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Antonio SARTORI & Alfredo VALVO (a cura di), Hiberia-Italia, Italia-Hiberia.Convegno internazionale di epigrafia e storia antica. Gargagno-Brescia (28-30 aprile 2005). Milan, Cisalpino, 2006. 1 vol. [Reseña]

Álvarez Melero, Anthony

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L'antiquité classique Antonio Sartori & Alfredo Valvo (a cura di), Hiberia-Italia, Italia- Hiberia. Convegno internazionale di epigrafia e storia antica. Gargagno-Brescia (28-30 aprile 2005) , 2006 Anthony Alvarez Melero Citer ce document / Cite this document : Alvarez Melero Anthony. Antonio Sartori & Alfredo Valvo (a cura di), Hiberia-Italia, Italia-Hiberia. Convegno internazionale di epigrafia e storia antica. Gargagno-Brescia (28-30 aprile 2005) , 2006. In: L'antiquité classique, Tome 78, 2009. pp. 570-571; https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_2009_num_78_1_3753_t17_0570_0000_2 Fichier pdf généré le 26/05/2018 570 COMPTES RENDUS hérétique ; mais bien plus dangereux serait celui qui soutiendrait avec obstination des conceptions minant les fondements de la foi (p. 147). IX : l’Égypte est une terre de confrontation entre païens et chrétiens. Cyrille, patriarche d’Alexandrie, détient des pouvoirs qui s’étendent à l’ordre public et se montre un dur adversaire des hérétiques, des juifs et des païens. À la place du copte sont consacrées des pages très intéressantes : une langue sacrée qui favorise la christianisation des campagnes mais qui est aussi facteur de marginalisation. Combattus avec acharnement, les païens d’Égypte ne sont pas pour autant unis. X : le chapitre est centré sur la fête de Pâques à Jérusalem. Là aussi est mis en évidence le rôle du monachisme, qui contribue au développement économique de la Palestine. Une attention particulière est portée au sort des communautés juives, qui se sentent menacées. XI : évocation du souverain sassanide Vahrâm V, un héros archétype de la littérature iranienne qui peut rivaliser avec Théodose II. L’épilogue s’attache au sort ultérieur des différents personnages rencontrés dans le livre, et s’achève sur une définition de l’Empire en cette année-là : toujours un ferme point de référence et un État, mais pas encore un concept. Mêlant idées générales et analyses concrètes, ce livre clair et subtil pourrait être considéré comme une suggestive voie d’accès à la diversité du monde tardoantique et à une réflexion sur le caractère inéluctable ou non des événements historiques. Alain CHAUVOT Antonio SARTORI & Alfredo VALVO (a cura di), Hiberia-Italia, Italia-Hiberia. Convegno internazionale di epigrafia e storia antica. Gargagno-Brescia (28-30 aprile 2005). Milan, Cisalpino, 2006. 1 vol. 17 x 24,5 cm, X-475 p., 52 fig., 15 cartes. Prix : 32 €. ISBN 88-323-6051-9. Cet ouvrage, fruit de la collaboration entre savants italiens et espagnols (ces derniers membres du groupe de recherche ORDO, acronyme de « Oligarquías romanas de Occidente ») auxquels se sont joints des chercheurs britanniques, français et portugais, s’intéresse aux contacts et aux déplacements de population non seulement entre les deux péninsules, ibérique et italique, mais aussi à l’intérieur de celles-ci. Sans compter l’introduction (A. Sartori et A. Valvo) et les conclusions (M. Corbier), les articles que contient ce volume sont au nombre de vingt-huit. On remarquera d’emblée que l’attention se porte non seulement aux époques républicaine (cf. M. Sordi) et surtout impériale, mais aussi à la proto-histoire, comme l’attestent les communications ayant trait aux peuples préromains tels les Ligures et les Ibères (par M. G. Angeli Bertinelli), aux Ibères qui combattirent aux côtés d’Hannibal (G. Brizzi) ou encore aux Vénètes impliqués dans le processus de romanisation que révèle, par exemple, l’onomastique (M. S. Bassignano). Dans la même veine, il faut joindre le texte de D. Foraboschi sur les limites de l’intégration des