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L'art des expériences ou Avis aux amateurs de la physique sur le choix, la construction et l'usage des instrumens ;Tome second

Nollet, Jean Antoine (1700-1770)

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DES EXPÉRIENCES, | | OU | | AVIS AUX AMATEURS : | | DELA PHYSIQUE, | SUR LE CHoix, LA Co xs ET L'USAGE DES INSTRUMENTS : LA PRÉPARATION ET L'EMPLOI DES DrocGues Dr QUI SERVENT Aux EXPÉRIENCES. F : à Par M. l'Abé NOLLE T', de l'Académ des Sciences > de la Société Royale de de l'Inftirut de Bologne ; TRUCTION 1 SUR ie Royale M Londres , &c. Maître de Phyfique © d'Hifloire Naturelle des Enfants de France, & | Profeffeur Royal de Phyfique Expérimentale au | College de Navarre. Seconde Edition. . TOME SECOND LAS P ARTS 5 Chez P.E.G. Duranp , Neveu » Libraire ; Tue S, Jacques, à la Sageffe, RE pe ar, Rs tn 772 PER RASE EE EES ne @ MF DCC: LXX. Avec Approbation & Privilege du Roi, Faures A CORRIGER. E Tome Second. | Page, Lione. au Leu de Bifez : 32 » 3 3 F, I, Tele. Sierre state te Fig. 2e cl 743; 255 découpés "7e + découpées 97 , 9 » plus. PRO Te ere us je MOINSe 117, 12; Fig. 3e Ole, 010.0 75170 Fig. LES Ibid, 13 AL" CET EN . effacez Fig. 40 139 > 26 , Fig, Diorte à draleïer"ers Fe. $® 140 , èT, Fig, ro. CHERE EME OP D + Fig. 6, 183 2 24 ? Frg. 4, AL PC D CE . Frg. 3° 217 ? 2z 3 méme, LÉCEN TO 7 Tir Sas mentue 220, 15 , Fig, 6 CE Das HE Fig, To 225$, n idem. £ | 231, ss de. PTS Fer ste vi tétel ele CES, Î 368, 20; LU BEEN * «+ « Une, L 37215882 après le mor capillaire , ajoutez. | A,P, XVI Rex 391, ir ED es es. POXVIT 406, 24, UNE. 0 Puget ss 0 . ur, HD; doivélitis Sue devient, 502, 30 ; PI. XXI. ee ET LOU D ie EZ: XXII. ls Po pidedehte.s 2 + des deux, 543 2 Fip, TE Fig, 8e .. Fig, 4e Fig, Se ! 2 Avis PARTICULIERS À à. parler, & d'y joindre enfuite paf dcsfigures de détail , les développées ments qu'il-feroit néceffaire de faire connoître pour guider l’Artifte, ou là perfonne qui le feroit travailler ; mais, j'ai bientôt comprisque cela augmens teroit trop le nombre des Planches & le prix de l’Ouvrage. Jai pris le part de m'en tenir au néceffaire, & de ren voyersaux Planches des Lecons de Phy4 Jique pour les Figures que je pourrof me difpenfer de répéter dans ces deuf volumes : cela:na paru d'autant plus convenable , que ce nouvel Ouvragé eft commele fupplément du premief# qu'il eft à préfumer qu’on n'aura p# Pun fans l’autre, & que c’eft moif” up Livre à lire de fuite, qu’un répef toire à confulter daris le befoin. … avertis donc que les Planches à les figures citées en marge dans cô deux derniers Volumes, font cellé qui font gravées dans mes Leçons ! Phyfique Expérimentale, & qu’il fai fe les mettre fous les yeux conjointé ment avec celles qu'on trouvera id dans le texte, pour bien entendre ci que je dirai fur Ja conftru&ion & T4 fige de chaque Inftrument, | { | SUR LES ExpÉRIr NES! % Toutes les piéces d'une même: Ma- Cine font deflinées dans leurs pro- Portions : il yen a cependant qui fonts 1 petites , qu’on a été obligé de dé- foger à cette régle pour les dévélop- Per plus diftin@tements mais il fera ai- € des’en aPPercevoir, parce que dans lenfemble elles font repréfentées avec leur grandeur proportionnelle ; & quand ces piéces font aftreintes à des mefures précifes , j’ai {foin dé les exprimer dans le difcours. » —— 2 IVe TS Concernant La Premiere Leçon. nt cie ane ne ren Premiere Expérience. Ï À piéce de monnoie Ja plus pro- Pre à cette expérience , eff celle hs IS | £E€ NY Vaut attuellement deux fols en Frén- L Scion. cétion. ce : c'eft du cuivre Touge avec une PL L Fig, r très-petite quantité d’argent:une pié- ce de cuivre ou d’ argent fans alliage réufiroit auffi , fais :] faudroit qu'’el- € ne fût pas fort épaille, I] eft inutile € tenter cette expérience avec une 1] » a C2 n. Lt ét os she es nr L LL iÉé bé Scan di On ed mes 10 Avrs PARTICULIERS À Si par difette d'ouvriers, ou auf trement, on eft obligé de s’en tenif au VErTE ; On pourra fe pourvoir con’ tre fa Daginé en faifant provilion de plufieurs boules figurées comme cela les qu'on feroit faire en métal, foit en les tirant des villes où il y a des Emailleurs, foit en profitant des cour fes que les Faifeurs de barométres font fréquemment dans les provinces ou bien en les fauffant foi-même ail feu de lampe, comme je l'ai enfeigné Tome I. page 211. : Si l’on peut avoir ces petits éoly4 piles ou caflolettes en métal, la queué pourra fe monter à vis, à peu de dif” tance de la boule, comme en L , cé qui donnera la facilité d'y introduirés la liqueur odorante avecun petit en“ tonnoir : fi on eft obligé de les avoifs en verre foufflé, on les chargera dés la maniere fuivante. 1 Mettez dans un petit verre à boire la quantité de liqueur qui doit-entref dans léolipile ;/chauffez un peu las boule de cet inftrument fur la flamme, de Ja lampe à efprit-de-vin, & plons gez aufli-tôt le bec dans la liqueur s! afin qu’il en entre feulement quelques SUR LES EXPÉRIENCES 11 gouttes ; chauffez une feconde fois la boule, jufqw'à ce que vous voyiez Ouillir le peu de liqueur qui y eft entré ; plongez fur le champ le bec au fond du verre, & vous verrez bien- tôt toute la liqueur , qu'il contient monter précipitamment dans la boule. ’expérience étant faite, il ne faut pas laiffer dans l’éolypile le refte de la liqueur , qui a perdu ce qu’elle avoit de plus volatil & de plus odo- Tant ; on le fera fortir en tournant la boule de maniere que le col fe trou- Ve en-bas, & le bec recourbé en en- haut; car alors le feu de la lampe con- tinuant d'agir, la vapeur dilatée pref- - fera la liqueur qui eft au-deffous de s'élancer au-dehors , & l’on en’ fera fi Pon veut un jet de flamme , ente- nant une boupie allumée près de 1 o- rifice. J'ai fait modeler il y a une dou Zaine d'années, & couler en cuivre un petit vafe repréfenté par la Fig. 2. Quand il efl forti de la fonte, - On y ajufte & l’on y foude à foudure forte deux feuilles de refend MN,qui . couvrent Chacune une lame d'acier faifant reflort, au bout de laquelle 12 Avis PARTICULIERS À éft attachée une rofette , qui eft di cuivre comme la feuille, & qui ft la furpañle que d’une ligne au plust “les deux rofettes O ,P, creufes ‘d'ül côté, & fe regafdant par leur conca US té, émbraffent la boulé de l'éolypilt foit dé verre, foit de métal, & la coff tiennent, en Jui laïffant la liberté di tourner en tout fens, & d’incliner fo! bec plus ou moins. | 4 Le fond du vafe contient de l’éf prit-de-vin , & le couvercle eft perch d’un trou rond au milieu, pour ré} cevoir un porte-meche repréfenté pl Ja lettre Q. 11 eft auffi un peu concâ} ve en-deflus, pour retenir l’efprit-déf vin qu’on pourroit y répandre, & po | Pempêcher de couler fur le dehors di vale. he Ce petit infirument bien réparéà mis en couleur d’or, où fi l’on veut} * doté d’or moulu, eft fort agréable” voir, & peut fervir à répandre dé odeurs dans les appartemens de cétif qui les aiment : On peut s’adrefleff “pour en avoir , au fieur Godille, Ma tre Fondeur , à qui j'ai laiflé le m02 dele : il demeure a@uellement rue M4 Zarine au Jeu-de-Paume de Maflonw . SUR LEs ExPéRIENC ES. 13 | Quatrieme Expérience. Ox placera d'abord au fond du ‘Vale la quantité de carmin qu’on veut ‘<mployer ; on le délayera dans quel- - ques gouttes d’eau avec le bout dû doigt : on ajoutera un peud’eau pour étendre davantage & enlever ce -Qui S’eft attaché au doigt; & enfin l'on empliralevafe avec de l’eau bien “Claire. Pour faire mieux fentir la couleur que cette grande mafle d’eau a con- traée par le mélange d'une fi petite Quantité de: carmin, il feroit bon da- Voir un {econd vale pareil au pre- -Mier, & rempli comme lui d’une-eàu _ femblable à celle qu'on ‘y a verfée : en regardant la Jumiere du Jour au travers de ces deux EAUX, Oh en ap- PEfCevroit mieux la différence, Premiere Expérience, AYANT à parler des MICTO(CO- snremens PSS; de leur conftruion, de IQUESDe ras Ufages,dansles Avis fur la dix-feptie- 11. scäion: me:Lecon , je ne m'arrêtérai point à Ph IL Fig, décrire, ici celui dont je. me fers dans fes Expériences qui appartiennent À CCtte Seion. Je remarquerai feule. Æ 1 ï4 AVIS PARTICULIERS ment que quand on eft obligé deft tisfaire en peu de temps la curiollh d’un grand nombre de perfonnes À ‘eft commode d’avoir un porte-0) jets, fur lequel on en ait plufieurs t0} préparés , & qui fe préfentent fuccé fivement au foyer de la lentille a x je@ive. On peut fatisfaire à ces c ditions de différentes manieres;en vd ‘ciune qui meréuffitaflezbien. ABD, Fig. 3. eft un demi-cerél taillé dans une tablette de quelql “matiere folide, & qui a une bonf ligne d’épaiffleur ; ordinairement” fais cette piéce en yvoire , afin qu Ie foit plus légere que du métal , | qu’elle foit moins fujette à fe fall au défaut d'yvoire on peut pren üu buis. Entre la demi-circonfér) ce ADB, & l'arc concentrique 44 je perce à jour des trous ronds ® - trois lignes & demié de diametre 7 quatre lignes de diftance les uns autres, & fur le bord de chacun ces trous je pratique en-deflous Ÿ feuillure, pour recevoirun petit vef mince,ou une feuille de talk arond que jy attache avec un peu de coll de poiflon. Av centre C je fixe U petite broche de métal bien rond 4 SUR LES EXPÉRIENCES ; Qui pañle en -deflou Cinq de fix lignes ; an$ Un petit can bord de la tablette Crofcope, & A telle € cette tablette, q Venant à tourner ; que. petit verre pafle à fon tour fous Ja lentille objedive du microfcope. Par ce Moyen, tous les objets que j'ai Placés fur les Verres, tournant dans € même plan, dés que le microfco- pe elt ajufté pour Je Premier, il l’eft € Même pour tous les autres qui Viennent après, - Cela fuppofe POurtant que la [lens tille objeäive ne fera point de cel_ és qui grofliffent le plus ; car elles i écifion dans leur. > Que la plus petite Iérence: nuiroit confidérablement a leur effet 5 mais dans les Expérien- > il eft plus avan tageux de voir bien clairement que 5 & l’on doit pré- de moyenne force 4 Toute autre. .; s,de la longueur de & qui entre jufte On qui traverfe’ le fupérieure du mi- diflance du centre ue la piéce 4 D B le milieu de cha- ÿ a deux façons de VOir au mi- £rofcope les COrps qui ont de lopax. 16 Avis PARTICULIER € * | cité ou une tranfparence imparfaité comme les grains de fable, les chét veux , &c. 1°. En les éclairant en-delt fous par le moyen d’un petit mirol mobile, qui s'incline plus ou moisi pour jetter de bas en-haut la Jumief qu'il reçoit du jour, ou‘d’une boupgif allumée ; alors on ne woit que: af} gure-oulles contoursde l’objet. 29,61 fupprimant le fervice du miroir, lol |. jet eft éclairé par-deflus, & l’on diff tingue fa couleur & l'état de-fa furf# ce. Il convient. de voir:les: grains @ fable.de l’une &de Pautrefaçgon.: A Seconde Expérience, Pour préparer les petits cryftal falins qu’on veut voir au microfcôh pe, il faut faire fondre des.fels dafl de Pean, bien pure, & dansides petil! verres 'bienrineés, couverts d’une câf) Te à jouer où de quelque chofe équh, valente : ilfaut donner de temps à. diflolution de dépofer:des falerés w le fel Pourroit avoir porté avec 40! & {ans remuer:le vafé, on en prend avec le bout d’un curedent: où d’un allumetté taillée en pointe, une pouf te.que l'on dépofera fur un:verreb À ner SUR LES ExpÉRIENCre 17 net , & qu’on: fera évaporer lentez ment, dans un endroit où il my ait Point de pouffiere en l'air. | Si l’on veut voir les aiguilles du nitre, On fera fondre un peu de ce fel & évaporer fa diflolution ,» Comme je Viens de le dire; mais il faudra prendre pour cela du nitre pur, c’eft-à-dire, du falpétré de la troifieme cuite, ou célui €s Indes ; car fans cela , les aiguilles éroient mêlées avec des petits cubes; le falpêtre contenant beaucoup de el marin avant que d’être purifié: : Troifieme Expérience, Tous les végétaux qui ont enco- re de la verdeur, étant macérés dans l’eau froide, ne manquent guères de faire venir des petits infe&es au bout de quelques jours ; mais j'ai rémar- qué que certaines fleurs , comme les œillets, produifent Entore mieux cet effet : dès qu'ôn appercoitune petite pellicule à Ja furface de l’eau, oneft prefque für qu'il y a des animaux. | :n ne réuflit'pas toujours à faire Yenir des anguilles dans le vinaigre ; 1” En Viént rarement dans hiver, c’eft plutôt dans les faifons où il fait chauds Tome II, 1 Leçon. FIX, Seftion. PI, IP, Fig. | :4 I 18 AVIS PARTICULIERS: il faut pour cela expofer du vinaigré commun à l'air libre, dans une bou“ teille qui ne foit pas bouchée. On obtient aufli de pareils infe&es! dans de la colle de farine aigrie , 60 entretenue liquide avec un peu d’eauf ils font beaucoup moins vifs que ceux du vinaigre, | Les liqueurs qu’on examine au mit crofcope, y doivent être mifes en très-pette quantité ; c’elt affez d’un@ goutte prife avec la pointe d’un curés dent , & l’on doit toujours les éclai# rer par-deflous pour les voir en tran{# parence. : | * Premiere Expérience. | { Ic.eft prefque inutile de dire qu'of peut faire cette expérience avec toul autre vaifleau que celui dont je m6 fers pour contenir l’eau, ainfi que cef Jui que jy plonge; l’un & l’autre peu4 vent être remplacés par un grand & par un petit récipient de machiné neumatique , dont un Cabinet dé hyfique eft toujours pourvu ; en câÿ de befoin on plongeroit un verre boire dans un feau de table rempli d’eau, SUR LES ExPÉRIENCES. 19 Si l’on n’eft point à portée de fe ee IP. Fig: Procurer en. étain ou en verre cette ‘‘ efpece de pompe ou de chalumeau Tenflé , dont j'ai fait mention à l’oc- cafion de cette premiere expérience ; il eft aifé de voir par la figure que J'en ai donnée, combien il eft pof- fible; de la faire exécuter par un Fer- blantier , en lui recommandant de fouder un pouce au-deffous de l’ori- fice fupérieur, un anneau ou cercle PlatR, Fig. 4. pour foutenir les deux oigts qui embraffent Je tuyau, tandis qu'on le tient bouché avec le pouce. Eau défaut de tout cela , une phio- &:, Ou une bouteille dont:le fond fe. roit, percé d’un petit trou (a), pro- duiroit le même effet. Jai parlé au même endroit, mais fort rapidement de Ja Cloche du Plon- 8eur : c’eft une machine qu'on a ima- ginée pour faire defcendre un hom- me fort avant dans la mer , & le met- tre en état d’y refler un certain témps, «d'y repécher des effets perdus, fans tifquer de fe noyer. Cette inveñtion ont l’objet eft important , a exercé (a) Voyez Tome I, page 397. comment on PSrce le verre, | Bi 24 Avis PARTICULIERS rieur, ouvert par les deux bouts# un peu évafé par celui d’en-bas. Le tuyau extérieur a trois pafth . La premiere GD elt cylindriques . diametre a un pouce ou un peu ph il eft fermé en-bas pat un fond}, peu émbouti, qui à fa convexiték dehors , & percé au milieu, d’unth rond, au bord duquel feront fouf _ ceux du petit tuyau. * *. La feconde partie H, eftune b0 applatie , formée de deux piéces 10} des , embouties en calotes, & foudf June à l'autre par leurs bords. C4 d’en-bas ‘eft foudée au tuyau GD4 elle eft percée de fept trous, fçavo} un au milieu, pat où pale le-pé} tuyau,& où il eft foudé : les fix aug également efpacés entre eux aut® du prémier , doivent fe voir tout tiers par-dehors, autour du gros tu “GD. À ces fix derniers trous doiv@ être foudés autant d’ajutages , do les orifices n'aient qu’une demi: lig de diametre. * | | Toutes ces foudures doivent € faites avant qW’oh joigne les deux4 lores enfémble , & qu'on ait arrété SUR LEs ExPÉRrENcES. 2 Petittuyau Par en-bas au fond du gros. On fera bien de les éprouver en ver- : fant de l'eau dans la calote ; elle ne Vant au point L ils ne foi tés du tuyau de pl UÿYau par en-bas, on joindra Ja feconde calote à 14 COmmunique avec Hat laquelle il eft art il eft Évafé, coupé en feflons ou en feuilles de perf, POUr recevoir le .voulot du globe de vêrre fontaine » £ | 26 Avrs PARTICULIERS | Si ce globe a deux goulots , 02 bouchera exaétement celui d'en-ha avec du liége & du maftic , (car ile important que Vair n'entre point pas Jà ) & on le couvrira d’une douille2 terminée en pointe, autour de laquél Je le Ferblantier fera quelques orné} mens ; mais il aura foin qu'ils n'e# cedent pas la pointe, parce que c'el fur cette partie que l’on pofe la foi taine , quand on la renverfe pour j mettre de l’eau : fi cette tête eft fait avec la boule d’un matras , & qui n’y aitpoint là de partie faillante pol recevoir la douille, only attachef! avec du maftic, après avoir pris # récaution de dépolir le verre, frottant l'endroit avec du fablo® mouillé & une molette de ploni un peu CONCave. Quand on fait la tête de la font} ne en ferblanc ou en laiton, on pés fupprimer la boule creufe H, en mr tant les ajutages comme L, L, à mais alors il faut que le petit tuÿs foit joint au gros, en-haut comm£ left en-bas , afin que l’eau ne puis pas couler entre eux deux. Le baffin MN eft rond ; (il poil œ Re ET lignes de diametre OU environ. Autour de ce trou eft foudée une oIte douille ©, affermie par trois confoles, & Propre à recevoir le bout D delatige, qui ne defcend qu’à une a douille eft rverte fur fon pour- ancrures , afin ue l’eau Puifle arriver librement au cen- tre du baffin , & de-là pafler par le trou dans une Cuvette Q 4, fur laquel- le le baflin eft arrêté, & w’on peut après chaque EXpé. TenCe , en Ôtant Je bouchon r. Omme cette cuvette doit rece- Voir toute l’eau qui vient dé la tête de la fontaine, i] faut Proportionner Capacité à cet effet, incliner fon , afin qu'elle fe t & complette. : Gnfin Ja faire Porter fur trois Ci 28 Avis PARTICULIERS 4 petits pieds , qui l'élevent affez po W empècher le bouchon r de soucher Je Jan fur lequel on voudra la pofer. Voilà toute la conftruttion de Ja fontaine , il s’agit maintenant de 4 rendre intermittente. Cet effet aus lieu , fila tête fournit dans un temf donné, plus d’eau qu'il n’en peut p#4 fer du bafüin dans la cuvette ; car ce le qui ne pourra paller , s’amaffan}, dans le baflin, noyera le bout D di petit tuyau, & fufpendra à coup fu / Técoulement qui devroit fe faire pes les ajutages. Tout le fecret cenfil donc à agrandir peu-à- peu les oril ces de ces ajutages , jufqu'à ce qu fourniffent une quantité d’eau jun fante pour noyer le bout du tuÿ® pendant 3 ou 4fecondes de temps ou davantage fi l'on veut ; & cela aifé à faire, car comme ils font foh més en pointes ; on peut avec une À me douce les tronquer de plus e. plus ; jufqu’à ce qu’ils produifent Fé fet qu'on défire. | Si Les bords de la cuvette étoiés exattement foudés au Fond du bal l'eau auroit peine à y entrer. On év tera cet inconvénient En pratiqué SUR LES ExP£RIENCES. 29 Vers Je haut quelque petit trou COM ME, ou par dedansle baffin un pe- tit canal comme N » par lequel l’air intérieur puifle s'échapper , à mefure que l'eau fe préfente pour remplir {a place. Il peut arriver encore que le bout D de la tige étant trop près du fond du baffin, Jes intermittences en devien= nent trop longues ; on y remédiera aifément,en faifant gliffer un fecond anneau fous celui qui eft arrêté en Pa n fera très-bien de COuvrir tout le métal de cette machine, d’une pein- ture à l'huile, pour le Préferver de la rouille : ou de plufieurs couches de vernis (a), dans lequel on aura étrempé quélque couleur qui ait du corps. Si l’on veut de l’ornement, on POurra Ja faire pañer par les mains un Vernifleur qui la peindra par Compartiment, & qui en rehauflera Certaines parties. avec de l'or ou de argent ; tout cela fe peut faire à peu € frais. Un Amateur Qui aura du loi- fir & de l’'adreffe , la rocaillera avec de petites coquilles de mer & du maf. (4) Voyez fur les Vernis leur choix & leurs ufäges , RG: Tom, I. Jèconde Parr. chap. È lij \ 30 Avis PARTICULIERS M tic, en imitant celle qui eft gravéé dans le premier Tome de mes Leçons! de Phyfique ,I. Leçon, PI, IF. 1 Pour faire l'expérience de la Fon4 tainé intermittente, Vous la renvél ferez tenant la tige en-haut & la tête, appuyée fur une table ; vous verferéA de l’eau claire par l’oifice D, & vol, remplirez ainfi la tête jufqu’aux deu”, tiers de fa capacité , ou à peu-prés, Enfuite vous redreflerez la fontaine ayant le doigt fur le bout du petll tuyau en D, pour empêcher l’écot. lement qui fans cela fe feroit par 16 ajutages, & vous placerez le bout 64 la tige dans la douille du baflin:. Si la tête elt de verre , vous fertf averti de l’inftant où l’écoulemeñs, doit recommencer après une inteh mittence , par quelques gouttes d'eah que l'air chaffera devant lui en moñ tant dans le petit tuyau : & fi la cuve@# te ne peut donner iflue à fon air gts par un petit trou commet , ou par lé petit canal N, en tenant le doigt dés fus, vous ferez durer l'intermitten®, de l'écoulement, comme vous la 4. rez cefler en l’ôtant ; en ufant me térieufement de ces moyens , certil SUR LES ExPÉRIENCES. 31 nes gens commandent à coup fûr les différens effets de la fontaine ; c’eft « Ce qui lui a fait donner auf le nom € Fontaine de commandement,qui con- vient mieux à la Foiré qu’en Phyfi- que. a — BOVAES Concernant la seconDr LEÇON. Premiere Expérience, P OUR ce qui concerne la Machine SR Phéumatique, fa conftru&tion, {es ufa: La éow 8es , &c. voyez les Avis fur la dixie- 7 Fo ; me Leçon; c’eft-là le vrai lieu ET REC parler. Le canon de vetre » Ou de cryftal, qui doit porter le vafe de bois , n’eft point aftreinc à des mefures préci- {es 3 il fuffra qu'il ait 10 à 12 pouces € longueur, fur deux pouces ou en- viron de diametre par en-haut , un Peu plus large par en-bas » afin de n'être pas fi fujet à fe renverfer ; les ords feront dreffés comme ceux d’un _ Técipient ; & s’il peut être es exprès iv 32 Âvis PARTICULIERS. | à la Verrerie , je confcille de lui do il + ner la forme exprimée par C,PL.I.F4 On fera faire le vafe par un Touff neur avecun morceau de boiside ch ne de quartier , qui ait eu le temps dé fécher , qui ne foit point gras & qüh n'ait point de nœud : le hêtre & UR noyer bien choifi pourroient fervik de même. Le bois fera creufé felol fon fil ; d'un côté, pour recevoir à colet du verre auquel il doit fe joifl dre; & de l'autre, plus profondémeñs pour former le vafe : & entre ces dell cavités on réfervera un fond d'u bonne ligne d’épaiffeur, comme 0 _ le peut voir par la coupe diamétraW qui eft repréfentée en À. + 0 Ce vafe B fe joindra au coletdh verre C avec de la cire molle: & lo! aura attention de chaufferun peule piéces & d’appuyer la cire avec bout du doigt, ou avec la lame d'il couteau , de maniere qu'il ne cel à cette jonion,aucun endroit par 0 l'air puifle s’'infinuer. h. II eff très-à-propos de couvrir bois, tant par-dedans que par-dehoh de plufeurs couches couleur di irempée avec du vernis, à la réfe#s ‘qui met le vafe h SUR LES EXPÉRIENCES. 33 “pendant de la partie qui fait le fond 4 vale ; il eft abfolument néceflaire qu'elle refte découverte deflus & def. OÙS, & que rien n’empâte l’embou- chure de fes pores. … Quand on a fait l'ex € l’eau, il arrive ois s’entr'ouvre périence avec quelquefois que le en fe féchant, cé ors de fervice ; il eff on d'en avoir plufeurs fur Ja même Mmefure ,afin d'en changer au befoin: C'eft pour faciliter cette opération, que je confeille de n’y joindre le ver- Te qu'avec de la cire molle, plutôt qu'avec un maflic dur qui feroit plus dificile à enlever. 1 lon m'avoir pas la commoditg de fe procurer un verr lai dont je donne; POurroit fuppléer e € deux técipients étroits , l’un plus Ong que l’autre > Comme je l'ai dit ci. deffus, Au lieu d’eau,dans cette expérience 40 AVIS PARTICULIERS 4 Tome I. page 45 8. ON l'en frottera; dé je, jufqu'à ce qu’il y emait une C che très-mince & très-égale ; quê ‘elle fera un peu refroidi , on P# fentera le côté enduit au-deflus d4, flambeau allumé de cire jaune de poix-réfine , afin qu'il fe noirch, par la fumée ; après quoi on y C4 nera ce qu'on jugera à propos , 41 la pointe d’une groffe aiguille à C8 dre , qui découvrira le cuivre fl rout où elle pañlera ; & l’on finira b}: entourer cette planche d’un reboro cire molle , élevé de 7 à 8 lignes Cette planche ainfi préparée ét placée de niveau fur une tables x y verfera de l’eau feconde, c'El dire , de l’eau-forte affoiblie 24 moitié d’eau commune, jufqu'ä 4 paiffeur de 3 à 4 lignes. Alors on fervera fort aifément que la liqu travaille fur le métal par-tout où a été découvert par la pointe ; # dis que le refte qui eft enduit de nis demeure inta&. : Vous prouverez encore la néd fité d’affortir à la porofité des C4 la nature des liquides qu’on vouf ù y introduire, En peignant fur 4 ta SUR LES ÉxpÉRIENCES. 4 tablette de marbre blanc: carles cou. EUTS s’avanceront dans fon épaiffeur, fi elles font détrempées dans une ma- ticre grafle , & que la piéce foit un Peu chauffée ; au lieu que délayées ans leau,ellesn’yentrerontnià chaud n1à froid, J'ai vu faire. fur des mar. bres blancs,d’affez jolis ouvrages avec des cires diverfement colorées & for- mées en Crayon , ou bien avec des couleurs étendues dans l'huile de thé- rébentine : mais ces couleurs font fu- jettes à s'étendre > On a de la peine à £$ contenir dans des traits d’une cer- taine fineffe : Ceft un art à étudi quand on veut le pratiquer. La compoftion des vernis eft fon- ée de même furle choix qu'il faur faire du difolyant Propre à telle ou telle ef pece de gomme ou de réfine, CE qui fuppofe des différences conf. dérables dans la porofité de ces ma tieres durcies 5 Mais je ne m'étendrai | Point ici fur cet article, j'en a; parlé fufifamment dans la feconde Partie | de cet Ouvrage , Tome I, ch, 3, br, Tome 138 42 Avis PARTICULIERS Premiére Experience. - La 8ouLE creufe employée daï | Leçon cette expérience, peut avoir autol, IL. Setion. qe deux pouces & demi de diametlf, PL IL Fig5: à : ; ; & il faut que le métal dont elle 4 faite foit trèsmince, afin qu'il 1h bien flexible ; mais cependant il 8h effentiel qu'il n'éit aucune gerfufi pi aucun trou, fi petit qu'il foit. EM eut étre également faite, ou de ci vre, ou d'argent. Si lon fe détermii our le premier de ces deux métau? on s’adreffera à un habile Chaudr® nier qui fçache bien Ja Rétreinte 3 il formeraprefque jufqu'aux trois quas de fa fphéricité , avec une feule pi de cuivre rouge, qu'il battra fu12 les régles de fon art ,en Ja faifant À | cuire de temps en temps, pouf 4 retenir fa dudilité ; & il l'acheva en foudant au bord de Pouverÿ} qui refte CD, Fig. 4. une calotés de même métal , qu'on Jui fourn1s} Cette calote aura au milieu d64 convexité un col G; de 4ous fig . | de longueur, & taraudé en-dedy pour recevoir le bouchon à V®# qui preffera entre lui & le bof ; SUR LES Expériences. 43 Porifice, une petite rondelle de cuir 872$, afin que l’eau dont la boule fera . remplie, ne puife point refluer par- à, Gand elle fera preffée. 1 l’on préfere l'argent au cuivre, c'eft à l'Orfévre qu'il faut s’adrefler, & il fe chargera de tout; mais il faut lui recommander que le métal foit mince, & également mince par-tout, que la vis du bouchon foit bonne, & que fon pas ne foit point trop fin, n emplit cette boule avec de Eau bien nette & un petit entonnoir é vêrre ou de métal ; & quand elle Paroît pleine jufqu’à l’orifice , il faut laiffer le tEmps aux petites bulles d'air antonnées autour du col intérieure. ment , de fortir, & il faut les aider fe dégageren frappantde petits coups fur la boule avec le doigt; après quoi ‘On ÿ met le bouchon que l’on ferre Ortement, Il ÿ a bien des moyens dont on Pourroit fe fervir pour preffer for- tément cette boule remplie d’eau ; un imple levier monté fur une planche, arrêté par un bout avec un mouve- Ment de charniere, comme le cou - teau du Boulanger » & chargé d'un 1] 44 AVIS PARTICULIERS poids par l'autre bout , fuffii04 pour la comprimer ; & l’on pour aifément évaluer cette preflion. À la comprimeroit encore autant QU voudroit entre les deux mächoifih d’un grand étau , en la plaçant ef ! deux morceaux de bois un peu C0 a. caves, pour empêcher que les ang du fer ne la crevaffent. Mais cette A érience fe fait d'une maniere pl Î élégante, parle moyen d'une pet. refle dont voici la defcriprion. 4 AB, Fig. s. eft une planche de ch}, ne qui a deux pouces d’épaiffeur ; @ eft chantournée dans un ovale 404 Je grand diametre eft de 20 poucéi, & dans fon plus large elle en a 11 :@ c& en D, font fixés avec de la c04, & des chevilles, deux pilaftres cha tournés aufli, qui ont un pouce & ot mi d’épaiffeur & 9 pouces de hautf entre les deux tenons. | E, F font deux vis de bois de P4, rier , faites à la filiere, qui ont 9 PM ces & demi de longueur chacun@4 un pouce de diametre. Avant de 07. mer le filet, ona chaffé dans cha} bout des cylindres, une broche de de fer terminée en pointe quaff SUR LES ExPÉRIENCES. Le & qu'on à laïflée excéder le bois de lignes. On: 1: a limé enfuite ces parties Xcédentes , & lo On en a formé des Pivots, fur lefquels on à centré les 915; en les remettant fur le tour. n n'a point fair régner le filet COmplétement d'un bout à l'autre ; On a réfervé vers le haut de chaque Vis, une partie cylindrique de deux Pouces de longueur , fur l'extrémité ‘de laquelle on à Pris un quarré, pour CéVoir une roue de cuivre qui a 48 ENS, & qui A1 tourne bien concentri- JiEment avec la vis à laquelle elle EL jointe, | es roues re) font évidé 2 ©.POUVoir s'attacher & tenir plus Oldement au bois. Elles font menées Par Un pignon de fer G » QUI A 12 af- és, dont le Pivot eft r aPiteau, vient Pañler par un trou € Jufle groffeur : Qu'on lui a prépa- € dans une plaque de cuivre 1 > 1n- Cruftée dans le bois, & qui l'empêche + £ 46 Avis PARTICULIERS de remonter,à caufe d’un épaulemeh}, réfervé en L. E : K, eft une piéce de bois de poirios ui a un bon pouce d'épaifleur :4 daté laquelle font taraudés les écrob, des deux vis. Il eft abfolument 14, ceffaire que cetre piéce & les des roues engrénéesavec le pignon, mal tiennent les vis bien paralleles en”, elles, fans quoi les mouvemens 4 roient gêènés. | M,N, fout deux carrés de cuil. noyés dans le bois en partie , & Pés cés au milieu pour recevoir les L| vots des vis paren-bas:il yen a : à femblables au-deffous du chapiteds & Lt pour ceux d’en-haut: & quand on P4 ce ces quatre piéces, il faut avoir 2 foin de régler leur écartement fuiŸa, celui qu’on a donné aux axes des tant par le rouage que par la piéc . Tout étant ainfi préparé,ona ble le chapiteau avec les pila M & on ne) retient avec deux chevis de fer de chaque côté, afin de P4 voir aifément le démonter en cas befoin : on place enfuite la mani} fur fon quarré, & on ly arrête av une rondelle de cuivre tournée? i 1 1 , : | SUR LES ExpÉRrENCES. 47 Par-deffus un écrou formé en bouton Quientre fur Ja partie excédente de à tige, dont on à fait une vis, La piéce K, qui defcend fur la bou- e & qui la prefle, quand on fait agir es vis, doit être creufée en-deffous, de forte qu’ell € s’y applique non par Un point, mais par une furface un peu large qui touche une portion de fe convexité: & de même le petit bil- lot P, fur lequel eft pofée la boule , ui préfenteun ée à fa figure € Concavité accommo- Puyée fur une > afin qu’elle y foit ap- plus grande étendue : Pour empêcher auf qu’elle ne rou- € & ne tombe quand elle y eft pla- | cée , & avant qu'on Ja preffe, Quand la boule a fervi une fois à | CRE ExpÉTIENcE ; elle à perdu fa fi- _ &urefphérique ; on ne Peut la lui ren € qu’en la reportant au Chaudron. _2Iér; qui la défoudra , qui la rebattra, lélera de nouveau la f. attue ainfi une is, ce fera bien hafard, f € Cuivre nef Point percé ou gerfé A quelque endroit: ., y auroit un moyen de preffer | l'eau dans la boule ; fans déformer le 48 Avis PARTICULIERS métal qui la contient , ce feroit ® fouder, au lieu d'une calote, un ni ceau de cuivre folide, long d’un P4 ce au moins, dans lequel on 4 | taraudé lécrou d’une vis grofle col me le petit doigt, & qui auroit quarré en-dehors , par lequel on le faifir & le faire tourner avecw} clef à deux branches, en afluiel, fant Ja vis dans un étau, où #4 üne mortaife, par une partie pla qu’on réferveroit au bout. Voÿés . Fig. 4 à la lettre Q. 4 Mais il faudroit pour cela q LR vis fût-d’un bout à l’autre d’une 8%} feur bien égale , que fes filets fu très-également efpacés , & que 19% Ë vuide de l’écrou fût exattementh plis ce qu'on ne peut pas faire a ment : cependant un Profefleur 24, mand avec qui je fuis en correlfà, dance , aflûre qu'il l’a tenté avec À cès, en ajoutant aux conditions# je viens d’articuler, Ja précal} d'enduire la vis & l’écrou, d’un} tiere graffe non fluide, comme 1 J mêlé avec un peu de cire & CN d'olives. ml Si l'on veut faire voir ques : ex péri | < ; ement de fi- Sure laiffe toujours fubffter la même ? eura qu’à mefurer l’eau » Cela fe peut faire AVEC ces petites me- °e nous appellons Chalumeaux renflés R, & que l’on em. es barométrés d Peut les faire {oi-même. Seconde Expérience. Pour fe Procurer un f ampe, après quoi on A pliera une Patte de 8 pouces, de Tome” E E Î fa longueur , on a divifé les deux p9 tions able &de gauche en 104 parties égales. Le chantournementls cette tablette eft arbitraire , chac# le peut defliner fuivant fon goût;1%, L- 4 re ? F af. il eft néceffaire qu’elle foit portée Pa trois petits pieds de 18 lignes ou del pouces de hauteur, qu’on pourra pl SE deflous avec la main, l’écrou qui fixer fur telle divifion qu’on voué, de la rainure, la piéce qui fait la tr fieme partie de cette machine. 