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La vie de l'Empereur Charles V ; Troisième partie

Leti, Gregorio (1630-1701)

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res 2 } ( È FA LA ViE pe CHARLES V. conduit fon Armée à Marfeille. François I. Le carefe © le regale. Les François © les Turcs affiegent enfemble Nice. Levent Le fiege. Les Genois prenent l'épouvante. Les François Jort blâmez €> de quoi. INoces du Prince Phi- Bppe. Siege de Landrecy. Secours de François 1. Charles Je difpofe à donner bataille. ait lever Le fiege. Retraite hoxorable. Pafquinade curieufe contre ces deux Princes. Veritables deffeins de Chaïles. Il va à Cambrai, & à quelle intention , à Spire pour la Diete, Re- Jolution qon y prit contre François L_ Lu- theriens contens d'un Decret publié en leur faveur. Catholiques mécontens. Chatks © François également accufex de perfidie. Bar- berou]e part de France avec fon Armée. Il ef careÿé des Genois par politique. Dommages faits au Prince de Piombino par les Turcs : l aûtres dommages en d'autres lieux. Barbe- roule va attaquer Salerne. [left battu de la tempefte. Saccage la ville de Lipari, & celle de Policafiro. S'en retourne à Confiantinople chargéde déporilles 7 meurt. Guerrede l'Em- pereur © du Roy d’ Angleterre contre la France. Dequoi Charles ef? accufé. Sujets de crainte qu'il donne de tous côtez. Prelude de la Paix ; fort agreable à François I. © pourquoi. Char- les fiqne la paix. Parole confiderable de ce Prince. Opinions differentes, € réjouiffances au fujet de cette Paix, Sedition au FE L e | III. Part Liv LL. $ Ve plufieurs particularitez. Deroute du Mar Jus du Guaff dans le Milanois. Amours de Charles avec Ja Plombes , qui fut mére de Do “an d'Aftriche , avec Plufieurs remarques curieufes, L'Amour des femmes en un Prince Juin cette palfion peut étre permife. ment les Princesfe rendent malheureux. Exemples hiables de Charles. LE Pape Paul IL. avoit chargé Antonio Orarë Tagnalotti qui étoit allé en Affrique en que 2e qualité de Secretaire du Legat à Latere qui fourmal devoitaccompagner l'Empereur à l'entreprifeexaé de “Alger, de faire un journal exaét de tout ce treprifes Qui s’y pafleroit pour lui en donneravis. Ma- 1F4Le Bfalotti avoit été Capitaine de Cavalerie & avoit fait cinq Campagnes lors des Gucrres d'Italie, avec la réputation de bon Soldate mais foit qu’il ne trouvât pas dans cette pro- fefion la fortune qu’il cherchoit, ou qu’il crût y parvenir plütôt par la Croix que par l'épée, ou qu'il vouiût reprendre fes études où il avoit fait d’aflez grands progrès, ow par quelque autre raifon, il quitta la profef- fion des Armes, & embrafla l'Etat Eccle- faftique, quoi qu’il n’en eût pas encore pris lhabit quand il ft ce voyage. Le Pape avoit fait choix de lui Pour accompagner le Legat €n Afrique perfuadé qu’il ne pouvoit trouver Perfonne qui fût plus capable de lui faire Une bonne relation de tout ce qui s'y Pafferoit ; parce qu'il favoit & les termes de L'art militaire >» & le ftile du Cabi- net e =. À 4 * Lors PEER EP EE © a OO 2 ao ie ES SRE RES AE oo qe 10. LA ViE DE CHARLES V. 2 Memoi. Lors que je pris la refolution de donner voye à au public PHiftoire de Philippe II. & pen-. l'Auceur. dant que je travaillois à cét ouvrage, j'écri- vis à plufieurs demesamis, pour les prier de vouloir m'aider à rendre fervice au public en me donnant quelques lumieres. Un de ceux à qui je m’adreffai fût Don Emanüel Paneal- 0 de Turin ; qui entte auttes mémoires me donna celui dont je me fers aujourd’huy que je n’ay pas trouvé occañon d’employef dans l’Hiftoiré de Philippe IL. Il-m’affura le tenir d’une main defintereflée, & qu’il avoit été tiré des Archives du Duc de Savoye. J'aÿ« douté fi je me devois fervir de ce feul ME moire fur ce fait ; mais ayant confideré qu’il | contient des chofes de confequence, & des plus confiderables ; de la vie de Charles Vu quoi que le fuccès ne lui en ait pas été favor table ; & que l’on 2 diverfement écrit fur COM fujet, j’ay crû en devoir donnet toutelacon- noiflance poffible à mon Lecteur. Ce que. j'ai écrit dans un autre Livre touchant le fuc- cès de Entreprife de Charles en Afrique; je Vay pris de divers Auteurs: Ce que j’en rap” porte ici, n’eft autre chofe que la relation même que j’ay reçüe du Seigneur Panealbo: Au fonds j’ay crû ne devoir pas m’en rapport ter à cette feule Relation, & qu'il y failoit joindre ce que j’en ai dit ailleurs. Je fuis per* fuadé que la diverfité qui fe trouvera entre l’une & l’autre, ne deplaira pas à mes Le éteurs , parce que chacune a des chofes par”, ticulieres. Les Evangeliftes, (cela foit dif fans profanation) quoi. que parfaitement d'accord quant au fond, ne laiflent. Ple IT, ParT, Liv. I: FR de rapporter chacun des chofes differen- tes, RO PE ON Du fuccès de Pentreprife de Char: les-Quint fur Alger lan 1$4r. en- | voyée au Pape Paul LIL par le SE« Crétaire Antonio Magnalotti: ES TRéS-fint Pere. Aprés avoir bailé les 1$4xS pieds de vôtre Sainteté avec la plus pro- fonde humiliation de mon cœur, je luidirai que la premiere chofe que nous avons faite, Onfcigneur le Legar & moi, après.être ar- rivez moitié morts en cette ville de Carta- gene, C’a été de rendre grace à Dieu de nous avoir fauvez d’un fi profond abyme de mal- heurs; & enfuite de mettre la main à la plu- MC: non fans larmes, pour fatisfaire à nôtre. voir envers V.S., en lui faifant favoir ce qui fe pafle en ces pais éloignez, , ce.-que je ne doute pas qu’elle n’attende avecimpatien- Ce. Ainfi me remettant à ce qu’en appren- dra V, S. par les lettres de Monfeigneur le | Legat, je ne vous parlerai que du fuccès de | l'Armée navale deftinée contre Alger. Il eft Certain que la mer n’en avoit jamais vû juf- dues ici de plus nombreufe , de plus forif Jante, ni qui eût de plus grands Capitaines & de meilleurs Soldats. Armée qui meritoit l’'étrecommandée par un Empereur tel qu’eft l Avincible. & très-pieux Charles V. P HRCE : FER digne Incom- moditez ! caufées parles Axabes. 14 La V1E DE CHarves. V. la Cour , il fe trouva que ce corps fût plus nombreux que les autres. Les Cavaliers montoient à cheval à mefu- re qu'ils étoient debarquez. Chacun de ces Corps d’Armée avoit trois pieces de Campa- gne, pour épouvanter & battre les Arabes qui ne manquerent pas de faire des courfes»s & d’incommoder beaucoup les Chrétiens. Il ne fût pas poffible d'achever en ce feul jour le debarquement des hommes & des chevaux; cependant avant que l’obfcurité de la nuit fût arrivée , il y eut 25. mille hommes à terre» qui furent obligez de pañler la nuit fous les armes; à caufe des courfes des Arabes qui étoient en plus grand nombre qu'eux. Gon- Zague voyant que l'Empereur craignoit qu’il n'arrivat du defordre , pafla la nuit fous les armes comme les autres, & alla plufieurs fois à la tête d’une compagnie d’arquebufñers à la pourfuite des Arabes dont il fit un grand carnage. Le lendemain au point du jour,on commença à mettre à terre le refte de l’Ar- mée, avec tant de diligence, que les hom- mes & les vivres furent debarquez avant mi- dy; & pendant que les foldats fe raffraîchif- foient un peu , on travailla à debarquer l’ar- tillerie & les munitions , pour commencer le fiege de la place, que l’on avoit donné or- dre d’inveftir. : Signalde Les Efpagnols avoient l’avant-garde. Les bataille, Italiens le corps de bataille ; où eftoit l'Em- péreur avec les gens de fa Cour & un grand nombre:de Gentils-hommesvolontaires. Les Allemans faifoient l’arriere-varde. . Les Arabes de leur côté fe mirent-en Re ; : & tai IL. Part. Liv. L IS _taille auf, & faifoient connoître qu ils la vouloient donner, fe confans fur ce qu'ils étoient plus forts en nombre. En même temps ceux de la ville fortirent , & fe cam- Perent fur une colline , avec quelques pieces de canon. Je ne dois pas oublier de dire ici à V.S. quoi que je fuppofe qu’elle en eft déja informée, qu’il y eut un fi grand nombre de Chevaliers de Malte volontaires qui accou- rurent à cette expedition , que le Grand- Maître & le Chapître furent obligez denom- mer des Commiflaires pour choifir ceux qui devoient aller à cette guerre. On en choifit 4. cens des plus courageux; chacun ayant deux valets capables de porter les armes. Si on ne fe fût fervi de ce moyen, ils y feroient Tous accourus , & la Religion auroit été de- fertée. L’Empereur ordonna que le corps des chers . L A Chevaliers s’étendir le long de lEfcadron Mae. à la gauche du corps de bataille, pour fai- . € front à la Cavalerie ennemie. Ils étoient armés les uns de cuirafles , ‘les autres de corfelets, les autres de bons cafques , ou de piques. Ils portoient de belles manches à franges d’or & de foye, avec des éguilletes ferrées proprement. Ils étoient tous habil- | dés d’une même maniere, de Satin , de Da- | Mas ; ou de velours cramoifi,. avec la Croix blanche de l'Ordre fur Fhabit, ce QUI faifoit un objet fort agreable. Ainf veftus, & rangez en bon ordre au flanc de la bataille, & à la vüe des ennemis, ils #aifoient briller leur croix; & faifoient parol- tre un certain air de majefté , qui jettoit la terreur 2 LORS 3x6 La VIE DE CaarLes V. , terreur dans le cœur des Barbares autant qu'il encourageoit les Chrétiens. L'Ar- . Quoi que les Arabes fiffent tous leurs ef- mé forts pour incommoder nos T'roupes par leur d'Alger. artillerie, cependant on y donnoit fi bon of- dre , qu’ils ne leur faifoient pas beaucoup de mal. L’avant-garde Efpagnole s’avançoit . courageufement vers la montigne fur laquel- le les T'ures & les Maures, qui étoient fortis | de la ville, s’étoient poftez. Ceux-ci voyant que leur deffein ne réüffiffoit pas , fe retire- rent dans la ville par ordre d’Affän-Aga qui les commandoit, & qui vouloit referver {es troupes pour la deffenfe de la place, Cepen- dant l’Armée Imperiale s’ailoit camper autouf d'Alger, qui avoit desdeux côtez deux grands & profonds foffez naturels que deux rapi des torrens, qui defcendent des montagnes w Voifines, & qui fe vont jetter dans la mers avoient creufés : & ces foffés étoient fi pro" fonds ,: que l’on ne les pouvoit paffer à pied» ni à cheval. De l’autre côté l’Armée étoif couverte de lamontagne, laquelle étant bien gardée lui fervoit de rempart. Il ne fera p4 inutile que je faffe ici à V.S. une petite des fcription de la ville d'Alger. PE. Defcrip- Cette ville appellée par les Anciens 7w/# don Cefarea, eft fituée fur je bord de la mer d’A7 d'AEeT. frique ou de Lybie , aux côtes de a Barbari@ vis à vis de l’Efpagne ; entre le * vent Gre£ & la Tramontane, La mer lave les muraille + * Ceft ce qu'on appelle fur TOceans Nord: ER. à RE | IHPPART. L'EV 17 dela ville de cecôté-là, qui s’éleve verslamon- tagne, entre le vent # Grec & le # Lebeche. a montagne eft rude & inacceflible, & rend la ville imprenable de ce côté-là, étant d’ail- leurs fortifiée par une muraille, en forme de dents faillantes , qui la deffendent contre la petite artillerie, la groffe n’en pouvant ap- procher. Cette muraille s’étend le long de la quatriéme partie de la ville du Macftral au Séroc , depuis un Baftion jufques à Pau- tre, € forme ainf avec les autres murailles, qui regardent vers la montagne une efpece de Citadelle, appellée par les Arabes 4a- zaba , où comme d’autres l’écrivent Alcaza- Ta » C'eft-à-dire , Ch£rean. Au couchant il y a Une grande tour en forme de clocher, où le Vice-Roy , ou le Gouverneur fait à de- Meure. Tout auprés il y a uneporte, defti- née à faire entrer du fecours dans la place en Cas de befoin. La Citadelle eft flanquée de deux Baftions bien armez & bien deffendus, Pun au Maeffral, & l’autre au Syroc. Depuis l’un de ces Baftions qui regarde le Coni- Maefiral, où Nord, la muraille de la ville g°6- nuation, tend la plûpart du côté du midy, jufques à la *7*" mer. Elle eft encore flanquée de deux au- | éres Baftions, l’un vers le millieu, & l’autre Vers | a Térmes ufitez fur la Mediterranée, [ur l'O- eaR où appelle ce vent Nord, 0 feton d'autres, Nord-eff. b Lebeche vesside Lybie où d'Afrique , quon appelle [ur l'Océan Sud- Oéeff. Voyez les Relations du Liévant, Theve- RP POP ER ER ee Com- mence= 18 La Vie DE CuarLes V. ‘ vers l'angle de la muraille du côté de la mer. Au milieu des deux Baftions eft la principale porte de la ville, appellée par'es Maures Be- belvet , d’où on fort au à Maeffral. L'autre partie des murailles s’érend depuis le Baftion d’Alcazaba au b Syroc, flanquée auffi de deux aftions, entre lefquels il y a une autre por- te nommée Beb-Azon. Là eft le plus grand Concours de gens à caufe que le marché sÿ tient. Il y a enfin ja muraille du côté de 12 mer » qui va en droite ligne du Syroc au Macfiral. Au milieu prefque de cette mu- raille, il y a un bras de mer, à l’'embouchüre duquel la terre s’élargit un peu, & fait un coude qui forme comme une prefqu’Ile. C’eft là le port;ou le Mole d’Alger , que l’on a fait avec beaucoup de travail , & la prefqu’Ile lui fert d’Arfenal. Ceux qui vont par mer à Alger» voyent la ville de bien loin, dans une fott belle perfpeétive, en forme de triangle 2” dont le plus grand angle s'étend le long du bord de la mer , l’autre vers la terre fermes & le troifieme fait un angle obtus.en s’éle- vant vers la montagne. L'Empereur ayant affemblé fon Armée au- ment du tOUr de la Place, fes Ingenieurs l’aflurerent fiege. qu’il lemporteroit en peu de temps infailli= blement en la battant du côté de la mers à caufe que les Turcs manquoient de gro5 Canon pour mettre fur.les Vaiffeaux, .& que les Chrétiens en avoient de fi grands qu'ils pouvoient faire de larges breches aux murail= les. Les Efpagnols furent poftez au haut d a Nord-Oüeff, voyez voyages de Thevenots Jür POcean, : IL. Part. Liv. L 19 la montagne, qui eft comme au dos de la Place. Les Allemands prirent leur camp dans les petites montagnes qui font vers le mil- lieu, à côté de la Tente de PEmpereur. Les Italiens parmi lefquels étoient, comme nous l'avons dit , les Chevaliers de Malte, qui étoient commandez par la perfonne même de l'Empereur, furent poftez du côté de la mer, où ils étoient derriere une élevation deterre, qui les couvroit du Canon dela Place. Tout ce premier jour fût employé à fe camper & fe loger avec beaucoup d’incommoditez & perte même des Efpagnols qui étoient fans ceffe harcelez parles Arabes, qui étoientdans deslieux élevez au deffus d’eux, jufques-à ce que le courage de Don Alvaro de Sandé les en Chaffa, & les obligea à s'éloigner. Le même jour fût découvert un Efpion venant d'Alger qui demanda avec emprefle- mentd’être conduit devantl’Empereur.Quand il fût auprès de lui, il lui dit qu’il étoit là Pour lui donner avis qu’il ne devoit pasañie- gér la ville de tous côtez; mais fé contenter de Pattaquer du côté de la mer, afin de don- ner occafñon aux Mores d’executér le deflein qu’ils avoient fait d'abandonner Affan - Aga qu’ils n’aimoient pas, & de s'enfuir du côté de la terre. Mais les Interpretes reconnurent par fes difcours qu’il y avoit de là trahifon en cét homme-là: Sur cela le Confeil de guerre ui fit donner la queftion. Il avoüa fans fe fai- TE beaucoup tourmenterqu’ilavoit étéenvoyé Par Affan-Aga, après quoi on lé fit étranÿler aux pieds de Gonzague, & on lui coupa la tefte que l’on mit au haut d’une pique à la Efpion. vüe de la ville. Vers _ 56 La Vre pe CHaARLEs V. pour favorifer les Barbares , & mortifier Îes Chrétiens.à caufe de leurs péchez,& peut être: en particulier pourpunir l’orgueil;'& faire éVar, M nouïr les grandes efperances que l’on avoit fon" MW dées furnôtrearméeitelles quePonnes’atten” doit pas à moins qu’à remporter la victoire € tous lieux,&c planter la Croix de J.Chrift dans” toute PAffrique , lors que lon ny a p# pü acquerir feulement un pouce de terre …Péndant queles chofes alloient fi mal fun hterré, “& que le fang de nos'gens FO ; moit d’auff gros torrens que les pluyes dû ù à Ciel ; il fe forma fur la mer aprés un quaft 1 d'heure d’obfcurestenebres, une fi horrible fifurieufe tempefte,que le bon viéillard Doriëe, avoüa qu'ilnecroyoit pas qu’il y en eût jamais eu de fi grande,en quelque autre mer que céfüt VS. pourra juger dans quel découragement devoit être, nonfeulement l'Empereur, mas toute l’ArméeChrétienne,fi maltraitée fur 124 terre, de voir l’Armée Navale, non pas batir des vents, & delatempefte, mais prefque en gloutie & enfevelie fous les ondes. Te15 tôton voyoir les vaifléaux élevez jufquem aux nües, & un momentaprés abymez danse le centre de la mér, jufques là; que penda 4 a ut 4 + LeLTent- pete, plus de demi-heure, plufieurs fois on tous les Vaiffeaux perdus fans reffource ; JM puis bien afleurer V.S. qu’ily en avoit beau [ coup plus de ceux qui recitôient /e de Profwñ. Les Ga- ds, pour ces malheureux, que dé céux qui, leres font difojentun ziférere mei Deus; en leur faveur: u plusmal- te; : : sAtirouté l'AFTE traitées. Quoi que la tempelté aMigeñt touté l'A que les mée navale, il eft pourtäht vrai que lés OU °2 vaileaux féres furent plus mal-traitées que lesvaimeet, { 1540. TIT Part. Erv: I. 27 | € fur tout ceux de:haut bord : qui par lape- fanteur de leur Ancres refftoient mieux à | l'imperuofité & à la furie des ondes, au lieu | que les Galeres pour être baffes. étoient tan- Ë tôt couvertes de Montagnes d’eau, & puis | fortant de ces abymes elles donnoientde fu- | rieufes éftrapades à leurs cables, & de gran— | des fecouffes à elles énes-éouvent. on | _ Voyoit des torrens d’eau courir € la poupe à | la proüe,. & puis ces Caux, batties desvents & de la furie de la mer, alloient fe rompres écumer, & devenoient auff blanches que 12 neige. Les Mariniersqui étoientà la Chiourme & ceux des Galeottes,à deminoyezavoientles Mains & les nerfstellement Engourdis de froid, qu'ilsne pouvoient donner aucun fecours ,ni être fecourus des autres, & dans une fi rude Preuve; ils étoient forcez de fe voir perir ‘une maniere digne de Compaffon. kg n un mot les Gaieres furent réduites à Grande ‘Une telle extrémité, que les Officiers &.les re _jatelots, jugerent q’il n’étoit plus poffible 2° cles fontre- de les Souverner, ni de refifter plus long: duites, > d'autant 1541: ux qui y étoient, ni de les empêcher d’être miferablement 2OYEZ. On craignoit encore pis, favoir quela furie dela Mer quifaifoitde fes ondes de hautes | Montagnes nelesallAt brifer contredes écueils, + Be mit en mille; picces:les vaifléaux ; les fines & les hommes. Cela feroit arrivéauff S'ils fuffent aller donner contre les côtes. À B 2 C'eft _—— - R éfolu- tion te- tnerairee 29 La Vire DE CHarLes V. C’eft ce qui força plufieurs Galeresà pren= dre la refolution, pourt#fe fauver au plütôt d’ôter les fers aux forçats, de mettre toutes les voiles ;. & d’aller le long de la côte , afin que la violence du vent, les fit donner à tra” vers quelque endroit plus proche de la terres que du moins quelques-uns des plus heu- reux fe püflent fauyer fur quelque débris des. vaiffeaux. Cette pernicieufe & defefperée re folution fut fuivie par un certain nombre de. Galcres,: quiperirent toutes miferablement» & furentbrifées contre des écuëils, ou des bancs de fable où la force terrible des vents les portoit; ainfi plufieurs inrocens, qui, n’avoient pas confenti àune telle refolutions, Payerent aux depens de leur vie, la temerité de ceux qui l’avoient prife. Exemple Ce mauvais exemple { ce qui eft digne d’é- del Ga tre remarqué) faillit à être imité par es Ma= ire Bal telots de la Galere, appellée la Bafharde de £arde, Malte; Qui ayant navigé depuis vingrans, & efluyé plufieurstempeites, avoit été plufieurs fois reparée & radoubée; mais comme elle étoit vieille elle étoit par confequent moins SPONSORS LEE en eflât que les autres, de refifter à l’horri * ble impetuofité des ondes de la mer. Frer£ François d’'Azevedo qui la commandoit s'é tant apperçu du deffein des Matelots , mit l'épée à la main, & avec une colere auffi fus rieufe que la tempefte , dit à haute voif fur la poupe. L’épée que je tiens fera enfanglan" 26e du [ang du premier qui ofèra être d'avis d exe cuter ue ion fitemeraire, La Relicion ma doté de command:ment de cette Galere > pour La COP, Jérver, G 707 pas pour la detrnire, cr il fe IT. Part. Liv. IL 29 wi04 perir par la tempefle, ou attendre nôtrefalnt de la miféricorde de Dies, qui r’abandonne Ja Mais ceux qui fe confient en lui Après quoi ayant remis l’épéeau fourreau, il fit de gran- des promeffes de la part de la Religion, &de ui Même qui étoit fort riche de re compenfer largement tous ceux qui fe diftingueroient dans cette occafñion, & qui auroient affez de cou- rage pour reffter aux malheurs qui les acca- . bloient. Par cette action glorieufe il fauvala | Galere, quoi que pendant tout le temps que | dura la tempefte, il eût fallu employer cin- | quante hommes que l’on relevoit d’heure en heure pour pomper & "empêcher, qu’elle ne coulât à fonds par la grande quantité d’eau qui y entroit. Le deffein des Mariniers &autresperfonnes Pérte dé qui étoient dans les Galeres, de fauver leurs genstuez BEnS par cette refolution temeraire ne leur farles réüffit pas , je le redirai encore une fois; & VAR l'Empereur s’en étant apperçu » pour em- bes. pêcher que lesautres Galeres & vaifleaux, ne fuivifent un fi mauvais exemple, fouffrîir que tous ceux qui s’étoient jettez à terre par cette Voye, fuflent mis en pieces par la Cavalerie Arabe, qui avoit accouru, & s’étendoit par tout Îe long des côtes. Il eft certain qu’il ne fe feroit pas fauvé un feul de ces gens-là, fi “Empereur qui voyoit tout ce qui fe pañloit, ne {e fût apperçû que la Galere de Jannetin Voria , neveu d'André {qu'il aimoit com— me s’il eût été fon propre fils) par les fecouf- . fes des autres vaiffeaux qui donnoient tout | travers, avoit déja échoué fur un bancde fables où elle alloit être la victime de la furie des B 3 Barba- ES Mavires æerdus.” 3e La Vire pr CHARLES V. Barbares:ce qui l’obligea d'envoyer en diligen-M, ce Don: Antonio d’Arragona avec trois com gagnies d’Italiens Pour lui donnerdu fecours> | le délivrer des mains des Arabes; ce qui | réüffit heureuf. du Prince, de Doria fon Oncle, & de fa Majefté Imperiale. n a déja fait le denombrement des Vaif, feaux qui ont peri On en envoya Monfeigneur le L, res; & plus de 40. trois navires des plus grands. Enfin depuis le:matin jufqu’au foir, on perdit plus de 150: Vaifleaux, & plus de 7600. hommes nOyEZ) OA tuez par la Cavaïcrie des Mores fur les Par cette horribletempêtes Un extrait hier au foir à égat » favoir quinze Gale- . Cofes; outre que tous les autres vaifleaux Fu rent moitié fracafez ; & que l’on y perdit encore toute PArtillerie deftinée à battre Al- ; #eT > AVEC prefque toutes les munitions de guerre & de bouche. Que peut-on ajoû- ter à cela! finon que toute ja plage depuis Al- Ber jufqu’à Corcellis ; étoit couverte de corps. moïts d'hommes, &de chevaux, & de debris’ eément à l’entiere fatisfaétions petits vaiffeaux Efpagnolss © mn: | “y 1 à ; ri Ce de vaiffeaux , en telle forte que je puisaffu- rer V.S. qu’il feroit diffcile-de décider, f leiCiel a ‘verfé à proportion plus de pluye» que les yeux ont verté de larmes à la vüe d'un fi trifte fpe@acle : & qu’il n’y en a pas un feul entre tous ceux qui fe font fauvez. qui nait crû être infailliblement perdu: ‘auf eft-il vray que la moitié.de ceux quiallerent dcette entreprife, y.ont peri, où par ldtem= pefte; ou par l’épée des Barbares: Pendant ces trois jours, où confuma Le LEE" \ Ê ke à F F IA RTS Luvel® , 1 4 des vivres que l’on avoit débarquer , fans (9 eu perance d’en avoir d’ailleurs, ni quoi que ce füt pour manger ; la mer ayant tout enalou- td: Où eft-ce que l’on a jamais v de plus grand objet de compaffion ? Sinon que l’on y ajoûte, que c'en étoit encore un plus » . grand ; de voir plus de 400. mal-heureux plus où moins#dangereufement blefiez > Qui Re EE RE OT TEE ER RE ‘ ‘navoient pas de quoi, je ne dirai pas ANOLE 4 de couvert quelque part ;: ni de lieu Où fé re- tirer » mais non pas même" où afloirle pied - * + far un morceat de terre feiche. Je puis aälu- rer V.S. que j'ay vû, lors que nous allions d'un côté & d’autre avec Monfeigneur le Legat, cing Chevaliers de Malte, & plus dé 30. Gentils-hommes volontaires de dif- ferentes Nations, verfet leur fang_ dans les boïües & ÿ perir fans leur pouvoir: donner aucun fecours. : . ÉSsrR HAT È Cependant l’épouvante & la crainte d’être SirHeg encore plus expofez à la barbarie des Infidé- dans les les, avoit faifi le cœur de toute l'Armée, & difgras ‘particulierement des bleffez, fe voyant fans aftillerie , ni munitions de guerre n1i-de bou- -che> &hors are de pouvoir -nife,deffen- dre, ni prendre Alger. pour s’yiraffraïichir * Un peu,-en forte que. les plus COurageuxtom- »: #4 -boient-dans le defefpoir ; &'il eft vray-que 2 Empereur feul dans toute l'Armée de terre E paroïître un courage invincible. autant Me plein de compaffion pour. les mal-heu- “TOUXS AE meritoit affurement une meilleure ‘fortune, & d’être loüé'non feulement:des hommes, maisdes Anges. Halloir:partout con- “folant & encourageant toutle monde tantôt. à B 4 . a €he- RE , 32 La V1r DE Cartes V. 2 cheval, & fouvent même à pied & dans la bote , & Jen peut dite que ce fut Punique confolation qui refta à l'Armée, dans l’aby- me de mal-heur & de defefpoir où elle Æ voyoir. ÿne de Je fupplie V.S. de me permettre de lui : TaCOnter une action de cét Em des plus 2@ions pereur des P ART dignes d’être imitées, qu'aucun Monarque ait lé, . Jamais faites. Son Maître d'Hôtel lors qu’on debärquoit les vivres, avoit mis à part pOUI M k Table & la bouche de l'Empereur, ce taines provifions dans des caifles & des pa’ niers. Charles ayant appris qu'il ne reftoit pas même un feul morceau de pain , que cé digne de Slorieufes, des plus generetfes, & des plus # qu’on avoit refervé pour fa bouche, voulut aller lui-même avec fon Maître d'Hôtel voif €n quoi cela confiftoit : après qu’il Peut vüs illui dit, Miférable que tu es, comment VEUX 24 que je me réjoifle ; que je mange @ que ft doive, pendant que tant de mes Compagnons ME rent de mifere au milieu des boïes ? Al’inftant, il fit porter tous ces vivres devant lui, & les ft diftribuer à un grand nombre de bleffé4 &t de malâdes , ce qui lui attira mille ben€* diétions de tous ceux qui le Virent. fé%on, Ce fut encore une ation bien glorieufés d'André Peria, QUE Celle que fit fur la mer, comme un k 1 (4 cond Neptune, le courageux & ferme vieil Jard le Prince André Doria, Capitaine fans - ‘égal dans la marine. Car'il demeura toûjours ferme, intrepide, &'invincible, contre un£ fi terrible &t fi violente tempefte, fans avoif jamais perdu de vüe l'Empereur ; en quoi} montra plus que jamais {à fidelité, & fon gt HI: Part. Liv. EL :: 33 le envers fon Maître. Il avoit déja prevü la tempefte plufieurs heures avant qu’elle arri- | Vât, par la vüe de leftoile de S. Simon » & * Jude, tant redoutée des Mariniers, foit Par füperftition, ou quelepronofticfoit fon- fur une longue experience, de forte qu’il auroit pû fe mettre en lieu de feurété » & fe | retirer avec fes Galeres dans le port voifin de | ugie. Mais il ne voulut jamais partir dulieu où il avoit jetté les ancres, afin de re pas | âbandonner l'Empereur, -en le laiffant à ter re à la merci des Infidéles, qui n’auroient pas | manqué de Pattaquer & de le mettre n de- | route; quand ils auroient vû qu’il n’avoit plus d’efperance de s’embarquer fur fes vaif- feaux. Auffi de 18. Galeres perdües, ily en eut douze qui lui appartenoient en propre. : rs le coucher du foleil de cette malheu- SA teufe journée du 29. d'Otobre, Doria Doria, Voyant que la violence de la mer, &tlimpe- 154% tuofté des vents commençoit à s’appaifer PEU à peu, qu’on pourroit à force de bras le- Ver les ancres pour mettre à la voile, &t qu'à Caufe des grands brifans de la mer il n’y avoit aucune forte de barques qui ofât approcher €$ COL6S ; ni aucun moyen de faire favoir {es intentions à l'Empereur , s’avifa de faire Mettre à la nage un Matelot courageux, à , qui il ft attacher des morceaux de liege, Pour lui aider à nager, l'empêcher de s'en- foncer ; ou le Barentir s’il donnoit contre quelque écueil ;” on lui attacha la Lettre fui- vante au cou; bien enygloppée dans de la toile cirée, …. emma sERs B ; Av 54 La Vis pe CnanLes V. Au Très- Augufe & invincible Enr: -pereur Charles-Quint, mon fou- Vérain Seigneur, & mon cher fils M par l'amour extreme que j'aÿ M -, pour Jui. - | Ré-glorieux Empereur, méme dans l'info furei La volonté de Dieu, maîtreffe ‘des deffeins @ des fentimens des Princes; apertn" que Vôtre Majefté Imperiale #aif Pas uivi m0 M confeil au fujer de certe fatale entreprife; malin | J'elpere qn’elle Permettra que vous le fuiviez 48 jourd’huy dansilé;grand ‘danger où nousnons 704% 2 0252 Moscher Empereur @e Fils, Pamour que cb con pour vous m'obligé à vous faire [avoir ; que flavéc toute là diligence boffible co fans perdre «7 feulmoment , vous ne prenez la refolution voustretirer, de de ueije vous prefente ; Vôtre Maÿefié fe met en 1 danger inévitable de perir ; @& ‘toure.? Armét AVEC VOUS; auf bien que les reftes del Armée zavale ; quine fubfifie que par miracle, Fe vo \ fupplie de confiderers quete peu devaiffeaux 447, MOuS réflens ; ont été tellement mal-traitez “brifez qu'ils ne fauroient refiffer à la moindie M dempefles @quenous fommes dans. la faifon où -il-en ‘arrive;de fi grandes’, @ de f frequontes -qu'elles Je: fuivert prefque Pure l'autre. Fe prie Vous fervir de l'unique mo)68 M -Vôtre Majelé; pour laquelle ÿ &y #n vrai amont» de s’en rapporter à longue experience, qui ME fait connoitre par TBconftitution de l'air (enfer Œure qui me fut que trop Veritable) que le tem pé L | V Pan Juve. L 1, Leprepare à former.une, rempefte-plust CYTIOLE QUE celle que ous avqus fouffèrte, …Ainf.je fupplie Tôtreclemence tant vantée ; de pe pas s’obltiner à vouloir: combattre contre. la rigueur de l'Hi- Ver ; la fureur de. la mer, la rage des vents > Peut-êtrerencore les décrets, du Ciel, On peut remettre cette Entreprile, à un:temps plus favo- tables Gen. attendant, vous retirer en diligen=" ce Par. terre vers le Cap de Marafous ;.0ù je vous rai prendre par mer. C'eft là moz. Jentisbit, Preff pourtant à fuivre les ordres qu'il vous plai- ra me donner, au peril de mille vies, étavtoëtre * érés-obéffant ferviteur, Re ee Lu | ANDRE Dorxa: : "Cette Lettre donna beaucoup..de..joye, à chine l'Empereur, .Il.ne l’eut pas plütôc, les à à n° qu'il fe mit à penfer. combien il jui en.avolf vrecér . coûté de n’avoir.pas fuivi en cette entreprife 2vi5- les confeils. d’un homme qu’il faifoit.gloire °° d'appeler, fon pere. D'ailleurs, il, fvoic pa Experience , combien. ce Prince-étoit habi # prévoir les tempeftes.. 2 inf.il. renvoya.le Mémeporteur, après lui avoir faic un prefent de douze Duçats, &x.le chargea d’un. pertis billet.pour Doria ÿ. par. lequel il PH le confeil qu'il lui-donnoit, & lui faifoir favoir qu’il le vouloit exactement fuivre… Fa Cependant l'Empereur faifant. reflexion ions. Le 1, à | Raue l'Armée fi fatiguée-par tant deddi fra 0. Par le faim qu'elle avoit ou8 Ge < etroit pas la, force de marcher fi-loins que d’ailleurs elle feroir expofée à combattre Sonpre les Turcs & les Ârabes, devenus, Ron fulemgnt hardis & infolens»,par leneu- Mt 7 PRES frabe.. "5 L Peril * d'une Gaiere, Avtres pertes. ‘donna douze Ducatons d'Hongrie à chact 42 LAWVrtE DE CuarLes V. < que l'Armée avoit fait quelque temps auparä? vant devant Alger, oùce navire feul Pouvoit vanter. de n’avoir point été m4, traité. : FAR Bien peu s’en fallut que la Galere de M Religion de Malte nommée la Cararinetl#ll tre la terre, Dieule fuva comme par mirac! Par le moyen de deux hardismatelots qui dé cendirent dans l’eau tous-nuds & attaché avec des cordes, quoi qu’il fit un froid ho rible ; ‘ils remirent un autre Timon qu avoit dereferve, -faifant entrer avec leu Mains, avec beaucoup de peine & peril: : de ces Matelots; & enfuite les prefenta : grand Maître & au Chapitre, qui leur do nerent des emplois , : qui étoient au de qu'ils changerent la marée en une fi furiel pe nds Doria toûjours intrepide dans les plus Pi H: E UL-PART. Liv. I. #8 Perils, Seigneur je ne vous recommatide que le | Jeule vie de PEmpereur mon maitre. On perdit | €n cette occafon un gros vaifleau de Genes | nommée Corsa Fornera ; chargé de vivres, | fans qu’on en pût rien fauver ; cé qui in- Commoda beaucoup les autres vaifleaux, qui furent contraints d’effuyer la tempefte , & quoi qu’il n’y eût pas d’autre perte que celle dont nous yénons de parler, il n’y eut point de vaiffeau quine fût beaucoup endommagé, &la plufparteurentleurs Mats rompus,8cleurs. . Voiles déchirées. - FES Aprés tant de revers de fortune , & toû- Charles jours en crainte de fe voir à tout momentp & 2bymés dans la mer, finalement fà Majefté en vifiré, Imperiale, avec les petits reftes de cette Ar- mée Navale, compofée de vaifleaux , & de BEnS fdnsnombre lors qu’il éteit allé far IC Plages d’Alver , arriva au Port de Bugia où : étoient déja venues trois Galeres de Malte à demi brifées. Ii alla loger au Château, enat- tendant que les vents s’appaifaflent, Pendant :- que fa Majefté Imperiale y étoit » avec ces. Criites reftes de fon Armée, le Roy de Cycco, (un de ces petits Seigneurs des Montagnes de Mauritanie; qu’ils appellent Roisen leur langue, & qui à peine feroient appéllés Barons: dans là nôtre) envoya offrir à l'Empereur un Brand fecours de munitions de guerre & de bouche, d'argent, & de Troupes sil vou- Dit'avec fon armée rétourner à Algerlui fai-. re la guerre ge l’affieger, ‘Il promettoit dé °nner Ce fecours en peu de jours, & de Je COntinüer jufques à ce que la ‘ville Le rife, Prife. L'Em- © 0 fadeurs deCucco;, Gonza- £a CA à j 4 A L je il avoit congedié Don Ferrant Gonrs Ambaf- ## + ” # QUE c€ qui lui reftoit de fon Armée n'étoit pa En €ftêt d'entreprendre un tel Siege, renvoÿ® CE: Anbafladeurs , aprés les avoir bien 1 reflez, & regalez. Déja le jour precedent» gue Vice-Roy de Sicile, avec ordre Quement qui Mit à la voile pour aller à Cart 8e fût trop heureux pour ne Venir des diforaces du premi Pour y aller, aprés avoir donné congé, 47. les plus grandes demonftrations de tendre + oria, qui devoit prendre le chemin deM# drid avec Monfeigneur le Legat, où fa ME jefté Impegiale fe rendra en fon tempsr CéPendant nous ne partironsd'icide trois jour oilà, Saint Pére, ce que j'ay crû vous Ce, voir écrire pour fatisfaire à l’ordre que Vote m'aviez donné, de vous faire la relation cette Entreprife, je fuis, en me profiter | pÉ À FX A] | | net | # NL Part Liv. 45 Aux pieds de vôtre Sainteté, avectoute l’hu- milité dont je fuis capable, De vôtre Sainteté, Le très-fidelle @e srès-obesfsns ANTONIO MaAGNALoïrrTr: De Cartagene le 19. Novembre Lÿ4Xe Jenedoutepas que mon Lecteur ne foit bien aife d’avoir vü la Relation cy-deflus, sil veut Ê prendre Ja peine de la confronter ,avec ce que j'en ai dit à [a fin de la 2. partie de cét Ou- Vrage. Cependant je luidirai, que L’Empe- Ter allant d’Occagna à Madrid, trouva en Chemin un Courrier qui lui portoitla nouvel- £» que François I. pendant qu’il étoit en Afrique avoit affemblé dinde forces pour 2feper Perpignan, avec refolution d'attaquer la ville & la Citadelleen même temps ,comp- tant qu’il Les trouveroit dépourvües, l’une & autre, Parceque l'Empereur en avoittiréles Vieilles Troupes Efpagnoles pour fon entre- Prife, & y en avoit mis de nouvelles & moins ® Perpis nin, 1S4r, qu'il n’y en avoit Auparavant. Cette nouvel. . le donna tant de dépiaifir à ce grand Monar. due qu'il ne fit pas difficulté de dire, q tion de François I, de s’êt fon abfence & d’une telle occafñ aire la Buerre, @& de fe vanger de lui com- Me il l’avoit fait autrefois, lafigeoit plus» que toutes Jes difgraces que Dieu avoit Permis quiMlui fuènt arrivées dans fon en- treprife. Fran- . LA 46 La'VrE DE CHarLes V. + Afegé&e François L avoit fait deffein de faire exc ecourue fer cette entreprife par le Dauphin fon sé | & de lui donner abfolument le. commañ 4 ment du fiege. Mais comme il n’avoit PL beaucoup d’experience dans les armes, ilJ8 L'accompagner de fes plus grands Capitainée “Empereur ayant appris que le fiege GE formé & que l4 place étoit vigoureufemens attaquée, fut fur le point. à caufe de (0 Importance, de l'aller courir en per{onnis als aprés y avoir mieux penféil jugea U | {ufhfoit d'y envoyer Philippe fon fils, qua s OU de plus de 800. Gentils-hommes volontaires de fix Grands d'Efpaone , & de 14. Bari qualifez ; de fortequ’on ne pouvoit compiEl dre coment one A4 È de temps un fi grand nombre de perfonfen de qualité. Le