indispenslble
d'exiger
'd'nrgeucu
.1"
la
l'ompaglli
..
.1",
'''''f.!'olls-lits
'111'ell"
(;lahli"e
1111
sen
il'e de
IrausboI'llcull~nt
il
!'eulré"
('Il
France,
8 septembre
1892.
LETTRE-CIRCULAIUE
du
ministre
de
l'intérieur
aux
préfets des
départcments
clans
lesquels sont sigualés des cas de maladie
suspccte:
mesures
sanitairc~
il
appli-
'Iuer
d'urgence,
1l10;,\SIELII
I,E
pni;FET,
par
cl(~pèchc
en
dale cln, , . , "
IOUS
m'avez signaIt,
qn'un
cas
lIe
maladie suspeclc s' l'sI
produit
'1
Je
YOUS
engage
de la
mauièrc
la l'lus pressanle
i,
faire slll'\eillcr de lrès prè"
par
qucl,l'lO personne
compétcutc,
ct
(lU"
,ous
armerez
des pouvoirs suffisants,
l'Il
l'l'l'tu de ceux
que
vous tenoz
yous-lllèmc
Je
l'article
II
du
d{~cret
du
2!J
aoùt
1892, \cs suitcs d" celte
première
manifcstatiou,
S'il
s'agit
d"
l'épidémie
cholé-
ri'lue,
d'uue
étincelle tombée dans la
commune
de.
, , , "
peut-être
pourrez-yous.
l'Il
YOUS
~~
prenant"
temps
cl
l'li
'OIIS
y
prenant
hien.
empècher
la
propagation
du
mal.
Si
Cjl1el'jUC
antre
cas
YClwit
il
sc
produire.-
ct
vous ,le perdrez pas de
1 ue 'llw
{'artide
()
.tu
df,crct ,lu
2()
noùL
ohlige il YOUS
en
al
i,p,' dans les
yingt-
'jllalrc
heures,
il faudrail
suinc
el
contrainùl'c
le,
habitanls
de
suil
re les
inslrnc-
tions
du
Comit<',
consultatif
d'hYFii~ne,
.le
\'OUS
adre"e
'juclques exemplaires
d"
res
ill~truclioll~
.
.l'insiste
lout
particulièrement
auprès
de
YOUg
"lII'
lroi,
l'rcscriptiolls.
Seules, les {'crsoulles
donl
la
pré"~lIce
est indispensable
l'our
soigner
le
mala,le t!oiycnL l-tre admi"cs "
pénétrer
auprès
de lui, Elles
ne
doiyent
entrer
dans
Sl
chambre
qu'après
s'ètre
la,,;
les mains dans la solulion désinfectante
faible
(un
deux
millième de
sublimé),
ct
sc
laver
encore
les
mains
dans cette
solution
chaque
fois llu' clles sortcIlt de la
chambre.
Jamais
dans celte
chambre
elles
ne
doivent
boire
ni
manger,
C'est
dans
lcs déjecliolls
du
malade
(matières
fécales
et
yomisscmenh')
qu'cst
le
danf!'cl'.
<,Le
succès, a
écrit
Irès
justement
lu
Dl'
SOlldcl'('p'gcr, dl;pend de l'intelli-
CHUt.
$ •
-66-
gonee et
du
jugement de ceux qui
entourent
le malade
ct
qui
doiyent
apprendre
il Irail.Jr les évacuations choléri'Iues aussi soigneusement,
au"i
consciencieuse-
ment
que
l'on
traite
la poudre il canon
ou
la dynamite.» Le
\"ase
desline, à recevoir
ulle déjection devra
èlre
préalablement ,Msinfecté:
on
y yersera lin
yerre
de
la solution désinfectanle forle
(1
p.
I.OOO
de sublimé), cl on y yerscra encore
lin
yerre après que la dùjection y
aU[":I
,;[(,
reçuc.
Quand
la
mahdie
est lerminée,
'I"e
cc soit
par
la
mort
ou
par
la gUl'rison, (il
n'y
a aucune distinction à faire à cet (,gard)
ou
'luand le malade a été
transporté
au
dehors, la
chambre
où
il a été malade doit
ètre
désinfectée avec
un
soin
extrème.
L'on aspergera les
murs
et
los
gros meubles
au
moyen
du
pulvérisateur
de manière que tous les points soieut touchés. Si
l'on
n'a
pas de pulvérisateur
ou
si
la
c1nmbre est
trop
encombrée
pour
'lue
l'on
soit
sûr
qn'au
mOJen de la
pulyérisation tous les points seront touchés,
on
procédera
par
la désinfection il
l"acide sulfureux, comme il est dit aux instructions
du
comité, p.
A,
A.
Si
ces mesures, et aussi les autres recommandées, mais
surtout
celles-là, sont
appliquées avec
rigucur,
lors même
que
vous auriez à fairc
au
choléra
morbus,
Yons
amiez
des chances sérieuses de l'étouffer
sur
placc.
Heccvez, Monsieur le préfet, etc.
Ponr
le pré-sident
du
cooseil,
ministre
de
l'intérieur
:
le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques,
llE:'lIU
MaNon.
bSTllGCTIOl'ïS
prophylactiques
contre
le choléra approuyées
par
le Comité
consultatif d'hygiène publique de
France.
Le
germe du choléra est contenu dans
les
déjections et les matières
de
vomissements
des
malades.
Il
se
transmet surtout
par
l'eau, les
linges et les vêtements.
I.
-
PROPHYLAXIE
PERSONNELLE.
Suivre IInc hygiène sévère.
Éyiter
toutes les causcs de
fatigue;
les refroidissements,
surtout
lorsque le
c,orps est
CIl
,SI:eur; ,les
excè~
de toute
nature,
de vin, de
liqueurs
alcooliques;
1 usage exagere de 1 eau glacee.
S'ahstenir de fruits verts,
de
crudités.
L'eau
potablc doit
être
l'objet
d'une
attention
taule
particulière;
elle
deua
être
houillie si
SaIl
origine inspire des doutes.
Les caux minérales naturelles, dites eaux de table, sont recommandées.
11.
-
IsOLEMENT
DU
}IALADE.
Le maladc
atteint
de choléra doit
être
isolé.
Le
malade est
tenu
dans
lm
état constanl de
propreté.
Les l'crsonllcs appelées à lni
donner
des soins
pénètrent
seules auprès de
lui.
Elles s'astreignent
aux
ri'gles Sllivmlles :
ne
prcndre
aUCUIle
boisson
ni
aucune
nourriture
dans la
chambre
du
ma-
lade;
-
67-
ne
jamais
manger
sans
s'être
layé les
mains
alPc
dn
sayon
et
une
soIn
tian
dé-
sinfectante;
.-.:c
la\(\L'
fr{>(plCllllllcut
la
fiFurc
a\rc
lUlU
solutioll
d(:'ûnfcdanl(!;
:-;e
rincer
la
buudw
de
lc~lllpS
Pll
LClllpS
eL
[nalll
de
11IallgC'l'
aYl'C
Ulle
soJution
d()si,d'eclan!c,
]11. -
CH.\\IHHE
lJ]r
J1AL.\lH:.
La
chambre
est
aéréo plnsiell!" fois
par
jour,
Les
ridea",:,
tentures,
lapis
ct
tOIlS
les
llleubles
(llll
ne
SOllt
pas
ill(lispensables
sont
enlevés,
Le
lit
est
placé
au
milieu
de
la
chall,bre.
IV. -
DÉ'INFEGTIO:'!.
Les
désinfectants
principalcment
rccommandés
sont:
le
sulfate
de
cui
ne;
le
chlorure
de
chaux
fraichement
pr"paré;
le
lait
de
chaux
fraîchement
préparé
(Il;
le
sublimé;
le
pcrmanganate
de
potasse.
On
fcra
lisage
de
deux
solutions
snLlant
les
circonstances
indiquées
plus
bas:
L'Hno
forto
:
sulfate
de
clline,
chlorure
do
chaux
[)
p.
lUO,
c'est-il-dire
50
grammes
de
sulfate
de
cuivre,
de
chlorure
de
chaux
dans
utl
litre
d'eau;
lait
de
chaux
:1O
p.
lUO.
L'antre
faible:
sulfate
de
clliYfe,
chlorure
de
chaux
2
p.
100,
c'est-à-dire
20
grammes
de
ces
subslances
dans
un
litre
d'cau;
lait
de
chau"
7
p,
100.
La
sollitioll
dn
suhlim"
sera
"'''ployé"
il
un
pour
1,000
(fortel
011
il
un
demi
ponr
1,000
r.faible),
sui'ant
les
cas,
La
solutioll
de
sublime'
SCl'a
colorée
a,ec
la
fuchsine
ou
l'éosine
additiollll{'e
de
10
grammes
d'acide
chlorh;'drif[ue
par
litre.
La
solution
de
p"l'Illanganate
de
potasse
à l
p,
1.000
sera
associée à la solu-
tion
de
sublimé
à l
l'.
1.000.
Lavage
de
la
figure et des mains.
Pour
le
layage
des
mains
sc
sen
il'
de
la
solution
faible.
Rinçage
de
la
bouche.
--
Pour
se
rincer
la
houche
employer
Ulle
solulion
d'a-
cid"
chlorhydriclue
au
~/I
.000
(fI
grammes
d'acide
chlorhydrifluc
l'our
un
litre
d'eau
).
Déjections,
--
Toules
les
déjections
des
malades
(malières
de
vomissements
pt
matières
fécales)
sont
illlmt'odiatelllcnt ,lt",i"fectées
aH'C
J'UllC
des
solllljons
forles.
Le
lait
do
cI,aux
est
parliculièrol1lellt
rCCOlllllHmdé.
Un
yerre
do
l"lfle
de
ces
s"llltions
est
V(Tsé
pr"alahlclllcni.
dans
le vase
dl's-
tiné
il l'CC'"
oir
les déjectiolls.
Ces
déjections
sonL
immédialement
jot,'l'S
dans
les
cabinots,
qui
S(Jnt
['gaie-
ment
désinfectés
deux
fois
par
jour
aH'C
J'llI'"
d"s
solnlions
forles.
(1)
Pour
n,roir
du
lait de
chaux
1rt'S actif,
on
prend
de
la chau'{
de
bonne
qualité,
on
]0.
f:lit
Sp
déliter
rn
l'arrosant
petil
il
petit
aycc la moit.ié do son poids
d'cau,
Quand
la
délilescellc,'
e~t,
eJl'{'cl.ni'c,
Oll
met
la
pondre
dans
un
r(~eipi(,llt
soigllCUf'Crncnt
boucbé
ct
placé
dans
un
endroit
sec.
COIIIIIIC
un
kilogl'::llnnw de
chaux
qni
Il
absorbé
;)00
gramllles
d't'au
pour
scdl'litcr
a
(lc(l'lis
Ull
yolume
de
:J.
JiI,
:WO,
il
sullit df' la
délayer
daJls le
douhle
de
son
voluHle
d'cau,
suil,
It
IiI.
(jOO,
pour
uvuir
1111
lait
de
chaux
qui
soit
C'llviron à
20
p.
100.
Pour
lk~illlcct('r
les
selle:;
UCt'I
cholérique::>,
011
ycrtie
dcsf:luti
une
proportion
de
lait
de
chaux
égale
en
volume
ù.
:l
p.
100.
-
fiS-
Cabinets d'aisances. Éviers.
~
Comme
les cabinets d'aisances, les éYiers
sont
layés
deux
fois
par
jonr
aycc
unc
des solutions
fortes.
Linges
,le
CUI'jJS.
- Les linges de
corps
souillés
penvent
ètre
traités
do deux
façons.
A. -
Par
le passaEe
:,
l'dm
c ; les lingps
contaminés,
mais
/lon
tachés
de
saug-,
de
pus,
de
matières
fécales,
etc.,
pen
vent
ètre
placés
directement
dans
l'étme.
Les
linges
contaminés
et
tachés
dcyrollt
séjonrner
pendant
une
heure
au
moius
dans
une
solution
de
permanganate
de
potasse
11
1
p.
1.UOO
mant
le passage à
J'étuye.
Fauk
d'observer
celte
précaution
on
s'exposerait
"
voir
les
taches
fixées
d'une
façon indéll,bilc.
n.
-
Un
moy""
simpl,',
"conomi'Iue
l'l
sans
incoménienl,
cOJ"iste "
dé,in-
fceler
10
linge
('11
J"
plongeant
l'ellChlllt tlne
heure
dans
un
ba(Iuet
conlenant
,le
l'eau
additiOllllée
pour
I.OOU
grammes
d'un
gramllle
de
snblimé
corrosif
el
d\m
gramme
de
perman~'allate
de
polasse.
Les linges
non
souillés
sonll'lollf!'(~s
dans
une
solutioll désillfeclantc faible. Les
mêmes
précautions
sont
prises
par
le
blanchisseur.
Aucun
de ces linges
n'est
laY(~
dans
un
cours
d'cau.
L'eau
pOllYant
ètre
ensuite
bue
dniendrait
le
point
de
(Iépart
d'nne
nouvelle
épid"lllic.
ITabits.
- Les
habits
des Illalades et des
gardes-nwlades
sont
placés ,lans
UlJe
étuye
II
désinfection
par
c
la
vapeur
sous
pression
pendant
une
demi-heure,
ou
bien
dans
l'cau
mainlenue
bouillanle
pendant
lino
demi-henre.
Si ces
deux
procédés
IlO
1)(''''('\Ü
ètre
employés, les
hahits
sont
désinfectés
par
l'acide
sulfureux
de
la fa\,on (lni est indi({uée
ci-dessous
(désinfection
du
logement
infecté).
Les
habits
souillés
par
les déjections des
cholériques
sont
plongés
pendant
une
heure
dans
l'une
des
solutions
fortes.
Plallchers. tapis,
meubles.
-
Les
taches
ou
souillures
sur
les
planchers,
les ta-
pis, les llleubles,
etc.,
sont
illlmédiatement
layés avec
l'une
des
solutions
fortes.
Uatelas, literie, couvertlll'cs. - Ils
sont
placés
dans
une
étuve
II
désinfection l'al'
la
"apeur
ou,
11
son
défaul,
soumis
II
la désinfection
par
l'acide
sulfurellx.
Cadavres. - Lcs
cauanes
sont
le plus
promptement
possible placés
dans
Uit
cercueil
étanche,
c'est·"·dire
bien
joint
et
bien
clos,
cl
contenant
une
épaiS>'cur
do
5 il 6
centimètres
de
sciure
de
bois,
de façon à
empêcher
la
filtration
des
li-
(Juides.
Ils
seront
immédiatement
enterrés,
UésÎI~fectioll
du
logement infecté.
La
chambre
habitée
par
nn
malade
atteint
de
c.hol,'ra
n'est
habiL(,c (le
nouvean
'lu'après
d,,,infcction complèle.
A. Désinfectiun
pw'
l'acide
sU(/llI'ellJ·.
-
On
procédera
par
la comhustioll .le
40
grammes
de
sonfre
par
mètre
cnhe
dl' J'espace il désinfecter
cn
opérant
(le la
façon
sui.
ante;
on
colle
quelques
bandes
de
papier
sur
les fissures
ou
joints
qui
pourraient
laisser
é(;happer les yapeurs
sulfureuses;
on
fait
bouillir
sur
un
réchaud
pendant
une
demi·
heure
unc
certaine
(luan-
titô
d'cau,
,le
manière
i,
remplir
la
chambre
de
Yapem;
du
soufrc concassé ('n
très
petits
morceaux
('st placé'
dans
des vases
en
terre
on
en
fcr
pOli
profonds,
largement
oll,erls
ct
,l'nne
contenance
d'environ
\Ill
litre;
les vases
cn
fl'r
sunt
t/\lllC
seule pièce
OH
ri,és
saus
soudure;
- &
pour
("
iler
le
danger
d'incendie,
OH
place les yases
contenant
le soufre
au
centrp de
ba"ins
en fer ou de haquets contenant IInc couche
do
5 à Û centimètres
d'eall ;
pour
enllamnH'r
Ir-
sonfre, ou
l'arro,,'
d'l1u
pc"
,l'aleool,
011
ou le
rreOlnrn
0'1111
prn
d"
cotOIl
laq::enH'ut imhib('
d"
ce
li<[nide
HlHI(I('I
on met
le
f,'n;
le
sonfre (,tallt ('nflaulllll', on f('fIll('
I"s
porle,
d"
la l'i,\('o
<'1.
011 colle d,'s
bandes .le papier "H'
iPs
joillts:
la
rhalnhrn
ll'e~t
ou,('rk
flu'all honl,
.In
\illfYt-qnatrn
lH'llrC':-;,
B. Désinfection pal'
le
sllhlimé. - La d"',int'"c\.ion
(IPs
mnrs
cdpis,
hlanchis il
la
chanx,
comerls
oe papiers
(lA
t<'Ilt.nl'<',
sera faite
méthodiquement
sur
tonte
la ,urfncf' des parois
d",
chamhres,
'1
raide
de'
l'nly('risatious ayec
la
soln!.ioH
l'or!.f'
.le snhlimé.
011
COlllllWllcera à
I"d,,;riser
('dle
sol"tio!l à la
partie
sn]lp-
rienr(' de
la
paroi
,!li\ant
IHW
lignr' horizontale d l'Oll d"""'lldrasncccRSiye!ll(,lll,
,10
ldle
sorte
(P10
lonto
la
",rl'ace
,oit
(")llyn!n ,l'Illle conche dl' li(I',idn en lines
gouttelettes.
Les planchers, carn'lages, boiseries
ou
pis,'s
seront
la'
l'S
à l'cau honillanle,
halaJl~~,
es~uyl's
ct arrosl's
UYCC
la
Illènw
solution.
Il
esl
extrêmement
imporlant
f[Ue
los
p,'rsolllles chargô('s
dda
d{'sinfection soient
Hlllllic, .le
,êt,'monts
,p{'ciallx, y compris les panlalons
Pl
ks
chaussures, ct ([u't'n
rentrant
clics
qniltpnl
l'CS \ ètel11cnts qui dC\Tont êlre d,',infcc({'s et qlli
Ill'
lieHonl
\H'oi1'
at1('ll11
contarl a'
('(',
cen'\. repris par les t!{·Sillff'dC'ttrs.
L'arllllini,lration llllllli('ipalc ll'ill('ra il
la
d(.sillfedion
d,
ail dM'alll (les
hahi-
lanls, y procc,dora d'ofliel'.
Il
pst.
de son
deloir
d'a"ur('r
1111
ahri
!Ill'
hahi\.anh dll 10f'('llwlll l'0llr l'roc(,d('r
h nno j1urifi('at.ioll
~·;{'ri('us('.
La challlhre n'l'st rl,lwhitl'"
C(1l'al'J'(\s
aloir
,Ilbi
Illle'
lf'Iltilalioll ,l'ail
moins
\ ingt·([ualrc heures.
EnI!
potahlc
,--
On doit
>""iller
alCc
un
grand
,Olll
il
la
purel"
de l'eau
pOl.able.
En
cas
,l'épiMmie, hoire
d"
l'pau bouillie.
L
'"au
proycnanl
oes puits ,,,,ceptihlcs ,]' Mrc ,ouillés
csl.
prohih{'e.
Les
boulangers
ne
doivent jamais, dans la fabricatioll du pain,
sc
sernr
rie
l'cau de
ces
puits.
Sont
interdits
dans
ks
cOllrs d'eall le
lnage
(les lingcs contaminés,
ams'
que
la projection
dn
loute matière des rll'jections.
Diarrhée prodromi'lue. -
Il
Y a lieu d'accorder
une
attcntion
toule 'p,'ciale à
l'état
g{'né'ral de la sant.é afin
d'empêcher
(lue les maladies accident.dles
Pl
l'cu
graYl's
par
"lieS-Blêmes. notamment. cell"s des orgalH'S dig-pstifs,
IlP
crpenl des
di']lositions indiyidllellos fayorahles ail dl,,,cl0ppclllenl
tlil
cho!('ra.
II
esl donc n,'cessaire (l'instituer des
1Jisites
mérlicales Ill'éventives,
Les ml,rlel'ins désignés
'1
l'0\.
,,!fel 0,0rl'0nl uno
"'n'"illancc
SllI'
la
,anl{' des
hahitan\.s de
ICllr
quartier
f'I
insisll'Ilt l'ri,s des falllilles
,nr
la
Ill>t:essit{,
,le traiter
Înllnédiatfm}C'llt les
d{'rallg'f'ltwnl:O:
intestinaux.
Déclaralio n obligatoire, - Tout. cas de cholé'ra on "IlSpf'ct de chol,;ra doit
être
im1uédiaten10llt d0f'larô
~l
la
lllUirl(·.
l.~olelllenl.
-
L"
malade est imlllpdiat."l11pllt isol".
InspecLion.
_ Dans \.ollte maison où
suniellt
llU
cas dl' choléra,
une
inspection
esl faite
immédiatement
par
un
m{'decin Mlf'gné ,le
l'administration
Il1nnicipalc
-
70-
qui
prend
d'urgence
toutes les mesures nécessaires
pour
l'isolement
etla
désinfection.
Transport à l'hôpital
ou
dans
une
ambulance spéciale. -
Lorsqu'un
cas de
cho-
léra
sc
déclare dalls lIne
chambre
renferlllant plusieurs habitants, le malade est
transport"
il l'hôpital
ou
dans
UIlO
ambulance spéciale.
Les chances
du
guérison sont alors plus grandes
ct
la
transmi"ion
n'est pas il
redollier.
Voilures. - Les voitures dans Ics(]llclles
ont
été transportés des malades
atteints de choléra doivelll
être
désinfectées; elles seront lavées avec
l'une
des
solutions fortes.
VI. -
IlYGIùi\E
PCBLIQCE.
Toutes les causes d'insalubrité
qui
préparent
le
terrain
il l'inyasion des
6pi-
démies doivent
être
écartées
lorsqu'il
s'agit de choléra.
Aussi des règles d'hygiène générale, applicables
en
tout
temps,
seront
plus
rigoureusement
observées
en
temps de choléra,
surtout
en
ce qui concerne:
la
pureté
de
l'eau
potable;
les agglomérations d'individus, les fètes, les foires, les pèlerinages;
la
suneillance
et l'approvisionnement des
marchés;
la
propreté
du
sol;
le contrôle
minutieux
des puits et la recherche des causes possibles
d'infection;
l'enlhement
régulier des immondices (1);
la
propreté
des habitations;
la
surveillance particulière des locaux, ateliers, chantiers, etc., destinés à la
population
ouvrière et indllstrielle;
la
propreté
et la désinfection régulière des cabinots d'aisances publics ct
priyés;
la
suneillance
ct
la désinfection des fosses d'aisances;
l'entretien
et
le
lange
des "gouts (2), etc ..
la sollicitude de
l'administration
doit
surtout
porter
sm
la salubrité des
quartiers
et des habitations qui, lors des épidémies antérieures,
ont
été frappés
par
le
choléra.
Le
rapporteur,
A.
PROUST.
Instructions adoptées
par
le
Comité consultatif d'hygiène publique de France.
9 septembre
1892.
Le
président,
P.
BROUARDEL.
TÉLÉGR.BDIE
du ministre de
l'intérieur
au
ministre
des travaux publics. _
Application des mesures sanitaires
aux
gares frontières.
