Mammalogie ou description des espèces de mammifères. Première partie, contenant les ordres des bimanes, des quadrumanes et des carnassiers
Abstract
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I
MAMMALOGIE
0U
DESCRIPTION
DES
ESPÈCES
DE
MAMMIFÈRES.
——-——
‘h
MAMMALOGIE
0U
DÈSCRIPTION
DES
ESPÈCES
DE
MAMMIFERES.
PREMIERE
PARTIE,
CONTENANT
LES
ORDRES
DES
BIMANES,
DES
QUADRUMANES
ET
DES
CARNASSIERS.
PAR M.
A.
G.
DESMAREST,
Professeur
de
Zoologie
à
l’École
royale
d‘Économie
rurale
et
vétérinaire
d’AIfort;
membre
de
Ia
Société
Pbilomalique
de
Paris;
associé
de
la
Société
philosophique
de
Philadelphie,
et
de
l’Académie
des
Sciences
naturelles
ide
la
même
ville
;
correspondant
de
la
Société
d’Agriculture
et
de
Commerce
de
Caen,
etc.
-A
PARIS,
Chez
M‘"
Veuve
AGASSE,
Imprimeur-Libraire,
rue
des
Poitevins,
n°
6.
1820.
x
4%,‘,
4‘
a.‘
‘I
n
V‘
AVERTISSEMENT.
LE
Recueil
des
planches
de
l’Enqyclopédie,
destinées
à
représenter
les
principales
espèces
de
mammifères
,
a
été
publié
,
sans
texte,
il
y
a
environ
trente
ans.
Feu
l’abbé
Bonnaterre,
qui
s’étoit
chargé
de
la
rédaction
de
tous
les
tableaux
descriptifs
,
ou
de
l’lllzis'tration
des
planches
de
zoologie
,
n’a
donné
,
depuis
lors
,
qu’une
portion
assez
peu
considérable
de
ce
travail,
et
même
il
n’a
pu
compléter
que
les
parties
relatives
à
l’histoire
des
reptiles
,
des poissons
et
des
cétacés.
La
descrip
'tion
des
figures
des
oiseaux
et
des
vers
(mollusques
et
autres)
,
commencée
par
lui
‘et
par
Bruguière,
n’a
pas
été
terminée,
et
celle
des
planches
de
mammifères
n’a
pas
même
été
entreprise.
L’Editeur
actuel
de
l’Ezzqyclope’die
,
ayant
le
desir
de
terminer
le
plus
prompte
‘ment
possible
la
publication
de
ce
grand
ouvrage
,
s’est
décidé à
distribuer
entre
‘plusieurs
naturalistes
les
parties
non
achevées
,
ou
non
encore
commencées
,
des
Illustrations
zoologiques.
Suivant
cet
arrangement,
M.
le
chevalier
de
Lamarck
:doit
s’occuper
des
classes
des
mollusques
et
des
vers
;
lVl.
Latreille
,'de
celles
des
‘crustacés
,
des
arachnides
et
des
insectes;
M.
Vieillot,
de
la
classe
des
oiseaux
,
et
nous
,
de
celle
des
mammifères.
'
Aussitôt
que
nous
avons
entrepris
le
travail
que
nous
venions
d'accepter
,
nous
n’avons
pas
tardé
à reconnoître
que
cette
tâche
étoit
plus
longue
et
plus
dif'n
ficile
à
remplir
que
nous
ne
l’avions
d’abord
pensé.
En
effet,
il
ne‘
s’agissoit
pas
moins
que
de
présenter
un
tableau
à
peu
près
com
plet
de
l’état
actuel
de
nos
connoissances
relatives
à
l’lristoire
naturelle
des
animaux
mammifères.
Le
Dictionnaire
des
quaa’nzpèdes
de
l’Encyclopédie
,
de
Daubenton,
qui
a
paru
en
1782,
étoit
devenu
trop
ancien
pour
nous
servir
seul
de
base
dans
notre
travail.
Il
étoit
d’unc
nécessité
absolue
de
réunir
toutes
les
notes
que
ren
ferment
les
nombreux
voyages,
dans
les
diverses
parties
du
Monde,
faits
depuis
cette
époque.
Nous
devions
également
recueillir
et
discuter
toutes
les
monographies
de
genres
,
toutes
les
descriptions
isolées
d’espèces,
qui
,
pendant
le
même‘
intervalle
de
temps
,
ont
été
insérées
dans
les’
collections
académiques
ou
les
recueils
scien
tifiques,
soit
par
les
naturalistes
français,
soit
par
les
étrangers.
Nous
devions
comparer
ces
nouvelles notions
avec
celles
que
renferment‘les
auteurs
plus
anciens
,
vj
AVERTISSEMENT.
auxquels
on
est
souvent
obligé
de
recourir.
Enfin,
nous
devions
nous
déterminer
dans
le
choix
d’une
méthode
‘de
classification,
et
adopter
un
plan
uniforme
à.
suivre
dans
nos
descriptions.
Nous
avons
été
encouragés
dans nos
recherches
,
souvent
minutieuses
et
dé
pourvues
d’intérêt
lorsqu’on
les
considère
isolément,
par
l’idée
que
leur
résultat
pourroit
être
un
jour
de
quelqu’utilité
à
Ceux
qui
exécuteroient
le
projet
formé
par
l’un
de
nos
plus
illustres
naturalistes
et
digne
de
notre
siècle
,
de
publier
une
nouvelle
édition
du
S‘ystema
Naturae.
Nous
avons
fait
tous
nos
efforts
pour
rendre
complète
la
liste
des
êtres
dont
nous nous
sommes
occupés,
en
indiquant
toutefois,
d’une
part,
les
notions
positives
que
l’on
possède
sur
le
plus
grand
nombre,
et
de
l’autre,
en
signalant
l’incertitude
qui
existe
à
l’égard
de
quelques-uns.
Linnæus
,
Pallas
,
Buffon
,
Daubenton',
ont
été
nos
premiers
guides
,
et
,
à
l’ex
trait
de
leurs
travaux
,
nous
avons
joint
celui
des
observations
des
naturalistes
plus
-récens
,
mais
dont
la
réputation
d’exactitude
n’est
pas
moins
acquise.
Parmi
ceux,
ci
nous
nous
bornerons
à
citer
:
Erxleben
,
Storr
,
Hermann,
Camper
,
Vicq-d’Azyr,
Illiger,
MINI.
Blumenbach,
Georges
Cuvier,
.Lacépède
,
Geoffi'oy-Saint-Hilaire
,
Frédéric
Cuvier,
Blainville
,
Duméril,
Humboldt,
Lichtenstein,
Tiedmann,
Hoff
manssegg
,
d’Azara
,
Péron
,
Lesueur,
Kuhl
,
F
ischer,
Bechstein
,
le
prince
Maxi
milieu
de
Neuwied
,
Leach
,
etc. etc.
La
méthode
que
nous
avons
adoptée,
à
quelques
modifications
près
,
est
celle
que
M.
G.
Cuvier
a
publiée
,
il
y
a
quatre
ans
,
dans
son
dernier
ouvrage
intitulé
:
Le
Règne
animal
distribué
d’après
son
organisation.
Dans
la.
description
particulière
des
genres
nous
nous
sommes
attachés
à
faire
connoître
les
principaux
caractères
communs
à
tous
les
animaux
qu’ils
renferment
,
et
nous
avons
constamment
placé
en
première
ligne
et
développé
convenable
ment
ceux
qui
tiennent
au
système
dentaire,
en
leur
subordonnant
ceux
qui
‘sont
relatifs
aux
organes
des
sens
et
ceux
qui
ont
rapport
aux
différens
modes
de
locomotion.
Nous
avons
joint
à
ces
caractères
quelques
notes
sur
les
habitudes
générales
de
ces
animaux
et
‘sur
les
climats
qu’ils
habitent
de
préférence,
Les
espèces
sont
caractérisées
par
une
phrase
comparative;
leur
synonymie
la
plus
importante
est
relatée;
leurs
dimensions
principales
sont
exposées
‘toujours
dans
le
même
ordre
5
leur
description
plus
détaillée
vient
ensuite
avec
l’indication
des
différences
de
formes
et
de
couleurs,
qui
dépendent
du
sexe
ou
de
l’âge.
Enfin
,
nous
donnons
pour
chacune
des
particularités
sur
ses
habitudes
natu
relles
et
sur
la
patrie
qui
lui est
propre.
Nous
avons
cherché,
‘autant
qu’il
a
AVERTISSEMENT.
vij
été
possible,
à
caractériser
les
races
domestiques
et
à
les
faire
entrer
dans
notre
système.
'
Nous
avons
adopté,
à
l’exemple
des
naturalistes
qui
ont
publié
des
Faurzes
de
divers
pays
,
un
numérotage
général,
depuis
la
première
espèce
du
premier genre
,
jusqu’à
la
dernière
du
dernier
genre.
Notre
‘but,
comme
le
leur,
a
été
de
rendre
moins
longues
les
citations
qup’on
pourra
faire
de
notre
ouvrage,
et
il
est
aussi,
de
préparer
les
matériaux
d’une
nouvelle
carte
zoographique
,
que
nous
avons
l’inten
tion
d’exécuter
sur
le
plan de
celle
de
Zimmermann
,
mais
qui
nous
semble
suscep
tible
de
plus
d’exactitude,
à
raison
du
grand
nombre
de
découvertes
en
histoire
naturelle
et
en
géographie
,
qui
ont
été
faites
depuis
l’époque
de
la
publication
de
son
ouvrage
intitulé
:
Specimezz
zoologiaegeograp/zicae
quadrupedum,
domicilia
et
mzgratiorzes
sisterzs.
1778.
Le
nombre
des
espèces
que
nous
admettons
est
d’environ
Izuit
cents,
en
y
comprenant
quelques
espèces
fossiles
bien
caractérisées,
et
les
cétacés
dont
nous
ne
traiterons
que
sommairement,
afin
de
ne
pointrecommencer
en
entier
le
travail
de
Bonnaterre
sur
ces
animaux.
'
Sous
le
seul
rapport
du
nombre
de
ces
espèces,
nous
croyons
donner
un
aperçu
des
progrès
de
la
science
,
en
indiquant
simplement
celui
que
les
principaux
no
menclateurs
admettoient
dans
leurs
systèmes
:
Brisson
en
comptoit
deux
cent
soixante-quinze
(1)
;
Erxleben
,
trois
cent
quarante-cinq
(2)
5
Pennant
,
quatre
cent
douze
(3);
Boddaert,
trois
cent
quarante-quatre
(4);
Bufï'on
,
trois
cent
trente-trois
(en
y
comprenant
celles
qui
sont
décrites
dans
les
Supplémens
de
son
ouvrage,
et
les
cétacés
de
M.
de
Lacépède)
(5);
Gmelin,
quatre
cent quarante.(6);
et
Vicq-d’Azyr,
trois
cent
soixante-treize
(7).
Mais
parmi
ces
auteurs,
ceux
qui
ont
décrit
ou
indiqué
le
plus
d’espèces
,
Penna‘nt,
Gmelin,
Boddaert
et
Vicq-d’Azyr,
l’ont
fait
presque
sans
critique,
et
souvent
sur
le
simple
énoncé
d’une
phrase
caractéristique
très-vague.
Nous
devons
dire
que
nous
avons
procédé
d’une
manière
plus
rigoureuse,
et
que
beaucoup
de
ces
espèces
(un
huitième
au
moins)
nous
ont
paru
tellement
douteuses
,
que
nous
n’avons
cru
devoir
en
faire
mention
que
dans
de
simples
notes.
Nous
n’avons
inséré
dans
notre
liste
que
des
espèces
bien
connues,
ou
que
(n)
Règne
animal,
1756.
(5)
Histoire
générale
et particulière
des
Animaux
,
(2)
Sysfema
Mammalium,
1777.
1769-
1
785
;
Cétacés,
1
806.
(6)
.çystcma
Naturæ
,
13'.
édit.
,
1789.
(‘7)
tÿstème
anatomique
des
dru'mauz
,
tome
II
,
1792.
(3)
Synopsis
ofquadrupeds
,
1
77|
.
(4')
Blanc/ms
Am'mah'um
,
1-785.
-—__
viij
AVERTISSEMENT.
des
espèces
dont
l’existence
ne
saurait
être
mise
en
doute
sans
renseignemens
nouveaux,
d’après
la
réputation
d’exactitude
qu’ont
acquise
les
zoologistes
qui
en
ont
parlé
pour
la
première
fois.
Néanmoins,
nous
avons
distingué
celles-ci
par
un
astérisque
*,
afin
d’attirer
sur
elles,
d’une
manière
plus
particulière,
l’at
tention
des
voyageurs
et
des
naturalistes
à
venir.
Nous
avons,
suivant
l’usage
adopté
par
les
auteurs
de
l’ErzcycIopédie
,
fait
pré
céder
notre
Tableau
des
espèces
de
mammifères
par des
généralités
fort
resser
rées,
dont
l’objet
est
d’expliquer
plusieurs
termes
scientifiques
qui
pourroient
ne
pas
être
compris
de
tous
les
lecteurs.
Nous
avons
cru
devoir
y
joindre
quel
ques
vues
générales sur
l’organisation
de
ces
animaux,
que
nous
avons
puisées
en
partie
dansl’article
[Mammifères
de
la
2°.
édition
du
Nouveau
Dictionnaire
.d’Histoire
naturelle,
rédigé
par
M.
de
Blainville,
sous
le
rapport
de
la
struc
ture
interne,
et
par
nous,
sous
la
considération
des
caractères
extérieurs.
Nous
osons
espérer
qu’on
nous
saura
quelque
gré
de
n’avoir
pas
introduit
un
seul
nom
nouveau
dans
cet
ouvrage,
à
moins
que
ce
ne
soit‘pour
l’appliquer
à
une
espèce
jusqu’alors
inconnue.
Nous
connoissons
assez
le
tort
réel
que
le
néologisme
fait
à
la
science
,
pour
ne
pas
nous
en
servir.
Nous
avons
même
cru
devoir
conserver
l’emploi
de
quelques
noms
un
peu
barbares,
plutôt
que
de
les
changer;
nous
citerons
en
particulier
celui
de
Mammalogie,
dont
la
composition
à
la
fois
grecque
et
latine
est
vicieuse,
mais
dont
l’usage
est
consacré.
Plusieurs
des
animaux
mammifères
découverts
depuis
trente
ans,
offrant
des
formes
tout-à-fait
nouvelles,
nous
avons
jugé
à
propos
d’en
faire
figurer
quel
ques-uns
dans
des
planches
supplémentaires,
afin
de
compléter
à‘
la fois
notre
travail
et
le
recueil
iconographique
de
l’Encyclopédie
,
relatif
à
cette.
partie.
Nous
espérons
terminer
ce
Species
assez
promptement
pour
qu’il
remplisse
son
objet,
c’est-à-dire,
pour
qu’il
présente
un
tableau
arrêté
de
l’histoire
natu
relle
des
mammifères,
en
1820.
Nous
ne
doutons
pas
que
les
nombreux
voya
geurs
que
le
Gouvernement
a
envoyés
dans
différentes
contrées,
jusqu’alorsfi
peu
étudiées,
ne
fournissent
avant
peu
des
renseignemens
qui
devront
nécessiter
des
augmentations
ou
des
rectifications
à
notre
travail;
mais
nous
serons
toujours
‘parvenus
au
but
que
nous
desirions
d’atteindre,
si
nous
avons
fait
un
bon
emv
ploi
des
seules
données
qui
étoiient
à notre
disposition.
TER
MIN
OLOGIE
W’.-
-.
__.__m_
:‘__’_
p.
A
__#___À__
d.,————,______
La‘
_
TERMINOLOGIE
DES
MAMMIFÈRES,
AVEC
L'EXPLICATION
DES
PRINCIPAUX
MOTS
TECHNIQUES
QUI
ENTRENT
DANS
LES
DESCRIPTIONS
ORDINAIRES.
Les
MAMMXFÊRES
(1)
sont
des
animauxverte'bre's,
à
sang
rouge
et
chaud
,
respirant
par
des
poumons
libres
et
flottans
dans
une
cavite'
thoracique
dis
tincte
de
la
cavite'
abdominale
,
dont
les
fœtus
se
nour
rissent
dans
la
matrice
des
femelles
,
au
moyen
d'un
placenta
,
et
les
petits,
qui
naissent
en
donnant
des
signes
de
vie
,
avec
le
lait
.re’cre’te'
par
les
mamelles.
La
plupart
d'entr'eux
sont
pourvus
de
quatre
membres
,
dont
les
extrémités
,
divisées
en
un
nom
bre
plus
ou moins
considérable
de
doigts
,
sont
ap
propriées
au
genre
de
vie
de
chaque
animal‘,
quel
ques-uns
n'ont
que
deux
membres
,
les
pectoraux
seulement;
ils
ont
pour
l'ordinaire
le
corps
cou
vert
de
poils;
aucun
n'a
de
plumes;
quelques-uns
sont
recouverts
d'espèces
d'écailles
ou
d'un
test
de
nature
osseuse.
5.
I“.
ORGANES
DE
LA
LOCOMOTION.
1°.
DU
IQVILIT’I‘I
nzs
uannuriraes
tu
oinéuan.
Le
SQUELETTE
,
ou
la
charpente
osseuse
du
cor
5
se
com
ose des
artres
solides
destinées
à
P
’
P
’.
.
protéger
le
système nerveux
et
à servir
de
point
d'appui
aux
muscles
ou
organes
actifs
de
la
locomo
tion.
Il
se
divise
en
tête
,
tronc
et
extrémités.
La
TÊTE.
(2.)
forme
la
partie
antérieure
du
sque
(i)
Le
nom
de
quadrupëdc:
viviparer,
donné
à
ces
animaux,
ne
peut
leur
convenir,
puisqu'il
n'est
pas
gé
néral
,
certains
d’entr'eux
(les
cétacés
)
n’ayant
que
des
membres
antérieurs
seulement.
(1)
A
l’extérieur,
on
distingue
dans
la
tête,
le
crâne
et
la
face.
Le
crâne
se
partage
en
Jinciput
ou
la
partie
antérieure,
et
occiput
ou
partie
postérieure;
le
‘vertex
en
est
le
sommet;
le
front
est
la
région
du
sinci
ut
placée
entre
les
yeux
et
le
vertex;
il
est
proportionn
,
haut
ou
bas
,
selon
les
espèces.
Il
est
surtout
bien
ouvert
dans
l'homme
et
quelques
singer.
La
tempe
est
la
région
si
tuée
entre
l'œil
et
l'oreille.
On
distingue
,
dans
la
face,
les
yeux
,
les
oreilles
,
le
nez
et
la
bouche.
Le
prolon
gement
de
la
face
porte
le
nom
de
museau;
sa
longueur
est
déterminée
par
l'angle
lus
ou
moins
aigu
que
for
ment
deux
lignes
idéales,
ont
l'une
passant
par
le
méat
auditif,
vient
toucher
l’extrémité
antérieure
du bord
alvéolaire
de
la
mâchoire
supérieure,
et
l'autre
partant
lette;
celle
qui
renferme
l'encéphale,
ou
le
siégé
principal
du
système nerveux
ou
excitant.
Sa
forme
générale
varie
:
elle
est
arrondie
(r)
,
alonge’e
(2.)
,
très-alonge'e
(3)
,
pyramidale
(4)
,
etc.
Elle
est
dé
mesurément
grosse
(5)
,
ou
moyenne
(6)
,
ou
petite
(7).
La
tête
se
divise
en
crâne
et
face.
Le
crâne
en
est
la
partie
supérieure
et
postée
rieure',
il
renferme
spécialement
le
cerveau.
Son
volume
varie
relativement
à
celui
de
la
face,
et
en
général
on
remarque
qu'il
est
d'autant
plus
déve
loppé
,
que
l'intelligence
est
lus
grande.
Il
est
formé
des
os
appelés
frontal
ou
rontaux,
pariétal
ou
parie/taux
_,
occipital
ou
occipitaux
,
temparaux
,
sphe’noïde
et
ethmo't'de.
Sa
figure
extérieure
est
tantôt
arrondie
et
lisse
,
tantôt
pourvue
de
saillies
osseuses,
qui
prennent
les
noms
de
:
Crêtes
sarcilie‘res
,
lorsqu'elles
appartiennent
au
frontal
et
qu'elles
sont
situées
horizontale
ment
au-dessus
des
orbites
(8)
5
Crêtes
sagittales
_.
lorsqu'elles
sont
placées
à
la
partie
supérieure
et
moyenne
,
soit
sur
le
parié
tal
,
lorsqu'il
est
unique;
soit‘
sur
la
ligne
de
de
ce
dernier
point
est
tangente
à
la
partie
la
plus
l'ail
lante
du
front.
Cet
angle
facial
ne
se
mesure
guère
que
dans
les
singes
,
chez
lesquels
son
ouverture
varie
entre
6;
et
50
degrés.
De
tous
les
mammifères,
l'arang
au
rang,
après
l'homnie,
l'a
le
plus
ouvert’,
et
le
fburmilier
tamarzozr,
le
plus
aigu.
La
tête
,
en
général,
est
lus
ou
moins ronde
dans
la
plupart
des
singes
,
pyramida
e
chez
,
d'autres
,
alongée
excessivement
dans
les
fournil-cr:
dont
nous venons
de
parler,
énorme
dans
les
e’lz’pltam
,
les
m.
chalou,
les
baleines
,'
très-
etite
dans
les
brudypes,
tout
a
latie,
avec
une
face
en
c
de
canard dans
les
ami:
1
or/tyrtques
,
etc.
(1)
Dans
l'homme.
(2.)
Dans
le
cheval.
(5)
Dans
le
fourmilier.
(4)
Dans
l’alouate.
'(5)
Chez.
les
baleines
,
les
car/talon.
(6)
Dans
la
plupart
des
mammzfires.
(7)
Dans
l'ai.
(8)
Elles
existent
dans
certains
singer;
le
rroglodyu,
les
papions
,
les
mandrills
,
etc.
A
MAMMALOG'IE.
jonction
des
pariétaux
,
lorsque
cet
os
est
dou
ble
(
l)
;
Crêtes
occipitales
,
lorsqu'elles
appartiennent
à
l'os
occipital
et
qu'elles
sont
transverses
.
dans
ce
dernier
cas
,
elles
se
joignent
souvent
à
la
crête
sagitrale
,
pour
former
le
point
d’attache
des
muscles
releveurs
de
la
tête et
du
ligament
cervical
(2.).
Le
trou
occipital
est
l'issue
de
la
moelle
alongée
,
qui
sort
du
cerveau
pour
se
loger
dans
le
canal
rachidien,
qui
suit
l'épine,
et
qui
est
établi
dans
le
corps
même
des
vertèbres.
Ce
trou
est
d'autant
plus
relevé,
que
l'animal a
la
tête
plus
alongée
(5).
La
face,
placée
à
la
partie
antérieure
(4)
ou
inférieure
(5)
,
renferme
les
organes
des
sens
parti
culiers
,
ceux
de
la
vue
,
de
l'ouïe,
de
l'odorat
et
du
goût.
Selon
le
degré
de
développement
des
organes
de
ces
sens
,
la
face
est
plus
ou
moins
volumineuse
,
plus
ou
moins
prolongée
,
et
le
degré
d'intelligence
est
en
général
en
raison
inverse
de
ce
développe
ment.
Cette
face
est
plane
et
perpendiculaire
(6),
ou
prolongée
en
museau
(7),
quelquefois
en
une
sorte
de
tube
(8),
etc.
Elle
se
compose
des
os,
1°.
maxillaires
supérieurs,
2°.
intermaxillaires,
pre
maxillaires
ou
incisifs, 5°.
palatins,
4°.
naraux
ou
or
propres
du
mg,
5".
unguis,
6'
°.
vomer,
7°.
malaires
ou
0:
des
pommettes
,
8°.
maxillaire
inférieur,
et 9°.
des
dents.
Plusieurs
os
du
crâne
lui
sont
communs,
comme
le
sphc'noïde
,
l’ethmoi'de
et
les
temporaaex.
On
y
distingue
les
fosses
orôitaires
,
temporale:
,
nasales
,
palatine
,
l'arcade
zygomatique
_,
etc.
Les
os
maxillaires
déterminent
spécialement
la
forme
de
la
face;
ils
contribuent
,
par
leurs
sinus,â
fortifier
le
sens
de
l’odorat
,
et
par
leur
jonction
avec
les
os
propres
du
nez,
âformer
l’ouverture
des
fosses
nasales
(9).
Les
intermaxillaires,
prit/auxiliaires,
ou
in
(lr)
On
les
voit
chez
les
carnassiers
particulièrement.
(2)
Dans
certains
singes,
les
camauitr:
,
‘les
rumi
aan:
,
les
xolipèdc:
,
etc.
(4))
Chez
l'homme
,
il
est
placé
à
l'équilibre
de
la
tête.
Dans
le
cheval,
les
ruminant
,
les
rongeurs,
les
carnassiers,
au
contraire
, il
est
situé
fort
en
arrière.
(4)
Dans
l'homme
et
quelques
singer.
(5)
Les
autres
mammfèrcr.
(6)
Chez
l'homme
,
l'araag
roux,
les paresseux.
(7)
Dans
lit/plupart
des mammifères.
Chez
l'echr'dne'.
(9)
Ils
sont
médiocres
chez
Homme,
et
très-déve
loppés
chez
les‘
htrbivortl.
Dans
les
fourmi/t'en
,
ils
{ont
de forme
très-allongée.
,MA.-_.__
_.
cisifs,
sont
plus
ou
moins
grands
et
supportent
les
dents
antérieures
ou
incisives
(1).
Les
palatins
,
situés
à
la
face
postérieure
de
la
mâchoire
supérieure
,
ont
aussi
plus
ou
moins
de
développement.
Les
ospropres
du
nez
sont
plus
ou
moins
avancés
sur
les
ouvertures
nasales
(2.).
Le
vomer
s'étend
en
raison
du
développement.
de
l'ethmo'ide.
Les
os
unguis
affectent
diverses
formes
,
selon
celles
qui
sont
propres
aux
cavités
orbitaires.
L'os
malaire
,
articulé
avec
l'os
maxillaire,
est
plus
ou
moins
saillant
et
pourvu
d'une
apophyse'
dire
zygomatique,
qui
se
porte
vers
une
autre,
apophyse
du
même
nom
qui
appartient
au
tem
poral
;
et
lorsqu’elles
se
rejoignent,
il
en
résulte
une
voûte
ou
arc
osseux,
qui
a
reçu
le
nom
d’ar
cade
zygomatique.
L’arcade
zygomatique
est,
par
conséquent
,
complète
(
5)
ou
incomplète
(4)
',
sa
direction
gé
nérale
est
horizontale
(5)
,coutbée
en
dessus
(6)
ou
en
dessous
(7).
Elle
recouvre
dans
le
sens
de
sa
longueur
la
fosse
temporale
,
et
contribue
à
donner
attache
aux
muscles
moteurs
de
la
mâ
choire
inférieure.
Les
fosse:
orbitaire:
sont
profondes,
plus
ou
moins
atron
moins
latérales
(9).
Les
fortes
zemporales
,
tantôt
distinctes
des
orbitaires
(1o)
,
tantôt
communiquant
avec
elles
par
le
fond
de
celles-ci
(1|)
,
tantôt
ayant
un
bord
commun
(1
2.),
sont
plus
ou
moins
profondes
en
raison
de
la
force
des
muscles
qui
y
sont
logés.
Les
fosses
nasales
ont
plus
de
développement
chez
les
animaux
dont
l’odorar
est
fin
que
chez
les
autres
;
quelquefois
la
grande
surface
des
cornets
ethmoïdaux
supplée
si
leur
défaut
d’étendue
(l
5).
lus
ou
moins
clics
(8)
,
plus
ou
(1)
Ils
manquent
chez
l'homme
adulte
;mais
0 n
les
trouve
»
dans
le
fœtus.
A
(2.)
Ils
sont
moyens
chez
l’hamme,
petits
chez
l’e’ll
phant
et
chez
les
mammifère:
â’
trempe
,
prolongés
dans
les
rongeurs
,
les
cochons
,
les
teintes
,
etc.
(5)
Cll't‘ez
ll’honzmez
les
anges,
les
carnassiers.
(
C
ez
es:
mes.
(‘3
Dans
l'homme.
(6)
Chez
les
carnivores.
( )
Chez
les
herbivores“
(ä)
Chez
les
sin
et
elles
sont
rondes.
t71(9)
Latéïales
dans
les
rongeur:
,
antérieures
dan}
omme
et
es
singes.
,
([0)
Homme
et
quadrumams.
(I 1;
Cheval.
.
(
u
Carnassier:
et
rongeurs.
(13)
Chez
l’e’le’plmnt.
les
fosses
communiquent
“ce
MAMMALOGIE.
5'
.«AWZW
__
_
i
La
mâchoire
inférieure
est
arquée
en
devant
(1)
,
ou
bien
ses
branches
se
joignent
à
leur
symphyse
sous
des
angles
plus
ou
moins
ouverts
(2.).Cette
sym
physe
quelquefois
n’est
point
soudée
(5),
d'autres
fois
elle
présente
une
ointe
inférieure
(4).
Les
côtés
de
la
mâchoire
infiérieure
se
terminent
postérieu
rement
en
deux
arties
relevées,
appelées
bran
ches
montantes,
ou
sont
situées
les
condyles
d'arti
culation
avec
le
crâne
,
dans
la
cavité
gléno'r'de.
Les
condyles
sont
tantôt
transversaux
(5),
tantôt
lon
gitudinaux
(6);
et
la
forme
de
la
cavité
glénoïde
répond
à
la
leur.
Ils
disparaissent
en
entier
dans
certains
genres
(7).
'La
partie
antérieure
de
la
mâchoire
inférieure
porte
le
nom
de
menton.
Les
dents
sont
de
petits
os
très-durs,
entou
rés
de
matière
émailleuse
ou
énétrés
par
elle,
et
qui
prennent
naissance
dans
des
capsules
situées
sur
les
bords
alvéolaires
des
deux
mâchoires.
Leur
nombre
et
leur
Forme
varient.
Quelquefois
elles
sont
rem
lacées
par des
fanons
ou
barbes,
qui
«sont
des
ames
de
corne
(8)
échancrées
en
faux,
frangéesâ
leur
extrémité,
et
disposées
par
rangs
rallèles,
à
la
mâchoire
supérieure
seulement,
sur
l’:
surface
du
palais;
elles
sont
inégales
en
lon
gueur,
tantôt
noires,
tantôt
bleues,’
tantôt
blan
ches.
Le
nombre
des
dents
est
variable.
Tantôt
elles
sont
:
Nulles
aux
deux
mâchoires
(9)
;
Tantôt
elles
sont
:
Evidentes
,-
et
dans
ce
cas
elles
sont:
Cornées
aux
deux
mâchoires
(1o)
,
ou
osseuses,
et
c'est
le'
plus
grand
nombre
de
cas.
Alors
elles
existent
:
Dans
la
mâchoire
supérieure
seule
ment
(1
x)
ou
des
sinus qui
occu
ent
presque
toute
la
surface
du
crâne
,
et
qui
contri
uent
à
augmenter
le
volume
de
la
tête
de
cet
animal.
Chez
le
chien
,
les
cornets
du
nez
sont
extraordinairement
développés.
(1)
Chez
l'homme.
(1)
Dans
les
autres
mammifères.
.s
(3)
Les
rongeurs.
(4)
Les
é/e'phuns.
(3')
Chez
les
mammiftres
carnassiers.
(6)
Chez
les
rongeurs
et
les
ruminans
surtout.
(7)
Fourmilier.
‘
(8)
Baleine
,
haleinopière.
(9)
Fourmilierr,
e'chidne's,
pangolîns
,
quelques
dau
phins.
:
‘(10)
Dans
l'ernitharhynque.
(u)
Dans
une
espèce
de
dauphin.
._-..__—____
__
_
_.
Dans
la
‘mâchoire
inférieure
seulement
(1)
,
ou
Dans
les
deux
mâchoires
(2).
Quand
elles
existent
aux
deux
mâchoires
,
ces
dents sont:
‘
D'une
seule
forme
conique
ou
canine
(5)
;
D’une
seule
forme
molaire
(4)
,
ou
De
plusieurs
formes
garnissant
le
bord
des
mâchoires
d'une
manière
:
Incomplète,
c'esr-â-dite,
laissant
un
espace
vide
,
Ânte'rieur
supérieurement
et
inférieure
mm
(5);
Ante'rieur
supérieurement
et
intermédiaire
infe'rieurement
(6);
'
Intermédiaire
‘supérieurement
,
et
ante’
rieur
inférieurement
(7)
;
Intermédiaire
inféricurement
et
supe'rieib
rement
,
Parfaitement
(8),
ou
Imparfaitement
(9).
Complète,
c’est-ri-dire,
sans
espace
vide,
tantôt
les
dents
ayant
une
disposition
Anomale,
c'est-:‘t-dire
,
ne
présentant
pas
la
forme
des
trois
sortes
de
dents
bien
dis
tincte
(1o).
Normale»,
c’est-à-dire,
bien
distinguées
en
incisives,
canines
et
molaires
(i
i).
(l)
Caehalots.
(2)
Dans
la
plupart
des
mammifères.
(3)
Dauphins.
(4)
Tatou,
orycte'ropc
,
meguthcrium
,
rhinocéros
d'A
-
frique
,
lamantin
adulte.
(5)
Tardigrades
et
morses.
(6)
Ruminant
,-
le
plus
souvent
sans canines,
et
quel
quefois
en
étant
pourvus
(les
cerfs
,
les
chameaux
,
les
c/revrotains).
(7)
Éléphant
,
mastodonte
,
dugong
et
jeune
lamantin.
(8)
Dans
les
ron
curs,
où
les
incisives
sont
générale
ment
au
nombre
e
deux
à
chaque
mâchoire,
si
l'on
en
excepte
les
lièvres
et
les
piltas
,
qui
en
ont
quatre‘supé
rieures
et
deux
inférieures;
les
dam’ans
qui
en
ont
deux
en
haut
et
quatre
en
bas
5
le
rhinocéros
d'Asie
,
qui
en
a
quatre
à
chaque
mâchoire;
les
kanguroos,
qui
en
ont
six
supérieures
et
deux
inférieures
,
etc.
(9)
C‘e’st-à-dire
,
dont
les
espaces
intermédiaires
ren
ferment
des dents
d’une
forme
anomale,
des
canines
ou
de
fausses
canines
;
les
genres
cheval
,
potoroo,
phascolarctas
ou
Itaala
,
phalanger
et
petauriste.
(l0)
Anoploiheriam
,
homme
,
orang
,
loris
,
tarsier
,
gale’opiihèque.
(
l
l)
La
plu
art
des
genres
de
ehe't'roptères
,-
les
singes
,
surtout
ceux
el’ancien
Continentsles
carnassiers,
les
dia'elfhes
,
dasyurcs
,
les
cochons
,
les
tapirs
,
etc.
A2.
4
MAMMALOGIE.
.4‘
q.
Selon
leur
position
et
leur
forme,
ces
noms
sont
gttribués
aux
dents,
de
la
manière
suivante
.
lncisivcs,
celles
qui
sont
placées
en
avant
entre
les
canines.
Les
incisives
de
la
mâchoire
supérieure
(l'homme
excepté)
sont
implantées
dans
les
os
incisifs,
præmaxillaires
ou
intermaxil
laires.
canines
,
lorsqu'elles
sont
latérales
,
plus
lon
gues
que
les
autres‘,
de
forme
coniqne,.s'entre
croisant
avec
celles
de
la
mâchoire
opposée
,
et
insérées
dans
l'os
maxillaire.
sllolaires,
lorsqu'elles
sont
fixées
dans
les
bords
alvéolaires
vers
le
fond de
la
bouche.
Ces
dernières
ont
reçu,
selon
leur
forme
,
les
noms
de
:
Machelières
,
lorsqu'elles
sont
à
couronne
(ou
sommet
)
plane
ou
tuberculeuse.
Carnassières
,
lorsqu'elles
sont
fortes et lo
bées
,
comprimées
et
tranchantes
par
leur
bord.
Fausses
molaires,
lorsqu'elles
sont
anté
rieures
et
un
peu
coniques,
comme
les
ca
mines.
Tuberculeuses
,
lorsqu'elles
offrent
des
ta
lons
ou
des
parties
mousses
,
et
qu'elles
ap
partiennent
à
un
animal
qui
présente
en
même
temps
des
carnassières.
Ces
mêmes
dents
molaires,
considérées
sous
le
rapport
de
leur
structure
,
sont
de
deux
sortes
:
Simples,
lorsqu’elles
ont
une
forme
dé
terminée,
et
qu'une
fois
sorties
des
cellules
où
elles
ont
été
formées,
elles
ne
prennent
plus
d'accroissement.
Alors
on
leur
reconnoîr,
1°.
une
racine,
ou
la
partie
implantée
;
2°.
un
collet,
ou
la
lignede
séparation
de
la
racine,
et
3'.
une
troisième
partie
,
celle
qui
sert
à
la
mastication
,
qui
est
la
couronne.
Elles
peuvent
avoir
la
couronne
à
tuber
cules
mousses
(t),
à
tuécrcules
aigus
(2.)
,
plane
(5),
lobe’:
et
tranchante
(4)
,
à
collines
(1)
L‘homme,
les
singes
de
l'ancien
Continent,
les
sapajous,
les
aimants,
les
arÈ/rs,
les
ours
proprement
dits
,
etc.
(2.)
Les
animaux
inn‘czi'l'ûrfl'
,
tels
que
les
hérissons,
les
ouistitis,
les
taupes
,
etc.
5)
Dugong.
.
(4)
Les
carnassiers
proprement
dits,
tels
que
les
saints,
les
chut-f
,
etc.
transverses
(t),
d
figures
d’e'mail
diversement
con
armées
(2.),
mamelonnc'e
(3)
,
etc.
Composées,
quand
elles
sont
formées
de
replis
de
l'émail
dans
la
matière
osseuse
(4)
,
ou de
dents
particulières
,
en
forme
de
lames
soudées
entr'elles
par
la
matière
cc’menteuse
(5
);
quand
elles,
n'ont point
de
racines
propre
ment
dites
,
ni
de
collet;
enfin
,
quand
elles
poussent
continuellement
par
leur
base
,
tan
dis
qu'elles
s'usent
par
leur
sommet
ou
cou
tonne,
qui
est
le
plus
souvent
tronqué
ho
rizonralement.
On
peut
aussi
placer
au
nombre
des
molaires
composées,
celles
qui sont
fibreuses
,
c'est-idire,
qui
résultent
de
la
réunion
d'un
grand
nombre
de
tubes
émailleux
creux
,
et
qui
donnent
à
ces
dents
une
ressemblance
de
structure
avec
les
tiges
de
jonc,
soir
qu'elles
soient
implantées
dans
les
mâ
choires
(6),
soit
qu'elles
se
trouvent
simplement
attachées
aux
gencives
(7).
Les
molaires
sont
rarement
au
nombre
de
plus
de
sept
de
chaque
côté‘des
mâchoires,
et
quelquefois
il
n'y
en
a
ne
deux,
ou
même
point
du
tout.
On
donne
le
nom
e
lignes
dentaires
aux
bords
des
mâchoires
qui
les
supportent
,
et
l'on
remarque
que
ces
lignes
sont
diversement
inclinées
l'une
vers
l'autre
,
à
chaque
mâchoire.
Lorsque
ces
dents
offrent
des
dessins
émailleux
â
leur
couronne
,
il
arrive
cons
tamment
qu'ils
sont
pour
celles
d'en
haut
,
dans
un
sens
opposé
à
ceux
des
molaires
inférieures.
Les
incisives
peuvent
être
divisées
2
i°.'en
inci
sives
achevées,
celles
qui
ont
une
racine
un
collet
,
un
tranchant,
et
qui
ne
poussent
pas
une
ibis
qu'elles
sont
formées
(8)
;
z'’'
en
incisives
poussant
pendant
toute
la
vie
de
l'animal
(9).
Ces
mêmes
dents.
sont
tantôt
:
Proclivcs
,
lorsqu'elles
sont
couchées
en
avant
(10).
‘
W
(1)
Les
Itanguroas
,
les
lamantin:
,
etc.
(2)
L’Itippopotame.
(5)
Le
mastodonte.
.
(4)
Les
castors
,
les
porcs-[pic
,
les
rampagnols,
les
lièvres,
le
cheval,
les
ruminans,
sont dans ce
cas.
( g)
Les
éléphant
et
le
phuscodures.
‘
(6)
Celles
de
l’oryte'trope.
(7)
Celles
de
l'ornitharhynqut.
.
(8)
Celles
de
l'homme
,
des
carnassiers,
des
ruminans.
(9)
Ce
sont
celles
des
rongeurs.
'
(l0) Dents"
inférieures
des,
maki:
,
des
kanguroos
,
des
phalangtrs.
F
A
MAMMALOGIE.
5
Pectine'es
,
lorsque
leur
bord
ofl'te
des
scrssures
profondes
(r).
'
Tranchantes
,
quand
leur
‘bord
est
cou
pant
(2.).
Bilobe’es
ou
trilabe’es
,
selon
qu'elles
offrent
un
ou
deux
sillons
sur
leur
tranche
(3).
En
biseau
,qusnd
leur
face
postérieure
est
tronquée
obliquement
(4).
Bifurque’es
,
quand
elles
ont
la
figure
d'une
fourche
(5).
En
forme
de
defense
,
droite
(6)
ou
arquée
en
en-haut
(7).
>
En
cuiller,
quand
elles
sont
aplaties
,
at
rondies
et
légèrement
creusées
sur
la
surface
interne
(8).
En
alêne
,
c’est-â-dite
,
amincies
en
pointe
aiguë
depuis
la
base
jusqu'à
la
pointe
(9).
cylindrique:
et
tronquées
(r
0).
Quant
à
leur
nombre
, il
est
variable
et
offre
toutes
les
combinaisons
suivantes
:
l
4 I
le
I
6
ÎsÎaÎs
T:
îsîs
etc.
Les
canines
ont
toujours
la
forme
conique
et
pointue,
et
sont
arquées
en
arrière;
elles
sont
plus
ou
moins
comprimées.
Elles
prennent
le
nom
de
défenses
lorsqu'elles
sortent
fortement
de
la
bouche,
soit
pour
se
recourber
en
en-bas
(r
r)
,
soit
pour
se
diriger
latéralement
(r
i)
,
soit
enfin
pour
se
relever
au-dessus
de
la
tête et
s'y
recour
ber (r
3).
Toujours
les
canines
supérieures
,
en
se
croisant
avec
les
inférieures
,
se
placent
derrière
celles-ci.
Leur
nombre
le
plus
habituel
est
de
quatre
,
deux
à
chaque
mâchoire
;
mais
on
observe
aussi
d'autres
combinaisons.
Quelquefois
elles
sont
si
fortes
à
leur
base
,
et
tellement
rapprochées
l'une
de
l'autre
,
qu'elles
chassent
les
incisives
en
avant
,
et
même
a
1?’
s)
Î,
(I)
Celles
des
gale’apithèques.
(2.)
Celles
.de
l'homme
et
des
.ringrs.
.
(5)
Celles
de
quelques
Vespertilion:
et
des
jeunes
chiens.
(4)
Les
incisives
supérieures
de
la
plupart
des
rongeurs
,
et
les
inférieures
de
quelques-uns.
(r)
Celles
de
quelques
otaries.
(6)
Celles
du
na'whal.
(7)
Celles
de
l'éléphant
et
du
mtutodonte.
(S)
Celles
de
la
mâchoire
inférieure
du
condylure.
(9)
Les
incisives
inférieures
de
la
plupart
des
l'on
‘mm
(10)
Celles
du
phascolome.
(r 1)
Chez
le
morse.
(r
2.)'
Chez
le sanglier
et
le
phasme/me.
(15)
Chez
le
babyrousra.
les
font
tomber.
Leur
substance
est
beaucoup
plus
serrée
que
celle
des
autres
dents,
et
elle
porte
en
commun
avec-celle
des
défenses
des
e‘lc’phanr
,
le
nom
d'ivoire,
chez
les
animaux
où
ces
dents
acquiè
rent
un
grand
développement.
Le
TRONC
(1)
se
compose
de
la
colonne
verte’
brale
,
des
côtes
et
du
sternum.
'
(i)
A
l'extérieur,
le
tronc
se
divise
en
eau
ou
partie
antérieure
,
du:
ou
partie
supérieure
,
lombu
ou
partie
postérieure
et
supérieure
,poilrf'ne
ou
partie
antérieure
et
inférieure,
ventre
ou
partie
inférieure,
et
flanc:
ou
parties
latérales.
La
artre
supérieure
du
cou
reçoit
le
nom
de
nuque,
et
l'iu
érieure
celui
de
gorge.
On
peut
en
cote
ajouter
la
queue
au
tronc
,
comme
ne
formant
que
la
continuation
de
la
colonne
vertébrale.
Le
eau
est
plus
ou
moins
long.
Dans
les
mnmmîfl're:
aquatiques
par
excellence,
comme
les
piraté:
,
où
le
corps
est
tout-à-fart
taillé
comme
celui
des
poissons,
ce
cou
n'est
pas
distinct;
et
même
dans
le
squelette,
les
vertèbres
cervicales
sont
d'une
minceur extrême
et
soudées
res
que
toutes
ensemble.
Dans
les
lamantins,
latête
n'eil
pas
non
plus
distinguée
du
tronc par
un
cou
bien
prononcé.
Pourles
aurresanimaux
,
on
remarque,
en
général
,
que
la
longueur
du
cou
est
proportionnelle
à celle
de
la
hau
teur
des
pieds
de
devant,
au
garrot,-
ainli
les
rumimm:
et
surtout
les
ruminan:
les
plus
élevés
sur
jambes,
comme
les
girafes,
les
chameaux,
les
lamas,
ont
le
cou
le
plus
long.
Le
cheval,
dont
la
tête
est
plus
lon
ue,
a le
cou
lus
court
,
relativement.
Les
rongeurs et
es
camauim
l'ont
médiocre;
les
chauves-souris,
qui
saisissent
leur
proie
au
vol,
l'ont
assez
court,
ainsi
que
les
quadru
marrer
,
les
lvimancs et
la
plupart
,des
rongeurs
,
qui
peu—
vent
porter
leur
nourriture
à
leur
bouche,
à
l'aide
de
leurs
membres
antérieurs.
L'éléphant
,
qui
a
dans
sa
trompe
un
moyen
de
préhen
sion
excellent,
a
le
cou
fort
court.
il
en
est
de
même
du
mastadarue
ou
animal
de
l'Ohio;
et,
dans
le
rapir
,
où
le
cou
est'un
peu
plus
long
,
la
trompe
est
plus
courte.
Le
dos varie
dans
ses
dimensions;
il
est
d'autant
moins
long,
que
l'animal
est
lus
épais
dans
toutes
ses
for»
mes
,
comme
cela a
lieu
ans
l'éléphant
et
l'hippopotame,
il
est
rrès-alongé,
au
contraire,
dans
quelques
petits
carnassiers,
comme
ceux
du
genre
des
marre:
,
bombé
comme
celui
d'un
poisson
dans
les
cc’mce’r,
etc.
Sadi
rection
générale
est
parallèle
à
l'horizon
dans
la
plupart
des
mammifères
,'
dans
l'homme
seulement
elle
est
verti
cale
;
dans
la
girafe
et
dans
quelques
singes
à
longs
bras
,
elle
est
intermédiaire
à
ces
deux
directions.
Les
lamlm
(ou
la
croupe)
ont
plus
de
largeur
dans
les
animaux
destinés
à
la
course,
que
dans
les
autres;
et,
en
général
,
le
bassin
est
modifié
pour
le
genre
de
vie
5
dans
les
phoques
il
est
alongé
et
très-étroit.
Dans
les
taupes
etles
chauves-souri:
,
qui
ne
font
ufage
,
pour
ainsi
dire,
que de
leurs
pieds
de
devant,
les
lombes
ont
aussi
fort
peu
de
largeur,
tandis
que
dans
les
chevaux
,
les
ruminans
des genres des
cerfl
et
des
antilopes
,
la
croupe
'
est
fort
marquée
,
etc.
La
poitrine
est
plus
large
dans
les
mamriufem
pourvus
de
clavnules,
que
dans
ceux
où
ces
os
son;
rudimen
6
MAMMALOGIE.
‘La
colonne
vertébrale
se
divise
en
plusieurs
ré
gions;
savoir
:
1°.
La
région
cervicale
,
qui
correspond
au
cou
,
et
qui
est
formée,
pour
l'ordinaire
(1),
de
sept
vertèbres
,
quelle
que
soit
sa
longueur.
2°.
La
région
dorsale,
qui
forme
l'épine
du
dos
proprement
dite
,
et
qui
est
composée
d’un
nombre
variable
de
vertèbres
,
sur
les
côtés
desquelles
sont
articulées
les
côtes
:
ces
ver
tèbres
,
surtout
les
antérieures
,
ont
des
apophyses
épineuses
plus
ou
moins
dévelop
pees.
3°.
La
re'gion
lombaire
,
qui
se
rapporte
à
la
partie
que
l'on
appelle
les
reins,
formée
de
vertèbres
en
petit
nombre.
4°.
La
re’gion
pelvienne
ou
.racre'e
,
qui
s'at
trcule
avec
le
bassin.
5°.
La
re'
ion
coceygienne
ou
caudale,
lus
ou
moins
éveloppée
,
et
composée
d'un
nombre
très-variable
de
vertèbres.
Elle
sou
tient
la
queue
,
etc.
'Les
côtes
_,
dont
l'ensemble
Ferme
la
cavité
thoracique
,
sont
de
deux
sortes
:
Srernales
ou
vraies
,
celles
qui
se
portent
jusqu’au
sternum
,
avec
lequel
elles
s'articu
lent
au
moyen
d'un
cartilage.
Astemales
ou
fausse:
,
celles
qui
ont
beau
coup
moins
de
longueur,
et
qui
sont
situées
postérieurement.
Les
unes
et
les
autres
varient
en
nombre
,
en
épaisseur,
en
longueur,
etc.
Le
sternum
est
la
clef
à
laquelle
viennent
aboutir
les
côtes
vraies
ou
sternales.
Il
est
composé
d'un
nombre
plus
ou
moins
grand
de
pièces,
qui
se
soudent
ensuite
pour
n'en
for
mer
qu'une
seule.
Le
sternum
varie
en
éten
due,
selon
les
espèces
(i).
L’os
hyoi'de,
considéré
par
quelques
phy
siologistes
comme
un
sternum
anre’rieur,
sert
à
soutenir
la
langue,
Ses
cornes
sont
quelquefois
très-développées,
et
deviennent
des
os
parti—
culiers.
Son
corps,
dans
quelques
espèces,
est
très-volumineux
et
creusé
en
une
sorte
de
tambour
(2.).
Les
EXTRÉMITËS
ou
les
membres
sont
tantôt
au
nombre
de
quatre
(5)
,
tantôt
.au
nombre
de
deux
(4.)
,
et
alors
les
postérieures
sont
représentées
seulement
par
un
os
perdu
dans
les
chairs.
Les
membres
antérieurs
n'ont
point
d'articula
tion
marquee
avec
le
tronc
:
ils
en
sont
tout-â
fart
isolés.
Ils
se
composent
des
os
suivans
:
°
L’
l
1
.
omop
ate
ou
scapulum
,
os large et
aplati;
avec
une
c'rête
plus
ou
moins
prolon
gée,
plus
ou
moins
élevée
,
tantôt
rappro
/
A
I
'
chee,
tantot
écartée
du
bord
interne;
son
mires.
Ainsi,
l'homme
,
les
quadrumanes
et
les
chauve:
souris
sont
ceux
ui
ont
le
poitrail
le
plus
ample
,
tandis
que
les
agouu’r,
es
lièvres,
les
ruminanr
,
qui
sont
des
animaux
essentiellement
coureurs
,
l'ont
fort
étroit.
Dans
l'homme
,
les
quadrumanes,
beaucoup
de
cluïrop
1ère:
,
les
lamantin:
,
les
mamelles
sont
situées
sur
cette
région.
Le
ventre
est
plus
ou
moins
renflé,
selon
le
genre
de
nourriture
des
animaux
3
ainsi
ceux
qui
vivent
d‘her
bes
,
qui
sont
obligés
d'en
prendre
une
très-grande
quantité
pour
pouvoir
subsister,
et
qui
ont
un
appareil
igestif
approprié;
les
ruminanJ
et
les
:olipia’es
ont
le
ventre
gros
,
tandis
que
les
carnassiers
qui
prennent
beaucoup
moins
d’alimens,
et
dont
les
intestins
sont
fort
courts,
l'ont
eu
volumineux
,
et
même
.
dans
certains
(les
chien:
evrierr,
par
exemple),
il
est
comme
appliqué
postérieurement
sur
la
face
inférieure
de
la
co
lonne
vertébrale.
Dans
les
aime:
qui
n'ont
tous
qu'un
vestige
inté
rieur
du
bassin,
le
ventre
n’est
séparé
de
la
queue
que
par
la
région
où
se
trouvent
les
organes
de
la
généra
tion
,
l'anus
et
les
mamelles.
Les
flancs
nîofl’rent
rien
de
remarquable
dans
la
plu
part
des
quadrupèdes;
ils
sont
d'autant
lus
amples
ou
d’autant
plus
étroits
,
que
le
ventre
a
p
us
ou
moins
de
volume.
La
queue
affecte
des
formes
très-variées
dans
les
mm
mifèrer.
Elle
n'existe
pas
dans
quelques-uns,
tels
que
les
orange
,
le
pongo
,
quelques
roussette:
et
phyllauomes
,
le
flmsrolome,
le
raz-taupe
,
les
pika:
,
le
cahier‘
,
etc.
Elle
elle
elt
remplacée
par
un
simple
tubercule
dans
le
magot.
Elle
eli
fort
courte
dans
quelques
macaques,
dans
les
car."
proprement
dits
,
les
cerfs,
les
antilope:
,
le
koala
,
ttc.;
extrêmement
longue
dans
les
main‘:
,
les
guenons
,
les
atèles,
les
kinkajou:
,
les
dirielphe:
,
le
fourmilier
lama
noir
,
les
gerboiser.
Elle
est
ronde
dans
la
plupart
des
es
pèces
où
elle
existe
,
et
son
tronçon
diminue
insensible
lnent
depuis
sa
base
jusqu'à
l'extrémité.
Elle
est
courte
,
épaisse
,
aplatie
de
haut
en
bas
,‘
de
forme
ovale,
dans
les
canon,
les
lamantin:
et
l’ornirhorhynque
,'
presque
carrée
dans
quelques
mumraignes;
triangulaire
et
robuste
dansles
hmguroos
,
etc.3
prenante
ou
susce
tible
de
s’enrouler
sur
elle-même,
dans
plusieurs
singes d’
mérique,
les
didtlphes,
les
Phalanger:
Île coendou
,
etc.
