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Mammalogie ou description des espèces de mammifères. Première partie, contenant les ordres des bimanes, des quadrumanes et des carnassiers

Desmarest, Anselme Gaëtan

Abstract

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This is a r epr oduction of a libr ary book that was digitiz ed b y Google as part of an ongoing e ff ort to pr eserv e the inf orma tion in book s and mak e it univ ersally accessible . https: / / book s.google . com A pr opos de ce livr e Ceci est une copie numérique d’un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d’une bibliothèque a v ant d’être numérisé a v ec précaution par Google dans le cadre d’un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l’ensemble du patrimoine littéraire mondial en ligne. Ce li vre étant relati v ement ancien, il n’est plus protégé par la loi sur les droits d’auteur et appartient à présent au domaine public. L ’expression “appartenir au domaine public” signifie que le li vre en question n’a jamais été soumis aux droits d’auteur ou que ses droits légaux sont arri vés à expiration. Les conditions requises pour qu’un li vre tombe dans le domaine public peuvent v arier d’un pays à l’autre. 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V ous pouvez ef fectuer des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l’adresse http://books.google.com 1 i ,n I E I T H a I R I E I N n N " U I MAMMALOGIE 0U DESCRIPTION DES ESPÈCES DE MAMMIFÈRES. ——-—— ‘h MAMMALOGIE 0U DÈSCRIPTION DES ESPÈCES DE MAMMIFERES. PREMIERE PARTIE, CONTENANT LES ORDRES DES BIMANES, DES QUADRUMANES ET DES CARNASSIERS. PAR M. A. G. DESMAREST, Professeur de Zoologie à l’École royale d‘Économie rurale et vétérinaire d’AIfort; membre de Ia Société Pbilomalique de Paris; associé de la Société philosophique de Philadelphie, et de l’Académie des Sciences naturelles ide la même ville ; correspondant de la Société d’Agriculture et de Commerce de Caen, etc. -A PARIS, Chez M‘" Veuve AGASSE, Imprimeur-Libraire, rue des Poitevins, n° 6. 1820. x 4%,‘, 4‘ a.‘ ‘I n V‘ AVERTISSEMENT. LE Recueil des planches de l’Enqyclopédie, destinées à représenter les principales espèces de mammifères , a été publié , sans texte, il y a environ trente ans. Feu l’abbé Bonnaterre, qui s’étoit chargé de la rédaction de tous les tableaux descriptifs , ou de l’lllzis'tration des planches de zoologie , n’a donné , depuis lors , qu’une portion assez peu considérable de ce travail, et même il n’a pu compléter que les parties relatives à l’histoire des reptiles , des poissons et des cétacés. La descrip 'tion des figures des oiseaux et des vers (mollusques et autres) , commencée par lui ‘et par Bruguière, n’a pas été terminée, et celle des planches de mammifères n’a pas même été entreprise. L’Editeur actuel de l’Ezzqyclope’die , ayant le desir de terminer le plus prompte ‘ment possible la publication de ce grand ouvrage , s’est décidé à distribuer entre ‘plusieurs naturalistes les parties non achevées , ou non encore commencées , des Illustrations zoologiques. Suivant cet arrangement, M. le chevalier de Lamarck :doit s’occuper des classes des mollusques et des vers ; lVl. Latreille ,'de celles des ‘crustacés , des arachnides et des insectes; M. Vieillot, de la classe des oiseaux , et nous , de celle des mammifères. ' Aussitôt que nous avons entrepris le travail que nous venions d'accepter , nous n’avons pas tardé à reconnoître que cette tâche étoit plus longue et plus dif'n ficile à remplir que nous ne l’avions d’abord pensé. En effet, il ne‘ s’agissoit pas moins que de présenter un tableau à peu près com plet de l’état actuel de nos connoissances relatives à l’lristoire naturelle des animaux mammifères. Le Dictionnaire des quaa’nzpèdes de l’Encyclopédie , de Daubenton, qui a paru en 1782, étoit devenu trop ancien pour nous servir seul de base dans notre travail. Il étoit d’unc nécessité absolue de réunir toutes les notes que ren ferment les nombreux voyages, dans les diverses parties du Monde, faits depuis cette époque. Nous devions également recueillir et discuter toutes les monographies de genres , toutes les descriptions isolées d’espèces, qui , pendant le même‘ intervalle de temps , ont été insérées dans les’ collections académiques ou les recueils scien tifiques, soit par les naturalistes français, soit par les étrangers. Nous devions comparer ces nouvelles notions avec celles que renferment‘les auteurs plus anciens , vj AVERTISSEMENT. auxquels on est souvent obligé de recourir. Enfin, nous devions nous déterminer dans le choix d’une méthode ‘de classification, et adopter un plan uniforme à. suivre dans nos descriptions. Nous avons été encouragés dans nos recherches , souvent minutieuses et dé pourvues d’intérêt lorsqu’on les considère isolément, par l’idée que leur résultat pourroit être un jour de quelqu’utilité à Ceux qui exécuteroient le projet formé par l’un de nos plus illustres naturalistes et digne de notre siècle , de publier une nouvelle édition du S‘ystema Naturae. Nous avons fait tous nos efforts pour rendre complète la liste des êtres dont nous nous sommes occupés, en indiquant toutefois, d’une part, les notions positives que l’on possède sur le plus grand nombre, et de l’autre, en signalant l’incertitude qui existe à l’égard de quelques-uns. Linnæus , Pallas , Buffon , Daubenton', ont été nos premiers guides , et , à l’ex trait de leurs travaux , nous avons joint celui des observations des naturalistes plus -récens , mais dont la réputation d’exactitude n’est pas moins acquise. Parmi ceux, ci nous nous bornerons à citer : Erxleben , Storr , Hermann, Camper , Vicq-d’Azyr, Illiger, MINI. Blumenbach, Georges Cuvier, .Lacépède , Geoffi'oy-Saint-Hilaire , Frédéric Cuvier, Blainville , Duméril, Humboldt, Lichtenstein, Tiedmann, Hoff manssegg , d’Azara , Péron , Lesueur, Kuhl , F ischer, Bechstein , le prince Maxi milieu de Neuwied , Leach , etc. etc. La méthode que nous avons adoptée, à quelques modifications près , est celle que M. G. Cuvier a publiée , il y a quatre ans , dans son dernier ouvrage intitulé : Le Règne animal distribué d’après son organisation. Dans la. description particulière des genres nous nous sommes attachés à faire connoître les principaux caractères communs à tous les animaux qu’ils renferment , et nous avons constamment placé en première ligne et développé convenable ment ceux qui tiennent au système dentaire, en leur subordonnant ceux qui ‘sont relatifs aux organes des sens et ceux qui ont rapport aux différens modes de locomotion. Nous avons joint à ces caractères quelques notes sur les habitudes générales de ces animaux et ‘sur les climats qu’ils habitent de préférence, Les espèces sont caractérisées par une phrase comparative; leur synonymie la plus importante est relatée; leurs dimensions principales sont exposées ‘toujours dans le même ordre 5 leur description plus détaillée vient ensuite avec l’indication des différences de formes et de couleurs, qui dépendent du sexe ou de l’âge. Enfin , nous donnons pour chacune des particularités sur ses habitudes natu relles et sur la patrie qui lui est propre. Nous avons cherché, ‘autant qu’il a AVERTISSEMENT. vij été possible, à caractériser les races domestiques et à les faire entrer dans notre système. ' Nous avons adopté, à l’exemple des naturalistes qui ont publié des Faurzes de divers pays , un numérotage général, depuis la première espèce du premier genre , jusqu’à la dernière du dernier genre. Notre ‘but, comme le leur, a été de rendre moins longues les citations qup’on pourra faire de notre ouvrage, et il est aussi, de préparer les matériaux d’une nouvelle carte zoographique , que nous avons l’inten tion d’exécuter sur le plan de celle de Zimmermann , mais qui nous semble suscep tible de plus d’exactitude, à raison du grand nombre de découvertes en histoire naturelle et en géographie , qui ont été faites depuis l’époque de la publication de son ouvrage intitulé : Specimezz zoologiaegeograp/zicae quadrupedum, domicilia et mzgratiorzes sisterzs. 1778. Le nombre des espèces que nous admettons est d’environ Izuit cents, en y comprenant quelques espèces fossiles bien caractérisées, et les cétacés dont nous ne traiterons que sommairement, afin de ne pointrecommencer en entier le travail de Bonnaterre sur ces animaux. ' Sous le seul rapport du nombre de ces espèces, nous croyons donner un aperçu des progrès de la science , en indiquant simplement celui que les principaux no menclateurs admettoient dans leurs systèmes : Brisson en comptoit deux cent soixante-quinze (1) ; Erxleben , trois cent quarante-cinq (2) 5 Pennant , quatre cent douze (3); Boddaert, trois cent quarante-quatre (4); Bufï'on , trois cent trente-trois (en y comprenant celles qui sont décrites dans les Supplémens de son ouvrage, et les cétacés de M. de Lacépède) (5); Gmelin, quatre cent quarante.(6); et Vicq-d’Azyr, trois cent soixante-treize (7). Mais parmi ces auteurs, ceux qui ont décrit ou indiqué le plus d’espèces , Penna‘nt, Gmelin, Boddaert et Vicq-d’Azyr, l’ont fait presque sans critique, et souvent sur le simple énoncé d’une phrase caractéristique très-vague. Nous devons dire que nous avons procédé d’une manière plus rigoureuse, et que beaucoup de ces espèces (un huitième au moins) nous ont paru tellement douteuses , que nous n’avons cru devoir en faire mention que dans de simples notes. Nous n’avons inséré dans notre liste que des espèces bien connues, ou que (n) Règne animal, 1756. (5) Histoire générale et particulière des Animaux , (2) Sysfema Mammalium, 1777. 1769- 1 785 ; Cétacés, 1 806. (6) .çystcma Naturæ , 13'. édit. , 1789. (‘7) tÿstème anatomique des dru'mauz , tome II , 1792. (3) Synopsis ofquadrupeds , 1 77| . (4') Blanc/ms Am'mah'um , 1-785. -—__ viij AVERTISSEMENT. des espèces dont l’existence ne saurait être mise en doute sans renseignemens nouveaux, d’après la réputation d’exactitude qu’ont acquise les zoologistes qui en ont parlé pour la première fois. Néanmoins, nous avons distingué celles-ci par un astérisque *, afin d’attirer sur elles, d’une manière plus particulière, l’at tention des voyageurs et des naturalistes à venir. Nous avons, suivant l’usage adopté par les auteurs de l’ErzcycIopédie , fait pré céder notre Tableau des espèces de mammifères par des généralités fort resser rées, dont l’objet est d’expliquer plusieurs termes scientifiques qui pourroient ne pas être compris de tous les lecteurs. Nous avons cru devoir y joindre quel ques vues générales sur l’organisation de ces animaux, que nous avons puisées en partie dansl’article [Mammifères de la 2°. édition du Nouveau Dictionnaire .d’Histoire naturelle, rédigé par M. de Blainville, sous le rapport de la struc ture interne, et par nous, sous la considération des caractères extérieurs. Nous osons espérer qu’on nous saura quelque gré de n’avoir pas introduit un seul nom nouveau dans cet ouvrage, à moins que ce ne soit‘pour l’appliquer à une espèce jusqu’alors inconnue. Nous connoissons assez le tort réel que le néologisme fait à la science , pour ne pas nous en servir. Nous avons même cru devoir conserver l’emploi de quelques noms un peu barbares, plutôt que de les changer; nous citerons en particulier celui de Mammalogie, dont la composition à la fois grecque et latine est vicieuse, mais dont l’usage est consacré. Plusieurs des animaux mammifères découverts depuis trente ans, offrant des formes tout-à-fait nouvelles, nous avons jugé à propos d’en faire figurer quel ques-uns dans des planches supplémentaires, afin de compléter à‘ la fois notre travail et le recueil iconographique de l’Encyclopédie , relatif à cette. partie. Nous espérons terminer ce Species assez promptement pour qu’il remplisse son objet, c’est-à-dire, pour qu’il présente un tableau arrêté de l’histoire natu relle des mammifères, en 1820. Nous ne doutons pas que les nombreux voya geurs que le Gouvernement a envoyés dans différentes contrées, jusqu’alorsfi peu étudiées, ne fournissent avant peu des renseignemens qui devront nécessiter des augmentations ou des rectifications à notre travail; mais nous serons toujours ‘parvenus au but que nous desirions d’atteindre, si nous avons fait un bon emv ploi des seules données qui étoiient à notre disposition. TER MIN OLOGIE W’.- -. __.__m_ :‘__’_ p. A __#___À__ d.,————,______ La‘ _ TERMINOLOGIE DES MAMMIFÈRES, AVEC L'EXPLICATION DES PRINCIPAUX MOTS TECHNIQUES QUI ENTRENT DANS LES DESCRIPTIONS ORDINAIRES. Les MAMMXFÊRES (1) sont des animauxverte'bre's, à sang rouge et chaud , respirant par des poumons libres et flottans dans une cavite' thoracique dis tincte de la cavite' abdominale , dont les fœtus se nour rissent dans la matrice des femelles , au moyen d'un placenta , et les petits, qui naissent en donnant des signes de vie , avec le lait .re’cre’te' par les mamelles. La plupart d'entr'eux sont pourvus de quatre membres , dont les extrémités , divisées en un nom bre plus ou moins considérable de doigts , sont ap propriées au genre de vie de chaque animal‘, quel ques-uns n'ont que deux membres , les pectoraux seulement; ils ont pour l'ordinaire le corps cou vert de poils; aucun n'a de plumes; quelques-uns sont recouverts d'espèces d'écailles ou d'un test de nature osseuse. 5. I“. ORGANES DE LA LOCOMOTION. 1°. DU IQVILIT’I‘I nzs uannuriraes tu oinéuan. Le SQUELETTE , ou la charpente osseuse du cor 5 se com ose des artres solides destinées à P ’ P ’. . protéger le système nerveux et à servir de point d'appui aux muscles ou organes actifs de la locomo tion. Il se divise en tête , tronc et extrémités. La TÊTE. (2.) forme la partie antérieure du sque (i) Le nom de quadrupëdc: viviparer, donné à ces animaux, ne peut leur convenir, puisqu'il n'est pas gé néral , certains d’entr'eux (les cétacés ) n’ayant que des membres antérieurs seulement. (1) A l’extérieur, on distingue dans la tête, le crâne et la face. Le crâne se partage en Jinciput ou la partie antérieure, et occiput ou partie postérieure; le ‘vertex en est le sommet; le front est la région du sinci ut placée entre les yeux et le vertex; il est proportionn , haut ou bas , selon les espèces. Il est surtout bien ouvert dans l'homme et quelques singer. La tempe est la région si tuée entre l'œil et l'oreille. On distingue , dans la face, les yeux , les oreilles , le nez et la bouche. Le prolon gement de la face porte le nom de museau; sa longueur est déterminée par l'angle lus ou moins aigu que for ment deux lignes idéales, ont l'une passant par le méat auditif, vient toucher l’extrémité antérieure du bord alvéolaire de la mâchoire supérieure, et l'autre partant lette; celle qui renferme l'encéphale, ou le siégé principal du système nerveux ou excitant. Sa forme générale varie : elle est arrondie (r) , alonge’e (2.) , très-alonge'e (3) , pyramidale (4) , etc. Elle est dé mesurément grosse (5) , ou moyenne (6) , ou petite (7). La tête se divise en crâne et face. Le crâne en est la partie supérieure et postée rieure', il renferme spécialement le cerveau. Son volume varie relativement à celui de la face, et en général on remarque qu'il est d'autant plus déve loppé , que l'intelligence est lus grande. Il est formé des os appelés frontal ou rontaux, pariétal ou parie/taux _, occipital ou occipitaux , temparaux , sphe’noïde et ethmo't'de. Sa figure extérieure est tantôt arrondie et lisse , tantôt pourvue de saillies osseuses, qui prennent les noms de : Crêtes sarcilie‘res , lorsqu'elles appartiennent au frontal et qu'elles sont situées horizontale ment au-dessus des orbites (8) 5 Crêtes sagittales _. lorsqu'elles sont placées à la partie supérieure et moyenne , soit sur le parié tal , lorsqu'il est unique; soit‘ sur la ligne de de ce dernier point est tangente à la partie la plus l'ail lante du front. Cet angle facial ne se mesure guère que dans les singes , chez lesquels son ouverture varie entre 6; et 50 degrés. De tous les mammifères, l'arang au rang, après l'homnie, l'a le plus ouvert’, et le fburmilier tamarzozr, le plus aigu. La tête , en général, est lus ou moins ronde dans la plupart des singes , pyramida e chez , d'autres , alongée excessivement dans les fournil-cr: dont nous venons de parler, énorme dans les e’lz’pltam , les m. chalou, les baleines ,' très- etite dans les brudypes, tout a latie, avec une face en c de canard dans les ami: 1 or/tyrtques , etc. (1) Dans l'homme. (2.) Dans le cheval. (5) Dans le fourmilier. (4) Dans l’alouate. '(5) Chez. les baleines , les car/talon. (6) Dans la plupart des mammzfires. (7) Dans l'ai. (8) Elles existent dans certains singer; le rroglodyu, les papions , les mandrills , etc. A MAMMALOG'IE. jonction des pariétaux , lorsque cet os est dou ble ( l) ; Crêtes occipitales , lorsqu'elles appartiennent à l'os occipital et qu'elles sont transverses . dans ce dernier cas , elles se joignent souvent à la crête sagitrale , pour former le point d’attache des muscles releveurs de la tête et du ligament cervical (2.). Le trou occipital est l'issue de la moelle alongée , qui sort du cerveau pour se loger dans le canal rachidien, qui suit l'épine, et qui est établi dans le corps même des vertèbres. Ce trou est d'autant plus relevé, que l'animal a la tête plus alongée (5). La face, placée à la partie antérieure (4) ou inférieure (5) , renferme les organes des sens parti culiers , ceux de la vue , de l'ouïe, de l'odorat et du goût. Selon le degré de développement des organes de ces sens , la face est plus ou moins volumineuse , plus ou moins prolongée , et le degré d'intelligence est en général en raison inverse de ce développe ment. Cette face est plane et perpendiculaire (6), ou prolongée en museau (7), quelquefois en une sorte de tube (8), etc. Elle se compose des os, 1°. maxillaires supérieurs, 2°. intermaxillaires, pre maxillaires ou incisifs, 5°. palatins, 4°. naraux ou or propres du mg, 5". unguis, 6' °. vomer, 7°. malaires ou 0: des pommettes , 8°. maxillaire inférieur, et 9°. des dents. Plusieurs os du crâne lui sont communs, comme le sphc'noïde , l’ethmoi'de et les temporaaex. On y distingue les fosses orôitaires , temporale: , nasales , palatine , l'arcade zygomatique _, etc. Les os maxillaires déterminent spécialement la forme de la face; ils contribuent , par leurs sinus,â fortifier le sens de l’odorat , et par leur jonction avec les os propres du nez, âformer l’ouverture des fosses nasales (9). Les intermaxillaires, prit/auxiliaires, ou in (lr) On les voit chez les carnassiers particulièrement. (2) Dans certains singes, les camauitr: , ‘les rumi aan: , les xolipèdc: , etc. (4)) Chez l'homme , il est placé à l'équilibre de la tête. Dans le cheval, les ruminant , les rongeurs, les carnassiers, au contraire , il est situé fort en arrière. (4) Dans l'homme et quelques singer. (5) Les autres mammfèrcr. (6) Chez l'homme , l'araag roux, les paresseux. (7) Dans lit/plupart des mammifères. Chez l'echr'dne'. (9) Ils sont médiocres chez Homme, et très-déve loppés chez les‘ htrbivortl. Dans les fourmi/t'en , ils {ont de forme très-allongée. ,MA.-_.__ _. cisifs, sont plus ou moins grands et supportent les dents antérieures ou incisives (1). Les palatins , situés à la face postérieure de la mâchoire supérieure , ont aussi plus ou moins de développement. Les ospropres du nez sont plus ou moins avancés sur les ouvertures nasales (2.). Le vomer s'étend en raison du développement. de l'ethmo'ide. Les os unguis affectent diverses formes , selon celles qui sont propres aux cavités orbitaires. L'os malaire , articulé avec l'os maxillaire, est plus ou moins saillant et pourvu d'une apophyse' dire zygomatique, qui se porte vers une autre, apophyse du même nom qui appartient au tem poral ; et lorsqu’elles se rejoignent, il en résulte une voûte ou arc osseux, qui a reçu le nom d’ar cade zygomatique. L’arcade zygomatique est, par conséquent , complète ( 5) ou incomplète (4) ', sa direction gé nérale est horizontale (5) ,coutbée en dessus (6) ou en dessous (7). Elle recouvre dans le sens de sa longueur la fosse temporale , et contribue à donner attache aux muscles moteurs de la mâ choire inférieure. Les fosse: orbitaire: sont profondes, plus ou moins atron moins latérales (9). Les fortes zemporales , tantôt distinctes des orbitaires (1o) , tantôt communiquant avec elles par le fond de celles-ci (1|) , tantôt ayant un bord commun (1 2.), sont plus ou moins profondes en raison de la force des muscles qui y sont logés. Les fosses nasales ont plus de développement chez les animaux dont l’odorar est fin que chez les autres ; quelquefois la grande surface des cornets ethmoïdaux supplée si leur défaut d’étendue (l 5). lus ou moins clics (8) , plus ou (1) Ils manquent chez l'homme adulte ;mais 0 n les trouve » dans le fœtus. A (2.) Ils sont moyens chez l’hamme, petits chez l’e’ll phant et chez les mammifère: â’ trempe , prolongés dans les rongeurs , les cochons , les teintes , etc. (5) Cll't‘ez ll’honzmez les anges, les carnassiers. ( C ez es: mes. (‘3 Dans l'homme. (6) Chez les carnivores. ( ) Chez les herbivores“ (ä) Chez les sin et elles sont rondes. t71(9) Latéïales dans les rongeur: , antérieures dan} omme et es singes. , ([0) Homme et quadrumams. (I 1; Cheval. . ( u Carnassier: et rongeurs. (13) Chez l’e’le’plmnt. les fosses communiquent “ce MAMMALOGIE. 5' .«AWZW __ _ i La mâchoire inférieure est arquée en devant (1) , ou bien ses branches se joignent à leur symphyse sous des angles plus ou moins ouverts (2.).Cette sym physe quelquefois n’est point soudée (5), d'autres fois elle présente une ointe inférieure (4). Les côtés de la mâchoire infiérieure se terminent postérieu rement en deux arties relevées, appelées bran ches montantes, ou sont situées les condyles d'arti culation avec le crâne , dans la cavité gléno'r'de. Les condyles sont tantôt transversaux (5), tantôt lon gitudinaux (6); et la forme de la cavité glénoïde répond à la leur. Ils disparaissent en entier dans certains genres (7). 'La partie antérieure de la mâchoire inférieure porte le nom de menton. Les dents sont de petits os très-durs, entou rés de matière émailleuse ou énétrés par elle, et qui prennent naissance dans des capsules situées sur les bords alvéolaires des deux mâchoires. Leur nombre et leur Forme varient. Quelquefois elles sont rem lacées par des fanons ou barbes, qui «sont des ames de corne (8) échancrées en faux, frangéesâ leur extrémité, et disposées par rangs rallèles, à la mâchoire supérieure seulement, sur l’: surface du palais; elles sont inégales en lon gueur, tantôt noires, tantôt bleues,’ tantôt blan ches. Le nombre des dents est variable. Tantôt elles sont : Nulles aux deux mâchoires (9) ; Tantôt elles sont : Evidentes ,- et dans ce cas elles sont: Cornées aux deux mâchoires (1o) , ou osseuses, et c'est le' plus grand nombre de cas. Alors elles existent : Dans la mâchoire supérieure seule ment (1 x) ou des sinus qui occu ent presque toute la surface du crâne , et qui contri uent à augmenter le volume de la tête de cet animal. Chez le chien , les cornets du nez sont extraordinairement développés. (1) Chez l'homme. (1) Dans les autres mammifères. .s (3) Les rongeurs. (4) Les é/e'phuns. (3') Chez les mammiftres carnassiers. (6) Chez les rongeurs et les ruminans surtout. (7) Fourmilier. ‘ (8) Baleine , haleinopière. (9) Fourmilierr, e'chidne's, pangolîns , quelques dau phins. : ‘(10) Dans l'ernitharhynque. (u) Dans une espèce de dauphin. ._-..__—____ __ _ _. Dans la ‘mâchoire inférieure seulement (1) , ou Dans les deux mâchoires (2). Quand elles existent aux deux mâchoires , ces dents sont: ‘ D'une seule forme conique ou canine (5) ; D’une seule forme molaire (4) , ou De plusieurs formes garnissant le bord des mâchoires d'une manière : Incomplète, c'esr-â-dite, laissant un espace vide , Ânte'rieur supérieurement et inférieure mm (5); Ante'rieur supérieurement et intermédiaire infe'rieurement (6); ' Intermédiaire ‘supérieurement , et ante’ rieur inférieurement (7) ; Intermédiaire inféricurement et supe'rieib rement , Parfaitement (8), ou Imparfaitement (9). Complète, c’est-ri-dire, sans espace vide, tantôt les dents ayant une disposition Anomale, c'est-:‘t-dire , ne présentant pas la forme des trois sortes de dents bien dis tincte (1o). Normale», c’est-à-dire, bien distinguées en incisives, canines et molaires (i i). (l) Caehalots. (2) Dans la plupart des mammifères. (3) Dauphins. (4) Tatou, orycte'ropc , meguthcrium , rhinocéros d'A - frique , lamantin adulte. (5) Tardigrades et morses. (6) Ruminant ,- le plus souvent sans canines, et quel quefois en étant pourvus (les cerfs , les chameaux , les c/revrotains). (7) Éléphant , mastodonte , dugong et jeune lamantin. (8) Dans les ron curs, où les incisives sont générale ment au nombre e deux à chaque mâchoire, si l'on en excepte les lièvres et les piltas , qui en ont quatre‘supé rieures et deux inférieures; les dam’ans qui en ont deux en haut et quatre en bas 5 le rhinocéros d'Asie , qui en a quatre à chaque mâchoire; les kanguroos, qui en ont six supérieures et deux inférieures , etc. (9) C‘e’st-à-dire , dont les espaces intermédiaires ren ferment des dents d’une forme anomale, des canines ou de fausses canines ; les genres cheval , potoroo, phascolarctas ou Itaala , phalanger et petauriste. (l0) Anoploiheriam , homme , orang , loris , tarsier , gale’opiihèque. ( l l) La plu art des genres de ehe't'roptères ,- les singes , surtout ceux el’ancien Continentsles carnassiers, les dia'elfhes , dasyurcs , les cochons , les tapirs , etc. A2. 4 MAMMALOGIE. .4‘ q. Selon leur position et leur forme, ces noms sont gttribués aux dents, de la manière suivante . lncisivcs, celles qui sont placées en avant entre les canines. Les incisives de la mâchoire supérieure (l'homme excepté) sont implantées dans les os incisifs, præmaxillaires ou intermaxil laires. canines , lorsqu'elles sont latérales , plus lon gues que les autres‘, de forme coniqne,.s'entre croisant avec celles de la mâchoire opposée , et insérées dans l'os maxillaire. sllolaires, lorsqu'elles sont fixées dans les bords alvéolaires vers le fond de la bouche. Ces dernières ont reçu, selon leur forme , les noms de : Machelières , lorsqu'elles sont à couronne (ou sommet ) plane ou tuberculeuse. Carnassières , lorsqu'elles sont fortes et lo bées , comprimées et tranchantes par leur bord. Fausses molaires, lorsqu'elles sont anté rieures et un peu coniques, comme les ca mines. Tuberculeuses , lorsqu'elles offrent des ta lons ou des parties mousses , et qu'elles ap partiennent à un animal qui présente en même temps des carnassières. Ces mêmes dents molaires, considérées sous le rapport de leur structure , sont de deux sortes : Simples, lorsqu’elles ont une forme dé terminée, et qu'une fois sorties des cellules où elles ont été formées, elles ne prennent plus d'accroissement. Alors on leur reconnoîr, 1°. une racine, ou la partie implantée ; 2°. un collet, ou la lignede séparation de la racine, et 3'. une troisième partie , celle qui sert à la mastication , qui est la couronne. Elles peuvent avoir la couronne à tuber cules mousses (t), à tuécrcules aigus (2.) , plane (5), lobe’: et tranchante (4) , à collines (1) L‘homme, les singes de l'ancien Continent, les sapajous, les aimants, les arÈ/rs, les ours proprement dits , etc. (2.) Les animaux inn‘czi'l'ûrfl' , tels que les hérissons, les ouistitis, les taupes , etc. 5) Dugong. . (4) Les carnassiers proprement dits, tels que les saints, les chut-f , etc. transverses (t), d figures d’e'mail diversement con armées (2.), mamelonnc'e (3) , etc. Composées, quand elles sont formées de replis de l'émail dans la matière osseuse (4) , ou de dents particulières , en forme de lames soudées entr'elles par la matière cc’menteuse (5 ); quand elles, n'ont point de racines propre ment dites , ni de collet; enfin , quand elles poussent continuellement par leur base , tan dis qu'elles s'usent par leur sommet ou cou tonne, qui est le plus souvent tronqué ho rizonralement. On peut aussi placer au nombre des molaires composées, celles qui sont fibreuses , c'est-idire, qui résultent de la réunion d'un grand nombre de tubes émailleux creux , et qui donnent à ces dents une ressemblance de structure avec les tiges de jonc, soir qu'elles soient implantées dans les mâ choires (6), soit qu'elles se trouvent simplement attachées aux gencives (7). Les molaires sont rarement au nombre de plus de sept de chaque côté‘des mâchoires, et quelquefois il n'y en a ne deux, ou même point du tout. On donne le nom e lignes dentaires aux bords des mâchoires qui les supportent , et l'on remarque que ces lignes sont diversement inclinées l'une vers l'autre , à chaque mâchoire. Lorsque ces dents offrent des dessins émailleux â leur couronne , il arrive cons tamment qu'ils sont pour celles d'en haut , dans un sens opposé à ceux des molaires inférieures. Les incisives peuvent être divisées 2 i°.'en inci sives achevées, celles qui ont une racine un collet , un tranchant, et qui ne poussent pas une ibis qu'elles sont formées (8) ; z'’' en incisives poussant pendant toute la vie de l'animal (9). Ces mêmes dents. sont tantôt : Proclivcs , lorsqu'elles sont couchées en avant (10). ‘ W (1) Les Itanguroas , les lamantin: , etc. (2) L’Itippopotame. (5) Le mastodonte. . (4) Les castors , les porcs-[pic , les rampagnols, les lièvres, le cheval, les ruminans, sont dans ce cas. ( g) Les éléphant et le phuscodures. ‘ (6) Celles de l’oryte'trope. (7) Celles de l'ornitharhynqut. . (8) Celles de l'homme , des carnassiers, des ruminans. (9) Ce sont celles des rongeurs. ' (l0) Dents" inférieures des, maki: , des kanguroos , des phalangtrs. F A MAMMALOGIE. 5 Pectine'es , lorsque leur bord ofl'te des scrssures profondes (r). ' Tranchantes , quand leur ‘bord est cou pant (2.). Bilobe’es ou trilabe’es , selon qu'elles offrent un ou deux sillons sur leur tranche (3). En biseau ,qusnd leur face postérieure est tronquée obliquement (4). Bifurque’es , quand elles ont la figure d'une fourche (5). En forme de defense , droite (6) ou arquée en en-haut (7). > En cuiller, quand elles sont aplaties , at rondies et légèrement creusées sur la surface interne (8). En alêne , c’est-â-dite , amincies en pointe aiguë depuis la base jusqu'à la pointe (9). cylindrique: et tronquées (r 0). Quant à leur nombre , il est variable et offre toutes les combinaisons suivantes : l 4 I le I 6 ÎsÎaÎs T: îsîs etc. Les canines ont toujours la forme conique et pointue, et sont arquées en arrière; elles sont plus ou moins comprimées. Elles prennent le nom de défenses lorsqu'elles sortent fortement de la bouche, soit pour se recourber en en-bas (r r) , soit pour se diriger latéralement (r i) , soit enfin pour se relever au-dessus de la tête et s'y recour ber (r 3). Toujours les canines supérieures , en se croisant avec les inférieures , se placent derrière celles-ci. Leur nombre le plus habituel est de quatre , deux à chaque mâchoire ; mais on observe aussi d'autres combinaisons. Quelquefois elles sont si fortes à leur base , et tellement rapprochées l'une de l'autre , qu'elles chassent les incisives en avant , et même a 1?’ s) Î, (I) Celles des gale’apithèques. (2.) Celles .de l'homme et des .ringrs. . (5) Celles de quelques Vespertilion: et des jeunes chiens. (4) Les incisives supérieures de la plupart des rongeurs , et les inférieures de quelques-uns. (r) Celles de quelques otaries. (6) Celles du na'whal. (7) Celles de l'éléphant et du mtutodonte. (S) Celles de la mâchoire inférieure du condylure. (9) Les incisives inférieures de la plupart des l'on ‘mm (10) Celles du phascolome. (r 1) Chez le morse. (r 2.)' Chez le sanglier et le phasme/me. (15) Chez le babyrousra. les font tomber. Leur substance est beaucoup plus serrée que celle des autres dents, et elle porte en commun avec-celle des défenses des e‘lc’phanr , le nom d'ivoire, chez les animaux où ces dents acquiè rent un grand développement. Le TRONC (1) se compose de la colonne verte’ brale , des côtes et du sternum. ' (i) A l'extérieur, le tronc se divise en eau ou partie antérieure , du: ou partie supérieure , lombu ou partie postérieure et supérieure ,poilrf'ne ou partie antérieure et inférieure, ventre ou partie inférieure, et flanc: ou parties latérales. La artre supérieure du cou reçoit le nom de nuque, et l'iu érieure celui de gorge. On peut en cote ajouter la queue au tronc , comme ne formant que la continuation de la colonne vertébrale. Le eau est plus ou moins long. Dans les mnmmîfl're: aquatiques par excellence, comme les piraté: , où le corps est tout-à-fart taillé comme celui des poissons, ce cou n'est pas distinct; et même dans le squelette, les vertèbres cervicales sont d'une minceur extrême et soudées res que toutes ensemble. Dans les lamantins, latête n'eil pas non plus distinguée du tronc par un cou bien prononcé. Pourles aurresanimaux , on remarque, en général , que la longueur du cou est proportionnelle à celle de la hau teur des pieds de devant, au garrot,- ainli les rumimm: et surtout les ruminan: les plus élevés sur jambes, comme les girafes, les chameaux, les lamas, ont le cou le plus long. Le cheval, dont la tête est plus lon ue, a le cou lus court , relativement. Les rongeurs et es camauim l'ont médiocre; les chauves-souris, qui saisissent leur proie au vol, l'ont assez court, ainsi que les quadru marrer , les lvimancs et la plupart ,des rongeurs , qui peu— vent porter leur nourriture à leur bouche, à l'aide de leurs membres antérieurs. L'éléphant , qui a dans sa trompe un moyen de préhen sion excellent, a le cou fort court. il en est de même du mastadarue ou animal de l'Ohio; et, dans le rapir , où le cou est'un peu plus long , la trompe est plus courte. Le dos varie dans ses dimensions; il est d'autant moins long, que l'animal est lus épais dans toutes ses for» mes , comme cela a lieu ans l'éléphant et l'hippopotame, il est rrès-alongé, au contraire, dans quelques petits carnassiers, comme ceux du genre des marre: , bombé comme celui d'un poisson dans les cc’mce’r, etc. Sadi rection générale est parallèle à l'horizon dans la plupart des mammifères ,' dans l'homme seulement elle est verti cale ; dans la girafe et dans quelques singes à longs bras , elle est intermédiaire à ces deux directions. Les lamlm (ou la croupe) ont plus de largeur dans les animaux destinés à la course, que dans les autres; et, en général , le bassin est modifié pour le genre de vie 5 dans les phoques il est alongé et très-étroit. Dans les taupes etles chauves-souri: , qui ne font ufage , pour ainsi dire, que de leurs pieds de devant, les lombes ont aussi fort peu de largeur, tandis que dans les chevaux , les ruminans des genres des cerfl et des antilopes , la croupe ' est fort marquée , etc. La poitrine est plus large dans les mamriufem pourvus de clavnules, que dans ceux où ces os son; rudimen 6 MAMMALOGIE. ‘La colonne vertébrale se divise en plusieurs ré gions; savoir : 1°. La région cervicale , qui correspond au cou , et qui est formée, pour l'ordinaire (1), de sept vertèbres , quelle que soit sa longueur. 2°. La région dorsale, qui forme l'épine du dos proprement dite , et qui est composée d’un nombre variable de vertèbres , sur les côtés desquelles sont articulées les côtes : ces ver tèbres , surtout les antérieures , ont des apophyses épineuses plus ou moins dévelop pees. 3°. La re'gion lombaire , qui se rapporte à la partie que l'on appelle les reins, formée de vertèbres en petit nombre. 4°. La re’gion pelvienne ou .racre'e , qui s'at trcule avec le bassin. 5°. La re' ion coceygienne ou caudale, lus ou moins éveloppée , et composée d'un nombre très-variable de vertèbres. Elle sou tient la queue , etc. 