4 _ Elle confifte principalement d2% une molette de bois K, de 5 pou£# de diametre, & d’un pouce d'épas feur , fur l’une des faces de laqué on a formé un creux circulaire Of, lignes dé profondeur , un peu Le] large du fond que des bords, & qe Von a rempli de plomb fondu, de 4}. niere que ce métal s’y préfente fou°4) forme d’un anneau plat quia13 EL lignes de largeur. | SUR LES Expériences. F- Dés qu'on voit que le plomb eft PF, on acheve de Ja refroidir prom= | ec de l’eau, & on le bat Vité qu’il occupe, Quand la piéce eft froide & fé- Chée , on la met fur le tour pour la dreffer & l'arrondir ; & lon y adapte Par-derriere une queue ronde, groffe comme le petit doist ; & terminée en VIS , après une partie life de à 81i- Ur : cette queue tra- Verfe l'épaifleur d’une Piéce dont on. y eftretenue ue. la molette "arrêter comme onle _ Veut. roms La piece 77 qui porte la molette , à par en-bas un petit’ bout de tenon Quarré , qui entre librement dans la TNUre CD: fans excéder l’épaiffeur € la tablette ; & aU-deflous de cette. € VIS garni d’un > MOYEnnant quoi 9R peut porter & fi $s8 Avis PARTICULI ERS milieu de fa largeur à la pointe du£s ne de fer qui eft au bout du fleufés, Il refte une quatrieme partie 49}, le profil eft repréfenté en N; L une piéce de cuivre ou de fer , qu 3 bonnes lignes d’épailieur , & éftrefendue en fourchette par le Hs pour recevoir un crochet tOUrIE fur le point a. Cette piéce élevée 0 perpendiculairement au plan delät} blette chantournée & attachée} dement , reçoit fur le mentonnet#} lame de fleuret , quand elle eft pe comme b d I,& le crochet qu'on 4% fe l'y retient, pour donner la lib} de placer la molette fuivant ques, ge l'expérience. g à Ayant donc ainfi arrêté Îa je élaftique , on placera la molett#}}. chiffre 2 , ne laiffant entre elles 44. des efpaces de la divifion; on Hé, le crochet pour laifler partir 4, fost, & la petite mafle coniqué4 eft au bout, venant frapper le PS: y fera un trou proportionné à Jan ce que lui donne fa vitefle. ÿ. à commencera Ja même opération fé avoir reculé la molette de mél} qu'il y ait deux efpaces entre | ; SUR LES EXPÉRIENCES, s9 le bout de la lame : mais avant de l14- Cher celle-ci, il faut faire un peu tour« net la molette, afin que le fecond COUP ne frappe point au même en- droit qui a reçu le premier. | n reculant ainf la molette de plus en plus, & ayantfoin à chaque épreu- ve de la faire un peu tourner fur fon centre, On aura fur le plomb, une fui- te de trous qui feront voir par leurs différentes grandeurs, que la viîteffe du reflort eft accélérée dans fa pre- miere demi-vibration, & qu'elle va en diminuant enfuite jufqu’à la fin de la feconde demi-vibration, Parmi les machines employées dans la troifieme Leçon ÿ'en décrirai. une qui fert à mefurer les frottemens » fa principale piece eft une rouc de métal non dentée » Quitourne alter Nnativement en deux fens Contraires ; par le moyen d'un reffort fpiral , au- quel fon mouvement eft aflujetti. Je me fers de cette machine pour faire -Voir que les vibrations d'un même effort font ifochrones entre elles s Car les ayant une fois réglées pour fuivre les ofcillations d'un pendule à écondes, (en y Parvient aifément en 60 Avis PARTIGULIERS . faifant gliffer d’un côté ou de l’autfé le reffort, dans la fente qui lui fert dé point fixe ), Je fais remarquer qué celles qui ont le plus d'amplitude comme celles qui en ont le moin$t confervent toujours la même duré® Je dirai au fujet de la fixieme Leçon comment on peut fe procurer :aifét\ ment,un pendule qui bat les fecondés VERs la finde la feconde Leçof au fujet de l'odorat, il eft dit que c£ ‘fens a pour objet des particules e% trémement fubtiles & prefque tou“ jours invifibles,qui nagent dans l'air # qui s'introduifent avec lui pour affec’ ter lorgane ; on peut prouver l'exif tence de ces corpufcules odorans,ef les uniffant dans l'air avec une autté matiere invifible comme eux. . Mettez plein une cuiller à caffé d’ef prit volaul de fel ammoniac dans I fond d’un verre à ratafia, & s'il fait b'en‘froid , faites-le un peu chauffef devant le feu ; préfentez à quelquéÿ pouces de diftance au-deffus du verre une petite bande de carton enduité. de cire, que vous aurez nouvellemefñf trempée dans l’efprit de nitre. AlO!S vous verrez autour de ce corps #1£ » Avis. Tome IL. LL .2, Bradsl Scudp : Lues Dunel 0 + re le : | | ? ; | LEE fr RS DR 7 0 À se 4 eh are om Re ons) L , »] en hong ni SUR LES EXPÉRIENCES. 6x “ mée blanche & épaifle , qu'on n’y “*Pperçoit point quand on le porte “ailleurs qu’au-deflus du verre. …, la précaution de tremper la petite Vband i “tai | qu’on » NE peut venir que du vo- au] urineux qui rencontre dans l’ Pour ainfi dire «Prit corrofif dans | Pour l'en garantir, . C OMME il faut en enfeignant laif. . °T le moins qu'il eft Poffible de pré- ; Ux conteftations , pour ré É- Expérience propofée par New. Ë! ployer deux lomb égales en diame- de les maffes foient fort : En faifant mouler l’une I. Seétions PLLFg.x LA machine dont on fait y 62 Avis PARTICULIERS pleine & l'autre creufe par un FOR Meur. Car alors fi par deux cho, femblables , la plus légere eft pouf 4 plus loin que la pie pefante , on pé pourra plus attribuer cette digérel ce à une moindre réfiftance de la P° 11 de L'air, puifque les volumes dei fluide qu’elles auront à déplacer po. commencer à fe mouvoir,feront ége our toutes les deux. d.: La boule creufe doit toujours a10) affez d’épaiffeur pour n'être pas foncée pâr les chocs qu’elle auf? | fouffrir ; il faut lui en donner C4 lignes au moins ; & afin qu'il ÿ f une grande différence entre les 5; fes, on pourra donner à l'une l'autre environ trois pouces de 4j metre , & fe fervir pour les cho d'une balle de moufquet fufpeélsy par un fil. La boule creufe pourf# Fe faite parle Ferblantier, qui embo/4; deux calotes , & qui les foudera D {us bord. | | Premiere Expérience. dans cette expérience eft comp { 1°, d’une caïlfe entiérement 04 LS SUR Les ExPÉRIENGES. 63 Par en-haut > Qui peut avoir 28 pou- Ces de longueur , 9 pouces de lar- peur, & 6 à 7 pouces de hauteur : au ni de pofer à plat & immédiate- SA ur le plancher, elle eft mon- Haut deux traverfes attachées au tree & qui dépaffent de part & d’au. 8 largeur d'environ deux pouces. &. Parties excédentes font percées bois. tudées Pour recevoir 4 vis de lon, 2 à 10 lignes de diametre & def He de 4 pouces, par le moyen mad Elles on peut aifément caler la Pou. € & mettre Ja caiffe de niveau. it la rendre fable & empêcher quel] Pr ne foit endommagée par les dans. US qui doivent tomber de- dej,” °n la remplit en partie avec &ble être non humide > OU avéc du L feur jeure, leur largeur & leur épaif- Ur Q ae Se € arbitraires, mais il faut dir gr. ent affez folides pour fe te- lon 53 & ne point vaciller. Et fi Din Ep VOit que la machine ait be- Se fouvent tranfportée, on ” 4 70 Avis PARTICULIERS pour tourner entre le pivot E & unË£ vis pointue qui a fon écrou dans lé paiffeur de la piece F, de forte qué quand tout cela eft affemblé & mis eh place, la lame droite par fon extféf mité L parcourt la portion de ces, cle H, & ne peut en fortir, à caul£ des deux boutons qui terminent deux baluftres placés en 4 & en B. Le mouvement fe fait de B en A! par le moyen d’un reflort N, fixé paf une vis fur le balufire G , & formé € fourchette, par le bout qui touchif l'épaiffeur de la lame, afin qu’elle n°, lui échappe point. Pour rendre mouvement plus facile , on pratiqu® en L,une roulette de cuivre taillé en lentille , & dont la circonféren déborde à peine l’épaifleur du fer; l’on adoucit le choc qui fe fait co” tre le bouton du baluftre 4,en retra chant une partie de la largeur de lame pour y placer un reffort o 3 © qui s'exécute aifément en y réferv un petit talon en queue d’arondé? u’on chaffe un peu à force dans u. entaille de même figure , qu’on 4 au bord de la lame. On pourroïtr, on l’aimoit mieux, placer le refl® SUR LES ExPÉRIENCES. TX 4U bouton. Voyez à la lettre Q cette Partie développée en grand. , Sur la Jame LM font enfilées deux oetes de cuivre qui font bien ajuf- tées à fa largeur , & qui s’accommo- Ent encore mieux à fon épaifleur, 9Yennant 2 petits reflorts platss,s, AU rendent infenfbles les inégalités, ti y en a: ces boëtes s'arrêtent où lon veut par une vis de preflion P, & elles portent en-deflous un petit Pour de tuyau quarré, qui reçoit une 8e de fer de même forme au bout € laquelle eft fixé un marteau ou Mallet : cette derniere piece peut MOnter, defcendre & s'arrêter par une Sr; qui prefle fur la tige. den tOujours fait ces marteaux avec l'yvoire ,& c’eft le mieux : néant- CIS on les peut faire avec quelque O1 dur & pefant. Is font cylindri- “es, ils ont chacun un pouce de -Metre & autant de longueur, afin Ils foient de même poids : la face rieure , c’eft-à-dire , celle quire- Sarde le bord AC de la tablette, doit _ € plane, l’autre peut être arondie (1 On veut : mais il eft néceffaire que * üge ou Ja queue foit attachée aux 72 Avis PARTICULIERS deux tiers de la longueur , en allant d'avant en arriere , afin que la face droite qui doit frapper, réponde pré cifément au bord A B de la tablette IT faut marquer fur Ja tablette deux arcs de cercle, dont l’un foirune fois plus près que l’autre du centre C, GE les divifer en parties égales ,afin qu'il | s’en trouveune fois plus dans le grand. que dans le petit. Cette divifion doif être faite avec une couleur qui trans. che beaucoup fur, le fond ; ce fera" Par exemple , avec du noir, fi la ta blette eft peinte en blanc : avec du rouge, ou avec de l'or, fielle eft ver NICE en noir, &c. \ Pour faire ufage de cette machines la verge droite L M étant parallele au bord 4C de la tablette > VOUS af. rêterez les marteaux, l’un vis-à-vis du, chifre 4, & l’autre vis-à-vis du chifre 2: Puis ayant tiré le bout vers B, vous l'abandonnerez à l’impulfion dé reflort qui raménera la verge & Lol : : € SUR LES ExpÉRIENCES. 73 8e qu’elle porte à l’endroit d’où vous l'avez tirée, Ce qui fera voir 1°. que Chaque marteau à de la viteffe, puif- il parcourtun certain nombre d’ef. Paces dans un temps donné, c’eft-à- dire dans le temps que la verge de s'emploie à fe mouvoir de B vers ‘2°, Que l’un des deux marteaux a . Me vitefle double de l’autre, puifque ns le même efpace de temps , il “IC Un trajet double du fien. “te machine fert dans plus d’une Icafon 3 On verra dans la fuite , Ourquoi j'ai appellé marteaux » les Maffes Cylindriques, qui font portées Par la verge L M. MAS | N peut avoir des expériences à aie fur la quantité du mouvement : t fs. l'eftimation des forces , en fe “IVant de corps fphériques, que l’on Fe tomber de différentes hauteurs , ke des Matières flexibles ; €n Variant ln fes » fans rien changer aux vo- Com. VOiCi une machine qui fera - bon. 0 en pareils cas , & qui eft d ne encore pour d’autres ufages Ontje ferai mention par la fuite. “tte machine. a pour bafe une "AB (PL IV. Mo 1) L dix 74 ÂÀvVIs PARTICULIERS huit pouces de longueur fur huit de … largeur & environ cinq de hauteufs les mefures étant prifes en dehors : 6. D, font deux traverfes chantournées qui fervent d’emboïtures au fond de la caille , & qui excédant depart & d'autre fa largeur , font garnies quatre vis de métal ou de bois, avec, . Jefquelles on cale & on met den” veau la machine. pe: Les bords fupérieurs de Ja caille. font recouverts par un cadre plat” d'un pouce d’épaifleur , qui y eft at, taché folidement ; les bandes qui f0ft ment ce cadre, doivent avoir au mOi trois pouces de largeur, & leurs bords. | extérieurs formés en quart de ronds n’excédent que d’un demi pouce pourtour de la caifle , de forte qué celle-ci ne refle ouverte par en hat que d'environ trois pouces fur fa la geur , & de quinze pouces fur la lOM gueur. | 2x © Sur les petits côtés du cadre , s'élét. vent perpendiculairement deux 60. lonnes quarrées de quatre pieds dé hauteur & dont chaque face à quin# lignes de largeur : ces deux pi? | doivent être faites, d’un bois cho!” SUR LES EXPÉRIENCES. ms ss {uffifamment {ec , afin qu’elles ne © déjettent point; & il faut les cali- &€r fur toute leur longueur , en les … Ufant pañfer jufte, l’une après lPau- > Par un trou quarré fait avec “On dans une feuille de métal , ou * dans une plancherte de quelque bois "me & bien coupé. Ces colonnes ont à chacune de ÆUrs extrémités un tenon , dont une ie (celle qui touche la portée ) êl Quarrée , & l’autre arrondie , & lormée en vis. Par en bas elles tra- Erfent lépaifleur du cadre , & font “Trêtées en-deffous folidement avec Écrou : par en haut elles font Sues dans les deux bouts d’une tra- MRC, & rétentes pareillement avec “ Écroux ; cette traverfe eft une … Pièce droite , large de trois pouces , fur née d’une moulure fur fon épaif Ene. qui eft de quinze à dix-huit li- tele ; la diflance des trous doit être ons" nt mefurée , que les deux co- Paye demeurent bien paralléles en- Elles, en de Peut rapporter des moulures le Ut & en bas des colonnes pour ner & pour rendre l’aflemblage Gij 76 Avis PARTICULIERS plus folide ; mais il eft néceffaires que d’un côté ou de l’autre cela fe fafle par une piece enfilée fur le te- non , & qu'on puifle ôter quand on voudra, pour faire entrer la traverfe mobile dontje vais parler: il eft plus à propos que ce foit par en haut : on peut aufli donner aux écroux , au= deflus de la traverfe G, qui eft fixes une figure qui faffle ornement. ‘2 .. HH, eft la traverfe mobile , qui doit gliffer fuivant toute la Jongueuf des colonnes , fur lefquelles elle eft enfilée ; elle eft faite d’un bout de planche épaifle au moins de dix lis gnes , elle eft plus large au milieu & vers les deux bouts , que dans le refl@” de fa longueur : quand on y aura fait les ouvertures dont je vais parler , On verra de refle combien de bois il con’ vient de laïfler autour ; & le chan* tournement eft arbitraire. | K , eft un trou rond & à jour qui n’a que la grandeur néceffaire pouf laifler pañler une boule de dix-huit lignes ou environ de diametre , fans la gêner dans fon pañlage : le bof fupérieur efl garni d’une pince rondes … dontles deux branches qui font dr0H SUR LES EXPÉRIENCES. 7 és , fe meuvent autour de deux vis Placées en 2i3; l’aétion d'un double reflort attaché en L, tient les deux CtOïffants qui forment la pince ,un PEu plus ferrés que l'ouverture du Ou; mais cette pince s'ouvre plus .£rande que lui quand on prefle les CUx branches M, M; parce moyen= * On place une boule dans le trou K, & On Îa fait tomber quand on Veut, La pince dont il s'agit ici eft de HMS on peur la faire avec deux 8ndes de cuivre d’une bonne ligne “Pa fleur, placées de champ , afin de leur Jareur porte fur la boule, Que les branches M, M, laiflent Plus de prife aux doigts ; on y fou- ra deux petites pieces , que l’on “ICera pour recevoir Jes vis II; HASMOrCeL; doit être d'acier où de lvre bien écroui, bi] Ux deux bouts de Ja traverfe mo- des font des troux quarrés, garnis par Le LS d’une bande de drap collée fur IS, pour rendre le mouvement © piece plus jufte & plus doux : 3.27» font des vis de preflion avec éfquelles on l’arrête à la hauteur Gi - 78 Avis PARTICUEIERS qu'on veut. Pour empêcher que ces vis ne marquent les colonnes aux en+ droits où elles preflent, on peut den leur côté prolonger les trous de deux lignes, & remplir ce vuide d’un petit quarré de bois dur , qui fera collé contre le drap ; afin qu'il ne puifle u pas tomber de fa place, & qui fera lis bre d’ailleurs d’obéir à la preffion des vis, & de la tranfmetre par toute là. largeur de fa face, Chaque colonne eft divifée paf pouces dans toute fa longueur, en% comprenant l’épaifleur du cadre fuf lequel elle eft pofée , & la moulufé” dont elle eft ornée par en bas, deu forte que fi ces deux épailfeurs prifés enfemble donnoient deux pouces 14 on prendroit encore £ pouce fur BB colonne & l’on marqueroit cette pré miere divifion , du chiffre 3. On dis. vife de même les deux faces de ch#" que colonne qui font paralléles à 2 longueur de la caiffe ; par ce moyEl là on voit commodément à quelle hauteur on arrête la traverfe mobiles & on le laïffe voir en même-temp5" aux perfonnes qui font placées pa, | devant pour voir l'expérience : fi 4 a SUR LES EXPÉRIENCES. 79 Machine eft peinte ou vernie en noir, 1 faudra mettre en blanc les faces à ivifer, afin que les traits & les chif- _ es sy diftinguent mieux. ÿ a dans la caifle un tiroir qui Va d’un bout à l'autre, & dont le fond 8 fept à huit lignes d'épaiffeur : il. Ébgarni en dedans de deux baflins londs P. qu'on peut faire de fer- line; ils font auffi hauts que le ti- Or eft profond, & leur diametre eft S deux lignes plus petit que fa lar- Sur, Autour du centre , on a foudé 2 virolle qui a un pouce £ de dia- pete» & qui eft aufli élevée que les - Ord du baflin ; elle eft remplie par à Morceau de bois tourné , qui eft Percé au milieu ainfi que le centre U bain | pour recevoir une vis à oreilles Q q, dont l’écrou eft noyé 08 l’épaiffeur du fond du tiroir. el A remplit l’efpace circulaire, qui être la virolle & le bord du baffin Nee elaterre glaife détrempée mélée malle égales avec du fablon , bien Mée afin qu'elle foit d’une con- He uniforme , & affez molle pour trés-flexible, fans cependant s’at- SE aux corps qui la touchent ; Giv FH v E, $ 7 $ à «- * 2 > 4 DÉPENS ka 78. SUR Lys ExPÉRIENCES. 3 ec lES Jaiffer aller auffi toutes les deux À Même temps, Seconde Expérience. " É Mouvement horlogerie don am ph Sert dans cette expérience , a II. sea. Plus d'un ufage : celui quels PTE Frs Wicipalemenr deftiné ; C’eit à prou- pags. néceflité de l'air pour la pro= 4 Ron des fons 5 ainii je pourrois Ge iérer la defcription > Jufqu’à ce qui en fois à celle des inffrumens te Trtiflent la machine pneumati- he Mais comme cette Partie fera Lee ; il n’y a point d’incon- td’antici per fur elle dans cette n, Par. OUage eft compris éntre deux y pes fctangles decuivre H, I Pl Ces q À QUI ont chacune quatre pou- kr cs Ongueur fur deux pouces + de te Ra affemblées parallélement en- $neç 4. Par quatre piliers de treize li- Soins °gueur , placés aux quatre La tenus avec des goupilles. & 4 Premiere Piece eft un baril- & de h © Vingt lignes de diametre Conti. Ut lignes de hauteur > qui ‘nt un feflort de pendule > & er 86 Avis PARTICULIERS qui porteune roue defoixante 8: dou dents ; fon axe traverfe de part ® d'autre les platines avec des portées. . qui le contiennent dans fa place. © a formé fur la partie de cet axe 9 4 excéde la platine H, un quarré de porte une roue de neuf lignes de d'# metre , taillée enrochet, dont la dé? fà ture répond à un levier à reffort 2. cliquet, comme cela fe pratique al montres & aux pendules ; le roC : eft retenu par une oupille qui t# verfe le quarré, & le bout de cel ci qui excéde , reçoit une clef ass laquelle on monte le reffort du D rillet. "LAE La roue du barillet s’engrene du, | Un pignon de huit aîles , & fait t0U, ner hne roue B, qui a foixante den!” celle-ci, s'engrenant dans un pige femblable | mene une troifieme 10 C; dei met en mouvement la vis n ° | ( L'arbre de cette vis tourne en” | deux coqs E , f, qui font fx. l'une des platines : & après avo "à verfé celui d’en haut , il reçoit, canon G, de cinq à fix lignes de we Sueur , qui eft fendu pour faire F SU d' Cette derniere piece eft compofée to € traverfe qui a quinze lignes de | tes SUCUr, & qui porte à fes extrêmi- fon UX petites platines de Cuivre el] Minces de neuf lignes en quarré? gg. Ont montées fur des petites ti- lots Andes , Qui doivent tourner avec fe pnent > ln de recevoir alfément RpReUOn qu'on voudra leur don- °V lé à garder en faifant leurs réz Le ons, Pour cet effet, la traverfe fr p. EE formée de deux pieces l’une ; begoitre, & qui font rivées enfem- lime - 1€ Canon G; durefte ces deux Ca > JU'on a battues 4 froid , our Parent lre élaftiques ; tendent à fe fé- £ou ll £lles font fappellées par les dé à on QUi retiennent les tiges , & Mange e frottement qu'on de- RLES EXPÉRIENCES. 87 fixé au milieu du volant K te ait lignes de diftance du cens barillee 4 , s'éléve une tige M he Pa un bout en dehors de Ja pla- ide. POrtant par l’autre un tim- vi gt lignes de diametre, ou ù pe 4 telle hauteur > que les aîles Ant X 7, Puiflent pañer libre. O8 Avis PARTICULIERS ment deffous ; & elle eft courbée dé. maniere quelle ne le touche qu'a? centre, & qu’elle: faffe répondre cettf partie , au milieu de l’efpace qui el entre les deux platines, commeil elt | repréfenté par le profil de la mach# ne. À côté de la tige du timbre , &U peu plus près du centre du barillet# eft fixée une cheville d'acier de fePf à huit lignes de longueur , qui ga vance dans l’intérieur du rouage » © {ur laquelle tourne librement un € non de cuivre, qui porte le marte4” N. Audeflus du canon, la tige du m£ reau n’eft qu’un fil d’acier bien dJaf tique, qui eft courbé vers N, pois faire frapper la mafñle au milieu d timbre ; Où pour mieux dire , 4 que la mafle fafle fon excurfion dan le diametre du timbre. Mais à l'E” droit où cette tige joint le can0P* il y a un renflement, & au-defl0 une queue o taillée en virgule, P*. le moyen de laquelle 1# roue B ; 4° eft garnie de douze chevilles , fait vér le marteau autant de fois » € faifant fa révolution. , Mais la tige du marteau ne Po | SUR LEs ExPÉRIENCES So * Pa tourner ainf , qu’elle ne fafle Per un reflort droit p q, qui elt . Bxé à Pautre platine ,» & qui prefle Per fon autre bout {ur le renflement au-deffus du canon; c’eft pourquoi, que la virgule a échappé à la che- Ville de Ja roue B ,; le marteau em Yertu du reffort p q ; va frapper le Hmbre, & s’en détache fur le champ , Parce que la virgule fe meut entre -“Ux petites chevilles , qui contien- 2Ent fes excurfions dans une certaine “ndue ; la premiere ne permet point ù reflort p g, defaire aller la mafle fe Marteau jufqu'au timbre , mais £ d'ment à une petite diftance de f& ace ; il ne parvient à le toucher, _$ Cn vertu du mouvement acquis. a de Pélafticité de: fa tige , qui ser tache auffi-tôt. ‘omme cette machine dans les érents ufages qu’on en fait , à for- At befoin d’être arrêtée & remife Mouvement , il eft néceffaire qu’on Pratique une détente facile. & com- : 2, de façon qu’enlatouchantavec * Mar , où avec quelque inftru- ne > On puifle la faire agir à volon- Tome 1. H N _£o Avis PARTICULIERS Pour cet effet, 1l ya un levier cow dé TV, qui fe meut en tournant fus une vis à repos (a) placée en T, & qui porte en dedans du rouage une petite palette au-deflous de l’endroit marqué g. Cette palette rencontr® ” une cheville qui tient à la roue Bs fufpend fon mouvement , & celui des autres roues avec lefquelles elle e engrénée : on conçoit bien qu’on Jeuf rend le mouvement , en faifant touf- ner un peu le même levier TJ en fens contraire, parce qu’alors la palett@. ceffe d'arrêter la cheville. : Afin, que cette machine demeur® fixe, tandis qu'on poule le levief. d’un côté ou de Pautre, on lattach® fur une femele de plomb qui a cind à fix lignes d’épaiffeur ; & pour em: pêcher que le fon du timbre placé dans le vuide ne fe communique au” dehors; par la platine de la machin£ pneumatique, on arrête le tout ff des cauffinets , qu’on met aux deu* (a) On appelle vis à repas celle qui n’a dé flets que fur une partie de fa longueur qui étant ferrée autant qu’elle peut l'être, lil | un intervalle entre fa tête & la partie où € fon écrou, | SUR.LES EXPÉRIENCES. Or QutS, pour amoïtir le mouvement 8 Vibration. ans l'expérience dont il s’agit “1; après avoir monté le reflort , & itêté le mouvement , vous placerez Machine pneumatique , de manie- £ .que la branche V de la détente Qt de dix-huit ou vingt lignes éloi- ênée de l’axe du récipient ; afin qu’elle _Puiffe répondre à l'extrémité de la Pince ou levier horizontal attaché au yat de la tige de la boîte à cuirs. (a) Us tournerez les aîles du volant K * Jufqu’à ce que leur largeur fe trou- t ans un même plan , comme on g..VOit dans la Fig. 2. Enfuite vous “eZ Je vuide le plus exactement que OÙs pourrez , fans cependant qu'il Dit néceffaire de poufler l'évacuation & Pair jufqu’au fcrupule : vous met- rez le rouage en jeu en faifant tour- 2er le levier V, & vous obferverez Ja À drence des coups du marteau fur Umbre ; après fept à huit fecondes & po En parlant de Ja machine pneumatique on > tnftrumens qui en dépendent, je dirai diperrent on prépare les boîtes à cuirs, & les pe te pièces qui s’ajuftent au bout de leuis Hi 7 L7s T1]e 92, AVIS PARTICULIERS de temps, vous ferez rentrer l'air dan® Je récipient ; pour obferver une fe- conde fois le mouvement du mar- teau , qui Vous paroîtra alors très ralenti. Quand le rouage fort de deflus 18 machine pneumatique où il ya desi euirs mouillés , il eff à propos de lé préfenter au feu, pour difliper l’hu= midité qu'il a pu y contracter. Troifieme Expérience... -_LEs: diménfions du double mou+. linet employé, dans cette expérien- ce, font arbitraires, pourvû qu’on. obferve entre les. parties effentielles » les rappots que j'ai énoncés , & les conditions que j'ai prefcrites ; cepen* dant pour guider les perfonnes, qui ne voudroient qu imiter , je vais don“ ner les mefures de celui dont je me fers, | La: tablette fur laquelle font éle* vés les trois piliers, & qui fert de bafe à la machine... a quatre pouces d® largeut fur quatorze delonoueur ; {08 épaiffeur eft d'environ un: pouce , & le bord eft orné d'une moulure. qu tegne: tout autour ;. il Ia faut faire ÿ SUR LES EXPÉRIENCES 93 Un Pois qui ne foit pas fujet à fe: putmenter, ou bien il faut prendre: a M Précaution d’emboëter les deux 0 uts, . Les centres des trois piliers font F Cinq pouces de diflance lun de: utre , & ils y font fixés par des te- %0ns collés. Chacun d’eux à fix pou- &S de hauteur & quinze lignes de dia pt dans la partie la plus renflée.. si tête de celui du milieu eft garnie dune virolle de cuivre, & les deux: Atres portent, à pareille hauteur , <Cun Une vis à oreilles, de cuivre ts qui Uaverfe le bois ,& qui y fait elle °Me fon écrou. “haque moulinet eft compofé de: Matre ailes debois mince d'égalpoids,. Qui ont chacune quatorze lignes. © largeur fur trois pouces de lon+ Let; fans compter le tenon:; elles fe F'ecenr à égales diflances l’une de l’au… ki Ur Je pourtour , & au milieu de- à 2. PBueur du moyeu qui a quatorze: gp nze lignes de grofleur en cet en lance > & qui s'étend d un piller à: | pars, © > Ayant à-fes: extrémités deux. £tites Pointes de fer, faillantes d’une 8e; fr lefquelles il à été tourné : o 100  VIS PARTICULIERS | on la rive en G ; on l’achéve en fai fant tourner arbre fur les deux poin” tes qui font à fes extrémités. Nous - appellerons cette roue ainfi enarbrées le grand rouleau, HH,&hh, Fig. 4. font deux fup* ports de métal, qui doivent être at“ tachés en face l’un de l’autre fur un€ platine de cuivre qui leur fert de bafe commune , comme 71, Fig. 3° our porter une paire de rouleaux# c'eft-à-dire , une paire de roues fans denture , très-minces , & très-légéres s de trois pouces deux lignes de dia* metre. Ces roues font de cuivre ; leufs arbres font d'acier avec des pivot fort menus, & les troux H,H, & hs h, dans lefquels ils tournent très-lit -brement , font à deux pouces quatfé lignes de diftance l’un de l’autre. * La longueur de chaque arbre entf£ fes pivots eft d’un pouce, mais le ro Jeau‘ n’eft point placé au milieu; © dans chaque paire il y en a un dé en approche moins que l’autre , 4 qu'ils puiffent tourner fans fe toÿ* cher, laiffantentr'euxun efpace d'ung bonne ligne ; celui des deux rouleau* qui eft le plus près du montant #1 SUR LES EXPÉRIENCES. 101 N'en eft éloigné que de deux lignes, - € dis que cela eft ainfi dans cha- AUe paire de rouleaux, parce qu’effec: sement, il y en a deux paires tout % fit femblables entrelles , & qui {ont attachées vis-à-vis l’une de Pau * avec des vis, fur une tablette de- bois K L, &àtelle diftance, que le land rouleau étant placé comme on SVOit dans l’enfemble à la lettre Q; N arbre ne touche point tout-à-fait fes extrémités aux deux MO Ne ans H, H. Ces deux-montans plus hauts que S autres portent, deux vis M, m, pui traverfent leur épaiffeur à trois nes au-deflus de linterfe@ion des fUx petits rouleaux : ces deux VIS At percées fuivant leur longueur, Urrecevoir très-librement les deux: De A & B dé l'arbre du grand rou- 4, quand difles fait avancer: de pe ue ces deux pue cylindriques pl arbre, qui ne doivent point avoir is de 5 de ligne de diametre peu- ë 26 quand on Île veut, entrer & tour- fr 1,0 Ces troux, ou bien fe pofer ù : À der és interfettions des deux paires Ouleaux , comme il eft jdn iij 102 AVIS PARTICULIERS. à la lettre « dans Penfemble Q. Sur la virolle E , eft attaché com’ me je l'ai dit ci-deflus , le bout d'u reflort fpiral X , femblable à celtf qu'on met dans le barillet d’une mon” tre , lequel après avoir fait deux ré’ volutions- & demie autour de cetté partie de l'arbre , vient s’attacher p# Pautre bout x ; à une petite piece 54 qui eft fixée au montant h, & fendu£ pour le recevoir , avec une vis d8 preffion pour l'arrêter ; au moyen de quoi on peut le rendre plus ou moin® roide en le faifant gliffer d’un côt ou de l’autre avant de ferrer la vis? voyez lenfemble à la lettre Q. : Pour mettre lé grand rouleau €? mouvement , foit quand il eft porté . . ? parles vis M, m,foit pese on l&. pofé fur les interfe@tions des deux par res de rouleaux, il] faut le faire ouf” ner dans le fens qui Hände le reffort* & le laïfer aller ; alors obéiffant au* vibrations de la lame fpirale , il tou“ ne alternativement en deux fens oP“ poiés, & cela dure un certain temps ? mais pour être {ûr , que Je mouvé” ment qu'il a ; ne lui vient que du re” fort, au lieu de’ le laiffer échaper ave£ A { SUR LES EXPÉRIENCES, 103 ® Main , il vaut mieux fe fervir de 14 ente que je vais décrire. 20, eft un pilier de cuivre, qui Qrte un levier angulaire pnr, dont à branche verticale , eft terminée en “ochet : ce levier a en n un mouve- Ment de compas, par le moyen du- Quel la partie p, peut s’avancer de elques lignes, ou fe reculer d’au- Ant; quand on poule l’autre bran- Me de bas en haut, ou dans le fens Fontraire. Le tenon du pilier formé “A Vis traverfe la tablette de bois K > & s'arrête par-deffous avec un ÉCTOU : cette piece doit être placée out auprès du grand rouleau, fans pendant qu’elle puifle gêner fon l OUvement , quand une fois on le M1 à donné ; & aflez près de fa cir- Sférence , pour que le crochet p, ASavançant, puille l'arrêter par l’ex- émité d’un de fes quatre rayons , & p-ifler échapper , quand on fera . aiffer Ja branche r. ans la partie oppofée à celle où QU Placée la détente dont je viens de Parler, & vis-à-vis la portion cylin- üe de Parbre comprife entre d& 20h a fixé par un tenon AC & un | iv driq 104 Avis p ARTICULIERS écrou , le portant T, dont Ja tête eff traverfée par une vis S, Sur cette vis {ont enfilés & tournent trés-librement deux leviers de cuivre ÉCrOui vw, re préfentés de demi-srandeur par la Fige ; On fait tourner ces leviers fur une vis, & non pas fur une broche life; afin que les pieces étant à la diffance de quelques filets les unes des autres» ne puiflent point s'approcher dayan- tage ni fe toucher ; cette Partie de chaque levier eft formée en fourche te où en croiffant, Par ce moyen on Pempêche de fe Porter ni à droite ni à gauche : & POUr procurer auX deux enfernble : Un Parfait paralléli£. me, On a échancré les deux croiffants Fun en deffus , l’autre en deffous. Chacun de ces levier a une ligne d'épaifleur, & deux lignes de lareus für toute fa longueur, & le Portantles tient à telle hauteur, que quand l’ar- s’abaiffant fur Ja Pattie dg ,fe trou vent dans une fituation horizontale : ils font tous deux d'égal poids, mais. on peut les charger Par leur extrémi- té, comme il ef Marque dans la figurer SUR LES ExpÉRIENCES. 