(1)
L'unau,
espèce
de
bradypt,
en
a
neuf.)
point
d'articulation
avec
l'os
suivant
offre
un
W
(1)
Chez
les
cheïroprèree
et
les
taupes,
il
est
très-grand.
(2.)
Chez
l'alarme
et
les
autres
linge:
hurleure.
(3)
Dans
la
plu
art
des
'
'
‘ ’
.
pède:
,
à
cause
de
gela.
mammlfgm'
a'PPel‘es
qui“
(4)
Chez
les
ce'çare'a.
MAMMALOGIE.
7
prolongement
(apophyse
coracoïde)
,
qui
se
développe
quelquefois
tellement
,
qu'il
sem
ble
un
os
particulier
(1).
'
2°.
La
clavicule,
os
long
servant
d'arc
boutant
à l'épaule
,
s'articulant
d'une
part
avec
l'omoplate,
et
de
l'autre
avec
le
sternum.
Elle
est
:
/
Complète
chez
tous
les
animaux
qui
por
tent
leur
main
à leur
bouche.
'
Incomplète
dans
beaucoup
de
carnas
srers
et
de
rongeurs.
Nulle
dans
les
animaux
essentiellement
destinés
à
la
marche.
,
5°.
L'humc’rus
,
qui
est
l'os
du
bras.
Il
varie
‘en
longueur
(1)
;
sa
surface
est
quelquefois
munie
de
saillies
ou
d'apophyses
très-sail
lames.
4°.
Le
radius
,
et
5°.
le
cubitus
,
os
de
l'avant-bras.
Tantôt
ces
deux
os
sont
distincts
,
et
dans
ce
cas',
ou
ils
peuvent
tourner
oblique
ment
l'un
sur
l'autre
(5)
,
ou
ils
sont
fixés
par
leurs
extrémités
(4,)
;
tantôt‘
le
radius
devient
l'os
principal,
et
le
cubitus,
réduit
à
l'état
rudi
mentaire
,
ne
forme
plus
qu'une
apophyse
de
celui-ci
'
6°.
Les
os
carpien:
ou
du
poignet,
petits
et
disposés
sur
deux
rangées,
dont
le
plus
grand
nombre
est
de
neuf,
et
le
moindre
de
cinq.
,
7°.
Les
me’tacarpiens,
en
nombre
variable,
depuis
deux
jusqu'à
cinq
(6),
de
forme
alou
gée
et
correspondant
aux
doigts
,
mais
quel
quefois
représentant
des
doigts
rudimentaires.
8°.
Les
phalanges
,
qui
composent
les
doigts
,
au
nombre
de
cinq
au
plus.
Chez
les
quadrupèdes,
tous
les
doigts
,
le
pouce
(
1)
Chez
l‘ornizltorhynque
et
l’échidné
,
qui
,
sous
ce
rap
excepté
,
ont
trois
phalanges
,
dont
la
dernière
sup
porte
l'ongle
ou
le
sabot,
et
varie
dans
ses
formes
en
raison
de
la
disposition
et
de
la
figure
de
cette
armure
cornée.
Le
pouce
n'a
que
deux
phalanges.
Il
manque
souvent.
Chez
les
cétacés
,
les
doigts
sont
formés
d'un
nombre
considérable
de
phalanges
aplaties
et
comme
soudées
entr'elles
par des
cartilages.
Les
membres
postérieurs
,
lorsqu'ils
existent
,
se
composent
d'un
bassin
qui
est
annexé
à
la
colonne
vertébrale
et
qui
semble
en
faire
par»
tie
,
d'un
fémur,
d'un
tibia
et
d'un
péroné
,
d'un
tatse
,
d'un
métätarse
et
de
doigts.
19.
Le
bassin
est
composé
lui-même
de
deux
os iléons
,
formant
la
saillie
des
hanches,
et
articulés
avec
les
vertèbres
sacrées
,
de
deux
ischions
situés
vers
la
partie
postérieure
,
et
de deux
pubis
,
qui
constituent
la
partie
an
térieure
ou
inférieure.
On
y
remarque
une
cavité
cotyloïdc
,
pour
l'articulation
de
l'os
de
la
cuisse
,
dont
la
position
varie
selon
le
mode
de
locomotion de
l'animal.
2°.
Le
fémur,
qui
correspond
à
l'humérus
des
membres
antérieurs,
a
,
comme
lui,
une
longueur
relative
à
celle
des
autres
03
des
ex
trémités
,
et
des
crêtes
et
des
saillies
plus
ou
.
moins
développées
,
surtout
chez
les
anxmaux
marcheurs.
5°.
Le
tibia
et
4°.
le
pe’rone’
,
qui
corres
pond
au
cubitus
et
au
radius
,
offrent
les
mêmes
variations
5
tantôt
ces
deux
os
sont
fort
distincts
et
mobiles
l'un
sur
l'autre
(1);
tantôt
ils
sont
distincts
,
mais
peu
mobiles;
le
plus
souvent
le
péroné
n'est
que
rudimentaire.
5°.
Le
tarsc
n'est
jamais
formé
de
plus
de
sept
os
,
dont
le
plus
remarquable
est
celui
qui
soutient
le
talon
ou
calcaneum.
Son
dévelop
pement
est
relatif
au genre
de
locomotion
des
quadtupèdes.
6°.
Les
os
du
me’tatarre
sont
au
plus
au
nombre
de
cinq
,
et
au
moins
au
nombre
‘de
deux
,
soudés
et
réunis
en
un
seul.
Ils
corres
pondent
aux
doigts.
7°.
Les
doigts
ou
orteil:
,
formés
de
trois
phalanges,
et
le
pouce
qui
n'en
a
que
deux
,
peuvent
être
comparés
exactement
à
ceux
des
membres
antérieurs.
La
rotule
est
un
petit
05
isolé
,
placé
dans
l'ar
ticulation
fémoto-tibiale
port
,
se
rapprochent
des
oiseaux.
(2.)
Sa
longueur
est
en
sens
inverse
de
celle
des
os
du
métacarpe
et
du
métatarse.
Ainsi.
chez
les
ruminan:
et
les
.wäpèdes
qui
ont
des
canons
très-longs,
cet
os
est
fort
court.
(5)
Dans
l'homme
et
les
ring".
(4)
La
plu
art
des
carnassiers
et
des
rongeurs.
(
;)
Chez
es
ruminan:
et
les
fialipèdu.
(6)
Chez
le
cheval
il
y
en
a trois:
un
principal
,
sp.
pelé
le
canon
,
et
deux
rudimentaires
,
appelés
pérane’s.
Les
lulppopommn
,
les
toc/ton:
en
ont
quatre.
L'homme,
les
Jinger
,
la
plupart
des
carnassier:
en
ont
cinq.
Les
ruminan:
en
ont
deux
soudés
en un
seul
canon.
(1)
Chez
les
singes
et
les
makis.
(2.)
Vu
q
la
suite
de
la
Description
des
membres
,à
l'article
u
TOUCHER.
8
MAMMALOGIE.
2°.
ou
MUSCLES ou
ORGANES
Ac'rrfl
ne LA
Locouo'rrort.
La
fibre
contractile
ou
musculaire
des
mammi
{ères
est
ordinairement
rouge,
quelquefois
assez
lanche,.et
d'autres
fois
très-brune
ou
presque
noire
,
sans
qu'il
paroisse
y
avoir
de
rapport
entre
les
différences
et
les
divers
modes
d'organisations
de
ces
animaux.
En
général,
sa
couleur
est
plus
foncée
dans
ceux
qui
vivent
dans
l'eau.
Les
muscles
,
ou
la
réunion
d'un
certain
nombre
de
ces
fibres
contractiles
,
sous,
une
forme
et
une
direction
déterminée,
quoique
toujours
dé
pendantes
de
l'enveloppe
de
l'animal,
peuvent
cependant
être
divisés
en
deux
couches;
en
:
C
utane’s
proprement
dits,
ou
ceux
qui
adhè
rent
réellement
à
la
peau
et
qui
la
meuvent;
et
en
:
Profond:
,
ou
ceux
qui
appartiennent
réelle
ment
au
squelette
,
et
viennent
d'un
os
pour
se
terminer
à
un
autre.
Les
rentiers
sont
en
im
ortans
à
connoître.
P P
Quant
aux
derniers,
en
prenant
comme
point
de
départ
le
canal
intestinal,
qui
peut
être
considéré
justement
comme
l'axe
du
corps,
ils
peuvent
être
divisés
en
supérieurs
,
en
inférieurs
et
en
latéraux,
qui
comprennent
ceux
des
membres.
Ceux
de
la
partie
supérieure.
au
canal
intestinal
sont
peut-être
les
plus
importons;
ils
forment
ce
I /
qu on
nomme
muscles
de
la
colonne
vertebrale
_,
ce
qui
comprend
ceux
qui
meuvent
la
tête
,
les
vertè
bres
et
la
queue.
Les
inférieurs
forment
une
série
ou
presqu'un
seul
muscle
étendu
,
du
pubis
jusqu'à
la
symphyse
de
la
mâchoire
inférieure,
et
dont
les
fibres
sont
parallèles
et
entre-coupées
par
la
réunion
des
mem
bres
et
des
côtes.
Enfin
les
latéraux
,
plus
ou moins
obliques
,
sont
presque
toujours
formés
de deux
couches
qui
se
croisent
,
occupent
les
flancs,
e‘t
servent
constam
ment
aux
mouvemens
des
côtes.
\
Les
supérieurs,
ou de
la
colonne
vertébrale
,
prenant
le
système
nerveux
qu'elle
contient
pour
axe
,
peuvent
être
eux-mêmes
subdivisés
en
supé
rieurs
ou
extenseurs
,
en
inférieurs
et
en
latéraux
,
ou
iléchisseurs
latéraux.
Les
principaux
extenseurs,
‘en
marchant
de
la
tête
à
la
queue
,
sont
les
grands
et
petits
droits
de
la
tête,
et
tous
les
inter-épineux,
quand
ils
existent;
et
ces
derniers
sont
d'autant
plus
développés
,
'que
les‘
mouvemens
de
telle
ou
telle
vertèbre
doivent
être
plus
grands;
le
grand
et
le
petit
oblique
de
la
tête ,
le
transversaire
e'pineux
,
le
multifidus
d'Albi
nus
,
muscles
qui
se
portant
en
général,
d'une
apo
physe
transverse
ou
articulaire
à
une
épineuse
,
quel
quef'ois
en
sens
inverse
,
produisent
réellement
l'extension
directe
de
la
colonne
vertébrale,
peu
vent
aussi
produire
une
sorte
de
rotation,
ou
mieux,
de
flexion
latérale
,
quand
ceux d'un
côté
seulement
agissent.
Il
faut
y joindre
ceux
qui
recouvrent
les
précédens
,
comme
les
sacre-lombaires
,
le
long
dorsal
et ses
dépendances
,
les
splenius
_.
complexus,
'
digastriques
de
la
tête
,
et
tous
les
sacfo-coccygiett:
supérieurs.
Tous
les
muscles
sont
ordinairement
composés
de
petits
faisceaux
charnus
très-nombreux,
qui
se
portent
,
ou
directement,
ou
plus
ou
moins
obli
quement
,
d'une
ou
plusieurs
vertèbres
à
une
autre
,
à
la
suivante
,
ou
même
à
une
beaucoup
plus
anté
rieure
ou
plus
postérieure
,
comme
pour
la
tête
ou
la
queue;
ils
forment
des
muscles
véritablement
complexes
dans
leur
composition
et
leur
action.
En
général
ils
sont
développés
proportionelle—
ment
aux
mouvemens
permis
de
telle
ou
telle
par
tie
de
la
colonne
vertébrale,
et
la
longueur
de
leurs
fibres
est
également
proportionelle
:‘r
l'étendue
du
mouvement.
Les
muscles
fléchisseurs
de
cette
colonne
verté
brale
n'existent
qu'au
cou
et
aux
lombes;
ce
sont
le
petit et
le
grand
droit
antérieur‘
de
la
tête
,
le
long
du
con
,
le
petit
psoas
,
les
sous-caudiens,
.
Les
muscles
latéraux
sont
‘le
petit
droit
lare’ral
,
les
inter-transversaires
,
le
carre’
des
[ornées
, les
coccygiens
latéraux
,
tous
muscles
également
com
plexes.
Les
muscles
inférieurs
au
canal
intestinal
sont
étendus
entre
la
symphyse
du
menton
et
celle
du»
pubis
:
ce
sont
,
en
allant
d'avant
en
arrière
,
les
génio-ltyoïdiens',
hyo-glosse
et
thyro-ltyoi'diens
,
sterno-hyoidien
et
“trac-thyroïdien,-
et
enfin
le
grand
droit
de
l'abdomen
,
qui
va»
quelquefoisde
la
première
côte
au
pubis.
Enfin,
les
muscles
latéraux
se
divisent
,
comme
il
a
été
dit
plus
haut
,
en
ceux
des
côtes
et
ceux
des
membres.
Ceux
des
côtes
sont
les
inter-cristaux
,
qui
peu
vent
être
divisés
en
abaisseurs
et
en
élévateurs
,
ou
en
externes
et
en
internes.
Les
muscles
latéraux
les
plus
antérieurs
sont
ceux
qlll
MAMMALOGIE.
9
qui
meuvent
la
mâchoire
inférieure;
les
élévateurs
sont
le
masse’ter
et
le
temporal
qui
ne
font
réelle
ment
qu'un muscle
,
et
les
pte’rygci'diens
interne
et
externe
:
l'abaisseur
est
le
digastrt'que.
Entre
la
mâchoire
inférieure
et
l'os
hyoïde
,
il
y
a
pour
celui-ci
un
élévateur
qui
est
le
stylo-hyoi'dt'en,
et
un
abaisseur
qui
est le
scapulo-trache'lien.
Au-delâ
viennent
les
appendices
simples
,
qu'on
nomme
côtes;
il
faut
regarder
comme
élévateurs
des
premières
les
scalènes
,
ensuite
les
sur
et
sous
costaux
.
les
inter-costaux
internes
et
externes...
même
les
sous
—stern.zux
,
enfin
les
deux
obliques
de
l'abdomen
et
le
transverse
,
comme
des
muscles
de
ces
appendices.
Les
sterno
et
clei'do-mastoi'diens
ap
partienncnt
aussi
à
cette
cathégorie.
Des
muscles
des
extrémités
antérieures.
Quant
aux
appendices
complexes
ou
membres
,
les
sources
ou
l'origine
des
muscles
qui
meuvent
les
différen
tes
parties
qui
les
composent,
sont
toujours
les
muscles
élévateurs
et
abaisseurs
qui
,
ayant
entouré
la
racine
de
l'appendice
,
se
sont
divisés
en
quatre
sections.
Le
sous-clavier
est
évidemment
l'analogue
d'un
intercostal
ou
abaisseur
de
l'appendice.
Le
trapèze
en
est
l'élévateur
;
et
quoique
réelle
ment
il
soit
supérieur
au
canal
intestinal,
il
est
ce
pendant
l'analogue
d'un
surcostal;
il
en
est
de
même
de
l'angulaire
de
l'omoplate
et
même
du
rlxorrzboi'de.
Le
grand
dentele’
est
l'abaisseur
de
cette
partie
de
la
côte
ou
de
l'omoplare;
il
semble
qu'il
en
est
de
même
du
petit
pectoral.
Ces
divers
muscles
offrent
des
différences
assez
nombreuses
,
suivant
que
le
membre
antérieur
a
dû
servir
d'organe
de
sustentation
ou
de préhension
digitale;
dans
le
premier
cas
,
le
grand
dentelé
de-t
vient
exrrtmement
puissant,
et
au
contraire
le
sous
clavier
et
le
petit
pectoral
disparoissent.
Le
membre
lui-même
est
mu
en
totalité
sur
son
pédicule
par
une
série
de
faisceaux
musculaires
qu'on
peut
diviser
en
tracteurs
en
avant
,
en
arrière
,
en.
haut
et
en
bas;
en
avant
,
par
le
deltui‘de
dans
sa
partie
acromiale
et
le
sur-épineux
;
en
arrière,
par
le
grand
dorsal
,
le
grand
rond
et
le
grand
pecto
ral,
les
premiers
en
haut,
le
dernier
en
bas;
en
haut
par
le
sous-épineux
et
le
petit
rond,
et
en
bas
par
le
sous-scapulaire.
Ces
muscles,
qui
varient,
comme
on
le
pense
bien,
dans
leurs
proportions
relatives
,
ot’rrent
aussi
des
dispositions
en
appa
rence
fort
différentes,
suivant
la
position
quadru
pède
ou
bipède
de
l'animal.
L'avant-bras
est
mu
sur
le
bras
par des
extenseurs
et
des
fléchisseur-s
seulement.
Les
premiers
qui
occupent
la
partie
postérieure
du
bras
,
forment
ce
qu'on
nomme
le
triceps
brachial;
nés
de
l'omoplate
et
de
l'humérus
,
ils
se
terminent
à
l'olécrane.
Les
fléchisseurs
sont
au
nombre
de
deux
,
quelquefois
presque
réduits
à
un
,
le
biceps
brachial
et
le
bra
chial
ante'rieur.
Les
deux
os
de
l'avant-bras
peuvent
être
mis
en
mouvement
l'un
sur
l'autre
par
les
muscles
rond
et
carre'pronateurs,
qui
se
portent
plus
ou
moins
obli
quement
du
cubitus
au
radius
,
en
produisant
ce
qu'on
nomme
la
pronation;
et
en
sens
inverse
par
le
court
et
le
long
supinateur.
\
La
main
,
en
totalité
,
peut
être
fléchie
ou
éten
due
directement
ou
plus
ou
moins
obliquement
:
par
le
radial
et
le
cubital
antérieur
qui
produisent
la
flexion
du
carpe
;
et
par
le
radial
externe
simple
ou
quelquefois
double,
et
le
cubital
postérieur,
qui
opèrent
l'extension.
Les
doigts
ou
leurs
phalanges
sont
également
susceptibles
de
flexion
,
d'extension
et
d'écartement
ou
de
rapprochement
les
unes
des
autres
,
ce
qu'on
nomme
déduction
,
ou
abduction
et
adduction.
Les
fléchisseurs
divisés
en
longs
et
en
courts,
sui
vant
que
leur
origine
est
à
l'humérus
ou
aux
os
de
l'avant-bras,
ou
au
carpe,
sont
:
le
palmaire
grêle,
qui
ne
fait
qu'un
avec
le
fléchisseur
super
ficiel,
et
le
fléchisseur
profond
ou
perforant
_,
ainsi
nommé
parce
‘que
ses
tendons
,
parvenus
sous
l'a
vant-dernière
phalange
,
traversent
les
rendons
du
fléchisseur
superficiel,
pour
aller
se
terminer
à
la
phalange
onguéale.
Les
fléchissseurs
courts
sont
ceux
du
petit
doigt
et
celui
du
pouce
,
lorsque
ces
doigts
existent.
Les
extenseurs
sont
tous
longs;
ce
sont
:
l'exten
seur
commun
,
l'extenseur
propre
de
l'indicateur,
celui
du
petit
doigt
et
celui
du
pouce,
avec
son
long
et
son
court
abducteur,
quand
ce
doigt
existe.
Quant
aux
abducteurs
et
aux
adducteurs,
ce
sont
les
inter-osseux
qui,
suivant
leur
terminaison
par
rapport
aux
phalanges,
prennent
l'un
ou
l'autre
de
ces
noms.
'
Des
muscles
des
extre'mites
postérieures.
La
cein
ture
osseuse
postérieure
,
ou
le
bassin
,
n'étant
ja
mais
mobile
dans
les
mammifères
,
sur
la
colonne
vertébrale
,
il
ne
peut
y
avoir
de
trace
de
muscles
dans
cette
partie.
B
10
x
MAMMALOGIE.
Quant
à
ceux
qui
meuvent
le
membre
en
totalité
sur
cette
ceinture
,
ils
peuvent
,
comme
dans
l'anté
rieur
,
être
divisés
en
quatre
groupes.
Le
grand
fessier
est
évidemment
l'analogue
du
deltoide
,
dans
sa
forme
,
ses
insertions
,
sa
position
et
même
sa
structure.
‘
L'iliaque
et
le
grand
psoas
réunis
sont
l'analogue
du
sous-scnpulaite
,
avec
cette
différence
,
que
leur
insertion
a
pu
remonter
beaucoup
plus
haut
et
ve
mr
de
la
colonne
vertébrale.
Le
moyen
fessier,
le
petit
fessier
et
le
pyramidal
pcuvent
être
les
représcntans
des
sutépincux
,
sous
épineux
et
petit
rond.
Les
adducteurs,
plus
ou
moins
subdivisés,
sont
aussi
les
analogues
du
grand
pectoral
,-
le
carré
peut
être
envisagé
comme
celui
du
grand
rond
,
le
grand
,
n
dorsal
11
ayant
pu
exister.
Quant
aux
muscles
obturateurs
externe
et
interne
et
jumeaux
,
ce
sont
évidemment
des
muscles
par
îlcillltl‘s,
aux
extrémités
postérieures
,
et
qui
n'ont
p’omt.
danalogue
dans
les
antérieures
,
parce
que
l
iscluon
n'y
existe
pas.
lfSeurs
seulement.
Les
extenseurs
sont
'
1°.
le
triceps
olécmni
.
gîte
de
‘la
longue
portion
du
semeyautre
e’}:
l
.
le
triceps
crural
qui
repre
ét
quelquefoiîol‘îlon
:
vaste
muscle
compose
de
trois
avec
le
Précédquatre‘faisceaux
qui
vont
se
terminer
se
dévelo
e
lent,
a
un
gros
tendon
dans
lequel
Les
fléchils’sl’eura
robtule,
et
qui
se
fixe
au
tibia.
bras,
80m
Part:
,6
eaucoup
plus
subdivisés
qu
au
(“me
manière
s
en
externes
et
en’internes
,
mais
qui
corresponde
eaucoup
plus
tranchée.
Les
internes
grêle
interne
le
:11!
au
biceps
,
sont
le
couturier,
le
max;
lefléchais
emt-membraneux
et
le
demi-rendi
térieur’
est
uni-‘t'ai
interne,
analogue
du
brachial
au
de
la
tubérosiîlédg,
c
est‘le
biceps
de
la
cutsse,qu1,
Parties
envir
iscluatique
,
et
quelquefois
des
0mm
,
va au
pérone.
,
Les
deux
03
de
la
l
autre
que
très-peu
d
entr
eux
jambe
n'éprouvant
l'un
sur
qlùm
se
1
e
mouvement,’
on
ne
trouve
K
onateur
u
mUSFle,
le
poplite,.analogue
du
’
et
qui
,
en
effet
,
du
condyle
m
9
ici
externe
d
,
.
.
.
u
fémur
u
tibia
ana
du
radius.
,
se
porte
a
seurs
du
coude-pied
,
sont
:
1°.
le
tibial
antérieur,
analogue
des
radiaux
externes;
2°.
le
moyen
péro
nier,
analogue
au
cubital
postérieur.
Les
fléchis
seuts
de
la
main
,
ici
les
exenseurs
,
sont
le
tibial
postérieur
ou
radial
antérieur;
les
gastrocnémiens
et
sole'aires
,
analogues
au
cubital
antérieur,
et
comme
lui
se
terminant
au
pisiforme
,
qui
est
ici
la
tubéro
sité
du
calcanéum.
Le
long
pe'rorzier
qui,
du
bord
externe
du
péroné
,
se
porte
au
côté
externe
du
pied,
pour
passer
derrière
et
aller
se
terminer
à
un
os
méta
tarsien,
est
un
muscle
nouveau,
n’ayant
point
d'aua—
logue
à
la
main.
‘
_Les
muscles
fléchisseurs
des
doigts
sont
comme
à
la
main:
1°.
le
plantaire
grêle
analogue
du
pal
maire
grêle
,
qui
doit
être
regardé
comme
continué
par
le
court-fléchisseur-superficiel
qui
alors
n'existe
ici
que
sous
le
pied;
2°.
le
fléchisseur
profond
ou
perforant
avec
ses
accessoires
,
les
lomhricaux
et
le
carré
du pied
,-
enfin
,
le
fléchisseur
propre
du
pouce.
Les
extenseurs
sont:
1°.
l'extenseur
commun
,
l'cxtenseurproprc
du
gros
orteil,
‘celui
de
l'indicateur
et
celui
du
petit
doigt
,
nommé
petit
péronier
;
enfin
,
le
pédieux
ou
court
extenseur
qui
n'existe
jamais
à
la
main.
Les
ahducteurs
et
adducteurs
,
quelquefois
séparés
aussi
en
courts
fle’chisseurs
,
sont
les
inter-osseux.
Il
est
inutile,
sans
doute,
de
rappeler
ici
que
les
cétacés
n'offrent
que
quelques
traces
des
muscles
qui
s'attachent
immédiatement
au
bassin
,
et qu'ils
sont
absolument
dépourvus
de
tous
les
autres.
On
conçoit
aussi
facilement
que
tous
les
muscles
que
nous
venons
de
nommer,
éprouvent
dans
les
diverses
espèces
de
mammifères
des
variations
de
forme
et
de
dimensions
très-nombreuses
,
en
raison
de
la
disposition
du
système
osseux
qui
lui
sert
de
base.
5.1l.
SYSTÈME
NERVEUX.
Le
système
nerveux
ou
d'incitation
se
compose
de
la
masse
cérébrale
ou
cerveau,
de
la
moelle
.
alongee
et
des
nerfs.
l
‘
En
général,
le
cerveau
des
mammifères
est
plus
développé
que
celui
des
autres
animaux
vertébrés
;
ses
hémisphères
ou
grands
lobes
ont
plus
de
déve
loppement
et
recouvrent
en
partie
le
cervelet;
la
commissure
qui
les
réunit
,
ou
corps
calleux
ou
‘i
mcsolohe,
est
très-large;
les
pédoncules de
com
‘
mumcation
avec
le
reste
de
la
partie
centrale
sont
‘4
gros
et
fort
distincts
3
l'espèce
de
cavité
qu'on
trouve
MAMMALOGIE.
11
:‘i
la
face
intérieure
,
et
qui
est
connue
sous
le
nom
de
ventricules
latéraux,
a
une
forme
bien
détermi
pée
;
les
saillies
qui
se
voient
à
leur
face
infé
rieure
sont
assez
grosses
et
nombreuses.
Le
cervelet
offre
cela
d'assez caractéristique,
que
sa
partie
moyenne
est
peu
développée
,
au
moins
ptoportionellement
aux
latérales
qui
la
cachent
presqu'entièrement
5
aussi
leur
commissure
ou
pont
de
varole
a-t-elle
une
grosseur
relative.
La
moelle
alonge’e
,
renfermée
dans
le
canal
rachi
dieu
qui
traverse
les
vertèbres
,
n'offre
rien
de
bien
remarquable.
Elle
se
prolonge
seulement
plus
ou
moins
selon
les
espèces.
Les
nerfs
des
organes
des
sens
spéciaux
tirent
tous
leur
origine
de
la
face
inférieure
du
cerveau,
et
leur
origine
est
recouverte
par
les
hémisphères.
Les
autres
nerfs
sortent
tous
de
la
moelle
alon
gée,
se
répandent
et se
réunissent
à
l'infini
dans
toutes
les
parties
du
corps;
le
plus
remarquable
d'entt'enx
,
ou
le
grand
sympathique,
qu'on
peut
pour
ainsi
dire
regarder
comme
un
moyen
de
communi—
cation
entre
la
série
des
ganglions
émanés
du
sys
tème
central
et
ceux
du
cœur
et
du
canal
intes
tinal
,
existe
d'une
extrémité
de
la
colonne
verté
btale
à
l'autre
,
communiquant
avec
chaque
paire
centrale;
ainsi
,
commençant
par
le
ganglion
ophtlzalmique
,
il
se
continue
dans
le
canal
verté
btal
des
vertèbres
cervicales,
puis
dans
le
tho
rax,
etc.
Quant
au
reste
du
système
nerveux,
il
offre
peu
de
chose
digne
de
remarque.
Organes
ales
sens.
TOUCHER.
Le
sens
du
toucher
réside
dans
l'en
veloppe
extérieure
ou
la
peau.
Cette
peau
,
plus
ou
moins
mobile
sur
l'appareil
de
la
locomotion
ou
le
système
musculaire,
est
d'une
épaisseur
assez
variable
suivant
les
espèces.
Elle
est
toujours
composée
:
1°.
du
derme
propre
ment
dit,
ou
tissu
fibreux
plus
ou
moins
serré,
dans
lequel
se
remarque
la
variété
d'épaisseur;
2°.
du
réseau
muqueux
,
traversé
par
le
corps
papil
laire
,
que
l'on
considère
comme
nerveux
',
3°.
d'un
eÿ'ia'erme
plus
ou
moins
épais,
servant
de
corps
pro
tecteur,
presqu'inerte
et
tout-a-fart
extérieur.
La
plupart
des
mammifères
ont
la
peau‘recou
verte
de
poils
plus
ou
moins
nombreux
,
de
forme
,
de
grosseur
et
de
longueur
très-variables
,
suivant
les
endroits
du
corps
et
les
espèces
auxquelles
ils
appartiennent.
Chaque
poil
est
formé
:
1°.
d'un
bulbe
ou
organe
producteur,
pourvu
de
nerfs
et
de
vaisseaux;
2°.
du
oil
ro
rement
dit
ou
artie
aroduite
tout-à-fait
_
1
P
l
:
inerte.
C'est toute
cette
enveloppe
extérieure
qui
cons
titue
l'a
areil
du
contact
du
toucher
et
même
PP
1
a
du
tact.
C'est
elle
ui
est
évidemment
la
base
la
,
. .
‘1
>
source
et
[origine
de
tout
organe
des
sens.
Le
sens
du
toucher
est
d'autant
plus
parfait
que
la
peau
est
moins
épaisse
,
qu'elle
est
moins
recou
verte
de
poils
ou
de
parties
cornées
de
la
même
nature.
Certaines
parties
sont
spécialement
destinées
au
tact;
ce
sont
notamment
les
lèvres
,
les
extrémités
des
membres,
et
quelquefois
le
nez
ou
la
queue.
Les
lèvres
entourent
la
bouche;
la
peau
qui
les
recouvre
est
plus
fine que
celle
du
reste
du
corps,
et
aussi
plus
sensible
5
elles
affectent
diverses
formes.
Tantôt
elles
sont
âpeine
marquées
,
et
ne
laissent
qu'une
très-petite
ouverture
pour
la
bouche
(1);
Ou
bien
elles
sont
presque
nulles
et
pcurvucsd'un
appareil
de
corne
analogue
à
un
bec de
canard
(2.);
Ou
très-ouvertes
et
garnies
de
dentelures
char
nues
La
supérieure
est
le
plus
souvent
entière;
d'autres
fois elle
est
fendue
I
'inférieute
est
quelquefois
terminée
en
pointe
(;
).
Dans
beaucoup
d'animaux
herbivores,
ce
sont
de
véritables
organes
de
préhension
(6),
etc.
Le
nq
ne
peut
être
considéré
comme
organe
du
tact
que
dans
peu
de
mammifères.
Il
prend
alors
un alongement
considérable
et
jouit
d'une
grande
mobilité
La
queue
est
aussi,
dans
certains
cas
,
propre
à
servir
en
même
temps
à
la
préhension
et
au
tact.
Elle
est
une
dans
une
partie
de
sa
longueur,
et
munie
de
muscles
assez
forts
pour
la
porter
dans
toutes
les
directions
et
pour
la
faire
s'enrouler
sur
elle-même
:
on
dit
alors
que
la
queue
est
prernmte.
Mais
les
parties
qui
sont
généralement
considé
W
[)
Fuurmt'lien'oryctc’rope,
Éclziu’nt'.
7.)
Ornit/wr/zynque.
(5)
Les
chiens.
(4)
Les
rongeurs,
les
chameaux.
(j)
L'éléphant.
(6)
Les
mini/1ans
,
les
câeraux.
(7)
L'él'éphJnt
,
le
tuprr,
etc.
12'
MAMMALOGIE.
rées
comme
servant
au
tact,
dans
les
mammifères
les
plus
rapprochés
de
l'homme
,
sont
les
extrémi
tés
ou
membres
;
plus
ces
extrémités
sont
subdi
visées
,
moins
les
armures
cornées
ou
ongles
qui
garnissent
leur
subdivision
ou
doigts
ont
de déve
loppement;
plus
ces
doigts
sont
susceptibles
d'être
opposés
les
uns
aux
autres,
et
plus
le
sens
du
tou
cher,
dans
ces
parties
,
a
de
délicatesse.
En
traitant
des
organes
de
la
locomotion
,
nous
n'avons
fait
qu'indiquer
la
disposition
générale
des
systèmes
osseux
et
musculaires
des
extrémités
des
mammifères
:
il
convient
ici
de
compléter
ce
que
nous
avons
à
dire
sur
ces
parties,
par
leur
descrip
tion
extérieure,
Nous
rappellerons
que
,
dans
le
plus
grand
nom
bre de
mammifères,
on
observe
quatre
membres.
Tantôt
,
et
c'est le
cas
le
plus
général,
les
mem
bres
sont
de
longueur
:1
peu
près
égale
Tantôt
lesantérieurs
sont
beaucoup
plus
longs
que
les
postérieurs
D'autres
Fois
ce
sont
les
pieds
de
derrière
qui.
acquièrent
le
plus
de
développement
onciîiîflille'qlembre
se’
divise
en
plusieurs
parties.
t
ngic
dans
les
antérieurs
:
l'épaule,
soute
“"É
P“
lÿmoplare
5
le
bras,
correspondant
à
l'hu
ZeÏZÊËJS‘ÎVÎÎI-ÊES
,
correspondant
au
cubitus
et
Phala”
6s
aou»
poignet
ou
carpe
;
le
meza’cnrpc
et
les
hancheg
5
mains,
et
dans
les
postérieurs‘:
la
.
J
oütenue
par
les
os
du
bassin
;
la
cuisse,
:1356?
0;]:
baseble
ftirnur
;
le
genou
,
où
se
trouve
la
pâton;
‘le/211d"
gui
correspond
au_trbia
et
au
du
mét’amrse
et:
led
ou
tarse',
le
pied,
forme
65
phalanges.
pnfiîfiîqâeÿœd
amétieur
ou
postérieur
se
termine
("5:5
Plus
ou
moins
appareils
,
dont
le
a.
cinq
doî‘ät'seîîtte
un
etcinq.
Il
y
a
des
quadrupédes
devant
etcim
d
0l1_S‘les
pieds
,
ou
aquarre
doigts
quatre
demèïe
“6”???
(‘s
),
oua
trois
doigts
devanter
quatre
doia‘s
1(
))
il
y
en
a
de
tetradactyles
,
ou
a
doigts
devtampètnout‘
(7)
;
quelques-uns
ont
quatre
nvom
que
deux
trots
derrière
(3)‘,
Il
y
en
a
qui
0“
trots
doigts
seulement
en
avant,
N“
(1)
Les
carne“;
'
(2)
Les
gibb
,(5)
Les
1...
°”’
‘'4',
les
ruminans,
les
solipède:
,
etc.
1*
‘35
ôradvpes
'1
u
r
.'
..
g
m0‘
a
les
guôorm
,
les
hwm,
et
en gé
neral
les
m
:
95
ou”.
p
.
"5mm
en
i
l‘
)
les
éléphant,
etc.
général.
dgouris.
'
a
le
“Nicole.
et
quatre
en
arrière
(1)
;
d'autres
à
trois
(2)
ou
à
deux
doigts
partout
(3).
Enfin
d'autres
n'ont
qu'un
seul
doigt
visible
,
quoiqu'on
retrouve
sous
la
peau
des
vestiges
de
deux
autres
qui
seroient
latéraux
(4).
Les
doigts
sont
plus
ou
moins
alongés
,
plus
ou
moins
séparés
les
uns
des
autres.Ainsi,
dans
quelques
animaux
,
ils
sont
ordinairement
très-courts
(5)
,
et
même
dans
plusieurs
ils
sont
entourés
jusqu'au
sabot
par
une
peau
épaisse
Dans
d'autres
ils
sont
p
us
distincts;
et
dans
quelques-uns
ils
sont
,
comme
dans
l'homme
,
plus
parfaitement
séparés
,
et
peuvent
agir
séparément
(7).
Dans
certains
,
où
ils
acquièrent
le
maximum
de
développement,
ils
supportent
des
membranes
qui
transforment
les
pattes
de
devant
en
véritables
ailes
(8).
Chez
d'autres
où
il
n'y
a
que
des
membres
antérieurs
,
ils
sont
tous
renfermés
dans
des
enveloppes
liga
menteuses,
serrées
de
façon
:i
modifier
le
membre
tellement
qu'il
n'est
plus
qu'une
simple
rame
On
appelle
pouce
le
doigt
le
plus
interne
;
il
manque
dans
beaucoup
d'espèces
,
ou
n'est
que
ru
dimentaire.
Lorsqu'il
existe,
toujours
plus
gros
et
plus
court
que
les
autres
doigts
,
il
est
le
plus
souvent
dans
la
même
direction
que
ceux-ci;
mais
chez
beaucoup
de
mammifères,
il
est
susceptible
de
leur
être
opposé
,
tantôt
aux
membres
antérieurs
seule
ment
(1o),
tantôt
aux
quatre
pieds
(1 r)
,
et
d'autres
fois
aux
pieds
de
derrière
seulement
(r
2.).
On
donne
les
noms
de
digitigradcs
aux
animaux
qui
marchent
sur
l'extrémité
des
doigts
(1;),
et
de
plarztigrades
à
ceux
qui
appuient
en
entier
la
plante
du
pied
de
derrière
sur
le
sol
(14).
Les
fissipède:
sont
ceux
dont
les
doigts
sont
séparés
(r
5)
,
et
les
palmipèdes
sont
ceux
dont
les
doigts,
réunis
par
(1)
Les
éradyp‘es.
(2)
Les
rhinocéros.
(3)
Les
ruminant.
(4)
Les
chevaux.
(5)
Les
ruminaru
et
quelques
pacltydermnÿ
(6)
L'éléphant.
(7)
Les
quaa’rumana.
(8)
Les
chauves-roulis
ou
che'ïraptàru.
(9)
Les
ce'tace’r.
(:0)
L'homme.
(r
r)
Les
quadrumaner.
(12.)
Les
dia/alpin:
,
les
phaldngers.
(13)
Les
chiens,
les
chats,
etc.
(:4)
Les
ours,
les
Huireaux,
les
mangoustes,
le
Ire‘.
rismu
,
la
mars,
la
musaraigne
,
etc.
(1;)
Les
mêmes
animaux
que
ceux
cités
dans
les
notes
1;
et
14,.
MAMMALOGIE.
15
une
expansion
de
la
peau,
sont
propres
à
la
nata
tion
(1).
La
dernière
phalange
de
chaque
doigt
est
ordi
nairement
garnie
d’une
armure
cornée
,
appelée
ongle
lorsqu’elle
est
médiocrement
développée
et
qu’elle
n’entoure
pas
en
entier
la
phalange
,
et
sabot
lorsqu’elle
est
épaisse
et
qu’elle
garnir
la
phalange
de
toutes
parts.’Les
mammifères
pourvus
d’ongles,
sont
dits
onguicule’s;
ceux
qui
ont
des
sabots
reçoivent
le
nom
d’ongule’s.
Parmi
les
onguiculés
,
les
uns
ont
les
ongles
foibles
et
plats
ou en
gouttière
(2.)
:
d'autres
les
ont
forts
et
arqués
pour
fouiller
la
terre
(3)
,
et
ce
sont
surtout
les
antérieurs;
d'autres
les
ont
très-acérés
et
re'rractiles
(4.)
',
il
en
est
qui
les
ont
en
forme
de
crochets
,
tous
soudés
ensemble
Ils
manquent
presque
toujours
aux
doigts
des
mammifères
vo
ans
(6)
,
et
constamment
au
pouce
des
marsu
piaux
(7).
Il
est
un
genre
(8)
dont
tous
les
ongles
sont
à
peu
près
plats,
à
l’exception
de
celui
de
l'in
dex
du
pied
de
derrière
qui
est
subtile’,
c’est-â-dire,
fort
aigu
et
arqué.
Parmi
les
ongulés
,
il
y
en
a
à
cinq
petits
sabots
âchaque
pied
(9)
;
d'autres
à
quatre
(1o)
;
d'autres
âtrois
(1
r);
d'autresà
deux
grands
et
deux
petits
(12.)
;
d’aurres
à
quatre
aux
pieds
de
devant
et
trois
à
ceux de
derrière
(x3)
;
d’autres
à
un
seul
par
tout
(14)
;
d’autres
à
deux
sabots
,
avec
deux
petits
onglons
surnuméraires
à
toutes
les
extrémités
(l
5).
Ces
derniers
,
comme
il
est
facile
de
le
penser,
ne
se
servent
en
aucune
manière
des
extrémités
de
leurs
membres
comme
organes
du
tact.
Chez
eux
le
siège
spécial
de
ce
sens
réside
dans
d’autres
parties,
et
notamment
dans
les
lèvres
ou
dans
le
nez,
qui,
chez
quelques-uns,
est
démesurément
développé.
Leurs
extrémités
sont
uniquement
disposées
pour
la
locomotion.
(l)
Les
loutres,
le
castor,
l’ornt't/zorhynque,
le
[hiro
uette
,
etc.
(2.)
L'homme,
quelques
singes.
(5)
Les
taupes
,
les
blairtuux,
les
hamsters,
les
fourmiliers
,
etc.
(.1)
Les
chats
,
les
tivezrts.
(5)
les
bradypu
ou
Paresseux.
(6)
Les
cr'lt’ïroptères
ou
chauves-souris.
(7)
Les
aide/ph“.
(8)
Celui
des
makis.
(9)
L'éléphant.
(i0)
L’r'rippuporamr.
(H)
Les
rhinocéros.
(12)
Les
cochons.
(1;)
Les
lupin.
(14)
Les
solipèdts
ou
chevaux.
(15)
Les
ruminans.
Des
te'gumens
considérés
comme
organes
généraux
du
sens
du
toucher.
La
peau
est
plus
ou
moins
serrée
,
et
laisse
voir
plus
ou
moins
bien
les
Formes
des
muscles
de
l’ani
mal,
surtout
lorsqu'elle
n'est
pas
recouverte
de
longs
poils.
Ainsi
dans
les
uns
elle
est
assez
exacte
ment
appliquée
contre
le
corps
(1)
,
tandis
que
dans
d’autres
elle
semble
avoir
trop
d'ampleur
dans
quelques
parties
,
telles
que
le
cou
,,
par
exemple,
où
elle
forme
un
grand
pli
appelé
fanon
Elle
est
calleuse
dans
certaines
parties
du
corps
sur
les
quelles
quelques-uns
appuient
àterre
lorsqu'ils
s’ac
croupissent
(3);
la
paume
des
mains,
la
plante
des pieds,
les
fesses
de
quelques
autres
(4)
,
etc.
Elle
est
verruqueuse
lorsqu‘elle
présente
de
pe
tites
éminences
nues.
Elle
est
e'cail/euse
lors
que
l'épiderme
se
replie
de
Façon
à
figurer
des
écailles
(5).
Elle
est
quelquefois
épaisse
et
ru—
gueuse
Les
compartimens
osseux
de
la
peau
d'un
petit
nombre
(7)
composent
un
test
ou
une
cuirasse
fort
solide
,
mais
cependant
susce
tible
de
se
prêter
à
la
volonté
de
l'animal.
Ils
fgrment
trois
pièces
principales:
une
sur
la
tête
,
une
sur
les
épaules
,
et
une
sur
la
croupe
,
et
entre
ces
deux
dernières
,
des
bandes
transversales
et
mobiles
pour
donner
au
corps
la
Facilité
de
se
ployer.
Le
corps
,
lorsque
la
peau
n'est
pas
exactement
une
ou
à
peu
près
nue
(8)
,
se
trouve
recouvert
,
ou
de
poils
ou
de
piquans
,
ou
d'écailles.
’
Les
poils
sont
de
deux
sortes
:
un
feutre
plus
ou
moins
épais
et
doux
qui
garnir
immédiatement
la
peau
,
et
qui
est
traversé
par
de
longs
poils’
plus
ou
moins
cylindriques,
qui
seuls
sont
apparens
au
de
hors.
Le
feutre
se
rencontre
principalement
dans
les
.
animaux
du
Nord
,
ou
ceux
qui
habitent
des
con
trées
très-élevées.
Les
poils
prennent
diverses
directions
,
et
quel
quefois
,
en
s’alongeant
considérablement
,
forment
ce
qu’on
appelle
:
(I)
Les
cerf},
les
antilopes.
(2.)
Les
bœufs.
(5)
Les
chameaux
et
dromadaires.
(4)
Beaucoup
de
singes
de
l'ancien
Continent.
,
(
)
Comme
sur
la
queue
des
castors
,
des
didelphes
et ES
71115.
(6)
Comme
celle
des‘
éléphant,
des
rhinocéros;
ce
qui
a
valu
particulièrementà
ces
animaux
le
nom
de
puthya'ermes.
(-.)
Les
larous.
(9)
Comme
dans
les
cétacés
,
les
lamantin:
et
quel
ques
par/1)
derme‘.
'
MA‘MMALOGIE.
1
‘i
Aigrette
sur'la
tête
,
tantôt
en
dkivergeant
du
centre
à
la
circonférence
(i),
ranrot
en
couver
geant
de
la
circonférence
au
centre
(2.).
Crinfère
,
lorsqu'ils
sont
abondans
sur
la
ligne
dorsale
:
tantôt
cette
même
crinière
se
prolonge
depuis
l'occiput
jusqu'au
bout
de
la
queue
(5)‘,
tantôt
elle
ne
s'étend
pas
plus
bas
que
les
épaules,
et se
mêle
aux
grands
poils
du
gatot
(4);
quelque
fois
les
poils
qui
la
composent
ont
leur
pointe
tournée
vers
la
tête
(5).
Barbe
_,
lorsqu'ils
sont
longs
et
abondans
sous
le
menton
Brosses,
lorsqu'ils
composent
sur
le
poignet
une
touffe
serrée
et
ronde
(7).
Flocons
,
lorsqu'ils
forment
une
touffe
au
bout
de
la
queue
(8)
,
etc.
Ils
ont
des
degrés
de
finesse
très-variés,
et
selon
le
cas
on
les
nomme
:
Soies
,
lorsqu'ils
sont
très-grossiers
et
très
roides
(9)
;
Laine
,
lorsqu'ils
sont
doux
et
frisés
(1o);
Bourre
,
lorsqu'ils
sont
courts
et
soyeux
(r
1).
Les
poils
ordinaires
sont
plus
ou
moins
doux
au
toucher,
depuis
le
moelleux
de
la
soie
la
plus
fine
(1
2)
jusqu'à
la
consistance
du
foin
(t
5).
Il
en
est
qui sont
fistuleux
(1.1.).
Quelques-uns
beaucoup
plus
forts
que
les
autres
,
et placés
sur
les
lèvres,
ont
reçu
le
nom
de
‘mous
taches
,-
ils
sont
fort
longs
dans
les
carnassiers
noc
turnes
(i
5)
ou
aquatiques;
ils
n'existent
point
d'une
manière
sensible
dans
quelques
herbivo
res (16)‘,
ils
manquent
tout-à-fait
dans
les
cétacés
proprement
dits
(17);
ils
sont
énormes
et
rem
pltssent
les
fonctions
de
défenses
dans
quelques
espèces
(i
8)..
W
(1)
Le
macaque
aigregte.
(1)
Le
macaque
bonnet
chinois.
(5)
La
Cireur,
le
{Îbu/z.
(4)
Le
lion.
(5)
L'an-[Nope
leucoryx.
(6)
Le
bouc,
le
bison.
(7)
Quelques
antilopes.
(3)
Le
lion,
l'âne
,
quelques
singes.
(9)
Le
parc.
(10)
Le
mouton.
(l
l)
ÀÏuL'iI.
(‘1)
Le
hum/7er
thfrxillu.
(1
3)
Quelques
rumimml
(‘4)
Les
poils
du
dessous
du
corps
du
porc-épie.
(1)’)
Les
chats
,
les
mur-w
.
les
phoques.
(16)
Les
À'urlgwous
,
les I‘Rmjnuüä.
(‘7)
Les
baleines
.
les
dauphins.
(18)
Les
lumuntius.
Il
y
a
aussi'des
poils
“a;
longs
sur
les
yeux
de
quelques
quadrupèdes
,
qui
ont
reçu
le
nom
de
sourcils.
4
On
nomme
cils
ceux
qui
bordent
les
paupières.
Les
poils
manquent
quelquefois
sur
diverses
par
ties
du
corps
(1).
_
Les
piquans
ne
sont
que
des
poils
très-forts.
Ils
affectent
différentes
formes.Tanrôt
ils
sont
à
peu
près
exactement
coniques
et
de
médiocre
longueur
(2.);
tantôt
ils
sont
très-longs
et
légèrement
plus
renflés
au milieu
qu'aux
extrémités
(3)
;
d'autres
fois
ils
sont
aplatis
en
forme
de
lames
d'épées
(4).
Ils
existent
tantôt
seuls
(5)
,
tantôt
mêlés
avec
du
poil
(6)
,
etc.
Les
écailles,
que
l'on
n'observe
que
dans
peu
d'espèces
(7)
,
sont
très-larges
,
triangulaires
,
tran
chantes
par
leurs
bords
et
imbriquées.
On
doit
parler
ici
des
cornes
creuses
,
qui
appar
tiennent
à
beaucoup
d'espèces
de
quadrupèdes
rumi
nans
(8).
Elles
ne
se
trouvent
pas
toujours
dans
les
deux
sexes
,
et
c'est
la
femelle
qui
souvent
en
est
dépourvue.
Elles
consistent
en
un
étui
de
corne
fixé pour
la
vie
sur
un
axe
osseux
,
qui
prend
di
verses directions
suivant
les
espèces.
Leur
surface
est
lisse,
rugueuse
ou
annelée
;
elle
présente
quelquefois
des
arêtes
,
ou
longitudinales
,
ou
con
tournées
en
spirale.
Les
bois
sont
des
productions
véritablement
osa
seuses
qui
se
forment
d'abord
revêtues
par
la
peau
,
qui
tombent
et
repoussent
chaque
année
,
et
se
dé
veloppent
toujours
davantage,
jusqu'à
ce
qu'ils
aient
acquis
leur
maximum
de
grandeur;
ils
sont
rameux,
et
leur
tige
principale
reçoit
le
nom
de
merrain,
leurs
branches
celui
d'andouillers
,
et
la
bifurcation
de
celles-ci
la
désignation
d'empau
mure
,
etc.
Enfin
il
est
des
cornes
,
telles
que
celles
des
girafes,
quisout
petsistaptes
,
osseuses
et
toujours
IGL‘OLIVLIIIGS
de
peau
:
et
d
autres
,
comme
celles
des
(I)
Sur
les callosités
des
fesses
des
singes
de
l'ancien
Continent;
sur
celles
des
chameaux
,'
sur
les
chdla’gnes
des
chevaux
,'
sur
la
face
de
l'homme
et
de
quelques
singes
,
sur
le
muflie
de
la
plupart
des
familiaux,
et
sur
le
bout
du
nez
de
tous
les
carnassiers
et
des
rongeurs.
(2)
Dans
les
e’chEdne's.
(3)
Le
porc-(‘pic
proprement
dit.
(4)
Les
é;him_ys
et
quelques
espèces
de
mes
épineux.
(g)
L'e'chidne'
épineux,
le
corndou,
les
hÉÏÎJSO'IJ‘.
(6)
Le
porc-e'pz'c
urson
,
l'e'c/tidué
soyeux.
(7)
Les
pangolirts
et
les
phutugins.
(3)
Les
bœuf},
les
chèvres,
les
moutons,
les
antilopes.
rg
ra
.'
n—<
{I I}
-.,
r:
3...?
_.,9
..
_I--"
5.:
r:
MAM.MALOGIE.
‘15
rhinocéros
,
qui
sont
for‘r'zï’ées
de
substance
fibreuse
et
cornée
(1).
"1'.
Le
GOUT
est,
parmi
les
quatre
sens
spéciaux
,
celui
qui
doit
être
considéré
comme
le
plus
cons
tant
,
comme
le
plus nécessaire
et
le
plus
rapproché
du
sens
général
ou
du
toucher.
En
effet
,
il
paroît
qu’il
ne
possède
pas
un
système
nerveux
spécial.
Son
siège
semble
n’exister
que
dans
la
peau
qui
revêt
la
lpartie
supérieure
de
la
langue.
L’appareil
consiste
ans
les
cryptes
salivaires
_
et
muqueux
qui
tapissent
la
cavité
buccale
,
et
la
prin
cipale
modification
de
la
peau
paroît
être
dans
l'ab-.
sence
plus
ou
moins
totale
d’épiderme
,
suivant
le
degré
de
finesse
du
sens
-,
dans
le
grand
développe
ment
des
papilles
ou
du
corps
papillaire
,
et
peut
être
aussi
dans
celui
des
cryptes
;
enfin
dans
l'ab
sence
des
poils
,
ou
au
moins
de
leur
partie
cornée.
Les
différences
que
cet
organe
des
sens
présente
dans
les
mammifères
,
paroissent
tenir
principale
ment
à
l'espèce
de
nourriture.
La
langue
,
principal
siège
du
goût
,
est
en
géné
ral
charnue
et
flexible.
Considérée
sous
le
rapport
de
ses
dimensions
et
de
sa
forme
,
elle
est
:
Médiocre
_,
ovale
et
aplatie
,
dans
beaucoup
de
mammifères
(2.).
Longue
et
très-mince
dans
d’autres
(3).
Langue
et
e’paisse
dans
plusieurs
(4).
Très-langue
et
vermifome
dans
certains
(5
Sous
celui
de
sa
mobilité
,
elle
est
:
Extensible,
à
un
degré
plus
ou
moins
déve
loppe'
Très-extensible
ou
protractile
Fixe’e
entièrement
par
toute
sa
face
infé
rieure
(8).
(1)
Nous
ne
faisons
mention
des
601‘:
,
à
cette
place,
qn’à
cause
de
l’analogie
de
position
que
ces
produc
tions
ont
avec
les
cornes
roprement
dites;
leur
nature
étant
toute
particulière.
l
en
est
de
même
des
cornes
de
ira
e.
»
(Î)
6ans
l'homme
et
les
singes.
(5)
Dans
les
animurx
carnassier:
,
et
notamment
les
chien:
et
les
chats.
(4)
Dans
le
cheval
et
les
lamina/1:
,
chez
lesquels
elle
sert
à
arracher
l‘herbe.
(3')
Dans
lcsfuunmliers
,
les
tatou:
,
l’orycte'rope.
(6)
L'homme
,
les
singes,
les
remanier:
,
les
ron
grau,
les
pachydermes
,
les
Ilf'IZHIrJ/IL
(7)
Lesfburmilicrr,
l'orycterape,
les
tatou:
,.
les
glossa
i/ugu.