'Les côtes _, dont l'ensemble Ferme la cavité thoracique , sont de deux sortes : Srernales ou vraies , celles qui se portent jusqu’au sternum , avec lequel elles s'articu lent au moyen d'un cartilage. Astemales ou fausse: , celles qui ont beau coup moins de longueur, et qui sont situées postérieurement. Les unes et les autres varient en nombre , en épaisseur, en longueur, etc. Le sternum est la clef à laquelle viennent aboutir les côtes vraies ou sternales. Il est composé d'un nombre plus ou moins grand de pièces, qui se soudent ensuite pour n'en for mer qu'une seule. Le sternum varie en éten due, selon les espèces (i). L’os hyoi'de, considéré par quelques phy siologistes comme un sternum anre’rieur, sert à soutenir la langue, Ses cornes sont quelquefois très-développées, et deviennent des os parti— culiers. Son corps, dans quelques espèces, est très-volumineux et creusé en une sorte de tambour (2.). Les EXTRÉMITËS ou les membres sont tantôt au nombre de quatre (5) , tantôt .au nombre de deux (4.) , et alors les postérieures sont représentées seulement par un os perdu dans les chairs. Les membres antérieurs n'ont point d'articula tion marquee avec le tronc : ils en sont tout-â fart isolés. Ils se composent des os suivans : ° L’ l 1 . omop ate ou scapulum , os large et aplati; avec une c'rête plus ou moins prolon gée, plus ou moins élevée , tantôt rappro / A I ' chee, tantot écartée du bord interne; son mires. Ainsi, l'homme , les quadrumanes et les chauve: souris sont ceux ui ont le poitrail le plus ample , tandis que les agouu’r, es lièvres, les ruminanr , qui sont des animaux essentiellement coureurs , l'ont fort étroit. Dans l'homme , les quadrumanes, beaucoup de cluïrop 1ère: , les lamantin: , les mamelles sont situées sur cette région. Le ventre est plus ou moins renflé, selon le genre de nourriture des animaux 3 ainsi ceux qui vivent d‘her bes , qui sont obligés d'en prendre une très-grande quantité pour pouvoir subsister, et qui ont un appareil igestif approprié; les ruminanJ et les :olipia’es ont le ventre gros , tandis que les carnassiers qui prennent beaucoup moins d’alimens, et dont les intestins sont fort courts, l'ont eu volumineux , et même . dans certains (les chien: evrierr, par exemple), il est comme appliqué postérieurement sur la face inférieure de la co lonne vertébrale. Dans les aime: qui n'ont tous qu'un vestige inté rieur du bassin, le ventre n’est séparé de la queue que par la région où se trouvent les organes de la généra tion , l'anus et les mamelles. Les flancs nîofl’rent rien de remarquable dans la plu part des quadrupèdes; ils sont d'autant lus amples ou d’autant plus étroits , que le ventre a p us ou moins de volume. La queue affecte des formes très-variées dans les mm mifèrer. Elle n'existe pas dans quelques-uns, tels que les orange , le pongo , quelques roussette: et phyllauomes , le flmsrolome, le raz-taupe , les pika: , le cahier‘ , etc. Elle elle elt remplacée par un simple tubercule dans le magot. Elle eli fort courte dans quelques macaques, dans les car." proprement dits , les cerfs, les antilope: , le koala , ttc.; extrêmement longue dans les main‘: , les guenons , les atèles, les kinkajou: , les dirielphe: , le fourmilier lama noir , les gerboiser. Elle est ronde dans la plupart des es pèces où elle existe , et son tronçon diminue insensible lnent depuis sa base jusqu'à l'extrémité. Elle est courte , épaisse , aplatie de haut en bas ,‘ de forme ovale, dans les canon, les lamantin: et l’ornirhorhynque ,' presque carrée dans quelques mumraignes; triangulaire et robuste dansles hmguroos , etc.3 prenante ou susce tible de s’enrouler sur elle-même, dans plusieurs singes d’ mérique, les didtlphes, les Phalanger: Île coendou , etc. (1) L'unau, espèce de bradypt, en a neuf.) point d'articulation avec l'os suivant offre un W (1) Chez les cheïroprèree et les taupes, il est très-grand. (2.) Chez l'alarme et les autres linge: hurleure. (3) Dans la plu art des ' ' ‘ ’ . pède: , à cause de gela. mammlfgm' a'PPel‘es qui“ (4) Chez les ce'çare'a. MAMMALOGIE. 7 prolongement (apophyse coracoïde) , qui se développe quelquefois tellement , qu'il sem ble un os particulier (1). ' 2°. La clavicule, os long servant d'arc boutant à l'épaule , s'articulant d'une part avec l'omoplate, et de l'autre avec le sternum. Elle est : / Complète chez tous les animaux qui por tent leur main à leur bouche. ' Incomplète dans beaucoup de carnas srers et de rongeurs. Nulle dans les animaux essentiellement destinés à la marche. , 5°. L'humc’rus , qui est l'os du bras. Il varie ‘en longueur (1) ; sa surface est quelquefois munie de saillies ou d'apophyses très-sail lames. 4°. Le radius , et 5°. le cubitus , os de l'avant-bras. Tantôt ces deux os sont distincts , et dans ce cas', ou ils peuvent tourner oblique ment l'un sur l'autre (5) , ou ils sont fixés par leurs extrémités (4,) ; tantôt‘ le radius devient l'os principal, et le cubitus, réduit à l'état rudi mentaire , ne forme plus qu'une apophyse de celui-ci ' 6°. Les os carpien: ou du poignet, petits et disposés sur deux rangées, dont le plus grand nombre est de neuf, et le moindre de cinq. , 7°. Les me’tacarpiens, en nombre variable, depuis deux jusqu'à cinq (6), de forme alou gée et correspondant aux doigts , mais quel quefois représentant des doigts rudimentaires. 8°. Les phalanges , qui composent les doigts , au nombre de cinq au plus. Chez les quadrupèdes, tous les doigts , le pouce ( 1) Chez l‘ornizltorhynque et l’échidné , qui , sous ce rap excepté , ont trois phalanges , dont la dernière sup porte l'ongle ou le sabot, et varie dans ses formes en raison de la disposition et de la figure de cette armure cornée. Le pouce n'a que deux phalanges. Il manque souvent. Chez les cétacés , les doigts sont formés d'un nombre considérable de phalanges aplaties et comme soudées entr'elles par des cartilages. Les membres postérieurs , lorsqu'ils existent , se composent d'un bassin qui est annexé à la colonne vertébrale et qui semble en faire par» tie , d'un fémur, d'un tibia et d'un péroné , d'un tatse , d'un métätarse et de doigts. 19. Le bassin est composé lui-même de deux os iléons , formant la saillie des hanches, et articulés avec les vertèbres sacrées , de deux ischions situés vers la partie postérieure , et de deux pubis , qui constituent la partie an térieure ou inférieure. On y remarque une cavité cotyloïdc , pour l'articulation de l'os de la cuisse , dont la position varie selon le mode de locomotion de l'animal. 2°. Le fémur, qui correspond à l'humérus des membres antérieurs, a , comme lui, une longueur relative à celle des autres 03 des ex trémités , et des crêtes et des saillies plus ou . moins développées , surtout chez les anxmaux marcheurs. 5°. Le tibia et 4°. le pe’rone’ , qui corres pond au cubitus et au radius , offrent les mêmes variations 5 tantôt ces deux os sont fort distincts et mobiles l'un sur l'autre (1); tantôt ils sont distincts , mais peu mobiles; le plus souvent le péroné n'est que rudimentaire. 5°. Le tarsc n'est jamais formé de plus de sept os , dont le plus remarquable est celui qui soutient le talon ou calcaneum. Son dévelop pement est relatif au genre de locomotion des quadtupèdes. 6°. Les os du me’tatarre sont au plus au nombre de cinq , et au moins au nombre ‘de deux , soudés et réunis en un seul. Ils corres pondent aux doigts. 7°. Les doigts ou orteil: , formés de trois phalanges, et le pouce qui n'en a que deux , peuvent être comparés exactement à ceux des membres antérieurs. La rotule est un petit 05 isolé , placé dans l'ar ticulation fémoto-tibiale port , se rapprochent des oiseaux. (2.) Sa longueur est en sens inverse de celle des os du métacarpe et du métatarse. Ainsi. chez les ruminan: et les .wäpèdes qui ont des canons très-longs, cet os est fort court. (5) Dans l'homme et les ring". (4) La plu art des carnassiers et des rongeurs. ( ;) Chez es ruminan: et les fialipèdu. (6) Chez le cheval il y en a trois: un principal , sp. pelé le canon , et deux rudimentaires , appelés pérane’s. Les lulppopommn , les toc/ton: en ont quatre. L'homme, les Jinger , la plupart des carnassier: en ont cinq. Les ruminan: en ont deux soudés en un seul canon. (1) Chez les singes et les makis. (2.) Vu q la suite de la Description des membres ,à l'article u TOUCHER. 8 MAMMALOGIE. 2°. ou MUSCLES ou ORGANES Ac'rrfl ne LA Locouo'rrort. La fibre contractile ou musculaire des mammi {ères est ordinairement rouge, quelquefois assez lanche,.et d'autres fois très-brune ou presque noire , sans qu'il paroisse y avoir de rapport entre les différences et les divers modes d'organisations de ces animaux. En général, sa couleur est plus foncée dans ceux qui vivent dans l'eau. Les muscles , ou la réunion d'un certain nombre de ces fibres contractiles , sous, une forme et une direction déterminée, quoique toujours dé pendantes de l'enveloppe de l'animal, peuvent cependant être divisés en deux couches; en : C utane’s proprement dits, ou ceux qui adhè rent réellement à la peau et qui la meuvent; et en : Profond: , ou ceux qui appartiennent réelle ment au squelette , et viennent d'un os pour se terminer à un autre. Les rentiers sont en im ortans à connoître. P P Quant aux derniers, en prenant comme point de départ le canal intestinal, qui peut être considéré justement comme l'axe du corps, ils peuvent être divisés en supérieurs , en inférieurs et en latéraux, qui comprennent ceux des membres. Ceux de la partie supérieure. au canal intestinal sont peut-être les plus importons; ils forment ce I / qu on nomme muscles de la colonne vertebrale _, ce qui comprend ceux qui meuvent la tête , les vertè bres et la queue. Les inférieurs forment une série ou presqu'un seul muscle étendu , du pubis jusqu'à la symphyse de la mâchoire inférieure, et dont les fibres sont parallèles et entre-coupées par la réunion des mem bres et des côtes. Enfin les latéraux , plus ou moins obliques , sont presque toujours formés de deux couches qui se croisent , occupent les flancs, e‘t servent constam ment aux mouvemens des côtes. \ Les supérieurs, ou de la colonne vertébrale , prenant le système nerveux qu'elle contient pour axe , peuvent être eux-mêmes subdivisés en supé rieurs ou extenseurs , en inférieurs et en latéraux , ou iléchisseurs latéraux. Les principaux extenseurs, ‘en marchant de la tête à la queue , sont les grands et petits droits de la tête, et tous les inter-épineux, quand ils existent; et ces derniers sont d'autant plus développés , 'que les‘ mouvemens de telle ou telle vertèbre doivent être plus grands; le grand et le petit oblique de la tête , le transversaire e'pineux , le multifidus d'Albi nus , muscles qui se portant en général, d'une apo physe transverse ou articulaire à une épineuse , quel quef'ois en sens inverse , produisent réellement l'extension directe de la colonne vertébrale, peu vent aussi produire une sorte de rotation, ou mieux, de flexion latérale , quand ceux d'un côté seulement agissent. Il faut y joindre ceux qui recouvrent les précédens , comme les sacre-lombaires , le long dorsal et ses dépendances , les splenius _. complexus, ' digastriques de la tête , et tous les sacfo-coccygiett: supérieurs. Tous les muscles sont ordinairement composés de petits faisceaux charnus très-nombreux, qui se portent , ou directement, ou plus ou moins obli quement , d'une ou plusieurs vertèbres à une autre , à la suivante , ou même à une beaucoup plus anté rieure ou plus postérieure , comme pour la tête ou la queue; ils forment des muscles véritablement complexes dans leur composition et leur action. En général ils sont développés proportionelle— ment aux mouvemens permis de telle ou telle par tie de la colonne vertébrale, et la longueur de leurs fibres est également proportionelle :‘r l'étendue du mouvement. Les muscles fléchisseurs de cette colonne verté brale n'existent qu'au cou et aux lombes; ce sont le petit et le grand droit antérieur‘ de la tête , le long du con , le petit psoas , les sous-caudiens, . Les muscles latéraux sont ‘le petit droit lare’ral , les inter-transversaires , le carre’ des [ornées , les coccygiens latéraux , tous muscles également com plexes. Les muscles inférieurs au canal intestinal sont étendus entre la symphyse du menton et celle du» pubis : ce sont , en allant d'avant en arrière , les génio-ltyoïdiens', hyo-glosse et thyro-ltyoi'diens , sterno-hyoidien et “trac-thyroïdien,- et enfin le grand droit de l'abdomen , qui va» quelquefoisde la première côte au pubis. Enfin, les muscles latéraux se divisent , comme il a été dit plus haut , en ceux des côtes et ceux des membres. Ceux des côtes sont les inter-cristaux , qui peu vent être divisés en abaisseurs et en élévateurs , ou en externes et en internes. Les muscles latéraux les plus antérieurs sont ceux qlll MAMMALOGIE. 9 qui meuvent la mâchoire inférieure; les élévateurs sont le masse’ter et le temporal qui ne font réelle ment qu'un muscle , et les pte’rygci'diens interne et externe : l'abaisseur est le digastrt'que. Entre la mâchoire inférieure et l'os hyoïde , il y a pour celui-ci un élévateur qui est le stylo-hyoi'dt'en, et un abaisseur qui est le scapulo-trache'lien. Au-delâ viennent les appendices simples , qu'on nomme côtes; il faut regarder comme élévateurs des premières les scalènes , ensuite les sur et sous costaux . les inter-costaux internes et externes... même les sous —stern.zux , enfin les deux obliques de l'abdomen et le transverse , comme des muscles de ces appendices. Les sterno et clei'do-mastoi'diens ap partienncnt aussi à cette cathégorie. Des muscles des extrémités antérieures. Quant aux appendices complexes ou membres , les sources ou l'origine des muscles qui meuvent les différen tes parties qui les composent, sont toujours les muscles élévateurs et abaisseurs qui , ayant entouré la racine de l'appendice , se sont divisés en quatre sections. Le sous-clavier est évidemment l'analogue d'un intercostal ou abaisseur de l'appendice. Le trapèze en est l'élévateur ; et quoique réelle ment il soit supérieur au canal intestinal, il est ce pendant l'analogue d'un surcostal; il en est de même de l'angulaire de l'omoplate et même du rlxorrzboi'de. Le grand dentele’ est l'abaisseur de cette partie de la côte ou de l'omoplare; il semble qu'il en est de même du petit pectoral. Ces divers muscles offrent des différences assez nombreuses , suivant que le membre antérieur a dû servir d'organe de sustentation ou de préhension digitale; dans le premier cas , le grand dentelé de-t vient exrrtmement puissant, et au contraire le sous clavier et le petit pectoral disparoissent. Le membre lui-même est mu en totalité sur son pédicule par une série de faisceaux musculaires qu'on peut diviser en tracteurs en avant , en arrière , en. haut et en bas; en avant , par le deltui‘de dans sa partie acromiale et le sur-épineux ; en arrière, par le grand dorsal , le grand rond et le grand pecto ral, les premiers en haut, le dernier en bas; en haut par le sous-épineux et le petit rond, et en bas par le sous-scapulaire. Ces muscles, qui varient, comme on le pense bien, dans leurs proportions relatives , ot’rrent aussi des dispositions en appa rence fort différentes, suivant la position quadru pède ou bipède de l'animal. L'avant-bras est mu sur le bras par des extenseurs et des fléchisseur-s seulement. Les premiers qui occupent la partie postérieure du bras , forment ce qu'on nomme le triceps brachial; nés de l'omoplate et de l'humérus , ils se terminent à l'olécrane. Les fléchisseurs sont au nombre de deux , quelquefois presque réduits à un , le biceps brachial et le bra chial ante'rieur. Les deux os de l'avant-bras peuvent être mis en mouvement l'un sur l'autre par les muscles rond et carre'pronateurs, qui se portent plus ou moins obli quement du cubitus au radius , en produisant ce qu'on nomme la pronation; et en sens inverse par le court et le long supinateur. \ La main , en totalité , peut être fléchie ou éten due directement ou plus ou moins obliquement : par le radial et le cubital antérieur qui produisent la flexion du carpe ; et par le radial externe simple ou quelquefois double, et le cubital postérieur, qui opèrent l'extension. Les doigts ou leurs phalanges sont également susceptibles de flexion , d'extension et d'écartement ou de rapprochement les unes des autres , ce qu'on nomme déduction , ou abduction et adduction. Les fléchisseurs divisés en longs et en courts, sui vant que leur origine est à l'humérus ou aux os de l'avant-bras, ou au carpe, sont : le palmaire grêle, qui ne fait qu'un avec le fléchisseur super ficiel, et le fléchisseur profond ou perforant _, ainsi nommé parce ‘que ses tendons , parvenus sous l'a vant-dernière phalange , traversent les rendons du fléchisseur superficiel, pour aller se terminer à la phalange onguéale. Les fléchissseurs courts sont ceux du petit doigt et celui du pouce , lorsque ces doigts existent. Les extenseurs sont tous longs; ce sont : l'exten seur commun , l'extenseur propre de l'indicateur, celui du petit doigt et celui du pouce, avec son long et son court abducteur, quand ce doigt existe. Quant aux abducteurs et aux adducteurs, ce sont les inter-osseux qui, suivant leur terminaison par rapport aux phalanges, prennent l'un ou l'autre de ces noms. ' Des muscles des extre'mites postérieures. La cein ture osseuse postérieure , ou le bassin , n'étant ja mais mobile dans les mammifères , sur la colonne vertébrale , il ne peut y avoir de trace de muscles dans cette partie. B 10 x MAMMALOGIE. Quant à ceux qui meuvent le membre en totalité sur cette ceinture , ils peuvent , comme dans l'anté rieur , être divisés en quatre groupes. Le grand fessier est évidemment l'analogue du deltoide , dans sa forme , ses insertions , sa position et même sa structure. ‘ L'iliaque et le grand psoas réunis sont l'analogue du sous-scnpulaite , avec cette différence , que leur insertion a pu remonter beaucoup plus haut et ve mr de la colonne vertébrale. Le moyen fessier, le petit fessier et le pyramidal pcuvent être les représcntans des sutépincux , sous épineux et petit rond. Les adducteurs, plus ou moins subdivisés, sont aussi les analogues du grand pectoral ,- le carré peut être envisagé comme celui du grand rond , le grand , n dorsal 11 ayant pu exister. Quant aux muscles obturateurs externe et interne et jumeaux , ce sont évidemment des muscles par îlcillltl‘s, aux extrémités postérieures , et qui n'ont p’omt. danalogue dans les antérieures , parce que l iscluon n'y existe pas. lfSeurs seulement. Les extenseurs sont ' 1°. le triceps olécmni . gîte de ‘la longue portion du semeyautre e’}: l . le triceps crural qui repre ét quelquefoiîol‘îlon : vaste muscle compose de trois avec le Précédquatre‘faisceaux qui vont se terminer se dévelo e lent, a un gros tendon dans lequel Les fléchils’sl’eura robtule, et qui se fixe au tibia. bras, 80m Part: ,6 eaucoup plus subdivisés qu au (“me manière s en externes et en’internes , mais qui corresponde eaucoup plus tranchée. Les internes grêle interne le :11! au biceps , sont le couturier, le max; lefléchais emt-membraneux et le demi-rendi térieur’ est uni-‘t'ai interne, analogue du brachial au de la tubérosiîlédg, c est‘le biceps de la cutsse,qu1, Parties envir iscluatique , et quelquefois des 0mm , va au pérone. , Les deux 03 de la l autre que très-peu d entr eux jambe n'éprouvant l'un sur qlùm se 1 e mouvement,’ on ne trouve K onateur u mUSFle, le poplite,.analogue du ’ et qui , en effet , du condyle m 9 ici externe d , . . . u fémur u tibia ana du radius. , se porte a seurs du coude-pied , sont : 1°. le tibial antérieur, analogue des radiaux externes; 2°. le moyen péro nier, analogue au cubital postérieur. Les fléchis seuts de la main , ici les exenseurs , sont le tibial postérieur ou radial antérieur; les gastrocnémiens et sole'aires , analogues au cubital antérieur, et comme lui se terminant au pisiforme , qui est ici la tubéro sité du calcanéum. Le long pe'rorzier qui, du bord externe du péroné , se porte au côté externe du pied, pour passer derrière et aller se terminer à un os méta tarsien, est un muscle nouveau, n’ayant point d'aua— logue à la main. ‘ _Les muscles fléchisseurs des doigts sont comme à la main: 1°. le plantaire grêle analogue du pal maire grêle , qui doit être regardé comme continué par le court-fléchisseur-superficiel qui alors n'existe ici que sous le pied; 2°. le fléchisseur profond ou perforant avec ses accessoires , les lomhricaux et le carré du pied ,- enfin , le fléchisseur propre du pouce. Les extenseurs sont: 1°. l'extenseur commun , l'cxtenseurproprc du gros orteil, ‘celui de l'indicateur et celui du petit doigt , nommé petit péronier ; enfin , le pédieux ou court extenseur qui n'existe jamais à la main. Les ahducteurs et adducteurs , quelquefois séparés aussi en courts fle’chisseurs , sont les inter-osseux. Il est inutile, sans doute, de rappeler ici que les cétacés n'offrent que quelques traces des muscles qui s'attachent immédiatement au bassin , et qu'ils sont absolument dépourvus de tous les autres. On conçoit aussi facilement que tous les muscles que nous venons de nommer, éprouvent dans les diverses espèces de mammifères des variations de forme et de dimensions très-nombreuses , en raison de la disposition du système osseux qui lui sert de base. 5.1l. SYSTÈME NERVEUX. Le système nerveux ou d'incitation se compose de la masse cérébrale ou cerveau, de la moelle . alongee et des nerfs. l ‘ En général, le cerveau des mammifères est plus développé que celui des autres animaux vertébrés ; ses hémisphères ou grands lobes ont plus de déve loppement et recouvrent en partie le cervelet; la commissure qui les réunit , ou corps calleux ou ‘i mcsolohe, est très-large; les pédoncules de com ‘ mumcation avec le reste de la partie centrale sont ‘4 gros et fort distincts 3 l'espèce de cavité qu'on trouve MAMMALOGIE. 11 :‘i la face intérieure , et qui est connue sous le nom de ventricules latéraux, a une forme bien détermi pée ; les saillies qui se voient à leur face infé rieure sont assez grosses et nombreuses. Le cervelet offre cela d'assez caractéristique, que sa partie moyenne est peu développée , au moins ptoportionellement aux latérales qui la cachent presqu'entièrement 5 aussi leur commissure ou pont de varole a-t-elle une grosseur relative. La moelle alonge’e , renfermée dans le canal rachi dieu qui traverse les vertèbres , n'offre rien de bien remarquable. Elle se prolonge seulement plus ou moins selon les espèces. Les nerfs des organes des sens spéciaux tirent tous leur origine de la face inférieure du cerveau, et leur origine est recouverte par les hémisphères. Les autres nerfs sortent tous de la moelle alon gée, se répandent et se réunissent à l'infini dans toutes les parties du corps; le plus remarquable d'entt'enx , ou le grand sympathique, qu'on peut pour ainsi dire regarder comme un moyen de communi— cation entre la série des ganglions émanés du sys tème central et ceux du cœur et du canal intes tinal , existe d'une extrémité de la colonne verté btale à l'autre , communiquant avec chaque paire centrale; ainsi , commençant par le ganglion ophtlzalmique , il se continue dans le canal verté btal des vertèbres cervicales, puis dans le tho rax, etc. Quant au reste du système nerveux, il offre peu de chose digne de remarque. Organes ales sens. TOUCHER. Le sens du toucher réside dans l'en veloppe extérieure ou la peau. Cette peau , plus ou moins mobile sur l'appareil de la locomotion ou le système musculaire, est d'une épaisseur assez variable suivant les espèces. Elle est toujours composée : 1°. du derme propre ment dit, ou tissu fibreux plus ou moins serré, dans lequel se remarque la variété d'épaisseur; 2°. du réseau muqueux , traversé par le corps papil laire , que l'on considère comme nerveux ', 3°. d'un eÿ'ia'erme plus ou moins épais, servant de corps pro tecteur, presqu'inerte et tout-a-fart extérieur. La plupart des mammifères ont la peau‘recou verte de poils plus ou moins nombreux , de forme , de grosseur et de longueur très-variables , suivant les endroits du corps et les espèces auxquelles ils appartiennent. Chaque poil est formé : 1°. d'un bulbe ou organe producteur, pourvu de nerfs et de vaisseaux; 2°. du oil ro rement dit ou artie aroduite tout-à-fait _ 1 P l : inerte. C'est toute cette enveloppe extérieure qui cons titue l'a areil du contact du toucher et même PP 1 a du tact. C'est elle ui est évidemment la base la , . . ‘1 > source et [origine de tout organe des sens. Le sens du toucher est d'autant plus parfait que la peau est moins épaisse , qu'elle est moins recou verte de poils ou de parties cornées de la même nature. Certaines parties sont spécialement destinées au tact; ce sont notamment les lèvres , les extrémités des membres, et quelquefois le nez ou la queue. Les lèvres entourent la bouche; la peau qui les recouvre est plus fine que celle du reste du corps, et aussi plus sensible 5 elles affectent diverses formes. Tantôt elles sont âpeine marquées , et ne laissent qu'une très-petite ouverture pour la bouche (1); Ou bien elles sont presque nulles et pcurvucsd'un appareil de corne analogue à un bec de canard (2.); Ou très-ouvertes et garnies de dentelures char nues La supérieure est le plus souvent entière; d'autres fois elle est fendue I 'inférieute est quelquefois terminée en pointe (; ). Dans beaucoup d'animaux herbivores, ce sont de véritables organes de préhension (6), etc. Le nq ne peut être considéré comme organe du tact que dans peu de mammifères. Il prend alors un alongement considérable et jouit d'une grande mobilité La queue est aussi, dans certains cas , propre à servir en même temps à la préhension et au tact. Elle est une dans une partie de sa longueur, et munie de muscles assez forts pour la porter dans toutes les directions et pour la faire s'enrouler sur elle-même : on dit alors que la queue est prernmte. Mais les parties qui sont généralement considé W [) Fuurmt'lien'oryctc’rope, Éclziu’nt'. 7.) Ornit/wr/zynque. (5) Les chiens. (4) Les rongeurs, les chameaux. (j) L'éléphant. (6) Les mini/1ans , les câeraux. (7) L'él'éphJnt , le tuprr, etc. 12' MAMMALOGIE. rées comme servant au tact, dans les mammifères les plus rapprochés de l'homme , sont les extrémi tés ou membres ; plus ces extrémités sont subdi visées , moins les armures cornées ou ongles qui garnissent leur subdivision ou doigts ont de déve loppement; plus ces doigts sont susceptibles d'être opposés les uns aux autres, et plus le sens du tou cher, dans ces parties , a de délicatesse. En traitant des organes de la locomotion , nous n'avons fait qu'indiquer la disposition générale des systèmes osseux et musculaires des extrémités des mammifères : il convient ici de compléter ce que nous avons à dire sur ces parties, par leur descrip tion extérieure, Nous rappellerons que , dans le plus grand nom bre de mammifères, on observe quatre membres. Tantôt , et c'est le cas le plus général, les mem bres sont de longueur :1 peu près égale Tantôt lesantérieurs sont beaucoup plus longs que les postérieurs D'autres Fois ce sont les pieds de derrière qui. acquièrent le plus de développement onciîiîflille'qlembre se’ divise en plusieurs parties. t ngic dans les antérieurs : l'épaule, soute “"É P“ lÿmoplare 5 le bras, correspondant à l'hu ZeÏZÊËJS‘ÎVÎÎI-ÊES , correspondant au cubitus et Phala” 6s aou» poignet ou carpe ; le meza’cnrpc et les hancheg 5 mains, et dans les postérieurs‘: la . J oütenue par les os du bassin ; la cuisse, :1356? 0;]: baseble ftirnur ; le genou , où se trouve la pâton; ‘le/211d" gui correspond au_trbia et au du mét’amrse et: led ou tarse', le pied, forme 65 phalanges. pnfiîfiîqâeÿœd amétieur ou postérieur se termine ("5:5 Plus ou moins appareils , dont le a. cinq doî‘ät'seîîtte un etcinq. Il y a des quadrupédes devant etcim d 0l1_S‘les pieds , ou aquarre doigts quatre demèïe “6”??? (‘s ), oua trois doigts devanter quatre doia‘s 1( )) il y en a de tetradactyles , ou a doigts devtampètnout‘ (7) ; quelques-uns ont quatre nvom que deux trots derrière (3)‘, Il y en a qui 0“ trots doigts seulement en avant, N“ (1) Les carne“; ' (2) Les gibb ,(5) Les 1... °”’ ‘'4', les ruminans, les solipède: , etc. 1* ‘35 ôradvpes '1 u r .' .. g m0‘ a les guôorm , les hwm, et en gé neral les m : 95 ou”. p . "5mm en i l‘ ) les éléphant, etc. général. dgouris. ' a le “Nicole. et quatre en arrière (1) ; d'autres à trois (2) ou à deux doigts partout (3). Enfin d'autres n'ont qu'un seul doigt visible , quoiqu'on retrouve sous la peau des vestiges de deux autres qui seroient latéraux (4). Les doigts sont plus ou moins alongés , plus ou moins séparés les uns des autres.Ainsi, dans quelques animaux , ils sont ordinairement très-courts (5) , et même dans plusieurs ils sont entourés jusqu'au sabot par une peau épaisse Dans d'autres ils sont p us distincts; et dans quelques-uns ils sont , comme dans l'homme , plus parfaitement séparés , et peuvent agir séparément (7). Dans certains , où ils acquièrent le maximum de développement, ils supportent des membranes qui transforment les pattes de devant en véritables ailes (8). Chez d'autres où il n'y a que des membres antérieurs , ils sont tous renfermés dans des enveloppes liga menteuses, serrées de façon :i modifier le membre tellement qu'il n'est plus qu'une simple rame On appelle pouce le doigt le plus interne ; il manque dans beaucoup d'espèces , ou n'est que ru dimentaire. Lorsqu'il existe, toujours plus gros et plus court que les autres doigts , il est le plus souvent dans la même direction que ceux-ci; mais chez beaucoup de mammifères, il est susceptible de leur être opposé , tantôt aux membres antérieurs seule ment (1o), tantôt aux quatre pieds (1 r) , et d'autres fois aux pieds de derrière seulement (r 2.). On donne les noms de digitigradcs aux animaux qui marchent sur l'extrémité des doigts (1;), et de plarztigrades à ceux qui appuient en entier la plante du pied de derrière sur le sol (14). Les fissipède: sont ceux dont les doigts sont séparés (r 5) , et les palmipèdes sont ceux dont les doigts, réunis par (1) Les éradyp‘es. (2) Les rhinocéros. (3) Les ruminant. (4) Les chevaux. (5) Les ruminaru et quelques pacltydermnÿ (6) L'éléphant. (7) Les quaa’rumana. (8) Les chauves-roulis ou che'ïraptàru. (9) Les ce'tace’r. (:0) L'homme. (r r) Les quadrumaner. (12.) Les dia/alpin: , les phaldngers. (13) Les chiens, les chats, etc. (:4) Les ours, les Huireaux, les mangoustes, le Ire‘. rismu , la mars, la musaraigne , etc. (1;) Les mêmes animaux que ceux cités dans les notes 1; et 14,. MAMMALOGIE. 15 une expansion de la peau, sont propres à la nata tion (1). La dernière phalange de chaque doigt est ordi nairement garnie d’une armure cornée , appelée ongle lorsqu’elle est médiocrement développée et qu’elle n’entoure pas en entier la phalange , et sabot lorsqu’elle est épaisse et qu’elle garnir la phalange de toutes parts.’Les mammifères pourvus d’ongles, sont dits onguicule’s; ceux qui ont des sabots reçoivent le nom d’ongule’s. Parmi les onguiculés , les uns ont les ongles foibles et plats ou en gouttière (2.) : d'autres les ont forts et arqués pour fouiller la terre (3) , et ce sont surtout les antérieurs; d'autres les ont très-acérés et re'rractiles (4.) ', il en est qui les ont en forme de crochets , tous soudés ensemble Ils manquent presque toujours aux doigts des mammifères vo ans (6) , et constamment au pouce des marsu piaux (7). Il est un genre (8) dont tous les ongles sont à peu près plats, à l’exception de celui de l'in dex du pied de derrière qui est subtile’, c’est-â-dire, fort aigu et arqué. Parmi les ongulés , il y en a à cinq petits sabots âchaque pied (9) ; d'autres à quatre (1o) ; d'autres âtrois (1 r); d'autresà deux grands et deux petits (12.) ; d’aurres à quatre aux pieds de devant et trois à ceux de derrière (x3) ; d’autres à un seul par tout (14) ; d’autres à deux sabots , avec deux petits onglons surnuméraires à toutes les extrémités (l 5). Ces derniers , comme il est facile de le penser, ne se servent en aucune manière des extrémités de leurs membres comme organes du tact. Chez eux le siège spécial de ce sens réside dans d’autres parties, et notamment dans les lèvres ou dans le nez, qui, chez quelques-uns, est démesurément développé. Leurs extrémités sont uniquement disposées pour la locomotion. (l) Les loutres, le castor, l’ornt't/zorhynque, le [hiro uette , etc. (2.) L'homme, quelques singes. (5) Les taupes , les blairtuux, les hamsters, les fourmiliers , etc. (.1) Les chats , les tivezrts. (5) les bradypu ou Paresseux. (6) Les cr'lt’ïroptères ou chauves-souris. (7) Les aide/ph“. (8) Celui des makis. (9) L'éléphant. (i0) L’r'rippuporamr. (H) Les rhinocéros. (12) Les cochons. (1;) Les lupin. (14) Les solipèdts ou chevaux. (15) Les ruminans. Des te'gumens considérés comme organes généraux du sens du toucher. La peau est plus ou moins serrée , et laisse voir plus ou moins bien les Formes des muscles de l’ani mal, surtout lorsqu'elle n'est pas recouverte de longs poils. Ainsi dans les uns elle est assez exacte ment appliquée contre le corps (1) , tandis que dans d’autres elle semble avoir trop d'ampleur dans quelques parties , telles que le cou ,, par exemple, où elle forme un grand pli appelé fanon Elle est calleuse dans certaines parties du corps sur les quelles quelques-uns appuient àterre lorsqu'ils s’ac croupissent (3); la paume des mains, la plante des pieds, les fesses de quelques autres (4) , etc. Elle est verruqueuse lorsqu‘elle présente de pe tites éminences nues. Elle est e'cail/euse lors que l'épiderme se replie de Façon à figurer des écailles (5). Elle est quelquefois épaisse et ru— gueuse Les compartimens osseux de la peau d'un petit nombre (7) composent un test ou une cuirasse fort solide , mais cependant susce tible de se prêter à la volonté de l'animal. Ils fgrment trois pièces principales: une sur la tête , une sur les épaules , et une sur la croupe , et entre ces deux dernières , des bandes transversales et mobiles pour donner au corps la Facilité de se ployer. Le corps , lorsque la peau n'est pas exactement une ou à peu près nue (8) , se trouve recouvert , ou de poils ou de piquans , ou d'écailles. ’ Les poils sont de deux sortes : un feutre plus ou moins épais et doux qui garnir immédiatement la peau , et qui est traversé par de longs poils’ plus ou moins cylindriques, qui seuls sont apparens au de hors. Le feutre se rencontre principalement dans les . animaux du Nord , ou ceux qui habitent des con trées très-élevées. Les poils prennent diverses directions , et quel quefois , en s’alongeant considérablement , forment ce qu’on appelle : (I) Les cerf}, les antilopes. (2.) Les bœufs. (5) Les chameaux et dromadaires. (4) Beaucoup de singes de l'ancien Continent. , ( ) Comme sur la queue des castors , des didelphes et ES 71115. (6) Comme celle des‘ éléphant, des rhinocéros; ce qui a valu particulièrementà ces animaux le nom de puthya'ermes. (-.) Les larous. (9) Comme dans les cétacés , les lamantin: et quel ques par/1) derme‘. ' MA‘MMALOGIE. 1 ‘i Aigrette sur'la tête , tantôt en dkivergeant du centre à la circonférence (i), ranrot en couver geant de la circonférence au centre (2.). Crinfère , lorsqu'ils sont abondans sur la ligne dorsale : tantôt cette même crinière se prolonge depuis l'occiput jusqu'au bout de la queue (5)‘, tantôt elle ne s'étend pas plus bas que les épaules, et se mêle aux grands poils du gatot (4); quelque fois les poils qui la composent ont leur pointe tournée vers la tête (5). Barbe _, lorsqu'ils sont longs et abondans sous le menton Brosses, lorsqu'ils composent sur le poignet une touffe serrée et ronde (7). Flocons , lorsqu'ils forment une touffe au bout de la queue (8) , etc. Ils ont des degrés de finesse très-variés, et selon le cas on les nomme : Soies , lorsqu'ils sont très-grossiers et très roides (9) ; Laine , lorsqu'ils sont doux et frisés (1o); Bourre , lorsqu'ils sont courts et soyeux (r 1). Les poils ordinaires sont plus ou moins doux au toucher, depuis le moelleux de la soie la plus fine (1 2) jusqu'à la consistance du foin (t 5). Il en est qui sont fistuleux (1.1.). Quelques-uns beaucoup plus forts que les autres , et placés sur les lèvres, ont reçu le nom de ‘mous taches ,- ils sont fort longs dans les carnassiers noc turnes (i 5) ou aquatiques; ils n'existent point d'une manière sensible dans quelques herbivo res (16)‘, ils manquent tout-à-fait dans les cétacés proprement dits (17); ils sont énormes et rem pltssent les fonctions de défenses dans quelques espèces (i 8).. W (1) Le macaque aigregte. (1) Le macaque bonnet chinois. (5) La Cireur, le {Îbu/z. (4) Le lion. (5) L'an-[Nope leucoryx. (6) Le bouc, le bison. (7) Quelques antilopes. (3) Le lion, l'âne , quelques singes. (9) Le parc. (10) Le mouton. (l l) ÀÏuL'iI. (‘1) Le hum/7er thfrxillu. (1 3) Quelques rumimml (‘4) Les poils du dessous du corps du porc-épie. (1)’) Les chats , les mur-w . les phoques. (16) Les À'urlgwous , les I‘Rmjnuüä. (‘7) Les baleines . les dauphins. (18) Les lumuntius. Il y a aussi'des poils “a; longs sur les yeux de quelques quadrupèdes , qui ont reçu le nom de sourcils. 