Traité élémentaire d'archéologie . T. 2
Abstract
Tome premier (246 p. , [2] h. pleg.) -- Tome second (IV, 324 p., [2] h. pleg.)
Full text
V 1 <SucçclopéMc ÿJortatinc. COLLECTION DE SUR LES SCIENCES , Les Arts, l'Histoire et les Belles-Lettres; par messieurs AUDOUIN, AJASSON DE GRANDSAGNE , ELANQUI AINE, BAILLY DE MERL1EUX, RORY DE SAINT -VINCENT , CHAMI’OLLION -FIGEAC , FERDINAND DENIS, DEPPING> MILNE-EDWARDS , HACHETTE, LEON SIMON ,MALEPEYRE, ETC., ETC. Scientia est arnica omnibus.
Imprimerie de IIennuyer et Türpin, me Leniereier, 2i Ilalignolles.
r TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE D’ARCHÉOLOGIE CONTENANT les Traités sur les Pierres gravées , les Inscriptions,les Médailles ,les Ustensiles sacrés et profanes ,Meubles ,Armes, etc., suivi de la Biographie des pins célèbres antiquaires, de la Bibliographie archéologique et d’un Vocabulaire. ORNÉ DE PLANCHES. PAR M. CHAMPOLLIOA-FIGEAC. Prisci œvi vestigia. Deuxième édition revue et augmentée. ftonfrsrcimtrr—-™”-\ r. , q\ VAECA ?R0Y:‘p . v « ^nirk»*- ,* j.'H i*ut'-f A Q» T'TVT’ #f, t-’5-i-V VJ.1. i4.4 PARIS MAIKET ET FOURNIER ,LIBRAIRES-ÉDITEURS RUE NEUVE-DES-PET1TS-CIJAMPS, 50. 1842.
TABLE DES MATIÈRES QUATRIÈME DIVISION. Cryptographie, ou pierres gravées. Pag. i Section première. Notions générales. id. §î. Origine et histoire.id. §II. Matériel de Vart. 7 Intailles, camées, eic. 10 §III. Abraxas.1*2 §IV. Cylindres. 13 §V. Critique des pierres gravées. 15 §VI. Sujets des pierres gravées. 18 §VIL Collections glypiograqhiques chez les anciens.23 §VIII. Artistes anciens. 28 Liste des graveurs et de leurs ouvrages. 29 §IX. Pierres gravées célèbres. 34 SX. Collections modernes et leurs descriptions. 38 §XI. Empreintes. 42 SXII. Classification des pierres gravées. 44 Tableau de classification. 48 Section II. Glyplographie des divers peuples anciens.id. SI. Glyplographie égyptienne. -49 SIL Glyplographie étrusque. 61 Pierres étrusques àsujets étrusques. 85 a
rPIERRES GRAVEES. être encore des musiciens qui ,à1exemple de risménias de Pline ,portent un camée comme insigne de leur art, et, comme ce joueur de flûte, sont toujours fâchés de ne pas l’acheter àplus haut prix. . 4. Mais considérant ici ces pierres gravées sous un rapport plus grave et plus utile sans cloute ,clans l’intérêt de l’étude des arts et des coutumes de 1anticjuite 9on peut due vraiment que leur importance àcet egard n’est surpassée par aucune autre sorte de monument. Avec les procédés et l’histoire des arts, on ytrouve la religion ,l’histoire ,les écritures, les opinions, les costumes et jusqu’aux amusemens des anciens peuples ;les portraits de leurs grands hommes ;la reproduction, dans des proportions très resserrées, de quelques-uns des chefs-d’œuvre de leur architecture ,de leur sculpture ou de leur peinture ,qui ne sont pas venus jusqu’à nous ;des indices certains sur leurs progrès dans la connaissance de la nature ,et une foule d’exemples de ces compositions gracieuses, singulières ou fantastiques que le goût ou le caprice des artistes grecs multiplia àl’infini. C’est par l’étude des pierres
5 ORIGINE ET HISTOIRE. gravées que Raphaël et Michel-Ange s’épargnèrent des tatonnemens qui auraient peutêtre ralenti les élans de leur génie. D’autres peintres célèbres yont trouvé des compositions qu’ils n’ont pas dédaigné d’imiter, et la glyptique moderne ,dont la restauration est toute récente en France ,travaille encore d’après les beaux modèles que fournit l’antiquité, et qu’elle n’a pas égalés. 5. L’époque de l’invention de Fart de graver sur pierres fines, est tout-à-fait ignorée. Elle remonte aux plus anciens temps connus par les documens de 1histoire. LExode (XXYIT ,9et suiv. )énumère les diverses pierres gravées qui doivent iaire partie des vêtemens du grand-prêtre Aaron, et cette indication remonte au X\ Iesiècle avant Fère chrétienne. Les Éthiopiens ,selon Hérodote ,gravaient aussi des cachets ;on connaît des pierres avec des inscriptions en sanskrit, ancienne langue des peuples de l’Inde; mais dans la pratique de cet art, comme pour tous les autres ,l’Egypte conserve encore sur tous les peuples son antériorité, démontrée àla fois par les relations historiques et par des monumens qui sont venus jusqu’à
^PIERRES GRAVEES. nous. Leroi d’Égypte qui choisit Joseph pour son ministre ,lui donna son anneau comme témoignage de la délégation de son autorité, et Joseph précéda les temps de 1Exode de plusieurs générations. Les collections des pierres gravées égyptiennes, appelées scara• bées parce qu’elles ont la forme de cet insecte, nous en montrent qui ,dans leuis inscriptions ,portent des noms de rois antérieurs àl’existence même de Joseph. L’étude des monumens de la glyptique prouve donc que les plus anciennes productions de cet art sont des ouvrages des Égyptiens. 6. Les Étrusques ,les Grecs et les Romains le pratiquèrent aussi, et il se conserva comme tous les autres arts jusqu’à l’irruption impétueuse de la barbarie sur les restes dégénérés de l’ancienne civilisation. On est induit àcroire que les Etrusques l’apprirent des Egyptiens ,parce que les plus anciennes pierres gravées Étrusques ont aussi la forme d’un scarabée. Dans tous les cas, les Italiotes précédèrent les Grecs dans la connaissance de Hart glyptique ,comme dans celle des autres arts qui dépendent du dessin ,et ils ytravaillèrent avant leur
BLlTElUJEL DE LAKT. j \première communication avec les Grecs. KMais les Grecs dedeur côté portèrent cet art jusqu’à son plusliaut point de splendeur, et !c’est àleur génie qu’on est redevable de son admirable perfection. Les Romains furent les élèves des Grecs et n’égalèrent jamais leurs maîtres. §II. Matériel de Vart. 7. La mécanique de la glyptique n’a été décrite dans aucun des ouvrages qui nous restent des anciens ;on trouve quelques indications éparses dans les livres de Pline; mais on areconnu que les anciens procédaient comme les modernes ,en employant la scie (terebra J,la bouterolle (ferrum retusum) propre àuser la pierre ou àl’entamer, le touret ,la poudre et la pointe de diamant. Iis avaient fait aussigusage du naxium ou grès du levant ,ensuite dufschiste d’Arménie ,et enfin de l’émeril qu’ils appelaient smjrns , et de l’os de seiche pour polir. Il paraît que les artistes anciens se chargeaient eux-memes de ce soin; aussi la perfection du poli est-elle un des caractères remarquables des pierres antiques. Ces artistes étaient désignes en g^~
gPIERRES GRAVÉES. lierai sous la dénomination de lithoglyphes ,é graveurs en pierre, mot grec dont le latin r scalptor ou cavator parait avoir été synonyt me. L’art de monter les pierres portait chez c les grecs le nom de hthocollesis ,et ceux qui j s’y adonnaient àRome ,s’appelaient cornpo- £ sitores gemmarum. Enfin on donnait le nom c de dactylioglyphes aux graveurs d'anneaux,et j l’on atiré de celui-ci les mots dactyliologie ,i la science des pierres gravées en général ,< mais plus spécialement des bagues qu’on portait aux doigts ;dactylographie ,la science de leur description ,et dactyliothèque ,cabinet ou collection de raonumens de ce genre. 8. Les substances employées par les anciens dans la glyptique, furent variées et nombreuses ;elles sont animales tvégétales, minérales ou artificielles. Parmi les premières, on compte le corail et l’ivoire; parmi les secondes, le citronier ,le buis, l’ébène ,le sycomore, etc. ;les substances minérales, sont l’argile ou bien des bitumes, des métaux ou des pierres :i° l’argile cuite ;le jayet ,le charbon-fossile ,le succin ,le cliryseîectrum ,etc. ;3° l’hématite, la calamite, la malachite et l’aimant ;4° les pierres ont
MATÉRIEL DE l’aRT. 9 3 ')été plus généralement employées ,et leur variété est presqu’infinie ;parmi les pierres ^diverses travaillées par les anciens, on areconnu le lapis lazuli ,le schiste calcaire ,la pierre ollaire ou pierre thébaine des anciens, }*et la stéatite ou pierre de lard ;on aaussi fides exemples de pierres magnésiennes employées par les anciens ,et parmi les substances siliceuses ,qui font feu sous le briquet ,les artistes ont choisi les plus dures •comme se prêtant plus sûrement àla finesse 1et àla délicatesse des traits. On les classe selon qu’elles sont transparentes, semi-trans- parentes ou opaques ,et on compte daiis ces trois classes ;i° le diamant, le rubis , le sapliyr ,la topaze, l’émeraude ,l’amétliyste ,l’aigue marine, le grenat ,l’hyacinthe, qu’on croit être le craterites de Pline ,le cristal de roche ;2°la plasme d’émeraude , ou prase ,l’opale ,le girasol, espèce d’opale très chatoyante ,l’hydrophane, les agathes , la chaîcédoine, la cacholong, la sardoine ,la cornaline, le jade; 3° le jaspe verd ,jaune, brun, noir, gris, ou sanguin, c’est-à-dire, vert parsemé de taches rouges, le granit ,le basalte, la serpentine, la siénite; enfin par-
a IO pierres gravées. mi les pétrifications ,la turquoise aété soi,, vent employée par les anciens a. Les substances artificielles qu ils im rent ordinairement en œuvre ,étaient de, vitrifications ;ils coloraient le verre et ! porcelaine ,ils reprenaient et ouvrageaien au touret les pièces de verre qu’ils avaieti d’abord coulées ;ils combinaient des cou, ches de couleurs diverses ,qu’ils soudaieu par l’action du feu. Les Egyptiens fire» aussi des émaux dans la plus haute anti quité ,et le nombre de leurs scarabées ei porcelaine ou autres matières cuites ,es très considérable. Les anciens composerez aussi des pâtes vertes ,bleues ,blanches, etc., imitant les pierres fines; les objets antiques de cette nature sont également recherchés ;leur prix est indépendant de la matière ,mais on doit àces espèces de contrefaçons yla connaissance de plusieui ouvrages admirables dont les originaux nt nous sont point parvenus. loï’ Lâ nature de la gravure sur les pierrieS jvlés^fait diviser en deux grandes sec ytions; i° lètintaiUes ,ou pierres .gravées ei creux ;2° les camcesyou pierres gravées z ?c;iT*'• P!A! >»ir\ i . 1 .» re G c( n H n d c r €
MATÉRIEL DE i’âRT. IT r/ relief. Les Egyptiens ,les Etrusques ,les Grecs et les Romains pratiquèrent également ces deux méthodes. Le scarabée figuré en relief et dans tous ses détails sur les pierres égyptiennes ,constitue certainement un camée ,quoique le plat de la pierre porte ordinairement un sujet ou une inscription en creux ;on connaît d’ailleurs plusieurs pierres égyptiennes dont la partie plate est encore taillée en camée ,quoique le relief soit dans le creux. Il en est de meme des scarabées étrusques. Outre les deux grandes divisions qui viennent d’étre indiquées ,les pierres gravées reçoivent encore d’autres dénominations caractéristiques ,tirées de leur forme ou de la^nature même du sujet. On appelle scarabées ,les pierres qui ont la forme de cet insecte posé sur une base applatie; cabochons ,les pierres convexes ;grylli^ celles qui offrent des sujets grotesques ;caprices 9les sujets groupés d’une manière bisarre; chimères l’association des parties de divers animaux pour en former un de pure invention ;et pierres astrifères ,celles où des astres sont figurés. Lorsqu’une pierre porte deux ou plusieurs têtes de profil ,ces têtes
12 PIERRES GRAVEES. ^ sont appelées conjuguées quand les profils ( sont superposés l’un au dessus de 1autre, ( affrontées quand les têtes se regardent ,et , opposées quand leur face est tournée sur les ( deux côtés contraires. (Sccirabves ,PL 111 ,( FlÇ*. iet 2.) 1 §III. Abrcixas.f 1 1 .Une classe particulière de pierres gra. vées porte le nom dAbvcixcis 9ou de pienes basilidiennes. On le donne àcelles où sont figurées ,ordinairement avec peu d’exactitude ,des divinités égyptiennes ou autres, combinées avec des symboles tirés des religions de l’Inde ou de la Perse ,et accompagnées d’inscriptions en lettres latines, grecques ,coptes ou hébraïques ,et de signes cabalistiques mêlés ensemble.Quelquefois les inscriptions coptes forment un sens entier; souvent on n’y lit que le mot ABPAEAC, dont les lettres ,prises numériquement selon l’alphabet grec ,donnent ensemble le nombre 365 (Ai, B2., P100 ,Ai,£bo, A1,Cou S200 ,r= 365 ). On les considère donc comme le symbole du culte du soleil dans la secte des Gnostiques ,qui re-
abraxas. cylindres. IJ monte aux premiers siècles de Père chrétienne en orient. Les pierres de ce genre sont ordinairement d’un mauvais travail et très souvent écrites ou taillées des deux côtés. Quelquefois aussi une pierre plus ancienne et d’un travail meilleur areçu une a inscription qui en afait une amulette consacrée :il faut donc distinguer ces deux époques sur la même pierre ,et l’estimer selon le mérite de la gravure primitive, les abraxas étant très communs. Mais les notions sur la secte des Gnostiques ou des Basilidiens n’étant pas encore très positives , ces monumens peuvent répandre quelques lumières sur son esprit ,ses pratiques et ses croyances ;ils ne doivent donc pas être rejetés àcause de la médiocrité du travail. §IV„ Cylindres. 12. On doit indiquer ici un genre de monument qui ,pour la matière ,le volume et le travail ,est fort analogue aux pierres gravées ,quoiqu’il en diffère par la forme et vraisemblablement par l’usage ;je veux parler des cylindres «On donne ce nom àdes t
2G PIERRES GRAVEES. pierres étrusques, c’est le nom du persot jigg0 qu elles représentent ,sur les piç^ grecques ,c’est le nom de l’artiste ;sur |( g< pierres romaines ,le nom du propriété P ou celui de 1artiste. Les inscriptions soi p] d’un grand secours pour l’examen de \\ f e thenticité d’une pierre ;on doit donc s’att; st cher àces inscriptions ,examiner la for^ ^ des lettres ,si elle est telle que les indiqUei m la nature des alphabets antiques ,leurs %kj riations et leur état pour l’époque àlaquel cc la pierre paraît remonter ;si elle est étr® d< que, les lettres doivent l’être aussi ;le vieil ti< style grec exige les lettres de l’alphabet coc re temporain ,et il en est de même pourli le temps postérieurs :on trouvera àla IV* plai L che le tableau de ces alphabets. En généra! le les artistes grecs ont écrit leur nom au géu qi tif, sous entendant les mots ouvrage de,, in Une inscription ajoute au prix d’une piern te mais les faussaires se sont particulièremei P< appliqués àce genre de supercherie. Pou P1 ne pas en être la dupe, on examine si! beauté du travail répond àla réputatio k( de l’artiste ancien auquel on l’attribue ,( dont le faire est connu par d’autres ouvit e
SUJETS. 2I ges ;si la matière ,par sa beauté et par son prix ,répond aux soins qu’avaient les meilleurs graveurs de ne travailler que sur les plus belles pierres. La manière dont les lettres sont gravées est aussi un bon indice; sur les plus anciennes ,elles ne sont pas très soignées ,et offrent même quelquefois maintes incertitudes. Cependant le fond est bien terminé ,et le poli ne diffère point de celui de l’ensemble de la pierre ;le secours de la loupe est ici indispensable. Les inscriptions des pierres du siècle d’Auguste ,sont remarquables par la beauté des lettres et leur parfaite exécution ,quoique très petites. Les grands artistes ne laissaient àpersonne le soin d’y inscrire leur nom ,ils voulaient que tout fût parfait dans leur ouvrage. Ces inscriptions ,particulièrement celles du temps d’Auguste ,sont .terminées par des petits points ronds très égaux dans leurs proportions ,leurs intervalles et lei fondeurs ;ils sont en creux et bouterolle ;on pense qu’ils la distance des lettres et rintema8£¥SÜ>' leurs jambages ,afin de les rèi*4f'e pl régulières. Il est presque superflu ala [quaient V us avertir
PIERRES GRAVEES. glie le mélange des lettres grecques et latine, dans une inscription ,dénonce au premie, aspect l’ouvrage d’un faussaire ,ainsi quel, mauvaise orthographe des mots et des nonn propres ,trompés qu ils étaient pai la profondation, comme pour le nom du grave® Dioscorides ,qu’ils ont écrit AIOSKOPIA01 au lieu de AIOSICOTPIAOT, comme leveutl’J tyinologie. Il en est de même si l’on adon» àla même lettre répétée, deux formes difïJ rentes qui appartiennent àdeux époques il l’alphabet ,tandis que la pierre ne peut étij contemporaine que dune seule .ainsi, lei o-rec, figuré par Set par Cdans le même mot' On trouve quelquefois'deux noms propre sur une pierre ;si le premier est au non® natifet les econdau gén iti fcomme'ETTT.XB: AIOEKOTPIAOT. Entichés., de Dioscorià, on voit que l’auteur de la pierre était le fil ou l’élève de celui qui porta le second nom; si l’on ylit deux noms propres unis par It conjonction ETN, avec, c’est que les deuxar tistes ont travaillé àla même pierre. Enfin un artiste aajouté àson nom celui de s profession AI0O... hthoglyphe ;et dautres,! nom de leur pays. Les noms des graveur1
2> COLLECTIONS ANCIENNES. romains sont le plus souvent écrits en grec. Il est presqu’in utile d’ajouter qu une pierre portant le nom d’un artiste dont l’époque est connue ,et un sujet tiré des temps postérieurs àcet artiste ,révèle aussitôt son évidente fausseté. Les plus habiles imitateurs des inscriptions antiques ,parmi les artistes modernes ,furent Flaviano Sirleti yNatter et Pichler ,graveurs du 18esiècle. Le premier signa ses propres ouvrages ,pour leur donner une apparence d’antiquité ?des initiales de son nom en lettres grecques <Î>.T.Z. Phlabiou tou Sirletou. Pichler l’écrivit tout entier :niXAHP. Natter traduisit le sien par le mot grec TAPOS, et des antiquaires célèbres s’y sont laissé tromper. Souvent l’époque où vivait un litlioglyphe ancien n’est pas exactement connue ;son nom peut donner quelques approximations ,et celui de Zosime ,par exemple ,rappellera le Bas- Empire ,ce nom étant d’un usage plus fréquent àcette époque. §VII. Collections glyptographiqueschez les anciens. 16. On avu (§ ier)les usages divers que
PIERRES GRAVÉES. les anciens firent des pierres gravées ,soit intailles ,soit camées. Ils les employèrent aussi àl’ornement des plus précieux ouvra, ges de l’art et des ustensiles religieux. Une inscription grecque, publiée par Chandler, et qui est l’inventaire public du trésor déposé dans TOpistodome du Parthénon à Athènes, indique clairement que des pierres gravées en faisaient partie. Une corne d’abondanee en or et ornée de pareilles pierres, fut donnée par Auguste au temple de la Concorde, àRome ;et l’éloquence de Cicéron contre Verrès arendu célèbre un candélabre orné.^d’intailles ouUle camées ,destiné par le roi Antiochus au temple de Jupiter- Capitolin. Au dire de Pline et de Suétone ,César et Marcellus consacrèrent inème des collections de pierres gravées aux temples de Vénus et d’Apollon ,àRome. Une autre collection ,formée par le roi Mithridate ,était célèbre par sa magnificence, dans l’antiquité meme. Enfin Pompée et Scaurus avaient aussi de riches collections à Rome. Dans le Bas-Empire, les pierres gravées et les pierres précieuses étaient répandues àprofusion dans les vêtemens des prin-
COLLECTIONS ANCIENNES* ^5 ces, des femmes et des riches particuliers; au moyen âge ,elles étaient encore très recherchées, quand tous les autres monumens antiques étaient méprisés ou inconnus. Le sceau du roi Pépin était une pierre antique portant la figure d’un Bacchus ,et celui de Charlemagne, un Sérapis. On en orna aussi les bijoux des églises ,les reliquaires ,les châsses des Saints ,la reliure des livres lithurgiques ;et ces monumens tout profanes, dont le sujet n’était bien souvent rien moins que pieux ,concouraient àla splendeur du culte chrétien. On doit àcet usage la conservation d’un grand nombre de pierres gravées et des plus belles ;car lorsque la barbarie eut anéanti les traces du goût et de la pratique du bel art, les pierres gravées furent oubliées jusqu’en des temps meilleurs, bien qu’assez tard on eût fabriqué en Orient des camées et des intailles en pierres fines ou en pâtes ,représentant des sujets chrétiens tirés de FAncien et du Nouveau Testament ,et portant quelquefois de longues inscriptions grecques. Mais ces ouvrages ont ous les défauts qui caractérisent cette époque dagonie pour l’esprit humain. Au XVe
—-—-- ' 26 PIERRES GRAVÉES. siècle ,on tenta quelques essais en Occident pour restaurer la glyptique ;mais il fall a;t un mouvement plus général dans les esprit, pour raviver la source du savoir et les ef. forts de l’intelligence. Les Turcs nous ren. dirent ce grand service,, sans ypenserai la glyptique ,qu’on n’avait pas tout-à-fait oubliée àConstantinople, passa avec les let. très en Italie, où les Médicis les accueillirent avec une munificence qui est leur plus beau titre àla reconnaissance des hommes. Ils montrèrent un penchant particulier pour les pierres gravées ,et les courtisans propage* rent ce goût, tout en ne songeant qu’à fiai* ter celui de leurs maîtres. Jean et Dominique excellèrent dans la pratique d’un art qui était l’objet des plus grands encouragemens; 1 le premier grava en creux ,le second en relief, tous deux avec un tel succès, qu’ils ne sont connus dans l’histoire que sous la dénomination de Jean des Cornalines et fiowii- . nique des Camées. 17. La gravure en pierres fines ,qui renaquit en Italie au XVesiècle, yfleurit surtout dans le XVIe ,déclina dans le XVIIe ,et refleurit dans le siècle suivant. Cet art fut
COLLECTIONS ANCIENNES. 2" importé en France par Matteo del Nassaro, qui yvint àla suite de François Ifil ,et Caldoré se distingua le premierparmi les artistes français en ce genre ,dès le règne de Louis XIII. Mais la France nous semble pouvoir revendiquer avec toute raison une famille d’artistes nés français, àFigeac(Lot), celle des Siriés, qui se sont succédés de père en fils ,comme graveurs de la galerie et à l’école des beaux-arts de Florence; ils y existent encore ,et le talent de Louis Siriés est sur-tout loué par Giulianelli ,comme ayant réussi àrenfermer un grand nombre de figures dans un petit espace. D’autres artistes français se sont distingués dans la glyptique, par le mérite de leurs ouvrages : Julien de Fontenay, que l’on croit être le même que Caldoré ;Maurice, originaire du Milanais, mort en ;Barrier ,mort en 1746 ;Jacques Guay, de Marseille ,et M. Jeuffroy ,membre de l’Institut. Cet art reprend ,depuis quelques années ,un nouvel essor ,au moyen des grands prix fondés par la munificence royale et décernés chaque année par l’académie royale des beaux-arts. En Allemagne ,la gravure en pierres fines
Si 8PIERRES GRAVÉES. remonte au XVIesiècle, et les artistes de ce pays prétendent au premier rang après les Italiens. Ils font encore beaucoup d’armoi. ries sur pierres dures. L’Angleterre cite aussi quelques bons graveurs ;au premier rang,' Thomas Simon ,qui grava le portrait de Cromwell, et quelques artistes vivans y donnent aujourd’hui des preuves d’un nié. rite réel. / §VIII. Artistes anciens. 18. Après cette légère esquisse de l’histoire de la glyptique jusqu’à nos jours, nous devons revenir au sujet principal de ce Résumé ,la Glyptographie des anciens. Le nombre des artistes de cette époque, qui ont signé leurs ouvrages, est assez considérable, et nous en donnons ici une nomenclature abrégée, par époque. Elle est d’une utilité cerlaine, autant pour l’histoire de l’art que pour l’étude des monumens memes ,sur-tout par l’indication des principaux ouvrages de chaque artiste et de leurs marques particulières. On pourra par-là reconnaître les copies anciennes ou modernes de leurs produc-
AUTISTES AJVCIEJVS. 29 tions. On n’a recueilli le nom d'aucun des artistes égyptiens ou étrusques. La liste s’ouvre Ipar les artistes grecs, et l’histoire écrite place en tête Théodore de Samos, qui avait gravé jl’anneau de Polycrate. Pline le considère ;comme l’inventeur du tour; mais on peut remarquer àcet égard que les ouvrages égyptiens exigeant les mêmes procédés, c’est ;encore àce peuple qu’une pratique antérieure doit faire rapporter la découverte de tous ces moyens mécaniques. Afin de donner àla liste qui suit toute son utilité ,nous marquerons d’une astérisque *les noms des graveurs dont aucun ouvrage ne nous est parvenu. I) I. Graveurs Grecs antérieurs au siècle <FAlexandre. *THEODORE de Samos; Farmeau de Polycrate. *MNÉSAR.QUE ,père de Pytliagore. LYSANDRE ;un guerrier armé (vieux style), avec le nom du graveur en lettres rétrogrades de l’ancien alphabet grec. Lanzi croyait que ce nom était plutôt celui du guerrier même. HEITJS ;une Diane chasseresse (vieux style grec). PHRYGILLUS’; un amour sortant de l’œuf. THAMYRUS ;un sphinx qui sc gratte.