(8)
Les
ce'mce'r.
Sous
celui
de
la
nature
de
ses
tégumens
,
elle
est
:
Douce,
lorsque
les
papilles
qui
couvrent
sa
surface
supérieure sont
fines
et
molles
(r)
;
/
Rude
,
lorsque
ces
papilles
sont
cornées
et
ont
leur
pointe
dirigée
en
arrière
(2)‘,
Ecailleuse
,
lorsque
ses
côtés
sont
munis
de
larges
écailles
a
deux
ou
trois
pointes
terminées
en
coin
(5)
',
Infimdibulifêre
,
lorsque
sa
pointe
est
terminée
par
un
disque
en
forme
de
ventouse
(4,)
;
Sillonne‘e
,
lorsque
sa
surface
supérieure
est
marquée
d'un
sillon
longitudinal.
_
L'ODORAT. Le
sens
de
l'odorat
devient
beau
coup
plus
spécial,
en
ce
que,
quoiqu’encore
établi
dans
une
étendue
assez
considérable
de
la
peau,
il
a
un
appareil
et
un
système
nerveux
qui
lui
sont
particuliers.
Il
est
situé
tout-â-fait
antérieurement
et
sur
le
passage
du
fluide
élaborant
ou
respiratoire.
Les
cavités
de
la
tête,
où
son
siége
est
établi,
sont
les
fosses
nasales
,
à
la
composition
desquelles
con
courent
le
vomer,
les
os
propres
du
nez
et
les
os
maxillaires
supérieurs.
Ces
cavités
renferment
deux
autres
os
,
dont
la
surface
est
très-étendue,
â
cause
de
leurs
nombreux
replis
;
ce
sont
l’ethmoïde
et
les
cornets.
Elles
communiquent
de
plus
avec
les
sinus
frontaux
,
situés
à
la
base
du
front,
les
sinus
maxil
laires,
placés
dans
le
corps
même
des
os
maxilt
laires
,
et
les
sinus
sphéroïdaux
,
etc.
Toutes
ces
parties
varient
en
étendue
,
et
la:
perfection
de
l'odorat
suit
cette
variation.
La
membrane
pituitaire,
simple
repli
de
la
peau3
extérieure,
mais
modifiée
,
en
tapisse
toutes
les
sinuosités
et
perçoit
les
principes
odorans
dissous‘
dans
l’air.
On
donne
les
noms
de
nez,
de museau
,»
de‘
mufli’e
ou
de
trompe
,
etc.
,
à
la
partie
de
la
face
qui’
renferme
les
ouvertures
destinées
à
l'entrée
de
l'air,
lesquelles
sont
appelées
narines.
Le
mg,
qui
est
situé
sur
le
milieu
de
la
face,
est
:
Proe'minenr
,
lorsqu'il
fait
saillie
sur cette
face
,
W
(1)
L'homme
,
les
singes,
les
chien:
,
les
chevaux,
les
cétacés,
les
fourmilierr
,
etc.
etc.
(2.)
Les
chats,
les
civmet,
les
dîdelpharlesphyllok
tomes,
les
roussette:
,
etc.
.
(5)
Le
porc-e'pïe.
(4)
Les‘
glossophag“,.
16
MAMMALOGIE.
Les
narines
sont
tantôt
de
simples
fentes
peu
ouvertes
(1);
d'autres
Fois
des
cavités
assez
gran
des
(2.);
quelquefois
elles
sont
réunies
sur
le
som
met
de
la
tête,
et
alors
prennent
le
nom
d'e’vents
(5);
elles
sont
contournées
en
spirale
dans
quelques
mammifères
(4)
;
bouchées
par
une
opercule
dans
d'autres
Dans
quelques-uns
elles
ont
la
pro
priété
de
se
Fermer
totalement
à
l'aide
de
muscles
et
que
les
deux
narines
sont
inférieures
(r);
Camus
,
lorsqu'il est
aplati
et qu'il
com
mence
à
ressembler
à
un museau
Le
museau,
qui
est
placé
à
la
partie
inférieure
de
la
Face
,
est
une
surface
une
,
granuleuse
,
toujours
humide
,
et
sur
les
côtés
de
laquelle
s'ouvrent
les
narines
(5);
il
est
:
Pointu,
lorsque
la
tête
est
acuminée
en
avant
et
qu'il
est
tout-â-fait
terminal
(4);
Court,
lorsque
la
tête
est
peu
prolongée
et
qu'il
Fait
à
peine
saillie
(5);
Simple,
lorsqu'il
n'offre
aucune
sinuosité
ou
appendice
remarquable
(6)
;
"
'
complique’,
lorsqu'il est
accompagné
de
mem
branes
nues
plus
ou
moins
développées
,
et
affec
tant
les
formes
de
fier
de
lance
,
de
lyre
,
de
feuilles,
d'étoiles
,
etc.
ou
de
bourrelets
presque
demi-circulaires,
ou
de
sillons
profonds
se
diri
geant
sur
la
ligne
médiane
du
chanfrein
ou
du
front
Le
mufllz,
ou
museau
des
ruminans
,
ne
se re
marque
pas
chez
tous
ces
animaux
La
trompe
,
ou
museau
très-
rolon
é et
mobile
I
.
’
existe
dans
un
plus
ou
moins
grand
degré
de déve
loppement,
dans
quelques
mammifères
(1)
L'homme,
les
gumarr:
naîigue
et
à
nez
proc'minrnl.
(a)
la
plupart
des
singes.
(3)
Dans
les
ruminans
, il
reçoit
le
nom
de
mujfle
lùff)
61:63
main:
.
les
Coulis,
les
taupes
,
les
jburmi
,
c.
(5)
les
chats
,
la
plupart
des
ron
cars.
(6)
Dans
la
plupart
des
mammrfeiîes.
(7)
Ifins
plusieurs
genres
de
chéïropxàm
ou
de
Jura
VI'J‘JÛLTIJ'.
m
(8)’
Les
mamans
,
les
chèvres
,
les
chamraux,
les Ia
‘
a‘;
1‘
glwfl’
2
le
“M8.
l’c'lan
et
le
ôufllt
musqué
ou
ou.‘
0.r,
en
manquent
totalement,
‘(9)
L’eleplrant
ell
sans
contredit,
de
tous
les
mam
Îñlftl‘t‘J‘,
celui
dont
le
ne
I
p
elle
la
trompe
ou
cette
le
dans
tous
les
sens,
:21
(les
narines
à
et
terminée
par
,
ormée
d'un
oi
t
mobile
ui
sîsïÿpâïorlfe
:
37V“
la
plus
gr;tnde'justesse,gau
bord
(3p
âueîle
î]
EËÏVˑΒËLŒ
sur
le
contour
supérieur
de
la
rièvaré
du
mais‘
15,“?
."omre
survive.
à
l’extrêms
pas
de:
bmœr
sa
té:
.elxp’nant,
qui
ne
lu!
ermettroit
titure.
Mais
cet
il‘;
a
Ïèrre
pomprçn
"-e
minou"
Phêm
:
lès
mfltodol
Jument.
n
est
pas
particulier
a
l'aile’.
de
rohio
siconnu’glc‘“
,
animaux
enfouis
sur
les
bords
moulu
8;]
amie":
sous
le
nom
de
mammonr:
ou
mon}
que
3
.diom]
u!)
311551
considerablç,
et
l
‘53men
me”
‘3
renfïîïme
un
genre
d'animaux
vivans,
es
tapi/‘J
,
dont
les
(mm
5
,
,
. -
3
ene‘ales
ont
beaucou
*
-
nalogie
avec
celle
des
g
'
P
‘la
disposés
à
cet
effet
,
etc.
(6).
Le
chanfrein
est
la
partie
supérieure
du
nez
des
animaux
ruminans
,
comprise
entre
le
front
et
les
narines.
Il
est argue’
en
dessus
(7)
;
courbé
légère
ment
en
sens
inverse
(8)
;
droit
arme’
(9)
d'une
ou
de
deux
cornes
(10)
5
creuse’
en
gouttière
longitu
dinale
(i
1),
etc.
Nous
nous
botnerons
à
indiquer
ici,
comme"
une
dépendance
de
l'organe
de
l'olfacrion
,
ou
comme
intermédiaire
pour
ainsi
dire
à
ce
sens
et
M
a
trouve
une
trompe,
mais
beaucoup
plus
petite
a
pro
portion
que
celle
des
e’le’phans
et
es
mastodontes.
Les
paharharium
,
dont
on
rencontre
des
débris
dans
les
gypfes
de
Montmartre,
en
étoient
également
pourvus.
Le
nez
du
porc
ou
groin
a
bien
encore
quelqu'analogie
avec
ces
nez
prolongés;
il
est
mobile
,
armé,
comme
celui
de
la
tau
e,
d'un
osselet
particulier
,
appelé
a:
du
boutoir,
qui
lui
donne
de
la
consistance
et
le
rend
propre
à
fouiller
la
terre.
Le
desman
est
encore
un
animal
fort
remar
uable
sous
ce
rapport
:
il
a
une
véritable
trompe
qui
ui
permet'de
plonger
dans
l'eau
sans
s'as
ph
xier,
parce
qu'il
tient
les
ouvertures
des
narines
au
de
ors.
Q
.
(l)
Les
singes,
les
carnassizrs
diguigraa'es,
les
razz
geurs.
(z)
Le
cheval,
l'âne
,
l'hipppoumr.
(5)
Les
ce’zace’:
proprement
dits
ont
les
narines
ou
vertes
sur
le
sommet
de
la
tête
,
et
sans
nez
proprement
dit.
en
deux
ouvertures
ou
évents
,
qui
servent
d'égouts
pour
faire
sortir
l'énorme
quantité
d'eau
que
ces
animaux
avalent
en
poursuivant
leur
proie.
Tantôt
ces
évents
ont
un
orifice
commun
,
tantôt
ils
sont
séparés.
L'eau
qui
en
sort
forme
des
jets
ou
des
gerbes
souvent
très-considé
rables
dans
les
grosses
espèces
,
ce
qui
a
valu
aux
6éme
ce’x
la
dénomination
de
:onfieurx
,
qui
leur
est
générale
ment
appliquée.
(4)
l
es
qmdrumrmc:
de
la
Famille
des
makis.
‘
(5')
Certaines
CfiduvtJ-sauris,
et
notamment
les
nyc
JÏL’J.
(6)
Les
phoques.
Dans
les
e’c/ridne’s
et
les
fimrnzi/r'rrs,
le
nez
fait
partie
de
l'alongement
de
la
tête,
et
les
na
rines
sont
ouvertes
au
bout;
dans
l'amit/mrhynquc
,
on
les
Voit
supérieurement
et
vers
la
base
du
bec
si
singu
lié-I‘
qui
termine
la
tête
de
cet
animal.
'
(7)
Dans
les
moutons.
(8)
Dans
les
chèvres.
(9)
Dans
les
(05/10/11‘.
(10)
Dans
les
rlu'uore’ror.
(t I)
Dans
les
nyttères.
MAMMALOGIE.
17
à
celui
du
goût
,
l'organe
de
Jacobson.
C'est
un
appareil
fort
singulier,
situé
de
chaque
côté
de
l'ar
ticulation
du
vomer,
avec
les
os
maxillaires
supé
rieurs,
composé
d'une
sorte
de
lame
cartilagineuse
recourbée
sur
elle-même,
de
manière
à
laisser
une
fente
dans
toute
sa
longueur
supérieure
,
tapissée
à
l'intérieur
par
une
membrane
muqueuse
vasculaire
,
se
terminant
antérieurement
par
un
canal
qui
s'ou
vre
dans
le
trou
incisif
de
Stenon
,
et
par
consé
quent
dans
la
bouche.
Cet
organe
,
qui
n'a
encore
été
observé
que
dans
les
mammifères
,
patoît
jus
qu'à
un
certain
point
en
rapport
avec
l'espèce
de
nourriture.
La
VUE.
Les
organes
de
la
vision
,
ou
les
yeux
,
ont
une
forme
plus
ou
moins
sphérique,
et
reçoi
vent
chacun
un
nerf
de
la
seconde
paire
encépha
lique.
_
‘
Chaque
œil
est
formé
d'une
enveloppe
géné
rale
fibreuse
,
nommée
scle’rotique,
tapissée
à
l'inté—-'
rieur
par
une
membrane
vasculaire,
appelée
cho
roïde,
et
enfin
à
la
face
interne
de
laquelle
se
trouve
la
membrane
nerveuse
ou
senrante
,
déve
loppement du
nerf.
La
face
antérieure
de
l'œil
serolt
percee,
sans
une
partie
cornée,
transpa
rente
,
composée
de
lames
ou
de
cônes
extrême
ment
aplatis
,
nommée
corne’e
transparente,
et
qui
sert
en
effet
:‘i
laisser
passer
les
rayons
lumineux
dans
l'intérieur
de
l'œil
,
qui
est
entièrement
rem
pli
de
fluides
de
différentes
densités
,
nommés
hu
mear
aqueuse,
cristalline
et
vitrée
,
disposés
pour
des
usages
qui
tiennent
à
la
théorie-de
la
vision.
_
L'œil
de
tous
les
animaux
mammifères
est
presque
toujours
mu
dans
l'intérieur
de
la
cavité
qui
le
contient,
par
un
assez
grand
nombre
de
muscles,
quatre
et‘
quelquefois
huit,
droits
qui,
de
la cir
conférence
du
trou
par
où
pénètre
le
nerf
de
l'or
gane,
vont
à
l'extrémité
des
deux
diamètres
du
globe
,
soit
sur
un ou
sur
deux
plans
,
et
deux
mus
cles
obliques
:
un
supérieur,
qui
du
même
point
va
au-dessus
du
globe
de
l'œil,
réfléchi
par
un anneau
situé
à
l'angle
interne;
et
l'autre
inférieur,
qui,
de
la
partie
inférieure
et
extérieure
de
l'orbite,
va
a
la
face
inférieure
du
bulbe.
Il
est
constamment
misâ
l'abri
du
contact
des
corps
extérieurs
au
moyen
d'un
appareil
protecteur
osseux
,
formé
de'l'os
frontal
en
dessus
,
du
maxil
liire
supérieur
en
dessous
,
duJygOmatique
en
dehors
,
du.
lacrymal
en
dedans
,
et
enfin
du
palatin
et
du
sphénoïde
antérieur
en
arrière
,
dont
l'en
semble
forme
ce
qu'on
nomme
l'orbite.
Cet
organe
peut
encore
être
mis
à
l'abri
d'une
"r
v-
se
-
_‘
.
,_
Î
manière
plus
complète
,
mais
momentanée
,
a
l'aide
d'un
double
repli
de
la
peau,
mobile
,
ser
vant
de
voile,
et
appelé
paapière.
Dans
tous
les
mammifères
,
la
paupière
supérieure
est
la
plus
mobile
',
_elle
a
son
muscle
élévateur
qui,
provenant
du
fond
de
l'orbite,
et
s'épanouissant
jusqu'au
car
rilage
qui
la
borde
,
sert a
la
relever,
son
propre
poids
la
fermant
contre
le
bord de
l'inférieure.
Jamais
il
n'y
a
de
troisième
paupière
ou
de
paupière
interne
verticale;
ou
s'il
en
existe
une,
c'est
un
simple
repli
cartilagineux
contre
lequel
le
globe
de
l'œil
peut
s'avancer,
mais
qui
ne
peut
presque
jamais
se
développer
indépendamment
de
lui.
Enfin,
outre
ces
appareils
de
protection
,
il
y
a
encore
dans
la
très-grande
partie
des
mammifères
,
à
moins
qu'ils
ne
soient
aquatiques
,
un
appareil
lacrymal
formé
d'une
ou
deux
glandes
plus
ou
moins
considérables
,
situées
entre
l'orbite
et le
bulbe
,
et
qui
versent
leur
fluide
si
la
surface
de
la.
peau
très-amincie
qui
tapisse
la
partie
antérieure
de
celui-ci,
sous
le
nom
de
conjonctive,
d'où
il
est
conduit
au
moyen
d'un
canal
formé
par
la
réunion
des
bords
des
paupières,
jusque
vers
l'angle
inté
rieur
de
l'œil.
Là
il
est
absorbé
par
les
pores
dits
lacrymaux,
et
versé,
au
moyen
du
canal
et
du
sac
lacrymal
,
placé
essentiellement
dans
l'os
de
ce
nom
,
jusque
dans
la
cavité
nasale
au-dessous
du
cornet
inférieur
des
narines.
L'œil
est
:
Rudimentaire
,
lorsqu'il
n'en
existe
aucune
trace
au'dehors,
mais
qu'on
en
retrouve
des
vos‘.
tiges
au-dessous
de
la
peau
(1);
Apparent
,
lorsqu'il
est
apercevable,
et
c'est
le
plus
grand
nombre
des
cas
(2.).
Relativement
à
ses
dimensions
,
il
est
:
'
Très-grand
,
dans
plusieurs
animaux
nocturnes
et
dans
quelques
espèces
aquatiques
(3);
Médiocre
ou
moyen
,
dans
la
plupart
des
qua«
drupèdes
terrestres
(4)
;
Petit
ou
très-petit
,
dans
les
espèces
qui
vivent
sous
terre
,
et
dans quelques
espèces
noc
tomes
(5).
(I)_
Dans
le
rat-taupe
ïemm'.
.
‘
métal
lgîtnîal‘apgéirieéflrx'allirté
des
mammifcres
,
en
en
excep
quf‘nlelgezîprlzgtos
,
les
lièvres
,
les
polatouche:
,
les
pha
[:es
quadrumarm
,
les
carnassiers
proprement
dits
,
lesd'smiiieüsnfizupu
,
les
iiuhyngm
,
les
cht‘iroptëres.
C
1-8
MAMMALOGIE.
.Considénêsous
le
rapport
de
la
saillie
de
la
cornée
,
il
est
t
'
T
rès-bombe',
dans
les
espèces
nocturnes
(1)
;
_
Médiocre/nm:
saillant
,
dans
les
mammifères
diurnes
(2.)
;
Plqt,
dans
les
espèces
qui
wnt
habituelle
ment
plongées
au
fond
des
eaux
(5).
Les
yeux
varient
dans
leur
position
respective.
‘Ils
sont
:
Ante’rieurs
,
lorsqu'ils
sont
dirigés
en
avant,
plus
oumoins
rapprochés
l'unde
l'autre,“
lors
que
leurs
axes
de
vision
sont
presque
paral
lèles
(_.,);
>
'
latéraux
,
quand
ils
sont
écartés
,et
situés
sur
les
cotés
de
la
tête
,
et
pour
ainsi
dire
sur
un
même
axe
(5).
La
face
antérieure
des
yeux
olfre
particulière
ment
l'iris
,
ou
membrane
annulaire
annexe
de
la
choroïcle
,
et
la
pupille
,
ou
disque
central,
servant
à
l'entrée
des
rayons
lumineux.
‘
,L'iri:
varie
en
couleur,
du
gris-bleu
au jaune
et
a
lorange
fbnce'.
Dans
les
mammifères
,
cette
cou
leur
est
le
plus
souvent
d'un
fauvefonce'
ou
brune.
Lapapille
change
de
dimension
en
raison
de
la
quantité
de
rayons
lumineux
qui
arrivent
sur
l'œil.
Llle
nagecte
pas
la
même
forme
chez
tous
les
mammi
res.
Lorsqu'elle
est
dilatée,
elle
est
,généralement
ronde.
-
Lorsqu'elle
est
contractée,
elle est
ronde
(6),
Jenticulaire
et
même
linéaire
verticalement
(7)
,
oblongue
transversalement
,
ou'même
linéaire
trans
versa/amen:
(S)
,
oblongue
transversalement
,
avec
une
convexité
formée
par
son
bord
supérieur,
laquelle
est
marquée
de
cinq
festons
plus
épais
que
le
reste'du
contourl9),
en
forme
de
cœur
(10),
etc.
V
La
pupille
laisse
voir
quelquefois‘des
couleurs
très-vives
,
surtout
dans
l'obscurité
,
ce
qui
est
pro
.dutt
par
la
réflexion
des
rayons
lumineux
,
sur
une
(1)
Le
lièvre
,
le
upir,
les
galago:
_
etc.
.(z)
Dans
laplupart
des
mammifères.
(3)
Les
phoques
.
les
cétacés.
(4)
L'homme
,
les
singes.
525)
Les
lièvre:
,
les
rangeant
,
et,
en général,
les
her
ivores.
‘
(6)
L'homme
,
les
Jinge:
,
et‘beaucoup
de
tarmwierr.
(7)
Dans
les
animaux
du
genre
des
chats.
Cette figure
est
à
peu
près
celle
qu'atfecte
aussi
la
pupille
des
renards.
:
(8)
Dans
le
bœuf
et
n‘
baleine.
(9)
Dans
le
cheval.
(10)
Dans
le
dauphin.
portion
de‘la
ruyschienne
ou
lame
interne
de
la
chotoïde
,-
elée
le-tapis
,
et
située
sur
le
côté
du
fond
de
l'œil
opposé
à
celui
dans
lequel
perce
le
nerf
optique.
Ce
tapis
estcoloré
en
brun-noirâtre
'(t);
en
brun=ch6colar
(2.)
',.en
vert-doré
changeant
en'bleu
céleste
(3)
;
en
bleu-argenté
changeant
en
violet
(4);
en
vert-doré
pâle,
quelquefois
bleuâtre
(5)
2,
en
jaune-dqré‘pâle
‘(6)
3
en
blanczpur‘bordé
de‘bleu
(7).,
etc.
Le
restant
de
la
rnyschienne,
ou
plutôtdela
choroïde
,
est
enduit
d'un
vernis
noirâtre
‘dmistous
les
mammifères.
Lorsque.
ces
animauxsont
atteints
de
la
maladie
albine',
ce
vernis
n'existe
pas
,
et
les
yeux
paroissent
roses
dans
l'obscurité
de
la
nuit
(3).
L'OUïE.
Le
dernier
organe
des
sens
est
celui
de
l'audition
ou
de
l'ouïe.
.
'Sa partie
essentielle
consiste
dans
ce
qu'on
ap
pelle
le
labyrinthe
membraneux
,
où
l'on
trouve
une
membranefibreuse
ouverte
.en
arrièrepour
le
pas.
sage
du
nerf,
en
dehors
pour
la
communication
avec
l'extérieur,
tapissée
intérieurement
par
une
membrane
vasculaire
sécrétant
le
fluide
ou
lymphe
,
dite
de
Cotunni,,dans
l'intérieur
etsutle
pourtour
de
laquelle
se
répandent
les
filets
nerveux.
Mais
il
s'en
faut
de‘
beaucoup
que
l'organe
de
l'ouïe
se
borne
à
cela.
Dans
tous
les
mammifères
,
cette
partie
cen
trale
importante
s'étend
pour
former
ce
qu'on
nomme
le
labyrinthe,
c'est-â-dire,
trois
canaux
sémi
circulaires
,
dont
deux
verticaux
et
un
horizontal,
_
et
le
limagon
,
cavité
conique
,
spirale
,
partagée
en
deux
par
une
lame
ostéo-fibreuse
qui
se
continue
presque
jusqu'à
son
sommet.
Tout
cet
appareil
essentiel
ou
profond
de
l'organe
de
l'ouïe
est
con
tenu
ou
enveloppé
dans
un
os
particulier,
d'un
tissu
et
d'un
aspect
qui
lui
ont
valu
le
nom
de
rocher.
Il
est
intercalé
entre
l'os
basilaire
ou
la.
dernière
vertèbre
du
crâne
,
et
l'os
sphénoïde
pos-’
térieut;
mais
il
ne
doit
pas
être
considéré
comme
appartenant
au
crâne
proprement
dit.
'
1
.
.
'lous
les
mammifères
,
outre
cette
partie
essen
(1)
L'homme
et
les
singes.
v
-.
(2)
Le.
lièvre,
le
lapin
,
‘le
cochon.
(5)
Le
1'
œuf
(4)
‘l.
e
cheval
,
le
bout: ,
le
baba]:
,
le
cerf.
(5)
le
maman.
(0)
le
lion
,
le
chat
,
l'ours
,
‘le
dauphin.
(7)
Le
chien
,
le
loup
,
le
blaireau.
(S)
Les
mammifères
sujets
à
cette
maladie
sont
particulièrement
l'humme
,
les
lapins,
les‘
chats
,
etc,
Le
pelage
des
qnadtupedes
albinos
est
toujours
blanc.
MA
sa
MaLo
c‘;
I'E.
tielle,
possèdent
encore
les‘
deux
autres,
c'est-à?
dire
,
celles
dont
l'usage
est
de‘
renforcer‘
et‘
de
tei
cueillir
l'essonsî,
ouàlbreille'rmbyenne
et'l'oteille
externe.
‘L'oreille
moyenne
aipour
‘base
‘l'a
caisse‘du
tym
pan
,
cavitéJ
creusée‘
dans
‘l'os'dê‘
Cé‘tto’ifil
Elle’
communique
avec
l’organe‘intéri'eur
par’
deux
ori
fices,
la
fenêtre
ronde
et
la‘
fenêtre
ovale‘,
en‘
arrière
avec
les
cellules
masto’idiennes
creusées‘dans
'
cet
os‘;
en
dedans
‘et’
en
avant
,
à‘l'aidè‘d‘un’
organe’
fibro-cartilagineux
nommé
rrbmp‘e‘d’Ëùsradrc',
avec‘
la
cavité
gût'turale‘
dans-'salpattîe'
latérale»,
et
enfin
en
dehors;
avec
l'appareil!
extérieur,
par
un
ori
fice
assez
large,
fermé
par
mie-'menibarre
appelée.
membrane
du
tympan
,
attachée
à
un
os
désigné’
sous’
le
‘nom
de
cadre
du-tympamhMaisyourre
ces‘diffé
rentes
ouvertures
qui
se
remarquent
dans
la
'caisse
du
tympan,
on‘
trouve
dans
tous
les
mammifères
une
chaîne
nd'osselets
‘au
nombre
de
trois
,
onde’
quatre
suivant
quelques
auteurs
,
qui
,iatta'chée
par
une
extrémité
à
la
membtanevqui'
ferme
la
fenêtre
ovale
,
se
termine
par
l'autre
à
la
membrane
du
tympan.
Enfin
,
au
‘dehors
de
cette
oreille
moyenne‘,
se‘
trouve
appliquée
sur
les
parties
latérales
et
posté
rieures
de
la
tête
,
laconque-aud‘itive
qui
se
compose
toujours
d'un tube
plus
ou
moins
alongégnomm'é
canduit-audizifexterne,
et
qui
le‘
plus
souvent
se
dilate
a
son
extrémité
en
une'espèce
d'e
cornet
acoustique
fibre-cartilagineux
déforme
et'd'é'ten
due
variables
,
mu
par
des muscles'plus
ou
moins
développés,
plus
ou
moins
‘divisés,
des
antérieurs,
des
postérieurs
et
des
supérieurs.
La
conque
externe
de
l'oreille
manque
totalement
dans
certaines
espèces
de
mammifères
(t).
Lorsqu'elle
existe
,
elle
est
souvent
rudimen
taire
(2.).
Quelquefois
elle
est
plus
ou
moins
arron
die,
rebordée
extérieurement
et
appliquée
contre
la_rête
(;)
,
ou
bien
disposée
de
la
même‘
façon
,
mais
déjà
moins
bordée
extérieurement
,
et
un
peu
anguleuse
supérieurement
Elle
est
,
‘dans
un
grandnombre
d'espèces,
de
médiocre
grandeur,
an
guleuse,
disposée
en
cornet,
dont
l'ouverture
est
antérieure
et
la
base
élargie (5);
dans
d'autres,
cette
disposition
est
à
peu
près
la
même
,
mais
la
pointe
(
i)
Les
ce'tace’:
,
les
lamantin:
,
les
phoques
proprement
dits
,
les
rats-taupe:
,
les
taupe:
,
etc.
(a)
La
marmotte
,
les
àrariz:
,
etc.
.
(5)
L'homme
et
les singe:
qui
s’en
rapprochent
le
plus.
(.p)
Les
macaques
,
les
papions
,
les
marrdrills.
'
'
(5)
Les
chats
,
les
marre:
,
les
loups
et
renards,
&çÇ
1*‘
19
est
arrondie‘:
elle
est
âüSSlà<d1llS
beaucoup’
d'espè
ces,
en
forme
de
cornet
alongé,
et
portée
sur-une‘
sorte
de
pédoncule
quitlui
donne
plus
de
mobi-.
lité
(r
).
Son
développement
est
énorme
dans
quel
ques
mammifères
,
et
accompagné
d'appendicesI
dont
le
plus
remarquable
,
qui
porte
le
nom
d'orei1{an,'n'esr.
qu'un
lobe
cartilagineux
à
peine
a
parent
dans,
la
plupart
des‘
animaux
de
cette
c
asse
,
et
qui
est
appelé
tragus
(2.).
L'oreille
est
quelquefois
plane,
vaste
et
appliquée
sur
le
côté
de
'
la
tête,
etc.
On
remarque
,
en
général,
que
les
oreilles
tom
bantes
,
env
toralitéiou
en
partie
,
sont
un
signe
de
domesticité.
5.
HI;
ÉEÏL'A‘
Nu'r
u'r‘r'ro'N.
Cette‘
fonction
animale
a'pout'bur
‘l'assimilation
des
parties
substantielles
contenues
dans‘les
ali
mens,
et
qui
dbivè‘nt
renouveler
le‘
fluide-
nourri
cier.
Son
principal-organe‘
consiste"
dans‘
le
repli
intérieurïde
‘la?
peau,
auquel
on donne
le'nomvde
canal
intestinal.
-
Dans
tous
les
mammifères
,‘ce
canal,
qui
est
évidemment
composé'comme'la
peau‘,
est
étendu
d'une
‘extrémité
à
l'autre‘
du
corps
ou
tronc
propre
ment‘
dit
de
l'animal;
mais
il
forme
toujours
des
circonvolutions
plus
ou
'
moins
considérables‘,
en
sorte
qu'il
est
constamment
beaucoup
plus
longqu'e
lui.
Du
reste
,
il
est
en
grande-
pa-rtie'
parfaitement
symétrique.
'
Des
deux
orifices
qui
le
‘terminent’,
l’ant'é‘rieur,‘
nommé
bouche,
est
toujours
plus
ou
moins
fendu
transversalement.
Les
bords
de
cette
fente'porrent
le
nom
de
lèvres,
l'une
‘supérieure
ou‘
antérieure
,
et
l'autre
inférieure
ou
postérieure.
Elles
sont
com
posées
d'une
double
peau
,
l'une
externe,
l'autre
interne
,
et
intermédi'air'ement
de‘m'uscles
tout-'âlfait
cutanés
,
qui
se
divisent‘
en
'orbiculaire,
élévateur,
ab‘aisse‘u‘rs’
et
di'ducteurs.
A
la
suite
de
cet
orifice
vient
une
dilatation
plus
ou
moins
considérable
du
canal
intestinal
,
c'est-à;
dire
,
.la
bouche
proprement
dite
ou
cavité
buccale,
composée
aùssi‘d'une
peau
intérieure
dite
membrane
muqueuse
,
et
d'un
muscle
latéral,
le
buccinateur.
Cette
partie
du‘
canal
intestinal
est
comprise
entre
la
mâchoire
supérieure
et
la
mâchoire
mfée
(I)
Les
'ru'mTnâns
,
les
lièvres,
les
‘sanglier:
,
le'ihï
noce’ros
,
etc.
(2.)
Quelques'che'ïraptëru.
C2.
90
MAMMALOGIE.
P4.
rieure,
et
par
conséquent
proportionnelle
à leur
étendue.
On
y trouve
trois
appareils
distincts
:
1°.
Celui
de
l'insalivarion
,
qui
n'est
réellement
qu'une
certaine
modification
de
l'appareil
général
ctypteux
ou
glanduleux
de
la
peau,
placé
ici
tout
autour
de
la
bouche,
et
versant
des
fluides
mu
queux
ou
salivaires
,
sécrétés
dans
les
glandes
dites
molaires
,
buccale:
,
et
dans
les
glandes
sali
vaires
dites
parotide:
,
maxillaires
et
sublingualas,
à
cause
de
leur
position.
2°.
Celui
de
la
masticarion
,
qui
est
essentielle
ment
opérée
par
l'action
de
la
mâchoire
intérieure
sur
la
supérieure
immobile
,
et
au
moyen
des
mus
cles
élévateurs
,
le
temporal
J le
masse'ter
et
les
ptérygoi‘dienr
_,
et
des
abaisseurs
,
immédiats
,
le
di
gastrique
,
et
médiats
,
les
génio-hyoïdiens
,
stemo
àyoîdiens
,
etc.
Les
mâchoires
ne
sont
pas
à
nu
dans
l'intérieur
de
la
cavité
buccale
,
mais
elles
sont
recouvertes
par
la
peau
interne.
,
qui
prend
sur
leur
bord
une
dis
position
et
un
aspect
particuliers
:
c'est
ce
qu'on
nomme
gencives.
Mais
en
outre,
et
même
le
plus
souvent
,
cette.
peau
est
armée
d'organes
extrêmement
durs
,
de
forme
et
en
nombre
très-variable,
que
l'on
considère
comme
des
os
et
qu'on
nomme
dents
(1)
C'est
au
moyen
de
ces
gencives,
et
surtout
de
ces
dents,
qu'est
exécutée
la
masricarion des
ali
mens
,
ce
qui
a toujours
lieu
dans
les
animaux
vivi
pares
,
au
contraire
des
ovipares.
Les
différences
que
les
mammifères
offrent
dans
le
mode'de
mastication
,
et
par
conséquent
dans
les
organes
qui
l'exécuteur
,
tiennent
en
général
à
la
nature
des
alimens.
3°.
Enfin
,
le
dernier
appareil‘
qui
se‘
trouve
dans
la
cavité
buccale,
ou
celui
de’
la
déglutition
,
est
essentiellement
composé
de
la
langue
,,
et
en
outre
de
ce
qu'on
nomme
le
palais..
La
langue,
dont
nous
avons
déjà
fait
mention
en
traitant
du
sens
du
goût,
doit
être
considérée
comme
le
prolongement
de
la
couche
musculaire
inférieure
ou
abdominale.‘
C'est
un
organe
entière
ment
charnu
,
composé
de
deux
parties
:.
l'une
pos
tétieure
,
constante,
Formée
de
muscles'particuliers,
parfaitement
distincts,
attachés
à
l'appendice
que
on‘
nomme/plaide
,-_et
l'autre
tantérieure
,
mobile,‘
W
(1)
Voyez
ce
qui
concerne
les,
dents
,
page
5.
moins
constante
,
entièrement
formée
de
fibres
musculaires
cutanées.
Le
palais,
contre
lequel
agit
la
base
de
la
langue
,
dans
l'acte
de
la
déglutition,
n'est
qu'une
partie
de
la
peau
interne
ayant
à
peu
près
éprouvé
les
mêmes
modifications
que
les
gencives;
elle
est
apv
pliquée
contre
les
os
de
la
mâchoire
supérieure
,
et
se
prolonge
au-delà
de
leur
bord
postérieur
,
en
un
lambeau
mou
,
flexible
,
muscu
o-membtaneux
,
nommé
voile
du
palais,
dont
le
milieu,
quelquefois
plus
long,
est
la
lame.
A
la
suite
de
cette
cavité
buccale
et
plus
ou
moins
dans
la
même
direction
,
mais
quelquefois
à
angle
droit
(1)
,
vient
le
canal
intestinal
qui
commence
par
le
pharynx.
Le
pharynx
est
une
sorte
de
sac
ou
de
dilatation
membrano-musculeuse
non
adhérent
aux
os
,
atta
cbé
par
sa
circonférence
à
la
voûte
palatine
,
large
ment
échancré
en
avant
pour
recevoir
la
commu
nication
de
la
cavité
buccale
et
celle
des
fosses
nasales
,
et
offrant
inférieurement
deux
ouvertures
:
l'une
qui
en
est
la
véritable
continuation
et
qui
conduit
dans
le
reste
du
canal
digestif,
et l'autre
,
antérieure
ou
inférieure,
qui
appartient
à
l'organe
respiratoire.‘
Les
muscles
qui
entrent
dans
sa
com
position
sont
les
consrricteurs
du
pharynx
_,
le
stylo
pharyngicn
,
le
glosso-pharyngicn.
De
chaque
côté
de
son
point
de
communication
avec
la
cavité
buc
cale
,
est
un
amas
de
cryptes;
muqueux
,
formant
ce
qu'on
appelle
les
amygdales.
l
L'œsophage
suit
le
pharynx
sans
aucune
apparence
'
de
séparation.
C'est
un
canal
musculo-membraneux
,
plus
ou
moins
alongé
,
qui
suit la
longueur
du
cou
,
traverse
la
poitrine
,
appliqué
contre
le
corps
de
la
colonne
vertébrale
,
traverse
le
diaphragme
,
et
qui
,,
parvenu
dans
la
cavité
abdominale,
se dilate
plus.
ou
moins
pour
former
l'estomac.
L'estomac
est
donc
un
renflement
plus
ou
moins‘
considérable
du
canal
intestinal.
Sa
Forme
et
la
na
ture
de
ses
parois
varient.
L’ouverture
par
laquelle
'
il
communique
avec
l'œsophage
est
appelée
car—
dia,
et
celle
qui
est
l'issue
du
restant
du
canal
intestinal
est
nommée
pylom.
On
donne
le
nom
d'estomac;
simples
à
ceux.
dont
les
parois
,
de
nature
membraneuse
,
ont
une
forme
plus.
ou
moins
approchante
de
celle
d'une.‘
cornemuse,
et
qui
ne
sont
point
partagés
en
deux:
ou
plusieurs.
parties
par
des
étranglemens
extérieurs.
W
(1),.
/Comme
dans
lI/zommn.
\
l.
a.’
1'
l'.
In
.1;
p.
4:
.11
a
4:
[:J!
;v
(a
MAMMALOGIE.
2l
ou
des
cloisons
intérieures
(i)
,
et
au
contraire,
on
appelle
estomacs
complexes
,
ceux
qui
sont
divisés
en
plusieurs
poches
placées
les
unes
à
la
suite
des
autres
(1.).
I
A
la
suite
de
L'estomac
vient
le
canal
intestinal
proprement
dit.
Ses
dimensions
ne
sont
pas
les
mêmes
dans
toute
son
étendue;
aussi
la
partie
anté
rieure
a-t-elle
reçu
le
nom
d’z‘ntcstins
grêle:
,
et
la
postérieure,
celui
de
gros
intestins.
Les
intestins
grêles
sont
distingués
assez
arbitrairement
en
trois
parties
,
appelées
duodmum
,
jejunum
et
ileorz.
Les
gros
intestins
le
sont
également
en
trois
parties,
appelées
colon,
cæcum
et
rectum.
Le
cæcum
est
une
sorte
d’appendice
aveugle
,
hors
de
ligne
du
canal
intestina
proprement
dit
,
ayant
son
issue
entre
le
colon
et
le
rectum.
Il
manque
quelquefois.
Dans
beaucoup
de
quadrupèdes
il
est
Fort
court;
dans
d'autres,
au
contraire
,
il
est
fort
long
,
et
souvent
son
intérieur
offre
des
brides
nombreuses
qui
aug
mentent
l'étendue
de
sa surface.
C’est
dans
l’estomac
que
s'exécute
,
on
ne
sait
trop
comment
,
la
première
digestion
,
qui
con
siste
dans
la
conversion
des
substances
alimentai
res
en
chyme.
La
seconde
digestion
,
c'est-â-dire
,
la
conversion
en
chyle,
se
fait
dans
le
duodenum
,
au
moyen
de
deux
fluides
d'une
nature
particulière
,
la
bile et
le
suc
pancréatique
,
qui
sont
sécrétés
par
deuxv
organes
glanduleux
,
le
Foie
et
le
pancréas.
Le
fbie
,
bien
plus
considérable
que
le
pancréas
,
est
un
amas
d’une
innombrable
quantité
de
petits
cryp'es
extrêmement
serrés
ou
très-peu
distincts,
For
mant
une
masse
plus
ou
moins
divisée
en
plusieurs
parties
nommées
lobes,
siruéeà
la
région
supérieure
ou
antérieure
de
la
cavité
abdominale,
sous l’hypo
condre
droit
:.il
est
essentiellement
composé
de
deux
parties,
l'une
droite
et
l'autre
gauche
,
sépa
rées
par
l'entrée
ou
la
sortie
de
vaisseaux
qui
s'y
rendent
ou
qui
en
sortent,
chaque
lobe
étant
quel
quel-ois
lui-même
subdivisé
en
lobules.
Le
canal excréteur,
qui
en
sort
assez
souvent
dilaté
en
une
vésicule
de
dépôt
,
appelée
vésicule
du
leur
estomac
membraneux
,
mais
très-divisé
dojsons
internes.
Le
dauphin
a
pour
ainsi
‘dire
plu
œufs
estomacs
membraneux
àla
sutte
l’
un de
l'autre.
(i)
Les
animaux
carnassiers
,
les
n'arrivons,
les
ron
par:
,
quelques
luréivaru'
pnchydcrmu
ont
leur
eswmac
Simple.
(2)
Les
animaux
ruminant
ont
des
estomacs
complexes
dont
les
parois ont
une
épaisseur
considérable.
Ces
estomacs.
sont
désignés
par
les
noms
de
Danse
,
de
bonnet,‘
de
feuil/a
et
de
rai/1cm.
D'autres
animaux.
herbivore:
ont
par
des
'
qu’elle
appartient
à
telle
ou
‘et
enfin
les
replis
fiel,
qui
ne
se
trouve
pas
dans
la
même
direction,
va
se
terminer
,
sous
le
nom
de
canal
chole’doque,
dans
le
duodenum..
Le
pancréas
est
une
grosse
glande
fort
analogue
pour
sa
structure
avec
les
‘salivaires
,
plate
,
située
transversalement
au-devant
de
la
colonne
verté
brale,
et
se
terminant
par
un
canal
‘unique
,
quel
quel-ois
dans
le
canal
cholédoque
lui-même,
ou
directement
dans
le
duodenum.
Les
variations
peu
nombreuses
que
les
mammifères
offrent
sous
le
rapport
de
cet
organe
,
ne
présentent
rien
de
bien
remarquable.
' '
Le
canal
intestinal
et ses
annexes
seroient pres
qu'entièrement
Hottans
librement
dans
abdominale,
sans
une
membrane
fibreuse
,
perspi
rable
,
en
un
mot,
séreuse
,
qui,
après
avoir
tapissé
celle-ci
,
se
porte
à
celui
-là
pour
l'euveloper
;'
c'est
ce
qu'on
nomme
le
pe’ritaz'rie.
La
partie
plus
ou
moins
longue
de
ce
péritoine
,dans
toute
son
étend
due
,
qui
se
porte
de
la
cavité
â
l'organe
,
et
qui
est
formée
de
deux
lames
entre
lesquelles
passent
les
vaisseaux
ou
les
nerfs
qui
vont
de
l'un
à.
l’autre
,
est
désignée
sous
le
nom
géné
et
spécifique
de
mésocolon
,
la
cavité
tique
de
me’sentère
,.
me'soreczum
_,
suivant
telle
partie
du
canal
;
_
‘
plus
ou
moins
considérables
que
ce
meme
pérltome
fait
dans
difl'érenres
parties
,
et
essentiellement
en
passant
de
l’estomac
au
color!
transverse,
sont
connus
sous
la
désignation
d'api
p/oon.
Quoiqu
on
sache d‘une
manière
générale
que
ces
appendices
du
péritoine
sont
essentielle-
'
ment
vasculaires
.,
et
surtout’
veineux
,
et
qu’ils
set--r
vent
spécialement
de
lieux
d’accumnlation
de
la
graisse
,
nous
ne
pouvons
cependant
encore
guère‘
"
'
expliquer
les
différences
que
les
mammifères
offrent’
sous
ce
rapport.
Tout
ce
qu’on
peut
dire‘,
c'est
que‘
ceux
qui
sont
suscesptibles
de
s’endormir
l’hiver
.
les
ont
plus
développés
qu'aucun
autre.
’
en;
soit
,
le
canal
intestinal
se
termine
par
son
ori
qui
se
retrouve
dans
la
orbiculaire
,
nommé
fait
analogue
a‘celui
l"orifice
antérieur
du
canal
digestif.
C’est
dans
les
intestins
proprement
dits
que
s
exécute
le
départ
du
résultat
de
la-
digestion
par’
l'absorption
du
chyle
et
par
l’éjection
du
résidu
ou!
(,0
Dans
les
maufèmr
et
les
mana
surtout;
Quoi
qu'il.
'
que
nous
avons
vu
border“
sa
M'AM'M'ALOGI'EL
des
matières
fécales.
Cette
opération
commence
par
l'action
dite pétistaltique
des
intestins,
quiagit.
tant
que
ceuxvci
contiennent
quelque
chose
,
et
qui
est
considérablement
aidée
par
lactlon
médiate
des
parois
de l'abdomen.
Quant
au
chyle,
il
se
trouve
pour
ainsi
dire
dans
le
cas
du
chyme,
c"est-â-dtte,
qu'il
a.
encore
besoin
d'une
nouvelle
élaboration
;
c'est
cequ'on
nomme
lajespz'ration
,
exécutée
par
un
appareil
‘qui
consiste
dans
une
certaine
modification
de
l'envep
lop
e
extérieure
,
placée
dans
un
lieu
déterminé:
d'ou
s'en
est
suivi
la
nécessité
dÏunnouveau
système
d'organes
servant
à
charrier
les
fluides,
et
qu'on
nomme
système
circulatoire.
5.
IV.
ors.
ORGANES
DE
LA
CIRCULATÏON
et‘
or‘.
LA
RESPIRATION.
Le
système
circulatoire
se
subdivise
en
deux
par
ties;
l'une
pour
ainsi
dire
centripète
,
en
considé
rant
l'organe
respiratoire
comme
le.
centre
,
et
l'autre
centrifuge
,
c'est-â-dire
,
l'une
charriaut
le
fluide
qu'elle
contient
de
la
superficie
de
l'animal
au
centre
,
et
l'autre. le
transportant
de
ce
centreâ
la
superficie.
La
première
comprend
le.système
absorbant
et
lesystème
veineux
,
qui
n'en
forment
réellement
qu'un;
et
la
dernière
le.
système
artériel
:
elles
sont
séparées
l'une
de
l'autre
par
l'organe
de
la
res
piration.
Le
système
absorbant
ou
lymphatique
est
formé
de
vaisseaux à
patois
fort
minces
,
extensibles,
à
replis
internes
ou
valvules
,
qui
,
de
toute
la
super
flcie
externe
ou
interne
de
l'animal,
et
même
de
la
profondeur
des
parties
,
se
portent,
en
formant
des
anastomôses
extrêmement
nombreuses
,
très
variables,
de dehors
en
dedans,
vers
le
système'
veineux,
dans
lequel
ils
s'abouchent
dans
leur
trajet.
Ils
se
pelotonn‘ent
quelquefois
d'une
manière
fort
serrée
,
pour
former
ce
qu'on
appelle
les
ganglions
lymphatiques
,
ou
glandes
tne'sente'riques,
selon
leur
position.
On
le
divise
enadeux'
parties
d'après
la
nature‘
du
fluide
qu'il
contient
:
aussi
on
nomme
sim
plement
système
lymphatique
_celui
qui
vient
de
la
surface
de
la
peau
et
du
tissu
interne
des
organes‘,
ne
charriant
qu'un
fluide séreuxappelé
lymphe
;
et
au
contraire,
on
désigne
sous
le.
nom:
de
système
thylife'ra
,
celuiqui
commence
dans
l'intérieur
du
canal
intestinal,
et
qui
y
puise
,
par
des
potes
ab
sorbans
,
le
chyle
proprement
dit.
Ces
deux
fluides
se
confondent
dans
unepartie
des
vaisseaux
qui
leur
est
commune
,
nommée
canal
thoracique,
qui
les
verse
dans
l'autre
partie
du
système
circulatoire‘
centripète
,
c'est-â-diœ
,
dans
le
système
veineux.
Ce
système
veineux
a
une
structure
tout-âufait
semblable
à
celle
du
système
à
sang
blanc
ou
lymphatique
,
avec
cette
différence
,
qu'il
offre
un.
peu
plus
de
régularité
dans
ses
divisions
,
et
qu'il
ne
forme
pas,
ou
au
moins
qu'il
forme
très
rarement,
ces
pelotons
ou
ganglions
qui
se
trouvent
si
fréquemment
dans
le
système
lymphatique.
Nés
dans
.toutesles
parties
du
corps,
ses
rameaux,
d'abord
fréquemment
anastomosés
au
point
de
former
un
véritableréseau,
augmentent
de
diamètre
à
mesure
qu'ils
diminuent
en
nombre.
Ceux
des
extrémités
postérieures
viennent
se
terminer
dans
un
gros
tronc
nommé
veine
crumle,.qui
pénètre
dans
le
bassin
,
dans
la
région
de
l'aine
,
et
forme
,
en
se
réunissant
â
la-veine
iliaqueinterne,
un
seul
tronc
encore
plus
considérable
(‘iliaque
primitive.)
,
qui,
réuni
à
angle
plus
ou moins
aigu
à
celui
du
côté
opposé;
constitue
l'origine
de
la‘;
veine
J
cave
posté
rieure
ou
inférieure.
Dans
sontrajeLle.
long
de’lal
colonne:
vertébrale
,
elle
reçoit
successivement
les
'
rameaux
veineuxprovenam
delatpartie'cortespbn
dame
du
tronc,
des
reins
,
des
orgnnesr’de
lat-géné
ration
;
et
parvenue.
au
foie,
ellereçoitîordinaire
ment
,
par
:un
seul.
tronc
,
toutes
les'veines
he’pa
tiques
successivement'réunies
et
provenant
de‘
la»
subdivision
du
tronc
de
la
veine-porte
,
ui.
n'étoit
lui-même
que
le
point
de
réunion
successi
‘de
toutes
les
veines
provenant
de
tous
les
viscères
de
la
diges
tion,
et
formant
ce
qu'on
nomme
système
de
la
veine-porte.
C'est
dans
ce
système
que
se
trouve
compris
une
sorte
de
ganglion
vasculaire
analogue
aux
ganglions
lymphatiques,
et
qui
est
désigné
sous
le
nom
de
rate;
c'est
une
masse
spongieuse
,
entiè
rement
vasculaire
,
sans
aucune
trace
de
canal
ex
créreur
et
sans
sécrétion
,
constamment
située
vers
le
côté
gauche
de.
l'estomac.
Sa
forme
est
extrême
ment
variable,
et
l'on
ne
connoît
aucune
loi
dans
ses
variations.
C'est
après
la
réunion
des
veines
hépatiques
dans
la‘
veine
cave,
que
celle-ci
traverse
le
diaphragme
;
après
un
plus
ou
moins
long
trajet
dans
la
poitrinet,
elle
setermine'dans-le
sinus
veinenx'où
aboutissent
également,
mais
antérieurement
,
par
un
seul
ou
par
deux
troncs
clisrmcrs'formant
la
veine
cave
ante’
rieure
ou
supérieure
,
toutes
les
veines‘
qui
rappor
tent
le
sang
de
lapartie
antérieure
du
tronc,
de
la
'
tête
et
des
membres
antérieurs.
C'est
dans
l'une
de
ces
grosses
veines
‘,
la
sous-clavière
ou
la
jugulaire‘,
que
se
termine
le
système
vasculaire
lymphatique
,
MAMMA'LOGIE.
25
On
trouvegparmi
les
mammifères,
des
diffé
rences
assez
nombreuses
,
sous
le
rapport
de
cet
appareil;
'l'nals
,
sauf
-
peutoêrre les
rongeurs,
elles
‘peu
avant
la
communication
générale
dans
lesinus
commun
0
Arrivé
à
ce
point,'le
sang
noir,
mêlé
de
lymphe
et
de
chyle
,
est
conduit-dans
l’organe’pulmonaire
,
au
moyen
d'un
organed'impulsion
ou
musculaire
qu'on
nomme
cœur,
et
d'une
série
de
vaisseaux
d'une
structure
particulière
et
.tléeroissans.
Ce
cœur
,
nommé
à
sangnoirnà
causedu
fluide
qu'il
charrie
,
ou.droit_..â
causé
de,sa
position‘,
se
‘
compose
de
la
continuation
du
sinus
ou
d'une
oreil
‘Iettc
et
d'un
ventricule,
cavité
â
‘parois
‘beaucoup
plus
épaisses,
très-musculeuses
,
qui
lance'le'fluide
que
lui
avait
chassé
l'oreillette‘,
.dans
unedirection
déterminée
par
des
espèces
de
soupapes
ou
de
val
vvoles
,
dans
les
vaisseaux
nommés
uràèrespul-rrzonaircs.
“Ceux-ci
offrent
une
structure
route
différente
de
celle
des
veines
,
en
ce
que
,
dans'leur
composition
anatomique,
il
entre
un
tissu
jaune,
élastique,
qui
,
distendu
par
le
fluide
chassé
par
le
‘cœur,
réagir
sur
lui,
et
contribue
par
conséquent
à
continuer
‘l'impulsion.
Les
artères
dites
pulmonaires
,
par
leur
subdivision
toujours
croissante
,
contribuent
à
la
‘formation
de'l'otgane
pulmonaire
,
et
se
terminent
enfin
dans
les
parois
des
vaisseaux aériens
qui
font
‘la
partie
essentielle
de
cet
organe.
Les
poumons,
dans
leur
ensemble,
offrent
deux
masses
d'une
substance
parenchymateuse
forméepar
la
réunion
des
vaisseauxsanguins
extrêmement
divi
sés
,
avec
les
dernières
ramifications
des
canaux
aé
riens
,
qui
sont
toutes
des
subdivisions
d'tmcanal
un
i
que,
nommé
trachée-arène,
communiquanrzavec
l'air
‘extérieur
,
et
de
ses
deux
premières
divisions
,
.ap
pelées
ôronches
,
se
rendant
chacune
à
l'une
des
masses
pulmonaires.
Le
commencement
de
la
trachée-artère
,
essentiel
‘lement
modifiée
pour
former
la
voix
,
est
ce
qu'on
nomme
larynx
:
il
est
formé
de
quatre
et
même
de
cinq
ièces
cartilagineuses
2
1°.
du
‘thyroïde,
pièce
médiane
inférieure
,
qui
sert
comme
de
bon
clier
à
l'appareil
essentiel;
2°.
du
rcricoïde
,
premier
anneau
de
la
trachée-artère
,
un
peu
modifié
en
ce
qu'il
est
beau:0up
plus'large
en
arrière
ou
en
dessus
qu'en
avant
ou en
dessous;
3°.
de
deux
car
rilages
arithe'naïdes,
qui
sont
appuyés
sur
le
bord
du précédent
,
et
à
la
base
desquels
s'attache
d'une
part
le
repli
musculoso-
membtaneux
qui
constitue
ce
qu'on
appelle
les
cordes
vocales
,
tandis
que
par
l'autre
.elles
sont
fixées
au
thyroïde
;
4°.
enfin
,
la
dernière
pièce
accessoire
ou
l'c'piglozre ,
ordinaire
ment
ovalaire
,
implantée
à
la
base
de
la
langue,
et
servant
,
dans
la
déglutition
des
alimens
,
à
cou
vrir
l'orifice
du
tube
pulmonaire
ou
gloire.
