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Reposito rio de la Universida d de Z ar a go za – Zagu an h tt p: //z agua n.un i zar .e s
Te sis Doctoral
USOS PÚBLI C OS DE LA VIRGEN D EL PILAR:
DE LA GUERRA DE L A INDEP ENDENCIA A L
PRI MER F RA NQU ISMO
Auto r
Ramón Sola n s, Fra ncisc o J avi er
Director/es
Rúju la López , Pedro
Yus ta Ro drigo, Mercedes
FACULTAD DE FILOSOFIA Y LETRAS
Departam ento de Hi stor ia M ode rn a y C onte mporán ea
20 12
Usos públicos de la Virgen del Pilar
De l a Guer ra de l a Ind epe nde nci a al primer fran qui smo
Tesis doctoral
Autor: Francisco Javier Ramón Solans
Directores: Dr. Pedro Rújula López (Universidad de Zaragoza) y
Dra. Mercedes Yusta Rodrigo (Université Paris 8)
Universidad de Zaragoza
Facultad d e Filosofí a y Letra s
Departamento de Historia Moderna y Contemporánea
Université de Paris 8
École doctorale Pratiques et théories du sens
Laboratoire d’études romaines
2012
Usages publics de la Vierge du Pilar
De l a Guer re de l ’I ndé pen danc e au Premier Franq uisme
Doctorat
Études Hispaniques
Auteur: Francisco Javier Ramón Solans
Directeurs: Dr. Pedro Rújula López (Universidad de Zaragoza) y
Dra. Mercedes Yusta Rodrigo (Université Paris 8)
Universidad de Zaragoza
Facultad d e Filosofí a y Letra s
Departamento de Historia Moderna y Contemporánea
Université de Paris 8
École doctorale Pratiques et théories du sens
Laboratoire d’études romaines
2012
Para mi compañera Irene,
mi amigo Edu ardo y mis
padres
… Y a men udo h e pe nsa do e n ot ra hist oria
distinta y menos si mple, en ot ra España
en donde sí que importa un mal gobierno.
Quie ro creer que nue st ro mal go bie rno
es un vulgar negocio de los hombres
y no una metafí sica, que Esp aña
puede y debe s alir de la pobreza ,
que es ti empo aún para ca mbiar su his toria
antes que se la l leven los demonios.
Quie ro creer que no hay ta le s d emon ios .
Son hombres los qu e pagan al gobi erno,
los emp resario s de la falsa historia.
Son ell os quie nes han vendi do al hombre,
los que le han ve rtido a la p obrez a
y secuestrado la salud de España.
Pido que España expulse a e sos de monios.
Que la pobreza s uba hasta el gob ier no.
Que sea el hombre e l dueñ o d e s u hist oria.
Jaime Gil de Biedma, Apologí a y Petic ión.
La histo ria no es más que un desf ile de falsos Absolut os, una sucesi ón
de templos elevados a pretextos, un envilecimiento del espíritu ante lo
Improbable. In cluso cuando se aleja de la religión el hombre permanece
sujeto a ella; agotándose en forjar simu la cros de dioses, los adop ta
después febrilmente: su necesidad de ficción, de mitología, triunfa sobre
la eviden cia y el ridículo . Su capac idad de ad orar es res ponsab le de
todos sus crímenes: el que ama indebidamente a un dio s obliga a lo s
otros a amarlo, en espera de exterm inarlos si se rehúsan. No hay
intoleran cia, in transige ncia id eológic a o proselitis mo q ue n o rev elen e l
fondo bestial del en tusiasmo. Que pierda el hombre su facultad de
indiferencia : se co nvierte en ase sino virtua l; q ue transfo rme su ide a en
dios: las consecuencias son incal culables. No se mata más que en
nombre de un dios o de sus sucedáneos: los excesos suscitados por la
diosa Razón, por la idea de nación, de clase o de raza son parientes de
los de la I nquisició n o la ref orma.
Émile Ci oran, Breviar io d e pod redumbre
Lo que se teme no es el marxismo. A quien teme la sociedad e inclus o la
misma Igl esi a con serv ador a es a Dios . A es te Di os qu e li bera , que
legitima la lucha de los op rimidos y les da coraje pa ra el sacrificio
último. No acep tan que la «op ción por los p obres y con tra su pobrez a»
nazca del corazón de la fe cristiana y de la esencia del concepto bíblico
mismo de Dios. Les gustarí a que naciese del marxis mo y de las
ideolog ías de izquierda. Esta es la inco mpren sión y la calumnia q ue la
autoridades doctrinales de R oma propalan por el mund o. Les espanta
que un cristi ano diga: por causa del Dios de Jesucris to, por causa del
Evangel io y de la fe d e lo s pad res tengo toda s l as r azones para pedi r una
transform ación d e la sociedad en la qu e los propios pobres sean
protagonist as. Por el hecho de aplicar esta misma exigencia a las
relaciones internas en la Iglesia romano - católica, que adolecen de falta
de libertad, es por lo que sufrí un proceso doctrinal en Roma y fui
sancionado
Leonardo Bo ff, “Teología de la Libe ración y opc ión por los po bres hoy”
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Bien évidem ment, quan d on parle de culture politiq ue national -
catholique on ne fait allusion qu’à un courant hégémonique dans le
catholicisme espagnol. Il y a eu d ‘ autres m anières de voire le monde, mais elles
ont été considérées dans le meilleur des cas comme hétérodoxes (libérales,
socialistes, nationalistes vasques ou catalanes, socialistes…). Or, l’usage du
concept culture politique n’exclut pas l’existence de subcultures politiques au
sein du national - catholicisme avec une certaine autonomie et capacité de
désagrégation (carlistes, traditionalistes, néo - catholiques, conservateurs, etc.).
Néanmoins, dans une conjoncture critique pour sa vision du monde, ces
groupes ont été capables de p rivilégier les valeurs qu’ils partageaient et de
prioriser l’union face aux ennemis communs. Le caractère de ces alliances, qui
a première vue peuvent sembler conjoncturelles, est le fruit des fidélités et de
solidarités majeures comme, parmi d’autres, la défense armée de l’ordre face à
la Révolution, la définition confessionnelle de l’État espagnol et le caractère
normatif de la religion p ar rapport à la sécularisation .
Le puissant imaginaire catholique constitue le fécond substrat culturel
pour enracine r et développer le national - catholicisme. Ainsi, cette culture
politique se construit sur des symboles religieux qui, com me la Vierge du Pilar,
étaient bien ancrés dans la société espagnole, grâce à sa nature émotive et
proche. En même temps, cette culture politique les a dotés de nouvelles
significations de caractère fondamentalement politique et national. Cette
cosmovision s’est nourrie d’une lecture providentielle de l’Histoire d’Espagne;
de discours avec une grande capacité de mobiliser comme ceux de cr oisade,
martyre et persécution; d’une liturgie ainsi que d’un calendrier religieux ; ou
des espaces sacrées où ses cérémonies ont eu lieu.
Pour aborder ces questions, on a structuré la thèse en trois parties
chronologiques : XVII èm e siècle - 1854, 1854 - 1917 et 1917 - 1958, en suivant des
bornes temporelles indicatifs de changements importants au niveau de la ville
de Saragosse, de l’Espagne ou de l’Europe. Dans une première partie, on
montre le processus de traditionalisation, territorialisation, reconnaissance et
ancrage social de cette dévotion qui commence au X VIII siècle et qui permet
d’expliquer le rôle si important qui a joué la Vierge du Pilar pendant la crise de
l’Ancien Régime en Espagne.
La date de 1854 renvoie à des changements significatifs au ni veau
aragonais, espagnol et européen: la promotion à l’archevêché de Saragosse de
Manuel García Gil en 1858, un p rélat qui connaissait très bien l’évolution du
catholicisme mondial et qui a favorisé la dévotion au Pilar ; la signature du
Concordat de 1851 qui supposait la stabilisation de l’Église espagnole
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postrévolutionnaire ; le gouvernement progressiste (1854 - 1856) qui rappelait
les dang ers de la révolution libéral, et l’essor des c ultes ma riaux lors du
pontificat de Pie IX, notamment avec la définition du dogme de l’Immaculé
Conception (1854) et les apparitions de Lourdes (1858). Dans cette période,
on analyse la Vierge du Pilar dans le cadre d’un processus de restructuration et
réélaboration des stratégies du catholicisme. Le développement des cultes
m ariaux à partir du modèle de Lourdes a permis d’articuler une réponse
moderne aux défis de la sécularisation. En suivant ce m odèle, la Vierge du
Pilar a été dotée de nouvelles sign ifications politiques et nationales avec
l’émergence d’une culture politi que national - catholique.
