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Rafael BUONO-CORE VARAS (Ed.), Semanas de Estudios romanos. XIII. Valparaiso, Pontificia Universidad Católica, Ediciones universitarias, 2006. 1 vol. [Reseña]

Álvarez Melero, Anthony

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L'antiquité classique Rafael Buono-Core Varas (Ed.), Semanas de Estudios romanos . XIII., 2006 Anthony Alvarez Melero Citer ce document / Cite this document : Alvarez Melero Anthony. Rafael Buono-Core Varas (Ed.), Semanas de Estudios romanos . XIII., 2006. In: L'antiquité classique, Tome 77, 2008. pp. 868-869; https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_2008_num_77_1_3731_t20_0868_0000_1 Fichier pdf généré le 16/07/2018 868 COMPTES RENDUS Rafael BUONO-CORE VARAS (Ed.), Semanas de Estudios romanos. XIII. Valparaiso, Pontificia Universidad Católica, Ediciones universitarias, 2006. 1 vol. 17,5 x 24 cm, 296 p., 5 fig. ISSN 0716-6214. Depuis quelques années, un rapide coup d’œil aux différents annuaires bibliographiques permet à quiconque de s’apercevoir de la croissance progressive et constante du nombre des publications en langue espagnole. Celles-ci, de plus en plus diffusées et aux qualités souvent indéniables, attestent de la meilleure manière qui soit de la vitalité des études classiques dans le monde hispanophone. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas de la péninsule ibérique que nous provient cet ouvrage mais du Chili. Il s’agit d’un volume (le treizième de la série) rassemblant quinze contributions de savants sud-américains mais aussi européens réunis sur les bords de l’Océan Pacifique à l’institut d’histoire de la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso sis à Viña del Mar (dans la banlieue Nord de la métropole chilienne) à l’occasion de la vingt-et-unième édition des « Semanas de estudios romanos », organisée entre le 26 et le 29 octobre 2004. Ces rencontres, ayant le monde romain pour dénominateur commun, furent organisées sur base annuelle dès 1973, jusque 1983, date à partir de laquelle ils devinrent bisannuels (les dernières en date eurent lieu entre les 3 et 6 octobre 2006). Les actes furent publiés pour la première fois en 1977 et ils n’ont cessé de paraître de façon régulière depuis lors. C’est au dernier tome paru à ce jour que nous prêterons notre attention. Après les clichés présentant les intervenants et les lieux de réunion suivent les textes (dont certains, rédigés en 1988 et en 2002, ont été eux aussi insérés dans le présent volume) qui sont tous présentés en espagnol, voire en traduction castillane (p. 11-280). Ils sont classés suivant l’époque sur laquelle portent les communications, en veillant de cette façon à respecter la chronologie. Ainsi, mis à part l’introduction de M. Verstraete qui s’attarde sur le concept de « classique » des origines à l’Europe chrétienne, toutes les autres interventions sont donc rangées suivant ce critère : les relations d’U. Laffi et de R. Buono-Core (ayant pour thème respectivement la colonisation romaine sous la République et l’activité politique d’Hannibal à l’époque de la deuxième guerre punique) sont les premières de l’ouvrage tandis que C.A. Disandro clôt celui-ci par son exposé (prononcé en 1988 en réalité) sur les hymnes latins d’Hildegarde de Bingen, au XIIe siècle. Ainsi classées, toutes les contributions (exceptées celles d’U. Laffi, de J. González Fernández et de F. Hubeñak) sont précédées d’un résumé en espagnol et/ou en anglais (voire en français, comme dans le cas de J.M. Roddaz). Manquent à ce volume les exposés de G. Albanese, d’A. Bancalari, de N. Cruz, de M. Cubillos et de J. Marín, comme il ressort de l’examen de la « Lectionum omnium tabula pro annis MMIV » (p. 291- 292). Enfin, avant cela, aux pages 283-287, figurent les biographies de quelques-uns des participants à ces journées d’étude. Ce volume, le treizième d’une série qu’il serait agréable de voir se poursuivre ces prochaines décennies, est l’instrument idéal pour découvrir et prendre connaissance de la production scientifique relative à l’Antiquité classique en provenance d’Amérique latine, très souvent difficile d’accès dans nos bibliothèques. De plus, les « Semanas de estudios romanos » sont à chaque fois l’occasion rêvée de réunir des savants venus de tous les horizons. D’après les informations fournies dans cet ouvrage, nous savons que se rendirent à Viña del Mar en 2004 des chercheurs originaires non seulement du sous-continent sud-américain, COMPTES RENDUS 869 qu’ils soient du Chili (R. Buono-Core Vargas, G. Grammatico), d’Argentine (C. Ames, H. F. Bauzá, C. A. Disandro, F. Hubeñak, M. C. Lucero, M. E. Pareti, M. Verstraete) ou du Brésil (F. Marshall) mais aussi du Vieux Continent : Allemagne (J. Rüpke), France (M. Roddaz), Espagne (J. González Fernández) et Italie (U. Laffi). Cette liste atteste de l’universalisation des études classiques, comme en témoignent aussi, par exemple, certains des chercheurs venus compléter leur formation en Europe. Ainsi donc, Viña del Mar, en dépit de circonstances parfois difficiles, constitue un phare de la romanité (prise au sens large) en Amérique du Sud qui, par son dynamisme et la qualité des interventions, ouvrira, osons l’espérer, de nouvelles perspectives pour nos études en ces terres lointaines. Nous ne pouvons que nous en réjouir. Anthony ALVAREZ MELERO