Dictionnaire des jardiniers ...Tome Huitieme
Full text
a
ve
MOUV
#
TIONNAIRE
DES
LARDINTERS.
CONTENANT
les
Méthodes
les
plus
sâres
et
les
plus
modernes
pour
cultiver
et
améliorer
les
Jardins
poragers,
à
fruits,
à
fleurs
»
€t
les
Pépimieres
;
ainsi
que
pour
réformer
les
anciennes
pratiques
d'Agriculture
:
avec
des
MOYENS
nous
veaux
de
faire
et
conserver
le
Win
;
suivant
les
procédés
actuellement
en
Usage
parmi
les
Vignerons
les
plus
insiruits
de
plusieurs
Pays
de
l'Europe
;
et
ds
lequel
on
donne
des
Préceptes
pour
multiplier
et
faire
prospérer
tous
Les
Objets
soumis
à
l'Agriculture
»
,
ct
la
maniere
d
employer
toutes
sortes
de
Bois
de
Charpente.
Ouvrace
traduit
de
lAnglois,
sur
la
huitieme
Edition
DE
Puizipre
MILLER.
PAR
UNE
SOCIÈTÉ
DEGENS
DE
LETTRES
DÉDIÉ
A
MONSIEUR
permettre
TOME
HUITIEME.
=
0
=
AMAAMNNSNSSS
SSS
&
THATIHINIE
HABITENT
4
#7
A
DARTS,
Cr
GUILLOT,
Libraire
de
MONSIEUR,
rue
S.-
Jacques,
vis-à-vis
celle
des
Mathurins.
NS
58.
FIONNAIRE
D
ES
JARDINIERS.
VIN
VicNe.
Voyez
Viriss
VIGNE
SAUVAGE,
ox
MO-
RELLE
GRIMPANTE,
Vey.
So-
LANUM
Durcamira.
VIGNESAUVAGE.
ÿ:
Cesu,
VIGNE
VIERGE.
Voy.
SoLA-
NUM
DULCAMARA.
“
VIGNE
BLANCHE,
COULEU-
VRÉE,
04
BRIONNE.
J.
Brvo-
NIA
ALBA,
L.
VINo
où
(LIQUEUR
VINEUSE,
5
pe
vin
est
üne
rose
:
agréable
et
spiritueuse
,
tirée
des
végétaux
fermentés.
Le
caractere
propre
au
vin,
fütvant
BOERRHAAVE
,
ést
que
1a
préinière
chose
qu'il
produit
par
ed.
distillation
est
un
fluide
léger
,
Bras
,
inflammable
,
etc.,
set
espribæ
et
en
Cela
il
est
distingué
Altre
classe
de
sucs
végé-
taux
feriehtés,
qui
,
‘comme
Ie
vinaigre
,
ae
d’abord
,
à
lien
Tome
VIEIL,
“
volatil
et
inflammable
;
d'esprit,
un
acide
non-inflammable,
Pour
faire
du
vin
,
il
est
très.
avantageux
d’avoir
beaucoup
de
connoïssances-sur
la
fermentation,
Voici
comme:BOERRHAAVE
lex-
plique
et
laodéfinit:
5-40
118
Laférméntation
estunchangement
produit
dans
les
corps
végétaux
par
Île
moyen
d’un
mouvement
tn-
time
qu'ils
éprouvent.
Au
moyen
de
ce
changement;
à
partie,
qui
s’en
élève
d'abord
para
difilltion,
est
un
fluide
chaud,
transparént
;
qui
peut
se
mêler
avec
l’eau
;
ou
bien
une
liqueur
légere,
acide,
;
transparente,
moins
volatile;
nôn-inflammäble
;
et
capable
dééndre
le
feu.
La
liqueur,
obtenueparlemoyen
de
Ia
fermentation,
est
appelée
lé:
gere
,
parce
que
rien
ne
paroît
plus
atténué
et
plus
léger
que
Pesprit
des
végétaux
fermentés
;
acide
,
parce
qu’elle
agit
presque
comme
Je
feu
,
quand
elle
est
appliquée
sur
la
fangüe
ou
autres:
parties
du
COTps
;
volatile
;
;
parce
qu'il
ny
À
8
VIN
Quelques-uns
de
ces
sucs
végétaux
peuvent
avoir
naturellement
cette
consistance
3
mais
ceux
qui
sont
plus
épais
ne
fermenteront
pas
ai-
sément
:
et,
s'ils
sont
plus
légers,
ils
ne
fourniront
qu'un
esprit
foible.
Aïnsi,
pour
faire
fermenter
Îe
su-
cre,
Où
quelque
syrop,
on.
les
dé-
laye
d’abord
avec
de
l'eau,
comme
nous
Pavons
dit
den
,
et
l’on
ÿ
ajoûte
ensuite
de
la
lie
pour
hâter
et
favoriser
[a
fermentation,
Les
sujets
de
la
quatrieme
classe,
qui
sont
les
sucs
frais
préparés
et
les
larmes
spontanées
des
végétaux,
sont
si
éloignés
d'exiger
des
fer-
mens
,
qu'il
est
souvent
très-
diff-
cile
d'arrêter
Ja
fermentation
qui
so
enempare
naturellement
;
surtout
si
la
saison
est
chaude,
ét
que
ces
sucs
soient
riches
:
ils
n’auroient
besoin
tout
au
plus
,
si
le
teims
étoit
froïd
,
que
d’être
mis
dans
un
lieu
chaud
pour
travailler,
Lessujets
dela
cinquieme
classe,
qui
sont
les
sucs
des
végétaux
pré-
parés
où
épaissis
.
n'exigent
aucun
ferment
en
été,
et
très-
peu
en
hi-
ver,
pour
travailler:
car
moins
d’une
once
de
lie
suffit
sur
vingt
pintes
de
liqueur
préparée
dans
la
saison
la
plus
froïde;
maïs
,
dans
des
pays
chauds
,
ou
dans
une
saison
brü-
Jante
,
ces
sucs
préparés,
et
sur-
tout
le
sucre,
sujets
:
à
on
dans
une
fermen-
tation
trop
violente
,
qui
par
cette
neaux
dans
un
lieu
chaud,
sont
d'eux
-
mêmes.
VIN
raison
doit
être
tempérée
par
des
moyens
contraires.
Tous
les
végétaux
des
différentes
classes,
destinés
à
la
fermentation,
et
préparés
pour
cela
fuivant
e
méthode
précédente,
doivent
être
mis
ensemble,
avec
leurs
fermens,
dans
des
tonneaux
de
Chêne
déjà
imbibés
d’une
liqueur
fermentée,
semblable
,
ou
de
quelques
autres
composées
de
parties
subtiles
et
pénétrantes.
En
couvrant
fépère-
ment
le
trou
du
bondon
avec
une
toile
mince,
et
en
tenant
ces
ton-
la
li-
queur
fermentera,
On
couvre
légèrement,
comme
nous
venons
de
Île
dire,
le
trou
‘du
tonneau
,
pour
que
lair
puisse
y
passer
librement
du
dedans
au
dehors
et
du
dehors
au
dedans.
On
emploie
de
préférence
pour
_
cela
des
vâses
de
bois.,.
parce
que
Ton
aremarquéque
Ja
fermentation
sy
faisoit
beaucoup
mieux
que,
dans
ceux
de
terre
ou
de
verre,
On
se
sert
cependant
quelquefois
devâses
de
verre,
afin
de
pouvoir
observer
ce
phénomene
à
travers
leurs
parois.
-
—
L’art
donne
le
premier
mounve.
ment
à
Ja
fermentation
;
mais
la
Nature
leffectue.
Quand
un
corps
fermentescible,
suivant
ce
qui
vient
d'être
dit
,
est
mais
dans
un
fort
väse
der
verre
avet
une
VIN
2e
‘üne
certaine
Quantité
de
ferment
:
3
et
5
dans.
un
lieu
chaud
;
“1°.
Le
corps
entier
dela.
Peur
‘commence
bientôt
à
à
s
étendre
,
à
s'élever
.et.
à
se
raréfier,
On
voit
monter
au
sommet
du
vâse
de
pe-
tites
bouteilles
qui
se
crevent
avec
bruit,
et
forment
une
écume
:
alors
la.
Fee
de-transparente
qw’elle
toit
auparavant
,
devient
trouble,
et
I
s’y
forme
une
émotion
intes-
tine,
violente.et
continue.
2°..Les.:
émanations
que
Ja
fer-
mentation
produit,
paroïssent
être
inf
iniment
élastiques,
et
leur
émo.
tion
est
très
-
violente,
Il
pourroit
certainemént
en
résulter
des
effets
terribles
et
surprenans
:
car,
si
lon
renfermoit,
pendant
quelques
;
jours
chauds
de
Pautomne,
cent
pintes
de
moût
dans
un
tonneau
de
Chêne
dont
les
douilles
auroïent
plus
d’un
pouce
d'é
épaisseur,
quand
même
il
seroit
garni
de
cercles
de
fer,
la
liqueur
n’en
travailleroïit
pasmoins;
et,
malgré
sa
résistance
et
sa
soli-
dité,
le
tonneau
creveroit
et
Occa=
sionneroït
une
explosion
aussi
forte
que
celle
d’un
coup
de
canon.
Aussi
lon
conserve
le
sin
nou-
veau
dans
son
état
de
moût
,
en
le
…
mettant
dans
des
tonneaux
très.
forts,
mais
petits,
et
bien
reliés
de
:
tous
côtés.
Par
ce
moyen,
ces
tonneau
résistent
à
la
fermenta-
tion
jusquà
ce
que
le
vin
soit
en
surmoët.
S'il
arrivoit
qu'il
recom-
Tome
VII,
talement,
-
VIN
|
no)
mençät
à
fermenter
de.
nouveau
,
la
seûle
maniere
et
la
plus
prompte
de
l'arrêter
seroit
de
faire
usage
de
fumée
de
soufre
,
où
de
quel-
qu'autre
chose
de
même
nature.
Sansa
connoïssance
de
cette
pro-
priété
.de
[a
fumée
du
soufre,
des
Marchands
et
Taverniers
essuie
roient
de
grands
dommages
para
rupture:de
leurs
tonneaux,
Lors.
que
la
fiqueur
travaille,
soit
par
quelqu’altération
de
l'air
ou
par
d’autres
accidens
,
et
qu’elle
com-
mence
à
fermenter
de
nouveau,
ils
mettent
dans
le
tonneau
un
peu
de
soufre
commun
ou
une
mèche
allumée
,
et
ils
Ia
Jaïssent
brüler
au-dessus
du
vin.
Par
ce
moyen,
ce
vin
,
qui
étoit
prêt
à
faire
sau-
ter
les
cercles
,
se
calme
:
et
sa
fermentation
s’appaise
aussi
promp-
tement
que
lémotion
du
sucre
bouïllant
,
lorsqu'on
y
jette
une
cuillerée
d'huile,
3°.
Ii
se
forme
une
peau
épaisse
ou
croûte
sur
la
surface
,
à
tra-
vers
laquelle
sort
continuellement
une
matiere
élastique
produite
par
la
fermentation.
Cette
croûte
pa-
roit
être
la
cause
principale
de.
la
fermentation
;
car
elle
retient
en
dedans
la
partie
PARUS
de
Ja
liqueur
,
et
l'empêche
de
s'évapo-
rer.
En
la
cassant
souvent,
on
suspend
Ja
fermentation
,
et
en
l'6-
tant
tout-à-fait
on
peut
Parrèter
tO=
B
î
10
VIN
4°,
Cette
peau
ou
croûte,
que
nous
appelons
feurs
ou
lies
s’'atté-
fue
par
dégré
,
et
se
précipite
au
fond
de’
la
liqueur
;
aloïs
on
Ii.
donne
le
nom
de
faces
OÙ
77470
A
près
cette
précipitation,
de
fluide
qui
shrnâge
devient
sur-le-champ
transparènt,
cesse
de
siMèér
et
de
Bouïllonner
,
prend
un
goût
et
une
odeur
vineuse
,
devient
pé-
hétrant,
piquant
et
spiritueux
avec
un
mélange
d’acidité
et
de
dou-
ceut
;
et
cette
liqueur
est
alors
un
se
Vire
On
ne
doit
pas
de
trop
près,
pi
trop
respirer
la
vapeur
qui
s’éleve
de
Ja
liqueur
pendant
sa
fermentation,
parce
qu’elle
est
fort
dangereuses
;.et
,
si
elle
m'est
pas.
ee
elle
pent
au
moins
eccasionner
des
apoplexies
et
des:
paralysies,
On
cite
dans
les
Transac-
tions
des
exemples
de
personnes
14
qui.
ont.été
frappées
de
mort
su-
bite,
pour
avoir
respité
la
:
vapeur
de
gros
tonneaux
remplis.
de
vin
qui
étoit
en
fermentation.
Après
cela
a
tonneau
est
bien
fermé,
lorsque
la
fermentation
de
Ja
liqueur
est
arrétée
,
elle
commen-
cera
à
se
perfectionner
et
à
se
di-
gérer
SUT
585
propres
lies
OU
marcs,
qu'elle
consumera
à
la
fin:
alors
on
dit
communément
que
le
vin
com-
mence
à
muürir.
Cette
lie
s'attache
ensuite
aux
parois
du
tonneau,
et
VIN
ÿ
prend
Ja
forme
d'un
sel
esceme
tiel
que
Pon
homme
rartre,
Le
téms
qu’il
faut
à
la
fermen:
tation
,
‘pour
parcourir
tous
ses
pés
s
riodes,
differe
,
suivant
la
matiere
du
sujet,
{à
saïson
de
l'année,
a
nature
du
Heu,
et
d’autres
circons-
_tances
:
maïs
on
connoît
qu'elle
est
parfaitement
accomplie
par
les
dif-
férens
phénomènes
que
Yon
vient
de
rapporter.
Ausst-tôt
que
les
fleurs
sont
|
tombées
au
fond,
il
faut
bBondonner
les
tonneaux
;
sans
quoi,
la
parie
volatile
s’évaporeroit,
ét
la
liqueur
fermentée
devyiendroit
plate
«
et
in-
sipide.
|
On
doit
fa
tenir
dans
cet
état
pendant
quelques
semaines
dans
un
lieu
frais,
pour
Ja
rendre
forte,
plus
liquide,
et
afin
que,
pendant
ce
tems,
elle
consuine
ses
pro-
pres
fes
,
qui
sont
remplies
de:parties
subtiles
‘et.
spiritueuses,
Cétte
liqueur
devient
alors
moël-
leuse',
et
perd
toute
son
acidité
en
déposant
son
tartre,
Plus
long
tems
cette
liqueur
est
conservée
dans
un
endroit
frais,
plus
elle
acquiert
de
force,
et
plus
elle
produit
d'esprit
dans
la
dis
lation.
La
dreche,
par
nou-
vellement
Brassée*,
ne
produit
qu'une
petite
quantité
d'esprit.
ir
Hammable
;
maïs
si
on
la
laisse
dans
Te
tonneau
jusqu’à
ce
di
elle
soit
devenué
chaire
,
ce
qui
exige
quel-
iqueS
semaines
,
elle
en
fournit
une
plus
grande
quantité
:
mais,
pour
éviter
la
dépense
des
tonneaux,
on
ne
garde
pas
long-tems
la
dreche
brassée
pour
en
faire
de
l’ean-de-
vie
,
et
on
la
passe
tout
de
suite
à
lFalembie.
D'après
ces
observations,
nous
concluons
que
les
liqueurs
vi-
meuses
vieilles
sont
plus
fortes
et
plus
enivrantes
que
les
nouvelles.
Effets
physiques
Les
propriétés
physiques
d’une
Tiqueur
vineuse,
et
préparée
de
{a
maniere
susdite,
sont:
19,
D'enivrer
quand
on
en.
Doi
avec
excès
;
et
ik
ny
a
que
les
li-
.queurs
fermentées
qui
aient
vraï-
_iment
cette
propricté.
5
Car,
si
Von
man
geoit
une
grande
quantité
de
raisins,
et
si
l’on
buyoit
beaucoup
de
moût,
on
se
donneroîit
certainement
un
couts
de
ventre
,
maïs
on
ne
s’enivreroit
pas.
De
mè-
me,
si
l’on
buvoit
du
moût
debierre
avec
excès,
ou
une
infusion
de
drè.
che,
onseroïit
attaqué
d’un
vomisse-
ment
ou
d’un
flux
violent;
maïs
on
_
nauroit
aucuns
symptômes
‘d'i-
vresse.
L'action
de
la
Mandragore
,
dela
Ciguë
,
de
'Opium,
etc.,
estplu-
tôt
der
gourdir,
que
d’enivrer,
et
Pivresséest.
bien
différente
de
Ia
stupéfaction,.
Une
dose:
L
7
forte
de
quan
VIN
vineuses
enivre
un
homme;
le
rend
vif,
joyeux,
le
dispose
à
chanter,
à
danser
,
et
le
rend
de
bonne
hu-
meur:
cependant
cet
effet
n'est
pas
durable
;
maïs
si
Pivresse
est
vio-
lente,
cet
honime
devient
furieux,
tombe
dans
le
délire
,
et
périt
quel-
quefois
ensuite,
|
-
L'Opium
,
au-lieu
de
produire
ces
effets
,
donne
au
contraire
un
x
sommeil
profond
;
et
si
lon
en
prend
à
trop
forte
dose,
on
meurt
dans
un
état
de
léthargie.
|
-
29,Levina
la
facuhéd’échanfer
le
corps.
Rien
ne
paroît
devoir
tant
rafraichir
que
les
Groseïlles
;
cepen-
dant
la
liqueur
que
l’on
en
extrait
est
fort
échauffante.
H
en
est
de
inême
des
Cerises
et
de
tous
les
corps
susceptibles
de
fermentation,
si
froids
qu'ils
puissent
être
>
Pour
vi
qu'ils
soient
ee
en
_
Vi=
HERBE.
A
32.
Îre
est
mme,
et
mis=
cible
avec
l'eau.
4°.
I
contient
du
tartre
,
qui
se
produit
après
que
la
fermentation
est
passée.
Ce
tartre
est
le
sel
essen-
tiel
des
végétaux
dont
on
fait
usage:
il
differe
des
les
ou
marcs,
en
ce
qu'il
est
dissoluble,
et
que
par
la
distillation
l’on
en
tire
une
eau,
üñ
esprit,
deux
sortes
d'huiles
,unsel
alkalin
,
et
de
la
terre.
Tousles
vé-
gétaux
fermentés
produisent
ce
tar-
tre;
Le
moûc
rend
un
sel
sucré
et
point.
detartremais,
au
bout
de
Br
Cp
UN
‘six
mois
,
il
donne
un
tarte
‘net
-qui
paroït
être
l'effet
d’une
fermen-
tätion
parfaite,
et
qui
ne
peut
être
obtenu
que
de
cette
maniere.
9.
Tne
retientnt
la
couleur,
ni
le
goûr,nil’odeur
du
yégétalavecle-
quel
1lest
fait,
Nous
voyons,
par
exemple
,
le
Romarin
produire
une
eau
qui
n’a
aucun
rapport
avec
la
piante.,
avant
qu'elle
ait
fermenté,
Be
même,
le
miel,
la
dreche;,
les
syrops,
le
sucre,
etc,
donnent
par
da
distillation
des
esprits
parfaite-
ment
semblables.
|
re
Les
Raïsins
qui,
dans
quelques
pays
,
sont
aussi
doux
que
le
miel;
ainsi
que
leur
moût
avant
la
fermen-
tation
,
produisent.
cependant
un
vin
QuE
na
que-peu
ou
point
de
douceur,
et
qui,
au
contraire,
a
quelquefois
un
certain
dégré
d’aci-
dité.
On
ne
ctoiroit
pas
que
le
vin
du
Rhin
est
fait
avec
un.
Raisin
très-
a
est
doux
;
et
l'odeur
en
est
à
peine
sensible,
avant
que
ces
substances
aient.
subr
le
mouvement
dela
fere
mentalion
:
mais,
après
qu’elles.ont
éprouvé
cete
opération
spontanée,
elles
sont
moinsdonces,,
plusâpres
sur
la
langue,
et
elles
affectent
lo:
dorat
d’une
odeur
vive
»
Spiritueuse
où
vineuse,
72.
contient
unsel
volaul,
et
|
|
tanon
Sont
I
prend
:
une.
Heure
et
un
|
goûtun
peu
acide
etspiritueux,
Le
goût
du
miel
on
de
la
dreche,
etc.
;
üne
huïle.
vépétaleatténuée.et
ré-
duite
en
un
esprit;
comme
on
peut
le
remarquer
par
lanalyse
chyani-
que.
d’une.
substance
qui
a..fer-
menté.
Dre
Sr
8°.
I
rend
Phuile
végétale
plis
:
volatile
que
l'eau.
Quand
on
dis-
tille
une
substance
végétale
qui
n’a
‘pas
fermenté
,
la
premiere
chose
:
qui
passe
dans
le:
récipient,
c’est
lean,
et
ensuite
vient
l'huile
es-
sentielle
;
mais,
après
Ja
fermenta-
tion
,
c’est
le
contraire
qui
a
lieu.
.
L'huile
,
atténuée
par
cette
opé-.
ration
,
devient
plus
volatile
que
l'eau,
et
s’éléve
Ia
premiere
dans
Ja
disullation
,
non
pas
sous
sa
pre-
miere
forme
,
mais:
comme
la
par-
tie
la
plus
délrée
et
la
plus
volatile
_
de
Ta
Tiqueur
fermentée
,
et
LL
fée
de
maniere
à
ue
s'unir
à
Teau.
Les
choses
qui
hâtent
ja
fermen
1. Ji
ne
2
point
agiter
la
li-
queur
qui
fermente
de
peur
de
bri.
ser
cette
croûte
qui
se
forme
à
à
la
surface,
et.qui
empêche
Pévaporae
tion
de
La
partie
spiritueuse,
20,
ns
iondibe
de
l'air
ex=
térieur
qui
doit
s’'introduire
dans
les
parties
internes
du
fluide.
fer-
mentant
;
car
,
suivant
M.
Boyle;,.
si
Pon-met
une
Fiqueur
fermenter
dans
un
vaisseau
privé
d’air
,
Popés
ration
cesse
sur-le-champs
-
I
VEN
3
PU
dégré
de
chaleur
mod
F.
“ar
une:
hi
trop
forte
et
Je
crane
froid
sont
absolumentcon-
traires
à
Îa
fermentation.
..
-_
4°,
Unesaison
convenable
;
5
pat
exemple
,
quand
Les
végétaux
de
la
même
espece
employée
sont
en
fleurs
,
et
que
Jeur
séve
est
dans
Je
plus.
grand
mouvement.
Nous
yoyons
que
;
quand
|
Les
vignes
sont
les
vins
des
années
en
fleurs,
précédentes
recommencent
à
re-
niuer
parunt
mouvement
spontané
de
fermentation,
Lorsque
ces
cir-
constances
se
rencontrent,
,
la
fers
mentation
s
'opere
avec
plus
d'avan-
5
tape.
:
|
Vo
ce
qui
arrête
et
empêche
1a:
fermentation
:
|
19,
Urie
trop
grande
quantité
de
sels
acides,
huile
de
vitriol,
l'huile
de
soufre:
lésprit
de’sel;-etc:
Ainsi,
quand
.
|
quelque
liqueur
fermente
trop
vio-
lemment,
on
y
répand
quelques
.
t,
IQ
quelque
gouttes
d'huile;
ou
lon
brüleiun
peu
.de.
soufre
dessous.où
près
du
tonneau
,
et
sur
le-champ
sa
fureur
$
PR
2°,
Trop.
d'alkali
ie,
‘comme
le:
_
sel,
le
tartre
,
les
cendres
dont
on
fait
Ie
savon,
etc.
3%
L'alkali
terrestre,
COMME
Ja.
craie
>
l-marne
,
les
yeux
d’écre-
vise.
2
ne
à
D
4
Des
tonneaux
fermés
uop
hermétiquementa.,
a
tels
que
Pesprit
où
…
_
travailler.
tiORs
NAN
.
fe,
Un
grand
dégré
de
froid.
6%.
Suivant
M.
BoyLe,
une
compression
violente
de
l'air
dans
un
tonneau
,
où
laprivation
d’une
partie
de
ce
fluide
au
moyen
de
la
machine
pneumatique.
.
Instructions
courtes
et
générales
Four.
»
aire.
les
vins,
©
Levinse
fair”
‘avec
à
des
Raïsins
:
on
les
foule
aux
preds
dans’la
cuve
on
les
écrâse,
on
en
exprime
le
jus
dans
un
pressoir,
et
on
le
fait
en-
suite.
férmenter,
|
Dans
la
partie
séptentrionale
de
|
Ja
France
,
pour
faire
du
sn
rouge,
on
égraine
le
Raisin
,
on
Pécrâse
entre
les
mains
,
on
laïsse
Îe
tout
ensemble
jusqu’àçe
que
la
couleur
soit
assez
foncée
,
et
on
le
porte
ensuite
au
pressoir,
Maïs,
pour
les
:
vins
blancs,
on
“presse
es
Rasins
:
la
liqueur
qu'on
en
a
tirée
dans
one
de
suite
,
ét
on
met
aussitôt
:
destonneaux
que
l'on
boucheansse
tôt
>
en
faissant
un
vuide
d'environ
:
.
six
pouces
;
pour
que
ie
vin
puisse
:
-
Dix
jours
après
,
on
remplit
ce
‘
vuide
avec
quelqu’autre
vin,
qui
ne
puisse
pas
Pexciter
à
travailler
de
nouveau;
ce
que
l'on
répète
chaques
dix
jours
pendant
quelque
:
téms
;
car
le
vin
nouveau
déchoït
un
peu
avant
d'avoir
acquis
Sa
perfec=
+
i4
VIN
Aux
environs
de
Paris,
et
danis
les
parties
Septentrionales
de
la
France,
.
on
laisse
le
marc
et
le
moût
repo-
ser
deux
jours
et
deux
nuits
pour
le
vin
blanc,
:et
au
moïns
une
se-
maine
pourde
vin
clairet
,
avant
de
lentonner
;
et,
pendant
qu’il
con-
tinue
à
travailler
,
on
le
tient
aussi
chaudement
qu’il
est
possible,
Quelques
personnes,
après
avoir
bouché:exactement
les
tonneaux,
%es
roulent
dans
[a
cave
pour
mé-
ler
le
vin
avec
lalie
,
etle
soutirent
ensuite
après
l'avoir
laissé
reposer
quelques
;
Jours
5
ce
qui
eur
réussit
très-bien.
Pour
éclaircir
levin,
on
met
des
coupeaux
de
Hêtre
verd
dans
le
+onneau
après
en
avoit
Ôté
l'écorce
êt
les
avoir
fait
bouillir
dans
l’eau
pour
les
dépouiller
de
leur
odeur
:
on
les
fait
ensuite
secher
au
soleïl
où
dans.
un
four
,
avant
de
les
met-
tre
dans
Je
tonneau.
Un
quart
de
PA
cume,
qui
est
celui.
que
lon
tire
de
Ja
cuve
après
qe
le
Raisin
«
est
boisseau
de
ces.
coupeaux
suffit
pour
un
muid
de
vin:
ils
excitent
dans
le.
vin
un
léger
travail,
qui
Péclaircit
dans
vingt-quatre
heures,
et
ils
lui
donnent
un
goût
agréable,
D'autres
adon
cissent
leurs
vinsavec
des
Raïsins
de
caisse
que
on
foule
dans
la
cuve
avec
les
autres,
>
après
cependant
qu’on
les
à
fait
Gui
pour
les
faire
renfler.
D’autres
font
bouillir
la
moitié
du
moût
,
l’écu-
ment
;:
“et
Jentonnent
tout
chaud
avec
le
res
-
VIN
*
On
distingue
‘différens
dégrés
dans
Ja
préparation
du
vin,
1°,
La
mere
goutte
ox
Ie.vin
vierge
est
celui
qui
coule
de
lur-
même
par
le
robinet
de
la
cuve,
avant
que
Îles
Raisins
soïent:
fou
Le
-
29,
Le
moût
,
surmout
,
OÙ
Té=
ee
o,
Le
vin
pressuré
,
où
vin
de
Fe
est
celui
qui
a
passé
par
le
pressoir
après
que
les
Raisins
ont
été
broyés
à
a
MOITIÉ
avec
les
pieds.
49.
La
Boisson,
ou
le
petit
vin
à
boire
,
est
celui
qui
se
fait
avec
les
marcs
de
Raïsins
sur
fesquels
on
a
versé
de
l’eau,
et
que
l'on
presse
de
nouveau.
Cette
boisson
est
ré
servée
aux
domestiques,
On
distingue
aussi
les:yins
en
Vin
doux
qui
n'a
pasencore
tra
vaillé
ni
bouilli.
.
Vin
bourru
que
l’on
empêche
de
travailler:
en
y
mélant
HO
ee
ati
-
Vin
de
la
cuve,
vin
travaillé
ou
pied
chaud
qu’on
a
laissé
travaïller
|
dans
lacuüve
pour
lui
=.
une
:
<
Vin
cuit
que
on:
a
fait
oui
avant
de
Je
faire
travailler
,
et
qui;
par
ce
moyen,
retient
et
conserve
toujours
sa
douceur
primitive.
Vin
passé
que
l'onsfait
en
trems
ete
féntemes
_
(hs
Pour
que
le
vin
soît
bon,
il
doit
être
net,
sec,
clair-fin,
vif,
sabs
au:
un
goût
du’
so!
;
te
coufeut
nette
et
ferme,
Hors
sans
être
fu-
meux,
ayant
da
ie
sans
rade
ni
dureté,
:
Quand:
les
vins
sont
Lie
is
yeu-
lent
ètre
ménagés
suivant
Jeurs
goûts
différens
.
et
les
circonstan=
ces:
c’
est-pourquoi
nous
les
consi-
dérerons
sons
ces
quatre
points
8e
néraux
,
savoir:
:
8.
La
purification
générale
qui
passent
d'eux-mêmes
d’un
état
de
crudité
et
de
trouble
à
ce--
Jui
de
Ja,
maturité
,.
et.
deviennent
hits
clairs,
beaux
et
potables,
:
-..22,Les
mouvemens
nemens
,
et
autres
changemens
auxquels
ils
sont.
-ensuite
sujets
par
accidens.
intérieurs
où
ExtÉ=
HOUR.
0
à
3%.
L'état
de
déclin
ou.
de
dés
.
qui
leur
fait
perdre
de
Ieur.
qualité
4°,
Les
différens
moyens
em-
….
do
à
dans
chacune
de
ces
circons-
die,
©
|
EE.
—
Quant
au
premier
qui
concerne
la
clarification
naturelle
des
vins
nouveati
il
y
a
deux
choses
à
cor.
sidérer
:
fa
maniere
de
Pass
et
[a
cause
e
qhila
produit,
Quant
à
fa
maniere
-de
Peffec-
,
bouillon
y
et
devenir
pâles
ou
acides,
.
"VIN
tuër’,
il
faut:
observerque
tandis
que
lesinest
éncore.
moût.,
on
le
met
or-
dinaitement
dans
des
tonneaux
ou-
.
vérts
,
parce’
que
l’abondanceiet
la
force
des
esprits
,
c'ést-à
dire
;
des
is
pañtiés
les
plus
subtiles
et
toujours
:
eh
action
,
sont
alors
si
grandes,
que
‘dés
tonneaux
bien
fermés
ñe
pourrofent
y
résister.
Alors
le
ir
paroît
trouble
;
épais,
bourbeux
;.
et
toutes
ses
parties
éprouvent
une
telle
agitation
,
que
la
masse:
de
là
liqueur
paroît
bouillir
comme:
de
Peau
sut
le
feu.
Ce
mouvement
violent,
com
merçant
à
s’appaisér
,
et
l’air
fixe,
appelé
gaz
sylvestre
par
VAN
Her-
MON,
Ou
les
parties
susceptibles
de
:
Ja
fermentation
la
plus
violente,
4
étant
stfisammenñt
évaporé,
on:
verse
le
moût
dans
dés-tonneaux
fermés
,
pour
sy
purifier
davan-
tige
par
la-continuité
dé
Ia
fermer
:
tation
;
én
conservant
salre
où
fleur:
que
l’on
dépose
dans
de
perits
ton=
neaux
bien
cerclés
en
fer,
de
peur
que
sa
force
ne
les
casse,
-
Cette
lie
,
ainsi
séparée,
est
ce
que
lon
nomme
surmoür.
Nota.
Nous
avons
retranché
l'a
ticlé
de
Miz£er
,
qui
donne
Féty-
qu£
:
mologie
du
mor
Arglais
sum
,
|
signifie
surmoür,
Cect
étant
fait,
on
laisse
Le
édite
-
du
vin
achever
sa
fermentation
,
pendant
laquelle
il
est
cmbis
ble
que
les
parties
spiritueuses
for-
16
“VIN
cent
étmettent
en
mouvement
les:
particules
les
plus
grossieres
d'ane
maniere
confuse,
et
tumultueuse:s,
jusqu'à,
ce.
que
chaque.
partie
ait
repris.
Pétat
.et
léquilibre
qui-lui
est
propre:
alors
la
liqueur
devient
d’une
substance
.
plus.
pure
;
plus
transparente
.,
plus
piquante.
et
agréable
au
goût,
plus
favorable
à
Vestomac,et
plus
nourrissante
pour
Je,
corps...
Les
impuretés,
ainsi
séparées.
de
d.
liqueur
,
ont
offert
par
d’ana-
lyse
des
sels
et
du
soufre
imprégnés
de
quelques
esprits,
et
mélés
de
beaucoup
de
terre.
Ges
substances
étant
alors
séparées.
des
esprits
les
plus
purs,
se
rapprochent,
se
coa-
gulent.,
et
s’attachent
aux
parois
des
tonneaux
en
forme
de
croûte
pierreuse
,.que
l’on
nomme
surtre,
ou
elles
se
précipitent
au
fond
en
boue.comme
les
Îies
de
bierre
et
-de
sin;
tout
ceci
s’opere
naturelle-
ment
dans
Ja
clarification
de.
‘tous
les
vins
après
une
fermentation
réglée.
Quant
à
ce
qui
regarde
la
cause
efficiente
de
cette
opération
,1l
pa-
xoit
qu’elle
n’est
autre
chose
que
Jesprit
du
vin
même
qui
se
meut
par
-
tout
dans
la
masse
de
Ia
K-
et
détruit
lunion
de
ses
les
plus
hétérogênes
se
queur
,
parties
;
combinent.
se
mêlent,
deviennent
libres,.et
obéissent
à
leur
gravité
&t
à
leurs
autres
propriétés
:
chaque
ë
V
T:
IN
espece
s'associesà
son
semblable
;
et:
demeure
à
la:
place
-qui
lui
‘est
assionée
par
sa
gravité,
spécifique.
Enfin
route
la
masse
obéit
au
pre-
mier
principe
où
esprit,
Cet
esprit,
étant
la
vie
du
vin,
est
aussi
sans
doute
la
cause
de
sa
pureté
et
de
sa
vigueur,
en
“quoi
paroît
con:
sister
sa
perfection.
De
Ta
fermentation
uns
des
vins
,
nous
passons
à
l’accidentelle;
_et
de
leur
ctat
parfait,
à
leurs
ma-
Jadies.
Nons
savons
par
expérience
que
souvent
Tes
vins.
qui
sont
bons
et
généreux,
sont
saisis
d’un
mou
vement
extraordinaire
et
nuisible,
ou,
comme
le
disent
les
Tonne-
fiers,
is
travaillent
vivement,
et
de-
viennent
d’une
substance
épaisse,
d’un
poût
insipide,
et
d’un-usage
mal-sain
:
après
quoi
,
il
survient
diverses
altérations
qui
Les
rende
encore
plus
mauvais,
Les
causes
de
tous
ces
change:
mens
peuvent
être
ou
intérieures
ou
extérieures.
Entre
les
causes
intérieures
;
on
peut
regarder
comme
une
des
principales
la
trop
grande
quantité
de
tartre
ou
de
lie
qui,
renfermant
beaucoup
de,
sels
et
de
soufre
,
poussent
continuel-
lement
dans
la
liqueur
une
abon-
dance
de
particules
actives
;
les=
quelles,
comme
le
surmoût
ou
autre
ferment
accidentel,
y
répandent
un
nouveau
trouble
:
et
si
Pen
ne
le
tempere
pas
à
tems;,
Je
vin
se
-
gâte
_
VIN
gâte
et
passe
à
à
l'aigre
,
par
Ja
raï--
so
ique
le
soufre,
étant
trop
exalté
au-dessus
des
autres
élémens
ouin-
_grédiens
,
prédomine
sur
Les
esprits
purs,
et
affecte
d’actdité
la
masse
entiere
de
Ia
liqueur
:
ou
bien,
il
arrive
que
les
esprits
étant
dissipés
et
évaporés
par
émotion
,
le
sel
dissout,
et,
ottant
dans
la
liqueur,
prédomine
les
parties
similaires
,
et
y
introduit
une
odeur
forte
ou
de
la
viscosité.
Si
même
par
hasard
ces
émo-
tions
sont
supprimées
auparavant,
le
vin
est
par
cela
même
fort
de-
grade,
et
il
s'éloigne
plus
ou
moins
de
sà
premiere
qualité,
soit
en
cou-
leur,
soit
en
consistance
,
ou
au-
trement,
S
-Cest
ce
qui
rend
Ies
vins
rouges
d’une
couleur
plus
foncée,
et
d’une
consistance
plus
épaisse,
Les
vins
d’espagne
où
vins
blancs
changent
d'un
blanc
clair
en
un
jaune
trou
ble.
Le
clairet
perd
son
rouge
bril-
lant
,
et
prend
une
couleur
d'O-
range
foncée
,
et
quelquefois
une
couleur
balsamique,
Is
s’éloignent
aussi
de
leur
état
naturel,
et
de-
viennent
troubles
,
rudes
,
rances,
et
fort
désagréables.
Les
causes
extérieures
sont
com-
munément
les
secousses
où
mou-
vemens
trop
fréquens
et
violens
que
Pon
communique
aux
vins
après
Les.
ayoir
mis
en
tonneaux.
La
chaleur,
Le
tonnerre,
Je
bruit
Tome
VIII,
4
VIN
17
-Ou
Ja
commotion
du
canon,
le
mélange
de
quelques
corps
étran-
gers
qui
ne
peuvent
s’accorder
ou
s’Incorporer
avec
eux
;
sur-tout
la
chair
de
viperé
,
que
Pon
a
sou-
vent
vu
communiquer
aux
vins
une
très
grande
acidité,
même
à
ceux
de,
Malaga
et
de
Canarie,
qui
sont
les
plus
doux
et
ceux
qui
ont
le
plus
de
corps.
Ceci
nous
conduit
au
troisieme
point
capital,
qui
concerne
les
vins
éventés
et
Inclinés
à
l’aïgre
avant
d’être
parvenus
à
leur
état
de
ma-
turité
et
de
perfection.
La
plus
grande
cause
de
ce
mal
paroît
provenir
du
défaut
d’esprits
ou
de
leur
foïblesse,
soit
orrginai-
rement,
soit
accidentellement.
Originaïrement,
quand
les
Raï-
sins
eux-mêmes
sont
d'une
mau-
vaise
nature,
ou
cueïllis
avant
leur
maturité
,
OU
pincés
et
frappés
par
es
premieres
gelées,
ou
faute
de
nourriture,
comme
cela
a
lieu
dans
une
saison
seche
et
rude
,
ou
trop
remplis
de
parties
aqueuses.
Ce
mal
est
accidentel
,
lorsque
la
liqueur,
riche
peut-être
et
assez
généreuse
d’abord,
est
appauvyrie
ensuite
par
la
perte
ou
évaporation
de
ses
esprits,
soit
par
oppression,
soit
par
production.
L'esprit
du
vir
peut
être
oppressé
quand
la
quantité
d'impureté
ou
dé
lesquelles
il
est
mêlé
,
est
si
grande,
et
sa
crudité
;
viscosité
C
18
VIN
et
ténacité
si
obstinées
,
qu'il
ne
peut
Îes
surmonter,
ni
se
délivrer
de
Jeur
adhérence
,
mais
qu'il
est.
forcé
de
céder
à
la
matiere
inac-
tive
qui
l’embarrasse
;
ce
qui
peut
êtré
prouvé
par
l'exemple
des
gros
vins
de
Moravie,
qui
,
à
cause
de
leur
grande
austérité
et
dureté,
at-
teignent
rarement
à
l’exaltation
re-
quise
de
leurs
esprits,
et
qui
par-là
restent
toujours
véhémens,
épais,
et
dans
un
état‘de
crudité,
qui
sou-
vent
{és
rend
éventés:
ces
vins
sont
.
condamnés
par
les
Médecins
Alle-
mands,
parce
qu'ils
favorisent
le
scorbut
,
la
pierre
et
la
goutte,
en
raison
dé
Ja
grande
quantité
de
tartre
qu'ils
contiennent,
L'esprit
du
vin
peut
être
épuisé
où
consommé
ou.
subitement
ou
par
dégrés
:
subitement
par
un
éclair
qui
gâte
le
vin,
et
non
par
fa
congellation
ou
fixation
de
ses
esprits;
cat
alors
1!
ÿ
a
des
moyens
de
le
rétablir,
en
renforçant
et
vo-
latilisant
encore
une
fois
les
esprits,
.
maloré
des
expériences
contraires
qui
peut-être,
en
divisant
et
vo-
latilisant
les
esprits
,
avoient
rendu
la
liqueur
mactive,
éventée,
et
hors
d'état
de
pouvoir
être
ranïmée
par
quelque
secours
que
ce
soit.
Ces
esprits
peuvent
être
épuisés
par
dégrès
de
deux
manieres
:
sa-
_VOIr
,
par
une
Rte
on
qui
n’est
_
naturelle
,
et
qui,
;
nous
l'avons
dit,
»
produit
de
mau-
VIN
vais
effets,
ou.par
une
chaleur
ex:
térieure,
Nous
enavonsun
exemple
dans
la
maniere
de
faire
le
vinaigre:
on
expose
ordinairement
pour
cela
les
tonneaux
de
vin
à
un
soleil
ardent,
qui
exalte
Fa
masse
de
Ia
fiqueur,
en
raréfie
les
parties
Îes
-
plus
fines
,
fait
évaporer
les
esprits
qui
cherchent
à
se
dissiper
en
s’u-
nissant
au
soufre
le
plus
pur
et
Île
plus
volatif
:
le
surplus
se
trouve
abandonné
au
sel,
qui
bientôt
y
domine
et
y
manifeste
son
acidité,
Voïlà
la
méthode
de
tous
les
siè-
cles
et
de
tous
les
pays,
pour
chan
ger
je
vin
en
vinaigre.
D’après
cela,
on
pourroit
douter
qu'il
fût
pos-
sible
de
tirer
de
leiprit-devin
du
Hs
;
SI
SENNERTUS
lui-même
mavoit
regaidé
la
chose
comme
praticable,
Le
tems
de
l'année
où
les
vins
sont
le
plus
enclins
à
fermenter,
à
.
s’agiter
et
à
devenir
turbuiens
et
troubles,
est
le
milieu
‘de
Pété
et
vers
la
Toussaint.
L'hiver
les
dé-
barrasse
ordinairement
de
leurs
lies
grossieres
,
sur-tout
le
vir
du
Rhin,
qui
souvent
devient
épais
en
Juin,
s’il
n'est
pas
tiré
au
clair;
ce
que
Von
fait
pour
lordinaire
dans
le
déclin
de
la
June
par
un
beau
tems,
et
un
vent
du
Nord,
Après
avoir
fait
connoître
en
peu
de
mots
les
maladies
les
plus:
*
ordinaires
auxquelles
les
vins
sont
exposés
,
en
avCix
conjecture
les
VIN
causes
‘et
désigné
le
tems,
iFest
à
propos
d'en
venir
aux
remedes
que
es
Tonneliers
et
les
Marchands
de
vin
mettent
en
usage
pour
y
re-
médier
;
et
c’est
le
quatrieme
et
dernier
point
proposé.
Commençons
par
quelques-uns
des
artifices
dont
on
use
pour
les
vins,
quand
ils
sont
encore
en
moût.
Il
est
à
observer
que
pour
y
exciter
alors
la
fermentation,
ïl
est
peu
nécessaire
d'employer
des
fermens
ärtificiels
comme
pour
la
_bierre,
Phydromel
,
et
autres
es-
peces
de
boissons
;
qui
nous
sont
-
familieres
en
Angleterre
;
parce
que
le
suc
du
Raisin
est
rempli
d’es-
prits
généreux
,
qui
se
suffisent
à
eux
-
mêmes
pour
tommencer
ce
travail
:
cependant
il
est
ordinaire
dans
quelques
pays
de
mettre
de
Ja
chaux
vive
avec
le
jus
dn
Raï.
sin
quand
on
le
presse,
ou
dans
le
moût
;
afin
que,
par
la
force
et
la
promptitude
de
ses
particules
sa-
Ines
et
fougueuses
,
la
fermenta-
tion
puisse
être
accélérée
dans
la
liqueur.
C’est
peut-être
par
la
même
rai-
son
que
les
Espagnols
mêlent
dans
_
Jeürs
vins
,
tandis
qu’il
coule
en-
|
or
de
la
presse,
un
certain
in-
Srédient
,
qu'ils
appellent
Giesso:
lequel
est
probablement
une
es-
pece
de
gypse
ou
plâtre.
Ce
giesso
rend
les
vins.
pis
SERRE
,
d'une
VIN
|
19
couleur
plus
pâle,
et
d’un
goût
“agréable,
D’autres
mettent
dans
fes
ton-
neaux
des
Coupeaux
de
Sapin,
de
Chêne
ou
de
Hêtre
»
pour
produire
le
même
effet.
Je
le
repete
:
quoïque
Ia
pre-
miere
fermentation
réussisse
géné
ralement
bien,
et
de
maniere
quela
masse
entiere
de
la
liqueur
se
trouve
parà
débarrassée
des
lies
grossrè-
res
;
cependant
il
arrive
quelque-
se
»
Soit
par
Île
manque
d’esprits
,
soit
par
un
froid
immodéré,
que
quelques
particules
de
ces
impu-
retés
restent
mêélées
et
flottantes
dans
le
vin.
Alors
les
Marchands
de
vin
em:
ploient
certains
ingrédiens
pour
hâter
et
aïder.
sa
clarification,
tels
que
des
substances
proies
et
visqueuses,
qui
puissent
s'unir
aux
lies
flottantes
,
et
les
entraîner
avec
elles
vers
le
bas
:
comme
le
talc,
es
blancs-d’œufs
battus,
etc.,
qui,
rencontrant
Îles
parties
grossieres
et
terreuses
de
la
lie,
Les
séparent
du
vin
;
et
es
précipitent
par
leur
poids.
On
obtient
le
même
effet
avec
de
fa
poudre
d’albâtre
,
des
pierres
à
fusil
cälcinées,
du
marbre
blanc,
de
Palun
de
roche,
etc.
Les
Grecs
ont
à
présent
une
méthode
particuliere
pouf
rafiner
et
perfectionner
leswinsles
plus
forts
et
les
plus
HREENx,
Lorsqu'ils
Ses
Ci;
Ah
20
VI
N
commencent
à
travailler
,
ils
Y
mettentune
quantité
proportionnée
€
|
.
de
soufre
et
d’alun,
non
pas,
comme
il
est
très-probable,
pour
les
ëmpé-
cher
de
monter
à
la
tête
et
d'eni-
vrer
,
suivant
fes
conjectures
de
ce
grand-honune,
fe
Sergnent
SAINT-
ALBAS3
car,
maluré
ce
mélange,
ces
vins
causent
l'ivresse
aussi
af-
sément,
et
peut
être
plutôt
que
les
autres
:
maïs
ils
ne
mêlent
ces
in-
grédiens
que
pour
exciter
et
hâter
Ja
fermentation
et
la
clarification.
Le
soufre
peut
servir
à
atténuer
et
diviser
Îes
parties
grossteres
et
vis-
queuses
dont
les
vins
grecs
abon-
dent
,
et
l’alun
à
les
précipiter
plus
p'omptement,
Un
voyageurinstruit
raconte
que
quelques
Maïchands
mettent
dans
chaque
muïd
et
demr
de
vin
grec
une
roquille
ou
enyiron
d'huile
chimique
de
soufre,
pour
le
conserver
plus
long
tems
clair
et
sain,
On
sait
que
le
soufre
em-
pêche
[a
putréfaction
dans
les
+
_queurs
;
cependant
je
crois
que
l’on
devroitabandonner
l'usage
des
vins
ainsi
conservés
,
excepté
dans
les
terms
où
il
reone
des
maladies
con-
tagieuses.
|
De
toutes
les
méthodes
propres
à
hâter
la
clarification
et
la
matu-
tité
du
y,
1l
n'y
en
a
point
de
plus
aisée
et
de
moins
nuisible,
qu'une
ancienne
rappelée
par
le.
Lord
Chancelier
BacoN
;
laquelle
consiste
à
à
èttre
Le
vin
dans
des
usage
à
présent,
VIN
tonneaux
bien
bouches,
et
à
les.
plonger
dans
[a
mer,
Cette
pratique
fort
ancienne
est
rapportée
dans
un
discours
de
PLUuTARQUE,
Quest.
Natur,
17,
au
sujet
de
lefficacité
du
froid
sur
fe
moût:
il
donne
pour
raison
que
le
froïd
ne
permet
pas
au
moût
de
fermenter
,
qu’il
supprime
Pac-
tivité
des
esprits
qui
y
sont
con-
tenus,
et
en
conserve
la
douceur
pendant
Jong-tems;
ce
qui
est
Vrais
semblable
:
car
lexpérience
dé-
montre
que
ceux
qui
font
leurs
vendanges
dans
une
saison
ie
vieuse
,
ne
peuvent
parvenir
à
…
bien
faire
fermenter
[eur
moût
dans
fa
cuve
sans
le
secours
de
grands
feux.-La
pluie,
mêlée
avec
le
moût
et
le
grand
froid
qui
l'environne,
arrêtent
Je
mouvement
de
[a
fer-
mentation.qui
a
son
principe
dans
fa
chaleur.
Cette
méthode
est
encore
en
suivant
ce
que
dit
M.
BovLe
dans
son
Traité
du
froïd,
I
rapporte
qu'un
François,
pour
garder
son
vin
long-tems
dans
Pétat
de
moûrt
,
et
lur
conserver
cette
douceur
qui
plait
à
quelques
personnes,
le
mettoît
dans
des
ton-
neaux
au
sortir
du
oo
Ét;
avant
qu’il
commençät
à
travailler,
fermoit
hermétiquement
ces
ton-
neaux
et
les
faisoit
descendre
dans
un
puits,
ou
les
plongeoit
dans
une
riviere
ponte
ou
_
VIN
Jaissoit
sept
ou
huit
semaines
,
afin
d'établir
da
lqueur
dans
son
état
de
crudité
:
par
ce
moyen,
ce
vin
conservoit
sa
douceur
pendant
plu-
sieurs
mois
,
sans
aucune
fermen-
tation
sensible,
On
peut
demander
comment
deux
effets
si
différens
,
la
clarifi-
cation
du
vin
nouveau
,
et
la
con-
servation
de
ce
vin
dans
son
moût,
-
peuvent
être
effectués
parune
feule
et
même
cause,
le
froid
de
l'eau.
Cela
se
conçoit
cependant
sans
.
beaucoup
de
difficulté
;
car
il
pa-
roît
raïsonnable
de
penser
que
le
“même
dégré
de
froïd
,
qui
empêche
Te
moût
de
fermenter
,
accélere
en
même
tems
,
et
hâte
sa
clarification:
premièrement,
en
affloibliffant
les-
prit
avant
qu'il
commence
à
se
“mettre
en
mouvement
,
et
à
agir
sur
là
masse
crue
de
Ja
Fe
:
par-
-à
i
ne
peut
que
Iong
-tems
après
reprendre
assez
de
fofce
pour
travailler.
Dans
le
second
cas,
en
conservant
l'esprit
pur
et
naturef,
qui,
sans
cela
,
seroîït
sujet
à
s'éva-
porer
déliée
et
plus
inclinée
à
fe
préci-
_
_
piter
au
fond
;
ce
qui
rend
Le
win
ee
clair,
beau,
et
bien
plutôt
potable,
_
uoiqu'il
conserve
toujours
son
état
de
vin
nouveau.
Le
principal
remedé
et
le
plus
général
contre
ces
ns
extraordinaires
,
et
_
contre
les
maladies
communes
des
vins,
après
{eur
Premiere
clarifica=
,
il
fait
que
la
Iie
est
plus
VAI
N
Et
tion,
et
lorsqu'ils
déclinent,
est
de
les
transvâser
,
c’est-à-dire,
de
les
tirer
de
dessus
Ieur
lie
pour
les
mettre
dans
des
tonneaux
frais.
Mais
,
comme
Ies
Taverniers
trouvent
ce
remede
msuffisant,
ils
croient
nécessaire
d'y
mêler
une
grande
quantité
de
lait
frais
,
pour
adoucir
lâcreté
des
FEU
sulfu-
reuses,
et
les
précipiter
en
s’y
unis
santéavec
les
autres
ui
dans
Je
fond
du
tonneau.
L’expérience
apprend
cependant
que
ce
moyen
évente
et
affoiblit
les
esprits
naturels
du
vin;
car
;
quoïque
Ja
lie
trouble
le
vin,
ce-
pendant
elle
lui
donne
du
corps,
et
contribue
à
sa
conservatiort
:
aussi
,
de
peur
que
de
tels
vins
ne
s’évententet
ne
se
gâtent
,
on
les
transvâse
pour
les
vendre
le
plus
Deer
qu'il
est’
possible.
On
conñoït
encore
différens
autres
remedes
contre
la
même
maladie
,
ét
dont
on
se
sert
sui-
vant
Ja
nature
du
vin.
Voïci
une
recette
ponr
les
vins
d'Espagne
troubiés
par
une
lie
vo-
Jante
:
—
On
prend
des
Pate
q
.
ht
sel
gris
,
et
de
l'eau
d’
étang
;
on
bat
toutes
ces
choses
er
das
un
vâse
commode
,
et
lon
répand
le
mélange
dans
un
tonneau
de
vin,
après
en
avoir
tiré
un
peu
pour
faire
de
la
place,
et
avoir
ôté,
en
souf-
flanc
dessus,
conte
Pécume
de
ce
3%
V
NT
mélange
:
au
bout
de
deux
ou
trois
jours.
le
désordre
s'arrête,
a
li
queur
s’éclaircit
,
et
devient
agréa-
ble
au
goût;
mais
,
comme
cet
effet
ne
dure
pas
long-
tems,
il
est
à
propos
d’ôter
le
vin
de
dessus
son
fond
laiteux,
après
lavoir
laissé
re-
poser
une
semaine;
de
peur
qu'il
ne
devienne
ehcore
trouble
et
ne
change
de
couleur.
=.
Si
par-hasard
les
vins
d’Espagne
et
de
Canarie
viennent
à
fermen-
ter
et
commencent
à
monter
,
il
faut
en
tirer
quinze
ou
vingt
bou-
teilles
,
mettre
ensuite
dans
ce
vin
huit
pintes
de
lait
bien
écrémé
;
battre
le
tout
ensemble
jusqu’à
ce
qu'il
soit
bien
mêlé,
y
ajoûter
de
la
menthe
sauvage
on
de
l'alun
de
roche
,
calciné
sur
une
poële
à
feu,
réduit
en
poudre
,
et
mêlé
d'autant
d’amidon
blanc
:
on
prend
ensuite
les
blancs
de
huit
ou
dix
œufs
»>et
une
bonne
poignée
de
sel
gris
;
on
bat
le
tout
ensemble
dans
un
baquet,
on
verse
cette
COMPO=
sition
dans
le
vin
,
on
remplit
le
tonneau,
et
on
le
laisse
reposer
deux
ou
trois
jours;
au
bout
de
cetems,
Je
vin
est
beau,
Brillant
à
la
vue
et
vifau
goût
:
maïs
il
faut
le
sou-
tirer
et
le
vendre
promptement.