_.‘t-—._
'ceptibles
d'une
explicationrsuflisanre.
tèrz.
Plus
ou
moins
alongée
‘suivant
la
longueur
du
cou,
cette
trachéenest
toujours‘form'ée
,
outre
la
membrane
muqueuse'qui
la‘
tapisse
intérieurement,
d'anneaux
cartilagineux
plus
ou
moins
nombreux
'et
‘toujours
incomplets,
'ou
au
moins
non
réunis,
‘et
développés
dans
laoouche
musculaire
‘de
la
peau
'qui
estLla
base
de
cet
organe.
'Parvenu
dans
la’poitrine,
‘et
plus
ou
‘ou
moins
'
profondément
,
ce
canal
se
partage
en deux
parties
,
'une
à
droite
,
‘l'autre
à
gauche
;
divisions
qui
prennent
le
nom
de
branches
,
et
qui
continuant
sans
cesse
à
se
vsubdiviser,
â-s'anastomoser,
perdent
peu
:‘rpeu
les
cartilages
quivsourenoien‘t
leurs
parois
,
s'amincissent
de
'
lus
en
plus
,
‘et
finissent
par
for
mer
des
espèces
rl'e-mailles,
ou
d'aréole
,
dans
les
parois
desquelles
viennent
ramper
en
très-grand
nombre,
et
réduits à
une
ténuité
extrême
,
lès
vaisseaux
atférens
et
efl'érens
du
fluide
à
élaborer
ou
élaboré.
C'est
à
l'assemblage
inexrticable
de
ces
vaisseaux
aériens
,
des
vaisseaux
afférens
,
ou
artères
pulmo
naires
,
et
des
efférens
dont
nous
parlerons
tout-â
l'heure
,
ainsi
que
des
vaisseaux
propres
de
l'organe
,
enveloppé
par
une
membrane
séreuse
appelée
plèvre,
que
'on
donne
le
nom
de
poumons,-
cons
tamment
au
nombre
de
deux
dans
les
mammi
fères
,
ils
ne
diffèrent
guère
que
pour
leur
étendue
proportionnelle
et
pour
leur
subdivision,
plus
ou
mois
profonde en
plusieurs
parties
,
qu'on
appelle
lobes.
Ils
sont
toujours
complètement
libres
dans
la.
cavité
thoracique
ou
pulmonaire
,
dans
laquelle
réside
la
cause
efficiente
de
l'introduction
et
de
l'expulsion
du
fluide
élaborant
,
dans
les
vaisseaux
aériens;
ce
que
nous
devons
maintenant
expliquer
‘ici.
‘
Dans
.tous
les
mammifères,
la
cavité
pulmo
naire
commence
sous
la
huitième
vertèbre
mobile;
-
elle
est
formée
dans
la
ligne
médiane
,
supérieure
ment
de
la
série
des
vertèbres,
et
inférieurement
de
celle
des
pièces
du
sternum,
latéralement
de
toutes
les
côtes
vraies
ou
fausses
,
celles-ci
y
étant
‘réunies
,
et
même
par
les
intercostaux.
Antérieure
ment,
elle
est
fermée
par
les
organes
qui
en
sor
tent
ou
y
entrent,
en
même
temps
que
par
un
tissu
cellulaire
assez
serré,
et
en
arrière
par
un
‘large
muscle
convexe
en
avant
ou
dans
la
poitrine
,
‘ne-conduisentguère
à
des,
résultats
généraux
et
sus
‘A‘la
suite
-de
cet
‘organe,
‘vient
la
trachée-dr
:4
,MAMMALOGIE.
concave
en
arrière
ou du
côté
de
l'abdomen
,
signe
sous
le
nom
général
«l'artère:
:
leur
structure
nommé
diaphragme
,-
attaché,
d'une
part
,
au
corps
des
premières
vertèbres
lombaires
par
des
appen
dices
qu'on
nomme
piliers,
ce
diaphragme
se
ter
mine
en
s'irradiant,
:‘1
route
la
circonférence
du
re
bord
postérieur
de
la
poitrine;
c'est
par
l'action
de
tout cet
appareil
que
la
cavité
pulmonaire
est
agran
die
,
et
essentiellement
ar
l'aplanissement
du
dia
phragme
,
d'où
'il
résul'te
que
l'air
est
introduit
dans
le
poumon.
Le
contact
de
cet
air
avec
le
sang
noir
ou
fluide
à
élaborer,
produit
les
phénomènes
chimiques
de
la
respiration
,
ou
mieux
sa
conversion
en
sang
rouge,
qui
de-lâ
doit
être
transporté
dans
toutes
les
parties
du
corps
,
pour
être
employé
par
la
force
assimila
trice;
c'est
ce
qu'exécute
l'autre
partie
du
système
circulatoire
ou
centrifuge,
En
sens
inverse
de
celle
que
nous
avons
désignée
comme
centripète
,
elle
commence
par
de
véritables
veines
,
ou
système
absorbant
tout-à-fait
analogue
pour
la
structure
au
système veineux
;
ce
sont
les
veines
pulmonaires
3
nées
dans
l'intérieur
des
pou
mons
,
des
radicules
des
artères
pulmonaires,
elles
se
réunissent
successivement
en
rameaux
ou
en
branches
plus
considérables
,
et
sortent
de
l'organe
au
nombre
de
deux
ou
quatre
troncs
qui
vont
v,er—
ser
le
fluide
qu'elles
contiennent
dans
un
organe
d'impulsion
intermédiaire
à
cette
partie
du
système
centrifuge
et
au
système
artériel,
et
qui,
réuni
à
celui
qui
existe
dans
le
système
centripète,
forme
l'organe
connu
sous
le
nom
de
cœur,
qui
par
con
séquent
peut
être
considéré
comme
double.
On
donne
à
cette
partie
le
nom
de
cœur
a‘
sang
rouge,
cœur
aortique
,
cœur
gauche
,
à
cause
du
fluide
qu'il
contient
,
de
ses
rapports
avec'l'aorte
,
et
enfin
à
cause
de
sa
position.
Elle
est
également
composée
d'une
oreillette
ou
sinus
,
qui
reçoit
le
sang
des
veines
pulmonaires,
et
d'un
ventricule
â
patois
en
cote
plus
épaisses
que
dans
l'autre
,
qui
le
chasse
dans
le
système
artériel,
presqu'avec
les
mêmes
dispositions
de
valvules
,
qui
existent
pour
le
ven
tricule
droit,
De
la
réunion
de
ces
deux
organes
d'impulsion
accolés
l'un
contre
l'autre
,
oreillette
contre
oreil
«lette,
et
ventricule
contre
ventricule,
résulte
le
cœur
,
situé
obliquemenr
dans
la
cavité
thoracique
,
la
pomte
en
arrière
,
entre
la
base
des
deux
pou
mous,
et
contenu
dans
une
loge
particulière
,
fibreuse
,
tapissée
à
l'intérieur
par
une
membrane
séreuse
,
et
qu'on
nomme
péricarde.
C'est
de
la
base
du
ventricule
gauche
que
naît
la
série
des
canaux
toujours
décroissans
qu'on
dé—
est
tout-â-fait
analogue
à
celle
des
artères
pulmo
naires
,
c'est-a‘i-dire
,
qu'il
entre
dans
leur
composi
tion
un
tissu
jaune
,
élastique
,
qui
en
forme
la
plus
grande
partie,
et
qui
ne
contribue
pas
peu
à
la
marche
du
Guide.
Leur
mode
de
distribution
,
dans
toutes
les
parties
du
corps
,
est
encore
plus
constant
que
celui
des
veines,
et
d'autant
plus
qu'on
se
rapproche
davantage
des
gros
troncs.
Dans
tous
les
mammifères
,
il
ne
naît
du
cœur
qu'un
seul
gros
tronc
artériel,
désigné
sous
le
nom
'aorte
,
qui
se
recourbe
presqu'aussitôt
en
arrière
,
pour
aller
ensuite,
placé
au-dessus
du
canal
digestif,
former
l'aorte
abdominale.
De
la
convexité
de
cette
courbure
(crosse
de
l'aorte),
naissent
les
artères
de
la
partie
antérieure
du
tronc
,
la
tète
comprise,
et celles
des
membres
antérieurs
,
au
nombre
de
quatre
,
deux de
chaque
côté
,
nommées
carotide
primitive
et
sous-clavière
,
qui,
à
droite,
naissent
par
un
tronc
commun
appelé
innomiae’
;
la
première
va
essentiellement
au
cou
et
à
la
tête,
tant
au dehors
qu'au
dedans;
et
la
se
conde
,
après
avoir
fourni
les
branches
de
la
racine
des
membres,
se
distribue
sous
le
nom
«l'artère
axillaire,
puis
sous
celui
de
brachiale,
à
tout
le
membre.
L'aorte
recourbée
fournit
successivement
les
artères
intercostales
,
les
bronchiques
,
les
asopha
giennes,
les
diaphragmatiques
,
et
enfin
le
tronc
cœliaque,
qui
se
subdivise
en
trois
branches
prin
cipales
:
une
pour
l'estomac
,
sous
le
nom
de
coronaire
stomachique
;
une
autre
pour
le
foie
et
pour
ce
même
estomac,
nommée
hepatique
;
et
enfin
la
troisième
ou
splénique
,
pour
la
rate
et
un
peu
pour
l'estomac,
sous
la
dénomination
de
vais
seaux
courts
;
vient
ensuite
la
grosse
artère
de
la
plus
grande
partie
des
intestins,
qu'on
désigne
sous
le
nom
de
mésentérique
supérieure.
Dans
son
trajet
,
l'artère
aorte
continue
de
fournir
à
droite
et
:‘t
gauche
les
inrercostales
,
les
lombaires
,
et
surtout
les
artè
res
.rpermatiques
qui
vont
à
l'organe
sécréteur
de
la
génération
,
et
les
rénales
à
celui
de
l'urine
',
enfin
,
après
avoir
donné
la
mésentérique
inférieure
,
ainsi
nommée
parce
qu'elle
se
distribue
dans
toute
la
partie
inférieure
du
canal
intestinal,
l'artère
aorte
se
divise
en
"trois
troncs;
un
médian
qui
en
est
la
véritable
continuation
et
qui
suit
le
prolongement
de
la
colonne
vertébrale
sous
le
nom
d'arte‘re
cocu
cygicnne
ou
de
sacrée
moyenne
,
et‘
deux
latérales
nommées
iliaques
primitives
,
qui
,
après
avoir
fourni
des
branches
à
tous
les
viscères
de
la
cavité
du
bassin
,
en
sortent
par
l'anneau
inguinal
,
sous
la
dénomination
MAMMALOGIE.
a.
2D
dénomination
d'artère
crurale
,
et se
distribue
à
tout
le
membre
postérieur,
chaque
division
prenant
sa
dénomination
de
la
partie
à
laquelle
elle
se
tend.
Le
fluide,
ou
sang
rouge,
que
porte
le
système
artériel
à
toutes
les
parties
du
corps,
paroît
cepen
dant
avoir
besoin
dans
les
animaux
vertébrés
,
et
par
conséquent
dans
les
animaux
mammifères
,
d'une
sorte
d'élaboration
secondaire
qu'on
peut
nommer
de'puration
urinaire.
Par
cette
fonction
il
est
sécrété
du
sang
une
matière
constamment
à
l'état
fluide
,
qu'on
nomme
urine,
et
qui’est
la
seule
,
peut-être
,
qui
soit
entièrement
rejetée.
L'appareil
qui
exécute
cette
dépuration
urinaire,
toujours
en
rapport
avec
celui
de
la
génération,
se
compose
:
1°.
d'un
organe
pair
,
à
.peu
de
chose
près
symétrique,
nommé
rein
,
et
situé
hors
de
la
cavité
péritonéale
,
de
chaque
côté
des
pre
mières
vertèbres
lombaires’,
sa
structure
est
tubu
lense
et
lobuleuse
;
ses
formes
générales
varient
assez,
mais
le
lus
souvent
il
présente
l'aspect
d'une
féve
,
et
quel'quefois
il
est
divisé
',
2°.
d'un
canal
d'excrétion
nommé
urete‘re ,
lequel,
parvenu
dans
la
cavité
du
bassin
ou
de
la
ceinture
osseuse
posté
rieure
,
se
dilate
toujours
en
une
poche
membrano
musculaire
de
forme
un
peu
variable,
et
qu'on
désigne
sous
le
nom
de
vessie
,
d'où
sort
enfin
la
continuation
du
canal,
sous
la
dénomination
d'a
rètre,
qui, dans
le
sexe
mâle
,
a
un
double
emploi
,
c'est-â-dire
,
de
servir
à
la
sortie
dé
l'urine
comme
à
celle
du
fluide
séminal.
5.
V.
DE
LA
GÉNÉRATION.
Dans
tous
les
mammifères
,
les
organes
de
la
génération
sont
constamment
séparés
sur
deux
in
dividus
différens;
et
si
quelquefois
ils
paroissent,
ou
sont
même
jusqu'à
un
certain
point
réunis
(ce
qui
constitue
l'hermaphrodisme),
ils
ne
sont
pas
parfaits
et
ne
peuvent
être
d'aucun
usage.
Le
sexe
femelle
est
composé
:
if’.
D'un
organe
sécréteur,
pair,
à
peu
près
sy
métrique,
nommé
ovaire,
et
situé
constamment
de
chaque
côté
dans
la
cavité
pelvienne.
Sa
structure
est
remarquable
,
en
ce
qu'on'n'y
voit
réellement
aucune
trace
de
cette
division
particulière
en
œufs
,
comme
son
nom
l'indiqueroit,
et
comme
cela
a
lieu
dans
les
animaux
essentiellement
ovipares;
2°.
d'un
organe
vecteur
,
ou
canal
qui
sert
à
con
duite
l'ovule
détaché
,
mais
dont
l'orifice
est
béant
dans
la
cavité
abdominale‘,
c'est
ce
qu'on
nomme
trompe
uzc'rine
ou
de
Fallope
,
parce
qu'élargie
à
son
extrémité
libre,
appelée
morceaufiartge',
elle
tient
de
l'autre
à
un
troisième
organe
,
5°.
la
ma
trice
ou
utérus,
qui
semble
quelquefois
n'en
être
qu'une
dilatation.
Cette
matrice,
qui
forme
l'un
des
caractères
les
plus
distinctifs
des
munmifères,
est
située
dans
la
cavité
pelvienne
,
entre
la
termi
naison
du
canal
intestinal
et
la
vessie
urinaire.
Sa
forme,
parfaitementsymétrique,
est
cependant
très
variable.
On
y
distingue
en
général
le
corps
et les
cornes
,
qui
n'en
sont
pour
ainsi
dire
qu'une
bi
furcation
,
et
qui
sont
assez
ordinairement
en
rap
port
inverse
,
c'est-â-dire
,
que
lorsque
les
cornes
deviennent
fort
grandes
,
le
corps
est
plus
petit
,
et
vice
versâ.
La
structure
de
cet
organe
est
évidemment
très-vasculaire
:
il
est
tapissé
à
l'intérieur
par
une
membrane
muqueuse
,
qui
n'étant
elle-même
qu'un
repli
de
la
peau
ou
de
l'enveloppe
extérieure
,
a
dû
être
doublée
par
une
couche
musculaire
,
mais
qui
est
tellement
tissue,
que
sa
distinction
est
fort
difl'Ï
cile
a
en
faire
,
si
ce
n'est
lorsqu'elle
approche
du
moment
où
elle
doit
entrer
en
action.
L'ute’rur
se
termine
en
arrière
par
une
partie
plus
ou
moins
retrecte
,
qu
on
nomme
son cou,
et
ce
con
se
pro
longe
plus
ou
moins
dans
un
cylindre
creux
plus
ou
moins
considérable
,
qui
en
est
le
canal
excréreur;
c'est
le
vagin.
Cet
organe
d'une
longueur
variable
,
d'une
composition
anatomique
assez
semblable
à
celle
de
l'utérus,
avec
cette
différence
que
de
vant
varier
un
peu
dans
ses
dimensions
ponr‘s'a
dapter
:‘1
l'étendue
de
l'organe
excitant
,
il
contient
un
tissu
caverneux
ou
érectile
,
s'ouvre
à
l'extérieur
par
un
orifice
assez
large
,
fermé
plus
ou
moins
complètement
dans
les
jeunes
individus
par
une
membrane
ou
hymen,-
ce
canal
,
qui
ne
se
prolonge
pas
au
dehors
,
est
accolé
contre
et à
la
partie
p0:
tétieure
de
celui
de
l'urètre,
et
tous
deux
s'ouvrent
d'une
manière
distincte
dans
une
sorte
de
fente
dirigée
d'avant
en
arrière
et
nommée
vulve.
Cette
vulve
est
bordée
de
chaque
côté
par
un
repli
interne
nommé
nymphe,
qui
commence
à
la
racine
d'un
organe
symétrique
situé
dans
la
ligne
médiane,
désigné
sous
le
nom
de
clitoris.
Cet
organe
est
composé
d'un
corps
caverneux
érectile
,
enveloppé
par
une
membrane
fibreuse
:
il
est
bifur
qué
a
sa
racine
,
attaché
aux
os
ischions
et
mu
par
des
muscles
particuliers
tout-:‘t-fait
semblables
à
ceux
de
l'organe
excitateur
de
l'individu
mâle‘,
enfin
le
tout
est
renfermé
dans
une
sorte
de
fente
extérieure
formée
par
deux
grandes
lèvres
,
l'une
à
droite
et
l'autre
âgauche
,
et
dont
la
partie
anté
rieure
,
plus
renl‘lée
,
est
appelée
pubis.
Une
autre
partie
qui
appartient
encore
aux
or
ganes
de
la
génération
dans
les
mammifères,
et
D
26
MAMMALOGIE.
J
dont
on
a
même
tiré
leur
nom
classique,
est
un
certain
nombre
d'amas
de
cryptes
extérieurs
lacti
fêtes,
situés
d'une
manière
symétrique
en
nombre
plus
ou
moins
considérable
de
chaque
côté
de
la
face
inférieure
du
tronc.
Ce
sont
les
mamelles
Le
sexe
mâle
ofl‘re
une
disposition
d'organes
tout-:l-fait
semblable
dans
les
parties
qui
le
cons
tituent
,
mais
dont
les
usages
et
les
fonctions
sont
très-diEérens
,
au
moins
en
apparence.
L'organe
sécréteur
,
a
pelé
testicule,
est
chez
tous
les
jeunes
animaux
plitcé
dans
la
cavité
abdo
minale;
mais dans
un
assez
grand
nombre
d'espè
ces
,
il
en
sort
tout-à-Fait
pour
n'y
plus
rentrer,
et
est
contenu
à
l'extérieur
dans
une
poche
qu'on
nomme
scromm
,
tandis
que
dans
les
autres
il
sort
seulement
à
l'époque
où
il
doit
être
mis
en
usage,
et
rentre
ensuite.
Sa
composition
anatomique
est
plus
simple
que
celle
de
l'ovaire
,
puisqu'il
est
Formé
d'un
grand
nombre
de
petits
canaux
repliés
un
très-grand
nombre
de
fois
sur
eux-mêmes
,,
et
contenus
dans
une
enveloppe
fibreuse
dite
,
à
cause
de
sa
couleur,
mcmbrane
albuginc'r.
De
la
réunion
des
canaux
séminifères
il
naît
un
canal
qu'on
nomme
canal
'dcfc'rent,
qui
suit
un
trajet
variable,
suivant
que
le
testicule
est
intérieur
ou
extérieur,
et
qui
toujours
vient
à
la
racine
du
canal
éjaculaieur
ou
excréteur',
mais
avant
et
très-souvent,
il
se
termine
dans
une
poche
plus
ou
moins
boursoufllée
,
divisée
par
des
espèces
de
cloisons
imparfaitcs
en
différen
tes
loges
qu'on
nomme
vésicules
se'minules
,-
c'est
la
vésicule
de
dépôt.
De
chaque
vésicule
naît
ensuite
un
petit
canal
qui,
après
s'être
réuni à
celui
du
côté
opposé,
est
enveloppé
dans
un
gros
crypte
glandulcux
app-clé
prostate
,
et
qui
se
termine
dans
le
canal
éjacula
teur
analogue
au
vagin;
celui-ci
se
prolonge
ensuite
(l)
Le
nombre
des
mamelles
est variable.
L’amiilzo
rlrynque
et
l’éc/u'dne‘
sont
les
seuls
chez
lesquels
on
ne
les
ait
as
encore
découvertes
,
ce
qui
fait
soupçonner
u’eîles
ne
se
dévelo
peut
ou’?!
une
certaine
epoque
e
l’année
,
ou
que
es
petits
en
naissant
,
ayant
la
faculté
de
pourvoir
eux-mêmes
à
leur
nourriture,
elles
n'existent
qu'en
vestiges.
On
en
compte
deux
,
tantôt
pcc
toralts
(
dans
l'homme
,
les
singes
,
etc.)
;
tantôt
inguinale:
(
dansle
cheval
,
le
mpir
,
etc.
).
Quelques
chauves-souris
en
ont
quatre,
deux
pectorales
et
deux
inguinales.
Les
loris
en
ont
quatre
pectorales;
la
plupart
des
carnassiers
huit
en
tout;
savoir:
deux
ectotales
et
six
veutrales.
Les
didcIp/zcs
en
ont
quelque
ois
treize
,
dont
une
centrale;
les
truies
en
ont
six;
les
ruminurz:
,
tantôt
deux
,
tantôt
quatre
ventrale's
;
les
cc’tace’:
,
deux
près
de
la
vulve
,
etc.
Dans
uelques
mursupiuux
elles
suzit
contenues
dans
un
repli
e
la
peau du
ventre
des
femelles
,
etc.
plus
ou moins
au
dehors
pour
Former
une
partie
de
ce
qu'on
nomme
pénis
ou
organe
excitateur
mâle
;
_ce
canal,
qui
est
commun
à
l'éjaculation
de
la
semence
et
à
celle
de
l'urine
,
est
composé
dans
ses
arois
fibreuses d'un
tissu
vasculaire
et
érectile
,
et
il
se
termine
ar
un renflement
plus
ou
moins
considérable
de
fiirme
déterminée
,
mais
extrême
ment
variable
selon
les
espèces
,
qu'on
nomme
gland
(i).
‘
"
Quant
aux
mamelles,
elles
sont
presque
tou
jours
dans
les
mâles
absolument
comme
dans
les
Femelles.
(i)
Tantôt
le
gland
est
lisse
et
de
forme
ovale
(
homme
,
macaques
,
âubouins)
;
Ou
garni
par
un
large
bourrelet
saillant
,
qui
lui
donne
la
figure
d'un
champignon
(:apajou
,
.ragouin
)
;
Ou
garni
de
plusieurs
bourrelets
qui
ont
un
aspect
tout-â-fait
bizarre
(
macaqut
banner-chinois
)
j
Ou
mince
et
eflilé
(
taupe
)
;
Ou
comprimé
sur
les
côtés,
arqué
en
dessus
à
son
extrémité
3
'
Ou
assez
court
et
conique
,
et
armé
d'épines
cartilagi
neuses
dont
la
pointe
est
dirigée
en
arrière
(chou)
;
Ou
cylindrique
et
présentant
deux
renflemens
succes
sifs
,
l’un
à
sa
base
,
et
l'autre
près
de
l'extrémité
(chirna)
-,
Ou
fourchu
et
offrant
deux
branches
plus
ou
moins
prolongées
,
et
entre
lesquelles
s'ouvre
l’urètre;
Ou
cylindrique
et
partagé
à
l’extrémité
en
quatre
lobes par
deux
sillons
ni
se
croisent
(
phuscolome)
;
Ou
conique
et
armé
e
petits
05
plats et
tranchans
,
et
de
crochets
dirigés
en
arrière
(coâuyt)
;
Ou
muni
d'écailles
et
de
croche:s
cartilagineux
(ger
boires
)
;
Ou
évasé
en
forme
de
cloche
,
renfermant
un
corps
ui
ressemble
à
un
champignon
,
à
la
base
inférieure
duquel
se
trouve
l’ouverture
du
canal
de
l'urètre
;
Ou
très-mince
,
très-long
et
conique
(sanglier,
taureau);
Ou
cylindrique
comme
la
verge,
renfié
et
arrondi
à
son
extrémité;
le
milieu
de
celle
ci
présentant
une
fosse
dans
laquelle
s'ouvre
l'urètre
,
au
sommet
tronqué
d'un
corps
de
forme
pyramidale
(
iolipèdu
).
Outre
les
principales
différences
que
nous
venons de
signaler,
il
en
est
une
foule
d'autres
qu’il
est
impossible
de
décrite
ici
:
chaque
espèce,
pour
ainsi
dire
,
présen
tant
la
sienne
propre.
En
général,
la
forme
du
gland
est
déterminée
par
la
résence
ou
l'absence
d'un
os
qui
soutient
le
corps
de
la
verge
,
et
par
les
proportions
ou
la
figure
de
celui-ci.
Les
mammifères
carnassiers
en
ont
pour
la
plupart;
et
chez
eux
il
compose
le
plus
souvent
la
presque
totalité"
du
gland.
Le
fourreau
ou
le
prépuce
,
destiné
à
protéger
le
gland
dans
l'état
d'inaction,
oñi'e
peu
de
différences
remar
quables.
Néanmoins
,
tantôt
il
est
adhérent
à la
peau
du‘
ventre(
dans
presque
tous
les
mammifères)
,
tantôt
il
en
est
détaché
(hommes
,
singer
,
chuuwsvsogiris'
C'est
lui
qui
renferme
les
poches
qui
rassemblent
certaines
hu
meurs
trèsoodorantes
,
comme
le
musc
et
le
cuiranum.
Ce
même
prépuce
porte
les
deux
mamelles
du
cheval.
MAMMALOGIE.
27
Résultat
ou
produit
des
organes
de
la
génération.
On
donne
à
ce
produit
,
que
l'on
conçoit
assez
gé
néralement
formé ou
sécrété
dans
l'ovaire
de
l'in‘
dividu
femelle
,
le
nom
d'œufou'
de
fœtus
;
ce
qu'il
oflre
de
caractéristique,
c'est
qu'il
n'emporte
pas
avec
lui
une
partie
propre
âle
nourrir
indépendam
ment
de
sa
mère
,
c'esr-â-dire,
qu'il
n'est
réelle
ment
composé
que‘
du
germe
même
et
des
enve
loppes
qui
lui
sont
propres.
C'est
ce
qui
fait
que
l'ovule
,
détaché
par
l'action
médiare
du
fluide
séminal
absorbé
,
a
besoin
de
s'attacher
de
nouveau
dans
un
lieu
déterminé
du
corps
de
sa
mère
,
afin
d'en
extraire
ce
qui
lui
est
nézessaire
pour
com
mencer
son
accroissement
,
au
moyen
d'une
im
plantation
vasculaire
presqu'artificielle.
C'est
là
ce
qu'on
nomme
le
placenta
,
qui
du
reste
peut
varier
considérablement
sous
les
rapports
de
sa
forme,
de
sa
complication,
etc.
,
mais
qui
est
toujours
formé
d'un
amas
inextricable
de
vaisseaux
vei
neux
et
artériels
provenant
du
fœtus
et
communi
quant
d'une
manière‘
médiate
avec
ceux
de
la
mère.
L'ovule, pour
ainsi
dire
mûri
sur
ou
dans
l'o
vaire
,
détaché
de
cet
organe
à
la
suite
de
l'acte
de
la
copularion
,
est
entraîné
,
au
moyen
de
la
trompe
“qu'on
suppose
presque
le
saisir
,
dans
l'intérieur
de
l'utérus
ou
le
lieu
du
dépôt.
Cet
œuf
,
dans
lequel
il
est
impossible
de’
distinguer
rien
autre
chose
qu'une
petite
quantité d'un
fluide
albumi
neux
,
est
enveloppé
de
deux
membranes,
le
cho
rian
et
l'amnio’s,
entre
lesquelles
se
pl:‘ce
une
sorte
de
sac
plus
ou
moins
étendu
,
communiquant
avec
la vessie
urinaire,
et
qu'on
désigne
sous
le
nom
d'allantoïde.
Une
fois
arrivé
dans
l'utérus
,
cet
œuf
y
détermine
,
ou
sympathiquement ou
par
sa
présence,
une
sorte
d'inflammation
qui
produit
l'adhérence
de
l'une
de
ces
parties
avec
la
cavité
utérine
;
c'est
en
cet
endroit
que
se
développe
le
système
vasculaire
dont
il
a
été
parlé
plus
haut,
ou
le
placenta
qui,
pour
faciliter
le
mouvement
du
foetus
dans
l'utérus,
se
prolonge
en
formant
un
cordon
dit
ombilical,
parce
qu'entré
par
l'ombilic
du
fœtus
,
il
pénètre
dans
la
cavité
abdominale.
Une
partie
des
vaisseaux
qui
le
composent
,
va por
ter
le
sang
puisé
dans
la
mère
,
dans
le
système
vei
neux
du
jeune
sujet
,
tandis
que
par
l'autre
,
les
at
tères
ombilicales,
il
revient
au
placenta.
Le
fœtus
ainsi
renfermé
reste
un
temps
plus
ou
moins
long
dans
l'utérus,
et
surtout
en
sort
dans
un
état
plus
ou
moins
formé;
ce
qui
dépend
de
certaines
circonstances
:
mais
constamment
il
a
besoin
,
après
sa sortie
,
d'un
nouveau
rapport
avec
sa
mère,
qui
constitue
l'allaitement.
Cet
allaite
.-.___..__a._...__.a.
i
ment,
qui
s'exécute
au
moyen
des
mamelles,
est
aussi
fort
variable
quant
à
la
durée
(1).
Les
mammifères
viennent
donc
à
la
lumière
dans
un
état
vivant
manifeste;
ce
qui
leur
a
fait
donner
le
nom
de
vivipares;
mais
il
y
a
des
diffé
rences
nombreuses
parmi
eux
sous
le
rapport
de
l'état
plus
ou
moins
parfait
sous
lequel
ils
naissent.
En
général,
il
nous
semble
que
plus
l'animal
est
descendu
dans
l'échelle
des
êtres,
et
plus
il
naît
parfait,
ou
moins on
conçoit
qu'il
a
besoin
de
sa
mère,
et
vice
versâ.
5.
VI.
DES
SËCRÉTIONS
E't'
EXCRÉTIONS.
Nous
ne
dirons
rien
sur
les
sécrétions
ou
excré
tions
générales
,
telles
que
la
transpiration
,
les
urines;
mais nous
nous
arrèterons
un
peu
sur
les
excrétions
excrémentielles
particulières
à
certains
animaux.
Les
unes
sont
des
excrétions
odorantes
,
notam
ment
:
1°.
L'humeur
noirâtre,
épaisse
et
onctueuse
ras
semblée
dans
les‘
larmiers,
ou
sacs
membraneux
dont
les
parois
sont
garnies
de
follicules
,
qui
sont
situés
dans
une
fosse
sous-orbitaire
de
l'os
maxil
laire
,
et
qui
s'ouvrent
au
dehors
par
une
fente
lon
gitudinale
de
la
peau
(2.).
1°.
L'humeur
visqueuse
et
fétide
excrétée
par
des
glandes
placées
sous
la
peau
dans
la
région
temporale
,
qu'on
trouve
dans
plusieurs
mammi
fères
(3).
5°.
L'humeur
sécrétée
par
les
glandes
prépatiales.
Ces
glandes
ne
sont
le
plus
souvent
que
de
simples
follicules
contenus
dans
l'épaisseur
du
prépuce
et
séparant
une
humeur
sébacée
D'autres
fois
ce
sont
de
véritables
glandes
couglomérées,
ayant
un
canal
excréteur
qui
s'ouvre
dans
le
prépuce
sur
les
côtés
du
gland
de
la
verge
ou
du
clitoris
(5).
(1)
Il
paroît
qu’il
est
assez
généralement
en
rapport
inverse
avec
la
durée
de
la
gestation;
ainsi
dans
les,
mammifères
marsupiaux
(dont
la
plupart
des
femelles
ont
sous
le
ventre
un
repli
de
la
peau
en
forme
de
poche
pour
recevoir
les
petits),
où
la
gestation
est
extrêmement
courte
,
l'allaitement
est
fort
oug
;
et
au
contraire
dans
les
ruminant
,
etc.
(a)
Les
ouf:
et
quelques
dntllopu
seulement
ont
des
larmiers.
(3)
Les
t'ltphanr.
_ _
(4.)
L'homme
,
les
singes
,
les
ruminans
,
les
soir
;èdu
,
etc.
_ '
(g)
Les
rongeur:
,
et
articuhèremenr
les
rat:
propre
ment
dits,
les
campagne
5
,
les
hamster:
,
etc.
D2.
28
MAMMALOGIE.
Dans
quelques
animaux,
elles
acquièrent
un
vo
lume
énorme
4°.
L'humeur
sécrétée
par
les
glandes
inguinale:
dans
quelques
mammifères.
Elle
est
jaunâtre
et
très-puante
,
et
provient
de
glandes
analogues
aux
glandes
préputiales
,
qui
versent
par
un
orifice
uni
que
dans
une
petite
aréole
dénuée
de
poil,
qui
se
voit
de
chaque
côté
du
prépuce
de
la
verge
du
mâle
ou du
clitoris
de
la
femelle
5°.
L'humeur
sécrétée
par
les
glandes
anales
est
huileuse
,
épaisse
,
de
couleur
jaunâtre
,
souvent
fétide
,
quelquefois
musquér.
Elle
est
rassemblée
dans
des
vésicules
globîleuses
ou
pyriformes
,
des
parois
desquelles
elle
suinte.
(i)
Les
castors.
On
donne
le
nom
de
casloreum
à la
matiere
que
ces
glandes sécrètent,
et
qui
se réunit
dans
deux
poches
assez
spacieuses.
(1)
Ces
glandes
ne
s'observent
que
dans
les
rongeurs
du
genre
lièvre
proprement
dit.
Les
pikas
,
tout
voisins
qu'ils
sont
(les
lièvres
,
en
manquent
tout-a-fiit.
La
substance
très-odorante
connue
sous
le
nom
de
musc,
provient
de
glandes
fort
semblables
à
celles
du
castor,
et
qu'on
observe
sur
_un
mammifère
ruminant._
On
ne
trouve
cette
poche
rem
lie
de
musc
que
dans
l'animal
aiulte
:
elle
est
vide
dans
es
jeunes
et
manque
dans
les
femelles.
Plusieurs
espèces
d‘anzilopes
ofl’rent
dans
les
mêmes
régions
des
replis
de
la
peau
assez
profonds
,
de
véri
tables
poches
dans
le
fond
desquelles
on
n'observe
aucune
liqueur
particulière
,
et
l’on
remarque
aussi
dans
les
mêmes
animaux
autant
de
petites
poches
également
formées
par
un
repli
de
la
peau
,
qu’ily
a
de
mamelons
,
placées
à
côté
d’eux.
Ces
petites
cavités
renferment
une
matière
onctueuse
et
odorante.
Tantôt
ces
vésicules
sont
fort
grandes
(i)
5
tantôt
elles
sont
très-petites
(2.).
6°.
L'humeur
sécrétée
par
des
glandes
dorsales
ne
s'observe
que
dans
deux
espèces
seulement
(3).
L'organe
qui
la
distille
est
une
masse
très-considé
rable,
située
immédiatement
sous
la
peau
du
dos,‘
composée
de
lobes
et
de
lobules
dont
les
canaux
excréteurs
se
réuiiissentâ
un
orifice
commun
,
étroit
et
arrondi
,
qui
répond
au
milieu
de
la
face
supé
rieure
de
cette
poche.
7°.
L'humeur
sécrétée
par
deux
glandes
placées
,'
une
de
chaque
côté
,
sur
les
flancs
de quelques
mam
mifères
,
et
qui
s'écoule
:‘i
travers
la
peau
,
sur
un
espace
dépourvu
de
poils
fins
et
protégé
par
un
entourage
de
poils
roides
dirigés
les
uns
vers
les
autres,
et
s'entre-croisant
par
leur
pointe
(4).
Il
est
encore
plusieurs
autres
sécrétions
particu
lières
dont
nous
ferons
mention
en
traitant
des
animaux
chez
lesquels
elles
ont
lieu.
Ici
se.
termine
l'exposition
rapide
de
toutes
les
parties
importantes
,
internes
ou
externes
,
qui
composent
les
animaux
mammifères.
Nous
pensons
qu'elle
suffira
pour
faire
connoître
la
valeur
des
termes
que
nous
allons
employer
dans
la
descrip
tion
des
espèces
,
et
cette
idée
nous
a
déterminés
à.
ne
pas
l'étendre
autant
que
nous
aurions
pu
le
faire.
(1)
Dans
la
cîvuu
,
les
marigausus,
les
hyènes.
(
)
Dans
la
plupart
des
carnassiers,
dans
le
parois
et
les
moufales
principalement.
(a)
l
es
pe’caris.
(4)
Les
musaigries
,
dans
le
temps
des
amours.
TABLE
METHODIQUE
DES
MAMMIFERES.
CARACTERES
DES.
ORDRES.
MAMMIFÈRES
BIMANES.
Quatre
extrémités,
dont
les
postérieures
propres
à
la
marche
,
et
les
antérieures
terminées
par
des
mains;
doigts
onguiculés;
trois
sortes
de
dents
;
corps
disposé
pour
la
station
verticale;
deux
mamelles
pecrorales.
MAMMIFÈRES
QUADRUMANES.
Quatre
extrémités
terminées
par des
mains
;
doigts
jamais
d‘incisives
supérieures;
organes
de
la
digestion
disposés
pour
la
rumina
tion
;,mamelles
au
nombre
de
deux
ou
de
quatre.
_
Nota.
Cet
ordre
est
divisé
engroupes
,d’après
la
considération
de
l'absence
ou
de
la
présence
des
cornes
,
dans
le
sexe
mâle
au
moins
,
et
dans
le
dernier
cas
,
d’après
la
nature
de
ces
productions.
-
MAMMIFÈRES
CÉTACÉS.‘
Les
deux
extrémités
antérieures
seulement
existant
et
en
Forme.
de
nageoires;
dents
en
nombre
variable
,
quelquefois
remplacées
par
des
8°
ORDRE.
lames
de
corne’,
corps
pisciforme
,
destiné
pour
la
natation;
deux
mamelles.
Nota.
Cet
ordre
est
divisé
en
deux
familles
:
1°.
les
cétacés
herbivores,
et
2°.
les
ce’tace’s
proprement
dits.
“
7°
Chiant-1.»;
3%:
1°
ORDRE.
onguiculés;
les
trois
sortes
de
dents
(1)
',
deux
mamelles
pectorales
(2.).
,
_'
Nota.
Cetvordre
comprend
deux
familles:
1°.
les
singes
,-
2°.
les
makis.
'
MAMMIFÈRES
CARNASSIERS.
Quatre
extrémités,
dont
les‘antérieures
ne
sont
'
.
jamais
terminées
par
des
mains;
doigts
onguiculés
;
les
trois
sortes
de
dents
(5)
5
3'
ORDRE.
mamelles
en
nombre
variable.
‘
'
v
_
>
Nota.
Cet
ordre
renferme
quatre
familles;
savoir
:
1°.
les
che’îroptèrcs
;
2°.
les
.5435
1er:
-.
A
insectivores
;
3°. les
carnivores
;
4°.
les
marsupiaux.
'.
la;
MAMMIFÈRES
RONGEURS.
Quatre
extrémités
jamais
conformées
en
mains
3
doigts
leur
î
onguiculés
;
deux
sortes
de
dents
seulement
,
des
incisives
et
des
molaires;
nombre
.1.‘
ORDRE.
des
mamelles
variable.
42;“!
.7
Nota.
Cet
ordre
est
divisé
en
deux
sections
:
1°.
les
rongeurs
clavicule’:
,'
2°.
les
51''‘
-._n_
rongeurs
non
Clavicules.
. .
'
1*
MAMMIFÈRES
ÉDENTÉS.
Quatre
extrémités
jamais
conformées
en
mains;
doigts
onguiculés;
une
sorte
de
dents
manquant
toujours
(les
incisives);
quelquefois point
.
5°
ORDRE.
de
canines
,
ou
même
point
de
dents
du
tout
;
mamelles
en
nombre
variable.
_
Nota.
Cet
ordre
est
partagé
en deux
tribus
:
1°.
les
tardigrades,
et
1°.
les
33525“;
Mm.
c'dente’s
proprementdns;
v
'
.
.1’.
un
‘,1.-
MAMMIFÊRES
PACHYDERMES.
Quatre
extrémités
dont
les
doigts
sont
ongulés
6e
ORDRE
et
en
nombre
variable;
organes
de
la
digestion
non
CllSPOSéS
pour
la
ruminatiom.
x“
,
'
Nota.
Cet
ordre
est
divise
en
trois
familles
:
1°.
les
pachydermes
probosctdien:
,
,
.
"
2°.
les
pachydcrmes
proprement
dits
,
et
3°.
les
solipèdes.
‘‘
doigte;
:.
MAMMIFÈRES
RUM1NANs._Quatre_
extrémités
dont
les
doigts,
toujours
au
nombre
un
un;
1
de
deux
,
sont
ongulés
;
deux
sortes
(
incisives
et
molaires)
ou
trois
sortes
de
dents
',
W
1
Une‘
seule
es
‘ece
n’en
a
ne de
deux
sortes
;
l'a
c-a
z.
:
‘
.
P
‘1
.7
.Y
(a)
Une
seule
espèce
en
avquarre
2
le
loris.
.
'
(5)
Les
phascalomts
et
les
kanguroa:
seuls
n’en
ont
que
de
deux
sortes.
CARACTÈRES
DES
EAMILLES,
DES
TRIBUS
E?‘
DES
GENRES.
g.
1,“,
MAMMIEÈRES
oueurcuerîs.
,Dzmtèmphdmgz
dadaz‘gz:
arme’:
d’wz
angi:
qui
n’m
couvre
qu'une
partie
seulement.
1"
Ordre.
BIMANÈS.
j
HOMME
,
homo.—-Nota.
Les
caractères
du
genre
homme
sont
ceux
de
l'ordre
des
le’
GENRF.
.
Bimmw5_
(
f/foyeî
Plus
haut.)
‘1',
_2.'°
Ordre.
QUADRUMANES.
i.
i"
FAMI_L_LE..
Les
SINGES.
Animaux
anthropomorphes
,
ayant
quatre
dents
incisives
à
chaque
mâchoire;
"
‘ '
i
x ,
"
.
'1'?
TR
1
B,U'.L_es'
SINGES
CATARRHINS
(ou
singes
de
l'ancien
Continent).
Cinq
‘"-
molaires
de
chaque
côté
des
derur'mâchoires;
narines
rapprochées
l'une
de
l'autre.
.
J
J
'
ÿ '
"
'
.
I
'
,
. .
'
.
l
le
GtNRE
TROGLODrTE
,
troglodytes.
Angle
facial
de
50°;
des
crêtes
surcilières;
point
d aba
À
'
'
joues
;
point
de queue;
bras
courrsraueigmnt
le
bas'descuisses;
point
de
callosités.
ORANG
,
pizÿecur.‘
Angle
Facial
de
659
',
point:
d'abajones;
point
de
queue;
extré
mités
antérieures
très-longues.
' ,
Nota.
Ce
genre
est
partagé
en
deux
sous-genres
:
les
orangs
proprement
dits
,
et
les
gibbons.
_
_,
'
PO‘NGO,
pionga.
'Auglefaeinl
de
;o.";.poinr
de
queue;
bras
excessivement
longs;
canines
très-fortes;
crêtes
surcilièresr,
segittale
et
occipitale
fortement
pro
noncées.
'
{
COLOBE
,
colobus.
Angle
facial
de
40
à
45°.’;
museau
court;
mains
antérieures
dé
;°
GENRE.
4‘
GENRE.
5°
GENRE.
pourvues
de
pouce; queue
très-longue
et
mince;
des
abajoues;
des
callosités
aux
_
n
s
fitsses?
. .
GUENON
,
cercopizhecus.
Angle
facial
de
40
à
45°;
tête
arrondie;
museau
médio
crement
prolongé‘,
les
quatre
mains
pourvues-déc
pouce; une
longue
queue;
des
abajoues;
le
plus
souvent
des
callosités.
Nota.
Ce
genre
se
divise
en
quatre
sous-genres,
savoir
:
1°. les
Iasiopygcs;
1°.
les
tuniques
;
3°’.
les
guenons
proprement
dites
;
4°.
les
cerc‘ocèbes.
MTACAQUE
,
macacus.
Angle
facial
de.
40
à
45°";
des
crêtes
surcilières
et
occipi
cales
très-prononcées‘;
queue
assez
courte
et
remplacée
dans
une
espèce
par
un
.
simpleztubercule
;
des
abajoues
;
des
callosités;
oreilles
anguleuses'.
Nota.
Ce.genre'se
divise
en-deux
sous-genres:
1°.
celui
de
macaqùes
proprement
dits,
et
2.".
celui
deswmago:
.
CYNOCËPHALE
,
cynorephalus.
Angle
Facial
de
30
à
55°
;
des
crêtes
surcilières
et
6°
GENRE.
,
Nota.
Cegente
se
partage
en
deux
sousLgcnres
:
1°.
les
babouins
proprement
: ‘
dits,
et:
a“.
les‘
mandr‘ill'r'.
2°
TinBU.
Les
5mois
nzrmumzfis-
(ou
singes
du
nouveau
Continent).
Six
molaires
de
chaque
côte
des
deux
mâchoires;
narines
écartées
l'une
de
l'autre.
occipitale
très-
prononcées
;'museau
alongé
et
comme
tronqué
au
bout
,
où
sont
les
8E
GENRE‘.
"
narines
;'
canines
fortes;
des
abajoues;
desicallosités';
queue
plus
ou
moins
longue.
.
,
7°
-
GEËBÆ.
.
ATÈLE
,
ateles.
Angle
facial
de
76a?
',
çtêtemtond'e;
membres
trèsagrêles;
mains
9°
GLNR
E.
antérieures
dépourvues
de
pouce;
queue
extrêmement
longue,
très-prenante
,
ayant
une
partie
de
son extrémité
nue
en’
dessous.
'
'
"
‘
'
'
V
‘44-4
___A_.s‘——r
——-\—.__.
.MIAMMALOGIE.
51
LAGO‘I‘RIÇHE
,‘
lagothrix.
Angle
facial
de 50°
environ;
tête
ronde
;
extrémités
pro
portionnées
au
corps;
mains
antérieures
pourvues
dun
ponce;
queue
fortement
prenante
et
ayant
une
partie
de
son
extrémité
nue
en
dessous.
1o‘
GLNRE.
ALOUATE
,
myceles.
Angle
Facial
de
30°
environ;
tête
pyramidale;
visage
oblique
;
os
hyoïde
très-renifle,
faisant
saillie
au
dehors;
mains
antérieures
pourvues
de
\
pouce;
queue
fort
longue,
très-prenante,
nue
en
dessous,
et
son
extrémité.
,
l
.e
‘
‘
SAPAJÔVU
,
callithrix.
Angle
facial
de
60°;
tête
ronde;
museau
court;
os
hyoïde
non
saillant
au
dehors;T
queue
prenante,
mais
non
dépourvue
de
poils à
son
extrémité
et
en
dessous.
1
z.‘
GENRE.
&{fla
o
I
;‘
GENRE.
saillant;
cloison
des
narines
moins
large
que
la
rangée
des
‘dents
incisives
supé
aeiêas
rieures;
queue
non
prenante
et
couverte
de
poils
courts;
oreilles
très-grandes.
e
GEI‘RE
AOTE
,
aotus.
Angle
facial
?
;
tête
ronde
et
fort
large;
museau
court;
oreilles
très
‘
‘l
H
petites
;
yeux
très-gros
',
queue
longue
,
recouverte
de
poils
courts.
W;
.
SAKI;
pirhecia.
Angleif'acial
de
60°;
tête
ronde;
museau
‘Court
;
cloison
du
nez
plus
15‘
GENRE
large
que
la
rangée des
dents
incisives
supérieures
;
oreilles
médiocres
,
de
forme
arrondie;
queue
non
prenante
et
couverte
de
longs
poils.
OUISTI'I‘I
,
iacchus.
Angle
facial
de
50°
;
tête
ronde;
museau
court
;
occiput
proé
minent;
queue
très-longue,
lâche
et
couverte
de
poils
courts;
pouces
des
mains
antérieures
non
opposables
aux
doigts;
ongles
très-longs,
comprimés
,
arqués
et
pointus.
Nota.
Ce
genre
se
divise
en deux
sous-genres":
1°.
les
ouistiti:
proprement
dits
,
et
2.".
les
tamarins.
.
I
.AÂÀ
.A-
Ç?"
.
{
SAGOUIN
,
saguinus.
Angle
facial
de
60°;
tête
ronde
;
ni'useau
court
;
os
hyoïde
non
2°
FAMILLE.
Les
LÉMURIENS.
Animaux
qnadrumanes
dont
les
formes
se
rapprochent
plus
ou
moins
de
celles
des
mammifères
carnassiers,
ayant
des
in
cisives
variables
par
leur
nombre
,
leurs
formes
et
leur
situation
aux
deux
mâchoires
narines
situées
à
l'extrémité
du
museau.
'
V“
3
INDRI
,
indris.
Quatre
incisives
a
chaque
mâchoire
,
les
inférieures
ptoclives;
cinq
molaires
de
chaque
côté
en
haut
et
en
bas;
tête
longue
et
triangulaire;
queue
tanrôrtrès-courte
,
tantôt
très-longue;
P011
laineux.
x7‘
GENRE.
MAKI,
Iemur.
Quatre
incisives
supérieures;
six
inférieures
proclives;
les
deux
canines
supérieures croisant
les
inférieures
en
avant;
six
molaires
;
museau
eflilé
;
queue
très-longue;
poil
laineux.
'
18°
GENRE.
LORIS
,
loris.
Quatre
incisives
supérieures;
six
inférieures
proclives;
tête
ronde;
museau
relevé;
yeux
très-grands;
membres
très-grêles;
point
de
queue;
quatre
mamelles
provenant
de
deux
glandes
mammaires
seulement.
r9°
GENRE.
1o‘
GENRE.
tête
ronde
;
museau
court
;
yeux
très-grands
;
oreilles
courtes
et
velues;
une
queue
plus
ou
moins
longue;
extrémités
proportionnées.
GALAGO,
galago.
Deux
ou.
quatre
incisives
supérieures
;
six
inférieures
proclives
;
tète
ronde;
museau
court;
yeux
très-grands
et
rapprochés
l'un
de
l’autre',
oreilles
très-grandes;
pattes
postérieures
longues;
queue
très
longue.
7.
1°
GENRE.
TARSIER
,
tanins,
Quatre
incisives
supérieures
;
deux
incisives
inférieures;
tête
ronde;
museau
court;
yeux
très-grands,
rapprochés
l’un
de
l’autre;
membres
postérieurs
ttès-alongés
,
le
tarse
étant
trois
fois
plus
longs
que
le
métatarse
;
queue
longue.
{
NYCTICÈBE,
nycricebus.
Deux
ou
quatre
incisives
supérieures
;
six
inférieures;
n.’
Gzxnnâ
4%;
*A
52
.
MAMMALOGIE.
AYE-AYF.
,
cheïromys.
Deux
fortes‘
incisives
à
chaque
mâchoire;
opposées
les
unes
aux
autres
comme
celles
des
rongeurs
;
point
de
canines
;
cinq
doigts
à
chaqueextrémité;
le
doigt
du
milieu
des
pattes
intérieures
très-alongé
,
très
grêle;
les
pattes
postérieures
formées
en
main
avec
un
pouce
opposable
aux
doigts;
queue
très-longue
;
deux
mamelles
ventrales.
.
3
15°
GENRE.‘
3°
Ordre.
CARNASSIERS.
1"
FAMILLE.
Les
CHÉIROPTÈRES.
Un
repli
de
la
peau
des
flancs
étendu,‘
de
chaque
côté,
entre
le
membre
antérieur
et
le
membre
postérieur,
et
entre
les
doigts
des
pattes
de
devant.
1"
TRIBU.
GALÉOPITHÈQUES.
Doigts
des
pattes
antérieures
médiocrement
développés,
robustes,
tous
munis
d'ongles
comprimés
et
crochus.
GALËOPITHÈQUE
,
galeopithecus.
Deux
incisives
supérieures
écartées
,
dentelées;
six
inférieures
,
dont
les
quatre
intermédiaires
pectinées;
molaires
mousses
avec
une
dentelure
;
queue
enveloppée
dans
une
membrane
interf‘émorale,
velue
,
ainsi
que
les
membranes
latérales.
2+‘
GENRE.
2°
TRIBU.
CHAUVES-SOURIS.
Doigts
des
mains
excessivement
alongés
et
com
pris
dans
une
expansion
de
la
membrane
des
flancs
qui
est
nue;
pouce
séparé
,
mais
non
opposable.
1"
Division.
Mâchclières
à
couronne
plate.
.
ROUSSETTE,
ptcropus.
Quatre
incisives
à
chaque
mâchoire
;
un
petit
ongle
au.
doigt
index
de
l’aile;
tête
conique;
oreilles
courtes
;
point
de
crêtes
ni
de
feuilles
nasales
;
queue
rudimentaire
ou
nulle
;
membrane
interFémorale
rudimen
taire.
25°
GENRE.
CÉPHALOTE,
cephalotes.
Deux
incisives
a
chaque
mâchoire;
un
petit
ongle
au
doigt
index
dans‘
une
seule
espèce
;
tête
conique;
oreilles
courtes;
point
de
crêtes
ni
de
feuilles
nasales
;
queue
très-courte
;
membrane
interfémorale
très-échancrée;
membrane
des
flancs
naissant
de
la
ligne
moyenne
du
dos.
:6‘
GENRE.
2°
Division.
Mâchelières
à
couronne
garnie
de
pointes
aiguës.
\
renflé;
oreilles
grandes
et
réunies
,
ou
couchées
sur
la
face
;
oreillon
extérieur;
point
de
crêtes
ou
de
feuilles
nasales;
membrane
interfémorale
étroite
et
ter
minée
carrément
;
queue
longue
,
enveloppée
à
sa
base
,
et
le
plus
souvent
libre
à
l'extrémité.
27‘
GENRE.
NYCTlNOME
,
rzyctinomus.
Deux
incisives
sufpérieures,
quatre
inférieures;
nez camus,
confondu
avec
les
lèvres
'
celles-ci
ro
ondément
fendues
et
ridées
'
oreilles
28'
GENRE.
’
P
’
morale
moyenne
et
saillante;
queue
longue
,
à
demi
enveloppée
à
sa
base.