Les mesures 'prescrites
par
le décret
du
29 Roùt
pour
les voyageurs et les
(1) Ordures ménagères. - Les
orJllres
ménagères.
placée"!
dans
une
cai~sc
hien fermée
~ont
arrosées
deux
fois
par
jour
av·ec
l'une
des
solutions
fortes
en
quantité
suffisante.
Quand
L.\
caisse a
étB
vicIée,
on
vorse à
l'intérieur
un
verre
d'une
solution
déslllfcc-
tante
forte.
Fumiers, amas J'immondices. Les
fumiers
et
amas
d'immondices
fi(~
sont
enlevés
qu'aprùs
avoir
été
lar
ô ·cll1lmt
arrosés
avc~',
une
ùes
solutions
désinfectantes
fortes.
(2)
Si
l'on
craint
l'invasion
d'une
épidémin,
pondant
la
période
qrlÎ
peut
précéder ceUe
épidémie,
lcségouts,
les
canaux,
etc.,
sont
complètement
curés,
les fosses
d'aisances
-ridées,
de
foçon
qu'il
y
ait
le
moins
de
mouvement
de
matièrcs
en
putréfaction
pendant
l'épidémie.
li
-
71-
marchandises
p,;nétrunt
en
Franec
par
les yoies ferr<',cs
ne
ponrront
être
e,,';cntées
qUA
:-;i
les
C(lI1lp;qrllie~
de
dH~nliJls
d('
f(T
1ai":;~(']Il
au
~(lrYi('c
~anitair(',
dalls
les
garcs
f['onli(\rc~.
nn di'lai
snlfi~alil.
])('~
illst.ruct.iolls
0111,
Ôll'
dOllll{'(''':'
P()lIl'
flllC'
1(':-,
opt"l'nl,ioLh
~()i('lll
cOlldnit0s
le
plus
rapidt'1I1Clli
po~sible
('1.
,1\('('
la
IlloilH!rt'
p.-t"II<'
!H)lII'
l('~
,o,';q.':'('lIr",
Les
c!Je!'
....
des
postes
sauilaircs
snllL allioris/':--,
il
<l11P.'lllPllkr
le
cadre
dn
pcn;,oJuld
aulant
(Ille
le
IH:'cessiLera
la
rapid~
('\/'(:lilÎ()ll
dt,s
np/\I'<ltlflllS.
Je
,-ons
sprai
oJJlit-/~
de
port{·l'
Cf'"
rnIlH~iFllern(,lIts
Ù la cOlinaiSSUIJCC
Jas
corn-
paglli"s
dll
"ord
et
de
l'Est
"Il
Jpllr p",'s'TiYallt
d"
prendre
des
lllesnres
pour
'l'Il'. SlIr
tous
Jes
points
de
la
frontière
où
'"l
poste
sanitaire
fonctionne,
les
trains
s'ardU'nl
ln kLilpS
'fne
l'e\l'{'riencc
d{'montrera
illdisl"'llsaliie.
9 septembre
1892.
CmC1:LAlT\E
adressée
par
le
ministrr'
des
travaux
publics
(dire'clion ,les
che-
mins
de
fer),
relali,e
il la
suneillancc,
médicale
des
voyageurs.
1\1E"ŒUHS,
j'ai
l'honneur
de
vous
envoyr
copie
de
la
letlre
(voir
ci-des-
sus à la
dale
du
:J
septembre)
'Ille ,iont.
de
m'adresser
1\1,
le
président
du
conseil,
minislr!'
de
l'inlé'rieur,
au
slIjet des
mesures
qu'il
convienl
de
prendre
pour
préserwr
noIre
lerritoire
de
l'impurlalion
ct
de
la
propagalion
de
!'épi-
d{,mie
choléri'Jue
(lui
sr"it
cn
Eurojle
et
du
concours
'l'ùl
altend,
dans
la
ci
rconstance,
des
compagnies
de
chemins
de
fer.
Je
VOliS
prie
,le
YOUS
conformer
rigoureusement
aux
prescriptions
édictées
dmls
celte
lellre
ct
de
m'accuser
réception
de la
présente
communication.
Jlcceyoz,
Massienrs,
ete.
Pour le Iuinislrc des travaux publics:
le
directeur
des
chemins
de
fer,
1\lETZGElI.
10
septembre
1892,
LETTRE
au
ministre
du
commerce
et
de
l'industrie.
-
Désinfection
des
dépêches.
MONSIEuR
LE
MI"ISTnE
0l
cher
collôgue,
par
une
lettre
en
date
du
'ï
de
ce
mois,
vous
m'avcz
dcmaud"
de
saisir
Je
comité
de
direction
des serviccs
de
l'hygi<'ne
de
la
question
de
saroir
s'il
ne
conviendrait
pas
de
procl'der
à
la
,lésinreclion des
dé-
pèches
Ot'iginaires
d'AllemagllP
et rie 13clgi,l'lC oit
ri'glle
en
ce
moment
le
choléra,
A
celle
occasion,
vans
rappe[Pz
'lne
le cOlllité, appel(' il
examillor
co
point
lors
de
la
dernière
{'pidémie
d'Espagne.
arait
émis
l'ayis
que
la dr\sinfeclion des
cuvois
postaux
lH'
présentail
ancnne
ntilit,)
ct
(l'IC
les
af!"ûnts
chargés
de
leur
111aniplllation
)le
('ouraiellt
Jl'
cc
fait
aucun
danger.
ConfOnn(?lllenl ail désir
quc
YOll."i
n/éHez
C'xpritné,
j'ai
SOUllli:o'df'
110UY('all
la
qnestion
Hn
comité
de
direction
des
scniccs
,le
l'h~Fi'''"e.
Cette
assclllhl{,û a
con-
firrné
l'ayis
'[l,'elle
anit
prr;c,;rlcllllllcnl ('mis
"Ir
lïnocuit"
des JeUres
el
dépêches
au
point
de
vue
de
la
lransllli"ioll
d"
cllUl(,l'a . .le
m'empresse
de
VOliS
cn
informer.
l'UJJI'
jp jln",i,[clll
du
coILScil.
lllinistre
de
l'inll'rieur,
1"
dircdel!r
de
l'asûslancr
ct
de
l'hygiène publiques,
1l1'''''lI 1\\0"0]),
-72-
12
septembre
1892.
DÉCRET
(1).
-
Extension
des di"positions
da
décret
du
29
août
1 8!)2
aux
personnes
et
objets
en
provenance
do
tout
port
français
oa
étranger
rlui
aura
été
déclaré
suspect
ou
contaminé
do
choléra
ct
spécialement
des
interdictions
des
art.
7
et
8
aux
provenances
de
Hollande.
LE
Pnl~~IDENT
DE
LA
nÉprOLIQl'E
FIU,XÇ.\lf'E.
Sur
le
rapport
ries Illinistres de
lïntprieur
ct
ries
finances;
Va
la loi
du
:l
mars
18n
sur
la police
sanitaire;
Yu
ravis
du
cornil,(·
de
direction
des
scnices
de l'hYR'iènc:
DI~CItÈTE
:
ARTICLE
PItEMrElt.
- Los
dispositions
du
dècret
dll~!)
aoùt
1892.
à
l'excep-
tion
do
celles rl'Ji
sont
comprises
allx articles 7 ..t
8.
sont
étendnes
allx
Iwrsonnes
et
aux
ohjPls
l'ntrant
rlans
1II1
d"s
ports
,)p la
France
on
d" l'Alg{'ric on
prmenance
de tOllt
pori
français
on
{,franger
'lni
aura
{·té
rléclm'é
mspeet
ou
contaminé:
d"
choléra
par
une
décision
dn
ministre
de
l'intérielll'
.
ART.
:!.
- Les
interdictions
prononcées
par
les articles 7
ct
8
du
décret
susvisé
sont
applicables
aux
provenances
de
la
Hollande.
AUT.
3.
-
Les
ministres
do
l'intérieur
rt
,les finances
sont
chargés,
chacun
en
cc
qui
le
concerne,
de l'exécntioll ,In
pr~sPlll
décret,
clui
sera
puhlié
ail Jour-
nal officiel
ct
inséré
aH
Bulletin
des
lois.
Fait
à
Fontainehleau,
le
12
septemhre
18 9 2 •
Par
le
président de la République:
Le
président du conseil, ministre
de
l'intérieur,
ÉMILE
LOUBET.
14
septembre
1892.
CARNOT.
Le
ministre des finances,
ROUVIER.
CIRCULAIRE
ri"
ministl'C do
l'intprieur
aux
pr~fets:
application
du
clécret
du
12
septemhre.
MONSIE[;U
u;
PRÉFET,
le
Jau1'IIai
aflzeiel de cc
jour
contient
le
texte
d'un
décret
en
date
,lu
12
septembre
qui
a
pOli\'
but
rI'étendre
les dispositions
précédemment
arrptées
par
le
décret
,lu
29
aoùt
derni"r
pour
la sUrYcillance
médicale
des
yoya-
geurs
et
la ,j{'sinfectioll
d"s
hagages
am:
persol1lws
ct
objets
arriyant
par
mer
de
tOHt
port
français
ou
Ptranger
'lui
aura
été
déclaré
suspect
ou
contaminé
de
cho-
l,;ra
par
11Il('
décision lllinist('l'iollo.
En
outre,
l"s illtC'rdictiolls déjil
prononcées
à
l'égard,
d'uno
part.
des
fruits
"t
légumes
ct,
d'anlre
part,
des
objets
de
literie
rI'origine
l'msp,
allemande
ou
belge
SOllt
c[{·daré·"s forralemcllt applicables
anx
prO\cllances
de
la
Hollande.
Lo d{,cret
du
I?
sC'pt"mhr",
comme
celni
dU29
aoù!,
doit
être
affiché
dans
toutes
les
communes
de la Hé·publique . .Je
l'ai
fait
insérer
ù cet ellet
dans
le
numéro
du
Journal a./Izeiel. ("litioll des
COlllmune~,
'lui
paraît
alljourd'hui
ct r[ui
est distrilm{'
par
la
poste
à tOlltes les
COll1ll1unes
non
chefs-lieux de
canlons.
Vous
reccncz
pour
toutes
les
autres
communes
chefs-lieux de cali
tons
des
exemplaires
(1) Décret puhlié au JO!lmal officiel
du
14
septemhre
18
9 2 .
-73-
l'Il
Homhre
,ullisalll,
pins
lln,'
majoralion
de,tinéc
il
parer
aux
crreurs
d'cxpé-
,Iition,
Je
vons
>f'rai
ohE!""
d'iI1litrr
ks
maires"
t'ai\'(,
proeé,kr
immédiatement
ù J'allieb"!",,,
de
l''''
(',,,mpl,,i!'es
et
il
('Il
('('rlilier l
'"ccornpli"elllelü
par
llne
décla-
ration
pcrilC'.
J\eceYez, .\[onsil'lIr
le
l'l'Hel.
,'l,',
POlir le pfl"sidellt
dll
co,,,ei!.
ministre
de
l'intérieur:
le
dil'ectwl'
,(l'
l'assislance
ct
,le l'hygiène publiques,
1[,.::<I\1.\loVll)
14
septembre
1892.
LETTRE
au
pr(>[et
de
la
Scine-Inf{,rielll'O. - Comi('"s ''l'Ticolcs, t'oires
et
fêles
foraillc~.
MmRmnl
I,E
PRü'E1',lcs comices agricoles, les fêtes
foraines,
les foires,
lorsqu'elles
ont
lieu
dans
dos localités
011
10
choléra
a
éU,
constaté,
f"voriscnt
les
disséminations
des
gormes
morbides
ct
l'r6sclltent
de
sérieux
dangers
p0nr
la
sanlé
puhlique.
Pour
me
permettre
d'examiller
I"s
mesurcs
(lU'il (,ollviendrait
,10
prendre
'1
cet
égard,
je
vous
scrai
obligé
de
me
faire
connaître
si des
réunions
de
celte
nature
doiyenl
se
tenir
,lans
votre
département
pendant
les
mois
.le
septembre
et
d'octohre.
Receyez,
Monsieur
le
préfel,
ete,
l'om
le pr{,sidcnl
du
conseil.
ministre
de
l'intérieur:
1"
di/'ecteur
de
l'assistance et dl' l'hygiène publiques,
llE~R'
.:\'Io:'\on,
14
septembre
1892.
lYÜ'GHAmm
du
ministre
de
l'intérieur
au
millislre
des
Il'maux
publics:
sup-
pression
des
lraim
de
plaisir
à l'occasion
de
la fête
nationale
du
22
sep-
tembre
.
.le
vous
prie
de
prendre
les
mesures
nécessaires
pour
empêcher,
clans
l'intérêt
de
la
sant'; public/ue, les
trains
rie
plaisir
annoncés
à J'occasion
du
22
septembre.
La
cOll1pagnie
Paris-L~'oll-M{>dilerranée
y a Mj'I
renoncé
après
avoir
pris
mon
aYJS.
16
septembre
1892.
LETTRE
an
ministre
cI!'s
trayan\
pnblics:
sllppre"ion
,lu
Irai"
de
plaisir
du
:12
septembre.
l\'[cr",;mCR
I,E
m~lS'I'l\Io:
et
chol' collèglle,
...
c'esl
sur
l'avjs
llnanime
dn
comit.)
d'h)"giènc
que
je
YOUS
ai
adressé
ma
dépèchc
du
'14
courant,
cie
même
que
sur
son al'is
unanime
j'ayais
interdit
los
trains
de
plaisir
organisant
Ull
pèlerinage
de
-74.
-
Paris
à Lourdes, et
que
sur
son avis
unanime
j'avais
répondu
à la Cie
P,-L,.M,
qui
m'avait
consnIt" à cet
éi'ard,
qu'il
n'dait
pas
opportun
d'ori'anisor
des
trains
do plaisir
sur
Paris
pour
le
2:;
septembre,
Le eomitô pense (Ille
si
l"'pidémie de
choléra est
en
c1{,,,roissauce. elle
n'a
cependant
pas
disparu,
'I"e
d{,j"
des
importa-
tions
du
fléau de Paris 011 l'royincc
ont
cn lion, 'Iu'il a
été
(jlICI(jllOfuis
pü"iblc
d'éteindre
sur
place les étincelles
parties
de
la
capitale
et
tomhées dans les
dépar-
tements,
mais qn'il serail
dangereux
de Ile pas
réduire
an
minimnlll
possible les
ôyentllalil{>s de contagion.
POlir le président
du
conseil,
ministre
de
l'intérieur:
le
directeur
de
l'assistance et
de
l'hygiène paDligues,
HENnI
MONOD.
16
septembre 1892,
LETTRE
du
ministre
du
commerce
ot de
l'industrie
(direction générale des postes
et
télégraphes:
exploitation postale, 4'
burean).
- Circulation en franchise
postale de
la
correspondance postale il
échanger
entre
MM,
NETTER
et l'noIl'ioT
ct les chefs de postes sanitaires de la frontière.
MONSIEUR
LE
MINISTRE
ct
cher
collègue,
j'ai
l'honneur
de
YOUs
iuformer
quo,
suiyant la demande
contenue
dans votre \cUre dn d de
ce
mois,
j'ai
fait
donner
\cs instructions nécessairps dans le service des posles
pour
assurer
la circulàtion
en franchise de la correspolldance officielle (lue MM. les docteurs N
etter
ct
l'hoinot,auditeurs
au
Comité
cousultalif d'hygiènepubli(!ue à
Paris,
ont
à
échanger
avec les chefs
c1es
postes sanitaires
{>tablis
dans les
départements
dn
Nord, de
l'Aisne, des
Ardennes,
des Vosges ct
du
territoire
de Belfort.
Agréez,
Monsieur
le
ministre
ct
cher
collègue,
etc,
Pour
le
ministre
du
commerce
et
de
l'industrie:
le directeur général des postes et des télégr'lphes,
DE
SELVES.
16
septembre
1892.
DllCRET.
- Mission sanitaire confiée à M, le
D'
Girode dans les
départe-
ments
de la Seine-!nf<"rieurc et de
l'Eure.
LE
PRÉSIDENT
DE
LA
R{.:PUBLlQUE
FR.~NÇAISE,
Sur
la proposition
du
président
du
conseil,
ministre
de l'inté-rieur;
Vu
l'article
rOC
de la loi
du
3
mars
r822 (lui confère
au
gouvernement
le
droit
de
prendre
les mesures extraordinaires que l'inyasion
ou
la crainte
d'une
ma-
ladie pestilentielle
rendrait
nécessaires
sur
les fronlit',res de
lerre
et dans
l'inté-
rieur;
Vu
l'avis
du
comit0 de direction des
seniecs
cie
l'hygiène;
DÉcnÉTll :
ARTICLE
PHEMIER.
-
M,
le
D'
Girode,
ancien
interne
des hôpitaux, est délé-
gué
dans les
départements
de
l'Eure
et
cie
la
Seine-Inférieure
pour
prendre,
sous
l'autorit"
dn
président
dn
comeil,
minislre
de
l'intérieur,
toules
les
mesures
né-
cessai,'cs
Cil
Yue
d'arn\ter
la
Illare""
de j'('pidérnie cllOl';ri'l"e,
'~RT,
'J., - Le l'r,"sidcnl
du
cOI""i1.
,ninislrc
de
l'illl,'rieur,
csl
chargé
de
l'cx"cnlioll
d"
['n'seut
d"crcl,
Fail
il
Fonlainebleau,
le
Iii
s"l'tc'Ilhr"
IS\)'L
Par
le l'rési,lent
de
la
Hél'uhliqll":
Le président
du
conseil, ministre
de
L'intérieur,
ÉMILE
LOUBET.
CAHi\OT,
Pour
ampliation:
le
chef
du
cabinet
ch({rg"
de
la
direction,
du
pasonnel ct
du
secrétariat,
HEYNALD,
17
septembre 1892.
LETTRE
du
ministre
des
travau"
publics, -
(Direction
des
chemins
de fer.) _
Suppression
des
trains
de plaisir
dn
22
septembre.
~![o.xsIEun
LE
PRÉ:"llH-:!H'
ne
COKSEIL
ct cher coll(\guc,
....................
.
En
pr{'sence des
termes
trùs précis de ,oLre téV'gramme
du
1'1 et
de
votre
lettre
du
di
courant,
j'ai
l'honneur
de 'OIIS
informer
'lue,
par
décision de ce
jour,
j'im
ile
les compagnies d"
chemins
de fer il
supprimer
tOIlS
les
trains
de
plaisir
sur
Paris
projetés
cn
'ne
de la fète naLionale
du
2:>'
soptemlll'c.
Agréez, MOllsieur le présidenL
ct
cirer collègue, elc,
Pour
le
ministre
des
Lnn
ail \ puhlics,
le
directeur
des
chemins
de
fer,
1\'IETZGEIL
19
septembre
1892.
LETTRE
au
ministre
du
commerce
et
de
l'industrie.
-
Circulation
en
franchise
des cartes postales adressées
par
les médecins
pour
la
déclaration
des cas
sus-
pects.
l\1oNsmull Œ
)IlNISTRE
et
cher
collègno,
l'article
()
du
d"cret
du
29 aotÎt 1892
oblige les médecins à
déclarer
à la
mairie
dans
un
délai
de
,ingt-'luatre
heures
tout
cas suspect
d'être
un
cas de cho\{·ra; ù
Paris,
la
déclaration
peut
ètre
faite à
la
préfecture
de police .
.
Je
n'ai pas besoin
d'insister
sm
l'in[{'rèt de celte ,ll'claration (lui, si elle est
faite à temps,
perruet
d'cmpècher
la
propagation
du
mal.
~Iais,ell
imposant
am: médecin.s
une
semblable obligation, le clcyoir des
pornoirs
puhlics est de
leur
"n
facililPr l'accolllplissement l'al'
Lous
les
moyens,
.le mo propose il
coL
dfoL
de faire
distrihller
il tOI" les rn[.,kcins de
France
Iln
caruet
semblable ù cului
(Jlli
il
('LI)
élalrli
par
la
l'r{-f"durc
,1:;
police et
donl
je
VOLIS
cOlllrnunÎ:FIü
un
nlodèlc.
Pour
les
COllllllUllOS
auLres
(jllO
Paris,
c'est
au
lllaire
(Jue
les fcuillels de ce
carnet
seront
adressés,
Il
imporkrait
(jnïls
pnssenl
circlIier
cn
franchise,
non
sm!lelncnt dans J'iIlté'ricur dc
la
COillnlune
où
le
cas a été constaté, lllais
lllêmc
-76
-
en dehors, car à la campagne le médecin vient souvent de la
commune
VOlsme;
ce
sera
en
rentrant
à son domicile qu'il
mettra
à la poste la déclaration.
Je
vous prie, en consé'juencc. de
prendre
des mesures
ponr
'lue les feuillets des
carnets
dont
il s'agit puissent circuler en franchise.
Je
vous serai obligé de vouloir
bien me faire connaître le plus tôt possiblo votre décision.
Agréez, I\Ionsienr le ministre et
cher
collègu<"
etc.
l'our
le président
du
conseil, ministre de
l'intérieur:
le
directeur
de
l'assistance et
de
l'hygiène publiques,
HR"RI
MO"OD.
10
septembre
1892.
ORD
RE
DE
SERYICE
rclatif
au
fonctionnem('nt des postes sanitaires établis dans
les gares de
moindre
importance, sans étuve il désinfection.
A. - Personnel. - Le personnel des postes sanitaires de deuxième
ordre
comprend:
1 ° le mér\ccin
assist<,
ou
non
d'un
étudiant en
médecine;
2°
le commissaire spécial
ou
un
inspecteur-adjoint;
3'
une
inllnnière
ou un inlirmi('r chargé de la Msinfeetion
du
linge sale;
'l'
dans 11\1 c('rtain
nomhre
de cas,
un
secrNairc.
B.
-
Ji
tlributions. -
1°
Le
médecin
doit
ètre
présonl à l'arriv{·c
d<,s
trains.
I!
arrète
ct r!'pousse
ks
sujets susppcts ou malades.
Il
laisse pa"ser ceux
qui
lui
paraissent sains. Si ceux-ci vont plus loin
cl
rloi"cnt
séjourner
('n
France,
il
leur
délivre
un
passeport sanitaire. Il
snneille
les opérations de désinfectioll
ct
donne
des soins aux malades.
Il
ellvoie tous les dimanches à
l'auditeur
rlu comité chargô
rle la surveillance
du
réseau
un
rapport
résumant
les opérations de la semaine .
.
1°
Le
commissaire
spécial
ou on
délégué assume la direction
du
poste.
TI
s'assure ne l'origine et de la destination des vo}-ageurs, distingue les personnes des
localités voisines rlui ne font
en
France
qu'un
séjour de moins de
2~
heures,
cir-
culant
entre
deux poillts de
la
frontière et
'lui
l'cm
ont
ètre
dispensée" de passe-
port.
Il
expédie les lettres d'avis
aul\.
maires
ou
au
préfet de police ct envoie lous
les dimanches
un
rapport
au
ministre de
l'intérieur
(direction de
l'
ass
istance et
de
l'hJgiène
publiques).
3°
L'infirmier ou l'infirmière assiste
i,
la visite des bagages
par
le personnel
de
la
,louane ct reclH·ille le linge sale. Ce linge est désinf('cté soit
par
le
trempeur,
soit
par
l'{,hullition
pendant
une
demi-heure,
soit
par
l'immersion
dans
une
so-
lution de sublim{· " 1
p.