Pour
remettre
un
vin
clairet
gâté
de
même
par
une
lie
voïante
,
on
7e
usage
du
moyen
suivant
:
On
ei
deux
livres
de
poudre
de
cailloux
cuits
dans
un
four,
les
VIN
blancs
de
dix
on
douze
œufs,
une
bonne
poignée
de
sel
gris;
et,
après
avoir
battu
le
tout
avec
huit
pintes
de
vin,
on
le
verse
dans
le
tonneau
:
deux
ou
trois
jours
après
on
Ôôte
le
vin
de
dessus
sa
Îie.
On
se
sert
de
la
même
recette
pour
les
vins
blancs
troubles,
et
dont
la
lie
est
en
mouvement
.
Pour
rétablir
le
vin
du
Rhin
qui
est
en
travail
(maladie
à
laquelle
il
est
très
-
sujet
un
peu
après
[a
moitié
de
l'été,
comme
on
la
dit
ci-dessus
}
on
ne
fait
gueres
autre
chose
que
de
lui
donner
de
Pair,
en
couvrant
letrou
du
bondonavec
une
tuile
ou
une
ardoise;
en
ob-
servant
d'ôter
exactement
toute
lordure
que
le
vin
rejette
par
sa
fermentation:
par
ce
moyensimple,
le
vin
se
purge
de
beaucoup
de
ma-
tiere
;
on
le
laisse
tranquille
environ
pendant
quinze
jours,
et
onletrans-
vâse
ensuite
dans
un
nouveau
ton=
neau
,
après
y
ayoir
brûlé
une
MÉ*
che
soufrée,
Quant
aux
différens
accidens
qui
corrompent
le
vin
après
ces
bouil-
Jonnemens)
auxquels
on
a
pourvu
avant
qu’il
soittout-à-fait
gâte
;
ïls
affectent
les
vins
dans
leur
couleur
ou
leur
consistance
,
leur
sayeur
et
leur
odeur,
Nos
Marchands
de
vin
ont
des
remedes
pour
chages
de
ces
désordres.
:
Pour
rétablir
Les
vins
d'Espagne
et
d'Awriche
devenus
jaunes
ou
on.
brunâtres
,
Hs
y
aoûrerit
quelque-
fois
du
laît
seul,
et
quelquefois
du
Jait
avec
du
talc
bien
dissous,
Bien
du
lait
avec
de
l’amidon
blanc.
Par
là
on
force
le
soufre
exalté
à
se
séparer
de
la
liqueur,
et
à
se
précipiter
au
fond,
et
l'on
rend
au
vin
Sa
premiere
netteté.
On
obtient
le
même
effer
avec
une
composition
de
racines
d'Jris,
et
de
salpêtre
à
Ia
dose
de
quatre
ou
cinq
onces
de
chaque
espece,
les
blancs
de
huit
ou
dix
œufs,
et
une
quantité
suffisante
de
sel
com.
mun
bien
battus
et
méêlés
dans
le
vin.
Re
Pour
remettre
un
vin
de
Bor-
deaux
dont
la
couleur
est
gâtée,
on
le
transvâse
d'abord
sur
une
lie
nou-
velle
d’altcante
,
où
d’un
vin
rouge
de
Bordeaux
;
ensuite
on
prend
trois
livres
de
Tournesol
que
Pon
détrempe
pendant
toute
une
nuit
dans
dix
ou
douze
pintes
du
même
vin
:
On
passe
cette
teïnture
par
la
chausse
,
et
on
la
verse
dans
le
tonneatr
{
quelquefois
ôn
la
laïsse
se
rafiner
d’abord
dans
un
petit
ba-
til)
;
après
quoi
l’on
couvre
fe
trou
du
bondon
avec
une
tuile,
et
on
Le
reposer
Ie
vin
deux
on
trois
jou
pendant
leque}
tems
il
de:
et
brén:
coloré.
Quelques.
uns
se
contentent
de
Haisser
fondre
le
Tournesol
dans
le
tonneau
;
dlautres
prennent
un
demi-boïsseau
de.
baies
de
Sureau
ou,
NI
23
bien
mûres
,
les
détachent
de
leurs
tiges
,
des
broïent,
et
en
mettent
le
jus
dans
wn:tonuvean
de
win
de
Bordeanx,
décoloré:
parce
moyen
ce
vin
due
vif
@t
brillant,
D’autres
(quand
d’ailleurs
le
vin
rouge
est
sain
et
la
lie
bonne)
en
tirent
quinze
ou
seize
pintes,
et
les
remplacent
avec
autant
de
bon
vin
rouge
;
ils
roulent
ensuite
Ie
tonneau
sur
sa
couche:
et'le
aise
sent
renversé
toute
Ja:nuit
:
le
Jen-
demain
maunils
le
retournent
de
maniere
que
Île
trou
du
bondon
soit
en
haut
;
ils
le
bouchent,
et
laïssent
le
vin
se
rafiner.
Mais,
dans
tons
ces cas
,
ils
ob=
servent,
de
mettre
en
percé
tous
ces
vins
nouvellement
rétablis
7
même
dès
le
jour
suivant
,
et
les
transväsent
opens
Hs
Jes
vendre
=
.
TT
-
-
Pour.
corriger
Jes
vins
qui
pè-
chent
dans
leur
consistance
:
c’est-
à
dire
,
ceux
qui
sont
lourds,
trou-
bles
où
visqueux
:
Is
font
généralement
usage
de.
poudres
d'alun
brûlé
,
de
plâtre,
de
chaux,
de
craie,
de
blanc
d’Es-
pagne,
de
marbre
calciné,
de
sel
gris
,
etc,
qui
précipitent
les
par-
ties
grossières
et
visqueuses
qui
nâgeroient
dans
le
vin
,
par
exenr-
ple
:
=
Pour
Patténuation
des;ins
7
à
gne,
qui
sont
troubles
etgfas,
après
Iés
avoit
premiérément
transyäsés:
2%
VIN
dans
un
tonneau
frais
,
is
font
un
mélange
d’alun
brûlé,
de
sel
gris,
et
d’eau
d’étang
,
et
y
ajoûtent
en-
suite
un
quart
de
fleurs
de
Féve
ou.
de
poudre
de
Riz
;et,
si
ces
vins
sont
bruns
ou
sombres,
sy]
joignent
du
lait,s+mais
dans
ce
cas-là
seu-
lement
:
ils
battent
bien
tous
ces
ingrédiens
ensemble
et
avec
le
vin;
après
en
avoir
Ôté
en
soufHanttoute
lécume
,
ils
couvrent
Île
trou
du
bondon
avec
une
tuile:
enfin
ils
iransyvâsent
le
vin
quelques
jours
après
,
et
le
mettent
däns
un
ton-
neau
bien
parfumé,
|
Manicre
de
parfumer
les
tonneaux.
On
prend
quatre
onces
de
soufre,
une
once
d’alun
brûlé,
et
deux
onces
d’eau-de-vie
:
on
met
le
tout
dans
une
terrine
ou
pot
de
terre
qui
souffre
le
feu
;
on
le
tient
sur
un
réchaud
rempli
de
charbons
ar-
dents,
jusqu'à
ce
que
le
soufre
soit
fondu
et
liquide
:
ensuite
on
y
trempe
de
petits
morceaux
de
ca-
nevas
neuf,
et
l’on
jette
aussi-tÔt
dessus,
des
poudres
de
Muscades,
de
Cloux-de-Giroffle,
de
Coriandre,
et
de
semences
d’Anis
;
on
met
le
feu
à
ces
morceaux
de
canevas
;
et
on
les
laisse
brüler
dans
le
ton-
neau
par
le
trou
du
bondon,
Ce
parfum
est
regardé
comme
le
meil-
*
leur
pour
tous
les
vins.
.
Pour
empêcher
les
vins
de
de-
VIN
venir
troubles
et
visqueux:,.
fes
anciens
Romaïns
avoient
coutume
de
méler
de
Peau
de
mer
avec
fe
mout.
Les
Taverniers
François
et
Ans
glois
ont
plusieurs
recettes,
pour
rétablir
les
vins
rouges
devenus
vis-
queux
,
dont
voici
les
pie
COM-
:
muns
:
Hs
clarifient
d’abord
le
in
comme
on
l’a
dit
plus
haut;
ils
le
sou-
ürent
,
et
après
avoir
fait
infuser
pendant
toute
une
nuit
deux
livres.
de
Tournesol
dans
un
bon
sac,
ïls
répandent
le
lendemain
cette
in-
fusion
passée
dans
un
tonneau
de
vin
avec
un
entonnoir
?
ils
laïssent
le
vin
se
rafiner
,
et
le
vendent
en.
suite
pour
du
vin
excellent.
-
D'autres
font
une
lie
avec
des
cendres
de
sarmens
de
Vione
ou
de
feuilles
de
Chêne,
versent
cette
lie
chaude
dans
le
vin,
fe
remuent
et
le
laïssent
éclaircir,
Une
pinte
de
cette
lie
suffit
pour:
un
inuid
et
demi
de
vin.
Un
troisieme
moyen
est
seule-
ment
de
Pesprit-de-.vin
que
l'on
verse
dans
un
tonneau
de
sin
rouge
trouble.
Rien
n'est
plus
efficace
pour
le
rafiner
promptement.
La
proportion
est
une
pinte
d’esprit-
de-win
pour.
un
:muid,
Maïs
il
ne:
faut
pas
se
servir
de
cette
recette
pour
des.vins
âpres
et
aïgres.
Quand
les
sins
blancs
deviennen
(à
troubles
et
d’une
couleurbasannée,
on
VIN
on
se.
contente
de
les
transväser
sur
-
un
nouvelle
lie,
et
on
leur
donne
-
le
tems
de
se
rafiner.
Et
et
Pour
rétablir
les
vins
quiont
um:
wauvais
goût,
les
Taverniers-ont
encore
quelques
autres
correctifs
qui
servent
à
des
clarifier;
sans
employer
beaucoup
de
fiçon,
parce
qu'ils
voient.
que
Je
mal
vient
des
impuretés
qui
y
nagent.,
€t.
que
ce
sont
les
parties
sulfureuses
ou
sali:
nes
qui
dominent
sur
les
plus
fines
et
les
plus
douces
:
on
y
remédie
principalement
en
les
précipitant,
:
.
Toutélaclarification
des
liqueurs
peutse
rapporter
à
trois
causes:
:
19,
La
séparation
des
parties
gros-
sieres
d’avec
les
particules
les
plus
4
fines
de
La
liqueur.
.
20
La
distribution
égale:
.
es=
prits
dans
{a
liqueur.
2e
4
Les
rafinement
de
8
l'esp
par
Jur-
-même.
—.
Les
deux
dernieres
«
sont
BE
sui-
tes
de:
la
premiere
qui
s’efflectue
principalement
parla
précipitation,
dont
les
instrumens
sont
a
pésan-
teur
et
Ja
ee
du
corps
mélé
avec
la
liqueur
;
Pun
sépare
les
_parties
grossieres
de
la
liqueur
qui
_y.nagent
de
toute.
part
,
et
l’autre
les
précipite
au
fond.
Maïs
les
Taverniers,
qui
n’en.
tendent.
pas
ordinairement
cette
théorie
,
nes’attachent
qu’à
la
cla-
rification
seule
,
et
se
contentent
de
:chercher
.
-ingrédiens
qui
Tome
VIII,
LISTER
VIN
3
puissent
rétablir
leurs
vins
viciés,:
soit
dans
leur.
one
soit
Arte
ments
sos
enr
5
Je
vais
OU:troIS
de
leurs
recettes
qu'ils
estiment:
le’
plus,
et
dont
ils
font
Le
Fr
Een
usage.
x
LU
‘Pour
corriger
Ja:mauvaïse
odeur;
l'acidité,
les
vins
piques-et
les
vins
doux
;-Hs:prennent
vingt'ou
trente
pierres
de:
la‘chaux
la
plus
blanche,
les
détrempent
dans
quatre
pintes
de
vin
,
ils
y
ajoûtent-encore
du
vin,
eCagitent
le
toutdans
un
petit
caveau
avec
un
bâton
:
ils:
répans
dent
ensuite
le
mélange
dans
un
muid,
et
après
lavoir
remué,
ils
en
le
vin:
s'établir,
et
le
trans-
vâsent
après.
;
#5
Ce
vin
peut-n’être
p2s:mauvais
pour
des
corps
robustes
et
attaqués
de
rhumarismes
;
3.
mais
il
doit
être
_
dangereux
pour
des
personnes
mai-
gresdontle
ÉMperAnEnt
est
chaud
et.
sec.
Is
rétablissent
_.
vins
piqués
de
France
avec
une
composition
aisée
et
peu
coûteuse
:
ils
prennent
une
livre
de
ciment
de
tuiles
de
Fian-
dres
,
et
une
demi-liyre
d’alun
de
roche
;
ils
les
mêlent
etles
battent
bien
avecune
quantité
suffisante
de
vin,
et
versent
le
tout
dans
lemuid,
Quand
les
sins
du
Rhin
se
pr-
quent
ils
les
transväsent
d’abord
dans
un
tonneau
on
cuve
nette
et
fortement
parfumée
;
ils
y
ajoûtent
en
D
26
VIN
trente
ou
quarante
bouteilles
de:
-
miel
clarifié
,
avec
six
ou
huit
bou-
f
teilles
de
lait
écrémé
,
et
battentle:
tout
ensemble
:
après
quoi,
,
Îls
Jais-
sent
le
vin
s’établirs
Quelquefois
il
arrive
que
le
vin
rouge
perd
beaucoup
de
sa
force
et
de
son
goût
piquant;
alors
ils
le
transvâsent
sur
une
bonne
lie
de
vin
rouge
,
et
Y
Sono
quatre
pin-
tes
de
Prunelles
:
apres
un
peu
de
fermentation
et
de
repos,
ce
vin
est
bon
à
boire.
Pour
améliorer
la
saveur
des
vins
de
Hongrie
et
des
vins
blancs
trop
aigres.,
ils
en
tirent
quinze
ou
seize
pintes,
dans
lesquelles
ils
font
in-
fuser
trois
ou
quatre
livres
de
Raï-.
sins
de
Malaga,
après
en
avoir
ôté
.Ies
pepins:
ils
broïent
le
tout
dans
un
mortier
de
pierre,
jusqu'à
ce
que
Île
vin
se
soit
suffisamment
chargé
de
la
saveur
et
de
la
cou-
leur
du
Raïsin
;
ce
qui
exige
un.
jour
entier
:
ils
passent
ensuite
ce.
vin
à
la
chausse
,
et
le
mettent
dans
un
tonneau
frais
bien
parfumé,
avec
tout
le
sin
du
muid;
après
quoi,
ils
ie
laissent
se
perfection-
ner.
.
Pour
corriger
la
mauvâise
odeur
des
ins,
le
remede
ordinaire
est
de
les
Ôter
de
dessus
les
lies
vieïlles
et
corrompues
:
quelques
-
uns
y
joi-
gnentdes
substances
odoriférantes,
et
suspendent
dans
le
tonneau
de
petits
sacs
remplis
d'épices
,
telles
|
VIN
que
le
Gingembre
;
la
Zédoaire
,
Les
Cloux-de-Giroffle
;
la
Cinnamome
,
les
racines
d’Iris,
la
graine
de
Pa-
radis,
de
Lavande,
et
autres
aro-
mates.
Quelques
-
uns
font
bouiifs
de
ces
épices
dans deux
pintes
de
bon
vin
sain
de
la
même
espece
,
€t
entonnent
cette
décoction
toute
chaude.
D’autres
corrigent
le
mau-
“vais
goût
des
vins
françois
dont
fa
lie
est
gâtée,
en
suspendant
dans
le
tonneau
quelques
cannes
de
Cin-
namome.
D’autres
enfin
,
pour
Ia
même
maladie
se
servent
de
fleurs
de
Sureau
et
de
sommités
de
Lez
vande.
Aprèsavoir
ainst
parcouru
le
répet-
toire
des
Taverniers
,et
détaillé
plu:
sieurs
des
principales
recettes
qu’ils
emploient
pourrétablir
les
maladies
violentes
de
leurs
vins,
nous
vien-
drons
à
ceux
dontils
seservent
pour
remédier
à
leurs
affections
chront-
ques,
telles
queles
pertes
de
leur
es-
|
prit
et
de
leur
force,
|
Quant
aux.
premieres
,
1}
faut
observer
que,
lorsque
les
vins
sont
dans
un
mouvement
extraordinaire
occasionné
par
l'excès
et
l’exalta-
tion
de
leurs
parties
sulfureuses,
18
grand
remede
est
de
lés
tirer
de
dessus
leurs
Îtes
:
et,
au
contraire,
quand
ïls
déclinent
ec
tendent
à
s’'afoiblir
par
raison
de
Pévapora-
tion
des
esprits,
le
préservatif
le
plus
efficace
e:t
de
les
transväser
VIN
vent
du
nord-est:
où
nord-
-ouest;
et
non
pas
du
sud
,
et
par
un
temis
se-
ein,
sans
nuages
,
tonnérre
ni
éclairs
Après
avoir
indiqué
les
difléren-
tes
pratiques
des
Vignerons,
des
Taverniers
et
des
Marchands
de
vins
dans
la
conduite
de
plusieurs
vins
,je
féraï
part
de
quelques-unes
de
mes
réflexions
et
expériences
,
relativement
à
à
la
maniere
de
faire
des
vins
en
Angleterre.
Us
Les
Raïsins
étant
bien
mûrs,
et
parfaitement-secs
,
on
les
coupe,
on
les
porte
dans
une
grande
cham-
bre
seche,
où
on
les
étend
sur
de
Ia
pailledeFroment,
de
maniere
qu’ils
ne
soient
pas
les
uns
sur
lesautres,
et
on
les
laïsse
aïnsi
quinze
jours
ou
trois
semaines
et
même
un
mois,
si
l’on
en
a
Ia
facilité,
en
observant
de
feur
donner
de
l'air
chaque
jour,
afin
de
faire
dissiper
l'humidité
qui
sort
de
ces
Raïsins,
Ensuite
le
pres-
É
soir
et
tout
ce
qui
est
necessaire
"
étant
préparé
,on
égraine
toutes
les
grappes
,
on
jette
ces
graïnes
dans
uné
cuve,
apres
avoir
mjs
de
côté
toutes
celles
qui
sont
moiïcies
,
pourries
ou
vertes,
et
l’on
jette
les
grappes
qui
donnéroïent
un
goût
_âpre
et
acide
à
La
liqueur.
Cette
at-
“tention
négligée
a,
je
crois,
fait
gâ-
ter
ên
Angleterre
une
grande
quan-
tité
den,
qui
auroît
pu
être
très-
bon,
s’il
eùt
été
fait
avec
plus
d’in-
teHrgence
;
car
nous
voyons
qu'en
Tome
VIT
FL
VIN
D
Fränce
;
et
dans
d’autres
pays
de
vignobles
,
tous
ceux
qui
désirent
faire
du
bon
ir,
ont
grand
soin
d’égrainer
leurs
Raïsins
avant
le
pressurage.
Le
commun
des
Vigne-
rons
cependant,
qui
chéfchent
pie
Ta
quantité
que
Ja
quélité,
né
s'y
astreignent
point.
Maïs,
comme
en
Angleterre
Le
climat
n’est
pas
favo-
rable
à
cette
production,
nous
de-
vrions
employer
tout
Part
possible
pour
compenser
ce
qué
la
Nature
nous
a
refusés
A
*
Les
Raïsins
ainsi
égrainés
de
être
fortement
exprimés.
Si
l’on
à.
le
projet
de
faire
du
vin
rouge,
on
Jaïsse
le
marc
et
Îés
pepins
dans
la
liqueur.
Les
pépins
brisés
ét
frois-
sés
sous
le
pressoir
donnent
plus
de
force
au
vin.
On
met
le
tout
ensem-
ble
dans
une
grande
cuve,
où
on
le
le
laisse
fermenter
pendant
cinq.
ou
six
jours.
Après.
cé
tems,oñentire
le
vin,
on
le
met
dans
dé
gros
ton-
neaux
,
et
on
laisse
Le
trou
des
bon"
dons
ouverts,
pour
introduire
lair
et
laisser
dissiper
Îles
vapeurs
pro-
duites
par.
la
fermentation,
Mais
il
à
faut
observer
que,
si,
après
quele
vin
est
exprimé
et
mis
dans
la
cuve
avec
les
marcs,
il
ne
fermentoit:pas
au
bout
de
deux
où
trois
jours
,
il
serôït
prudent
de
procurénun
peu
de
chaleur
à
Pendroit,
en
yfaisar
du
feu,
qui
mettroit
bientôt
Ja
li-
queur
en
mouvement
;
sans
quoi,
il
arriveroit
sOuyent,
comme
on
le
:
E
1
voit.
dans
les
pays
où.on
laisse
fer-
menter
le
vin
dans
des
places
ou-
vertes
et
froides,
que
les
nuits
froï-
dés
arréteroient
son
travail
,
et
par
conséquent
le
rendroïent
trouble
et
presque
toujours
âpre
et
en
émo-
tion.
Cette,
pratique
est
fort
en
usage
sur
le
Rhin,
où
l’on
a
tou-
jours
des
poëles
dans
les
endroiïts
destinés
à
la
fermentation
des
ins,
pour
y
allumer
du
feu
chaque
nuit,
si
la
saïson
est
froide
dans
Le
tems
dé
leur
fermentation...
|
Lorsque
lon
veut
faire
du
vin
blanc,
on
ne
laisse
Les
marcs
dans
la
liqueur
que.
pendant
douze
heures;
ce
qui
suffit
pour
Je
faire
fermen-
ter.
Deux
jours
après
qu'il-est
tiré
et
entonné
,
on
le
transvâse
dans
d’autres
tonneaux,
et
Jon
répete
cétte
opération
trois
ou
quatre
fois
pour
empêcher
le
in
de
prendre
quelque
teinture
par
la
fermenta-
tion
des
marcs
ou
de
la
lie,
.
Quand
la
plus
grande
fermenta-
tion
est
passée
,
on
transyâse
le
vin
dans
de
nouveaux
tonneaux
que
Ton
remplit
exactement
,
en
laissant
-
Se
les
trous
des
bondons
ouverts
pendant
trois
semaines
ou
un
mois,
pour
y
introduire
de
Pair,
dissiper
les
vapeurs
,
et
laïsser
pas-
ser
Pécume
qui
peut
se
former.
À
ire
que
le
vin
s’abaïisse
dans
les
tonneaux
,
on
les
remplit
avec
somayec
du
vin
de
la
même
es-
pece
que
l’on
a
gardé
pour
cela,
RSS
VIN
Mais
cette
opération
doit-être
faïte
avec
précaution
et
sans
précipita-
tion
,
afin
que
l’écume,
pan
est
na=
turellement
en
croûte
Sur
les
vins
nouveaux,
ne
soit
pas
mêlée
avec
la
liqueur
,
qui
se
troubleroit
de
nouveau
,
et
prendroît
un
mauvais
goût.
Pour
obÿier
à
cet
inconvé-
nient
.
il
seroïit
à
propos
d’avoir
un
entonnoir
garni
d’une
platine
per-
cée
de
petits
trous,
afin
que
lewvin,
y
passant
en
petites
gouttes
,
ne
puissé
rompre
l'écume.
Au
bout
d’un
mois
ou
six
semat-
nes,
il
sera
nécessaire
de
boucher
les
trous
des
bondons,
pour
que
le
vin
ne
s’évente
pas
;
car
alors
il
de-
viendroiït
plat,
et
perdroit
beau-
coup
de
ses
esprits
et
de
sa
force;
miais
il
ne
faut
pas
les
boucher
tout-
à-fait.[seroitbond’y
mettreuntube
d’étain
ou
de
verre
d’un
demi
pouce
environ
de
calibre
sur
deux
pieds
de
longueur,
placé
dans
le
milieu
du
trou
du
bondon
:
Pusage
de
ce
tube
seroit
de
Jaisser
passer
Pair
et
les
vapeurs
produites
par
la
fermen-
tations
du
vin,
lesquelles
,
étant.
d’une
nature
rance
,
gâteroient
Îa
liqueur
,
si
elles
éroieut
renfermées
dans
le
tonneau
;
et
lon
pourroït
toujours
verser
du
vin
dans
ce
tube
pour
tenir
le
tonneau
rempli
à
me-
sure
qu'il
s’abaïsseroit,
Faute
de
cette
opération
bien
entendue,
une
grande
quantité
des
meilleurs
vins
d'Italie
et
d’autres
paysse
sonttrou-
LE
Ed
à
dE
ERA
VIN.
vés
gâtés.
Un.
curieux
d'Italie
n'a
fait
de
grandes
plaintes
à
ce
sujet.
<
Hme
disoit
que
«
telle
étoitla
na-
»ture
des
vins
de
ces
paysen
gé-
»
néral
,
même
des
meilleurs
de
»
Chianti,
que
dans
deux
saisons
de
»
l'année
,
au
commencement
de
»
Juin
et
de
Septembre
,
la
pre-
»
miere,
lorsque
les
Raïsins
sont
en
5
fleurs,
la
seconde
,
quand
ils
com-
>»
mencent
à
mûrir
»
quelques-
ae.
»
des
meïlleurs
vins
étotent
sujets
à
»
changer,
sur
-
tout
dans
l’arriere-
>
Saison
;
non
pas
en
devenant
ai-
»
gres,
mais
en
prenant
le
goût
le
»
plus
désagréable
,
à
-
peu
-
près
»
comme
celui
d'une
feuille
de
74:
»
gne
pourrie
:
que
par-là
non-seu-
»
Jement
ils
n’étoïent
plus
potables,
»
mais
même
qu'il
n'étoit
pas
pos-
>»
sible
d’en
faire
du
vinaigre;
que
»
CES
Vinss
’appelloïent
Settembrine,
»
et
que
ce
qu
y
avoit
de
pa
Ex-
»
»
traordinairé
étoit.
que
»
MÊME
CUVE,
Un
tonneau
se
trou-
5»
VOIt
ee
et
un
autre
parfaïte-
»
ment
bon,
quoique
tous
deux
fus-
»
sent
placés
dans
la
même
cave.
_
»
Comme
ce
changement
n’ar-
»
five
pas
ordinairement
aux
vins,
»,
»
quand
même
ils
seroïent
deyenus
»
»aigres,
je
suis
porté
à
lattribuer
|
à
quelques
fautes
lors
du
remplis-
»
Sàge
des
tonneaux
qui
doivent
»
être
toujours
tenus
Des
Peut-
»
être
vient=il
de
ce
qu’on
les
laisse
»
»
Wop
long:
“tems
sans
les
remplir
;
,
d’une.
VIS
3
»
pârce
que
dans
ce
cas
l'écume,
qui
»
$€
trouve
naturellement
sur
tous:
»
les
vins,
étant
trop
dilatée
.
se.
»
Tompt,
se
mêle
dans
le
tonneau
»
et
donne
au
vin
ce
goûts
si
AÉES
»
table
:
mais
ce
qu’il
faut
encor
»
remarquer,
c’est
que
le
En
»
taqué
de
ce
vice
dans
une
saïson.
»
particuliere
,
qui
est
le
mois
de
>»
Septembre;
et
que,
s’il
échappe
»
à
ce
malheur,
il
se
conserve
bon
»
plusieurs
années
de
suite,
».
La
cause
de
cet
accident
méri.
»
teroit.
d’être
recherchée
par
les
»
Naturalistes.
Les
vins
sont
plus.
»
sujets
à
cette
maladie
dans
a
pre-
»
mjiere
année,
que
dans
les
sui-
3
vantes
»,
J'ar
consulté
là
-
dessus
Le
Révé-
rend
Docteur
HAzres
DE
TEp-
DINGTON
,
qui,
après
avoir
fait
plusieurs
essais
sur
la
fermentation
des
liqueurs
,
wa
donné
cette
so.
Jution
curieuse
,
de
la
cause
de
ce
changement
Fe
les
vins
que
jai
envoyés
en
Îtalie,
et
qui
a
donné
lieu
à
une
expérience.
très
fayora-
ble
,
par
laquelle
on
conserve
par-
fartement
bien
les
vins
;
elle
a
aussi
été
communiquée
à
différens
Vigne
rons
de
l'Italie,
quis’ysont
confor-
més,
C’est
ainsi
que
s’exprimoit
le
Docteur
HALLESs:
|
:«
D’après
plusieurs
essais
que
j'a
ai
»
faits
l'été
dernier,
j’ai
observé
que
»
toutes
les
liqueurs
fermentées
pro-
»
duisént
une
grande
quantité
d'air
Ei
36
VIN
»
pendant
Je
tems
de
leur
fermen-
57
tation;
Car,
dans
une
expérience
»
faite
sur
douze
pouces
cubiques
»
»
de
Raisins
de
Malaga
,
mis
dans
»
dix.-
huit
pouces
ac
d’eau
»
au
commencement
de
Mars,
ce
»
mélange
a
produit
quatre-cent-
ces
cubiques
d'air
jus:
»
férmentation
,
il
avoit
absorbé
»
une
gratidé
quantité
de
cet
air.
»
Quarante-deux
pouces
cubiques
»
de‘bierre
,
qui
avoit
fermenté
»
trente-quatré
heures
avant
qu’elle
»
fût
mise
en
barique,
avoient
pro-
»
duit
639
pouces
‘cubiqnes
d'air
>
depuis
Iecommencement
de
Mars
3
jusqu
au
milieu
de
Juin,
et
ils
»enavoient
ensuite
absorbé
32
»
pouces
cubiques
:
d'où
il
résulte
»
que
les
liqueurs
fermentées
pro=
>»
duisent
de
fair
pendant
le
tems
»
de
leur
fermentation,
maïs
qu’en-
»
suite
_—
en
absorbent
de
nou-
»
Veau
;
cé
“qui
peut-
être
est
»
sur
les
cotés
,
et
que
dans
ce
tube
»
cause”
&.
l'état
d’altération
des
»-bons.yins
d'talie;
car
le
vin,
qui,
»
a
sa
premiere
année,
con-
»
tinue
à
fermenter
plus”
Ot
MOINS,
»
D
une
grande
quantité
d’air,
>»
jusqu
à
ce
que
Îe
froid
de
Septern-
»
bre
y
apporte
obstacle
:
après
»
QUOI
,
il
reste
dans
un
état
ab-
s
Sorbant.
L'air
qu’il
produit
d’a-
»
bord
est
méphitique
et
semblable
»
à
celui
de
la
grotte
du
chiens:
il
»
Peut
Her
en
un
instant
les
anis
’au
milieu
d'A
yril:maïs,
après
Ja
Vin,
»
maux
quile
respirent,
Pendant
la
»
fermentation
du
vin,
la
moitié
de
»
Cêt
air
se
trouve
étroitement
fen-
fermé
dans
là
partie
hante
du
»
tonneau
;
de
maniere
que,
qualfd
»
Je
froïd
arrête
la
fermentation
du
»
vin,
il
absorbe
cet
air,
devient
»
trouble
,
et
prend
un
goût
de
»
rance,
Pour
prévenir
cet
incon-
»
vénient,
.
propose
l'essai
sut-
»
varñt
:.
>
Supposons
le
tonneau
À
rempli
»
de
sin
parle
trou
du
bondon
B:
I.
»
faudtoit
prendre:
un
tube
de
verre
»
de
2
pieds
delongueursur
environ
»
deux
pouces
de
calibre,
fxéavec
»
Une
bobeche
d’étain
bien
jointe
,
:
»
de
maniere
qu
“En?
'yait
aucun
jour
»
Il
y
en
ait
ün
autre
d'un
demi
»
pouce
environ
de
diametre
biernt
»
fixé,
que
le
tube
du
bas
soit
tou-
_»
jours
à
moitié
plein
de
vin
au
»
point
X,
er
y
en
remettant
conti-
»
nuellement
à
mesure
que
le
vin
»
s’abaïsse
;
par-là
1
ny
aura
point
»
de
vuide
dans
{e
haut
du
tonneau
»5
pour
contenir
Pair
produit
qui
»
s’en
ira
à
travers
le
petit
tbe
»
placé
sûr
Je
haut
,
et
qu'il
faut
à.
:»
la
surface
du
vin
dans
Ie
plus
large
»
tube,
de
maniere
que
le
vin
que.
x
aura
point
de
danger
de
laisser
»
entrer
trop
d'air
dans
Îe
vin.
+
»
Quand
Ie
vin
s’abaïssera
dans
le
»
tube
du
bas
,
on
pourra
toujours
»le
remplir
en
y
introduisant
un
»
petitentonnoir
jusqu’à
l’écumede
»
lon
y
versera
ne
puisse
par
sa
ra-
»
pidité
rompre
cette
croûte
d’é-
»
cume
:
en
faisant
cette
expérience.
»
AVEC
des
tubes
de
verre,
lascen-
»
sion
ou
la
descente
du
vin
dans
»
les
tubes
indiqueront
Peflet
que
>
peuvent
produire
Îles
différentes
ons
de
l'atmosphere;
et
si
féussit,
on
pourra
ensuite
se
32.
52
»
Servir
de
tubes
de
bois
où
de
mé-
5)
ta},
5
casser
De.
qui
ne
seront
-pas
sujets
à.se
-
Cet
essai
curieux,
avant
réussi
par-tout
où
Il
a
été
exécuté,
peut
devenir
trés-utile
dans
le
traitement
des
vins
:
il
jette
un
grand
jour
principalement
sur
la
fermentation
des
vins;
car,
puisque
nous
trou-
-
vons
que
les
vins
trop
long
-
tems
fermentés
,
sur-tout
ceux
que
Fon
"recueille
dans
ies
pays
froids,
se
Se
rarement
Pre
,
A
Jarssant
Ja
fermentétion
en
séra
arrêtée.
Éect
revient
à
la
Pratique
des
Champe-
nois,
qui
tiennent
feurs
vins
pen=
VIN.
37
Cant
Thiver
dans
des
selliers
au-
dessus
de
la
terre
;
et,
quand
le
tems
devient
plus
chaud
au
prin-
tems,
ils
les
descendent
dans
des:
caves
voûtées,
où
ils
sont
plus
fraf-
-
chement
que
déisles
selliers.
Cette
:
méthode
de
tenir
les
vins
dans
des
sellers,
et
de
Les
remettre
dans
des
caves,
suivant
que
les
saisons
de
Tannée
Pexigent
,
est
très
-
bonne
pour
conserver
les
vins
dans
Ieur
perfection
;
car
ces
vins,
étant
lé-
gers
en
comparaison
de
ceux
des
pays
méridionaux
,
n’auroïent
pas
assez
de
corps
pour
se
conserver,
.
stonles
laïssoit
fermenter
tout
l'été
suivant
,
en
les
exposant
à
[a
cha-
leur.
Ceux
qui
font
du
vin
dans
no-
tre
pays
doivent
faire
l’essaï
de
cette.
méthode
;
car
les
pratiques
des
pays
septentrionaux
sont
plus
analogues
+
à
notre
climat
que
sels
des
ps
méridionaux.
a
Quand
le
vin
a
assez
tenmenté
dans
Ja
cuve,
et
qu'il
est
mis
en
tonneaux
,
il
exige
encore
quelque
chose
pour
le
nourtir
;
pour
cela,
il
faudroit
toujours
conserver
quel-
ques
grappes
des
meilleurs
Raïsins,
que
lon
suspendroïit
dans
une
chambre
seche
pour
cet
effet,
jus=
:
qu'à
ce
qu'on
en-eût
besoin
:alors,
|
après
les
avoir
égrainés,
on-en
met-.
troit
deux
ou
trois
bonnes
porgnées.
dans
chaque
tonneau
,
à
proportion
-
de
sa
grandeur
;
faute
de
Raïsins
,
plusieurs
personnes
se
servent
de
2
38.
VIN?
différens
ingrédiens
qui
n'y
sont
point
propres.
Les
Vignerons
de
différens
pays
mettent
aussi
plusieurs
especes
d'herbes
dans
les
cuves.
,
quand
le
vin
fermente,
pt
Mr
lui
donner
différens
goûts.
Les
Provençaux
emploient
pour
cela
la
Marjolairie,
le
Baume,
et
autres
herbes
aroma-
tiques,
Sur
le
Rhin,
on
fait
tou-
jours
usage
de
quelques
poignées
d’une
espece
particuliere
d’Orvale,
que
l’on
jette
dans
les
cuves
;
ce
qui
occasionne
ces
différences
que
nous
remarquons
dans
ces
vins,
quoïqu'ils
aïent
été
faits
de
Ja
même
maniere,
etavecles
mêmes
especes
de
Raïsins,
-
Toutes
ces
pratiques
devroïent
être
tentées
en
Angleterre,
après
en
avoir
fait
quelques
essais
;
quoi-
qu'il
soit
douteux
que
ces
herbes.
puissent
réparer
ou
donner
une
nouvelle
qualité
au
vin
,
et
qu’il
soit
probable
que
les
Vignerons
ne
les!
emploient
que
pour
se
confor-
mer
au
goût
particulier
de
leurs
pratiques.
Quorqu'il
en
soït,
il
est.
cependant
certain
que
dans
tous
les
vignobles
françois
on
fait
usage
de
quelqu'artifice
pour
changer
le
goût
du
vin:
car,
quoïque
l'on
cul-
tive
les
mêmes
especes
de
Raïsins:
dans
POrléanoïs
,
la
Champagne
et
la
Bourgogne
,
combien
de
diffé-
rence
ne
trouve-t-on
pas
dans
le
goût
et
ja
—
dessins
de
ces.
Jevin.
:
É
=
E
VIN
différens
pays:
cette
variété
ne
peut.
pas
être
attribuée
uniquement
à
[a
diversité
des
terroirs
,
puisqu'il
ny.
a
pas
une
assez
grande
différence.
dans
la
températurede
ces
contrées,
non
plus
que
dans
la
maniere
de
faire
le
vin,
usitée
dans
chacune,
:
pour
en
altérer
aussi
considérable
+
ment
le
goût,
sur-tout
dans
les
vins
d'Orléans
et
de
la
Bourgogne,
où
il
y
a
peu
de
différence
dans
l'a-
ménagement.
Car
dans
{a
Cham-
pagne,
il
y
a
cette
différence,
que
les
Raïsins
de
la
montagne
se
cou:
pent
toujours
avant
que
la
rosée
soit
dissipée
,
et
par
un
tems
cou<
vert
;
au
-Îieu
qu’ailleurs
on
ne
les
coupe
que
lorsqu'ils
sont
parfaite-
ment
secs
;
et
cela seul
peu
sionner
un
grand
changement
ans
Ta
méthode
odinire
»
pour
rendre
[le
vin
rouge,
est
de
Ie
larsser
fermenter
quelques
jours-sur
les
marcs,
et
de
fouler
deux
ou
troïs
fois
les
Raïsins
pour
en
détacher
Ja
tein-
ture,
Lorsque
l’on
veut
avoir
un
vin
ferme
et
d’une
couleur
foncée,
on
y
mêle
une
certaine
quantité
d'une
espece
de
Raïsin,
que
lon
nomme
en
France
reint-le-vin,
dont
le
jus
est
d’un
gros
rouge
;et
dont
les
feuilles
prennent
une
couleur
pourpre
foncée
à
mesure
que
ce
fruit
mürit:
il
devient
d’un
beau
bleu,
etse
couvre
d’une
craie
sem-
blable
à
celle
que
l’on
voit
sur
Îles
NAN
belles
Prunes
;
mais.
le;
jus
en
est
fort
PC
vin
rouge
n'aura
besoin
d'être
mis
en
tonneaux
que
lorsqu'il
sera
tiré
de
la
cuve
;
et
il
pourra
rester
«ranquille
dans
les
mêmes
vases,
sans
être
transvâsé,
jusqu'à
ce
qu'il
soit
en
état
d'être
mis
en
bouteil-
les
;
ce
qui
aura
lieu
deux
ou
trois
ans
après.
Plus
les
tonneaux
seront
gros
,
et
plus
le
vin
aura
de
force,
parce
qu’étant
en
grand
volume
ï
risque
moïns
de
souffrir
des
injures
du
tems
;
sur-tout
si
l’on
fait
usage
de
la
méthode
ci-dessus.
Mais,
quand
il
y
a
une
grande
quantité
de
vin
renfermée
dans
une
cave
voütée
et
fermée
,
on
ne
doit
Y
entrer
qu'avec
précaution,
parce
que
les
vapeurs
qui
émanent
du
vin
en
fermentation,
peuvent
tuer
sur-le-champ
,
comme
on
en
a
vu
beaucoup
d'exemples.
Traité
de
la
concentration
des
vins,
et
autres
liqueurs
fermentées
,
où
il
est
dit
que
de
le
conserver
en
gros
volume,
les
rend
plus
inaltérables
plus
parfaits,
plus
durables,
et
bons
pour
Le
service
ei
l'exportation
ÿ
par
le
Docteur
Srz
ALL,
traduit
parle
our
SHAF:
Le
do
du
Docteur
STHALL,.
à
A
Tel
aier
ES
en
traitant
tes
Eo
D'obse.
sur-
tout
s’il
n’est
pas
bien
Ef-c
ue
ies:vins
ef
=
N:EN
430.
toutes
les
liqueurs
fermentées
,
avant
et
aprés
la
fermentation
,
ne
sont
point
composées
de
parties
si-
milaires,
maïs
d°
lhététérogènes
]
join-
tes
ensemble
en
un
certain
ordre
déterminé.
Qu’ainsi
l'action
et
l’es-
sence
de
Ia
fermentation
étant
une
séparation
et
une
destruction
de
[a
premiere
composition
du
mixte,
que
donne
un
nouvel
arrangement
à
ses
païties
,
il
y
avoit
avant.un
arrangement
dans
ces
premieres
parties
,
qui
a
été
rompu
par
la
fer-
mentation.
.
29,
Que,
par
exemple,
les
Raiï-
sins,
étant
épars
sur
la
paille
seche
dans
un
lieu
froid
,'conserveront
long-tems
,
après
qu’ils
sont
séparés
de
la
Wione
,
cette
texture
qui
leur
donne
la
douceur
saline,
onctueuse
et
gluante,
que
le.
jus
retient
aussi
après
le
pressurage
,
en
devenant
un
moût
clair
et
transparent
,
“qui
nest
point
encore
séparé
des
parties
hétérogènes
;
sa
composi-
tion.et,larrangement
de
ses
parties
sont
encore
les
mêmes
que
ceux
qu'il
avoit
dans
le
Raisin
:
ces
par-
ties
peuvent
mêmerester
unies
dans
le
même
ordre
pendant
plusieurs
mois,
si
lon
en
remplit
un
ton-
neau
,
que
l’on
tient
dans
un
lieu
froïd;
c’est.ce
qu'on
éprouve
tous
les
jours
pour
le
surmout.
3.
Que
le
vin
chymiquemente
exa-
miné
paroît
être
une
matiere
salîne,
yisqueuse
et
huileuse,
étendue
et
_
46
VIN
divisée
dans
une
grande
quantité
d’eau
;
que
les
parties
'salines
étant
mêlées
avec
Îles
terrestres
et
subti-
les,
forment
un
composé
visqueux,
capable
de
s'unir
à
l'huile,
et
de
fa
rendre
miscible
à
Peau;
qu'outre
cela
il
y
a
d’autres
parties
huileuses
et
extrèmement
subtiles,
qui,
par
le
moyen
de
Ia
partie
Ja
plus
atté-
nuée
de
la
Jiqueur,
contractentune
“union
avec
les
autres
principes.
Ces
dernieres
sont
cé
que
nous
appelons
parties
spiritueuses.
L'adhérence
de
tous
ces
principes
est
si
forte,
qu'ils
formenti\un
composé
très-durable
,
si
le
vin
est
exactement
conservé.
4°,
Que
la
partie
spiritueuse
étant
une
fois
enlevée
et
séparée
du
vin
par
la
distillation,
on
auroit
beau
la
rendre
entièrement
et
fare-
mettre
dans
la
masse
d’où
elle
a
été
tirée
avec
quelqu'art
que
ce
puisse
être,
le
tout
ne
recouvreroit
en
au
cunemauieresonpremier
goût,
son
odeur
et
sa
durée,
mais
qu’il
de-
viendroit
un
mélange
confus,
trou-
ble,
d'un
goût
différent
et
désa-
gréable,
et
d'une
odeur
fade
et
ex-
traordinaire.
52.
Que,
si
l'on
méloit
un
esprit
inflammable
distillé
d’un
mème
où
de
quefqu’autte
espece
de
vin
dans
une
partie
de
vin
trop
salin
ou
_
pas
assez
spiritueux,
cette
seule
addition
où
ce
mélange
tumul-
sueux
,
loin
de
donner
de
Ia
dou-
geur
,
de
la
finesse,
et
du
cordial
à
VIN
un
bon
vin,
y
manifesteroit
plutôt
$a
propre
acrimonie
brûlante
,
son
goût
sans
odeur,
et
ajoüteroit
ausst
uneamertume
désagréable
à
sa
pre-
mjere
âpreté
et
austérité.
6°,
Qu'’ausst
une
chaleur
consi-
dérable
,
ou
même
un
dégré
de
bouillonnement
ou
de
tiédeur
oc-
casionnée
par
une
agitation
intes-
tine
,
qui
trouble
seulement
les
parties
spiritueuses
fort
susceptibles
de
lPémotion
de
la
chaleur
;
que
cette
chaleur,
dis-je,
détache
ces
parties
spiritueuses
de
la
masse
du
vin,
et
occasionne
une
altération
dans
son
goût,
sa
transparence-et
sa
durée
,
autant
que
si
l'esprit
en
avoit
été
tiré
et
remis,
7°,
D'un
autre
côté,
le
vin,
tenu
dans
une
cave
voûtée,
fraîche,
et
bien
à
l’abri
de
l'air
extérieur,
sera
moins
sujet
à
laltération
,
et
con-
servera
sa
force
pendant
plusieurs
années
,
comme
nous
Îe
voyons
dans
les
vins
vieux
et
les
autres
Ii-
queurs
fermentées
étrarigeres;
pat-
ticulièrement
dans
celles
de
la
Chi-
ne
,
préparées
avec
une
décoction
de
Riz,
lesquelles,
étant
bien
bou-
chées
et
mises
profondément
dans
la
terre,
restent,
durant
une
longue
suite
d'années,
riches,
fortes
et
gé-
néreuses
,
ainsi
que
les
histoires
de
ce
pays
nous
l'assürent
unanime
ment,
80.
La
même
chose
doit
ausst
ue
entendue
du
vinaigre,
äprès
qu'il
qu'ila
rejette
Les
parties
terrestres
superflues
,
et
plusieurs
de
ses
par-
ticules
qui
y
dominoient
,
tandis
qu’il
étoit
encore
vin
:
les
parties
salines
prennent
alors
le
dessus,
soumettent
,
pour
ainsi
dire
;
et
dominent
les
spiritueuses.
Le
virai-
gre
parfait
et
fort
,
étant
bien
bou
ché,
se
conservera
sain
ue
long-tems.
les
plus
subtiles
se
dents
il
perd
sa
force
et
sa
durée,
devient
fade
et
se
corrompt.
|
102,
Si,
par
fraude
où
par
.
cident
,
une.
grande
quantité
d’eau
se
trouve
mêlée
dans
le
vin;
ce
qui.est
absolument
contraïre
à
sa
consistance,
cette
eau
superflue,
-
non-seulement
dépravera
sen
goût,
et
affoïblira
ses
qualités,
mais
aussi
$
le
rendra
moins
durable
:
carlhu-
vie
sil
midité
en
général,
plus
encore
un
humide
superflu,
est
Je
premier
instrument
de
tous
les
changemens
produits.
pe
Ja
fermentation.
…
112.
C’est
-
pourquoi
il
peut,
sans
doute
,
étreutile
,
et
quelque-
fois
très
-
nécessaire.de
retrancher
Cette
eau
superflue
:
quant
à
Ja
ma-
nie
edele
faire
,il
examine
d’abord
ies
méthodes
proposées
pard'autres,
en
montre
les
difficultés
et
linsuf-
fisance,
et
donne
ensuite
la
sienne
qui
paroît
plus
commode.
_
Tome
VIII,
”
et
beaucoup
VIN
ax
Méthode
pour
condenser
lés
vins
par
la
chaleur.
ou
ÉrAraon
10,Ilest
prouyé
par
expérience
que
toutes
les
liqueurs
fermentées
travaillent
quandelles
sont
chargées
d’une
trop
grande
quantité
d'eau,
et
qu'en
en
retranchant
beaucoup,
elles
deviennent
.
non
-
seulement
plusi
riches,
maïs
aussi
plus
durables,
ee
pourvu
cependant
quelor
n
retienne
…
La
quantité
d'eau
nécessaire
pour
consétver.
Ja
consistance.
vineuse,
et
tenir
en
dissolution
la
partie
Sa
line
,
ainsi
que
les
parties
visqueu-
ses
et
onctueuses,
—
2°
Maïs,
,
comme
on
trouve
5
damment
dans
le
vin
et
le
vinaigre.
une
matiere
saline,
effective
et
vés
ritable,
qui
est
de
natureacide,
aus-
tere
ou
tartareuse
;
quand
Ja
partie
spiritueuse
€
est
enlevée,
d’une
âcre
té
surprenante,
et,
on
dépouille
encore
ce
quireste
d'une
partie
deson
principeaqueux,
cette
matiere,
saline
et
taftareuse
superflue
se
réunira
en.crystaux
,
qui
se
précipiteront
au
fond,
ou
se
fixerontsur
les
côtés
du
tonneau.
La
matiere
subtile
et
huïleuse
,
qui
forme
lesprit.
du
win,
adoucit.
et
émousse
lacidité
tartareuse
;
de
même.
que
Vaddition
des
esprits
rectifiés
du
in
adoucit,
et
dulcifie
les
esprits
corrosifs
et
acides
du
Nitre
et
du
Viuiol.
;
ee
“Mais
ce
sel
tartareux
,
qui
É
#2,
VIN
contient
aussi
une
trop
grande
portion
de
matiere
grasse
et
onc-
tueuse,
ne
peut
être
dissous
que
dans
un
très-
grand
volume
d’eau;
ét
si
cette
eau
est
évaporée
en
partie,
le
sel
tartareux
forme
bien-
tôt
des
crystaux
secs
et
solides
,
comme
on
le
voit
ue
le
crême
de
MES
De-
6
vient
Peffec
que
nous
ayons
ci
-
devant
observé
,
que
Ja
dureté
et
l'acidité
du
vin
se
mant-
feste
le
plus
quand
il
est
privé
de
sa
partie
spirituense,
‘On
observe
communément
dans
les
cuisines
que
Îe
vin
mis
dans
les
sauces
prend
toujours
par
Pébullition
un
plus
sen
dégré
me
Quand
on
a
douille
le
acte
distillation
d'une
grande
quantité
de
sa
partie
aqueuse
;
st
ce
vin
est
de
nature
tartareuse,
et
non
crayeuse
où
terreuse,
On
trouvera
un
bon
tartre
crystallisé
dans
la
masse
restante
,
qui
ne
conservera
plus
aucune
propriété
du
vin.
Bar
DE
portion
spiritueuse
est
Ja
partie
active
du
vin
et
de
toutes
les
liqueurs
fermentées
;
non-seu-
lement
elle
en
lie
et
rapproche
toutes
les
parties,
les
parfame,
les
rend
durables
;
et
en
empêche
la
corruption;
mais
elle
Jenr
donne
encore
cette
qualité
aromatique
,
dprdantres
propriétés
que
issante
et
restauranté
,
et
VIN
l'on
reconnoît
par
Jeurs
effets
sue,
le
corps
humain.
-6°,
Tout
cela
prouve
indubita=
blementtque
,
lorsqu'on
fait
éva=
porer
ou
distiller
le
win,
(ce
qui
exige
toujours
un
dégré
sufhsant:
de
chaleur
pour
convertir
Peau
en
vapeurs)
il
arrive
que
la
partie
spi-.
ritueuse:,
étant
beaucoup
plus
vo-
atile
que
l'eau,
s'éleve
avec
elle,
oumême
avant
elle,
et
par-là
faïsse
le
vin
dépouillé
des
parties
essen-
tielles
à
sa
nature,
et
de
tout
es-
prit.
Après
cette
distillation,
la
masse
saline,
glaireuse
et
onctueuse
qui
reste
,
nest
plus
qu'un
composé
informe
et
épais
,
susceptible
d’une
Pen
corruption
,
et
qui
na
-
plus
après
cela
‘un
nie
et
visqueux.
Toutes
ces
circonstances
dé-
montrent
sufisamment
que
la
mé-
_
thode
de
lévaporation
nest
point
du
tout
convenable]
pour
condenser
les
vins
,
puisqu'elle
en
détruit
totalemement
la
contexture
vi-
neuse,
-
Méihode
pour
eondenser
les
vins
2”
Ro
Le
vin.
,
proprément
dit
;
est
=:
épais
que
Peau,
ses
parties
constituantes
,
séparces
des
parties
aquenses
auxquelles
elles
se
trou
vent
mêlees
,
sont
plus
grossieres
7.
qu
elles,
‘comme
on
peut
le
démon-
trer
4
priori
et
a
posteriori.
:
“2°,
Car
d'abord
il
est
raisonnable
de
concevoir
qu'une
matiere
com-
posée
de
parties
salines
glaireuses
ét
onctueuses
,
réduites
en
une
masse,
à
plus
de
consistance
de
r
eau
pure
et
simple.
3°
°,
Cettesolidité
et
épaisseur
des
particules
propres
et
essentielles
di
ü
vin
se
manifeste
à
la:
vue.
:
4°.
Dans
es
maladies
du
vin,
qui
le
rendent
visqueux
et
gluant;
ce
qui
Jut
fait
perdre
non-seulement
sa
transparence,
maïsle
transforme
encore
en
une
espece
de
mucilage,
qui
fie
sans
pouvoir
tomber
en
gouttes.
|
a
Dans
le»
vinaigre
qui
se
charge
d'une
lie
mucilagineuse,
dure
,
et
qui
devient.
quelquefois.
une
peau
dense
et
coriace
;
3
ce
qui
ne
peut
pas
être
supposé
venir
de
l’eau,
mais.
des
parties
propres
‘et.essen-
teles
du,
vin
dont
il
a
été
fait,
6°:
Comme
ïil
est
possible
que
ces
concrétions
puissent
être
at-
tribuées
à
quelque
désordre
surna-
-
turel
du
vin,
nous
dirons
que
notre
-
méthode
de
‘concentrer
produit
|
cette.
grossiereté
des
parties
à
l'Œil,
tandis
c
que
le
vin
reste
dans
un
état
parfaitet
libre
de
son
aquosité
su-
perflue;
car
ici
if
paroît
plus
dense,
plus
foncé
eñicouleur,
moins
fluide,
moins
léger
,
moins
transparent;
er,
|
VIN
145
à
tous
égards,
d’une
consistance
plus
épaisse.
…
|
ARR
7°.
Enfin,
ceci
est
encore
Aus
évident
dans
Ia
dreche
ne
;
étant
concentrée
à
notre
mé
vient
grasse,
épaisse
;
€
de
presque
comme
de
l’huile
dans‘la
bouche,
ou
comme
un
petit
syrop,
quoiqu'en
même
tems.elle
soit
hante
et
concentrée
en
couleur.