STÉNODERME
,
.rtenoderma.
Quatre
incisives
supérieures
et
inférieures
;
nez
simple
;
oreilles
petites
,
latérales
et
isolées;
oreillon
intérieur‘,
membrane
intertémorale
rudimentaire
,
bordant
les
jambes‘;
queue
nulle,
3
MOLOSSE
,
molossus.
Deux
incisives
à
chaque
mâchoire
;
tête
courte;
museau
a9‘
‘GENRE.
{
3o‘
GENRE_
grandes
,
réunies
et
couchées
sur
la
face;
oreillon
extérieur
5
membrane
interfé
MAMMALOGIE.
55
NOCTILI‘ON
,
noctilia.
Quatre
incisives
supérieures
;
deux
incisives
inférieures
;
canines
très-fortes
;
museau
court
et
renflé
,
fendu
et
garni
de
tubercules
charnus
ou
de
verrues;
nez
sans
crêtes
ni
sillon
,
confondu
avec
les
lèvres
;
oreilles
petites
et
latérales
;
membrane
inrerfémorale
très-grande
5
queue
enveloppée
à sa
base.
30'
GENRE.
PHYLLOSTOME
,phyllostoma.
Quatre
incisives
en
haut
et
en
bas;
canines
très-fortes;
‘le
GENRE
nez_
supportant
deux
crêtes
nasales‘,
lune
en
feuille
et
lautre
en
fer
à
cheyal’;
5
'
oreilles
grandes
et
nues
,
non
reunies;
oreillon
interne
,
denté;
langue
hérissée
de
papilles
;
queue
variable
dans
sa
longueur
,
quelquefois
nulle.
GLOSSOPHAGE
,
glossophaga.
Quatre
incisives
à
chaque
mâchoire;
canines
médio
crement
fortes;
langue
très-longue
,
très-forte
,
extensible,
terminée
par
une
sorte
de
suçoir;
nez
supportant
une
petite
crête
en
forme
de
fer
de
lance
;'
queue
plus
ou
moins
longue
ou
nulle
;
membrane
interfémorale
très-petite
ou
presque
nulle.
MÉGADERME,
megaderma.
Point
d’incisives
supérieures;
quatre
incisives
inférieures;
oreilles
très-grandes
et
réuniessur
le
devant
de
la
tête;
oreillon
intérieur
très
développé;
trois
crêtes
nasales
,
une
verticale
et
supérieure,
une
horizontale
ou
moyenne,
et
une
en
ferâcheval
ou
inférieure;
point
de
queue‘,
membrane»
interfémorale
coupée
carrément.
'
RHINOLOPHE
,
rhinolophus.
Deux
incisives
supérieures très-petites
et
écartées;
quatre
incisives
inférieures
bilobées;
nez
au
fond
d'une
cavité
bordée
d'une
large
crête
en
forme
de
fer
à
cheval,
et
surmonté
par
une
feuille
;
oreilles
moyennes
,
latérales
,
sans
oreillon;
queue
longue;
membrane
interfe'morale
grande
,
l'enve
loppant
en
entier.
‘
34°
GENRE.
NYCTÈRE
,
nycteris.
Quatre
incisives
supérieures
,
six
inférieures
;
un
sillon
longi
tudinal
très-profond
sur
le
chanfrein
;
narines
recouvertes
par
un
opercule
cartilagi
neux
,
mobile;
oreilles
grandes
,
antérieures
et
réunies
par
leur
base
;
oreillon
extérieur;
membrane
interfémorale
très-grande
,
comprenant
la
queue
,
dont
la
dernière
vertèbre
est
terminée
par
un
cartilage
bifurqué.
55‘
GENRE.
conique,
coupé
carrément
au
bout
et
surmonté
d'une
petite
feuille;
narines
étroites,
transversales
et
operculées;
oreilles
grandes
et
réunies;
oreillon
extérieur;
queue
longue,
enveloppée
à
sa
base
par
la
membrane
interfémorale
,
qui
est
coupée
carrément.
,
36°
GENRE.
TAPHIEN
,
taphoïoür.
Point
d’incisives
supérieures,
quatre
inférieures;
une
fossette
longitudinale
sur
le
chanfrein
;
narines
non
operculées;
lèvre
supérieure
très
épaisse;
oreilles
moyennes
écartées;
oreillon
intérieur;
queue
libre
vers
sa
pointe
,
en
dessus
de
la
membrane
interfémorale
,
qui
est
grande
,
saillante
,
mais
dont
le
bord
extérieur
est
à
angle
rentrant.
MYOPTÈRE,
myoptcris.
Deux
incisives
à
chaque mâchoire;
chanfrein
méplat,
sans
feuilles
,
sans
membranes
ou
sillons;
oreilles
larges
,
isolées
,
latérales;
oreillon
intérieur;
queue
longue,
à.
demi
enveloppée
par
la
membrane
intetfémorale,
qui
est
moyenne.
VESPERTILION
,
vcsperrilio.
Quatre
incisives
supérieures
,
six
inférieures;
museau
sans
crêtes
ni
feuilles
membraneuses
,
sans
fossettes
ni
opercules
aux
narines;
oreilles
plus
ou
moins
grandes
,
tantôt
séparées
,
tantôt
réunies par
leur
base;
oreillon
interne;
queue
longue,
entièrement
enveloppée
dans
la
membrane
inter
fémorale.
‘
Nota.
Ce
genre
se
subdivise
en
deux
sous-genres
:
1°.
les
Vespertilion:
propre
ment
dits
,
et
1°.
les
orcil/ards.
59°
GENRE.
Ë
RHINOPOME
,
rhinopoma.
Deux
incisives
supérieures
,
quatre
inférieures;
nez long
,
Ë
54
MAMMALOGIE.
ATALAPHE
,
atalapha.
Point
d’incisives
aux
deux
mâchoires;
nez
simple
,
non
muni
de
crêtes
ou
de
membranes;
queue
longue
,
dépassant
la
membrane
in
terfémorale,
ou‘y
étant
entièrement
comprise
;
oreilles
médiocrement
écartées
l'une
de
l'autre
;
un
oreillon.
-
-
4o‘
GENRE.
2°
FAMILLE.
Les
INSECTIVORES.
Pieds
courts
,
non
propres
au
vol;
plante
de
ceux
de
derrière
entièrement
appuyée
sur
le
sol
;
mâchelières
hérissées
de
pointes.
1"
Division.
Deux
longues
incisives
en
avant,
suivies
d’autres
incisives
et
de
petites
canines
plus
courtes
que
les
mâchelières.
HÉRISSON
,
erinaceus.
Incisives
mitoyennes
supérieures
,
écartées
et
cylindriques;
corps
couvert
de
piquans
au
lieu
de
poils
,
pouvant
se
rouler
parfaitement
en
boule;
museau
pointu;
oreilles
plus
ou
moins
apparentes;
queue
très-courte;
cinq
doigts
armés
d'ongles
robustes
à
tous
les
pieds.
41‘
GENRE.
MUSARAIGNE,
sorex.
Incisives
supérieures
mitoyennes
,
crochues
et
dentées
a
la
base
;
corps
couvert
de
poils
;
museau
très-effilé;
oreilles
courtes
,
arrondies
;
cinq
doigtsavec
des
ongles
médiocrement
forts
à
chaque
pied;
queue
plus
ou
moins
longue
,
souvent de
forme
anguleuse.
'
42.‘
GENRE.
corps
couvert
de
poils;
museau
terminé
en
une
petite
trompe
très-mobile;
oreilles
très-courtes;
cinq
doigts
onguiculés
à
chaque
pied,
réunis
par
une
membrane;
queue
longue,
écailleuse,
comprimée
latéralement.
4;‘
GENRE.
SCALOPE,
scalops.
Grandes
incisives
inférieures
,
ayant
entr'elles
deux
très-petites
dents
-
cor
s
couvert
de
cils
'
museau
très-
ointu
et
cartila
ineux
-
uoînt
d'oreilles
s
P P
n 7
l
externes;
pattes
à
cinq
doigts,
les
antérieures
très-courtes,
très-larges,
armées
d'ongles
robustes
et
propres
à
fouiller
la
terre;
les
postérieures
ttès-foibles
;
queue
courte.
44°
GENRE.
CHRYSOCHLOHE
,
chtysochloris.
Grandes
incisives
inférieures
,
ayant
entr'elles
deux
très-petites
dents;
corps
trapu
,
couvert
de
poils;
museau
court,
large
et
relevé;
point
d'oreille
externe;
pieds
de
devant
courts
,
robustes
,
propres
à
fouir
,
n'ayant
que
trois
ongles
seulement
;
les
postérieurs
greles
,
à
cinq
doÎgts;
point
de
queue.
Ë
DESMAN,
mygale.
Grandes
incisives
inférieures,
ayant
entr’elles
deux
très-petites
dents;
45°
GENRE.
3
2°
Division.
Deux
grandes
incisives
supérieures
en
avant,
suivies
de
deux
autres
de
chaque
côte’
,
dont
la
postérieure
a
la
forme
d’une
canine
,-
canines
proprement
dites
,
petites
et
non
distinctes
des
fausses
molaires;
quatre
incisives
inférieures,
proclivcs
,
en
forme
de
cuillers.
CONDYLURE
,
condylura.
Corps
trapu
,couvert
de
poils;
museau
très-prolongé,
garni
de
crêtes
membtaneuses,
disposées
en
étoile
autour
de
l'ouverture
des
narines
;
point
d’oreilles
externes;
yeux
extrêmement
petits;
pieds
antérieurs
courts,
larges,
à
cinq
doigts
munis
d'ongles
robustes
et
propres
âfouillet
la
terre;
pieds
postérieurs
gtêles
,
à
cinq
doigts;
queue
de
longueur
médiocre.
46'
GENRE.
Q
\
.3‘
Division.
Quatre
grandes
canines
e’carte'es
,
entre
lesquelles
sont
de
petites
incisives.
TAUPE
,
ta/pa.
Six‘
incisives
supérieures
,
huit
inférieures;
corps
trapu
,
couvert
de
poils;
tète
alongée
,
pointue;
museau
cartilagineux
renforcé
par
un
os
du
boutoir;
yeux
très-petits;
oreilles
externes
nulles;
pattes
antérieures
courtes
et
larges
,
5
doigts
réunis
au
nombre
de
cinq
,
et
armés
d'ongles
tranchans
propres
à
touir;
pieds
de
derrière
foibles
et
:‘tcmq
doigts
;
queue
assez
courte.
47°
GENRE.
MAMMALOGIE.
‘
,55
T'ENREC
,
centenes.
Six
incisives
supérieures
et
six
inférieures
,
égales
entr'elles
;
canines
très-fortes‘,
corps
couvert
de
piquans au
lieu
de
poils
,
et
ne
pouvant
se
rouler
en boule
aussi
exactement
que
celui
des
hérissons;
pieds
à
cinq
doigts
séparés
‘et
armés
d’ongles
crochus
;
point
de queue.
48°
GENRE.
3°
FAMILLE.
Les
CARNIVORES.
Six
incisives
à
chaque
mâchoire;
molaires
le
plus
souvent
tranchantes,
quelquefois
tuberculeuses,
jamais
hérissées
de
tubercules
aigus
',
canines
très-fortes.
l"
TRIBU.
PLANTIGRADES.
Appuyant
en
entier
la
plante
du
pied
de
derrière
sur
le sol.
OURS
,
ursus.
Incisives
de
la
mâchoire
intérieure
sur
une
même
ligne
;
sept
molaires
de
chaque
côté
,
dont
les
trois
postérieures
très-fortes
,
à
couronne
carrée
et
à
tubercules
mousses;
pieds
pentadactyles
,
armés
d’ongles
très-forts
;
queue
courte
5
point
de
follicules
odorantes
â
l’anus.
49°
GENRE.
RATON
,
procyon.
Incisives
inférieures
placées
sur
une
même
ligne;
six
molaires
de
chaque
côté,
dont
les
trois
dernières
à
Couronne
chargée
de
tubercules
mousses
;
pieds
pentadactyles
pourvus
d'ongles
acérés
5
queue
très-longue
,
poilue
et
non
prenante
;
peint
de
follicules
anales.
5
0e
GENRE.
CQATI
,
nasua.
Incisives
de
la
mâchoire
inférieure
sur
la
même
ligne
;
six
molaires
de chaque
côté
,,
dont
les
trois
postérieures
à
tuberclues
mousses
sur
la
couronne
;
pieds
pentadactyles,
pourvus
d'ongles
acérés;
queue
très-longue,
poilue,
non
prenant-e
;
nez
excessivement
prolongé
et
très-mobile
;
point
de
follicules
anales.
chaque
côté
des
mâchoires
,
dont
les
trois
postérieures
à tubercules
mousses
sur
la
couronne;
cinq
doigts
armés
d'ongles
crochus
à
chaque
pied;
queue
longue
et
prenante
,
non
dépourvue
de
poils
à
l'extrémité‘,
museau
court
5
tête
arrondie
',
point
de
follicules
anales.
52.‘
GENRE.
BLAIRBAU
,
raxus.
Seconde
incisive
de
chaque
côté
de
la
mâchoire
inférieure
plus
rentrée
que
les
autres;
cinq molaires
de
chaque
côté
des
mâchoires
,
l'avant-der
nière
tranchante
,
la
dernière
tuberculeuse;
corps
bas
sur
jambes;
pieds
à
cinq
doigts
honfgles
robustes;
queue
courte
,
velue
;
une
poche
remplie
d’une
humeur
grasse
,
in
ecte
,
près
de
.l’anus.
55°
GENRE.
GLOUTON
,
gulo.
Seconde
incisive
inférieure
de
chaque
côté
,
plus
rentrée
que
les
autres;
cinq
molaires,
dont
la
dernière
petite
et
tuberculeuse
de
chaque
côté
de
la
mâchoire
supérieure;
six
molaires
à
droite
et
à
gauche
de
l’inférieure
,
dont
la
dernière
tuberculeuse;
pieds
pentadactyles;
deux
replis
de
la
peau
,
mais
point
de
poche
près
.de
l'anus
;
corps
plus
ou
moins
eflilé
,
plus
ou
moins
élevé
sur
jambes
;
queue
médiocre
ou
courte.
54°
GENRE.
ä
KINKAJOU,
potos.
Incisives
inférieures
sur
une
même
rangée;
cinq
molaires
de
2°
TRIBU.
Drcunazumss.
Marchant
sur
le
bout
des
doigts.
.
1"
Division.
Une
seule
dent
tuberculeuse
en
arrière
de
la
dent
cumassière
de
la
mâchoire
supérieure;
corps
très-«longé,-
pieds
courts.
MARTE
,
mustela.
Corps
très-alongé;
doigts
des
pieds
séparés
et
armés
d'ongles
acérés
;
queue
médiocre
,
non
touffue.
'
Nota.
Ce
genre
se
subdivise
en
trois
sous-genres
:
1°.
celui
des putois
,
1°.
celui
des
{orilles
,
et
3°.
celui
des
marnes
proprement
dites.
55°
GENRE.
E
2.
55
‘
MAM.MALOGIÈ.
MOUFETTE
,
mephitis.
Corps
alongé
,
arqué;
doigts
des
pieds
séparés
et
armés
56‘
GENRE.
d'ongles
forts
,
les
antérieurs
étant
propres
à
Fouir;
queue
longue
et
très-touffue
,
ou
tout-â-fait
nulle.
‘
.
LOUTRE,
lutra.
Corps
très-long;
jambes
courtes;
pieds
à
cinq
doigts
palmés
;
57°
GENRE.
queue
longue
,
très-robuste
,
aplatie
horizontalement
,
couverte
de
poils
courts;
58°
GENRE.
59
60°
61°
6;‘
65°
6+‘
6;‘
tête
comprimée;
yeux
grands;
oreilles
très-courtes;
moustaches
très-fortes.
2°
Division.
Deux
tuberculeuses
plates
derrière
la
carnassière
supérieure,
qui
elle
même
a
un
talon
assez
fort.
CHIEN
,
canis.
Pieds
de
devant
à
cinq
doigts;
pieds
de
derrière
à
quatre;
ongles
non
rétractiles;
langue
douce
;
point
de
poche
anale
;
deux
dents
tuberculeuses
derrière
chaque
molaire
carnassière.
Nota.
Ce
genre
offre
deux
divisions
:
1°.
celle
des
chiens
et
des
loups,
et
1°.
celle
des
renards.
CIVETTE
,
viverra.
Tous
les
pieds
à
cinq
doigts
munis
d'ongles
à
demi
rétractiles;
langue
hérissée
de
papilles
aiguës
et
rudes;
une poche
plus
ou
moins
profonde,
située
entre
l'anus
et
les
organes
de
la
génération
,
et
renfermant
une
matière
très-odorante
en
plus
ou
moins
grande
quantité.
Nota.
Ce
genre
est
divisé
en
deux
sous-genres
:
1°.
celui
des
civettes
propre
ment
dites,
et 2°.
celui
des
genettes.
GENRE.
MANGOUSTE
,
ichneumon.
Pieds
courts,
à
cinq
doigtsâ
demi
palmés
,
munis
d'ongles
un
peu
rétractiles
;
langue
garnie
de
papilles
cornées;
oreilles
petites;
une
poche
volumineuse
,
simple,
ne
renfermant
pas
de
matière
odorante,
et
‘au
fond de
laquelle
l'anus
est
percé;
corps
très-alongé
5
queue
longue
,
forte
à
sa
base.
SURICATE
,
suricata.
Pieds
assez
longs
,
à
quatre
doigts
armés
d'ongles
robustes
non
rétractiles
et
propres
à
fouir
;
langue
garnie
de
papilles
cornées
;
oreilles
petites
',
poches
donnant
dans
l'anus
même
;
corps
alongé;
queue
longue
et
grêle.
‘
GENRE.
3‘
Division.
Point
de
petites
dents
du
tout
derrière
la
grosse
molaire
d'en
bas..
HYÈNE
,
hyena.
Jambes
élevées,
les
antérieures
surtout,
en
apparence;
tous
les
GENRE.
pieds
à
quatre
doigts
;
langue
rude;
yeux
très-saillans;
oreilles
grandes;
mâ
chelières
très-grosses
et
coniques
;
une
poche
profonde
et
glanduleuse
sous
l'anus.
CHAT,felt's.
Cinq
doigts
aux
pieds
de
devant,
quatre
à
ceux
de
derrière
,
armés
d'ongles
rétracriles
,
surtout
les
antérieurs;
tête
courte
;
mâchoires
courtes;
quatre
molaires
supérieures
de
chaque
côté
,
dont
la
dernière
tuberculeuse
et
très-petite
;.
trois
inférieures;
langue
hérissée
de
papilles
cornées;
oreilles
pointues
;-
point
de
follicules
anales.
i
GENRE.
FENNEC
,
fennecus.
Quatre
doigts
armés
d'ongles
acérés,
mais
non
réctractiles
à
chaque
pied;
museau
aigu;
oreilles
extrêmement
grandes;
queue
médiocre;
langue
lisse
?;
follicule
anale
nulle
?
;
système
dentaire
inconnu.
GENRE.
Ë
GLNRE.
à
3'
TRlBU.
Les
AMP‘HIBIES.
Pieds
courts,
enveloppés
par
la
peau,
en
forme
de
nageoires;
les
postérieurs
dans
la
direction
du
corps.
PHDQUE
,pfiaca.
Quatre
ou
six
incisives
en
haut,
quatre
en
bas;
des
canines
fortes
;.
vingt,
vingt-deux
ou
vingt-
quatre
molaires
toutes
tranchantes
ou
coniques,
sans.
parties
tuberculeuses; cinq
doigts
à
tous
les
pieds;
une queue
très-courte;
yeux
grands
,
à
cornée
transparente
,
plane’;
langue
lisse
,
échancrée
au
bout;
mous
taches
très-grandes.
Nota‘.
Ce
genre
est.
partagé
en
deux
sous-genres
:
1°.
celui
des
phoques
propre?
ment
dits
,
et 1°. celui
des
otaries.
GENRE.
__.____._.
MAMMALOGIE.
57
66‘
GENRE.
67°
GENRE.
6S‘
GENRE.
69°
GENRE.
7o‘
GENRE.
J1‘
GENRE.
‘7;c
GENRE.
’
MORSE
,
rrichccus.
Point
d’incisives
ni
de
canines
inférieures
;
deux
énormes
canines
.
ou
défenses
recoutbées
en
en-bas
,
et
implantées
dans
la
mâchoire
supérieure;
molaires
cylindriques,
courtes
et
tronquées
obliquement.
4°
FAMILLE.
Les
MARSUPIAUX.
Naissance
des
petits
prématurée;
souvent
une
poche
formée
par
un
repli
de’
la
peau
de
l'abdomen
dans
les
femelles;
des
os
marsupiaux
dans
les
deux
sexes;
pouce
du
pied
de
derrière
tantôt
nul;
tantôt
fort
distinct
,
sans
ongle
,
opposable
aux
autres
doigts;
scrotum
et
testicules
des
mâles
en
avant
de
la
verge
,
dont
le
gland
est
bifurque.
1"
Division.'
‘De
longues canines
et
de
petites
incisives
aux
deux
mâchoires;
poche
abdominale
des
femelles
manquant
quelquefois.
DIDELPHE,
didelphis.
Dix
incisives
en
haut,
huit
en
bas;
tête
très-
pointue;
gueule
très-fendue;
oreilles
assez
grandes
et
nues;
pouce
séparé
aux
pieds
de
derrière;
doigts
non
palmés;
queue
nue,
écailleuse
et
prenante;
une
poche
abdominale
ou
un
simple
pli
de
la
peau
du
ventre
dans
les
femelles.
CHIRONECTE
,
chironectes.
Dix
incisives
supérieures
,
huit
inférieures;
tête
pointue;
oreilles
nues
,
arrondies;
queue
écailleuse
,
prenante;
une
poche abdominale
dans
les
femelles
;
un
pouce
postérieur; doigts
palmes.
conique
,
très-pointue;
gueule
très-fendue
;
oreilles
médiocres,
velues;
pouces
des
pieds
de
derrière
rudimentaires;
queue
couverte
de
P0118
et
non
prenante;
point
de
poche
abdominale
dans
les
femelles.
PERAMÈLE,
perameles.
Dix
incisives
supérieures,six
inférieures;
tête
alongée
,
pointue;
oreilles
médiocres
,
velues
;
pouces
postérieurs
rudimentaires
;
les
deux
premiers
doigts
petits et
réunis
par
la
peau,
jusqu'à
la
racine des
ongles;
.train
de
derrière
plus
fort
que
celui
de
devant‘,
une
poche
abdominale
chez
les
3
DASYURE,
dasyurus.
Huit
incisives
supérieures;
six
incisives
inférieures;
tête
Ë
femelles.
2°
Division.
Deux
longues
incisives
inflz’rieures
,
proclivcs
,
tranchantes
par
leur
bord
externe;
six
incisives
supérieures
,-
canines
supérieures
longues
,
les
inférieures
très
courtes;
pouces
des
pieds
de
derrière
très-sépare’;
ct
opposables
aux
autres
doigts;
les
deux
premiers
de
ces
doigts
plus
courts
que
les
autres
_.
et
re'unis
jusqu'aux
ongles
,'
une
poche
dans
les
femelles.
\
PHALANGER
,phalangirta.
Tête
assez
courte;
oreilles
petites
,
velues
;
pelage
lai
neux
et
court;
point
de
membrane
étendue
entre
les
membres
antérieurs
et
lts
membres
postérieurs;
queue
longue
,
prenante
,
quelquefois
dépourvue
de
poils
à
son
extrémité.
PÉTAURISTE
,
petaurus.
Tête
assez
courte
;
oreilles
petites
,
velues
;
peau
des
flancs
étendue
entre
les
membres
antérieurs
et
postérieurs
,et
recouverte
de
poils
;
queue
non
prenante
,
tantôt
cylindrique
,
tantôt
aplatie
et
garnie
de
poils
distiques.
Nota.
Ce
genre
est
partagé
en
deux
sous-genres
:
1°.
les
pe'tauristes
proprement:
dits,
et
2°.
les
acrobates.
I
3‘
Division.
Mäme
disposition
des
dents
incisives
que
dans
la‘
deuxième
divi
sion
,'
point
de
pouces
postérieurs
ni
de
canines
inférieures;
pieds de
derrière
alonge's;
les
deux
premiers
doigts
petits
et
rc'unis
jusqu’à
la
base
des
ongles,‘
une
poche
abdo—
minale
dans
les
femelles.
.33
MAMMALOGIE.
POTOROO
,
polorou's.
Tête
alongée
;
oreilles
grandes;
lèvre
supérieure
fendue;
queue
médiocre
,
écailleuse,
couverte
de
poils
assez
rares
;
deux
mamelles
seu
lement
dans
la
poche
ventrale
des
femelles;
pieds
antérieurs
à.
cinq
doigts
armés
z
:ll'oiàgles
longs
etbobtus
,
propre}?!
fouirl
la
tcrpe;
troisième
doigt
des
pieds
e
errière
très-r0
usre
et
pourvu
un
ong
e
très- ort.
7,c
GENRE.
4°
Divison.
Même
disposition
des
dents
incisives
que
dans
les
deux
précédentes
divisions
;
point
de
canines
ni
à
l’une
ni
à
l'autre
mâchoire.
KANGUHOO
ktmaurus.
Tête
alon
ée
'
oreilles
très-
randes
'
lèvre
su
éiieure
2
a
, ’
fendue;
moustaches
très-courtes
et
très-rares;
membres
postérieurs
semblables
à
7+‘
GENRE.
ceux
des
pororoos,
mais
beaucoup
plus
longs
et
plus
robustes;
queue
longue
,
trian
gulaire
,
très-musculeuse
;
une
poche
abdominale
dans
les
femelles
,
dans
laquelle
sont
situées
les
deux
mamelles.
5°
Division.
Deux
longues
incisives
sans
canines
.‘1
la
mâchoire
inférieure,-
deux
longues
incisives
au
milieu de
quelques
petites
sur
les
côte’:
_,
à
la
supérieure.
KOALA
,
phascolarctos.
Corps
trapu
;
tête
courte;
oreilles
en
cornet
,
de
médiocre
grandeur
;
extrémités
robustes
,
à
peu
près
d'égale
longueur;
cinq
doigts
à
chaque
75
°
GENRE.
pied;
les
antérieurs
divisés
en
deux
groupes
,
savoir,
le
pouce
et
l’index
d’une
part,
et
les
trois
autres
doigts
de
l'autre;
pouce
postérieur
très-grand;
les
deux
doigts
qui
le
suivent
réunis
comme
dans
les
phalangers
,-
queue
très-courte.
6e
Division.
Dsux
incisives
cylindriques
,
tronquées,
et
se
correspondant,
à
cha
que
mâchoire;
point
de
canine:
'
'
PHASCOLOME
,
pliascolomys.
Corps
ramassé;
tête
large;
une
poche
ventrale
dans
les
femelles; cinq
doigts
armés
d’ongles
crochus
aux
pieds
de
devant
,
et
quatre
séparés
avec
un
tubercule
à
la
place
du
pouce
sans
ongle
,
aux
pieds
de
derrière;
point
de
queue.
'
4°
‘Ordre.
RONGEURS.
‘76°
GENRE.
1"
Division.
Rongeurs
pourvus
de
clavicule:
complètes.
CASTOR
,
castor.
Molaires
composées
,
à
couronne
plane
,
avec
des
replis
émailleux,
sinueux
et
compliqués;
cinq
doigts
à
chaque
pied
,
les
antérieurs
séparés
,
les
postérieurs
palmés;
queue
large
,
épaisse,
aplatie
horizontalement,
de
forme
ovale,
nue
et
couverte
d’écailles.
77e
GENRE.
ONDA‘I‘RA
,
film.
Molaires
composées,
à
couronne
plane
,
avec
des
lames
émail
leuses
,
anguleuses
;
cinq
doigts
àchaque
pied,
les
antérieurs
simples
,
les
posté
rieurs
ayant
leurs
bords
garnis
d’une
rangée
de
soies
roides
et
serrées,
qui
rem.
plissent
les
fonctions
d'une
membrane
natatoire
;
queue
longue
,
ronde
à
la
base
,
et
ensuite
comprimée
latéralement
,
linéaire
,
écailleuse
,
et
recouverte
de
peu
de
poils
roides.
78°
GENRE.
CAMPAGNOL,
arvicola.
lllîolaires
composées
,
à
couronne
plane
,
présentant
des
79Î
GENRE.
lames
émailleuses
,
anguleuses;
oreilles
assez
grandes;
doigts
antérieurs
pourvus
"
‘
d’ongles
médiocres;
queue ronde
,
velue,
à
peu
près
de
la
longueur
du
corps.
(l)
Les
kanguroos
,
les
koala:
et
les
phascolomcs
sont
les
seuls
animaux
placés
dans
l’ordre
des
carnassiers,
qui
manquent
entièrement
de
canines.
On
les
a
réunis
aux
autres
marsupiaux
,
parce
que
leur
organisation
générale
est
la
même.
MAMMALOGIE.
'
59
LEMMlNG
,
lemmus.
Molaires
composées
,
:‘t
couronne
plane
,
présentant
des
lames
émailleuses,
anguleuses;
oreilles
très-courtes;
ongles
des
doigts
des
pieds
de
devant,
propres
3‘,
{oint
la
terre;
queue
très-courte
et
velue.
ECHIMYs,'echimys.
Molaires
simples,
à
couronne,
présentant
des
lames,
transverses
,
réunies
deux
à
deux
par
tut
bout
,
ou
isolées;
quatre
doigts
onguiculés
et
un
vestige
de pouce
aux
pattes
de
devant;
queue
très-longue,
ècailleuse,
peu
couverte
de
soie
;
poils
,
surtout
ceux
des
parties
supérieures,
en
forme
de
piquans
plats
comme
des
lames
d’épées.
LOIR
,
myaxus.
Molaires simples,
offrant
encore
des.
lignes
transvcrses
,
saillantes
et
creuses;
quatre
doigts
et
un
vestige
de
pouce
aux
portes
de
devant;
poil
très
.doux
et
très-fin;
queue
très-longue,
tantôt
Fort
touflïue
et
ronde
,
d’auttes
fois
déprimée
et
à
poils
distiques,
d'autres
fois
encore
floconneuse
à
l’extrémité
seulement.
81°
GENRE.
HYDROMYS
,
hydromys.
Molaires
simples,
à
couronne
creusée
en
cuiller
dans
son
milieu;
queue
longue
,
cylindrique
et
couverte
de
poils
ras
;
pieds
postérieurs
à
cinq
doigts
réunis
par
une
membrane
,
tantôt
très-étendue
,
tantôt
plus
ou
moins
échancrée;
quatre
doigts
et
un
vestige
de
pouce
aux
pattes
de
devant.
8;’
GENRE.
doigts
et
un
vestige
de
pouce
aux
pattes
antérieures;
cinq
doigts
non
palmés
aux
pieds
de
derrière;
queue
plus
ou
moins
longue
,
presque
nue,
et
présentant
des
rangées
transversales
très-nombreuses
de
petites
écailles,
de
dessous
lesquelles
sortent
les
poils;
quelquefois
floconneuse
au
bout;
point
d‘abajoues;
poils
des
parties
supérieures
quelquefois
roides
et
plats.
8.,‘
GENRE.
HAMSTER
,
cricetus.
Trois
molaires simples
,
à
couronne
garnie
de
tubercules
mousses;
quatre
doigts
et
un
vestige
de
pouce
aux
pattes
de
devant;
ongles
robustes;
queue
courte
et
velue;
des
abajoues
(t).
GERBOISE
,
dipus.
Molaires
simples
,
à
couronne
tuberculeuse
,
au
nombre
de
trois
à
chaque
côté
des
mâchoires;
pommettes
saillantes
;
extrémités
postérieures
extrêmement
alongées,
avec
les
doigts
en
nombre
variable
,
mais
n'ayant
pour
tous,
comme
ceux
des
oiseaux,
qu’un
seul
métatarsien;
queue
très
-
longue
,
84°
GENRE.
touffue
au
bout.
GERBILLE
,
gerbillus.
Molaires
simples,
à
couronne
tuberculeuse,
au
nombre
de
trois
à
chaque
côté
des
mâchoires;
museau
pointu;
pommettes
non
saillantes;
extrémités
postérieures
très-longues,
à
cinq
doigts
,
ayant
chacun
son
métstarsien
propre;
queue
longue
et
plus
ou
moins
toufl'iie
,
sans
flocons
de
poils
plus
longs
à
l'extrémité.
87°
GENRE.
3
RAT,
mus.
Trois
molaires
simples
de
chaque
côté,
à
couronne
tuberculeuse
;
quatre
RAT-TAUPE
,
aspalax.
Molaires
simples,
à
tubercules
mousses
,
au
nombre
de
trois
de
chaque
côté
des
deux
mâchoires;
incisives
inférieures
en
Forme
de
coin
comme
les
supérieures,
et
non
subulées;
corps
cylindrique;
pieds
courts
,
les
antérieurs
propres
à
fouir;
yeux
excessivement
petits
et
cachés
sous
la
peau
;
point
de
queue.
88°
GENRE.
(1)
Plusieurs
rongeur:
de
l’Amérique
septentrionale
ayant
la
bouche
pourvue
d’abaioues
et
les
extrémités
différentes
de
celles
des
ltJmsltrs.
ont
été
décrits
par
M.
Hafinesque-Smaltz,
qui
en
a
fait
des
genres
articuîiers.
Tant
que
l'on
ne
conno’irra
pas
le
système
dentaire
de
ces
animaux
,
il
sera
impossible
de
les
ranger
à a
place
qui
leur
convient.
C'est
pourquoi
nous
ne
les
admettons
pas
encore
dans
le
prodrome
des
genres
de
mammifères.
Nous
en
tk
rons
mention
néanmoins
en
traitant
des
espèces;
mais
nous
les
distinguerons
des
genres
bien
reconnus
,
en
leur
donnant
des
numéros
bis
ou
1er,
etc
Les
principaux
de
ces
genres
sont
ceux
désignés
par
les
noms
de
gro
m):
,
diplustomd
,
etc.
C’est
ainsi
que
nous
placerons
notre
genre
ha’u’romys
,
ui
se
trouve
absolument
dans
le
même
cas.
MAMMALOGIE.
k"
91
“5
95°
‘GENRE.
9
BATHYERGUE,
bathyerguîr.
Quatre
molaires
à
couronne
pourvue
‘de
tubercules
mousses
de
chaque
côté
des
mâ:hoires;
incisives
inférieures
en
coin
comme
les
supérieures;
queue
courte;
pieds
antérieurs
armés
d'ongles
robustes,
propres
à
fouiller
la
terre;
yeux
extrêmement
petits,
mais
découverts.
GENRE.
PEDÈTE
,
pedetes.
Molaires
simples
,
à
deux
lames
,
tant
en
haut
qu’en
bas
5
inci
sives
inférieures
en
forme
de
coin
,
comme
les
supérieures;
museau
épais
5
oreilles
longues;
extrémités
antérieures
à
cinq
doigts
armés
d’ougles
fort
longs;
extrémités
postérieures
très-longues
,
à
quatre
doigts;
queue
longue
et
très-
touffue.
GENRE.
MARMOTTE
,
arrtomys.
Cinq
molaires
simples,
à
couronne
tuberculeuse
et
de
chaque
côté
de
la
mâchoire
supérieure
,
et
quatre
aussi
de
chaque
côté
à
l'inférieure;
incisives
inférieures
subulées
comme
celles
de
la
plupart
des
rongeurs;
corps
trapu
5
jambes
et
queue
courtes
;
point
d'abajoues;
ongles
robustes.
GENRE.
ECUREUlL
,
sciurus.
Molaires
simples
,
à
couronne
tuberculeuse
,
cinq
en
haut
et
quatre
en
bas
de chaque
côté
des
mâchoires;
incisives
inférieures
très-compri
mées;
doigts
très-longs
et
divisés,
armés
d'ongles
acérés, quatre
aux
pattes
antérieures
et
cinq
aux
postérieures;
les
dernières
pattes
dirigées
l’une
vers
l'autre
et
disposées
pour
grimper
facilement;
pouce
antérieur
très-court;
queue
longue
et
touffue
,
à
poils
souvent
distiques
',
quelquefois
des
abajoues.
Nord.
Ce
genre
est
partagé
en
deux
sous-genres
:
1°.
les
écureuils
proprement
dits
,
et
2.“.
les
ramias.
GENRE.
POLATOUCHE
,
ptcromys.
Molaires
à
couronne
tuberculeuse
,
cinq
en haut
et
quatre
en
bas
,
de
chaque
côté
5
quatre
doigts
antérieurement
et
un
pouce
court‘,
cinq
doigts
postérieurement
;
peau
des
flancs
étendue
entre
les
partes
de devant
et
celles
de
derrière
5
queue
longue
et
touffue
,
avec
les
poils
quelquefois
distiques.
le
Division.
Rongeurs
à
clavicule:
nulles
ouincomplètes.
PORC-ÉPIC
,
hystrix.
Quatre
molaires
supérieures
et
inférieures
de
chaque
côté
,
marquées
à
la
couronne
de
quatre
ou
cinq
empreintes
enfoncées;
quatre
doigts
devant
,
cinq
derrière,
armés
de
gros
ongles;
corps
couvert
de
piquans
roides
et
aigus
,
quelquefois
entre-mêlés
de
poils
5
queue
plus
ou
moins
longue
,
quelquefois
prenante;
langue
hérissée
d'écailles
épineuses.
_
Nom.
Ce
genre
est
divisé
en deux
sousgenres:
x‘Ï.
les
porcs-évier
proprement
dits
,
et
2°.
les
coendous.
4°
GENRE.
LIÊVRE
,
Iepus.
Incisives
supérieures
accompagnées
de
deux
autres
petites
incisives
plus
courtes
qu’elles,
et
placées
immédiatement
derrière
elles;
cinq
molaires
com
‘posées
partout
,
formées chacune
de deux
lames
verticales
soudées
ensemble
avec
une
sixième
petite
dent
simple
de
chaque
côté
de
la
mâchoire
supérieure; cinq
doigts
aux
pattes
de
devant,
quatre
aux
pattes
de
derrière
,
qui
sont
très-longues;
oreilles
très-longues;
une
queue
courte.
'
PaKA
,
lfërzvomys.
Dents
absolument
conformées
comme
celles
des
lièvres;
jambes
peu
di
érentes
de
longueur
entr'elles
,
les
antérieures
terminées
par
cinq
doigts
,
et
les
postérieures
par
quatre;
oreilles
assez
courtes
et
de
forme
arrondie;
point
de
queue‘
Clavicules
res
ue
arf
it
s
i
P.
cl
P‘
a
e
'
96°
GENaE.
CABL-H
,
Izydrocharus.
Quatre
molaires
composées
de
chaque
côté
,
en
haut
et
en
bas
,
les
postérieures
étant
les
plus
longues
,
et
formées
de
lames
nombreuses‘,
simples
et
parallèles,
les
antérieures
offrant
des
lames
fourchues;
quatre
doigts
devant
,
trois
derrière
,
armés
d’ongles
larges
et
réunis
par des
membranes;
point
de
queue
g-msmelîes
nombreuses.
1.5.7‘
GLNKE.
Wwww‘s
W
98°
GENRE.
MAMMALOGIE.
41
COBAYE
,
cavia.
Quatre
molaires
composées
partout,
n'ayant
chacune
qu'une
lame
simple
et
une
fourchue;
point
de
queue;
quatre
doigts
séparés
aux
pattes
de
8°
GENRE.
. .
.
9
devant
trois
à
celles
de
derttère-
on
les
courts
robustes
en
forme
de
etits
’
7
g
a
s
P
sabots
;
deux
mamelles
ventrales.
AGOUTI
,
dasyprocta.
Quatre
molaires
composées
partout,
presqu'égales
,
à
couronne
99.
GENRE.
plate
,
irrégulièrement
sillonnée
et
à
contour
arrondi;
quatre
doigts
devant,
trois
derrière
,
tous
libres;
jambes
fines;
une
petite
queue
,
ou un
tubercule
en
place
;
mamelles
en
nombre
variable
,
selon
les
espèces
(1).
PACA
,
cœlogenus.
Quatre
molaires
composées
artout
,
à
couronne
plate
,
irréguliè
rement
sillonnée
;
cinq
doigts
à
chaque
pie
;
l'interne
à
ceux
de
devant,
et
les
deux
latéraux
à
ceux
de
derrière,
très-petits;
queue
extrêmement
contre;
une
sorte
de
cavité
sur
les
joues
,
dont
l'ouverture
est
extérieure;
mamelles au
nombre
de
quatre.
5e
Ordre.
ÉDENTÉS.
xoo‘
GENRE.
1"
TR
1B
U.
Les
TARDIGRADES.
Face
courte,
extrémités
très-longues.
BRADYPE',
bradypus.
Des
molaires
cylindriques
et
des
canines
aiguës
,
plus
longues
que
ces
molaires;
bras
et
avant-bras
très-grêles
et
beaucoup
plus
longs
que
les
:0
1e
GENRE.
cuisses
et
les
jambes
,
qui
sont
comme
crochues
et
tournées
l'une
vers
l'autre;
tête
petite
et
arrondie;
doifgts
au
nombre
de
quatre
au
plus,
tous
réunis
et
terminés
par
de
fortes
griffes
en
orme
de
crochets.
MÉGATHÈRE
,
megatlrerium
(animal
fossile
Point
de
canines
;
membres
très
robustes
,
d'égale
longueur;
doigts
très-inégaux
,
et
ayant
leur
dernière
phalange
conformée
de
manière
à
supporter
un
très-grand
ongle,
trois
en
avant
et
cinq
en
arrière
;
queue
(s'il
en
existoit
une
)
fort
courte.
1
or.‘
GENRE.
2.‘
TRIBU.
Les
ÉDENTÉS
ORDINAIRES.
Museau
alongé,
membres
proportionnés
au
volume
du
corps.
‘
"'
TATOU
,
dasypus.
Des
dents
molaires
seulement;
test
écailleux
et
dur
,
composé
de
compartimens
semblables
à
de
petits
pavés
,
qui
recouvrent
la
tête,
le
corps
et
la
queue;
caparace
Formée
de
trois
parties
,
un
bouclier
arrondi
sur
les
épaules
,
un
semblable
sur
la
croupe
,
et
des
bandes
mobiles
transversales,
plus
ou
moins
nom
breuses
entr'eux;
cinq
doigts
partout,
ou
seulement
quatre
antérieurs;
ongles
robustes
;
langue
peu
extensible.
[03'
GENRE.
ORYCTÉROPE
,
orycteropus.
Des
molaires
seulement
,
composées
d'une
multitude
de
etits
cylindres
creux
de
substance
émailleuse;
peau
épaisse;
corps
couvert
de
pois
ras;
quatre
doigts
devant
,
cinq
derrière
,
munis
d'ongles
plats,
propres
à
fouir
et
non
tranchans;
langue
extensible
;
queue
et
oreilles
ongues.
x
04‘
GENRE.
FOURMILIER
,
myrmecophaga.
Point
de
dents
du
tout;
mâchoire
inférieure
presque
réduire
à
l'état
rudimentaire
,
non
articulée
d'une
manière
distincte
avec
la
tête;
‘ongles
très-robustes,
surtout
les
antérieurs;
tantôt‘quatre
doigts
devant
et
cinq
,
05
‘
GENRE.
derrière
,
tantôt
deux
devant
et
quatre
derriere;
oreilles
courtes
;
langue
très
exten
sible;
queue
longue
,
couverte
de
longs
poils
et
lâche
,
ou
bien
de
poils
tas
et
à
bout
préhensile
,
selon
les
espèces.
W
(t)
Lorsqu'on
connoîtra
le
système
dentaire
de
quelques
espèces
rapportées
à
ce
genre
,
il
sera
peut-être
nécessaire
de
les
en
séparer.
.
F
42
'
MAMMALOGIE.
PANGOLIN
,
munis.
Point
de
dents
du
tout;
mâchoire
inférieure
très-petite
;
langue
très-extensible;
corps
et
queue
entièrement
recouverts
en
dessus
de
grosses
106e
GENRE.
écailles
triangulaires,
tranchantes,
disposées
en
quinconce,
et à
recouvrement
comme
des
tuiles;
cinq
doigts
armés
d'ongles
robustes
a
tous
les
pieds;
corps
ayant
la
propriété
de
se
rouler
en
boule.
3°
TRIBU.
Les
ÉDENTÉS
MONOTRËMES.
Un
cloaque
et
un
os
de
la
four
chette
comme
dans
les
oiseaux;
des
os
marsupiaux
dans
les
deux
sexes;
ma
melles
jusqu’à
présent
non
observées;
point
de
dents
enchâssées;
cinq
doigts
à
tous
les
pieds.
ECHIDNÉ
,
cchidna.
Museau
très‘mince
et
très-alongé
,
terminé
par
une
fort
etite
bouche;
langue
très-extensible
;'
corps
ramassé,
recouvert
de
piquans
très-fibrts
,
quelquefois
entre-mêlés
de
poils;
pieds
courts
,
armés
d’ongles
robustes
,
propres
107‘
GENRE.
à
fouiller
la
terre;
queue
très-courte,
seulement
distincte
à
l'extérieur
par
la
différence
de
direction
des
piquans
qu’elle
supporte;
un
sixième
ongle au
pied
de
derrière
des
mâles
,
laissant
fluer,
par
une
ouverture
qu'il
a vers
sa
pointe
,
une
liqueur
vénéneuse.
‘ '
ORNITHORHYNQUE,
ornirhorhyncus.
Museau
alongé,
élargi et
déprimé
en
forme
de
bec
de
canard
,
garni
de
petites
dentelures
cornées
sur
ses
bords
,
et
portant
les
narines
à sa
base
supérieure;
pieds
de
devant
pourvus
d'une
membrane
propre
108‘
GENRE.
à
la
natation
,
qui
dépasse
de
beaucoup
les
ongles;
point
d'oreilles
externes
;
yeux
petits;
corps
couvert
de
poils
,
ainsi
que
la
queue
,
qui
est
courte
,
fort
large
et
aplatie
;
un
sixième
ongle
creux
et
distillant
une
matière
vénéneuse
aux
pieds
de
derrière
des
mâles.
9.
U.
M
A
M
M1
FÈ
R
ES
0
N G
U
L
É
5.
Des
sabots
entourant
en
entier
les
dernières
phalanges
des
doigts.
6°
Ordre.
PACH
YDERMES.
r"
FAMILLE.
Les
P
R
08
OS
CIDIENS
ou
pachydermes
à
trompe
et à
dé
fenses,
ayant
cinq
doigts
à
chaque
pied.
ELÉPHANT,
elephas.
Molaires
à
couronne
plate,
composées
d'un
certain
nombre
de
lames
verticales,
formées
chacune
de
substance
osseuse
enveloppée
d'émail
,
et
liées
ensemble
par
la
substance
corticale
;
nez
prolongé
en
une
longue
trompe
terminée
par
un
doigt;
deux
grosses
défenses
atquées
en
dessous
,
à
la
mâchoire
supérieure;
peau
très-épaisse
et
rugueuse
;
oreilles
très-vastes
et
planes
;queue
mé
diocre
,
terminée
par
une
touffe
de
très-gros
crins;
deux
mamelles
pecrorales.
109°
GENRE.
MASTODONTE
,
mastodon
(animaux
fossiles).
Molaires
à
couronne
hérissée
de
[10°
GENRE.
grosses
pointes
coniques,
ayant
des
racines
distinctes;
une
trompe
dont
l’exis
tence
est
indiquée
par
la
forme
et le
volume
des
os
propres
du
nez.
2.‘
FAMILLE.
Les
PACHYDERMES
PROPREMENT
1317s.
Quatre,
trois‘
ou
deux
doigts
aux
pieds.
1'‘
Division.
Doigts
en
nombre
pair‘.
HIPPOPOTAME
,
hippopotamus.
Quatre
doigts
à tous
les
pieds
,
terminés
par
de
petits
sabots;
quatre
incisives
à
chaque
mâchoire;
de
très-fortes
canines
,
dont
.
les
inférieures
sont
courbes;
six
molaires
desdeux
côtés
de chaque
mâchoire
,
dont
l’émail
figure
des‘trèfles
apposés
base
a
base
,
dans
la
dent usée;
peau
très-épaisse
,
presqu’entièrement
dépourvue
de
poils
;
corps
énorme
,
bas
sur
jambes;
queue
assez
courte;
museau
reuflé
,
deux
mamelles
ventrales.
1 1
1e
GENRE.
MAMMALO‘GIiE.
45
COCHON,
sus.
Quatre
doigts
à
chaque
pied
,-
deux
mitoyens
grands
et
armés
de
forts
sabots
,
et
deux
extérieurs
beaucoup
plus
courts
et
ne
touchant
pas
la
terre
5
des
incisives
en
nombre
variable
,
ordinairement
quatre
supérieures
perpendicu
laires
et
six
inférieures
proclives;
des
canines
recourbées
vers
le
haut
et
latérale
ment;
molaires
à
couronne
tuberculeuse
;
museau
tronqué
et
terminé
par
un
bou
toir;
corps
couvert
de
poils
roides
,
appelés
soies.
x
n
2.‘
GENRE.
PHASCOCHÆRE
,
phascocherus.
Pieds
conformés
comme
ceux
des
cochons;
deux
incisives
en
haut
,
six
en
bas;
défenses
latérales
et
dirigées
en
haut
,
très-fortes;
molaires
composées
de
cylindres
émailleux
,
renfermant
la
substance
osseuse,
et
joints
ensemble
par
un
cortical;
de
très-grosses
verrues
sur
les
joues.
1
1
3°
GENRE.
PÉCARI
,
dicotyles.
Quatre
doigts
aux
pieds
de
devant
,
dont
les
deux
intermédiaires
sont
les
plus
grands
et
posent
seuls
à
terre;
trois
doigts
aux
pieds
de
derrière
,
dont deux
grands appuient
sur
le
sol,
et
un
petit
interne
est
relevé
comme
le
sont
les
doigts
latéraux
des
cochons
;
canines
de
forme
ordinaire
,
ne
sortant
pas
de
la
bouche-
incisives
et
molaires
semblables
à
celles
des
cochons
;
une
ouverture
’
'
\
u
,
u
.
landuleuse
sur
les
lombes
dou
suinte
une
humeur
fetide
'
oint
de ueue
'
les
a 3 )
deux
grands
os
du
méracarpe
et
ceux
du
métaratse
liés
entr'eux.
1
1+‘
GENRE.
ANOPLOTHÈRE
,
anoplotherium
(animaux
fossiles
Six
incisives
a
chaque
mâchoire
;
des
canines
presque
semblables
aux
incisives
;
vingt-huit
molaires
,
dont
les
seize
postérieures
sont
:
les
huit supérieures
(
quatre
de
chaque
côté)
de
forme
carrée
,
et
les
huit
inférieures
(
quatre
de
chaque
côté)
en double
ou
triple
croissant
;
point
d'intervalle
entre
les
canines
et
les
molaires;
les
quatre
pieds
terminés
par
deux
grands
doigts,
dont
les
os
métacarpiens
ou
métatarsiens
sont
séparés.
1
15°
GENRE.
2‘
Division.
Doigts
toujours
en
nombre
impair
aux
pieds
de
derrière
,
et
souvent
à
ceux
de devant.
RHINOCÉROS
,
rhinoceros.
Sept
dents
molaires
supérieures
de
chaque
côté
,
à
couronne
carrée
,
présentant
divers
linéamens
saillans
,
et
sept
inférieures
à
couronne
en
double
croissant
(
la
postérieure
de
chaque
côté
en
croissant
triple)
;
trois
doigts
à
chaque
pied;
peau
très-épaisse
,
nue
et
rugueuse
;
une
ou
deux
cornes
de
nature
fibreuse
,
placées
,
dans
la
ligne
médiane
,
sur
la
voûte
formée
par
les
os
propres
du
nez
,
au-dessus
de
la
cavité
nasale.
1
1
6‘
GENRE.
DAMAN
,
hyrax.
Dents
molaires
conformées
comme
celles
des
rhinocéros
,
et
en
même
nombre;
deux
fortes
incisives
recourbées
à
la
mâchoire
supérieure
(et
deux
très-petites
canines
dans
la
jeunesse)
;
quatre
incisives
inférieures
sans
canines
;
corps
couvert
de
poils
abondans;
quatre
doigts
aux
pieds
de
devant,
et
trois
seulement
à
ceux
de
derrière;
un
simple
tubercule
au
lieu
de
queue.
1
1
7e
GLNRE.
PALJÉOTHÈRE,
paleolherium
(animaux
fossiles).
Dents
molaires
semblables
à
celles
/
des
rhinocéros,
ou
s'en
rapprochant
plus
ou
moins;
six
incisives
et
deux
canines
x
1
8°
GENRE.
à
chaque
mâchoire
;
trois
doigts
visibles
à
tous
les
pieds
,
et
quelquefois
un
doigt
rudimentaire
de
plus
à
ceux
de
devant;
une
petite
trompe
dont
lexistence
est
indiquée
par
la
forme
et
les
dimensions
des
os
propres
du
nez.
TAPIR
,
tapirus.
Vingt-huit
molaires
en
tout,
présentant
à
leur
couronne
,
avant
d’êrre
usées,
deux
collines
transverses
et
rectilignes;
six
incisives
et
deux
canines
à
chaque
mâchoire;
nez
terminé
en
une
petite
trompe
mobile
dans
tous
les
sens,
mais
non
terminée
par
une
sorte
de
doigt,
comme
celle
de
l'éléphant;
cou
assez
long;
quatre
doigts
aux
pieds
de
devant
et
trois
3.
ceux
de
derrière;
‘peau
assez
épaisse
et
recouverte
de
poils
ras.
,
1
9e
GENRE.
N_..’—-—-———«\
_
V
F2.
44
MAMMALOGIE.
3'
FAMILLE.
Les
SOLIPÈDES.
Un
seul
doigt
apparent
et
un
seul
sabot
à
chaque
pied.
CHEVAL,
cquus.
Six
incisives
à
chaque
mâchoire;
de
petites
canines
dans
les
mâles,
séparées
des
molaires
par
une
barre
ou
espace
interdentaire;
six
molaires
partout,
à
couronne
carrée,
marquée
de
nombreux
replis
d'émail
;
point
de
mufle;
deux
mamelles
inguinales;
deux
doigts
rudimentaires
à
chaque
pied
,
représentés
par
deux
petits
os
du
métacarpe
ou
du
métatatse,
qui sont
situés
à
droite
et à
gauche
du
grand
doigt,
seul
apparent.
7e,
Ordre.
RUMINANS.
1'‘
Division.
Point
de
rames
ni
de
bois
dans
les
deux
sexes.
1
t0‘
GENRE.
CHAMEAU,
camtlus.