?.OOO.
CC
linge désinfocté est renrln
au
voyageur
immé-
dintf'mcnt après
on
sliit
par
colis postal.
L'inllrmicr
procède aux autrps opérations
prt~scrit<,s
par
le médeein ot, s'il J a lieu, donne ses soins anx malades.
'ID
Le
secrétaire
!'l.
il son défaut, le médecin
ou
le
directeur
du
poste consigne
sur
un
registre les noms, origine et rlestinalion
rles
voyageurs
munis
de pass('-
ports.
C.
- Malades. - Les personnes malades 011 suspccl('s scrolll
autant
r{llf'
possible rcpollss"!,'.
En
cas d'impossibilité,
1,,8
malades s('rollt l'lacés dans
un
fourgon de hagag<'s
faisant office
rie
lazaret. Ce fourgon sera garé à
une
certaine distance de la
gare.
Les déjections
d<,s
malades
seront
recuoilli<'S dans des vases renf<,rmant
une
w
_:as
,
-
77
solution
antiseptique
ct
leur
introduction
dans
la
1'0"<'
"cru suiyie de ceUe
d'nll
litre
de
la
Ill~llle
solution
(snlfate de
ruino),
lors
rlé[,'gllés
sonilll;l'cs
('''(/l'gé:;
de
l'o('gQn;slIlinn
des
flos/es,
L. :\
!:TTEII.
L.
Tlllll~()T.
20
septembre
1892.
ORDI\E
nE
:::iEl\VICI';
rclatif
:lU
fOllcliullllP111enl
<1C'~
po~lc:-;
:--Hnilairct'i
('lahli:-,
S11r
k:-.
caIHUIX.
L"s
haleam.
entrallt
"Il
Frauce
l'al'
la
J'routière
.1"
Dnnkl'l'<[Il" à
Dell"
,,~ront
rdelltls
jIlSf["';'
la
,i"ile
ltll'dicalc cl j
llSf
I"
'i,
l'araclli,, pillont d/'s
op,'ratious
Je
llé-
"infcctio, ..
Leur
sllncillanl'"
sera asslIré,'
par
les personllels
de,.;
douallt's et des
lranlU"
publics.
TOlls le"
jonrs
i,
'"'"
heure
illdil[ll""
lu
l","rlpcill
s'as",r"ra
de
l'ôtat
,le la
saut"
,le
tout
le
porsounel
dll
batcall
clue
lH'l'lIlCllra
l'untr,'"
en
Franc,',
aprl's
celte
qlla-
rantailll',
'['Hl
s'il cOllstate la
""lll'
parfaile
de 10ut le l'0rsolll'''1.
Il
d"linera
an
batelier
lin
pa~~cporl
~allilair('
dUlit
ln
protluclioll
s('ra (!,iFt"e
alL~
g'arHgc~
nlt{'-
nenl's.
Lo
médecin
l'l'll<'icrira
ct
sllrl<,ilkra
la
,I!,,,infectiun .Ill ling"
"de
d d"s
ohjets
de
literie ail
Inn}CJL
dn
tn'llIpt'lIr
OIL dc
1'illlLller~;ull
dau:-;
une'
:-;Ohiliull
(k
~llblillH!
à 1 l'.
2.000.
Les
délégués
sanitaires
chargés
de
l'
ol'ganisaliun
des
postes,
L.
NETTE".
L.
THOl~OT.
21
septeIIlbre
1892.
LETTHE
nu
lllllll,ll'C'
.le,; ljuanc,'s. -
Interdictiun
d'cntré'c
du
liu!'ü
,ale
l'al'
les l'ontes dn
tcrre
où
Il'CXlSlcut
pas
de
postf'S
sallilair('~.
:\'Iol'lSIELR
LE
MPIISTHE
cl
cher
collôg-u<"
CIL
dehors
dc~
postes
s<lnilatr<'s ('lahlis
~lll'
la
rrollli(~l'c
au
passage
dps
,oÎ(':-;
l'err(.('s
<\1,
dns callalLX
pour
la slll'Yf'illancf'
cl('~
personnes
eutrant
eH
France,
il
existe
d'as~e'z
IllHnhreuse",
routes
par
lcstpll'lles
d'ls
,oyageurs
pcuycnt
pénélrer
t'l
importer
<1ll
linge
sain susceptible
rI<>
IrallS-
llleUrc les l'l'l'meS cllOlh·i,[ucs. l)'nllll'1' parI., il
csi.
impo"'lhle
,l'justa]],,!'
sur
CPS
dilll'renh
l'0inh
,ks
al'l'ar,'lI"
d"
désinfediml.
Le
('omit{·
d"
,lireclion
,]Ps
sen
iccs
,1"
l'I''yf-!'ii,n,' a ,'xlH'inll', l',,,i,,
'l,,'il
.'
,""illi.,u.
dans
l'i"ll'r,\l
<1"
la
""dl'
puhlique,
dt,
rel'usel'
PUI'l'IIH'lll
cl
~illlpll'lI](,lIl
l't'llll't\'.
dll
lillf-!ï\
~al('
. .le
\011-';
~('l'ai
1'(\('011-
uais,an!.
:\lunsiüur k lUiui,.tr" d
r1l1'l'
culli,t)'ll,',
,le
\{)ul"il'
bien,
l'Il
consôql1l'llCl',
,lonllcr
deo
I)nlr('s au persolln...!
<leo
duuanes
l'our
'l'l'il
;oppose
il
\';"cuir
à
l'enlré"
l'Il
Francc
de
tout
linge
sale
qui
serait
renfermé
soit
dans
les
"les,
soit
dan"
les
bagages
U(,colllpagnanl
des
per:-'Ollnes arri-\1ull par
le:;
rOll tes
dt'
terre
(T
).
Agréez,
~Iollsjl'ul'
lu
lllillisll'l'
el
cher collègne, t'te.
Pour le
pL'l'~idellt
du
cOl1fwil,
Illini~tn.'
de l'intérieur;
le
di"I'('/elll' .le
{'11.~-,isl(/nl'e
el
rie
l'I',vgil;//(,
JI/dili'jf/cs,
Ih;~lU
MONOD.
':
1) Instructions
conforme~
donnée:::
au
f,crYiccde~
tlouilllCti par)e
llIini~lI'e
des
finuuccf:-..
= a
-
78-
21
septembre
1892.
LETTRE-circulaire aux directeurs de l'exploitation des chemins de fer
du
i\onl-
.le
l'Est
- de
l'O"est
--
d"
P.
L.
M.
--
de
l'Orléans
- de
l'Étal
_
du
?lJirli.
_
DC"in['ection des oreillers et COll\Crturcs mis il
la
disposition des
\op;;eurs.
i\IO~S1El'R
LE
IllfIECTElR,
les manifestations de l'vpidémie cholériql1c (lui se
sont
produites
sur
différents l'0i11ts
du
tcrriloire
imposent il
l'administration
ct
il tous ceux qni
sont
chargés
d'un
service puhlic l'obligation de
prendre
les prl'-
cautions de
nature
il
prévenir
la propagat ion
du
choléra.
Parmi
les ohjets les plus aptes
au
transport
ct il la dissémination des
germes
contagieux
figurent
les oreillers
et
les
couvertures
servant aux voyageurs
et
qui
sont
mis en location
au
départ
des trains
e\l'ress.
Il
importe
qu'après
chaque
voyage
ces
objets soient
rigoureusement
d{'sinfectés.
Je
désirerais recevoir de
votre compagnie l'assurance que cette d{'sinfection est soigneusement
pratiquée
pour
tous les oreillers ct
couvertures
dont
clic autorise la location dans ses gares.
Hecevez, Monsieur
le
directeur,
elc.
Pour
le président
du
conseil,
ministre
de
l'intérieur:
le
directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques,
llE:mI
MONOD.
21
septembre
1892.
LETTRE
au
ministre
des finances. - Admission
en
France
des betteraves
su-
crières
par
dérogation
au
décret
du
21)
août.
MONSIEl;R
LE
MnlSTRE
et
cher
collègue,
l'ouverture
de la
prochaine
campagne
sucrière
va
donner
lieu il
l'importation
par
la
frontière
du
Nord
d'une
grande
quantité
de betteraves.
Le
comité de direction des
senices
de
l'hygiène
s'est
préoccupé des inconvl'nients que prôsenterait dans l'espèce l'application
du
décret
du
29
août
1892
qui
prohibe
l'importation
des fruits et dos légumes poussant
dans le sol.
Il
a pensé (Iu'en raisoll de l'utilisation exclusivement
industrielle
des
betteraves
leur
introduction
en
France
ne
pouvait offrir
pour
la santé
publique
les dangers qui
ont
motivé le décret
d'interdiction.
D'accord avec le comité,
j'estime
q,,'il convient
d'autoriser
exceptionnellement
la libre admission des uetterav8S sucrières.
Je
vous serai tres-obligé, Monsieur le
ministre
et
cher
collègue, de vouloir bien, si vous
n'y
voyez pas d'ailleurs
dïn-
cOll\jnient,
donner
des instructions
en
conséquence
au
service des douanes (1).
Pour
le président
du
conseil,
ministre
de
l'intérieur:
le
directeur
de
l'assistance et de l'hygiène publiques,
HENRI
MONOD.
23
septembre
1892.
CIRCCLAIRE
TÉLÉGilAPiliQIE
aux
directeurs
de la santé
du
littoral. -
Senicc
sanitaire
marilime:
demande
d'em~oi
d'un
rapport
hebdomadaire.
Veuillez m'adresser chaque samedi, il
daler
de lklllaill,
llll
rappflrt
indiquant
(1) Instructions conformes données
au
service des douanes
par
le ministre des finances.
7\1
-
du
sam~di
au
yOJl(lrecli
incln,i,,'nwnt,
l',,nr chaqno
port
de yotre circonscription,
le
1l0lubre;
10)
des
11,l\Îr('s
('1
li
n'·..;
l'l
qlli
:-()llt~
Ù
rili~()11
dn
leur
provenance,
~Ollillis
il
la
'lsite
Ill("dica!.· :
,~n
de;-.,
P{'I'~OllllCS
\
i~iV,(
__
s,
pa5~agers
cl
t'(l"ipagcs;
;~()
des passeport:-; ddivJ'("'-.;
.','!
d(,:-.
('oli",
d(""ÎuJ'('ct,t'·s.
(:(: l'apport do\
ra
rappeler
cu
oulre
SOIlIIlIair<'llH'lll
lt's aCI'id"llls
~allil;lij'(\:-;
de
la
sClllaillt':
celui
de
dCllwin
fera
rClllouler
les
rCllsl·ip:IICI1ICllls
~Iali",liqul'"
au
r<)l"
scplenlhl'n.
2i
septembre
1892.
LETTRE
au
ministre des linallces.
--
Admission
en
Franco dcs
chou"
d'Alsace
destin,'s il
la
fahrication
do
la chollcronte
par
dérogation ail décret
du
29
aoùt.
:Mm,IE!:R
LE
ML~ISl'l\[:
cl cher collèF"e,
mOIl
attention a été appelée
sur
les
conditions
d'enlrée
cn
Frall"" ,les chollx yenant d'Alsaee ct des tillés " la
fabri-
cation de la choucroute.
Les choux ainsi importés
appartiennent
" lllle espèce particlllii're 'plÏ
n'est
cultivée qu'pn Alsace
eL
dOllt l'utilisation est exclusivement
indmtriclle.
Comme
pour
la
bellerme
sucrière (l'li a fait l'objet de ma
lettre
du
:H
courant,
le
comité de direction
ries
senices
de l'hygiène estime
'lue
l'application
du
décret
du
29
aoùt
18~)2
ne doit pas ètre faile
,\
cc
genre
de
produils,
ct
qu'il
ya
lieu
par
suite
d'en
autoriser
exceptionnellement la libre
entrée
en
France
.
.le
YOUS
serai tr<ls-obligé, Monsieur le ministre
et
cher
collègue, de vouloir
hien en conséquence
donner
des illslructions ail service des douanes
pour
que
les choux destinés à la fabrieation de la choucroute Pl venant
cl'
Alsace
par
wa-
gons soieut admis à la frolltiùre
(r).
Agréez, l\!ousieur le minislre el cher collègue, etc.
l'our
le
l'résident du conseil, ministre de
l'inlérieur:
le
directeur
de
l'assistance et de l'hygiène publiques,
HENIlI
Maxo/).
28
septembre
1892.
CIIlCULAIIlE
rlu ministre ,le
lïnlt-rienr
aux préfets. - Déclaration obligatoire des
cas
suspeds
(art. (j dll décret
du
29
août).
:\lo:'ilslEUB. l.E
PH~:FEï',
.in
crois
de\oir
d('
1l0ll\Can.
app<,kr
,olrü
altcllljoll
sur
les
disposiliolls de J'articlo li
du
décrc!
du
2!) aoùt
18!)2
'[ui sout aillSi
COll('lLes
«
La
déclaration à la
main"
de tOllt cas suspect
d'être
un
cas
cle
choléra
« est obligatoire
Jaus
Ull
dt'lai dl'
2i
hl'ml's
pour
tout doeleur eu médecine
"
ou
officier de santé
f[lli
Cil
a
COlhtal!',
J'oxistellce,
pour
le
chef de famille
«
ou
les persollnes 'Illi soignent ln llJaladu
Pl
['our
toute persoune
qui
le 10-
(c gcrait. »
Des faits rr:'ccnls ct trop llombrellX
III
'ont
clé'llloutr"
'1l1O
l'importance de ces
dispositiolls n'l'lait
l'a,
sullîsalllllll'Ill l'Illllprisl' l'al' les mairr's
el
l,·s Illédecills.
Dans ['lllsicnrs localilés, soit l'al' calcul, suit
par
illllillë'l'cllcc, les
premi"rcs
Illanifestaliolls
rllUl"Ti'luCS
out
d,;
Ill"connucs
pendantplllsicllr,
jour:;
cl
lorsqu'il
(1)
Instructions
conformes données au service des douanes.
80 -
n'a
plus été possible
d0
les dissimuler, la maladie s'était déjà
répandue
en
for-
Inant
de
dm
19CI'C'l1X
fO'y('r~.
Pour
pouyoir
agir
lll'Olllpt"IIH'lli
<'1
sùrenlC'nt,
il
j',wl couIJaitl'"
1"
",al
di's ,[u'il
sc
d,;c1ar(',
'lu'ilparai"c
0<1 110
parai"c
pas
illlpOl'10"
Salis s'allardpr il précise'r
cc caractère de tel'" "tI
kl'"
affcclinn "out"tlse,
<lès
'Iu'un
cas
,'1lsJ'ocl
d'èlro llll
cas de choléra
sc
mnuifestc dans
Ill'"
commuue,
cc
n'cst
l"b
SCU!clltCllt
le
rné-
décin, c'est « le chcf ,le
famille»,
ce
SOllt
« les l'crsolnH's 'lui soigneut le
ma-
lade
»,
cc
sout ccll"s 'l'li le
101'0llL
'lui
onl,
par
l"
,U'crel,
cl
SOltS
dcs peiues
sévères, l'obligation
d'en
faire la ,[{,claration
allmaire,
Celui-ci doit alors
prendre
des mesures immédiates
pO<lr
l'isolement du lllaiade ct
surlout
l'our
la
désiu-
fection des déjections,
dos
objets de liU'ri,', des linges ayant
seni,
,le
l'apparte-
ment
occupé, L" maire de son côté doit yous
",iscr
immédiatcll1cnl.
Il
est indispcnsable de rappeler aux maires, aux
mô,kcilb
et il tOllles les
per-
sonncs iutéressées
<Ille
l'al'
leur
silcuc"
on
leur
inHctiou ils aSSlll1tent
unc
très
graye
responsabilité:
l'épidémie 'Pli
sc
répaudrait
leur
l'crait imputable,
Je
YOUS
rappelle
l[U'CIl
dehors des pénalités
que
nH'ntiol1ne le McreL
dn
20
août
dernier,
celles édiclécs
par
la loi
du
3 lItars
182'1
sont extrèmelltent
sé,ères
contre tous ceux '[Ili
auraient
seientmeltt dissimulô les
faiLs
du
lllanii,t'e il exposer la
santé publi<[llu ou '1"i,
a,l
altt connaissance
d'uu
s~~mplôllle
du
maladie cltoj('ri'[lll'
amaient
négligé d'oll
informor
,[ui de droil.
Dans
l'intérêt
sUl'l'ricttr
du
la santé publi,[ue,
lltOll
adlllitti"tratioll est décidée
à obtenir la striete application de l'arlicle
G,
parce
'luïl
constilue le moyell
pré-
scnatif
par
excellence, parce
'PIC
seul il permeL de combattre pied à pied la
dissémination
du
fléau
",ant
qu'il
n'ait
cnyahi des agglomérations où la
lutte
deYient, sinon impossible,
du
moins très difficile,
Vous devez donc
être
immédiatement
prévenu de tous les cas suspects
qui
seront
signalés
aux
maires
ct
à yotre
tour
YOUS
me transmettrez sans
retard
cette
infor-
mation,
Il
ne
faut pas oublier
qu'au
point
de yue de la propagation des épidémies,
l'intérêt
de toutes les communos est solidaire,
non
seulement dans les limites
d'un
département, mais
l'our
la
France ('ntière, L'apparition simultanée de cas
do
ma-
ladie
sur
diyers poinls
d'une
même rl'gion pout
motirer
dcs mesures générales,
Il
est de toute nécessit" 'lue
l'administration
supérieure soil constamment et exacte-
ment
tenue
informl'c de tOlite manifestation plus ou moins suspectc.
Je
YOUS
pri,., monsieur le préfet, de
donner
avis
'1
:\fM, l"s maires de yotre
déparlement
t!"s dis!,ositiolls de la pr(;sentc circulaire 'fui les
conceruent
ct de les
iln'iler à
porter
de
kttr
rôt{' e,'s dispositions à la connaissance de lenrs administn;s
et
des médecins
qui
résident dans leurs communes, Dans le cas ,]'ailleurs où
YOUs
jugeriez
qu'une
plus large publicit{, sprait nlile, sans
èlre
du
nature
il
alarmer
les
populations,
j<'
"lIlS
lais,c
le
soin
d\'
faire I"'on;"er dans
Iclk
mC'snf('
'I"e
Y<lns
apprécierez.
Hecc",z,
\lonsicllr
le
l'ri,reL l'le,
Pout'
le
présidenl
du com,ciJ, ministre de l'Întl'rieur:
le
direcleu/"
rie
l'assistance
el
de
l'hY9i,;ne
publiques,
lh:<l\l
"["KOU.
28
septembre
1892.
LE
Mli'iISTRE
DU
C01HlEI\CE
ET
DE
L'nDCSTRlE,
AI\RÊTE:
Sont admis exceptionnellement
il
circuler en franchise, par
la
poste, les
a,i,
-
~1
-
qU(~
b~"
In/~decill"
"Olt
1
kllll"
d'adrc""cl' ;I!I\:
ulair('
.
...;,
('tl
cn",
de
constatalion
de
syrnpUHlJe'i
c!Jolôl'il'lfL'1I1e':l.
C"s
avis
",rulll
,'lal,li,
""'
d"s
fCllillels
all('~lallt
la
formo
de,s
carles-I()llr~s
for-
lW"CS
d
Fudiltd,
:,ur
la
-"ll,,('t'ip!i~HI.
le.",
lIu'uliou'i
lU11'rÎlIu',cS: lllUll:'iÏcur
le
Ilwiru
;!
.,
/{
~('n
icc
dc'''-
(:'pidélllie..:
)).
lb
:--c'rolll,
c'll
UlIll'l:,
cutLll'c:-'Îgllés
pal'
10
Inédeciu
c'l'édllclll',
Fait
:l
Pari-;~
le
,~t-i
.,eplC1111H'C
I~U2.
LOl
nET.
Z9
septembre
1892.
'\OTlC-ClllClLlIl1E
all'
dir0d('l1r5
d"5
posl"5
sallitair,'s
d"
la
f'rollli,'n',
relalive
a11
fUtlctiollllCUlellt
du
S('l'\
Îce.
L(,
(,oulil{· de dircclloll (lcs snl'\
ie('...,
d(~
l'Jlygiônu suit a\('e la plus
grande
aLtcll~
1 ion
Io
rOJldÎOllllC'lllC'IÜ
d('~
posLcs
."Hilitail'('"
l~talJlis
Il
la
fl'ollti(\l'c.
Les
rapports
frél[llellts 'Ill; llli
sont
adre,,{'s
pal'
les ,1;l'eclellrs
de
ces l'os les ct jes
visites
faites
l'al' l"s d,"I{'gllé's
sanitaires,
}nr. les doclelll's
Netter
ct
Thoillot,
permettent
do
co"stater
le
zi,le
el
le
délOuelllenl
al'CC
IesrjlleiS
lu
l'ersonllel
médical
ct
adminis-
tral;f'
s'ac'jllitte
de
sc"
fondions,
secondé
par
les
agents
des
chemins
de
fer,
,les
dOl!allC'S,
dcs
eanall',
par
la
police
cl
la
genriarnH'ric.
Conlorm{'lIlcnt
ail dl",ir cXjlrilllé
l'al'
le ('ollIit,;
de
direclion
des
;l'l'Yice,;
r!'11,Y-
gii'IlC',
le
p}'(",
...
id(~I1{
dll
COJl:';l'il,
Illillistre
de
lïnLl'l'ieu.r,
C:-.t
]lPllrCllX
d;adre~scr
ses
rellu'J'('ÎülllC'ubi
et
:-;(':-;
l't',jicitatiollS il
tOII";
C('lI\: ([Hl
pl't~tenL
aill;-;i Ull t.:oncoul'S
actif
ù
Ja
d(:'!'ell:-;(,
de
notre
l(,l'ritoln'
C()lltr(~
j'ill\asÎoll
du
ll(:'l\U
cllolt'rÎ{Ilie.
Le
fonclioilnenH'nl
ries
l'0stes
a
dOllllC:
jieu
il 'jlle!'jUf:;
ol"enations
(pli
sont
n~'
. ..;unl(!es
ci-al)rl'~'
L
Des
dlr,'deurs
de
l'0sles
ont
ertl
1'00l\oir,
de
l"lIr
propre
aulorité',
pl'e5-
('l'ire
des
1I1('Sl1l'e..;
P'("Jl/'rnlt's:
l'lIIl
d'cu\:
a
fait
adl'c'iscl'
1111('
Id,tre
circlllaire
aux
i1llloriL{'s
ariLllinislratl\('S
d'Ull pays VOi"lll; 1I1i
al/Ire
est
allt>,
jlls(l'l'à
iIllpOSel'
]'0-
hlip'ulloll
de
l'rt:scllll'r
i,
la
frolllière
llil
c<'l'lilical
d'origllle
,!t',liu't',
au
pniut
d"
d("l)arl
du
YU,)
ag('ur.
(;f:tlIJ
d(,L'1l
ièl'(~
di.'ijlo.'ii'
iotl,
(Lui
Il
vaÎL
produit
lino
,i
n~
("Illotion
panlli
If'.'i
ÎlIlén':-.
...