Prince partit fuivi de toute cette Nobleffe, avec 2000. Chevaux & Goo Dauphin après avoir tenu Confeil de guerre refolut de feretirer, & de ne pas fe com mets tre avec des T'roupes fraîches. La honte fs, à cét affront que les François receurent devine Perpignan, moderä un’ peu la joye qu'ils 4 moignoient de celui, comme ils difoie nes. que l'Empereur avoit receu devant Ag "A Mais ces deux cas étoient bien differebs» % F le Dauphin recûtcét affront APP Etes î + ar des Efpagnols au lieu que celui de Quint : 0 RE ù IL Part. LavL : | 47 Quint, fût un coup du ciel & des vents, & il cftafluré que fansla tempefte, il auroit pris Alger, &cfait bien d’autres progrès, - Quoi qu’il er foit de ce qui arriva à Per- Déptaifr Pignan, il eft vray que = reçut autant de joye, de voir defih Eux cOoMmence- Mens des Armes du Prince'fon fils, que les François en eurent de Chagrin:: Il faut qu’il ait été grand ; puis que Dupleix ; qui femble par f longue Hiftoire: n’avoir- voulu faire qu'une fatyre continüelle contre Charles- Quint, -& un continuel Panegyrique de François I. n° pû trouver de couleurs pour couvrir la honte de cette Adtion ; car il dit Ces propres paroles en parlant. du fiege en SL QUE Ja Majefté trompée par Jon efberance, E700ya ordre au Dauphin de lever le fege ; de «5 € Yetourner en France > après avoir demeuré £AivTon deux mois devant la Place ; y avoir pêt- du un grand ombre de bons Soldats, @ avoir Jait inutilement de grofes dépenfes , fuccès or- inaire aux entreprifes mal digerées. Avec tout ‘cela il ne laiffe pas de dorer la pillule ; : car ? verité eft que ce fiege fut levé, non par ordre de François I. mais par le fecours que le Prince Philippe y conduifit, qui obligea le Dauphin à décamper au plus vite, comme tous les'autres Auteurs le difent, Aufondces deux Monarques quiétoient en concurrence , inéritoient chacun ce revers de fortune pour UT apprendre mettre desbornes àlèur vai ne ambition» Cependant PEmpéreur ft affémbler les son (ts d'Arragon dans la ville de Mosfon ; où le Prince Philippe füt-reconnu (ul Fi eri- desFran= + 48 La Vie DE CuarLes V. Ambif François]. nepenfoit àautre chofe qu’à faire fideur à k à 12 neue guerre à Charles V, &àchercherles moyens, héritier du Royaume, & en prit incontinenis la qualité de Gouverneur. Charles-Quint pain fa toute cette année en Efpagne, non Pi comme autrefois en Fêtess Joûtes, & Toul nois, maisàdonn! esordres necefñaires dans, tous fes Royaumes & Etâts, pour faire J6s Préparatifs neceflaires pour la guerre qu'ilsis loit avoir , non feulement contre François 1 mais auf contre le Turc, qui vouloit pro ter du malheur qu’il avoit euà Alger; 8 dé ja les pauvres Napolitains , & Siciliens piéparaient à fe voir engloutir par Af3Ms ga. : de fe vanger de l’affront qu’il avoit reç À la petfonne de fes Ambaffadeurs qui avolél été tüez. Pour cét effet il envoya en Am baffade à la Porte, Artorio Polino Italiens, homme d’un efprit fubtil, intriguant, mail pailé à trouver des tours & detours, ayeo ordre de porter Solyman, à attaquer vigo | reufement par mer & par terre les Erats dE PEmpereur,felon le Traité qu’ils en avoiens fait. Polinoeutordre de pafferà Venife, pouil tâcher de mettre la Republique dans les 1e terefts de fon Maître. Cet Ambaffadeur obtin tout ce qu’il voulut à Conftantinople; M2, le grand Vifir ne pût s'empêcher de lui dif4 qu'ilne comprenvit pas comment il pouvoit 74 tre des baines ff grandes entre les Princes CM tiens , que pour Je vanger les uns des autres» "0 Chartes V0#/4ent d'un ennemi tel que le Turc. arrive à Madrid. L'Empereur bâta fon voyage de Mg drid, pour y chercher les moyens de rePe | | TL Part. Liv. L 49 _ fer du mieux qu’il feroit poffible ;les bréches qui avoient été faites à fon Armée navale, qui avoit couté des fommes immenfes, & ÉPUifé fes Magañns, fes Arfenaux , fes Re- Venus, & fes Garnifons; & comme ilvoyoit Que la guerre quele Tu Prefts à lui faire feroit fort violente des deux Côtez , & que fes peuples étoient épuifez, d'argent, il fut obligé de chercher les moyens d'y pourvoir adroitement > Ce qu’il ftheureu €Ment; en donnant les ordres neceffaires. Il crût cependant être obligé, avant toutes chofes, de témoigner au Pape l'affe@ion f- liale qu'il avoit pour lui, ce qu’il fit en lui Snvoyant un Gentil-homme , Pour Pinfor- mer de toutes les funeftes difgraces qu’il avoit ° dans fon‘entreprife ; il choift pour cela Doz Irdico della Cuerta, Gentil-hommeordi- naire de fa Chambre, qui avoit toüjours été auprés de lui pendant l’entreprife, afin de le Mieux informer de bouche de tout ce qui s’étoit pañlé, Il lui ordonna de partir de Ma drid le 2, de Janvier, & d’aller en pofteavec toute la diligence poffible Porter la Iettrefui. Vante au Pape, À fa Saintété nôtre Seigneur fe Pa- pe Paul 111 Vicaire de Jefus- Chrift en Terre. Charles Par la divine mifericorde Empereur 'XOmains &c. Lui fouhaite Salut êt longue vie. Res-[aint Pére, Fenvoye à votre Saintété, 4Vec cette très-bymble lettre; Don Indico del. it, IL, CS la AP Là à # + %o … La Vie DE CHarLEs V. la Cuerta Gentil-bomme auquel j'ay beanconb de 4 confiance ; afin qu'il ait l'honneur de baifer V0 £rés-faintsipieds de ma Part, @ qu'il vous tENN - de compte du malheureux fuccès de mon ATH ÉEM #avale , comme en ayant été temoin 0cculAit EM Cependant je fupplie V.S. d'être perfiadée ; QUE parmi les Chrétiens, les bonnes G» finceres # fentions font prifes pour l'effet ; comme je we doute pas , je puis au millieu des plus grande difgraces qui me font arrivées, avoir la corfol 2107; @+ me donner, Jens vanité, la gloire , 01h f{eulement d'en avoir eu de bonnes cr de droites qui ne rofifetol 5 4 < 35 Pas ;comme j'efpere ; de me rendre te LémoOigri4 f Puis que lexperience à fait voir > que les ci | depenfes immenfes que j'a faites ; pour les pro ; vifions neceffaires à une telle entreprife. Dieu PAS voulu que ma volonté fat faire ; mais lafiel Je Prens beautoup de part à l'affiérion gw'elle k reffentie de ce malbeur COMMUR, | en qualité 1 Pére univerfel, aux pieds facrez duquel je 7bA rilie demeurant. De Madrid le 1. Fanti 1542.: Vütre très-devvot , @n très-oberfant Je cn wreur © fils. FE 230 LCA D \ CHARLES ne PAR ve Li, CA _ Déja le Pape avoir été informe du malheu- di Ps eux & funefte fuccès de l’Empereur en à Char- Afrique, par Don Pietro de Toledo Vice-Roy les v. de Naples qui avoit apris par un vaifieau qui 1542 s’étoit fiuvéde la Tempefte. Deforte quelePa- . Pen’eut pas plûtôtappris par cét EnvoyéàRo- me Ces fâcheufes nouvelles, qu’il avoit refolu “envoyer en Ambaflade enEfpagne verslEm- Péreur {on petitneveu Ortavio F arnefe,Gendre de Charles Q. pour lui témoigner lafliction qu’il avoit reffentie :& la Part qu’il prenoit au malheur arrivéà toute la Chretienté, aprés tant dedepenfes, de fatigues , & de perils évi- dens de la vie & facrée perfonne de l’'Empe- teur. Ottavio partit effectivement bien-tôt aprés; la Lettre du Pape à fa Majefté Impe- riâle contenoit entre autreschofes, celles-cy. Si les Princes Powvoient accomplir tous leurs. def= E10S , ils oublieroiens qu'ils dependent d'une Pro- Videñce qui Je referve à difbofer de tout ce que less hommes Projetent [ur la Terre. … Vütre Ma ISETmperiale 4 fait tout ce qu'un Empereur pieux, Chrétien, @ Prote&eur de la Foy pouvoir faire CONTE des Irfidelles ; gp certe aion-mon bienaimé F5, quoiqu'elle ait eu un Succès fécheux ci firiftre FOUS devons leremercier du bien qu'ilnous fait,cé Pour l'amour ou bien, du malmême quandilnousl'en= 70e. Sangro ajoûte., qu'entre autres chofesssr.«» Que le Pape difoir à Charles- Quint xdansifa (tré avec beaucoup de tendrefle pour lecon- {ler du Mauvais {uccès de l’Entreptife d'Al; BCT s; ly avoitceci >» Te rénds grncestrès-hum- C 2 ë les EE 53 LA Vre DE Cuartes V. ; 50 rieux à fa réputation, prit la refolution d'a" M . erenltalie, au commencementde Mai 1543: Pour cét effet il declara fon fils Philippe Go Vérneur de tous fes Royaumes en Efpagne? F quoi que pendant quatre mois qu’il le ga da auprès de lui, oùil l’occupa dans des al ‘ares difficiles, il le reconnût prudent, 18€ € de bon fens;, bien qu’il n’eût que feize 21% il ne laiffa pas de lui donner trois MiniftrEs “& principaux Confeillers ; ‘pour gouverner le Royaume avec : lui > favoir le Cardinil j de Taverz Archevêque de T'olede, le DA À d'Albe ; & le Commandeur Dos Frémcifco 4 : dos Cebos. T1 leur recommanda de travailler EM fon abfence; comme à la principale affaire AM conclure au’ plûtôt qu'il feroit poffible le mat tiage du Prince Philippe fon fils avec D. M# À tie de. Portugal, fille de D. Jean troifiém£ { fon coufin germain. Aprés avoir donné Su ordres il alla s’embarquer à Barcelone, où il '' avoit fait venir une nombreufe Armée nav? le, commandée par Jannetin Doria. Ilemin mena avécque lui Ortavio Farnefe fon GES | dre, avec plufeurs Grands, & Gentils-hOT\ mes volontaires. 5,5, 1088 ? si # Heñre- La mer fût plus favorable 1 l'Empereur ep 4 Ace voyage qu'en celui d'Alger. À Geneslé | Genes. &rand André Doria le recût dans fon Palais’ { avec une magnificence Royale, felon fa ce tume. Le Senat lui fttous les honneurs po 704 fibles, car il fût en corps, le Dôgeàleurtéton le vifiter”, & lui offrir tout ce: qu'il pourro! fouhaiter d’eux ;: &qui feroit au pouvoir j Senat. Il trouva à Genes Pierre Loïys Far Gin fe fils du Pape ; qui avoit envoyé RFpRe ue 41 TT Parme Liv. L 59 faire la reverence, & qui l’attendoit depuis cinq jours ; avecque lui étoit venüe auf . Marguerite, pour embraffer fon pere, & al- ler au devant de fon Epoux. L’Empereur luf : donna beaucoup de marques de tendrefie, & lui fit connoître par les riches & confidera- les prefens qu’il lui ft, combien il avoit de joye de la voir. Quand il fe fepara d’elle on dit, (du moins le manufcript que m’a donné D. Pietro Ronquillo le dit ainf } quel’Em- * Pereur lui fit ce difcours, Ma fille, je vous: ai Mariée avec un homme qui n’efl pas Prince, mais je le trouve fort honeffe homme » co fon humeur eff fort à mon gré ; à quoi Marguerite répon- dit, #07 cher Empereur Gr pere, la qualité de Prince eff bonne pour P offentation , mais elle ne Fait pas le plaifir du mariage. Je ne doute pas que l'Empereur n’entendit ce que cela vou- loit dire ; & qu'il n’en fit quelque petit fou: ris. Peu de temps aprés arriva à Genes le Car: Le Care dinal Alexandre Farnefe neveu du Pape, avec ner. une fuite pompeufe de Prelats & Gentils- follicite: CMmes en qualité; de Legat à Latere pour l'Empe- aire compliment à l'Empereur de la part de “""* “fon Oncle, & lui parler des Decimes qu’on levoit fur les Ecclefaftiques; qui devoient être envoyées au Roy Ferdinand, felon que le Pa- pe l’avoit fait promettre par fon N'once dans: 8 Diere de Spire ,: pour s’en fervir dans Ja». &uerre contre les Turcs: Mais la principale affaire du Legat étoit de negocier un abou- chement entre le Pape & l'Empereur; il x Protefta que fon Oncle fouhaitoit or = kon de conferer avec lui de bouche Fe 14 } EE a chien 27 0 À Art 6o LA Vie DE CHarLes V. les affaires de la Chrétienté & du Concile 1 & qu’il jugeoit cette conference fi neceflaite M qu'il croyoit que fa Majefté [mperiale ne JM refuferoit pas cette fatisfaction, que pour #1 ile fouhaïtoit tant , que nonobitant fa vieil: 4 lefle ; il ne laifleroit pas de le yenir trouviM Rois Boulogne. CH de Char- L ÉMpereur n’eût pas de peine à s’ape ri les, Voir que le Pape ne demandoit cette cOnIEI rence ; que pour tâcher de le derourner PM quelques propoñitions de paix , de la guerre M contre François I. & le Duc de Cleves» dE quoi il ne vouloit oüir parler, qu’aprés avoir _déchargé fa coiere fur eux , qui avoient ÉLE les agpreffeurs, & qui l'avoient fenfiblemeñi offenfé en fon honneur. Pour donc emPéi cher cette conference , l'Empéreur répondiis aux inftances preilantes du Cardinal ; qu étoit fi preffé de faire le voyage d’Allemagio, qu'il ne pouvoit {e détourner aucunement ® À fon chemin jufqu’à Boulogne; mais que pOl, lui montrer qu’il ne refufoit pas la confercl ce par aucun mépris, ou autre raifon fermbl# ble ; qu’il vouloit bien donner cette BH faction à fa Sainteté, & ne lui pas refufer Co qu'elle demandoit , pourvû qu’elle vou ai bien fe rendre en quelque lieu qui fût fu ul | route, NE pose Le Pape n’eut pas plûtôt recû cét avis on | du Pape Un Courrier, qu’il accepta l'offre de l'EMP &de reur; il fut convenu que leur aboucheme® REeper {e feroit dans un village du Diocefe de ces mone appellé Boféra , où Charles devoit#, ceflairement pañler. Ainfi le bon Pape f7) confderer le tort qu’il faifoir à f dignité qu'à p2 IE Parvr. Liv. L . 6: qu’il avilifloit par cette demarche , puis que c'étoit un Pére qui couroit aprés fon Fils; fans avoir égard: à fa vieillefle, ni à la lon Bueur du chemin, ni aux grandes chaleurs qu’il faifoit, laiffant le foin du Gouverne- Meñt de Roine entre les mains du Cardinal arpi, s’en alla à Boffeto.avec une moindre uite que le Cardinal fon neveu. n’en avoit quand: il alla à Genes. Il yarriva.au temps dont on étoit convenu. de même que l’Ern. Pereur, accompagné du Cardinal. F arnefe, qui avoit déja envoyé à Boulogne ia plus grande partie de fon équipage. | Ces deux Monarques arriverent au lieu Confe- Marqué le 23. Juin,le Pape le matin & PEm- rence. Péreur le foir , & logerent dans un méme “elis; ce qui fût trouvé à propos pour une Plus grande commodité, quoi qu’ils y fuflent 08°Z à l'étroit.. Lelendemain jour de S. Jean Baptifte, Je Pape celebrala Meffe, & l'Em- Péreur lui prefenta de l'eau avec beaucoup. d'humilité. Aprés la Meffe ils allerent dans “PPartement du Pape, où ils eurent leur Prémiere conference; dans.laquelle Charles. “nt reconnut bien-tôt la verité de ce qu’il avoit foupçonné,, - que le Pape n’avoit d’au- le deffein que de le porter à faire lapaiyavec. tançois L car ce fût la premiere chofe qu’il QUE fur le tapis, Le Cardinal Grimani, plus. … ardent que le Pape, qu’il avoit mené avecque: dl Comme un homme fort habile dans les affiress y ft tout.ce qu'il pût. Mais l’Em- Pereur pour Couper court lui declara, ie #} avoit points de confideration qui le pét ob Fa ST de pardonner à un homme qui avoit TE TT éo 22 à 62. La VIE DE CHARLES V. ufer de [urprile contre lui, lors quil venoit de combattre pour Pintereff commun de La Chrétien- té, non feulement contre les Turcs , mais même Contre les vents. ne L'Empereur sétendit beaucoup fur les fu- contre È F , françois Jets de plainte qu’il avoit contre François I. k même avec une certaine aigreur qui faifoit voir -qu'il étoit fort éloigné de tout accom- modement. I] fe plaignoit particulierementz » de ce que ce Prince avoit fait tous fes efforts Par rufes, cabales, & argent, pour corrom- Pre les Princes d'Allemagne ; même ceux qui lui étoient les plus affectionnez pourles obliger à quitter fon Parti, & à prendré les armes Contre lui, en leur propofant des T'rai- éz fort avantageux; comme il avoit réüffi à l'égard du Duc de Cleves , avec lequel il fitalliince, & Pour le mieux mettre dans {es Imtercfis , & le porter fans raifon à-ruiner fes propres affaires en Flandres, il lui donna une penfon. Il ajoûta, que pour montrer l2 perfidie de ce Prince, il fufifoit de confide- rer l’alliance qu’il avoit faite avec le Turc» dont les Infidéles même avoient été fcandar eZ 84 ik a] npne Aprés cela, il s’étendit fur les fujets de °°°P+ plainte qu'il avoit contre le Pape lui-même» cn ce que quoi que fa Sainteté fût bien infor mée des Traiter, que ce Roygavoit faits avec Solyman , &t qu’il en eût vû les pernicieux, ! effets ; & les dommages irreparables que 12’ Chrétienté en avoit foufferrs > au lieu de es avoir en horreur, & de: Publier: par tout 14 jufte indignation qu’il en avoit , 1l lui avoit” Envoyé des Lepats avec beaucoup de pote mm ES, L RS — * Fe EL. ParT. Liv. L : . 63 , Pretexte de parler de paix > Mais qui aVoient feryi qu’à faire croireauxgens qu’il pRrouvoit cette iniquité : & l’on n’en pou Vic Pen{er autrement, puis aw’on voyoit le à aire de Jefus-Chrift fermer‘les yeux aux d "Ons d'un Roy fi contraire aux intereits ClEglife . | Fee de Pape piqué jufqu’au vif par ces repro-Plnte. qui n. © püt s’empêcher de lui dire toutice conte fe Pouvoit Je difculper , entre autres cho-€ arles l qu Fe voulant reprendre une faute contre"... ee de il declamoit tant ; es Se ltée ou faitpis, puis qu’il avoi lui. Ne k dre même pour tel, en le follicitant de pren< Vec lui les armes contre le Roy de Fran= dant. à le faire excomhmiunier ; que cepen- . 8.7 dans fon apoftañe & fait perdre au ecor E° Toute-efperance de pouvoir: jamais dVrer l'Angleterre. Qu'il fembloit mé- ES fa Majefté Imperiale travailloit en- Hon * faite perdre à l’Eglife le Royaumede es. jene5 (puis qu’au lieu de joindre-fes for= °° ben celles du-Roy Ferdinand, il ose di ouvre d'entreprendre davantage 5 5 Confid FOIE un chemin pour foumettre un {5 tr, “Stable Royaume à la Tyrannie.. 1e. > à D. El fe ra- doucit, . 64. LA VIE DE CHARLES V. _ Le Pape avoit prononcé ce difcours avec quelques marques de colere:, mais ne vou- dant pourtant pas que l'Empereur:fe feparât mal fatisfait de lui, tant à caufe de l’intereft general, que pour celui de fa famille en pat” tuculier ; à laquelle il ne vouloit pas laiflers dans l’âge où il étoit un ennemi , auffi jeune que l'Empereur, il changea de ton, quitta toute aigréur, & pria Charles V. avec beau- coup de douceur, de vouloir par fon augufte generofité confiderer , qu'il ne pouvoit ja- mais faire d’action plus glorieufe; ni plus uti- le à la Chrétienté que de pardonner genercu- Charles va à Spi- te, 1543 fement à un ennemi , qu'il avoit fi fouven£ vaincu ; & par fes armes &par fa magnani* mité. Quelles benedictions ajoütoit:il en pleurant, toute la Chrétienté:ne vous-dont nera-l'elle pas, f elle voit que-vous lui don niez la paix? Quelle gloire ne:vous aquerrez VOUS pas dans route la terré , fi au lieu de porter les armes contre les Chrétiens , vous les tournez contre les Turcs! Quel triomphe n’en feront pas les Angesmémesdansle Ciel» | fi par vôtre. moyen ils entendent. chañter-par7 mi les hommes les douces &: melodieufes paroles qu’ils ont autrefois chantées , y fer Ta pax hominibus, Paix en térre parmi les how mes. ea 2% L’efprit de Charles V. étoit tropirrité pouf écouter de telles propoñitions. Ainf ces con ferences fe rompirent fans rien conclurre fuf | ce qui regardoit la France, mais ils fe fepa- | rérent Contens l’un de l'autre fur toutesles | autres affaires qu’ils traiterent. L’Empereut | partit pour l'Allemagne par le chemin le | plus HT. ParT. Liv. L 65 Plus court > qui eft celui de Trente , & fans °arrêter en aucun lieu, il alla droit à Spires | Près aVoir donné ordre aux Officiers de fon Armée , qu'on avoit envoyez de tous côtez Pour lever des Troupes, de fe rendre à Bon- +. OÙ il vouloit faire la revûüëé de l'Armée Ceftinée Contre le Duc de Cleves > dans £ Pagne voifine de cette ville, & où i ee Ordonné à toutes.lés milices qui ve- guient d'Efpagne & de Naples de fe ren- €, 2 ir leaf l Trois jouts aprés qu’il fut arrivé à Spire » he .Tecü jui avoit été depêché de Déc un Courier qui lui avoit QE ë ere anis vo lea fer Roy de Tunis; que ut voit rétabli dans fon Royaume » IE k “ l'avons dit en fon lieu. Mais Barberou ” Fe Prevalant de la perte que Ter 9 faite à Alger, qu'il croyoit RO def." Confequent qu'il ne feroit Ps Ps # Lcourir ce Prince, il Pattaqua & le e se me PEU de temps de fon Royaume. ae dan Müleaffen , aprés avoir HE a | où Set Par une tempête. arriva en pags , U'alloir demander du fecours à Char es- QUI ; Maïs il le trouva parti pour l'Italie, tro me On lui ditsqu’il pourroit encore le Pas CT À Genes, il alla, mais ne l’y as Sen .UVÉ, preflé par l’état de fes affaires, 1 lettre Ent, de Naples. avec! une longue Wir de Efpagnol dans laquelle il Pinftrui- re q Out ce qui s’étoit pañlé dans la guer n ent ; A avoit faite Barberouffe , êt RE 1 Pavoit chafté de fes Etâts, après ja È . Armée contre le Duc de Cle- yes. 1543. _ mille cinq cens Efpagnol 66. La ViE be CHARLES. V. fait un grand carnage des Efpagnols qui y étoient en garnifon , & le prioit de lui don-. reprefentant qu’il étoit. gloire de fa Majefté Im-. ner du fecours, lui de l’intereft & de la periale de le Maintenir dans un Royaume; d'où il avoit chaffé Barberouffe, pour lequel il avoit fait tant de dépenfes, été en perfonne €n Afrique, & qui étoit devenu fief de 14 Couronne d'Efpagne par.un Traité fi ayan-: tageux aux Chrétiens. Mais l'Empereur, qui Venoit de recevoir un fi grand échec fur: fer» ne penfa qu’à la guerre qu’il avoit fur terre, & répondit à Muleaffen en peu de pa- roles , 4w'il étoit tres-fché de [a diferace, de L'impoffibilité où ;l érois de pouvoir faire alors CE Qu'il foubaitoit. Cependant l’Armée deftinée contre le Duc de Cleves , felon les £ {TOUVa au temps du que fa Majcité revüe d’une Armée une foule de gens de toutes parts. L’Empe- TEur fit cette revüë à la fatisfaction de tous CEUX Qui la virent, & il voulut que les fol- dats reçeuffent la premiere montre en fa pre fence. L'Armée ét hommes de pied Italiens, levez par Don Ca- mille Colonne, & Ant oine Doria. Trois S Qui avoient été ti= rez des T'roupes de Naples & de Sicile, & qui devoient être commandez parles No Oit compofée de 4000: “ de C TT, Par. Liv. JL 67 Var sub D. Loïys Pérez de Vargas, & D.A!- fs * € Sarde.. Quinze mille Aliemans choi- A]! 4 Comté de Tirol. Deux mille chevaux Ver 405 N'ayant pas efté poffible d'en trou- Por. davantage, parce qu’ils ne vouloient pas & T les armes contre le Duc de Cleves, che Prefque toute la Cavalerie avoit mar- u Ongrie pour la guerre contre le Al Six cens Chevaux-legers Italiens &c is, commandez par François À He u Duc errare, avec tous les au- D Chevaux je d'Efpagne à la fuite de fine rEur, &e quantité de Nobleffe de Ste rHille d'Arragon. Cela failoit enfemble le e. fe de 25700. hommes, fans y compren- ER Com ile à la ta Pereur partit de Bonne le 20. Aouft où mars Vers € de cette floriffante Armée , marchant une Petite Uren à dix mille de Bonne. C’eft une Cegn: AE; mais extremement bien fortifiée, ? cn | 74. La Vie DE CHARLES V. | corder le pardon au Seigneur Guillaume Duc de Cleves, tant pour lui que pour les fiens. IL. Qu'il declaroit avoir dé porté à le lt accorder à la recommandation, @ par les preflantes folicitations des Seigneurs Eleéteurs, de Cologne, Palatin du Rhin, ©' du Sets gneur Henry Duc de Brunfuwis qui l'en avoient prié, IT. Ouepour faire davantage jouir le Duc Guillaume des effets de fa Clemence ; montrer auxdits Seigneurs Eleéteurs, © Dus de Brunfwic le cas qu'il faifoit de leur reco7# mandation, fa Majefié Imperiale vouloit 08 blier entierement toutes les offenfes qu'il avoit tant de repentir. | IV. Que ledit Duc Güillaume feroit à Zavenir une profeffion confiante de la LULS . gion Catholique Apoftolique & Romaine , dans laquelle avoient vécu tous Jes pred**. ceffeurs. \ _recües dudit Duc, defquelles il témoignoit avei V. Que sil étoit furvenu quelque change ment dans fon païs, il s'obligeoit de bonne foy à remettre toutes chofes en leur premier A efat, | VI. Que ledit Seigneur Duc Guillauré» x A “ promettoir pour toHjours ; tant pour Jui que poW fs defcendans, obéffance ©" fidelité comme, Les autres Princes à l'Empire, à fe te ; | mr es II. Parr. Liv. I 75 Enperiake © au Roy des Romains , fans ‘47 donner à Pavenir aucur Jujet de mecon- lente ent. VII, Qu'il Promettoit de renoncer à prefent à l'avenir, à l'alliance qu'il avoit faite Uec Jes Roys de France 5 de Danemarc, & *foute autre quiilpourroit avoir faite, €> de 7e faire Plus à Pavenir. LL. Qui ne feroit jamais de Ligueavec lue Prince que ce füt fans en donner QUis a fa Majefté Imperiale , © au ÆKoy des Romains >» © Jans les } comprendre. a IX. Qu'il renonçoit alors © pos#-totjours %ht en Jon nom ; que de Jes fucceffeurs © be “lens, à toutes pretentions de quelque na- A à qu'elles fafent Jur la Duché de Guel- 4 À, Qu'il s'engageoit d'affifler l'Empereur j0Utes fes forces , pour reduire toutes les Villes dy lieux de ladite Duché de Gueldre, qui k oédroient pas lui rendre l'ibeiflance qu'elles ÉVorenr, SL Finalement que les deux Fortereffes de ere » © de Siflard, demeurercient au pers de l'Empereur ou du Roy des Romains Fo le temps de dix ans, aprés quoi eÎles réflituées audit Dur. E +e4 die, Vertu de ce Traité, que quelques-uns ch. aprés je" Oir été figné non pas devant, HaRor + 8 Céremonie du pardon , l'Empereur d’Angle- . (terre, D 2 rendit ea ' Font alliance enfem- bles fcience. Ces deux Princesdemeurerent don, 76 La ViE DE CHARLES V. rendit au Duc fa Duché & tous {és païs hors les deux forterefes de Heinberg & de Siftard que fa Mäjefté Imperiale trouva à propos de re- tenir, conformement au dernier article du Traité, comme un gage de la fidelité du Duc: \ Mais avant que d’aller plus avant, ilne fera pas hors de propos, de retourner un peu fur M nos pas pour dire une chofe dont l’intelligenz ce eft necefläire à ce que nous avons à ire M enfuite. Déja l'Empereur avant que de quits ter l'Efpagne, pour affoiblir fon ennemi François!. & fe rendre plus puiffant lui- MES me, avoit travaillé fourdement, & par LES w intrigues des principaux Miniftres defa Cour M (gens toûjours prefts à faire ce que veulent leurs Maîtres) à detacher le Roy d’Angleterfô de l’amitié & de l’Alliance qu’ilayoic faite avEG François I. ce qui luireüffr. ‘#4 Charles-Quint trouvant Henry difpofé 2 faire ce qu'il fouhaitoit , ne fit aucune dif culté de {e liguer aveclui, nonobftanr l'air " front qu’il lui avoit fait, de repudier ho09%M teufement fa Tante, &le ferment qu’il avOiiN fait au Pape de ne fe reconcilier jamais aVEC lui, qu’il ne fût rentré dans le fein del Egli® M fe Romaine. Mais la verité eft que les {ET mens des Princes ont toûüjours une porte GE derriere, pour s’en tirer quand ilieur pliw outre que le defir de la vengeance, & l'ami bition de faire des conqueftes, l'emportent beaucoup chez eux fur les droits de la CONS d'accord d’attaquer la France en perfonn@ 4 Que l'Empereur entreroit par la Champagne avec les plus grandes forces qu’il pour mettre ; A L, né cm LEZ ===. r Arrnssasisi il i ai ——— LA AU RS = EPA AUn FOR \ RE LAN es eu mn li thai CC RE — EE oo ee TES TEE se ) = L, TARGUERITE D'AUTRICHEEË Duchefse de Parme. TES MIE $t m1 = AE A IT. Par. Liv. L FPE nettre fur pied , & le Roy d'Angleterre par « à Picardie, auffi avec fes plus granges for- ESS. Quoi que ce Traité eûc été népotié fort FCrétement, François [: ne laiffa pas d'en Voir connoiffance, & qu'ils fe préparoient. Entrer vigoureufement en France par deux Fdroits differens ;aufli répondit-il quand on Ut donna cét avis, qu'il croyoit bien que l'Em- Péreur, cle Roy d’ Angleterre avoient fait de[- 12 Pentrer dans Jon Royaume ; 7mais si #avoient pas juré d'en fortir, honteufe- ; ent, | Barbeï Pendant quel’Empereur affembloit fes for- soute en S; comme nous venons de le dire & qu’il mer. E Ce que nous venons de rapporter de fes ffires avec le Ducde Cleves, Antoine Pau- 2 Baron de la Garde, Ambaffadeur de Fran- \ AIS LL à Ja Porte, y faifoit tous fes efforts par _ Sllicitations préffantes pour obliger lAr- € Ottomane de femettreen mer; d'autant tr %5 qu’il étoit fort careflé des Turcs qui le tient fort fouvent ; aufli ne faifoit-1l pas “Upule de s’accommoder à leur maniere de Ve. Finalementl’Armée navale compofée & CENt dix Galeres, & 40 grandes Fuftes, st tbien pourvüe de toutes chofes neceffai- f an prefte à partir, mit à la mer, COM- fie ée par Ariadère Barberouffe. L Ambaf- à D di Pauiin , . s'embarqua avec lui fur Ben > aprés avoir reçu du Grand Sci- LR. * un prefent de deux riches Veftes à la ai De > & de huit beaux Chevaux. H le Here de la réponfe qu’il faifoit à François Quels eur fuivante, hors les longs Titres bla le Mpereurs Furçs fe donnent en defem- $ Occafions, D 3 A ta 28 LA Vie DE CHARLES V. Lettrede. 4 #4 priere, 7 ay accordé avec une fratermelle bise generofité à Paulir ton Miriftrema puillante 1% çois KL, 76e) POMVIiE de toutes chofes neceffaires. Fa) ordonné auf à Ariadene mon Amiral, de fuivre 265 ais Ce tes Confeils, @ de conduire fes entre- PTS, contre tes ennemis. Tu auras Join de ton coffé, aprés avoir beureufement executé tes En- trepriles, de renvoyer mon Armée à Confanti- %0ple avant la rigueur de l’hyver. Pren gardeque … 70% ennemi ne te trompe. Iln'aura jamais de paix AVeque toy, que lors qu'il aura reconnu par ex- Perience, capable de lui faire une bonne guerre. Dieu veuille rendre heureux tous ceux qui font Cas de mon amitié. ne À Ja tefte de cette formidable Armée » 1ouffe ad à . prend Barberouffe mit à la voile le 25. Avril; étant | “esse arrivé au Fare de Mefine , aprés avoir jeté » #34: lépouvante dans la Poüille , il donna aufli lalarme à la ville même de Meffine. Il ne lui fit pourtant pas de mal , car il porta fes'ar- mes contre Regge capitale de la Calabre: & l'ayant trouvée abandonnée de {es habitanss il la fit brûler, Enfuite il prit & faccagea le Château, & à la follicitation de Paulin, il donna la liberté à foixante Efpagnols qui le gardoient & particulierement à D. Diego Gaëtano, quien étoit Gouverneur, & à toute f2 famille; mais ayant jetté les yeux fur une defes filles, qui n’avoit que 17. ans ,il latrou- va fort à fongré, & lareferva pour affouvir fa volupté; enfüite il l’obligea à embrafler a Religion Mahemetane, & lépoufa. Le pere de la fille ayant appris cela, alla la voir à Por-. tococollo ; où il fût fplendidemment reçeu & reconnu pour beau-pére de Barberoufle » qui MARIrPARS RP" Der b nvoya chargé de prefens, &c quiiçait omme ne für pas bien aïfe de voir ue fa fille eût fait une fi belle fortune? arberoufle partit de Regge, pafla lem-, 11 fait 4 ge cheure de l'Ile de Caprile 24. Juin, & ir fa des courtes fur toutes les côtes. Lors qu’il ques à E vers Gaere & Oftie, il jetta une fi gran- Fpore EConfternation dans tout le Royaume, que j'aliarme 8 habitans ne fe croyoient pas en feureté à Rome: ême fur les Monts Apennins, où ilstranf- Orterent leurs meubles avecbeaucoup de pre- Citation. Mais la confternation fût plus: Stande à Rome que nulle part ailleurs. Tout : je euple étoit refolu de prendre la fuite; & On n’entendoit qu’une confufon de cris de D* de ceux qui emportoient leurs meubles. ‘Urant cette confternation le Cardinal Car- L Gouverneur de Rome en labfence du Pe, qui étoit allé s’aboucher avec l’Em- Pereur à Boffette;reçütunelettre de l'Ambafña- FA Paulin qui raffura les plus timides. Par Re lettre il prioit le Cardinal d’affürer les Mains, qu’ils n'avoient rien à craindre. ñ de P'Amiral du Grand Seigneur ne pouvoit En fâire fans fon avis,quelui,(Paulin)avoit or- ae Qu Roy fon Maître de ne faireaucun mal nou feuls ennemis dela France ; & que üjer € vouloir rien entreprendre contre Îles a {on Ne fa Sainteté, & du S. Siege, leRoy Dose pau étoit preft de répandre fon fang a eur deffenfe. Carpi ayant reçü cette Main Monta à cheval, & la portant dans la dre alla dans toutes les rües de la ville, af- dre ° le peuple qu’ils n’avoient rien 4 Crain- » qu'ils étoient en feureté autant qu'ils s D 4 leuffent | _ $o La ViE DE CHARLES V. k Veuffent jamais été, & qu’on n’en vouloit aucunément aux fujets de fa Sainteté, com me le Roy de France venoit de l’en faire al feurer; ainf les plus timides reprirent courä" ge, & la confternation ceffi. Nouvelle Mais ce calme ne dura que la moitié d’uñ santé jour & une nuit, carle lendemain au matin fans que l’on ait jamais pû favoir fur quoi fon= dé, il {e répandit un bruit de toutes paris» que la feureté que leur avoit promife l’Am- baffadeur Paulin n’étoit qu’un artifice pouf “les tromper, & les endormir afin de les fur- prendre plus facilement; de forte qu’il y eut plus de confternation & de confufion que Ja? ; mais ; jufques là que l’on difoichautement que le Cardinal Carpi les trabiffoit, dequoiil fuf fi effrayé que, de peur d’infulte, il n’ofaplus fe montrer en public. On voyoit les femmes prendre confufement la fuite, emportantieurs petits enfans fur les bras, ou les menant paf la main, pour s’aller refugier à Sabine, voli, & aux montagnes voilines , les hom° _ mes portoient les meubles. Les Religieufes fortoient de leurs Couvents, pour aller chef” cher quelque feureté dans ies Montagnes, les Barons Romains affembloient tout C£ qu’ils pouvoient de gens capables de portéf les armes, pour fe deffendre contre les Barb#” res. Il y a des Hiftoriens qui difent que ceité feconde allarme commença juftement lof que l’Armée Turque étoit entrée dans l'em” bouchüre du Tybre, pour faire provifion Babes d’eau, dont ils manquoient. ur, roulé; : Aprésavoir fait provifion d’eau ils remireñ “ à . ” * û £ F a à la voile pour Marfeille, où Barberoue \ Lo UT. PartT. Liv. [ _ .8T. SU avec tant de magnificence , que hors la Maifon du Roy, les honneurs qu’on lui fit ; tient en rien moindres; que ceux que On fit à l'Empereur Charles V. il fur même Dee dans le même appartement, que ce ie avoit occupé paflant à Maïfeille, Pau- alla en pofte à Paris pour apprendre de la: Propr € bouche du Roy , ce qu’il vouloir que °n executât. François [. envoya une ma- Btifique Ambaffade à Barberoufle ; & lui fit Prefent d’un grand buffet garni de vafes d’ar- gent, Bärberouffe envoya vers le Roy fon Lieutenant Agafan, & pour prefent un chez Val de fort grand prix, avec des harnois à la j Que fort riches. De toutes les Provinces Me courût une foule incroyable de gens æ “arfille pour voir, non feulement | Armée vavale, la plus belle que la mer eût jamais der. MaisaufMfi, le faite & la magnificence Le Barberouffe » qui avoit à fa fuite plus de Mquante Officiers ou Gentils-hommes; fu- ss) £Ment habillez à la Turque, avec de ri- Ds Turbans fur la tête , & plus de 30. Pa- S Outre le cheval, il fit encore prefent au leu de huit Mores parfaitement beaux à. Re; maniere ; qui plürent beaucoup à la ine, fie . ‘à T@ de ae de retour de Paris porta les Inftru- PF € voi & les ordres pour tout ce qu’on de- :543. 0! Entreprendre , favoir, que l'Armée rêtienne , confiftant en 22. Gale- à 8. Vaifleaux , fe devoit joindre à la le ax? Pour aller attaquer enfemble la vi!- Parti ice. C’eft une ville en Provence qui nt au Duc de Savoye ; mais depuis D 5 long- g6 La VrEe DE CHARLES V. | te à la memoire d’un auffi grand Prince que François ! ; mais on ne fçauroit jamais ap- prouver Palliance qu’il fit avec les Turcs, ni empêcher qu’elle ne fafle du tort à fa memoi- « re. Les hommes fe peuvent fervir pour leuf deffenfe des autres hommes ; mais il ne faut. jamais y employer les ennemis de Dieu. 3 Nôces Il fembloit que l'Efpagne ignorût les affli- du Pro ions & les difgraces dont l’Âllemagne, l'E ippe, falies &c la France étoient accablées; car ON ne penfoit qu’à celebrer les nôcés du Princeu Phiippsssloie âgé de feize ans, felon l'ordre que l'Empereur en avoit donné. Elles furent « celebrées à Salamanque le 15. Novembre. L'élite de la Nobleffe & des (rands de Ca fille & de Portugal y affifta. L’Epoufe étoit Donna Maria, fille de Don Jean III. Roy de Portugal , coufine germaine du Prince bi- 4 lippe fon époux , & il y eut cela de particu#M lier en ce mariage, que l’on n’a peut-être jam mais ee vû , ou du moins fort rarement que l’Epoux & l'Epoufe étoient nez en une. même année, en un même mois, en un ME me jour, & en une même heure, chofe très®. rare. Le Pape donna la difpenfe pour la pa renté ; D. Ferdinand Alvarez de Tolede fur envoyé fur les Frontieres du Royaume po’ recevoir la Princefle, accompagné de deu Grands , 24. Comtes, Marquis ou Vicom a tes, & 40. Gentils-hommes ; qui avOici : chacun leur train particulier. | Sigede Cependant l'Empereur en Allemagne Landre- : $ FR if penfoit bien plus à la guerre qu'aux 16/0 la fances d'Efpagne ; car aprés avoir dONPP EN : | ions CY? paix au Duc de Cleves » aux conditiont ds | # 3 ve: * “ 3 à & titi 5 Ÿ À Hgiss ÿ Sn bete “den CON NPTENEENRENENENTR PNR vecibé dde jity titi LU xù gts Per és: . TES Ur \ | À À NE: = LE JU I Se HI Pärr: Liv L 87 he deflus rapportées , il envoya incontinent fon _ Armée, commandée en chef par Gonzague {On Lieutenant , pour affieger Landrecy, & ü alla à Cambray en attendre l’évenement. € fiege fût commencé fort vigoureufement. + D n dreffa trois battcries qui frent un grand t fur les fortifications, qui étoient nou- Yelles & faciles à s’ébouler. Mais comme la. Ë *rhifon étoit extrémementforte, & que le Mur qui préceda le fiege les Ducs de Nevers : &dAumale ; avec plufeurs autres Capitai- de réputation ; s’étoient jettez dans la pe pour la deffendre, & que d’ailleurs Thyver approchoit , le fiege traîna f fort en PBueur , qu’on eût le témps de lui donner “U lecours. 