…
Desphénomenes
précédens,
il
de+
vroit
paroitre
naturel
de
conclurre
que,
ces
différentes
parties
du
vin,
qui
varient
si
fort
en
consistance
et
en
légéreté,
pourroïent
être
sé:
parées
les
unes
des
autres
par
une
filtration
facile
;
de
maniére
que
les
parties
aqueuses.,
qui
paroïssent
les
plus
déliées
,
couferoient
à
tra=
vers
les-pores
d’un
filtre
convena-
ble,
et
se
pee
des
she
Re
|
-
Mais
cette
Roque
Maeté
de
ee
difficultés.
Car
premièrement
,
Les
Trqueurs
Iégeres,
qui
contiennent
beaucoup
de
sel,
comme
le
vin’,
en
serorent
atténuées;
car
leurs
parties
gros-
sieres
,
st
épaisses
qu’elles
puissent
être
en
comparaison:
de
Peau
,
sont
cependant
assez
déliées
pour
passer
en
même
temsque
l’eawpar
les
trous
où
ouvertures
d’un
filtfe
ordinaire;
ou
au
moins
leurs
pafiies
les
plus
fines
et
les
plus
délicates
Séchap-
peroient
avec
Peau,
et
laïsseroïent
seules
lesparticules
plus
grossieres,:
F5
44
VIN
et
celles
qui
sont
les
plus
ue
à
la
vicosité.
:
faut
aussi
observer
que
la
de
part
des
vins,
outre
leurs
parties
substantielles,
riches
et
essentielles,
réunissent.
constamment
avec
elles
peus;
eus
où
mucila-
-gineuses
;
lesquelles
,
en
conden-
sant
la
partie
la
plusnoble
,
s’épais-
sissentaussi
davantage
elles
mêmes,
-et
deviennent
de
plus
en
plus
gros-
sieres
:
tandis
que
l'autre
portion
plus
fine,
dégagée
de
ces
matieres,
devient
_
ee
et
AC
RE
eh
2
hein
€
est
aussi
ce
qui.
augmente:
fa
dificulté
de
condenser
les
vins
par
filtration
|
parce
que
cette:
païtié
subtile
-et
spiritueuse
passe
-ét
sé:
chappeavec
l'eau
à
à.travers
les,
pores
d’un
filtre.
Æ
-
Unedifiiculté
contraite
se
trouve
dansl'usage
d’une
à
cause
des
pa
cules
gr
sières
et.
mucilagineuses
qui
se
trouvent
àc-
cidentellement
mélées
dans
les
VINS,
ou
quefon
y
a
ajoûtées
exprès;
ainsi
qu'à
d’autres
liqueurs
fermentées,
et
surtout
à
la
dreche;
car.ces
particulesvisqueuses
,
gluantes
s'accumulent.
bientôt,
bouchent.
les:
trous
de
la
passoire,
et
empêchent
par-là
les
particules
plus
déliées
et
plus
aqueuses
de
s'échapper.
Cette
viscosité,
:
que.
lon
obserye.dans
les
boissons
faîtes.
pa
+
0
tieres
étrangeres
,
su-
spiritueuses
,
tenaces
et
VIN
avec
Ja-dreche
,
le
miel
,
etc;
se
communique
même
à
l’eau
super-
_flue,
lé
épaissit
et
eh
de
cou-
der.
ee
;
Une
troisieme
Tiheniée
quecette
méthode
présente,
c’est
qu’en
sup-
posant
la
possibilité
d'opérer
la
sé-
paration
,
cette
opération
seroit
si
lente
;
que
les
parties
subtiles
et
d’où
dépend
[a
qua-
lité
de
la
liqueur
,
se
dissiperoïent
et
ne
laïsseroient
qu’un
vin
éventé.
D'ailleurs,
quand
il
seroit
encore
possible
de
prévenir
cet
inconvé-
nient;il
ne
seroït
pas
étonnant
que,
dans
une
opération
aussi
Jongue,
il
y
survint
quelque
nouvel
obsta-
cie,
comme
une
fermentation,
etc,
Et,
après
tout
cela,
il
resteroit
encore
l'embarras
de
savoir
quelle
espece
de-
passoire
on
doit
em-
ployer,
sur-tout
pour
ceux
qui
n'en
ont
point
l'usage
;
car
tous
les
couloirs
,
ou
passoires
,
communs
‘étant
générälement
"de.
papier,
de
linge
où
de
quelqu’étoffe,
ils
com-
muniquent
et
impriment
un
goût
étranger
et
désagréable
à
toutes
les
liqueuts
,
et
surtout
au
vin.
Et
il
paroîtra
peut-être
surpre-
pant
-qu’un
passage
-momentané
d'un
vin
à
travers
la
toile
{a
plus.
|
nette
puisse
lui
communiquer.
un
goût
étranger
et
désagréable
;
qui
se-conservera
plusieurs
mois.
Get
effet
se
remarque
davantage
dans
les
vins
concentrés
;
dont
les
esprits.
is
ont
une
avale
bien
plus
dissolvante
qu’un
esprit
qui
con-
tiendroit
la
même
quantité
de
fleg-
ie
sur
un
dixieme
d’eau;
car
notre
vin
concentré
ou
rectifié
,
comme
nous
pouvons
appeler,
étant
dé-
barrassé
de
son
flegme
superflu
,
a
un
effet
plus
puissant
et
plus
im
médiat
sur
le
drap
et
sur
tous
les
autres
corps,
par
le
moyen
de
la
concentration
de
ses
parties
spiti-
tueuses
et
salines
;
que
lorsque
sa
force
est
affoiblie
par
un
ne
d'eau.
|
sn,
cette
filtration,
quoi:
qu'insuflisante
dans
tous.
Les
cas,
pour
débarrasser
le
vin
de
son
eau
_superflue
,
peut
être
de
quelqu’uti-
Hté,
si
l’on
fait
attention
à
la
dif-
férence
des
liqueurs
fermentées
,
Cn}
peut
faire
usage
dans
quelques
cas
du
papier
ou
de.
quelqu'antre
-
filtre,
L'usage
ordinaire
des
Taverniers
est
d'employer
des
morceaux
de
lisieres
de
drap;
ce
moyen
peut
être
bon
quand
on
Ie
pratique
avec
adresse
:
ils
prennent
un
cordon
de
_
laine
longet
épais,
qu’ils
trempent
abord.
dans
l’eau
,
et
dont
ïls
e
pend
hors
du
vâse.
De.
cette
Mmabiere,
ils
enlevent,
quoi-.
qu
'impatfaitément
,
l’eau
superflue
que
Île
sin
peuticontenir.
-
Tous
ces
essais
peuvent
être
re»,
utà
leur
dégré
de
consistance.
ntun
bout
dans
le
vin,
tandis.
VIN
4$
gardés
comme
peu
importants
où
même
inutiles,
en
les
comparant
avec
la
méthode.expédirive
et
facile
que
nous
allons
..
Se;
Méthode
pour
concentrer
les
7
et
autres
liqueurs
salines
et
spiritueus
-ses
far
le
E
.
avoir
démontré
A
les
effets
de
la
chaleur
e
et
de
laction
du
feu
sur
toutes
les
liqueurs
fer-
mentées
,
principalement
sur
leurs
parties
les
plus
délices"
et
plus
di-
rectement
sur
celles
du.
vin
,
et
combien
cette
chaleur
contribue
à
rompre
l'union
particuliere
des
“fluides
vineux,
et
à
changer
leur
nature
entiere
qui
consiste
dans
cette
union,
nous
allons
passer
à
Vaction
du
froid,
qui
;
étant
opposé.
à
la
chaleur
_
peut.
être
supposé.
avoir
des
effets
diffé-
reus,
OU
au
moins
sufflisans
pour
produire
le
résultat
que
nous
dési-
1OnS
:
En
cxOSARE
ü
un
tonneau
de
vin
naturel
et
sans
mélange
à
à
la
gelce,
-ou
dans
une
glaciere
toujours
rem-
plie,
ce
vin
se
gelera,
c’est-à-dire,
que
l’eau
superflue
,
contenue
dans
le
im,
deviendra
dela
glace;
tandis
que
la
partie
propre
et
vraiment
essentielle
du
vin
ne
se
gelera
pas,
à
moins
que
le
froid-ne
soït-tres-
vif
ou
le
vin
urès-foible
<etde
mau-
vaise
qualité,
AG
VIN
Quand
la
gelée
est
modérée,
cette
méthode
réussit,
parce
qu’a-
lors
il
n’y
a
que
le
tiers
ou
le
quart
de
l’eau
superflue
qui
gele
dans
une
nuit.
Mais
sile
froid
est
exces-
sif
,
le
mieux
est
après
quelques
heures,
quand
il
y
a
une
quantité
suffisante
de
gelée,
de
tirer
le
sur-
plus
de
la
liqueur,
et
de
la
faire
geler
de
nouveau.
|
1°,
Parce
que,
plus
ïl
y
a
de
par-
tres
glacées
ie
Je
vin
est
concen-
tré.
"
-
Parce
qu
autrement
Il
fu
_—
che
de
tems
pour
tirer
&
vin
de
Roc
ST
le
tonneau
,
dans
lequel
on.
met
par
dégrés
les
différentes
parties
du
vin
condensé
,
est
tent
dans
un
lieu
où
la
gelée
puisse
préndre,
en
cas
que
la
quantité
soit
petite,
il
sera
fort
sujet
à
geler
de
nouveau.
Si,
au
contraire
,
il
est
déposé
dans
un
lieu
‘chaud
quelques-unes
de
s
dissoutes
af.
foibliront
le
reste
:
ainsi
,
il
est
né=
cessaire
de
verser
le
vir
condensé
dans
quelqu’endroit
d’une
tempé-.
raturemodérée,
où
laglace
ne
puisse
ces
parties
aqu
se
fondre,
ni
la
substance
vineuse
mêlée
avec
elle,
près
pour
l’évaporation.
Par
cette
méthode;
il
y
aura
en"
vie
ete
se
geler,
Maïs,
pour
obvier
à
tout,
il
sera
conve-
nable
d’exécuter
Popération
sur
une
grande
quantité
de
7in,
où
l’on
nesoit
pas
tenu
d'y
regarder
de
S
VIN
viron
un
tiers
de
la
liqueur
qui
se
gelera
;
et
ce
sera
précisément.fa
partie
la
plus
aqueuse:
fe
surplus
sera
le
fluide
vineux
,
que
lon
ti<
rera
pour
l’exposer
à
une
nouvelle
concentration.
Par-là,
il
ne
restera
plus
,
après
ce
premier
soutirage,
que
fa
glace
que
Ton
fera
dégeler
doucement
,
et
qui
ne
produira
qu'un
fluide
parfaitement
aqueux,
qui
ne
conservera
qu'une
légere
odeur,
et
un
peu
du
goût
et
de
[a
couleur
du
vin.
Sr
alors
le
vin
con-
centré
est
encore
une
fois
eXposé
à
un
grand
froid,
et
qu'il
se
gele
de
nouveau
,
on
enlevera
encore
fa
partie
qui
ne
sera
pas
glacée,
et
l’on
trouvera
au
fond
une
grosse
poudre
detartreblanc
et
luisant.
Le
premier
vin
concentré
dépose
une
matiere
semblable
après
quelques
heures
de:
repos
:
mais
cela
n'arrive
pas
si
[e'
vin
est
austere,
naturel,
net,
et
sans
être
mêlé
s
sucre,
;
d'earde-
La
glace
dela
de
opération?
ne
differe
point
du
tout
de
celle
de:
la
premiere,
pourvu
que
la
matiere
vineuse
en
soit
parfaitemet
écoulée:
,
avant
que
la
glace
ait
commencé
à
fondre;
et
elle
se
trouve
composée:
de
la
même
‘espece
de
flégme
,
à
moins
que
le
vin
ne
se
trouvât
moins
spiritueux
;
ce
qui
lui
donne-
roït
un
goût
un
peu
plus
salin
que
l'eau
séparée
par
la
ne
+
rations
:
VIN
‘La
partie
qui
n’a
point
été
gelée
dans
les
deux
opérations,
est
un
vin
réellement
concentré,
comme
on
s’en
apperçoit
par
sa
couleur,
sa
consistance
,sa
saveur
etson
odeur;
car
alors
1]
possede
toutes
ces
pro-
priétés
en
un
plus
grand
dégré
,.ses
parties
actives
étant
plus
rassem-
blées
que
quand
elles
étoient
mé.
lées
avecune
grande
quantité
d’eau
superflue.
Ce
vin
est
beaucoup
Meilleur
et
plus
riche
,
qu'avant
cette
opération
:
car
la
meilleure
espece.de
vin
étant
par
ce
moyen
dépouillée
par
-là
de
deux
ou
trois
parties
délson
flegme,
et
{a
plus
foible.
de
t
OIs
quarts,
ce
qui
reste
doit.
nécessairement
être
fort
et
épuré.
7
Cette
opération,
quoïque
très-
bonne
et
parfaite
pour
le
sin
,
ne
réussit
pas
également
sur
les,
li.
queurs
riches.
RE
chargées
de
drè..
ches.
Ainsi,
par
exemple
,
quand-on
_a,
par
plusieurs
concentrations,
ré-
duit
un
gallon
ou
quatre
pintes
de
liqueur
forte
de
dreche
à
la
quan-
tité
d’une
chopine
et
demie,
la
glace
de
[a
premiere
concentration
donnera
une
liqueur
à-peu-près
de
a
couleur
et
du
goût
d’une
petite-
L
et
la
derniere
pourra
passer
presque
pour
de
la
petite.
bierre
,
quoiqu’ellé
conserve
toujours
un
goût
fade
et
aqueux
:
maïs
la
par-
tie
qui
n'aura
pot
été
gelée
sera
NAN
47
extrêmement
riche
dans
sa
consis-
tance
ét
son
goût,
et
surpassera
de
beaucoup
la
fameuse
double-
Pierre
de
Brunswick.
|
.Gette
bierre
a
part
€
en
Fr
et
en
esprit
extrémement
aromatique
et
d’une
saveur
excellente;
ce
que
Von
ne
trouve
pas
éommunément
dans
les
liqueurs
ordinaires
de
drè-
che.
Pour
sa
con
sistance
,
elle.res-
sembloït
à
un
syrop
détrempé
:
une
douceur
agréable
couvroit
lâpreté
et
Pamertume
da
Houblon
qui
au-
paravant
se
faisoit
senti
fortement.
La
nature
mucilagineuse
,
qui
domine
dans
toutes
les
liqueurs
de
dreche,
ne
permet
pas
à
la
partie
aqueuse
glacée
de
se
séparer
-entiè-
rement
des
parties
ctrangeres
;
niais
,
comme
cette
liqueur
est
moins
chere
que
le
sin
,
la
perte
en
est
moins
consdatie.
D'ail-
leurs
,
en
exécutant
l'opération
en
grand
,
la
liqueur
dégelce
pourroit
être
brassée
de
nouveau
,
et
avec
un
peu
d'attention
on
pourroit
ré-
parer
toutes
ses
pertes.
FH
en
est
de
même
du
flegme
de
vin
séparé
dans
l’opération:onpotr:
roit
très-facilement,
par
un
fermens
convenable
,
le
convertir
en
bon
vinaigre
,
et
en
tirer
encore
quel-
que
bénéfice.
Leschymistessayent
1résbien
que
le
vinaigre
contient
une
très-grande
quantité
d’eau,
et
qu'y
a
qu'une
petite
quantité
d'acide.
C'est
pour
48
VIN
cette
raison
qu’il
faut
beaucoup
de.
vinaigre
pour
dissoudre
une
petite
portion
de
métal.
-
_
Une
chopine
du
vinaigre
le
plus
fort
ne
pourra.
dissoudre
que
deux
dragmes
de
fer,
ou
saturer
plusque
la
même
quantité
d’alkali
du
tartre.
La
méthode
de
concentrer
les
li-
queurs
par
le
froïd
,
remédie
très-
bien
à
cet
inconvénient
:
elle
re-
tranche
l’eau
superflue
du
vinaigre,
et
en
rapproche
Îes
parties
actives
de
maniere
qu’il
devient
extrême-
mernit
fort.
Par
cette
opération
lon
_enleve
cinq
ou
six
parties
de
flegme
inutile,
qui
à
peine
à
le
goût
d’a-
cide
,
et
le
reste
acquiert
une
acti-
-vité
on
Avantages
de
la
methode
.
concentrer
les
vins
par
Le
froid.
»
-
Il
est
certain
que
Îles
meilleurs
vins
et
les
plus.
phinen
»
étant
un
air
chaud
,
ét
Cive
pendanc
Pété
hors
de
la
cave
et
des
selliers,
se
corrompent
et
se
gâtent
,
que
leur
surface
se
couvre.
d’uñe
ma-
tiere
moïsie
et
mucilagineuse,
qu'ils
prennent
une
odeur
désagréable
et
fade
,
ou
se
changent
en
vinaigre.
Le
contraire
a
lieu
à
l'égard
des”
sins
concentrés
Suivant
notre
mé-
thode
;
car
tls
ne
souffrent
aucun
Re
Res
L
%
Nr
de
ces
changemens,
mème
étant
exposé
à
Pair
ouvert
et
chand:
mais
VIN
is
s'y
conservent
Ione.tems
non:
seulement
sans
essuyer
de
corrup-
tion
,
mais
même
sans
altération
;
comme
nous
l’aÿons
éprouvé
pen=
dant
plusieurs
années.
Et,
comme
cet
avantage
n’a
leu
que
parce
que
le
vin
est
dé-
barrassé
de
son
humidité
superflue,
on
peut
naturellement
présumer
que
l’eau
seule
est
le
principal
ins<
ment
de
toutes
les
fermentations
et
changemens
qui
arrivent
‘aux
liqueurs
vineuses.
:
Nous
avons
concentré
,
suivant
notre
méthode
,
six
pintes
de
vi
foible
;
âcre
et
acide
Afusqu'à
La
réduction
d’une
pinte
environ
pen:
dant
l'hiver
der
696;nousavons
mis
ce
vin
dans
une
bouteïle
de
verre,
dont
le
tiers
restoit
vuide,
et
nous
ne
lavions
bouché
qu'avec
un
pa-
pier
fortement
tortillé.
Cette
bou-
teïlle
a
resté
,
pendant
l’espace
de
deux
ans,
dans
une
chambre,
dont
pendant
lété,
lorsque
le
tems
étoit
beau,
les
fenêtres
étoient
ouvertes
toute
la
journée
,
et
où
il
y
avoit
d’autres
liqueurs
aqueuses
qui
sé-
toient
gâtées
pendant
lhiver.
Pen-
dant
tout
ce
tems
,
on
à
souvent
débouché
Ia
bouteille
pour
en
goûter
le
vin,
qui,
malgré
cela,
n'a
souffert
aucune
altération:
il
aseu-
lement
déposé
une
petite
quantité
de
tartre
3
mais
il
a
conservé
$a
consistance
primitive
et
toute
sa
force
;
à
quelque
chose
près.
Nous
Y
plus
d’un
quart
de
réduction
;
mais
sa
quantité
ne
s’est
pas
aussi
bien
conservée
que
celle
du
premier,
plus
de
personnes
ayant
goûté.
ce-
lui-ci
,
que
le
précédent
qui
étoit’
austere
et
désagréable.
S'étant
trouvé
réduit,
à
force
de
Je
goûter,
jusqu”
à
une
demi-pinte
Î
ai
mis
le
reste
dans
un
verre
que
_
j'ai
bouché
avec
un
parchemin
;
je
Paï
placé
auprès
de
l’autre,
et
je
n'at
pu
empêcher
qu'il
ne
fût
réduit
à
trois
onces
seulement
par
toutes
personnes
qui
las:
en
|
=
Cette
petite
quantité
a
été
Îé-
gérement
couverte
pendant
tout
l'été
d’une
vessie
mince,
ct
s’est
conservce
sans
altération
sans
se
moisir
et
sans
devenit
acide;
elle
à
conservé
Jong-tems
le
goût
le-plus
agréable
:
mais
son
parfum
s'est
un
peu
afoïiblf,
parce
que
la
bouteïlle
a
été
quelque
tems
sans
être
bien
bouchée.
À
cet
accident
près,
ül
ést
surprenant
qu'il
se
soit
soutenu
aussi
long-tems
sans
altération.
Pendantlhiverprécédent,
j'avois
)ncentré
une
très
-
petite
quan-
lité
de
la
même
espece
de
vin
Jus-
qu
ia
réduction
d’une
demf
once,
et
Je
avois
mise
dans
une
phiole
ie.
qui
pouvoiten
contenir
D
Le
Cette
phiole,
gèrement
a
;
Tone
VAI,
vin
un
peu
meilleur
à
un
peu
æ
resté.
toute.
Sen
0
l'année
suivante
dané:
une
chambre
chaude
ordinaire;
et
cependant
le
vin
s'est
CONseIvÉ",
sans
se
cofrom-
pre
,
jusqu'à
J4
fin
de
Phiver:
mais
alors
la
chambre
aÿäntére
échauffee
inégalement
,
ét
quelquefois
vioz
lemment
,
il
s’est
éventé
et
moisi
Une
portion
de
vinaigre
,
con-
centrée!
suivant
Ja:
même
méthode
pendant
hiver
dé
1694
;et
réduite
par
ce
moyen
à
untrès-haut
dégré
de
causticité,
de
maniere
qu’il
étoit
impossible
de
s’en
servir
pour
lu:
sage
de
la
table,
a
demeuré
dans
la
mêmé
chambre
avec
les
vins
concentrés
ci-déssus
;
pendant
trois
_étésertrois
hivers
consécutifs,
sans
“
aucun
signe
de
coUpUOn
,
de
moisi
où
de
viscosité,
|
Ces
exemples
‘démontrent
suffe
samment
que
les
biqu
eurs
anêT
con-
centrées
peuvent:
être
conservées
long-
tems-dans
un
état
“de
pérfec-
.
avec
pe
de
soin.
Mais
à
la
longue
il
arrivé
quel-
ques
2
particuliers
aux
vins
et
aux
vinaigtes
ainsi
Cohcen=
tres
0
Les
vins
concentrés
paroïssent
avoir
acquis
plus
d’austérité
-qu'üs”
n'en
avotent
otiginairement
3:
mais
il
n’est
pas
étonnant
que
‘cette
concentration
,
qui
rapproche’
leurs
parties
salines
,
augmenté
en
proportion
la
dei
dé
leur
goût.
Peut
-
être
que.
Ja
fraîcheur
miti=
geroit
este
-duieté
en
divisant
Er
G
se
VIN
et
en
étendant
ces
parties
salines.
On
peut
concevoir
que
ce
chan-
gement
vient
de
ce
que
tous
les
vins
deviennent
doux
et
mous
en
reposant
long-tems
:
cet
effet
pro-
vient
principalement
de
Ia
sépara-
tion
successive
ce
leur
tartre,
et
d’une
lésere
évaporation
de
quel-
ques
parties
de
leur
eau
superflue,
ee
qui
nous
met
souvent
dans
la
nécessité
de
remplir
les-tonneaux
pendant
les.
mois
d'été
:
maïs
dans
notre
vin
concentré
,
quoiqu'il
dé-
pose
successivement
quelque
tar-
tre,
cependant
on.n’y
apperçoit
aucune
évaporation
proportionnée;
ear
ce
in
concentré
devient
mou
et
doux
dans
une
bouteille
bien:
bouchée,
sans
qu'il
s’y
opere
au-
cune
diminution
sensible.
Ceteffet
provient
principalement
d’une
combinaison
plus
exacte
de
.
la
partie
la
plus
grasse
avec
la
partie
spititueuse
,
qui,
par
ce
nouveau
mélange,
retenant
une
plus
g
grande
quantité
de
la
partie
aqueuse,
dé-
pose
son
plus
gros
tartre,
Qutre
cela,
il
paroît
se
faire
encore
un
autre
changement
remarquable
dans
les
vins
concentrés
,
nonsen-
lement
dans
leur
goût,
mais
en.
core
dans
leur
odeur
;
car,
quoi-
que
ce
même
v/#
austere,
dont
on,
a
fait
mention
ci-
dessus
,
aït
un.
goût
beaucoup
plus
doux
la
troi-
Fe,
siemé
année
que
dans
la
seconde
;
cependa
|
son
pare
spécifique
est
si
ne
VIN
-
semblable
à
celle
des
vins
de
Cänà-
rie
,que
de
bons
connoisseurs
pour:
roient
s’y
tromper,
Ce
changement
de
parfum
n’est
pas
particulier
au
sin
seul
;
car
le
vinaigre
concentré
le
prend
aussi:
mais
on
a
observé
qu'il
le
perdoït,
étant
seulement
bouché
avec
du
pa-
pier
pendant
un
tems
considérable;
et
souvent
ouvert
Done
l'usage.
Ainsi,
comme
il
est
certain
que
les.
vins
et
toutes
autres
liqueurs
fermentées
deviennent
beaucceup
plus
durables
par
fa
concentration,
et
comme
cette
durée
a
été
re-
connue
sur
de
très
-
petites
por-
tions
de
liqueurs,
il
est
clair
que...
si
l'opération
étoit
exécutée
en
grand,
un
grand
volume
de
vin
ainsi
concentré
seroit
In»
finiment
moins
sujet
à
l’altération
occasionnee
par
Pair
et
la
chaleur,
qui
sont
les
deux
grands
moteurs
de
la
fermentation,
:
_Commeces
liqueurs
concentrées,
enratson
de
la
quantité
considérable
de
parties
salines,
fines
et
spirituen
ses
qu'elles
contiennent
,
sont
à
l'abri
de
toute
dissolution
et
cot-
ruption
;
par
la
raïson
contraire,
la
partie
aqueuse
séparée
doit
y
être
fort
sujetre
:
car
,
quoiqu
elle
participe
encore
de
la
nature
du
vin,
et
quelle
retienne
quelques
parties
mucilagineuses
et
onctueu-
ses,
cependant
elle
ne-doit
être
re.
gardée
que
comme
de
Peau
pure.
VIN
qui,
étant
Le
moteur
Ie
plus
actif
Ja
fermentation
,
to!
ber
bientôt
dans
un
état
de
—
Corruption.
…
Cette
opération
dela
ee
n’est
pas
seulement
applicable
à
Putilité
qui
peut
en
résulter
;
mais
elle
peut
encore
servir
à
des
motifs
de
cu-
riosité
,
et
à
la
démonstration
de
certaines
particularités
qui
ancien-
_nement
étoient
très
communes
et
familieres
,
et
qui
aujourd’hui
sont
tombées
dans
un
étrange
oubli,
Quant
à
lavantage
que
cette
méthode
procure
,
elle
n’est
point
équivoque,
car
il
faudroit
être
Bien
stupide
pour
ne
pas
concevoir
que
ces
vins
concentrés
acquierent
quel-
ques
déprés
de
De
et
de
perfec-
tion.
D:
Par
exemple
»
Si
un
vin,
d'une
force
modérée,
est
dépouillé
d’un
tiers
de
son
eau
superflue
par
la
congellation
,
le
reste
aura
acquis
par-là
une
force
et
une
qualité
dou-
ble.
Si
lon
conçoit
qu’il
y
a
dansles
meilleurssinsuntiers
de
parties
vrai-
ment
vineuses
sur
deuxtiers
de
par-
ties
aqueuses,ou
peut
conclurre
que,
si
une
des
deux
parties
aqueuses
est
enlevée,
la
partie
vineuse
aura
_
une
force
double,
puisqu'elle
ne
“sera
plus
mêlée
qu'avec
une
partie
aqueuse
au-lreu
de
deux.
Mais
si
cette
concentration
est
_
portée
jusqu’
au
dernier
dégré,
et
st
on
fait
opération
sur
une
sand
à
x
ne
peut
que.
quantité
de
vin
et
par
un
froid
très:
rigoureux
,
elle
peut
réduire
les
bons
vins
à
un
sixieme:
ce
vin
ainsi
concentré
peut
être
regardé
comme
une
quintessence
propre
à
amélio-
Ter,
à
avancer,
et
à
fortifierles
vins
les
plus
foibles.
Pour
conclurre
,
quant
à
l'usage
direct
et
immédiat
de
notre
mé-
sthode
de
concentration
,
celui
qui
a
le
secret,
par
le
moyen
d’un
pe-
tit
corps
secet
poudreux,
de
chan-
ger
leau
en
sin,
ne
divulguera
peut-être
pas
l'usage
capital
qu’il
peut
faire
de
ce
moyen.
|
VINCA.
Lin.
Gen.
Plant.
261.
Pervinca.
Tourn,
Inst.
R.
H,
119.
tab
453
Pervenche.
Caracteres.
Le
calice
de
Ia
fleur
est
persistant
et
découpé
au
som-
met
en
cinq
parties
aigués
:
la
co-
role
est
monopétale
et
en
forme
de
soucoupe
;
elle
a
un
tube
plus
long
que
Îe
calice,
avec
un
bord
large
,
étendu,
ouvert,
et
légère-
ment
découpé
en
cinq
segmens
af-
gus.:
fa
fleur
a
cinq
étamines
très-
_courtes,
rcfléchies
,
et
terminées
|
par
des
antheres,,
érigées,
obtuses
et
membraneuses
,
ayec
deux
ger-
mes
ronds
qui
ont
deux
corpuscu-
les
ronds
à
leurs
côtés,
êt
qui
sou-
tiennent
un
style
commun
de
a
longueur
des
étamines,ercouronné
par
deux
stigmats:,
dont
Pinférieur
est
RE
unt,et
le
supé-
G#
18
.
VIO
Violetres
paroïssent
généralement
en
Mars;
ce
qui
leur
a
fait
donner
1e
nom
de
Wiolerte
de
Mars,
Quand
Tes
fleurs
sont
passées
,
le
germe
se
gonfle,
et
devient
une
capsule
ron-
de,
à
trois
sions
€
et
à
une
cellule,
qui
renferme
quatre
ou
cinq
se-
mences
rondes
qui
muürissent.
en
“Juillet,
Hirta,
Les
fleurs
de
cette
espece
sontune
des
quatre
fleurs
cordiales
:
on
les
regarde
comme.
rafraîchis-.
santes
,
humectantes
et
laxatives.
On
se
sert
quelquefois
de
ses
feuil-
es
pour
des
clisteres,
On
porte
fré-
quemmentaux
marchés
les
Henrs
de
-
Ja
seconde
espece
,que
l’on
y
vend
“pour
celles
de
la
premiere
;
mais,
-comme
elles
n’ont
point
d'odeur,
“elles
ne
produisent
point
le
même
“effet.
Cette
tromperie
n’a
lieu
que
parce
qu'elles
sont
plus
grosses
et
qu’elles
D
mieux
[a
me-
Te
se
:
-
Palustris.
La
troisieme
especese
|
ærouve
sur
les
maraïs
dans
plusieurs
parties
de
l'Angleterre
;
ses
feuilles
sont
petites,
‘en
forme
de
rein,
et
unies
:
ses
fleurs
sont
petites
,
et
‘d’un
bleu
pâle;
elles
paroïssent-en
Juin
,
et
produisent
des
capsules
‘petites
et
oblongnes
,
remplies:
de
semences
rondes.
Mirabilis.
La
quatrreme
‘est
ori-
ginaire
de
lAllemagne
et
de
Ia
“Suede
:
on
la
conserve
dans
quel-
.
ques
jardins
-pour
la-variété
;
ses
VIO
feuilles
sont
en
forme
de
lance,
entieres
,
et
postées
sur
des
pétio-
les
:
ses
fleurs
sont
plus
larges
que.
celles
de
l’espece
commune
;
mais
elles
n’ont
point
d'odeur.
Mulri-fida.
La
cinquieme
espece,
que
lon
recontre
ar
:ord
de
PA-
mérique
,
a
des
feuilles
divisées
en
sept.
lobes
réunis
au
pétiole
:
ses
fleurs,
qui
sont
postées
sur
des
pé-
doncules
nuds
,
sont
de
l’espece
des
Pensées
et
n’ont
point
d'udeur;
elles
paroïssent
en
Juin
,
maïs
elles
_ne
produisent
point
de
semences
Ici.
—
Pinnata.
La
sixteme
espece
,
qui
croit
naturellement
sur
les
Alpes,
m'a
été
envoyée
par
M.
ALLIONE
DE
Turin.
Cette
plante
s’éleve
ra=
A
rement
à
deux
pouces
de
haut;
ses
feuilles
sont
petites
et
découpées
en
pointes
ailées
:
ses
fleurs
sont
d'un
bleu
pâle,
et
paroïssent
en
Juin.
—
_
Cenisia.
La
septieme
espece
m
a
été
envoyée
par
Îa
même
personne
qui
Pa
également
trouvée
sur
les
Alpes;
c’est
une
plante
basse,
dont
les
feuilles
sont
ovales,
entreres,
uniformes,
de
six
lignes
au
plus
de
Jongueunr
sur
trois
de
large,
et
postées
sur
de
courts
pétioies
:
ses
fleurs
sont
larges,
d'un
bleu
chair
;
-eles
paroïssent
en
J
uin,
mais
selles
n'ont
point
d’odeur.
Montana.
La
huitieme
‘espece
-
croit
naturellement
sur
les
Alpes
#
et
les
montagnes
de
l’Autriche.
Sa
racine
est
vivace
,
mais
ses
tiges
_ét
ses
feuilles
périssentenautomne;
elle
à
des
tiges
érigées
,
de
plus
de
deux
pieds
de
haut,
et
garnies
de
feuilles
oblongues,
et
en
forme
de
cœur:ses
fleurs
sont
postées
sur
de
longs
pédoncules
qui
sortent
des
cotés
des
tiges,
elles
ont
la
formé
de
PErythonium
ou
Dent-de-Chien,
et
sont
d’un
bleu
pâle;
elles
pa-
roissent
à
la
fin
de
Mai,
et
sont
remplacées
par
des
capsules
rondes
et
remplies
de
petites
semences
qui
mürissent
en
Août.
-
Tricolor.
La
neuvieme
espece
est
Ja
Jacée,
qui
croît
naturellement
dans
quelques
parties
septentrio-
nales
de
l'Angleterre
:on
a
cul-
tive
généralement
dans
Îes
jardins;
il
y
en
a
plusieurs
variétés
qui
dif:
ferent
considerablement
entr’elles
par
la
largeur
etla
couleur
de
leurs
fleurs
:
les
unes
ont
des
fleurs
fort
larges
,
belles
,
et
d’une
odeur
agréable
;
d’autres
ont
de
petites
fleurs
sans:odeur.
Je
ne
suis
pas
en
état
de
déterminer
si
elles
sont
des
especes
distinctes,
ou
seulement
des
variétés
accidentelles
;
car
j'ai
_
conservé
les
graines
de
la
plupart
de
ces
plantes
aussi
soïgneusement
qu'ilaété
possible:
je
les
ai
laissées
séparément,
et
y
ai
toujours
trouvé
un
mélange
qui
pouvoit
provenir
des
semences
écartées
sur
la
terre:
en
effet,
dans
les
jardins
où
des
se.
|
VIO
s9
menñces
se
sont
naturellement
ré-
pandues
,
il
est
impossible
de
sa-
voir
combien
de
tems
elles
peu-
vent
être
restées
enterrées
;
“elles
croissent
quand
elles
se
trou-
vent
rapprochées
de
la
Surface:
c’est
ce
qui
fait
la
difficulté
de
dé:
términer
la
différence
spécifique
des
plantes
dans
de
pareils
jardins.
Cette
plante
est
annuelle,
et
ses
facines
périssent
quand
les
semen-
ces
sont
mures
:
les
feuilles
du
bas
sont
rondes
,
oblongues
;
et
den-
telées
sur
Jeurs
bords,
Les
tiges
s’élevent
à
sept
ou
huit
pouces
de
hauteur,
et
poussent
plusieurs
bran-
ches
étendues,
quarrées
et
garniest#
de
feuilles
plus
fongues,
plus
étrot-
tes
que
celles
du
bas,
entaïllées
sur
leurs
bords
,
et
sessiles
aux
branches.
Les
fleurs
naïssent
sur
des
pédoncules
longs
et
ruds,
qui
sortent
sur
le
côté
des
tiges
;
quel-
ques-unes
des
variétés
ont
des
fleurs
beaucoup
plus
larges,
et
d’autres
ressemblent
aux
Wioletres
de
Mars.
Dans
les
unes,
deux
pétales
supé-
rieufs
sont
d'un
jaune
foncé,
avec
une
tache
pourpre
dans
chacun:
ceux
du
milieu
sont
d’un
jaune
plus
pâle
,
avec
une
tache
jaune
foncée,
et
le
pétale
du
bas
est
vélonté.
Dans
d'autres
,
les
pétales
sont
Blanes,
avec
des
taches
jaunes
et
pourpre
:
la
couleur
jaune
dominé
dans
quelques-unes
,
et
le
pourpre
dans
AUS
|
Hi
60
V
IO
Calcarata,
La
dixieme
espece
se
trouve
sur
les
montagnes
du
nord
de
PAngleterre
et
du
pays
de
Gal
les
:
elle
a
une
racine
vivace
;
de
la-
quelle
sortent
de
tous
côtés
des
rameaux
qui
s'étendent
et
se
mul-
tiplient;.en
quoi
elle
differe
de
la
précédente.
Les
feuilles
du
bas
sont
oblorigues
et
découpées
;
1e
tiges
s’élevent
de
quatre
on
cinq
pieds
de
hauteur,
penchent
vers
le
bas,
et
sont
garnies
de
feuilles
plus
étroites
que
celles
du
bas,
et
plus
profondément
divisées
sur
leurs
bords
:
doncules
nuds,
et
ont
deux
pouces
_«e
longueur
.
y
Sont
beaucoup
plus
larges
que
celles
de
l’espece
com-
mune,
et
d’un
jaune
foncé
,
avec
quelques
traits
pourpre
dans
le
centre.
Ces
fleurs
se
succedent
du-
.
rant
une
grande
partie
de
l'été
;mais
elles
n’ont
point
d’odeur.
Culture.
On
multiplie
aisément
Les.
Violeues
communes
en
divisant
leurs
racines
;
cé
que
lon
peut
faire
en
deux
saisons
:
la
premiere
et
la
plus
usitée
pour
les
diviser
et
les
transplanter,
est
à
la
Saint.
Michel,
afin
que
les
jeunes
plantes
puis-
sent
avoir
le
tems
de
pousser
de
bonnes
racines
avant
l'hiver,
On
suit
cette
méthode
quand
on
met
ces
plantes
sur
les
bords
des
allées
dans
les
bois
et
les
grandes
plantations
;
;
maïs
dans
les
jardins
on
les
transplante
aussh
-
tôt
que
LS
les
Heurs
qui
ont
des
pé-.
VIO
leurs
fleurs
sont
passées,
de
façon
qu'elles
ont
tout
Je
reste
de
l’été
pour
croître
et
acquérir
de
Ia
force:
de
cette
maniere,
elles
produisent
une
plus
grande
quantité
de
fleurs
au
printems
suivant,
que
si
elles
n’avoient
été
transplantées
qu'à
automne
;
maïs
cela
ne
peut
pas
se
faire
quand
on
n’a
pasla
facilité
de
les
arroser.
jusqu’à
ce
qu’elles
aient
repris
racine,
à
moins
que
la
saïson
ne
soit
humide.
-
Quand
on
les
replante,
il
faut
les
placer
à
une
bonne
distance
les
unes
des
autres,
afin
qu’elles
arent
assez
de
place
pour
s’étendre;
car,
si
l’on
veut
leur
faire
produire
Beau
de
fleurs,
on
ne
doit
pas
les
trans-
planter
que
chaques
trois
ou
quatre
ans.
Pendant
ce
tems
,
les
rejettons
s'étendent
sur
la
terre,
st
l’on
a.
donné
aux
racines
troïs
pieds
de
distance.
+47,
Les.
Violettes
peuvent
ausst
se
multiplier
par
leuts
graines,
que
lon
seme
aussi-tôt
qu’elles
sont
…
mures,
c’est-à
dire
;
Vers
la
fin
du.
mois
d’Août.
Les
plantes
parois-
sent
au
printems
suivant
,
et,
=
;
=
|
quand
elles
sont
en
état
d’être
en
-
levées,
on
les
transplante
daris
des
plates-bandes
à
ombre,
où
on
les:
laisse
jusqu’à
Fautomne.
;
pour
les.
mettre
alors
à
demeure,
Les
49
lettes
à
fleurs
doubles
ne
produisent
point
de
semences
;
celles
à
fleurs.
blanches
,
bleues
ec
pourpre
sont
VIo.
ee
À
regardées
comme
5
Varietés
accidentelles
:
maïs
je
ne
les
ai
cependant
|
jamais
vu
va-
rier,
quoique
je
les
aïe
multiplices
de
graines
pendant.
Ho
an-
nées,
ee
On
conserve
tb
es
autres
éspeces
de
Wiolettes
de
prin-
tems
dans
les
jardins
de
Botanique:
pour
la
variété.
Qn-peut
les
mul:
uplier
de:
la
même
maniere
que
Vespece
commune,
maïs
elles
veu-
lent
être
a
dus
un
sol
hu-
mide
et
à
l'ombre,
L’espece
crigée
ne
pousse
pas
dé.
rameaux
comme
la
Violette
commune,
etse
multiplie
lentement
par
rejettons
;
maïs
on
peut
se
a
.
Procurer
en
abondance
par
semen-
ces:
elle
est
aussi
dure
que
la
com-
“une:
-
Les
différentes
variétés
de
hd
|
ou
de
Pensées
écartent
leurs
Semen:
ces
peu
de
tems
après
que
les
fleurs
sont
passées
;
et
ces
semences
pro:
duisent
en
antomne
des
plantes
qui
fleurissent
de
heure
au
printems
,
et
sont
rem-
placées
par
celles
qui
ont
été
se-
mices
au
printems
:
:
de
sorte
qu’en
donnant
à
ces
plantes
le
tems
de
répandre
leurs
SéMENCes,
0n.en
aura
UE
snecession
constante
de
fleurs
durant
la
plus
ee
partie
.
de
l’année
eateles
épanouiront
durant
tout
PÉieR,
Ki
le
rems
est
doux
,
et,
pendant
iæ
plus
grande
très
-bonne-
VIO
ÔT.
partie
de
Pé
été,
si
elles
sont
à
l'om-
bre;
ce:qui
les
rend
dignes
d’être
admises
dans
tous
les
Beaux
jardins:
mais
il
ne
faut
pas
Zeur
permettre
de
s'étendre
trop
l0ïn,
de
peur
qu’elles
ne
deviennent
ct
santes
;
ce
qui
arrive
par
l’élasticité
de
leurs
enveloppes
ou
capsules
,.
qui
lancent
avec
force
les
semen-
ces
à
des
distances
considérables,
La
Pensée
commune
est
regar-
dée
dans
le
Collége
de
Pharmacie
comme
uné
plante
médicinale
5
:
mais
on
Sen
sert
rafement
en
Af-
gleterre,
-
La
‘grande
Violette
;
jaune
se
ne
üplie
en
grande
abondance
par
re-
jettons
:
elle
se
plaît
dans
une
terre
humide
et
à
l'ombre
;
on
peut
la
transplanter
‘en
automne
et
enlever
alors
les
rejettons
:
mais
1}
ne
faut
pas
les
diviser
en
trop
petites
têtes
,
ni
les
transporter
trop
Souvent
,
parce
qu’elles
ne
produiroïent
pas
beaucoup
de
fleurs
,
à
moins,
que
les
plantes
ne
soient
fortes
et
n’aient
de
bonnes
racines.
Cette
espece
ne
subsiste
pas
dans
un
sol
sec,
ni
dans
un
lieu
uop
exposé
au
soleil.
VIOLETTE.
J.
Viora.…
VIOLETTE
A
ODEUR-
D’AIL
ou
ee
—
EU
ERvsIMmuM
ALLIARTA.
ic
VIOLETTE
AQUATIQUE.
PV
HOrroNa
62...
VIS.
VIOLETTE
ou
PENSÉE.
F
0ÿ.
Es
Tricoror-
CaLcARATA.
VIOLIER
DES
DAMES,
RO:
QUETTE,
ou
ALLIAIRE,
JU-
LIENNE.
Vs
ie
+
VIOLIER
où
GIROFF
LIER.
P.
CHBIRANTHUS.
VIORNE.
V.
CLEMATIS
Ve
TALBA,
_VIORNE
|
VIORNE
ox
COUDRE
MAN-
SIENNE.
7
Visurnum
LAN-
TANA.
|
_
VIPÉRINE
DE
CRÊTE.
Foy.
ONoOsMA
SIMPLICISSIMA.
VIPÉRINE
,
ous
L'HERBE-
>
VIPERES.
V.
Ecxium.
VIRGA
AUREA.
en
Soure
DAGO.
VISCUM.
Ds
.
#
609.
tab.
380.
Linn.
Gen.
Plant.
979
5
aïnsi
nommée
,
parce
que
son
fruit
est
rempli
d'une
substance
glutineuse,
Gui.
Caracteres.
Cette
1.
a
des
fleurs
mâles
et
des
fleurs
femelles
sur
des
pieds
séparés.
Les
fleurs
mâles
,
dont
le
calice
est
composé
.—
feuilles
oblongues,,
n’ont
_
point
de
corolle
;
mais
On
y
re-
VIS
marque
quatré
antheres
oblon
ques,
à
pointe
aigue
,
€t
fixées
chacune
à
une
des
feuilles
du
calice
:
les:
fleurs
femelles
ont
un
calice
formé
par
quatré
petites
feuilles
ovales
postées
sur
le
germe;
elles
n’ont:
point
de
corolle
ni
d’étamine
,
mais
seulement
un
germe
oblong,
à
trois
angles
,situé
sous
la
fleur,
sans
style,
mais
couronné
par
un
stig-
mat
obtus.
Le
germe
devient
en-
suite
une
baïe
globulaire,
lisse
,
et
à
une
cellule
qui
renferme
une
se-
mence
charnue,
en
forme
de
cœur.
-
Ce
genre
de
plantes
est
rangé
dans
la
quatrieme
section
de
Îa
vingt-deuxieme
classe
de
LINNÉE,
qui
comprend
celles
dont
les
fleurs
ont
quatre
organes
mâles
,
et
se
trouvent
sur
des
plantes
distinctes
de
celles
qui
portent
le
fruit.
Nous
n'avons
qu'une
espece
de
ce
genie
en
Europe:
Viscum
album,
foliis
lanceolaris,
obusis,
caule
dichotomo,
spicis
axille<
ribus,
Linn,
Sp.
Plant.
1025.
Mar.
Med.
p.
211.
Hall.
Hely,n.
1609
Reys.
Ged,
1.
pe
234.
Scap.
Carn.
2.
nm.
1217.
Pollich.
Pal.
n.
926.
Wat
tusch.
Sil,
n.
7:17.
Daærr.
Nass.
pa
277
;
Gui
à
feuilles
obtuses
et
en:
forme
de
lance
,
avec
des
tiges
fourchues
,.et
des
épis
de
fleurs
qui
sortent
des
aisselles
de
la
tige,
V'iscumbaccis
albis.
C.
B,
P.
.
Gui
à
à
baies
blanches.
:
°V
I
s-
-
Cette
ne
,au-lieu
de
s’enra-
<iner
et
de
croître
sur
la
terre;,
comme
les
autres,
se
fixe
et
prend
æacine
sur
les
branches
des.
arbres
:
elle
pousse
en
forme
de
buisson
plusieurs
branches
ligneuses
et
couvertes
d'une
écorce
jaune
et
verte.
La
plus
forte
de
ces
bran-
-ches
est
à-peu-près
de
la
grosseur
d'un
doigt;
les
autres
sont:
plus
minces
:et
pleines
de
nœuds,
qui
se
divisent
aïsément.
De
chacun
de
“ces
nœuds
sortent
deux
feuilles
-épaïsses,
charnues,
larges,
arrondies
à
leur-extrémité
et
étroites
à
leur
“bâse.
Les
fleurs
quinaissent
énépis
‘courts
aux
aisselles
de
la
tige,
ont
quatre
feuilles
jaunes
,
que
quel-
‘ques-uns
nomment
pétales,
et
d’au-
tres
calices.
Fes
fleurs
femelles
sont
remplacées
par
des
baies
rondes
,
“blanches
,
presque
transparentes
,
de
la
grosseur
d’une
grosse
Gro-
seïlle
blanche,
et
remplies
d’un
suc
dur
et
visqueux
,
dont
le
centre
est
occupé
par
un-semence
plate
et:en
forme
de
cœur.
Cette
plante
croît
sur
Epine
blanche
,les
Pommiers
,
les
Pommiers
sauvages,
les
Noiseriers
,
le
Frêne
et
-
M'Erable
;
mais
on
la
trouve
rare-
ment
sur
Île
Chêne,
quoïque
celle
que.
Yon
y
recueille
soît
toujours
regardée
comme
la
meilleure,
Cette
opinion,
comme
Pobserve
M.
Ray,
peut
bien
avoir.
pris
naissance
dans
le
cultesuperstitieux
|
VIS
‘63
que
les
anciens
Druïdes
de
cette
Isle
rendoïent
au
Gui
que
l’onre-
gardoit
comme
ke
ne
da
ee
sacrée.
En
Gette
plante
naît
somoues
de
se
mences
:
on
ne
Ia
cultive
jamais
dans
la
terre
comme
les
autres
vé-
gétaux
,
maïs
elle
prend
racine
sur
les
arbres
;:ce
qui
luÿa
fait
donner
“par
Les
‘anciens
le
nom
de
super-
plante
;
parce
qu'ils
là
regärdoient
‘comme
une
excroïssance
de
Parbre
même
qui
ne
devoit
point
Son
Ori-
-gine
à
une
graine
:
maïs
un
:grand
nombre
d'observations
et
d'expé-
‘tlences
ont
ee
Lower
cette
Opi-
-nfon,
|
Voïci
la
maniere
dont
cette
“plante
se
perpétue
:
les
grives
qui
se
nourrissent-en
hiveride
ces
baïes
‘bien
mûres,
es:
portent
souvent
-d'un'athbre
à
Pautre;
leurs
semences
-visqueuses
s’attachent
quelquefois
au
bec
de
l'oiseau
‘qui,
pour
s’en
débarrasser
,
le
frotte
côntre
les
branches
d’un
arbre
voisin;
La
se-
‘mence
s'attache:
à
l'écorce
par
sa
matiere
visqueuse,
et
l'hiver
sui-
vant
elle
ponsse
et
prend
racine:
on-pourroit
de
cette
maniere
mule
tiphier
cette
plante,
en
frottant
ces
baies
;
quandeelles
sont
müres
,
sur
a
partie
lisse
de
Pécorce
d’un
arbre,
où
elles
s’attacheroïent
et
produi-
roïent
des
plantes
Phiver
suivant,
si
aucun
accident-nelles
détruisoït.
Lies:
arbres,
sur’
lesquels
cette
6%
NIisS
«plante
prend
lé'plus
aisément
ra-
cine;ont
le
Pommier,
le
Frêne,
VEpine
blanche
;
et
autres
arbres
à
écorce
lisse
:
mais
je
Par
plusieurs.
fois
essayé
sur
lé
Ghêne-sans
succès;
car
l'écorce
de
‘cet
arbre
est
trop
compacte
pour
que
ses
racines
SU
oh
y
pénétrer
:
cest
ce
qui
fait
qu'on
ly
trouve
si
rarement.
Malgré
les
éloges
que
lon
donne
.an
Gui
de
Chêne
pour
sa:
vertu
mé-
dicinale,
je
ne
puis
m'empêcher
de
croire
que
toutautre
estégalement
bonsur
arbre
qu'ilaitétére-
cueilli.
IL
n’est
pas
possible
que
l
on
-puisse
ramasser
beaucoup
de
ces
plantes
sur
le
Chêne,
et
les
person-
-nesqui
en
fournissent
[a
ville,
pour
usage
de
Ia
Médecine
,
en
impo-
-
sent
à
ce
sujet:
ajoûtez
à
cela
que
-cette
plante
se:
trouvant
rarement
surle
Chêne,
les
amateurs
de
l'His-
toire
naturelle
l’enlevent
avec
la
branche
même
de
Parbre
toutes
les
“fois
qu'ils
la
rencontrent
,
pour
la
mettre
dans
leurs
collections.
Quant
à
la
maniere
dont
on
-
prétend
qu’elle
se
multiplie
par
la
fiente
des
Grives,
je,
ne
puis
en.
convenir;
parce
que,
si
elle
n’étoit
multipliée
que
de
cette
maniere
on
ne
la
trouveroit
que
sur
le
haut
des
arbres,
ou
sur
le
côté
des
bran-
ches
,
où
seroït
tombée
la
fiente
de
ces
oicaux
:
au-lieu
qu’on
la
ren-
_cohtre
presque
toujours
en-dessous
des
Branches
,
ou
il
est
impossible
VS
que
la
fiente
de
ces
oiseaux
puisse
tomber;
d’ailleurs
}
je
crois.que
ces
oiseaux
ont
l'estomac
trop
chaud
‘pour
ne
pas
détruire
le
germe
de
ces
semences,
Au
surplus,
jaban-
donne
cette
question
à
ceux
qui
-ont
le
loisir
de
faire
des
observa-
tions
dans
les
pays
où
cette
plante
se
trouve
en
abondance:
j'indique=
-rai
seulement
en
peu
de
mots
la
méthode
de
faire
la
glu;
ce
qui
pourra
faire
plaisir
aux
curieux.
Les
Italiéns:
font
leur
glu
avec
des
baïes
de
Gui
échauffées
et
mê-
ées
dans
de
l'huile,
comme
celle
que
lon
fait
avec
Te
de
Houx;
et,
pour
la
conserver,
et
lui
faire
supporter
l’eau
,
ils
y
ajoûtent
La
TFérébenthine.
On
faisoit
autrefois
de
Ja
glu
en
_Angleterré
avec
les
baies
de
cette
plante
,
que
lon
faisoit
bouillir
dans
de
l’eau
,
jusqu’à
ee
qu’elles
fussent
crevées
:
après
quoi,
on
-Jes
battoit
‘bien
dans
un
mortier,
et
on
les
lavoit
pour
les
débanras
ser
de
leurs
cosses.
:
À
présent
l’on
se
sert
communé-
ment
pour
cela
d’écorce
de
Houx,
que
l’on
enleve
vers
la
Saïnt-Jean,
,
et
que
l’on
fait
bouillir
pendant
dix
ou
douze
heures
;
quand
l’enve-
‘loppe
verte
est
séparée
de
l’autre
;
on
la
tient
couverte
avec
de
la
Fou-
gere
pendant
quinze
jours
dans
un
lieu
humide
:
au
bout
de
ce
tems,
ceîte
écorce
forme
une
gelée
;
et
il
VB
il
ny
reste
aucunes
fibres
;
on
la
bat
ensuite
dans
un
mortier
de
pierre
jusqu’à
ce
qu’elle
devienne
ne
pâte
dure,
et
on
la
lave
dans
une
eau
coulante
jusqu'à
ce
que
Pon
n’y
apperçoive
plus
aucune
matiere
étrange.
Après
cela,
on
Ia
fait
fermenter
pendant
quatre
ou
cinq
jours
,
en
l'écumant
aussi
sou-
vent
qu'il
monte
quelque
chose
vers
le
haut,
et
on
la
conserve
pour
lusage.
Quand
on
veut
s’en
servir,
on
la
met
sur
le
feu,
et
on
y
incorpore
un
tiers
d'huile.
La
glu
que
Pon
apporte
de
Da-
.
mas
où
d'Alexandrie,
paroît
être
faite
avec
des
Sébestes
,
car
on
y
trouve
souvent
des
noyaux
mélés;
mais
elle
ne
soutient
pas
si
bien
la
gelée
et
l'humidité,
La
glu
d’
ess
aune
mauvaise
odeur.
