Architecture de Palladio, contenant les cinq Ordres d'Architecture, suivant cet auteur, ses observations sur la maniere de bien.
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BIBLIOTHEOUE PORTATIVE D'ARCHITECTURE | ÉLÉMENTAÏRE, A L'USAGE DES ARTISTES, Divifee en fix Parties: SECONDE PARTIE, CONTENANT L'Architectute de PALLADIO.
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ARCHITECTURE D E PALLADIO, CONTENANT Les cing Ordres d'Architecture , fiuvanr cet Auteur, fes obférvations fur la maniere . de bien bâtir, © fon Traité des grands Chemins & des Ponts, tant de charpente que de maçonnerie. NOUVELLE ÉDITION. À PARIS, RUE DAUPHINE, Chez Jomsert, Libraire du Roi pour l'Artillerie & le Génie, à l'Image Notre Dame. anna, ‘M DCC. LXIV.
x TABLE DES CHAPITRES ET ART. CHAP. VII Da pont ‘de: charpente que Céfaer dreffa fur le. Rhin. 124. | CHAP. VILL. D'un pont qui a été fait fur le Cifmone. 115. | CHAP. IX. Autres inventions pour former des ponts de bois. | se fans pilotis. 1504 CHAP. X. Du pont de Baf[ano. 135$ CHAP. XI. Obferuations générales fur les ponts de pierre. | 1570 CHAP:XIL De quelques ponts Antiques , & premierement | + de celui de Wicence fur le Bakillon. . 140 CHAP. XIL Da pont de Wicence , qui eff fur le Rerone. er # , 143 CHAP. XIV: Du pont Antique de Rimini. 414$ CHAP.XV. D'un pont de mon invention. 146. CHAP: XVI. Autre pont de pierre de mon invention. 147. + v Lo
x} Abrégée de la vie de PALLADIO. A NDRÉ PArrA4DI0, l'un des plus célebres Architectes que l'italie ait produite depuis que les Beaux-Arts ont commencé à y reprendre vigueur, eft né, en 1508, à Vicence, petite ville des états de la République de Venife. Ses parens étoient de médiocre condition, mais en confidération de fon raré mérite & des avantages qu'il avoit procurés à fa patrie, il fut mis au nombre des Citoyens & ennobli. Il eut pour Maître le fameux Jean-Georses Triffino , fous lequel non-feuJement il appritles plus belles & les plus curieufes parties de FArchireœure civile & militaire, mais il fe rendit encore"accompli. en toute forte d'érudition. Sa principale érudé fut l'examen des monumens de Rome ancienne ; il le fit avec un foin & des recherches. extraordinaires, Son Livre pofthume des 4tiquités Romaines , tout imparfait qu'il eft, montre aflez combien il avoit approfondi le génie des Anciens, & ce fut en fouillant dans leurs mafures, qu'il déterra Les véritables regles d'un. Art qui jufqu’à fon tems étoit demeuré inconnu même à Brunellefchi & à Michel-Ange , (es contemporains. Quoi qu'il bi
xij Abrégée de la vie de Palladio. en foit, on peut affurer que l'exactitude de fes defleins eft aufli âdmirable que fes compolitions mêmes. C'eft dommage que les Auteurs qui ont fait mention de ce grand homme, ne nous ayent rien appris des parti cularités de fa vie. Ils fe font contentés de faire le dénombrement des beaux ouvrages dont il a orné la ville de Vicence & la campagne des environs, ainfi que des édifices qu'il a fait conftruire à Venife & dans les autres endroits de l’[talie; mais en cela même ils ne nous apprennent rien qui ne fe voye deffiné & expliqué par lui-même dans le fecond & le troifieme Livres de fon Traité d'Architecture, Cet homme illuftre florifloit dans le feizieme fiecle : il eft mort l'an 1580, âgé de 72 ans. | ! Fr ee er “1 EE rt) PTS) } mn = - £ SN CALIIRS NEO DE IN ETS à ÿ { “1 ÉTAIT, ESS . j 6; pe # oC Sr Let Do SES ct “ .
X11} PREFACE PEER ALLAD TO. Cr inclination naturelle me porta dès mon jeune âge à l'étude de l’Archite@ure, & comme les anciens Romains Mont toujours paru fupérieurs à tous ceux qui les ont fuivis, autant en l’art de bâtir qu’en plufieurs autres chofes, je me propofai alors de prendre Wirruve pour maître & pour guide, étant le feul des Anciens dont les écrits fur cet Art nous foient parvenus. Je me mis enfuite à rechercher & à obferver foigneufement les ruines de ces anciens édifices qui fubfftent encore en dépit du tems & malgré la brutalité des Barbares. J'y remarquai tous les jours de nouvelles beautés qui fembloient mériter toute mon attention, & c’eft ce qui m'a déterminé À en faire l'objet principal de mes études. J'en mefurai les plus petites parties, & comme je n’y découvris rien alors qui ne me parût fondé en raifon & d’une proportion trèsexacte, je m’y attachai fi fortement & avec tant de ferupule, que très-fouvent je me fuis tranfporté exprès en différens endroits, tant en Italie qu'ailleurs, pour concevoit pat les reftes de ces édifices, quel auroit pu être le tout enfemble, & pour le réduire en defein, Voyant donc combien notre maniere ordinaire de bâtir eft éloignée de ce que j'ai remarqué dans ces anciens monumens, & de ce que nous en lifons dans Wirtruve, ainf que dans Leon. Baprifle Alberti, & les autres excellens maîtres qui ont écrit depuis Virruve, & (fi j'ofe le dire) de ce que j'ai Prâtiqué moi-même avec fuccès & à la fatisfaétion des
ER PR EN SEEN CEE EEE PT ED SEPT CET PRE ET IIET E ONE ARE NP ARDENNE En RER RCE RE RER DEEE ren SENRE TUNPT ONE Vu SPIEN TENTE PEN rer tétons xiv PREFACE perfonnes qui m'ont fait l'honneur de m'employer ; il m'a femblé que je ne ferois pas mal, puifque nous 16 fommes pas nés, feulement ipour nous-mêmes, de conft crer à l'utilité publique les deflèins que j'ai faits de ces anciens édifices, avec une recherche fi pénible & fi dan“ gereufe ; écrivant fuccinétement tout ce qui m'y a femblé digne de confidération & y ajoutant en outre les reglé que j'ai obfervées & que j'obferve encore tous les jt leur, ane d’ailleurs à tout ce qui peut ÿ avoir ét | ; obmis. C’eft ne ce moyen que l’on parviendra à corrigef barbares, & tant de dépenfes. fuperflues ; &, ce qui d’une bien plus grande conféquence que l’on prévienc 3 ces grands un & ces ruines foudaines qui arrivenh fi fréquemment aux grands édifices. Je me fuis d’auranf plus volontiers déterminé à cette entreprife, que je réf marque qu'à préfent un grandinombre de. gens d'efprif prennent du goût pour cette fcience : Georges Vafari, Are tin, Peintre & Archireéte fameux, a fait mention de pli fieurs de ces perfonnes dans fon Livre, ce qui me fai efpérer que dans peu, l’art de bâtir, fi utile au Publict fera ramen€ à cette perfection qui ef le but,qu'on fe pro pofe dans tous les Arts. Nous en voyons déja des échañ tillons en divers endroits de l'Italie, & particuliereme j à Venife (où toutes les fciences floriffent, & qui feule’ toujours confervé l'éclat de cette grandeur & de cetf Sanfovino , nfpreue. & Architecte abs a le premi® introduit la belle maniere de bâtir, comme il paroït €/
DE PALILZL A D'I0O. xv plufieurs de fes ouvrages, principalement en celui de Z Procuracie ; (qui eft peut-être un des plus beaux & des plus fomprueux édifices qui ait été élevé depuis les Anciens). On voit auf des bâtimens de très-bon goût en plufeurs endroits de l'Italie , comme À Vicence, ville à la vérité d’une médiocre étendue, mais riche & fertile en beaux efprits. C’eft-l que j'ai commencé À mettre en pratique ce que je donne maintenant au Public. Ayant donc réfolu de mettre an jour le fruit de mes foins & de mes veilles, & tout ce que j'ai pu recueillir depuis ma jeuneffe jufqu’à préfent. des mefures que j'ai prifes , & des obfervations que j'ai faites fur les anciens édifices que j'ai examinés, & voulant À cette occafion écrire fur l'Architecture briévement, mais avec tout l’ordre & toute la clarté qui me fera poffible, jai cru qu'il étoit à propos de commencer par les maifons des particuliers , y ayant beaucoup d'apparence qu'elles ont été comme les premiers effais qui ont donné l'idée des édifices publics. Il eft encoresaffez vraifemblable que les premiers hommes avoient leurs demenres féparées : puis connoiffant avec le tems que pour leur commodité & pour vivre heureux (sil eft quelque félicité dans ce monde), la compagnie éS autres hommes leur étoit auf néceffaire que naturelle, ils fe rechercherent les uns les autres, & en fe rapprochant, ils formerent d'abord des villages, dont ils firent enfuite des villes, & dans lefquelles ils S'aviferent de bâtir des places & des édifices publics, Cet ouvrage eft divifé en trois Parties. miere je donnerai les proportions des cin formément à la dodrine de Pi même remarqué dans les édi Anciens, Dans la feconde, Dans la preq Ordres, contruve, & à ce que j'ai moifices & les monumens des je traiterai de la Préparation
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PNA EE PA €, € EN Re, CN ARCHITECTURE DE PALLADI O0. PREMIERE PARTIE. DES CINQ ORDRES D ARCHITECTURE. CHAPITRE PREMIER. Des Ordres d'Architeëlure en général. PL premiere. L ES Anciens ont pratiqué cinq différens Ordres d’'Archireture, favoir le T'ofcan, le Dorique , lIonique, le Corinthien & le Compofite. Ils doivent toujours être difpofés de maniere que le plus fort & le plus folide fe trouve au deffous, comme étant plus propre à foutenir la charge du bâtiment, afin que les fondemens en demeurent plus fables. On doit donc toujours placer le Dorique fous PTonique , celui-ci fous le Corinthien, & le Corinthien fous le Compofite. Je ne parle point du Tofcan, parce qu'il € fi marériel qu'on le met rarement en œuvre, fi ce n'eft pour quelque bâtiment champêtre où l’on n'a befoin que d’un feul Ordre. On Pemploye encore dans les grands édifices, comme les amphithéatres, où autres femblables, lefquels étant compofés de Plufieurs étages d'Ordres & ayant befoin d’une À nn \ #
2 ARC HI FE €: TU RNE \ grande folidité, on met le Tofcan fous lToniques en la place du Dorique. Si l’on en vouloir omettff quelqu'un, & pofer, par exemple, le Corinthien 1n# médiatement fur le Dorique ; cela fe pourroit faire ourvu que, fuivant la regle que je viens d’expliquefs Fe plus bide fe trouvât toujours au defflous. J'expo’ ferai dans ce Traité les mefures de chacun de céi Ordres, non-feulement felon la doctrine de Wrtruves mais aufli conformément à ce que j'ai moi-mêmé remarqué dans les monumens de lantiquité. Mañ avant toutes chofes, il-me femble néceflaire d’ex pliquer ce qui leur convient à tous en général. Du renflement & de la diminution des colonnes. | Les colonnes ont cela de commun dans tous Ie Ordres, qu'elles doivent être plus menues par Je haut de leur tige que par le bas, & quelque pel renflées dans leur milieu. On obferve, dans leüf diminution, que plus elles font longues, moins cetté diminution doit être fenfible, parce que leur grand£ élevation fait déja cet effet de les diminuer à F vues à caufe de l'éloignement d’où on les peut voir. C’el pourquoi fi la colonne n'avoit que 1$ pieds de hat teur, il faudroit divifer fon diametre vers la bafe ef 6 parties & demie, dont on donneroit $ parties demie de grofleur à la colonne. par le haut. Si elk étoit de 15 à.20 pieds, on en diviferoit le diamett® en 7 parties, dont 6 & demie ferotent pour le haïf de la colonne. Pareillement à celles de 10 à 30 pie ‘de hauteur, on en partagera Île diametre inférieur ef huit parties, dont:on donnera 7 au haut de la co: lonne: & ainfi de fuite pour les autres plus grandes» on fuivra cette même regle de la diminution dés colonnes, laquelle .eft conforme à ce qui nous € enfeigné par Vauruve, Liv HET. Chap: 2.