3 un ; Pendant François I, avoit déja affernblé oaete 5e n corps d'Armée, pour envoyer du fe-f, fe. M5 au Dugde Cieves’, qu'il croyoit preft cours. 0." bien defféffdre. I] croyoit d’ailleurs qu’il 1e roit appuyé par quelques Princes d’Allema- © Mais quand il vit que tout cela avoit fi JEU, & qu’il eut appris le fiegede Lan- mé” il groffit fon Armée, & y alla lui- 1 sk en perfonne , s’affurant de faire lever. pe»: fondé fur ce qu’il y Conduifoit des cell pes fraîches, & Courageufes, & que LA de l'Empereur étoient fort fatiguées. Avon EE étoit forte de 37, mille hommes, M: douze mille Sui es, cinq mille Alle- hS; douze mille François , & huit mille MRANESs de Cavalcrie , en l'ordre fuivant. “l'A S0is de Bourbon Comte de S. Pol, & dote <ommandoient lavant-zarde, dans “+ Étoient une partie des Suilles 7 me Ç= * di Œharles fe pré- pare à donner bataille, levé, * = £g LA ViE pr CHARLES V. Allemans. Dans le corps de bataille , qui étoit le plus confiderable ; étoient le Roy & le Dauphin. L’arriere-garde étoit comman- -dée par les Ducs de Vandôme & de Guife. Il n’y eut point de pofte marqué pour la Ca- : valerie legere , qui couroit tantôt d’un côté A + . 4% & tantôt de l’autre , pour découvrir la mar-. che des ennemis. L'Empereur , qui étoit à Cambray , n'eut \ pas plûtôt appris le deffein de François I. qu’il alla fe mettre à la tefte de fon Armée devant Landrecy, avec une ferme refolution de donner bataille ; croyant bien que Fran- çois I. venoit pour le même defein. Il fütM encouragé à l’entreprendre ; par un renfort de cinq mille hommes, que le Prince Maus ricé de Saxe lui avoit menez. Les Auteurs" Efpagnols & d’autres aflürent , que lEmpez reur s’étoit approché un jourde François & lui avoit prefenté la batailléliimais qu’il NE Pavoit pas voulu accepter. Paul Jove, au con traire, Mezerai, & autres Ecrivains Fran# çois , & entre autres Monluc, qui commañf doit un Regiment de Cavalerie ddhs l’ Armée” de François I. foûtiennent que ce fut Fran çois FE. qui la prefenta à Charles V, qui ne fut pas d'humeur de l’accepter , en quoi il Y4 de l’abus, ou de la flatterie. ; Lefege Autant que j'en ai pû découvrir la verité dans les Auteurs defintereffez , François M eftima qu’il devoit être content, d’avoir obli® gé un fi puiflant ennemi à lever honteufe® ment le fiege. Le Roy voyant:donc que les: Imperiaux avoient travaillé toute la nuit à4 conftruétion d’un Pont fur la riviere» pp | IRPPART PEULS, © . k pouvoir attaquer plus facilement , aprés *VOir mieux penfé à tout, prit la refolution £€ partir cette même nuitilà, ou du moins Une heure avant le jour du lendemain, ce QiL executa avec fi peu de bruit, qu’il s’a- Mt,plus de gioire par cette retraite que par € feCours qu’il avoit donné à Landrecy, & Pour avoir forcé une fi puiffante Armée à de- SäMper de devant cette Place aprés fix femai- 26 de fiege. En effet il prit fi bien fon temps Tompa fi bien l'Armée de l'Empereur, A il £e retira à la face des‘lmperiaux , chofe 1 croyoient du tout impoffible. Mais Ace qu'on a parlé de cette retraite comme Un miracle, je crois être obligé d’en rap- 9er quelques particularitez. - fie çOis [. ft femblant toute la nuit de a Le faire des travaux pour £ fortifier dans M ? Camp. Pour mieux tromper l’ennemi il allumer des feux en plufieurs endroits, en ne qu’il fembloit à la lueur du feu, que les £CGS de bois qu’il avoit fait planter pour les pit enir ; étoient aurant de foldats. Le Ca- ane Salazar qui avoit été envoyé pour re- Anoître les François y fût trompé lui-mé. * ©U rapport de Paul Jove qui loüe beau- “P. ce ftratagéme. Le foir le Roy fit met- le Brand. état l'artillerie & le bagage avec une Mules diligence. On ôta les fonnetes des bou” de charge, & fans trompettes ni tam- & À On les fit marcher fans bruit vers Gui- Minuit, on fit partir l’Infanterie avec are UP de Prudence, aprés avoir recom- op: aux Capitaines de marcher le plus vi- Qu'ils Pourroient. Une heure avant le jour là mn et liés ñ LL dé ee dd La Vre pe CHARLES V. ù fa Cavalerie fuivit à grands pas, & l’on gar-. da un renfort confiderable pour l’arriere-gar- de. Il eft certain que cette retraite fût fort glorieufe à François L. & que les Efpagnols. même ne pürent s’empêcher de lui donner des éloges, d’avoir executé fon deffcin de fais\ re lever le fiege à la face de l'Empereur, quis étoit à la tête d’une Armée formidable , 8 d’avoir {çû s’en retourner fi habilement chez lui fans avoir perdu un feul homme. C’elis ici la fixiéme fois que Charles V. a eû la hon te d’avoir manqué fes entreprifes , depuis qu’il étoit Empereur jufques à l’année pret fente. | Pafqui- Toute l’Europe fût dans létonnemel | nade cu- d'apprendre ce qui venoit d'arriver en cettés tieufé. Occañon, chacun faifoit le figne de la Croi% comme parlent les Catholiques , par la fufE prife où il étoit: & perfonne ne pouvos" comprendre comment il étoit poflible, gs ces deux grands Monarques, qui avoient Gi puté de l’Empire, qui avoient vécu en COSSY tinüelle jaloufie l’un de Pautre pendant #8 ans. Qui n’avoient jamais manqué de fujee de difputes & de querelles, qui n’avoient Je mais rien tant fouhaité que de fe faire le PS qu'ils pourroient de mal l’un à l’autre. gs faifoient un jeu de devenir parjures & P2!# des lun envers l’autre dans tous les Fe qu'ils faifoient enfemble. Qui ne cherchoi®*: | jamais que les moyens de fe tromper Fi | t proquement. . Qui fe menaçoient tä® nié Pautre, & fe diffamoient par des calome ls & des écrits publics. Qui s’étoient Pre y D guerre en tant de lieux, Qui fembloient IT. FarT. Liv. I. CH . 2EZ Pour difputer à qui auroit le premier Tang entre les gens Courageux. Qui de loin SÉtoient fi fouvent donnez des deffis pour fe ._ Lattre en düel, & qui étoient alors fi proche oi An de Pautre, & chacun àla tête d’une for- … Sidable Armée, fe fuffent ainfi feparez fans Le donner un feul coup, jeme dirai pas d’épée, À fi. NON pas même de oing en l'air, pour | ae Voir du moins aux Etoiles qu'ils avoient je Mains. Auffi Pafquin accoûtumé depuis K, longtemps à decouvrirau publicles méchan- . FCtEZ les plus cachées, dit là-deflus une cho- S Qui plût à tôut le monde , car interrogé ne arphorio pour quelle raifon l'Em pereur |: François I. ne s’étoient pas donné bataille 7/4 Landrecy: répondit, @ pourquoi vou- Vous queles Maîtres fe locrhs terre ; puis à De durs férviteurs André Doria ; G* Ariadene atberou fe ont fait ferment à S. George, ç> à me de ne fe point battre Jur mer? de ais fuccès, &qu’ilaccufa avec beaucou 1}, “dentiment tous fes Officiers de lâcheté. re N à pourtant qui aflurent que cette cen- oi; PParente n’étoit qu’une feinte ; & qu’au Onds 24 A un PR. on tive mpereur étoit bien LR ce quiétoit en ? Parce que {on prin deflein étoit en de tenter la prife de cette place , mais | Ten rifquer ayant befoin de fes Troü- ip ‘r donner du fecours au Roy Ferdinand Né "> qui étoit opprimé plütôt qu’atta- | near la fureur des Armes de Solyman en 1€; où il avoit déja perdu tant d’hom- Ne mes Gr. certain, autant qu’on peut compter Veritable © Que difent les Auteurs, que l’Empe- deffein . à de Char RE témoigna un fort grand deplaifir de cejes v. - e2 LA Vre DE CHARLES V. - mes & de Places, & lañlé.route la Chrétien“ té; qu’ainf il ne jugea pas à propos de dont ner, ni d'accepter la bataille, dont l’évenesM ment eft toûjours incertain; & quand il au roit remportéla Victoire, cela ne fe pouvoib | faire fans répandre beaucoup de fang de {65 Ÿ propres Troupes, ce qui auroit animé davañss | tage le Turc contrele Roy Ferdinand , quand | il auroit vû qu’ilne pouvoiten attendre de fes cours. | >] Charles , Quoiqu’ilenfoitl Empereur voyant bien qui vaàCam- ne pouvoit plus rien faire dans cette Camp#£ Jane; licentiaunepartiede fes Troupes,partit < 1 Novembre pour Cambray ; & alla aflous vir le chagrin qui le devoroïit contre les pal vres habitans de cette ville, fâché contre EUX de ce qu’ils avoient favorifé les François € plufieurs occafñons ; quoi qu’ils alleguaffePs u’ils y avoient été obligez par l’Evêque lé eigneur. Mais fans avoir égard à leurs montrances il les condanna à entretenif leurs dépens une bonne garnifon dans la V! ci jufques à ce que pour fe mieux affürer il eût fait bâtir une Citadelle, qu'il don, ordre de commencer inceflamment. Mo? de Langé en parle pourtant d’une autre niere, car il prétend que ce fût Monfe Croüy qui enétoit Eveque qui porta l# 2 pereur à faire bâ@r la Citadelle, afin depe, voir mieux teniren bride des fujets, qui PéoÏE fotent fouvent de lui obeïr; quoiqu'il EE x la Citadelle fût bâtie. 5 À Spi } ? Se Eu arbre parce noise indique 1e. DIE iete, . » qu ayant indique ief ’ à Spire pour le commencement de FEW°;} Lu . ET. Part. Liv. IL. 97 j Ürefolut de s’y rendre debonne heure, pour Mettre Les affaires en étèt; il yarriva eneffet 9. Janvier. Le jour marqué pour l'ouverture dela Diete éranc venu,l’Empereurla cornmen- Par déclamer avec beaucoup de paffion _ Contre François I. Iiexagera beaucou p lPallian- | cell'ilavoit faiteavec Solyman,& fit voirque | @ynoit une conduite indigne dun Prince _ Nôrétien. Il parla de l’union de fon Armée SValeavec celle du Turc. Des grands dom- . NS qu’elle avoit caufez à la Chrétienté. : d lPporta le Sac & l’Incendie de N ice. La lation caufée par Barberouflequiavoitde- PIÉ tant de païs pour en emmener Efcla- $S habitans. Il exagera fur tout l'action Ph. 20çois [. d’avoir gardé pendant tout &”. Jet l'Armée de Barberouffe à Marfeille , Le fair € lui avoir fournitoutes les chofes necef- fie > afin d’achever de ruiner au Printemps di ttoutes les côtes Chrêtiennes dela Me- |: Rerranée ma difcours de Charles V. prononcé d’une La Diete con 'Etouchante, & commeen pleurant,ac- iriee à agné - - - 6 contre ê Fond né de foupirs qui fembloient venirdu re Paflion de vengeance, fit tant d’im- | ê ON fur Pefprit de toute la Diete, qu’ils bel ann ot tous à crier contre François I. l’ap- nm Mo tite, Renegat, Barbare, Ennemi de k Que p 7 @ de l'Eglife; & tant Catholiques “h,-Oteftans, ils prirent tous unanimement lu. °lution d’affifter l'Empereur de toutes Ke, OTCes pour abbatre, & ruiner la Fran- dr, Y delibera même de ne lui plus don- * “AQualité de Roy. Auf lors que ce Prin- ce : François Un cœur navré de douleur, & non pas 1. 1544e FRES + oo LATVIF DE CuarLEs V. rer. D. Pietroagifloitbien en cela pour le bieñ public,mais ilétoitencore particulieremetit inr terefié à la confervation de Pouzzol,oùil avoit un magnifique Palais & un jardin delicieux» qu’il appelloit, Mio-cuore , fon cœur,outré qu£ cetre ville en general eft appelléeles delices ge” Naples Gependant Barberoufe eut l’habileté dé retirer fes troupes & d’embarquer {on Cano fansavoir rien perdu. Le26.Juinilen partit alladroit au Cap deMafa. JannetinDoria efran forti avec 25.Galeres du Canal de Nizéf4> f pourfuivit & fit tirer quelque coups d'A ruillerié fur fonarriere-garde , maisil fembloit que Bar: beroufles’en moquoit,comme s’iteütcerüqu avoit pas deflein de lui faire du mal, eftal neveu d'André Doria, dont il connoii0 des Intentions, felonle bruitquien courofr gate Tous ces defordres, ces dommages? soute “terreur & la confternation que Barberouf ur les avoit jettée dans la plus grande partie del’It4 d’Amal- liC > par fes pirateries ; ne furent pas capab es? fe 1544 d’aflouvir l’avidité de ce Barbare. âch® qu'un aufli grand Monarque que Solymaf? accoûtumé à faire des progrès &t desConquété*? eûrmis une fi puiflante Armécen mer, fous "4 Commandement, & avec de fi grandes dés penfes, fans avoir fait aucune prife confide” table: craignant d’ailleurs de retourner à Conftantinople , avec fi peu de putin? il doubia le Cap Della Campagra» NEA ee refolution d’infulter ja côte d'Armall ? & particulierement Ja ville de Salerneée où il efperoit de faire un riche butin 4 il avoit refolu de faire un grand carnage: communiqua fon defféin à fon Confe: guerté f e IT PART. Liv) à. 10€ comme tous ceux qui le compo- Pas un fe lent äpres à la proÿe;il nyen eût d'y fi: Cul qui ne lapprouvât; &neluioffrit: ë Re de fon mieux. : ï donc Le formidable & Barbare Armée arriva Il ef fur. à la Vie Vendredy 27. Juin au point du jour pris pat-, LOIR €de Saierne, s'approchant du Port &there à tivée q age lentement, comme fi elle fütar- Salerne _Ploye 408 fes Terres; les Enfeignes de- Ta Lo & au bruit, des Trompettes & des a bte Les pauvres habitans éveillez par Verte He conftérnez de voir leur mer cou- Plus & tant de vaiffeaux Infidelles ; & les’ a en Urageux même jugeant qu'ils n étolent” S'hab;] sn de fe deffendre , fans achever de qu'il. ns loin de pouvoir mettre enfeureté foule. AVoient de plus précieux; fortirenten re Par la porte de derriere qui regarde la: Voifine & {6 fauverent dans les montagnes: debar S> pendant que Barberouffe ; faifoit Que QIuer Les troupes fur la plage: Maislors Miferap ee QUTS des hommes manquaà cette dns Ville, celui du Ciel la fauva. Car {5 Moment que les Galeresplusavancées» Li À Paroi à q > P 1? px. dbfy. nt à jetter PAncre ; on vit l'air ïts, É- > avec des éclairs & des Tonner- te tre lever un fi furieux vent du côtéde vielle “ en un moment il fe forma une le ss 1 terrible que toute l'Armée Na- dignes res fût obligée de gagnerle large» Vents € la plage, &s’abandonner augré Les jp, * AVEC beaucoup de perte. Entre | juclles il Y perdirent deux Galeres dans lef- abit sk Voitbeaucoup de Chrétiens. Les Jantvû , oueu avis dece quiétoitar- E 3 tivVé» ÉUêrre ; Êlent > Éto Polica- firo & Lippari. 35440 02 La Vie DE CHARLES V. rivé, fe mirent à rendre graces à Dieu» ë aux Saints leurs Patrons. Ainfi fût fauvée cette ville, dans laquelle il y avoit plus d@ cinquante mille ames, & à laquelle on a 4P2 pliqué le Provérbe, Civiras mobilis quam di Ficaverunt Sem, Cham, @ Faphet , la grande ville ; bâtie par Sem; Cham, & Japhet: Bomi , qui à écrit un Livre 57 guarto fur CéL. évenement, en attribué tout le bon fuccés aux glorieufes Reliques. de Saint Matthiet Patron de la ville, & aux Corps des faints Martyrs Fortunat , Caïa, & Anteo, &à Saint Grammatico premier Evêque de cette ville: & il affûre que ce fût l’interceffion de CS Saints qui fouleva cette tempête, parce qu ils étoient tous du Païs : mais fi cela eft, il me femble qu’ils la devoient rendre un peu plu forte, afin de ruïner fans reffourcé cette AIT mée, & de fauver tant de lieux & de gen$? qu’elle à fait perir dépuis commé nousle EI" rons cy-aprés. Barbérouffe ainfi battu, & tranfporté P2F. la tempefte , qui ne dura pourtant qu’un PEb plus de demi quart d’heure , ne voulut pluf penfer à Salerne , croyant que les habitat auroient eu le temps de fe préparér à @ fendre. Ainf il alla motiller l'ancre dev1 Policaftro, ville Epifcopale, qu’il faccag£?? & y fit plufeurs efclaves. Il avoit dans fa C2 pitane un Renegat de cette ville-là; qui ayant été châtié pour quelque mauvaife action la haïfloit tellement ; qu’il pria avec grañ ‘ inftance ce General de la brûler aprés Paye pie Ce qu’il ne voulut pas permettre» no ÿ >: : ur ant , gw’il falloir garder quelque chofe po té m *htre fois a PART. Liv. I. +, 103 * Ut pour all ar ge d’un gros butin, il enpar- ce qu’il 4 er a Ile de Lippari, pour reparer hêtre O1t fouffert devant Salerne; & pour err Pas Oifeux en aitendant, il fit mettre à Bca ti leces de Canon, avec quoi il affie- Pabitan ede Lippari Metropole de l'Ile. Les dâne à fe deffendirent vigoureufement pen-. Encon. 2€ jours , & fe feroient deffendus dun 4. PUS long-temps fans la poltronnerie. la vill € leurs Citoyens, qui commandoit dans {on ù Pendant le fiege , &c qui alla en per- Ù n° faiter de la reddition de la place,mais Pour Vas autre chofe que la vie & la liberté la vil Mfeul, Ainf les Turcs entrerent dans bitan 63 la faccagerent, & firent tous les ha- tour. éfclaves au nombre de 7000. Barbe- 4Yant © Pourtant un acte d'humanité; €ar Vinor OUVÉ entre les prifonniers jufques à de lu Perfonnes , agécs de 80. ans chacune les lai Où de l’autre fexe , il ordonna qu’on de *t dans Ja ville, & qu’on leur donnût ë les & des vivres. Rs dns je tte Île Barberouffe alla en droiture RE Plé, © Païs de Cariati grand & bien peu- s'en re- irenc É fit encore plufieurs defordres , gites ble LS fon avidité & à fon defir infacia- FT Pouyo. "tire du mal, par l'impoffbilité de f rem LP Ses rien mettre .dans fes vaifleauxs F ne butin ; que dans la propre cham- le nfidéle, il ne reftoit plus de place 1... POur eftendre le Tapis fur lequel Core PC0it. Ce qu’il y eût de plus crüel en- de RC que les efclaves furent contraints Ms Toûjours debout & fort ferrez les | le les autres. Ainfi entra Barberouls Er T fe og LA Vie DE CHarLes V. £e dansConftantinople, & pendant huit jours on ne fit'autre chofe que décharger les vole* ties & brigandages dont il étoit chargé, © les expofer en vente. L’Ambaffadeur dE France, le Baile de Venife, & quelques mat” chands Catholiques acheterent les Croix, 1€$ Calices, Les Reiiquaires, & les Images des 55. L'infidelle ne jouit pas long-temps de lap” Plaudiffement quil reçüt à fon retour, & de la reputation qu’il avoit acquife parmi le peur ple d’avoir ruiné la plus grande partie de lI= talie , car fix mois aprés fon retour à Con” ftantitiople il fut attaqué d’une fievre , dont il mourut âgé de 71. ans, & qui le fr alle” rendre compte à Dieu de tant de mal qui avoit fait pendant fa vie. On dit qu’il (€ MOIgNa un grand regret de mourir dans 08 lit, Parce qu'il fouhaitoit avec paflion de Fous fur mer en faifant la guerre aux Chré” iens. - Henry&. Quant à l'Empereur, aprés avoir mis Of” Sir dre à fes affaires, & obtenu tout ce qu’il pour France. VOit fouhaiter de la Diere, il la congedia» 344 partit, pour aller fe mettre en état d’execu” ter les deffeins qu’il avoit projettez avec 16 Roy d'Angleterre contre la France, qui £toient de l’attaquer en même temps & tous deux en perfonne , chacun avec une puif- fante Armée: de fe trouver tous deux» à UA certain jour marqué, devant Paris, de l’att4” quer avec leurs forces jointes enfemble faccager cette ville, & d’en faire de même. jufques à la riviere de Loire. Comme € deux Princes avoient fait ce Traité pour ru” ï ner la France il y avoit plus de dix mois ce | eu 1 £ Li Eurent Gas PaRT-Erv. L'4. Yo les pr amment du temps pour faire tous P SParatifs neceffaires à cette guerre. Partie Ga éMIENC à ce Traité Henry VIII. RDA üin de nglererre au commencement de AR & hom cette année , à la tête detrente mil- mille nues > entre lefquels il y avoit vingt fins "CVaux , qu’il debarqua à Calais, &c Perdre du temps s’avança vers la Picar< tôt is qu’on. lui eût confeillé d’aller plû= lais l Cendre en Normandie. Il trouvaà Ca- € Comte de Buren avec 800. hommes. Que P us de Reux avec nu rs VII Pereur envoyoit des Païs-Las à Eten Quable © POUT rendre leur vitoire imman- Prit Lo Ce Prince fe voyant ainfi renforcé Boyje. "eflution d'affieger en même temps ficger ee & Montreüil. Il envoya pour af- & 7." Ctte feconde place le Ducde Nortfolk ne Omtes de Buren,. & de Reux, & al- loir one affieger Boulogne. En peu de AVanta. <MPOrtA par une capitulation fort Don PU aux François, & puis s'en re Wreüi] à Londres. Pour ce qui eft de Mon- d ca, 1 Enleva lefiege quelque temps aprés; . “au{e ; treren 1€ les T'roupes de l'Empereur fe re- k Pai s Quand elles apprirent qu'il avoit fait . n Re le Roy de France. Ment A Me temps, & vers le commence- Prorrez R cons Vril, Charles V. penfa à profiter de cs Ne Ro È héture pour reprendre tout ce que le boure rance lui avoit pris dans le Luxem- lges? & avoir ainfi fa revenche; desavan- ter En le Duc d'Envuien avoit rempor- * là bar il Mont contre le Marquis du Guaft: N lle de Cerifolles . que celui-ci per- E 5 dir. à. + é 5 406 LA V1E DE CHARLES V. | «+ dir. Pour cét effet il s’avança dans l4 plaine de Mets; où après y avoir fait la revüe de fon Armée il alla affièger Luxembourg, qu'i ptit aprés trois femaines de fiege, le dernié£ jour de Mai, Il pritencore Ligni en Barroïs & S. Didier. Mais comme il devoit atta” quer le cœur de la France en même temps que le Roy d'Angleterre, il s’avança 4VEC {on Armée vers Châlon, qu’il laiffa pour paf fer à Chateau-Thierry. La confternation fuf fi grande à Paris d'apprendre que l'Empereuf à la tête d’une puiflante Armée éroit f pré’ d'eux , que tous ceux qui pouvoient fe r'Etl* M rer ailleurs s’enfuirent, jufques aux écoliers M . Qui n’avoient à perdre que quelques méchani. . livres. . RER Cela n’empêchà pas que la plüpart des plus reur en Célebres Hiftoriens, même les plus affection, blâmé, nez à la Maifon d’Aûtriche , n’ayent plimé la conduite de l'Empereur en cette occafion? d’avoir entrepris le fiege de Luxembourg>CON® tretoutesles bonnes maximes dela guerré» feu lement par vanité & pour reparer l’afront qu avoit reçû l’année precedente au fiege dé Lan” drecy;que FrançoisI. lui fit honteufementle" . ver. En effet, au lieu de s’amufer à Luxe. bourg il devoit marcher à grandes journées? pour fe joindre avec le Roy d'Angleterre? qui naffegea Boulogne, qu’en atcendan l'Empereur, qui avoit mis le fiege deval . Luxembourg. Il eft certain que fi ces deu* | Monarques fe fuffent d’abord joints, écqu? vec toutes leurs forces ils fuffent allez afMi€” ger Paris , ils auroient obligé François L. © à donner bataille; ou à s’enfuir de PER NME ae bon = HI \ \ ——— AUCUN ETETTONS ENNEMI DLL TT fl LU | nent En De l ml Gil ss À L] [ | ll] : | | ul “ l . He abandon er la Capitale de fon Royau- d pl > Qu'ils aufoient enrichi leurs Armées du à Dose de cette grande ville, & que cela au- € de la France s’en feroit enfuivie. Que te (ce qu’il n’auroit aflürément pas faits) te Pouvoient être affürez.dé le battre , & de ca Porter infailliblement la victoire fur lui ; 61. deux Monarques enfemble avoient 5 Vins de foixante mille hommes de pied, & Vi Bt & deux mille chevaux; prefque tous b poles Troupes, au lieu que le Roy de Une avoit à peine treize millechevau#; bé as Quatre mille hommes de Lies Fe M Mie 8ens nouvellementlevez danslep ë M 5 difons mieux, les guerres ne finiroien | ne S IS, fi ceux qui commandent les Armées 0 lfoient fouvent des fautes. { à PE entiere à l'agonie, ne plaifoient guerc tp : Meilléurs Politiques, & faifoient de la …. j.° Scneralement à tous; jufques-là que là Li. Che Que l’on avoit conçà dans toute la ES HR ont contre François I. à caufe des les a pes que les T'urcs y avoient faits , de Rs appellez à fon fecours, foutenus» Né: ca Loutvs des chofes neceflaires, commen- M.des k Changer en compañfion » & les gran- 1 on a anges qu’on avoit données à l'Empe- Vo ni Autant de fujets de crainte. Chacun | “n bien la neceffité qu'il y avoit de tenir trop de .n un certain équilibre » & que à ‘ Puiffance en un feul avoit toüjours ) été LL Par. Liv. L 107 | tellement encouragé les foldats ; que la "Tançois I. fe fût prefenté pour doriner ba- à Cent Le grace progrer de Chues cn "li reduifoient François L. ou plûtôr l'Eu- 4 SR 114 LA VIE DE CHarLes V. Réjouif- Cette paix fut fuivie de toutes les demonf er trations de joye accoûtumées en telles occa=. paix, ions. Les Imperiaux s’en rejouirentavec fait fon; Parce qu'elle étoit glorieufe & avant4 geufe à l'Empereur, Lesfr rançois la folennis {erent aveéencore plus d’oftentation ; pouf diffiper le chagrin qu’ils avoient de voir con” clurre une paix fi avantageufe à leur ennemi 2prés s'être épuifez & rumez par les guerréÿ Precedentes, ou plütôt pour faire croifé #UX Sens qu'ils en avoient beaucoup de j0ÿ® ais le Pape la fit folennifer à Rome 2€ P lus de Pompe que nulle part ailleurs, en Maniere accoûtumée en cette cour, {1W0Ë par des Proceffons, des Mefes, & des pl. blicatiôns d’[ndulgences. Cependant _touié urope demeura furprife, de voir que pou, en feliciterles deux Monarques, fa Saintét® n'eut envoyé vers eux que de fimples Noncé” favoir à l'Empereur Tean- François Sfondral. Évêque d'Amalf, & au Roy de France Da dino fon Secretaire, cependant pour les €X0 ter à la paix il leur avoit en POS des Legatsà Latere, & même pour les feliciter dela T'# Ve. [lavoitencore envoyé des Lepatsà l'E Pereur, & des Legats Cardinaux , pour | rendre de fimples vifites, au lieu qu'en cel | OcCaliOn il s’étoit contenté lors qu’il s'agif {it d'une paix Generale , de leur envoÿ® deux fimples Prelats. Auff furent-ils 2427 mal reçûs par l’un & l’autre de ces deux M9; CA he narques. C’eft apparemment ce qui a donr occafion à Adriani de dire que le Papes’éto® piqué de ce que les deux Princes firent l'2 femblée , & conclurrent même la paix avr g Ca nee Qui e4 IL Par. Liv. I. CS “hiq fut reçû les lettres par lefquelles on Rp it avis du lieu où l’on fe devoit af- e Ler, loin d’attendre qu’il leur fit donner , le LE au fujer de cettépaix, pourlaquel- _ cons 0ittanc travaillé & faic dés depenfes fi Mfiderables. C . dif € certain que jamais on n’a tant & fi Die | “'éMment parlé de paix ni de guerre queen tic Elle. Les uns ont raifonné fur les Ar- e & AUser S N Fr Conditions ; reputées par Fa Ro tre. En toutes leurs circonftances. Via. Pouvoient comprendre que D dre OHEUX comme il étoit, eût pu fer Le Flan S Promettre {a Duché de Milan» 0 Ê dé dre à un fils de François I. aprés avo ne tantde trefors, & verfé tant defang bee Confervation de ces Païs. Rte tant sut rançois I. d’avoir fait LR “ Précipitations car ôn affeure que : Y'en Srences ne durerent pas huit jours. L Penf . Même qui difent, que HÉRRTÈRS ee ché 4. Point du tout à fe dépoüiller du . u ma © Milan ; ni du Comté de Flandres; crois 1 il les promirfeulement (comme je le Oir l 1) pour endormir le Roy de France; tem MX ans qu'il s’étoit refervez pour _ Me IT aux affaires de la Religion en Alle- fee» & mettre le Roy des Romains fon Rongrs Cftât de recouvrer fon Royaume de prie. ; à François de ie Mot chacun à voulu donner un coup 1180 \ " : - Rrvir 4 cette paix , s’il m'eft permis de ME faire ta D. -Charles y étoit aufl forcé, _ Sedition: au Perou, . € e 1e foutenir davantage, & ces deux Royaum 16 LA Vie DE CHarLes V. traints de fairela Paix, s’il faut ainf dire, le yeux fermez. Premierement François fe vie attaqué par deux puiffans ennemis, &t ave des forces formidabies. D’un côté le Roy d'Angleterre avoit affiegé tout à la fois deuX Villes qui étoient deux clefs de fon Royaume” Boulogne & Montreüil, & de l’autre Cha=. les V. faifoit des progrez confiderables fur cs Terres. D'ailleurs il voyoit fon Royaur quoi que fort & abondant, entieremel” épuifé, & fes fujets fi ruinez qu’il n’en PONS voitplustirer dequoi foutenir plus long-temP° la guerre contre fes ennemis. s: Charles n’avoit pas moins de raifon a lui, de fouhaiter la Paix; car il voyoit Ê Etats de fon Frere le Roy desRomains, prels à étre engloutis d’un moment à l'autre parso" lyman. Lesdivifionsaufu jet dela Religionsfu le point de ruiner l'Allemagne, & tous les4U | tres Princes, devenusjaloux de fes Victoires Murmurer de ce qu'il laifloit les T'urcs > sl les Lutheriens triompher,. parlapaffon qu h avoit de fe vanger de la France, Enun ce ilvoyoit l’Efpagne manquant dé toutes Ch F fes, le Duchéde Milan &ies Royaumes de D ples & de Sicile entierement hors d’eftat € particulierement ruinez non feulement pes les contributions; qu’on y avoit exivées Er entierementépuifez par les voleries & les B' gandages du Turc. D. Deux autres chofesencore preffoient cie les de faire la paix.favoir premierem entla née vellequ'ilavoiteü de la fedition arrivéeau 5 sou, de laquelle je dirai quelques particul® us de fan £ Partagerent entre l’un &. l’autre. CE renfort ils commencerent à fe faire TE, & comme fi le Perou n’eût pas été and pour contenter leur avidité, ils $tént des Frontieres. Pendant quelque dE fortune fembloit être neutre, favo- En enenennnnnnee I ParT. Lrv. L I17 " Pendant que les affaires de l'Empereur 2 ‘ €n l'eftat que nous venons de direen TOpe_ : tou pes il furvint dans la Province du Pe- : Où venoientfes plus grandes richefles, Nteftations pour le Gouvernementen- Quis ÉMier ce > un de ceux qui accompagnerent 0 à cette conquefte. Conteftationsqui langçois Pizzaro, qui le premier avoit ce pais, comme je lai dit dans le Volume de cét ouvrage, & D. Diego Oft préjudiciables à ce pais-là, & qui noter le fang des meilleurs Officiers &c LES fpagnols ; Divifons qui ne furent Sindres que celles qui arriverentà Rome; k arius & Sylla, ou entre Pompée ët êt qui peut-être firent verfer encore fang. Les Efpagnols qui étoient au Ôt l’un, & tantôt l’autre parti dans ce F 2GOns où ils fe trouvoient aux prifes, < atrivoi > “ ; y inalem it affez fouvent, NA érnange nt il arriva que dans un combat jigne * Pin. 0 Pizzaro, frére de François, fit de Paza Où jp et Almagro, & puis lemenaà Cuzco paille T1@e EMourir publiquement, aétion Bar- 4 Qui déplût beaucoup à l'Empereur : *S arrivé un peu auparavant qu'Al- Yant pris prifonier Hernando » lui SE la liberté le plus honneftement de, au lieu que celui-cy payoit un f D. grand 118 La Vie DE CHaRLeEs V. grand bien-fait par une perfide ingratitude: Ülloa dit, qu'Aimagro ayant oùi la fentence u .de mort qu’on lui prononça, ne püt s'en, | pêcher de dire je se me repens pas d'avoir CL de Clemence @ d'humanitéenvers Hernando PSM Zar0, @ de lui avoir donné la liberté, lors 4% tous mes gens me follicitoient de le faire mor? mais je fuis faché d'avoir vêcu affez long-temp°° POUr avoir V4 wne ingratitude auffi grades que celle de me voir condanné à la mort par ce qui avoit reçeu de moy un fi grand bit Vera te ES fils ce d'A. Cependant D. Diego d’Almagro fon magro. deffunct & d’une Italiene, defrant de vangé la mort de fon pere, & ne le pouvant fai fur la perfonne d'Hernando qui l’avoit fa! mourir, parce qu’il étoit parti pour PEU | pe afin d'informer PEmpereur de l’état des? faires du Perou , alla de nuit dans la Mait0 de E rançois Pizzaro, fils d'Hernando; d#? | la ville de/osReies, &le poignarda dans fonlir La mort de cét homme qui avoit beaucot de courage & d’autoriré donna l’allarme toute la Province. En même temps ayar pris lès armes avec 400. Efpagnols de for partiil fe fit proclamerSeigneur de la ville {on parti fe fortifiant peu à peu, il £e fit 1 connoïtre pour Gouverneur & Seigneur, À Perou , fe battant fouvent contre Gonzales Pizzaro ; frére decelui qu’ilavoittüé, & a Jui faifoitencoretête. L’Empereurérant pré, à partir pour l'Allemagne apprit ces nouvé® les, & envoya en diligence au Perou D. L touio Vacco de Caftro, avec beauconp detroù pes, & ayant appris qu'Hernando Piz24 étoit LL À dut M S KE | me Menus TI. Par. Liv I: . I19 “HV en Efpagne avec d’immenfes ri ire. ? il le fit mettre en prifon, pour lui ee Tendre Compte dela mort d’Almagro qui n leputé innocent. unie a Per ECO di Caftro ne fut pas plûtôt arrivé au pores RE AU'il fitla guerre au rebelle D: Diego, ee Rte es foupes, le prit prifonier , ëc Le Charles, s For ORtinent couper la tête, quoi qu'il fût - 22 D €f, il fit encore crüellement mou- . € fix cens hommes de fon par. où pas TEUr informé de tout cela : GS # D | N,. TOu en qualité de Vice-Roy D. ge | to Vela, avec des Loix feveres qe Po dpi due toux ceux qui avoient fuivile p ï Mn 0, & celui de D. Diego Dre Conf. P Unis comme feditieux , EE Fa Comp eZ à l'Empereur, auf bien ce ns Stoie © des autres. De RER LE mOn Plus Le tous Efpagnols du pas » il n'en je is “Utres que ceux qui étoient arrive se Ke ee ° C€ Qui caufa un grand murmure, en- Ces Qui devoient étre ainfi châtiez. ae ten Malheureux frent.tout ce qu'ils pe pe fes We PU obliger 1e nouveau Vice-Roy, de R°: Portée. l'execution des Loix qu’il avoit ap- , 44. > jufques à ce qu’on eût mieux infor- TOrde MPereur, ce qu’il ne voulut se eus 2U contraire il les fit executer; quo iQ nt Alleguer pour l'en détourner Vac- Qi; “tro. A , > CT lrrité même de ce qu’il s’oppo _ leurs .CXecut; l On fevere des Loix de LÉQRe del l'arrêter, & trois jours aprésliur 4 tête comme àuntraître. Cctte {eve à. 4 go La Vie DE CmarLes V. feverité trop grande du Vice-Roy obligea [ls mécontens à prendre les armes contrelul- ; éleurent pour leur General Gonzalo P:zzaf frere de François, & aprés quelques combat où le Vice-Roy eût quelque avantage » fin a lement, il fût deffait en une bataille» &pr lui-même prifonnier prés de la Vilie de 2 ô où il fût conduit, & comme toutle more ctioit gw’il meure, qu'il meure ce crüel; Pit | ro fans autre forme de procez lui fit couper têre,& fe renditainfi maître du gouverneme” " CharlesV.reçeut ces nouvellesau fiege de 2" embourg, & commeil jugeoitque la con ervsi 4 tion de ce païs lui étoit d'une grande cONe. quence, il refolut d’y envoyer des forces, confiderables, qu’elles auroient abforbé PU plus grande partie des revenus de V'EfP gne. Il ne faut pas trouver étrange 4}, cette affaire l’obligeñt encore à faifé … paix. 20 Pie Charles en eut encore une autre raifo® quis de auffi confiderable que celle-là & 4 [. Suuk_ je rapporterai en peu de mots. Françohe avoit envoyé en Piémont le Duc d'Enguie de la Maifon de Vendôme, à Ja tête de Vi? mille hommes , aù mois de Mars 1544 peine y fut-il arrivé qu’il alla affieger ce gnan. Pierre Colonne en étoit Gouverné qui deffendit courageufement la place pu une bonne garnifon qu’il y avoit ded AA Mais ayant appris que le Marquis du ‘e Gouverneur de Milan s’approchoit pou’ es courir la place, & voyant qu'ilavoic des”, ces égales aux fiennes, fon Armée étant €° $ pofée de 7000. hommes de pied, Alemio, \ . 6000 " M Panr. Lrv.Ï : 12 Efas liens tous vieilles troupes ; 4000. no & 900. chevaux, il leva le Sie- le (d M alla au devant pour lui donner batail- blem € Marquis du Guaft qui avoit été .