.
L’écorce
de
Parbiisseat,
pole
V’iorne,
peut
,
à
ce
que
lon
dit,
donner
une
aussi
bonne
glu
que
la
précédénte.
VISNAGA.
Voyez
Daucus,
-
VITEX,
Tourn.
Inst.
R.
H.
Coz.
tab.
373.
Linn.
Gen,
Plan.
708
;
atnsi
nommée
de
vincio
,lat.,
jelie,
parce
que
ses
branches
sont
fort
souples.
On
la
nomme
aussi
Aonus-
Castus,
païce
qu’on
lui
croit
la
pro-
priété
de
modérer
les
feux
de
la
concupiscence
;-ce
qui
en
rendoit
Tome
VIIL.
=
VIT
6$:
Vusage
familier
dans
les
Couvents:
cependant
,
par
son
goût
et
son
odeur,
elle
paroît
plutôrêtre
échauf-
fante.
Ægnus-Casius,
l'Arbrisseau-
Chaste,
Caracteres,
Le
calice
dela
fleur
est
court,
cylindrique
et
découpé
en
Cinq
parties
:
[a
corolle,
qui
est
monopétale
et
persopnée
,
a
un
tube
mince
et
cylindrique,
dont
le
bord
est
uni
et
divisé
en
deux
Ie-
vres,
qui
sont
divisées
chacune
en
troïs
parties
;
le
segment
du
milieu
dans
toutes
deux
est
le
plus
large
:
-
Ja
fleur
a
quatre
étamines
sembla-
bles
à
des
poils,
un
peu
plus
lon-
gues
que
le
tube,
dont
deux
‘ont
plus
courtes
que
les
autres,
et
qui
sont
toutes
terminées
par
desan-
theres
mouvantes,
Le
germe
est
rond
,
et
soutient
un
style
cou-
_ronné
par
deux
stigmats
en
forme
à
ce
germe
d’aléne#ret
étendus
:
succe
de
une
baïeglobulaire,
à
qua-
tre
cellules,
qui
renferment
cha-
cune
une
semence
ovale.
…
Ce
genre
de
plantestest
rangé
dans
la
seconde
section
de
ja
qua-
torzieme
classe
de
LiNNÉE,
qui
comprend
celles
dont
les
fleurs
ont
deux
étamines
longues
et
deux
plus
ceurtes
,
avec
des
semences
conle-
nues
dans
des
capsules.
Les
especes
sont:
19.
Vitex
Agnus-
Castus,
is
di-
|
gas
spicis
LS
Line.
Sp.
L
66
VER
Plant,
938
;
Vitex
à
feuilles
digi-
tées
,
et
à
épis
de
fleurs
verticillées.
Vitex
foliis
angustioribus,
canna-
bis
modo
disposiris.
C.-B,
P.
475
;
Agnus
-
Castus
à
feuilles
étroites
,
disposées
comme
celles
du
Chan-
vre
,
ou
Apnus-Castus
commun.
2°.
Vitex
lati-folia
,
foliis
disitatis.
serratis
,
spicis
paniculatis
;
Vitex
à
feuïlles
en
forme
de
main
ouverte,
et
sciées,
avec
des
épis
de
fleurs
«
en
panicule.
Virex
folio
latiori,
serrato.
Lob.
Tcon
139;
Agnus-Castus
à
feuilles
plus
larges
et
sciées.
3°
Viüex
intecerrima
,
foliis
ter-
natis
quinatisve
,
inteperrimis
,
pani-
culis
dichotomis.
Lin.
Sp.
Plans,
890;
Agnus-Castus
avec
des
feuilles
à
trois
et
à
cinq
lobes,
et
des
pani-
cules
de
fleurs
qui
sortent
de
$
divi-
sions
des
branches.
Agnus-Castus
tri-folia
ml
dica.
Pluk.
Alm.
390
;
le
.
15
petit
Agnus
Castus
des
Indes
,
à
feuilles
à
trois
lobes.
Vitex
réfolie.
Lin.
Syst.
Plant,
10m,
3.
pe
199:
Sp.
2.
Piperi
similis
,
fructus
striatus
,
fæmin.
Bauh.
Pin,
412.
-Locondium
vulgare.
Rumph.
.
4
Ps
48
t
18e
Caranosi.
Rheed,
Mal,
2,p.13.r.
#0,
Raii
Hist.
1575
49,
Witex
Negundo,
foliis
quinatis,
sérnahisque
|
serralis,
spicis
alaribus
cinq
lobes,
VIT
terminalibusque;
Agnus
Castus
avec
des
feuilles
à
trois
et
cinq
lobes
sciés
;
et
des
épis
de
fleurs
qui
sor-
tent
des
côtés
et
des
extrémités
des
branches,
Nepundo
arbor
Mas,
Bauk
Hist,
+,
P:
169.
Logondium
litroreum.
Amb.
4.
p.
SO.
tr,
19.
Bemnosi.
Reed.
Mal.
2.p.
15.1
Runp
fe
x
Raï
Hise,
157$.
Witex
tri-folia,
sylvestris,
Indica…
cordara.
Burm,
Zeyl,
p.
229.
5°.
Virex
Chineasis,
foliis
terna-
tis
quinaiisque
,
pinnato=-incisis
,
Spi-
cis
verticillatis
terminalibus
;
Agnus-
Castus
avec
des
feuilles
à
trois
et
découpées
en
forme
d’aîles,
et
des
épis
de
fleurs
vertr-
cillées
;
qui
terminent
les
branches.
Agnus.Castus.
La
premiere
espece
croît
naturellement
en
Sicile,
et
près
de
Naple,
sur
les
Bords
des
ri-
vieres
,
et
dans
les
lieux
humides
:
elle
a
une
tige
d’arbrisseau
de
huit
ou
dix
pieds
de
haut,
qui
pousse
dans
toute
sa
longueur
des
branches
opposées
,
angulaires
,
flexibles,
couvertes
d’une
écorce
grisätre,
et
gatnies
de
feuilles,
la
plupart
sup-
portées
par
de
longs
pétioles,
et
composées
de
cinq,
six,
on
sept
lobes
réunis
au
pétiole
,
et
disposés
en
forme
de
maïn.
Les
Iobes
du
bas
sont
petits,
et
ceux
du
milieu
plus
larges!,
unis
et
entiers:les
plus
grands
ont
environ
toïs
pouces
de
VIT
|
TJongueur
sur
six
lix
lignes
de
large
dans
le
milieu
;
ils
sont
terminés
en
pointe
émoussée,
d’un
vert
foncé
en-dessus,
et
blancs
en-dessous:
les
fleurs
sont
produites
en
épis
à
lextrémité
des
branches.
Les
épis
Ont
depuis
sept
jusqu’à
quinze
pou-
ces
de
longueur
:
les
fleurs
sont
verticillées
autour
des
tiges
,
et
il
ÿ
a
des
intervalles
entre
chaque
tête
verticillée
;
elles
sont
personnées
,
-
et
les
deux
levres
sont
découpées
en
trois
sepmens
,
dont
celui
du
milieu
est
le
plus
grand:
ces
fleurs
sont
blanches
sur
quelques
plan-
tes
,
et
bleues
sur
d’autres
;
elles
pa-
forssent
généralement
tard
;
:de
sorte
que
,
dans
les
années
peu
favora-
bles,
elles
ne
s’épañouissent
pas
fort
bien
en
Angleterre,
et,
dans
les
années
les
plus
chaudes,
elles
ne
produisent
point
de
semences,
Ces
fleurs,
quand
elles
sont
bien
Ouvertes
;
répandent
une
odeur.
agréable
,
et
font
un
bel
éffet
en
:
automne
;
qui
est
le
tems
où
les
fleurs
de
presque
tous
les
autres
arbrisseaux
sont
passées
;
car,
dans
des
années
chaudes
et
douces,
j'ai
vu
ceux
«ct
en
pleine
fleur
au
mi-
feu
d'Octobre.
Lati-folia.
La
seconde
éspece,
qui
se
trouve
dans
la
France
Mé-
tidionale
et
en
lualie,
est
un
ar-
brisseau
plus
bas
que
le
premier;
car
il
s’éleve
tarément
à
plus
de
quatre
ou
cinq
pieds
de
haut:
de
.
VIT
67
sa
racine
sortent
plusieurs
tiges
moins
chargées
de
branches
que
celles
de
fa
Précédente
,
êt
dont
lécorce.est
aussi
plus
blanche.
Les
feuilles
sont
en
forme
de
main
Ou-
verte
,
ét
composées
de
cinq
où
sept
lobes
réunis
au
pétiole
,
et
point
disproportionnés
dans
leur
longueur
.
le
plus
long
nayant
gueres
que
trois
pouces
,
et
Je
plus
court
un
et
demi
sur
près
d’un
pouce
de
largeur
;
ils
sont
aussi
sciés
sur
leurs
bords,
et
moins
roides
que
ceux
de
fa
précédente
:
:
Les
flcurs
sont
disposées
en
épis.
pani-
culés
vers
les
extrémités
des
bran-
ches
;
les
épis
Sont
plus
courts
et
Jes
fans
plus
petites
que
cellés
de
fa
premiére
espece:
elles
paroissent
plutôt
,
et
toutes
celles
que
Jai
vues
étoient
bleues.
*
Jnrégerrima.
La
troisieme
espece
est
originaire
des
deux
Indes
:
elle:
a
une
tige
d’atbrisseau
de
neuf
à
dix
pieds
de
haut
,
qui
pousse
plue
Sieurs
branches
latérales
couvertes
dune
écorce
brune,
“et
garnies.de
feuillés
quelquefois
à
trois
lobes
terminés
en
pointe
aigu,
et
quel-
quefoïs
à
cinq
lobes
aussi
aigus
,
entiers
,
et
un
peu
cotonneux
en-
dessous:
es
fleurs
sont
disposées
en
panicules
,
et
sortent
à
la
division
des
branches
;
elles
sont
petites
,
blanches
,
mais
elles
ne
produisent
pet
de
semences
en
Angleterre,
-—
Négundo,
La
quatrieme
espece,
*
TE
6
_*
VIE
que
l’on
rencontre
dans
quelques
parties
de
la
Chine
,
s’éleve
à
la
hauteur
de
huit
ou
dix
pieds
avec
une
tige
ligneuse
couverte
dure
écorce
grise;
ses
branches
sont
op-
sées,
et
garnies
de
feuilles
opposées,
postées.sur
de
longs
pétioles,
et
composées
de
trois
ou
cinq
lobes
en
forme
de
lance
,
profondément
sciés
sur
leurs
bords,
et
terminés
en
pointe
aigue:
le
plus
grande
de
ces
lobes
a
trois
pouces
et
demi
de
longueur
sur
quinze
lignes
de
large
;
ils
sont
d’un
vert
foncé
en-
dessus,
et
gris
en-dessons:
Jes
feurs
sont
dispostes
en
épis
verticillés,
et
sortent
opposées
aux
côtés
de
la
tige;
les
branches
sont
terminées
par
des
épis
branchus
de
fleurs.
bleues
,
et
à
peu-près
aussi
grosses
que
celles
de
la
premiere
espece.
Cette
plante
fleurit
en
Juillet
et
en
Août;
maïs
elle
ne
produit
point
de
semences
en
Angleterre.
Chinensis.
La
cinquieme
espece,
qui
a
été
apportée
de
la
Chine,
est.
un
arbrisseau
plus
bas
qu'aucun
des
précédens
:
sa
tige
a
au
plus
trois
pieds
de
hauteur
;
elle
pousse
des
branches
minces
et
angulaires,
gar-
nies
de
feuilles
opposées
et
postées
sur
de
longs
pétioles
:
quelques-
unes
de
ces
feuilles
sont
compo-
sées
de
trois
lobes,
et
d’autres
de
cinq,
qui
sont
profondément
et
ré.
gulièrement
découpés
sur
leurs
Bords
em
forme
de
feuilles
ailées
;
VET
et
terminés
en
pointe
aiguë
;
le
plus
grand
de
ces
lobes
a
environ
un
pouce
et
demi
de
longueur
sur
neuf
lignes
de
Jarge
dans
le
milieu,
Ïls
sont
tous
d’un
vert
lriste
en-
dessus
et
gris
en-dessous.
Les
bran-
ches
sont
terminées
par
des
épis
de
fleurs
de
troïs
ou
quatre
pouces
de
longueur,
et
ces
fleurs
sont
vérti-
cillées
autour
des
tiges,
elles
sont
blanches
sur
quelques
plantes
,
bleues
sur
d’autres
,
et
quelques-
unes
sont
d'un
rouge
brillant:
1e
tems
de
leur
plus
grande
beauté
est
vers
le
milieu
de
Juillet;
elles
se
succedent
jusqu’au
commencement
de
Septembre
,
mais
elles
ne
pro-
duisent
jamais
de
semences
en
Eu-
rope.
Culture.
La
premiere
espece
est
assez
commune
dans
plusieurs
jar-
dins
angloïs,
où
on
la
cultive
de-
puis
long
tems,
maïs
on
ne
l’a
Beau
-
coup
mulipiés
que
SSpue
quel-
ques
années.
Laseconde
est
moins
commune,
=
et
lon
ne
la
trouve
à
présent
que
dans
quelques
jardins
curieux.
Ces
plantes
sont
fort
dures:
on
peutles
multiplier
par
boutures
,
que
l’on
plante
au
commencement
du
prin-
tems
avant
qu'elles
aient
poussé
;
elles
exigent
un
sol
frais
et
léger
et
_de
fréquens
arrosemens
jusqu’à
ce
qu'elles
aïent
pris
racine
:
on
les
tient
constamment
nettes
de
mau-
yaises
herbes
pendant
Pété;
et
si
à
Pabri
tems
+
.
les
tems
secs
:
VIT
hiver
suivant
est
rude,
on
répand
un
peu
de
terreau
sur
la
surface
du
sol
entre
les
plantes,
pour
empé-
cher
la
gelée
de
pénétrer
jusqu'aux
racines
,
ce
qui
leur
nuiroit
beau-
coup,
tandis
qu’elles
sont
jeunes:
comime
ces
boutures
poussent
ordi-
naïtement
fort
tard,
leur
sommet
est
sitendre,
que
les
premieres
ge-
-Iées
de
l'automne
les
détruisent
souvent
dans
une
longueur
consi-
dérable
,
si
elles
ne
sont
pas
mises
,
en
les
couvrant
avec
des
pattes,
Vers
le
milieu
du
mois
de
Mars
,
si
la
saison
est
favorable,
on
Tes
transplante
à
demeure
ou
en
pe-
piuiere
pour
Îeur
donner
Ie
tems
d'acquérir
dela
force
pendant
deux
ou
trois
ans,
en
observant
de
for-
mer
léurs
tiges,
car
élles
sont
fort
sujettes
à
pousser
leurs
branches
rr
rrégulieres.
—
On
peut
aussi
dE
pis
en
marcottant
leurs
branches
au
prin.
:
mais
ïl
faut
faire
en
sorte
de
_ne
pas
les
rompre,
comme
cela
ar-
rive
souvent
quand
on
les
force
trop.
Ces
marcottes
prendront
ra-
cine
dans
l’espace
d’une
année,
pourvu
qu’elles
soient
arrosées
dans
près
quoi,
elles
pourront
être
transplantées
et
trai-
tées
comme
il
a
été
prescrit
pour
les
plantes,
bouture.
-
La
troisieme
étant
trop
délicate
pour
pouvoir
réussir
en
plein
air.
VIT
69
en
Angleterre
,
il
faut
fa
tenir
en
pot
,
et
la
conserver
constamment:
dans
la
serré
chaude.
On
la
muki-
plie
par
boutures
etpar
marcottes
;
mais
les
boutures
de
cette
espece
doivent
être
plantées
dans
des
pots:
on
les
plonge
dans
une
couche
de
chaleur
modérée
,
on
les
couvre
de
cloches
pour
en
exclurre
l'air,
et
on
les
arrose
de
tems
en
tems
et
légerement.
Le
meïlleur
tems
pour
planter
ces
boutures
est
vers
le
mi-
lieu
ou
à
la
fin
d'Avril:
car
celles
qui
réussissent
poussent
des
racines
das
Pespace
de
six
où
sept
semar-
nes,
et
commencent
bientôt
à
vé-
géter
;
fl
faut
alors
leur
donner
de
Vair
par
dégrés
pour
les
empêcher
de
filer
et
de
s’affoiblir,
les
enlever
ensuite
avec
précaution
pour
{les
planter
chacune
séparément
dans
de
petits
pots
remplis
de
terre
Ié-
gere
,
les
replonger
dans
une
cou-
che
chaude,
et
les
tenir
à
Pombre
jusqu'à
ce
qu’elles
aïent
formé
de
nouvelles
racines.
Après
cela,
on
leur
donne
beaucoup
d'air,
quand.
le
terns
je
permet,
et
on
les
traite
comme
les
autres
plantes
délicates,
en
les
tenant
en
hiver
à
une
chaleur
modérée,
et
en
leur
procurant
de
lair
en
été
pen
les
tems
doux,
mais
sans
jamais
les
exposer
entiè=
rement
au-dehors,
_
Comme
cette
plante
conserve
ses
feuilles
toute
l’année,
elle
fait
variéré
dans
la
serre
châude,
quoi-
"7
@
VE
que
ses
fleurs
ne
soient
pas
fort
re-
marquables.
La
quatrieme
espece
est
,
je
crois
,
perdue
dans
les
jardins
an-
glois:
e
:
elle
y
avoit
subsisté
en
plein
air
pendant
quelques
années;
ce
qui
fit
qu'on
la
mit
presque
par-
tout
en
pleine
terre:
mais
le
grand
froïd
de
l'année
1740
a
tout
fait
périr.
Cette
espece
perd
ses
feutlles
en
automne
comme
les
deux
premiè-
res
,
et
elle
n’en
pousse
de
nou-
velles
que
fort
tard
dans
le
prin-
tems.
On
[a
multiplie
par
boutures-
au
printems
un
peu
avant
que
ses
bontons
ne
s'ouvrent
:
on
place
ces
boutures
sur
une
couche
de
chaleur
modérée
,
et
on
les
couvre
de
clo-
ches
ou
de
vitrages
;
au
moyen
de
ce
traitement
,
elles
poussent
aisé-
ment
des
racines
,
et
on
les
accou-
tume
ensuite
par
dégrés
à
suppor-
le
grand
air.
La
cinquieme
espece.
nous
à
été
apportée
de
Paris,
où
elle
a
été
élevée
avec
des
semences
envoyées
de
la
Chine
par
les
Missionaires,
M.
RICHARD,
Jardinier
du
Roi
à
Versailles
,
men
a
donné
quelques
jeunes
plants.
Les
deux
especes
à
fleurs
blanches
et
à
fleurs
bleues
out
réussi
dans
le
jardin
de
Chelséa;
mais
celle
à
fleurs
rouges,
ayant
été
Horse
en
route,
a
manqué,
>
On
la
multiplie
par
boutures
,
qu'il
faut
planter
au
ptintems
dans
VETF
des
pots:,
les
plonger
dans
une
couche
de
chaleur
modérée,
et
les
traiter
comme
celles.
de
la
qua-
trieme
espece,
Quand
elles
sont
bien
enracinées,
on
les
enleve
avec
précaution
,
on
les
plante
chacune
séparément
dans
de
petits
pots
rem-
plis
de
terre
légere,
on
les
tient
à
Pombre
jusqu'à
ce
qu'elles
aient
formé
de
nouvelles
racines,
et
on
les
place
alors
dans
une
situation
abritée
avec
d’autres
plantes
d’O-
rangerie,
où
on
les
laïsse
pendant
tout
l'été
:
mais
en
automne
ïl
est
nécessaire
de
les
mettre
à
couvert,
parce
qu’elles
ne
vivrorent
pas
en
plein
aïr
dans
ce
pays
pendant
Phi-
ver
:
mais,
comme
elles
perdent
leurs
feuilles
de
bonne
-
heure
en
automne
,
elles
n’ont
pas
befoin
de
beaucoup
d'humidité
en
hiver.
Ces
plantes
poussent
leurs
nou-
velles
feuilles
tard
dans
le
printems,
et,
avant
quelles
paroïssent
,
elles
ont
Pair
d'être
mortes
;
ce
qui
a
souvent
été
cause
que
plusieurs
personnes
les
ont
arrachées.
VITIS.
Tourn.
Insr.
R.
H,
613.
tab.
384.
Linn.
Gen.
Plant,
250;
ainsi
nommée
de
vieo,
viere,
lat.
,
plier
ou
lier,
parce
que
ses
vrilles
se
lient
et
s’attachent
aux
plantes
du
voisinage.
Vipne.
Caracteres.
Le
calice
de
là
fleur
est
petit
et
découpé
en
cinq
par-
ties
;
la
corolle
est
formée
par
cinq
petits
pétales
qui
tombent
;
{a
fleur
VF
a
cinq
étamines
en
forme
d’aléne,
étendues,
qui
tombent
et
sont
ter-
minées
par
des
antheres
simples.
Le
germe,
qui
est
ovale,
sans
style,
est
couronné
par
un
strgmat
à
tête
et
obtus,
et
se
change
dans
[a
suite
en
une
baïe
ronde
,
et
à
une
cellule
‘Qui
renferme
cinq
semences
dures
Ou
pepins.
Ce
genre
de
plantes
est
rangé
dans
la
premiere
section
de
a
cin-
.
quieme
classe
de
LINNÉE,
qui
com-
-
prend
celles
dont
les
fleurs
ont
cinq
étamines
etunstigmat.
Je
n’importunerai
pas
le
lecteur
par
l’énumération
de
toutes
les
es-
peces
de
Räïsins
que
l’on
connoît
à
présent
en
Angleterre
:
ce
cata-
logue
grossiroit
inutilement
cet
ouvrage;
Car
plusteurs
ne
méritent
pas
la
culture.
Je
me
contenterai
d'indiquer.
les
especes
qui
mûris-
sent
assez
bien
dans
ce
pays,
où
:
toi
mûres
,
elles
devien-
qui
méritent
que
l’on
prenne
la
peine
de
leur
procurer
un
peu
de
chaleur
artificielle,
pour
les
faire
parvenir
à
[eur
Le
Raisin
de
Juiller,
appelé
par
les
François
Morillon
noir
hänif,
a
de
petites
graines
noires
,
londes
,
et
rapprochées
en
grappe
claire
:
Son
jusest
sucré,
mais
il
à
peu
de
Saveur;
et
n’a
d'autre
mérite
que
de
murir
au
Éommencement
d'Aoûr.
L'Eau
-
Noire
douce
à
de
petites
graines
rondes,
qui
forment
une
_
Srappe
serrée
et
courte;
la
peau
en
VIT
ee
est
mince,
et
le
jus
fort
doux.
Les
oiseauxetfesmonchessont
si
frrands
de
cette
espece
»
qu'ils
la
détrui-
roïent
entièrement,
si
l’on
nela
imet.
toit
pas
à
Pabri
de
leur
voracité:
elle
mürit
bientôt
après
la
précédente.
:
L’Eau:Blanche
douce
a
une
graine
grosse
et
ronde
quand
elle
est
en
maturité,
Lé
même
grappe
en
pro-
duit
de
fort
différentes
pour
la
grosseur
:
les
unes
sont
très-grosses,
et
d’autres
extrêmement
petites
;
;
ce
qui
fait
que
l'espece
n’en
est
pas
fort
estimée
:
ne
est
sucré,
mais
peu
vineux.
Elle
müûrit
vers
le
même
tems
que
lespece
précédente.
_LeChasselas
blanc
on
Royale
Mus-
cadine
;
suivant
quelques-uns
,
est
un
Raisin
excellent
:
ses
grappes
Sont
toujours
grosses
;
et
vers
le
haut
elles
se
divisent
en
deux
Îa-
térales
plus
petites
:
les
graines
en
sont
rondes
;
et,
quand
elles
sont
nent
d’une
couleur
d’ambre.
Le
jus
en
est
abondant
et
vineux.
Ce
Raisin
mürit
en
Septembre
;
et,
quand
on
le
veut
conserver
,
il
se
garde
Îong-tems
étant
suspendu
,
et
devient
excellent.
Le
Chasselas
musqué
,
ou
;
Comme
on
le
nomme
ici,
le
Raisin
de
Cour,
mais
que
diques
personnes
ap
pellent
Fran-Kindal
,
est
un
Raisin
excellent,
et
qui
mürit
générale-
ment
pa
en
Angleterre,
s’il
est
placé
contre
une
muraïlle
bien
exx
72
VIT
posée,
Ses
graines
ressemblent
fort
à
celles
.
Raisins
précédens
par
leur
forme
,
leur
grosseur
et
eur
couleur
:
mais
elles
sont
charnues,
_et
ont
un
peu
le
goût
musqué.
Ce
Raisin
mûrit
en
même
tems
que
le
précédent.
>
Le
Raisinnoirou
Raisin
de
meénier,
appelé
ainsi
par
les
François
à
cause
du
duvet
blanc
qui
couvre
ses
feui-
les
en
été,
est
un
bon
fruit
qui
mü-
rit
bien
ici.
$es
grappes
sont
cour-
tes
,
et
ses
graines
ovales
,
et
sITrap-
prochées
les
unes
des
autres
,
que
plusieurs,
qui
croissent
en-dedans,
restent
vertes,
pendant
que
celles
qui
sont
à
lextérieur
sont
parfaï-
*
tement
müres.
Ce
Raïsin,
qui
mû-
rit
en
Septembre,
est
quelquefois
connu
sous
le
nom
de
Raisin
de
Bourgogne,
L'Auvernat
où
le
véritable
Raisin
de
Bourgogne,
quelquefois
appelé
Morillon
noir
,
est
un
fruit
médiocre
pour
la
table
;
mais
il
est
regardé
comme
un
des
meïlleurs
pour
ire
du
vin:
ses
graines
sont
ovales,
et
plus
claires
sur
la
grappe
que
celles
du
Raïsin
ordinaire
;
ainsi
elles
mû-
rissent
d’une
maniere
unfforme
:ce
qui
lui
fait
donner
fa
préférence,
*
Le
Corinthe,
ou
suivant
son
nom
vulgaire
le
Raisin
de
Corinthe,
a
de
petites
graines
rondes
comimuné-
ment
sans
pepin,
d’un
noir
foncé,
_
étfortserrées
sur
la
grappe
qui
est
A
ee
;
courte
;
ce
Raisin
a
un
gout
sucré:
VITE
il
mürit
en
Septembre;
mais
1
ne
dure
pas
long-tems,
Le
Chasselas
rouge
ressemble
beaucoup
au
blanc
par
sa
grosseur
et
sa
forme
;
maïs
ilest
d'un
rouge
foncé.
C’est
un
fort
bon
Raisin
qui
mürit
plus
tard
que
le
blanc.
fl
est
assez
rare
en
Angleterre.
:
Le
Muscadin
blanc
a
quelque
res-
semblance
avec
le
Chasselas:
maïs
ses
graines
sont
plus
petites
et
plus
serrées
sur
les
grappes.
Ces
grappes
sont
plus
longues
et
moïns
multi-
plices
que
celles
du
Chasselas
:
le
jus
en
est
doux
;
mais
pas
si
riche
que
celui
du
Chasselas.
Le
Frontignan
noir
ou
Muscat
noir
a
des
graines
rondes,
d'une
boune
grosseur
,
et
clairement
éparses
sur
la
grappe
:
:
cependant
elles
ne
mü-
rissent
pas
également.
Les
grappes
sont
courtes,
et
quand
les
graines
.
sont
parfaitement
mûres
;
elles
sont
fort
fort
noires
et
couvertes
d'une
farine
ou
craie,
comme
les
Prunes
noires
:
le
jus
en
est
fort
riche
et
vineux,
Ce
Raïsin
mürit
à
fa
fin
de
Septembre
ou
au
commencement
d'Octobre,
Le
Frontignan
rouge,
où
Muscat
rouge
est
un
Raisin
excellent
quand
il
est
parfaitement
mûr
;
mais
1]
par-
vient
rarement
en
Angleterre
à
sa
parfaite
maturité
sans
chaleur
artifi-
cielle,à
moins
que
la
sarson
ne
soit
fort
chaude.
Les
grappes
de
cette
espece
sont
plus
grosses
que
celles
de
Ne
de
fa
précédente
:
ses
graïnes
sont
grosses
et
rondes.
Quand
elles
sont
en
parfaite
maturité,
elles
sont
de
couleur
de
brique,
maïs
aupara-
vant
elles
sont
de
couleur
grise,
avec
quelques
raies
foncées.
On
prend
souvent
ce
Raïsin
pour
celui
d'une
espece
différente,
appelée
communément
Frontignan
gris-de-
Lin;
mais
je
suis
convaincu
que
c’est
le
même
Raïsin,
Son
jus
a
un
goût
plus
vineux
que
celui
de
tou-
tes
les
autres
especes,
et
il
est
fort
estimé
en
France.
Le
Frontignan
blanc
a
des
grappes
plus
grosses
que
celles
d'aucune
des
especes
précédentes
:
ses
grains
sont
ronds,
et
si
serrés
,
lon
ne
les
éclaircit
pas
soïgnen-
sement
et
de
bonne-heure
,
et
pen-
-
dant
qu'ils
sont
petits,
plusieurs
ee
étant
privés
d'air
et
de
soleil
,
ne
mürissent.
point
.
et
pourrissent
en
automne,
à
Cause
de
Phumidité
qui
s’y
renferme.
Le
jus
de
ce
Raisin
est
excellent
;
et
quand
ce
fruit
est
bien
mûr,
ïl
nest
inférieur
à
aucun
autre.
Les
François
l’appellent
Muscat
blanc.
Le
Frontignan
d'Alexandrie
,
ou
Muscat
d'Alexandrie,
appelé
,’par
quelques-uns,
Muscat
de
Jérusalem,
a
des
grains
ovales,
pendants
,
et
clairement
disposés
sur
les
grap-
pes.
Ces
grappes
sont
longues
et
sans
branche,
I
y
en
a
deux
es-
_peces,
l’une
à
grains
blancs,
CE
Tome
VIIT,
,
que
si
VIT
"3
Vautre
à
grains
rouges.
Leur
jus
est
fort
riche
ét
vineux
;
maïs
elles
muürissent
rarement
en
Angleterre,
sans
chaleur
artificrelle.
Le
Hambourg
rouge
et
noir
est
appelé,
par
quelques-uns,
Raisir
de
Warner,
nom
de
la
personne
qui
la
apporté
en
Angleterre.
Les
grap-
pes
de
ce
Raisin
portent
des
grains
d'une
grosseur
médiocre,
et
pres-
que
ovales.
Ces
grappes
sont
gros-
ses,
et
Îe
jus
des
graïns
est
sucré,
lorsqu'elles
sont
müres
:
elles
ont
un
goût
vineux,
et
mürissent
én
Octobre.
Le
Raisin
de
Saint-Pierre
a
un
grain
gros,
ovale
,
et
d’un
noir
foncé,
lorsqu'il
est
mür.
Les
grap-
pes
en
sont
fort
grosses,
et
ont
une
belle
apparence
sur
a
table;
mais
son
Jus
n
est
pas
si
riche,
etil
muiriE
tard.
Les
feuilles
de
cette
“espece,
quE
sont
beaucoup
plus
divisées
Me
celles
des
autres
,
ressemblent
à
celles
du
Raïsin
à
feuilles
de
Persil,
de
maniere
qu’on
peut
ladistinguer
avant
la
maturité
du
fruit,
Le
Raisin
écarlate,
Bourdelais,
ou
Raisin
de
verjus
;
le
Raisin
à
grappe,
le
Raisin
rayé
,
Ct
plusreurs
autres
especes,
qui
ne
parviennent
jamais
à
leur
perfection
ici,
ne
mé
ritent
aucune
place
dans
les
Jar-
dins
,
à
moins
que
ce
ne
soit
pour
Ja
variété
;
car
mème
avec
le
secours
74
VIF
d'une
chaleur
artificielle,
Teur
jus
est
âpre
et
sans
goût.
Toutes
les
especes
de
Wiones
se
multiplient
par
marcottes
où
par
boutures,
La
premiere
méthode
est
fort
en
usage
em
Angleterre.
Je
recommande
cependant
Ja
der-
niere
comme
très-
préférable
à
Pautre;
car
les
seps
ne
poussent
pas
des
races
ausst
fortes
et
ligneu-
ses,
que
celles
de
la
plupart
des
especes
d'arbres
,
mais
Jongues
,
minces
et
souples.
Ces
marcottes,
étant
transplantées
,
poussent
ra-
_xement
des
fibres
traire
leurs
racines
se
retrécissent,
se
dessechent
,
et
retardent,
plu-
;
mäis
al:
con-
tôr
qu’elles
n’aident
les
progrès
de
ces
plantes,
en
empéchant
les
nouvelles
fibres
de
pousser
:
c’est-
pourquoi.
j'aime
mieux
planterune
bonne
bouture
,
qu’un
plant
enra-
ciné;
et
si
elle
est
bien
choïsie,
on
ne
doit
pas
craindre
de
[a
voir
manquer,
-
Maïs
comme
ya
à
peu
de:
per-
sonnes
qui
sachent
faire
un
choix
convenable
en
Angleterre,
ou
au
moins
qui
leur
dennent
la
forme
nécessaire,
je
croïs
prudentde
don-
ner
d’abord.des
instructions
sur
cet
objet,
avant
d'aller
plus
loïn.
Hi
faut
toujours
choisir
des
bran-
ches
fortes
,
bien
müres,
et
du
crû.
de
l’année
précédente
;
les
couper,
sut
les
vieux
seps,
précisement
au.
dessous.
“
l'endroit
où
elles
ont
FIT
été
produites
,
en
laissant
un
nœud
_
de
deux
ans
à
chacune
:
on
[es
coupe
unies
;
ensuite
on
jette
bas:
Ja
partie
haute
des
branches,
et
on
ne
laïsse
à
ces
boutures
que
-
seize
pouces
environ
de
longueur,
Quand
Ile
morceau
ou
nœud
du
vieux
bois
est
coupé
à
chaque
côté
près
de
la
jeunébranche,
Ja
bouture:
ressemble
à
un
petitmaillet,
ce
qui
lui
a.
fait
donner,
par
CoLu-
MELLE,
le
nom
de:
nn
En
France,
on
la
nomme
Croffe.
En.
faïsant
[es
boutures
de
cette
ma-
niere,
on
n’en
peut
tirerqu’une
de
chique
branche;
au-ftéu
que
la
plu-
part
les
coupent
d’un
pied
environ:
de
fongueur
,
et
les
mettent
toutes.
en
terre
:
mais
cette
pratique
est
:
très
mauvaise
;
car
le
haut
des
brane
ches.n’est
jamais
aussi
mûr
que
le:
bas
,
qui
a
été
produit
au
commen-
cement
du
printems
,
et
qui
a
eu.
tout
l'été
pour
se
durciret
se
per-
fectionner
:
de
sorte
que,
si
ces.
petites
boutures
prennent
racine.
elles.
ne
font
jamais
d'aussi
bonnes.
plantes
;
car
leboïs.enétant
mouet:
spongieux,
1}
s’impregne
aisément:
delhumidité:
ce
qui
rend
les
plan-
tes
luxurieuses,
et.
les
empêche
de-
produire
autant
de
fruitique
celles
dont
le
bois
est
plus
serré
et
plus:
compacte.
Quand
les
boutures
sont
aïnst:
préparées
,
si
elles
ne
sont
pas.
plantées
sur
le
champ,
onmetla:
VIT
partie
basse
dans
la
terre
,
avec
un
peu
de
litiere
sur
le
haut,
pour
les
empêcher
de
se
secher.
On
peut
les
laisser
aïnst
dans
cette
situation
jusqu’au
commencement
d'Avril,
qui
est
le
meïlleur
tems.pour
les
transplanter.
Alors
on
les
enleve,
on
les
lave
pour
en
ôter
toutes
les
ordures
;
et,
si
on
les
trouveseches,
on
les
fait
tremper
dans
de
l’eau
pendant
sept
ou
huit
heures,
pour
gonfler
leur
vaisseaux
,
et
les
dis-
poser
à
pousser
des
racines.
En-
suite,
la
terre
qui
doit
lesrecevoir
étant
préparce,
on
les
y
place
à
demeure
,
soit
en
plein
air,
soit
contre.
.
murailles,
En
préparant
laterre,
ül
faut
faire
attention
à
la
nature
du
sol,
quine
peut
jamais
être,
en
aucune
maniere
,
propre
aux
racines,
s’il
est
fort
et
humide,
Dans
ce
cas,
Il
sera
nécessaire
d'ouvrir
une
—
dans
l’en-
droit
où
l'on
veut
planter
les.
bou-
tures,
et
de
[a
remplir
de
décom-
bres
de
chaux,
pour
faciliter
Pé-
_coulement
de
l'humidité
:
on
y
éleve
ensuite
une
plate-bande
de
aerre
fraîche
et
légere
,
de
deux
pieds
environ
de
profondeur,
et
d'un
pied
au
moins
au-dessus
du
niveau
du
terreïn;
On
y
creuse
des
_arous
à
six
pieds
environ
de
dis-
tance
un
de
lautre
,
et
on
place
dans
chacun
une
fortebouture,
que
lon
penche.
de
maniere
que
les
50
mimets
soient
un.
n
pen.
RS
NET
SAS
“Contre
Ta
muraille,
en
ne
laissant
à
Pair
que
l'œil
du
sommet
;
qui
peut
être
au
niveau
de
la
surface
de
la
terre:
car,
si
l’on
laïssé
Bors
de
terre
plusieurs
nœuds,
comme
pla-
sieurs
Jardiniers
Angie
le
prati-
quent
ordinairement,
ils
pousseront
tous
,
et
la
force
des
boutures
sera
partagée
pour
nourrir.
plusieurs
branches
;
ces
branches
seront
né-
_cessairement
plus
foibles
;
que
s’il
n'y
en
avoit
qu’une
seule:
au-lieu
qu’en
enterrant
la
boutureen
tiere,
toute
la
séve
est
employée
à
nour-
rx
une
seule
branche,
qui
par-là
se
trouve.beaucoup
plus
forte,
D’aii-
leurs,
il
est
à
craindre
que
l’action
du
soleil
et
de
l'air
ne
desseche
cette
partie
de
bouture
laissée
hors
de
terre,
et
n'empêche
par-
-Jà
les
boutons
de
pousser.
Après
avoir
placé
les
bontures
:
on
remplit
doucement
les
trous,
-en
préssant
la
terre
autour
avec
le
pied,
et
on
éleve
cette
terre
jus-
qu'au
sommet
de
fa
bouture,
pour
en
couyrir
entièrement
Pœil
supé-
rieur,
et
l'empêcher
ds
52
dessè-
cher.
Apres
cela
,
rien
n’est
plus
nécessaire
que
de
tenir
la
terie
nette
de
mauvaises
herbes,
jusqu’à
“ce
que
les
bourures”
commencent
à
pousser.
On
les
examine
alors
avec
soin
;
on
Ôôte
quelques
petités
branches
inutiles,
silyemwa;
et
-on
attache
a
principale
à.
la
mu.
raille,
€n
de
la
dresser
K
1j
76
VIT
toujours-à
mesure
qu’elle
s'étend
;
afin
de
Pempêcher
d’être
brisée,
ou
de
pendre
en
bas.
On
continue
à
les
examiner
pendant
lété
;
en
retranchant
toujours
avec
Îe
pouce
toutes
les
branches
latérales
qui
naissent
,
et
en
ne
laissant
que
la
principale
*
on
doit
aussi
arracher
constamment
les
mauvaises
herbes
qur
épuiseroient
le
sol,
et
prive-
roient
les
boutures
de
leur
nour-
fiture.
Si
à
la.
…
Michel
suivante,
qui
est
le
tems
où
les
boutures
ont
produit
de
fortes
branches,
on
les
taille
bas
et
à
deux
yeux;
méthode
que
je
regarde
comme
la
meïlleure
après.
plusieurs
expériences
,
mal-
gré
Fopinion
de
quelques
person-
nes
qui
ee
que
c’estles
tailler
trop
Courtes,
:
|
Ce
qui
me
fait
-
monder
et
de
tailler
les
seps
de.
Ligues.
>
Plutôt
dans
cette
saison
qu'au.printems,
C'est
parce
que
Les
-
parties
tendres
de
ces
jeune:
bran-
ches
seroïent
sujettes
à
périr
en
hiver
;
car,
comme
elles
Crois-
sent
tard
dans
lPannée
,
ces
som-
mités
délicates
étant.
pincées
par
les
premieres
gelées,
la
branche
est
détruite
jusques
vers
le
bas
dans
une
Jongueur
considérable
;
ce
qui:
Vafloiblit
beaucoup
:
mais
quand
ces,
branches
sont
taïllées
de
bonne
|
heure.
en
automne
,
leurs
plaies
sont
guéries.
avant
le
mauvais
tems,
ches
latérales,
“hNté
;:
NIT
etelles
acquierent
une
vigueur
con-
sidérable,
:
Au
printems,
quand
le
tems
froid
est
passé,
on
faboure
légèrement
les
plates-bandes
,
pour
en
ameu-
blir
et
desserrer
la
terre
,
maïs
sans
endommager
les
racines
des
seps
de
Vignes.
On
releve
aussi
la
terre
vers
les
tiges
des
plantes
,
de
ma-
niere
que
Île
vieux
bois
en
soit
couvert,
sans
cependant
y
enterrer
aucun
des
yeux
du
bois
de
Pannée
précédente.
Après
quoi,
ces
plan-
tes
n’exigenr
plus
aucun
soin,
jus=
qu'à
ce
qu’elles
commencent
à
pousser.
Alors
on
les
examine
avec
soin;
on
retranche
les
branches
foibles
et
tortillées
:
on
n’en
laisse
qu'une
où
d'eux
sur
les
yeux
du
bois
de
Pannée
derniere,
et
on.
les
attache
à
Ja
muraïlle,
Depuis
ce
moment,
jusqu'à
ce
que
les
seps
aïent
produit
des
branches,
on
les
visite
une
fois
dans-trois
semaines
Où
un
mois,
pour
Ôter
les
bran-
:
_à
mesure
qu'elles.
paroïssent
;
et'attaclier
les
princi-
pales
à
la
muraïlle,
à
mesure
qu’et:
les
grandissent,
sans
jamais
les
rac-
courcir
avantle
milieu
ou
la
fin
de
Juillet,
Alors
on
pince
leur
extré-
pour
fontifier
des
yeux
du.
bäs.
Pendant
l'été,
On
tient
cons».
tamment
la
terre
nette
de
mau-
vaises
herbes,
eton
ne
laisse
crotz
tre
aucune
espece
de
plantes
dans.
le
voisinage
des
Vignes;
parce
que:
SE
ir.
|vertures
dans
les
tems
humides
,
.
pour
les
empêcher
de
moïsir.
Au
printems
suivant
,
on
les
tire
de.
“terre
;
on
en
coupe
la
partie
haute,
et
on
Îles
réduit
à
quatorze
pouces
de
longueur
,
plus
où
moïns,
sui-
“yant
Pen
,
où
la
proxi-
mité
des
boutons
ou
des
yeux:
car
les
boutures
dont
les
boutons
sont
assez
rapprochés
Pun
de
lautre,
h'ont
pas
besoin
d’avoir
plus
dun
pied
de
longueur
;
au
lieu
que
d’autres
seroïfent
trop
courtes
à
quinze
ou
seize
pouces.
Îlest
avan-
tageux
pour
ces
boutures
,
qu'on
_ne
soit
pas
obligé
d’en
couper
le
sommet
;
pour
que
Pair
ne
puisse
y
pénétrer,
et
Jes
.
boutons.
ee
_——
Le
traitement
qui
convient
à
ces
_seps
de
Vignes
pendanc
les
trois
remieres
années
:
étant
Je
même
que
“celui
qui
a
été
préscrie
pour
les
Espaliers
ordinaires
,
je
ne
le
-
répéterai
pas
ici;
j'observeraï
seu-
lement
que
pendant
ces
trois
an-
nées
,
il
faut
pousser
la
Vigne
au-
tant
qu'ilest
possible,
maïs
qu’on
ne
doit
pas
laisser
les
branches
trop
longues,
ni
en
trop
grand
nombre
sur
chaque
racine
#
afin
quelles
nn
bien
mürir,
et
se
préparer
a
porter
du
fruit
la
quatrieme
an-
née,
qui
est
la
premiere
dans
de
quelle:
elles
peuvent
seulement
être
forcées
;
car
>
woptôt
toutes
les
«
Speces
d'arbres
lorsque
lon
force
VIT
83
fruitiers,
ilsne
se
conservent
guères
Zong-tems
en
bon
état,
et
tout
le
fruit
qu’ils
produisent
,
est
petit
et
de
mauvais
goût,
Si
les
seps
ne
sont
pas
en
ctat
de
prodüire
une
grande
quantité
de
bons
fruits,
il
seroit
inutile
d'employer
cé
moyen.parce.
que
la
dépense
et
la
peine
seroïent
Ja
même
pour
dix
ou
douze
grappes
de
Raïsin
,
que
pour
cent
et
plus.
On
ne
doit
pas
forcer
ces
seps
de
Vignes
chaque
année
;
maïs
en
les
traitant
convenablement
,
ils
peuvent
l'être
tous
les
deux
ans,
quoiqu'il
soit
mieux
de
ne
Ie
faire
que
chèques
troisans.
Aïnsi,
lors.
‘qu'on
veut
avoir
annuellement
de
ces
fruits
précoces
,
il
est
néces-
saire
de
construire
une
muraille
assez
étendue
pour
y
appuyer
au-
tant
de
seps
de
Vignes
que
Pon
en
a
besoin
pour
deux
ou
trois
an-
nées,
Si
les
chassis
de
face:
sont
bien
construits
,
on
pourra
les
trans-
porter
d’une
partie
de
la
muraïlle
à
l’autre
,
à
mesure
que
les
seps
se-
ront
en
état
d’être
forcés.
Je
con-
seïlle
donc
de
forcer
chaque
année
quarante
pieds
de
fongueur
de
mu-
raille
,
qu'un
seul
feu
peut
échauf-
fer
;
car
si
les
seps
qui
couvrent
cette
étendue,
sont
en
bon
état,
ils
donneront
une
quantité
suffi
sante
de
Raïsins
pour
un
petit
MéÉ-
nage,
Une
étendue
double
ne
sera
pas
trop
pe
maison
plus
con«
sidérable.
=.
ne
Li
84
VIT
Presque
par-tout
où
l’on.a
cons-
truit
de
ces.
murailles
chaudes
,
on
ÿ
acommunément
planté
des
Vignes
printanieres
ou
hâtives,
pouravoir
des
Rajsins
de
bonne-
heure
dans
la
SAISON
;
mais
je
pense
que
ces
es-
_peces
n’en
valent
pas
la
peine,
et
que
lagrément
de
pouvoir
man-
ger
quelques
Raïsins
un
mois
ou
six
semaäines.ayant
ceux
des
murailles
ordinaires,
ne
dédommage
pas
de
la
dépense
qu'on
est
obligé
de
faire
pour
se
les
procurer.
Je
con-
seille
donc
de
planter
plutôt
contre
ces
murailles
les
meilleures
espe-
ces.de
Raïsins
,
qui
mürissent
rare-
menten
Angleterre,
sans
le
secours
d
une
chaleur
artificielle.
Les
ESpée.
ces
qui
doivent
être
préférées
Hour
cela,
sont:
=
Le
Muscar
rouce
&
Alexandrie.
Le
Muscat
blanc
d'Alexandrie,
Le
Frontignan
rouge.
Le
Frontisnan
blanc.
Le
Frontignan
ie
:
Quandles
seps
plantés
contre
+.
murailles
chaudes.
sont
en.
pleine
croissance
pour.
produire
du
fruit,
1}
faut
les
émonder,
et
Îles
traiter
de
la
maniere.
prescrite
pour
les
Vignes
ordinaires
en
Espalier,
avec.
la
seule
différence
que.
dans.
les
années
où
elles
ne:-sont
pas
forcées,
on
doit
les
soiyner
exactement
pendant
Pêté,
et.de
maniere
à
se
procurer
beaucoup
de
bon
bois
Pour
lé
tems
qu’elles
doivent
être
à
:
Pi
RS
Le
E
VIT
forcées,
et
on
fera
bien
encore
de
retrancher
tous
Les
fruits
pour
for-
tifier
le
Bois
;
car
peu
de
ces.espé-
ces
pouvant
perfectionner
Jeurs
Raïsins
sans
chaleur
artificielle,
1]
seroit
inutile
de
les
laisser
sur
les
seps
pendant
le
tems.
du
repos,
à
moins
que.
ce
ne
soit
les
Fronti-
goans
communs,
qui,
dans
les
an.
nées,
favorables
|
peuvent
mürir
leurs
fruits
sans
une
addition.
de.
Chaleur
:
mais
je
ne
conseilleroïs
pas
de
lisser
,.
même
sur
ceux-ct.
beaucoup
de
Raïsins
pendant.
qu’ils,
reposent
;.
parce
que
devant
les
fortifier,
les
rétablir,
on
doit
faire
tout.
ce
qui.
est.
possible
pour
que
le
jeune
bois
soit
bien
nourri
,
©
surchargé
:
:
car
dans
les
années
où
les
seps
sont
forcés
,
les
boutons.
du
;
jeune
Bois
sont
généralement
bien
plus.
éloignés.
les
uns
des
au
tres,
que
he
Us.
croissent.
en
plein
aïr;ets'ils
étoient.for
ces
deux
|
Où
trois
années
de
suite
,
Les
seps
en
seroient
sË
épuisés,
qu'il.
leur
fandroie
un
grand.
nombre
d’années.
pour
se
remettre
en
état.
de
pro-
duire
du
fruit,
sur-tout
si
on
les
avoit
forcés
de
bonne-heure
dans
la
Saison,
et
si
on
ne
leur
avoit
pas
donnéassez
d’air
pendantlété,
pour
es
empêcher
de
Hier,
et.
pour
ms
Hrsleur
branches,
Le
seul
soir
qu'exige
la
Vigne
dans
les
années:
où
on
la
force,
est
de
faire
prospé:
rer
le
fruit,
sans
avoir.
égard
a
boïs,
en
émondant
toutes
les
bran-
ches
pour
le
fruit,
sans
en
raccour-
cir
aucune
pour
le
jeune
bois
;
ce
qu'il
faut
réserver
de
faire
dans
Îes
années
de
repos.
Les
Vignes
que
Von
veut
forcer
au
printems
,
doi-
vent
être
émondces
de
bonne-
heure
dans
Pautomne
précédent,
afin
que
les
hontons
,
laïssés
sur
les
branches,
puissent
recevoir
de
la
racine
toute
la
nourriture
possible,
On
doit
en
même
tems
palisser
fes
branches
suivant
leur
crdre
;
mais
ilne
faut
y
placer
les
vitrages,
que
vers
le
milieu
ou
à
la
fin
de
Janvier:
alors
on
commence
à
allu-
mer
le
feu;
car
si
lon
forçoit
les
Vignes
de
trop
bonne-heure,
elles
commenceroient
à
pousser
avant
que
le
tems
fût
assez
chaud
pour
Jeur
donner
de
l'air:
ce
quirendroit
les;
jeunes
branc
:
teroit
trop
les
Boutons
les
uns
des
autres,
de
maniere
qu'il
y
auroit
moins
de
Raisins,
et
queles
grappes
_
Seroïent
plus
petites,
…
En
faisant
le
feu
dans
le
tems
que
nous
venons
d'indiquer
,
es
Vignes
commenceront
à
pousser
_
dansie
milieu
ou
à
la
fin
de
Fevrier,
six
semaïnes
plutôt
qu’elles
ne
:
poussent
contre
les
muraïlles
ordt-
naires
;
telles
seronten
fleur
dans
le
tems
que
les
autres
commence.
xont
à
pousser;
ce
qui
suffira
pour
faire
mürir
parfaitement
bien
quel-
.
ques
especes.de
Raïsins,
I
ne
faut
;
es
foibles,
et
Cars
__—.
VIT
ss
pas
trop
ces
murailles
,
parce
qu’on
n’a
besoin
que
de
dix
dégrés
environ
de
chaleur
au-dessus
du
point
tempéré,
marqué
sur
les
.
thermomètres
de
Botanique:
cette
chaleur
sera
assez
forte
pour
forcer
les
branches
à
pousser
par
dégrés
;
Fe
ce
qui
vaut
mieux
que
de
Les
exci-
ter
avec
plus
de
violence,
Ce
feu
ne
doit
pas
être
continué
tout
le.
Jour
,
à
moins
que
fe
tems
ne
soit
très-froïd,
et
que
le
soleil
ne
se
montre
pas
pour
échauffer
l'air;
en
effet
dans
ce
casil
est
nécessaire
d’en-
tretenir
un
petit
feu
pendant
tout
le
jour:
car
par-tout
où
les
muraïlles
chaudes
sont
bién
placées,
il
suffit
d’y
faire
un
feu
modéré
tous
les
soirs
,
et
de
lentretenir
jusqu’à
dix
heures
ou
minuit,
pour
échauffer
la
muraille,
et
donner
à
Pair
ren-
fernré
unetem
péra
ture
convenable;
mais
on-n
yfait
du
feu
que
jusques
vers
la
fin
d'Avril,
à
moins
que
le
p'intems
ne:
soit
très-froïd
:
cette
dépense
ne
sera
pas
bien
considé-
rable,
parce
qu’on
peut
y
émployer
indiféremment
du
charbon
,
du
bois
,
de
la
tourbe,
ou
toutes-au-
tres
especes
de
matieres
combusti:
bles,
Cependant,
quand
le
charbom
est
à
un
prix
raisonnable,
on
doit
le
préférer
,
parce
qu’
produit
un
-
feu
plus
actif,
et
qu'il
à
tantde
soin.
__
Lorsque
:
la
73
igne
\
commence
à
pOnsSers
il
faut
Pexaminer
souvent!
86
VIT
pour
attacher
les
nouvelles
bran-
ches
au
treillage
,
et
Ôter
les
foi-
bles
:
on
doit
apporter
beaucoup
d'attention
en
faisaut
cet
ouyragé,
parce
que
les
branches
“des
seps
forcés
sont
très-tendres
et
fort
su-
jettes
à
se
casser
,
pour
peu
qu’on
les
manie
avec
violence.
I!
faut
aussi
disposer
les
branches
fort
ré-
_gulièrement,
et
de
maniere
qu’elles
soient
le
plus
près
du
treïllage
qu'il
est
possible,
et
à
des
distances
éga-
les
,
afin
qu’elles
puissent
jouir
d’une
maniere
uniforme
de
Pair
et
du
soleïl
,
qui
sont
absolument
nécessaires
pour
perfectionner
le
fruit.
Lorsque
les
Raïsins
sont
for-
més,
on
arrête
les
branches
au
se-
cond
nœud,
au-dessus
des
fruits
:
afin
de
leur
conserver
lanourriture,
et
qu’elle
ne
soit
pas
attirée
dans
les
branches
inutiles
;
ce
qu'il
faut
évi
ter
autant
qu'il
est
possible
dans
les
Vi
ignes
forcées.,
sur.
lesquelles
onne
doit
Jaïsser
aucun
bois.
inutile-
qui
puisse
donner
de
lPombrage
aux
fruits,
et
en
exclurre
l'air
par
leurs
feuilles.
|
à.
