La vie de l'Empereur Charles V ; Troisième partie
Full text
res
2
}
(
È
FA
LA
ViE
pe
CHARLES
V.
conduit
fon
Armée
à
Marfeille.
François
I.
Le
carefe
©
le
regale.
Les
François
©
les
Turcs
affiegent
enfemble
Nice.
Levent
Le
fiege.
Les
Genois
prenent
l'épouvante.
Les
François
Jort
blâmez
€>
de
quoi.
INoces
du
Prince
Phi-
Bppe.
Siege
de
Landrecy.
Secours
de
François
1.
Charles
Je
difpofe
à
donner
bataille.
ait
lever
Le
fiege.
Retraite
hoxorable.
Pafquinade
curieufe
contre
ces
deux
Princes.
Veritables
deffeins
de
Chaïles.
Il
va
à
Cambrai,
&
à
quelle
intention
,
à
Spire
pour
la
Diete,
Re-
Jolution
qon
y
prit
contre
François
L_
Lu-
theriens
contens
d'un
Decret
publié
en
leur
faveur.
Catholiques
mécontens.
Chatks
©
François
également
accufex
de
perfidie.
Bar-
berou]e
part
de
France
avec
fon
Armée.
Il
ef
careÿé
des
Genois
par
politique.
Dommages
faits
au
Prince
de
Piombino
par
les
Turcs
:
l
aûtres
dommages
en
d'autres
lieux.
Barbe-
roule
va
attaquer
Salerne.
[left
battu
de
la
tempefte.
Saccage
la
ville
de
Lipari,
&
celle
de
Policafiro.
S'en
retourne
à
Confiantinople
chargéde
déporilles
7
meurt.
Guerrede
l'Em-
pereur
©
du
Roy
d’
Angleterre
contre
la
France.
Dequoi
Charles
ef?
accufé.
Sujets
de
crainte
qu'il
donne
de
tous
côtez.
Prelude
de
la
Paix
;
fort
agreable
à
François
I.
©
pourquoi.
Char-
les
fiqne
la
paix.
Parole
confiderable
de
ce
Prince.
Opinions
differentes,
€
réjouiffances
au
fujet
de
cette
Paix,
Sedition
au
FE
L
e
|
III.
Part
Liv
LL.
$
Ve
plufieurs
particularitez.
Deroute
du
Mar
Jus
du
Guaff
dans
le
Milanois.
Amours
de
Charles
avec
Ja
Plombes
,
qui
fut
mére
de
Do
“an
d'Aftriche
,
avec
Plufieurs
remarques
curieufes,
L'Amour
des
femmes
en
un
Prince
Juin
cette
palfion
peut
étre
permife.
ment
les
Princesfe
rendent
malheureux.
Exemples
hiables
de
Charles.
LE
Pape
Paul
IL.
avoit
chargé
Antonio
Orarë
Tagnalotti
qui
étoit
allé
en
Affrique
en
que
2e
qualité
de
Secretaire
du
Legat
à
Latere
qui
fourmal
devoitaccompagner
l'Empereur
à
l'entreprifeexaé
de
“Alger,
de
faire
un
journal
exaét
de
tout
ce
treprifes
Qui
s’y
pafleroit
pour
lui
en
donneravis.
Ma-
1F4Le
Bfalotti
avoit
été
Capitaine
de
Cavalerie
&
avoit
fait
cinq
Campagnes
lors
des
Gucrres
d'Italie,
avec
la
réputation
de
bon
Soldate
mais
foit
qu’il
ne
trouvât
pas
dans
cette
pro-
fefion
la
fortune
qu’il
cherchoit,
ou
qu’il
crût
y
parvenir
plütôt
par
la
Croix
que
par
l'épée,
ou
qu'il
vouiût
reprendre
fes
études
où
il
avoit
fait
d’aflez
grands
progrès,
ow
par
quelque
autre
raifon,
il
quitta
la
profef-
fion
des
Armes,
&
embrafla
l'Etat
Eccle-
faftique,
quoi
qu’il
n’en
eût
pas
encore
pris
lhabit
quand
il
ft
ce
voyage.
Le
Pape
avoit
fait
choix
de
lui
Pour
accompagner
le
Legat
€n
Afrique
perfuadé
qu’il
ne
pouvoit
trouver
Perfonne
qui
fût
plus
capable
de
lui
faire
Une
bonne
relation
de
tout
ce
qui
s'y
Pafferoit
;
parce
qu'il
favoit
&
les
termes
de
L'art
militaire
>»
&
le
ftile
du
Cabi-
net
e
=.
À
4
*
Lors
PEER
EP
EE
©
a
OO
2
ao
ie
ES
SRE
RES
AE
oo
qe
10.
LA
ViE
DE
CHARLES
V.
2
Memoi.
Lors
que
je
pris
la
refolution
de
donner
voye
à
au
public
PHiftoire
de
Philippe
II.
&
pen-.
l'Auceur.
dant
que
je
travaillois
à
cét
ouvrage,
j'écri-
vis
à
plufieurs
demesamis,
pour
les
prier
de
vouloir
m'aider
à
rendre
fervice
au
public
en
me
donnant
quelques
lumieres.
Un
de
ceux
à
qui
je
m’adreffai
fût
Don
Emanüel
Paneal-
0
de
Turin
;
qui
entte
auttes
mémoires
me
donna
celui
dont
je
me
fers
aujourd’huy
que
je
n’ay
pas
trouvé
occañon
d’employef
dans
l’Hiftoiré
de
Philippe
IL.
Il-m’affura
le
tenir
d’une
main
defintereflée,
&
qu’il
avoit
été
tiré
des
Archives
du
Duc
de
Savoye.
J'aÿ«
douté
fi
je
me
devois
fervir
de
ce
feul
ME
moire
fur
ce
fait
;
mais
ayant
confideré
qu’il
|
contient
des
chofes
de
confequence,
&
des
plus
confiderables
;
de
la
vie
de
Charles
Vu
quoi
que
le
fuccès
ne
lui
en
ait
pas
été
favor
table
;
&
que
l’on
2
diverfement
écrit
fur
COM
fujet,
j’ay
crû
en
devoir
donnet
toutelacon-
noiflance
poffible
à
mon
Lecteur.
Ce
que.
j'ai
écrit
dans
un
autre
Livre
touchant
le
fuc-
cès
de
Entreprife
de
Charles
en
Afrique;
je
Vay
pris
de
divers
Auteurs:
Ce
que
j’en
rap”
porte
ici,
n’eft
autre
chofe
que
la
relation
même
que
j’ay
reçüe
du
Seigneur
Panealbo:
Au
fonds
j’ay
crû
ne
devoir
pas
m’en
rapport
ter
à
cette
feule
Relation,
&
qu'il
y
failoit
joindre
ce
que
j’en
ai
dit
ailleurs.
Je
fuis
per*
fuadé
que
la
diverfité
qui
fe
trouvera
entre
l’une
&
l’autre,
ne
deplaira
pas
à
mes
Le
éteurs
,
parce
que
chacune
a
des
chofes
par”,
ticulieres.
Les
Evangeliftes,
(cela
foit
dif
fans
profanation)
quoi.
que
parfaitement
d'accord
quant
au
fond,
ne
laiflent.
Ple
IT,
ParT,
Liv.
I:
FR
de
rapporter
chacun
des
chofes
differen-
tes,
RO
PE
ON
Du
fuccès
de
Pentreprife
de
Char:
les-Quint
fur
Alger
lan
1$4r.
en-
|
voyée
au
Pape
Paul
LIL
par
le
SE«
Crétaire
Antonio
Magnalotti:
ES
TRéS-fint
Pere.
Aprés
avoir
bailé
les
1$4xS
pieds
de
vôtre
Sainteté
avec
la
plus pro-
fonde
humiliation
de
mon
cœur,
je
luidirai
que
la
premiere
chofe
que
nous
avons
faite,
Onfcigneur
le
Legar
&
moi,
après.être
ar-
rivez
moitié
morts
en
cette
ville
de
Carta-
gene,
C’a
été
de
rendre
grace
à
Dieu
de
nous
avoir
fauvez
d’un
fi
profond
abyme
de
mal-
heurs;
&
enfuite
de
mettre
la
main
à
la
plu-
MC:
non
fans
larmes,
pour
fatisfaire
à
nôtre.
voir
envers
V.S.,
en
lui
faifant
favoir
ce
qui
fe
pafle
en
ces
pais
éloignez,
,
ce.-que
je
ne
doute
pas
qu’elle
n’attende
avecimpatien-
Ce.
Ainfi
me
remettant
à
ce
qu’en
appren-
dra
V,
S.
par
les
lettres
de
Monfeigneur
le
|
Legat,
je
ne
vous
parlerai
que
du
fuccès
de
|
l'Armée
navale
deftinée
contre
Alger.
Il
eft
Certain
que
la
mer
n’en
avoit
jamais
vû
juf-
dues
ici
de
plus
nombreufe
,
de
plus
forif
Jante,
ni
qui
eût
de
plus
grands
Capitaines
&
de
meilleurs
Soldats.
Armée
qui
meritoit
l’'étrecommandée
par
un
Empereur
tel
qu’eft
l
Avincible.
&
très-pieux
Charles
V.
P
HRCE
:
FER
digne
Incom-
moditez
!
caufées
parles
Axabes.
14
La
V1E
DE
CHarves.
V.
la
Cour
,
il
fe
trouva
que
ce
corps
fût
plus
nombreux
que
les
autres.
Les
Cavaliers
montoient
à
cheval
à
mefu-
re
qu'ils
étoient
debarquez.
Chacun
de
ces
Corps
d’Armée
avoit
trois
pieces
de
Campa-
gne,
pour
épouvanter
&
battre
les
Arabes
qui
ne
manquerent
pas
de
faire
des
courfes»s
&
d’incommoder
beaucoup
les
Chrétiens.
Il
ne
fût
pas
poffible
d'achever
en
ce
feul
jour
le
debarquement
des
hommes
&
des
chevaux;
cependant
avant
que
l’obfcurité
de
la
nuit
fût
arrivée
,
il
y
eut
25.
mille
hommes
à
terre»
qui
furent
obligez
de
pañler
la
nuit
fous
les
armes;
à
caufe
des
courfes
des
Arabes
qui
étoient
en
plus
grand
nombre
qu'eux.
Gon-
Zague
voyant
que
l'Empereur
craignoit
qu’il
n'arrivat
du
defordre
,
pafla
la
nuit
fous
les
armes
comme
les
autres,
&
alla
plufieurs
fois
à
la
tête
d’une
compagnie
d’arquebufñers
à
la
pourfuite
des
Arabes
dont
il
fit
un
grand
carnage.
Le
lendemain
au
point
du
jour,on
commença
à
mettre
à
terre
le
refte
de
l’Ar-
mée,
avec
tant
de
diligence,
que
les
hom-
mes
&
les
vivres
furent
debarquez
avant
mi-
dy;
&
pendant
que
les
foldats
fe
raffraîchif-
foient
un
peu
,
on
travailla
à
debarquer
l’ar-
tillerie
&
les
munitions
,
pour
commencer
le
fiege
de
la
place,
que
l’on
avoit
donné
or-
dre
d’inveftir.
:
Signalde
Les
Efpagnols
avoient
l’avant-garde.
Les
bataille,
Italiens
le
corps
de
bataille
;
où
eftoit
l'Em-
péreur
avec
les
gens
de
fa
Cour
&
un
grand
nombre:de
Gentils-hommesvolontaires.
Les
Allemans
faifoient
l’arriere-varde.
.
Les
Arabes
de
leur
côté
fe
mirent-en
Re
;
:
&
tai
IL.
Part.
Liv.
L
IS
_taille
auf,
&
faifoient
connoître
qu
ils
la
vouloient
donner,
fe
confans
fur
ce
qu'ils
étoient
plus
forts
en
nombre.
En
même
temps
ceux
de
la
ville
fortirent
,
&
fe
cam-
Perent
fur
une
colline
,
avec
quelques
pieces
de
canon.
Je
ne
dois
pas
oublier
de
dire
ici
à
V.S.
quoi
que
je
fuppofe
qu’elle
en
eft
déja
informée,
qu’il
y
eut
un
fi
grand
nombre
de
Chevaliers
de
Malte
volontaires
qui
accou-
rurent
à
cette
expedition
,
que
le
Grand-
Maître
&
le
Chapître
furent
obligez
denom-
mer
des
Commiflaires
pour
choifir
ceux
qui
devoient
aller
à
cette
guerre.
On
en
choifit
4.
cens
des
plus
courageux;
chacun
ayant
deux
valets
capables
de
porter
les
armes.
Si
on
ne
fe
fût
fervi
de
ce
moyen,
ils
y
feroient
Tous
accourus
,
&
la
Religion
auroit
été
de-
fertée.
L’Empereur
ordonna
que
le
corps
des
chers
.
L
A
Chevaliers
s’étendir
le
long
de
lEfcadron
Mae.
à
la
gauche
du
corps
de
bataille,
pour
fai-
.
€
front
à
la
Cavalerie
ennemie.
Ils
étoient
armés
les
uns
de
cuirafles
,
‘les
autres
de
corfelets,
les
autres
de
bons
cafques
,
ou
de
piques.
Ils
portoient
de
belles
manches
à
franges
d’or
&
de
foye,
avec
des
éguilletes
ferrées
proprement.
Ils
étoient
tous
habil-
|
dés
d’une
même
maniere,
de
Satin
,
de
Da-
|
Mas
;
ou
de
velours
cramoifi,.
avec
la
Croix
blanche
de
l'Ordre
fur
Fhabit,
ce
QUI
faifoit
un
objet
fort
agreable.
Ainf
veftus,
&
rangez
en
bon
ordre
au
flanc
de
la
bataille,
&
à
la
vüe
des
ennemis,
ils
#aifoient
briller
leur
croix;
&
faifoient
parol-
tre
un
certain
air
de
majefté
,
qui
jettoit
la
terreur
2
LORS
3x6
La
VIE
DE
CaarLes
V.
,
terreur
dans
le
cœur
des
Barbares
autant
qu'il
encourageoit
les
Chrétiens.
L'Ar-
.
Quoi
que
les
Arabes
fiffent
tous
leurs
ef-
mé
forts
pour
incommoder
nos
T'roupes
par
leur
d'Alger.
artillerie,
cependant
on
y
donnoit
fi
bon
of-
dre
,
qu’ils
ne
leur
faifoient
pas
beaucoup
de
mal.
L’avant-garde
Efpagnole
s’avançoit
.
courageufement
vers
la
montigne
fur
laquel-
le
les
T'ures
&
les
Maures,
qui
étoient
fortis
|
de
la
ville,
s’étoient
poftez.
Ceux-ci
voyant
que
leur
deffein
ne
réüffiffoit
pas
,
fe
retire-
rent
dans
la
ville
par
ordre
d’Affän-Aga
qui
les
commandoit,
&
qui
vouloit
referver
{es
troupes
pour
la
deffenfe
de
la
place,
Cepen-
dant
l’Armée
Imperiale
s’ailoit
camper
autouf
d'Alger,
qui
avoit
desdeux
côtez
deux
grands
&
profonds
foffez
naturels
que
deux
rapi
des
torrens,
qui
defcendent
des
montagnes
w
Voifines,
&
qui
fe
vont
jetter
dans
la
mers
avoient
creufés
:
&
ces
foffés
étoient
fi
pro"
fonds
,:
que
l’on
ne
les
pouvoit
paffer
à
pied»
ni
à
cheval.
De
l’autre
côté
l’Armée
étoif
couverte
de
lamontagne,
laquelle
étant
bien
gardée
lui
fervoit
de
rempart.
Il
ne
fera
p4
inutile
que
je
faffe
ici
à
V.S.
une
petite
des
fcription
de
la
ville
d'Alger.
PE.
Defcrip-
Cette
ville
appellée
par
les
Anciens
7w/#
don
Cefarea,
eft
fituée
fur
je
bord
de
la
mer
d’A7
d'AEeT.
frique
ou
de
Lybie
,
aux
côtes
de
a
Barbari@
vis
à
vis
de
l’Efpagne
;
entre
le
*
vent
Gre£
&
la
Tramontane,
La
mer
lave
les
muraille
+
*
Ceft
ce
qu'on
appelle
fur
TOceans
Nord:
ER.
à
RE
|
IHPPART.
L'EV
17
dela
ville
de
cecôté-là,
qui
s’éleve
verslamon-
tagne,
entre
le
vent
#
Grec
&
le
#
Lebeche.
a
montagne
eft
rude
&
inacceflible,
&
rend
la
ville
imprenable
de
ce
côté-là,
étant
d’ail-
leurs
fortifiée
par
une
muraille,
en
forme
de
dents
faillantes
,
qui
la
deffendent
contre
la
petite
artillerie,
la
groffe
n’en
pouvant
ap-
procher.
Cette
muraille
s’étend
le
long
de
la
quatriéme
partie
de
la
ville
du
Macftral
au
Séroc
,
depuis
un
Baftion
jufques
à
Pau-
tre,
€
forme
ainf
avec
les
autres
murailles,
qui
regardent
vers
la
montagne
une
efpece
de
Citadelle,
appellée
par
les
Arabes
4a-
zaba
,
où
comme
d’autres
l’écrivent
Alcaza-
Ta
»
C'eft-à-dire
,
Ch£rean.
Au
couchant
il
y
a
Une
grande
tour
en
forme
de
clocher,
où
le
Vice-Roy
,
ou
le
Gouverneur
fait
à
de-
Meure.
Tout
auprés
il
y
a
uneporte,
defti-
née
à
faire
entrer
du
fecours
dans
la
place
en
Cas
de
befoin.
La
Citadelle
eft
flanquée
de
deux
Baftions
bien
armez
&
bien
deffendus,
Pun
au
Maeffral,
&
l’autre
au
Syroc.
Depuis
l’un
de
ces
Baftions
qui
regarde
le
Coni-
Maefiral,
où
Nord,
la
muraille
de
la
ville
g°6-
nuation,
tend
la
plûpart
du
côté
du
midy,
jufques
à
la
*7*"
mer.
Elle
eft
encore
flanquée
de
deux
au-
|
éres
Baftions,
l’un
vers
le
millieu,
&
l’autre
Vers
|
a
Térmes
ufitez
fur
la
Mediterranée,
[ur
l'O-
eaR
où
appelle
ce
vent
Nord,
0
feton
d'autres,
Nord-eff.
b
Lebeche
vesside
Lybie
où
d'Afrique
,
quon
appelle
[ur
l'Océan
Sud-
Oéeff.
Voyez
les
Relations
du
Liévant,
Theve-
RP
POP
ER
ER
ee
Com-
mence=
18
La
Vie
DE
CuarLes
V.
‘
vers
l'angle
de
la
muraille
du
côté
de
la
mer.
Au
milieu
des
deux
Baftions
eft
la
principale
porte
de
la
ville,
appellée
par'es
Maures
Be-
belvet
,
d’où
on
fort
au
à
Maeffral.
L'autre
partie
des
murailles
s’érend
depuis
le
Baftion
d’Alcazaba
au
b
Syroc,
flanquée
auffi
de
deux
aftions,
entre
lefquels
il
y
a
une
autre
por-
te
nommée
Beb-Azon.
Là
eft
le
plus
grand
Concours
de
gens
à
caufe
que
le
marché
sÿ
tient.
Il
y
a
enfin
ja
muraille
du
côté
de
12
mer
»
qui
va
en
droite
ligne
du
Syroc
au
Macfiral.
Au
milieu
prefque
de
cette
mu-
raille,
il
y
a
un
bras
de
mer,
à
l’'embouchüre
duquel
la
terre
s’élargit
un
peu,
&
fait
un
coude
qui
forme
comme
une
prefqu’Ile.
C’eft
là
le
port;ou
le
Mole
d’Alger
,
que
l’on
a
fait
avec
beaucoup
de
travail
,
&
la
prefqu’Ile
lui
fert
d’Arfenal.
Ceux
qui
vont
par
mer
à
Alger»
voyent
la
ville
de
bien
loin,
dans
une
fott
belle
perfpeétive,
en
forme
de
triangle
2”
dont
le
plus
grand
angle
s'étend
le
long
du
bord
de
la
mer
,
l’autre
vers
la
terre
fermes
&
le
troifieme
fait
un
angle
obtus.en
s’éle-
vant
vers
la
montagne.
L'Empereur
ayant
affemblé
fon
Armée
au-
ment
du
tOUr
de
la
Place,
fes
Ingenieurs
l’aflurerent
fiege.
qu’il
lemporteroit
en
peu
de
temps
infailli=
blement
en
la
battant
du
côté
de
la
mers
à
caufe
que
les
Turcs
manquoient
de
gro5
Canon
pour
mettre
fur.les
Vaiffeaux,
.&
que
les
Chrétiens
en
avoient
de
fi
grands
qu'ils
pouvoient
faire
de
larges
breches
aux
murail=
les.
Les
Efpagnols
furent
poftez
au
haut
d
a
Nord-Oüeff,
voyez
voyages
de
Thevenots
Jür
POcean,
:
IL.
Part.
Liv.
L
19
la
montagne,
qui
eft
comme
au
dos
de
la
Place.
Les
Allemands
prirent
leur
camp
dans
les
petites
montagnes
qui
font
vers
le
mil-
lieu,
à
côté
de
la
Tente
de
PEmpereur.
Les
Italiens
parmi
lefquels
étoient,
comme
nous
l'avons
dit
,
les
Chevaliers
de
Malte,
qui
étoient
commandez
par
la
perfonne
même
de
l'Empereur,
furent
poftez
du
côté
de
la
mer,
où
ils
étoient
derriere
une
élevation
deterre,
qui
les
couvroit
du
Canon
dela
Place.
Tout
ce
premier
jour
fût
employé
à
fe
camper
&
fe
loger
avec
beaucoup
d’incommoditez
&
perte
même
des
Efpagnols
qui
étoient
fans
ceffe
harcelez
parles
Arabes,
qui
étoientdans
deslieux
élevez
au
deffus
d’eux,
jufques-à
ce
que
le
courage
de
Don
Alvaro
de
Sandé
les
en
Chaffa,
&
les
obligea
à
s'éloigner.
Le
même
jour
fût
découvert
un
Efpion
venant
d'Alger
qui
demanda
avec
emprefle-
mentd’être
conduit
devantl’Empereur.Quand
il
fût
auprès
de
lui,
il
lui
dit
qu’il
étoit
là
Pour
lui
donner
avis
qu’il
ne
devoit
pasañie-
gér
la
ville
de
tous
côtez;
mais
fé
contenter
de
Pattaquer
du
côté
de
la
mer,
afin
de
don-
ner
occafñon
aux
Mores
d’executér
le
deflein
qu’ils
avoient
fait
d'abandonner
Affan
-
Aga
qu’ils
n’aimoient
pas,
&
de
s'enfuir
du
côté
de
la
terre.
Mais
les
Interpretes
reconnurent
par
fes
difcours
qu’il
y
avoit
de
là
trahifon
en
cét
homme-là:
Sur
cela
le
Confeil
de
guerre
ui
fit
donner
la
queftion.
Il
avoüa
fans
fe
fai-
TE
beaucoup
tourmenterqu’ilavoit
étéenvoyé
Par
Affan-Aga,
après
quoi
on
lé
fit
étranÿler
aux
pieds
de
Gonzague,
&
on
lui
coupa
la
tefte
que
l’on
mit
au
haut
d’une
pique
à
la
Efpion.
vüe
de
la
ville.
Vers
_
56
La
Vre
pe
CHaARLEs
V.
pour
favorifer
les
Barbares
,
&
mortifier
Îes
Chrétiens.à
caufe
de
leurs
péchez,&
peut
être:
en
particulier
pourpunir
l’orgueil;'&
faire
éVar,
M
nouïr
les
grandes
efperances
que
l’on
avoit
fon"
MW
dées
furnôtrearméeitelles
quePonnes’atten”
doit
pas
à
moins
qu’à
remporter
la
victoire
€
tous
lieux,&c
planter
la
Croix
de
J.Chrift
dans”
toute
PAffrique
,
lors
que
lon
ny
a
p#
pü
acquerir
feulement
un
pouce
de
terre
…Péndant
queles
chofes
alloient
fi
mal
fun
hterré,
“&
que
le
fang
de
nos'gens
FO
;
moit
d’auff
gros
torrens
que
les
pluyes
dû
ù
à
Ciel
;
il
fe
forma
fur
la
mer
aprés
un
quaft
1
d'heure
d’obfcurestenebres,
une
fi
horrible
fifurieufe
tempefte,que
le
bon
viéillard
Doriëe,
avoüa
qu'ilnecroyoit
pas
qu’il
y
en
eût
jamais
eu
de
fi
grande,en
quelque
autre
mer
que
céfüt
VS.
pourra
juger
dans
quel
découragement
devoit
être,
nonfeulement
l'Empereur,
mas
toute
l’ArméeChrétienne,fi
maltraitée
fur
124
terre,
de
voir
l’Armée
Navale,
non
pas
batir
des
vents,
&
delatempefte,
mais
prefque
en
gloutie
&
enfevelie
fous
les
ondes.
Te15
tôton
voyoir
les
vaifléaux
élevez
jufquem
aux
nües,
&
un
momentaprés
abymez
danse
le
centre
de
la
mér,
jufques
là;
que
penda
4
a
ut
4
+
LeLTent-
pete,
plus
de
demi-heure,
plufieurs
fois
on
tous
les
Vaiffeaux
perdus
fans
reffource
;
JM
puis
bien
afleurer
V.S.
qu’ily
en
avoit
beau
[
coup
plus
de
ceux
qui
recitôient
/e
de
Profwñ.
Les
Ga-
ds,
pour
ces
malheureux,
que
dé
céux
qui,
leres
font
difojentun
ziférere
mei
Deus;
en
leur
faveur:
u
plusmal-
te;
: :
sAtirouté
l'AFTE
traitées.
Quoi
que
la
tempelté
aMigeñt
touté
l'A
que
les
mée
navale,
il
eft
pourtäht
vrai
que
lés
OU
°2
vaileaux
féres
furent
plus
mal-traitées
que
lesvaimeet,
{
1540.
TIT
Part.
Erv:
I.
27
|
€
fur
tout
ceux
de:haut
bord
:
qui
par
lape-
fanteur
de
leur
Ancres
refftoient
mieux
à
|
l'imperuofité
&
à
la
furie
des
ondes,
au
lieu
|
que
les
Galeres
pour
être
baffes.
étoient
tan-
Ë
tôt
couvertes
de
Montagnes
d’eau,
&
puis
|
fortant
de
ces
abymes
elles
donnoientde
fu-
|
rieufes
éftrapades
à
leurs
cables,
&
de
gran—
|
des
fecouffes
à
elles
énes-éouvent.
on
|
_
Voyoit
des
torrens
d’eau
courir
€
la
poupe
à
|
la
proüe,.
&
puis
ces
Caux,
batties
desvents
&
de
la
furie
de
la
mer,
alloient
fe
rompres
écumer,
&
devenoient
auff
blanches
que
12
neige.
Les
Mariniersqui
étoientà
la
Chiourme
&
ceux
des
Galeottes,à
deminoyezavoientles
Mains
&
les
nerfstellement
Engourdis
de
froid,
qu'ilsne
pouvoient
donner
aucun
fecours
,ni
être
fecourus
des
autres,
&
dans
une
fi
rude
Preuve;
ils
étoient
forcez
de
fe
voir
perir
‘une
maniere
digne
de
Compaffon.
kg
n
un
mot
les
Gaieres
furent
réduites
à
Grande
‘Une
telle
extrémité,
que
les
Officiers
&.les
re
_jatelots,
jugerent
q’il
n’étoit
plus
poffible
2°
cles
fontre-
de
les
Souverner,
ni
de
refifter
plus
long:
duites,
>
d'autant
1541:
ux
qui
y
étoient,
ni
de
les
empêcher
d’être
miferablement
2OYEZ.
On
craignoit
encore
pis,
favoir
quela
furie
dela
Mer
quifaifoitde
fes
ondes
de
hautes
|
Montagnes
nelesallAt
brifer
contredes
écueils,
+
Be
mit
en
mille;
picces:les
vaifléaux
;
les
fines
&
les
hommes.
Cela
feroit
arrivéauff
S'ils
fuffent
aller
donner
contre
les
côtes.
À
B
2
C'eft
_——
-
R
éfolu-
tion
te-
tnerairee
29
La
Vire
DE
CHarLes
V.
C’eft
ce
qui
força
plufieurs
Galeresà
pren=
dre
la
refolution,
pourt#fe
fauver
au
plütôt
d’ôter
les
fers
aux
forçats,
de
mettre
toutes
les
voiles
;.
&
d’aller
le
long
de
la
côte
,
afin
que
la
violence
du
vent,
les
fit
donner
à
tra”
vers
quelque
endroit
plus
proche
de
la
terres
que
du
moins
quelques-uns
des
plus
heu-
reux
fe
püflent
fauyer
fur
quelque
débris
des.
vaiffeaux.
Cette
pernicieufe
&
defefperée
re
folution
fut
fuivie
par
un
certain
nombre
de.
Galcres,:
quiperirent
toutes
miferablement»
&
furentbrifées
contre
des
écuëils,
ou
des
bancs
de
fable
où
la
force
terrible
des
vents
les
portoit;
ainfi
plufieurs
inrocens,
qui,
n’avoient
pas
confenti
àune
telle
refolutions,
Payerent
aux
depens
de
leur
vie,
la
temerité
de
ceux
qui
l’avoient
prife.
Exemple
Ce
mauvais
exemple
{
ce
qui
eft
digne
d’é-
del
Ga
tre
remarqué)
faillit
à
être
imité
par
es
Ma=
ire
Bal
telots
de
la
Galere,
appellée
la
Bafharde
de
£arde,
Malte;
Qui
ayant
navigé
depuis
vingrans,
&
efluyé
plufieurstempeites,
avoit
été
plufieurs
fois
reparée
&
radoubée;
mais
comme
elle
étoit
vieille
elle
étoit
par
confequent
moins
SPONSORS
LEE
en
eflât
que
les
autres,
de
refifter
à
l’horri
*
ble
impetuofité
des
ondes
de
la
mer.
Frer£
François
d’'Azevedo
qui
la
commandoit
s'é
tant
apperçu
du
deffein
des
Matelots
,
mit
l'épée
à
la
main,
&
avec
une
colere
auffi
fus
rieufe
que
la
tempefte
,
dit
à
haute
voif
fur
la
poupe.
L’épée
que
je
tiens
fera
enfanglan"
26e
du
[ang
du
premier
qui
ofèra
être
d'avis
d
exe
cuter
ue
ion
fitemeraire,
La
Relicion
ma
doté
de
command:ment
de
cette
Galere
>
pour
La
COP,
Jérver,
G
707
pas
pour
la
detrnire,
cr
il
fe
IT.
Part.
Liv.
IL
29
wi04
perir
par
la
tempefle,
ou
attendre
nôtrefalnt
de
la
miféricorde
de
Dies,
qui
r’abandonne
Ja
Mais
ceux
qui
fe
confient
en
lui
Après
quoi
ayant
remis
l’épéeau
fourreau,
il
fit
de
gran-
des
promeffes
de
la
part
de
la
Religion,
&de
ui
Même
qui
étoit
fort
riche
de
re
compenfer
largement
tous
ceux
qui
fe
diftingueroient
dans
cette
occafñion,
&
qui
auroient
affez
de
cou-
rage
pour
reffter
aux
malheurs
qui
les
acca-
.
bloient.
Par
cette
action
glorieufe
il
fauvala
|
Galere,
quoi
que
pendant
tout
le
temps
que
|
dura
la
tempefte,
il
eût
fallu
employer
cin-
|
quante
hommes
que
l’on
relevoit
d’heure
en
heure
pour
pomper
&
"empêcher,
qu’elle
ne
coulât
à
fonds
par
la
grande
quantité
d’eau
qui
y
entroit.
Le
deffein
des
Mariniers
&autresperfonnes
Pérte
dé
qui
étoient
dans
les
Galeres,
de
fauver
leurs
genstuez
BEnS
par
cette
refolution
temeraire
ne
leur
farles
réüffit
pas
,
je
le
redirai
encore
une
fois;
&
VAR
l'Empereur
s’en
étant
apperçu
»
pour
em-
bes.
pêcher
que
lesautres
Galeres
&
vaifleaux,
ne
fuivifent
un
fi
mauvais
exemple,
fouffrîir
que
tous
ceux
qui
s’étoient
jettez
à
terre
par
cette
Voye,
fuflent
mis
en
pieces
par
la
Cavalerie
Arabe,
qui
avoit
accouru,
&
s’étendoit
par
tout
Îe
long
des
côtes.
Il
eft
certain
qu’il
ne
fe
feroit
pas
fauvé
un
feul
de
ces
gens-là,
fi
“Empereur
qui
voyoit
tout
ce
qui
fe
pañloit,
ne
{e
fût
apperçû
que
la
Galere
de
Jannetin
Voria
,
neveu
d'André
{qu'il
aimoit
com—
me
s’il
eût
été
fon
propre
fils)
par
les
fecouf-
.
fes
des
autres
vaiffeaux
qui
donnoient
tout
|
travers,
avoit
déja
échoué
fur
un
bancde
fables
où
elle
alloit
être
la
victime
de
la
furie
des
B
3
Barba-
ES
Mavires
æerdus.”
3e
La
Vire
pr
CHARLES
V.
Barbares:ce
qui
l’obligea
d'envoyer
en
diligen-M,
ce
Don:
Antonio
d’Arragona
avec
trois
com
gagnies
d’Italiens
Pour
lui
donnerdu
fecours>
|
le
délivrer
des
mains
des
Arabes;
ce
qui
|
réüffit
heureuf.
du
Prince,
de
Doria
fon
Oncle,
&
de
fa
Majefté
Imperiale.
n
a
déja
fait
le
denombrement
des
Vaif,
feaux
qui
ont
peri
On
en
envoya
Monfeigneur
le
L,
res;
&
plus
de
40.
trois
navires
des
plus
grands.
Enfin
depuis
le:matin
jufqu’au
foir,
on
perdit
plus
de
150:
Vaifleaux,
&
plus
de
7600.
hommes
nOyEZ)
OA
tuez
par
la
Cavaïcrie
des
Mores
fur
les
Par
cette
horribletempêtes
Un
extrait
hier
au
foir
à
égat
»
favoir
quinze
Gale-
.
Cofes;
outre
que
tous
les
autres
vaifleaux
Fu
rent
moitié
fracafez
;
&
que
l’on
y
perdit
encore
toute
PArtillerie
deftinée
à
battre
Al-
;
#eT
>
AVEC
prefque
toutes
les
munitions
de
guerre
&
de
bouche.
Que
peut-on
ajoû-
ter
à
cela!
finon
que
toute
ja
plage
depuis
Al-
Ber
jufqu’à
Corcellis
;
étoit
couverte
de
corps.
moïts
d'hommes,
&de
chevaux,
&
de
debris’
eément
à
l’entiere
fatisfaétions
petits
vaiffeaux
Efpagnolss
©
mn:
|
“y
1
à
;
ri
Ce
de
vaiffeaux
,
en
telle
forte
que
je
puisaffu-
rer
V.S.
qu’il
feroit
diffcile-de
décider,
f
leiCiel
a
‘verfé
à
proportion
plus
de
pluye»
que
les
yeux
ont
verté
de
larmes
à
la
vüe
d'un
fi
trifte
fpe@acle
:
&
qu’il
n’y
en
a
pas
un
feul
entre
tous
ceux
qui
fe
font
fauvez.
qui
nait
crû
être
infailliblement
perdu:
‘auf
eft-il
vray
que
la
moitié.de
ceux
quiallerent
dcette
entreprife,
y.ont
peri,
où
par
ldtem=
pefte;
ou
par
l’épée
des
Barbares:
Pendant
ces
trois
jours,
où
confuma
Le
LEE"
\
Ê
ke
à
F
F
IA
RTS
Luvel®
,
1
4
des
vivres
que
l’on
avoit
débarquer
,
fans
(9
eu
perance
d’en
avoir
d’ailleurs,
ni
quoi
que
ce
füt
pour
manger
;
la
mer
ayant
tout
enalou-
td:
Où
eft-ce
que
l’on
a
jamais
v
de
plus
grand
objet
de
compaffion
?
Sinon
que
l’on
y
ajoûte,
que
c'en
étoit
encore
un
plus
»
.
grand
;
de
voir
plus
de
400.
mal-heureux
plus
où
moins#dangereufement
blefiez
>
Qui
Re
EE
RE
OT
TEE
ER
RE
‘
‘navoient
pas
de
quoi,
je
ne
dirai
pas
ANOLE
4
de
couvert
quelque
part
;:
ni
de
lieu
Où
fé
re-
tirer
»
mais
non
pas
même"
où
afloirle
pied
-
*
+
far
un
morceat
de
terre
feiche.
Je
puis
aälu-
rer
V.S.
que
j'ay
vû,
lors
que
nous
allions
d'un
côté
&
d’autre
avec
Monfeigneur
le
Legat,
cing
Chevaliers
de
Malte,
&
plus
dé
30.
Gentils-hommes
volontaires
de
dif-
ferentes
Nations,
verfet
leur
fang_
dans
les
boïües
&
ÿ
perir
fans
leur
pouvoir:
donner
aucun
fecours.
:
.
ÉSsrR
HAT
È
Cependant
l’épouvante
&
la
crainte
d’être
SirHeg
encore
plus
expofez
à
la
barbarie
des
Infidé-
dans
les
les,
avoit
faifi
le
cœur
de
toute
l'Armée,
&
difgras
‘particulierement
des
bleffez,
fe
voyant
fans
aftillerie
,
ni
munitions
de
guerre
n1i-de
bou-
-che>
&hors
are
de
pouvoir
-nife,deffen-
dre,
ni
prendre
Alger.
pour
s’yiraffraïichir
*
Un
peu,-en
forte
que.
les
plus
COurageuxtom-
»:
#4
-boient-dans
le
defefpoir
;
&'il
eft
vray-que
2
Empereur
feul
dans
toute
l'Armée
de
terre
E
paroïître
un
courage
invincible.
autant
Me
plein
de
compaffion
pour.
les
mal-heu-
“TOUXS
AE
meritoit
affurement
une
meilleure
‘fortune,
&
d’être
loüé'non
feulement:des
hommes,
maisdes
Anges.
Halloir:partout
con-
“folant
&
encourageant
toutle
monde
tantôt.
à
B
4
.
a
€he-
RE
,
32
La
V1r
DE
Cartes
V.
2
cheval,
&
fouvent
même
à
pied
&
dans
la
bote
,
&
Jen
peut
dite
que
ce
fut
Punique
confolation
qui
refta
à
l'Armée,
dans
l’aby-
me
de
mal-heur
&
de
defefpoir
où
elle
Æ
voyoir.
ÿne
de
Je
fupplie
V.S.
de
me
permettre
de
lui
:
TaCOnter
une
action
de
cét
Em
des
plus
2@ions
pereur
des
P
ART
dignes
d’être
imitées,
qu'aucun
Monarque
ait
lé,
.
Jamais
faites.
Son
Maître
d'Hôtel
lors
qu’on
debärquoit
les
vivres,
avoit
mis
à
part
pOUI
M
k
Table
&
la
bouche
de
l'Empereur,
ce
taines
provifions
dans
des
caifles
&
des
pa’
niers.
Charles
ayant
appris
qu'il
ne
reftoit
pas
même
un
feul
morceau
de
pain
,
que
cé
digne
de
Slorieufes,
des
plus
generetfes,
&
des
plus
#
qu’on
avoit
refervé
pour
fa
bouche,
voulut
aller
lui-même
avec
fon
Maître
d'Hôtel
voif
€n
quoi
cela
confiftoit
:
après
qu’il
Peut
vüs
illui
dit,
Miférable
que
tu
es,
comment
VEUX
24
que
je
me
réjoifle
;
que
je
mange
@
que
ft
doive,
pendant
que
tant
de
mes
Compagnons
ME
rent
de
mifere
au
milieu
des
boïes
?
Al’inftant,
il
fit
porter
tous
ces
vivres
devant
lui,
&
les
ft
diftribuer
à
un
grand
nombre
de
bleffé4
&t
de
malâdes
,
ce
qui
lui
attira
mille
ben€*
diétions
de
tous
ceux
qui
le
Virent.
fé%on,
Ce
fut
encore
une
ation
bien
glorieufés
d'André
Peria,
QUE
Celle
que
fit
fur
la
mer,
comme
un
k
1
(4
cond
Neptune,
le
courageux
&
ferme
vieil
Jard
le
Prince
André
Doria,
Capitaine
fans
-
‘égal
dans
la
marine.
Car'il
demeura
toûjours
ferme,
intrepide,
&'invincible,
contre
un£
fi
terrible
&t
fi
violente
tempefte,
fans
avoif
jamais
perdu
de
vüe
l'Empereur
;
en
quoi}
montra
plus
que
jamais
{à
fidelité,
&
fon
gt
HI:
Part.
Liv.
EL
::
33
le
envers
fon
Maître.
Il
avoit
déja
prevü
la
tempefte
plufieurs
heures
avant
qu’elle
arri-
|
Vât,
par
la
vüe
de
leftoile
de
S.
Simon
»
&
*
Jude,
tant
redoutée
des
Mariniers,
foit
Par
füperftition,
ou
quelepronofticfoit
fon-
fur
une
longue
experience,
de
forte
qu’il
auroit
pû
fe
mettre
en
lieu
de
feurété
»
&
fe
|
retirer
avec
fes
Galeres
dans
le
port
voifin
de
|
ugie.
Mais
il
ne
voulut
jamais
partir
dulieu
où
il
avoit
jetté
les
ancres,
afin
de
re
pas
|
âbandonner
l'Empereur,
-en
le
laiffant
à
ter
re
à
la
merci
des
Infidéles,
qui
n’auroient
pas
|
manqué
de
Pattaquer
&
de
le
mettre
n
de-
|
route;
quand
ils
auroient
vû
qu’il
n’avoit
plus
d’efperance
de
s’embarquer
fur
fes
vaif-
feaux.
Auffi
de
18.
Galeres
perdües,
ily
en
eut
douze
qui
lui
appartenoient
en
propre.
:
rs
le
coucher
du
foleil
de
cette
malheu-
SA
teufe
journée
du
29.
d'Otobre,
Doria
Doria,
Voyant
que
la
violence
de
la
mer,
&tlimpe-
154%
tuofté
des
vents
commençoit
à
s’appaifer
PEU
à
peu,
qu’on
pourroit
à
force
de
bras
le-
Ver
les
ancres
pour
mettre
à
la
voile,
&t
qu'à
Caufe
des
grands
brifans
de
la
mer
il
n’y
avoit
aucune
forte
de
barques
qui
ofât
approcher
€$
COL6S
;
ni
aucun
moyen
de
faire
favoir
{es
intentions
à
l'Empereur
,
s’avifa
de
faire
Mettre
à
la
nage
un
Matelot
courageux,
à
,
qui
il
ft
attacher
des
morceaux
de
liege,
Pour
lui
aider
à
nager,
l'empêcher
de
s'en-
foncer
;
ou
le
Barentir
s’il
donnoit
contre
quelque
écueil
;”
on
lui
attacha
la
Lettre
fui-
vante
au
cou;
bien
enygloppée
dans
de
la
toile
cirée,
….
emma
sERs
B
;
Av
54
La
Vis
pe
CnanLes
V.
Au
Très-
Augufe
&
invincible
Enr:
-pereur
Charles-Quint,
mon
fou-
Vérain
Seigneur,
&
mon
cher
fils
M
par
l'amour
extreme
que
j'aÿ
M
-,
pour
Jui.
-
|
Ré-glorieux
Empereur,
méme
dans
l'info
furei
La
volonté
de
Dieu,
maîtreffe
‘des
deffeins
@
des
fentimens
des
Princes;
apertn"
que
Vôtre
Majefté
Imperiale
#aif
Pas
uivi
m0
M
confeil
au
fujer
de
certe
fatale
entreprife;
malin
|
J'elpere
qn’elle
Permettra
que
vous
le
fuiviez
48
jourd’huy
dansilé;grand
‘danger
où
nousnons
704%
2
0252
Moscher
Empereur
@e
Fils,
Pamour
que
cb
con
pour
vous
m'obligé
à
vous
faire
[avoir
;
que
flavéc
toute
là
diligence
boffible
co
fans
perdre
«7
feulmoment
,
vous
ne
prenez
la
refolution
voustretirer,
de
de
ueije
vous
prefente
;
Vôtre
Maÿefié
fe
met
en
1
danger
inévitable
de
perir
;
@&
‘toure.?
Armét
AVEC
VOUS;
auf
bien
que
les
reftes
del
Armée
zavale
;
quine
fubfifie
que
par
miracle,
Fe
vo
\
fupplie
de
confiderers
quete
peu
devaiffeaux
447,
MOuS
réflens
;
ont
été
tellement
mal-traitez
“brifez
qu'ils
ne
fauroient
refiffer
à
la
moindie
M
dempefles
@quenous
fommes
dans.
la
faifon
où
-il-en
‘arrive;de
fi
grandes’,
@
de
f
frequontes
-qu'elles
Je:
fuivert
prefque
Pure
l'autre.
Fe
prie
Vous
fervir
de
l'unique
mo)68
M
-Vôtre
Majelé;
pour
laquelle
ÿ
&y
#n
vrai
amont»
de
s’en
rapporter
à
longue
experience,
qui
ME
fait
connoitre
par
TBconftitution
de
l'air
(enfer
Œure
qui
me
fut
que
trop
Veritable)
que
le
tem
pé
L
|
V
Pan
Juve.
L
1,
Leprepare
à
former.une,
rempefte-plust
CYTIOLE
QUE
celle
que
ous
avqus
fouffèrte,
…Ainf.je
fupplie
Tôtreclemence
tant
vantée
;
de
pe
pas
s’obltiner
à
vouloir:
combattre
contre.
la
rigueur
de
l'Hi-
Ver
;
la
fureur
de.
la
mer,
la
rage
des
vents
>
Peut-êtrerencore
les
décrets,
du
Ciel,
On
peut
remettre
cette
Entreprile,
à
un:temps
plus
favo-
tables
Gen.
attendant,
vous
retirer
en
diligen="
ce
Par.
terre
vers
le
Cap
de
Marafous
;.0ù
je
vous
rai
prendre
par
mer.
C'eft
là
moz.
Jentisbit,
Preff
pourtant
à
fuivre
les
ordres
qu'il
vous
plai-
ra
me
donner,
au
peril
de
mille
vies,
étavtoëtre
*
érés-obéffant
ferviteur,
Re
ee
Lu
|
ANDRE
Dorxa:
:
"Cette
Lettre
donna
beaucoup..de..joye,
à
chine
l'Empereur,
.Il.ne
l’eut
pas
plütôc,
les
à
à
n°
qu'il
fe
mit
à
penfer.
combien
il
jui
en.avolf
vrecér
.
coûté
de
n’avoir.pas
fuivi
en
cette
entreprife
2vi5-
les
confeils.
d’un
homme
qu’il
faifoit.gloire
°°
d'appeler,
fon
pere.
D'ailleurs,
il,
fvoic
pa
Experience
,
combien.
ce
Prince-étoit
habi
#
prévoir
les
tempeftes..
2
inf.il.
renvoya.le
Mémeporteur,
après
lui
avoir
faic
un
prefent
de
douze
Duçats,
&x.le
chargea
d’un.
pertis
billet.pour
Doria
ÿ.
par.
lequel
il
PH
le
confeil
qu'il
lui-donnoit,
&
lui
faifoir
favoir
qu’il
le
vouloit
exactement
fuivre…
Fa
Cependant
l'Empereur
faifant.
reflexion
ions.
Le
1,
à
|
Raue
l'Armée
fi
fatiguée-par
tant
deddi
fra
0.
Par
le
faim
qu'elle
avoit
ou8
Ge
<
etroit
pas
la,
force
de
marcher
fi-loins
que
d’ailleurs
elle
feroir
expofée
à
combattre
Sonpre
les
Turcs
&
les
Ârabes,
devenus,
Ron
fulemgnt
hardis
&
infolens»,par
leneu-
Mt
7
PRES
frabe..
"5
L
Peril
*
d'une
Gaiere,
Avtres
pertes.
‘donna
douze
Ducatons
d'Hongrie
à
chact
42
LAWVrtE
DE
CuarLes
V.
<
que
l'Armée
avoit
fait
quelque
temps
auparä?
vant
devant
Alger,
oùce
navire
feul
Pouvoit
vanter.
de
n’avoir
point
été
m4,
traité.
:
FAR
Bien
peu
s’en
fallut
que
la
Galere
de
M
Religion
de
Malte
nommée
la
Cararinetl#ll
tre
la
terre,
Dieule
fuva
comme
par
mirac!
Par
le
moyen
de
deux
hardismatelots
qui
dé
cendirent
dans
l’eau
tous-nuds
&
attaché
avec
des
cordes,
quoi
qu’il
fit
un
froid
ho
rible
;
‘ils
remirent
un
autre
Timon
qu
avoit
dereferve,
-faifant
entrer
avec
leu
Mains,
avec
beaucoup
de
peine
&
peril:
:
de
ces
Matelots;
&
enfuite
les
prefenta
:
grand
Maître
&
au
Chapitre,
qui
leur
do
nerent
des
emplois
,
:
qui
étoient
au
de
qu'ils
changerent
la
marée
en
une
fi
furiel
pe
nds
Doria
toûjours
intrepide
dans
les
plus
Pi
H:
E
UL-PART.
Liv.
I.
#8
Perils,
Seigneur
je
ne
vous
recommatide
que
le
|
Jeule
vie
de
PEmpereur
mon
maitre.
On
perdit
|
€n
cette
occafon
un
gros
vaifleau
de
Genes
|
nommée
Corsa
Fornera
;
chargé
de
vivres,
|
fans
qu’on
en
pût
rien
fauver
;
cé
qui
in-
Commoda
beaucoup
les
autres
vaifleaux,
qui
furent
contraints
d’effuyer
la
tempefte
,
&
quoi
qu’il
n’y
eût
pas
d’autre
perte
que
celle
dont
nous
yénons
de
parler,
il
n’y
eut
point
de
vaiffeau
quine
fût
beaucoup
endommagé,
&la
plufparteurentleurs
Mats
rompus,8cleurs.
.
Voiles
déchirées.
-
FES
Aprés
tant
de
revers
de
fortune
,
&
toû-
Charles
jours
en
crainte
de
fe
voir
à
tout
momentp
&
2bymés
dans
la
mer,
finalement
fà
Majefté
en
vifiré,
Imperiale,
avec
les
petits
reftes
de
cette
Ar-
mée
Navale,
compofée
de
vaifleaux
,
&
de
BEnS
fdnsnombre
lors
qu’il
éteit
allé
far
IC
Plages
d’Alver
,
arriva
au
Port
de
Bugia
où
:
étoient
déja
venues
trois
Galeres
de
Malte
à
demi
brifées.
Ii
alla
loger
au
Château,
enat-
tendant
que
les
vents
s’appaifaflent,
Pendant
:-
que
fa
Majefté
Imperiale
y
étoit
»
avec
ces.
Criites
reftes
de
fon
Armée,
le
Roy
de
Cycco,
(un
de
ces
petits
Seigneurs
des
Montagnes
de
Mauritanie;
qu’ils
appellent
Roisen
leur
langue,
&
qui
à
peine
feroient
appéllés
Barons:
dans
là
nôtre)
envoya
offrir
à
l'Empereur
un
Brand
fecours
de
munitions
de
guerre
&
de
bouche,
d'argent,
&
de
Troupes
sil
vou-
Dit'avec
fon
armée
rétourner
à
Algerlui
fai-.
re
la
guerre
ge
l’affieger,
‘Il
promettoit
dé
°nner
Ce
fecours
en
peu
de
jours,
&
de
Je
COntinüer
jufques
à
ce
que
la
‘ville
Le
rife,
Prife.
L'Em-
©
0
fadeurs
deCucco;,
Gonza-
£a
CA
à
j
4
A
L
je
il
avoit
congedié
Don
Ferrant
Gonrs
Ambaf-
##
+
”
#
QUE
c€
qui
lui
reftoit
de
fon
Armée
n'étoit
pa
En
€ftêt
d'entreprendre
un
tel
Siege,
renvoÿ®
CE:
Anbafladeurs
,
aprés
les
avoir
bien
1
reflez,
&
regalez.
Déja
le
jour
precedent»
gue
Vice-Roy
de
Sicile,
avec
ordre
Quement
qui
Mit
à
la
voile
pour
aller
à
Cart
8e
fût
trop
heureux
pour
ne
Venir
des
diforaces
du
premi
Pour
y
aller,
aprés
avoir
donné
congé,
47.
les
plus
grandes
demonftrations
de
tendre
+
oria,
qui
devoit
prendre
le
chemin
deM#
drid
avec
Monfeigneur
le
Legat,
où
fa
ME
jefté
Impegiale
fe
rendra
en
fon
tempsr
CéPendant
nous
ne
partironsd'icide
trois
jour
oilà,
Saint
Pére,
ce
que
j'ay
crû
vous
Ce,
voir
écrire
pour
fatisfaire
à
l’ordre
que
Vote
m'aviez
donné,
de
vous
faire
la
relation
cette
Entreprife,
je
fuis,
en
me
profiter
|
pÉ
À
FX
A]
|
|
net
|
#
NL
Part
Liv.
45
Aux
pieds
de
vôtre
Sainteté,
avectoute
l’hu-
milité
dont
je
fuis
capable,
De
vôtre
Sainteté,
Le
très-fidelle
@e
srès-obesfsns
ANTONIO
MaAGNALoïrrTr:
De
Cartagene
le
19.
Novembre
Lÿ4Xe
Jenedoutepas
que
mon
Lecteur
ne
foit
bien
aife
d’avoir
vü
la
Relation
cy-deflus,
sil
veut
Ê
prendre
Ja
peine
de
la
confronter
,avec
ce
que
j'en
ai
dit
à
[a
fin
de
la
2.
partie
de
cét
Ou-
Vrage.
Cependant
je
luidirai,
que
L’Empe-
Ter
allant
d’Occagna
à
Madrid,
trouva
en
Chemin
un
Courrier
qui
lui
portoitla
nouvel-
£»
que
François
I.
pendant
qu’il
étoit
en
Afrique
avoit
affemblé
dinde
forces
pour
2feper
Perpignan,
avec
refolution
d'attaquer
la
ville
&
la
Citadelleen
même
temps
,comp-
tant
qu’il
Les
trouveroit
dépourvües,
l’une
&
autre,
Parceque
l'Empereur
en
avoittiréles
Vieilles
Troupes
Efpagnoles
pour
fon
entre-
Prife,
&
y
en
avoit
mis
de
nouvelles
&
moins
®
Perpis
nin,
1S4r,
qu'il
n’y
en
avoit
Auparavant.
Cette
nouvel.
.
le
donna
tant
de
dépiaifir
à
ce
grand
Monar.
due
qu'il
ne
fit
pas
difficulté
de
dire,
q
tion
de
François
I,
de
s’êt
fon
abfence
&
d’une
telle
occafñ
aire
la
Buerre,
@&
de
fe
vanger
de
lui
com-
Me
il
l’avoit
fait
autrefois,
lafigeoit
plus»
que
toutes
Jes
difgraces
que
Dieu
avoit
Permis
quiMlui
fuènt
arrivées
dans
fon
en-
treprife.
Fran-
.