Des
canines
aux
deux
mâchoires;
des
dents
pointues
implan
tées
dans
l’os
incisif;
six
incisives
inférieures;
doigts
réunis
en
dessous
jusque
près
de
la
pointe
par
une
semelle
commune;
cou
très-long;
lèvre
supérieure
fendue
;
point
de
mufle;
dos
chargé
de
loupes
graisseuses;
des
callosités
sur
la
poitrine,
les
poignets
des
jambes
de
devant
et
les
genoux
des
jambes
de
derrière;
quatre
mamelles
venttales.
1
ti‘
GENRE.
divisés
à
leur
extrémité;
cou
très-long;
lèvre
supérieure
fendue;
point
de
mufle;
point
de-loupes
graisseuses
sur
le
dos
;
callosités
petites
ou
nulles;
deux
mamelles
inguinales.
in‘
GENRE.
CHEVROTAIN
,
moschus.
Une
longue
canine
de
chaque
côté
de
la
mâchoire
supé
rieure
,
sortant
de
la
bouche
dans
les
mâles
;
corps
svelte
;
pieds
fins;
queue
très
courte;
poils
courts
et
lisses;
sabots
conformés
comme
ceux
des
ruminans
ordi
naires
;
point
de
larmiers
;
dans
une
espèce
,
une
poche
située
en
avant
du
prépuce
du
mâle,
et
qui
renferme
une
humeur
fort
odorante.
%
LAMA
,
auchcnia.
Système
dentaire
à
peu
près
semblable
à
celui
des
chameaux
;doigts
i
:5‘
GENRE.
ä
2.‘
Division
Des
cornes
ou
des
bois
,
au
moins
dans
le
sexe
mâle.
*
Des
bois
osseux
,
branchu:
,
caducs,
repoussant
chaque
arme’:
plus
grands
que
l'année
précédente,
toujours
sur
la
tête
des
mâles
_.
quelquefois
aussi
existant
sur
celle
des
femelles.
CERF
,
cervus.
Corps
svelte;
jambes
minces
;
des
larmiers
sous
les
yeux;
un
mufle
dans
la
plupart
des
espèces;
oreilles
médiocres,
pointues;
queue
très-courte;
quatre
mamelles
inguinales;
souvent
deux
ongl‘ons,
derrière
et
au-dessus
des
deux
sa
bots
(i).
‘5*
Des
comas
ou
proe'minences
de
l’os
frontal,
enveloppées
d’une
peau
velue
,
qui
se
continue
avec
celle
de
la
tête
,
et
qui
ne
se
détruit
pas.
tu,‘
GENRE.
l
GIRAFE,
camelopardalis.
Cou
très-long;
ligne
dorsale
oblique;
point
de
mufle;
poils
ras;
une
crinière
sur
la
face
supérieure
du
cou;
point
de
larmiers;lèvre
su
péricure
entière;
extrémité
des
cornes
plane,
avec
une
couronne
de
longs
poils;
oreilles
longues
,
pointues;
queue
courte,
terminée
par
un
flocon
de
grands
poils;
quatre
mamelles
inguinales.
11;‘
GENRE.
(1)
Nous
placerons
provisoirement
à
la
suite
de
ce
genre'celuiqueM.
0rd
a
nommé
antilacapm
,
jusqu'à
ce
qu'il
nous
soit
possible
de
vérifier
les
caractères
que
ce
naturaliste
lui
assigne.
MAM‘MALOGIE.
45
,
,
__WzWMW-—".
w;
grmkwwfirflwm
‘
*
*
Proe'minences
de
l'os
rontal
revêtues
d’un
e'tui
de
corne
_,
com
ose’
de
bres
a
luti
,
.
.
.
g
nees
,
qut
crozt
par
couches
et
pendant
toute
la
vie.
ANTILOPE
,
antilope.
Substance
osseuse
des
cornes,
solide
et
sans
pores,
ni
sinus;
cornes
contournées
de
diverses
manières,
selon
les
espèces
,
et
existant
quelque
fois
dans
les
deux
sexes;
taille
légère
et
svelte
;
nez
tantôt
terminé
par
un
mufle,
tantôt
entièrement
couvert
de
poils
;
des
larmiers
le
plus
souvent;
point
de
barbe;
oreilles
assez
grandes
,
pointues;
souvent
des
brosses
de
poils
sur
les
poignets
,
et
des
pores
inguinaux
;
mamelles
au
nombre
de deux
ou de
quatre.
Nota.
Ce
genre
est
partagé
en
huit
sous-genres;
savoir:
1°.
antilope;
2.9.
ga
{elle
;
5°.
eerviche‘vre;
4°.
alte’laphe
;
5°.
tragelaphe
;
6°.
bose’laphe
;
7°.
oryx
et
8°.
chamois.
,
1
2.6’
GENRE.
CHÈVRE
,
capra.
Noyau
osseux
des
cornes
occupé
en
grande
partie
par
des
cellules
'
qui
communiquent
avec
les
sinus
frontaux
;
cornes
dirigées
en
haut
et
en
arrière;
menton
barbu;
chanfrein
un
peu
concave;
point
de
mufle;
point
de
sinus
la
base
des
doigts
du
pied;deux
onglons
derrière
les
grands
sabots;
deux
mamelles
inguinales;
queue
courte.
MOUTON
,
ovis.
Noyau
osseux
des
cornes
semblable
31
celui
des
chèvres
;
cornes
dirigées
en
arrière,
et
revenant
plus
ou
moins
en
devant en
s'pitale;
chanfrein
généralement
convexe;
point
de
barbe;
point
de
mufle;
un
sinus
à
la
base
in
terne
des
doigts
dans
les
quatre
pieds;
deux
onglons
derrière
les
grands
sabots;
deux
mamelles
inguinales;
queue
plus
ou
moins
longue
,
et
toujours
courte
dans
les
races
sauvages.
1
2.8‘
GLNRE.
OvrBos
,
ovibos.
Noyau
osseux
des
cornes
semblable
à
celui
des
chèvres;
cornes
très-élargies
et
se
touchant
à
leur
base,
s’appliquant
ensuite
sur
les
côtés
de
la
tête,
et se
relevant
brusquement
en
arrière
et
de
côté;
point
de
mufle;
chan
frein
légèrement
arqué;
point
de
barbe;
membres
robustes;
queue
fort
courte.
.1
29°
GENRE.
7
2
3
%
BŒUF
,
I705.
Noyau
osseux
des
cornes
semblable
à
celui
des
chèvres
et
des
moutons;
cornes
plus
ou
moins
arrondies
et
dirigées
de
côté,
et
revenant
vers
le
haut
ou en
avant,
en
forme
de
croissant;
un
large
mufle;
point
de
larmiers;
corps
épais;
membres
forts;
des
onglons
derrière
les
sabots;
queue
médiocre,
terminée
par
un
flocon
de
poils;
quatre
mamelles
inguinales.
1
3
0°
GENRE.
9
I
I
I.
MA
M
M
I
F
ÈR
Es
AQ
U
A
't
I
Q
U E
S.
Deux
membres
antérieurs
seulement
,
en
forme
de
nageoires;
corps
plus
ou
moins
pisciforme
,
termine’
par
une
queue
aplatie
horiïontalement.
8'
Ordre.
CÉTACÉS.
1"
FAMILLE.
Les
CÉTÂCÊS
HERBIVORES.
Dents
à
couronne
plate,
deux
mamelles
pectorales;
narines percées
dans
la
peau,
au
bout
du
museau,
ne
faisant
pas
l’oflice
d'évents;
des
moustaches
souvent
très-fortes.
LAMANTIN,
manatus.
Corps
oblong
,
terminé
par
une
nageoire
ovale,
alongéc,
horizontale;
huit
dents
molaires,
marquées
de
deux
collines
transversales
à
leur
couronne;
point
d'incisives
ni
de
canines
dans
l’âge
adulte;
«des
vestiges
d’ongles
sur
le
bord
des
nageoires
pectorales;
peau
très-épaisse
et
nue;
moustaches
très
fortes
et
très-serrées
,
servant
comme
de
défenses.
,
;
1°
GENRE.
r
DUGONG
,
halicore.
Corps
alongé;
queue
terminée
par
une
nageoire
en
forme
de
croissant;
molaires
composées
chacune
de
deux
cônes
réunis
par
le
côté
;
de
petites
,
3
1e
GENRE.
défenses
pointues,
insérées
dans
les
os
mcrsrfs;
peau
fort
épaisse, sans
poils.
46
MAMMALOGIE.
STELLÊRE
,
ryzina.
Forme
générale
du
corps
analogue
à
celle
des
Iarnantins;
une
seule
dent
mâchelière
composée
,
de
chaque
côté
des
deux
mâchoires,
à
couronne
plate
et
hérissée
de
lames
d'émail
;
nageoires_sans
ongles
ni
vestiges
d'ongles‘,
peau
extraordinairement
épaisse
et
dure,
à
peine
flexible.
2.‘
FAMILLE.
Les
CÉTACÉS
ORDINAIRES.
Des
évents;
mamelles
près
de.
l'anus‘,
estomac
à
cinq
et
quelquefois
jusqu'à
sept
poches
distinctes;
dents
coniques
lorsqu'elles
existent;
deux
petits
os
suspendus
dans
les
chairs
,
près
de
l'anus
(seuls
vestiges
d'extrémités
postérieures).
x
3
3°
GENRE.
1“
Division.
Ce’tace’s
à
petite
tête.
DAUPHIN,
delphinus.
Mâchoires
plus
ou
moins
avancées,
en
forme
de
bec,
non
pourvues
de
défenses
,
mais
le
plus
souvent
garnies
d'un
grand
nombre
de
dents
toutes
simples
et
égales
entr'elles,
et
manquant
tout-â-fait
dans
quelques
es
1
3
_}e
GENRE.
pèces;
point
de
fanous
;
évents
ayant
une
ouverture
commune
en
forme de
crois
sant
sur
la
tête; corps
alongé.
Nota.
Ce
genre
est
subdivisé
en
six
sous-genres
,
sous
les
noms
de
:
1°.
deIp/zi
norhynques;
2°.
dauphin
proprement
dit;
5°.
oxyprère
,'
4°.
marsouin;
5°.
deIp/xi
napzères
,
et
6°.
he’te’rodon.
e
N
ARWHAL
,
monodon.
Point
de
dents
proprement
dites;
de
longues
défenses
droites
135
GENRE.
et
pommes,
implantées
dans
l'os
inrermaxillaire
et
dirigées
dans
le
sens
de
l'axe
du
corps;
corps
de
forme
alongée;
point
de
nageoire
dorsale.
2.‘
Division.
Ce'tace's
à
grosse
tête
(faisant
à
elle
seule
le
tiers
ou
la
mairie’
de
la
longueur
totale
/
CACHALOT
,
physeter.
Tête
très-volumineuse
,
excessivement
renflée
,
surtout
en
'
avant;
mâchoire
supérieure
{le
portant
pas
de
fanons
,
et
manquant
de
dents
ou
n'en
ayant
que
de
petites
et
de
peu
saillanres;
mâchoire
inférieure
très-étroite
,
alongée
,
armée
de
chaque
côté
d'une
rangée
de
dents
cylindriques
ou
coniques;
une
nageoire
dorsale
dans
quelques-uns.
Nota.
Ce
genre
se
divise
en
trois
sous-genres
;
savoir
:
1°.
les
cachalot:
propre
.
ment
dits;
2°.
les
physezères,
et
3°.
les
physales.
‘36'
GENRE,
BALEINE,
balana.
Tête
moins
renflée
en
avant
que
celle
des
cachalots;
mâchoire
supérieure
en
forme
de
carène
ou de
toit
renversé
,
ayant
ses
deux
côtés
garnis
de
lames
transverses
,
minces
(les
fanons)
,
formées
d'une
espèce
de
corne
fibreuse,
eflilées
à
leur
bord;
mâchoire
inférieure
sans
aucune
armure.
.
Nota.
Ce
genre
est
divisé
en
deux
sous-genres‘,
1°.
celui
des
baleines
proprement
dites
,
et
2°.
celui
des
baleinoptères.
x37’
GENRE.
MAMMALOGIE.
‘W
_
_._V__
PREMIER
ORDRE.
BIMANES,
éimana.
CARACTÈRES.
Des
incisives
tranchantes
;
des
canines
peu
saillantes
;
des
molaires
â
tubercules
mousses
,
formant
une
série
non
interrompue
aux
deux
mâchoires.
Extrémités
supérieures
terminées
par des
mains
à
pouces
séparés
et
opposables
aux
autres
doigts,
éminemment
disposées
pour
la
préhension.
C
lavicule:
complètes.
xtrémités
in
érieures
dis
osées
ont
la
station
E
.
verticale
et
pour
la
marche
à
deux
pieds
;
plantes‘
appuyant
en
entier
sur
le
sol.
Fosses
orbitaircs et
temporale:
distinctes.
Estomac
membraneux
,
simple.
Un
petit
cœcum
terminé
par
un
appendice
ver
filiforme.
Deux
mamelles
pectorales.
Pénis
libre;
un
scrotum.
Ongles
foibles
et‘
planes.
Poils
rares
,
si
ce
n'est
sur
la
tête
(
cheveux)
,
au
menton
(
barbe)
,
et
aux
environs
des
parties
naturelles.
N
on
RRITURE.
Substances
végétales
et
animales.
PATRIE.
Toute
la
terre
,
à
l'exception
des
régions
trop
rapprochées
des
pôles.
I“.
GENRE.
HOMME,
homo.
Linn.
Erxleb.
Gmel.
Cuv.
Illiger,
etc.
Caractères
de
l'ordre.
(
Voyeur
cidessus.)
Formule
dentaire
:
incisives
canines
I;'-
,
l
—
l
5
—-—5
molaires
5:?
=
52..
1"‘.
Esp.
HOMME.
(
Homo
sapicns.
Linn.
)
Carac
_
tères
du
genre
et
de
l'ordre.
(
Voyq
ci-dessus.)
Variétés
de
races
bien
caractérisées.
A.
RACE
CAUCASIQUE.
Forme
du
visage
et
du
crâne
belle
,
d'après
les
idées
des
Européens
;
angle
facial
de
85
degrés
dans
l'adulte
d'âge
moyen;
teint
généralement
blanc;
joues
colorées;
cheveux
longs,doux,
ofi'rant
toutes
les
nuances
entre
le
blond
clair
,
le
brun
et le
noir
foncé.
PATRIE.
L'Europe
,
à
l'exception
de
la
Laponie
et
de
la
Finlande
;
l’Asie
occidentale
,
à
l'ouest
de
l'Oby,
de
la
mer
Caspienne
et
du
Gange
;
la
partie
septentrionale
de
l'Asie.
B.
RACE
MONGOLIQUE.
Visage
plat;
pom
mettes
saillantes
;
angle
facial
de
75
degrés;
yeux
étroits
et
obliques
;
cheveux
durs
,
droits
et
noirs;
barbe
grêle
',
teint
plus
ou
moins
olivâtre.
PATRIE.
Toute
l'Asie
orientale
,
à
l'exception
de
la
partie
du
midi
de
la
péninsule
au-delà
du
Gange;
la
Finlande
d'Europe
,
la
Laponie
,
le
pays
des
Esquimaux
de
l'Amérique
septentrio
nale
,
depuis
le
détroit
de
Bering
jusqu'à
La
brador.
C.
RACE
ÉTHIOPIENNE
ou
NÈGRE.
Mâ
choires
trèæsaillantes
en
avant;
angle
facial
de
70°;
lèvres
grosses;
nez
épaté;
teint
plus
ou
moins
noir
;
cheveux
le
plus
or
inairement
crépus.
PATRIE.
Tout
le
midi
de
l’Afrique.Sépatée
des
hommes
de
la
race
caucasique
,
qui
habitent
la
partie
septentrionale
de
ce
continent
,
par
les
peuplades
foulahs
et
maures,
qui
résultent
du
mélange
de
ces
deux
races.
Variétés de
races
moins
distinctes.
D.
RACE
MALAIE.
Traits
de
la
hysio
nonne
beaucoup
plus
beaux
que
ceux
de
fa
race
mongohque
;
nez
large;
bouche
grande;
che
veux
épais
,
noirs
et
bouclés
;
teint
plus
ou
moins
brun.
PATRIE.
La
presqu'île
au-delà
du
Gange
,
les îles
de
l'Archipel
indien
,
la
Nouvelle-Hollande,
la
Nouvelle
-
Zélande
,
les
Nouvelles
—
Hébrides
,
les
archipels
des
Amis
et
de
la
Société
,
et
en
général
presque
toutes
les
îles
de
la
mer
du
Sud.
Nota.
Cette
race
,
ainsi
que
le
remarque
M.
Cuvier,
ne
sauroit
être
distinguée
d'une
manière
bien
tranchée
de
la
mongolique
ou
de
la
caucasique
indienne,
seulement
par
les
seuls
caractères
extérieurs.
La
différence
des
dialectes
concourt
puissamment
à
les
faire
séparer.
“T
ÿ
‘-W‘F
‘4s
‘
MAMMALOGIE.
E.
RACE
DES
PAPOUS.
Face
prolongée;
sur
les
arbres,
où
ils
se
tiennent
presqtLe
cons
nez
court;
bouche
grande;
cheveux
crépus;
tamment.
Nombre
des
petits
très-restreint.
teint
noir.
PATRIE.
Les
contrées
chaudes
de
l'Amérique
,
de
PATRIE.
Quelques
îles
de
l'Archipel
indien
et
la
l'Afrique
et
de
l'Inde,
Madagascar.
terre
des
Papous.
.
Nota.
Ces
hommes
,
extrêmement
sauvages
P
R
E
M
IE
R
E F
A
M
I
L L
E‘
et
barbares
,
onrparttculièreirrent
des
rappprts
8
IN
G
E
s,
“ml-a.
avec
la
race
africaine
,
et
n
en forment
peut-erre
qu'un
rameau-
CAR.
Formes
ge'ne'rales
se
rapprochant
plus
ou
F.
RACE
AMÉRICAINE.
Visage
assez
large;
moins
de
celles‘de
l'homme.
traits
bien
prononcés;
nez
assez
saillant;
teint
Quatreinçùiwsinclinées,âchaque
mâchoire.
rouge
de
cuivre;
cheveux
généralement
noirs
et
Ne
lus
ou
moins
roéminent
à
narines
plats;
barbe
rare.
I
P
P
'
,
’
.
_
plus
ou
moins
écartées
l'une
de
l'autre.
PATRIE.
Toute
lAmetique
,
excepté
les
Esqut-
'
. .
.
.
Deux
mamelles
pectorales
seulement.
maux
,
qui
appartiennent
a
la
race
mongoltque.
Fosses
orbitaire:
et
temporale:
séparées
com
IV
t
. ;
' '
o a
Cette
rice
,
dontles
caractères
exterreurs
Pléœmem.
ne
présentent
rien
de
tranché
,
se
rapproche
néanmoins
plutôt
de
la
race
mongolique
que
de
toute
autre
(1).
PATRIE.
Toutes
les
contrées
indiquées
dans
l'ex
posé
des
caractères
de
l'ordre
,
à
l'exception
de
l'île
de
Madagascar.
SECOND
ORDRE.
PREMIÈRE
TRIBU.
QUADRUMANES
quadmmam
SINGES
DE
L'ANCIEN
CONTINENT.
(
Simia
ca
,
.
tarrlzini.
Geoff-r.
)
CARAÇ'r,
Des
incisive,’
des
canine,
et
des
ma,
CAR‘ACT.
Cinq
molaires
de
chaque
côté
des
deux
[lu-m
(,_)_
-
machoires,
toujours
à
tubercules
mousses
sur
.
. .
leur
couronne.
Les
quatre
extrémités
terminées
par
des
mains
. .
'
I ,
î ’
dpouce
séparé
des
autres
doigts
,
et
plus
ou
moins
Na'm‘f
l'al’i’rc’che‘iss
n
ayant
en“:
elles
q“
‘me
opposable
à
ceux-ci
,
qui
sont
longs
et
flexibles.
C1050“
mmce'
Deux
ou
quatre
mamelle,
Pecwm[es_
Queue
nulle
,‘
ou
courte,
ou
longue,
jamais
prenante.
Clavicules
complètes.
.
.
,
Souvent
des
abajoues
et
des
callosrtes.
Os
du
bras
et
de
la
jambe
distincts
et
suscep-
,
_
1
‘
tlbles
de
mouvemens
de
pronation
et
de
supina-
PATRÏE-
LAfi'que
s
lllîde
et
les
grandes
11°’
tion.
qui
en
sont
rapprochées.
Paris
et
testicules
apparens
au
dehors.
_
I
1:-
G
E
N
R
E_
Estomac
membraneux
simple.
—-
Intestins
médiocrement
développés.
—Un
petit
cæcum.
TROGLODYTE
a
"
031m1)’
“5"
Geoff‘
Pithecus.
Cuv.
\
Simia.
Linn.
Briss.
Erxleb.
Bodd.
Illiger.
Fosses
orbitaire:
et
temporales
distinctes.
NOURRITURE.
Fruits
,
racines
,
insectes.
.
. . .
.
'
. '
'
'
4
‘
î
-
'
HABITUDES.
Animaux
tntelligens
,
agiles
,
vifs
et
Formule
dema‘œ
'
mclswes
z
’
Camnes
,
__
.
’
pétulans,
destinés
par
leur
organisation
:‘1.vtvre
mohîœs
55-:
=
5,"
.
,
,
.
Canine:
eu
saillantes
conti
uës
aux
inci
(1)
On
n'admet
plus
au
nombre
des
varieres
de
l_es-
.
t
x P
l
iœs
com’me
CeHËS
derhomme
pèce
humaine,
celles
qui
sont
établies
sur
des
individus
swes
e
au
m0
a
à
'
atteints
de
maladies
.
tels
que
les
albinos
s
les
“afu'd‘,
Tête
arrondie;
museau
peu
saillant.
les
chacrela:
et
les
quimos
ou
celles
qui
n'existent
que
,
,
_
A
dans
l’exagération,
ou
la'fausseté
des
récits
des
voya-
Des
‘me!
“imité”!
tl‘i5’P‘mîlmflïées.
geurs
,
telle
querla
race
des
patagons,
et
celle
des
hommes
Angle
facial
de
50
degrés.
a
qä'äuîîayhm
seul
maque
de
canines.
Bras
presque
proportionnés
auxjambes
,
attei
gnant
MAMMALOGIE.
49
gnant
le
bas des
cuisses;
pouces
assez
longs
et
opposables.
'
Point
de
queue.
Point
d'abajoues.
Point
d'os
intermaxillaires
apparens.
Point
de
callosite's
aux
fesses.
1°‘.
Esp.
TROGLODYTE
CHIMPAN_ZÉ
,
troglody
les
niger.
(Encycl.
pl.
5.
fig.
a.)
Homo
sylvestris,
Tyson.
—
Simia
troglodytes,
Linn.
-—
Jocko,
B115.
tom.
14.
pl.
1.
-—-'Pongo
,
Bufl'.
Supplém.
tom.
7.
-—
Simia
pygmaa,
Schreb.
tab.
1.
B.
——
Simia
:atyrus
,
Schreb.
tab.
2..
—
Pongo
,
Au
debert
,
Hisr.
nat.
des
singes,
fam.
1.
secr.
1.
fig.
1.
-—
Troglodyte
chimpanzé
,
Geoff.
Ann.
Mus.
tom.
19.
p.
87.
—
Connu
aussi
sous
les
noms
de
Barris,
Smitten,
pygmée
,qaimpeïe',
Quo
jas
moras
_.
Qui/2o
mormu
_.
Enjoc/co
,
flamme
des
bois
,
Satyre
,
orang
noir,
etc.
CAR.
ESSEN‘I‘.
Bras
me'dt'ocremcnt
longs;
pelage
noir.
DIMENSIONS
(t).
Hauteur
du
talon
au
pied.
pouc.
lig.
sommetdelatête..................
2.
n
6
Depuis
la
lèvre
supérieure
jusqu'à
l'occrput.........................
u
9
7
Long.
dubras..................
r
4.
n
—-delamain...................
»
5
n
—dupouce....................
a
1
3
Haut.
des
extrémités
postérieures,
depuisle
talon....................
»
11
3
Lon
ueurdupied................
a
5 g
—
upouce....................
»
r
5
DESCRIPT.
Corps
assez
mince
et
svelte;
tête
moyenne
,
aplatie
au
sommet
;
front
pas
plus
élevé
que
les
sourcils
,
et
terminé
en
avant
par
des
crêtestrès-apparentes;
museau
un
peu
alongé;
yeux
assez
grands;
nez
camus;
bouche
large;
oreilles
très-grandes
et
semblables
à
celles
de
l'homme
pour
la
Forme;
canines
excédant
à
peine
les
incisives
,
dont
elles
sont
très-rapprochées;
lèvres
présentant
quelques
poils
roides
;
bras
robustes,
médiocrement
longs;
pouce
des
mains
peu
reculé
et
proportionné
aux
autres
doigts;
poitrine
assez
étendue;
ventre
plat
et
large
comme
celui
de
l'homme;
fesses
nues
et
non
calleuses;
pouce
du
pied
pourvu
d'un,
ongle
Plat.
Différences
des
sexes
non
observées;
point
(1)
Ces
dimensions
sont
celles
du
troglodyte
décrit
'Rälr
Tyson.
L'individu
qui
existe
dans
la
collection
du
uséu_m
d’Histoire
naturelle
de
Paris est
plus
grand
d'un
cinquième.
'
.
de
scrotum;
gland
de
la
verge
pointu
et
sans
frein.
Corps
couvert
de
longs
poils
noirs
et
rudes
,
clair-sensés;
ceux
du
dessus
des
épaules
dépassant:
les
autres
,
et
longs
de
deux
pouces
environ;
ceux
des
avant-bras
dirigés
vers
le
coude;
face
une
,
de
couleur
brune
,
à
l'exception
des
joues,
qui
ont
du
poil
semblable
à
celui
du
corps;
ventre
presque
un.
HABIT.
Singe
le
plus
éminemment
constitué
pour‘
la
marche
bipède,
et
le
plus
voisin
de
l'homme
par
son
orginisation;
vivant
en
troupes;
se
servant
de
bâton
pour
s'appuyer
et
pour
se
dé
Fendre;
très-intelligent
et
susceptible
d'éduca
tion;
enlevant
,
dit-on
,
quelquefois
les
uégresses.
PATRIE.
L'Afrique
,
et
particulièrement
les
côtes
d'Augole
et
du
Congo.
III'.
GENRE.
ORANG,
pithecus,
Cuv.
Geoff‘.
Simia.
Linn.
Briss.
Erxleb.
Bodd.
Gmel.
Tiedman
,
Illiger.
'
Hylobates
,
Illig.
CAR.
Formule
dentaire
:‘incis.
‘Lcanin.
âî-ï,
p
._
l
'1-
___..==
1..
m0
en
es
5_
5
5
Canine:
de
très-peu plus
longues
que
les
autres
dents,
auxquelles
elles
sont
contiguës,
et
com
mençant
â
s'entre—croiser
par
leur
pointe;
mo
laires
plus
carrées
que
celles
de
l'homme
,
:‘r
tubercules
plus
prononcés.
Tête
arrondie
;
point
de
crêtes
surcilières
(
au
moins
dans
les
jeunes
individus.)
Angle
facial
de
65
°.
Bras
excessivement
longs
,
atteignant
presque
les
malléoles.
‘
Pouces
assez
courts
et
remontés
le
long
du
métacatpe;
agissant
simultanément
avec
les
autres
doigts
de
la
main.
Point
de
queue.
Point
d’abajoues.
Des
callosire's
aux
fesses
dans
plusieurs
espèces.
Oreilles
arrondies
,
assez
semblables
à
celles
de
l'homme
,
appliquées
sur
les
côtés
de
la
tète.
HABIT.
Singes
fort
rapprochés
de
l'homme
par
leur
intelligence;
â
démarche
lente
,
s'appuyant
sur
le
tranchant
extérieur
des
pieds
de
derrière
,
G
50
MAMMAL'OG'IE.
r
et
souvent
sur
l'extrémité
des
mains;
n'ayant
encore
été
observés
qu'en
captivité
ou
dans
leur
premier
âge.
PATRIE.
La
Cochinchine,
la
presqu'île
de
Ma
'
laca
et'les
îles
de
l'Archipel
indien.
I".
Sous-genre.
ORANGS
proprement
dits.
Point
'
de
callosite's
aux
fesses.
5°.
Esp.
ORANG
ROUX
,
pirhecus
satyrus.
(Encycl.
pl.
5.
fig.
1.)
—Simia
satyras,
Lin.
-—-
Vosmaer,
Descripr.
de
l'orang-ouzang.
i779.
'
-—
Jas/t0,
Buff.
Suppl.
tom.
7.
fig.
l.
——
Simia
satyrus,
Schreb.
tab.
2..
et
2.
B.
v-—
Camper,
nat.
Verh.
tab.
4.
—
Simia
agrias,
Schreb.
fig.
2.
C.
——
Homo
sylvesrris
,
Edw.
Glean.
pl.
10.
—
Jocko,
Audeb.
Hist.
des
sing.
fam.
t.
sect.
1.
fig.
1..
—-
Frédér.
Cuv.
Ann.
du
Mus.
d’hisr.
nat.
tom.
16.
p.
4,6.
—
Abel.
Hist.
de
l'ambass.
en
Chine
de
lord
Amerslit.
fia.
CAR.
ESSENT.
Point
de
callosite's
;
pelage
roux.
DIMENS.
(1)
Haut.
de
l'animal
debout,
picd-
POUC-
"5
du
talon
au
sommet
de
la
tête.
.
. .
.
. .
.
2.
6
n
[.on
.
des
bras
,
depuis
l'aisselle
;'us
qu’au
outdesdoigts..............
1
6 a
—-
des
extrémités
inférieures,
depuis
le
haut
de
la
cuisse
jusqu'au
tarse.
. .
. .
a
9
u
DESCRIP’I‘.
Corps
trapu;
tête
grosse
,
oblongue
,
sans
crêtes
surcilières;
front
très-saillant
et
bombé;
nez
très-écrasé
à
sa
racine
et
peu
sail
lant à
l'extrémité
,
avec
les
narines
ouvertes
en
dessous;
lèvres
extrêmement
minces'et
peu
appa
tentes
,
pouvant
s'étendre
considérablement;
langue
douce
et
semblable
à
celles
des
autres
singes;
les
deux
incisives
intermédiaires
supé
rieures
plus
larges
que
les
latérales;
cou
très
court;
ventre
volumineux;
bras
très-longs
,
ter
minés
par
une
main
assez
semblable
a
celle
de
l'homme
,
à
cela
près
que
le
pouce
n'atteint
que
jusqu'à
la
première
articulation
de
l'index;
fesses
presque
nulles
,
nues,
mais
non
calleuses;
mollets
à
peine
sentis;
pouce
situé
très-bas,
formant,
dans
l'état
ordinaire,
un
angle
droit
avec
les
autres
doigts
,
au
lieu
de
leur être
parallèle
,
quel
quefois
sans
ongle;
glotte
pourvue
de
deux
sacs
membraneux
qui
étoufl'ent
la
voix.
Diflérences
des
sexes
non
observées.
Vulve
des
(i)
-l.’orang
dont
nous
donnons
les
mesures
rinci
pales,
était
une
jeune
femelle,
âgée
de
quinze
seize
mois
,
et
qui
appattenoit
à
l'impératrice
Josep‘nine.
L'in
dividu
décrit
par
Vosmaer
en
diffère
peu.
jeunes
femelles
petite
,
à
lèvres
à
pcine'apparen
tes
et
à
clitoris
caché.
Poils
assez
gros
,
mais
laineux
et
d'une
même
nature
,
rares
sur
la
face
et
sur
le
ventre,
plus
fournis
sur
la
tête
et
les
membres
,
ainsi
que
sur
le
dos;
tour
des
yeux
,
nez
,
lèvres
,
tour
des
mamelles
,
paume
des
mains
et
plante
des
pieds
nus
et
de
couleur
de
chair
cuivreuse
ou
tannée
,
passant
au
gris
ardoisé
sur
les
joues
et
le
reste
du
corps;
pelage
d'un
roux-brun
,
plus
foncé
sur
la
tête
,
les
avant-bras
et
les
jambes,
que
partout
ailleurs;
poils
des
avant-
bras
dirigés
vers
le
coude;
iris
brun
;
ongles
noirs.
Nota.
Une
tête
osseuse
d’orang-ourang
de
l'Inde,
envoyée
en
1818
à
M.
Cuvier,
res
semble,
sous
beaucoup
de
rapports,
:‘1
celle
de
cette
espèce
;
mais
son
museau
est
plus
alongé,
et
son
crâne
est
pourvu
de
crêtes
surcilières.
Elle
se
trouve
par
conséquent
intermédiaire
entre
celle
de
l'orang
roux
et
celle
du
pongo.
(
Voyeï
ci-après
,
page
52..)
Aussi
M.
Cuvier
a-t-il
formé
la
conjecture
,
appuyée
sur
un
assez
bon
nombre
de
preuves
,
que
l'orang
tel
que
nous
le
connois
sons,
n'est
qu'un
jeune
pongo,
et
que
la
tête
intermédiaire
dont
il
s'agit,
appartient
âun
indi
vidu
adulte
de
cette
espèce
,
mais
non
par
venu
au
maximum
de
développement.
HABI'I‘.
observées
seulement
dans
des
individus
âgés
tout
au
plus
de
trois
ans
,
et
dont
les
épi
physes
articulaires
n'étoient pas
encore
soudées;
ce
sont
celles
d'un
animal
assez
indolent
,
doux
,
posé
,
prudent
,
affectueux
pour
ses
maî
tres,
intelligent
,
mais
beaucoup
moins
que
le
chien;
prenant
une
nourriture
variée
,
mais
pré
férant
les
Fruits
et
les
légumes
à
la
viande‘,
appre
nant
facilement
à
faire
difi‘érens
tours
d'adresse
,
ou
a
imiter
les
diverses
actions
de
l'homme
,
etc.
PATRIE.
Les
contrées
les
plus
orientales
de
l'Asie
méridionale
,
notamment
la
presqu'île
de
Ma
laca
,
la
Cochinchine
,
l'île
de
Bornéo.
II°.Spus-genre.
GIBBONS
,
Izylobates
,
Illiger.
Des
callosue's
aux
fesses.
4‘.,Esp.
ORANG
GIBBON
,
pizhecus
Iar.
'(Encyclop.
pl.
5.
fig.
3.
)
——
Simia
lar',
Linn.
Gmel.—
Gi’bbon,
BufF.
tom.
‘1
4..
pl.
1.-
Stmia
Iongimana
,
Schreb.
tab.
;.—Glbbon,
Geoff.
An.
du
Mus.
d'hist.
nat.
tom.
:9.
pag.
88.
CAR.
ESSENT.
Pclage
noir
_;
face
entourée
de
poils
gris.
MAM.MALOGIE.
51
burins.
_Longueur_rotale
mesurée
en
li-
pied.
pouc.
lig.
gne
droite
,
depuis
le
bout
du
museau
Jusqu'àl'anus................._....
r
3
6
—
de
la
tête
,
depuis
le
bout
dû
mu-
'
seau
jusqu'à
l'occiput.
.
.
.
. .
. .
.
. .
.
.
.
.
:0
4 4
—
de
l'avant-bras
,
depuis
le
coude
jusqu’aupoignet..._
.
. .
.
a
9
6
.
—
du
poignet
iusqu’au
bout
des
ongles
.
. .
.
.
.
.
. . . . .
.
a:
6
6
-
de
la
jambe
,
du
genou
au
talon.
.-
7
1l
—
depuis
le
talon
jusqu’au
bout
des
ongles...........................
n
y
4
DESCRIP'I“.
Corps
alongé
et
assez
grêle
;
tête
ronde;
yeux
grands
et
enfoncés
;
nez
aplati;
oreilles
arrondies
et
bordées
à
peu
près
comme
celles
de
l'homme
'
de
etites
callosités
corres
’
P
POndlnt
aux
deux
tubérosités
des
os
iscliions;
'
a
‘à
terre
lors
)ambes
de
devant
touch
nt
ptesqu
,
que
l'animal
est
debout.
Poils
de
la
tête,
du
cou
,
du
dos,
des
cô
tés
du
corps
et
des
jambes
,
noirs;
ceux
de
la
partie
supérieure
des
pieds
de
couleur
grise,
ainsi
que
ceux
du
tout
de
la
face
,
qui
forment
un
cercle
assez
étroit
,
passant
au-dessus
des
yeux
,
sur
les
joues
et
sous
la
mâchoire
inférieure;
tour
des
yeux, nez
et
extrémité
des
deux
mâ
choires
,
nus
et
de
couleur
brune;
oreilles
nues
et
noirârres;
plante des
pieds
et
ongles
noirs.
Nota.
L'individu
qui
a
servi
à
cette
descrip
tion
,
faite
par
Daubenton,
étolt
une
jeune
femelle
,
et
pesoit
neuf
livres.
On
ne
sait
quels
caractères
extérieurs
distinguent
le
mâle
de
la
femelle.
HABIT.
Ce
même
singe,
en
captivité,
avait
un
naturel
tranquille,
prenoit
très-doucement
le
pain,
les
fruits
et
les
amandes
dont
on
le
nourrissoit
,
et
craignoit
le
froid
et
l'humidité.
PATRIE.
Les
Indes
orientales
,
particulièrement
les
terres
de
Coromandel
,
de
Malaca
et
des
Moluques.
Celui
dont
nous
donnons
la
descrip
tion
,
venoit
de
Pondichéty.
'5'.
Esp.
“
ORANG
VARIÉ
,
pirhccus
variegatus.
(Encycl.
pl.
5.
fig.
4.)
—
Simia
lar,
varietas.
Lin.
Gznel.
—Pm‘r
gibbon.
Buff.
tom.
1
4.
pl.
;.
—
Simia
Iongimamz
,
varictas.
Schreb.
tab.
5.
Erxleb.
—
Pithecus
variegarus.
Geoff.
Ann.
du
Mus.
d'hist.
nat.
mm.
19.
pag.
8
a‘.
spec.
5.
CAR.
ESSENT.
pelage
varie’
de
gris-brun
et
de
gris
fiance’.
DIMENS.
Un
tiers
moins
grandque
le
précédent
,
mais
'
d'ailleurs
offrant
absolument
les
mêmes
proportions
dans
toutes
ses
parties.
DESCRIP‘I‘.
Semblable
à
l'orang
gibbon,
par
“Li-4.
les
traits
généraux
,
la
forme
des
oreilles
,
les
fesses
pelées,
la
face
entourée
de
poils
gris,
formant
un
cercle
sur
le
bas
du
front
,
sur
les
tempes,
sur
les
joues
et
sous
la
mâchoire
inférieure
,
ses
quatreqpieds
gris,
etc.
,
mais
en
différant
par
les
caractères
suivans
:
Tête
,
dessus
et
côtés
du
cou
,
partie
anté
rieure
du
dos
,
bras
et
face
externe
de
l'avant-‘
bras,
bruns
et
non
pas
noirs
;
dessous
du‘
cou
,.
face
interne
de
l'avant-bras
,
poitrine
,
ventre
,
cuisses,
côtés
du
corps
et
jambes
proprement
dites
de
couleur
grise
mêlée
de
brun
et
non
pas
noirs;
patrie
postérieure
du
dos
et
croupe
de
couleur
grise
et
non
pas
noire.
Nota.
Cette
espèce,
fondée
sur
la
descrip
tion
que
Daubenton
a
donnée
d'une
femelle
qu'il
soupçonnoit
dans son
premier
âge
,
ne
dif
fère
peut-être
pas
snflisamment
de
la
précédente
pour
en
être
séparée.
L’individu
qui
existoit
au
Muséum
n'y
étant
plus,
il
est
impossible
de
lever
ce
doute
,
au
moins
quant
a
présent.
PATRlE.
La
presqu’île
de
Malaca.
6‘.
Esp.
ORANG
WOUWOU
_,
pithecus
Ieuciscus.
(Encyclop.
pl.
suppl.
I,
fig.
1.)
—WOU
WOU
de
Camper.—
Simia
Iar,
vaLB.
Pennant
Synop.quadr.—-
Moloch.
Audcb.
fam.
r.
secti
1.
fig.
2..
—-
Simia
kucisca
,
Schreb.
tub.
;.
B.
—
Pizhccus
leuciscus,
Geoff.
Ann.
du
Mus.
tom.
1
9.
pag.
89.
sp.
4.-
Gibbon
cendre’
,
Cuv.
Reg.
animal.
tom.
1.
pag.
10;.
pied.
‘pour
DIMENS.
Haut
dncorps..................
r
(
Pouvant
acquérrrjusqu’à
quatœ
pieds.)
CAR.
ESSENT.
Pdagc
gris-cendre’,-
face
noire
;
de
flancs
callosités.
DESCRIPT.
Semblable,
pour
la
taille
,
au
précé.
dent
,
mais
ayant
les
bras
encore
plus
alongés
et
de
plus
fortes
callosités;
pelage
doux
,
laineux
et
touffu
,
d’une
couleur
cendrée
claire;
face
noire
,
entourée
d'un
cercle
ou
cadre
d'un
poil
gris
léger;
pieds
,
mains
,
oreilles et
sommet
de
la
tête
tirant
sur
le
noir.
HABI’I‘.
Il
marche
souvent
debout,
grimpe
sur
les
bambous
,
et
s'y
soutient
en
équilibre
à
l'aide
de
ses
grands
bras
,
qui
lui
servent
comme
de
ba
lanciers.
Ses
passions
sont
vives
,
et
ses
appétits
ressemblent
à
ceux
des
enfans.
‘
PATRiE.
Les
îles
Moluqucs
et
celles
de
la
Sonde.
'
’
G
2.
c
..__.-..——=-::a_-(:’-‘
:
1722:".
-
VIE-T1‘
52
MAMMALOGIE.
'I
V‘.
(3
E
N
R
E.
PQNCO
,
Pongo,
Lacep.
Geoff.
Cuv.
cjnocephalus
_,
Illiger.
CAR.
Formule
dentaire
:
incis.
â’,
canin.
Ë,
-
54.5
__
‘molaires
5_5
_—
32..
Cunines
très-
fortes
,
séparées
des
molaires
ou
des.incisives
par
un
intervalle
destiné
à.
servir
de
passage
aux
dents
opposées.
Tête
forte
,
à
museau
très-prolongé
,
munie
de
crêtes
surcilières
,
sagittale
et
occipitale.
Angle
facial
de
'30
degrés.
Bras
excessivement
longs.
Apophyses
épineuses
des
vertèbres
cervicales
très-élevées.
Point
de
queue.
Des
abajoues.
Des
sacs
tyroïdiens
au
larynx.
Point
de
calt’osités
aux
Fesses.
7°.
Esp.
PONGO
DE
WURMB
,
Pongo
Wurmbii.
(
Non
figuré
dans
l'lincycl.
)
—-
Grand
orang-œmng
ou
pongo
Wurb.,
llrlém.
de
la
soc.
de
Batav.
'tom.
2..
pag.
2.45.
—
Geofl.
Journ.
de
Phys.
an.
1798.
1.
pag.
342..
-4-
Le
singe
de
lVurmb,
Audcb.
Hist.
nat.
des
singes,
pl.
anat.
2..
fig.
5
ct 6.
—Blainville
,
note
sur
l'orang-ourang,
Journ.de
Phys.
1818.
i.
p.
511.
CAR.
ESSENT.
pelage
noir;
bras
descendant
jus
qu'aux
malléolcs.
DiMt-xs.
approximatives.
Haut.
del’animal
pic_<l.
pouc.
lig.
debout,
depuis
la
plante
des
pieds
lus
qu‘au
sommetd
la
tête.............
4
a:
»
Long.
totale
esbras.............
;
a: r:
—delamain...................
a:
9
n
-—-
des
extrémités
postérieures,
de
-
lahancheautalon.................
r
8 »
—dupied....,...........
n
10
6
—
de
la
tète
,
de
l’occiput
à
la
base
des
incisives
,
en
ligne
droite..
.
..
.
.
.
sa
le
n
DESCRIPT.
Corps
robuste
;
tête
fort
prolongée
en
‘avant
;
museau
proéminent
,
mais
non
pas
tron
qué
,
net
au
bout
comme
celui
des
cynocéphales;
nez
trè;—plat
,-
avec
deux
narines
obliques;
joues
garnies
d'une
large
excroissance
charnue
,
s'éten
dant
beaucoup
de
chaque
côté;
yeux
petits
et
saillans',
oreilles
petites
et
collées
contre
la
tête;
lèvres
grosses
',
langue
large
et
épaisse
;
cou
Fort
court;
poitrine
beaucoup
plus
large
que
les
han
ch:s
',
verge
du
,mâle
pouvant
se
retirer pres-'
qu’entièrement
dans
le
scrotum
;
jambqs
courtes
-et
grêles
5
bras
très-longs
,
musique
les
mains
et
L
I
les
pieds
;
_orteils
munis
d'ongles
approchant
infiniment
de
ceux
de
l'homme
;
ceux
des
pouces
plus
courts
et
plus
étroits
que
les
autres
;
douze
paires
de
côtes,
dont
cinq
fausses;
calcaneum
très-prononcé.
Pelage
du
mâle
adulte
(car
ce
singe
n'est
connu
qu'à
ce
seul
état)
généralement
obscur;
face
d'un
noir
fauve
,
sans
poils
,
excepté
une
barbe
fort
rare
',
pieds
et
mains également
d'un
noir
Fauve
;
poitrine
et
ventre
sans
poils;
les
autres
parties
‘
du
corps,
à
l'exception
de
la
face
,
des
oreilles
,
du
dedans
des
mains
et
des
pieds
,
ainsi
que
les
doigts
,
garnies
d'un
poil
brunnoir,
lequel,
dans
certains
endroits
,
a
un
doigt
de
long.
HABIT.
Animal
sauvage
et
très-courageux,
se
te
nant
debout
sur
les
pieds
de
derrière
,
et
s'ap
puyant
de
temps
à
autre
sur
l'extrémité
des doigts
des
mains;
se
défendant
avec
un
bâton
contre
les
attaques
des
hommes
,
etc.
PATRIE.
L'île
de
Bornéo
,
dans
l'archipel
des
Indes
(r).
(I)
En
décrivant
l‘orang
roux,
nous
avons
détaillé
les
motifs
quiont
engagé
M.
Cuvier
à
le
considérer
comme
le
jeune
individu
de
l'espèce
du
pongo.
M
de
Blainville
,
en
adoptant
ce
rapprochement
,
développe
ainsi
qu'il
suit
'
les
ra
ports
qu
il
trouve
communs
à
ces
deux
singes‘.
1°.
Tous
es
orangs
roux
venus
en
Europe
avoient
le
crâne
lisse,
l'angle
facial
très-ouvert,
etétoieut
dejeunesindi
vidus
de
dix-huit
mois
à
trois
ans
tout
au
lus:
or,
on
sait
combien
la
forme de
la
tête
varie
dans
l’îiomme
et
dans
les
singes
,
suivant
l'âge
,
et
que
les
jeunes
ont
toujours
l'angle
facial
plus
ouvert
que
les
adultes.
2°.
Le
pongo
du
Muséum
d
hist.
natur.
etoit
adulte,
ainsi
que
l'in
diquent
l’état
de
son
squelette.de
ses
dents
et
le
grand
développement
de
ses
crêtes
osseuses
:
ces
caractères
se
retrouvent
dans
les
vieux
singes
du
genre
cynocc’plzule,
dont
les
jeunes
,'
sans
présenter
des
dilïérences
aussi
considérables
que
celles
qui
existent
entre
le
pongo
et
l’trung
max,
en
montrent
néanmoins
de
fort
mar
uées.
5°.
L’exacte
correspondance
que
l'on
observe
dans
le
nombre
des
vertèbres
dorsales
.
lombaires
‘et
sa
crées,
si
variable
d'ailleurs
dans
les
différentes
espèces
‘de
singes
d'un
même
genre,
comme
celui
des
aurons;
par
exemple.
4,‘.
La
disproportion
des
membresäila
forme
des
mains
et
des
pieds,
tout-à-fait
semblables.
5
.
L’ongle
du
pouce
des
pieds
de
derrière
,
également
plus
court
et
plus
étroit
ne
les
autres.
6°.
La
présence
des
sacs
tyroi
diens
dans
e
,z-ortgo
et
dans
l'orang-outanfi
aussi
considé
rables-,‘et‘
de
même
forme.
7°.
Les
dimensions
relatives
de
l'onwg,
du
ring:
intermédiaire
que
M.
Cuvier
a
fait
col
noître
,
et
du
pongo,
qui
sont
graduées
en
proportion
du
développement
des
carattères
tirés
du
museau
et
des
crêtes
osseuses
du
crânä. 8“.
La
‘couleur’
du
poil
masse
dans
J'onmg
et
noire
dans
le
pongo,
comme
cela
se
voit
dans
plusieurs
espèces
de
singes,
dont
les
jeunes
pré
sentent
la,_premiere
teinte,
et‘les
adultes
la
seconde.
A
9°.‘
La
patrie,
Qui
est
la
‘même
.-etc.
Si
l'identité
d'espèce
MW‘
‘
MAMMALOGIE.
'53
V’.
G
l.
N
R
‘E.
COIÇOBE,
colobus.
Geoir.
(r)
Simia,
Penn.
Bodd.
Gmel.
etc.
CA‘RÀLÇT.
formule
dentaire?
(vraisemblablement
les
dents
diffèrent
peu
,
pour
la
forme
,
de
celles
‘:
des
guenons
,
et
sont
en
même
nombre
).
Museau
court
',face
nue.
Narines
très-rapprochées
l'une
de
l’autre.
[Vains
antérieures
dépourvues
de
pouces.
Pieds
postérieurs
à
cinq
doigts
,
le
pouce
étant
très-écarté,
et
les
doigts
croissant
en
longueur,
depuis
le
premier,
jusque
et
compris
le
troisième.
Queue
très-longue
et
mince
,
floconneuse
vers
son
extrémité.
Des
abajoues.
Des
cal/osite's
aux
Fesses.
Corps
mince
;jam/7€.r
très-grèles.
HABlT.
Peu
connues.
PATRIE.
L'Afrique
occidentale.
8°.
Esp.
*
COLOBE
A
CAMÏUL
,
colobus
polycomos.
(Encycl.
pl.
15.
fig.
;.
)
Full
Bottom
,
Penn.
Quaclr.
tom.
1.
pag.
r97.
pl.
24,.
-——
Simia
poly
comos,
Schreb.
tab.
10
D.
-—-—-
Guerzon
a‘
camail.
Bufl‘:
Suppl.
tom.
7.
pl.
17.
——
Simia
comosa,
Slmw.-—
Colobus
polycomos,
Geoff
Ann.
Mus.
mm.
'19.
p.
92..
-—
Roi
des
singes
de
quelques
naturalistes.
CAR.
ESSENT.
Une
crinière
en
forme
de
camtzil
sur
le
col
,
le
haut
du
dos
et
les
épaules.
U‘?
DIM'rNVS.
Haut
‘totale
lorsque
l’animal
est
debout.
gril“!
Qneue
plus
longue
que
le
corps.
DESCRlPT.
Sommet
de
la
tête,
tout
de
la
Face,
cou
,
épaules
et
poitrine
couverts
d'un
poil
long,
.
toulÏu,
flottant, d’un
jaune
mêlé
de
noir;
face
-‘
noire;
corps,
bras
et
jambes
‘garnis
d‘un
poil
très-‘court,
luisant
et
d'un
beau
noir
5.
queue
d'un
blanc
de
neige
,
et
terminée
par
une
ronfle
de
poils
plus
longs
que
ceux
de
la.
base
et
également
blancs.
HABl'I‘.
Inconnues.
Sa
peau
est
employée
comme
PATRIE.
Les
Forêts
de
Sierra-Léoua
et
de
la
,
Guinée.
:
9°.
Esp.
*
COLOBE
FERRUGINEL‘X,
colobusfcrru
I
ginosus.
‘
‘
(
Non
figuré
dans
l’Eucyclop.
)
-—
Bay
mon/rey,
Penn.
Quadr.
png.
20;.
——
Autre
grzenon,
But}:
Suppl.
tom.
7.
p.
66.’
'-
Simia
fcrraginosn, Sliaw.
Gen.
zool.
——
("o/obus
fer
ruginosus
,
Geoff.
Ann.
du
Mus.
mm.
19.
p.
92.
C.\
R.
ESSENT.
pelage
ferrugineux,
sommet
de
[a
i
tête
,
mai/1c
ct
queue
noirs.
‘
DLSCKIPT.
Très-voisin
de
l'espèce
précédente
par
ses
membres
déliés
,
par
la
longueur
et
le
peu
de
grosseur
de
la
queue
,
et
surtout
par
le
nombre
a
des
doigts.
Poil
noir
rus-dessus
de
la
tête
et
sur
l'extrémité
des
jambes;
bai
fetrugineux
foncé
sur
le
dos,
d'un
bai
très-clair
sur
les
joues,
le
dessous
du
corps
et
la
face
intérieure
des
bras
et
des
jambes.
Nota.
Peut-être
,
ainsi
que
le
pense
M.
de
Lacépèle
,
ce
singe
n’est-il
qu'unesimple
variété
de
l'espèce
précédente.
-
10°.
Esp.
"COLOBE
DE
TLMMINK,
colobus
Tem
mi/zltii
,
Kuhl.
(
Espèce.
inédite
et
non
figurée.
)
'
CA
R.
LSSENT.
Noir
en
dessus
,
ainsi
que
les
e'paulcs
et
la
face
extérieure
des
cuisses.
DIMENS.
Long.
du
corps
,
mesurée
depuis
pird-
pguc-
lis
le
bout
du
nez
jufqu'à
l’origine
de
la
queue............................
l
7
6
——
de
la
queue
(mutilée
dans
l’indi
DESCHIPT.
Mains
,
face
et
queue
d'un roux
pourpte‘,
restant
des
membres
d’un
roux
plus
clair;
ventre
d'un
jauneroussâtre;
dessus
de
la.
tête,
cou,
dos,
épaules
et
Face
externe
des
cuisses
noirs.
Nota.
L’inclividu
décrit
étoit
adulte,
ainsi
que
l’indiquoit
l’état
des
dents.
Il
faisoit
partie
de
l’ancienne
collection
de
M.
Bullok
,
qui
appar
tient
maintenant
à
Temmink.
HABIT.
Inconnues.
.l
(11.‘
'11.
t
:L
-—'—
.
PATRIE.
Inconnue.
"î
3'”
'‘
Ü"-
"
._,,
VI‘GEN‘RE.
GUENON
,
cercopz'thecus
,
Briss.
Etxleb.‘
Cuv.
Lacép.
Geofll‘.
Illig.
.l
v,
.
Jan)
na-..
Simia,
Linn.
soins»:
:gnԍԔ
l
2‘
z .
.1
«
Lasi0pyga,Illig.
_
‘CL.’
L‘
I
__V
,
A
‘
Nasdlis
,
Geofl‘.
il
Cercocebus,
ejusdem.
.
m“
M
-'
Pygazhrix
,
ejusdcm.
.zuc'r.