populations dans le monde romain, en Hispanie, en Italie ou ailleurs. Dans ce livre, à la différence du volume intitulé « Migrare », paru à Bordeaux en 2006 et traitant d’un thème similaire mais limité aux seules provinces hispaniques, les élites (prises au sens large) ne sont pas l’unique objet de la réflexion car c’est en fait toutes les couches sociales, d’origine diverse, qui sont passées au crible par les chercheurs réunis à l’occasion de ce COMPTES RENDUS 571 colloque. Cela explique pourquoi figurent des articles relatifs aux Hiberici dans la Regio X (E. Buchi) ou aux Lusitaniens en Italie (J. d’Encarnação) qui nous révèlent la présence de soldats, mais aussi d’auriges ou de gladiateurs (ces derniers faisant plus spécifiquement l’objet de l’article de J. L. Gómez-Pantoja). Parallèlement, davantage axées sur les notables, on trouve des interventions sur les Hispani (indigènes) et les Hispanienses (Romains nés en Espagne) sous la République (C. Castillo), la guerre de Sertorius (J.-M. Roddaz) et sur les relations réciproques entre la Péninsule ibérique et la Regio X (C. Zaccaria). Les affranchis (A. Buonopane et M. Corbier), les notables locaux (A. Caballos Rufino, S. Lazzarini, M. Mayer, E. Melchor Gil et M. Reali) et les membres de l’uterque ordo (F. J. Navarro ou J. F. Rodríguez Neila) ne sont pas laissés de côté, tout comme l’influence du droit romain sur les constitutions coloniales et municipales espagnoles (G. Poma). Le reste du volume est constitué par des communications au sujet pour le moins inhabituel, comme celles de F. J. Fernández Nieto, sur l’exploitation du sel en Hispanie, qui souligne que, bien qu’organisée à la romaine, elle s’adapte au contexte local. S. Keay et G. Earl, pour leur part, nous présentent les résultats provisoires tirés de l’analyse d’une base de données encore en cours de constitution et qui permettra de mieux appréhender les interactions des cités de Bétique occidentale entre elles et leurs rapports avec leur environnement immédiat. Les autres articles ont des sujets plus variés : depuis l’origine de l’épithète Hispaniensis de la IX e légion (G. Migliorati), à la question du colonat en Hispanie (A. Valvo) en passant par le thème de l’ascia en Espagne (M. G. Arrigoni Bertini). Enfin, certains textes sont dévolus à une réflexion méthodologique (A. Sartori) ou historiographique (F. Wulff Alonso). Comme on aura pu s’en apercevoir, ce volume occupe une place à part dans l’historiographie car, à la différence des ouvrages récents concernant les élites hispaniques, par exemple, il cible davantage de groupes sociaux. Qui plus est, le Haut-Empire est presque toujours la période qui se taille la part du lion avec l’épigraphie comme source principale d’information or, il n’en est rien ici. En effet, les auteurs insistent sur la mobilité inter-provinciale, poursuivant dans la lignée de travaux relatifs aux contacts de populations entre différentes parties du monde antique, ce qui impose le recours aux sources littéraires et archéologiques. Les apports de ce livre sont par conséquent multiples et ils nous permettent de prendre connaissance de pistes qui restent à explorer, à la lumière des méthodes mises en œuvre par ces chercheurs majoritairement italiens ou espagnols. On attend donc avec impatience la publication des actes du colloque organisé à l’automne 2008 à Pampelune et à Olite et qui a pour intention de poursuivre les travaux initiés dans le présent ouvrage. Anthony ALVAREZ MELERO Francisco BELTRÁN LLORIS et al., Zaragoza. Colonia Caesar Augusta. Rome, « L’Erma » di Bretschneider, 2007. 1 vol. 17,5 x 24,5 cm, VI-154 p., 6 pl., 113 fig. (CIUDADES ROMANAS DE HISPANIA, 4). Prix : 50 €. ISBN 88-8265-398-6. Le succès remporté par les ouvrages consacrés en 2004 aux trois capitales des provinces hispaniques a amené l’éditeur à élargir sa collection et à l’intituler désormais « Ciudades romanas de Hispania ». Sont ainsi projetées de nouvelles monogra-