4 On nomme cils ceux qui bordent les paupières. Les poils manquent quelquefois sur diverses par ties du corps (1). _ Les piquans ne sont que des poils très-forts. Ils affectent différentes formes.Tanrôt ils sont à peu près exactement coniques et de médiocre longueur (2.); tantôt ils sont très-longs et légèrement plus renflés au milieu qu'aux extrémités (3) ; d'autres fois ils sont aplatis en forme de lames d'épées (4). Ils existent tantôt seuls (5) , tantôt mêlés avec du poil (6) , etc. Les écailles, que l'on n'observe que dans peu d'espèces (7) , sont très-larges , triangulaires , tran chantes par leurs bords et imbriquées. On doit parler ici des cornes creuses , qui appar tiennent à beaucoup d'espèces de quadrupèdes rumi nans (8). Elles ne se trouvent pas toujours dans les deux sexes , et c'est la femelle qui souvent en est dépourvue. Elles consistent en un étui de corne fixé pour la vie sur un axe osseux , qui prend di verses directions suivant les espèces. Leur surface est lisse, rugueuse ou annelée ; elle présente quelquefois des arêtes , ou longitudinales , ou con tournées en spirale. Les bois sont des productions véritablement osa seuses qui se forment d'abord revêtues par la peau , qui tombent et repoussent chaque année , et se dé veloppent toujours davantage, jusqu'à ce qu'ils aient acquis leur maximum de grandeur; ils sont rameux, et leur tige principale reçoit le nom de merrain, leurs branches celui d'andouillers , et la bifurcation de celles-ci la désignation d'empau mure , etc. Enfin il est des cornes , telles que celles des girafes, quisout petsistaptes , osseuses et toujours IGL‘OLIVLIIIGS de peau : et d autres , comme celles des (I) Sur les callosités des fesses des singes de l'ancien Continent; sur celles des chameaux ,' sur les chdla’gnes des chevaux ,' sur la face de l'homme et de quelques singes , sur le muflie de la plupart des familiaux, et sur le bout du nez de tous les carnassiers et des rongeurs. (2) Dans les e’chEdne's. (3) Le porc-(‘pic proprement dit. (4) Les é;him_ys et quelques espèces de mes épineux. (g) L'e'chidne' épineux, le corndou, les hÉÏÎJSO'IJ‘. (6) Le porc-e'pz'c urson , l'e'c/tidué soyeux. (7) Les pangolirts et les phutugins. (3) Les bœuf}, les chèvres, les moutons, les antilopes. rg ra .' n—< {I I} -., r: 3...? _.,9 .. _I--" 5.: r: MAM.MALOGIE. ‘15 rhinocéros , qui sont for‘r'zï’ées de substance fibreuse et cornée (1). "1'. Le GOUT est, parmi les quatre sens spéciaux , celui qui doit être considéré comme le plus cons tant , comme le plus nécessaire et le plus rapproché du sens général ou du toucher. En effet , il paroît qu’il ne possède pas un système nerveux spécial. Son siège semble n’exister que dans la peau qui revêt la lpartie supérieure de la langue. L’appareil consiste ans les cryptes salivaires _ et muqueux qui tapissent la cavité buccale , et la prin cipale modification de la peau paroît être dans l'ab-. sence plus ou moins totale d’épiderme , suivant le degré de finesse du sens -, dans le grand développe ment des papilles ou du corps papillaire , et peut être aussi dans celui des cryptes ; enfin dans l'ab sence des poils , ou au moins de leur partie cornée. Les différences que cet organe des sens présente dans les mammifères , paroissent tenir principale ment à l'espèce de nourriture. La langue , principal siège du goût , est en géné ral charnue et flexible. Considérée sous le rapport de ses dimensions et de sa forme , elle est : Médiocre _, ovale et aplatie , dans beaucoup de mammifères (2.). Longue et très-mince dans d’autres (3). Langue et e’paisse dans plusieurs (4). Très-langue et vermifome dans certains (5 Sous celui de sa mobilité , elle est : Extensible, à un degré plus ou moins déve loppe' Très-extensible ou protractile Fixe’e entièrement par toute sa face infé rieure (8). (1) Nous ne faisons mention des 601‘: , à cette place, qn’à cause de l’analogie de position que ces produc tions ont avec les cornes roprement dites; leur nature étant toute particulière. l en est de même des cornes de ira e. » (Î) 6ans l'homme et les singes. (5) Dans les animurx carnassier: , et notamment les chien: et les chats. (4) Dans le cheval et les lamina/1: , chez lesquels elle sert à arracher l‘herbe. (3') Dans lcsfuunmliers , les tatou: , l’orycte'rope. (6) L'homme , les singes, les remanier: , les ron grau, les pachydermes , les Ilf'IZHIrJ/IL (7) Lesfburmilicrr, l'orycterape, les tatou: ,. les glossa i/ugu. (8) Les ce'mce'r. Sous celui de la nature de ses tégumens , elle est : Douce, lorsque les papilles qui couvrent sa surface supérieure sont fines et molles (r) ; / Rude , lorsque ces papilles sont cornées et ont leur pointe dirigée en arrière (2)‘, Ecailleuse , lorsque ses côtés sont munis de larges écailles a deux ou trois pointes terminées en coin (5) ', Infimdibulifêre , lorsque sa pointe est terminée par un disque en forme de ventouse (4,) ; Sillonne‘e , lorsque sa surface supérieure est marquée d'un sillon longitudinal. _ L'ODORAT. Le sens de l'odorat devient beau coup plus spécial, en ce que, quoiqu’encore établi dans une étendue assez considérable de la peau, il a un appareil et un système nerveux qui lui sont particuliers. Il est situé tout-â-fait antérieurement et sur le passage du fluide élaborant ou respiratoire. Les cavités de la tête, où son siége est établi, sont les fosses nasales , à la composition desquelles con courent le vomer, les os propres du nez et les os maxillaires supérieurs. Ces cavités renferment deux autres os , dont la surface est très-étendue, â cause de leurs nombreux replis ; ce sont l’ethmoïde et les cornets. Elles communiquent de plus avec les sinus frontaux , situés à la base du front, les sinus maxil laires, placés dans le corps même des os maxilt laires , et les sinus sphéroïdaux , etc. Toutes ces parties varient en étendue , et la: perfection de l'odorat suit cette variation. La membrane pituitaire, simple repli de la peau3 extérieure, mais modifiée , en tapisse toutes les sinuosités et perçoit les principes odorans dissous‘ dans l’air. On donne les noms de nez, de museau ,» de‘ mufli’e ou de trompe , etc. , à la partie de la face qui’ renferme les ouvertures destinées à l'entrée de l'air, lesquelles sont appelées narines. Le mg, qui est situé sur le milieu de la face, est : Proe'minenr , lorsqu'il fait saillie sur cette face , W (1) L'homme , les singes, les chien: , les chevaux, les cétacés, les fourmilierr , etc. etc. (2.) Les chats, les civmet, les dîdelpharlesphyllok tomes, les roussette: , etc. . (5) Le porc-e'pïe. (4) Les‘ glossophag“,. 16 MAMMALOGIE. Les narines sont tantôt de simples fentes peu ouvertes (1); d'autres Fois des cavités assez gran des (2.); quelquefois elles sont réunies sur le som met de la tête, et alors prennent le nom d'e’vents (5); elles sont contournées en spirale dans quelques mammifères (4) ; bouchées par une opercule dans d'autres Dans quelques-uns elles ont la pro priété de se Fermer totalement à l'aide de muscles et que les deux narines sont inférieures (r); Camus , lorsqu'il est aplati et qu'il com mence à ressembler à un museau Le museau, qui est placé à la partie inférieure de la Face , est une surface une , granuleuse , toujours humide , et sur les côtés de laquelle s'ouvrent les narines (5); il est : Pointu, lorsque la tête est acuminée en avant et qu'il est tout-â-fait terminal (4); Court, lorsque la tête est peu prolongée et qu'il Fait à peine saillie (5); Simple, lorsqu'il n'offre aucune sinuosité ou appendice remarquable (6) ; " ' complique’, lorsqu'il est accompagné de mem branes nues plus ou moins développées , et affec tant les formes de fier de lance , de lyre , de feuilles, d'étoiles , etc. ou de bourrelets presque demi-circulaires, ou de sillons profonds se diri geant sur la ligne médiane du chanfrein ou du front Le mufllz, ou museau des ruminans , ne se re marque pas chez tous ces animaux La trompe , ou museau très- rolon é et mobile I . ’ existe dans un plus ou moins grand degré de déve loppement, dans quelques mammifères (1) L'homme, les gumarr: naîigue et à nez proc'minrnl. (a) la plupart des singes. (3) Dans les ruminans , il reçoit le nom de mujfle lùff) 61:63 main: . les Coulis, les taupes , les jburmi , c. (5) les chats , la plupart des ron cars. (6) Dans la plupart des mammrfeiîes. (7) Ifins plusieurs genres de chéïropxàm ou de Jura VI'J‘JÛLTIJ'. m (8)’ Les mamans , les chèvres , les chamraux, les Ia ‘ a‘; 1‘ glwfl’ 2 le “M8. l’c'lan et le ôufllt musqué ou ou.‘ 0.r, en manquent totalement, ‘(9) L’eleplrant ell sans contredit, de tous les mam Îñlftl‘t‘J‘, celui dont le ne I p elle la trompe ou cette le dans tous les sens, :21 (les narines à et terminée par , ormée d'un oi t mobile ui sîsïÿpâïorlfe : 37V“ la plus gr;tnde'justesse,gau bord (3p âueîle î] EËÏVˑΒËLŒ sur le contour supérieur de la rièvaré du mais‘ 15,“? ."omre survive. à l’extrêms pas de: bmœr sa té: .elxp’nant, qui ne lu! ermettroit titure. Mais cet il‘; a Ïèrre pomprçn "-e minou" Phêm : lès mfltodol Jument. n est pas particulier a l'aile’. de rohio siconnu’glc‘“ , animaux enfouis sur les bords moulu 8;] amie": sous le nom de mammonr: ou mon} que 3 .diom] u!) 311551 considerablç, et l ‘53men me” ‘3 renfïîïme un genre d'animaux vivans, es tapi/‘J , dont les (mm 5 , , . - 3 ene‘ales ont beaucou * - nalogie avec celle des g ' P ‘la disposés à cet effet , etc. (6). Le chanfrein est la partie supérieure du nez des animaux ruminans , comprise entre le front et les narines. Il est argue’ en dessus (7) ; courbé légère ment en sens inverse (8) ; droit arme’ (9) d'une ou de deux cornes (10) 5 creuse’ en gouttière longitu dinale (i 1), etc. Nous nous botnerons à indiquer ici, comme" une dépendance de l'organe de l'olfacrion , ou comme intermédiaire pour ainsi dire à ce sens et M a trouve une trompe, mais beaucoup plus petite a pro portion que celle des e’le’phans et es mastodontes. Les paharharium , dont on rencontre des débris dans les gypfes de Montmartre, en étoient également pourvus. Le nez du porc ou groin a bien encore quelqu'analogie avec ces nez prolongés; il est mobile , armé, comme celui de la tau e, d'un osselet particulier , appelé a: du boutoir, qui lui donne de la consistance et le rend propre à fouiller la terre. Le desman est encore un animal fort remar uable sous ce rapport : il a une véritable trompe qui ui permet'de plonger dans l'eau sans s'as ph xier, parce qu'il tient les ouvertures des narines au de ors. Q . (l) Les singes, les carnassizrs diguigraa'es, les razz geurs. (z) Le cheval, l'âne , l'hipppoumr. (5) Les ce’zace’: proprement dits ont les narines ou vertes sur le sommet de la tête , et sans nez proprement dit. en deux ouvertures ou évents , qui servent d'égouts pour faire sortir l'énorme quantité d'eau que ces animaux avalent en poursuivant leur proie. Tantôt ces évents ont un orifice commun , tantôt ils sont séparés. L'eau qui en sort forme des jets ou des gerbes souvent très-considé rables dans les grosses espèces , ce qui a valu aux 6éme ce’x la dénomination de :onfieurx , qui leur est générale ment appliquée. (4) l es qmdrumrmc: de la Famille des makis. ‘ (5') Certaines CfiduvtJ-sauris, et notamment les nyc JÏL’J. (6) Les phoques. Dans les e’c/ridne’s et les fimrnzi/r'rrs, le nez fait partie de l'alongement de la tête, et les na rines sont ouvertes au bout; dans l'amit/mrhynquc , on les Voit supérieurement et vers la base du bec si singu lié-I‘ qui termine la tête de cet animal. ' (7) Dans les moutons. (8) Dans les chèvres. (9) Dans les (05/10/11‘. (10) Dans les rlu'uore’ror. (t I) Dans les nyttères. MAMMALOGIE. 17 à celui du goût , l'organe de Jacobson. C'est un appareil fort singulier, situé de chaque côté de l'ar ticulation du vomer, avec les os maxillaires supé rieurs, composé d'une sorte de lame cartilagineuse recourbée sur elle-même, de manière à laisser une fente dans toute sa longueur supérieure , tapissée à l'intérieur par une membrane muqueuse vasculaire , se terminant antérieurement par un canal qui s'ou vre dans le trou incisif de Stenon , et par consé quent dans la bouche. Cet organe , qui n'a encore été observé que dans les mammifères , patoît jus qu'à un certain point en rapport avec l'espèce de nourriture. La VUE. Les organes de la vision , ou les yeux , ont une forme plus ou moins sphérique, et reçoi vent chacun un nerf de la seconde paire encépha lique. _ ‘ Chaque œil est formé d'une enveloppe géné rale fibreuse , nommée scle’rotique, tapissée à l'inté—-' rieur par une membrane vasculaire, appelée cho roïde, et enfin à la face interne de laquelle se trouve la membrane nerveuse ou senrante , déve loppement du nerf. La face antérieure de l'œil serolt percee, sans une partie cornée, transpa rente , composée de lames ou de cônes extrême ment aplatis , nommée corne’e transparente, et qui sert en effet :‘i laisser passer les rayons lumineux dans l'intérieur de l'œil , qui est entièrement rem pli de fluides de différentes densités , nommés hu mear aqueuse, cristalline et vitrée , disposés pour des usages qui tiennent à la théorie-de la vision. _ L'œil de tous les animaux mammifères est presque toujours mu dans l'intérieur de la cavité qui le contient, par un assez grand nombre de muscles, quatre et‘ quelquefois huit, droits qui, de la cir conférence du trou par où pénètre le nerf de l'or gane, vont à l'extrémité des deux diamètres du globe , soit sur un ou sur deux plans , et deux mus cles obliques : un supérieur, qui du même point va au-dessus du globe de l'œil, réfléchi par un anneau situé à l'angle interne; et l'autre inférieur, qui, de la partie inférieure et extérieure de l'orbite, va a la face inférieure du bulbe. Il est constamment misâ l'abri du contact des corps extérieurs au moyen d'un appareil protecteur osseux , formé de'l'os frontal en dessus , du maxil liire supérieur en dessous , duJygOmatique en dehors , du. lacrymal en dedans , et enfin du palatin et du sphénoïde antérieur en arrière , dont l'en semble forme ce qu'on nomme l'orbite. Cet organe peut encore être mis à l'abri d'une "r v- se - _‘ . ,_ Î manière plus complète , mais momentanée , a l'aide d'un double repli de la peau, mobile , ser vant de voile, et appelé paapière. Dans tous les mammifères , la paupière supérieure est la plus mobile ', _elle a son muscle élévateur qui, provenant du fond de l'orbite, et s'épanouissant jusqu'au car rilage qui la borde , sert a la relever, son propre poids la fermant contre le bord de l'inférieure. Jamais il n'y a de troisième paupière ou de paupière interne verticale; ou s'il en existe une, c'est un simple repli cartilagineux contre lequel le globe de l'œil peut s'avancer, mais qui ne peut presque jamais se développer indépendamment de lui. Enfin, outre ces appareils de protection , il y a encore dans la très-grande partie des mammifères , à moins qu'ils ne soient aquatiques , un appareil lacrymal formé d'une ou deux glandes plus ou moins considérables , situées entre l'orbite et le bulbe , et qui versent leur fluide si la surface de la. peau très-amincie qui tapisse la partie antérieure de celui-ci, sous le nom de conjonctive, d'où il est conduit au moyen d'un canal formé par la réunion des bords des paupières, jusque vers l'angle inté rieur de l'œil. Là il est absorbé par les pores dits lacrymaux, et versé, au moyen du canal et du sac lacrymal , placé essentiellement dans l'os de ce nom , jusque dans la cavité nasale au-dessous du cornet inférieur des narines. L'œil est : Rudimentaire , lorsqu'il n'en existe aucune trace au'dehors, mais qu'on en retrouve des vos‘. tiges au-dessous de la peau (1); Apparent , lorsqu'il est apercevable, et c'est le plus grand nombre des cas (2.). Relativement à ses dimensions , il est : ' Très-grand , dans plusieurs animaux nocturnes et dans quelques espèces aquatiques (3); Médiocre ou moyen , dans la plupart des qua« drupèdes terrestres (4) ; Petit ou très-petit , dans les espèces qui vivent sous terre , et dans quelques espèces noc tomes (5). (I)_ Dans le rat-taupe ïemm'. . ‘ métal lgîtnîal‘apgéirieéflrx'allirté des mammifcres , en en excep quf‘nlelgezîprlzgtos , les lièvres , les polatouche: , les pha [:es quadrumarm , les carnassiers proprement dits , lesd'smiiieüsnfizupu , les iiuhyngm , les cht‘iroptëres. C 1-8 MAMMALOGIE. .Considénêsous le rapport de la saillie de la cornée , il est t ' T rès-bombe', dans les espèces nocturnes (1) ; _ Médiocre/nm: saillant , dans les mammifères diurnes (2.) ; Plqt, dans les espèces qui wnt habituelle ment plongées au fond des eaux (5). Les yeux varient dans leur position respective. ‘Ils sont : Ante’rieurs , lorsqu'ils sont dirigés en avant, plus oumoins rapprochés l'unde l'autre,“ lors que leurs axes de vision sont presque paral lèles (_.,); > ' latéraux , quand ils sont écartés ,et situés sur les cotés de la tête , et pour ainsi dire sur un même axe (5). La face antérieure des yeux olfre particulière ment l'iris , ou membrane annulaire annexe de la choroïcle , et la pupille , ou disque central, servant à l'entrée des rayons lumineux. ‘ ,L'iri: varie en couleur, du gris-bleu au jaune et a lorange fbnce'. Dans les mammifères , cette cou leur est le plus souvent d'un fauvefonce' ou brune. Lapapille change de dimension en raison de la quantité de rayons lumineux qui arrivent sur l'œil. Llle nagecte pas la même forme chez tous les mammi res. Lorsqu'elle est dilatée, elle est ,généralement ronde. - Lorsqu'elle est contractée, elle est ronde (6), Jenticulaire et même linéaire verticalement (7) , oblongue transversalement , ou'même linéaire trans versa/amen: (S) , oblongue transversalement , avec une convexité formée par son bord supérieur, laquelle est marquée de cinq festons plus épais que le reste'du contourl9), en forme de cœur (10), etc. V La pupille laisse voir quelquefois‘des couleurs très-vives , surtout dans l'obscurité , ce qui est pro .dutt par la réflexion des rayons lumineux , sur une (1) Le lièvre , le upir, les galago: _ etc. .(z) Dans laplupart des mammifères. (3) Les phoques . les cétacés. (4) L'homme , les singes. 525) Les lièvre: , les rangeant , et, en général, les her ivores. ‘ (6) L'homme , les Jinge: , et‘beaucoup de tarmwierr. (7) Dans les animaux du genre des chats. Cette figure est à peu près celle qu'atfecte aussi la pupille des renards. : (8) Dans le bœuf et n‘ baleine. (9) Dans le cheval. (10) Dans le dauphin. portion de‘la ruyschienne ou lame interne de la chotoïde ,- elée le-tapis , et située sur le côté du fond de l'œil opposé à celui dans lequel perce le nerf optique. Ce tapis estcoloré en brun-noirâtre '(t); en brun=ch6colar (2.) ',.en vert-doré changeant en'bleu céleste (3) ; en bleu-argenté changeant en violet (4); en vert-doré pâle, quelquefois bleuâtre (5) 2, en jaune-dqré‘pâle ‘(6) 3 en blanczpur‘bordé de‘bleu (7)., etc. Le restant de la rnyschienne, ou plutôtdela choroïde , est enduit d'un vernis noirâtre ‘dmistous les mammifères. Lorsque. ces animauxsont atteints de la maladie albine', ce vernis n'existe pas , et les yeux paroissent roses dans l'obscurité de la nuit (3). L'OUïE. Le dernier organe des sens est celui de l'audition ou de l'ouïe. . 'Sa partie essentielle consiste dans ce qu'on ap pelle le labyrinthe membraneux , où l'on trouve une membranefibreuse ouverte .en arrièrepour le pas. sage du nerf, en dehors pour la communication avec l'extérieur, tapissée intérieurement par une membrane vasculaire sécrétant le fluide ou lymphe , dite de Cotunni,,dans l'intérieur etsutle pourtour de laquelle se répandent les filets nerveux. Mais il s'en faut de‘ beaucoup que l'organe de l'ouïe se borne à cela. Dans tous les mammifères , cette partie cen trale importante s'étend pour former ce qu'on nomme le labyrinthe, c'est-â-dire, trois canaux sémi circulaires , dont deux verticaux et un horizontal, _ et le limagon , cavité conique , spirale , partagée en deux par une lame ostéo-fibreuse qui se continue presque jusqu'à son sommet. Tout cet appareil essentiel ou profond de l'organe de l'ouïe est con tenu ou enveloppé dans un os particulier, d'un tissu et d'un aspect qui lui ont valu le nom de rocher. Il est intercalé entre l'os basilaire ou la. dernière vertèbre du crâne , et l'os sphénoïde pos-’ térieut; mais il ne doit pas être considéré comme appartenant au crâne proprement dit. ' 1 . . 'lous les mammifères , outre cette partie essen (1) L'homme et les singes. v -. (2) Le. lièvre, le lapin , ‘le cochon. (5) Le 1' œuf (4) ‘l. e cheval , le bout: , le baba]: , le cerf. (5) le maman. (0) le lion , le chat , l'ours , ‘le dauphin. (7) Le chien , le loup , le blaireau. (S) Les mammifères sujets à cette maladie sont particulièrement l'humme , les lapins, les‘ chats , etc, Le pelage des qnadtupedes albinos est toujours blanc. MA sa MaLo c‘; I'E. tielle, possèdent encore les‘ deux autres, c'est-à? dire , celles dont l'usage est de‘ renforcer‘ et‘ de tei cueillir l'essonsî, ouàlbreille'rmbyenne et'l'oteille externe. ‘L'oreille moyenne aipour ‘base ‘l'a caisse‘du tym pan , cavitéJ creusée‘ dans ‘l'os'dê‘ Cé‘tto’ifil Elle’ communique avec l’organe‘intéri'eur par’ deux ori fices, la fenêtre ronde et la‘ fenêtre ovale‘, en‘ arrière avec les cellules masto’idiennes creusées‘dans ' cet os‘; en dedans ‘et’ en avant , à‘l'aidè‘d‘un’ organe’ fibro-cartilagineux nommé rrbmp‘e‘d’Ëùsradrc', avec‘ la cavité gût'turale‘ dans-'salpattîe' latérale», et enfin en dehors; avec l'appareil! extérieur, par un ori fice assez large, fermé par mie-'menibarre appelée. membrane du tympan , attachée à un os désigné’ sous’ le ‘nom de cadre du-tympamhMaisyourre ces‘diffé rentes ouvertures qui se remarquent dans la 'caisse du tympan, on‘ trouve dans tous les mammifères une chaîne nd'osselets ‘au nombre de trois , onde’ quatre suivant quelques auteurs , qui ,iatta'chée par une extrémité à la membtanevqui' ferme la fenêtre ovale , se termine par l'autre à la membrane du tympan. Enfin , au ‘dehors de cette oreille moyenne‘, se‘ trouve appliquée sur les parties latérales et posté rieures de la tête , laconque-aud‘itive qui se compose toujours d'un tube plus ou moins alongégnomm'é canduit-audizifexterne, et qui le‘ plus souvent se dilate a son extrémité en une'espèce d'e cornet acoustique fibre-cartilagineux déforme et'd'é'ten due variables , mu par des muscles'plus ou moins développés, plus ou moins ‘divisés, des antérieurs, des postérieurs et des supérieurs. La conque externe de l'oreille manque totalement dans certaines espèces de mammifères (t). Lorsqu'elle existe , elle est souvent rudimen taire (2.). Quelquefois elle est plus ou moins arron die, rebordée extérieurement et appliquée contre la_rête (;) , ou bien disposée de la même‘ façon , mais déjà moins bordée extérieurement , et un peu anguleuse supérieurement Elle est , ‘dans un grandnombre d'espèces, de médiocre grandeur, an guleuse, disposée en cornet, dont l'ouverture est antérieure et la base élargie (5); dans d'autres, cette disposition est à peu près la même , mais la pointe ( i) Les ce'tace’: , les lamantin: , les phoques proprement dits , les rats-taupe: , les taupe: , etc. (a) La marmotte , les àrariz: , etc. . (5) L'homme et les singe: qui s’en rapprochent le plus. (.p) Les macaques , les papions , les marrdrills. ' ' (5) Les chats , les marre: , les loups et renards, &çÇ 1*‘ 19 est arrondie‘: elle est âüSSlà<d1llS beaucoup’ d'espè ces, en forme de cornet alongé, et portée sur-une‘ sorte de pédoncule quitlui donne plus de mobi-. lité (r ). Son développement est énorme dans quel ques mammifères , et accompagné d'appendicesI dont le plus remarquable , qui porte le nom d'orei1{an,'n'esr. qu'un lobe cartilagineux à peine a parent dans, la plupart des‘ animaux de cette c asse , et qui est appelé tragus (2.). L'oreille est quelquefois plane, vaste et appliquée sur le côté de ' la tête, etc. On remarque , en général, que les oreilles tom bantes , env toralitéiou en partie , sont un signe de domesticité. 5. HI; ÉEÏL'A‘ Nu'r u'r‘r'ro'N. Cette‘ fonction animale a'pout'bur ‘l'assimilation des parties substantielles contenues dans‘les ali mens, et qui dbivè‘nt renouveler le‘ fluide- nourri cier. Son principal-organe‘ consiste" dans‘ le repli intérieurïde ‘la? peau, auquel on donne le'nomvde canal intestinal. - Dans tous les mammifères ,‘ce canal, qui est évidemment composé'comme'la peau‘, est étendu d'une ‘extrémité à l'autre‘ du corps ou tronc propre ment‘ dit de l'animal; mais il forme toujours des circonvolutions plus ou ' moins considérables‘, en sorte qu'il est constamment beaucoup plus longqu'e lui. Du reste , il est en grande- pa-rtie' parfaitement symétrique. ' Des deux orifices qui le ‘terminent’, l’ant'é‘rieur,‘ nommé bouche, est toujours plus ou moins fendu transversalement. Les bords de cette fente'porrent le nom de lèvres, l'une ‘supérieure ou‘ antérieure , et l'autre inférieure ou postérieure. Elles sont com posées d'une double peau , l'une externe, l'autre interne , et intermédi'air'ement de‘m'uscles tout-'âlfait cutanés , qui se divisent‘ en 'orbiculaire, élévateur, ab‘aisse‘u‘rs’ et di'ducteurs. A la suite de cet orifice vient une dilatation plus ou moins considérable du canal intestinal , c'est-à; dire , .la bouche proprement dite ou cavité buccale, composée aùssi‘d'une peau intérieure dite membrane muqueuse , et d'un muscle latéral, le buccinateur. Cette partie du‘ canal intestinal est comprise entre la mâchoire supérieure et la mâchoire mfée (I) Les 'ru'mTnâns , les lièvres, les ‘sanglier: , le'ihï noce’ros , etc. (2.) Quelques'che'ïraptëru. C2. 90 MAMMALOGIE. P4. rieure, et par conséquent proportionnelle à leur étendue. On y trouve trois appareils distincts : 1°. Celui de l'insalivarion , qui n'est réellement qu'une certaine modification de l'appareil général ctypteux ou glanduleux de la peau, placé ici tout autour de la bouche, et versant des fluides mu queux ou salivaires , sécrétés dans les glandes dites molaires , buccale: , et dans les glandes sali vaires dites parotide: , maxillaires et sublingualas, à cause de leur position. 2°. Celui de la masticarion , qui est essentielle ment opérée par l'action de la mâchoire intérieure sur la supérieure immobile , et au moyen des mus cles élévateurs , le temporal J le masse'ter et les ptérygoi‘dienr _, et des abaisseurs , immédiats , le di gastrique , et médiats , les génio-hyoïdiens , stemo àyoîdiens , etc. Les mâchoires ne sont pas à nu dans l'intérieur de la cavité buccale , mais elles sont recouvertes par la peau interne. , qui prend sur leur bord une dis position et un aspect particuliers : c'est ce qu'on nomme gencives. Mais en outre, et même le plus souvent , cette. peau est armée d'organes extrêmement durs , de forme et en nombre très-variable, que l'on considère comme des os et qu'on nomme dents (1) C'est au moyen de ces gencives, et surtout de ces dents, qu'est exécutée la masricarion des ali mens , ce qui a toujours lieu dans les animaux vivi pares , au contraire des ovipares. Les différences que les mammifères offrent dans le mode'de mastication , et par conséquent dans les organes qui l'exécuteur , tiennent en général à la nature des alimens. 3°. Enfin , le dernier appareil‘ qui se‘ trouve dans la cavité buccale, ou celui de’ la déglutition , est essentiellement composé de la langue ,, et en outre de ce qu'on nomme le palais.. La langue, dont nous avons déjà fait mention en traitant du sens du goût, doit être considérée comme le prolongement de la couche musculaire inférieure ou abdominale.‘ C'est un organe entière ment charnu , composé de deux parties :. l'une pos tétieure , constante, Formée de muscles'particuliers, parfaitement distincts, attachés à l'appendice que on‘ nomme/plaide ,-_et l'autre tantérieure , mobile,‘ W (1) Voyez ce qui concerne les, dents , page 5. moins constante , entièrement formée de fibres musculaires cutanées. Le palais, contre lequel agit la base de la langue , dans l'acte de la déglutition, n'est qu'une partie de la peau interne ayant à peu près éprouvé les mêmes modifications que les gencives; elle est apv pliquée contre les os de la mâchoire supérieure , et se prolonge au-delà de leur bord postérieur , en un lambeau mou , flexible , muscu o-membtaneux , nommé voile du palais, dont le milieu, quelquefois plus long, est la lame. A la suite de cette cavité buccale et plus ou moins dans la même direction , mais quelquefois à angle droit (1) , vient le canal intestinal qui commence par le pharynx. Le pharynx est une sorte de sac ou de dilatation membrano-musculeuse non adhérent aux os , atta cbé par sa circonférence à la voûte palatine , large ment échancré en avant pour recevoir la commu nication de la cavité buccale et celle des fosses nasales , et offrant inférieurement deux ouvertures : l'une qui en est la véritable continuation et qui conduit dans le reste du canal digestif, et l'autre , antérieure ou inférieure, qui appartient à l'organe respiratoire.‘ Les muscles qui entrent dans sa com position sont les consrricteurs du pharynx _, le stylo pharyngicn , le glosso-pharyngicn. De chaque côté de son point de communication avec la cavité buc cale , est un amas de cryptes; muqueux , formant ce qu'on appelle les amygdales. l L'œsophage suit le pharynx sans aucune apparence ' de séparation. C'est un canal musculo-membraneux , plus ou moins alongé , qui suit la longueur du cou , traverse la poitrine , appliqué contre le corps de la colonne vertébrale , traverse le diaphragme , et qui ,, parvenu dans la cavité abdominale, se dilate plus. ou moins pour former l'estomac. L'estomac est donc un renflement plus ou moins‘ considérable du canal intestinal. Sa Forme et la na ture de ses parois varient. L’ouverture par laquelle ' il communique avec l'œsophage est appelée car— dia, et celle qui est l'issue du restant du canal intestinal est nommée pylom. On donne le nom d'estomac; simples à ceux. dont les parois , de nature membraneuse , ont une forme plus. ou moins approchante de celle d'une.‘ cornemuse, et qui ne sont point partagés en deux: ou plusieurs. parties par des étranglemens extérieurs. W (1),. /Comme dans lI/zommn. \ l. a.’ 1' l'. In .1; p. 4: .11 a 4: [:J! ;v (a MAMMALOGIE. 2l ou des cloisons intérieures (i) , et au contraire, on appelle estomacs complexes , ceux qui sont divisés en plusieurs poches placées les unes à la suite des autres (1.). I A la suite de L'estomac vient le canal intestinal proprement dit. Ses dimensions ne sont pas les mêmes dans toute son étendue; aussi la partie anté rieure a-t-elle reçu le nom d’z‘ntcstins grêle: , et la postérieure, celui de gros intestins. Les intestins grêles sont distingués assez arbitrairement en trois parties , appelées duodmum , jejunum et ileorz. Les gros intestins le sont également en trois parties, appelées colon, cæcum et rectum. Le cæcum est une sorte d’appendice aveugle , hors de ligne du canal intestina proprement dit , ayant son issue entre le colon et le rectum. Il manque quelquefois. Dans beaucoup de quadrupèdes il est Fort court; dans d'autres, au contraire , il est fort long , et souvent son intérieur offre des brides nombreuses qui aug mentent l'étendue de sa surface. C’est dans l’estomac que s'exécute , on ne sait trop comment , la première digestion , qui con siste dans la conversion des substances alimentai res en chyme. La seconde digestion , c'est-â-dire , la conversion en chyle, se fait dans le duodenum , au moyen de deux fluides d'une nature particulière , la bile et le suc pancréatique , qui sont sécrétés par deuxv organes glanduleux , le Foie et le pancréas. Le fbie , bien plus considérable que le pancréas , est un amas d’une innombrable quantité de petits cryp'es extrêmement serrés ou très-peu distincts, For mant une masse plus ou moins divisée en plusieurs parties nommées lobes, siruéeà la région supérieure ou antérieure de la cavité abdominale, sous l’hypo condre droit :.il est essentiellement composé de deux parties, l'une droite et l'autre gauche , sépa rées par l'entrée ou la sortie de vaisseaux qui s'y rendent ou qui en sortent, chaque lobe étant quel quel-ois lui-même subdivisé en lobules. Le canal excréteur, qui en sort assez souvent dilaté en une vésicule de dépôt , appelée vésicule du leur estomac membraneux , mais très-divisé dojsons internes. Le dauphin a pour ainsi ‘dire plu œufs estomacs membraneux àla sutte l’ un de l'autre. (i) Les animaux carnassiers , les n'arrivons, les ron par: , quelques luréivaru' pnchydcrmu ont leur eswmac Simple. (2) Les animaux ruminant ont des estomacs complexes dont les parois ont une épaisseur considérable. Ces estomacs. sont désignés par les noms de Danse , de bonnet,‘ de feuil/a et de rai/1cm. D'autres animaux. herbivore: ont par des ' qu’elle appartient à telle ou ‘et enfin les replis fiel, qui ne se trouve pas dans la même direction, va se terminer , sous le nom de canal chole’doque, dans le duodenum.. Le pancréas est une grosse glande fort analogue pour sa structure avec les ‘salivaires , plate , située transversalement au-devant de la colonne verté brale, et se terminant par un canal ‘unique , quel quel-ois dans le canal cholédoque lui-même, ou directement dans le duodenum. Les variations peu nombreuses que les mammifères offrent sous le rapport de cet organe , ne présentent rien de bien remarquable. ' ' Le canal intestinal et ses annexes seroient pres qu'entièrement Hottans librement dans abdominale, sans une membrane fibreuse , perspi rable , en un mot, séreuse , qui, après avoir tapissé celle-ci , se porte à celui -là pour l'euveloper ;' c'est ce qu'on nomme le pe’ritaz'rie. La partie plus ou moins longue de ce péritoine ,dans toute son étend due , qui se porte de la cavité â l'organe , et qui est formée de deux lames entre lesquelles passent les vaisseaux ou les nerfs qui vont de l'un à. l’autre , est désignée sous le nom géné et spécifique de mésocolon , la cavité tique de me’sentère ,. me'soreczum _, suivant telle partie du canal ; _ ‘ plus ou moins considérables que ce meme pérltome fait dans difl'érenres parties , et essentiellement en passant de l’estomac au color! transverse, sont connus sous la désignation d'api p/oon. Quoiqu on sache d‘une manière générale que ces appendices du péritoine sont essentielle- ' ment vasculaires ., et surtout’ veineux , et qu’ils set--r vent spécialement de lieux d’accumnlation de la graisse , nous ne pouvons cependant encore guère‘ " ' expliquer les différences que les mammifères offrent’ sous ce rapport. Tout ce qu’on peut dire‘, c'est que‘ ceux qui sont suscesptibles de s’endormir l’hiver . les ont plus développés qu'aucun autre. ’ en; soit , le canal intestinal se termine par son ori qui se retrouve dans la orbiculaire , nommé fait analogue a‘celui l"orifice antérieur du canal digestif. C’est dans les intestins proprement dits que s exécute le départ du résultat de la- digestion par’ l'absorption du chyle et par l’éjection du résidu ou! (,0 Dans les maufèmr et les mana surtout; Quoi qu'il. ' que nous avons vu border“ sa M'AM'M'ALOGI'EL des matières fécales. Cette opération commence par l'action dite pétistaltique des intestins, quiagit. tant que ceuxvci contiennent quelque chose , et qui est considérablement aidée par lactlon médiate des parois de l'abdomen. Quant au chyle, il se trouve pour ainsi dire dans le cas du chyme, c"est-â-dtte, qu'il a. encore besoin d'une nouvelle élaboration ; c'est cequ'on nomme lajespz'ration , exécutée par un appareil ‘qui consiste dans une certaine modification de l'envep lop e extérieure , placée dans un lieu déterminé: d'ou s'en est suivi la nécessité dÏunnouveau système d'organes servant à charrier les fluides, et qu'on nomme système circulatoire. 5. IV. ors. ORGANES DE LA CIRCULATÏON et‘ or‘. LA RESPIRATION. Le système circulatoire se subdivise en deux par ties; l'une pour ainsi dire centripète , en considé rant l'organe respiratoire comme le. centre , et l'autre centrifuge , c'est-â-dire , l'une charriaut le fluide qu'elle contient de la superficie de l'animal au centre , et l'autre. le transportant de ce centreâ la superficie. La première comprend le.système absorbant et lesystème veineux , qui n'en forment réellement qu'un; et la dernière le. système artériel : elles sont séparées l'une de l'autre par l'organe de la res piration. Le système absorbant ou lymphatique est formé de vaisseaux à patois fort minces , extensibles, à replis internes ou valvules , qui , de toute la super flcie externe ou interne de l'animal, et même de la profondeur des parties , se portent, en formant des anastomôses extrêmement nombreuses , très variables, de dehors en dedans, vers le système' veineux, dans lequel ils s'abouchent dans leur trajet. Ils se pelotonn‘ent quelquefois d'une manière fort serrée , pour former ce qu'on appelle les ganglions lymphatiques , ou glandes tne'sente'riques, selon leur position. On le divise enadeux' parties d'après la nature‘ du fluide qu'il contient : aussi on nomme sim plement système lymphatique _celui qui vient de la surface de la peau et du tissu interne des organes‘, ne charriant qu'un fluide séreuxappelé lymphe ; et au contraire, on désigne sous le. nom: de système thylife'ra , celuiqui commence dans l'intérieur du canal intestinal, et qui y puise , par des potes ab sorbans , le chyle proprement dit. Ces deux fluides se confondent dans unepartie des vaisseaux qui leur est commune , nommée canal thoracique, qui les verse dans l'autre partie du système circulatoire‘ centripète , c'est-â-diœ , dans le système veineux. Ce système veineux a une structure tout-âufait semblable à celle du système à sang blanc ou lymphatique , avec cette différence , qu'il offre un. peu plus de régularité dans ses divisions , et qu'il ne forme pas, ou au moins qu'il forme très rarement, ces pelotons ou ganglions qui se trouvent si fréquemment dans le système lymphatique. Nés dans .toutesles parties du corps, ses rameaux, d'abord fréquemment anastomosés au point de former un véritableréseau, augmentent de diamètre à mesure qu'ils diminuent en nombre. Ceux des extrémités postérieures viennent se terminer dans un gros tronc nommé veine crumle,.qui pénètre dans le bassin , dans la région de l'aine , et forme , en se réunissant â la-veine iliaqueinterne, un seul tronc encore plus considérable (‘iliaque primitive.) , qui, réuni à angle plus ou moins aigu à celui du côté opposé; constitue l'origine de la‘; veine J cave posté rieure ou inférieure. Dans sontrajeLle. long de’lal colonne: vertébrale , elle reçoit successivement les ' rameaux veineuxprovenam delatpartie'cortespbn dame du tronc, des reins , des orgnnesr’de lat-géné ration ; et parvenue. au foie, ellereçoitîordinaire ment , par :un seul. tronc , toutes les'veines he’pa tiques successivement'réunies et provenant de‘ la» subdivision du tronc de la veine-porte , ui. n'étoit lui-même que le point de réunion successi ‘de toutes les veines provenant de tous les viscères de la diges tion, et formant ce qu'on nomme système de la veine-porte. C'est dans ce système que se trouve compris une sorte de ganglion vasculaire analogue aux ganglions lymphatiques, et qui est désigné sous le nom de rate; c'est une masse spongieuse , entiè rement vasculaire , sans aucune trace de canal ex créreur et sans sécrétion , constamment située vers le côté gauche de. l'estomac. Sa forme est extrême ment variable, et l'on ne connoît aucune loi dans ses variations. C'est après la réunion des veines hépatiques dans la‘ veine cave, que celle-ci traverse le diaphragme ; après un plus ou moins long trajet dans la poitrinet, elle setermine'dans-le sinus veinenx'où aboutissent également, mais antérieurement , par un seul ou par deux troncs clisrmcrs'formant la veine cave ante’ rieure ou supérieure , toutes les veines‘ qui rappor tent le sang de lapartie antérieure du tronc, de la ' tête et des membres antérieurs. C'est dans l'une de ces grosses veines ‘, la sous-clavière ou la jugulaire‘, que se termine le système vasculaire lymphatique , MAMMA'LOGIE. 