LA
46
La'VrE
DE
CHarLes
V.
+
Afegé&e
François
L
avoit
fait
deffein
de
faire
exc
ecourue
fer
cette
entreprife
par
le
Dauphin
fon
sé
|
&
de
lui
donner
abfolument
le.
commañ
4
ment
du
fiege.
Mais
comme
il
n’avoit
PL
beaucoup
d’experience
dans
les
armes,
ilJ8
L'accompagner
de
fes
plus
grands
Capitainée
“Empereur
ayant
appris
que
le
fiege
GE
formé
&
que
l4
place
étoit
vigoureufemens
attaquée,
fut
fur
le
point.
à
caufe
de
(0
Importance,
de
l'aller
courir
en
per{onnis
als
aprés
y
avoir
mieux
penféil
jugea
U
|
{ufhfoit
d'y
envoyer
Philippe
fon
fils,
qua
s
OU
de
plus
de
800.
Gentils-hommes
volontaires
de
fix
Grands
d'Efpaone
,
&
de
14.
Bari
qualifez
;
de
fortequ’on
ne
pouvoit
compiEl
dre
coment
one
A4
È
de
temps
un
fi
grand
nombre
de
perfonfen
de
qualité.
Le
Prince
partit
fuivi
de
toute
cette
Nobleffe,
avec
2000.
Chevaux
&
Goo
Dauphin
après
avoir
tenu
Confeil
de
guerre
refolut
de
feretirer,
&
de
ne
pas
fe
com
mets
tre
avec
des
T'roupes
fraîches.
La
honte
fs,
à
cét
affront
que
les
François
receurent
devine
Perpignan,
moderä
un’
peu
la
joye
qu'ils
4
moignoient
de
celui,
comme
ils
difoie
nes.
que
l'Empereur
avoit
receu
devant
Ag
"A
Mais
ces
deux
cas
étoient
bien
differebs»
%
F
le
Dauphin
recûtcét
affront
APP
Etes
î
+
ar
des
Efpagnols
au
lieu
que
celui
de
Quint
:
0
RE
ù
IL
Part.
LavL
:
|
47
Quint,
fût
un
coup
du
ciel
&
des
vents,
&
il
cftafluré
que
fansla
tempefte,
il
auroit
pris
Alger,
&cfait
bien
d’autres
progrès,
-
Quoi
qu’il
er
foit
de
ce
qui
arriva
à
Per-
Déptaifr
Pignan,
il
eft
vray
que
=
reçut
autant
de
joye,
de
voir
defih
Eux
cOoMmence-
Mens
des
Armes
du
Prince'fon
fils,
que
les
François
en
eurent
de
Chagrin::
Il
faut
qu’il
ait
été
grand
;
puis
que
Dupleix
;
qui
femble
par
f
longue
Hiftoire:
n’avoir-
voulu
faire
qu'une
fatyre
continüelle
contre
Charles-
Quint,
-&
un
continuel
Panegyrique
de
François
I.
n°
pû
trouver
de
couleurs
pour
couvrir
la
honte
de
cette
Adtion
;
car
il
dit
Ces
propres
paroles
en
parlant.
du
fiege
en
SL
QUE
Ja
Majefté
trompée
par
Jon
efberance,
E700ya
ordre
au
Dauphin
de
lever
le
fege
;
de
«5
€
Yetourner
en
France
>
après
avoir
demeuré
£AivTon
deux
mois
devant
la
Place
;
y
avoir
pêt-
du
un
grand
ombre
de
bons
Soldats,
@
avoir
Jait
inutilement
de
grofes
dépenfes
,
fuccès
or-
inaire
aux
entreprifes
mal
digerées.
Avec
tout
‘cela
il
ne
laiffe
pas
de
dorer
la
pillule
;
:
car
?
verité
eft
que
ce
fiege
fut
levé,
non
par
ordre
de
François
I.
mais
par
le
fecours
que
le
Prince
Philippe
y
conduifit,
qui
obligea
le
Dauphin
à
décamper
au
plus
vite,
comme
tous
les'autres
Auteurs
le
difent,
Aufondces
deux
Monarques
quiétoient
en
concurrence
,
inéritoient
chacun
ce
revers
de
fortune
pour
UT
apprendre
mettre
desbornes
àlèur
vai
ne
ambition»
Cependant
PEmpéreur
ft
affémbler
les
son
(ts
d'Arragon
dans
la
ville
de
Mosfon
;
où
le
Prince
Philippe
füt-reconnu
(ul
Fi
eri-
desFran=
+
48
La
Vie
DE
CuarLes
V.
Ambif
François].
nepenfoit
àautre
chofe
qu’à
faire
fideur
à
k
à
12
neue
guerre
à
Charles
V,
&àchercherles
moyens,
héritier
du
Royaume,
&
en
prit
incontinenis
la
qualité
de
Gouverneur.
Charles-Quint
pain
fa
toute
cette
année
en
Efpagne,
non
Pi
comme
autrefois
en
Fêtess
Joûtes,
&
Toul
nois,
maisàdonn!
esordres
necefñaires
dans,
tous
fes
Royaumes
&
Etâts,
pour
faire
J6s
Préparatifs
neceflaires
pour
la
guerre
qu'ilsis
loit
avoir
,
non
feulement
contre
François
1
mais
auf
contre
le
Turc,
qui
vouloit
pro
ter
du
malheur
qu’il
avoit
euà
Alger;
8
dé
ja
les
pauvres
Napolitains
,
&
Siciliens
piéparaient
à
fe
voir
engloutir
par
Af3Ms
ga.
:
de
fe
vanger
de
l’affront
qu’il
avoit
reç
À
la
petfonne
de
fes
Ambaffadeurs
qui
avolél
été
tüez.
Pour
cét
effet
il
envoya
en
Am
baffade
à
la
Porte,
Artorio
Polino
Italiens,
homme
d’un
efprit
fubtil,
intriguant,
mail
pailé
à
trouver
des
tours
&
detours,
ayeo
ordre
de
porter
Solyman,
à
attaquer
vigo
|
reufement
par
mer
&
par
terre
les
Erats
dE
PEmpereur,felon
le
Traité
qu’ils
en
avoiens
fait.
Polinoeutordre
de
pafferà
Venife,
pouil
tâcher
de
mettre
la
Republique
dans
les
1e
terefts
de
fon
Maître.
Cet
Ambaffadeur
obtin
tout
ce
qu’il
voulut
à
Conftantinople;
M2,
le
grand
Vifir
ne
pût
s'empêcher
de
lui
dif4
qu'ilne
comprenvit
pas
comment
il
pouvoit
74
tre
des
baines
ff
grandes
entre
les
Princes
CM
tiens
,
que
pour
Je
vanger
les
uns
des
autres»
"0
Chartes
V0#/4ent
d'un
ennemi
tel
que
le
Turc.
arrive
à
Madrid.
L'Empereur
bâta
fon
voyage
de
Mg
drid,
pour
y
chercher
les
moyens
de
rePe
|
|
TL
Part.
Liv.
L
49
_
fer
du
mieux
qu’il
feroit
poffible
;les
bréches
qui
avoient
été
faites
à
fon
Armée
navale,
qui
avoit
couté
des
fommes
immenfes,
&
ÉPUifé
fes
Magañns,
fes
Arfenaux
,
fes
Re-
Venus,
&
fes
Garnifons;
&
comme
ilvoyoit
Que
la
guerre
quele
Tu
Prefts
à
lui
faire
feroit
fort
violente
des
deux
Côtez
,
&
que
fes
peuples
étoient
épuifez,
d'argent,
il
fut
obligé
de
chercher
les
moyens
d'y
pourvoir
adroitement
>
Ce
qu’il
ftheureu
€Ment;
en
donnant
les
ordres
neceffaires.
Il
crût
cependant
être
obligé,
avant
toutes
chofes,
de
témoigner
au
Pape
l'affe@ion
f-
liale
qu'il
avoit
pour
lui,
ce
qu’il
fit
en
lui
Snvoyant
un
Gentil-homme
,
Pour
Pinfor-
mer
de
toutes
les
funeftes
difgraces
qu’il
avoit
°
dans
fon‘entreprife
;
il
choift
pour
cela
Doz
Irdico
della
Cuerta,
Gentil-hommeordi-
naire
de
fa
Chambre,
qui
avoit
toüjours
été
auprés
de
lui
pendant
l’entreprife,
afin
de
le
Mieux
informer
de
bouche
de
tout
ce
qui
s’étoit
pañlé,
Il
lui
ordonna
de
partir
de
Ma
drid
le
2,
de
Janvier,
&
d’aller
en
pofteavec
toute
la
diligence
poffible
Porter
la
Iettrefui.
Vante
au
Pape,
À
fa
Saintété
nôtre
Seigneur
fe
Pa-
pe
Paul
111
Vicaire
de
Jefus-
Chrift
en
Terre.
Charles
Par
la
divine
mifericorde
Empereur
'XOmains
&c.
Lui
fouhaite
Salut
êt
longue
vie.
Res-[aint
Pére,
Fenvoye
à
votre
Saintété,
4Vec
cette
très-bymble
lettre;
Don
Indico
del.
it,
IL,
CS
la
AP
Là
à
#
+
%o
…
La
Vie
DE
CHarLEs
V.
la
Cuerta
Gentil-bomme
auquel
j'ay
beanconb
de
4
confiance
;
afin
qu'il
ait
l'honneur
de
baifer
V0
£rés-faintsipieds
de
ma
Part,
@
qu'il
vous
tENN
-
de
compte
du
malheureux
fuccès
de
mon
ATH
ÉEM
#avale
,
comme
en
ayant
été
temoin
0cculAit
EM
Cependant
je
fupplie
V.S.
d'être
perfiadée
;
QUE
parmi
les
Chrétiens,
les
bonnes
G»
finceres
#
fentions
font
prifes
pour
l'effet
;
comme
je
we
doute
pas
,
je
puis
au
millieu
des
plus
grande
difgraces
qui
me
font
arrivées,
avoir
la
corfol
2107;
@+
me
donner,
Jens
vanité,
la
gloire
,
01h
f{eulement
d'en
avoir
eu
de
bonnes
cr
de
droites
qui
ne
rofifetol
5
4
<
35
Pas
;comme
j'efpere
;
de
me
rendre
te
LémoOigri4
f
Puis
que
lexperience
à
fait
voir
>
que
les
ci
|
depenfes
immenfes
que
j'a
faites
;
pour
les
pro
;
vifions
neceffaires
à
une
telle
entreprife.
Dieu
PAS
voulu
que
ma
volonté
fat
faire
;
mais
lafiel
Je
Prens
beautoup
de
part
à
l'affiérion
gw'elle
k
reffentie
de
ce
malbeur
COMMUR,
|
en
qualité
1
Pére
univerfel,
aux
pieds
facrez
duquel
je
7bA
rilie
demeurant.
De
Madrid
le
1.
Fanti
1542.:
Vütre
très-devvot
,
@n
très-oberfant
Je
cn
wreur
©
fils.
FE
230
LCA
D
\
CHARLES
ne
PAR
ve
Li,
CA
_
Déja
le
Pape
avoir
été
informe
du
malheu-
di
Ps
eux
&
funefte
fuccès
de
l’Empereur
en
à
Char-
Afrique,
par
Don
Pietro
de
Toledo
Vice-Roy
les
v.
de
Naples
qui
avoit
apris
par
un
vaifieau
qui
1542
s’étoit
fiuvéde
la
Tempefte.
Deforte
quelePa-
.
Pen’eut
pas
plûtôtappris
par
cét
EnvoyéàRo-
me
Ces
fâcheufes
nouvelles,
qu’il
avoit
refolu
“envoyer
en
Ambaflade
enEfpagne
verslEm-
Péreur
{on
petitneveu
Ortavio
F
arnefe,Gendre
de
Charles
Q.
pour
lui
témoigner
lafliction
qu’il
avoit
reffentie
:&
la
Part
qu’il
prenoit
au
malheur
arrivéà
toute
la
Chretienté,
aprés
tant
dedepenfes,
de
fatigues
,
&
de
perils
évi-
dens
de
la
vie
&
facrée
perfonne
de
l’'Empe-
teur.
Ottavio
partit
effectivement
bien-tôt
aprés;
la
Lettre
du
Pape
à
fa
Majefté
Impe-
riâle
contenoit
entre
autreschofes,
celles-cy.
Si
les
Princes
Powvoient
accomplir
tous
leurs.
def=
E10S
,
ils
oublieroiens
qu'ils
dependent
d'une
Pro-
Videñce
qui
Je
referve
à
difbofer
de
tout
ce
que
less
hommes
Projetent
[ur
la
Terre.
…
Vütre
Ma
ISETmperiale
4
fait
tout
ce
qu'un
Empereur
pieux,
Chrétien,
@
Prote&eur
de
la
Foy
pouvoir
faire
CONTE
des
Irfidelles
;
gp
certe
aion-mon
bienaimé
F5,
quoiqu'elle
ait
eu
un
Succès
fécheux
ci
firiftre
FOUS
devons
leremercier
du
bien
qu'ilnous
fait,cé
Pour
l'amour
ou
bien,
du
malmême
quandilnousl'en=
70e.
Sangro
ajoûte.,
qu'entre
autres
chofesssr.«»
Que
le
Pape
difoir
à
Charles-
Quint
xdansifa
(tré
avec
beaucoup
de
tendrefle
pour
lecon-
{ler
du
Mauvais
{uccès
de
l’Entreptife
d'Al;
BCT
s;
ly
avoitceci
>»
Te
rénds
grncestrès-hum-
C
2
ë
les
EE
53
LA
Vre
DE
Cuartes
V.
;
50
rieux
à
fa
réputation,
prit
la
refolution
d'a"
M
.
erenltalie,
au
commencementde
Mai
1543:
Pour
cét
effet
il
declara
fon
fils
Philippe
Go
Vérneur
de
tous
fes
Royaumes
en
Efpagne?
F
quoi
que
pendant
quatre
mois
qu’il
le
ga
da
auprès
de
lui,
oùil
l’occupa
dans
des
al
‘ares
difficiles,
il
le
reconnût
prudent,
18€
€
de
bon
fens;,
bien
qu’il
n’eût
que
feize
21%
il
ne
laiffa
pas
de
lui
donner
trois
MiniftrEs
“&
principaux
Confeillers
;
‘pour
gouverner
le
Royaume
avec
:
lui
>
favoir
le
Cardinil
j
de
Taverz
Archevêque
de
T'olede,
le
DA
À
d'Albe
;
&
le
Commandeur
Dos
Frémcifco
4
:
dos
Cebos.
T1
leur
recommanda
de
travailler
EM
fon
abfence;
comme
à
la
principale
affaire
AM
conclure
au’
plûtôt
qu'il
feroit
poffible
le
mat
tiage
du
Prince
Philippe
fon
fils
avec
D.
M#
À
tie
de.
Portugal,
fille
de
D.
Jean
troifiém£
{
fon
coufin
germain.
Aprés
avoir
donné
Su
ordres
il
alla
s’embarquer
à
Barcelone,
où
il
''
avoit
fait
venir
une
nombreufe
Armée
nav?
le,
commandée
par
Jannetin
Doria.
Ilemin
mena
avécque
lui
Ortavio
Farnefe
fon
GES
|
dre,
avec
plufeurs
Grands,
&
Gentils-hOT\
mes
volontaires.
5,5,
1088
?
si
#
Heñre-
La
mer
fût
plus
favorable
1
l'Empereur
ep
4
Ace
voyage
qu'en
celui
d'Alger.
À
Geneslé
|
Genes.
&rand
André
Doria
le
recût
dans
fon
Palais’
{
avec
une
magnificence
Royale,
felon
fa
ce
tume.
Le
Senat
lui
fttous
les
honneurs
po
704
fibles,
car
il
fût
en
corps,
le
Dôgeàleurtéton
le
vifiter”,
&
lui
offrir
tout
ce:
qu'il
pourro!
fouhaiter
d’eux
;:
&qui
feroit
au
pouvoir
j
Senat.
Il
trouva
à
Genes
Pierre
Loïys
Far
Gin
fe
fils
du
Pape
;
qui
avoit
envoyé
RFpRe
ue
41
TT
Parme
Liv.
L
59
faire
la
reverence,
&
qui
l’attendoit
depuis
cinq
jours
;
avecque
lui
étoit
venüe
auf
.
Marguerite,
pour
embraffer
fon
pere,
&
al-
ler
au
devant
de
fon
Epoux.
L’Empereur
luf
:
donna
beaucoup
de
marques
de
tendrefie,
&
lui
fit
connoître
par
les
riches
&
confidera-
les
prefens
qu’il
lui
ft,
combien
il
avoit
de
joye
de
la
voir.
Quand
il
fe
fepara
d’elle
on
dit,
(du
moins
le
manufcript
que
m’a
donné
D.
Pietro
Ronquillo
le
dit
ainf
}
quel’Em-
*
Pereur
lui
fit
ce
difcours,
Ma
fille,
je
vous:
ai
Mariée
avec
un
homme
qui
n’efl
pas
Prince,
mais
je
le
trouve
fort
honeffe
homme
»
co
fon
humeur
eff
fort
à
mon
gré
;
à
quoi
Marguerite
répon-
dit,
#07
cher
Empereur
Gr
pere,
la
qualité
de
Prince
eff
bonne
pour
P
offentation
,
mais
elle
ne
Fait
pas
le
plaifir
du
mariage.
Je
ne
doute
pas
que
l'Empereur
n’entendit
ce
que
cela
vou-
loit
dire
;
&
qu'il
n’en
fit
quelque
petit
fou:
ris.
Peu
de
temps
aprés
arriva
à
Genes
le
Car:
Le
Care
dinal
Alexandre
Farnefe
neveu
du
Pape,
avec
ner.
une
fuite
pompeufe
de
Prelats
&
Gentils-
follicite:
CMmes
en
qualité;
de
Legat
à
Latere
pour
l'Empe-
aire
compliment
à
l'Empereur
de
la
part
de
“""*
“fon
Oncle,
&
lui
parler
des
Decimes
qu’on
levoit
fur
les
Ecclefaftiques;
qui
devoient
être
envoyées
au
Roy
Ferdinand,
felon
que
le
Pa-
pe
l’avoit
fait
promettre
par
fon
N'once
dans:
8
Diere
de
Spire
,:
pour
s’en
fervir
dans
Ja».
&uerre
contre
les
Turcs:
Mais
la
principale
affaire
du
Legat
étoit
de
negocier
un
abou-
chement
entre
le
Pape
&
l'Empereur;
il
x
Protefta
que
fon
Oncle
fouhaitoit
or
=
kon
de
conferer
avec
lui
de
bouche
Fe
14
}
EE
a
chien
27
0
À
Art
6o
LA
Vie
DE
CHarLes
V.
les
affaires
de
la
Chrétienté
&
du
Concile
1
&
qu’il
jugeoit
cette
conference
fi
neceflaite
M
qu'il
croyoit
que
fa
Majefté
[mperiale
ne
JM
refuferoit
pas
cette
fatisfaction,
que
pour
#1
ile
fouhaïtoit
tant
,
que
nonobitant
fa
vieil:
4
lefle
;
il
ne
laifleroit
pas
de
le
yenir
trouviM
Rois
Boulogne.
CH
de
Char-
L
ÉMpereur
n’eût
pas
de
peine
à
s’ape
ri
les,
Voir
que
le
Pape
ne
demandoit
cette
cOnIEI
rence
;
que
pour
tâcher
de
le
derourner
PM
quelques
propoñitions
de
paix
,
de
la
guerre
M
contre
François
I.
&
le
Duc
de
Cleves»
dE
quoi
il
ne
vouloit
oüir
parler,
qu’aprés
avoir
_déchargé
fa
coiere
fur
eux
,
qui
avoient
ÉLE
les
agpreffeurs,
&
qui
l'avoient
fenfiblemeñi
offenfé
en
fon
honneur.
Pour
donc
emPéi
cher
cette
conference
,
l'Empéreur
répondiis
aux
inftances
preilantes
du
Cardinal
;
qu
étoit
fi
preffé
de
faire
le
voyage
d’Allemagio,
qu'il
ne
pouvoit
{e
détourner
aucunement
®
À
fon
chemin
jufqu’à
Boulogne;
mais
que
pOl,
lui
montrer
qu’il
ne
refufoit
pas
la
confercl
ce
par
aucun
mépris,
ou
autre
raifon
fermbl#
ble
;
qu’il
vouloit
bien
donner
cette
BH
faction
à
fa
Sainteté,
&
ne
lui
pas
refufer
Co
qu'elle
demandoit
,
pourvû
qu’elle
vou
ai
bien
fe
rendre
en
quelque
lieu
qui
fût
fu
ul
|
route,
NE
pose
Le
Pape
n’eut
pas
plûtôt
recû
cét
avis
on
|
du
Pape
Un
Courrier,
qu’il
accepta
l'offre
de
l'EMP
&de
reur;
il
fut
convenu
que
leur
aboucheme®
REeper
{e
feroit
dans
un
village
du
Diocefe
de
ces
mone
appellé
Boféra
,
où
Charles
devoit#,
ceflairement
pañler.
Ainfi
le
bon
Pape
f7)
confderer
le
tort
qu’il
faifoir
à
f
dignité
qu'à
p2
IE
Parvr.
Liv.
L
.
6:
qu’il
avilifloit
par
cette
demarche
,
puis
que
c'étoit
un
Pére
qui
couroit
aprés
fon
Fils;
fans
avoir
égard:
à
fa
vieillefle,
ni
à
la
lon
Bueur
du
chemin,
ni
aux
grandes
chaleurs
qu’il
faifoit,
laiffant
le
foin
du
Gouverne-
Meñt
de
Roine
entre
les
mains
du
Cardinal
arpi,
s’en
alla
à
Boffeto.avec
une
moindre
uite
que
le
Cardinal
fon
neveu.
n’en
avoit
quand:
il
alla
à
Genes.
Il
yarriva.au
temps
dont
on
étoit
convenu.
de
même
que
l’Ern.
Pereur,
accompagné
du
Cardinal.
F
arnefe,
qui
avoit
déja
envoyé
à
Boulogne
ia
plus
grande
partie
de
fon
équipage.
|
Ces
deux
Monarques
arriverent
au
lieu
Confe-
Marqué
le
23.
Juin,le
Pape
le
matin
&
PEm-
rence.
Péreur
le
foir
,
&
logerent
dans
un
méme
“elis;
ce
qui
fût
trouvé
à
propos
pour
une
Plus
grande
commodité,
quoi
qu’ils
y
fuflent
08°Z
à
l'étroit..
Lelendemain
jour
de
S.
Jean
Baptifte,
Je
Pape
celebrala
Meffe,
&
l'Em-
Péreur
lui
prefenta
de
l'eau
avec
beaucoup.
d'humilité.
Aprés
la
Meffe
ils
allerent
dans
“PPartement
du
Pape,
où
ils
eurent
leur
Prémiere
conference;
dans.laquelle
Charles.
“nt
reconnut
bien-tôt
la
verité
de
ce
qu’il
avoit
foupçonné,,
-
que
le
Pape
n’avoit
d’au-
le
deffein
que
de
le
porter
à
faire
lapaiyavec.
tançois
L
car
ce
fût
la
premiere
chofe
qu’il
QUE
fur
le
tapis,
Le
Cardinal
Grimani,
plus.
…
ardent
que
le
Pape,
qu’il
avoit
mené
avecque:
dl
Comme
un
homme
fort
habile
dans
les
affiress
y
ft
tout.ce
qu'il
pût.
Mais
l’Em-
Pereur
pour
Couper
court
lui
declara,
ie
#}
avoit
points
de
confideration
qui
le
pét
ob
Fa
ST
de
pardonner
à
un
homme
qui
avoit
TE
TT
éo
22
à
62.
La
VIE
DE
CHARLES
V.
ufer
de
[urprile
contre
lui,
lors
quil
venoit
de
combattre
pour
Pintereff
commun
de
La
Chrétien-
té,
non
feulement
contre
les
Turcs
,
mais
même
Contre
les
vents.
ne
L'Empereur
sétendit
beaucoup
fur
les
fu-
contre
È
F ,
françois
Jets
de
plainte
qu’il
avoit
contre
François
I.
k
même
avec
une
certaine
aigreur
qui
faifoit
voir
-qu'il
étoit
fort
éloigné
de
tout
accom-
modement.
I]
fe
plaignoit
particulierementz
»
de
ce
que
ce
Prince
avoit
fait
tous
fes
efforts
Par
rufes,
cabales,
&
argent,
pour
corrom-
Pre
les
Princes
d'Allemagne
;
même
ceux
qui
lui
étoient
les
plus
affectionnez
pourles
obliger
à
quitter
fon
Parti,
&
à
prendré
les
armes
Contre
lui,
en
leur
propofant
des
T'rai-
éz
fort
avantageux;
comme
il
avoit
réüffi
à
l'égard
du
Duc
de
Cleves
,
avec
lequel
il
fitalliince,
&
Pour
le
mieux
mettre
dans
{es
Imtercfis
,
&
le
porter
fans
raifon
à-ruiner
fes
propres
affaires
en
Flandres,
il
lui
donna
une
penfon.
Il
ajoûta,
que
pour
montrer
l2
perfidie
de
ce
Prince,
il
fufifoit
de
confide-
rer
l’alliance
qu’il
avoit
faite
avec
le
Turc»
dont
les
Infidéles
même
avoient
été
fcandar
eZ
84
ik
a]
npne
Aprés
cela,
il
s’étendit
fur
les
fujets
de
°°°P+
plainte
qu'il
avoit
contre
le
Pape
lui-même»
cn
ce
que
quoi
que
fa
Sainteté
fût
bien
infor
mée
des
Traiter,
que
ce
Roygavoit
faits
avec
Solyman
,
&t
qu’il
en
eût
vû
les
pernicieux,
!
effets
;
&
les
dommages
irreparables
que
12’
Chrétienté
en
avoit
foufferrs
>
au
lieu
de
es
avoir
en
horreur,
&
de:
Publier:
par
tout
14
jufte
indignation
qu’il
en
avoit
,
1l
lui
avoit”
Envoyé
des
Lepats
avec
beaucoup
de
pote
mm
ES,
L
RS
—
*
Fe
EL.
ParT.
Liv.
L
:
.
63
,
Pretexte
de
parler
de
paix
>
Mais
qui
aVoient
feryi
qu’à
faire
croireauxgens
qu’il
pRrouvoit
cette
iniquité
:
&
l’on
n’en
pou
Vic
Pen{er
autrement,
puis
aw’on
voyoit
le
à
aire
de
Jefus-Chrift
fermer‘les
yeux
aux
d
"Ons
d'un
Roy
fi
contraire
aux
intereits
ClEglife
.
|
Fee
de
Pape
piqué
jufqu’au
vif
par
ces
repro-Plnte.
qui
n.
©
püt
s’empêcher
de
lui
dire
toutice
conte
fe
Pouvoit
Je
difculper
,
entre
autres
cho-€
arles
l
qu
Fe
voulant
reprendre
une
faute
contre"...
ee
de
il
declamoit
tant
;
es
Se
ltée
ou
faitpis,
puis
qu’il
avoi
lui.
Ne
k
dre
même
pour
tel,
en
le
follicitant
de
pren<
Vec
lui
les
armes
contre
le
Roy
de
Fran=
dant.
à
le
faire
excomhmiunier
;
que
cepen-
.
8.7
dans
fon
apoftañe
&
fait
perdre
au
ecor
E°
Toute-efperance
de
pouvoir:
jamais
dVrer
l'Angleterre.
Qu'il
fembloit
mé-
ES
fa
Majefté
Imperiale
travailloit
en-
Hon
*
faite
perdre
à
l’Eglife
le
Royaumede
es.
jene5
(puis
qu’au
lieu
de
joindre-fes
for=
°°
ben
celles
du-Roy
Ferdinand,
il
ose
di
ouvre
d'entreprendre
davantage
5
5
Confid
FOIE
un
chemin
pour
foumettre
un
{5
tr,
“Stable
Royaume
à
la
Tyrannie..
1e.
>
à
D.
El
fe
ra-
doucit,
.
64.
LA
VIE
DE
CHARLES
V.
_
Le
Pape
avoit
prononcé
ce
difcours
avec
quelques
marques
de
colere:,
mais
ne
vou-
dant
pourtant
pas
que
l'Empereur:fe
feparât
mal
fatisfait
de
lui,
tant
à
caufe
de
l’intereft
general,
que
pour
celui
de
fa
famille
en
pat”
tuculier
;
à
laquelle
il
ne
vouloit
pas
laiflers
dans
l’âge
où
il
étoit
un
ennemi
,
auffi
jeune
que
l'Empereur,
il
changea
de
ton,
quitta
toute
aigréur,
&
pria
Charles
V.
avec
beau-
coup
de
douceur,
de
vouloir
par
fon
augufte
generofité
confiderer
,
qu'il
ne
pouvoit
ja-
mais
faire
d’action
plus
glorieufe;
ni
plus
uti-
le
à
la
Chrétienté
que
de
pardonner
genercu-
Charles
va
à
Spi-
te,
1543
fement
à
un
ennemi
,
qu'il
avoit
fi
fouven£
vaincu
;
&
par
fes
armes
&par
fa
magnani*
mité.
Quelles
benedictions
ajoütoit:il
en
pleurant,
toute
la
Chrétienté:ne
vous-dont
nera-l'elle
pas,
f
elle
voit
que-vous
lui
don
niez
la
paix?
Quelle
gloire
ne:vous
aquerrez
VOUS
pas
dans
route
la
terré
,
fi
au
lieu
de
porter
les
armes
contre
les
Chrétiens
,
vous
les
tournez
contre
les
Turcs!
Quel
triomphe
n’en
feront
pas
les
Angesmémesdansle
Ciel»
|
fi
par
vôtre.
moyen
ils
entendent.
chañter-par7
mi
les
hommes
les
douces
&:
melodieufes
paroles
qu’ils
ont
autrefois
chantées
,
y
fer
Ta
pax
hominibus,
Paix
en
térre
parmi
les
how
mes.
ea
2%
L’efprit
de
Charles
V.
étoit
tropirrité
pouf
écouter
de
telles
propoñitions.
Ainf
ces
con
ferences
fe
rompirent
fans
rien
conclurre
fuf
|
ce
qui
regardoit
la
France,
mais
ils
fe
fepa-
|
rérent
Contens
l’un
de
l'autre
fur
toutesles
|
autres
affaires
qu’ils
traiterent.
L’Empereut
|
partit
pour
l'Allemagne
par
le
chemin
le
|
plus
HT.
ParT.
Liv.
L
65
Plus
court
>
qui
eft
celui
de
Trente
,
&
fans
°arrêter
en
aucun
lieu,
il
alla
droit
à
Spires
|
Près
aVoir
donné
ordre
aux
Officiers
de
fon
Armée
,
qu'on
avoit
envoyez
de
tous
côtez
Pour
lever
des
Troupes,
de
fe
rendre
à
Bon-
+.
OÙ
il
vouloit
faire
la
revûüëé
de
l'Armée
Ceftinée
Contre
le
Duc
de
Cleves
>
dans
£
Pagne
voifine
de
cette
ville,
&
où
i
ee
Ordonné
à
toutes.lés
milices
qui
ve-
guient
d'Efpagne
&
de
Naples
de
fe
ren-
€,
2
ir
leaf
l
Trois
jouts
aprés
qu’il
fut
arrivé
à
Spire
»
he
.Tecü
jui
avoit
été
depêché
de
Déc
un
Courier
qui
lui
avoit
QE
ë
ere
anis
vo
lea
fer
Roy
de
Tunis;
que
ut
voit
rétabli
dans
fon
Royaume
»
IE
k
“
l'avons
dit
en
fon
lieu.
Mais
Barberou
”
Fe
Prevalant
de
la
perte
que
Ter
9
faite
à
Alger,
qu'il
croyoit
RO
def."
Confequent
qu'il
ne
feroit
Ps
Ps
#
Lcourir
ce
Prince,
il
Pattaqua
&
le
e
se
me
PEU
de
temps
de
fon
Royaume.
ae
dan
Müleaffen
,
aprés
avoir
HE
a
|
où
Set
Par
une
tempête.
arriva
en
pags
,
U'alloir
demander
du
fecours
à
Char
es-
QUI
;
Maïs
il
le
trouva
parti
pour
l'Italie,
tro
me
On
lui
ditsqu’il
pourroit
encore
le
Pas
CT
À
Genes,
il
alla,
mais
ne
l’y
as
Sen
.UVÉ,
preflé
par
l’état
de
fes
affaires,
1
lettre
Ent,
de
Naples.
avec!
une
longue
Wir
de
Efpagnol
dans
laquelle
il
Pinftrui-
re
q
Out
ce
qui
s’étoit
pañlé
dans
la
guer
n
ent
;
A
avoit
faite
Barberouffe
,
êt
RE
1
Pavoit
chafté
de
fes
Etâts,
après
ja
È
.
Armée
contre
le
Duc
de
Cle-
yes.
1543.
_
mille
cinq
cens
Efpagnol
66.
La
ViE
be
CHARLES.
V.
fait
un
grand
carnage
des
Efpagnols
qui
y
étoient
en
garnifon
,
&
le
prioit
de
lui
don-.
reprefentant
qu’il
étoit.
gloire
de
fa
Majefté
Im-.
ner
du
fecours,
lui
de
l’intereft
&
de
la
periale
de
le
Maintenir
dans
un
Royaume;
d'où
il
avoit
chaffé
Barberouffe,
pour
lequel
il
avoit
fait
tant
de
dépenfes,
été
en
perfonne
€n
Afrique,
&
qui
étoit
devenu
fief
de
14
Couronne
d'Efpagne
par.un
Traité
fi
ayan-:
tageux
aux
Chrétiens.
Mais
l'Empereur,
qui
Venoit
de
recevoir
un
fi
grand
échec
fur:
fer»
ne
penfa
qu’à
la
guerre
qu’il
avoit
fur
terre,
&
répondit
à
Muleaffen
en
peu
de
pa-
roles
,
4w'il
étoit
tres-fché
de
[a
diferace,
de
L'impoffibilité
où
;l
érois
de
pouvoir
faire
alors
CE
Qu'il
foubaitoit.
Cependant
l’Armée
deftinée
contre
le
Duc
de
Cleves
,
felon
les
£
{TOUVa
au
temps
du
que
fa
Majcité
revüe
d’une
Armée
une
foule
de
gens
de
toutes
parts.
L’Empe-
TEur
fit
cette
revüë
à
la
fatisfaction
de
tous
CEUX
Qui
la
virent,
&
il
voulut
que
les
fol-
dats
reçeuffent
la
premiere
montre
en
fa
pre
fence.
L'Armée
ét
hommes
de
pied
Italiens,
levez
par
Don
Ca-
mille
Colonne,
&
Ant
oine
Doria.
Trois
S
Qui
avoient
été
ti=
rez
des
T'roupes
de
Naples
&
de
Sicile,
&
qui
devoient
être
commandez
parles
No
Oit
compofée
de
4000:
“
de
C
TT,
Par.
Liv.
JL
67
Var
sub
D.
Loïys
Pérez
de
Vargas,
&
D.A!-
fs
*
€
Sarde..
Quinze
mille
Aliemans
choi-
A]!
4
Comté
de
Tirol.
Deux
mille
chevaux
Ver
405
N'ayant
pas
efté
poffible
d'en
trou-
Por.
davantage,
parce
qu’ils
ne
vouloient
pas
&
T
les
armes
contre
le
Duc
de
Cleves,
che
Prefque
toute
la
Cavalerie
avoit
mar-
u
Ongrie
pour
la
guerre
contre
le
Al
Six
cens
Chevaux-legers
Italiens
&c
is,
commandez
par
François
À
He
u
Duc
errare,
avec
tous
les
au-
D
Chevaux
je
d'Efpagne
à
la
fuite
de
fine
rEur,
&e
quantité
de
Nobleffe
de
Ste
rHille
d'Arragon.
Cela
failoit
enfemble
le
e.
fe
de
25700.
hommes,
fans
y
compren-
ER
Com
ile
à
la
ta
Pereur
partit
de
Bonne
le
20.
Aouft
où
mars
Vers
€
de
cette
floriffante
Armée
,
marchant
une
Petite
Uren
à
dix
mille
de
Bonne.
C’eft
une
Cegn:
AE;
mais
extremement
bien
fortifiée,
?
cn
|
74.
La
Vie
DE
CHARLES
V.
|
corder
le
pardon
au
Seigneur
Guillaume
Duc
de
Cleves,
tant
pour
lui
que
pour
les
fiens.
IL.
Qu'il
declaroit
avoir
dé
porté
à
le
lt
accorder
à
la
recommandation,
@
par
les
preflantes
folicitations
des
Seigneurs
Eleéteurs,
de
Cologne,
Palatin
du
Rhin,
©'
du
Sets
gneur
Henry
Duc
de
Brunfuwis
qui
l'en
avoient
prié,
IT.
Ouepour
faire
davantage
jouir
le
Duc
Guillaume
des
effets
de
fa
Clemence
;
montrer
auxdits
Seigneurs
Eleéteurs,
©
Dus
de
Brunfwic
le
cas
qu'il
faifoit
de
leur
reco7#
mandation,
fa
Majefié
Imperiale
vouloit
08
blier
entierement
toutes
les
offenfes
qu'il
avoit
tant
de
repentir.
|
IV.
Que
ledit
Duc
Güillaume
feroit
à
Zavenir
une
profeffion
confiante
de
la
LULS
.
gion
Catholique
Apoftolique
&
Romaine
,
dans
laquelle
avoient
vécu
tous
Jes
pred**.
ceffeurs.
\
_recües
dudit
Duc,
defquelles
il
témoignoit
avei
V.
Que
sil
étoit
furvenu
quelque
change
ment
dans
fon
païs,
il
s'obligeoit
de
bonne
foy
à
remettre
toutes
chofes
en
leur
premier
A
efat,
|
VI.
Que
ledit
Seigneur
Duc
Guillauré»
x
A
“
promettoir
pour
toHjours
;
tant
pour
Jui
que
poW
fs
defcendans,
obéffance
©"
fidelité
comme,
Les
autres
Princes
à
l'Empire,
à
fe
te
;
|
mr
es
II.
Parr.
Liv.
I
75
Enperiake
©
au
Roy
des
Romains
,
fans
‘47
donner
à
Pavenir
aucur
Jujet
de
mecon-
lente
ent.
VII,
Qu'il
Promettoit
de
renoncer
à
prefent
à
l'avenir,
à
l'alliance
qu'il
avoit
faite
Uec
Jes
Roys
de
France
5
de
Danemarc,
&
*foute
autre
quiilpourroit
avoir
faite,
€>
de
7e
faire
Plus
à
Pavenir.
LL.
Qui
ne
feroit
jamais
de
Ligueavec
lue
Prince
que
ce
füt
fans
en
donner
QUis
a
fa
Majefté
Imperiale
,
©
au
ÆKoy
des
Romains
>»
©
Jans
les
}
comprendre.
a
IX.
Qu'il
renonçoit
alors
©
pos#-totjours
%ht
en
Jon
nom
;
que
de
Jes
fucceffeurs
©
be
“lens,
à
toutes
pretentions
de
quelque
na-
A
à
qu'elles
fafent
Jur
la
Duché
de
Guel-
4
À,
Qu'il
s'engageoit
d'affifler
l'Empereur
j0Utes
fes
forces
,
pour
reduire
toutes
les
Villes
dy
lieux
de
ladite
Duché
de
Gueldre,
qui
k
oédroient
pas
lui
rendre
l'ibeiflance
qu'elles
ÉVorenr,
SL
Finalement
que
les
deux
Fortereffes
de
ere
»
©
de
Siflard,
demeurercient
au
pers
de
l'Empereur
ou
du
Roy
des
Romains
Fo
le
temps
de
dix
ans,
aprés
quoi
eÎles
réflituées
audit
Dur.
E
+e4
die,
Vertu
de
ce
Traité,
que
quelques-uns
ch.
aprés
je"
Oir
été
figné
non
pas
devant,
HaRor
+
8
Céremonie
du
pardon
,
l'Empereur
d’Angle-
.
(terre,
D
2
rendit
ea
'
Font
alliance
enfem-
bles
fcience.
Ces
deux
Princesdemeurerent
don,
76
La
ViE
DE
CHARLES
V.
rendit
au
Duc
fa
Duché
&
tous
{és
païs
hors
les
deux
forterefes
de
Heinberg
&
de
Siftard
que
fa
Mäjefté
Imperiale
trouva
à
propos
de
re-
tenir,
conformement
au
dernier
article
du
Traité,
comme
un
gage
de
la
fidelité
du
Duc:
\
Mais
avant
que
d’aller
plus
avant,
ilne
fera
pas
hors
de
propos,
de
retourner
un
peu
fur
M
nos
pas
pour
dire
une
chofe
dont
l’intelligenz
ce
eft
necefläire
à
ce
que
nous
avons
à
ire
M
enfuite.
Déja
l'Empereur
avant
que
de
quits
ter
l'Efpagne,
pour
affoiblir
fon
ennemi
François!.
&
fe
rendre
plus
puiffant
lui-
MES
me,
avoit
travaillé
fourdement,
&
par
LES
w
intrigues
des
principaux
Miniftres
defa
Cour
M
(gens
toûjours
prefts
à
faire
ce
que
veulent
leurs
Maîtres)
à
detacher
le
Roy
d’Angleterfô
de
l’amitié
&
de
l’Alliance
qu’ilayoic
faite
avEG
François
I.
ce
qui
luireüffr.
‘#4
Charles-Quint
trouvant
Henry
difpofé
2
faire
ce
qu'il
fouhaitoit
,
ne
fit
aucune
dif
culté
de
{e
liguer
aveclui,
nonobftanr
l'air
"
front
qu’il
lui
avoit
fait,
de
repudier
ho09%M
teufement
fa
Tante,
&le
ferment
qu’il
avOiiN
fait
au
Pape
de
ne
fe
reconcilier
jamais
aVEC
lui,
qu’il
ne
fût
rentré
dans
le
fein
del
Egli®
M
fe
Romaine.
Mais
la
verité
eft
que
les
{ET
mens
des
Princes
ont
toûüjours
une
porte
GE
derriere,
pour
s’en
tirer
quand
ilieur
pliw
outre
que
le
defir
de
la
vengeance,
&
l'ami
bition
de
faire
des
conqueftes,
l'emportent
beaucoup
chez
eux
fur
les
droits
de
la
CONS
d'accord
d’attaquer
la
France
en
perfonn@
4
Que
l'Empereur
entreroit
par
la
Champagne
avec
les
plus
grandes
forces
qu’il
pour
mettre
;
A
L,
né
cm
LEZ
===.
r
Arrnssasisi
il
i
ai
———
LA
AU
RS
=
EPA
AUn
FOR
\
RE
LAN
es
eu
mn
li
thai
CC
RE
—
EE
oo
ee
TES
TEE
se
)
=
L,
TARGUERITE
D'AUTRICHEEË
Duchefse
de
Parme.
TES
MIE
$t
m1
=
AE
A
IT.
Par.
Liv.
L
FPE
nettre
fur
pied
,
&
le
Roy
d'Angleterre
par
«
à
Picardie,
auffi
avec
fes
plus
granges
for-
ESS.
Quoi
que
ce
Traité
eûc
été
népotié
fort
FCrétement,
François
[:
ne
laiffa
pas
d'en
Voir
connoiffance,
&
qu'ils
fe
préparoient.
Entrer
vigoureufement
en
France
par
deux
Fdroits
differens
;aufli
répondit-il
quand
on
Ut
donna
cét
avis,
qu'il
croyoit
bien
que
l'Em-
Péreur,
cle
Roy
d’
Angleterre
avoient
fait
de[-
12
Pentrer
dans
Jon
Royaume
;
7mais
si
#avoient
pas
juré
d'en
fortir,
honteufe-
;
ent,
|
Barbeï
Pendant
quel’Empereur
affembloit
fes
for-
soute
en
S;
comme
nous
venons
de
le
dire
&
qu’il
mer.
E
Ce
que
nous
venons
de
rapporter
de
fes
ffires
avec
le
Ducde
Cleves,
Antoine
Pau-
2
Baron
de
la
Garde,
Ambaffadeur
de
Fran-
\
AIS
LL
à
Ja
Porte,
y
faifoit
tous
fes
efforts
par
_
Sllicitations
préffantes
pour
obliger
lAr-
€
Ottomane
de
femettreen
mer;
d'autant
tr
%5
qu’il
étoit
fort
careflé
des
Turcs
qui
le
tient
fort
fouvent
;
aufli
ne
faifoit-1l
pas
“Upule
de
s’accommoder
à
leur
maniere
de
Ve.
Finalementl’Armée
navale
compofée
&
CENt
dix
Galeres,
&
40
grandes
Fuftes,
st
tbien
pourvüe
de
toutes
chofes
neceffai-
f
an
prefte
à
partir,
mit
à
la
mer,
COM-
fie
ée
par
Ariadère
Barberouffe.
L
Ambaf-
à
D
di
Pauiin
,
.
s'embarqua
avec
lui
fur
Ben
>
aprés
avoir
reçu
du
Grand
Sci-
LR.
*
un
prefent
de
deux
riches
Veftes
à
la
ai
De
>
&
de
huit
beaux
Chevaux.
H
le
Here
de
la
réponfe
qu’il
faifoit
à
François
Quels
eur
fuivante,
hors
les
longs
Titres
bla
le
Mpereurs
Furçs
fe
donnent
en
defem-
$
Occafions,
D
3
A
ta
28
LA
Vie
DE
CHARLES
V.
Lettrede.
4
#4
priere,
7
ay
accordé
avec
une
fratermelle
bise
generofité
à
Paulir
ton
Miriftrema
puillante
1%
çois
KL,
76e)
POMVIiE
de
toutes
chofes
neceffaires.
Fa)
ordonné
auf
à
Ariadene
mon
Amiral,
de
fuivre
265
ais
Ce
tes
Confeils,
@
de
conduire
fes
entre-
PTS,
contre
tes
ennemis.
Tu
auras
Join
de
ton
coffé,
aprés
avoir
beureufement
executé
tes
En-
trepriles,
de
renvoyer
mon
Armée
à
Confanti-
%0ple
avant
la
rigueur
de
l’hyver.
Pren
gardeque
…
70%
ennemi
ne
te
trompe.
Iln'aura
jamais
de
paix
AVeque
toy,
que
lors
qu'il
aura
reconnu
par
ex-
Perience,
capable
de
lui
faire
une
bonne
guerre.
Dieu
veuille
rendre
heureux
tous
ceux
qui
font
Cas
de
mon
amitié.
ne
À
Ja
tefte
de
cette
formidable
Armée
»
1ouffe
ad
à
.
prend
Barberouffe
mit
à
la
voile
le
25.
Avril;
étant
|
“esse
arrivé
au
Fare
de
Mefine
,
aprés
avoir
jeté
»
#34:
lépouvante
dans
la
Poüille
,
il
donna
aufli
lalarme
à
la
ville
même
de
Meffine.
Il
ne
lui
fit
pourtant
pas
de
mal
,
car
il
porta
fes'ar-
mes
contre
Regge
capitale
de
la
Calabre:
&
l'ayant
trouvée
abandonnée
de
{es
habitanss
il
la
fit
brûler,
Enfuite
il
prit
&
faccagea
le
Château,
&
à
la
follicitation
de
Paulin,
il
donna
la
liberté
à
foixante
Efpagnols
qui
le
gardoient
&
particulierement
à
D.
Diego
Gaëtano,
quien
étoit
Gouverneur,
&
à
toute
f2
famille;
mais
ayant
jetté
les
yeux
fur
une
defes
filles,
qui
n’avoit
que
17.
ans
,il
latrou-
va
fort
à
fongré,
&
lareferva
pour
affouvir
fa
volupté;
enfüite
il
l’obligea
à
embrafler
a
Religion
Mahemetane,
&
lépoufa.
Le
pere
de
la
fille
ayant
appris
cela,
alla
la
voir
à
Por-.
tococollo
;
où
il
fût
fplendidemment
reçeu
&
reconnu
pour
beau-pére
de
Barberoufle
»
qui
MARIrPARS
RP"
Der
b
nvoya
chargé
de
prefens,
&c
quiiçait
omme
ne
für
pas
bien
aïfe
de
voir
ue
fa
fille
eût
fait
une
fi
belle
fortune?
arberoufle
partit
de
Regge,
pafla
lem-,
11
fait
4
ge
cheure
de
l'Ile
de
Caprile
24.
Juin,
&
ir
fa
des
courtes
fur
toutes
les
côtes.
Lors
qu’il
ques
à
E
vers
Gaere
&
Oftie,
il
jetta
une
fi
gran-
Fpore
EConfternation
dans
tout
le
Royaume,
que
j'aliarme
8
habitans
ne
fe
croyoient
pas
en
feureté
à
Rome:
ême
fur
les
Monts
Apennins,
où
ilstranf-
Orterent
leurs
meubles
avecbeaucoup
de
pre-
Citation.
Mais
la
confternation
fût
plus:
Stande
à
Rome
que
nulle
part
ailleurs.
Tout
:
je
euple
étoit
refolu
de
prendre
la
fuite;
&
On
n’entendoit
qu’une
confufon
de
cris
de
D*
de
ceux
qui
emportoient
leurs
meubles.
‘Urant
cette
confternation
le
Cardinal
Car-
L
Gouverneur
de
Rome
en
labfence
du
Pe,
qui
étoit
allé
s’aboucher
avec
l’Em-
Pereur
à
Boffette;reçütunelettre
de
l'Ambafña-
FA
Paulin
qui
raffura
les
plus
timides.
Par
Re
lettre
il
prioit
le
Cardinal
d’affürer
les
Mains,
qu’ils
n'avoient
rien
à
craindre.
ñ
de
P'Amiral
du
Grand
Seigneur
ne
pouvoit
En
fâire
fans
fon
avis,quelui,(Paulin)avoit
or-
ae
Qu
Roy
fon
Maître
de
ne
faireaucun
mal
nou
feuls
ennemis
dela
France
;
&
que
üjer
€
vouloir
rien
entreprendre
contre
Îles
a
{on
Ne
fa
Sainteté,
&
du
S.
Siege,
leRoy
Dose
pau
étoit
preft
de
répandre
fon
fang
a
eur
deffenfe.
Carpi
ayant
reçü
cette
Main
Monta
à
cheval,
&
la
portant
dans
la
dre
alla
dans
toutes
les
rües
de
la
ville,
af-
dre
°
le
peuple
qu’ils
n’avoient
rien
4
Crain-
»
qu'ils
étoient
en
feureté
autant
qu'ils
s
D
4
leuffent
|
_
$o
La
ViE
DE
CHARLES
V.
k
Veuffent
jamais
été,
&
qu’on
n’en
vouloit
aucunément
aux
fujets
de
fa
Sainteté,
com
me
le
Roy
de
France
venoit
de
l’en
faire
al
feurer;
ainf
les
plus
timides
reprirent
courä"
ge,
&
la
confternation
ceffi.
Nouvelle
Mais
ce
calme
ne
dura
que
la
moitié
d’uñ
santé
jour
&
une
nuit,
carle
lendemain
au
matin
fans
que
l’on
ait
jamais
pû
favoir
fur
quoi
fon=
dé,
il
{e
répandit
un
bruit
de
toutes
paris»
que
la
feureté
que
leur
avoit
promife
l’Am-
baffadeur
Paulin
n’étoit
qu’un
artifice
pouf
“les
tromper,
&
les
endormir
afin
de
les
fur-
prendre
plus
facilement;
de
forte
qu’il
y
eut
plus
de
confternation
&
de
confufion
que
Ja?
;
mais
;
jufques
là
que
l’on
difoichautement
que
le
Cardinal
Carpi
les
trabiffoit,
dequoiil
fuf
fi
effrayé
que,
de
peur
d’infulte,
il
n’ofaplus
fe
montrer
en
public.
On
voyoit
les
femmes
prendre
confufement
la
fuite,
emportantieurs
petits
enfans
fur
les
bras,
ou
les
menant
paf
la
main,
pour
s’aller
refugier
à
Sabine,
voli,
&
aux
montagnes
voilines
,
les
hom°
_
mes
portoient
les
meubles.
Les
Religieufes
fortoient
de
leurs
Couvents,
pour
aller
chef”
cher
quelque
feureté
dans
ies
Montagnes,
les
Barons
Romains
affembloient
tout
C£
qu’ils
pouvoient
de
gens
capables
de
portéf
les
armes,
pour
fe
deffendre
contre
les
Barb#”
res.
Il
y
a
des
Hiftoriens
qui
difent
que
ceité
feconde
allarme
commença
juftement
lof
que
l’Armée
Turque
étoit
entrée
dans
l'em”
bouchüre
du
Tybre,
pour
faire
provifion
Babes
d’eau,
dont
ils
manquoient.
ur,
roulé;
:
Aprésavoir
fait
provifion
d’eau
ils
remireñ
“
à
.
”
*
û
£
F
a
à
la
voile
pour
Marfeille,
où
Barberoue
\
Lo
UT.
PartT.
Liv.
[
_
.8T.
SU
avec
tant
de
magnificence
,
que
hors
la
Maifon
du
Roy,
les
honneurs
qu’on
lui
fit
;
tient
en
rien
moindres;
que
ceux
que
On
fit
à
l'Empereur
Charles
V.
il
fur
même
Dee
dans
le
même
appartement,
que
ce
ie
avoit
occupé
paflant
à
Maïfeille,
Pau-
alla
en
pofte
à
Paris
pour
apprendre
de
la:
Propr
€
bouche
du
Roy
,
ce
qu’il
vouloir
que
°n
executât.
François
[.
envoya
une
ma-
Btifique
Ambaffade
à
Barberoufle
;
&
lui
fit
Prefent
d’un
grand
buffet
garni
de
vafes
d’ar-
gent,
Bärberouffe
envoya
vers
le
Roy
fon
Lieutenant
Agafan,
&
pour
prefent
un
chez
Val
de
fort
grand
prix,
avec
des
harnois
à
la
j
Que
fort
riches.
De
toutes
les
Provinces
Me
courût
une
foule
incroyable
de
gens
æ
“arfille
pour
voir,
non
feulement
|
Armée
vavale,
la
plus
belle
que
la
mer
eût
jamais
der.
MaisaufMfi,
le
faite
&
la
magnificence
Le
Barberouffe
»
qui
avoit
à
fa
fuite
plus
de
Mquante
Officiers
ou
Gentils-hommes;
fu-
ss)
£Ment
habillez
à
la
Turque,
avec
de
ri-
Ds
Turbans
fur
la
tête
,
&
plus
de
30.
Pa-
S
Outre
le
cheval,
il
fit
encore
prefent
au
leu
de
huit
Mores
parfaitement
beaux
à.
Re;
maniere
;
qui
plürent
beaucoup
à
la
ine,
fie
.
‘à
T@
de
ae
de
retour
de
Paris
porta
les
Inftru-
PF
€
voi
&
les
ordres
pour
tout
ce
qu’on
de-
:543.
0!
Entreprendre
,
favoir,
que
l'Armée
rêtienne
,
confiftant
en
22.
Gale-
à
8.
Vaifleaux
,
fe
devoit
joindre
à
la
le
ax?
Pour
aller
attaquer
enfemble
la
vi!-
Parti
ice.
C’eft
une
ville
en
Provence
qui
nt
au
Duc
de
Savoye
;
mais
depuis
D
5
long-
g6
La
VrEe
DE
CHARLES
V.
|
te
à
la
memoire
d’un
auffi
grand
Prince
que
François
!