{unis-‘h
2'‘.
g;
,
viduobfervé).....................
I
a:
sur
fourrure
parties
nègres,
.
,)
L,
fil,‘
de
l’omng
et
du
ponga
est
un
jour
bien
constatée
,
il
de
viendra
nécessaire
de
rnpprocherle
genre
uiles
contien
dm
de
celui
des
mamz'rillu',
bien
que
ces’
erniers
singes
forment
une
petite
famille
bien
distincte
et
caractérisée
par
lnfocmedu
nez.
_
‘U,
(r)
l\_ous
n'ayons
vu_en
nnture‘aucune
espèce
de
ce
genre,
ausst‘nous
nel'admetto'rrs
qu’avec
restriction.‘
34;);
.‘
y.
54
MAMMALOGlEx
CAR.
Formule
dentaire
:
5-5
5-5
Canine:
médiocrement
saillantes;
des
espaces
interdentaires
aux
deux
mâchoires
,
pour
les
placer
lorsqu'elles
s'entre-croisent.
—-
Molaires
postérieuresà
quatre
tubercules
seulement.
a
o
.
|._|
.
4
"RIS.
‘4*.
Canin.
Î:
,
molaires
—
I
‘3-.
'
Tête
arrondie;
museau
médiocrement
pro
longé.
Angle
facial
de
4;
:‘1
50
degrés.
Oreilles
de
moyenne
grandeur
,
tantôt
arron
dies
,
tantôt
légèrement
anguleuses supérieure
ment
et
postérieurement.
Narines
situées
en
arrière
du museau.
Membres
postérieurs
très-développés.
Pouce
des
mains
distinct
,
plus
ou
moins
rap
proché
des
autres
doigts.
Des
abajoues.
Des
callosite's
aux
fesses
,
dans
toutes
les
es
pèces,
une
seule
exceprée
(1).
'
Queue
au
moins
aussi
longue
que
le
corps,
le
plus
souvent
relevée
sur
le
dos.
HABIT.
Singes
très-vifs
,
très-pétulans
,
d'un
caractère
assez
doux
,
fort
intelligens,
vivant
en
troupes
plus
ou
moins
nombreuses
,
et
presque
toujours
répandues
sur
les
arbres
des
forêts
,
mais
s'approchant
par
occasion
des
champs
cultivés
et
des
jardins
,
où
elles
font
de
grands
ravages,
etc.
PATRIE.
L'Afrique,
les
parties
‘méridionales
de
l'Asie
et
quelques
îles
de
l'Atchipel
indien.
I".
Sous-genre.
LASlOPYGE
,
lasiopyga,
Illig.
Py
gathrix
,
Geoff.
Mains
plus
longues
que
les
avant
bras
et
les
jambes,-
pouces
antérieurs
très-courts
et
très-gre‘lcs
;
point
de
callosite's
,'
fesses
bordées‘
de
longs
poils.
r1‘.
Esp.
GUENON
DÔUC
,
cercopithecus
nœmeus.
(Encycl.
pl.
1
5.
fig.
1
.)
Le
douc,
Bufl'.
tom.
1
4.
pl.
4.1.
—
Simia
nœmea,
Linn.
Gmel.
Schreb.
—
Doue.
Audeb.
Hisr.
nat.
des
singes
,
fam.
4.
secr.
1.
fig.
1
.
—-
Pygathrix
nœmeus.
Geoff.
Ann.
Mus.
tom.
1
9.
pag.
9o.
—
Briss.
Quadr.
p.
10;
.
-—-
Cochinchina
mon/rey
,
Penn.
Quadr.
p.
2.
1
1.
--
Shaw.
Gen.
zool.
vol.
1.
part.
1.
p.
56.
pl.
2.
3.
CAR.
LSSLNT.
Pelage
varie’
de
couleurs
brillantes.
pied.
pouc.
DIMENS
Haut.
totale
debout,
un
peu
plus
de
2.
n
Longueurdelaqueue...............
1
7
(1)
La
guenon
donc.
DESCRIPT.
Corps
assez
épais;
tête
petite,
arron
die;
face
inclinée
à
peu
près
comme
celle
des
autres
guenons;
oreilles
petites
et
nues;
dents.
incisives
supérieures
égales;
les
intermédiaires
inférieures
plus
longues
que
les
latérales
,
qui
sont
tronquées
obliquement;
cou
assez
court
;.
bras
descendant
jusqu'aux
fesses;
doigts
très
longs,
surtout"
ceux
des
mains
,
dont
le
pouce
est
fort
petit;
ongles
en
gouttière
partout,
si
ce
n'est
aux
pouces
des
ieds
de
derrière;
queue
mince;
clitoris
de
la
ft'îmelle
très-apparent.
Pelage
varié
de
couleurs
brillantes,
distribuées
par
grandes
pièces
;
dessus
de
la
tête
brun
,
avec
un
bandeau
étroit
de
poils
marron-roux;
poils
des
côtés
des
joues
très-longs
,
dirigés
latérale
ment,
et
même
en
arrière
,
d'un
blanc
sale;
ceux
du
dessous
du
cou
de
la
même
couleur;
gorge
d’un
roux-marron;
épaules
noires
,‘avec
une
bande
qui
en
parr
et
qui
entoure
le
roux
de
la
poitrine
;
avant-bras
d'un
blanc
sale
,
qui
s'é‘
tend
jusqu'à
la
racine
des
doigts
,
lesquels
ont
en
dessus
des
poils
noirs
et
roides
assez
rares‘,
der
rière
de
la
tête
,
dos
,
flancs
,
ventre
,
bras
,
de
puis
l'épaule
jusqu'au
coude,
d'un
gris-verdâtre
plus
Foncé
sur
les
parties
supérieures
que
sur
les
inférieures,
et
qui
provient
de
ce
que
chaque
poil
,.d'un
gris-blanchâtre
vers
sa
racine,
offre
ensuite
des
couleurs
noirâtres
et
grises-verdârres
ou
jaunâtres
,
qui
se
succèdent
jusqu'à
quatre
ou
cinq
fois
dans
le
reste
de
son
étendue;
cuisses
noires
,
avec
quelques
poils
annelés
de
gris-vet
dâtre
sur
la
Face
extérieure;
une
tache d'un
blanc
sale
,
triangulaire
sur
les
lobes
,
se
joignant
par
son
angle
inférieur
à
la
queue
,
qui
est
de
la
même
couleur;
jambes
et
dessus
des
ieds
couverts
de
poils
d'un
roux-marron
ttès-vifP;
poils
des
avant
bras
dirigés
vers
le
poignet,
comme
dans
la
plu
part
des
singes
,
et
non
vers
le
coude
,
comme
dans
l'homme
et
les
orangs.
Plante
des
pieds
,
paume
des
mains
,
peau
des
lèvres
et
du
tour
des
yeux
noirâtres
et
nues;
reste
de
la
face
roussâtre
,
avec
un
petit
duvet
roux
;
ventre
velu
,
à
l'excep
tion
des
parties
naturelles,
au
moins
chez
la
femelle
,
dont
le
seul
sexe
est
connu.
HABl‘l‘.
Ignorées.
PATRIE.
La
Cochinchine
(
et
Madagascar
,
selon
le
voyageur
Flaccourt
Il‘.
Sous-genre.
NASIQUE,
nasalis,
Geoff.
Cercopê
thecus
,
Illig.
Gmel.
etc.
Nq
saillant
et
de'me
surément
alonge'
;
oreilles
petites
et
rondes
,
corps trapu
,-
mains
antérieures
avec
quatre
MAMMALOÇIE.
55
".
*.rv—«
7H
doigts'longs
et
le
pouce
court
,
finissant
où
com
mence
l'indicateur;
mains
postérieures
fort lar
ges
,
avec
des‘
ongles
e’pais
;
queue
plus longue
que
le
corps
,-
des
callosite’s
aux
fesses.
1
1°.
Esp.
GUENON
NASIQL‘E
,
cercopirlzecus
na
.HCllJ.
(
Encycl.
pl.
12..
fig.
4.)
Nasique,
Daubent.
hlém.
de
l'Acad.
des
sciences.
——
Cercopithecus
larvarus,
Vv'urmb
,
Mém.
de
la
Soc.
de
Batavia.
——
Guenon
à
’ong
nq,
BuiÏ.
SuppLrom.
7.
pl.
11
et
12.
——-Smria
nttsica,
Schteb.
pl.
10
B
et
10
C.
-—
Kahau,
Audeb.
Hist.
nat.
des
singes,
fam.
4..
sect.
2..
fig.
1.
-—Simia
nasalis,
Shaw,
G.n.
zool.
vol.
1.
part.
1.
pag.
5
5.
pl.
z.
z.
—
Proboscis
monkcy.
Penn.
Quadr.
z.
Append.
pag.
31.2..
pl.
104. et
1
o;
.
—
Nasalis
larvarus,
Geofl'Ï
Ann.
Mus.
tom.
19
pig.
91.
_
CA
R.
ESSENT.
Pelage
fauve-roussâtre;
ncï'
très
long
,-
face
noire.
pied.
pouc.
lîg.
D1MENS.Haut.totale................
;
1
»
Long.
du
museau
à
l’anus.
.
.
.
.
.
.
.
.
1
11
9
—delatéte.
u
3
——
des
extrémités
antérieures...
.
. .
1
'
é n
—
des
extrémités
postérieures....
1
10
»
-—delaqueue..................
z
1
9
DESCRIPT.
Corps
gros
,
robuste
,
volumineux;
tète
ton
le;
front
court;
nez
fort
long
et
large
,
pointu
,
quoique
déprimé
,
avec
les’
nariies
percées
vers
son
extrémité
en
dessous
et
séparées
par
un
sillon
qui
le
partage
comme
en
deux
lobes;
yeux
assez
grands
,
éloignés
l'un
de
l'autre;
point
de
sourcils
m
de
mis
à
la
paupière
inférieure
;
de
Ion
5
cils
à
la
su
érieure
-‘
oreilles
nues
.
g
_
A
’
l
’
minces
,
noiratres,
de
forme
arrondie
,
avec
une
échancrure
assez
sensible
à
leur
bord
-
bouche
7
large;
canines
assez
saillantes;
cou
assez
court;
ongles
convexes,
en
gouttière
,
à
l'exception
de
ceux
des
pouces,
qui
sont
aplatis
et
très-larges;
queue
de
médiocre
grosseur,
ayant
les
po1ls
qui
la
terminent
un
en
lus
Ion
5
ne
les
autres.
l’
Face
noirâtre
,
dénuée
de
poils
,
comme
le
nez
,
et
d'un
brun
mêlé
de
bleu
et
de
rougeâtre;
pelage
composé
de
poils
touffus
et
courts,
d'un
fauve
grisonnant
,
plus
brun
sur
le
dos
,
qui
est
taché
par
plaques
de
jaunâtre;
poils
du
menton
,
du
tour
du
cou
et
des
épaules
plus
longs
que
ceux
du
reste
du
corps
,
et
formant
une
sorte
de
camail
;
avant-bras
et
dessus
des
mains
jusqu'aux
ongles,
cuisses
,
jambes
et
dessus
des
pieds
cou
verts
de
poils
d'un
fauve
mêlé
de
gris;
poils
de
la
queue
assez
courts
et
de
couleur
fauve
,
tant
en
dessus
qu'en
dessous;
mains
et
pieds
nus
en
de
dans;
ongles
noirs.
Nota.
L'individu
que
nous
décrivons
est
un
À
male.
HABIT.
Il
vit
sur
les
arbres,
aux
environs
des
rivières
,
va
en
troupes
nombreuses
,
saute
avec
légèreté,
est
d'un
naturel
violent
et
bru
tal,
et
se
défend
avec
un
courage
féroce.
PATRIE.
Lîle
de
Bornéo,
et
peut-être
aussi
le
continent
indien.
Il
1°
Sous-genre.
GUENON.
Cercopitñecus
,
Linn.
Erxleb.
Cuv.
Illig.
Geoff.
etc.
Tête ronde,-fronr
fuyant
en
arrière
;
angle
facial
de
50
degrés
,'
point‘
de
crêtes
surcir’ières
;
nez
plat
et
ouvert
à
la
hau
[cul
des fosses
nasales
,-
oreilles
moyennes;
des
callosireîr
aux
fesses;
queue
plus
longue
que
le
corps;
fosses
orbitaires
à
bords
lisses.
1,‘.
Esp.
GuENoN
NÈGRE
,cercopitliecusmaurus.
(Encyclop.
pl.
14.,
fig.
2.).
Simia
maura,
Linn.—S;hreb.
pl.
2.1..
B.
(le
jeune)
-—
Middt’e
sized
black
monkey,
Edwards,
Glean.
tab.
;
1
1.
Guenon
nègre,
Buff.
Supp.
tome
7.
pag.
8
;.
——
Negro
monkey,
Penn.
Quadr.
pag.
206.
——
Shaw.
Gen.
2001.
vol.
1.
part.
1.
pag.
47.
CAR.
ESSENT.
pelage
noir
;
une
tache
blanche
en dessous,
à
l'origine
de
la
queue.
‘ _
pied.
pour.
lig.
D1MENs.(approx1mat1ves).
Long.
totale.
1
3
»
—- de
a
tête
,
du
bout
du
nez
à
l'oc
c1put...........
n
—
delaqueue......._...........
1
5
u
—
des
extrémités
antér1eures..
.
r
a
n
—
des
extrémités
ostér1eures....
.
1
1
n
P
DEzCRIPT.
Corps
svelte;
tête
ronde;
oreilles
grandes,
mais
cachées
dans
le
poil;
membres
très-grêles
',
pouces
des
ma1ns
très-courts;
pouces
des
pieds,
au
contraire,
très-robustes
;
poils
ayant
la
consistance
de
feutre sur
la
us
rande
.
'
g
partie
du
corps;
ceux
du
front
très-longs
,
re
levés
en
é
15
et
découvrant
la
face‘
ceux
des
P
.
’
.
.
joues
se
relevant
de
meme
,
mais
dirigés
la
réralement;
les
premiers
d'un
noir
foncé,
les
autres
passant
un
peu
au
gris
vers
la
pointe;
dos,
flancs,
face
extérieure
des
quatre
pattes
,
doigts
des
mains
jusqu'à
la
seconde
phalange
,
doi
ts
des
reds
'us
u'â
la
racine
des
on
les
.
. . .
.
,
8
dun
noir
once;
poitrine
et
face
mtetne
des
membres
d'un
noir
moins
intense
,
ayant
aussi
des
cils
‘lus
rares
u'ailleurs
et
ni
man
uent
,
P_
r
‘1
presqu
entièrement
sous
le
ventre;
ongles
en
gouttière,
à
l'exception
de
ceux
des
pouces
des
IIO'OOQIIIIIIUDIQ
3’
‘
55
MA'MMÀLOGIE.
pieds;
q'ueue
couverte
de
poils
très
-courts
,
toute
noire,
avec
une
tache
blanche
en
dessous
et
:‘t
son
origne.
1“.
âge
(1).
Taille
de
l'écureuil;
d'une
cou
leur
fauve
,
plus
claire
sous
le
ventre
,
et
passant
légèrement
au
brun
sur
le
miiieu
du
dos;
queue
longue,
plus
touffue
ai
son
extrémité
qu'a
sa
base,
fauve
à
son
origine,
et
passant
insensi
blemcnt
au
brun
vers
sa
pointe;
poils
de
la
tête
d'un
fauve
très-clair et
peu
longs.
2.‘.
âge.
Taille
du
sagoin
saimiri;
dessus
du
corps
d'un
gris
fauve
,
légèrement
ondulé de
brun,
ce
qui
est
dû
à
la
teinte
obscure
de
la
pointe
des
poils;
dessus
de
la
tête
couvert'de
poils
plus
longs
que
les
autres
,
dirigés
en
arrière,
entre-mêlés,
les
uns
étant
noirâtres
,
cr
les
autres
d'un
gris
jaunâtre
terne
;'queue
d'un
gris
fauve
en
dessus
et
d'un
blanc
sale
en
dessous,
avec
l'extrémité
noirâtre;
avant-bras
et
mains
de
cette
dernière
couleur,
ainsi
que
les
pieds
,
de
puis
le
talon
jusqu'à
l'extrémité
des
doigts;
poi
trine
noirarre.
HABIT.
Inconnues.
PATRIE.
L’île
de
Java.
1
4°.
Esp.
GUENON
DORÉE
,
ccrcopitlzecur
aurazur.
(Non
figurée
dans
l'Encyclopédie.)
—
Ccrco
pithecus
aumrus,
Geolfr.
Ann.
du
Mus.
tom.
:9.
pag.
9;.
'
CAR.
ESSENT.
pelage
d'un
jaune
dore’;
de
grands
poils
sur
le
front
et
sur
les
joues,‘
une
tache
noire
sur
la
rotule.
pied.
pouc.
lig.
DrMtNs.
(approximatives).
Long
totale.
2.
n
n
——delatête....................
u 4
a:
-—
delaqueue..................
2.
2.
»
DESCRIPJ‘.
Corps
peu
svelte;
tête
ronde;
front
et
oreilles
ombragés
de
longs
poils
,
qui
diver
gent
de
la
face;
lèvre
supérieure
garnie
de
petits
poils
roides
,
assez
nombreux;
incisives
égales
5
oreilles
grandes;
bras
assez
robustes;
pouces
des
mains
foibles
,
ceux
des
pieds
très-forts;
queue
longue,
assez
mince
et
égale;
poils
généra
lement
longs
,
surtout
ceux
de
la
tête‘,
pelage
d'un
jaune
doré,
plus
foncé
en
dessus;
une
tache
noirâtre,
oblongue,
oblique
en
dehors
,
longue
d'un
pouce
et
demi,
correspondant
à
la
rotule;
ventre
presque
nu;
doigts
des
mains
‘(1)
Ces
âges
ont
été
indiqués
par
le
voyageur
Lesche
nault
d:
Latour.
Nous
lesavons
décrits
d'après
les
individus
mêmes
qu'il
et
envoyés
au
Muséum
d'Histoire
naturelle
de
Paris.
I
recouverts
de
poils,
jusqu'à
la
seconde
phalange;
ceux
des
pieds
l'étant
jusqu'à
la
racine
des
on
gles;
quelques
poils
noirârres
entre-mêlés
avec
ceux
de
la
queue;
d'autres
sur
le
dessus
des
doigts
des
pieds
de
derrière.
H
ABIT.
Inconnues.
PATRIE.
L'Inde
:
les
Moluques
suivant
M.
Tem-i
mink,
dans
une
note
adressée
à
M.
le
profes
seur
Geofi'roy-Saint-Hilaire.
15°.
Esp.
*
GUENON
TALAPOIN,
ccrcopithccus
talupakz.
(
Encyclop.
pl.
i
5.
fig.
I.
)
——
Talapoin,
Bulf.
tom.
14,.
pl.
4o.——.S'imiu
talapoiu,
Linn.
Gmel.
—
Schreb.
tab.
17.
—
Talapoin mon/te],
Perm.
Qnadr.
pag.
2.06.
——
Shaw
,
Gen.
zool.
vol.
I.
part.
I.
pag.
46.
——
Ccrcopirhecus
talupoirz,
Geoffr.
Ann.
du
Mus.
tom.
i9.
pag.
9;.
CAR.
ESSENT.
Pelage
ollvâtrz
en
dessus,
d'un
blanc
jaunâtre
infe'rieuremcnt
,-
qucue
ccndrc'e
en
dessous;
pieds
noirs.
DIMENS.
Long.
du
corps
entier,
mesuré
picd-
pouc-
H54
enligne
droite
,
depuis
le
bout
du
nez
jusqu’àl’anus.....................
r
a»
8
——
de
la
tète
,
depuis
le
bout du
mu
seau
jusqu’àl
occiput.
.
.
.
. .
..
'
.
. .
.
. .
n
3
u
-—
de
l’avant'bras
et
de
la
main
,
en
semble.
. . .
. .
ce
6
sa
—
de
la
jambe
et
du
pied
,
ensemble
a:
\8
_
-—
de
la
queue
(sans
mesurerles
poils)
I
5
6
DESCRIPT.
Tête
ronde
;
museau
peu
alongé
;
oreilles
grandes,
arrondies
et
nues;
nez,
oreilles
,
plante
des
pieds
et
paume
des
mains,
noirs;
tour
des
yeux
et
bout
des
lèvres
couleur
de
chair;
poils
des
joues
,
des
tempes
,
du
front
,
du
som
met
de
la
tête
,
de
l'occiput,
du
dessus
et
des
côtés
du
cou,
du
dos
,
des
lombes,
de
la
croupe,
des
côtés
de
la
poitrine
et
du
ventre
,
de
la
face
extérieure
des
jambes
et
du
dessus
des
pieds
de
couleur
mêlée
de
jaune
,
de
vert
et
de
noir,
ou
de
noirâtre,
chaque
poil
étant
de
couleur
cendrée-noirâtre
sur
la
plus
grande
partie
de
sa
longueur,
depuis
la
racine,
ensuite
jaune-ver
dâtre
et
terminé de
noir;
mâchoire
inférieure,
dessous
du
cou,
gorge,
poitrine,
ventre
,
aisselles,
aines
,
face
intérieure
des
jambes
de
couleur
blanchâtre
,
avec
quelques
légères
teintes,
de
jaunâtre;
queue,
en
dessous
,
de
couleur
cendrée
grisâtre;
ongles
des
pouces
ronds
et
plats.
Nota.
Ce
singe
n'a pas
été
observé
depuis
l'é
poque
a
laquelle
Bulfon
et
Daubenton
en
don
.nércnt
la
description
ci-dessus
,
d'après
un
in.li
vidu
mâle.
Nous
trouvons
dans
cette
description
plusieurs
MAMMALOGIE.
57
H
plusieurs
traits
qui
peuvent
se
rapporter
à
la
gue-
HABIT.
Inconnues.
non
grivet
de
M.
Frédéric
Cuvier.
Si
le
talapoin
ne
drfférorr
point
spéciliquementde
cette
dernière,
ce
seront
un
jeune
individu
de
son
espèce.
HABITW
Inconnucs.
PATRIE.
Vraisemblablement
l’Afrique
,
quoique
Buffon
indique
l’Inde.
r6.
Esp.
GULNON
BARBIQUE
,
cercopithecus
lati
barbarus.
(
Encycl.
pl.
8.
fig.
2.
?
)
Guenon
àface
pour.‘
près.
Penn.
1.
fig.
2.1,.
—
Guenon
à
face
pourpre.
Buff.
Suppl.
pl.
zr.
-—
Simia
denrata.
Shaw.
Gen.
zool.
vol.
1.
part.
1.
pag.
2.4.
pl.
1;.
—
Guenon
Vàarbique
,
ou
cercopizhecus
latibarbazus.
Temm‘.
Catalog.
——
Geoff.
Ann.
Mus.
tom.
19.
pag.
94.
CAR.
ESSENT.
Une
grande
barbe
e'tendue
latérale
ment
;
bout
de
la
queue
en
pinceau
;
face d’un
violer
pourpre.
A
pied,
pouc.
lig.
DIMENS,
(approximatives).
Long.
totale.
a
9
»
—delarête....................
2:
2.
6
—delaqueue..................
» 9
:
DESÇRIPT.
(Jeune
individu.
)
Corps
assez
grêle
,
surtout
vers
le
ventre;
tête
ronde,
rosse
en
apparence,
à
cause
des
grands
poils
quiäa
recou
vrenr',
membres
grèles
,
avec
le
pouce
des
mains
très-court
et
celui
des
pieds
assez
fort;
face
d'un
violet
pourpre
,
entourée
de
longs
poils
blancs
,
qui
forment
comme
une
aile
de
chaque
côté
,
dans
laquelle
est
comprise
l’oreille,
qui
est
assez
grande
,
mince
et
nue;
poils
de
la
base
du
front
lus
longs
et
plus
roides
que
ceux
du
sommer
de
fa
tête,
et
formant
un
petit
bandeau
à
peine
apparent;
face
très-finement
velue
,
à
l'exception
du
tour
des
yeux.
Pclage
laiueux,
d'un
gris-brun
pâle
assez
uniforme
sur
le
corps,
tant
en
dessus
qu’en
dessous
et
sur
les
membres,
à
la
face in
terne
comme
à
l'externe;
vertex
un
peu
plus
pâle;
extrémités
légèrement
plus
foncées
;
queue
d'un
gris-brun
pâle
,
comme
le
corps
,
mince
dans
la
plus
grande
partie
de
sa
longueur,
ergrossissant
insensiblement
au
bout
(à
cause
de
la
longueur
des
poils),
où
elle
est
d'une
teinte
plus
claire.
(Adulte.)
Pelage
entièrement
noir,
selon
NI.
Temmink.
Nota.
La
collection
du
Muséum
ne renferme
qu’un
jeune
individu
de
cette
espèce,
celui
que
nous venons
de
décrire.
Si
la
guenon
à
face
pour
pre’e
se
rapporte
à
la
guenon
barbique
,
comme
le
croit
M.
Geoffroy
,
on
doit
la
considérer
comme
en
étant
un
individu
adulte.
PATRIE.
Inconnue.
17°.Esp.
GUENON
MOUSTAC,
cercopizhecus
ce
phus.
(Encycl.
pl.
1;.
fig. 2..)
—
Mousrac.
Buff.
tom.
:4.
pl.
39.
—-
Simia
cep/rus.
Linn.
Gmel.
--—
Schreb.
tab.
1
9.
——'M0ustaC.
Audeb.
Hist.
nat.
des
singes,
fam.
4. sect.
4.fig.
r1
.
—-—
Simia
mana,
Schreb.
rab.
r
5.
—
Cercopirhecus
cep/rus
,
Geofll
Ann.
du
Mus.
tom.
19. pag.
94.
CAR.
ESSENT.
Pelage
brun-
verdâtre
,-
demi
ère
moitie’
de
la
queue
d’urz
roux
vif
,'
ueï
et
lèvres
bleus.
picd.pouc.
lig.
DIMENS.
Long.
totale
r
a:
»
-—delaqueue..................
r
7
a:
DESCRIPT.
Corps
peu
svelte
;
tête
arrondie;
mu
eau
peu
alongé;
nez
un
peu
saillantà
son
ori
gine
entre
les
yeux‘,
face
d'un
noir-
leuâtre;
lèvre
supérieure
supportant
une
ligne
blanche
en
forme
de chevron
brisé
,
dont
l'angle
est
au
dessous
du
nez
,
et
tout-â-fait
nue
;
tour
de
la
bouche
revêtu
de
poils
noirs;
dessus
de
la
tête
et
du
corps
,
face
extérieure
des
membres,
d’une
couleur
brune
riquerée'de
verdâtre
,
ce
qui
pro
vient
de
la
manière
dont
les
poils
sont
annelés
de
ces
deux
couleurs;
joues
couvertes
de
poils
noirs;
une
tache
blanche
en-dehors
de
chaque
œil
;
oreilles
portant
aussi
des
poils
blancs
;
cou
leur
brune-verdâtre
de
la
base
des
membres
an
.
térieurs
noircis‘sanr
progressivement
jusqu'à
leur
extrémité;
pieds
postérieurs
moins
foncés
;
des
sous
du
menton
d'un
blanc
sale
,
se
fondant
avec
la
couleur
blanche-grisâtre
du
dessous
du
ventre;
face
interne
des
bras
et
des
cuisses
d'un
gris
assez
uniforme;
queue
mince,
brunâtre
à
sa
base,
et
passant
insensiblement
au
roux,
qui
est
la
couleur
de
sa
dernière
moitié.
HAB.T.
Vive
et
pétulante
,
comme
la
plupart
des
autres
guenons.
Son
caractère
est
d'ailleurs
assez
doux.
18°.
Esp.
*
GUENON
COURONNÉE
,
cercopithecus
gpifeatus.
‘
(Encycl.
pl.
7.
fig. 5.)
Guenon
couronnée,
Buff.
Suppl.
tom.
7.
pl.
10.
—
Simia
pileata,
Shaw,
Gen.
zool.
vol.
1.
part.
1.
ps0.
5;.
——
Bonnered
mon/rcy,
Penn.
Quadr.
pag.
210.
—
Guenon
couronnée,
Geoff.
Ann. Mus.
tom.
r9.
Pag-
94-
t.
CAR.
‘ESSENT.
D’un
brun-fauve
en dessus
,
blanche
en
dessous
,'
de
longs
poils
sur
le
front.
H
Ï
JIÎLÏV‘.
‘de;
v
i
.
.r
'r'el'.
.-..;.r...'...s
58
I
MAMMALOGIE.
Dmrus.
Long.
du
corps
,
un
peu
plus
d'un pied
(taille
du
sapajau
sai).
DESCRIPT.
Face
inclinée
comme
celle
des
gue
nons
proprement
dites;
front
orné de
longs
poils
relevés
en
forme
de
toupet;
joues
couvertes
de
poils
blancs
très-courts;
oreilles
nues,
arrondies
,
rebordées;
dessous
du
nez
et
menton
présentant
des
poils
blancs
,
dont
plusieurs
sont
plus
longs
que
les
autres;
quelques
soies
noires
auedessus
des
yeux.
Pelage
d'une
teinte
brune-fauve
en
dessus
,
provenant
d'un
mélange
de
poils
fauve-clairs
et
de
poils
bruns
à
leur
pointe;
cette
couleur
s'éclaircissant
sur
la
face
extérieure
des
membres,
et
n'étant
nulle
part
plus
foncée
que
sur
le
som
met
de
la
tête et
dans
la
ligne
médiane
du
dos;
dessous
du
cou
,
gorge
,
ventre
,
face
interne
des
bras
et
des
jambes
blancs;
queue
de
la
couleur
du
dos
en.
dessus
,
et
d’une
teinte
grise-jaunâtre
très
pâle
en
dessous.
HA
BIT.
Inconnues.
PATRIE.
Inconnue.
19°.
Esp.
GUENON
MONE
,
cercopithecus
mana.
(Non
figurée
dans
l'Encyclop.)
—
La
mone
,
Butf.
tom.
14..
pl.
;6.——-La
monaJ
Ejud.
tom.
7.
Suppl.
pl.
19.
-—
Simia
mena
,
Linn.
Gmel.
-—
Sclrreb.
pl.
r
5
A.
——
Simia
monacha
,
ejusd.
—
La
mone
,
Audeb.
Hist.
nar des
singes
,
fam.
4.
sect.
2..
fig.
7.
—
Geoff.
Ann.
du
Mus.
tom.
r9.
pag.
9
5.
—
Singe
varie’,
Briss.
et
Penn.
—-—
La
mone
femelle
,
Fréd.
Cuv.
Mamm.
9°.
livr.
CA
RI.
ESSENT.
pelage
marron
,1
dessus
des
extrémi
tes
noir
,-
deux
taches
blanchâtres
sur
chaque
fesses.
Dmmys.
Long. du
corps
entier,
mesuré
Pied
170%
“8
en
ligne
droite,
depuis
le
bout
du
mu
seau,jufqu‘àl‘anus................
r
5
6
Haunduttain
dedevant............
r
‘
n
n'
sdutraindederrière...........
1
n
6
Long.
de
la_
ttte,
depuis
le
bout
du
museau
.
jufqu'à
l’occiput.
.
.
.
.
.
.
.
.
n
5
6
—-
des
oreilles.......
1o
‘
de
la
queue.
.
DIIIIDQIQII
3’
M
D
1
li
6
EscmPT.
Tere
petite et
arrondie,
â
museau
gros
et
peu‘
alongé,
avec
les
paupières
,
le
nez
et
es
levglcs
nuds
e;
couleur
de
chair;
intervalle
des
yeux
euarre,
.essus
de
la
tête
d'un
vert
doté
brillant,
qui
résulte
du
mélange
des
poils
qui
I
'
\ .
ont
tous
üünolr
3
la
pointe,
puis
du
jaune
verdâ
tre
au-dc
550115
du
noir,
et
enfin
unecoulcurcendtée
foncée
jusqu'à
la
racine;
Dos
et
flancs
d'un
beau
marron
tiqucré
de
noir;
dessus
des
jambes
des
Cuisses
et
de_
la
queue
d'un
gris
d'ardoise’
put
Passant
3“
uolricou
>
poitrine,
ventre,
face
in
terne
des
membres
d'un
blanc
éclatant;
des
fa
voris
de
chaque
côté
des
joues,
d'un
jaune
de
paille,
mélangé
de
points
noirs;
une
bande
noire
commençant
au-dessus
de
l'angle
extérieur
de
l'œil,
s'étendant
jusqu'à
l'oreille,
et
de-lâ
jus
qu'à
l'épaule
et
au
bras;
deux
taches
très-blan
ches
de
chaque
côré
de
la
queue,
au
haut
des
cuisses;
poils
qui
bordent
les
callosités
des
fesses
roussârres;
queue
noirâtre
,
repliée
sur
le
dos;
paume
des
mains
et
plante
des
pieds
nues
et
de
couleur
brune;
ongles
courts,
plats
et
noirâtres.
HABII‘.
Ce
singe
qui
ne
paroîr
pas
être
le
kebos
des
Anciens
,
ainsi
que
l'avoir
cru
Buffon,
vit
fa
cilement
en
France.
Il
est
très-adroit,
très-agile,
et
nullement
lubrique.
PATRIE.
L'Afrique.
2
0°.
Esp.
GUENON
HOCHEUR
,
cercopithecus
nic
titans.
(Encycl.
pl.
7.
fig.
4.)
Guenon
à
long
nez
proe’minent,
Allam.
et
Buff.
tom.
7.
pl.
18.
——
Simia
nictitans
,
Linn.
—
Le
hocheur,
Audeb.
Hist.
nat.
des
singes
et
des
makis.
fam.
4.
sect.
1.
pl.
7..
CAR.
ESSENT.
pelage
noir
pointillé
de
gris-verdâ
tre;
nez
blanc
et
renfle';
extre’mite's
antérieures
entièrement
noires
en
dessus.
DIMENS.
Longueur
totale
1
pied
6
pouces
environ.
—
de
la
queue
,
un
peu
plus
d'un
pied
10
pouces.
.DESCRIP.
Corps
svelte;
tête
ronde;
nez
large
sans
être
aplati;
partie
de
l'os
frontal
formant
les
sourcils,
ttès-saillante;
museau
assez
prolongé‘,
membres
assez
robustes;
pouces bien
apparens
',
queue
repliée
sur
le
dos;
poils
du
sommet
de
la
tête
et
des
joues
fort
longs
et
grossissant
la
tête
en
apparence;
oreilles
assez
grandes,
nues;
racine
du
nez
entre
les
yeux
noire;
une
tache
blanche
sur
le
'
nez
,
à-peu-près
ronde
,
se
terminant
inférieure.
ment
surle
bord
des
narines
,
formée
parde
petits
poils
blancs,
courts
et
très-serrés;
lèvres
supérieure
et
inférieure
noires
,
parsemées
‘de
quelques
poils
noirs
et
roides
,
assez
longs
,
et
de
quelques
petits
poils
blancs; dessous
du
menton
blanc;
tout
le
corps
couvert
de
poils
noirs
annelés
de
jaune
clair
,
d'où
il
résulte
une
teinte
verdâtre;
les
poils
'
de
la
face
externe
des
cuisses
ayant
des
anneaux
moins
marqués,
ce
qui
rembrunit
cette
partie
;
membres
antérieurs
en
totalité
et
pieds
de
der
rière
seulement,
d'un
noir
foncé;
queue
entière
.
ment
noire
,
sice
n'est
à
la
base
,
dans
la
longueur
de
trois
pouces,
où
l’ontrouve
encore
quelques
anneaux
jaunâtres
sur
les
poils.
MAMMALOGIE
%
pied.
pou:
lig.
DXMENS
Long.
totale
debout...
.
.
.
..
. .
5
6
>
—
de
la
queue
plus
3
a n
DESCRIPT.
Tête
ronde;
oreilles
grandes
,
minces,
,
non
rebotdées
;
nez
aplati;
corps
très-long
relati
iHABlT.
Inconnnes.
PATRIE.
La
côte
de
Guinée
en
A'Frique
selon
M.
le
professeur
Geolïroy.
'
11°.
Esp.
GUENON
BLANC-NEZ,
cercopirhecus
pemurisza.
(Encycl.
pl.
l
2.
fig.
3.)
Le
blanc-nq,
BufF.
suppl.
tom.
7.
pag.
67.
-—
Blanc-nez,
Audeb.
fam.
4.
sect.
2..
fig.
1
5.
et
ascagne,
ejusd.
Fana.
4.
sect
1..
fig.
r
4.—Sim_ia
pezaurisra,
Linn.
Gmel.
—
Schreb.
tab.
I
9.
B.
CAR.
ESSENT.
Peldge
roux
en
dessus,
blanc
en
dessous
;
extrémités
olivâtres
en dessus
,
grises
en
ment
aux
jambes;
doigts
robustes
et
très-longs;
pouces
courts;
queue
terminée
par
des
poils
plus
longs,
mais
non
floconeux.
.
Pelage
d'un
blanc
sale,
tirant
sur
le
jaune
de
paille;
pieds
,
mains
et
face
noirs
,
poils
de
la
tête
plus
roux
que
les
autres,
s’étendant
d’un
centre
en
rayons
divergens;
menton
garni
d'une
petite
barbe
jaunâtre;
gorge
nue.
dessous
;
moitie’
infl’rieure
du
nq
blanche.
HABIT.
inconnues.
pied.
pouc.
lîg.
'
P
DIMENS.
Long.
totale
du
corps
. . .
.
. .
. .
t
r
u
ACTRIE'
Le
Bengali?‘
_
2.3
.
Esp.
GUENON
PA’I‘AS,
cercopithecus
ruber.
Queue
très-longue
DESCRIPT.
Tête
ronde;
oreilles
grandes;
poil
du
(Encycl.
pi.
1
2..
fig.
2.)
—Le
paras,
Bufï.
front
et
des
joues
assez
court;
Face
couverte
de
poils
noirs
très-courts;
lèvres
minces;
sommet
de
la
tête,
dessus
du
dos
et
du
cou,
flancs,
face
extérieure
des
membres
de devant
et
des
cuisses,
dessus
de
la
queue
,
recouverts
de
poils
annelés
de
brun-noirâtre
et
de
jaunâtre,
d'où
il
résulte
une
teinte
verte;
lèvres
supérieure
et
inférieure
nues
et
brunes,
avec
des
poils
rares; racine
du nez
entre
les
yeux,
noire;
une
tache
blanche
surle
nez,
formée
de
très-petits
poils
fort
serrés,
tronquée
horizontalement
à sa
partie
supérieure
et
bordant
les
narines
inférieuremenr;
dessous
du
cou
et
côtés
de
‘la
tête,
jusqu'un
peu
au-dessous
des
oreilles
d’un
blanc
légèrement
teint
de
jaunâtre,
qui
se
prolonge
sur
la
poitrine
et
le
ventre,
où
le
roussâtre
est
plus
abondant;
face
interne
des
membres
d'un
gris
brun;
jambes
postérieures
et
pieds
plus
gris
que
le
corps
et
que
les
cuisses
,
sans
teinte
verdâtre;
dessous
de
la
queue
d’un blanc
sale
,
nettement
séparé
de
la
couleur
du
dessus;
mains
antérieures
noires.
HABIT.
Inconnues.
PATRIE.
La
côte
de
Guinée
en
Afrique
selon
M.
le
professeur
GeolTroy-Saint-Hilaire.
2.
2.‘.
Esp.
GUENON
ENTELLE,
cercopirhecus
En
teIIus.
(Non
figurée
dans
l'Encycl.)
Simia
Entellus,
Dufresne
,
Bull.
de
la
Société
philom.——Schreb.
tab.
2.5.
B.—Ente1le,
Audeb.
Hist.
nat.
des
singes.
Fam.
4.
sect.
a.
fig.
z.-—Cercopithecus
En
tellus,
Geoff.
Ann.
du
Mus.
tom.
19.
pag.
95_
sp.
r0.
CAR.
ESSENT.
P‘eIage
blanc-jaunâtre;
les
quatre
mains
noires.
boutdesongles
»
DESCRIPT.
Corps
svelte;
tête
moyenne;
museau
tom.
14..
pl.
15
et
26.—-—-
Simia
rubra,
Linn.
Gmel.
—-
Simia
parus,
Schreb.
tab
16.
—-—
Si
mia
rufa,
ejusd.
tab.
16.
B.
——
Cercopirhecus
ruber,
Geofl‘.
Ann.
du
Mus.
tom.
19.
p.
96
sp.
r
l.
—
Vulgairement
singe
rouge
du
Sénégal.
CAR.
ESSENT.
pelage
roux
en
dessus,
cendre'en
dessous;
un
bandeau
étroit
au-dessus
des
yeux
_,
noir
ou
blanc.
DIMENS.
Long.
du
corps
entier;
mesuré
Pied
POUC-
“8°
‘en
ligne
droite,
depuis
le
bout
du
mu
seau,)usqu‘àl’anus................
1
6 n
——
de
la
tête,
depuis
le
bout
du
mu
seau,jusqu’â
l’occiput.
a:
5
no‘
—
de
l’avant
bras
du
coude
au
poi
gnet.............................
»
5
u‘
—— de
la
main,
du
poignet
au
bout
desonles...........-.............
a)
5
2_
—
ela;ambe,du
genou
au
talon.
»
7
u
—
du
pied
,
depuis
le
talon
jusqu'au
4 4
assez
long;
yeux
enfoncés;
dessus
des
orbites
et
partie
supérieure
du
nez
assez
saillans
;
crâne
un
peu
alongé
et
aplati
sur
le
vertex;
oreilles
min
ces,
noires,
non
rebordées;
face
couleur
de
chair;
nez
revêtu
de
poils
courts
et
noirs,
une
bande
tantôt
de
la
même
couleur,
et
tantôt
blanche
,
s'étendant
d’une
oreille
à
l'autre,
en
passant
sur
la
partie
supérieure
des
orbites
et
figurant
une
sorte
de
sourcils;
une
barbe de
longs
poils;
des
sus
du
front,
sommet
de
la
tête,
occiput,
face
supérieure
du
con,
dos
,
côtés
du
corps,
croupe
,
face
supérieure
de
l'origine
de
la
queue
et
face
extérieure
des
cuisses
d'un
roux
assez
vil“,
avec
quelque
mélange
de
noir
et
de
gris,
ce
qui
ré—
suite
de
ce
que
beaucoup
de
poils
dont
la
pointe
est
noire
,
ont
un
peu
de
gris
en
dessous
de
ce
H2.
Go
MAMMALOGIE.
noir;
épaule
,
Face
extérieure
du
bras
,
de
l’avaut
bras
et
de
la
jambe
,
face
supérieure
de
Ia'queue
et
des
pieds
d’une
couleur
rousse-pâle
et
mêlée
de
gris;
joues,
bout
du
museau,
gorge,
dessous
et côtés
du‘
cou,
aisselles,
face
intérieure
des
bras
et
des
avant-bras
,
poitrine,
ventre
,
aines,
face
intérieure
des
cuisses
et
de
la
jambe,
d’un
gris
mêlé
de jaune
et
de
cendré
sur
plusieurs
points;
poils
généralement
rudes
et
luisans;
plante
des
pieds
et
paume
des
mains
de
couleur
ruue;
ongles
noirs.
HABIT.
analogues
à
celles
des
autres
espèces
de
ce
'
genre.
'
PATRIE.
Le
Sénégal.
14°.
Esp.
GUENON
DIANE,
cercopithecus
Diana.
(Encycl.
pl.
11.
fig.
4,
et
pl.
14.
fig.
4.
——)
Simia
Roloway,
Linn.
Gmel.
-—
Figure
sous
le
nom
d'exquima
,
par
Marcgrave.
——
Roloway;
Bufl:
suppl.
tom.
7.
fig.
zo.-——Simia
Diana,
et
Simia
Rolaway,
Schreb.
tab.
14.
et
25.
—
Simia
faunus,
Linn.
Syst.
nat.
ed.
12..
x.
—
Erxleb.
1.
var.
—
La
Diane, Audeb.
Hist.
des
'singes
fam.
4.
sect.
2.
fig.
6.—Cercopi.'hecus
Diana
,
Geoff.
Ann.
du
Mus.
tom.
19,
pag.
96.
CAR.
ESSENT.
Pela
e
d'un
marron
vi
sur
le
dos
. .
,
5
.
.
’
gris-ardoise
aux
flancs
,
avec une
ligne
oblzque
de
la
même
couleur
sur
les
cuisses.
pied.
pouc.
lig.
DIMENS.
Long
ducorps..............
r
6 »
——delatête.....
n
5
6
—delaqueue..................
1
6
a:
non..
DESCRIPT.
Corps
assez
svelte;
tête
moyenne,
alongée',
museau
triangulaire;
oreilles
assez
peu
développées,
arrondies;
poils
du
sommet
de
la
tête
,
courts
et
noirs
,
avecune
bordure
en
forme
de
bandeau
,
formée
de
poils
plus
roides
que
les
autres,
parmi
lesquels
s’en
trouvent
de
blancs;
joues
garnies
de
poils
noirs
assez
longs;
bord
de
la
lèvre
inférieure
noir;
côté
de
la
tête
et
du
cou
jusqu’à
l’oreille,
poitrine
et
Face
antérieure
des
membres
jusqu'au
coude,
blancs;
une
barbe
blanche
pointue,
peu
fournie
et
longue
d’un
pouce
et
demi,
placée
derrière
une
petite
tache
de
noir-brun,
qui
est
au
bout
du
menton;
occiput,
dessus
du
cou,
épaules
,
flancs,
face
externe
des
bras,
jusqu’unpeu
avant
le
poignet,
partie
supé;
les
lombes;
mains
antérieures
noires,
ainsi
que
tous
les
membres
postérieurs,
à
l'exception
du
devant
de
la
cuisse
qui
en
est
séparé
par
une
ligne
étroite
et
oblique
de
poils
blancs,
qui
se
rend de
la
base
de
la
queue
au
genou;queue
toute
noire;
face
noire
,
contour
des
fesses
blan
Châtre,
autour
des
callosités.
HABIT.
Inconnues.
PATRIE.-
L'Afrique,
notamment
le
Congo
et
la
Guinée.
IV'.
Sous-genre.
CERCOCÈBE,
ceraocebus.
Geoff.
Museau
assez
long
,-
front
fa)
ant
en
arrière;
tête
triangulaire;
angle
facial
de
45°;
bord
supérieur
de
l'orbite
relevé
et
e’chancre'
intérieurement,-
neï
plat
et
haut;
mains
antérieures
à
pouce
grêle
et
asseï
rapproché
des
doigts
,'
mains
postérieures
à
pouce
plus
large
,
plus
recule’ et
plus
e’carte’
,'
de
fortes
callosite's
sur
les
fesses;
queue
plus
longue
que
le
corps
(1).
15‘.
Esp.
GUENON
MALBROUCK,
cercopithecus
cynosurus.
(Encycl.
pl.
11.
fig.
r.)—malbrouck,
Buf
fon.
tom.
14.,
fig. 2.9.
(
Femelle
——
Simia
cynosurus,
Scopoli
deliciæ
floræ
et
Faunæ.
tab.19.
(mâle.)
—
Jeune
callitrz'che.
Audeb.
Hist.
mat.
de
singes.
film.
4.
sect.
1. pl.
;.—Simiafaunu.r,
Linn.
Gmel.
—
Schreb.
tab.
r
2..
—
Simia
cy
nosuros,
ejusd.
tab.
14.
B.
--
Malbrouck
,
Geoff.
S.-Hil.
Ann.
du
Mus.
d’hist.
nat.
mm.
19.
p.96.
sp.
t;.-——
Fréd.
Cuv.
Mamm.
rieure
et
antérieure
des
cuisses,
couverts
de
poils
CAR.
ESSENT.
pelage
brun-olivârre
en dessus
,
blanchâtre
en
dessous;
un
bandeau
blanchâtre
au
dessus
des
yeux.
I
H
pied.
pouc.
lig.
DIMENS.
haut.
au
train
de
demere
. . . .
.
t
2.
sa
——autramdedevant............
r
a
.
Long.
du
corps
,
de
l’occiput
aux
callo—
sires...
...........
I
a:
de
la
tête,
de
l’occiput
au
bout
du
museau
—dutalonaugenou............
u
—dupoignetaucoude...........
sa
—
du
talon
au
bout
des
doigts
.
. . .
a
—
du
ppignet
au
bout
des
doigts
.
.
au
..-......-.--...
’3
N41
aux“
NVD-à-h-h
+
(i)
Le
genre
eercocèbe
de
M.
GeelÏroy
est
très-peu
caractérisé,
et
fait
évidemment
le
passage
des
vraies
guenons
aux
macaques.
Il
est
certain
que
les
singes qu'il
com
rend,
ont
le
museau
un
peu
lus
prononcé
,
et
le
bordP
de
l’orbite
plus
saillant
que
es
premières
et
que
ces
caractères
sont
moins
marqués
que
dans
les
derniers.
noirâtres,
annelés
de
blanc-jaunâtre,
ce
qui
leur
Nous
y
avons
réuni
le
malbrouck,
que
M.
Gcofl'roy
place
donne
une
teinte
verdâtre;
une
tache
rousse
triangulaire
isocèle
,
commençant
vers
le
premier
tiers
de
la
longueur
du
dos
et
ayant
pour
base
parmi
les
guenon:
,
et
nous
en
avons
distraits,
pour
les
ranger
avec
les
macaques,
la
laque,
le
bonnet-chinois,
le
macaque
proprement
dit
et
l'aigrme
(ces'demiers
appartenant
à
une
même
espèce.
MAMMALOGIE.
61
DESCRIPT.
Corps
robuste;
tête
assez
grosse;
lè
vres
très-extensibles‘,
langue
douce‘,
yeux
bruns;
parties
supérieures
du
corps
généralement
d‘un
gris-verdâtre
qui
résulte
de
poils
alternative
ment
colorés
de
jaune
et
de
noir
dans
leur
par
tie
extérieure;
membres
en
dessus
et
queue
dans
toute
sa
longueur
d'une
couleur
grise
,
produite
aussi
par des
poils
couverts
d'anneaux
blancs
et
noirs‘,
poils
de
toutes
ces
parties
,
gris à
leur
base;
face
interne
des
membres
,
joues
et
un
bandeau
sur
les
sourcils
blancs;
poils
des
côtés
des
joues
très-longs
et
se
dirigeant
en
arrière,
en
(or
mant
des
espèces
de
favoris;
museau
noir,
ex
cepté
autour
des
yeux
où
il
y
a
de
la
couleur
de
chair‘,
cette
couleur
ayant
plus
d’étendue
dans
les
jeunes
que
dans
les
adultes‘,
oreilles,
paumes
des
mains
et
plante des
pieds noires;
callosités
et
tout de
l’anus
d'un
rouge
vif-â
l'époque
du
rut
;
testicules
d’une
belle
couleur
bleue
lapis;
verge
se
retirant
jusque
dans
le
scrotum;
scrotum
très-volumineux
dans
les
adultes‘,
vulve
des
fe
melles
très-peu
ouverte
et
pourvue
d'un
petit
clitoris.
(1)
HABIT.
Impari‘aitementconnues.
Ces
singes
vont,
dit-on
,
en
grandes
troupes
et
sont
respectés
par
les
Indous
qui
pourvoienr
à leur
nourriture.
PATRIE.
Le
Bengale.
2.6".
Esp.
GUENON
CALLITRICHE,
cercopithecus
subeus.
(Encycl.
pl.
x
2..
fig.
r.)
Singe
vert,
Briss.
reg.
anim.
p.
zo4.—-Simia
sabœa,
Linn.
Schreb.
tab.
13.
—-
Callitriche,
Bull.
tom.
1.1..
pl.
37.
—-Sirzge
de
l’ï/e
S.-Jacques,
Edw.
(Jeune
indi
vidu.)
——
Callizriche,
Audeb.
Hisr.
nat.
des
singes.
fam.
4.
sert.
z.
fic.
4.
G.
Cuv.
Ménag.
du
Mus.
édit.
in-r
2..
tom.
2..
pag.
9.
fig.
de
Ma
réchaL-Fréd.
Cuv.
mammifères
lithogr.
livr.
CA
R.
ESSENT.
Pelage
vert
olivâtre
erz-dessus,
blanc
sale
en
dessous
,'
tête
pyramidale
;
face
noire
,
joues
garnies de longs
poils;
scrotum
d’un
vert
de
cuivre,
entoure’
de
poils
jaunes,
queue
terminée
de
jaune.
DrMENs.
Long.
du
corps,
de
l‘occiput
pied.
pouc.
lig.
aux
callosités
des
fesses
..
.
.
. .
.
.
.
. .
.
1
4
au
Haut
autraindedevant............
1
3
9
-
au
train
de
derriere
.
.
. . . .
.
. .
.
,7
1
5
3
Long.
du
bout
du
museau
à
l'occiput.
.
u 6
2:
—--delaqueue..........
z
2.
2:
DESCRIPT.
Corps
svelte,
ayant
assez
de
rap
I
M.
Cuvier
ense
ne
le
tu/apoin
de
Bufl’on
(vov.
P
‘i
_
«
l'espèce
n°.
15)
n'est
qu'un
jeune
malbrouck.
port
avec
celui
de
la
guenon Malbrourk;
tête
moyenne;
museau
alongé;
partie
supérieure
des
orbites,
bas
du
front
,
haut
du
nez
très-saillans
,'
oreilles
grandes,
moins
arrondies
que
celles
du
Malbrouck;
pelage
sur
la
partie
supérieure
du
corps
d'un
jaune-veri'ârre
provenant
de
poils
couverts
d’anneaux
jaunes
et
noirs
sur
lesquels
le
jaune
domine‘,
face
externe des
jambes
plus
grise
,
le
jaune
des
poils
ayant
disparu
en
partie;
dessus
de
la
queue
de
la
couleur
du
dos
et
ter
miné
par
un
long
pinceau
de
poils
jaunes‘,
par
ties
inférieures
du
corps
,
face
interne
des
jambes
,
dessous
de
la
mâchoire,
de
la
gorge
et
du
cou
blanc-jaunâtres‘,
dessous
de
la
queue
plus
grisâ
tre
que
le
dessus;
poils
qui
environnent
les
par
ties
génitales
ainsi
que
ceux
du
dessus
des
sour
cils
et
ceux
des
favoris
,
jaunes‘,
ces
derniers
diri
gés
en
arrière
en
s’écartant
unpeu
et
Formant
une
Fraise;
face,
oreilles
et
peau
des
mains
tout
à
fait
noires
',
peau
des
testicules
verdâtre.
HABIT.
Animal
silencieux,
voyageant
en
troupes
nombreuses
dans
les
forêts;
Fort
agile
et
leste
dans
ses
gambsdes',
assez
doux
en
captivité.
PATRIE.
La
Mauritanie,
le
Sénégal,
les
îles
du
Cap-Vert.
17°.
Esp.
GUENON
GRIVE'I‘.
Cercopizhecus
griseo.
Viridis.
(Non
figuré
dans
l’Encycl.)
Le
grivet
,
Fréd.