ê AHCH TE CIT UHR E “CHAPITRE SECOND. ‘4 De l'Ordre Tofcan. Planches 2, 3, 4 & Si L'onvre Tofcan, füivant ce qu’en écrit Wirruve, & ce” avoit en effet, eft le plus uni de tous les Ordres d’Archi ture, parce qu'il tient plus que les autres de la fimplicitél productions des premiers Architeëtes , lefquels n’avoient, Éore inventés aucuns de ces ornemens qui procurent tal beauté & d'agrément aux autres Ordres. Celui-ci ire foné gine de la Tofcane, l’une des plus belles provinces d’'Itv & il en a retenu le nom. é. La colonne avec fa bafe & fon chapiteau (planche 2 );# avoir 7 modules de hauteur , & fa diminution doit être P haut du quart de fa grofleur par le bas. Si l’on veut fairéb ordonnance de cet Ordre, à colonnes fimples, on en pe jt pir les entre-colonnes fort larges, comme nous avons & f devant , parce que l’architrave eft ordinairement de bois. À cet Ordre eft-il plus convenable aux bâtimens qui fe fo li campagne, à caufe de la commodité qu'il procure # rande entrée pour les chariots & autres voitures : d'ail” la dépenfe qu'il exige eft bien moins confidérable que des autres Ordres. 1 Explication de la planche 1. A, Architrave de bois. B, Poutres qui tiennent lieu du larmier. A C, Colonnes de 7 modules de hauteur , y compris l# & le chapiteau. e ‘4 D, Plan des colonnes & de leur efpace. | EF, Entre-colonne de 4 modules de largeur, 4Pi ‘Areofiyle, qui eft le premier des cinq efpacemens de lonnes enfeignés par Väruve, dont nous avons pa e devant, page 5. #yp)
ENTRECOLONNE TOSCAN. . Planche2 Tag. 8. f 0 ZL CL ecolonne appéllé Areostyt ete mme ét - - nee" à ———— nana ns = mm
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bE Paitabio.: J. Pare, à Mais fi lon veut:faire de grandes pürtes ; où des Re avec des arcades, alors il eft néceflaire d’obsz. erver exactement les mefures marquées fur ce defà fcin (planche 3); 0 l'on voit les pierres difpofées & aflles comme elles doivent l'être quand tout l’ou: vrageefk. conftruit de cette maticre, J'ai eu la même attention dans les defléins .de portiques des quatre autres Ordres, où j'ai marqué &fixé laplace & les rangs des pierres, telles qu'on les doitsécuter, Les Anciens Pratiquoient la: même méthode pour leurs arcades: > Explication de la, planche 3 7" À B, Largeur du vuide de l’arcade, de 4 modules 33 parties ; ‘ou de 6 modules 25 minütès du milieu d’une colonne au milieu dé läutres pts 2 FG; Hauteur du vuide de lircidel, de 7 fhodules 40 minutes: 21,1 aire y E, Alettes du pilier, larges de 26:miniutes: ! E, E Largeur totale du pilier ; des-deux Cinquiemes de l’ouvereure de-Parcades! it à €, D Plans des deux piliers & desdemicolonnes. qui y font engagées. sd $l 3 5515 F, Clef de l'arcade. Host# 5 te
40 Ame CU :L TAF CG MAUR Æ Le piédeftal de la colonne de cet Ordre doit av0h un module de hauteur, & être aufli fimple que le re 1 Où donnera de hauteur à la bafe de la colonne # moitié de fon diametre. Cette hauteur étant divift en deux parties égales, l’une eft pour lorle, ou À plinthe, lequel fe fait ordinairement rond , ou felo! quelques-uns, quarré. L'autre partie fe fubdivife € 4, dont-un:éft pour le liftel ou regler, qu'on pe gs tenir plus petit ; les trois autres paf ties font pour le tore. Dans cet Ordre feulement & Jliftel fait partie de la bafe, car dans les autres, appartient à la colonne: Cette bafe a de faillie wi fixieme du diametre de la colonne. - À Explication de la planche 4. A, Abaque, ou tailloir. >B, Ove du chapiteau. ; C, Collier, ou frife du chapiteau. D, Aftragale. | E, Diametre de la colonne par le haut. F, Diametre de la colonne par le bas. : + :1G; Liftel, ou ceinture de la colonne, qui fait ic partie de la bafe. > à H, Tore, ou bâton. \ Ï, Orle, ou plinthe. - K, Piédeftal Tofcan compofé d’un feul dé, fai. aucune moulure. L, L, Profils des impoñtes des arcades Tofcanés fa = | +
PIEDESTAL ETBASE TOSCANS. Plan. 4.Pag.10.
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DEPALLADIO: 1. Partie. res Le chapiteau Tofcan à parcillement de hauteur la moitié du diametre de la colonne, par en bas ; il fe divife en trois parties égales. Une de ces parties eft pour l’abaque, ou tailloir, lequel à caufe de fa forme nes > CIE aufli appellé le dé. La feconde partie fe onne à love, & la troifieme fe fubdivife en 7 partics, dont l’une eft pour le liftel deffous love, & les. 6 autres reftent pour le gorgerin, ou collier, qu'on appelle auffi la frife du chapiteau. L’aftragale à deux 4ois la hauteur du liftel qui eft fous l'ove: fon centre fe prend fur la ligne qui tombe à plomb du même liftel. La faillie de ce liftel eft la même que celle dæ liftel, ou ceinture, qui eft au deflous de laftragale : ils: font tous les deux de même largeur. La faillie du. chapiteau répond au vif de la colonné par le bas. Son architrave fe fait de bois, égal de tous les fens , c'eft-à-dire aufli haut que large ; fa largeur ne doit pas exceder le vif de la colonne par lé haut. Les poutres, ou folives qui tiennent lieu du larmier, & qui portent ja cymaife, ont de faillie le quart de la: largeur de la colonne. Voilà les mefures de lOrdreTofcan, {uivant Vrrruve. _ Si l'on fait les architraves en pierre , comme celui qui ft marqué R fur la planche $, alors on doit. obferver exactement la méthode que j'ai dannée cidevant pour les entre-colonnes. CL? El os Pains A FETE") NM INT 0) D LE ir nn À [
12 ARCHITECTURE # #3! | Explication de la planche 5. Li LU s A, Cymaile, gueule droite , ou, doucine couronnée dei filet Gex y 1 | À LS Cdirégné: ‘ou larmier. RE C, Autre larmier en forme de gueule droite. «+ D. Caver, nacelle, ou fcotie. -E, Frife de Venribiéniedts | ÿ' 1 STORE nb; Architrave d'une feule face. fe | G,, Cymaife du chapireau. si . H, Abaque, tailloit, ou dé du chapiceau. 0 1, Cymaife, ou. gueule droite du chapiteau. <- Collarin, collier, gorperin , ou frife du chapirentil Frs Aftragale du Hauc de la colonne, | M, Vif, ou diametre du haut de la colonne fous <e4 ch pren N, Vif, ou ; diametre de la colonne par le bas, qui ad dé module, | ©, Liftel, ou ceinture de la colonne. | P;, Tore, ou gueule renverfée de la bafe de la LE Q, Orle, ou plinthe de la bafe de la colonne. 4 R, Rite profil Fofcan, travaillé plus délicatement, À dont larchitrave elt en pierre, avec toutes fes melure On voir en Iralie quelques anciens monumens qu'on ff dire être de cet Ordre, parce qu'ils en ont en parte les mé fages ; tels font l'Ordre de l'arène de Verone, celui de fs rène & du théarre de Pole, en Dalmatie , & plufeurs autf 6 dont j'ai pris les profils exactement, nonLnleent de la bi : & du chapiteau ,‘ainf que ceux de l'architrave, de la fril 2 & de la corniche rapportés fur cette planche $ ; mais 11 ceux des impoltes des arcades, aie on peut voir fur la plant RER SERUEs ï , +Ÿ 04 } 128 « "Tr
TOSCANS. MENT n « ENTABL CHAPITEAU ET
16 . “Auen:t HImME HAUIREE Proportions de la bafe Auique. Planche 9 |, La hauteur de cette bafe eft, d’un module, ou di demi-diamette de la colonne Dorique: elle fe divilé en trois parties, dont une eft pour le:focle ou plinthe Bet Les déux autres fe fubdivifent en 4 par: ties, dont une eft pour le torc füpéricur, Les 3 pat-. ties reftantes fe fuübdivifent ençore en deux, dont une eft pour le core inférieur, &. l'autre pour, la. fcotie avec fes deux lifkels, fupérieur & inférieurs. Pour trouver la proportion de ces deux lifkels, il. faut divifer: tout cer efpace en 6 parties, dont cha, que lifkel en prend une, & les ‘4 autres demeurent, pouf la fcotie: ie à PE ES 2,0 - LA faille entiere de la bafe Attique eft d'un fixies" me du diimetre de la colonne, où d'un.riers de mo’, dule, La, ccinture.eft large de la:moirié. dü tore fi périeur.! Lorfqu’on la fait féparée d'avec la bafe, of ui donne dectiillie le tiers de toute celle dé la bafe:. Mais 14 bafe & une partie de la colonne font d'une. même piece, alors on fait la ceinture plus étroite;\ ainfi qu’on Je voit fur. la planche précédente , fur lauellé j'ai donné aufli deux defleins différens d’impoltes pour les arcades de cet Ordre , que l'on voif ici plus en re en K. s sl:5b > 00. Comme les lettres de fenvoi:que l'or voit fui. cette planche font marquées fur les mêmes parties. PERSAN de la planche précédente, avec cette iférence, qu'elles font ici deflinéeés plas en grand; avec leurs mefures cottées, ainfi que leur Paille: nous n’en donnerons point une nouvelle explication: stir Den Pan greusr me En Her rie ‘ vidisdiss Cas à - J ‘ ee Le
UES. Sas. 16:.- Plan. BASE,PIEDE STAL » ET IMP O STES DORI *%
CHAPITEAU ET ENTABLEMENT DORIQUES. Plan .10.P09.17: es = | | | !
DE PALLADIO: /. Partie 4 Le chapiteau de cet Ordre (planche 10), doit avoir de hauteur un module, ou demi-diametre dé la colonne: cette hauteur étant divifée en 3 PRES , celle de deflüs eft pour l’abaque & la cymaife. Cette premiere partie étant divifée en cinq aitres, la cy= maife en contient 2 ; & l’abaque les 3 autres, Les 2 parties de la cymaife fe fubdivifent en 3, dont l’uné eft pour le liftel, ou filer, & les deux.autres pour la doucine qui cft au deflous. La feconde partie principale du chapiteau fe fubdivife en 3, Les anneaux, ou filets quarrés, en prennent une & font tous évaux: les deux autres demeurent à l’ove, dont la faille ef des deux tiers de fa largeur. La troifieme & derniere partie eft employée pour le collier du chapiteau, Toute. la faillie de ce chapiteau eft d’un cinquieme du diametre de la colonne, L’aftragale, ou collarin qui cft au deflous du collier, eft de la mème largeur que les. trois annelets, enfemble; 1l tombe à plomb {ur le vif de la colonne par lé bas. Le liftel du haut de la colonne a feulement la moitié du collarin, On fait pofet l'architrave fur le shapierts & on lui donne de häuteur le demi-diametre de la colonne, qui eft d’un module dans cet Ordre. Toute larchitrave étant divifée en 7 parties, on en donne une à la bandelette, qui faille de fa largeur. Puis ayant redivifé toute la hauteur de l’architrave eh 6 parties, on en donne une aux gouttes { qui doivent être au nombre de fix), & au liftel qui les couronne, lequel prend un tiers de cette partie. L’efpace depuis la - andelerte jufqu'en bas fe redivife en 7 parties, dont on donne 3 à la premiere face & les 4 autres à la feconde. La frife doit avoir un module & demi de hauteur. Le triglyphe a un module de largeur, la moulure qui C
18 APR CH? TI CT VU RE, Je conrofiné cit d'un fixiemé de module. Ce triglyphe fe divife en 6 parties, dont on donne 2 aux deux | canaux du milieu , & un aux deux demi-canaux des” extrémités : les 3 autrés font pour les trois efpaces qui fe trouvent entre ces canaux. Le métope, c'eftà-dire l'efpace qui refte entre chaque triglyphe, doif . former un quarré parfait. | 14 | Lx hauteur de la corniche doit être d’un module | & un fixieme: cetre hauteur fe divife en cinq pair ties & demie, dont on donne deux à l’orle & 44 cavet. Celui-ci doit être moindre que l'orle de rou£, {on liftel. Les trois autres parties & demie font pou, le larmier & pour les gueules droite & renver{ec On donne de faillie au larmier deux tiers de moï dule. Dans fa face appellée of, qui regarde en bas & qui faille en dehors, au deflus des triglyphess, il doit y avoir trois rangs de fix gouttes chacuns, avec les liftels ou bandes qui les féparent, & quel. ques rofes ou autres ornemens au deflus des méropes comme on le voit fur la planche 10, {ur le plan du, plafond Y, qui eft à côté du profil de l’entablement: & du chapiteau Doriques. Ces gouttes doivent être rondes & répondre à celles qui font au deflous du triglyphe : elles font faites en forme de clochettes Le corps de la doucine doit être d’un huitieme plus. épais que celui du larmier, & il fe divife en 8 pair. tics, dont on donne 2 au liftel, & les 6 autres à 2 courbure de la doucine, dont la faillie eft de 7 paf ties & demie. Ainfi tout l’entablement, corps de l'architrave, de la frife & de la corniche, doit avoif le quart de la hauteur de la colonne: ce font les m® fures que Vrruve donne à l’entablement Doriqu Je m'en fuis cependant un peu écarté, en fuppriman! | quelques membres, & en tenant la corniche un p€l
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= pe PALLADEO L. Partie. 19 plus grande, enforte que l'architrave a 30 parties, la frife 45, & la corniche 38, ce qui fait 4 modules moins 7 minutes , pour la hauteur de tout l'entablement. Explication des planches 10 & 11. Les lettres de renvoi qui font fur cette planche 10 {ont les . mêmes que celles qu'on à marquées far la planche précédente; ainfi l'explication que nous ‘allons en donner fervira égale ment pour toutes les deux. À, Gueule droite, ou doucine B, Gueule renverfce C, Larmier,ou moucherte pendante de la corniche. D , Ove | | E , Cavéet = , Chapiteau du triglyphe ee : de la frife. H, Mérope BIBLIOTECA UNIVERSITARIA h, Demi-metope 1, Tente, ou bandelette K, Gouttes L, Seconde face M, Premiere face N, Cymaife couronnée de fon filet O:, Abaque, ou tailloir | (FFRSOVE Gh vite Q, Filets, annelets, ou liftels H'AHSDESCETS R, Collier, ou frife S , Aftragale , ou collarin FT, Ceinture, ou filet ? à cal re, pie V_ VIF étdioede À e la colonne par en haut. X, Plan duechapiteau Dorique, Y, Plan du fofite, où plafond de la corniche Doriques. de l’architrave: ASS A F0 ANA. 6} Re 1 & _Ci
2 Y ee. À : Et pence RU % * £ di £ TS < PANNE em LS * re EEE TEE 10 | ARCHITECTURE CHAPITRE LV. De l'Ordre Lonique. PL 12, 13, 14,1$3 16, 17 & 10 C gr Ordre tire fon origine & fon nom d'une province d’Afie, nommée Jonie : on dit que le fameux temple de Diane, à Ephefe, étoit décoré de colon nes de cet Ordre. Les colonnes Ioniques, avec leuf M bafe & leur chapiteau, ont 9 modules de hauteur: L'architrave, la Fe , & la corniche, ont de hauteur un cinquieme de la colonne. Dans les rangs de CON Jonnes fimples, on donne aux entre-colonnes de c££ Ordre deux diametres & un quart. Cette cfpece d'en tre-colonnc cf la plus belle & la plus commode de toutes: Wirruve l'appelle Euflyle, & c'eft la croifies me de fes manieres d’efpacer les colonnes. . Explication de la planche 12. A. Plan de l'entre-çolonne appellé Exffyle, qui eft de deux modules & un quart. rs B D, Hauteur de la colonne, de 9 modules. €, Volute du chapiteau Ionique. DE, Hauteur de l’entablement, qui eft d’un mo: dule 48 minutes.