;
mais
on
ne
fçauroit
jamais
ap-
prouver
Palliance
qu’il
fit
avec
les
Turcs,
ni
empêcher
qu’elle
ne
fafle
du
tort
à
fa
memoi-
«
re.
Les
hommes
fe
peuvent
fervir
pour
leuf
deffenfe
des
autres
hommes
;
mais
il
ne
faut.
jamais
y
employer
les
ennemis
de
Dieu.
3
Nôces
Il
fembloit
que
l'Efpagne
ignorût
les
affli-
du
Pro
ions
&
les
difgraces
dont
l’Âllemagne,
l'E
ippe,
falies
&c
la
France
étoient
accablées;
car
ON
ne
penfoit
qu’à
celebrer
les
nôcés
du
Princeu
Phiippsssloie
âgé
de
feize
ans,
felon
l'ordre
que
l'Empereur
en
avoit
donné.
Elles
furent
«
celebrées
à
Salamanque
le
15.
Novembre.
L'élite
de
la
Nobleffe
&
des
(rands
de
Ca
fille
&
de
Portugal
y
affifta.
L’Epoufe
étoit
Donna
Maria,
fille
de
Don
Jean
III.
Roy
de
Portugal
,
coufine
germaine
du
Prince
bi-
4
lippe
fon
époux
,
&
il
y
eut
cela
de
particu#M
lier
en
ce
mariage,
que
l’on
n’a
peut-être
jam
mais
ee
vû
,
ou
du
moins
fort
rarement
que
l’Epoux
&
l'Epoufe
étoient
nez
en
une.
même
année,
en
un
même
mois,
en
un
ME
me
jour,
&
en
une
même
heure,
chofe
très®.
rare.
Le
Pape
donna
la
difpenfe
pour
la
pa
renté
;
D.
Ferdinand
Alvarez
de
Tolede
fur
envoyé
fur
les
Frontieres
du
Royaume
po’
recevoir
la
Princefle,
accompagné
de
deu
Grands
,
24.
Comtes,
Marquis
ou
Vicom
a
tes,
&
40.
Gentils-hommes
;
qui
avOici
:
chacun
leur
train
particulier.
|
Sigede
Cependant
l'Empereur
en
Allemagne
Landre-
:
$
FR
if
penfoit
bien
plus
à
la
guerre
qu'aux
16/0
la
fances
d'Efpagne
;
car
aprés
avoir
dONPP
EN
:
|
ions
CY?
paix
au
Duc
de
Cleves
»
aux
conditiont
ds
|
#
3
ve:
*
“
3
à
&
titi
5 Ÿ
À
Hgiss
ÿ
Sn
bete
“den
CON
NPTENEENRENENENTR
PNR
vecibé
dde
jity
titi
LU
xù
gts
Per
és:
.
TES
Ur
\
|
À
À
NE:
=
LE
JU
I
Se
HI
Pärr:
Liv
L
87
he
deflus
rapportées
,
il
envoya
incontinent
fon
_
Armée,
commandée
en
chef
par
Gonzague
{On
Lieutenant
,
pour
affieger
Landrecy,
&
ü
alla
à
Cambray
en
attendre
l’évenement.
€
fiege
fût
commencé
fort
vigoureufement.
+
D
n
dreffa
trois
battcries
qui
frent
un
grand
t
fur
les
fortifications,
qui
étoient
nou-
Yelles
&
faciles
à
s’ébouler.
Mais
comme
la.
Ë
*rhifon
étoit
extrémementforte,
&
que
le
Mur
qui
préceda
le
fiege
les
Ducs
de
Nevers
:
&dAumale
;
avec
plufeurs
autres
Capitai-
de
réputation
;
s’étoient
jettez
dans
la
pe
pour
la
deffendre,
&
que
d’ailleurs
Thyver
approchoit
,
le
fiege
traîna
f
fort
en
PBueur
,
qu’on
eût
le
témps
de
lui
donner
“U
lecours.
3
un
;
Pendant
François
I,
avoit
déja
affernblé
oaete
5e
n
corps
d'Armée,
pour
envoyer
du
fe-f,
fe.
M5
au
Dugde
Cieves’,
qu'il
croyoit
preft
cours.
0."
bien
defféffdre.
I]
croyoit
d’ailleurs
qu’il
1e
roit
appuyé
par
quelques
Princes
d’Allema-
©
Mais
quand
il
vit
que
tout
cela
avoit
fi
JEU,
&
qu’il
eut
appris
le
fiegede
Lan-
mé”
il
groffit
fon
Armée,
&
y
alla
lui-
1
sk
en
perfonne
,
s’affurant
de
faire
lever.
pe»:
fondé
fur
ce
qu’il
y
Conduifoit
des
cell
pes
fraîches,
&
Courageufes,
&
que
LA
de
l'Empereur
étoient
fort
fatiguées.
Avon
EE
étoit
forte
de
37,
mille
hommes,
M:
douze
mille
Sui
es,
cinq
mille
Alle-
hS;
douze
mille
François
,
&
huit
mille
MRANESs
de
Cavalcrie
,
en
l'ordre
fuivant.
“l'A
S0is
de
Bourbon
Comte
de
S.
Pol,
&
dote
<ommandoient
lavant-zarde,
dans
“+
Étoient
une
partie
des
Suilles
7
me
Ç=
*
di
Œharles
fe
pré-
pare
à
donner
bataille,
levé,
*
=
£g
LA
ViE
pr
CHARLES
V.
Allemans.
Dans
le
corps
de
bataille
,
qui
étoit
le
plus
confiderable
;
étoient
le
Roy
&
le
Dauphin.
L’arriere-garde
étoit
comman-
-dée
par
les
Ducs
de
Vandôme
&
de
Guife.
Il
n’y
eut
point
de
pofte
marqué
pour
la
Ca-
:
valerie
legere
,
qui
couroit
tantôt
d’un
côté
A
+
.
4%
&
tantôt
de
l’autre
,
pour
découvrir
la
mar-.
che
des
ennemis.
L'Empereur
,
qui
étoit
à
Cambray
,
n'eut
\
pas
plûtôt
appris
le
deffein
de
François
I.
qu’il
alla
fe
mettre
à
la
tefte
de
fon
Armée
devant
Landrecy,
avec
une
ferme
refolution
de
donner
bataille
;
croyant
bien
que
Fran-
çois
I.
venoit
pour
le
même
defein.
Il
fütM
encouragé
à
l’entreprendre
;
par
un
renfort
de
cinq
mille
hommes,
que
le
Prince
Maus
ricé
de
Saxe
lui
avoit
menez.
Les
Auteurs"
Efpagnols
&
d’autres
aflürent
,
que
lEmpez
reur
s’étoit
approché
un
jourde
François
&
lui
avoit
prefenté
la
batailléliimais
qu’il
NE
Pavoit
pas
voulu
accepter.
Paul
Jove,
au
con
traire,
Mezerai,
&
autres
Ecrivains
Fran#
çois
,
&
entre
autres
Monluc,
qui
commañf
doit
un
Regiment
de
Cavalerie
ddhs
l’
Armée”
de
François
I.
foûtiennent
que
ce
fut
Fran
çois
FE.
qui
la
prefenta
à
Charles
V,
qui
ne
fut
pas
d'humeur
de
l’accepter
,
en
quoi
il
Y4
de
l’abus,
ou
de
la
flatterie.
;
Lefege
Autant
que
j'en
ai
pû
découvrir
la
verité
dans
les
Auteurs
defintereffez
,
François
M
eftima
qu’il
devoit
être
content,
d’avoir
obli®
gé
un
fi
puiflant
ennemi
à
lever
honteufe®
ment
le
fiege.
Le
Roy
voyant:donc
que
les:
Imperiaux
avoient
travaillé
toute
la
nuit
à4
conftruétion
d’un
Pont
fur
la
riviere»
pp
|
IRPPART
PEULS,
©
.
k
pouvoir
attaquer
plus
facilement
,
aprés
*VOir
mieux
penfé
à
tout,
prit
la
refolution
£€
partir
cette
même
nuitilà,
ou
du
moins
Une
heure
avant
le
jour
du
lendemain,
ce
QiL
executa
avec
fi
peu
de
bruit,
qu’il
s’a-
Mt,plus
de
gioire
par
cette
retraite
que
par
€
feCours
qu’il
avoit
donné
à
Landrecy,
&
Pour
avoir
forcé
une
fi
puiffante
Armée
à
de-
SäMper
de
devant
cette
Place
aprés
fix
femai-
26
de
fiege.
En
effet
il
prit
fi
bien
fon
temps
Tompa
fi
bien
l'Armée
de
l'Empereur,
A
il
£e
retira
à
la
face
des‘lmperiaux
,
chofe
1
croyoient
du
tout
impoffible.
Mais
Ace
qu'on
a
parlé
de
cette
retraite
comme
Un
miracle,
je
crois
être
obligé
d’en
rap-
9er
quelques
particularitez.
-
fie
çOis
[.
ft
femblant
toute
la
nuit
de
a
Le
faire
des
travaux
pour
£
fortifier
dans
M
?
Camp.
Pour
mieux
tromper
l’ennemi
il
allumer
des
feux
en
plufieurs
endroits,
en
ne
qu’il
fembloit
à
la
lueur
du
feu,
que
les
£CGS
de
bois
qu’il
avoit
fait
planter
pour
les
pit
enir
;
étoient
aurant
de
foldats.
Le
Ca-
ane
Salazar
qui
avoit
été
envoyé
pour
re-
Anoître
les
François
y
fût
trompé
lui-mé.
*
©U
rapport
de
Paul
Jove
qui
loüe
beau-
“P.
ce
ftratagéme.
Le
foir
le
Roy
fit
met-
le
Brand.
état
l'artillerie
&
le
bagage
avec
une
Mules
diligence.
On
ôta
les
fonnetes
des
bou”
de
charge,
&
fans
trompettes
ni
tam-
&
À
On
les
fit
marcher
fans
bruit
vers
Gui-
Minuit,
on
fit
partir
l’Infanterie
avec
are
UP
de
Prudence,
aprés
avoir
recom-
op:
aux
Capitaines
de
marcher
le
plus
vi-
Qu'ils
Pourroient.
Une
heure
avant
le
jour
là
mn
et
liés
ñ
LL
dé
ee
dd
La
Vre
pe
CHARLES
V.
ù
fa
Cavalerie
fuivit
à
grands
pas,
&
l’on
gar-.
da
un
renfort
confiderable
pour
l’arriere-gar-
de.
Il
eft
certain
que
cette
retraite
fût
fort
glorieufe
à
François
L.
&
que
les
Efpagnols.
même
ne
pürent
s’empêcher
de
lui
donner
des
éloges,
d’avoir
executé
fon
deffcin
de
fais\
re
lever
le
fiege
à
la
face
de
l'Empereur,
quis
étoit
à
la
tête
d’une
Armée
formidable
,
8
d’avoir
{çû
s’en
retourner
fi
habilement
chez
lui
fans
avoir
perdu
un
feul
homme.
C’elis
ici
la
fixiéme
fois
que
Charles
V.
a
eû
la
hon
te
d’avoir
manqué
fes
entreprifes
,
depuis
qu’il
étoit
Empereur
jufques
à
l’année
pret
fente.
|
Pafqui-
Toute
l’Europe
fût
dans
létonnemel
|
nade
cu-
d'apprendre
ce
qui
venoit
d'arriver
en
cettés
tieufé.
Occañon,
chacun
faifoit
le
figne
de
la
Croi%
comme
parlent
les
Catholiques
,
par
la
fufE
prife
où
il
étoit:
&
perfonne
ne
pouvos"
comprendre
comment
il
étoit
poflible,
gs
ces
deux
grands
Monarques,
qui
avoient
Gi
puté
de
l’Empire,
qui
avoient
vécu
en
COSSY
tinüelle
jaloufie
l’un
de
Pautre
pendant
#8
ans.
Qui
n’avoient
jamais
manqué
de
fujee
de
difputes
&
de
querelles,
qui
n’avoient
Je
mais
rien
tant
fouhaité
que
de
fe
faire
le
PS
qu'ils
pourroient
de
mal
l’un
à
l’autre.
gs
faifoient
un
jeu
de
devenir
parjures
&
P2!#
des
lun
envers
l’autre
dans
tous
les
Fe
qu'ils
faifoient
enfemble.
Qui
ne
cherchoi®*:
|
jamais
que
les
moyens
de
fe
tromper
Fi
|
t
proquement.
.
Qui
fe
menaçoient
tä®
nié
Pautre,
&
fe
diffamoient
par
des
calome
ls
&
des
écrits
publics.
Qui
s’étoient
Pre
y
D
guerre
en
tant
de
lieux,
Qui
fembloient
IT.
FarT.
Liv.
I.
CH
.
2EZ
Pour
difputer
à
qui
auroit
le
premier
Tang
entre
les
gens
Courageux.
Qui
de
loin
SÉtoient
fi
fouvent
donnez
des
deffis
pour
fe
._
Lattre
en
düel,
&
qui
étoient
alors
fi
proche
oi
An
de
Pautre,
&
chacun
àla
tête
d’une
for-
…
Sidable
Armée,
fe
fuffent
ainfi
feparez
fans
Le
donner
un
feul
coup,
jeme
dirai
pas
d’épée,
À
fi.
NON
pas
même
de
oing
en
l'air,
pour
|
ae
Voir
du
moins
aux
Etoiles
qu'ils
avoient
je
Mains.
Auffi
Pafquin
accoûtumé
depuis
K,
longtemps
à
decouvrirau
publicles
méchan-
.
FCtEZ
les
plus
cachées,
dit
là-deflus
une
cho-
S
Qui
plût
à
tôut
le
monde
,
car
interrogé
ne
arphorio
pour
quelle
raifon
l'Em
pereur
|:
François
I.
ne
s’étoient
pas
donné
bataille
7/4
Landrecy:
répondit,
@
pourquoi
vou-
Vous
queles
Maîtres
fe
locrhs
terre
;
puis
à
De
durs
férviteurs
André
Doria
;
G*
Ariadene
atberou
fe
ont
fait
ferment
à
S.
George,
ç>
à
me
de
ne
fe
point
battre
Jur
mer?
de
ais
fuccès,
&qu’ilaccufa
avec
beaucou
1},
“dentiment
tous
fes
Officiers
de
lâcheté.
re
N
à
pourtant
qui
aflurent
que
cette
cen-
oi;
PParente
n’étoit
qu’une
feinte
;
&
qu’au
Onds
24
A
un
PR.
on
tive
mpereur
étoit
bien
LR
ce
quiétoit
en
?
Parce
que
{on
prin
deflein
étoit
en
de
tenter
la
prife
de
cette
place
,
mais
|
Ten
rifquer
ayant
befoin
de
fes
Troü-
ip
‘r
donner
du
fecours
au
Roy
Ferdinand
Né
">
qui
étoit
opprimé
plütôt
qu’atta-
|
near
la
fureur
des
Armes
de
Solyman
en
1€;
où
il
avoit
déja
perdu
tant
d’hom-
Ne
mes
Gr.
certain,
autant
qu’on
peut
compter
Veritable
©
Que
difent
les
Auteurs,
que
l’Empe-
deffein
.
à
de
Char
RE
témoigna
un
fort
grand
deplaifir
de
cejes
v.
-
e2
LA
Vre
DE
CHARLES
V.
-
mes
&
de
Places,
&
lañlé.route
la
Chrétien“
té;
qu’ainf
il
ne
jugea
pas
à
propos
de
dont
ner,
ni
d'accepter
la
bataille,
dont
l’évenesM
ment
eft
toûjours
incertain;
&
quand
il
au
roit
remportéla
Victoire,
cela
ne
fe
pouvoib
|
faire
fans
répandre
beaucoup
de
fang
de
{65
Ÿ
propres
Troupes,
ce
qui
auroit
animé
davañss
|
tage
le
Turc
contrele
Roy
Ferdinand
,
quand
|
il
auroit
vû
qu’ilne
pouvoiten
attendre
de
fes
cours.
|
>]
Charles
,
Quoiqu’ilenfoitl
Empereur
voyant
bien
qui
vaàCam-
ne
pouvoit
plus
rien
faire
dans
cette
Camp#£
Jane;
licentiaunepartiede
fes
Troupes,partit
<
1
Novembre
pour
Cambray
;
&
alla
aflous
vir
le
chagrin
qui
le
devoroïit
contre
les
pal
vres
habitans
de
cette
ville,
fâché
contre
EUX
de
ce
qu’ils
avoient
favorifé
les
François
€
plufieurs
occafñons
;
quoi
qu’ils
alleguaffePs
u’ils
y
avoient
été
obligez
par
l’Evêque
lé
eigneur.
Mais
fans
avoir
égard
à
leurs
montrances
il
les
condanna
à
entretenif
leurs
dépens
une
bonne
garnifon
dans
la
V!
ci
jufques
à
ce
que
pour
fe
mieux
affürer
il
eût
fait
bâtir
une
Citadelle,
qu'il
don,
ordre
de
commencer
inceflamment.
Mo?
de
Langé
en
parle
pourtant
d’une
autre
niere,
car
il
prétend
que
ce
fût
Monfe
Croüy
qui
enétoit
Eveque
qui
porta
l#
2
pereur
à
faire
bâ@r
la
Citadelle,
afin
depe,
voir
mieux
teniren
bride
des
fujets,
qui
PéoÏE
fotent
fouvent
de
lui
obeïr;
quoiqu'il
EE
x
la
Citadelle
fût
bâtie.
5
À
Spi
}
?
Se
Eu
arbre
parce
noise
indique
1e.
DIE
iete,
.
»
qu
ayant
indique
ief
’
à
Spire
pour
le
commencement
de
FEW°;}
Lu
.
ET.
Part.
Liv.
IL.
97
j
Ürefolut
de
s’y
rendre
debonne
heure,
pour
Mettre
Les
affaires
en
étèt;
il
yarriva
eneffet
9.
Janvier.
Le
jour
marqué
pour
l'ouverture
dela
Diete
éranc
venu,l’Empereurla
cornmen-
Par
déclamer
avec
beaucoup
de
paffion
_
Contre
François
I.
Iiexagera
beaucou
p
lPallian-
|
cell'ilavoit
faiteavec
Solyman,&
fit
voirque
|
@ynoit
une
conduite
indigne
dun
Prince
_
Nôrétien.
Il
parla
de
l’union
de
fon
Armée
SValeavec
celle
du
Turc.
Des
grands
dom-
.
NS
qu’elle
avoit
caufez
à
la
Chrétienté.
:
d
lPporta
le
Sac
&
l’Incendie
de
N
ice.
La
lation
caufée
par
Barberouflequiavoitde-
PIÉ
tant
de
païs
pour
en
emmener
Efcla-
$S
habitans.
Il
exagera
fur
tout
l'action
Ph.
20çois
[.
d’avoir
gardé
pendant
tout
&”.
Jet
l'Armée
de
Barberouffe
à
Marfeille
,
Le
fair
€
lui
avoir
fournitoutes
les
chofes
necef-
fie
>
afin
d’achever
de
ruiner
au
Printemps
di
ttoutes
les
côtes
Chrêtiennes
dela
Me-
|:
Rerranée
ma
difcours
de
Charles
V.
prononcé
d’une
La
Diete
con
'Etouchante,
&
commeen
pleurant,ac-
iriee
à
agné
-
-
-
6
contre
ê
Fond
né
de
foupirs
qui
fembloient
venirdu
re
Paflion
de
vengeance,
fit
tant
d’im-
|
ê
ON
fur
Pefprit
de
toute
la
Diete,
qu’ils
bel
ann
ot
tous
à
crier
contre
François
I.
l’ap-
nm
Mo
tite,
Renegat,
Barbare,
Ennemi
de
k
Que
p
7
@
de
l'Eglife;
&
tant
Catholiques
“h,-Oteftans,
ils
prirent
tous
unanimement
lu.
°lution
d’affifter
l'Empereur
de
toutes
Ke,
OTCes
pour
abbatre,
&
ruiner
la
Fran-
dr,
Y
delibera
même
de
ne
lui
plus
don-
*
“AQualité
de
Roy.
Auf
lors
que
ce
Prin-
ce
:
François
Un
cœur
navré
de
douleur,
&
non
pas
1.
1544e
FRES
+
oo
LATVIF
DE
CuarLEs
V.
rer.
D.
Pietroagifloitbien
en
cela
pour
le
bieñ
public,mais
ilétoitencore
particulieremetit
inr
terefié
à
la
confervation
de
Pouzzol,oùil
avoit
un
magnifique
Palais
&
un
jardin
delicieux»
qu’il
appelloit,
Mio-cuore
,
fon
cœur,outré
qu£
cetre
ville
en
general
eft
appelléeles
delices
ge”
Naples
Gependant
Barberoufe
eut
l’habileté
dé
retirer
fes
troupes
&
d’embarquer
{on
Cano
fansavoir
rien
perdu.
Le26.Juinilen
partit
alladroit
au
Cap
deMafa.
JannetinDoria
efran
forti
avec
25.Galeres
du
Canal
de
Nizéf4>
f
pourfuivit
&
fit
tirer
quelque
coups
d'A
ruillerié
fur
fonarriere-garde
,
maisil
fembloit
que
Bar:
beroufles’en
moquoit,comme
s’iteütcerüqu
avoit
pas
deflein
de
lui
faire
du
mal,
eftal
neveu
d'André
Doria,
dont
il
connoii0
des
Intentions,
felonle
bruitquien
courofr
gate
Tous
ces
defordres,
ces
dommages?
soute
“terreur
&
la
confternation
que
Barberouf
ur
les
avoit
jettée
dans
la
plus
grande
partie
del’It4
d’Amal-
liC
>
par
fes
pirateries
;
ne
furent
pas
capab
es?
fe
1544
d’aflouvir
l’avidité
de
ce
Barbare.
âch®
qu'un
aufli
grand
Monarque
que
Solymaf?
accoûtumé
à
faire
des
progrès
&t
desConquété*?
eûrmis
une
fi
puiflante
Armécen
mer,
fous
"4
Commandement,
&
avec
de
fi
grandes
dés
penfes,
fans
avoir
fait
aucune
prife
confide”
table:
craignant
d’ailleurs
de
retourner
à
Conftantinople
,
avec
fi
peu
de
putin?
il
doubia
le
Cap
Della
Campagra»
NEA
ee
refolution
d’infulter
ja
côte
d'Armall
?
&
particulierement
Ja
ville
de
Salerneée
où
il
efperoit
de
faire
un
riche
butin
4
il
avoit
refolu
de
faire
un
grand
carnage:
communiqua
fon
defféin
à
fon
Confe:
guerté
f
e
IT
PART.
Liv)
à.
10€
comme
tous
ceux
qui
le
compo-
Pas
un
fe
lent
äpres
à
la
proÿe;il
nyen
eût
d'y
fi:
Cul
qui
ne
lapprouvât;
&neluioffrit:
ë
Re
de
fon
mieux.
:
ï
donc
Le
formidable
&
Barbare
Armée
arriva
Il
ef
fur.
à
la
Vie
Vendredy
27.
Juin
au
point
du
jour
pris
pat-,
LOIR
€de
Saierne,
s'approchant
du
Port
&there
à
tivée
q
age
lentement,
comme
fi
elle
fütar-
Salerne
_Ploye
408
fes
Terres;
les
Enfeignes
de-
Ta
Lo
&
au
bruit,
des
Trompettes
&
des
a
bte
Les
pauvres
habitans
éveillez
par
Verte
He
conftérnez
de
voir
leur
mer
cou-
Plus
&
tant
de
vaiffeaux
Infidelles
;
&
les’
a
en
Urageux
même
jugeant
qu'ils
n
étolent”
S'hab;]
sn
de
fe
deffendre
,
fans
achever
de
qu'il.
ns
loin
de
pouvoir
mettre
enfeureté
foule.
AVoient
de plus
précieux;
fortirenten
re
Par
la
porte
de
derriere
qui
regarde
la:
Voifine
&
{6
fauverent
dans
les
montagnes:
debar
S>
pendant
que
Barberouffe
;
faifoit
Que
QIuer
Les
troupes
fur
la
plage:
Maislors
Miferap
ee
QUTS
des
hommes
manquaà
cette
dns
Ville,
celui
du
Ciel
la
fauva.
Car
{5
Moment
que
les
Galeresplusavancées»
Li
À
Paroi
à
q
>
P
1?
px.
dbfy.
nt
à
jetter
PAncre
;
on
vit
l'air
ïts,
É-
>
avec
des
éclairs
&
des
Tonner-
te
tre
lever
un
fi
furieux
vent
du
côtéde
vielle
“
en
un
moment
il
fe
forma
une
le
ss
1
terrible
que
toute
l'Armée
Na-
dignes
res
fût
obligée
de
gagnerle
large»
Vents
€
la
plage,
&s’abandonner
augré
Les
jp,
*
AVEC
beaucoup
de
perte.
Entre
|
juclles
il
Y
perdirent
deux
Galeres
dans
lef-
abit
sk
Voitbeaucoup
de
Chrétiens.
Les
Jantvû
,
oueu
avis
dece
quiétoitar-
E
3
tivVé»
ÉUêrre
;
Êlent
>
Éto
Polica-
firo
&
Lippari.
35440
02
La
Vie
DE
CHARLES
V.
rivé,
fe
mirent
à
rendre
graces
à
Dieu»
ë
aux
Saints
leurs
Patrons.
Ainfi
fût
fauvée
cette
ville,
dans
laquelle
il
y
avoit
plus
d@
cinquante
mille
ames,
&
à
laquelle
on
a
4P2
pliqué
le
Provérbe,
Civiras
mobilis
quam
di
Ficaverunt
Sem,
Cham,
@
Faphet
,
la
grande
ville
;
bâtie
par
Sem;
Cham,
&
Japhet:
Bomi
,
qui
à
écrit
un
Livre
57
guarto
fur
CéL.
évenement,
en
attribué
tout
le
bon
fuccés
aux
glorieufes
Reliques.
de
Saint
Matthiet
Patron
de
la
ville,
&
aux
Corps
des
faints
Martyrs
Fortunat
,
Caïa,
&
Anteo,
&à
Saint
Grammatico
premier
Evêque
de
cette
ville:
&
il
affûre
que
ce
fût
l’interceffion
de
CS
Saints
qui
fouleva
cette
tempête,
parce
qu
ils
étoient
tous
du
Païs
:
mais
fi
cela
eft,
il
me
femble
qu’ils
la
devoient
rendre
un
peu
plu
forte,
afin
de
ruïner
fans
reffourcé
cette
AIT
mée,
&
de
fauver
tant
de
lieux
&
de
gen$?
qu’elle
à
fait
perir
dépuis
commé
nousle
EI"
rons
cy-aprés.
Barbérouffe
ainfi
battu,
&
tranfporté
P2F.
la
tempefte
,
qui
ne
dura
pourtant
qu’un
PEb
plus
de
demi
quart
d’heure
,
ne
voulut
pluf
penfer
à
Salerne
,
croyant
que
les
habitat
auroient
eu
le
temps
de
fe
préparér
à
@
fendre.
Ainf
il
alla
motiller
l'ancre
dev1
Policaftro,
ville
Epifcopale,
qu’il
faccag£??
&
y
fit
plufeurs
efclaves.
Il
avoit
dans
fa
C2
pitane
un
Renegat
de
cette
ville-là;
qui
ayant
été
châtié
pour
quelque
mauvaife
action
la
haïfloit
tellement
;
qu’il
pria
avec
grañ
‘
inftance
ce
General
de
la
brûler
aprés
Paye
pie
Ce
qu’il
ne
voulut
pas
permettre»
no
ÿ
>:
:
ur
ant
,
gw’il
falloir
garder
quelque
chofe
po
té
m
*htre
fois
a
PART.
Liv.
I.
+,
103
*
Ut
pour
all
ar
ge
d’un
gros
butin,
il
enpar-
ce
qu’il
4
er
a
Ile
de
Lippari,
pour
reparer
hêtre
O1t
fouffert
devant
Salerne;
&
pour
err
Pas
Oifeux
en
aitendant,
il
fit
mettre
à
Bca
ti
leces
de
Canon,
avec
quoi
il
affie-
Pabitan
ede
Lippari
Metropole
de
l'Ile.
Les
dâne
à
fe
deffendirent
vigoureufement
pen-.
Encon.
2€
jours
,
&
fe
feroient
deffendus
dun
4.
PUS
long-temps
fans
la
poltronnerie.
la
vill
€
leurs
Citoyens,
qui
commandoit
dans
{on
ù
Pendant
le
fiege
,
&c
qui
alla
en
per-
Ù
n°
faiter
de
la
reddition
de
la
place,mais
Pour
Vas
autre
chofe
que
la
vie
&
la
liberté
la
vil
Mfeul,
Ainf
les
Turcs
entrerent
dans
bitan
63
la
faccagerent,
&
firent
tous
les
ha-
tour.
éfclaves
au
nombre
de
7000.
Barbe-
4Yant
©
Pourtant
un
acte
d'humanité;
€ar
Vinor
OUVÉ
entre
les
prifonniers
jufques
à
de
lu
Perfonnes
,
agécs
de
80.
ans
chacune
les
lai
Où
de
l’autre
fexe
,
il
ordonna
qu’on
de
*t
dans
Ja
ville,
&
qu’on
leur
donnût
ë
les
&
des
vivres.
Rs
dns
je
tte
Île
Barberouffe
alla
en
droiture
RE
Plé,
©
Païs
de
Cariati
grand
&
bien
peu-
s'en
re-
irenc
É
fit
encore
plufieurs
defordres
,
gites
ble
LS
fon
avidité
&
à
fon
defir
infacia-
FT
Pouyo.
"tire
du
mal,
par
l'impoffbilité
de
f
rem
LP
Ses
rien
mettre
.dans
fes
vaifleauxs
F
ne
butin
;
que
dans
la
propre
cham-
le
nfidéle,
il
ne
reftoit
plus
de
place
1...
POur
eftendre
le
Tapis
fur
lequel
Core
PC0it.
Ce
qu’il
y
eût
de
plus
crüel
en-
de
RC
que
les
efclaves
furent
contraints
Ms
Toûjours
debout
&
fort
ferrez
les
|
le
les
autres.
Ainfi
entra
Barberouls
Er
T
fe
og
LA
Vie
DE
CHarLes
V.
£e
dansConftantinople,
&
pendant
huit
jours
on
ne
fit'autre
chofe
que
décharger
les
vole*
ties
&
brigandages
dont
il
étoit
chargé,
©
les
expofer
en
vente.
L’Ambaffadeur
dE
France,
le
Baile
de
Venife,
&
quelques
mat”
chands
Catholiques
acheterent
les
Croix,
1€$
Calices,
Les
Reiiquaires,
&
les
Images
des
55.
L'infidelle
ne
jouit
pas
long-temps
de
lap”
Plaudiffement
quil
reçüt
à
fon
retour,
&
de
la
reputation
qu’il
avoit
acquife
parmi
le
peur
ple
d’avoir
ruiné
la
plus
grande
partie
de
lI=
talie
,
car
fix
mois
aprés
fon
retour
à
Con”
ftantitiople
il
fut
attaqué
d’une
fievre
,
dont
il
mourut
âgé
de
71.
ans,
&
qui
le
fr
alle”
rendre
compte
à
Dieu
de
tant
de
mal
qui
avoit
fait
pendant
fa
vie.
On
dit
qu’il
(€
MOIgNa
un
grand
regret
de
mourir
dans
08
lit,
Parce
qu'il
fouhaitoit
avec
paflion
de
Fous
fur
mer
en
faifant
la
guerre
aux
Chré”
iens.
-
Henry&.
Quant
à
l'Empereur,
aprés
avoir
mis
Of”
Sir
dre
à
fes
affaires,
&
obtenu
tout
ce
qu’il
pour
France.
VOit
fouhaiter
de
la
Diere,
il
la
congedia»
344
partit,
pour
aller
fe
mettre
en
état
d’execu”
ter
les
deffeins
qu’il
avoit
projettez
avec
16
Roy
d'Angleterre
contre
la
France,
qui
£toient
de
l’attaquer
en
même
temps
&
tous
deux
en
perfonne
,
chacun
avec
une
puif-
fante
Armée:
de
fe
trouver
tous
deux»
à
UA
certain
jour
marqué,
devant
Paris,
de
l’att4”
quer
avec
leurs
forces
jointes
enfemble
faccager
cette
ville,
&
d’en
faire
de
même.
jufques
à
la
riviere
de
Loire.
Comme
€
deux
Princes
avoient
fait
ce
Traité
pour
ru”
ï
ner
la
France
il
y
avoit
plus
de
dix
mois
ce
|
eu
1
£
Li
Eurent
Gas
PaRT-Erv.
L'4.
Yo
les
pr
amment
du
temps
pour
faire
tous
P
SParatifs
neceffaires
à
cette
guerre.
Partie
Ga
éMIENC
à
ce
Traité
Henry
VIII.
RDA
üin
de
nglererre
au
commencement
de
AR
&
hom
cette
année
,
à
la
tête
detrente
mil-
mille
nues
>
entre
lefquels
il
y
avoit
vingt
fins
"CVaux
,
qu’il
debarqua
à
Calais,
&c
Perdre
du
temps
s’avança
vers
la
Picar<
tôt
is
qu’on.
lui
eût
confeillé
d’aller
plû=
lais
l
Cendre
en
Normandie.
Il
trouvaà
Ca-
€
Comte
de
Buren
avec
800.
hommes.
Que
P
us
de
Reux
avec
nu
rs
VII
Pereur
envoyoit
des
Païs-Las
à
Eten
Quable
©
POUT
rendre
leur
vitoire
imman-
Prit
Lo
Ce
Prince
fe
voyant
ainfi
renforcé
Boyje.
"eflution
d'affieger
en
même
temps
ficger
ee
&
Montreüil.
Il
envoya
pour
af-
&
7."
Ctte
feconde
place
le
Ducde
Nortfolk
ne
Omtes
de
Buren,.
&
de
Reux,
&
al-
loir
one
affieger
Boulogne.
En
peu
de
AVanta.
<MPOrtA
par
une
capitulation
fort
Don
PU
aux
François,
&
puis
s'en
re
Wreüi]
à
Londres.
Pour
ce
qui
eft
de
Mon-
d
ca,
1
Enleva
lefiege
quelque
temps
aprés;
.
“au{e
;
treren
1€
les
T'roupes
de
l'Empereur
fe
re-
k
Pai
s
Quand
elles
apprirent
qu'il
avoit
fait
.
n
Re
le
Roy
de
France.
Ment
A
Me
temps,
&
vers
le
commence-
Prorrez
R
cons
Vril,
Charles
V.
penfa
à
profiter
de
cs
Ne
Ro
È
héture
pour
reprendre
tout
ce
que
le
boure
rance
lui
avoit
pris
dans
le
Luxem-
lges?
&
avoir
ainfi
fa
revenche;
desavan-
ter
En
le
Duc
d'Envuien
avoit
rempor-
*
là
bar
il
Mont
contre
le
Marquis
du
Guaft:
N
lle
de
Cerifolles
.
que
celui-ci
per-
E
5
dir.
à.
+
é
5
406
LA
V1E
DE
CHARLES
V.
|
«+
dir.
Pour
cét
effet
il
s’avança
dans
l4
plaine
de
Mets;
où
après
y
avoir
fait
la
revüe
de
fon
Armée
il
alla
affièger
Luxembourg,
qu'i
ptit
aprés
trois
femaines
de
fiege,
le
dernié£
jour
de
Mai,
Il
pritencore
Ligni
en
Barroïs
&
S.
Didier.
Mais
comme
il
devoit
atta”
quer
le
cœur
de
la
France
en
même
temps
que
le
Roy
d'Angleterre,
il
s’avança
4VEC
{on
Armée
vers
Châlon,
qu’il
laiffa
pour
paf
fer
à
Chateau-Thierry.
La
confternation
fuf
fi
grande
à
Paris
d'apprendre
que
l'Empereuf
à
la
tête
d’une
puiflante
Armée
éroit
f
pré’
d'eux
,
que
tous
ceux
qui
pouvoient
fe
r'Etl*
M
rer
ailleurs
s’enfuirent,
jufques
aux
écoliers
M
.
Qui
n’avoient
à
perdre
que
quelques
méchani.
.
livres.
.
RER
Cela
n’empêchà
pas
que
la
plüpart
des
plus
reur
en
Célebres
Hiftoriens,
même
les
plus
affection,
blâmé,
nez
à
la
Maifon
d’Aûtriche
,
n’ayent
plimé
la
conduite
de
l'Empereur
en
cette
occafion?
d’avoir
entrepris
le
fiege
de
Luxembourg>CON®
tretoutesles
bonnes
maximes
dela
guerré»
feu
lement
par
vanité
&
pour
reparer
l’afront
qu
avoit
reçû
l’année
precedente
au
fiege
dé
Lan”
drecy;que
FrançoisI.
lui
fit
honteufementle"
.
ver.
En
effet,
au
lieu
de
s’amufer
à
Luxe.
bourg
il
devoit
marcher
à
grandes
journées?
pour
fe
joindre
avec
le
Roy
d'Angleterre?
qui
naffegea
Boulogne,
qu’en
atcendan
l'Empereur,
qui
avoit
mis
le
fiege
deval
.
Luxembourg.
Il
eft
certain
que
fi
ces
deu*
|
Monarques
fe
fuffent
d’abord
joints,
écqu?
vec
toutes
leurs
forces
ils
fuffent
allez
afMi€”
ger
Paris
,
ils
auroient
obligé
François
L.
©
à
donner
bataille;
ou
à
s’enfuir
de
PER
NME
ae
bon
=
HI
\
\
———
AUCUN
ETETTONS
ENNEMI
DLL
TT
fl
LU
|
nent
En
De
l
ml
Gil
ss
À
L]
[
|
ll]
:
|
|
ul
“
l
.
He
abandon
er
la
Capitale
de
fon
Royau-
d
pl
>
Qu'ils
aufoient
enrichi
leurs
Armées
du
à
Dose
de
cette
grande
ville,
&
que
cela
au-
€
de
la
France
s’en
feroit
enfuivie.
Que
te
(ce
qu’il
n’auroit
aflürément
pas
faits)
te
Pouvoient
être
affürez.dé
le
battre
,
&
de
ca
Porter
infailliblement
la
victoire
fur
lui
;
61.
deux
Monarques
enfemble
avoient
5
Vins
de
foixante
mille
hommes
de
pied,
&
Vi
Bt
&
deux
mille
chevaux;
prefque
tous
b
poles
Troupes,
au
lieu
que
le
Roy
de
Une
avoit
à
peine
treize
millechevau#;
bé
as
Quatre
mille
hommes
de
Lies
Fe
M
Mie
8ens
nouvellementlevez
danslep
ë
M
5
difons
mieux,
les
guerres
ne
finiroien
|
ne
S
IS,
fi
ceux
qui
commandent
les
Armées
0
lfoient
fouvent
des
fautes.
{
à
PE
entiere
à
l'agonie,
ne
plaifoient
guerc
tp
:
Meilléurs
Politiques,
&
faifoient
de
la
….
j.°
Scneralement
à
tous;
jufques-là
que
là
Li.
Che
Que
l’on
avoit
conçà
dans
toute
la
ES
HR
ont
contre
François
I.
à
caufe
des
les
a
pes
que
les
T'urcs
y
avoient
faits
,
de
Rs
appellez
à
fon
fecours,
foutenus»
Né:
ca
Loutvs
des
chofes
neceflaires,
commen-
M.des
k
Changer
en
compañfion
»
&
les
gran-
1
on
a
anges
qu’on
avoit
données
à
l'Empe-
Vo
ni
Autant
de
fujets
de
crainte.
Chacun
|
“n
bien
la
neceffité
qu'il
y
avoit
de
tenir
trop
de
.n
un
certain
équilibre
»
&
que
à
‘
Puiffance
en
un
feul
avoit
toüjours
)
été
LL
Par.
Liv.
L
107
|
tellement
encouragé
les
foldats
;
que
la
"Tançois
I.
fe
fût
prefenté
pour
doriner
ba-
à
Cent
Le
grace
progrer
de
Chues
cn
"li
reduifoient
François
L.
ou
plûtôr
l'Eu-
4
SR
114
LA
VIE
DE
CHarLes
V.
Réjouif-
Cette
paix
fut
fuivie
de
toutes
les
demonf
er
trations
de
joye
accoûtumées
en
telles
occa=.
paix,
ions.
Les
Imperiaux
s’en
rejouirentavec
fait
fon;
Parce
qu'elle
étoit
glorieufe
&
avant4
geufe
à
l'Empereur,
Lesfr
rançois
la
folennis
{erent
aveéencore
plus
d’oftentation
;
pouf
diffiper
le
chagrin
qu’ils
avoient
de
voir
con”
clurre
une
paix
fi
avantageufe
à
leur
ennemi
2prés
s'être
épuifez
&
rumez
par
les
guerréÿ
Precedentes,
ou
plütôt
pour
faire
croifé
#UX
Sens
qu'ils
en
avoient
beaucoup
de
j0ÿ®
ais
le
Pape
la
fit
folennifer
à
Rome
2€
P
lus
de
Pompe
que
nulle
part
ailleurs,
en
Maniere
accoûtumée
en
cette
cour,
{1W0Ë
par
des
Proceffons,
des
Mefes,
&
des
pl.
blicatiôns
d’[ndulgences.
Cependant
_touié
urope
demeura
furprife,
de
voir
que
pou,
en
feliciterles
deux
Monarques,
fa
Saintét®
n'eut
envoyé
vers
eux
que
de
fimples
Noncé”
favoir
à
l'Empereur
Tean-
François
Sfondral.
Évêque
d'Amalf,
&
au
Roy
de
France
Da
dino
fon
Secretaire,
cependant
pour
les
€X0
ter
à
la
paix
il
leur
avoit
en
POS
des
Legatsà
Latere,
&
même
pour
les
feliciter
dela
T'#
Ve.
[lavoitencore
envoyé
des
Lepatsà
l'E
Pereur,
&
des
Legats
Cardinaux
,
pour
|
rendre
de
fimples
vifites,
au
lieu
qu'en
cel
|
OcCaliOn
il
s’étoit
contenté
lors
qu’il
s'agif
{it
d'une
paix
Generale
,
de
leur
envoÿ®
deux
fimples
Prelats.
Auff
furent-ils
2427
mal
reçûs
par
l’un
&
l’autre
de
ces
deux
M9;
CA
he
narques.
C’eft
apparemment
ce
qui
a
donr
occafion
à
Adriani
de
dire
que
le
Papes’éto®
piqué
de
ce
que
les
deux
Princes
firent
l'2
femblée
,
&
conclurrent
même
la
paix
avr
g
Ca
nee
Qui
e4
IL
Par.
Liv.
I.
CS
“hiq
fut
reçû
les
lettres
par
lefquelles
on
Rp
it
avis
du
lieu
où
l’on
fe
devoit
af-
e
Ler,
loin
d’attendre
qu’il
leur
fit
donner
,
le
LE
au
fujer
de
cettépaix,
pourlaquel-
_
cons
0ittanc
travaillé
&
faic
dés
depenfes
fi
Mfiderables.
C
.
dif
€
certain
que
jamais
on
n’a
tant
&
fi
Die
|
“'éMment
parlé
de
paix
ni
de
guerre
queen
tic
Elle.
Les
uns
ont
raifonné
fur
les
Ar-
e
&
AUser
S
N
Fr
Conditions
;
reputées
par
Fa
Ro
tre.
En
toutes
leurs
circonftances.
Via.
Pouvoient
comprendre
que
D
dre
OHEUX
comme
il
étoit,
eût
pu
fer
Le
Flan
S
Promettre
{a
Duché
de
Milan»
0
Ê
dé
dre
à
un
fils
de
François
I.
aprés
avo
ne
tantde
trefors,
&
verfé
tant
defang
bee
Confervation
de
ces
Païs.
Rte
tant
sut
rançois
I.
d’avoir
fait
LR
“
Précipitations
car
ôn
affeure
que
:
Y'en
Srences
ne
durerent
pas
huit
jours.
L
Penf
.
Même
qui
difent,
que
HÉRRTÈRS
ee
ché
4.
Point
du
tout
à
fe
dépoüiller
du
.
u
ma
©
Milan
;
ni
du
Comté
de
Flandres;
crois
1
il
les
promirfeulement
(comme
je
le
Oir
l
1)
pour
endormir
le
Roy
de
France;
tem
MX
ans
qu'il
s’étoit
refervez
pour
_
Me
IT
aux
affaires
de
la
Religion
en
Alle-
fee»
&
mettre
le
Roy
des
Romains
fon
Rongrs
Cftât
de
recouvrer
fon
Royaume
de
prie.
;
à
François
de
ie
Mot
chacun
à
voulu
donner
un
coup
1180
\
"
: -
Rrvir
4
cette
paix
,
s’il
m'eft
permis
de
ME
faire
ta
D.
-Charles
y
étoit
aufl
forcé,
_
Sedition:
au
Perou,
.
€
e
1e
foutenir
davantage,
&
ces
deux
Royaum
16
LA
Vie
DE
CHarLes
V.
traints
de
fairela
Paix,
s’il
faut
ainf
dire,
le
yeux
fermez.
Premierement
François
fe
vie
attaqué
par
deux
puiffans
ennemis,
&t
ave
des
forces
formidabies.
D’un
côté
le
Roy
d'Angleterre
avoit
affiegé
tout
à
la
fois
deuX
Villes
qui
étoient
deux
clefs
de
fon
Royaume”
Boulogne
&
Montreüil,
&
de
l’autre
Cha=.
les
V.
faifoit
des
progrez
confiderables
fur
cs
Terres.
D'ailleurs
il
voyoit
fon
Royaur
quoi
que
fort
&
abondant,
entieremel”
épuifé,
&
fes
fujets
fi
ruinez
qu’il
n’en
PONS
voitplustirer
dequoi
foutenir
plus
long-temP°
la
guerre
contre
fes
ennemis.
s:
Charles
n’avoit
pas
moins
de
raifon
a
lui,
de
fouhaiter
la
Paix;
car
il
voyoit
Ê
Etats
de
fon
Frere
le
Roy
desRomains,
prels
à
étre
engloutis
d’un
moment
à
l'autre
parso"
lyman.
Lesdivifionsaufu
jet
dela
Religionsfu
le
point
de
ruiner
l'Allemagne,
&
tous
les4U
|
tres
Princes,
devenusjaloux
de
fes
Victoires
Murmurer
de
ce
qu'il
laifloit
les
T'urcs
>
sl
les
Lutheriens
triompher,.
parlapaffon
qu
h
avoit
de
fe
vanger
de
la
France,
Enun
ce
ilvoyoit
l’Efpagne
manquant
dé
toutes
Ch
F
fes,
le
Duchéde
Milan
&ies
Royaumes
de
D
ples
&
de
Sicile
entierement
hors
d’eftat
€
particulierement
ruinez
non
feulement
pes
les
contributions;
qu’on
y
avoit
exivées
Er
entierementépuifez
par
les
voleries
&
les
B'
gandages
du
Turc.
D.
Deux
autres
chofesencore
preffoient
cie
les
de
faire
la
paix.favoir
premierem
entla
née
vellequ'ilavoiteü
de
la
fedition
arrivéeau
5
sou,
de
laquelle
je
dirai
quelques
particul®
us
de
fan
£
Partagerent
entre
l’un
&.
l’autre.
CE
renfort
ils
commencerent
à
fe
faire
TE,
&
comme
fi
le
Perou
n’eût
pas
été
and
pour
contenter
leur
avidité,
ils
$tént
des
Frontieres.
Pendant
quelque
dE
fortune
fembloit
être
neutre,
favo-
En
enenennnnnnee
I
ParT.
Lrv.
L
I17
"
Pendant
que
les
affaires
de
l'Empereur
2
‘
€n
l'eftat
que
nous
venons
de
direen
TOpe_
:
tou
pes
il
furvint
dans
la
Province
du
Pe-
:
Où
venoientfes
plus
grandes
richefles,
Nteftations
pour
le
Gouvernementen-
Quis
ÉMier
ce
>
un
de
ceux
qui
accompagnerent
0
à
cette
conquefte.
Conteftationsqui
langçois
Pizzaro,
qui
le
premier
avoit
ce
pais,
comme
je
lai
dit
dans
le
Volume
de
cét
ouvrage,
&
D.
Diego
Oft
préjudiciables
à
ce
pais-là,
&
qui
noter
le
fang
des
meilleurs
Officiers
&c
LES
fpagnols
;
Divifons
qui
ne
furent
Sindres
que
celles
qui
arriverentà
Rome;
k
arius
&
Sylla,
ou
entre
Pompée
ët
êt
qui
peut-être
firent
verfer
encore
fang.
Les
Efpagnols
qui
étoient
au
Ôt
l’un,
&
tantôt
l’autre
parti
dans
ce
F
2GOns
où
ils
fe
trouvoient
aux
prifes,
<
atrivoi
>
“
;
y
inalem
it
affez
fouvent,
NA
érnange
nt
il
arriva
que
dans
un
combat
jigne
*
Pin.
0
Pizzaro,
frére
de
François,
fit
de
Paza
Où
jp
et
Almagro,
&
puis
lemenaà
Cuzco
paille
T1@e
EMourir
publiquement,
aétion
Bar-
4
Qui
déplût
beaucoup
à
l'Empereur
:
*S
arrivé
un
peu
auparavant
qu'Al-
Yant
pris
prifonier
Hernando
»
lui
SE
la
liberté
le
plus
honneftement
de,
au
lieu
que
celui-cy
payoit
un
f
D.
grand
118
La
Vie
DE
CHaRLeEs
V.
grand
bien-fait
par
une
perfide
ingratitude:
Ülloa
dit,
qu'Aimagro
ayant
oùi
la
fentence
u
.de
mort
qu’on
lui
prononça,
ne
püt
s'en,
|
pêcher
de
dire
je
se
me
repens
pas
d'avoir
CL
de
Clemence
@
d'humanitéenvers
Hernando
PSM
Zar0,
@
de
lui
avoir
donné
la
liberté,
lors
4%
tous
mes
gens
me
follicitoient
de
le
faire
mor?
mais
je
fuis
faché
d'avoir
vêcu
affez
long-temp°°
POUr
avoir
V4
wne
ingratitude
auffi
grades
que
celle
de
me
voir
condanné
à
la
mort
par
ce
qui
avoit
reçeu
de
moy
un
fi
grand
bit
Vera
te
ES
fils
ce
d'A.
Cependant
D.
Diego
d’Almagro
fon
magro.
deffunct
&
d’une
Italiene,
defrant
de
vangé
la
mort
de
fon
pere,
&
ne
le
pouvant
fai
fur
la
perfonne
d'Hernando
qui
l’avoit
fa!
mourir,
parce
qu’il
étoit
parti
pour
PEU
|
pe
afin
d'informer
PEmpereur
de
l’état
des?
faires
du
Perou
,
alla
de
nuit
dans
la
Mait0
de
E
rançois
Pizzaro,
fils
d'Hernando;
d#?
|
la
ville
de/osReies,
&le
poignarda
dans
fonlir
La
mort
de
cét
homme
qui
avoit
beaucot
de
courage
&
d’autoriré
donna
l’allarme
toute
la
Province.
En
même
temps
ayar
pris
lès
armes
avec
400.
Efpagnols
de
for
partiil
fe
fit
proclamerSeigneur
de
la
ville
{on
parti
fe
fortifiant
peu
à
peu,
il
£e
fit
1
connoïtre
pour
Gouverneur
&
Seigneur,
À
Perou
,
fe
battant
fouvent
contre
Gonzales
Pizzaro
;
frére
decelui
qu’ilavoittüé,
&
a
Jui
faifoitencoretête.
L’Empereurérant
pré,
à
partir
pour
l'Allemagne
apprit
ces
nouvé®
les,
&
envoya
en
diligence
au
Perou
D.
L
touio
Vacco
de
Caftro,
avec
beauconp
detroù
pes,
&
ayant
appris
qu'Hernando
Piz24
étoit
LL
À
dut
M
S
KE
|
me
Menus
TI.
Par.
Liv
I:
.
I19
“HV
en
Efpagne
avec
d’immenfes
ri
ire.
?
il
le
fit
mettre
en
prifon,
pour
lui
ee
Tendre
Compte
dela
mort
d’Almagro
qui
n
leputé
innocent.
unie
a
Per
ECO
di
Caftro
ne
fut
pas
plûtôt
arrivé
au
pores
RE
AU'il
fitla
guerre
au
rebelle
D:
Diego,
ee
Rte
es
foupes,
le
prit
prifonier
,
ëc
Le
Charles,
s
For
ORtinent
couper
la
tête,
quoi
qu'il
fût
-
22
D
€f,
il
fit
encore
crüellement
mou-
.
€
fix
cens
hommes
de
fon
par.
où
pas
TEUr
informé
de
tout
cela
:
GS
#
D
|
N,.
TOu
en
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de
Vice-Roy
D.
ge
|
to
Vela,
avec
des
Loix
feveres
qe
Po
dpi
due
toux
ceux
qui
avoient
fuivile
p
ï
Mn
0,
&
celui
de
D.
Diego
Dre
Conf.
P
Unis
comme
feditieux
,
EE
Fa
Comp
eZ
à
l'Empereur,
auf
bien
ce
ns
Stoie
©
des
autres.
De
RER
LE
mOn
Plus
Le
tous
Efpagnols
du
pas
»
il
n'en
je
is
“Utres
que
ceux
qui
étoient
arrive
se
Ke
ee
°
C€
Qui
caufa
un
grand
murmure,
en-
Ces
Qui
devoient
étre
ainfi
châtiez.
ae
ten
Malheureux
frent.tout
ce
qu'ils
pe
pe
fes
We
PU
obliger
1e
nouveau
Vice-Roy,
de
R°:
Portée.
l'execution
des
Loix
qu’il
avoit
ap-
,
44.
>
jufques
à
ce
qu’on
eût
mieux
infor-
TOrde
MPereur,
ce
qu’il
ne
voulut
se
eus
2U
contraire
il
les
fit
executer;
quo
iQ
nt
Alleguer
pour
l'en
détourner
Vac-
Qi;
“tro.
A
,
>
CT
lrrité
même
de
ce
qu’il
s’oppo
_
leurs
.CXecut;
l
On
fevere
des
Loix
de
LÉQRe
del
l'arrêter,
&
trois
jours
aprésliur
4
tête
comme
àuntraître.
Cctte
{eve
à.
4
go
La
Vie
DE
CmarLes
V.
feverité
trop
grande
du
Vice-Roy
obligea
[ls
mécontens
à
prendre
les
armes
contrelul-
;
éleurent
pour
leur
General
Gonzalo
P:zzaf
frere
de
François,
&
aprés
quelques
combat
où
le
Vice-Roy
eût
quelque
avantage
»
fin
a
lement,
il
fût
deffait
en
une
bataille»
&pr
lui-même
prifonnier
prés
de
la
Vilie
de
2
ô
où
il
fût
conduit,
&
comme
toutle
more
ctioit
gw’il
meure,
qu'il
meure
ce
crüel;
Pit
|
ro
fans
autre
forme
de
procez
lui
fit
couper
têre,&
fe
renditainfi
maître
du
gouverneme”
"
CharlesV.reçeut
ces
nouvellesau
fiege
de
2"
embourg,
&
commeil
jugeoitque
la
con
ervsi
4
tion
de
ce
païs
lui
étoit
d'une
grande
cONe.
quence,
il
refolut
d’y
envoyer
des
forces,
confiderables,
qu’elles
auroient
abforbé
PU
plus
grande
partie
des
revenus
de
V'EfP
gne.