La troisième partie s’ouvre sur la Révolution ruse de 1917 et sur une
Église effrayée par la con tagion du communisme. A cette peur qui se
matérialise en Espagne dans la période d’agitation sociale connue comme le
Triennat bolcheviq ue (1918 - 1921), il faut ajouter le climat d’Apocalypse qui
régna chez le catholicisme avec la proclamation de la Seconde République
espagnole et ses politiques laïques. Ces expériences ont provoqué une tournure
autoritaire d’une partie du catholicisme dont les deux dictatures de Primo de
Rivera (1923 - 1930) et de Franco (1939 - 1975) ont profité pour affermir son
pouvoir.
La borne temporelle qui clôt cette troisième partie est 1958. La mort de
Pie XII, qui avait imprim é une tournu re autoritaire et anticommunist e à
l’Église, et l’ouverture du Co ncile Vatican II sous le pontific at de Jean XXIII,
entraînèrent un nouveau paradigme catholique loin des présupposées du
national - catholicisme. De plus, en Espagne, cette culture politique commençait
à montrer certains sym ptômes d’épuisement et de crise. En plus de cette
sensation de saturation et de lassitude provoqu ée par une décennie de
exaltation ultranationaliste, les changements suscités par la chute du fascisme
et par les accords de Franco avec les États Unis et le Vatican, favorisèrent le
développement d’un image de l’Espagne plus pittores que et adaptée aux
touristes ; une Espagne de plage et flamenco. Avec cette év olution, Notre
Dame du Pilar se dépolitise et se folklorise. Bien que son image se délie d’une
partie d es anciens contenus national - catholiques, la Vierge continue à être un
symbole identitaire d’Aragon et de S aragosse mais d’une façon plus générale et
indéterminée. Et surtout, elle perd son contenu po litique et nationaliste
espagnol pour devenir un symbole à la fois plus local et pl us universel.
Dans la première partie nous avons montré que, malgré les premières
nouvelles de l’existence de son culte au XIII ème siècle, la dévotion à la Vierge du
Pilar n’a commencé à se consolider dans l’espace sacré de la vi lle qu’au XVII ème
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siècle. Cette dévotion se construit à p artir de la d iffusion de la miraculeuse
guérison d’un boiteux de Calanda (1640), très importante pour revendiquer
l’authenticité d e cette tradition et pour réa ffirmer son caractère su rnaturel et
popu laire. Ensuite viennent la nomination de patronne de Saragosse par la
municipalité (1653) et la bulle d’unification du chapitre de l’église de Notre
Dame du Pilar avec celui de la Cathédral de la Seo (1675). Cette décision
papale fut fondamental puisqu’ell e consolida l’importance croissante acquise
par le Pilar , laquelle l’avait mis en concurrence avec la Cathédral de la Seo,
siège épiscopal de la diocèse de Saragosse. L’unification a mis a égalité les deux
espaces sacrées, les deux chapitres et les deux cu ltes, Notre Dame du P ilar et
El Salvador.
L’élection de la Vierge du Pilar com me patronne de Saragosse a jou é un
rôle fondamen tal dans la consolidation d e son culte puisque, avec cette
nomination, la municipalité s’est engagée à l’organisation de sa fête ainsi qu’à la
promotion de son culte par l’intermédiaire de la consécution de diverses
privilèges, fondamentalement d’origine papale. Or, c’est grâce à son initiative
que la Vierge du Pilar a réussi les deux concessions pontificales de prier avec
octave e n 1723 et 1807. Lentement, son culte devint le centre sacré et le cadre
culturelle de Saragossains, qui ont fait appel à son image afin de comprendre la
réalité et de construire son identité.
Sa basilique, et plus précisément la Sainte Chapelle où est pl acée son
image, a commencé à être reconnue comme un lieu de protection, miraculeuse
et surnaturelle. Toute une série de pratiques dévotionnelles, comme rosaires et
neuvaines, ont commence à se développer autour de la Vierge du Pilar, en
conférant à son ima ge une accréditée capacité d’intercession. Ce processus de
ritualisation s’est bénéficié de l’stratégie de reconquête de secteurs populaires
et féminins que l’Église développa autour des dévoti ons mariales.
Le récit du cu lte à la Vierge d u Pilar et les évé nements liés à son
intercession commencèrent à prendre forme. Ce p rocessus de traditionalisation
et consolidation de son histoire fut aussi accompagné d’une progressive
territorialisation de sa dévotio n comme protectrice de Saragossains, Aragonais
et E spag nols. Or, selon la tradition, la Vierge serait apparue sur un pilier de
marbre (Pilar) à l’apôtre saint Jacques en 40 après J - C pour l’encourager à
prêcher, en lui promettant que jamais la foi ne ferait défaut en Espagne si son
image resterait à Saragosse. D’un côte, en suivant ce récit, Marie est à l’origine
du catholicisme national. D’un autre côté, les récits miraculeux et sa
nomination comme patronne de la ville ont graduellement lié son culte à
Saragosse et à Aragon.
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La Révolution française a relancé cette cosmovision surnaturelle qui
permet d’expliquer les évènements dans un cadre culturel providentiel comme
signes de la volonté divin e. Les principales cultes catholiques, la Vierge et le
Sacré Cœ ur, qui ont déjà été convoqués pour combattre le protest antisme, ont
été mobilisés pour faire face à la R évolution. Ces dévotions ont fourni aux
mouvements contre - révolutionnaires un puissant lexique et symbolique
religieux p our m obiliser la population. En Espagne, lors de la guerre de la
Convention (1793 - 1795) , la Vierge du Pilar a été repré sentée comme le bastion
face à la contagion révolutionnaire.
Cette image protectrice joue un rôle très important lors des deux sièges
qui a subi Saragosse en 1808 y1809 dans la Guerra de l’Indépendance. Face au
désarroi et la peur provo qué par l’inv asion française, les habitants d e la ville
ont choisi son temple pour se réfugier. L’apparition d’un nuage à la forme
d’une palme sous la basilique du Pilar a été tenu pour une signe divine de que
la victoire s’incline d e son côté. Pour les Sa ragossains, c’étais la Vierge qui
déviait les bombes de son cathédral et c’est grâce a son intercession qu’on a
réussi à lever le premier siège français. Lors du combat, les armées amen aient
drapeaux, rosaires ou estampes avec l’image de la Vi erge du Pilar comme un
signe de protection. Le choix de son culte et de sa basiliqu e comme lieu de
secours était rattaché au processus de traditionalisation de la Vierge du Pilar
qui montre une capacité réputée d’i ntercession avec des nombreux miracles .
D e plus, les autorités militaires et religieuses ont joué de son image pour
légitimer son pouvoir, en le rapp ortant à la volonté divine. Dans leu rs
proclamations et sermons, la Vierge du Pilar apparaît comm e la resp onsable de
leurs victoires et surtout , com me un élément mobilisateur de la population dans
son combat à côté des idées d e la patrie, la religion et le roi. En définitive, lors
de deux Sièges, la Vierge du Pilar étendait sa protection sur les Saragossains,
sacralisait ses armes et générait une exci tation surnaturelle dans laquelle to ut
semblait être attribué à l’intercession divine.
Malgré cet usage patriotique, après la capitulation de la ville, les français
ont profité de la dévotion à la Vierge de Pilar et de son temple pour raffermir
son pouvoir. Face à l’image contre - révolu tionnaire de la Fran ce com me u n
pays d’athées, Napoléon a réservé une place considérable à la politique
religieuse comme élément de légitimation. Ainsi, les occupan ts ont pris soin de
maintenir le culte catholique à la ville et ils ont participé à toutes les
cérémonies religieuses importantes dans le basilique du P ilar. De plus, avec la
collaboration de l’évêque auxiliaire de Saragosse, ils ont fêté dans ce même
temple tous ses victoires et les anniversaires de la dyn astie b onapartiste.
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En 1813, après la défaite de l’armée française, les autorités esp agnoles se
sont appliqués à effacer tous les traits de cet usage napoléonien de la V ierge du
Pilar et à présenter ses ennemis comme contraires à la religion catholique. De
même, ils ont choisi la basilique du Pilar comme lieu de célébratio n de se s
victoires et aussi comme lieu de légitimation du nouvel ordre constitutionnel
qui a été proclamé à C adix en 1812. La religion catholique continue à être le
cadre culturel des réformes e t des nouveaux projets politiques en Espag ne.
En définitive, lors de cette période de crise, la cathédral du Pilar va
raffermir son rôle de centre sacré de la ville de Saragosse. Tous les
gouvernants, qu’ils soient absolutistes, libérales ou napoléonienne s, vont
employer l’image du Pilar pour se légitimer. Lors de ses visites royales,
Ferdinand VII et Isabel II vont concéder à son temple et les cérémonies liées à
son culte une importance capitale. L’expérience de la Guerre d’Indép endance
et son souvenir comme une épopée nationale et religieuse ont renforcé le liens
émotifs des habitants de Saragosse avec la Vierge du Pilar comme sa patronne
et sa protectrice. Symbole identitaire de la capital aragonaise, son image était
capable d’articuler diverses échelles territoriales de fid élité , du niveau local ou
régional jusqu’à l’échelle nationale.