lé Euswyle. OS DOS I IS DU CU CN | Entrecolonne app : Ée 1 à EF bad Z it | 2 È n © = A -- EH A a = re si RE
>4 ÀÂRCHITECTURE Explication des planches 14 G'aÿ" A, Vif de la colonne. | B, Tondin, avec la ceinture qui fait partie de là | colonne, | & plage | : C, Torc fupérieur | e : 0 D, Gavet, due ou nacelle de la bafe de Ja co E, Tore inférieur lonne. ne FE, Plinthe de la bafc jointe à la cymaile du pié= G,G, Cymaiïle du, picdeftal, de deux manieres différentes. por à RE | H, Dé du piédeftal, Po ch | I, 1, Bafe du piédeftal, de deux manieres. K, Socle de la bafe du piédeftal. L, Impoftes pour les arcades Joniques. 4 REMARQUE Les profils de la planche précédente font repré fentés ici plus en grand, avec leurs cottes & m£” fares chiffrées, nil que leurs faillies. Pour qu'on € ile reconnoîtré facilement toutes les parties, chaue moulure eft marquée des mêmes lettres fur cette Janc. 15, ainfi que furla précédente : c’eft pourquoi one qu'on en vient de donner, doit fervif également pour toutes les deux. “ AS Lay KE à Fe, Of LA CAS D é pue 4 eye Era RÉPARER Gras APE ÿ ? TEA 14 LL RS RE A ae A D Re 3% Cr RER er re è ie, pr A TR TAT re 4 à <> RETZ IL CE à e A etre à Ÿ sy Chapitentt
1 ÉPN CRE ER Energie # LES MEMESDESSINES PLU -25.P749 ; 24- “in — Vo \o L J Ps Te = Ÿ Er À * Basse du Péedestal.
DE PALtADI6 Z Partie 24 Chapiteau lonique. … Pour faire le chapiteau Jonique, on'divife le diametre du bas de la colonne en 18 parties; SE On en ajouteuné 19° pour faire la longueur où la largcür de labaque;, qui eft quarré. On donne de hauteur au chapiteau, avec fes volutes, la moitié de là Âongueur ou largeur de l abaque, enforte qu'il à 9 parties & demie de hauteur: L’abaque avec fa cymaife En occupe une partie & demie, & les 8 autres appartiennent à la volute ; nous donnerôns ci-après la maniere de la tracer: AIDER ES > Si fe L'aftragale de la colonné eft au droit de l'œil de a volute, dont la grofleur au milieu eft égale à là faillie de love, lequel faille lui-même au delà de labaque, autant que l'œil de la volure: Le caal de la volute doit répondre au vif de la colonne. L’aftra gale de la colonne tourne pardeflous:la volute-& fe Voit toujours, comme il eft faciléde le rémarquer fur le plan (planche 16). Il eft naturel de pénfer en cffet qu'un membre foible & pliant, conime on fun: pofe la volute, cede & obéifle à un plus fort & plus dur, tel que l’aftragale, & qu'il s’en ligne toujours également. ERA LS On fait ordinairemeñt dans les anoles des rangë de colonnes ou portiques Toniques ; certains chapitaux dont la volute RS SE de front, mais encore du côté où feroit le flanc fi le chapi: teau étoit pofé à l'ordinaire; tellement que de deux divers afpeëts on les voit de front : on les nomme chapiteaux angulairess { " "! # . ne Mt, Bet
26 AR CHA TIE CT 0 RE Explication de la planche 16. A, Abaques ou tailloir, B, Canal, ou creux de la volute € du.chapiteau C, Ove, ou quart de rond Jonique. D ,Tondin,ouaftragale fous l’ove E, Ceinture, ou liftel de la colonne. F, Vif dela colonne, avec les canelures mafquées F fur le plan qui eft au deffous. G, G, Ligne perpendiculaire appellée carhere. 1,1, Ligne horifontale qui traverfe la cathete & | de la coupe à angles droits. Ces mêmes moulures | ont marquées fur le plan par les mêmes lettres. Au.bas de cette planche, dans le vuide que laiffe le plan du:chapiteau, j'ai placé le deffein de la: bafe Ionique, felon Wrrruve , dont il cft parlé ci-devant; page 23 ; en voici l'explication, K, Vif de la.colonne par le bas. L, Ceinture, ou reglet de la colonne, M, Tore, et N, Premiere fcotie, ou nacelle fo O, Aftragales ; où tondins . de la bafe de _ P, Seconde fcotie Vitruve, Q, Plinthe R, R, Saillie, :, ”
CHAPITEU ET BASF HOREQEESS 1 : : ‘0. gg 2 vi IE AAA he KT A8 ON SE) “all zx ï 7 M | NO D 2? NU / | i LL N \ f} ; LL \ | . d CO 4 N : (LL n LL Le \\ | 2 CL \ L 2 LD CL GTA | LC A
DE PALLAD1iOo. 2. Partie. 27 L'architrave, la frife & la corniché ont , comme j'ai déja dit, un cinquieme de toute la hauteur de la colonne, Le tout fe fubdivife en 12 parties, dont On donne 4 à l'architrave, 3 à la frife, & s à la corniche. L’architrave fe fubdivife en s parties, une defquelles eft pour la cymaife. Le refte fe divife encore en 12 parties, dont $ font pour la premiere face, & 4 pour la feconde face avec fon aftragale. Les 3 autres parties font pour la troifieme face & fon aftragale. ee La corniche fe divife en 7 parties & 3 quarts , dont on donne 2 au cavet & à l’ove, 2 aux modillons, & le refte au larmier & à la doucine. La faillie de la corniche eft égale à fa hauteur. J'ai donné fur la planche 17 les deffeins du chapiteau vu de face & de côté, ainft que de fon plan. J'y ai repréfenté auffi l’entablement, qui confifte dans l’architrave, la frife & fa corniche, avec les moulures & les ornemens qui leur conviennent. Enfin J'ai placé fur le côté le plan du. plafond de la corniche, appellé auf fofire. |
ee __ PEN: 48 ee GR AGREE Explication. de la planche Ré “A, Gucule droite "B: Gucule renverfée e Larmiet | D, Cymaife. des modillons €, *Modillons F, Ove 6, Cavct sé H. Frife bombée. 1, Cymaife DEEE 2 K, Troifieme face de | dcr de he archis À EL, Seconde face couronnée de fon filer. trave. , Premiere face avec fon filet \ N Abaque , ou tailloir. 2 . ©, Creux de la KA € du SARA P, Ove : Q, Tondin, Dons ou, Door hu R, Vif du haut, Lac la < colonne. de la corniche. Î 1: Plan du chapiteau Jonique. : : V, V, Plan du plafond de la corniche, où na voit la diftribution des caifles quarrées qui renfetment les rofes, , CRTLE chaque modillon.
CHAPITEAU ET ENTABLEMENT IONIQUES. gas © © Planay.Paga8. CRAN ENTRE TRE EN A RE ER EEE EEE? ent 5 cn SR RES PAINE S SR RIETE TE DANCE DSP TA PROPECIA EE te ER EU ETS SEXSTEII SR ET LATE PTE TETE AS NOESIS STTFSRR DEN MSN 1 SRE =N TS mn D Th / a À (ll I | mn fl NY EE SA 1e KT 4 LT
3 Ant nDTEc MUR .-:Le-piédeftal de la, colonne Corinthienne ( planche 21), doit avoir en hauteur le quart de la côonne. : On divife cette haureur eñ 8 parties, dont une eft, pour la corniche, deuxautres pour la bafe du piédeftal, & les cinq parties refkantes font pour le dé. Il faut partager la bafe eh 3. parties ; pour en donner 2 aü ocle, & 1 aux moulures qui font au deflüs:, La bafe ordinaire des colonnes Corinthiennes éft la bafe Attique; mais elle-diffcre de’ celle qu'on:met fous lOïdre Dorique, en ée que fa faillie cit d’un cinquiee du diametre de la colonne. On peut tb diveififier d'ünc'autre faniere comme on le peut voir fur cette planche; fur laquelle j'ai donné auf le profil de Pim ôfte des arcades our cet Ordre, dont la hauteur:doit être du double de l’épaiffeur de l'alerte, ou demi-pilief qui fupporte le ceintre de Parc NE 2 L Explicaiio®
PIEDESTAL ET BASE CORINTHIENS. . Plan.21 .Pag,è 2. “ 12 NOT NO TO y AUN ZA NU NY A A LA A A EE > CESSE Z TS SRE La
EN GRAND. È Plan.22 Lg. 93; \ (LES MEMES PROFILS PLUS . pr TT ct RTE =
Dé ParraAD16. 1. Partie 33 … Explication des planches 11 & 22, | À, Vif, ou tronc de la colonne par en bas. B, Ceinture & rondin de la colonne. C, Tore fupérieur de la bafe de la colonne. D, Cavet, ou fcotie avec fes deux aftragales. E, Tore inférieur de la bafe de la colonne. F, Plinche de la bafe attaché à la cymaife dut piédeftal. , B953,88 Jisuaietih G, Cymaife & larmier de la corniche du piédeftal. cf ue R H, Dé ES RMS I, Moulures de la bar £ du piédeftal. : K, Socle de la bafe : : D. En mire : L, L, Impofte des arcades Corinthiennes. REC st Ua dois J'ai donné fur cette planche 12 les mêmes profils qu'on à vu fur la précédente, Ils font ici deflinés plus en grand, pour mieux faire voir les mefures des hauteurs & des faillies de chaque membre, qui et défigné par la même lettre fur ces deux planches.