Il
ne
faut
pas
trouver
étrange
4},
cette
affaire
l’obligeñt
encore
à
faifé
…
paix.
20
Pie
Charles
en
eut
encore
une
autre
raifo®
quis
de
auffi
confiderable
que
celle-là
&
4
[.
Suuk_
je
rapporterai
en
peu
de
mots.
Françohe
avoit
envoyé
en
Piémont
le
Duc
d'Enguie
de
la
Maifon
de
Vendôme,
à
Ja
tête
de
Vi?
mille
hommes
,
aù
mois
de
Mars
1544
peine
y
fut-il
arrivé
qu’il
alla
affieger
ce
gnan.
Pierre
Colonne
en
étoit
Gouverné
qui
deffendit
courageufement
la
place
pu
une
bonne
garnifon
qu’il
y
avoit
ded
AA
Mais
ayant
appris
que
le
Marquis
du
‘e
Gouverneur
de
Milan
s’approchoit
pou’
es
courir
la
place,
&
voyant
qu'ilavoic
des”,
ces
égales
aux
fiennes,
fon
Armée
étant
€°
$
pofée
de
7000.
hommes
de
pied,
Alemio,
\
.
6000
"
M
Panr.
Lrv.Ï
:
12
Efas
liens
tous
vieilles
troupes
;
4000.
no
&
900.
chevaux,
il
leva
le
Sie-
le
(d
M
alla
au
devant
pour
lui
donner
batail-
blem
€
Marquis
du
Guaft
qui
avoit
été
.%
Por
là
cuiffe
d'un
coup
d’Arquebufe,
fe
Part
47
à
AR,
où
fe
retirerent
auffi
la
pluf-
*
CT
4e
Uyards,
enfüuite
les
prifonniers
fu-
.
isa,
*P8EZ
avec
les
François
que
le
Mar-
Coup
jtPris.
Les
François
profiterentbeau-
bagage
Cette
deffaite,
car
ils
prirent
tout
le
boues
Mmperiaux
,
leur
Canon,
&
la
+
it
fort
fenfible,
auf
bien,
qu'u-
.
ep}
il
reçût
huit
jours
aprés,
parla-
Marquis
du
Guaft
lui
faifoit
favoir
dir,
Mil
à
Bus
&
r°®
f
chargez
qu’ils
ne
pouvoient
SUtenir,
ils
parloient
fi
hautement
,
F
que
ER
45
‘La
Vire
DE
CuarLes.
V.
#
que
le
Marquis
n’ofoit
plus
fortir
de
Mi
{
qu’accompagné
de
beaucoup
de
T'roupés
pou
ferenir
les
mécontens
dans
leur
devoir
&t
il
empêcher
de
faire
quelque
foulevement.
ÿ
à
beaucoup
d'apparence
que
la
perte
de
cer.
te
bataille
,
un
ennemi
victorieux
fi
voit
Vétât
d’un
peuple
tel
que
celui
de
Milæ
naturellement
porté
à
la
revolte,
&
qui
La
roifloit
fi
mécontent
qu’il
fembloit
étreprés
à
prendre
quelque
méchante
refolution»
£
rent
autant
de
motifs
confiderables
qui
oi
tent
l'Empereur
à
faire
la
Paix.
à
;
e
Lee
Une
autre
mauvais
fuccez
qu’il
eut
;
6
db
periaux,
je
Vai
raconter
ne
l’y
obligea
pas
moin
Aprés
le
Siege
de
Luxembourg
Charles
!
étoit
allé,
comme
nous
lavons
dit,
affieg®,
Saint
Difier,
place
très-forte
,
de
laquelle
és
Gouvertieur
le
Comte
de
Sancerre
»_1€dt
À
avoit
pour
Lieutenantla
Landebrave
Capir,
ne,
qui
par
fa
valeur
,
&
fes
vigoureufes
{070
coûta
beaucoup
de
fañg
aux
Imperiaux
ÿ
perdit
lui
même
la
vie.
I]
y
fut
tüé
phsce
800.
Allemans,
2506.
Flamands,
&
600
ves
pagnols,
&
entreceux-là
plus
de
30.
bra
ed
Capitaines
&
Officiers.
Mais
ce
qui
affig,
4
.
Je
plus
l'Empereur
ce
fût
la
mort
de
ne)
Prince
d'Orange
General
de
l’Infanterie
,
4e.
mande
tué
d’un
coup
de
Canon,
peñdae
qu’il
couroit
d’un
côté
&d’autre
pour
enr
rager
les
foldats
à
repouffer
la
Lande
quiV®
fait
uhe
fortie.
Charles
V.
4imoit
tant
ce
À
né
Prince,
qu’il
ne
pût
s’empêcher
de
1e
“que
quand
il
w'auroit
pas
d'autre
raifot
de
f
P}
Ta
paix
,
la
feule
mort
du
Prince
d'Orare
obligeroits
.
Mi
0
DR
me.
EL
Partr.
Liv.
L
12%
fn
Puis
que
la
paixeft
faite,
il
efttemps
UE.
Parler
des
À
peu
les
armes
en
repos,
POUT
Le
v
Er
Éja
parte
a
OUrS
de
Charles
V.
Nousavons
den
Merdn
tlé
des
Amours
de
ce
Prince
avec
la
Géleya
le
Princeffe
Marguerite
que
ce
Prin-
ce,
Va
Jufques
à
la
faire
Duchefe
de
Floren-
.
Parle
Fous
n’en
dirons
pas
davantage
pour
dore
4
+S
amours
de
ce
Prince
avec
Efo-
e
vire
Prmbes
>
Démoifelle
Allemande
,
des
belle
ns
de
Ratisbonne.
C’étoit
une
des
RUES
auf
LP
érlonnes
qu’il
foit
pofible
de
VOIr
»
Quoi
Elle
qu'une
fille
puiffe
fouhaiter
d
se
>
&
pUily
en
ait
fort
peu
qui
y
parviennent;
é
fe
di
VOyoit
enelle
l'agrément
avec
PRES
au
PUtEr
à
qui
Pemporteroient.
L’un
V.
&e
Touchgrent
f
fort
le
cœur
de
Charles
Pa.
2iMe
cette
perfonne
avec
BR
de
Comm.
il
ne
garda
plus
aucune
mefure
éviter
©
Il
avoit
acoutumé
de
le
faire
pour
a
l'éclar
,
&
le
feandale
&
pour
fayver
OuyrParefices.
Peut-être
ceux
qui
liront
cét
lR;
8e
ne
feront-ils
pas
fâchez
de
favoir
1e
harles
V
Pen
d
€
Ces
amours
de
C
arles
V.
eee.
Une
nt
que
ce
Prince
étoit
à
Cambray
’
trous
d0re
dont
je
viens
de
parler
,
Île.
"OUVer
l'Empereur
accompagnée
de
fa
Levan
Étant
mifes
à
genoux
l’une
&
l’autre
Où
Plût
U,
elles
lui
prefenterent
un
Placet,
def:
0t
la
mere
pour
mieux
faire
réuflir
{on
F
2
&
fit
a
130
La
VE
DE
CHARLES
V.
-
0
graces
;
trouverent
bien
moyen
de
le
lui
ap”
prendre
fuffifamment.
à
Egeme
Sur
ce
fujet
nôtre
Charles-Quint
eft
affu-
Les,
CENT
digne
d’une
gloire
immortelle
;
ci
il
a
toûjours
abhorré
la
Aatterie
que
fes
Cour
tifans
avoient
pour
fes
deffauts.
Sangro
420
fon
Parfait
Empereur
en
rapporte
plufieurs,
exemples
confiderables.
Entre
autres,
que:
plaifant
fouvent
à
demander
ce
que
l’on
€
foit
de
quelques-unes
de
fes
a@ions
>
il
d€
manda
un
jour
,
étant
à
Naples
,
à
un
GE
til-homme
de
fa
maifon
,
ce
que
l'on
difoi
a
Pamitié
qw'il
avoit
pour
la
Princeffe
de
Bifignan,
Je
Gentihomme
lui
répondit,
g#e
72
monde
approuvoit
Ge
admiroit
L'amour
qu'il
400"
pour
elle.
À
quoi
il
repliqua,
cela
eff
bien
dits
er
fi
on
loïe
&
fon
admire
ainfile
vice
combitt
Plus
loïeroit-on
€
admireroit-on
em
moi
la
ver”
fje
n'entretenois
pas
cette
amitié?
À]
répondir
auffi
à
un
Courtifan,
qui
lui
avoit
fervi
à
dé
baucher
Marguerite
Vangeft,
&
qui
lui
pars
doit
un
jour
d’une
autre
belle
jeune
fille
Contentez-vous
d'avoir
fait
une
fois
le
métiel
de
Maguereau,
ce
feroit
un
peu
trop
que
d'e
Fe
traiter
Phe
bitude
en
le
failant
une
feconde
for
En
voici
encore
un
plus
remarquable
;
mais
il
faut
avertir
premierement
que
les
N#
politains
ont
tellement
dans
la
bouche
cette
parole
Domenedio
;
c'eft
à
dire
,
Dieu»
48
1
l'employent
même
aux
plusgrandes
profant
tions.
L’Empereur
étant
à
Salerne,
Vif
ge
f
feneftre
un
Gentil:homme
de
Ja
ville
qu'
parloit
dans
la
place
avecune
fortbelle
Bou”
geoife
il
le
fit
appeller,
&
lui
demand?
fans
doute
poux
l'éprouver,
cowment
ee
III.
me
nef
"
#3#
Vois
faire
Fe
=
cette
fille
em
for
RUE
'
Gentil-Somme
lui
répondit
;-9#3/
"
le
nee
d'horreur
pour
le
maquerelage
;
TUE
Ur
Pas
and
Dien
le
lui
commanderoit.
ÊsE
F.
Tponfe
plût
beaucoup
à
l'Empereur
,
Le
pri
»
PIE
à
Dieu
que
tous
les
Me
#
Gal
fefent
de
vôtre
bumeat
|
&
lui
fit
pres
s
d'une
trés-belle
chaîne
d’or.
CA.
432
us
me
À
LA
VIE
DE
L'EMPEREUR
CHARLES
VW
IL
PARTIE,
LIVRE
I
Contenant
les
Années
545.1546,
15
47.
Fi
ARGUMENT.
C
E
que
c'eft
que
l'ambition
Go.
la
M0
fêie
des
Princes.
L'ambition
plus
nai
relle
à
l'homme
que
la
modeflie.
Eft
née
a
de
genre
humain.
Le
Pape
Paul
ordonñf
"
publication
du
Concile,
Ses
intentions.
)
ques
de
groffeffe
dans
la
Maîtreffe
de
TEWP
f
reur.
Î]
part
pour
la
Diete
de
Wormes:
Jeir
des
Lutheriens,
»
Leurs
Princes
ne
ji
,
…
T.
PART.
Liv.
IL
133
LP
en
perfonne
à
la
Diete.
Couches
de
le
Ce
Marie
époufe
du
Prince
Philippe
à
Raiance
d'un
fs.
La
mere
meurt.
A
quoë
attribne
Ja
mort.
Ce
qu'en
a
écrit
Mete-
Ne
Couches
de
la
Plombes
Maftreff
de
l'Em-
CR
EUT,
Pourquoi
on
appela
Sean
le
fs
dont
D
Ætoncha,
Combien
Charles
V
l’aimoit.
-
+
du
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d'Orleans.
François
L
preffe
L.
TAcation
de
La
paix.
On
envoye
des
Ame
Vadèurs
pour
cela.
Mort
de
L'Archevêque
de
Tokede,
©
affüétion
qu'en
reffentit
Charles.
None
Religionaires
en
France.
AVEC
ne
Migueur
ils
font
perfecutez.
Executions
telles,
Sopçons
des
Lutheriens
en.
Allema=
ges
Jures
qu'ils
prenent.
On
delibere
Jur
De
S
chofes
en.
leur
faveur.
Refolution
0R
prit,
Je
rompent
pour
la
premiere
fois
sl
l'Ermperenr.
Opinion
d'Ulon
la
diffus.
El.
eur
Pälatin.
fe
declare
Lutherien.
"4e
M.
Lutber.
Chaïles
tient
la
Diete
2
Ce
Qu'il
fait.
Ligue
du
Pape.
avec
l'Em-
é
#r
pour
faire
la
guerre
aux
Lutheriens.
|
re
Jte
de
l'Empereur
contre
les
Luthe-
…
dem
Caintes
des
deux
Partis.
Grande
bar=
|
De
$
Luthériens,
.
Leur
Manififle
contre
qe
e'eur.
Proteflans,
€
la
baute
opinion
D,"
Ut
d'eux
mêmes.
Charles
les
met
au
He
l'Empire.
On
confulte
sl
faut
don-
A
ELEt
or
de
Suxe
à
un
autre
Prince
©
T8
Jean
édéric,
Deffein
de
Y
Empereur
|
(45)
134
La
VIE
DE
CHARLES
we
en
cela.
Il
veut
le
donner
à
un
fien
nevéb
Son
Favcri
l'en
detourne.
Pretentions
du
FA
pe
Jur
l'Ek£lorat.
Maurice
Duc
de
Saxe)
pretend
pour
lui-même.
I]
en
obtient
la
#0®
mination
de
l'Empereur.
La
goutte
furveté
à
ce
Prince
prolonge
les
affaires.
Értreprile
de
Maurice
contre
fon
coufir
l'Eléteur
di
Saxe.
Celui-là
le
chaffe
de
ce
qu'il
avoit
gage
fur
lui
Charles
reçoit
avis
de
la
confpiratil}
des
Fielques
à
Genes.
Crainte
quil
a
du.Plet
judice
qu'il
en
peut
recevoir.
Mort
d'Hrni}
VIIL.
Roy
d'Angleterre,
fon
éloge
»
Jes
dy.
faurs
©
vices.
Mort
de
François
I.
Jes
gr
tus
©
Jes
deffauts.
Quelles
furent
les
penjéss
de
Charles
fur
la
mort
de
ces
deux
Prince
Le
Duc
de
WWittemberg
refola
de
recoit
à
la
grace
de
l'Empereur.
Grande.
M
lation
en
fa
prefence.
Difcours
qu'il
LA
*
fait
devant
fon
Trône,
Réponfe
de
l'Emp#
reur.
La
ville
de.
Strasbourg.
envoye
dema,
|
der
pardon
à
l'Empereur.
.
Les.
efperancts
©
l'Eletteur
Tean
Frederic
fur
quoi
fondées
S'évanoüiflent.
Crainte
que
cela
li
dou
Charles
part
pour
l'Armée.
Les
Lutheriél
;
laiffent
perdre
une
belle
occafion.
:
Charles
profite
à
leurs
dépens.
Difgrace
arrivee
aux
Lutheriens,
Ils
f
reoluent
de
recourir
auf
don
de
l'Empereur,
Ils
en
font
detournez
10
par
quelles
raïfons..
Is
S'encouragent
à
fi
da
guerre.
Sont
les
premiers
à
la
deu
se
L
_
d
UT.
Par.
Liv.
Li.
135
a
elles
formalitez.
Comment
Jeur
Cartel
ï
EH
Faute
où
ir
tomber
fur
l'effat
de
Armée,
Bataille
entre
les
Catholiques
©
les
beriens,
Ceux-ci
la
perdent.
Aëtions
di-
Ses
d'é,
remarquées.
Jean
Frederic
Ele-
ii
Qu
7e
Saxe
eff
fait
prifonnier.
Conduit
à
crles
Par
le
Duc
d’Albe.
Comment
il
fat
|
h
“de
ce
Prince.
Paroles
de
l'El£leur
à
|
f
Pereur
;
Ja
réponfe
de
celui-cy,
©’
plu-
ne
Particularitez
confiderables.
Gloire
ee
arles
S'ef
acquife.
I]
veut
fe
rendre
dd
e.
ee
Ville
de
ittemberg.
I]
s’en
approche
PAUL
Armée,
Lettre
de
la
Duchefle
is
La
à
Jon
époux
prifonter.
Réponfe
i
tin
0,
Charles
affiese
Wittemberg.
©
ue
br
de
lEkEteur
à
ne
vouloir
pas
ceder
je
vu
Sentence
de
mort
prononcée
conire
He
b
©
Quelle
fermeté
d'efprit
il
l'entendit
Pr
D"
L'Etefleur
de
Brandrbourg
:
a
à
Du
€
Cleves
intercedent
pour
lui.
LE
ï
di,
Ja
grace
&
fa
vie
@x
on
l'obtient.
ie
che
Jones
defquelles
on
accorde
Ja
grace.
ée
pee
nduite
de
l'Eleéteur
Gear
Frederic.
fe
Hcheffe
Sibylle
wa
rendre
vifite
à
/
Em
“4
»
Ô'
comment
elle
eff
reçhe.
Difcours
;
sl
lui
fait
Réponfe
de
Charles.
Elle
va
fie
"do
mars
en
prifon.…
Charles
lui
rend
vi-
ip
Cherche
Jes
moyens
d'introduire
l'Es«
Dis
à
Naples.
…
On
la
propofe
au
peuple.
L
Jours
des
chefs
de
la
Bourgeoifie
au
RS
LA°VrE
DE
CHARLES
V.
136
<
Ry
là-deÿfus.
Sedition
que
cela
caufe.
Le
tre
de
l'Empereur
au
Pape
fur
la
vittoire
60
tre
les
Lutheriens,
©
réponfe
du
Pape.
Arbi-
O
N
verra
dans
ce
Livre
des
chofes
CP
ti
&
p
=
“
rod.
bles
de
faire
dreffer
les
cheveux
à
12!
fie.
te,
fçavoir
une
ambition
effrénée
&t
cap
154*
de
changer
la
face
de
l’Europe
&
de
PAGE
opprimée
&
avillieaux
pieds
de
cét
Emperé”
rieux
&
triomphant.
Auffi
après
toutes
Le
victoires
furprenantes
de
ce
Prince
fur
£
x
©
ile
fuivant,
que
les
humbles
font
devenus
orgut!
C
Jeux
parles
victoires,
&les
orgueilleuxht},
bles
par
les
difgraces.
.Ileftarrivéun
nouŸ®
changement
de
fcene,
par
lequel
il
n’4
Fe
moins
paru,
ge
Dieu
refifle
aux.
orgueilleuxr,
qu
il
fait
g'ate
aux
bumbles.
SPA
&
Ra
s
L’ambition
de’regnèr
,
de
s’agrandif
?
ml
Ha
uie
DE
s’a-crediter
eft
fi
ÿrande-dans
les
homme
|
à
Phom-
que
fouvent
la
modeftie:
qu’ils
font
patron
f
me,
au
dehors
ne
fert.qu’à
la
cacher:
elle
4
*
naturelle
aux
hommes
qu’ils
ne
s’en
dépo
of
ll
*
>
L
*
Î
lent
ja
à;
TTL.
PART.
Lx
v.
If:
137
re
qu'ils
*
Particulierement
les
Princes,
en
tir
ES
ont
plus
de
moyens
que
les
autres
lité
gs,
T
des
avantages.
Au
lieu
que
l’humi-
Ques,
*
Moderation
font
des
vertus
angeli-
Lom
AUI
fe
rencontrent
rarement
dans
les
ben
Se
&
qu'en
ceux-là
même
qui
fem-
à
b&tif.
Poffeder
naturellement
,
c’eft
plû-
Hifon
.
?
(ue
modeftie
&
moderation.
La
en.
,
Ci
que
la
Nature
a
ainfi
fait
l'hom-
et
re
que
lui
a
donné
un
defr
infatiable
:
en,
Voir,
croyant
que
tout
lui
appar-
Vient”
Qui
cft
au
fonds
veritable.
D'où
À
ttes
sk
il
ny
a
pas
jufques
aux
femme-
oi
mes,
qui
ne
difents
que
la
Mature
Que
p,
TT
bien
partagé
toutes
chofes,
mais
Peut
gr.
IE
des
hommes
a
tout
renverfé;
Qo;
‘6.Ma-Pon
pas
tant
de
tort
de
le
dire.
Le
il
en
fit
venons
à
l'Hiftoire.
ACT
Op
Voyant
la
neceffité
qu’il
y
avoit
ee
out
ét
un
Concile,
s’étoit
enfin
refolu
:
Conyoe
été
l'obftacle,
qu’il
en
ordonna
la
dans
la
AUON
Dour
le
mois
de
Mars
fuivant
Atteur
Ville
de
Trente,
par
une
Bulle.
L’Em-
pete
ne
avoit
une
continuelle
correfpon-
ven
Lettres
avec
fa
Sainteté
,
avoit
auffi
p..mé
us
le
Pape
d’affembiler
une
Diete
Ces
pue
Tps
>
afin
de
mieux
difpofer
les
d
vero.
ans
pour
le
Concile
;
qui
fût
lp
Mars
pu
indiquée
pour
le
même
mois
à.
Pere
Wormes.
Le
Pape,
affüré
par
tre
qe
Que
cette
Diete
ne
devoit
fervir
0R,
qu'à
prendre
des
mefures
rai-
fonnables
AU
‘
Chirles
va
à
la
Diere,
238
LA
VLE
DE
CHARLES
V.
>
PA
fonnables
avec
les
Princes
&
Eftts
de
Age
pire,
pour
faire
ceffer
les
troubles
quis
,
de
mentoient
de
jour
en
jour
dans
les
affaire
&é
laReligion,
à
rétablir
la
Juftice
qui
avoit
A!
broüillée,
&
aprésavoir
donné
la
paix
à
41
lemagne
faire
la
guerre
au
Turc,
refolüt,
n
envoyer
le
Cardinal
Alexandre
Farnelé
lité
neveu,
pour
y
afifter
de
fa
part
en
qui
de
Legat
à
Latere.
tu
dE
Charles
gueri
de
fa
goute,
avoit
refolu
pain
partir
de
Bruxelles
pour
Ja
Diete
au
com
ile
|
cement
de
Fevrier.
Mais
comm®
fa
de
#
Eliodore
ne
fe
poffedoit
pas
de
JO
eat
voir
groffle,
&
que
l'Empereur
lui
tel
auf
plus
de
carefes
par
la
joye
qu’il
en
ar
il
arriva
que
ces
careffes
lui
firent
reve
a
goute.
Du
moins
les
Medecins
ne
l'OM
tribué
qu’à
cela
,
l'Empereur.
étant
fo:
"ef
moderé
en
toute
autre
chofe..
Quoi
que
fit,
il
fût
obligé
de
renvoyer
la
D
On
commencement
du
mois
de
Mai
fuivant
en
fit
de
même
du
Concile.
Ainf
}
Fe
f-
reur
partit
de
Bruxelles
le
12,
d'Avril:
6e
riva
à
Wormes
à
petites
journées
au
©
ef
mMencement
de
Mai,
Le
Legat
y
arr
ts
même
temps.
Mais
l'Empereur
{e.;
4
aué.
bien
loin
de
fon
compte,
s'étant
promise
les
Lutheriens
auraient
des
fentimens
RÉ
moderez
,
quand
il
s’agiroit
de
faire
des
“y
glemens
fur
les
affaires
de
la
Religion
jar
lieu
qu’il
les
trouva
fiers
&
obftinez
à
5e
rer
qu’ils
vouloientun
Concile
libres
PoriE
ville
au
cœur
de
Allemagne
où
F2
du
Pape
ne
pût
donner
aucune
ombre
cet
|
loufie
à
perfonne
;
prétendant
ouffé
“Que
2
:
Qed
UL
Parr.
Liv.
IL.
139
dage
tres
n’y
peuffent
prefider
queles
Am-
“Empereur,
oule
grand
Chan-
-mpire.
L'Empereur
connût
bien
|
Qu
“voit
quelque
deflein
caché,
voyant
es
Princes
Proteftans
n’y
paroif-
Depur
Perfonne,
ni
autrement
que
par
des
Cor
=:
de
forte
qu’il
ne
fitautre
chofeque
|
Autre
APS
dier
certe
Dicte,
&en
indiquerune
dela
*
atisbonne
,
pour
le
commencement
Chance
ee
füivante.
Il
fr
écrire
parle
Grand
5
plier
des
Lettres
fort
preflantes
à
tous
lon
fnces
de
fe
vouloir
trouver
en
per-
Mempeutant
qu’il
feroit
poffble,
à
Se
tdin.r*.…
Aprés
quoi
il
prit
congé
au
de
pl
Farnefe
,
qui
prit
le
chemin
Xelleg.
Me,
&
lui
sen
retourna
à
Bru-
u
1
.
ÉRPTERN
£
<
à
ss
ï
ques
Jours
aprés
être
arrivé
à
he
Naiffias
tince
SU
la
nouvelle
de
la
naiflance
Je
ÉAUE
je.
dont
avoit
accouché
la
Princelie
(jte
ar
Vie
Poure
du
Prince
Philippe,
dans
la
5545.
1
û
ho
lalladolid,
le
foir
du
9.
Juillet.
I
Aderar
ME
Charles
au.
Baptême
en
con-
fit
ce
OR
du
nom
de
fon
Grand-Pere.
Ce
KA
ce
infortuné,
dont
la
mort,
fignée
.
re
PTE
main
dé
fon
pere,
a
éte
la
ma-
Mans.
ant
d'Hiftoires
&
même
de
Ro-
N°
fo.
“Ctte
nouvelle
donna
véritablement
Païs
fit
à
cette
occafñon
de
ms-
HS
Tournois
,
feux
de
joye,
Joùtes
Mais
juates
Feftes
&
réjouiflances.
int
:
fmbloit
que
la
fortune
de
Charles-
Ken
€
Plaifoit
à
faire
un
continüel
chan-
$
{Cene,
tanrôt
du
malau
bien
;
&c
tantôt
Mort
de
la
mere
236
LA
Vie
De
CHaARLes
V.
donnoit
pas
alors
d’autre
qualité
aux
Princes
entend
trop
bien
les
loix
de
la
Guerre
pour
40?
se
Javoir,
que
celles
d'un
vainqueur
font
É04j041S
es.
[l
ft
Quelque
difficulté
d’abord
de
les
f8ne#
Fais
VOyant
qu’il
n’yavoitpas
d’autre
MOJes
de
fe
tirer
d’affaires,
il
figna.
En
confequé
ce
de
ce
Traité
on
leva
le
Ban
de
l'EMP#
quiavoitétépubliécontrelui,
on
lui
donné
ë
grace
de
farebellion,&
il
fut
retablidans
fes
a
Ciens
droits,
en
la
maniere
que
nousle
dif
Ci
après.
…
‘A
ge
en
üite
P'Empereurallaà
Hall,
comme
fe
prefente
eu
le
plus
commode
;
&
]à
le
Landgravé
P
ji,
;
devant
Îppe
le
vint
trouver
le
dernier
jour
de
M
lEmpe-
I]
entra
dans
la
vill
né
reur.
hommes
à
Le
S
accompag
6
mis?
1547.
:
Cheval
tous
magnifiquement,
-
fur
tout
le
Landgrave,
qui
portoit
un
bit
fuperbe,
ce
qui
étoit
affez
mal
entely
€
Une
telle
occañon,
où
il
alloit
demanl
Pardon,
&
faire
fatisfaction
de
fa:
A
€
Paroître
en
fi
grand?
pompe.
Les
EfP
gnols
le
trouverent
fort
mauvais,
&c
cel
jo
Plût
pas
à
PEmpereur
lui
même,
Il
fut
10
8er
dans
l'appartement
de
PElecteur
Maur.
on
gendre,
&
le
lendemain
il
fut
accoes
!
B0E
4
l'audience
par
les
deux
Electeurs
dé
ne
2
,&
de
Brandebourpg.
L’Empéreur
Patte
!
1
se
Fa
für
fon
Trône,
environné
€
©
CE
grands
Seigneurs
de
toutes
N#ti27,
|
AUI-Y
étoient
accourus
de
toutes
parts
Pe
ver
cette
Ceremonie..
Le
Landgrave
Ut,
|
pris
de
trouver
là
tant
de
Noblefie
difringu®,
Quand
il
fut
devant
Empereur,
le.Ch4P
pr
la
main
depuis
la
p
à
orte
de
Ja
falle,
if
g
|
BEnOUX
au
pied
du
Trône,
à
fa
gauc
“mi
tue
[IF
Par'r.
EXVEAIIL
AL"
537
re],
P°ROUX
fon
Chancelier,
un
peu.
U
Mortifié
de
fe
voir
en
cette
pof-
On
Ch
Uxfans
carreau,ni
tapis:
il
ordonna.
FE
nCelier
d'expliquer
fes
fentimens
à
“eur;ce
qu’il
ften
la
maniere
fuivante.
di
Dire
>
Très
puiffant
,
invincible,
co
rrés-
Difcours
Vice,
Roy
,
Empereur,
Monarque;
peus
êt
4
Frès_C}
.
Pbil;
Lande
celier,
Met,
'EMent
Seigneur.
ilippe
Uoe
é:
Je,
ayant
grievement
offénfé
vôtre
ans
4.
Periale
dans
la
guerre
prefente,
"lui
G
ME)
Uje:
de
lui
faire
fentir
Ja
fufle
colk
Fe
Téndu
digne
du
plus
fevere
chätiment
:
fe
AE
même
de
beaucoup
accrie,
Gpar
ir
y
Ut
la
punition
qu’il
a
meritée
pour
Le
fol
P
7
‘
É
CR
«
.
%
E
re
€
dans
le
Traité
qu'il
afait
avecelle,
lêts:
ts
de
du;
Fe
TOut
ce
qu'il
poffède,
@
vous
Rs
ln
ME
entiere
d'en
difpofer
comme
vous
le
Mt
bon
;
h
ï
:
;
.
“
LU
|
an
dant
Lrofferné
à
vos
pieds
él
fupplie
vôtre
amet
clemence,
@
vôtre
augufie
grandeur
|
bp.
Par
les
entrailles
de
a
mifericorde
du
Sei
Ld
©
Vouloir
lui
pardonner
,
d’ufer
de
mife-
À
L
4
:
AT
Q
%
A
2
+;
ER:
238.
La
Vie
pe
CHanLes
V.
:
jonrd'
buy
pour
totjours
»
qu'il
reconnoit
vôtre
M:
7.
pour
fon
feul
de
Legitime
Seigneur
y
Print
Empereur,
élevé
à
cette
Diguité
par
la
volont
de
Dieu,
@
par
une
facrée.
G+
legitime
election:
1l
promet
aufli
d'obeir
a
V.
M.
@>
de
f
aire
te”
Pour
Jon
fervice,
que
pour
celui
du
S.
Empire
ce
à
quoi
il
eft
obligé
en
qualité
de-bon
Juyet
ee
mettant
@
jurant
de
demévrer
toute
fa
vie
47
;
cette
inviolable
fidelité,
cr
de
ne
jamais
rien
fair
de
contraire
au
fervice
de
V.
M:
I
fouhaiterir.
[lement
d'avoir
des
fèrces
fufffantes
LR
re
rendre
des
fervices
quirepondiffent
à
la
Te6077
Jance
qu’il
ef
obligé
d'avoir
pour
elle.
Ve
1:
AE
connoîtra
au
reffe
par
de
bons
rffets
que
JE
Ps
1
grave
de
Hefle
de
fes.
defcendans
obfervert
ponctuellement
tout
ce
àquoils
fe
font
obliger?
a
lTraité,
&
par
les
conditions
que
vous
À
it
voulu
leur
impufer.
1
confeffe
que
fa
faute
ee
merité
ou
une
prifon
perperuelle
ou
la
mor?
Ho
3l
ejpere
que
V.
M.
lui
pardonnera)
&
4
1
d'
lui
fera
[entir
les
effets
de
[a
fouveraité
4
memce.
Pendant
que
le
Chancelier
parloit
à
FR
pereur
au
nom
du
Landgrave;
toutlemon
avoit
les
yeux
arrêtez
fur
lui,
&
chacuP
a]
connüt
que
c'étoit
plutôt
par
neceflité
qu,
parloit
de
la
forte
que
par
le
mouvement
ë
fon
Cœur.
[l
ne-laiffa
pourtant
pas
toutes
”
fois
que
le
Chancelier
difoit,
vôtre
ajete
de
faire
une
profonde-reverence.
Aprés
©
difcours
que
l'Empereur
écouta
avec
beñt
coup
d'attention,
il
ordonna
de
demander
Fa
Landgrave,
s’il
confeffoit
du
cœur;
t0
G
*
que
fon
Chancelier
avoit
dit
debouche
;
es
ponditqu’oui
;
aprés
quoi
il
commanda
à
£
_
u
#
ré
\
Con
UE
Parm
Liv.
II
239!
Rare
iller
SAllemands,
delui
répondre
de
&
qu
qu’il
lui
avoit
ordonné
deluidire,
Se
mt
€n
la
maniere
fuivante.
deu.
fe
Tnperiale,
nôtre
très-clement
Sei-
ÿe
>
Où
fout
ce
que
Philippe
Landgrave.
de
Réponfe
]
Cl
À
in.
Fa
fais
dire
de
fa
part
par
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Chance
Dis
T4
La
eu]
approuvé
de
fa
propre
bouche,
ler
y)
“4
il
Confefle
l'avoir
grievement
ofenfé,
24
FE
7
S
étre
rendu
digne
du
plus
fevere
chati=
da
FE
Ja
Majefté
veut
bien
avoir
plus
d'é=
Ftter
x
Puiliation
avec
laquelle
il
s’eft
Ver
.4fess;
à
en
‘Pieds
pour
lui
demander
grace,
qu'a
nel
eciale
>
quelque
coupable
g
digne
de
cha-
dore.
2
foi
ufer
de
clemence
envers
lui
;
€
Ne
ne
auf,
de
l'interceffion
que
les
Prin-
il
D,
,?
474
b
ire
4
rebelljon
contre
pere
Le
.
€
à
[21
17
+
Pa
A
le
pas
co
"
ï
*Majefté,
méme
ne
é
;
ë
ï
pre
*ê[07
née
tuelle
quoi
qu'il
l'ait
meritées
“ras,
ffquer
fes
biens
>
©
3
Je
con
|
aire
la
même
grace
à
fes
Jujets
de
ue
Traité.
Au
refte
fe
Majefté
veut
bien
y?
fidey
Landgrave
G*
fes
Jajets
de
RE
oi.
ent
à
l'avenir
»
©
qu'ils
£
d
\ou
a
clemence
dont
elle
auJé
enverseux.
Moux
A
VONS
dit
que
le
Landgrave
étoit
à
Ÿ
&
Miro:
tte
multitude
de
Nobleñfe
qui
le
Xemenr.
C’eft
ce
qui
obligea
le
Ç
;
1
C
an»
\
front
fence
&
morti-
oute
5
Carreau,
ni
Tapis,
en
Japrefence
farion,
Il
eft
arrêtés
:
fois
qu’il
nommoit
fa
Majefté
Imperiale
|
240
La
Vie
DE
CHarLes
V.
Chancelier,
(il
y
avoit
intereft
auf)
de
fe
hâter
&
de
parler
le
plus
vite
qu’il
pouvolt
afin
que
fon
Maître
fe
levät
plütôt.
Au
con?"
traire
l’'Officier
de
l'Empereur,
pour
her
durer
dayantagela
mortification
du
Landgle
|
ve;
&
afin
que
l’affront
qu’il
recevoit
EUE
ja
temps
de
faire
plus
d’impreffion
fur
l'efpre
des
fpectateurs
;
parloit
le
plus
lentemen
qu'il
pouvoit,
toufloit
fouvent,
&
routes
foit
une
profonde
reverence
,
&
fe
re
eva
peu
à
peu,
faifoit
une
paufe
avant
que
deré”
prendre
fon
difcours,
&
tout
cela
afin
quele
Landgrave
demeurât
plus
long
temps
À
ge
noux,
ayant
ordre
de
le
faire
ainfi.
Quand
*
eut
achevé
de
parler,
l'Empereur
;
hau
a
F
IDain
fans
parler,
pour
faire
figne
au
Landgrè
one
fe
lever
.
Ce
qu’il
fit
incontinent
»
ayant
Oté
un
gand
pdur
faluër
l'Empereur?
;
$
avança
avec
beaucoup
de
foumiffion
pour
MAD
aifer
la
main,
mais
l'Empereur,
la
rente
&
ne
vouiüt
pas
le
lui
permettre
»
:
que
Mortifia
extremement
le
Landgrave.
Lane”
fut
pas
mbins
afHigé
de
voir
devant
fes
yeux
Erneft
Duc
de
Brunfivic
quiavoit
éte
f0n
d
us
dans
les
bonnes
graces
de
ke
mp
4
Due”
pendant
qu’il
fe
voyoit
fi
foit
:
F
L
Empereur
étant
forti
de
la
fale
»
LE
Du
:
Albe
s’approcha
du
Landgrave,
8
linV
fort
civilement
à
fouper
dans
fon
apparremen®
avec
les
Elcéteurs
de
Saxe
&
de
BrandeboW®
ëc
autres
Grands,
&
comme
il
éroit
déja
tar
il
je
mena
avec
lui
dans
le
Château
où,
logeoit,
La
Table
fut
magnifiquement
fre
|
x
Ron
QU
Part.
Liv.
IL
34%
nee
Marqua
pas
d'y
bien
boire
à
1
©
des
Allemans,
quoi
quele
Duc
sen
E
Mais
bien-tôt
aprés
soute
cette
joye
de
qe
née
en
amertume,
car
aprés
sé
Gi
Delon
able,
environ
minuit
;
&
des
Conee°
des
deux
Electeurs
»
&
des
aie
DpEtZ
dit
au
Landgrave
qu'il
avoit
ordrede
1
Ya
Pereur
de
l’arrêter,
&
en
même
ae
del
q
ft
venir
Don
Jean
de
Gene
9er
don
piment
de
Lombardie
;
il
lui
Fe
foie.
le
bien
garder
avec
{es
gens,
QUE
nier
:
‘
, .
ee
pis
de
l'Ernpereur
de
fe
laiffer
baifer
la
UE
|
Wrpe
Pfiquois
rien
de
bon.
S'il
fut
2
x
‘A
ti
il
le
futencore
bien
davantese
que
dre
retenu
prifonier
sune
telle
per
Es
ent
Fi
€
cœur,
&
il
n’en
accufa
pas
Re
Leur
lEmpcreur
mais
aufli
les
deux
ce
l
Re!
qu'il
Croyoit
confentansà
cela;
en
d
é
lOmpoit
beaucoup,
car
les
HR
Wet
innocens
&
auffi
furpris»
ee
nes
DÈMe
de
ce
qui
étoit
arrivé»
À
PE
dé
Attendoient
pas
:
ce fût
mémeac
DR
Que
Maurice
d’ailleurs
tant
obligé
à
de
Dreur
fe
revolta
enfuite
contre
lui,
com-
Ms
le
diro
fon
lieu.
;
ns
en
fonli
RDS
Ce
es
eCteurs
ne
manquerent
pas
de
Fe
valleà
le
|
j
2
n
i
Le
Gri
ils
Purent
pour
l’obliger
à
mettre
d.
pes
En
répos,
l’aflurer
de
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innocence
nine
Qm
P'omettre
que
regardant
fa
prifon
AURE
Quitee
©
Un
affront
fait
à
eux
mêmes
»
1e
B
À
olent
point
l'Empereur
qu’ilsn
a
Es
laure
Aliberté,
ce
qu'ils
RUE
rs
Fa
par
le
s
les
plus
fole
Bars
Îl
s
{ermen
Ê
p
te
Charles
Aecufé,
F
532
LA
ViE
DE
CHarLes
V.
|
leur
Nation,
en
l’embraffant,
lors
qu'ils
pri
rent
congé
de
lui.
Auffi
ne
manquerent-i
5
pas
à
leur
parole,
car
le
lendemain
matin
ils
fürent
enfemble
trouver
l'Empereur,
&
LE
prirent
inftamment,
de
faire
reflexion
qu'u®
tel
procedé
faifoit
du
tort
à
fa
Gloire,
puis
qu
il
Violoit
une
parole
donnée,
&
qu’ainfi
il
étoit
obligé
de
mettre
le
prifonier
en
liberté.
LISE
füivirent
pendant
fix
jours
&
jufques
à
NEUF
bourg
follicitant
toujours
la
liberté
du
Land?
grave.
L'Empereur
leur
répondoit
toujour
qu’il
n’avoit
jamais
promis
de
ne
le
pas
faife
arrCter
;
mais
feulement
qu’il
ne
le
condan®
neroit
pas
à
une
prifon
perpétuelle.
.Mais
U®
jour
fe
voyant
trop
importuné
]à-deffuss
il
dif
aux
Eleéteurs,
91e
s'ils
ui
wennient
plus
TOME
pre
la
tête
au
fujet
de
là
liberté
dt
Land:
grave
;
la
premiere
fois
qu'ils
Mi
en
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deroient
,
il
le
fairoit
conduire
prifonier
en
Ef:
Pagne
n
PDT
J'ay
été
informé
par
des
Lettres
de
Plu*
fieurs
favans
d'Allemagne,
dont
je
n’entens
point
la
langue,
quegénerallementrousleuts
Auteurs
ont
accufé
l'Empereur
d’avoir
m4
qué
de
foy
en
cette
occafion
,
&
d’avoir
tromz
PE
&
trahi
les
deux
Ele@teurs
&
le
Landgra
ve>
en
donnant
un
autre
fens
à
{es
parolles:
+
Mais
la
verité
eft
que
le
Landgrave
qui
P4\
4
foit
pour
le
plus
fin
&
le
plus
rufé
Prince
de
107
fiecle,:manqua
lui
même
de
lumieres
dans
cette
occañon;
peut-être
auffi
que
la
grandeur
dé,
fa
difgrace
lui
troubla
le
jugement
;
outre
qu'ilavoit
à
faire
au
Ducd’Albe
le
plus
afñdé
Confeiller
de
l'Empereur
&
qui
étoit
encore
plus
adroit,
plus
fin,
&
plus
rufé
que
lui.
#
ti
TE
…
Dr
nus
Ho
nt
-
:
Cértain
que
l'Empereur
avoit
deffein
dele
pi
4
>
&
que
ce
fût
pour
cela
qu’il
s’ex-
:
4
fa
de
cette
maniere
équivoque
;
9%
il
lui
nr,
Sac
de
la
vie
G
qu'il
ne
le
condanne-
Et
Pas
à
ame
prifon
perpetuelle.
Mais
enfin
qui
;
D
froit
apperçû
aufli
que
cette
expreffion
À
dir
Prifon
perperuelle
,
vouloit
neceflairement
+.
he
il
fe
refervoit
de
le
mettre
en
prifon
fon,
Un
temps?
C’eft
ce
qui
a
fait
que
plu-
|
Empereur,
quoi
qu’à
la
verité
ces
équi-
d
mines
qui
ne
font
que
trop
communes
se
“
11.
Princes;
ne
laiffent
pas
d’être
une
cs
à
l
"Lana
Bloire.
Je
croi
bien
auf,
que
f
…
Lave,
‘mavoit
eu
fon
efprit
entiere-
te
Occupé
de
fes
difgraces,
&c
de
celles
de
M“
;;
“eur
de
Saxe,
il
auroir
mieux
fait
refle-
…
an.
2UX
termes
de
la
promefle
de
P'Empe-
|
pen
Mais
heureux
qui
devient
fige
aux
dé-
4
Pautruy.
<
“
À
pote
comme
nous
l’avonsdéfa
dit
;
donne
11
iberté,
&
fait
rendre
les
Énfeignes
;
|
larene
darts
;
qu'il
avoit
perdus»
avec
toute
“
nsillérie
afin
de
rendre
fa
liberté
plus
glo-
L
ts
Vint
trouver
l'Empereur;
qui
eut
un
#2
40d
plaifir
de
le
voir»
qu'il
protefta,
qu’il
|};
it
rien
arrivé
pendant
cette
guerre»
qui
à
NA
in
donné
tant
de
fatisfaction
;
que
à
1
2"t0t
ë
U
Ce
jour
là
ce
Prince.
Iinefür
pas
plu
à
Ben.
la
prefence
de
PEmpereur
qu
il
fe
sait
tres
UX
devant
lui,
mais
il
le
relevaincon”
.
de
t
&
lembraffa;
il
ne
laifla
pourtant
pas
“ontinuer
à
lui
temoigner
avec
ET
2
de
MIA
PAR
Liv
I:
568
Et
>lu--
1
te
Auteurs
Italiens
&
Efpagnols
ont
juf=
.
Hay
Même
jour
que
l'Empereur,
arriva
a
PT
ac
Marquis
de
Brandebourg>
%
qui
il
débourg,
Vautre,
également
perfides
&
traîtres
TOÙ
25o
La
VIE
DE
CHARLES
V:
tant
de
bruit
pour
la
liberté
du
Landgrate
Cependant
ils
étoient
auffi
coupables
lu”
dE
£
curef
Ave
“
fa
deux
;
on
ne
laiffa
pourtant
pas
de
pro
recent
de
paffion
la
liberté
du
Landgr
qui
n'avoit
pas
reçû
un
châtiment
ëg
faute,
puis
qu’on
lui
avoit
laifé
fes
entiers
,
&
d'oublier
l’autre.
[ly
avoif
it
core
ceci
à
confiderer,
que
Charles-qui
20e
deffein
de
mortifier
autant
qu’il
pourra
ee
Parti
Proteftant
,
n’auroit
pas
voulu
do
Ka
fistoft
la
liberté
au
Landgrave
»
parce
ge
il
tant
libre
&
au
même
eftât
qu'auparavann.
auroit
pü
rendre
plus
fort
le
parti
que,
soit
Pereur
vouloit
abbaiffer;
au
lieu
qu'il
ne
ean
Tien
à
craindre
de
donner
la
liberte
à]
{es
rederic,
dépoüillé
comme
il
étoit
des
bien
âts
3
mais
il-y
290
s,
&
de
fes
Etâts;
maisily
4
n
vai
raifons
fecretes
de
cela,
que
je
M€
ire.
e-
Prémierement
il
faut
favoir
que
Je2°
É
dé
deric
n’étoit
pas
feulement
aimé,
mais
?
Le
des
Proteftans
,
pour
deux
raifons.
pe
Jet
Miere,
que
ce
Prince
avoit
de
Ît
Ep
qualitez
qu’il
gagnoit
l'affection
detous
ce
Qui
avoient
à
faire
à
lui,
genereux»
affab”
doux,
civil
,
extrémement
liberal,
8€
1€
penfant
fort
bien
les
fervices
qu'on
lui
je
doit
;
qualitez
capables
de
fe
faire
des
p#
$
fans
en
tous
lieux.
La
2.
que
les
Prott#;
avoient
de
fi
grandes
confiderations
POUT
4
qu’ils
le
regardoient
comme
la
bafe
6€
Fe
dement
du
Lutheranifine
,
ou
de
!2
epo
mation
que
Luthér
avoit
faite;
car
Jette,
tain
que
f
cét
lecteur
n’eûr
protegé
EU
ve
Ecarstout.
y
)
x
@
?
Lbrÿ
“Andgrave
étant
u
6
te
x
7,
s
beau
$
Ces
confiderations
auroient
fait
Autres
1
+
1C0
5
Re
F
Up
d'impreffion
{ur
l'efprit
des
Luthe-,
e
;
r
aurai”
&
leur
appuy
fi
confiderable
;
Nroit
Rryir
4
PAS
efe
it
d
e.-
des
fes
bonnes
qualitez
,
&
de
trouver
*
Parti
ac
Dons
en
grand
nombre
»
pour
faire
Ua]
&
€
Capable
de
le
tirer
de
Popprefion
\
+
NS
1
&e
de
le
rétablir
en
fon
premier
la
ù
de
£
Maurice
lui-même
qui
avoit
été
ie
É
ie
dépoüilles,
loin
de
procurer
fa.
de
no
icitoit
fecretement
au
MOINS
là
le
fi
en
de
fa
prifon>
parce
qu’il
yalloit
grd
ocre
il
en
étoit
autrement
du
Le
l'en
€;
car
il
avoit
grand
intere
de
lui
Sur
mi
re
la
liberté
n’ayant
pas
de
meil-
Eoch
Parmi
Les
Lutheriens»
ni
de
plus
UT
Parent
,
puis
qu’il
étoir
pere
de
fon
Le
Oiter
&
que
par
confequent
ilséroient
unis
sus
|
nt
par
les
mêmes
interefts.
D’ail-
TS
ñ
Prince
habile
&t
AU
Fe
Pouvoit
être
d’un
grand
fecours
à
Sn
EU
feulement
pour
le
maintenis
Van
©
leétorar
nouveau
mais
pour
FE”
à
ge
Parti
plus
fort
»
&t
s’accreditet
d’a-
des
Du
iclesyPréteftens:
Voilà
les
rai-
tic,
RIUOi
on
ne
parloit
pas
de
Jean
Fre-
dre
11e
l’on
s’interefloir
tant
pour
le
«
€.
L'Empereur
qui
avoit
beaucoup
EL
6
de
Bien-
Land=
&c
il
grave
252
LA
ViE
DE
CHARLES
V0
de
bon
fens,
de
bons
yeux
pour
voir
deloï”
-&
beaucoup
de
penetration
dans
la
plus
1e
politique,
voyoit
bien
qu’il
éroit
de
l’interé
de
Maurice
d'en
ufer
de
la
forte,
mais
com”
Fe
A
nignorois
pas
aufli
le
fien
,
il
alloit*
Le
Le
LH
refufoit
à
Maurice
Ja
liberté
oi
PE
qu’il
lui
demandoir,
parce
3
RUE
pas
qu’il
devint
trop
puiffant
ne
1
grand
appuy;
il
ne
vouloit
pas
auffiqu®
parti
des
Proteftans
fe
fortifàt
davantäB
par
l’union
du
beau-pere
avec
le
gendre
Quant
à
Jean
Frederic
les
mêmes
raifon
fe
avoit
Maurice
de
le
laifler
en
prifon”
lEmpereur
les
avoit
auffi
pour
le
reren
à
Den
dant
que
l’on
traitera
des
affaires
d£
fera
done
je
ferai
part
au
Lecteur
vs
-être
pas
fâché
d’apprendre
les
Pa-
e
TENS
qui
arri
.
TENS
Qui
arriverententre
l'Empereur
&t
pe
Confpiration
de
Fiefco.
contre
la
Républid®
oria
LES
Pape
lui-m£4
PO,
;
gx
même
{0n
pere;
étoit
entré.
dans
cents
dé
affaire»
SO
Ace,
&
y
avoit
donné
un
confente-
riy
te.
Peut-être
cela
nétoit-il
pas
ee
…
Min,
À
Y
à
pas
d'apparence
qu'un
Pape
fi
Lü
ût
voulu
embarrafler
fon
efprit
,
où
_
Pin
ba
confcience
par
une
fembiable
con-
Eau
Ion
;
quoi
que
{ouvent
les
enfans
ayent
les,
#
Up
de
pouvoir
fur
lefprit
de
leurs
pe-
<
“
tout
dans
la
vieillefle
ge
nes
4
€z
i
our
r
iditations
©
Quoi
qu'il
en
foit
»
perfonne
àQha9
En
doute,
que
l’on
ne
dre
L
dim
als,
&
que
cela
n’eût
fait
De2
Que
Pteffion
fur
lui;
mais
il
peut
ètre
auffi
Vies
à
Venoit
de
la
bouche
de
quelques
me
fn
p”
Qui
ne
pouvoient
fouffrir
que
la
:
ation
PR
fût
montée
à
une
fi
haute
éle-
|
Plug
riani
:
qui
eft
de
tous
Îes
Hiftoriens
le
LS
\\
Ko
diligent
à
decouvrir
les
artifices
&
lES
Ge
mé-
|
Qui
o
ties
fecretes,
&
les
reflorts
Se
ar
fi
at
agir
les
gens,
n’a
pas
manque
dé
TE
fur
ce
fujet;
car
premierement
?
É
hé
long
les
jaloufes;
les
differens,
&
Re
ni
paieniemens
reciproques
de
Paul
IT.
&
den
atles
V,
&
enfuite
i!
en
cherche
par
le
ay
a
les
Caufes
&
les
motifs.
Outre
ce
que
Loue
dir
de
Fiefco
foûrenu
par
Pierre
\
ie
il
affüre
que
l'Empereur
avoitété
fort
tre
de
ce
que
le
Pape
;
aprés
la
Bataille
Hbbele
utheriens,
avoit
fi
promptement
<
fes
Troupes;
&
dans
le
temps
©"
aVoit
le
plus
de
befoin,
fans
confi-
UE
les
Lutheriens
voyant
l'ATMÉE
de
Dur
diminuée
d'unnombté
D.
LS
Ctit
le
Autres
€ncore,
254
_
La
Vire
DE
CHARLES
V.
ie
ble
de
bonnes
T'roupes,.pouvoient
en
P
tee
dre
fujet
-de
reprendre
courage.
Il
étoit
el”
core
plus
fâChé
de
ce
que
le
Pape
n’en
ape
guoit
aucune
raifon,
&
qu’il
voyoit
bien
qu*
cela
venoit
de
ce
que
fa
Sainteté
n’avoit
de
auffi
bonne
opinion
qu’il
falloit
du
fuccez
;
la
guerre,
&
ne
confderoit
pas
affez
hs
e
AVantages
qu’on
en
avoit
déja
tirez
É
Cétoit
agir
contre
le
Traité
qu’ils
avoientfe
enfemble.
Il
ne
pouvoit
pas
fe
confoleral"*
de
ce
qu'ayant
preffé
le
Pape
de
lui
perme
tre
de
prendre
ia
moitié
de
l’argenterie
pere
fecrée
des
Eglifes
d’Efpagne
,
pour
s’en
LE
vir
dans
la
guerre
contre
les
Turcs
&
les
L
5
theriens,
il
n’avoit
jamais
voulu
le
lui
ne
der
;
rejettant
opiniâtrement
toutes
les
for
CHatons
,
qu’il
lui
en
avoit
fait
faire;
qe
qu'en
fa
confcience
il
reconnût
la
necelf
L
qu'il
y
avoit
de
s’en
fervir
,
vû
les
form
“
bles
préparatifs
que
faifoient
fesennemis
ee
tre
lui
,
d’autant
plus
qu’il
promettoit
reftituer.
1
étoit
encore
fâché
que
la
jaloufe
du
"
d
pe
fût
venuë
jufques
au
point
de
ten”
difcours
aux
Ambaffadeurs;
qui
faifoient
69
de
noïtre
que
c’étoit
le
deffein
de
PEmpereuf
e-
Porter
la
guerre
en
Italie,
&
particu
ip
nent
en
Tofcane.
Il
faifoit
fur
tout
vo
cette
raifon,
que
le
zéle
qu’il
faifoit
paroi”
pour
Ja
protection
des
Farnefes,
n’étoit
qu
il
prétexte
pour
faire
cette
guerre.
Au
i
ef
3
vray
»
que
le
Pape
par
un
mouvement
dej
loufe
avoit
fair
tout
ce
qu’il
avoit
pü
#
empêcher
que
les
Siennois
ne
reçû
en
400.
Efpagnols
que
l'Empereur
avoit
16
re
TS
Ra
nr
©
CR
4
D
LEA
à
ÉROP
EN
ax
1
1
de
Leur
HI
Par.
Liv.
Il
255$
Quoi
M
or
pour
defendre
leur
ville,
1
difborie
ne
fût
que
pour
lavoir
mieux
pe
Co
On
&
que
Don
Ferrante
Gon-.