36 PIERRES GRAVÉES, même cabinet. C’est une sardonyx app0r^ d’Orient par le comte Baudouin, et remise la sainte chapelle par le roi Charles Y. Ejl présente trois scènes dans sa hauteur ;on adonné diverses explications, et nous adop. tons celle de M. Mongez (iconographie ro, maine ,tom. II )qui voit dans la scène su. périeure l’apothéose d’Auguste, dans la scène intermédiaire, la réunion des personnes de la famille de Tibère qui furent revêtues du sacerdoce institué pour le culte d’Auguste et dans la dernière scène, des captifs de toutes les nations vaincues ou subjuguées par les principaux personnages de la seconde scène. Le camée de Vienne est moins grand que celui de Paris et ne présente que deux scènes ,mais il est d’un travail plus fini, et n’est point fragmenté ;il apassé, de l’abbaye dePoissy, en Allemagne, et il représente l’apothéose d’Auguste avec sa femme Livie, et accompagné de toute sa famille. Derrière le prince sont Neptune et Cybèle qui paraissent être les symboles de sa puissance sur terre et sur mer. Le musée de Vienne possède encore d’autres camées magnifiques, notamment ceux qui représentent Oreste Matr ÿ V litte e e e! cli !" CO «
PIERRES CÉLÈBRES. •tricide ,le cliar de Neptune, Rome et Auguste ,une aigle impériale, Claude et sa faroille ,Ptolémée Pliiladelplie avec une des deuxArsinoé ses femmes.On cite aussi comme un chef-d’œuvre de l’art, le camée de Jupiter Egiocus (porte-égide) trouvé àEphèse, et qui avait passé momentanément de la bibliothèque de St. Marc de Venise àParis. D’autres camées du cabinet du roi de Fran- » ce, sont également dignes d’être remarqués , et tels sont l’apothéose de Germanicus ,Agrippine et Germanicus sous la figure de Gérés et de Triptolème ,Ulysse publié par Millin dans ses Monumens inédits ,des portraits de Tibère, Claude ,Marc-Aurèle ,Faustine, Hadrien, Antinous; enfin l’admirable pierre oùVisconti areconnu Ptolémée-Evergéte II et la reine Bérénice; mais ce grand camée est forme de la reunion de plusieurs pierres^ et les colliers donnes àchaque figure ,cachent ce singulier arrangement. 20. Quelques auteurs ,en parlant des pierres gravées ,ont aussi parlé des rvases ou C0UPes ^pierres précieuses, sans doute à cause de 1analogie des matières propres aux deux genres de monumens ;mais il aurait
38 TIERRES GRAVEES. fallu aussi ,si l’on voulait se conformer eil, tièrement àcette règle,comprendredanscettj nomenclature les figurines et autres objet; antiques faits de cornaline, lapis ,améthy$. te ,etc. Il nous asemblé que la destination l’origine et la spécialité dans chaque genre de monument, ne permettaient pas d’adopter cet ordre, et nous avons dû nous réserver de revenir sur les coupes en pierres fines dans la section de ce volume qui traitera des meubles et ustensiles civils ou reli* gieux. §X. Collections modernes et leurs description, 2r. L’exemple donné en Italie par les Medicis ,trouva des imitateurs dans les autres parties de l’Europe, qui s’éclairèrent successivement de toutes les lumières répandues par la renaissance des lettres. Des collections de pierres gravées antiques furent formées dans divers lieux par les princes ,les riches particuliers ,les savans et les artistes. Les Croisés en avaient rapporté beaucoup de l’O- rient; Peiresc, qu’il faut toujours nommer toutes les fois qu’il s’agit pour la France de re-
COLLECTIONS MODERNES* J9 smonter aux causes de sa résurrection littéral s» re Peiresc fît chercher dans l’ancien monde jjpierres gravées en même temps que les inscriptions, les manuscrits et les médailles , il propagea ce goût par ses exemples. Les rois de France en avaient donné de très précieuses àdes églises et àdes abbayes ;ces riches ouvrages entrèrent bientôt dans le trésor de la couronne ,dans les cabinets royaux et dans ceux des princes ;et dès le XVIesiècle plusieurs collections jouissaient d’une célébrité méritée. Le temps adisperse les unes et augmenté les autres; et, dans l’état actuel des choses, on cite comme les plus 1e- marquables ,parmi les collections publiques, celles de la galerie de Florence, dont on porte le nombre des pierres àplus de quatre mille; du Vatican àRome, du roi de Prusse, de l’empereur d’Autriche,du conseil de Leipzic, du roi de Danemarck au château de Rosenburg àCopenhague, de l’empereur de Russie qui contient les cabinets de Natter et d’Orléans; et, parmi les cabinets qui n’appartiennent pas àdes souverains, on cite les anciennes collections Strozzi et Ludovici àRome, Poniatowski en Russie, celles des
40 PIERRES GRAVÉES. ducs de Bersboroug ,de Devonsliire L, Carlisle, de Bedfort et de Marlborough en Angleterre, et celles de M. le duc de Blacas de M. le comte Pourtalès et de M. le baron Roger àParis. On trouve dans les unes et dans les autres de très beaux ouvrages antiques ou modernes. Quelques amateurs des deux derniers siècles ,àl'exemple de Laurent de Médieis ,ont fait graver leur nom sur des pierres antiques comme signe de pro. priété; on raconte meme que le célèbre Maf. fei se donna d’abord beaucoup de peine pour interpréter les lettres LÀVR. MED. qu’il trouvait sur quelques pierres de Laurent de Médieis ,grand-duc de Toscane. 22.Lessavans s’adonnèrent bientôt àl’interprétation des pierres gravées, et Léo- ! nardo Agostini en publia ,dès le commencement du dix-septième siècle, un recueil qui aeu depuis d’autres éditions ;celui de La Chausse parut àRome en 1700, celui de Gorlée fut réimprimé àLeyde de 1695 àI T7°7, enfin le recueil d’Ebermayer, àNuremberg en 1720. Des érudits traitèrent aus- si quelques points spéciaux d’antiquité par le secours des pierres gravées ,et s’attachèrent
COLLECTIONS MODERNES. 41 Jàquelque classe particulière de ce genre de emonumens ,tels que Chifflet auxabraxas, 5 )passeri aux pierres astrifères ,et Ficoroni à il ceiles qui portent des inscriptions ;mais bien- «tôt après parurent les muséographies ou desicriptions particulières des plus célèbres caabinets, et tels sont les grands ouvrages con- 1- nus sous les titres de pierres gravées ,de Gori, !t deBossi 9le muséum florentinum du même &Gori, la galerie de Florence par Yicar et 'Mongez, le muséum Odescalchum par Gaileotti ,la description des pierres en creux idu cabinet du roi par Mariette ,celle des fi pierres du duc d’Orléans par Leblond et Lachaux ,du cabinet de Vienne par Eck- 1hel, des cabinets de Gravelles, de Crassier; *! de Stoch par AVinckelmann ;du duc de •Marlborough ,enfin la description du cabiinet impérial de St. Pétersbourg par M. 3Koehler ,et la collection dont Millin commença la publication sous le titre de pierres gravées inédites tirées des plus célèbres cabinets de l'Europe ,et qui se continue àParis par livraisons de format in-8°. D’autres archéologues se sont occupés aussi des pierres gradées ,soit spécialement, soit dans des ou-
42 vrages PIERRES GRAVEES. relatifs àdiverses branches de 1,, / chéologie, et de ce nombre sont le Montfaucon dans son Antiquité expliquée!^' le comte de Caylus dans son grand et itnpo. tant Recueil, et parmi les étrangers, Anu*,, duzzi ,Rasponi ,Vivenzio ,Lippert «l Raspe. Enfin des savans justement renout rnés ont exposé avec plus ou moins détenMj) due les élémensméme des études glyptogrj,, pbiques ,ou leur bibliographie ;tels sont!,, pour ce dernier point ,Millin (i, 97)’ Murr (Dresde, 1806 ),et pour les rudimenl, de la science ,le sénateur Vettori (Romel, i^3q),Rusching (Hambourg ,1781 ),All ; dini (Césène ,1789 )1Eschembourg (Bal lin, 1787) ,Millin (Paris ,1795 et 1797),!; enfin M. de Koehler (St. Pétersbourg eJ l8l0). I §XI. Empreintes. a3.Le goût général pour la glyptogn-l phie et l’impossibilité pour les amateurs etl les artistes, de visiter tous les cabinets, oui fait imaginer les collections dempreintes dtl pierres gravées ,tirées en plâtre ,en soufre et autres matières quelquefois combinée»
r EMPREINTES. 4^ ensemble. Excepté pour la nature même de la pierre, ces empreintes sont une image complète du monument et servent aussi bien que l’original aux recherches de l’historien ,de l’artiste et de l’archéologue. On a donc multiplié ces empreintes, et foi me des collections systématiques très utiles pour l’étude de la glyptographie. Pikler composa une collection d’empreintes des plus belles pieites, mais il ne publia pas le catalogue raisonné qu’il devait yjoindre. Lippert aporté une collection plus générale d’empreintes jusqu’à quatre mille ,et le savant catalogue qu’il en adressé est un travail très utile pour leur étude. Après lui Tassie ,àLondres, augmenta encore la série systématique des empreintes et l’éleva jusqu àquinze mille ;Raspe en adonné le catalogue ,et l’illustre Heyne expose, dans son éloge de Winckelmann, toute l’utilité de ces recueils d’empreintes, si leur choix est fait avec quelque soin,sil’on se garde de mêler les ouvrages modernes avec les pierres antiques ,enfin si l’on indique exactement la nature de la matière, la forme et les dimensions de la pierre, et le cabinet où elle se trouve. On fait aussi
44 PIERRES GRAVEES. des collections d’empreintes ,plus ou nioiJ nombreuses ,àRome et dans d’autres liej d’Italie; elles sont devenues un objet déco» merce ,et il est rare que les voyageurs inj truits quittent cette contrée classique sans emporter avec eux quelques boîtes qui jJ mettent journellement sous leurs yeux Fima, ge fidèle de quelques-uns des chefs-d’œuvre] de l’art des anciens. P1 §XII. Classification des pierres gravées. ïï ti I 24. Pour terminer ce que nous avions à dire sur les généralités de l’étude des pierres gravées, il ne nous reste plus qu’à parler de leur classification méthodique. Comine pour toutes les autres classes de monumens antiques ,on doit avoir égard àleur origine; on formera donc autant de grandes divisions que ces origines seront diverses, par les peuples auxquels elles se rapportent ,et ces grandes divisions seront au nombre de cinq, savoir :Pierres Asiatiques ,Pierres Egyptiennes ,Pierres Etrusques ,Pierres Grecques et Pierres Romaines. C’est dans chacune de ces grandes divisions que chaque
CLASSIFICATION. 4S pierre doit être placée d’après un système méthodique, sur lequel des auteurs accrédités ne se sont pas accordés en tout point. Passeri est celui qui est entré dans de plus grands détails àcet égard ,mais les grandes collections sont très rares, et son plan ,par son étendue ,n’est applicable qu’à celles de ce genre. Il nous adonc semblé qu en combinant les systèmes proposés jusqu ici, on pourrait parvenir àun résumé également convenable aux grandes comme aux petites collections. Les circonstances yapportent d’ailleurs des modifications inévitables ;et comme il s’agit principalement dans 1étude des pierres gravées ,de connaître les arts et les opinions des anciens ,leur histoire , leurs croyances religieuses, et les productions variées de leur esprit et de leur imagination, la méthode qui se prêtera le plus à dutiles comparaisons par les analogies, à dévidentes interprétations par des rapprodiemens ,sera aussi celle qui nous conduite le plus sûrement àce but important. Ou peut donc ,après avoir détermine tas cinq grandes divisions déjà indiquées , procéder àune classification spéciale par
pierres gravées. lement île droite àgauche et de gauche j droite ,Yintaille et son empreinte sont éga lement lisibles dans les deux sens; la gravi» de cachet ne s’appliquera donc ,àl’égard des égyptiens, qu’aux inscriptions en ciractères hiératiques ou démotiques ,qui s’é* crivaient invariablement de droite àgauche, et dans le sens continue sur les cachots destinés àles reproduire dans leur tracé régulier par leurs empreintes. M. Dubois s publié ,au frontispice de l’ouvrage précité, un amulette qui porte une inscription démotique ;mais on ne connaît pas jusqu ici de cachet égyptien, proprement dit, portant ,en sens inverse ,une inscription hiératique ou démotique. 29. L’usage, chez les Égyptiens, despierres gravées en scarabées est jusqu ici fort incertain, et mon frère promet sur ce sujet un travail qui éclaircira un point encore obscur et important de l’archéologie de ce peuple célèbre. Le nombre des pierres gravées de ce genre est si considérable, elles sont exécutées sur des matières si différentes ,si précieuses ou si communes ,que ^ difficulté semble se compliquer en pl '0pc:
cryptographie des égyptiens. 53 lion. Un fait certain, cest que les égyptiens portèrent des scarabées en bague ;on en connaît déjà plusieurs montés sur or pour cet usage ,et l’anneau traverse l’épaisseur de la base du scarabée ,de manière àle laisser tourner sur cette espèce d’axe. Mais quoique tous les petits scarabées soient ainsi percés, ils peuvent avoir été employés à d’autres usages que le temps nous fera connaître, et notamment aux colliers des vivans et des morts. 3o. La grandeur des scarabées varie de quelques lignes àdeux ou trois pouces ,et l’on verra plus bas que la diversité de ces dimensions, sert àétablir plusieurs classes de scarabées considérés par rapport àleur usage. Les Egyptiens yemployèrent ,outre les pierres fines et les matières dures ,outre le bois et l’ivoire ,des substances communes plus ou moins travaillées :i° une argile blanche ou grisâtre ,seulement séchée au soleil ^ou cuite; 2°Fargile blanche très ®ne »cuite, ’et diaprée d’une couverte grise , 'violette ,brune ,verte ,blanche ,ou bleu de turquoise ic’est ce qu’on appelle général enî °ut terre émaillée ou porcelaine cg}P^en "
5/j. PIERRES GRAVEES. ne; 3° des argiles colorées dans leur masse cuites et grayées ensuite comme les pierres fines ;4° des verres de diverses couleurs,! Les scarabées de ce genre étaient poussés au moule, termines avant detie seches ou cuits ,au moyen de l’ébauclioir ,ou seule, ment ébarbés ;enfin la gravure en creux a été quelquefois remplie soigneusement d’un mastic noir qui dessine ainsi les objets en silhouette dans le champ du scarabée, resté blanc. On connaît des scarabées de matières diverses qui ont été dorés avec un soin tel, que la trace des traits les plus déliés des signes et figures conserve toute sa vigueur, 31.L’usage des scarabées appartient à toutes les époques de l'histoire de l’Egypte; l’étude et l’explication de leurs inscriptions, au moyen de l’alphabet des hiéroglyphes, ont fait reconnaître les noms des rois de très anciennes dynasties égyptiennes ,remontant même àdix siècles avant la guerre de Troie; on yaretrouvé auSsi les noms des Ptolémées qui régnèrent en Egypte, comme héritiers d’Alexandre ;enfin les noms des empereurs romains, jusqu’à Commode inclusivement. L’usage des scarabées subsista donc
I Gl,yPXOGK.\PHIE DES ÉGYPTIENS. 55 t,mt que vécut la nation égyptienne; les conquérans qui s’y succédèrent ,se firent uU devoir de respecter sa religion et ses usages; leur politique s’enorgueillit peut-être d’une tolérance qui ne fut au fond qu une nécessité. 11 est donc possible d’établir un ordre chronologique dans la classification des scarabées de ce genre ,et c’est déjà une utile ressource dans l’étude de monmnens aussi nombreux. Il existe aussi un autre mode de classification fondé entièçejwent sur f*4f //* les dimensions des scarabées. 32 .Les grands et les petits scarabées forment en effet deux classes spéciales ,déterminées pv ir l’usage même qu’on fît des uns •etdes autres. On classe parmi les grands, ceux qui ont depuis environ un pouce jusqu’à trois de longueur ,et l’on areconnu par la comparaison de ces monumens et 1étude de leurs inscriptions ,que les grands scarabées étaient funéraires ;on voit meme sur des papyrus tirés des momies, la figure •de ces grands scarabées parmi les divers objets tracés sur ces rituels* mortuaires. Ou en atrouvé aussi sur les momies, soit au centre de leurs colliers ,soit attachés sur
r yfi PIERRES GRAVEES. leur poitrine, ou enfin occupant le milieu I des figures hiéroglyphiques formées par desP émaux de diverses couleurs ,sur l’espèceB de tablier en treillis d’émail qui couvre le$| plus riches. C/est ce qui explique pourquoi I on trouve de grands scarabées dont le haut! de la base se prolonge, ou qui sont percés! d’un ou plusieurs trous qui les traversent! en long, en large ou dans l’épaisseur de la pierre ;ces trous, servaient àles attacher par des fils ou cordons ,au col, au collier, ou bien àles lier avec le treillis des tabliers en émail. Leurs inscriptions sont une légende funéraire ou uneprière pour le défunt, , telles qu’on Ta tracée ,figurée ou répétée sur les momies, les papyrus, les figurines et au* 1 très objets relatifs au culte des morts ;il n’y ale plus souvent que les noms propres de changés ,car ces légendes contiennent ordinairement ceux du défunt et sa filiation; quelquefois un cartouche royal en donne le* poque, mais les grands scarabées qui portent cette date sont rares ,et ils doivent pour cela être plus recherchés que ceux qui ne la j portent pas. Pour les uns et pour les autres, la grandeur ,la matière et le travail doivent
ce géographie des égyptiens. 57 toujours être pris en considération pour apprécier leur valeur. Enfin on trouve beaucoup de scarabées de ce genre qui n’ont pas recula gravure et ne paraissent pas avoir jervi comme amulette funéraire; quelquesuns aussi ont du blanc dans Inscription ; c’est la place des noms du défunt ,qui manquent dans la légende, ce qui prouve d’abord l’universalité de l’usage des scarabées pour les morts, et de plus qu’ils étaient préparés d’avance par des ouvriers d’après un type consacré: on ajoutait ensuite les noms du mort auquel le scarabée était destiné. Quelques uns de ces grands scarabées sont très finement terminés ;il yen adont les élytres de l’insecte sont ornées de figures, quelquefois le corselet en aaussi ;enfin ,1a tête du scarabée aété remplacée par une tête humaine. Ce sont des singularités assez rares et qui donnent plus de prix àla pierre antique. 33. Les petits scarabées sont incomparablement plus nombreux que les grands,et plus intéressants aussi pour l’étude de l’ancienne Egypte; ils sont des documens très préaux pourles annales et la chronologie; la
58 PIERRES GRAVÉES. matière des scarabées de ce genre ,nenti pour rien dans la considération de leur u lité ou de leur prix. On ytrouve la repr, sentation des divinités égyptiennes son leurs trois formes (V. Tom. ,pagl i32 ,§io 5àii 2), des symboles religieuXi des légendes ,des inscriptions et des e blêmes sacrés ou civils ,des noms de ron de reines et de simples particuliers ,des 01 nemens variés ,des animaux et des plantei enfin 011 areconnu quelquefois des dates des nombres exprimés en chiffres dans leui inscriptions. La diversité des sujets i naturellement la classification des petits sq rabées; elle les distingue en scarabées m; thologiques ,pour tons les sujets, figures 01 inscriptions qui se rapportent àla religion scarabées historiques ,tous ceux qui tenl des cartouches ou noms royaux, noms de simples particuliers ,ou des figii' res relatives aux usages civils ;scarabéi physiographiques ,ceux où l’on agravé ai animaux ou des plantes qui ne font pal partie de la nomenclature des symboli consacrés ;scarabées variés ,ou portai seulement des ornemens dont la critiqui
ÜlYVTOGRAPHIKDES EGYPTIENS. 5q géologique ne donne encore aucune interprétation fondée. jj On trouve de petits scarabées faits de toûte matière ;on doit rechercher principalement ceux qui portent des cartouches nencadremens elliptiques occupés par des hiéroglyphes qui sont toujours le nom d’un roi ou d’une reine, soit le prénom symbolique clu roi, dont le premier signe est pour tous le disque du soleil ,soit le nom propre du roi ou de la reine ,et quelquefois la circonférence elliptique de la pierre forme elle même le cartouche. Ce sont ces noms rovaux qui donnent tant d’intérêt aux petits scarabées ;on yen trouve qui sont ceux de quelques Pharaons dont l’époque historique remonte au de-là de celle des plus anciens monumens connus de l’archiftecture égyptienne ;les scarabées ayant multiplié les cartouches de leurs noms ,ces noms ont pu échapper plus facilement à toutes les causes de destruction ,et la dureté des matières apu concourir aussi à ieurconservation dans les décombres doù °n les retire aujourd’hui. Les plus anciens scarabées sont presque tous de matières
fio PIERRES GRAVEES. très communes ,et les hiéroglyphes ^ exécutés sans finesse. Le nom qui se ^ contre le plus fréquemment sur ceux ( poque postérieure àl’invasion des Pasteu. est celui du grand roi Mœris de la XVlj dynastie (il régnadansle XVIIesiècle aval J.-C.), et dont le prénom royal se comp0 de trois signes seulement :le disque du sole] un mur crénelé et la figure du scarabée, peut donc avec une collection de scarabée former une série chronologique des non des rois d’Egypte, depuis la plus haute; tiquité jusqu’au second siècle de l’ère chré tienne.La suite des travaux de mon frères les monumens hiéroglyphiques ,et mes recherches sur leur chronologie, mettronlbientôt les élémens complets de cette étude et de la classification des scarabées selon l’hisl toire, entre les mains des archéologues des amateurs éclairés ;ces élémens résulte] ront des Lettres àM. le duc de Blacas )re!a-| tives au musée de Turin, (i) Nous termine rons cet article par un vœu :que les possesl mJ |J5, <j fi) La première et la seconde Lettre comprennent lara zième dynastie et les suivantes, jusques et ycompris la vingtl deuxième. [Paris, chez Firmin Didol, in-S°, avec 16 planches.] La troisième lettre complétera ce travail jusqu’aux Romains.