EE RS 84 ARC EE fais € dû À R Le chapiteau Corinthien a de hauteur un diametre du bas de la colonné &’un fixieme de plus, lequel fe dohne à l’abaque. Tout le refte de la hauteur fe divife en 3-parcies égales, dont l'une eft-poutle premier,rang de feuilles, & l'autre pour Je fecond rang. La troifieme parue fe fubdivife en deux. La partie qui ef: la plus proche de l’abaque eft pour les’ caulicoles, avec les feuilles qui femblent'les foutenit & d’où elles -paiffenrt. : Pour cet effet le fuft d’où fortent cés caulicoles doit être un peu gros, afin que ces ornemens allant tGüjours. en diminuant de groffeur vers leurs replis, femblent imicer.en céla. les plantes, lefquelles font toujours plus fortes vers le pied qu'à la me. a . La campane, ou le vif du chapiteau fous les feuilles, doit être d'à plomb fur le fond des canelures de la colonne. Pour donner à l’abadue’une faillie convenable, il faut former un quarré parfait abcd (planche 23), dont les côtés foienr d’un module &-demi:::Après ävoir mené lés diagonales 4c,4d, on pofe la jambe immobile du compas fur le point de leur interfection, quideftile Centfe Au :quarré, & en allant vers chaque angle on marque un module. De l'endroit où les boints fe réncontrent,.on tire de petites lignes 20, qui coupent les didgonales à angles droits, & qui touchent rous les côtés duquarré}/ comme on le’ voit ici aux points 7 & o. Ces lignes donnent: exactement la mefute de la faillie de l’abaque. La: longueur de. ces: mèmés lignes détermine la largeur des cornes de l’abaque. Sa courbure ou fes côtés curvilignes fe cracent en menant reciproquement une ligne circulaire depuis une corne jufqu'à l’autre, & en marquant les points où elle aboutit de chaque, côté , Mur lefquels on éleve un triangle équilatéral, dont cetre ligne.circulaire eft la bafe. On abaifle enfuire uné ligne droite venant de l’extrêmité des mêmes corne#à l'extrémité de l’aftragale , ou tondin de la colonne. L'extrèmité.des fenilles doit toucher à cette ligne, en fe rejettant même.fin peufen dehors, pour qu’elles ayent leur juffe faillie, La rofe , ou fléuron du milieu du chapiteau, doit avoir de largeur le quaft du diametre” du bas de la colonne. 5 i Ÿ LKR e
mn . PLAN DU CHAPITEAU CORINTHIEN. 34 Plan. 29 Paso. RC] A Er K7 RP R4 0 1 a 5 RE esse > é 221) 2 £ 7 F ESP = 27 Wil SSSR [ERERESERE CEE Lo 4 os [a 174 1 DC Vi DT SUD À SW PA TSTAA Rx DEAN NI LÀ ol N A cn
cut pr gr ge E ere rrerermen ne CHAPITEAU ET ENTABLEMENT CORIN THIENS. | | Plan.24719.35. RSR RER RIT ANR ANA ANA NAN AAA DAS ANTT RSR ER RE TRS AN TRES TES PAL FLE ” Éb + dE y OU LIN UN CAO U NT À | EE DE PERRET TERERITENETRNENRENEEEEEnREr Î # À l6 ù | | e “ ’ 7 NAN ENENE WA ie NY APS À | mr QE RTE TE RER EN RER RUE ON ES { | DSTI TE NN TETE TN SITE RO RE ET US | <= =" RCYT MEERERRARE AP LS de | x NZ (ASS MA 7 4 : A7 | | U LL. Je Î | LE (LL LI 7 57 7 0 7 / 77 U 20
p #6 PaLx a ro! Partiè. 34° L’entablement (planche 24),.quivconfifte dans l'architrave, la frife, & la corniche, doit avoir È comme j'ai déja dit, en hauteur un cinquieme. de toute la colonne. Cétre hauteur fe divife en 12 parües , qui fe diftribuent comme à l'éntablement Touique ; ces deux Ordres ne different qu'en ee que.la corniché du Corinthien fe fubdivife en 8 parties &c demie, dont la premicre fe donne à la gueule renverfée Ja feconde aux denticulés, fa troificme à love, les quatrieme & cages aux modillons ;, des 3 parties & demie qui rel , font pour le larent, font mier, avec {a douciric ou gueule droite. La faille. de la corniche Corinthienne ft égale à fa hauteur. | ditlons , qu'on. Les çaifles des-rofes entre fes mo voit fur le plan du plafond, definé au haut de la planche précédente, doivent être néceflairement quarrées, & les modillons doivent avoir la même largeur que le: diametre des. rofes que ces, caifles. € renferment.
qe rie RE ———— | / 36 ARC HITECTIURE Explication de la planche 25. A, Premiere face | , B, Seconde face de larch: | C, Troifieme face "ac 1arcnitrave. D,Cymaie | | E, Frife avec un adouciffement par lé bas. F, Gueule renverfée. 4 . or où font taillées les denticules. Lo WVE. T, Platebande où font les modillons, K, Chapiteau des modillons. L, Larmier de la CPE M, Gucule reriverfée. ee N F Gueule droite < dolrcarnicne O, Premier rang de feuilles P, Second rang de AE : Q, Troifieme rang u chapiteau CoR, Caulicoles, ou tigettes rinthien. | | | | | | | | | S, Abaque, ou tailloir.
+ cor œe . LESMEMES PROFILS PLUSEN GRAND: Plan. 25 Tag JC (A K w VUS Ts 5 1 r 2j à 7 7 % L « 1 LS ; “| ce Le D CLS Lam" a A ÿ: EL
4ù ARCHITECTURE 22 Comme, fuivant ce que j'ai dit ci-deflus, cet Ordte'doir être ji gai que le Corinthien, on donnerä à fon piédeltal le tiers de la hauteur de la colonne. Divifant cette hauteur en 8 parties & demie, 1l fau- “dra en donner 1 à la cymaife , $ & demie au dé, & les 2 reftantes à la bafe du piédeftal. ‘Il faut encore divifer, cés deux dernieres parties en trois, dont le {ocle en sa à ,&. la troifieme fera pour les tondins avec leur doucine, Voyez la planche 29. On:peut. fé. fervir de la bafe Atrique pour cet Ordre , aufli bien que le Corinthien, On peut encore compofer une bafe de V'Atrique & de lionique, comme j'ai fait fr cette planche 29. L'impofte des arcs, pour Cet Ordte.eft profilée à côté du nud du dé du piédeftal, & au haut de la planche 30. La hauteur de cet impofte doit être égale à la largeur de Palette, ou demi-pilaftre. E xplication
D PIEDESTAL COMPOSITE. Plan. 29.P49. 40. F M:1:P.24 site ln 4 , nef LR ERA, RER ES
4 Plan.80.Pag.42. “14 , o +j4 : LARMES ) cz 29 "LES MEMES PROFILS PLUS EN GRAND. F4 E pd © 4} fe . + IR mo à o 2 ci} | À | | 2 Zc|Ts|l 78 ' : TD 1ÎE Fa L A 4 | ii |
DE PALLADIO: I. Partie. 4ï L | Explication de la planche 30: | Cette planche offre les mêmes profils de la planche précédente, deffinés fur une plus grande échelle, | pour avoir la facilité d'y placer les chiffres qui en | marquent les hauteurs & les faillies. Voici les noms des principales moulures .qui y font repréfentées: | A, Fuft de la colonne. | B, Tondin, ou bâton. C, Tore fupérieur. D, Cavet, ou fcorie avec fes aftragales où filets: | E, Scotie inférieure entre deux filets. F, Gros tore. G., Plinche de la bafe de la colonne. H, Gucule renverfée. Ï, Larmier de la corniche du piédeftal. K, Gucule droite. : L, Bâton, où rondin: M, Dé, ou nud du piédeftal. N, Tore fupérieur | O, Talon renverfé debate dd pied ch P,Toreinférieur 4 e la bafe du piédeftal. Q, Socle, ou plinthe R, Impoite Compolite,
47 AAC -H riribs cg TLURE Le chapiteau Compofite (pl. 31), a les mèmes mefures que le Corinthien, mais il en eft différent par la volute, l’ove & le fufarole, ces membres étant propres à l'Ordre Ionique d'où il les a empruntés. Voici-la maniere de tracer ce chapiteau. Ayant divifé fa hauteur en 3 parties, depuis Fabaque, ou tailloir jufqu’en bas, comme au Corinthien, on en donne une au premier rang des feuilles, & une autre au fecondrang: la derniere eft pout la volute, laquelle fe trace de la mème facon que celle du chapiteau Ionique. Cette volute couvre une fi grande partie de l’abaque, qu'elle femble naître de love, au pied de la fleur qui eft au milieu de la partie concave de J'abaque ; fa largeur de front eft égale à celle de l'angle de l'abaque , ou même un peu plus. L'ove a de groffeur les trois cinquiemes de labaque : fon fufarole, c’eft-à-dire fa partie inférieure , doit être parallele à l'œil de la volute. On lui. donne de faillie les trois quarts de fa hauteur , laquelle vient au niveau de la courbure de l’abaque ; ou même un peu plus en dehors. Le fufarole n’a de hauteur que le riers de love; fa faillie eft d’un peu plus de‘la moitié de fa grofleur : il regne à l’entour du chapiteau fous la volute, & fe voit toujours. Le liftel qui fe place fous le fufarole & qui forme le plinthe de la campane du chapiteau , eft de la moitié du fufarole. La face de la campane du chapiteau doit être d'à plomb fur le fond des canelures de la colonne. J'ai vu à Rome un chapiteau de certe forte, d’où j'ai uré toutes les proportions & les mefures que je donne ici, parce qu'il m'a paru de bon goût &c qu'il faifoit un bel effer. On trouve encore d’autres chapiteaux faits de différentes manieres, qu'on pourroit auf appeller Compofites, mais ce n’eft pas ici Le lieu d’en parler.
PLAN DU CHAPITEAU COMPOSITE. .. Plan.31Pag.42. Plan du plafond de la Corruche Composite” . | RER ee RTE] | NES | use NlltRe HUE si pa IR NA ll ill IK É jlH pl L Îk 7 “| 7 | 31 | ==]; à Li) Yi IE if A | | | ES LE | | à | | | = RTS
CHAPITEAU ETEN TABLEMENT, COMPOSITE. Plan. 82.49.43. PRO ASIA AUTANT RTC AU AN AAC CEE CRETE TEST TENTE NE NI NIV PET VE TNT ETS TE TION PCT PTE PEER DRE RE ET EE DE D CLOS 4 oder. |
DE PArEADrOo Partie. 4% L'entablement Compofite (planche 32}; formé de l'architrave, la frile & la corniche, a de hauteur la cinquieme partie de celle de la colonne. c'eftà-dire 2 modules. Partageant tonte CET hauteur en 3 parties , ON en donnera une à l'architrave:. Les deux autres parties {e fubdivifent en 8 autres, dont on donne 3 à la frife, & les cinq reftantes à la corniche. Pour avoir la proportion des membres de l'architrave, il faut en partager la hauteur en: 3 parties, dont on donnera une À la premiere face au deflus du chapiteau, y compris la moulure qui la couronne: On fabdivifera enfuite les 2 parties reftantes en 9, dont on donnera $ à la feconde face: : les 4 parties reftantes feront pour les 4 moulures qui font au deflus de la feconde face. À l'égard de la corniche, il faut en divifer la hauteur totale en. 13 parties, dont on donnera 3 à la gueule droite du haut, compris le reglet qui termine fa corniche, & une partie à la gucule renverfée qui eftau defious. Divifant enfuire les 9 parties reftantes. en:8 autres, on en donnera 2 parties au larmier, 1 à love, 3 aux deux platebandes des modillons ; les 2 dernieres feront pour la gucule renverfée couronnée de fon filer, & pour les deux petites moulures qui font au defflus de la frife.
44 At M'A TE: C TU REE: J'ai donné fur cette planche l’entablement Compote defliné plus en grand, avec les mefures des hauteurs & des faillies de chaque membre cortées avec des chiffres : voici explication des lettres de renvoi qu'on y a marquées. Æxplication de la planche 33. A, Reglet qui termine la corniche. B, Gucule droite | | C, Gueule renverfée | de la corniD', Mouchetre pendante, ou larmier{ che. E, Ove, ou quart de rond ) | F, Seconde platebande des modillons. G, Premiere plarebande des modillons. H , Gucule renverfée. ( 1, Regler couronné d’un bâton, ou fufarole, K, Frife bombée. Fr L, Scotie, ou cavet couronné d’un reglet. M, Gucule renverfée N, Seconde face de l’architrave. ©; Premiere face Ç
ENTABLEMENT COMPOSITE. | Le Pare SS Pa 44. | Û ! HU du em
so À RICHIMTE, C TU. RE port ni proportion avec les autres, ainfi qu'on pourra le remarquer facilement d’après les principes que j'ai établis ci-devant. Mais il eft tems d’entrer RE le détail de tout ce qui regarde la conftruétion & les ‘différences parties d’un édifice, pour le rendre commode & propre a être habité; c’eft ce qu'on verra dans la feconde Partie. Fin de la premiere Partie.