Oulie
Morse
de
Milan,
ayant
{çû
la
ja-
qu'il
pre
€
le
Papeenavoit
conçù,
&cles
foins
fer
es
ne
pour
obliger
les
Siennois
à
refu-
de
Pagnols
que
l'Empereur
avoit
def-
Cardinal
po
dans
leur
ville,
eût
afluré
le
es
_Farnefe
neveu
de
fa
Sajnteté
»
des
Pour
Le
intentions
de
fa
Majefté
Impe
cl
*TEpos
de
lIralies
&c
qué
c'étoit
pour
*
@
:
Mn
E
me
qu’on
vouloit
envoyer
cette
gar-
riale
fpagnole
à
Siene-
avec
beaucoup
de
Autres
Cha
ne
€$
avoit
appris
auf
il
Oit
€s
mauvais
offices
que:
le
Pape
lui
Cltay,
?
Pour
le
rendre
fufpect
aux
Princes
d
time
comme
s'il
avoit
Eû
deflein
de
les
40
un
;
ce
qui
fe
découvrit
plus
clairement
cite
à
Autre
affaire
qui
arriva.
on-Fer-
or
d
nt
je
viens
de
parler,
ayant
appris
la
Quun.
Prince
de
Piombino
qui
ne
laiffoit
re
6
Une
enfant
pour
fucceffeur
fous
la
Tu-
€
de
P
Catherine
Salviati
fa
veuve
me-
Qué
Cnfant
;
craignant
que
Jes
François
n
U
:
ne
Buettoienr
roûjours
Plralie,
ne
feren-
ep.
Maîtres
de
l’efprit
de
cette
Dame
;
&
garnifon
Fran-
ON
lgcaffent
à
recevoir
une
\
en
pmo
,
avoit
prevenu
ce
deflein
noir
pos
adroitemen
à
la
Princeffe
de
re-
NN
lan
garnifon
Efpagnole
:
mais
com
Ca
qui
Ex
étoit
prefte
à
être
concl
8
Viati
fre
fat
averti,
y
envoya
le
C
Pt
de
degee
decetre
Dame,
qui
la
fie
chan-
Ant
vo,
ein.
D’autres
difent
que
Don
Fer-
uloit
acheter
Piombino
pOU
PEms
pereur
|
k
encoiCe
Motif
de
mécon-
tente
péreur
»
ce
qui
auroit
infailliblement
ré
;
fans
les
follicitations
contraires
que
le
ce
256
La
VIE
DE
CHARLES
V.
“fs
e
lui
fit
faire
par
Salviati;
dequoi
Gonza8
de-grandes
plaintes
à
Charles
V.
contié
Pape,
l’affurant
d’ailleurs
qu’il
negotioit
®
Ligue
offenfive
&
deffenfive
entre
les
De
ces
d'Italie,
à
l’exclufion
de
fa
Majefté
APE
riale,
accufée
par
le
Pape
d’afpirer
àla
mOPÉE
chie
univerfelle
de
PItalie.
urs
-
Enfin,
ce
qui
n’aida
pas
peu
à
groffif
08
differens
,
&
qui
fit
beaucoup
d'impié
nul
für
l'efprit
de
Charles
V.
ce
furent
les
pes
tes
que
faifoit
le
Pape
aux
Cardinaux®?"#,>
tres
Prelats
de
fa
Cour
contrée
lui
>
POU
ta
mettre
en
mauvaife
odeur,
leur
voulant
fuader
;
qu’il
avoit
rien
tant
à
CŒUT
7
de
chercher
les
moyens
de
detruire;
AU?
qu’il
pourroit,
fon
autorité.
Adriani
dits
2°,
le
Pape
non
feulement
conçüt
ces
foup
Fee
de
l'Empereur,
qui
l’avoit
obligé
de
2
rér
avec
précipitation
le
Concile
de
TE
à
Boulogne,
mais
que
cene
fut
qu'une
D
à
te
que
les
prétendües
feditions
arr
Ve
rente,
qui
avoient
caufé
la
mort
d'un
#
que,
que
la
peur
avoit
fait
mourir»
eu
pretexte
afin
que
le
Concile
fe
tintenun
de
la
dépendance
du
S.
Siege,
où
le
PE
étant
le
maître,
il
dependît
de
lui
de
le
ce
tinuer
;
de
le
prolonger
,
ou
de
le
romp”?
felon
qu’il
le
jugeroit
à
propos.
de
L'Empereur
ne
pouvoit
s’empefcher
if
trouver
mauvais,
que
le
Pape
après
lui
ave
16
4
k:
D
de.
à
.
4
É
a
ment
de
écrit
&
lui
avoir
envoyé
la
Bulle
de
convo£
Charles
tion
du
Concile
dans
la
ville
de
Dors
“
RÉ
AVR
AU
vertu
de
quoi
il
en
avoit
affüré
de
Pacbe
Ps
|
boucp
IL
Par.
Liv.
IL
257
&
£
€
la
Diere
de
Wormes,
l’eût
enfuite
&tcune
CP
re
autorité,
&
fans
lui
en
donner
Lep°
Connoiffance
,
transferé
à
Boulogne:
Haine
Pe
fut
porté
à
cette
refolution
,
par
:
ns
Ge
Exceflive
qu’il
avoit
conçüé
»
que
*?
tj
cie
f
tenoit
à
Trente
>
où
l
Empe-
des
oit
tour
pouvoir,
on
ne
vint
à
y
faire
Eee
OPofitions,
&
des
decifñions
d
une
trop
nes
à
&t
trop
fevere
refurmation
des
CO.
|
K
abus
de
la
Cour
de
Rome
&
de
fes
Plus
tiques
:
&
le
Pape
avoit
d
AIRE
Dre
€
füjet
de
le
craindre,
que
de
se
il
ference
qu’ilavoit
eùe
avec
ee
mé.
VOit
prié
au
nom
de
Dieil
dé
e
5
quest
aux
abus
&
defordres
des
Eccle
ee
deg
1°
Rome,
qui
dévoient
fervir
d
exe
:
à
Qhras
Modelle
à
ceux
des
autres
pas
limectienté,
ajoûtant
que
s’il
ne
le
faifoit
one
&
de
fa
propre
autorité»
il
coue
tige,
|
2u
Concile
de
le
faire
avec
plus
É
ones
-rrité
donc
de
cette
rss
ë
Menge
©
à
Boulogne,
il
écrivit
à
Don
F
go
Kite
d
222,
fon
Ambaffadeur
à
Res
foi
‘
Srandes
plaintes
au
Pape
&
au
-
ne
de
protefter
des
malheurs
qui
1e
PRcnt
arriver
à
la
Chrétienté,
&
à
es
Lren
Blife,
sil
ne
remertoit
le
Concile
on.
Mais
le
Pape
fe
moqua
de
ces
rë-
;
ne
4
NT
PA
Contes
qu’il
en
foit,
il
faut
bien
que
les
mé-
He
aire
femens
de
l'Empereur
&
de
fes
Mi-
Lois
ï
la
Fr,
Contre
la
Maifon
Farnefe
»
à
caufe
Farnefes
rang,
MiCre
d’agir
du
Pape,
ayent
drap
|
|
tefo
Puis
qu’ils
les
ont
portez
RES
ee
Oution
fi
violente.
Quoi
qu’il
en
toits
à
Utroie
les
258
CHARLES
V.
,
|
les
Miniftres
de
l'Empereur,
qui
n’auroient
jamais
pris
une
fi
cruelle
refolution
fans
|
participation
,
affouvirent
leur
haine
&t
1€;
reflentiment
{ur
la
perfonne
de
Pierre
Loul°
Farnefe
fils
du
Pape
,
qui
lui
avoit
donné
Pinveftiture
de
la
Principauté
de
Plaifine?
qui
étoit
fief
de
l’Eglife.
Ce
Prince
avè
<
-
Même
que
d’avoir
pris
pofleffion
de
la
Pre
Gipauté,
fûthaï,
&
mal
voulu
du
Pelé
Quoi
qu’il
fût
naturellement
fer
&
feveré
dans
{es
mœurs
,
il
crût
encore
quE£
ñ°
mieux
tenir
en
bride
fes
vaflaux
»
De
Etât
plein
de
nobleffe
orgucilleufe
;
accor
tumée
à
vivreen
liberté,
&
à
fe
gouve
Pi
elle-même;
d’ailleurs
non
accoutuméé
ï
|
fouët
,
&àla
rigueur
des
Edits
ne
vou
:
pas
fur
tout
fe
foumettre
à
Ja
Cour»
&
€
£
ÿ
jamais
fujette
à
la
domination
que
“de
fe
|
propres
Loix,
il
crût,
dif-je,
que
pour
si
|
mieux
tenir
en
bride,
il
devoit
devenirenee
re
plus
fevere.
Ainfi
dès
qu’il
fut
en
polie
Si
|
fion
du
Gouvernement,
fe
confiant
fur
Pan
torité
de
fon
pere,
il
fe
mit
à
faire
mille
F2
torfons,
à
caffer
les
Privileges
de
ces
Bees
ne
executer
la
juftice
fans
aucune
forme
>
en
un
mot,
à
avir
plütôt
en
Pre
qu'en
bon
Prince,
&
à
Les
fr
ques
a
dire
{ouvent,
oil
ue
»
À
uvent,
gwilne
fefoucioit
pas
d'être
imp
V4
qu'il
fat
craint.
de
conjua-
Îl
ne
fut
pas
difficile
à
Don
Ferrans
mort
de
eee
Gouverneur
de
Milan
;
conf
7
Farmer,
Mémentauxordres
fecrets
de
Charles-
QU
_1548
de
trouver
nombre
de
Confpirareurs
àC
if
les
plus
propres,
pour
faire
perdre
ja,
vis
ce
Prince
qui
s’étoit
toûjours
montré
ea
M
—
Mi
de
LU
Par.
Liv.
I.
259
fançois
js
&
grand
partifan
des
©
ce
P::
n
voici
J’occañon.
Ayant
appris
AStece
Done
avoit
voulu
forcer
Madame
ABlifcolas
ao
époufe
du
Comte
Jean
geime
He
comme
il
favoit
que
c’étoit
un
j
Courage
qualité,
&c
plein
de
génerofité
8c
fe
vois
&
qu’il
ne
pouvoit
pas
fouffrir
is
il
sn
de
fon
fein
»
une
femme
ne
“he
BALE
fa
beauté
&
fes
rares
qua-
LSdifbo
Le
a
à
lui
le
premier.
Il
le
trouva
ra
q
6
à
faire
perdre
la
vie
à
Farnefe»
e
la
protection
de
l'Empereur
s’i
.
afluré
de
cette
,
{
mit
à
chercher
des
gens
pr'o-
D
en
Le
premier
àqui
Gau-frer
avicino
fon
re,
qui
für
d'avis
de
fe
vangé"?
pour
G
fait
à
leur
1ÈRE
onzague
lui
donna
pour
fecon
ardi
&
nommé
Auguflin
Lande
>
hom-
D'ucoup
d
courageux»
à
a[e
UP
de
confiance.
Ces
trois
hommes-
er
pt
de
à
dans
la
Chambre
de
Farnefe»
le
Ch
tps
coups
de
poignard
»
&
ayant
Jette
pr.
teau
Es
les
Fenêtres
dans
les
foflez
du
sa
pe
mirent
à
crier
Liberté,
Libertés
nertl
a
es
En
même
temps
Gonzague
de
qui]
qui
fe
pafloit,
envoya
une
gar-
:
la
ville
tenoit
prefte
»
fe
mit
en
poffefhion
nt
le
nom
de
l'Empereur
&
la
de-
1
Affaire
A
Lnperisle
Mais
comme
cetr
He
d'en
t
beaucoup
de
bruit
;
il
fera
A
mieux
remarquer
les
particula-
‘s
ue
À
jet
de
ce
meurtre
on
affüre
deux
Cho-
Ponofics
{es
154%
266
La
Vie
pe
CHARLeEs
V-
fujét
du
partage,
mais
que
le
Gouver”
de
Milan
les
mit
d'accord
fort
adroïte”
ment.
pétifr
Au
premier
avis
que
l'Empereur
€Ÿ
rneur.
E
me
or
cette
execution,
dont
toutes
les
circonfiare
ces,
&
particulierement
la
foldatefque
4
É
:
le
Gouverneur
de
Milan
faifoit
tenir
P'é
io
faifoit
voir
trop
clairement,
que
la
confpite.
tion
avoit
été
tramée
par
fon
ordre
»
pi
le
parti
de
faire
l’ignorant.
Il
verfa
des
:
mes
fur
cette
mort,
&c
afura
les
AMP
deurs,
qui’en
croyoient
rien
;
êc
1€
rt
de
fa
Cour,
que
la
perte
de
Pierre
out
cruellement
affainé
l’affligeoit
infini
Con
&
qu’il
prenoit
beaucoup
de
part
à
14
Cou
Jeur
qu’en
reffentiroit
le
Pape;
voyar
‘
“0
leurs
le
préjudice
que
cela
feroit
à
our
{on
gendre.
Il
ne
fe
contenta
pas
même
ces
demonftrations
feintes
d’afiétio®
"à
page
magnifique
de
deuil,
pour
faire
©
on
:
pliment
de
condoleance
au
Pape;
ne”
it
gendre
Ottavio.
L’Ambañfadeur
qui
20
Rise
innocent
de
ce
qui
étoit
arri
a
devant
le
Pape
en
termes
capable
inconfolable
de
la
mort
de
ce
Duc:
:,
tel
;
Lepats
|
Le
Pape
tout
perfuadé
qu’il
étroit
du,
of
OU
aflafinat;
accompagné
de
pareilles
co
sge
ftances,
ne
s’étoit
pas
fait
fans
ls
Of
L
À
jus
PEmpereur;
pour
ne
pas
rendre
le
mal
P
41
-
gra
q
+
HE.-ParTe
Liv:
I.
sa
367
>
&
en
tirer
quelque
bien
si
“
Le
Vo
PE
lai
pas.
de
témoigner
Er
*
teue
tvec
plaifir
Le
compliment
de.
pe-
Stand
ier
de
l’o-.
*
“2
premiere
de
le
remercier
Arnbañade
qu’il
lui
cor
+
he
ui
fairecomplimentde
con
9
ee.
Moi.
t'agique
de
fon
cher
fils»
PRE
Ragner
la
Part
qu’il
y
prenoit.
_
ae
+
benne
de
Or
Da
ser
dre
Ce
entre
les-mains
d'Ottav.
RES
“qui
avoit
été
affàf-
lé
|
“S
de
Pierre
Louis
qui
aVOIt
Teen
érite.
fa
fille.
|
Ge
Olliciter
à
ce
qu'il
‘confentit
de
Me
d
que
à
Boulogne:
Mais
il
er
arr
bee
L'EBAS
employerent
leur
nee
du
pe0UP
Plus
pour
Îles
interefts
de
ape
Fe
Ence
És
c'eft-à-dire
à
faire
re
*
Fe
QE
:
“4
>
pere
LA
te
Mpereur
s’excufoit
robjowsaiente
debe
Eddirer
one
fur
ce
faits
Fa
la
Religion“
Pr
lire,
que
les
inverefts
publics
sh
PE
u
pue
#rop
confiderables
pour
les
a
17e
n
®
dif
3
uli
1
0
QE
éPer
pour
dessffaires
partic
}
re
detort:
Que
RU
h.
Due
renvoyer
fans
leur
faire
à
pr
bi,
%
Quand
il
auroit
deux
cœurs
>
Àl
ir
ee
‘le.
EToëy
Tout
entiers
à
l'unique
re
<
A
.
;
L4]
Men
pate)
toite
la
Chrétienté
a
é
rent
ue
tous
TS
*
Les
Legats
répondirent
prefq
;
iculieres
|
Vu
T6
d'ordinaire
les
affaires
par
Heu!
M
2
infln=
À
ù
*
368
La
Vie
De
CHARLES
V.
,ys
inflhoient
beaucoup
fur
les
publiques
»
lors
44
els
dependent
des
mêmes
occafions
»
qui
fervent
4
blinune
bonse
union.
Mais
l'Empereur
PE
f
que
les
Legats
fe
tira
d’affaire
en
conclu?
|
qu'il
était
[orti
d'une
Maifon,
qui
avoit
soijt,
…
Beaucoup
de
veneration
@
de
refpeët
por
à
S,
Siege,
co
qu'il
en
avoit
lui
même
(85
di
mens
gravez
dans
le
cœur,
auffi
biez
qu'un
ele,
une
veritable
obeïffance
filiale
PR
oi
G*
qu'ainfi,
il
feroit
todjours
tout
ce
LL
Jar,
en
[om
pouvoir
,
go
pour
le
S.
Siege
de
pur
it
Religion
Catholique.
Mais
que
pour
ce
g#
“Me
de
remettre
Plaifance
entre
les
mains
d'O#
wi
4
fox
Gendre
&
perit
fils
de
fa
Sainteté
il
nep
En
Voit
en
aucune
maniere
rien
déterminer
lè-dif
qu'aprés
les
affaires
du
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Que
far
folicitoit
avec
tant
de
pallioñ
la
refhiention,.
Plaifances
en
laquelle
il
avoit
pas
moins
as
:
tereft
que
lui,
puis
qu'Ottavio
étoit
Jo7
se
que
pour
lui
[a
confcience
nifon
bonneuT
ge
ln
Fi
voient
pas
permettre:
d'abandonner
les
CU
|
du
Concile,
qui
étoient
infeparables
‘48
ceux
nan
PNR
QE
de
droieile
Char
te
int”
pourquoi
Jamais
Pape
ne
füt
fi
atraché
à
Les
De
Fe
Pape
Teits
particuliers
que
celui-ci,
&t
jamais
Pur
dois
2
RAENE
na
cu,
plus
d’attachemen?
©
aracbéà
ceux
du
public
que
Charles
V.
H
ef
va)
oi
ie.
À
Pape
devoit
être
excufé;
parce
que
vore
qu’il
fût
dans
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decgepit,
il
avoit
PC
*
affez
deforce
d’efprit,
pour
connoître29
ae
ne
mettoit
en
poffeffion
de
la
Principau
7
j
Piaifance
;
{on
petit
fils
pendant
1?
fs
dificillement
y
parviendroit-il
jamais,
18
mort.
Mais
ce
n’étoit
en
lui
que
l'€
dé
tendreffe
des
vieillards
&ç
fur
cout
de
cel
font
*
Qnte..
II
Parir.
Liv.
IL
268
|
dns
“5
la
decreprirude,
pour
leursdefcen-
Uri
Crau
fonds
il
avoit
lieu
de
mettre
fon
loge
"Pos
là-deffus,
puis
qu'Ottavio
pour
oi
(el
agiffoir
avec
tant
d’empreflernent
têur,
Mari
de
Marguerite
fille
de
l'Empe-
déj
de
il
aimoit
tendrement,
8
qui
avoit
Qi
EUX
enfans:
ne
fe
pouvânt
faire.
&
d
andonât
les
incerefts
de
fon
gendre
tion
2
Chere.fille,
"&,
cette.
Conldera-
Me
nt
plus
puiffante
fur
l’Efpric
de
Pope
teur
que
toutes
les
follicirations
du
Pouygss
Enfin
quand
ce
bon
Pape
vit
qu
>il
ne
Opini®-
”
treté
voi
EAU
AU
rien
obtenir
au
fujet
de
l’affaired
Ot
pape
8
Poule}.
S
Opiniâtra
felon
fa
1
Pere
oimt
écoûter
les
fol
1
ps.
ù
Ur,
à
l'égard
du
Concile;
&t
à
vour
One
MOi
qu'il
en
far,
qu'il
fe
tint
à
Bou-
dv
arles
V.
de
fon
côté
demeura
fer-
og,
°Uloir
qu’il
fe
tint
à
Trente.
Deux.
no
liSeoiênt
le
Pape
à
ne
vouloir
pas
ul
que
le
Concile
füttenu
ailleurs
qu'à
RApane
*
La
premiere,
dont
nous
avons
À
Autor
eftque
craignantqu'on
nediminuat
As
io
LÉ
à
Trente,
&que
les
Ecclefiafti-
rotcile
Uffent
mal-traitez,
il
vouloitque
le
LPre
Üt
en
lieu,
où
il
fût
le
maître
de
le
th
and
il
voudroit.
La
2.
étoit
qu’il
vou=
F,
Miâtre
€pit
à
l'Empereur,
&
fe
vanger
de
{on
ion
e
€
à
ne
vouloir
pas
lui
donner
fatis=
nca
Mettant
Ortavio
en.
pofñeffion
de
le
C
par
celle
de
ne
vouloir
pas
Te
db
ion
Oncile
à
Trente.
La
premiere
de
:
&
LS.
Étoit
le
fruit
de
la
pañion
du.
Pa-
Econde
de
fon
caprice.
Mais
quant
M
3
à
l'Em=
coûtume
;
à
NE
del’Em-
follicitations
de
peter
mo
LA
Vire
bE
CHARLES
Ve
à
l'Empereur
,
on
voyoit
fort
bien
1
1
fic
_woit
d'autre
motif
que
celui
du
bien
pubs
fachant
bien
;
qu'on
‘ne
pouvoir
hr
ner
la
paix'à
la
Chrétienté
que
par
a
de
cile,
&
qu’il
étoit
neceflaire
que
c£
Con
fût
tenu
en
un
lieu
où
les
Catholiques
Pix
‘
Proteftans
püffent
aller
librement.
e
y”
ci
declaroient
ouvertement
qu'ils
n°
Pa
voient
aller
à
Boulogne
;
&'ils
ayoier
ser
fon
;
l'Empereur
ne
pouvant
pas
leur
Des”
a
feurèté
neceffaire
en
une
ville
quid
En-
doit
du
Pape.
_Ainf
l’obftination
GES
woit
.
pereur
à
vouloir
le
Concile
à
Trente?
OU”
auffi
bien
fondée,
que
celle
du
Pape
àleŸ
loir
à
Boulogne
étoit
peu
raifonable.
ju
nee
On
vit
paroître
dans
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l'EUTOP
L&
casrs
fleurs
écrits
fur
cette
obitination
dE
?
muenr,
de
l'Empereur
à
Pégard
‘du
Concile;
re
1548.
voulant
qu’il
fût
tenu
à
Boulogne
le
le
à
Trente,
lés
uns
en
faveur
du
PaP£?
|
;cuf
autres
en
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de
Charles-
Quint
C8
golt
avoit
fes
partifans.
Mais
PEmperet,
pol
pour
lui
la
plus
grande
partie
des
#
fes
qués,
&
tous
les
Lutheriens
&
C2
Vient
Cependan
enr
pendant
ces
deux
Monarques
n1€
©
Lafft
pas
de
s’envoyer
incefamment
des
pres?
deurs
;
&
des
Courriers,
avec
des
Le
es
des
Manifeftes,
&:des
remontranceés
Serale”
dant
que
les
peuples
murmuroient
Be
dal
-
ment
contre
le
Pape,
&
paroiffoient
fcan
gro)”
{ez
dé
la
paffion
demefürée
qu'il
faifo
BG
tre
en
cette
affairé
,
perfuadez
que
j
pla”
‘bereur
eût
voulu
doûner
Pinveftiture
ee
jut
fance
à
Ottavio
petit
fils
du
Pap£?
aie
à
ci
auroit
incontinent
remis
le
MentE:
.
4
L
LA
Trente
ESP
ART,
Los
Us
Tr
4
6:
de
forte
que
ce
Pape
>
qui
hors
la
(Gy….
Ailavoit
pour
lesintereits
de
fa
Mai-
at
PATUt
très-digne
du
Pontiñicat
en
toute
de
*
Occañon,
s’oublia
en
celle-ci
qui
étoit
tre.
£rniere
importance
;
negligeant
l'in-
ticu
:Publictpour
s’attacher
à
fon
incereft
par-
(TT
comme
font
d'ordinaire
les
Eccic-
“ques.
F
Ba
:
APRES
Certain
que
toute
la
Chtétien
rs
ÉD
Il
fait
Qu'elL
fandalifée
de
la
conduite
du
ARC?
Faire)
Parce
$
éoit
édifiée
de
celle
de
1
Empere
Ke
:
day.
AU
On
étoit
perfuadé?
que
ee
Hs
io:
|
dant
PR
ve
qué
l’intereft
PIBUr
EPENT
gnes
+
10h
“MPereur
trouva
m07E7.
:
1
QOUrS
Plaifince
,
&
de
foûtenir
avec
Eat
enité
du
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que
le
Pape
avoit
Ta
Mbler
fit
cher
ler
à
Boulogne.
Pour
cet
effet
il
quoix
de
deux
es
de
bonne
conduite
2
|
rgrande
experience
dans
les
affaires
AA
RUX;
fermes,
&
hardis>
à
qui
on
69e
Dé
Mlité
de
Commiflaires
de
l'Empire)
pÈutez
de
fa
Majefté
Imperiale»
vers
es
|
Lu,
Affemblez
à
Boulognes
d’autres
di
de,
Qu'on
Jeur
donna
le
caracte
AE.
tien
7,
CE
qui
eft
aflez
vrai-fembla
su
L
Ci
93
François
Vargas»
Fifcal
CT
ra
:
àtriy
Es
&
Don
Martin
S0ri4
Velafco.
ge
Qui
à
Boulogne,
ils
trouverent
ques
qe
tapne
Ÿ
eût
d’autres
Prelats
que
ceux
de
se
:
|
d'inr
lSfiaftique
&.de
quelques
autres
ve
$
fon.
ils
ne
laifloient
pas
de
tenir
des
5€
L
cle
,COmme
fi
c’eut
été
un
veritable
COR
Dé
Us
fe
prefenterent
à
la
Sefion
du
2.
du
Len
Dre
;
d’autres
difent
que
ce
fut
4
ce
‘à
2
Janvier
1549.
&
aprés
avoir
Ê[6
Cr
:
M
mis
{
Le
protefter
+
LS
È
à
,
27»
LA
Vie
DE
CHarLes
V.
Maxime
+
de
Char-
es
Y.
me
&
de
Plaifance.
L'Empereur
fit
cel
marche,
non
pas
qu’il
ignorât
dequoi
!
pt
en
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mieux
inftruit
que
€
cr
es
mais
par
politique
&t
pouf
BE
ji
_
temps;
efperant
que
le
ne
en
âge
decrepit,
pourroit
ant
que
l’on
en
vint
à
la
conclu
ces
affaires.
Ce
pendant
dès
que
eut
été
informé
des
demandes
de
mis
dans
l’Affemblée,
ils
y
tion
fuivante.
Que
l'Empereur
étan
de
bien
de
la
Religion
@
le
fervice
de
l
fitent
la
pr
t
force
(0)
de
faire
[es
proteffations
contre
certaines
Soi
difans
Lezats
Apoftoliques
;
conir
le?
à
Boule
Participation,
ni
confeftement
de
[a
Mail
vd
ejre
eur
»
il
lui
fit
répondre
par
le
même
ce,
que
l’Eglife
avoit
plufeurs
juftes
Er
tentions
fur
ces
deux
villes,
mais
qu'il
Ë
toit
pas
neceffaire
de
les
produire
juri
2
faifan
}
de
con”
fon
hon°
Pape
>
urif
fion
le
#
PEMPÉ
on”
di
m
tefta”
gens
»
e
U0
ges
Evé-
ouf
]
sa"
Pape
at
qu
ents
“nee
UT
Part
Live
Le!
272
Ko
;
«
12
Le
ten=
he
Legat
ayant
fait!
cette
réponde
à
1
Em
bte
ER
DUT
;
deux
mois
aprés
lui
fit
dire
;
qu'il
phign-
|
ot
Pas
deflein
d’en
venir
à
aucun
juge-
ce.
Dai
lic
,
n'ayant
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cet
RE
Conf
que
pour
fatisfaire
à
quelque
pes
Rire
CE
>
&
qu’ainfi
fa
Sainteié
ne
se
ne
UCUne
dificulré
;
de
lui
comp!
ss
D
Rire
ole
f'jufte
,
d’autant
pusquil
rs
10
que
Pour
lui
faire
plaifir.
APT
br
par
"Elle
réponfe
de
l'Empereur
de
eytr.
AVOya
à
Rome,
le
Pape
fit
5
ne
À
|
D'dinairement
le
Confiftoirez
ne
da
|
$
EMande
de
l'Empereur.
es.
1
EE
ayo®
furent
d'avis,
que
non
feulement
i
rh
MangP®
lieu
de
refufer
à
l'Empereur
So:
;
:
pee
de
faire
connoître
à
se
na
Up
ts
&
particulierement
à
|
a
ler
donc
refolu
de
lui
donner
fatis
+
Qu'aprés
qu’elle
en
feroirremifeenpok
Mat
7
droit
de
faire,
qui
fut
en
fubitance
;
que
les
Re
it
faite
l'Empe-
teur
N°
ceffi
Jui
en
avoit
faite
l'Empe-
a
d
&ximilien
ayeul
paternel
de
CHR
CNLLS
fous
le
Pontificat
de
Paul
FE
H
te
temene
du
Roy
Catholique
ayeul
ma
c
Rte
Erapereur
,;
qui
avoit
lui-même
2
Vie
à
IX
Repîtres
,
qui
fouvent
deviennent
k
M
_
”
Réponfe
274
LA
Nue
be
CHARLES
Ve
inutiles
par
leur
trop
grande»
antiquit®:
Pour
donner
plus
de
fatisfaction
a
EP
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HAE
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fit
voir
les
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autentiques
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V,
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qu’il
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à
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à
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qua
pas
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faire
fon
raport
à.
fa
Maj°
mperiale.
Mais
enfin,
il
ft
bien
/
même,
qu’il
n'avoit
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befoin
d’in
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que
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Fano
Legat,
&
au
Seigneur
Jules
-
ship
»
“
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A
“
qui
avoit
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lui
aider
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Fe
çevte
affaire
conçue
en
cés
termes:
2
07.
se
avoit
montré
aucun
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pour
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ante
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:
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à
ie
Ambaffadeur
à
Rome
au
fe
etentions
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emeurie
dé?
PEglife
fur
la
Seigneurie
*
à
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fance,
qu'il
ne
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ie
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à
15500
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en
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FAITE"
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d'en
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plus
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;
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en
plus
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faveur
de
l'Empire.
I|
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L
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ayant
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l
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fur
PAP
je”
Plailance
;
il
étoit
content
de
donner
ar
ge
pour
es
pretentions
40.
mille
écus’
tous
les
47°
G
quelque
autre
chofepar
déffus….
|
D
pi
TE
A:
u
Pape
Urfin
ayant
fait
favoirà
Paul
IL
cette
ee
à
l'Em-
pereur,
ponfe
de
l'Empereur!
Ce
bon'Pape
10%
it
qu'il
étoit
de
pius
de
quatre
vingt
an
FE
en
une
fi
grande
colere
qu’il
en
étoit
ed
feu.
Le
lendemain
ilife
tranfporta
20
53
fiftoire,
où
il
fit
de
grandes
DHinites
éhre
niere
d'agir
de
PEmpereur.
Mais
Cote
perfonne
ne
vouloir
sattirer
M
haine
dése
grand
Monarque
;
&.que
tous
favoient
re
le
Pape
ne
’échauffoit
pas
pour
les
interet
de
l'Eglife;
mais
pour
ceux
de
fa
Maifon”
lui
laifferent
le
foin
de
faire
à
J'EMPÉ
“
telle
réponfe
qu’il
jugéroit
à
propos:
Le
fr
donc
la
fuivante,
Oeil
avoir
ro
0e
Ty
a
[2
voir
ur,
ftruétion
ten
IL
ParrT.
Liv.
IT.
275
fu
Wnême
d'érouffer
entierement
£OUS
les
juftes
Mets.
:
de
refentiment
qu'il
venott
de
recevoir»
|
tan
Pi
Perfuadé:
qu@
fa
Majefté
1mperiale
Je
dé-
D,
de
toute
pafions
G*
fe
reconcilieroi
avee
s
ñ
50
maniere
convenable.
Qu'en
cette
affai-
Prey
#01t
la
partie
‘offenfée
,
puisque
S.
M.
I.
doit
dépoñiller
L'Eglife
de
ce
94
lui
appar+
2,
*
lecit
imement,
Qu'il
ne
doutoit
pas
»
ff
Je
co
Trperiale
vouloit
mettre
la
mai
pr
de
“ce,
qu'elle
ne
prit
incontinent
la
refo
2
a
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Parme
gx
Plaifence
au
S.
518€:
Quelle
mn
:
ofiderer
comme
fes
Prédece]feurs
la,
déboi;
1
ait,
qu'un
Prince
qW!
er:
fre,
fe
l'Eglife
de
ce
qw'elle
4
de
plus
préc
Fe
Pas
ef
©
éme
par
la
force
dla
violence
;
06
|
HPerer
de
woir
profperer
Jon
Regre.
#
Etren
Cment.de
fon
Regne
faire
TE
Nat
Pile
qui
lui
acquit
de
la
gloire
Prof
ñ
dans
toute
l'Europe»
HE
Cet
Le
Pipe
a
de
la
difcorde
qui
regnoit
entr
19°
&
Charles
V.
Pour
cét
€
Fu
ble.
Le
le
Cardinal
de
pass
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ha-+
toy,
205
la
negoriation
»
toù
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detours
de
la
politiques
añn
qu'après
fo"
fait
des
compiimens
de
€
Gtuelte
au
Pape
fur
l'affaffinat
&
la
mort
le
le
de
fon
fils
le
Prince
Pierre
Louis
;
il
Gr
lat
à
s’en
vanger-
Aprés
avoir
donc
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Royt
Mpliment,
il
infinua
au
Pape
que
le
es
pty
fon
Maitre
avoit
des
avis
certains
aa
Prince
avoir
été
fi
mal-heurenfene
Qui
A.
Par
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de
l'Empereur
Charies.
d
Conf,
VOit
fourni
les
moyens
d’executer:
la
MPiration
,
dans
la
feule
vüë
de
fe
rendre
maitre
LL
Mauvais
coms}
IL
Roy
de
France»
voulant
dans
le
Dis
faire
quelque
tre
à
{a
Charles
fit
deffein
de
Ve
582
LA
VrE
pe
CHaRLes
V.
fût
|
S.
Laurens
enla
maniere
accoutumée»
ily
fe
+
propofé
&
deliberé
d’envoyer
quelques
P
Do
1
-_
fonnés
à
l'Empereur,
&
dans
cette
me
Re
fceance
ils
nommerent
pour
Deputez
pee
A
rnte
Sanfeverino
Prince
de
Salerne?
2
des
plus
grands
Seigneurs
du
Royaume
à.
Es
Ui-la
même
qui
avoit
éréfait
Syndic
pOur
Vir
Charles
V.
lors
qu'il
fut
à
Naples
©
me
nous
l'avons
dit
en
fon
lieu,
aimé
&
if
veré
non
feulement
du
peuple
;
m4®
où-
de
toute
la
Nobleffe,
parce
qu’on
lavoir
jours
reonnu
très-zelé
pour
fa
patrie
one
joignit
àce
Princéle
Cavalier
PlacidoO
Ge
ji
gro
;
homme
de
grande
qualité
©,
ordonna
;
quand
le
Prince
feroit
part
?
alité
demeurer
auprés
de
l'Empereur
»
€B
2%
qu
d'Ambaffadeur
ordinaire
de
la
ville
63
1
Royaume.
Le
Prince
qui
étoit
à
Sa
|
ayant
été
averti
de
l'Emploi
qu’on
lue
"ee
|
.
donné
fe
rendit
au
plütôt
à
Naples»
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se
}
fenta
au
Confeïl
à
S.
Laurent
avec
5
nus
à
Ts
accepterent
tous
deux
la
charge
QU
jee
|
À
avoit
donnée,
&
on
leur
en
exp€
a
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tres
patentes.
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du
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élection
ne
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pas
au
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|
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Roys
à
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de
la
qualité
des
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par
ae
shoes
lors
qu’on
demeura
d’accord
d’envoY®
lle
a'étoient
DÉPUtEZ,
un
de
fa
part
&
deux
pourlé
om”
pasagre-
1}
NE
Croyoit
pas
que
l’on
choifiroit
UP,
6a-
ables,
me
de
fi
grande
qualité
que
le
Prince
Gus
lerne;
qui
étoit
l’homme
du
Royaumel
PS
accredité
:
niun
füujettel
que
Sangro?
Ie
de
experimenté,
&
le
plus
éloquent
ROM
+
ce
toute
l'Italie.
Ainfi
le
Vice-Roy
fit"
5
un£
qu’il
put;
pour
obliger
la
ville
à
al”
po”
LM,
}
pan
Tivoli.
“2
JOIN
:
cleétion
,
&
à
deputer
des
gens
follici
Confiderables,
il
fit
même
fecretement
_&
nur
le
Prince
de
s’excufer
&c
de
refufer»
Wan
ns
voulut
pas
faire.
Mais
pour
ne
pas
Visiter
à
ce
dont
on
étoit
convenu
»
le
É
Oüvelle
Se
l
Moie
Sicilien,
&
Chatekin
de
Caftel-
tions
n
ê€
après
lui
avoir
donné
les
inftruc-
hi
con
CéMaires
ile
pria
plutot
9
il
ne
|
end
Amanda,
de
faire
fon
pofible
pour
1€
|
Ce
qu
avant
les
autres
auprés
de
l'Empereur
blûré.
t>caril
arriva
à
Ausbourg
trois
su
ti
Q'eux,
quoique
les
autre?
fuffent
par-
|
u
1
«
.
i-
ra
à
tre
jours
ayant
luis
&t
i]
mit
les
affa
:
Omme.
eflât,
que
le
Prince
fut
mal
reçu
“Q.
ous
le
dirons
cy-aPrés"
0ÿ
nomma
pour
fon
Deputé
Don
FE
tirerent
un
mauvais
_.
de
#PUtation
quand
ils
fe
virent
mal
reghê
aux
Mnires
:
ce
qui
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beau-
d'Af
au
Prince
de
Salerne>
Car
HOTS
je
Duc
doit.
°
&
quelque
Prince
Alleman
»
il
n'y
Pût
Pérfonne
à
la
Cour
de
l’'EMpereuñs
qui
Jours
n
de
pair
avec
jui.
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fürent
huit
le
M
fans
pouvoir
avoir
audience»
quoi
que
|
Minip
ati
Della
Valle
vit
l'Empereur
où
fes
Sn
lui
TES
prefque
tous
les
jours.
Finalement
val
fit
dire
qu’il
devoit
donner
par
écrite
let
de
chambre,
ou
à
un
Page»
C6
9
Î
au
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für
fuivi
d'un
Won
a
COTE
Là
grand
le
lendemain
»
at
ne
pb
fit
faire
commandement
au
Prince,
de
RE
qua
quitter
la
Cour
à
peine
dé
la
des
Gonzales
de
Mendoz7a
Marquis
de
4
|
_
Deputez
and
le
Prince
de
Salerne
&
Sangro
fu
sde
(Na-
e
pa
2Tivez
à
Au
éroit
alors
l'EM-
ples
mal
Si
Lez
à
Ausbourg
où
€
Jeur
reçûs
J
284
LA
ViE
DE
CHARLES.
ie
À
fans
en
avoir
un
ordre
par
écrit
de
fa
mperiale,
&
on
fit
faire
commandem
!
Sangro,
de
partir
incefflamment,
Sols
moe.
à
Naples
avec
le
Marquis
aile,
:
éirar
LefPrincerepondit,
quel
Emp
tp
on
Maître
&
fon
Roy,
ilne
manquer0!
Pi
|
€
faire
ce
qu’il
lui
ordonmoit,
San812
fe
auf
qu’il
obeïroit,
à
la
charge
que
4
au”
jefté
Imperiale
lui
donneroit
auparavant
ya
dience..
On
lui
repliqua
qu’il
n’avolE
#2
«
Partir
inceflamment,
qu’autremenit
OP
te
Cederoit
contre
lui
à
toute
rigueur»
CP
ondit
contre
un
rebelle.
À
quoi
Sangro
réP
4
avec
un
courage
intrepide,
Il
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ar
UD
Ee
qui
pourra
de
ma
vie
qui
eff
au
pouvoir
°°.
fus
pereur
pour
en
faire
ce
qu'il
voudra»
mais
J
4
V4
,Tefolu
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point
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fans
avoir
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2rement
je
ferois
du
tort
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la
Commiffio
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le
ét
chargé
pour
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patrie,
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la
gloire»
©
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à
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conduite
de
[a
Majefté
Imperiles
7
Dot
perfonne
au
monde,
qui
ne
blamät
un
mL
ereur
rant
auf
Auçufle
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bon
que
lui,
s’il
fe
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donner
audience
à
la
plus
noble
ville
de
/
;
fa
le
plus
riche
fleuron
de
toutes
fes
couronnes"
20e
Obligé
par
les
Loix
inviolables
de la
F4]
pote
couter
es
Jüjets
en
une
affaire
de
fi
grande
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Lance.
Graf”
Difcoure
Ce
difcours
fût
rapporté
à
Monf.
d£
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dé
de
San-
Vele
Evêque
d'Arras
&
premier
iniftr
Eye.
|
EMPereur,
qui
eftima
tant
fon
coura2€
0
fs
reur,
fouhaita
de
le
voir.
On
le
fit
venir
ae
Chambre
»
où
il
l’écouta
aÿee
plaïfir
V'É®:
lendemain
il
Pintroduifit
à
l’audience
de
!°
été
pereur,
à
quiil
parla
dela
forte.
7
pitt
»
ra
Guen,
UT.
ParT.
Lav.
I.
qi
285.
Ts
vôtre
M.
Ÿ.
de
la
part
de
cette
Villes
Lou
ÿ
Offèrt
tant
de
domages
;
C7?
de
guerres
Ville
Nour
les
droits
de
vôtre
Couronne.
Cette
ge
és
À
auroit
donné
fes
entrailles
pour
recevoir
up
%phe
vôtre
M.
F..
lors
qwelle
4
n77
%-beur
de
la
voir
dans
fon
enceinte.
Cette
Wp1%
Pour
montrer
exemple
aux
auires
villes
de
jJeume
,
ou
plétôs
à
toutes
les
autres
villes
le
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vafle
Empire,
à
payer
exactement
Ou
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4
pa)
Sim
|
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2
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de
la
gloire
ce
vous
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Invinct
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fidelle?
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Juis
Venu,
que
pour
fepblier
voire
Root
art
avec
toute
la
fournifféor
polfié
le,
Joy
20m
W
;
Fier,
“#lufbement
Don
Pietro
de
Toledo
Ps
»
Ge
à
vous
faire
des
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à
donné
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..
1
4
D
VOUS
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moëles
des
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;
:
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Me
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Jèra
aujourd'hui
de
donner
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M.
de
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de
la
charger
d'un
ne
;
ms
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Tribunal
de
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dont
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peuple
5
PAT
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Perfuadé
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-
np,
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gloire
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Yuive.
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elle
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peut
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2
;
Ÿ
a
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faire
VENT
EN
Je
prefence
M.
Dour
quis
della
Valle,
qui
eff
ici
de
fa
part
»
dy,
Ce
confronté,
pour
aprés
avoir
oùi
ce
ire
à
dire
pour
la
defférfe
du
Vice-Roy:
©
*
celle
de
vôtre
très
fidelle
ville
de
Na-
19
S
bn
Cordormertout
ce
que
V.
M.
HTOHUETA
|
L
|
\
Empereur
qui
étoit
fage
&
prudent
Réponfe
*
2
de
Char-
QUiles
V,
LÀ
qui
étoit
bien
inftruit
du
fait,
ne-troù
à
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d'en
venir
à
un
cel
éclairciffemer
à
&
fe
contenta
de
lui
répondre
avec
beaucour
de
douceur
&
de
moderation
;
qui
m'ayte
.
pas
{çû
qu’il
eût
été
envoyé
de
la
part
de
Fe
ville
de
Naples
en
fa
cour;
mais
que
?
de
ayant
été
ordonné
de
s’en
retourner
;
"
Pouyoit
avec
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revoquer
cet
ja
Qu'aurefte
il
pourvoiroit
au
placôts
AUX
me
{oins.de
la
vilie,
à
la
fatisfaction
de
roub,
f
.
monde.
.
Qu'ainf
il
pouvoit
s’en
retour,
content,
&
en
toute
fureté
à
Naples’
PA,
faire
favoir
aux
habitans
,
qu’il
entendoit
qu
nn
au
Vice-Roy
l’obeïffance
qui
ui
ee
Se
Sangro
ayant
baifé
la
main
de
ju
nes
&
1
ayant
remercié
de
fa;gen
720
£
é
pritcongéde
lui,&
fe
retira.
COM
Ortoit
de
la
Chambre
on
lui
remit
Pexpe
6e
ion
&
l’ordre
par
écrit
de
partir
CE
4%
a
le
lendemain
avec
le
Marquis
delle
Ve
mais
quoi
qu'ils
fiflent
le
goyage
je
ble
,
ils
ne
parlerent
que
d’affaires
ge”
es
ralles,
itŸ
aiye
à
Depuis
qu’on
fçût
à
Naples
qu'il
dr
Naples.
fétOurner,
on
l’attenditavec
beaucoup
de
|
patience
fans
fâvoir
ce
qui
s’étoit
palié
7°
4e
RE
ilétoirextrémementaimé
éc
conf
ui
3
à
peine.eut-on
appris
par
fon
never,
it
avoit
fait
le
voyage
avec
lui,
&
qui
S
©
ojt
avancé
d’une
demi
-
journée
à
qu’il
arrive
qu'une
grande
foule
de
gens
fortit
hors
Ke
porte
de
Capoüe
pour
lui
aller
au
d€
DE
avec
une
J0ye
univerfelle,
Comme
il
P
14
dans
les
rües,
les
gens
lui
crioient
10
AT
«
Morfieur
Placido
,
qu'elle
bonne
nouvelle
SRE
EN
e
porte”
_d
We
UE
Part.
Liv.
DL
287
È
Peu
4
Eui
qui
ne
vouloit
pas
affliger
delqu
€;
nirien
dire
qui
les
pit
porter
*
dita,
fedition
avant
le
temps»
END
Sp:
qui
étoit
le
quatriëme
Aouft
fefte
de
E:
Wpstinique,
&
partie
de
la
nuit
fuivante:
ques
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autre
chofe
dans
toute
la
ville
de?
Porres
oyvelles
avec
de
grandes
Marques
‘o
ne
de
quoi
le
Vice-Roy
qui
favoit
le
M
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éployée.
|
CE
À
lendemat
Po
a
affembla
le
_
er
pt
Les
Nobles
&
du
Peuple
à
à
LAURE
ee
Uettoi
Ut
fort
furpris
de
VOIT
que
Sangr
faite
bite
au
Prefident
une
demi
fueille
de
pa-
dre
chetée
d’un
petit
feau
fans
aucune
Qon
à
Mais
ils
le
furent
beaucoup
plus
aprés
ur
l'eut
ouverte
,
&
qu'on
en
eut
fait
ci
à
haute-voix,
elle
ne
contenoit
que
Vin
Rae
fa
Majeté
avoit
trouvé
bon
que
l€
Vaciy
de
Salerne
demeurät
en
fa
cour
>
gique
$
es
Re
un
vifageriant,
bornes
zouvellessbon-
lunes.
De
forte
que
pendant
tout
cé
dire
5
de
Sangro
s’en
retournât
à
Naples
POWT
fe
Mas
Napolitains
qui
l'avoienr
envoyé
2776
|
deu
€
leur
commandoit
de
Je
tenir
en
PAIX»
|
tespe
les
armes,
@
d'obeir
at
Vice-Roy
>
&°
PAST
Te
€
étoit
[x
volonté.
:Cét
acte
étoit
écrit
he
en,
&
figné
en
Efpagnol
en
ces
ter-
"retaL
0
Mmandado
de
fua
Mal;
Vargas
fe=
Para
>
par
Le
commandement
de
Je
Majefé
der
Secrepaire,
Cette
affemblée
compofée
SCois
tde
Nobles
&
des
Principaux
Bour-
lle
«
fut
extrémement
offenfée
,
de
voir
leur
lp},
Capitale
traitée
avec
tant
de
mepris:
40€
kr
Peur
non
feulement
n’avoit
pasdaigne
*éponfe
à
la
lettre
qu'ils
lui
avoient
ECri-
tes
Sn
Aro
do
né
à à
à
OT
QU
D
LUÇR
à
Gode
À
La
GUAM
GS
À
Gé
ce
CSC
Sc
SS
298
LA
VIrE’DE
CHARLES
V.
AE
te,
mais
encore
leur
envoyoit
un
à
ef
Fe
&
fi
plein
de
hauteur;
ils
fürent
fur le
pois
|
ge
prendre
les
dernieres
refolutions>
CRE
ou.
infalliblement
arrivé
fi
Sangro
due
our
1.
t
Sete
n’eût
fait
tous
Les
efforts
À
CoiL
|
FE
aire
voir
,
.que
cét
acte
qui
Par
des
|
aBord
fi
difforme,
contenoit
pourtal"
y
chofes
confiderables
;
&cne
les
eût.
€X
or
d’obeir
paifiblement
,
dans
l’affurance
de
Re
nr
Dies
bien
toft
de
la
clemeñ
pereur
ce
qu’ils
fouhaitoient.t
;
DU
Pendant
Re
deliberoit
fur
CES
aie
ot"
dans
PAffemblée,
une
grande
foulede
ù
ÿ
en
armes
accourût
dans
la
place
de
®
ce
SRE
ê
dans
les
rües
qui
y
aboutifent
Pre
Se
qu'on
s’attendoit
,
que
les
nouv£
nm
angro
avoient
aportées
feroient
QUE,
de
Péreur
auroit
ôté
le
gouvernement
a
Te
qui
avoit
toujours
paru
grand
ennemi
€
er
ville:
de
forte
que
quand
on
eut
appri
Le
falloit
quitter
les
armes
&
obeiïr
à
FETES
teur,
le
peuple
fe
mità
crier.
L4
No
o
ous
à
{rahbis,
la
nobleffe
nous
a
trabis.
Lu
&
JL
ARLES
qu’on
ferme
les
boutiques.
Te
:
Tes
ce
en
même
temps
on
tira
une
grêle
d'Arg
bufides
contre
les
murailles
&
les
en
es
Fi.
as
où
fe
tenoit
l’affemblée
des
Rg
de
ses
PPAtEze
qui
fürent
tellement
“Es
.vantez
de
la
fureur
de
ce
peuple
info
sn
|
pi
ils
prirent
tous
la
fuire
&
fe
fauveren
re
d’un
côté
&
l’autre
de
l’autre.
Le
er
devint
extrémement
grand,
tant
par
Jes
ge
redoublés
de
cette
populace
irritée>
due
les
decharges
continuelles
des
coups
dard
bufe.
Auffi
ceux
qui
demeuroientaux
Eñ®
js
ME
né
ct
0
Il:Parr.
Erv:
Il.
289
ft
Plus
reculez
accoururent
avec
precipita-
ki
Yers
S.
Laurens,
où
éroit
la
grande
four
Nc
Uns
pour
fe
joindre
aux
gens
foulevez
à
Voir
e'Oitre
la
fedition
,
&
les
autres
pour
Lun
An
fi
trifte
fpectaclequi
menaçoit
la
ville
œ@n
nticre
ruine.
Les
choles
en
vinrent
2
|
pointe
de
defefpoir
,
que
le
Vice-Roy
qui
qu
&
bien
que
le
peuple
ne
laimoit
PAS
Ur
Bnoit
qu’il
ne
fir
tomber
toute
fa
rage
|
dns
Sen
fuit
au
plus
vie
»
&S
enfers
ls
Citadelle
|
avec
fes
plus
HAS
‘Oyal
S;
Jaifant
à
labandon
le
|
ee
plufeursau-
Accident
.
dant
cette
repar
de
:
On
SOMME,
Puits
1»
un
des
plus
grands
miracles
a
ee
un
mids
Woit
Hors
ue
je
vais
raconter:
ÿ
cle
pme
hevallier
de
Jerufalem
ou
de
Malte
|
Aincon
can
Baprifte
Carrafe.
Il
étoit
dE
€
Grp:
MOdÉ
de
la
goutte
qu'il
ne
pouvoi
it
des
pieds
nides
mains;
mais
COMME
êt
l'A
EE
des
D
de
la
Noblefle
dans
|
utez
de
la
LAVER
os
le,
&
qu'il
voyoit
que
l'affaire
étoit
RE
de
import
il
s’y
fic
porter
fur
kores
de
ra
Rec
Re
afin
rendre
quels
n
sue
€s
ordres
du
Roy;
&
pour
donner
Rte
für
ce
qui
feroit
propolé.
Ce
pen-
À
gra
2entil-homme
n'eut
pas.plutôr
oùt
|
Ent
Age
tumeur
du
peuple,
qu’effrayé
au-
Say
1?
Us
que
les
autres,
ils’enfuit
&mon=
-
fr
ées
haut
du
clocher
,
par
un
efcalier
Mains
OC;
Le
fervant
de
fes
pieds
&de
fes
Le
Somme
sil
n’avoit
jamais
eu
la
gouté»
NSre,
UT,
A
Les
dE
la
ki:
»
Le,
290
La
VtE
DE
CHARLES
V:
,
La
peur
lui
fervit
de
remede:
&le
8
je)
bien
(&
c’eft
en
quoi
confifte
le
mire
f
qu’il
men
fût
plus
incommodé
dans
!
F
vie.
he
rt
,
On
regarda
comme
un
auffi
grand
M
P
.‘
Paétionde
Sangro,
lequel
voyant
que
Enoit
ple
au
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de
quitter
les
armés
dev
|
plus
furieux
‘&
plus
opiniâtre
»
é
une
feneftre
de
la
file
de
É
F1
:
criant
d’une
voix
haute
&
plaintive>
Le
|
des
armes,
@
obeiffez.aux
ordres
deJ4
rt
car
fi.vous
me
le
faites
le
pauvre
P
rince
de
plemet
qui
ef?
demeuré
en
Cour
aura
immance,
à
eût
la
tête
coupée
fur
un
échaffaut.
Bien
d°
SE
de
tiré
fur
lui
dans
ce
moment
une
inf
fur
coups
d’Arquebufe
,
aucun
ne
porté
à
été
quoi
que
la
feneftre
où
il
étoit
En
remit’
Aüion
Le
prieur
de
Bari
qui
étoir
danse
Fe
Ê
a
Cloïitrede
S.
Laurens,
où
il
étoit
4
Éd
voir
ce
que
feroitThomas
Califan0
avi
fort
aimé
du
peuple,
crût
étre
ODPE
pis
ce
qu’il
pourroit
pour
l'empêcher:
Les
prier
{
.
4?
,
faire
>
il
courut
à
la
porte
el
mée
ë
afiegée
par
le
peuple
;
mais-bien
sen
9€
pe
force,
car
les:autres
Deputez
‘ui
l’entour
de
lui
le-vouloient
em
h
SoRre
M
Par.
Lav.
IE
32
Àl
T
{à
vie
à
un
danger
fi
évident;
$
Se
ga
rs
CE
de
cette
troupe
feditieufe,
&
dau
|
mit
sPpide;
mais
avec
un'vifage
riant
(e
tur
léparder
d’un
côté
&
d’autre
cette
fouie
ha
Utueufe
|
&
à-baufler
&
baifler
{es
er:
Pour
leur
faire
figne
de
s’apaifer
&t
de
Meter.