("",
("tait
{~\
id('llllll('lIt
ill.'.;pir{'(~
l'al'
Ull s(:ttliIlICI1L lOllalJlp,
IIl<1Î...,
.'i('
lrOll\ait
ml
contradictio/l
l'orllle]I(,
dalls
I(~
rOlld
eL
dalls
la
1'01'11](:
U\('C
I('s
i'lt"IlLio'h
d"
l'ad'lliuistralion
sllpl'ri"lIrt,:
"Ile
dul
èlre
illllllùlial,'ulclIl
désaHlUl'c,
Gu
ral'pdle
il
.\1
\[,
ks
directl'llrs
d"s
l'OS
les '111'aunlll<'
l'l'l'scriptioll
ne
doit
,'.Ire ul'l'Ii'jll"'"
l'al'
l'ln
""
d"hors
des
li,uil<,s 'Illi l"ul' Ollt
{'l<"
illdi'lu,:es
pal'
les
notes
df'
sel'\
iCI'
011
les
instructiolls
énwnalLl
spl'ciak'lllcnl
soit
dll
tninislrc,
soit
dl'
S('S
dék'pïH"S. Dnll.'i
lu
cas
d'llrgPllcc
.'i("tlulncllt,
des
nlcsures
ituln{'diates
peu-
,out
être
pri:.;es,
lHais
il
doit
(lU
être
n',j'I:'r(', illllll<"diatclncllt
an
11l1nÎst1'C.
11.
- Les
notes
de
seri
iec
l'rcscri
\
l'nI
'l'W
lous
ll's
j,as'age,
.JOlH'Ilt
êlre
ouverts
d (jlle
Il'
linge
sale
doil
y Ni"('
r""h,'rcl,,".
Gnlle
doit
pas
'c
contenter
d'lIne
décla-
ralion
l'aile
par
le YOpg"UL
La
Ilsile
est
ohlip'al.oire, il
imjlorte
de
donner
des
inslrllctioll:-i
pl't~clses
aux
agent:-;
c1Htrgt"s
(le-
....:e
~oitl.
III.
---
Certains
yo,yagell!"s
sc
trol1l"1l1
dans
l'illll'0"ibiliV'
dïllllilplOr,
lors
de
le
li
l'
l'as"I~C
'1
lu
frollli"re,
le llOlll nt
radrt'ose
d"
l'hùtel
dans
lct[uel
ils
"es('('II-
.Iront
il
l"llr
arri"l'u
ù
Paris
Olt
daus
Jes ;.:raIHIl's
,ij]"s
.
.\nl.
I,-s
directeurs
de
l'os les dU\Tou!
ral'l'der
cxjlre""lilCllt
il
Cl'S
IO,\'agülll's
(jllïls
sont
obligés
par
la
loi
dl' ù{,clarer
leur
arri",,,
il
la
mai
rio
ct
illsisler
slir
les
graY(~s
l','nalilés
aux--
(ruelles ils 5
'exposcruiClll
Cil
ne
sc
confurlllant
pas
il ces
prescriptions.
CIIOL. G
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locaux
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yi,ilp
sanilaire
on
an
slaliol1l1pmrnt d
..
s \"o,,"a-
gpurs
a,unl
rl
apr('.s
ecU\' ,Îsil('
Inis"'C'lll
pm'I'ois
ü
d(',,,ir('l'
SOllS
}('
rapport
de
la
proprpté,
Il
"'rait
util"
d" v"iIIN:1
Cf'
'IU(' ces ('Jldroits {'''''''JlL fr{',!uemltl"Jlt
Helloy,'s
cl
elltret"IIllS
('U
hon
dal
.le IllaIli,'.['(· il
é'ller
.le ce
chef
Ioule
rl'c!allla-
Lion
justifiée,
Y.
-
_-\fin
d'assurer l'approyisiullllcnlclIl n"Fldicr dps posLes
~ntlitair{'s
en
formIlles
dc
passeports
el
dl'
caries
rI'aYls,
\1
\1,
Ie·s
direcleurs
des
l''''il's
"ml
pri{·,
de
faire
COJlllaÎlre
il
l'adllllnistralioIl
dans
leur
rapport
hebdomadaire
le
nombre
d'exelllplairt,s
de
chacune
de
ces
j'JI'mllles 'Illi
leur
sonl
nr~c"ss~ir"s
po
nI'
la
duréc
de
la
semaine
suiy"anll',
d'apri·s
la
mO,)""IlIlP
clps
jonrs
pr{,c{·dcnls
pt
les
prévisions,
Ccs
exemplaires
",ronl
iIlllllédiaLell!ent e'\:pédi{'s,
soit
directemenl,
soit
par
l'intermédiaire
de
la
pn"{'eclure,
Pour le présidrnt du conseil,
Illini~trc
de l'intérieur:
/e
rli,.cf'/cllI'
de
{'assislance et
de
l'hygiène plI/i/i'Jues,
llE\lU
-'Imoll,
29
septembre
1892.
CmCI'LAtnE
du
minislre
de
lï"tôri"llr
all'.
dircc!clll" dl' la santé,
dll
liuoral.
OhsC'rvaliol!S
r"latin>,
il l'{.lahlissP!I[('nl d,'s
l'apports
IlIhlomatlain·s,
~loNSlEùR
LE
DtneCTECR,
il
ne
r""ort
l'as
e1airenwnt
des
premi"rs
rapports
hehdomadaires
'l'ti
Ill'
ont
d"
adr"ss{'s
"n
pX{'culion
de
Illon tr'-Ié'gramme
du
23
septembre
'lue
les
opéra
lions
de
d{'si"feclion
aient
,",té,
toujours
et
partout
régulièrement
e!l"ectuées,
Lors([u'il
s'agit
de
navires
prOyenalJt (le l'a)'S
contaminés
ou
susperts
de
cllO-
l{,ra
la
désinfection
Ile
doit
l'as
s'appliquer
selliernent
aux
bagages
des
pa"ag"rs,
Illais aussi
aux
effets,
"li
lillFe Pl ù la lil.cri"
de
l'é'juipage,
Tous
ces ohjPls
doi-
\('nl
plrf',
~lli\311l1f's
re:--:-:'ouJ'ces
dll
port,
pa~s(':-:
à l'étlL\"(" 3n pnh,"risalcur
011
au
tt'('lIlpaFe tians
lllll'
solution
d"
sublim,; ail T
I,OOU.
,k
''''
saurai
trop
insisli'r
sur
la
n{'cl'ssilé,
d'appli,!,wr
rigou['('nsemcnl
celle
"('sinfection
(l'Ji,
a\
PC
la v
isit"
Ild'dieale, constit
u"
la
nwillellf()
"Ill
",/:('a['(I,>
1'0lItre
l'importation
chol{·ri'lue, touL (."
peruwt!ant
de
rf·duire
au
strict
ll(~ees
saire
la rfur{·ü
de
1'01""rYation
sallitaire,
Je
profite
d'antre
part
de
la
pr{·seute
communication
pour
modifier
mou
t{>j{,-
gramme
précité
du
23
CIl
el'
sens
qncyotrc
rappOl'thehdomadairedcv
ra
non
l'as
m'être
adressé,
mais
me
parv",,;r le
samedi
de
cha'luc
semaine,
11
contiendrail,l<\s
lors
la
période
du
vendredi
au
j,,"eli
inclus
(
1),
Recevez,
Monsieur
le
directeur,
etc.
Pour
le
prés~dcJlt
du conseil. ministre de l'intérieur:
le
direcleur
de
l'assis lance et
de
l'hygiène publiques,
llK'Œr
~lmoD.
(1)
Par
une
note
du
II
septembre,
il
a été
prescrit
aux
directeurs
de
la santé
dejoin-
dre
à
leur
rapport
un
résumé
statistique conforme
au
modèle
ci-après:
Wli&,Mtu!$l
-
l'rl-
29
septembre 1892.
LETTRE
du
ministre
de
l'instrnction
pulJli,l'lC
(direclion
de
J'enseignement
secon-
dain'!.
--
ltClltrl'" des ria"",;.
\l(j\:-'IEI
n
LI:
1'1\1:::--1111·:\"1'
J)I
Cil'\:--I:tl.
cl
clier
collèf!II(',
l'{pid(!lnio
clloMrifornw
n'ayant
pas totaloLllelit
di'paru
Cil
Frallce,
je
,ous
serais
reconnaissant
de
,ouloi,'
bien
saisir
Je
wlIlité
cOllsltllalif
d'h\~frièllo
do
Ja
question
de
sayoir
s'il y a
lieu
de
retarder
soit
il
Paris,
soit
dans
(pwlque
alllre
ville
du
territoire,
la
rentrée
des
classes des lycées
et
coll''.gcs,
'jui
doil
so
raire
le
lundi
soir,
3
octobre
prochain.
VOLIS
YOlldr('z biell
me
faire
CClllllalLrt'
d'urgence
l'a
ris
émis
par
cette
assemblée.
Veuille"
agr('er,
Monsieur
le
l'r('sident
du
conseil
et
cher
colkgue,
etc.
Pour
le
ministre
do
l'instrnction
publique
et
des
beaux
arts:
le
clHf,zn
Cld,il/fI,
UmlJ~:nE.
29
septembre
1892,
ThÉGHAYIME
du
ministre
de
lïnlf'rieur
a"
ministre
de
l'instruction
publique.
- HClltrée des classes.
L"
comité
de
direction
des
senices
do
l'hygiène,
réuni
aujourd'hui,
est
d'avis
'1n'iln'y
a pas
lieu
de
n'tard"r,
sauf
au
Havre
l'al'
mesnre
d'extrême
prudence,
la
rentrée
des élèves
dans
les
l)'c(;05
el
colli'ges, à la
condition
que
des
mesures
seront
prises
imrrj{',lialemont
l'our
'jue
daus
cos ptahlisscmBnts les élèves
ne
puissent
boire
qnc
de
l'eau
saine. Lit
01'1
l'cau
Ile
pnSsenterait pas
toutes
les
garanties
dési-
rables,
il
serait
toujours
possihle
de
la
faire
bouillir.
Direction
de
hl
santé d
lU;: R
Li
M](
S
L\
T 1
ST
1
QUE
des opérations sanitaires applif{uécs
dans
la circonscription aux
navires
proycnant
de
ports
contaminés
ou
suspects
pendullt
la
semaine
du
au
1802 .
D~~P
"\IlTE;\[E~T;;.
l'URT;;
N ():\of
J~H.E
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et
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du
bord.
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le
"""".".".""."""""."."."
rRa
Le
direclcltl' de
la
su.nté,
;
-
WI-
29
septembre
1892,
r:mr:l-L.\THE
dn
IIIJlll'
...
II{'
dt'
111l~lrl1dj()JI
lll!lJliq'H'
(di]'('c!Îoll
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1'('Il!"('i~!'Il('Ill(,lIt
~e(,()lldairel
an'-
rc'clelll':-'.
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~l(':--\Irf'~
d'I',\p,'i(\tlc applicable .
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('lal)li~
~C'ln('llh
d'iJl:-itl'llCt.ioJ)
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la
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~I()~:-;IE(-n
LE
HECTI;\
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de'!'
cla:-.;:-;c':-,;,
j'ni
/·U·
(,(Hl:-;Idl(~
de
difT'c'l'i'uts
côl/':-.
~Hr
1(·:-;
1I1(,~IIJ'('S
il
JU'c'llllrc dall:-:
!(I:-;
/·!.ahli:-;",clIj('uls
dïll..;lnH'li()1l
priuwirC'
ct
:-:l'L'ondairc
t'Il
raisoll
(1('
l'c''pi,k''ilil'
cl\(Jlc"riqllc' qllj a Sl'\l
('('Ue
1lI11H"C
dalls
fpH'lcJIH'S
,jlll's,
Je
o'Hyais pas all('lIdn
('('S
dl'J11all(l(,~
pOlir
pre
udrc
L.l\is
des
<l1.llorilc,s
1('s
pins
cO!lll'l'IcIllcs
,,"r
les
!llO,H'lIS
l'l'Ophl'Iaci i'[lles
qll(,
pOllrrait
cOll""ilier
la
,,('iCIII'I',
Lc
cOlllité
consnltatil'
d'h.'gièw,
p"llli'l'll',
Ù IJlli
je
lll'l'tai,
a<lr0"I\
a
apl'dé
d'ullc
lllalli('I:O
tonle
jlarliculièrp
l11QIl
atlention
~ur
la
(plcstioll
de
rcan
d('~lill{'e
à
la
boisson
des
(·Ihrcs.
aux
soins
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la
lojl(~ll{',
an
layage
dcs
lé>gunlcs
et
dc's
fruiL~.
Dès
la fin
(10
l'Hllll{'C
r8\jo,
j'ai
l'l'es(,l'it llIle l'l1(I',,\te
slir
la fl'wlill' df's
cali,
d'alilHentatioll
dt'
tOL1S les
Iyc{·(·s
et
coll("t!'(':-\
dt·
FrallC(l,
'('Olh
J(·s
l,'
('f.('~
alilllt'lIl{'",
.1'(''111
donl
la \Hll."l'e a
l'arll
""I,,'cle
,,"I
{'h"
pOllnllS
d",
filtn's
les l'ills
1)('1'1'(,('-
ti()llIH~lS
•
.1('
suis
di:-:.po:.J'
h
dOllll('l'
:--llit(,
(l'lIrp:cllc('
il
Inules
le;.;.
pruposit.iolls
(,OIH-
p}("Hwnlaires
qllc
'ou~
jll~'('n'z
o\'il(· (le
Ill'adl'ps('l',
SIII'
l';n-Ïs df's
lH'o,j~eurs
(,t des
lllt"dccillS
des
JYCl'C'S.
En
Cl'
(]lIi
cI~n('.el'lle
les ('olli'gl's ('OlllnIllIHlUX, '1'll'l'jlH"
III
uniciraliU's
Il
'ont
l'as
h{'siU~
Ü
s'ilnpuscr
les
sacriflc('s
ll{'('l'~~ai]'cs
ponr
ra('(lni~ition
de
filtres;
il
serail
inrlisl'cllsablP
lJI1I'
l'l'lle mûSllr"
fùt
génr'omlis{'", .le
YOI1S
prie
dû
rt'nouycl0r
'os
instances"
cc
sujet
allpr(,s
des
municipalités
ct
.le
llIelcnir
ail cOl1rant dl'
\OS
d{,-
HHlrcl!es.
Pour
les {'coles
normales,
j'ai
cOflluwlHlé
en
jllin
rl0rnier
le
nombre
de
liltres
Clwmberlall!l-Pasteur
nc>ccssaire
po
nI'
'Jl\('
toules
pni""llt
en
ètro
dotées;
la
linai-
son
de
ccs
"ppar!'ils
'"
poursuit
au"i
rapidcnlent
'lue
le
perllleitellt
les Ilpce"it{,s
de la fahricalioll.
Je
ynus adrc'sscrai
inccSSalHIIl(~lll,
el
Yons
,olldrez
bien
faire
dis-
trihuer,
dans
les
l'ta)JlisscIrH'I1ls
qui
les nul,
reçns
011
qui,
ont
les
reccroir,
un(~
ill~
trudion
tedllli'l"c
très
d,~tailléc
sur
les
conditions
d'elllploi,
d'entreliell
et
de
nl't-
tU,rage! qu'il pst indispellsahle
d'uh.;cl'H'l'
rif!'0IIl'CUSl'lneut
pour
LfLIe
ces
appan'ils
déJicats ofl'rmll IIlle s{'l'IIrité
coml'lHe,
L'C:'C0110111C
ct,
au
bc~oill,
les
professeurs
de
sciences
c!('yrout
slHyeilkr
l'CX(~(,Il
tion
rie
l'CS
IllCSllreS aycc
un
soin
tont
partieuli!'r,
la
l'anle
du
filtre
1'"
del'allt
ja-
lnai~
(~lre
confie."c
c\.clusi\ClllCllt
<HL'-
d0111esti(jlle:-.;,
surlout
pt'ndunl
les
prerniers
lnois
du
fOllctioIllICllH'lll.
Pour
Irs
étahlisselllents
(l'1Î
n'auraient
pas
de
liltres,
l'lPOH!'
ecu,
fjllÎ
nl'\IlIf'
l'Il
a~'allL,
sc
trourcraient
OUIlS
11lH' localil,; cOlltalllill{'e
ou
silllplcllIent susl)('clC', Il'
comité
d'ltygièllc
insislt,
fOl'llldknH'llt
pour
']Ul'
l'autorité
responsallic
dl'
l'Mal
saIlitaire
pn'scriro
<le
]1('
faire
usag('
pOlir
la
]Joi~soll
tIUO
d'une
eau
([IIi
allra
bouilli
pendant
un
<Iuart
d'heure
au
11l(Jin~
cL
(pli
~('ra
tClIUl'
<:11
YIJsr
clus,
parfaitcnlciIt
ù
l'abri
dll
contact
de
rail',
Celle
r(,colllllWIH1"tion
ùlppli'IlIc,
non
sculcllwnt
aliX
points
IlH'nacés
par
k
cholh'a,
lllais
'1
lo"s
l'('ln
où
rOll
aurait
il
rl',louter
d'autrl'S
l'pidémics,
la
fié,
re
tl
phoïtl",
l'al' !'XCIllI'''''
Vous
youdrl'z
hiell,
~lonsil'ur
lu
recLeur,
illl
il.er I"s
chefs
d'établissements
(h-
côes, collègf's,
écolC'~
llorrl1al{~~
el
priulairps
supôricnr('~,
pouryus
d'un
pCllsionn;t)
à se
conrortner
('s,-aCl(llll(~nl
ù ('cs
prescriptiolls;
ilest
inutile
d'ajouter
(Iuïls
Ile
dcyronl
d'ailleurs 1lPglig:cr
aueuun
des
11ll'SUl'C:-i
de
prudence
quo
pourra
leur
sug-
gérer
Je
médecin.
Vous
leur
dcmalldercz,
hien
entclldu,
de
YOUS
tenir
au
courant
de
la
situation
sanitaire
de
leul's
établissemonts
respectifs
et
m(\me,
s'il
y
ayait
le
moindre
symptôme
inquiétant,
de
cellC'
des
localités olt ils
sont
situés,
-
usa
52
A.t_US
&&UZUtM
4
-
S:l-
Jo
n'ai
pas
h,'soin
rlo
n l p,'I('1' cc
((11i
l'St, clqlllis
londernps
la
ri:l'le,
sayoir
que,
s'il
f'0
pnHJuÎ:-;ait
(lr~
('a~
dl'
C!lO!(:'ra
Oll
llU\lIH'
d'alltres
cas
d'{'pidl~mic,
les
inspec-
tenrs
(ra('ad(~'rnie
et,
all ht':-;/Jill,
les
('Ili'f"
d'Mah!i~s(,ln(,llt",
p01lrronL
elL\·In(\Ille~,
~l1r
l'cni
....
d"
nH"t!I'cill,
li('('lIeil'\'
Il''' (',Ii'.,!''',
~;\ld';\
,Oll:-;
iLll'Ot'lllt'r
"all:-i
d(~lai
do
la
11l('~lIr('
J11'1"('.
Si
(III('lllll('~
d{'jH'll"C'"
~'II)I)I\"!II('III([il'('''''
/'LIÎI'IlL
P\CC!liÎOIIIl('\IPlllcnt
n{'c(,i'i"iaires
dan:-i
[f':->
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1I01'll1al(,:-; 1'0"1'
l'applit';dinn
t!(':-;
11I('';III'(~S
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jo
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il
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il
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charge
do InOll départcrnellt.
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~l
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le
1l1'lidallL
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possible.
\nx.
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pn"c:ultliollS
jrulïll'u"n.s
ci-d\'~:-:IIS
ilcollYlonL
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ajoutcr
Hue
der·
llii'rc
'luo
YOIlS
dCITI'z
H'I''''''"lallller
i,
L,
,,,lIi,,illl.l,,
des
cltds
t!'r'-lablisscltlCllls
et
dll pe,'sollllci charg',',
cl"
la
'''l'II,jU'"I'',,,
i)'IIl.'
toul",
l",
lilcalill"s
lllonacées
l"u
llll" ,"pidl:nli" 'jllclcOlll[IIC, il
Il('
d,'\ra
,'.Im
lais'"
:,
l'Ilsaf'c
de,
,"k,c,
pondallt
l,'s
n:'cL'(~al,ions
d
1I0LUlllllIClll
;\
PlIcIlre
.Ill
gOI'tlc]' d'anlL'n
('<lU
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qui
doit
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pUlir les
rq);t~.
Ell
COll"i(':tjUI'!H'(',
lu
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ut
flllllaincs
des
('Ollr~
de f("créalioll
UII
Ivs
cUlld
lIib
qui
le
....
:d
i Illcnl (:ll!
deVL'OlI!
('.trc l'i;'!,tHU'eUSclllcllL
inlerdils
aux
di~r('~.
l\ecerez,
~loll,icllr
le
rude,"',
de,
/."
l/,inÎsll'c
.JI'
1'il/sll'II<'lÎ"" I,ulil;'/Ill'
<'l
ries
Ilc{((r,e·llrls;
I.J:Ul\
BIJUltGEUlS.
29
septembre
1892.
lL\I'I'OI\'I' d" M.
1"
1)"
POllCItI'l, directl'Il!' dll
lahoraloirc
JII
Comil"
consliitalif
r!'h\;.6i'no
puhli,l'lC
ri"
France,
- D,:sin!'"clion
des
oreillors
cl
cou,erlures
de ,-o)-age lllÏ
...
Cil
son
ieu
dans
Jes
p,n'('.-;
de
chernÎlls
de
for.
L'enlreprise
inlornatiollale
cles
oruill"rs
ct
cOll\!'rlllrCS rie
d,omills
de
fer
occupe,
au
Il''
[i'[
du
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de
la
na!,,,,,,
lout
llli
corps
rie !J,Himellt
dans
le(I"e! il
est
proc6dé
"
Imlles
j"s
op,:ral
iOlls 1I<"cessiléus pa,.
la
1'J'("paratioll et je
nettoyago
des
objuts lour,s
sllr
]p,s
cliflï'rolltes lip'llcs
ri"
c!"'lllill'
de
fer.
Le
pcrsolluL"l sc
COlllpO.'ie
d'unu
rlJtgtai,w
J'ollyrièn's
~OllS
les
ordres
d'une
diroctril'o
(l',i.
m'a
parll
al'l'0rl!'r
los
pins
grands
soills i, la
sllneillance
el
au
hon
enll'diell
<l" ll1ajl:rid,
Voici
'lndl"
8.'t la
sllile
dl', 0l,(','alill'"
'l',i
S(lIll l'l'alill"('cS
dam
cci.
,"Iabli"c-
lnl'JÜ.
Les
"l'cillers
el
L'UlI\erL'H"'s
aJ"1Il1
<"II',
l'o!Jjd
d'unn
!ocalioll
clalls les dill''.rclllr's
cOllJpaF"nius dt' clWtllins
,k
fl'I'
sont
<lpporll".-; le
lllalill,
dc
('h~Hllw
gare,
ulIfoI'llU"S
dalls
des
:-;acs
dc
12:rus:-;o
loile . .\
1('1I1'
arrÎ\(',c. Il's
laÎc~
troruil1ers
sont
enloH~l':-;
eL
Inise~
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du
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cld'aits clans
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cll\'clul'I)('S des ol'l,ill"rs ,Ullt
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llllmides,
au
Il''
3'1
du
rillai
rio
la
Hapée,
.Wi-kUCZXEkCi!€Ui'hZ
3UCW&&1;;
-
86-
où
ils sont séchés et repassés. Les enveloppes d'oreillers
SOllt
amidonnées,
10,
oreillers reconstitués;
et
on
les empaquette
de
lIom'oau, ainsi 'Ille les cmncrlureR,
dans des sacs qui
senent
à les
lransporter
dans \cs diflërenlcs gares.