25 On trouvegparmi les mammifères, des diffé rences assez nombreuses , sous le rapport de cet appareil; 'l'nals , sauf - peutoêrre les rongeurs, elles ‘peu avant la communication générale dans lesinus commun 0 Arrivé à ce point,'le sang noir, mêlé de lymphe et de chyle , est conduit-dans l’organe’pulmonaire , au moyen d'un organed'impulsion ou musculaire qu'on nomme cœur, et d'une série de vaisseaux d'une structure particulière et .tléeroissans. Ce cœur , nommé à sangnoirnà causedu fluide qu'il charrie , ou.droit_..â causé de,sa position‘, se ‘ compose de la continuation du sinus ou d'une oreil ‘Iettc et d'un ventricule, cavité â ‘parois ‘beaucoup plus épaisses, très-musculeuses , qui lance'le'fluide que lui avait chassé l'oreillette‘, .dans unedirection déterminée par des espèces de soupapes ou de val vvoles , dans les vaisseaux nommés uràèrespul-rrzonaircs. “Ceux-ci offrent une structure route différente de celle des veines , en ce que , dans'leur composition anatomique, il entre un tissu jaune, élastique, qui , distendu par le fluide chassé par le ‘cœur, réagir sur lui, et contribue par conséquent à continuer ‘l'impulsion. Les artères dites pulmonaires , par leur subdivision toujours croissante , contribuent à la ‘formation de'l'otgane pulmonaire , et se terminent enfin dans les parois des vaisseaux aériens qui font ‘la partie essentielle de cet organe. Les poumons, dans leur ensemble, offrent deux masses d'une substance parenchymateuse forméepar la réunion des vaisseauxsanguins extrêmement divi sés , avec les dernières ramifications des canaux aé riens , qui sont toutes des subdivisions d'tmcanal un i que, nommé trachée-arène, communiquanrzavec l'air ‘extérieur , et de ses deux premières divisions , .ap pelées ôronches , se rendant chacune à l'une des masses pulmonaires. Le commencement de la trachée-artère , essentiel ‘lement modifiée pour former la voix , est ce qu'on nomme larynx : il est formé de quatre et même de cinq ièces cartilagineuses 2 1°. du ‘thyroïde, pièce médiane inférieure , qui sert comme de bon clier à l'appareil essentiel; 2°. du rcricoïde , premier anneau de la trachée-artère , un peu modifié en ce qu'il est beau:0up plus'large en arrière ou en dessus qu'en avant ou en dessous; 3°. de deux car rilages arithe'naïdes, qui sont appuyés sur le bord du précédent , et à la base desquels s'attache d'une part le repli musculoso- membtaneux qui constitue ce qu'on appelle les cordes vocales , tandis que par l'autre .elles sont fixées au thyroïde ; 4°. enfin , la dernière pièce accessoire ou l'c'piglozre , ordinaire ment ovalaire , implantée à la base de la langue, et servant , dans la déglutition des alimens , à cou vrir l'orifice du tube pulmonaire ou gloire. _.‘t-—._ 'ceptibles d'une explicationrsuflisanre. tèrz. Plus ou moins alongée ‘suivant la longueur du cou, cette trachéenest toujours‘form'ée , outre la membrane muqueuse'qui la‘ tapisse intérieurement, d'anneaux cartilagineux plus ou moins nombreux 'et ‘toujours incomplets, 'ou au moins non réunis, ‘et développés dans laoouche musculaire ‘de la peau 'qui estLla base de cet organe. 'Parvenu dans la’poitrine, ‘et plus ou ‘ou moins ' profondément , ce canal se partage en deux parties , 'une à droite , ‘l'autre à gauche ; divisions qui prennent le nom de branches , et qui continuant sans cesse à se vsubdiviser, â-s'anastomoser, perdent peu :‘rpeu les cartilages quivsourenoien‘t leurs parois , s'amincissent de ' lus en plus , ‘et finissent par for mer des espèces rl'e-mailles, ou d'aréole , dans les parois desquelles viennent ramper en très-grand nombre, et réduits à une ténuité extrême , lès vaisseaux atférens et efl'érens du fluide à élaborer ou élaboré. C'est à l'assemblage inexrticable de ces vaisseaux aériens , des vaisseaux afférens , ou artères pulmo naires , et des efférens dont nous parlerons tout-â l'heure , ainsi que des vaisseaux propres de l'organe , enveloppé par une membrane séreuse appelée plèvre, que 'on donne le nom de poumons,- cons tamment au nombre de deux dans les mammi fères , ils ne diffèrent guère que pour leur étendue proportionnelle et pour leur subdivision, plus ou mois profonde en plusieurs parties , qu'on appelle lobes. Ils sont toujours complètement libres dans la. cavité thoracique ou pulmonaire , dans laquelle réside la cause efficiente de l'introduction et de l'expulsion du fluide élaborant , dans les vaisseaux aériens; ce que nous devons maintenant expliquer ‘ici. ‘ Dans .tous les mammifères, la cavité pulmo naire commence sous la huitième vertèbre mobile; - elle est formée dans la ligne médiane , supérieure ment de la série des vertèbres, et inférieurement de celle des pièces du sternum, latéralement de toutes les côtes vraies ou fausses , celles-ci y étant ‘réunies , et même par les intercostaux. Antérieure ment, elle est fermée par les organes qui en sor tent ou y entrent, en même temps que par un tissu cellulaire assez serré, et en arrière par un ‘large muscle convexe en avant ou dans la poitrine , ‘ne-conduisentguère à des, résultats généraux et sus ‘A‘la suite -de cet ‘organe, ‘vient la trachée-dr :4 ,MAMMALOGIE. concave en arrière ou du côté de l'abdomen , signe sous le nom général «l'artère: : leur structure nommé diaphragme ,- attaché, d'une part , au corps des premières vertèbres lombaires par des appen dices qu'on nomme piliers, ce diaphragme se ter mine en s'irradiant, :‘1 route la circonférence du re bord postérieur de la poitrine; c'est par l'action de tout cet appareil que la cavité pulmonaire est agran die , et essentiellement ar l'aplanissement du dia phragme , d'où 'il résul'te que l'air est introduit dans le poumon. Le contact de cet air avec le sang noir ou fluide à élaborer, produit les phénomènes chimiques de la respiration , ou mieux sa conversion en sang rouge, qui de-lâ doit être transporté dans toutes les parties du corps , pour être employé par la force assimila trice; c'est ce qu'exécute l'autre partie du système circulatoire ou centrifuge, En sens inverse de celle que nous avons désignée comme centripète , elle commence par de véritables veines , ou système absorbant tout-à-fait analogue pour la structure au système veineux ; ce sont les veines pulmonaires 3 nées dans l'intérieur des pou mons , des radicules des artères pulmonaires, elles se réunissent successivement en rameaux ou en branches plus considérables , et sortent de l'organe au nombre de deux ou quatre troncs qui vont v,er— ser le fluide qu'elles contiennent dans un organe d'impulsion intermédiaire à cette partie du système centrifuge et au système artériel, et qui, réuni à celui qui existe dans le système centripète, forme l'organe connu sous le nom de cœur, qui par con séquent peut être considéré comme double. On donne à cette partie le nom de cœur a‘ sang rouge, cœur aortique , cœur gauche , à cause du fluide qu'il contient , de ses rapports avec'l'aorte , et enfin à cause de sa position. Elle est également composée d'une oreillette ou sinus , qui reçoit le sang des veines pulmonaires, et d'un ventricule â patois en cote plus épaisses que dans l'autre , qui le chasse dans le système artériel, presqu'avec les mêmes dispositions de valvules , qui existent pour le ven tricule droit, De la réunion de ces deux organes d'impulsion accolés l'un contre l'autre , oreillette contre oreil «lette, et ventricule contre ventricule, résulte le cœur , situé obliquemenr dans la cavité thoracique , la pomte en arrière , entre la base des deux pou mous, et contenu dans une loge particulière , fibreuse , tapissée à l'intérieur par une membrane séreuse , et qu'on nomme péricarde. C'est de la base du ventricule gauche que naît la série des canaux toujours décroissans qu'on dé— est tout-â-fait analogue à celle des artères pulmo naires , c'est-a‘i-dire , qu'il entre dans leur composi tion un tissu jaune , élastique , qui en forme la plus grande partie, et qui ne contribue pas peu à la marche du Guide. Leur mode de distribution , dans toutes les parties du corps , est encore plus constant que celui des veines, et d'autant plus qu'on se rapproche davantage des gros troncs. Dans tous les mammifères , il ne naît du cœur qu'un seul gros tronc artériel, désigné sous le nom 'aorte , qui se recourbe presqu'aussitôt en arrière , pour aller ensuite, placé au-dessus du canal digestif, former l'aorte abdominale. De la convexité de cette courbure (crosse de l'aorte), naissent les artères de la partie antérieure du tronc , la tète comprise, et celles des membres antérieurs , au nombre de quatre , deux de chaque côté , nommées carotide primitive et sous-clavière , qui, à droite, naissent par un tronc commun appelé innomiae’ ; la première va essentiellement au cou et à la tête, tant au dehors qu'au dedans; et la se conde , après avoir fourni les branches de la racine des membres, se distribue sous le nom «l'artère axillaire, puis sous celui de brachiale, à tout le membre. L'aorte recourbée fournit successivement les artères intercostales , les bronchiques , les asopha giennes, les diaphragmatiques , et enfin le tronc cœliaque, qui se subdivise en trois branches prin cipales : une pour l'estomac , sous le nom de coronaire stomachique ; une autre pour le foie et pour ce même estomac, nommée hepatique ; et enfin la troisième ou splénique , pour la rate et un peu pour l'estomac, sous la dénomination de vais seaux courts ; vient ensuite la grosse artère de la plus grande partie des intestins, qu'on désigne sous le nom de mésentérique supérieure. Dans son trajet , l'artère aorte continue de fournir à droite et :‘t gauche les inrercostales , les lombaires , et surtout les artè res .rpermatiques qui vont à l'organe sécréteur de la génération , et les rénales à celui de l'urine ', enfin , après avoir donné la mésentérique inférieure , ainsi nommée parce qu'elle se distribue dans toute la partie inférieure du canal intestinal, l'artère aorte se divise en "trois troncs; un médian qui en est la véritable continuation et qui suit le prolongement de la colonne vertébrale sous le nom d'arte‘re cocu cygicnne ou de sacrée moyenne , et‘ deux latérales nommées iliaques primitives , qui , après avoir fourni des branches à tous les viscères de la cavité du bassin , en sortent par l'anneau inguinal , sous la dénomination MAMMALOGIE. a. 2D dénomination d'artère crurale , et se distribue à tout le membre postérieur, chaque division prenant sa dénomination de la partie à laquelle elle se tend. Le fluide, ou sang rouge, que porte le système artériel à toutes les parties du corps, paroît cepen dant avoir besoin dans les animaux vertébrés , et par conséquent dans les animaux mammifères , d'une sorte d'élaboration secondaire qu'on peut nommer de'puration urinaire. Par cette fonction il est sécrété du sang une matière constamment à l'état fluide , qu'on nomme urine, et qui’est la seule , peut-être , qui soit entièrement rejetée. L'appareil qui exécute cette dépuration urinaire, toujours en rapport avec celui de la génération, se compose : 1°. d'un organe pair , à .peu de chose près symétrique, nommé rein , et situé hors de la cavité péritonéale , de chaque côté des pre mières vertèbres lombaires’, sa structure est tubu lense et lobuleuse ; ses formes générales varient assez, mais le lus souvent il présente l'aspect d'une féve , et quel'quefois il est divisé ', 2°. d'un canal d'excrétion nommé urete‘re , lequel, parvenu dans la cavité du bassin ou de la ceinture osseuse posté rieure , se dilate toujours en une poche membrano musculaire de forme un peu variable, et qu'on désigne sous le nom de vessie , d'où sort enfin la continuation du canal, sous la dénomination d'a rètre, qui, dans le sexe mâle , a un double emploi , c'est-â-dire , de servir à la sortie dé l'urine comme à celle du fluide séminal. 5. V. DE LA GÉNÉRATION. Dans tous les mammifères , les organes de la génération sont constamment séparés sur deux in dividus différens; et si quelquefois ils paroissent, ou sont même jusqu'à un certain point réunis (ce qui constitue l'hermaphrodisme), ils ne sont pas parfaits et ne peuvent être d'aucun usage. Le sexe femelle est composé : if’. D'un organe sécréteur, pair, à peu près sy métrique, nommé ovaire, et situé constamment de chaque côté dans la cavité pelvienne. Sa structure est remarquable , en ce qu'on'n'y voit réellement aucune trace de cette division particulière en œufs , comme son nom l'indiqueroit, et comme cela a lieu dans les animaux essentiellement ovipares; 2°. d'un organe vecteur , ou canal qui sert à con duite l'ovule détaché , mais dont l'orifice est béant dans la cavité abdominale‘, c'est ce qu'on nomme trompe uzc'rine ou de Fallope , parce qu'élargie à son extrémité libre, appelée morceaufiartge', elle tient de l'autre à un troisième organe , 5°. la ma trice ou utérus, qui semble quelquefois n'en être qu'une dilatation. Cette matrice, qui forme l'un des caractères les plus distinctifs des munmifères, est située dans la cavité pelvienne , entre la termi naison du canal intestinal et la vessie urinaire. Sa forme, parfaitementsymétrique, est cependant très variable. On y distingue en général le corps et les cornes , qui n'en sont pour ainsi dire qu'une bi furcation , et qui sont assez ordinairement en rap port inverse , c'est-â-dire , que lorsque les cornes deviennent fort grandes , le corps est plus petit , et vice versâ. La structure de cet organe est évidemment très-vasculaire : il est tapissé à l'intérieur par une membrane muqueuse , qui n'étant elle-même qu'un repli de la peau ou de l'enveloppe extérieure , a dû être doublée par une couche musculaire , mais qui est tellement tissue, que sa distinction est fort difl'Ï cile a en faire , si ce n'est lorsqu'elle approche du moment où elle doit entrer en action. L'ute’rur se termine en arrière par une partie plus ou moins retrecte , qu on nomme son cou, et ce con se pro longe plus ou moins dans un cylindre creux plus ou moins considérable , qui en est le canal excréreur; c'est le vagin. Cet organe d'une longueur variable , d'une composition anatomique assez semblable à celle de l'utérus, avec cette différence que de vant varier un peu dans ses dimensions ponr‘s'a dapter :‘1 l'étendue de l'organe excitant , il contient un tissu caverneux ou érectile , s'ouvre à l'extérieur par un orifice assez large , fermé plus ou moins complètement dans les jeunes individus par une membrane ou hymen,- ce canal , qui ne se prolonge pas au dehors , est accolé contre et à la partie p0: tétieure de celui de l'urètre, et tous deux s'ouvrent d'une manière distincte dans une sorte de fente dirigée d'avant en arrière et nommée vulve. Cette vulve est bordée de chaque côté par un repli interne nommé nymphe, qui commence à la racine d'un organe symétrique situé dans la ligne médiane, désigné sous le nom de clitoris. Cet organe est composé d'un corps caverneux érectile , enveloppé par une membrane fibreuse : il est bifur qué a sa racine , attaché aux os ischions et mu par des muscles particuliers tout-:‘t-fait semblables à ceux de l'organe excitateur de l'individu mâle‘, enfin le tout est renfermé dans une sorte de fente extérieure formée par deux grandes lèvres , l'une à droite et l'autre âgauche , et dont la partie anté rieure , plus renl‘lée , est appelée pubis. Une autre partie qui appartient encore aux or ganes de la génération dans les mammifères, et D 26 MAMMALOGIE. J dont on a même tiré leur nom classique, est un certain nombre d'amas de cryptes extérieurs lacti fêtes, situés d'une manière symétrique en nombre plus ou moins considérable de chaque côté de la face inférieure du tronc. Ce sont les mamelles Le sexe mâle ofl‘re une disposition d'organes tout-:l-fait semblable dans les parties qui le cons tituent , mais dont les usages et les fonctions sont très-diEérens , au moins en apparence. L'organe sécréteur , a pelé testicule, est chez tous les jeunes animaux plitcé dans la cavité abdo minale; mais dans un assez grand nombre d'espè ces , il en sort tout-à-Fait pour n'y plus rentrer, et est contenu à l'extérieur dans une poche qu'on nomme scromm , tandis que dans les autres il sort seulement à l'époque où il doit être mis en usage, et rentre ensuite. Sa composition anatomique est plus simple que celle de l'ovaire , puisqu'il est Formé d'un grand nombre de petits canaux repliés un très-grand nombre de fois sur eux-mêmes ,, et contenus dans une enveloppe fibreuse dite , à cause de sa couleur, mcmbrane albuginc'r. De la réunion des canaux séminifères il naît un canal qu'on nomme canal 'dcfc'rent, qui suit un trajet variable, suivant que le testicule est intérieur ou extérieur, et qui toujours vient à la racine du canal éjaculaieur ou excréteur', mais avant et très-souvent, il se termine dans une poche plus ou moins boursoufllée , divisée par des espèces de cloisons imparfaitcs en différen tes loges qu'on nomme vésicules se'minules ,- c'est la vésicule de dépôt. De chaque vésicule naît ensuite un petit canal qui, après s'être réuni à celui du côté opposé, est enveloppé dans un gros crypte glandulcux app-clé prostate , et qui se termine dans le canal éjacula teur analogue au vagin; celui-ci se prolonge ensuite (l) Le nombre des mamelles est variable. L’amiilzo rlrynque et l’éc/u'dne‘ sont les seuls chez lesquels on ne les ait as encore découvertes , ce qui fait soupçonner u’eîles ne se dévelo peut ou’?! une certaine epoque e l’année , ou que es petits en naissant , ayant la faculté de pourvoir eux-mêmes à leur nourriture, elles n'existent qu'en vestiges. On en compte deux , tantôt pcc toralts ( dans l'homme , les singes , etc.) ; tantôt inguinale: ( dansle cheval , le mpir , etc. ). Quelques chauves-souris en ont quatre, deux pectorales et deux inguinales. Les loris en ont quatre pectorales; la plupart des carnassiers huit en tout; savoir: deux ectotales et six veutrales. Les didcIp/zcs en ont quelque ois treize , dont une centrale; les truies en ont six; les ruminurz: , tantôt deux , tantôt quatre ventrale's ; les cc’tace’: , deux près de la vulve , etc. Dans uelques mursupiuux elles suzit contenues dans un repli e la peau du ventre des femelles , etc. plus ou moins au dehors pour Former une partie de ce qu'on nomme pénis ou organe excitateur mâle ; _ce canal, qui est commun à l'éjaculation de la semence et à celle de l'urine , est composé dans ses arois fibreuses d'un tissu vasculaire et érectile , et il se termine ar un renflement plus ou moins considérable de fiirme déterminée , mais extrême ment variable selon les espèces , qu'on nomme gland (i). ‘ " Quant aux mamelles, elles sont presque tou jours dans les mâles absolument comme dans les Femelles. (i) Tantôt le gland est lisse et de forme ovale ( homme , macaques , âubouins) ; Ou garni par un large bourrelet saillant , qui lui donne la figure d'un champignon (:apajou , .ragouin ) ; Ou garni de plusieurs bourrelets qui ont un aspect tout-â-fait bizarre ( macaqut banner-chinois ) j Ou mince et eflilé ( taupe ) ; Ou comprimé sur les côtés, arqué en dessus à son extrémité 3 ' Ou assez court et conique , et armé d'épines cartilagi neuses dont la pointe est dirigée en arrière (chou) ; Ou cylindrique et présentant deux renflemens succes sifs , l’un à sa base , et l'autre près de l'extrémité (chirna) -, Ou fourchu et offrant deux branches plus ou moins prolongées , et entre lesquelles s'ouvre l’urètre; Ou cylindrique et partagé à l’extrémité en quatre lobes par deux sillons ni se croisent ( phuscolome) ; Ou conique et armé e petits 05 plats et tranchans , et de crochets dirigés en arrière (coâuyt) ; Ou muni d'écailles et de croche:s cartilagineux (ger boires ) ; Ou évasé en forme de cloche , renfermant un corps ui ressemble à un champignon , à la base inférieure duquel se trouve l’ouverture du canal de l'urètre ; Ou très-mince , très-long et conique (sanglier, taureau); Ou cylindrique comme la verge, renfié et arrondi à son extrémité; le milieu de celle ci présentant une fosse dans laquelle s'ouvre l'urètre , au sommet tronqué d'un corps de forme pyramidale ( iolipèdu ). Outre les principales différences que nous venons de signaler, il en est une foule d'autres qu’il est impossible de décrite ici : chaque espèce, pour ainsi dire , présen tant la sienne propre. En général, la forme du gland est déterminée par la résence ou l'absence d'un os qui soutient le corps de la verge , et par les proportions ou la figure de celui-ci. Les mammifères carnassiers en ont pour la plupart; et chez eux il compose le plus souvent la presque totalité" du gland. Le fourreau ou le prépuce , destiné à protéger le gland dans l'état d'inaction, oñi'e peu de différences remar quables. Néanmoins , tantôt il est adhérent à la peau du‘ ventre( dans presque tous les mammifères) , tantôt il en est détaché (hommes , singer , chuuwsvsogiris' C'est lui qui renferme les poches qui rassemblent certaines hu meurs trèsoodorantes , comme le musc et le cuiranum. Ce même prépuce porte les deux mamelles du cheval. MAMMALOGIE. 27 Résultat ou produit des organes de la génération. On donne à ce produit , que l'on conçoit assez gé néralement formé ou sécrété dans l'ovaire de l'in‘ dividu femelle , le nom d'œufou' de fœtus ; ce qu'il oflre de caractéristique, c'est qu'il n'emporte pas avec lui une partie propre âle nourrir indépendam ment de sa mère , c'esr-â-dire, qu'il n'est réelle ment composé que‘ du germe même et des enve loppes qui lui sont propres. C'est ce qui fait que l'ovule , détaché par l'action médiare du fluide séminal absorbé , a besoin de s'attacher de nouveau dans un lieu déterminé du corps de sa mère , afin d'en extraire ce qui lui est nézessaire pour com mencer son accroissement , au moyen d'une im plantation vasculaire presqu'artificielle. C'est là ce qu'on nomme le placenta , qui du reste peut varier considérablement sous les rapports de sa forme, de sa complication, etc. , mais qui est toujours formé d'un amas inextricable de vaisseaux vei neux et artériels provenant du fœtus et communi quant d'une manière‘ médiate avec ceux de la mère. L'ovule, pour ainsi dire mûri sur ou dans l'o vaire , détaché de cet organe à la suite de l'acte de la copularion , est entraîné , au moyen de la trompe “qu'on suppose presque le saisir , dans l'intérieur de l'utérus ou le lieu du dépôt. Cet œuf , dans lequel il est impossible de’ distinguer rien autre chose qu'une petite quantité d'un fluide albumi neux , est enveloppé de deux membranes, le cho rian et l'amnio’s, entre lesquelles se pl:‘ce une sorte de sac plus ou moins étendu , communiquant avec la vessie urinaire, et qu'on désigne sous le nom d'allantoïde. Une fois arrivé dans l'utérus , cet œuf y détermine , ou sympathiquement ou par sa présence, une sorte d'inflammation qui produit l'adhérence de l'une de ces parties avec la cavité utérine ; c'est en cet endroit que se développe le système vasculaire dont il a été parlé plus haut, ou le placenta qui, pour faciliter le mouvement du foetus dans l'utérus, se prolonge en formant un cordon dit ombilical, parce qu'entré par l'ombilic du fœtus , il pénètre dans la cavité abdominale. Une partie des vaisseaux qui le composent , va por ter le sang puisé dans la mère , dans le système vei neux du jeune sujet , tandis que par l'autre , les at tères ombilicales, il revient au placenta. Le fœtus ainsi renfermé reste un temps plus ou moins long dans l'utérus, et surtout en sort dans un état plus ou moins formé; ce qui dépend de certaines circonstances : mais constamment il a besoin , après sa sortie , d'un nouveau rapport avec sa mère, qui constitue l'allaitement. Cet allaite .-.___..__a._...__.a. i ment, qui s'exécute au moyen des mamelles, est aussi fort variable quant à la durée (1). Les mammifères viennent donc à la lumière dans un état vivant manifeste; ce qui leur a fait donner le nom de vivipares; mais il y a des diffé rences nombreuses parmi eux sous le rapport de l'état plus ou moins parfait sous lequel ils naissent. En général, il nous semble que plus l'animal est descendu dans l'échelle des êtres, et plus il naît parfait, ou moins on conçoit qu'il a besoin de sa mère, et vice versâ. 5. VI. DES SËCRÉTIONS E't' EXCRÉTIONS. Nous ne dirons rien sur les sécrétions ou excré tions générales , telles que la transpiration , les urines; mais nous nous arrèterons un peu sur les excrétions excrémentielles particulières à certains animaux. Les unes sont des excrétions odorantes , notam ment : 1°. L'humeur noirâtre, épaisse et onctueuse ras semblée dans les‘ larmiers, ou sacs membraneux dont les parois sont garnies de follicules , qui sont situés dans une fosse sous-orbitaire de l'os maxil laire , et qui s'ouvrent au dehors par une fente lon gitudinale de la peau (2.). 1°. L'humeur visqueuse et fétide excrétée par des glandes placées sous la peau dans la région temporale , qu'on trouve dans plusieurs mammi fères (3). 5°. L'humeur sécrétée par les glandes prépatiales. Ces glandes ne sont le plus souvent que de simples follicules contenus dans l'épaisseur du prépuce et séparant une humeur sébacée D'autres fois ce sont de véritables glandes couglomérées, ayant un canal excréteur qui s'ouvre dans le prépuce sur les côtés du gland de la verge ou du clitoris (5). (1) Il paroît qu’il est assez généralement en rapport inverse avec la durée de la gestation; ainsi dans les, mammifères marsupiaux (dont la plupart des femelles ont sous le ventre un repli de la peau en forme de poche pour recevoir les petits), où la gestation est extrêmement courte , l'allaitement est fort oug ; et au contraire dans les ruminant , etc. (a) Les ouf: et quelques dntllopu seulement ont des larmiers. (3) Les t'ltphanr. _ _ (4.) L'homme , les singes , les ruminans , les soir ;èdu , etc. _ ' (g) Les rongeur: , et articuhèremenr les rat: propre ment dits, les campagne 5 , les hamster: , etc. D2. 28 MAMMALOGIE. Dans quelques animaux, elles acquièrent un vo lume énorme 4°. L'humeur sécrétée par les glandes inguinale: dans quelques mammifères. Elle est jaunâtre et très-puante , et provient de glandes analogues aux glandes préputiales , qui versent par un orifice uni que dans une petite aréole dénuée de poil, qui se voit de chaque côté du prépuce de la verge du mâle ou du clitoris de la femelle 5°. L'humeur sécrétée par les glandes anales est huileuse , épaisse , de couleur jaunâtre , souvent fétide , quelquefois musquér. Elle est rassemblée dans des vésicules globîleuses ou pyriformes , des parois desquelles elle suinte. (i) Les castors. On donne le nom de casloreum à la matiere que ces glandes sécrètent, et qui se réunit dans deux poches assez spacieuses. (1) Ces glandes ne s'observent que dans les rongeurs du genre lièvre proprement dit. Les pikas , tout voisins qu'ils sont (les lièvres , en manquent tout-a-fiit. La substance très-odorante connue sous le nom de musc, provient de glandes fort semblables à celles du castor, et qu'on observe sur _un mammifère ruminant._ On ne trouve cette poche rem lie de musc que dans l'animal aiulte : elle est vide dans es jeunes et manque dans les femelles. Plusieurs espèces d‘anzilopes ofl’rent dans les mêmes régions des replis de la peau assez profonds , de véri tables poches dans le fond desquelles on n'observe aucune liqueur particulière , et l’on remarque aussi dans les mêmes animaux autant de petites poches également formées par un repli de la peau , qu’ily a de mamelons , placées à côté d’eux. Ces petites cavités renferment une matière onctueuse et odorante. Tantôt ces vésicules sont fort grandes (i) 5 tantôt elles sont très-petites (2.). 6°. L'humeur sécrétée par des glandes dorsales ne s'observe que dans deux espèces seulement (3). L'organe qui la distille est une masse très-considé rable, située immédiatement sous la peau du dos,‘ composée de lobes et de lobules dont les canaux excréteurs se réuiiissentâ un orifice commun , étroit et arrondi , qui répond au milieu de la face supé rieure de cette poche. 7°. L'humeur sécrétée par deux glandes placées ,' une de chaque côté , sur les flancs de quelques mam mifères , et qui s'écoule :‘i travers la peau , sur un espace dépourvu de poils fins et protégé par un entourage de poils roides dirigés les uns vers les autres, et s'entre-croisant par leur pointe (4). Il est encore plusieurs autres sécrétions particu lières dont nous ferons mention en traitant des animaux chez lesquels elles ont lieu. Ici se. termine l'exposition rapide de toutes les parties importantes , internes ou externes , qui composent les animaux mammifères. Nous pensons qu'elle suffira pour faire connoître la valeur des termes que nous allons employer dans la descrip tion des espèces , et cette idée nous a déterminés à. ne pas l'étendre autant que nous aurions pu le faire. (1) Dans la cîvuu , les marigausus, les hyènes. ( ) Dans la plupart des carnassiers, dans le parois et les moufales principalement. (a) l es pe’caris. (4) Les musaigries , dans le temps des amours. TABLE METHODIQUE DES MAMMIFERES. CARACTERES DES. ORDRES. MAMMIFÈRES BIMANES. Quatre extrémités, dont les postérieures propres à la marche , et les antérieures terminées par des mains; doigts onguiculés; trois sortes de dents ; corps disposé pour la station verticale; deux mamelles pecrorales. MAMMIFÈRES QUADRUMANES. Quatre extrémités terminées par des mains ; doigts jamais d‘incisives supérieures; organes de la digestion disposés pour la rumina tion ;,mamelles au nombre de deux ou de quatre. _ Nota. Cet ordre est divisé engroupes ,d’après la considération de l'absence ou de la présence des cornes , dans le sexe mâle au moins , et dans le dernier cas , d’après la nature de ces productions. - MAMMIFÈRES CÉTACÉS.‘ Les deux extrémités antérieures seulement existant et en Forme. de nageoires; dents en nombre variable , quelquefois remplacées par des 8° ORDRE. lames de corne’, corps pisciforme , destiné pour la natation; deux mamelles. Nota. Cet ordre est divisé en deux familles : 1°. les cétacés herbivores, et 2°. les ce’tace’s proprement dits. “ 7° Chiant-1.»; 3%: 1° ORDRE. onguiculés; les trois sortes de dents (1) ', deux mamelles pectorales (2.). , _' Nota. Cetvordre comprend deux familles: 1°. les singes ,- 2°. les makis. ' MAMMIFÈRES CARNASSIERS. Quatre extrémités, dont les‘antérieures ne sont ' . jamais terminées par des mains; doigts onguiculés ; les trois sortes de dents (5) 5 3' ORDRE. mamelles en nombre variable. ‘ ' v _ > Nota. Cet ordre renferme quatre familles; savoir : 1°. les che’îroptèrcs ; 2°. les .5435 1er: -. A insectivores ; 3°. les carnivores ; 4°. les marsupiaux. '. la; MAMMIFÈRES RONGEURS. Quatre extrémités jamais conformées en mains 3 doigts leur î onguiculés ; deux sortes de dents seulement , des incisives et des molaires; nombre .1.‘ ORDRE. des mamelles variable. 42;“! .7 Nota. Cet ordre est divisé en deux sections : 1°. les rongeurs clavicule’: ,' 2°. les 51''‘ -._n_ rongeurs non Clavicules. . . ' 1* MAMMIFÈRES ÉDENTÉS. Quatre extrémités jamais conformées en mains; doigts onguiculés; une sorte de dents manquant toujours (les incisives); quelquefois point . 5° ORDRE. de canines , ou même point de dents du tout ; mamelles en nombre variable. _ Nota. Cet ordre est partagé en deux tribus : 1°. les tardigrades, et 1°. les 33525“; Mm. c'dente’s proprementdns; v ' . .1’. un ‘,1.- MAMMIFÊRES PACHYDERMES. Quatre extrémités dont les doigts sont ongulés 6e ORDRE et en nombre variable; organes de la digestion non CllSPOSéS pour la ruminatiom. x“ , ' Nota. Cet ordre est divise en trois familles : 1°. les pachydermes probosctdien: , , . " 2°. les pachydcrmes proprement dits , et 3°. les solipèdes. ‘‘ doigte; :. MAMMIFÈRES RUM1NANs._Quatre_ extrémités dont les doigts, toujours au nombre un un; 1 de deux , sont ongulés ; deux sortes ( incisives et molaires) ou trois sortes de dents ', W 1 Une‘ seule es ‘ece n’en a ne de deux sortes ; l'a c-a z. : ‘ . P ‘1 .7 .Y (a) Une seule espèce en avquarre 2 le loris. . ' (5) Les phascalomts et les kanguroa: seuls n’en ont que de deux sortes. CARACTÈRES DES EAMILLES, DES TRIBUS E?‘ DES GENRES. g. 1,“, MAMMIEÈRES oueurcuerîs. ,Dzmtèmphdmgz dadaz‘gz: arme’: d’wz angi: qui n’m couvre qu'une partie seulement. 1" Ordre. BIMANÈS. j HOMME , homo.—-Nota. Les caractères du genre homme sont ceux de l'ordre des le’ GENRF. . Bimmw5_ ( f/foyeî Plus haut.) ‘1', _2.'° Ordre. QUADRUMANES. i. i" FAMI_L_LE.. Les SINGES. Animaux anthropomorphes , ayant quatre dents incisives à chaque mâchoire; " ‘ ' i x , " . '1'? TR 1 B,U'.L_es' SINGES CATARRHINS (ou singes de l'ancien Continent). Cinq ‘"- molaires de chaque côté des derur'mâchoires; narines rapprochées l'une de l'autre. . J J ' ÿ ' " ' . I ' , . . ' . l le GtNRE TROGLODrTE , troglodytes. Angle facial de 50°; des crêtes surcilières; point d aba À ' ' joues ; point de queue; bras courrsraueigmnt le bas'descuisses; point de callosités. ORANG , pizÿecur.‘ Angle Facial de 659 ', point: d'abajones; point de queue; extré mités antérieures très-longues. ' , Nota. Ce genre est partagé en deux sous-genres : les orangs proprement dits , et les gibbons. _ _, ' PO‘NGO, pionga. 'Auglefaeinl de ;o.";.poinr de queue; bras excessivement longs; canines très-fortes; crêtes surcilièresr, segittale et occipitale fortement pro noncées. ' { COLOBE , colobus. Angle facial de 40 à 45°.’; museau court; mains antérieures dé ;° GENRE. 4‘ GENRE. 5° GENRE. pourvues de pouce; queue très-longue et mince; des abajoues; des callosités aux _ n s fitsses? . . GUENON , cercopizhecus. Angle facial de 40 à 45°; tête arrondie; museau médio crement prolongé‘, les quatre mains pourvues-déc pouce; une longue queue; des abajoues; le plus souvent des callosités. Nota. Ce genre se divise en quatre sous-genres, savoir : 1°. les Iasiopygcs; 1°. les tuniques ; 3°’. les guenons proprement dites ; 4°. les cerc‘ocèbes. MTACAQUE , macacus. Angle facial de. 40 à 45°"; des crêtes surcilières et occipi cales très-prononcées‘; queue assez courte et remplacée dans une espèce par un . simpleztubercule ; des abajoues ; des callosités; oreilles anguleuses'. Nota. Ce.genre'se divise en-deux sous-genres: 1°. celui de macaqùes proprement dits, et 2.". celui deswmago: . CYNOCËPHALE , cynorephalus. Angle Facial de 30 à 55° ; des crêtes surcilières et 6° GENRE. , Nota. Cegente se partage en deux sousLgcnres : 1°. les babouins proprement : ‘ dits, et: a“. les‘ mandr‘ill'r'. 2° TinBU. Les 5mois nzrmumzfis- (ou singes du nouveau Continent). Six molaires de chaque côte des deux mâchoires; narines écartées l'une de l'autre. occipitale très- prononcées ;'museau alongé et comme tronqué au bout , où sont les 8E GENRE‘. " narines ;' canines fortes; des abajoues; desicallosités'; queue plus ou moins longue. . , 7° - GEËBÆ. . ATÈLE , ateles. Angle facial de 76a? ', çtêtemtond'e; membres trèsagrêles; mains 9° GLNR E. antérieures dépourvues de pouce; queue extrêmement longue, très-prenante , ayant une partie de son extrémité nue en’ dessous. ' ' " ‘ ' ' V ‘44-4 ___A_.s‘——r ——-\—.__. .MIAMMALOGIE. 51 LAGO‘I‘RIÇHE ,‘ lagothrix. Angle facial de 50° environ; tête ronde ; extrémités pro portionnées au corps; mains antérieures pourvues dun ponce; queue fortement prenante et ayant une partie de son extrémité nue en dessous. 1o‘ GLNRE. ALOUATE , myceles. Angle Facial de 30° environ; tête pyramidale; visage oblique ; os hyoïde très-renifle, faisant saillie au dehors; mains antérieures pourvues de \ pouce; queue fort longue, très-prenante, nue en dessous, et son extrémité. , l .e ‘ ‘ SAPAJÔVU , callithrix. Angle facial de 60°; tête ronde; museau court; os hyoïde non saillant au dehors;T queue prenante, mais non dépourvue de poils à son extrémité et en dessous. 1 z.‘ GENRE. &{fla o I ;‘ GENRE. saillant; cloison des narines moins large que la rangée des ‘dents incisives supé aeiêas rieures; queue non prenante et couverte de poils courts; oreilles très-grandes. e GEI‘RE AOTE , aotus. Angle facial ? ; tête ronde et fort large; museau court; oreilles très ‘ ‘l H petites ; yeux très-gros ', queue longue , recouverte de poils courts. W; . SAKI; pirhecia. Angleif'acial de 60°; tête ronde; museau ‘Court ; cloison du nez plus 15‘ GENRE large que la rangée des dents incisives supérieures ; oreilles médiocres , de forme arrondie; queue non prenante et couverte de longs poils. OUISTI'I‘I , iacchus. Angle facial de 50° ; tête ronde; museau court ; occiput proé minent; queue très-longue, lâche et couverte de poils courts; pouces des mains antérieures non opposables aux doigts; ongles très-longs, comprimés , arqués et pointus. Nota. Ce genre se divise en deux sous-genres": 1°. les ouistiti: proprement dits , et 2.". les tamarins. . I .AÂÀ .A- Ç?" . { SAGOUIN , saguinus. Angle facial de 60°; tête ronde ; ni'useau court ; os hyoïde non 2° FAMILLE. Les LÉMURIENS. Animaux qnadrumanes dont les formes se rapprochent plus ou moins de celles des mammifères carnassiers, ayant des in cisives variables par leur nombre , leurs formes et leur situation aux deux mâchoires narines situées à l'extrémité du museau. ' V“ 3 INDRI , indris. Quatre incisives a chaque mâchoire , les inférieures ptoclives; cinq molaires de chaque côté en haut et en bas; tête longue et triangulaire; queue tanrôrtrès-courte , tantôt très-longue; P011 laineux. x7‘ GENRE. MAKI, Iemur. Quatre incisives supérieures; six inférieures proclives; les deux canines supérieures croisant les inférieures en avant; six molaires ; museau eflilé ; queue très-longue; poil laineux. ' 18° GENRE. LORIS , loris. Quatre incisives supérieures; six inférieures proclives; tête ronde; museau relevé; yeux très-grands; membres très-grêles; point de queue; quatre mamelles provenant de deux glandes mammaires seulement. r9° GENRE. 