Son culte a été aussi un lieu d’affr ontement entre deux projets
politiques, le libéral et l’absolutiste. L’importance accordée à la religion
catholique dans le premier l ibéralisme espagnol a fait de ses symboles et ses
lieux de culte un élément central. Malgré les tensio ns entre les autorités
ecclésiastiques et l’État à la suite du désamortissement et d’autres mesures
législatives c omme la liberté de presse ou la suppression de la d îme, le
caractère urbain de l’Église espagnole empêchait son usage par une contre -
révolution qui prenait toute sa puissance dans les espaces rurales. À
l’exception de la Guerre d’Independence et les périodes absolutistes du règne
de Ferdinand V II (1814 - 1820 et 1823 - 1833), les libéraux ont profité de la
Basilique du Pilar pour fêter ses victoires dans la Guerre Carliste (1833 - 1840)
et célébrer ses cérémonies politiques.
Dans la deuxième partie de la thèse, il est question de montrer comment
une p artie du libéralisme plus progressiste se dégage de cette vision
confessionnelle de la nation à tel point qu’il la remet en question en proposant
la séparation de l’Eglise et l’Etat lors de la Premiè re République Espagnole
(1873). Malgré la politique de pa cification religieuse de la Restauration
monarchique (1874), dès ce moment, la laïcité de l’État prend place dans le
débat publique. De plus, dans la première décennie du XX ème siècle les
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attentats anticléricaux et certaines politiques sécularisatrices, co ntestent le
control ecclésiastique de l’espace publique, rituel et urbain.
En parallèle, face à ces défis, on voit apparaître une naissante cu lture
politique national - catholique qui défend la confessionnalité de l’Espagne. Cette
cosmovision était monarchiq ue, antilibéral, anticommuniste, anti - individualiste
et profondément autoritaire et militariste. De plus, en employant nouvelles
formes d’organisation et de mobilisation, cette culture politique était en faveur
d’une modernité régie par le catholicisme. Bi en que le national - catholicisme
accepte le capitalisme, il propose une troisième voie entre le libéralisme et le
communisme et défend une vision corporative de la société fondée sur l’idée
conservatrice d’harmonie sociale et opposé aux interprétations de l utte de
classes. Par - dessus les divergences idéologiques, cette culture politique
constitua une facteur d’union des droites espagnoles en les fournissant une
cohérence et une légitimité supérieure à partir d’un cadre symbolique, rituel et
discursif commun , le catholicisme, fac e aux enne mis communs : le socialisme,
le libéralisme, la sécularisa tion…
Bien qu’on puisse suivre ses traces jusqu’à la G uerre de l’Indépendance,
ce sont ces nouvelles menaces qui façonnent le discours national - catholique à
la fin d u XIXe siècle. Ses modèles théoriques son très riches et variés, allant
des premières contre - révolutionnaires comme Joseph de Maistre aux
régénérationistes , e n p assant par Jaime Balmes o Don oso Cortés. Par - dessus
tout, l’ Historia de los heterodoxos español es de Menéndez Pelayo est l a pierre
angulaire de cette culture politique qui faisait de l’histoire espagnole un combat
éternel entre la vraie et catholique Espagne et son antithèse, l’anti - Espagne.
Cette cosmovision se construit sur le terrain fécond de l a culture
catholique, il emploie de puissantes imaginaires et discours bien ancrés dans la
conscience collective. Parmi l es symboles mobilisés, cette culture politique va
accorder une grande importance à la Vierge du Pilar, en rapportant son récit
mythique aux grands moments de la nation catholique : la prédication d e Saint
Jacques, la Recon quête, la découv erte de l’Amérique et la Guerre
d’Indépendance espagnole. À partir de cette construction discursive, la
basilique du Pilar commençait à être considérée c omme le lieu de mémoire des
gloires communes, le temple de la nation espagnole. Associés à cette idée, ont
vu le jour toute une série de projets pour agrandir la basilique du Pilar et lui
donner une apparence grandiose afin de mieux représenter la magnific ence de
la patrie catholique.
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La Vierge d u Pilar p rofita aussi de l’essor des cu ltes mariaux à partir de
la définition du dogme de l’Immaculée Conception dans la bulle Ineffabilis Deus
(1854) et les apparitions de Lourdes (1858). Dans une stratégie de reco nquête
des secteurs populaires et des femmes, l’Église proposa un projet moderne de
mobilisation des masses qui montre la puissance du catholicisme et qui
opposait la foi et les guérisons miraculeuses à la science dans le siècle du
positivisme. Dans toute l’Europe, les cultes maria ux prennent modèle su r le
sanctuaire de Lourdes et sur son organisation commerciale et médiatique.
La diffusion de ce modèle est à mettre en rapport avec le défi global que
représentent les Guerres culturelles européennes de la fin d u XIX siècle. Le
développement d’une législation qui délimite la présence de la religion dans
l’espace publique supposait un défi à l’Église. De même, la mobilisation des
foules catholiques était en partie une réaction à la menace que représentait
l’apparition du mouvement ouvrier ainsi que l’émergence d’une société de
masse. C ette réponse chrétienne mobilisatrice voulait intég rer et absorber le
danger potentiel lié a ces nouvelles manifestations.
Dans les pèlerinages de m asses à Notre Dame du Pilar, on peut
observer la convergence entre l’influence de la culture politique national -
catholique et l’i nfluence religieuse du modèle de Lourdes. Le but de ces
manifestations était de montrer la puissance du catholicisme dans la société
espagnole pour défendre le caractère normatif de la religion et la
confessionnalité de la nation. Qu’elles fusent locales, régionales ou nationales,
ces démonstrations de masse cherchaient à défendre une vision de l’Espagne
dans un terrain où l’Égli se s’est senti contesté: la rue. Les pèlerinages
fournissaient au temple une nouvelle signification nationale de bastion face à la
sécularisation.
Pour organise r ces pèlerinages, il fallait u ne organisation quasi -
commercial qui comprenait la propagande, le déplacement, l’hébergement, les
activités ou le merchandising , parm i d’autres. Ainsi, les c atholiques profitèrent
des nouveaux progrès techniques comm e le chem ins de fer ou la presse
moderne de masses. Inspirés par le modèle de L ourdes, on a fait de Notre
Dame du Pilar le centre d’un naissant tourisme religieux. Coïncident avec cet
intérêt touristique, la municipalité de Sarago sse e ncourage les fêtes de la
patronne de la ville, la Vierge du Pilar, pour attirer l’attention de nouveaux
visiteurs. Dans ce but, la mairie introduit de nouveaux spectacles au
programme des festivités: exhibitions aériennes, l’élection de la reine des fêtes,
concours de Jota, match de fo otball…
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Les principaux acteurs de cette nouvelle stratégie religieuse sont des
laïques. Sans minimiser l’importance de la hiérarchie ecclésiastique, il faut
souligner l’influence d’une génération de jeunes, femmes et journalistes
catholiques qui ont vécu la Révolution de 1868 ou qui ont été éduqués dans la
haine de cette expérience politique. C’est une jeunesse avec une forte influence
du carlisme qui s’organise autour du futur évêque de Huesca, Mariano
Supervía, et qui commence à accéder à postes de respo nsabilité dans le
catholicisme local tout comme dans leurs parcours professionnels respectifs à
la fin du siècle.
Bien que la présence et l’importance des laïq ues a été une constante
dans le catholicisme, l’élan définitif se produit avec la doctrine du c atholicisme
social et l’encyclique Rerum Novarum (1891). Sa réception en Espagne fut
tardive et conservatrice, en rejetant toute définitio n aconfessionnelle et la
collaboration avec des secteurs non - catholiques. Or, plutôt que par la question
sociale, les catholiques espagnols sont préoccupés par la défense de
l’enseignement religieux, de la confessionnalité de l’État et de la propagande
face au laïcisme.
Néanmoins, le développement de cette doctrine en Espagne entraîne la
création d’une nouvel lieu de sociabilité pour ces notables locaux: l’Action
Sociale. Cette institution renforçait l’identité du groupe et fournissait à cette
élite sociale un cadre organisationnel pour défendre les intérêts de classe. Or,
une grande partie de la génération dont il est question ici appartenait au
secteur des professions libérales (médecins, architectes et avocats), le
journalisme, l’entreprise, la prop riété agricole ou l’Université. Ain si, en plus de
son travail social, cette organisation d éveloppe une structure économiq u e avec
la création de la Caisse d’Epargne de l’Immaculée Conception en 1905 et une
structure pour la défense de propriétaires agricoles avec le Syndicat Centrale
d’Associations Agricoles Catholi ques d’Aragon en 1907.