10$ *! le moyen de Ja petite vis 7 qui SVance & recule autant qu’on le veut, 1 Peut foulever Pun des deux le- ST, en la faifant palier deffous , & #0fs il ne touche plus l'arbre, & por- & fon Poids fur l’autre levier. 4 tablette de bois fur laquelle tou- te la machine eft établie , peut être. “Onde ou oétogone, & portée fur un Pied à Patte en forme de guéridon ; naisf l’on eft à portée des Sculpteurs, Oleurs , Vernifleurs > KC On pourra “iter celui qui eft gravé dans les Le- £s de Phyfique ; ou enchérir def- js: Il en fera de même des fupports < fouleaux , & des autres Portans, \ j'ai repréfentés comme étant faits l lime > Parce que cela peut sexé- Lt prefque par-tout ; mais fi l’on ë temployer un Cifeleur, on ren- g* la machine plus élégante , en fai- ot fondre ces ieces fur des mo- A deles de bois fculptés, & en les fai- | &n mettre en couleur d’or > après us lles auront été reparées, & fi- s, Pour la premiere expérience ; VOUS Mmencerez donc, comme ileft die Me premier des Leçons de Phyfi. 106 Avis PARTICULIER& que, page 241 , par placer les pivots À & B du grand rouleau dans les trous des vis M, m; puis ayant fait une marque à la circonférence vis-à-vis d’un des croifillons , vous lui ferez faire un tour dans le fens qui bande le reflort , & vous arrêterez le croifil‘ lon fous le crochet de la détente, que vous lâcherez enfüite ; & vous com’ pterez les vibrations du reffort , juf qu'à ce que le rouleau foit revenu 44 repos. | A près cela, vous placerez les deu* pivots fur les interfedions des rou- Jeaux ; vous remettrez Je grand rour leau en mouvement, comme dans le cas précédent, & vous compterez en core les vibrations du reflort , jufqu'à ce que le mouvement foit entiére1 ment ceflé. fi: Dans ces deux premiers cas , vou ne chargerez point l'arbre avec les le’ VIEIS y u ; mais vous mettrez une P® tite goutte d’huile d'olives aux pivot des petits rouleaux , & point al% leurs. 2 48000 Pour expliquer aux commençant en quoi confiflent Jes frotrerents ? comment ils différent entreux, pouf | .: SUR LES EXPÉRIENCES. 10 . Moi if font diminuer la vitefle du _ Mobile, &ce qui fait que les uns y Bent plus que les äutres, on peut € fervir. 1°, De deux tablettes de bois AUi aient cinq à fix pouces. de lon- SUeur fur trois de largeur ou à-peu- Près, dont une face bien dreflée au Rbot foit enduite de quelques cou- Ches de blanc d’Efpagne détrempé à R colle ; cette peinture étant féche , filon fait frotter l’une contre l’autre $s deux faces enduites, on en verra QTür une poufliere blanche qui fera Or, que par le frottement les par- ‘les les plus faillantes ont été arra- | ns » Ce qui ne peut fe faire qu'aux pers de la vitelle du mobile. ,2. On peut encore fe munir d’une gle de cuivre, longue de neuf à dix Pouces , large de fix à fept lignes, nt l’une des faces foit taillée pour ngrener avec une roue dentée de me métal, qui ait environ trois Pouces de diametre, & dont l’axé Stminé par deux pivots, tourne dans 2€ fourchette de métal qu'on mene ec Ja main PL, V. Fig. 1. Si lon EMpêche la roue de tourner , & qu'é- E appuyée par une partie de fa cir- 108 Avis PARTICULIERS conférence , on la tire d’un bout 4 Pautre de la régle dentée, comme on fait traîner fur un terrein pavé, celle. d'une voiture qui eft eñrayée ; ON. remarquera que Ce mouvement nef. point aifé, & que la roue ne fait qué fauter d’un fillon à l’autre de Ja ré gle; cela aidera à concevoir le frottes ment de la premiere efpece , qui ell Papplication fucceflive des mêmes parties d’une furface à différentes paf tes d’une autre furface , & qui exige que les parties engrenées , fe plients s’arrachent , ou que les corps qui fe frottent s’écartent l’un de l’autre, Mais fi en promenant la roue d’ufl bout à l’autre de la régle dentée, 08 la laiffe tourner librement , les dents | de ces deux pieces , s’engreneront & {e défengreneront fucceffivement , & fans une réfiftance fenfible ; ce qui donnera l’idée du frottement de la fe’ conde efpece , qui eft l'application fucceflive des différentes parties d’uné furface à différentes parties d’une au” tre furface, Seconde Expérience. : Ox fe fert dans cette expérience SUR LES ExPÉRIENCES. 109 € la même machine ui a fervi pour 4 Premiere ; en ere Parbre du Sand rouleau pofé fur les interfec- HOns des petits, on abaifle les deux ÉVIErS », uw, jufqu’à ce qu’ils repo- fent fur ja partie d g, de l'arbre : On fouleve le premier en faifant avan. St par-deflous la petite vis qui tra- Mere le fecond ; alors celui-ci chargé s1Bæoids de l’autre, repofe feu] fur ai fe:On tendIe reffort,comme dans 4..Premiere expérience ; on met le Rond rouleau en mouvement, en fai- et reculer la détente, & l’on compte- “Vibrations jufqu’à la fin, . “Dfuite on recommence Pexpé- SEnce, en faifant porter les deux le- TS v, u, fur l'arbre du grand rou- fau ; il ne faut pour cela qi faire pctler la petite vis, qui foulevoit 122 des deux ; & lon compte com- 0 il fe fait de vibrations: dans ce Vrnier cas 11 ÿ en a toujours moins &€ dans le premier ; Ce qui prouve Que la quantité des furfaces doit en- £ ‘En compte dans l'eftimation des - Ottements, ARE l Left à propos de faire voir que- frottement ralentit la vitefle des … SUR LES EXPÉRIENCES, F17 . Mpreffion de la balle, defcende juf- au fond par une coulifle qui la “aintienne contre le petit côté de la 85 & tracez-deflus avec de la pier- - NOire , une ligne qui réponde juf- _ à la farface de l’eau. Our tirer la balle placez-vous fur a ligne , qui pale par le milieu de ù lrgeur-de la caille & parallélement Le deux côtés longs, comme BC, dn’ Fig 3. élevez fur cette ligne Ux poteaux F,G, Fig. 4. ou fi c'eft tour un jardin amenez- y l’échelle ls knte avec laquelle on émonde digne res ; fixez-y Île canon de ma- _@° qu'il foit pointé fur le milieu QUe., ? 822€ qui couvre l’eau, & Ve Vous verrez fufffamment à tra- 5 le chafis élevé en E ; fi la culaf- Placée en À , eft élevée de fept à pS Pieds au-deflus du niveau de 4 vins » & que la diftance BC , foit de ge” Pieds , vous tirerez fous un an- QUI aura environ vingt degrés , ce Pérenra pour faire réuflir certe ex fon”? qui n’exige pas plus du pré- ae Comme la balle fe déforme ‘#Ppant l'eau, & qu'elle s'y en- 738 Avis PARTICULIERS fonce quelquefois aflez irrégulief®. ment, pour rendre l'effet de la réf tion infenfible ou douteux, ce ee qu'après plufieurs coups qu’on pe juger fürement ; c’eft pourquoi Fa non doit être attaché de manie), qu'on puifle l’ôter aifément pouf recharger, & le remettre de mêm on fe procurera cette commodité»; l'attachant à une piece de bois 7 percée au bout qui répond à Ja “le lafle , pour entrer fur une brocti£” fer attachée au poteau le plus reculé; & portant une vis ayee un écrou retient la piece de bois; & en fe fant porter l’autre bout fur un _.tonnet de fer ou de bois, qu’on ne te plus haut ou plus bas, iven BE clinaifon qu’on veut donner 4% non : voyez la Fig. 4, & fupPae que les deux poteaux F, G, fon es vés verticalement fur la ligne B%g Pour reconnoître l'effet de 145 fraion , il faudra tracer fur un P :fe quelconque , la coupe de la 4, avec fés proportions , comme £ pf &. la ligne E C que vous donne les centres des trous faits par ab? je . danses gazes, Vous prolongerez A t More: Expént ENCES. 2ro 1gne Voir Jufques Ds, où la balle de- téfaa: FPE, Si n'y avoit point de Déhepe” 5 fi ayant retiré de l’eau Ja : Vous © de fapin qui a reçu le coup; de Roue que de la ligne noire hpets Y avez tracée pour marquer tface de Veau , au centre de lim dif, 0 faite par la balle, it ya une LA Le moindre que g D, ayant Vous f° Pépaiffeur de la planche , - pez für que la balle en entrant ec Eau, s’efft relevée versla furfaces d de ee [out ce qu'on peut attendre | fair Hs Sxpérience ; Car ce feroit une Conn ep délicate ;.qué de vouloir diner Par là , le rapport du finus Uon ie E&, au finus de réfrac= Troiffeme Expérience, OUR S a : NA tv. Ati vec appareil dont jai fait at CxPertence précéden- 1 sé } | deux chofes l’une, ou 11. Fig.» Place. SET Éaucoup de la caifle, ou Cer ; : en plus, bas. Le , po Patti eft celui qu’il faut pren- k ba sb Onferver plus de vitefleà. :.. $s &pour la diriger plus faci- 120 Avis PARTICULIERS lement. Si la diftance de C en B (B£ 3.) eft toujours de vingt pieds» “ faudra que la culaffe du canon pla® en L, foit tout au plus de deux pieds au-deffus du niveau de Peau, & # cher que la balle paffe un peu au-def fus du bord de la caifle en £, afin qu le coup fe porte plus haut dansla pl@” che élevée en g. | On peut fe pañler de mettre gaze {ur la furface de l’eau ; il fuit qu'il y ait une marque qui indidé le bord antérieur data caille : mais eft néceffaire de tirer avec de groffé balles ; fi elles avoient moins def” lignes de diametre, elles pourroiel” bien entrer dans l’eau & ne po rejaillir. . 20 Un des inconvénients qui nuifé? le plus dans ces expériences, c’eft qu les effets font petits , & que le plofs en perdant fa rondeur par le choc dé Peau, ne repréfente pas toujours 4 réfra@tion telle qu’on l'attend en CO, ptant fur fa fphéricité ; on aura de effets plus marqués & plus conftants” avec des boulets de fer quand 6n 167 à portée de s’en fervir® & fi l’on peut employer de différents calibre SUR Lrs ExPÉRIENCES. 127 Fa Verra de plus que les réfra&ions , “5 7t$s chofes égales d’ailleurs, font pesant plus grandes, que les bou- ele RUE plus de diametre : & que l’an- te Incidence qui feroit trop grand des faire rejaillir un petit boulet de ous l'eau, ne le fera point trop un plus gros. | } Premiere Expérience, : I V. Site en marge, & que le Lec- LEçor je © doit avoir actuellement fous fes 11: Sc&. * U ’ ?, Fig, 1 ue d à Pour bafe une planche lon- $ dix-huit pouces , large de fix ",9e tr : i ’Ë= Paie, eze à quatorze lignes d’é- Te A m . r , Demers Eure. achine repréfentée par la fi t t : elle eft ornée d’une moulu- vis Ut autour , & montée fur trois à] bois ou en cuivre, qui fervent Saler pour la mettre de niveau. ef an des bouts de cette planche ; Vée à angle droit une efpece de Potence, dont le montant eft large de tre pouces : jufqu’à Ja hauteur é duite * Pouces, après quoi elle eft ré- du EUX pouces +, ainfi que celle de: SC qu’il porte, & qui et élevé ba, "&t-huit pouces au-deflus de la Tome II, L 24 122 AVIS PARTICULIERS ; Sur un des côtéslongs de cetre balé & au défaut de la moulure, eft élevé un chaffis de dix pouces de hauteufs qui eft joint auffi au montant de 204 potence ; le bord de ce chaffis P# en haut eft paralléle à celui d'en bass jufqu'à la diffance de fix pouces » ? compter du montant de la potencé’ après quoi il eft arrondi jufqu’en P’ d’un trait de compas dont le ceñtf® _eft en À © il peut être rempli , ave de la volige collée à plats joints » lon n’aime mieux le éouvrir de 10 “ le 3 mais il faut toujours qu'il Fe peint en blanc, pour quon y p#” tracer des lignes noires. Fe En 4 eff un trou qui reçoit 4% de la cuvette AB, lequel eft rete? par derriere avec une clavette ; pu F _eft une agraffe qui embraffe Pépaile, du chaflis, & qui porte une vis n préfion , parle moyen de laquelle Ge arrête la cuvette à tel degrés d'i9© haïfon que l’on veut. 1e Le bras de ila potence qui 4 op n° pouces + de longueur, eft creufé te deflus pour recevoir une petite seb, de bois taillée en queue dar par fes bords , & fendue en f00 LL SRE. ETS | et Tome IT PU E. ! « “ je There .. 3 ro LOT ET | * @ $ à ; 1 4 D. d Les LE RCEERE r Te Ke « NS Se KN L . ’ 0 . ‘ > $ 4 Dre t « Eng A ER ee + 5 spé pete pe A Te tx D * F L D : M1 px # re LL 1 1 Hd . Nr 21 HR re | % ; 4 1 AL , ‘ * ; - Mr: : ? ? re ALI 5e : à 4 4 , H < rs ne -7 L : 1 Fa + 3 Led ï “ QI L « « fr x À ; “ 5) AU NI ) £ 2. 4 . d * } j + } 4 E nl _ . % . 1 path moine empereur à rot go afghane acigéieurc penis minis déni céflprien mage SUR LES EXPÉRIENCES. 124 | Chette fur une partie de fa longueur, SU moyen de quoi elle glifle à frotte. Ment, & s'arrête d'elle-même où l’on Veut ; cette petite régle porte le ca- On C , par où doit pafñler la balle Vyvoire; &afin que ce canon puifle al- ler & venir avec la régle, le bras de la Potence qu’il traverfe , eft Ouvert par . Mine raimure à jour qui a trois ou qua- rre pouces de longueur, & autant de .ergeur qu'il en faut, pour permettre : | au canon de fe mouvoir librement 5 “à balle doit avoir cinq à fix lignes Se diametre, Deuxieme € troifieme Expérience. (a) . Latäblette demarbre qu'on met ici _ la place de la cuvette de lexpérien- HR | » ’ O0 x, _ © précédente, eft contenue dans un IT nr eA . Cadre de bois , au petit côté duquel P.Fig.r. ET attaché le pivot où l'axe fur le- ë | Quel fe fait le mouvement; & il por= | > de même une agraffe en B, pour : l'arrêter dans la fituation où l’on veut vil foit. | 1! faut choifir du matbre noir pat | en? Dans quelques éditions cette expérience 3 | Marquée Jÿ, expérience; c’elt une faute d’im. Rreflion, “ - ie L ïj 124 Avis PARTICULIERS réference à tout autre ; parce qu® a tache que fait la balle fur le lut- fant que l'huile luia donné, s’y appef- çoit mieux. | Suppofez donc que vous ayez don né à la tablette de marbre linclinai* fon 4 D; la bafe de la machine étañf de niveau , vous ferez paffer par l'axe du canon un fil d’aplomb , que vou ferez avancer ou reculer jufqu'à € qu'il vous donne le point E à-peu* pes au milieu de la longueur du maf re; de ce point vous tracerez fur chaffis, le demi-cercle D F 4:vou$ aurez par là ligne d’aplomb & la paf tie E D du marbre, l’angle d'inci” denée de votre balle d’yvoire, vOU* tirerez la ligne EF, qui vous do” nera un pareil angle avec l’autre P4 tie du marbre, & cette ligne É F? fera celle que doit fuivre la balle P4 fon mouvemet réfléchi, S'il y à 0 le montant de la potence un endui de cire molle ou de glaife à l’endroit où répond cette ligne, vous veif® en répétant l'expérience plufieurs fo de fuite, qu'il s’en faudra de peu qu£ la balle ne tienne cette route 3 dis qu'il s’en faüdra de peu, parcé SUR LES EXPÉRIENCES. 135 € haut de Ja fleche E porte un ton. Potence Q , Fig. 2. qui a qua- Pouces de longueur, chantourné de En haut, & droit par en bas; aux . SOUS de cette piece , on a fait px entailles à un pied de diftance à ne de l’autre , pour recevoir à an- Fe droits deux verges de fer quar- con.” AU s’y attachent avec des vis Le»: à. 2 , Ces verges de fer n’ont que trois quatres pouces de longueur & por- s UC âcune deux boîtes de cuivre de S, ae gliffent deffus avec une vis d He lon pour les arrêter, & par- STE un petit crochet qu’on pla- be Plus près du bord qu'il eft pofti- à . \ ef un portant formé d’une lame ivre mince battue à froid , lon- ep. fix pouces , & dont la largeur tx 'éduite prefque à une demi ligne, à EPté au milieu de fa longueur & Dons , Où l’on en a réfervé U plus, pour y pouvoir percer des trous 1m et inf de à for- né °° Crochet par en bas, & termi- tef 7 En haut en vis ,avec une por- " “étte vis pañfe à travers la lame 132 Avrs PARTICULIERS T, & eft TéçGUe par un autre fil : laiton x, qui lui fert d’écrou , & don! anneau plat & coulant qui fair fer” rer les deux parties quand on veut? de forte que ces deux pieces ainl Jointes préfentent d'un côté un cf0” chet, & de l'autre > Une pince dans l# qu'elle un gros fl de foie a peine À glifler. La longueur de Ja partie T € de trois pouces ; Je refle de paït d'autre eft plié à angle droit, & les deux trous qui font aux extrémités doivent fe regarder , ainfi que la fenté qui forme la pince ». | Pour fufpendre es boules , 01 Prend un gros fil de foie bien uni, OU Une ganfe très-fine , que l’on attache ar un bout à l'un des crochets $ À pee du bras Q. Enfüite on fait Pañler le fil par les trous du portant que je viens de décrire, de Ià fur law: tre crochet s , du même côté que le précédent : 9 amene Je bout à u1€ _ cheville ) qui eft au bas de la fleche» & {ur laquelle i] s'arrête & s’enve” loppe autant qu'il eft néceflaire. Cette maniere de fufpendre les bou- s efl commode pour contenir Jeufs SUR LEs ExPÉRIENCES. 133 Millations dans un même plan , ou 5 S qui eft Ja même chofe, pour em- Pécher que Ja partie V du portant ne frotte Contre les fils paralléles de mé- tal de a ‘ ( Piece ii entre lefquels elle * teur, On à aufi l'avantage en ourna Nt la cheville Y de faire mon- È defcendre les boules à volon. SE POur remettre leurs centres dans ë ême ligne , quand les djametres Fe font Plus les mêmes, Enfin les deux guess du portant par où pañle le d € fu penfon , empêchent que les te Parties defcendantes ne fe tor- DU ce qui ne manqueroit pas fitiver ñ elles formoient un angle a Agu à la boule > & ce fil ferré Lu Par la petite pince, contient la piece W x, & la boule qui eft au k ©» dans une fituation vertica- Dans les ‘expériences fur le choc & Otps , on employe des mafles Note fphérique , afin qu'il foit AS Ufé de les faire choquer dans ce ; 2e des centres ; ces boules font ee ées où n'avoir point de reflort, Voir un qui foit parfait ; au- Matiere connue ne peut fatis- en a 134 AVIS PARTICULIERS faire à ces deux conditions ,à parle. rigoureufement; mais il yenaqui ont fi peu de reflort, qu’il n’eft pas fen fible , & d’autres font tellement él tiques, qu’elles produifent à très-peu” prés ce que la théorie annonce. Pour faire des boules fans refforts VOus détremperez de la terre glailé avec un peu d’eau commune , & vou la manierez jufqu'à ce qu'il n’y af plus de grumeaux : vous pourrez m me Îa faire pañfer Par une groffé toilé peu ferrée Pour être plus für qu'elle | ne contient ni gravier , ni pierres » N1 autre Corps étranger. Vois la me”. lerez enfuite à parties égales , ave£ du fablon pailé au tamis y & VO lui ferez prendre la confiftance d’un® pâte très-flexible , mais qui ne s’att# che plus aux doists, Vous en forme” rez des boules Z, de quatre & de. huit onces, y compris le poids d’uñ etit bouchon de iége que vous ef ermerez aucentre, & d’où part un I de laiton, terminé par une peute boucle , qui doit excéder un peu furface de la boule, pour accro” * cher au portant | | Ces boules pourroient fe faire dans SUR LES ExPÉRIENCES. 13ÿ +5 moules qui s’ouvriroient en trois Pieces : leur figure en feroit plus ré- Sülieres ; mais il eft plus effentiel de leurs poids foient égaux, ou dans S rapports exa@ts , qu’on puiffe com- Parer aifément ; & l’on auroit peine Loncilier cette condition, avec des Oumes invariables , & une matiere de plus ou moins d'humidité, ou pièlque variation dans le mélange, noir fouvent changer de denfité, Il dis Onc plus à propos de les arron- it à Ja main, & expérience m’a fait d! » Qu’avec un peu d'attention & Fe refle , on en vient aifément à Out, Si lon ne fait pas fervir ces bous N° > aufli-tôt qu’on les a préparées, Rue les garder dans un linge dou- Où triplé, qui ait été mouillé, & &Ponaîït preffé, pour n’y laifler que vif Amoiteur ; on era bien aufli de vé- et de nouveau leur poids , s’il s’eft qe un temps confidérable comme en Jour ou deux, depuis qu’elles ont € pefées. 4. n fe procurera des boules élaf- ps en prenant des billes d’yvoire n aflorties , chez un Tabletier , ou 136 À VIS PARTICULIERS en Îles tournant foi-même, fi of le fçait faire : 1l faut que l’yvoire ait EU le temps de fécher avant qu’on finillé les boules , de peur qu'il n'arrive quelque changemént aux rapports leuis poids ; on fera bien de les ébau: cher trois femaines où un mois avañt de les finir : on percera à chacufé d’elles ,un petittrou de trois à qu4 tre lignes de profondeur , dans lequ£ on chaflera à force un fil de métä go comme une épingle, dont Je out excédent fera tourné en formé de boucle, avec une pince ronde. Tout étant donc préparé comme je viens de l'expliquer, voici commeñt vous procéderez pour mettre la M# chine en ufage: ayant attaché la pié ceggen CD, parles deux vis HP1 & fufpendu une boule comme de chaque côté du bras de potencé > ayant foin que la tige » du ON tant fe trouve entre les deux fils P# ralléles de la piece ii, vous tour rez les chevilles YY, jufqu’à ce que deux boules aient leurs centres dà f une même ligne horizontale , & 101” que la tige v vous paroîtræ bien Ve ticale , vous arrêterez Le fil en x ©? | ferranÿ € “HRAICR SUR LES ÉxPÉRIENCES. 137 “tant la pince: après cela vous fe- 12 avancer ou reculer les quatre Oites s,s5, &c. jufqu’à ce que les Ux boules commencent à fe tou- FT; Comme dans la Fig. 4. Vous Calerez le pied par le moyen de fes Mois vis, jufqu’à ce que l'endroit où & joignent les deux régles mobiles, & trouve vis-à-vis de celui où les Poules fe touchent, & que les tiges & fa pareille, fe trouvent au milieu £e l'efpace compris entre les deux Sde laiton nn. : ela étant fait, tirez de part& d’au- le les deux régles mobiles , jufqu’à € que le bout de chacune d'elles U.eft marqué o fe trouve vis-à-vis de Ja tige y qui repréfente le centre le boule par fa dire@ion : mettez * Pointe du curfeur P un peu en decà du chiffre > OÙ Vous prévoyez que doit aller le centre de la bou- © ; quand elle aura été choquée ; tirez [à boule qui doit donner le Choc jufqu'à ce que la tige y foit «avis du chiffre d'où elle doit par- Ut , & Jaiflez-la fortir d’entre vos SUX doigts fans la poufler ni d'un Qté ni d’un autre , afin quelle n’aille Tome IT. M 138 Avis PARTICULIERS point frotter contre les fils de laiton. La boule choquée, à la fin de fon mouvement, rencontrera le curfeur & luifera marquer fur la régle graduée» le trajet qu’elle aura fait. | On voit que les deux régles mo- biles qui font graduées en pouces en lignes, fervent à compter les de- grés de vitelles du corps choquant & du corps choqué; il eut été fans doute plus exa& , que cette gradua* tion en parties égales , fût faite fuf un limbe circulaire dont le centre eût été à la hauteur de 55 : mais ces ré gles étant droites ,ileft plus aifé de les rendre mobiles, que fi elles étoient courbes ; & quand le rayon a quatre pieds de longueur , & que les boules font peu de trajet, comme dans cett£. machine , il importe peu que les d rés foient marqués fur l'arc ou a corde, 4 Il y a des cas où l’on faitmouvof les deux boules du même fens , aV€€ des vitefles inégales: alors fi l'on éle- ve les boules de gauche à droite ? par exemple, on comptera Îles degrés de vitefle, par les chiffres de la régle qui eft à droite , fans addition pour 8 SUR LES ExPÉRIENCES. 139 boule de la droite ; mais pour la boule Us a gauche, il faudra tenir com pte de Mtervalle qui fépare les deux régles, it fon aplomb elt à l'extrémité de la ele à gauche ; fi les boules font de £UX pouces de diametre » Cet inter- Valle , eft de deux pouces ; fi vous COmptez donner quatre degrés de vt- ‘elle à la boule à gauche , il fuffira nc de l'élever au chiffre 2. de la Fgle à droite, OUR faire entendre | comment deux corps élaftiques qui fe choc- dUent , prennent par leur réaction des Mouvemens contraires à ceux qu’ils dVoient » Ayez deux anneaux plats, de 91S à quatre pouces de diametre , Is avec du reflort de pendule , QU avec des James de laiton bien touies ; percez-les fur leur largeur 8 deux trous à côté l’un de Pautre iamétralement o pofés à deux au- Mes femblables. Sufpendez ces deux aux avec des fils paralléles , Comme dans la Fig, 9. PI. V. liez-les énfemble avec un fil qui aille & re- Menne par les trous dont je viens parler, & ferrez-les pour leur faire Prendre une figure un rs ovale, en 1) 140 À VIS PARTICULIERS tordant le fil avec un bout d’allumet* te paflé en travers; dès qu’ils feront ainfi préparés, fiavec une petite bo gie ou autrement, vous brûlez le ; dans l’autre anneau , où il nef point tors , on les verra fe féparer , & S€ lancer en fens contraires l'un de l’au- tre. Comme la communication du mouvement par les corps à refloit» fe fait avec une promptitude 1n€%" + primable 3 il eft bon d'en méttre des exemples fous les yeux des commen çants , afin qu'ils en foient prévenus debonne heure , & qu’ils en goûtent mieux les raifonnements qui roule” xoient fur de pareilles fuppofñtions * voici comment on peut sy prendre pour prouver cette vérité. Aa, Bb, Fig, 10. PL V. font deux pieces de bois d’un pied de lon” gueur, larges d’un pouce & demi, & d'environ huit lignes d'épaifleur, af 1emblées parallélement entreiles , & à huit pouces de diftance Pune de #autre , par deux traverfes croifées » le tout porté par un fupport qui 4 cinq pieds de hauteur, & dont la tige it emmanchée dans la piece B x Sur Les ExPÉRIÉNCES, 233 lue, & fendue fur les trois quarts de 2 longueur ,.pour porter un Carton ince qui a cinq à fix pouces de lon- | Rene fur trois de largeur; le bout de Cette tige fe place dans un trou P, Îr le chaflis, & de maniere que le ord pp, du carton couvre une Par- Ke de la ligne ponctuée EF, le mi- eu de fa longueur répondant à l'ex- _ Hémité fupérieure du quaït de cer- GHI. FA Tout étant ainfi difpofé , vous _ drefferez le chaflis verticalement fur On côté AB, que vous mettrez de Niveau ; & vous vous affurerez qu'il ft dans cette ftuation , en fufpen- | dant à la tige M , placée en C ,un Pendule fait d’une boule de métal, Qui aura un pouce de diametre, & dun gros fil de foie de la longueut CG; il faudra pour cela qu'étant li- re, il fe tienne parallele à cette gne. ù . Pour exécuter Îa troifieme expé- tience dont il s'agit ici, vous pla- Cerez en R, un carton femblable # Pp,mais un peu plus long afin qui _Sétende jufqu'en F ; vous porterez a boule du pendule vis-à-vis le point Tome IT. ÿ _Nen D,& la tige pgen p, 234 AVIS PARTICULIERS E ; vous Îa laifferez échapper dans ufl plan parallele à celui du chafis5 © vous ferez voir qu'elle remonte 5 F, par un arc femblable à celui P Hip elle eff defcendue , ce qui Je? aifé à obferver , parce qu’elle fraP° pera contre le carton. | Enfuite vous placerez la’ proc de for te que le milieu du carton p p: ë onde en I, & vous laïiflerez tom be , comme précédemment, la PO le du pendule de la hauteur du por E ; ce pendule arrivé vis-à-vis la Jr _gne CG, prendra un nouveau ce x .tre de mouvement en D , & ? frapper le carton , en fuivant Ja de cercle G HI, remontant 4 * même hauteur d’où .il eft defcen He quoique par un arc différent. , mms LA Fig. 19, citée en mar er Dire LE ç O N. + ts | l C IL. le dion. VOIE par des expériences, que la FX IL, Fig. te d’un corp grave par un arc 15, point correéte. Si vous voulez F de cer cle eft plus prompte que par le pl? incliné, & que la chûte par la cy cloïde eft plus prompte encore À par Parc de cercie , fervez-vous d£ machine que je vais décrire, Sur Les EXPÉRIENCES. 23f ABC, Fig. 2. eft un triangle Kéangle formé avec des planches dun pouce d’épaifeur , affemblées ti collées à plats-joints , ou fi l'on “eut, à Janguettes & rainures ; on fe- R bien de les mettre de bout avec (ne large emboîture fur le côté AC, Comme il eft marqué par les lignes _PonQuées. Ce triangle fera élevé l: érpendiculairement , & fixé par des | énons collés, fur une bafe chantour- Le garnie de trois vis, POUT mettre à partie À B, d'aplomb, quand on U dra faire ufage de la,machi- … Le côté AC du triangle fera ren- du Concave fuivant un trait de com- _ P&, qu’on fera pañler par les deux Poinrs 4 & C ; & l'on creufera l'é-. -Paieur du bois en forme de gout- . Kre, pour laifler courir librement Une balle d'yvoire de fix à Ip li- nes de diametre: afin de conlerver ans cette gouttiere , la courbure cir- grèire parallele à celle des bords, re la reglera avec un calibre, & on M finira avec un morceau de pear. e Chien de mer, pour Ja rendre bien Eîe | Vi 236 AVIS PARTICULIERS Sur lune des faces de ce viens mixtiligne , on attachera une pate” le gouttiere formée fur Pépaifleur du. ne regle de bois bien droite, &9 s'étendra du point 4, au pot ” Enfin fur lautre face on arrache” encore une autre gouttiere creuf avec les mêmes foins dans Pépaile” d’un morceau de planche chantol, né en cycloïde, & qui s’étendrä même du point 4, au point C.. £ à La cycloïde eft une courbe; Ê ne’ fe fait point avec le compas? ÿ faudra la tracer fur un carton > 9 z Pon découpera enfuite, pour ere de patron ; & vous procégerez de ” A maniere qui fuit. . of Sur une feuille de papier PE épaifle , où fur un carton bien d'Of? & fuffifamment grand , tracez 14 I gne droite a b indéterminée, Fig:,2° élevez fur Pune de fes extrémité”? en 4, par exemple, une perpendic®” laire à e aufli indéterminée. PI4C la pointe du compas fur le point #7 & ouvrez-le pour comprendre L rayon ac, égal à fept pouces > ae point c4 comme centre , décriveZ demi-circonférence a o f. …. Sur LEs EXPÉRIENCES, 237 À 1 Faites la diftance ab, égale à trois _ Rise rayon ac, & un feptieme de Plus. Elevez en b , une perpendicu- …_ “re b g, égale au diametre a f, à ÿ Re la ligne f g , parallele à _ … Divifez en parties égales , & en . Klnombre que vous voudrez, en dou- “Ze, par exemple , la demi-circonfé- …Knce # o f, & en pareil nombre …(e parties égales, la ligne 4 b, & de ous les points de divilion de la de- .…_ icirconférence menez des paralle- _ Safg, ou à la ligne ab. … Cela étant fait, portez avec le Compas fur la premiere parallele , Ia Ouzieme partie de Ja ligne ab; fur “A feconde, portez-en deux, fur la … Moifieme , portez-en troist, & ainfi de dite ; & vous aurez par-là les or- données, ah, 2k, 31, 4m, &c. À vous faites pañler une courbe ar les extrémités de toutes ces lignes, Ous aurez la cycloïde, dont il ef ueftion. U "ous pouvez encore avoir Ja Cy- Oidé par un moyen méchanique AUe voici. Placez votre carton Qu … “Ote papier fur une table bien unie , D38 Avis PARTICULIERS: & par-deflus, à lun de fes bords ; at” tachez une regle de bois Tr, Fig. # épaifle d’un demi-pouce, & qui un peu plus de deux pieds de 101" gueur ; les deux bouts de cette reg à doivent étrearrondis, avec une PEt” te gorge dans laquelle puifle fe 0° ger une fifcelle , ou une menue ga {e de foie. S 1e J elt une roue pleine, ou évidé® (cela eft égal, ) qui a quinze pouc® de diametre , & qui porteen fa Cliff conférence,une gorge femblable à ce” le d’une poulie; on un porte-craY0® emmanché au bout d’une lame à ° fort , attachée par un bout fur plan fupérieur de la roue, de forté que le crayon rafant la circonféress | ce, porte fur le papier, autant qh” le faut pour marquer, fans être 6° danger de fe cafer. ; La circonférence de la rou entiérement embraflée par une cofé ui fe croife entr'elle & la regle, © . dont les deux bouts fe tirent paf Je moyen des chevilles T, r, qui peuve. tourner librement , parce qu’elles dé bordent la table. Si tenant la roue F', toujours ap” D e ef Sur LES ÉXPÉRIENCES. 239 …Puyée contre la regle, vous faites Touler fur la longueur y 7» la demi- “Circonférence dans l'ordre des chif- MST: 2: 34: s, 6, le crayon - Maçera fur le papier, la courbe dont - Vous avez befoin. ; Quand vous aurez conftruit la ma- hine fuivant Ja maniere que je viens d'indiquer, & que VOUS voudrez en Rire ufage , VOUS placerez deux bal- ls d’yvoire, l'une dans Ja partie la “Plus élevée de la gouttiere droite C, & l’autre auf dans la partie la Plus élevée de l’arc du cercle AD C; Vous les tiendrez toutes deux fousle, doigt placé en travers > &vous les aiflerez aller en même-tempê£, pour _ faire voir que Ja chûte par larc de cércle eft plus prompte que par fa Corde. Vous ferez la même chofe avec les deux balles placées l'une au haut de la cycloïde , & l'autre en À, dans arc de cercle; pOur montrer que la chûte par la premiere de ces deux Courbes, sacheve en moins de temps Que par la feconde. Et afin que ces balles ne fortent Point de la machine ; VOUS aurez {0iu Émrmnmemn + VI. “Leçon. II. Seëtion. Hart. I. PJ: IV. Fig. 16. 