1o‘ GENRE. tête ronde ; museau court ; yeux très-grands ; oreilles courtes et velues; une queue plus ou moins longue; extrémités proportionnées. GALAGO, galago. Deux ou. quatre incisives supérieures ; six inférieures proclives ; tète ronde; museau court; yeux très-grands et rapprochés l'un de l’autre', oreilles très-grandes; pattes postérieures longues; queue très longue. 7. 1° GENRE. TARSIER , tanins, Quatre incisives supérieures ; deux incisives inférieures; tête ronde; museau court; yeux très-grands, rapprochés l’un de l’autre; membres postérieurs ttès-alongés , le tarse étant trois fois plus longs que le métatarse ; queue longue. { NYCTICÈBE, nycricebus. Deux ou quatre incisives supérieures ; six inférieures; n.’ Gzxnnâ 4%; *A 52 . MAMMALOGIE. AYE-AYF. , cheïromys. Deux fortes‘ incisives à chaque mâchoire; opposées les unes aux autres comme celles des rongeurs ; point de canines ; cinq doigts à chaqueextrémité; le doigt du milieu des pattes intérieures très-alongé , très grêle; les pattes postérieures formées en main avec un pouce opposable aux doigts; queue très-longue ; deux mamelles ventrales. . 3 15° GENRE.‘ 3° Ordre. CARNASSIERS. 1" FAMILLE. Les CHÉIROPTÈRES. Un repli de la peau des flancs étendu,‘ de chaque côté, entre le membre antérieur et le membre postérieur, et entre les doigts des pattes de devant. 1" TRIBU. GALÉOPITHÈQUES. Doigts des pattes antérieures médiocrement développés, robustes, tous munis d'ongles comprimés et crochus. GALËOPITHÈQUE , galeopithecus. Deux incisives supérieures écartées , dentelées; six inférieures , dont les quatre intermédiaires pectinées; molaires mousses avec une dentelure ; queue enveloppée dans une membrane interf‘émorale, velue , ainsi que les membranes latérales. 2+‘ GENRE. 2° TRIBU. CHAUVES-SOURIS. Doigts des mains excessivement alongés et com pris dans une expansion de la membrane des flancs qui est nue; pouce séparé , mais non opposable. 1" Division. Mâchclières à couronne plate. . ROUSSETTE, ptcropus. Quatre incisives à chaque mâchoire ; un petit ongle au. doigt index de l’aile; tête conique; oreilles courtes ; point de crêtes ni de feuilles nasales ; queue rudimentaire ou nulle ; membrane interFémorale rudimen taire. 25° GENRE. CÉPHALOTE, cephalotes. Deux incisives a chaque mâchoire; un petit ongle au doigt index dans‘ une seule espèce ; tête conique; oreilles courtes; point de crêtes ni de feuilles nasales ; queue très-courte ; membrane interfémorale très-échancrée; membrane des flancs naissant de la ligne moyenne du dos. :6‘ GENRE. 2° Division. Mâchelières à couronne garnie de pointes aiguës. \ renflé; oreilles grandes et réunies , ou couchées sur la face ; oreillon extérieur; point de crêtes ou de feuilles nasales; membrane interfémorale étroite et ter minée carrément ; queue longue , enveloppée à sa base , et le plus souvent libre à l'extrémité. 27‘ GENRE. NYCTlNOME , rzyctinomus. Deux incisives sufpérieures, quatre inférieures; nez camus, confondu avec les lèvres ' celles-ci ro ondément fendues et ridées ' oreilles 28' GENRE. ’ P ’ morale moyenne et saillante; queue longue , à demi enveloppée à sa base. STÉNODERME , .rtenoderma. Quatre incisives supérieures et inférieures ; nez simple ; oreilles petites , latérales et isolées; oreillon intérieur‘, membrane intertémorale rudimentaire , bordant les jambes‘; queue nulle, 3 MOLOSSE , molossus. Deux incisives à chaque mâchoire ; tête courte; museau a9‘ ‘GENRE. { 3o‘ GENRE_ grandes , réunies et couchées sur la face; oreillon extérieur 5 membrane interfé MAMMALOGIE. 55 NOCTILI‘ON , noctilia. Quatre incisives supérieures ; deux incisives inférieures ; canines très-fortes ; museau court et renflé , fendu et garni de tubercules charnus ou de verrues; nez sans crêtes ni sillon , confondu avec les lèvres ; oreilles petites et latérales ; membrane inrerfémorale très-grande 5 queue enveloppée à sa base. 30' GENRE. PHYLLOSTOME ,phyllostoma. Quatre incisives en haut et en bas; canines très-fortes; ‘le GENRE nez_ supportant deux crêtes nasales‘, lune en feuille et lautre en fer à cheyal’; 5 ' oreilles grandes et nues , non reunies; oreillon interne , denté; langue hérissée de papilles ; queue variable dans sa longueur , quelquefois nulle. GLOSSOPHAGE , glossophaga. Quatre incisives à chaque mâchoire; canines médio crement fortes; langue très-longue , très-forte , extensible, terminée par une sorte de suçoir; nez supportant une petite crête en forme de fer de lance ;' queue plus ou moins longue ou nulle ; membrane interfémorale très-petite ou presque nulle. MÉGADERME, megaderma. Point d’incisives supérieures; quatre incisives inférieures; oreilles très-grandes et réuniessur le devant de la tête; oreillon intérieur très développé; trois crêtes nasales , une verticale et supérieure, une horizontale ou moyenne, et une en ferâcheval ou inférieure; point de queue‘, membrane» interfémorale coupée carrément. ' RHINOLOPHE , rhinolophus. Deux incisives supérieures très-petites et écartées; quatre incisives inférieures bilobées; nez au fond d'une cavité bordée d'une large crête en forme de fer à cheval, et surmonté par une feuille ; oreilles moyennes , latérales , sans oreillon; queue longue; membrane interfe'morale grande , l'enve loppant en entier. ‘ 34° GENRE. NYCTÈRE , nycteris. Quatre incisives supérieures , six inférieures ; un sillon longi tudinal très-profond sur le chanfrein ; narines recouvertes par un opercule cartilagi neux , mobile; oreilles grandes , antérieures et réunies par leur base ; oreillon extérieur; membrane interfémorale très-grande , comprenant la queue , dont la dernière vertèbre est terminée par un cartilage bifurqué. 55‘ GENRE. conique, coupé carrément au bout et surmonté d'une petite feuille; narines étroites, transversales et operculées; oreilles grandes et réunies; oreillon extérieur; queue longue, enveloppée à sa base par la membrane interfémorale , qui est coupée carrément. , 36° GENRE. TAPHIEN , taphoïoür. Point d’incisives supérieures, quatre inférieures; une fossette longitudinale sur le chanfrein ; narines non operculées; lèvre supérieure très épaisse; oreilles moyennes écartées; oreillon intérieur; queue libre vers sa pointe , en dessus de la membrane interfémorale , qui est grande , saillante , mais dont le bord extérieur est à angle rentrant. MYOPTÈRE, myoptcris. Deux incisives à chaque mâchoire; chanfrein méplat, sans feuilles , sans membranes ou sillons; oreilles larges , isolées , latérales; oreillon intérieur; queue longue, à. demi enveloppée par la membrane intetfémorale, qui est moyenne. VESPERTILION , vcsperrilio. Quatre incisives supérieures , six inférieures; museau sans crêtes ni feuilles membraneuses , sans fossettes ni opercules aux narines; oreilles plus ou moins grandes , tantôt séparées , tantôt réunies par leur base; oreillon interne; queue longue, entièrement enveloppée dans la membrane inter fémorale. ‘ Nota. Ce genre se subdivise en deux sous-genres : 1°. les Vespertilion: propre ment dits , et 1°. les orcil/ards. 59° GENRE. Ë RHINOPOME , rhinopoma. Deux incisives supérieures , quatre inférieures; nez long , Ë 54 MAMMALOGIE. ATALAPHE , atalapha. Point d’incisives aux deux mâchoires; nez simple , non muni de crêtes ou de membranes; queue longue , dépassant la membrane in terfémorale, ou‘y étant entièrement comprise ; oreilles médiocrement écartées l'une de l'autre ; un oreillon. - - 4o‘ GENRE. 2° FAMILLE. Les INSECTIVORES. Pieds courts , non propres au vol; plante de ceux de derrière entièrement appuyée sur le sol ; mâchelières hérissées de pointes. 1" Division. Deux longues incisives en avant, suivies d’autres incisives et de petites canines plus courtes que les mâchelières. HÉRISSON , erinaceus. Incisives mitoyennes supérieures , écartées et cylindriques; corps couvert de piquans au lieu de poils , pouvant se rouler parfaitement en boule; museau pointu; oreilles plus ou moins apparentes; queue très-courte; cinq doigts armés d'ongles robustes à tous les pieds. 41‘ GENRE. MUSARAIGNE, sorex. Incisives supérieures mitoyennes , crochues et dentées a la base ; corps couvert de poils ; museau très-effilé; oreilles courtes , arrondies ; cinq doigtsavec des ongles médiocrement forts à chaque pied; queue plus ou moins longue , souvent de forme anguleuse. ' 42.‘ GENRE. corps couvert de poils; museau terminé en une petite trompe très-mobile; oreilles très-courtes; cinq doigts onguiculés à chaque pied, réunis par une membrane; queue longue, écailleuse, comprimée latéralement. 4;‘ GENRE. SCALOPE, scalops. Grandes incisives inférieures , ayant entr'elles deux très-petites dents - cor s couvert de cils ' museau très- ointu et cartila ineux - uoînt d'oreilles s P P n 7 l externes; pattes à cinq doigts, les antérieures très-courtes, très-larges, armées d'ongles robustes et propres à fouiller la terre; les postérieures ttès-foibles ; queue courte. 44° GENRE. CHRYSOCHLOHE , chtysochloris. Grandes incisives inférieures , ayant entr'elles deux très-petites dents; corps trapu , couvert de poils; museau court, large et relevé; point d'oreille externe; pieds de devant courts , robustes , propres à fouir , n'ayant que trois ongles seulement ; les postérieurs greles , à cinq doÎgts; point de queue. Ë DESMAN, mygale. Grandes incisives inférieures, ayant entr’elles deux très-petites dents; 45° GENRE. 3 2° Division. Deux grandes incisives supérieures en avant, suivies de deux autres de chaque côte’ , dont la postérieure a la forme d’une canine ,- canines proprement dites , petites et non distinctes des fausses molaires; quatre incisives inférieures, proclivcs , en forme de cuillers. CONDYLURE , condylura. Corps trapu ,couvert de poils; museau très-prolongé, garni de crêtes membtaneuses, disposées en étoile autour de l'ouverture des narines ; point d’oreilles externes; yeux extrêmement petits; pieds antérieurs courts, larges, à cinq doigts munis d'ongles robustes et propres âfouillet la terre; pieds postérieurs gtêles , à cinq doigts; queue de longueur médiocre. 46' GENRE. Q \ .3‘ Division. Quatre grandes canines e’carte'es , entre lesquelles sont de petites incisives. TAUPE , ta/pa. Six‘ incisives supérieures , huit inférieures; corps trapu , couvert de poils; tète alongée , pointue; museau cartilagineux renforcé par un os du boutoir; yeux très-petits; oreilles externes nulles; pattes antérieures courtes et larges , 5 doigts réunis au nombre de cinq , et armés d'ongles tranchans propres à touir; pieds de derrière foibles et :‘tcmq doigts ; queue assez courte. 47° GENRE. MAMMALOGIE. ‘ ,55 T'ENREC , centenes. Six incisives supérieures et six inférieures , égales entr'elles ; canines très-fortes‘, corps couvert de piquans au lieu de poils , et ne pouvant se rouler en boule aussi exactement que celui des hérissons; pieds à cinq doigts séparés ‘et armés d’ongles crochus ; point de queue. 48° GENRE. 3° FAMILLE. Les CARNIVORES. Six incisives à chaque mâchoire; molaires le plus souvent tranchantes, quelquefois tuberculeuses, jamais hérissées de tubercules aigus ', canines très-fortes. l" TRIBU. PLANTIGRADES. Appuyant en entier la plante du pied de derrière sur le sol. OURS , ursus. Incisives de la mâchoire intérieure sur une même ligne ; sept molaires de chaque côté , dont les trois postérieures très-fortes , à couronne carrée et à tubercules mousses; pieds pentadactyles , armés d’ongles très-forts ; queue courte 5 point de follicules odorantes â l’anus. 49° GENRE. RATON , procyon. Incisives inférieures placées sur une même ligne; six molaires de chaque côté, dont les trois dernières à Couronne chargée de tubercules mousses ; pieds pentadactyles pourvus d'ongles acérés 5 queue très-longue , poilue et non prenante ; peint de follicules anales. 5 0e GENRE. CQATI , nasua. Incisives de la mâchoire inférieure sur la même ligne ; six molaires de chaque côté ,, dont les trois postérieures à tuberclues mousses sur la couronne ; pieds pentadactyles, pourvus d'ongles acérés; queue très-longue, poilue, non prenant-e ; nez excessivement prolongé et très-mobile ; point de follicules anales. chaque côté des mâchoires , dont les trois postérieures à tubercules mousses sur la couronne; cinq doigts armés d'ongles crochus à chaque pied; queue longue et prenante , non dépourvue de poils à l'extrémité‘, museau court 5 tête arrondie ', point de follicules anales. 52.‘ GENRE. BLAIRBAU , raxus. Seconde incisive de chaque côté de la mâchoire inférieure plus rentrée que les autres; cinq molaires de chaque côté des mâchoires , l'avant-der nière tranchante , la dernière tuberculeuse; corps bas sur jambes; pieds à cinq doigts honfgles robustes; queue courte , velue ; une poche remplie d’une humeur grasse , in ecte , près de .l’anus. 55° GENRE. GLOUTON , gulo. Seconde incisive inférieure de chaque côté , plus rentrée que les autres; cinq molaires, dont la dernière petite et tuberculeuse de chaque côté de la mâchoire supérieure; six molaires à droite et à gauche de l’inférieure , dont la dernière tuberculeuse; pieds pentadactyles; deux replis de la peau , mais point de poche près .de l'anus ; corps plus ou moins eflilé , plus ou moins élevé sur jambes ; queue médiocre ou courte. 54° GENRE. ä KINKAJOU, potos. Incisives inférieures sur une même rangée; cinq molaires de 2° TRIBU. Drcunazumss. Marchant sur le bout des doigts. . 1" Division. Une seule dent tuberculeuse en arrière de la dent cumassière de la mâchoire supérieure; corps très-«longé,- pieds courts. MARTE , mustela. Corps très-alongé; doigts des pieds séparés et armés d'ongles acérés ; queue médiocre , non touffue. ' Nota. Ce genre se subdivise en trois sous-genres : 1°. celui des putois , 1°. celui des {orilles , et 3°. celui des marnes proprement dites. 55° GENRE. E 2. 55 ‘ MAM.MALOGIÈ. MOUFETTE , mephitis. Corps alongé , arqué; doigts des pieds séparés et armés 56‘ GENRE. d'ongles forts , les antérieurs étant propres à Fouir; queue longue et très-touffue , ou tout-â-fait nulle. ‘ . LOUTRE, lutra. Corps très-long; jambes courtes; pieds à cinq doigts palmés ; 57° GENRE. queue longue , très-robuste , aplatie horizontalement , couverte de poils courts; 58° GENRE. 59 60° 61° 6;‘ 65° 6+‘ 6;‘ tête comprimée; yeux grands; oreilles très-courtes; moustaches très-fortes. 2° Division. Deux tuberculeuses plates derrière la carnassière supérieure, qui elle même a un talon assez fort. CHIEN , canis. Pieds de devant à cinq doigts; pieds de derrière à quatre; ongles non rétractiles; langue douce ; point de poche anale ; deux dents tuberculeuses derrière chaque molaire carnassière. Nota. Ce genre offre deux divisions : 1°. celle des chiens et des loups, et 1°. celle des renards. CIVETTE , viverra. Tous les pieds à cinq doigts munis d'ongles à demi rétractiles; langue hérissée de papilles aiguës et rudes; une poche plus ou moins profonde, située entre l'anus et les organes de la génération , et renfermant une matière très-odorante en plus ou moins grande quantité. Nota. Ce genre est divisé en deux sous-genres : 1°. celui des civettes propre ment dites, et 2°. celui des genettes. GENRE. MANGOUSTE , ichneumon. Pieds courts, à cinq doigtsâ demi palmés , munis d'ongles un peu rétractiles ; langue garnie de papilles cornées; oreilles petites; une poche volumineuse , simple, ne renfermant pas de matière odorante, et ‘au fond de laquelle l'anus est percé; corps très-alongé 5 queue longue , forte à sa base. SURICATE , suricata. Pieds assez longs , à quatre doigts armés d'ongles robustes non rétractiles et propres à fouir ; langue garnie de papilles cornées ; oreilles petites ', poches donnant dans l'anus même ; corps alongé; queue longue et grêle. ‘ GENRE. 3‘ Division. Point de petites dents du tout derrière la grosse molaire d'en bas.. HYÈNE , hyena. Jambes élevées, les antérieures surtout, en apparence; tous les GENRE. pieds à quatre doigts ; langue rude; yeux très-saillans; oreilles grandes; mâ chelières très-grosses et coniques ; une poche profonde et glanduleuse sous l'anus. CHAT,felt's. Cinq doigts aux pieds de devant, quatre à ceux de derrière , armés d'ongles rétracriles , surtout les antérieurs; tête courte ; mâchoires courtes; quatre molaires supérieures de chaque côté , dont la dernière tuberculeuse et très-petite ;. trois inférieures; langue hérissée de papilles cornées; oreilles pointues ;- point de follicules anales. i GENRE. FENNEC , fennecus. Quatre doigts armés d'ongles acérés, mais non réctractiles à chaque pied; museau aigu; oreilles extrêmement grandes; queue médiocre; langue lisse ?; follicule anale nulle ? ; système dentaire inconnu. GENRE. Ë GLNRE. à 3' TRlBU. Les AMP‘HIBIES. Pieds courts, enveloppés par la peau, en forme de nageoires; les postérieurs dans la direction du corps. PHDQUE ,pfiaca. Quatre ou six incisives en haut, quatre en bas; des canines fortes ;. vingt, vingt-deux ou vingt- quatre molaires toutes tranchantes ou coniques, sans. parties tuberculeuses; cinq doigts à tous les pieds; une queue très-courte; yeux grands , à cornée transparente , plane’; langue lisse , échancrée au bout; mous taches très-grandes. Nota‘. Ce genre est. partagé en deux sous-genres : 1°. celui des phoques propre? ment dits , et 1°. celui des otaries. GENRE. __.____._. MAMMALOGIE. 57 66‘ GENRE. 67° GENRE. 6S‘ GENRE. 69° GENRE. 7o‘ GENRE. J1‘ GENRE. ‘7;c GENRE. ’ MORSE , rrichccus. Point d’incisives ni de canines inférieures ; deux énormes canines . ou défenses recoutbées en en-bas , et implantées dans la mâchoire supérieure; molaires cylindriques, courtes et tronquées obliquement. 4° FAMILLE. Les MARSUPIAUX. Naissance des petits prématurée; souvent une poche formée par un repli de’ la peau de l'abdomen dans les femelles; des os marsupiaux dans les deux sexes; pouce du pied de derrière tantôt nul; tantôt fort distinct , sans ongle , opposable aux autres doigts; scrotum et testicules des mâles en avant de la verge , dont le gland est bifurque. 1" Division.' ‘De longues canines et de petites incisives aux deux mâchoires; poche abdominale des femelles manquant quelquefois. DIDELPHE, didelphis. Dix incisives en haut, huit en bas; tête très- pointue; gueule très-fendue; oreilles assez grandes et nues; pouce séparé aux pieds de derrière; doigts non palmés; queue nue, écailleuse et prenante; une poche abdominale ou un simple pli de la peau du ventre dans les femelles. CHIRONECTE , chironectes. Dix incisives supérieures , huit inférieures; tête pointue; oreilles nues , arrondies; queue écailleuse , prenante; une poche abdominale dans les femelles ; un pouce postérieur; doigts palmes. conique , très-pointue; gueule très-fendue ; oreilles médiocres, velues; pouces des pieds de derrière rudimentaires; queue couverte de P0118 et non prenante; point de poche abdominale dans les femelles. PERAMÈLE, perameles. Dix incisives supérieures,six inférieures; tête alongée , pointue; oreilles médiocres , velues ; pouces postérieurs rudimentaires ; les deux premiers doigts petits et réunis par la peau, jusqu'à la racine des ongles; .train de derrière plus fort que celui de devant‘, une poche abdominale chez les 3 DASYURE, dasyurus. Huit incisives supérieures; six incisives inférieures; tête Ë femelles. 2° Division. Deux longues incisives inflz’rieures , proclivcs , tranchantes par leur bord externe; six incisives supérieures ,- canines supérieures longues , les inférieures très courtes; pouces des pieds de derrière très-sépare’; ct opposables aux autres doigts; les deux premiers de ces doigts plus courts que les autres _. et re'unis jusqu'aux ongles ,' une poche dans les femelles. \ PHALANGER ,phalangirta. Tête assez courte; oreilles petites , velues ; pelage lai neux et court; point de membrane étendue entre les membres antérieurs et lts membres postérieurs; queue longue , prenante , quelquefois dépourvue de poils à son extrémité. PÉTAURISTE , petaurus. Tête assez courte ; oreilles petites , velues ; peau des flancs étendue entre les membres antérieurs et postérieurs ,et recouverte de poils ; queue non prenante , tantôt cylindrique , tantôt aplatie et garnie de poils distiques. Nota. Ce genre est partagé en deux sous-genres : 1°. les pe'tauristes proprement: dits, et 2°. les acrobates. I 3‘ Division. Mäme disposition des dents incisives que dans la‘ deuxième divi sion ,' point de pouces postérieurs ni de canines inférieures; pieds de derrière alonge's; les deux premiers doigts petits et rc'unis jusqu’à la base des ongles,‘ une poche abdo— minale dans les femelles. .33 MAMMALOGIE. POTOROO , polorou's. Tête alongée ; oreilles grandes; lèvre supérieure fendue; queue médiocre , écailleuse, couverte de poils assez rares ; deux mamelles seu lement dans la poche ventrale des femelles; pieds antérieurs à. cinq doigts armés z :ll'oiàgles longs etbobtus , propre}?! fouirl la tcrpe; troisième doigt des pieds e errière très-r0 usre et pourvu un ong e très- ort. 7,c GENRE. 4° Divison. Même disposition des dents incisives que dans les deux précédentes divisions ; point de canines ni à l’une ni à l'autre mâchoire. KANGUHOO ktmaurus. Tête alon ée ' oreilles très- randes ' lèvre su éiieure 2 a , ’ fendue; moustaches très-courtes et très-rares; membres postérieurs semblables à 7+‘ GENRE. ceux des pororoos, mais beaucoup plus longs et plus robustes; queue longue , trian gulaire , très-musculeuse ; une poche abdominale dans les femelles , dans laquelle sont situées les deux mamelles. 5° Division. Deux longues incisives sans canines .‘1 la mâchoire inférieure,- deux longues incisives au milieu de quelques petites sur les côte’: _, à la supérieure. KOALA , phascolarctos. Corps trapu ; tête courte; oreilles en cornet , de médiocre grandeur ; extrémités robustes , à peu près d'égale longueur; cinq doigts à chaque 75 ° GENRE. pied; les antérieurs divisés en deux groupes , savoir, le pouce et l’index d’une part, et les trois autres doigts de l'autre; pouce postérieur très-grand; les deux doigts qui le suivent réunis comme dans les phalangers ,- queue très-courte. 6e Division. Dsux incisives cylindriques , tronquées, et se correspondant, à cha que mâchoire; point de canine: ' ' PHASCOLOME , pliascolomys. Corps ramassé; tête large; une poche ventrale dans les femelles; cinq doigts armés d’ongles crochus aux pieds de devant , et quatre séparés avec un tubercule à la place du pouce sans ongle , aux pieds de derrière; point de queue. ' 4° ‘Ordre. RONGEURS. ‘76° GENRE. 1" Division. Rongeurs pourvus de clavicule: complètes. CASTOR , castor. Molaires composées , à couronne plane , avec des replis émailleux, sinueux et compliqués; cinq doigts à chaque pied , les antérieurs séparés , les postérieurs palmés; queue large , épaisse, aplatie horizontalement, de forme ovale, nue et couverte d’écailles. 77e GENRE. ONDA‘I‘RA , film. Molaires composées, à couronne plane , avec des lames émail leuses , anguleuses ; cinq doigts àchaque pied, les antérieurs simples , les posté rieurs ayant leurs bords garnis d’une rangée de soies roides et serrées, qui rem. plissent les fonctions d'une membrane natatoire ; queue longue , ronde à la base , et ensuite comprimée latéralement , linéaire , écailleuse , et recouverte de peu de poils roides. 78° GENRE. CAMPAGNOL, arvicola. lllîolaires composées , à couronne plane , présentant des 79Î GENRE. lames émailleuses , anguleuses; oreilles assez grandes; doigts antérieurs pourvus " ‘ d’ongles médiocres; queue ronde , velue, à peu près de la longueur du corps. (l) Les kanguroos , les koala: et les phascolomcs sont les seuls animaux placés dans l’ordre des carnassiers, qui manquent entièrement de canines. On les a réunis aux autres marsupiaux , parce que leur organisation générale est la même. MAMMALOGIE. ' 59 LEMMlNG , lemmus. Molaires composées , :‘t couronne plane , présentant des lames émailleuses, anguleuses; oreilles très-courtes; ongles des doigts des pieds de devant, propres 3‘, {oint la terre; queue très-courte et velue. ECHIMYs,'echimys. Molaires simples, à couronne, présentant des lames, transverses , réunies deux à deux par tut bout , ou isolées; quatre doigts onguiculés et un vestige de pouce aux pattes de devant; queue très-longue, ècailleuse, peu couverte de soie ; poils , surtout ceux des parties supérieures, en forme de piquans plats comme des lames d’épées. LOIR , myaxus. Molaires simples, offrant encore des. lignes transvcrses , saillantes et creuses; quatre doigts et un vestige de pouce aux portes de devant; poil très .doux et très-fin; queue très-longue, tantôt Fort touflïue et ronde , d’auttes fois déprimée et à poils distiques, d'autres fois encore floconneuse à l’extrémité seulement. 81° GENRE. HYDROMYS , hydromys. Molaires simples, à couronne creusée en cuiller dans son milieu; queue longue , cylindrique et couverte de poils ras ; pieds postérieurs à cinq doigts réunis par une membrane , tantôt très-étendue , tantôt plus ou moins échancrée; quatre doigts et un vestige de pouce aux pattes de devant. 8;’ GENRE. doigts et un vestige de pouce aux pattes antérieures; cinq doigts non palmés aux pieds de derrière; queue plus ou moins longue , presque nue, et présentant des rangées transversales très-nombreuses de petites écailles, de dessous lesquelles sortent les poils; quelquefois floconneuse au bout; point d‘abajoues; poils des parties supérieures quelquefois roides et plats. 8.,‘ GENRE. HAMSTER , cricetus. Trois molaires simples , à couronne garnie de tubercules mousses; quatre doigts et un vestige de pouce aux pattes de devant; ongles robustes; queue courte et velue; des abajoues (t). GERBOISE , dipus. Molaires simples , à couronne tuberculeuse , au nombre de trois à chaque côté des mâchoires; pommettes saillantes ; extrémités postérieures extrêmement alongées, avec les doigts en nombre variable , mais n'ayant pour tous, comme ceux des oiseaux, qu’un seul métatarsien; queue très - longue , 84° GENRE. touffue au bout. GERBILLE , gerbillus. Molaires simples, à couronne tuberculeuse, au nombre de trois à chaque côté des mâchoires; museau pointu; pommettes non saillantes; extrémités postérieures très-longues, à cinq doigts , ayant chacun son métstarsien propre; queue longue et plus ou moins toufl'iie , sans flocons de poils plus longs à l'extrémité. 87° GENRE. 3 RAT, mus. Trois molaires simples de chaque côté, à couronne tuberculeuse ; quatre RAT-TAUPE , aspalax. Molaires simples, à tubercules mousses , au nombre de trois de chaque côté des deux mâchoires; incisives inférieures en Forme de coin comme les supérieures, et non subulées; corps cylindrique; pieds courts , les antérieurs propres à fouir; yeux excessivement petits et cachés sous la peau ; point de queue. 88° GENRE. (1) Plusieurs rongeur: de l’Amérique septentrionale ayant la bouche pourvue d’abaioues et les extrémités différentes de celles des ltJmsltrs. ont été décrits par M. Hafinesque-Smaltz, qui en a fait des genres articuîiers. Tant que l'on ne conno’irra pas le système dentaire de ces animaux , il sera impossible de les ranger à a place qui leur convient. C'est pourquoi nous ne les admettons pas encore dans le prodrome des genres de mammifères. Nous en tk rons mention néanmoins en traitant des espèces; mais nous les distinguerons des genres bien reconnus , en leur donnant des numéros bis ou 1er, etc Les principaux de ces genres sont ceux désignés par les noms de gro m): , diplustomd , etc. C’est ainsi que nous placerons notre genre ha’u’romys , ui se trouve absolument dans le même cas. MAMMALOGIE. k" 91 “5 95° ‘GENRE. 9 BATHYERGUE, bathyerguîr. Quatre molaires à couronne pourvue ‘de tubercules mousses de chaque côté des mâ:hoires; incisives inférieures en coin comme les supérieures; queue courte; pieds antérieurs armés d'ongles robustes, propres à fouiller la terre; yeux extrêmement petits, mais découverts. GENRE. PEDÈTE , pedetes. Molaires simples , à deux lames , tant en haut qu’en bas 5 inci sives inférieures en forme de coin , comme les supérieures; museau épais 5 oreilles longues; extrémités antérieures à cinq doigts armés d’ougles fort longs; extrémités postérieures très-longues , à quatre doigts; queue longue et très- touffue. GENRE. MARMOTTE , arrtomys. Cinq molaires simples, à couronne tuberculeuse et de chaque côté de la mâchoire supérieure , et quatre aussi de chaque côté à l'inférieure; incisives inférieures subulées comme celles de la plupart des rongeurs; corps trapu 5 jambes et queue courtes ; point d'abajoues; ongles robustes. GENRE. ECUREUlL , sciurus. Molaires simples , à couronne tuberculeuse , cinq en haut et quatre en bas de chaque côté des mâchoires; incisives inférieures très-compri mées; doigts très-longs et divisés, armés d'ongles acérés, quatre aux pattes antérieures et cinq aux postérieures; les dernières pattes dirigées l’une vers l'autre et disposées pour grimper facilement; pouce antérieur très-court; queue longue et touffue , à poils souvent distiques ', quelquefois des abajoues. Nord. Ce genre est partagé en deux sous-genres : 1°. les écureuils proprement dits , et 2.“. les ramias. GENRE. POLATOUCHE , ptcromys. Molaires à couronne tuberculeuse , cinq en haut et quatre en bas , de chaque côté 5 quatre doigts antérieurement et un pouce court‘, cinq doigts postérieurement ; peau des flancs étendue entre les partes de devant et celles de derrière 5 queue longue et touffue , avec les poils quelquefois distiques. le Division. Rongeurs à clavicule: nulles ouincomplètes. PORC-ÉPIC , hystrix. Quatre molaires supérieures et inférieures de chaque côté , marquées à la couronne de quatre ou cinq empreintes enfoncées; quatre doigts devant , cinq derrière, armés de gros ongles; corps couvert de piquans roides et aigus , quelquefois entre-mêlés de poils 5 queue plus ou moins longue , quelquefois prenante; langue hérissée d'écailles épineuses. _ Nom. Ce genre est divisé en deux sousgenres: x‘Ï. les porcs-évier proprement dits , et 2°. les coendous. 4° GENRE. LIÊVRE , Iepus. Incisives supérieures accompagnées de deux autres petites incisives plus courtes qu’elles, et placées immédiatement derrière elles; cinq molaires com ‘posées partout , formées chacune de deux lames verticales soudées ensemble avec une sixième petite dent simple de chaque côté de la mâchoire supérieure; cinq doigts aux pattes de devant, quatre aux pattes de derrière , qui sont très-longues; oreilles très-longues; une queue courte. ' PaKA , lfërzvomys. Dents absolument conformées comme celles des lièvres; jambes peu di érentes de longueur entr'elles , les antérieures terminées par cinq doigts , et les postérieures par quatre; oreilles assez courtes et de forme arrondie; point de queue‘ Clavicules res ue arf it s i P. cl P‘ a e ' 96° GENaE. CABL-H , Izydrocharus. Quatre molaires composées de chaque côté , en haut et en bas , les postérieures étant les plus longues , et formées de lames nombreuses‘, simples et parallèles, les antérieures offrant des lames fourchues; quatre doigts devant , trois derrière , armés d’ongles larges et réunis par des membranes; point de queue g-msmelîes nombreuses. 1.5.7‘ GLNKE. Wwww‘s W 98° GENRE. MAMMALOGIE. 41 COBAYE , cavia. Quatre molaires composées partout, n'ayant chacune qu'une lame simple et une fourchue; point de queue; quatre doigts séparés aux pattes de 8° GENRE. . . . 9 devant trois à celles de derttère- on les courts robustes en forme de etits ’ 7 g a s P sabots ; deux mamelles ventrales. AGOUTI , dasyprocta. Quatre molaires composées partout, presqu'égales , à couronne 99. GENRE. plate , irrégulièrement sillonnée et à contour arrondi; quatre doigts devant, trois derrière , tous libres; jambes fines; une petite queue , ou un tubercule en place ; mamelles en nombre variable , selon les espèces (1). PACA , cœlogenus. Quatre molaires composées artout , à couronne plate , irréguliè rement sillonnée ; cinq doigts à chaque pie ; l'interne à ceux de devant, et les deux latéraux à ceux de derrière, très-petits; queue extrêmement contre; une sorte de cavité sur les joues , dont l'ouverture est extérieure; mamelles au nombre de quatre. 5e Ordre. ÉDENTÉS. xoo‘ GENRE. 1" TR 1B U. Les TARDIGRADES. Face courte, extrémités très-longues. BRADYPE', bradypus. Des molaires cylindriques et des canines aiguës , plus longues que ces molaires; bras et avant-bras très-grêles et beaucoup plus longs que les :0 1e GENRE. cuisses et les jambes , qui sont comme crochues et tournées l'une vers l'autre; tête petite et arrondie; doifgts au nombre de quatre au plus, tous réunis et terminés par de fortes griffes en orme de crochets. MÉGATHÈRE , megatlrerium (animal fossile Point de canines ; membres très robustes , d'égale longueur; doigts très-inégaux , et ayant leur dernière phalange conformée de manière à supporter un très-grand ongle, trois en avant et cinq en arrière ; queue (s'il en existoit une ) fort courte. 1 or.‘ GENRE. 2.‘ TRIBU. Les ÉDENTÉS ORDINAIRES. Museau alongé, membres proportionnés au volume du corps. ‘ "' TATOU , dasypus. Des dents molaires seulement; test écailleux et dur , composé de compartimens semblables à de petits pavés , qui recouvrent la tête, le corps et la queue; caparace Formée de trois parties , un bouclier arrondi sur les épaules , un semblable sur la croupe , et des bandes mobiles transversales, plus ou moins nom breuses entr'eux; cinq doigts partout, ou seulement quatre antérieurs; ongles robustes ; langue peu extensible. [03' GENRE. ORYCTÉROPE , orycteropus. Des molaires seulement , composées d'une multitude de etits cylindres creux de substance émailleuse; peau épaisse; corps couvert de pois ras; quatre doigts devant , cinq derrière , munis d'ongles plats, propres à fouir et non tranchans; langue extensible ; queue et oreilles ongues. x 04‘ GENRE. FOURMILIER , myrmecophaga. Point de dents du tout; mâchoire inférieure presque réduire à l'état rudimentaire , non articulée d'une manière distincte avec la tête; ‘ongles très-robustes, surtout les antérieurs; tantôt‘quatre doigts devant et cinq , 05 ‘ GENRE. derrière , tantôt deux devant et quatre derriere; oreilles courtes ; langue très exten sible; queue longue , couverte de longs poils et lâche , ou bien de poils tas et à bout préhensile , selon les espèces. W (t) Lorsqu'on connoîtra le système dentaire de quelques espèces rapportées à ce genre , il sera peut-être nécessaire de les en séparer. . F 42 ' MAMMALOGIE. PANGOLIN , munis. Point de dents du tout; mâchoire inférieure très-petite ; langue très-extensible; corps et queue entièrement recouverts en dessus de grosses 106e GENRE. écailles triangulaires, tranchantes, disposées en quinconce, et à recouvrement comme des tuiles; cinq doigts armés d'ongles robustes a tous les pieds; corps ayant la propriété de se rouler en boule. 3° TRIBU. Les ÉDENTÉS MONOTRËMES. Un cloaque et un os de la four chette comme dans les oiseaux; des os marsupiaux dans les deux sexes; ma melles jusqu’à présent non observées; point de dents enchâssées; cinq doigts à tous les pieds. ECHIDNÉ , cchidna. Museau très‘mince et très-alongé , terminé par une fort etite bouche; langue très-extensible ;' corps ramassé, recouvert de piquans très-fibrts , quelquefois entre-mêlés de poils; pieds courts , armés d’ongles robustes , propres 107‘ GENRE. à fouiller la terre; queue très-courte, seulement distincte à l'extérieur par la différence de direction des piquans qu’elle supporte; un sixième ongle au pied de derrière des mâles , laissant fluer, par une ouverture qu'il a vers sa pointe , une liqueur vénéneuse. ‘ ' ORNITHORHYNQUE, ornirhorhyncus. Museau alongé, élargi et déprimé en forme de bec de canard , garni de petites dentelures cornées sur ses bords , et portant les narines à sa base supérieure; pieds de devant pourvus d'une membrane propre 108‘ GENRE. à la natation , qui dépasse de beaucoup les ongles; point d'oreilles externes ; yeux petits; corps couvert de poils , ainsi que la queue , qui est courte , fort large et aplatie ; un sixième ongle creux et distillant une matière vénéneuse aux pieds de derrière des mâles. 9. U. M A M M1 FÈ R ES 0 N G U L É 5. Des sabots entourant en entier les dernières phalanges des doigts. 6° Ordre. PACH YDERMES. r" FAMILLE. Les P R 08 OS CIDIENS ou pachydermes à trompe et à dé fenses, ayant cinq doigts à chaque pied. ELÉPHANT, elephas. Molaires à couronne plate, composées d'un certain nombre de lames verticales, formées chacune de substance osseuse enveloppée d'émail , et liées ensemble par la substance corticale ; nez prolongé en une longue trompe terminée par un doigt; deux grosses défenses atquées en dessous , à la mâchoire supérieure; peau très-épaisse et rugueuse ; oreilles très-vastes et planes ;queue mé diocre , terminée par une touffe de très-gros crins; deux mamelles pecrorales. 109° GENRE. MASTODONTE , mastodon (animaux fossiles). Molaires à couronne hérissée de [10° GENRE. grosses pointes coniques, ayant des racines distinctes; une trompe dont l’exis tence est indiquée par la forme et le volume des os propres du nez. 2.‘ FAMILLE. Les PACHYDERMES PROPREMENT 1317s. Quatre, trois‘ ou deux doigts aux pieds. 1'‘ Division. Doigts en nombre pair‘. HIPPOPOTAME , hippopotamus. Quatre doigts à tous les pieds , terminés par de petits sabots; quatre incisives à chaque mâchoire; de très-fortes canines , dont . les inférieures sont courbes; six molaires desdeux côtés de chaque mâchoire , dont l’émail figure des‘trèfles apposés base a base , dans la dent usée; peau très-épaisse , presqu’entièrement dépourvue de poils ; corps énorme , bas sur jambes; queue assez courte; museau reuflé , deux mamelles ventrales. 