Son
autorité
&
la
grande
Fe
te
Faifoit
de
Jui
eurent
tant
de
POUR
êr
Peup
€
tbutiné,
qu’en
un
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to
ce
ed
tumulte
fe
changea
en
un
filence
te
toit
j''lüite
il
fe
ft
donner
un
pe
fe
derri
le.
montadeflusafin
d’être
ae
û
“a
ia
AE
fit
à
haute
voix
le
cour,
lt
Re
er
LA
Uvant,
Diftours
du
Prieur
de
Bari
au
Peuple.
[En
5e
à
Es
yo
b
s,
Freres,
"Co
?
f-cheys
Peres
3
re
Qep
5.
Quelle
fatalité
vous
LUS
HERe
Vous
€
étoile
Jinifire
»
©
ennemie
de
la
e
k
done
borte
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tre
fi
violente
refolution
Ê
AA
7
PJ0urd
buy
vôtre
defféin
>
dans
Her!
:
qw,
Jens
CUDTA
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jet
?
401
VOAS
Gin
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and
LA
ue
à
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Sand
de
fordre
puilfe
aporter
me
cn
iris,
04
à
je
à
Croyerm
VOUS
qu
1
a
Parrie
:
y
étre
à
ne
vouloir
pas
obrir
aux
ordres
2
Que
À
Titans
Jés
armes
»
fera
votre
fortune
;
Outre
“Vantage
tirerez-vous
de
cetie
sulotenc
KO
é
Ki
Propres
Depuiez
;
æ
Offiers
ee
eq
US
rendu
fervice
avec
tant
de
fidels
ke
ee
Jous
donc
je
vous
pr'e
sp,
45
Plaiguez-vous
donc
;
UE
ee
€
bien
aimez
concitoyens
?
Pes
\
à
de
Tous
“Fans
res
Nobles
!
Mais
qui
ef
celuideT
N
2
qui
ES
C4
298
LA
VIE
DE
CHARLES
Ve
bte
4
la
ville,
de
forte
qu’il
jugea
être
plus
she
d’ufer
de
generofiié
&
de
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envi
cette
ville
Capitale
du
Royaume
>
be
:
témoigner
qu’il
étoit
bon
Princes
que
de
.
cuter
à
la
rigueur
les
procedures
&d
dé
pandre
le
fang
d’un
fi
grand
nom
EUR
perlonnes
;
qui
sy
trouvoient
incere
nee
fl
ft
donc
appeller
le
Prince
de
Sale
ui
mit
en
main
une
amniftie
generale
Pau
tous
les
Napolirains
qui
avoient
et
PA
tumuite,
&
lui
ordonna
de
faire
partir
is
famment
un
Courrier
pour
la
porter
*
ven
|
ples,
afin
qu’on
l'y
fit
publier.
Par
le
eh
de
cette
amniftie
qui
n’exceptoit
perfo®
en
on
mit
en
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tous
ceux
qui
ÉLON
eus
prifon
pour
cette
affaire,
on
rendir
au
P
CCS
ple
les
armes
&
l'artillerie
qui
ayoie?
ile
portée
au
Château
;
&
on
redonnä
x
1aY
ue
2
»
.
*
re
ë
glorieux
titre
de
irès-fidelle
Fes
En”
e
Vice-Roy
avoit
fait
effacer
de
tous
Ie
pas.
droits
où
-il
étoit.
Mais
pour
np”
manquer
à
faire
juftice
,
l'Empereur
fe
co
tenta
pour
toute
peine
contre
Îles
Bou’
pour
avoir
pris
les
armes
au
fon
ce
a
cl
marque
publique
d'une
fedition»>
Fc)
danner
à
une
amende
de
cent
mille
Loos
1
|
qui
fut
pourtant
payée
enfuite
par
Je
RO
on
|
me
entier,
felon
la
coûtume;
Paré
es
1
avoit
publié
l’amniftie
danstoutle
Ro
&
que
plufieurs
du
païs
avoient
et
best
“Prifo-
rebellion.
:
fées
Ras
Mais
quand
ces
rumeurs
furent
apps
4%
l’efprit
du
Vice-Roy
ne
Le
fût
pas
car
Cu
tinua
toûjours
à
perfecuter
de
plus
En
à
jes
&
la
Nobleffle,
&
les
plus
confider
rene
Vent
IH.
Par.
Lrv.
IE
,
299
ES
le
peuple,
Malgré
même
une
2mnI-
ter
pp
ee
E
Tale
,
ilne
laïffa
pas
de
faire
QE
tacci
er
Ferrante
Carrafa,.
Jules-Cefar
Ca-
Baprine
>
le
Notaire
Santillo
Pagano
;
Jean
aVoic
€
de
B
ino
,
&
Placido:
di
Sangro
à
qui:
|
ne
témoigné
plus
de
zéle
que
les
autres
Pour
Là,
D
de
de
fa
Majetté
Impériale
»
6€.
Fatrie,
&
qui
avoient
été
Députez
il
Fe
Cêtte
affaire,
comme
nous
l'avons
dit;
.
th
AAA
E
tous
au
Château;
fans
a
il
pûc
$er
peter
d'autre
raifon
que
celle
de
£
24
Pèp
l'avoir
bien
auffi
faic
tout
ce
qu
ë
av.
:.
À
ide
Perdre
le
Prince
de
Salerne
{
hu
0y
Int
que
trop
à
bout
dans
la
fuite)
et
e
lui
St
informations
fur
informations
contre
“êt
“
Cour
;
par
lefquelles
il
étoit
chargé
Celu;
©
Principal
auteur
dé
RQIAeR
Pr
‘Que
pri
faifoit
foûlever
le
peuple
>
APR
Me
Mpereur
ne
verroit
jamais
cé
Roy?
£
ne
.
05
troubles
tandis
qu'il
vivroit
;
TA
PpPOUvant
réufir
de
ce
côté-là»
parce
pe
de
LPETEUr
étoit
perfuadé
qu'il
y
et
pl
x
Prit
à
On
que
de
verité
eh
tout
cela
;
:
lerne
la
plus
foible
partie.
Le
Prince
de?
.
AVoit
étant
averti
par
les
N
apolirains
qu
à
berte
ÉTTÉTÉ
ces
perfonnés
»
foilicita
leur
li-
ten.
*
la
Cour:
mais
il
fallut
que
l'Empe-
Lo
Avoyät
quatre
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confecutifs
avant
Ro
pe
€s
mir
en
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parce
que
le
Vice-
Rifie
Chaque
fois
qu’il
en
reçévoit
Pordre
L
mille
injuftes
remoniftrances
;
la
fn
At
il
fût
forcéde
les
mertreen
liberté.”
He
Quina
4
Même
témps
on
fit
courir
UPE
paf.
Pal
labie
Kôme.
On
y
reprefencoit
Dafquin
seu
meffacer
,
portant
ufié
lettre
dont
N
6
Ourta
le
D
SES
4
}
300
La
VE
De
CHARLES
V:
à
le
deffüs
éroic
tel,
2
lIluftriffime
Seigneur
pa
Pietro
de
Tolede,
Marquis
de
Villefranche
SU
de
Naples,
recommandée
&.
adrel[ée
à
J'Empe”
à
7er
Charles
V.
fon
Vice-Roy.
À
la
verité
Po
en
Fe
pouvoit
comprendre
;
d’oti
à
ace
de
bonne
opinion,
tant
de
CO?
.
que
l'Empereur
prenoit
en
DoiffPietro?
js
tant
de
credit
&
d’autorité
qu’il
s’éroit
acque
für
fon
efprit
;
l'ayant
maintenu
penda
e
ans
dans
la
qualité
de
Vice-Roy,
n0n0
ee
les
efforts
de
fes
envieux,
&
les
remo?
ie
ces
continuelles
par
lefquelles
on
lui
Don
entendre
,
que
s’il
n'ôtoit
le
Gouvern*
(is
|
à
ce
Miniftre
il
perdroit
le
Royaume"
à
Pourtant
le
Vice-Roy
fût
maintenu
jufque
se
4
mort,
qui
arriva
en
1553.
au
most
vril'à
Sienne,
où
il
étoit
allé
pourfe
none
|
;
la
guerre
d’alors,
&le
Royaume
peftconfer.,
CRUE
auparavant.
Il
eft
bien
vraÿ?
d
pus
apolitains
furent
delivrez
par
fa
MO
Cars
ne
grande
échärde,
car
il
avoir
tOùjoUT
Le
dé
une
haine
irreconciliable
contre
Ne
|
pie
>
depuis
que
Charles
V.
avoit
été
ples.
Tout
cela
ft
pourtant
bien
VOA
ie
l'affection
que
ce
Prince
avoit
pour
OPbeE
niftre
,
.&
le
bonheur
du
Vice-ROY
ré
|
venu
à
bout
de
fes
deffeins
»
&
en
pa
|
maintenu
dans
fon
pofte
malgré
tous
(ser
à
nemis.”
;
Free
ne
E
y
avoit
déja
quelque
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qu’
El
hate,
Reine
de
France
»
veuve
de
François
der
fœur
de
l'Empereur
Charles
V.
avoit
fait
fein
d'aller
demeurer
en
Flandre
»
©
Ve
peut-être
de
vivre
avec
plus
de
trand
us
|
dans-un-pais
appartenant
à
fon
Free
a
gtres
|
+
af
dun.
D
Part.
Liv.
IL
308
Eur
$$
ont
crû
qu’elle
efperoit
quel
Empe-
Pro
fYant
tant
de
Royaumes,
d'Etâts
&c
de
Yetn
iNces,
elle
pourroit
obtenir
quelque
Gou-"
|
je
Ent,
&
que
c’étoit
là
fa
principale
natio
AMant
beaucoup
à
commander;.
incli-
*
Bien
È
naturelle
aux
femmes
;
qui
voudroient
diyi
©
tirer
de
Paffujertiffement
où
les
Loix
ê
humaines
les
ont
mifes.
Qui
fait
Ge
À
Elle
ne
croyoit
pas
pouvoir
obtenir
f
OUVernement
du
Pais-Bas
d.
Quoi
qu’il
.
ï
|
“Empereur
ayant
cute
la
nos
U
elle
avoit
faire,
en
fût
fort
co
>
x
note
ne
de
tendreffe
a
4
Prier
de
hâter
fon
voyage;
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1.2
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He
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ae
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1
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Ligue.
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qu
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la
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Le
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Lo
UY
IL.
éroir
de
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un
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Suifles
;
302
La
ViE
DE
CHARLES
ve
en
Suis,
&
d'en
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des
Troupes
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fervir
dans
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qu’il
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Suifles
de
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côté
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que
la
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s’étoit
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formidable?
&
craignant
qu’elle
ne
vint
quelque
jour?
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fes
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prétentions
fur
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E
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dé
fe
fortifier
d’un
côté,
au
cas
qu'ils
Re
attaquez
de
l’autre,
par
le
moyen
6€
LOU
Ligue.
Cependant
l'Empereur
vint
?
d'un
grand
point,
qui
fut
d’empefc
ans
Cantons
de
Berne
&
de
Zurich
d'entrer
Jeu
cette
Ligue,
quelques
follicitations
que
en
fiffent
les
François.
Lo
LA
VIE
DE
L'EMPEREUR
CHARLES
V
Ur
PARTIE
LIVRE
IV.
Contenane
les
Années
1548.
1542:
RSR
Re
ARGUMENT.
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Roy
de
France
craint
Char-
Hs
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pourquoi.
Charles
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cherche
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Religion.
:
Articles
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304
_La
VtE
DE
CHARLES
V0
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des
Catholiques
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2
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la
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dans
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2
@
Charles
V.
La
ville
de
Conftanté
fr
1
Pare
de
l'Empire.
Charles
fait
deffein
de
ni
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>
congedie
la
Diete,
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part
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ourg.
Viviez,
bon
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poil
7
treprife
de
Confiance.
On
l'attaque
joie
nent.
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les
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particularitez.
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va.
me,
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Je
les
Lutheriens.
Les
Suif]es
fe
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Re
7
0H
avoit
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les
Pretentions
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2
en
Flandre.
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d'être
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1
|
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Allemagne
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Maximilien.
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réception
de
Maximilien.
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Pallado}id.
11
Epoufe
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|
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Barcelone.
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La
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DE
CHARLES
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que
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ne
que
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capable
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me
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contre
ce
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qu'il
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lui
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craindre»n0
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que
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V.
qui
s'étale
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troubler
le
repos
de
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,
"
"
à
1
me.
La
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étoit
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Capitaine
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à
compagné
l’année
précedente
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pour
la
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de
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,
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4
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;
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/
*
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étant
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Allemagne
aprés
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;
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,
&
après
quelque®
for
formalitez
il
fut
condanné
à
la
mes
def
pretéxte
d’avoir
contrevenu
à
une
4
roi
Majefté
Imperiale,
qui
avoit
deffendu
à
fers
fujets
&
vaflaux
de
Empire,
d'entrer
né
à
vice
d’aucun
Prince
étranger?
8
A
ire
tous
ceux
qui
s’y
trouvoient
de
j
nr
.
Henry
If.
crût
qu’on
l’avoit
fait
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Ouf
2
la
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que
l’on
avoit
pour
lui»
à
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Gcc
fervice
qu’il
lui
avoit
rendu
en
sens
as
:
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;
où
il
ne
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|
guerre.
tenfŸ
}
L'autre
chofe
qui
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croire
à
He
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que
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V.
avoit
de
mauvaifes
1?
ace
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contre
lui
étoit
que
felon
les
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Prince,
qui
venoit
de
remporter
u?
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sa
de
viétoire
fur
les
Lutheriens,aPrés
4
pe
domptez
&
deffaits,
tournero!
l
Utre
1f
UT.
Par.
Liv.
IV.
.
397
gp
en
Dep
avoit
deux
fois
atta-
de
rer
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masconne
laquelle
il
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|
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Enir
à
de
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avantage:
|
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deffeins.
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fa
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vigoureufement,
|
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Paticulierement
en
Piémont;
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A
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qu’il
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aucun
deffein
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|
6
de
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terre
pour
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|
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il
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On
Crût
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avoit
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de
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qe
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Charles
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que
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à
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moi
je
croi
qu'ils
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que
l’autre.
3
|
de
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beaucoup
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aprés
tant
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N
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,
&
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victoires»;
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avoit
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1548.
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Qui
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à
qui
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Sèts
&
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que
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que
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repos
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Méner
une
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en
&
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Vie.
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faut
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à.
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pe
;
Kemp”
&
oifveté,
travail
»
Ple
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fes
|
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4
»
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LA
Vire
DE
CHARLES
V.
enter,
que
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Ÿ
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aux
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de
J'Empire,
ne
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feulement
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préjudice
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,
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ordre,
&c
à
la
tranquillité
des
2
Religion
,.mais
encore
à
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s’acqueroient
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d’étreincorrigibles,
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&
les
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à
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;
8
à
proceder
à
la
rigueur
contre
rebellion.
Qu’ils
devoient
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ple
vant
les
yeux,
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dans
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cœur
>
ŸE
de
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Frederic,
&
celui
du
Landgrave
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Heffe.
Quelques-unes
de
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pro
de
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bonsavis,
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les
reçürent
par
des
perfonnes
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de
qui
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avoient
fait
connoître>
qu
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La]
Lo
17
LE
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voient
pas
continüer
dans
leur
refus
?
ais
ne
leuren
viendroit
nibien,
ni
honneu’
au
contraire,
qu’ils
en
fouffriroient
mage,
&
de
la
honte.
Mais
plufieuf
perfifterent
dans
leur
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l'oreille,
à
des
gens
dont
on
ne
voit
s
4°
"407
(
”}
fo”
dans
le
Monde,
qui
ne
travaillent
be
feu»
menter
les
divifions,
&
à
jetter
du
bois
pour
augmenter
l’embrafement
>
4
derer
ce
qui
en
peut
arriver.
|
*
;
pa
Regle-
…
L’Interim
ayant
donc
été
approuvée
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as
mentde
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,.
&
l'Empereur
ayant
par
CE.
:
12
uitice,
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:
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J
fait
une
treve
aux
affaires
de
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la
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de
l'autre
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au.
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fur
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le
retabliffement
de
la
juftice
&
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des
Loix,
que
les
guerres
mi”
divifions
au
fujet
de
la
Religion
4*
fes
en
grand
defordre.
Pour
cet
fer”
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D
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|
LE
Part
LivolV.
+
36
évi
2à
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à
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que
fi
;
D
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2
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le
defordre
que
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Maire
la
diverfité
d'opinions
de
tant
de
qu
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én
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le
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de
tout
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un
bon
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se
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par
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Band
nombre
d'affaires,
il
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fur.
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3
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1
la
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liberté
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V6.
"ntes
follicitarions:
À
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fut-il
pe
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il
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mità
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les
principaux
de
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3
déjoindre
leurs
foins
aux
fiens
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la
liberté
du
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lesarréta
tous;
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Sig
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Particuliers.
-Cependant
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la
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de
pElectora®
és
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de
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Frederic;
qu'il
1
on
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Wittern
Se
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dans
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avant
que
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il
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»
&t
établiflant
des
Catholiques
OM
à
Proche
faità
Ausbourg)
Mais
pour
être
pe
{
ob
ne
de
Conftance,
qui
perfitoit
dans
)
PR.
lation
à
ne
vouloir
point
dependre
de
|
Loig
Pire,ni-de
l'Empereur»
à
mp
rie
F
:
açoi
&lEmpire,
&
le
Ban
dohr
02
pue
cue
t>
&
vouloir
demeurer
feparée
ans
Plus
pPParence
de
retour.
Ce
qui
fichoit
le
Vayé
Empereur
encore
c’eft
qu’elleavoit
en-
|
RS
Deputez
en
Suiffe>
pour
napoiee
fi
laité
d'union
avec
CUX»
lequelune
ais
|
lmais
Perdoit
toute
efperance
ns
F
nette
ich
Sdans
l'obeïflance
de
la
IVlatton
à
tem
>
dont
elle
avoit
dependu
depuis
long-
Bta
ES"
D'ailleurs
il
confideroit,
qu
outre
le
‘cer.
Préjudice
que
cela
s
à
fa
Maifon
»
Ke
0it
encore
un
grand
afffont
pour
lui
4
pe,
Tune
feule
ville
à
fa
barbe’
dot
vi
Brande
:profperité
»
&
le
progrez
(2
S
Diresofätfefeparer:
de
l'Empire
>
A
O
3
.
1
318.
La
Vie
DE
CHARLES
V2
fil
fa
dependance
;
avec
tant
de
fierté:
47
Le
fit
refolution
de
la
reduire
à
quelque
pré
de
cefût.
Il
étoit
porté
à
cette
entreprit;
|
>
core;
&
croyoit
en
venir
facile
me
ge
bout,
parce
qu'il
avoit
dans
la
Ville
EU
Coup.
de
partifans
centre
les
Prince
sé
Ourgeois
;
qui
lui
promettoient
fc
pr
le
t,
de
lui
aider
à
executer
i0
pS
rife.
:
PRE.
Fr
pour
Sur
cette
efperance,
Charles
partit
d'A
|
©
bourg
au
commencement
d’Aoult-
de
Bourg,
POUr
garder
cette
ville
deux
Regime
Less
1548
Madruccio,
prit
avec
lui
les
autres
T
5
gnoles
un
Colonel
nommé
-4/ph0#/°
=
d’une
mere
Napolitaine
>
&
de
4
fpagnol;
il
faifoit
le
métier
de
la
Eu
ra”
pis
25.
ans,
&
s'étoit
acquis
Une”
Fé?
€
réputation
que
chacun
toi
"
qu
il
n’eût
pas
été
avancé
en
quelque
fees
P
a
confiderable
;
ayant
fait
tant
de
ñ
ê
actions;
&
il
étoit
fi
eftimé
de
che
of
particulierément
de
l'Empereur
»
fil
vive,
C'OYOIT
que
aggaue
entreprile
qi
e
fes
sofe
elle
ne
pouvoitManquer
de
réufhir
entr
pour
l'en-rhainis
F
treprife
.
k
:
ué
qu
de
Con.
Ce
brave
homme
ayant
renard,
oi!
_
fance,
“Charles
en
vouloit
à
Conftance
;
ci
ET
*
#
IL
ParT:
Liv.
IV.
319
|
Hein
d’expofer
fa
perfonne
à
cette
entreprit
il
Jet
de
l'en
dérourner:
Pour
cêét
de
_
de
S
demanda
une
audience,
&
le
pria
de.
L'un
OUloir
pas
fe
fervir
de
fon
glorieux
nom»
Prife”
fon
bras
invincible
;
pour
une
entré
bo.
>
dont
un
fimple
foldat
pouvoit
venir
4
f
Mt;
mais
de
lui
en
donner
la
commif-
ee
à
lui-même.
Empereur
avoit
fi
bou-
opinion
delui,
qu'il
ne
fit
aucune
1
lie,
se
lui
accorder
fa
demande.
Ce
Fur
He
dr
Croire
à
Vivies
qu’il
feroit
aifé
de
le
re
Qui
Maître
de
cette
ville
>
toit
qu
Le
M
avoit
grand
nombre
de
gens
me
sr
que
nt
le
parti
de
l'Empereur
re
bas
|
jou
ne
verroit
pas
plätoft
approcl
er
è
|
s
S>
qu’on
courroit
Jui
en
Ouvrir
É
voi.
vies
plein
de
certe
efperanet
?
2
ee
deg.
Pris
fes
mefures
;
&c
communiqué
fon
Qui
ie
PEmpereur
,
fe
mit
en
chemin
;
|
&=
ec
2c00.
hommes
de
pied
Efpagno
à
ye3200.
hommes
de
cheval
Italiens
>
qu
Vent
Ordre
d’obéir
exaétement
à
CE
ge
de
pat.
Les
Magiftrats
de
ja
ville
ass
d'a
a
Marche
deñces
Troupes
»
ou
an
vs
fe
Ares
difent
,
du
deflein
MÊME
DS
de
PIE
les
plus
zélez
&c
ardens
deffen
Us
|
RE
iberté,
fe
jetrerent
fur
les
partifans
E
|
den
Ptreur,
les
traiterent
de
traîtres
;
a
Nemis
de
la
Patrie,
cles
livrerent
ce
;
ble
Ent
à
la
fureur
du
peuple;
qui
en
femb
LR
{rt
Ocçafons
n’a
ni
fens,
ni
moderation
;
É
qu'il
de
tuez,
d’autres
furen
jo
CRT
is
en
prifon
»
jp
aitez,
&
prefque
tous
mis
€
Pi
>
infUres
à
ce
qu’on
eût
le
temps
d’en
a
MMations
neceflaires.
Mais
CéPen
nt
[@)
4
tous
-
(
:
320
La
ViE
DE
CHARLES
V.
cé
:
tous
fans
excepter
les
femmes;
priren
l1
2:
{olution
de
fe
defendre
jufques
à
la
dernié?
goute
de
leur
fang.
doit
confian:
Vivies
qui
ne
favoit
pas
ce
qui
fe
paf
fémen.
dans
la
ville,
dont
les
portes
étoient
er
e
4
atraquée,
CIOYant
trouver
la
place
dépourvüe
:
:
les
Partifans
de
l'Empereur
faciliteroi£n
je
i
€Entreprife,
partit
au
point
du
jour»
rt
approché
d’une
des
portes
de
la
ville
fe
à
faire
beaucoup
de
bruit
à
deffein
réveille,
ceux
qui
étoient
dedans.
LesBour
geois
Len
tis
que
les
ennemis
vouloient.
forcer
y
il
&
coururent
vigoureufement
aux
murail
jé
|
aux
portes,
pour
repoufler
l'ennemi:
D
|
dit,
qe
les
Partifans
de
Charles
V.
int
js
ns
1e
Msgiftrat,
&
fe
repentant
d’aV
p
RS
i
de
PEmpereur
contre
leur
P#'
ae
gnirent
aux
autres
Bourgeois
&c
rent
veilles
pour
fa
deffenfe.
Le
combat
ee
pendant
plus
de
trois
heures:
JU
be
es
Efpagnols
fatiguez
;
voyan”
me
voient
perdu
beaucoup
de
gens
»
AS
Vivies
leur
Commandant
,
prirent
la
refo
n
tion
de
fe
retirer.
On
diciqu’il
fut
tuË
x
coup
d’arquebufe
;
qui
lui
perga
le
cor
vé
Part
en
part;
d’autres
aflurent
»
qui
fut?
Al
par
mégarde
par
un
de
fes
propres
foidat®
ea
même
des
Hiftoriens,
qui
parlen
’
ul
Rae
EE
qui
le
font
paffer
PO}
voit
eu
;
d'autre
rite
cr
PRE
es
de
pri
à
Charles
V.
Il
n’y
a
pourtant
pas
dape,
rence
que
l'Empereur
eût
fi
mal
place
F
cftime.
me
ul
Quoi
qu'il
en
foit,
-Vivies
fut
tué
P
Pa
Mälhe
UT.
ParT.
Liv.
IV.
328
qe
Eureux
coup,
&
à
fon
côté
fon
fils
aïné.
a
Cut
auf
plufieurs
autres
morts
&
bleflez
Cette
occañon,
auffi
bien
que
du
côté
des
der
BCOis
de
Conftance
quieurent
leur
part
eût
Coups.
On
tient
pour
affuré
que
fi
Vivies
es
jus
de
troupes
avec
Jui
»
ane
infire,
intention
de
l'Empereur
,
il
feroit
Alliblement
venu
à
bout
de
fon
entrepri-
.
ne
Parce
qu’on
auroit
püû
attaquer
la
place
tojeP
ÉIEUrs
côtez
à
la
fois»
à
quoi
na
Dt.pas
pû
refifter
les
habitans
de
la
ville.
8CCufe
toûjours
Vivies
de
deux,
chofes;
preMieremenc
de
s'être
trop
confié
fur
les
|
pheriins
de
PEmpereur
qui.
étoient
+
Œ,
&
de
n'avoir
pas
pris
AVEC
;
L'Art
fufffantes
pour
attaquer
la
ville
fans
a
befoin_
de
leurs
fecours
Imperiauix
>
en
dans
l&
lui
des
ne
Qu'ils
vinffent
à
Jui
manquer
»
étant
fe
bigp'udence
de
compter
que
ARE
S
glé
arriver.
L'autre
faute
eft,
qui
ps
ae
En
Pl
la
vanité,
de
pouvoir
FE
lus
PIE
avee
fi
peu
de
gens,
Mais
se
È
tich
Par
lavidité
de
pouvoir
faccager
\
=
.
d'a
©
ville
avec
peu
de
foldats
»
si
|
beroir
Une
plus
grande
part
à
ce
FES
À
Ms
&
de
prendre
pour
lui-même,
ce
qui
con
lot
de
plus
précieux.
Toüjours
eft-il
Out
n,
que
cette
entreprife
Füt
»
felon
Gong
e
PATENCE
,.&
mal
conçüe,
&
mal
e.
|
|
Charles.
Quint
fut
extrémement
fâché
du
Chartes
IQ
fuccez
de
cette
entreprife
»
tant
à
it
Q
2
de
la
perte
d'un
auffi
grand
Capitaine
Lurhe.
,
StOit
Vivies,
qu’il
eftimoit
beaucoup
que
riens
le
peu
d'honneur
qu’elle
lui
faifoit
à
lui-
*
Pier
O
5
méme.
.
La
Vie
DE
CHARLES
Va
gite
méme.
Pouf
fauver
les
apparences»
a
voir
qu’il
n’étoit
pas
allé
à
Ulme»
PO
ule-
litér
l’entreprife
de
Conftance
»
mais
fa;
ment
pour
y
regler
les
affaires
d
&
pour
gagner
Paffection
du
peuple
?.
#5
plus
des
fix
parts
étoient
Catholique?
5e
toutes
les
charges
aux
Lutheriens»
LME
donna
aux
Catholiques:
&
non
COS
qe
cela;
il
fit
prendre
tous
les
Miniftres
ai
riens,
les
fit
conduire
ignominieufem®
AA
toutes
les
rües
de
la
ville,
où
POP
seu
les
enfans
à
leur
dire
des
injures
>
©
aifoir
jeter
de
la
boüe.
Son
Confeffeur
!tl
4
Fin
cela,
pour
ôter,
difoit-il»
à
la
reste
de
Pre
êt
autres
Catholiques
tout
pa
plis
Pr
pçonner,
qu'il
eût
deffein
En
,
Aterim
;
de
favorifer
les
Lutherien}/
voit
si
en
faifant
cela,
il
teroit
voir
qù
Dur
LesSuif-
Ru
ie
&
de
l'horreur
ne
|
de
pu
FË
y
avoit
un
article
dans
la
Leds,
ë
plai-
mpereur
avoit
faite
avec
les
sui?
se
pu
_gnent,
.
Qui
fût
enfuite
plus
amplement
CON
niChE/
Charles
V.
&
toute
la
Maifon
GE,
ni
quiportoitexpreflement,
que
PEmper
€
äutre
Prince
de
la
Maifon
d'AGIS
0
pourtoit
fous
quelque
pretexté
»
g
dé
de
que
ce
fût,
faire
approcher
les
one
Suifle
plus
près
que
de
vingt
mi
eo
fl
En
vertu
de
cét
article
lés
Suifles
2Y4
Cot”
lPattaque
que
lEmpereuravoit
donné®e
sel
ftance,
ville
quitouchéléurs
frontiere
me
plaignirent
fortement
,
pretendant
up
il
étoit
vraÿ
>
que
l'Empereur
avoit10P
faite
cette
entreprife
la
Ligué
qu’ils
avoie
D
ga
avec
la
Maifon
d’Aûtriche.
Ainfi
is
den
em
fr.
PART.
Lrv.
IV.
323
Velle
lez
le
jour
qu
ils
reçürent
cette
nou-
Étoie:
ils
ordonnerent
à
leurs
Députez
qui
che
rt
Encore
à
Ausbourg
;
de
s’en
revenir
CUx,
&
en
même
temps
ils
députerent
ne
de
leurs
meilleures
teftes
à
Conftance
»
line
lâcher
de
conclurse
l’union;
ou
pluftôt
Boo!
POration
de
cette
ville;
que
lon
a
Qu
déja
depuis
quelque
temps
a
se
ten
9ns,
comme
nous
l’avons
dit.
IS
f+
ten.
dire
auffi
fort
hardiment
à
EE
fair”
Jayant
rompu
la
Ligue
qu'il
a
aVec
eux,
par
l’entreprife
eee
nr
Wbpgs,
céntons
ne
pretendoient
plus
que”
Que
fçai
s’il
me
fera
Men
dé
Eur
rs
Geqn
He
digreffion,
&de
me
eos
une
suis
bou.
demi
de
la
fuite
de
mon
Hi
CITE
;
fes.
ên
©
Témarquer
la
grande
difference
qu
il
Fe
uiffe
Ces
venerables
barbes
que
portoiént
?es
ouf,
au
temps
de
Charles
V.
&
ces
petites
Jourd
aches
à
{a
Françoife
;
que
BOT
3
dE
buy
ceux
qui
vivent
pendant
le
Reg
<=Oüis
XIV.
Alors
ils
bravoient
un
Em-
A
fi
puiffant,
fi
viétorieux
»
&
fi
bien
ont
@.
2U
lieu
que
depuis
25.ans
les
os
bat
S'È
Méprifez,
mal
traitez
»
ë
offenfez
_
Gbg..
MNCe,
pendant
MÊME
qu
il
étoit
ac-
de
€
Par
la
guerre
qué
lui
faifoient
tant
d’en-
.
Re
fans
qu’ils
ayent
feulement
ofé
pouf-
Que
ee
Qûpir
pour
fe
plaindre.
Ce
Monar-
Prane
VOTE
douze
de
fes
Gardes
enlever
un
Qui
SOIS
dans
les
terres
du
Canton
de
BCEPR
mai,
UC
Enfuite
rompre
tout
vif
à
Paris;
in
n°
AE
difent
les
Suifles
1à-deffus?
dor”rinrr
no
pacis,
ils
dorment
d'un
fomimeil
de
paix.
:
O
6
Ce
e
Pere
ar
R
330
La
Vire
DE
CHARLES
ace
fa
même
efcorte,
où
il
demeura
jufqués
ah
qu’il
fût
mis
en
liberté,
comme
nouslee,
ne
en
fon
lieu,
.
Quant
à
Jean
Fredef
il
Nr
voulut,
qu'il
le
fuivit
P4'
4
Les
it,
fous
bonne
garde.
D
digne
.de
ombien
de
fois
les
hommes
n€
ie
(eLS
remar.
Pent-ils
point
dans
leurs
Jugemens
ie
que,
Croyoit
par
tout,
&
fur
tout
€n
Tue
qui
en
avoit
été
inftruite
par
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Chrétie”
LS
=
_
defordre
,
&
en
fi
miferable
eftät,
cu
CharlesW,
n’y
pourroit
jamais
jouir
a
|
repos.
Ceux
qui
connoïifloient
auront
que
puiffance,
les
Armées,
les
alliances”
sel
Fr
&tle
courage
de
Jean
Frederic?
#0
|
és
pas,
fur
tout
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qu'ils
Je
VE
ue
Se
€
de
cent
mille
combattans»
À
Lontfé
F
ingt
villes
d'Allemagne,
revoltéé
cent’
Sat
Où
trouver
donc
de
2
|
roupes
pour
faire
la
guef”
(4
moyen
de
péuvae
jamais
oué
un]
De
ment,
COMPOfé
de
tant
de
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Gi
dif
ie
de
M
;
qu’eft
PAilemagne?
où
fera
br
me
Se
ufique
capable
de
le
faire?
.
PAIE"
quilliré
ependant
dans
ce
même
temps
de
qu
del'Aell-
es
dur
étoit
le
plus
en
defordre.
Lors
qui
magne,
Îa
Puiffance
ou
plütôt
la
fierté
de
ce
k?
en
étoient
les.
Chefs
5
ne
pañfoit
pl
SE
prefomption,
mais
pour
une
raifon
DIE
Los
dée
dans
Pun
&
dans
l’autre
parti:
Ë
j
que
felon
toutes
les
apparences
pumain
esse
fembloit
que
toutes
les
forces
de
18
CS
tienté,
étoient
incapables
de
refifer
Gen
|
des
Lutheriens.
Lors
que
les
af4
jojent
&
|
bloie
IL
Par.
Liv.
IV
f
|
me
ere
reiberées
&c
fans
.remede
»
RE:
oil}
p
API
ou
du
moins
fort
peu
aPrÉS»
deux
pri
ee
des
Lutheriens
deffaite
>
es
tabl;
SU
MEABe
hefs
prifoniers..
L'Ordre
Villes
;
:hitus
que
jamais
dans
la
juftice.
Les
&
uites
à
Pobeiffance
de
l'Empereur;
l’un
&de
l’autre
tel
ef
&
routes
chofes
te
ft,
que
l’on
ne
fe
fouvenoit
pas
>
&t
dans
l’'Hiftoire
;
compoié
u
l
Ref
fujet
à
la
difcordeët
à
Ka
Eng
vüe
dans
une
fi:8ran
1548.
Ms
;
qu’elle
l’étoi
Ca
pet
d’où
viennent
to
|
bgiens
rovidence
de
Dieu»
difent
les
Theo-
Prlane
d
il.eft-vray
;
mais
auf
hr
u
bon
fens,
de
la
bonne
conduite
»
'S
Fe
;
de
Fhabileté»
du
courage
qe
la
bonne
fortune
de
lEmperenr
»
qui
t
free,
OUtes
les,
apparences
>
ayant
des
$
celles
de
fes
ù
Li
.
is
M
OUR
inferieures,
à
C
|
LL
TRS
fuccomber
&
perir
dans
cette
He
Ltrojs
eos
PEmpire
s'eft
vû
pr
eft
à
Wuilliré
ois
Charles
V.
Paretabli
dans
fa
tra
pee
?
deux
fois
par
{of
autorité
bien
me-
hi
le
x
une'fois
par
Ja
valeur
de
fon
épée.
6
Ele
A
vite
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tant
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Princes
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2
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Age
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s
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332
La
Vie
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CHARLES
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Jules
Cefar,
dont
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#
#
|
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qu'il
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Hilaire
bien
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ayant
que
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Charles
V,
s’en
eft
rendu
maître
108
pace
de
trois
mois,
&
fair
fon
Prince
is
à
nier,
&
qu’en
moins
d’un
an»
il
4
à
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1
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114
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ritables
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que
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nes
LL.
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que
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jamais,
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déja
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perd
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que
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Royaume
feront
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pour
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maifon
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i
ceux
qui.les
faifoient
ne
connoi
vient
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valeur
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Charles
"+
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qu
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qu'il
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que
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PyAr
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Liv.
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308
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qu’il
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les
Bohemiens
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Ferdinand.
L'Empereur
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9
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d’autres
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de
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en
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Conditions
fuivantes:
ARTICLES
à
la
Paix
accordée
aux
Bohemiens
par
le
Roy
Ferdinand.
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romproient
les
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dela:
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les
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qui
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V.
Qu'ils
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VI.
Que
Le
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de
la
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Tu
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accordé
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pour
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eroit
perpetuel.
27,
once
VIL.
Qu'ils
remettroient
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les
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Majefté
toute
leur
artillerie
à
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les
munitions
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Que
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les
Bourgeois
T2
qualité
ou
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de
porter
dans
le
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714
Jorte
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pourroient
aU0H
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naïfons,
hors
les
épées.
a
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nee
Deffeins
Harles
V.
fe
woyant
ainfi
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EP
eduit
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ve
VAdécouverts,
&
l'Empire
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1548.
à
fon
obeïfflance,
:
voulûüt-avoir
DE
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de
voir,
Philippe
fon.
fils
qu'il
Louhal
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d’Icalie
ndu
Païs-bas
,.
&
l'avoir
auprès
de
ie
duc”
quelquetemps,
pour
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l'œil
fur
107
pitié
tion
,
&
l’inftruire
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cequ’il
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voit
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Mais!
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comment
s’y
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que
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qu’on
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&
14
on
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Prince
qui
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gouvernoit,
fur
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fa
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quelque
étranger
auquel!
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feroient
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20
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penfé
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trouvet
un
moyen
qui
lui
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&
Ron
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Par.
Liv.IV.
335
in
L
contentit
les
Efpagnols,
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S-propre.
-
Rs
5
‘,
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1
en-
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toûjours
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fils
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en
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de
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Calabre.
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4
.
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+
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pour
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la
nouvelledu
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Masii
336
La
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DE
CHARLES
je
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faire
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Allemagne;
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2
V[nfse
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,
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…
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encore
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qu’il
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6
de
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Conduéteur;
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:
;
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chemin
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tranquille,
qu’il
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4e
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de
guerre,
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4
1]
du
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“p.
IUL
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14,2
a.
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arriva
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jours
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On
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très.
F>-apoitant
ces
nouvelles
;
qui
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de
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8tEables
au
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non
feulement
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LAS
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de
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fa
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de
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de
Maximilien,
mais
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>
&
de
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les
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ce
qu’il
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avec
beaucoup
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+
l€
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,.
portant
des
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ces
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de
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plütôt
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Pa
ne
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avec
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»
&
de
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inceffamment
le
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&]
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pas
mieux.
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d’Albe
qui
avoient
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On
fur
ce
voyage,
&
fur
la
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du
|
Pour.”
firent
toutes
les
diligences
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|
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qui
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dépendoit.
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des
|
ce,
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accompagner
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,
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:
que
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le
Cardinal
de
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D,
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parce
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du
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Mansfeldr,
154%
|
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du
Comte
de
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;
&par
30.
Gentils-hommes
partie
Flamands;
-
QE
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Allemands
&
plus
de
40.
Domeftiques.
|
b;
Sndant
l'Empereur
avoit
donné
ordre
au
|
Ne
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de
tenir
une
Efcadre
de
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|
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toute
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de
la
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QUE,
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de
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pour
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dans
ce
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que
s'il
avoit
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|
*
E
.
A
de
peur.
Le
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Doria
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27
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grandes
tempetes
lui
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cela”
Ml
violent.
Doria
commanda
qu'on
M
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uoi
les
voiles,
Maximilien
demandant
Pat
mettre
tant
de
voiles
par
un
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gros
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pri
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lui
répondit
en
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»
4
7.
v
mas
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,
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voile.
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du
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Avec
dede
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Cordoüa,
qui
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tion.
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demeura
deux
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à
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du
Royaume
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prince
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LivIV.
339
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lui
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devant
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quatre
milles
de
Valladolid
,
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C
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;
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firent
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entrevue
ces
deux
Princes
Cou-
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ils
ne
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d’une
heure
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pour
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fois,
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que
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Prince
fe
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eétoit
préffé
de
s’en
retourner»
pour
|
éParer
à
recevoir
Maximilien
à
Vallado
fque
en
22
fe
difpofoit
à
lui
faire
une
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rée.
bi
lendemain
matin
Maximilien
parût
ht
Sonen
:
eu
de
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a
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hommes
&
de
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qu’il
de-
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dre
FRS
fon
fervice,
parce
que
par
Or-
1548°
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Empereur
fa
Maifon
devoit
être
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ée
d'Éfpagnols
pour
la
plupart.
Les
Maxi
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furent
ravis
de
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honneur
que
ton,
lin
commençoit
à
faire
à
leur
Na-
Gima©-Qui
lui
acquit
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&
leur
\
tecon.
Mme
il
approchoit
de
Valladolid,
QT
Qtraà
un
mille,de
la
ville
le
Prince
Pa
jee
Qui
lui
étoit
allé
au
devant
accom-
lalicrs
5
Plus
de
cent
Comtes:
Marquis,
Che-
tn
bab;:
el
Ordre,
&
Grands:tous
magnifiques
Kirée.
&
en
Livrées,
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étrangers.
Les
deux
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pi
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qu’il
ne
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lea
Prendre
la
droire,
mais
Philippe
l'o-
Veux
f
a
prendre.
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milicés
du
pais
les
-
aites
&
les
mieux
vetües
qu'on
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ei
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Embar.
que-
ment,
1548,
.
rent
auffi
par
leurs
décharges
la
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&
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346.
La
V3E
DE
CHARLES:
V.
»
*
7
tremement
fatisfait
de
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voir
tant
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tendrement
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dans
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à
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fi
jeune
Monarque,
(qu’il
me
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pes
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de
lui
donner
cette
qualité.)
Ii
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135:
d'honneur
auffi
aux
Gentils-hommeÿ
doi”
fuite,
car
il
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fe
contenta
pas
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Pau”
1
nét
une
main
à
baifer,
mais
il
appuyon,
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“!
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für
leur
épaule,
comme
s’il
eût
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embraffer.
ce
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Après
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le
P
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tra
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magnifique
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|
voyoit
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main;
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&
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Legat
du
Pape.
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de
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mis
dans
d’autres
belles
barques:
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Frince
s’éroit-il
affis
que
la
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une
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0?
Ga
fut
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de
celle
des
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,
&
du
Château
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Rofes.
Cent
n'avoient
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que
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Ciel
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tomber,
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les
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tonnerres
qui
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galeres
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or
|
vant
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des
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roi
14
leurs
riches
Banieres
&
Etendarts
»
Leon"
M
foient
être
tout
en
feu,
&
prefts
à
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2
moi
fumez
par
les
fames.
Les
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5
TT
RS
prendient
à
cette
joye.
Au
bruit
du
©
pars
de
la
moufqueterie
fuccéda
la
mu
ique
de
monieufe
des
Trompettes,
des
Fifre5?
if
plufeurs
autres
inftrumens,
de
tous
î
95
1
feaux,
pendant
que
le
Prince
entroif
®
jy
dé
Capirane,
qui
firent
de
ce
jour
un
D
éque
joye
&
de
feite.
La
Galere
étoir
m#2°
&
le
pe
UT.
PART.
Liv.
IV.
347
Côte.
ne
prit
plaiñr
à
la
regarder
de
tous
MERE
mi
Sa
même
étoit
fort
proprér
dans
S
avoit-On
avancé
deux
cens
pas
Tempé
Va
|
RE
un
grand
calme»
qu’il
fe
le-
Puiffe
des
plus
furieufes
tempeftes
qu'on
Ga,
eHüuyer.
Plufeurs
croyoient
que
le
Me
n’approuvoit
pas
CE
voyage»
avoit
a
Le
Ces
vents
pour
l’empefcher.
Doria
lui-
{ne
le
témoignât
pas
»pour
nce,
crût
que.
fait
naufrape>
ints
de
fe
reti-
è
ne
he
q
quoi
qu'i
Pübeuss
0e
Palarme
au
Pri
s
vaiffeaux
avoient
TCe
an’;
:
qu'ilsavoient
été
contra
rêr
où
Mais
la
fortune
&
les
VEntS
les
porteroient;
t
ieu
voulut,
qu'il
n’en
arriva
P2
’aue
ns
defer-
te
Vice
+
que
la
perte
de
quelques
26
Qui
étoi
les
Hardes
de
l'Amiral
de
Caftille
ï
Mie
pourtant
fort
confiderables.
Do-
va
moyen,
non
fans
beaucoup
de
pe
re
le
Prince
&t
fouffert
>
4U
Ort
d
e
Barcelonne
,
où
il
defcendit
à
terre
>
s
à
Dieu
dans
|
“VU7e
;
vain
Jours
dans
cette
ville
pour
à
ifleaux
d:
ne
que
l’on
cro
jours
après
il
vit
avee
beaucoup
de
Ye
arr:
dé
river
l’Amirante
de
Caftil
eff:
3
LHote]
Don
Diego
Azevedo
fon
a
tre
c
,
&
pluñieurs
autres
qui
étoient
dans
|
LES
va:
[ITS
;
&
fit
travailler
inceñfamment
&
1
Arès
es
vaiffeaux
endommager
ÿ
€
Prince
s'être
raffraîchi
pendant
douze
jours,
Nouvei
LEUR
“es
s’embarqua
pour
la
feconde
fois»
LS
re
ceremonie
que
de
faire
dire
une
&arrivée
P
G
Mefte
à
Geness
Hardes,
&
60,
beaux
chevaux,
&
ent
ze
La
Vire
DE
CHARLES
Vel
lefle
de
voyageurs
par
le
Cardinal
de
Tes
u
te,
furlerivage.
Le
jour
auparavant
0?
an
À
embarqué
la
Maifon
du
Prince
avecto®:
te
HS
je
domeftiques
&
l'équipage
des
Grands»
avis
k
fn
€
ji
perfonnes
de
leur
fuite.
Cette
feco
re“
£ation
ne
fut
LE
re
de
guere
plus
heureufe
qué
aus
re
ileft
vray
qu’ils
ne
furent
PA
ne
€
la
tempefte,
mais
le
vent
fut
toûjourSE
de
traire,
&
il
fallut
toûjours.
aller
à
force
rames.
Finalement
après
plufeurs
jours
Voyage
ils
arriverent
devant
SavOnn®
É
me
Novemb.
où
ils
pañferent
la
nuit
fans
due
6)
quer:
Le
lendemain
ils
arriverent
08
Es
pile
.
heure
à
Genes..
La
Seigneurie
de
la
Prince
alla
loger
au
Palais
du
Prince
©
jogét
Citadel-
©
2ila
au
deva
nt
|
i
MT
fur
une
magnifique
84"
via
\
dans
l'appartement
où
avoit
plufeurs
fois.
Le
Soir
il
fa
de
vif
"4
Ve
Doria
;
&
à
la
veuve
de
aan
ca
oria
neveu
de
l’autre
,
il
y
fut
reçb
in
peu
de
ceremonie,
parce
qu’il
y
éoiralé"
cognito.
TA
EE
Le
Prince
fit
plufeurs
prefens
à
ce
ve
fur
tout
à
la
Princeffe
Doria
»
à
ave,
Je
de
Jeannetin,
&
autres.
Avant
f0n
dépa
as
Senat
lui
recommanda
l'affaire
Suivante
eur
commencement
de.
cette
année
EM
et
4
avoit
fait
deffein
de
faire-bâtir
à
{es
dép”
la’
une
boûne
Citadelle
à
Genes
;
au
haut
se
montagne
qui
domine
ja
Ville
8
1"
in
pour
la
füreté
du
Milanez.
Déja
Jeanne
&
quelques
autres
Nobles
y
avoient
Pré
’
leur
confentement
,
&
il
cfperoit
qu’
F
122
Doria
ne
s'y
oppoferoit
pas.
Mais
16
P
“quoi
_.*
HI
PART.
Euv.
AE
349
Qoi
que
fubjugué
par
la
Nobleffe
»
Gt
qui
Urmure
d’ordinaire»
ne
pouvoit
OUIr
Par.
h
d
de
Citadelle.
L'Empereur
leur
avoitbien
déclaré
qu’il
n’avoit
en
Cela
d’autre
deffein».
ue
d’empefcher
les
François
de
machiner
OMmeils
faifoient
contre
ce
païs-là,
&
dere-,
jiler
leurs
vieilles
prétentions
fur
cette
villes.
.
|
Quoi
ils
ne
penferoient
jamais>S
ils
voyolent
à
Ville
affürée
de
la
protection
de
la
Maifon:
Mitriche,
par
le
moyen
de
cette
Citadelle,
à
ntendre
aucune
re
ouloit
entendre
Rain
li
ef
.
&
“comme
ja
Magiftrature.
|
le
Confeil
prevoyoient
qu’il
en
pourroit
nercde
grands
defordres
»
ils
prierent
le.
gonce
Philippe,
de
détourner
l'Empereur
N
pere
de
ce
deffein,
ce
qu'il
leur
promits
bin
ecquira
fi
bien
de
fa
promele,
que
au
après
Charles
V.
les
fit
affürer»
fee
n’avoient’
plus
rien
à
craindre
là-def-
Q
di.
lui,
ce
que
l’on
auroit
ranté
Gonzaga
qui
en
étoit
Gouyerneur»
?
qui
Ve
S
5
TER
G
=
Set
roUr-
ae
étoit
allé
voir
à
enes
»
ou!
tarif
jours
après
pour
faire
faire
les
Prépa.
e
S
neceffaires.
Trois
cens
Gent
Bone
S
du
païs
lui
ailerent
au
devant
à
pie»
*
armez
de
-SNe
demi
er
:
ill
2
emi
licüe
hors
de
la
vire
Cuirafes.
so
La
Vre
DE
CHARLES
dant
Cuiraffesluifantes,
&
enrichies
d’of»
lou
des
culottes
d’écarlate
,
garnies
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Is
cramoifi
avec
des
petits
cordons
so
avoient
chacun
une
roque
à
La
MAN
des
Romains,
avec
des
plumes
blanche
jp”
medailles
d’or
à
l’entourdu
bonnets
:
de
Pons
de
fatin
cramoifi,
&
des
Cafiq®
enfin
velours
roûge
garnis
d’or
,
&
cpu
Tati
une
chaîne
d’or
penduë
au
col.
Le
ame
bours
&
les
Fifres
étoient
habilleZ
ji
An-
me
maniere.
À
leur
tête
marchoï
AT)
tonio
Mendozza,
(d’autres
difent
L
cotée
|
babillé
magnifiquement
,
ayant
où
douze
pages
portant
de
riches
Piper
use
tes
les
rites
&
feneftres
des
maifons
©
paf
porte
de
la
ville
jufqu’au
Palais
Roy
Proient
i
où
il
devoit
paffer,
pendant
un
mi®
x:
ÿ
rapiffées
,
&
ornées
de
beaux
Table20
jyec
le
lendemain
il
alla
àla
Cathedr#?
4
__.
.
Cette
même
fuite.
prince
Fi
Yes
Après
dîné
le
Prince
alla
vifiter
ja
gi-dOFR
FSU
fe
d’Afcoli
époufe
de
Gonzague
ac
pré
M
na
le
foir
un
magnifique
Bal.
PhiliPP
oo:
er
_
fent
à
cette
Dame
d’un
diamant
de
ÿ
sà
un
M
cats,
il
fit
auffi
d’autres
riches
prefee
ja
1
de
fes
filles,
à
le
Ducheffe
f
belle-fbigeuts
plufieurs
autres
Dames
&
Cavaliers:
utres
Je
ji
Ambaffadeurs
&
Princes
,
&c
entié
“ta
je)
Duc
de
Savoye,
le
furent
vifterà
Mitee
u£
2)
premier
jour
de
l’an,
la
ville
ftaur
ft
up
.4
efent
de
douze
mille
ducats
>»
&
!
e
féjou'
e
de
cinquante
mille.
Il
y
ft
es
&
Fe
ois
femaines,
qu’il
paffa
en
fe
auf
()
ontinuelles;
pendant
lequel
S
TS)
à
3
il
visée
EE
les
Eglifes,
&
firdes
prefens
&
des
re
tezxditoutes.
Li
l
Here
EM
tbe
SA
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EEN
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POP
se
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Œi
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>
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4
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LAE
>
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ler
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+
SEVRES
es
w
ue
LC
y.
I.
Parr.
Liv.
TV.
At
:
ne
Partit
de
Milan
le
8.
Janvier,
accom-
cons
he
du
Duc
de
Mantoüe
;
&
du
Gouver-
oyage,
mé
OnZzague
jufqu’aux
frontieres.
Jene
v
“'Endrai
pas
ici
à
parler
des
fomptueufes
<CEPtions
que
lui
firent
le
Duc
de
Mantoüe,
se
Republique
de
Venife,
lors
qu'il
pañla
à
leurs
terres.
Je
me
contenteral
de
dire;
Re
recueil
que
lui
firent
les
FES
de
ce
noce
it
ètre
1a-
si
Re
RO
te,
Il
SN.
1°
Ville,
au
millieu
de
deux
Carcinaux;
.
<Utres,
tant
Cardinaux
quautres
Prélats
bre.
to
arrêter,
ni
parler
d
Par
à
$
que
lui
ÉtèRe
les
Princes
&r
les
vie
À
ouh
il
paf,
le
mener
dans
le
pais
qui
“
"toit
tant
de
voir.
ne.
te
\,,
Uana
il
fut
donc
à
Spire>
qui
N
eft
pas
Are
|
Daft,
6s
frontieres
des
Pais-Bas;
quand
On
2
pa,
oi
£le
Rhin,
le
Duc
d’Arfcot
le
fut
rece-
de
la
part
de
l'Empereur)
êt
Paccom-
jufqu’à
Bruxelles
>
2Y€C
mille
Gendar-
5:
&
deux
cens
Chevaulegers>
fous
gêne
Bo
Nfaits,
bien
mis,
&
bien
MmOntez.
Les
er
SC0is
de
Spire
le
reçürent
avec
Magnir
Fes
CC,
Jui
firent
un
fuperbe
Feftin,
&un
ip,
°0t
d’une
taffe
de
vermeil,
dans
laquelle
mu
VOit
cinq
cens
florins
d'Allemagne
de
M,
.
L’Electeur
de
Mayence
&
le
Grand
LA
Vis
de
POrdre
Teutonique;
qui
Î
ne
d6,jPagné
pendant
deux
journées
ju
de
x
Mere”
prirent
1à
congé
de
lui
&e
s'en
retour”
nt,
De-Jà
continuant
fon
voyage
À
:s
À
Na-
mur,
1549
352.
La
Vir
De
CuanLes
Vu
noblement
regalé
par
le
Prince
de
Nat
Sarbrug.