Chaque
ligne
a
une
marque
spéciale.
Tonies
les réparalions de
coulure,
etc.,
,ont
aussi effectuées dans cet établisse,
ment
et toutes les enveloppes, taies
ou
couvertures lachées sont mises à part,
détachées et ne
rentrent
en
sonice
qu'après la complète disparition
do
toute
trace de taches.
J'ai
trouvé
ce
matin,
en
allant visiter cet établissement,
M.
le
D'
Bourgade
qui
m'a
acccompagné dans cette visite, et
m'a
fourni,
cntr'autres
renseignements,
celui-ci:
aucune des
om
ri ères qui composent le personnel de cet établissement
n'a
contracté d'affection con tagieuse depuis plusieurs unnpes
qu'il
Yisite
réguliè-
rement
et
fréquemment
ce
pdrsonnel.
II n'existe pas d'étuve à désinfection, au moins
pour
le
moment.
A celte description,
je
crois devoir
joindre
les réflexions suivantes:
On
est évidemment obligé de s'en
rapporter
à
la
bonne
foi
de la directrice de
cet établissement
en
ce
qui concerne l'exactitude avec laquelle tous les oreillers
et
'couvertures
sont passés chaque
jorrr
à l'acide sulfureux, les oreillers défait" les
toiles et emeloppes lavées, etc. Mais
je
dois ajouter
que
la directrice
m'a
paru
apporter
beaucoup de soins et
une
grande
attention à
tout
ce
service, ct
qu'en
somme
l'intérêt
de la compagnie est
que
tout
cc
matériel soit toujours en parfait
état
pour
en
faciliter la location aux voyageurs.
L'existence
d'une
étuve à désinfection
par
la vapeur surchauffée ne
me
parait
pas indispensable. Elle no
saurait
en
effet remplacer le lavage des taies ct
enveloppes d'oreillers et des couvertures salies ou tachées; "Ile
n'aurait
alors guère
d'autre
résultat
que
d'augmenter
dans
une
notable
proportion
les frais
généraux
qui
doivent
être
déjà assez élevés, si toutes les opérations
que
j'ai
vues effectuer
ce
matin
sont effectivement
et
rigoureusement
prati'1uées.
Il
y
aurait,
toutefois, des améliorations
[lssez
importantes à
apporter
dans
l'exécution de ces opérations.
Tout
d'abord,
le soufroir est insuffisant et son installation dans
une
chambre
de
l'immeuble
ne me semble pas
permettre
d'cn
tirer
tout
le
parti
utile. Il serait
nécessaire
qu'un
véritable soufroir l'ùt installé dans
une
des cours, de
fa~'Oll
'I"e
la désinfection
par
l'acide sulfureux
pût
être
pratiquée avec toute la perfection
désirable.
En
second lieu, l'installation actuelle
permet
des promiscuités fàcheuses
entre
les objets à désinfecter et les objets à
mettre
en service, puisqu'il faut
tra,erser
la
pièce
où
sont entreposés les oreillers et couvertures nettoyés
pour
porter
dans le
soufroir cenx qui reviennent des
gares.
L'installation
d'un
soufroir dans la cour
permettrait
facilement de remédier à cet inconvénient.
En
résumé,
ce
service de désinfection et de nettoyage me paraît bien organisé;
ct il serait facile, avec quclqnes modifications dont la réalisation serait des plus
aisées, d'en
tirer
tout
le
parti
désirable sans
augmentation
notahle des frais de
main-d'œuvre.
Pour
terminer,
j'ajouterai que cet établig,emont
routre,
par l'usage
du
soufroir,
dans la catégorie
dos
établissements classés, soumis à l'autorisatioll d
II
préfet
de
police
et
à la surveillance des services compétents; ct qu'il serait alors facile d'imposer,
dans
l'arrêté
d'autorisation, les conditions que
je
,iens
d'imlicluer. La surveillance
du
senicc
des établissements classés assurerait en même temps la
bonne
exécution
des mesures prescrites.
La quantité d'oreillers préparés dans cet établissement esl, cn 1ll0)'Onnc, de
-
87-
50011
,00
par
jour,
pen,lant
la
helle saison,
c'est-à-dire
les mois de
juillet
ct
août. Elle
aurait
atteint,
1l
une
(·porjnc. 13oll. D"
POCCHET.
30
septembre
1892.
LETTRE
du
directeur
rIe
l'cntrppri,c
jnlernalionale
<les
oreillers et
couvertures
de
chemin,
de fer relative à la
M,infection
de ces ohjets.
Mm'lElll
I.E
'II,I"TBE,
yom
aYcz
bien vonll1,
par
voIre
Idtre
du
29
septemhre,
n",
donner
communication
du
l'apI'
or!
de
\1
,.
le
DL"
l'ouchet
sur
sa visite à la
HWI1l1tention
tif'
Inon
f'ntrcpri:-;e.
Je suis trull d6sireux
d'apport"r
lout,·s les
am,~lioralions
possibles à
mon
senice
l'om
ne pas
suine
il la lottre les ayis ,le \1'
le
DL"
Pouchet.
ct
je
prends
bien
\ololltiers
l'ell~agClllellt
d'e\J"enlnr
illlm(~tlialCIncllt
les
traYau\
n{'ccssaircs.
J'ai
l'hon!lcll!'
d',~1
re, :\[onsieur le Ministr(', elc.
r.r
r/irl'rtl'w·.
CALL"A~~
\loZET.
le,' octobre
1892.
LETTnE
clI\e,
LlInE
au'
direGleurs
,k
l'exploitalion d,'s chemins clercr
du
Nord
_ ,le
l'Esl
- dc 1'0ue,1
P-
L-.\I. - d'Or!{'allS de
l'État
-
du
Midi.
--
D,"siufection des oreillers
et
cOll\crlurcs mis
cn
location dans les
s'arcs de chemins de fer.
Mm,,,,,, n
LE
lllPd·:cnCI
n,
il
la
suile de
ma
lettre
du
2)
septemhre
,lcrnier
relative aux mesures dc dé,infectioll 'l'j('
comporlait
la
circulation
snr
les chemins
de fer des oreillers
cl
cOllycrl"res loués
a",
voyageurs, \1. le
dirocleur
de
l'enlroprise
internatioual"
c1wrg{(' ,le cc
senien
s'esl mis
direclement
en
rapport
a'oc
mon
administration
1'0"1'
llli faire
connailrc
les
proc:{·d{s
elllployés en vue
d'assurer
le
nellopge
el
la désillf"cliOlI de son matériel.
Lu
D"
POllchd,
directonr
<111
lallOratoire
du
comit" consulatif
d'hygiène
l'"hli'jl1c de
Fra"""
a
,··t{·
d,;t(.gw5
par
le
cornil<',
de di['cction des serviees de
l'h)",,;,\no pOlir yi,iter l't\tahli"elllonl '!,IC I,o"i·do
l'entreprise
(jl13i
,le la
!tapée,
;ï'l,
ct
prt""elllcr
Ill!
ra
l'POl'
1.
sur
les ('()ll<lilions .laus lcsclnclles est opérée
la
désin·
r"clion
de,
oreillers
el
co""'rt"
...
·s. (:
•.
rapl'0rl
{·tahlil 'l'l\'. sous certainos réserves
do nI il sera
tCl[([
cOl\lpl,·.
I,·s
l'r"'eaulio"s
prise,
l'0l'lueUcllt de considérer la
circulalioll
des
oreillers
ut
COlly('rtUl't's
Innés
aux
YO~Tagcurs
COln111C
ne
pf(~Selltalll
l'as de ,lango
..
l'our
la
,an
l"
puhli'lue.
D'accord
a,,,c
le
comilé,j'e,lime
'1"D
dans
cps
conditions la location de ces objets
1'0111
conlinuor
'1
,"Ire faite comme
par
le
pass'\ ct
j'ai
l'honneur
de vous en
infor-
mer
ponr
l'Esl
cl
le
Nord,
Je
donne
cn
oulre
d",
urdr<'s aux
di
..
"clcurs
rles
poste, sanitaires élablis
dans
les gares !'rolllii,rcs de
\olre
réseau
pour
qLlO
les laies
d'oreillers
ayant
scrvi soient
pitSS""S
i,
l'nllYO
11
d,ésiufccliùn ct PUi"811t ainsi
êlre
l'omises
en
localion
au
rclour
yers
Paris.
Prmr
k président
,1"
conseil,
ministre
,le l'int{,ricnr:
le
(/ircc/ew'
de
('assistawe
cl
dl'
l'hygiène pub/i'lues,
lIE')u
)\fmo]).
-
88-
1
cr
octobre
1892.
LETl'nE-CmCLLHIIE
du
ministre
do
l'inU'rienr
311\
préfds
dos
départcnwnts
dll
Nord,
Ardennes,
Mense,
Mellrlhe-d-Moscllo,
Yosges,
cl ù
l'administrateur
du
territoire
de
Belforl.
-
MeSlin"
do
saluhrit'·
il
prendre
dans
les COnlll1l1ncs
frolltières.
?\IO!l\SIEUH
LE
]lrd:l"ET,
je
suis
jufol'lné
(jll'llll
~Talld
lIo1nbrc de
yjHai-!'es
silu{!s
SUl'
la
frontiere
laissent
beaucoup
il
désirer
nu
point
de
Ylie
do
la
propreté
et
constituent,
en
raison
de
leur
proximité
des
territoires
étrangers
atteints
par
l'épidémie
cholériqne,
Ull
dangcr
pOllr la
sanlé
p"hli'jllo
cn
France.
II
VOns
appartient
de
vous
concerter
a"oc
les
municipalités
inU,ressées
pour
assurer
la
propreté
des
di"erses
agglomérations
dont
il
s'agit.
Les
mesures
les
plus
efficaces
pour
atteindre
ce
hut
pOlnent
sc
résumer
ainsi:
faciliter
l'écoulemont
des
caux;
empêcher
leur
stagnation
surtout
aux
cm
irons
des
puits
ct
fontaines;
empêcher
l'écoulement
dos
purins
dans
les
rues;
cllleycr
toutes
les
matières
fécales,
ordures,
etc.;
le8
porter
dans
un
endroit
écarté
ct
les
recou
l'l'il'
de
chlorure
de
chaux;
jeter
du
chlorure
de
chaux
aux
abonls
des
bouches
d'égouts
et
dans
les
ondroits
où
sc
trouyol'aient
des
caux
croupissantes
ou
des
amas
d'immondices;
mainlenir
très
propres
les
ahonls
des
puits
ct
fontaines;
éloigner
les
fumiers
plac6s
11'01'
pri',
des
habitations:
1I011o.yer
les
cours
ct
mêllIe
l'intérieur
des
maisons
malpropres,
si
los
habitants
s'y
prètent;
CIl
Cas
de
résis-
tance
des
habitants,
il
}'
aurait
lieu
de
signalcr
ces
maisons
an
maire
Cil
l'inyitant
à prendre des
arr~Lés
spéciaux
proscri,ant
l'exécution
des
lnosurcs
ll('~ccs~aircs.
Le
maire
pourra
faire
très
Iltilell1cllt
appcl
ail
concolll's
des
agents
'o}'ers.
Je
Yous
serai
obligé
de
me
tenir
infor111{'
de la
suite
que
YOUS
aurez
douuée
i,
la
présente
communication.
B.ecevez,
Monsieur
le
pr{,fot,
de.
POlir
le
pl'(>sident
cl"
cOllseil,
ministre
do
l'intérieur;
le
directeur
de
l'assistllncc
et
de
l'hygiène IHlu/ÙjUCS,
I!t:~nl
:\jo~oj).
10 octobre 1892.
LETTHE
dll
lllini,tn'
<le,;
traY'I1lX
publics.
-
TransllO]'(klllent.
" .Jellillont, d,.s
Yoyagcurs
des
grands
express
Cologne.
-
Paris
à
.Jeumont
(directioll
dcs
chemins
de
fcr).
l\IO~SIEliH
LE
pnÉSlllE'T
Ill;
cmSElL
cl
cher
collt"gue, l'al'
Idtre
,lu
:n
sqJtembrn
dernier,
YOIIS
ayez
cru
dcyoir
appeler
Blon
attcntion
sur
l"s
dangers
(I""
prl'sen-
tl'rait,
au
point
de
YIlO
de
l'importatioll
dll
clHll{'ra
('Il
France.
la
circulation
des
wagons
du
traiu
d"
Cologne
i,
Paris
'lui
franchi"""t
la
frontièrn
il
JCllIIIOIÜ,
J'ai
écrit
iL
la
compagnie
du
l'\onl
pour
l'il1liter
il
prendre
d'urgence
les
me-
sures
n('c0ssaircs
ponr
parer à
Cl'
dal1f.!.'('l'.
La
cOInpagnlc
lllïllfürnH~
(Pl'elle
a dOlln{' jnIIlH·'diatOlll.cIlL
(l('~
ordres
pOlir
qHP
le
Lransbordpllll'Ill dps Yuyagcul's
soit
orgallis{'.
jILS((1l'Ü
llOll\d
ordre,
ù J(,II11IOIIl.
pour
les
trains
express
Il'''
r(j
ct
3'1
se
dirig,'ant
sur
Paris.
La
mesure
('st
appli-
quée
deImis
le
30 Sepll'lll],rc
dernier.
Il
l'Il résulLera
qu'aucune
yoilure
pOUl
anl
Nre
cOlltalllÎul'e Ile
l'énl-trera
Cil
J2
)J3$4AWikWUAUSU
ta
N\l
Franl'I' '1u'apl'l\s
1111
,<"jlllIr il Jl'mnolit pOlir
l'II
]'Cl'Illl'ttr!'
la
t1,'"illruction
COn1-
]'11'1,',
~~T\'\(\/.
\l1HI
....
ii·lIr
1('
prf":-.idpld dll
(,011~(·il
(,t
citer
cnlU'glle,
(·te,
p()lll'
l(~
1Il;ni~ll'e
des
tnYlIll\.
pnl)lîcs:
fi'
rli/'Cl'/Clll'
,fI',";
f'lICl/lil/:3
dl'
fT.
\II:T";(':lI ,
12
octobre 1892,
LETTHI: ,Hl
diraclrlll'
f.U~Il{rnl
des
donaues.
~
Adtni
.
...,:--Îotl
cn
Franco
des
rmSlllS
jll'llvenailt dl'
la
ll'P1le-Abal'c,
:~\fO\~IElïl
LI:
!HHECTI':I
n
G{:\l::n.\J.,
VOliS
[nez bien YOlllu
lTIC::
traI1SIlwtfrc
ulle
pditioll
do J'In!.
1t"c111l
frèrcs, dl' :-;ainl-DiC',
propri,'lail'c,
do
lignos
dalls la
lIanle-Abaco,
demandanl
'1"1'
I"s fruils Ill'oH'nanl
de
l'CS
1 ii'n!'s
soi!'IIL
lihre-
nll'I11.
adnlis
('II
France
l'al'
d~rovr"i()11
ail" disposilions dll
décrel
dll 20
aoùt
demier.
lrapJ'(~"i
]u:-;
rell:.;('ipïH~llH'lll:-;
[Ollrllis;l
111UTl
ndnlillistl'Htillll,
Ic:-;
raisjlls
cullivl'S
d'lIls la
!laille-Alsace
HO
pOllssalll 1"" ail "i'C'"1 dll sol.
COllllllC
(,l,la
a !il'II
dans
direr,
paJS
el
IloLallll11Cnl
Cil
Espagne,
lu
décrl'l dll
'l!l
a(jl'It
prohihalli. l't'Iltrr:c
en
Frallcè
de~
fl'uils
ct
1/'g-1I1uc,,;,
p()n!'~ald
daJls
le
~ol
UII
au
ras
du
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ll'c~t.
POilll
applicable aux
rai,ins
pnncllalll
de
la
llallle-~,\.lsacc,
Je
'00:-;
serai
[r(\s ohligl"
de
vüuloil'
hien
d()llllCr
d{'~
ifl:-;trlldi(Jll~
claus
cc
fWllS
anx
agents
de
,oire
:HlnlÎnislration,
HC('!'lez,
,rollsil'llr
le dirce!I'IIt'
gO"II,"ral,
"Il',
l'onr
l"
['('("sidellt dll l'IlIISl'i!,
[\)11,,-11'1'
de
lï\lll~ricllr:
II'
rlif'l'!'[(>Il/'
dl' l'lfss;slfl!/{'('
et
dl'
l'h"v');!..',/('
lW/Jfirllles,
ll",,,[\l,,,,,!>,
29
octobre 1892,
PBO.IEl'
Ilh
L01
pn",",clll("
Ù
la
Chalnhn'
dc~
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l)('llInlld(~
d'cJll\erLlIl'f\
sur
J"e\('rcicc
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HW.!
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~npph!lIJ(llllairc
de
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pa,\Clllcllt
do
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()l:('a:-ii(JllIH~(,"
par
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c1101(!('j(111i'.
J<.,'J'!)(J8(; dl's lI/uIU:) .
.'\h"SH:i ns, lin
dl"I,(,1'1
d"
2
seplembre
I.'iD'l
rOIHI"
"Il COIl,oil
dt:lat
l'cildani
la l'l'omgalilJll
d",
Challlbres,
('Il
l'erLll de l'arLicle ',', de la loi
<111
'lG
jan-
,icI'
IS[P,
a
Olncrl.
,III
((lilli"I'r('
d"
l'inté"i"Il['
SUI'
le
chapitre
CIo
(lllai<"rici
ct
dépenses diy('rse, .In service sanilaire',
au
1lLHli"'[
de l'exercice
ISf)2
1111
l't'l,dit do
300,000
l'rUiles
moli\'(;
Ilat'
le,
llle"l['I',
c,cl'pliunnell",
d" l'r('seryatio[J
'luO
c()m~
pOl'lail l'appariliuli .Ill
d((.tl~ra
"
li
amlJilll['g'
cl
au IlaITo,
(:0
cr{-dil ('lait d,,,lilH":
1°
il
[,"slallalion
d ail fonl'liollllcillel<l snI' la l'ro((li,''['(, dll
'lord
el
do
l'E,t
de
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dc sIH'yci!!all{'ü
sanitaire
pour
l(,~
YO"agcllrs et
leurs
Iwgagu:-;
olllrani
('II
Fruuce
t'Il
pru\
l'llllllt'l'
dt':-\
pa.~
s
<\llcÎuh
pat'
10
ehulc'I'a ;
•
."8iiUWit4Sf4
..
U.
aucw
..
-
gO-
~o
:lU
renforcement
du
service
sanitaire
qui
existe
en
permanence
sur
toute
l'{tondue
du
littoral
maritimc
de
France
pour
le
préserver
de
l'importation
des
maladies
pcslilenlidles
exoti'jues.
Conformément
11
cc
programme,
dos
postes
sanitaires
ont
été
l'tablis
depuis
DUllkercj«e
jlNjU'à
Delle
sur
lOlIS
les
poinls
principaux
de
pénétration
en
France.
Qnar:nll<--trois postes
oflll,té
aimi
organi,,'s:
26
aupr,'s
des
gares
frontières,
14
sur
les
canaux,
:3
sur
les
routes
pourYncs de
tramwa~'s
ou
particulièrement
fréqucn-
V'es.
Dix
des posles
do
garcs
constituellt
des postes de
premier
ordre
possédant
des
étun's
" d,;sinfcclioll
et
de's
lazarets prc)\isoires
destinés
à
isoler
les vo)-a-
tr0llrs
qui
seraient
reCOIlnus malades
ou
suspects.
Les
autres
postes
sont
pourvus
de
pllhérisateurs
011 de cuves
11
désinfection. Cha(plC poste dé'livre aux
personnes
entrant
en
France
d~s
pa"l'ports
sanitaires
portant
le
nom
de la
communo
dans
IU'juclie ollcs se
rendent
ct avise ùo lelll'
arrivée
le
maire
de
cette
commlllIe.
Le l'l'rsollne!
comprend
cl'ulle
manière
8',\o<5ralo
le
commissaire
spl'cial de
police,
directeur,
l ml'clecin
chef
du
senice
1O{'dical, l
ou
2 ,',tudiants
en
mé-
decine,
2 011 3
commis
pour
l'e'l,érlilioll
des
passeports
ct
carles
d'a\is,
2
ou
:l
désinfccteurs
ou
infirmiers,
1
chauffeur
!11"canicien
l'our
l'{hn
e. Le.,
sen
ices
des
chemins
de fer, (les dOllanes, ,les
canaux,
de la g-endarmerie et
cie
la police
concourent.
chacun
dans
la
mesure
de ses
atlrihlltions.
anx
op<"ratiolls dcs postes.
Les
,kpenses
résultant
de cello
organisation
se
répartissent
de
la
manière
sui-
vante:
Frais
de
personnel
des dix postes de
premier
ordre
à
raison
de
2.500
francs
par
mois,
du
5
septembre
au
5
octohre
. . . . . . . . .
25.000
fI'.
Frais
cie
personnel
,les
autres
postes
pour
la
même
p",riode.. . .
13.000))
Fouroitures
d'appareils
de
désinfection;
frais de
transporl,
d'installation
el
de
fonctiollnement
pendant
le
prcmi~r
mois.
. . . \Jo.
000
»
Installation
et
aménagement
cles
la.arets
provisoires
el dépenses
di\-erscô de fOllclionnelllen! des
postes.
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
iO.
000
JJ
Tolal,
..................
200.000
fr.
De
sou cùtt\ le SCl'YÎce
sallilaire
Inar.iliLne
a
n{'~ccs~it(~
11110
<1/,-
pOllse
dl'.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
30.000
fr.
1'0"1' des
tra\allX
ct
installations
c:draordinaires
Cjlli
cOllll'reuncnL
llotalfllllcnt
l'ac'juisition
d'éLu\es
pour
les
ports
de Ch!'fbol1l'g,
Bùnc
ct
Philippc\ille
ct
l'achat
d'une
chaudii're
Jlour
uue
chaloupe
a
vapoLlr
dans
le
porl
de
Mars"illc.
En
même
teIrlps, 1"'piMlllie
'jui
an,it
d'abord
apparu
ail
ILn
l'C
s<"tcudail
il
di,,'!'s point.s de la cù!e
cntr"
DllUkcJ'(l'lC et
Cher·
hourg·.
Des
mesures
sanitaires
i,"m6diates
s'imposaient
!l0IU'
i-!.ouJler
sur
l'lace ces
premii'rcs
mauifestatiolls.
En
nIe
do
prati-
quer
l'isolemcnt
des malades
ct
la c1é'siufedion des
objets
et
des
habitations
contaminé's,
l'administration
dut
mettre
il
la
disposi-
lion
des comlllUIles
atleintes
des
apl'areils
de d{',infectiou clont
l'acCjuisition s'
est.
élcy,~e
"
la
SOUUllC
de.
. . . . . . . . . .