240 Avis PARTICULIERS . de fermer les gouttieres par en bas avec des fonds de bois minces , 4 É que leur choc annonce le temps 4° termine leur chûte, Quatrieme Expérience. Pour avoir le premier réfulté de cette expérience, c’eft-à-dire, po® : faire voir que la demi ofcillati0P d’un corps grave dans un arc de Cf” cle s’acheve en moins de temps, 4 la chûte d’un pareil corps qui tON* be librement & direement paf de forte que les deux boules PAPE diametre de ce même cercle, on élé vera le chaflis, PL. X, Fig. 8. fur un de fes petits côtés, comme dans la deu xieme expérience de cet article : 02. lacera en K, une broche femblab!€ à celle qui eft marquée M (Pl. XI Fig. 1.) & à cette broche on attach®” ra le fil d’un pendule dont la boul® xéponde à la demi-circonférencæ tracée fur le chaffis. On aura une aW* tre boule fufpendue à un fil fort dé- lié , qui pañlera fur la poulie À, & dont on pincera l’autre bout avec 14 boule du pendule élevée d'environ vingt degrés au-deflus de fon aplomb? O0 MUR LES EXPÉRIENCES. 24 ni en mêmeé-temps , lorfqu’on laif- … & 2 aller celle du pendule ; & l’on na lieu de remarquer que celle-ci te e au point B, un peu avant l’au- ou fera voir pareillement qu'une : Cillation entiere dans un arc de trcle, fe fait en moins de temps; Ae la chûte par une ligne verticale qui égale deux fois le diametre de ce me cercle, en faifant le pendule € deux pieds de longueur, & en le- juPendant au point L, c’eft-à-dire fs: Quart de la hauteur 4 B , & en Afant échapper les deux boules en ème-temps ,; comme dans le cas Précédent. . Comme la derniere demi ofcilla- non ne fe fera point devant le chaf- JS, il faudra placer'en avant , quel- pue obftacle qui reçoive le choc de 4 boule, à la fin de fon afcenfion; Comme la broche M, placéeenK, Uen L, pourroit nuire à la chûte de la boule qui vient du point À, faudra avoir une autre poulie ; Ontée de maniere, qu’elle fe trou- € de trois pouces en avant du bord Tome IT. X. couteau, dont Je tranchant eft daf° 242 AVIS PARTICULIERS du chaflis; cé qu’il eft fort aifé dis maginer. our avoir les trois autres réful*. tats énoncés dans cette quatrieme€* périence , on préparera Les pieces fui vantes. À B, & CD, PLXI, Fis. ÿ.A00E deux pendules , dont les verges d font de fer ou d'acier ont trente-hUt ouces de longueur , trois ou quatff EE de largeur & une bonne li gne d'épaifleur , limées & calibf e maniere qu’elles foient éga*" ment larges & également épaifles d'u bout à l’autre, & divifées par pouce far une de leurs fâces. En A, il° deux ailes d’acier trempé faites d ne feule piece E, qui s’afflemble € fourchette dans la verge G : cet” piece. E, eft taillée par en bas © une ligne, qui forme des angle droits avec les deux faces dela Ve ge ,; comme on le peut voir paf pendule a b, dont lesaîles fe préfer” rent de face , & la verge par épaiffeur. | 7e B.; eft une mafe lenticulaire % cuivre de fonte ,.& tournée, qu! ne Les ExPÉRIENCES. 247 ti Les s'applique à cetté par- noce P'Horloge qu'on nomme VE- Dre , & que bien des perfon- {ignorent comment fe fait cette poleaton, & pourquoi elle à fon 4 ileft bon d’avoir une machi- Îe peu compofée & d’une certaine Standeur , qui fafle voir 1°. ce que Ceft qu'un échappement ; 2°. com- Meht il empêche la force motrice d'accélérer le mouvement du roua- 4 Les 3°. par quel méchanifme les : fcillations s'entretiennent égales , Quoique le pendule emploie une par tie de fon mouvement à modérer Ja Orce motrice , à vaincre les frotte- Ments, & la réfiftance de l'air: on Pourra conftruire cette machine com Me celle que je vais décrire. L’enfemble de cette machine eit tépréfenté de face en P , Fig. S- &de, Fonl dans la PI. XII. Fig. 1. À À, eft a cage, qui ef compofée de deux âmes de cuivre pliées à angle droit Par en bas , attachées l’une fur l'autre avec des vis, & d’une traverfe chan- tournée E, attachée de même par el aut : elle a deux pouces x de largeur {ur fix de hauteur. - X iv a. 248 AVIS PARTICULIERS" B, eft un arbre d'acier garni d'une. affiette de cuivre fur laquelle eftrivée une roue à rochet C, qui a trent dents & trois pouces À diametre à côté de la roue & fur le même 2 bre, eft une poulie ou bobine d, 9. < RAUe lignes de diametre : fur €. cylindre eft enveloppé un gros fil, foie au bout duquel pend un pois d'environ deux onces qui tend à ff£ tourner la roue... £ | Les pivots de l'arbre B, traverfenl les lames de la cage ; l'un des det” un peu en dépouille , savance trois lignes pour recevoir un P£ canon de cuivre fur lequel eft mo! ice une aiguille k. : Quand la 00e. C tourne, cette aiguille parcourt ue cadran attaché avec deux vis â, lame antérieure de la cage, & divilé en foixante parties, numérotées cinq en cinq. Voyez la Fig, ç. de PI, XT. : E, eft un autre arbre d’acier porte deux pieces : la premiere F s'appelle l'ancre à caufe de fa fig” re : on la peut faire de cuivre fi 02 veut , mais il faut toujours que les Palettes qui font aux deux bouts ? tit EL SUR LES EXPÉRIENCES. 249 0lent rapportées en acier. L’ancre Oit être tellement ajufté que quand “a branche G, fe léve pour laïffer Chapper une dent de la roue, l’au- e palette F, tombe à temps pour fuf- Pendre fon mouvement : & lorfque Celle-ci vient à fe léver à fon tour, aut que la branche G , en reve- Mnt fur la roue, rencontre la dent AU fuit immédiatement celle qu’elle à lire échapper dans fa levée pré- Cédente ; & comme ce balancement | 0 être d'accord avec les ofcilla- _ “ns du pendule, il faut attendre que celui-ci foit ajufté , pour fixer ancre fur l’arbre E. ; . Le même arbre porte une feconde Pièce I, qui a + de pouce de lon- leur, & qui y eft fixée par une fou- üre, ou par une goupille qui tra- Yerfe le tout. La longueur de cette 4 piece eft à angles droits fur celle de arbre, & c’eft.par fes deux bouts Velle porte Je pendule. a verge O P , eft compofée de eos pieces; la premiere H, eft de Uvre,elle embrafle par une fourchet- p? les deux bouts de la piece leo Joint avec deux vis qui ont leurs 2$0 AVIS PARTICULIERS . M écrous dans fôn épaifleur, &dontles | bouts prolongés fans filets, entrent librement dans la piece I ; paf © mouvement le pendule prend aifé- ment fon aplomb. La même pie plus large en bas que dans fa parti® moyenne , eft percée d’une rainures uivant un trait de compas dont centre eft au point H; cette piece à | environ deux pouces de longueur , _ La feconde piece de la verge eft encore de cuivre : elle a quatre pou” ces de longueur en totalité, & com” pris un cercle à jour L ; au centf® duquel pañle l’abre B, quand le pet dule eff d'aplomb, & au moyen di uel les ofcillations peuvent fe faié ans obflacle; en L, eft un trou 14’ raudé dans l’épaiffeur du métal. Ceï te partie de la verge ef jointe à 14 piece H, par un petit cloud pla en À , qui traverfe l’une & l’autre , 0 laïffant à la premiere la liberté de tourner un peu à droite ou à gauche’ une vis à tête qui pañle par la rainu re hh, fixe fa fituation, quand on l'a déterminée. Eofin la troifieme partie de la vef _ge(N) percée par en haut de deux . * SUR LES EXPÉRIENCES. 251 its trous oblongs,s accroche à deux "ss n,n,comme on le peut voir hi l'affemblage , O P, de toutes ces { ©ces, Vous remarquerez que cette k Lifieme partie de la verge eft cou- _ Vis-a-vis la bafe de la cage, & que Je plateau de bois fur lequel elle attachée , a auffi une ouvefture à Us LE afin que le pendule ait fes Gllations libres 3 il y à de même - Me ouverture de trois ou quatre li- | Stes de diametre enr ; pour laiffer | Fer très-librement le fil de foie qui jet de la bobine & qui eff tiré par poids. | | Sur le bout d’en-bas dela verge, _ enfilée une lentille, pefant envi- : Ton deux livres. On peut la faire avec deux calotes de cuivre réunies & fou- Ces enfemble par leurs bords ; & Hand on y aura placé le bout de la Vetge qui fera un peu en dépouille, l frottée avec du favon, on y cou- Era du plomb. Si l'on veut fe ména- €r le moyen de rendre la durée de Ofcillation plus ou moins grande » n terminera le bout de la verge paf | Une vis de douze à quinze lignes de longueur ; avec un ÉCIOU ; qui fera 252 AVIS PARTICULIERS. monter ou defcendre la lentille 1 quand on le voudra. Du centre de * lentille, à celui de la piece 1,onM® tra une diflance de trente-fept P2* ces, | Vous ménagerez à l’abre E ; gr: porte l'ancre, avec la piece 1:19 lert de fufpenfion au pendule » petit mouvement d'avant en are afin que vous puifliez , quand VOUS voudrez , fufpendre leffer de chappement , & abandonner la 10 à l'a&tion libre du poids , où la force motrice. Cela s'exécute” facilement , fi vous tenez les piv® ou tigerons de cet arbre un ge Jones, & que vous mettiez entre Hi & l'autre une ligne & demie ded tance de moins qu’il n’y en a entf les deux lames de Ja cage. Mais à que ce recul ne fe fafle que qua? vous le voudrez, il faut que le piv® voifin de la piece I, foit arrondi ; 0! même un peu pointu par le bout: qu'il porte contre une lame à refl0 r , attachée en dehors. La machine que je viens de déc” re ,attachée avec deux vis fur un Pl teau de bois Tou:, orné d’une mo HOET ue - CR ROC NME DO SUR LES ExPÉRIENCES, 253) | Fe » pourra fe mettre dans une af- | 3 » QU fe pofer fur une tablette, D: un récipient de machine pneu- | tique par-déffus, pour la garantir £ la rouille & de la poufliere, & ft dans cette vue que la partie N, Fi u pendule, s’en fépare quand on | © veur. Mais pour la mettre en expé- liènce il faudra un fupport qui la nne élevée à quatre pieds de hau- &ur pour le moins , & dont la table de : foit percée à jour autant qu’ilfera ceffaire pour donner un mouve= Ment libre tant au pendule , qu’au fil Qui porte le poids. On Fete de Pratiquer fur cette table, une feuillure Our recevoir le plateau, afin que la Machine y foit pofée d’une maniere Plus fâre. Le contour en eft tout-à- ait indifférent ; mais je confeille de à faire porter fur trois pieds droits | Ou en confoles ; affemblés par en bas . für autant de traverfes partant d’un Centre, avec des vis aux bouts pour Caler: je m’abftiens d’un plus grand détail , parce qu’il n’y a Pas de Me- Quifier qui, d’après cet énoncé; ne Puiffe conftruire un fupport propre à lufage dont il s'agit. 254 AVIS PARTICULIERS à Je fuppofe donc que toute la ma. ne eft préparée comme je ai dit? qu’elle eft établie fur un fuppoït Fi) calée de maniere que la ee 4 pendule foit perpendiculaire à ape E, & quela tige B, pañle au cent du cercle à jour de la partie L: PO | y mettre la derniere main , il faut a | fermer ou ouvrir l'ancre en pliañf 2e en redreffant un peu fes branches, J! u'à ce que l’une des deux palett a étant entrée fur la roue à rochet Pie que de la profondeur d’une dent l’autre laifle échapper la dent à # quelle elle répond, & que cet effet4 lieu également de part & d’autre: 29, Il faut difpofer les palettes de façon, que l'une pouffée par la Pa tie inclinée de chaque dent, s'éleV*. avec la branche à laquelle elle tient & que l’autre préfentant fa furfac extérieure comme un plan incliné la pointe des dents, foit pouflée Cu même &àfon tour. , li 3°. Vous ferez tourner lancre fu fon arbre , jufqu’à ce que l’échappt” ment de part & d'autre , fe fafle à Ja fin de chaque excurfion du pendules & alors vous larrêterez avec Un* _ SUR LES ExrÉRIENCES. 255 porpille qui le traverfera avec lar- Dre. … 4°. Après tout cela fi l'échappe- ment de part & d'autre , ne fe fafoit Point encore dans des temps Égaux » Ce que les Horlogers appellent un Échappement boireur ; ON corrigera … Cette inégalité en portant la verge du Pendule un peu à droite où à gauche, Par le moyen de la rainure & de la … Vis de preffion qui eft en L. _ Avec une Pie machine , on fera tntendre facilement en quoi confifte l'échappement dans les Horloges , & Comment on empêche par ce Moyen Vement ; car fi lon fait reculer l'an Ja roue devenue libre cre , aufli-tôt tournera avec accélération, & tou te Pation du poids fe confommera en très-peu d’inftans. On fera voir pareillement que Ja durée des temps marqués par Péchap- pement , ef affujettie à celle des of- cillations du pendule; car fi l’on fait remonter Ja lentille fur fa verge Pu- ne quantité confidérable l'aiguille marchera fenfiblement plus te. Enfin on fera remarque! que la la force motrice de précipiter lemour. 256 Avis PARTICULIERS force motrice, qui follicite la f0l à tourner , porte une partie de # ation fur le pendule , & répaié Je peu de mouvement qu'il perd à cha que ofcillation ; car fi vous ôtez Ja partie N P, on verra que le reite de la verge qui tient à la piece L» mettra à ofciller & continuera jui9" ; ce que le poid foit entiérement 19 bé. ae Cinquieme Expérience. Drame) , . fl "x, -Jx faifois autrefois cette expénie® Leçon Ce AVEC du mercure, parce que ce fur Acer de, ayant plus de mañe qu'aucuñ an V. Fig.14 tre ,fe défend mieux contre la réfif tance de l'air, contre celle des frot temens , &c. & qu'il conferve plu exactement le mouvement fimp'€ ”. compofé qu’on lui fait prendre. Ma il en faut beaucoup pour de pareillé expériences ; il s’en perd toujours tl aflez grande quantiré , & ce minér qui s'attache au métal, gâte en P de temps les pieces du robinet qui o? le plus befoin d’exattitude: confidé” rant de plus , que quelque liqu£ qu’on emploie , jamais, à la rigueu”? le jet ne repréfente la courbe 8° ae métriques n 5 LES ÉxPÉRIÈNCES. 263 rs on ne peut pas bien évaluer: ra la régler par des effais; ainf È MHnC te. jet, par exemple , dans ligne ae , on obfervera à quelle Ru il faut que l’eau foit dans le À À fervoir pour lui faire fuivre la cour- ou E, & l’on fera une matr- de fur le verre ou fur le montant; ja Enufera de même pour les autres “Bnes, k Ceft dans les premiers inftants du ft, qu'il en faut juger; Car Pampli- L de de la courbe diminuera dès que RE baiflera dans le réfervoir : à die qu'on n’ait foin de luifournir houvelle eau à mefure u’il en bed, our entretenir la furface à la Même L'auteur. : la AVIS | Concernant la SEPTIEME LEÇON... Premiere Expérience. NE balance ordinaire que FOR LS Ja main, eft fufhfante POUT row. pète expérience ; mais comme 11ÿa .I.$ea.Pe Lie b f d Fig. ts n des cas ; où l'on a be oin de 264 AVIS PARTICULIERS, | pefer, & d’agir en même-tempf» ce fera bien d'en avoir une qui foit C0", truite & fufpendue comme celle 9 je, vais décrire. & - AB, ouab,Pl. XII. Fig.3. eft un d'acier long de feize pouces, ? au moins deux lignes d’épaift _ quatre à cinq lignes de large, endroits qui font le plus étroitf. cune des extrémités eft une foule”: te d, d’un pouce & demi d 1e eur , traverfée par un petit cf ; A ant d'acier trempé e, & forme : couteau un peu moufle ; cette PE£ tiendra fuffifamment, fi elle eft ce | fée à couliffe & un peu à force Di les joues de la fourchette :. ce quand on l'y placera , il faut lui jar _ prendre l’anneau d’un crochet J : qui fert à fufpendre le bal” ; ‘cet anneau doit être auff d'aci trempé, applati& taillé en couté, | intérieurement : on aura égard ; leurs pour la conftru&ion du fléau? ce que j'ai dit touchant les balanC£°/ Leçons de Phyfique , Tome III, page 6% & Jfuiy, On aura foin principa ment ; de les angles des deux ©1097 fants , qui font les points de np SUR LEs ExPÉRIENCES. 26$ non, foient bien à égales diftances de partie anpulaire du clou, ou axe, fur pce tourne le fléau; & que ce der- der point , quieft le centre du mou- ment, fe trouve un peu au-deflus à la ligne droite menée d’un point & fufpenfion à l'autre. | mass On fera la chappe du fléau avec Veux lâmés de cuivre un peu fortes, & Rmblées parallelement entrelles , Par deux traverfes gg, de quatre li- nes de Jongueur ; celle d’en-haut Peur être fixe, mais celle d’en-bas doit < monter avec des vis ou des gou- Piles, pour donner la facilité d’é- Varter les deux lames de la chappe, and on veut mettre le fléau en pla- ©, ou l'ôter. | fs L'axe du fléau €, fera d'acier treme pe: les deux parties qui traverfent %$ joues de la chappe feront taillées Fû Couteaux ; l’on aura foin que les Ous foient aflez grands pour que les lanceme j ? 1 4 mo © ss nje de ces couteaux puit. nt fe faire librement; & afin que sangles, qui font durs , ne creu ent Point là partie inférieure du trou ; \ qui nuiroit à leur mouvement ) on logera dans l'épailleur du. cuivre Tome IT, 2 266 Avis PARTICULIERS, un Jardon d’acier trempé, échan fuivant la partie du trou fur laqué repofe l'angle du couteau. LU . On empêchera aufli que le fe ne touche les faces intérieures d chappe , en contenant les deux É ur trémités de fon axe par deux ét cocqs h h, attachés en dehofs° pour diminuer les frottements con L | ces deux pieces , on coupera Îles *, trêmités de l'axe obliquement »,4 maniere qu’il ne puiffe rouchef d uf côté ou de l’autre, que par le pa $ de la ligne c c, ou aboutit. deux faces du couteau. f La chappe fera portée par un sf | neau K, pailé dans un bouton ao la queue entrera & tournera bre ment dans Ja traverfe d’en-haut; €! (le retenue en-deffus par une ronde” en goutte de fuif & une goupille |. Sous la traverfe d’en-bas , il #8? : qu'il y ait un crochet ou u2 24 heau où l’on puifle attgcherunp?, x, pourtenir plus fürement la chap e dans une fituation verticales ,,- ” On pourra figurer felon fon ur {4 les lames de cuivre qui compofe” SA Ehappe ; mais 1] faut pratiquer que EUR à M SUR LES ExPÉRIENCES. 267. des &-jour au milieu de leur largeur , Pour juger par l'aiguille fi le fléau eft WMzontal, | ja balance fera fufpendue commo- “D Cnt , fi on lui fait un fupport Rome celui qui eft repréfenté par ; d lettres L MN 5 1l eft compofé de DEUX pieces principales fçavoir 1° MM arc L, terminé en volute par en- #0 avec un crochet , & emman- k..C par en-bas dans une tige quarréez La d'un pied à patte MN ,ou fi on nt: monté fur trois confoles: le |, Ontantde ce pied eft creufé confor- Cment à la tige qui eft quarrée , ce "eux fe fait ai lemont , & aufli jufte 10e l’on veut, parce que le montant nt de deux pieces, que l’on jointen- "Mble avec de la colle-forte, & que LT ferre par en-haut avec uné viro= de cuivre, & par en-bas en enfon- Mint Je tenon, ( qu'on laifle fort gros} hs Je trou qui eft au milieu de Ia _ Patte. La tige, comme l’on voit, s’enfon- Ÿ plus ou moinsdans le montant , € arrête par une vis de preflion M5 $ fupport peut avoir en tout qua- Re pieds de haureur , ee ï 268 Avrs PARTICULIERS la tige quarrée qu'on peut tirer pour faire monter la balance. Seconde Expérience, Lx verre de la figure citée” Leon, Marge peut avoir dix pouces dE R 1.$e&, PI. TEUr fur quatre pouces de diametr® FFg+ ileft à-peu-pres cylindrique ; 0%, de toute fa largeur par en-haut » a paren-bas, un goulot qui a un Pas _& demi de diametre ; fi l'onna EF hi commodité de le faire faire exprès’ AT pourra prendre un de ces pocats te enternes que les Fayanciers mont # Ë fur des: pieds de chandelier » P. -tenir des bougies allumées fur le qu ble , dans des endroits où ie “Vent. Er, 1 1 La virole de cuivre A, PL. x Fig. 1. doit être bien cylindriqu® t bien adoucie par-dedans, elle pe avoir dix lignes de diametre; elle tes ouverte de toute fa largeur P4 f. deux bouts, & vers le milieu longueur on a foudé en deho® & anneau plat 4, qui s'applique #4 y, fond du grand vafe , quand 9 cimente dans le goulot. | Au-deflus de cet anneau; eft yoé cames NE y DST ae | pp | 1 Pt av Le # =: ne GS D nas ho LEARE er: mn. ‘de de = er vai SSI. L _ SUR Es ExPÉRIENCES. 269 _ Partie ravalée à demi épaifleur, com- Ra étuis à coulant, pour rece- Lo ;: virole B, qui eft attachée Cs u maflic au tuyau de verre C. Le doit avoir intérieurement , à diametre égal à celui. de la virole ne & quand ils font joints l'un à Pau- le cer aflemblage ne doit point s'é- er plus haut que le bord du grand 'afe, “AU lieu d’un fimple bouchon de ge, fervez-vous d’un petit pilton ue vous préparerez de la manie- qui fuit. Choifflez un fil de fer vi pailleux , un peu plus gros ne aiguille à tricoter : à un pou- € & demi près de l'une de fes extré- _Mtés, foudez une rondelle de cuivre E, dont le diametre foit d’une ligne lus perit ,que celui de la virole À, Pris intérieurement ; enfilez fur la ti- Le une molette de liege de fept “gnes de hauteur & un peu plus gran- en diametre que la rondelle de . Cuivre ; fur cette molette mettez une | londelle de peau de gant bien fines . qui excéde de quatre lignes tout an” Our : ajoutez encore un cylindre de Êge pareil au précédent » ee une ii) 970 Avis PARTICULIERS autre rondelle de peau , & par-dellt le tout , une feconde rondelle de vre femblable à la premiere, per & taraudée au centre, pour entré. vis fur le bout de la tige, & feree tout l’affemblage G ; trempez tout ces pieces dans l’huile d'olives, &€7, fuite pouflez-les toutes enfemble 92% la virole 4, l’excédent des rondelles | de peau fe couchera fur les liege? . & vous aurez un pifton qui s’ajulter -mieux que tout autre , à la cavité # la virole dans laquelle il doit montéf & defcendre : fi ce pifton fe trouve trop ferré, vous le rendriez plus 2261 en diminuant un peu la groffeuf lieges avec une lime; comme aull ? s’il étoit trop lâche, vous le groffirie? en garniflant les lieges avec un fil © coton tourné deux ou trois fois 44° tour , & fur lequel vous rabatterié? Jes peaux. | Le goulot du grand vafe, garni de Ja virole À, traverfe l’épaiffeur d'uné tablette HI, chantournée à-peu-Pl comme # i, ornée d’une moulure que. regne autour , & portée fur tro, petits pieds de biche qui Pélevent é quatre à cinq pouces, _ Lt > . _ sur rs EXPÉRIENCES. 27 pui à dix pouces de longueur aux franches du fiphon. sw Sixieme Experience. Sr l'on n'a point de grand vaif- es eau , comme GH , fait exprès POUT je RAS Cêtte machine; on choifira chez un 1. Seion. ayancier un verre de lanterne ; il y ee I I. Fig. o Eha qui reffemblent par leur forme à celui qui eft defliné.dans la Fig. 4 On tâchéra qu'il ait environ un pie . de hauteur, huit à neuf pouces de diametre au plus gros , & qu'il foit bien retréci par en-bas. On le join- ra avec du maftic à un pied, comme HK , fait partieen ferblanc, partie en Ois, Le … H, eftunegrofe virole qui a le bord découpé en fefton, & dontle fond eft ün peu embouti ;. ce fond eft percé d’un pros trou au milieu pour recevoir e bord d’une virole eylindrique hs qu'on y foude exaétement 3 CET mê- me virole fe foude aufli par en-bas » à une boule écrafée I ; formée de deux calotes , bien jointes & bien Toudées par leurs bords. La calote inférieure n’eft point percée > elle eft Loudée fur une virole ? ; qui & UR bon 278 AVIS PARTICULIERS | pouce de hauteur ,dans laquelle entré la tige du pied de bois K ; la ha teur K H, eft d'environ neuf pO# ces. ; x Au milieu de la boule creufe Îs eft foudé le canal horizontal L 7 qui eft repréfenté plus en grand P* NO, comme s’il étoit vû de haut €fl bas, & par no, comme quand 0f regarde de côté. Au bout N ou? de ce canal , eft une bride , qui a UE pouce & demi de longueur &un pot ce feulement de Jargeur; elle reçoit Uf cube de cuivre $; qui porte en avant un bout dé tuyau rond r , qui n’a qu quatre lignes de longueur, fur fix gnes de diametre , il eft furmonté d'une virole dans laquelle s'attache un tuyau de verre avec du maltiC? ee cube eft percé fuivant l'axe de 4 virole , & fuivant le bout de tuyäl r, de maniere que les deux trous # joignent au centre dela piece, Quant ce cube eft entré dans la bride; 1 ef pouffé par la vis de preffion n, le ot de tuyau r , étant entré dan$: Pembouchure du canal , la face du cube prefle entr'elle & lui, un anneaë plat de cuir gras, qui rend la jon€* LA SUR LES ExPrÉRIENCES. 279 Honplus exatte: au milieu du canal, ë un robinet qui fert à ouvrir & à fermer la communication entre le no vafe G H, & le tuyau que pOÏr te la piecesr. : + Pour exécuter avec cette machine ; expérience dont il s'agit ici, on fe fervira d’eau teinte avec l’orfeille ; qu'on aurd laiflé repofer, & tirée à Clair, On placera d’abord le tuyau droit qui s'éleve parallelement à l’axe ju grand vale , & L'on y fera MmOP- ter l’eau en ouvrant le robinet, pouf faite remarquer qu’elle fe met de ni- Veau à celle du réfervoir. On ferme- Ta Je robinet & l’on Ôtera cé premier tuyau , pour mettre €" fa place celui qui s’éleve obliquement » & l’on ou- Yrira Je robinet pOur Yÿ faire monter Veau : enfin on Gtera celui-ci, pour faire la même chofe avec le tuyau qui s'éleve en faifant plufieurs finuo- Utés, Le canal MLou NO, peut être fondu en cuivre tout d'une piece avec la bride; mais alors il faudra que Ja vis p, ait trois ou quatre l- nes de diametre ; afin de faire paf- fe par le trou de fon écrou; l'outil 280 AVIS PARTICULIERS. qui doit creufer la place du petit tuyau r. Car il faut que ce guide ue | lui-même un trou deux bonnes lignes de diametre , afin de contif nuer celui du canal ; pour percet © canal bien droit , on fera tourne. piece contre le foret , comme je ai enfeigné, premiere Partie page 152% c'eft paï-là qu'il faudra commet | cer, J Septieme Expérience, mms ÂYEZ fous les yeux les figures “I. téesen marge & fuivez la defcripti004 Lrsow & ce qui eft : à Prép& ï, Sedion, © Ce quieft prefcrit dans la Pré ei. D Fg. ration de cette expérience ; je V2 uy,@r4 ajouter les éclairciflements qu 9 ‘pourroit défirer. à Pour les dimenfions de la mach ne , il fuffit de dire que la caifle À ?? doublée de plomb par , à vin pouces de longueur , dix pouces Œ igure 10: largeur, & fix pouces de profondeu/? elle eft ornée de moulures fur fes qu tre côtés en-haut & en-bas; & 107 fond , vers un des bouts, eft per & garni d’une virole de cuivre ; ae un bouchon de même métal, ajuif avec du fable , comme la clef au® | robinets d'un { SoR trs ExPÉRIENCES 28r | Tobiner, pour faire écouler l’eau après : … Xpérience, | Te es deux montans 4C, B D, ont - “Ze pouces de hauteur ; ils ont par bas autant de largeur , que les ptits côtés de la caïfle, dans Pépaif- | 1 defquels ils font afflembles , col- _ S& chevillés : après un chantour- ment de cinq à fix pouces de hau- ; ur, le refte elt droit, & réduit à # guâtre pouces de largeur. Les coulif- j te qui font creufées fur les faces in- « eures, ont quatre lignes de pro- | ndeur , & font plus larges au fond ; Fe aux bords, parce que les pieds de g Piece E F, y entrent en queue ._ Aäfonde ; & afin que ces pieds puif- 0t fe haufler , fe baïfler, & s'arrêter, telle Hauteur qu'on voudra , avec les vis à oreilles C , D , dont ils por- nt les écrous ,on a fait au milieu € la largeur de chacun des mon- nts, une rainure à jour de huit pou- es de hauteur, fur trois lignes de MéCUr, : | & Chaque pilier E ou F, a trois Pouces & demi de hauteur ; au lieu € ouvrir en fourchetté par le haut, On fera mieux d'y former une partie dome IL, À a D. ; 282 AVIS PARTICULIERS platte, fur les deux faces de laqu on attachera des lames de cuivié1 avec une vis qui traverfera le tout & qui aura fon écrou dans l’une deux James ; & pour empêcherq | les ne tournent , on ménagera, © | bas de chacune d’elles, une poif® | qui entrera dans le bois : ces. Hs iliers font à huit pouces de diftar” ce l’un de l’autre. | 9 el- On fera entrer à force dans Ge, 1 cun des deux leviers G, H,unP£- “moyeu de cuivre , pour recevoir l'axe fur lequel il doit tourneï à à qui féra une petite vis à rête fente liffe dans toute fa longueur, eXCEP ; le bout, qui trouvera fon écrou la derniere lame. | et } Fguwerx:s Le trépied eft de fer verni ou peia à l'huile, pour éviter la rouille; © compofé d’un cerele plat de fix Le gnes de largeur, & de trois pieds d ont chacun deux pouces"de hautet? & par en-bas, une partie platte pare d'un cuir & d’uné vis qui travé}, d de la caiff 11 eft ferrée le fond de la caïfle , & quie on en deflous avec un écrou quarré Pépaifeur eft noyée dans le bois: : moyen d'un cuir interpolé ; Peau elle de =. * 15 “… SUR LEs EXPÉRIENCES. 283 “Peut pas fuir par lès trous : & les …Ccrous noyés, n’empêèchent point la “Gaifle de pofer à plat. | Le cylindre creux eft fondu en cui- . re ,ila quatre pouces de hauteur, &il eft bien alaïfé d’un bout à lau- Le par-dedans : il eft tourné, ou li- mé par - dehors , avec une feuillure bas, pour entrer jufte dans le cer- "0e du trépied , où il eft fixé par : ES vis qui défafleurent de quelques …lgnes par-dedans. Sur le haut de ce hi. nn —- …Ylindre , font formés au tour cinq à … “xfilets de vis , avec une portée bien Oite au-deflous , qui a fix lignes de … rgeur, & qui eft ornée d’une mou- Lure fur fon épaifleur. . Immédiatement au-deflus du tré- … Pied , au cylindre creux, eft foudé un …Pout de tuyau, gros comme le doigt, … Ourné en vis par-deflus , avec une. .… Poîtée , garnie d’un anneau de cuir, . Pour étre bouché avec un couvercle “oreilles, comme on le voit enK; fe & le cylindre , à l’endroit où répond MC tuyau, eft percé de plufieurs trous; in que l’eau puifle s’écouler par là, … © que le pifton , n'y trouve ren qui Sône fon mouvement. a 1j Pour conftruire le pifton (qui dot avoir environ trois pouces de diè”. metre fur vingt lignes de hauteui, on fuivra le procédé que j'ai décrit à l’occafon de la feconde expérien. ce page 269, en obfervant 1°: © proportionner la groffeur de la U8%7 & l’épaifleur des rondelles de cuivié” à la grandeur de la machine5 2°. d'employer au lieu de peau de ganf7 du cuir de veau mince & fouple > © qui ait trempé pendant vingr-quatff heures dans un mêlange d’uñe partie de fuif avec deux parties d'huile d OL lives, fimplement liquéfié ; 3° | terminer la tige du pifton pa bouclé , qui n'excéde que d'un por à ce ou environ la rondelle fupérie" du pifton. | ne Si l’on eft à portée de faire faire des #aifleaux exprès pour cette ma” ne , on les demandera en cryftal; fi on ne les peut avoir que de on recommandera qu'ils foient d épaifleur proportionnée à leur 8 deur. w La hauteur qui fera la méme po, tous, ne doit pas être moindre d”° de quatorze à quinze pouces ; & 17 284 AVIS PARTICULIERS N une _ SUR LES ExPÉRIENCES. 285, Kront dune figure cylindrique , hors Celui de la Fig. 13. Le vaifleau N, & celui de la Fig. Fisuresre “4: font tout-à-fait femblables , ou ? . Feft le même , fi l’on veut ,qui fert : Vans les deux cas. Il a trois pouces A er de diametre par-tout, mais & deux bouts fur une longueur de. | | huit à neuf lignes, font rétrécis d’un mi pouce, pour recevoir leurs gar- Ares, Celui de la Fig. 12 , n'eft quun Fewerà - “Mple tube , d’un pouce, 'ou d’un … Pouce & demi de diametre: & celui : a Fis, 13. doit avoir douze à Figuret5 e Meize pouces d'évafement , avec un jrs filet au bord, pour lui donner de à force. và l’on n’eft point à portée des. érreries, #l faudra chercher chez *S Fayanciers une de ces Janternes . Cylindriques que l'en monte fur des Chandeliers , choiïfir la plus haute l On pourra trouver ,COUper le gou- “0 & la partie voûtée ; pour fup- Pléer à Ja piece N; il faudra enfuite Ÿ affortir, tant pour la hauteur , que OU Ja Jarseur du bas, une de Ces Krnes d'efcalier dont j'ai fait D Figure 14; Le Li 286 AVIS PARTICULIERS . mention à loccafion de la fixiemeé Expérience ; avéc ces deux pieces: © un bout de tube , on pourra fe paf fer d’avoir recours aux Verreries Les vitoles dont ces vailfeaux font. arnis paren-bas, & qui y font at. hées avec du maftic , font coulée en cuivre , & tournées enfuite par dans & par-dehors ; elles portent ge dedans des filets de vis conformes ceux du cylindre creux, & en fe 1 hors , un cercle plat, pour s’y JA dre avec: un anneau de cuir gras 10° terpofé. Comme le vaifféau de la F A Ü 12. n'a pas la même Jargeur que D autres , on foudera à la virole à Vu ; ui Jui eft deftinée, un petit d & é d ferblanc ou de laiton , ouverf F s garni par en-haut d’un colet qui fe r je au tube avec du maftic. “Les vaifleaux cylindriques 1€ garnis par en-haut de cuvettes FO des & peu profondes, qu'on peut re en ferblanc , ou en laiton, 4 L: recevoir l'eau qu’on fouleye avec * pifton. | D: La lanterne cubique de la Fig- 14 eft faite avec des feuilles de Feb les plus fortes ; la face de deflous P°"* : | SUR LES ExPÉRIENCES. 