r.ïPTOGfiAPHJE DES ÉTRUSQUES. 6l Jecollections de scarabées veuillent Sles publier par la gravure ou la litliohie- c’est un service qu’ils ne doivent ïefaer 4l'archéologie égyptienne. M. de Lbüchel, conservateur du tnusee intperial àVienne, adonné àcet égard un exera-. Je nui trouvera sans doute des imitateurs (i). ^touche du roi Mccris, PL M, Fig. aet /,.) §IL Glyptographie étrusque. 35 .La glyptique des étrusques éprouva les mêmes vicissitudes que tous les autres arts du dessin chez cette ancienne nation Italienne ;et ce qui aété dit plus haut (tom. Ier ,page 122, §97, )sur les caractères particuliers de son style ,sapplique ega lement aux pierres gravées qui sont son ouvrage. On les reconnaît encore adeux autres marques distinctives, àla forme de scarabée ,qui leur est assez ordinaire , 20àun grainetis ,formé de points en ci eux qui cernent le cliamp de la pierre. Lopinion (i) Scarabées égyptiens figurés, du musée S. M. 1empereur. Vienne, Strauss, in’4 9 contenant 5ig sujets. des antiques <I e avec 4planches
PIERRES gravées. par les Étrusques, sont relatifs àHercule et son nom est écrit, de dioite àgauche avec les lettres étrusques correspondante aux lettres latines HRCLE; àPersée PERSE àTydée TVTE ;àThésée THESE ;à PELE; àUlysse VTVSSE (les Grecs 4 saient ODVSSES );àAchille ,AXELE' AXILE et AKILES ;àAjax AIYAS ,VÎ Fsigne euphonique ou digamma.Dautr pierres portent des noms inconnus ,et . plus belle parmi les ouvrages étrusque celle aussi que Winckelmann considère comme un des plus anciens ouvrages de li glyptique en Occident, est la célèbre corna, line de l’ancien cabinet deStoch,aujourd'li au cabinet royal de Berlin ,et qui représente un conseil tenu par cinq des héros f~ qm s’armèrent pour 1expédition contte! Thèbes ;trois, sans armes ,sont assis, etls deux autres, armes de toutes pièces, soej debout; les noms des héros ,ecnts aleuij côtés ,ne laissent aucun doute sui le sujet de cette magnifique intaille ;ce sont Amj phiarée.AMPHTIARE ;Polynice.PHVIÆ CES ;Tydée, TVTE ;Adraste, ATRESTHfi etPartliénopée, PARTHANAPAE. Ontrouw aussi quelques noms romains sur des pierrü
glyptographie des ÉTRUSQUES. 69 attribuées aux Étrusques par le style et le travail. Une cornaline, publiée par Caylus , porte les lettres VIBIASF écrites de droite jpnche autour de la figure d’un guerrier mourant ;Lanzi ylit VIBIA SEXTI FILIA, et le guerrier mourant pourrait être le père même de Vibia, mort àl’armée, et dont la fille aurait adopté la figure pour son cachet. L’examen du travail de la pierre peut seul décider s’il appartient réellement àl’art étrusque, etsi l’inscription est de la même époque. Nous avons déjà dit que les faussaires se sont particulièrement appliqués àimiter les formes primitives des lettres ;on ne saurait donc se tenir trop en garde contre leurs frauduleuses spéculations. 4i. Nous terminerons ce résumé sur la glyptographie des Étrusques ,en faisant remarquer, dans l’intérêt général de l’histoire des arts du dessin chez ce peuple ,que Lanzi diffère essentiellement de l’opinion de Winckelmann, et sur l’origine de ces arts, et stir leurs époques principales en Italie. Lanzi nadmet pas une école proprement étrusque, e*qui ait produit des ouvrages avant la vedes colonies grecques en Italie; il sup-
^7Q PIERRES GRAVÉES. pose que les Grecs de ces colonies furent 1^ maîtres des Étrusques ;que la renommé des héros grecs pénétra en Italie avec le, poésies d’Homère ,et qu’il yeut au moins un intervalle de trois siècles entre Homère et les premiers ouvrages étrusques, ceil][ du moins qui offrent des sujets tirés de \% toire hellénique. Lanzi considère donc les Étrusques comme les élèves des Grecs toutefois sans qu’ils se soient soumis àune imitation servile des travaux de l’école grecque ,et il faut choisir entre les opinions contraires de deux hommes célèbres parleur goût et leur érudition dans les arts et dans les lettres. Mais Lanzi atrouvé aussi des contradicteurs parmi les savaus des divers pays ,qui lui reprochent un enthousiasme empyrique pour les Grecs, au détriment de la gloire des anciens peuples de l’Italie. Ily abien des choses en effet ,dans les monurnens de la vieille Italie, qui ne sont pas grecques ,et dans les pierres gravées en particulier, la forme du scarabée, que les Etrusques n’imitèrent pas du moins des artistes grecs qui ne l’employèrent jamais. D’ailleurs l’Italie orientale put-elle ignorer les w. ' r A
glYpiographie des étrusques. 71 ncIs événemens qui se passèrent dans la Grèce ^et les guerres de llièhes ,et 1< guerre de Troie, et les princes grecs que cette expédition priva de leurs états ,et les poètes antérieurs àHomère? Pourquoi encore les plus anciens monumens de 1liistou c grecque sont'ils d’un travail reconnu pour étrusque, et non pas grec? Beaucoup de villes de l’Étrurie sont antérieures àla fondation de Rome ;Rome prit clans ces villes ses institutions toutes faites, et la fondation de Rome, époque secondaire dans l’histoire de la civilisation des Italiens ,est antérieure àla première colonie grecque venue en Italie avec Phalante !L’autorité des faits nous induit donc àreconnaître l’Italie cultivant les arts et les lettres avant la venue des colonies grecques, une école italienne que ces colonies 11 ecréèrent point, et des monumens. qui, sortis de cette école, sont parvenus jusqu’à nous. L’opinion de Winckelmann assure donc très légitimement aux Étrusques une place honorable parmi les nations oe Iantiquité qui, antérieurement àl’influence des colonies grecques ,complétèrent leur civih sation par la culture des arts et des lettres.
72PIERRES GRAVEES. §III. Glyptographie des Grecs. . 42. Pline apensé que les anneaux servant de cachet n’étaient pas connus par les Grecs àl’époque delà guerre de Troie, et Plt tarque adit le contraire ,se fondant sur es que Polygnote avait peint Ulysse avecm anneau ;mais l’opinion de Polygnote n( tranche pas la question sur un fait antérieur de sept siècles àl’époque de ce peintre; et ( ne devant pas nous occuper ici de l’origine de la glyptique chez les Grecs qui purent la connaître bien avant la guerre de Troie, par les colonies venues de l’Egypte où cet art était pratiqué depuis long-temps ,nousdi. rons seulement que la plus ancienne pierre gravée de travail grec ,est la cornaline du cabinet de Berlin, où est représentée la mort du héros Spartiate Othryades, événement qui est du 6esiècle avant l’ère chrétienne, L’inscription gravée sur le bouclier est aussi en caractères grecs tracés de droite àgauche; le travail de la pierre est très soigné, les figures ont de l’expression ,mais le dessin est dur et plat ,l’attitude gênée et sans grâce
OI.yPTOGRA.PHïE des GRECS. 7^ iTipiix stvle grec. Le célèbre anneau ; s ;;i::;oy uv4 de Théodore de Salosiqu Auguste croyait avoir retrouve un temple de la Concorde aRome ,ou 0B le montrait aux curieux ,était de la même époque; la pierre de Berlin est ainsi le plus ancien modèle qui nous reste de la glyptique des Grecs ,et le travail de l’anneau de Polycrate devait avoir avec elle beaucoup d’analogie: ce style est le type de l’époque. Cette pierre est gravée dans la Description du calin et de Stock ,par Winckelmann (p. 4°5 ). 43. La glyptique suivit ,chez les Grecs , le progrès et la décadence de l’art. Le nombre des pierres gravées grecques est très considérable, et quelques-unes sont justement célèbres pour leurs perfections. Leur epoque se déduit de leur style ,dont les caractères successifs ont déjà été exposés (tome Ier , p- 55.) Mais il est àremarquer que les artistes des temps postérieurs s’appliquèrent souvent àimiter les formes du style primitif, fit même le grainetis circulaire ,sur-tout pour représenter les dieux :1a sévérité de ces formes, selon Démétrius de Phalère* dounar*t plus de grandeur et de gravité àers
r PIERRES GRA.VÉES. représentations ,iis tachèrent cle 1^ jjJ dans les masses et dans les détails du M* ‘ tume ,la barbe ,les cheveux ordinairej 1^' séparés en plusieurs tresses. On cite J;! culièrement ce procédé àl’égard des fi de YEspérance, dont les pierres gravées J,| sentent trois exemples. Si les pierres d’il,,, talion de l’ancien style portent une i„st|• tion ,elle est un moyen de critique JL forme des lettres et l’orthographe, et si «E; inscription est le nom du graveur, l’épi pi connue de celui-ci avertit suffisamment!,;] son travail n’est qu’imité de l’ancien stylly 44. Les pierres gravées grecques sXj en général, de forme ovale, et la pieiJL peu d’épaisseur ;le travail est dans lel de la hauteur ou de la largeur, selon l’esAjil que le sujet exige; quelquefois la sorliK||t gravée des intailics est un peu concamjjK l’artiste ytrouvant quelque facilité pour nL. courcir ses figures. Dans les camées le réppi produisant une espèce de perspective,^ choix des pierres était quelquefois déteriiL par certains rapports de leur couleur amC( leur sujet ;pour Proserpine,les pierres noirtij^ pour Neptune et les Tritons ,l’aigue mariiitl pjcj
GI/ïPTOGKAI*HfE DES GRECS. 7* l’améthiste ;Marsyas écorché, l<- ’ ,etc. :cette observation de Mil- Sera peut-être confirmée par l’étude d’un kgrand nombre de pierres antiques. Les gpCS s’appliquaient particulièrement adoll- ar àleurs pierres le poh gras ou mat, qui est un caractère essentiel de leurs ouvrages, et qui ne reflète pas comme le poli brillant des modernes. 45. On adéjà dit qu’un nom gravé sur une pierre grecque doit être généralement considéré comme celui de l’artiste qui 1a exécutée. Il en est ainsi des pierres de la belle époque de l’art en Grèce ,et des piei - res travaillées par les Grecs chez les Itomains. Ce nom est plus généralement au génitif qu’au nominatif; du moins il est rare que le même artiste mette son nom tantôt au premier cas ,tantôt au second ,et celui quil aadopté pour un bel ouvrage ,il 1^ conservé presque toujours dans tous ies autres. Si donc une pierre porte son nom ,d n’est pas indifférent d’examiner la dcsinence rie ce nom :c’est un motif de confiance dans l’authenticité de la pierre ,ou bien de suspicion. 11 n’y aqu’un exemple du nom dun
yQ PIERRES GRAVEES. artiste grec écrit en lettres latines :c’est cqu de Diphilus. fh 46. Toutes les pierres gravées g^ ne furent pas des chefs-d’œuvre; il yei] même d’un travail très médiocre, et Uns tiste pouvait n’exceller que dans un ^ spécial, dans le nu, les draperies, l’ eJni sion ou la grâce. L’une de ces qualités 1? et commande toutefois un ouvrage ;les gra® P artistes seuls en ont perfectionné toutes» P parties. Souvent ils gravaient leurs t< très profondément ,et quelquefois très Eh gèrement. Dioscorides excellait àdonner® 1 très léger relief àses figures :cette grand. * difficulté vaincue est un des grands mérite 1 • de ce graveur. Les Grecs s’adonnaient pli 1 généralement àla gravure en creux qu’il I gravure en relief ,et ils suppléaient a 1 perspective ,dans les intailles, parlepli* ou moins de profondeur qu’ils donnaient leurs diverses parties. Ils ne multipliaie; pas les figures dans un sujet, nelesyact® mulaient pas ,et ils ont montré une grand habileté dans la représentation des animai Enfin ils ont préféré le nu aux figures in pées ,et ils ont traité les sujets mytholof
BIOGRAPHIE DES ROMAINS. 77 ou héroïques de préférence àceux de 1jSoire contemporaine. !»l «jy#Cryptographie des Romains. ]kl L’art de la glyptique dut être cou- * „„ àRome, d’abord par les Etrusques , etensuite par les Grecs. Il n’y eut donc *pd’école romaine proprement dite ,et il paraît qu’à toutes les époques de l’histoire du peuple-roi ,sa turbulence martiale lui fit considérer la culture des arts comme une profession digne des esclaves ,des affranchis, ou des étrangers qu’il avait soumis. Mais dès qu’il connut la Grèce et l’Asie, il en rechercha les plus beaux ouvrages. Les graveurs grecs furent attirés àRome ;ils y traitèrent des sujets de l’histoire grecque , àlaquelle les Romains voulaient bien s’intéresser; et lorsqu’ils figuraient dans leurs ouvrages quelques traits de l’histoire romaine, ils ajoutaient ordinairement àla composition purement historique ,des expressions allégoriques qui montraient le génie de 1ar- tiste dans ce genre d’invention, et relevaient S0n ouvrage au-dessus d’une simple imita*
8/J PIERRES GRAVÉES. confirmées; chaque pierre gravée exige J quelque sorte un examen particulier qi peut même ajouter quelque chose aux £|| mens de cette etude difficile ;ceux que ^qJ venons d’exposer ne pourront, par leur gé. néralité même, manquer d’être utiles J artistes ,aux amateurs et aux archéologues] Tel est du moins le but que nous avons taJ d’atteindre par ce précis.
intiment ^j^iwsion. PALÆOGRAPHIE ou inscriptions !( SECTION PREMIERE. De la Palceograpliie en général. §Ier .But et Utilité de son étude. 54. La science des inscriptions antiques se nomme palœographie ,(de ttæâæ/oç, ancien et ypœcpstv, écrire). Ces inscriptions sont isolées, ou bien tracées sur quelque monument d’architecture ,de sculpture etc., sur les vases, les peintures ou les médailles. Nous parlerons de ces dernières dans la division suivante qui traitera de la numismatique ;dans la troisième ,relatlve aux productions de la peinture des anciens ,nous avons réuni les principale notions concernant les inscriptions qui les accompagnent quelquefois :nous n’a- Aons (l°nc àparler dans ce chapitre que
gg INSCRIPTIONS. des inscriptions proprement dites, C0J nant les textes mêmes de lois ,décrets comptes publics ,dédicacés, vœux ,éloges relations et documens historiques, épitaphes etc. Les grecs donnaient en général aux inscriptions les noms $épigraphe ou d’ÿ gramme ;les Romains les nommaient inscri^ tio ,titalus ,marmor ,lapis ,monument^ memoria ,tabula ,mensa ,epitaphium ,etc,, selon leur destination et la nature du texte I qu’elles présentaient. 55. L’importance de l’étude des inscrit lions antiques n’a pas besoin d’être exposé longuement; elle est supérieure àcelle des médailles mêmes, par l’étendue des docuraens qu’elles fournissent àla critique historique; les inscriptions sont les véritables archives des annales des anciennes nations ;ce sont des instrinnens contemporains des événemens et des hommes dont ils nous transmettent le souvenir. Rien ne saurait être plus authentique et plus digne de confiance, au moins pour le fond général des faits que les passions humaines ont pu altérer en quelque point ,mais non pas supposer absolument; leur individualité même excite cette cou
ait e,s . !«, lies, aux f/)i« rf mt te, xlt BUT ET UTILITE. f>7 fiance? et leur exposition publique durant dl siècles àl’aspect de populations nom- ^uses intéressées àles contredire ,leur donne un caractère de vérité et une sanction générale que n’inspirent pas toujours les relations d’écrivains qui pouvaient avoir des intérêts contraires dans le même fait historique. Dans tous les temps ,les auteurs des inscriptions ont pu s’abandonner àune manière de voir particulière pour caractériser le fait ;cette manière de voir n’est qu’une interprétation, arbitraire peut-être, mais le fait subsiste indépendamment de l’interprétation ;ce fait est un élément certain de l’histoire où il doit se classer ,et il n’y apas d’inscription d’où l’on ne puisse en tirer quelques-uns d’une utilité plus ou moins grande :l’étude de la palæographie, ou au moins la connaissance de ses résultats ,est donc le premier devoir de l’historien des peuples de l’antiquité. 56. Il ytrouvera les notions les plus positives sur la chronologie, la géographie, les systèmes religieux ,le gouvernement civil ? les lois et l’administration, l’état des castes «des individus ,la filiation des familles il- 311 '
J gg INSCRIPTIONS. lustres ,les moeurs ,les usages ,les Préjug, même des anciennes sociétés ,sur toutçQ „..,^pi se rapporte àl'organisation de ces —r i«[Yui,v &~®°ciétés gr les magistrats, les revenus publics et leur e®! ]t ploi; àl’organisation militaire, leurs guerr,, w et leurs alliances; enfin les principaux a®. )es des de leur vie intellectuelle, leurs progtè dans quelques parties des sciences, le®, langues, leurs dialectes et leurs systèmes g a phiques ;et c’est aux incriptions que la«. tique de l’histoire est redevable de la p]B. part des corrections qui ont répandu la ’r. mière sur les passages obscurs des graudi écrivains de l’antiquité ,ou rectifié leurs®, sériions erronées. §II. Matières qui portent clés inscriptions , Toutes les matières solides connues des anciens furent employées par eux pour écrire ou graver les inscriptions :le bois, des plantes ,l’argile ,les pierres et les roches, les métaux, Tivoire et des matières artificielles. ou étr d’a de co iso P° in! ïe di lie Tî dl fl P tl mais sur-tout le bronze en Grèce et dans f l’empire romain ,pour les inscriptions d’un intérêt général. On connaît des inscription!