Non seulement cette structure socioé conomique lie la défense d’un
catholicisme excluant aux intérêts de la bourgeoisie agraire mais elle crée aussi
une puissante organisation de propagande avec une structure éditoriale
impressionnante qui permet de publier divers journaux, revues, pamphlets,
opuscules et livres. Ce réseau social et économique s’étend au domaine de la
politique avec la présentation de ses propres candidatures ou le souti en
d’autres initiatives conservatrices. Avec cette présence publ ique, ce groupe
articule aussi de nombreux p rojets d’usage politiq ue du passé avec de
centenaires et fêtes commémoratives. F inalement, cette génération était aussi
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derrière la plupart des projets qui favorisaient la dévotion au Pilar et le
ramenaient à la défense d’une nation catholique.
Cet élan des associations laïques favorise le développement des groupes
dévotionnels, moralisateurs et bienfaisants. Avec une forte présence des
femmes, ces organisations permettent de les encad rer et les mobiliser face à la
sécularisation tout en intériorisant les valeurs de la culture politique national -
catholique. L ’essor d’associations féminines est lié a la revalorisation du rôle
des femmes dans la re christianisation de la société .
À S aragosse, en suivant ce modèle, la Cour d’Honneur de Dames du
Pilar est créé e en 1902. Ces dames appartenaient aux classes sociales
privilégiés, elles étaient épouses, mères, sœurs ou filles de ces dirigeants
catholiques dont on viens de parler. Or, pour participer à cette organisation, il
faut qu’on ait des moyens écon omiques pou r payer les frais d’inscription et
qu’on ait aussi du temps pour assister aux réunions et aux actes dévotionnels.
Bientôt, cette association se consolide comme une des plus importantes, en
jouant un rôle capital dans la mobilisation du ca tholicisme dans la rue à travers
de la politisation d’actes dévotionnels, et l’organisation de protestations,
manifestations ou meetings face à la sécularisation. Cette association a favorisé
aussi l’organisation de pèlerinages de masses à la basilique de Notre Dame du
Pila r, comme le pèlerinage national en 1905 pour le couronnement de la Vierge
du Pilar qui a réuni environ 45000 personnes, ainsi que d’autres événements
religieuse rapportés à son culte.
Cette génération de notables catholiques a utilisé la Vierge du Pilar po ur
articuler un discours national iste et conservateur qui faisait étalage d’un
régionalisme aragonais, un naissant m ilitarisme et un usage moral et
raffermissent du p assé national. Au tour du Pilar, s’est développé une stratégie
pour m onopoliser la commémor ation du Centenaire des Sièges de Saragosse
pendant la Guerre d’indépendance, ainsi que l’Exposition hispano - française de
1908. L’espace sym bolique de la ville a été rempli par des cérémonies
religieuses qui cherchaien t à consolider sa propre vision du passé et sa
projection dans le présent et l’avenir de la ville. Or, lors du centenaire des
Sièges, l’hommage des prélats hispano - américaines à la Vierge du Pilar comme
sa patronne a servi à l’Action Sociale Catholique à inventer une fête
commémorative de cette visite qui mit l’accent sur la liaison de son culte avec
l’ancien empire e t le rôle joué par l’Espagne dans la diffusion du catho licisme
dans le monde. Bien que sa célébration est antérieure à celle de la fête de la
Race qui comm ença en Espagne en 1912, la com mémoration saragossaine fut
progressivement intégrée dans ce cadre festif.
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17 !
Parmi les privilèges concédés à Notre Dame du P ilar en 1908, il faut
souligner l’imp ortance d e l’attribution à la Vierge d’hon neurs d e capitaine
générale. Cette prérogative a consolidé le sens militariste de sa dévotion
pendant les prolégomènes de la Guerre de Melilla de 1909. Dès ce moment, la
dévotion à la Vierge du Pilar a joué un rôle très important dans les campagnes
de mobilisation de la population, dans l’attribution à l a Guerre du Rif d’un
caractère providentiel et aussi dans l’attribution des victoires à l’intervention
de la Vierge.
Finalement, autour du culte de la Vierge du Pilar se construit un
discours régionaliste qui a permis de structurer l’i dentité nationale. En
profitant de l’attachement affectif des Saragossains à sa dévotion et de la
territorialisation de son cu lte, cette génération promeu t une représentation
stéréotypée des h abitants de cette région. Ainsi, les aragonais sont nobles,
héroïques, têtus, honnête s, fiers et surtout catholiques et dévots de la Vierge du
Pilar. On peut s’apercevo ir de cette image dans les fêtes patronales de
Saragosse, notamment dans les exhibitions des bals et chants régionales. Ces
expressions n’ont pas dépassé les limites du régi onalisme conservateur
espagnol. Dans ce sens, on peut parler avec Josep Maria Fradera, d’un double
patriotisme, de l’articulation d’un double sentiment d’appartenance à l’Aragon
et à l’Espagne dans lequel les deux fidél ités sont parfaitement compatibles.
Ainsi, le culte de la Vierge du Pilar fut utilisé par cette génération pour
articuler et défendre sa propre cosmovision qui faisait de la confessionnalité de
l’Espagne quelque chose d’incontestable. Cette culture politique national -
catholique a profité de la liaison émotionnelle avec cette dévotion pour
légitimer ses discours et pour raffermir une partic ulière lecture du passé
national qui se projette dans l’avenir. Autour de la V ierge s’articulèrent toute
une série de pratiques qui contribuèrent à renfor cer cette identité national -
catholique et à articuler ses revendications à travers de grandes manifestations
de masses qui, face au défi sécularisateur, visaient à montrer la force de la
religion en Espagne.
Dans la troisième partie, on a vu comment cette culture politique
acquiert progressivement sa forme définitive et les discours ébauchés sont
affinés. La période de l’entre - deux - guerres raffermit les catholiques espagnols
dans cet ensemble de valeurs et de représentations qui configure cette
particulière cosmovision qui fusionne nation et catholicisme. Les Révolutions
ruse et mexicaine entraînent une sensation, réelle ou rhétorique, de menace de
propagation du communisme, une crainte très puissante à l’heure de mobiliser
à la population comme on a pu voir pendant la Seconde République espagnole.
!
24 !
ÍNDICE !
!
AGRADECIMIENTOS- Y-UNA-BREVE-NOTA-DE -PROT ESTA - .................................................... - 28 !
1-INTRODUCCIÓN.- NACI ÓN, -S ECULARI ZACIÓN- Y - RELIGIÓN:- LA-VÍA-CAT ÓLI C A-HACIA-
EL-NACIONALISMO - ........................................................................................................................... - 32 !
1.1 ! P RESUPUESTOS! DE!PARTI DA ! ...................................................................................................................... ! 32 !
1.2 ! I NTRODUCCIÓN! TEÓRICA ! ............................................................................................................................ ! 36 !
1.2.1$ De$la $secul arización$a$ una$aproxi m ación$cul tural$a$l o$rel igioso. $ ................................... $ 38 !
1.2.2$ Una$cul tura$pol ítica$naci onalcat ólic a $ ........................................................................................ $ 59 !
1.2.3$ Polít ica$ y$naci ón$a$ través$ de$los$cul tos$marianos.$ Un$caso$ no$tan$excepci onal. $ ....... $ 74 !
1.3 ! E STRUCTURA!DE!LA!TESI S ! ........................................................................................................................... ! 84 !
1.4 ! F UENTES!Y !METODOLOGÍA ! .......................................................................................................................... ! 89 !
PRIMERA-PARTE - ................................................................................................ ............................... - 94 !
EL-PROCESO-DE-«TRADI CIONALIZACIÓN»- Y -ANC LAJE-CULTURAL-DE-LA- DEVOCI ÓN-A-
LA-VIRGEN-DEL-PILAR - ..................................................................................................................... - 94 !
2.1 ! I NTRODUCCIÓN ! ............................................................................................................................................. ! 96 !
2.2 ! L A!CONSOLI DACIÓN!DE!LA! PREEMINENCIA! DEL!C ULTO!DEL ! P ILAR!EN!ÉPO CA!MO DERN A ! ............... ! 98 !
2.2.1$ El$c omienzo$de$ una$hegemonía$sacral :$el$si glo$XVII $ ............................................................. $ 98 !
2.2.2$ El$ reconocimiento$oficial :$de$la$Guerra$de$Sucesión$a$l a$concesión$Papal $ .............. $ 106 !
2.2.3$ Una$Igl esia$ revitalizad a$y$e spañola: $el$Rosari o$del $Pil ar $ ................................................ $ 110 !
2.2.4$ El$i mpacto$de $la$ R evoluci ón$fr ancesa.$ Un$estado$ de$agitac ión$rel igiosa$ pilari sta$en$
los$pro legó me nos$d e$la$G uerr a$de$la $Ind epen den cia $ .................................................................... $ 121 !
2.3 ! L A!MOVILI ZACIÓN!A!TRA VÉS !DE!LA! V IRGEN!DEL! P ILAR !DURANT E!LOS! S ITIO S!DE! Z ARAGOZA ! .... ! 131 !
2.3.1$ Del$c omplot$f ernandino$al$comienzo$del$pri mer$sitio$ (30.10.1807 R 15.06.1808) $ .. $ 131 !