% Por là cuiffe d'un coup d’Arquebufe, fe Part 47 à AR, où fe retirerent auffi la pluf- * CT 4e Uyards, enfüuite les prifonniers fu- . isa, *P8EZ avec les François que le Mar- Coup jtPris. Les François profiterentbeau- bagage Cette deffaite, car ils prirent tout le boues Mmperiaux , leur Canon, & la + it fort fenfible, auf bien, qu'u- . ep} il reçût huit jours aprés, parla- Marquis du Guaft lui faifoit favoir dir, Mil à Bus & r°® f chargez qu’ils ne pouvoient SUtenir, ils parloient fi hautement , F que ER 45 ‘La Vire DE CuarLes. V. # que le Marquis n’ofoit plus fortir de Mi { qu’accompagné de beaucoup de T'roupés pou ferenir les mécontens dans leur devoir &t il empêcher de faire quelque foulevement. ÿ à beaucoup d'apparence que la perte de cer. te bataille , un ennemi victorieux fi voit Vétât d’un peuple tel que celui de Milæ naturellement porté à la revolte, & qui La roifloit fi mécontent qu’il fembloit étreprés à prendre quelque méchante refolution» £ rent autant de motifs confiderables qui oi tent l'Empereur à faire la Paix. à ; e Lee Une autre mauvais fuccez qu’il eut ; 6 db periaux, je Vai raconter ne l’y obligea pas moin Aprés le Siege de Luxembourg Charles ! étoit allé, comme nous lavons dit, affieg®, Saint Difier, place très-forte , de laquelle és Gouvertieur le Comte de Sancerre »_1€dt À avoit pour Lieutenantla Landebrave Capir, ne, qui par fa valeur , & fes vigoureufes {070 coûta beaucoup de fañg aux Imperiaux ÿ perdit lui même la vie. I] y fut tüé phsce 800. Allemans, 2506. Flamands, & 600 ves pagnols, & entreceux-là plus de 30. bra ed Capitaines & Officiers. Mais ce qui affig, 4 . Je plus l'Empereur ce fût la mort de ne) Prince d'Orange General de l’Infanterie , 4e. mande tué d’un coup de Canon, peñdae qu’il couroit d’un côté &d’autre pour enr rager les foldats à repouffer la Lande quiV® fait uhe fortie. Charles V. 4imoit tant ce À né Prince, qu’il ne pût s’empêcher de 1e “que quand il w'auroit pas d'autre raifot de f P} Ta paix , la feule mort du Prince d'Orare obligeroits . Mi 0 DR me. EL Partr. Liv. L 12% fn Puis que la paixeft faite, il efttemps UE. Parler des À peu les armes en repos, POUT Le v Er Éja parte a OUrS de Charles V. Nousavons den Merdn tlé des Amours de ce Prince avec la Géleya le Princeffe Marguerite que ce Prin- ce, Va Jufques à la faire Duchefe de Floren- . Parle Fous n’en dirons pas davantage pour dore 4 +S amours de ce Prince avec Efo- e vire Prmbes > Démoifelle Allemande , des belle ns de Ratisbonne. C’étoit une des RUES auf LP érlonnes qu’il foit pofible de VOIr » Quoi Elle qu'une fille puiffe fouhaiter d se > & pUily en ait fort peu qui y parviennent; é fe di VOyoit enelle l'agrément avec PRES au PUtEr à qui Pemporteroient. L’un V. &e Touchgrent f fort le cœur de Charles Pa. 2iMe cette perfonne avec BR de Comm. il ne garda plus aucune mefure éviter © Il avoit acoutumé de le faire pour a l'éclar , & le feandale & pour fayver OuyrParefices. Peut-être ceux qui liront cét lR; 8e ne feront-ils pas fâchez de favoir 1e harles V Pen d € Ces amours de C arles V. eee. Une nt que ce Prince étoit à Cambray ’ trous d0re dont je viens de parler , Île. "OUVer l'Empereur accompagnée de fa Levan Étant mifes à genoux l’une & l’autre Où Plût U, elles lui prefenterent un Placet, def: 0t la mere pour mieux faire réuflir {on F 2 & fit a 130 La VE DE CHARLES V. - 0 graces ; trouverent bien moyen de le lui ap” prendre fuffifamment. à Egeme Sur ce fujet nôtre Charles-Quint eft affu- Les, CENT digne d’une gloire immortelle ; ci il a toûjours abhorré la Aatterie que fes Cour tifans avoient pour fes deffauts. Sangro 420 fon Parfait Empereur en rapporte plufieurs, exemples confiderables. Entre autres, que: plaifant fouvent à demander ce que l’on € foit de quelques-unes de fes a@ions > il d€ manda un jour , étant à Naples , à un GE til-homme de fa maifon , ce que l'on difoi a Pamitié qw'il avoit pour la Princeffe de Bifignan, Je Gentihomme lui répondit, g#e 72 monde approuvoit Ge admiroit L'amour qu'il 400" pour elle. À quoi il repliqua, cela eff bien dits er fi on loïe & fon admire ainfile vice combitt Plus loïeroit-on € admireroit-on em moi la ver” fje n'entretenois pas cette amitié? À] répondir auffi à un Courtifan, qui lui avoit fervi à dé baucher Marguerite Vangeft, & qui lui pars doit un jour d’une autre belle jeune fille Contentez-vous d'avoir fait une fois le métiel de Maguereau, ce feroit un peu trop que d'e Fe traiter Phe bitude en le failant une feconde for En voici encore un plus remarquable ; mais il faut avertir premierement que les N# politains ont tellement dans la bouche cette parole Domenedio ; c'eft à dire , Dieu» 48 1 l'employent même aux plusgrandes profant tions. L’Empereur étant à Salerne, Vif ge f feneftre un Gentil:homme de Ja ville qu' parloit dans la place avecune fortbelle Bou” geoife il le fit appeller, & lui demand? fans doute poux l'éprouver, cowment ee III. me nef " #3# Vois faire Fe = cette fille em for RUE ' Gentil-Somme lui répondit ;-9#3/ " le nee d'horreur pour le maquerelage ; TUE Ur Pas and Dien le lui commanderoit. ÊsE F. Tponfe plût beaucoup à l'Empereur , Le pri » PIE à Dieu que tous les Me # Gal fefent de vôtre bumeat | & lui fit pres s d'une trés-belle chaîne d’or. CA. 432 us me À LA VIE DE L'EMPEREUR CHARLES VW IL PARTIE, LIVRE I Contenant les Années 545.1546, 15 47. Fi ARGUMENT. C E que c'eft que l'ambition Go. la M0 fêie des Princes. L'ambition plus nai relle à l'homme que la modeflie. Eft née a de genre humain. Le Pape Paul ordonñf " publication du Concile, Ses intentions. ) ques de groffeffe dans la Maîtreffe de TEWP f reur. Î] part pour la Diete de Wormes: Jeir des Lutheriens, » Leurs Princes ne ji , … T. PART. Liv. IL 133 LP en perfonne à la Diete. Couches de le Ce Marie époufe du Prince Philippe à Raiance d'un fs. La mere meurt. A quoë attribne Ja mort. Ce qu'en a écrit Mete- Ne Couches de la Plombes Maftreff de l'Em- CR EUT, Pourquoi on appela Sean le fs dont D Ætoncha, Combien Charles V l’aimoit. - + du Duc d'Orleans. François L preffe L. TAcation de La paix. On envoye des Ame Vadèurs pour cela. Mort de L'Archevêque de Tokede, © affüétion qu'en reffentit Charles. None Religionaires en France. AVEC ne Migueur ils font perfecutez. Executions telles, Sopçons des Lutheriens en. Allema= ges Jures qu'ils prenent. On delibere Jur De S chofes en. leur faveur. Refolution 0R prit, Je rompent pour la premiere fois sl l'Ermperenr. Opinion d'Ulon la diffus. El. eur Pälatin. fe declare Lutherien. "4e M. Lutber. Chaïles tient la Diete 2 Ce Qu'il fait. Ligue du Pape. avec l'Em- é #r pour faire la guerre aux Lutheriens. | re Jte de l'Empereur contre les Luthe- … dem Caintes des deux Partis. Grande bar= | De $ Luthériens, . Leur Manififle contre qe e'eur. Proteflans, € la baute opinion D," Ut d'eux mêmes. Charles les met au He l'Empire. On confulte sl faut don- A ELEt or de Suxe à un autre Prince © T8 Jean édéric, Deffein de Y Empereur | (45) 134 La VIE DE CHARLES we en cela. Il veut le donner à un fien nevéb Son Favcri l'en detourne. Pretentions du FA pe Jur l'Ek£lorat. Maurice Duc de Saxe) pretend pour lui-même. I] en obtient la #0® mination de l'Empereur. La goutte furveté à ce Prince prolonge les affaires. Értreprile de Maurice contre fon coufir l'Eléteur di Saxe. Celui-là le chaffe de ce qu'il avoit gage fur lui Charles reçoit avis de la confpiratil} des Fielques à Genes. Crainte quil a du.Plet judice qu'il en peut recevoir. Mort d'Hrni} VIIL. Roy d'Angleterre, fon éloge » Jes dy. faurs © vices. Mort de François I. Jes gr tus © Jes deffauts. Quelles furent les penjéss de Charles fur la mort de ces deux Prince Le Duc de WWittemberg refola de recoit à la grace de l'Empereur. Grande. M lation en fa prefence. Difcours qu'il LA * fait devant fon Trône, Réponfe de l'Emp# reur. La ville de. Strasbourg. envoye dema, | der pardon à l'Empereur. . Les. efperancts © l'Eletteur Tean Frederic fur quoi fondées S'évanoüiflent. Crainte que cela li dou Charles part pour l'Armée. Les Lutheriél ; laiffent perdre une belle occafion. : Charles profite à leurs dépens. Difgrace arrivee aux Lutheriens, Ils f reoluent de recourir auf don de l'Empereur, Ils en font detournez 10 par quelles raïfons.. Is S'encouragent à fi da guerre. Sont les premiers à la deu se L _ d UT. Par. Liv. Li. 135 a elles formalitez. Comment Jeur Cartel ï EH Faute où ir tomber fur l'effat de Armée, Bataille entre les Catholiques © les beriens, Ceux-ci la perdent. Aëtions di- Ses d'é, remarquées. Jean Frederic Ele- ii Qu 7e Saxe eff fait prifonnier. Conduit à crles Par le Duc d’Albe. Comment il fat | h “de ce Prince. Paroles de l'El£leur à | f Pereur ; Ja réponfe de celui-cy, ©’ plu- ne Particularitez confiderables. Gloire ee arles S'ef acquife. I] veut fe rendre dd e. ee Ville de ittemberg. I] s’en approche PAUL Armée, Lettre de la Duchefle is La à Jon époux prifonter. Réponfe i tin 0, Charles affiese Wittemberg. © ue br de lEkEteur à ne vouloir pas ceder je vu Sentence de mort prononcée conire He b © Quelle fermeté d'efprit il l'entendit Pr D" L'Etefleur de Brandrbourg : a à Du € Cleves intercedent pour lui. LE ï di, Ja grace & fa vie @x on l'obtient. ie che Jones defquelles on accorde Ja grace. ée pee nduite de l'Eleéteur Gear Frederic. fe Hcheffe Sibylle wa rendre vifite à / Em “4 » Ô' comment elle eff reçhe. Difcours ; sl lui fait Réponfe de Charles. Elle va fie "do mars en prifon.… Charles lui rend vi- ip Cherche Jes moyens d'introduire l'Es« Dis à Naples. … On la propofe au peuple. L Jours des chefs de la Bourgeoifie au RS LA°VrE DE CHARLES V. 136 < Ry là-deÿfus. Sedition que cela caufe. Le tre de l'Empereur au Pape fur la vittoire 60 tre les Lutheriens, © réponfe du Pape. Arbi- O N verra dans ce Livre des chofes CP ti & p = “ rod. bles de faire dreffer les cheveux à 12! fie. te, fçavoir une ambition effrénée &t cap 154* de changer la face de l’Europe & de PAGE opprimée & avillieaux pieds de cét Emperé” rieux & triomphant. Auffi après toutes Le victoires furprenantes de ce Prince fur £ x © ile fuivant, que les humbles font devenus orgut! C Jeux parles victoires, &les orgueilleuxht}, bles par les difgraces. .Ileftarrivéun nouŸ® changement de fcene, par lequel il n’4 Fe moins paru, ge Dieu refifle aux. orgueilleuxr, qu il fait g'ate aux bumbles. SPA & Ra s L’ambition de’regnèr , de s’agrandif ? ml Ha uie DE s’a-crediter eft fi ÿrande-dans les homme | à Phom- que fouvent la modeftie: qu’ils font patron f me, au dehors ne fert.qu’à la cacher: elle 4 * naturelle aux hommes qu’ils ne s’en dépo of ll * > L * Î lent ja à; TTL. PART. Lx v. If: 137 re qu'ils * Particulierement les Princes, en tir ES ont plus de moyens que les autres lité gs, T des avantages. Au lieu que l’humi- Ques, * Moderation font des vertus angeli- Lom AUI fe rencontrent rarement dans les ben Se & qu'en ceux-là même qui fem- à b&tif. Poffeder naturellement , c’eft plû- Hifon . ? (ue modeftie & moderation. La en. , Ci que la Nature a ainfi fait l'hom- et re que lui a donné un defr infatiable : en, Voir, croyant que tout lui appar- Vient” Qui cft au fonds veritable. D'où À ttes sk il ny a pas jufques aux femme- oi mes, qui ne difents que la Mature Que p, TT bien partagé toutes chofes, mais Peut gr. IE des hommes a tout renverfé; Qo; ‘6.Ma-Pon pas tant de tort de le dire. Le il en fit venons à l'Hiftoire. ACT Op Voyant la neceffité qu’il y avoit ee out ét un Concile, s’étoit enfin refolu : Conyoe été l'obftacle, qu’il en ordonna la dans la AUON Dour le mois de Mars fuivant Atteur Ville de Trente, par une Bulle. L’Em- pete ne avoit une continuelle correfpon- ven Lettres avec fa Sainteté , avoit auffi p..mé us le Pape d’affembiler une Diete Ces pue Tps > afin de mieux difpofer les d vero. ans pour le Concile ; qui fût lp Mars pu indiquée pour le même mois à. Pere Wormes. Le Pape, affüré par tre qe Que cette Diete ne devoit fervir 0R, qu'à prendre des mefures rai- fonnables AU ‘ Chirles va à la Diere, 238 LA VLE DE CHARLES V. > PA fonnables avec les Princes & Eftts de Age pire, pour faire ceffer les troubles quis , de mentoient de jour en jour dans les affaire &é laReligion, à rétablir la Juftice qui avoit A! broüillée, & aprésavoir donné la paix à 41 lemagne faire la guerre au Turc, refolüt, n envoyer le Cardinal Alexandre Farnelé lité neveu, pour y afifter de fa part en qui de Legat à Latere. tu dE Charles gueri de fa goute, avoit refolu pain partir de Bruxelles pour Ja Diete au com ile | cement de Fevrier. Mais comm® fa de # Eliodore ne fe poffedoit pas de JO eat voir groffle, & que l'Empereur lui tel auf plus de carefes par la joye qu’il en ar il arriva que ces careffes lui firent reve a goute. Du moins les Medecins ne l'OM tribué qu’à cela , l'Empereur. étant fo: "ef moderé en toute autre chofe.. Quoi que fit, il fût obligé de renvoyer la D On commencement du mois de Mai fuivant en fit de même du Concile. Ainf } Fe f- reur partit de Bruxelles le 12, d'Avril: 6e riva à Wormes à petites journées au © ef mMencement de Mai, Le Legat y arr ts même temps. Mais l'Empereur {e.; 4 aué. bien loin de fon compte, s'étant promise les Lutheriens auraient des fentimens RÉ moderez , quand il s’agiroit de faire des “y glemens fur les affaires de la Religion jar lieu qu’il les trouva fiers & obftinez à 5e rer qu’ils vouloientun Concile libres PoriE ville au cœur de Allemagne où F2 du Pape ne pût donner aucune ombre cet | loufie à perfonne ; prétendant ouffé “Que 2 : Qed UL Parr. Liv. IL. 139 dage tres n’y peuffent prefider queles Am- “Empereur, oule grand Chan- -mpire. L'Empereur connût bien | Qu “voit quelque deflein caché, voyant es Princes Proteftans n’y paroif- Depur Perfonne, ni autrement que par des Cor =: de forte qu’il ne fitautre chofeque | Autre APS dier certe Dicte, &en indiquerune dela * atisbonne , pour le commencement Chance ee füivante. Il fr écrire parle Grand 5 plier des Lettres fort preflantes à tous lon fnces de fe vouloir trouver en per- Mempeutant qu’il feroit poffble, à Se tdin.r*.… Aprés quoi il prit congé au de pl Farnefe , qui prit le chemin Xelleg. Me, & lui sen retourna à Bru- u 1 . ÉRPTERN £ < à ss ï ques Jours aprés être arrivé à he Naiffias tince SU la nouvelle de la naiflance Je ÉAUE je. dont avoit accouché la Princelie (jte ar Vie Poure du Prince Philippe, dans la 5545. 1 û ho lalladolid, le foir du 9. Juillet. I Aderar ME Charles au. Baptême en con- fit ce OR du nom de fon Grand-Pere. Ce KA ce infortuné, dont la mort, fignée . re PTE main dé fon pere, a éte la ma- Mans. ant d'Hiftoires & même de Ro- N° fo. “Ctte nouvelle donna véritablement Païs fit à cette occafñon de ms- HS Tournois , feux de joye, Joùtes Mais juates Feftes & réjouiflances. int : fmbloit que la fortune de Charles- Ken € Plaifoit à faire un continüel chan- $ {Cene, tanrôt du malau bien ; &c tantôt Mort de la mere 236 LA Vie De CHaARLes V. donnoit pas alors d’autre qualité aux Princes entend trop bien les loix de la Guerre pour 40? se Javoir, que celles d'un vainqueur font É04j041S es. [l ft Quelque difficulté d’abord de les f8ne# Fais VOyant qu’il n’yavoitpas d’autre MOJes de fe tirer d’affaires, il figna. En confequé ce de ce Traité on leva le Ban de l'EMP# quiavoitétépubliécontrelui, on lui donné ë grace de farebellion,& il fut retablidans fes a Ciens droits, en la maniere que nousle dif Ci après. … ‘A ge en üite P'Empereurallaà Hall, comme fe prefente eu le plus commode ; & ]à le Landgravé P ji, ; devant Îppe le vint trouver le dernier jour de M lEmpe- I] entra dans la vill né reur. hommes à Le S accompag 6 mis? 1547. : Cheval tous magnifiquement, - fur tout le Landgrave, qui portoit un bit fuperbe, ce qui étoit affez mal entely € Une telle occañon, où il alloit demanl Pardon, & faire fatisfaction de fa: A € Paroître en fi grand? pompe. Les EfP gnols le trouverent fort mauvais, &c cel jo Plût pas à PEmpereur lui même, Il fut 10 8er dans l'appartement de PElecteur Maur. on gendre, & le lendemain il fut accoes ! B0E 4 l'audience par les deux Electeurs dé ne 2 ,& de Brandebourpg. L’Empéreur Patte ! 1 se Fa für fon Trône, environné € © CE grands Seigneurs de toutes N#ti27, | AUI-Y étoient accourus de toutes parts Pe ver cette Ceremonie.. Le Landgrave Ut, | pris de trouver là tant de Noblefie difringu®, Quand il fut devant Empereur, le.Ch4P pr la main depuis la p à orte de Ja falle, if g | BEnOUX au pied du Trône, à fa gauc “mi tue [IF Par'r. EXVEAIIL AL" 537 re], P°ROUX fon Chancelier, un peu. U Mortifié de fe voir en cette pof- On Ch Uxfans carreau,ni tapis: il ordonna. FE nCelier d'expliquer fes fentimens à “eur;ce qu’il ften la maniere fuivante. di Dire > Très puiffant , invincible, co rrés- Difcours Vice, Roy , Empereur, Monarque; peus êt 4 Frès_C} . Pbil; Lande celier, Met, 'EMent Seigneur. ilippe Uoe é: Je, ayant grievement offénfé vôtre ans 4. Periale dans la guerre prefente, "lui G ME) Uje: de lui faire fentir Ja fufle colk Fe Téndu digne du plus fevere chätiment : fe AE même de beaucoup accrie, Gpar ir y Ut la punition qu’il a meritée pour Le fol P 7 ‘ É CR « . % E re € dans le Traité qu'il afait avecelle, lêts: ts de du; Fe TOut ce qu'il poffède, @ vous Rs ln ME entiere d'en difpofer comme vous le Mt bon ; h ï : ; . “ LU | an dant Lrofferné à vos pieds él fupplie vôtre amet clemence, @ vôtre augufie grandeur | bp. Par les entrailles de a mifericorde du Sei Ld © Vouloir lui pardonner , d’ufer de mife- À L 4 : AT Q % A 2 +; ER: 238. La Vie pe CHanLes V. : jonrd' buy pour totjours » qu'il reconnoit vôtre M: 7. pour fon feul de Legitime Seigneur y Print Empereur, élevé à cette Diguité par la volont de Dieu, @ par une facrée. G+ legitime election: 1l promet aufli d'obeir a V. M. @> de f aire te” Pour Jon fervice, que pour celui du S. Empire ce à quoi il eft obligé en qualité de-bon Juyet ee mettant @ jurant de demévrer toute fa vie 47 ; cette inviolable fidelité, cr de ne jamais rien fair de contraire au fervice de V. M: I fouhaiterir. [lement d'avoir des fèrces fufffantes LR re rendre des fervices quirepondiffent à la Te6077 Jance qu’il ef obligé d'avoir pour elle. Ve 1: AE connoîtra au reffe par de bons rffets que JE Ps 1 grave de Hefle de fes. defcendans obfervert ponctuellement tout ce àquoils fe font obliger? a lTraité, & par les conditions que vous À it voulu leur impufer. 1 confeffe que fa faute ee merité ou une prifon perperuelle ou la mor? Ho 3l ejpere que V. M. lui pardonnera) & 4 1 d' lui fera [entir les effets de [a fouveraité 4 memce. Pendant que le Chancelier parloit à FR pereur au nom du Landgrave; toutlemon avoit les yeux arrêtez fur lui, & chacuP a] connüt que c'étoit plutôt par neceflité qu, parloit de la forte que par le mouvement ë fon Cœur. [l ne-laiffa pourtant pas toutes ” fois que le Chancelier difoit, vôtre ajete de faire une profonde-reverence. Aprés © difcours que l'Empereur écouta avec beñt coup d'attention, il ordonna de demander Fa Landgrave, s’il confeffoit du cœur; t0 G * que fon Chancelier avoit dit debouche ; es ponditqu’oui ; aprés quoi il commanda à £ _ u # ré \ Con UE Parm Liv. II 239! Rare iller SAllemands, delui répondre de & qu qu’il lui avoit ordonné deluidire, Se mt €n la maniere fuivante. deu. fe Tnperiale, nôtre très-clement Sei- ÿe > Où fout ce que Philippe Landgrave. de Réponfe ] Cl À in. Fa fais dire de fa part par fon Chance Dis T4 La eu] approuvé de fa propre bouche, ler y) “4 il Confefle l'avoir grievement ofenfé, 24 FE 7 S étre rendu digne du plus fevere chati= da FE Ja Majefté veut bien avoir plus d'é= Ftter x Puiliation avec laquelle il s’eft Ver .4fess; à en ‘Pieds pour lui demander grace, qu'a nel eciale > quelque coupable g digne de cha- dore. 2 foi ufer de clemence envers lui ; € Ne ne auf, de l'interceffion que les Prin- il D, ,? 474 b ire 4 rebelljon contre pere Le . € à [21 17 + Pa A le pas co " ï *Majefté, méme ne é ; ë ï pre *ê[07 née tuelle quoi qu'il l'ait meritées “ras, ffquer fes biens > © 3 Je con | aire la même grace à fes Jujets de ue Traité. Au refte fe Majefté veut bien y? fidey Landgrave G* fes Jajets de RE oi. ent à l'avenir » © qu'ils £ d \ou a clemence dont elle auJé enverseux. Moux A VONS dit que le Landgrave étoit à Ÿ & Miro: tte multitude de Nobleñfe qui le Xemenr. C’eft ce qui obligea le Ç ; 1 C an» \ front fence & morti- oute 5 Carreau, ni Tapis, en Japrefence farion, Il eft arrêtés : fois qu’il nommoit fa Majefté Imperiale | 240 La Vie DE CHarLes V. Chancelier, (il y avoit intereft auf) de fe hâter & de parler le plus vite qu’il pouvolt afin que fon Maître fe levät plütôt. Au con?" traire l’'Officier de l'Empereur, pour her durer dayantagela mortification du Landgle | ve; & afin que l’affront qu’il recevoit EUE ja temps de faire plus d’impreffion fur l'efpre des fpectateurs ; parloit le plus lentemen qu'il pouvoit, toufloit fouvent, & routes foit une profonde reverence , & fe re eva peu à peu, faifoit une paufe avant que deré” prendre fon difcours, & tout cela afin quele Landgrave demeurât plus long temps À ge noux, ayant ordre de le faire ainfi. Quand * eut achevé de parler, l'Empereur ; hau a F IDain fans parler, pour faire figne au Landgrè one fe lever . Ce qu’il fit incontinent » ayant Oté un gand pdur faluër l'Empereur? ; $ avança avec beaucoup de foumiffion pour MAD aifer la main, mais l'Empereur, la rente & ne vouiüt pas le lui permettre » : que Mortifia extremement le Landgrave. Lane” fut pas mbins afHigé de voir devant fes yeux Erneft Duc de Brunfivic quiavoit éte f0n d us dans les bonnes graces de ke mp 4 Due” pendant qu’il fe voyoit fi foit : F L Empereur étant forti de la fale » LE Du : Albe s’approcha du Landgrave, 8 linV fort civilement à fouper dans fon apparremen® avec les Elcéteurs de Saxe & de BrandeboW® ëc autres Grands, & comme il éroit déja tar il je mena avec lui dans le Château où, logeoit, La Table fut magnifiquement fre | x Ron QU Part. Liv. IL 34% nee Marqua pas d'y bien boire à 1 © des Allemans, quoi quele Duc sen E Mais bien-tôt aprés soute cette joye de qe née en amertume, car aprés sé Gi Delon able, environ minuit ; & des Conee° des deux Electeurs » & des aie DpEtZ dit au Landgrave qu'il avoit ordrede 1 Ya Pereur de l’arrêter, & en même ae del q ft venir Don Jean de Gene 9er don piment de Lombardie ; il lui Fe foie. le bien garder avec {es gens, QUE nier : ‘ , . ee pis de l'Ernpereur de fe laiffer baifer la UE | Wrpe Pfiquois rien de bon. S'il fut 2 x ‘A ti il le futencore bien davantese que dre retenu prifonier sune telle per Es ent Fi € cœur, & il n’en accufa pas Re Leur lEmpcreur mais aufli les deux ce l Re! qu'il Croyoit confentansà cela; en d é lOmpoit beaucoup, car les HR Wet innocens & auffi furpris» ee nes DÈMe de ce qui étoit arrivé» À PE dé Attendoient pas : ce fût mémeac DR Que Maurice d’ailleurs tant obligé à de Dreur fe revolta enfuite contre lui, com- Ms le diro fon lieu. ; ns en fonli RDS Ce es eCteurs ne manquerent pas de Fe valleà le | j 2 n i Le Gri ils Purent pour l’obliger à mettre d. pes En répos, l’aflurer de leur innocence nine Qm P'omettre que regardant fa prifon AURE Quitee © Un affront fait à eux mêmes » 1e B À olent point l'Empereur qu’ilsn a Es laure Aliberté, ce qu'ils RUE rs Fa par le s les plus fole Bars Îl s {ermen Ê p te Charles Aecufé, F 532 LA ViE DE CHarLes V. | leur Nation, en l’embraffant, lors qu'ils pri rent congé de lui. Auffi ne manquerent-i 5 pas à leur parole, car le lendemain matin ils fürent enfemble trouver l'Empereur, & LE prirent inftamment, de faire reflexion qu'u® tel procedé faifoit du tort à fa Gloire, puis qu il Violoit une parole donnée, & qu’ainfi il étoit obligé de mettre le prifonier en liberté. LISE füivirent pendant fix jours & jufques à NEUF bourg follicitant toujours la liberté du Land? grave. L'Empereur leur répondoit toujour qu’il n’avoit jamais promis de ne le pas faife arrCter ; mais feulement qu’il ne le condan® neroit pas à une prifon perpétuelle. .Mais U® jour fe voyant trop importuné ]à-deffuss il dif aux Eleéteurs, 91e s'ils ui wennient plus TOME pre la tête au fujet de là liberté dt Land: grave ; la premiere fois qu'ils Mi en PAT: deroient , il le fairoit conduire prifonier en Ef: Pagne n PDT J'ay été informé par des Lettres de Plu* fieurs favans d'Allemagne, dont je n’entens point la langue, quegénerallementrousleuts Auteurs ont accufé l'Empereur d’avoir m4 qué de foy en cette occafion , & d’avoir tromz PE & trahi les deux Ele@teurs & le Landgra ve> en donnant un autre fens à {es parolles: + Mais la verité eft que le Landgrave qui P4\ 4 foit pour le plus fin & le plus rufé Prince de 107 fiecle,:manqua lui même de lumieres dans cette occañon; peut-être auffi que la grandeur dé, fa difgrace lui troubla le jugement ; outre qu'ilavoit à faire au Ducd’Albe le plus afñdé Confeiller de l'Empereur & qui étoit encore plus adroit, plus fin, & plus rufé que lui. # ti TE … Dr nus Ho nt - : Cértain que l'Empereur avoit deffein dele pi 4 > & que ce fût pour cela qu’il s’ex- : 4 fa de cette maniere équivoque ; 9% il lui nr, Sac de la vie G qu'il ne le condanne- Et Pas à ame prifon perpetuelle. Mais enfin qui ; D froit apperçû aufli que cette expreffion À dir Prifon perperuelle , vouloit neceflairement +. he il fe refervoit de le mettre en prifon fon, Un temps? C’eft ce qui a fait que plu- | Empereur, quoi qu’à la verité ces équi- d mines qui ne font que trop communes se “ 11. Princes; ne laiffent pas d’être une cs à l "Lana Bloire. Je croi bien auf, que f … Lave, ‘mavoit eu fon efprit entiere- te Occupé de fes difgraces, &c de celles de M“ ;; “eur de Saxe, il auroir mieux fait refle- … an. 2UX termes de la promefle de P'Empe- | pen Mais heureux qui devient fige aux dé- 4 Pautruy. < “ À pote comme nous l’avonsdéfa dit ; donne 11 iberté, & fait rendre les Énfeignes ; | larene darts ; qu'il avoit perdus» avec toute “ nsillérie afin de rendre fa liberté plus glo- L ts Vint trouver l'Empereur; qui eut un #2 40d plaifir de le voir» qu'il protefta, qu’il |}; it rien arrivé pendant cette guerre» qui à NA in donné tant de fatisfaction ; que à 1 2"t0t ë U Ce jour là ce Prince. Iinefür pas plu à Ben. la prefence de PEmpereur qu il fe sait tres UX devant lui, mais il le relevaincon” . de t & lembraffa; il ne laifla pourtant pas “ontinuer à lui temoigner avec ET 2 de MIA PAR Liv I: 568 Et >lu-- 1 te Auteurs Italiens & Efpagnols ont juf= . Hay Même jour que l'Empereur, arriva a PT ac Marquis de Brandebourg> % qui il débourg, Vautre, également perfides & traîtres TOÙ 25o La VIE DE CHARLES V: tant de bruit pour la liberté du Landgrate Cependant ils étoient auffi coupables lu” dE £ curef Ave “ fa deux ; on ne laiffa pourtant pas de pro recent de paffion la liberté du Landgr qui n'avoit pas reçû un châtiment ëg faute, puis qu’on lui avoit laifé fes entiers , & d'oublier l’autre. [ly avoif it core ceci à confiderer, que Charles-qui 20e deffein de mortifier autant qu’il pourra ee Parti Proteftant , n’auroit pas voulu do Ka fistoft la liberté au Landgrave » parce ge il tant libre & au même eftât qu'auparavann. auroit pü rendre plus fort le parti que, soit Pereur vouloit abbaiffer; au lieu qu'il ne ean Tien à craindre de donner la liberte à] {es rederic, dépoüillé comme il étoit des bien âts 3 mais il-y 290 s, & de fes Etâts; maisily 4 n vai raifons fecretes de cela, que je M€ ire. e- Prémierement il faut favoir que Je2° É dé deric n’étoit pas feulement aimé, mais ? Le des Proteftans , pour deux raifons. pe Jet Miere, que ce Prince avoit de Ît Ep qualitez qu’il gagnoit l'affection detous ce Qui avoient à faire à lui, genereux» affab” doux, civil , extrémement liberal, 8€ 1€ penfant fort bien les fervices qu'on lui je doit ; qualitez capables de fe faire des p# $ fans en tous lieux. La 2. que les Prott#; avoient de fi grandes confiderations POUT 4 qu’ils le regardoient comme la bafe 6€ Fe dement du Lutheranifine , ou de !2 epo mation que Luthér avoit faite; car Jette, tain que f cét lecteur n’eûr protegé EU ve Ecarstout. y ) x @ ? Lbrÿ “Andgrave étant u 6 te x 7, s beau $ Ces confiderations auroient fait Autres 1 + 1C0 5 Re F Up d'impreffion {ur l'efprit des Luthe-, e ; r aurai” & leur appuy fi confiderable ; Nroit Rryir 4 PAS efe it d e.- des fes bonnes qualitez , & de trouver * Parti ac Dons en grand nombre » pour faire Ua] & € Capable de le tirer de Popprefion \ + NS 1 &e de le rétablir en fon premier la ù de £ Maurice lui-même qui avoit été ie É ie dépoüilles, loin de procurer fa. de no icitoit fecretement au MOINS là le fi en de fa prifon> parce qu’il yalloit grd ocre il en étoit autrement du Le l'en €; car il avoit grand intere de lui Sur mi re la liberté n’ayant pas de meil- Eoch Parmi Les Lutheriens» ni de plus UT Parent , puis qu’il étoir pere de fon Le Oiter & que par confequent ilséroient unis sus | nt par les mêmes interefts. D’ail- TS ñ Prince habile &t AU Fe Pouvoit être d’un grand fecours à Sn EU feulement pour le maintenis Van © leétorar nouveau mais pour FE” à ge Parti plus fort » &t s’accreditet d’a- des Du iclesyPréteftens: Voilà les rai- tic, RIUOi on ne parloit pas de Jean Fre- dre 11e l’on s’interefloir tant pour le « €. L'Empereur qui avoit beaucoup EL 6 de Bien- Land= &c il grave 252 LA ViE DE CHARLES V0 de bon fens, de bons yeux pour voir deloï” -& beaucoup de penetration dans la plus 1e politique, voyoit bien qu’il éroit de l’interé de Maurice d'en ufer de la forte, mais com” Fe A nignorois pas aufli le fien , il alloit* Le Le LH refufoit à Maurice Ja liberté oi PE qu’il lui demandoir, parce 3 RUE pas qu’il devint trop puiffant ne 1 grand appuy; il ne vouloit pas auffiqu® parti des Proteftans fe fortifàt davantäB par l’union du beau-pere avec le gendre Quant à Jean Frederic les mêmes raifon fe avoit Maurice de le laifler en prifon” lEmpereur les avoit auffi pour le reren à Den dant que l’on traitera des affaires d£ fera done je ferai part au Lecteur vs -être pas fâché d’apprendre les Pa- e TENS qui arri . TENS Qui arriverententre l'Empereur &t pe Confpiration de Fiefco. contre la Républid® oria LES Pape lui-m£4 PO, ; gx même {0n pere; étoit entré. dans cents dé affaire» SO Ace, & y avoit donné un confente- riy te. Peut-être cela nétoit-il pas ee … Min, À Y à pas d'apparence qu'un Pape fi Lü ût voulu embarrafler fon efprit , où _ Pin ba confcience par une fembiable con- Eau Ion ; quoi que {ouvent les enfans ayent les, # Up de pouvoir fur lefprit de leurs pe- < “ tout dans la vieillefle ge nes 4 €z i our r iditations © Quoi qu'il en foit » perfonne àQha9 En doute, que l’on ne dre L dim als, & que cela n’eût fait De2 Que Pteffion fur lui; mais il peut ètre auffi Vies à Venoit de la bouche de quelques me fn p” Qui ne pouvoient fouffrir que la : ation PR fût montée à une fi haute éle- | Plug riani : qui eft de tous Îes Hiftoriens le LS \\ Ko diligent à decouvrir les artifices & lES Ge mé- | Qui o ties fecretes, & les reflorts Se ar fi at agir les gens, n’a pas manque dé TE fur ce fujet; car premierement ? É hé long les jaloufes; les differens, & Re ni paieniemens reciproques de Paul IT. & den atles V, & enfuite i! en cherche par le ay a les Caufes & les motifs. Outre ce que Loue dir de Fiefco foûrenu par Pierre \ ie il affüre que l'Empereur avoitété fort tre de ce que le Pape ; aprés la Bataille Hbbele utheriens, avoit fi promptement < fes Troupes; & dans le temps ©" aVoit le plus de befoin, fans confi- UE les Lutheriens voyant l'ATMÉE de Dur diminuée d'unnombté D. LS Ctit le Autres €ncore, 254 _ La Vire DE CHARLES V. ie ble de bonnes T'roupes,.pouvoient en P tee dre fujet -de reprendre courage. Il étoit el” core plus fâChé de ce que le Pape n’en ape guoit aucune raifon, & qu’il voyoit bien qu* cela venoit de ce que fa Sainteté n’avoit de auffi bonne opinion qu’il falloit du fuccez ; la guerre, & ne confderoit pas affez hs e AVantages qu’on en avoit déja tirez É Cétoit agir contre le Traité qu’ils avoientfe enfemble. Il ne pouvoit pas fe confoleral"* de ce qu'ayant preffé le Pape de lui perme tre de prendre ia moitié de l’argenterie pere fecrée des Eglifes d’Efpagne , pour s’en LE vir dans la guerre contre les Turcs & les L 5 theriens, il n’avoit jamais voulu le lui ne der ; rejettant opiniâtrement toutes les for CHatons , qu’il lui en avoit fait faire; qe qu'en fa confcience il reconnût la necelf L qu'il y avoit de s’en fervir , vû les form “ bles préparatifs que faifoient fesennemis ee tre lui , d’autant plus qu’il promettoit reftituer. 1 étoit encore fâché que la jaloufe du " d pe fût venuë jufques au point de ten” difcours aux Ambaffadeurs; qui faifoient 69 de noïtre que c’étoit le deffein de PEmpereuf e- Porter la guerre en Italie, & particu ip nent en Tofcane. Il faifoit fur tout vo cette raifon, que le zéle qu’il faifoit paroi” pour Ja protection des Farnefes, n’étoit qu il prétexte pour faire cette guerre. Au i ef 3 vray » que le Pape par un mouvement dej loufe avoit fair tout ce qu’il avoit pü # empêcher que les Siennois ne reçû en 400. Efpagnols que l'Empereur avoit 16 re TS Ra nr © CR 4 D LEA à ÉROP EN ax 1 1 de Leur HI Par. Liv. Il 255$ Quoi M or pour defendre leur ville, 1 difborie ne fût que pour lavoir mieux pe Co On & que Don Ferrante Gon-. Oulie Morse de Milan, ayant {çû la ja- qu'il pre € le Papeenavoit conçù, &cles foins fer es ne pour obliger les Siennois à refu- de Pagnols que l'Empereur avoit def- Cardinal po dans leur ville, eût afluré le es _Farnefe neveu de fa Sajnteté » des Pour Le intentions de fa Majefté Impe cl *TEpos de lIralies &c qué c'étoit pour * @ : Mn E me qu’on vouloit envoyer cette gar- riale fpagnole à Siene- avec beaucoup de Autres Cha ne €$ avoit appris auf il Oit €s mauvais offices que: le Pape lui Cltay, ? Pour le rendre fufpect aux Princes d time comme s'il avoit Eû deflein de les 40 un ; ce qui fe découvrit plus clairement cite à Autre affaire qui arriva. on-Fer- or d nt je viens de parler, ayant appris la Quun. Prince de Piombino qui ne laiffoit re 6 Une enfant pour fucceffeur fous la Tu- € de P Catherine Salviati fa veuve me- Qué Cnfant ; craignant que Jes François n U : ne Buettoienr roûjours Plralie, ne feren- ep. Maîtres de l’efprit de cette Dame ; & garnifon Fran- ON lgcaffent à recevoir une \ en pmo , avoit prevenu ce deflein noir pos adroitemen à la Princeffe de re- NN lan garnifon Efpagnole : mais com Ca qui Ex étoit prefte à être concl 8 Viati fre fat averti, y envoya le C Pt de degee decetre Dame, qui la fie chan- Ant vo, ein. D’autres difent que Don Fer- uloit acheter Piombino pOU PEms pereur | k encoiCe Motif de mécon- tente péreur » ce qui auroit infailliblement ré ; fans les follicitations contraires que le ce 256 La VIE DE CHARLES V. “fs e lui fit faire par Salviati; dequoi Gonza8 de-grandes plaintes à Charles V. contié Pape, l’affurant d’ailleurs qu’il negotioit ® Ligue offenfive & deffenfive entre les De ces d'Italie, à l’exclufion de fa Majefté APE riale, accufée par le Pape d’afpirer àla mOPÉE chie univerfelle de PItalie. urs - Enfin, ce qui n’aida pas peu à groffif 08 differens , & qui fit beaucoup d'impié nul für l'efprit de Charles V. ce furent les pes tes que faifoit le Pape aux Cardinaux®?"#,> tres Prelats de fa Cour contrée lui > POU ta mettre en mauvaife odeur, leur voulant fuader ; qu’il avoit rien tant à CŒUT 7 de chercher les moyens de detruire; AU? qu’il pourroit, fon autorité. Adriani dits 2°, le Pape non feulement conçüt ces foup Fee de l'Empereur, qui l’avoit obligé de 2 rér avec précipitation le Concile de TE à Boulogne, mais que cene fut qu'une D à te que les prétendües feditions arr Ve rente, qui avoient caufé la mort d'un # que, que la peur avoit fait mourir» eu pretexte afin que le Concile fe tintenun de la dépendance du S. Siege, où le PE étant le maître, il dependît de lui de le ce tinuer ; de le prolonger , ou de le romp”? felon qu’il le jugeroit à propos. de L'Empereur ne pouvoit s’empefcher if trouver mauvais, que le Pape après lui ave 16 4 k: D de. à . 4 É a ment de écrit & lui avoir envoyé la Bulle de convo£ Charles tion du Concile dans la ville de Dors “ RÉ AVR AU vertu de quoi il en avoit affüré de Pacbe Ps | boucp IL Par. Liv. IL 257 & £ € la Diere de Wormes, l’eût enfuite &tcune CP re autorité, & fans lui en donner Lep° Connoiffance , transferé à Boulogne: Haine Pe fut porté à cette refolution , par : ns Ge Exceflive qu’il avoit conçüé » que *? tj cie f tenoit à Trente > où l Empe- des oit tour pouvoir, on ne vint à y faire Eee OPofitions, & des decifñions d une trop nes à &t trop fevere refurmation des CO. | K abus de la Cour de Rome & de fes Plus tiques : & le Pape avoit d AIRE Dre € füjet de le craindre, que de se il ference qu’ilavoit eùe avec ee mé. VOit prié au nom de Dieil dé e 5 quest aux abus & defordres des Eccle ee deg 1° Rome, qui dévoient fervir d exe : à Qhras Modelle à ceux des autres pas limectienté, ajoûtant que s’il ne le faifoit one & de fa propre autorité» il coue tige, | 2u Concile de le faire avec plus É ones -rrité donc de cette rss ë Menge © à Boulogne, il écrivit à Don F go Kite d 222, fon Ambaffadeur à Res foi ‘ Srandes plaintes au Pape & au - ne de protefter des malheurs qui 1e PRcnt arriver à la Chrétienté, & à es Lren Blife, sil ne remertoit le Concile on. Mais le Pape fe moqua de ces rë- ; ne 4 NT PA Contes qu’il en foit, il faut bien que les mé- He aire femens de l'Empereur & de fes Mi- Lois ï la Fr, Contre la Maifon Farnefe » à caufe Farnefes rang, MiCre d’agir du Pape, ayent drap | | tefo Puis qu’ils les ont portez RES ee Oution fi violente. Quoi qu’il en toits à Utroie les 258 CHARLES V. , | les Miniftres de l'Empereur, qui n’auroient jamais pris une fi cruelle refolution fans | participation , affouvirent leur haine &t 1€; reflentiment {ur la perfonne de Pierre Loul° Farnefe fils du Pape , qui lui avoit donné Pinveftiture de la Principauté de Plaifine? qui étoit fief de l’Eglife. Ce Prince avè < - Même que d’avoir pris pofleffion de la Pre Gipauté, fûthaï, & mal voulu du Pelé Quoi qu’il fût naturellement fer & feveré dans {es mœurs , il crût encore quE£ ñ° mieux tenir en bride fes vaflaux » De Etât plein de nobleffe orgucilleufe ; accor tumée à vivreen liberté, & à fe gouve Pi elle-même; d’ailleurs non accoutuméé ï | fouët , &àla rigueur des Edits ne vou : pas fur tout fe foumettre à Ja Cour» & € £ ÿ jamais fujette à la domination que “de fe | propres Loix, il crût, dif-je, que pour si | mieux tenir en bride, il devoit devenirenee re plus fevere. Ainfi dès qu’il fut en polie Si | fion du Gouvernement, fe confiant fur Pan torité de fon pere, il fe mit à faire mille F2 torfons, à caffer les Privileges de ces Bees ne executer la juftice fans aucune forme > en un mot, à avir plütôt en Pre qu'en bon Prince, & à Les fr ques a dire {ouvent, oil ue » À uvent, gwilne fefoucioit pas d'être imp V4 qu'il fat craint. de conjua- Îl ne fut pas difficile à Don Ferrans mort de eee Gouverneur de Milan ; conf 7 Farmer, Mémentauxordres fecrets de Charles- QU _1548 de trouver nombre de Confpirareurs àC if les plus propres, pour faire perdre ja, vis ce Prince qui s’étoit toûjours montré ea M — Mi de LU Par. Liv. I. 259 fançois js & grand partifan des © ce P:: n voici J’occañon. Ayant appris AStece Done avoit voulu forcer Madame ABlifcolas ao époufe du Comte Jean geime He comme il favoit que c’étoit un j Courage qualité, &c plein de génerofité 8c fe vois & qu’il ne pouvoit pas fouffrir is il sn de fon fein » une femme ne “he BALE fa beauté & fes rares qua- LSdifbo Le a à lui le premier. Il le trouva ra q 6 à faire perdre la vie à Farnefe» e la protection de l'Empereur s’i . afluré de cette , { mit à chercher des gens pr'o- D en Le premier àqui Gau-frer avicino fon re, qui für d'avis de fe vangé"? pour G fait à leur 1ÈRE onzague lui donna pour fecon ardi & nommé Auguflin Lande > hom- D'ucoup d courageux» à a[e UP de confiance. Ces trois hommes- er pt de à dans la Chambre de Farnefe» le Ch tps coups de poignard » & ayant Jette pr. teau Es les Fenêtres dans les foflez du sa pe mirent à crier Liberté, Libertés nertl a es En même temps Gonzague de qui] qui fe pafloit, envoya une gar- : la ville tenoit prefte » fe mit en poffefhion nt le nom de l'Empereur & la de- 1 Affaire A Lnperisle Mais comme cetr He d'en t beaucoup de bruit ; il fera A mieux remarquer les particula- ‘s ue À jet de ce meurtre on affüre deux Cho- Ponofics {es 154% 266 La Vie pe CHARLeEs V- fujét du partage, mais que le Gouver” de Milan les mit d'accord fort adroïte” ment. pétifr Au premier avis que l'Empereur €Ÿ rneur. E me or cette execution, dont toutes les circonfiare ces, & particulierement la foldatefque 4 É : le Gouverneur de Milan faifoit tenir P'é io faifoit voir trop clairement, que la confpite. tion avoit été tramée par fon ordre » pi le parti de faire l’ignorant. Il verfa des : mes fur cette mort, &c afura les AMP deurs, qui’en croyoient rien ; êc 1€ rt de fa Cour, que la perte de Pierre out cruellement affainé l’affligeoit infini Con & qu’il prenoit beaucoup de part à 14 Cou Jeur qu’en reffentiroit le Pape; voyar ‘ “0 leurs le préjudice que cela feroit à our {on gendre. Il ne fe contenta pas même ces demonftrations feintes d’afiétio® "à page magnifique de deuil, pour faire © on : pliment de condoleance au Pape; ne” it gendre Ottavio. L’Ambañfadeur qui 20 Rise innocent de ce qui étoit arri a devant le Pape en termes capable inconfolable de la mort de ce Duc: :, tel ; Lepats | Le Pape tout perfuadé qu’il étroit du, of OU aflafinat; accompagné de pareilles co sge ftances, ne s’étoit pas fait fans ls Of L À jus PEmpereur; pour ne pas rendre le mal P 41 - gra q + HE.