MATIERES. 8<) \J o> crites, c’est-à-dire simplement tracées au inceau sur des matières dures ,et le plus ,Lndnombre aété observé en Égypte sur J^parties de temples ,des pierres brutes, ,j oU(jes fragmens de poterie; 2° gravées, dont .]es lettres sont tracées en creux sur la pierre is 0U le métal; toutes les inscriptions grecques, -, étrusques, romaines et gauloises, sont faites d’après ce procédé; les Egyptiens seuls firent .1 des inscriptions en relief;3° ajustées, ou . jcomposées de lettres en bronze ,travaillées 4isolement, et attachées ensuite par des crampons au monument qu’elles décoraient. Ces .inscriptions ont disparu presque toutes par l’effet du temps ouïes entreprises de la cupidité; niais la place des crampons en tient lieu en quelque sorte :c’est ainsi que le savant Séguier, au moyen d’un relevé fidèle Jdes trous de ces crampons, qu’on voit sur le ri fronton de la Maison Carrée de Nîmes ,est si parvenu àreconnaître le trait de chaque let- :tre ,et àrestituer l’inscription en bronze de ,| ce monument. Par ce moyen ingénieux ,ap- >| pbqué àd’autres constructions antiques , 011 aobtenu le même succès. i
90 INSCRIPTIONS. cl 'V* §III. Intérêt relatif des inscription P P1 d< 58. Le goût des voyages amultiplié |f\ inscriptions ,et 1on en connaît aujourfl ]É de presque tous les grands peuples de FJ# quité ,des Chinois ,des Indous, des PU ^ ciens ,des Perses ,de Babylone ,de P " myre, de Carthage ,de l’Espagne primitif et des peuplades du Nord. Mais pourrez fidèle au plan de ce résumé ,nous ne p* t; rons ici en détail que des monumensi qi cinq peuples qui ont été l’objet du premfl R volume ,et considérés comme les plust i rapport avec l’érudition classique ;non pu n vouloir diminuer le mérite des autres hiobi u mens dont nous ne pouvons nous occup: ti que sommairement ,nous proclamons a contraire toute leur importance, mais ii de soumettre cet ouvrage àl’unité de» s que le lecteur doit souhaiter d’y recoraj r tre. Nous dirons donc ,quant àl’intérétl i •'latif des inscriptions, qu’au premier rB se placent les plus étendues, parce que; ] la multiplicité des mots doit résultera! < si la multiplicité des faits qu’on peutyij P
ORIG-IJNE. lié OHIGIJNE. C)I cueillir, et parce qu’il est rare qu’un texte je plusieurs lignes ne soit pas autre chose que l’effet d’un intérêt privé ou la narration d’une action indifférente. Nous plaçons sur Je même rang, et peut-être devrait-on les considérer comme d’une importance plus générale, les inscriptions bilingues ou trilin- •H f, lies ,dont le texte est exprimé en deux ou liti plusieurs langues àla fois ,l’un étant la trait. duction de l’autre. Telles sont ;i0l’inscrippt tion trouvée àEuguLium et qui est en étrusnti que et en latin; 20la célèbre inscription de ei Rosette, en égyptien et en grec. O11 voit tout lut de suite quel est l’intérêt sans pareil des f? monumens de ce genre, dont le texte, en mune langue connue, est la traduction du aj texte voisin écrit en une langue et avec un b' alphabet qu’on ne connaît pas. O11 doit à si de tels monumens la découverte de plupsieurs alphabets anciens, et la critique littédd raire asu trouver des moyens de pénétrer ces mystères avec toute certitude. Le plus sûr bmoyen est de s’attacher aux noms propres , ïParce qu’ils s’expriment par les mêmes sons si dans toutes les langues. J1est certain que les lettres qui les forment dans l’alphabet con-
92INSCRIPTIONS. nu ,sont remplacées par des signes h0ï phones ou ayant le même son ,tjuoi^ vec des formes différentes ,dans l’alpü *>» inconnu; on réunit ainsi un petit non)bre| sièC signes d’abord ;il s’augmente par la^PIll l plicité des noms propres ,et ,en conclu d’un alphabet àl’autre comparés, on vient àreconnaître tout entier 1ulphabtnç était d’abord ignoré. C’est ainsi qUe frère adécouvert l’alphabet des hié plies ;et il est àremarquer dans cetteï thode toute logique, que, dans les.alpl bets anciens, qui sont tous phonétiques composés de signes de sons, àl’exception^ écritures égyptienne ,chinoise, japonais etc., l’alphabet déduit des noms propres appliqué aux autres mots de la niémeé ture ,ne suffit pas toujours pour reco 11 Je lan{ etc 9es fica tiei s’at che lan cor soi naître le sens d’un texte écrit. L’alpMj gr; vo ainsi reconnu, sert bien àtranscrire? en ru lettres latines tous les mots de cette ecn'iJ ^ 1att SC mais ces mots ne disent rien, si on ne e naît pas en même temps la langue qu’ils cl j stituent. Cela n’est pas arrivé pour les écl turcs de l’Égypte ,parce que la langue éjj q tienne subsiste encore dans les livres imj Vi
Ult'S ORIGIJVE. ()3 OU manuscrits des Coptes qui sont les Idesceudans des anciens Egyptiens et qui ont ;conservé cette langue jusqu’à l’avant dernier siècle. Au contraire, la connaissance de la Tnlopart des signes alphabétiques de l’écri- (are cunéiforme n’a conduit qu’à la lecture "de quelques noms propres ,parce que les langues dont cette écriture retrace les mots, •^sont perdues, et ces mots sont sans signification pour nous ,excepté ceux qui appartiennent àla langue persane. On doit donc s’attacher avec un soin particulier àla recherche des inscriptions qui sont en plusieurs langues, quoique meme ces langues soient connues ;mais les monumens de ce genre sont très rares. 59. On atransporté en Europe une très grande quantité d’inscriptions antiques ;les voyageurs en ont vu un plus grand nombre encore dans les contrées qu’ils ont parcourues ,et ne pouvant les enlever, ils en ont I donné des copies; mais très peu d’entre elles sont d’une fidélité rigoureuse ,et les copies d’un même monument faites par divers voyageurs ,prouvent assez cette infidélité. Comparées et rapprochées ,ces copies suffi- *
IQO INSCRIPTIONS. la méthode la plus convenable, et l’on st bien que dans un giand îecueil d’inscrjj * lions, on peut porter fort loin les divisi0a J et les subdivisions. Mais les grandes classf; sont d’un usage plus general, puisqu’ suffisent àdésigner assez complètement! 1 nature d’une inscription nouvellement t 1 couverte, et àla rapprocher ,poursonju I terprétation ,des monumens du mêmes ! dre. On peut donc s’en tenir àla classifc * tion suivante des inscriptions antiqnes : i<> Religieuses; —Honneurs rendus am dieux, aux demi-dieux et aux héros; dédicaces, cérémonies du culte, fondations autels, sacrifices, tauroboles,suo^étaurikj bâtions, invocations, imprécations; préceptes de morale. 20 Historiques; — Lois, décrets, traite de paix ,d’alliance ,d’hospitalité ,acte publics de toute nature ;comptes et in# taires publics ;listes de prêtres, demagi trats ,de guerriers morts au service de patrie; services rendus àl’état par des e toyens; honneurs décernés àunsimplep ticulier de son vivant, marbres portant® indication d’époque ;fastes chronologie
ior CLASSIFICATION. alcndriers ,et inscriptions n’appartenant à ucUI1 eautre classe mais ayant une date ; c(es des villes et des corporations; textes contenant des noms de lieux et autres renseignemens géographiques ,tels que les pierres milliaires ;les dédicaces des monuinens publics ,autres que les monumens religieux ;discours des princes, des magistrats, et tout ce qui indique un usage public, un fait relatif aux mœurs et coutumes, à l’état des personnes, àl’organisation sociale, etc ,etc. 3° Scientifiques;— E xprimant quelques principes des sciences ,des procédés des arts, portant des noms d’artistes ou d’écrivains ;des causes et des époques de maladie ou de mort ;des noms de professions manuelles. 4° Funéraires ;—Tracées sur des cippes, tables ,sarcophages ,cénotaphes ,etc.; et relatives àce qui concerne les tombeaux et les funérailles des anciens ,si la qualité du défunt n’en fait pas un personnage historique, ou le texte de l’inscription ,un monument géographique ou chronologique. 5° Chrétiennes ;—Les quatre divisions
102 INSCRIPTIONS. r précitées peuvent être suivies ponrCei tor classe importante dinsci iptions. 1 ,|.,IV* En général ,cest le sujet dominant da,, i'î l’inscription qui la fixe dans une classe f) f dans une autre ;et le cippe dun partie^ vra obscur ,sans titres et sans fonctions ,j* jgs tor cit< tera aux monumens funéraires ,s’il ne^ tient d’ailleurs aucune indication relaii, aux sujets qui appartiennent àl’une desclas lei ses précédentes. Linvocation des Dieux]!, cet tei nés ne changera pas son attribution, que ces dieux appartiennent spéciale^ gr de C’ aux pratiques funéraires §VI. Histoire de la Palceographie, 63. L’importance des inscriptions an sc reconnue par les hommes instruits de toute les époques. Dans l’antiquité même, onùl tacha àces monumens comme étant les» chives les plus authentiques des nations celles où étaient consignés leur droit pu! et privé ;les traités de tout genre, les 1k et la mémoire des grands services coim celle des grands citoyens, yétant déposés^ l’ordre ou avec l’approbation de la cite rr connaissante. Il yeut donc des collecta qi T E d
r HISTOIRE. «3 d’inscriptions dans l’antiquité même. L’his- Vfl Evhémère fut le premier ,au dire fEusèbe et de Lactance. Athénée rapporte yePhilochore recueillit aussi, dans un ouvrage spécial, les inscriptions qu’il vit dans les diverses provinces de la Grèce. Ses his- (oriens ,Hérodote ,Pausanias et autres, en citent aussi plusieurs (i), mais non pas dans le meme but que Philochore ,qui donna ,à cet égard ,l’exemple aux palseographes des temps modernes. Cosmas qui écrivit en grec une Topographie chrétienne en 545 de J. -C. ,yinséra plusieurs inscriptions. C’est par lui qu’on aconnu la célèbre inscription grecque d’Adulis, relative aux conquêtes faites par le roi d’Egypte Ptolomée- Évergète en Asie :le marbre original apéri avec beaucoup d'autres ,dont le manuscrit de Cosmas nous aconservé le texte. Ala renaissance des lettres, Pétrarque rechercha les inscriptions en même temps que les manuscrits et les médailles; mais il se contenta de les étudier, sans les réunir dans un recueil systématique. Au XVesiècle, cette étude prit une plus grande consistance ,et ,parmi les fdMafïei en adonné le catalogue dans son Arie criiua /<< pidfiWa ,livre II, chap. 1et 2.
to4 INSCRIPTIONS. voyageurs de ce siècle ,Cyriaque ne s’attacha le premier àtranscrire, j tr son itinéraire, les inscriptions qu’il eut r 0cJ er sion d’observer en Europe et dans le ^ Ala meme époque, Félix Feliciano, J e3 11 Marcanova et le frère Giocondo ,Se(î ret v remarquer par leur zèle pour la recherche^ inscriptions antiques ;le dernier sur-tout dont les deux volumes manuscrits ex% encore dans la bibliothèque du chapitre J Vérone, sa patrie. Au XVIesiècle, on pena. enfin àpublier des recueils d'inscriptions, ï Peutinger donna le premier, àAugsbourg, en i5o5 ;vinrent ensuite ceux de Jean Hit tich, Mayence , ï520 ài525 ;de Fulv. des Ursins ,ou bien de Colocci ,Home, iïai, qu’on attribue faussement àMazzochi ,1e. quel n’en fut que l’imprimeur. Les ouvrage de ce genre se multiplièrent bientôt; le monumens écrits ,recueillis dans diverse! régions du monde romain, yétaient figurés» transcrits, et le recueil de Smetius, augmente par Juste Lipse (Leyde ,i588, in-fol. ), est considéré comme le premier qui soit disposé dans un ordre méthodique ,et même re* marquablepar la fidélité et la bonne critiqus des textes. Il servit comme de modèle ans
HISTOIRE- 10J uX nombreux de ce genre qui parurent Europe dans les deux siècles suivans. J? recueils généraux, on passa aux collec- .Lparticulières des inscriptions d’une proiince ou d’une ville seule ;le patriotisme des !Lss’exercait sur ce sujet avec une louable jvalité; d’autres composèrent des recueils spéciaux. Les uns contenaient les inscriplions métriques ,en vers grecs ou latins; d’autres, celles qui se rapportaient àun objet spécial, et le docteur Annibal Marioti , Je Pérouse, alaissé, inédit, un recueil d’épi- Igraphes relatives aux médecins et àla mé- Jecine. Des collections publiques ou particulières de marbres originaux, se formèrent Je toutes parts et trouvèrent aussi des interiprêtes pour les décrire et les publier. Gruter entreprit enfin un recueil universel de toutes les inscriptions connues ;Gronovius en j donna une édition revue et augmentée ,en 1707. Muratori publia un recueil analogue , en 1739 ;et ces deux ouvrages forment , avec le supplément de Donat ,un ensemble qui montre toutes les richesses et tout 1in- térêt des documens authentiques qui constituent la science de la paléographie.
COI ^des I0(> INSCRIPTIONS. «4. Les inscriptions chrétiennes f, aussi des recueils spéciaux ,d’où |eil vans auteurs ont tiré des renseigne* ,nC très importans sur 1état des premiersci l’m tiens au sein du paganisme ,leurs p|0S! (ra lèbres martyrs, le culte qui leur était,,, et les cérémonies ordinaires de l’église stei, mitive. Ant. Bozio donna sa RomaSottc,,, tor læ( en i63s ;Arringlii publia, en ifi5i, vrage plus volumineux sur le même su de et sous le meme titre ;et la dissertation ep les Lupi sur l’épithaphe de sainte Sévère lerme ,1734 )est un ouvrage du plus gr«tu intérêt pour l’étude approfondie de la p tr læograpbie en général ,et des inscripij It «ii chrétiennes en particulier. 65. La science palæographique s’étend tr peu àpeu par l’accroissement des m« élémentaires que l’érudition tirait de Fini c: prétation des marbres antiques. Maffeiè ti na d’abord son Arte critica lapidaria,oui d resté incomplet, très savant, mais tropéit 1 du pour être d’un usage général. Le Pi s clieria voulut ysuppléer, sous ce point vue ;mais dans ses Instituzioni lapidé. I s’écarta trop souvent de son sujet et s
m Si, De ili 4 pii ty ouhistoire. 107 ,plus àenseigner l’art de composer •inscriptions que celui de déchiffrer les Jo,inmens antiques. Morcelli se proposa l’autre de ces deux buts dans son jpll* 1^1• miléi/e Stilo inscriptionum ,et 1approbation jn monde savant prouve qu’il asu les atteindre. Enfin ,et plus récemment ,M. Spo- Wio aréuni tous les préceptes de la palæo^raphie dans un ouvrage plus commode et moins étendu, son Traltato delY arte i4 h mil l», JllS lait tes ei* 'H- t :C‘ if il mraphica, publié àSavone, eu 1813. Dans les autres parties de l’Europe littéraire ,l’émde des inscriptions antiques n’obtint ni iroins de faveur ni moins de succès qu’en Italie :les savans français contribuèrent 7 aussi, dans tous les temps ,par leurs doctes travaux ,àl’avancement de cette partie essentielle de l’archéologie. On pourrait en citer ici un grand nombre, depuis les Illustres Observations Antiques du lyonnais Gabriel Syméon (T55 y ),jusqu’aux observations non moins illustres des savans de nos jours sur les inscriptions orientales, grecques ou latines, que le zèle d’autres Français aravies pour la première fois aux déserts de l’Égypte etde la Libye ;et les déductions tirées dun
io8 INSCRIPTIONS. texte quelquefois peu étendu ,ont été SOll I vent des pages entières toutes nouvelle qui manquaient dans l’histoire écrite j’ peuples anciens, de leur état civil ou de|e état politique. Le zèle le plus louable ani^L aussi les savans de nos provinces poUr l chercher, faire connaître et conserveries» inscriptions antiques qu’on ydécouvre fré quemment. Dans quelques villes ,l’admi. I nistration seconde ce zèle avec empressement fc et réunit les marbres dans les musées. J’ajl publié, en 1807 ,tous ceux de l’ancienne» ville de Cularo ,aujourd’hui Grenoble et la collection formée àLyon ,par les soins de M. Artaud ,avec une persévérance audessus de tout éloge ,est aujourd’hui la plus nombreuse et la plus importante de toutes les collections locales en France: un pareil exemple 11e saurait avoir trop d’imitateurs. L’intérêt de l’histoire ancienne de notre patrie l’exige, puisqu’elle doit yrecueillir ses plus authentiques documens. 66, Il nous reste àparler de ce qu’il ya d’essentiel àsavoir pour l’étude particulière des inscriptions qui. nous restent de chacun des peuples dont les rnonumens entrent
u»stoYPTlEW. ,0» i^Uantlece IWsumé. Nous «vons dû ®J, p0Url’ensemble ne ces indications r^s’les notions relatives aux caractères LSpaùx de chaque genre d’inscriptions , ,i, ,ies.ion alphabétiques qu’on ytrou ve X,, aux variations dans la forme des la lettres et dans l’orthographe des mots, aux j. gts ou abréviations très nombreuses qui „tiennent lieu, aux moyens de discerner l'époque d’une inscription qui ne porte pas une date précise. Nous tâcherons de réunir , jus les paragraphes suivans ,les notions les plus nécessaires sur ces sujets variés, mais élémentaires. SECTION II. De la Palceographie des divers peuples. §Ier .Egyptiens. \ •• 65. Aucun peuple ne nous alaisse autant d’inscriptions que le peuple égyptien. Tous 1sesmonumens en sont couverts, et ces monumenssont très nombreux. L’Égypte est comme un musée de ruines en assez bon et quelquefois parfaitement entières.