2.3.2$ El$pr imer$ase dio$de $la$ ciudad$(15.06. 1808 R 13.08.1808) $ .................................................. $ 144 !
2.3.3$ La$exa ltaci ón$de$ la$ victor ia$( 14.08.1808 R 20.12. 1808) $ ...................................................... $ 149 !
2.3.4$ El$úl timo$sitio$ (21.12.1808 R 20.02.1809) $ ................................................................................. $ 152 !
2.3.5$ La$ocupa ción$f rancesa: $la$Virgen$ como$ins trumento$de $sacr alizac ión$de l$nuev o$
orden $ .................................................................................................................................................................. $ 158 !
2.3.6$ La$exp ulsión$ de$los $ francese s:$la$exaltac ión$de$la$victo ria$y$la$restr uctura ción$del$
culto$zaragozano $ .......................................................................................................................................... $ 173 !
2.4 ! U N!EPÍ LOGO!DE!LA! GUER RA : ! EL!RECUERDO!DE!LOS! S ITIOS , ! UN!!CULTO!PARA! LA!MO NARQUÍA!Y!UN!
LUGAR!DE!SACRALIZACI ÓN! (1814 G 1840) ! ................................................................................................ .. ! 179 !
2.4.1$ La$Rest auración, $el$recuer do$de$ los$ Siti os$y$ la$concesión$ de$rezo$al $Pil ar$de$ 1815
$ .............................................................................................................................................................................. $ 179 !
2.4.2. $Un$cul to$para$la$ m onarquía $ ........................................................................................................ $ 188 !
2.4.3. $Usos$ liberales$ de$un$centro$ de$devo ción $ ................................................................................. $ 197 !
C ONCLUSIÓN!A! LA!PRIME RA!PARTE ! ............................................................................................................... ! 209 !
SEGUNDA-PART E - ............................................................................................................................. - 212 !
LA-VIRGEN-DEL-PILAR- AL- COM BATE-1854 E 1917. -NACIONALIZACIÓ N,- M OVILI ZACIÓN-
DE-MASAS- Y-ÉLITES -EN - ZARAGOZA - .......................................................................................... - 212 !
3.1 ! I NTRODUCCIÓN ! .......................................................................................................................................... ! 214 !
3.2 ! R ESPUESTAS!NACIONALES ! PARA! PROBLEMAS!GLOBA LES . ! L OS!NUEVOS!MODELOS! MA RIANOS!Y!L A!
PRIMERA!!CRISIS!DE!L A! IDENTIDAD!CATÓLICA ! ESPAÑOLA .! ........................................................................ ! 216 !
3.2.1$ Los $ orígenes$ de$una$mariología$nacional $ .............................................................................. $ 216 !
3.2.2$ Los$año s$70.$ Las$guerras$c ultural es,$el$ surgimient o$de$ un$catol icismo$de$masas $y$l a$
consolidación$de$un$nuevo$modelo $ ................................................................ ....................................... $ 230 !
3.2.3$ El$mal $menor.$ La$Rest auración$ y$l a$Igl esia$ 1874 R 1900 $ .................................................... $ 237 !
3.2.4$ El$c atoli cismo$en$ combate$1900 R 1917 $ ..................................................................................... $ 243 !
!
25 !
3.3 ! L OS!ACT ORES ! .............................................................................................................................................. ! 249 !
3.3.1$ La$organi zación$de$l os$l aicos$ en$Zaragoza:$l a$propaganda$pi larista ,$la $ jene usse$
dorée$ zaragozana$y$la$Liga$de$Acción$Social $Católica. $ ............................................................... $ 254 !
3.3.2$ La$organi zación$de$l as$l aicas$ en$Zaragoza.$La $regener ación$ de$la $nació n$a$t ravés$
de$las$ m ujeres $ ................................................................................................................................................ $ 264 !
3.3.3$ El$Ayunt amiento$ de$Zaragoz a$y$ las$ fiest as$del$Pil ar $ ......................................................... $ 274 !
3.4 ! U N!ESCE NARIO!RENOVADO . ! L AS! OBRAS!DE!LA! BASÍL ICA!DEL! P ILAR .! ............................................... ! 287 !
3.5 ! L AS!CLAVE S!DEL!DI SCUR SO!NACIONALCATÓLICO! EN!TORNO!AL! P ILAR ! ........................................... ! 299 !
3.5.1$ La$His toria $ ............................................................................................................................................ $ 300 !
3.5.2$ La$exa ltaci ón$del $ej ército $ ............................................................................................................... $ 304 !
3.5.3$ El$r egionali sm o$pil arista. $ .............................................................................................................. $ 307 !
3.6 ! P RÁCTICAS! DE!LA!CULT URA!POLÍTICA! NACIONAL CATÓLICA!EN!TORNO!AL! P ILAR ! ......................... ! 315 !
3.6.1$ Las$pe regrinaci ones$al$Pi lar.$ El$catoli cismo$es pañol$ tiene$ m asas $ ............................... $ 316 !
3.6.2$ La$conmemoraci ón$del $pasado$ nacional$a$ través$ de$la$Virge n$del $Pil ar:$ el$
Centenario$de $los $ Si tios $ .............................................................................................................................. $ 331 !
3.6.3$ La$fi esta$de$l as$bande ras$o$ la$fiest a$de$ la$r aza $ .................................................................... $ 339 !
3.7 ! C ONCLUSIÓN! A!LA!SEGUN DA!PARTE ! ....................................................................................................... ! 345 !
TERCERA-PARTE - ............................................................................................................................. - 350 !
LA-VIRGEN - DEL-PI LAR-AL-PODER. - EL-AUGE-DE-UN-MODELO - 1917 E 1958 - .................... - 350 !
4.1 ! I NTRODUCCIÓN ! .......................................................................................................................................... ! 352 !
4.2 ! E L!ESPECTRO!DE!LA! R EVOLUCIÓN!RUSA . ! Z ARAGOZA! 1917 G 1923. ! ................................................. ! 355 !
4.3 ! L A!REESTRUCT URACIÓN!G L OBAL! DEL!CATOLI CISMO . ! L A!DOCTRINA! DEL!REINO ! SOCIAL!DE! C RI STO : !
UNA!SALIDA! HACIA!EL! AUTORITARISMO .! ...................................................................................................... ! 364 !
4.4 !! E L!PRIMER!TRIUNFO!DE!LA!CULTURA!POLÍTICA! NACIONALCATÓL ICA : ! L A!DIC TADURA!DE! P RIMO!
DE! R IVERA! (1923 G 1931) ! .............................................................................................................................. ! 379 !
4.4.1$ El$Ej ércit o$y$ «El$Pi lar, $cast ill o$interior$ de$la$patr ia» $ ......................................................... $ 382 !
4.4.2$ La$exa ltaci ón$regi onali sta$de l$Pi lar $ .......................................................................................... $ 389 !
4.5 ! L A! S EGUNDA! R EPÚBLICA ! ......................................................................................................................... ! 395 !
4.5.1$ Tiempos$ Apocalí pticos $en$l a$capital$ de$María.$I ncerti dumbre,$ miedo$y$ profecía$en$
el$discurso$ católico$ante$ la$proclamación$de$la$ Segunda$República. $ .................................... $ 400 !
4.5.2$ La$se culari zación$ del$ espacio $públi co:$la$r etirada $de$l a$imagen$del$ Pila r$del $
Ayuntamie nto$ de$Z aragoza $ ..................................................................................................................... $ 406 !
4.5.3$ Ritual es$y$ celebraciones $públi cas.$Las$f iest as$del $Pilar,$ el$ Rosario$ y$l as$
peregrinaci ones. $ ........................................................................................................................................... $ 412 !
4.5.4$ Las$l uchas$políti cas.$El$Pi lar$ como$ll am ada$al$ co mbate $ele ct ora l $ .............................. $ 417 !
4.6. ! E L! PRIMER!FRANQUISMO! 1936 G 1958. ! A UGE!DE!UN!MODELO! NAC IONALCA TÓLICO . ! ................. ! 424 !
4.6.1$ Zaragoza, $ciuda d$de$ retaguardi a$(1936 R 1939) $ ................................................................... $ 432 !
4.6.2$ El$c límax $ del$ nacionalcat olici sm o$zaragozano:$ el$XI X$Centenari o$de$l a$Venida$ de$la$
Virgen$ del$Pilar $(194 0) $ .............................................................................................................................. $ 451 !
4.6.3$ $La$ España$re gionali zada:$ las$peregri naciones$ y$fiestas $del$ Pilar $ .............................. $ 465 !
4.4.4. $La$ reina$ de $ la$Hisp anid ad$y $de$la$R aza $ .................................................................................. $ 4 75 !
4.6.5$ $Un$es cenario$ para$la$naci ón$cat ólic a:$La$ construcción$d e$la$ Plaza$de$l as$
Catedrales. $ ....................................................................................................................................................... $ 484 !
4.7 ! C ONCLUSIÓN! A!LA!TERCE RA!PARTE ! ....................................................................................................... ! 497 !