À
mesure
que
la
saison
avance,
et
que
le
tems
devient
chaud,
on
donne
plus
d'air
chaque
jour
aux
seps
;
ce
qui
estabsolument
néces-
saire
pour
hâter
laccroïssement
du
fruit:
mais
1l
faut
fermer
les
vitra-
ges
chaque
nuit,
à
moïns.que
le
temsne
soit
très-chaud
,
sans
quoi
les.
xosées
froïdes
retarderoïent
les
ViET
progrès
du:
Raisin,
On
doit
aussi
examiner
avec
soin
Îles
grappes
du
Frontignan
bianc
,
et
en
retran-
cher
tous
les
petits
grains
avec
des
ciseaux
à
pointes
étroites,
pour
les
éclaircir
;
car
les
grappes
du
Fronti
gnan,sur-toutcelles
du
Frontignan
blanc,
sont
toujours
si
serrées
,
que
;
J
3
,
humidité
qui
yséjourne,lesfaitsous
ventpourrir:
de
plus
air
étantexclus
du
milieu,
elles
ne
mürtssent
pas
éga-
Jement.
On
ne
peut
donc
remédier
à
ces
inconyéniens
,
qu'en
éclait-
cissant
les
grains
dans
un
tems
‘convenable
;
et
comme
ces
Raisins
sont
couverts
de
vitrages
,
qui
les
mettent
à
l'abri
des
nielles
auxe
quelles
sont
ee
ceux
qui
sont
en
plem
air,
il
ny
aura
point
de
danger
d’éclaireir
les
grappes
bien:
tôt
après
qu
elles.
seront
formées.
Alors
cette
opération
sera
plus
fa-
cile
à
faire,
que
lorsqu'elles
seront
devenues
plus
grosses
et
plus
ser-
_rées:
mais
on
doit
manier
les
grap-
pes
doucement
;
awelles
soïent
froissées,
ou
que
la
craie
qui
les
couvre,
‘car,
pour
peu
soit
cnle=
vée
,
Ja
peau
se
durcit
,
devient
brune
,
et
le
fruit
ne
profite
plus:
:
ainsi
on
doît
se
servir
de
ciseaux
faits
exprès
pour
cet
usage,
dont
les
extrémités
soient
fort
étroites,
et
puissent
passer
aisément
entre
les
graines
,
sans
Îles
endommager:
Les
autres
Raïsins
que
j'ai
désignés.
pour
ces
murailles
chaudes,
n'ayant
bed
ES
SCIAN
LAPS
A
EEE:
pas
leurs
grains
si
les
grappes
;
il
est
inutile
de-les
éclaircir,
à
moins
que
par
quel-
qu'accident
ïls
n'aient
été
frappés
dé
la
nielle
,
qui
occasionnie-sou-
vent
une
grande
inépgalité
dans
la
grosseur
des
grains.
Quand
cet
accident
arrive
,
il
faut
y
remédier,
en
retranchant
les
plus
petits,
afin
que
les
grappes
puissent
mûrir
éga®
;
Jement,
et
soient
ee
Si
à
la
vue.
:
-
Vers
le
milieu
de
Juin
,
CES
ne
sins
seront
presque
en
pleine
crois-:
sance
:
alors
on
pourra
toujours:
à
ôter
Les
vitrages
pendant.
le}
Jour,
moins
que
a
saison
ne
soit
très:
_
froïde
et
humide;
car
dans
ce
cas.
il
faudra
les
laïsser,
et
se
contenter
de
Les
ouvrir
io
le
tems
est
fas
paru
un
air
libre,
‘on
do
Pendant
que
les
Raïsins
müris-
sent
,
il
est
essentiel
de
les
mettre
à
l'abri
des
oiseaux,
des
guêpes
,
er
autres
insectes,
sans
quoi
ïls
se-
roient
détruits
en
peu
de
tems.
Pou
éviter
ces
accidens
,
on
cou-
vre
sorgnensement
les
Vignes
avec
des
filets,
pour
les
oi-
seaux
d'en
approcher
:
ils
y
feroient
le
plus
grand
dégât,
-en
rompant
à
peau
des
Raisins,
On
peut
aussi
serres
dans
“à
tout
Îe
tems
qu
ils
mürissent
,
{eur
en
donner
autant
que
Îa
saison
le
permet,
vViT
87:
de
distance
en
distance;
poser
à
l'extérieur
des
filets
quelques
ver-
gettes
couvertes
deplu,
parce
que
souvent
les
oïseaux
sontsi
hardis,
qu'ils
cherchent
à
rompre
les
filets
pour
approcher
des
Raïsins.
SiPon
en
prend
uù
,
‘on.le
laisse
sur
la
place,
pour
effrayeretécarter
leurs
compagnons.
S'il
vient
à
se
déga-
_ger,
comme
cela
arrive
quelque-
fois
;
les.
autres
se.
moquent
de
fui;
mais
is
ne
viennent
plus
dans
cet
éndroït
pendant
toute
la
saïson,
ainsi,
que
je,
Paï
pe
éprouvé.
:
:
Quant
aux
güépes,
Je
Hoeue
ne
s’en
débartasser,
est
de
suspendre
des
phioles
à
moitié
rem
plies
d’eau
sucrée
,
et
d’en
frotter
les
cous
dvec
un
peu
de
miel;
ce
_quiattirera
toutes
les-guêpes-et
les
.
mouches,
qu,
voulant
atteindre
:
à
la
liqueur,
*
tomberont
dans
les
phiol
es,ets
ynoteront,
On
exami-
ne
ces
phioleschaquesirois
ou
qua-
tre
jours,
pour
en
ôter
les
guêpes
,
et
renouveler
Peau
‘sucrée.
En
plaçant
les
phiolés
avant
que
les
Raïsins
sorent
entamés,
on
les-pré-
servera
de
tout
dommage;
mais,
sans
ces
précautions
toute
la
treïllé
court
risque
d’être
détruite:
car
ces
Raïsins
étant
murs:
avant
ceux
des
Espaliers
ordinaires,
et.
ny
ayant
point
d’autres
fruits.
dans
le
voisinage
;,
ïls
sont
plus
en
danger;
;
au-lien
que
dans
la
saison
où
les
7
88:
VIT;
Raïsins
müûrissent
ordinairement,
les
insectes
pouvant
se
procurer
paï-toutune
nourriture
abondante,
ces
fruits
sont
peu
ae
à
leur
VOracIté.
rs
Les
Rae
és
;
comme
on
vient
de
le
dire
(si
l’on
a
fait
‘choix
de
l’espece
prescrite)
com-
meDceront
à
mürir
au
mois
d'
Août,
sur-tout
Îles
Frontignans
noirs
et
rouges,
qui
seront
bons
à
manger
quinze
jours
plutôt:
que
les
autres
especes
3
maïs
comme
on
ne
[es
force
ici
que
pour
les
avoir
dans
Jeur
plus
grande
perfection.
,
ilne
faut
pas
les
cueillir
avant
qu'ils
soient
tout-à-fait
müts,
mais
laïsser
quelques-unes
des
dernieres
espe-
ces
surles
seps,
jusqu’en
Septem-
bre.
Dans
ce
cas
,
on
laisse
les
vitrages
dessus
dans
Îles
tems
humi-
des
et
froids,
et
on
les
ouvre
dans
les
beaux-tems,
pour
y
introduire
Pair;
sans
quoi
les
vapeurs
qui
s'é-
levent
de
la
terre
dans.
cette
saison,
la
saison
est
très-froide
et
humide,
tandis
que
le
fruit
est
encore
sur
les
seps
,
Il
sera
prudent
de
faire.
un
peu
de
feu
chaque
nuit
pour
dissiper
l'humidité,
En
Angleterre,
Ja
plupart
des
Jardiniers
cueïllent
leurs
Raïsins
trop
tôt,
et
neles
lais-
sent
jamais
mürir
parfaitement
,
même
dans
les
années
les
plus
favo-
tables
;.au-lieu
qu'ils
pourroient
leur
procurer
un
dégré
de
perfec-
IVNIT
tion
de
plus
,/en
n’en
faisant
a
ré-
colte
qu'après
la
Saint-Michel.
Plusieurs
personnes,
depuis
quel-
ques
années
,
ont
planté
des
Vignes
en
espaliers
,
qui
ont
très-bien
réussi
dans
quelques
endroits
dans.
les
années
favorables:
maïs
si
Pon
ne
les
place
pas
dans
un
bon
sol,
à
une
bonne
exposition,
et
si
l’on
ne
.
choisit
pas
les
especes:,
ïl
est
rare
qu’elles
produisent
du
fruit
bon
à
manger,
On
doit
choisir
pour
plan-
ter
une
Vigne
en
espalier,
un
sol
semblable
à
celui
qui
a
été
indiqué,
’està-dire
,
qu'il
faut
un
fond
crayeux
ou
de
gravier
,
avec
un.
pied
et
demi
ou
deux
pieds
de
terre
légere,
etde
couleur
de
noisette
,
sur
une
pente
un
peu
inclinée
at
sud
ou
sud
ouest,
afin
que.
Phumi-
;
dités’en
écoule
aisément,
et
ne
reste
pas
sur
la
terre,
Dans
un
sol
bien
exposé
au
soleil,
et
à
l'abri
des
vents
froids
,
“ee
especes
de
Raïsins
réussiront:
,
€t
Imüriront
feroientpourrir
les
Raïsins.Si.
même
très-bien
en
An
oleterre
dans
les
an:
nées
chaudes.
=
Quelques
personnes
leurs
espaliers
contre
des
haies
.
basses
déroseaux,
où
|
des
palissades
de
planches
minces
de
sapin:
ces
deux
méthodes
sont
trésbonnes
pour
Îles
Vignes
;
elles
les
préser-
vent
des
nielles
du
printems,
ét
accélerent
la
maturité
des
Raïsins,
de
maniere
que
dans
les
saisons
ordinaires
;
LS
parviennent
à
une
2:
bonne.
VIT
bonne
maturité.
Ces
moyens
sont
peu
dispendieux
;
car
ces
haies
serrées
n'ont
pas
besoïn
d’avoir
plus
de
quatre
pieds
de
hauteur
,
parce
que
les
lignes
en
espalier
doivent
être
traitées
comme
celles
qui
sont
en
pleine
campagne.
Les
branches
à
fruit
ne
soht
jamais
au-dessus
de
cette
hauteur
,
et
doivent
être
at-
tachées
à
deux
pieds
environ
au-
dessus
de
la
surface
de
la
terre,
tes
de
maniere
que
les
fruits
soient
toujours
au
dessous
du
sommet
des
haies.
Quant
aux
branches
mon-
tantes,
destinées
à
porter
du
fruit
l’année
suivante,
il
est
indifférent
qu’elles
s'élevent
au-dessus
de
la
haie,
et
il
suffit
qu'il
y
aît
un
treil-
|
—
pour
les
attacher
,
et
les
em-
pêcher
de
donner
de
l’ombre
aux
fruits,
En
abritant
ainsi
Ies
espaliers
avec
des
haies,
»
on
fera
bien
de
mettre
sur
la
surface
de
faterre,
une
planche
forte
de
chêne
de
bois
de
vieux
bateaux
ou
barques
,
qui
durera
plusieurs
années
,
et
servira
beaucoup
à
soutenir
[a
haie:
ces
planches
ont
ordinairement
quinze
pouces
de
largeur,
et
feront
deux
longueurs
,
Si
le
haut
de
Ia
hafe
est
en
roseaux
,
d’une
grandeur
convenable
,
sans
y
comprendre
les
sommets,
Sur
le
devant
de
ces
haies
,
on
dresse
un
léger
treïllage
pour
y
attacher
[a
Vigne
:
ce
treil-
lage
peut
être
fait
avec
des
lattes
Tome
VIII
VIT
89
de
frêne,
que
l’on
place
à
dix
huit
pouces
les
unes
des
—
Trois
lattes
transversales
,
à
un
pied
en-
viron
de
distance
,
suffisent
pour
y
palisser
les
banches
:
fruit,
et
de
maniere
qu’elles
ne
puissent
être
ombragées
par
les
autres.
Si
les
lattes
de
lextrémité
surpassent
d’un
pied
la
longueur
des
roseaux,
on
pourre
y
palisser
Les
branches
droï-
,
destinées
à
porter
du
fruit
l’année
suivante;
et
si
ces
branches
sont
simplement
attachées
à
des
distancesconvenables,
Païr
et
leso.
leïl
y
pér
nt
assez
pour
mürfr
-
eur
bois,
beaucoup
mieux
que
s'il
y
en
avoit
quatre
ou
cinq
fixées
sur
la
même
latte,
On
peut
attacher
contre
ces
ré
lages,
des
roseaux
avec
des
pignons
de
saux,
suivant
que
cela
se
pra-
tique
ordinairement
pour
:
faire
des
|
haies
communes.
de
roseaux
,
et
l’on
place
une
latte
mince
de
sapin
au
sommet,
pour
empêcher
lex-
trémité
des
roseaux
de
se
rompre,
et
les
conserver
plus
long-tems.
Les
roseaux
ne
doivent
pas
étre
trop
serrés
dans
ces
haies;
car
non-
seulement
elles
en
seroïient
plus
coûteuses
et
plus
embarrassantes
,
mais
elles
seroïent
encore
moinsdu-
tables
que
selles
étofent
d’une
me
diocre
épañsseur.
En
coupant
les
roseaux
en
deux,
chaque
paquet
pourra
garnir
un
espace
de
six
pieds.
On
observera
d’abord,
d’é:
Li
SR
VIT
tendre
le
bas
des
paquets,
où
se.
trouvent
les
plus
gros
bouts
des
roseaux,
dans
la
longueur
entiere,
et
de
placer
ensurte
les
antres-ren-
versés
,
pour
que
le-haut
de
la
haïe
soit
presqu'ausst
épais
que
le
bas.
II
est
inutile
d'élever
ces
haies
de
roseaux,
non-plus
que
les
PAUSE
avant
que
la
Vigñe
soit
prête
à
produire
du
fruit;
c’est-à-dire,
avant
la
quatrieme
ou
cinquième
année
,
suivant
les
progrès
qu’elle
aura
faits.
Pendant
ce
tems,on
peut’
en
soutenir
les
branches
avec
de
simples
piquets
,
«
pratique
Fi
F
que
la
Figne
soïten
état
eproduire
du
fruit,
les
haïes
ne
seroient:
d'aucun
+
et
seroïent
à
moi-
tié
pourries.
avant
a
e
Iles
Her
servir.
Les
especes
de
R
oo.
à
être
plantéesen
espalier
contre
,
ces”
|
aies
sont
:
Le
Raisin
de
Miller
où
a
Muniers
Le
Chassela
blanc.
Le
Muscadin
blanc.
=
—
-
L'Eau
douce,
oùle
Raisin
de
cour.
Ces
Vignes
étant
bien
traitées,
donneront
des
fruits
à
mûrs:
quelque.
tems
après
celles
des
muraïlles
,
si
…
la
saison
est
un
peu
favorable
;
et
ces
fruits
seront
bons,
si
l’on.
soin
de
les
couvrir
de
nattés
pendant
les
nuits
froïdes
de
lPautomne,,
et
si
l’on
ne:
les
cueïlle
qu'en
Oc-
tobre
:
mais
Les
Raïsns
d’eau
douce
PSE
table,
un
simple
rang
_
gueur
modérée.
Pour
un:
NAT
doivent
être
couverts
au
printems.
tandis
qu'ils
sont
en
fleur
,
st
dans:
ce
tems
il
suryrent
des
nuits
froi-
des
;
sans
quoi
les
Raiïsins
seront:
sujets
à
étre
niélés
,
et
la
plus:
grande
partie
des
grappes
sera
dé-
truite,
de
maniere
que
souvent
ik:
n'y
aura.
que
sept
on
huit
bons:
grains
sur
chaque
grappe,
et
les
au
tres
qui
ne
seront
pas
plus
gros
que
de
petits
pois
,
seront.
encore
d’une
mauvaise
qualité.
.
Quand
on
plante
ces
Vignes,
soit:
en
espalfers
ouverts,
soit
en
haies:
serrées.,
on:
doit
le
faire
de
Ja
même:
maniereque
pour.
les
murailles,
en.
faisant,
entre
nie
se
pieds
de
distance;
er,
comme
ces.
Raisins.
ne
sont
destinés
pour
a
;
d’une
lon
ménage
ordinaire
,
quand
ilyenaæ
d’autres
plantés
contre
des
muraile.
-
les
pour
les:
précéder
:
:
cependent
-
…
Jorsqw”
on
vent
en
avoir
plus
d.
.
il
faut
les
placer
au
moins
à:
.
douze
pieds
de
distance
es
uns
des-
autres
,
afin
que
chacun
puisse:
jouir
également.
du
soleil
et
Varts
:
:
:
Quant:
à
l'émondage,
et
et
aux
autres:
traitemens
qu
ren
ces
Vi
ignes
…
ils
sont
les
mêmes.
que
pour
celles
des
muraïlles
;:et
comme
cette
ma-
tiere
est
déjà
traitée
très
au
long.
je
ne
m'y
arréteraï
pas
davantage.
Les
Vignes
en
général.
Après
avoir
VIT.
parlé
des
Vignes
placées
contre
les
;
murailles
et
espaliers,
je
vais
passer
àla
culture
de
celles
quel’on
cultive
dans
les
campagnes
:
maïs,
comme
on
ne
voit
guères
de
ces
ones
en
Angleterre
,
quoïque
la
dépense
qu’elles
exigent,
ne
soit
pas
fort
grande,
je
donnerai
d’abord
[a
ma-
niere
de
planter
et
cultiver
les
7%-
_snes
en
Italieeten
France,
et
aïoû-
a
»CtJa;
terai
à
cela
mes
propres
observa-
tions
et
expériences.
La
méthode
Curieuse
que
les
ftaltens
suivent
en
plantant
leurs
Vignes,
et
en
faisant
:
Jeurs
vins,
m'a
été
donnée
par
un
Cortespondant
intelligent
de
ce
pays
qui
à
des
Vignes
en
propriété,
.
æt
dont
les
observations
sont
fort
“exactes.
ee
=
Méthode
.
ar
a
Pi
ienes.
,
ct
e
:
plaines
Où
terreins
de
niveau,
-
faire
les
Vins
en
Talie.
Chianti,
dérochers,
on
préfere
celui
des
parties
montagneuses
du
pays
qui
ontun
fond
de
pierres
à
chaux,
et
dont
la
surface
est
marneuse.
Après
celui-là,
vient
celur
qui
ést
rempli
-de
pierres
à
chaux,
où
dontie
fond
est
de
craie
,
avec
une
couche
d’une
profondeur
raisonnable
de
Bonne
terre
;
mais
dans
les
plaines,
oùles
vins
ne
sontpascomparables,
à
cause
des
collines
et
des
monta-
gnes,
on
est.
forcé:
de
se
contentef
+.
assez
Ronne-terre
,
‘pourvu
Quant
au
sol
,
après
celui
de
:
qui
est
presque
rempli
ne
sur
iles
.
où
ie
on
ie
un
fond
de
pierres
près
de
Ia
sur-
à
sec
et
sans.
ment
au-desst
VIT
QT
qu'elle
ne
soit
ni
sablonneuse,
nf
trop
légere,
ni
liante,
ou
de
la
nature
de
Pargile
;
_quoiqu’
une
marne
un
peu
ferme
puisseréuissirassez
bien,
2°,
L'exposition
doit
être
celle
du
sud
ou
de
Pouest,
plutôt
que
celle
de
Pest;
et
dans
les
plaïnes,
on
est
obligé
de
se
contenter,
com=
me
I}
sera
dit
ci-après,
de
l'aspect
du
nord
pour
le
dévant
des
Vignes,
qu’on
abrite
cependant
au
moyen
d'une
haïe,
sielles
ne
sont
pas
na=
turellement
couvertes
par
des
bois,
par
une
montagne
voisine
,
où
par
uñe
muraïlle
de
pierres,
3°.
La
préparation
qu’on
donne
à
la
terre,
varie
suivant
la
situation
du
feu:
cette
préparation
étant
_
toute
autre
pour
les
montagnes,
que
pour
les
petites
collines,
et
Je
por
D
it
|
face
,
et
un
sol
dur,
on
fait
avecdes
instrumens
propres
,
ou
de
la
pou
dre
à
canon,
une
tranchée
de
quatre
pieds
et
demi
de
largeur,
dirigée
de
Fest
à
l'ouest
;
et
quoïqu'elle
soit
près
du
sommet
de
La
monta-
Le
on
a
soïn
de
Ja
tenir
toujours
à
couvert
du
vent
du
nord,
en
élevant
,
avec
les
pierres
qu’on
à
tirées
de
Ja
tranchée
,
une
muraille
mortier
;
précisé=
92
a
A
douze
pieds
environ
at-dessous,
on
en
creuse
une
seconde
de
Îa
même
maniere,
et
on
nivelle
la
terre
entre
ces
tranchées,
le
mieux
qu’il
estpossible,
avecdeshoyaux,
des
léviers
de
fer,
&e,
et
on
cou-
tinue
ainsi
de
suite
,
jusqu'à
ce
que.
tout
le
terrein
soit
préparé.
Ces
petites
muraïlles
servent
à
retenir
la
bonne
terre,
et
à
empé-
_cherles
grandes
pluies
de
l’empor-
ter.
Pour
faciliter
l'écoulement
des
eaux,
on
pratique
des
rigoles
dans
Les
endroits
les
plus
convenables
;
de
sorte
que,
de
quelque
distance,
on
prendroit
cette
plantation
pour
des
escaliers
très-baux
et
réguliers,
On
Dee
dans
les
tranchées,
en-
viron
à
trois
pieds
de
distance,
les
boutures
de
Vignes
»
en
Îes
pla-
gant
un
peu
en
travers
,
et
à
deux
pieds
et
demi
ou
trois
pteds
de
pro-
fondeur
:
on
cultive
ces
seps
com-
meil
a
été
dit
ci-dessus
;
et
quand
ls
commencent
à
produire
du
fruit,
ils
se
trouvent
tous
d’égale
bau-
teur
,
et
présentent
un
aspect
‘à
gréable.
Lorsque
le
terrein
ést
monta
£Eneux,
sans
être
escarpé,
ON
creuse
une
tranchée
d'environ
quatrepieds
.
et
demi
de
profondeur,
sur
trois
.
et
demi
de
large,
Après
en
avoir
-
jetté
la
terre
vers
le
nord
,
on
en
ouyre
une
seconde
,
dent
la
terre
sert
à
remplir
la
premiere,
et
on
continue
ainsi
jusqu'au
bas,
jus=.
SE
|
VIT
qu'à
ce
que
Ie
terrein
qu’on
destine
à
être
planté,
soit
entièrement
pré-
paré:
enfin
,
la
derniere
tranchée
sert
de
fossé
pour
l'écoulement
des
eaux;
et
les
petites,
qui
ont
le:
même
usage
,
viennent
y
abou-
tir
de
toute
part.
On
applanit
en-
suite
la
terre
de
la
premiere
tran=
chée,
qui
avoit
été
jettée
dehors,
et
on
lui
dohne‘une
pente
douce.
et
propre
:
on
plante
sur
ce
terre
des
boutures
de
Vignes
en
quin-
conce,
où
d’autre
maniere,
à
la
distance
de
cinq
pieds
et
demi
en:
viron,
ou
plus
éloïgnées,
suivant
la
nature
du
terrein,
sil
est
pier-
reux,
comme
il
a
té
dit
cr
dessus,
et
comme
cela
se
pratique
dans
les
montagnes
;
mais
dans
tout
autre
;
comme
dans
les
pleines,
on
s
7
prend'
de
la
maniere
suivante.
Quand
on
veut
planter
une
Pigne
dans
une
plaine,
ou
sur
un
terrenr
exactement
nivelé
,;
après
avoir
.
marqué
les
chemins,
et
formé
les
divisions
pour
les
seps
,ena
soin
_de
donner.
“ane
pente
convenable,
et
de
former
de
bonnes
rigoles-
pour
l'écoulement
des
eaux,
en
creusant
d'abord
,
an
milieu
de
La.
division,
une
tranchée
,
qui
sé
tende
def'est
à
à
l’ouest;
on
lutdonne:.
deux
pieds
et
demi
de
profondeur,
sur
près
de
quatre
pieds
de
largeur.
et
on
jette
la
terre
vers
Île
nord:
on
met,
dans
le
fond
de
cette
tran-
chée,
des
pierres,
desos,
ettou=
VIT
tes
sortes
de
décombrés
;
four
là
combler
en
partie,
et
y
former
une
espece
de
cours
;
qui
puisse
aïder
J'écoulement
des
eaux.
On
creuse
une
seconde
tranchée,
dont
la
terre
sert
à
remplir
[a
premiere
,
et
l’on
_
continue
de
même
jusqu’à
ce
qu'on
soitarrivé
au
bout
de
la
seconde
di-
vision
,
vers
le
sud,
en
mettant
tou
jours,
dans
le
fond
de
chaque
tran-
chée
,
toutes
sortes
de
décombres.:
1°,
En
Otant
la
terre
de
la
premiere
tranchée,
on
la
jette
sur
la
derniere,
du
côté
du
sud
;
on
fait
Ia
même
opération
sur
le
côté
du
noïd,
dans
toute
Ja
longueur
de
la
de.
au:
bout
de
Kkquelle.
Ja
derniere
tran-
chée
reste
natureHement
en
fossé:
on
construit,
dans
cette
derniere
tranchée,
un
canal
à
sec
pour
l'é-
_
coulement
deseaux,
ou
quelqu’
au-
tre
conduit
convenable.
Cet
ouvrage
_ête
continue
à
niveler
le
terrein
,
en
donnant
à
chaque
côté
une
pente
douce,
de
maniere
qu’il
ressemble
à
untoit
applati,
ou,
comme
on
le
dit
communément,
à
un
dos
d’Ane,
comme
l'indique
la
figure
suivante,
Au
moyen.
de
cette
disposition
,
les
Vignes
se
conservent
plus
Iong-
téms
,
et
produisent
de
meilleur
vin
;
car
les
seps
ainsi
plantés
,
du:
ant
terminé,
.
on
VEÈT
93
réft
cent-quarante
on
cent
cin-
quante
ans,
et
à
Chïanti
plus
de
troïs-cents
an$:
car,
on
regarde
uné
Wigne
de
cent
ans
,
comme
étant
encore
jeune;
au-lieu
que
les
Vignes
plantées
sur
des
terreïns,
ou
sur
des.
bords
de
fossés,
soutenus
par
des
bordures
de
peupliers,
qui
servent
à
diviser
les
champs
de
bled;
poussent
à
la
vérité
vigourensement,
et
pro
duisent
beaucoup
de
fruit
,
Mais
ne
durent
que
trente
cingqou
quarante
ans,
etne
.
du
INaUVaIs.
vin,
N;
B.-
Pour
s’'indemniser
en
bonne
Partie
de
la
dépense
qw’exige
ce
tra-…
vail;
ceux
de
la
plaine
sement
des
melons
la
premiere
année
entre
les
sepss
ils
creusent
des
trous
de
dix
pouces
environ
de
diamètre,
Sur
un
pied
de
profondeur
;
et,
après
les
avoir
remplis
aux
trois
quarts.
de
fumier
bien
pourri,
ils
comblent
le
reste
avec
de
la
bonne
terre
déposée
par
les
inondations
,
eË
quon
regarde
comme
la
rollers
de
toutes,
Ils
mettent
ensuite
dans
chaque
irou
quinze
ou
vingt
semences
:
lors.
que
les
plantes
ont
poussé
,
ils
n’en
laissent
que
deux.ou
trois
des
plus
for-
et
retranchent
les
autres,
en
Les
pinçant
avant
que
les
principales
feuil=
les
paroissent.
Ils
y
plentent
aussi
des
:
Choux-fleurs,
comme
on
le
pratique
sur
les
montagnes
,
où
les
melons
ne.
réussissent
pas
bien
dans
lestranchées,
mais
queces
Choux-fleurs
ou
des
Beite-
|
raves
remplacent
utilement.
HOT
VIT
4°,
Läterre
étant
aïnsi
arrangée,
soit
dans
la
plaine,
soit
sur
des
montagnes,
on
trace
des
lignes
sui-
vant
les
distances
qu’on
laïsse
entre
94
les
seps.
Cette
distance
est
ordi-
nairement
dequatre
preds
ou
quatre
pieds
i
et
demi
entre
les
rangs
,et
de
-trois
pieds
d’un
sep
àlautre;
ones
_
plante
quelquefoisen
quinconge,en
tracant
des
lignes
à
quatre
pieds
d'intervalleenton
geur
etentravers,
de
maniere
que
chaque
Bouture
se
trouve
dans
un
des
poe
Où
ces
rgnes
se
coupent.
Pour
cela
,
on
creuse
un
trou
d'environ
trois
pieds
et
demi
de
profondeur
,
avec
un
levier
de
fer
d’un
peu
plus
d'un
pouce
de
diamè-
ire,
et
un
peu
pointu
à
Pextrémité.
-
Après
quo,
au
moyen
d'un
instru-
ment
nommé
crucciolo,
garni
d’un
manche
de
boïs,
comme
celui
d’une
grande
tarriere,auquel
est
fixée
une
tige
de
fer
de
quatre
pieds
de
[on-
_gueur,
SU
plus
de
six
lignes
de
dia-
“mètre,
terminée
par
une
espèce
de.
croissant,
comme
dans
la
figuresui-
vante
>
fs
aggrandissent
le
trou
,
en
tour-
nant
le
bout
de
cet
instrument
qui
esttranchant
,
et
Ie
faïsant
pénétrer
jusqu'au
fond,
Ils
y
placent
ensuite
À
bouture
,
remplissent
le
vuide
ayecde
la
terre
fine
et
criblée
on
f
VIT
du
sable
,
et
pressent
Ia
terre
avec:
les
pieds
contre
les
plantes,
afin
qu’elle
ne
se
dessèche
et
ne
se
sou«
leve
pas;
ce
qui
arrive
souvent
s.
sur
tout
si
la
pluie
ne
tombe
pas
aussi-tôt
que
l’on
a
planté.
La
quan-
tité
de
seps
que
trois
personnes
peus
vent
planter
dans
un
jour
par
cette
méthode,
est
imcroyable;
car
elle
est
quelquefois
de
plus
de
deux
milles.
|
Comme
ces
Boutaies
sont
d’une
bonne
longueur,
ilen
reste
toujours
.
deux
pieds
et
plus
au-dessus
de
la
surface.
Si,par
hasard,
elles
ne
trous
voient
pas
assez
de
fond
de
terre,
comme
cela
arrivé
souvent;
et,
sf
en
creusant,
elles
rencontroient
le
rocher,
ouune
glaise
froide
,àtrois
:
pieds
environ
de
profondeur,
elles
=
ne
vont
pas
plusavant;
mais
elles
plantent
à
deux
pieds
un
quart
où
deux
pieds
et
demr.
Dans
ce
cas,
sile
fondest
de
la
glaïse,
la
Wigne
fait
peu
de
progrès;
si,
au
contraire,
ce
fond
est
de
de
les
seps
sont
sujets
à
souffrir
enété,
dans
lestems
chauds
_étsecs:cependant,-si,
dans
ceder
nier
cas,
leurs
racines
poussent
par
.
hasard
dans
les
fentes
de
cesrochers
ils
réussissent
assez
bien,
et
fournis=
sent
de
meilleur
vin
que:
les
Vignes
des
plaines,
quoique
celles.
ci
soient.
de
la
même
espece
que
celles
de.
montagne,
et
que
leurs
Raïsins
mû=
lissent
tLOÏs
SEMAINES
ou
un
mois
plutôt.
a
NT
E
NN,
B.
On
peut
préparer
la
terre,
et
planer
depuis
Novembre
jusqu’en
Mars,
pourvu
que
le
tems
soir
sec,
=
€t
point
a
la
gelée
;
car,
dansce
cas,
en
travaillant,
la
terre
gelée
tomberoit
naturellement
au
fond
de
la
tranchée,
où
les
seps
doivent
pousser
leurs
raci
mes
principales
:ce
qui.y
entretiendroit
un.tel
dégré
de
froid
,
qu'ils
y
proft-
terotent
peu
dans
la
suite,
Il
en
arri=
veroir
deméme,
si
on
labouroit
la
terre
2rop
humide
;
c’est-pourquoz,
lon
com-
FGUOE
Ge
ON
Mence
généralement
acultiver
la
terre
‘en
Fevrier,
après
que
les
grandes
5e
lées
font
passées,
et
on
peut
planter
depuis
ce
moment
jusqu'au
mois
d'A.
ri
Les
boutures
réussissent
mieux
guand
elles
sont
plantés
aussi-10t
are
elles
ont
été
coupées
;
mais
si
lon
n’en
a
pas
Paisance,
on
peur
les
faire
ve
venir
de
ie
distancer
raison
&c.
Si
on
les
envoie
de
bien
loin,
on
“mer
autour
de
la
terre,
qui
en
con-
server
les
extrémités
fraîches,
jus-
.QWau
moment
qu'on
voudra
en
faire
usage
;
mais
-avanr
de
les
planter,
il
sera
prudent
de
leslaisser
tremper
dans
Peau
pendant
douze
heures
,
et
même
Plus
long:
items,
pour
leur
faire
mienx
prendre
racine.
—
-
Less.
Pas
fort
important
que
ces
boutures
Soient
des
meilleures
especes
de
Vignes;
cependant
cette
attention
els
point
à
négliger
quand
on
le
peur
=
s
tant
avec
de
La
MAusse
,
de
la
es
aisément,
Quand
ces
seps
commencent
à
produire
du
fruit
,
on
y
greffe
,
sans
beaucoup
de
peine,
les
especes
qu'orr
désire
;er
ces
greffes
donneronc
du
fruir
la
même
année,
et
plus
abondame
ment
l’année
suivante
:
d
aillerscette
opération
perfectionnera
le
pied
de
Wione.
$°.
Cette
plantation
étant
ache-
vée
comme
on
vient
de
le
dire,
la:
premiere
culture
qu'elle
exige
peur
_être
faite
de
différentes
manieres
;
que
l'on
peut
appeler
P
ancienne
a
su
nouvelle
méthode.
Suivant
lancienne
,
.
de
mois
après
la
plantation,
lorsque
les.
Vignes
commencent
à
pousser,
om.
coupefessommets
desseps
précisé-
_ment
au-dessus
dusecond
œil
»
Près
de
la
terre,
et
on
les
laisse
pousser
à
l'aise.
Ce
n’est
qu'après
Ja
récolte
:
des
melons
Le
entre
les
rangs,
mer
des
Féy
éves.
,
des
Haricots,
des:
Bette
raves
,
&c.
On
laisse
ie
seps
:
pousser
jusqu’après
la
troisieme:
annéerévolue
,
en
se
contentant
de
labourer
la
terre
autour
de
chaque:
plante
en
Mars,
ou
au
commen.
cement
d'Avril,
à
[a
profondeur
d’un
pied,
en
observant
d'ôter
avec
Ja
main
les
racines
qui
sont
top.
_
voisines
de
Ja
surface,
et
en
mettant
sur
chaque
pied
deux
Bonnes
poi-
gnées
de
fumier
de
n
outons
à
moitié.
consommé
Où
autant
de:
Lupins
bonillis.
On
coupe
ensnite:
96
VIT
{a
tête
des
plantes
précisément
aut-
dessous
de
la
premiere
branche,
qui
est
quelquefois
à
un
doigt
où
deux
au-dessus
de
la
terre
:
on
fait
cette
opération
avec
un
instrument
tranchant,
comme
$erpe,
couteau
à
émonder,
&c.,
et
on
frotte
Ia
partie
coupée
avec
de
la
terre.
Quand
la
plante
pousse,
on
prend
la
branche
principale
,
après
en
avoir
légèrement
retranchélereste;
”
on
l'attache
avec
un
jonc
verdäun
petit
bâton
pour
la
soutenir,
tandis
qu’elle
est
tendre,
et
l'empêcher
d'être
cassée
par
le
vent.
et
on
la
Jaïsse
ainsi
jusqu'à
lémondage
de
{a
saïson
suivante.
En
émondant
les
seps
,
on
ne
réserve
qu'un
œil;
on
-met
un
bâton
plus
fort,
detrois
ou
tre,
et
on
y
attache
la
branche
pour
jusqu’au
mois
de
Juillet
,-avant
le
commencement
des
jours
canicu-
aires
:
alors,
on
retranche
Ta
tête
pour
arrêter
la
séve
,
et
favoriser
le
développement
du
fruit
qui
coin-
mence
dans
ce
terms
à
se
montrer
en
petits
paqnets,
de
neuf
ou
dix
Raï-
sins
sur
chaque
plante.
L'année
sui-
vante
exige
le
même
traitement,
et
on
continueainsi
jusqu'à
la
septième
année
,
qui
est
le
tems
où
les
Vignes
commencent
à
donner
beaucoup
-
de
fruits.
Alors,
en
les
émondant,
_pnne
laisse
généralement
qu’une
éiésunles
plus
fortes
plantes,
et
ENS
VIT
seulement
deux
yeux
;
on
les
atta
che
à
de
forts
bâtons
,
de
plus
d’un
pouce
de
diamètre,
et
de
six
pieds
environ
de
longueur,
qu'on
en-.
fonce
d’un
piedet
plus
enterre.
Ces
bâtons
sont
de
Chataïgniers
sauva-
ges
,
qu’on
coupe
en
taïllis
tous
Îles
sept
où
huit
ans,
et
qu’on
regarde
comme
les
meilleurs
pour
résister
.
à
lhumidité
et
à
Ia
sécheresse.
Quandlessepscommencent
à
pous-
ser,
on
les
y
attache
avec
de
petites
branches
d’osier
ou
de
genét,
et
on
les
releve
souvent
dans
le
cours
de
l'été
pour
les
assujettir
:
Von
retranche
les
branches
gourmandes
ou
luxurïeures
:
on
laisse
les
choses
dans
cet
état,
jusqu’aprés
les
jours
_
caniculaires,et
l’onôte
ensuite
quel-
quatre
pieds
de
longueur,
pour
spporter
lesep
d'une
saïson-à
Pau.
ques
feuilles
,
Bour
ee
fruit
à
muürir..
|
CN.
B.En
na
Les
seps
après
la
sixieme
année,
s'ils
ont
poussé
plus
d’une
branche
,
comme
cela
arrive
ordinairement
,
on
les
retranche
routes
comme
auparavant,
4
Moins
qu'on
en
ait
besoin
pour
remplir
la
place
de
quelques
plantes
mortes
dans
le
voisis
nage
;
dans
ce
cas,
on
couche
ces
bran=
ches
par
un
tems
humide
er
chaud
,
et
on
les
enfonce
de
plus
d’un
pied
en
terre
,
en
portant
leurs
côtes
dans
Les
places
vuides.
Cette
opération
s'appelle
_provignér.
Oz
conserve
encore,
pour
quelques
nouvellesplantations,
ou
pour
les
vendre
&
neuf
sols
sterling
le
cent,
toutes
les
brançhes
qu'on
coupe
dans
VIT
dans
La
septieme
année
;
et
plus
tard.
|
À
l’émondage
de
la
seprieme
année,
on
conserve
La
tête
la
plus
basse
quil
est
possible,
pourvu
qw’elle
soit
vigou-
reuse,et
on
tient,
autant
qu’on
le
peut,
les
têres
des
seps
basses
,
afin
que
le
fruit
puisse
jouir
de
la
réflexion
de
la
chaleur
de
La
terre
,
lorsque
le
soleil
n'y
donne
plus;
ce
quihâte
la
maturité
du
fruit
,
et
lui
donne
la
vie
et
la
wi-
Sueur
:
mais
on
ne
les
tient
pas
cepen-
dant
assez
basses,
pour
queles
bouts
des
paquers
de
Raisins
touchent
à
terre,
ce
qui
les
exposeroit
à
être
écrasés
par
les
pluies,
et
à
pourrir.
On
épargne
day
antage
les
branches
à
Chianti,
où
cependant
la
Vigne
produit
beaucoup
de
fruits
:
on
conserve
ces
branches
:
on
les
tient
en
bon
ordre,
et
on
les
arrange
avec
art.
Il
est
incroyable
avec
quelle
régularité
tous
les
seps
de
Vignes
sont
exactement
à
la
hauteur
de
quatre
pieds
au-dessus
de
la
terre
;
ce
qui
forme
le
beau
coup-d’æil
dont
ot
a
parlé
ci-dessus,
Méthode
moderne:
Un
moïs
on
environ
après
queles
jeunes
seps
ont
été
plantés
,
quand
ils
commencent
à
pousser
,
on
les
taille
précisémentau-dessus
du
pre-
Mier
œil
qui
reste
hors
de
terre.
Lorsque
ce
bouton
a
poussé
des
Branches
vers
le
commencement
de
Juin
,
et
qu’on.
peut
distinguer
les
plus
fortes
et
les
mieux
disposées
»
Tome
VIII,
_
VE
97
on
Ôte
légèrement
et
avec
soin,
d’un.
coup
de
pouce,
toutes
les
autres,
et
on,
ne
laisse
que
les
plus
vigou-
reuses
,
et
les
plus
voisines
de
Ia
terre.
On
recommence
ce
travail
tous
les
huit
ou
dix
jours
,
et
plus
souvent
,
sile
tems
est
humide,
en
Ôtant
toujours
les
nouvelles
bran-
ches
que
les
plantes
produisent
abondamment,
et
en
ne
laissant
que
la
principale
,
qu’on
attache
léoè-
rement
à
un
petit
bâton,
pour
la
préserver
des
vents,
et
la
mettre
hors
des
atteintes
des
ouvriers
qui
pourroïent
lui
nuire
en
cultivant
les
melons
semes
entre
chique
sep,
Si,
comme
il
arrive
souyent,
ces
principales
branches
sont
fort
luxu-
rieuses,
on
en
pince
l'extrémité
;
et
on
continue
de-retrancher
les
jeunes
branches
‘jusqu’au
mois
d'Octobre,
quoïque
,
poux
Pordi-
naïre,
il
y
en
ait
peu
à
ôter
dès
le
commencement
d'Aouût.
Quelque-
fois
les
branches
principales
pro-
duisent
du
fruit
en
petits
paquets,
de
cingou
six
Raïsins
chacun;
mais
comme
ïls
paroiïssent,
tard,
ïls
ne
müriroient
pas
:
d’ailleurs,
pour
ménager
la
force
de
la
plante,
on
les
retranche
tous
,
et
on
laisse
les
.
seps
dans
cetétat
,
jusqu’au
com-
mencement
du
printems.
Pendant
cet
intervalle,
on
fait
larécolte
des
Choux-fleurs.
Au
mois
de
Février,
on
laboure
la
terre
autour
de
cha-
que
plante
,
pour
retrancher
les
Le
N
CE
VI.
racines
qui
sont
trop
voisines
de
[a
surface,
et
on
la
cultive
ensuite,
comme
il
a
été
dit
ci-dessus,
à
Poc-
_casion
de
la
premiere
méthode.
La
troisieme
année
,
oh
émonce
Îa
branche,
en
ne
latssañt
qu’un
œil
dessus
,
et
on
laboure
ensuite
tout
Je
terreim
Pour
regagner
les
frais
de
cetté
culture,
on
seme
une
es-
pece
de
Haricots,
qui
ne
s’éleve
pas:
à
plus
d’un
pied,
et
qui
par-là
ne
peut
endommager
les
seps
:
alors
on
donne
aux
seps
des
bâtons
un
peu
plus
forts,
eton
continue
à
Îles
exa-
miner
pourretrancher
les
nouvelles
branches,
et
ôter
seulement,
trois
ou
quatre
fois
pendant
Pété,
tous
les
sommets
inutiles.
À
l’'émondage
de
l’année
suivante
,
ils
placent
de
forts
bâtons,
auxquels
ils
attachent
les
branches
avec
de
l’osier
ou
du
genêt..
C’est
alors
que
les
plantes
commencent
à
produire
du
fruit
;
il
paroît
deux
ou
trois
grappes,.qui,
comme
celles
de
Pannée
précéden-
te
,
mürissent
;
mais
he
parvien.
nent
pas
à
{eur
entiere
perfection
,
comme
à
fa
quatrieme
et
cinquie-
me
année:
cependant,
ces
plantes
devancent
de
troïs
ou
quatre
ans
celles
qui
sont
traitées
suivant
la
premiere
méthode,
er
certainement
celle-ci
est
la
meïlleure,
puisqu’en
coupant
Îes
têtes
suivant
la
pre-
miere,onperd
beaucoupdeplantes,
etque,
par
cette
seconde,
il
est
rare
d'en
voit
manquer
quelques-unes,
VIT
|
N.
B.
Ce
qui
vient
d'être
dir
des
seps
qui
parviennent
à
leur
pleine
production,
ne
doit
étre
entendu
que
de
la
quantité
du
fruit
qu'ils
produisene.
Quant
à
la
qualité
,
elle
se
perfectionne
généralement
par
dégré
,
jusqu'a
læ
vingtieme
année
;.
ainsi
que
les
seps
,
s'ils
sont
bien:cultivés.
À
Chianti,
on
ne
mêle
pas
avec
les
bons
Raisins,
ceuï
qui
proviennent
des
seps
qui
ont
moins
de
quinze
ouseize
ans
,.et
ils
préten-
dent
qu'ils
acquierent
toujours
de
la
qualité
jusqu'à
cet
âge.
Les
seps
étant
par
l'une:
ou
F'au-
tre
de
ces
méthodes
portés
à
un
état
de:
pleine
production
;
ïl
faut
les:
émonder
annuellement
,
suivant
la
vigueur
des
plantes,
et
lesattacher
exactement
aux
bâtons.
En
émondant,
on
ne
laisse
qu’un:
œil
ou:
deux
au
plus
sur
les
plantes;
d’une
force
et
d’une
vigueur
mo=
dérée
;
ét,
sur
les
plus
fortes,
trois:
ou
quatre
yeux
au
plus:
ensuite.
on
en
lie
les
branches,
non
pas:
comme
auparavant,
quand
n’y
en:
a
qu’une
ou
deux,
mais
en
fixant
d'autres
bâtons
moins
gros
dans
la:
terre
auprès
de
chacune,
au
som-
met
desquels,
pour
mieux
soutenir
les
branche
,
on
les
lie
avec
un.
osier;
on
les
plie
vers
le
bas,
en:
fixant
les
têtes
dans
{a
formesus
vante
+
Et
quelquefois,
quand
onentrouve
2
2
une
d’une
vigueur
extraordinaire,
qui
a
deux
bonnes
têtes,
on
les
conserve
toutes
deux,
en
disposant
lune
comme
il
vient
d’être
dit
;
et
l'autre
,
au
côté
opposé
de
la
tige
principale
fixée
à
un
bâton,
dansla
même
forme
que
la
premiere
;
ce
qui
ressemble
à
Ia
figure
suivante.
Cette
opération
étant
terminée,
On
continue
de
tems
en
tems
à
at-
tacher
les
nouvelles
branches
aux
bâtons
,
et
à
pincer
leurs
sommets,
quand
elles
poussent
trop
forte-
ment
jusques
vers
Je
tems
de
la
ma-
turité.
Quand
les
jours
caniculaires
sont
passés
,
on
les
dépouille
de
quelques-unesdeleurs
feuilles,
pour
aïder
Paction
du
soleil
sur
les
fruits
qui
changent
alors
de
couleur,
eten.
accélerer
la
maturité.
N.
B,
Ce
que
l’on
vient
de
dire
sur
la
maniere
de
laisser
plus
d'une
tête,
et
sur
le
traitement
de
La
igne,
ne
doit
s'entendre
que,
des
plantes
quon
cultive
dans
les
plaines
et
sur
les-colli-
nes
;
car
,
sur
les
montagnés
les
bâtons
étant
plus
forts
et
plus
gros,on
y
ajoûte
encore
un
ouvrage
en
bois
,
sur
lequel
on
coule
quelquefois
deux
têres,
et
mé.
_
Metrois,
en
forme
de
roue.
On
peut
aussi
observer
ici
que
tous
les
propriétaires
de
Vignes,
en
les
louant
,
se
réservent
roujours
Le
droit.
VIT
99
de
lesvisiter
quand
il
leur
plaît,
pour
voir
si
elles
sont
bien
émondées
,
CE
SL
l’on
ne
laisse
pas
plus
d’
Yeux
qu'il
ne
doit
y
en
avoir
;
car
il
est
possible
en
trois
ans
de
tems,par
L
émondage
seu-
lement,
de
gâier
la
meilleure
Vigne,
sans
qu'il
soit
presque
possible
de
la
rétablir
;
er
en
même
tems
de
lui
faire
produire
beaucoup
de
Raisins.
Cela
se
fait
en
laissant
cinq
ou
six
Yeux
au
lieu
d'un
ou
de
deux
,
et
huit
ou
neuf
au
lieu
de
trois
ou
quatre
;
par-la,
on
affoiblit
et
on
épuise
si
considérable-
ment
les
seps
,
qu’ils
ne
donnent
plus
que
du
bois,
et
qu’il
est
impossible
aprés
d'y
remédier.
La
seule
méthode
qu'on
Puisse
employex
dans
ce
cas,
est
de
couper
les
seps
à
ün
pied
ou
six
pouces
de
terre,
ec
d'élever
une
nouvelle
bran-
che
;
ce
qui,
outre
le
tems
perdu
,réus-
sira
à
peine,
Les
Italiens
appellentcerte
maniere
d'émonder
,
lascia
podera,
qui
veut
dire
,
quitter
ferme
,
rerme
assez
propre.
Quant
au
tems
d’émonderlesseps
de
Vignes,
il
n’y
a
aucune
regle
fixe,
Lesuns
font
cette
opération
immé-
diatement
après
Ia
récolte
du
Raï.
sin,
comme
à
Carighano
et
au
Val-
d'Arno
;
d’autres
,
en
tout
tems,
suivant
Jeur
commodité
,
et
quand
la
saison
est
douce,
Ils
laissent
les
plus
jeunes
seps
pour
les
derniers,
jusqu’à
la
fin
de
Novembre,
et
jus-
|
_qu'en
Mars
à
Chianti.
Comme
le
pays
est
plus
froid,
et
la
Vigne
plus
tardive,
ils
commencent
tard
dans
Ni
F00
VET
le
mots
de
Mars,
et
même
äu
COm-
mencement
d'Avril.
D’autres
font
cet
ouvrage
en
deux
fois
;.
d’abord
en
Novembre,
tems
auquel
ils
faïs-
sent
un
œil
de
plus,etle
retranchent
en
Mars..
Cette
derniere
méthode
paroît
être
la
meilleure;
cependant,
si
Von
veut
avoir
des
boutures
pour
une
nouvelle
plantation
,
onne
doit
les
couper.
qu'en
Fevrier
où
en
Mars.
|
Ts
nesont
pas
plus
d'accord
sur
ce
qu’ilssement
dans
leurs
Vignes,
et
sur
la
maniere
de
le
faire
à
Chianti,
Ts
laissent
un
espace
d'environ
trois
pieds
autour
de
chaque
sep,
et
sement-le
surplus-jusqu’à
la-mtr-
raille
basse
en
froment;
etquoique
le
sol
ne
paroisse
être
autre
chose
que
des
pierres
,
et-qu’on-ne
puisse
le
travailler
qu'avec
des
hoyaux,
cependant
les
récoltes
y
sont
pro-
digieuses.,
car
elles
rendent
quinze
où
vingt
pourun:
d’autresnesement
dans
ce
terrein
que
des
Haricots
bas,
des
Lentilles
,ou
autres
plantes
basses
semblables;
d’autresenfin
n’y
mettent
rien
du
tout.
suivant
Pusage
qui
a
lieu
dans
les
Jiones
des
.
montagnes.
Maïs
dans
les
plaines,
lorsque
les
têtes
des
seps.
sont.
plus
élevées
que
le
sommet
des
Féves,
ïls
ne.
font
point
de
difficulté
d’en
semer
entre
chaque
rang
:
mais
les
plus
exacts
se
contentent
dy
semer,
sur
la
fin
d'Avril,
un
rang
d'Hari-
cots
bas
;
tandis
ques
due
quel-
VET
que
tems
,
d’autres
plantent
deux
rangs
de
seps
au
lieu
d'un,
et
en:
formentune
espece
Sep
avec
de
forts
échalas.
Dans
le
milieu
de
ces
rangs,
réduit
à
quatre
pieds,
His
plantent
encore
une
rangée
d'Ar-
tichauds
,
qui
,
étant
bien
Jabourés
.
dans
un
tems
convenable
,
leur
ser-
vent
de
nourriture,
et
font,
à
ce-
qu’ils
prétendent
,
plus
de
bien
que:
de
mal
à
Jeurs
Vignes.
Quant
à
la
saison
de
labourer
les:
Vignes
,
ils
conviennent
tous
que
le:
mieux
est
de
le
faire
le
plus
tard:
possible,
Quand
is
n'y
sementrien,
ifs
ne
font
cet
ouvrage
qu'à
la
fin
d'Avril,
ou
au
commeñcement
dé’
Mai,
avec
la
bèche
où
Îe
hoyau
,:
suivant
la
nature
du
tetrein.
Pour
détruire
les
mauvaises
herbes,
et
avancer
la
maturité
dès
plantes,
ils:
remuent
Ja
terre
avec
la
houe
ou
fé:
Koyau
;
et
,.
quarid
ils
le
peuvent.
avec
la
bèche
dans
Les
jours
canfeus
Jaïres
:
mais
en
faisant
ce
travail,
tls
ontle
plus
grand
soïh
de
ne
toncher
aucune.
racine
des
seps;
car,
cette
nial-adresse
feroit
fanerles
plantes.
et
gâreroit
les
fruits:,-si
même
elle
pe
les
dérruisoit
pas.
6°.
Pour
ce
qui
est
de
engrais’
qu'ils
mettent
sur
les
Wisnes
en
état
de
produire,
ils
y
en
portent
que
chaques
cinq
ou-
six
ans;
alors
ls
ouvrent
la
terre
autour
des
racines,
.
en
retranchent:les
plus
petites.
que
les
seps
peuvent
avoir
poussées
près
VAT
_
VEiT
10F
de
la
surface,
et
y
jettent
une
Ie
trajet
est
Iong,
sur
des
mulets,
où
deux
grosses
poignées
de
crot-
€t
à
un
endroit
voisin
au
moyen
tin
de
mouton,
de
chevre,
ou
de
deux
hommes,
pour
les
jetter
de
bêtes
fauves
;
et,
s'ils
ne
peu-
dans
les
cuves
à
vin.,
après
les
avoir
vent
se
procurer
une
assez
grande
brisés
avec
un
billot
dans
ces
mé-
quantité
de
ces
fumiers,
tls
font
mes
seaux
;
ou
bien
on
les
jette
bouillir
des
lupins,
qu’ils
mettent
sur
un
châssis
ou
caïsse
garnie
à
la
place.
Cette
espece
d’engrais,
d’une
grille,
que
l’on
arrange
avec
quoique
bon
pour
la
Vigne
,a
ce
des
planches
sur
la
cuve.
Un
ou-
pendant
si
peu
de
substance,
qu'il
vrier
les
foule
aux
pieds,
de
ma-
doit
être
renouvelé
au
moins
niere
que-le
jus,
les
peaux
,
Iles
tous
les
trois
ans;
ensuite
,ilsre-
pepins
et
les
tiges
passent
au
tra-
couvrent
ce
fumier.
Cette
opéra-
vers
de
la
grille
;
et
tombent
dans
tionse
fait
dansles
mois
d'Octobre
fa
cuve,
qui
contient
communé-
et
de.
Novembre
,
afin
que
les
ment
quatre
ou
cinq
tonnes,
quel-
pluies
de
l'hiver
fassent
descendre
quefois
huit,dix,
et
jusqu’à
quinze
les
sucs
jusqu’
aux
fibres
des
ra-
ou
vingt,
quand
on
a
beaucoup
cines,.…
-
de
Vignes.
On
continue
toujours
.
La
saison
de
cueillir
les
de
même,
jusqu’à
ce
que
la
cuve
Raisins
et
de
faire
la
vendange,
soit
remplie.