jïfi INSCRIPTIONS. Notre savant architecte M. Huyot atra^ premier, les principes mêmes de ces difi rents états de Fart en Égypte, etlW tr ti tation des hiéroglyphes aconfirmé plj l’i ment ses observations. 70. L’écriture hiératique employée pf ordinairement pour les manuscrits, se ii in trouve aussi sur des caisses de momies, sur quelques autres monumens ,mais parj et culièrement sur des pierres isolées ,gr0ssjj n< rement aplanies ;on yatracé au pjJ à des inscriptions quelque fois assez long® tc on trouve aussi sur des édifices, des incril r( tions de ce genre écrites ou gravées pari i curieux ou des voyageurs anciens. |n l’emploi le plus utile pour nous de cettesed conde espèce de caractères égyptiens, fj | ^ d dans les papyrus historiques et les registn de comptabilité des temples; on en atiré plus précieux renseignemens pourla diront f logie et le système numérique des Egj tiens. 71. L’écriture démotique était réseryéj aux usages généraux et populaires de law tion ;les décrets et autres actes publics, If contrats, quelques stèles funéraires , b
paiæogkaphie DES ÉGYPTIENS. Jiy •1t./« m transactions particulières, se fesaient en écriture dcmotique. Le texte intermédiaire de de Rosette est de ce genre. (Jf, l’inscription ^ p,Ce qui intéresse le plus dans l’étude jJune inscription égyptienne, ce sont les ^indications historiques. On les trouve dans les noms de rois, ou de grands fonctionnaires, et dans les dates qu’elles contiennent. Les noms des souverains sont toujours enfermés dans un encadrement elliptique appelé cartouche. Un cartouche contient ou 1eprénom royal consacré par l’autorité publique et la religion pour chaque prince ,ou bien son propre. Le prénom se trouve le plus ordinanement, et comme sur le grand nombre de ceux qu on arecueillis ,il n'en existe pas deux de semblables quoiqu’on en trouve de tes analogues ,chacun de ces cartouches )renoms appartient àun seul prince qu’il désigne spécialement. L’étude approfondie de ^cartouches ayant conduit àrattacher inividuellement ces cartouches prénoms aux Pinces qui les portèrent ,et d’en dresser un fondé et confirmé parles monumens, ce cartouche prénom ,quoiqu’isolé ,est deenu ainsi une indication historique très im-
INSCRIPTIONS. 118 portante, le monument pouvant être Jc bué ,avec toute certitude, au règne du J1 désigné par le cartouche, et au règne! ‘ prince qui fut le moins ancien des deux; 1 de plusieurs qui sont ,quelquefois, rap™ sur le meme monument. On doit donci * lier la plus grande attention àces carte * clies; leur existence ajoute du prix àJ1 inscription qui en contient un ou plusiei) dans son texte. Souvent le cartouche i propre est àla suite du cartouche pm un groupe de deux signes, composé duel, nalopex (oie d'Égypte )et du disque dus. leil, les sépare, et dans ce cas la ïèM royale est complète. Ce groupe qui se il sé9(fils du soleilJest un titre communal les rois de l’Egypte ,et l’on aainsi lai gnation entière de chacun d’eux, pamj pie :soleil-gardien de la région infèrmm prouvé par Phré (cartouche prénom), If du soleil (groupe de deux signes), b (cartouche nom propre ), et telle est! gende royale de Sésostris ou Ramsès U y3. Le premier signe du carton prénom ,est toujours le disque du soleil ce signe, comme tous les autres descai
r tt. ’( PALEOGRAPHIE DES EGYPTIENS. 119 cbes de ce genre ,est figuratif ou symbo- .,nansles cartouches noms propres au 10e'V., ntraire, les signes sont ou entièrement *' ^abétiques ,ou figuratifs et alphabétiques ensemble. Les noms des dieux égyp- H 4 tiens entrant dans la formation des noms propres des princes et des particuliers ,on mettait souvent dans les cartouches la figure mêmedu dieu àla place de la syllabe vocale qui,étantsonnom,entraitdanslenom propre écrit dans le cartouche prénom ,où Ton reconnaît toujours des signes alphabétiques. 4. Les dates qui se trouvent avec ces légendes royales, sont aussi d’une grande importance pour l’histoire, et les monumens qui portent quelqu’indication numérique, sont beaucoup plus rares que ceux qui n’en ont pas. Ces indications numériques sont ou l’âge d’un défunt sur une stèle funéraire ,ou le nombre des divers objets consacrés qu’il aofferts aux dieux, ou bien la date d’un évènement mentionné dans Linscription. Les dates proprement dites sont les plus intéressantes à recueillir ;elles sont exprimées en chiffres hiéroglyphiques qui f• spéciaux pour chacun des nombres r, io,
I2G IINSCRIPTIONS, ioO) 1000 et 10,000 suffirent auxÉgyp^ ( pour exprimer toutes les quantités moin(|u ' ilisc que ce dernier nombre. On en trouve^0 i—x1—k1-w* Irk W'. 1 1 T^rv. figure et la valeur àla planche III ? MM. Jomard et Young ont publié les ^ %ÎJJJjl tur< « premiers chiffres presqu’en mêmetem mon frère yaajouté récemment le cinq* me qu’il areconnu avec cette valeur st plusieurs monumens. Ces indications chronologiques J donc ce que l’on doit chercher d’abord 4 une inscription égyptienne. D’après ceci en t précède, on les reconnaîtra facilement 4 les textes hiéroglyphiques; et quant an textes hiératiques ou démotiques ,les caitouches ysont également figurés, non pas foi complètement ,mais seulement par déni en con les dan ord cac me DK signes qui placent le nom propre cTun ru cai mi comme un mot français entre deux parée thèses ,et le signe de la gauche adéplus, pr après lui ,une ligne droite qui répondit ui base meme du cartouche complétera® le tracé. Les signes numériques hiératiques fl cl démotiques sont de beaucoup plus nombres que les signes hiéroglyphiques ,et coromei se trouvent rarement dans le texte dii»f ti ci
pUÆOGKAPHIE DES EGYPTIENS. 12 I nous nous abstenons de les rejjjjcripti 011 ) irodmVe ici. é. rjjAces notions sur la palæographie égyptienne ,nous ajouterons: i° que lecrihiéroglypli iqueprocède indifféremment ««i%i• turf 1 /Jedroiteà gauche, de gauche àdroite ,ou en lignes perpendiculaires. L’inscription (ommence du côté vers lequel sont tournées jes têtes des animaux qui ysont figurés ,et dans les lignes perpendiculaires mêmes, cet ordre est constamment suivi pour un texte entier, ou les diverses parties de ce texte. Une ligne isolée d’hiéroglyphes, la dédirace d’un temple ou d’un autre monulent, par exemple, procède aussi quelquefois une moitié de gauche àdroite ,et l’autre moitié dans le sens contraire ;mais dans ce cas, on distingue au milieu même de cette inscription un signe qui n’a pas de direction propre ou naturelle ,tels que la croix ansée, lin obélisque, etc., et c’est de ce signe que es deux moitiés de l’inscription prennent îbcuiie la direction opposée. 2° Que l’écrire hiératique et la démotique procèdent onstamment de droite àgauche, comme ara he et autres écritures orientales.
I2‘2 INSCRIPTIONS. r §II. Grecs. n’ei lys 77.La critique de la palæographie^ tr.° aréuni plus de préceptes et plus de J qu’on n’a pu le faire jusqu’ici sur les init ‘ tjons égyptiennes. Lalphabet des GJ gre et toutes ses variations ,nous sont mœuij Kl connus ,ainsi que la langue ,les l’histoire de ce peuple illustre dans l'J quité, malheureux dans le moyen âJ ’• qui semble aujourd'hui retrouver ses J|0 ' ' le OUI J ques vertus dans ses antiques souvenirs] inscriptions grecques nous ramènent^ quefois vers ces époques glorieuses! nation grecque; et que d’émotionssep» dans le cœur de l’archéologue qui te!» dans un marbre offensé par le temps, h nument funéraire qu’Athènes plaça , 1 vingt-trois siècles, sur le tombeau guerriers morts devant Potiche! P» croître la gloire de la patrie ,ils sim posés les premiers aux coups de l’ewm; magique influence du nom grec. T®1 pelle ànotre admiration tous les chefs' vre de l’esprit, de l’imagination etduf i SI II I
PlIÆOGRAPHlfc DBS GRECS. I't* Mpas étrangère àl’archéologue ;il ana- ,v(t Ilblement quelques phrases ,et il re- Jale toujours le génie de 1antique Helle- i, ... fi» .J Le premier examen d’une inscription «Lue doit avoir pour but d’en reconnaître Lue. Le sujet ,s’il appartient àl’his- J[Ci indique d’abord cette époque dans jeruines limites; mais on la trouve plus Ljsément :i° dans les signes cln onolo- Les, s’il yen a;2°àleur défaut ,dans la Le même des lettres et le nombre que leur ensemble suppose a1alphabet du temps, dans le tracé et la marche des lignes de l’inicrintion, enfin dans certaines formes grammaticales propres aux plus anciens monumens écrits de la Grèce. Le dialecte qui y est employé est aussi une indication, du *^1/\IV moins topographique, sur la contrée ou 1in- scription fut rédigée. 79. Les signes chronologiques les plus communs sont :i° les noms des magistrats dont l’autorité aprésidé àl’exécution du monument ,ou bien qui étaient en fonction à 1époque où il aété érigé; 20les dates tirées desè ères particulièrement adoptées dans cha
124 INSCRIPTIONS, que état de Ja Grèce ,et exprimes s calendrier propre àchacun de ces éi I dates de ce genre ne se retrouvent 1 Pspoil épo| les inscriptions grecques des tem rieurs; sur les plus anciennes, sur ce||, la Grèce antérieure àl’invasion des R0 ' on ne voit en général que les princes ou des magistrats pour é La durée des fonctions de ceux - par les lois ,et l’ordre de leur succès inscrit dans les archives publiques, nef saient, dans ces temps, aucune incertiiij sur l’expression de ces sortes de dates,! critiques modernes, combinant Pautorid monumens avec les rapports des historien;' ont réussi arétablir ,en grande partie^ listes de la succession des magistrats J selon l’ordre chronologique ,àles rapport aux années juliennes antérieures àl’èrei gaire, àformer ainsi des tables très é pour la supputation des temps de i’histoij ancienne et la détermination de l’épof précise dun monument. Une inscrira giecque portant le nom d’un archonte^ nyiriè) dAthènes ,est certainement de fat née meme ou cet archonte exerça ses fom
r 12.5 lions , paléographie des grecs. et il en est ainsi pour les monumens Jes autres villes et des autres contrées dont rétabli les listes des princes ou des ma- 4^(fatSi Quant aux dates proprement dites , %|anrlées, en mois et en jours ,il est àre- ' siarquer que les anciens n’employèrent pas 0ère générale, comme l’est l’ère chréjtienne pour les temps modernes. Lorsqu’une |v|eou un état en institua une ,il en prit les motifs et l’origine dans des raisons ou dans des évènemens qui lui étaient particuliers, et il en résulte pour nous une diversilé de supputations d’où naît un grand nomire de difficultés. Les clironologistes ont illé àexpliquer la nature de ces ères nombreuses et variables ,àdécouvrir le moyen de les mettre en concordance et de les rapporter toutes àl’ère julienne. C’est donc àleurs tables qu’il faut recourir pour Interprétation de ces dates. Les villes principales de la Grèce en créèrent presque toutes 5njais partout où s’établit le pouvoir royal, les dates furent prises de l’année du ^gne du prince qui occupait alors le trône ; çtla succession de ces princes est assez conlll1e >«ainsi que leur époque ,pour qu’on
T3s inscriptions. grammaticales ,il ne reste plus àlescoi] . rer nue dans leur sujet, les signes orrL ment particuliers aquelques-uns d’entre(1 ( les nombreuses abréviations qu’on ja, marquées, et les signes numériquesemp] ; àdiverses époques. C’est rinterprétafo dèle du texte qui fait pleinement conn^ 1 l’objet ,le but et l’utilité pour l’histoire ftl inscription grecque. Cette interprétation? ( ge non-seulement la connaissance app: 1 fondie de la langue grecque de toutes! 1 époques, mais encore l’habitude du à1 qu’on appelle lapidaire, ourelatif aux tei 1 grecs tracés sur des pierres ;et si l’on coes 1 dère dans combien de contrées diverses langue grecque aété celle des moDuin publics, combien l’habitude de certaines! gures du langage aété variable, et selon lieux differens ,et quelquefois selon leséj? ques dans le même lieu, on se fera uneil de tout ce qu’exige l’étude des inscriptii grecques pour être fructueuse. Mais I chéologue peut ne pas posséder cette scia ce profonde du critique ,et nous reDla niant ici dans ce qui lui est nécessaire m l’appréciation sommaire d’un monument
k m re. fi' fi. :re e PVLÆOGRAPHIE DES GRECS. 1JJ rle classer avec assez de convenance Lune collection, nous ne devrons nous at " cher qu’aux signes extérieurs qui en causent les diverses époques. . |jj Les décrets et actes publics des villes corps politiques et corporations, les traits et conventions dun intérêt généial ,sont ordinairement précédés d’une invocation à la bonne fortune :ArA©HI TTXHI. On y ajoutait quelquefois :KAI Eni SnTHPIHI , et pour le salut ou Futilité ;viennent ensuite la désignation de la cité ou de la corporation, les noms des magistrats ou des prêtres en fonctions, et le sujet du monument; souvent une date proprement dite est ala fin du texte, ainsi que le nom, soit de celui qui arédigé l’inscription ou aprésidé àson exécution, soit de l’artiste qui Fa exécutée; les noms des magistrats ou des prêtres ne sont placés quelquefois qu’après le sujet même du monument. Dans les courtes inscriptions honorifiques ,pour les princes ou les citoyens ,le verbe de la phrase est ordinairement sous-entendu, le nom de la personne honorée ou d’une statue, ou de tout outre témoignage public, est écrit aux pre-
i3 / 4INSCRIPTIONS. mières lignes ,àl’accusatif; il est nom de la ville ou de ia corporation voté le monument, et les noms du suivi ou du prêtre, et de l’artiste sont àlafin niagi d ..?« eret porte souvent son intitulé lorsqu’il est pour un citoyen quia rend, services ,la récompense ordinaire étant couronne décernée par la cité, cette co® ne est figurée au-dessus du décret, et le ( «t c ni du citoyen est inscrit dans le champ 84. La date ,lorsqu’elle est tirée d’unelocale, se trouve aussi parfois au cornu cernent d’une inscription. Ces ères ou» puts, sont très variées ;il est impossible! diquer ici même les plus usuelles, etn sommes forcés de renvoyer pour ce si important au Résumé spécial de Chronohj qui suivra de près celui-ci; on remanjüt seulement que ,au défaut d’autre indicat topographique, les noms des mois « ployés dans une inscription peuvent fc nir quelques données sur le peuple aif elle appartient, ces noms de mois à assez variés dans les cités de la Grèce. t trouvera dans le Résumé de Chronoloi les indications les plus nécessaires soi
H paieographik des ghf.cs. i3!» ,(je1» palæographie grecque. Les r' smit aussi prises des années du règne fprince; il faut encore recourir àla . Lologie pour les interpréter. Ces dates f (Lexprimées en toutes lettres ou bien,' J""chiffres grecs ;dans le premier cas , •Iles :ie présentent aucune difficulté ;mais , jj|15 je second ,les variations qui existèrent chez les Grecs dans l’expression graphique des nombres, peuvent embarrasser quelquefois, et ce ne fut que dans un temps postérieur aux plus anciens monumens ,que les 24lettres de l’alphabet furent adoptées comme signes de la numération et d’après leur ordre constant dans l’alphabet même. Cet alphabet numérique se trouvant partout ,nous 11e devons indiquer ici que les signes qui furent en usage avant cette application des lettres àl’expression des nombres, signes pris en général des lettres initiales des mots exprimant ces nombres. Dans la liste qui suit, le chiffre arabe précède son équivalent en grec :nombre 1se trouve dans les inscriptions grecques représenté parla lettre ou le signe X; 2—II et A; a m;4—IIII ;5—n;6—set G;7—EBAMj
l3() IJÎSCRIPIIOJÎS. 8 — nui ;9—mur ;10—aou v; ï; 12—-Air, É; i5—AUI ou TPISA • cmEAI; i5—An ouEK-îj etc.; 20Jaa^ 5.5-ZC oh Avn; 30-AvAouvwT quatre Aou TESSAPA ;5o—cinq a0U Rc —H. P.; 200—CKN; 500 -fi|; 1000^ 11 (Xl_; 10,000 M. Lorsque les nomb* * exprimés par les lettres de l’alphah^J ployées comme chiffres ,la lettre LJ précède ,les fait remarquer comme J quand le mot ETOTS ou ETXiN UfJ ou des années) ne s’y trouve pas; CeLi forme latine, tiré de l’ancien alphabet m est l’initiale du mot Avxaficnroç , géniiifi Kvxâ£r.c ,qui signifie année. Ces mots «, chiffres de dates sont au génitif en m comme ils sont àl’ablatif en latin, à« d’une préposition sous-entendue. C’est 1 5 _•• l’on aime mieux ,un génitif absolu en et un ablatif absolu en latin. sra, 8j. On doit sattacher particulièrement dans 1interprétation d’une inscription grJ que ?adiscerner les nombreuses qualifia tions des magistrats de tout ordre, desem ployés publics de divers rangs ;les nomsdi dieux et de peuples ,ceux des bourgs ettii1
rGEOGRAPHIE DES GRECS. I07 7»l]ne cité ;les fornuiles consacrées pour ii&ens genres de înonumens ;les textes Af décrets ,lettres etc., qui sont relatés ou jités dans des textes analogues; les noms mêmes des monumens tels que stèles, tableties cippes, etc. ;l’indication soit des lieux , joit des dépendances de ces lieux ,où ils doivent être exposés ou déposés ,tels que temple, vestibule ,cour ou péristyle, place publique, etc. ;ceux qui en font les frais, la cité entière ou une curie, le trésor public ou un trésor particulier; les noms et suraomsdes personnages publics ou privés ;les prérogatives et les faveurs accordées ,telles |oeles droits d’asile, d’hospitalité, de cité , etc.; les peines prononcées contre ceux qui détruiraient ou mutileraient le monument; Ifi conditions des traités et des alliances , lesinclications depjoids, monnaies et mesures. 86. O11 appelle XIPOSKINEMA un acte de piété ou d’adoration envers une divinité et dans un temple spécial ,accrédité pour cet objet ,soit par un privilège légal ,soit par dfet de l’opinion des dévots. Les partielles faisaient celte espèce de pèlerinage soit Ipour eux-mémes ,soit au nom de leurs pa~
r j38 inscriptions. rens et de leurs amis en même temps., aU w comprenaient leurs noms dans l’inscrij «ubl *,.. JIH>U commémorative qu ils gravaient ou J vaient sur quelque partie du temple. •1ai nnf AT1T* PAC n if part' corn’ rois désignaient poui ces hommage tai en gieux ,des fonctionnau.es ou dos particuli répa qui recevaient cette mission expresse,^ exp1 ne négligeaient pas de rappeler dans 11 lins scription, quils avaient rempli cette Jcou au nom du prince nommé dès les, por mières lignes. Il paraît aussi que le m? qui nrince donnait la même mission pltj du fois durant son règne, et que l’usagei tuf ces hommages religieux était particuliei l’Égypte grecque et romaine; cest son au temple d’Isis àPliilæ qu’on les recueil il yen aaussi un grand nombre sur lest pies et les chapelles de la Nubie , enîl neur d’Isis et de Serapis ,et des autres dis adorés dans le même édifice. 87. Les inscriptions votives ou bien dicatoires, contiennent toujours les nom# dieux ou des princes auxquels un mon» est dédié, et les noms de la ville, ductr politique, des tribus, corporations, fond naires ou simples particuliers qui ontd 01 le
et(j A feu ri k’tb r* sio/i irek % de ra lut te; nii- ii i \ ï t s rU,*06R4PHIE DES GRECS. *>() unent cette destination :les ouvrages fJits exécutés aux frais des tribus ou des PVculiers ,portent aussi des inscriptions «liiioénioratives de' leur munificence, et la •d’un monument construit ou «rue 111 ,., Lé par l’effet de cette générosité ,est iressément désignée dans ce texte de l’inscription ,les anciens permettant ce concours du zèle particulier des citoyens pour Futilité publique ;et une inscription qui rappelait avec reconnaissance les effets durables de ce sentiment ,en excitait perpéjuellement la louable manifestation :c’étaient de bons exemples qui produisaient encore de bonnes actions. 88. Les monumens funéraires portent ordinairement une inscription qui rappelle les noms et les titres du défunt ,son pays , son âge, les noms de son père ou de sa mère, ses titres et ses services, ses qualités distinguées et ses vertus. Souvent une inscription funéraire ne contient que les noms du défunt ,celui de sa patrie ,et des acclamations ou des vœux la terminent très fréquemment. Quelques exemples expliqueront mieux tous ces préceptes :XPHSiO-
nP/lTOT 0ESSAAOS AAPEISAIOS IIEAjt riOTHS ETP.N •IH. HPIiE XPHSTE XAlR l40 INSCRIPTIONS. Le premier mot est le nom du défunt ClireJ^e( tus; le second mot est le nom de son père| fc Protos ou Protus ,et la construction de deux mots montre que le mot fils, TIOS, Jpif sous-entendu ,selon l’usage général jJfc Grecs, qui supprimaient les titres de/Mpü fille de.... Les trois mots qui suivent sontj^ désignation de la patrie de Clirestus, Tlm\^ lien ,et né dans celle des villes de ZarwaqJw était surnommée Pelasgia ,pour la distinguer | ter des autres lieux de ce nom. Les mots ETIiK |les IH signifient: d'années 18; c’est l’âge du l^: défunt. Le reste est une acclamation: Jm re Chrestos;adieu /Ces mots XAIPE, ET'PTXEI, P 0APXET ,qui expriment des vœux analogues, r11 terminent souvent, seuls, les inscriplioos Ie' funéraires. On lit dans d’autres inscrip- J* tions :i<> <t>IAilK KAAAinnOT AIEI2NETE; I 2° AAKIMAKH KAAAIMAXOT ANAITPA* 1 ' sror. Les deux premiers mots de chacune I des deux parties de l’inscription sont des I noms propres: i° Philon , fils de Callipe; I 20Alcimaque ,fille de Callimaque; et ces I mots AI&QNET2et ANAfTPASIOT sont les
paléographie DES GllECS. i4i oids de deux des 174 peuples de VAttique. r|ûllpFeIait ainsi leS VilleS? b0Ur8Set villabes ^ Icette contrée et les quartiers d’Athènes, formaient chacun une communauté indedans une des i3 tribus d’Athènes ,ca- (a je^l’Attique. La communauté ou cité 'd fofcxoni faisait partie de la tribu Cécropjje, et Ânagyrus de la tribu Erechthéide. j noms de lieux doivent être attentivement remarqués dans une inscri ption ,afin de prévenir toute méprise ,et pour donner une interprétation complète et satisfaisante de tous les mots. On remarquera de même ?i° les surnoms honorifiques des princes :ils ser - rent quelquefois àdistinguer ceux qui ont porté le meme nom; 20que ces noms de lieux et ces surnoms se trouvent souvent écrits en abréviations et par les premières lettres seulement. 89. Quant àla ponctuation des inscriptions grecques ,nous dirons qu’en général, elle manque dans les marbres ;les mots eux mêmes sont peu ou point séparés ,et c’est par le sens et par la construction gramraaqu’on détermine l’arrangement des Mots pour former les phrases. On remarque
0r. \MEDAILLES. quée au 126eparagraphe. Ces monnaies sont dans les trois métaux employés partout à leur fabrication, et se distinguent par les sujets qui occupent la face et le revers; la face, qui en est le type principal porte ou la tète d’un dieu, ou des symboles soit religieux 1 soit topographiques, adoptés pour type légal, ou la tète cVun prince ;le revers offre aussi des types du meme genre, et ils servent avec les légendes ,les inscriptions ,les monogrammes qui sont dans le champ commedes soi tes de contremarques, àdéterminer Xattribution certaine ou probable de la médaille ,c’est-à-dire, àreconnaître l’autorité qui l’a fait frapper, son époque et son lieu géographique. Les dates ,très fréquentes sur ces médailles, se rapportent soit àl’ère ou aux ères instituées dans ces lieux ,soit au règne du prince figuré sur la face de la médaille; ce sont autant d’élémens divers qui concourent àson entière interprétation et àson application aux faits contemporains de l’histoire. i3y. Les plus anciennes médailles grecques ,celles qui forment la première époque selon Eckhel ,et qui sont antérieures à :ue 1 Ki 11
GRECS. 245 rnCjre-le-Grand ,se reconnaissent àJa li cl *té des types ,àl’incorrection du desàpabsence de toute légende ou in- ^riptlo”, àl’antique forme des lettres grecpc miand elles en portent; àl’absence de ^•?.•) • 0eau revers qui nest qu une aire et ne trente que les traces, souvent irrégulières, |jucoin inférieur divisé par des lignes en lusieurs carrés et qui servait «à contenir le flan sous le marteau. Ces médailles sont rondes ,épaisses et souvent globuleuses ;un grenetis entoure quelquefois leur champ. Les pièces en or, et sur-tout en argent, sont plus communes pour cette époque primitive que les pièces en bronze, et quand une légende n’accompagne pas le type ,on ne peut déterminer son attribution àun peuple ou à une ville, que si ces types sont expliqués par l’histoire ou par les analogies avec des médailles plus complètes. Pour les époques suivantes, le bronze devient pics commun, le dessin plus correct, les légendes manquent rarement et sont plus étendues. Tous les arts avaient fait alors de grands progrès, et les belles médailles de Syracuse prouvent
2^6 MEDAILLES. jusqu’à quel point de perfection l’art monétaire était porté. 138. On distingue dans les médailles du même peuple ou de la même ville, la diversité de leur état politique. S’ils étaient libres et se gouvernant par leurs propres lois, la médaille est autonome ;on n’y trouve l’indication d’aucun pouvoir supérieur. Cette autonomie fut quelquefois conservée aux peuples et aux villes même après la soumission àun pouvoir étranger; dans ce cas le nom du peuple ou de la ville est toujours sur la médaille ,mais on ytrouve aussi le nom du roi ou du peuple conquérant, et c’est ce que Eckhel anommé autonomie officieuse. Ce droit aété très variable pour les villes grecques ,soumises ,quelquefois en peu de temps ,àdes influences plus ou moins favorables àleur indépendance. Toutes ces circonstances sont autant de faits exprimés par la teneur même des légendes bien interprétées ;on ytrouve aussi l’indication de certains titres que les villes ou les peuples se donnaient en signe de certains droits ou de certaines suprématies, la qualification des magistrats ou de certaines autorités légale- y itÉ 511 U lies ; ie: •01 !(! P
GRECS. 2/|7 ent reconnues, et une foule d’allusions aux .allX usages ou aux origines de la ville !lte ^upeuple. Afin d’abréger l’exposé de toutes ces notions ,nous réunissons ici toutes jeS circonstances importantes pour l’étude jeS médailles grecques, sous les mots et les formules qu’on trouve dans leurs légendes. j3q. Magistratures nationales ou étrangères, prérogatives religieuses ou civiles ,jeux ,fêteS} etc. ,qui se trouvent sur les médailles grecques . Magistratures. On doit observer àce sujet que, lorsqu’il s’agit d’une magistrature simple, elle n’est pas désignée par un nom spécial , et qu’on n’y lit que le nom même du magistrat, précédé ou non de la préposition EIH sous, EITI ©EOAOPOS APXinnOT sous (le magistrat) Théodore (fils) d'Archippus. Les prépositions TETO et AIAsont aussi employées dans le même sens ,et ITAPA se trouve sur une médaille d’Apamée de Phrygie.Les magistratures les plus connues sont les suivantes : KINOBOTAION, la réunion de tous les ordres de l’état.