CONCLUSIONES-GENERAL ES - ................................................................ ....................................... - 504 !
ARCHIVOS-Y- BIBLIOTECAS - .......................................................................................................... - 510 !
PRENSA - .............................................................................................................................................. - 511 !
FUENTES - PRIMARIAS - .................................................................................................................... - 512 !
A) ! MANU SCR ITA S ! ........................................................................................................................................ ! 512 !
!
26 !
B) ! IMPRE SAS ! .................................................................................................................................................. ! 513 !
FUENTES-SECUNDARIAS - ............................................................................................................... - 527 !
!
!
!
!
!
27 !
!
!
28 !
!
AGRADECIMIENTOS Y UNA BREVE NOTA DE PROT ESTA
!
Una tesis no es sólo el producto de una persona sino de todos aquellos
que han contribuido directa o indirectam ente a su formación. Por ello, en
primer lugar querría agradecer a mis padres el haberme enseñado a disfrutar
de la vida, luchar por mis sueños y saber distinguir lo importante de lo
accesorio, superfluo y vanidoso. Asimismo, también me gustaría destacar la
figura de mi único hermano Eduardo, mis discrepancias con él m e han
enseñado mucho sobre mi y sobre lo mucho que lo quiero. Tampoco sería justo
terminar sin agradecer a mis abuelos por haber ayudado a mis padres a
completar mi educación durante aquellos veranos que transformaban en
juegos, fantasía y aprendizaje sobre la vida. Finalmente, me gustaría que
constara mi agradecimiento a mis tíos, primos y sobrinos, ellos saben lo
importantes que han sido y serán justos a la hora de comprender que n o puedo
citarlos a todos. Esta tesis tampoco pod ría haber existido sin mi amor, mi
compañera, mi amiga, Irene, por dar sentido al amanecer y mostrarm e lo bella
que es la vida cuando ésta se refleja en sus ojos. Tampoco puedo olvidarme de
mis amigos, de los de mi infancia y adolescencia, pero sobre todo de aquellos
que después de tanto viaje, han hecho de Zaragoza mi hogar: Edu, Paula,
Ramiro, Martínez, Mauro, Jorge, Raúl, Eduardo Seisdedos, Celia, Nacho,
Andrés, Alex, Vladimir, Inés, Solveig, Rafael, M oji, Lamín, Jungui, Patricia,
Gustavo y otros muchos más que saben que están en esta lista.
A mitad de camino, entre lo profesional y lo sentimental, estarían mis
dos directores de tesis, Pedro Rújula y Mercedes Yusta, quiénes me han
acompañado en este largo camino, aconsejándome, dándom e su confianza y
ayudándome a levanta rme cada vez que me caía al suelo. También, me gustaría
destacar al Departamento de Historia Moderna y Contemporánea por
haberme acogido y ayudado, en especial a Carlos Forcadell, Ignacio Pei ró,
Carmelo Romero, Carmen Frías, Julián Casanova, Ángela Cenarro, Pilar
Salomón, Eliseo Serrano, José Luís Ledesma, Inmaculada Buj y al grupo de
becarios. Este reconocimiento no sería justo sino hiciera mención a los
profesores que durante la carrera marc aron mi camino como J osé Luís
Rodríguez y Carmen García Herrero. También quiero expresar mi
reconocimiento al profesorad o de la Universidad de Nantes que me acogió
durante mi estan cia Erasmus, en especial a Jean - Pierre Bois, Josean
Fernández y Pilar Martín ez Vasseur.
!
29 !
Además, me gustaría agradecer a la École de Hautes Études en Sciences
Sociales por haberme acogido en mi primera estancia en Paris y especialmente a
Jordi Canal por haber hecho de Virgilio parisino. En este sentido, también
quiero destacar el papel que en mi i nmersión en el mundo historiográfico
francés desempeñó el Centre d’Anthropologie Religieuse Européenne con la valiosa
ayuda de Caroline Baros, Agnès Bastien, Pierre - Antoine Fabre, Dominque
Julia y Philippe Boutry. Asimismo, durante mi esta ncia también tuve la
fortuna d e contar con los consejos d e Mariano Esteban de V ega, Jean - Réné
Aymes, Jacques - Olivier Boudon, Fréderic Gugelot, Stéphanne Michonneau,
Pierre Serna y Claude Langlois. Por último, también me gustaría agradecer la
cordial acogida de los miembros del La boratoire d’Études romain es de l’Université
de Paris 8.
Igualmente quiero hacer constar mi agradecimiento al Seminari d’Història
Cultural de la Universidad de Valencia por los comentarios que hicieron a mi
proyecto de tesis y espec ialmente a Xavier A ndreu, F errán Arc hilés, María
Cruz Romeo y Sara Santamaría. Este agradecimiento se hace extensible al
seminario de becarios de la Universidad d e Zaragoza en el que también se
discutió dicho proyecto y a Wifredo Rincón García del C.S.I.C. , muy buen
conocedor de la historia del Pilar, que me dio numerosas pistas para investigar
esta devoción. Por otro lado, esta tesis también es consecuencia de la notable
actividad cultural que en forma de congresos ha desarrollado
fundamentalmente la Institución «Fernando el Católico», y que me ha
permitido dialogar con profesores de la talla de Jean - Philippe L uis, Francisco
Javier Maestrojuán, Richard Ho cquellet, Ismael Saz, Gregorio Alonso …
También me gustaría agradecer el apoyo financiero que me ha pres tado
el Gobierno de Aragón con su beca predoctoral de cuatro años así como al
programa Europa - CAI y la Institución «Fernando el Católico» por sus ayudas
a la investi gación. También querrí a volver a agradecer a Carlos Forcadell
haberme invitado a participar del proyecto de investigación “Espacio público y
culturas políticas en la España contemporánea” (HUM2005 - 04651).
Finalmente, quiero destacar al personal de los archivos consultados por
su gentileza, en esp ecial, a los del Cabildo M etropolitano, Archivo M unicipal
de Z aragoza y Archivo Histórico Provincial de Zaragoza. No obstante, dentro
de este agradecimiento habría también una nota de desagrado ante las
limitaciones a la consulta de los archivos eclesiásticos que no hacen sino
perpetuar un estereotipo o scurantista y secretista de la institución eclesiástica .
Fundamentalmente son dos los obst áculos a la investigación que he
encontrado. En primer lugar, estaría el deficiente estado de catalogación del
!
30 !
Archivo Diocesano de Zaragoza que nada tiene que ver co n la exquisita labor
que están desarrollando Jorge y Ester en el Cabildo zaragozano bajo la
supervisión del padre Isidoro. La escasa voluntad a la hora de ofrecer un
inventario de fondos obstaculiza de una manera muy clara la consulta y deja al
libre arbit rio del archivero el conocimien to de los fondos de los que disp one el
archivo.
En segu ndo lu gar, me gustaría objetar la insistente manía en bloquear el
acceso a los fondos posteriores a 1931, bajo pretexto de proteger los
documentos de la época de Rigober to Do menech, algo qu e ni siquiera o curre
en los Archivos Secretos Vaticanos donde se pueden consultar documentos
hasta 1939. E videntemente, esta limitación cronológica está condicionada por
el papel político que tuvo la Iglesia durante la Segunda República , la Guerra
Civil y el primer franquismo , una colaboración que, por otro lado, ha quedado
suficientemente demostrada. Por ello, sorprende aún más el celo a la hora de
custodiar y dificultar el acceso a dichos documentos.
!
31 !
!
32 !
1 INTRODUCCIÓN. NACIÓN , SECULAR IZACIÓN Y RELIGIÓN: LA
VÍA CATÓLICA HACIA E L NACIONALISMO
1.1 P RESUPUESTOS DE PARTI DA
“Descendió el g lobo: saltamos de la
barquill a y penetramos en el Templo: allí
estaba la Virgen, la m isma de mis
tiempos , rodead a de fieles arrodillad os
ante sus plantas: todo ha bía cam biado en
su alrededor; los hombres volaban, se
mult ipl icaron las fáb ric as, habían
cambiado trajes y costumb res, sólo
continuaba lo mismo la devoción ante la
santa imagen, reina de cielos y tierra” 1
Eduardo Ibarr a, “Za ragoz a en 1999
(Fantasí a)”
Cuando en 1903, el historiador maurista Eduardo Ibarra imaginaba en
una fantasía com o sería la Zaragoza de 1999, muchas cosas habían cambiado,
algunas eran irreconocibles, pero sólo una resistía firme al devenir del tiempo:
la devoción a la V irgen del Pilar. 2 Recorriendo la futurista capital aragonesa
mediante un globo, el catedrático de Historia Universal manifestaba a su
particular guía que su primer deseo sería vis itar la basílica del Pilar. Su
cicerone le respondió que si así lo deseaba podrían re unirse con la
peregrinación austríaca que aquel día acudía al templo. Para el católico
profesor, el hecho de que fuera una romería extranjera le producía una
particular satisfacción ya que suponía la consagración del Pilar como santuario
mundial, una réplica de Lourdes al otro lado de los Piri neos.