1 1 1e GENRE. MAMMALO‘GIiE. 45 COCHON, sus. Quatre doigts à chaque pied ,- deux mitoyens grands et armés de forts sabots , et deux extérieurs beaucoup plus courts et ne touchant pas la terre 5 des incisives en nombre variable , ordinairement quatre supérieures perpendicu laires et six inférieures proclives; des canines recourbées vers le haut et latérale ment; molaires à couronne tuberculeuse ; museau tronqué et terminé par un bou toir; corps couvert de poils roides , appelés soies. x n 2.‘ GENRE. PHASCOCHÆRE , phascocherus. Pieds conformés comme ceux des cochons; deux incisives en haut , six en bas; défenses latérales et dirigées en haut , très-fortes; molaires composées de cylindres émailleux , renfermant la substance osseuse, et joints ensemble par un cortical; de très-grosses verrues sur les joues. 1 1 3° GENRE. PÉCARI , dicotyles. Quatre doigts aux pieds de devant , dont les deux intermédiaires sont les plus grands et posent seuls à terre; trois doigts aux pieds de derrière , dont deux grands appuient sur le sol, et un petit interne est relevé comme le sont les doigts latéraux des cochons ; canines de forme ordinaire , ne sortant pas de la bouche- incisives et molaires semblables à celles des cochons ; une ouverture ’ ' \ u , u . landuleuse sur les lombes dou suinte une humeur fetide ' oint de ueue ' les a 3 ) deux grands os du méracarpe et ceux du métaratse liés entr'eux. 1 1+‘ GENRE. ANOPLOTHÈRE , anoplotherium (animaux fossiles Six incisives a chaque mâchoire ; des canines presque semblables aux incisives ; vingt-huit molaires , dont les seize postérieures sont : les huit supérieures ( quatre de chaque côté) de forme carrée , et les huit inférieures ( quatre de chaque côté) en double ou triple croissant ; point d'intervalle entre les canines et les molaires; les quatre pieds terminés par deux grands doigts, dont les os métacarpiens ou métatarsiens sont séparés. 1 15° GENRE. 2‘ Division. Doigts toujours en nombre impair aux pieds de derrière , et souvent à ceux de devant. RHINOCÉROS , rhinoceros. Sept dents molaires supérieures de chaque côté , à couronne carrée , présentant divers linéamens saillans , et sept inférieures à couronne en double croissant ( la postérieure de chaque côté en croissant triple) ; trois doigts à chaque pied; peau très-épaisse , nue et rugueuse ; une ou deux cornes de nature fibreuse , placées , dans la ligne médiane , sur la voûte formée par les os propres du nez , au-dessus de la cavité nasale. 1 1 6‘ GENRE. DAMAN , hyrax. Dents molaires conformées comme celles des rhinocéros , et en même nombre; deux fortes incisives recourbées à la mâchoire supérieure (et deux très-petites canines dans la jeunesse) ; quatre incisives inférieures sans canines ; corps couvert de poils abondans; quatre doigts aux pieds de devant, et trois seulement à ceux de derrière; un simple tubercule au lieu de queue. 1 1 7e GLNRE. PALJÉOTHÈRE, paleolherium (animaux fossiles). Dents molaires semblables à celles / des rhinocéros, ou s'en rapprochant plus ou moins; six incisives et deux canines x 1 8° GENRE. à chaque mâchoire ; trois doigts visibles à tous les pieds , et quelquefois un doigt rudimentaire de plus à ceux de devant; une petite trompe dont lexistence est indiquée par la forme et les dimensions des os propres du nez. TAPIR , tapirus. Vingt-huit molaires en tout, présentant à leur couronne , avant d’êrre usées, deux collines transverses et rectilignes; six incisives et deux canines à chaque mâchoire; nez terminé en une petite trompe mobile dans tous les sens, mais non terminée par une sorte de doigt, comme celle de l'éléphant; cou assez long; quatre doigts aux pieds de devant et trois 3. ceux de derrière; ‘peau assez épaisse et recouverte de poils ras. , 1 9e GENRE. N_..’—-—-———«\ _ V F2. 44 MAMMALOGIE. 3' FAMILLE. Les SOLIPÈDES. Un seul doigt apparent et un seul sabot à chaque pied. CHEVAL, cquus. Six incisives à chaque mâchoire; de petites canines dans les mâles, séparées des molaires par une barre ou espace interdentaire; six molaires partout, à couronne carrée, marquée de nombreux replis d'émail ; point de mufle; deux mamelles inguinales; deux doigts rudimentaires à chaque pied , représentés par deux petits os du métacarpe ou du métatatse, qui sont situés à droite et à gauche du grand doigt, seul apparent. 7e, Ordre. RUMINANS. 1'‘ Division. Point de rames ni de bois dans les deux sexes. 1 t0‘ GENRE. CHAMEAU, camtlus. Des canines aux deux mâchoires; des dents pointues implan tées dans l’os incisif; six incisives inférieures; doigts réunis en dessous jusque près de la pointe par une semelle commune; cou très-long; lèvre supérieure fendue ; point de mufle; dos chargé de loupes graisseuses; des callosités sur la poitrine, les poignets des jambes de devant et les genoux des jambes de derrière; quatre mamelles venttales. 1 ti‘ GENRE. divisés à leur extrémité; cou très-long; lèvre supérieure fendue; point de mufle; point de-loupes graisseuses sur le dos ; callosités petites ou nulles; deux mamelles inguinales. in‘ GENRE. CHEVROTAIN , moschus. Une longue canine de chaque côté de la mâchoire supé rieure , sortant de la bouche dans les mâles ; corps svelte ; pieds fins; queue très courte; poils courts et lisses; sabots conformés comme ceux des ruminans ordi naires ; point de larmiers ; dans une espèce , une poche située en avant du prépuce du mâle, et qui renferme une humeur fort odorante. % LAMA , auchcnia. Système dentaire à peu près semblable à celui des chameaux ;doigts i :5‘ GENRE. ä 2.‘ Division Des cornes ou des bois , au moins dans le sexe mâle. * Des bois osseux , branchu: , caducs, repoussant chaque arme’: plus grands que l'année précédente, toujours sur la tête des mâles _. quelquefois aussi existant sur celle des femelles. CERF , cervus. Corps svelte; jambes minces ; des larmiers sous les yeux; un mufle dans la plupart des espèces; oreilles médiocres, pointues; queue très-courte; quatre mamelles inguinales; souvent deux ongl‘ons, derrière et au-dessus des deux sa bots (i). ‘5* Des comas ou proe'minences de l’os frontal, enveloppées d’une peau velue , qui se continue avec celle de la tête , et qui ne se détruit pas. tu,‘ GENRE. l GIRAFE, camelopardalis. Cou très-long; ligne dorsale oblique; point de mufle; poils ras; une crinière sur la face supérieure du cou; point de larmiers;lèvre su péricure entière; extrémité des cornes plane, avec une couronne de longs poils; oreilles longues , pointues; queue courte, terminée par un flocon de grands poils; quatre mamelles inguinales. 11;‘ GENRE. (1) Nous placerons provisoirement à la suite de ce genre'celuiqueM. 0rd a nommé antilacapm , jusqu'à ce qu'il nous soit possible de vérifier les caractères que ce naturaliste lui assigne. MAM‘MALOGIE. 45 , , __WzWMW-—". w; grmkwwfirflwm ‘ * * Proe'minences de l'os rontal revêtues d’un e'tui de corne _, com ose’ de bres a luti , . . . g nees , qut crozt par couches et pendant toute la vie. ANTILOPE , antilope. Substance osseuse des cornes, solide et sans pores, ni sinus; cornes contournées de diverses manières, selon les espèces , et existant quelque fois dans les deux sexes; taille légère et svelte ; nez tantôt terminé par un mufle, tantôt entièrement couvert de poils ; des larmiers le plus souvent; point de barbe; oreilles assez grandes , pointues; souvent des brosses de poils sur les poignets , et des pores inguinaux ; mamelles au nombre de deux ou de quatre. Nota. Ce genre est partagé en huit sous-genres; savoir: 1°. antilope; 2.9. ga {elle ; 5°. eerviche‘vre; 4°. alte’laphe ; 5°. tragelaphe ; 6°. bose’laphe ; 7°. oryx et 8°. chamois. , 1 2.6’ GENRE. CHÈVRE , capra. Noyau osseux des cornes occupé en grande partie par des cellules ' qui communiquent avec les sinus frontaux ; cornes dirigées en haut et en arrière; menton barbu; chanfrein un peu concave; point de mufle; point de sinus la base des doigts du pied;deux onglons derrière les grands sabots; deux mamelles inguinales; queue courte. MOUTON , ovis. Noyau osseux des cornes semblable 31 celui des chèvres ; cornes dirigées en arrière, et revenant plus ou moins en devant en s'pitale; chanfrein généralement convexe; point de barbe; point de mufle; un sinus à la base in terne des doigts dans les quatre pieds; deux onglons derrière les grands sabots; deux mamelles inguinales; queue plus ou moins longue , et toujours courte dans les races sauvages. 1 2.8‘ GLNRE. OvrBos , ovibos. Noyau osseux des cornes semblable à celui des chèvres; cornes très-élargies et se touchant à leur base, s’appliquant ensuite sur les côtés de la tête, et se relevant brusquement en arrière et de côté; point de mufle; chan frein légèrement arqué; point de barbe; membres robustes; queue fort courte. .1 29° GENRE. 7 2 3 % BŒUF , I705. Noyau osseux des cornes semblable à celui des chèvres et des moutons; cornes plus ou moins arrondies et dirigées de côté, et revenant vers le haut ou en avant, en forme de croissant; un large mufle; point de larmiers; corps épais; membres forts; des onglons derrière les sabots; queue médiocre, terminée par un flocon de poils; quatre mamelles inguinales. 1 3 0° GENRE. 9 I I I. MA M M I F ÈR Es AQ U A 't I Q U E S. Deux membres antérieurs seulement , en forme de nageoires; corps plus ou moins pisciforme , termine’ par une queue aplatie horiïontalement. 8' Ordre. CÉTACÉS. 1" FAMILLE. Les CÉTÂCÊS HERBIVORES. Dents à couronne plate, deux mamelles pectorales; narines percées dans la peau, au bout du museau, ne faisant pas l’oflice d'évents; des moustaches souvent très-fortes. LAMANTIN, manatus. Corps oblong , terminé par une nageoire ovale, alongéc, horizontale; huit dents molaires, marquées de deux collines transversales à leur couronne; point d'incisives ni de canines dans l’âge adulte; «des vestiges d’ongles sur le bord des nageoires pectorales; peau très-épaisse et nue; moustaches très fortes et très-serrées , servant comme de défenses. , ; 1° GENRE. r DUGONG , halicore. Corps alongé; queue terminée par une nageoire en forme de croissant; molaires composées chacune de deux cônes réunis par le côté ; de petites , 3 1e GENRE. défenses pointues, insérées dans les os mcrsrfs; peau fort épaisse, sans poils. 46 MAMMALOGIE. STELLÊRE , ryzina. Forme générale du corps analogue à celle des Iarnantins; une seule dent mâchelière composée , de chaque côté des deux mâchoires, à couronne plate et hérissée de lames d'émail ; nageoires_sans ongles ni vestiges d'ongles‘, peau extraordinairement épaisse et dure, à peine flexible. 2.‘ FAMILLE. Les CÉTACÉS ORDINAIRES. Des évents; mamelles près de. l'anus‘, estomac à cinq et quelquefois jusqu'à sept poches distinctes; dents coniques lorsqu'elles existent; deux petits os suspendus dans les chairs , près de l'anus (seuls vestiges d'extrémités postérieures). x 3 3° GENRE. 1“ Division. Ce’tace’s à petite tête. DAUPHIN, delphinus. Mâchoires plus ou moins avancées, en forme de bec, non pourvues de défenses , mais le plus souvent garnies d'un grand nombre de dents toutes simples et égales entr'elles, et manquant tout-â-fait dans quelques es 1 3 _}e GENRE. pèces; point de fanous ; évents ayant une ouverture commune en forme de crois sant sur la tête; corps alongé. Nota. Ce genre est subdivisé en six sous-genres , sous les noms de : 1°. deIp/zi norhynques; 2°. dauphin proprement dit; 5°. oxyprère ,' 4°. marsouin; 5°. deIp/xi napzères , et 6°. he’te’rodon. e N ARWHAL , monodon. Point de dents proprement dites; de longues défenses droites 135 GENRE. et pommes, implantées dans l'os inrermaxillaire et dirigées dans le sens de l'axe du corps; corps de forme alongée; point de nageoire dorsale. 2.‘ Division. Ce'tace's à grosse tête (faisant à elle seule le tiers ou la mairie’ de la longueur totale / CACHALOT , physeter. Tête très-volumineuse , excessivement renflée , surtout en ' avant; mâchoire supérieure {le portant pas de fanons , et manquant de dents ou n'en ayant que de petites et de peu saillanres; mâchoire inférieure très-étroite , alongée , armée de chaque côté d'une rangée de dents cylindriques ou coniques; une nageoire dorsale dans quelques-uns. Nota. Ce genre se divise en trois sous-genres ; savoir : 1°. les cachalot: propre . ment dits; 2°. les physezères, et 3°. les physales. ‘36' GENRE, BALEINE, balana. Tête moins renflée en avant que celle des cachalots; mâchoire supérieure en forme de carène ou de toit renversé , ayant ses deux côtés garnis de lames transverses , minces (les fanons) , formées d'une espèce de corne fibreuse, eflilées à leur bord; mâchoire inférieure sans aucune armure. . Nota. Ce genre est divisé en deux sous-genres‘, 1°. celui des baleines proprement dites , et 2°. celui des baleinoptères. x37’ GENRE. MAMMALOGIE. ‘W _ _._V__ PREMIER ORDRE. BIMANES, éimana. CARACTÈRES. Des incisives tranchantes ; des canines peu saillantes ; des molaires â tubercules mousses , formant une série non interrompue aux deux mâchoires. Extrémités supérieures terminées par des mains à pouces séparés et opposables aux autres doigts, éminemment disposées pour la préhension. C lavicule: complètes. xtrémités in érieures dis osées ont la station E . verticale et pour la marche à deux pieds ; plantes‘ appuyant en entier sur le sol. Fosses orbitaircs et temporale: distinctes. Estomac membraneux , simple. Un petit cœcum terminé par un appendice ver filiforme. Deux mamelles pectorales. Pénis libre; un scrotum. Ongles foibles et‘ planes. Poils rares , si ce n'est sur la tête ( cheveux) , au menton ( barbe) , et aux environs des parties naturelles. N on RRITURE. Substances végétales et animales. PATRIE. Toute la terre , à l'exception des régions trop rapprochées des pôles. I“. GENRE. HOMME, homo. Linn. Erxleb. Gmel. Cuv. Illiger, etc. Caractères de l'ordre. ( Voyeur cidessus.) Formule dentaire : incisives canines I;'- , l — l 5 —-—5 molaires 5:? = 52.. 1"‘. Esp. HOMME. ( Homo sapicns. Linn. ) Carac _ tères du genre et de l'ordre. ( Voyq ci-dessus.) Variétés de races bien caractérisées. A. RACE CAUCASIQUE. Forme du visage et du crâne belle , d'après les idées des Européens ; angle facial de 85 degrés dans l'adulte d'âge moyen; teint généralement blanc; joues colorées; cheveux longs,doux, ofi'rant toutes les nuances entre le blond clair , le brun et le noir foncé. PATRIE. L'Europe , à l'exception de la Laponie et de la Finlande ; l’Asie occidentale , à l'ouest de l'Oby, de la mer Caspienne et du Gange ; la partie septentrionale de l'Asie. B. RACE MONGOLIQUE. Visage plat; pom mettes saillantes ; angle facial de 75 degrés; yeux étroits et obliques ; cheveux durs , droits et noirs; barbe grêle ', teint plus ou moins olivâtre. PATRIE. Toute l'Asie orientale , à l'exception de la partie du midi de la péninsule au-delà du Gange; la Finlande d'Europe , la Laponie , le pays des Esquimaux de l'Amérique septentrio nale , depuis le détroit de Bering jusqu'à La brador. C. RACE ÉTHIOPIENNE ou NÈGRE. Mâ choires trèæsaillantes en avant; angle facial de 70°; lèvres grosses; nez épaté; teint plus ou moins noir ; cheveux le plus or inairement crépus. PATRIE. Tout le midi de l’Afrique.Sépatée des hommes de la race caucasique , qui habitent la partie septentrionale de ce continent , par les peuplades foulahs et maures, qui résultent du mélange de ces deux races. Variétés de races moins distinctes. D. RACE MALAIE. Traits de la hysio nonne beaucoup plus beaux que ceux de fa race mongohque ; nez large; bouche grande; che veux épais , noirs et bouclés ; teint plus ou moins brun. PATRIE. La presqu'île au-delà du Gange , les îles de l'Archipel indien , la Nouvelle-Hollande, la Nouvelle - Zélande , les Nouvelles — Hébrides , les archipels des Amis et de la Société , et en général presque toutes les îles de la mer du Sud. Nota. Cette race , ainsi que le remarque M. Cuvier, ne sauroit être distinguée d'une manière bien tranchée de la mongolique ou de la caucasique indienne, seulement par les seuls caractères extérieurs. La différence des dialectes concourt puissamment à les faire séparer. “T ÿ ‘-W‘F ‘4s ‘ MAMMALOGIE. E. RACE DES PAPOUS. Face prolongée; sur les arbres, où ils se tiennent presqtLe cons nez court; bouche grande; cheveux crépus; tamment. Nombre des petits très-restreint. teint noir. PATRIE. Les contrées chaudes de l'Amérique , de PATRIE. Quelques îles de l'Archipel indien et la l'Afrique et de l'Inde, Madagascar. terre des Papous. . Nota. Ces hommes , extrêmement sauvages P R E M IE R E F A M I L L E‘ et barbares , onrparttculièreirrent des rappprts 8 IN G E s, “ml-a. avec la race africaine , et n en forment peut-erre qu'un rameau- CAR. Formes ge'ne'rales se rapprochant plus ou F. RACE AMÉRICAINE. Visage assez large; moins de celles‘de l'homme. traits bien prononcés; nez assez saillant; teint Quatreinçùiwsinclinées,âchaque mâchoire. rouge de cuivre; cheveux généralement noirs et Ne lus ou moins roéminent à narines plats; barbe rare. I P P ' , ’ . _ plus ou moins écartées l'une de l'autre. PATRIE. Toute lAmetique , excepté les Esqut- ' . . . . Deux mamelles pectorales seulement. maux , qui appartiennent a la race mongoltque. Fosses orbitaire: et temporale: séparées com IV t . ; ' ' o a Cette rice , dontles caractères exterreurs Pléœmem. ne présentent rien de tranché , se rapproche néanmoins plutôt de la race mongolique que de toute autre (1). PATRIE. Toutes les contrées indiquées dans l'ex posé des caractères de l'ordre , à l'exception de l'île de Madagascar. SECOND ORDRE. PREMIÈRE TRIBU. QUADRUMANES quadmmam SINGES DE L'ANCIEN CONTINENT. ( Simia ca , . tarrlzini. Geoff-r. ) CARAÇ'r, Des incisive,’ des canine, et des ma, CAR‘ACT. Cinq molaires de chaque côté des deux [lu-m (,_)_ - machoires, toujours à tubercules mousses sur . . . leur couronne. Les quatre extrémités terminées par des mains . . ' I , î ’ dpouce séparé des autres doigts , et plus ou moins Na'm‘f l'al’i’rc’che‘iss n ayant en“: elles q“ ‘me opposable à ceux-ci , qui sont longs et flexibles. C1050“ mmce' Deux ou quatre mamelle, Pecwm[es_ Queue nulle ,‘ ou courte, ou longue, jamais prenante. Clavicules complètes. . . , Souvent des abajoues et des callosrtes. Os du bras et de la jambe distincts et suscep- , _ 1 ‘ tlbles de mouvemens de pronation et de supina- PATRÏE- LAfi'que s lllîde et les grandes 11°’ tion. qui en sont rapprochées. Paris et testicules apparens au dehors. _ I 1:- G E N R E_ Estomac membraneux simple. —- Intestins médiocrement développés. —Un petit cæcum. TROGLODYTE a " 031m1)’ “5" Geoff‘ Pithecus. Cuv. \ Simia. Linn. Briss. Erxleb. Bodd. Illiger. Fosses orbitaire: et temporales distinctes. NOURRITURE. Fruits , racines , insectes. . . . . . ' . ' ' ' 4 ‘ î - ' HABITUDES. Animaux tntelligens , agiles , vifs et Formule dema‘œ ' mclswes z ’ Camnes , __ . ’ pétulans, destinés par leur organisation :‘1.vtvre mohîœs 55-: = 5," . , , . Canine: eu saillantes conti uës aux inci (1) On n'admet plus au nombre des varieres de l_es- . t x P l iœs com’me CeHËS derhomme pèce humaine, celles qui sont établies sur des individus swes e au m0 a à ' atteints de maladies . tels que les albinos s les “afu'd‘, Tête arrondie; museau peu saillant. les chacrela: et les quimos ou celles qui n'existent que , , _ A dans l’exagération, ou la'fausseté des récits des voya- Des ‘me! “imité”! tl‘i5’P‘mîlmflïées. geurs , telle querla race des patagons, et celle des hommes Angle facial de 50 degrés. a qä'äuîîayhm seul maque de canines. Bras presque proportionnés auxjambes , attei gnant MAMMALOGIE. 49 gnant le bas des cuisses; pouces assez longs et opposables. ' Point de queue. Point d'abajoues. Point d'os intermaxillaires apparens. Point de callosite's aux fesses. 1°‘. Esp. TROGLODYTE CHIMPAN_ZÉ , troglody les niger. (Encycl. pl. 5. fig. a.) Homo sylvestris, Tyson. — Simia troglodytes, Linn. -— Jocko, B115. tom. 14. pl. 1. -—-'Pongo , Bufl'. Supplém. tom. 7. -— Simia pygmaa, Schreb. tab. 1. B. —— Simia :atyrus , Schreb. tab. 2.. — Pongo , Au debert , Hisr. nat. des singes, fam. 1. secr. 1. fig. 1. -— Troglodyte chimpanzé , Geoff. Ann. Mus. tom. 19. p. 87. — Connu aussi sous les noms de Barris, Smitten, pygmée ,qaimpeïe', Quo jas moras _. Qui/2o mormu _. Enjoc/co , flamme des bois , Satyre , orang noir, etc. CAR. ESSEN‘I‘. Bras me'dt'ocremcnt longs; pelage noir. DIMENSIONS (t). Hauteur du talon au pied. pouc. lig. sommetdelatête.................. 2. n 6 Depuis la lèvre supérieure jusqu'à l'occrput......................... u 9 7 Long. dubras.................. r 4. n —-delamain................... » 5 n —dupouce.................... a 1 3 Haut. des extrémités postérieures, depuisle talon.................... » 11 3 Lon ueurdupied................ a 5 g — upouce.................... » r 5 DESCRIPT. Corps assez mince et svelte; tête moyenne , aplatie au sommet ; front pas plus élevé que les sourcils , et terminé en avant par des crêtestrès-apparentes; museau un peu alongé; yeux assez grands; nez camus; bouche large; oreilles très-grandes et semblables à celles de l'homme pour la Forme; canines excédant à peine les incisives , dont elles sont très-rapprochées; lèvres présentant quelques poils roides ; bras robustes, médiocrement longs; pouce des mains peu reculé et proportionné aux autres doigts; poitrine assez étendue; ventre plat et large comme celui de l'homme; fesses nues et non calleuses; pouce du pied pourvu d'un, ongle Plat. Différences des sexes non observées; point (1) Ces dimensions sont celles du troglodyte décrit 'Rälr Tyson. L'individu qui existe dans la collection du uséu_m d’Histoire naturelle de Paris est plus grand d'un cinquième. ' . de scrotum; gland de la verge pointu et sans frein. Corps couvert de longs poils noirs et rudes , clair-sensés; ceux du dessus des épaules dépassant: les autres , et longs de deux pouces environ; ceux des avant-bras dirigés vers le coude; face une , de couleur brune , à l'exception des joues, qui ont du poil semblable à celui du corps; ventre presque un. HABIT. Singe le plus éminemment constitué pour‘ la marche bipède, et le plus voisin de l'homme par son orginisation; vivant en troupes; se servant de bâton pour s'appuyer et pour se dé Fendre; très-intelligent et susceptible d'éduca tion; enlevant , dit-on , quelquefois les uégresses. PATRIE. L'Afrique , et particulièrement les côtes d'Augole et du Congo. III'. GENRE. ORANG, pithecus, Cuv. Geoff‘. Simia. Linn. Briss. Erxleb. Bodd. Gmel. Tiedman , Illiger. ' Hylobates , Illig. CAR. Formule dentaire :‘incis. ‘Lcanin. âî-ï, p ._ l '1- ___..== 1.. m0 en es 5_ 5 5 Canine: de très-peu plus longues que les autres dents, auxquelles elles sont contiguës, et com mençant â s'entre—croiser par leur pointe; mo laires plus carrées que celles de l'homme , :‘r tubercules plus prononcés. Tête arrondie ; point de crêtes surcilières ( au moins dans les jeunes individus.) Angle facial de 65 °. Bras excessivement longs , atteignant presque les malléoles. ‘ Pouces assez courts et remontés le long du métacatpe; agissant simultanément avec les autres doigts de la main. Point de queue. Point d’abajoues. Des callosire's aux fesses dans plusieurs espèces. Oreilles arrondies , assez semblables à celles de l'homme , appliquées sur les côtés de la tète. HABIT. Singes fort rapprochés de l'homme par leur intelligence; â démarche lente , s'appuyant sur le tranchant extérieur des pieds de derrière , G 50 MAMMAL'OG'IE. r et souvent sur l'extrémité des mains; n'ayant encore été observés qu'en captivité ou dans leur premier âge. PATRIE. La Cochinchine, la presqu'île de Ma ' laca et'les îles de l'Archipel indien. I". Sous-genre. ORANGS proprement dits. Point ' de callosite's aux fesses. 5°. Esp. ORANG ROUX , pirhecus satyrus. (Encycl. pl. 5. fig. 1.) —Simia satyras, Lin. -—- Vosmaer, Descripr. de l'orang-ouzang. i779. ' -— Jas/t0, Buff. Suppl. tom. 7. fig. l. —— Simia satyrus, Schreb. tab. 2.. et 2. B. v-— Camper, nat. Verh. tab. 4. — Simia agrias, Schreb. fig. 2. C. —— Homo sylvesrris , Edw. Glean. pl. 10. — Jocko, Audeb. Hist. des sing. fam. t. sect. 1. fig. 1.. —- Frédér. Cuv. Ann. du Mus. d’hisr. nat. tom. 16. p. 4,6. — Abel. Hist. de l'ambass. en Chine de lord Amerslit. fia. CAR. ESSENT. Point de callosite's ; pelage roux. DIMENS. (1) Haut. de l'animal debout, picd- POUC- "5 du talon au sommet de la tête. . . . . . . . 2. 6 n [.on . des bras , depuis l'aisselle ;'us qu’au outdesdoigts.............. 1 6 a —- des extrémités inférieures, depuis le haut de la cuisse jusqu'au tarse. . . . . a 9 u DESCRIP’I‘. Corps trapu; tête grosse , oblongue , sans crêtes surcilières; front très-saillant et bombé; nez très-écrasé à sa racine et peu sail lant à l'extrémité , avec les narines ouvertes en dessous; lèvres extrêmement minces'et peu appa tentes , pouvant s'étendre considérablement; langue douce et semblable à celles des autres singes; les deux incisives intermédiaires supé rieures plus larges que les latérales; cou très court; ventre volumineux; bras très-longs , ter minés par une main assez semblable a celle de l'homme , à cela près que le pouce n'atteint que jusqu'à la première articulation de l'index; fesses presque nulles , nues, mais non calleuses; mollets à peine sentis; pouce situé très-bas, formant, dans l'état ordinaire, un angle droit avec les autres doigts , au lieu de leur être parallèle , quel quefois sans ongle; glotte pourvue de deux sacs membraneux qui étoufl'ent la voix. Diflérences des sexes non observées. Vulve des (i) -l.’orang dont nous donnons les mesures rinci pales, était une jeune femelle, âgée de quinze seize mois , et qui appattenoit à l'impératrice Josep‘nine. L'in dividu décrit par Vosmaer en diffère peu. jeunes femelles petite , à lèvres à pcine'apparen tes et à clitoris caché. Poils assez gros , mais laineux et d'une même nature , rares sur la face et sur le ventre, plus fournis sur la tête et les membres , ainsi que sur le dos; tour des yeux , nez , lèvres , tour des mamelles , paume des mains et plante des pieds nus et de couleur de chair cuivreuse ou tannée , passant au gris ardoisé sur les joues et le reste du corps; pelage d'un roux-brun , plus foncé sur la tête , les avant-bras et les jambes, que partout ailleurs; poils des avant- bras dirigés vers le coude; iris brun ; ongles noirs. Nota. Une tête osseuse d’orang-ourang de l'Inde, envoyée en 1818 à M. Cuvier, res semble, sous beaucoup de rapports, :‘1 celle de cette espèce ; mais son museau est plus alongé, et son crâne est pourvu de crêtes surcilières. Elle se trouve par conséquent intermédiaire entre celle de l'orang roux et celle du pongo. ( Voyeï ci-après , page 52..) Aussi M. Cuvier a-t-il formé la conjecture , appuyée sur un assez bon nombre de preuves , que l'orang tel que nous le connois sons, n'est qu'un jeune pongo, et que la tête intermédiaire dont il s'agit, appartient âun indi vidu adulte de cette espèce , mais non par venu au maximum de développement. HABI'I‘. observées seulement dans des individus âgés tout au plus de trois ans , et dont les épi physes articulaires n'étoient pas encore soudées; ce sont celles d'un animal assez indolent , doux , posé , prudent , affectueux pour ses maî tres, intelligent , mais beaucoup moins que le chien; prenant une nourriture variée , mais pré férant les Fruits et les légumes à la viande‘, appre nant facilement à faire difi‘érens tours d'adresse , ou a imiter les diverses actions de l'homme , etc. PATRIE. Les contrées les plus orientales de l'Asie méridionale , notamment la presqu'île de Ma laca , la Cochinchine , l'île de Bornéo. II°.Spus-genre. GIBBONS , Izylobates , Illiger. Des callosue's aux fesses. 4‘.,Esp. ORANG GIBBON , pizhecus Iar. '(Encyclop. pl. 5. fig. 3. ) —— Simia lar', Linn. Gmel.— Gi’bbon, BufF. tom. ‘1 4.. pl. 1.- Stmia Iongimana , Schreb. tab. ;.—Glbbon, Geoff. An. du Mus. d'hist. nat. tom. :9. pag. 88. CAR. ESSENT. Pclage noir _; face entourée de poils gris. MAM.MALOGIE. 51 burins. _Longueur_rotale mesurée en li- pied. pouc. lig. gne droite , depuis le bout du museau Jusqu'àl'anus................._.... r 3 6 — de la tête , depuis le bout dû mu- ' seau jusqu'à l'occiput. . . . . . . . . . . . . . . :0 4 4 — de l'avant-bras , depuis le coude jusqu’aupoignet..._ . . . . a 9 6 . — du poignet iusqu’au bout des ongles . . . . . . . . . . . . . a: 6 6 - de la jambe , du genou au talon. .- 7 1l — depuis le talon jusqu’au bout des ongles........................... n y 4 DESCRIP'I“. Corps alongé et assez grêle ; tête ronde; yeux grands et enfoncés ; nez aplati; oreilles arrondies et bordées à peu près comme celles de l'homme ' de etites callosités corres ’ P POndlnt aux deux tubérosités des os iscliions; ' a ‘à terre lors )ambes de devant touch nt ptesqu , que l'animal est debout. Poils de la tête, du cou , du dos, des cô tés du corps et des jambes , noirs; ceux de la partie supérieure des pieds de couleur grise, ainsi que ceux du tout de la face , qui forment un cercle assez étroit , passant au-dessus des yeux , sur les joues et sous la mâchoire inférieure; tour des yeux, nez et extrémité des deux mâ choires , nus et de couleur brune; oreilles nues et noirârres; plante des pieds et ongles noirs. Nota. L'individu qui a servi à cette descrip tion , faite par Daubenton, étolt une jeune femelle , et pesoit neuf livres. On ne sait quels caractères extérieurs distinguent le mâle de la femelle. HABIT. Ce même singe, en captivité, avait un naturel tranquille, prenoit très-doucement le pain, les fruits et les amandes dont on le nourrissoit , et craignoit le froid et l'humidité. PATRIE. Les Indes orientales , particulièrement les terres de Coromandel , de Malaca et des Moluques. Celui dont nous donnons la descrip tion , venoit de Pondichéty. '5'. Esp. “ ORANG VARIÉ , pirhccus variegatus. (Encycl. pl. 5. fig. 4.) — Simia lar, varietas. Lin. Gznel. —Pm‘r gibbon. Buff. tom. 1 4. pl. ;. — Simia Iongimamz , varictas. Schreb. tab. 5. Erxleb. — Pithecus variegarus. Geoff. Ann. du Mus. d'hist. nat. mm. 19. pag. 8 a‘. spec. 5. CAR. ESSENT. pelage varie’ de gris-brun et de gris fiance’. DIMENS. Un tiers moins grandque le précédent , mais ' d'ailleurs offrant absolument les mêmes proportions dans toutes ses parties. DESCRIP‘I‘. Semblable à l'orang gibbon, par “Li-4. les traits généraux , la forme des oreilles , les fesses pelées, la face entourée de poils gris, formant un cercle sur le bas du front , sur les tempes, sur les joues et sous la mâchoire inférieure , ses quatreqpieds gris, etc. , mais en différant par les caractères suivans : Tête , dessus et côtés du cou , partie anté rieure du dos , bras et face externe de l'avant-‘ bras, bruns et non pas noirs ; dessous du‘ cou ,. face interne de l'avant-bras , poitrine , ventre , cuisses, côtés du corps et jambes proprement dites de couleur grise mêlée de brun et non pas noirs; patrie postérieure du dos et croupe de couleur grise et non pas noire. Nota. Cette espèce, fondée sur la descrip tion que Daubenton a donnée d'une femelle qu'il soupçonnoit dans son premier âge , ne dif fère peut-être pas snflisamment de la précédente pour en être séparée. L’individu qui existoit au Muséum n'y étant plus, il est impossible de lever ce doute , au moins quant a présent. PATRlE. La presqu’île de Malaca. 6‘. Esp. ORANG WOUWOU _, pithecus Ieuciscus. (Encyclop. pl. suppl. I, fig. 1.) —WOU WOU de Camper.— Simia Iar, vaLB. Pennant Synop.quadr.—- Moloch. Audcb. fam. r. secti 1. fig. 2.. —- Simia kucisca , Schreb. tub. ;. B. — Pizhccus leuciscus, Geoff. Ann. du Mus. tom. 1 9. pag. 89. sp. 4.- Gibbon cendre’ , Cuv. Reg. animal. tom. 1. pag. 10;. pied. ‘pour DIMENS. Haut dncorps.................. r ( Pouvant acquérrrjusqu’à quatœ pieds.) CAR. ESSENT. Pdagc gris-cendre’,- face noire ; de flancs callosités. DESCRIPT. Semblable, pour la taille , au précé. dent , mais ayant les bras encore plus alongés et de plus fortes callosités; pelage doux , laineux et touffu , d’une couleur cendrée claire; face noire , entourée d'un cercle ou cadre d'un poil gris léger; pieds , mains , oreilles et sommet de la tête tirant sur le noir. HABI’I‘. Il marche souvent debout, grimpe sur les bambous , et s'y soutient en équilibre à l'aide de ses grands bras , qui lui servent comme de ba lanciers. Ses passions sont vives , et ses appétits ressemblent à ceux des enfans. ‘ PATRiE. Les îles Moluqucs et celles de la Sonde. ' ’ G 2. c ..__.-..——=-::a_-(:’-‘ : 1722:". - VIE-T1‘ 52 MAMMALOGIE. 'I V‘. (3 E N R E. PQNCO , Pongo, Lacep. Geoff. Cuv. cjnocephalus _, Illiger. CAR. Formule dentaire : incis. â’, canin. Ë, - 54.5 __ ‘molaires 5_5 _— 32.. Cunines très- fortes , séparées des molaires ou des.incisives par un intervalle destiné à. servir de passage aux dents opposées. Tête forte , à museau très-prolongé , munie de crêtes surcilières , sagittale et occipitale. Angle facial de '30 degrés. Bras excessivement longs. Apophyses épineuses des vertèbres cervicales très-élevées. Point de queue. Des abajoues. Des sacs tyroïdiens au larynx. Point de calt’osités aux Fesses. 7°. Esp. PONGO DE WURMB , Pongo Wurmbii. ( Non figuré dans l'lincycl. ) —- Grand orang-œmng ou pongo Wurb., llrlém. de la soc. de Batav. 'tom. 2.. pag. 2.45. — Geofl. Journ. de Phys. an. 1798. 1. pag. 342.. -4- Le singe de lVurmb, Audcb. Hist. nat. des singes, pl. anat. 2.. fig. 5 ct 6. —Blainville , note sur l'orang-ourang, Journ.de Phys. 1818. i. p. 511. CAR. ESSENT. pelage noir; bras descendant jus qu'aux malléolcs. DiMt-xs. approximatives. Haut. del’animal pic_<l. pouc. lig. debout, depuis la plante des pieds lus qu‘au sommetd la tête............. 4 a: » Long. totale esbras............. ; a: r: —delamain................... a: 9 n -—- des extrémités postérieures, de - lahancheautalon................. r 8 » —dupied....,........... n 10 6 — de la tète , de l’occiput à la base des incisives , en ligne droite.. . .. . . . sa le n DESCRIPT. Corps robuste ; tête fort prolongée en ‘avant ; museau proéminent , mais non pas tron qué , net au bout comme celui des cynocéphales; nez trè;—plat ,- avec deux narines obliques; joues garnies d'une large excroissance charnue , s'éten dant beaucoup de chaque côté; yeux petits et saillans', oreilles petites et collées contre la tête; lèvres grosses ', langue large et épaisse ; cou Fort court; poitrine beaucoup plus large que les han ch:s ', verge du ,mâle pouvant se retirer pres-' qu’entièrement dans le scrotum ; jambqs courtes -et grêles 5 bras très-longs , musique les mains et L I les pieds ; _orteils munis d'ongles approchant infiniment de ceux de l'homme ; ceux des pouces plus courts et plus étroits que les autres ; douze paires de côtes, dont cinq fausses; calcaneum très-prononcé. Pelage du mâle adulte (car ce singe n'est connu qu'à ce seul état) généralement obscur; face d'un noir fauve , sans poils , excepté une barbe fort rare ', pieds et mains également d'un noir Fauve ; poitrine et ventre sans poils; les autres parties ‘ du corps, à l'exception de la face , des oreilles , du dedans des mains et des pieds , ainsi que les doigts , garnies d'un poil brunnoir, lequel, dans certains endroits , a un doigt de long. HABIT. Animal sauvage et très-courageux, se te nant debout sur les pieds de derrière , et s'ap puyant de temps à autre sur l'extrémité des doigts des mains; se défendant avec un bâton contre les attaques des hommes , etc. PATRIE. L'île de Bornéo , dans l'archipel des Indes (r). (I) En décrivant l‘orang roux, nous avons détaillé les motifs quiont engagé M. Cuvier à le considérer comme le jeune individu de l'espèce du pongo. M de Blainville , en adoptant ce rapprochement , développe ainsi qu'il suit ' les ra ports qu il trouve communs à ces deux singes‘. 1°. Tous es orangs roux venus en Europe avoient le crâne lisse, l'angle facial très-ouvert, etétoieut dejeunesindi vidus de dix-huit mois à trois ans tout au lus: or, on sait combien la forme de la tête varie dans l’îiomme et dans les singes , suivant l'âge , et que les jeunes ont toujours l'angle facial plus ouvert que les adultes. 2°. Le pongo du Muséum d hist. natur. etoit adulte, ainsi que l'in diquent l’état de son squelette.de ses dents et le grand développement de ses crêtes osseuses : ces caractères se retrouvent dans les vieux singes du genre cynocc’plzule, dont les jeunes ,' sans présenter des dilïérences aussi considérables que celles qui existent entre le pongo et l’trung max, en montrent néanmoins de fort mar uées. 5°. L’exacte correspondance que l'on observe dans le nombre des vertèbres dorsales . lombaires ‘et sa crées, si variable d'ailleurs dans les différentes espèces ‘de singes d'un même genre, comme celui des aurons; par exemple. 4,‘. La disproportion des membresäila forme des mains et des pieds, tout-à-fait semblables. 5 . L’ongle du pouce des pieds de derrière , également plus court et plus étroit ne les autres. 6°. La présence des sacs tyroi diens dans e ,z-ortgo et dans l'orang-outanfi aussi considé rables-,‘et‘ de même forme. 7°. Les dimensions relatives de l'onwg, du ring: intermédiaire que M. Cuvier a fait col noître , et du pongo, qui sont graduées en proportion du développement des carattères tirés du museau et des crêtes osseuses du crânä. 8“. La ‘couleur’ du poil masse dans J'onmg et noire dans le pongo, comme cela se voit dans plusieurs espèces de singes, dont les jeunes pré sentent la,_premiere teinte, et‘les adultes la seconde. A 9°.‘ La patrie, Qui est la ‘même .