MÉDAILLES. STNAPXIA ,la réunion de toutes les magis, tratures. BOTAH, IEPABOTAH, le sénat, le sacré sénat. AHMOC, IEPOC AHMOC ,le peuple, le sacré peuple. TEPOTSIA, le college des anciens. APXElN, APXONTE2, archonte, lesarchontes. STPATHXOS ,ANTlSTPATHrOS ,stratège, antistratège, magistrature militaire. FPAMMATETS, rPAMMATETXlN ,scribelégal ,étant scribe. E^OPOS, éphore, magistrat de Lacédémone; on ne trouve ce titre que sur une seule médaille de Lacédémone ,pour l’éphore Timaristus. NOMO^TAAS ,garde des lois ;se trouve sur une autre médaille unique de Lacédémone, pour le nomophylax Aristandre. TIPTTANIS, prytane (modérateur) ,ayant diverses attributions. TAMIAS ,questeur, chargé des contributions publiques. IEPETS, IEPEIA ,APXIEPETS ,prêtre ,prêtresse ,grand pontife, magistrature sacerdotale. ASfAPXRS, commandant de l’Asie; magis-
^ grecs: 249 atqui présidait aux jeux sacrés célébrés dans l'Asie mineure, sous les Romains. \|nAlWrTPlAXHS ’présidant aux fêles solen- *elles ;médailles d’Apamée de Phrygie. ^]^O0ETA ,directeur des jeux etspectatacles publics. frMNASIAPXHS ,intendant des gymnases. gfllMEAHTHS, curateur, qui prend soin. g/jlSTATHS, chef du sénat, ou curateur; médaille de Pergame. JXKKAHTOS, le sénat. AHMOS pnMAinN, le peuple romain. IITnIKr, l’ordre équestre, les chevaliers. TflATOI ,les consuls. 'UaNTTIIATOI ,les proconsuls. UPESBETTOI, les envoyés. la I0Tl2TPATHroI ,les propréteurs. '% IHrEMONES, les présidens. EIIITPOnoi, les procuratores. :(îlATPXÎNl, les patrons. AT. ATT. ATTO. ATTON. ATTONOMOT ; sur les médaillés des villes autonomes ,se gouvernant par leurs propres lois ,ou en ayant conservé le privilège sous une domination étrangère ,et ce droit est marqué sur les médailles de Abila ,Ægée ,Anazarbe , a; -3 CO O 3 Cf • ü« Sa Sog »3 QJ O v-f s_ pi cz ~ g* 3° Ü^ co O— I O Ch
200 MEDAILLES. Antioche de Syrie ,Aparaée, Aréthuse, Ca. pitolia ,Corycus ,Diocæsarée ,Dora ,Ga. dara ,Halicarnasse, Laodicée de Syrie, Mo. ca ,Mopsus ,Sainosate ,Sébaste de Gilicie , Séleucie de Syrie, Termessus ,Tripolis de Phénicie et Tyane. EAETG. EAET0EPAC, sur les médailles, des villes libres ,qui furent :Amisus ,Chersonèse de Taunde ,Hippo ,Rhodes ,Sehaste, Tarces, Séleucie de Cilicie, Thessalonlque de Macédoine. ATEAEIAS, immunité des tribus, sur les médailles de Alebande dans la Carie. ÆIAHS 2TMMAXOT ,marque d’amitié et de confédération de deux peuples ou de deux villes. N. MHT. MHTPOnOAEITŒN. MHTPOnO- AES22. MHTPOnOAIÜ ,titres de métropole que prirent les villes suivantes :Aniasie, Amastris ,Anazarbe, Ancyre, Antioche de Syrie, Cæsarée de Cappadoce, Carrhæ ,Co« ropysus, Diocæsarée, Edesse ,Emise, Halicarnasse, Héraclée, Isaurus ,Lampsaque, Magnésie ,Néocæsarée de Pont, Nicomédie, Nisibi ,Perge, Pergame, Petra, Philippo* polis de Thrace, Pompéiopolis, Prusias, Safiiî êtes m less ice mai nsi ino cyi ilk
:s5i H H % %ti y kj >Co. GRECS. Sardes, Séleucie de Cilicie, Sidon, „Thessalonique, Tonis, Tripolis de TarseS ,- Phénicie ,Tyr. n?0- nP^THS. HPÛTOI. nPS2T£2N, autitre de primauté affecté par d’autres ^Jes dont quel(înes‘unes se disaient aussi i\opoles. Ces villes premières furent: Araa- 01 Cæsarée ,Eplièse ,Laodycée de Syrie , î’thilène, Nicée, Nicomédie ,Pergame , cillasse, Samos, Smyrne, Tralles. D’autres •}jes s’intitulèrent vraisemblablement la se- V nje> la troisième ,et on aun exemple de hseptième de VAsie sur les médailles de Magnésie en Ionie. 6 N§ ne. NE£K. NESKOPA, NEŒK0P02. ME2KOPSN ,titre des peuples et des villes qui avaient élevé des temples ou établi des et des spectacles en l’honneur des empereurs, et qualification des prêtres qui desservaient ces temples ou qui présidaient àces fêtes. Les peuples et les villes qui ont marqué sur leurs médailles cette obséquieuse institution ,sont les suivans :Abyla *,Acnionie ,Adramytiura ,Ægée ,Araasie ,Ancyre, Attalie ,Cæsarée de Cappadoce, Ciaudiopolis, Cybire, Cysique, Ephèse *,Hali-
:5a MEDAILLES. carnasse ,Héraclée (on ne sait laquelle 'i Hiérapolis, Juliopolis, Laodycée dePhrygie ’ et de Syrie *, les Macédoniens, Magnésie d’In’. nie, Milet, Néapolis, Néocæsarée de Pont Nicomédie ,Nysa *,Perge* ,Pergame, rinthus, Philadelphie de Lydie, Philipp0p(J . lis, Sardes de Lydie, Sydæ, Smyrne, Taba Tarées *,Théos ,Thessalonique ,Tonis en Mœsie ,Tralles et Tripolis *. 1EP. IEPA2, sacré, sacrée, )! AS. AST. ASTAOS ,droit d’asile. 1IEPA2 Ul •* A2TAOT ,ville sacrée avec droit d'asile ,titre que prirent aussi les villes ,dont le nom, dans la nomenclature qui précède, est suivi d’un *,ainsi que les villes suivantes : Ancyre, Antioche de Cilicie, de la Décapole, de Syrie et de la Ptolémaïde, Apamée, Aréthuse, Ascalon, Biblus, Cæsarée de Panias et de la Sainmaritide ,Capitoliaz ,Démétria de Syrie, Diocæsarée, Dora, Épidaure, Epiphanea, Eusebia ,Gadarus, Gaza, Germe, Jérusalem, Larisse de Syrie, Moca, Mopsus, Nicopolis, Olba, Ptolémaïs, Raphia, Rliosus, Samosate ,Sébaste ,Séleucie de Syrie, Sydon, Synnada, Tyana, Tyr. NAT. NATAP. NATAPXI2. NATAPXIA02, is Dff 0® eur
GRECS. 253 yhr° “e4 l H •jj eS maritimes avec port militaire. On les 'uVeau nombre de neuf sur les médailles de iïsée Carystus, Corycus, Dora, Nicopolis j’Epire, Sébaste de Cilicie, Sydon, Torni et fripolis de Phénicie. IZ{o.Quelques villes grecques indiquèrent 3assi sur leurs médailles leur situation sur janl er ,dans le voisinage des fleuves ,des jjois sacrés, des fontaines ,dans telle province, pour se distinguer des villes du même nom situées dans d’autres contrées ,enfin leur confraternité avec d’autres villes ou peuples, aaEA$AI ou AAEA<£$2N. Elles ne s’épargnèrent pas non plus les épithètes honorifiques :ENAOHOS OU ENAOHOTEPA , illustre ou plus illustre; ENTIMOS ,honorable; ETTISHMOS, insigne; E20IA ©ES2N , maison ou demeure des dieux ;KAAAEI KA1 MFJEGE1 ,belle et grande (médaille de Smyrne) ;AAMITPOTATH ,très splendide; MEOSTOI API2TOI, très grands et très bons (ceux de Nicée de Bithynie) ;2EMNH , vénérable, <EIAOPOMAIO! ,amis de Rome; enfin le mot OMONOIA ,suivi de deux noms de peuples ,exprimait leur concorde ou alliance. Les peuples et les villes mirent aussi
260médailles. cités de la même contrée ,la prépondérance qui la conduisit successivement àla domina- F tion universelle ,elle dut dès le principe 111 de sa puissance adopter les institutions qui f étaient en vogue dans la contrée dont elle r •n’était qu’une fraction ,et c’est ce qui rend * très naturels les rapports non contestés de ' l’as romain avec l’as étrusque ;d’où il suit ? aussi qu’il peut yen avoir parmi ces derniers de plus anciens que les premiers as ^ romains, mais aucun signe certain ne peut les faire reconnaître. j! 1 i4Ù. La connaissance de la numismatique étrusque est une des plus recentes conquêtes ' de l’érudition ;elle date du dernier quart : du XVIII' siècle. Jusqu’alors on considérait ces médailles comme hébraïques ,phéniciennes ou grecques ;et Pellerin attribuait encore aux Iliens de la Grèce les médailles étrusques de la ville de Todi ;mais les re- J cherches des savans italiens fondèrent enfin les doctrines relatives àcette partie très importante de leurs antiquités nationales. Arigoni forma la première collection de ces médailles, et bientôt celle d’Olivier àPesaro, Guarnacci àVolterra ,Borgia et Zelada à
%• ÉTRUSQUES. 2gr Borne ,jetèrent les dernières lumières sur leur étude. On yajouta de temps en temps quelques pièces nouvelles ,et tel est le quatlrantc (quart das ou 3onces), publié dernièrement par M. Vermiglioli, qui l’attribue àbTille de Hiretum des Sabins. Ce n’est qu’assez tard aussi qu'on trouva quelques médailles étrusques en argent, et elles sont tl’fS rai CS . i46- On yareconnu les noms des douz* principales villes de l’Étrurie moyenne ,savoir: Camars ouClusium, Cassa, Faleria,Gravisca, Ilva, Luna, Pefuza, Populonia ,Telamon,Tuteraou Tudertum, Yolatteri ou Volterra, et Vetulonia. Leurs noms sont inscrits * sur leuis monnaies en caractères étrusques et plus ou moins abrégés, de droite àgauche ordinairement. Chacunedeces villes avaitadopte un ty pe pai ticulier,une roue, le sanglier, la tetede cheval, 1aigle, la chouette, les attributs des divinités, etc. ;quelques médailles n’ont aussi que la lettre initiale du nom de la ville qui l’a fait frapper, d’autres ne portent aucune légende, et les premières peuvent être attribuées àplusieurs villes dont le nom commençait par cette lettre. Les
202 MÉDAILLES. types sans légendes offrent encore plus de difficultés; on range très sagement les médailles étrusques de ce genre parmi les wcertaines ;cette classe est assez nombreuse et semble renfermer les plus anciennes. 147. Les monnaies rectangulaires en bronze sont de beaucoup plus rares que les monnaies rondes du même métal ;elles pèsent plusieurs as anciens. On en connaît onze différentes de type et de poids. La plus intéressante, parce qu elle est la seule qui porte une inscription ,est celle qui aun pégase avec le mot ROMANOM àla face ,et un aide avec la foudre au revers. On voit sur les autres :un éléphant, au revers une truie; le trident et le caducée ;un poignard et son fourreau ;deux dauphins et deux tridents ; un bouclier àla face et un autre au revers ; un bœuf de chaque côté ;un bœuf et une espèce de palme ;une palme ou branche d’arbre de chaque côté; une palme et deux dauphins. Ces trois dernières paraissent être les plus anciennes de toutes. 148. Ce qui vient d’être dit en général sur les médailles de cette partie de l’Etrurie, s’applique aux médailles de FEtrurie inlé- :ieure mipi jftru Un ibin {frît1 îes* lailk les I les iour V P seul iorl Irotl icu leno b loi îéi ii(
GAULOIS ESPAGNOLS. a(;j ,-ieure ou campaiiieane et de l’Étrurie cir cumpadane (sur le Pô). On comprend dans' fEtrurie campamenne les médailles des Samnites, des Osques ,Volsques, Marses Sabins ,Lucaniena ,Brutiens ,et de tout le territoire de 1ancienne Grande Grèce. Quelques-unes sont en caractères latins. Les niédaillesde 1Etrurie circumpadane,sontcelles des Piceni et desUmbri, et les principales villes furent Hatri ,Ariuino ,Pesaro (PIS pour légende) et Icuvium (Gubbios avec IKVVINI ). On diffère aussi d’opinion sur le temps, relativement àRome, auquel ou peut rapporter les monnaies de ces deux portions de 1Etrurie ,et aucun caractère * authentique ne permet de trancher ces difficultés. Cette circonstance ne diminue nullement l’intérêt de la numismatique étrusque. Ces monumens se rapportent sans aucun doute au plus ancien état des sociétés policées en Europe ,dont les monumens nous aient conservé des témoignages. §IV .Gaulois et Espagnols. ï49- Les médailles gauloises ont un inté-
$64 MEDAILLES. rêt tout particulier pour notre histoire nationale, mais elles ne lui fournissent que peu de *renseignemens propres àéclaircir les doutes qui existent sur l’état réel de la civilisation dans les Gaules. Pour les monnaies comme pour les inscriptions ,on nomme. gauloises celles meme qui n’ont été frappées qu’après l’invasion des Romains, mais qui portent encore les noms des chefs gaulois ou des villes existantes àl’époque de cette invasion. Il yanéanmoins des médailles d’or, d’argent et de bronze antérieures àcet événement, et l’on pourrait ainsi reconnaître des médailles gauloises autonomes et des médailles gallo-romaines. Les premières se distinguent par l’imperfection de l’art àpeine sorti de son enfance :c’est une tète dont les traits grossiers manquent de toute proportion ,et au revers un cheval libre au galop, ou autres quadrupèdes également mal dessinés ;une étoile ou quelques lettres sont dans lecliarrçp. On acru reconnaître dans celles qui offrent un cavalier ou un cheval libre, des imitations des plulippes de Macédoine; mais l’établissement de la monnaie en Italie étant antérieur àce prince, et les relations de la Gaule
»V lui les «a GAULOIS.—ESPAGNOL. ,fi t ec les nations transalpine „epou;ant laisser ignorer cet usage si nécessaire princes et les magistrats qui gouverna, les provinces ou les villes gauloises firent aussi frapper de la monnaie avec les (r0 is métaux. On yvoit]eur nom e{ , tWe ou celle de quelque divinité, et au refer5 le nom de la ville ou de la cité ,et pour rbole topographique, un animal, tel que le sanglier ou verrat, qui était aussi sur leurs ^.•... ces monnaies comme anterieures àl’invasion romaine. On ^humaine. Un jouirait aussi considérer comme ayant le (jiactere de cette antériorité, les pièces qui portent des noms ou des mots dont la terminaison n’est pas latine. Une ville grecque comme Marseille dut exercer quelque influence sur le système monétaire des Gaulois ;aussi trouvet-on sur les médailles gauloises ,outre le cheval et le sanglier, et |j pentagone considéré comme symbole de l’immortalité de l’ame, dont les Druides professaient le dogme, la tête de Pallas casquée, empiuntée peut-etre des deniers consulaires -omains. Les progrès de l’art monétaire dans •Gaule autonome furent hâtés par l’intro-
266 MÉDAILLES. duction des monnaies grecques ;quelques pièces gauloises sont dun travail soigné,1 mais la plus grande partie d’entre elles est bien éloignée de cette perfection. i5o. Les légendes des médailles sont en lettres grecques ou latines, c’est-à-dire que la communauté primitive du même alphabet donne cette similitude pour les médailles des trois peuples. On n’y trouve, en général, qUe des noms d’hommes ou de lieux ,et .s’il y avait quelqu’autre espèce de mots, l’igno- *rance de la langue gauloise ne permettrait pas d’en donner une interprétation certaine. Pour les monnaies des villes d’origine grec* que, comme Marseille, Antibes, Béziers, etc., les légendes sont purement grecques, c’est à-dire en lettres et en langue grecques. À leur arrivée dans les Gaules, les Romains .ytrouvèrent plusieurs fabriques de monnaies ;ils les conservèrent et en établirent trois nouvelles :àArles ,Lyon et Trêves. Mais il paraît que ces villes cessèrent de frapper des monnaies sous Auguste ;Tibère ne voulut tolérer que les monnaies romaines et l’on ne trouve que des monnaies d’Auguste sorties des ateliers de Lyon et de Nîmes. B tait P Ga jts m |55S 0 0 .ce
gaulois.—espagnols. 2fi Ue,du temps de César, l’émission f,nom|a ‘es d’arSent fl,t considérable dans i..«InciPiirc pS in°ul ,.,feaans ^ules: plusieurs chefs connus par les .-«rand capitaine se trouvent sur -1 •11*/ ;de ce g« jts —n«'cm sur aies. J’ai publié en 1820 (Recherr11 J^\1~e1*11 ,f5 rtioona *^vyllv.1 — .sSttrUxeUodunum)la médaille de Durât, .mandant gaulois desPictones pour Jules ’'nn nn ilvuit Alllili 1*-,.-ru'“ «mes médaille qu on avait faussement at- •11 1T7*ri $ar» —*. uu'' ,uciu ai- We àla ville de Mio-Bonna. On voit par ‘ |te pièce d’une date certaine ,queiétait fl’état de l’art monétaire dans [« tte époque 1état de 1art monétaire dans , C ^ules. Mais les noms des chefs assez ^reux qui sünt nommés dans ces mé- HeS) sont pour la plupart inconnus. Enfin 1Jnc ri 111 Coct nII ! (lilles , i -*. -- ““ irrégularité des flans est. aussi un caracos médailles gauloises ;ils sont ronds, i•î ire t111 és, triangulaires ou polygones irréguflân de la médaille en bronze de A• I«A^ _ A.. Sers .le {fîmes fd’Auguste et Agrippa, amême été de manière àavoir la figure de la •*T11 atonge-- ..,,, d’un quadrupède. tuisse uun v, t On distingue donc d'abord ,parmi i1*11 ûp ontAnomûr ait i5iL•^O'l i f5 médailles gauloises autonomes, ou antér» ;i° celles des villes e‘ rieures aux Romains res aiiA .*— (es peuples d’origine gauloise ,qui sont Raricura (Bourges), Petrocorii (Périgneux
268 MEDAILLES. Santones (Saintes), Turones (Tours), Segjjun* sia (Suze), Nemausus (Nîmes), Volcæ-Are. comici (environs de Nîmes), Aballo (Ava- Ion), Andecavi (Angers) ,Aulerci-Eburones (Evreux ),Cabellodunum (Châlons-sur- Saône ), Catalaunum (Cbâ!ons-sur-Marne), Remos (Reims), Ratumacos (Rouen), Sequani te c' typ« tés I jCS* lient (rives delà Saône), Eburones (pays de Liège), les 151 le «ses lipi îles Mediomatrici (Metz), Durnaco (Tournay), Yirodunum (Verdun) ;2°celles des villes ou des peuples qui eurent des monnaies comme colonies romaines :Cabellio (Cavaillon), Nemausus (Nîmes), Ruscino (le Roussillon), Vienna (Vienne), Lugdununi Copia (Lyon), M Agrippina (Cologne) ;3° les peuples et les Tilles d’origine grecque: Antipolis (Antibes), Avenio (Avignon), Betarra (Béziers), Massalietôn (Marseille) ,Rhodanusia (Roses?); 4° les chefs gaulois, dont les noms en général très abrégés ou avec des terminaisons gauloises ,présentent beaucoup de difficultés , Fliistoire écrite n’en ayant pas parlé. Nous dirons pour ces noms, que leur terminaison en us ,comme Ambactus ,Durnacus,etc. peut faire supposer que déjà l’influence romaine s’exerçait dans les Gaules. Les ïïa ki