AS) BR HAN EN AN EE ANSE EAN | C) ee CG) ae KA Dar © ARCHITECTURE DE | PAL, L:A4-DE.0:- SECONDE PARTIE OBSERVATIONS SUR EA MANIERE DE BIEN BATIR. i AV ANT-P-R O PO S A PAT vANT que de commencer à bâtir, il faut confidérer attentivement le plan & l'élevation de l'édifice: qu'on fe propofe d’ériger. V'itruve avertit de prendre: _ garde à trois chofes, fans lefquelles un bâtiment ne: peut être eflimé: favoir, l'utilité ou la commodité, la folidité, & la beauté. En: effet, on ne peut re-. garder un ouvrage comme parfait & achevé, qui ne: {croit utile que pour quelque tems: eu bien. celus qui: {eroit utile fans être commode: ow enfin celui qui: ayant l’une & l’autre de ces deux qualités, feroit en. tierement dépourvu de beauté. La commodité con-. Gfte à donner à chaque piece d’un appartement la: fituation & les dégagemens convenables, fuivans la: dignité de ceux qui doivent lhabiter., & l'ufageauquel elles {ont deftinées, en difpofant les falles, Les: chambres, les cabinets , les galeries, les.offices, &c;. Gif
ES _——— ; \ : : h 2. : AR CHI PE € DURE | Chacun dans la place qui lui ft propre. La folidiré dépend du foin que lArchiteéte doit prendre de faire élever les murs bien d'arplomb,& de les tenir plus épais vers leurs fondemens, qu'il doit faire forts & folides : obfervant encore foigneufement que les colonnes des étages plus élevés foient pofées perpendiculairement. fur celles qui font au-deflous, & que toutes les puvértures, commeles portes & les fenêtres , foient exaétement les unes au deflus des autres, enforte que le plein porte fur le plein, comme le vuide fur le vuide: Pour ce qui récarde la” beauté d'un ‘édifice, elle fe trouve dans la parfaite correfpondance &:la jufte proportion de tontes.les parties avec leur tout, & dans le rapport exaét que ces partics ont entr’elles: de forte qu'elles doivent paroître être tellement faites l'une pour l'autre, & fi nécef. faires au rout-enfémble, qu'elles ne puiflent en être féparées fans qu’on s’appercoive qu’elles. manquent. - Ces obfervations étant faites fur le defféin qui doit fervir de modele, il ft néceffaire de bien calculer la dépenfe du tout, afin qu'après avoir préparé rous les matériaux, il ne manque plus rien qui puifié retarder l'ouvrage. Car-nen-feulement il cf de l'honneur de celui qui fait bâtir, que l'édifice foit achevé dans le tems convenu &c avec toute la diligence poffible, mais encorc c'eft un avantage confidérable, parce que fi tous les murs font élevés enfemble, ils s'affaiffènt également & ne font point fujets à s'ouvrir & à s’écarter, comme il arrive fouvent lorfqu’on les bâtit à diverfes reprifes. Après donc avoir pris l'avis des plus habiles Architectes & des plus expérimentés , pour fe conduire dans l’onvrage qion éft réfolu d’enreprendre, il-faür faire des provifions de bois de charpente, de pierres, de fable, de chaux, & de c '
A. p£E PALLADIO. II. Partie. $5 mérail ; fur quoi il eft bon encore de faire certaines obfervations qui n'aident pas peu À faire fes calculs plus exaëts & à prévenir des dépenfes fuperflues. Par exemple, pour faire les planchers des {alles & des chambres ,‘on fera une telle provifion de folives , wérant toutes mifes en œuvre, l'efpace qui doit refter entre chacune foit de la largeur d’une folive & demie. | À l'égard de la pierre, on obfervera que les piédroirs des portes & des fenêtres ne doivent pas être plus larges que du cinquieme de l'ouverture, ni plus étroits que du fixieme. Si Le bâtiment doit être orné de colonnes & de pilaftres, on port? faire feulement les bafes, les chapiteaux, & fi l’on veut le fuft de la colonne avec fon entablement, en pierre, &c tour le refte fe fera de briques. Si l'on prend garde, outre cela, à la diminution qu'on doit donner à l’épaiffeur des murs \ mefure qu'ils s'élevent, on trouvera que ces obfervations font d’un grand fecours pour régler la quantité des matériaux dont on pourræ avoir befoin. Comme nousnous fommes propofés de traiter de toutes ces chofes en particulier, il fuffira pour le pré- {ent d'en avoir donné une idée générale qui fervira comme de préliminaire à ce que ROS CF dirons pat la fuire. Or comme ce n'eft pas affez de favoir la quantité des matériaux dont on doit fe pourvoir, mais qu'il eft encore très-cflentiel d’en connoître les bonnes & les mauvaifes qualités , afin de pouvoir en faire un choix judicieux ; il cft néceffaire de confulter à ce fujer ceux qui ont bâti avant nous, pour 6 régler fur leurs avis. Vitruve, Leon-Baprifle Albertr, & plufieurs autres excellens Maîtres, nous ont pref crit des regles fort utiles fur le choix des marériaux ;
54 ARÉCH TL TE CT URÆ cependant pour qu'il ne manque rien au deffein que: je me fuis propofé dans cette feconde Partie, j’ajouterai feulement mon fentimentà celui de ces Auteurs célebres, fur la connoïffance & le choix des matériaux les plus néceflaires pour la conftruétion d’un édifice. \ CHAPITRE PREMIER. Des différens matériaux qui entrent dans la conftruëtion > d'un édifice. ART TUCAL MES CRE RE E IMANE ER. Du bois de charpente. V7 ITRUVE nous apprend (Livre II, Chap. IX), que le bois’propre à bâtir doit fe couper durant l’automne & lhiver, parce que vers cette faifon les arbres réprennent de leurs racines cette vigueur qu'ils avoient employée pendant les deux précédentes à la produétion des feuilles & des fruits. Outre cette précaution, 1l faut encore avoir celle de couper les : arbres dans le decours de la lune, parce qu’alors le boiseft net & purgé d’une certaine feve qui engendre de petits vers qui rongent le bois. Pour le mieux décharger encore de certe humidité, il faut d’abord le cerner feulément jufqu'au cœur, proche la moëlle, & le laifer ainfi quelque tems fécher fur pied, avanë _ que de l'abattre. Étant abattu, il eft bon de le mettre à Pabri de la pluie, des grands vents, & des rayons ardens. du folcil ; ce qui doit s’obferver principale. « j
D Æ PALLADIO: II. Pañtie. #4 ment à l'égard des bois qui font venus. d'eux-mêmes fans être ne Afin qu'ils fechent également &c wils ne fe fendent point ; il eft à propos de les frotter de fiente de vache. Le tems de la rofée n’eft pas ropre à les cranfporter , il faut attendre à l'aprèsmidi : lorfqu'on veut mettre le bois en œuvre; ilne doit être ni trop humide n1 trop fec, parce qu'il feroit fujer à fe courmenter,, où que l'ouvrage en feroit rabotteux, & plein de filets & d'inégalités defagréables À la vue. Pour que le bois de charpente qu'on deftine à faire des planches, des chambranles, des chaffis dormans de fenêtre, où des venteaux de portes, foit fufifamment (ec, il faut qu'il foit coupé au moins depuis trois ans: Avant que de bâtir, il eft à ropos de s'informer foigneufement de la nature du bois qu'on fe propofe d'employer, afin de difcerner celui qui cft propre À une chofe d'avec celui qui eft bon pour uñe autre. Vitruve , au chapitre ci-devant cité, nous en donne une affez bonne inftruction : quelques autres Auteurs en ont aufli écrit fort amplement. | 4 ST —————————— Asnir-rie SPeE TEE Des pierres. 11 y a de deux fortes de pierres: les unés font naturelles, les autres font artificielles. On appelle pierres naturelles, celles qui fe trouvent dans les carricres & qui fervent À faire des ouvrages de maçonnerie ou de la chaux: nous parlerons ci-après des dernieres. Les autres pierres naturelles font ou trèsdures, comme les différentes efpeces de marbres, où moins dures, comme celles: qu'on appelle pierres
56 À RC HI D EC U.RUE de taille, ou molles & faciles à couper, comme Île tuf ou tufeau. Le marbre & la pierre de taille doivent fé travailler auflitôe après qu'ils font tirés de. la carriere, parcé qu'alors ils font plus aïfés à tailler, que lorfqw'ils ont refté long-rems à Pair, où toutes les pierres s’endurciflent. À l’égard des pierres molles & tendres, de la nature defquelles on n'a pas encore fait l'épreuve, comme lorfqw'elles fortent d’une carriere nouvellement découverte ; il faut les tirer pendant leté ; & les laifler expofées à l'ait deux ans entiers, avant que de s’en ae On les tire pendant Peté, afin que, comme elles ne font point ‘encore accoutumées aux injures de lair, peu a peu clies parviennent à s'y endurcir & à y réfifter de même que les pierres les plus dures. Une autre raifon qui doit engager à les garder fi long-tems, c'eft afin de les mieux connoïtre, & de mettre à part celles qui ayant fouffertes ; fe trouvent endommagées', afin de les employer dans les fôndémens, & deréferver les autres qui font demeurées entieres pour le refte du bâtiment. : Les pierres artificielles, qu'on nomme ordinairemênt briques , fe font avec une certaine terre blancheatre, approchant,dela craie, fans aucun mêlange de terre glaife, ni de celle qui eft fablonneufe , dont il faut la féparer foigneufement. On doit tirer cette certe en automne, pour la ou pendant l'hiver, afin qu’au printems, on en puifle mouler les briques: Mais fi l'on étoit obligé d'en faire dès lhiver, ou durant l’eté., il faudroit en été les couvrir de paille, & en hiver avec du fable bien fec. Après qu’elles ont été formées. dans le moule, il eft néceflaire de les mettre à couvert dé la pluie, & du foleil afin qu’elles fe fechent également-bien en dedans. 8 au dehors , ce \ 1
| DE PALLADIO. II. Parue. s7 ce qui ne peut Sachever en moins de deux ans. On doit les tenir plus grandes ou plus Te felon la qualité du bâtiment, ou fuivant l’ufage des lieux où l'on fe trouve. Les Anciens les faifoient plus grandes, lorfqu'ils avoient à bâtir quelque grand édifice public. Lorfqu'on les fait plus épaifles qu'à l'ordinaire, on doit les percer en divers endroits, afin qu'elles fechent plutôt & qu'elles fe cuifent mieux. ner PS CRAN PE AL ART LC Ler éd di Du fable. On voir de trois fortes de fable: Fun {é trouve dans la terre, Pautre (e tire du fond des rivieres, &c Je troifieme fe prend au bord de la mer. Celui qui Æetire de ces fofles creufées exprès, que l'on appe le mblieres , eft le meilleur de tous. Il s’en rencontre de noir, de blanc, de rouge, & de couleur rouffâtre: celui-ci eft une efpece de terre brûlée par un feu renfermé dans les concavités de certaines MOntAgNeS : il'eft fort commun dans la Tofcane. On trouve dans Le territoire de Bayes & de Cumes, au milieu de la campagne, Une certaine terre que Witruve appelle pozzolane ; Jaquelle prend fur le champ dans l'eau ëe fait d’excellent mortier , qui eft crès-propre pour les enduits. L'expérience nous apprend que de tous les (ables tirés de la terre, Le blanc eft le moins bon: & qu'entre Ceux de riviere, le meilleur eft dans les eaux les plus rapides, vers la chûte des courans, parce qu'il eft plus net & moins chargé de vafe. Le fable de mer vaut beaucoup moins que les autres: le moins mauvais doit tirer {ur le noir, & reluire comme du verre : on doit toujours dans cette efpece préferer le H