-etc. Si l'identité d'espèce MW‘ ‘ MAMMALOGIE. '53 V’. G l. N R ‘E. COIÇOBE, colobus. Geoir. (r) Simia, Penn. Bodd. Gmel. etc. CA‘RÀLÇT. formule dentaire? (vraisemblablement les dents diffèrent peu , pour la forme , de celles ‘: des guenons , et sont en même nombre ). Museau court ',face nue. Narines très-rapprochées l'une de l’autre. [Vains antérieures dépourvues de pouces. Pieds postérieurs à cinq doigts , le pouce étant très-écarté, et les doigts croissant en longueur, depuis le premier, jusque et compris le troisième. Queue très-longue et mince , floconneuse vers son extrémité. Des abajoues. Des cal/osite's aux Fesses. Corps mince ;jam/7€.r très-grèles. HABlT. Peu connues. PATRIE. L'Afrique occidentale. 8°. Esp. * COLOBE A CAMÏUL , colobus polycomos. (Encycl. pl. 15. fig. ;. ) Full Bottom , Penn. Quaclr. tom. 1. pag. r97. pl. 24,. -—— Simia poly comos, Schreb. tab. 10 D. -—-—- Guerzon a‘ camail. Bufl‘: Suppl. tom. 7. pl. 17. —— Simia comosa, Slmw.-— Colobus polycomos, Geoff Ann. Mus. mm. '19. p. 92.. -— Roi des singes de quelques naturalistes. CAR. ESSENT. Une crinière en forme de camtzil sur le col , le haut du dos et les épaules. U‘? DIM'rNVS. Haut ‘totale lorsque l’animal est debout. gril“! Qneue plus longue que le corps. DESCRlPT. Sommet de la tête, tout de la Face, cou , épaules et poitrine couverts d'un poil long, . toulÏu, flottant, d’un jaune mêlé de noir; face -‘ noire; corps, bras et jambes ‘garnis d‘un poil très-‘court, luisant et d'un beau noir 5. queue d'un blanc de neige , et terminée par une ronfle de poils plus longs que ceux de la. base et également blancs. HABl'I‘. Inconnues. Sa peau est employée comme PATRIE. Les Forêts de Sierra-Léoua et de la , Guinée. : 9°. Esp. * COLOBE FERRUGINEL‘X, colobusfcrru I ginosus. ‘ ‘ ( Non figuré dans l’Eucyclop. ) -— Bay mon/rey, Penn. Quadr. png. 20;. —— Autre grzenon, But}: Suppl. tom. 7. p. 66.’ '- Simia fcrraginosn, Sliaw. Gen. zool. —— ("o/obus fer ruginosus , Geoff. Ann. du Mus. mm. 19. p. 92. C.\ R. ESSENT. pelage ferrugineux, sommet de [a i tête , mai/1c ct queue noirs. ‘ DLSCKIPT. Très-voisin de l'espèce précédente par ses membres déliés , par la longueur et le peu de grosseur de la queue , et surtout par le nombre a des doigts. Poil noir rus-dessus de la tête et sur l'extrémité des jambes; bai fetrugineux foncé sur le dos, d'un bai très-clair sur les joues, le dessous du corps et la face intérieure des bras et des jambes. Nota. Peut-être , ainsi que le pense M. de Lacépèle , ce singe n’est-il qu'unesimple variété de l'espèce précédente. - 10°. Esp. "COLOBE DE TLMMINK, colobus Tem mi/zltii , Kuhl. ( Espèce. inédite et non figurée. ) ' CA R. LSSENT. Noir en dessus , ainsi que les e'paulcs et la face extérieure des cuisses. DIMENS. Long. du corps , mesurée depuis pird- pguc- lis le bout du nez jufqu'à l’origine de la queue............................ l 7 6 —— de la queue (mutilée dans l’indi DESCHIPT. Mains , face et queue d'un roux pourpte‘, restant des membres d’un roux plus clair; ventre d'un jauneroussâtre; dessus de la. tête, cou, dos, épaules et Face externe des cuisses noirs. Nota. L’inclividu décrit étoit adulte, ainsi que l’indiquoit l’état des dents. Il faisoit partie de l’ancienne collection de M. Bullok , qui appar tient maintenant à Temmink. HABIT. Inconnues. .l (11.‘ '11. t :L -—'— . PATRIE. Inconnue. "î 3'” '‘ Ü"- " ._,, VI‘GEN‘RE. GUENON , cercopz'thecus , Briss. Etxleb.‘ Cuv. Lacép. Geofll‘. Illig. .l v, . Jan) na-.. Simia, Linn. soins»: :gn‘ç‘î l 2‘ z . .1 « Lasi0pyga,Illig. _ ‘CL.’ L‘ I __V , A ‘ Nasdlis , Geofl‘. il Cercocebus, ejusdem. . m“ M -' Pygazhrix , ejusdcm. .zuc'r. {unis-‘h 2'‘. g; , viduobfervé)..................... I a: sur fourrure parties nègres, . ,) L, fil,‘ de l’omng et du ponga est un jour bien constatée , il de viendra nécessaire de rnpprocherle genre uiles contien dm de celui des mamz'rillu', bien que ces’ erniers singes forment une petite famille bien distincte et caractérisée par lnfocmedu nez. _ ‘U, (r) l\_ous n'ayons vu_en nnture‘aucune espèce de ce genre, ausst‘nous nel'admetto'rrs qu’avec restriction.‘ 34;); .‘ y. 54 MAMMALOGlEx CAR. Formule dentaire : 5-5 5-5 Canine: médiocrement saillantes; des espaces interdentaires aux deux mâchoires , pour les placer lorsqu'elles s'entre-croisent. —- Molaires postérieuresà quatre tubercules seulement. a o . |._| . 4 "RIS. ‘4*. Canin. Î: , molaires — I ‘3-. ' Tête arrondie; museau médiocrement pro longé. Angle facial de 4; :‘1 50 degrés. Oreilles de moyenne grandeur , tantôt arron dies , tantôt légèrement anguleuses supérieure ment et postérieurement. Narines situées en arrière du museau. Membres postérieurs très-développés. Pouce des mains distinct , plus ou moins rap proché des autres doigts. Des abajoues. Des callosite's aux fesses , dans toutes les es pèces, une seule exceprée (1). ' Queue au moins aussi longue que le corps, le plus souvent relevée sur le dos. HABIT. Singes très-vifs , très-pétulans , d'un caractère assez doux , fort intelligens, vivant en troupes plus ou moins nombreuses , et presque toujours répandues sur les arbres des forêts , mais s'approchant par occasion des champs cultivés et des jardins , où elles font de grands ravages, etc. PATRIE. L'Afrique, les parties ‘méridionales de l'Asie et quelques îles de l'Atchipel indien. I". Sous-genre. LASlOPYGE , lasiopyga, Illig. Py gathrix , Geoff. Mains plus longues que les avant bras et les jambes,- pouces antérieurs très-courts et très-gre‘lcs ; point de callosite's ,' fesses bordées‘ de longs poils. r1‘. Esp. GUENON DÔUC , cercopithecus nœmeus. (Encycl. pl. 1 5. fig. 1 .) Le douc, Bufl'. tom. 1 4. pl. 4.1. — Simia nœmea, Linn. Gmel. Schreb. — Doue. Audeb. Hisr. nat. des singes , fam. 4. secr. 1. fig. 1 . —- Pygathrix nœmeus. Geoff. Ann. Mus. tom. 1 9. pag. 9o. — Briss. Quadr. p. 10; . -—- Cochinchina mon/rey , Penn. Quadr. p. 2. 1 1. -- Shaw. Gen. zool. vol. 1. part. 1. p. 56. pl. 2. 3. CAR. LSSLNT. Pelage varie’ de couleurs brillantes. pied. pouc. DIMENS Haut. totale debout, un peu plus de 2. n Longueurdelaqueue............... 1 7 (1) La guenon donc. DESCRIPT. Corps assez épais; tête petite, arron die; face inclinée à peu près comme celle des autres guenons; oreilles petites et nues; dents. incisives supérieures égales; les intermédiaires inférieures plus longues que les latérales , qui sont tronquées obliquement; cou assez court ;. bras descendant jusqu'aux fesses; doigts très longs, surtout" ceux des mains , dont le pouce est fort petit; ongles en gouttière partout, si ce n'est aux pouces des ieds de derrière; queue mince; clitoris de la ft'îmelle très-apparent. Pelage varié de couleurs brillantes, distribuées par grandes pièces ; dessus de la tête brun , avec un bandeau étroit de poils marron-roux; poils des côtés des joues très-longs , dirigés latérale ment, et même en arrière , d'un blanc sale; ceux du dessous du cou de la même couleur; gorge d’un roux-marron; épaules noires ,‘avec une bande qui en parr et qui entoure le roux de la poitrine ; avant-bras d'un blanc sale , qui s'é‘ tend jusqu'à la racine des doigts , lesquels ont en dessus des poils noirs et roides assez rares‘, der rière de la tête , dos , flancs , ventre , bras , de puis l'épaule jusqu'au coude, d'un gris-verdâtre plus Foncé sur les parties supérieures que sur les inférieures, et qui provient de ce que chaque poil ,.d'un gris-blanchâtre vers sa racine, offre ensuite des couleurs noirâtres et grises-verdârres ou jaunâtres , qui se succèdent jusqu'à quatre ou cinq fois dans le reste de son étendue; cuisses noires , avec quelques poils annelés de gris-vet dâtre sur la Face extérieure; une tache d'un blanc sale , triangulaire sur les lobes , se joignant par son angle inférieur à la queue , qui est de la même couleur; jambes et dessus des ieds couverts de poils d'un roux-marron ttès-vifP; poils des avant bras dirigés vers le poignet, comme dans la plu part des singes , et non vers le coude , comme dans l'homme et les orangs. Plante des pieds , paume des mains , peau des lèvres et du tour des yeux noirâtres et nues; reste de la face roussâtre , avec un petit duvet roux ; ventre velu , à l'excep tion des parties naturelles, au moins chez la femelle , dont le seul sexe est connu. HABl‘l‘. Ignorées. PATRIE. La Cochinchine ( et Madagascar , selon le voyageur Flaccourt Il‘. Sous-genre. NASIQUE, nasalis, Geoff. Cercopê thecus , Illig. Gmel. etc. Nq saillant et de'me surément alonge' ; oreilles petites et rondes , corps trapu ,- mains antérieures avec quatre MAMMALOÇIE. 55 ". *.rv—« 7H doigts'longs et le pouce court , finissant où com mence l'indicateur; mains postérieures fort lar ges , avec des‘ ongles e’pais ; queue plus longue que le corps ,- des callosite’s aux fesses. 1 1°. Esp. GUENON NASIQL‘E , cercopirlzecus na .HCllJ. ( Encycl. pl. 12.. fig. 4.) Nasique, Daubent. hlém. de l'Acad. des sciences. —— Cercopithecus larvarus, Vv'urmb , Mém. de la Soc. de Batavia. —— Guenon à ’ong nq, BuiÏ. SuppLrom. 7. pl. 11 et 12. ——-Smria nttsica, Schteb. pl. 10 B et 10 C. -— Kahau, Audeb. Hist. nat. des singes, fam. 4.. sect. 2.. fig. 1. -—Simia nasalis, Shaw, G.n. zool. vol. 1. part. 1. pag. 5 5. pl. z. z. — Proboscis monkcy. Penn. Quadr. z. Append. pag. 31.2.. pl. 104. et 1 o; . — Nasalis larvarus, Geofl'Ï Ann. Mus. tom. 19 pig. 91. _ CA R. ESSENT. Pelage fauve-roussâtre; ncï' très long ,- face noire. pied. pouc. lîg. D1MENS.Haut.totale................ ; 1 » Long. du museau à l’anus. . . . . . . . . 1 11 9 —delatéte. u 3 —— des extrémités antérieures... . . . 1 ' é n — des extrémités postérieures.... 1 10 » -—delaqueue.................. z 1 9 DESCRIPT. Corps gros , robuste , volumineux; tète ton le; front court; nez fort long et large , pointu , quoique déprimé , avec les’ nariies percées vers son extrémité en dessous et séparées par un sillon qui le partage comme en deux lobes; yeux assez grands , éloignés l'un de l'autre; point de sourcils m de mis à la paupière inférieure ; de Ion 5 cils à la su érieure -‘ oreilles nues . g _ A ’ l ’ minces , noiratres, de forme arrondie , avec une échancrure assez sensible à leur bord - bouche 7 large; canines assez saillantes; cou assez court; ongles convexes, en gouttière , à l'exception de ceux des pouces, qui sont aplatis et très-larges; queue de médiocre grosseur, ayant les po1ls qui la terminent un en lus Ion 5 ne les autres. l’ Face noirâtre , dénuée de poils , comme le nez , et d'un brun mêlé de bleu et de rougeâtre; pelage composé de poils touffus et courts, d'un fauve grisonnant , plus brun sur le dos , qui est taché par plaques de jaunâtre; poils du menton , du tour du cou et des épaules plus longs que ceux du reste du corps , et formant une sorte de camail ; avant-bras et dessus des mains jusqu'aux ongles, cuisses , jambes et dessus des pieds cou verts de poils d'un fauve mêlé de gris; poils de la queue assez courts et de couleur fauve , tant en dessus qu'en dessous; mains et pieds nus en de dans; ongles noirs. Nota. L'individu que nous décrivons est un À male. HABIT. Il vit sur les arbres, aux environs des rivières , va en troupes nombreuses , saute avec légèreté, est d'un naturel violent et bru tal, et se défend avec un courage féroce. PATRIE. Lîle de Bornéo, et peut-être aussi le continent indien. Il 1° Sous-genre. GUENON. Cercopitñecus , Linn. Erxleb. Cuv. Illig. Geoff. etc. Tête ronde,-fronr fuyant en arrière ; angle facial de 50 degrés ,' point‘ de crêtes surcir’ières ; nez plat et ouvert à la hau [cul des fosses nasales ,- oreilles moyennes; des callosireîr aux fesses; queue plus longue que le corps; fosses orbitaires à bords lisses. 1,‘. Esp. GuENoN NÈGRE ,cercopitliecusmaurus. (Encyclop. pl. 14., fig. 2.). Simia maura, Linn.—S;hreb. pl. 2.1.. B. (le jeune) -— Middt’e sized black monkey, Edwards, Glean. tab. ; 1 1. Guenon nègre, Buff. Supp. tome 7. pag. 8 ;. —— Negro monkey, Penn. Quadr. pag. 206. —— Shaw. Gen. 2001. vol. 1. part. 1. pag. 47. CAR. ESSENT. pelage noir ; une tache blanche en dessous, à l'origine de la queue. ‘ _ pied. pour. lig. D1MENs.(approx1mat1ves). Long. totale. 1 3 » —- de a tête , du bout du nez à l'oc c1put........... n — delaqueue......._........... 1 5 u — des extrémités antér1eures.. . r a n — des extrémités ostér1eures.... . 1 1 n P DEzCRIPT. Corps svelte; tête ronde; oreilles grandes, mais cachées dans le poil; membres très-grêles ', pouces des ma1ns très-courts; pouces des pieds, au contraire, très-robustes ; poils ayant la consistance de feutre sur la us rande . ' g partie du corps; ceux du front très-longs , re levés en é 15 et découvrant la face‘ ceux des P . ’ . . joues se relevant de meme , mais dirigés la réralement; les premiers d'un noir foncé, les autres passant un peu au gris vers la pointe; dos, flancs, face extérieure des quatre pattes , doigts des mains jusqu'à la seconde phalange , doi ts des reds 'us u'â la racine des on les . . . . . , 8 dun noir once; poitrine et face mtetne des membres d'un noir moins intense , ayant aussi des cils ‘lus rares u'ailleurs et ni man uent , P_ r ‘1 presqu entièrement sous le ventre; ongles en gouttière, à l'exception de ceux des pouces des IIO'OOQIIIIIIUDIQ 3’ ‘ 55 MA'MMÀLOGIE. pieds; q'ueue couverte de poils très -courts , toute noire, avec une tache blanche en dessous et :‘t son origne. 1“. âge (1). Taille de l'écureuil; d'une cou leur fauve , plus claire sous le ventre , et passant légèrement au brun sur le miiieu du dos; queue longue, plus touffue ai son extrémité qu'a sa base, fauve à son origine, et passant insensi blemcnt au brun vers sa pointe; poils de la tête d'un fauve très-clair et peu longs. 2.‘. âge. Taille du sagoin saimiri; dessus du corps d'un gris fauve , légèrement ondulé de brun, ce qui est dû à la teinte obscure de la pointe des poils; dessus de la tête couvert'de poils plus longs que les autres , dirigés en arrière, entre-mêlés, les uns étant noirâtres , cr les autres d'un gris jaunâtre terne ;'queue d'un gris fauve en dessus et d'un blanc sale en dessous, avec l'extrémité noirâtre; avant-bras et mains de cette dernière couleur, ainsi que les pieds , de puis le talon jusqu'à l'extrémité des doigts; poi trine noirarre. HABIT. Inconnues. PATRIE. L’île de Java. 1 4°. Esp. GUENON DORÉE , ccrcopitlzecur aurazur. (Non figurée dans l'Encyclopédie.) — Ccrco pithecus aumrus, Geolfr. Ann. du Mus. tom. :9. pag. 9;. ' CAR. ESSENT. pelage d'un jaune dore’; de grands poils sur le front et sur les joues,‘ une tache noire sur la rotule. pied. pouc. lig. DrMtNs. (approximatives). Long totale. 2. n n ——delatête.................... u 4 a: -— delaqueue.................. 2. 2. » DESCRIPJ‘. Corps peu svelte; tête ronde; front et oreilles ombragés de longs poils , qui diver gent de la face; lèvre supérieure garnie de petits poils roides , assez nombreux; incisives égales 5 oreilles grandes; bras assez robustes; pouces des mains foibles , ceux des pieds très-forts; queue longue, assez mince et égale; poils généra lement longs , surtout ceux de la tête‘, pelage d'un jaune doré, plus foncé en dessus; une tache noirâtre, oblongue, oblique en dehors , longue d'un pouce et demi, correspondant à la rotule; ventre presque nu; doigts des mains ‘(1) Ces âges ont été indiqués par le voyageur Lesche nault d: Latour. Nous lesavons décrits d'après les individus mêmes qu'il et envoyés au Muséum d'Histoire naturelle de Paris. I recouverts de poils, jusqu'à la seconde phalange; ceux des pieds l'étant jusqu'à la racine des on gles; quelques poils noirârres entre-mêlés avec ceux de la queue; d'autres sur le dessus des doigts des pieds de derrière. H ABIT. Inconnues. PATRIE. L'Inde : les Moluques suivant M. Tem-i mink, dans une note adressée à M. le profes seur Geofi'roy-Saint-Hilaire. 15°. Esp. * GUENON TALAPOIN, ccrcopithccus talupakz. ( Encyclop. pl. i 5. fig. I. ) —— Talapoin, Bulf. tom. 14,. pl. 4o.——.S'imiu talapoiu, Linn. Gmel. — Schreb. tab. 17. — Talapoin mon/te], Perm. Qnadr. pag. 2.06. —— Shaw , Gen. zool. vol. I. part. I. pag. 46. —— Ccrcopirhecus talupoirz, Geoffr. Ann. du Mus. tom. i9. pag. 9;. CAR. ESSENT. Pelage ollvâtrz en dessus, d'un blanc jaunâtre infe'rieuremcnt ,- qucue ccndrc'e en dessous; pieds noirs. DIMENS. Long. du corps entier, mesuré picd- pouc- H54 enligne droite , depuis le bout du nez jusqu’àl’anus..................... r a» 8 —— de la tète , depuis le bout du mu seau jusqu’àl occiput. . . . . . .. ' . . . . . . n 3 u -— de l’avant'bras et de la main , en semble. . . . . . ce 6 sa — de la jambe et du pied , ensemble a: \8 _ -— de la queue (sans mesurerles poils) I 5 6 DESCRIPT. Tête ronde ; museau peu alongé ; oreilles grandes, arrondies et nues; nez, oreilles , plante des pieds et paume des mains, noirs; tour des yeux et bout des lèvres couleur de chair; poils des joues , des tempes , du front , du som met de la tête , de l'occiput, du dessus et des côtés du cou, du dos , des lombes, de la croupe, des côtés de la poitrine et du ventre , de la face extérieure des jambes et du dessus des pieds de couleur mêlée de jaune , de vert et de noir, ou de noirâtre, chaque poil étant de couleur cendrée-noirâtre sur la plus grande partie de sa longueur, depuis la racine, ensuite jaune-ver dâtre et terminé de noir; mâchoire inférieure, dessous du cou, gorge, poitrine, ventre , aisselles, aines , face intérieure des jambes de couleur blanchâtre , avec quelques légères teintes, de jaunâtre; queue, en dessous , de couleur cendrée grisâtre; ongles des pouces ronds et plats. Nota. Ce singe n'a pas été observé depuis l'é poque a laquelle Bulfon et Daubenton en don .nércnt la description ci-dessus , d'après un in.li vidu mâle. Nous trouvons dans cette description plusieurs MAMMALOGIE. 57 H plusieurs traits qui peuvent se rapporter à la gue- HABIT. Inconnues. non grivet de M. Frédéric Cuvier. Si le talapoin ne drfférorr point spéciliquementde cette dernière, ce seront un jeune individu de son espèce. HABITW Inconnucs. PATRIE. Vraisemblablement l’Afrique , quoique Buffon indique l’Inde. r6. Esp. GULNON BARBIQUE , cercopithecus lati barbarus. ( Encycl. pl. 8. fig. 2. ? ) Guenon àface pour.‘ près. Penn. 1. fig. 2.1,. — Guenon à face pourpre. Buff. Suppl. pl. zr. -— Simia denrata. Shaw. Gen. zool. vol. 1. part. 1. pag. 2.4. pl. 1;. — Guenon Vàarbique , ou cercopizhecus latibarbazus. Temm‘. Catalog. —— Geoff. Ann. Mus. tom. 19. pag. 94. CAR. ESSENT. Une grande barbe e'tendue latérale ment ; bout de la queue en pinceau ; face d’un violer pourpre. A pied, pouc. lig. DIMENS, (approximatives). Long. totale. a 9 » —delarête.................... 2: 2. 6 —delaqueue.................. » 9 : DESÇRIPT. (Jeune individu. ) Corps assez grêle , surtout vers le ventre; tête ronde, rosse en apparence, à cause des grands poils quiäa recou vrenr', membres grèles , avec le pouce des mains très-court et celui des pieds assez fort; face d'un violet pourpre , entourée de longs poils blancs , qui forment comme une aile de chaque côté , dans laquelle est comprise l’oreille, qui est assez grande , mince et nue; poils de la base du front lus longs et plus roides que ceux du sommer de fa tête, et formant un petit bandeau à peine apparent; face très-finement velue , à l'exception du tour des yeux. Pclage laiueux, d'un gris-brun pâle assez uniforme sur le corps, tant en dessus qu’en dessous et sur les membres, à la face in terne comme à l'externe; vertex un peu plus pâle; extrémités légèrement plus foncées ; queue d'un gris-brun pâle , comme le corps , mince dans la plus grande partie de sa longueur, ergrossissant insensiblement au bout (à cause de la longueur des poils), où elle est d'une teinte plus claire. (Adulte.) Pelage entièrement noir, selon NI. Temmink. Nota. La collection du Muséum ne renferme qu’un jeune individu de cette espèce, celui que nous venons de décrire. Si la guenon à face pour pre’e se rapporte à la guenon barbique , comme le croit M. Geoffroy , on doit la considérer comme en étant un individu adulte. PATRIE. Inconnue. 17°.Esp. GUENON MOUSTAC, cercopizhecus ce phus. (Encycl. pl. 1;. fig. 2..) — Mousrac. Buff. tom. :4. pl. 39. —- Simia cep/rus. Linn. Gmel. --— Schreb. tab. 1 9. ——'M0ustaC. Audeb. Hist. nat. des singes, fam. 4. sect. 4.fig. r1 . —-— Simia mana, Schreb. rab. r 5. — Cercopirhecus cep/rus , Geofll Ann. du Mus. tom. 19. pag. 94. CAR. ESSENT. Pelage brun- verdâtre ,- demi ère moitie’ de la queue d’urz roux vif ,' ueï et lèvres bleus. picd.pouc. lig. DIMENS. Long. totale r a: » -—delaqueue.................. r 7 a: DESCRIPT. Corps peu svelte ; tête arrondie; mu eau peu alongé; nez un peu saillantà son ori gine entre les yeux‘, face d'un noir- leuâtre; lèvre supérieure supportant une ligne blanche en forme de chevron brisé , dont l'angle est au dessous du nez , et tout-â-fait nue ; tour de la bouche revêtu de poils noirs; dessus de la tête et du corps , face extérieure des membres, d’une couleur brune riquerée'de verdâtre , ce qui pro vient de la manière dont les poils sont annelés de ces deux couleurs; joues couvertes de poils noirs; une tache blanche en-dehors de chaque œil ; oreilles portant aussi des poils blancs ; cou leur brune-verdâtre de la base des membres an . térieurs noircis‘sanr progressivement jusqu'à leur extrémité; pieds postérieurs moins foncés ; des sous du menton d'un blanc sale , se fondant avec la couleur blanche-grisâtre du dessous du ventre; face interne des bras et des cuisses d'un gris assez uniforme; queue mince, brunâtre à sa base, et passant insensiblement au roux, qui est la couleur de sa dernière moitié. HAB.T. Vive et pétulante , comme la plupart des autres guenons. Son caractère est d'ailleurs assez doux. 18°. Esp. * GUENON COURONNÉE , cercopithecus gpifeatus. ‘ (Encycl. pl. 7. fig. 5.) Guenon couronnée, Buff. Suppl. tom. 7. pl. 10. — Simia pileata, Shaw, Gen. zool. vol. 1. part. 1. ps0. 5;. —— Bonnered mon/rcy, Penn. Quadr. pag. 210. — Guenon couronnée, Geoff. Ann. Mus. tom. r9. Pag- 94- t. CAR. ‘ESSENT. D’un brun-fauve en dessus , blanche en dessous ,' de longs poils sur le front. H Ï JIÎLÏV‘. ‘de; v i . .r 'r'el'. .-..;.r...'...s 58 I MAMMALOGIE. Dmrus. Long. du corps , un peu plus d'un pied (taille du sapajau sai). DESCRIPT. Face inclinée comme celle des gue nons proprement dites; front orné de longs poils relevés en forme de toupet; joues couvertes de poils blancs très-courts; oreilles nues, arrondies , rebordées; dessous du nez et menton présentant des poils blancs , dont plusieurs sont plus longs que les autres; quelques soies noires auedessus des yeux. Pelage d'une teinte brune-fauve en dessus , provenant d'un mélange de poils fauve-clairs et de poils bruns à leur pointe; cette couleur s'éclaircissant sur la face extérieure des membres, et n'étant nulle part plus foncée que sur le som met de la tête et dans la ligne médiane du dos; dessous du cou , gorge , ventre , face interne des bras et des jambes blancs; queue de la couleur du dos en. dessus , et d’une teinte grise-jaunâtre très pâle en dessous. HA BIT. Inconnues. PATRIE. Inconnue. 19°. Esp. GUENON MONE , cercopithecus mana. (Non figurée dans l'Encyclop.) — La mone , Butf. tom. 14.. pl. ;6.——-La monaJ Ejud. tom. 7. Suppl. pl. 19. -— Simia mena , Linn. Gmel. -— Sclrreb. pl. r 5 A. —— Simia monacha , ejusd. — La mone , Audeb. Hist. nar des singes , fam. 4. sect. 2.. fig. 7. — Geoff. Ann. du Mus. tom. r9. pag. 9 5. — Singe varie’, Briss. et Penn. —-— La mone femelle , Fréd. Cuv. Mamm. 9°. livr. CA RI. ESSENT. pelage marron ,1 dessus des extrémi tes noir ,- deux taches blanchâtres sur chaque fesses. Dmmys. Long. du corps entier, mesuré Pied 170% “8 en ligne droite, depuis le bout du mu seau,jufqu‘àl‘anus................ r 5 6 Haunduttain dedevant............ r ‘ n n' sdutraindederrière........... 1 n 6 Long. de la_ ttte, depuis le bout du museau . jufqu'à l’occiput. . . . . . . . . n 5 6 —- des oreilles....... 1o ‘ de la queue. . DIIIIDQIQII 3’ M D 1 li 6 EscmPT. Tere petite et arrondie, â museau gros et peu‘ alongé, avec les paupières , le nez et es levglcs nuds e; couleur de chair; intervalle des yeux euarre, .essus de la tête d'un vert doté brillant, qui résulte du mélange des poils qui I ' \ . ont tous üünolr 3 la pointe, puis du jaune verdâ tre au-dc 550115 du noir, et enfin unecoulcurcendtée foncée jusqu'à la racine; Dos et flancs d'un beau marron tiqucré de noir; dessus des jambes des Cuisses et de_ la queue d'un gris d'ardoise’ put Passant 3“ uolricou > poitrine, ventre, face in terne des membres d'un blanc éclatant; des fa voris de chaque côté des joues, d'un jaune de paille, mélangé de points noirs; une bande noire commençant au-dessus de l'angle extérieur de l'œil, s'étendant jusqu'à l'oreille, et de-lâ jus qu'à l'épaule et au bras; deux taches très-blan ches de chaque côré de la queue, au haut des cuisses; poils qui bordent les callosités des fesses roussârres; queue noirâtre , repliée sur le dos; paume des mains et plante des pieds nues et de couleur brune; ongles courts, plats et noirâtres. HABII‘. Ce singe qui ne paroîr pas être le kebos des Anciens , ainsi que l'avoir cru Buffon, vit fa cilement en France. Il est très-adroit, très-agile, et nullement lubrique. PATRIE. L'Afrique. 2 0°. Esp. GUENON HOCHEUR , cercopithecus nic titans. (Encycl. pl. 7. fig. 4.) Guenon à long nez proe’minent, Allam. et Buff. tom. 7. pl. 18. —— Simia nictitans , Linn. — Le hocheur, Audeb. Hist. nat. des singes et des makis. fam. 4. sect. 1. pl. 7.. CAR. ESSENT. pelage noir pointillé de gris-verdâ tre; nez blanc et renfle'; extre’mite's antérieures entièrement noires en dessus. DIMENS. Longueur totale 1 pied 6 pouces environ. — de la queue , un peu plus d'un pied 10 pouces. .DESCRIP. Corps svelte; tête ronde; nez large sans être aplati; partie de l'os frontal formant les sourcils, ttès-saillante; museau assez prolongé‘, membres assez robustes; pouces bien apparens ', queue repliée sur le dos; poils du sommet de la tête et des joues fort longs et grossissant la tête en apparence; oreilles assez grandes, nues; racine du nez entre les yeux noire; une tache blanche sur le ' nez , à-peu-près ronde , se terminant inférieure. ment surle bord des narines , formée parde petits poils blancs, courts et très-serrés; lèvres supérieure et inférieure noires , parsemées ‘de quelques poils noirs et roides , assez longs , et de quelques petits poils blancs; dessous du menton blanc; tout le corps couvert de poils noirs annelés de jaune clair , d'où il résulte une teinte verdâtre; les poils ' de la face externe des cuisses ayant des anneaux moins marqués, ce qui rembrunit cette partie ; membres antérieurs en totalité et pieds de der rière seulement, d'un noir foncé; queue entière . ment noire , sice n'est à la base , dans la longueur de trois pouces, où l’ontrouve encore quelques anneaux jaunâtres sur les poils. MAMMALOGIE % pied. pou: lig. DXMENS Long. totale debout... . . . .. . . 5 6 > — de la queue plus 3 a n DESCRIPT. Tête ronde; oreilles grandes , minces, , non rebotdées ; nez aplati; corps très-long relati iHABlT. Inconnnes. PATRIE. La côte de Guinée en A'Frique selon M. le professeur Geolïroy. ' 11°. Esp. GUENON BLANC-NEZ, cercopirhecus pemurisza. (Encycl. pl. l 2. fig. 3.) Le blanc-nq, BufF. suppl. tom. 7. pag. 67. -— Blanc-nez, Audeb. fam. 4. sect. 2.. fig. 1 5. et ascagne, ejusd. Fana. 4. sect 1.. fig. r 4.—Sim_ia pezaurisra, Linn. Gmel. — Schreb. tab. I 9. B. CAR. ESSENT. Peldge roux en dessus, blanc en dessous ; extrémités olivâtres en dessus , grises en ment aux jambes; doigts robustes et très-longs; pouces courts; queue terminée par des poils plus longs, mais non floconeux. . Pelage d'un blanc sale, tirant sur le jaune de paille; pieds , mains et face noirs , poils de la tête plus roux que les autres, s’étendant d’un centre en rayons divergens; menton garni d'une petite barbe jaunâtre; gorge nue. dessous ; moitie’ infl’rieure du nq blanche. HABIT. inconnues. pied. pouc. lîg. ' P DIMENS. Long. totale du corps . . . . . . . . t r u ACTRIE' Le Bengali?‘ _ 2.3 . Esp. GUENON PA’I‘AS, cercopithecus ruber. Queue très-longue DESCRIPT. Tête ronde; oreilles grandes; poil du (Encycl. pi. 1 2.. fig. 2.) —Le paras, Bufï. front et des joues assez court; Face couverte de poils noirs très-courts; lèvres minces; sommet de la tête, dessus du dos et du cou, flancs, face extérieure des membres de devant et des cuisses, dessus de la queue , recouverts de poils annelés de brun-noirâtre et de jaunâtre, d'où il résulte une teinte verte; lèvres supérieure et inférieure nues et brunes, avec des poils rares; racine du nez entre les yeux, noire; une tache blanche surle nez, formée de très-petits poils fort serrés, tronquée horizontalement à sa partie supérieure et bordant les narines inférieuremenr; dessous du cou et côtés de ‘la tête, jusqu'un peu au-dessous des oreilles d’un blanc légèrement teint de jaunâtre, qui se prolonge sur la poitrine et le ventre, où le roussâtre est plus abondant; face interne des membres d'un gris brun; jambes postérieures et pieds plus gris que le corps et que les cuisses , sans teinte verdâtre; dessous de la queue d’un blanc sale , nettement séparé de la couleur du dessus; mains antérieures noires. HABIT. Inconnues. PATRIE. La côte de Guinée en Afrique selon M. le professeur GeolTroy-Saint-Hilaire. 2. 2.‘. Esp. GUENON ENTELLE, cercopirhecus En teIIus. (Non figurée dans l'Encycl.) Simia Entellus, Dufresne , Bull. de la Société philom.——Schreb. tab. 2.5. B.—Ente1le, Audeb. Hist. nat. des singes. Fam. 4. sect. a. fig. z.-—Cercopithecus En tellus, Geoff. Ann. du Mus. tom. 19. pag. 95_ sp. r0. CAR. ESSENT. P‘eIage blanc-jaunâtre; les quatre mains noires. boutdesongles » DESCRIPT. Corps svelte; tête moyenne; museau tom. 14.. pl. 15 et 26.—-—- Simia rubra, Linn. Gmel. —- Simia parus, Schreb. tab 16. —-— Si mia rufa, ejusd. tab. 16. B. —— Cercopirhecus ruber, Geofl‘. Ann. du Mus. tom. 19. p. 96 sp. r l. — Vulgairement singe rouge du Sénégal. CAR. ESSENT. pelage roux en dessus, cendre'en dessous; un bandeau étroit au-dessus des yeux _, noir ou blanc. DIMENS. Long. du corps entier; mesuré Pied POUC- “8° ‘en ligne droite, depuis le bout du mu seau,)usqu‘àl’anus................ 1 6 n —— de la tête, depuis le bout du mu seau,jusqu’â l’occiput. a: 5 no‘ — de l’avant bras du coude au poi gnet............................. » 5 u‘ —— de la main, du poignet au bout desonles...........-............. a) 5 2_ — ela;ambe,du genou au talon. » 7 u — du pied , depuis le talon jusqu'au 4 4 assez long; yeux enfoncés; dessus des orbites et partie supérieure du nez assez saillans ; crâne un peu alongé et aplati sur le vertex; oreilles min ces, noires, non rebordées; face couleur de chair; nez revêtu de poils courts et noirs, une bande tantôt de la même couleur, et tantôt blanche , s'étendant d’une oreille à l'autre, en passant sur la partie supérieure des orbites et figurant une sorte de sourcils; une barbe de longs poils; des sus du front, sommet de la tête, occiput, face supérieure du con, dos , côtés du corps, croupe , face supérieure de l'origine de la queue et face extérieure des cuisses d'un roux assez vil“, avec quelque mélange de noir et de gris, ce qui ré— suite de ce que beaucoup de poils dont la pointe est noire , ont un peu de gris en dessous de ce H2. Go MAMMALOGIE. noir; épaule , Face extérieure du bras , de l’avaut bras et de la jambe , face supérieure de Ia'queue et des pieds d’une couleur rousse-pâle et mêlée de gris; joues, bout du museau, gorge, dessous et côtés du‘ cou, aisselles, face intérieure des bras et des avant-bras , poitrine, ventre , aines, face intérieure des cuisses et de la jambe, d’un gris mêlé de jaune et de cendré sur plusieurs points; poils généralement rudes et luisans; plante des pieds et paume des mains de couleur ruue; ongles noirs. HABIT. analogues à celles des autres espèces de ce ' genre. ' PATRIE. Le Sénégal. 14°. Esp. GUENON DIANE, cercopithecus Diana. (Encycl. pl. 11. fig. 4, et pl. 14. fig. 4. ——) Simia Roloway, Linn. Gmel. -— Figure sous le nom d'exquima , par Marcgrave. —— Roloway; Bufl: suppl. tom. 7. fig. zo.-——Simia Diana, et Simia Rolaway, Schreb. tab. 14. et 25. — Simia faunus, Linn. Syst. nat. ed. 12.. x. — Erxleb. 1. var. — La Diane, Audeb. Hist. des 'singes fam. 4. sect. 2. fig. 6.—Cercopi.'hecus Diana , Geoff. Ann. du Mus. tom. 19, pag. 96. CAR. ESSENT. Pela e d'un marron vi sur le dos . . , 5 . . ’ gris-ardoise aux flancs , avec une ligne oblzque de la même couleur sur les cuisses. pied. pouc. lig. DIMENS. Long ducorps.............. r 6 » ——delatête..... n 5 6 —delaqueue.................. 1 6 a: non.. DESCRIPT. Corps assez svelte; tête moyenne, alongée', museau triangulaire; oreilles assez peu développées, arrondies; poils du sommet de la tête , courts et noirs , avecune bordure en forme de bandeau , formée de poils plus roides que les autres, parmi lesquels s’en trouvent de blancs; joues garnies de poils noirs assez longs; bord de la lèvre inférieure noir; côté de la tête et du cou jusqu’à l’oreille, poitrine et Face antérieure des membres jusqu'au coude, blancs; une barbe blanche pointue, peu fournie et longue d’un pouce et demi, placée derrière une petite tache de noir-brun, qui est au bout du menton; occiput, dessus du cou, épaules , flancs, face externe des bras, jusqu’unpeu avant le poignet, partie supé; les lombes; mains antérieures noires, ainsi que tous les membres postérieurs, à l'exception du devant de la cuisse qui en est séparé par une ligne étroite et oblique de poils blancs, qui se rend de la base de la queue au genou;queue toute noire; face noire , contour des fesses blan Châtre, autour des callosités. HABIT. Inconnues. PATRIE.- L'Afrique, notamment le Congo et la Guinée. IV'. Sous-genre. CERCOCÈBE, ceraocebus. Geoff. Museau assez long ,- front fa) ant en arrière; tête triangulaire; angle facial de 45°; bord supérieur de l'orbite relevé et e’chancre' intérieurement,- neï plat et haut; mains antérieures à pouce grêle et asseï rapproché des doigts ,' mains postérieures à pouce plus large , plus recule’ et plus e’carte’ ,' de fortes callosite's sur les fesses; queue plus longue que le corps (1). 15‘. Esp. GUENON MALBROUCK, cercopithecus cynosurus. (Encycl. pl. 11. fig. r.)—malbrouck, Buf fon. tom. 14., fig. 2.9. ( Femelle —— Simia cynosurus, Scopoli deliciæ floræ et Faunæ. tab.19. (mâle.) — Jeune callitrz'che. Audeb. Hist. mat. de singes. film. 4. sect. 1. pl. ;.—Simiafaunu.r, Linn. Gmel. — Schreb. tab. r 2.. — Simia cy nosuros, ejusd. tab. 14. B. -- Malbrouck , Geoff. S.-Hil. Ann. du Mus. d’hist. nat. mm. 19. p.96. sp. t;.-—— Fréd. Cuv. Mamm. rieure et antérieure des cuisses, couverts de poils CAR. ESSENT. pelage brun-olivârre en dessus , blanchâtre en dessous; un bandeau blanchâtre au dessus des yeux. I H pied. pouc. lig. DIMENS. haut. au train de demere . . . . . t 2. sa ——autramdedevant............ r a . Long. du corps , de l’occiput aux callo— sires... ........... I a: de la tête, de l’occiput au bout du museau —dutalonaugenou............ u —dupoignetaucoude........... sa — du talon au bout des doigts . . . . a — du ppignet au bout des doigts . . au ..-......-.--... ’3 N41 aux“ NVD-à-h-h + (i) Le genre eercocèbe de M. GeelÏroy est très-peu caractérisé, et fait évidemment le passage des vraies guenons aux macaques. Il est certain que les singes qu'il com rend, ont le museau un peu lus prononcé , et le bordP de l’orbite plus saillant que es premières et que ces caractères sont moins marqués que dans les derniers. noirâtres, annelés de blanc-jaunâtre, ce qui leur Nous y avons réuni le malbrouck, que M. Gcofl'roy place donne une teinte verdâtre; une tache rousse triangulaire isocèle , commençant vers le premier tiers de la longueur du dos et ayant pour base parmi les guenon: , et nous en avons distraits, pour les ranger avec les macaques, la laque, le bonnet-chinois, le macaque proprement dit et l'aigrme (ces'demiers appartenant à une même espèce. MAMMALOGIE. 61 DESCRIPT. Corps robuste; tête assez grosse; lè vres très-extensibles‘, langue douce‘, yeux bruns; parties supérieures du corps généralement d‘un gris-verdâtre qui résulte de poils alternative ment colorés de jaune et de noir dans leur par tie extérieure; membres en dessus et queue dans toute sa longueur d'une couleur grise , produite aussi par des poils couverts d'anneaux blancs et noirs‘, poils de toutes ces parties , gris à leur base; face interne des membres , joues et un bandeau sur les sourcils blancs; poils des côtés des joues très-longs et se dirigeant en arrière, en (or mant des espèces de favoris; museau noir, ex cepté autour des yeux où il y a de la couleur de chair‘, cette couleur ayant plus d’étendue dans les jeunes que dans les adultes‘, oreilles, paumes des mains et plante des pieds noires; callosités et tout de l’anus d'un rouge vif-â l'époque du rut ; testicules d’une belle couleur bleue lapis; verge se retirant jusque dans le scrotum; scrotum très-volumineux dans les adultes‘, vulve des fe melles très-peu ouverte et pourvue d'un petit clitoris. (1) HABIT. Impari‘aitementconnues. Ces singes vont, dit-on , en grandes troupes et sont respectés par les Indous qui pourvoienr à leur nourriture. PATRIE. Le Bengale. 2.6". Esp. GUENON CALLITRICHE, cercopithecus subeus. (Encycl. pl. x 2.. fig. r.) Singe vert, Briss. reg. anim. p. zo4.—-Simia sabœa, Linn. Schreb. tab. 13. —- Callitriche, Bull. tom. 1.1.. pl. 37. —-Sirzge de l’ï/e S.-Jacques, Edw. (Jeune indi vidu.) —— Callizriche, Audeb. Hisr. nat. des singes. fam. 4. sert. z. fic. 4. G. Cuv. Ménag. du Mus. édit. in-r 2.. tom. 2.. pag. 9. fig. de Ma réchaL-Fréd. Cuv. mammifères lithogr. livr. CA R. ESSENT. Pelage vert olivâtre erz-dessus, blanc sale en dessous ,' tête pyramidale ; face noire , joues garnies de longs poils; scrotum d’un vert de cuivre, entoure’ de poils jaunes, queue terminée de jaune. DrMENs. Long. du corps, de l‘occiput pied. pouc. lig. aux callosités des fesses .. . . . . . . . . . . 1 4 au Haut autraindedevant............ 