-ParTe Liv: I. sa 367 > & en tirer quelque bien si “ Le Vo PE lai pas. de témoigner Er * teue tvec plaifir Le compliment de. pe- Stand ier de l’o-. * “2 premiere de le remercier Arnbañade qu’il lui cor + he ui fairecomplimentde con 9 ee. Moi. t'agique de fon cher fils» PRE Ragner la Part qu’il y prenoit. _ ae + benne de Or Da ser dre Ce entre les-mains d'Ottav. RES “qui avoit été affàf- lé | “S de Pierre Louis qui aVOIt Teen érite. fa fille. | Ge Olliciter à ce qu'il ‘confentit de Me d que à Boulogne: Mais il er arr bee L'EBAS employerent leur nee du pe0UP Plus pour Îles interefts de ape Fe Ence És c'eft-à-dire à faire re * Fe QE : “4 > pere LA te Mpereur s’excufoit robjowsaiente debe Eddirer one fur ce faits Fa la Religion“ Pr lire, que les inverefts publics sh PE u pue #rop confiderables pour les a 17e n ® dif 3 uli 1 0 QE éPer pour dessffaires partic } re detort: Que RU h. Due renvoyer fans leur faire à pr bi, % Quand il auroit deux cœurs > Àl ir ee ‘le. EToëy Tout entiers à l'unique re < A . ; L4] Men pate) toite la Chrétienté a é rent ue tous TS * Les Legats répondirent prefq ; iculieres | Vu T6 d'ordinaire les affaires par Heu! M 2 infln= À ù * 368 La Vie De CHARLES V. ,ys inflhoient beaucoup fur les publiques » lors 44 els dependent des mêmes occafions » qui fervent 4 blinune bonse union. Mais l'Empereur PE f que les Legats fe tira d’affaire en conclu? | qu'il était [orti d'une Maifon, qui avoit soijt, … Beaucoup de veneration @ de refpeët por à S, Siege, co qu'il en avoit lui même (85 di mens gravez dans le cœur, auffi biez qu'un ele, une veritable obeïffance filiale PR oi G* qu'ainfi, il feroit todjours tout ce LL Jar, en [om pouvoir , go pour le S. Siege de pur it Religion Catholique. Mais que pour ce g# “Me de remettre Plaifance entre les mains d'O# wi 4 fox Gendre & perit fils de fa Sainteté il nep En Voit en aucune maniere rien déterminer lè-dif qu'aprés les affaires du Concile. Que far folicitoit avec tant de pallioñ la refhiention,. Plaifances en laquelle il avoit pas moins as : tereft que lui, puis qu'Ottavio étoit Jo7 se que pour lui [a confcience nifon bonneuT ge ln Fi voient pas permettre: d'abandonner les CU | du Concile, qui étoient infeparables ‘48 ceux nan PNR QE de droieile Char te int” pourquoi Jamais Pape ne füt fi atraché à Les De Fe Pape Teits particuliers que celui-ci, &t jamais Pur dois 2 RAENE na cu, plus d’attachemen? © aracbéà ceux du public que Charles V. H ef va) oi ie. À Pape devoit être excufé; parce que vore qu’il fût dans l’âce decgepit, il avoit PC * affez deforce d’efprit, pour connoître29 ae ne mettoit en poffeffion de la Principau 7 j Piaifance ; {on petit fils pendant 1? fs dificillement y parviendroit-il jamais, 18 mort. Mais ce n’étoit en lui que l'€ dé tendreffe des vieillards &ç fur cout de cel font * Qnte.. II Parir. Liv. IL 268 | dns “5 la decreprirude, pour leursdefcen- Uri Crau fonds il avoit lieu de mettre fon loge "Pos là-deffus, puis qu'Ottavio pour oi (el agiffoir avec tant d’empreflernent têur, Mari de Marguerite fille de l'Empe- déj de il aimoit tendrement, 8 qui avoit Qi EUX enfans: ne fe pouvânt faire. & d andonât les incerefts de fon gendre tion 2 Chere.fille, "&, cette. Conldera- Me nt plus puiffante fur l’Efpric de Pope teur que toutes les follicirations du Pouygss Enfin quand ce bon Pape vit qu >il ne Opini®- ” treté voi EAU AU rien obtenir au fujet de l’affaired Ot pape 8 Poule}. S Opiniâtra felon fa 1 Pere oimt écoûter les fol 1 ps. ù Ur, à l'égard du Concile; &t à vour One MOi qu'il en far, qu'il fe tint à Bou- dv arles V. de fon côté demeura fer- og, °Uloir qu’il fe tint à Trente. Deux. no liSeoiênt le Pape à ne vouloir pas ul que le Concile füttenu ailleurs qu'à RApane * La premiere, dont nous avons À Autor eftque craignantqu'on nediminuat As io LÉ à Trente, &que les Ecclefiafti- rotcile Uffent mal-traitez, il vouloitque le LPre Üt en lieu, où il fût le maître de le th and il voudroit. La 2. étoit qu’il vou= F, Miâtre €pit à l'Empereur, & fe vanger de {on ion e € à ne vouloir pas lui donner fatis= nca Mettant Ortavio en. pofñeffion de le C par celle de ne vouloir pas Te db ion Oncile à Trente. La premiere de : & LS. Étoit le fruit de la pañion du. Pa- Econde de fon caprice. Mais quant M 3 à l'Em= coûtume ; à NE del’Em- follicitations de peter mo LA Vire bE CHARLES Ve à l'Empereur , on voyoit fort bien 1 1 fic _woit d'autre motif que celui du bien pubs fachant bien ; qu'on ‘ne pouvoir hr ner la paix'à la Chrétienté que par a de cile, & qu’il étoit neceflaire que c£ Con fût tenu en un lieu où les Catholiques Pix ‘ Proteftans püffent aller librement. e y” ci declaroient ouvertement qu'ils n° Pa voient aller à Boulogne ; &'ils ayoier ser fon ; l'Empereur ne pouvant pas leur Des” a feurèté neceffaire en une ville quid En- doit du Pape. _Ainf l’obftination GES woit . pereur à vouloir le Concile à Trente? OU” auffi bien fondée, que celle du Pape àleŸ loir à Boulogne étoit peu raifonable. ju nee On vit paroître dans toute l'EUTOP L& casrs fleurs écrits fur cette obitination dE ? muenr, de l'Empereur à Pégard ‘du Concile; re 1548. voulant qu’il fût tenu à Boulogne le le à Trente, lés uns en faveur du PaP£? | ;cuf autres en faveur de Charles- Quint C8 golt avoit fes partifans. Mais PEmperet, pol pour lui la plus grande partie des # fes qués, & tous les Lutheriens & C2 Vient Cependan enr pendant ces deux Monarques n1€ © Lafft pas de s’envoyer incefamment des pres? deurs ; & des Courriers, avec des Le es des Manifeftes, &:des remontranceés Serale” dant que les peuples murmuroient Be dal - ment contre le Pape, & paroiffoient fcan gro)” {ez dé la paffion demefürée qu'il faifo BG tre en cette affairé , perfuadez que j pla” ‘bereur eût voulu doûner Pinveftiture ee jut fance à Ottavio petit fils du Pap£? aie à ci auroit incontinent remis le MentE: . 4 L LA Trente ESP ART, Los Us Tr 4 6: de forte que ce Pape > qui hors la (Gy…. Ailavoit pour lesintereits de fa Mai- at PATUt très-digne du Pontiñicat en toute de * Occañon, s’oublia en celle-ci qui étoit tre. £rniere importance ; negligeant l'in- ticu :Publictpour s’attacher à fon incereft par- (TT comme font d'ordinaire les Eccic- “ques. F Ba : APRES Certain que toute la Chtétien rs ÉD Il fait Qu'elL fandalifée de la conduite du ARC? Faire) Parce $ éoit édifiée de celle de 1 Empere Ke : day. AU On étoit perfuadé? que ee Hs io: | dant PR ve qué l’intereft PIBUr EPENT gnes + 10h “MPereur trouva m07E7. : 1 QOUrS Plaifince , & de foûtenir avec Eat enité du Concile que le Pape avoit Ta Mbler fit cher ler à Boulogne. Pour cet effet il quoix de deux es de bonne conduite 2 | rgrande experience dans les affaires AA RUX; fermes, & hardis> à qui on 69e Dé Mlité de Commiflaires de l'Empire) pÈutez de fa Majefté Imperiale» vers es | Lu, Affemblez à Boulognes d’autres di de, Qu'on Jeur donna le caracte AE. tien 7, CE qui eft aflez vrai-fembla su L Ci 93 François Vargas» Fifcal CT ra : àtriy Es & Don Martin S0ri4 Velafco. ge Qui à Boulogne, ils trouverent ques qe tapne Ÿ eût d’autres Prelats que ceux de se : | d'inr lSfiaftique &.de quelques autres ve $ fon. ils ne laifloient pas de tenir des 5€ L cle ,COmme fi c’eut été un veritable COR Dé Us fe prefenterent à la Sefion du 2. du Len Dre ; d’autres difent que ce fut 4 ce ‘à 2 Janvier 1549. & aprés avoir Ê[6 Cr : M mis { Le protefter + LS È à , 27» LA Vie DE CHarLes V. Maxime + de Char- es Y. me & de Plaifance. L'Empereur fit cel marche, non pas qu’il ignorât dequoi ! pt en étant mieux inftruit que € cr es mais par politique &t pouf BE ji _ temps; efperant que le ne en âge decrepit, pourroit ant que l’on en vint à la conclu ces affaires. Ce pendant dès que eut été informé des demandes de mis dans l’Affemblée, ils y tion fuivante. Que l'Empereur étan de bien de la Religion @ le fervice de l fitent la pr t force (0) de faire [es proteffations contre certaines Soi difans Lezats Apoftoliques ; conir le? à Boule Participation, ni confeftement de [a Mail vd ejre eur » il lui fit répondre par le même ce, que l’Eglife avoit plufeurs juftes Er tentions fur ces deux villes, mais qu'il Ë toit pas neceffaire de les produire juri 2 faifan } de con” fon hon° Pape > urif fion le # PEMPÉ on” di m tefta” gens » e U0 ges Evé- ouf ] sa" Pape at qu ents “nee UT Part Live Le! 272 Ko ; « 12 Le ten= he Legat ayant fait! cette réponde à 1 Em bte ER DUT ; deux mois aprés lui fit dire ; qu'il phign- | ot Pas deflein d’en venir à aucun juge- ce. Dai lic , n'ayant demandé cet RE Conf que pour fatisfaire à quelque pes Rire CE > & qu’ainfi fa Sainteié ne se ne UCUne dificulré ; de lui comp! ss D Rire ole f'jufte , d’autant pusquil rs 10 que Pour lui faire plaifir. APT br par "Elle réponfe de l'Empereur de eytr. AVOya à Rome, le Pape fit 5 ne À | D'dinairement le Confiftoirez ne da | $ EMande de l'Empereur. es. 1 EE ayo® furent d'avis, que non feulement i rh MangP® lieu de refufer à l'Empereur So: ; : pee de faire connoître à se na Up ts & particulierement à | a ler donc refolu de lui donner fatis + Qu'aprés qu’elle en feroirremifeenpok Mat 7 droit de faire, qui fut en fubitance ; que les Re it faite l'Empe- teur N° ceffi Jui en avoit faite l'Empe- a d &ximilien ayeul paternel de CHR CNLLS fous le Pontificat de Paul FE H te temene du Roy Catholique ayeul ma c Rte Erapereur ,; qui avoit lui-même 2 Vie à IX Repîtres , qui fouvent deviennent k M _ ” Réponfe 274 LA Nue be CHARLES Ve inutiles par leur trop grande» antiquit®: Pour donner plus de fatisfaction a EP de-Chreer mnt HAE art Freur ; :onsen fit voir les actes autentiques é .1es V, * fur ce fujec ; par la réponfe qu’il fit à Menciozza fon Ambafladeur à Rome: er : qua pas d’en faire fon raport à. fa Maj° mperiale. Mais enfin, il ft bien / même, qu’il n'avoit pas befoin d’in EVE que de Fano Legat, & au Seigneur Jules - ship » “ D on A “ qui avoit été envoyé pour lui aider ane ue Fe çevte affaire conçue en cés termes: 2 07. se avoit montré aucun aûte pour fi ante es : cf dt à ie Ambaffadeur à Rome au fe etentions dé l'Egli emeurie dé? PEglife fur la Seigneurie * à got fance, qu'il ne fur ie it à 15500 e en OO FAITE" f état d'en pre de plus autentiques om iques ; cp en plus grazd'n0 hf ü faveur de l'Empire. I| ajoûta l'E, L : ta, quel B£ id ayant des ro l ee fur PAP je” Plailance ; il étoit content de donner ar ge pour es pretentions 40. mille écus’ tous les 47° G quelque autre chofepar déffus…. | D pi TE A: u Pape Urfin ayant fait favoirà Paul IL cette ee à l'Em- pereur, ponfe de l'Empereur! Ce bon'Pape 10% it qu'il étoit de pius de quatre vingt an FE en une fi grande colere qu’il en étoit ed feu. Le lendemain ilife tranfporta 20 53 fiftoire, où il fit de grandes DHinites éhre niere d'agir de PEmpereur. Mais Cote perfonne ne vouloir sattirer M haine dése grand Monarque ; &.que tous favoient re le Pape ne ’échauffoit pas pour les interet de l'Eglife; mais pour ceux de fa Maifon” lui laifferent le foin de faire à J'EMPÉ “ telle réponfe qu’il jugéroit à propos: Le fr donc la fuivante, Oeil avoir ro 0e Ty a [2 voir ur, ftruétion ten IL ParrT. Liv. IT. 275 fu Wnême d'érouffer entierement £OUS les juftes Mets. : de refentiment qu'il venott de recevoir» | tan Pi Perfuadé: qu@ fa Majefté 1mperiale Je dé- D, de toute pafions G* fe reconcilieroi avee s ñ 50 maniere convenable. Qu'en cette affai- Prey #01t la partie ‘offenfée , puisque S. M. I. doit dépoñiller L'Eglife de ce 94 lui appar+ 2, * lecit imement, Qu'il ne doutoit pas » ff Je co Trperiale vouloit mettre la mai pr de “ce, qu'elle ne prit incontinent la refo 2 a dre Parme gx Plaifence au S. 518€: Quelle mn : ofiderer comme fes Prédece]feurs la, déboi; 1 ait, qu'un Prince qW! er: fre, fe l'Eglife de ce qw'elle 4 de plus préc Fe Pas ef © éme par la force dla violence ; 06 | HPerer de woir profperer Jon Regre. # Etren Cment.de fon Regne faire TE Nat Pile qui lui acquit de la gloire Prof ñ dans toute l'Europe» HE Cet Le Pipe a de la difcorde qui regnoit entr 19° & Charles V. Pour cét € Fu ble. Le le Cardinal de pass Prélat ha-+ toy, 205 la negoriation » toù éc detours de la politiques añn qu'après fo" fait des compiimens de € Gtuelte au Pape fur l'affaffinat & la mort le le de fon fils le Prince Pierre Louis ; il Gr lat à s’en vanger- Aprés avoir donc fait Royt Mpliment, il infinua au Pape que le es pty fon Maitre avoit des avis certains aa Prince avoir été fi mal-heurenfene Qui A. Par ordre de l'Empereur Charies. d Conf, VOit fourni les moyens d’executer: la MPiration , dans la feule vüë de fe rendre maitre LL Mauvais coms} IL Roy de France» voulant dans le Dis faire quelque tre à {a Charles fit deffein de Ve 582 LA VrE pe CHaRLes V. fût | S. Laurens enla maniere accoutumée» ily fe + propofé & deliberé d’envoyer quelques P Do 1 -_ fonnés à l'Empereur, & dans cette me Re fceance ils nommerent pour Deputez pee A rnte Sanfeverino Prince de Salerne? 2 des plus grands Seigneurs du Royaume à. Es Ui-la même qui avoit éréfait Syndic pOur Vir Charles V. lors qu'il fut à Naples © me nous l'avons dit en fon lieu, aimé & if veré non feulement du peuple ; m4® où- de toute la Nobleffe, parce qu’on lavoir jours reonnu très-zelé pour fa patrie one joignit àce Princéle Cavalier PlacidoO Ge ji gro ; homme de grande qualité ©, ordonna ; quand le Prince feroit part ? alité demeurer auprés de l'Empereur » €B 2% qu d'Ambaffadeur ordinaire de la ville 63 1 Royaume. Le Prince qui étoit à Sa | ayant été averti de l'Emploi qu’on lue "ee | . donné fe rendit au plütôt à Naples» f se } fenta au Confeïl à S. Laurent avec 5 nus à Ts accepterent tous deux la charge QU jee | À avoit donnée, & on leur en exp€ a AE tres patentes. j x pux du Ceite élection ne plut pas au Vice-RON | + Roys à caufe de la qualité des perfonnes par ae shoes lors qu’on demeura d’accord d’envoY® lle a'étoient DÉPUtEZ, un de fa part & deux pourlé om” pasagre- 1} NE Croyoit pas que l’on choifiroit UP, 6a- ables, me de fi grande qualité que le Prince Gus lerne; qui étoit l’homme du Royaumel PS accredité : niun füujettel que Sangro? Ie de experimenté, & le plus éloquent ROM + ce toute l'Italie. Ainfi le Vice-Roy fit" 5 un£ qu’il put; pour obliger la ville à al” po” LM, } pan Tivoli. “2 JOIN : cleétion , & à deputer des gens follici Confiderables, il fit même fecretement _& nur le Prince de s’excufer &c de refufer» Wan ns voulut pas faire. Mais pour ne pas Visiter à ce dont on étoit convenu » le É Oüvelle Se l Moie Sicilien, & Chatekin de Caftel- tions n ê€ après lui avoir donné les inftruc- hi con CéMaires ile pria plutot 9 il ne | end Amanda, de faire fon pofible pour 1€ | Ce qu avant les autres auprés de l'Empereur blûré. t>caril arriva à Ausbourg trois su ti Q'eux, quoique les autre? fuffent par- | u 1 « . i- ra à tre jours ayant luis &t i] mit les affa : Omme. eflât, que le Prince fut mal reçu “Q. ous le dirons cy-aPrés" 0ÿ nomma pour fon Deputé Don FE tirerent un mauvais _. de #PUtation quand ils fe virent mal reghê aux Mnires : ce qui depleuf beau- d'Af au Prince de Salerne> Car HOTS je Duc doit. ° & quelque Prince Alleman » il n'y Pût Pérfonne à la Cour de l’'EMpereuñs qui Jours n de pair avec jui. Is fürent huit le M fans pouvoir avoir audience» quoi que | Minip ati Della Valle vit l'Empereur où fes Sn lui TES prefque tous les jours. Finalement val fit dire qu’il devoit donner par écrite let de chambre, ou à un Page» C6 9 Î au ee deman( = Cét affront für fuivi d'un Won a COTE Là grand le lendemain » at ne pb fit faire commandement au Prince, de RE qua quitter la Cour à peine dé la des Gonzales de Mendoz7a Marquis de 4 | _ Deputez and le Prince de Salerne & Sangro fu sde (Na- e pa 2Tivez à Au éroit alors l'EM- ples mal Si Lez à Ausbourg où € Jeur reçûs J 284 LA ViE DE CHARLES. ie À fans en avoir un ordre par écrit de fa mperiale, & on fit faire commandem ! Sangro, de partir incefflamment, Sols moe. à Naples avec le Marquis aile, : éirar LefPrincerepondit, quel Emp tp on Maître & fon Roy, ilne manquer0! Pi | € faire ce qu’il lui ordonmoit, San812 fe auf qu’il obeïroit, à la charge que 4 au” jefté Imperiale lui donneroit auparavant ya dience.. On lui repliqua qu’il n’avolE #2 « Partir inceflamment, qu’autremenit OP te Cederoit contre lui à toute rigueur» CP ondit contre un rebelle. À quoi Sangro réP 4 avec un courage intrepide, Il e# ar UD Ee qui pourra de ma vie qui eff au pouvoir °°. fus pereur pour en faire ce qu'il voudra» mais J 4 V4 ,Tefolu à ne point partir fans avoir eu audi AT. 2rement je ferois du tort à la Commiffio or le ét chargé pour ma patrie, à la gloire» © nt à Jege conduite de [a Majefté Imperiles 7 Dot perfonne au monde, qui ne blamät un mL ereur rant auf Auçufle aufli bon que lui, s’il fe Europt donner audience à la plus noble ville de / ; fa le plus riche fleuron de toutes fes couronnes" 20e Obligé par les Loix inviolables de la F4] pote couter es Jüjets en une affaire de fi grande FER Lance. Graf” Difcoure Ce difcours fût rapporté à Monf. d£ e dé de San- Vele Evêque d'Arras & premier iniftr Eye. | EMPereur, qui eftima tant fon coura2€ 0 fs reur, fouhaita de le voir. On le fit venir ae Chambre » où il l’écouta aÿee plaïfir V'É®: lendemain il Pintroduifit à l’audience de !° été pereur, à quiil parla dela forte. 7 pitt » ra Guen, UT. ParT. Lav. I. qi 285. Ts vôtre M. Ÿ. de la part de cette Villes Lou ÿ Offèrt tant de domages ; C7? de guerres Ville Nour les droits de vôtre Couronne. Cette ge és À auroit donné fes entrailles pour recevoir up %phe vôtre M. F.. lors qwelle 4 n77 %-beur de la voir dans fon enceinte. Cette Wp1% Pour montrer exemple aux auires villes de jJeume , ou plétôs à toutes les autres villes le ; Îe vafle Empire, à payer exactement Ou pires 4 pa) Sim | Ds 2 G4) ! Es 7 de la gloire ce vous rexdre Invinct ef fidelle? re À de e Juis Venu, que pour fepblier voire Root art avec toute la fournifféor polfié le, Joy 20m W ; Fier, “#lufbement Don Pietro de Toledo Ps » Ge à vous faire des prefens à donné a .. 1 4 D VOUS “X moëles des os ; afin de contribuër à V0 0 £ s a ne ; : jence & Me ny Jèra aujourd'hui de donner audien M. de défifler du deffein de la charger d'un ne ; ms éd Tribunal de PInquiftior » dont le dei] KL ef abhorré de rout le peuple 5 PAT Ce “rois ‘ Perfuadé qu'un tel éablifement - np, Pire wome gloire @* contre VOS inte- | Um; 2 Jecond lieu, pour reprefenter 4 Æ fs H= Pa maltraitée, La remplhifant Jens a | Ge de tumuite, d'affliéfion ; o" de rifere, f Veus Fe fe à deux doigts. de [a Yuive. Si voire JA. Voir lo verité derout elle le peut facile- 2 ; Ÿ a qu'à faire VENT EN Je prefence M. Dour quis della Valle, qui eff ici de fa part » dy, Ce confronté, pour aprés avoir oùi ce ire à dire pour la defférfe du Vice-Roy: © * celle de vôtre très fidelle ville de Na- 19 S bn Cordormertout ce que V. M. HTOHUETA | L | \ Empereur qui étoit fage & prudent Réponfe * 2 de Char- QUiles V, LÀ qui étoit bien inftruit du fait, ne-troù à propos d'en venir à un cel éclairciffemer à & fe contenta de lui répondre avec beaucour de douceur & de moderation ; qui m'ayte . pas {çû qu’il eût été envoyé de la part de Fe ville de Naples en fa cour; mais que ? de ayant été ordonné de s’en retourner ; " Pouyoit avec honneur revoquer cet ja Qu'aurefte il pourvoiroit au placôts AUX me {oins.de la vilie, à la fatisfaction de roub, f . monde. . Qu'ainf il pouvoit s’en retour, content, & en toute fureté à Naples’ PA, faire favoir aux habitans , qu’il entendoit qu nn au Vice-Roy l’obeïffance qui ui ee Se Sangro ayant baifé la main de ju nes & 1 ayant remercié de fa;gen 720 £ é pritcongéde lui,& fe retira. COM Ortoit de la Chambre on lui remit Pexpe 6e ion & l’ordre par écrit de partir CE 4% a le lendemain avec le Marquis delle Ve mais quoi qu'ils fiflent le goyage je ble , ils ne parlerent que d’affaires ge” es ralles, itŸ aiye à Depuis qu’on fçût à Naples qu'il dr Naples. fétOurner, on l’attenditavec beaucoup de | patience fans fâvoir ce qui s’étoit palié 7° 4e RE ilétoirextrémementaimé éc conf ui 3 à peine.eut-on appris par fon never, it avoit fait le voyage avec lui, & qui S © ojt avancé d’une demi - journée à qu’il arrive qu'une grande foule de gens fortit hors Ke porte de Capoüe pour lui aller au d€ DE avec une J0ye univerfelle, Comme il P 14 dans les rües, les gens lui crioient 10 AT « Morfieur Placido , qu'elle bonne nouvelle SRE EN e porte” _d We UE Part. Liv. DL 287 È Peu 4 Eui qui ne vouloit pas affliger delqu €; nirien dire qui les pit porter * dita, fedition avant le temps» END Sp: qui étoit le quatriëme Aouft fefte de E: Wpstinique, & partie de la nuit fuivante: ques ntendit autre chofe dans toute la ville de? Porres oyvelles avec de grandes Marques ‘o ne de quoi le Vice-Roy qui favoit le M rlol éployée. | CE À lendemat Po a affembla le _ er pt Les Nobles & du Peuple à à LAURE ee Uettoi Ut fort furpris de VOIT que Sangr faite bite au Prefident une demi fueille de pa- dre chetée d’un petit feau fans aucune Qon à Mais ils le furent beaucoup plus aprés ur l'eut ouverte , & qu'on en eut fait ci à haute-voix, elle ne contenoit que Vin Rae fa Majeté avoit trouvé bon que l€ Vaciy de Salerne demeurät en fa cour > gique $ es Re un vifageriant, bornes zouvellessbon- lunes. De forte que pendant tout cé dire 5 de Sangro s’en retournât à Naples POWT fe Mas Napolitains qui l'avoienr envoyé 2776 | deu € leur commandoit de Je tenir en PAIX» | tespe les armes, @ d'obeir at Vice-Roy > &° PAST Te € étoit [x volonté. :Cét acte étoit écrit he en, & figné en Efpagnol en ces ter- "retaL 0 Mmandado de fua Mal; Vargas fe= Para > par Le commandement de Je Majefé der Secrepaire, Cette affemblée compofée SCois tde Nobles & des Principaux Bour- lle « fut extrémement offenfée , de voir leur lp}, Capitale traitée avec tant de mepris: 40€ kr Peur non feulement n’avoit pasdaigne *éponfe à la lettre qu'ils lui avoient ECri- tes Sn Aro do né à à à OT QU D LUÇR à Gode À La GUAM GS À Gé ce CSC Sc SS 298 LA VIrE’DE CHARLES V. AE te, mais encore leur envoyoit un à ef Fe & fi plein de hauteur; ils fürent fur le pois | ge prendre les dernieres refolutions> CRE ou. infalliblement arrivé fi Sangro due our 1. t Sete n’eût fait tous Les efforts À CoiL | FE aire voir , .que cét acte qui Par des | aBord fi difforme, contenoit pourtal" y chofes confiderables ; &cne les eût. €X or d’obeir paifiblement , dans l’affurance de Re nr Dies bien toft de la clemeñ pereur ce qu’ils fouhaitoient.t ; DU Pendant Re deliberoit fur CES aie ot" dans PAffemblée, une grande foulede ù ÿ en armes accourût dans la place de ® ce SRE ê dans les rües qui y aboutifent Pre Se qu'on s’attendoit , que les nouv£ nm angro avoient aportées feroient QUE, de Péreur auroit ôté le gouvernement a Te qui avoit toujours paru grand ennemi € er ville: de forte que quand on eut appri Le falloit quitter les armes & obeiïr à FETES teur, le peuple fe mità crier. L4 No o ous à {rahbis, la nobleffe nous a trabis. Lu & JL ARLES qu’on ferme les boutiques. Te : Tes ce en même temps on tira une grêle d'Arg bufides contre les murailles & les en es Fi. as où fe tenoit l’affemblée des Rg de ses PPAtEze qui fürent tellement “Es .vantez de la fureur de ce peuple info sn | pi ils prirent tous la fuire & fe fauveren re d’un côté & l’autre de l’autre. Le er devint extrémement grand, tant par Jes ge redoublés de cette populace irritée> due les decharges continuelles des coups dard bufe. Auffi ceux qui demeuroientaux Eñ® js ME né ct 0 Il:Parr. Erv: Il. 289 ft Plus reculez accoururent avec precipita- ki Yers S. Laurens, où éroit la grande four Nc Uns pour fe joindre aux gens foulevez à Voir e'Oitre la fedition , & les autres pour Lun An fi trifte fpectaclequi menaçoit la ville œ@n nticre ruine. Les choles en vinrent 2 | pointe de defefpoir , que le Vice-Roy qui qu & bien que le peuple ne laimoit PAS Ur Bnoit qu’il ne fir tomber toute fa rage | dns Sen fuit au plus vie » &S enfers ls Citadelle | avec fes plus HAS ‘Oyal S; Jaifant à labandon le | ee plufeursau- Accident . dant cette repar de : On SOMME, Puits 1» un des plus grands miracles a ee un mids Woit Hors ue je vais raconter: ÿ cle pme hevallier de Jerufalem ou de Malte | Aincon can Baprifte Carrafe. Il étoit dE € Grp: MOdÉ de la goutte qu'il ne pouvoi it des pieds nides mains; mais COMME êt l'A EE des D de la Noblefle dans | utez de la LAVER os le, & qu'il voyoit que l'affaire étoit RE de import il s’y fic porter fur kores de ra Rec Re afin rendre quels n sue €s ordres du Roy; & pour donner Rte für ce qui feroit propolé. Ce pen- À gra 2entil-homme n'eut pas.plutôr oùt | Ent Age tumeur du peuple, qu’effrayé au- Say 1? Us que les autres, ils’enfuit &mon= - fr ées haut du clocher , par un efcalier Mains OC; Le fervant de fes pieds &de fes Le Somme sil n’avoit jamais eu la gouté» NSre, UT, A Les dE la ki: » Le, 290 La VtE DE CHARLES V: , La peur lui fervit de remede: &le 8 je) bien (& c’eft en quoi confifte le mire f qu’il men fût plus incommodé dans ! F vie. he rt , On regarda comme un auffi grand M P .‘ Paétionde Sangro, lequel voyant que Enoit ple au lieu de quitter les armés dev | plus furieux ‘& plus opiniâtre » é une feneftre de la file de É F1 : criant d’une voix haute & plaintive> Le | des armes, @ obeiffez.aux ordres deJ4 rt car fi.vous me le faites le pauvre P rince de plemet qui ef? demeuré en Cour aura immance, à eût la tête coupée fur un échaffaut. Bien d° SE de tiré fur lui dans ce moment une inf fur coups d’Arquebufe , aucun ne porté à été quoi que la feneftre où il étoit En remit’ Aüion Le prieur de Bari qui étoir danse Fe Ê a Cloïitrede S. Laurens, où il étoit 4 Éd voir ce que feroitThomas Califan0 avi fort aimé du peuple, crût étre ODPE pis ce qu’il pourroit pour l'empêcher: Les prier { . 4? , faire > il courut à la porte el mée ë afiegée par le peuple ; mais-bien sen 9€ pe force, car les:autres Deputez ‘ui l’entour de lui le-vouloient em h SoRre M Par. Lav. IE 32 Àl T {à vie à un danger fi évident; $ Se ga rs CE de cette troupe feditieufe, & dau | mit sPpide; mais avec un'vifage riant (e tur léparder d’un côté & d’autre cette fouie ha Utueufe | & à-baufler & baifler {es er: Pour leur faire figne de s’apaifer &t de Meter. Son autorité & la grande Fe te Faifoit de Jui eurent tant de POUR êr Peup € tbutiné, qu’en un moment to ce ed tumulte fe changea en un filence te toit j''lüite il fe ft donner un pe fe derri le. montadeflusafin d’être ae û “a ia AE fit à haute voix le cour, lt Re er LA Uvant, Diftours du Prieur de Bari au Peuple. [En 5e à Es yo b s, Freres, "Co ? f-cheys Peres 3 re Qep 5. Quelle fatalité vous LUS HERe Vous € étoile Jinifire » © ennemie de la e k done borte à tre fi violente refolution Ê AA 7 PJ0urd buy vôtre defféin > dans Her! : qw, Jens CUDTA fu jet ? 401 VOAS Gin js and LA ue à vou Sand de fordre puilfe aporter me cn iris, 04 à je à Croyerm VOUS qu 1 a Parrie : y étre à ne vouloir pas obrir aux ordres 2 Que À Titans Jés armes » fera votre fortune ; Outre “Vantage tirerez-vous de cetie sulotenc KO é Ki Propres Depuiez ; æ Offiers ee eq US rendu fervice avec tant de fidels ke ee Jous donc je vous pr'e sp, 45 Plaiguez-vous donc ; UE ee € bien aimez concitoyens ? Pes \ à de Tous “Fans res Nobles ! Mais qui ef celuideT N 2 qui ES C4 298 LA VIE DE CHARLES Ve bte 4 la ville, de forte qu’il jugea être plus she d’ufer de generofiié & de clemence envi cette ville Capitale du Royaume > be : témoigner qu’il étoit bon Princes que de . cuter à la rigueur les procedures &d dé pandre le fang d’un fi grand nom EUR perlonnes ; qui sy trouvoient incere nee fl ft donc appeller le Prince de Sale ui mit en main une amniftie generale Pau tous les Napolirains qui avoient et PA tumuite, & lui ordonna de faire partir is famment un Courrier pour la porter * ven | ples, afin qu’on l'y fit publier. Par le eh de cette amniftie qui n’exceptoit perfo® en on mit en liberté tous ceux qui ÉLON eus prifon pour cette affaire, on rendir au P CCS ple les armes & l'artillerie qui ayoie? ile portée au Château ; & on redonnä x 1aY ue 2 » . * re ë glorieux titre de irès-fidelle Fes En” e Vice-Roy avoit fait effacer de tous Ie pas. droits où -il étoit. Mais pour np” manquer à faire juftice , l'Empereur fe co tenta pour toute peine contre Îles Bou’ pour avoir pris les armes au fon ce a cl marque publique d'une fedition»> Fc) danner à une amende de cent mille Loos 1 | qui fut pourtant payée enfuite par Je RO on | me entier, felon la coûtume; Paré es 1 avoit publié l’amniftie danstoutle Ro & que plufieurs du païs avoient et best “Prifo- rebellion. : fées Ras Mais quand ces rumeurs furent apps 4% l’efprit du Vice-Roy ne Le fût pas car Cu tinua toûjours à perfecuter de plus En à jes & la Nobleffle, & les plus confider rene Vent IH. Par. Lrv. IE , 299 ES le peuple, Malgré même une 2mnI- ter pp ee E Tale , ilne laïffa pas de faire QE tacci er Ferrante Carrafa,. Jules-Cefar Ca- Baprine > le Notaire Santillo Pagano ; Jean aVoic € de B ino , & Placido: di Sangro à qui: | ne témoigné plus de zéle que les autres Pour Là, D de de fa Majetté Impériale » 6€. Fatrie, & qui avoient été Députez il Fe Cêtte affaire, comme nous l'avons dit; . th AAA E tous au Château; fans a il pûc $er peter d'autre raifon que celle de £ 24 Pèp l'avoir bien auffi faic tout ce qu ë av. :. À ide Perdre le Prince de Salerne { hu 0y Int que trop à bout dans la fuite) et e lui St informations fur informations contre “êt “ Cour ; par lefquelles il étoit chargé Celu; © Principal auteur dé RQIAeR Pr ‘Que pri faifoit foûlever le peuple > APR Me Mpereur ne verroit jamais cé Roy? £ ne . 05 troubles tandis qu'il vivroit ; TA PpPOUvant réufir de ce côté-là» parce pe de LPETEUr étoit perfuadé qu'il y et pl x Prit à On que de verité eh tout cela ; : lerne la plus foible partie. Le Prince de? . AVoit étant averti par les N apolirains qu à berte ÉTTÉTÉ ces perfonnés » foilicita leur li- ten. * la Cour: mais il fallut que l'Empe- Lo Avoyät quatre ordres confecutifs avant Ro pe €s mir en liberté» parce que le Vice- Rifie Chaque fois qu’il en reçévoit Pordre L mille injuftes remoniftrances ; la fn At il fût forcéde les mertreen liberté.” He Quina 4 Même témps on fit courir UPE paf. Pal labie Kôme. On y reprefencoit Dafquin seu meffacer , portant ufié lettre dont N 6 Ourta le D SES 4 } 300 La VE De CHARLES V: à le deffüs éroic tel, 2 lIluftriffime Seigneur pa Pietro de Tolede, Marquis de Villefranche SU de Naples, recommandée &. adrel[ée à J'Empe” à 7er Charles V. fon Vice-Roy. À la verité Po en Fe pouvoit comprendre ; d’oti à ace de bonne opinion, tant de CO? . que l'Empereur prenoit en DoiffPietro? js tant de credit & d’autorité qu’il s’éroit acque für fon efprit ; l'ayant maintenu penda e ans dans la qualité de Vice-Roy, n0n0 ee les efforts de fes envieux, & les remo? ie ces continuelles par lefquelles on lui Don entendre , que s’il n'ôtoit le Gouvern* (is | à ce Miniftre il perdroit le Royaume" à Pourtant le Vice-Roy fût maintenu jufque se 4 mort, qui arriva en 1553. au most vril'à Sienne, où il étoit allé pourfe none | ; la guerre d’alors, &le Royaume peftconfer., CRUE auparavant. Il eft bien vraÿ? d pus apolitains furent delivrez par fa MO Cars ne grande échärde, car il avoir tOùjoUT Le dé une haine irreconciliable contre Ne | pie > depuis que Charles V. avoit été ples. Tout cela ft pourtant bien VOA ie l'affection que ce Prince avoit pour OPbeE niftre , .& le bonheur du Vice-ROY ré | venu à bout de fes deffeins » & en pa | maintenu dans fon pofte malgré tous (ser à nemis.” ; Free ne E y avoit déja quelque temps qu’ El hate, Reine de France » veuve de François der fœur de l'Empereur Charles V. avoit fait fein d'aller demeurer en Flandre » © Ve peut-être de vivre avec plus de trand us | dans-un-pais appartenant à fon Free a gtres | + af dun. D Part. Liv. IL 308 Eur $$ ont crû qu’elle efperoit quel Empe- Pro fYant tant de Royaumes, d'Etâts &c de Yetn iNces, elle pourroit obtenir quelque Gou-" | je Ent, & que c’étoit là fa principale natio AMant beaucoup à commander;. incli- * Bien È naturelle aux femmes ; qui voudroient diyi © tirer de Paffujertiffement où les Loix ê humaines les ont mifes. Qui fait Ge À Elle ne croyoit pas pouvoir obtenir f OUVernement du Pais-Bas d. Quoi qu’il . ï | “Empereur ayant cute la nos U elle avoit faire, en fût fort co > x note ne de tendreffe a 4 Prier de hâter fon voyage; il ne fr 1.2 Gouvernante, de l'envoyer rece à rs qu’à fa propre perfonne. [] lui Fe n Pour demeure par provilion la ville de avec uvoir ne IT. bn He , lui accorda de fort An © &race tout ce qu'elle fouhaita lui He - Ouras © durant la joüiflance due Duché 1e bof. > & du Comté de Poitou» ; Ben. On entiere de fes pierterles » 3 ee Com \ Meubles ae quand elle partit 1l 1 AC Pegna jufqu’à la frontiere... 4 mie l'Europe admira, commeunenou- Ligue. & qe dans cette année » la Ligue offenfive François Suit fnive qui fe fimentre la France & les& le S. Charles V. averti de cette negotia- S°"7 & les © tout ce qu’il put pour la craver{er | Yoyoje uifles par cette même raifon qu ils le tent NC fi ardant à s’y oppofer » en prelfe- ke Vantage la conclufon. Le deffein Lo UY IL. éroir de fe faire un appuy des TS re Suifles ; 302 La ViE DE CHARLES ve en Suis, & d'en tirer des Troupes pou’ * es fervir dans lentreprife qu’il projettoit: (on Suifles de leur côté voyant que la Pr d’Aûtriche s’étoit renduë formidable? & craignant qu’elle ne vint quelque jour? veiller fes anciennes prétentions fur leu’ E a comme avoient déja fait les autres oc reurs de cette Maifon , trouverent à PRE dé fe fortifier d’un côté, au cas qu'ils Re attaquez de l’autre, par le moyen 6€ LOU Ligue. Cependant l'Empereur vint ? d'un grand point, qui fut d’empefc ans Cantons de Berne & de Zurich d'entrer Jeu cette Ligue, quelques follicitations que en fiffent les François. Lo LA VIE DE L'EMPEREUR CHARLES V Ur PARTIE LIVRE IV. Contenane les Années 1548. 1542: RSR Re ARGUMENT. ë Erry TI. Roy de France craint Char- Hs ksF @ pourquoi. Charles grand enne= En loifuere Quel doit être le loifir des de US. Deux Conciles en même temps; FOUS he Ruls, L'Ejeéteur Maurice de Saxe T° % Si fe trouver à la Diete À pourquoi. a TES cherche un milieu pour contenter es dE Arêis Jar la Religion. : Articles es nece}= | D 304 _La VtE DE CHARLES V0 neceflaires.