De-
ï]
alla
par
JaMofelleà
Lun
homme
ils
D
&
Bourgcois
lui
allerent
au
de
;e
imerent
heureux
d’être
les
PIE
se
}
en
aucune
autre
CR
ee
,
auf
eft-il
vray
QUE
CIE
ss
QUE
entrée
ou
à
fa
fortie
Plus
de
A
0
canon
,
à
1
en
DÉS
ñ,;
à
ce
que
l’on
a
ae
y
MSC
le
Prince
,
après
avoir
PÈ
i.
fit
{
S
&t
autres
lieux,
arriva
à
Namur
ne
Te
entrée
le
27.
Mars.
Là
Philibert
Pr
&
ce
de
RAT
;
fls
du
Duc
de
SO
F
adame
Beatrix
de
Portugal
>
IŒ
dot
DEL
Fe
Er
CET
One
ce
que
fit
au
ne,
|
olffein
frere
du
Roy
de
Dar
pos
P2A
PEU,
avec
plulieurs
autres
Seigne
en.
rince
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mille
carefles
à
l’un
&
à
l’autre
aÙ
{oit
“es
SAS
les
plus
obligeans.
Îl
fai
ee
it
cens
Bourgeois
de
la
W
Ah:
virons,
d’entre
les
plus
confiderab#"
en
milles,
bien
mis
&
bien
armez
ir
huit
compagnies
,
avec
leurs
Enfigne
à
leurs
Tambours,
marchant
à
pied
qu
quatre
;
le
Commandant
àleur
tête
À
”
|
eux
venoit
le
Gouverneur,
qui
étoile
Ces
te
de
Mansfeldt,
à
cheval,
ayant
à
[es
(es
HR
fi
pee
IL
Part.
Liv.
IV.
353
a
afiers
&
fes
Pages,
fuivi
des
Bourguer
|
jé'Âtres
&
des
autres
Magiftrats.
Le
Ciergé
|
ait
lecevoir
à
la
porte
de
la
ville;
&
pen-
he}
qu'il
entroit
on
fit
une
décharge
conti-
ae
de
l’Artillerie
pendant
une
heure,
à
Grp
Que
la
foule
ne
permettoit
pas
d’avan-
4
Le
[HCOup
dans
les
rües.,
|
.
Rp
lendemain
le
Clergé
le
vint
prenc?és
|
que
il
dîna
en
public»
&
fut
fervi
par
les.
|
Pare
fats,
Le
repas
fe
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de
bonne
heure:
Fete
Que
le
Prince
éroit
invité
à
VOIT
LÉ
Paro.…
€
réjouifflance
curieufe.
On.
les
Fe
Cent
homrhiés
montez
fur
des
Ch
de,
utes
dedeux
coudées
>
qui
fembloien
|
Qes
ns.
La
moitié
portoient
des
cafa-
À
pes
?
für
lefquelles
il
y
avoit
des
Croix
TON
rie,
Bourgogne
,
8
les
autres
portoient
tres
leurs
les
Armes
de
l'Empire:
Ils
en-
bent
à
la
file
trois
à
trois
dans
la
grand”
fe
‘à
Où
fe
faifoir
la
Fefte
,
au
fon
des
:
LS
nus
Tambours.
Puis
ils
Rte
Quant
*
Corps
;
cinquante
rois
comme
ils
Ole
*
à
?
S
G
x
les
Et
venus,
8
commencerent
à
fe
battre
heurtant
les
uns
%t
tres
avec
leurs
échafles
;
On
en
voyoit
Mais
nes
en
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tomber
quelqu
un
à
terres
dre.
©
Plaifir
étoit
de
les
voir
fe
fervir
fort
ln
lement
de
ces
machines.
Le
Prince
prit
Qurs
É
Plaifir
à
ce
divertiflement
;
que
ge
k
Place
Tes
on
en
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un
femblable
de
Main
€
du
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où
il
logeoïit.
Le
len
“
L'on
:
partit
très-fatisfait
du
bon
accuei
Mi
avoit
fait
dans
cette
ville
>
MAIS
:
avant
aCCOmpagna
en
procefion
à
la
Me
É:
quable.
:
6
La
Vie
px
Cuar
Les
Vial
Toutela
nuit
on
fic
tant
de
FEUX
joe
éxoir
|
&
particuliers
qu’il
fembloit
qué
JW?!
anti#
toute
enfeu,
chacun
des
Bourgeo®
2
opt
ché
de
fe
diftinguer
&
de
furpafien
(O0
que
gnon
à
imaginer
quelque
agreable
re
avoir
ce.
Au
millieu
de
la
place
cu
Palais"?
route
un
grand
feu
en
pyrammice
q
14
la
nuit,
il
eft
vray
que
le
moi
tifce
qu’on
fafle
aujourd’huy
»
#*
rermp
que
cent
de
ceux
qu'on
faifoir
€
"ainvels
|
R,
tant
on
a
raffiné
fur
ces
fortes
©
tions.
les
Magiftrats
de
la
ville.
On
ÿ
ES
e
meffe
folemnelle
avec
la
mufiquens
cedb.
pereur
pour
rengré
graces
à
Dieu
te;
avoit
heureufement
conduit
le
PEPE
malt
,
un
filong
voyage.
Enfui.eles
Bourse
PE
&
toute
la
Regence
fe
traufporter
lais
,
&
prefenterent
refpectuel
Aer
Prince
une
grande
&
riche
Coupe,
pain
:
meil
avec
fon
couvercle,
fpefné
ge
pol
un
homme
des
plus
forts
la
pouvoN
fers
Mais
elle
étoit
beaucoup.
plus
CPE
m8
par
l'excellence
du
travail,
que
pau
e
re,
enrichie
de
figures»
de
Jettres
;
phiques.
Entreautres
paroles
ily
à
ci
autour
du
couvercle;
0
Imperator
Cæfar
Conftantinui?
Pa
ad
Pontem
Milvicem
Tyra910»
,
ofE
gravem
cec.
ferè
annorum?
Cürifti
Ecclefiam
in
Libertaté®
C'eft-à
dire,”
Erpereur
Conftantin
3
dis
me
Part.
Liv.
IV.
367
débrvr,
is
Maxence
prez
du
Pont
Mob
;
le
cruel
glile
affligée
de
Fafus-Chrifr
,
apré
FD
e
pefecus
de
trois
cens
ans,
Près
co
enfionaire,
(quieft
une
chargeà
peu
Divers”
Ge
Somme
celle
de
Procureur
ou
d’Advo-
HS
|
pass
oral)
Complimenta
le
Prince
de
la
mens.
Priantt
à
Bourguemaitres
&
de
la
ville
;
le
154%
Aÿec
ref
agréer
le
prefent
qu’on
lui
portoit
Parce
©
pet,
non
pas
pourla
valeur,
mais.
sq
d
ileftoit
accompagné
du
cœurdetous
&
es
lesfujets,
qui
Paffuroient,
par
Rà
d’une
:
Pon
ance
profonde.
L’Evêque
d
Arras
re-
Vec
ï
au
nom
du
Prince
»
qu
il
acceptoit:
qui
Hoar
,
le-prefent
;
&
le
cœur
de
ceux
bien
1
faifoient.
On
ne
fauroit
dire
com-
Qn
f]
mpereur
fut
fatisfait
d’avoir
le
Prince
tour
>
auPrez
de
lui;
car
en
peu
detemps
ann
sune
qu’il
éroit:
n'ayant
alors
que
vingt
ans
a
»
il
reconnut
qu'il
étoit
grave
:
ge
Se
difcours,
fubil
dans
fes
réponfes
»:
dela
fesrefolutions,
prompt
àcompren-
,
à
qiure
les
plusembarraflées
»
prudent
Portanse”
avis
dans
les
affaires
les
plus
im-
tours
nes
judicieux
»
&
intelligent
dans
les
détours
dufccle:
Auff
dés
lefecond
jou
il
ee
fon
arrivée,
il
l’admit
dans
fon
Con-
fider
en:
fa
bace
1?
&
le.
fit
même
pre
Del
L
co
<
Vray
que
pendant
trois
mois
il
fallut
tlef
drder
à
toutes
les
villes
du
païs
qui
le
de-recû
|
Vo
Client
avec
empreffements
le
plailir
de
soures
j
teur.
q
rince,
que
chacune
£e
:faifoit
hon-
les
villes
ion
oimchez
elles,
te
que
l'Empereur
té
Sur
Voulut
pas
refufer.
Ainf
il
alloit
tan-
da
:
P
Ke
une
ville
&tantôt
en
une
autre
OT
AT
[IT,
dinai=
RSR
362
La
ViE
DE
CHARLES
VC
|
dinafrement-
accompagné
de
la
Reine
ca
|
vernante;
€
par
tout
ce
n’étoit
que
FeRse
Bals
;.
Cavalcades
,
prefens
>
&
recepie
magnifiques.
Mais
comme
Anvers
ét
la-plus
riche,
la
plus
peuplées
gnifique
ville
du
pais
»
elle
voulut
2%
fer
diftinguer
en
cette
occafion»
UTP
ui
toutes
les
autres
dans
la
belle
entrée
a”
ui
_
fit'au
commencement
de
feprembre:
ufs
cens
Bourgeois
à
cheval
habillez
GATE
2
Ce
bleu,
avec
un
nombre
infini
de
tE
an
mr
1
même
couleur
fur
la
tefte
des
chevaur
“ifles
allerentau
devant,
à
deux
milles
hors?
gd
precedez
de
fix
en
fix
ce
quatre
Eftafiel
out
deux
pages
richement
habillez.
C'éroienf
Of
la
plufpart
des
Recteurs;
Magiftrats?
rs
de
és
de
la
ville
,
tant
Regens
que
bof?
Le
bifles
&
Plus
de
quatre
mille
Bourg.
ez
&
armés
d’une
même
{0ItE
D
auffi
au
devant
à
pied.
On
érigea
vins"
mile
.
Arcside
Triomphe,
qui
coûterent
lb
les
piftoles,
groffe
fomme
en
CE
rem
pE
urd”
seent
n'étoit
pas
fi
commun
van
=
nvers
Comme
la
ville
d'Anvers»
étoit
ale,
542.
qu’eft
aujourd’hui
celle
d’Amfter
dar?
da
dire
qu’elle
-pafloit
pour
la
plus
riche
plus
fleuriffante
du
pais,
il
y
eut
un
plus
D
nt
concours
de
monde
qu’en
aucun
|
ce
que
l’on
s’afleuroit
de
voir
des
chofes
plus
rares
qu'aux
aut
huit
jours
lePrince
&la
Reine-°
te
furent
traitez.
aux
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de
la
ÿ
toute
Jeur
fuite,
&
touslesjours
on
ler
noit
quelque
nouveau
diverti
#52
ce
”
*
ft
JL.
Part.
Lrv.
IV.
"
363
del
ins,
joûtes,
Tournois
>
Bals,
Jeux,
&
feu
cieux
Repas.
Tous
les
foirs
on
faifoit
des
Le
X
d’Artifice
d’une
nouvelleinvention
dans
k
places
publiques,
outre
ceux
des
particu-
ES,
&
pendant
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ce
temps-là
il
ne
fe
pla
entre
les
Bourgeois
que
de
Bals
&
de
Sins.
La
ville
fit
prefent
au
Prince
d'une
Dore
de
la
grandeur
d’une
femme
;
repre-
lant
VA
bondance,
qui
embrafloitunegran-
e
Coupe
d'argent
dans
laquelieily
avoitdou-
Roue
Ducats.
Aufñ
fortit-il
de
cette
ville
S
latisfait
que
d'aucune
autre.
‘
PE
ais
Quelae
grande
que
fat
la
joye
de
Tor
en
Mpereur
de
voir
le
Prince
fon
fils
fi
carefñlé
geantes,
ml
lendre,
cependant
comme
les
plaifirs
du
fa
Que
font
mêlez
de
quelque
amertume
il
Cett
&Voüer
que
Charles
V.
l'éprouva
dans
€
Occafion,
comme
il
lavoit
fouvent
fait,
Que
fa
joye
fut
interrompüe
parles
nouvel-
îi
,
&
qui
laffligerent
beau-
Defordres
&
Dommages
r
.
ragutavoit
caufez
fur
la
mer
Mediter-
Côt
€;
où
il
avoit
non
feulement
infefté
les
au
de
Naples,
d'Italie:
&
de
plufieurs
tres
ieux
;
mais
interrompu
entiere-
se
le
commerce.
On
ne
fera
peut-être
Que
fâché,
d'apprendre
en
cet
endroit
quel-
Q*.Particularitez
de
la
vie
de
ce
fameux
Orfèire.
|
a
rer
Raïs
étoit
Turc
de
naiffance,
pas
Dragut.
intrentt
de
fa
perfonne
;
courageux»
hardi
depPide
»
infatigable.
Il
entra
au
fervice
te]
tberouffe
,
Roy
d’Alger,en
qualité
de
ma-
8re
&
il
eutle
bon-heur
d’être
fi
fort
à
fon
?
Qu'aprés
lavoir
mené
pendant
quatre
Q
2
ans
ee
.4
le
de
Qu'il
reçût
alors
quel
>
des
grands
Prispar
Doria,
de
la
Uhaïne,
»
je
Ÿ
@nletire
Prefque
toute
la
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courut
PO
ernie
“
}
/
LA
ER
#
Fe
\
k
G64
"La
Vie
DE
CHARLES
\£
satre
ans
avec
luià
Pirater,
ille
jugea
digne
chef
d’Efcadre,
de
forte
qu’en
1540»
eclel
|
voyz
en
Courfe
avec
dix
vaiffleaux>
4Y
quels
ayant
fait
defcente
dans
l’Ile
a
|
de
Core:
_
<
€
À
il
la
ravagea.
André
Doria
ayant
aPfi°
ler
Mefline
,
où
il
étoit
avec
vingt
&
une
Lieu”
depêcha
contre
lui
Jeannetin
Doria
107,
it
tenant
&
fon
neyeu
pendant
qu’il
OU’
&
jour
à
l’entour
de
cette
ile
»
pends
c
dé
jours,
le
fuivant
&
demandant
paf
ge
fes
nouvelles
fans
en
pouvoir
apPT
endte
Finalement
le
fecond
jour
de
Mal
a
ir
de
du
jour
il
trouva
ce
Barbare
en
un
end
i
cette
Ifle,
où
ilayoit
debarqué
Île
buis
avoit
fait,
&
étoit
occupé
à
en
faire
où
rage
avec
fes
gens.
Surpris
en
cét
ERP
Ame
il
étoit
hors
de
deffenfe;
il
devintlui
tin?
tous
fes
vaifleaux,
fes
gens
>
6t
107
e
Gr
la
proye
de
Jeanhetin
Doria,
hots
dos"
leres,
qui
fetrouvant
écarrées
eurent
®
;]
ff
heur
d’échaper
par
la
fuite.
Incontine
es
attacher
Dragut
à
la
chaîne,
aV€C
Gale
Turcs
&
les
Mores
qui
étoient
fur
16
tie
res
,
&
l’on
en
tira
164.
efclaves,
>.
que
lon
mit
en
liberté.
Avec
cena
ge
Jeannetin
s’en
retourna
à
Genes»
P9
squf
cevoir
les
loüanges
&
l'applaudiflent
dy
{a
Patrie
lui
donna
en
cette
OCC
1
cegue
fut
reçüavecunetrès-grande
j0y€?
D
patio
fon
retour
delivroitla
ville
de
la
confter
soif
univerfelle
où
le
nom
de
ce
Barbaï®
mile,
dans
les
chaînes
ce
Dragut
qui
à
{on
ar
tou
voyage
de
merayoitjetté
l'épouvanteP
gntié
Li
E
III.
Parvr,
Lav.
IV.
-36$
ñtre
autres
perfonnes
qui
le
furent
Voir»
fe
trouva
la
femme
de
Jeannetin
Doria
;
AVEC
Quelques
autres
Dames
des
plus
confiderables
le
la
ville,
&
comme
il
parloit
fort
bonIta-=
ien,
il
trouva
fi
bien
le
fecret
de
leur
plaire»
Que
cette
Dame,
pria
inftamment
fonépoux
e
le
mettre
enliberté;
de
forte
qu'enmême
temps,
&
en
prefence
de
ces
Dames
il
lui
fic
Ôter
fa
chaîne;
il
ne
fut
pas
plûcôt
tiré
de
ét
eftat,
qu’il
fitundifcours
deremercimenE
à
{à
bien-faitrice
,
qui
plut
beaucoup:
En-
lite
Jeannetin
Doria
l’envoyaau
Prince
An-
té
fon
Oncle,
quiétoit
encore
à
Meffine,
&
@
après
l'avoir
vù
le
renvoya
incontinentà
P
enes,
avec
ordre
de
le
faire
conduire
à
jÉmpereur,
afin
qu'il
en
difpofat
comme
il
€
jugeroit
à
propos.
Tant
il
eft
vray
que.
4
Oftune,
{je
ne
veux
pas
dire
ja
Providence
rêtienne
parce
qu'il
s’agit
ici
d’un
Turc
Quand
elle
a
une
fois
refolu
de
favorifer
Quelqu’un
en
preparede
loin
les
moyens.Chat=
£s
V,
aprés
avoir
vû
ce
Barbare»
n€
vou
Ant
pas
le
laiffer
entierement.
€
liberté
»
fut
ür
le
point
de
l'envoyer
dans
une
Citadelle
Pour
y
être
gardé
jufqu’à
à
la
mort
:
Mails
Ayant
{à
qu’on
lui
avoit
fait
la
grace
de
le
ti=
rer
de
la
chaîne,
&
de
le
difpenfer
de
ramer»
la
priere
de
la
Ducheffe
Doria»
époufe
de
eannetin,
il
ne
voulut
pas
revoquer
celte
Brace,
&
le
renvoya
bien-tôt
aprés
à
Genes
au
Lieutenant
de
Jeannetin
qui
y
étoit
alors»
üi
faifant
favoir
que
puis
que
Dragu®
étoit
On
prifonnier,
il
devoit
difpofer
de
jui
com
Me
il
le
trouveroit
à
propos
:
de
forte
qu
il
€
mit
dans
fa
Capitane,
où
il
left
garder
,
Q
3
mais
ER
ct
A
r
4
3
#
366
La
Vire
DE
CHARLES
Vent
mais
fans
être
enchaîné,
ni
obligé
d
pa
à
mer.
j
|
DE
Barberouffe
qui
avoit
une
fouveraine
E
na.
pour
Dragut,
informé
que
les
premier.
berouffe,
nouvelles
qu'il
avoit
eu
de
lui,
que
l'EMPS
_reur
l’avoit
fait
étrangler
étoient
fauilés
que
étoit
dans
la
Capitane
de
Doria»
he
Aie
même
enchaîné,
commençaà
craie
|
"
ançon.
D'abord
Doria
reffufa
Louis
fe
.
Êe
qu’on
lui
faifoit
pour
la
rançgor
er”
Drague,
ne
mb
Les
vouloir
out,
un
Corfaire
hardy»
4,
see
&
entendant
parfaitement
la
mar
€
B
ne
feroit
pas
plûtôt
retourné
au
frire
Barberouffe
»
qu'il
feroit
en
efit
Gi
see
de
mal
à
la
Chrétienté.
4
Sul-
tans
offre
qu'on
lui
fit
de
deux
mille
ces
entrehai
valent
autant
de
Ducats.
©5
f-
ne,où
ris
J
cannetin
qui
étoit
alors
à
Mes
me
pafla
1
byver
loin
de
fa
femme”
of”
di
amoureux
d’une
Dame
veuve»
€*
n
de
*
dnairement
belle,
qui
avoit
un
f$
BE
quinze
ans,
&
qu’elle
aimoit
avec
P?
Re
efclave
à
la
Cour
de
Barberoufle
»
qui
ei
Moit
fouverainement
à
caufe
de
fa
a
<
au
faifoit
qu’il
n’avoit
pas
voulu
raie
ES
ancon
avecfa
mere
qui
foubaitoitf
ir
Wa.
ele
retirer.
Cette
femme
p’oubl
IC:
US
ES
Jeannetin
la
courtifoit
©
es.
ir
de
procurer
la
liberté
à
fon
Che’
Auff
eut-il
cette
complaifance
pour
Le
qu’il
fit
dire
à
ceux
qui
follicitoientla
libert®
.
Dragut,
que
fi
on
vouloit
outre
les
a
Sultans
offerts,
mettre
en
liberté
un
J4
efclave
nommé
François
Galaffi;
il
rehoe
III,
Par,
Liv.
IV.
367
Toit
Dragur.
Barberoufle
accepta
l'offre,
en-
VOYa
lés
2000.
Sultans
à
Mefline
avec
lejeu-
Ne
efclave
,
Dragut
fut
envoyé
à
Alger»
ét
à
veuve,
Maitrefle
de
Doria,
eut
pour
pre=
fnt
fon
fils,
&
les
2000.
Sultans.
D'’au-
tres
difent
que
la
fomme
fut
de
4000.
Quitans,
qui
valent
autant
que
des
Ducats
Or.
Quoi
qu'il
en
{oit,
il
eft
certain
;
que
Ninon
Qand'on
en
auroit
demandé
deux
fois
AM
AE
jque.
tant,
Barberoufle
fouhaitoit
fi
fort
d’avoir
ragut
qu’il
lauroit
donné.
ne
TRES
8na
publiquement
la
j0ÿE
dÙ
il
avoit
Se
létour,
&
le
remit
dans
{es
premieres
C
at
&es
de
Corfaire,
*
Celui-ci
irrité
contre
1€5
hrétiens
cherchoit
l’occañon
de
fe
vanget»
de
rétablir
fa
reputation
aupres
des
ne
&
des
Arabes,
ce
qui
lui
fut
aifé
ayant
E
lécret
de
fe
faire
aimer
>par
une
liberalité
1
Extraordinaire
qu'il
n’eut
jamais
Î
avidité
de
Prendre
rien
pour
lui
en
particulier
du
Butih
en
qualité
de
chef,
fe
contentant
d’une
por-
Hon
épale
à
celle
de
chacun
des
RO
Oldats;
apas:capable
de
gagner
le
CŒUr
es
Plus
Barbares.
Aufli
tous
fouhaitoient
d’en-
trer
à
fon
fervice.\
x
il
falloit
aVOIr
dés
re-
COmmandations
pOur
ÿ
avoir
une
place.
De
orte
que
pouvant
choifir
»
il
ne
prenoit
que
es
plus
braves
&
les
plus
intrepides;
gens
Qui
ne
connoiffant
point
le
peril
quand
lalloit
combattre
pour
la
Gloire;
venotent
à
bout
des
entreprifes
les
plus
difficiles,
.
Le
na
ren:
cs
sa
qui
lui
acquit
une
tres-
DRARCS
CPU
Ion,
à
ES
.
.
Hèquiert
Barberouffe.avoit
travaillé
à
mettre
bien
del’auto-
Q_4
Dragut
Titée
=
68
1É
à
ra
À
V
a
Fee
ee
l'efbrit,
E,
CuHaA
pra
Free
RL
Lo
e
VA
Ve:
coura
témoi
la
pre
ose
&
il
yavoi
HR
ge,
&lui
qu'il
Se
Smqutile
FE
FPE
qui
donna
u
imoir
beaucoir
arbero
s
dont
lil
avoit
n
Turban
uné
puition
dk
vint
Fe
avoit
accotume
de
fai
*
qui
S
Drac
Le
LS
pe
cor
nes
,
q
acquit
t
étoit
Fe
ant
que
Ja
1°
it;
3
+
autan
plus
d’
plus
florifian
077
D
?
Cure
xs
af
PET
D
ja
lue,
se
RNA
effime
qw
Ar
pour
lui
tiers
fai
RU
parce
AC
oo!
Miere
it
paroi
ême
zél,
qu'il
efperoif
il
ad
d'éch
De
pour
Fe
fn
l'autre
400
|
Co
A
,
2
Plhs
de
An
Ê
Qu
ut
fut
Fe
üs
glo
redit
au
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lui
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&
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acquerif
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ss
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de
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d
la
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sn
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plufieurs
Le
ensure
de
:
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=
rendié
u
PEL
avoit
ommode
la
Mer
de
Me
né
trè
pagne
attiré
ur
pour
la
:
irerrané?
ès-riche
&t
de
Por
grand
navigation
,
cé
.
Mais
ortugal;
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voyant:
ce
avoit
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9
e
étroit
tro
uvoi
rules
qu'a
15
en
Sol
yman
fl
dt.
ED
rt
content
de
cetfé
nouvel
ava9"
e
Jeacquifiti
tio
n
de
Dragut
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prévoya
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e
s
denis
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È«
n
qu'il
€
n
pour
roit
De
er
pou
r
1€
Li
f
HI
Part.
Liv.
{V.
369
Ur
la
Mediterranée,
&
ce
grand
Corfaire
y
Mena
fon
Efcadre,
qui
n’étoit
que
de
douze
eres,
&
fe
rendit
fi
puiffant,
qu'avec
les
SeOitS
que
la
ville
lui
payoit
en
qualité
de
Egneur
,
il
leva
une
Armée
de
trente
bon-
NS
paleres,
&
fe
fit
appeller
Prince
d'Afri-
4
Pour
gagner
l'affection
de
fes
nouveaux
Ujets,
il
prit
la
refolution
de
remplir
cette
ville
utin
qu’il
feroit
fur
les
Chrétiens
;
ainfi
?8
avoir
égard
à
aucune
Nation»
il
couroit
Mer,
faifoit
du
pis
qu’il
pouvoit
fur
les
cô-
v
*»
&
prenoit
tous
les
vaiffeaux
qu
il
Bou
L
OI
attrapers,
hors
ceux
qui
aVOIent
des.paf-
de
2'TS
Pour
negotier
en
Afrique;
se
sue
te
temps
il
rendit
cette
ville
la
plus
Horifan”
de
toutes
celles
qui
étoient
fur
ces
CRE
l'Ee
il
en
vouloit
fur
tout
aux
vaifleaux
de
Mpereur,
&
de
la
côte
de
Genes
»
pans
©
Vanger
de
l’affront
qu’on
lui
avoit
re
x
Mettre
à
Ja
chaîne,
&
de
le
faire
ramer»
Ci
ie
fouvent.
947
cherchoit
l'oceafion
de
faire
“.
ss
aire
du
bien
4
Ja
Femme
44
AT)
»
on
de
f
|
LA
:
A
U
mois
de
Mai
de
cette
année
(
d'autres
pos
Ent
que
ce
fut
au
mois
d’Aouft
de
lapré-
En"
0.
i
7
stente
)
Dragut
mit
à
la
mer
avec
douze
es
côtes
Ghré-
Clay
toi
à
Eu
Encore
fait
plus
de
mal;
fide
Gragne-
de
d'ailleurs,
il
ny
fût
accouru
en
gran
“BEnce
un
nombre
confiderable
de
8e
SL
Paix,
Pa
ne
fe
difpenfent
pas
de
la
refidence
3196
La
Vie
DE,
CuarLes
V
mal
feroit
chargées
les
peuples
En
feroienr
ss
contens
;
&
il
en
pourroit
arriver
plu
du
fcandales
à
l'Eglife,
&
plufieurs
affaires
gereufes
à
l'Etât.
Sur
toutes
chofes
de
Hé
vez
avoir
foin
que
ceux
qui
ont
CUFE
es
dé
grandes
raifons.
À
nf
Mais
puis
que
J.
Chrift
ne
nous
à
net!
commandé
dans
fon
Evangile
fi
expré
Æ
po9
que
la
paix,
que
l’on
ne
peui
sa
{eulement
bon
Prince,
mais
non
P#
gqué,
bon
Chrêtien
,
fans
l'avoir
à
CŒUT
nous”
celui
qui
a
donné
fa
propre
vie
por
noi
nous
ordonne
fi
fouvent
de
l'aime"?
Sole
declare
qu’il
aime
fur
tout
ce
étant
d’ailleurs
impoffible
que
les
PRÉ
Die”
les
peuples
puiffent
fans
elle
er
ur”
comme
il
faut,
&
que
la
guerre
€
ns.
:
fs’
de
tant
de
malheurs;
vous
devez’
se
a
accoûtumer
de
bonne
heure
vôtre
Pis
soul
penfées
pacifiques,
&
éviter
avec
ere”
ce
qui
pourroit
vous
porter
à
la
ge
pit
moins
qu’elle
ne
foit
fi
neceflaire»
ne
Ca
&
le
monde
voyent,
que
vous
4Y°.
eo
traint
de
la
faire
fans
le
pouvoir
€
se
avez
d'autant
plus
de
raifon
de}
ne
nos
Royaumes
&
nos
Etâts
étant;
obli
par
les
grandes
charges
»
que
je
“4
il
de
mettre
fur
mes
peuples
»
f87°
ë
t
sé
m’auroit
pas
été
poffible
de
foûten
guerres
;
&
comme
elles
ne
finiront
Ré
core,
felon
toute
apparence»
;
ples
feront
par
confequent
charger
Tr
"
en
plus,
quand
vous
monterez
ur
qu
jus
ous
eu”
vous
ne
ferez
jamais
aimé
de
voÿ
leur
donnant
la
paix,
Lip
IL
Parr.
Eve
IVS
2
3770
|
plus
er.
tte
guerre
que
j’ay
entreprife,
bien
Engage:
2S
Pour
la
deffenfe
de
la
Religion
que
pour
®°"**
+
Propre
intereft
,
j'ay
été
obligé
afin
de
;
Pas
ruïner
entiérement
mon
peuple,
d’en-
pet
non
feulement
beaucoup
de
vafes
d’or,
gent,
&
de
pierreries,
mais
plufeurs
|
me
&
Seigneuries
dans
les
Royaumes
de
dore
es,de
Sicile,
&
d'Efpagne,
ce
qui
m'a
le
beaucoup
de
chagrin,
parce
que
non
tent
nos
peuples,
mais
encore
nos
en-
or
concluent
de-là
que
nos
revenus
ê&
A
trefors
font
épuifez
:
outre
qu'il
n
eft
pas
tre
à
Boire,
ni
de
la
majefté
d’un
Prince
d’é-
LE
ligé
à
faire
un
tel
commerce.
Ainf
je
cher
Mo
oure
de
travailler
avec
foin
à
cher-
\
certe”
moyens
de
degager
;
ce
que
la
ne-
Vous
&
7
2
forcé
de
mettre
en
gage
»
Ce
qui
$
fera
beaucoup
d'honneur
;
&
d'éviter
es
je
Paix
continuelle
>
de
tomber
dans
Que
NCOnveniens
qui
me
font
arrivez»
puis
Tec
Je
ne
puis
faire
moy-même
ce
queje
vous
“ormande,
|
;
tR
oi
que
vous
deviez
vivre
en
bonne
1in-
AT
Ve,
SCNCE
avec
les
autres
Princes,
vous
dE
ee
dina
€
faire
particuliérement
avec
leRoy
Fer-
fin
cos
Pi
hd
mon
frere
&
vôtre
oncle,
&
avec
le
fin.
Ve
Ace
Maximilien
vôtre
coufin
&
mon
ne-
on.
Une
fuit
pas
même
de
vivre
en
bon-
Be
Orrefpondance
fimplement
avec
ces
deux
en
«>
il
faut
avoir
une
entiere
confiance
donn
*5
comme
je
fuis
aflüré
qu’ils
vous
en
te
Sont
toute
forte
de
fujet,
je
vous
exor-
de
de
faire
de
même
envers
eux.
Vous
ne
&
Z
Pas
feulement
en
ufer
de
la
forte;
par-
Que
la
Religion
Chrétienne-l’ordonne,
&e
que
.
Denierss
38
La
ViE:pE
CHARLES
de
jige
pe
*
oblig
que
la
liaifon
d’un
même
fang
VOUS
Ye
one
mais
pour
l’intereft
reciproque
de
mt
fervation.
J’ay
fait
tout
ce
queJ
ay
PU
ai
faire
declarer
mon
frere
Roy
des
RO,
j'en
fuis
venu
à
bout,
par
la
ben
ef
de
Dieu;
&
je
l'ai
fait
afin
de
vous
Me
Ô-
l’un
&
l’autre,
à
foûtenir
&
à
deffend!
tre
Maifon.
Après
ma
mort,
Fer
pire»
viendra
puiffant
par
le
moyen
de
|
-Maï-
vous
le
ferez
encore
davantage
ÿ1
tal
a
07°
tre
de
tant
de
Royaumes
&
d'Etats
se
and
te
que
perfonne
n’ofera
vous
inquiété®
es
fo!”
on
faura
que
vous
ferez
foûtenu
P2
2",Gr
ces
d’un
fi
puiflant
oncle
;
ni
attaqué
ares.
oncle
;
quand
on
le
verra
appuyé
d€°
troie
C'eft
le
grand
fruit
que
produfà
fi
499
union,
amitié,
&'confance
»
d'un
Buy
oncle
avec
un
fi
puiffant
neveu.
pir
en
Ferdinand
mon
frere
aura
foin'de
{€
Cof”.
paix
l’Allemagne,
de
hâter
l'affaire
e
Tu
cile,
&
de
faire
durer
la
Treve
av
ane
&
;’efpere
d’obtenir
des
Etâts
d
Al
rh
der
Où
j'irai
bien-toft
,
une
bonne
Et
Tu
gent
pour
nous
deffendre,
encasd"
enne
4
ou
le
Roy
de
France
,
ou
autres
ni
off
nous
attaquer,
voyant
qu'il
Eft
!
ne
que
jen
puifle
tirer
de
mes
ROÿ?
pts
Etâts,
pour
en
fecourir
l'Allemagne?
EC
qu'on
vint
à
l’attaquer,
ce
qui
je
of
%
impoffible
à
vous-même
quand
Vies
croi
terez
furle
Trône,
parce
que
VOUS
mou’
de
verez
ruinez;
de
forte
que
pour
Langue
vous
je
dois
travailler,
ce
que
Je
SEAT
sen
rai
pas
de
faire,
à
maintenir
1
P
F
rene”,
que
nos
peuples
ayent
le
temps
CE
g
€
ad
C-
w
#
tee
III.
P
ART.
Liv.
IV.
379
Re
Poneftir,
jufques
à
cequel’Allemagne
Me
deffendre
par
elle
même.
:
0
froit
de
l’intereft
de
la
Chrétienté,
de
Turcs
Voir
faire
la
guerre
au
Turc,
afin
de
ï
le
Pêcher
de
s’agrandir
à
nos
dépens,
mais
ir
VENU
trop
puifant;
par
le
refus
queles
fo
SS
Princes
ont
fait
de
fe
Liguer
avec
moy;
Dou
€
je
Paurois
fouhaité
;
&
comme
+
D
tune
2
aujourd’hui
lui
faire
la
guerre,
fa
:
deu
St
tous
les
Princes
Chrétiens
;
&
RS
de.
defperance
de
le
vaincre,
il
faut
Se
tons
Cité
vertu,
Ne
pouvant
LOnVeRESs
dure
2865
à
lui
faire
la
guerre»
il
faut
fair
ke.
Autant
qu’il
fe
pourra
la
Treve
quej
ay
2e
lui
vi
itement
derom-
de."
VEClui,
&
éviter
adroite
de
Rte
lui,
à
moins
qu’il
ne
vous
y
O
1
3
ù
fuel
Cas
;il
ne
faut
épargner
HAE
ER
te
L'lBues
pour
fécourir
Ferdinand
mon
fre=
ns
Quand
même
vous
auriez
la
Freue
e.
ls
Royaumes
de
Naples
où
de
Si-
autre
létroite
confiance
que
vous
ss
ya
©nir
avec
le
Roy
Ferdinand
mon
frere
1549
On
€
Oncle,
vous
ferez
bien
de
ie
en
Bite
amitié
avec
tousles
Electeurs
del
EE
tre
Parce
que
ne
faifant
avec
D
a
e
La
fa
rinces
qu'un
même
corps
>
1!
nef
We
fUlement
convenable,
mais
d’une
necef-
Lolo
Üe,
à
çaufe
des
Païs-Bas,
&c
du
tre
<
de
Milan,
d’en
ufer
dela
forteenvers
ne
Oncle
»
les
Electeurs,
&c
les
autres
me
de
l'Empire.
Cela
fera
que
vous
Me,
“2
tirer
de
grandsavantages
del
A
de
nas
quoi
difficillement
pourriez-vo
Ver
les
Païs-Bas
&
la
Duché
de
ne
À
1
{(Suiffes,
Le
Pape,
330
La
VIE
DE
CHarLEs
Veoqé
Aurefte
vous
ne
devez
pas
faire
P
inces
?
de
faire
largement
des
prefens
aux
;
é
f
de
qui
vous
pouvez
efperer
des
ee
:
par
ce
moyen,
il
vous
en
reviendra
Ce
5
VOUS
tages
à
vous
même,
&
en
même
ten
rdi-
Rppuyérez
L'Ange,
&
le
credit
de
nand
vôtre
Oncle.
6
oif
Quant
au
Suiffes
il
eft
bon
dé
Les
A
ee
pour
amis,
mais
non
pas
pour
M
une
fur
tout
aujourd’huy
qu'ils
ont
embr®
n
me”
Religion
differente.
C’eft
une
Nati0
nnent
cenaire,
&
les
Hiftoriens
nous
apps
veu
vent
Tour!
r
AVEC
lent;
ainfi
il
eft
necelfaire
d
agit
q
and
confpection
avec
eux
comme
j'aÿ
fait»
©
ail
bas
4
pi
p
[tj]
en
+
p
[ei
o
—
o®
Le]
"S
Le
:
o
Le]
[en
La
a
D”
«
©>
et
Las
Le
le]
=
Pa
SE
[a]
Q
L°2
S
L=]
à
été
promis
par
cette
Ligue.
:
ed'AU:
Br
ce
de
regarde
le
Pape
gauo
done
fujet
d’être
mal
fatisfait
de
lui
;
dE
É
Lu
|
pour
acquerir
fon
amitié
je
me
fois
À
of,
|
ter
à
marier
ma
fille
Marguerite
aV€
eve
ue
|
Farnefe
fon
petit
neveu,
qui
tou£
UN
gr
Pape
qu'il
étoit,
n’étoit
pourtant
di
1
PP
|
le
Gentil-homme
,
&
cependant
*
jeté
laiffé
de
traverfer
mes
deffeins
ne
fujet
du
gne,
&
de
me
donner
du
chagrin
47
Co”
hcil
III.
Par'T.
Liv.
IV.
38:
the
auquel
il
a
finalement
confentiaprés
Qi,
PPpoñrions
;
&
uniquement
parce
e
:
€l'&æpû
éviter.
Cela
n’empêche
pas
(ou
L
ne
vousprie,
mon
cherfils
;
que
Dour
Vôtre
vie
vous
ne
regardiez
pas
à
ce
que
lp;
°nt.faire
les
Papes,
mais
feulement
à
0
ignité
de
vicaires
de
Jefus-Chrift
où
ils
lité
Slevez
;
de
leur
rendre
en
cette
qua-
€
refpect
extraordinaire
qu’ils
meritent»
qu
É
ouffrir
plûtôt
qu’ils
vous
faffent
du
tort
rer
€
leur
en
faire.
Je
vous
prie
auffi
d’en-
ji
une
bonne
amitié
avec
la
Duchefle
fnsenerite
ma
fille,
d’avoir
foin
de
fes
en-
GEL
OU
l'amour
de
la
mere
&
entre
fes
Melle
du
Duc
Odavio
»
‘&t
de
confidérer
Mée
gft
mon
fang,
que
je
l’ai
toujours
air
am
que
vous
eftes
obligé
auffi
par
au
de
fils
que
vous
me
portez
de
l'aimer.
plaifance
-
te,
il.
ce
qui
regarde
les
affaires
de
Plaifan-
1549.
Pile
€ft
certain
que
j’ay
eu
beaucoup
de
dé-
äpe
de
la
mort
du
Duc
de
Caftro
fils
du
Qn
=>
Quoi
qu’il
ait
été
lui
même
la
caufe
de
alheur
3
cependant
à
caufe
de
la
part
Pris
en
cette
affaire
Don
FerranteGon-
0e
en
qualité
de
mon
Miniftre,
je
fuis
la
e
de
foûtenir
ce
qu'ila
fait,
parcequ’ilne
P
ES
repris
que
pour
le
bien
de
mes
affaires,
15e
de
toute
l
Italie
;
&c
particuliere-
Won
CPEmpire.
J’ay
cherché
les
expediens
N
Pourroit
prendre
pour
contenter
en
ES
PET)
a
Léman
S
SE
=
TE
d
&
=
|
St
x
he
affaire,
&
PEmpire
&
la
maifon
du
e
L?
je
n’en
ai
pû
trouver
d’autre
que
(
o
tendre
Plaifance;
mais
puis
que
nous
iuta
Mmes
Maîtres
je
fuis
d'avis
de
la
garder
Quant
|
Wen
un
autre
temps,
|
382
LA
Vre
pe
CHARLES
V:
vis
Concla-
Quant
à
lElection
des
Papes
>
je
vousp
{e
ve
dire,
quequoiquemes
Miniftres
à
ROM,
foient
quelques-
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fervis
de
mon
autor
pour
en
recommander
quelques-un5»,
Ad
jen
après
la
mort
de
Leon
en
faveur
d'A
2
je
cependant
je
vous
aflüre,
mon
fils,
Con
nai
jamais
eu
deffein
d’interefler
M£
ce
fcience
pour
ou
contre
qui
que
ce
oi
Pire
ue
j'ay
confideré
que
cette
haute
2
fe
étoit
d’une
trop
grande
confequence
Pa
il
.
falut
des
fidelles,
ainfi
j’ay
toûjours
CE
dont
falloit
laiffer
le
foin
du
Conclave
à
P!
k
lle
»
le
Pape
eft
le
Vicaire,
&
je
vous
€0
me,
mon
cher
fils,
d'en
ufer
toùjours
46,
cf
d'autant
plus
que
le
Pape
d’aujourd'hu
déja
en
decrepitude.
nfér
avec
Die
Nous
avons
trois
differens
à
demêl
den
RE
Le
S.
Siege,
ou
avecle
Pape,
qui
del
y
de
nôtre
part
beaucoup
de
précautioP?
ele
drefle,
&
de
fermeté.
Le
premier
reg,
de
Royaume
de
Naples,
parce
qu'eftant
"gr
lEglife
la
Cour
de
Rome
s'imaginé
rdef
endroit;
fur
le
moindre
pretexte;
d'en
ACC
qui
ou
d’en
refufer
l’Inveftiture
comme
pie
plait,
comme
Clement
VII.
me
LE
far
fait
voir,
quoi
que
les
tentatives
qu?
onfu”
tes
pour
cela,
n’ayent
réufli
qu'à
1
É
en”
fion.
Par
cette
même
raifon
elle
prete”.
ja
core
d’affoiblir
lautorité
temporel
©
en
Couronne
dans
ce
Royaume:
&
d'a
le-
ter
la
Spirituelle:
cequi
rend
auffi
1e
“fiers
*
fiaftiques.&'
fur
tout
les
Nonces
du
P
Pance
&
orgueilleux.
Le
2.
regarde
la
Pui
tie}
abfolüe
du
Roy
dans
la
Sicile
fur
le
SPL
R
0-
ce
qui
paroit
infupportable
à
la
Cour
7
me
IL
PART.
Liv.
IV.
383
€
de
havoir
aucuneautorité
dans
un
Royau-
te,
“tholique.
Le
3.
concerne
la
Pragma-
yat
de
Caftille,
que
Rome
ne
fouffre
qu'a
se
Chagrin,
Il
faut
mon
fils,
vous
préparer
{y
Voir
fouvent
des
differens
avec
les
Fes
N
CS
trois
chefs,
lors
que
vous
en:
See
QC,
ce
qui
m’eft
fouvent
arrivé
auffi;
Pendant
je
n’ay
pas
laiflé
de
conferver
Fe
pértblemenc
mes
droits:
ee
PoEe
.
_
Que
je
doi
me
fils
U=°
re
de
rer
it
Rome
aime
encens
IUT
tlui
en
ner.
RAR
tofs
Veni-
k
Tichez
den
entretenir
en
ee
ps
ne
pence
avec
les
Princes
d'Italie»
ë&
Re
ik
Par
des
careffes
&
des
honétetez
là]
Se
&alWils
ont
de
la
profperité
de
la
Due
triche.
I]
faut
fur
tout
,
quand
EE
re
fr
für
le
Trône,
garder
beaucoup.
ere
Savec
les
Venitiens
qui
font
bon
ï
and
ils
veulent,
mais
fi
ne
ver
Vation
de
leurs
Etâts,
qu'ils
ep
&
ie
eux
perfonages
en
une
ne
pe
e
Li
Etenr
le
parti
qui
leur
paroit
lep
us
de
à
EUX
,
fans
s'informer
d’autre
HRrs
pe
te
Orte
d’obferver
ponctuellement
É
ne
ù
Que
j’ay
faits
aveceuxau
fujet
FEA
ae
à
Ms.
de
Naples
&
de
Sicile,
&
du
RER
À
ilan
,
tant
pour
ce
qui
regarde
la
Navigar
en
&
le
Commerce;
que
les
Frontieres:
&
à
Me
il
y
a
apparence
qu’ils
postes
igu
|
yntavoir
des
differens
avecle
Roy
Fer
Sr
tee
ncle,
au
fujer
des
Limites,
ta
RjOurs
de
vous
en
rendre
le
Mediateur
pou
accorder.
RE
à
Florence;
Le
Duc
de
Florence
ne
peut
qu'être
dE
Perners
2
$
Mantoüe
CLLIES
ps
;
©
ans
:
$tf
LA
VIE
DE
CHARLES
V.
.
que
Je
rie»
vos
amis
par
reconnoiffance
depuis
ne
ai
donné
une
fi
confidérable
Seign£
se.
un
temps
où
cette
famille
étoit
errant,
autant
plus
que
j’ay
deffein
de
garder!
1
de
Siene
en
mon
pouvoir
pour
la
ui
rendre
quelque
jour,commeileft
jufte.
Aprés
tOU"
Par
raifon
d'Eftât
ou
autrement
ce
Duc
fr
toüjours
bon
ami
dela
maifond’Aûtricherée
nobitant
fes
Alliances
avec
la
France
%
il
fera
bon
,
de
vôtre
côté,
de
répondre
?
fon
amitié.
Avec
le
Duc
de
Ferraré
il
si
|
temporifer
,
parce
qu’à
caufe
du
Fie
ie
en
France
il
femble
qu'il
ait
de
Pinclinatio®
pour
elle:
il
eft
vray
qu’en
confideration
s
la
bonne
juftice
que
je
lui
ai
rendue
dâ
S
affaires
de
Modene,
Regge,
&
#0
ere.
a
témoigné
favorifer
mes
interefts
dans
a
les
differens
que
j’ay
eu
avec
Clement
ne
quoi
qu'il
fût
fon
Feudataire.
Le
Duc
+
Mantoüe
eftant
vaffal
de
l'Empire»
gai
{es
Etâts
contigus
à
ceux
du
Roy
Ferdinà
A
vôtre
Oncle
d’un
côté,
&
prefque
entourr,
du
Duchéde
Milan
delautre,
ne
peutqu
#
tre
de
vos
amis
,
ainf
il
faut
être
dEÿ
fers
d'autant
plus
qu’eftant
maître
du
Marge
L
de
Montferrat,
s’il
arrive
que
vous
ae
la
gucrre
en
Italie,
comme
cela
n€
mand”
{8
ra
pas
à
caufe
des
Pretentions
des
Frans
15
fur
le
Milanez
,
le
Montferrat
eft
un
es
fort
commode
pour
les
Troupess
&t
€
pe
m'en
a
entiérement
l'obligation
;
puis.
danslesdifferensfurvenusau
fujetde
c€
pe
$
j’ay
decidé
en
fa
faveur,
&
lui
en
4
don
devez
P
5
(e®
“
l'inveftiture;
c’eft
ce
que
vous
n€
oublier,
1
L2
A
}
HI,
Par.
Liv,
IV:
:
385$
=
Republique
de
Genes
ne
peut
man-
Gent
der
d’être
toûjours
à
vôtre
devotion,
tant
gcc
que
j'y
aides
amis
qui
m'ont
beaucoup
Abligation
;
que
parce
que
cette
Republique
|
de
Pouvant
fe
maintenir
par
{on
pais
qui
eft
—
Petite
eftendüe
&
fterile>»
ni
autrement
UE
par
le
commerce»
&
n'en
pouvant
faire
*
Confiderable
que
dans
vos
Etâts
&
Royau-
'
SS;
ils
feront
toûjours
obligez
d
Ge
|
15
avec
d'autant
plus
de
raifon
qu’ils{ont
pa
fatisfaits
des
François»
6
Jes
tee
PR
Outre
que
la
Republique
eftant
Fie
&e
Lire
elle
ne
s’éloignera
jamais
de
{es
Ets.
QE
ne
vous
ai
encore
rien
dit
du
Duc
‘de
Duc
dé
ep
oye
>
ce
n'eft
pas
que
je
laye
oublié
>
Savoÿe
fan
auf
confiderable,
&
auf
allié
avec
a
Squ'il
left,
Ce
Prince
a
le
malheur
d’a-
ta
Ir
été
chaffé
de
fon
Païs
par
les
François
te
deça
que
delà
les
Monts.
Ils
s’en
san
peus
maîtres,
fur
ce
qu'il
a
reffufé
le
pair
qe
l'Armée
Françoife
dans
fes
Ecâts>
ce
‘is
A
fait
,
tant
parce
que
ce
n'étoit
pe
(97
Vas
de
le
permettre»
que
parce
de
na
uloit
ni
me
tromper;
ni
faire
du
pre
be
De
Parenté,
Le
Prince
Emanüel
Phi
n
|
€
fon
filé
à
eu
recours
à
moy
»
&
je
fuis
par
Que
payé
de
l'avoir
pris
en
ma
protection
les
bons
fervices
qu’il
m’a
rendus
&c
qu'il
&e
nd
encore;
aprés
Ma
mort
vous
devez
Un
£
TT
content
d’avoir
à
votre
fervice
Das
£
grand
Capitaine,
qui
ne
vous
fervira
lei
Sulement
de
l’épée
mais
defes
bons
con
Gun:
J
ay
refolu
de
n’entendre
jamaisié
2
Traité,
à
moins
que
la
France
n'aitreitir
sers,
IT,
R
tüé
,
ur
IL
Par.
Liv.
V.
477
PItalie
,
qui
par
leurs
travaux
&
leurs
fa-
Cultez
ont
bâti
les
digues
qui
ont
arrêté
les
inondations
&
les
entreprifes
de
la
Maifon
ttomanne
,
&
foùtenu
la
liberté
Germa-
Nique.
TER
Si
l'Empereur
veut
maintenir
fa
puiffance,
Autre
|
&
empefcher
les
guerres
civiles
en
Allema-
"7"
gne
,
il
doit
compofer
fes
Armées
de
foldats
de
la
Nation,
mais
de
Chefs
étrangers
:
car
les
gens
de
cette
Nation
n€
fe
conduifent
pas
eux-mêmes,
comme
font
prefque
toùjours
les
François,
&
encore
plus
les
Italiens;
mais
ils
obéiflent
à
qui
on
veut:
D'ailleurs
les
grands
Capitaines
Allemands
ne
travail-
de
forte
que
ent
qu’à
leur
intereft
propre
>
Ge
10r
l'Empereur
,
quelque
puiflant
qu
il
foit
»
€
obligé
de
dependre
d'eux»
fansquoi
ces
Chefs
ayant
toûjours
le
peuple
à
leur
devotion:
On
ne
verroit
que
guerres
&
divifions
inteftines
dans
le
païs.
Charles
V.
l’a
éprouvé
plus
que
tout
autre.
Ce
fut
un
ma
heur
pour
lui
qu'i
ÿeût
de
fon
temps
tant
de
grands
Capitaines
de
cette
Nation,
&fi
la
fortune
n’eût
fait
naître
en
même
temps
les
plus
grands
Capi-
taines
du
fiecle
dans
fes
propres
Etâts
d'Ef-
.
pagne
,
d'Italie,
&tde
Flandres
,
Jean
Fre-
deric;
Maurice
»
Albert
de
Brandebourg
»
Philippe
Landgrave
de
Hefle,
l’aufoient
de-
voré,
ou
du
moins
ils
Vauroient
{oùmisàleur
Puiffance:
déja
même
ils
en
avoient
formé
le
deffein
;
&
en
étoient
venus
bien
près
de
l'execution.
Gualdi
a:remarqué
que
‘à
*€r
formation
de
lEglife,
ou
lherelie,
com-
me
il
parle,
n’a
pas
été
introduite
en
Alle-
magne
par
des
Princes
pieux
&
zélez
>»
mais
Dr
i
Pourquoi
Plulieurs
Hiftoriens
ont
dit
que
Cbar
rles
e
vinede-
Miracle
que
Dieu
avoit
fait
en
vint
pas
Maitre
a
”
folu
de
Meitre
abfolu
de
PAllemagne:
VAlle-
qu'un
i
ne
qu'un
Empereur
belliqueux
com
1552
Suite,!
473
LA
V1E
DE
CHARLES
VE
rdis
par
des.Capitaines
,
&r
des
Guerriershâ
16
&
courageux;
mais
comme
il
ne
s'expliq
pas
davantage,
je
crois
qu'il
4
entend
pro
là
les
quatre
Princes
dont
je
viens
de
pa
:
d
für
rene.
;
vraÿ
me
Jui”
d
_poffedoir
rant
d'Etats
&
de
Royaume
ne
€
lemagne
&r
en
tant
d'autres
pais
de
PEUT
Lo
qui
avoit
de
f
nombreufes
&
fi
aguerrie
ai
mées,
&
tant
de
Chefs
&
de
bons
©?
fub=
nes
auroit
été
capable,
je
ne
dirai
pas
80e
Juguer,
mais
d’engloutir
toute
PAIE
nde
:
quand
elle
auroit
été
deux
fois
plus
ge
La
qu’elle
n’eft,
ce
qu’il
ne
fit
pourtant
l
Sent
Theologie
qui
juge
toûjours
charita
a
dira
fans
doute
que
ce
fut
un
effet
de
1
#
4
deration
de
cér
Augufte
Emp
de”
mais
les
Politiques
qui
raifonnént
€?
0
cinsdiront
que
ce
Prince
fage
èt
fobre
n°8
on
|
roit
pas,
que
fouvent
pour
trop
mange
de
gâte
fon
eftomac,
&
que
l'on
€
ÿ
ar
de
rejetter
Ce
qu’on
a
pris
de
trop»
avec
Pin
Allemans
que
Charles-
Quint
ne
2
#
+
A.
0
Ü
_
s’attirer
quelque
ficheug
maladie:
+
ence
ce
Prince
voulant
profiter
de
cette
exper
as
fe
&t
l’appliduer
à.la
politique,
ne
vou
ut
P
ion
charger
d’un
tropgrandpoids;
parl'ambi;
GA
de
pofleder
tropErtâtss
depeur
d’être
ob
*
à
fuccomber
fous
leur
pefanteur.
L
Mais
pour
dire
la
verité
les
Princes
1€
en
moderez
fur
ce
fujet,
que
quandils
?,
Daee
forces,
ni
occafions,
ni
moyens
CE
Cor”
dir
&
d’ajoûter
de
nouveaux
Etêts
qui
|
S
5
III.
Parrr.
Liv.
V.:
:
479
Qu'ils
poffedent
déja.