Aussi-tôt
qu’elle:
est
est.
incertaine
;
cela
dépend
du
pleine,
et
quelquefois
peu
d’heu-
tems
qu’on
a
eu
pendant
le
prin-
res
avant
,
le
vin
commence
à
tems
et
lété
précédent.
ce
qui
la
bouillonner
;
ce
qui
fait
monter
fait
varier
de
quinze
ou
vingtjours.
les
marcs
jusqu'au
haut,
où
les
À
Chianti.,
quand.
Ia
saison
est
peaux,
les
pepins
et
tiges
forment
bonne,.on
commence
à
couperle,
une
croûte
épaisse.
Ce
bouillonne-
Raisin
vers
la
Saint-Michel;
et,
mentcontinue
jusqu'à
ce
que.
le.
dans
les
plaines
,
huit
ou
dixjours
vin
soit
bon
à:
être
tiré
,
ce
que:
plutôt.Onse
décide
toujours
surla
Pon
peut
connoître
par
son
goût
5
maturité
de
Raisin,
et
lappa-
et
c’est-en
cela
que
consiste
tout
rence
dune
saison
parfaitement
l'art.de
faire
du.
vin.
Les
vins
des:
seche:
:
plainesbouillent-environ
dix
jours
;:
89.Les
Raïsins
étant
bien
mürs,
ceux
des
collines
,
à-peu-près
et
le
tems
chaud
et
sec,
dès
que
quinze
jet
ceux
des
montagnes
de
le
soleil
ou
le
ventaseché
la
rosée,
Chiantt,
dix-huit
ouvingt
jours...
-
on
les
coupe,
on
les
met
dans
dé
et.
quelquefois
davantage,
suivant:
petits
seaux
,
ét
on
les
porte,
st
que
la
récolte
a
été
faite
avec
plus
108
VIT
niere
qu'on
ten
laisse
paroitre
que
l'extrémité.
,
Les
Vignes
hautes
produisent
abondamnrent
;
car
un
arpent
donne
souvent
sept
ou
huit
pieces
de
vin.
Le
produit
des
Vignes
basses
est
peu
de
chose,
maïs
le
vin
en
est
beaucoup
plus
délicat.
Souvent
elles
ne
donnent
que
deux
pieces
de
vin
par
arpent
,
quelquefois
moins,
et
rarement
trois
et
quatre.
Pour
avoir
un
vin
plus
fin,
on
doit
arracher
tous
les
seps
des
Raïsins
blancs
,
ainsi
que
ceux
de
grosse
espece
de
Raïsins
noirs;
cependant,
au-lieu
de
les
arracher,
ou
peur,
si
l'on
veut
les
grefer,
Mais
comme
ces
greffes
ne
réus-
sissent
pas
toujours
,
dans
ce
cas
on
arrache
les
seps
,
et
om
les
rem-
place
par
de
nouveaux
plants
en-
tacinés
;
que
Pon
choisit
dans
des
pépinieres
,
ordinairement
en-
treténues
dans
Îe
pays
pour
cet
eflét.
Le
millier
des
plantes
s’y
vend
conimunément
une
pistole.
Un
particulier,
propriétaire
de
beaucoup
de
Vignes,
pourroit
se
faire
une
pépiniere
pour
son
propre.
nsage.
|
On
place
ces
plants
enracinés
dans
le
milieu
d’un
trou
,
d’un
pied
environ
de
profondeur,
que
Von
creuse
avec
un
piquet
ou.
hoyau
droit,
Ces
plants
enracinés
produisent
plutôt
que
les
boutures,
€t
commencent
à
donner
un
pen
état.
VIT
de
fruit
Ja
troïsteme
année,
un
pét
davantage
la
quatrième
et
la
cin-
quieme,
en
abondance
les
années
sufvantes
,
et
continuent
tou-
jours
de
même
pendant
soixante
ans,
|
On
donne
des
engraïs
à
cesnou-
velles
plantes
dans
la
seconde
an-
née
et
la
sixieme
année,
et
ensuite
chaques
huit
on
dix
ans
comme
aux
autres
Vignes,
_
On
feroit
bien
d’arracher
chaque
année
une
partie
des
vieilles
plan-
tes
qui
produisent
peu
ou
rien,
et
occupent
de
la
place
inutilement.
Par
ce
moyen
,
la
Vigne
seroit
constamment
renouvelée
et
en
bon:
Quand
il
y
a
des
rosées
ou
de:
l'humidité
dans
les
mois
de
Maï,,,
Juin
et
Septembre,les
Vigneronsne:
doivent
pas
ravaler
où
provigner:
les
Yignes
dans
là
matinée
;
car
les:
rosées
qui
tombent
dans
ces
mois,
sont
cominunément
‘très-froides..
Si
le
soleil
ne
les
dissipe
pas,
les:
feuilles
des
Vignes
qui
en
sont
humectées,
en
sont
ordinairement
brülees,
se.
=
II
est
aussi
très-essentiel
dene
,
pas
provigner
pendant
qu'il
y
a
une
gelée
blanche
,
ou
des
pluies
suivies
de
gelée
;
car
les
Vignes
en
seroïrent
certainement
détruites,
Ii
faut
arracher
de
tems
en
téms
les
mauvaïses
herbes
qui
croïssent
dans
les
Vignes
,
les
enlever,
et
les
y
VIT
mettre
dans
des
sacs
avec
tous
les
limaçons
,
qui
sont
des
animaux
destructeurs
|
pour
les
brûler
à
quelque
distance
de
la
Vigne,
eten
enterrer
les
cendres.
À
Ja
fin
de
Juin
;
ainsi
qu'à
la
fin
de
Maï
,
suivant
que
la
Vigne
“est
plus
ou.moins
avancée,
il
est
nécessaire
de
couper
l'extrémité
de
chaque
branche
,
afin
que
la
plante
ne
puisse
plus
croître
en
hauteur
,
ét
que
toute
sa
nourri-
ture
soit
conservée
aux
racines.
TH
suffit
de
[ui
laisser
deux
pieds
et
demi,
ou
troiïs
pieds
tout
auplus,
au-
dessus
de
la
terre;
le
surplus
doit
être
retranché
,
ainsi
que
les
som-
mets
ou
extrémités
des
jeunes
bran-
ches
qui
sortent
du
bas
ou
des
côtés
des
tiges.
On
répète
cet
ou-
vrage
deux,
trois
ou
quatre
fois
dans
un
été,
suivant
que
les
Vignes
font
plus
où
moins
de
progrès.
Au
printems,
on
met
un
échalas
près
de
chaque
sep
pour
les
sup-
porter
:
ces
échalas
doivent
être,
autant
qu'il
est
possible,
de
chêne.
Si
Pon
emploie
pour
cela
le
cœur
de
Farbre
,
ls
dureront
plus
de
vingt
ans
;
maïs
les
autres
durent
à
peine
quatre
ou
cinq
ans:
on
des
aïguise
en
Îes
façonnant,
Les
propriétaires
doivent
toujours
avoir
les
yeux
sur
leurs
ouvriers
qu'ils
emploient
tous
les
ans
pour
les
appoïnter
de
nouveau
,
afin
qu'ils
ne
les
coupent
pas
trop.
VIT
1G9
Courts,
etqu'ils
n’en
cassent
pas
plusieurs
qui
pourroient
encore
servir
;
car
souvent
en
appoin-
tant
ceux
qui
sont
pourris
par
le
bout
,
ils
coupent
encore
deux
ou
trôïs
pouces
de
bois
sain
,
et
en.
abrègent
par-là
la
durée.
£
Quand
une
Vigne
a
été
cultivée
et
ménagée
pendant
l'été
,
suivant
la
méthode
commune
,
et
que
la
vendange
approche,
on
choisit:
et
on
prépare
des
tonneaux
neufs
;
on
lave
,
on
frotte
et
on
nettoièle
pressoir
,
et
l’on
examine
soïgneu-
sement
si
Îles
Raïsins
sont
bien
mûrs:
car,
s'ils
le
sont
trop,
le
vin
ne
sera
pas
âssez
fort:
et
s’ils
sont
encore
verds
,
le
vin
sera
dur
,
et
ne
sera
potable
qu'après
un
tems
considérable.
En
Languedoc
et
en
Provence,
les
Raïsins*ont
de
trop
gros
pepins,
Ïl
y
en
a
trop
de
blancs,
et
on
les
laïsse
trop
mürir;
ce
qui
rend
les
vins
trop
liquo-
reux.
On
aïsse
aussi
trop
vieillir
les
seps,
et
on
ne
les
renouvelle
pas
assez
souvent.
La
plupart
des
Pz.
gnes
sont
plantées
dans
des
terres
trop
fertiles
ou
trop
humides,
et
ne:
sont
pas
assez
bien
exposées.
Pour
faire
du
bon
vin
au
premier
pressurage
,
on
examine
d'abord
st
les
Raïsins
sont
mûrs
;
on
fait
en
sorte
de
ne
les
cueillir
que
les.
jours
de
grande
rosée,
et
dans
des
années
chaudes,
après
un
peu
de
pluie,
quand
onestassez
heureux
VIT
pour
avoir
un
pareil
tems,
Comme
les
Raïistns
ne
sont
pas
mürs
avant
la
fin
de
Septembre
,
et
quelque-
fois
au
commencement
‘d'Octo-
110
bre,
on
désire
rarement
la
rosée
dans
le
tems
de
la
vendange.
Cette
rosée
donne
aux
Raïsins
une
fleur,
une
poussiere
ou
craie,
que
l’on
nomme
azur
,
et
une
fraicheur
qui
empêche
le
vin
de
s’échauffer
aïsé-
rent
,
et
de
se
colorer.
|
.
Un
jour
de
brouillard
qui
su:-
vient
de
tems
en
tems
dans
Îles
années
chaudes
,
est
un
évènement
heureux
;
car
le
vin
en
est
non-
seulement
plus
blanc'et
délicat,
mais
ausst
sa
quantité
augmente
de
près
d’un
quart.
Un
particulier
qui
ne
peut
faire
que
douze
pieces
de
vin
en
vendangeant
dans
une
matinée
chaude.et
sans
rosée,
en
aura
seize
ou
dix-sept,
s’il
y
a
du
brouillard
;
et
quatorze
ou
quinze
s’il
n’y
a
point
de
brouillard
,
maïs
seulement
une
bonne
rosée,
La
raison
en
est
que
fa
rosée,
et
sur-
tout
le
brouillard
,
attendrit
le
Raïsin
,
de
maniere
que
presque
toute
sa
substance
se
change
en
A
Le
vin
qu’on
fait
avec
des
Raï-
sins
qui
n’ont
point
fermenté
dans
le
moment
qu'ils
sont
coupés
,
est
toujours
beaucoup
plus
pâle
;
au-
lieu
que
le
soleil
ayant
échaufté
la
substance
du
Raïsin,
le
rend
plus
rouge
par
le
mélange
de
ses
Le
V-ET
parties;
ce
qui
diminue
aussi
sa
quantité
,
soit
par
transpiration,
soit
parce
que
sa
peau
est
épaissie
et
durcie:
ce
qui
fait
aussi
qu’il
est
plus
difficile
d'en
exprimer
le
jus.
Cette
circonstance,
dont
la
con-
noissance
est
due
à
Pexpérience,
est
d’autan
tplus
intéressante,qu'elle
est
très-certaine.
On
convienten
Champagne
que
le
vin
appelé
vin
de
riviere,
est
or-
dinairement
plus
pâle
que
celui
de
montagne;
mais
on
n’en
donne
pas
la
raison,
Je
crois
que
la
cause
de
cette
différence
est
que
les
Vi-
gnes
voisines
des
rivieres
jovissent
toute
la
nuit
d'un
air
frais
;
au-lieu
que
les
Viones
de
montagnes
ne
transpirent
pas
pendant
[a
nuit.
à
cause
de
la
chaleur
qui
vient
de
Ja
réverbération
de
la
terre.
Par
la
même
raison,
dans
les
annees
fort.
chaudes,
onne
peut
s'assurer
de
Je
couleur
qu’auront
les
vins
de
riviere
et
ceux
de
montagne;
et,
dans
les
années
froides
,
ni
les
vins
de
méntagne
,
ni
ceux
de
rivies
re
,
ne
sont
colorés.
Ges
causes
rendent
encore
les
vins
de
riviere
plus
mous
,
plus
avancés
,
ct
plutôt
potables,
ou
plus
durs,
plus
fumeux,
er
plus
tardifs.
Les
Champenñoïs
ne
cueillent
pastous
les
Raïsins
en
même
tem,
et
à
toutes
les
heures
du
jour;
mais
ils
choïsissent
d’abord
les
plus
murs
et
les
plus
bleus,
ceux
NV.
dont
les
grains
sont
clair-semés,
et
quisont
parfaitement
mûrs.
C’est.
avec
ces
Raïsins
qu’on
fait
les
meil-
leurs
vins;
car
ceux
qui
sont
plus
serrés
,
et
qui
n'ont
pas
les
mêmes
qualités,
conservent
toujours
du
verd.
Ils
se
servent
d'un
petit
cou-
tean
recourbé
ou
serpette
pour
les
conper,,
et
ils
font
cette
opéra-
tion
avec
beaucoup
d'adresse,
en
ne
laïssant
que
très-peu
de
queues
aprés.
Ils
les
mettent
fort
douce-
menr
dans
des
paniers
,
et
ne
frois-
sent
pas
un
seul
Raïsin,
Trente
Vendangeurs
parcourent
une
Vigne
de
trente
arpents
en
trois
où
quatre
heures
de
tems,
pour
faire
un
premier
pressurage
de
dix
ou
douze
pieces,
Dans
les
années
humides
,
on
doit
avoir
grand
soin
de
ne
pas
mettre
des
grappes
gâtées
dans
les.
paniers
;
et
en
tous
tems
,
il
faut
avoir
l'attention
d'ôter
Îles
grains
pourris,
ou
ceux
qui
sont
froissés,
Ou
tout
à-fait
dessechés
,
sans
ce-
pendant
jamaïs
les
arracher
des
grappes.
On
commence
à
ete
les
Raïsins
une
demi-heure
après
le
lever
du
soleil
;
et
si
le
ciel
n’est
pas
couvert
de
nuages
,
et
que
le
tèms
soit
nn
peu
chaud,
on
fini
vers
les
neuf
ou
dix
heures
pour
fes
vins
du
premier
pres-
$urage
;
parce
que
,
passé
cette
heure,
le
Raisin
seroit
échauté,
V
LT
et
rendroit
le
vin
fumeux.
En
conséquence,
où
emploie
un
grand
nombre
de
Vendangeurs,
afin
de
pouvoir
cueïilir
,
en
deux
ou
trois
heures
,
assez
de
Raisins
pour
un
pressurage,
Si
le
tems
eët
couvert,
on
peut
vendanger
peu-
dänt
tout
le
jour.
Les
Vendangeurs
et
les
Pressu-
reurs
doivent
prendre
garde
que
les
Raïsins
ne
soient
point
sales,
ni
échauffès
,
et
de
ne
pont
leur
faire
perdre
leur
craie
avant
de
des
pressurer.
Quandle
pressoir
se
trouve
dans
le
voisinage
de
la
Vigne,
il
est
aisé
d'empêcher
le
vin
de
prendre
de
la
couleur
,
parce
qu'on
peut
y
transporter
les
Raïsins
doucement,
proprement,
et
en
peu
detems;
maïs
quand
il
est
éloigné
de
deux
Ou
trois
lieues,
et
qu'on
est
oblige
de.
voiturer
Jes
Raïsins
dans
des
ton-
neaux
et
sur
des
charriots
pour
les
pou
à
leur
arrivée,
on
a
peine
à
empêcher
que
le
vin
ne
soit
co-
loré,
st
ce
n’est
dans
des
années
froides
et
très-humides.
:
C'est
un
principe
certain
que,
lorsque
les-Raisins
sont
coupés,
plutôt
ils
sont
pressurés,
et
plus
le
vin
est
blanc
et
délicat;
car
,
plus
le
vin
reste
sur
le
mare,
et
plus
il
devient
rouge.
ÂAïnsi,
il
est
for
important
de
hâter
la
récolte
du
Raïsin,
pour
le
pressurer
le
plutôt
1JJ
possible.
112
VIT
Les
preësoirs
de
la
Champagne
sont
fort
comimodément
placés
;
les
particuliers
qui
ont
beaucoup
de
Vigries,
ont
leurs
pressoirs
dans
l'enceinte
même
de
ces
Vignes
ou
dans
leur
voisinage.
Dans
quel-
ques
endroits
où
les
pressoirs
sont
bannaux,
on
en
voit
de
différentes
grandeurs
et
de
différentes
formes.
On
donnera,
à
la
fin
de
cet
Arti-
cle
,
une
description
exacte
de
C£S
pressoirs,
=
Les
plus
petits
ont
environ
sept
pieds
et
un
quart,
Les
moyens,
à-
peu-près
dix
à
douze
pieds,
et
les
plus
grands,
quinze
ou
dix-huit
pieds.
Les
plus
petits,
qu'ils
appel-
lent
Etiquets,
coûtent
sept
ou
huit-
cents
livres.
Les
moyens,
appelés
Cage
ou
Jeisson,
environ
deux
milles
livres
;
et
les
plus
grands,
deux
mille
écus,
et
quelquefois
davantage,
suivant
les
prix
du
bois
dans
les
différents
cantons.
Dans
Xe
Languedoc
et
la
Provence
où
le
Bois
est
rare,
ces
sortes
de
pressoirs
coûtent
st
chers
,
que
peu
de
per-
sonnés
sont
en
état
d'en
faire
Ia
dépense.
=
Quand
les
Raïisins
ont
été
mis
sur
le
pressoir,
ils
placent
dessus
trois
grosses
perches
de
dix
à
douze
pouces
de
circonférence
,
une
à
chaqüe
bout
en
longueur,
et
Ia
troisieme
‘au
milieu
,
et
dans
le
même
sens.
Celles
de
côté
servent
à
marquer
les
lignes
qu'ils
doivent
VIT
suivre
avec
leurs
pelles
tranchan-
tes.
En
coupant
Île
marc,
cette.
substance
est
pressée
sur
deux
cô-
tés.
Après
que
la
coupe
est
faite,
ils
mettent
sur
ces
pérches
et
sur
les
Raïsiñs
des
planches
de
la
lon-
gueur
de
la
maïe
,
et
sur
ces
plan:
ches
,
des
demi-poutres
de
huit
ou
neuf
pouces
de
diamètre,
qu'ils
appellent
mayaux
;
ls
les
placent
à
un
pied
de
distance
les
unes
des
autres,
et
en
forment
quatre
ou
cinq
rangs
,
qui
se
croisent
en
travers,
ce
qui
fait
une
pie
d’en-
viron
quatre
ou
cinq
pieds.
Ils
abaïssent
sur
le
tout
trois
ou-quatre
grosses
poutres
,
d’une
pesanteur
énorme,
qui
sont
placées
au
mi-.
lreu
de
Ia
presse
en
travers
,
et
sOu-
levées
à
un
bout
par
deux
poutres
de
côté,
qui
sont
enfonctes
de
quinze
à
vingt
pouces
dans
la
terre,
et
fixées
aux
bâses
qui
les
traver-
sent,
À
lautre
bout,
est
ce
qu’on
appelle
une
cage
OU
roue
,
avec
une
vis,
pour
soulever
où
abaïs-
sér
Îles
grosses
poutres
sur
Îles
mayaux,
et
presser
les
Raïsins.
Ils
soulevent
ensuite
,
par
les
poutres
de
la
vis,
le
bout
des
arbres
sur
le
côté
de
la
roue
ou
cage,
qui.
abaïsse
l'autre
bout
des
poutres
du
côté.
Ils
chassent
deux
ou
quatre
coins
de
bois
entre
La
coche,
qui
est
dans
les
poutres
de
côte,
et
ces
poutres
sont
aussi
abaissées
pour
les
tenir
dans
leur
position,
4
VIT
_
et
Les
empêcher
de
se
soulever,
et
ils
abaïssent
ensuite
Pautre
bout
au
moyen
de
Ia
vis,
ment
à
le
soulever.
Ils
se
servent
de
larges
pelles
d'acier
,
d'un
pied
de
largeur
,
sur
un
et
demi
de
lon-
gueur
,
fort
lourdes
et
tranchantes
à
l'extrémité,
pour
couper
aisé-
ment
le
marc
des
Raisins
sur
les
quatre
cotés,
Ils
commencent
par
abaisser
les
grosses
poutres
sur
les
Raïsins,
et
ils
appellent
le
vin
qui
coule
alors,
Win
de
goutte,
parce
que
dlest
le
plus
fin
etie
plus
exquis
du
Raïsin.
Ce
vin
est
fort
léger,
et
n’a
pas
assez
de
corps.
Quelques-uns
nom-
ment
ce
premier
pressurage
l’a-
baissement,
ce
qui
doit
être
fait
avec
beaucoup
de
dextérité
et
de
_promptitude
;
car
il
faut
tout
de
suïte
décharger
le
pressoir,
pour
remettre
dans
le
milieu
tous
Îes
Raisins
qui
ont
pu
glisser
sur
les
côtés,
et
les
pressurer
tous
promp-
tement
une
seconde
et
une
troiï-
steme
fois.
Ils
appellent
ce
second
et
autres
abaissements,
la
premiere,
la
seconde
,
La
troisienre
coupe
|
&c.,
qui
doivent
être
faites
en
moins
*
d’une
demi-heure,
sil’on
veut
avoir
du
vin
fort
blanc,
parce
qu'il
ne
faut
pas
donner
Île
tems
aux
Raïsins
de
s’échanfer
,
ni
à
Ia
liqueur
celui
de
séjourner
dans
le
marc,
à
Ts
mêlent
ordinairement
Ie
vin
Tome
VIII,
qui
sert
égale.
VIT
115
de
l’abaissement
avec
celui
de
Ia
Premiere
et
seconde
coupe,
et
quelquefoïs
avec
celui
de
la
troi-
sieme
;
mais
fort
rarement
,
et
sui-
vart
que
Îes
années
sont
plus
ou
moins
chaudes,
C’est
ce
qu'ils
ap-
pellent
Win
fin
de
premier
pres-
surage,
Quelques-uns
se
réservent
un
ou
deux
quartauts
de
la
premiere
goutte
ou
du
premier
abaïssement;
mais
il
est
trop
léger,
et
n’a
point
assez
de
corps
pour
none
être
transporté,
Des
personnes
habiles
préten=
dent
que
le
vin
des
premiers
abais-
sements
ne
doit
être
mêlé
qu'avec
celui
de
[a
premiere
coupe,
si
lon
veut
lavoir
beaucoup
plus
délicat
;
que
d’atlleurs
on
à
assez
de
tems
pour
faire
ce
mélange
dans
la
suite,
en
cas
qu'on
trouve
les
vins
trop
lé-
gers
et
trop
blancs
;
au:lieu
qu'en
les
mêlant
au
pressoir,
iln°y
a
plus
de
remede.
À
chaque
coupe
,
on
éleve
fes
grosses
poutres
,
et
on
Ôte
tous
les
maÿyaux
,
les
planches
et
les
perches
posées
immédiatement
sur
les
grappes,
ou
le
marc.
On
coupe
ce
marc
sur
Îles
quatre
côtés
,
avec
des
pelles
d'acier
tranchantes;
ou
des
hachettes,
et
on
rejette
sur
le
pain,
avec
des
pellés
de
boïs
,
ce
qui
est
coupé:
on
l’arrange
défaçon
qu’il
ne
puisse
se
répandre.
Dans
les
presses;
qu'ils
a
ppellent
E
LIquers,
:
Ê
114
VIT
on
prend
garde
que
Ja
roue
qui
est
-dans
le
milieu,
porte
égalementsur
la
totalité
de
la
masse.
:
Dans
le
pressoir
,
Ja
cage
ou
teisson
ayant
ses
poutres
portées.
plus
sur
le
côté
de
la
roue
que
sur
les
coins,
la
masse
doit-nécessaï-
rement
être
placée
plus
en
pente
vers
laroue,
que
vers
le
côtédes
coins.
Cela
se
comprendra
aïsé-
ment
,
en
examinant
les
descrip-
tions
des
différentes
presses.
II
faut
aussi
observer
qu’à
chaque
foïs
que
Von
coupe
les
Raïsins
on
le
marc,
on
hausse
le
sac,
parce
qu'ilesttou-
jours
placé
de
maniere
qu'il
y
a
un
tiers
de
moins
au
bas
qu’au
sommet,
-
La
seconde
coupe
donne
plus
de
vin
que
Pabaïssemrent
et
la
pre-
miere
coupe,
parce
que
les
Raïsins
se
brisent
mieux
alors,
et
ne
elis-
sent
pasæant
sur
les
côtés.
.
On
fait
couler
Se
vin
du
pressoir
dans
un
poinçon
défoncé,
ou
quel-
ques
autres
grands
vaisseaux
prépa-
<
rés
pour
€
cet
effet,
et
enfoncés:
dans
la
terre
,
pour
le
recevoir,
Au
premier
ire
il
paroit
un
peu
rouge,
maïs
il
perd
ce:
peu
de
cou-
leur
,
suivant
qu'il
a
bouiili,
et
qu'il
s’est
clarifié
dans
le
tonneau
,
et
alors
il
devient
parfaitement
blanc
,
surtout
quand
les
deux
premieres
coupes
ont
été
expri-
mées
avec
promptitude
;
mais
prin-
cipalement
lorsque
les
Raïsins
ont
été
Cueillis
pendant
la
1osée,
on
>.
laisse,
VIT
|
paï
un
tems
sombre.
Quoique
ces
vins
soient
blancs,
ils
les
appellent
gris,
parce
qu'ils
ne
sont
faits
que
de
Raïsins
noïrs.
Si
l’année
est
chaude,
et
que
le
vin
de
la
troisieme
coupe
ait
de
Ia
couleur
,
il
ne
faut
pas
le
mêler
avec
eelui
des
précédentes;
mais
avec
.celut
de
la
quatrieme
,
et
quelquefois,
mais
fort
rarement,
avec
celui
de
(a
cinquieme.
Onne
presse
pas
aussi
fort
les
dernieres
coupes
que
Îles
premieres,
et
on
sun
intervalle
d’une
Bonne
demi-heure.entre
chacune.
Le
vin
qui
en
provient
,
ayant
plus
de
couleur,
est
appelé
Œuf
de
perdrix,
où
Vin
de
coupe,
Ce
vin
est
fort,
a
agréable,
beau
;
ilest
bon
pour
l'or-
dinaire,
et
il
devient
toujours
meil:
Icur
en
vieïllissant,
_
Quand
le
vin
de
fa
quatrieme
coupe
est
trop
foncé,
ïls
ne
le
mé-
lentpointavec
celui
de
Ja
premiere
er
de
la
seconde,
m
mais
fe
las
sent
avec
le
vin
des
cinquieme
;
sixieme
et
septieme
coupes,
qu'ils
appellent
Vin
de
pressoir,
Ce
vin
est
d’un
rouge
foncé,
assez
dur,
mais
bon
pour
une
boisson
de
ménage.
S'ils
ne
sont
pas
pressés
;
:
il
laissent
un
intervalle
d'une
heure
et
demie
entre
chacune
de
ces
trois
dernierés
coupes,
pour
que.
le
vin
s'écoule
insensiblement,
et
que
fes
hommes
employés.
à
ce
travail
,
aïent
le
tems
de
se
repo-
ai
vis
sér
:
3
car
-
cet
ouvrage,
qui
est
très=
faigant
,
dure
continuéllement
jour
et
nuit
pendant
environ
trois
semaines.
Les
Vignerons
de
la
Champagne
pressent
si
fortement
les
Raisins,
qu'après
avoir
fini
et
déchargé
la
imaïx
,
le
marc
est
aussi
dur
qu'une
pierre.
Ils
le
mettent
dans
de
vieux
tonneaux,
et
en
ti-
rent
uhe
eau-de-vie
de.
très-mau-
vais
gout,
qui
est
cependant
bonne
à
plusieurs
usages.
Ceux
qui
ont
beaucoup
de
F1-
gnes
,
font
deux,
trois
où
quatre
premiers
pressurages
de
vin
fin,
.
pour
Jesquels
ils
choisissent
tou-
-
jours
les
Raïsins
les
plus
délicats
et
les
plus
murs.
Ces
sortes
de
vins
Sont
toujours
supérieurs
à
tous
les
autres
pour
la
qualité
et
le
prix
;
car,
lorsque
le
vin
d’un
preinier
pressurage
se
vend
six-cents
livres
Ba
queue
,
celui
du
second
ne
vaut
pas
plus
de
quatre-cent-cinquante
livres
,
quoique
tous
deux
sortent
de
Ja
même
Vigne.
Dans
chaque
premier
pressurage,
il
y
à
ordinairement
deux
tiers
de
Vin
fin,
un
demi-tiers
de
vin
de
Coupe,
et
un
demi-tiers
de
vin
de
Pressoïr.
Aïnsi
,
dans
une
bonne
cuvée
de
cinq
ou
six
pieces
de
vin
On
en
à
trois
où
quatre
de
taïlle,
et
deux-ou
trois
de
pressoir,
-
Des
Raisins
communs
et
noirs
qui
restent
après
les
premiere
,
se-
Conde
ou
troisième
cuvée,
ils
en
Toussaint
VIT
ILES
font
une
autre
où
ils
mêlent
ceux
qui
ne
sont
pas
bien
mûrs,
et
qu'ils
nomment
V’erdeleis.
.
mé-
lange
produit
un
vin
assez
coloré,
que
l’on
vend
aux
häbitans
de
fa
campagne
où
pour
les
dom
estiques.
Is
Taïssent
ces
Raïsins
deux
:
Jours
entiers
dans
une
grande
cuve
,
avant
de
Iles
pressurer,
afin
de
donner
plus
de
qualité
au
vin
;
ensuite
ils
mêlent
au
pressoir
tout
le
pro=
duit
des
différentes
tailles
ou
coupes.
Les
Raïsins
blancs
n’entrent
point
dans
cette
cuvée;
ais
les
laïs-
sent
sur
Îes
seps
isques
vers
[a
et
quelquéfoïs
jusqu’au
huit
ou
dix
de
Novembre,
tems
auquel
les
matinées
sont
froides
:
ainsi,
ils
en
font
un
vin
bourru,
c’est-à-dire
,
Un
Vin
nouveau
et
doux
qui
n’a
point
fermenté,
et
qu’ils
vendent
aussi-tôr,
-
Ce
vin
est
encore.
meilleur
:
quand
les
Raïsins
ont
été
puicés
par
les
gelées
blanches
d'Octobre
et
de
Noyembre
,
flétris
par
des
matinées
trés-froides,
Un
peu
de
pourriture
dans
ces
Raïsins
ne
nuit
point
au
vin,
si
on
fui
donne
le
tems
de
se
purifier.
par
fermentation
,
et
de
rejetier
,
toute
lordure
ad
il
contients
On
peut,
si
on
le
veut,
mêle
le
vin
blanc
avec
le
vin
de
taille,
quand
on
a
occasion
de
le
vendre
tout
de
suite
après
qu
51
à
bouilli.
Ce
vin
est
alors
agréable
à
boire
;
|
Pi
OU
all
mofné
:
+
nant
à
Be
VIT
assez
pailé,
et
d’un
bon
corps.
.
Tous
les
vins
fins
doivent
être
mis
dans
des
tonneaux
neufs,
ainsi
que
ceux
de
taille;
mais
les
vins
rouges
,
le
verd
,
et
ceux
de
pressoir
,
peuvent.
être
mis
dans
de
vieux
tonneaux,
pourvu
qu'ils
soient
encore
bons.
H
ne
faut
jamais
frotter
les
tonneaux
ayec
du
soufre;
on
se
contente
de
les
laver
avec
de
l’eau
commune
un
peu
ayant
de
Îes
remplir,
et
de
leur
donner
[e
tems
de
bien
égoûter.
On
peut
mêler
avec
l’eatt
quelques
grosses
poi-
gnées
de
fleurs
où
de
feuilles
de
Pêcher
.
que
lon
prétend
être
très
favorables
au
vin.
En
Cham-
pagne
;
on
met
ordinairement
les
vins
dans
des
quartants
et
des
ton-
neaux.
La
mesure
de
Ia
riviere
est
dif-
_férente
de
celle
de
la
montagne,
Les
pieces
de
riviere
contiennent
environ
deux-cent-dix
pintes
de
Paris,
et
le
quartaut
cent-dix
;
Les
pieces
de
montagne
,
deux-cent.
quarante,
ou
pour
le
moins
deux-
cent-trente,
et
le
quartaut
cent-
quinze
ou
cent-vingt.
On
fait
une
marque
à
chaque
piece
et
à
chaque
quartaut
avec
de
[a
craie
;
pour
distinguer
le
vin
de
la
premiere,
.
de
la
seconde
et
de
la
troisieme
cuvée
,
le
vin
de
taille
et
de
pres-
soit,
le
vin
blanc
et
le
verd:
on
y
marque
aussi
le
nom
de
Ia
Vigne
#
VIT
d’où
Iles
Raisins
ont
été
tirés.
.
Depuis
quelques
années
,
des
particuliers
de
la
Champagne
ont
entrepris
de
faire
du
vin
aussf
rouge
que
celui
de
Bourgogne,
et
ils
ont
assez
bien
réussi
quant
à
la
couleur
;
mais
selon
moi,
ces
sortes
de
vins
sont
inférieurs
à
ceux
de
Bourgogne,
en
ce
qu'ils
ne
sont
pas
aussi
moélleux
nf
aussi
agréables
au
gout;
néanmoïns
bien
de
gens
en
demandent
etles
pré
ferent,
Comme
les
vins
gris
sont
un
peu
tombés
,
on
fait,
depuis
quelques
années
en
Champagne
,
beaucoup
de
vin
rouge,
que
l’on
débite
très-
bien
en
Flandres
pour
du
vin
de
Bourgogne.
De
tous
ces
vins
,
il
ny
en
a
point
de
meïlleurs
pour
la
santé,
ni
de
plus
agréables
que
le
vin
gris
de
Champagne
,
celui
qu’on
ap-
pelle
Œil
de
perdrix
,
ou
les
vins.
des
deux
premieres
taïlles
d’un
pre-
mier
pressurage
,
dans
Îes
années
assez
chaudes,
Ce
vin
a
du
corps,
de
Paciïdité;
du
feu
,
un
parfum,
une
vivacité
>]
:
>]
et
une
délicatesse
qui
le
rend
bien
supérieur
à
tous
les
vins
les
plus
exquis
de
la
Bourgogne;
et
ce
qui
devroit
engager
à
le
préferer,
c’est
.sa
Jégereté
qui
le
fait
couler
et
passer
bien
plus
promptement
qu'aucun
autre
vin
de
ce
Royaume.
C’est
une
erreur
de
croire:
que
_*
qui,
selon
moi,
le
vin
de
Champagne
peut
donner
fa
goutte;
car
à
peine
voit-on,
dans
cette
Province,
un
seul
hom-
me
attaqué
de
cette
maladie
:
ce
est
la
meilleure
preuve
du
contraire,
Pour
faire
du
bon
vin
rouge
en
Champagne
,
il
faut
cueillir
les
Raïsins
noirs
pendant
la
chaleur
du
jour,
les
bien
choisir
,
et
avoir
soin
de
ne
pas
les
mêler
avec
les.
hauts
vins,
ni
avec
les
verds
,
ou
ceux
quisont
presque
tous
pourris»
on
les
laisse
deux
jours
dans
Ia
cuve
,
où
la
liqueur
devient
rouge.
par
la
fermentation,
Quelques
heu-
res
avant
de
les
porter
sur
1e
pres-
soir,
on
les
foule
aux
pieds,
et
on
en
mêle
Île
jus
avec
le
marc,
sans
quoi
le
vin
ne
seroit
pas
assez
touge.
St
on
le
Iaissoit
plus
de
Jeux
jours
dans
la
cuve,
il
pren-
droit
trop
le
goût
des
pépins,
En
le
mélant
avec
fe
vin
de
pressoir,
il
deviendroit
trop
épais
,
trop
dur,
et
désagréable,
Le
vin
du
premier
pressurage
étant
enlevé
,
et
les
tonneaux
mar-
_qués
,
on
[es
met
en
rangs
dans
une
cave
ou
une
cour.
Ceux
qui
font
beaucoup
de
vin,
et
“qui
sont
de
bons
économes
,
ont
soin
de
recueillir
lécume
qui
sort
des
tonneaux,
tandis
que
les
vins
fer-
mentent
par
le
moyen
d’une
es-
pece
d'entonnoir
recourbé
vers
le
bas
,
qui
fait
tomber
écume
dans
VITE
ir
ün
gränd
baquet
de
bois
placé
entre
deux
tonneaux.
Ils
jettent
ensuite
cette
écume
sur
les
vins
de
pres-
soir.
Peu
de
personnes
cependant
usent
de
ce
moyen.
On
laisse
fermenter
les
vins
gris
dans
les
tonneaux
pendant
dix
ou
douze
jours
,
païce
que
ces
vinsse
débarrassent
de
leur
ferment
plus
oùumoins
vite,
suivant
qu'ils
ont
plus
où
moins
de
chaleur
,
ou
sui-
vant
que
Îles
années
sont
DE
ou
moins
chaudes,
|
Après
que
le
vin
a
fermenté;
on
bouche
les
tonneaux
avec
leurs
bondons
,
et
on
laisse
sur
le
devant
une
ouverture
du
diamètre
du
pe-
tit
dofgt
,
qu'on
bouche
dix
ou
douze
jours
après
avec
une
cheville
de
boïs
appelée
broche.
Cette
che-
ville
déborde
d'environ
deux
pou-
ces
,
pour
pouvoir
la
tirer
plus
aisément
,
et
la
remettre
ensuite.
di
tont
fe
tems
que
les
vins
fermentent,
il
faut
tenir
les
ton-
neaux
remplis
,
afin
qu’ils
puissent
rejetter
facilement
tout
ce-qu'ils
contiennent
d'impur:
c’est
pour-
quoi
on
les
remplit
chaques
deux
où
trois
jours
,
ayant
que
les
bon-
dons
soïent
mis
;
chaques
huit
jours
par
Îe
petit
trou
de
la
broche
pendant
le
premier
ou
les
deux
mois
suivants
;
et
ensuite
une
fois
tous
Îes
deux
mois
pendant
tout
le
tems
que
le
vin
reste
dans
la
cave,
füt-ce
même
plusieurs
années,
Re
VIT
Quand
les
vins
n’ont
point
assez
de
corps,
ou
lorsqu'ils
sont
trop
verds,
comme
cela
arrive
souvent
dans
des
années
froideset
humides,
ou
quand
ils
out
trop
deliqueur
,-
.
comme
ils
y-sont
sujets
dans
les
années
chaudeset
seches,,
trois
se-
maines
après
qu'ils
ont
été
faits,
il
faut
rouler
les
tonneaux
cinqou
six
fois
,
pour
bien
mêler
le
vim
avec
des
lies
,
et
continuer
aïnsi
chaques
huit
jours
pendant
un
mois,
Ce
mélange
de
la
lie
étant
répeté,
.
xenforcera
le
vin,
l’adoucira,
hâ-
tera
$a
maturité,
et
le
rendra
pota-
ble
en
aussi
peu
de
temsque
s’il
avoit
été
transporté
d'une
place
à
Yautre,
E
-
Hi
faut
laisser.
_
vins
ee.
le
cellier
jusques
vers
le
dix
d'Avril,
pour-le
mettre
alors
dans
les
caves
voûtées;
mais
aussitôt
que
les
premiers
froids
de
Pautomnecom-
_mencent
à
se
faire
sentir,
on
les
transporte
de
nouveau
dans
le
_
cellier.
Il
est
important-d’observer.
à
ce
sujet
que
les
vins
doivent
toujours
être
tenus:
‘dans
des
en-
droits
frais
,
afin
qu'ils
ne
puissent
jamais
souffrir.
de
la.
chaleurs;
et
comine
les
caves
voñtées-sont
plus:
fraiches
en.
*e
Se
plus
chaudes
ea
hiver,
«
que
Vair
extérieur,
-aussi-
tôt
que
fa
saison
devient
chaude
;
11
faut
y
mertre
les
vins,
tant
ceux
qui
sont:
ER:
tTONNEAUX,
que
ceux
:
qui
ou
en
Ronteies.
»
Ctles-re-
VIT
monter
dans
le
cellier
quand
Pair.
extérieur
devient
froid,
-
Rien
n’est
mieux
imaginé
que
de
transväser
des.
vins
3
car
lexpé=
rence
prouve
que
c’est
la
lie
qui.
les
-gâte,
et
qu'ils
ne
sont
jamais
merlleurs-et
plus
vifs
que
lorsqw'ils
ontété
bien
trausvâsés.
Si
lon
veut
les
mettre
en
bouteïlles,
ou
Îles
conseryer
en.tonneaux
,
on
doit
toujours
les
transvâser
d'untonneau:
dans
un
autre,
au
moins
deux
fois,
en
favant
bien
Pun,
et
en
laïssant
la
te
dans
Ie
premier.
Ontransvâse
les
vins
pour
la
pre-
:
miere
fois
Vers
le
milieu
de
Dé-
cembre
,
pour
les
éclaircir
;
la
seconde,
vers
le
milieu
de
Fevrier;
et
en
Mars
et
Avril,
environ
huit
jours
avant
de
les
mettre
en
bou-
teïlles,
On
emploie,
pour
chaque
piece
de
vin,
du
talc
très-blanc,
de
la
pesanteur
d’une
couronné
d'or,
de
deux
denïers
quinze
grains,
ou-de
soixante-trois
grains
:
onen
prend
un
pareil
poïds
autant
de
fois
qu'on
a
de
pieces
de
vin
à
-transyâser,
On
met
cette
quantité
de
talc
dans
une
ou
deux
pintes
de
même
vin,
eton
le
laisseainsi
un
jour
ou
deux
,
pour
lui
donner
Jetems
de
se
dsouete
d’autres
Île
méttent
dans
une
-pinte
d’eai.,
où.
dans
un
plus
grand
volume,
suis
vant
sd
quantité
,
pour
en
avancer.
la
dissolution;
qui
-est
toujours
dificile
à
faire.
Quelques
uns
de’
TE
Mélent
dans
une
pinte
d’esprit.de-
vin.
Quand
le
tale
est
ramolhi,
on
1e
bat
pour
le
bien
diviser:
et
quand
ses
parties
sont
suffisamment
sépa-
res,
on
répand
dans
le
vaisseau
qui
contient
cette
dissolution
Sat
tant
de
pintes
de
vin
qu’on
a
de
tonneaux
à
transvâser.
On
bat
en-
suite
le
talc
encore
üne
fois
)
ton
Je
passe
dans
une
chausse
très-
serrée.
Souvent
on
ajoûte
encore
du
même
vin
pour
bien
détremper
le
talc;
et
quand
il
ne
reste
plus
tien
dans
la
chausse,
on
passe
[a
liqueur
à
travers
un
linge,
et
on
met
une
bonne
phite
au
moins
de
cette
liqueur
dans
chaque
tonneau,
et
une
demi-pinte
dans
chaque
quartaut,
ee
On
agite
ensuite
le
vin
pendant
deux
ou
trois
minutes
seulement,
dans
Fe
milieu
du
tonneau
avecun
bâton
,
san
s
Penfoncer
plus’avant,
Un
particulier
à
nouvellement
trouvé
une
méthode
plus
prompte
Pour
dissoudre
le
talc.
Il
le
fait
fondre
dans
une.
poële
sur
Le
feu,
et
le
réduit
en
une
boule
molle.
comme
de
Ia
pâte:
cette
prépara-
tion
préliminaire
rend
le
tale
plus
_
dissoluble
dans
le
vin.
Enle
fondant
ainsf,
on
doit
avoir
soin
de
my
pas
mettre
trop
de
liqueur,
et
de
pro-
Portionner
lea
ou
le
vin
à
sa
quantité,
—
a
—
Le
tale
travaille.
ordinairement
€n
deux
ou
trois
jours
,-
quoiqu'il
D
,
à
he
clarifie
quelquefois
Je
vin
que
dans
sept
ou
huit
jours,
et
toujours
il
faut
attendre
que
le
vin
soit
clair
pour
Ie
bien
transvêser
En
hiver
,
le
tems
est
quelquefois
st
PEL
Propre
pour
cela,
quite
nécessaire
de
mettre
une
seconde
fois
du
talc
dans
le
même
tonneau,
et
à
1a
même
quantité;
mais
quand
le
tems
est
clair
et
froid,
levinse
Clarifie
parfaitement
bien,
et
en
beaucoup
moins
de
jours,
Sa
cou.
leur
est
alOÏS
beaucoup
plus
vive
et
plus
brillante
que
s’il
avoir
été
clarifié
,
et
transyäsé
dans
UN
tems
plus
doux
et
humide.
:
-
Aussi-tôt
que
les
vinssont
clairs,
H
faut
les
transvâser
dans
d’autres
tonneaux,
Quatre
ou
cinqtonneaux
neufs
suffisent
pour
transyéser
deux
Où
trois-cents
pieces
de
vin
;
car,
lorsque
les
premiers.
sont
vuides
;
on
ôte
la
lié,
qu'on
vérse
dans
de
vieux
tonneaux
:
on
les
lave,
ét
on
s’en
sert
POur
transyâser
d'autres
pieces,
Rien
n’est
plus
curieux
que
la
maniere
dont
lesChampenoïis
transe
vâsent
leurs
vins
»
Sans
déplacer
les
tônneaux,
Ils
ont
pour
cela
un
tuyau
de
cuir
,
sémblable
à
un
>
boyau,
de
quatre
où
cinq
pieds
de
longueur,
sur
six
ou
sept
pouces
de
circonférence
»
bien
cousu,
X
double
couture
,
afin
que
le
vin
\
ne
puisse
couler
à
travers
,
et
à
chaque
Bout
duquel
est
un
tu
yan
VET
TI19
120
VIT
de
bois
,
de
dix
ou
douze
pouces
de
longüeur,
sur
six
à
sept
pouces.
de
circonférence
à
une
de
ses
extrémités
,
et
quatre
environ
à
l’autre.
Le
gros
bout
de
chacun
de
ces
tuyaux
entre
dans
le
canal
de
cuir,
auquel
il
est
fortement
assu-
jetti
avec
du
fil-retors
;:
üs
Otent
Te
bondon
du
tonneau
qu’ils
veu-
Jent
remplir,
et
font
entrer
à
sa
place
le
tuyau
de
bois
avec
un
maillet
:
chacun
de
ces
tuyaux
est
garni
dans
le
bout
avéc
du
Hinge.
Is
les
attachent
à
deux
pouces
en-
viron
en-dedans,
et
àun
pouce
au
moins
du
gros
bout,
Se
diminuant
insensiblement
en
ailant
vers
Île
petit
bout,
ils
mettent
_un
large
siphon
de
métal
au
bas
du
ton-
néau
qu'ils
veulent
tirer,
et
ils
ajustent
aussi
dans
ce
siphon
le
petit
bout
du
tuyau
de
bois
attaché
à
celui
de
cuir.
En
ouvrant
ensuite
fe
siphon
ou
l’anche
,
sans
le
se-
cours
de
personne
,
presque
la
moi-
tié
du
vin
passe
dans
le
tonneau
vuide
,
par
le
seul
poïds
de
Ia
li-
queur.
Quand
elle
est
parvenue
au
niveau,
ét
qu’elle
ne
coule
plus,
ils
ont
recours
à
une
espece
de-
soufflet
,
d'une
construction
fort
singuliere
,
pour
forcer
le
vin
du
tonneau
qu'ils
veulent
vuider,
à
passer
dans
celui
.
’ils
rem-
plissent,
Ce
soufilet
a
environ
trois
pieds
de
longueur
,
Sur
un
pied
et
demi
WI
T
|
de
large.
Sa
forme
est
Ïa
mérite
que
celle
du
soufflet
ordinaire,
jusqu’à
environ
cine
pouces
du
petit
bout;
mais
à
cette
distance,
il
a
trois
ou
quatre
pouces
de
lare
geur,
Dans
l'intérieur
à
cet
endroit,
Pairne
passe
que
par
un
trou
d’un
pouce
de
calibre.
Près
de
ce
trou,
sur
le
côté
du
petit
bout
du
souf-
flet
,se
trouve
une
souspape,
Où
un
morceau
de
cuir,
en
forme
de
langue
ou
piston
de
pompe,
qui.
y'estattaché,
et
se
tient
tout
près,
à
côté
du
trou
et
de
l’embouchure;.
de
sorte
que
le
soufflet
étant
sou
levé
pour
prendre
air,
et
Pair
une
fois
passé
par
ce
wrou,
entre
dans
le
tonneau
sans
pouvoir
rentrer
dans
le
soufflet,
qui
n’en
reprend.
et
nese
remplit
encore
une
fois,
que
par
le
trou
au-dessofis.
L’extrémité
du
soufflet
est
dif
férente
de
celle
des
autres
;
elle
est
bien
fermée
par
un
tuyau
de
bois
d’un
pied
de
longueur
,
joint
en-dedans,
collé,
ettrès-fortement
attaché
par
de
bonnes
chevilles,
et
qui conduit
l'air
vers
le
bas.
Ce
tuyau
est
rond,
et
de
neuf
ou
dix.
pouces
de
circonférence
au
som
met;
mais
son
diamètre
diminue
insensiblément
vers
le
petit
bout,
qui
peut
aisément
entrer
dans
Îes
tonneaux
par
le
trou
du
bondon,
à
la
circonférence
duquelilsejomt
si
exactement,
que
Pair
ne
peut
ni
entrer,
ni
sortir
en
aucune
maniere
_Ge
‘204
VIT
Ce
tuyau
pénetre
dans
Ie
ton-
eau
jusqu’à
deux
pouces
de
lex-
trémité
du
soufflet,
et
comme
il
est
à
moitiérond
au
sommet,
on
le
force
avec
un
maïllet
dans
le
ton-
seau,
À
deux
doigts
environ
au-
dessus
du
bout
de
ce
tuyau,
il
ya
un
crochet
ou
crampon
de
fer
d’un
pied
de
longueur
,
.qui
passe
au-
travers
d'un
anneau
de
fer
attaché
avec
des
clous
au
tuyau.
On
assu-
jettit
le
soufilet
par
ce
crochet
aux
cercles
du
tonneau,
sans
quoi
Ia
_
forcedel’air
(po
ri
soufflet,
+
le
feroït
sortir
du
trou
du
bondon,
et
letonneau
mis
en
perce,
ne
por
roit
se
vuider.
ee
Le
méchanisme
de
ce
ue
est
aisé
à
concevoir,
L'air
entre
facile-
ment
par
louverture
de
dessous,
_
pénetre
vers
l'extrémité,
suivant
que
le
soufflet
est
plus
ou-moins
serré
,
et
enfile
le
tuyau
qui
le
fait
descendre
vers:
le
|
bas,
pour
Empé=
cher
cet
air.de
rétrograder,
quand
le
soufflet
est
ouvert
de
nouveau.
Il
y
a
dans
cet
espace,
une
souspape
ou
languette
de
cuir
;
placée,
com-
me
on
Pa.dit
,
sur
lintérieur
du
trou
,
pour
nue
cette
ouverture,
quand
on
veut
reprendre
du
nou-.
vel
air,
Ce
nouvel
air
pousse
tou-
jours
doucement
en
serrant
Ie
soufflet
dans
le
tuyatt,
parce
que
la
souspape
s'ouvre
à
proportion
qu’elle
est
forcée
par
Pair
;
ainsi
,
il
ÿ
entre
continuellement
un
nouvel
Tome
VIII.
VIT
121
air
dans
Île
tonneau
,
sans
qu'il
puisse
en
sortir,
parce
qu’il
se
trouve
Bien
arrêté
par
le
tuyau
qui
le
con-
duit
en-dedans,
et
la
souspape
fer-
mée
par
ce
nonvel
air.
|
Cet
aïr
chassé
continuellement
par
la
force
du
soufflet,
presse
Épa-
lement
la
surface
du
vin
contenu
dans
le
tonneau,
sans
lui
causer
la
moindre
agitation
,
et
le
force
de
passer
par
Îe
tuyau-du
cuir,
dans
l’autre
tonneau
que
lon
veut
rem-
plir.
L'air
contenu
dans
ce
dernier,
s'échappe
facilement
par
le
trou
du
bondon
qui
reste
ouvert.
-
Ce
soufflet
fait
sortir
tout
Îe
vin
du
tonneau
,
à
l'exception
de
dix
ou
douze
pintes
a,
©t
lon
s’apper-
çoit
qu’il
est
arrivé
à
ce
point,
quand
Le
vin
siffle
dans
le
siphon,
Alots
on
ôte
les
deux
tuyaux
de
dessus
les
tonneaux,
et
l’on
ferme
aussitôt
le
trou
du
haut
ayet
une
broche
ronde
de
chêne,
que
Pon
chasse
à
coups
dé,mail
.
on
dé=
barrasse
ensuite
[e
tuyau
de
Bois,
qui
est
dans
l'anche
de
métal
du
tonneau
vuide,
et
on
laïsse
éconler
doucement
quelques
pintes
de
vin
clair
dans
un
baquet,
…
On
observe
avec
attention
à
chaque
moment
dans
un
verre
net,
si
le
vin
est
clair,
Dès
qu’on
apper-
çoit
le
moindre
trouble;
onarrête
l'anche
,
sans
attendre
qu'il
soit
_plus
chargé
,
et
on
verse
tout
de
suite
dans
un
seau
le
peu
de
vin
qui
Q
22
VIT
reste
dans
le
tonneau
:
on
met
Île:
vin
clair
qui
a
coulé
par
Panche
dans
le
tonneau
,
qu’on
remplit
au
moyen
d’un
entonnoir
de
fer
blanc,
dont
Ja
tige
a
environ
un
pied
de
longueur,
afin
que
le
vin
qui
passe
à
travers
,
ne
puisse
causer
aucune
agitation
à
celut
du
tonneau;
€t
pourqu'ilne
puisse
y
passer
aucune
ordure,
il
y
a
dans
le
fond
de
cet
en-
ionnoir
une
platine
de
fer
blanc,
percée
de
petits
trous,
qui
arrête
tout
ce
qui
pourroit
se
présenter
de
trop
épais.
On
mêle
ensemble,
dans
un
ton-
neau
séparé,
tous
les
fonds
des
pieces
vuidées
;
en
a
un
de
nr
;
et
aussitôt
qu
fl
y
5
ce
qui
se
fait
en
moins
d'une
démi-
heure,
on
le
lave
avec
un
seau
d’eau,
on
Le
laisse
égoutter
pendant
Pespace
de
quel-
-
ques
minutes,
et
on
fe
remplit
en-
suiteavecle
vin
d’un
autre
que
lon
veut
transvâser,
Le
vin
qui
agéjà
cé
transväsé
une
fois,
doit
lêtre
une
seconde
fois
dans
le
tems
marqué
ci-dessus,
Quelquefoïs
lon
est
obligé
de
le
faire
une
troisieme
fois
,
;
Jui
donner
une
couleur
vive,
s’ilne
la
‘pas
;
maïs
quatre
Jours
avant
de
le
transvâser
,
on
lui
donne
une
frisure,
suivant
expression
du
pays,
en
y
mettant
un
uers
de
Rà
“quantité
ordinaire
de
talc,
es
personnes
les
plus
expéri-
mentées
transyasent
leurs
vins
pour.
VE
d'un
tonneau
dans
un
autre,
aussi
souvent
qu'ils
les
changent
de
place
;
c’est-à-dire
,
en
les
descen-
dant
du
cellier
dans
la
cave,
et
en
les
remontant
de
la
cave
au
cellier,
suivant
les
différentes
saisons.