… On publie une ejpece d'Interié Sentiment des Catholiques là deffus. Ro e qui. Villes qui le refufent. On 2 LR Eur, Maire os por Une èrer la juftice. L'Eleéteur dé 4 Ha à rm dans fon Eleétorat. Subfides ati 2 @ Charles V. La ville de Conftanté fr 1 Pare de l'Empire. Charles fait deffein de ni te > congedie la Diete, © part d'A ourg. Viviez, bon foldat, pape poil 7 treprife de Confiance. On l'attaque joie nent. Faute.que firent les affiegeans avé A: particularitez. L'Empereur va. me, PE Je les Lutheriens. Les Suif]es fe phaigi Re 7 0H avoit entrepris CONTE Con Dir es ste si Jur les Pretentions ‘des Suifle LE 2 Far UE plufieurs particularités, Sn de Confrance ivrefolus » D onbent en une grande perplexité de pe Confhance prile par trabifon. Chambre In f | riale de Spive, avec une remarque. Ch fl | 2 en Flandre. Chofe digne d'être renard" 1 | rrande tranquilité .en. Allemagne ss 1 envoyer fon neveu: Maximilien. € ie A 2 quil Je ‘à OMS | J É 4 a 20 te IT. ParT, Lrv. IV. ! ee Peur for Pere. Par qui agcompagne. ie a réception de Maximilien. Commen l'Infante Marie. Pallado}id. 11 Epoufe l'Iufa Een RE de Dire Phihppe ; avec Ge P 5 | ares Arrive à Barcelone. Combien : LA care © regalé. Ordre de la mn ee dévois accompagner. : Son embarquement ler RAR Tempefte qué je Pfieurs particularitez: quelques AUiens à fon embarquement » AVEC PMR ques Curienfes. Nouvel FRA d'hou- 2 “tue à Genes On lui fait ME Com ne 1 part pour Milan © ÿ ar En v0ÿ2- ï rive aux Païs- Bas. Î RE De à Namur. Le Reine CEE uxe . + Ÿ fo Lt ke 77e le va recevoir. I paitP ee © ln jus Reine Eleonor lui va au RE e De- je ER régal. Son entrée à RAP sendreffe y P Hon de la ceremonie. Avec quel : s lieux Tec de l'Empereur. En ou ean- mes Ut- Rais Corfaire Turcs PT ne 0, OA s avec plufieurs PM NA Qué | us lîre de ]n chaînes DU bete, par= neufs 7). defus. Barberouffe le rache 26 | Mlaritez vema quables. [retourne en Fe M equiers plus de credit Sr RS Do TUE fait à la M ne 2 dy Difiours de Charles is obférua- bp: a jets TRUE avec plufieurs CUT Quoi " Appre- ARR d'Hen- ry II. 1548, Autre railon, 306 La VIE DE CHARLES NE IE QS: que la Hjpue qu’avoic fait Héni avec les Suiffes , lui parûc fort ae paÿ geufe à fesaffaires, il ne croyoit pour ne que ce fût un rempart capable de le me dre contre ce puiffant ennemi » qu'il Ce Jui: à tout moment voir venir armé COBT "à eux chofes lui faifoient craindre»n0 an$ fondement, que Charles V. qui s'étale ré ennemi irréconciliable de la Franco you” lât bien-toft troubler le repos de fon ‘ / , " " à 1 me. La premiere étoit l'affaire de à ce A Vogelftberg. Ce brave Capitaine 2100y à compagné l’année précedente | Rheims pour la céremonie de fon gen nement , avec dix compagnies: ge cé” 4 cetté ft ; #. / * { étant retourné en Allemagne aprés jui À remonie ; PEmpereur le fit arrête ” eg fairé fon procez , & après quelque® for formalitez il fut condanné à la mes def pretéxte d’avoir contrevenu à une 4 roi Majefté Imperiale, qui avoit deffendu à fers fujets & vaflaux de Empire, d'entrer né à vice d’aucun Prince étranger? 8 A ire tous ceux qui s’y trouvoient de j nr . Henry If. crût qu’on l’avoit fait M Ouf 2 la haine que l’on avoit pour lui» à © Gcc fervice qu’il lui avoit rendu en sens as : fion ; où il ne s’agiffoic pourtant | guerre. tenfŸ } L'autre chofe qui faifoit croire à He ion que Charles V. avoit de mauvaifes 1? ace ë contre lui étoit que felon les appart ga Prince, qui venoit de remporter u? î sa de viétoire fur les Lutheriens,aPrés 4 pe domptez & deffaits, tournero! l Utre 1f UT. Par. Liv. IV. . 397 gp en Dep avoit deux fois atta- de rer nr masconne laquelle il pouvoit | te) Enir à de combattre avec avantage: | RS vrai out de fes deffeins. Sous ces pre- fa + is ou faux, ilarma vigoureufement, | tn Qutes fes places, à redoubla fes Gar- np © Paticulierement en Piémont; mon- A Téndre ae ement qu’il n’avoit aucun deffein eme cePais à don Prince legiiee Dus | 6 de my: cet terre pour recouvrer le Du- | d lan, fur lequel il confervoit TO QE $S pretentions.. On Crût pourtant» Berre Ÿ avoit plus d'envie de declarer la qe P Charles V. que Charles à Hen- tam LOU moi je croi qu'ils €R avoient d l'rNeMe lun que l’autre. 3 | de ureu Qit beaucoup à Charles aprés tant charles N déme P'OBTEZ , & deglorieufes victoires»; sue ne LT à Ausbourg à rien faire pie loves log de LS avoit fait depuis ï. Re 1548. PO Gns a inutiles fur les affaires dei et Vrai aVoirprisaucune bonne refolution: tt Qui Que l’oifiveré eft autant à charge à Là € rayailler, quele PÜtumen à qui le font par force & quifont Hp Sèts & Zâne rien faire » tels que RE dadté qi Ur faineants. Dela vient qu'A- ba Utey que La vie de Phomime ne C0m ifée pas tte Vase, er repos er un lieu ; Dre a agir € (A r Ou, à Pieurs. L'oifiveté rend Pefprit Ve & fai indeterminé à ce qu’on doit fai- RS it Méner une vie, qui n'eft pas Une te OI vi > { nguer en & travail. pig. Vie. El faut pourtant difti à. Veté 6 pe ; Kemp” & oifveté, travail » Ple un Prince fe divertit Et fes | at- 4 » a1# LA Vire DE CHARLES V. enter, que leur defobeïflance à ’'EmM Ÿ eur &t aux Electeurs de J'Empire, ne failoit pe feulement du préjudice au bien public , bon ordre, &c à la tranquillité des 2 Religion ,.mais encore à leurs intere ffaires der #! ticuliers; puis qu’ils s’acqueroient la ref mn“ tion d’étreincorrigibles, & obligeroient yt0* pereur & les Electeurs à maintenir Jeuf jet rité ; 8 à proceder à la rigueur contre rebellion. Qu’ils devoient au refte 20° ple vant les yeux, & dans le cœur > ŸE de Jean Frederic, & celui du Landgrave nt Heffe. Quelques-unes de ces villes pro de ces bonsavis, particulierement © elles fa c les reçürent par des perfonnes definter® de qui leur avoient fait connoître> qu ils P il : de“ sem re”, La] Lo 17 LE ed voient pas continüer dans leur refus ? ais ne leuren viendroit nibien, ni honneu’ au contraire, qu’ils en fouffriroient mage, & de la honte. Mais plufieuf perfifterent dans leur obftination l'oreille, à des gens dont on ne voit s 4° "407 ( ”} fo” dans le Monde, qui ne travaillent be feu» menter les divifions, & à jetter du bois pour augmenter l’embrafement > 4 derer ce qui en peut arriver. | * ; pa Regle- … L’Interim ayant donc été approuvée Foyen as mentde Diete ,. & l'Empereur ayant par CE. : 12 uitice, €: : eli J fait une treve aux affaires de Religie” el paffa à la propoñition de l'autre cho S rapis? avoit mile au. commencement fur !€ favoir le retabliffement de la juftice & jes” Jautorité des Loix, que les guerres mi” divifions au fujet de la Religion 4* fes en grand defordre. Pour cet fer” tr8” D \ \ ailes | LE Part LivolV. + 36 évi 2à infinüer à l Affemblée que fi ; D dors 2 confufon& le defordre que caufe te Maire la diverfité d'opinions de tant de qu $s on vouloit lui én donner le foin 3 its ‘’employeroit de tout fon pouvoir à les k QUE fur un bon pied. Sachant auff se ton «bre Imperiale eftoit accablée par le pos Band nombre d'affaires, il jugea A fur. ajoûter encore dix nouveaux : Ée 3 ire X dhciens, afin que les nn _. {in ke xpediées. La ms ae £ fa im & on lui témoigna ha | pen, qu'on s'en remettoit à lui pour Le à Cu AUS tout ce qu’il jugeroitneceflaire ; € < ki; &P'OMettanrd’étrepreft àcontribuerà tou my Of Majefté eriale les voudroit “mpooi fe Majeité mp | 1e uen vint finalement au 3. article qui Enr doit les interefts particuliers » &c que k puPereur avoit dit qu'il falloit Re Que 1 la Diete. -Je dirai fur cét ee . kÇ R° Nouvel Electeur Maurice ; VOyan que ki. VOYez n’agoient pà rien obtenir ne ae À té du Landgrave, étoit allé en per LE Voie Pourg malgré les D mr Dre faites de nele pas faire que fon beau | | Groy. Cût été auparavant mis en liberté » a là pouvoir obrenir lui même par fes V6. "ntes follicitarions: À peiney fut-il pe k D; il fe mità folliciter les principaux de cher 3 déjoindre leurs foins aux fiens pres Mais ps Obtenir! la liberté du Es ARS QU Mpereur lesarréta tous; en declar lite YOuloit feul avoir connoiffance des af- Sig JS Particuliers. -Cependant il-trouva à : O 2 pro: À sé La Vie be CHA se Ÿ: | ARE AV: propos; de confoler. pÉlecteur Maurice du DETTE : cul ; RGB C ee cs qu’il avoit de ce qu'ilnepouY yen abri pour fon beau-pére > par uni MOÿ°, faire eee fort bien. C’elt qu’il voir, res ir Diere la ceremonie des Frère a el Inveftiture de pElectora® és Bit de Jean Frederic; qu'il 1 on . Wittern Se particulier dans le CamP ue cetln “he avec declaration exprefl feu” Aa veftiture feroir cenfée faite ais Ho Pie la: perfonne de Maurice mue & es Se héritiers & dev GE viendroit à en manq fegit | RAS ans la perfonne &t heritiers Se 4 a Se ns du Duc Auguite de ve onie qui fut fort agreable à Manif ñ 1 uftef0 Subfides &ccordez à j 1548. {oit commeille fouhaitoit el order. nand;tjufques ce oui : 43 Rd LES -ce qu'ibfe AapdiX>" {of Treve avecilenT ER confentement Auirsé Et cét que Fous JS F8 pe Empereur. poffedoit pu Va hab ne bafle Allemagne > fuflent-compris dan L pire” | | à be, & LL Part: Liv. IV. + 357 HS euffent voix dans la Diete > na Payer comme il offroiteux mêmes, quis {es tr leurportion des fubfides ëc depen- EN Inaires st fans: pourtant qu'il /fût fait a." Changément à leurs Loixët Privileges:. du SS Quoi il congedia la Dieres priant les e &les Princes, de vouloir envoyer leurs qu . €Z au Concile , er que les obftacles € Pape y apportoit cefleroient. ; F afaires Cane terminées Charles oMe Gags br" avant que d'aller à Spire pour y Les pue. de Vu hambre, Imperiale qui étroit en ge d l'Empiae le rdre; de £e tranfporter àaUIme; et ES re. au SiE pour y donner les ordres: necef M tien Ouvernement, en depofant les Lut - il + » &t établiflant des Catholiques OM à Proche faità Ausbourg) Mais pour être pe { ob ne de Conftance, qui perfitoit dans ) PR. lation à ne vouloir point dependre de | Loig Pire,ni-de l'Empereur» à mp rie F : açoi &lEmpire, & le Ban dohr 02 pue cue t> & vouloir demeurer feparée ans Plus pPParence de retour. Ce qui fichoit le Vayé Empereur encore c’eft qu’elleavoit en- | RS Deputez en Suiffe> pour napoiee fi laité d'union avec CUX» lequelune ais | lmais Perdoit toute efperance ns F nette ich Sdans l'obeïflance de la IVlatton à tem > dont elle avoit dependu depuis long- Bta ES" D'ailleurs il confideroit, qu outre le ‘cer. Préjudice que cela s à fa Maifon » Ke 0it encore un grand afffont pour lui 4 pe, Tune feule ville à fa barbe’ dot vi Brande :profperité » & le progrez (2 S Diresofätfefeparer: de l'Empire > A O 3 . 1 318. La Vie DE CHARLES V2 fil fa dependance ; avec tant de fierté: 47 Le fit refolution de la reduire à quelque pré de cefût. Il étoit porté à cette entreprit; | > core; & croyoit en venir facile me ge bout, parce qu'il avoit dans la Ville EU Coup. de partifans centre les Prince sé Ourgeois ; qui lui promettoient fc pr le t, de lui aider à executer i0 pS rife. : PRE. Fr pour Sur cette efperance, Charles partit d'A | © bourg au commencement d’Aoult- de Bourg, POUr garder cette ville deux Regime Less 1548 Madruccio, prit avec lui les autres T 5 gnoles un Colonel nommé -4/ph0#/° = d’une mere Napolitaine > & de 4 fpagnol; il faifoit le métier de la Eu ra” pis 25. ans, & s'étoit acquis Une” Fé? € réputation que chacun toi " qu il n’eût pas été avancé en quelque fees P a confiderable ; ayant fait tant de ñ ê actions; & il étoit fi eftimé de che of particulierément de l'Empereur » fil vive, C'OYOIT que aggaue entreprile qi e fes sofe elle ne pouvoitManquer de réufhir entr pour l'en-rhainis F treprife . k : ué qu de Con. Ce brave homme ayant renard, oi! _ fance, “Charles en vouloit à Conftance ; ci ET * # IL ParT: Liv. IV. 319 | Hein d’expofer fa perfonne à cette entreprit il Jet de l'en dérourner: Pour cêét de _ de S demanda une audience, & le pria de. L'un OUloir pas fe fervir de fon glorieux nom» Prife” fon bras invincible ; pour une entré bo. > dont un fimple foldat pouvoit venir 4 f Mt; mais de lui en donner la commif- ee à lui-même. Empereur avoit fi bou- opinion delui, qu'il ne fit aucune 1 lie, se lui accorder fa demande. Ce Fur He dr Croire à Vivies qu’il feroit aifé de le re Qui Maître de cette ville > toit qu Le M avoit grand nombre de gens me sr que nt le parti de l'Empereur re bas | jou ne verroit pas plätoft approcl er è | s S> qu’on courroit Jui en Ouvrir É voi. vies plein de certe efperanet ? 2 ee deg. Pris fes mefures ; &c communiqué fon Qui ie PEmpereur , fe mit en chemin ; | &= ec 2c00. hommes de pied Efpagno à ye3200. hommes de cheval Italiens > qu Vent Ordre d’obéir exaétement à CE ge de pat. Les Magiftrats de ja ville ass d'a a Marche deñces Troupes » ou an vs fe Ares difent , du deflein MÊME DS de PIE les plus zélez &c ardens deffen Us | RE iberté, fe jetrerent fur les partifans E | den Ptreur, les traiterent de traîtres ; a Nemis de la Patrie, cles livrerent ce ; ble Ent à la fureur du peuple; qui en femb LR {rt Ocçafons n’a ni fens, ni moderation ; É qu'il de tuez, d’autres furen jo CRT is en prifon » jp aitez, & prefque tous mis € Pi > infUres à ce qu’on eût le temps d’en a MMations neceflaires. Mais CéPen nt [@) 4 tous - ( : 320 La ViE DE CHARLES V. cé : tous fans excepter les femmes; priren l1 2: {olution de fe defendre jufques à la dernié? goute de leur fang. doit confian: Vivies qui ne favoit pas ce qui fe paf fémen. dans la ville, dont les portes étoient er e 4 atraquée, CIOYant trouver la place dépourvüe : : les Partifans de l'Empereur faciliteroi£n je i €Entreprife, partit au point du jour» rt approché d’une des portes de la ville fe à faire beaucoup de bruit à deffein réveille, ceux qui étoient dedans. LesBour geois Len tis que les ennemis vouloient. forcer y il & coururent vigoureufement aux murail jé | aux portes, pour repoufler l'ennemi: D | dit, qe les Partifans de Charles V. int js ns 1e Msgiftrat, & fe repentant d’aV p RS i de PEmpereur contre leur P#' ae gnirent aux autres Bourgeois &c rent veilles pour fa deffenfe. Le combat ee pendant plus de trois heures: JU be es Efpagnols fatiguez ; voyan” me voient perdu beaucoup de gens » AS Vivies leur Commandant , prirent la refo n tion de fe retirer. On diciqu’il fut tuË x coup d’arquebufe ; qui lui perga le cor vé Part en part; d’autres aflurent » qui fut? Al par mégarde par un de fes propres foidat® ea même des Hiftoriens, qui parlen ’ ul Rae EE qui le font paffer PO} voit eu ; d'autre rite cr PRE es de pri à Charles V. Il n’y a pourtant pas dape, rence que l'Empereur eût fi mal place F cftime. me ul Quoi qu'il en foit, -Vivies fut tué P Pa Mälhe UT. ParT. Liv. IV. 328 qe Eureux coup, & à fon côté fon fils aïné. a Cut auf plufieurs autres morts & bleflez Cette occañon, auffi bien que du côté des der BCOis de Conftance quieurent leur part eût Coups. On tient pour affuré que fi Vivies es jus de troupes avec Jui » ane infire, intention de l'Empereur , il feroit Alliblement venu à bout de fon entrepri- . ne Parce qu’on auroit püû attaquer la place tojeP ÉIEUrs côtez à la fois» à quoi na Dt.pas pû refifter les habitans de la ville. 8CCufe toûjours Vivies de deux, chofes; preMieremenc de s'être trop confié fur les | pheriins de PEmpereur qui. étoient + Œ, & de n'avoir pas pris AVEC ; L'Art fufffantes pour attaquer la ville fans a befoin_ de leurs fecours Imperiauix > en dans l& lui des ne Qu'ils vinffent à Jui manquer » étant fe bigp'udence de compter que ARE S glé arriver. L'autre faute eft, qui ps ae En Pl la vanité, de pouvoir FE lus PIE avee fi peu de gens, Mais se È tich Par lavidité de pouvoir faccager \ = . d'a © ville avec peu de foldats » si | beroir Une plus grande part à ce FES À Ms & de prendre pour lui-même, ce qui con lot de plus précieux. Toüjours eft-il Out n, que cette entreprife Füt » felon Gong e PATENCE ,.& mal conçüe, & mal e. | | Charles. Quint fut extrémement fâché du Chartes IQ fuccez de cette entreprife » tant à it Q 2 de la perte d'un auffi grand Capitaine Lurhe. , StOit Vivies, qu’il eftimoit beaucoup que riens le peu d'honneur qu’elle lui faifoit à lui- * Pier O 5 méme. . La Vie DE CHARLES Va gite méme. Pouf fauver les apparences» a voir qu’il n’étoit pas allé à Ulme» PO ule- litér l’entreprife de Conftance » mais fa; ment pour y regler les affaires d & pour gagner Paffection du peuple ?. #5 plus des fix parts étoient Catholique? 5e toutes les charges aux Lutheriens» LME donna aux Catholiques: & non COS qe cela; il fit prendre tous les Miniftres ai riens, les fit conduire ignominieufem® AA toutes les rües de la ville, où POP seu les enfans à leur dire des injures > © aifoir jeter de la boüe. Son Confeffeur !tl 4 Fin cela, pour ôter, difoit-il» à la reste de Pre êt autres Catholiques tout pa plis Pr pçonner, qu'il eût deffein En , Aterim ; de favorifer les Lutherien}/ voit si en faifant cela, il teroit voir qù Dur LesSuif- Ru ie & de l'horreur ne | de pu FË y avoit un article dans la Leds, ë plai- mpereur avoit faite avec les sui? se pu _gnent, . Qui fût enfuite plus amplement CON niChE/ Charles V. & toute la Maifon GE, ni quiportoitexpreflement, que PEmper € äutre Prince de la Maifon d'AGIS 0 pourtoit fous quelque pretexté » g dé de que ce fût, faire approcher les one Suifle plus près que de vingt mi eo fl En vertu de cét article lés Suifles 2Y4 Cot” lPattaque que lEmpereuravoit donné®e sel ftance, ville quitouchéléurs frontiere me plaignirent fortement , pretendant up il étoit vraÿ > que l'Empereur avoit10P faite cette entreprife la Ligué qu’ils avoie D ga avec la Maifon d’Aûtriche. Ainfi is den em fr. PART. Lrv. IV. 323 Velle lez le jour qu ils reçürent cette nou- Étoie: ils ordonnerent à leurs Députez qui che rt Encore à Ausbourg ; de s’en revenir CUx, & en même temps ils députerent ne de leurs meilleures teftes à Conftance » line lâcher de conclurse l’union; ou pluftôt Boo! POration de cette ville; que lon a Qu déja depuis quelque temps a se ten 9ns, comme nous l’avons dit. IS f+ ten. dire auffi fort hardiment à EE fair” Jayant rompu la Ligue qu'il a aVec eux, par l’entreprife eee nr Wbpgs, céntons ne pretendoient plus que” Que fçai s’il me fera Men dé Eur rs Geqn He digreffion, &de me eos une suis bou. demi de la fuite de mon Hi CITE ; fes. ên © Témarquer la grande difference qu il Fe uiffe Ces venerables barbes que portoiént ?es ouf, au temps de Charles V. & ces petites Jourd aches à {a Françoife ; que BOT 3 dE buy ceux qui vivent pendant le Reg <=Oüis XIV. Alors ils bravoient un Em- A fi puiffant, fi viétorieux » & fi bien ont @. 2U lieu que depuis 25.ans les os bat S'È Méprifez, mal traitez » ë offenfez _ Gbg.. MNCe, pendant MÊME qu il étoit ac- de € Par la guerre qué lui faifoient tant d’en- . Re fans qu’ils ayent feulement ofé pouf- Que ee Qûpir pour fe plaindre. Ce Monar- Prane VOTE douze de fes Gardes enlever un Qui SOIS dans les terres du Canton de BCEPR mai, UC Enfuite rompre tout vif à Paris; in n° AE difent les Suifles 1à-deffus? dor”rinrr no pacis, ils dorment d'un fomimeil de paix. : O 6 Ce e Pere ar R 330 La Vire DE CHARLES ace fa même efcorte, où il demeura jufqués ah qu’il fût mis en liberté, comme nouslee, ne en fon lieu, . Quant à Jean Fredef il Nr voulut, qu'il le fuivit P4' 4 Les it, fous bonne garde. D digne .de ombien de fois les hommes n€ ie (eLS remar. Pent-ils point dans leurs Jugemens ie que, Croyoit par tout, & fur tout €n Tue qui en avoit été inftruite par les Chrétie” LS = _ defordre , & en fi miferable eftät, cu CharlesW, n’y pourroit jamais jouir a | repos. Ceux qui connoïifloient auront que puiffance, les Armées, les alliances” sel Fr &tle courage de Jean Frederic? #0 | és pas, fur tout lors qu'ils Je VE ue Se € de cent mille combattans» À Lontfé F ingt villes d'Allemagne, revoltéé cent’ Sat Où trouver donc de 2 | roupes pour faire la guef” (4 moyen de péuvae jamais oué un] De ment, COMPOfé de tant de cordes Gi dif ie de M ; qu’eft PAilemagne? où fera br me Se ufique capable de le faire? . PAIE" quilliré ependant dans ce même temps de qu del'Aell- es dur étoit le plus en defordre. Lors qui magne, Îa Puiffance ou plütôt la fierté de ce k? en étoient les. Chefs 5 ne pañfoit pl SE prefomption, mais pour une raifon DIE Los dée dans Pun & dans l’autre parti: Ë j que felon toutes les apparences pumain esse fembloit que toutes les forces de 18 CS tienté, étoient incapables de refifer Gen | des Lutheriens. Lors que les af4 jojent & | bloie IL Par. Liv. IV f | me ere reiberées &c fans .remede » RE: oil} p API ou du moins fort peu aPrÉS» deux pri ee des Lutheriens deffaite > es tabl; SU MEABe hefs prifoniers.. L'Ordre Villes ; :hitus que jamais dans la juftice. Les & uites à Pobeiffance de l'Empereur; l’un &de l’autre tel ef & routes chofes te ft, que l’on ne fe fouvenoit pas > &t dans l’'Hiftoire ; compoié u l Ref fujet à la difcordeët à Ka Eng vüe dans une fi:8ran 1548. Ms ; qu’elle l’étoi Ca pet d’où viennent to | bgiens rovidence de Dieu» difent les Theo- Prlane d il.eft-vray ; mais auf hr u bon fens, de la bonne conduite » 'S Fe ; de Fhabileté» du courage qe la bonne fortune de lEmperenr » qui t free, OUtes les, apparences > ayant des $ celles de fes ù Li . is M OUR inferieures, à C | LL TRS fuccomber & perir dans cette He Ltrojs eos PEmpire s'eft vû pr eft à Wuilliré ois Charles V. Paretabli dans fa tra pee ? deux fois par {of autorité bien me- hi le x une'fois par Ja valeur de fon épée. 6 Ele A vite crûs qu” Rourg à Palatin, de Saxe &t de Bran- a Oteans tant d’autres Princes & Etats Ad T énvoyer leurs Deputez 2 Con- Age rente? Cependant avant que de partir s bourg , cela lui fut promis s s ilen onna perir > Charles N= Ve Joue 332 La Vie pe CHARLES er donna avis au Pape par le moyen om” nal Madrucci. Jules Cefar, dont Le Ci mentaires font connus de tout le MO ins dix ans à fubjuguer la France ; ê£ Les Peuts | prefenterent de grands Sacrifices © se iclque Rhin, # # | n, & qu'il fe fut approché Hilaire bien d’Armées ayant que de PONT pere Charles V, s’en eft rendu maître 108 pace de trois mois, & fair fon Prince is à nier, & qu’en moins d’un an» il 4 à de {on obeiffance toùte l'Allemagne. Get 1 exemples auffi rares que furprenans? 114 ÿ ritables prodiges de la vie de Charte gt que lon peut appeller tels; fans cor FRA cà paffer pour flatteur. . nes LL. On croyoir que la revolre de R Pilot ne s’appaiferoit jamais, & déja 9° perd des gageures, que ce Royaume feront fansreffource pour la maifon d’AUIT i ceux qui.les faifoient ne connoi vient en bon fens, nila valeur de Charles "+ un voient pas affez confideré fa bonne # qu ll eft certain ; quelques grands € ou aa / l'Empereur eût donnez au RoOY ES fon frére, pour reduire les Bohemien® à € pour ne pas parler de ceux qu’il. envoÿ PCR Hongrie; que la victoire qu'il en que contre les Lutheriens, y :contribu# PyAr ba. HI PanrrT. Liv. TE. CE 308 vo Ée qu’il y avoit envoyée ». Carte Sie Allarma tellement. les Bohemiens > | dec ës lors ils chercherent à faire leur paix ân À Roy Ferdinand. L'Empereur cépen- PAN AVoit declaré qu’il ne quitteroit point Wie agne, qu'elle ne fut Hp ee se Wir <> auf bien que la Boheme 9 4 À tayr Mbre fi confderable : de ige qu ë on Que à la reconciliation » (54 à la oui GS Bohemiens; & Je Traitéen FACE, | a au Mois d’Aouft fuivant ( d’autres di Fe &u OS de Juillet) en prefence del'Empereurs “ Conditions fuivantes: ARTICLES à la Paix accordée aux Bohemiens par le Roy Ferdinand. Us romproient les .Seaux dela: Li= Mie QUE qu'ils votent faite dans la pre= ete di Royaume. 4 àl * Qu'ils rs das le Confeil du md, Pssleurs Privileges » afin qu il les refor- Yoÿg.… Ÿ les mêt en tel fiat qu'il lus DRere oil Core auf} ous ‘es Privileges des. (2 IE CG Commanattez y pour NE TER D ripez à SVT L SES ; er SAIS eh alu iot) Ve , Qu'ils laiferoient au Roy Ja liberte éntiere « Le 3% LAVie DE CHaanes NE entiere de jouir de tons les revenus teaux qui lui appartenoient en PrOPTE eus V. Qu'ils remettroient encore à Ligue " Lettr es © écritures au fujet de duc ê qu'ils avoient: faite avec Fear ETES _Auires. ‘ JS VI. Que Le fervice de la Serrofs Tu mi accordé à fa Majefié pour #00 eroit perpetuel. 27, once VIL. Qu'ils remettroient dans les As de fa Majefté toute leur artillerie à ON les munitions de guerre. gelqué VIIL., Que tous les Bourgeois T2 qualité ou conditionqW'ils fuffents Fe so Sex de porter dans le même Ar” 714 Jorte d'Armesqu'ils pourroient aU0H LEA naïfons, hors les épées. a AE nee Deffeins Harles V. fe woyant ainfi fans EP eduit lee ve VAdécouverts, & l'Empire entier ion 1548. à fon obeïfflance, : voulûüt-avoir DE PT de voir, Philippe fon. fils qu'il Louhal a dé faire connoître, à fes Etârs d’Icalie ndu Païs-bas ,. & l'avoir auprès de ie duc” quelquetemps, pour avoir l'œil fur 107 pitié tion , & l’inftruire detout cequ’il Juee voit ceffaire felon fon experience. Mais! agro comment s’y prendre, parce que les BP ôté cé auroient trouvé mauvais qu’on leur & 14 on El Prince qui les gouvernoit, fur tOuF “sncf mis en fa place quelque étranger auquel! irpiel feroient pas volontiers fois Aprés 20 able penfé à trouvet un moyen qui lui füt#8 & Ron UL Par. Liv.IV. 335 in L contentit les Efpagnols, il en trouva S-propre. - Rs 5 ‘, © 1 en- Ms VOit prefque toûjours eu auprès de lui; 6 Raimi & fils aîné du Roy eu | TN a AE étoit encore jeune, en HP ren Ort fage, & qui avoit fi bien PO . “E de fon Oncle, qu'il lejugea capab qe lan NEr le Royaume. Il one Race een Ef our gouverner en l” me de Ga Cab P & Er tenir not ic) les deux branches de la maifon ne | Che en Allemagne ; il voulut marier 1 ar Maximilien , avec Marie Lt à ten Mme ils étoient germains » il 7. Genet à La diffenfe du Pape qu'il obtin | RE . à Ruigo te PHP Uis {a fin de l’année derniere» le free pee ên aulippe avoit envoyé Ruigomez ce se Dére Magne, pour feliciter de fapart Fe, ut Gn pere de la glorieufe victoire q 1 Gi Mportée fur fes ennemis. C Fos homme Portugais d’origine» RE Me p ANcienes familles du ROpRR et Lo lt, 2 êge meur, grand foldat> SE A tire Curieux des belles lettres, gran “he LS . "Hiftoire, capable des grades : | tam Mfidelité incorruptible ; ayant : Peu tes Nobles; en un mottel qu'ily avoi foi. 8ens qu'on lui pût comparer. cu de “allé de Portugal en Éfpagne, en qua i < Cunise de PImperatrice Ifabelle : M ve V. ayant connu fes bonnes En | Ru Peu à peu aux plus grands emP “a à Lo $S à Le faire Ducde Paftrano; & re \ tn de fà femme, il devint auffi E | Viet En. Calabre. À L’Em- 4 . 0 + . pour Ef- y porter se e que Ye la nouvelledu voyag Masii 336 La ViE DE CHARLES je pour t pare L'Empereur le renvoya en Efpagné” oi Ps. faire Philippeen Allemagne; êx k fon neveu en Efpagne, pour f& gouve pynté pagnes pour #8 2 V[nfse la place de fon coufin , fe marier aVEC = rrout … * Marie, & d’ailleurs encore pour PT Popilip® tes chofes pour le voyage du Prince qu’il devoit accompagner ; comme f n 6 de cipal Conduéteur; ainfi ayant pris Gi ag" PÉmpereur à Bruxelles, il alla € : ; par le chemin le plus court; _ fuite. Atout ‘4 Tab . Peu de jours aprés Charles Vevoy a en Efpa- LEUTOpe tranquille, qu’il n’y 2V 4e Fi £ne, cuneapparence de guerre, & 4° Ü voit pas befoin de retenir aupréÿ cé d'A Ferdinand Alvarez de Tolede d6 grand Chambellan de fa maifon: ©? ali fes Gardes, & fon Lieutenant EE En quel la valeur à la guerre» À pe dans le Confeil ; fe difpuroient ere porteroit , jugea neceflaire de su # Æfpagne, afin que conjointement de fr gomez ils fiflentious les préparat! Ë rl2€ jé res}; pour l'entrée de Maximilien» P “cou dv bration defesnoces, & pour regler rs DUE Prince Philippe, à la manierede celle voire de Bourgogne.&cfembiable àcele dr Lo | PEmpereur Charles V. & ils devoir oÿ38 | deux accompagner Philippe dans ne au Le Ducn’eûr pas plûtôt reçû cét QE ep partit.en pofte, avec peu de fuite #5 Ant re plus de diligence, avec fon fils £cuÿ® | nio de T'olede; quel’on avoit fait 81 4 1] du Prince, Re PE “p. IUL Parr. Liv. 14,2 a. FA ans mEz arriva en Efpagnelix jours aupa- On profes très. F>-apoitant ces nouvelles ; qui furent de Phis @, 8tEables au Priñce, non feulement à lippe.. LAS du mariage de Marie fa fœur, ëc de la QI de Maximilien, mais fur tout parce { Îauroit occafion d’embrafier l Empereur up: 1€ > & de voir les Païs-Bass; ce qu’il tr; #ALOit avec beaucoup de pañion. Enfuite Mo + l€ Duc d’Albe ,. portant des ordres ces Vaux de faire celebrer au plütôt les No- Pa ne aximilien avec Marié » & de faire de ! inceffamment le Prince Philippe, qur &] SMandoit pas mieux. Ainfi A qe P à. uc d’Albe qui avoient Ja principa ÉE Pr On fur ce voyage, & fur la maifon du | Pour.” firent toutes les diligences poffbles | Yen. Ot cé qui en dépendoit. Iis ne RE Perf. Aucune difculré quepourle choix des | ce, NES qui devoient accompagner le Bar | Cagparce que prefque toutela Noblefle de > pile & d’Arragon s’offroit. | se PR Prince Maximilien partit de la port RE | drue PEUT , accompagné du Cardinal Lo LL : que l’on appelloit le Cardinal de j'rfpa- D, te; parce qu’ilen étoit Evêques du jeune gne. RES Uk Mansfeldr, 154% | Rae Brunfwic, du Comte de Ma ; &par 30. Gentils-hommes partie Flamands; - QE TUE Allemands & plus de 40. Domeftiques. | b; Sndant l'Empereur avoit donné ordre au | Ne oria, de tenir une Efcadre de Gale- | avoe EC » fur jaquelle il s’embarqua; Re | Pubs °Sù toute forte d'honneurs de la KE- QUE, & de rafraîchiffemens pour fa Max: Doria Paccompagna dans ce voyage. p_milien quin’avoitpas accoûtumélamer ; ar, I, SR {e : * ; D % Me. ‘wa vent contraire qui commençoit à € at A il ne laiffa pourtant pas de dire » que ce vit? toit rien ç que s'il avoit du mal» sl pe | * E . A de peur. Le Prince Doria accoûtumé 27 fn grandes tempetes lui difoic fur cela” Ml violent. Doria commanda qu'on M + uoi les voiles, Maximilien demandant Pat mettre tant de voiles par un fi gros 1e pri ria lui répondit en Efpagnol » 4 7. v mas velas , Ceft-à-dire » Je k voile. se en date nn? Arrivée Maximilien eftant arrivé à Barcelo ic jade tion, êc recep- ü i reeep- trouva Don Pietro di Cordoüa qui © PE fui la part du Prince Philippe, Avec dede fo? magnifique pour le vifiter &c fe rejoL eo : arrivée ; il y trouva encore Don 4eIn Cordoüa, qui y étoit auffi de la P Be fe fante Marie fon Epoufe pour le me pafes Maximilien leur fit un accueil pleif ( vil tion. T1 demeura deux jours dans cf ge Ë reçevoir à l’entrée du Royaume > er ju équipage magnifique Æ& laccomp# prince ques au Royaume d’Arragon: : phil? by LL Par® LivIV. 339 te Mppe lui alla au devant jufques à ok COM pa ingt quatre milles de Valladolid , ac- C is du Duc d’Albe ; de cinquante ardes à ” Marquis > où Grands ,. & cent Cnbra à cheval. On admira les carefes &cles ent » js reïterées quefe firent reciproque- fs Ge Eur entrevue ces deux Princes Cou- Slêre FRÈRE & beaux freres; ils ne furent Dem: À us d’une heure erifemble pour cette Phi ete, fois, parce que le Prince fe REP eétoit préffé de s’en retourner» pour | éParer à recevoir Maximilien à Vallado fque en 22 fe difpofoit à lui faire une magni- rée. bi lendemain matin Maximilien parût ht Sonen : eu de tréc a doi hommes & de Domeftiques qu’il de- Nine dre FRS fon fervice, parce que par Or- 1548° FOMpofs Empereur fa Maifon devoit être Lbagn ée d'Éfpagnols pour la plupart. Les Maxi Ols furent ravis de voir honneur que ton, lin commençoit à faire à leur Na- Gima©-Qui lui acquit leur amour & leur \ tecon. Mme il approchoit de Valladolid, QT Qtraà un mille,de la ville le Prince Pa jee Qui lui étoit allé au devant accom- lalicrs 5 Plus de cent Comtes: Marquis, Che- tn bab;: el Ordre, & Grands:tous magnifiques Kirée. & en Livrées, &cetteentreviefut tener JS étrangers. Les deux Princes fe ilien CUP de civilitez fur le pas» Ma- pi Pas Comme plus jeune dit qu’il ne vou- lea Prendre la droire, mais Philippe l'o- Veux f a prendre. Les milicés du pais les - aites & les mieux vetües qu'on PUE ei p'2 trou» Embar. que- ment, 1548, . rent auffi par leurs décharges la pal on & ù 346. La V3E DE CHARLES: V. » * 7 tremement fatisfait de fe voir tant carelfé, “ fi tendrement embraflé dans fa vieilener Lis à un fi jeune Monarque, (qu’il me Oi£ pes PF.‘ de lui donner cette qualité.) Ii fr bea ge 135: d'honneur auffi aux Gentils-hommeÿ doi” fuite, car il ne fe contenta pas de ie Pau” 1 nét une main à baifer, mais il appuyon, jes “! tre für leur épaule, comme s’il eût is embraffer. ce CR" Après quelques complimens le P au n 16 tra dans une barque magnifique » OÙ 2e | voyoit qu'or & argent, Doria lui don ai main; danslaquelleentrerentaufMile ©". & le Legat du Pape. Le refte de fa pe Je mis dans d’autres belles barques: y om" Frince s’éroit-il affis que la Capitane qu mena à faire une falve de fon artillf 0? Ga fut fuivie de celle des autres Vaiffeaux qi. leres , & du Château de Rofes. Cent n'avoient pas accoûtumé la mer €} que le Ciel alloit tomber, par les les tonnerres qui retentifloient : €? ae mes galeres & vaifleaux, qui un PEU ap or | vant fembloient des Arcs de triomphe roi 14 leurs riches Banieres & Etendarts » Leon" M foient être tout en feu, & prefts à ÊM® 2 moi fumez par les fames. Les foldats ém oi ris 5 TT RS prendient à cette joye. Au bruit du © pars de la moufqueterie fuccéda la mu ique de monieufe des Trompettes, des Fifre5? if plufeurs autres inftrumens, de tous î 95 1 feaux, pendant que le Prince entroif ® jy dé Capirane, qui firent de ce jour un D éque joye & de feite. La Galere étoir m#2° & le pe UT. PART. Liv. IV. 347 Côte. ne prit plaiñr à la regarder de tous MERE mi Sa même étoit fort proprér dans S avoit-On avancé deux cens pas Tempé Va | RE un grand calme» qu’il fe le- Puiffe des plus furieufes tempeftes qu'on Ga, eHüuyer. Plufeurs croyoient que le Me n’approuvoit pas CE voyage» avoit a Le Ces vents pour l’empefcher. Doria lui- {ne le témoignât pas »pour nce, crût que. fait naufrape> ints de fe reti- è ne he q quoi qu'i Pübeuss 0e Palarme au Pri s vaiffeaux avoient TCe an’; : qu'ilsavoient été contra rêr où Mais la fortune & les VEntS les porteroient; t ieu voulut, qu'il n’en arriva P2 ’aue ns defer- te Vice + que la perte de quelques 26 Qui étoi les Hardes de l'Amiral de Caftille ï Mie pourtant fort confiderables. Do- va moyen, non fans beaucoup de pe re le Prince &t fouffert > 4U Ort d e Barcelonne , où il defcendit à terre > s à Dieu dans | “VU7e ; vain Jours dans cette ville pour à ifleaux d: ne que l’on cro jours après il vit avee beaucoup de Ye arr: dé river l’Amirante de Caftil eff: 3 LHote] Don Diego Azevedo fon a tre c , & pluñieurs autres qui étoient dans | LES va: [ITS ; & fit travailler inceñfamment & 1 Arès es vaiffeaux endommager ÿ € Prince s'être raffraîchi pendant douze jours, Nouvei LEUR “es s’embarqua pour la feconde fois» LS re ceremonie que de faire dire une &arrivée P G Mefte à Geness Hardes, & 60, beaux chevaux, & ent ze La Vire DE CHARLES Vel lefle de voyageurs par le Cardinal de Tes u te, furlerivage. Le jour auparavant 0? an À embarqué la Maifon du Prince avecto®: te HS je domeftiques & l'équipage des Grands» avis k fn € ji perfonnes de leur fuite. Cette feco re“ £ation ne fut LE re de guere plus heureufe qué aus re ileft vray qu’ils ne furent PA ne € la tempefte, mais le vent fut toûjourSE de traire, & il fallut toûjours. aller à force rames. Finalement après plufeurs jours Voyage ils arriverent devant SavOnn® É me Novemb. où ils pañferent la nuit fans due 6) quer: Le lendemain ils arriverent 08 Es pile . heure à Genes.. La Seigneurie de la Prince alla loger au Palais du Prince © jogét Citadel- © 2ila au deva nt | i MT fur une magnifique 84" via \ dans l'appartement où avoit plufeurs fois. Le Soir il fa de vif "4 Ve Doria ; & à la veuve de aan ca oria neveu de l’autre , il y fut reçb in peu de ceremonie, parce qu’il y éoiralé" cognito. TA EE Le Prince fit plufeurs prefens à ce ve fur tout à la Princeffe Doria » à ave, Je de Jeannetin, & autres. Avant f0n dépa as Senat lui recommanda l'affaire Suivante eur commencement de. cette année EM et 4 avoit fait deffein de faire-bâtir à {es dép” la’ une boûne Citadelle à Genes ; au haut se montagne qui domine ja Ville 8 1" in pour la füreté du Milanez. Déja Jeanne & quelques autres Nobles y avoient Pré ’ leur confentement , & il cfperoit qu’ F 122 Doria ne s'y oppoferoit pas. Mais 16 P “quoi _.