Con el pretexto de la visita al Pilar, Eduardo Ibarra nos mostraba las
ensoñaciones de una burguesía conservadora que deseaba un progreso
ordenado y guiado por el catolicismo. La Zaragoza imaginada había engulli do
las localidades cercanas , altas chimeneas se alzaban por todos lados, “el
progreso industrial comenzado en mis tiempos continuaba” y las azucareras
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
1 El Pi lar , 10.10.1903.
2 Para su figura ver la voz “Ibarra y Rodríguez , Eduardo ”, en Gonzalo Pasamar Alzuria e Ignac io
Peiró Martín, Dicciona rio akal de histo riadore s cont emporáneo s (184 0 - 1980) , Ma drid, Akal, 2 002, pp. 32 9 -
330. Una visión de este personaje, regionalist a, católico, regeneracionista de cátedra y «cultivador de la
Hist o ria de Aragón » e n Ig nacio Peiró Martín, “La circun stancia universitaria del c atedrático Eduardo
Ibarra y Rodríguez ”, en Ig nacio Peiró Ma rtín y G uillermo Vicente y G uerrero (eds.), Estudio s histórico s
sobre la Universidad de Zaragoza , Z arago za, Ins titución «Fernando el católico», 2010, pp. 141 - 168.
!
33 !
eran ya 47 con un trust que exportaba a medio mundo. 3 La fisonomía de la
ciudad había cambiado, se habían abierto grandes avenidas, los viajeros
utilizaban el globo para desplazarse, y las mercancías iban en ferrocarril o en
submarinos a través del Ebro. Frente a una remodelada Basílica del Pilar, más
sobria y sin torres, se abría una extensa plaza rodeada de jardines.
Este testimonio m uestra a la perfección la centralidad que había
adquirido la Virgen del Pilar entre los zaragozanos. Fuertemente anclada en el
imaginario local, n o cabía imag inar un futuro sin su presencia ni su consue lo y
patronazgo. Formaba parte de los relatos del pasado sobre los que se levantaba
la comunidad; de sus ritos de paso y experiencias; de sus expresiones y
acciones más cotidianas; de sus anhelos y esperanzas. Para los católicos, la
misma imagen del Pilar remitía además de a la idea de firmeza en la
construcción, a la de guía en los m omentos más difíciles como aquella columna
de humo y cenizas que guió al pueblo hebr eo en su travesía en el des ierto.
La Virgen del Pilar constituye un objeto de tesis ex tremadamente
polimórfico, polisémico y pol ifacético. Nos encontra mos al mismo tiempo c on
un símbolo que reagrupa a la comunidad de creyentes, una devoción con la que
ésta se expresa, y un espacio donde la liturgia se desarrolla y lo sagrado se
concentra. Además, también habría que añadir los diver sos significados que se
le atribuyen y los numerosos usos que se le da dentro de la comunidad, usos
que van desde la conjuración del miedo y de la incertidumbre hasta la
legitimación del cambio, pasando por la expresión de la gratitud por los favores
conse guidos.
Así pues, el objeto de la tesis que aquí se defiende es el estudio de la
articulación del culto a la Virgen del Pilar en toda esta riqueza de
manifestaciones y significados. Al mismo tiempo, su estudio constituye el
pretexto perfecto para observa r los cambios políticos, sociales y culturales del
catolicismo zaragozano, español y mundial. Instalados en su capilla veremos
pasar diferentes banderas, militares, gobiernos, polít icos, dictadores,
empresarios… D esde allí, contemplaremos el desmoronamient o del Antiguo
Régimen, la Guerra de la Independencia y la ocupación francesa, la
construcción de una incipiente identidad nacional , los primeros pasos del
estado liberal y su conflictiva relación con la Iglesia, el surgimiento de una
sociedad de masas, la formulación de los primeros proyectos laicos, la
movilización obrera, revoluciones, huelgas, el nacimiento del fascismo…
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
3 El Pi lar , 10.10.1903.
!
40 !
las institucione s y n ormas religiosa s; el declive de las creen cias; y la
marginalización de lo religioso en la esfera privada. Tomando la secularización
como un fenómeno reversible, este sociólogo español sólo considera la primera
subtesis como válida ya que el declive de las prácticas religiosas no es una
tendencia estru ctural y existen religiones públicas compatibles con las
libertades liberale s así como con la diferenciación moderna estructural y
cultural entre ambas esferas. Además, dentro de la revers ibilidad de dichas
tesis consideraría los mov imientos de los años 80 co mo una buena prueba de la
desprivatización de la religión moderna y como el fundamento para poner en
cuestión el paradigma de la secularización. 16
Para dicho autor, hay tres procesos de larga duración que van a
cuestionar la ortodoxia católica establecida y a quebrantar la autoridad de la
Iglesia a la vez que el sistema geop olítico y normativo de la cristiandad. La
primera estaría relacionada con la reevaluaci ón “del mundo en su doble
dim ensión temporal y espacial, y de toda actividad humana en el mundo, de
manera particular el trabajo, la productividad y la creatividad humana como
fuente de riqueza, d e progreso, de to do valor y h asta de la misma dignidad
humana”. En segundo lugar, nos enc ontraríamos con la constitución de l a
ciencia como fuente del conocimiento y saber humano. Por último, estaría la
articulación de un sistema de estados territoriales soberanos institucionalizado
con la Paz de Westfalia y que suplantaba el “sistema monárquico feudal de la
cristiandad de la que el Papado había servido com o núcleo junto a la
monarquía imperial del Sacro Imperio romano”. 17
Partiendo de un a distinción mu y similar, Marcel Gauchet retomaba el
concepto weberiano de “desencantamiento del mundo” 18 para hablar del
agotamiento del reino de lo invisible. Este proceso no supondría la
desaparición de los fieles o de la creencia sino de la función que lo define, de su
capacidad de estructuración del espacio social. Así, este proceso no supondría
una ruptura t otal con lo anterior ya que no haría surgir algo totalmente inédito.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
16 Media nt e es te proc eso de despr ivat icac ión, la rel igi ón “ent ra en la esfe ra públ ica de la soci edad civ il
para tomar parte del proceso de contes tación, legiti mación discursi va y rediseño de las fronter as”. Jose
Casano va, op.cit. , p. 66. U n análisis de s us tesis en J oseba L ouzao V illar, “La re com posició n r eligiosa
en la modernidad : un marco conceptual para com prender el enfrentamiento en tre laicidad y
confesionalidad en la España contemporánea”, His pania sacr a , nº 121, 2008, pp. 331 - 354.
17 José Casanova, “Int roducci ón: ortodoxias secular es y heterodoxi as rel igios as en la modernid ad”, en
Santiag o Castillo y P edro Oliver (coords .), Las figur as del desorde n. Heterod oxos, proscrit os y marginados ,
Madr id, Sigl o XXI , 2 00 6, pp. 1- 26, pp. 11 - 12.
18 Este conce pto hacia referen cia a la eliminac ión de la magia como medio de salvaci ón provocada por
el proceso de racionalización. Ver Max Weber, La ética protest ante o el espíri tu del capitali smo , Méxic o,
Fondo de Cultura Económica, 2003 , pp. 167 , 1 88, 234 y 236 . Sobre su sen tido ver Fra ncisco G il
Vill egas, “intro ducci ón” a Ibídem , pp. 17 - 22 y Danièle Hervieu - Léger y Jean Paul Willaime, Sociologi es
et réligion. Approches classiques , Pa ris, Pres ses Un iversita ires de F rance , 2001, p p. 91 - 96 .
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41 !
Para este autor, no hemos salido de la religión como de un sueño sino que
procedemos de ella y nos explicamos por ella. 19
Por último, estaría el reciente y sugerente análisis de Olivier R oy sobre
las formas actuales de la religión. Para este autor, la secularización :
“no ha borrado lo religioso. Desvinculándolo de nuestro ambiente cultural, lo
ha hecho aparecer más bien como esencialmente religioso. De hecho, la
secularización ha funcionado; aquello a lo que asistimos, es a la reformulación
militante de lo religioso en un espacio secularizado que ha dado a lo religioso
su autonomía y por lo tanto, las condiciones de su expansión. La
secularización y la mundialización han obligado a las religiones a
desvincularse de la cultura, a pensarse como autónomas y a reconstruirse en
un espacio que ya no es territorial y que por tanto no está ya sometido al
espacio público. (…) Hay un vínculo estrecho entre secularización y
revitalización de lo religioso; este último no es una reacción contra la
secularización sino el resultado de su acción. La secularización fabrica hechos
religiosos. No hay una «vuelta» de lo religioso, hay una mutación. Esta
mutación no es más que momentánea: no abre necesariamente una nueva edad
religiosa.”. 20
Así, no estaríamos ante una vuelta a lo religioso sino ante una evolución
de religiones tradicionales hacia nuevas (y recientes) formas religiosas que
serían más fu ndamentalistas y carismáticas com o el evangelismo (siglo XVIII),
salafismo (se rem onta al wah abismo fundado a finales d el siglo XVIII) o el
pentecostismo (siglo XX). En este sentido, “el «retorno» de lo religioso no es
más que una ilusión óptica; sería mejor hablar de mutación. Lo religioso es a la
vez más visible y al mismo tiempo, frecuentemente en declive”. 21
Lo que en realidad se estaba criticando era la asunción m onolítica por
una parte de los científicos sociales de la idea de que antes de la secularización
todo se rigiera por los có digos religioso s y después no. 22 De hecho, como
veremos más tarde a través de las religiones políticas, “la modernidad ha
deconstruido los sistemas tradicionales del creer: sin embargo, no ha vaciado el
creer”. 23 Así, lejos de desaparecer, la modernidad potencia nuevas maneras de
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
19 Mar cel Gau che t, El de senca ntamie nto del mundo. Una historia pol ític a de la religi ón , M adrid ,
Trota/ Univer sidad de Granada, 2005.