Cuv.
—
Mamm.
litograph.
7°.
livr.
CAR.
ESSENT.
Pelage
d’un
gris-verdâtre;
scroj
tum
vert
de
cuivre
,
avec
les
poils
qui
l’enrourent
blancs;
tête
pyramidale;
queue
grise
dans
toute
toute
son
étendue.
DIMENS.
Grandeur
et
proportions
de
toutes
les
parties
du
corps
,
ne
différant
pas
fenfiblement
de
celles
des
guenons
malbrouck
et
callirriche.
DESCRIP.
Assez
semblable
au
Malbrouck
parles
couleurs
générales
du
pelage;
mais
en
difl‘éraut
par
les
formes
de
la
tête
moins
arroudies,par
les
testicules
d’un
vert
de
cuivre,
au
lieu
d’être
d'un
bleu
lapis,
ainsi
que
par
les
poils
qui
entourent
ces
parties,
constamment
d’un
bel
orangé
dans
le
premier
et
blancs
dans
le
second.
Distingué
du
callitriche
par
sa
couleur
d’un
vert
beaucoup
plus
sombre,
le
bandeau
blanc
de
ses
s'ourcils
,
ses
Favoris
blancs
et sa
queue
grise
jusqu’au
bout;
lui
ressemblant
au
contraire
par
la
forme
pyramidale
de
sa
tête
,
par
la
couleur
des
testicules
et
celle
des
poils
qui
recouvrent
ces
parties,
jaunes
dans
le
callitriche.
62
MAMMALOGIE.
Parties
supérieures
du
corps,
excepté
les
membres
et
la
queue,
d'un
vert
sale
qui
résulte
de
poils
annelés
de
gris-noirâtre
et
de
jaune
li
vide;
poils
des
cuisses
semblables,
mais
avec
très-
peu
de
jaune;
poils
des
pattes
de
devant
et
de
derrière
marqués
d'anneaux
alternativement
gris
et
blancs;
face
interne
des
membres
,
ventre
,
poitrine,
partie
antérieure
des
épaules,
dessous
du
cou
,
face
inférieure
de
la
queue
garnis
de
poils
blancs;
des
favoris
et
un
bandeau
qui
passe
sur
les
sourcils
blancs;
oreilles,
plante des
quatre
pieds
et
face
d'un
noir-violâtre;
tour
des
yeux
couleur
de
chair
livide;
quelques
poils
noirs,
longs
et
roides,
assez
semblables
à
des
soies,
naissant
sur
la
crête
surcilière
entre
les
yeux.
'
fois
noirâtre
sur
la
partie
antérieure
du
museau,‘
avec
le
resté
cuivré;
dessus
des
paupières
pré
sentant
constamment
une
tache
blanche
en
forme
de
croissant,
très-apparente;bout
des
doigts
fort
gros,
principalement
le
bout
du
pouce;
ongles
plats;
de
gros
poils
de
chaque
côté
du
museau,
et
d'autres
fermes
et
hérissés
sur
le
bas
du
front
,
au-dessus
du
nez.
HABIT.
Singe
familier,
doux
,
mais
continuelle
ment
en
mouvement,
portant
sa
queue
entière
ment
renversée
sur
le
dos,
et
non
en
cercle
comme
dans
la
plupart
des
autres
espèces
de
ce
genre;
femelles
ayant
chaque
mois,
à
l'époque
du
rut,
un
gonflement
des
parties
génitales,
fort
large
près
de
l'anus
et
qui
après
s'être
rétréci
tout-:‘r-coup
descend
vers
la
vulve
et
l'en-
-
HABIT.
(En
captivité),
semblables
à celles
des
gue
nons
malbrouck
et
callirriche.
PATRIE.
Inconnue
;
vraisemblablement
l'Afrique.
roure.
(Fréd.
Cuv.)
PATRIE.
L'Éthiopie
suivant
Hasselquist,
et
non
Q
18e.
ESP_
GUENON
ENFUMÉE,
cflçopùhumfllm
Madagascar
comme
le
dit
Bul'l'on.
ginosus.
2.9‘.
Esp.
GUENON
MANGABEY,
cercopithecus
(Encycl.
pl.
r
;.
fig.
4..)
Manâraôey
ou
manga
beysans
collier,
Bufl".
tom.
14.
g.
32..
—
Simia
athiaps,
Linn.
Gmel.
—-
Sclrreb.
tab.
ao.'—
Mangabcy,
Audeb.
Hist.
nat.
des
singes,
fam.
4.
sect.
2..
fig.
9.-
Cercocèbe.
enfumé,
Geoff.
.Ann.
Mus.
tom.
r9.
pag.
97.-Le
mungabey,
Fréd.
Cuv.
mamm.
lirhogr.
6°.
livr.
CAR.
ESSENT.
Pelage
d'un
gris
brun
ardoise’
sans
tache
sur
la
tête
et
sur
le
cou
;
paupières
su
périeures
blanches.
DIMENS-
(d'un
individu
encore
jeune.)
Long.
du
bout
du
museau
aux
callosités
rîed-
POU-C.
"E
desfesses............,
.
.
.
.
.
.
.
.
r
9
u
—-
de
l'origine
de
la
oueue
à
son
extrémité.
.
.
.
. . .
."
.
.
. . .
.
.
. . . . .
. .
.
r
6
a:
—
de
la
paume
des
mains
aux
épaules.
I
3
u
—
de
la
plante
des
pieds
au-dessus
desre1ns....
.
.
.
.
.
. .
....
..'
. .
. .
..
I
4
>>
—
du
bout
du museau
à
l’occiput.
.,
5
6
5
DESCRIPT.
Museau
gros
et
alongé;
tour
des
yeux
proéminent;
oreilles
nues
,
sans
rebord
et
Un
peu
pliées
en
arrière
à
l'extrémité;
poils
des
par
mes
supérieures
du
corps
,
ainsi
que
de
la
queue
,
dun
cendre-noirâtre,
avec
une
légère
teinte
de
fange
sur
la
tête;
gorge
,
poitrine,
‘ventre
et
face
mr
éneàiredes
jambes
d'pnblanc-gnsarre
',
extré
mn
5
esiambes,
depuis
l
avant-bras
pour
celles
de
devant
,
et
depuis
le
talon
pour
celles
de
der
Ferre‘;Î
dun
noir-Foncé;
{avons
plus
ou
moins
donc
és,
ayantle
gris
du
dos2
et
formés
de
poils
mg
Ëen
arrière;
mains
noires;
oreilles
violâ
tres',
ace
variant
4
'
'
dîme
seule
Ici
en
couleur,
etant
quelquefois
nre
livide
très-foncé,
et
dautre
œthz'ops.
(Encycl.
pl.
15.
fig.
3.‘)
Mangabey
à
collier
blanc,
Bufi'.
tom.
(4
,
pl.
53.
—
Simia
œthiaps,
Linn.
Gmell.
——
Schreb.
tab.
2.1.
—
Man
abey,
var.
A,
Audeb.
Hist.
nat.
des
singes.
am.
4.
sect.
2.
fig. 1o.
—
Cercocèbe
mangabey,
Geofl‘.
Ann.
Mus.
tom.
[9.
pag.
97.
CAR.
ESSENT.
pelage
d'un
brun-vitreux,‘
sommet
de
la
tête
roux
,'
paupières
supérieures
blanches
;
un
bandeau
blancpartant
des
yeux
et
se
portant
de
chaque
côte’
sur
le
dessus
du
cou,
DIMENS.
Long.
du
corps
entier.
mesuré
en
ligne
droite
,
depuis
le
bout
du
museau
jusqu’à
l’anus,
un
pied
et
demi
environ.
DESCRIPT.
Ce
singe
est
en
général
Fort
semblable
au
précédent
pour
ses
Formes
et
les
proportions
des
diverses
parties
de
son
corps,
pour
la
con‘
leur
générale
et
la
nature
de
son
poil;
mais
il
en
diffère
néanmoins
en
ce
qu'il
a
le
sommet
de
la
tête
plus
clair
et
qu'il
a
un
large
collier
de
poils
blancs
qui
environne
le
cou
et
les
joues.
Ces
rapports
font
présumer
avec
assez
de
rai
son
qu'ils
appartiennent
a
une
seule
espèce;
néan
moins
on
remarque
que
celui
que
nous
décrivons
est
beaucoup
plus
commun
que
l'autre
dans
les
collections
des
naturalistes
ou
dans
les
cabinets
publics.
HABIT.
Inconnues.v
PATRIE.
L‘Ethiopie?
30°.
Esp..GUEL_\’0N
ATYS,
cercapit/zecus
449x.
MAMMALOGIE.
65
(Non
figuré
dans
l’Encycl.)Simia
Atys,
And.
Hisr.
nat.
des
singes.
fam.
4.
sect.
2.,pl.
8.
—
Sêhreb.
tab.
14.
B.
——
Cercocèbe
Âtys,
Geoff.
Ann.
du
Mus.
tom.
19.
pag.
99.
sp.
6.
CAR.
ESSENT.
pelage
entièrement
blanc.
DIMENS.
Long.
totale,
depuis
le
bout
du
Pied‘
P0115.
“E
museau
,
yusqu’à
l'origine
de
la
queue.
.
r
5
‘n
—-
de
la
queue,
moyenne.
DESCRIPT.
Museau
prolongé;
oreilles
presque
carrées;
corps
couvert
de
oils
d’une
couleur
de
paille,
ou
d'un
blanc
saiie
et
terne;
mains,
pieds,
face
et
oreilles
de
couleur
incarnate.
HABIT.
On
prétend
que
ce
singe
est
fort
méchant
et
fort
colérique,
et
qu'étant
irrité
il
mord
avec
violence
et
fait
beaucoup
de
mal
PATRIE.
Inconnue.
VII‘.
GENRE.
MACAQUE
,
macacus
,
Lacep.
Pizhecus,
Geoff.
Cuv.
Simia,
Linn.
Erxleb.
Schreb.
Cercopithecus,
Briss.
Erxleb.
Lacep.
Illig.
Cercocebus,
Geoff.
Papio
,
Geoff.
CAR.
Formule
dentaire
:
incis.
H
,
canines
1-!
d\
,
1-1
&
molaires
55-5
=
52..
5
—5
Canine:
assez
fortes
,
surtout
dans
les
mâles;
des
espaces
intermédiaires
aux
deux
mâchoires
pour
leur
passage
réciproque.
1"‘
et
2.‘
molaires
ayant
deux
tuberculesa‘
leur
couronne;
les
trois
autres
en
ayant
quatre,
à
l'exception
de
la
dernière
de
la
mâchoire
infé
rieure
qui
en
a
cinq
et
qui
est
terminee
par
un
talon
qui
l’agrandi:
sensiblement.
Tête
forte,
munie
de
crête:
surcilières
très
développées
,
formant
à
l’orbite
un
rebord
élevé
et
échancré;
front
peu
étendu;
museau
large
et
saillant;
yeux
rapprochés
et
fort
semblables
a
ceux
de
l’homme.
Ânglefacial
de
:0
cl
45
degrés.
*
_
Narines
obliques
à
la
base
supérieure
du
mu
‘seau.
Oreilles
‘dont
la
conque
s'alonge
sans
se
ployer
(1)
Selon
M.
le
professeur
Ceoffroy
Saint-Hilaire,
cette
espèce
,
constatée
d’après
un
individu
de
la
collec
tion
du
Muséum
d’histoire
naturelle
de
Paris
,
pourroit
bien
n'être
qu‘un
individu
frappé
d’albinifme,
mais
qu'on
ne
sautoir
précisément
rapporter
à
son
type.
en
corner,
nues,
appliquées contre
la
tête,
avec
leur
bord
supérieur
et
postérieur
anguleux.
Des
abajoues.
Lèvres
minces,
très-extens
ibles;
langue
douce.
Des
callosités
aux
fesses.
Corps
plus
ou
moins
trapu
et
épais;
bras
pro
portionnés
aux
jambes.
Les
quatre
mains
pen«
tadactyles.
Queue
plus
ou
moins
développée,
quelquefois
plus
courte
que
le
tiers
de
la
longueur
du
corps,
et
dans
une
espèce
remplacée
par
un
simple
tu
bercule.
HABIT.
Singes
très-robustes,
très-adroits,
doués
d’une
grandefpénétration
et
remplis
de
malice;
assez
doux
et
amiliers
dans
la
jeunesse,
mais
mé
chants
et
indociles
dans
l‘âge
avancé;
vivant
en
troupes
dans
les
forêts
et
faisant
souvent
de grands
dégats
dans
les
jardins
et
dans
les
champs
cul
tlVCS.
PATRIE.
L'Afrique,
I'Inde
et
les
îles
qui
en
dé
pendent.
1".
Sous
genre.
MACAQUES
proprement
dits.
Une
queue
plus
ou
moins
longue.
31°.
Esp.
NIACAQUE
OUANDLROU
,
macacus
SE
tenus.
(Encycl.
pl.
10.
fig.
4.)
Ouanderou
etlowando,
Bnff.
tom.
14.
pl.
18.
—
Simia
Silerzus
et
leoni
na
,
Gmel.
-—
Simia
Silenus,
Schreb.
tab.
1
r.
-—
Simia
leorzina
,
Penn.
Shaw.
-—
Ouanderou,
Audeb.
Hisr.
nat.
des
singes.
fnm.
z.
sect.
1.
fig.
3.
-—
Babouin
ouanderou,
G305.
Ann.
du
Mus.
tom.
i9.
pag.
102..
esp.
r:—-—.Mucaque
à
en‘
nière,
Cuv.
Reg.
anim.
tom.
1.
pag.
108.
CAR.
ESSENT.
Pelage
noir;
une
crinière
et
une
grande
barbe
grises;
queue
me'diorremenz
longue
,
terminée
par
une
rouge
de
poils.
DIMENS.
Long.
du
corps
entier,
mesuré
pied.
pouc.
lig.
en
ligne
droite,
depuis
le
bout
du
museau
jusqu'à
l'anus.
.
.
.
.
.. ..
.
.
...
2.
n
n
—-
du
tronçon
de
la
queue.
. . . .
.
.
.
u
7
n
—
de
l'avant-bras,
depuis
le
coude
jusqu'aupoigntL..................
u
u
6
—
depuis
le
poignet
jusqu’au
bout
desonles
.
.
.
.
n
4
a:
—
e
lajambe
,
depuis
le
genou
jus
qu'aumlon'n......................
n
7
n
—-
depuis
le
talon
iusqu’au
bout
des
ongles...........................
u6u
DEsCRIPT.
Corps
assez
long
et
mince
par
le
bas;
tête
paraissant
énormeâ
cause
de
l‘épaisseur
de
la
crinière
et
de
la
barbe;
pelage
composé
de
poils
fins
assez
courts
et
noirs
sur
le
Clos,’les
flancs
et
les
quatre
membres;
ventre
gris
foncé‘,
face
noire;
MAMMALOGIE.
64
une
P3":
1
e
de
la
crinière
et
de
la
barbe
formée
d;-
lol‘gî
P
Cils
gris
un
peu
frisés;
grands
poils
du
aces-J5
e
la
tête
‘noirs;
queue
noire,
terminée
U‘_‘
a
Qcon
de
poils
assez
longs;
ongles
plats
3K
'22:
flol's‘
HABV‘"
‘-
vit
dans
les
bois
où
il
se
nourrit
de
feuilles
et
de
bourgeons;
il
cause
peu
de
mal
aux
te‘
reS_
cultivées.
PÀTNE.
L’île
de
Ceylan.
Le
ESPJVI
ACAQU
E
BONNET-CHINOIS,
macacus
5
SiniCuS
(Ency
cl.
pl.
14.
fig.
3.)
Bonnet-chinois,
Bulf.
mm.
1
4...
pl.
50.
--
Simia
sinica,
Linn.
Ganel.
/
Schteb.
tab.
1;.
—-
Bonnet-chinois
,
Audeb.
Hist.
mat-
(les
singes.
fam.
4.
sect.
z.
fig.
i1.
-—
Cen-ocèbc
bonnet-chinois,‘
Geoff.
Ann.
Mus.tom.
1
9_
pag.
925.
sp.
4.
——
Macaque
bonnet-chinois,
Cuv.
Règ.
anrm.
tom.
1
.
pag.
108.
(r)
CAR,
ESSENT.
Pelage
brun-marron
;
poils
du
som
me;
de
la
tête
dcver
sont
du
centre
à
la
circonfé
rance
et
disposes
en
arme
de
calotte.
DIMEËS.
Long.
du
corps
entier,
mesuré
picd.
pouc.
lig.
en
hgne
droite,
depuis
le
bout
du
mu
seaujusqual'anus.................
I
n
,-
de
_la
tête
,
depuis
le
bout
du
museau
,
jusqu'à
l'occiput.
.
. .
. . . .
.
.
.
n
3
I0
__«
du
tronçon
de
la
queue.
. .
.
..
.
r
6
n
.-
de
l'avant
bras,
depuis
de
uis le
coude
jusqu'au
poi
_
gnet.......
»
3
I0
des-orilgelgrls.
î
iusqu’au
bout
33
—-
de
la
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b
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2.
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l'usqu'âutalorli'liff.
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d
P
8
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br_un
roux
posés
en
[a
.
05,
très-fournis
et
dis
“.
YOnS
dlvergens
d:
,
‘i
l
Est
le
vertex.
ne]
un
point
de
centre
tres
sur
les
joues'
Et
dquespoils
rares
et
grisâ
’
es
poils
noirs
sur.‘
les
sour
_
1'!
diflingue
,
Pä‘olongementenumentà
cet
égaîs
gurnans.
NOUS
par
e
était
peut-être
Jeune
et
.
0ms
prolonge
qu'il
ne
V’
U
que
de
la
face
d
.d
a
.à
cause
du
peu
de
av
-
nous
av 3
c
“a
,.
.
0"
_dans
ce
gt-
Au
surphîls
l
rndr
durci:
eu
,
Cas
3
I
cils;
poitrine,
ventre
et
face
interne
des
quatre
membres
couverts
d'un
poil
gris
clair,
dont
la
couleur
est
nettement
séparée
de
celle
du
dos
et
de
la
face
extérieure
des
bras
et
des
jambes.
HABIT.
Inconnues.
Il
est
dit-on
l'objet
de
la
véné
ration
des
Brames
,
qui
d'ailleurs,
rendent
des
respects
,
non-seulement
aux
autres
singes,
mais
encore
à
tous
les
êtres
vivans.
Comme
c'est
de
tous
les
macaques
celui
qui
a
le
plus
de
rapports
de
formes
avec
les
guenons
du
sous-genre
des
cercoce’bes
,
il
est
vraisemblable
que
ses
mœurs
ne
diffèrent
pas,
ou
diffèrent
peu
de
celles
de
ces
animaux.
PATRIE.
Le
Bengale.
‘e
Esp.
MACAQUE
TOQL‘E,
macacus
radiutus.
7 7
'
(Non
figuré).
Cercocèbe
toque,
Geoff-S.
Hilaire.
Ann.
du Mus.
d'hist.
nat.
tom.
r9.
pag.
98.sp.
;.
_
CAR.
ESSENT.
pelage
brun-verdâtre
cri-dessus;
cendré
clair
en-dessous
;
poils
du
sommet
de la
tête
divergens
et
disposés
en
forme
de
calotte.
DiMiNs?
DESCRIPT.
La
tête
osseuse
,
comparée
avec
celle
du
bonnebcliinois,
offre
les
différences
suivantes
:
le
crâne
est
plus
écrase’;
les
yeux
sont
plus
larges
que
hauts;
les
orbites
ont
leur
plan
à
angle
droit
sur
le
plan
des
os
maxillaires,
d'où
il
ré
sulte
que
le
rayon
visuel
est
plus
abaissé
et
dans
une
direction
plus
parallèle
à
la
ligne
des
mâ
choires
;
le
bonnet-chinois
au
contraire
a
la
tête
plus
bombée,
et‘
les
yeux
moins d'âplomb
sur
le
museau.
c
Pelage
d'un
brun-verdâtre
en'dessus
et
non
pas
brun
comme
celui
de
l'espèce
précédente;
dessusdes
jambes
cendré;
ventre
cendré
clair;
disposition
des
poils
du
sommet
de
la
tête
assez
analogue
à
celles
des
poils
de
la
tête
du
bonnetn
chinois.
(1)
HABIT.
Inconnues.
PATRIE.
L’Inde.
(1)
Cette
espèce
nouvelle
a
été
seulement
indiquée
par
M.
çeofi'roy.
Nous
n’avons
pas
la
certitude
com
plète
qu
elle
appartienne
au
genre
des
macaques
,
et
il
se
pourrpit
qu'elle
dût
rester
dans
celui
des
guenons,
avec
les
cercoceêes
que
,nops
y
avons
reportés.
Nous
ne
nous
som
mes
determmes
a
la
placer
ici,
ne
arce
que
M.
Geof
froy
s
attache
a
la
comparer
à
ce
le
du
banner-minois
;
ce
qui
nous
a
fait
supposer
u’elle
devoir
se
tan
er
dans
la
meme
classe
générique.
q
5
34°.
esp.
MAMMALOGIE;
65
34°.
Esp.
MACAQUE
ORDINAIRE
,
macacus
cy
nomolgus.
(Eucycl.
pl.
r
1.
fig.
2.
le
macaque
,
et
pl.
14.
fig.
1.
l’aigrette.)
Macaque,
Buf‘li
tom.
[4.
pl.
10.
——
L’aigrette,
ejusd.
tom.
14.
pl.
u.
-—
Si
mia
cynomolgos
et
simia
cynocephalus,
Linn.
-—
Cercocèltc
aigrette
et
cercocèbe
macaque,
Geoff.
Ann.
Mus.
tom.
t9.
pag.
99.
sp.
7
et
8.
——
Ma
caque,
Fréd.
Cuv.
Mamm.
lithog.
5°.
livr.
CAR.
ESSEN'I‘.
pelage
bran-verdâtre
ou
olivâtre
en
dessus;
d’un
blanc-grisâtre
en
dessous
;
bords
des
orbites
du
mâle
très-saillans
,-
un
e’pi
de
poils
rele
ve's
sur
le
milieu
du
front
de
la
femelle.
DIMENS.
(
Mâle
adulte.)
Longueur
du
pied.
pour.
lig.
corps
,.
mesuré
depuis
l'origine
de
la
queue
jusqu’au
bout
du
museau..
.
. . .
r
—dela
ueue....
;
Hauteur
En
train
de
devant.
. . .
.
. .
.
.
t
—
dutrainde
derrière
1
(Jeune
femelle
à
sa
naissance.)
Lon
gueur
du
corps
,
mesuré
des
callosités
ausommetdelatêre...
. .
.
.
. .
a)
6
3
—
de
la
tête
,
mesurée
depuis
l’oc
ciput
jusqu’au
bout
du
museau
. . .
..
. .
a
1
—
de
laqueue..................
u
7
——
de
la
Jambe,
mesurée
du
genou
au
talon.
.
. .
—
de
la
cuisse,
mesurée
du
genou
à
latêtedufémur
a
t
II
—
du
pied,
mesuré
du
talon
au
bout
dugrand
doigt....................
n
2.
4.
—-
de
l'avant-bras
,
mesuré
du coude
au
poignet........................
n
r
n
—
du
bras,
mesuré de
l’épaule
au
coude
...................
u
2
n
——
de
la
main,
mesurée
u
bout
du
granddoigtaupoignet....
n
t
8
3)
a)
,3
32
-h-h\l
0°
uÀ\O\I
n
2.
DESCRIPT.
Formes
du mâle
ou
macaque,
lourdes
et
trapues,
surtout
aux
parties
antérieures;
tête
large,
aplatie
en
dessus
et
très-forte
â
propor
tion
du
corps;
museau
court,
obtus;
nez
plat;
de
fortes
crêtes
surciliêres;
canines
très-fortes
et
très-longues
;
doigts
réunis
jusqu'à
la
seconde
phalange
par
une
membrane;
couleur
des
parties
supérieures
du
corps
,
d'un
brun-verdâtre
ou
oli
vâtre qui
résulte
du
mélange
,
sur
chacun
des
poils
de
ces
parties,
d'un
jaune
doré
avec
du
noir
sur
un
fond
gris;
parties
inférieures
d'un
gris-blanchâ
tre,
ainsi
que
le
côté
interne
des
membres;
queue
noirâtre
',
pieds
entièrement
noirs
;
Face
livide
,
à
peu
près
nue;
entre-deux
des
yeux
d'une
couleur
plus
claire;
des
poils
verdâtres,
courts
sous
les
pommettes;
sommet
de
la
tête
lisse
,
sans
aigrette
ni
crête,
ayant
les
poils
qui
le
recouvrent
uni
formément
couchés
d'avant
en
arrière;
poils
des
joues
gris
et
rares,
dirigés
en
avant;
tout
de
\
c
la
prunelle
brun;
parties
de
la
génération
cou
leur
de
chair;
gland
piriforme;
scrotum
volu
mineur.
Femelle
ou
aigrette.
sensiblement
plus
petite
que
le
mâle,
et
n'ayant
guère
plus
de
quatorze
pouces
de
longueur,
mesurée
depuis
l’origine
de
a
queue
jusqu’au
bout
du
museau;
proportions
plus
ramassées;
tête
plus
petite;
crêtes
surciliêres
moins
saillanres;
parties
de
la
génération
non
entourées
,
à
l'époque
du
rut
,
d'exubérances
charnues,
comme
cela
a
lieu
chez
d'autres
fe
melles
de
ce
genre
et
des
genres
voisins;
canines
petites,
ne
dépassant
pas
les
incisives;
face
en
tourée
de
poils
gris,
longs
et
droits;
poils
du
sommet
de
la
tête,
se
dirigeant
vers
la
ligne
moyenne
et
formant
la
une
crête
assez
élevée,
qui
s'étend
du
front
à
l'occipur:
du
reste
entière
ment
semblable
au
mâle.
Jeune
femelle
à
l’e’poque
de
la
naissance.
Tête
oblongue,
d'arrière
en
avant;
museau
saillant;
front
droit;
peau
livide,
excepté
entre
les
yeux
où
elle
est
blanche;
poils
noirs,
nombreux
sur
la
tête
et
les
parties
supérieures
du
corps;
callo
sités
saillantes,
mais
non
calleuses.
Jeune
mâle
dans
sa
seconde
amze’e.
Pelage
ver
dâtre
de
l’adulte,
remplaçant
les
teintes
obscures
du
premier
âge
,
excepté
à
la
partie
antérieure
du
sommet
de
la
tête;
face
non
entourée
des
longs
poils
qui
viennent
ensuite;
indice
d’aigrette
sur
le
vertex;
intervalle
des
yeux
blanc;
longueur
du
corps,
1
1
pouces;
proportions
,
les
mêmes.
Mâle
dans
sa
troisième
année.
Semblable
à
la.
femelle
adulte;
front
non
en
saillie;
canines
ne
dépassant
point
les
incisives
;
un
reste
du
pelage
noir
au-dessus
des
sourcils;
blanc
de
la
base
du
nez
apparent;
paupières
blanchâtres;
couleur
des
autres
parties
du
corps
semblables
à
celles
des
femelles;
face
entourée
de
poils
gris
liérissés;
organes
de
la
génération
à
peu
près
conformes
comme
ceux
de
l'adulte.
(Descript.
de
M.
Fre'd.
Cuv.)
HABIT.
Ses
mœurs
diffèrent
peu
de
celles
des
singes
du
genre
des
guenons;
quoique
plus
lu
brique
que
ceux-ci,
il
est
loin
de
l'être
autant
que
les
cynocéphales,
avec
lesquels
il
a
quelques
rapports
dans
sa
démarche
et
dans
la
Façon
dont
il
porte
sa
queue
,
arquée
près
de
sa
base
et
tom
bant en
dessous.
Son
caractère
est
indocile.
Sa
voix
ordinaire
est
un
petit
sifilement
assez
doux;
mais
lorsqu'il
est
agité
par
quelques
passions,
il
rend
des
sons
extrêmement
rauques;
il
boit
en
humant,
etc.
Il
s‘est
reproduit
dans
la
ména
I
MAMMALOGIE.
cite
a
t
muséum
d'histoire
naturell‘ede
Paris.
gTI’dE-
I
«a.
côte
de
Guinée
et
l'intérieur
de
l'A
Pàfiäq“
’
d
’
où
on
l’importe
quelquefois
en
Egypte.
‘.5011
€59
èCe
est
assez
fréquemment
amenee
en
EuIOPe
‘
e
Es?’
L’IACAQUE
MAIMON,macacus
rhesus.
.
(Ency
cl,
P].
7.
fig.
1.)
Maimon,
Bufi'.
et
Daube
x)
t
-
tom.
1
4.
pl.
19.
mauvaise.
—-
Pazas
à
quelle
courte,
Bnff.
suppl._
tom.
7.
fig. 14.
—
Maori‘?
“e
à
queue
courte,
ejusd.
suppl.
tom.
7.
fig,
1 5
-
—
Rhesus,
Audeb.
Hist.
nat.
des
singes
,
fam,
2-
-
sect.
r.
fig.
3.
-——-
Patas
à
queue
courte
,
Audeb-
îbid.
fam.
2..
sect.
r.
tub’.
4.
——-Simia
ery
thma
,
Schreb.
tab.
8.
D.
(D
après
le
macaque
à
queue
courte,
de
Ballon.)
——-
Stmta
monachus,
dusd.
tab.
i
5
.
3.?
———_
Pig
tailed
baboon
_,
Sluw.
fig’.
1
4.-
copiée
de
Buflon.
——
Maimon
ou
r/zesus
_,
Fréd.
Cuv.
Mamrn.
lithog.
11e.
livr.
—
fllagot
rhgSUS;
Geoff.
Ann. du
Nius.
tom.
t9.p.
toi
(i).
55
CUL
ESSENT.
Dessus
du
corps
d'un
gris-verdâtre;
queue
courte
et
ridée
à
sa
base;
croupe
d'un
jaune
1
dore’;
extre'mites
grises.
D‘MENS.
(
Femelle
Iadulre.
)
Longueur
PÏE‘L
P°“°'
"5
du
corps
,
mesure
de
l'origine
de
la
queue
a.
l’occrput
a:
Il
_._
de
l’occiput
au
bout
du
museau.
.
3
,-delaqueue..................
a
y
9
—{anteuraux‘é
aules..............
1
(Jeune
‘mule.
aul‘cnton.)
Long.
du
corps
entier,
mesuré
en
droite
ligne.
depuis
le
bout
du
muse
au
jusqu’à
l'anus
—I
de
la‘rête
,
depuis
le
bout
du
mu
seau
jusqu
a
l’occiput.
.
..‘
33
n
I
‘
-..........
I’
4
10
——
un
tronçon
de
la
queue
. .
. . .
2»
5
4
-——
de
lavant
bras,
depuis
le
coude
jusqu'au
poignet.
.
. .
-
-
-
.
. .
.
.
. .
6
a;
__
depuis
le
oi
Pet
_
J .
. .
. .
u
des
onglesnunpnî.
lusqu
au
bout
8
—dela'ab
'-
'
'
'
'
”
3
qwau
m
on’.
Î’.
ÎLPU'S
le
genou
jus
'.'"
J
....
a:
6 7
“te,
clui
résulte
d
.
à
C
couvrent
,
gris
dans
3
(lue
les
poils
qui
les
re
n‘
sontjaunes
et
noirs
lzîsgue
toute
leur
longueur,
ou‘,
le
jaune
palissant
>
et
rendant
ces
parties
Prenant
une
teinte
plus
le
mucu
.'
‘ ‘
Fréd,
'
.
N
M_
queue
courte
de
Buä'ëijersrappprtent
a
ce
lsinge
‘
‘
'
-
,s
upp_t'om.
7.p.1;.
dans
125”.
,
1;‘
qPîue
étoit
e03"?
c'est
un
mac
{que
0rd‘:
C
0*
Pee.
C’esfluj
qlll
estfigure
vive
sur
les
cuisses,
qui
sont
d'un
jaune
plus
bril
lant
et
plus
doté
que
les
régions
voisines;
gorge,
cou,
poitrine
,
ventre
et
face
interne
des
membres
d'un
blanc
pur;
queue
verdarre
en
dessus
et
grise
en
dessous;
peau
de
la
{acta/des
oreilles
et
des
mains
,
ayant
une
terme
comme
très-claire
et
tout-à-fait
dénuée
de
poils;
Fesses
d'un
rouge
très-vif,
qui
descend
sur
les
jambes,
remonte
sur
la
croupe
et
embrasse
la
queue
à
son
origine;
cette
couleur
subsistant
toujours
et
étant
d'autant
plus
étendue
et
d'autant
plus
vive
que
l'époque
du
rut
est
plus
près
d'arriver
chez
les
femelles;
rut
ne
se
manifestant
pas
par des
exubérances
volumineuses;
peau
du
derrière
des
cuisses
et
de
la
base
de
la
queue
ridée
après
cette
époque.
Poils
dont
se
compose
le
pelage
extrêmement
-
fins,
doux
et
soyeux
,
épais
sur
les
parties
supé
rieures
du
corps,
mais
très-rares
en
dessous,
d'une
seule
nature
;
peau
très-flasque.
Mâles
adultes
ne
différant
des
femelles
que
par des
favoris plus touffus
,
des
proportions
plus
trapues,
une
taille
plus
grande
et
des
canines
plus
Fortes
(Fréd.
Cuv.)
;
gland
de
la
verge
ter
miné
par
trois
tubercules,
dont
deux
oblongs
et
placés
sur
les
côtés,
et
le
troisième
arrondi
,
plus
petit
que
les
deux
autres,
et
placé
sur
le
devant
;
l'orifice
de
l'urètre
se
trouvant
entre
ces
trois
tu
bercules.
HABI'i‘.
Familier
etassez
docile
dans
la
jeunesse,
ce
singe
devient
ensuite
méchant
et
même
fé
roce
avec
l'âge.
‘
PATRIE.
Les
Indes
orientales,
les
forêts
du
bord
du
Gange.
36°.
Esp.
MACAQUE
BRU-N,macacus
nemestrinus.
(Encycl.
pl.
10.
fig.
a.)
Singe
à
queue
de
co
chon
,
ELl‘V.
Glan.
pl.
2.
i
4,.
—Simia
nemestrina,
Linn.
Gmel.
——
Simia
platypygos,
Schteb.
tab.
5.
B.
——
Simia
nenzestrina
,
ejusd.
tab.
9.
—
Ba
bouirz
à
longuesjambes,
Penn.
Bufl'.
suppl.
tom.
7.
fig.
S.
——
Brown
baboon
,
simiafusca,
Sliaw.
Gen.
2001.
tom.
1.
part.
I.
pag.
2.4.
pl.
15.-
Magot
maimon,
Geoff.
Ann.
Mus.
tom.
1
9.
pag.
101.
sp.
5.
—
Macaque,
espèce
inédite
,
Ftéd.
Cuv.
pl.
du
Dict.
des
sc.
nat.
5°.
liv.
8.?
CAR.
ESSENT.
d'un brun
foncéen
dessus
;
milieu
de
la
tête
et
une
bande
dorsale
noirs,-
queue
petite
et
grele,
ne
pendant
quejusqu’a'
la
moitié
de
la
caisse;
‘du
jaunatre
autour
de
la
tête
et
aux
membres.
DIMENS.
Beaucoup
plus
grand
que
le
précédent.
DESCRLPT.
Pelage
d'un
brun-roussâtre,
tirant
sur
,MAMMALOGIE.
tout
au
brun-troir'sur
la
ligne
moyenne
du
dos
,
et
particulièrement
sur
les
lombes;
poils
du
des
sus
de
la
tête
bruns
et
disposés
pour
former
une
aigrette
en
convergeant
vers
le
sommet;
face
,
oreilles
et
mains
presque
nues;
dessous
du
cou
,
gorge
et
parties
inférieures
couverts
de
poils
d'un
gris-
fauve
très-pâle;
queue
brune
en
dessus.
(Description
d'une
femelle
qui
a
mis
bas
un
petit
en
1807
:‘t
la
ménagerie
du
Muséum
d'his
toire
naturelle.)
‘
Jeune
individu
.au
moment
de
sa
naissance,
ayant
environ
huit
pouces
de
longueur,
la
tête
ronde,
tout
le
dessus
du
corps
d'un
brun
foncé
,
le
dessous
gris-brun
clair
,
et
la
queue
à
peu
près
aussi
longue
que
celle
de
sa
mère.
Nota.
Si,
comme
nous
le
pensons
,
le
maca
‘que
inédit
,
figuré
dans
les
planches
du
Diction
naire
des
sciences
naturelles,
se
rapporte
à
l'es
pèce
du
macaque
brun,
ce
singe
est
arricnlière
ment
distingué
du
précédent,
avec
lequel
on
l'a
long-temps
confondu,
parce
que
la
femelle
a
les
fesses
et
surtout
le
dessous
de
la
queue
extraordi
tement
tuméfiés
à
l'époque
du
tut.
'Un
individu
de
la
collection
du
Nluséum
,
de
*
très-grande
taille
,
puisqu'il
nous
paroîr
avoir
plus
de
deux
pieds
de
longueur,
diffère
assez
de
celui
que
nous
venons
de
décrire
,
pour
qu'il
nous
pa
roisse
nécessaire
de
relater
ses
principaux
carac
tères.
Il
a
le
dos
d'un
brun-noirâtre,
les
épaules
olivârres,
la
face
externe
des
pieds
gris-jaunâtre,
le
dessous
de
la
gorge
gris-blanc,
le
ventre
un
peu
jaunâtre
,
les
oreilles
petites
,
avec
des
poils
blancs
derrière
chacune.
HABIT.
Inconnues.
PATRIE.
Java,
Sumatra.
4
Il“.
Sous-genre.
MAGOT.
Queue
remplacée
par
un
simple
tubercule.
37°.
Esp.
MACAQUE
MAGOT,
macacus
inuus.
(EncycLpl.
6.
fig.
5.
5.
a
et
r.
)
Pithecos
d'A
rrstote
et
de
Galien.
——
Cynocephalus
,
Prosper
Alpin
et
Briss.
——
Simia
inuus,
Linn.
Gmel.
Erxleb.
——Schreb.
tab.
4.
et
5.
——Simia
pitlzccus,
ejusd.
tab.
4.
B.
-.—
Magoc,
Buff.
tom.
t4.
pl.
3
.er
9.-
Audeb.
Hist.
des
singes,
fam.
x.
sect.
;.
fig,
t.
—Àlagot,
Fréd.
Cuv.
Mamm.
lithogr.
1°.
liv.
——
Pithèque,
Buff.
suppl.
7.
pl.
2., 3
,
4.,
5
_’
——-
Sirnia
silvanus,
Linn.
Gmel.
(Le
jeune
âge.)
l
l !
CAR.
El'SENT.
Pelage
d'un
gris-verdâtre’;-
un
ap
perzdice
cutané
au
lieu
de
queue.
DIMENS.
Long.
du
corps,
mesuré
depuis
Pied.
P0“.
lis
la
nuque
jusqu'aux
fesses
.
. .....
.
. .
.
r
7
9
m
de
la
tête,
mesurée
depuis
l’occi-
‘
put
jusqu'au
bout
du
museau.
. . . .
.
. .
w
7 x
Hauteur
du
train
de
devant.
.
. . .
.
. .
I
7
:
——-dutraindederrière...........
t
y
9
Dl-LSCRIPT.
Tête
grosse;
‘nez
fort
plat;
narines
sembïables
à
deux
fentes
tombant
à
angle
droit
l'une
sur
l'autre;
museau
large
et
saillant;
yeux
petits
,
rapprochés
etrenfoncés'
sous
des
crêtes
sur-
_
I
cilières
très-apparentes
',
—canines
fortes
;
front
peu
étendu;.oreilles
nues,
dont
la
conque
s'a
longe
en.
pointe
sans
se
plier
en
cornet;
cou
court
;
corps
épais
et
ramassé;
fesses
calleuses
,
mais
non
pas
nues
comme
celles
des
cynocépha
les;
verge
du mâle
terminée
par
un
gland
piti
forme
,
rentrant
en
entier
dans'le
scrotum
',
mains
et
pieds
avec
des
ongles
plats;
pouces
très-déve
loppés
aux
pieds
,
petits
aux
mains;.des
abajoues
très-vastes;
les
deux
premières
molaires
n'ayant
que
deux
tubercules
à
leur
couronne
et
les
trois
autres
en
présentant
quatre
,
à.
l'exception
de
la
dernière
de
la
mâchoire
inférieure
qui
en
:LCinq',
et
qui
est
terminée
patun
talon.
, .
Pelage
du
sommet
et
des
côtes
de
la
tête
,
des
joues
,
du
cou
,
des
épaules
et
de
la
parrie'du
dos
qui
leur
correspond,devanr'
les
membres‘
anté
rieurs,
d'un
jaune
doré
assez.vif,
mélangé
de
quelques
poils
noirs
,
chaque
poil
étant
gris
foncé
à sa
base
et
annelé
de
jaune
et
de
gris
dans
le
reste
de
sa
longueur;
les
autres
parties
supérieu
resdu
corps
d'un
jaune
beaucoup
plus
grisâtre
,
et
offrant
des
bandes
transversales
noirâtres
qui
sont
dues
à
ce
que
les
poils
se
séparant
accidentelle
ment
par
bandes,
laissent
voir
leur
partie
infé
rieure
qui
est
d'un
gris
foncé,
et
aussi
à ce
que
des
poils
noirs,
mêlés
dans
le
pelage
,
se
dévelojy
peut
surtout
par
bandes;
toutes
les
parties
infé
rieures
,
ainsi
que
la
face
interne
des
membres,
d'un
gris-jaunatre
,
ainsi
que
les
poils
qui gar
nissent
les‘joues;
quelques
poils
noirs
avec
le
bout
jaune
à
l'angle
interne
de
l'œil,
et
formant
131
une
petite
tache
noirâtre
qui
descend
oblique
ment
sur
la
joue
;
face
une
,
entièrement
d'une
couleur
de
chair
livide,
ainsi
que
les
oreilles,
_
dont
les
bouts
sont
couverts
de
poils;
poils
des
joues
formant
comme
d'épais
favoris
et
se
diri
geant
d'avant
en
arrière;
poils
des
avant-bras
se
portant
de
bas
en
haut;
testicules
couleur
de
chair
comme
le
reste
de
la
peau
de
l'animal
-,
pe
lage
très-fourni
de
poils
qui
sont
tous
d'une
seule
I2.
6g
M‘A‘MMALOGIE.
sorte;
femelles
plus
petites
que
les
mâles
,_
ayant
des
canines
à
peine
plus
longues
que
les
incisives,
du
reste
leur
ressemblant
parfaitement.
(Fréd.
Cuv.
Descript.
du
magot.)
HABIT.
Fort
intelligent,
apprenant
très-facilement,
dans
sa
jeunesse,
àexécuter
plusieurs
exercices
d'agilité
ou
d'adresse;
très-grimacier,
surtout
dans
ses
momens
d'impatience,
pendant
les-
quels
il
montte
les
dents
,
en
agitant
rapidement
la
mâchoire
inférieure
et
en
aisant
grincer
ses
dents;
devenant
triste,
taciturne,
méchant
et
même
indomptable
dans
sa
vieillesse.
PATRIE.
La
Barbarie,
I’Egypte,
les
rochers
des
environs
de
Gibraltar
en
Espagne.
VIII‘.
GENRE.
CYNOCÉPHALE,
cynocephalus,
Briss.
Erxleb.
Cuv.
Fréd.
Cuv.
Illig.
Simia,
Linn.
Bodd.
Papio,
Briss.
Erxleb.
Cuv.
Illig.
Geoff.
Lacep.
CAR.
Formule
dentaire
:
incis.
i
canin.
1:,
4
t
—n
'
5-5
.__.
molaires
5_»S
—
32.
Canine:
très-fortes.
Dernière
molaire
inférieure
de
chaque
côte
ayant
un
talon.
Tête
et
museau
fort
alongés;
narines
sans
mufle,
placées
à
l'extrémité
de
ce
dernier,
qui
est
comme
tronqué
au
bout
et
ressemble
en
cela
au
museau
des
chiens.
Angle
facial
de
30
à
3;
degrés.
Crêtes
surcilières
,
sagittal:
et
occipitale
très
développées;
orbite
échancré.
0s
maxillaires
rrès-renflés
;
face
ridée
de
stries
longitudinales.
Front
très-effacé.
Oreilles
aplaties
et
anguleuses.
Des
abajoues.
Membre:
à
peu
près
d'égale
longueur
très
robustes.
'
De
larges
callosite's
sur
les
fesses,
qui
sont
nues.
_
Une‘
queue
tantôt
très-longue,
relevée
en
dessus
a
sa
base
et
pendant
ensuite
perpendicu
lairement;
tantôt
très-petite,
trèsvmince
et
per
pendiculaire
au
corps.
NOURIJÏI’U
R
E.
Des
fruits
,
des
racines.
HABIT.
Très-méchans,
d'un
naturel
grossier
et
brutal,
excessivement
lubriques.
PA'I‘RjE.
L'Afrique,
l’Arabie.
I".
Sous
—genre.
B
A
B
0
U
IN
5.
Une
queue
plus
longue
ou à peu
près
aussi
longue
que
le
corps.
,8‘.Esp.CvNocÉPHALE
BABOUIN,
cynocephalu:
babouin.
(Encycl.
pi.
9.
fig.
1.
a.)
Cercopizhègue
cyno
ce'phale,
Briss.-Simia
cynocephalos,
Linn.
Bt_xl.
—
Petit
papion
,
Bufl'.
tom.....pl.
l4.
—-
Papier:
cynoce'phale,
Geoff.
Ann.
Mus.
tom.
.1
9.
p.
1
02..
—
Babouin,
Fréd.
Cuv.
Mamm.
lithogr.
4‘.
livr.
—
Vraisemblablement
le
cynacephale
des
Anciens.
CAR.
ESSEN’I‘.
Pelage
d'un
jaune-verdâtre;
face
de
couleur
de
chair
livide;
cartilage
des
narines
,
ne
dépassant
pas
les
os de
la
mâchoire
supérieure;
favoris
blanchâtres.
DIMENS.
Long.
du
corps.
mesuré
depuis
pied.
pouc.
lis.
le
bout
du
museau
jusqu'aux
callosrtés
desfesses..................'......
2.
5
a
—
de
la
tête,mesurée
depuis
l'oc
ciput
jus
u’au
bout
du
museau
. . .
. .
.
.
a
9
n
—deaqueue..................
r
4
a.
Hauteur
au
tram
de
devant...
..
r
10
6
——autramdedemère............
r
9
u
DESCRIPT.
Narines
prolongées
autant
que
les
mâchoires,
séparées
en
dessus
par
une
échan
crure
très-marquée,
et
dont
les
cartilages
la
téraux
ne
s'avancent
pas
autant
que
le
cartilage
moyen;
queue
relevée
à
son
origine
et
descen
dant
ensuite
jusqu'aux
jarrets;
museau
d'une
couleur
de
chair
livide,un
peu
plus
claire
autour
des
yeux;
parties
supérieures
du
corps
d'un
jaune-verdâtre
assez
uniforme,
qui
résulte
de
poils
couverts
de
larges
anneaux
jaunes
et
de
pe
tirs
anneaux
noirs
qui
produisent
le
verdâtre‘,
toutes
les
parties
inférieures
d'un
jaune
plus
pâle
que
les
supérieures
;
une
touffe
de
poils
de
chaque
côté
des
mâchoires
,
ou
des
favoris
blanchâtres.
Les
jeunes
individus
ayant
les
mêmes
couleurs
que
les
adultes
en
dessus,
d'un
blanc
sale
en
des
sous;
museau
moins
saillant;
organes
génitaux
moins
développés;
point
de
scrotum
apparent
;
testicules
renfermés
dans
l'abdomen;
couleur
des
fesses
tannée.
La
femelle
n'ayant
pas
encore
été
décrite
ni
observée.
(Fre’d.
Cuv.)
MAMMALOGIE.
HABIT.
Peu
connues.
PATRIE.
L'Afrique
septentrionale.
39‘.
Esp.
CYNOCÉPHALE
PAPION,c_ynocep/1alus
papio.
(Encycl.
pl.
6.
fig.
4.)
Papion,
Buff.
tom.
:4.
pl.
15.
—-
Audeb.
Hist.
nat.
des
singes,
fam.
3.
sect.
1. fig.
"
.
———-
Simia
cynocephalus,
Brongn.
Journ.
d'hist.
nat.
(jeune.)
—
Schreb.
tab.
r
5.
B.
d'après
Brongn.
—
Fréd.
Cuv.
Mamm.
lithog.
6°.
livr.
(mâle.)
et
7°.
livr.
(jeune
femelle.)
(r)
CAR.
ESSENT.
Pelage
d'un
brun-jaunâtre;face
en
tièrement
noire
,'
cartilage des
narines
dépassant
les
mâchoires
à
leur
extrémité
supérieure;
favoris
fauves.
DIMENS.
(Jeune
individu.)
Longueur
du
pied.
pouc.
lig.
corps,
mesuré
depuis
le
bout
du
mu
seaujusqu’àl’anus...............:..
2.
3
n
-—
de
la
tête
,
depuis
l’occiput
jus
qu’auxnaseaux....................
»
9 6
—delaqueue..................
t
8
5;
Hauteur
au
train
de
devant........
1
ro
»
——
au
train
de
derrière...........
r
8
:1
Longueur
de
la
paume
des
mains.
.
.
.
a:
4
6
—
de
la
plante
des
pieds..........
u
5
9
DESCRIPT.
Cartilage
des
narines
dépassant
plus
que
dans
le
babouin,
les
mâchoires
à
leur
extré
mité
supérieure;
face
,
oreilles
et
mains
entiè
rement
noires;
paupières
supérieures
blanches;
pelage
en
général
d'un
brun-jaunâtre,
résultant
de
poils
alternativement
couverts
de
petits
an
neaux
noirs
et
brun
clair,
comme
tiqueté
de
ces
deux
couleurs;
poils
des
joues
fauves
et
en
forme
de
favoris
,
dirigés
en
arrière;
ceux
du
dessus
du
cou
bien
plus
longs
que
ceux
des
autres
parties
du
corps
;
face
interne
des
cuisses
et
des
jambes,
partie
postérieure
du
ventre,
dessous
du
cou
et
environs
des
mamelles
presque
sans
poils.
Jeunes
individus
et
femelles
ne
différant
pas
des
adultes
pour
les
couleurs,
mais
beaucoup
pour
les
formes,
n’étantpas
aussi
trapus,
et
leur
museau
étant
beaucoup
moins
alongé.(Fred.
Cuv.)
HABIT.
Actif,
pénétrant,
très-lubrique
et
mé
chant.
PATRIE.
La
côte
de
Guinée.
4o‘. Esp.
CYNOCÉPHALE
CHACMA,
cynocepha
lus
porcarius.
(Non
figutée
dans
l'Encycl.)
Simiaporcaria,
Bodd.
Naturf.
2.1.
pag.
17.
fig.
r
et
2..—-—Papio
(1)
M.
Fréd.
Cuvier
remarque,
avec
raison,
que
le
papmn
de
Gesner.
‘e
bubouin
de
Btlsson
et
le
simia
sphinx
de
Lrnnæus
ne
diffèrent
pas
du
mandrin.
tomatus
et
porcarius
,
Geoff.
Ann.
du
Mus.
d'hisr.
nat.
tom.
19.
pag.
102.
et
10;.
sp.
3
et
6.—
Singe
noir,
Vaillant
,
1‘.
voyage.
——
Clroak-ka
ma
de
Kolbe.
-—
Simiaporcmia
,
Schreb.
tab.
8.‘
B.
——
Linn.
Gmel.
—-—
Chacma,
Fréd.
Cuv.
Mamm.
lithog.
7°.
livr.
(1)
CAR.
ESSEN’I‘.
pelage
d'un
noir-verdâtre
en
dessus;
une
crinière
de
grands
poils
sur
le
cou;
face
d’un
noir-violâtre
;
tour
des
yeux
plus
pâle
;
paupières
supérieures
blanches.
DIMENS.
(Mâle
adulte,
âge’
de
dix
ans.)
picd-
POLIC-
lig
Hauteur
aux
épaules
.
. . .
.
.
.
z
‘
n 4
—-—
autrain
dederrière............
I
9
4
Long.
du
bout
du
museau
à
l'occiput
r
n
n
-—delaqueue.........
8
»
DESCRIPT.
Couleur
générale
d'un
noir-verdâtre
,
plus
pâle
à
la
partie
antérieure
des
épaules
et
sur
les
flancs
que
le
long
du
dos;
poils
gris
à
leur
base
et
noirs
ensuite,
avec
quelques
anneaux
d'un jaune
plus
ou
moins
sale;
tête
avec
une
teinte
verte
plus
marquée;
face
et
oreilles
nues,
ainsi
que
la
plante
des
pieds
et
la
paume
des
mains;
très-peu
de
poils
sur
la
face
interne
des
bras
et
des
cuisses;
doigts
aux
pieds
de
derrière
surtout
,
garnis
de
poils
courts,
rudes
et
noirs;
queue
terminée
par
une
forte
mèche
noire;
cou
garni
de
poils
très-longs
,
formant
une
crinière
;
favoris
dirigés
en
arrière
et
de
couleur
grisâtre;
peau
des
mains,
de
la
face
et
des
oreilles
d'un
noir-violâtre;
tour
des
yeux
d'une
teinte
plus
pâle;
paupière
supérieure
blanche
comme
celle
de
la
gueuon
mangabey;
narines
séparées
par
une
forte
échancrure;
partie
supérieure
et
anté
rieure
de
la
tête
tout-à-fait
aplatie;
callosités
des
fesses
très-petites.
Femelle
sans
crinière.
(Descript.
de
M.
Fre’d.
Cuv.)
HABIT.
Le
mâle
est
très-indocile
et
féroce;
la fe
melle
entre
en
rut
chaque
mois.
PATRIE.
Le
Cap
de
Bonne-Espérance.
.-aa;
l
i‘.
Es
.
CYNOCÉPHALE
TARTARIN
c
noce
4
P
x
3'
plut/us
hamadryas.
(Encycl.
pl.
10.
fig.
3.)
Cynocephalus
,
Gesn.
(i)
M.
Georges
Cuvier
ajoute
à
la
synonymie
de
ce
singe
le
simia
union
de
Pennant,
le
simia
sphingio/a
d'Hermann,
la
guenon
à
face
alongt'e
de
Pcnnant
et
de
Buffon.
(
Voyez.
Encycl.
,
pl.
8,
fig.
1.)
Suivant
lui,
ces
espèces
factices
ne
tiennent
qu’au
lus
ou
moins
bon
état
des
individus,
ou
à
leur
age.
(Suant
à
nous
,
nous
croyons
que
leurs
caractères
sont
trop
peu
marqués
pour
qu’rl
soit
ossible
de
se
décider,
soit
a
les
réunir
à
une
espèce
a
mise,
soit à
les
distinguer,
comme
formant
des
espèces
particulières.
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