* HI PART. Euv. AE 349 Qoi que fubjugué par la Nobleffe » Gt qui Urmure d’ordinaire» ne pouvoit OUIr Par. h d de Citadelle. L'Empereur leur avoitbien déclaré qu’il n’avoit en Cela d’autre deffein». ue d’empefcher les François de machiner OMmeils faifoient contre ce païs-là, & dere-, jiler leurs vieilles prétentions fur cette villes. . | Quoi ils ne penferoient jamais>S ils voyolent à Ville affürée de la protection de la Maifon: Mitriche, par le moyen de cette Citadelle, à ntendre aucune re ouloit entendre Rain li ef . & “comme ja Magiftrature. | le Confeil prevoyoient qu’il en pourroit nercde grands defordres » ils prierent le. gonce Philippe, de détourner l'Empereur N pere de ce deffein, ce qu'il leur promits bin ecquira fi bien de fa promele, que au après Charles V. les fit affürer» fee n’avoient’ plus rien à craindre là-def- Q di. lui, ce que l’on auroit ranté Gonzaga qui en étoit Gouyerneur» ? qui Ve S 5 TER G = Set roUr- ae étoit allé voir à enes » ou! tarif jours après pour faire faire les Prépa. e S neceffaires. Trois cens Gent Bone S du païs lui ailerent au devant à pie» * armez de -SNe demi er : ill 2 emi licüe hors de la vire Cuirafes. so La Vre DE CHARLES dant Cuiraffesluifantes, & enrichies d’of» lou des culottes d’écarlate , garnies ca Is cramoifi avec des petits cordons so avoient chacun une roque à La MAN des Romains, avec des plumes blanche jp” medailles d’or à l’entourdu bonnets : de Pons de fatin cramoifi, & des Cafiq® enfin velours roûge garnis d’or , & cpu Tati une chaîne d’or penduë au col. Le ame bours & les Fifres étoient habilleZ ji An- me maniere. À leur tête marchoï AT) tonio Mendozza, (d’autres difent L cotée | babillé magnifiquement , ayant où douze pages portant de riches Piper use tes les rites & feneftres des maifons © paf porte de la ville jufqu’au Palais Roy Proient i où il devoit paffer, pendant un mi® x: ÿ rapiffées , & ornées de beaux Table20 jyec le lendemain il alla àla Cathedr#? 4 __. . Cette même fuite. prince Fi Yes Après dîné le Prince alla vifiter ja gi-dOFR FSU fe d’Afcoli époufe de Gonzague ac pré M na le foir un magnifique Bal. PhiliPP oo: er _ fent à cette Dame d’un diamant de ÿ sà un M cats, il fit auffi d’autres riches prefee ja 1 de fes filles, à le Ducheffe f belle-fbigeuts plufieurs autres Dames & Cavaliers: utres Je ji Ambaffadeurs & Princes , &c entié “ta je) Duc de Savoye, le furent vifterà Mitee u£ 2) premier jour de l’an, la ville ftaur ft up .4 efent de douze mille ducats >» & ! e féjou' e de cinquante mille. Il y ft es & Fe ois femaines, qu’il paffa en fe auf () ontinuelles; pendant lequel S TS) à 3 il visée EE les Eglifes, & firdes prefens & des re tezxditoutes. Li l Here EM tbe SA Monp EEN Éd a he Mk POP se his Œi FE, ren y lan amanns En D ARE > aies DE Ed et Le md 4 enr re A PR RER LAE > viacre ere ler pri + SEVRES es w ue LC y. I. Parr. Liv. TV. At : ne Partit de Milan le 8. Janvier, accom- cons he du Duc de Mantoüe ; & du Gouver- oyage, mé OnZzague jufqu’aux frontieres. Jene v “'Endrai pas ici à parler des fomptueufes <CEPtions que lui firent le Duc de Mantoüe, se Republique de Venife, lors qu'il pañla à leurs terres. Je me contenteral de dire; Re recueil que lui firent les FES de ce noce it ètre 1a- si Re RO te, Il SN. 1° Ville, au millieu de deux Carcinaux; . <Utres, tant Cardinaux quautres Prélats bre. to arrêter, ni parler d Par à $ que lui ÉtèRe les Princes &r les vie À ouh il paf, le mener dans le pais qui “ "toit tant de voir. ne. te \,, Uana il fut donc à Spire> qui N eft pas Are | Daft, 6s frontieres des Pais-Bas; quand On 2 pa, oi £le Rhin, le Duc d’Arfcot le fut rece- de la part de l'Empereur) êt Paccom- jufqu’à Bruxelles > 2Y€C mille Gendar- 5: & deux cens Chevaulegers> fous gêne Bo Nfaits, bien mis, & bien MmOntez. Les er SC0is de Spire le reçürent avec Magnir Fes CC, Jui firent un fuperbe Feftin, &un ip, °0t d’une taffe de vermeil, dans laquelle mu VOit cinq cens florins d'Allemagne de M, . L’Electeur de Mayence & le Grand LA Vis de POrdre Teutonique; qui Î ne d6,jPagné pendant deux journées ju de x Mere” prirent 1à congé de lui &e s'en retour” nt, De-Jà continuant fon voyage À :s À Na- mur, 1549 352. La Vir De CuanLes Vu noblement regalé par le Prince de Nat Sarbrug. De- ï] alla par JaMofelleà Lun homme ils D & Bourgcois lui allerent au de ;e imerent heureux d’être les PIE se } en aucune autre CR ee , auf eft-il vray QUE CIE ss QUE entrée ou à fa fortie Plus de A 0 canon , à 1 en DÉS ñ,; à ce que l’on a ae y MSC le Prince , après avoir PÈ i. fit { S &t autres lieux, arriva à Namur ne Te entrée le 27. Mars. Là Philibert Pr & ce de RAT ; fls du Duc de SO F adame Beatrix de Portugal > IŒ dot DEL Fe Er CET One ce que fit au ne, | olffein frere du Roy de Dar pos P2A PEU, avec plulieurs autres Seigne en. rince fit mille carefles à l’un & à l’autre aÙ {oit “es SAS les plus obligeans. Îl fai ee it cens Bourgeois de la W Ah: virons, d’entre les plus confiderab#" en milles, bien mis & bien armez ir huit compagnies , avec leurs Enfigne à leurs Tambours, marchant à pied qu quatre ; le Commandant àleur tête À ” | eux venoit le Gouverneur, qui étoile Ces te de Mansfeldt, à cheval, ayant à [es (es HR fi pee IL Part. Liv. IV. 353 a afiers & fes Pages, fuivi des Bourguer | jé'Âtres & des autres Magiftrats. Le Ciergé | ait lecevoir à la porte de la ville; & pen- he} qu'il entroit on fit une décharge conti- ae de l’Artillerie pendant une heure, à Grp Que la foule ne permettoit pas d’avan- 4 Le [HCOup dans les rües., | . Rp lendemain le Clergé le vint prenc?és | que il dîna en public» & fut fervi par les. | Pare fats, Le repas fe fit de bonne heure: Fete Que le Prince éroit invité à VOIT LÉ Paro.… € réjouifflance curieufe. On. les Fe Cent homrhiés montez fur des Ch de, utes dedeux coudées > qui fembloien | Qes ns. La moitié portoient des cafa- À pes ? für lefquelles il y avoit des Croix TON rie, Bourgogne , 8 les autres portoient tres leurs les Armes de l'Empire: Ils en- bent à la file trois à trois dans la grand” fe ‘à Où fe faifoir la Fefte , au fon des : LS nus Tambours. Puis ils Rte Quant * Corps ; cinquante rois comme ils Ole * à ? S G x les Et venus, 8 commencerent à fe battre heurtant les uns %t tres avec leurs échafles ; On en voyoit Mais nes en temps tomber quelqu un à terres dre. © Plaifir étoit de les voir fe fervir fort ln lement de ces machines. Le Prince prit Qurs É Plaifir à ce divertiflement ; que ge k Place Tes on en prepara un femblable de Main € du Palais où il logeoïit. Le len “ L'on : partit très-fatisfait du bon accuei Mi avoit fait dans cette ville > MAIS : avant aCCOmpagna en procefion à la Me É: quable. : 6 La Vie px Cuar Les Vial Toutela nuit on fic tant de FEUX joe éxoir | & particuliers qu’il fembloit qué JW?! anti# toute enfeu, chacun des Bourgeo® 2 opt ché de fe diftinguer & de furpafien (O0 que gnon à imaginer quelque agreable re avoir ce. Au millieu de la place cu Palais"? route un grand feu en pyrammice q 14 la nuit, il eft vray que le moi tifce qu’on fafle aujourd’huy » #* rermp que cent de ceux qu'on faifoir € "ainvels | R, tant on a raffiné fur ces fortes © tions. les Magiftrats de la ville. On ÿ ES e meffe folemnelle avec la mufiquens cedb. pereur pour rengré graces à Dieu te; avoit heureufement conduit le PEPE malt , un filong voyage. Enfui.eles Bourse PE & toute la Regence fe traufporter lais , & prefenterent refpectuel Aer Prince une grande & riche Coupe, pain : meil avec fon couvercle, fpefné ge pol un homme des plus forts la pouvoN fers Mais elle étoit beaucoup. plus CPE m8 par l'excellence du travail, que pau e re, enrichie de figures» de Jettres ; phiques. Entreautres paroles ily à ci autour du couvercle; 0 Imperator Cæfar Conftantinui? Pa ad Pontem Milvicem Tyra910» , ofE gravem cec. ferè annorum? Cürifti Ecclefiam in Libertaté® C'eft-à dire,” Erpereur Conftantin 3 dis me Part. Liv. IV. 367 débrvr, is Maxence prez du Pont Mob ; le cruel glile affligée de Fafus-Chrifr , apré FD e pefecus de trois cens ans, Près co enfionaire, (quieft une chargeà peu Divers” Ge Somme celle de Procureur ou d’Advo- HS | pass oral) Complimenta le Prince de la mens. Priantt à Bourguemaitres & de la ville ; le 154% Aÿec ref agréer le prefent qu’on lui portoit Parce © pet, non pas pourla valeur, mais. sq d ileftoit accompagné du cœurdetous & es lesfujets, qui Paffuroient, par Rà d’une : Pon ance profonde. L’Evêque d Arras re- Vec ï au nom du Prince » qu il acceptoit: qui Hoar , le-prefent ; & le cœur de ceux bien 1 faifoient. On ne fauroit dire com- Qn f] mpereur fut fatisfait d’avoir le Prince tour > auPrez de lui; car en peu detemps ann sune qu’il éroit: n'ayant alors que vingt ans a » il reconnut qu'il étoit grave : ge Se difcours, fubil dans fes réponfes »: dela fesrefolutions, prompt àcompren- , à qiure les plusembarraflées » prudent Portanse” avis dans les affaires les plus im- tours nes judicieux » & intelligent dans les détours dufccle: Auff dés lefecond jou il ee fon arrivée, il l’admit dans fon Con- fider en: fa bace 1? & le. fit même pre Del L co < Vray que pendant trois mois il fallut tlef drder à toutes les villes du païs qui le de-recû | Vo Client avec empreffements le plailir de soures j teur. q rince, que chacune £e :faifoit hon- les villes ion oimchez elles, te que l'Empereur té Sur Voulut pas refufer. Ainf il alloit tan- da : P Ke une ville &tantôt en une autre OT AT [IT, dinai= RSR 362 La ViE DE CHARLES VC | dinafrement- accompagné de la Reine ca | vernante; € par tout ce n’étoit que FeRse Bals ;. Cavalcades , prefens > & recepie magnifiques. Mais comme Anvers ét la-plus riche, la plus peuplées gnifique ville du pais » elle voulut 2% fer diftinguer en cette occafion» UTP ui toutes les autres dans la belle entrée a” ui _ fit'au commencement de feprembre: ufs cens Bourgeois à cheval habillez GATE 2 Ce bleu, avec un nombre infini de tE an mr 1 même couleur fur la tefte des chevaur “ifles allerentau devant, à deux milles hors? gd precedez de fix en fix ce quatre Eftafiel out deux pages richement habillez. C'éroienf Of la plufpart des Recteurs; Magiftrats? rs de és de la ville , tant Regens que bof? Le bifles & Plus de quatre mille Bourg. ez & armés d’une même {0ItE D auffi au devant à pied. On érigea vins" mile . Arcside Triomphe, qui coûterent lb les piftoles, groffe fomme en CE rem pE urd” seent n'étoit pas fi commun van = nvers Comme la ville d'Anvers» étoit ale, 542. qu’eft aujourd’hui celle d’Amfter dar? da dire qu’elle -pafloit pour la plus riche plus fleuriffante du pais, il y eut un plus D nt concours de monde qu’en aucun | ce que l’on s’afleuroit de voir des chofes plus rares qu'aux aut huit jours lePrince &la Reine-° te furent traitez. aux dépens de la ÿ toute Jeur fuite, & touslesjours on ler noit quelque nouveau diverti #52 ce ” * ft JL. Part. Lrv. IV. " 363 del ins, joûtes, Tournois > Bals, Jeux, & feu cieux Repas. Tous les foirs on faifoit des Le X d’Artifice d’une nouvelleinvention dans k places publiques, outre ceux des particu- ES, & pendant tout ce temps-là il ne fe pla entre les Bourgeois que de Bals & de Sins. La ville fit prefent au Prince d'une Dore de la grandeur d’une femme ; repre- lant VA bondance, qui embrafloitunegran- e Coupe d'argent dans laquelieily avoitdou- Roue Ducats. Aufñ fortit-il de cette ville S latisfait que d'aucune autre. ‘ PE ais Quelae grande que fat la joye de Tor en Mpereur de voir le Prince fon fils fi carefñlé geantes, ml lendre, cependant comme les plaifirs du fa Que font mêlez de quelque amertume il Cett &Voüer que Charles V. l'éprouva dans € Occafion, comme il lavoit fouvent fait, Que fa joye fut interrompüe parles nouvel- îi , & qui laffligerent beau- Defordres & Dommages r . ragutavoit caufez fur la mer Mediter- Côt €; où il avoit non feulement infefté les au de Naples, d'Italie: & de plufieurs tres ieux ; mais interrompu entiere- se le commerce. On ne fera peut-être Que fâché, d'apprendre en cet endroit quel- Q*.Particularitez de la vie de ce fameux Orfèire. | a rer Raïs étoit Turc de naiffance, pas Dragut. intrentt de fa perfonne ; courageux» hardi depPide » infatigable. Il entra au fervice te] tberouffe , Roy d’Alger,en qualité de ma- 8re & il eutle bon-heur d’être fi fort à fon ? Qu'aprés lavoir mené pendant quatre Q 2 ans ee .4 le de Qu'il reçût alors quel > des grands Prispar Doria, de la Uhaïne, » je Ÿ @nletire Prefque toute la ville courut PO ernie “ } / LA ER # Fe \ k G64 "La Vie DE CHARLES \£ satre ans avec luià Pirater, ille jugea digne chef d’Efcadre, de forte qu’en 1540» eclel | voyz en Courfe avec dix vaiffleaux> 4Y quels ayant fait defcente dans l’Ile a | de Core: _ < € À il la ravagea. André Doria ayant aPfi° ler Mefline , où il étoit avec vingt & une Lieu” depêcha contre lui Jeannetin Doria 107, it tenant & fon neyeu pendant qu’il OU’ & jour à l’entour de cette ile » pends c dé jours, le fuivant & demandant paf ge fes nouvelles fans en pouvoir apPT endte Finalement le fecond jour de Mal a ir de du jour il trouva ce Barbare en un end i cette Ifle, où ilayoit debarqué Île buis avoit fait, & étoit occupé à en faire où rage avec fes gens. Surpris en cét ERP Ame il étoit hors de deffenfe; il devintlui tin? tous fes vaifleaux, fes gens > 6t 107 e Gr la proye de Jeanhetin Doria, hots dos" leres, qui fetrouvant écarrées eurent ® ;] ff heur d’échaper par la fuite. Incontine es attacher Dragut à la chaîne, aV€C Gale Turcs & les Mores qui étoient fur 16 tie res , & l’on en tira 164. efclaves, >. que lon mit en liberté. Avec cena ge Jeannetin s’en retourna à Genes» P9 squf cevoir les loüanges & l'applaudiflent dy {a Patrie lui donna en cette OCC 1 cegue fut reçüavecunetrès-grande j0y€? D patio fon retour delivroitla ville de la confter soif univerfelle où le nom de ce Barbaï® mile, dans les chaînes ce Dragut qui à {on ar tou voyage de merayoitjetté l'épouvanteP gntié Li E III. Parvr, Lav. IV. -36$ ñtre autres perfonnes qui le furent Voir» fe trouva la femme de Jeannetin Doria ; AVEC Quelques autres Dames des plus confiderables le la ville, & comme il parloit fort bonIta-= ien, il trouva fi bien le fecret de leur plaire» Que cette Dame, pria inftamment fonépoux e le mettre enliberté; de forte qu'enmême temps, & en prefence de ces Dames il lui fic Ôter fa chaîne; il ne fut pas plûcôt tiré de ét eftat, qu’il fitundifcours deremercimenE à {à bien-faitrice , qui plut beaucoup: En- lite Jeannetin Doria l’envoyaau Prince An- té fon Oncle, quiétoit encore à Meffine, & @ après l'avoir vù le renvoya incontinentà P enes, avec ordre de le faire conduire à jÉmpereur, afin qu'il en difpofat comme il € jugeroit à propos. Tant il eft vray que. 4 Oftune, {je ne veux pas dire ja Providence rêtienne parce qu'il s’agit ici d’un Turc Quand elle a une fois refolu de favorifer Quelqu’un en preparede loin les moyens.Chat= £s V, aprés avoir vû ce Barbare» n€ vou Ant pas le laiffer entierement. € liberté » fut ür le point de l'envoyer dans une Citadelle Pour y être gardé jufqu’à à la mort : Mails Ayant {à qu’on lui avoit fait la grace de le ti= rer de la chaîne, & de le difpenfer de ramer» la priere de la Ducheffe Doria» époufe de eannetin, il ne voulut pas revoquer celte Brace, & le renvoya bien-tôt aprés à Genes au Lieutenant de Jeannetin qui y étoit alors» üi faifant favoir que puis que Dragu® étoit On prifonnier, il devoit difpofer de jui com Me il le trouveroit à propos : de forte qu il € mit dans fa Capitane, où il left garder , Q 3 mais ER ct A r 4 3 # 366 La Vire DE CHARLES Vent mais fans être enchaîné, ni obligé d pa à mer. j | DE Barberouffe qui avoit une fouveraine E na. pour Dragut, informé que les premier. berouffe, nouvelles qu'il avoit eu de lui, que l'EMPS _reur l’avoit fait étrangler étoient fauilés que étoit dans la Capitane de Doria» he Aie même enchaîné, commençaà craie | " ançon. D'abord Doria reffufa Louis fe . Êe qu’on lui faifoit pour la rançgor er” Drague, ne mb Les vouloir out, un Corfaire hardy» 4, see & entendant parfaitement la mar € B ne feroit pas plûtôt retourné au frire Barberouffe » qu'il feroit en efit Gi see de mal à la Chrétienté. 4 Sul- tans offre qu'on lui fit de deux mille ces entrehai valent autant de Ducats. ©5 f- ne,où ris J cannetin qui étoit alors à Mes me pafla 1 byver loin de fa femme” of” di amoureux d’une Dame veuve» €* n de * dnairement belle, qui avoit un f$ BE quinze ans, & qu’elle aimoit avec P? Re efclave à la Cour de Barberoufle » qui ei Moit fouverainement à caufe de fa a < au faifoit qu’il n’avoit pas voulu raie ES ancon avecfa mere qui foubaitoitf ir Wa. ele retirer. Cette femme p’oubl IC: US ES Jeannetin la courtifoit © es. ir de procurer la liberté à fon Che’ Auff eut-il cette complaifance pour Le qu’il fit dire à ceux qui follicitoientla libert® . Dragut, que fi on vouloit outre les a Sultans offerts, mettre en liberté un J4 efclave nommé François Galaffi; il rehoe III, Par, Liv. IV. 367 Toit Dragur. Barberoufle accepta l'offre, en- VOYa lés 2000. Sultans à Mefline avec lejeu- Ne efclave , Dragut fut envoyé à Alger» ét à veuve, Maitrefle de Doria, eut pour pre= fnt fon fils, & les 2000. Sultans. D'’au- tres difent que la fomme fut de 4000. Quitans, qui valent autant que des Ducats Or. Quoi qu'il en {oit, il eft certain ; que Ninon Qand'on en auroit demandé deux fois AM AE jque. tant, Barberoufle fouhaitoit fi fort d’avoir ragut qu’il lauroit donné. ne TRES 8na publiquement la j0ÿE dÙ il avoit Se létour, & le remit dans {es premieres C at &es de Corfaire, * Celui-ci irrité contre 1€5 hrétiens cherchoit l’occañon de fe vanget» de rétablir fa reputation aupres des ne & des Arabes, ce qui lui fut aifé ayant E lécret de fe faire aimer >par une liberalité 1 Extraordinaire qu'il n’eut jamais Î avidité de Prendre rien pour lui en particulier du Butih en qualité de chef, fe contentant d’une por- Hon épale à celle de chacun des RO Oldats; apas:capable de gagner le CŒUr es Plus Barbares. Aufli tous fouhaitoient d’en- trer à fon fervice.\ x il falloit aVOIr dés re- COmmandations pOur ÿ avoir une place. De orte que pouvant choifir » il ne prenoit que es plus braves & les plus intrepides; gens Qui ne connoiffant point le peril quand lalloit combattre pour la Gloire; venotent à bout des entreprifes les plus difficiles, . Le na ren: cs sa qui lui acquit une tres- DRARCS CPU Ion, à ES . . Hèquiert Barberouffe.avoit travaillé à mettre bien del’auto- Q_4 Dragut Titée = 68 1É à ra À V a Fee ee l'efbrit, E, CuHaA pra Free RL Lo e VA Ve: coura témoi la pre ose & il yavoi HR ge, &lui qu'il Se Smqutile FE FPE qui donna u imoir beaucoir arbero s dont lil avoit n Turban uné puition dk vint Fe avoit accotume de fai * qui S Drac Le LS pe cor nes , q acquit t étoit Fe ant que Ja 1° it; 3 + autan plus d’ plus florifian 077 D ? Cure xs af PET D ja lue, se RNA effime qw Ar pour lui tiers fai RU parce AC oo! Miere it paroi ême zél, qu'il efperoif il ad d'éch De pour Fe fn l'autre 400 | Co A , 2 Plhs de An Ê Qu ut fut Fe üs glo redit au i lui pôt éaire quelqu se af as & ré de Sol acquerif çof£ a rifes Ans ss eo lee e rend re de TRE avoir penfé €» ancés NE d la ville sn ee die plufieurs Le ensure de : eee = rendié u PEL avoit ommode la Mer de Me né trè pagne attiré ur pour la : irerrané? ès-riche &t de Por grand navigation , cé . Mais ortugal; ne juif voyant: ce avoit re 9 e étroit tro uvoi rules qu'a 15 en Sol yman fl dt. ED rt content de cetfé nouvel ava9" e Jeacquifiti tio n de Dragut : prévoya ant e s denis fus tages È« n qu'il € n pour roit De er pou r 1€ Li f HI Part. Liv. {V. 369 Ur la Mediterranée, & ce grand Corfaire y Mena fon Efcadre, qui n’étoit que de douze eres, & fe rendit fi puiffant, qu'avec les SeOitS que la ville lui payoit en qualité de Egneur , il leva une Armée de trente bon- NS paleres, & fe fit appeller Prince d'Afri- 4 Pour gagner l'affection de fes nouveaux Ujets, il prit la refolution de remplir cette ville utin qu’il feroit fur les Chrétiens ; ainfi ?8 avoir égard à aucune Nation» il couroit Mer, faifoit du pis qu’il pouvoit fur les cô- v *» & prenoit tous les vaiffeaux qu il Bou L OI attrapers, hors ceux qui aVOIent des.paf- de 2'TS Pour negotier en Afrique; se sue te temps il rendit cette ville la plus Horifan” de toutes celles qui étoient fur ces CRE l'Ee il en vouloit fur tout aux vaifleaux de Mpereur, & de la côte de Genes » pans © Vanger de l’affront qu’on lui avoit re x Mettre à Ja chaîne, & de le faire ramer» Ci ie fouvent. 947 cherchoit l'oceafion de faire “. ss aire du bien 4 Ja Femme 44 AT) » on de f | LA : A U mois de Mai de cette année ( d'autres pos Ent que ce fut au mois d’Aouft de lapré- En" 0. i 7 stente ) Dragut mit à la mer avec douze es côtes Ghré- Clay toi à Eu Encore fait plus de mal; fide Gragne- de d'ailleurs, il ny fût accouru en gran “BEnce un nombre confiderable de 8e SL Paix, Pa ne fe difpenfent pas de la refidence 3196 La Vie DE, CuarLes V mal feroit chargées les peuples En feroienr ss contens ; & il en pourroit arriver plu du fcandales à l'Eglife, & plufieurs affaires gereufes à l'Etât. Sur toutes chofes de Hé vez avoir foin que ceux qui ont CUFE es dé grandes raifons. À nf Mais puis que J. Chrift ne nous à net! commandé dans fon Evangile fi expré Æ po9 que la paix, que l’on ne peui sa {eulement bon Prince, mais non P# gqué, bon Chrêtien , fans l'avoir à CŒUT nous” celui qui a donné fa propre vie por noi nous ordonne fi fouvent de l'aime"? Sole declare qu’il aime fur tout ce étant d’ailleurs impoffible que les PRÉ Die” les peuples puiffent fans elle er ur” comme il faut, & que la guerre € ns. : fs’ de tant de malheurs; vous devez’ se a accoûtumer de bonne heure vôtre Pis soul penfées pacifiques, & éviter avec ere” ce qui pourroit vous porter à la ge pit moins qu’elle ne foit fi neceflaire» ne Ca & le monde voyent, que vous 4Y°. eo traint de la faire fans le pouvoir € se avez d'autant plus de raifon de} ne nos Royaumes & nos Etâts étant; obli par les grandes charges » que je “4 il de mettre fur mes peuples » f87° ë t sé m’auroit pas été poffible de foûten guerres ; & comme elles ne finiront Ré core, felon toute apparence» ; ples feront par confequent charger Tr " en plus, quand vous monterez ur qu jus ous eu” vous ne ferez jamais aimé de voÿ leur donnant la paix, Lip IL Parr. Eve IVS 2 3770 | plus er. tte guerre que j’ay entreprife, bien Engage: 2S Pour la deffenfe de la Religion que pour ®°"** + Propre intereft , j'ay été obligé afin de ; Pas ruïner entiérement mon peuple, d’en- pet non feulement beaucoup de vafes d’or, gent, & de pierreries, mais plufeurs | me & Seigneuries dans les Royaumes de dore es,de Sicile, & d'Efpagne, ce qui m'a le beaucoup de chagrin, parce que non tent nos peuples, mais encore nos en- or concluent de-là que nos revenus ê& A trefors font épuifez : outre qu'il n eft pas tre à Boire, ni de la majefté d’un Prince d’é- LE ligé à faire un tel commerce. Ainf je cher Mo oure de travailler avec foin à cher- \ certe” moyens de degager ; ce que la ne- Vous & 7 2 forcé de mettre en gage » Ce qui $ fera beaucoup d'honneur ; & d'éviter es je Paix continuelle > de tomber dans Que NCOnveniens qui me font arrivez» puis Tec Je ne puis faire moy-même ce queje vous “ormande, | ; tR oi que vous deviez vivre en bonne 1in- AT Ve, SCNCE avec les autres Princes, vous dE ee dina € faire particuliérement avec leRoy Fer- fin cos Pi hd mon frere & vôtre oncle, & avec le fin. Ve Ace Maximilien vôtre coufin & mon ne- on. Une fuit pas même de vivre en bon- Be Orrefpondance fimplement avec ces deux en «> il faut avoir une entiere confiance donn *5 comme je fuis aflüré qu’ils vous en te Sont toute forte de fujet, je vous exor- de de faire de même envers eux. Vous ne & Z Pas feulement en ufer de la forte; par- Que la Religion Chrétienne-l’ordonne, &e que . Denierss 38 La ViE:pE CHARLES de jige pe * oblig que la liaifon d’un même fang VOUS Ye one mais pour l’intereft reciproque de mt fervation. J’ay fait tout ce queJ ay PU ai faire declarer mon frere Roy des RO, j'en fuis venu à bout, par la ben ef de Dieu; & je l'ai fait afin de vous Me Ô- l’un & l’autre, à foûtenir & à deffend! tre Maifon. Après ma mort, Fer pire» viendra puiffant par le moyen de | -Maï- vous le ferez encore davantage ÿ1 tal a 07° tre de tant de Royaumes & d'Etats se and te que perfonne n’ofera vous inquiété® es fo!” on faura que vous ferez foûtenu P2 2",Gr ces d’un fi puiflant oncle ; ni attaqué ares. oncle ; quand on le verra appuyé d€° troie C'eft le grand fruit que produfà fi 499 union, amitié, &'confance » d'un Buy oncle avec un fi puiffant neveu. pir en Ferdinand mon frere aura foin'de {€ Cof”. paix l’Allemagne, de hâter l'affaire e Tu cile, & de faire durer la Treve av ane & ;’efpere d’obtenir des Etâts d Al rh der Où j'irai bien-toft , une bonne Et Tu gent pour nous deffendre, encasd" enne 4 ou le Roy de France , ou autres ni off nous attaquer, voyant qu'il Eft ! ne que jen puifle tirer de mes ROÿ? pts Etâts, pour en fecourir l'Allemagne? EC qu'on vint à l’attaquer, ce qui je of % impoffible à vous-même quand Vies croi terez furle Trône, parce que VOUS mou’ de verez ruinez; de forte que pour Langue vous je dois travailler, ce que Je SEAT sen rai pas de faire, à maintenir 1 P F rene”, que nos peuples ayent le temps CE g € ad C- w # tee III. P ART. Liv. IV. 379 Re Poneftir, jufques à cequel’Allemagne Me deffendre par elle même. : 0 froit de l’intereft de la Chrétienté, de Turcs Voir faire la guerre au Turc, afin de ï le Pêcher de s’agrandir à nos dépens, mais ir VENU trop puifant; par le refus queles fo SS Princes ont fait de fe Liguer avec moy; Dou € je Paurois fouhaité ; & comme + D tune 2 aujourd’hui lui faire la guerre, fa : deu St tous les Princes Chrétiens ; & RS de. defperance de le vaincre, il faut Se tons Cité vertu, Ne pouvant LOnVeRESs dure 2865 à lui faire la guerre» il faut fair ke. Autant qu’il fe pourra la Treve quej ay 2e lui vi itement derom- de." VEClui, & éviter adroite de Rte lui, à moins qu’il ne vous y O 1 3 ù fuel Cas ;il ne faut épargner HAE ER te L'lBues pour fécourir Ferdinand mon fre= ns Quand même vous auriez la Freue e. ls Royaumes de Naples où de Si- autre létroite confiance que vous ss ya ©nir avec le Roy Ferdinand mon frere 1549 On € Oncle, vous ferez bien de ie en Bite amitié avec tousles Electeurs del EE tre Parce que ne faifant avec D a e La fa rinces qu'un même corps > 1! nef We fUlement convenable, mais d’une necef- Lolo Üe, à çaufe des Païs-Bas, &c du tre < de Milan, d’en ufer dela forteenvers ne Oncle » les Electeurs, &c les autres me de l'Empire. Cela fera que vous Me, “2 tirer de grandsavantages del A de nas quoi difficillement pourriez-vo Ver les Païs-Bas & la Duché de ne À 1 {(Suiffes, Le Pape, 330 La VIE DE CHarLEs Veoqé Aurefte vous ne devez pas faire P inces ? de faire largement des prefens aux ; é f de qui vous pouvez efperer des ee : par ce moyen, il vous en reviendra Ce 5 VOUS tages à vous même, & en même ten rdi- Rppuyérez L'Ange, & le credit de nand vôtre Oncle. 6 oif Quant au Suiffes il eft bon dé Les A ee pour amis, mais non pas pour M une fur tout aujourd’huy qu'ils ont embr® n me” Religion differente. C’eft une Nati0 nnent cenaire, & les Hiftoriens nous apps veu vent Tour! r AVEC lent; ainfi il eft necelfaire d agit q and confpection avec eux comme j'aÿ fait» © ail bas 4 pi p [tj] en + p [ei o — o® Le] "S Le : o Le] [en La a D” « ©> et Las Le le] = Pa SE [a] Q L°2 S L=] à été promis par cette Ligue. : ed'AU: Br ce de regarde le Pape gauo done fujet d’être mal fatisfait de lui ; dE É Lu | pour acquerir fon amitié je me fois À of, | ter à marier ma fille Marguerite aV€ eve ue | Farnefe fon petit neveu, qui tou£ UN gr Pape qu'il étoit, n’étoit pourtant di 1 PP | le Gentil-homme , & cependant * jeté laiffé de traverfer mes deffeins ne fujet du gne, & de me donner du chagrin 47 Co” hcil III. Par'T. Liv. IV. 38: the auquel il a finalement confentiaprés Qi, PPpoñrions ; & uniquement parce e : €l'&æpû éviter. Cela n’empêche pas (ou L ne vousprie, mon cherfils ; que Dour Vôtre vie vous ne regardiez pas à ce que lp; °nt.faire les Papes, mais feulement à 0 ignité de vicaires de Jefus-Chrift où ils lité Slevez ; de leur rendre en cette qua- € refpect extraordinaire qu’ils meritent» qu É ouffrir plûtôt qu’ils vous faffent du tort rer € leur en faire. Je vous prie auffi d’en- ji une bonne amitié avec la Duchefle fnsenerite ma fille, d’avoir foin de fes en- GEL OU l'amour de la mere & entre fes Melle du Duc Odavio » ‘&t de confidérer Mée gft mon fang, que je l’ai toujours air am que vous eftes obligé auffi par au de fils que vous me portez de l'aimer. plaifance - te, il. ce qui regarde les affaires de Plaifan- 1549. Pile €ft certain que j’ay eu beaucoup de dé- äpe de la mort du Duc de Caftro fils du Qn => Quoi qu’il ait été lui même la caufe de alheur 3 cependant à caufe de la part Pris en cette affaire Don FerranteGon- 0e en qualité de mon Miniftre, je fuis la e de foûtenir ce qu'ila fait, parcequ’ilne P ES repris que pour le bien de mes affaires, 15e de toute l Italie ; &c particuliere- Won CPEmpire. J’ay cherché les expediens N Pourroit prendre pour contenter en ES PET) a Léman S SE = TE d & = | St x he affaire, & PEmpire & la maifon du e L? je n’en ai pû trouver d’autre que ( o tendre Plaifance; mais puis que nous iuta Mmes Maîtres je fuis d'avis de la garder Quant | Wen un autre temps, | 382 LA Vre pe CHARLES V: vis Concla- Quant à lElection des Papes > je vousp {e ve dire, quequoiquemes Miniftres à ROM, foient quelques- fois fervis de mon autor pour en recommander quelques-un5», Ad jen après la mort de Leon en faveur d'A 2 je cependant je vous aflüre, mon fils, Con nai jamais eu deffein d’interefler M£ ce fcience pour ou contre qui que ce oi Pire ue j'ay confideré que cette haute 2 fe étoit d’une trop grande confequence Pa il . falut des fidelles, ainfi j’ay toûjours CE dont falloit laiffer le foin du Conclave à P! k lle » le Pape eft le Vicaire, & je vous €0 me, mon cher fils, d'en ufer toùjours 46, cf d'autant plus que le Pape d’aujourd'hu déja en decrepitude. nfér avec Die Nous avons trois differens à demêl den RE Le S. Siege, ou avecle Pape, qui del y de nôtre part beaucoup de précautioP? ele drefle, & de fermeté. Le premier reg, de Royaume de Naples, parce qu'eftant "gr lEglife la Cour de Rome s'imaginé rdef endroit; fur le moindre pretexte; d'en ACC qui ou d’en refufer l’Inveftiture comme pie plait, comme Clement VII. me LE far fait voir, quoi que les tentatives qu? onfu” tes pour cela, n’ayent réufli qu'à 1 É en” fion. Par cette même raifon elle prete”. ja core d’affoiblir lautorité temporel © en Couronne dans ce Royaume: & d'a le- ter la Spirituelle: cequi rend auffi 1e “fiers * fiaftiques.&' fur tout les Nonces du P Pance & orgueilleux. Le 2. regarde la Pui tie} abfolüe du Roy dans la Sicile fur le SPL R 0- ce qui paroit infupportable à la Cour 7 me IL PART. Liv. IV. 383 € de havoir aucuneautorité dans un Royau- te, “tholique. Le 3. concerne la Pragma- yat de Caftille, que Rome ne fouffre qu'a se Chagrin, Il faut mon fils, vous préparer {y Voir fouvent des differens avec les Fes N CS trois chefs, lors que vous en: See QC, ce qui m’eft fouvent arrivé auffi; Pendant je n’ay pas laiflé de conferver Fe pértblemenc mes droits: ee PoEe . _ Que je doi me fils U=° re de rer it Rome aime encens IUT tlui en ner. RAR tofs Veni- k Tichez den entretenir en ee ps ne pence avec les Princes d'Italie» ë& Re ik Par des careffes & des honétetez là] Se &alWils ont de la profperité de la Due triche. I] faut fur tout , quand EE re fr für le Trône, garder beaucoup. ere Savec les Venitiens qui font bon ï and ils veulent, mais fi ne ver Vation de leurs Etâts, qu'ils ep & ie eux perfonages en une ne pe e Li Etenr le parti qui leur paroit lep us de à EUX , fans s'informer d’autre HRrs pe te Orte d’obferver ponctuellement É ne ù Que j’ay faits aveceuxau fujet FEA ae à Ms. de Naples & de Sicile, & du RER À ilan , tant pour ce qui regarde la Navigar en & le Commerce; que les Frontieres: & à Me il y a apparence qu’ils postes igu | yntavoir des differens avecle Roy Fer Sr tee ncle, au fujer des Limites, ta RjOurs de vous en rendre le Mediateur pou accorder. RE à Florence; Le Duc de Florence ne peut qu'être dE Perners 2 $ Mantoüe CLLIES ps ; © ans : $tf LA VIE DE CHARLES V. . que Je rie» vos amis par reconnoiffance depuis ne ai donné une fi confidérable Seign£ se. un temps où cette famille étoit errant, autant plus que j’ay deffein de garder! 1 de Siene en mon pouvoir pour la ui rendre quelque jour,commeileft jufte. Aprés tOU" Par raifon d'Eftât ou autrement ce Duc fr toüjours bon ami dela maifond’Aûtricherée nobitant fes Alliances avec la France % il fera bon , de vôtre côté, de répondre ? fon amitié. Avec le Duc de Ferraré il si | temporifer , parce qu’à caufe du Fie ie en France il femble qu'il ait de Pinclinatio® pour elle: il eft vray qu’en confideration s la bonne juftice que je lui ai rendue dâ S affaires de Modene, Regge, & #0 ere. a témoigné favorifer mes interefts dans a les differens que j’ay eu avec Clement ne quoi qu'il fût fon Feudataire. Le Duc + Mantoüe eftant vaffal de l'Empire» gai {es Etâts contigus à ceux du Roy Ferdinà A vôtre Oncle d’un côté, & prefque entourr, du Duchéde Milan delautre, ne peutqu # tre de vos amis , ainf il faut être dEÿ fers d'autant plus qu’eftant maître du Marge L de Montferrat, s’il arrive que vous ae la gucrre en Italie, comme cela n€ mand” {8 ra pas à caufe des Pretentions des Frans 15 fur le Milanez , le Montferrat eft un es fort commode pour les Troupess &t € pe m'en a entiérement l'obligation ; puis. danslesdifferensfurvenusau fujetde c€ pe $ j’ay decidé en fa faveur, & lui en 4 don devez P 5 (e® “ l'inveftiture; c’eft ce que vous n€ oublier, 1 L2 A } HI, Par. Liv, IV: : 385$ = Republique de Genes ne peut man- Gent der d’être toûjours à vôtre devotion, tant gcc que j'y aides amis qui m'ont beaucoup Abligation ; que parce que cette Republique | de Pouvant fe maintenir par {on pais qui eft — Petite eftendüe & fterile>» ni autrement UE par le commerce» & n'en pouvant faire * Confiderable que dans vos Etâts & Royau- ' SS; ils feront toûjours obligez d Ge | 15 avec d'autant plus de raifon qu’ils{ont pa fatisfaits des François» 6 Jes tee PR Outre que la Republique eftant Fie &e Lire elle ne s’éloignera jamais de {es Ets. QE ne vous ai encore rien dit du Duc ‘de Duc dé ep oye > ce n'eft pas que je laye oublié > Savoÿe fan auf confiderable, & auf allié avec a Squ'il left, Ce Prince a le malheur d’a- ta Ir été chaffé de fon Païs par les François te deça que delà les Monts. Ils s’en san peus maîtres, fur ce qu'il a reffufé le pair qe l'Armée Françoife dans fes Ecâts> ce ‘is A fait , tant parce que ce n'étoit pe (97 Vas de le permettre» que parce de na uloit ni me tromper; ni faire du pre be De Parenté, Le Prince Emanüel Phi n | € fon filé à eu recours à moy » & je fuis par Que payé de l'avoir pris en ma protection les bons fervices qu’il m’a rendus &c qu'il &e nd encore; aprés Ma mort vous devez Un £ TT content d’avoir à votre fervice Das £ grand Capitaine, qui ne vous fervira lei Sulement de l’épée mais defes bons con Gun: J ay refolu de n’entendre jamaisié 2 Traité, à moins que la France n'aitreitir sers, IT, R tüé , ur IL Par. Liv. V. 477 PItalie , qui par leurs travaux & leurs fa- Cultez ont bâti les digues qui ont arrêté les inondations & les entreprifes de la Maifon ttomanne , & foùtenu la liberté Germa- Nique. TER Si l'Empereur veut maintenir fa puiffance, Autre | & empefcher les guerres civiles en Allema- "7" gne , il doit compofer fes Armées de foldats de la Nation, mais de Chefs étrangers : car les gens de cette Nation n€ fe conduifent pas eux-mêmes, comme font prefque toùjours les François, & encore plus les Italiens; mais ils obéiflent à qui on veut: D'ailleurs les grands Capitaines Allemands ne travail- de forte que ent qu’à leur intereft propre > Ge 10r l'Empereur , quelque puiflant qu il foit » € obligé de dependre d'eux» fansquoi ces Chefs ayant toûjours le peuple à leur devotion: On ne verroit que guerres & divifions inteftines dans le païs. Charles V. l’a éprouvé plus que tout autre. Ce fut un ma heur pour lui qu'i ÿeût de fon temps tant de grands Capitaines de cette Nation, &fi la fortune n’eût fait naître en même temps les plus grands Capi- taines du fiecle dans fes propres Etâts d'Ef- . pagne , d'Italie, &tde Flandres , Jean Fre- deric; Maurice » Albert de Brandebourg » Philippe Landgrave de Hefle, l’aufoient de- voré, ou du moins ils Vauroient {oùmisàleur Puiffance: déja même ils en avoient formé le deffein ; & en étoient venus bien près de l'execution. Gualdi a:remarqué que ‘à *€r formation de lEglife, ou lherelie, com- me il parle, n’a pas été introduite en Alle- magne par des Princes pieux & zélez >» mais Dr i Pourquoi Plulieurs Hiftoriens ont dit que Cbar rles e vinede- Miracle que Dieu avoit fait en vint pas Maitre a ” folu de Meitre abfolu de PAllemagne: VAlle- qu'un i ne qu'un Empereur belliqueux com 1552 Suite,! 