291 : Les deux petits côtés dé l'auge 45, Ont déux mortaifes en-deflous , pour recevoir les tenons des montants, & Cet aflemblage et arrêté par deux . Soupilles, quife mettent par dehoïs, & qui ontune tête, ou une boucle, afin qu’on puifle les ôter. La pompe eft compofée de qua- te parties principales 3 1°. d'une £hambre formée avec du verre , POUF lire voir comment l'eau entre & fe met en prife fous le pifton qui doit arefouler; 2°, d’un corps de pom- Pe confiftant en un c lindre creux de Cuivre & en un pifton garni d'un Clapet ; 3°. d’un tuyau montant ; Par lequel l'eau s'éleve -& fe décharge ; 4. d’un levier, auquel s'applique la. force motrice qui oit faire agir la Pompe. | | | Le verre dela chambre F, eftcy- lindrique ; & il eft ouvert paï Jes deux bouts , il n’a que deux pouces de hauteur, après quoi, il fe retrécit Un peu pour recevoir le corps de Pompe , auquel il fe joint avec du maftic ; il fe joint de même à Ja pie- ce G, qui l’embraffe par une vIr0'e de demi pouce de hauteur» À dont 1] | 292 Avis PARTICULIERS le fond qui eft percé, porte une au* tre virole de deux pouces de Jon- gueur; celle-ci va en diminuant © groffeur afin quelle puifle entrer d0 demi pouce au moins dans le g0U* lot, qui eft au fond du récipient? .& s'appuyer par un cercle plat fou à cette diftance : entre ce cercleg»°” la partie qui reçoit le verre FE, © virole eft percée de plufeurs T0 … par lefquels l'eau du récipient P9: entrer aifément , & promptement , Le corps de la pompe H, qui el fondu en cuivre, alaifé par dedans? & tourné par dehors, a dix-huit 27 Ea de diametre ,.& quatre pouce e hauteur ; par en-haut il eff raval à demie épailleur , fur une longueur de trois lignes & l’on y a tourné y filets de vis. Il fe joint par là à U° tuyau J, de dix lignes de diametl®? élargi par en- bas avec une vifo® tournée en vis par-dedans , & UE prefle entre fon bord & la partie qu’ eft au-deflous de la vis du corps de ompe , un anneau de cuir gras POU rendre la jonétion bien exaûte. ! “A ce même tuyau on a foudé €? hautun anneau plat & au-deflus ung SUR LEs EXPÉRIENCES, 29% Virole tournée en vis , qui traverfe $ fond de l’auge ab , & fur laquelle Pen le tuyau de décharge & ; il _ “Ut encore que cette jonction foit ‘ allée par des anneaux de cuir gras _Placés tant par-deffas que par-def- Pau afin que l’eau qui entre dans _ Juge n’en puifle point fortir par-là : _ On joindra de même le tuyau de dé- arge, qu'on voit en Ë, es Le pifton ! m, repréfenté plus en Brand par L M, eft compofé de deux Ondelles de cuivre N ,n, jointes en- émble par un bout de tuyau p, qui. 4 deux pouces de longueur fur fix li- 8hes de diametre. Ce tuyau eft atta- Ché à demeure ou par une rivure ou. Êar une foudure à la rondelle d’en- Qut, & paren-bas, il a deux ou trois lets de vis & une portée pour rece= . Noir l’autre rondelle , qui par ce Moyen peut s'ôter & fe remettre Suand on veut: de ces trois pieces : Unfi affemblées il réfulte une efpece Se bobine ouverte d’un boût à lau- _ “eparuntrou de trois ou quatre J1- nes de diametre. Ce trou eft cou- | Vert par un clapet , attaché fur la . “ndelle d'en-haut comme qe VOit 1j " 204 A VIS PARTICULIERS en O. Ce clapet n'eft autre cho ; ae: qu'une petite plaque de métal 82, nié par-deflous dun morceau de cuir dont on laifle excéder une Par tie, par laquelle on lattache ave deux clous rivés, & qui lui Jaiffe la liberté’de s'élever un peu & de 5? baifler ; il en faut un femblabl=fuf Je fond de la piece G, qui eft percé a , centre comme je l’ai dit plus haut*. Sur la rondelle fupérieure elt vée une fourchette Q, qui laifle © É libre au clapet ; & qui eft jointe à a tige du pifton , parune tête fendu® comme celle d’un compas ; on fem plit l'intervalle d’une rondelle à 'a® tre par deux petites molertes de lieB® recouvertes comme celles du pifior .de là machine que j'ai décrite 4 * page 269 ; mais ceux-ci au lieu d'être recouverts avec de la peau imbibée . d'huile , le font avec deux petits mOfT : ceaux de drap de laine’, qui convie” nent mieux ici. , Sur un des bouts de l’auge 4 b; eft élevée une fourchette qui fert d point d'appui à un levier du pre” mier genre, au bout duquel fe joint !€ haut de Ja tige du pifton avec un m0 LCR . Sur LEs ÉXPÉRIENCES. 29$ Vement de charniere ; femblable à Celui d’en-bas &+ dans le même fens ; autre bras du levier ; deux où trois Ois plus long eft celui par Jequél on ‘a aller Ja pompe, dont voici lef- &t: quand le pifton fe leve, l’eau du Srand vafe pouflée par fon poids en- We par les trous de êve le clapet qui eft au fond de la Piece G, & remplit la chambre PF Preffée enfuite par le pifton defcen- ant, & ne pouvant refluer dans Je grand vafe à caufe du clapet qui eft en G , elle pañle par la virole p , au- deffus du pifton ,où elle eff retenue Par le clapet qui eff deffus la platine Upérieure : CE qui étant répété plu- fieurs fois , fait que le corps de pom- pe & le tuyau montant deviennent Pics .& filon continue de faire al- ta le pifton , l’eau fe décharge dans auge a b. Quand on veut vuider l’eau de [a ompe & du récipient; On ôte un ouchon de liege quieften c, & qu? doit toujours refter en placé » quañ la machine elt en expérience. Avec la pompe que jé viens de dé- crire, on fouleve une ; Es d’eau iv a virole g, fou-. 296 AVIS PARTICULIERS: qu'on fait pañler fur le piflon ; Voici une autre avec laquelle 00 | poufle une colonne d’eau appuyée contre la bafe du pifton. He , Cette pompe peut être montée dans un bâtis pareil à celui de la P'& cedente : elle peut être aufli con! truite avec les mêmes pieces ; VOiC! en quoi elle doit différer, Au lieu de Jaifler entrer l’eau par-deffous le pl ton pour la faire pañler par-deflus L on la laifle defcendre par des trous pratiqués en q, c’eft-à-dire, un PEU ni au-deflus de lendroit où le corps de | la pompe fe joint au tuyau montant on place le clapet fous la rondelle inférieure du pifton, on tient la Port pe bien fermée par en-bas, & lo fait monter à côté, un tuyau r 5; fe joint à vis par en-bas à la virole? à laquelle la cliambre de verre maftiquée.  Pour cet effet , on tient cette viro” le d'un pouce & demi de hauteutfs on y foude en dehors un bout de tuyau de quatre lignes , fermé P4 un fond bien dreflé , avec un u04 de deux ligries & demie de diametf® au milieu, & fur ce trou, un pet SUR LES ExrÉRIENCES. 20% Clapet qui ait fon jeu libre fans dé= k Order; on ne peut gueres donnef ï Moins de fept à huit lignes de diame- . Ke à cette partie faillante ; il faut ? = . elle ait en-deflus trois ou quatre ets de vis avec une portée COUVEr- _ d'un anneau de cuir gras , pour. Æ joindre exactement au tuyau rs; Ont le bout d’en-bas portera une S intérieure, avec un coude affez 1 L ik pour ne pas gêner le clapet. vier par lequel on fera jouer la Pompe fera du fecond genre, comme e voiten I. ,. On voit que la pompe étant ainfi dif ofée , à mefure qu'on éleve le Plon , l’eau pañle deflous , en tra- Vrfanr le tuyau qui joint les deux londelles , & en faifant baïfler le cla- “Per, jufqu'à ce que la chambre foit Plie; on voit pareïllement qu’en affant le pifton , l’eau qui ne peut 8 remonter par oùelle eft defcen- Me , à caufe du clapet qui s’appli- de fur le trou, eft obligée de paf- &T dans Je. tuyau montant rs, en de evant le, petit clapet qui eft au 28, & qui l'empêche de rentrer dans Chambre , tandis qu'on remonte le Pifton. 298 AVIS PARTICULIERS * Comme les pieces qui compofent ces machines font fouvent mouillées? : il faut éviter d’y faire entrer du fef” il les faut faire en cuivre ; il eft au indifpenfable de couvrir les boisavec : une peinture à l’huile , ou détremP* au vernis, Premiere Expérience, == CE vafe de verre que Pon 10% Lrçon Me COMmunément paffe-vin , OU 47 -_TLscaion bétes à cinq à fix pouces de hauteuf? PF. Bg: la partie d’en-haut 4, PL XIV. Fige 1" eft affez femblable à la coupe du? verre à boire de médiocre grandeuf" elle communique avec une autre Pa” tie creufe B , d’une capacité à-pé” près égale à la fienne ; elle y comm” nique, dis-je , par un canal dur demi pouce de longueur , & qU! a deux bonnes lignes de diametf® intérieurement. Ce vale éeft pot fur une patte avec un petit bout tige. | IT faut choïfir du vin rouge un P fort en couleur , & en remplif partie B & le canal de communic# tion , jufqu’à la naïffance de la ot” pe. Il y a de gros vins qui font tr0P eu Ja SUR LES ExPÉRIE NCES. 209 . ? péants pour cette. expérience , & que au ne peut déplacer; il y en a Ctitres aufi qui font trop fpiritueux + op légers, & qui montant avec op de vireffe fe divifent & fe mé- . nt avec l’eau , avant d'arriver au - laut du vafe ;.les vins de Bourgogne . Xufliffent le mieux. . Jai changé l’ancienne forme du Pafle-vin ; & je lui ai fait prendre cel. € d’une burette C, dont l'intérieur .: | fommunique par le canal ordinaire . | niec une boule creufe D , qu’on rem- Plit de vin jufqu’à l'endroit où com- Mence Ja burette. Un Emailleur un Peu adroit peut préparer cette piece à la lampe ; mais pour Pavoir plus lide, je l'ai toujours fait faire à la Verrerie. La burette fe pofe & sattache vec de la cire molle fur le couver- Ce F, d’une petite boiteEoue, qui U fert’ de piedeftal , & qui cache Aux yeux des fpetateurs la partie D, vu contient le vin , & lui laifle à Le viner comment il vient du vin.à l burette. Pour faire pañfer le canal de come à place de l’eau qu'on a mife dans | 300  VIS PARTICULIERS munication à travers le couverclé f de la boîte, on aura foin que cet. artie foit faite avec un morceau &, pis fans nœud, & dont les ra foient bien droïtes ; on fendra 2 \ morceau au milieu , & quand on au. fait entrer le verre dans un troupe paré pour cela au centre, on bo ] dra les deux moitiés avec de la CO $ forte, oi Seconde Expérience. | m— ON trouve affez fouvent ces plie vi les toutes préparées chez les arts j no" leurs , fous le nom des quatre a 7.Fgar, ments : fi Von fe trouve dans la 2% ceflité de les préparer foi-mémers | faut choïfir un bout de tube de Ge | gros comme le doigt, lon ce d!) pouces , le fceller hermétique” à | par un bout, au feu de lampe LA & le rétrecir par l’autre bout, den D. à niere qu'il foit prefque capillae 1 toute la longueur du tube étant tribuée en cinq parties égales Po us» À tânt de marques que l’on fera de CE, 0 avec du fil lié autour ou autremé ubes 8 03» LA (a) Voyez comment on fcelle des t | Yerre au feu de lampe, Tome I. p4gé . SUR LES EXPÉRIENCES, 307 it avec un morceau de veflie mouil- Fe ; cela étant fait on renverfera Inflrument, pour achever de lem- Pr par le bout du tube b. d Out étant bien rempli, ontien- 1 le tube b , bouché avec le doigt, qu’à ce qu’il foit entiérement plon- © dans un vafe qui contienne du AEICUre ; & alors on le laïffera libre, n, 9nyerra tomber tout le mercu- pau eft au-deflus de g , ainfi que | & portion qui eft comprife entre c À E celui qui eft au-deflous de f3 ï à je fuppole à vingt-fept ou vingt- Ut pouces au-deflus de la furface: s'U réfervoir , demeurera fupendu. | Mais dès qu'on aura piqué la veflie * Vecune épingle, auffi-tôt le mercure Sélevera rapidement dansletube ge, Nlquà la hauteur de vingt-fept à Yingt-huit pouces au-deflus de fon - Îvean, & celui de la branche f b, Tombera entiérement & avec la même Précipitation dans le vafe où elle eft Ongée, i f RP, : VII. Conftruëtion du Barometre fimple. brise î Ï . Scütror. CHorsrssez un tube qui ait PRE Wente-deux pouces de nd » K 23 Ccij + { 308 AVIS PARTICULIERS deux lignes de diametre intérieure” ment; qu'il foit d’un verre bien nets bien uni tant en dedans qu’en dehOf® & qu’on n’y ait fait pafler aucune, f ueur ; il faut même éviter de ou er dedans avec la bouche: des cubes que l’on deftine à Pufage dont ils git ici, devroient refter bouchés P* un bout & par l’autre , depuis dë is fortent de la Verrerie, jufqu'au ment où l’on veut s'en fervir. Scellez le tube par un boût introduifez par l’autre un fil de ef gros comme une fine aiguille à: coter, bien net, & aflez long POP atteindre d’un bout à l’autre. dans un vafe de verre , de bois; de terre non vernifiée, du mercure dépouillé de toute humidité toute faleté : il fuffit ordinaireme"” pour cela , de le faire pañer plufiet” fois au travers d’un lingefin, & plan de l'eflive , & de le faire légéremef” chauffer : s’il avoit touché du plomb ou de l’étain ou quelque autre M tiere métallique capable de s'amalr gammer avec lui A feul moyen de l'en purger feroit de le diftiller Ë le mettant dans une cornue ave£ de SUR LES EXPÉRIENCES. 309 la limaille de fer ou d'acier, comme J l'aienfeigné. Tome . pag. 347: Vous introduirez donc, foit avec _ Mn petit entonnoir , foit avec un Chalumeau de verre , du mercure bien léché & bien pur dans le tube , au- Kant qu’il: en faudra pour remplir à- _ Peu-près Je quart de fa longueur ; Lg Res ayant pofé fur le bord d’une ta- le un réchaud fort incliné , rempli de Charbons bien allumés, & ne pro- Uifant plus ni flamme ni fumée , YOus en approcherez de fort près la Partie du tube qui contient du mer- Cure, en la faifant tourner fur le feu, en la faifant aller & venir fuivant fa Ongueur, pour la chauffer égale- ent par-tout, & en lagitant par- dédans avec le fil de fer pour aider les ülles d’air à fe dégager : vous con- uerez ainfi jufqu'à ce que le mer- Cure ait bouilli pendant une minute Où deux ; & vous l’ôrerez du feu; fi Vous nappercevez plus de bulles d’air, le mercure touche bien le verre de Outes parts, ce qui doit lui donner runi d’une glace de miroïr ; alors Ous le laifferez refroidir, jufqu'a ce il ne foit plus que tiede , & quon 310 Avis PARTICULIERS puife tenir la main fans fe brü* er. Cette premiere partie du tub remplie comme je viens de l'enie®. gner , vous emplirez de même 3 avec les mêmes attentions, Ja deu” xieme, la troifieme & la derniere ? après quoi vous plongerez le T° dans un petit vafe de verre qui doit contenir du mercure. j La figure de ce vafe & fa gra ne tirent point à conféquence pou 1à bonté du barometre ; mais POU certaines raifons que je vais dire » me fuis déterminé à lui donner Ur forme conique, un pouce & demi de diametre au plus large , avec un go lot rebordé, comme il eft repré enté en À, Figure 4. Quand le mercuié qui eft dans le tube du barometié monte ou defcend , la furface de Cf lui qui eft dans le réfervoir, varie dE hauteur fuivant le rapport des capa0® tés, de forte que fi au lieu de prog | le tube dans un vafe, on ne fai10 que le recourber par en-bas, comme. un fiphon renverfé , quand le mer” cure du barometre baïfferoit de qu& tre lignes par en-haut, il en eétanf nduef - _ Sur LES EXPÉRIENCES. 31% droit compter huit, parce que mon* tant de quatre lignes dans la branche Tecourbée d’en-bas , il rehaufle d’au- tant Je niveau d’où l’on part toujours, peu mefurer Ja hauteur a@uelle du arometre. . Le mercure qui rentre dans le ré- Rrvoir quand il baiffe dans le tube . ne produiroit que le quart de cet ef- et f le diametre de ce réfervoir étoit fulement le double de celui du tu- De ; parce que cela diminue en raifon du quarré des diamètres 3 d’où l'on doit concluré que la furface du réfer- Voir ayant un diametre. de dix-huit ignes , tandis que celui du tube n’eft que de deux lignes , ce qui donne le fapport de 9 à 1» il faudroit que le À Dbärômetre baifät de près de deux pour Ces & demi pour faire monter le Mercure d'un ;de ligne dans le rés érvoir. ü C’eft donc pour difpenfer Pobfer- Vateur dans les cas ordinaires , d'a Voir égard à cet ellet, que je donne dix-huit lignes de diametre au rélér- Voir 4, mais en même-temp® Jé di= Minue Je refte de fa capacité Par la “Sure conique ; pOur ‘épargner du x di mit LEE RL AE $ " NRA TRE TR ns SES 212 AVIS PARTICULIERS mercure qui feroit employé en puré perte. eg 44 Pour attacher ce culot au tubes je commence par coller & lier avest du fil autour du goulot un petitfoue reau de peau fine B, qui le debordé. de fept à huit lignes, & je lie ; même cette partie excédente auto? du tube, quand il eft plongé. ‘Pour plonger commodément : tube , vous enfoncerez. la pointe d culot dans du fablon dont vous a rez rempli une tafle à caflé ou que, que vafe équivalent, & qui ne 19ÿ point de métal. Vous le rempP jirez de mercure , tellement qu'ily €1°; auffi dans la partie du fourreau qu _excede le goulot; alors vous ex? nerez fi votre tube eft parfaite” plein, & s’il ne l’étoit pas, VO ? ajouterez quelques gouttes de mer cure : vous l’inclinerez commeC? & en faifant un peu plier la peat} vous aurez foin que le mercure gl le contient, s’unifle avec celui du d be, fans qu’il entre aucune bulle d'a dans celui-ci. Alors élevez doucé ment votre tube en l’enfonçant e ; jQuis € le culot , en le tenant toujo sement Sur LES ExPÉRIÉNCES. 313 1e. ment plongé jufqu'au fond , avec k main droite, prenez le culot avec ne _ “Prifes pour ôter du mercure, juf- _ Ma ce qu’en redreflant le tout , . ela étant ainfi réglé, placez Ja L Pointe du culot dans le fable , faites _ ir Je tube par quelqu'un, dans une ation verticale , & liez le fourreau . our du tube avec un fil ciré, Vo- | le Parometre fera alors comme EF, # Vous n'aurez plus qu’à l’attacker at fa planche avec du fil de lai- ton > & piquer le fourreau avec une n épingle ouavec la pointe des cifeaux, PUr donner un accès plus libre à AIT extérieur. gra + Planche peut être dans un ca- 4€ doré ou verni, & orné comme È des Voudra ; mais il faut y creufer & place du culot, & marquer la li- She de niveau à l’endroit où l’on “Pperçoit la furface du mercuré , and le barometre eft d’aplomb. A Ompter de cette ligne , on divifera *Planche en vingt-neuf pouces, dont $S trois derniers feront RS en Tome IT, Sauche , & inclinez-le à plufieurs 314 AVIS PARTICULIERS lignes, À côté de cette derniere paf! tie de la divifion , on tendra un de laiton fur lequel fera enfilé un etite main d'émail, ou unautfé IDE dex , avec lequel l’obfervateuf pots ra fuivre les variations du barome” tre, On peut orner le haut de Ja plan” che d’un cartouche dans lequé écrira Barometre fimple & luminel parce qu’en effet c’eft de tous les 10° truments de cette efpece , a le mieux confervé fa fimplicité pi mitive ;.& parce que fi lon fait Da” lancer le mercure dans un lieu pre de lumiere , on en verra. UP a allez brillant , dans la partie du tup£ qui eft vuide. le Je voudrois qu'on sabftiot mettre à côté des trois derniers PQ ces de l'échelle , remps variable; peus gemps, pluie ou vent ; &c. car cOM la hauteur moyenne du barome! neft pas la même par-tout ; & q fouvent le temps commence à FE beau ou vilain; lorfque le merchte ne fait que commencer à monte ch À defcendre , & avant qu'il foit Pé à enu à l'endroit de la planche Q , | on tent don SUR LES EXPÉRIENCES. 316 Cela efl marqué ; il s’en fuit que bien £S gens accufent le barometre d'in- élité , tandis qu’il eft fort innocent. a ne fe trompera prefque jamais, + Mayant aucun égard, à toutes ces in Criptions , on conclut qu’on aura lén-tôt du vent ou de la pluie , en . Voyant le mercure defcendre d’une Jantité notable en peu de temps, fût- À Encore vis-à-vis l'endroit où l’on 1 Marqué beau temps;& de même, que © temps va devenir plus calme & Plus beau , le mercure füt-il encore LéS- bas , S'il commence à remonter € fuite & avec une certaine prom- Barometre à Cadran. Uxx des principales raifons qui *Voient fait imaginer des barometres Ms compofés qe celui que je viens Fi décrire , c’eft le peu d’étendue de à marche, qui fe renferme ici dans 1 intervalle de deux pouces & demi, qui eft encore plus courte dans les Smats qui approchent davantage € l'équateur, Mais avec un baro- metre fimple, on rend les mouve- Ménts du mercure beaucoup plus fers D di 316 AVISPARTICULIERS fibles par un moyen que je vais ex pliquer. | | | AB, Figure $. eft un barometre fimple , en fiphon:les deux parties A & B, font groffes comme le doigts & ont chacune quatre pouces de lons gueur ; elles font bien cylindriques & de même diametre intérieurementt dans tout le refte , le tuyau n’eft p4 plus gros, que dans les barometies ordinaires , afin d'employer moif$ de mercure, c, eft une petite poulié d’yvoire très-mobile , dont l’axe PO te une aiguille bien légere & bie® en équilibre avec elle- même ; gorge de la poulie eft quarrée dans le fond ; un fil de foie qui fait deu* tours deflus , porte par un bout UP poids de fer qui furnage le mercure en B, & par l’autre bout un pet” contre-poids d , qui empêche le fil de glifler fuy,la poulie. ” On voit par cette defcription & par la figure, que quand le merctif® de la partie 4 defcend , celui qu'£ en B monte d’autant ; fouleve poid flottant dont il ef chats rs donne lieu au contre-poids d, de fase tourner la poulie avec fon 4x6 RO DO CRE à RS EE ee ton ot ne Chef ie : ns D à n ce. + me 'htieu’” LS Sn, Avis . Tome’ LL. FAT de © Co é Ps 4) dl: u. pee port y à (AD “LM tag DER TV nsienas «2e nee) he ae À HULL HEC » 4 SD. à PA A … æ | ? | à sur LES EXPÉRIENCES. 323 Rite ouvert par les deux bouts, : : la groffeur de ceux dont on fait arometres ; attendez que Île bou- Chon foit bien fec aux endroits où ! joint le verre, tant du tube que du MEOn : & couvrez ces jonétions avec € la cire molle, de maniere que Pair Dur ne puile point y pafler : il n'eft point refté d'air fous le ouchon , vous aurez beau fucer par nue Ja liqueur n’y montera pass ch is faites un trou au travers du bou- non avec une Cpin le ou avec une tre pointe » & aufli.tôt vous ferez Voir qu'en fuçant le tube, on fait Monter l'eau du flacon. Huitieme Expérience. LA pompe afpirante dont {1 QfE memes VII Parlé dans la préparation detente as Expérience, eft de cuivre ; elle a qua- rrNeaion. tre à cinq pouces de longueur , fur PLVIL Fig deuf à dix lignes de diametre inté- ce lieurement ; elle eft fermée par enr aut avec un couvercle à Vis » percé au milieu pour donner pañage à la Uge du pifton, & par en-bas elle a un fond rapporté à foudure forte L h avec un petit trou au centre ; ce fond 324 AVIS PARTICULIERS , porte en-deflous un bout de vis qu a environ quatre lignes de diametré: | pour fe joindre à un récipient ouve’ par en-haut & garni d’une vif dé d'un fond, dans lequel eft tarat” Vécrou de cette vis. Elle ef encor creufée fuivant fa longueur ; P2 recevoir un tube de verre quis d tache avec de la cire molle, où du maftic, Le piflon eft fait avec de rondelles de liege recouvertes de peau fine & imbibées d'huile , com celui que j'ai décrit page 269. f néceffaire pour cette expérience ; de | fo le piflon de la petite pompe %* exa@, & que l'air du récipient 10) bien raréfié: ne tirez point le me} cure jufque dans la pompe ; il ÿ 0 viendroit gras , & gâteroit d'auti® mercure avec et on le mêl roit. Vous pourrez faire avec cette PE tite feringue féparée du tube de verre, une autre expérience POU prouver,que la difficulté qu’on épro® ve à élever le pifton , quand le réci” pient eft vuide comme dans le C# précédent , vient du poids de Pair 8° térieur qui pefe deflus ; bouchez * avec SUR LES EXPÉRIENCES. 325 à ut de la feringue avec un couver- € à vis, qui prefle un anneau de ur gras , & qui ait une boucle par agrelle on puifle fufpendre le tout. he à l'anneau du pifton un Loids de fix à fept livres ; tant que | la fe fera dans le plein air, le pif On ne tombera pas ; mais fi vous fuf- -Pêndez la feringue ainfi chargée ; ss un récipient » & que vous y affiez le vuide, vous verrez le poids Are defcendre le pifton. Pompes afpirantes @ foulantes. La Fig. z. PL. XW. repréfente le" . Modele d’une pompe afpirante & fou- | ire aänte x double équipage, On à fait 11. Seaion: ävec du verre les parties où font RE Clapets &e les foupapes, afin qu'on en Püt voir le jeu. + Aa, eft une caifle doublée de Plomb laminé , qui a feize pouces & demi de longueur , fix pouces de lar- Seur & cinq de hauteur , le fond eft LL & garni d'une virole & d'un bouchon ajufté comme une clef de tobinet, pour vuider l'eau après l’ex- Périence. Sur les petits côtés de cette caille 326 Avis PARTICULIERS font affemblés deux montants inclinés Jun vers l’autre , & qui portenr, x pouces au-deflus des bords de ? caifle , une tablette d’un pied de lon. gueur, fur quatre pouces de Jarget ; aux extrémités, mais de deux P° ces plus large dans le milieu ; € me on le peut voir par b b, qui €P° le plan. è Sur les extrêmités de cette tablet! "* s’élevent d’aplomb deux autres + tants de huit pouces de hauteuf» dop les tenons entrent à demi-bois dar l’épaiffeur d’une tablette chantoui nf” CC, quin’a que trois pouces & mi de largeur à fes extrèmités mar” qui en a quatre & demi au mi 102 toutes les autres pieces font affen” blées à demeure, celle-ci fe démof? te, & s’arrête par le moyen de vis à têtes plates , dont les écrous font noyés dans l’épaifleur des MO tants. Au milieu de cette derniere table” te , eft une petite tour quarrée ? ? qui a deux pouces & demi de face? & fix pouces de hauteur: elle port un baflin de métal E , qui eft ron qui a environ fept pouces de diame” Sr OR nRes. mena Eu, SUR LES EXPÉRIENCES. 327 tre; C'eft dans ce vafe qu'un tuyau de décharge recourbé F , jette l’eau qu'on élève avecles pompes, & qu’un autre tuyau Gg , partant du fond apporte à mefure, dans la caifle , en traverfant toute Ja longueur de la tour & les deux tablettes. | Les Corps de Pompe font faits com: me ceux des Pompes foulantes que J ai décris Pag. 258 , &' fuiv. à l’ex- PHOn de ce que je vais ajouter, ? a Virole d’en-bas I > à AU MOINS UN _Pouce-de hauteur ; le fond , qui eft Un peu épais , eft percé & garni d’une Oupape, dont la coupe diamétrale eft repréfentée en K, un peu plus en grand; au deflous eft foudée une virole £, taillée en vis par-deflus, avec une traverfe diamétrale, percée au milieu, pour laifler pañler la queue du cône tronqué de la foupape, Sur cette virole, fe monte à vis Je tuyau d'afpiration L, avec un anneau de Cuir interpofé , pour empêcher lair e pénétrer par cette jonction. Les deux viroles I, I, font per. cées & portent chacune untuyaü qui Va joindre une piece femblable 47 , dans laquelle il s'avance d'environ 328 ÂAvVIS PARTICULIERS deux lignes, & le bout eft fermé d'un fond limé plat, percé au milieu; trou qui a deux lignes de diametrés & quieft recouvert d’un clapet : [es trois pieces I, I, M, jointes en en” ble par les deux tuyaux dont je Vie, de parler, doivent former un ii si gle, comme on le voit fur Je pl bb, dela premiere tablette. , ‘Dans la piece M, eft maftique ve verre femblable à ceux des cofP$ g pompes , mais dont le goulot peau coup plus petit eft garni en dehof d’une virole qui porte quatre Où cind pas de vis, pour recevoir le tué montant ff. On interpofera des 24 neaux de cuir, plus ou moins; ) qu'à ce que le bout recourbé er tuyau réponde à l'intérieur du E, quand il fera bien joint päñ, bas. Il faut ménager fous Ja piece M , un petit bout de tuyau m, uB pe évafé , qu’on tiendra fermé avec #5 bouchon de liege ou de métal,& qË op Otera quand on voudra vuider lea Les piftons font faits comme des pompes foulantes , mais fan trous & fans clapets ni foupape* Leurs tiges P , doivent avoir. ni LA à D 2 VOOR SUR LES ExPÉRIENCES. 329 mouvement de charniere en-bas & en haut pour fe prêter à l’a@ion du levier qui devient oblique : enfin les COfps de pompes n’ont point de vis PEER RAUES 11 ont feulement ra- valés à demi épaiffeur fur une lon gueur de fix 3. fept lignes s Œ préfen- € au-deflous. BB, eft percée en S ; comme on le peut le plan 5 b,, pour laifler deux tuyaux d’afpiration » L, & le tuyau d'évacuation , qui . Et au fond de la piece M ; la tabler- te CC, étant Ôtée, on met en place es deux corps de pompes , la cham te M, & le tuyau montant tout af- femblés ; on remet la tablette CC, dans laquelle il y a deux trous à jour Pour recevoir les deux Parties rava- ces des corps de pompes ; & les MOntans B,B, qui la portent, doi- Vent être de la hauteur qui convient Pour la laïiffer defcendre juftement, für les portées qu'on a réfervées au- Eflous des parties ravalées. La tablet- te Étant fixée avec les deux vis , les Pompes fe trouvent arrêtées folide- Ment. Tome IT, E e 330 AVIS PARTICULIERS La tour quarrée eft ouverte pi deux rainures à jour {ur les côtés qui regardent les pompes , pour donner lieu au mouvement d’un levier N 0; qui a pour axe une broche de fer qui pañle en D, & qui traverfe l’'épal# feur de la tour. Le vafe de métalËs a le fond plat , & il eft percé à UE pouce de fon centre, pour receWOiË Je bout du tuyau G, qui y eft foudé? ce tuyau pafle dans la tour à Côté du levier, traverfe les deux tablettes? & vient. aboutir à quatre pouces 44° deffus du fond de la caifle 4 a. Sie vale E , ne tient point fufifammen® ar ce tuyau , on peut l’attacher fu? da tour avec une vis en bois , don! la tête foit large , plate, & garnig en-deflous d’une rondelle de cuif: Pour pouvoir démonter comm07 dément les piftons , il faut que les axes fur lefquels on fera tournef !