1 3 9 - au train de derriere . . . . . . . . . . ,7 1 5 3 Long. du bout du museau à l'occiput. . u 6 2: —--delaqueue.......... z 2. 2: DESCRIPT. Corps svelte, ayant assez de rap I M. Cuvier ense ne le tu/apoin de Bufl’on (vov. P ‘i _ « l'espèce n°. 15) n'est qu'un jeune malbrouck. port avec celui de la guenon Malbrourk; tête moyenne; museau alongé; partie supérieure des orbites, bas du front , haut du nez très-saillans ,' oreilles grandes, moins arrondies que celles du Malbrouck; pelage sur la partie supérieure du corps d'un jaune-veri'ârre provenant de poils couverts d’anneaux jaunes et noirs sur lesquels le jaune domine‘, face externe des jambes plus grise , le jaune des poils ayant disparu en partie; dessus de la queue de la couleur du dos et ter miné par un long pinceau de poils jaunes‘, par ties inférieures du corps , face interne des jambes , dessous de la mâchoire, de la gorge et du cou blanc-jaunâtres‘, dessous de la queue plus grisâ tre que le dessus; poils qui environnent les par ties génitales ainsi que ceux du dessus des sour cils et ceux des favoris , jaunes‘, ces derniers diri gés en arrière en s’écartant unpeu et Formant une Fraise; face, oreilles et peau des mains tout à fait noires ', peau des testicules verdâtre. HABIT. Animal silencieux, voyageant en troupes nombreuses dans les forêts; Fort agile et leste dans ses gambsdes', assez doux en captivité. PATRIE. La Mauritanie, le Sénégal, les îles du Cap-Vert. 17°. Esp. GUENON GRIVE'I‘. Cercopizhecus griseo. Viridis. (Non figuré dans l’Encycl.) Le grivet , Fréd. Cuv. — Mamm. litograph. 7°. livr. CAR. ESSENT. Pelage d’un gris-verdâtre; scroj tum vert de cuivre , avec les poils qui l’enrourent blancs; tête pyramidale; queue grise dans toute toute son étendue. DIMENS. Grandeur et proportions de toutes les parties du corps , ne différant pas fenfiblement de celles des guenons malbrouck et callirriche. DESCRIP. Assez semblable au Malbrouck parles couleurs générales du pelage; mais en difl‘éraut par les formes de la tête moins arroudies,par les testicules d’un vert de cuivre, au lieu d’être d'un bleu lapis, ainsi que par les poils qui entourent ces parties, constamment d’un bel orangé dans le premier et blancs dans le second. Distingué du callitriche par sa couleur d’un vert beaucoup plus sombre, le bandeau blanc de ses s'ourcils , ses Favoris blancs et sa queue grise jusqu’au bout; lui ressemblant au contraire par la forme pyramidale de sa tête , par la couleur des testicules et celle des poils qui recouvrent ces parties, jaunes dans le callitriche. 62 MAMMALOGIE. Parties supérieures du corps, excepté les membres et la queue, d'un vert sale qui résulte de poils annelés de gris-noirâtre et de jaune li vide; poils des cuisses semblables, mais avec très- peu de jaune; poils des pattes de devant et de derrière marqués d'anneaux alternativement gris et blancs; face interne des membres , ventre , poitrine, partie antérieure des épaules, dessous du cou , face inférieure de la queue garnis de poils blancs; des favoris et un bandeau qui passe sur les sourcils blancs; oreilles, plante des quatre pieds et face d'un noir-violâtre; tour des yeux couleur de chair livide; quelques poils noirs, longs et roides, assez semblables à des soies, naissant sur la crête surcilière entre les yeux. ' fois noirâtre sur la partie antérieure du museau,‘ avec le resté cuivré; dessus des paupières pré sentant constamment une tache blanche en forme de croissant, très-apparente;bout des doigts fort gros, principalement le bout du pouce; ongles plats; de gros poils de chaque côté du museau, et d'autres fermes et hérissés sur le bas du front , au-dessus du nez. HABIT. Singe familier, doux , mais continuelle ment en mouvement, portant sa queue entière ment renversée sur le dos, et non en cercle comme dans la plupart des autres espèces de ce genre; femelles ayant chaque mois, à l'époque du rut, un gonflement des parties génitales, fort large près de l'anus et qui après s'être rétréci tout-:‘r-coup descend vers la vulve et l'en- - HABIT. (En captivité), semblables à celles des gue nons malbrouck et callirriche. PATRIE. Inconnue ; vraisemblablement l'Afrique. roure. (Fréd. Cuv.) PATRIE. L'Éthiopie suivant Hasselquist, et non Q 18e. ESP_ GUENON ENFUMÉE, cflçopùhumfllm Madagascar comme le dit Bul'l'on. ginosus. 2.9‘. Esp. GUENON MANGABEY, cercopithecus (Encycl. pl. r ;. fig. 4..) Manâraôey ou manga beysans collier, Bufl". tom. 14. g. 32.. — Simia athiaps, Linn. Gmel. —- Sclrreb. tab. ao.'— Mangabcy, Audeb. Hist. nat. des singes, fam. 4. sect. 2.. fig. 9.- Cercocèbe. enfumé, Geoff. .Ann. Mus. tom. r9. pag. 97.-Le mungabey, Fréd. Cuv. mamm. lirhogr. 6°. livr. CAR. ESSENT. Pelage d'un gris brun ardoise’ sans tache sur la tête et sur le cou ; paupières su périeures blanches. DIMENS- (d'un individu encore jeune.) Long. du bout du museau aux callosités rîed- POU-C. "E desfesses............, . . . . . . . . r 9 u —- de l'origine de la oueue à son extrémité. . . . . . . ." . . . . . . . . . . . . . . . r 6 a: — de la paume des mains aux épaules. I 3 u — de la plante des pieds au-dessus desre1ns.... . . . . . . . .... ..' . . . . .. I 4 >> — du bout du museau à l’occiput. ., 5 6 5 DESCRIPT. Museau gros et alongé; tour des yeux proéminent; oreilles nues , sans rebord et Un peu pliées en arrière à l'extrémité; poils des par mes supérieures du corps , ainsi que de la queue , dun cendre-noirâtre, avec une légère teinte de fange sur la tête; gorge , poitrine, ‘ventre et face mr éneàiredes jambes d'pnblanc-gnsarre ', extré mn 5 esiambes, depuis l avant-bras pour celles de devant , et depuis le talon pour celles de der Ferre‘;Î dun noir-Foncé; {avons plus ou moins donc és, ayantle gris du dos2 et formés de poils mg Ëen arrière; mains noires; oreilles violâ tres', ace variant 4 ' ' dîme seule Ici en couleur, etant quelquefois nre livide très-foncé, et dautre œthz'ops. (Encycl. pl. 15. fig. 3.‘) Mangabey à collier blanc, Bufi'. tom. (4 , pl. 53. — Simia œthiaps, Linn. Gmell. —— Schreb. tab. 2.1. — Man abey, var. A, Audeb. Hist. nat. des singes. am. 4. sect. 2. fig. 1o. — Cercocèbe mangabey, Geofl‘. Ann. Mus. tom. [9. pag. 97. CAR. ESSENT. pelage d'un brun-vitreux,‘ sommet de la tête roux ,' paupières supérieures blanches ; un bandeau blancpartant des yeux et se portant de chaque côte’ sur le dessus du cou, DIMENS. Long. du corps entier. mesuré en ligne droite , depuis le bout du museau jusqu’à l’anus, un pied et demi environ. DESCRIPT. Ce singe est en général Fort semblable au précédent pour ses Formes et les proportions des diverses parties de son corps, pour la con‘ leur générale et la nature de son poil; mais il en diffère néanmoins en ce qu'il a le sommet de la tête plus clair et qu'il a un large collier de poils blancs qui environne le cou et les joues. Ces rapports font présumer avec assez de rai son qu'ils appartiennent a une seule espèce; néan moins on remarque que celui que nous décrivons est beaucoup plus commun que l'autre dans les collections des naturalistes ou dans les cabinets publics. HABIT. Inconnues.v PATRIE. L‘Ethiopie? 30°. Esp..GUEL_\’0N ATYS, cercapit/zecus 449x. MAMMALOGIE. 65 (Non figuré dans l’Encycl.)Simia Atys, And. Hisr. nat. des singes. fam. 4. sect. 2.,pl. 8. — Sêhreb. tab. 14. B. —— Cercocèbe Âtys, Geoff. Ann. du Mus. tom. 19. pag. 99. sp. 6. CAR. ESSENT. pelage entièrement blanc. DIMENS. Long. totale, depuis le bout du Pied‘ P0115. “E museau , yusqu’à l'origine de la queue. . r 5 ‘n —- de la queue, moyenne. DESCRIPT. Museau prolongé; oreilles presque carrées; corps couvert de oils d’une couleur de paille, ou d'un blanc saiie et terne; mains, pieds, face et oreilles de couleur incarnate. HABIT. On prétend que ce singe est fort méchant et fort colérique, et qu'étant irrité il mord avec violence et fait beaucoup de mal PATRIE. Inconnue. VII‘. GENRE. MACAQUE , macacus , Lacep. Pizhecus, Geoff. Cuv. Simia, Linn. Erxleb. Schreb. Cercopithecus, Briss. Erxleb. Lacep. Illig. Cercocebus, Geoff. Papio , Geoff. CAR. Formule dentaire : incis. H , canines 1-! d\ , 1-1 & molaires 55-5 = 52.. 5 —5 Canine: assez fortes , surtout dans les mâles; des espaces intermédiaires aux deux mâchoires pour leur passage réciproque. 1"‘ et 2.‘ molaires ayant deux tuberculesa‘ leur couronne; les trois autres en ayant quatre, à l'exception de la dernière de la mâchoire infé rieure qui en a cinq et qui est terminee par un talon qui l’agrandi: sensiblement. Tête forte, munie de crête: surcilières très développées , formant à l’orbite un rebord élevé et échancré; front peu étendu; museau large et saillant; yeux rapprochés et fort semblables a ceux de l’homme. Ânglefacial de :0 cl 45 degrés. * _ Narines obliques à la base supérieure du mu ‘seau. Oreilles ‘dont la conque s'alonge sans se ployer (1) Selon M. le professeur Ceoffroy Saint-Hilaire, cette espèce , constatée d’après un individu de la collec tion du Muséum d’histoire naturelle de Paris , pourroit bien n'être qu‘un individu frappé d’albinifme, mais qu'on ne sautoir précisément rapporter à son type. en corner, nues, appliquées contre la tête, avec leur bord supérieur et postérieur anguleux. Des abajoues. Lèvres minces, très-extens ibles; langue douce. Des callosités aux fesses. Corps plus ou moins trapu et épais; bras pro portionnés aux jambes. Les quatre mains pen« tadactyles. Queue plus ou moins développée, quelquefois plus courte que le tiers de la longueur du corps, et dans une espèce remplacée par un simple tu bercule. HABIT. Singes très-robustes, très-adroits, doués d’une grandefpénétration et remplis de malice; assez doux et amiliers dans la jeunesse, mais mé chants et indociles dans l‘âge avancé; vivant en troupes dans les forêts et faisant souvent de grands dégats dans les jardins et dans les champs cul tlVCS. PATRIE. L'Afrique, I'Inde et les îles qui en dé pendent. 1". Sous genre. MACAQUES proprement dits. Une queue plus ou moins longue. 31°. Esp. NIACAQUE OUANDLROU , macacus SE tenus. (Encycl. pl. 10. fig. 4.) Ouanderou etlowando, Bnff. tom. 14. pl. 18. — Simia Silerzus et leoni na , Gmel. -— Simia Silenus, Schreb. tab. 1 r. -— Simia leorzina , Penn. Shaw. -— Ouanderou, Audeb. Hisr. nat. des singes. fnm. z. sect. 1. fig. 3. -— Babouin ouanderou, G305. Ann. du Mus. tom. i9. pag. 102.. esp. r:—-—.Mucaque à en‘ nière, Cuv. Reg. anim. tom. 1. pag. 108. CAR. ESSENT. Pelage noir; une crinière et une grande barbe grises; queue me'diorremenz longue , terminée par une rouge de poils. DIMENS. Long. du corps entier, mesuré pied. pouc. lig. en ligne droite, depuis le bout du museau jusqu'à l'anus. . . . . .. .. . . ... 2. n n —- du tronçon de la queue. . . . . . . . u 7 n — de l'avant-bras, depuis le coude jusqu'aupoigntL.................. u u 6 — depuis le poignet jusqu’au bout desonles . . . . n 4 a: — e lajambe , depuis le genou jus qu'aumlon'n...................... n 7 n —- depuis le talon iusqu’au bout des ongles........................... u6u DEsCRIPT. Corps assez long et mince par le bas; tête paraissant énormeâ cause de l‘épaisseur de la crinière et de la barbe; pelage composé de poils fins assez courts et noirs sur le Clos,’les flancs et les quatre membres; ventre gris foncé‘, face noire; MAMMALOGIE. 64 une P3": 1 e de la crinière et de la barbe formée d;- lol‘gî P Cils gris un peu frisés; grands poils du aces-J5 e la tête ‘noirs; queue noire, terminée U‘_‘ a Qcon de poils assez longs; ongles plats 3K '22: flol's‘ HABV‘" ‘- vit dans les bois où il se nourrit de feuilles et de bourgeons; il cause peu de mal aux te‘ reS_ cultivées. PÀTNE. L’île de Ceylan. Le ESPJVI ACAQU E BONNET-CHINOIS, macacus 5 SiniCuS (Ency cl. pl. 14. fig. 3.) Bonnet-chinois, Bulf. mm. 1 4... pl. 50. -- Simia sinica, Linn. Ganel. / Schteb. tab. 1;. —- Bonnet-chinois , Audeb. Hist. mat- (les singes. fam. 4. sect. z. fig. i1. -— Cen-ocèbc bonnet-chinois,‘ Geoff. Ann. Mus.tom. 1 9_ pag. 925. sp. 4. —— Macaque bonnet-chinois, Cuv. Règ. anrm. tom. 1 . pag. 108. (r) CAR, ESSENT. Pelage brun-marron ; poils du som me; de la tête dcver sont du centre à la circonfé rance et disposes en arme de calotte. DIMEËS. Long. du corps entier, mesuré picd. pouc. lig. en hgne droite, depuis le bout du mu seaujusqual'anus................. I n ,- de _la tête , depuis le bout du museau , jusqu'à l'occiput. . . . . . . . . . . n 3 I0 __« du tronçon de la queue. . . . .. . r 6 n .- de l'avant bras, depuis de uis le coude jusqu'au poi _ gnet....... » 3 I0 des-orilgelgrls. î iusqu’au bout 33 —- de la ' b . v 2. 6 l'usqu'âutalorli'liff. le genou 3 I0 ses. fî .‘Α.°.". issue“ bout des DESCRIPT " ' ' ' 5 9 oil ’ _ bscurs que ceux du d P 8 d un br_un roux posés en [a . 05, très-fournis et dis “. YOnS dlvergens d: , ‘i l Est le vertex. ne] un point de centre tres sur les joues' Et dquespoils rares et grisâ ’ es poils noirs sur.‘ les sour _ 1'! diflingue , Pä‘olongementenumentà cet égaîs gurnans. NOUS par e était peut-être Jeune et . 0ms prolonge qu'il ne V’ U que de la face d .d a .à cause du peu de av - nous av 3 c “a ,. . 0" _dans ce gt- Au surphîls l rndr durci: eu , Cas 3 I cils; poitrine, ventre et face interne des quatre membres couverts d'un poil gris clair, dont la couleur est nettement séparée de celle du dos et de la face extérieure des bras et des jambes. HABIT. Inconnues. Il est dit-on l'objet de la véné ration des Brames , qui d'ailleurs, rendent des respects , non-seulement aux autres singes, mais encore à tous les êtres vivans. Comme c'est de tous les macaques celui qui a le plus de rapports de formes avec les guenons du sous-genre des cercoce’bes , il est vraisemblable que ses mœurs ne diffèrent pas, ou diffèrent peu de celles de ces animaux. PATRIE. Le Bengale. ‘e Esp. MACAQUE TOQL‘E, macacus radiutus. 7 7 ' (Non figuré). Cercocèbe toque, Geoff-S. Hilaire. Ann. du Mus. d'hist. nat. tom. r9. pag. 98.sp. ;. _ CAR. ESSENT. pelage brun-verdâtre cri-dessus; cendré clair en-dessous ; poils du sommet de la tête divergens et disposés en forme de calotte. DiMiNs? DESCRIPT. La tête osseuse , comparée avec celle du bonnebcliinois, offre les différences suivantes : le crâne est plus écrase’; les yeux sont plus larges que hauts; les orbites ont leur plan à angle droit sur le plan des os maxillaires, d'où il ré sulte que le rayon visuel est plus abaissé et dans une direction plus parallèle à la ligne des mâ choires ; le bonnet-chinois au contraire a la tête plus bombée, et‘ les yeux moins d'âplomb sur le museau. c Pelage d'un brun-verdâtre en'dessus et non pas brun comme celui de l'espèce précédente; dessusdes jambes cendré; ventre cendré clair; disposition des poils du sommet de la tête assez analogue à celles des poils de la tête du bonnetn chinois. (1) HABIT. Inconnues. PATRIE. L’Inde. (1) Cette espèce nouvelle a été seulement indiquée par M. çeofi'roy. Nous n’avons pas la certitude com plète qu elle appartienne au genre des macaques , et il se pourrpit qu'elle dût rester dans celui des guenons, avec les cercoceêes que ,nops y avons reportés. Nous ne nous som mes determmes a la placer ici, ne arce que M. Geof froy s attache a la comparer à ce le du banner-minois ; ce qui nous a fait supposer u’elle devoir se tan er dans la meme classe générique. q 5 34°. esp. MAMMALOGIE; 65 34°. Esp. MACAQUE ORDINAIRE , macacus cy nomolgus. (Eucycl. pl. r 1. fig. 2. le macaque , et pl. 14. fig. 1. l’aigrette.) Macaque, Buf‘li tom. [4. pl. 10. —— L’aigrette, ejusd. tom. 14. pl. u. -— Si mia cynomolgos et simia cynocephalus, Linn. -— Cercocèltc aigrette et cercocèbe macaque, Geoff. Ann. Mus. tom. t9. pag. 99. sp. 7 et 8. —— Ma caque, Fréd. Cuv. Mamm. lithog. 5°. livr. CAR. ESSEN'I‘. pelage bran-verdâtre ou olivâtre en dessus; d’un blanc-grisâtre en dessous ; bords des orbites du mâle très-saillans ,- un e’pi de poils rele ve's sur le milieu du front de la femelle. DIMENS. ( Mâle adulte.) Longueur du pied. pour. lig. corps ,. mesuré depuis l'origine de la queue jusqu’au bout du museau.. . . . . r —dela ueue.... ; Hauteur En train de devant. . . . . . . . . t — dutrainde derrière 1 (Jeune femelle à sa naissance.) Lon gueur du corps , mesuré des callosités ausommetdelatêre... . . . . . . a) 6 3 — de la tête , mesurée depuis l’oc ciput jusqu’au bout du museau . . . .. . . a 1 — de laqueue.................. u 7 —— de la Jambe, mesurée du genou au talon. . . . — de la cuisse, mesurée du genou à latêtedufémur a t II — du pied, mesuré du talon au bout dugrand doigt.................... n 2. 4. —- de l'avant-bras , mesuré du coude au poignet........................ n r n — du bras, mesuré de l’épaule au coude ................... u 2 n —— de la main, mesurée u bout du granddoigtaupoignet.... n t 8 3) a) ,3 32 -h-h\l 0° uÀ\O\I n 2. DESCRIPT. Formes du mâle ou macaque, lourdes et trapues, surtout aux parties antérieures; tête large, aplatie en dessus et très-forte â propor tion du corps; museau court, obtus; nez plat; de fortes crêtes surciliêres; canines très-fortes et très-longues ; doigts réunis jusqu'à la seconde phalange par une membrane; couleur des parties supérieures du corps , d'un brun-verdâtre ou oli vâtre qui résulte du mélange , sur chacun des poils de ces parties, d'un jaune doré avec du noir sur un fond gris; parties inférieures d'un gris-blanchâ tre, ainsi que le côté interne des membres; queue noirâtre ', pieds entièrement noirs ; Face livide , à peu près nue; entre-deux des yeux d'une couleur plus claire; des poils verdâtres, courts sous les pommettes; sommet de la tête lisse , sans aigrette ni crête, ayant les poils qui le recouvrent uni formément couchés d'avant en arrière; poils des joues gris et rares, dirigés en avant; tout de \ c la prunelle brun; parties de la génération cou leur de chair; gland piriforme; scrotum volu mineur. Femelle ou aigrette. sensiblement plus petite que le mâle, et n'ayant guère plus de quatorze pouces de longueur, mesurée depuis l’origine de a queue jusqu’au bout du museau; proportions plus ramassées; tête plus petite; crêtes surciliêres moins saillanres; parties de la génération non entourées , à l'époque du rut , d'exubérances charnues, comme cela a lieu chez d'autres fe melles de ce genre et des genres voisins; canines petites, ne dépassant pas les incisives; face en tourée de poils gris, longs et droits; poils du sommet de la tête, se dirigeant vers la ligne moyenne et formant la une crête assez élevée, qui s'étend du front à l'occipur: du reste entière ment semblable au mâle. Jeune femelle à l’e’poque de la naissance. Tête oblongue, d'arrière en avant; museau saillant; front droit; peau livide, excepté entre les yeux où elle est blanche; poils noirs, nombreux sur la tête et les parties supérieures du corps; callo sités saillantes, mais non calleuses. Jeune mâle dans sa seconde amze’e. Pelage ver dâtre de l’adulte, remplaçant les teintes obscures du premier âge , excepté à la partie antérieure du sommet de la tête; face non entourée des longs poils qui viennent ensuite; indice d’aigrette sur le vertex; intervalle des yeux blanc; longueur du corps, 1 1 pouces; proportions , les mêmes. Mâle dans sa troisième année. Semblable à la. femelle adulte; front non en saillie; canines ne dépassant point les incisives ; un reste du pelage noir au-dessus des sourcils; blanc de la base du nez apparent; paupières blanchâtres; couleur des autres parties du corps semblables à celles des femelles; face entourée de poils gris liérissés; organes de la génération à peu près conformes comme ceux de l'adulte. (Descript. de M. Fre'd. Cuv.) HABIT. Ses mœurs diffèrent peu de celles des singes du genre des guenons; quoique plus lu brique que ceux-ci, il est loin de l'être autant que les cynocéphales, avec lesquels il a quelques rapports dans sa démarche et dans la Façon dont il porte sa queue , arquée près de sa base et tom bant en dessous. Son caractère est indocile. Sa voix ordinaire est un petit sifilement assez doux; mais lorsqu'il est agité par quelques passions, il rend des sons extrêmement rauques; il boit en humant, etc. Il s‘est reproduit dans la ména I MAMMALOGIE. cite a t muséum d'histoire naturell‘ede Paris. gTI’dE- I «a. côte de Guinée et l'intérieur de l'A Pàfiäq“ ’ d ’ où on l’importe quelquefois en Egypte. ‘.5011 €59 èCe est assez fréquemment amenee en EuIOPe ‘ e Es?’ L’IACAQUE MAIMON,macacus rhesus. . (Ency cl, P]. 7. fig. 1.) Maimon, Bufi'. et Daube x) t - tom. 1 4. pl. 19. mauvaise. —- Pazas à quelle courte, Bnff. suppl._ tom. 7. fig. 14. — Maori‘? “e à queue courte, ejusd. suppl. tom. 7. fig, 1 5 - — Rhesus, Audeb. Hist. nat. des singes , fam, 2- - sect. r. fig. 3. -——- Patas à queue courte , Audeb- îbid. fam. 2.. sect. r. tub’. 4. ——-Simia ery thma , Schreb. tab. 8. D. (D après le macaque à queue courte, de Ballon.) ——- Stmta monachus, dusd. tab. i 5 . 3.? ———_ Pig tailed baboon _, Sluw. fig’. 1 4.- copiée de Buflon. —— Maimon ou r/zesus _, Fréd. Cuv. Mamrn. lithog. 11e. livr. — fllagot rhgSUS; Geoff. Ann. du Nius. tom. t9.p. toi (i). 55 CUL ESSENT. Dessus du corps d'un gris-verdâtre; queue courte et ridée à sa base; croupe d'un jaune 1 dore’; extre'mites grises. D‘MENS. ( Femelle Iadulre. ) Longueur PÏE‘L P°“°' "5 du corps , mesure de l'origine de la queue a. l’occrput a: Il _._ de l’occiput au bout du museau. . 3 ,-delaqueue.................. a y 9 —{anteuraux‘é aules.............. 1 (Jeune ‘mule. aul‘cnton.) Long. du corps entier, mesuré en droite ligne. depuis le bout du muse au jusqu’à l'anus —I de la‘rête , depuis le bout du mu seau jusqu a l’occiput. . ..‘ 33 n I ‘ -.......... I’ 4 10 —— un tronçon de la queue . . . . . 2» 5 4 -—— de lavant bras, depuis le coude jusqu'au poignet. . . . - - - . . . . . . . 6 a; __ depuis le oi Pet _ J . . . . . u des onglesnunpnî. lusqu au bout 8 —dela'ab '- ' ' ' ' ” 3 qwau m on’. Î’. ÎLPU'S le genou jus '.'" J .... a: 6 7 “te, clui résulte d . à C couvrent , gris dans 3 (lue les poils qui les re n‘ sontjaunes et noirs lzîsgue toute leur longueur, ou‘, le jaune palissant > et rendant ces parties Prenant une teinte plus le mucu .' ‘ ‘ Fréd, ' . N M_ queue courte de Buä'ëijersrappprtent a ce lsinge ‘ ‘ ' - ,s upp_t'om. 7.p.1;. dans 125”. , 1;‘ qPîue étoit e03"? c'est un mac {que 0rd‘: C 0* Pee. C’esfluj qlll estfigure vive sur les cuisses, qui sont d'un jaune plus bril lant et plus doté que les régions voisines; gorge, cou, poitrine , ventre et face interne des membres d'un blanc pur; queue verdarre en dessus et grise en dessous; peau de la {acta/des oreilles et des mains , ayant une terme comme très-claire et tout-à-fait dénuée de poils; Fesses d'un rouge très-vif, qui descend sur les jambes, remonte sur la croupe et embrasse la queue à son origine; cette couleur subsistant toujours et étant d'autant plus étendue et d'autant plus vive que l'époque du rut est plus près d'arriver chez les femelles; rut ne se manifestant pas par des exubérances volumineuses; peau du derrière des cuisses et de la base de la queue ridée après cette époque. Poils dont se compose le pelage extrêmement - fins, doux et soyeux , épais sur les parties supé rieures du corps, mais très-rares en dessous, d'une seule nature ; peau très-flasque. Mâles adultes ne différant des femelles que par des favoris plus touffus , des proportions plus trapues, une taille plus grande et des canines plus Fortes (Fréd. Cuv.) ; gland de la verge ter miné par trois tubercules, dont deux oblongs et placés sur les côtés, et le troisième arrondi , plus petit que les deux autres, et placé sur le devant ; l'orifice de l'urètre se trouvant entre ces trois tu bercules. HABI'i‘. Familier etassez docile dans la jeunesse, ce singe devient ensuite méchant et même fé roce avec l'âge. ‘ PATRIE. Les Indes orientales, les forêts du bord du Gange. 36°. Esp. MACAQUE BRU-N,macacus nemestrinus. (Encycl. pl. 10. fig. a.) Singe à queue de co chon , ELl‘V. Glan. pl. 2. i 4,. —Simia nemestrina, Linn. Gmel. —— Simia platypygos, Schteb. tab. 5. B. —— Simia nenzestrina , ejusd. tab. 9. — Ba bouirz à longuesjambes, Penn. Bufl'. suppl. tom. 7. fig. S. —— Brown baboon , simiafusca, Sliaw. Gen. 2001. tom. 1. part. I. pag. 2.4. pl. 15.- Magot maimon, Geoff. Ann. Mus. tom. 1 9. pag. 101. sp. 5. — Macaque, espèce inédite , Ftéd. Cuv. pl. du Dict. des sc. nat. 5°. liv. 8.? CAR. ESSENT. d'un brun foncéen dessus ; milieu de la tête et une bande dorsale noirs,- queue petite et grele, ne pendant quejusqu’a' la moitié de la caisse; ‘du jaunatre autour de la tête et aux membres. DIMENS. Beaucoup plus grand que le précédent. DESCRLPT. Pelage d'un brun-roussâtre, tirant sur ,MAMMALOGIE. tout au brun-troir'sur la ligne moyenne du dos , et particulièrement sur les lombes; poils du des sus de la tête bruns et disposés pour former une aigrette en convergeant vers le sommet; face , oreilles et mains presque nues; dessous du cou , gorge et parties inférieures couverts de poils d'un gris- fauve très-pâle; queue brune en dessus. (Description d'une femelle qui a mis bas un petit en 1807 :‘t la ménagerie du Muséum d'his toire naturelle.) ‘ Jeune individu .au moment de sa naissance, ayant environ huit pouces de longueur, la tête ronde, tout le dessus du corps d'un brun foncé , le dessous gris-brun clair , et la queue à peu près aussi longue que celle de sa mère. Nota. Si, comme nous le pensons , le maca ‘que inédit , figuré dans les planches du Diction naire des sciences naturelles, se rapporte à l'es pèce du macaque brun, ce singe est arricnlière ment distingué du précédent, avec lequel on l'a long-temps confondu, parce que la femelle a les fesses et surtout le dessous de la queue extraordi tement tuméfiés à l'époque du tut. 'Un individu de la collection du Nluséum , de * très-grande taille , puisqu'il nous paroîr avoir plus de deux pieds de longueur, diffère assez de celui que nous venons de décrire , pour qu'il nous pa roisse nécessaire de relater ses principaux carac tères. Il a le dos d'un brun-noirâtre, les épaules olivârres, la face externe des pieds gris-jaunâtre, le dessous de la gorge gris-blanc, le ventre un peu jaunâtre , les oreilles petites , avec des poils blancs derrière chacune. HABIT. Inconnues. PATRIE. Java, Sumatra. 4 Il“. Sous-genre. MAGOT. Queue remplacée par un simple tubercule. 37°. Esp. MACAQUE MAGOT, macacus inuus. (EncycLpl. 6. fig. 5. 5. a et r. ) Pithecos d'A rrstote et de Galien. —— Cynocephalus , Prosper Alpin et Briss. —— Simia inuus, Linn. Gmel. Erxleb. ——Schreb. tab. 4. et 5. ——Simia pitlzccus, ejusd. tab. 4. B. -.— Magoc, Buff. tom. t4. pl. 3 .er 9.- Audeb. Hist. des singes, fam. x. sect. ;. fig, t. —Àlagot, Fréd. Cuv. Mamm. lithogr. 1°. liv. —— Pithèque, Buff. suppl. 7. pl. 2., 3 , 4., 5 _’ ——- Sirnia silvanus, Linn. Gmel. (Le jeune âge.) l l ! CAR. El'SENT. Pelage d'un gris-verdâtre’;- un ap perzdice cutané au lieu de queue. DIMENS. Long. du corps, mesuré depuis Pied. P0“. lis la nuque jusqu'aux fesses . . ..... . . . . r 7 9 m de la tête, mesurée depuis l’occi- ‘ put jusqu'au bout du museau. . . . . . . . w 7 x Hauteur du train de devant. . . . . . . . I 7 : ——-dutraindederrière........... t y 9 Dl-LSCRIPT. Tête grosse; ‘nez fort plat; narines sembïables à deux fentes tombant à angle droit l'une sur l'autre; museau large et saillant; yeux petits , rapprochés etrenfoncés' sous des crêtes sur- _ I cilières très-apparentes ', —canines fortes ; front peu étendu;.oreilles nues, dont la conque s'a longe en. pointe sans se plier en cornet; cou court ; corps épais et ramassé; fesses calleuses , mais non pas nues comme celles des cynocépha les; verge du mâle terminée par un gland piti forme , rentrant en entier dans'le scrotum ', mains et pieds avec des ongles plats; pouces très-déve loppés aux pieds , petits aux mains;.des abajoues très-vastes; les deux premières molaires n'ayant que deux tubercules à leur couronne et les trois autres en présentant quatre , à. l'exception de la dernière de la mâchoire inférieure qui en :LCinq', et qui est terminée patun talon. , . Pelage du sommet et des côtes de la tête , des joues , du cou , des épaules et de la parrie'du dos qui leur correspond,devanr' les membres‘ anté rieurs, d'un jaune doré assez.vif, mélangé de quelques poils noirs , chaque poil étant gris foncé à sa base et annelé de jaune et de gris dans le reste de sa longueur; les autres parties supérieu resdu corps d'un jaune beaucoup plus grisâtre , et offrant des bandes transversales noirâtres qui sont dues à ce que les poils se séparant accidentelle ment par bandes, laissent voir leur partie infé rieure qui est d'un gris foncé, et aussi à ce que des poils noirs, mêlés dans le pelage , se dévelojy peut surtout par bandes; toutes les parties infé rieures , ainsi que la face interne des membres, d'un gris-jaunatre , ainsi que les poils qui gar nissent les‘joues; quelques poils noirs avec le bout jaune à l'angle interne de l'œil, et formant 131 une petite tache noirâtre qui descend oblique ment sur la joue ; face une , entièrement d'une couleur de chair livide, ainsi que les oreilles, _ dont les bouts sont couverts de poils; poils des joues formant comme d'épais favoris et se diri geant d'avant en arrière; poils des avant-bras se portant de bas en haut; testicules couleur de chair comme le reste de la peau de l'animal -, pe lage très-fourni de poils qui sont tous d'une seule I2. 6g M‘A‘MMALOGIE. sorte; femelles plus petites que les mâles ,_ ayant des canines à peine plus longues que les incisives, du reste leur ressemblant parfaitement. (Fréd. Cuv. Descript. du magot.) HABIT. Fort intelligent, apprenant très-facilement, dans sa jeunesse, àexécuter plusieurs exercices d'agilité ou d'adresse; très-grimacier, surtout dans ses momens d'impatience, pendant les- quels il montte les dents , en agitant rapidement la mâchoire inférieure et en aisant grincer ses dents; devenant triste, taciturne, méchant et même indomptable dans sa vieillesse. PATRIE. La Barbarie, I’Egypte, les rochers des environs de Gibraltar en Espagne. VIII‘. GENRE. CYNOCÉPHALE, cynocephalus, Briss. Erxleb. Cuv. Fréd. Cuv. Illig. Simia, Linn. Bodd. Papio, Briss. Erxleb. Cuv. Illig. Geoff. Lacep. CAR. Formule dentaire : incis. i canin. 1:, 4 t —n ' 5-5 .__. molaires 5_»S — 32. Canine: très-fortes. Dernière molaire inférieure de chaque côte ayant un talon. Tête et museau fort alongés; narines sans mufle, placées à l'extrémité de ce dernier, qui est comme tronqué au bout et ressemble en cela au museau des chiens. Angle facial de 30 à 3; degrés. Crêtes surcilières , sagittal: et occipitale très développées; orbite échancré. 0s maxillaires rrès-renflés ; face ridée de stries longitudinales. Front très-effacé. Oreilles aplaties et anguleuses. Des abajoues. Membre: à peu près d'égale longueur très robustes. ' De larges callosite's sur les fesses, qui sont nues. _ Une‘ queue tantôt très-longue, relevée en dessus a sa base et pendant ensuite perpendicu lairement; tantôt très-petite, trèsvmince et per pendiculaire au corps. NOURIJÏI’U R E. Des fruits , des racines. HABIT. Très-méchans, d'un naturel grossier et brutal, excessivement lubriques. PA'I‘RjE. L'Afrique, l’Arabie. I". Sous —genre. B A B 0 U IN 5. Une queue plus longue ou à peu près aussi longue que le corps. ,8‘.Esp.CvNocÉPHALE BABOUIN, cynocephalu: babouin. (Encycl. pi. 9. fig. 1. a.) Cercopizhègue cyno ce'phale, Briss.-Simia cynocephalos, Linn. Bt_xl. — Petit papion , Bufl'. tom.....pl. l4. —- Papier: cynoce'phale, Geoff. Ann. Mus. tom. .1 9. p. 1 02.. — Babouin, Fréd. Cuv. Mamm. lithogr. 4‘. livr. — Vraisemblablement le cynacephale des Anciens. CAR. ESSEN’I‘. Pelage d'un jaune-verdâtre; face de couleur de chair livide; cartilage des narines , ne dépassant pas les os de la mâchoire supérieure; favoris blanchâtres. DIMENS. Long. du corps. mesuré depuis pied. pouc. lis. le bout du museau jusqu'aux callosrtés desfesses..................'...... 2. 5 a — de la tête,mesurée depuis l'oc ciput jus u’au bout du museau . . . . . . . a 9 n —deaqueue.................. r 4 a. Hauteur au tram de devant... .. r 10 6 ——autramdedemère............ r 9 u DESCRIPT. Narines prolongées autant que les mâchoires, séparées en dessus par une échan crure très-marquée, et dont les cartilages la téraux ne s'avancent pas autant que le cartilage moyen; queue relevée à son origine et descen dant ensuite jusqu'aux jarrets; museau d'une couleur de chair livide,un peu plus claire autour des yeux; parties supérieures du corps d'un jaune-verdâtre assez uniforme, qui résulte de poils couverts de larges anneaux jaunes et de pe tirs anneaux noirs qui produisent le verdâtre‘, toutes les parties inférieures d'un jaune plus pâle que les supérieures ; une touffe de poils de chaque côté des mâchoires , ou des favoris blanchâtres. Les jeunes individus ayant les mêmes couleurs que les adultes en dessus, d'un blanc sale en des sous; museau moins saillant; organes génitaux moins développés; point de scrotum apparent ; testicules renfermés dans l'abdomen; couleur des fesses tannée. La femelle n'ayant pas encore été décrite ni observée. (Fre’d. Cuv.) MAMMALOGIE. HABIT. Peu connues. PATRIE. L'Afrique septentrionale. 39‘. Esp. CYNOCÉPHALE PAPION,c_ynocep/1alus papio. (Encycl. pl. 6. fig. 4.) Papion, Buff. tom. :4. pl. 15. —- Audeb. Hist. nat. des singes, fam. 3. sect. 1. fig. " . ———- Simia cynocephalus, Brongn. Journ. d'hist. nat. (jeune.) — Schreb. tab. r 5. B. d'après Brongn. — Fréd. Cuv. Mamm. lithog. 6°. livr. (mâle.) et 7°. livr. (jeune femelle.) (r) CAR. ESSENT. Pelage d'un brun-jaunâtre;face en tièrement noire ,' cartilage des narines dépassant les mâchoires à leur extrémité supérieure; favoris fauves. DIMENS. (Jeune individu.) Longueur du pied. pouc. lig. corps, mesuré depuis le bout du mu seaujusqu’àl’anus...............:.. 2. 3 n -— de la tête , depuis l’occiput jus qu’auxnaseaux.................... » 9 6 —delaqueue.................. t 8 5; Hauteur au train de devant........ 1 ro » —— au train de derrière........... r 8 :1 Longueur de la paume des mains. . . . a: 4 6 — de la plante des pieds.......... u 5 9 DESCRIPT. Cartilage des narines dépassant plus que dans le babouin, les mâchoires à leur extré mité supérieure; face , oreilles et mains entiè rement noires; paupières supérieures blanches; pelage en général d'un brun-jaunâtre, résultant de poils alternativement couverts de petits an neaux noirs et brun clair, comme tiqueté de ces deux couleurs; poils des joues fauves et en forme de favoris , dirigés en arrière; ceux du dessus du cou bien plus longs que ceux des autres parties du corps ; face interne des cuisses et des jambes, partie postérieure du ventre, dessous du cou et environs des mamelles presque sans poils. Jeunes individus et femelles ne différant pas des adultes pour les couleurs, mais beaucoup pour les formes, n’étantpas aussi trapus, et leur museau étant beaucoup moins alongé.(Fred. Cuv.) HABIT. Actif, pénétrant, très-lubrique et mé chant. PATRIE. La côte de Guinée. 4o‘. Esp. CYNOCÉPHALE CHACMA, cynocepha lus porcarius. (Non figutée dans l'Encycl.) Simiaporcaria, Bodd. Naturf. 2.1. pag. 17. fig. r et 2..—-—Papio (1) M. Fréd. Cuvier remarque, avec raison, que le papmn de Gesner. ‘e bubouin de Btlsson et le simia sphinx de Lrnnæus ne diffèrent pas du mandrin. tomatus et porcarius , Geoff. Ann. du Mus. d'hisr. nat. tom. 19. pag. 102. et 10;. sp. 3 et 6.— Singe noir, Vaillant , 1‘. voyage. —— Clroak-ka ma de Kolbe. -— Simiaporcmia , Schreb. tab. 8.‘ B. —— Linn. Gmel. —-— Chacma, Fréd. Cuv. Mamm. lithog. 7°. livr. (1) CAR. ESSEN’I‘. pelage d'un noir-verdâtre en dessus; une crinière de grands poils sur le cou; face d’un noir-violâtre ; tour des yeux plus pâle ; paupières supérieures blanches. DIMENS. (Mâle adulte, âge’ de dix ans.) picd- POLIC- lig Hauteur aux épaules . . . . . . . z ‘ n 4 —-— autrain dederrière............ I 9 4 Long. du bout du museau à l'occiput r n n -—delaqueue......... 8 » DESCRIPT. Couleur générale d'un noir-verdâtre , plus pâle à la partie antérieure des épaules et sur les flancs que le long du dos; poils gris à leur base et noirs ensuite, avec quelques anneaux d'un jaune plus ou moins sale; tête avec une teinte verte plus marquée; face et oreilles nues, ainsi que la plante des pieds et la paume des mains; très-peu de poils sur la face interne des bras et des cuisses; doigts aux pieds de derrière surtout , garnis de poils courts, rudes et noirs; queue terminée par une forte mèche noire; cou garni de poils très-longs , formant une crinière ; favoris dirigés en arrière et de couleur grisâtre; peau des mains, de la face et des oreilles d'un noir-violâtre; tour des yeux d'une teinte plus pâle; paupière supérieure blanche comme celle de la gueuon mangabey; narines séparées par une forte échancrure; partie supérieure et anté rieure de la tête tout-à-fait aplatie; callosités des fesses très-petites. Femelle sans crinière. (Descript. de M. Fre’d. Cuv.) HABIT. Le mâle est très-indocile et féroce; la fe melle entre en rut chaque mois. PATRIE. Le Cap de Bonne-Espérance. .-aa; l i‘. Es . CYNOCÉPHALE TARTARIN c noce 4 P x 3' plut/us hamadryas. (Encycl. pl. 10. fig. 3.) Cynocephalus , Gesn. (i) M. Georges Cuvier ajoute à la synonymie de ce singe le simia union de Pennant, le simia sphingio/a d'Hermann, la guenon à face alongt'e de Pcnnant et de Buffon. ( Voyez. Encycl. , pl. 8, fig. 1.) Suivant lui, ces espèces factices ne tiennent qu’au lus ou moins bon état des individus, ou à leur age. (Suant à nous , nous croyons que leurs caractères sont trop peu marqués pour qu’rl soit ossible de se décider, soit a les réunir à une espèce a mise, soit à les distinguer, comme formant des espèces particulières. [Document text truncated for crawler view.]