'i0.
000
))
Soit
II
n
ensemble
de di'pcuses de
......
, . .
..
300.000
fr.
éf(al
au
crf'dit
ou\ort
l'al' le d"cff't.
du
l''
septembre.
Il
importe
de faire romarcjlwl'
ici
que
tous
les
appareils
de dé'siufcctioll acquis
daus
ces
conditions
pour
senir
soiL
:\
la fronLière, soil
daus
los localités
contamiuées,
rcstcrout
la
propriét,j
cie
l'administratioll
sauilaire
ct
formoront
1I1l
ma
lé
riel
de secours
qui
sera
toujours
--
\)1 -
prèt
il
èlre
clirig,' il
l'ayenir
sur
les
poillls
menacés
on
atteints
paf
une
malaclic
"pi,lé'milluc.
Toules
ccs
d,'penscs
Maiont
mg'entes
.-t
indispellsahles
pOll1'
permettre
de
lutter
COlltrC'
l'importation
et
Jo
propap-atioll
tlil
ellol,'ra:
ellcs
onl
cu
pour
résnllat
d'ahsorber
10
premier
crt'dit
omorl
l'al'
l"
tlérrd
,Ill
.),
spplmnl,re.
Ainsi
'lu'il
a ,',l,' e"pos,"
l';-,Ies,,,,.
l,'s frais
dn
pcrsunncl
des
posles
sanilaires
de
la
fronlière.
'[Ili
s'"li'\('ul
il
!jo.()()()
ft',,"es
par
mois.
n'oIlt
,\Ié f(;glés
'lue
ponr
le
prcrnicr
lnois,
c'esl-h-dirc
jnS(Ill'
ail
,)
(jcl
ohrf'.
L't"pidénlif',
bien
(fil' Cil
(k~croissancc
cn
Allemap'ne,
en
Autricllc
ct
CIl
lIelFi'l"c,
Il'a pas
cncore
disparn.
Il
osl
impos-
sible
,1"
prô",ir
le
momcllt
où
les
lilm"
cOl1lll1l1nicatiolls .le ces
pa~s
aycc la
France
pourroIlt
I,tre J'(\lahlies saIlS
danFor
pOlir la sanli"
publique.
Dôs
quc
10
p'ouvcfllCmcnt
aura
rc':u
l'a"tU-;lllce
,le
la
disparition
du
1lt"HU,
il
n'ust
pHS
dou-
teux
(fll'illlc
s'clnpre:-;~c
de
rapporLf'r
les
L11CS\HCS
~allilaircs
pri~(·s
anx
fronliôrcs.
Aujourd'hui
UIIO
toile dt'cisioll
serait
prématul'I;e
cl
pourrait
compromettrc
los
résultats
obtenus.
D'accord
aycc le comité, de
direclion
des
services
de
\'h~'i:ô,\ne,
nons
pensons
qu'il
)-
a liou do
pré\
air
dès
mainteaantlc
maintien
dos
postes
sanitaires
pcmlaut
les
mois
d'octobre
ct
de
noyombre,
soit
ual'
dèpeuse
dc
. . . . . .
go
,onu
fr.
pour
10
personnel
et
t..
nwt,~riel.
A
celte
SOlnlllO
(loivcnL M ro raltach{'cs les
(l('ï)(,ll~c:-=,
()('Ca~iollll{'('S
par
l'installatioll
rio
posles
sanitaires
il
MorLeau,
Ponlarlier
pt
Vintimille.
Crs
trois
posles
olll
<-l<"
préparôs
on
y,w
de
1"'"
clllua-
lil('
d'une
e,lonsioll
du
choltSra .le ce
"<'>\<".
lloufl',,,olll,'nl
lUlir
mise
cu
fOlldiollllCtTIml1. Il' a
pas
(-V:
J1('ccssairc; les
frais
de 11lal("-
riel
r,'stanl
il
solder
pen,cnt
i-trc ('l'alliés
'1..
...
....
.....
.....
2:;,.000
D'aulre
part,
10
fOllcliollll,'mellt
du
son
il'('
sanitaire
maritillll'
clllralnCl'a
encore
ponf
ks
dcrJli~rs
lll()is
d('
1'(llllH\'
COllr<lllLc
des
d"pcllsos cxccpl.ioll'Jnllcs
lion
susceptibles
d'<'-!re l'fI''loyécs
slir
le
cn~dit
onlillairc
dll
scr,ict'
f'l qui 110
resteront
gl1(\r('
lnoitldres
de.
:J.O.ooo
Enfin,
dc
nombreuse'
missions
ont
,',lé confi,'cs
'1
c1es
médocills.
soit
pOlir
l'in,lallalioll
cl
la
direction
des
pusl,",
,,,il
pour
l'appli-
caliolt
des
L1K'~Ul'eS
~al1ilaire"
clalls
Il~:-;
COtlllllllilCS
alkllltes
par
J'épid,\mic.
11
est
jllstc
d'attrihuer
"
IOIIS
"""\
'illi olll ainsi pn',té
il l'adLllillislralion
le
COli
cours
le
1'1115
dé,Ollé,
l'l
lu
pllls
ulli
..
a""
des
illJcmllil(~s
sullisanlJtlcllt
r<~lIltllH~ralri('c"
du
tClnps
'I"'ils
ont
consacré
il l'juté'!'t,! p-{'ll,\ral.
JI
faut.,
ajoulci'
les
frai,
,lïllllll'C"ioil
des
passeports
el
cartes
d'avis
S;lllitaircs, de
patentes
dt' :-,alltl',
in-
structions
conlre
Il'
dtoll'ra,
l'Drllels d'aYcrti:-,sUlnnuts
des
Il}(',dcciIlS,
les
frais
dc
lll{,daillt's
~I
d(~(;erll{'r
aux
!l('l'SOllIlC<":'
(lui s('
SOIJt
Sif.!·llU-
lécs
par
leur
d('~\()II(,lllellt
pt
los
fllliros
d(:pcll:-'c:-,
div('rs('~
(l'IC
COfil-
portent
tOIlS
ks
,Idails
do
mise
Cil
11'11\"['('
d'Ilne
sorlu
tI"
mobilisa-
tioll
~allilairü
aussi {·tollduc,
suil
une
(:~\all1alioll
tutale
d(,..
:J~).O()O
"JlllltlC
'1" i
paraît
ahsolument
iIlIlispeusablo
CIl
l'dat
l'0nr
a"lIl'l'r
la
colll.iIll,alion des
mesurus
deslil"'u,
il
prol'\F,'r
la
salit" l'lIbli'l'JIJ
cuntre
la
1'l'orugali()11 de Il'pitl0miu chul"'ri'l"'"
En
\J"l\'l'.
celte
l'pid"'lIlio a
ÎIIII""'"
" la
,illo
dll lIa\TO dcs
"Icri-
liccs
c'l\lsid"r"lll"s
(lui,
CIl
,lcllors
c1es
d,'ponses d
'assista"ce
propro-
Inent.
dites,
::;.0
sonL
dcv(!cs à
lLIH'
SOllllnC\
de pIns de
~J..)(}.
(Jou l'r.
sur
laquelle
il
reste
'l paYer
.......
, . , . . . . . . . .
..
T :l.ï .
non
1'1'.
Les Il1Üsurcs
dcstinécs
il
combattre
l'épidélllie
(Jnt
été
priscs
cl
.l
/'1'1'I)I'[('/'.
. . [(io
,(J(J(I
-
02-
Report.
. . . . . .
..
r fio.
000
fr.
appliquées
au
Havre
avec
UIIC
intelligence
et
un
dévouement
aux-
quel,
le
gouvernement
rend
hommage.
Elles Ollt
eu
pOlir
résultat
d'enrayer
Je,
fléau,
mais
l'c'pidémie a laissé
derrière
elle
de
nOlll-
hreuses
misères
'lue
les l'onds
libres
du la ville
ne
sulliront
l'as
il
secourir,
alors
slIdollt
(l'j'clIcs se
prodlliscnl
il
l'entr'·''
d,. la sai.soi!
rigoureuse.
Il
est ,;rl',itahle
de
pcrmettrc
"
la
\ille
de
",'scner
les
ressOll1'ces
du
hud1"et
municipal
il J'assislancc des
indigents
et
de
la
r!(,clwrFcr
d'nne
partie
des
dépenses
foites
dans
l'in!t;rèt
de
la
santé
publiqlw.
Si
en
effcL
ccs c!"penses
Ollt
eu
pour
premier
n',-
sultat
dû
protéger
la
l'0plllation
du
lIavre,
on
Ile
salirait
contester
qu'elles
out
sauycgardé
dal1~
une large
111CSUre
les
jl1tért-~ts
sani-
taires
ct
rorrllnorciaux de
la
Franco
eutière
si intill10lIlCllt liés
il
Ja
l'rospéril,'
de
noire
gl'and
port
de
la J\Jallcl,o.
Valls ces
conditions,
il
parait
jlL'le
d'allrihllcr
'1
la
lillc
du
Havre,
Ù
lilre
de
suhl'cnlioll
l'0lll' les
dépenses
'illlitaires
excep-
tionnelles
'lu'ellcs
a
supportées,
lllle
somme
de,
...
,
..
,
...
, , " 1
00,
000
Total.
. , , , . ,
....
, , ,
'.
,?'Go.
(Joo ft'.
------
-----
Eu
consl'fJuellcc,
le
gouvernelllenl
a
l'I'ollllcnr
de
sOllmetlre
aux
Clwrnhrcs
une
demande
de
crédiL suppl"'lllclllaire
s'l,lelant
il la
somme
Lotalc
de
2GO.OOO
JI'anes
à
ouvrir
au
chapitre
jo
'du
hUflg'Cl
du
ministère
de
l'inLérieur,
excrcice r8!J2.
l'ltUJET
DE
LOI.
LE
l'nlésIDEST
DE
L"
HÉPUllLlQUE
DÉcnÙl'E:
Le
projet
de loi
dont
la
tellcur
suit
sera
présenté
à
la
Chamhre
des d"pu[{'s
par
Je
minislre
de
l'intérieur
cl
par
le
lIli"istre
des
finances,
<1'1Î
sont
chargés
d'en
exposer
les molifs
ct
d'en
suutenir
la
discnssioll.
A.HTICLE
PHE1HER.
-
Il
est
onvert
au Ininistro
de
l'illlt''ficllr, Sur J'exercice
r 8!)2.
en
augmenlation
du
cré'dit
accordé
par
la loi
de
finallces
du
2G
jan-
vier
18\)2
et
par
le
décret
du
ln
septembre
sni\aut,
au
chapitre
50
(Math'id
et
dépenses diverses du service sanitaire)
Ull
crédit
supplémentaire
de
deux
ccnt
soi-
xante
lJlille
francs
(2fio,
000
francs).
AltT,
~l
-
Il
sera
pounu
il
l'dIe
dépense
du
budget.
au
moyen
des
ressources
g'énérales
Fail
il
Paris,
le
'l\J
oclohre
l tl!J'l.
Par
l"~
présiùen
1.
de
la
Répnh]
i,l''''
:
le
J,résir/ml
du
cOllseil,
ministre
de
l'intùieur,
]~m['E
Loum;r.
31
octobre
1892,
CAH.\OT.
Le
I/wltslre des Jinances,
HOliYIEIl.
TÉLf:GH,nnm
du
llIinistrc
de
lïnl{'ricnr
al!
minislre
dcs
lrayanx
pnlllies,
--
Lcvée
des
llll'Sllrt'S
apl'li,I'''''cs ill'entr{oc
Cil
France
des
grands
cXl'rt''',
Le
comité
de
directioll
des
suniccs
de
l'b.'gi''.lJe l'st d'Ulis
'Ju'il
H'}
a
l'lus
lieu
Ali
dt,
s'OPP0<':('f
Ù r('nlr/-('
('li
Fralll'('
dl'''
1.
1 Jil!ll'('''''
('\
d(,~
\\-np'(111,,-liI:--
('IHIl[)()..,alll
1(,..,
pTands
('\pr('~s
..
1('
\(lll:-,
~('rai
Uillig(',
.1'('11
i'lforll}('!'
1(1-';
('(lIIIII"8'lIil''-;
illI(''I'(,~~(''('s
8 novembre
1892.
'J\.LÜ;H.\U\J!.
dl!
llli'li:--lt'C'
dl'
lï,d("l'i('ur
,111\
I)r(',fd~
l.\u!'ll,
_\rd('11!l\\:~,
\l(\llrLlw-('l-
"osdl('.
HaliL-Hl,j!ll.
Ht'~ll'idi(Jtl:-
lJppUrll''CS
litt
fUllcLi(Jllll()lll{~lll
des
pus
tes
~allilain\s
.
SlIr
l'a,i,
dl! ('ollli!,'
du
directioll
,ks
,<'nicl's
de
l'hrgii'llc.
lai
d('cid,'d'"l'pOl'-
l(')'
]1':';
11l(Hlincatioll'"
sui\<tlltc
...
ail
fOIH'lÎOlll)('llH'ut
d('s
jlostf>S
sallltair('s
de
la
1'ron-
W'I'C'
il
da!,'r
d"
q
lIo\"'Llllm:
('o"nIlLt.
1"
les
posl(\s :"Iahll"; :llIpI'Ô'" dc"
gan\~
d('
(pnslps
sCl'oLldain'sl
so1l1
supprÎuur,s.
YI)IlS
\()Ildrt'z
[Jil'll
l't'lltercicl'
te
pcr:-;oIlIH,j
dt,
('(':'-;
P()~Ie:-;
dn
COIlCOllr:-:.
pl'~I{'
;llllOll
adlllilli:-.lratiuJI cl
illyit(,l'
li'S
din'd('llr:-:.
~\
lll'adr('s...;('!'
lllt
rapporl
d·ell:-'('1I1hl".
~>-o
L(':-i
po..;,los
lllilil!ll'llll:-'.
~
cOll1jlL'i:-i !Oll:-:'
1(,...;
po:-,l.('
...
d('
(·atl(HT\..l'e,~:-.er()IlL
la
d{,li-
\
l'<lllC(,
d(~:">
pa,,;sl'l)()rh
1'1,
1'('11\()(
di";
('arl('...;
d'a\
j...;.
Le
::-(,l"vÎC('
lIu',dical :-:'l'ra r{,duit
ù
la
\isitc
de;.;
!lC!':-:'OIlUU:-' ('\.
d{':-,
lJateatl"\.:
1(,
lillp:c
:-ial.-.
cOlltiuuüra Ù t'tre dt-:-ill-
{"ch" .
Ycuillcz
.10111H'1'
de:, illstrnction:-:.
cont'UrIIH':-'
au\.
t1ir('d('ur~
de..;,
l)()~t('s.
12
novcIllbre
1892.
H.,pl'OHT
" la Ch"Lllllro
d,'s
d,~l'u[{'s
par
"1.
llJ.::\1\1
BOCCILEI1,
dépul"
(Yosges),
au
lIOIlL
de
la
commi"iuLI
.1"
budg'et
([)
snr
le
projet
dl' loi
portJnt
0111
CI'l
ure,
ail
mi"istre
Je
l'i"I,'ri,'"r,
sllr
l',',erci('o
Ill!)'!,
d'Ilu
Cl'l'dit
sUl'plé'moutaire
de
,~(j().ooo
i'rauc:-.,
desliné
ail
l'{\,'(~ll1clll
dl'
JèpCll:-iPS
oCCa:-iiOllIl("C:-i
par
l'/'lll-
démie
cholérique,
,\h:,;SIl:L L",
l'él'id8mic
cholôri'jllc
'Illi
\
icnt
rie
menacer
,i
terl'ihlelllent
l'Europo
c~lllraie
a fUlIrnL la
[lrell\"(~
IItH1Vellc,
ct
d("~ol'ln,ti~
(k'l'l"ii\c,
de
la
pui:-,s<lTlcC
d,',-
f(,ll:-.ive
lJI10
le-;
llle,..;nres d'h,vgi(\lIc
ct
los
pr():~é(U·s
du dc"sillfodioll, Jargulllcltt
el
SCiU1J!iGLlllclllnllt
appli'[ll.~s,
IVh:-i(\c18!lt
cdlltrc
la
propagatioll
dll
tL'au.
Ln..;
("l'DI(,s
lu:"dicalcs
p::llvünl
hi('!1
displltl~r
{:IH:orc,
au
poillt
do
Y!I(:
clilliqllU
('0.11111:,' ail point
tin
\
lL~
l)Jcl(~riol()Fiq'J("
sur
la
natll!""
dll
chnlt"ra,
la
dnalil/)
OH
j'unicit(',
de
sc...;
ori~'illc~.
S:\ ('Ulllu.:.!.'jL)SÎ!(·'
el.
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LL'aitC'~ll;)llt;
l()lll;~:-;
ce...;
di\cl'g('nccs
docotrillal,'s
,li;p~rùiN'nt
lor;'luïl
"agit
de
li,,,1'
1(';
m:',ums
l'l'opllvla,;tiqul"s
propres
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al'n~t(~r
~l
1I0:-i
frOlllil"l'U-; ses l'üdolltahlc;.;
Îllya.,iollS,
Ù
Entite\'
l'u\.tensÎolI
,Les
fo.v('rs
d"itlfedioll
inlpurt(~.,
ou
IH~.'"i
spontall/'lnunt
dans le
P[I,Y~
llH\U1C,
sons
l'illtlu_Cll(~C
(lu
tctnp
)ratllt'e.;
ou
d3
CirCOll-ilallc:)5\
aJlillùf.rne,;,
~\
cdlcs
eles
fl:giuns
où
le choli'I'a csl
pour
aill~i
dire indigùlle.
(1
')
Cl'Ile
COlIlIHi~~ioll
c~1
cUlllposéc de
~l~I.
Ca~illlir
Périlw
(..L\
ulle),
}Jl'e~i(lenl
;
Lockrny,
Dclulls-~lolltalld,
Baïhaut,
t-Î,t!-pl'àidents; H
....
~'müncl
POillcaré,
Jonnad,
hnllllarll1d
Arùnc,
comte
Can'ar(~l1i,
~'l'tlL;irti.I·L'S
ThoB1!:on.
Antonill
lJuhost, S[llis,
Etil'l,ne,
Tcrrit'l,
(;u::,t<.1YC
Isambcrl
1
Eure-el-Loir;,
\Ièg:o,
Peytral,
Félix
Fau~'e
(Seinc-l
nf0L'icnrc),
L,u
pll)~1
)ukmps
(Tarll),
Lahu~slCr('.
Le)dct,
Camille
Fouquet.
HenrI
BOllchrr
(Vo~g(,s),
Geol'gt--'s
Cocber~',
HOIIl'i
Hrisson,
Lctellicl',
Charles
Duplly
(Haute-Loire),
Jolihois,
~Iesureur,
Labrousse,
"Yves
Guyot,
Chautemps,
Gerville-Ré"che,
as
a
Examen
médical des voyageurs ronallt des pays contaminés, isolement
immé-
(liat ct tl'aitement
(les
malades, l'l'ollihiLiùll des marcltanclises suspeeles, cl{'sinfcc-
Lion de
tons
les
bagages,
lillge:;
cL
\
(:~lcn1tmls
irnporl/'s,
Lolles
sont
ll'~
lllCsures
pr("coni",es contI''' lus inl'asioll' c1)r)léri(l"os,
Landis
(l'le
les
épid'~l1lies
locales
~olll
c(HuhaUtlCS
par
l'urgallÎ
. .,atiull
d'U1l
scryice
nH~dical
IlUiCOflll{'lTICnL
inspiré
par l'évacuation des locaux cùnLanti])!,s
ct
,le coux particulièrell1enL
insal"bros,
par
la désiufccliùn des
apl'ilrtemcnb,
rcstihulcs, dégagell1ents,
cours,
,,'ater-clo-
sets, tuyaux de descente cl
rui"eaux
,l"'v(lllleillent,
par
l'épuration
des linges au
moyen d't\luyes
on
de pulvérisateurs, ct enfin
par
la
d~structioll
des couchagc's
ayant
soni
il des choléri(fues,
A cet
égard,
l'accord est
unanimo,
et les faits
viennent
de
répondre
sur
tous
les points
du
monde
aux promesses de la science.
La
]{ussie a
littéralement
écrasé l'épidémie sous des
mesures
dont
la yiolence
même
est
largement
excusée
par
10
résultat;
les actes odieux de
Fire-Island
ne
font pas oublier les l'récalLtions victorieuses prises
l'ar
les
États-Unis;
l'Angle-
terre,
enlin,
a
pu
assurer
la protection de ses
ports
par
une
organisation si
im-
peccahle qu'ulle Il'a pas
cru
deyoir
en
interdire
le
lihre
accès, ct
(PlO
les
~2
cas
de choléra qui lui
ont
été enyoyé.; de
Hambomg
sont venus
s'éteindre
dans ses
hùpitaux
sailS
donller naissance à la
moindre
contagion
intérieure.
Cos résultats, rapprocilt',s des désastres de
Hambourg,
où
l'on
a tardé
près
de
six semailles avant
(le
prendre
des mesures suffisamment
énergiques
et générales,
df.montrent dt',finitivement
qne
si
la
naissance
du
fléau clans
le3
profondeurs
de
]' Asie est encore
obscure;
si la rapidité de
sa
marche
yarie
en
dehors
de
tous
calculs réguliers. selon les hasards des transmissions
maritimes;
si sa naissance
spontanée dans les contrées tempérées
dépend
des conditions climatériques,
et
si
sa gravité individuelle s'accroît
alcc
l'état de sénilité, de faiblesse et de misère
des malades, les États
ont
du
moins
la
possibilité de d{,felldre leurs
territoires,
d'"teindre
dans
leur
civilisation, dès
qu'il
touche le sol, le fléau né dans la
bar-
harie,
tandis que les commulles
peuvent
elles-mèmes
réduire
à des cas isolés les
é'pidémies naissantes.
La respollsahilité des sociétés civilisées s'accroît désormais avec la certitudc de
l'efficacité de leur
intenention.
Elles sc doiyent il clles-mèmcs de
fermer
leurs
portes
au fléau, de s'opposer à son dû\eloppenlC'nt
sur
leur
territoire;
elles
doivent
au
monde
d'empècheL' son expansion
hors
de ses frontières.
Ce
triple et
grand
deyoir s'impose à tous les
gouvernements,
et se substitue
au
commode et dangereux fatalisme des anciens
jours.
Le
gouyernement
français ne ,,'est pas dérobé à ce devoir,
qui
se présentait il
lui
sous les formes les
plus
multiples, puisque les menaces extérieures
du
choléra
ont
coïncidé
aYCc
sa uaissance spontanée,
SUl'
les points les
plus
divcrs de
son
terri
toire.
Après
la seconde quinzaine
d'avril,
"l'Europe,
et
en
particulier
la
France,
suhirent
des
tcmpératures
gui
rappelaient celles de
l'Asie;
comme
elles
en
avaient
les
températures,
dies
en
eurent
les maladies (1)
)l.
Des cas isolés de choléra
s'étaient
produits,
dès le 2 avril, 'l la
prison
de
Kallterre ; ils
sc
manifesL<\rent
particnlièrement
dans la hanlieue de
Paris,
en
mai
cl
en
juin,
mais sans (fue
leur
contagiosité restt'cinte
pùt
faire
présumer
que
la maladie cliff{'rût de l'affection sporadique, observée tous les ans dans
notre
capitale, cl (fu'elle
eùt
rien
de
commun
aycc le chol""a
indien
({'Ji,
parti
de la
Perse
ct arrivé dès le
22
juin
à Bakou,
attaquait
déjà les
États-Lnis
en
septembre.