58 À RC HIT E C-F UR-E: plus gros & celui qui eft Le plus près du rivage. Comme le fable de terre cft plus gras que les autres, il prend plus facilement, mais 1] eft fujec à fe fendre quelquefois & à fe gercer: c’eft pour cette raifon qu'on l’employe ordinairement dans l’épailleur -des murs & dans le rempliffage des voûtes. Celui de riviere eft excellent pour crépir & enduire les dehors : mais celui de mer n’eft pas bon dans les endroits qui doivent porter une grande charge, parce qu'il eft fujet a fécher dans des tems, & à reprendre de lhumidité dans d’autres, & que d’ailleurs la grande quan- ‘ cité de fels qu'il contient le fait fendre. En général, on connoît la bonté du fable lorfqu'il fait du bruit étant froiflé entre les doigts, ou lorfqu’étant verfé {ur une étoffe blanche, il n'y laifle aucune tache ni faliflure de terre. Celui qui étant. jetté dans l'eau la rend boueufe & trouble, ne vaut rien du cout, non plus que celui qui a demeuré long:tems à l'air, expofé au Coleil & aux brouillards, parce qu’y ayant amañlé beaucoup de parties terreftres & d’humidité, il eft fujet à produire de ces petits arbrifleaux fauvages, qu'on voit croître fi fouvent dans l’épaifleur & fur la luperficie des murailles, ce qui peur être très-préjudiciable à la folidité d’un bâtiment. ARTS EC LEE ad De la chaux. - Les pierres à chaux fe tirent des montagnes, où bien elles fe trouvent dans les rivieres. Celles des montagnes font toujours bonnes, pourvu qu’elles | foient bien feches, qu’elles fe caffent facilement, & qu’elles ne foient point mêlées d'aucunesmatieres
DE PALLADEO. II. Partie. s9 écrangeres , qui en {e confumant au feu, diminuent le volume de la pierre. La meilleure chaux fe fait donc de pierre dure, pefante, blanche, & dont le poids ne diminue que d'un tiers à la cuiffon. Il fe trouve encore de certaines pierres fpongicules, lefquelles font une chaux très-propre à crépir. I ya dans les montagnes de Padoue une forte de pierre écailleufe, dont la chaux eft excellente pour les ouvrages expofés à l'air & dans l’eau, parce qu'elle fait corps en peu de tems Ceft-à-dire qu'elle s’endurcit promptement & qu’elle dure long-tems. Toute pierre nouvellement tirée de la carriere eft meilleure pour faire de la chaux que celle qui a demeuré long-tems À l'air; la pierre qui fe tire des endroits humides eft préférable à celle des endroits fecs : & La blanche eft auf meilleure que celle qui eft brune. Les cailloux. qu'on tire des rivieres & des torrens font une trèsDonne chaux, & l'ouvrage en eft fort blanciëc poli: auffi s’en fert-on ordinairement pour crépir. Toute pierre de chaux, foit-des montagnes ou des. rivieres, refte plus ou moins long-tems à cuire, felon le fcu qu'on lui donne, mais communément elle et © cuite en Co heures. Lorfqu’on l'a tirée du four, pour la bien éteindre, il ne faut pas lui jetter toute fon, cau à la fois, mais à diverfes reprifes, continuant toujours jufqu'à ce qu'elle foir bien détrempée & broyée, de peur qu'elle ne fe brûle. Après cela, ik faut la laiffer dans un lieu humide & à l'ombre, fans: mêler aucune chofe, la tenant feulement couverte. d'une petites quantité de {able fin: elle en fera autant plus liante qu’elle aura été mieux remuée.’ Il faut cependant en excepter cette pierre écailleufe de Padoue, laquelle veut être employée toute fraiche éreinte, autrement, elle fe confume & fe brûle, | H ij À +
66. ARC Li Te ACT TAUSREE même du lieu peuvent encore fournir quelques con> jectures fur. la Ée du fond. Quand le terrein eft Ft e ou de gravier, il faut avoir égard fi c'eft fur terre ou dans l’eau, parce que {ur terre, il fuffit d’obferver ce que j'ai dit ci-devant pour le terrein folide ; mais fi l'on avoit à bâtir dans l’eau , le fable & le gravier ne valent rien, à caufe que l’eau, par fon cours & fes débordemens, entraîne avec elle tout ce qui n’a pas une confiftance ferme ; alors il faut creu- {er jufqu'à ce qu'on trouve un bon fond. Ou bien, fi la chofe devenoit trop difficile ; après avoir un peu fouillé dans le fable ou le gravier, il faudroit y enfoncer des pilots de chêne dont la pointe ateigne le bon fond, & fur lefquels on puifle bâtir folidement. Ayant. à Eéller dans un mauvais fond, comme celui de terres rapportées, en ce cas il faut creufer jufqu'à ce qu'on trouve un cerrein folide, dans lequel on Re à. proportion de la grandeur de l'édifice. & de en des murailles. … Entre les :terreins folides & qu'on juge propres à bâtir, il s’en rencontre de, plufieurs cfpeces : Cats comme Zeon-Baptifle Alberti Va fort bien remarué, on en trouve de fi dur en quelques endroits, qu’à peine le fer peut-il y. mordre, quelquefois même il yen a de plus dur que le fer. Dans de certainslieux le terrein tire fur le noir, en d’autresil eft blanchâtre, ce derniereft le moins eftimé pour la folidité ; ailleurs il reffemble à de la craie, quelquefois c’eft du tuf. De toutes ces fortes de terreins, le meilleur.eft toujours celui qui fe trouve le plus difficile à entamer; & celui qui écant mis dans l’eau, ne fe tourne point en boue. On ne doit jamais entreprendre de faire aucun fondement fur:un rivage, qu'auparavant on n'ait bien examiné la folidité du fond, & combien il eft nécet-
DE PazrzaDio. 17. Pare. + 67 faire d'y creufer : car fi le terrein fe trouve mol & bourbeux dans le fond, comme dans des marais, alors il faut avoir recours au pélosis. Les pilots doivent avoir de longueur la huitieme partie de toute la hauteur du mur, & leur groffeur doit être d'un douzieme de leur longueur. Ïl faut les planter fi près. l'un de l’autre, qu'entre deux il ne ais y en entrer” qu'un, ce qu'on appelle tant plein que vuide. En chafant des pilots, 1l vaut mieux les faire entrer à petits coups redoublés, que de les battre avec trop de violence, pour ne point ébranker le fond & pouraus en foient plus fermes. Il ne fufit pas de piloter. fous les gros murs qui entourent le bâtiment par le dehors , mais on doit le faire encore fous les murs _ de refend : parce que fi les fondemens des murs du dedans font moins folides que ceux du dehors, uand on viendra à pofer les poutres & les folives, ï arrivera que les murs du dedans s’affaiflèront, tandis que ceux du dehors étant fondés fur pilotis , demeureront fermes : alors tous ces murs venant à s'entrouvrir & à {e rompre, cauferont la ruine to-. tale du bâtiment, outre que ces fortes de crevaffes: font très-defagréables à voir. Jl faut donc prévenir d'autant plus foigneufement cet inconvénient, que. la dépenfe des pilors eft bien moins confidérabie que le danger n’eft grand:, & que fuivant fa proportion. des murs du dedans, leurs pilots doivent être moin. dres que ceux des murs extérieurs du bâtiment: NORD ie Dis LÀ Des fondemens, On donne aux fondemens deux fois l'épaifféur dit mur qui doit être pofé deflus ; en cela même il eft: ti
_68 ARC AU TE CITÉ Æ néceffaire d’avoir égard à la qualité du terrein, & à la grandeur .de l'édifice qu’on fe propofe d'élever, afin de les faire plus larges & plus folides lorfqu'on doit bâtir fur une terre rapportée, ou fur quelque autre mauvais fond. Le plan de la tranchée doit être mis à niveau, de peur que le mur ne chargeant pas lc terrcin également, & que venant à s’'affaifler plus | d'un côté que de l’autre, il ne s’entr'ouvre. C’eftpour | cette raifon que les Anciens pavoient de cevertin toutes leurs tranchées : nous les garniflons ordinairéement de poutres &c de madriers de bois fur lefquels on peut bâtir très-folidement. Il faur efcarper | les fondemens, c’eft-à-dire les élever par retraites , obfervant que.cette diminution d’épaiffeur foit tel- | lement AR des deux côtés, que le milieu du mur par le haut tombe d’à plomb fur le milieu de la fondation. On doit obferver la même regle dans la diminution des murs au deflus du rez-de-chauflée, | parce que le bâtiment en a plus d'affietre & de force. Quelquefois encore, & particulierement dans un ter- | rein marécageux, où il eft befoin de fe fervir de pilots, pour ménager la dépenfe, on fait les fondemens interrompus, par le moyen de certaines voûtes ou arcades fur lefquelles on éleve le bâtiment. Dans les grands édifices, j'approuve fort qu’on fafle des foupiraux dans l’épaifleur des gros murs, depuis les fondemens jufqu'à la couverture, tant pour donner. iffue aux exhalaifons qui pourroient nuire, que pour épargner la dépenfe : ces vuides font d’ailleurs prèscommodes pour y pratiquer des efcaliers à vis, pour conduire jufqu'au haut de l'édifice, fans qu'ils paroiflent occuper de place. nn K +
a gts Murs des Ancien S lan. 34. Large 69 TT Va 2 AIS nee HA LT : Wii RES NS ss À at RES 7: _ n \ CONTENT 4 N > AA NN ANT CANCER RON RAD & a AN NS à A A TP PR ES =. \ RS se a de. AN WY «ut We AN N ti K ART NT Ni . \N Ai (RL a . NAS « A W NT NA A A Q KN A de Nas NS 1 NA NC AK AL KA A ANR ONR ASTDA\ NY \ NN X\N N\ NN KA Wa RATING COLE PETER A MN KL a NAN \ a NU KT KA ARS A NA NN QU \ NL \X NES x vu K AA nn RP ONE TP ON gE Ten MS RALCTUNE ENT EN TENTE ENNEES RRQ TNA ses LES HN J LOC LEE CL EYE LYRTENOC QE EE TEA RENE ER EE TE CNE ET EEE ONE SE OPEN EEE EURE US RANTHNES y OCTO TOP OCTO ENONCE NET CE SU OSEO EEE EEE TEE OT CEE DEEE SGEN CERN GERUEE UE ONE EE EU CT AAA ARR. AAVRANAE ANAL TANT AUAACANANE ANA VENUE RUN D S NALONE ES ; ES TS M ES SISSSSÉESÉSNS ee IS sos pr — e Le ” SSSSNNS SIENS SEEN EEE EEE EEE RECENSE EEE SSSR RESEGRRERRRRE SE A 5 PRE DANONE EE SRRESRRSRE SEE SO SET ES DNS RON SERRE RSS SSSE SSSSS CESSE ; AS RSS SE SNS RS ESS RTS RSR RE RSS SSSR ETS ERNST SSSR EONEEE ESNES SENTE RSS SURENSEEE] | _æS pertin ECS CNSS SSSR SES ETES CS ORSSSSSES OCR CORRE ENRRR SRE SSSR SES SOS CT ET EE TES CETTE ECS ESS ST SES NUS EEE ERSRORERRR ER EERS SEE ORRES SSESENSRg (ORNE ERREUR ETES RES RR EEE EEERRE ROSES SSSS LOSC RER RERO RE TER EL ETES ERER RER ESSENCE SEENONOS ASSSSSSSRSNSNNNSRNE SN NERENRRNNEERE RSS RSR SERRE SERRE EEE RER RRSSSSRSSSERE RER RER ESRRRONT BROSSE RUES CT EO ESS ROSES ERREEEEE SSSR RS SEE PERRET CREROENE CESR RDS EERNCS TOSSESSSSESS SSSR CESSE SSS ROOSOO SORCIER ER RENRENEERERERRER SES CREER CES DOCS ROSCOS SENS SSSR ÉSSSSSRS SRE CON SOEREQER CERRE GER EOERERE SERRE SOS PORTO SPONSOR EE ES ESSENCE ER POCOOSOP OU TOPENSE EN CENENEECERRRERERE RE EEE OS HSE CS ROSES ENS OBS SSEESS POSSSSSC OPEN EEE RSNNEEEER SRE SEEN DES SOS RSSSSIS SON SSSR EEUSS EERENNENN ANNANANNN EARANANS ARRNANS RATAN ANSNANNN TN ROSES RARES SOS RES EEE OR CEE EEE CESR EC OS CESR ESC RSS SSSR ES RATS SORTE SES EEE SEE ARS RS GES RSS ER LS LOS EME CESSE EEE CE DOSSIER ETES CESR RME RES GER CESR ECC OST CUS DCS SONO CEE SERRES 0 RASE RSR ER SERRES SRE ETES ECS EEE OS ER CES CEE RSS RSR OR EDESSR ER SERSEEEEREEEREECERRERECE EEE RER STGEE ECEOEER RSS ROIS ASE RSC EEE RSR RSS RSSSRSSDRRD RER SOCCER EEE EEE ER CE GRR ECS OR RAR RSS RSS RCA SE EE SSSR SERRE CEE EEE CES EEEREERE SO EOREES EEE EEE RE ES AIS RSS ASS SRE SENS ESC TRS ER EEE CORTE CCE QE ES ESSOR 4 ES OO SO OO EEE AT ESS SOS URSS SSSR EE SRE RÉSROS CES SONRENRRRNERES ERREURS COCA SSSSEN RO RSSSSSS SNS SINNRERES SEEN ENRE SI x LOUIS S Lo Lan LA ue USERS DOS SEE EN LS DLL Lo SERRE RE POSE COS CRE OSCAR LS " AUDE ARNO EN ee NS RENE Te Lu RNCS TENTE (NT ES * à RRQ Se ENS HNS ANSE SNS NE RTE NN NES SAGESSE RRG EURO ER NAS ENS ANSE HAN À LARMES RE ER OT CASE ES CORTE GEO OS SSSR so SN A RCE NSNSNNE EROS ERE S SE E ÿ RCE NAN RARES SN NS NN MONDE DS L Te | oo ‘ nt D dt HU oi pu Le 4 DE je oi ni fu ji ETES Jon Ho Le | rh if] oi nr ne nt QE Ie s Lo Fa: D ( il . Hi 1 il on à io If | (AUTO | ( AT == } | | HU 4 | y it (] ji I qi AE VE si 1] {l ill AR ii [AU let og rm