€ bout de leurs tiges en n &en o, foient des vis qui ayent leurs écrous dan$ Vune des joues de la charniere. Si le tuyau F, en montant d’aplomb ; 7€ trouvoit gêné par le vafe E , OP poura lui donner une courbure €ñ arriere vers cet endroit-là , on lui fera faire la crofle, RE... mn SUR LES Exp ÉRIENCES. s’aflemble à queues perdues dans deux tafleaux attachés aux moOntants , & S'arrête par deux vis à têtes plates qui ont leurs écrous noyés dans l’é. Paifleur de la tablette ; enfin les deux tablettes K,N, font Percées au mi- lieu , la premiere pour laiffer pañer le tuyau DE, la code Pour rece- voir le bout du tuyau C, On commence donc par placer la piece B, avec fon tuyau , qui doit atteindre à un demi-pouce près du fond de Ja caifle. On la couvre du Cuir H, attaché à fa tige ; & l’o met Par-deflus, la piece 4 avec fon tuyau C, ayant foin que le bord renflé du Cuir fe trouve tout autour hors du verre: après cela on placera la tablette N, & avant de l'arrêter avec fes vis, On aura foin qu’elle porte & qu’elle appuye fortement fur le cercle plat qui eft au bout du tuyau C'; car C’eft Par Ce moyen-là que les deux verres A &B, fe joignent aflez bien pour ne point laifler échapper les bords du diaphragme, Pour contenir l’eau Ont ils fe rempliffent, & pour em- Pêcher l’air extérieur de s’ infinuer : & fi lon voit que la biere n'ap- Tome II, FE 338 AVIS PARTICULIERS puye point aflez fortement, on met” tra entr'elle & le cercle fur lequel elle doit appuyer , quelques anneaux cuir qui la feront prefler davantâ” ge. Le bout du tuyau €, qui porté des filets de vis, pañle d’un demi pouce au-deffus de la tablette N; ! traverfe le fond d’un vafe de cuivié P, qui eft percé pour cela au certe? & une rondelle de cuir gras, que l0! ferre fortement fous l’écrou qu’on fait tourner fur la vis, empêche que lea! ne puifle paffer par cette jonction 5 * côté de ce trou le vafe P, porte €?” deffous un petit bout de tuyau ? en dépouille , qui traverfe aufli Ja t4° blette , & qui entre jufte dans un tuy? de décharge rs, coudé en en-hau pour le recevoir , & en fens contraile au bout de latablette, pour rapportef Peau du vafe p, dans la cuvette. Le montant MW, eft de fix pouce plus long que l’autre ; il eft ouveïf en fourchette par en-haut avec UP axe de fer qui letraverfe , & qui {rt de point d’appui à un levier du fe- cond genre Tr, auquel fe joint * . charnieres la tige de la fourchette G8* SUR LES ExP£RIENCES, 339 Ce modele étant ainfi achevé , f lon veut voir fon effet, il faut met- tre de l’eau dans Ja caifle , & en ver- <Tun peu dans le vafep, afin d’hu- mecter , les cuirs du diaphragme & des clapets ; après quoi Pon fera mou- voir le levier pour élever & abaiffer fucceflivement le milieu du diaphra. gme , de maniere que fa furface fu- périeure , où eft Je clapet , devienne alternativement convexe & concave: Par le premier de ces deux mouve. mens on raréfie l’air dans la partie B ,enaugmentant la Capacité du vai£ feau de toute la quantité dont le diaphragme séleve ; ce qui donne lieu à lair extérieur qui pefe fur la caille , d'y faire monter de l’eau: juf ques là, c'eft une pompe afpirante, Quand la partie B , eft pleine d’eau , le diaphragme en s'abaiffant en fait pañler par le trou du clapet, dans la partie À, qui s’emplit à fon tour ; & en fe relevant il pouffe cet- te eau ; & la fait monter par le tuyau qui aboutit au vafe p ; c’eft alors une Pompe foulante : & comme ces deux effets font produits alternativement, par les mouvements du même dias Efi 340 AVIS PARTICULIERS phragme , la machine doit être 16 gardée comme une pompe afpiranté & foulante. | J'ai déja dit que ce modele n’étoit pas propre à être exécuté en gran ; on voit bien qu'il faut y emploÿéf des matieres plus folides que du véf re: les pieces 4,B, & leurs tuyaux doivent fe faire avec du métal OÙ avec dû bois , fi l’on étoit à portée des forges, on les auroit à bon com" te en fer coulé ; finon deux pieces de bois creufées par un Charron 0 par un Charpentier, &. garnies C£ cercles de fer, par un Maréchal 0Ù par un Serrurier , fournirontles paf” ties principales de cette machine » le . Cordonnier viendra au fecours, & un peu d’induftrie fera fe refte. Maisn’en- treprenez pas de refouler l'eau avec cette pompe à plus de fept ou puit jeds de hauteur, parce que le dia- phragme , qui doit être fait avec un ou plufieurs cuirs forts les uns fur les autres , ne fera point aflez flexible » à moins que vous ne le fafliez fort large; comme il fert de bafe à la co” lonne d'eau, avec peu de hauteur» ?, aura un très-grande charge à portér* 2 5 nl em és ee ER | SUR LES ExPÉRIENCES, 341 Neuvieme Expérience. L LE moulinet qu’on fait tourner dans cette expérience » de quelque façon qu'on le fafle, doit être tres- léger , & très-mobile fur fon axe ; c'elt aflez qu’il ait quatre pouces de hauteur avec fa monture , & qu'il fafle fes révolutions dans un efpace circulaire de trois pouces de diame- tré: On pourra s’y prendre de la ma- niere {uivante pour le conftruire, Prenez un cylindre de bois qui ait Quatorze lignes de longueur & fept à huit lignes de diametre ; prolongez fon axe de part & d’autre » avec deux petites pointes de fer ou d'acier, que vous y chafferez à force , en ne leur laïffant que deux lignes de longueur à chacune, hors du bois : puis ayant mis cette petite pe fur un tour à archet, ravalez les deux bouts fur la longueur de trois lignes , & ne leur laiflez que la moitié de leur premiere groffeur , que vous diminuerez enco- . Ie en les arrondiffant du côté des. pointes de fer, Divifez en cinq ou fix parties égales, la circonférence de la partie cylindrique que vous avez ré- Fi 9342 Avis PARTICULIERS fervée au milieu, & pañlez fur chæ cune des divifions , un trait de fcié d'un bout à l’autre jufqu’à ce que vous rencontriez les. bouts ravalés: a VII, Leçon. TT, Seétion, PI. VII Fig. 3 2e Collez dans ces rainures autant d'air lerons , faitsavec du bois très-mince; taillés fur un même modele, chañ= tournés fi vous voulez, & un peu plus larges en s’écartant du moyeu, que par le bout qui les y joint. Vous fufpendrez ce moulinet paf fes pivots fur deux petits montants de métal , élevés fur une bafe qui fera percée & taraudée au milieu , pOuË s'attacher à la vis qui eft au centre de la platine de la machine pneumatir que. Iln’eft pasbefoin de mettre un tuyal au trou du récipient , il fufht que Ce trou foit à deux pouces au-deflus du bord , & qu'il foit gros comme une plume à écrire ; j'ai dit Tome I. page 197. comment on perce le verre : & Von fuivra la même inftruétion pouf percer le flaçon de la Fig. 31. citée en marpee Dixieme Expérience. Lx canon de verre avec lequel fe SUR LEs EXPÉRIENCES. 343 fait cette expérience , pourroit avoir . plufieurs pieds de longueur ; il fuffi- ra , pour le rendre plus maniable , qu'il ait douze à quinze pouces 3 mais fon ouverture feroit trop gran- de, fi elle excédoit douze à quatorze lignes de diametre : fi l’on n’en avoit point qui fût fermé & terminé par un bouton , comme celui qui eft repré- fenté par la figure citée en marge, on y fupplera, en prenant un tube que lon bouchera par en-haut avec du liege & du maftic, en y ajoutant un petit couvercle de ferbianc garni d’un anneau, pour le tenir fufpen- du : ce qu'il y à deflentiel , c’eft de bien drefler les bords , fur une pla- que de métal avec du grès & de l’eau, afin que le morceau de papier s'y ap- plique bien exaétement. Onzieme Expérience. Ox fait communément les fiphons sam avec des tubes de verre que l’on cour- VI. be au feu de lampe , mais on en peut :r. Sa PL faire avec des tuyaux de ferblanc , VII Fig. ;;e ou de toute autre matiere capable de contenir les liqueurs. Si la branche d'écoulement eft un Ffiv 344 AVIS PARTICULIERS peu longue , comme de dix-huit à vingt pouces , & qu’elle foit recour- bée en en-haut & pointue, Peau en fortira en forme de jet; & elle foui” nira à plufieurs , fi au lieu d’un aju- tage, on la fait fortir par deux, trois ou quatre, | = Si par propreté , ou par crainte de fucer une liqueur dangereufe , on ne veut point appliquer la bouche au bout de la branche d'écoulement ; on pourra embrancher deflus, dans l’endroit le plus bas, un petit tuyau que l’on fera monter le long de cette branche & par lequel on fera la fue- cion , en tenant l’orifice de la bran- che d'écoulement fermé avec le bout du doigt : car dès qu’on verra la li- queur arriver en cet endroit, on cef- fera de fucer, & l'on ôtera le doigt ; pour laifler Pécoulement libre. Douzieme Expérience. ee CETTE expérience eft fuffifam- | Eten. ment décrite tant par la Fig. 34. ci- HT Ry ss tée en marge, que par le difcours 36,36, & qui y a rapport; je dirai feulement 177 que fi l’on ne peut pas fe procurer | un verre d'une forme nbliblé à cel- SUR LES EXPÉRIENCES. 34$ le qui eft repréfentée , on fe conten- tera d’un bout de tuyau, le plus gros qu’en pourra avoir, dont on fera {celler un bout par un Emailleur ou que l’on bouchera avec du liege & du maftic , recouvert d’une virole de ferblanc garnie d’un fond & d’un anneau pour fufpendre l'inftrument. S1 l’on veut monter cet inftru- ment fur un piedeftal, on pourra imi- ter celui qui eft repréfenté par la Fig. 35. en fuivant ce que je vais ajouter. Vous rapprocherez les deux bran- ches du fiphon lune de l’autre com- me À, B,; Fig. 3. vous ferez faire à celle-ci deux coudes en fens contrai- rés, immédiatemen: au-deflous de la premiere, pour mettre le refte de fa longueur dans l’axe prolongé du tube de verre. : | Le Ferblantier fera avec du laiton ouavec du ferblanc , une boule com- pofée de trois pieces ; fçavoir d’une virole Cc,& de deux calotes D,E 3 ces deux calotes feront percées au milieu; celle d’en haut pour recevoir une douille qu’on y foudera, & qui fera propre à recevoir la partie F ; Figure 35e 346 AVIS PARTICULIERS celle d’en-bas, pour recevoir un autfé douille plus petite & qu’on y fouderä auffi; par celle-ci on fera pañer la branche longue du fiphon, & on l'Y _arrêtera avec une foudure , ou avec 9 du maflic , de façon que l’eau quo? mettra dans la boule Ce, ne. puifle point fortir par cette jonétion. La boule Cc, ainfi jointe au fi- phon , fe placera par fa douille fur un pied de bois H, percé d’un bout à l’autre , pour laïffer pañler la bran- Che longue du fiphon , qui palñler4 auffi dans le piedeftal, quand la tige H , fera attachée deflus. Un des quatre côtés du piedeftal ; fera une porte , qui pourra s'ouvrir » fe fermer, & s'arrêter avec un cro7 chet, &il y aura dans le fond ,un v& fe pour recevoir l’eau qui s’écoulerà par la branche du fiphon. Pour faire ufage de cet inftrument » on l'ôtera de deflus la tige H ; pus l'ayant renverfé, on fera couler deux ou trois pouces d’eau dans le ver FG,par la branche I B, on fer- mera l’orifice I, avec un petit bou- chon de liege, & l’on remettra l'inf- trument fur fon pied. On verfer& suR LES EXPÉRIENCES. 3çr Enfuite vous chaufferez le coude en 4, & vous appliquerez fur la partie extérieure, une petite mafle de verre fondu , puis fans perdre de temps vous foufflerez modérément par la branche qui eft ouverte, ou vous fe- _ rez fouffler par quelqu'un, qui s’y entende, afin de produire un renfle- ment à l’endroit , où la mafle de ver- re a été ajoutée ; continuez de chauf- fer cette partie & tirez-la pour lui donner la forme d’un tuyau de trois Ou quatre lignes de longueur , afin de pouvoir È ajufter la petite pompe avec du maftic, ou feulement de la cire molle ; & vous attacherez le tout fur une planche graduée comme dans la Fig. 6. Au bas de cette planche , vous placerez une tablette B, fur laquelle feront attachés, avec de la cire molle deux gobelets , pour mettre les li- queurs; & afin qu’on puifle les n’é- toyer , vous ferez enforte que la ta- blette qui les porte, puifle s’abaiffer, & fe féparer de la planche. Je ne propofe point ce fiphon ; comme un moyen pour, connoître avec précifon les différences des pe- : 352 Avis PARTICULIERS fanteurs fpécifiques, mais feulement, pour les avoir par à-peu-près, ce qui peut être utile dans bien des oc- cafions. Er AVIS Concernant la HuITIEME LEçON. Premiere Expérience. ET || L faut choifir pour cette expérien- Lis, Ce? Une veflie qui ne foit pas plus TL. Seétior. SLOÏe qu'une orange ; celle d’un PL L Fig. 1 agneau ou. d’un cochon de lait fera très-convenable ; le tube de verre au bout duquel onlaliera, doit avoir en- viron deux lignes de diametre, pour y pouvoir faire couler leau aifé- ment. Pour imiter lation d’un ani- mal qui téte, & prouver en même- temps que le lait n’eft poufié hors de la mamelle que par la preflion de Pair extérieur, on pourra faire l’expé- rience que voici. | Faites pafñler le bout du tube au bas duquel eft la veffie remplie d’eau colorée , à traversle goulot d’un ré- cipient SUR LES EXPÉRIENCES. 352 cipient garni d’un couvercle de cui- vre dont le deflus foit bien droit, & couvert d’une rondelle de chamois mouillée ; & ayez foin de l’y arrêter avec du maftic, de maniere que Pair ne puifle pas s’infinuer par la jonc- tion, comme dans la Fig. 1. de la PI. XVI. Pofez fur le chamois mouillé , une efpece de pipe de verre A, dont les bords foient bien dref- fés ; appliquez la bouche en a & fu- cez ; fi le récipient eft plein d'air Vous verrez que la liqueur colorée Viendra HR het par le bout du tube b ; & qu’au contraire il n’en for- tira rien, fi vous faites le vuide dans le récipient après l’avoir appliqué à la machine pneumatique. Seconde Expérience. S 1 l’on veut fe contenter des par. mms ties eflentielles de la balance hydrof- , tatique , 1l fufhra d’avoir un fléau mx VIE, EÇ<O% » S:Gions bien fait, & bien mobile, garni de PF Fg.2- . deux petits baflins fous chacun def- quels, il,y ait un crochet , & que ce fléau , foit fufpendu , ou fou- tenu , entre deux vafes de verre un peu profonds, Mais fi Pon veut faire Tome IL, Gg 3$4 AVIS PARTICULIERS fervir cet infrument , à répéter des expériences dans une école , & dans tout autre cas où il conviendra de les exécuter promptement ,; COmMmMoO- dément, & avec propreté, on pourra le-conftruire comme celui que je vais décrire. N'ayez point égard à la fi- ure citée en marge , mais feulement à la Fig. 2. de la PI. 16. de ce vo- lume. | ae. A B, eft une caille doublée de plomb , avec une décharge au fond ;. comme celles des pompes que jai décrite ci-devant; celle-ci a de plus un couvercle, qui entre à feuillure & aui s'arrête avec quatre crochets. Sa longueur efl de vingt pouces , fa largeur de fix pouces & demi & fa hauteur eft de cinq pouces ; toutes les autres pieces font deflinées en proportion avec celle-ci. Le Aéau CD, eft fait de la même maniere & avec les mêmes attentions que j'ai prefcrites pour celui de la balance dont jai donné la conftruc- tion, au commencement des avis fur la feptieme Leçon » Page 264. hors qu'il faut faire celui-ci plus léger , La arce qu'il n’eft point defliné à por- P qu P | SUR LES EXPÉRIENCES, 3çç ter de grandes charges. Au lieu d’être fufpendu dans une chappe, fon axe eft foutenu par une fourchette mon- tée fur une douille que l’on foude fur le couvercle de la piece F. Ce Vaifleau ainfi que Jes deux vafes G, H, eft de cryftal , & porté comme eux, par un pied de bois attaché fur le couvercle de la caïfle. Le vaifleau F, eft un réfervois qu’on emplit d’eau , & qui doit en communiquer , en G, ouen H, ou à tous les deux vafes à la fois quand il en eft befoin : il faut de plus que cette eau parvenue en G, & en H, tombe dans la caiïffe quand on me a plus affaire dans les vafes: il faut par conféquent entre les vafes ainfi qu'entre eux & la caifle, des commu nications qui s'ouvrent & qui fe fer- ment. | Pour cet effet, il y a fous le cou- vercle de la caifle, un tuyau TK, fur lequel font enbranchés trois au- tres tuyaux montans N, O, P, & qui porte aufli deux robinets L, M, avec deux autres robinets à fes ex- trémités. | Les deux robinets L, M, pañent 7 CE 3$6 ÂVIS PARTICULIERS à travers l’épaifleur du couvercle de la caïfle ; il n’en pañle que la tête des clefs L, m, qui font percées fimple- ment d’un trou diamétral' à l’ordi- naire. Les trois tuyaux N, O, P, traver{ent non-feulement le couver- cle , mais auili les tiges des trois pieds de bois qui portent les vafes; voyez- en Ja coupe RR. «+: -. Le bout de chacune de ces tiges aune cavité cylindrique dans laquelle: fe loge, une virole Q , garnie d’un fond percé pour recevoir le bout du tuyau montant que l’on y foude à létain. Cette virole porte des filets de vis en dedans, & fon bord fupé- rieur eft garni en dehors d’un cercle plat qui repofe fur le bois, il faut que cette piece foit bien arrêtée , foit en entrant un peu à force , dans la place qu’elle occupe , foit que le cer- cle qui la borde, foit attaché au bois avec deux goupilles rafées à fleur. Autrement, on courroit rifque de fa- tiguer la foudure du fond, en ôtant & en remettant fouvent les pieces qui s’y montent à vis. Les deux vafes G, H, font termi- nés par en-bas commie le vaifleau f, LL SUR LES EXPÉRIENCES, 357 & l’on garnit cette efpece de goulot d'une virole g, qu’on y attache avec du maftic , & qui porte fept à huit pas de vis avec un petit cercle qui forme une portée , & qui ferre un anneau de bufle mouillé entre lui % le bord de la virole Q , dans là- quelle il entre. | Les clefs des deux robinets I,K, doivent être un peu longues, parce qu’il faut qu’elles traverfent lépaif- feur des petits côtés de la caille, que lon échancre pour cela par en-haut : elles font creufées de huit à dix li- gnes fuivant leur longueur , avecun trou de côté À, qu’on fait répondre à l’une des oreilles & Pon y fait une marque ; le tuyau eft aufli percé en I & en K, d’un trou qui fe trouve vis-à-vis celui de la clef quand on la fait tourner pour cela , on doit faire mouler en cuivre les robinets I, K ,: LI, & Mm, & le Ferblantier fera le refte avec des feuilles de laiton , &joindra toutes ces pieces enfemble avec des foudures en étain. On voit par ce détail & la poli- tion des trois vaifleaux F, G, H, que celui du milieu étant plein d’eau, 358 Avis PARTICULIERS on peut en faire venir , dans l’un des deux vafes des côtés , ou dans tous les deux à la fois, en ouvrant les ro- binets m, L: on voit pareillement qu'en fermant ceux-ci,on peut faire pañler dans la caïfle l’eau qui eft en G ou en H, en ouvrant les robinets des deux bouts ; & enfin évacuer les trois vafes, en laïffant les quatre robi- nets ouverts; par ce moyen , on fait les expériences commodément, avec romptitude , & fans mouiller la ta- ble » ni Ce qui pourroit être deflus. I! ne refte plus qu’à vuider la caille après ces opérations. ; Commencez les expériences de la balance hydroftatique par celle-ci : ayant Ôté le vafe G ou H, füfpendez au crochet d’un des baflins, un vafe cylindrique S , rempli d’eau aux i de fa capacité, & chargez l’autre bafin pour faire équilibre : arrêtez d’une main le vafe S , dans cette fituation, & avec l'autre main, plongez-y une boule de métal attachée au PA d’un fil de fer , ayant foin qu’elle ne tou- che , nile fond ni les parois du vafe ; alors ne retenez plus ce vale avec la main ; laiflez-le Libre, & vous ferez mg — SUR LES EXPÉRIENCES. 359 voir qu'il eft devenu plus pefant qu'il métoit , & qu'ilemporte le poids qui eft dans le baflin oppofé, - Vous prouverez enfuite que cet effet ne vient pas de ce que la boule plongée eft de métal, en répétant l'expérience avec une boule de liege de la même groffeur ; car elle pro- duira la même chofe que la pre- Miere. Après cela remettez en place Île vafe G , ou H, que vous avez Ôté ;, fufpendez avec un fil de foie au cro- chet de la balance , une bille d’yvoi- re qui ait un pouce ou dix-huit lignes de diametre, de maniere qu’elle fe - trouve au milieu du vafeG, par exem- ple , en équilibre avec un poids placé dans le baffin oppofé : tenez le robi- net m fermé, & ouvrez celui qui eft en L, pour faire venir de l’eau dans le vafe : & vous ferez remarquer que la bille d’yvoire furnage, étant de- venue par cetteimmerfion plus légére que le poids qu’elle tenoit en équi- ibre. Ou fi l’on ne met que le poids qu’il faut pour la tenir en équilibre, lorfawelle eft entiérement plongée 360 AÂVIS PARTICULIERS dans l’eau , on reconnoîtra que ce poids eft moindre que celui qu'ona employé pour la tenir en équilibre dans le vafe rempli d'air. © ] Troifieme Expérience. = Pour la balance dont il s’agit icon. 101 il faut un fléau très-léger & très- 111. Seaion mobile dans une chappe ; on fuivra PeLBS3. pour cela ce que j'ai dit des balan- ces précédemment, page 264. & ce que j'en ai dit encore, Leçons de Phy- Jique, Tome III. page 67. & fuiy. & l'on exécutera de plus, ce que je vais ajouter ici. Le bras du fléau qui portera la boule de liege fera plus court que Vautre , afin que la chappe puifle être fufpendue à-peu-près dans l’axe du récipient ; l’autre bras , fur les deux derniers pouces de fa longueur » fera formé en vis, dont l’écrou fera une petite poulie de cuivre, à laquel- Je on fufpendra la balle de plomb avec un fil de foie doublé ; par ce moyen-là on la mettra aifément en équilibre avec le liege, foit en Ja fai- fant avancer vers le point d’appui, foit enl’en éloignant, voyez la Fig. 3 : SUR LES EXPÉRIENCES. 367 réferveroit un petit crochet ou an- neau pour la charger avec du plomb & lPapprocher de léquilibre. Le Chaudronnier fera un petit vafe de cuivre rouge qui contiendra de l’eau, & dans le col duquel on fera pañler le tube rempli d’efprit-de-vin , avec la figure où lampoule de verre plongée ;& l’on fera chauffer ce bain- marie , fur la lampe que j'ai décrite au commencement des Avis concernant la premiere Leçon, ou fur une fembla- le faite exprès pour lui. # On pourraencore plus fimplement, verfer de l’eau plus que tiede dans une petite cucutbite de verre, & la couvrir d'un morceau'de carton per- cé au milieu pour plonger par-là , le tube , qui fera retenu par fon orifice évafé: la tranfparence de l’eau & du verre , laiflera voir ce qui fe pale dedans. FAR ë Huitieme Expérience. SUIVEZ pour cette expérience, ce qui eft indiqué dans la Prépara- « + p: tion, en vous aidant dés figures citées en mârge. Au défaut du verre repré- ! fenté par Ja Fig, 7. prénez un tube H hiv . I IX PI. CE 363 Avis PARTICULIERS qui ait un pouce de diametre ou eñ- viron , que vous fcellerez , ou que vous boucherez bien par unbout. + Comme. on fait defcendre la pe- tite.figure en y faifant entrer de l’eau par la prefion, on peut auffi la faire _remonter, quand fon ampoule con- Tient-une trop grande quantité d’eau & qu’elle eft devenue par là trop pe- fante. Ayez un tube de cinq à fix pouces de longueur, monté fur une patte de verre à boire; rempliffez-le avec de l’eau , & plongez-y une fi- gure d’émail dont l’ampoule contien- ne affez d’eau pour la faire aller à fond : fi. vous mettez ce tube ainit préparé, dans le vuide , le peu d’air qu: fera reflé dans l’ampoule, fe di- Jatera, fera fortir un partie de l’eau & rendra la figure affez légére pour remonter. Pour montrer d’une maniere bien fenfible , comment les cadavres des animaux noyés furnagent au boût d’un certain temps ; par tuméfac- tion, prenez une très-petite veflie , celle d’un jeune agneau, par exemple, où celle d’une groffe carpe , chargez- la de quelques grains de plomb , DR SUR LES EXPÉRIENCES 369 =. y un peu d'air, & liez bien le col,afin qu'il ne puifle point en fortir; mettez cette vefie ainfi pré- _parée dans un vafe de verre un peu long & rempli d’eau claire ; elle fe tiendra au fond : mais fi vous la faites pafler dans le vuide, Pair renfermé dans la veflie , en fe dilatant , la fera groffir, & vous la verrez venir à la furface de l’eau. Neuvieme Expérience. ï * LE tube qui monte parallelement pm au vafe cylindrique de la figure citée vi. en marge , fert à faire connoître avec "52. plus d’exaétitude là hauteur de l’eau : p4, 1 Fig. o. 1l faut qu’il ait deux ou trois lignes . de diametre : le robinet d’en-bas ne doit laifler aller l’eau, pour ainfi dire , quegoutte à goutte quand on l'ouvre , afin qu’on ait le temps de juger fi l’eau elt defcendue au point où on l'attend. Dixieme Expérience. L’'ARÉOMETRE ou pefe-liqueurs commun qu'on employe dans cette _ VI. à pers a lP : EG ON. expérience eft très-connu, & l’on peut rir air. aifément fe le procurer par-tout où PL L Fig.1e 114 370 Avrs PARTICULIERS , il y a des Emailleurs, ou des Bit de Barometres. Si l’on fçait travail- ler à la lampe , on le conftruira foi- même en choififfant un tube de verre bien cylindrique de deux lignes ou environ de diametre , au bout du- quel on foufflera une boule grofle à- peu-près comme un œuf de poule, & au-deffous , une autre boule plus petite féparée de la premiere par un étranglement. C’eft dans ceite der- niere cavité qu'on met du mercure, : ou des grains de plomb , pourlefter 2 l'inftrument de maniere qu'étant plon- gé dans l’eau commune, il sy enfon- ce avec le quart de la tige qui peut avoir quatre ou cinq pouces de lon- gueur. Alors on faitentrer dans cette», tige un petit rouleau de papier fin, fur lequel on a marqué des divifions en tel nombre que l’on veut, & l’on bouche le haut de l’infrument avec ‘un peu de cire molle, Comme dans l’ufage de cet inftru- ment , il importe beaucoup d’avoir égard au degré de chaud ou de froid de la liqueur dans laquelle on le plonge, aù lieu de faire Ja graduatuion fur un papier roulé , on peut Ja mar- SUR LES EXPÉRIENCES. 37T quer avec du vernis coloré, fur un. tube capillaire dont un bout foit longé dans le mercure qui fert de efte’, l’autre reftänt ouvert &‘paf- fant de quelques lignes hors de la tige de l’aréometre, où 1l doit être joint avec de Ja cire molle , afin qu’il ne refle point de communication en- tre l'air extérieur & celui qui eft ren- fermé dans l’aréometre ; parce moyen non-{eulement on verra jufqu’à quel degré l’inftrument s’enfonce dans la liqueur , mais on reconnoîtra en même-temps ; par l'élévation ou l’abaiflement du mercure dans le tube capillaire , fi le degré de chaleur ou de froid eft le même que celui d’une autre liqueur, où l’on auroit : plongé l’aréometre immédiatement auparavant. | On fera un aréometre qui marque- : ra les plus petites différences de pe- fanteur fpécifique , en leflant avec du mercure ou avec du plomb, un flacon de verre plus long que large, & d’une figure ovoïde (a), afin qu'il (a) Si l’on eft à portée d’une Verrerie, on fe procurera aifément un flacon capable de contenir environ une chopine de liqueur, & 372 À VIS PARTICULIERS éprouve. moins de réfiflance tant en montant qu'en defcendant dans les liqueurs , & en y mettant pour tige un fimple fil de laiton un peu plus gros qu'une épingle: ce fil de métal aura, fi lon veut , quinze ou dix-huit pouces de longueur ; & l’on faura le chemin qu'il fait en montant & en defcendant, par le moyen d’une regle divifée en pouces & en lignes, que Von tiendra vis-à-vis, & parallelement à lui. Le pefe-liqueurs commun , celui de Boyle , dont jai parlé jufqu’à pré- fent peut bien nous faire connoître u'une liqueur pefe fpécifiquement plus ou moins qu’une autre, ou que fa denfité varie en tel ou tel cas ; il peut même nous faire fentir juf- qw'aux moindres différences , lor£ qu’il eftbien fait, & manié avec at- tention & avec adrefle ; mais il nous Jaïfle ignorer la valeur de ces plus & qui ait la figure d’un œuf fort allonpé ; finon, Jon trouvera chez les Fayanciers des bouteilles de cette forme, dont les voyageurs fe fervent pour porter avec eux une petite provifion . d’eau-de-vie : elles font pour l'ordinaire un peu applaties, mais elles n’en font pas moins propres à l’ufage dont il s’agit ici, ER PP À VS CR EE SUR LES EXPÉRIENCES. 377 de ces moins qu’il nous montre, parce que fes degrés d'immerfion font arbi- traires , & qu’ils n’ont aucun rapport Connu avec la mafle qu’il déplace dans une des liqueurs que l’on met en expérience. L’inftrument aura donc un mérite dé plus , & un mérite im- portant pour la Phyfique expérimen- tale , s’il eft confruit ou employé de maniere , qu'on puifle apprécier au Jufte les différences qu’il indique, & Connoître par-là, de combien une liqueur eft plus oumoins denfe qu’une autre. Pour parvenir à ce but , il faut fe rappeller ce principe d’hydroflati- que , fçavoir, qu'un corps plongé dans une liqueur, & qui ne s’y en- fonce pointentriément, déplace parfa Partie plongée, un volume de cette liqueur dont le poids eft égal à la totalité du fien; d’où il fuit que fi l’aréometre pefe une once, on eft für. en le laiflant defcendre librement dans l’eau , dans le vinaigre , dans Vefprit-de-vin , &c. qu’il mefurera toujours par fon immerlion, un volu- me de liqueur pefant une once. + Mais le volume d’efprit-de-vin dé. _374 Avis PARTICULIERS placé de cette maniere & pefant une once, fera plus grand que le volume d'eau , celui-ci plus grand que le volume de vinaigre , &c. & l’on doit fe fouvenir , que les pefanteurs fpé- cifiques font en raifon inverfe des. 2 volumes ; c’eft-à-dire, que de deux | portions de matiere , dont les poids | font égaux , l’une eft d'autant moins | denfe , ou d’autant moins pefante | fpécifiquement , qu’elle furpatfe Pau- | | | tre en grandeur : de même que quand les volumes font égaux, la différen- ce des poids donne celle des denfi- tés. | Il y a donc deux moyens de dé- | terminer le rapport des denfités de | deux liqueurs , par limmerfion d'un | corps qui furnage en partie comme l'aréometre : car premiérement on peut, en augmentant fon poids, le for- cer de defcendre dans la plus denfe autant qu'il eft defcendu dans la plus légére ; alors les volumes déplacés feront égaux ; & le nouveau poids dont on aura chargé l’inftrument ex- rimera la différence des pefanteurs fpécifiques , eu égard à la quantité de liqueur déplacée par l’immerfion £ SUR LES EXPMRIENCES. 37 de l’aréometre : fi, parexemple , cette quantité eft d’une once , comme nous l'avons fuppofé, & qu'on ait ajouté vingt-quatre grains au poids de l’inftrument, pour le faire defcen- dre dans la plus denfe des deux li- ae autant qu'il étoit defcendu ans la plus légére, on peut conclure je leurs pefanteurs fpécifiques , dif- érent de ving-quatre grains fur la Quantité d'une once ; & comme cette différence fuivra proportionnelle - ment la quantité, (qu’ellequellefoit ) de ces mêmes liqueurs comparées , on peut dire généralement, & en ré- duifant le tout en grains, que leurs denfités ou pefanteurs fpécifiques font entrelles , dans le rapport de 600 à 576, ouen ufant de la plus petite ex- preffion. comme vingt-cinq à vingt- quatre. | Cette méthode eft celle qu'a fuivi Fareinheit, & qui me paroiît la plus fimple & la plus aifée dans la prati- que : fon aréometre ne différe de ce- Jui de Boyle , qu'en ce que fa tige eft “plus courte & plus menue ; elle n’a point de graduation , mais feulement une marque faite avec un fil ou au- 376 Avis PARMICULIERS trement ; pour faire connoître que Vimmerfion efttoujours égale ; & elle eft terminée par un petit plateau fort léger, fur lequel on pofe des - poids avec une pince, pour la faire . _defcendre jufqu à la marque dont je viens de parler. Secondement on peut conferver à Taréometre un poids toujours égal & connu , & marquer für fa tige des degrés d’enfoncement qui indiquent d’une maniere fure la différence des volumes qu’il déplace ; en pañlant d’une liqueur dans une autre.Car il ef certain que fi déplaçant toujours une once de liqueur, par exemple , il s'enfonce davantage dans l'une des deux; ce plus en volume déplacé , annonce & mefure le moins en denfi- té. Il sagit donc de divifer la tige de l’inftrument de maninere que les degrés d’enfoncement faflent connoi- tré au jufte de combien la denfité eff moindre , & vice verfä : c’elt ce que M, Briflon vient d'exécuter d’une maniere qui ne laïifle rien à défirer ; ilérablit pour cela une regle géné- rale qui met les Phyficiens en état de conftruire & de graduer des aréo- metres 460 AVIS PARTICULIERS Le morceau de cuivre fondu dont on fera la boîte , fera un prifme exa- gone par le tiers de fa longueur pris au milieu; le refte étant arrondi de part & d’autre avec quelques moulu res, comme on le peut voir en s fe Cette piece viendra creufe à la fontes par le moyen d’un noyau cylindrique ros comme le doigt , fur lequel le ondeur la coulera ; on ajoutera aulil au modele fur le milieu de deux fa- ces oppofées du prifme, deux petits cylindres de cinq à fix lignes de dia= metre, fur autant de longueur , pouf faire de lun une vis qui joigne boîte au canal, & de l’autre , un tés non par lequel on l’attache fur le co vercle de la pompe. On proportion nera le modele de maniere que boîte toute finie , puifle avoir deu ouces & demi de longueur fur Uf pouce À de diametre dans fon m° lieu. J1 faut commencer par nétoyef 18 boîte intérieurement , & .y faire Ja place de la clef, avec des équarrioifs plus gros les uns que les autres, € commençant avec les plus petits. Ÿ équarrifoirs font des broches d'agié’ “ SUR LES ExPÉRIENCES, 461 ÉMPÉ , taillés à quatre ou à cin 2h , qui vont en augmentant de ÉtOffeur d’un bout à l’autre , comme ge On les fait tourner dans Ja piece JU'on veut équarrir , en les faififfant TEC un tourne-à-gauche de fer ou de CS; par un tenon plat & épais ; ona réfervé au plus gros bout , Qui doit être trempé moins dur que le efte. Le dernier de ces outils ; AU on employe, celui qui acheve l’in- Krieur de la boite , doit avoir fes °8les tranchants tellement inclinés | L go 4 l'axe, qu’étant entré dans Ja piece des 3 de fa longueur , il en réfulte Un trou qui ait par un bout douze à Weize lignes de diametre , & par l’au- Te feulement fept à huit lignes; & QUr adoucir la boîte en dedans & îcer les traits circulaires que l’é- Aarrifoir pourroitavoir faits, il faut niflant, ne Jaiffer mordre qu'un Ale de loutil , en fufpendant l’ac- ae des autres par des lames de bois 1éPliquées fur les faces; ou bien en È ; Quvrant avec des bandes de car- fr, _ JOuer ; bien entendu qu'on choi- {era Pur cela celui de ces angles, qui * le plus droit à la regle. Q q 11) 462 Avis PARTICULIERS La boîte étant ainfi équarrie paf dedans , on la mettra fur une broche de bois dur, pour tournerles deux arties s s, & pour drefler les deux. auts ; après cela on finira à la lime les faces de la partie du milieu : on formera les filets de Ja vis qui doit recevoir la tige R ; on taillera à cinq ou fix pans, le tenon qui eft diamé- tralemènt oppofé à cette vis, &l'on percera l’un & l’autre avec les mêmes outils qui ont fait le canal dans I tige R. I] eff temps alors d’attacher la bol te du robinet fur le couvercle de 12 pompe; il faut qu’elle ÿ tiense foi dement, & que l'air ne puifle point pañler par la jonétion: dans cette vues vous limerez l'intérieur du trou fat au couvercle ; conformément à l@ figure du tenon qui doit y entrefs. & vous lui donnerez beaucoup de _champfrain, du côté qui répond 4 l'intérieur de la pompe; vous chauffé. rez les deux pieces ;.& vous aviveré2, fortement avec de la réfine & de l# foudure d’étain , les faces qui doivent! fe toucher ; vous placerez le ren0? dans fon trou , & vous le riverez F0 1] SUR LES EXPÉRIENCES. 