On
m'a
assuré
que
dans
quatre
années,
:
ils
les
transyâsent
ainsi
douze
où
treize
fois.
Ils
prétendent
que
cela
les
conserve,
les
soutient,
et
les
rend
plus
fins
et
plus
délicats.
|
Is
pensent
que
le
vin,
formant
continuellement
de
la
lie
,
qui
lui
donneroit
de
la
couleur,
doit
étre,
si
on
veut
le
conserver.
blanc,
sous
venttransvâsé
d’untonueau
dans
un
autre,
ou
mis
en
bouteilles
;
que
l'on
ne
doit
point
craindre
d'aflois
blix
les
vins
par
ceite
opération
parce
que
plus
ils
sont
transyasés
;
plus
ils
acquierent
de
vigueur
,
€t
plus
ils
sont
vifs
et
brillants
en
couleur.
—
—
Quoique
jaie
dit
qu’ils
ne
de-
vroient
pas
soufrer
leurs
tonneaux,
cependant
ils
ne
manquent
pas
de
le
faire
la
premiere
fois
qu'ils
trans-
vâsent.
[ls
trempent
pour
cela
un
morceau
de
gros
linge
dans
du
soufre
fondu,
et
ils
en
coupent,
pour
chaque
tonneau
de
vin
fin,
un
bout
dela
grandeur
environ
du.
petit
doipt
,
et
le
double
pour.
chaque
tonneau
de
vin
ordinaire:
ils
Pallument
,
et
le
placent
sous
le
bondon
du
tonneau
qu’ils
vuident:,
avant
de
faire
usage
du
soufflet.
:
VET
À
mesure
que
le
vin
descend,
il
attire
à
[ui
une
odeur
de
soufre
presqu'imperceptible
,
qui
suffit
pour
lui
donner
une
couleur
plus
vive
:
on
peutréiterer
encore
cette
opérationau
second
transväsage,s’il
n’en
à
pas
pris
le
goût
au
premier;
car
dans
ce
dernier
cas,
ïl
faudroit
le
transvâser
la
seconde
fois
sans
y
mettre
de
mêche,
pour
lui
faire
_
perdre
le
goût
du
soufre,
qu
’Hne
doîït
jamais
avoir.
Les
vins
ainsi
clairs
et
beaux
peuvent
se
conserver
très
bien
dans
le
tonneau
pendant
deux
ou
trois
années
,
qualité,
soit
dans
la
cave,
soîit
dans
Je
cellier
:
cect
doit
s'entendre
sur-
tout
des
vins
de
montagnes
qui
ont
un
bon
corps.
Ceux
de
riviere
perdent
leur
qualité
dans
le
ton-
-neau,
et
doivent
être
Bus
dans
les
deux
premieres
années
,
s’ils
ne
sont
pas
mis
en
bouteilles;
car,
s'ils
y
sont
mis
,
Hs
se
conservent
quatre
,
cinq
et
six
ans.
Les
bouteilles
rondes
sont
fort
en
usage
en
Champagne,
Comme
il
y
a
beaucoup
de
bois
dans
cette
Province
,
on
y
a
établir
trois
fort
bonnes
Manufactures
de
verre
,
où
lonëne
fabrique
presque
que
des
Douteïlles
de
six
pouces
environ
de
hauteur,
avec
un
cou
de
quatre
Où
cinq
pouces
,
qui
contiennent
ordinairement
une
pinte
de
Paris
,
où
un
demi-verre
de
moins,
On
é
.
et
ne
rien
perdre
de
leur.
VID
ViF
123
les
vend
communément
douze
où
quinze
livres
le
cent.
Il
y
en
a
tou-
Jours
une
certaine
quantité
dans
chaque
maison.
Quand
on
veut
boire
une
piece
de
vin,
on
la
tire
dans
des
bouteïlles
Bien
rincées
et
égouttées,
afin
que
tout
le
vin.
de
fa
piece
soït
également
bon.
Quand
on
veut
mettre
une
piece
de
vin
en
bouteilles,
on
place
dans
Je
tonneau
un
pétit
siphon
de
métal
recourbé
vers
le
Bas,
etdont
extrémité
entre
dans
la
Ébreeille
;
au-dessous
de
laquelle
on
met
un
seau
pour
recevoir
le
vin
qui
peut
se
répandre.
On
bouche
chaque
bou-
teille
soïgneusement
avec
un
bon
bouchon,
bien
choïsi,
sain,
solide
et
compacte.
Ces
bons
bouchons
coûtent
cinquante
sous
où
un-écu
_le
cent,
On
ne
peut
apporter
trop
de
soin
dans
leur
choix;
car,
lors-
qu'ils
sont
défectueux,
ils
gâtent
le
.
cette
précaution
est
essen-
tielle
,
quand
on
veut
conserver
du
vin,
Ou
le
faire
voyager
en
bou-
terlles,
Lorsque
Pon
fait
usage
de
bou-
telles
qui
ont
déjà
servi,
on
les
nettoie
avec
du
petit
plomb
en
grains
,
pour
en
tirer
lordure
qui
reste
attachée
dans
Le
fond;
cepen-
:
dant
les
petits
clous
valent
mieux
pour
cet
usage,
parce
qu'ils
enle-
vent
plus
exactement
tout
ce
qui
est
collé
sur
le
verre,
_
Les
bouteïlles
étant
toutes
rem-
_
Qi
VIT
plies,
on
assujettit
le
bouchon
avec
‘une
forte
ficelle
;
et
lorsque
c'est
wn
vin
fin,
on
met
un
cachet
de
cire
d’Espagne
sur
le
bouchon,
afin
que
le
vin
ne
puisse
être
chan-
gé
par
les
domestiques.
Quelques
124
personnes
font
aussi
mettre
leurs
:
armes
sur
les
bouteilles;
ce
qui
n’en
hausse
le
prix
que
de
rente
sous
par
cent.
Quand
toutes
les
bouteilles
sont
bien
bouchées
,
ficelées
et
cache-
tées,
on
les
met
dans
une
cave
voüûtée,
où
dans
un
cellier,
cou-
chées
et
appuyées
lune
contre
Pautre
;
car
st
elles
étoient
debout,
ï
se
formeroit
un
dépôt
de
fleurs
blanches
sur
le
vin,
dans
le
petit
espace
vuide
qui
se
trouve
au
som-
met
du
cou
de
la
bouteille,
quine
doit
jamais
être
remplie
jusqu’au
bouchon,
Jaïsse
toujours
un
espace
vuide
mais
dans
laquelle
on
*
d’euviron
six
lignes.
Sans
cette
attention,
Je
vin
qui
fermente
dans
différentes
safsons
de
l
année,
cas-
serottun
grand
nombre
de
La
ci
les
;
ce
qui
arrive
encore
souvent,
malgré
toutes
fes
Précautions,
sur-
tout
quand.
Je
vin
a
beaucoup
de
chaleur,
ou
qu'il
estun
peu
vers
ou
piquant.
:
Dans
quelques
années
,
le
vin
devient
gras
et
gluant,
même
dans
les
boutetïlles
placées
dans
les
caves
votées
de
manïere
qu’il
file
com-
me
de
Vhuile
en
le
versant,
Cette
VEÈT
‘maladie
attaque
Les
vins,
qu'on
laïsse
plusieurs
mois
sans
les
chan-
ger
de
place,
En
ïes
Jaïssant
plus
exposés
à
l'air,
ïls
perdroïent
plus
de
leur
viscosité
,
qu’en
fes
tenant
dans
la
cave.
|
Quand
on
est
obligé
de
boire
un
vin
visqueux
,
on
secoue
forte-
ment
la
bouteille
pendant
un
demi-
quart
d'heure
:
on
la
débouche
aussi-tôt
après
;
et
en
Pinclinant
un
peu,
on
en
fait
sortir
un
demi-
verre
d'écume.
Après
cette
opéras
tion,
le
reste
du
vin
est
potable.
If
y
a
environ
quarante
ans
que.
les
François
n'aimotïent
que
le
vin
mousseux,
et
cela,
comme
ils
{le
font
ordinairement,
à
l’excès;
niaïs
depuis
peu,
\
revenir,
Les
uns
prétendent
que
l'on
y
met
des
drogues
fortes
pour.
le
faire
mousser;
d’autres,
que
c’est
une
viscosité
dans
le
vin,
qui
se
tourne
en
écume
extrèémement pi-
quante:
plusieurs
enfin
attribuent
cet
effet
au
tems
de
la
Lune,
où
l'on.
a
mis
Ces
vins
en.
bouteilles.
Il
est
vrai
que
plusieurs
Mar.
chands
de
vin,
voyant
que
l’on
ai-
moit
ces
vins
mousseux,
y
mêlorent
souvent
de
Palun,
de
lesprit-de-
vin,
de
la
fiente
de
pigéonss
et
beaucoup
d’autres
drogues
,
pour
le
faire
mousser
plus
fortement
;
mais
1l
est
certain
que
le
vin
mousse
naturellement,
quand
ïl
a
été
mis
en
bouteilles
,
depuis
{a
vendange
ils
commencent
à
en
VIT
jusqu’
au
mois
de
Mai.
On
prétend
que
plutôt
il
est
mis
en
bouteilles
après
la
vendange,
et
plus
il
est
mousseux
;
mais
bien
des
gens
ne
sont
point
de
cette
opinion:
car,
il
est
certain
que
le
vin
mousse
da-
vantage
,
quand
ti
est
mis
en
bou-
terlles
au
second
quartier
du
mois
de
Mars
;
c’est-à-dire,
vers
la
Se-
maine-Sainte.
Alors
on
n’a
besoin
.
d'employer
aucun
ingrédient,etilse
trouve
toujours
parfaitement
mous
_seux.
Cette
expérience
aété
répétée
tant
de
fois
,
qu'on
ne
peut
plus
en
douter.
_
Hést
bon
de
savoir
que
le
vin
ne
MmOusse
pas
tout
de
suite
;
après
avoir
été
mis
en
bouteilles
;
maïs
qu
1
Jut
faut
au
moins
six
semaï-
nes,
et
quelquefois
six
mois
avant
de
bien
mousser.
Quand
il
à
voya-
gé
,;
il
faut
le
tenir
pendant
un
mois
dans
une
cave
voûtée
pour
le
rétablir.
Comume
les
vins,
et
sur-
tout
ceux
de
montagne
,
ne
sont
pas
ordinairement
mis
en
bouteil.
les
dans
la
Semaine.
Sainte,
parce
qu’alors
ïls
sont
trop
verds
on
trop
durs,
sur-tout
si
l'année
a
été
froide
et
Où
qu'ils
sont
trop
li-
_quoreux\
par
des
années
chaudes,
le
plus
sûr
alors.
pour
avoir
du
vin.
exquis
,
est
de
ne
le
mettre
en
bou.
teïlles
qu’à
a
nouvelle
séve
d’Août,
L'expérience
prouve
que
le
vin
mousse
fortement
,
;
Quand
cette
opération
se
fait
depais
leds,
VIT
12$
jusqu’au
quatorze
Août
;
alors
il
a
perdu
son
acide,
et
il
esten
même
tems
mür
et
tres-mousseux.
On
a
essayé
de
ne
mettre
en.
bouteiïlles
le
vin
de
montagne,
qu’à
la
Semaine.
Sainte
de
la
se-
conde
année
;
c’est-à-dire,
dix-huit
mois
après
la
vendange
,
et
l’on
a
trouvé
qu'il
moussoit
encore
suffi-
samment,
mais
moitié
moins
que
celui
qui
avoit
été
mis
en
bouteriles
à
la
séve
de
Mars
de
P
année
précé-
dente.
On
ne
pense
pas
que
le
vin
de
riviere
,
qui
a
moins
de
corps
que
celui
de
montagne
,
puisse
autant
mousser
,
en
ne
Île
mettant
en
bouteilles
que
ia
seconde
annce,
Quand
on
veut
avoir
du
vin
qui
ne
mousse
point
du
tout,
on
ne
doit
le
mettre
en
bouteïlles
qu’en
Oc-
tobre
ou
en
Novembre
de
l’année
après
la
vendange
;
et
si
onle
fait
en
Jüm
ou
Juillet,
il
moussera
légèrement
,
très-peu
>
Où
même
point
du
tout,
Pour
trouver
dans
le
vin
de
Champagne
tout
le
mérite
qu'il
doit
avoir,
il
faur
le
tirer
de
la
cave
voûtée
un
quart-d'heure
avant
de
le
boire
,
e
mettre
dans
un
baquet
avec
deux
ou
trois
livres
de
glace,
le
déboucher,
et
le
remettre
cement;
car
sans
cela,
le
vin
cas-
seroit
la
bouteille
,
où
il
ne
se
ra-
fraîchiroït
pas
:
maïs
si
on
le
laisse
rout-à-fait
ouvert,
Il
S’évaporeras
120
VIT
Quand
la
bouteille
a
été
un
demi-
quart
d'heure
dans
la
glace,
il
faut
Ven
tirer,
parce
qu'autrement
il
en
seroit
trop
frappé,
et
perdroit
sa
vivacité.
Ce
vin
sera
très-bon
&
d’un
goût
délicieux,
quand
il
aura
été
rafraîchi
tout
ce
tems,
pourvu
qu'il
ne
soit
ni
trop,
ni
trop
peu
frappé
de
glace,
Comme
ces
vins,
sur-tout
ceux
de
la
même
année,
travaillent
con-
tinuellement
dans
Îles
caves,
et
encore
plus
en
bouterlles
qu'en
tonneaux
,
suivant
les
saisons,
et
les
différentes
impressions
de
l'air,
on
ne
doit
point
être
étonné
de
voir
le
même
vin,
et
particulière-
ment
le
nouveau,
prendre
quel-
quefois
différents
goûts.
Le
même
vin
qui
est
potable
en
Janvier
et
en
Fevrier,
paroîtra
dur
en
Mars
et
en
Avril,
à
cause
que
la
séve
qui
commence
à
monter
,
l’agite
da-
-
vantage.
Ce
même
vin
paroîtra
doux
en
Juin
,
en
Juillet,
et
en
Août
et
Septembre
;:
nous
le
trou-
.
verons
encore
une
fois
dur,
parce
que
le
mouvement
de
la
séve
en
A
oùt
aura
mis
toutes
les
parties
du
vin
dans
une
grande
agitation,
Cette
émotion
aura
lieu
dans
les
vins
de
riviere
de
Pannée,
et
quel-
quefois
dans
ceux
de
montagne
de
deux
ans,
qui
paroîtront
plus
doux,
plus
ou
moins
exquis,
et
plus
ou
:
-
moins
avancés
,
suivant
Îles
diffé-
Fentes
impressions
qu'ils
auront
VSET
reçues
de
Pair
dans
différentes
sai
sons
de
l'année.
Il
faut
avoir
grande
attention
de
tenir
constamment
le
vin
dans
un
lieu
frais;
çar
rien
ne
lui
est
plus
contraire
que
la
chaleur,
H
est
de
la
plus
grande
importance
d’avoir
de
bons
celliers,
et
des
caves
voü-
tées
excellentes.
Les
meilleurs
vins
du
Monde
entier.
se
trouvent
en
Champagne,
et
Pon
n’en
rencontre
nulle
part
d’ausst
bons
que
dans
cette
Province.
Quand
on
veut
faire
une
provi-
_sion
de
vin,
et
qu'on
est
en
état
de
le
garder
deux
ou
trois
ans
;
où
bien
si
l’on
veut
en
envoyer
dans
des
Provinces
éloïrgnées,
ou
dans
les
pays
ctrangers,
on
doit
faire
choix
de
vin
de
montagne
,
Cat
ayant
plus
de
corps,
il
est
plus
en
état
de
supporter
le
transport
que
les
vins
de
riviere.
C'est
aussi
paf
cette
raison
que
les
Auglois,
les
Flamands
,
les
Hollandois
,
les
Danois
et
les
Suédois
demandent
de
préférence
les
vins
forts,
qui.
peuvent
suppotter
le
transport,
et
se
conserver
pendant
deux
ou
trois
années
;
ce
que
Îles
vins
de
riviere
ne
peuvent
faire,
Les
meilleurs
vins
de
riviere
sont
ceux
d'Auvillter,
Aï,
Eper-
nay,
Pierry
et
Cumieres.
Les
meil-
leurs
de
montagne
sont
celx
de
Sillery
,
,
Taïssy;
Mailly,
et
surtout
ceux
de
Saint
VIT
une
bonne
quantité
de
Raisrus
;
car
il
est
certain
que
cette
branche
de
Vigne
,
pliée
vers
le
bas
en
de-
_i-cercle
dans
cette
tranchée,
étant
de
l’année
precédeme
,
et
ayant
_de
larges
pores,
recoit
deux
sortes
de
nourriture
;
lune
de
KR
Vigne
à
laquelle
elle
tient
,
et
l’autre
de
la
terre
où
elle
prend
racine.
Is
appellent
ces
ou
marcottes.
|
Elles
produisent
une
grande
quantité
de
Raïsins
qui
mürissent
ordinairement
les
premiers,
et
qui
sont
bien
nourris
,
gros
et
bien
remplis
,
mais
dont
le
suc
n'est
_
pas
aussi
bon
que
celui
des
Raïisins
de
vieux
seps.
La
raison
physique
enestque
la
séve
n’est
pas
aussi
épu-
rte
en
passant
par
ces
marcottes
dont
les
pores
sont
forts
ouverts
,
qu
elle
Pest
dans
les
vieux
seps
qui
sont
plus
serrés
€t
moins
spongieux.
_
Ts
fabourent
la
terre
à
[a
Béche
ordinairement
trois
fois
l’année,
vers
la
fin
de
Fevrier
;
ou
au
commencement
de
Mars,
pour
la
premiere
fois
|,
en
même
tems
qu'ils
taillent
ou
:
émondent
ee
Vignes.
_
L'adresse
et
Phabileré
du
Vigne-
ton
se
montrent
dans
le
choix
des
plus
belles
branches
qu’il
doit
tail-
_ler,
de
l'endroit
et
du
nœud
où
on
Ace
les
couper
,
et
des
branches
qu'il
faut
retrancher
entièrement.
:
VE
13
_
Jai
obsérvé
que
de
quatre
ou
cinq
branches
de
Pannée
sur
un
même
sep,
les
Vignerons
n’en
lais-.
soient
qu'une
ou
deux
dés
meilleu-
res
,
et
qu'ils
les
taillotent
au
trot-
sieme
ou
-quatrieme
oœil
au
plus.
On
suit
la
même
méthode
pour
les
Vignes
de
montagnes
,
qui
don-
nent
les
vins
Îles
plus
fins
;
mais
dans
les
Vignes
en
arrière
,
coude
plaine
,
on
ne
laïsse
qu’un
ou
deux
boutons
,
parce
que
les
seps
y
produisent
trop
de
branches.
I
est
d'autant
plus
difficile
de
donner
des
préceptes
certains
sur
cet
art,
que
fa
variété
qui
se
trouve
.
de
sol,
Pespece
de
Vignes,
l'expo-
sition.
du
terrein
;
exigent
un
trai-
tement
différent.
Quand
Ja
Zigne
est
taillée,
on
fiche
les
échalas,
auxquels
on
atta-
che
Les
à
à
un.
pied”
et
demi
au-dessus
de
la
terre,
et
ho-
risontalement.
Quand
les
yeux
on
Boutons
sont
ouverts,
et
qu’ils
ont.
poussé
des
Branches
d’un
pied
et
demi
environ
de
longueur,
on
les
attache
aux
échälas
pour
les
sou-
ter,
et
leur
faire
produire
du
fruit,
.
ce
échalas
«
ot
trois
où
de
d'épaisseur
:
on
les
fiche
en.
ne.
sans
ordre
ni
arrangement,
à
un.
piedde
distance,
plus
ou
moins
lun
de
Vautre
,
suivant
que
la
Püigne
est
plus
ou
moins
garnie
de
seps,
F5
VIT
Cependant
les
extrémités
des
Branches
qui
y
sont
attachées
hori-
sontalement
,
sont
toutes
du
même
côté.
Cette
manterede
placer:
jee
écha-
Jas
sans
ordre
,
est
d'urre
*
grande
conséquence
;
elle
fait
qu'une
branche
n’est
ombragte
par
une
autre,
que
le
moins
qu’il
est:pos-
sible.
Cette
méthode
est
contraire
à
celle
des
Anglots,
qui
plantent,
leurs:
seps
de
liones
en
rangs:
de-là
vient
que
l’un
prive
l’autre
du
so-
leïl
,
et
que
les
Raïsinsne
mürissent
point.
Le
tems
le
plus
nr
pour
la
Vigne
est
lorqu'il
regne
un
vent
dunord,
qui
occasionne
une
petite
geléé
blanche.
Si
le
soleil
vient
à
paroître
dans
la
matinée,
il
seche
et
brületoutes
les
jeunes
feuilles
,
les
boutonset
les
Raïsins
si
le
feu
y
avoit
passé.
Quand
la
Vigne
a
échappé
an
danger
de [a
gelée,
on
la
laboure
encoreune
fois,
et
ce
second
la-
,
comme
bour
s'appelle
binage.
C’est
après.
cela
que
les
.
commencent:
bientôt
à
fleurir
,
et
ils
répandent.
alors
une
odeur
douce
et
agréable:
dans
tout
le
pays.
C’est
aussi
dans
ce
tems
que
tous
les
vins
qui
sont
en.
tonneaux,
dans
des
caves
voütées,
si
bonnes
et
st
profondes
qu’elles
soient,
et
sur
leurs
lies,
sans.
avoir.
:
_ététransvasés
,
ni
clarifiés,
travail-
Int,
fermentent
,
s’épaississent,
et
se
couvrent
ET
dune
petite
Meur
.
Les
Philosophes
ont
de
la‘peine
à
ex-
pliquer
cèue
question:physique,
uirum.
detur
aëlio
in
distans
?
blanche
comme
de
la
neige
Il
faut
observer
que:
toutes
les
Wignes
des
Bonnes
montagnes
de
Ia
Bourgogne
passent
de
fleur
en
Raisin
;
c'est-à-dire
,
que
la
fleur
des
Raïsins
se
change
en
grain
dans
l’espace
de
vingt-quatre
heu:
:
res.
Sr,
pendant
ce
tems,
1{
survient
un
brouillard
froid,
comme
pluie
froide
;
les
leurs
tombent
au-lieu
de
se
changer
en
Raïsins
,
et
ce.
second
danger
n'est
pas
moins
fâcheux
que
‘le
premier,
Quand
par
malheur
cet
accident
arrive,
ils
disent
que
les
Jignes
ont
coulé,
c’est-à-dire
;,
que
Je
Raisins
sont
tombés,
La
fleurse
change
en
Raïsinà
la
fin
de
Juin,
ou
at
commen-
cement
de
Juillet.
Après
cela,
la
Pignene
craint
plus
que
la
ièté
où
une
trop
grande
secheresse,
La
grêle
est
d'autant
plus
à
_craïndre
dans
[a
Bourgogne,
que
les
vins
forment
Ia
plus
grande
partie
du
revenu
de
ce
pays,
€t
que
les
Raiïsins
qui
sont
frappés
de
ce
fléau,
communiquent
,
en
quel
que
sorte,
au
vin
le
même
goût
et
la
même
odeur
que
le
tonnerre.
répand
où
il
tombe,
et
qu'il
est
impossible
de
dissiper.
;
On
laboure
la
Figne
en
Juillet
VIT
pour
la
troisieme
fois
;
appelent
Thirdling
,
rebinage..….H
y
a
des
années
où
les
ne
labourent
leurs
Vignes
une
qua-
trieme
fois
au
mois
d'Août;
mais
cela
n’a
lieu
que
lorsque
la
saison
m'est
ni
trop
chaude
nitrop
seche,
car
Ils
laïssent
ordinairement
crot-
tre
l'herbe
dans
les
Vignes
pour
abriter
les
Raisins:de
la
chaleur
du
soleil
,
leur
procurer-de
lom-
Brexet:
dhpéches
les
vapeurs
de
la
terrede
les
brûler.
|
Un
mois
avant
la
vendange,
les
Magistrats
de
Beanne
,
accompa-
gnés
de
plusieurs
E
de
pro-
Bité,,
font::
trois
visites
;
ee
l'état
des
Raïsins
;
et
à
la
troisieme
visite,
ils
déterminent
ui
jour
pour
ja
.
Aucun
particulier
,
même
dans
sa
propre
Vigne,
Wose
cueïllir
,
avant
ce
tems,
un
seul
panier
Re.
Sans
craindre
la
confiscation
etune
amende
considérable
;
car,
s’il
ctoit
permis
à
chacun
de
faire
vendange
Suivant
sa
fantaisie
ils
ÿauroit
des
vins
trop
verds,
et
l'envoi
qui
en
seroit
fait
dans-les
pays
éloi-
gués,
déshonoreroit
la
Bourgogne,
ten
discréditeroit
les
vins.
Aussi:
de-peur
qu'il
ne
se.
répande
ue
ques
vapeurs
surles
ignes,
quinze
jours
avant
la
vendange
ils
ont
soin
de
ne
pont
brûler
de
paille
ni
dé
chanvre
dans
le
rues,
Afin
ue
:
fumée
ne
‘donne
re
de
È
Ç
LT.
ce
qu'ils
5
Cars
por
tous
CÔLES
:
pet
-Vrage.
NV
ET
:
136
Mauvais
goût
à
leurs
Raïsins,
pese
ces
Raïsins
sont
parve-
venus
à
feur
maturité,
les
Maois-
trats
font
DUB
à
son
de
trompe,
le
jour
qu'ils
ont
fixé
pour
faire
vendange,
Volnay
commence
le.
Premier
,
et
Pomard
le
jour
sui-
vaut.
Ensuite
toutes
les
petites
montagnes
font
leur
vendange
in-
après
que
la
ville
de
Beaune
à
vendangé.
üu
seul
jour,
toutes
les
côtes
de
Bour-
gogne
commencent,
On
verra
bientôt
pourquoï
Beaune
décide
la
vendange
de
Volnay
et
de
Po-
mard.
On
ne
pourroit
concevoir
Comment
on
‘peut
vendanger
sur
toutes
les
montagnes
qui
se
Lo
vent
depuis
Chambertin
jusqu’à
Chagny,
en
quatre-ou
sg:
jours,
‘si
l'on
ie
savoit
pas
qu'une
multi-
tude
de
montagnards
viennent
de
ur
travadiers
à
cet
ou-
Jai
calculé
;
d’après
plus
de
vingt-cinq
vendages
où
je
me
Suis
trouvé,
que
Ja,
récolte
de
ces
MmOntagnes
produit
,
année
come.
mune.,
plus
de
deux
milles
queues
Où
tonneaux
de
vin.
La
queue
est
toujours
divisée
en
deux
poinçons,
que
lquefois
en
quatre
feuillettes,
et
fortrarement
en
huit
cabiHons.
Cette
queue
contient
einq-ceñts
bouteïlles
de
vin,
ou
>
Pour
parler
plus
exactement.
-quatre-cent-qua-
rante
pintes
,
mesure
de
Paris,
136
VIT
If
convient
d'observer
icï
que
dans
toute
cette
grande
étendue,
ïf
n’ÿ
a
dans
lés
Vignes
qu'une
seule
espece
de
Raïsins,
appelés
Noirons
,
dont
les
grains
sont
noirs
à
leur
maturité,
ettout-à
faitronds.
La
plaine
et
le
derriere
n'en
pro-
duisent
aussi
qu'une
seule
espece,
dont
les
grains
sont
plus
gros,
et
un
peu
plus
longs,
qu'ils
appellent
Gamer.
Ceux
qui
veulent
faire
dei
vins
excellents,
ne
coupent
jamais
leurs
Raisins
,
que
le
soleil
nait
dissipé.
Ja
rosée
de
la
nuit.
Car,
quoïque
cette
humidité
soit
fort
Iégere
,
elle
rafraïchit
cepen-
dant
les
Raïsins,
et
les
empêche
quelquefois
de
fermenter
dans
Ja
cuve
:
ceux
qui
cherchent
plutôt
la
quantité
que
da
qualité,
ne
prennent
point
cette
précaution.
Pour
faire
de
très-bons
vins,
ils
ne
mettent
dans
une
cuve
que
Îes
Raïsins
d'une
même
Vigne;
mais
presque
tous
les
propriétaires
qui
ont
cent
perches
de
Fignes
en
dif:
férens
cantons
,
mêlent
tous
leurs
Raïsins
ensemble
,
parce
que,
sui-
yant
eux,
le
fort
aide
le
foible,
le
bon
répare
Île
moindre
,
et-enfin
que
la
cuvée
en
est
plusabondante,
Le
choix
des
cantons
d’où
le
vin
est
tiré,
dépend
du
discernement
que
les
commissionnaires
appor-
tent
en
goûtant
les
vins
qu'ils
doi-
went
envoyer
dans
d'autres
pays
;
prises
,
viT
et
c’est
ce
que
les
Anglois
devroient
recommander
à
ceux
qui
leur
en
fournissent.
Lorsque
les
Raisins
fermentent
dans
la
cuve,
ils
jettent
leur
écume
avec
tant
d’agitation
,
que
l’on
en-
tend
un
tremblement
continuel
;
ils
répandent
aussi
une
odeur
si
forte,
qu’elle
est
capable
d’eni-
vrer,
et
qui
parfumelda
maison
,
et
même
toute
une
Ville,
On
ne
laisse
pas
les
Raisins
en
repos
dans
la
cuve
,
maïs
on
Îes
remte
souvent.
Les
ouvriers
Îles
foulent
vigoureusement
à
trois
re-
pendant
l'espace
de
deux
heures
chaque
fois.
Pour
avox
une
juste
idée
de
la
maniere
dont
ils
foulent
les:
Raïsins
dans
la
cuve,
il
faut
savoir
qu'aussi-tôt
qu'ils
cornmencent
à
fermenter,
on
Îles
piétine
pendant
deux
heures
au
moins.
Six
heures
après,
on
les
piétine
encore
une
fois
aussi
long:
tems:
après
le
même
espace.
de
tems
,
on
recommence
ce
travail
pour
la
troisieme
fois,
et
on
les
porte
ensuite
sur
le.
pressoir.
|
Il
faut
observer
queles
Raïsins
de
Volnay,
de
Pomard
etde
Beaune,
qui
fermentent
dans
la
cuve
aussi-
tôt
qu'ils
y
sont
déposés,
ne
peu-
vent
y
rester
les
premiers
que
douze
ou
dix-huit
heures
;
ceux
de
Pomard
,unpeu
moins,
et
ceux
de
Beaunesaussi
long-tems
,
ou
un
Fes
plus
,
suivant
la
légéreté
de
la
terre
»
#
ÿ
IVLT
‘terre,
et
la
chaleur
des
Raïsins.
I
-
ya
ds
Vignes
derriere
les
monta-
_gnes
de
Beaune,
dont
les
Raisins
“ne
commencent
à
fermenter
dans
la
cuve
,
que
le
huït
ou
dixieme
.
jour.
Nous
avons
déjà
remarqué
cr-dessus,
que
la
couleur
du
vin
dépend
du
plus
ou
du
moins
de
tems
qu’on
le
laïsse
dans
la
cuve,
Par
exemple,
les
vins
de
Volnay
n'ont
qu’une
couleur
d'œil
de
per-
drix,
parce
qu’ils
n’en
laïssent
les
Raïsins
que
peu
de
tems
dans
la
Cuve
;
mais
pour
peu
qu'ils
y
sé-
-
journassent
davantage
,
le
vin
per-
droit
de
sa
délicatesse,
et
prendroit
un
goût
de
grappe
et
de
pepin.
.
Quand
les
Raïsins
ont
été,
sui.
.
vant
leur
qualité
,
plus
ou
moins
.
de
tems
dans
la
ouve
et
qu'ils
ont
été
bien
foulés,
une
liqueur
,
que
lonnomme
Sur-
_
moûr.
On
a
des
tonneaux
de
cent-
on.
voit
surnager
vingt
pots
,
ou
des
demi-muïds
_
de
soixante
pots
,
rangés
sur
des
chantiers
ou
gîtes,
dans
lesquels
on
verse
une’portion
égale
de
ce
ro
coulage,
appelé
pied
chaud,
ou
Vin
de
cuve.
Après
cela,
on
‘porte
sur
le
pressoir
les
.
:
-
ét
quand
la
liqueur
en
est
bien
ex-
primée
,
on
[a
répartit
également
sur
les
tonneaux
;
où
il
y
a
déjà
du
vin
de
pied-chaud.
Ensuite,
on
leve
le
pressoir,
et
avec
des
ha-
chettes
,
on
coupe
trois
ou
quatre
-
doïgts
d'épaisséur
du:marc
autour:
Tome
VIII,
INT
139
dupaïn;
on
jette
ces
rognures
dans
le
milieu,
et
on
les
presse
de
nou-
veau.
On
coupe
ensuite
üñe
se-
conde
et
une
troisieme
fois,
et
le
produit
de
ces
trois
différens
pres-
Surages
est
également
distribuédans
tous
Îles
tonneaux,
jusqu’à
ce
qu'ils
soient
remplis.
On
doit
observer
.
que
Îe
pied-chaud
,
ou
le
vin
qui
n’est-pas
pressuré
,
est
Ja
liqueur
la
plus
claire,
la
plus
délicate
et
la
moins
colorée
:
celle
de
Ia
pre-
miere
coupe,
est
la
plusspiritueuse;
et
celle
de
la
seconde
et
troisieme
taille
,
la
plus
dure,
la
plus
rouge,
et
du
goût
le
plus
verd,
Ces
trnis
especes
de
vin
étant
mêlées
par
parues
égales,
font
un
vin
bien
meilleur,
plus
durable,
et
mieux
coloré.
ee
Tous
les
tonneaux
étant
-
plis,
on
laïsse
le
trou
du
bondon
ouvert,
etle
vin
en
fermentation
tremble
et
s’agite
de
tellé
maniere,
qu'il
répand
dans
la
cave
entiere
des
vapeurs
enivrantes,
L’émotion
estsiforte,
qu'elle
éteint
unie
chan-
delle
allumée
:
si
lon
met
de
ce
vin
dans
un
essai,
et
si
on
lese-
coue
en
le
tenant:
fermé-avec
{e
pouce.
l'essai
se
brise
en
mille
MOrCeanx.
Ce
qu'on
appelle
en
Baiigoene
un‘essat,
est
une
petite
bouteille
ronde
;
de
trois
où
quatre
pouces
de
longueur
sur
deux
-de
circon-
férence
,
un:
peu
plus
petite-au
S
38
MNT
MET
sommet
avec
unipetit
bord
;pour
|'toutes
les
cuves
;
gonnoïssent
les:
recevoir
Je:
vin
et
le
bouchon.
climats,
les
enclos
les
cantons,
Dèsyue
le
vin
contenu
-dans:ces:
et
toutes
les
bonnes
eaves.
H
sukit
:
:
tenneauxe
a-jetté
son.
feu
et
son:
de
leur
écrire
pour
telle:
quantité
:écume,
on
les-remplit
huit
jours<-de
vin
que
lon
souhaite
;
‘em
leur:
après
;
et:on
les
Bouche
avec
une
:
marquant
leeantonque
l’on
choisit.
feuille
de
fione,
que
lon
étendsur
Pourvu
qu'on
leur
en
paie
le
prix
Je
trou
du
bondon;
etafin
queles:
dans
l'année
;on
peut
être
assuré
vapeurs
du
vin
ne-déplacent
pas
-
d’être
bien-servi,
icette:
feuille,
on
pose
dessus
une
:
Cesdirecteurs,
ayaptrectrtoutes-
:
petite
pierre
pour
l’assujettir
;
:
les
commissionsicdes
particuliers
,
parce
que,
si
l’on
y
mettoities
bon-
vont
chez
les
propriétaires
,
oùils
dons
,
le
vin
qui
n’auroit
point
remplissent
leurs
essais
du
vin
des
:
d'air,
jetteroit
dehors
les
fonds
différentes
euves:-qu'ils:
trouvent
-de-tonneaux.-Cinq
ou:
six
jours:
dans:
les
bonnes
caves:
Ils
yratta-
“après
;
oncles
bondonné
;
et:on:
chent-des
étiquets
,
qui
portentle
:perce
un
petit
wrou
près
du
bon-
nom
de:la
cuve
5
1er
la
quantitéde
«don,
quePonboucheavecunpetit
:tonneaux-qw’elle
contient
:
üls
es
À
z-morceau
de
boïs
rond
et
pointu,
‘emportent
dans
leurs
maisons
;
et
qu'on
appelle
broche
où
faucer
;etirles
laissent
débouchés.
{ls les
exa=
--que
lonôte
de
tems
en
tems,
pour
minent-attentivement,
et
par
les
_
donner
de
d'air,
ét
laisser
évaporer-
différens:
changemens:
de
goût:et
»
les
vapeurs,
Sans
cette
précaution,‘
de
couleur
qne
le
vin
éprouve
ils
“le
vin
feroit
éclater
le-tonneau.
jugent
de
ja
qualité
future
du
vin
:
C'estalorsquelonvoit
à
Beaune.
des
différentes
cuves,
Ils
font
en-
des
Marchands
de
toutes
les
parties
core
une:
autre.
épreuve
avec.ce
‘de
l'Europe;
qui
yiennents’assurer
vin;
ils
prennent
des
verres,
SU
des
meïlleures
caves
pourles
Rois,
lesquelsils
étendentuu-papier
guis,
+
les
Princes
et
les
Seigneurs,
en
y
formant
une
cavité
qui
puise
Les
commissionnaires
et
Fleurs
contenir
le
quart
du
verre,
La
li-
:
gourmets
goûtent
les
vins,
quoi-
>
queur
sefiltre
à
travers,
et
s'écoule
=
ils
ne
soient
pointercore
pota--:
goutte
à
goutte
d'unexmaniere
im
bles.
C'est
à
eux
que
s'adressent
perceptible
dans
le
verre
qui
la
tous
ceux
qui
veulent
avoir-duvin.
reçoit.
La:
simple
vue:
du
vin
qui
:
de
Bourgogne
:
ïls
sont
comme
filtre,
leur
fait
juger,
par
une
longe
tdes
juges
,
qui,
de
temsimmémo-
expérience,.de
son
goût
,
de
sa
cour
ssmaler
de
pere
en
fils
décident
de
:
leur,
et
dé
la
duréede
cette
conteur
»
À
:
VIT
ee
VIT
1539
Les
commissionnaires'ayant
faït:
des
envois
.
comme
cela
arrive
eurs
achats
suivant
les
ordres
qu’ils
souvene,
Dour
.COMMISSIOE
maire
Ont
reçus
de
lenrs
correspondans:
et
des
marchands
,
se
préparent
à
les
faire
parvenir
à
Îeurs
destina-
tions.
Quant
au
prix,
ils
ne
peut
VENT
tromper
personnes,
sans
cOou-
ri
de
grands
risques
;
car,
s'ils:
8
tirorent-deé,
ces
achats
plus
d'argent:
que
le
vin
ne
coûte
dans
les
caves,
-
ls
s’exposeroïént
à
être:
pendust
par
arrêt
du
Parlement
de
Bourgo-
_gne,
quia
faît
une
Loi
pour
assu-
-rer
la
fidélité
du
commerce
de
ces
vins
D’après
cette
Lof,,
Ie
bénéfice
six
deniers
seulement
pour
livre
sur
toutes
les
acquisitions
qui
vont:.
au-delà
de
cette
somme.
Ainsi,
un
particulier
qui
recevra.
pour
six-cents
divres.
de.
vin
argent.
de:
France,
païera
d’abord
au
commise
_
Slonnaire
trois
livres
pour
soixante
livres
,
et
douze
livres
six
sous
-
pour
les.
cing-cent
quarante
livres
-
restantes,
sur
le
pied
de
six
deniers.
par
livre
:
ce
qui
fera
en
tout
quinze
livres
sixsous
,
ou
douze
ou
treize
-
Shelfns,
monnoie
d'Angleterre,
suivant
Île
change
:
:.€t
,Spour.ce.
_
foible
bénéfice
,
le
=
“haire
est
obligé
d'avancer
Son
af=
gent
aux.
propriétaires.
des.
VINS
,
quand
même
il.
ne
seroit
pas
rem.
boursé
par
ceux.
auxquels.
1}
à
fait.
qui
seroït
convaincu
par
les
li
Vres,
où
autres
preuves,
d'avoir-e
xigé
au-delà,
seroit
puni,
comme
O1?
vient
de
le
dire,
ee
Les
commissionnaires
;
après
avoir
goûté
et
acheté
les
vins
;
sui:
vant,
les-ordres
qu’ils
ont
TÉÇUS.,.
font
mettre
de:
nouveaux
cercles:
Sur-les:tonneaux
,
avec
des
barres
et
des
chevilles
ide
Bois
de
tremble,
;
et
ils
y
imprimeñt
Ja
marque
de
la’
Ville,
Il
faut
observer:
‘qu'aucun:
:
autre
:pays-n’a-le
droit
de
les
imi-
des
commissionnaires
est
d’un
sou
+
pour
livre.sur
les.
marchés
qui
ne:
passent
pas.
soixante
livres
>
ét-de:
ter;
et
pour
plus
grande
sûreté
;..
Ts
impriment-un
B
avec:le
feu
sur:
chaque
tonneau
,
avecle
chiffre
de
l’année;
avant
d'envoyer
de
Beaune
Les
tonneaux,
en
quelque
endroit
-
,
Que
ce.
soit.
Telles
sont
les.
Précautions
que‘
:
lon
prend
dans-
cette
Ville
pour
:
assurer
les
vins
qui
en
sortent;
ce-
qui
ne
paroît
pas
fort
nécessaire,
puisqu'il
est
certain
que
Ieur
déli-
catesse
et.
leur
qualité
les
distin-
guent
de
tous
les
vins
de
lunivers.
Ils
sont.en
outre
fort
salutaires
pour
la
santé,
et
surpassenten
cela:
les
vins
de
Champagne:
,
qui
plaie
PA
sent
au-goût-et
gratent
le
palais;
:
mais
qui
afbiblissent
-exténuent,
-énérvent,
étrendent
ee
pour
:
ainsi
dire,
les
corps
les
plusssains,
-et..qui
de,
plus,
suivant'une
triste
:
EXpÉTIENCE;
sp
Jes
écrits
de
plusieurs:
Si
240.
VIT
Docteurs
que
Jai
lus;
engen-
drent
la
gravelle,
la
goutte
et
Ja
pierre.
Après
avoir
décrit
Ia
situation
de
la
ville
de
Beaune,
et
des
mon-
tagnes
qui
produisent
les
vins
de
Bourgogne
;
après
avoir
exposé
la
maniere
d'y
cultiver
les
Vignes,
d'y
faire
le
vin,
de
l'essayer,
de
le
choïsir
,
et
de:s’en
procurer
,
je
vais
parler
des
différentes
qualités
des
vins
que-ces
montagnes
pro-
duïsent.
Pour
cet
effet,
je
divise-
rai
ce
qui
suit,
en
trois
petits
arti-
cles.
Je
traïteraï
premièrement
des
vins
tendres.,.de
primeur
où
hérifs
5
secondement,
des
vins
de
garde,
ou
‘qui
peuvent
se
conserver;
troi-
sièmement
enfin,
des
vins
blancs;
et
je
terminerai
par
donner
des:
instructions
sur
les
différentes
ma-
nieres
d'envoyer
les
vins
de
Bour-
gogne,
et
sur:tout
les
vins:
de
Beaune.
à
Léndres..
Pa
EMIER
ÂAR
TIC
LE.
Des
Vin
ins
de:
Prieur
Lo
abeilles
.
de
celui
quinepeutse
conserver
bon:
qu’une
annce,owtout
au
plus
encore
quel-
ques
mois
de
la
secondes
#»
Le
premier
vin
de
primeut
croît
à
Volnay
,
village
situé
4
troie:
miles
environ
de
Beaune
,
sur
le:
penchant
d’une
montagne
d’ün
mille
dé
hauteur
au
moins,
et
dont
14
VIT
la
pente
a
deux
milles
de
Jongueur’
à
exposition
du
soleil
levant,
Vol=-
Day
et
Pomard
dépendent
de
la:
ville
de
Beaune.
Depuis
que:
les
habitans
de
cette
Ville:en
sont
de:
.
venus
seigneurs
,
comime
je
l’af
dit
avant,
ces
deux
cantons
de
Vignes
sont
obligés
de
se
régler
pour
leurs
vendanges’,
d’après
Ja:
volonté
des
Magistrats.
et
Experts
nommés
pour
cet
effet.
-Gette
nrontagne
produit
Je
vin
Te
plus
fin
;
le
plus
vif,
et
le
plus:
délicat
de la
Bourgogne.
Les
grap-
pes
de
Raïsin
de
Volnay
sont
fort
petites,
ainsi
que
les
grains,
Les:
Branches
des
seps
ne-s’élevent
guë=
res
qu'à
trois
pieds
de
haut
pendant:
toute
l’année.
es
Raïsins
en
sont
si
délicats,
qu'ils
ne
peuvent
rester
dans
la
cuve
plus
de
douze,
seize
où
dix-huit
heures
;
car
sonlesy
laïssoït
plus
long
tems,
IS
y
prens
dfoïent
un
goût
de
grappe.
…
Ce
vin
est
d'une
couleur
ur
peu
plus
foncée
que
l'œil:
de
per
-
drix
;
est
plein
de
feu,
fort
-
clair,
presquetout
esprit,
et
enfin:
le-plus
excellent
de
la
Bourgogne:
Sa
violence
se
dissipe.
bronôts
;
CAE
à
Ja
canicule,
fl
décline
commu-
_
nément,
charige
de
conteur
,
erse”
-
tourne
:maîis
je
suis
persuadé
qu’on
Je
conserveroit
plus
Jong
-
tems
dans
des
caves
bien
froides.
Le
meïlleur
de:
ce
village
vient
d’ur
canton
de
Vipnes
appelé
Champane
/
|
VIT
Pomard
est
la
seconde
piece
de
-
Vigne
précoce
:
il
est
situé
entre
Volnay
et
Beaune.
Cette
monta-
gne
n’est
pas
tout-à-fait
aussi
cle-
vée
que
la
premiere:
mais
elle
est
un
peu
plus
haute
que
celle
de
Beaune
:
elle
produit
un
vin
qui
a
un
peu
plus
de
corps
,
de
couleur,
de
feu
et
de
parfum
que
le
précé-
dent,
Il
se
conserve
quelques
mois
de
plus
que
celui
de
Volnay
;
débit
en
est
plus
assuré,
et
il
vaut
mieux
pour
{a
santé,
Quand
on
le.
garde
plus
d'une
année,
il
se
graisse,
flle,
se
décolore,
et
prend
la
cou-
leur
de
pélure
d'oignon.
La
meïl-
leure
cuve
est
celle
de
Comme.
raine
;
elle
Se
conserve
quelquefois
dix
huit
mois.
Le
ville
de
Beaune
a
dans
son
district
ane
piece
de
Vigne
consi-
dérable,
qui
contient
quatre
mor-
tagnes
de
eAviron
quatre
milles
de
longueur,
depuis
Pomard
;
jusqu'a
Savigny.
La
piemire
s'appelle
Saint-
Desire
,
la
seconde
la
Montée-
Rouge,
la
troiseme
les
Grèves
,
et
l
quatrieme
la
Fontaine
de
Marcon-
ny.
Ces
différens
sols
produisent
“vins
des
montagnes
escarpées.
I
dés
vins
qui
participent
de
ceux
de
Volnay
et
de
Pomard,
sans
en
avoir
Les
défauts;
car
ls
ont
un
peu
plus
de
couleur
,
beaucoup
d’au-
tres
bonnes
qualités
et
de
À
durée.
—
Les
vins
de
Beaune
durent
les
ur
plus,
et
les
antres
moins;
mais
Grèves,
detems,
VIT
14
aucun
ne
va
au
delà
de
deux
ans,
Ils
sont
plus
doux,
plus
agréables,
d’un
meilleur
débit
que
les
deux
précédens,
bien
plus
favorables
à
la.
santé.
La
couleur
de
ces
vins
n'est
pas
égale,
parce
qu’elle
dépendbeau-
coup
de
la
maniere
delafaire
,
et
de
leur
plus
ou
moïns
de
délicatesse.
IT
y
a
dans
ces
quatre
montagnes
,
certains
clos
en
grande
réputation;
tels
sont
les
Féves,
le
Gras,
les
ainsi
que
—
cios
du
Roï,
qui
produisent
des
vins
délicieux.
Alosse
,
qui
est
la
quatrieme
Vigne
de
primeur
,
est
située
sur
le
penchant
d’une
montagne
,
à
trois
milles-environ
de
Beaune.
Ce
ter.
rein
est
en
pente
si
douce,
qu'à
peine
ee
on
que
l’on
monte
jusqu’au
sommet,
Le
can-
ton
de
ce
petit
village
produit
des
vins
d'une
délicatesse
:
extrême
,
.
-
moins
vifs
que
les
précédents,
mais
d'un
goût
très:
agréable,
La
couleur
en
est
un
peu
plus
légere,
plus
pétillante
,
maïs
belle,
La
monta-
gne
qui
produit
ce
vin,
est
un
peu
élevée
,
et
en
pente
trop
douce
:
il
n’a
ni
[a
fermeté,
ni
la
force
des
est
tendre,
etn’a
point
de
verd:
fl
est
sujet
à
devenir
gras
en
peu
et
à
prendre
la
mauvaise
qualité
de
la
douceur.
Malgré
cela,
-
on
l'envoie
dans
les
pays
étrangersz
maïs
il
exige
Peauconp
de
choix
et
de”
pes
—
142
ET
Pernand,qui
est
entre
la
derniere
Vigne
et
la
grande
Vigne
de
Savi-
gny,
est
d’une
plus
grande
éten-
due,
mais
peu
estimé,
les
vins
n'en
étant
pas
fort
délicats
;
car,
quoi-
qu'ils
aient
de
la
qualité
des
vins
précédens
,ifs
sont
néanmoins
plus
durs
et
plus
fermes,
parce
qu'ils
sont
produits
sur
une
montagne
plus
Faute
et
plus
escarpée.
Hya
cependant
dans
ce
canton
quel-
ques
cuves
fort
bonnes
,
dont
le
vin
est
exporté
chez
Pétranger,
mais:
sous
lé
nom
de
vin
de
Beaune,
Chassagne
méest
pas
fort
consi-
dérable
par
son
étendue
:
mais
il
est
en
grande
réputation
pour
ses
vins
,
qui,
selon
moi,
sont
les
plus
propres
pour
l'Angleterre,
parce
qu'ils
supportent
mieux
le
trans-
port
par
terre
et
par
mer.
Ils
sont
extrêmement
forts
,
pleins
de
feu,
fumeux,
etcommunément
piquans;
_ce
qui
les
rend
plus
durables
que
les
antres
:
mais
quand
on
les
met
en
bouteilles
dans
le
tems
conve-
nablé
,
et
qu
on
les
boit
dès
que
leur
acide
commence
à
diminuer,
cesontles
meilleurs
vins
du
mon-.
de.
Si
j'étois
chargé
d'approvision-
ner
les
caves
du
Rof
CEST.
’allois
tous
les
vins,
je
de
lui-cr.
C’est
Le
seul
vin
qu’on
puisse
laisser
çn
bouteïlles,
sans
craindre
VIF
qu'il
se
graïsse,
qu'il
change
de
couleur,
qu’il
tourne
ou
devienne
aïgre;
enfin,
plus
il
est
vieux,
€t
meilleur
il
est.
est
balsamique
et
nourrissant;
mais
sa
durée
n’est
gueres
que
de
trois
ans.
Il
est
bon
à
boire
sur
fa
fin
de
[a
seconde
année
,
et
quel
quefois
il
se
conserve
quatre
ans,
quand
fa
vendange
à
cté
tres
bonne,
:
C’est
le
plus
fort
de
vins
‘de
primeur
,
et
celui
dont
la
durée
est
la
plus
longue.
Savigny
est
une
grande
étendue
de
terre
,
entre
Beaune
et
Pernaud,
située
dans
une
vallée,
entre
deux
montagnes.
Comme
les
montagnes
qui
sont,
aussi
plantées
en
Vignes
sont
ex-
posées
au
feyant
dans
une
“grande.
étendue
et
aucouchant
dons
le.
point
où
elles
se
rapprochent,
elles
reçoivent
les
rayons
du
soleil
obli.
quement
d’un
côté
,
et
directe-
ment
de
Vautre,
Ce
sol.
produit
des
vins
exce
lents,
forts
et
sp
ritheux,
qui
ont
de
corps
et
de
Ia.
délicatesse,
quand
ils
sont
nus
en
boutcilles
;
mais
ïl
faut
les
visiter
de
tems
en
items,
pour
connoître
.
le
moment
où
is
doivent
être.
en
Bourgogne
pour
en
goûter.
bus.
ils
seroient.
itrés-bons
pour
Ar.
lAngleterre,
et
se
conseryeroient
._sembliablement
la
préférence
à
ce-.
aussi
bien
et
mieux
que
le
Chassa-
gne,
S'ils
n’étotent
pas
si
délicats,
:
ni
si
vifs
;
ils
sont
bons
pour
la
x
-
Santé
;
maïs
sujets
“de
graisser.
_
Auxey
est
assez
près
de
la
même
-
Situation,
dans
un
coin,
entreiles
deux
montagnes
qui
s'ouvrent
à
Mulceaux
et
Saint
-
Romanes,
où
Jon
voit
de
hautes
montagnes
sur-
-
montées
de
rochers
très
-
élevés,
Cette
Vigne
produit
des
vins
plus
forts
,
et
plus
rouges
que
ceux
de
Savigny,
mais
ils
n’en
ont
point
-
la
réputation.
Ces
vins
ont
plus
de
corps
que
les
précédens
,
et
sont
-
plus
sains
que
ces
vins
fameux
et
-
pétilans
,
dont
l'excès
est
si
dan-
-
géreux,.
S
ECOND
AR
à
ICLE
Fe
…
VI?
149
Le:
clos
de
Vougeot
est
situé
à
une
lieue
de
Nuits,
près
de
Dijon,
I
appartient
entièrement
à
1a
fa-
meuse
Abbaye
de
Citeaux
,
placce
entre
la
Saone
et
cette.
montagne.
Le
vin
qu’il
produit
,
approche
plus
de
celui
de
Chassagne,
qu’
au-
cun
autre
:
Il
est
excellent,
et
on
l'exporte
ordinairement
che
Pé-
tranger.
Chambertin
produit
le
vin
le
plus
estimé
de
toute
la
Bourgogne:
ce
lieu
est
situé
entre
Dijon
et
Nuits.
Ce
vin
a
toutes
les
bonnes.
qualités
des
autres
,
sans
avoir
leurs.
défauts
:-On
peut
l'oublier
dans
lac
cave,
sans
craindre
qu’il
se
Pins
de
garde
,
et
qui
se
conservent
_
longriems.
=
Nuits
est
un
fort
petit
1
.,
=
à
neuf
milles
environ
de
Beaune,
de
Dijon.
du
te
ritoire:
de:
te:
village
est
de.
-
‘quatre à
cinq
milles
de
terrein,
Les
personnes
qui
aiment
les
boissons
-
Tes
plus
délicates
et
saines
,
pré-
\
fcrent
les
vins
de
mon
tagne
de
Nuits
pour
leur:
table.
ls
sont
d’a-
:
Bord
âpres
,
mordans
et
Le
;
mais
après
la
seconde,
fatroisiè-
rime,
la
-
et
la
cinquieme
année,
ils
perdent
leur
âpreté
et:
leur
acide,
et
acquièrent
un
parfum
:
délicieux.