DI GAULOIS. ESPAGNOLS. 25g faille* gauloises sans légendes forment une classe très nombreuse, et on leur don11 ecette origine àcause du travail et des —^»Mil CI* types, analogues àceux des médailles Jrt r\rnV111 PPQ rrn -«• de ces provinces ,qui ne sont pas incertaines* j52 .On peut considérer comme un combinent des médailles gauloises, les médailles de 1Espagne ancienne qui comprenait allS si le Portugal. On les distingue en deux classes jdeterminees par la différence des alphabets de leur légende :i° les médailles je l’Espagne orientale et septentrionale ,où fon reconnaît des lettres qui ont la plus grande analogie avec 1alphabet grec ancien, qui paraît avoir été commun d’abord àtoutes les nations policées de l’Europe ;qui conserva dans cette partie de l’Espagne ses formes antiques; enfin qui ne subit que des modifications locales, indépendantes de celles I qu’il éprouva dans la Grèce et l’Italie successivement ;2°les médailles de l’Espagne méridionale, dont les légendes sont formées de lettres très analogues aux alphabets punique et phénicien ;il paraît être venu de l’Afrique. Il est du reste assez difficile de recon-
MEDAILLES 276 Saranus. Saserna. Saturninus. Scarpus. Scaurus. Scipio. Secundus. Sejanus. Ser. Silanus Silianus. Silus. Sisenna. Spiniher. Stolo. Strabo. Sufenas. Sulla. Aiilia Bostiiia. ISentia . (Folusia . Pin aria. f Æmilia . Aurélia. Cornelia . Arria. Ælia. Manlia. \Cœcilia. \Junia. Lieinia. Se rgia. Cornelia. Cornelia. Licinia. Folteia . Nonia, Cornelia. Sulpicianus. Surdinus. Tampilus. Taurus. Tkermus. Torquaius. Trigeraiuus. Trio. Trogus. Tubulus. Tulins. Turdus, Turpilianus Vaala. Varro. Yarus. Vêtus. Vitulus. Quinclia. Nasvia, Bœbia. Statilia. Minucia. Manlia. ,Curiatia. JLucreiia. 1Aburia. Maria Hostilia. Macilia Papiria. Pctronia. Numonia Tereniia. i Plancia. QuinctUia, Vibia. Antistia. Voconia. i56. Les médailles impériales comprennent celles du grand Pompée, qui en sont les premières ;ce grand homme porta en effet le titre d'irnperator. Après lui et ayant Auguste, qui jouit en effet le premier, et sans division ,de la suprême puissance ,on place les médailles de Jules-César, de Pompée le fils, de Sextus Pompée ,de Marcus Brutus ,de Cassius ,de Lépide ,de Marc-Antoine et de son fils, enfin de Cléopâtre, reine d’Egypte , de Caius et de Lucius Antoine. Mais ces personnnages, César excepté, 11’ayant exerce aucune autorité légale ,leurs médailles se-
ROMAINS. raient aussi bien placées parmi celles de’ familles romaines. Avec Auguste commencé ja véritable suite des impériales. On les diviseen :médaillons d’or, médailles d’or mé pillons d’argent, médailles d’argent ,’ouû naires d’or et d’argent, médaillons de bronze médaillons contonnâtes , grand, moyen, petit bronze, et spintriennes. ’1 Il est bien difficile de réunir dans ce Résumé tout ce qui peut donner une connaissance approfondie de cette partie de la numismatique ;il faudra nous borner à quelques notions fondamentales. i» Le degré de rareté de chacune aété apprécié par les travaux réunis des archéologues, et on en trouve les résultats dans le volume in 8°, publié en i8i5 par M. Mionnet, sous ce titre .De la rareté et du prix des médailles romaines. Cette rareté provient du petit noinbie de pièces semblables connues jusqu àprésent, et on nomme uniques ,celles dont il n’existe qu’un seul exemplaire bien authentique. On ne doit pas pour cela rejeter les médaillés qui n’ont pas un certain degré de rareté; toutes sont utiles àl’histoire et méritent pour cela meme detre re-
a-8 MÉDAILLES. cueillies. Les médailles qui ont une tête sur chaque face ont plus de prix que celles qui n’en portent que sur une seule ;les médailles des impératrices ,àl’exception de celles de la famille des Antonins ,sont moins communes que celles des empereurs ;enfin une médaille commune, mais àfleur de coin , offre un mérite particulier qui doit la faire rechercher. 2qLes trois métaux sont dans des proportions variables presque àchaque îègne .les empereurs ayant le droit de faire frapper les monnaies d’or et dargent ,ils commençaient ordinairement par là àmanifester leur autorité. La monnaie de bronze était frappée par l’autorité du sénat ,indiquée sur ces pièces par ces lettres S. C. (senatûs-consulte). C’est ce qui fait supposer qu’on ne trouvera Dl* |sa D< ne tb ce di point de médailles latines d’Othon en bronze, son autorité n’ayant point été reconnue parle sénat ;mais il en existe, de ce même prince, de latines en or et en argent ,et de grecques en bronze ,frappées clans l’Orient, où il fut proclamé empereur. 3° Le titre de l’argent ,pour les médailles de ce métal, est un indice très utile pour
*79 ^connaître leur authenticité. L’argent pur fut employé pour les monnaies du temps de la république et sous les empereurs jusqu’à £eptime-Sévère ;durant le règne de ce dernier le titre fut altéie, et cette altération s’accrut de plus en plus sous ses successeurs. Depuis Gallien jusqu àQuietus, les médailles ne sont que de billon ;depuis Claude le Gothique jusqu’à l’avènement de Dioclétien , ce n’est plus que du bronze saussé,et àvrai dire recouvert d’une feuille d’étain ;mais l’argent pur reparaît sous Dioclétien jusqu’à la fin de l’empire ,excepté pour Romulus , qui employa encore du bronze saussé. d° On divise les médailles des empereurs en médailles du haut et du bas empire ;la seconde classe commence avec celles de Constantin-le- Grand. 5° Les légendes et inscriptions des médailles abondent en abréviations ,et leur exactes interprétation est une des connaissance les plus utiles àl’archéologue. -On distingue :1° la légende de laface ,celle qui entoure la tête ,et qui contient ordinairement les noms, titres et surnoms de l’empereur auquel la médaille appartient; 2°la légende du
•2S0 MEDAILLES. revers, qui est quelquefois la suite de celle de la face, et plus souvent relative au type de ce revers; 3° Vinscription qui fait partie de ce type meme ;4° Vinscription qui est à Yexergue ;5° les contremarques ,s’il yen a dans le champ delà médaille, et ce sont des lettres ou signes isolés qui n’appartiennent ni aux légendes ni aux inscriptions. Voici des exemples de ces diverses circonstances. a. Médailles dont la légende de la face et du revers forment une seule phrase :face IMP. GAES. T.AEL. HADR. ANTONINUS AVG. PIVS. P.P. revers ,tp. pot. un* COS. II. —Imperator Cæsar Titus Ælius Hadrianus Antoninus Augustus, Pius, Pater Patriæ, Tribuniciâ polestate quartùm consul secundiim (médaillon d’Antonin). Souvent après le mot PIVS, les légendes portent P. M. pontifex mciximus. b. Médaillés dont la légende du revers se rapporte àson type même :face ,IMP. CAES. DOMIT. AVG. GERM. COS. XIV, CENS. PEP. P. P.; revers,10VI. VICTO- Imperator Cæsar Domitianus Augustus Germanicus (surnom relatif aux victoires de 1empereur sur les Germains), consul
s «03IAIJVS. o jecimmn quartùm ,Censor perpetuus, Pa! ter Patnæ. Jovi Victori ;la figure de J„ piter pour type (médaillon de Domitienï ' c‘InS®r, Ptlon P01"' type du revers • P. Q- R-°B. CIVES. SERVATOS fse jatns populusque romanns, ob cives sêrva" ,os ), mots insérés dans une couronne de chêne (médaillon d’Agrippine |amère , lInscriptions àl’exergue :elles sont de denx sortes ;quelquefois c’est la légende fflême relative au type qui n’a pas permis de |a placer autour du sujet, comme les-mot» ADVENTUS AUG. sur le revers d’un médaillon de Marc-Aurèle, revers dont le sujet • est l’arrivée de l’empereur après une expédition militaire, dont les figures et lesfabriques occupent tout le champ de la médaille. Plus souvent l’inscription de l’exergue ne se rapporte Point au type 1ainsi un médaillon de Julien porte au revers un taureau ,deux étoiles sur sa tête ,pour iégende SECVRITASREIPVBL (securitas reipublicæ) ,et à exergue AQVILP, qui ne se lie pas avec les deux mots de la légende. L’interprétation des iiots ou lettres des exergues aoffert jusqu’ici taucoup de difficultés aux archéologues.
203 MEDAILLES. e. Les contremarques sont une empreinte indépendante des types même de la médaille; ce sont des signes incus ,imprimés après U coup avec un poinçon, sans choix de la place -ares et qui gâtent souvent la médaille. On croit ,ù le que les pièces ainsi contremarquées servaient " comme de billets d’entrée aux spectacles ; mais les opinions des savans sont fort partagées sur ce sujet. x5y .On appelle restituées les médailles romaines dont le sujet se rapporte àune époque antérieure au règne de l’empereur qui l’a fait frapper. Cette restitution est indiquée dans la légende par le mot RESTITUIT, en entier ou en abrégé. Ces médailles sont rares en général. Titus en restitua pour toutes les personnes de la famille d’Auguste; Domitien pour quelques-unes d’entr elles; y Nerva pour Auguste; Trajan pour tous les e princes ses prédécesseurs, et pour un grand ( nombre de familles consulaires; enfînMarc- Aurèle et Lucius Verus ont fait restituer un denier de Marc-Antoine. Cet usage cessa avec le règne de Marc-Aurèle et deL. Ve* rus. Il paraît que la vanité des familles impériales, ou le désir déplaire au peuple, sa
ROMAINS. 2g3 entra pour beaucouPclans cet usage ,à ^oins que ce ne fût qu’une simple rénovation d’anciennes monnaies qui devenaient rares dans la circulation. Enfin, les médailles 0Ùle nom de l’empereur est précédé du mot plVVS sont relatives àleur mort et àleur apothéose, le revers est un bûcher ,avec la jégende CONSECIIATIO. ï58 .L’étude des descriptions et des catalogues des cabinets célèbres, est indispensable pour se familiariser avec l’infinie variétédes types ,les portraits des personnages et jegrand nombre de légendes différentes qu’on observe sur les médailles. On s’y habitue aussi àla lecture des abréviations qui yabondent ;enfin au style et aux mots consacrés pour la description des figures ,emblèmes, insignes et signes nombreux qui entrent dans la composition des médailles. Ce travail qui ,dans peu de temps, conduit àdes connaissances positives, est moins difficile que l’exercice des yeux, qui donne seul l’habitude de discerner avec quelque certitude les médailles fausses d’avec les médailles authentiques. Nous avons déjà traite cette matière importante au n° 128 ci-des- sus, page 228.
MÉDAILLES. ï5c> Quant au prix des médailles en géné-\ ral ,on peut consulter avec confiance le grand ouvrage de M. Mionnet (Description des médailles antiques grecques et romaines) . que j’ai déjà cité. Des évaluations qu’on y trouve ont souffert des objections ,car il a dû arriver, et que les acquéreurs ont trouvé ces évaluations trop élevées, et les vendeurs au contraire qu’elles ne l’étaient pas assez. Mais on peut s’en rapporter aux soins qu’a pris M. Mionnet de comparer les prix actuels des médailles dans les ventes, avec les notes recueillies déjà anciennement par Vaillant et par d’autres, avec les prix indiqués par Beauvais, qui n’avait trop considéré que les têtes impériales romaines sans s'occuper des revers, et avec l’effet produit sur ces anciennes évaluations par des découvertes postérieures qui ont pu multiplier aujourd’hui une médaille très rare autrefois. Les évaluations de M. Mionnet supposent chaque pièce àfleur de coin ;ces évaluations doivent donc être abaissées si la médaille n’est pas de la plus parfaite conservation. L’ouvrage que nous citons offre encore un autre avantage par l'esprit d’équité qui aprésidé yy* elles OttVi ons 16 :cti 9111 Lu jel 9115 .5» Eli 3 f fl 91 1 ;o
ROMAINS. 9gç instamment à ces évaluations proportionnes, c’est pour les échanges, les médailles pouvant être réduites de part et d’autre à jjs valeurs fixes en francs ,déduites des uênoes principes et des mêmes considératlons. 160. On nous permettra déterminer cette section par un conseil adressé. àtous les gommes instruits qui ont l’occasion de recueillir des médailles :il est d’une utilité quelquefois très grande pour l’histoire ,de constater précisément le lieu où des médailles, meme très communes, ont été trouvées. Si les médailles sont en nombre, elles certifient qu’il yeut sur le lieu même, ou dans le voisinage, une station, un camp ,un bourg, ville ou village àl’époque même désignée par le type des médailles ,et l’on en déduit quelquefois des renseignemens sur la direction des voies anciennes, sur la nature et l’origine des constructions en ruines qui se voient dans le pays. On ne peut donc qu’applaudir àla détermination prise dans quelques départemens par l’autorité publique et par des amateurs, de réunir en un mcdailier départemental,un exemplaire de chacune des
appendices. agi No XI. poterie des anciens. L’omine de l’art du potier remonte àl’ori aine même des sociétés :l’argile, matière facile àtravailler ,se trouvait partout ;séchée d’abord au soleil, et ensuite au feu ,elle prenait la consistance nécessaire pour les vases qui en étaient composés. Successivement les formes, très simples dabord et mutant des objets naturels ,se perfectionnèrent quand le goût se fut associé à1industrie humaine, elles artistes s’appliquèrent alors àinventer ce qu'on appelle la galbe ou profil, qui comprend les bonnes proportions et la grâce de l’ensemble. Les Égyptiens ont trouve Tes premiers de beaux modèles ;les Etrusques les connurent aussi ,mais l’art des Grecs les surpassa tous. Ces formes furent extrêmement variées et toujours très bien appropriées àla destination même des vases qui servirent àtous les usages, comme dans les temps modernes.On en trouve en argile très commune, et d’autres en argile qniest devenue très fine et très
POTERIE DES AJYCJENS. 5^3 tenace, par suite de diverses préparations et de mélanges d’autres substances solides. Les vases se faisaient au tour ,comme dans nos poteries ,et on les poussait aussi au moule quand leur panse était ornée de figures en relief. C’est àM. Artaud, dont j’ai eu sou- ,vent àmentionner dans cet ouvrage le zèle et les lumières ,qu’on doit les observations les plus intéressantes sur cette partie de la cêramie des anciens. Il arecueilli des moules antiques ,a étudié, expérimenté touslesprocédés des anciens dans cet art ,et il est parvenu àfabriquer dans ces memes moules , des vases dont l’aspect ne laisse rien àdésirer ,et il aconstaté que par la dessication ,. l’argile se resserrant, le vase àbas-relief sortait tout entier du moule ,la hauteur du relief étant en rapport avec la quantité du retrait causé par cette dessication. Il paraît aussi ,d’après les recherches du même antiquaire ,que la confection des moules avait été ramenée àune opération fort simple, et qui consistait àyimprimer en creux ,au moyen de patrons en métal, les figures’ qui devaient sortir en relief sur le vase ;on l’enduisait ensuite d’une couverte, colorante qui
0(j APPENDICES. ajoutait quelqu’éclat àl’ouvrage ,quand surtout il était soigné sous tous les rapports ; mais les vases de poterie commune n’offrent les traces d’aucun enduit ou vernis extérieur. On les cuisait dans des fours, dont la construction variait selon les lieux ou l’habileté de celui qui était chargé d’y dispenser la chaleur. Beaucoup de vasesantiques, entre ceux qu’on trouve dans les Gaules, portent le nom du potier ou du manufacturier qui les fournissait au public ;ces noms méritent d’être recueillis, ils indiquent quelquefois des manufactures impériales. La diversité des usages auxquels on employa les vases d’argile asingulièrement multiplié leurs formes et leur grandeur ;il est tout naturel que les plus grands, les plus beaux ,les plus fins ,les mieux ornés soient les plus recherchés des curieux ;mais leur prix, en général, n’est pas très élevé. Les conditions qui viennent d’être énumérées, et le plus ou moins d’empressement des amateurs, servent àrégler ce prix. Il n’est pas question ici de 'vases peints ,dont il aété spécialement traité dans le premier vo!ume(3ediv. p. 179)* Quant aux vases en verre ,ils furent égale-
ANTIQUITÉS ASIATIQUES. ^5 ment en usage chez les anciens ;l’Égypte travailla de toute antiquité cette matière; il nous est parvenu beaucoup d’objets de' ce genre, des Romains, des urnes cinéraires avec leur couvercle, des vases de diverses formes et grandeur ;les plus communs sont lesfioles, qui renfer maient les onguens, les huiles et les baumes odoriférans ,qu’on apris mal àpropos pour des lacrymatoires. Cette opinion, trop accréditée ,aété victorieusement renversée par des découvertes récentes de M. Mongez ;rien ne permet de donner àces vases àlong col le nom de lacrymatoires ,et un bas-relief de Clermont-Ferrand ,qui semblait accréditer cette méprise ,aété reconnu pour faux. On ne doit donc plus donner àces vases d’autre nom que celui de fioles àhuiles, àparfums, etc. N° III. ANTIQUITÉS ASIATIQUES. Ce sujet étant très compliqué, par la diversité des origines de ces monumens, et leur exploration étant encore fort incomplète , nous nous bornerons àdes généralités fort courtes.