DE PALLADIO. II. Partie. 6j # APR Ce Des I. LI. Des différentes fortes de murs. Les fondemens étant faits, il refte à traiter de Pélevation des murs hors de terre. Les Anciens formoient leurs murailles de fix manieres différentes. L'une étoit en forme d’échiquier (PI. 34. fig. 1); l'autre fe faifoit avec des briques (fig. 2); la troifieme étoit de ciment nt de cailloux (fig. 3); la quatrieme étoit conftruite de pierres inégales & de différentes formes, on l’appelloit ruffique (fig. 4); la cinquieme étroit de pierre de taille (fig. 5); & la fixieme fe faifoit de rempliflage (fig. 6). La manierc d'élever les murs en forme d’échiquier heft plus en ufage : mais parce que Vitruve dit que de fon tems elle étoit fort ordinaire, je n’ai pas voulu négliger d'en donner ici un deffein. On faifoit les angles & les extrémités du mur en terre cuite ou en briques, & entre chaque hauteur de deux picds & demi , on faifoit régner trois rangs de briques , pofées à plat, dont coute l’épaifleur du mur étoit liée, comme on le voit fur cette figure. Explication de la figure premiere de la planche 34. A, Angles faits avec des briques. / B, Rangs de briques qui lient le mur. C, Ouvrage de maçonnerie en forme d’échiquier. D, Traverfes de briques en dedans du mur. E, Partie du milieu du mur faite de ciment. Lorfqu’on bâuten briques les murailles d’une ville, ou celles de quelque autre grand édifice, il faut que les deux faces du mur foient de briques; le milieu fe remplit de ciment pêtri avec de la brique. Entre cha-
70: - “AïRICE.T Tip c TU RE que efpace de trois pieds de hauteur, on fait régner trois rangs de briques plus grandes que les autres, pofées à plat, lefquelles ceindront toute la largeur du mur. Obfervant de les pofer en liaifon, CA. dire qu’au premier rang on voie la brique par le bout, au fecond rang qu’elle fe préfente de côté, & que le troifieme rang foit difpofé comme le premier. À Rome, la plus grande partie des anciens édifices, & particulierement les murs de la Roronde , & les Thermes de Dioclerien , font conftruits de cette maniere. 1 Explication de la feconde figure. E, Traverfes, ou rangs de briques qui lient le mur. ; F, Partie du milieu du mur remplie de ciment. Les murs de ciment doivent être faits de maniere que de deux en deux pieds, il y ait au moins trois rangs de briques , difpofées.en liaifon, comme nous venons de l'expliquer. Les murailles de Turin, ville capitale du Piémont, font bâties de cette façon. Elles font conftruites de gros cailloux de riviere fendus par le milieu, & pofés fur la face du mur, le côté fendu en dehors, ce qui rend l'ouvrage uni & fort agréable à la vue. Les murs des arênes à Verone font Ée parcillement de ciment, & entre chaque cfpace de trois ieds de hauteur, il y a trois rangs de briques pofées à plat. Il en eft de même des murs de plufeurs autres anciens édifices. Explication de la troifieme figure. G, Cailloux de rivicre. H, Rangs de briques qui lient le mur. : On appelloit ruffique , la manicre d'élever les murs dont les pierres étoient routes inégales & de diffé-
DE PaArLAD1o. 17. Pare, 7È rentes formes. Pour la conftruction de ces fortes de murs on fe fervoit d’une regle de plomb, laquelle étant pliée felon la place où la pierre devoit être aflife, fervoit à l’équarrir de cette forme, de forte qu'étant taillée, ils la pofoient dans l’endroit qui lui étoit deftiné. On voit à Prenefte des murailles de cette efpece : c'eft de cette maniere que les Anciens conftruifoient le pavé de leurs grands chemins. Explication de la figure quatrieme. | I, Pierres inégales & de formes différentes. K, Affifes de pierres de taille aux extrêmités des murs. . On voit à Rome des murs de pierre de taille, à l'endroit où .étoit la place & le temple d’Avoufk, dans léquel les moindres pierres étoient enclavées avec quelques aflifes de grandes, comme il eft ici repréfenté, fg. 5. | | Explication de la figure cinquieme. Planche 35. K, Affifes des moindres pierres de taille. L, Affifes des plus grandes pierres. Les Anciens Éiaene leurs murs de rempliflage , que l’on nomme aufli ouvrages a coffres , par le moyen de certains ais pofés de champ, felon l’épaifleur qu’ils vouloient donner au mur, rempliffant cet efpace de ciment & de toutes fortes de pierres mêlées enfemble: ils continuoient ainfi de lit en lit jufqu’au haut du mur. On voit à Szrmion ; fur le lac de Guarda , des murs qui ont été conftruits de cette maniere. On reAE ces ais à mefure-que la maçonnerie fe trouvoit £che, | |
12 Avr € H\I-TIB CT U R'E Explication de la figure fixieme. M, Aïs pofés de champ pour retenir le ciment & & les pierres. N, Partie du dedans du mur, formé avec le ciment & les pierres. O, Vuc de la face des murs après que les aisétoiene retirés. On peut dire encore que les vieux murs de Naples font de cette même efpece : car ils font formés de deux murs de pierres quarrées, larges de quatre pieds, & éloignés de fix pieds l'un de Pautre. Ces deux murs font liés enfemble de diftance en diftance par d’autres murs qui les traverfent, & le vuide qui refte entre ces gros murs & ceux qui les traverfent, qui eft à peu pres de fix pieds en quarré , eft rempli de pierres mêlées avec de la terre. Explication de la figure féptieme.…. P, Murs de. pierre formant l'extérieur de la muraile. Re | aie Q, Chaïînes-de pierre qui traverfenc les deux murs cxtérieurs. 4 29e: _-R, Efpeces de coffres remplis de pierres & de terre, he en Voilà à peu près toutes les efpeces de muts dont les, Anciens ont: fait ufage ,& dont il fe voit encore à préfent des veftiges : c'eft par leur moyen si nous connoiflonsique, L quelque maniere qu'on les éonftruife., on doit toujours y'prâtiquer certaines aflifes principales qui puiflent fervir comme de liens pour _xétenir toures lessautres parties jointes enfemble. II faut fur-tout avoir cette attention lorfqu’on bâtit des murs de briques, afin que fi par fucceflion de tems le
ne tm mg mo men Je Murs des Anciens PAIE Ly:7 2) fe | be E À | ns LS ie CE me D'u EX is RE TE NT a pe k fl is mL ja HN DS :1t Re Hs [IE He _ EE " 4 DT ME ro ET LE 15 HS EE “1 Ft (> ct Es li
78. ARC H IT EC TܰR E verture. En effer, fi les chambres étoient plus petites d’un côté que de l’autre, un de ces côtés réfifteroir davantage à la charge, À caufe de la contiguité des murs, & l’autre fe trouvant plus foible feroit fujet à des accidens qui pourroient dans la fuite occafionner Ja ruine de l'édifice. Les proportions les plus belles & les plus élégantes pour les chambres, & celles qui réuflifient le mieux dans l'exécution fe réduifent À fept. On les fair rondes, ce qui fe pratique rarement, où quarrées : ou bien elles ont de longueur la diagonale de leur quarré, ou un tiers plus que le quarré, Où un quarré & demi, ou un quarré & deux tiers , OU €nfin deux quarrés entiers. D Men ot nat: int ques FAIRE Des planchers & des plafonds. Après avoir déterminé la forme que dôiventavoir les galeries, les falles, & les chambres, il faut parler de là manierc de les paver & de les plafonner. Les planchers, ou le pavé des chambres, peuvent fe faire de mortier, comme celui dont on fe fert ofdinairement à Venife, ou de carréaux de briques, ou de pierre dure: Les enduits de mortier font très-cxcellens, lorfqu'on Îes fait de ciment pilé & de blancs d'œufs bien mêlés avec de la chaux de cailloux de rivicre, ou de pierre de Padoue, le tout bien battu enfemble, On doit faire ces enduits dans le printems, ou bien dans l’eté, pour qu'ils fechent mieux. Les planchers de briques font plus beaux & plus agréables à la vue, tant À caufe de la variété des couleurs que prennent les briques, fuivant la diverfité des craies dont on les fabrique, que pour les différentes formes
DE PatcraADto. 21. Partie. #9 : qu'on peut leur donner On employe très-rarement la pierre pour paver les chambres, parce qu’elle les rend trop froides l'hiver : cette forte de pavé convient mieux aux galeries & aux autres lieux publics. De quelque efpece que foit le pavé, ii faut obferver que tous les planchers des chambres qui forment uné enfilade lune à côté de l’autre, foient polés de niveau, enforte que le feuil même. des portes ne foit -_ pas plusélevé que le refte de la chambre: fi quelque cabinet ne fe trouvoit pas à cette hauteur, il faudroit ÿ pratiquer une mezzanine, ou bien un faux plancher. Les trés ou plafonds fe font diverfement ; plufieurs aiment à y voir de belles folives bien dreflées & bien ornées : alors il eft néceflaire qu’elles foient toutes également diftantes lune de l'autre, d’une lar: geur & demie, parce que cette diftribution rend le plafond-d’une belle forme, & qu'entre chaque folive il fe trouve du: mur fuffifamment pour foutenir ce qui doit être au deflus : au heu que fi on leur donne une plus grande diftance; elles feront un effet defagréable : fi au contraire on les:tient trop près l’une de l’autre, le mur de deflus fe trouvera fans liaifon & comme divifé d'avec celui de deflous, & les folives venant a fe pourrir avec le tems, ou à être brûlées par quelque accident , lé mur d'en haut tombera né: ceflairement en ruine. D’autres y veulent des com: partimens de ftuc, ou de Manille ; dans lefquels te qu'on peut Férentes: c’eft jet aucune regle } on puifle placer des peintures , de for les orner d’une infinité de manicres di pourquoi on:ne peut donner à ce fu certaine & déterminée. Fe | (AC) + A “nt
Ss A RL C'E LTÉE; T,U?RE DAS TTC 8 ER; De la hauteur des chambres. La hauteur des chambres fe términe, ou par une voûte, ou par une fuperficie plane appellée plafond. La hauteur de celles qu'on fait en plafond doit être égale à la largeur, & les chambres de l'étage au deflus doivent être exhauflées d’un fixieme moins que celles d'en bas. À légard des chambres voürées qui fe font ordinairement à l'étage du rez-de-chau{- ée, tant à caufe qu’elles y font un bel effet, que parce qu'elles font moins fujertes aux incendies, leur hauteur dans les chambres quarrées fera d’un tiers de plus que leur largeur : mais à celles dont la longucur excede la largeur, ik faut chercher une hauteur proportionné à la longueur & à la largeur tout enfemble. On la trouvera facilement en joignant enfemble La longueur & la largeur, & en n’en faifant qu'une féule ligne, laquelle étant divifée par la moi: üé, donnera la jufte hauteur de la voûte. Soit, par exemple, ABDC (planche 36, fig. premuere) le plan de la piece où l’on veut élever une voñte, joignant la largeur AC avec la longueur AB, on aura la ligne EB, laquelle étant divifée par la moitié, au point F, la ligne FB fera la hauteur demandée. Ou bien encore, fi la chambre qwon doit voûter a 12 pieds de long fur 6 de large, ces deux nombres étant ajoutés enfemble, donnent 18, dont ki moitié étant 9, la hauteur de cette voûte doit être de 9 picds. FRÈRE , On peut trouver autrement une hauteur proportionnelle à là longueur & à la largeur d’une chambre, en cette manicre. Soit ABDC (fig. 2), le plan d u
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DE Pari AT {7 Parn ©. #4 du lieu qu'on doit voûter, on fait une feule ligne BF de fa longueur & de fa largeur ; ayant marqué le point E fur le milicu de cette ligne, ce point ferVira de centre pour décrire le demi-cercle FGB; alors ayant prolongé la ligne CA jufqu'à ce qu'elle touche la circonférence au point G , la ligne GA, fera celle de l'exhauflèment de la voûte propofée. On peut avoir encore cette même proportion paf les nombres, en la maniere fuivante.: Scachant là Quantité de pieds contenus dans la longueur & la largeur de la chambre, il faut trouver un nombre Qui foit dans le même rapport de proportion avec la largeur, que la longueur avec ce nombre, ce qui fe fait en multipliant le nombre plus petit par le plus grand : parce que la racine quarrée du produit de cette multiplication, fera la hauteur qu'on cherche. Par exemple, fi la piece où l'on veut conftruire une voûte à 9 pieds de long fur 4 de large, la hauteur de cette voûte fera de 6 pieds, parce que o cft 4 6, comme 6 eft à 4: c’eft ce qu'on appelle [a proPortion féfqui altere. Mais il n'eft pas toujours poffible de trouver cette hauteur par les nombres. Il y a un autre moyen de trouver une hauteur, moindre à la vérité, mais néanmoins bien proportionnée à la longueur & à la largeur de la chambre: cela fe fait ainfi. Après avoir tiré (fig. 3), les lignes AB, AC, BD, DC, qui repréfentent la longueut & la largeur de la chambre, & ayant trouvé fa haurteur fuivant la premiere méchode, qui fera CE qu'il faut joindre à AC, on tirera la ligne EDF, & prolonseant la ligne AB ju que ce qu’elle touche la ligne EDF, au point PS ligne BF donnera la hauteur de cette voûte. La maniere de trouvér cétté même proportion