463 : êment ayant foin de l’arrafer enfui- afin que le deffous du couvercle 9it toujours bien droit. : OUS joindrez de même la-tige R éia boîte ; c'eft-à-dire, que vous avi- Verez avec la foudure d’étain , les rties qui doivent fe toucher , & Vous les joindrez le plus exaftement Que vous pourrez, par le moyen de la Vis : après quoi vous Préfenterez ét affemblage fur le tour , pour voir #. tout eft bien droit & bien centré : ù Mmanquoit quelque chofe à cet gard, vous. y remédiriez d’une part En battant un peu Ja rivure du tenon , lun côté ‘ou de l’autre , & d’autre Part, en limant un peu fous la bafe de augeR , pour la faire tourner da . Vantage fur la vis , en faifant mordre * taraud: dans l’écrou , pour le ren- : re plus aifé. uand vous aurez ainfi joint en: femble Je canal R, la boîte ss, & € Couvercle p p, vous fouderez celui- Là la pompe : mais afin que cette loudure foit exate & folide , vous *OMmencerez par chauffer les pieces, , and elles feront jointes l’une à “tre, vous continuerez de faire en Q q iv 464 AVISPARTICULIERS trer la foudure tout autour de Ï4 jonction , & vous finirez par y en mettre un petit cordon , qu’il ne fau- dra qu’aproprier à Ja lime fans l’enle- ver entierement -; comme il faudra aufli avec quelque outil long & tran- €bant par le bout, gratter les bavures de létain , qui aura pu couler dans ja pompe, & qui, fielles reftoient ; ne permettroient pas que le pifton allät toucher le fond : on foudera de même la tige R fur la boîte. Lorfque vous aurez fini ces deux Toudures , & que vous aurez nétoÿé la piece par dehors & par dedans; vous en ferez l’épreuve, en bouchant Je canal qui communique de la boite à la pompe , & en dreffant celle-cl pour la remplir d’eau bouillante : s1 y a encore quelqu’endroit où la fou- dure nait point pris, & qui ne foit bouché que par la réfine , l’eau chat” de s’y fera jour , & le fera connoître: Si cela n'arrive pas, vous attendre? que cette eau ne foit plus que tiéde: & pour plus grande fureté, vous aP’ puyerez fortement deffus avec le pif ton: fur la foi de cette derniere épre: ve , sil ne paroit aucun défaut SUR LES ExPÉRIENCESs. 46$ VOUS continuerez la conftru@tion de © machine en finiflant le robinet. 75 eft un morceau de cuivre fondu, Srondi fur Je tour & dreffé à lare- € » qui doit remplir tellement la Oîte , qué les furfaces fe touchent $ Par-tout ; l’équarrifloir , le tour & IMme ne procureront jamais un con- RE fi exa@, il ne faut employer cette “€Miere façon que pour faire entrer * clef jufqu’aux trois quarts de fa OMpueur ; je dirai ci-après comment LE fait le refte, 11 faut réferver au Out Je plus menu de cette piece, ne vis de trois ou quatre lignes de longueur , fur autant de diametre : à l'autre , un tenon avec une por- € pour la joindre à la poignée u “ec une forte goupille, qu’on puiffe Ôter au befoin : cet affemblage étant d Vous ajufterez la clef dans fa boîte à maniere fuivante. | Yez du fable de Fondeur neuf & Pau tamis , à fon défaut vous Prendrez Ja ponce broyée ; détrem- Pez l'une ou l'autre dans de l’eau un en Chargée de favon blanc, mettez- n légérement avec le bout du doigt Ta clef » & faites-la tourner avec 466 AVIS PARTICULIERS Ja main dans la boîte en la pouñant en avant & en laretirant en arriere ; cet ajuftage des clefs de robinets n'eft point aifé pour quiconque nê s’y eff point exercé pendant un cefs tain temps ; cependant avec un pet d'attention & de patience, on ef viendra à bout. l ne faut jamaf faire tourner la clef un tour entiefs du même coup demain; il ne feul pas non plus manquer de pouffer & de tirer à foi la clefchaque fois qu’ofl la fait tourner ; fans cela, on formera des fillons rentrants fur eux-mêmes? & c'elt gâter l'ouvrage. 11 fautaull à après cinq ou fix coups de poignets , découvrir les furfaces , tant de la boË te que de la clef, en les efluyant ave£ un linge , pour les examiner & recof noître les endroits qui portent: se i ce m’eft qu'en ces endroits.là qu faut mettre du fable: fi l'on en me “toit, aux parties qui ne touche: point, ce feroit le moyen de les crée fer davantage; f l’on appercevoit [l la clef, des endroits creux qu’il fero/ trop long d’atteindre avec le fable” on pourra abbréger l'ouvrage , en M mant doucement les endroits d° «Ve SUR LEs ExPÉRIENCES 467 Portent, avec une lime entre douce &. miarde qui ne foit point ufée. nee clef étant ajuftée ou à-peu-près, | fut fonger à la percer ; vous y . tez d’abord un trou diamétral ;un Peu plus petit que celui du canal, & pui Puifle fe rencontrer dans fon a 8nement quand on fera tourner la Clef: mais comme'elle pourroit avan- $t encore un peu dans fa boîte , foit L auon n'ait point fini de Pajuiter, : De que par la fuite on ait befoin de _ * roder de nouveau, pour réparer Melque défaut, vous ferez bien de | F6 pas mettre.le centre du trou toùt- Mit dans: Ja direion du canal > Mais un peu en deca en tirant vers la Poignée ; ou bien avec une queue- Star vous le ferez un peu oblong, Oubliois de dire que le trou diamé- Mal de Jaclef, doit être dirigé per- Endiculairement au plan qui pale Ar lès deux fleurons de la poignée. : € trou étant percé & proprement “barbe par les bords , vous en perce- fZUn autre de même grofeur dans le de ne cercle, maisàquatre-vingt-dix _ MBrés de diftance ; & qui aille obli- Îément tomber dans l'axe de la clef à. 268 AVIS PARTICULIERS du côté du petit bout : il faut bieñ prendre garde que ce trou ne commu nique avec le premier. | infin vous percerez un troilieme trou fuivant la longueur de la vis qui eft au bout de la clef, & vous ! prolongerez dans l'axe, jufqu’à € qu’il rencontre le trou oblique dont je viens de faire mention ; les bord de ce trou feront bien dreflés & fraf fés, & le bout de la vis fera coup un peu en bifeau , afin qu’on puifle ê fermer exatement , en appliquanf deflus, quelque corps plat garni d’uné matiere flexible, ‘à Quelque foin que vous ayez pi d’ébarber les trous de la clef, ne mañ quez pas de la remettre dans la boit avec un peu de fable & d’eau pouf là roder légérement , & vous aflurer qué fon ajuftage n'a rien perdu ; apré cela vous la couvrirez de gros papiefs & vous la mettrez en lieu de fûreté* vous boucherez auffi la boite par I deux bouts avec du liege , & vous continuerez de conftruire la mach° ne. , Ce qu’il eft à propos de faire mai” tenant, c'eft la platine : vous chof* Avis. Tome II. PL. 20. Les rare er bn, Le um PRES SURLES EXPÉRIENCES. 47e fair d'un Morceau de blanche » done € fl ne foit point interrompu par dés Deuds; & que les trous ‘par où Paflenr Jes deux vis , feront faits fur jee igne qui coupe à angles droits à fente diamétrale dont je viens de Parler . ;] refte encore quelque chofe aire tant à la boîte qu'à la clefdu : inet ; pour achever complétement OMpe , mais on attendra pour Sela qu'elle foit montée fur fon pied, : Sue le pied de la machine pneu- Matique Loic affez fort pour porter la OMpe , & réfifter aux efforts de ce. A qui fait agir le Piflon, qu'il aie Mlez d’aflietté pour n'être pas faci= *Ment renver(é ; quand au refle, il à fufceptible de toutes lés formes : Lo voudra lui donner, & de tous les Ornements dont on jugera à pro- Pos de lenrichir : je me fuis borné LES CEtte partie, comme dans routes He. 4 néceffaire & àla pro- | Preté F = ho % j'ai trouvé dans cette éco- à pee 7€ Un avantage , qui fe rencon- de R"ÈMent avec un grand appareil ce leces fuperfues. Je veux dire un” M degré géreté, qui per- _Merq, fre de légéreté, qui p tranfporter aifément & fans | Rrij 476 Avis PARTICULIERS embarras, toute la machine, fans em pêcher qu’elle ne foit affez ferme pouf rélifter aux fecoufles ordinaires. T roi montants & deux tablettes, c’eft tout ce que j'employe ordinairement pouË confiruire le pied de la machine fin ple; je vais dire en peu de mots les. proportions que doivent avoir C& cinq pieces. | Chacun des montants À 4; A4 PI, XXI, atrente-cinq ou trente-hi pouces de hauteur & deux pouces en quarré au plus gros ; pour les chañ tourner réguliérement ; il faut prépas rer un calibre avec du carton ou avé un feuillet de bois fort mince; l'appliquer fucceflivement fur les deb côtés oppofés d'une piece de bo” corroyée, pour tracer le profil: l'or, yrier coupera le bois fuivant ce craitsr & ilen fera autant avec un auf calibre fur les deux autres côtés 3 fera bien , en finiffant chaque mof” ceau , d’abattré les deux angles € rérieurs , par un champfrain de dev lignes de largeur , & de laifler les 47 fes vifs à la face intérieure. Il ny a que les deux pieds de de” vant qui foient femblable entre _ Sur Lrs ÉxPÉRIENCES. 477 dans toute leur hauteur , celui de derriere B b, quoique taillé comme Eux, ne monte que jufqu’à la tablette en-bas. La tablette fupérieure C , donton Voit le planencde, eft faité d’un ul morceau qui a feize lignes d'é- Paifleur, & qui eft orné de quelques MOulures tout. autour ; il y a au mi- ieu ,un trou rond dans lequel le Quarré ii, de la pompe doit entrer jufte. Dans cette tablette font affem- lés les deux montants 4, a, &un troi- fième D, qui defcend perpendiculai- tement fur la tablette inférieure & qui sy afflemble aufli. Ce dernier Montant eft pris dans un morceau de ois de quinze lignes d’épaiffeur; ileft arrondi par la face qui regarde le de- Vant de la machine ; l’autre côté qui €ftplat, a trois pouces & demi de lar- Seur, & porte un avant-Corps de qua- We Jivnes d'épaifleur , fur deux pour Ces de Jarge , dont les bords font laillés en queue d’aronde , comme ©n le peut voir en f g. La tablette inférieure E , dont on VOit le planenghh,aun bon pou- dépaifeur, elle a ayfli un trou < 4783 AVIS PARTICULIERS * rond dans lequel doit entrer juffte toute la partie de la pompe qui elè au-deflous de la premiere moulure» & comme il y a fur cétte partie, deu# tirants qui font un peu de faillie » il faut que le trou foit échancrés . pour les laiffer paffer. On voir par las que la diflance entre les deux tablet- tés doit être telle, que la pompe pole fur lune par Ja portée qui eft fous, la moulure d’en-haut , & fur l'autres pie celle qui eft fousla moulure d'en as: & quand à l’écartement que cett® tablette doit faire prendre aux pieds 1] fera fufifant , s’il eft de vingt-deux “pouces pour les deux du devant 4 4» & de quatorze pour celui du derriere à compter dela ligne 4 4... Vous mettrez la longueur de Îa tablette inférieure fuivant le fil du, bois ; & comme les tenons h, k fe rojent trop tranchés, vous y en rap” porterez à bois de fil; ou bien vous” ferez la tablette de trois pieces , 1 rapportant deux morceaux à bois € fil, dans lefquels vous prendrez 1e deux tenons k, k. Tous les tenons du pied doivent être collés & cher villés, & au lieu d’être fimples 08 / SURLESs ExPÉRIENÈES. 479 étroit bien de les faire à fourchette : Mais ce qu'il y a de plus effentiel , USER que l’afflemblage & les trous des Mblettesfoient faits de maniere que + Pompe fe monte bien d’à-plomb , * que les deux tablettes foient. de _ Veau en tous fens, quand le. pied Ta pofé fur un plan horizontal. … Îeft indifpenfable de couvrir le | Pied de la machine pneumatique avec _ Me peinture à l’huile ou avec une … Douleur détrempée au vernis , àcaufe de Peau qui tombe fréquemment def- | US, & qui ne manqueroit pas de pé- _ Métrer bien-tôt dans les affemblages , pourrir ou de faire déjetter les bois, [1 fera fort bien par exemple, en Noir & rouge , toutes les faces exté- Mleures étant de la premiere couleur, | celles du dedans avec les tranches “les moulures diftinguées par la fe- _ Onde; Je Vernifleur n’oubliera pas $e marquer en or les champfrains _ US aux montants, & d’enjoliver le Fe avec quelques ornements. Enfin JUS pourrez faire mettre en bas des Ontants , des chauflons de bronze, Fa On trouve tout faits chez les F'on- "Us, & vous les ferezmettre en cou- " 4$0 AVIS PARTICULIERS leur d’or , comme les confoles de Îa platine, & la poignée de la clef du robinet. | La machine étant placée fur fon pied, arrêtée par les tirants qui tra’ verfent le plateau fous la tablette 1n® férieure, vous y donnerez la derniere … main par l'épreuve fuivante. Mu= » nifez-vous d’une peau de chamof“ paflée à l'huile , qui foit par-tout d’une épaifleur à-peu-près égales & fans gerçures ni trous; coupez en un morceau propre à couv toute la platine ; ouvrez-le miliew par un trou circulaire, qui ait en% M viron 2 pouces de diametre ; mouil*. lez-la bien, & étendez-la de ma niere, que la vis du centre foità-pe près au milieu du trou. Placez fu cette peau l’éprouvette E, PL. X À1 qui confifte en deux petits réci” 4 pients joints enfemble par un robi net, qu'il faut d’abord tenir fermé: mettez de l’eau dans le vafe d’en” baut, & donnez deux ou trois coups de pifton pour raréfier l’air dans c€” lui d’en-bas ; enfuite ouvrez le 10“ binet pour faire pañler de Peau fuf la platine, jufqu'à ce qu'il y 2 se | _SUR LES EXPÉRIENCES. 48r It environ untravers de doigt au-def. sde Ja vis qui fait l'extrémité du ca- 4; & puis ayant fermé le robinet, _pofervez bien s'il ne pañle point de bulles d'air à travers l’eau, & d’où lnnent ces bulles, sil ÿ en a: Lelles fortent autour de la vis, c’eft 1€ marque que la foudure de la ge R à la platine, eft défettueufe, & il faudra la réparer, Si l’air vient Par le canal, c’eft à la clef qu'il faut ET prendre , & vous la retravail- STez avec le fable fin & l’eau de Von ,-jufqu’à ce que, par une pa- fille épreuve , vous foyez für Melle eft fidéle. Mais ‘toutes les “Ois que vous rémettrez la clef du fObinet dans la boëté, ne manquez Pas, de bien effuyer l’une & l'autre dParavant , & de mettre fur la clef, D peu de fuif de chandelle bien ét; en la faifant tourner un peu Un fens & de l’autre, pour étendre * matiere grafle entre les furfa- "S qui fe touchent. Mais ce n'eft point encore allez Me le robinet foit exat & qu'il Uenne contre les efforts de l'air ex« _ Vieur, il faut encore qu'il ne s’en Do oeme. IT. S 482 À VIS PARTICULIERS gliffe point entrele corps du pifton la pompe, tandis qu'on le fait der cendre pour faire le vuide dans leré 4 cipient, & c'eft ce que vous recon” | noîtrez par une feconde épreuve que” voici. Mettez fous le récipient le P tit barometre tronqué dont il € | fait mention , Leçons de Phyfigu? Tome LL, page. 226, qui ef repré” fenté par la figure 14 de la PI. fil Tournez la clef du robinet , pot ouvrir Ja communication entre L pompe & le récipient , & donnt? cinq ou fix coups de pifton, 2 0 que le mercure defcende d’envirof un pouce dans linftrument dé” preuve ; alors fi en faifant defce” dre le pifton lentement, & en Part rétant pendant une demi minute | différents endroits de fon excurfiof vous ne voyez point remontef mercure , mais qu'au contraire il dE meure fixé au degré où vous J'avé fait defcendre, vous pourrez regaf der le piffon-comme étant €%* & il le fera autant qu’il peut l'être. fi en continant de le faire agir, vo pouvez faire defcendre le mercu! C2 1 sur LES EXPÉRIENCES. 489 d'arondes qui font réfervées fur les aces N, N: le bas de cette piece eft Ouvert , pour fervir de moufñle à une Poulie de bois qui a deux pouces ; de iametre , avec deux gorges paralel- les & concentriques qui ne font fé- Parées l’une de l’autre que par une languette fort mince : les joues de Cette poulie , fontun peu bombées du Milieu, pour ne toucher que par cet endroit , les côtés de la moufle : au Milieu de la couliffe qui reçoit la Piece N N, chaque montant eft _ Percé d’une rainure à jour nn, par | laquelle on fait pañfer un petit bou- lon de fer bien arrondi , qui fert d'axe à la poulie. Ce boulon a une tête platte de cuivre tournée en ro- fette , fous laquelle il y a un quarré Qui entre aifément dans la rainure ; Pautre bout eft une vis qu'on reçoit avec un écrou à oreilles, fous le- quel on enfile une autre rofette de “Cuivre mince 3 au moyen de cet äuflement, la double poulie tourne dans fa moufle , & la potence fe xe à telle hauteur que l’on veut dans la couliffe. Au haut de la piece NN, & de chaque côté, eftune poulie 490 Avis PARTICULIERS de renvoi repréfentée plus*en grand en O, & dont je parlerai tout-à heure. : La piece P Q de la potence, 4 environ un pied de longueur, & elle eft coupée en deux parties, dont lune fe replie fur l’autre quand on veut, parle moyen d’une charniere» comme on le peut voir en pq, cela eft commode pour débarraffer le def- fus de la machine pneumatique, fans enlever le rouet ;la partié pq plus mince que lerefte, eft percée à jour: d’une raïnure qui a fix lignes de lar- geur & dans laquelle glifle la piece R; qui porte l'arbre tournant & fa poulie: Cette piece eft moulée en cuivre; elle porte en deffus , & au milieu de fa longueur, un bout de vis gros comme le petit doigt, qui entré avec un quarré à côté , pour em” pêcher qu’elle ne tourne, dans 12 rainure, & qui l’ayant traverfée, € prife par un écrou à oreilles ; al. moyen de quoi l'on arrête tout C£ qui tient à cette piece à tel endroit que l'on veut de la rainure. La vi eft percée fuivant fa longueur, par 0 trou qui a quatre lignes de diametre? & la bride rr qui s'attache fous SUR LES EXPÉRIENCES. 497 Pièce R avec deux vis, eft percée En fon milieu d’un trou de pareille Srandeur, L'arbre tournant S, fixé läns une poulie qui a deux pou- : Ces de diametre , eft reçu entre ces £ux pieces ; il entre de deux lignes feulement dans le trou de la vis, & 1 traverfe & excede d’un bon pouce; . Rbriderr;ily tourne avec liberté, & On a l'attention de réferver une portée 1e part & d'autre , afin que la poulie Nélpuifle ni monter ni defcendre. Vous ferez l'arbre tournant d'un Morceau de cuivre de fonte , que Vous percerez d'abord d'un bout dlPaurre, en le faifant tourner con- tre le foret. Enfuite vous rendrez le Ou quarré, en faifant entrer dedans, dés broches d'acier de cette forme, & en le battant fur un tas où une Enclume, jufqu’à ce qu'il puifle en Tecevoir une qui foit: de même grof- eur d’un bout à l’autre, & dont cha- : Que face , ait une ligne + de largeur. Ous l’arrondirez enfuite fur le tour; ù plaçant les pointes dans les deux Oùts du canal quarré, & vous for- Merez les portées: la partie comprife . (tre elles, fera taillée à pans pout 492 Avis PARTICULITRS recevoir le morceau de bois, dont # vous ferez enfuite la poulie. | La corde fans fin qu'on fait allef avec la grande roue, feraun ganie de foie grofle comme une très-petit£ plume à écrire, elle fe croifera fous la poulie qui eft au bas de la piece N N, fe logera d'un côté dans [8 gorge la plus prochaine du montant F, & de l’autre, dans la gorge qu! avoifine de plus près le montant G H; elle montera de part & d’autre fur l4 poulie de renvoi o, & fe réunir? €n embraflant la poulie de l’arbfé tournant il faut avoir foin de ré. nir les deux bouts de la corde, de fa” çon, qu'elle ne devienne pas plus grofle en cetendroit, qu’elle ne l’€ ailleurs ; & pour qu’elle ne gêné point les poulies , & qu’elle ne foit point fujerte à fortir de leurs gorges» vous aurez foin, qu’en montant para Jellement à la face & aux côté de la pieceNN,elle trouve la poulie de ren? voi dansle même plan, & qu’en fortanf de celle-ci avec une dire@ion para” lelle à la piece PQ, elle y rencon” tre la poulie de l’arbre tournant. Ch2 cune des poulies de renvoi, eft mon” A « SUR LES EXPÉRIENCES. 403 Ke comme on le voit en O, dans Un petit chaffis fait avec des lames € cuivre, & qui s'attache avec deux clous d’épingle , ou’avec deux vis 0 bois; comme la poulie qui eft au as de la piece N Na deux gorges, corde montante d’un côté , fe louve un peu plus réculée, que . € l’autre ; il faut y avoir égard, en Plaçant les poulies de renvoi, Si l’on fe repréfente maintenant, le rouet aforti de toutes ces pieces , attaché au pied de la machine, Comme on le peut voir par la figure, Qui fait voir la machine de profil PI, XXI.on comprendra aifément, que la &rande roue en tournant, doit com- Muniquer par la eorde fans fin & par es poulies, à l’arbre tournant de la Piece R , un mouvement de rotation autant plus rapide, que cette roue Urpafle en diametre, la poulie de Cet arbre; & que fi l’on joint une Uge de métal à cet arbre, en l’en- Sageant par un bout dans fon trou Quarré, & en l’y retenant avecune vis € preflion comme S ou s, cette tige Participera au même mouvement ; on. feulement elle , mais tout ce 494 AVIS PARTICULIERS | qu’on y voudra attacher. Il ne s'agit 4 plusque de faire paller la tige T, dans | le récipient de telle façon, que fes mouvements ne petmettent point # Pair extérieur de s’y introduire. , Pour cet effet, on fe fert d'un f€° cipient qui a par en haut un go lot ouvert comme pour y pañler doigt , fur lequel on attache avé du maftic, une virole de cuivit qui a un fond un peu épais, percé au milieu & taraudé pour recevoir la vis d’une boîte à cuirs. Cet inftru*. ment qu'on fait couler en cuisié en donnant un modele de bois 4 fondeur, eft un cylindre creux qÜ’ a dix à douze lignes de diametre inté rieurement, fur un pouce de hauteufs avec un fond qui porte une vis! groffe comme le petit doigt. Cette b0* te fe ferme par le haut, avecun cOW vercle à vis qui entre.dedans, & donf le bord un peu faillant eft godronn® tout autour. Ce couvercle, ainfi qué la vis u, eft percé au milieu, poË donner pañfage à une tige ronde de | métal, groffe comme une plume? écrire, Avant que d'y faire entié£ cette tige, on remplit la boîte, ainf 14 SUR LES EXPÉRIENCES, 405 que le couvercle, avec des rondel- es de cuir de buffle, qu’on a laifé … tremper pendant quelque temps, dans _ Un mélange de fuif fondu avec par- Ue égale d'huile d'olives, & au cen- tre defquelles on a fait un trou avec Un poinçon ; quand ces cuirs font bien preflés avec le couvercle , on fait pafler la tige de métal au travers de la boîte , & au moyen de ces cuirs Sras qui la ferrent fur une longueur b … d’un bon pouce, fi elle eft bien ronde. & cylindrique , elle y peut tour- her & glifler , fans que l'air pañle … €ntr'elle & les cuirs. Je fuppofe donc qu’on ait viflé une boîte à cuirs fur la virole du réci- pient , en enfermant entre l’une & autre un anneau de cuir gras, pour Tendre la jon@ion plus exaéte ; on €ra pafler la tige T au travers; & on engagera le bout &qui eft quarré < un peut en dépouille, dans l’ar- te tournant s ; au-deflous du quarré On fera bien de fouder une rofette e cuivre tournée, fous laquelle on Cbflera un cuir gras , afin que la tige REpuiffe pas defcendre , & que l'air SXtérieur ne puifle point s’infinuer = 496 Avis PARTICULIERS dans la boîte ; la partie de la tige qui tournera dans les cuirs, doit être bien ronde ; on limera le refte en uarré , & tout ce qu'on enfilerä eflus , s’y arrêtera avec une vis de preflion. Qaand on ne fait point ufage du rouet , & que la tige de la boite à cuirs eff menée à la main, foit qué fon mouvement fe fafle en tournants foit qu'il fe fafle de haut en bass i il faut rapporter au bout d’en-hauts un anneau Ÿ de fonte qu’on limé proprement , & qui fe monte à vis Le bout d’en-bas porte un quarré & quelques filets de vis, pour y joindfé une pince, .un crochet, ou quelqué autre inftrument, qu’on y arrête avé£ un écrou; & afin que la tige en gl fant d’un bout à l’autre dans la boîte? foit toujours également ferrée parle cuirs , On la fait d’un gros fil de laff ton paflé à la filicre, Quand on n’a point de mouvé ments à faire dans le vuide, il fau employer des récipients dont le haï° foit terminé. par un bouton creu*? comme À; cela diminue un peu . s° 2 ers? prix , parce qu'ils en font plus 1e ais SUR LES EXPÉRIENCES. 497. Mais on a encore la commodité d’y … fufpendre facilement tout ce que l'on M. Veut, en engageant dans la gorge,un ouchon de liege qui porte un cro- bn Cher. Mn Tous les récipients, tant grands que petits, foit à goulot, foit à bouton, M doivent avoir au-deflous de cette À ae la forme d’une voûte qui ne …— loit point trop fur-baiffée : on fera le corps du vaiffeau cylindrique , & le bord fera dreflé avec du fablon k & de l’eau fur une plaque de mé-. | tal bien droite & bien unie; on en …_ trouvera aifément de fer coulé qui he feront point cheres : au défaut n d’une plaque de métal, on pourra fe fervir du revers d’une table demarbre. … Les récipients de machines pneu- «_ Matiques fe font en verre ou en cryf- … Al; ceux-ci font préférables aux pre- Miers ; on en fera fufhfamment af- _ forti pour les expériences ordinai- tes, fil’onen a feulement deux, tant à bouton qu'à goulot, fur les me- üres fuivantes, qu’on ne doit pren- re que pour des à-peu-pres , Parce que cela fufht, & parce quon # auroit beaucoup de peine, fur-tout Tome LL, Het 498 A VIS PARTICULIERS pour les épaifleurs, à les faire exé- cuter à la rigueur aux Verreries. D; Hauteur fous le . | Diametre, Poutan ; Épaifeur. pouces. pouces. lignes. 4 De... EN NS LE ts DRE RE Oise les LATE ous s10... let . LRU, CPR Zx LEO ll 3... sSdéas derte side 2: Ces dimenfions pour les capacités mont paru les plus convenables ; mais fi par extraordinaire, on avoit à befoin d’un vaifleau beaucoup plus rand , il ne faudroit pas regarder les its de la platine comme un obita’ cle invincible ; il fufhroit d’y aflu- jétir le bord du récipient qui pofé deffus, le refte du vaiffeau pourroit € devenant plus haut que les autres » augmenter aufli de largeur. ai encore plufeurs chofes à dire touchant les machines qui affortiflent la pompe pneumatique, mais jen parlerai à mefure que les expériences, M fuivantes m'en fourniront l’occafon; J'ajouterai feulement encore ici que # n n n SUR LES EXPÉRIENCES. 03 | jui à quatorze ou quinze pouces de \érueur far dix-huit ou vingt lignes A damette ; il eft renflé par le bas, 1 un goulot far lequel eft maf- | gatce une virole de cuivre avecun "nd un. peu fort. Ce fond eft percé U milieu & taraudé pour recevoir un Obinet C qui s’y joint pélMune vis. | Sur ce trou qui reçoit le robinet, on | proudé un ajutage de trois pouces : de “auteur , & dont lorifice a près une ligne de diametre. Le canal | Re robiner eft prolongé par un tuyau © de laiton ou de ferblanc, quia pt à huit pouces de longueur, & qui € joint à vis, avec une afliette qui -Preffe un cuir gras, comme le robi- - het en prefle un autre contre Île Ond de ja virole, afin que l’airne | Uiffe point entrer par ces jon@ions. Le tuyau B étant ôté, je vifle le fObinet au centre de la platine de à machine pneumatique , affez avant Our qu'iltouche les cuirs mouillés, À je fais le vuide dans le tube 4; € ferme le robinet C, & j'enléve Ja Piece, pour y remettre le tuyau B, que je plonge dans un grand gobe- €t plein d’eau claire ; alors J ouvre “robinet, & l’on voit Peau du go- - $04 Avis PARTICULIERS | belet s'élever dansletube 4,en forme de jet & retomber toute laiteufe, & pleine de petites bulles d'air, danf Ja partie renfiée. Cette eau fort En M fuite, par un petit trou fait au fonc M de la virole, à côté de l’ajutage » que le robinet tient fermé avec cuir gras@qu'ilprefle, pendant Lex " Quand on veut couperune pom ou une tranche de navet, pa preffion de l’air extérieur, ül garnir le petit récipient qui 4€ Ouvert par .en-haut , avec ui virole de cuivre dont le bord f° | périeur foit tranchant ; & couper” pomme en deux moitiés pour les 42° pliquer deflus l’une après l'autre | LA vefie tendue fur le récipient” | manque fouvent de crever, pal I. Se&ion. que BR | faut lle échappe à la ligature ; po PL. IL Fig. faire cette expérience avec fuccés’ M | il faut choilir une veflle mince" (celle de porc eft très-convenable/ W en choilir un morceau qui n’ait 4 | cun ou, & affez large pour débof” w der le récipient de trois doigts tOLM autour ; le mouiller , l’étendre fur JE bords du vailleau, & le lier au cor . AE ” mé À 52 EE É = À—- SUR LES ÆXPÉRIENCES. Sor avec une ficelle fine; qui fafle au M Moins cinq à fix tours, & que l’on » ferrera leplus qu’on poura avant de la … ou le fecond tour de la fifcelle , de “ürerles bords de la veflie, äfin qu’elle …loit bien tendue : & tandis qu'elle » la rabattte & la prefer avec le plat de “la main fur les bords du vaifleau, afin “qu'elle s’y colle. … Au moment de l'expérience , fi . lon s’apperçoit que la veflie ne foit K pes bien feche, 1l fra à propos de a préfenter au feu ou aux rayons du foleil ; & fi malgré ces précautions, elle rardoit trop à crever, on la fera Partir en donnant un petit coup au “milieu avec le doit : le récipient qui “fert àcette expérience ne doit point « AVOir moins que quatre à cinq pouces de diametre , pour bien faire, - Si l’on fait caffer un morceau de Vitre arrondi, il faut interpofer fur es bords du récipient, un anneau Ce peau de chamois mouillé , ‘afin qu'il s'y joigne plus exa@tement : on 'oubliera point de couvrir le bout 4 canal qui eft au centre de la pla- Tome II, Vy 4 . fera encore toute mouillée, il faut … nouer ; ayant foin, après le premier \ S06 Avis PARTICULIERS : tine avec l’ofercule dont jai fait mention dans les Avis fur la feconde Lecon, pag 36. de peur qu'iln'yentre … quelque petits éclats de verre, qui … pourroient gâter le robinet; & il fera prudent de jetter un mouchoir ou ineferviette fur le morceau de vitre; pour contenir les morceaux quand 1l viendra à fe rompre. | "ET k “ Seconde Expérience. _——— Trfera aflez difficile de fe procu- LL x. rer un fyphonde- huit pieds de hau« Leo teur, tel que celui que j'ai décrit PI Fge. dans la préparation de cette expés M ‘ rience ; & en fuppofant qu'on le u puiffe avoir, il fera fort en rifque de fe cafler par en-bas, lorfqu’on Paur : rempli de mercure. Dans une école publique, il faudra fe contenter de donner à cet inftrument trois pieds % de hauteur , & .de réduire la co" lonne d’air interceptée dans la petité … branche à la moitié de fon volumes par une colonne de mercure de 2 pouces : alors il fuffira qu’il foit de J2 grofleur des tubes à barometres, qu’il foit attaché fur une planche SUR LEs-ExPÉRIENCES. 507 dont la longueur foit divifée par pouces. Troifieme Expérience. —…._ LA préparation de cette expérience 5 ….cft fuffifamment expliquée dans l'en- Leçon. « dioit cité en marge ; j'obferverai "pion feulement , que la planche fur la- 7 quelle eft attachée le barometre , doit … être extrêmement mince & lé- … gere, pour m'être point fujette à fe renverfer ; on pourroit même sen pañler, & marquerfeulement avec un fil lié autour du tube, l’endroit où s’eft fixé le mercure, au commen- cement de l'expérience, Quatrieme Expérience, … C’Esr au Chaudronnier à Préparer = n ceshémifpheresayec du cuivre rouge ;, ,#. d’une épaifleur convenable à leur 1: Sacs. grandeur; enfuite les bords étant bien Ÿ S re Figa dreffés, on foude à l’un des deux - avec la foudure d’étain, un anneau » plac, large de feptà huit lignes, fondu en cuivre jaune & drefté fur le tour & à la lime , avec une rainure CITCUs laire fur une de fes faces , dans la- Vvij \ $08 AvVis$ PARTICULIERS quelle on fera entrer les bords de l’'hémifphere. . ‘2100 Ces deux calotes feront percées au milieu de leur convexité, l’une our recevoir le bouton avec l'an: neau de fufpenfion, l’autre pour fe joindre au robinet ; mais comme ces, deux parties ont de grands efforts à foutenir , il fera bon d’augmentef leur épaifleur , par deux pieces de » métal rivées & foudées à l’étain;lune féra placée en dedans pour fervir de contre-rivure au bouton ; l’autre s’attachera en dehors, pour fervif d’écrou à la vis du robinet, & fa face circulaire fera bien dreflée & couverte d’un anneau de cuir gras afin qu'il $ y joigne exaétement. Cinquieme Expérience, =. Quorqu'on puifle faire cette expé- x. rienceavec les hémifpheres de la pré- Lion cédente & un grand récipient, il fera PI. il Fi. cependant plus commode d’y en em AE ployer qui n'aient que trois pouces ou trois pouces + de diametre : quan on les aura attachés enfemble, pa quelques coups de pifton, on fermerä & l'on déviflera le robinet, jufqu’à SUR EËS EXPÉRIENCES, $O9 ce qu'il ne tienne plus à la machine | pneumatique que par les derniers pas | de vis quifont tranchés par deuxrar | nures, comme je lui dit, page 471: — Alors il nempèchera pas, que la poin- pe ne tire l’air du récipient dont on aura couvert les hémifphers ; quant “ à la boîte à cuirs, j'en ai donné la - conftrudtion ci-deflus , page 494. Ces hémifpheres grands & petits … feront beaucoup mieux*sils font … peints à l'huile , ou avec quelque À … vernis coloré ; tant par dedans que . par dehors, excepté la face de l’an- neau plat, fur laquelle s’applique le cuir mouillé. | S1 vous vouléz prouver par l'ex- Périence qui eft rapportée dans l'ex--, -plication de celle-ci, que la raré- 7. sea. pe. fa@ion de l'air dans le récipient eft HE Fee 13: » proportionnelle au rapport qu'il y a entre la capacité de ce vailleau & celle de la pompe, voici quelques “ Avis que vous pourrez fuivre pour la «préparer. Faites un barometre fimple, . comme celui dont j'ai donné la conf- trution , dans les Avis fur la fep- tieme Leçon page 307. & montez le de la maniere fuivante. V v ii $s10 Avis PARTICULIERS Ayez une platine ronde de cui- yre bien dreflée , d’une bonne li- gne d'épaifleur & de trois pouces de diamètre; percez-la au milieu & fou- dez-y une virole ronde d’un pouce de hauteur, capable de recevoir un tube de barometre, & un peu évafée par en-haut; ajoutez un demi-cercle plat & concentrique, dont les deux bouts fe replient pour joindre la vi role, comme il elt repréfenté par !