Cependant,
les cas sc multipliaient dans le mois de
juin,
et
prenaient
peu
(1)
Communication
du
Dr
Pèter
il l'Académie de médecine.
apn'., lIlle t'orllw
'~I",I{illiqlle:
le
('hol,~ra
dcsccndail
l''lllcmellll,,
l"Hf! de
ln
]'clile
riyièro
de
la
1\isll',
t'll\ahissait
la
\"rtllallll,e
cl
péll,"lra'llc
CI
juillel
:1\]
11a\l'o
UYcc
uuo
fcnlllH'
partie
de
CO\ll'llt'\-()i('.
Le
prclllicr
l'as
tnurkl
~e
lll'udlli..;il.
t!:llh
Illdn:
121<\11(1
port
II'
IJ
,Îuilld,
le
dl'Uxi(~lllC
Il'
2~
jllill!'I,
l"
II'Ol:-;iôl11C
Il'
:_)
aoù!;
et,
il
partÎr
de
en
lnULn(~lIt,
le
choléra deyitlt \(''l'iLahlc-lIlClIl
/'jlid{;tlliqIH'
au lLa\ ru,
1'(I!llille
il
l','d,ail
~l
Paris,
llwi:-:
~n{'c
plus
dïulcLlsik,
landis
qllli
Il'apparais
..
ait
;\
Saint-Pf.ler:-:bùlll'g
(lue
le
U <Joùl,
'PIC
les
prcmiers
,1<"(O,\s
0111
eLl
li"1l
il
Il:ltnIJol1],~'
le Itl
"<JIH,
d
que
le
prt'flljOl'
navire'
IWlllIJOuq!{)ois
Îllf('l'I/',
le
UIl!7~Jir1.
touchait
le
:).;)
aoùl
:-:'CltlOlllCnt
au
lla\J'e,
01\
rOll
'li
ail
,j.'jil
rd"lé
ïI
d,;c,'.s,
La
France,
IllOilaCl'e il la t'ois
par
UllC
"l'idéll1io
inté'ricure
el
par
celle
CjUI
rarageaitlc
STand
port
allerllalld,
dt'\'ail
(~galenll'llt
sc
garanlir
des
alteinle~
tjUl
pO\l\aielll
lui
venir
dl'
lïnde
et de
Bakou
par
la !\1,;diterrall('c.
Il
Hail
ul'cessai\'('
d'l-lcindre
les
fo~cr,
d'infectioll
nés
sl'0nlaw;n1l'nl
sur
notre
territoire,
do rcUfOI'C(T
liolre
~(~r,icc
saullail'e
lluuitllllC, (le p-arder
notre
frontièl'(~
de
lerre,
rie
DHnkcJ"(l'le
il
Delle;
rie
l'l'l'parer
lllPmo
la
garde
do
noire
froulii,rc
dlL
Sud-Est;
ct
,:esl
il ces
clrods
ll1lllliples 'l'te
""l'0wlcnt
les
crétlils
demantl(.s
par
le
gOlncrllPlllcul,
(IL
donL
llOlh
<-"ons ù
cxamiupl'
l'uLllploi.
Un
ùl'crel
du
1'"
scplclIlhre
rS()'l.
rondu
en
COllScil
d'f:lal,l'endanlla
proroga-
tion
des
Cham!>res,
elL
vcd"
de
rarlicl"
V,
de
la
loi
d"
,,6
jaIlIier
r892, a
olll"cri
au
ministère
de
l'inlérieur.
Slll' lc
rlwpilre
:io
C\lalériel
ct
dépensos
du
sAniee
sanilaire',
au IllldFct
de
l',,,,el'cice r8\)2, llil
cr(;dit
de
;){)O,O()O
J'ralLcs
'lui,
cIlll'lo.'{,
iL
l'inslallation
ries poslcs
sallitaircs.
,\
la r"'lllUl\l:ration d"
leur
personnel,
ù !'ac(jlli:-,ilioll
Dt
ail fOllctiollllCll1ellt
de:--
apllilreil:-;
.le
d('l~illredi()n,
t'lait
complt~
LPlllellt ahsor!J{, le il
octohre,
Lo
f!OIl
1
crnemcnl
soulllcl
ad
lll'llclllcnl
:lU"
Challlhrcs
la t1clllaurle
d'un
nou\cau
crédit
slll'pléllll'niairc
dc
"Go,
noo
francs,
d,,,tin,',
il
solder
les d{'penses
excppliolludh's
d'ordre
~aIlilairc
el1gnp:("BS (lepuis
le
B oclo!H'e, et ù
verser
à
la
ville
du
Hanc
lllin
sOlllme
de
llJO,OOO
fraues
il
tilre
rie
sulnentioll
ou
de
par-
ticipalioll
dans
les
d"'l'emes
pro\o(I""OS
l'al'
r'~l'id{'rnic,
'lui,
eH
raisOII des
circonstanccs
l'artieuli,\I'('s
dans
1"5'1'lell,'s clics se
"JIlt
l'roduiil's,
l'etn
cnt
ètrc
cOllsidiTécs
COln111C'
ayant
IlU
caradère
uatjollal.
C'est
donc
SHI'
des l'l'édits
,'del'ant
dans
leur
cllsemhl"
il
5lio,ouo
francs
'lu'"
dù
porter
l'examen
dl'
votre
C()llilnissillil. !Jieu 'l']()
yolre
voto
ddinitil'
doive
i
Il
tel"
CIl
il' sl'pa
râlllclIl
:-:.ur
k crédil
de
:~OU.
000
fral
]('S
ou,
('rt
pal'
d/~cr('t,
cL
sur
le
crédit
sLIl'plélllCutain' de
2G".OÜO
l'raIlc,s,
'lui
l'ail
scul
l'ubjl'l
du
projet
tIc
loi
(pli,
nus
e:--l
aclllcllclllcut
soulnls.
Nous
c'(amincrol15 s61'arélllcnt les rl':'pcnses
sanitaires
proprc1llerJt
dites
attcigllant
',Go.ooo
francs,
el
la
suLvclltion
de
100,000
francs
pour
la Yille
du
lla\Tc.
Les
dépenses
sanitaires
so
tlécolll]'oscnL
elles-lllèllles
en
acquisilion
de
matériel
d"
dé',infectioIl,
li""
(,t nlObilc, 'Illi l'l'sic
utilisable,
qui
ya
comlitucr
le
promier
élt"lllclIl
de
nos
al'senau,
sanilaires,
01
'lui
s'élèrc
il
ISL
Gi7
francs,
eIl
frais
de
personllel
'lui,
cn
dehurs
d"s
frais
de
visiles
il
hOl'cl
et
d'illstallalion,
s'élèreut
'1
r35.000
francs,
enfin
cn
frais
de
fonctiollllelll€IlI dos
posles
frontières
el
en
dl'ponses
de
malériel
consommé-,
qui
atteigncnt
140,333
francs,
Ap])(u'('i/s
tle
Jésiujectioll,
Le
FOllvcrnemcllt
«)'aul
en
'uo,
di"
le
premier
momonl,
la
protection
de
notre
frontiè'lO
du
I\unl
et
de
l'est
ct
de
Ilolre
l'mllli,'.rc
IIlarilime,
installa
depuis
DunkcrLluc
jus'lu'it
Delle,
sur
tous
les
principaux
points
de
pénétration
CIl
FraIlce,
0&2&U&&1
4 -
_.-
\lli
!~3
pastus, dOlll
:J.(i
üllpri·s dC-';'gar2s l'l'outil'nos,
}/I
:-;lll'
le.;
('Ullall:'\.
el
:~
SIII·
lcs
]'outes les plus fn'·ql1cnlécs. Dix l'0,tes de
gare
fllrt'nl illlnlé-dialomolii pOlll'nlS
d'['tUH-'S à d,"sinfccljoll
JUllt
l'elIicacLté
('~l
(k'sornwis
ahsoltl!llClIL
d(!lllOlllrue.
Dellx
do
,'Cs
appareils
pourroJlt
rester ù poste
fj,e
ail'
gan"
,le J"l\nlOllt ct
d',\. vricourl dont l'importallce JI';"I',;,itl' ulle
silneillalicc
ct
lin outilla!!" l'(,J'Illallenl s ;
los
""it
autros, plac,'·s
il
(;"yvèlde,
Blanc-\risSI'roll, Raisi"I\\, Feigllies,
Cire!,
Paclly-sur-Mosdle,
Petit-Cni,
ct llello,
sont
des
ajlparcib
I\wbill's
facilClllUllL
lransportahles
et
Il"i
lonl
rester il
la
di'l'Œiliol1
do
l'ac!J"iJlistration.
L"ur
l'ri,
total
d'achat,
à raison de 5,!)'I:l J'ralles pOllr les
apparoib
li,,,s
l'l
G,
'100
J'rancs
pour
les appareils mobile's,
atteinl
62
,oKG
l'ralles.
Les postes secondai
l''','
furent
munis
,le
l'uhérisalours
cL
de Curos
i,
d~sillrection
d'une
Yaleur de
3.!Jï
3
francs.
Le
senicc
sanitairè nécessitait (·gale·ment l'installatioll d'appareils dans l'cm: de
nos
pùrts
(plÎ
sonl
encore
désarmés.
Li
ne (·tlll e fixe
l'Ill
établie il
Chl'rbollrg,
et
dellx étuyes mobiles il
BÔlle
cl
i, Philil'lwl'ille,
01\
"lies
resteront
désormais all
seryice dll
littoral
algr·rien; lour prix s'él,\ye
il
18.,43
francs.
La
chaloupe
il
vapeur
fa
i"lIl t le
senico
cio
J\Iars2ille au
Frioul
anlÎt
sa
chaudi,\re
pn
mannli" (·tal.
On
dnt
la
remplacer
d'urgence
moyennant
une
dépense de
lü.ooo
j'rancs, et
l'on
pellt
,'élonner
seulement
'lue
l'administratioll
ait
attendu
la
néce"ité
de s'on
senir
pour
constater l'llrgenC8
d"
son
remplacement.
Ellfill, 3 étuves mobiles clestin6es am: postes de
Morteau,
Pontarlier
ct
Yintimillc, 'Iui, fort
heureusement,
n'ont
pas
eu
à
fonctionner,
ont
coù[(,
25.
')00
francs.
Le
go",
ernement
mit
en
outre
i,
la disposition des localités atteintes
par
l'épidémie 8 étlllos mohiles, 5
p"hérisatcms,
4
CUI~CS
à d("infection, 3 tentes
d'isolemcnt,
donl
2
grandes
et
1 pelite,
d'un
priy
[otal de
,0.000
francs.
Ces appareils, ainsi
'l"e
ceuy mobiles retirés des
l'OS
les
pro,isoires
de la
frontii:re,
devront,
nOlls
l',l\
ons
clit,
comtitucr
une
sorte de l'L'sene, à la disposi-
lion
de
l'administration
ceutrale,
un
arsellal desliné à
la
guerre
contre
les fléaux
él'idél'li'lu,·s.
rG
grands
appareils, 3 tentes,
2'1
appareils secondaires
YOltt
être
dès
mainte-
nant
romis('S dans
un
hÙliment spücial
couslruit
à
raide
de ressources récC!umeut
mises à
la
disposition de
l'administralion.
Nous
exprimous
le
Vœll
'Ille ccl outillage soit
largemenl
coml'l{.té à l'aide de
ressoul'ces
clnprulltécs
au pari
nnltuel;
qu'un
plus gralld Ilornbrc de tenles ù
doubln enveloppc,
hôpilaux
mohiles,
dont
la
désinfceliou
peut
être
radicale ct
immédiate,
soient aC'luis;
et
'lue la
France
se
constitue ainsi
un
arsenal
complet
'lui
lili
pcrnlüllc
cl'uppli'luer imrllôJiatcmcnt dans la
guerre
aux fléaux les tld'ories
sci('ntiJî'jllCs ducs à
l'un
de srs plus glorieux enfants,
Gn\œ
il
cC'lle
organisation, à
uno
mobilisalioll
rapide
de cc malé·riel, les {'oJers
épidémi,l'ws, de 'luelrlue
naturo
'l"'ils
soiont
cl
'p'ils
naissent,
seront
('loum~s
plus
promptement,
et J'('pidémie dlOlérirlue
do
18!)2
aura
donné'
du
moins
le
signal
d'un
des pills
grands
progrèsyne
notre
(J['ganisation sanitaire puisse réaliser.
Le
prix
cles
appareils aC'l',is
par
l'administration
s'élèl-e
en
cie
hors de
tOIlS
frais de
transport
à r
84.
Gï?
francs;
cellX
restant
à
sa
disposition
pour
la
mobilisation continentale à r
H.038
francs.
Dépenses de
fonctionnement
des
postes
et du seJ'vice sanita;/'('
maritime.
Ces dépenses
comprenneut
les frais dc
fonctionnement
et
de trallsl)()rt des
appareils,
les
constructiOlls de
hangars
pour
les éluves,
do
bararl"emellts
pour
les
lazarets,
l'aménagemcnt
cles
salles
pour
la visite des yoyageurs
et
la désinfection
it
-
9j
du
linge,
l'achat
el
la
location dll matériel
C'l
du
mobilier nécessaires, lcs frais
d'éclairage
et
de chauffage,
Il
cst impossible d'cil
foumir
acluellf'IlH'lIl la justification, les l'lus
importantes
ayant
{l" faites
par
les
compagnies de chemins dl' fer, 'lui n'
OI.t
l'as OJlcoro
produit
leurs
mémoin:s,
Elles
ont
dù
être
('valu"'cs
cmpiri'l'",mcnt
à
.\
,000
l'l'au
cs
pour
les
10
posles
de
premier
ordre,
" l
,;{oo
fr,lncs
et
)
,')00
fraucs
ponr
les
22
l'os les dc second
urdre,
soiL
à Cllyjron ,;o,uoo frallcs.
Les dél'cllscs d'installation d
..
, l'os les de '\[Ol'leall,
Poutur!i"r
el
\ illtimillc
'lui
n'ont
pas fonctioun{,
sc
sOlll
delées
ù G./oo frallcs.
Cet
ordre
rie
dépellscs
comprend
ellcore les dépenses
exlraordinaires
rlrl
,el'Vieu
~al1iLaire
InarÎtilne, frais
de
visites
rIl(',dicalcs
à
bord
des
lJ~nircs,
fUllctiotlllClnenL
cl
l'ntreti,'n ,les {,tllves " d{'sinfectioll, fOlJrIlilures ,les d{'sinfcclallts, indemnités
au
personnel suppl(.nH'ntairC'
cl
d"pens,'s cli\erses, 'lui sont
é\aluées
,r
2~'.OOO
francs.
Le rt'uforcprncnL de notre
sen
Ît:c
sanitaire nWl'iLime n'a pas senlClu('llt suffi à
garantir
autant
'lue possible nos
ports
JI' l'iIllusion infcclieltsc; elle a
oilto"n
ce
résultat prôcioux
au
poinl de
'ue
inlol'nationa
1,
et
donl
non,
al ous le liI'oil
d'être
liers, que, landis
'lue
le,
na,ires
harnboufI:"eois
portaient
en
Angleterre
22
c"o-
lôri'lLles,
uotre
port
du
lIaITo,
'l
quelques
heures
du
littoral auglais,
n',va
l'as
enyo)'''
lm
soul malade, l'chaussant ainsi le
bon
rcnom
de
notre
scnicu
sauitair"
ct
l'autorité
de
1I0S
patentes nelles.
Ces d"penses
di,erses,
celles
dïrul'ression
'" de
d,~liVl'allce
cie
I,,,,,op,,rts,
ele.,
lons ces frais g,"/lI"ranx de la
!'(~sistancc
au
chol"r"
s'dè,cut
à
do.:1I3
francs.
jJe/'$lJI!I!('1.
~ous
ne l'aillOliS 'lue
rendre
hommage
au
d,~silllércsselllcllt
du
pcrsollnd
mé-
dical si dévoué,
qui,
au
premier
appel de
l'administration,
sest
clIlpress{' d'as-
stn'or le
sonice
de
IIOS
postes fronlières.
Nos Ull,decins,
aballdonnant
Icul' clicutèle,
s'e~po,aut
à ,les dallgers
dont
il
était difficile de calculcr la portée,
prenant
ir
leur
charge
Ics
j'rais ouércllx de
d~placcnwnt
el
d'entretien,
n'onl. r1cmandé
'lU'"''''
rémlln{'ration de
l,)
iI'1O fl'âncs
par
Jour;
lCllrs aides,
étudiants
uU
docleurs
ell m,;dccine, Il'onl tUllché
l'pIC
10
francs
par
jour.
Chaque
pO"ite
H
d(:Ji\"I'I'~
<-111\
l)('r~uIILll':-;
('lIlraul
en
Franc()
dl~~
pa:-;:-.cporl
...
:-.auj-
taires
porlaut
le noul de
la
COIIIUl1<IlC
de dcstinatioll, ut
il
a'
i,,', rie Iellr arriyc'e le
maire
de cette
commune.
Le
personnel
comprelld d'lIll0
manière
g,;néralc le commissaire spécial de police,
directem·. J médecin, chef dll
senice
médical, 1
ou
2
étudiants
en
mr\dccine,
2
ou
3
commis
pour
l'e''pédition
des passeports
et
cartes
lLl\is,
~
ou
~\
désillfec-
teurs
ou
infirmier;,
1 chauffellr·mécaniciell
pour
l'étuYe. Lcs seryiees de
chemins
de fer, des douanes, des canaux, de la
gelldarmcrie
ct de
la
polico
concouront,
chacun
dans la
mesure
de ses
attribulions,
aux
0pl'rations des postes.
Les dépenses
rl'sultanl
dc cette
organisation
sc
rl'parlisselll cOllformémcnt aux
tableaux annexés
au
rapport.
Le
fonctionnement
cles
dix l'us les de
premicr
ordre
est "yalué à
25.000
francs
par
mois.
Celui
des vingt-deux petits postes à
15.000
francs soit,
au
total mensuel,
il
40.000
fr1)ncs,
et
à
120.000
francs
pour
les mois de
septembre,
octobre
et
no-
vembro.
Il
a été fait,
par
voie de
réduction
du
personnel
ou
d'extinction,
di\'erses
CHOL,
-
Vil-
économies
sur
ces chiffres,
dont
le total ne
pourra
êlre
définitirelllenl
conn"
qu'après
le role,ô dMinitif de tous les postes.
Les frais de missions, ,[ui
peu,ent
sc
confondre dans ceux du personnel,
s'élèvent à près de
15.000
francs.
Leur
utililô a ('lé incontcstable, car e'csl
certainement
gràce il l'aulorit{: de
lenr
nom
que
les éminents praticiens
qui
ont
prêté
leur
concours il
l'adminis-
tration
ont
pu
obtenir,
sur
tous les points de la
France
où ils
onl
(.l(,
envo~~'"s,
l'application uniformc, rapide et rigoureuse des mesures hygiéniques
que
les
administrations locales hésitent toujours à
imposer.
Nous n'insisterons pas
sur
le reproche fait il l'uIle .le ces missioIls d'avoir,
par
le
rctenti,semcnt
de son voyage
'1
Marseille. fait Ill'ovocluer la mise
en
quaran-
taine des provelwnces de
notre
grand
port de
la
'Iéditnranée.
Il
nolIS suffira. de
noter
que
la mission est arrivée à Marseille le !) octobre. alors 'lue
la
'juarantaine
sur
les provenances de
ce
port
était
<:tablie
dès le 8 octobre
par
la Grèce,
l'Es-
pagne,
l'Empire
ottoman
ct ,Uexandrie,
ct
'lue le yisa consulaire !:tait, depuis
deux
jours,
refus" il ses patentes
neLLes.
L'indiscrétion de quelques
journaux
Ile
pourrait
d'ailleurs rien
démontrer
contre
l'effet utile des missions elles-mêmes.
En
résumé, l'ensemhle des d{penscs de toutes sortes, faites ou il faire
par
je
gourernement
pour
combattre l'épidémie de 1892, s'élève à
460.000
francs.
Subvention il la ville du Havre.
Le
gouvernement
demande
aux
Chambres
d'attribuer
il la yille
<lu
Havre,
il
titre
de suhvention
pour
les dépenses sanitaires exceptionnelles qu'elle a
suppor-
tées,
une
somme de
100.000
francs.
Votre commission Ile s'est pas dissimulé la gravité que
prendrait
Ull
semblable
pr[.cédent, s'il pouvait
être
interprét(, comme la reconnaissance
d'un
droit
qu'auraient les
comnlUILCS
0111
conCOllr!-i
de
l'Étal,
pour
a]J{~gcr
Ics
charges de d{}-
pense cl. d,· protection rendues née"s,aires sur
leur
terri!.!)ir
..
Cil
cas ,l'épidémie.
Elle
n'aurait
cerlaillcllJ('llt 1"" 1'"
nOliS
propuser .le dOlluer
un
semblable cs·-
poir
à
nos
InunicipaliLés
et
de
changer
le
caractère
ah,ohllTIcllL COtlllllUnal de
ces
dépenses lorsqu'elles
n'ont
pas
pour
objet
la
protection de nos frontières et la
sauyegarde
d'un
grand
intérêt
national tel 'lue celui de
notre
commerce maritime.
L'État
peut
intervenir
en
mettant
à la disposition des communes les ressources
qu'clIcs ne sauraient
trouycr
ni dans
le"r
hudget,
ni
dans
leur
personncl médical:
il
peut
diriger
leurs efforts, il
peut
leur
fournir
ct il
leur
fournira
les
grands
appareils de d{'sinfection
pt
d'isolempnl rlont
il
disposp ct dont
il
organisp le
ser-
vice, mais il ne
pcut
pas
"lu,
sc
substituer
UIl'
eomlllUIIPS
dans le" charges
dp
la défense locale
qui
leur
incombe 'ill'assumer la responsabilité: de son organisa-
tion.
Si son intervention pécuniaire
peut
Nre
justifiée
Cil
(jnclqups cireollStances plus
particulièrement l'raves, c'est seulement
par
voie de secours individupls, répartis
dans la forme
ordinaire
par
le préfet, et
non
par
voie de snbvention aux
COln-
munes,
qu'elle
peut
s'exercer.
C'est dans cet m'prit
que
la commission n'a pas
cru
pouvoir
admettre
le
prin-
cipe de
l'amendement
que
notre
honorable collègue,
M.
Le Chevalier, avait
pré-
senté
en
faveur de diverses
communes
de la
Seine-Inférieure,
et
qu'il
a bien
voulu
retircr.
L'administration
trouvera, dans les économies à réaliser
sur
les crédits affectés
allx aménagemeni-s
et
au
perôonnel des postes releyés, des ret>sources pins
qne
~)
\ 1
sIIHi:-:'<lntes
pOlir
jlldplllnÎ".'I',
dfllb
1(,:-,
ca:-;
H:ril;ddl'1111'llt
ill
!I:/'('-'::-';l
Ill".
1(."