APPENDICES, 396 Chinois. On connaît des productions des arts de la Chine ,que l’on considère comme remontant aux anciennes époques de l’histoire de cette contrée. Ces productions sont distinguées des autres par l’emploi des anciens caractères de l’écriture chinoise, et cette indication est assez certaine. Il existe àla bibliothèque du roi un ouvrage chinois en plusieurs volumes et orné de planches, qui est la description du cabinet des antiquités d’un empereur chinois ;011 yremarque des objets originaires d’Europe, et qui, sans être très anciens, sont dans cette collection comme curiosités; telles sont deux estampes de maîtres italiens du XVIesiècle. Indous. L’analogie qui existe entre les monumens ,et entre les doctrines religieuses de l’Inde ,de toutes les époques ,ne permet pas de discerner avec certitude l’antiquité relative de ses monumens. O11 connaît des pierres gravées indiennes sur lapis ou émeraude avec des inscriptions sanskrites ,et les fameuses grottes d’Eléphanta et de Salcette ,qu’011 croit très anciennes. l’Inde antique étant en ce moment le sujet de beaucoup de recherches, on peut espérer
ANTIQUITÉS ASIATIQUES. 2()y que Ieze^eet *es lumières de nos savans jious permettront un jour d’en savoir davantage Javanais. On connaît, comme monumens J’orig^ne javanaise, plusieurs statues, queiques-unes de dimensions colossales ,et en la ve \ Jeux de ces statues, dun travail très soigné, ^présentent le dieu Bouddha, mais on JlC peut en fixer 1antiquité avec certitude, piles ont été transportées en France par feu Peschenault de la Tour. Phéniciens. On ne connaît pas de monuniens d’origine phénicienne pure ;si ce n’est les inscriptions qui se voient dans l’ile Je Chypre ,et particulièrement près de Larnaca. On considère cependant comme telles quelques statues transportées des côtes de Barbarie àLondres. Mais ce peuple navigateur se mêla àtant d’autres, qu’on reconnaît facilement l’influence de ceux-ci sur les monumens que caractérisent des inscriptions phéniciennes. Le bas-relief de Carpentrasest Crypto-phénicien ;d’autres monumens sont græco-phéniciens ;et quant àleurs médailles, c’est-à-dire celles qui portent des légendes phéniciennes ,on ignore si les artistes puni-
APPENDICES. iy8 ques ,grecs ou romains 11e concoururent pas àleur fabrication. Les inscriptions phéniciennes publiées sont toutes religieuses ou ^ funéraires. On atrouvé récemment trois fragf mens de manuscrits phéniciens sur papyrus; îtC ^ ils sont au Musée de Turin, ala Propagande ^ et au Vatican àRome. Les pierres gravées, lt ' phéniciennes par leurs inscriptions ,sont de formes grecques ou romaines, quelques-unes \ l annoncent aussi l’imitation de l’art égyptien. 3ie ^nf APalmyre tout annonce l’art græco-romaiin Assyriens. Babyloniens, etc. Les ruines, JS( de Ninive, de Babylone, etc., sont très consirL dérables ;mais l’art ymanque d’élégance et jCl de belles formes ,comme on le voit par le ^ caillou sculpté du cabinet du roi ;par les :® trois bas-reliefs tirés de Tchehelminar et 1 transportés au Musée britannique ,et par les r dessins qu’ont publiés divers voyageurs ;les e inscriptions sont en caractères cunéiformes. îe Les autres monumens sont des cylindres , f des briques ,ou des pierres gravées ,et quel- e ques figurines. Les personnages ont toujours des formes grêles et alongées ,et les inscriptions cunéiformes paraissent appartenir à1 un alphabet très compliqué et qui servait
ANTIQUITÉS ASIATIQUES. 2() :) f, «plusieurs idiomes ou dialectes àla fois. Les savans poursuivent leurs recherches sur ce sujet imporlantavec une constance digne delo ge. Jusqu’ici MM. Grotefend etSt-Martin , soiit ceux qui ont publié quelques résultats positifs sur cet alphabet; et quoique ces deux Igriidits ne saccordent pas sur !avaleur et la 'forme de tous les signes qu’ils ont essayé de déchhfrer >den est cependant quelques-uns debien connus, comme l’a prouvé l’inscription en hiéroglyphes égyptiens et en caractères cunéi formes d’un vase de la bibliothèque du roi. L’alphabet des hiéroglyphes adonc concouru àprocurer quelques certitudes sur l’alphabet cunéiforme ,connu aussi sous le nom depersipolitain. La marche méthodique de l’érudition française permet d’espérer plus de résultats positifs sur les antiquités asiatiques en général ,et plus de données classiques applicables àla connaissance approfondie de cette contrée primitive par les monumens. Nous prions nos lecteurs ,en jugeant notre travail, de vouloir bien se souvenir du but que nous nous sommes proposé et des li-
3üO APPENDICES, mites que nous impose la nature de cet ou* yrage. Nous nous sommes efforcés de rendre i)i ; plus vulgaires les leçons répandues dans les écrits des maîtres de la science ,et nous serions heureux qu'on put dire de ce premier essai élémentaire :indocti discunt et amant merninisse periti, ty
\ BIOGRAPHIE 1)I?S PIUJS CELEBRES ARCHEOLOGUES. ARlNGHI (Paul) ,ne aRome, ou il est mort en1676 ,arendu un grand service àl’étude des antiquités chrétiennes, par la nouvelle édition qu’ü adonnée de la Roma sotterraneci del flosio. Rome i65i ,2volumes in-fol. BARTHÉLÉMY (Jean-Jacques) ,né àCassis près Aubagne ,le 29 janvier 1716. Mort àParis je30 avril 1795. —célèbre auteur du Vojaped’Anacharsis ainséré dans les Mémoires de l’Académie des inscriptions, une foule de dissertations d’antiquités, telles que YEssaide palœographie numismatique ,YAlphabet phénicien , 1’Expticati°ndu marbre Choiseul ,inscription orecque relative aux finances des Athéniens ,etc. sBAUDELOT DE DAIRVAL (Charles - César) ,né àParis le 29 novembre 1648 ,mort le 27 juin 1762. Son livre intitulé de VUtilité des voyages ,1686, 2volumes in-12, traite de toutes les parties de l’archéologie ,et peut être étudié avec fruit, quoique la science ait fait depuis de notables progrès. BOLDETTI (Sigismond), né àRome le 19 novembre i663 ,mourut dans la même ville le
3ü8 BIOGRAPHIE ARCHEOLOGIQUE. VELASQUEZ (Louis-Joseph de Vélasco), né àMalaga le 5novembre 1722, et mort en 1772, Ses ouvrages sur les médailles et les inscriptions de l’Espagne sont très estimés. VISCONTI (Ennio Guirino) ,né àRome le 3ooct. 1701 ,mort àParis le 7fev. 1818. Tous ses ouvrages montrent ce que peut l’alliance de la connaissance des arts avec une érudition profonde. Visconti adécrit une foule de monumens au sujet desquels il rapporte tout ce que l’antiquité classique renferme de notions propres à favoriser l’interprétation des antiquités Son nom restera long-temps le premier de ceux qui ont rendu de grands services àla science. WINCKELMANN (Jean) ,né àStendal en 1718 ,assassiné àTrieste, par son domestique, le 8juin 1yô8. Ses Monumens antiques inédits, et surtout son Histoire de Fart des anciens, qui aété traduite et imprimée plusieurs lois en français, sont des ouvrages célèbres, aussi instructifs pour l’artiste que pour l’archéologien. ZOEGA (George), né àKiel, mort àRome en 1809. Il alaissé son Catalogue des médailles impériales d’Alexandrie d’Egypte, in-4°, et un traité De origine et usu obeliscorum ,Rome 1797, in -fol. Ce dernier ouvrage est le véritable fondement de sa renommée littéraire :il yaréuni tout ce que l’on savait, d’après les anciens et les modernes, sur les obélisques égyptiens. Ei Pr ps in »\ II a tl
BIBLIOGRAPHIE archéologique. TraÜés élémentaires,généraux ou particuliers. ARCHÆOLOGIA litteraria, par j0._A ERfSTI ~0a;rag« tl'°P sommaire. On doit pieferei la 2« édition revue et très augmentée parGeorg.-Henr. M™. -Leipsick, I79o ; HÎSIOÏRE de l'art chez les anciens, par Winckelmann. _Paris 1802, 3vol. inS ORB1S antiquus , par Oberlin (le père") . Il aplacé en tète de son ORBIS des prolégomènes archéologiques ;ils ont été traduits en français dans le tome i« du Magasin encyclopédique INTRODUCTION àl'étude des monument , aletnde des pierres gravées et des médailles, par Aubin-Louis Minuit. —On vient de réunir ces ouvrages précédés de la vie de l’auteur — Paris, Girard, 1826 ,in- 8°. LEZIONI elementari di archeologia ,esposte tiella pontificia universitci di Perugia, par Yermiglioli. —Perugia 1822 et 1823, 2vol. in-8°.
3io BIBLIOGRAPHIE Traités généraux sur les antiquités. THESAURUS antiquitatum grœcarum et ro manarum , par Grævius et Gronovius; Lugd., Bat., 1697 et années suivantes ,3gvol in-f°, y compris les snpplémens de Potenus et Salienore ,et les ouvrages de Pistiscus et Gruter. — Collection d’un grand nombre de traités isolés , et de divers auteurs ,sur toutes les parties de l’archéologie. LEXICON antiquitatum romanarumypar Pistiscus ;Léovard. 1713 ?2vol. in-f°. —Recueil considérable ,également utile àl’histoire et à l’archéologie. L’ANTIQUITÉ expliquée ,par D.-Bernard dk Montfaucox; Paris 15x9;i5vol. in-l°. — Le savant bénédictin s’est particulièrement proposé d’expliquer les usages des anciens par les monumens. RECUEIL dantiquités ,par le comte de Caylus ;Paris 1750 à1767 ;7vol. in-40.— Les sujets reproduits par la gravure ,sont très nombreux et variés. L’auteur s’applique assez souvent àdécouvrir dans un monument ,les procédés des arts des anciens. L’abbé Barthélémy et d’autres savans célèbres ont fourui d’utiles mémoires au comte de Caylus. ANTIQUITÉS ,dictionnaire de Vencyclopédie méthodique ,par M. Mongez ,7vol. in- 4°«
IQUE. 3j __ Ouvrage fort utile par l’ensemble des recher, cites, leur exactitude et le grand nombre des planches. MUSÉEpio-clêmentin et autres ouvrages de ViscoNïr ,joignant la connaissance des arts du dessin àla plus profonde érudition. —Les ouvrages du célèbre Yisconti se placent en tète de la science archéologique. MONUMENS antiques inédits on nouvellement expliqués ,par Millin ;Paris 1802 et années suivantes; 2vol. in-4% avec beaucoup de planches. L’auteur est de l’école nouvelle , qui aassocié le texte des auteurs de l’antiquité àl’interprétation de ses monumens. SAGGIO di lingua etrusca ,parLANzi; édition, Florence 1824, 3vol. in-8° (avec pl. repi esentant beaucoup de monumens étrusques. ^ • —•Ouvrage classique sur cette partie de l’antiquité. MONUMEéVITI etruschi odi etrusco nome, par Inghirami. —Poligrafla .Fiesolana, 1824 et années suivantes, in-40. PANTHÉON ÉGYPTIEN, par Champollion le jeune et Dubois ;Paris, 1824 et années suivantes ,in-40. CATALOGUES de diverses collections d'antiquités,,rédigés et publiés par M. L.-J.-J. Dubois. • —•Ces catalogues sont remarquables par la détermination des matières variées employées dans les monumens ,l’indication de leurs caractères
3ï2 bibliographie principaux, sur lesquels leur classification doit être fondée. On peut ajouter àces indications spéciales les Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres ,et toutes les Descriptions des Musées et cabinets célèbres. La vue des monumens originaux ,ou des bonnes copies, est ce qu’il y ade plus propre àformer l’œil et le jugement de l’archéologue. Traités particuliers. I. Architecture. LES RUINES des plus beaux monumens de la Grèce ,par le Roy. -Paris 1768 ,in-K ANTIQUITÉS d'Athènes ,par J. Stuart; Londres 1761, 3vol. in-f°. —(Ouvrage traduit en français et publié àParis. ) MONUMENTApeloponesiaca , par Pacuudi. —Roma 1761, 2vol. in-f°. COLLECTIANEA antiquitatum romanarum, par Venuti ;Roma, 173G ,in-f°. GLIANTICHI sepolcri ,par P. Santé Baktglt . Roma i797,in-f°. LES RUINES de Pæstum ,par la Gardatte ,1799» ANTIQUITÉS de la Grande-Grèce, par Piranesi; Paris 1804, 3vol. in-f°. LE ANTICHITA di Ercolano ;Napoli 1757~ 1792 ,9vol. in-f°.
archéologique. 3,3 SICULA, paru Orville; Amsterd. i^6a ir» ETRUSCARUM a’>tiquitatumfragmenta I^ghirami ;rrancf. 1637, in-f°. 1 LES MONUMENS de la France,par l\j \ ])E la Lorde ;Paris, grand in-f°. —(Se publie par livraison. ) 1 VARIAS antiguedades de Esparia ,sifrica par Adrete ;Amberes ,1614, in-f°. VARIAS antiguedades de Portugal ,par Estaco; Lisboa 16^5 ,in-f°. ’1 BRITANNIA romana,par J. Harsley; Londres 1732, in-f°. REMAINS of two temples, etc., discovered at Bach ,par Lyson; Lond. t8oi , in-f® DESCRIPTION de l’Égypte; Paris, imprimerie royale, 1809 ,et années suivantes. DE ORIGINE et usa obehscorum,par Zoega* Roma,1797. REMARQUES sur Varchitecture ancienne , par Winckelmann ;Paris 1783, in -8°. * Dans tous ces ouvrages, les auteurs se sont appliqués àreconnaître les principales pratiques variées de l’architecture antique ,et sous ce rapport leur étude est d’une grande utilité pour la connaissance de cette partie considérable des arts des anciens. IL Peinture, DE PICTURA ueterum ,par Junius ;Roterdam ib"4,in-f°. —Cet ouvrage se distingue
BIBLIOGRAPHIE 3i4 par la discussion des passages des anciens rela- ^ tifs àla peinture. RECUEIL depeintures antiques,par P. Santé ^ Bartoli ;Paris 17^7, in-f° .-;t t COLLECTION des peintures antiques dupa- ^ lais de Titus ,Trajan, etc. ;Rome 1781, in-f°. BAINS de Titus ,arabesques des bains de ^ Lme et de la nville Adrienne ,par Ponce ;Paris p 1783 et 1789 ,in-f°. ?ar YÀSES antiques pemts de la collection de JF. Hamilton ,par Tischbein ;édition anglaise faite àNaples ,1791, 4V°U in-f°. —(Elle aété traduite en français.) )Q' PEINTURES de 'vases grecs,avec les expliml cations, par Millin; Paris 1807, 2vol. grand f in-f°, précédées d’une Introduction àl’étude des M vases peints. & MOSAÏQUES du midi de la France,avec un texte explicatif, par M. Artaud ;Paris, Didot, in-f°. —(Cet ouvrage n’est pas encore terminé. )On trouve aussi des copies de peintures antiques dans le Antichita di Ercolano ,dans î l’ouvrage spécial sur les peintures de cette ville, publié par G. Kilian, 8vol. petit in-fc;et sur la peinture égyptienne, dans la Grande descripcription de VEgypte. III. Sculpture. SCULPTURE délia 'villa Borghese,par Lamberti; Roma 1796, 2vol. in-f°.
ARCHEOLOGIQUE. o„ MONUMENT! gabini délia Pinciana ViscoNTt; Roma t797 ,avol .in.™ ’par KECUEIL de marbres antiques de In l• de Dresde; i,33 , in-K ?la %aUne BAoSI R1LIERI antichi di Roma ,colle illustr miWfr;1783 ’§rand in‘4°- MU. Lfrançais, l'ai' RoBtLi,Aau pERONV etUnaEKT (parue des bas-reliefs et des statue,)' pans 1810, grand m-f°. MUSÉE des antiques ,de Iîouit.t.on ;avec des explications par M. **; Paris, Didot l’aîné; 3 vol. grand in-f» _Il existe une foule d’autres ouvrages relatifs aux monumens de la sculpture antique. Mais 1intérêt de l’archéologue exiue f. °n“s*ltache cI"’àqui réunissent àla fidélité des figures, des explications tout àla fois savantes et certaines. IV. Pierres gravées. TRAITÉ des pierres gravées ,par Mariette ; Pans 17,50, 2vol. in-fo. GEMME antichefigurât e ,par Rossi; Roma 1707, 4vol. in-40. DESCRIPTION des pierres gravées du baron de Stock ,par Winckelmann ;Florence 1760 in-f° .. ;' DACYLIOTHECA Sniitksiana ,par Gori ; Venez. 1767, 2vol. in-f. DESCRIPTION des pierres gravées du duc
BIBLIOGRAPHIE 31 6 d'Orléans ,par de la Chau et le Blond ;Paris 1780, 2vol. in-f°. CHOIX de pierres gravées du cabinet impérial ,par eckehl; Tienne 1788 ,in-f°. PIERRES gravées inédites tuées des plus célèbres cabinets de l'Europe ,par Millin ;Paris 1817 et années suivantes. —(Se publie par livraison. ) CHOIX de pierres gravées antiques égyptiennes et persannes ,par M. L.-J.-J. Dubois; Paris 18 17, in- 4°* Voir la note relative aux ouvrages de sculpture. V. Inscriptions. DE STILO inscriptionum latinarurn,par Mo- RELLi;Roma 1780,111-4°. INSCRIPTIONES antiquœ totius orbis romani ,par Gruter ;Arasterd. 1707 ,4vol. in-f°. —Il faut joindre àce grand recueil, où les inscriptions sont classées d’après une méthode généralement adoptée ,ces ouvrages publiés ensuite par Muratori, Donati ,etc. On s’occupe en Allemagne de refondre toutes les inscriptions connues ,grecques ou latines ,en un nouveau recueil général d’inscriptions antiques. O11 peut consulter, comme très utiles pour la critique et la science des inscriptions antiques, les deux ouvrages suivans .
ARCHÉOLOGIQUE. jr_ j>j}J°rd comte d'Aber- Jeen, sur 1authenticité des inscriptions de Fourin°nt>Par Raoul-Rochette; Paris ininri merie royale ,1818, in~4\ ’1 RECHERCHES pour servir àVhistoire de l'Egypte ,tirées des inscriptions grecques et latines; Pans 1823, par M. Letronne, in-8°. VI. Médailles. DE PRÆS1ANTIA et usu ninnismatum,par SrANHEiM; Lond. 1706 ;2vol. in-£°. LA SCIENCE des médailles ,par Jobert; Paris 1760, 2vol. in-12. LEXICON universœ rei nuniariee r r> eterum par Rasche, Leips. 1785, i3vol. in-8°. DOCTRINA numorum meterum,par Eckehl; Yindeb, 1792, 8vol. in-40. DESCRIPTION des médaillés antiques grecques et romaines ,avec leur degré de rareté et leur estimation, par Mionnet; Paris i8o3 et années suivantes; 6vol. in-8°; 3vol. de supplément. DE LA RARETÉ et du prix des médailles romaines ,par le meme; Paris, 1814, in-8°. Nous bornons àces six ouvrages l’indication de ceux qui traitent de la science des médailles en général, et qui sont connue résumés de toutes les recherches antérieures.
Ü‘>4 VOCABULAIRE ARCHEOLOGIQUE. présentant io sacrifice d’un porc, d'une brebis, et d’un taureau, 100. T' TAUROBOLE. Bas-relief avec ou sans inscription, représentant le sacrifice d’un taureau, 100. FABLE. Pierre plate et ohlonguo, portant, une inscription, 99. TRANCHE. Bords extérieurs de l'épaisseur d’une médaille, 220. TKUBUS tromaines). Chaque citoyen était inscrit dans l’une des sd tribus, pour l’exercice de ses droits politiques, ioo. —Liste des St» tribus de Rome, 191. X WIPE, EVTTXEI, 0AP2EI. Acclamations finales des inscriptions grecques funéraires, lîo. LIN PE i/aRCHKOÜVIGIE. /
1•grec et LATIN . •i A%). 2j 6Bf-h- çrgK.. </ AD<<L le EV. . xZ éHIII. JM tn 0TH lIIII . *K<• 6l /A mMJ- J nX. rZ.XK S »°r.r./.r. >npa_ . PR/X/. SS-t- . T<. uT V 4<t PH 2_ . -LC.NPTIF.X l'RMUTlOCK. /'•'* PS je/iX ÇH aSL à fa TSL T O AaaaaaAAAO Q < <«RAAtt AA B5ABBB rxc iAr CC AS'AI ADDD E£?e 'X333à' EHeri ZAF II nH0080 00Bcc 0e0©o 00O0OoOH CD© 0 I'Tl •} 11+1-1 1 KKè KQ>3 J>| >1 >1 >k AXPAVA n!J x/AJ A1JLL <” Ma* Mn mV'1T77I11M Al KM MA-\ V Nv/v AA hh~a 'l HM/V N iH /X+?t4- *Xooûo O°o<> 0t> o0n>rP TT nrr rinnnnnia PPPA RAiqq<j<] <1 a<xq RR 26} >2MM 3m2TI?/r Ttt+t+y+• -F T*T TUV\ arvVVTvv VF CFAAT 3y1411 <i> çœd) Z8®e0®<D XX XXP, 'if z 'HT Yvp tY 12 üOO ieT.i.Tl.M. fawé/•arJnilrai-’r Tarifa"
UNIVERSIDAD DE SEVILLA 600156823
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