ETS A RC HI TE C T U R F par les nombres, fe fait ainf. Ayant pris, felon la premiere méthode, la lonoucur & la largeur de la. chambre , dont la hauteur, dans l'exemple ci-deffus, cft de 9 pieds, on additionnera enfemble la longueur, la largeur, & la hauteur, comme cette figure le montre, puis multipliant 9 par 12 & par 6, ce qui proviendra de 12 fera mis fous le 12, & ce, qui viendra du 6, fous le 6, puis multipliant 6 par 12, ce qui en proviendra fera pofé fous le 9, ce qui fcra 72. Enfuite, ayant trouvé un nombre lequel multiplié par 9 produife 72 , comme 8 feroit en cet exemple, nous concluerons que la voûte doit avoir 8 picds de hauteur. Ces différentes hauteurs ont un tehrapport entr'elles , que la premiere eft plus grande que la feconde, comme celle-ci eft plus grande que a troifieme. On peut donc fe fervir de chacune de ces hauteurs , felon qu’elles paroïîtront plus commodes, pour faire enforte que plufieurs chambres de différente grandeur ayent toutes leurs voûtes également exhauflées, & néanmoins dans une belle proportion, d’où il réfulte cet avantage que l'œil ft fatisfair, & que le plancher qui eft au deflus, fe trouve par-tout de niveau & également commode. Il y a encore d’autres proportions de voûtes, qui n’ont point de regles déterminées, mais on les laifle au jugement de PArchiteéte, qui pourra en faire ufage felon la néceffité & l'occafion qui fe préfentent. 123 9; 6. 108 , 72, 54 8 ART I CL E I V. Des differentes efpeces de votes. Il ÿ à fix différentes formes de voûtes, favoir \ . . celles 4 croifertes, ou à branches d'ogives, celles à
D Re Rd ne nnsémensés etes es Diverses “ « NRA cipeces de Voutes
p£ PALzLADIO. 11. Partie. 83 bandes, à la ramenée (c’eft le nom qu'on donne aux voûtes faites d’une portion de cercle, mais qui ne forment pas entierement le demi-cercle : on les nomme. auffi arriere-vouffures ), les rondes, celles à lunettes, & celles en coquille , lefquelles ont de hauteur le tiers de la largeur de la chambre. Les deux dernieres font d'invention moderne : les quatre autres étoient enufage chez les Anciens. Les voûtes rondes fe font dans les chambres quarrées ; la maniere de les faire , eft de laifler dans les angles de.la chambre quelques. mutules ou confoles qui portent le demi-rond de la voûte, laquelle au DRE devient à la ramenée ; plus, clle approche des angles, plus elle devient ronde. II y a dans les Thermes de 7zus , à Rome, un exemple d’une voûte de cette efpece, laquelle étoit néanmoins. déja fort ruinée lorfque je la vis. J'ai defliné fur la planche 37, la forme de chacune de ces différentes. cfpeces de voûtes appropriées au plan de la chambre qui leur convient : en voici l'explication. Explication des figures de la planche 37. À, Voüte ronde. B, Voüte furbaiflée , ou à la ramenée, avec pans. coupes. C, Voürte ronde dont la retombée cft foutenue par: des mutules dans les quatre angles de la chambre. D ; Voûte à coquille. | E, Voûte à branches d’ogives, F, Voûte en berceau. ATEN, Ed
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DE Parzapvro. III. Partie. 143 de la grande: elle à la forme d’une architrave, comme on le voit defliné plus en grand en E. Au haut des piles, fous la rerombée des archivoltes des arcades, on voit quelques boffages B, ou avances de grofles pierres , lefquels, pendant la conitruétion du pont, ont fervi à fourenir les poutres fur lefquelles poloit : Le ceintre ou armature des voûtes. Par ce moyen, on à évité le danger qu'il y avoit que le fleuve, en groffiffant, net entraîné avec foi les pieux qu'il eût dé nécellaire fans cela de planter dans leau, pour _porter cet armement: ce qui auroit caufé la ruine de tout l'ouvrage. : Explication de la planche 7x. A , Elevation du pont. B, Pierres en faillie au de-là des piles, lefquelles ont fervi à foutenir le ceintre ou l'armature des arcades. :- ” C, Modenature , ou archivolte autour des arcades. D, Culées du pont. E, Deflein de l’archivolte plus en grand. F, Echelle de 30 pieds Vicentins. EE CHAPITRE XLIL Dupont de Vicence , qui ef? fur le Rerone. Ph Lavrre pont ‘antique de Vicence, eft fur le Reronc, & s'appelle communément le pont de la boucherie, parce qu'il ef proche de la principale boucherie de la ville. Ce pont eft demeuré tout entier ; 1 reffemble affez à celui qui /eft fur le Bakillon, en
144 AKCHITECTURE ce qu'il eft pareillement compofé de trois arches, dont la plus grande eft dans le milieu. Les ceintres des trois arches font d’une portion de cercle moindre que le demi-cercle, & n’ont aucun ornement : la corde de l'arc des deux petites arches cft du tiers de leur largeur: celle du milieu en a un peu moins. L'épaifleur des piles eft d’un cinquieme du diametre des petits arcs ; ils ont auf à la naiffance du ceintre, fous l’impofte, des avances de pierre deftinécs au même ufage que celles que nous avons remarqué au pont précédent, Ils font tous deux bâtis de pierre de Coïîtofe, qui eft tendre & qui fe fcie comme du bois. | Il y a quatre ponts à Padoue, qui font de même fabrique que ceux de Vicence; trois de ces ponts n'ont parcillement que trois arches , favoir le pont Aluna, celui de faënt Laurent, & le ponte Corvo : le quatrieme a cinq arches, & fe nomme ponte Molino. On remarque particulierement dans la conftruétion de tous ces ponts Antiques une extrême propreté dans l'appareil, & une grande exactitude dans les joints des pierres, qui et, commé je l'ai déja fait obferver, une des principales parties & des plus eflentielles dans la ftructure d’un édifice, Explication de la planche 72. À , Elevation d’un des côtés du pont. B, Pierres en faillie au deflus des piles. C , Culées des arches du pont. D, Echelle de 40 pieds Vicentins. NS 2 RER " Ÿ CHAPITRE
L Aulre Pont de Vicence | Î A: mrnrmrreslrslansénesnansens voisrhossedrersstelieenséssseseess 12522855 Ès et D | 5 eve = TES Te NE Te PCT CRETE NES VE eee ef PAR A
RON EEEENEE EEE eee eee Von ÈS ons “où 0 Ch LA, D Fl7d, Pag.146 CT NE RENNES à 7 NU a Æiminmt … Pont Anligue \ \ & pe mm nntnpeEnnt ont pr F + l FES Ÿ y DAME RE AE * é \ > s " _ CS pos à CRETE AEN TE _—— _— ut md dates de cord tatin à EE nt se onda th en nee . ES
pe Parcantio. 1Il. Partie... 145 RE CHR PAT RTE give Du port Antique de Rimini. 1 plus beau &c le plus confidérable de tous les ponts ne que j'ai vu, tant pour la folidité que pour fon ordonnance ; fe fins contredit celui de-kKzmini , ville de Flaminie, lequel pañle pour avoir été bâti par Aupufie. On en voit le deffein fur la planche 73. Il eft compofé de cinq arches, dont les trois du milieu fonr égales, & ont 73 pieds de largeur ; les deux autres joignant fur la rive font moindres, n'ayant feulement que 20 pieds. Tous les ceintres de ces arches forment le demi-cercle entier, & leur modenature, ou archivolte ; eft large du dixieme du vuide des grandes arches, & du huitieme des moindres. L’épaiffeur des piles eft des quatre neuviemes du vuide des grandes arches ; l'angle des défenfes, ou des éperons qui coupent l'eau, eft droit : ce.que j'ai obfervé Darcillement dans la fabrique de tous les ponts Antiques, Cet angle étant lus fort que l'angle aigu, & par conféquent moins fujet à fe ruiner par le choc des pieces de bois ou autres chofes femblables que le courant de l'eau peut entrainer avec lui. Au deflus des piles du pont on voit des niches qui étoient fans doute anciennement remplies de quelques ftatues ; fur ces niches, tout Je long du pont, regne une corniche qui, toute fimple & unie qu’elle eft, fait néanmoins un rrès-bel effet, & donne un rand ornement à Ce pont: on l’a repréfenté en grand, au deflous de l’élevation du pont, figure À. T
146 Are AL TE CUT UAR E . Explication dn pont de Rimini, planche 73: À, Deffein en grand de la corniche qui regne tout Je long du pont. | B, Surface ordinaire de l’eau. C, Profondeur du fléuve. ‘D, Mefure ou échelle de 30 pieds Vicentins. AO SHPEA 2P 1 LT RES NET D'un pont de mon invention. Q UELQUES perfonnes de qualité m'ayant demandé mon avis touchant la conftruction d’un pont de pierre qu'ils fe propofoient de faire bâtir, je leur donnai le defféin qu’on voit fur cette planche 74. Le fleuve, à l'endroit où l’on devoit établir le pont, à 180 pieds de largeur , que je partageaï en trois arches, dont celle du milieu auroit eu 6o pieds, & les deux autres chacune 48. Les piles qui devoient porter les arches auroient eu 12 pieds d’épaifleur, ce qui fait le cinquieme du vuide de la plus grande arche, & le quart d’une des petites. Je changcoïs un peu les proportions précédentes, en les tenant plus mafñlives, & en leur donnant encore de la faillie au de-la du vif de la largeur du pont, pour les mieux affurer contre l'impétuofité du fleuve, dont le courant, qui eft trèsrapide, entraîne continuellement des pierres & de grofles pieces de bois. Le ceintré des arches n’aufoit pas formé le. demi-cercle parfait, afin de tenir la rampe du pont plus facile &'plus au niveau des rives. Je donnoïs enfin à la moulure du ceintre, ou archi: volte des arcs, un dix-feprieme du vuide de l’arche
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De Parano: M: Partie. 147 du milieu, ce qui revient à un quatorzieme de celui des autres, On auroit pu enrichir la face des piles de niches avec des figures, & faire régner une corniche tout autour: ce qui à ÉTÉ pratique quelquefois par les Anciens, comme on l'a vu fur la planche précédente, au pont de Rimini , dont je viens de parler. Explication des figures de la planche 74: A, Hauteur ordinaire de l’eau. B, Niveau du fond du fleuve. L@ C, Pierres failiantes pour foutenir le ceintre des arches en les conftruifant. D, Echelle de 40 pieds Vicentins. Es CHA PL TR Eee Rod auk … D'un pont de pierre de mon invention. j E penfe avoir rencontré aflez heureufement dans l'invention du pont dont je vais donner la defcription, parce qu'il paroît très-convenable au lieu pour | lequel il étoit deftiné, dans le centre d'une des plus 1 Célebrés & des plus grandes villes d'Italie, métropolitaine de quantité d’autres , & dans laquelle il fe | fait un commerce erès-confidérable de prefque tous Les endroits du monde. Cèrte ville eff fituéc fur une fort grande riviere, & le pont devoit être fitué précifément vis-à-vis l'endroit où les marchands ont coutume de s’affembler pour négocier enfemble & traiter de leurs affaires. : Ayant donc égard à Ja grandeur & à la magniGcence de cette ville, pour la rendre encore plus SES à UN TNTS Fa jh “
fur. de Regifire XVI ie le Chanbre Roy: & Syndicale de “Amprimeurs de P is, n°. 1153 fol. 62: Eee | Réglmuns pes ass 4: Paris le 6 Février 1764 LE BRETON, a RE «