€ plan, en 4 Fig. 2: & que le tout foit bien foudé. Cette efpece d’embois ture recevra un morceau de bois léger BC, qui aura une face platté d'un pouce + de large, dans toute fa hauteur avec uñe rainure au mi lieu, pour loger en partie le tube du barometre; le refte fera arrondi en des mi-cylinde paren-bas, & aminci ef” fuite de plus en plus jufqu'en haut: Ayant arrêté cette piece dans fon emboiture avec trois ou quatre clotf d’épingle, vous diviferez la face qui c droite par pouces jufqu’au nombre de 30 que vous numéroterez, en com” mençant à les compter de la lignf D d, ou fera le niveau du merculé dans le culot ; cette graduation sur LES EXPÉRIENCES. Sir marquera, ou fur un papier blanc que vous collerez au bois, ou fur une impreflion de blanc détrempé à la colle; après cela, vous y pla- | cerez le barometre, en faifantpafler le tube par-deflous la platine, dans Ja virole du centre, & vous l’arrêtrez dans la rainure avec deux ou trois liens de fil de laiton recuit, que vous ferez pañler à travers Je bois, & que vous tortillerez par-derriere.: &c afin que l'air ne puifle point paffer entre la virole& letube, vous profiterez de l'évafement, pour y faire entrer de la cire molle. Pour l'expérience dont il s’agit, vous ferez choix d’un récipient af- fez ouvert par en-haut, pour que le culot D puifle y pañler aifément , & dont la capacité foit dans un rap- port connu avec celle de la pompe; fuppofez,par exemple,que vous vou- liez les deux capacités égales ; vous commencerez par reconnoître celle de la pompe, en verfant de l’eau de- dans par le canal du'robinet, autant qu’elle en peut contenir lorfque le Piflon eft totalement abaïflé , & en la mefurant enfuite. Vous ferez paf- Vviv 1! Le S12 AVIS PARTICULIERS fer cette quantité d’eau, ou une fem- blable dans différents récipients, juf- qu’à cé que vous en trouviez un qui la contiennent à peine, ou qui foit méme Un peu trop petit pour la con- tenir; & quand il fera plein, vous y plongerez encore un culot bouché, : femblable à D, qui en fera fortir’ une partie. Quoique le vaifleau foit ouvert des deux côtés, il contien- dra l’eau que vous y mettrez , fi vous faites tenir fon bord d’en-bas appuyé fur la platine de la macMine pneu- matique couverte de fon cuir movillé. Quand vous aurez ainf la quar- tité d’eau jufte , que le récipient peut contenir , dédu@ion faite de celle dont le culot D ou un volume équi- valent tient la place, vous la ferez couler dans la machine pneumatique en abaïflant peu à peu le pifton, juf- qu'à ce que tout y foit entré, & vous placerez fous Pétrier,quelque bout de planche qui lPempêche de defcen- dre plus bas ; alors vous ferez für qu’à chaque coûp de pifton que vous donnerez en faifant votre expérience, Ja capacité de la pompe fera égale 4 celle du récipient : vous parvien- De USE = h, sur LES ExPÉRTENCES, Si9 M. Le robinet reçoit par en-haut , un Rautage L, qui s’y joint encore à viss h® avec un cuir interpofé : fon ca- Mnal & le trou diamétral de fa clef font gros comme pour y per une plume à écrire ; il en eft de même de l’ajutage, excepté l’orifice , qui n’a pas tout-à-fait une ligne de diame- tre. h. Si l’on n’eft point à portée d'un Mhabile Chaudronnier, qui fache exé- ÉCuter en cuivre ce que je viens de prefcrire, on s’aidera d’un Fer- | blantier, qui fera le corps de la fon- taine de trois pieces, fçavoir , deux «Calotes M, N,& une virole coni- que P, qu'il foudera folidement. Il by joindra un pied compofé d’une - Virole O, & d’une patte emboutie, » dont Je bord fera fortifié par un cer- . Cle de fil de fer, qu’il renfermera : il foudera en k, la piece 7, & le refte fe fera comme je l'ai dit ci-deflus. Si l’on fait la fontaine en ferblanc , faut y employer les feuilles les plus … lortes | & la tenir plus petite que . Celle qu’on feroit en cuivre ; de crain- | te qu'elle ne créve quand l'air y fera Ortement condenfé. Il faudra déco- L $20 Avis PARTICULIERS rer ce vaiffeau d’une peinture à l’huf le , ou le faire pañler par lesmains du Verniffeur. La pompe avec laquelle on com- prime lair dans la fontaine , après AUDE y a mis de l’eau , eft de cuivre ondu fur un modele en bois : on l’& Jaife en dedans & on la tourne paf dehors comme celle de la machine pneumatique, pag. 447 &' fuir. ON lui donne treize pouces de longueuf fur un pouce de diametre intérieure- ment : Jalaifoir peut être fait d’un feul morceau d'acier foudé au bout d’une tige de fer. 3 Cette pompe a un couvercle qui fe met à vis, & qui eft percé au mir lieu,pour laiffer paffer la queue du pif ton, laquelle eft une tige de fer rondes avec un manche de tarriere. Le corp du pifton fe fait comme celui dela machine pneumatique: quand il € tiré jufqu’en haut du corps. de por pe; il y aau-deffous de lui un trot de foret par lequel l'air extérieur doff entrer librement; le bas de la pompes a un fond foudé à foudure forte, al deffous duquel eft un bout de vis qui doit entrer, comme l’ajutage , dansJ£ robinet? SUR LES ExPÉRIENCES, $2r » robinet ; le fond & la vis repréfentés | plus en grand à la lettre Q , font per- Cés d’un trou qui a une ligne de - diametre, & le bout de la vis qui eft limé à plat, eft couvert d’une petite bande de vellie rabattue de deux - Une gorge, afin que cela n’excede . Point les filets de la vis. Cette bande de veflie ainf placée, & re- nouvellée de temps en temps, fert de foupape ; elle permet à l'air foulé par a pompe d'entrer par le canal du _Tobinet dans la fontaine, & elle l’em- | pe de revenir , quand on releve pifton. … On commence donc par mettre de tiers de fa capacité ; On y joint en- - fuite le robinet avec fon canal; on viffe la pompe au robinet, & en rete- - hant la patte de la fontaine avec les deux pieds, on tire & l’on abaifle al- ‘ternativement le pifton , ayant foin qu'il touche à chaque fois le couver- “cle d’en-haut & le fond d’en-bas , & - En faifant ces deux mouvements bien + d'à-plomb, pourne point fatiguer les . Endroits par où toutes ces pieces font Tome IL, X x Côtés & liée avec un fil fin dans. l'eau dans la fontaine jufqu’aux deux ” 6. PS EN SU $22 AVIS PARTICULIERS jointes : après cela on ferme le robi- net , on enleve la pompe, on met €f fa place l’ajutage L, & puis on ouvre le robinet pour donner iflue au jet d’eau. | Septieme Expérience. —. CE qu'on appelle arquebufe, fufils a e . Ou canne à vent efttoujours un inftru- ï. Sion, ment qui fert à faire partir une balle Pl 17, Fig, ouune cave de plomb par le moyen < d’une bouffée d’air qu’on a fortement comprimé : les ouvriers, fur-tout en Allemagne , en fe piquant d'émula- tion, ont mis beaucoup de différen- ces dans la conftrudtion de cette ef- pece d'arme, qui eft plus curieulé ‘awutile ; je ne m’arrêterai point à | Pire connoître toutes ces variétés : je remplirai ma tâche en décrivant avec un peu plus de détail que je ñn£ J'ai fait dans la dixieme Leçon, l'a : quebufe à vent de la feptieme Expé” | rience, & en y ajoutant la maniere de la conftruire. ; * Toute perfonne qui fauratravail- ler & fouder les meta@x en général» poura entreprendre de OUEN 1854 corps de cet inftrument , dontla Hg * LS - . gueur en totalité, avec une queue : - Aa, de deux pouces. Il a deux par-. ties AB, & BC, que vous ferez fé- SUR LES EXPÉRIENCES, $25 6. repréfente l’enfemble ; mais pour . le mettre en bois, pour y ajufter la Platine , & les autres garnitures , je crois qu’on fera mieux d'employer la main d’un bon Arquebufier, que de l'entreprendre foi-même , fi l'on ne s’eft pointexercé auparavant dansces fortes d'ouvrages. Le canon extérieur AC, a deux Pieds huit pouces & demi de lon- Parément, & que vous joindrez en- . femble-par une foudure : la premiere eft longue de quatre pouces, & fe fait en cuivre de fonte avec fa queue; la féconde a huit pouces & demi, & fe fait en laiton. Vous ferez la partie « AB , de deux Coquilles D, E, que vous ferez fon- dre fur des modeles de bois & que Vous fouderez l’une fur l'autre pour de faire qu’une feule piece, comme , quand vous aurez façonné le de- dans, & que vous y aurez placé ce Quelle doit contenir. Vous réferve- Tez fur le modéle trois petites mafle- te, e, dont vous aurez befoin pour X 1} S24 AVIS PARTICULIERS recevoir des vis ; & autour des échan- crures qui font au milieu de la lon- gueur , vous laiflerez de part & d’au- tre fur un efpace quarré , aflez de matiere, pour que ces deux parties diamétralement oppofées puiffent s'applanir à la lime, {ans atteindre le rond ; au modele de ja piece E, vous laifferez affez d’épaiffeur pour que lé: chancrure prenne deflus; & à celui * de la piece D, vous laiflerez en de- dans une petite mafle d, dont vous ferez une couliffe en queue d’aronde pourrecevoir la queue d’une foupape:. Vous ferez fondre encore fur un modele , une autre piece G, que le Fondeur fera venir creufe, en met- tant dans la direction Gg , un no$au gros comme le doigt ; cette piece portera au milieu de {a longueur,deux parties cylindriques diamétralement oppofées, de neuflignes de longueuf chacune , fur huit lignes de diametre: Cette piece eft deflinée à faire Ja boîte & le canal d’un robinet don la clef aura dix lignes de diametre par le plus gros bout & huit par le plus petit; vous prendrez donc vos mefu- res pour qu'il refle £ de lignes, 0 - ; E | | . | SUR LES EXPÉRIENCES, ças une ligne + d’épaifleur à cette piece, quand elle fera alaifée ; & quand à fa longueur , elle doit traverfer la piece F, & l’afleurer d’un côté & de l’au- tre, | Faites dans les deux parties cylin- drique À, k,un trou de trois lignes de diametre en fuivant leur axe , & en paffant par celui de la piece Gg; alors vous tournerez ces deux parties entre deux pointes , & la partieGg, fur une broche de bois dur ; & quand vous aurez dreflé les deux bouts de celle-ci, vous formerez a l’un & à l’autre, un drageoiïr d’une ligne de profondeur. | Vous dreflerez pareillement les fa- ces des deux petits cylindres ; vous réduirez la groffeur de l’un des deux à » fix lignes de diametre , & vous pren- drez fur le bout, un tenon foft court & une petite portée. Vous laifferez à l’autre toute la groffeur qu'il peut avoir étant tourné ; mais lorfqu’il fera hors de deflus le tour vous agran- direz fon trou avec un équarrifloir qui ait peu de dépouille , & vous l’ajufterez à la groffeur du petit ca- non, qui y. fera foudé ; enfin vous S26 Avis PARTICULIERS S finirez à la lime , les endroits qui n'auront pas pu fe façonner fur le tour. | Vous ajufterez & vous fouderez à foudure forte au bout &, une piece de cuivre y , groffe comme lui , dont la longueur fafle un angle droit avec la fienne, & qui s’éleve de quelques Lignes moins haut que la piece G£5 vous percerez par en-haut ce petit montant , en y faifant un trou de trois lignes de diametre qui commu- nique avec celui du cylindre ke vous le Continuerez jufqu’en bas, pat un trou qui foit une fois plus petit; vous dreflerez bien le bout d’en-hauts & vous l’arrondirez extérieurement en y faifant un bifeau ; par en-bas, vous y ferez un tenon , & une por- tée à niveau de la boîte G g : voyez la coupe de toutes ces pieces affem- blées ,en H Vous préparerez enfuite une virole de cuivre foudée à foudure forte, qui ait un pouce de diametre extérieure- ment ; fur huit lignes de longueur , & ui porte en detane , des filets de vis dE bout à l’autre: vous drefferez à la lime le gros bout de la piece E , de _ sur LES EXPÉRIENCES. So ) maniere qu’il foit dans un plan incli- né d'environ dix degrés a l'axe de cette piece afflemblée avec D. Caril faut que la pompe qui viendra s’ap- . puyer contre cette face, ait à-peu- ës cette inclinaifon, voyez a À B.. r ne ferez donc la place de la virole au bout de la piece Ë, conformé- ment , à cette intention & vous ferez en forte que fon bord aflleure le fien. | L Vous ajufterez pareïllement Ja boi- te Gg, dans les échancrures de la piece E, & vous la ferez defcendre afez bas pour qu’elle touche bien le fond , car cela eft effentiel ; vous fe- piece, le tenon du petit canal montant y, & vous ajufterez en i, le petit ca- non du fufñl, celui quidoit porter Ja balle. CR. | Lepetit canondoit avoir vingt-huit | pouces = de longueur, par confé— _Quentil faut Jui en donner vingt-neu à caufe de la foudure ; vous prendrez | pr le faire ,une bande de laiton. en unie, & ui ait par-tOutune demi- ligne d'épaifieur; vous en drefferez bien les bords, & vous la plicrez, rez auffi paffer à travers cette même : 528 AVIS PARTICULIERS fur une verge de fer bien cylindri- que & bien droite de quatre lignes 4 de diametre ; vous la ferrerez de trois pouces en trois pouces avec des li - gatures de fil de fer fin & bien rez cuit, pour la fouder avec la four dufe d'argent. Après cette opération, vous ferez pafler d’un bout à l'autre à plufieurs reprifes, une queue de rat emmañ” chée d’un gros fil de fer, pour Ôtef les gouttes , ou les petites inégali- tés, que la foudure auroit pu pro’ duire ; enfuite avec un baguette de bois, tendre fendue par le bout, afin quelle fañe reflort, & de la ponce ou du fablon détrempé avec de l’eau, vousacheverez de bien nétoyéf le dedans ; & quand vous l'aurez layé & efluyé, vousle perfe&ionnerez dé la mantere fuivante. Ayez une verge de fer (elle vau” droit mieux fi elle étoit d'acier bien unie & bien calibrée, de ligne 4 de diametre, mais un peu en dé? pouille par un bout; faites-la entré” de trois ou quatre pouces, dans un des bouts du canon, & ayant pofé cetté partie fur un tas ou fur un enclu” meatl . SUR LES EXPÉRIENCES, 533 pouces de longueur, d’un calibre un peu plus gros qué le petit canon, _ afin que les balles y pañlent avec eaucoup de liberté ; il faut qu'il _foit fermé & arrondi par les deux bouts avec une ouverture ronde à - chacun de $ lignes de diametre, & » oppoféesentr'elles, c’eft-ä-dire, que - l’une foit tournée à droite, quand l'autre eft à gauche ; ce tuyau fera limé plat aux dépens de fon Éépaif- fur, en fuivant le plan d'une de fes ouvertures, pours'appliquer fous le fufil qui eft auffi limé plat en cet en- droit pour le recevoir; vous le pla- cerez de maniere que l’une de fes ou- Vertures s’abouche exadtement avec .: trou K , & vous l’arrêterez dans cette pofition avec deux attaches fou- dées l’une au bout , l’autre fur le côté aux deux petites mañes réfer- vées ene &-en o , dans lefquelles vous tarauderez des trous pour deux peti- “tes vis. Ce canal eft fait pour rece- “voir des balles de calibre, & les con- duire dans le robinet; ainf vous don- erez un peu d'évafement & de pente à l'entrée du trou K , afin que cela fe Re fans obftacle, Si vous fuppofez | Y yii $34 AVIS PARTICULIERS ja foupape remife à fa place, la Fig: 2 , repréfente l’état a@uel du fu par la coupe fuivant l'axe : & il ne s’agit plus que de finir le robinet en ÿ plaçant la clef. : Cette clef eft un morceau de cui- vre de fonte R, tourné fur un a%€ de fer qui y eft foudé, & qui n’y en” tre que de la profondeur de quati£ lignes. La partie qui eft dehors; € un cylindre long de À de pouces fur quatre lignes de diametre, & Pon a pris deflus un quatré qui a auffi qua tre lignes de longueur. Vous ajufte=, rez la clef du robinet dans fa boite, comme je l'ai enfeigné précédem- ment pour la machine pneumatique pag. 465.& quand elle le fera à-pet près, vous y ferez un trou diamétral | capable de recevoir une balle dec | libre ; vous le placerez de maniere wil fe rencontre dans la dire@t0® u petit canon, quand on fera tOuf ner la clef ; & que fes deux embol” chures répondent à deux faces opp9 fées du quarré de l’axe. 20h Quand le trou de la clef fera pie” ébarbé , & qu’elle fera prefque entier rement ajuftée , vous la remettrez SUR LES EXPÉRIENCES. $3$ le tour; & vous réglerez fa longueur de façon , que fes deux faces aflleu- rent depart & d’autre , le fond-des drageoirs, que. vous avez faits aux bords de!la boite IGg: vous creufe- . . rezde plus fur la plüs petite des deux faces, une cavité ‘circulaire de fix lignes de diametre, d’une ligne de profondeur, & dont le fond foit droit, avec un trousau centre gros comme une plume à: écrire, qui communi- que avec le grand trou diamétral , 1 & qui Loit frailé à fon embouchure, . Vous y placerez une cheville de cui- vre, qui glifle aifément fuivant fa - Iôngueur, mais dont la tête noyée - dans la fraifure ne lui permette pas - - de pañfer outre ; vous laifferez débor- . der l’autre bout d’une demie ligne . dans le trou diamétral, & vous le taillerez avec la lime conformément _ à la partie du trou oùileft, en adou- _ciffant bienlesangles de façon qu’une balle , en traverfang la clef, ne foit point arrètée parçette petite piece, mais qu'elle la repoufle feulement. La clef étant donc finie de tout Point, vous lamettrez dans fa boîte, après lavoir graiflée avec un peu de | Y yiv $36 Avis PARTICULIERS fuif ; vous enfilerez fur l’axe, une pla- tine de quivre dreflée & arrondie fur le tour , & de grandeur à entrer jufte & à remplir le drageoir avec un petit bifeau, fur lequel vous rabaterez le cuivre de la boîte, avec un repouf- foir d'acier trempé & en frappant à petits coups : & de temps en temps vous ferez tourner la clef, pour voif fi elle n’eft point gênée. Vous couvrirez de même l’autre face de la clef; maisamparavantyous placerez la petite cheville , & par= deflus , un foible reflort de cuivre écroui ou d’acier, dont vous éprou- verez l'effet avant que de l’enfermêt à demeure : il faut qu’une balle de plomb roulant du canal p dans la clef, foit arrêtée au milieu du trou diamétral par la preffion de la che- ville ; mais qu’elle pale outre quan on la pouffera un peu. Quand vous aurez mis le fufil en _cet état, vous pourrez le limer exté- rieurement , enlever la matiere inu- tile , façonner & polir tout ce qui doit paroiître hors du bois, aprés quoi vous ferez la pompe & fa fou- pape, SUR LES EXPÉRIENCES, 537 La pompe Q , Fig. 3. eft un tuyau cylindrique de quatorze pouces de longueur fur neuflignes de diametre; elle peut être indifiéremment de fer ou de cuivre de fonte , pourvu qu’elle foit bien alaifée & réduite à l’épaiffeur d’une bonne demie ligne ; pour être plus légére. Le corps du pifton qui adeux pouces de longueur, eft fait de plufeurs rondelles de cuir de vache corroyé, enflées fur une » rise quarrée r, entre deux platines de cuivre un peu plus petites, & dont . Ja derniere fe met avis. Le refte dela tige , eft une lame de fer qui a fix lignes de large fur deux d'épaifleur; elle eft terminée par une partie ronde avec un bouton plat, & par une ef- pece de collet dont je parlerai bien- RtOt. “ Au bout de la pompe eft foudée À foudure forte , une piece de cuivre _ fondue furun modele, dont S TY, repréfentent la coupe fuivant l'axe ; oh y peut diftinguer trois parties ; la premiere S ou s, eft une vis qui a fon écrou dans la virole qui eft foudée . dans le gros bout du fufil. La fecon- . deT, eflune mafñe coupée quarré- tre :.yx “: Server 538 ÀÂvrs PARTICULIERS ment au-deffous de la vis,pour fervir de portée , & que l’on couvre de lufieurs anneaux de cuirs , afin que FE n'y P point pafler ; dans cette mafle eft un trou conique ,. qui à quatre lignes de hauteur , fept lignes de diametre au plus large , & trois + au plus étroit ; il faut qu'il foit fraifé avec foin , & l’on fera bien d’y ajuf- ter un cône tronqué de cuivre, & de roder l’un dans l’autre avec de Îa ponce & de l’eau, comme les clefs de robinets. Après cette cavité, il refte un fond plat, qui a au centre un trou de deux lignes de diametre. Au-deffous de cette feconde partie ; il y en a une troilieme, qui eft évi- dée cylindriquement , qui embrafie Ja pompe & qui s’y foude. Cette pie- ce efttaillée à pans parle dehors, afin qu’on puiffe la faifir plus facilement . pour la vifler au fufil. La foupapee un cône tronqué x, formé avec des rondelles de cuir corroyé, & enfilées, fur un axe de cuivre, plus gros paf -en-bas que dans le refle de fa lon-. gueur ,avec une portée ; & ellesfont preffées par une rondelle de euivi£ qui fe metavis. Ces rondelles de cuif sUuR LESEXPÉRIENCES, $39 doivent être arrondies fur le tour, abreuvées de matieres grafles , pref- fiées & moulées, pour ainfi dire, dans la cavité qu’elles doivent remplir. Le bout de l’axe, par en-bas, eft limé plat, afin que l’air foulé par fa pompe pañle par les deux côtés pour foule ver la foupape; l'autre bout qui eft plus menu,eft rond & glife librement dans un trou qui traverfe la bride X. Cette bride eft une lame de cuivre pliée d’équerre par les deux bouts, & arrétée par deux petites vis dont | Jes têtes font limées après coup, conformément aux filets EEE in- terrompent ; entre cette ride &.le deflus de la foupape , on enferme un reffort à boudin, fait d’un fil de laiton, qui la contient & qui Ja repoulle à fa place après qu'elle a été foulevée. Voyez la coupe de Venfemble à la lettre Y. KIA ai dit ci-devant, que la tige du pifton qui eftenr , eftune lame de fer de fix lignes de largeur ; elle a ent,une partie cylindrique qui a huit lignes de; longueur fur quatié de dia- metre , au deflous de la eft un bouton plat; Ja tige glifle d'un bout $40 AvrS PARTICULIERS . à l’autre dans une piece de cuivre Z'; _ qui a fept lignes d’épaifleur, & qui entre des deux tiers dans le bout de la pompe ; elle a deux fortes oreilles, par lefquelles elle s'attache avec des vis au bout de la croffe du fufil. L'ouverture qui donne pañfage à la tige platte, eft arrondie au milieu Pour recevoir la partie cylindrique f, ce qui arrive quand le piflon eft ar- tivé au haut de la pompe ; alors ef faifant un quart de tour, la tige fe trouve retenue, & le piflon contri- bue avec la foupape à contenir l'air qui eft foulé. | Au-deflous du bouton plat, il y 4 encore une partie, cylindrique de $ à 6 lignes de diametre; fur la moi- tié de fa longueur, qui a un demi pouce, elle eft applatie à la lime‘des _ deux côtés , de forte qu’il ne lui refte que le tiers de fon Épaifleur , dans cet endroit-là : on fait pañler le tout à travers une bande de fer» , élevée de trois lignes au milieu , & percée d’un trourond qui communique avec une rainure dans laquelle on fait en- trer le colet plat, & l’on ferme le trou rond avec un tourniquet ; of : | | | L | | SUR LES EXPÉRIENCES, $f4r . met les deux pieds fur les deux bouts de la piece », où l’on a ainfi engagé le bour de la tige du piffon , & avec les deux mains on fait monter & defz cendre la pompe qui eft jointe au _ fuñl, Chaque fois que le piton fe . trouve en-bas, il entre de nouvel air _ dansla pompe, par un trou qui et à deux pouces & demi près du bout, . & le coup de pe le pouffe dans l'intérieur du ufil , où ileft retenû par les foupapes. - Alors fi l’on tourne la clef du ro- binet de maniere qu’elle puiflerece- _ voir une balle du canal p, & qu’en. fuite en lui faifant faire un quart de tour, on mette fon trou diämétral dans la direttion du petit canon, il ne faudra plus que foulever la foupape L, avec une petite cheville de cui- vre placée en / ; l'air condenfé entre les deux canons s’échappera par le _ canal montant y , & fera partir la bal. le : il faut que la cheville L , foit bien ajuftée , dans la partie inférieure de ce canal, & qu’elle foit toujours frottée d'huile, afin que l'air ne fe perde point par-là, | Tour cela peut fe faire, comme on _Voit, fans que le fufil foit misen bois, » $42 AVIS PARTICULIERS & le Phyficien a remplifa tâche quand ill'a mis en cet état ; mais cet inftru“ ment fera bien plus agréable & bien plus commode, s’il eft monté propre: ment, & aflorti de certaines pieces » qui prennent & placent lesballes avec juftefle , & qui faffent jouer la fou- pape L, avec une telle économie; ue l'air une fois condenfé dans lin- térieur du fufil, fufife pour chafler fucceffivement dix où douze balles: coîMme cela ne peut fe faire que pa unemain déja exercée dans larque- buferie , j'indiquerai feulement ce qu'il faut faire , fans m’arrêter à dire en détail , comment il faut s'y pren- dre pour l’exécuter. On choifira un morceau de bois de noyer bien fain & bien doux; quiait les dimenfions convenables3 on percera pour loger la pompe» toute la partie qui eft deftinée à faire la croffe , & dans l’autre partie, On fera entrer le gros canon jufqu’au nf veau de fon axe: le fufil fera attaché fur fon bois 1°. parles trois attaches f,f; fs 2°. par une vis qui le pre” dra en-deflous , & qui aura fon écrot dans la petite mañe réfervée en D; sur LES EXPÉRIENCES, $47 * La platine s'attache au fufl, ‘par une vis qui traverfe tout le bois, & qui trouvé fon écrou en £ 3 elle tient encore par J’axe de la clef du robi- net, qui après l'avoir traverfée , reçoit la platine de batterie fur fon quarré , avec une Vis qui lPy re- tient. | Afn que les balles foient toujours de.calibre , il faut avoir un moule ‘pour les fondre, & avoir foin de les bien ébarber avant de s’en fervir ; on fera bien aufli de pañer de temps en temps un peu d'huile dans le pe- tit canon avec un linge fin attaché au bout d’une baguette. À propos de baguette , fi l’on en veut une au fufil , il faudra que le bout {e détourne un peu, pour paf- fer à côté du canal, p, qui contient les balles ; elle fe placera du refte &c s'attachera comme aux fufils ordinai- res, Fin du Tome fecond, Z 25 RS RAS SL 7 ADMIN TT € FILTRE RONNEE EN EN APTE ON MERE PURE NN IE —s— _ 548 | OK NOOONOINONOIENONORAOK TABLE DES MATIERES Contenues dans ce fecond Volume. TROISIEME PARTIE. CONTENANT des avis particu- liers [ur les Expériences des Leçons de Phyfique. Avis concernant la premiere Leçon. A VIS fer. la premiere Section. page 1e Premiere expérience. bide Seconde expérience, Se Troifieme expérience, 6. Quatrieme expérience. 13. . Avis fur la feconde Section, ibid, Premiere expérience, ibid, Seconde expérience. 16. Troifieme expérience. 17. Avis fur la trôifieme Section. 18, Premiere expérience. ibid, Seconde expérience. 23. Avyrs concernant la feconde Legçom Avis fur la premiere Section, 314 Premiere expérience. bd, Seconde expérience. 34: # € #. __ DES MATIERES. .$49 Troifieme expérience. 36. f Quatrieme expérience. 38. Avis fur La feconde Sellion. 42à Premiere expérience. ibid. Seconde expérience. 49. Troifieme expérience, $2« Ayzrs concernant la troifieme Leçons Avis fur la premiere Seélion. 614 Premiere expérience, 62. Anis fur la feconde Section. 66. Avis fur l'Ariicle I. de la rroifieme Selhion. 8 1a Premiere expérience, 1hid, - Seconde expérience. 85. Troifieme expérience. 91e Avis fur l'Article 1L. de la troilieme Seblion, 98: Premiere expérience. 1bid. Seconde expérience. 108. Troifieme expérience, I1IT+ Ars concernant la Quatrieme Leçon, _ ‘Auis fur La premiere Setlion. 114 Premiere expérience, 1hd. ” Seconde expérience. 115 Troifieme expérience. 119. Avis fur La feconde Sellion. 111+ Premiere expérience. 244, Deuxieme & troifieme expériences. 123e Avis fur la troifieme Scélion. 125. Expériences fur le choc des corps. 1bid. Avzs concernant La cinquieme Leçon, Avis fur La premiere Section, 145$ Premiere expérience. 7bid, Seconde expérience, 148. Troifieme expérience. 152. Quatrieme expérience, 157e Cinquieme expérience. 160, Avis fur La feconde Sebtion, 17%» AUTRE 12 5$0 Sr ABLE Premiere expérience, bide Seconde expérience. 179. Troifieme expérience, 181. Quatrieme expérience. 183. Cinquieme expérience. 194. Sixieme & feptieme expériences. 205. Ars concernant la fixieme Leçons Avis fur la premiere Seétion, 210. Premiere expérience. 1bid. Seconde expérience. 212. Troifieme expérience. 214. Quatrieme & cinquieme expériences. 219» Sixieme expérience, 220. Avis fur le I. Article de la feconde Settion. 225° Premiere expérience, ibid. ‘Seconde expérience. 228. Mroifieme expérience. 131. Quatrieme expérience, 240. Aruis fur le II. Article de la féconde Seélion. 256 Cinquieme ‘expérience. ibid, Ayzs concernant la feptieme Leçons Avis fur la premiere Section. 263. Premiere expérience. 1b2d. Seconde expérience. 268. Troifieme expérience. 272. -Cinquieme expérience. 276 Sixieme ‘expérience, 277e Septieme expérience. 280. Modèles des pompes foulantes, 288. Avis fur la feconde Settion. 198. Premiere expérience. 1bide Seconde expérience. 300: fs Expérience relative à la deuxieme prop° tion, 301+ Troifieme expérience. 303 ny: LT Quatrieme & cinquieme expériencese ibid ; Hé Cet “ea a + < = ve 2 F £ + , . Û SREe DES MATIERES, : Conftruction du barometre fimple, 307. Barometre à cadran, 315 Barometre portatif. 319. Sixieme & feptieme expériences, 322e Huitieme expérience. 323 Modeles des pompe afpirantes & foulantes,325a Modele de la pômpe des Prétres, 3314 Neuvieme expérience, 34 1e Dikieme expérience. 342. Orizieme expérience. 343 Douzieme expérience. 344. Avyzs concernant la huitieme Leçons . Avis fur la troifieme Seélion. 35 2e + Premiere expérience. ibid. | Seconde expérience. 353e » Troifieme expérience. 360- | Quatrieme expérience. 362 . Cinquieme expérience. 363e » Sixieme expériences 364 » Septieme expérience. 366. | Huirieme expérience. 368 Neuvieme expérience. 369+ Dixieme expérience ; conftruction des aréome“ tres. 2414, Ayzs concernant l'appendice, fur les cubes capillaires © fur les caufes de La fluidité & de la folidité des corps | Avis fur le I. Article. 378« Avis fur le IL, Arricke. 380. Premiere expérience. ibid Seconde expérience. 381. Ar rs concernant la neuvieme Leçon: Avis [ur la premiere Seétion. 384. remiere & deuxieme expériences, hid« roifieme, quatrieme & cinquieme exp. 3903 Manivelles fimples & coudées, 393» oi Re y DAY ke él =, né Ë SE. CR ae { ÈT s” \ t » +1 J 1 “: M F z ji RAT EPL 2 | n a . Sixieme & feptieme expériences. 397% . Huitieme & neuvieme expériences, 3984 TABLE Conftruction des balances. 3994 Avis fur les poulies. 402. Dixieme expésicnce, 5x, Onzieme expérience. 404. . Douzieme expérience, 405: Tréizieme expérience, 412: Avis fur les roues, Remarques, fur le treuil , le grue , &C, 417. Avis fur la féconde Seétion, &2Te Premiere expérience. * bic Sur ie coin contüdéré conime ue M: compcfie de plans: ne nie 45 0e Seconde expérience. (1 Sur les vis de différent esefs (nec < Sistemc expériençe. 443: AV:S CONCEFRANE la d'xieme Legole Auis fr la premiere S Seftion, 446. Premiere exyériences 7h jai Confruétion dé la macbie pneumati d'u feul sorps de pompe, 447. cabeftan ; Je 494 De 355 ,° Premiere, fecoñde & diète sxpér. 44e Mrs fur la srafiemé Seétion. 442 Quatrieme & cinquieme expériences. bide ECS ‘ La hin8 Préparation de es boites À cuirs, 494 Ja Proportions des récipients propres à ? affortir machine pneumatique, 49% Secoñce expérience. 06. Troifieme Enpérience 507 Quacrieme expérience, id. Cinaquisme expérience, 508 Sixiime expérience, {16 Serrieme expériente, 522 Cosfrufion du fufil à vent. 1b1de Pia de lé rable du ‘Tome feconés DES (HXPERIENCI see st en NE /NC/G NEA À] FO: Nr- x J tnt SR 7 / Nwy ge © A (CENT ? ke (Ce + ® Si nn