Is
sont
d’une
couleur
:
veloutée
et
foncée,
quoique
nette
et
brillante
;
Louis
BV
ne
buyoït
4e
GO
CE
VIS
Se
..gâte.
Jen
aï
bu
de
six
ans
;
il
est
-
quelquefois
trouble
et
épais
dans
le
verre
;
mais
il
séclaircit
sur-le-
champ,
et.par
son
émotion,
il
re-
prend
son
esprit,
etJa
_couleur;la
plus.
vive.
-etla
plusnette.
Son
PLix
est
aussi
double
de
celui
des
autres
vins
de
Bourgogne.
Il
a
été
vendu
=
à
la
derniere
vendange
,
quarante
et
quarante-deux
.
sterling
sur
le
chantier,
pendant
que
les:
vins
de
Volnay,
Pomard,
Beaune,
nétoient.
qu’à
vingt
livres
sterling
Ja
queue
,
qui
contient,
commeije
Vaï
dit
et
devant
,
quatre-cent-qua-
te
vingts-pintes
de
Paris,
TROïISsIEME
ARTT
CHE.
Vins
blancs.
_
=
Avant
de
parier
du.
vix
blanc,
ill
c
=
A
+
°eæ
Ts
VIT
est
à
propos
de
remarquet
qu'on
le
fait
avec
une
espece
de
Raïsins,
qui
a
deux
qualités
,
quon
ne
trouve
point
dans
ceux
d'
une
autre
couleur.
La
premiere
de
ces
qualités
est
que
si
la
vendange
est
tardive,
et
qu’
survienne
des
gelées
blan-
ches
et
de
grands
froïds,
elle
y
résiste
,
tandis
que
le
Raïsin
noïr
s’aigrit,
se
fane
et
se
ride,
La
seconde.est
que,
dés
que
ces
Raisins
blancs
sont
coupés,
il
faut
les
mettre
sur
le
pressoir
,
sans
qu’il
soit
besoin
de
les
déposer
dans
une
cuve,
et
de
les
fouler
comme
les
Raïsins
noirs
;
car,
sion
les
faisoit
cuver,
ils
ne
donneroïent
qu'une
liqueur
livide
,
rougeâtre
et
faunâtre:
c’est
ce
dont
il
faut
que
le
public
soit
informé.
Après
Beaune
et
Nuits,
Mul-
ceaux
offre
la
plus
grande
étendue
de
Vignes
de
la
Bourgogne.
Ses
vins
sont
généralement
estimés
en
_
Allemagne
,
dans
les
Pays
Bas,
et
par
toute
Ja
France.
Ceux
des.
années
chaudes
et
seches
sont
dé-
*
Ficieux,
pétillans,
agréables,
chauds,
et
de
bonne
qualité.
Is
ne
sont
pas
chers
;
et
quand
ils
sont
bien
choisis,
ils
forment
une
boisson
trés-agréable.
Ils
se
conservent
plus
d’un
an
et
demi;
mais
après
cela,
ils
deviennent
quelquefois
jaunes,
et
s’aigrissent.
Puligny
est
une
Vigne
voisine
de
Mulceaux
mais
beaucoup
plus
VIT
dans
Ja
plaine
:
elle
produit
les
meilleurs
vins
blancs,
qui
appro-
chent
peu
des
vins
de
Mulceaux,
Leur
renommée
n’est
pas
établie,
et
leur
nom
est
presque
imconnu.
Alosse
,
dont
j'ai
parlé
dans
lar-
ticle
des
premiers
vins,
produit
aussi
des
vins
blancs
excellents.
Morachet
est
un
petit
canton
si
tué
dans
la
plaine,
éntre
Chassa-
gne
et
Puligny
:
ïl
est
formé
par
une
veine
de
terre
qui
rendson
sol
tout-à-fait
uniforme,
If
pro-
duit
le
vin
blanc
le
plus
délicat
et
le
plus
recherché
en
France.
Il
nya
point
de
vin
de
Côte-Ro=
tie
,
ni
Muscat,
n1
Frontignan,
qui
en
approche.
Ce
canton
n'en
produit
qu'une
trés-petite
quan:
tité,
qui,
pour
celte
raison,
se
vend
fort
cher.
Ii
faut
le
recoim-
mander
une
année
d'avance
,
parce
qu'on
le
retient
toujours
ayant
qu’il
soit
fait
:
maïs
on
doit
pren-
dre
bien
des
précautions
pournètre
pas
trompé
;
car
les
vins
du
voisi-
nage
de
ce
clos
tiennent
un
pell
de
sa
qualité,
et
passent
souvent
pour
Morachet
;
de
maniere
qu'on
ne
peut
espérer
d’en
avoir
du
véri-
table,
que
par
Île
moyen
d
un
bon
:
correspondant.
Ce
vin
a
des
qualités
supérieures
à
tout
ce
qu'on
peut
en
dire,
J'en
ai
bu
de
sept
ou
huit
ans,
qui
étoit
extrêmement
agréable,
Je
vais
actuellement
parler
de
toutes
NiT
toutes
les
Fignes
de
la
haute
Bour-
gogne.
Les
personnes
qui
ont
voyagé
de
Dijon
à
Lyon,
tout
le
long
des
montagnes,
rendront
jus-
tice
à
mon
exactitude
,
etje
prie
ceux
qui
n'y
ont
point
été,
d’être
pertuadés
que:ce
détail
est
confor-
me
à
Ja
vérité.
J'ai
cent
fois
entendu
vanter
les
vins
de
plusieurs
montagnes
des
environs
d'Auxerre,
anxquels
on
donne
le
nom
de
Vins
de
Bôurgogne,
Hest
vrai
que
ces
montagnes
sont
€n
Bourgogne
,
mais
situées
à
qua-
tre-vingt-dix
mille
des
meilleurs
cantons,
qui
seuls
produisent
{es
Bons
vins
de
Bourgogne,
Ces
bons
Vins
,
qui
parfument
lodorat
et
embaument
[a
bouche,
en
même
tems
se
font
connoître
pour
véri-
tables
vins
de
Bourgogne
;
mais
les
autres
parties.
de
la
Bourgogne
n'ont
point
ces
qualités
:
tels
sont
ceux
de
Chably
et
d'Auxerre,
quoi
que
ces
endroits
soient
réeement
€n
Bourgogne,
[me
reste
à
exposer
Ia
mantere
d'exporter
les
vins
en
Angleterre,
La
coutume
à:
toujours
été
d’y
envoyer
Îles
vins
de
Bourgogne
en
tonneaux
;
maïs
le
transport
en
est
long
,
et
Pon
court
souvent
des
risques
,
les
messagers
de
terre
et
-de
mer
n'étant
Pas
toujours
fideles
:
car
,
malgré
toutes
les
Précautions
que
lon
peut
prendre.
pour
les
empêcher
de
boire
le
vin
;
ils
Tome
VIII,
VIT.
trouvent
toujours
des
stratagèmes
pour
en
goûter.
S'il
est
emballé
dans
de
doubles.
fütaïlles
;
et
em-
pacté
de
paille
et
de
toile,
ce
n'est
qu’un
foible
obstacle
à
leur
industrie;
et
si
par
hasard
le
ton-
:
neau
coule
en
route,
Ia
perte
doit
être
supportée
par
l'acheteur
;
d’ailleurs
,
les
tonneaux
causent
beaucoup
de
préjudices
aux
vins
délicats,
parce
que
les
esprits
s’e-
vaporent
facilement
à
travers
leurs
parois:
ce
qui
diminue
insensible
ment
[a
qualité
du
vin,
Aussi
le
vin
devroit
être
envoyé
en
bouteilles
de
Beaune
à
Lon-
dres
:
ce
qu'il
faut
faire
faire
par
les
commissionnaires
»
après
qu’ils
ont
acheté
,
en
leur
ordonnant
de
le
mettre
en
Bouteilles
,
deles:
emballer
dans
des
caisses,
de
les
envoyer
par
terre
jusqu'à
Auxerre,
qui
en
est
éloigné
de
quatre-vin
gt-
dix
milles
,
et
de
Les
embarquer
là
sur
[a
riviere
d'Yone,
qui
tombe
dans
la
Seine,
d’où
les
vins
seront
portés
à
Paris;
et
de
Ià,
à
Rouen,
où
1
ya
des
vaisseaux
qui
vont
fort
souvent
à
Londres.
Les
agents
de
Beaune
ne
deman-
deroïent
pas
mieux
que
de
mettre
en
bouteilles
Te
vin
qu’on
leur
donne
commission
d'acheter
,
pourvu
que
feurs
correspondans
en
demandent
assez
pour
faire
une
voiture.
Pour
cela
,
deux
ou
trois
personnes
poutroient
se
réunir
pour
demander
un
millier
de
bou-
ei
145
146
VIT
teilles
,
et
completter
par-la
fa
voiture,
Les
habitans
de
Volnay,
par
exemple,
mettent
leurs
vins
en
bouteilles
à
la
fin
de
Décembre.
Une
personne
qui
veut
avoir
cinq-
cents
bouteïlles
de
Chassagne
où
de
Nuits,
doit
s’entendre
avec
une
autre
qui
désire
la
même
quan-
tité,
et
_—
des
ordres
en
con-
séquence.
*
-
L'agent
pourra
mettre
ces
vins
en
oiteilles
une
année
après
la
vendange,
plus
tôt
où
plus
tard
;
et
par
ce
moyen,
les
acheteurs
recevront
les
vins
qu'ils
désireront
dans
leur
plus
grande
bonté,
Quant
“aux
prix
des
vins
de
Beaune,
de
Volnay,
de
Pomard,
de
Chassagne
et
de
Nuïts,
ils
sont
presque
Îles
mêmes,
à
quelques
petites
diffé-
rences
près.
La
queue
de
vin
de
Volnay
contient
quatre-cent-qua-
tre-vinots
pintes
de
Paris
;
ce
qui
|
fait
cinq-cents
bouteilles
,
et
colte
dans
le
pays,
en
quelques
années,
dix,
douze,
quatorze
ou
dix-huit
livres
sterling
,
et
au
plus
vingt
livres
sterling.
Le
transport
peut
goûter
jusqu'à
Calais,
douze
on
treize
livres,
et
de
Calais
jusqu’à
Loudres
trèspeu.
Aïnsr,
année
commune,
les
vins
de
Bourgogne
les
plus
chers,
excepté
celui
de
Chambertin
,
dont
le
prix
est
beaucoup
plus
fort,
reviendront
à
peine
dans
Eondres
à
quatorze
ou
quinze
sous
d'Angleterre
la
bou-
VIT
teille,
sans
y
comprendre
Îes
droits.
Méthode
de
fairele
Vin
en
Provence
La
délicatesse
du
goût
des
Raï-
Sins
n’est
pas
toujours
une
preuve
certaine
de
leur
bonté
pour
faire
du
vin:
ce
n’est
pas
aussi
toujours
avec
ces
Raisins
si
agréables
au
goût,
que
lon
fait
les
meïlleurs
vins.
Nous
ne
devons
pas
être
sur-
pris
qué
nos
vins
ne
soient
pas
les
plus
exquis,
puisque
nous
n
’obser-
vons
aucune
regle
dans
le
choix
que
nous
faire
de
nos
Raisins.
H
est
certain
que
le
jus
de
Rat-
sins
de
différentes
especes
ne
peut
produire
qu'un
mélange
confus.
sujet
à
des
altérations
différentes.
dans
les
tonneaux
,
occasionnées:
par
les
fermentations
que
les
par-
ticules
sulfureuses
des
Raïsins
y
excitent
,
et
qui
se
mettent
aisée.
ment
en
mouvenient
à
l'approche
de
Ia
chaleur
:
é’est
ce
qui
arrive
aux
vins
qui
ont
été
faits
avec
un.
mélange
de
plusieurs
especes
de.
mauvais
Raisins.
L'expérience
nous.
apprend.
que
le
vin
fait
avec
de
pareils
Raïsins
,
est
fort
sujet
à
fermenter,
à
se
gâteraux
premieres
chaleurs
du
printems,
Cette
fer-
mentation
n’a
pas.
lieu
en
Hiver,
parce
que
le
froid
de
l'air
y
met
obstacle,
Ea
même
chose
arrive
aux
sucs
des
Raisins
appelés
Cle:
|
VIT
retos
,
Plans,
Estrans
»
Pingalets,
&6.
Le
défaut
ordinaire
de
notre
vin
est
qu'il
ne
peut
se
conserver
une
annéé
entière
,
et
qu’au
moin-
dre
transport
,
il
est
sujet
à
se
pâter,
à
se
troubler,
et
à
se
piquer.
Nous
nous
en
prenons
presque
tous
au
sol
;
et
sur
tout
à
celui
dont
le
fond
est
de
plâtre
ou
de
feuilles
transparentes
,
tel
qu'est
celui
d’un
grand
terrein,
depuis
les
R,
P.
Cépions
»
jusqu'à
Aï-
guilles,
que
lon
appelle
commu-
némerit
Pays
blanc.
Mais
combien
de
Vignes
navons-nous
pas
plan-
tées
dans
différents
sols
de
même
_Rature?
On
convient
généralement
que
Île
sol
appelé
Gris,
est
le
meil-
eur
pour
les
Vignes
;
cependant
il
est
prouvé
que
le
quartier
de.
Molieres
,
de
1a.
dépendance
de
Barret
et
de
Montaigu
,
n’est
pas
exempt
de
ce
vice.
Je
pense
donc
que
cela
vient
du
mélange
d’une
trop
grande
quantité
‘de
différen-
tes
especes
de
Raïsins.
Je
ne
dis-
conviendra
cependant
pas
que
lexpérience
semble
prouver
que
la
nature
du
sol,
la
culture
et
le
fumier
dont
on
sesert,
contribuent
beaucoup
à
ce
défaut
;
et
c’est
ce
que
je
vais
examiner.
I
fut
d’abord.
connoître
Îles
Raïsins
propres
à
faire
du
bon
vin,
qui
puisse
se
conserver
sans
se
troubler
,
nt
se
piquer,
et
savoir
comment
il
doit
être
fait,
…
VTT
147
IT
est
certain
qu’on
ne
peut
faire
æ
une
même
Vigne
,
une
grande
quantité
de
vin
qui
soit
Cpalement
bon.
Une
Vione
doit
être
plantée
sur
des
terreins
élevés
où
monta-
gnes,,
à
du
sud
où
sud=
ouest,
Le
grain
de
terre
doit
être
Brun,
ou
d’une
couleur
quien
approche.
Les
terres
appelées.
Arpielo,
Ma
lausene
ét
Savéon,
peuvent
à
peine
nourrir
des
seps
de
Vignes
propres
à
donner
du
bon
vin,
Les
Fignes
qui
se
trouvent
dans
le
voisinage
de
la
maison
des
Peres
At
Réformés
,
communément
appelés
Saint
Pierre
;
sont
plantées
sur
une
terre
de
Savéon,
peu
propre
à
produire
des.
Rai
dun
goût
délicat
et
bons
à
vins.
-
|
-
Le
commencement
du
territoire
de
Tholonet
,
est
presque
de
la
nature
du
sol
due
les
habitans
du
Paye
appellent:
Malausene.,
et
qui
n'est
pas
propre
à
produire
de
lex-
cellent
vin.
faire
d'excellents:
On
doit
choïsir
de
préférence
les
Raïsins
qui
croissent
dans
des
terreins
prerreux.
Quant
à
la
culture,
il
est
certain
qu'on
ne
peut
faire
du
bon
Vin
avec
des
Raïsins
trop
nourris
,
et
dont
Ja
séve
n’a
pas
atteint
fe
moin-
dre
dégré
de
ee
où
de
matu-
rité,
#
Les
Vignes
que
nous
appelons
EE
:
r48
VIT
Olieros,
et
quisont
ordinairement
engraissées
et
cultivées
difhcile-
ment
,
donnent
beaucoüp
de
Raï-
sins
;
mais.
leur
gtande
quantité
de-
séve
les
rend
peu
propres
à
faire
de
bon
vin.
Ceux
que
nous
appe-
lons
sur
des
W
ignes
,
leur
doivent
être
préférés,
a.
-_
Lés
Raisins
de
vieilles.
Vignes.
valent
mieux
que
ceux
des
jeunes.
Les
Vignes
en
état
de
donner
de
bon
vin
,
ont
vingt-cinq.ou-trente
ans.
Plus
elles
sont
vieilles.
et
plus.
leur
produit
est
estimé.
Jusqu'à
ce
qu’une
Vigne
ait
sept
ou
huit
ans,
on
ne
doit
pas.en.espérer
de
bon
vin.
Quant
an
.
des
Raïsins,
ïl
faut
mêler
quelques-unes
des
meil-
leures
especes:
en
Raïsins.
blancs,
Aragnan
,
le
Roudeillat
,
le
Paseau
blanc.
VEstrani,
l'Yni
et
l'Aubré
;
en
Raïsins
noïrs,
le.
Catalan,
le
Bouteillan
&
VUni
negré,
Le
moût
tiré
de
ces
Raisins
,
doit
fermenter
dans
la
cuve
au
moins
trois
semaï-
_nes,
pour
que
les
peaux.s’en
sépa-
renttout-à-fait.
:
I!
faut
observer
que
le
mélange
des
différentes
especes
de
Raïsins
doit
être
enproportion
du
tems
que
lon
veut
garder
les
vins..
Les
Raïsins
noirs
,
sur
tout
le
ŒEatalan
et.
le
Bouteïllan.,.
doivent
faire,
plus
de
la
moitié
dans
la
to:-
talité..
Quandon.
veut
avoir
un
vin.d’un.
VIT
rouge
plus
foncé,
on
doit
avoir
une
grande
quantité
de
Raïsins
noirs
,
et
les.
laisser
plus
long-
tems
dans.
la
cuve
,
si
l’on
a
occa-
sion
de:
changer
le
vin
de
tems
en
tem
se.
Pour
faire
du
vin
blanc,
on
prend
des
Raisins
appelés
Aubier.
Uni,
Roudeillat,
Aragnan,
Pigno-
les;
et
pour
avoir
un
vin
qni
résist@
aux
chaleurs
de
lété,
il
ne
faut
avoir
que
des
Raisins
Uni,
Aubien
et
Aragnan.
Tout
le
monde
sait
que
nous
avons.
des
vins
d’une
seule
espece.
de
Raïsins
,
comme
le
Muscat
er
le
Clairet,
Pour.le
Muscat,
on
ne
|
prend.
que
des
Raisins
Muscats
rouges
et
blancs;
et
pour
le
Clairet,
des
Raïsinsappelés.Clareio..
En
Provence
,
on-conserve
ces
Raïsins.
pendant
tout
l'hiver,
en
les
suspendant
à
des-.latrés
dans.
une
chambre..
Toutes
les.especes
ne.
pontoient
pas
se
conserver
ainsi.
I
n’y
a
que
le
Pendoulan,
ou
Rin
de
Panse,
Ie
Landde
Pouere,
le
Verdau,
qui
soient
bons.
à
gars
der;
lPAragnan
et
l'Éstranr
peuvent
:
être
nus
aussi
dans
la
même
classe:
Le
Claireto.,
le
Muscat.,
Uni
rouge
,
le
Barberoux
,
PEspaguin,
le
Taukier
et
le
Roudeïllat.
ne
se:
conservent
pas
aussi
long
-téims.
Is
doivent
être
cueillis
en
pleine
maturité,
et
avant.les
pluies
;
mais
il
ne
faut.
choisir
pour.cela,
que:
VIS.
ceux
qui
croïssent
sur
de
vieux
seps.
On
conserve
ausst
ces
Raisins
pour
faire
ce
que
les
Latins
appe-
loient
Uvæ
Passe,
non
parce
qu'iis
sont
sechés
au
soleil,
mais
parce
qu’en
les
suspendant,
on
les
expose
au
soleil
;.on
les
appelle
én
France,
Raisins
secs,
Les
Provencaux
les
Romment
Panses,
Is
ne
prennent
que
des
Raïsins
appelés
Rin-Panñse
Muscats
|
pour
faire
Ie
meïleur
-
Panse.
Is
employent
aussi
des
Raï-
Sins
Aragnans
,
qui
font
le
Panse
commun
dans
les.
endroits
les
plus
chauds.
Îls
font
aussi
usage
des
Raisins
Roudeillats
et
du
Plan
Estrani
;
mais
on
n’emploie
jamais
le
Raïsin-
Land
de
Poüerre
,
quoique
dans
des
pays
chauds
,
surles
côtes
de
la
mer,
on
le
fasse
sécher.
Voici
la
maniere
dont
on
fait
les
Panses
en
Provénce.
On
attache
les
Raï-
Sins
à
un
cordon,
dont
les
deux
bouts
tiennent.
à.un
autre
cordon
;
on
les
plonge
dans
de
Peau
bouil-
lante
;
où
l’on
a-jetté
un.
peu
d'huile,
et
on
les
y
laisse
jusqu'à
ce
qu'ils
soient
ridés
:
on
les.tient
€hsuite
exposés
au
soleil,
pendant
six
Ou
sept
jours
;
après
quoi
,
on
les
range
dans
des
caisses,
en
les
Pressant
doucement,
Les
vins
de
Provence
different
entreux
par
leurs
vertus
et
la
délicatesse
de
leur
goût
;
et
cette
VIT
49
différence
vient
presque
toujours
de
Ja
nature
dés
Raisins
que
l’on
emploie,
de
Ieur
dégré
de
matu-
rité
,
de
la
diversité
des:sols
où
les
Vignes
sont
plantées,
de
la
maniere
dont
on
les
cultive
,
de
Ia
prépas
ration
du
vin,
et
la
différence
du
climat
plus
où
moins
chaud,
Les
Romaïñs
qui,
comine
noûs
le
Tisons
dans
PLINE
recherchoient:
les
plus
excellentsvins,,
ne
les
dis-
tinguoient
que
par
les
différents
:
cantons
où
on
les
recueilloit.
Tels
étotent
le
Serinum,
le
Cœcubum,
le
Falernum;le
Guaraneum,
le
Faustia
num,
V'Albanum
,
le
Surrentinum
et
Je
Massicum
,
qui
produisoient
les
vins
les
plus
délicats
du
tems
de
PLiNe.
Parmi
les
vins
Grecs
is
distinguoient
Ie.
Maronéan
,
le
Thasian
,
le
Crüe,
le
Coan,
le
Chio,
le
Lesbie,
VIcurie,
Le
Siny-
réan,
&c.
Leur
luxe
voluptueux
leur
faisoit
aussi
rechercher
les
vins
d'Asie,
comme
celui
du
Mont:
Liban.,
et
autres
,
ainsi
qu’on
peut.
le
voir
dans
PLiNE.
Il
est
à
observer
que:
les
Ro:
mains
troient
leurs
vins
les
plus
délicieux
de
la
Campanie
,
que
Von
nomme
à
présent
Terre
de
Labour
;
Province
du
Royaume
de:
Naples.
Ceux
des
autres
cantons
de
lhalle
sont
bien
moins
bons,
Le
Falerne,
le
Gauranie
et
le
Massie
proviennent
des
Vignes
plantées
sur
une
Montagne
aux
environs
de:
CA
Fate)
VIT
Mondragon
,
,
au
pied
de
laquelle
passe
la
riviere
Garïgliano,ancien-
nement
appellée
Iris.
Le
Caæcu-
bum,
qui
ne
différoit
du
Falerne
que
par
l’âge,
(
c'est
ainsi
que
les
Latins
appelotent
l’espace
de
tems
pendant
lequel
les
vins
conservent
leur
vigueur
},
se
recueilloit
sur
la
Terre
de
Labour
,
et
les
Funda-
num
et
Amyclum,
fort
près
de
Gaeta,
Gaïète
ou
Gaéte
;
le,Suessa-
num
,
à
Szessa
Pometia
,
territoire
maritime
du
Royaume
de
Naples;
le
Colenum,
aux
environs
de
Ja
Terre
de
Labour
,
ainsi
que
dans
plusieurs
autres
cantons
de
Ptalie.
Ces
vins
sont
excellents
;
étcette
qualité
qui
est
le
fruit
de
Pâge
plu-
tôt
que
de
l’art,
les
rend
supérieurs
à
tous
les
autres
vins
de
l'Italie,
Le
dernier
que
les
Grecs
appel-
Jent
Oligophorum
,
etles
Latins
Te-
nue
et
Pauciferum,
se
conserve
fort
aisément
dans
un
lieu
froid,
ou
‘plutôt
dans
un
air
frais
,
et
il
s’aigrit
par
la
chaleur;
audlien
que
ceux
auxquels
les
Grecs
donnent
le
nom
de
Polyphora,
Multifora
et
Vinosa,
deviennent
_
vigoureux
et
spi-
gitueux
par
la
chaleur.
Le
premier
est
fait
avec
des
Raï-
sins
qui
abondent
enflepmes
cruds,
et
dont
{es
parties
sulphureuses
de
[eur
mout
sont
plus
dilatées.
Les
derniers
au
contraire
sont
tirés
de
Raïsins
plus
mûrs,
qui
donnent
VIT
un
mode
dont
les
parties
sulphus
reuses
sont
concentrées
et
fixées
par
lévaporation
des
parties
bu-
mides.
On
peut
ajouter
à
ceci
las
bondance
de
soufre
de
ces
derniers,
qui
fait
la
vraie
force
de
ces
vins.
Comme
ils
n’acquièrent
cette
qua:
lité
spiritueuse
,
qu’en
restant
ex=
posés
à
lair
libre,
c'est
en
con-
séquence
de
ce
principe
,
que
les
anciens
avoient
imaginé
de
traiter
leurs
vins
de
la
maniere
suivante.
PriNE
nous
apprend
qu’en
Pan:
née
633
de
la
fondation
de
Romé,
les
Romains
mettoient
leurs
ton«
neaux
remplis
de
vin
dans
des
en-
droits
couverts
et
tournés
au
nord
<
semblables
à
ceux
que
nous
ap:
pellons
à
présent
Caves.
Ceux
qui
étoïent
remplis
de
vins
vigour
reux
et
spiritueux
,
tels
que
Je
Polyphorum
,
étoïent
placés
dans
des
lieux
découverts,
exposés
à
la
pluie
,
au
soleil,
et
à
toutes
les
injures
de
l'air
;
tandis
que
les
vins
moins
forts
étoient
mis
à
couverts
et
les
vins
foibles
dans
des
en-
droits.
creusés
et
recouverts
de
&
terre.
GALIEN
,
dans
son
livre
des
An
_tidotes
,
chap.
3
,
et
dans
son
Traité
des
Vins,
remarque
très:
judicieu:
sement
que
Îles
vins
du
premier
ordre
,
où
Polyphora
,
se
conser=
voient
deux
ot
trois
ans
dans
dés
lieux
froids
;
mais
quen
les
Y
faissaht
trop
long
-tems,
ils
s’ai-
gussoïent
,
et
qu’en
conséquence
on
les
exposoit
à
un
air
plus
chaud,
Comme
on
Îe
faïsoit
en
Âsie,
ävant
que
Îles
Romains
en
eussent
con-
noïssance.
C'est
ainsi
que
les
Asias
tiques
»
ies
Romains
et
les
Grecs
étoïent
parvenus
à
COQ
vins
aussi
long
tems.
La
plus
ancienne
époque
de
ce
traitement
des
vins
parmi
les
Ro-
mains
suivant
PLINE
,
est
environ
l’année
633,
Cet
auteur
qui
vivoit
longtems
après
Vespasien
|
nous
assure
que
l’on
conservoit
les
vins
lespace
de
cent
ans
;
ils
devenoïent
é
épais
,
et
d’une
con-
sistance
de
miel,
de
maniere
qu'on
he
pouvyoit
Les
boire
sans
les
méler
avec
de
l’eau.
Il
ajoûte
ainsi,
Quo
generosius
estvinum,
ed
majus.
Vetustate
cras-
sescit.
C?
est-à-dire
,
quel
dégré
de
bonté
n'a
pas
le
vin
qui
s’épaissit
par
l’âge?
Ce
que
nous
voyons
en-
core
dans
les
vins
d'Espagne,
Cet
épaïssissement
de
ces
vins
est
moins.
extraordinaire
que
celuï
des
vins
Asfatiques
,
dont
parle
GALIEN
dans
son
livre
de
La
Res-
“Piration.
Ces
vins
renfermés
dans
de
grandes
flasques,
et
suspendus
près
du
feu
dans
leurs
cheminées,
acquéroient
par
l’évaporation
F
dureté
du
sel.
Ce
qu'AriSTOTE
dit
des
vins
d’Arcadie,
exposés
au
feu.
et
à
la
fumée,
est
EnCOrE
p
plus.
sur-
et
qu'après.
IT
ft
prenant
;
td
esiccatur
in
uiribus
;
ut
derasum
bibatur;
est
à-dire
qu'il
se
séchoît
tellement
dans
des
ou=
es
,
qu'il
falloit
le
ratisser
pour
le
Hoi
»
Ou
bien
que-ce
vin
avoit
acquis
une
telle
solidité
,
qu'on
étoit
obligé
de
ratisser
les
outres
,
et
de
le
détremper
dans
de
l’eau
Fe
le
boire.
Pour
faire
leurs
vins,
les
…
mMains-jettoient
dans
une
cuve
de
-
bois
reliée
en
cercles,
ou
bandes
de
bois
flexibles,
le
moût
qu'ils
avoient
exprimé
des
Raïisins
en
les
foulant
aux
pieds.
Quand
le
vin
avoit
fermenté
assez
de
tems
pour
rejetter
ses.
impuretés
les
plus
grossieres
,
ils.
le
trrotent
de
la
cuve
pour
Ie
met-
tre
en
tonneaux
,
où
il
continuoit
à
fermenter;
et
pour
aider
sa
dés
puration.,
ils
y
mépientune
cér-
taine
quantité
de
plâtre,
de
craie,
d'argile
,
de
poudre
de
marbre,
de:
poix
,
de
sel;
de
résine,
de
lie
de
vin
nouveau
;
d’eau
salée,
de
myr-
rhe
,
ou
d'herbes
aromatiques.
Chaque
pays
avoit
son
usage
par-
ticuler,
ration
conditura
vinorums
Hs
Taissorent
le
vin
dans
les
ton-
neaux
jusqu’au
printems
suivant.
et
quelquefois
jusqu’après.
la
se-
conde.
ou
la
troisieme
année,
sui-
et
on
appeloit
cette
opé-
vant
la
nature
du
vin,
et
le
canton:
d’où
il
avoit
été
tiré,
Us
le
transvä-
soient.
ensuite
dans
des.
vâses.
de:
158
NIT
mauvais
effet
dans
une
même
piece
deterre
et
je
n’approuverai
jamais
cette
méthode
ridicule.
Dans
les
terres
fortes,
toutes
celles
qui
retiennent
l’eau,
on
ne
doit
planterqu'au
mois
d'A-
vril
,
ou
au
commencement
de
Mai
,
parce
que
la
Vigne
n'y
prend
pas
aisément
racine
,
sur-tout
Si
année
est
fort
chaude
et
seche,
ou
fort
pluvieuse
;
deux
inconvé-
niens
également
à
à
craindre
pour
fes
plants
qui
y
sont
nouvellement
placés.
|
Dans
un
canton
de
peu
d'éten-
due
,
ïl
arrive
souvent
que
Îles
terres
sont
de
nature
différente,
et
que
par
conséquent
une
espece
de
Figne
réussiroit
d'un
côté
,
et
man-
queroït
de
Pautre;
parce
qu
di}
ae
rive
communéméit
que
les
saisons
sont
ou
trop
chaudes
ou
trop
froides
et
pluvieuses,
et
que
Îles
différentes
especes
de
plants
sont
bonnes
ou
mauvaises
,
suivant
leur
nature
,
celle
de
la
terre
dans
la-
quelle
elles
sont,
et
la
température
des
saisons.
Je
pense
qu’il
est
plus
prudent
de ne
planter
que
les
can-
tons
qui
sont
véritablement
propres
à
cette
culture,
et
qu'il
est
bon.
d'employer
plusieurs
especes
de.
Vignes
sur
les
terreins
qui
leur
con-
viendront
lemieux,
sur-tout
quand.
on
n’est
pas
assuré
qu'une
espece
|
réussira
mieux
qu'une
autre;
Car,
dans
le
cas
contraire
,
il
ne
faut
et
dans.
VIT
planter
que
-ceile
qui
convient
le
mieux
à
la
nature
du
sol,
Quand
jai
dit
qu'il-étoit
sonvent.
avantigeux
d'avoir
difiérentes
es-;
pèces
de
plantes
dans
une
certaine
étendue
de
terre,
je
n'af
pas
prés.
tendu
que
lon
mit
plusteurs
espé-
ces
dans
[a
même
rigole,
ou
dans
le
même
rang
,;
comme
les
Vrune..
rons
Je
font
ordinairement,
quand
ils
plantent
des
Vignes
pour
ceux
qui
sont
obligés
de
ne
faire
qu’une.
sorte
de
vin
avec
toutes
especes,
de
Raïsins,
qu'ils
veulent
cepen-.
dant
faire
passer
pour
du
pur
Au
vernat
,
quoiqu'il
n’y
en
ait
tout.
au
plus
qu'un
tiers
;
mais
Je
suis
d'avis
qu'on
ne
mette
qu'une.
espece
de
plante
dans.
chaque.
différente
espece
de
terre,
afin
que
toutes
soient
séparées
,
et
qu'au,
tems
de
la
vendange,
on
puisse
faire
tel
vin
qu’on
voudra:
ce
qui,
seroit
fort
difficile,
si
toutes
les
:
especes
de
Raïisins
étoient
mêélées.
confusément
les
uries
avec
les
au-
tres;
caï
aucun
ouvrier
ne
pour-.
roit
jamais
parvenir
à
les
déméler,.
t_
d’ailleurs
on
perdroit
beau-.
coup
de
tems
si
lon
vouloit
le
tenter.
:
:
On
plante
une
Jigne
de
deux
_manjeres
,
ou
suf
une
terre
unie
:
non
défoncée
,
on
en
rangs
dé-
foncés,
On
plante
sur
une
terre
unie,
.
quand
elle
a
été
nivelée
er
rracée
s.
VIT
On
creuse
un
trou
avec
la
bêche
<
‘et
on
y
met
le
plant
»
pourvu
néanmoins
que
cette
terre
ait
été
_
Bien
préparée.
-
La
méthode
de
planter
une
Vigne
en
rangs
ouverts,
est
presque
Ja
seule
qui
soit
en
usage
dans
lOr-
éanoïs
;
et
c’est
sans
contredit
la
meilleure,
parce
qu’il
est
cértain
qu'en
plantant
de
cette
maniere
.
la
terre
a
été
ouverte
,
et
remuée
jus-
qu'au
fond
:
ce
qui
la
rend
plus
meuble
,
et
facilite
aux
racines
le
moyen
de
s'étendre.
Le
meïlleur
tems
pour
planter”
les
Boutures
qui
ont
été
empaque-
tées
et
enterrées
ayant
l'hiver
,
est
lorsque
leur
écorce
se
gonfle
;
ce
qui
peut
se
connoître
par
une
es-
pece
de
protnbérance
qui
s’éleve
autour
de
la
blessure
,
aïnsi
que
par
les
Boutons
qui
sont
près
à
Souvrir
:
mais
!{
ne
faut
pas
que
ces
boutures
soïent
trop
seches,
On
doit
lés
mettre
dans
un
baquet
d'eau,
et
ne
les
en
retirer
que
pour
les
planter
;
car
lorsque
la
chaleur
ide
cellés
qui
sont
plantées
,
elles
fe
prennent
pas
afsément
racine,
et
plusieurs
même
sont
en
danger
de
périr.
C’est
par
cette
raison
qu'il
vaut
mieux
planter
une
Vigne
dans
une
Saison
pluvieuse
et
humide,
ou-au
MOfns
par
un
tems
couvert
,
que
pendant
les
chaleurs
et
par
un
venE
sec.
VIT
159
…
On
se
sert
communément
de
deux
différens
ontils
de
fer,
pour
creuser
le
trou
qui
doit
recevoir
la
bouture,
où
d'une
bêche,
ou
d’une
grosse
besaïguë
ou
pioche.
La
bé-
che
est
préférable
pour
cela,
pour-
vu
que
la-terre
soit
ameublée
dans
toute
la
longueur
et
la
largeur
de
la
tranchée,
et
qu’elle
soit
défon.
cée
assez
profondément,
Ées
mauvais
ouvriers
se
servent
communément
de
la
pioche
;
aussi
ne
font-ils
que
du
mauvais
ou-
vrage,
comme
les
Vignerons,
qui
se
contentent
de
creuser
un
trou
pour
y
planter
Ja
bouture,
sans
labourer
Îe
reste
de
Ia
terre,
De
cette
maniere
,
il
arrive
souvent
que
les
jeunes
racines
ne
trouvant
qu'une
terre
dure,
dans
laquelle
elles
ne
peuvent
pénétrer,
ne
s’é-
tendent
poïnt
,
comme
elles
le
fe-
roïent,
dans
une
terre
défoncée
,
ameublie
par
air
et
les
gelées,
&c.
;
et
telle
qu’elle
se
trouve
dans
une
tranchée
bien
travaillée
avec
la
bêche,
dans
toute
sa
lon
gueur.
Tes
de
cueillir
La
Vendange.
La
vendange
du
Raisin
Auver-
mat
,
étant
la
plus
précieuse
de
toutes
celles
que
l’on
a
à
recueillir.
dans
une
piece
de
Vigne,
il
faut
attendre
la
maturité
de
ces
Raïsins,
si
lon
veut
faire
de
bon
vin.
Etcommeil
ya
certainssols
où
les
160
VIT
VIT
Raïsins
trop
coupés
vetds
fermen-
apprend
que
la
moindre
quantité
tenttrop
dans
la
cuve,et
d’autres
au
d’eau
qui
entre
dans
cette
espece
:
contraire
qui
,
étant
coupés.
fort
de
vin,
lui
fait
perdre
beaucoup
de
niûts,
ne
fermententquetréspeu,
Sa
bonté.
—-
et
se
conservent
mieux,
il
est
ab-
C'est-pourquoï,
on
ne
peut
pas
solument
nécessaire
que
ceux
qui
choisir
un
tems
trop
serein
pour
ont
de
pareïlles
Vignes,
s’appli-
couper
le
Raisin
Auvernat.
Dans
quent
soigneusementaconnoitrela
un
grand
nombre
de
vignobles
de
qualité
de
leurs
terres,
:
la
France,
comme
en
Bourgogne,
Mais
on
peut
dire
en
général
de
ét
dans
d'autres
Provinces
dont
tons
Îles
bons
Auvernats
de
ce
les
vinsontune
grande
réputation,
pays,
qu'ils
doivent
toujours
avoir
ôn
ne
cueïlle
la
vendange
que
une
pointe
de
verd
quand
on
les
pendant
la
plus
belle
partie
du
jour;
cueille,
sur-tout
däns
les
années
c'est-à-dire
,
que
Îles
Vignerons
chaudes,
et
lorsque
les
terres
sont
commencent
leur
ouvrage
fort
grasses
,
ou
qu'elles
ont
été
fumées:
tard,'et
finissent
quelque
temas
avant
car,
il
ne
sufit-pas,
pour
avoir
le
coucher
du
soleil.
de
bon
vin,
de
couperle
Raisin
Îlest
vrai
qu'il
est
quelquefois
au
décoré
de
maturité
nécessaire,
bon
de
ne
vendanger
qu'après
la
mais
il
faut
encore
choisir
une
pluie;
mais
ce
doit
toujours
êtle.
saison
convenable
pour
vendanger,
‘quelques
semaines
,
Où
au
moins
Par
exemple,
on
ne
doit
commen-
plusieurs
jours
après,
et
lon
ne
cer,
ni
continuer
à
cueillir
parun
doit
jamais
cueïllir
le
Raïsm
pen
tems
de
pluie,
quoique
bien
des
dant
quelle
tombe.
|
:
es
#
.
gens
ne
soient
pas
bien
scrupuleux
Quand
,
par
exemple,
fl
n’est
sur
ce
point,
en
prétendant
que
le
pas
tombé
de
pluie
depuis
long-
vin
nes'en
vendra
pas
moins,
tems,
que
les
Raïsins
sont
ridés
fois
arriver
ainsi;
mais
ils
convien.
nent-ils
autre
chose
que
Jes
pe=
dront
avec
moi
qu'ils
donnent
pins,
et
que
la
peau
en
est
épaisse
par-Ià
une
qualité
inférieure
à
leur
et
coriasse
,
si
onles
cueïlloit
alors
vin,
On
doit
ausst
attendre
quela
ïls
ne
donneroïent
que
trés-pet
de
rosée,
souvent
fortabondantedans
vin
Jet
ce
vin
même
tourneroit
cette
saison,
soit
entiérement
ed
à
l'argre
,
comme
cela
est
sipée
,
et
qu'il
ny
att.plus:
d'kfimi-
arrivé
à
[a
plupart
des
vins
rouges
dité,
soit
sur
les
Raïsins
;
soit
sur
de
l'année
1718,
qui
avoit
été
ex"
fes
feuilles;
car
l'expérience
nous
trémement
chaude
et
séche
;
Ca
J'avoue
que
cela
peut
quelque-
par
la
chaïeur,
qu’à
peine
contien-
ES
ce
VIT
N
À
VI
P
TÔT
ce
cas,
on
ne
doit
vendanger
co
a
en
côhserÿans
cependant
des
vins
près
une
pluie,
Maïs
il
faut
donner:le
tems
aux
Raïsins
d'en::tiret
avantage
;
ce
que
Pon
reconnoît
4:
quand
les
grains
sont
devenus
gros.
et
qu
Ils
tombent.
Pour
ce
qui
régarde
les
autres
especés
rouges
où
Planches
,
on
peutles
Cueïllir
àvec
moins
de
pré-
cautions
dégré
de
Marié
qui
convient
aux
Giférentes
terres
sur
lesquelles
elles
sont
pue
Des
Pins
de
l
ee
De
Fe
tes
on
oi
décrier
à
Paris
et
ailleurs
les
vins
d'Orléans,
et
sur-tout
les
rouges,
et
l’on
remarque
que
ceux
qui
en
parlent
avec
le
plus
de
mépris
ne:
peuvent
s’en
passer,
piocurent,
tems
,
pour
les
mêler
avec
leurs
»
Pourvu
qu’elles
aïent
Je
et
qu'ils
s’en
comme
il
a
été
detout.
vins
foibles
,
sans
couleur,
ou
viciés.
de
quelque
autre
maniere
,
et
aussi
pour
fortifer
les
meïlleurs,
les
plus
délicats
,
et
Les
plus
distingués
de
leurs
vins.
…
[ls
mélentles
vins
d'Orléans
avec
les
vins
de
Bourgogne;
et
c’est
de
ce
mélange
,;
que
tous
les
Mar-
chands
de
vin
à
Paris
remplissent
.
leurs
caves,
pour
le
joindre
encore
ävec
des
vins
de
moindre
qualité,
1
pour
le
vendre
tel.
qu'il
est,
Tome
VIII.
d'Orléans
:
purs
pour
leur
table,
leur
famillé
er
tous
ceux
qui
dési-
rent
avoir
de
vin.
_—
et-non
falsiié,
rs
Les
grands.
Fe
-
que
Yoù
fie
annuellement
de-ce
vin
}étila
grande
quantité
de
vins
rouges
et
blancs
que
Ponestst
emptessé
d'a:
cheterlong-tems
ayant
qu’ils
soient
faits,
pour
les
transporter
à
Paris
,
en
Flandres,
en
Angleterre,
et
JUS
«
qües
dans
les
Iles
de
PAmérique
,
où
ils
se
conservent
bons
jusqu'à
la
derniere
goutte,
font
preuve,
selon
mor,
que
les
vins
d'Orléans
ne
sont
pas
aussi
méprisables
qu'on
voudroit
le
faire
croire.
Car
;
il
faut
convenir
que,
s’ils
n’avoient
pas
d'aussi
Bonnes
qua=
lités
,
où
s'ils
avoient
quelques
dé-
fauts,
on
ne
viendroit
pas
d’
aussi
foin
pour
les
chercher
,
etlon
ne
seroit
pas
si
émpressé
de
s’en
pour-
VOIT,
Quelques
personnes
disent
que
les
vins
d'Orléans
sont
apres,
rou-
ges,
violens,
qu'ils
ne
sont
pas
agréables
à
boire,
et
que
ceux
qui
en
font
débauche,
en
sont
incem-
modés
;
ce
qui
n'arrive.
jamais.
à
ceux
qui
boivent
la
même
quantité
de:vin
de
Bourgogne,
dé
Cham-
pagne,
etautres
vins
du
Royaume.
Je
réponds
que
ces
prétendus
dé-
fauts
des
vins
d'Orléans.
sont
les
vé-
à
itables
qualités
quiles
font
tant
te=
X
E6
2
Vir
chercher;::car,
pourvu
qu'ils
n’atent
pas
trop
fermenté
dans
la
cuve,
ils
communiquent
leur
couleur
et
leur
force
aux
autres
vins
avec
lesquels:
on
les
mêle,
et
qui
n’auroient
pui
jamais
être
vendus:
sans.
cela.
D'ailleurs,
quand
ces
vins
sont
défectueux,
,
ce
n'est
que:
par
acci
*
dent;.et
lon
auroït
pu
l'empêcher,
en
leslaïssant
moins
de
tems
dans:
la
cuve:
Quant
à
ceux
qui
en
sont
in-
eommodés
en
en
buvant
trop,
ils:
peuvent:
prévenn
ce
mal
par
la
sobriété,
|
.
L'eau-de-vie,parexemple,
ne
se
boit
poinren
si
grande
quantité
que
Le
vin,
et
l’on
ne
boit
pointautant
d’un
vin
violent
que
dun
foible.
Quandlevinesttrop
fort,
onymet
de
l’eau,
ou
lon
en
boit
moins,
et:
alors
rl
nourrit,
au-liew
d’incom-
moder
et
d’abrutir
;
ainsi,
quand
on
se
ressent
d’avoir
trop
bu
de-ces
vins,
if
ne
faut
s’en
prendre
quala
quantité
et
non
à
la
qualité.
:
Quel
que
soit
le
préjugé
mal
fondé
qu'on
peut
avoir
contre
les.
vins
d'Orléans
,
if
faut
cependant
convenir
qu'ils
Pemportent
sur
presque
tous
les
autres,
et
que
lon
peut
se
les
procurer
comme
om
veut
les
avoir,
et
tels
qu’on
les
demande
;
c'està-dire
,
délieats,
bons
à
boire
sur
le
champ,
rouges
sans
âpreté,
plus
on
moins
dûrs,
satis
avoir
perdu
de
leur
qualité.
VIT
et
enfin
tels
qu'ils
soient
potables
dans
le
cours
de
l’année,
et
plu-
sieurs
années
après.
Il
ya
dans
ce
Royaume
phistet
rs
vanobles,
dont
lesivins
,
quoique
ei
réputation
,
ne
pourfoient:
Gé
pendant:
pas
passer
l'année
:sans
se
gâter..s’ils
métoient
mélés
avec'les:
nôtres..qui
ont
plus
de
qualités.
Mais
si
les.
gens
.qui
méprisent
tant
nos
vins,
nous.reprochoïent
de
ne.
pas
les
savoir
faire,
[eur
opinion
seroit
plus
juste
que
d’ac-
cuser
nos
vins
de
n'être
pas
bons;
car,
ils
ont
toutes
les
qualités
qu’ils
doiventavoir;etis’Hsiont
quelques
défauts,
ce
n’est
que
par
accident,
et
faute
d’être
bien
conditionnés..
faut
convenir
que
les
vins.
d'Orléans
sont
Bons
;
mais
qu'ils.
sont
malconditionnés.
Hnest
donc
question
que
de
rectifier
nos
pro
cédés,
et
je
vais
en
es:
moyens,
:
IFy
a
dans
ces
vignobles
tant
de
différentesespeces
de
plants,etelles
croissent
sur
des
sols
si
différents,
qu'il
seroit
dificile
de
donner
des
instructions
particulieres
pour
la
maniere
de
faire
les
vins
de
cha:
cune:
Je
dirat
seulement
en
génés
ral
;
que
pour
faire
de
bon
vin,
fe
sol
doit
étre-propre
aux
Vignes,
biemeéxpose
au
soleil,en
penteaisée,
et
plutot
sec
que
humide;
que
les
plants
doivent
étre
d'une
bonne
espece;
que
à
tourné
au
sud,
A
Vigne
soït-plutôt
vieille
que
jeune,
peu
fumée
,
toujours
bien
cultr-
vée
,
et
labourée
dans
des
tems
‘convenables
;
qu'on
doit
laisser
assez
murir
les
Raïsins
avant
deles
couper,
et
les
mettre
dans
des
ton-
Heaux
après
qu'ils
sont
foulés,
si
Pon
veut
faire
du
vin
rou
ge,
etne
pas
le
boire
tout
de
suite.
[
est
certain
que,
si
toutes
ces
choses
s'accordent
,
il
est
aisé
de
faire
de
bon
vin
;
maïs
il
faut
en-
core
observer
ce
qui
suit,
-
On
fait
dans
ces
vignobles,
ainsi
que
dans-plusieurs
autres,
des
vins
rouges
et
blancs.
Je
parlerai
d’a-
bord
des
vins
rouges,
et
ensuite
des
blancs,
sur
lesquels
il
ya
peu
de
chose
à
dire.
Le
meilleur,
et
le
plus
précieux
de
tous
les
vins
deces
cantons,
est
l'Auvernat,
dont
il
y
a.
six
espe-
Ces
:
savoir,
FAuvernat
teint,
le
_noir,
[e
rouge,
le
gris
;
et
deux
especes
de
blancs
,
qui
sont
l’Au-
vernat
blanc
de
Soler
,
et
celui
du
Pays-bas.
L'Auvernat
teint
est
Je
plus
fouge
;
et
comme
c’est
toujours
la
qualité
qui
donne
la
couleur
et
le
corps
aux
Auvernats,
et
les
em-
pêche
de
se
graïsser,
quand
on
ne
les
mêle
qu’ayec
le
Raisin
rouge
,
on
ne
doit
les
laisser
quetpeu
de
tems
dans
la
cuve,
sur-tout
dans
les
années
où
il
est
probable
que
les
vins
prendront
aisément
de
Ja
VIT
162
_Couleur,
et
quand
ils
croissent
sur
unsol
où
ils
ont
d’ordinaire
assez
de
couleur,
en
fermentant
peu.
Quelques
personnes
prétendent
qu'un
quart
de
vin
Où-environ
de
Teint
ou
de
Gros-noirs
dans
une
cuve
de
quinze
poinçons
d'Au-
vernat
rouge
,
doit
produire
un
bon
effet,
J'avoue
que
ce
mélange
don-
nera
au
vin
une
belle
couleur,
sans
lui
donner
d’âpreté,
pourvu
qu'il
ne
reste
pas
trop
on
tems
dans
les
tonneaux
;
mais
comme
cette
couleur
ne
lui
augmente
point
sa
qualité
,
je
pense-que
La
teinture
d’Auvernat,
qui-est
fort
xouge,
substantielle
et
vineuse,
produit
un
meilleur
effet,
Dans
ce
cas,
il
est
nécessaire
de
mettre
plus
de
ce
Teint
que
du
Gros-noir,
parce
que
les
:couleurs
d’Auvernat
sont
beancoup
plus
foibles
que
celles
des
deux
autres
especes
de
Raïisins.
Plus
les
Raïsins
de
Pune
et
l'autre
espece
sont
murs,
plus
ils
rendent
de
vin,
et
plus
ils
ont
de
couleur;
c’est-pourquoï,
ilne
faut
jamais
les
cueïllir,
qu'ils
ne
soïent
parvenus
à
leur
parfaite
maturité.
|
Le
Teint
d’Auvernat
ne
doit
pas
être
planté
indifféremment
dans
toutes
sortes
de
terre,
car
il
y
réussiroit
pas
également,
[ne
faut
d'abord
en
planter
que
peu
pour
essayer
Île
terrein
>
€t
ne
pas
Le
:
XI}
LENS)
vir
tellement
avec
d'autres,
Ca
“«méler:
qu’on
ne
puisse
les
distribuer
aisé
ment.
dans
chaque
cüve
;
ce
qui
seroïit
difficile
,
sil
étroit
planté
_confusément:
avec
d’autres
especes
d'Auvernats.
ee
Quoique
Ie
Fernt
-
Auvernat
soitun
très-
bon
Raisin,
cependant
1]
faut
avouer
que,
si
lon
en
met-
1oit
trop
dans
PAtverhat
rouge,
ken
altéreroit
la
qualité
;
éar,
ce
dernier
vhr
n’est
jamais
metlleur
que
lorsqu'il
est
fait
sans
mélange
d’autres
Raisins,
FH
a
ordinairement
assez
de
couleuret
de
force
;nôn-
seulenrent
pour.se
soutenir
par
Jukmême
,
mais
autsi
pour
faire
débrter
les
autres:
vins
dune
qua:
lité
inférieure
ayec:
Re
On
=
mêle.
2e
Je
suppose
cepordis
que
cet
Auyernat
rouge
ait
“été
recueilli
sur
de
bonnes
terres
;
Car
y
en’a
qui,
par
leur.
nature,
ne
rendent
pas
assez
de
vin,
et
dans
ce
cas,
il
est
bon
dy
ER
del
l'Auverna-
ARE
ARE
vérité
ce
vin,
“ainsi
Hèke
né
sera.
pas:
aussi
fin
que
celui
qui
n’est
fait
qu'avec
de
purs
Auver-
nats
rouges
;
mais
il
se
conser:
vera
mieux,
si
l’on
veut
en
faire
un
Auvernat
d’une
forte
acidité,
et
dune
saveur
agréable
et
sans:
couleur.
On
mêlera
à
l’Auvernat
rouge
environ
[a
septieme
partie
ce
Méher
ou
de
bons
Auvernats
ce
Mélrer
ou
"les
couvertes
d’osier,
leurs
gourmets
y
sont
souvent
trompés.
commune
parmi
les
noirs,
_
blancs,
tels
qu'ils
croissent
dans:
les
Vignes
de
Blois;
mais
pour
faire
ce
mélange,
il
est
nécessaire
que
Auvernat
blanc
mürisse
en
même
tems
que
P'Aï-
vefnat
rouge.
-Un
vin
fait
suivant
cette
me
thode
,
et
sf
bon,
qu'il
pourrait
passer
pour
du
vin
de
Bourgogne,
On
le
vend
à
Paris
et
dans
d'autres
endroits
pour
tel,
dans
des
bouteil-
et
les
meïl=
F’Auvernat
sans
distinction.
est
rouge.
On
attribue
cétte
cou
leur
à
sa
peau
brune;
car
elle
n'ést
pas
d’un
rougeaussi
foncé
que
celle
de
lAuvernat-
Teint
,.
mais
plis
foncée
que
lAuvernat
gris
,
qui
“estpresque
tout-à-
fait
blanc.
Cette
“espece
d'Auvernat
est
Ia
pli
“et
elle
produit
aussi
un
des
Hieiienrs
vins:
de
ces
cäntOnNs.
-
L'Auvernat
noir
est
+
commun
dans
ces
pays,
quoïqu'it
soit
connu
de
peu
de
gens.
Ses
grains
sont
plus
ronds
que
ceux
des
autfes
Auvernats
,
etsa
peau
qui
“st
aussi
noire
que
le
jais,
est
la
;
seule
chose
à
laquelle
on
puisse
le
reconnoitre,
IF
y
à
aussi
“une
autre
espece,
que
quelques
Vignerons
appellent
Auvernai
de
Tours,
€t
qui
ne
diflere
en
rien
du
rouge;
sinon
en
ce
que
son
bois
est
foit-
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