Ill'upri c
:-
Lflir('s
dt'~
o!ijch
lllohilicr,..;
11ui
<lllraield
dl:
df'lr1!it-:
pn!'
tlll
....
lln:
dl'
:-.;rhd
n'i
té>,
P!I~
hli,l'It' .
La
snln'unliol'
t!emalld,;u
pour
la ,ill"
.1"
]1,1\1"1'
s''
juslifie.
ail
cOlllrain'.
l'ar
le
caraetèrc
al"ohllnclIl
c"cepliOlllll'l
'lu'olll
eu
les
d"pca""
al
1."1'1(,1
les
1"J~lat
cst
appel,;
il
participcr.
Elle
110
pcnt
MI"I'
cOllsid,;r,',u
']11('
comme
1111
rClllbollrSl'ment il forfait
dc
d,;-
pellses d'illlt"rM uatiollal
dont
la \
ilk
dn
Ilan!'
a
pris
courag-"llsclllCIlI la
charl'c,
YU
l'urg-ell("(',
t'l
dOllt
1'1::1al
doit,
('11
Ioule
(;'juit,'.,
prendre
sa
pari,
sous
pciuo
do
découraF('r,
daJis
J';:\\
Vll
il', les pills illlcJIigClltl'S illitinli'I'.".
L'épie!t"mie 112\Tais': s','sl ]'rt"selll{>,'. ,,;'s le d{bll!.
SOIlS
la
rnrnw
la
1'1115
dan-
gereuse;
sur
los
riO
prC'rnÎprt' Jnaladcs
f'lltl'f:$
~l
11H.\pitnl,
'IN
6laieat
nlOrls:
lous
]os
porls
étrangers
s'{ltaÎ(,llt fernH:s
au,
pro\
(~Il<1IlCC~
dll
JIa,
l'C';
1e:-;
Illlylre:o. ,l\
,ûcut
ces,,:, 10ut
clJargemenl;
les ["l(jul'llOt s
lrallsalb"li'l"cs
n\
j'aisa;ellt pills l'seale,
ct
tonte
la
1l0lllhrclIscl'0pulalioll
des tr"vaill"lIrs
du
port
allait
'~tr('
all,'inl,'
l'al'
la
plus
noin'
rnis/'[('.
Hion
lI'l'ut
été
terri
l,le,
non
scnlelllCut
1'0111'
la
ville. lllais
pOlir
1I01n'
po"ula-
t.ion Inariti!1le
tout
cllt.it')re,
Pt.
pont'
Bol
Ct'
COllllIlC'I'C('
l'\t(~ril'llr,
COITlIne
l'e.\:palL-
sion
du
/16;[u
dans
ulle
population
al1;"n('e
'"
allitibli,'.
'"
daus
10
'l'wrlicr
sl',"cial
des
lnarill~.
L'administration,
la Il.unicil'alitt',
f'l
IOlls
les
collaborateurs,
],au""ut
leur
d/l\
Ollelnen
t h la
hauteur
du
danger,
pan
i Ilrf:Jlt Ü
l'arl'(\l('r.
En
'lUC,llju,'s
jours,
la
\ illc flll Couvl'rte d'llll yaste l'Psl'a
Il
médical
ct
],
ygiéni-
que
'lui
IW
permit
plus"
III'
"ml
cas
dc
dlOléra
d',;clwl'l'éJ' il
l'action
admi"i,-
l.ratiyc'.
Les
logements
cOlllaminé,s. les
rues,
les {-!:wul,
fureut
désillfec!{>s, les
dépôls
insaluhres
l'ldey{'s, les rigolos, les cri'j1\('5, les aborrls rlu
port
largement
assainis,
Tandis
qllf'
les
indigents
filaiont
~ollslraifs
:lll\.
df'rnClll'eS
Inalsaiucs
où
sc
con-
fiuait
Je
chol("rél. d('s
a:-;iJf'S
l"uI' /'lail'1I1
aSSIlI'!:'S
dans
des hang-ards Sp(:'cjallx,
prêtés
P,lf
la
Chi-lllll)Jï~
dc
('Olllllt('l'n"
(JI'
1(·~
f;lmille:--,
in~lalJp(:.-;
~éparéllH)lIt,
{.tair'llt
~lIr
n,jlh~c~
f'l
,,{)i~I1!"i''''
av('c
Ja
plu:-.
~randc
~o]Ji(,jllUl(,.
230,000
frallc:-;
....
Ollt
d6p('Jl>;;flS
en
df'!1\
uloi:-;
pour
l'die
nr~i1ni~alion.
('lJ
l'Ill,')
des
lOU.()uO
frUllct'
di,..,trihll{',";
Cil
S('COllr~
pa/"
ln
lJllll1ji'ip(lJLt(~.
La
pop"lation,
dans
\ln ,',Iall
de
solidarité
all'jlll'i
on
\l"
l'cul
lrop
applaudir,
n"pondit
il
l'infatigablo
déyollüuwnt
d"
son main"
1\1,
L'lIIis
Briudc"u;
des
souscriptions
privées,
s'élcva\lt à jlius .le
2:J.OOO
fraucs,
pürmirclIt
de cOllliuu,'f
ot do
dérelopper
les
st'cours,
Lü
mal
rIo
mi,,;re
fllt ,:'oarl(,
,l'ahord,
le cl."Il"'1 fllt
yaillOU
ClISllilc,
ct
la
puis-
santl'
organisat.ion sanitaire.,
('r(~(',t'
le 19
anùt,
s(,l'vit' :1"\"1'('
Ji'
plll..,
grmld
dévolu'-
uwnt!,,,r
le
cori"
lll,',dicai
"'''lill'i
~nr.
Bruu'lI'llcl et TJlOiliol.
('II\OY{'S
l'al'
l"
luÎI1Îslll['C, ,ilJrent.
appurtl'{,
fI>
('OIll'UOI'''
dl'
lt'llr t.';",pt"rieucl',
fut
si
cillcac(:"
tlUt',
l,·
li'
oclobre,
1""l'id"'ll1i" l'1Hl\ail
,~lr,'
"""sidl"ré,'
('()lIllll('
t1étinitiv,'menl
"teintt'.
et
(lue le
port
du
Havre
tldivrail,
le
2i'
octo],re,
ses palt'lil.cs nellos,
1.321
cas
de
choléra,
'Ii:{
d(.cès,
plus
rie
30,000.000
perdus
pal'
nolre
grand
port,
td
a
t',té
le
hil"'l
de
l'épidémie
d8
18~p.
Et,
pourlant,
si
jamais
le
choléra
ne
s'élail
prpsenl'J
au
lIane
sous
des
aspecls
aussi
menaçants,
jamais
il
n'avait
été
amsi
Yite étou(ff.,
L'épidémie
avait
duré
clualre
mois,
Cil
18-;3,
du
j'"
aoùl
ù
la
fin
de
novem-
bre;
elle
n'a
duré
que
neuf
semaines
cn
j
1\9
2 ,
La
yiUe
,lu
Hanc
a
cu
l'houneur
de
Ile
pas
etl\oyer
un
seul
cholèri'juc
aux
anglais;
clic a
épargné,
par
U'ncrgie
d"
son
orgauisation
sanitaire,
près
Je
rleux
mois
de
blocus
au
commerce
fran','ais
d'oxporlàlion.
Le
Parlement
doit
recon-
04
au
PZ
as
-
100-
naître
cc
double
sen
ire ,{'ritablemenl national,
en
lui accordant la subvention
de
roo.ooo
franc, réclamée
Cil
sa faveur
par
le
gomerncmcnt.
Votre COlllIllissioll
,ous
propose, :Messieurs, de sanctiollner dalls leur clbclllblc
les propositions du f!'ourcrueTncnt, de
,oter
en ce
moment
le
cddit
supplémcn-
taire de
260.000
l'mllcs, et de
réscn('r
10
vole
d"
crédit de
300.000
francs
jus-
(jll'an
lllomcnt
Ull
seront
soulnis
Ù yoLl'I'
c.\allH~1l
Lous
ecu.\.
qui
ont
élé
OIlYl'rlS,
en
vertu
de décrets,
pcndaut
l'intersession.
PROJET
DE
LOI.
ARTICLE
PHE'IIEII.
-
li
est
ouvert
au
ministrc
de
J'intérieur,
sur
l'exercice
r892,
en
augmentation
des crédits accordés
par
la loi des finances
du
26
janvier
r8\)2, ct
par
le décret
du
r"
septembre
sninnt,
au
chapitre
50 (matériel el dépenses
diverses du service sanitaire),
un
crédit
supplémentaire
de
deux
ccnt soixante mille
francs
(260.000
francs).
ART.
?'.
- Il sera
pounll
" celle dépense
au
mOJcn des ressources générales
du
budget
(1).
18
novembre 1892.
TÉLÉGRAlnlE-CIIICLLAIRE
a\lX
directeurs
de la santé
ùu
littoral.
-
Senice
sallitaire rnaritilnc: Ipyôe
des
nlesurcs prises.
La
patente de sant" cesse
d'ètre
obligatoire
en
Franc,'
pour
tous les
hàtimenls
provenant
de
ports
français.
24
novembre 1892.
DECRET.
-
~Iission
confiée "
M~I.
Thoinot
ct
Pompidor,
en
Bretagne
et
en
\'
cntl"e.
LE
IlnÉsIDE~T
)JE
LA
HÉPl.:BLHlUE
l"IlANÇAlSE,
::-ur la propositioll ,lu président ,Ill ('onseil, llIillistre
tIe
l'intérieur;
Vil l'article
j""
de la loi
ùu
3
mar'
r8~p
qni confère
an
g'ouvcrnelllCnt
le
droit
de
prendre
les
mesuft"
,'xlraordinaires qua l'invasion ou
lu
crainte
d'une
maladie pestilentielle
rendrait
néce>saires
sur
les frontières de
terre
ou
dans
l'intérieur;
Yu
l'avis
du
cornit{, de direction des services de
l'h)'giène;
DÉCRÈTE:
AI\TICI.E
l'REMlElI.
-
Ml\1.
Thoinot
et
Pompidor
sont
délégués dans les
départe-
ments
du
Morbihan,
de la
Loire-Inférieure,
d'Ille-et-
Vilaine,
du
Finistère
et des
Côtes·
du·
Nord
pour
prendre,
sous
l'autorité
du
président
du
conseil,
ministre
de
(1)
La
loi a été publiée au
Journal
officiel
du 30 décembre
,89"
-
"J)~
--
l'intf.rieur,
toutes
les
mesures
nr.cessnin·s
en
yue
,lp
préypnir
ou
,l'arrêter
le
déyol0l'pement
de
l'épidémie
chol,',ri'llH "11
Bretagne,
AI\T.
2,
- Le
présidellt
dll
m!"eil
l1lillislre
de
l'inl"'rionr,
Cst
chargé
de
l'exécution
dn
présent
d"'crct,
Fait
il
Paris,
le
2'.
noymuhre
18\p.
Par
le présidenl de la Hépubli'llll'
le
{I,'ésùll'Ilt du r()ns('il, millisu'(' dl'
f'ild(:l'h'w',
}:~III.I:
LOUBET.
24
novembre
1892,
CARNOT.
LETTRE-CInCcLAInE
aux
préfels
des
déparlenwuh
rl,..
pOlir
Plwoi
do
carnets
destinés
à
faciliter
la
d,\claration
l'al'
les
m(·decins
des
cas
de
maladie
suspede.
MmsIlWR
LE
PR{:FET,
afin
ne
faciliter
anx
médecins
traitants
les
,lé·clarations
des
cas
de
choléra
prescrites
par
l'article
()
dn
c]{'cret
dn
19
août
r892
et
'lui
a
donné
lieu
à
ma
circulaire
du
28
seplemhre
suiyarlt,
j'ai
fait
dre5'er
des
carnets
conte-
nant
des
cartes
de
rlr\c1aratioll.
Je
l'OUS
adresse,
,
...
exemplaires
de
CI'S
caruots
'jlle
je
\~OUS
prie
de
,listribuer
aux
médecins
ri"
votre
départell1l'rll
Cil
leur
rappelantlps
prescriplions
du
dpcret
du
'If)
aoùt
1.
1
),
A
cet
,·lfd,
vous
voudrez
bien
\~ous
l'l'portel' il
la
circulaire
précitée
ct
veillcr
à
ce
'ju'cIle
rCf.'oivc
une
strido
exr"cutiOIl.
l'DilI'
le
président
du
conseil.
ministro
,le
I·illlh·i"nr:
le
dil'edefll' .le
['lIssis/lIllce
el
rie
l'hygi;'/le ]lllllli'](/(,5,
tiF""
:'\[0.\01).
26
novembre
1892,
DÉCRET.
-
Belrail.
d'ulle
l'aI'lic cles
1111''1I1'I'S
sallilai,."s
1I10li,,'·('s
pa,.
]'{'l'irl('mie
('llol/'l'i<[II"
(.,1.
1.1:
PH{~II)F\T
ilE
L\
l{(PI
III.IIJll·:
1"11
\\Ç"I~E.
SlIr
le
rapl'0rt
rI"s
IIlillislr"s
.le
lïlll(·,.i"lIr
f'l
des
lillarll'es;
Yu
les
,]r"crels dl's "\)
aoùl
Pl
l'>,
sepl.elll\;r(' IK!J'1
<[IIi
0111. (·diclr'· les 1I1P,,"'05
salLilair8s e\cC'l'liolllloll"s
apl'Iicahlcs.
011
raisoll
de
1";pidr"lllie cJlO]('rirfue,
soil
aU\.
personnes,
soit il ccrt<lilJcs cnl{>go{'Îcs do
Illar('llHlldi~('s
pro,enanl
de
Hussic,
d'Allcmagllc.
de
J3clf'i'fue ct
de
JJollillllle
,,1
"lIlralll
Oll
France
011
en
,\Ig{'rie
par
les
J'l'onlir'Tes
de
terre
Ol]
do
11101';
Yu
l'ayis
du
(,Olnil/~
(le directioll dos
Si'n
jec..;
d'hygi("IIC:
D{:cld:'I'F. :
A.T\TIGLE
PfiB'IIEH.
-
~olll
ahrng{'cs les disposiliolls des
d{'crf>l:-;
~l1:-;.ds{'~
COll-
cernant:
(1)
Voir à la page 102 le JllOllèle-typo de
ce'
carles-leUres.
(2) Décret
publié
au
Jo",.,,,d
o.fliciel.
dn
"D
novc!lIbre
IK()2.
JU
-
102-
Modèle
de
la
rarte-lettre.
l
~~~l
d'affranchir.
~
Le
Médecin,
Monsieur
le
MAIRE
de la
C0111mune
d
Département
d
~
.....................................
...................................................................................................... ;
......... , le . .
.......................
18
9 .
Le
;11édecin
soussigné
a
constaté
que
âgé
dc
.......
..........................
,
dcmeurallt
.
présente
des
sy11l1'üÎ771es
cholèrifuTlnes.
SIGNATURE:
ADRESSE :
OBSERVATIO~!S
(Transport
ÙL!
malaùe,
désinfections.
etc)
.....
, ............................... -
....
.
........................................................................................................................................... :
&&.
Z'bSU41iJ4iS
.,
j
taiXMS,
&
t03 -
Chaque
carnet,
composé de
domo
earte,-leltres,
contient
en
outre
les
indi-
calions
slliYanl('~
au.\.
Yl'I'SU
ni,
ructo
illlj"rieurs:
MINISTÈRE
DE
L'INTÉRIEUR.
Direction
de
l'assistance
et
de
l'hygiène
publiques.
SEn
VICE
])ES
1;:I'ID.~l\IIES.
Extrait
du
décret
du
29
août
1.892.
ART.
6. -
La
déclaration
il
la
mairie
de
tout
cas
suspect
d'être
un
cas
de
choléra
cst
obligatoire
dans
un
délai
de
vingt-quatrc
heures
pour
tout
docteur
cn
médccinc
ou
officier
de
santé
qui
en
a
constaté
l'existence,
pour
le
chef
de
famillc
ou
les
personnes
qui
soignent
le
malade
ct
pour
toutc
personne
qui
le
logerait.
AHT.
10.
-
I~es
contra\'cntions
aux
dispositions
du
présent
décrct
seront
constatées
par
des
procès-\'crbaux
ct
seront
poursuivies
con-
formément
ill'articlc
14
de
la
loi
du
3
mars
Ill:.!:.!,
qui
punit
d'un
emprisonnement
de
trois
il
quinze
jours
quiconc]ue
aura
contrevenu
en
matière
sanitairt:
au:,;
ordres
des
autorités
compétentes,
EXTRAIT
DES
INSTRUCTIONS
PROPHYLACTIQUES
CONTRE
LE
CHOLÉRA
APi'ROIJ\"ÊE~
par le Comité consultatif d'hygiène publique de France.
-----..----
Le germe du choléra
est
contenu
dans les déjections
et
les
matières
de
vomissements des malades. Il se
transmet
surtout
par
l'eau, les linges
et
les
vêtements.
Le
Ilwlndc
doit,
0jl'(~
b()l(~.
Selllcs
l
les
personnes
dont
la
présence
est
iIldi~pensa
lJle
pour
le
s012:ne1'
doivellt
j~tJ'e
adJllisc~
;\
p(~nétl'('l'
[l,111)1'l's
de
lui:
elles
ne
doivent
l'lItl'er
daus
sn
ehanlhr(~
qll'a}ln'~:-;
S'('~tI'e
layé
1e:-;
IllUill~
dan:5
une
:501ution
désinfec-
tante
faible
(un
deux
millième
de
sublimé),
ct
se
l:wel'
encore
les
mains
ùans
('(~tte
solution
chu,CiU('
ft)is
(IU'c~ll('s
sortentdc
l:l
eilnlllhre;
jailluis
clan:5
cette
chamhre
elles
ne
doivent
boire
IIi
mallgel'.
Touws
les
(]f>jcctÎnns
des
l1laladl'::-
'Jnalù~"esde
(';omJsselnents
et
lnatièresféeales)
sont
irnmédiatclllent<lcsinfeetecs
ayec une
soliltion
forte;
un
millième
de
sublimé,.
Un
cerl'e
(le ('eUe ,,",olutio!L
e,..,/
u-?I'sé
j!l'()(t!(({J/emeli
t
daf/s
le
case
de.~tiné
li
l'e-
eel'oÎI>
tes
df:ieetwns;
tlll
~.
veI'S(~l'a
l'Ile!)}'!'
un
,'CITe'
Dpr('~
(PlC
la
déjection
y
aura
('rl~
l'l~(·UC.
En
éas
de
guêrison
comme
en
cas
de
décès,
les
linges
,.;onill,',s,
les
objets
dl'
literie.
la
ch::ll!t1)n~
du
In::dade
doi\l:!llt
êtl'(~
dt\siHrceU~~s
HYl'C
un
soin
extrême,
~(}iL
pal'
l'étuve
il
Yu'I)(~tll',
soit
par
l'clliploi
du
[lnlvérisatl'lll'
ou
du
tl'clnpCUl', SOilpal'
l'acide
~ltlt'!lI'etlx,
\'uit'
1(,:-;
ill~!l"llcti()lIs.
pnge:-: J
et
.tl.
Le
HH"r!ccin
peut.
pal'
unc
Ilote
ill~cI'it(~
an
has
de
la
cartc
Œavcl'tbscn1ent,
COI1-
:--;eillel'
l'emploi
dt'
l'{~tllY("
dn
JlulY(;rîs(Jrl~llr
nu
du
tl'cmpeul'
qllC IJo:s:séderait
la
corn-
lllunc,
de
Illt~ltle
'Ille le
trallsport
dl!
llwladc
à lïJ{)pital
ct
reIl\'oi,
:si
IJos:sihle,
d'une
YoÎtlll'e
spéciale
:--;CI'\'Qut
ù
ce
transport.
104
ID
Les déclarations imposées
par
les articles
r,
2
et
5
du
décret
du
29
août;
2°
Les,
i,ites sanitaires prescritps par
los
articlos 3 et 4 dl!
même
décret;
30
L'interdiction des drillos ct chi!!olls ct des ohjets de
literie;
4°
L'illterdiction des fruils ct j{'gullIcs poussant dans le
solon
à niyeau
du
sol.
ART.
?.
~-
Le ministre de
l'intérieur
et le ministre des finances sont chargés,
chacnn
en
ce
qui
10
concerne, de l'exécntion
du
présent
d"'cro!, qui sera publié
al! JOllrnal officiel ct inséré
au
Blllletin des lois.
Fait
il Paris, le
2G
nmemhre
rRg'''
Par
le président
de
la R{'puhlirjlIe:
le
président du conseil, ministre
dc
l'intéricnr,
É'lILE
LOUBET.
26
novembre 1892.
CARNOT.
le
ministre des finances.
.MAURICE
ROUVIER.
TÉI.ÉGRAmlE
du
ministre de
l'intérieur
aux
préfets (Nord, Ardennes,
Meurthe-
et-Mosello
et
Haut-Rhin).
- Suppression des postes sanitaires de la frontière,
à l'exception des postes de canaux.
En
yertu
d'un
décret de
ce
jour,
les postes sanitaires
de
la frontière cesseront
de fonctionner à dater de demain dans les gares où ils existaient encoro. Veuillez
en
informer
tf']{'graphiquement It's directeurs de
ces
postos, les inviter à
remercier
on Illon
nom
le personnel de son concours et
leur
demander
un
rapport
d'en-
somble
sur
les opôrations. Vour recovrez
ultérieurement
dos
imlruetions
concer-
nant
la
consonation
du matériel ct le
maintien
jusqn'à
nouvel
ordre
Ù'tlTlC
snr-
voillance sp,\cialo
sur
les
canaux.
28
novembre
1892.
EXTI1AIT
nES
nh.mÉI1ATIO'iS.
-
Chambre
des
rlrpntls.
-
Adoptinn d'un projet
de
loi concernant les dépenses
de
l'épidémie choléri'lllc.
~[.
I.E
l'T\l::SIDEl\:T.
-
L'ordro
du
jour
appelle la discussion du projet de loi por-
taIlt
ouyerlure
au
ministre' de l'intl·rieur. sllr l'exercice
18(p,
d'un
cn\dit
sup-
p]{'lllcntaire
rie
:100.000
frallcs, dostin{, ail payement des
"rpcnses
occasionnros
par
l'épidémie cholérirfuo.
M.
CAMILLE
FOLQŒT.
- ]\[o"ieurs, il y a dans le départemont de
l'Eure
un
certain
nomhre
do
communes
qui
ont
{·t{· alleintes
l'ar
le fléau.
Je
no les vois
pas figurer dans le
projet
on discussion en
ce
mOlllon
t-ci,
eL
je
voudrais
au
moins obtenir de
~l.
10
pré'sident du conseil l'assurance
qu'il
sera possihle
do
trOlner
sur
CC
cri·dit
ou
sur
d'autres
fonds les sommes nécessaires
pour
les
<1,;-
sinl{,resser des dl'penses qu'elles
ont
fail"s rlans
un
but
d'h)'gii'ilo g{,nr·rale. C'est
dans cotte espérance
'PLO
nous n'avons pns
clApos"
de demande spr'·ciale de
crédit.
:M.
LE
PjlÉSIDE'iT.
- La parole est il l\I.
10
président
du
conseil.
M. É'IlLE
LOLBET,
président du conseil, ministre
de
l'intérieur. - Messieurs, l'ho-
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