473 LA V1E DE CHARLES VE rdis par des.Capitaines , &r des Guerriershâ 16 & courageux; mais comme il ne s'expliq pas davantage, je crois qu'il 4 entend pro là les quatre Princes dont je viens de pa : d für rene. ; vraÿ me Jui” d _poffedoir rant d'Etats & de Royaume ne € lemagne &r en tant d'autres pais de PEUT Lo qui avoit de f nombreufes & fi aguerrie ai mées, & tant de Chefs & de bons ©? fub= nes auroit été capable, je ne dirai pas 80e Juguer, mais d’engloutir toute PAIE nde : quand elle auroit été deux fois plus ge La qu’elle n’eft, ce qu’il ne fit pourtant l Sent Theologie qui juge toûjours charita a dira fans doute que ce fut un effet de 1 # 4 deration de cér Augufte Emp de” mais les Politiques qui raifonnént €? 0 cinsdiront que ce Prince fage èt fobre n°8 on | roit pas, que fouvent pour trop mange de gâte fon eftomac, & que l'on € ÿ ar de rejetter Ce qu’on a pris de trop» avec Pin Allemans que Charles- Quint ne 2 # + A. 0 Ü _ s’attirer quelque ficheug maladie: + ence ce Prince voulant profiter de cette exper as fe &t l’appliduer à.la politique, ne vou ut P ion charger d’un tropgrandpoids; parl'ambi; GA de pofleder tropErtâtss depeur d’être ob * à fuccomber fous leur pefanteur. L Mais pour dire la verité les Princes 1€ en moderez fur ce fujet, que quandils ?, Daee forces, ni occafions, ni moyens CE Cor” dir & d’ajoûter de nouveaux Etêts qui | S 5 III. Parrr. Liv. V.: : 479 Qu'ils poffedent déja. Tant qu’Alexandre trouva de païs, il ne fut jamais las de faire es conqueftes, il mourût même engn fai- nt: & Charles Quint ne fut jamais raflañé aquerir des Terres & des Pais> quelorsque e morceau étoit trop dur pour le pouvoir Avaler, Que cét Empereur n'ait pas eu, dans Pefprit le deffein de faire del’Empireune mo- darchie pour fa Maifon, ilena donné trop de marques dans fa conduite, pour qu'onen Puiffe douter ;: & il eft certain qu'il l'auroit fait, fi fes deffeins n’avoient été arrêtez par a valeur & le courage des Allemans favoir des deux Dücs de Saxe Jean Frederic & Mau- rice, du Marquis Albert de Brandebourg ;& de Philippe Landgrave de Heffe. Difons de Luther Jui même, -qui lui donna des coups mortels, f cen’eftavec l'épée; du moinsayec plume ;quine fit pas moins d’effet que l’é- Pée.. T'els furent ceux qui demonterenc la Brande machine que @harles V. avoit prépa- tée pour établir fa Monarchie en Allemagne. Our qu’un Empereur d'un coufage martial s qui eft déja puiflant par dés Etâts herédi- taires devienne Maître de:lAllemazne ; il ufft que cette Nation {e trouve fans Capi- taines & que l'Empereur ait de bornes Ar+ Mées, Les Allemands fe laiflent volontiers Conduire aux autres à l'égard dela guerre; du Gouvernement, / & dela Religions mais malheur aux Princesqui les commandent s’ils ne font capables de les bien com mander;car ‘sont accoûcumé-de fe donner au plus fort. uffi les Lutherierfs attibüent routle fuccez deJeur Religion au bonheur qu’elle eut de ’ paroi- 4$o La VE DE CuarLes V. + de paroître en un temps où ily 2 € ME fans Princes courageux pour les defendre quoi @lie auroit éré éteinte dans 107 PE ceEau. Preten- dre cons de Je finirai ce troifiéme volume en$ RTE Hiftoire par le recit de quelquest évener de Rome.arrivez au Royaume de Naples” cor Rome; qui ne manque jamais de PA eur piquet où ellë peur , voyant 'Empe U Charles V. fi embarraflé dans la guerre Met lut profiter de l’occafion ; &t râcher d Re fier la Jurifdiction Eccleñaftique dans ÉEN ÉmM- aume;, croyantqu’eftant fief de l'Eglife | voit pereur en qualité de Roy de Naples ï ns £ontenter de la jurifdiétion temporel ER CA on e affairestdes Ecclefaftiques? i ne vouloit dire autre chole » vouloit établir der Courvartinétz dan® . Royaume , l’une pour le ape ur eur ordres du Clergé; &l’autre pour l'EMP “ en qualité de Roy detilaples fur Les Secul ble en quoi le Pape avoit la plus confider? part, finon à l'égard du nombres 217 if à l’égard des Richefñles , dump. fance. rabriq®e Rent à bout de ce deffein » je Fe Dee es III. commença par tâcher 7 L'10TICS : ; j un Tribunal appellé della Fabrice À sa tro ;la Fabrique de S. Pierre. Il en care en Bulle , & en nomma les Magiftrats fn ar: donner aucune Connoïffance à PEmMper s'Y Mais Don Pietro de T'olede fon Vice-À One oppofa vigoureufement ; &t deffendità Fans dela vie, de porter #ni lite cette Bu le Royaume, ni de tenir la main à l'ét#P ent His II. PART. Liv. V. 485 Ment de ce Tribunal. Erà qui que ce für . accepter, ou d'exercer ces charges àipeine ‘4 être emprifonneæjufques à ce que !à a Jefté Imperiale en cütété informée, &c qu’el- £ en eût autrement ordonné. Et comme le ice - Roy fur menacé par le Nonce d'être . Ekcommunié par le Pape» il luiréponditavec à hardiefe accoûtumée; tout Catholiquezelé QU’il eftoit, du moins en apparence: Fe #7 bon Maître, >: qui a les mains affez longues Por me donner l'abolntion. ni A d ette entreprife du Pape donna beaucoup Refoluz € chagrin à l'Empereur: Aÿant ténu con" il fur ce qu'il devoit faire dans une telle COnjon@ure, & en quels termes de reffenti- Ment il en devoit écrire au Pape; aprés plu- leurs avis differens, il fut conclu qu'il falloit ADprouver ce qu’avoit fait le Vice-Roy> & , Oùer le zéle qu'il avoit témoigné € cette °Ccafion pour les intérefts> x la Gloire de Cette Couronne. Le charger de continuérs ce de proceder rigoureufement contre sons a UX qui contreviendroient aux ordres qu'i Yoit donnez. … On fit informer de tout cela 1. once qui réfidoit auprès de fa Majeité Mperiale, fans en faire la moindre plainte « piæape, lequel voyant le préjudice que cela à Oit à fon honneur &r à fon autorité ; € 7e VIE des lettres fort honneftes à l'Empe-4 Te » qui confentit à l’établiflement de cg Fôunal. ; ë . Fin de la troifiéme partie. * Pars, III, & es Se, PAELS Des Noms propres ; > des prie (4 1 | ce matieres contenuës dans Che vs féme Partie de la Vie eC Quint. À: a tag = è Bouchement de Paul III. avec PEmper®, Buffet. Voyez. Paul IL. le Col Aétion® digne: de loüangë de Ga Cheb one & d’Auguftin Spinola, 21. Du HAE zevedo, 28. De l'Empereur à Alger 1 d'André Doria, elli gen | ‘Adrien ; fes fentimens fur la Gr nn du Pape & de Charles V. parles” Afrique , ville affiegée par l Armée d sa x Dr Quint, prife, 413. Detruite “aqu's 48 | demens par fes ordres; Aguilar (Don.Jean) Ambaffadeur de C de Ter | Dans AT. deftiné pour le Concile 5] perl | Y/, 247 Albert Marquis de Brandebourg mis se. fe ÆS … en rènd graces. à Dieu, 243: Ses Mr °° ‘0 ons contre Charles-Quint » 42 Cha c & d'entrer en un Traité de paix avé ke? DES MATIERES. . . les, 472. On forme une ligue contre luys #73. Sa fuite, 475. Son Armée défaite en une Pataille par l’Electeur Maurice ; ibidi exandre Farnefe Cardinal neveu de Paul IL. envoyé en qualité de Legat à l'Empereur, 59+ AÏ a negociations es PS 160 | emands prétendent garder PElecteur Jean | Fes o A Frederic, 3 Imagro, fes avantures 116. > fiv. é à Char. L Ambaffaideur du Roy de Cuco envoy | à à Ambaffideurs de Charles au Concile de Trente,’ | 56. Autres pour protefter contre le Concile | affembié à Boulogne par ordre du Pape, 271. | De la ville de Naples à Charles, 281- Ma | recûs, 283. Autres de la même ville; com- x ment reçüs » d 295 Mbition des hommes combien grande» 136: Diverfes obfervations fur ce fujet ibid. mMiral Annebaut envoyé à Bruxelles à lEmpe- . , teur, & pourquoi» | 112 _ Amniftie ad l'Empereur pour la fedition de Na- _ples,-294. Autre encore "297 Mour de Charles avec la Plombes; 123 dré Doria, action glorieufe qu'il fit pour fau= ver PEmpereur, 32. Lettre qu'il écrit à Char- les devant Alger, 34. Le va faluer,: carefles qu’il en reçoit» 39: 40: Son intrepidité dans es dangers, 42. Donne du fecours au Chä- teau de Nice, 81. Soupçonné d’être d'intel- ligence avec Barberouffe, 83. Se fauve d’une confpiration faite contre luy & comment» 171. Fait mettre la Flotte en bataille pour re- cevoir avec magnificence le Prince Philippe» 345. Affiege & prend Ja ville d'Afrique; 413. X 2 Chile LIT | ia Chaffe le Corfaire Dragut; | #4 d Anne de Poñleau. Voyez Maîtrefle de F - GOIS I. Cr Rate Secretaire du Le ere ; de l’entreprife d'Alger » 9- + Pape un me fort a de ette er _ prife, | jla Antoine Polin, Ambañadeur de François Le : Porte, pour folliciter la guerre contre ; vale pereur, 48. S’embarque fur l Armée Got ‘des T'urcs deftinée contre Pitalies 77: | fe- au Cardinal Carpi, 79. Pañlüre qu'o7 ni Va ra aucun mal à l’Etât Écclefaftique pie » f urne 2 me 2e ee UN Tue ne lue ni elle dures de fais = à Paris informer le Roy & sen 81 . PArmée, : de Antoine Grifoni, fon difcours au vice-ROY 4 Naples contre l’Inquifition > = 4e de Anvers, préparatifs ve y fair pour r'eneene | stippe II. 362. Magniñcence de CU _ trée, 227 IPN Arcs de Triomphe à Bruxelles à l'entrée Shi * dippe IL. s 4580 Armée de Charles-Quint deftinée conte pra de Cleves, 66. De Henry VII. D EMPE çois [. Ss ES Lutheriens CO es LE reur, 185. : tre ! He 5 e PEmpereur con 86. SAUT ‘Armée navale des T tàla mer. jjoné Barberoufle; 37. DRE ARE ee pour lembarquement au Prince P Le Ré (Articles de paix entre PEmpereur & LP 110: 0 | Cieves, 73. entre Charles &t Frangoi ont | De ja Ligue du Pape & de PEmpereur dée ? | les Lutherienss 159. De la grace aceo je” D ES, M'ANTILER ES.» Jean Frederic, 205. De celle du Landgrâve Philippe, 232. De la paix avec les Luthe- TIENS ;, 5 466. Affin-Aga chaffe l'Armée des Chrétiens» 29, usbourg pris par l’Electeur Maurice, 454 Audience accordée par Charles-Quint à Sibylle + Ducheffe de Saxe ; avec plufieurs particulari- tez; 208. Au Landgrave de Hefe-Caffel lors de fa grace» 237- Céremonie que l'Empereur y fit.obferver, 238. Grande mortification de ce Prince, plufeurs © Au Legar à Latere de Pa | te, 248. Plufieurs difcours Br murmures con tre elle, 249. Raifons alleguées » ibids B, B An publié contre les Lutheriens, 16% Barberoufle en mer commande l'Armée na- vale des Turcs > 77- Prend Reggio dans. l2 . Calabre, 78. Fait des courfes & des brigan- dages fur les côtes du Royaume de Naples 19: Va à Marfeille, honneurs qu’on lui fait» 89.. 8r. Affége , prend &c faccage ja ville de Ni: ce, &r,82. Affiege la Citadelle conjointemen * avec les François» ébid. Eft chañé par les EC paznols & fe retire» 83. Retourne une, fe- Conde fois à Marfeille avec {a flotte, ibid, L’envoye pafñfer lhyver à Toulon, ibid. Par avec fa flotte, 97. Bon accuëil & prefens que lui font les Genois» ibid. Ravage les Etâts du Prince de Piombino, &t pourquoi»: ibid: Sac- cage & ruïne plufieurs lieux» 98:99 Faitun grand nombre d’efclaves » ibid. Va:attaquer : Puzzol,.99. Donne l'alarme à la ville de Na2- », à pless RAS MB dé pr fâche 52 ERACS fçoit contre là maïfon Farnefe, 252: * dé la jaloufe du Pape contre lui, 253 des mécontent du Pape à Poccañon du Con®e 256: Envoye des À mbafladeurs pour con : eftations lerle Pape, 266. Pour faire des pro, p6 ss nullité contre: le Concile iffemblé à RAS Ogne;271. Sa Politique envers le PPT Ses pretentions fur Plaifance avec | ere nié particularitez, 273: "| répond au | » 273: Ce qu réponc Il fe" tentions du Pape fur cette ville; 274,5 çoit plufieurs Ambaffades pour le feliciter. de PEU 277. Sa génerofité ÉnvE ne tion Rega ie Pme Po ré és rebelles de France; 2 ACT pond à ceux qui le rcroreneAde je’ fait SRE 7e añen ROY 280: * Accuëil qu’il fait à Re ro te RS M LL unissibid Prend part àfes difor anges Ye NE Te nyoye un Evêque pour infor” Naples de ; :1Pu” 295 Les écoûte & leur répond > ? Com ï : + ( CRT : ! bien ennerni ‘de l’oifiveté » 39 oyens theriens à Ulmé, & pourquoi De ; quot » 327% à des Suiffes de l'Entréprifeide Conan a ans re . L 2 11 6307 “ x “delle d’Audenirdes glofieufes; 331: C DRE ete Sarépoñfé; gsles Lutherièns 3 438: mort de Granvele fon xitédefes penfées, ihid. ‘ ‘en liberté . par quels TN OP ETES à DES MATIERES 27, Erablities affures, ibd. Envoyedes Am- Pafladeurs en Angleterre, 428, Va à Spire pour le rérablifiement:de là Chambre Impe- 'riale, ‘bid. Son voyage en Flandre, 329+ AcGrave: prionnier à la Cita- Envoye le Lan nr jbid. Loüé de fes actions de Boheme: 332: Contribüe “dans les affaires ER 4 hr» 14 ‘ a à 0 à à leur fairé accorder Ja-paix ; bd. Queis fes “deffeine quand i -d’envoÿer Maximilien fon | Je vit fans ennemis > 334 3. L’accompagne à la 33 fe folemnelle; 337: Re- les qui Pafligent, 363. que quelques nouvel >} donnaau Prince Philippefon Efrfiché de Prince de Salerne à Naples» folution dedeclarer la guerre à Dra- 2 dés Cathéliques ‘contf ion d’une Dieté à Aus- *1Ordonne la convocatio ne_Dieté n° grand” deplaifir de la éçoit u a favori, 4207 Perple- Il eftfollicité de mettre : jé Landgravede Calfel, 421: Répbonfe pe" für Les intérefts de ns. Traverfez par fon FTErE nd: Hd, 0 Ordonne de rétour de Phi- lippe en Efpagne> 427: Tâche de mieux éta- blir les affaires de fa maifon en Allemagne & > Fair rafer la ville LE d'Afri= : L'ayant prife par trahifon il ÿ Va en perfonhé; € qu'il a fait pour fon frere + (4 « « " | 1 SAS D Li Ep ad | d'Afrique jufqu’aux fondemens 432 oi Infpruck; 433: Sollicité encore d’acc order liberté au Land-Grave , la refufe » 019: 02 Reïtituer Plaifance, le refufe aut,? 4e | Avis qu’il donne au Pape.au fujet d ui Farncfe, & la prote@tion de la F rence Pa se eft promife ; 436. Soupçons, contre le fe 437. Il eft éclairé & perfuadé de, fes por de prenons » 437: be Lutheriens s lui de "CHAR rent la guerre , nvoye pou 2 Maître du Ne l'Eclute, Es 6. ê … vaille à le furprendre, 457: Sa fuite à Re | Donne la liberté à Jean Frederic. 453: ed çoit avec plaifir les offres de la, Republia EN | Venife, 459: Ses précautions 400 Me | ordre defaire la paix & la conclus». 4095 eine = cles degcette paix, 466. Mande de ne L Marie à Bruxelles dé mettre en. lib per : Eand-Grave , 371. Son-ordre mal exP splide, Fe ..€6.donne un.autre, 472. Fait © ir: je ui 4 don au Marquis. de Brandeboutg:| pie +14 a ncfait. la guerresavec. «RReéteuu Faso iers : de “Mal 5h s : “ue accident qui Jui. arrivas, ++ Catholiques mécontens: du Decret publié £ Charles en, faveur) des, Lutheriens » Le splsigrené 5 Puis, FADPALEN « &. com vu 0 Cariatti , pris. &. facca très- eme nÿ Po -Barberoufle, : :"1 sé) rx ere ia Cavalcade. Voyez Entrée, per ue Chevaliers de Malte appellez de $ Je} J. eus D RRERE Et Dur Re ÈE ÉErErE * Cibos (D. Francefco de los) confeiller princi Conjuration des * Confpiration à Genés» .. DES MATIERES:; Leurs glorieufes actions au fiege d'Alger ; : 23. 24. 25: 7 pal - du Prince Philippe» 58 Cleves intimidée envoyé fes clefs à Charles- jo Quint» Concile, combien preflé par l'Empereur & pour- quoi eft indiqué à Trente» 54 Bulle du Pape pour fa convocation 55 Conference du Pape Paul III. avec Charles V. 60. Fruit de cette conference » 62. Efpagnols contre Pierre-Louis Farnefe à Florence > 259- Par qui tramée» 30. & friv. 71. Suites de laconfpi- . tation > 172 Conftance perfecutée par Charles-Quint » 318. Fait-refolution de la foûmettre à fon pouvoirs ibid! Lai fait attaquer par Viviers > 319. Per- en queition fion plexité des habitans mettent { doit rendre» ibid. Crainte des Catholiques de la Ligue contre Îes Luthériens» Fe CET 11563 De Henry If. Roy de Frances © : 118306 FER P26IE 0e Ecret publié ‘par Charles V. en faveur des Lutheriens» +11 04 Declaration de guerre des Lutheriens contre Charles; avec plufieuts particularitez> 2185 Défaut blâmable dans les fefmens dès PR Députez de Strasbourg recourent à l'Empereur pour obtenir leur grace» 180 De- 2 dé AE — : h : 4 { ) x Me BLUE 2 M 0e Devifes des Drapeaux des Lutherien$» LAS . Diete de Spire, ce qu’on y fait contre le Rae France», Dicre indiquée à Wormes, & pourquoi» ” 137. Diete de Ratisbonne, 34 139 ticulariteZ» | Diete d'Ausbourg avec plufieurs par de friv | ” sé ” 247: Difcours fur la mort du Duc JOens > 149 | . Du Ducryde Wittemberg à l'Empereur Pis A les en lui demandant pardon, 178. DE Fe. 7 chefle Sybille au même fur le fujet des de ces de fa Maifon, 209. Des Députez ep ples au Vice-Roy contre PInquifition ; A D Du Chancelier.du Landgrave au fujet aÙ 4e | -don, 237. De l'Empereur à la jete d Be, | bourz 247. Des Légats.du. Pape à GE au fujet de la reftitution de Plaifance” 2 Des Ambaffadeurs de Charles au Conclier ‘4 De Sangro à PEmpereur, pour fa patrie u tre le Vice-Roy, 284 Du Prieur Caraff ee peuple de Naples irrité contre la Noble pour tâcher de l’appaifer, 291. De deux Ce dinaux au Pape Jules fur la guerre COP ne Duc Oétave, 445. De l'Empereur pour ee … ftruétion du Prince fon fils , 371277 re Difcorde entre les Efpagnols & les Alem Le, - à quiauroit la garde de fean Frederic dev? vf 230. Entre le Pape Paul III. 6 PENP Le fur.les affaires de Plaifance, 267: DUR", » Vice-Roy de Naples & le peuple far J'érabli fement de lInquifition, 281. Raïfon$ 47 ko. zallegue pour cét établiffemeut ; ‘282. els Diverfté de fentimens fur la negociatio ce paix entre l'Empereur & François, F: pan: D DESIRE ES É andino Legat aupres de François LT Re TE fagut Rais Corfaire Turc; 363. Sa naiffances ibid. Sa fortune avec plufeurs particularitez ibid. Ef fait prifonnier par Doria; 364 [is à la chaîne comme un orçat» id. Difcours qu'il fait à la ferme de Doria, 365. Eft tiré de la chaîne à fa confideration » ibid. Et ra- cheré par Birberoufle avec diverfes circon- ftances ;: 366. Retourne en Afrique 367. Dommage: qu’il caufe aux Chrêtiens » 369. Eft chaflé par Doria» ! 53470 upleix écrivain François blime François I.de s'être ligué avec je Turc contre Charles- pen 4841 | re 8 uren affiegé par Charles, pris» faccagé & brû-" lé, . ‘1789 | Chaffes ; combat ide cent hommes fur des échaffes à Namur pour divertir le Prince pipe | dit publié par Charles V. en faveur des Catho= E liques contre les Lutheriens» - | 418 leodore Plombes» fa naiflance» 123: Devient . Maîtréfle deCharles-Quint &t comimeft» ibid Difcours qu’elle lui fair, qui lui plaît beau- COUP, 124 Réponfe de j Empereur ibid Va trouver l'Empereur 40 Camp, & pourquoi tez de fes couches» bide Plufieurs particulari tar.” Divers difcours En fur fa conduite» 142 Eleonor époufe de François. E..&c fœur de Char- les-Quint ; negotie Ja paix entre ces deux Princes, 109. Va à Bruxelles» & pourquoi» 300 Elec- nn Lt LEA B MAÉ : Eleéteur. Voyez Maurice. 06) Eleéteur Palatin embrafle le Lutheranift Eleéteur de Brandebourg semploye pour 9 nir la grace de To Mrecér te dé axe» ea. Pour la liberté du Landgraye de Hefle> 23° accompagne à laudience de PEmpereit 236 Le Duc d’Albe lui donne à fouper, 247 Déplaifir qu’il reçût de ce qu'on ÿ 47 Sid. andgrave, 241: "Il follicité fa jiberté» eçoit une fevere réponfe, ibid. CO = Le ?é € on fit de démarches pour la liberté & 4 - Prince, ne Ceremonie del’Entrée folemnelle du Prince ph lippe à Barcellonne, 343. À Milan» LE RL US : Namur, 352. À Bruxelles, 256, Par qui &t CO re Re 5 , qui pue _ Re ROC OL ville, ibid. C p-'ment qu’on lui fait, avec plufñeurs PAIE ritez, ibid, Ileft Rs traité id. æ Vers; {e- Erneft Duc de Brunfwic fe défend courage À Re dans la bataille, 194. Eft fait P 7 Efpagnols font‘ prifonnier l’Electeur de LH A , ne Evêque d’Amal Legat à Latere de Paul He près de Charles-Quint, pour le feliciter 5 ce paix avec la France, 145. De Catanée? ee, qu'il fit pour appaifer Ja fedition de NP Autre Evêque envoyé par Charles Qu à cette même ville, 295. Information fait du tumulte arrivé contre P'Inquift ibid. paroît favorable aux Napolitains” de» Eft corrompu par le Vice-Roy » 8 sent ticula” » à n° ntrée magnifique de ce même Prince ; D à ne DES MATIERES. vient contraire » ibids « Executions terribles contre les Réformez dans le Comtat d'Avignon Er, %#. 144 xemple de moderation de l'Empereur Charles- Quint envers les Dames; 130 F, F'Armere (Qétave) va en Efpagne, 52. Re= tourne en Jralie, 59. pafle en Allemagne; 434 Demande inutilement Plaifance » ébid. il a recours au Pape, 435. Ses inftances ar près de luy, ‘id. Implore le fecours de Fran- Gois I. 436. Eft menacé» 430 Farnefe (Pierre Loüis) fils de Paul IL. 252. En- voyé à Charles V. par fon pere» ibid. Accufe | d’avoir trempé à la fedition de Naples, ibid. | Sa conduite peu fage > 257: On trame une comipiration contre jui 238. Sa mort avec | plufieurs circonftances»> . 263 Feftes préparées pour la folemnité de la paix. iefco (Pierre Loüis) confpire contre Genes fa patrie, 252. Meurt, ë&t comment» 253 Figuerra (D. Jean) envoyé par Charles-Quint à Paul III. pour le confoler de la mort de fon fils Pierre Lois Farnefe» _. 266 François avec les Turcs faccagent Nice: 81. Secourent Landrecy afiegé par l'Empereur» 87. Se retirent glorieufement après y avoir conduit le fecours; 89. Font beaucoup de mal à l'Empereur, 90. Tâchent d'allumer la fe- dition à Naples, 281. par quels moÿens ; #bid. * Veulent attaquer la Flotte qui conduifoit le Prince Philippe, 429. Leur deffein TE 2014, y Fran- ERA TAN * François I. envoye le Dauphin afeger PERS gnan, 46. Déplaifir qu’il reçoit GE Ja levé® eur 5 fiege, 47: Envoye un Ambaffacet orte pour folliciter la guerre contre Cha? ” Déclare la guerre à Charles, 57: de 1 de la Ligue de Charles & du Roy "Area Se contre lui; 7$. Lettre qu’il ren è | olyman, 78. Honneurs qu’on fait à ape roufle à Marfeille, 8e. Joint fa Aotte ; me M dents le Chites ë ice; 82. Blâmé de s’être ligué avec %. de “és Son Armée nombreufe pour le f6c0 On andrecÿ , 87. En fait lever le fiepe> “ sjes- - croit qu'il réfufa la bataille contre Char note ibid, Retraite glorieufe de ee o- Fr 89. Pafquinades contre lui» 9 j Ac fé. contre lui dans la Diete de SPITE? 43 se É generalement , ibid. Eft attaqué Le | l temps par Charles V, & Henry RO Enr, 8 éterre.. 104. Dommages qu'ils lui caufen à ra fair à Se que cela lui donne» 107: Ve. se a paix à quelque prix que ce f0it” Ho | is laïitrefle la lui fait faire defavantiee | de. az Ce qu’il auroit fouhaité V2 cel. ss a figner, ibid. Envoye l'Amiral à Brun i- à pour y porter le Traité de paix > #P/4 LPS ons qui lobliserent de confentir à japan 115+ Son affiction de la mort du tbe 143. Envoye des Ambaffadeurs à ane is _. ge: à la ratification de 1 He ; or - FR Fe > 175. Ses défauts, & 165 V ibid. Gon% DES MATIERES. Te. 1 À y Onzague (D. Ferrante de) Vice-Roy.de Si= | Fe cile dans l’entreprife d'Alger; 22. Son | difcours aux Chevaliers de Malte, 15. Ses. deffeins évanoüis ibid. H. HE (Philippe Landgrave de) Chef de l’Ar- mée des Lutheriens, qualitez odieu- fes qu’il donne à l'Empereur» 186. On tra- vaille à faire fa paix avec lui, 231. A quelles conditions accordée, 232. Combien il les trouve dures, 235. Se prefente devant lEm- pereur, 236. Accuëil qu’il lui fait, ibid. Dif- coùrs qu’il lui fit par la bouche de fon Chan- celier, 237. Réponfe qu’on lui fait, 239. Combien il eft mortifié; sb. Le Duc d’Al- be lui donne à fouper avec plulieurs autres; * 240. Eft arrêté par ordre de l'Empereur;241. Déplaifir, qu'en reçoivent ces Princes , ibid. + On foilicite inftamment fa liberté,246. Con- *feil que lui donnent les Electeurs de Brande- bourg & de Saxe, 245. Nouvelles inftances : PEU fa liberté, 247. Raifons alleguées , 250. * Tout y eft inutile, ibid. On le transfere pour plus grande feureté à Audenarde, 329. Nou- velles follicitations pour fa liberté, 421: Iltè- che de s'évader, & comment, 422. Onletient plus referré, 424: Ilobtient fa liberté, 471 * EL Inçon: Le À TB; L © ÆLuther, De Ê 151. De Charles en fignant la Ligi® H contre C les. Lutheriens, 158 : erienr e Duc d'AE | un peu av ant les fur ERA o la mort de ot Du k u .befur la m M ltene ide Son & François LT Saxe fur ce qu'il craignoit» 181. DeP fion de Ma fur les victoires fans € NS» 193 Sur les railleries des Lu- : Frederic . après qu’ on lui mort, 203. De Ch prononcé la fentence arles-Quint fur la grace Land grave, 232. D'un Minittre de fur 1 a dureté té des conditions de fa grace De Mari arie En. 14 O recevant Maxi ilien < j Je aximili 340 De ce Prince à fon époufe g ; » celui-CE 2 23 7 époux» D Prince Phili nce Philippe, ibid. Du Duc 3 Albe fur 18 mort de fon fi Farnefe on fils; 342 Re Mens ais fance» 19 434. Del e l’Électeur de Saxe à ceux qUiE {uroi ent qu’ on j és pourroit faire prifonnie r lEM- 455 : Paiquin ade contre Charles-Quint & F rançois se ane le re contre Charles fur l’autof & LA . Paul ITT s . donne o à ordr : : k jour par jour ES Ge : Fe) ? Faye de ment de Lei ette guerre, 49. Réponie u s] “4 Fait u E b voye Et SE Concile de’ Trent? 54" inaux Legats pouf en faire | louv ertures 56. > 56. On deco | uvre fa tromperie oÿ€ V + n du Co 1 part l’Emÿ mpereur , 58. Lui envoye enco oir de fa dere” ga e. le >. D EPS MBA FRS xgat à Latere; 59. Inftancef de celui-cy pour un abouchement du Pape avec l'Empereur , ° Gbid, Quiarrive à Buffet, 60. Cardinaux qui accompagnent ce Pape, 61. ll propofeàl'Em- , péreur la paix avec François [. 54%: Eft re- fulé, 62. S'enplaint, 63. Se radoucir& tâche . d’appaifer l'Empereur, 64. S’en reto@rne à Rome: -* : ibid. Paul-LL[. abouchement de ce Pape avec Char | Jes-Quint à Buffet, 60: Accorde une difpenfe *_ pour le mariage du Prince Philippe, 86. En- voye des Legats pour negotier la paix entre : Charles V. & François I. 109. 110. N’envoye que de fimples Nonces pour feliciter ces Prin- ces de lapaix, 114 Forme tout de bon la +efolution d’affembler un Concile, 137. Con- vient avec l'Empereur de la tenué d’une Die- te, pour quelles raifons, #bid Envoye le Car- dinal fon neveu pour y aflifter; 138. Difpo- | _fitions qu’on y trouve à fe liguer avec Charles | contre les Lutheriens,ibid. La Ligue eft con- cluë & fignée, 358. Travaille à faire donner V’Electorat de Saxe à fon neveu, 166. Sa joye de la victoire contre les Lufheriens, 198. Or- donne des procéffions pour enremercier Dieu, 19y. Ses inftances pour établir l’Inquifition à Naples, 212. Reçoit une Lettre de Char- les V. fur fa victoire contre les Lutheriens; | 216. Affemble le Confiftoire pour'en faire la | “lecture, 221. Loüe la pieté de Charles, ibid. Nomme un Legat 4 Latere pour lui en faire | compliment de fa part, id. Fairréponfe àla | lettre de l'Empereur, 122. Dequoi foupçon- | né & accufé par l'Empereur, 252. KReçoit une Ambaffade de Charles-Quint fur la mort Y 3 de le, REA D: E de Pierre Loüis Farnefe fon fils deux Cardinaux Legats pour felici reur de fa victoire contre les Luther}* nÉSEE Ses inftances à l'Empereur » pou rendre Plaifance à Octave Farnefe fon pet 8x rép”. neveu, 267. Diverfes propoñtions 66. Envoyé iter PEMPE. L3 it- fñ- fes fur cette affaire, ‘bid. Son obftinatio vouloir que le Concile fe tienne à 269. Sa réponfe à l'Empereur au fujeë, faires de fa Maifon, 273. ER foilici Roy de France à faire la guerre à 275. Ce qu'il refufe, & fes raifons» mort, 370. Peres du Concile s’en 7 . uyent? Boulogne? des 417 répare Charles Ÿ 1. 456 Perpignan, eft afiegé, 45. Levée du É m + Philippe Landgrave de Heffe. Voyez He £ Philippe Prince d'Efpagne part pouf Perp 46. En fait lever le fiege, i4id. On juy 4 ne le Gouvernement de l’Efpagne €n la ce de fon peré, 58. Son mariage 2VEC x P AS) D: w’il fait 4 Marie de Portugal, 86. Accuëil q Maximilien fon Coufin, 339. Va à ignans eftir 1 . lit, ibid. En Italie, 343. Reception Drive font les Pelerins de Montferrat» 441: À ibid. à Barcelonne, honneur qu'on lui fl? 5x, plufeurs particularitez de fon embarqu£ 41: 246. Eft aceuëilli d’une grande tempête à | S’embarque une feconde fois, #44: Genes & comment reeû, ibid. Fai 4. Arr it Dlufieur prefens & part, 348. Arrive à Milan» 352 pourfuit fon voyage, 351. Entre en gne, ibid. Dans les Pais-Bas & re qu'on lui fait, 353. à Namur; 352: fances de fon arrivée» 353: Accuëil qu£,;7. fait fa Tante, 354. part pour Bruxelles end ‘ ceptio® Rejouif jui À _ prend congé de fa Tante, #id. Son entrée Plaintes de Charles-Quint contre François: DES MATIERES: | magnifique à Bruxelles, habit qu'il y portoit» 356. Reception qu’on lui fait, ibid. Eft com- plimenté par le Penfonnaire, bij, Arcsde Triomphe pour fon entrée, 358. Accuëil que lui fit l'Empereur fon pere; 359- On Pac- compagñe dans P'Eglife Cathedrale , à une Meffe folemnelle, kid. Va viliter d'autres villes de Flandres, 361. Eft reçû magnifiquement par touf» ibid. Son entrée à Anvers avec la Cavalcade qui laccompagnoits 362. Inftruétions que PÉmpereur fon pere Jui donne; 371: Prend congé ‘de fon pere pour retourner en Efpagne; 427: Accuëil que lui font à Trente les Peres du Concile, 428% Il arrive à Barcelonne 440 Pizzaro, fes avantures au Perou» 116.@ fiv. Plaifance , raifons & pretentions du Pape & de l'Empereur fur cette ville, 273 274: 275° d fuiv. 102: Contre le Pape, ibid. Du Pape con? PEm- pereur, 63. Generales contre les François pour s'être unis avec les Turcs au grand dom- mage des Chrétiens, 83. Des François con- tre Charles, ibid. De l'Empereur contre les Lutheriens, 152. De Solyman contre VEm- pereur fur la prife de la ville d'Afrique, . 416 Plenipotentiaires pour la paix erftre Charles V- & François I. _ 109.119 … Policaftro, pris & faccagé par les Turcs» 102 Puzzuolo, affiegé par Barberoufle» PRQNE : i i 7 par les Chrêtiens; Preludes de la paix entre Charles-Quint & Fran- 108 EVA - Princes _ çois I. ! Princés voluptueux, comment» : F * Princes confederez avec l’Eleéteur Maurice €? f tre Charles-Quint, Fe . Prerentions für l’Electorat de Saxe» 166- 4e . Pronoftic fur la conjuration & mort de Lou” Farnefe, 259 Pr He ser de Charles contre le Concil é à Boulogne, . . rés # -Proteftans, mefures qu’ils prennent fur Ja re té exercée contre eux dans le Comtat d gnon, 145.146. Confultent fur ! .jet, 147. Prennent des refolutions? se . Commencent à rompre avec PEMPE 8 ! : < 4 R. : R Achapt de Dragut Rais. Voyez Dre Eine Räifons & pretentions du Pape SE pjeéreur pereur fur Plaifance, 273. 274. Maurice pour faire la guerre à PEmP* 44] avec pluficurs particularitéz, SP : 7 Reggio en Calabre affiegée par Barberouflér ur _Kelision Refformée rétablie dans 1€ néË d'Avignon comment, & par qui extirP 44 Republique de Venife, fa generofité en Charles dans fes difgraces, Rebellion dg Naples. Voyez Naples: Requefenz (Donna Stephana de) ve marie à Barcelonne,; Réponfe du Pape à Charles fur les 4 469 ve fe re d 344 ; de faites a Genes,sr. De Marguerite à pe charles | () pere au fujet de fon mariage» $9- De au Pape fur la paix avec François . se ë DTA le même lue reur vers , x EE A ue OR . DES MATIERES.. même à Muley-Haffen {ur fes difgraces » 66 -. Du Gouverneur de Duren follicité de rendre la place, 68. De Charles au Duc de Cleves: fur la grace accordée, 72 Au Cardinal Polus qui lui demandoit la paix> 109. Aux déman- … des du Roy de France au fajet dela paix» 113: ” Au Duc de Wittemberg fur fa grace, 173: A ceux qui le follicitoient d'accorder la grate; -_ au Land-Grave, 232: Sur la liberté du mê- | me, 471. Aux Legars far les affaires de Plai- | fance, 274. À Urfin {ur la reftirution de cette ville, 280. Au Pape fur fes prétentions fur la même ville, id. Sur ce qu'il avoit reffu- belles de France, 280. { la protection aux re A Sangro Envoyé de Naples, 286. À Soly- man qui fe plaignoit de lui» 436 Troupes de Rome, confternée par l'approche des Barberoufe, 79. Raflurée par Polin Ambaf- fadeur de France > ibid. Tombe dans de nou- velles craintes & pourquoi» 80 Ruigomez de Sy envoyé par l'Empereur on Prince Philippe fon fils,336- Son éloge : #Pid. Retourne en Efpagne avec le Prince Maxi- miliens. FE Us / S. Alerne» affiegée par Barberoufle, 101. Com” ment delivrée» ibid. Salerne ( Prince de ) Envoyé par le ville de Naples à Charles-Quint, 282: Mal reçü » .283. Demeure auprés de Empereur par rs , 7 Î . CE d | ordre ; mais fans avoir audience | tourne à Naples, 406. Son entrée furperbe dans cette ville, 407. Rend vifire au Vice- | Ro | _. NOY) donne fujet de mécontentement ; puis à l'Empereur lui même» 492: que fa femme eft groffe & pOurqUeee de Na ples à Charles V. 282. Mal reçü » jEm- Malheurs que cette feinte attirent ? VAE) 11 Sangro ( Placido dé) envoyé par la ville zele & fa fermeté, 284. Son difcour pereur, ibid. S'en retourne à Naples Court un grand peril, o de Sa _ Sanfeverino (Don Jean) Voyez Princ lerne. Sedition au Perou ; 116. Auteurs de la ftanc 281 tion, | Sedition à Naples avec plufeurs circon Sentence de mort contre Jean Frederic » Sentiment des François fur la levée du fi Perpignan, J à Sfondrato { Cardinal) efMoyé par 1e» Pape ia * Charles V. en qualité de Begat à ee le feliciter de la paix, 114. ne ictoi ri au fujet de la victoire contre les Luthe on afigée de la nrifon de fon époux; 199: à 1: na envoye des raffraîchifemens & Re éponfe fa lettre, 201. Eft conduite à l'audience Sibylle, femme de Jean Frederic » 200. Luy écrit une lettre, ibid. Charles-Quint , comment habillée milité ellé le reçoit, kid. Conduit D.) L'E - Lui -Roy; avec plufeurs particularitez» she “ip 2 qui accompagnée, 208. Difcours qu € fait, 209. Va voir fon mari en prifon? * Eft vifitée par l'Empereur, avec que | Soupçons contre Charles - Quint » . Spinola, Action genere DES MATIERES. uand il s’en alla, #bid. Et reconduite ‘par le Duc d’Albe jufques dans fon appartements 212 Solyman Empereur des Turcs follicité »PAr François I. de faire laguerre à Charies-Quififs à CE De 48. Sa lettre à François I. fur ce fujet , Fait mettre en mer une puiffante Armée » ibid. Son reflentiment contre Charles pour avoir pris &c fac S'en plaint très-fortement > 40/8: Réponfe . de Charles » ‘id. Solyman fait refolution . de s’en venger » 431: Ses defleins contre Maite, is ibid. Soria ( D. Martino } di Velafco Ambafladeur pour protefter contre Je Concile de Boulo- . gne; 273 156. On ifoit les forces des Lutheriens welles#n’étoient pour obliger ;, sbid. De croit qu’il fa plus grandes q le Pape à fe liguer avec lui » Chäfles contre le Pape Fruits des foupçons» #i me Pape fur les affair ufe de ce Colonel qui o s fauva l'Empereur d'un grand peril 2 trasbourg rentre €n grace avec l'Empereur 184 Suabe, forcée par le Roy de Suede à fe ligue avec lui, 262 Suiffes, fe liguent avec le Roy de France» plu- ne circonftances, 301. Ce qu'ils penfent de l’entreprife de l'Empereur fur Conftance » 322. Lui en font de grandes plaintes » ibid. $e declarent protecteurs de cette ville» Fee + nr e cagé la ville d'Afrique 5: AIG RE ? À Va 14 | | | ADD BA RCUR + | T ette Lettre & Envoyé des Suifles pour € bide | or. #3 Alamon,, pris par les Turcs ; 98. Dore reçûs avec plufeurs ciconftan ation, k , 58. Tavera Cardinal Archevêque de Tolede PE Donné au Prince Philippe p2r VAE fon pere pour être fon principal = ler, 5bid. Sa mort avec pluñeurs partit tez, FS2 RE ait + 4 T Fo AR ER CHE Tempefte terrible qui accueillit 1 Armée de , tienne devant Alger, 20. Combien uel ibid. Dommages qu’elle caufa> aVCC A ques obfervations, ibid. Autre rempefe 7e aecuéillit la Flotte qui accompagnoitle Le ? Philippe, 347. Evetfémenr de cette temp ibid. Dommages qu’elle caufa, Hé YEn- Titres odieux que les Luthétiens donnent à 190 pereur, F Vice” Tolede (D. Ferdinand de) Duc d’Albe > u0* Roy de Naples, chaffs les Turcs de ce Jo; 99. Veut malgréle peupleétablir PET efl tion à Naples ; 212. Violences qu'i ne 213 ufage, Traitez. Voyez Paix. fieufs ‘Trente, Defcription de cette ville, avec phe 1 à particularitez, 55,56. Deftinée pour ; 4 blée du Concile general, $7. Honneurs a 8 y fait à Philippe paffant par cette ville Tribunal de la Fabrique de S. Pierre à À ce que c'eft, & les defordres qu A po fuite “ # Tribli | ni CL #4 DES MATIERES. .# ribunal.du S. Ofice, le Pape le veut établir à Naples, qui le refufe, 212. Troubles & foù- levement. dans cette ville à cette occafions * : 21$; Turcs, affiegentNice, avec les François fous ie commandement de Barberoufle ; 8x. Ten- tent en vain la prife de la Cicadelle; 82. Sur- prennent Policaftro, 102. Ravages qu'ils y font, ibid. Affiegent Puzzuolo, 49. L'atta- quent vigoureufements ibid. Sont obligez de lever le fiege ;. par le fecours du Vice-Roy de Naples , ibid. Font des. courfes fur les côtes Chrétiennes > 101: Grandsgommages caufez par eux». &c s’en retourner hargez de butin à Conftantinople>… 103, | V: 7 Argas (Don Francifco de) Fifcal de Caftilles: . envoyé à Boulogne: par Charles-Quint» pourprotefter contre le Concile» 272 Vértus de Lucher. Voyez Luther: de To- Vice-Roy de-Naples. Voyez D. Pietro. lede. 5 24 , Vice-Roy du Perou, à conduite, 116. SES dif- articulari- graces & malheurs, avec plufeurs p tez ; ‘117.118 Vices des fermens des Princes blâmez; 127 Vices & défauts de Luther. Voyez Luther. Villemarina Princefle de Salerne , qre. Feint d’être groffe & pourquoi, #bid: Ce qui.en ar- TIVA» : ë , je PAIE V ittemberg, ville très-forte, eft remife Char- les V. par un Traité, 20% Viviés Capitaine fort cftimé de PEmP E LÉ ê rt FOJOFERRFREN URSAIE SE LT ES ERREUR a (D se calibrite dun