Tant
qu’Alexandre
trouva
de
païs,
il
ne
fut
jamais
las
de
faire
es
conqueftes,
il
mourût
même
engn
fai-
nt:
&
Charles
Quint
ne
fut
jamais
raflañé
aquerir
des
Terres
&
des
Pais>
quelorsque
e
morceau
étoit
trop
dur
pour
le
pouvoir
Avaler,
Que
cét
Empereur
n'ait
pas
eu,
dans
Pefprit
le
deffein
de
faire
del’Empireune
mo-
darchie
pour
fa
Maifon,
ilena
donné
trop
de
marques
dans
fa
conduite,
pour
qu'onen
Puiffe
douter
;:
&
il
eft
certain
qu'il
l'auroit
fait,
fi
fes
deffeins
n’avoient
été
arrêtez
par
a
valeur
&
le
courage
des
Allemans
favoir
des
deux
Dücs
de
Saxe
Jean
Frederic
&
Mau-
rice,
du
Marquis
Albert
de
Brandebourg
;&
de
Philippe
Landgrave
de
Heffe.
Difons
de
Luther
Jui
même,
-qui
lui
donna
des
coups
mortels,
f
cen’eftavec
l'épée;
du
moinsayec
plume
;quine
fit
pas
moins
d’effet
que
l’é-
Pée..
T'els
furent
ceux
qui
demonterenc
la
Brande
machine
que
@harles
V.
avoit
prépa-
tée
pour
établir
fa
Monarchie
en
Allemagne.
Our
qu’un
Empereur
d'un
coufage
martial
s
qui
eft
déja
puiflant
par
dés
Etâts
herédi-
taires
devienne
Maître
de:lAllemazne
;
il
ufft
que
cette
Nation
{e
trouve
fans
Capi-
taines
&
que
l'Empereur
ait
de
bornes
Ar+
Mées,
Les
Allemands
fe
laiflent
volontiers
Conduire
aux
autres
à
l'égard
dela
guerre;
du
Gouvernement,
/
&
dela
Religions
mais
malheur
aux
Princesqui
les
commandent
s’ils
ne
font
capables
de
les
bien
com
mander;car
‘sont
accoûcumé-de
fe
donner
au
plus
fort.
uffi
les
Lutherierfs
attibüent
routle
fuccez
deJeur
Religion
au
bonheur
qu’elle
eut
de
’
paroi-
4$o
La
VE
DE
CuarLes
V.
+
de
paroître
en
un
temps
où
ily
2
€
ME
fans
Princes
courageux
pour
les
defendre
quoi
@lie
auroit
éré
éteinte
dans
107
PE
ceEau.
Preten-
dre
cons
de
Je
finirai
ce
troifiéme
volume
en$
RTE
Hiftoire
par
le
recit
de
quelquest
évener
de
Rome.arrivez
au
Royaume
de
Naples”
cor
Rome;
qui
ne
manque
jamais
de
PA
eur
piquet
où
ellë
peur
,
voyant
'Empe
U
Charles
V.
fi
embarraflé
dans
la
guerre
Met
lut
profiter
de
l’occafion
;
&t
râcher
d
Re
fier
la
Jurifdiction
Eccleñaftique
dans
ÉEN
ÉmM-
aume;,
croyantqu’eftant
fief
de
l'Eglife
|
voit
pereur
en
qualité
de
Roy
de
Naples
ï
ns
£ontenter
de
la
jurifdiétion
temporel
ER
CA
on
e
affairestdes
Ecclefaftiques?
i
ne
vouloit
dire
autre
chole
»
vouloit
établir
der
Courvartinétz
dan®
.
Royaume
,
l’une
pour
le
ape
ur
eur
ordres
du
Clergé;
&l’autre
pour
l'EMP
“
en
qualité
de
Roy
detilaples
fur
Les
Secul
ble
en
quoi
le
Pape
avoit
la
plus
confider?
part,
finon
à
l'égard
du
nombres
217
if
à
l’égard
des
Richefñles
,
dump.
fance.
rabriq®e
Rent
à
bout
de
ce
deffein
»
je
Fe
Dee
es
III.
commença
par
tâcher
7
L'10TICS
:
;
j
un
Tribunal
appellé
della
Fabrice
À
sa
tro
;la
Fabrique
de
S.
Pierre.
Il
en
care
en
Bulle
,
&
en
nomma
les
Magiftrats
fn
ar:
donner
aucune
Connoïffance
à
PEmMper
s'Y
Mais
Don
Pietro
de
T'olede
fon
Vice-À
One
oppofa
vigoureufement
;
&t
deffendità
Fans
dela
vie,
de
porter
#ni
lite
cette
Bu
le
Royaume,
ni
de
tenir
la
main
à
l'ét#P
ent
His
II.
PART.
Liv.
V.
485
Ment
de
ce
Tribunal.
Erà
qui
que
ce
für
.
accepter,
ou
d'exercer
ces
charges
àipeine
‘4
être
emprifonneæjufques
à
ce
que
!à
a
Jefté
Imperiale
en
cütété
informée,
&c
qu’el-
£
en
eût
autrement
ordonné.
Et
comme
le
ice
-
Roy
fur
menacé
par
le
Nonce
d'être
.
Ekcommunié
par
le
Pape»
il
luiréponditavec
à
hardiefe
accoûtumée;
tout
Catholiquezelé
QU’il
eftoit,
du
moins
en
apparence:
Fe
#7
bon
Maître,
>:
qui
a
les
mains
affez
longues
Por
me
donner
l'abolntion.
ni
A
d
ette
entreprife
du
Pape
donna
beaucoup
Refoluz
€
chagrin
à
l'Empereur:
Aÿant
ténu
con"
il
fur
ce
qu'il
devoit
faire
dans
une
telle
COnjon@ure,
&
en
quels
termes
de
reffenti-
Ment
il
en
devoit
écrire
au
Pape;
aprés
plu-
leurs
avis
differens,
il
fut
conclu
qu'il
falloit
ADprouver
ce
qu’avoit
fait
le
Vice-Roy>
&
,
Oùer
le
zéle
qu'il
avoit
témoigné
€
cette
°Ccafion
pour
les
intérefts>
x
la
Gloire
de
Cette
Couronne.
Le
charger
de
continuérs
ce
de
proceder
rigoureufement
contre
sons
a
UX
qui
contreviendroient
aux
ordres
qu'i
Yoit
donnez.
…
On
fit
informer
de
tout
cela
1.
once
qui
réfidoit
auprès
de
fa
Majeité
Mperiale,
fans
en
faire
la
moindre
plainte
«
piæape,
lequel
voyant
le
préjudice
que
cela
à
Oit
à
fon
honneur
&r
à
fon
autorité
;
€
7e
VIE
des
lettres
fort
honneftes
à
l'Empe-4
Te
»
qui
confentit
à
l’établiflement
de
cg
Fôunal.
;
ë
.
Fin
de
la
troifiéme
partie.
*
Pars,
III,
&
es
Se,
PAELS
Des
Noms
propres
;
>
des
prie
(4
1
|
ce
matieres
contenuës
dans
Che
vs
féme
Partie
de
la
Vie
eC
Quint.
À:
a
tag
=
è
Bouchement
de
Paul
III.
avec
PEmper®,
Buffet.
Voyez.
Paul
IL.
le
Col
Aétion®
digne:
de
loüangë
de
Ga
Cheb
one
&
d’Auguftin
Spinola,
21.
Du
HAE
zevedo,
28.
De
l'Empereur
à
Alger
1
d'André
Doria,
elli
gen
|
‘Adrien
;
fes
fentimens
fur
la
Gr
nn
du
Pape
&
de
Charles
V.
parles”
Afrique
,
ville
affiegée
par
l
Armée
d
sa
x
Dr
Quint,
prife,
413.
Detruite
“aqu's
48
|
demens
par
fes
ordres;
Aguilar
(Don.Jean)
Ambaffadeur
de
C
de
Ter
|
Dans
AT.
deftiné
pour
le
Concile
5]
perl
|
Y/,
247
Albert
Marquis
de
Brandebourg
mis
se.
fe
ÆS
…
en
rènd
graces.
à
Dieu,
243:
Ses
Mr
°°
‘0
ons
contre
Charles-Quint
»
42
Cha
c
&
d'entrer
en
un
Traité
de
paix
avé
ke?
DES
MATIERES.
.
.
les,
472.
On
forme
une
ligue
contre
luys
#73.
Sa
fuite,
475.
Son
Armée
défaite
en
une
Pataille
par
l’Electeur
Maurice
;
ibidi
exandre
Farnefe
Cardinal
neveu
de
Paul
IL.
envoyé
en
qualité
de
Legat
à
l'Empereur,
59+
AÏ
a
negociations
es
PS
160
|
emands
prétendent
garder
PElecteur
Jean
|
Fes
o
A
Frederic,
3
Imagro,
fes
avantures
116.
>
fiv.
é
à
Char.
L
Ambaffaideur
du
Roy
de
Cuco
envoy
|
à
à
Ambaffideurs
de
Charles
au
Concile
de
Trente,’
|
56.
Autres
pour
protefter
contre
le
Concile
|
affembié
à
Boulogne
par
ordre
du
Pape,
271.
|
De
la
ville
de
Naples
à
Charles,
281-
Ma
|
recûs,
283.
Autres
de
la
même
ville;
com-
x
ment
reçüs
»
d
295
Mbition
des
hommes
combien
grande»
136:
Diverfes
obfervations
fur
ce
fujet
ibid.
mMiral
Annebaut
envoyé
à
Bruxelles
à
lEmpe-
.
,
teur,
&
pourquoi»
|
112
_
Amniftie
ad
l'Empereur
pour
la
fedition
de
Na-
_ples,-294.
Autre
encore
"297
Mour
de
Charles
avec
la
Plombes;
123
dré
Doria,
action
glorieufe
qu'il
fit
pour
fau=
ver
PEmpereur,
32.
Lettre
qu'il
écrit
à
Char-
les
devant
Alger,
34.
Le
va
faluer,:
carefles
qu’il
en
reçoit»
39:
40:
Son
intrepidité
dans
es
dangers,
42.
Donne
du
fecours
au
Chä-
teau
de
Nice,
81.
Soupçonné
d’être
d'intel-
ligence
avec
Barberouffe,
83.
Se
fauve
d’une
confpiration
faite
contre
luy
&
comment»
171.
Fait
mettre
la
Flotte
en
bataille
pour
re-
cevoir
avec
magnificence
le
Prince
Philippe»
345.
Affiege
&
prend
Ja
ville
d'Afrique;
413.
X
2
Chile
LIT
|
ia
Chaffe
le
Corfaire
Dragut;
|
#4
d
Anne
de
Poñleau.
Voyez
Maîtrefle
de
F
-
GOIS
I.
Cr
Rate
Secretaire
du
Le
ere
;
de
l’entreprife
d'Alger
»
9-
+
Pape
un
me
fort
a
de
ette
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_
prife,
|
jla
Antoine
Polin,
Ambañadeur
de
François
Le
:
Porte,
pour
folliciter
la
guerre
contre
;
vale
pereur,
48.
S’embarque
fur
l
Armée
Got
‘des
T'urcs
deftinée
contre
Pitalies
77:
|
fe-
au
Cardinal
Carpi,
79.
Pañlüre
qu'o7
ni
Va
ra
aucun
mal
à
l’Etât
Écclefaftique
pie
»
f
urne
2
me
2e
ee
UN
Tue
ne
lue
ni
elle
dures
de
fais
=
à
Paris
informer
le
Roy
&
sen
81
.
PArmée,
:
de
Antoine
Grifoni,
fon
difcours
au
vice-ROY
4
Naples
contre
l’Inquifition
>
=
4e
de
Anvers,
préparatifs
ve
y
fair
pour
r'eneene
|
stippe
II.
362.
Magniñcence
de
CU
_
trée,
227
IPN
Arcs
de
Triomphe
à
Bruxelles
à
l'entrée
Shi
*
dippe
IL.
s
4580
Armée
de
Charles-Quint
deftinée
conte
pra
de
Cleves,
66.
De
Henry
VII.
D
EMPE
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[.
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Lutheriens
CO
es
LE
reur,
185.
:
tre
!
He
5
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PEmpereur
con
86.
SAUT
‘Armée
navale
des
T
tàla
mer.
jjoné
Barberoufle;
37.
DRE
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ee
pour
lembarquement
au
Prince
P
Le
Ré
(Articles
de
paix
entre
PEmpereur
&
LP
110:
0
|
Cieves,
73.
entre
Charles
&t
Frangoi
ont
|
De
ja
Ligue
du
Pape
&
de
PEmpereur
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?
|
les
Lutherienss
159.
De
la
grace
aceo
je”
D
ES,
M'ANTILER
ES.»
Jean
Frederic,
205.
De
celle
du
Landgrâve
Philippe,
232.
De
la
paix
avec
les
Luthe-
TIENS
;,
5
466.
Affin-Aga
chaffe
l'Armée
des
Chrétiens»
29,
usbourg
pris
par
l’Electeur
Maurice,
454
Audience
accordée
par
Charles-Quint
à
Sibylle
+
Ducheffe
de
Saxe
;
avec
plufieurs
particulari-
tez;
208.
Au
Landgrave
de
Hefe-Caffel
lors
de
fa
grace»
237-
Céremonie
que
l'Empereur
y
fit.obferver,
238.
Grande
mortification
de
ce
Prince,
plufeurs
©
Au
Legar
à
Latere
de
Pa
|
te,
248.
Plufieurs
difcours
Br
murmures
con
tre
elle,
249.
Raifons
alleguées
»
ibids
B,
B
An
publié
contre
les
Lutheriens,
16%
Barberoufle
en
mer
commande
l'Armée
na-
vale
des
Turcs
>
77-
Prend
Reggio
dans.
l2
.
Calabre,
78.
Fait
des
courfes
&
des
brigan-
dages
fur
les
côtes
du
Royaume
de
Naples
19:
Va
à
Marfeille,
honneurs
qu’on
lui
fait»
89..
8r.
Affége
,
prend
&c
faccage
ja
ville
de
Ni:
ce,
&r,82.
Affiege
la
Citadelle
conjointemen
*
avec
les
François»
ébid.
Eft
chañé
par
les
EC
paznols
&
fe
retire»
83.
Retourne
une,
fe-
Conde
fois
à
Marfeille
avec
{a
flotte,
ibid,
L’envoye
pafñfer
lhyver
à
Toulon,
ibid.
Par
avec
fa
flotte,
97.
Bon
accuëil
&
prefens
que
lui
font
les
Genois»
ibid.
Ravage
les
Etâts
du
Prince
de
Piombino,
&t
pourquoi»:
ibid:
Sac-
cage
&
ruïne
plufieurs
lieux»
98:99
Faitun
grand
nombre
d’efclaves
»
ibid.
Va:attaquer
:
Puzzol,.99.
Donne
l'alarme
à
la
ville
de
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»,
à
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RAS
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fâche
52
ERACS
fçoit
contre
là
maïfon
Farnefe,
252:
*
dé
la
jaloufe
du
Pape
contre
lui,
253
des
mécontent
du
Pape
à
Poccañon
du
Con®e
256:
Envoye
des
À
mbafladeurs
pour
con
:
eftations
lerle
Pape,
266.
Pour
faire
des
pro,
p6
ss
nullité
contre:
le
Concile
iffemblé
à
RAS
Ogne;271.
Sa
Politique
envers
le
PPT
Ses
pretentions
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Plaifance
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|
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273:
"|
répond
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|
»
273:
Ce
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du
Pape
fur
cette
ville;
274,5
çoit
plufieurs
Ambaffades
pour
le
feliciter.
de
PEU
277.
Sa
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Rega
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de
France;
2
ACT
pond
à
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qui
le
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fait
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280:
*
Accuëil
qu’il
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295
Les
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&
leur
répond
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l’oifiveté
»
39
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à
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&
pourquoi
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quot
»
327%
à
des
Suiffes
de
l'Entréprifeide
Conan
a
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re
.
L
2
11
6307
“
x
“delle
d’Audenirdes
glofieufes;
331:
C
DRE
ete
Sarépoñfé;
gsles
Lutherièns
3
438:
mort
de
Granvele
fon
xitédefes
penfées,
ihid.
‘
‘en
liberté
.
par
quels
TN
OP
ETES
à
DES
MATIERES
27,
Erablities
affures,
ibd.
Envoyedes
Am-
Pafladeurs
en
Angleterre,
428,
Va
à
Spire
pour
le
rérablifiement:de
là
Chambre
Impe-
'riale,
‘bid.
Son
voyage
en
Flandre,
329+
AcGrave:
prionnier
à
la
Cita-
Envoye
le
Lan
nr
jbid.
Loüé
de
fes
actions
de
Boheme:
332:
Contribüe
“dans
les
affaires
ER
4
hr»
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‘
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accorder
Ja-paix
;
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Queis
fes
“deffeine
quand
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-d’envoÿer
Maximilien
fon
|
Je
vit
fans
ennemis
>
334
3.
L’accompagne
à
la
33
fe
folemnelle;
337:
Re-
les
qui
Pafligent,
363.
que
quelques
nouvel
>}
donnaau
Prince
Philippefon
Efrfiché
de
Prince
de
Salerne
à
Naples»
folution
dedeclarer
la
guerre
à
Dra-
2
dés
Cathéliques
‘contf
ion
d’une
Dieté
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Aus-
*1Ordonne
la
convocatio
ne_Dieté
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de
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a
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4207
Perple-
Il
eftfollicité
de
mettre
:
jé
Landgravede
Calfel,
421:
Répbonfe
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für
Les
intérefts
de
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Traverfez
par
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Hd,
0
Ordonne
de
rétour
de
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lippe
en
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427:
Tâche
de
mieux
éta-
blir
les
affaires
de
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maifon
en
Allemagne
&
>
Fair
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la
ville
LE
d'Afri=
:
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|
1
SAS
D
Li
Ep
ad
|
d'Afrique
jufqu’aux
fondemens
432
oi
Infpruck;
433:
Sollicité
encore
d’acc
order
liberté
au
Land-Grave
,
la
refufe
»
019:
02
Reïtituer
Plaifance,
le
refufe
aut,?
4e
|
Avis
qu’il
donne
au
Pape.au
fujet
d
ui
Farncfe,
&
la
prote@tion
de
la
F
rence
Pa
se
eft
promife
;
436.
Soupçons,
contre
le
fe
437.
Il
eft
éclairé
&
perfuadé
de,
fes
por
de
prenons
»
437:
be
Lutheriens
s
lui
de
"CHAR
rent
la
guerre
,
nvoye
pou
2
Maître
du
Ne
l'Eclute,
Es
6.
ê
…
vaille
à
le
furprendre,
457:
Sa
fuite
à
Re
|
Donne
la
liberté
à
Jean
Frederic.
453:
ed
çoit
avec
plaifir
les
offres
de
la,
Republia
EN
|
Venife,
459:
Ses
précautions
400
Me
|
ordre
defaire
la
paix
&
la
conclus».
4095
eine
=
cles
degcette
paix,
466.
Mande
de
ne
L
Marie
à
Bruxelles
dé
mettre
en.
lib
per
:
Eand-Grave
,
371.
Son-ordre
mal
exP
splide,
Fe
..€6.donne
un.autre,
472.
Fait
©
ir:
je
ui
4
don
au
Marquis.
de
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pie
+14
a
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la
guerresavec.
«RReéteuu
Faso
iers
:
de
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s
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accident
qui
Jui.
arrivas,
++
Catholiques
mécontens:
du
Decret
publié
£
Charles
en,
faveur)
des,
Lutheriens
»
Le
splsigrené
5
Puis,
FADPALEN
«
&.
com
vu
0
Cariatti
,
pris.
&.
facca
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eme
nÿ
Po
-Barberoufle,
:
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sé)
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Cavalcade.
Voyez
Entrée,
per
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Chevaliers
de
Malte
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de
$
Je}
J.
eus
D
RRERE
Et
Dur
Re
ÈE
ÉErErE
*
Cibos
(D.
Francefco
de
los)
confeiller
princi
Conjuration
des
*
Confpiration
à
Genés»
..
DES
MATIERES:;
Leurs
glorieufes
actions
au
fiege
d'Alger
;
:
23.
24.
25:
7
pal
-
du
Prince
Philippe»
58
Cleves
intimidée
envoyé
fes
clefs
à
Charles-
jo
Quint»
Concile,
combien
preflé
par
l'Empereur
&
pour-
quoi
eft
indiqué
à
Trente»
54
Bulle
du
Pape
pour
fa
convocation
55
Conference
du
Pape
Paul
III.
avec
Charles
V.
60.
Fruit
de
cette
conference
»
62.
Efpagnols
contre
Pierre-Louis
Farnefe
à
Florence
>
259-
Par
qui
tramée»
30.
&
friv.
71.
Suites
de
laconfpi-
.
tation
>
172
Conftance
perfecutée
par
Charles-Quint
»
318.
Fait-refolution
de
la
foûmettre
à
fon
pouvoirs
ibid!
Lai
fait
attaquer
par
Viviers
>
319.
Per-
en
queition
fion
plexité
des
habitans
mettent
{
doit
rendre»
ibid.
Crainte
des
Catholiques
de
la
Ligue
contre
Îes
Luthériens»
Fe
CET
11563
De
Henry
If.
Roy
de
Frances
©
:
118306
FER
P26IE
0e
Ecret
publié
‘par
Charles
V.
en
faveur
des
Lutheriens»
+11
04
Declaration
de
guerre
des
Lutheriens
contre
Charles;
avec
plufieuts
particularitez>
2185
Défaut
blâmable
dans
les
fefmens
dès
PR
Députez
de
Strasbourg
recourent
à
l'Empereur
pour
obtenir
leur
grace»
180
De-
2
dé
AE
—
:
h
:
4
{
)
x
Me
BLUE
2
M
0e
Devifes
des
Drapeaux
des
Lutherien$»
LAS
.
Diete
de
Spire,
ce
qu’on
y
fait
contre
le
Rae
France»,
Dicre
indiquée
à
Wormes,
&
pourquoi»
”
137.
Diete
de
Ratisbonne,
34
139
ticulariteZ»
|
Diete
d'Ausbourg
avec
plufieurs
par
de
friv
|
”
sé
”
247:
Difcours
fur
la
mort
du
Duc
JOens
>
149
|
.
Du
Ducryde
Wittemberg
à
l'Empereur
Pis
A
les
en
lui
demandant
pardon,
178.
DE
Fe.
7
chefle
Sybille
au
même
fur
le
fujet
des
de
ces
de
fa
Maifon,
209.
Des
Députez
ep
ples
au
Vice-Roy
contre
PInquifition
;
A
D
Du
Chancelier.du
Landgrave
au
fujet
aÙ
4e
|
-don,
237.
De
l'Empereur
à
la
jete
d
Be,
|
bourz
247.
Des
Légats.du.
Pape
à
GE
au
fujet
de
la
reftitution
de
Plaifance”
2
Des
Ambaffadeurs
de
Charles
au
Conclier
‘4
De
Sangro
à
PEmpereur,
pour
fa
patrie
u
tre
le
Vice-Roy,
284
Du
Prieur
Caraff
ee
peuple
de
Naples
irrité
contre
la
Noble
pour
tâcher
de
l’appaifer,
291.
De
deux
Ce
dinaux
au
Pape
Jules
fur
la
guerre
COP
ne
Duc
Oétave,
445.
De
l'Empereur
pour
ee
…
ftruétion
du
Prince
fon
fils
,
371277
re
Difcorde
entre
les
Efpagnols
&
les
Alem
Le,
-
à
quiauroit
la
garde
de
fean
Frederic
dev?
vf
230.
Entre
le
Pape
Paul
III.
6
PENP
Le
fur.les
affaires
de
Plaifance,
267:
DUR",
»
Vice-Roy
de
Naples
&
le
peuple
far
J'érabli
fement
de
lInquifition,
281.
Raïfon$
47
ko.
zallegue
pour
cét
établiffemeut
;
‘282.
els
Diverfté
de
fentimens
fur
la
negociatio
ce
paix
entre
l'Empereur
&
François,
F:
pan:
D
DESIRE
ES
É
andino
Legat
aupres
de
François
LT
Re
TE
fagut
Rais
Corfaire
Turc;
363.
Sa
naiffances
ibid.
Sa
fortune
avec
plufeurs
particularitez
ibid.
Ef
fait
prifonnier
par
Doria;
364
[is
à
la
chaîne
comme
un
orçat»
id.
Difcours
qu'il
fait
à
la
ferme
de
Doria,
365.
Eft
tiré
de
la
chaîne
à
fa
confideration
»
ibid.
Et
ra-
cheré
par
Birberoufle
avec
diverfes
circon-
ftances
;:
366.
Retourne
en
Afrique
367.
Dommage:
qu’il
caufe
aux
Chrêtiens
»
369.
Eft
chaflé
par
Doria»
!
53470
upleix
écrivain
François
blime
François
I.de
s'être
ligué
avec
je
Turc
contre
Charles-
pen
4841
|
re
8
uren
affiegé
par
Charles,
pris»
faccagé
&
brû-"
lé,
.
‘1789
|
Chaffes
;
combat
ide
cent
hommes
fur
des
échaffes
à
Namur
pour
divertir
le
Prince
pipe
|
dit
publié
par
Charles
V.
en
faveur
des
Catho=
E
liques
contre
les
Lutheriens»
-
|
418
leodore
Plombes»
fa
naiflance»
123:
Devient
.
Maîtréfle
deCharles-Quint
&t
comimeft»
ibid
Difcours
qu’elle
lui
fair,
qui
lui
plaît
beau-
COUP,
124
Réponfe
de
j
Empereur
ibid
Va
trouver
l'Empereur
40
Camp,
&
pourquoi
tez
de
fes
couches»
bide
Plufieurs
particulari
tar.”
Divers
difcours
En
fur
fa
conduite»
142
Eleonor
époufe
de
François.
E..&c
fœur
de
Char-
les-Quint
;
negotie
Ja
paix
entre
ces
deux
Princes,
109.
Va
à
Bruxelles»
&
pourquoi»
300
Elec-
nn
Lt
LEA
B
MAÉ
:
Eleéteur.
Voyez
Maurice.
06)
Eleéteur
Palatin
embrafle
le
Lutheranift
Eleéteur
de
Brandebourg
semploye
pour
9
nir
la
grace
de
To
Mrecér
te
dé
axe»
ea.
Pour
la
liberté
du
Landgraye
de
Hefle>
23°
accompagne
à
laudience
de
PEmpereit
236
Le
Duc
d’Albe
lui
donne
à
fouper,
247
Déplaifir
qu’il
reçût
de
ce
qu'on
ÿ
47
Sid.
andgrave,
241:
"Il
follicité
fa
jiberté»
eçoit
une
fevere
réponfe,
ibid.
CO
=
Le
?é
€
on
fit
de
démarches
pour
la
liberté
&
4
-
Prince,
ne
Ceremonie
del’Entrée
folemnelle
du
Prince
ph
lippe
à
Barcellonne,
343.
À
Milan»
LE
RL
US
:
Namur,
352.
À
Bruxelles,
256,
Par
qui
&t
CO
re
Re
5
,
qui
pue
_
Re
ROC
OL
ville,
ibid.
C
p-'ment
qu’on
lui
fait,
avec
plufñeurs
PAIE
ritez,
ibid,
Ileft
Rs
traité
id.
æ
Vers;
{e-
Erneft
Duc
de
Brunfwic
fe
défend
courage
À
Re
dans
la
bataille,
194.
Eft
fait
P
7
Efpagnols
font‘
prifonnier
l’Electeur
de
LH
A
,
ne
Evêque
d’Amal
Legat
à
Latere
de
Paul
He
près
de
Charles-Quint,
pour
le
feliciter
5
ce
paix
avec
la
France,
145.
De
Catanée?
ee,
qu'il
fit
pour
appaifer
Ja
fedition
de
NP
Autre
Evêque
envoyé
par
Charles
Qu
à
cette
même
ville,
295.
Information
fait
du
tumulte
arrivé
contre
P'Inquift
ibid.
paroît
favorable
aux
Napolitains”
de»
Eft
corrompu
par
le
Vice-Roy
»
8
sent
ticula”
»
à
n°
ntrée
magnifique
de
ce
même
Prince
;
D
à
ne
DES
MATIERES.
vient
contraire
»
ibids
«
Executions
terribles
contre
les
Réformez
dans
le
Comtat
d'Avignon
Er,
%#.
144
xemple
de
moderation
de
l'Empereur
Charles-
Quint
envers
les
Dames;
130
F,
F'Armere
(Qétave)
va
en
Efpagne,
52.
Re=
tourne
en
Jralie,
59.
pafle
en
Allemagne;
434
Demande
inutilement
Plaifance
»
ébid.
il
a
recours
au
Pape,
435.
Ses
inftances
ar
près
de
luy,
‘id.
Implore
le
fecours
de
Fran-
Gois
I.
436.
Eft
menacé»
430
Farnefe
(Pierre
Loüis)
fils
de
Paul
IL.
252.
En-
voyé
à
Charles
V.
par
fon
pere»
ibid.
Accufe
|
d’avoir
trempé
à
la
fedition
de
Naples,
ibid.
|
Sa
conduite
peu
fage
>
257:
On
trame
une
comipiration
contre
jui
238.
Sa
mort
avec
|
plufieurs
circonftances»>
.
263
Feftes
préparées
pour
la
folemnité
de
la
paix.
iefco
(Pierre
Loüis)
confpire
contre
Genes
fa
patrie,
252.
Meurt,
ë&t
comment»
253
Figuerra
(D.
Jean)
envoyé
par
Charles-Quint
à
Paul
III.
pour
le
confoler
de
la
mort
de
fon
fils
Pierre
Lois
Farnefe»
_.
266
François
avec
les
Turcs
faccagent
Nice:
81.
Secourent
Landrecy
afiegé
par
l'Empereur»
87.
Se
retirent
glorieufement
après
y
avoir
conduit
le
fecours;
89.
Font
beaucoup
de
mal
à
l'Empereur,
90.
Tâchent
d'allumer
la
fe-
dition
à
Naples,
281.
par
quels
moÿens
;
#bid.
*
Veulent
attaquer
la
Flotte
qui
conduifoit
le
Prince
Philippe,
429.
Leur
deffein
TE
2014,
y
Fran-
ERA
TAN
*
François
I.
envoye
le
Dauphin
afeger
PERS
gnan,
46.
Déplaifir
qu’il
reçoit
GE
Ja
levé®
eur
5
fiege,
47:
Envoye
un
Ambaffacet
orte
pour
folliciter
la
guerre
contre
Cha?
”
Déclare
la
guerre
à
Charles,
57:
de
1
de
la
Ligue
de
Charles
&
du
Roy
"Area
Se
contre
lui;
7$.
Lettre
qu’il
ren
è
|
olyman,
78.
Honneurs
qu’on
fait
à
ape
roufle
à
Marfeille,
8e.
Joint
fa
Aotte
;
me
M
dents
le
Chites
ë
ice;
82.
Blâmé
de
s’être
ligué
avec
%.
de
“és
Son
Armée
nombreufe
pour
le
f6c0
On
andrecÿ
,
87.
En
fait
lever
le
fiepe>
“
sjes-
-
croit
qu'il
réfufa
la
bataille
contre
Char
note
ibid,
Retraite
glorieufe
de
ee
o-
Fr
89.
Pafquinades
contre
lui»
9
j
Ac
fé.
contre
lui
dans
la
Diete
de
SPITE?
43
se
É
generalement
,
ibid.
Eft
attaqué
Le
|
l
temps
par
Charles
V,
&
Henry
RO
Enr,
8
éterre..
104.
Dommages
qu'ils
lui
caufen
à
ra
fair
à
Se
que
cela
lui
donne»
107:
Ve.
se
a
paix
à
quelque
prix
que
ce
f0it”
Ho
|
is
laïitrefle
la
lui
fait
faire
defavantiee
|
de.
az
Ce
qu’il
auroit
fouhaité
V2
cel.
ss
a
figner,
ibid.
Envoye
l'Amiral
à
Brun
i-
à
pour
y
porter
le
Traité
de
paix
>
#P/4
LPS
ons
qui
lobliserent
de
confentir
à
japan
115+
Son
affiction
de
la
mort
du
tbe
143.
Envoye
des
Ambaffadeurs
à
ane
is
_.
ge:
à
la
ratification
de
1
He
;
or
-
FR
Fe
>
175.
Ses
défauts,
&
165
V
ibid.
Gon%
DES
MATIERES.
Te.
1
À
y
Onzague
(D.
Ferrante
de)
Vice-Roy.de
Si=
|
Fe
cile
dans
l’entreprife
d'Alger;
22.
Son
|
difcours
aux
Chevaliers
de
Malte,
15.
Ses.
deffeins
évanoüis
ibid.
H.
HE
(Philippe
Landgrave
de)
Chef
de
l’Ar-
mée
des
Lutheriens,
qualitez
odieu-
fes
qu’il
donne
à
l'Empereur»
186.
On
tra-
vaille
à
faire
fa
paix
avec
lui,
231.
A
quelles
conditions
accordée,
232.
Combien
il
les
trouve
dures,
235.
Se
prefente
devant
lEm-
pereur,
236.
Accuëil
qu’il
lui
fait,
ibid.
Dif-
coùrs
qu’il
lui
fit
par
la
bouche
de
fon
Chan-
celier,
237.
Réponfe
qu’on
lui
fait,
239.
Combien
il
eft
mortifié;
sb.
Le
Duc
d’Al-
be
lui
donne
à
fouper
avec
plulieurs
autres;
*
240.
Eft
arrêté
par
ordre
de
l'Empereur;241.
Déplaifir,
qu'en
reçoivent
ces
Princes
,
ibid.
+
On
foilicite
inftamment
fa
liberté,246.
Con-
*feil
que
lui
donnent
les
Electeurs
de
Brande-
bourg
&
de
Saxe,
245.
Nouvelles
inftances
:
PEU
fa
liberté,
247.
Raifons
alleguées
,
250.
*
Tout
y
eft
inutile,
ibid.
On
le
transfere
pour
plus
grande
feureté
à
Audenarde,
329.
Nou-
velles
follicitations
pour
fa liberté,
421:
Iltè-
che
de
s'évader,
&
comment,
422.
Onletient
plus
referré,
424:
Ilobtient
fa
liberté,
471
*
EL
Inçon:
Le
À
TB;
L
©
ÆLuther,
De
Ê
151.
De
Charles
en
fignant
la
Ligi®
H
contre
C
les.
Lutheriens,
158
:
erienr
e
Duc
d'AE
|
un
peu
av
ant
les
fur
ERA
o
la
mort
de
ot
Du
k
u
.befur
la
m
M
ltene
ide
Son
&
François
LT
Saxe
fur
ce
qu'il
craignoit»
181.
DeP
fion
de
Ma
fur
les
victoires
fans
€
NS»
193
Sur
les
railleries
des
Lu-
:
Frederic
.
après
qu’
on
lui
mort,
203.
De
Ch
prononcé
la
fentence
arles-Quint
fur
la
grace
Land
grave,
232.
D'un
Minittre
de
fur
1
a
dureté
té
des
conditions
de
fa
grace
De
Mari
arie
En.
14
O
recevant
Maxi
ilien
<
j
Je
aximili
340
De
ce
Prince
à
fon
époufe
g
;
»
celui-CE
2
23
7
époux»
D
Prince
Phili
nce
Philippe,
ibid.
Du
Duc
3
Albe
fur
18
mort
de
fon
fi
Farnefe
on
fils;
342
Re
Mens
ais
fance»
19
434.
Del
e
l’Électeur
de
Saxe
à
ceux
qUiE
{uroi
ent
qu’
on
j
és
pourroit
faire
prifonnie
r
lEM-
455
:
Paiquin
ade
contre
Charles-Quint
&
F
rançois
se
ane
le
re
contre
Charles
fur
l’autof
&
LA
.
Paul
ITT
s
.
donne
o
à
ordr
: :
k
jour
par
jour
ES
Ge
:
Fe)
?
Faye
de
ment
de
Lei
ette
guerre,
49.
Réponie
u
s]
“4
Fait
u
E
b
voye
Et
SE
Concile
de’
Trent?
54"
inaux
Legats
pouf
en
faire
|
louv
ertures
56.
>
56.
On
deco
|
uvre
fa
tromperie
oÿ€
V
+
n
du
Co
1
part
l’Emÿ
mpereur
,
58.
Lui
envoye
enco
oir
de
fa
dere”
ga
e.
le
>.
D
EPS
MBA
FRS
xgat
à
Latere;
59.
Inftancef
de
celui-cy
pour
un
abouchement
du
Pape
avec
l'Empereur
,
°
Gbid,
Quiarrive
à
Buffet,
60.
Cardinaux
qui
accompagnent
ce
Pape,
61.
ll
propofeàl'Em-
,
péreur
la
paix
avec
François
[.
54%:
Eft
re-
fulé,
62.
S'enplaint,
63.
Se
radoucir&
tâche
.
d’appaifer
l'Empereur,
64.
S’en
reto@rne
à
Rome:
-*
:
ibid.
Paul-LL[.
abouchement
de
ce
Pape
avec
Char
|
Jes-Quint
à
Buffet,
60:
Accorde
une
difpenfe
*_
pour
le
mariage
du
Prince
Philippe,
86.
En-
voye
des
Legats
pour
negotier
la
paix
entre
:
Charles
V.
&
François
I.
109.
110.
N’envoye
que
de
fimples
Nonces
pour
feliciter
ces
Prin-
ces
de
lapaix,
114
Forme
tout
de
bon
la
+efolution
d’affembler
un
Concile,
137.
Con-
vient
avec
l'Empereur
de
la
tenué
d’une
Die-
te,
pour
quelles
raifons,
#bid
Envoye
le
Car-
dinal
fon
neveu
pour
y
aflifter;
138.
Difpo-
|
_fitions
qu’on
y
trouve
à
fe
liguer
avec
Charles
|
contre
les
Lutheriens,ibid.
La
Ligue
eft
con-
cluë
&
fignée,
358.
Travaille
à
faire
donner
V’Electorat
de
Saxe
à
fon
neveu,
166.
Sa
joye
de
la
victoire
contre
les
Lufheriens,
198.
Or-
donne
des
procéffions
pour
enremercier
Dieu,
19y.
Ses
inftances
pour
établir
l’Inquifition
à
Naples,
212.
Reçoit
une
Lettre
de
Char-
les
V.
fur
fa
victoire
contre
les
Lutheriens;
|
216.
Affemble
le
Confiftoire
pour'en
faire
la
|
“lecture,
221.
Loüe
la
pieté
de
Charles,
ibid.
Nomme
un
Legat
4
Latere
pour
lui
en
faire
|
compliment
de
fa
part,
id.
Fairréponfe
àla
|
lettre
de
l'Empereur,
122.
Dequoi
foupçon-
|
né
&
accufé
par
l'Empereur,
252.
KReçoit
une
Ambaffade
de
Charles-Quint
fur
la
mort
Y
3
de
le,
REA
D:
E
de
Pierre
Loüis
Farnefe
fon
fils
deux
Cardinaux
Legats
pour
felici
reur
de
fa
victoire
contre
les
Luther}*
nÉSEE
Ses
inftances
à
l'Empereur
»
pou
rendre
Plaifance
à
Octave
Farnefe
fon
pet
8x
rép”.
neveu,
267.
Diverfes
propoñtions
66.
Envoyé
iter
PEMPE.
L3
it-
fñ-
fes
fur
cette
affaire,
‘bid.
Son
obftinatio
vouloir
que
le
Concile
fe
tienne
à
269.
Sa
réponfe
à
l'Empereur
au
fujeë,
faires
de
fa
Maifon,
273.
ER
foilici
Roy
de
France
à
faire
la
guerre
à
275.
Ce
qu'il
refufe,
&
fes
raifons»
mort,
370.
Peres
du
Concile
s’en
7
.
uyent?
Boulogne?
des
417
répare
Charles
Ÿ
1.
456
Perpignan,
eft
afiegé,
45.
Levée
du
É
m
+
Philippe
Landgrave
de
Heffe.
Voyez
He
£
Philippe
Prince
d'Efpagne
part
pouf
Perp
46.
En
fait
lever
le
fiege,
i4id.
On
juy
4
ne
le
Gouvernement
de
l’Efpagne
€n
la
ce
de
fon
peré,
58.
Son
mariage
2VEC
x
P
AS)
D:
w’il
fait
4
Marie
de
Portugal,
86.
Accuëil
q
Maximilien
fon
Coufin,
339.
Va
à
ignans
eftir
1
.
lit,
ibid.
En
Italie,
343.
Reception
Drive
font
les
Pelerins
de
Montferrat»
441:
À
ibid.
à
Barcelonne,
honneur
qu'on
lui
fl?
5x,
plufeurs
particularitez
de
fon
embarqu£
41:
246.
Eft
aceuëilli
d’une
grande
tempête
à
|
S’embarque
une
feconde
fois,
#44:
Genes
&
comment
reeû,
ibid.
Fai
4.
Arr
it
Dlufieur
prefens
&
part,
348.
Arrive
à
Milan»
352
pourfuit
fon
voyage,
351.
Entre
en
gne,
ibid.
Dans
les
Pais-Bas
&
re
qu'on
lui
fait,
353.
à
Namur;
352:
fances
de
fon
arrivée»
353:
Accuëil
qu£,;7.
fait
fa
Tante,
354.
part
pour
Bruxelles
end
‘
ceptio®
Rejouif
jui
À
_
prend
congé
de
fa
Tante,
#id.
Son
entrée
Plaintes
de
Charles-Quint
contre
François:
DES
MATIERES:
|
magnifique
à
Bruxelles,
habit
qu'il
y
portoit»
356.
Reception
qu’on
lui
fait,
ibid.
Eft
com-
plimenté
par
le
Penfonnaire,
bij,
Arcsde
Triomphe
pour
fon
entrée,
358.
Accuëil
que
lui
fit
l'Empereur
fon
pere;
359-
On
Pac-
compagñe
dans
P'Eglife
Cathedrale
,
à
une
Meffe
folemnelle,
kid.
Va
viliter
d'autres
villes
de
Flandres,
361.
Eft
reçû
magnifiquement
par
touf»
ibid.
Son
entrée
à
Anvers
avec
la
Cavalcade
qui
laccompagnoits
362.
Inftruétions
que
PÉmpereur
fon
pere
Jui
donne;
371:
Prend
congé
‘de
fon
pere
pour
retourner
en
Efpagne;
427:
Accuëil
que
lui
font
à
Trente
les
Peres
du
Concile,
428%
Il
arrive
à
Barcelonne
440
Pizzaro,
fes
avantures
au
Perou»
116.@
fiv.
Plaifance
,
raifons
&
pretentions
du
Pape
&
de
l'Empereur
fur
cette
ville,
273
274:
275°
d
fuiv.
102:
Contre
le
Pape,
ibid.
Du
Pape
con?
PEm-
pereur,
63.
Generales
contre
les
François
pour
s'être
unis
avec
les
Turcs
au
grand
dom-
mage
des
Chrétiens,
83.
Des
François
con-
tre
Charles,
ibid.
De
l'Empereur
contre
les
Lutheriens,
152.
De
Solyman
contre
VEm-
pereur
fur
la
prife
de
la
ville
d'Afrique,
.
416
Plenipotentiaires
pour
la
paix
erftre
Charles
V-
&
François
I.
_
109.119
…
Policaftro,
pris
&
faccagé
par
les
Turcs»
102
Puzzuolo,
affiegé
par
Barberoufle»
PRQNE
:
i
i
7
par
les
Chrêtiens;
Preludes
de
la
paix
entre
Charles-Quint
&
Fran-
108
EVA
-
Princes
_
çois
I.
!
Princés
voluptueux,
comment»
:
F
*
Princes
confederez
avec
l’Eleéteur
Maurice
€?
f
tre
Charles-Quint,
Fe
.
Prerentions
für
l’Electorat
de
Saxe»
166-
4e
.
Pronoftic
fur
la
conjuration
&
mort
de
Lou”
Farnefe,
259
Pr
He
ser
de
Charles
contre
le
Concil
é
à
Boulogne,
.
.
rés
#
-Proteftans,
mefures
qu’ils
prennent
fur
Ja
re
té
exercée
contre
eux
dans
le
Comtat
d
gnon,
145.146.
Confultent
fur
!
.jet,
147.
Prennent
des
refolutions?
se
.
Commencent
à
rompre
avec
PEMPE
8
!
:
<
4
R.
:
R
Achapt
de
Dragut
Rais.
Voyez
Dre
Eine
Räifons
&
pretentions
du
Pape
SE
pjeéreur
pereur
fur
Plaifance,
273.
274.
Maurice
pour
faire
la
guerre
à
PEmP*
44]
avec
pluficurs
particularitéz,
SP
:
7
Reggio
en
Calabre
affiegée
par
Barberouflér
ur
_Kelision
Refformée
rétablie
dans
1€
néË
d'Avignon
comment,
&
par
qui
extirP
44
Republique
de
Venife,
fa
generofité
en
Charles
dans
fes
difgraces,
Rebellion
dg
Naples.
Voyez
Naples:
Requefenz
(Donna
Stephana
de)
ve
marie
à
Barcelonne,;
Réponfe
du
Pape
à
Charles
fur
les
4
469
ve
fe
re
d
344
;
de
faites
a
Genes,sr.
De
Marguerite
à
pe
charles
|
()
pere
au
fujet
de
fon
mariage»
$9-
De
au
Pape
fur
la
paix
avec
François
.
se
ë
DTA
le
même
lue
reur
vers
,
x
EE
A
ue
OR
.
DES
MATIERES..
même
à
Muley-Haffen
{ur
fes
difgraces
»
66
-.
Du
Gouverneur
de
Duren
follicité
de
rendre
la
place,
68.
De
Charles
au
Duc
de
Cleves:
fur
la
grace
accordée,
72
Au
Cardinal
Polus
qui
lui
demandoit
la
paix>
109.
Aux
déman-
…
des
du
Roy
de
France
au
fajet
dela
paix»
113:
”
Au
Duc
de
Wittemberg
fur
fa
grace,
173:
A
ceux
qui
le
follicitoient
d'accorder
la
grate;
-_
au
Land-Grave,
232:
Sur
la
liberté
du
mê-
|
me,
471.
Aux
Legars
far
les
affaires
de
Plai-
|
fance,
274.
À
Urfin
{ur
la
reftirution
de
cette
ville,
280.
Au
Pape
fur
fes
prétentions
fur
la
même
ville,
id.
Sur
ce
qu'il
avoit
reffu-
belles
de
France,
280.
{
la
protection
aux
re
A
Sangro
Envoyé
de
Naples,
286.
À
Soly-
man
qui
fe
plaignoit
de
lui»
436
Troupes
de
Rome,
confternée
par
l'approche
des
Barberoufe,
79.
Raflurée
par
Polin
Ambaf-
fadeur
de
France
>
ibid.
Tombe
dans
de
nou-
velles
craintes
&
pourquoi»
80
Ruigomez
de
Sy
envoyé
par
l'Empereur
on
Prince
Philippe
fon
fils,336-
Son
éloge
:
#Pid.
Retourne
en
Efpagne
avec
le
Prince
Maxi-
miliens.
FE
Us
/
S.
Alerne»
affiegée
par
Barberoufle,
101.
Com”
ment
delivrée»
ibid.
Salerne
(
Prince
de
)
Envoyé
par
le
ville
de
Naples
à
Charles-Quint,
282:
Mal
reçü
»
.283.
Demeure
auprés
de
Empereur
par
rs
,
7
Î
.
CE
d
|
ordre
;
mais
fans
avoir
audience
|
tourne
à
Naples,
406.
Son
entrée
furperbe
dans
cette
ville,
407.
Rend
vifire
au
Vice-
|
Ro
|
_.
NOY)
donne
fujet
de
mécontentement
;
puis
à
l'Empereur
lui
même»
492:
que
fa
femme
eft
groffe
&
pOurqUeee
de
Na
ples
à
Charles
V.
282.
Mal
reçü
»
jEm-
Malheurs
que
cette
feinte
attirent
?
VAE)
11
Sangro
(
Placido
dé)
envoyé
par
la
ville
zele
&
fa
fermeté,
284.
Son
difcour
pereur,
ibid.
S'en
retourne
à
Naples
Court
un
grand
peril,
o
de
Sa
_
Sanfeverino
(Don
Jean)
Voyez
Princ
lerne.
Sedition
au
Perou
;
116.
Auteurs
de
la
ftanc
281
tion,
|
Sedition
à
Naples
avec
plufeurs
circon
Sentence
de
mort
contre
Jean
Frederic
»
Sentiment
des
François
fur
la
levée
du
fi
Perpignan,
J
à
Sfondrato
{
Cardinal)
efMoyé
par
1e»
Pape
ia
*
Charles
V.
en
qualité
de
Begat
à
ee
le
feliciter
de
la
paix,
114.
ne
ictoi
ri
au
fujet
de
la
victoire
contre
les
Luthe
on
afigée
de
la
nrifon
de
fon
époux;
199:
à
1:
na
envoye
des
raffraîchifemens
&
Re
éponfe
fa
lettre,
201.
Eft
conduite
à
l'audience
Sibylle,
femme
de
Jean
Frederic
»
200.
Luy
écrit
une
lettre,
ibid.
Charles-Quint
,
comment
habillée
milité
ellé
le
reçoit,
kid.
Conduit
D.)
L'E
-
Lui
-Roy;
avec
plufeurs
particularitez»
she
“ip
2
qui
accompagnée,
208.
Difcours
qu
€
fait,
209.
Va
voir
fon
mari
en
prifon?
*
Eft
vifitée
par
l'Empereur,
avec
que
|
Soupçons
contre
Charles
-
Quint
»
.
Spinola,
Action
genere
DES
MATIERES.
uand
il
s’en
alla,
#bid.
Et
reconduite
‘par
le
Duc
d’Albe
jufques
dans
fon
appartements
212
Solyman
Empereur
des
Turcs
follicité
»PAr
François
I.
de
faire
laguerre
à
Charies-Quififs
à
CE
De
48.
Sa
lettre
à
François
I.
fur
ce
fujet
,
Fait
mettre
en
mer
une
puiffante
Armée
»
ibid.
Son
reflentiment
contre
Charles
pour
avoir
pris
&c
fac
S'en
plaint
très-fortement
>
40/8:
Réponfe
.
de
Charles
»
‘id.
Solyman
fait
refolution
.
de
s’en
venger
»
431:
Ses
defleins
contre
Maite,
is
ibid.
Soria
(
D.
Martino
}
di
Velafco
Ambafladeur
pour
protefter
contre
Je
Concile
de
Boulo-
.
gne;
273
156.
On
ifoit
les
forces
des
Lutheriens
welles#n’étoient
pour
obliger
;,
sbid.
De
croit
qu’il
fa
plus
grandes
q
le
Pape
à
fe
liguer
avec
lui
»
Chäfles
contre
le
Pape
Fruits
des
foupçons»
#i
me
Pape
fur
les
affair
ufe
de
ce
Colonel
qui
o
s
fauva
l'Empereur
d'un
grand
peril
2
trasbourg
rentre
€n
grace
avec
l'Empereur
184
Suabe,
forcée
par
le
Roy
de
Suede
à
fe
ligue
avec
lui,
262
Suiffes,
fe
liguent
avec
le
Roy
de
France»
plu-
ne
circonftances,
301.
Ce
qu'ils
penfent
de
l’entreprife
de
l'Empereur
fur
Conftance
»
322.
Lui
en
font
de
grandes
plaintes
»
ibid.
$e
declarent
protecteurs
de
cette
ville»
Fee
+
nr
e
cagé
la
ville
d'Afrique
5:
AIG
RE ?
À
Va
14
|
|
|
ADD
BA
RCUR
+
|
T
ette
Lettre
&
Envoyé
des
Suifles
pour
€
bide
|
or.
#3
Alamon,,
pris
par
les
Turcs
;
98.
Dore
reçûs
avec
plufeurs
ciconftan
ation,
k
,
58.
Tavera
Cardinal
Archevêque
de
Tolede
PE
Donné
au
Prince
Philippe
p2r
VAE
fon
pere
pour
être
fon
principal
=
ler,
5bid.
Sa
mort
avec
pluñeurs
partit
tez,
FS2
RE
ait
+
4
T
Fo
AR
ER
CHE
Tempefte
terrible
qui
accueillit
1
Armée
de
,
tienne
devant
Alger,
20.
Combien
uel
ibid.
Dommages
qu’elle
caufa>
aVCC
A
ques
obfervations,
ibid.
Autre
rempefe
7e
aecuéillit
la
Flotte
qui
accompagnoitle
Le
?
Philippe,
347.
Evetfémenr
de
cette
temp
ibid.
Dommages
qu’elle
caufa,
Hé
YEn-
Titres
odieux
que
les
Luthétiens
donnent
à
190
pereur,
F
Vice”
Tolede
(D.
Ferdinand
de)
Duc
d’Albe
>
u0*
Roy
de
Naples,
chaffs
les
Turcs
de
ce
Jo;
99.
Veut
malgréle
peupleétablir
PET
efl
tion
à
Naples
;
212.
Violences
qu'i
ne
213
ufage,
Traitez.
Voyez
Paix.
fieufs
‘Trente,
Defcription
de
cette
ville,
avec
phe
1
à
particularitez,
55,56.
Deftinée
pour
;
4
blée
du
Concile
general,
$7.
Honneurs
a
8
y
fait
à
Philippe
paffant
par
cette
ville
Tribunal
de
la
Fabrique
de
S.
Pierre
à
À
ce
que
c'eft,
&
les
defordres
qu
A
po
fuite
“
#
Tribli
|
ni
CL
#4
DES
MATIERES.
.#
ribunal.du
S.
Ofice,
le
Pape
le
veut
établir
à
Naples,
qui
le
refufe,
212.
Troubles
&
foù-
levement.
dans
cette
ville
à
cette
occafions
*
:
21$;
Turcs,
affiegentNice,
avec
les
François
fous
ie
commandement
de
Barberoufle
;
8x.
Ten-
tent
en
vain
la
prife
de
la
Cicadelle;
82.
Sur-
prennent
Policaftro,
102.
Ravages
qu'ils
y
font,
ibid.
Affiegent
Puzzuolo,
49.
L'atta-
quent
vigoureufements
ibid.
Sont
obligez
de
lever
le
fiege
;.
par
le
fecours
du
Vice-Roy
de
Naples
,
ibid.
Font
des.
courfes
fur
les
côtes
Chrétiennes
>
101:
Grandsgommages
caufez
par
eux».
&c
s’en
retourner
hargez
de
butin
à
Conftantinople>…
103,
|
V:
7
Argas
(Don
Francifco
de)
Fifcal
de
Caftilles:
.
envoyé
à
Boulogne:
par
Charles-Quint»
pourprotefter
contre
le
Concile»
272
Vértus
de
Lucher.
Voyez
Luther:
de
To-
Vice-Roy
de-Naples.
Voyez
D.
Pietro.
lede.
5
24
,
Vice-Roy
du
Perou,
à
conduite,
116.
SES
dif-
articulari-
graces
&
malheurs,
avec
plufeurs
p
tez
;
‘117.118
Vices
des
fermens
des
Princes
blâmez;
127
Vices
&
défauts
de
Luther.
Voyez
Luther.
Villemarina
Princefle
de
Salerne
,
qre.
Feint
d’être
groffe
&
pourquoi,
#bid:
Ce
qui.en
ar-
TIVA»
:
ë
,
je
PAIE
V
ittemberg,
ville
très-forte,
eft
remife
Char-
les
V.
par
un
Traité,
20%
Viviés
Capitaine
fort
cftimé
de
PEmP
E
LÉ
ê
rt
FOJOFERRFREN
URSAIE
SE
LT
ES
ERREUR
a
(D
se
calibrite
dun