20 Olivi er Roy , op.cit. , pp. 16 - 17.
21 Ibídem , p. 1 9.
22 Daniè le Her vie u Leger , “La reli gion des Europé ens: modern it é, re li gi o n, sécul arisati on”, en Grace
Davi e et Danièl e Herv ieu Leger (ed s.) , Identités religieuses en Europe , Paris La dé couve rte, 1996 , pp. 9 -
23.
23 Daniè le Her vieu - Lég er, La religió n, h ilo de me moria , Barcelon a, Herd er, 200 5, p. 12 6.
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42 !
creer, o tras fo rmas de trascendencias, otros objetos sagrados. Como señala
Danièle Hervieu - Léger:
“La modernidad rompe con lo sagrado en tanto devuelve a los hombres y a
sus capacidades la preocupación por racionalizar el mundo en el que viven y
de controlar, a través del pensamiento y la acción, las tendencias al caos. Sin
embargo, la necesidad fundamental de conjurar la incertidumbre estructural
de la condición humana no desaparece por mero hecho de que las
«cosmizaciones sagradas» (Berger) se desvirtúen debido al proceso de
racionalización. (…) Resurge de la propia modernidad y se redistribuyen en
una multiplicidad de demandas de sentido aun más exigentes, pues ya no se
trata, para los actores sociales, de pensar su lugar en un mundo estable –
reflejo supuesto del propio orden de la naturaleza, proyectada como creación-,
sino de situarse en un espacio social abierto en el cual el cambio y la
innovación son la norma”. 24
En los análisis clásicos de la secularización, marcadamente lineales y
teleológicos, todo formaba parte de un mismo proceso que conduciría a la
modernización a través de la distinción de esferas, la privatización de la
religión y el decrecimiento de la práctica religiosas. Sin embargo, como hemos
visto sólo la primera de las tesis continúa siendo váli da, la religión ha dejado de
desempeñar una función estructurante. La modernidad implica la incapacidad
creciente de los grandes sistemas religiosos para tener bajo su control, como
hacían antes, las diferentes dimensiones de la experiencia religiosa tanto
individual co mo colectiv a: identitaria, cultural, étic a y e mocional. 25 Quizás,
ante esta relación ambivalente entre modernidad y religión, habría que
remitirse a la distinción qu e proponía Menozzi entre una oposición de la
Iglesia al fund amento de la moder nidad como autonomía del hombre frente a
sus directivas y “la disposición a una m odernización continua de las relaciones
entre catolicismo y sociedad” que no se limitaba a la utilización de nuevos
medios sino que se extendería también a la absorción de elementos
estructurales de la modernidad que se consideran compatibles con “la
reivindicación eclesiástica de un control radical sobre la vida colectiva”. 26
De esta manera, una vez analizado cómo el proceso de secularización
tuvo sus límites y la religión, au nque en una esfera separada, siguió jugando un
rol capital dentro de las sociedades con temporáneas, cabría que nos
acercáramos a la cuestión de cómo se recompone la religión en el siglo XIX y
XX. Este proceso se caracteriza por la “desestructuración y ree structuración,
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
24 Ibídem , p. 1 24.
25 Ibídem , p. 2 1.
26 Daniè le Men ozz i, “ La la ici zació n e n pers pecti va…” , op.cit. , pp. 14 6 - 147.
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43 !
descomposición y recomposición, desorganización pero también redisposición
y reutilización de los elementos surgidos del orden antiguo en el dispositivo
móvil de la sociedad moderna”. 27
Antes de pasar al análisis de dicha reestructuración convendría
detenerse en las reflexiones que ha suscitado el proceso de secularización para
el caso español. 28 Uno de los problemas más graves es que salvo en el ám bito
de la educación, a penas encontramos trabajos que se ocupen específicamente
de la secular ización. En la historiografía española su estudio se mezcla con el
de otros fenómenos como el anticlericalismo y el laicismo, provocando una
cierta confusión. En cualquier caso, se sostiene que estos fenóm enos dieron
lugar “al reforzam iento de su contrario, la m ovilización clerical, y fina lmente al
establecimiento durante el franquismo de un control eclesiástico sobre el
Estado y la sociedad muy superior al que existía con anterioridad”. 29 Frente a
otros modelos de libertad religiosa, la ciudadanía española continuó marcada
por una ciudadanía católica abiertamente intolerante con el resto de
confesiones. 30 Esta intransigencia así como la pervivencia de sus privilegios
contribuyeron a la pervivencia del movimiento anticlerical y a su
radicalización. 31
Sin emba rgo, esta movilización anticlerical no fue lo que provocó la
modernización de la formas de acción de la Iglesia y el desarrollo de un
catolicismo más beligerante, o al m enos no fue la única causa. Tampoco este
desarrollo del anticlericalismo implicó una re apropiación por parte de la Iglesia
de los repertorios de protesta colectiva de los movimientos sociales. 32 La
dialéctica entre clericalismo y anticlericalismo entendido como defensa política
de los intereses de la Iglesia frente a la secularización, no no s puede hacer
olvidar que ambos procesos comparten una misma fecha de nacimiento. Así, la
reapropiación p or parte del catolicismo de la modernidad comienza con la
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
27 Daniè le Hervie u - Léger, La relig ión…, op.cit . , p . 143. Un balance de este tipo de aproxim acion es en
Joseba Louzao V ill ar, “La r ecompos ició n rel igiosa…”, op.cit . , pp. 331 - 354.
28 Entre otros estudio s podríamos destac ar los de Julio de la Cueva Merino, Clerical es y antic leri cales. El
conflicto entre confesion alidad y secularización en Cantabria (1875 - 1929) , Cantabr ia, P rensa s d e la
Univ ers idad de Cant abria, 1991 , 9 - 22 y M aría Pi lar Salom ón C héliz, Anticle rical ismo en Aragón. Protesta
popular y movilizaci ón políti ca (1900 - 1939) , Zarag oza, P rensas U nive rsitarias d e Zar agoza , 2002, p p. 9 - 19.
29 Manu el Pérez Ledes ma, “Ant ic leri cali smo y sec ul ar iz ació n en Españ a”, en Anto ni o Mora le s
(c oord.), Las claves de la España del siglo XX. La cultura , Ma drid, Soc iedad Estatal Españ a Nuevo
Mil enio , 2001 , pp. 269 - 285.
30 Gregori o Alonso , “C iuda danía ca tól ica y ci udadaní a la ica en l a exp eri encia l ibe ral ”, en Manu el Pé rez
Ledesma, De súbdit os a ciuda d anos: una historia de la ciudadanía de España , Mad rid, Centr o d e E studios
Polít ico Consti tuci onale s, 2 007, pp. 165 - 190.
31 Manuel Pér ez L ed es ma, op.cit. , p. 278.
32 Esta tesis ha sido sosteni da en Ibídem , p. 276 y Julio de la Cuev a Me rino, “C atólicos en la c alle: la
movi li zaci ón de los ca tólic os español es, 1899 - 1923” en His tor ia y Polí tica , nº 3, 2000 , pp. 55 - 80.
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44 !
propia modernidad y no necesariamente como imitación de otros reper torios de
protesta.
1.2.1 .2 Del retorno a la modernidad religiosa
No estamos pues ante un retorno o una vuelta a una situación anterior
sino ante lo religioso en movimiento, en continuo cambio y reestructuración. E l
análisis de las relaciones entre religión y modernidad había sido dominado por
la idea de una relación excluyente. 33 Sin embargo, todas estas reelaboraciones
darían lugar a lo que Jean Séguy calificó de “modernidad religiosa”, entendida
como el papel de las organizaciones religiosas en una sociedad moderna a la
vez que “ las formas que reviste el mensaje y las prácticas de estas
organizaciones en dicha situación”. Esta modernidad religiosa estaría sujeta a
una doble tensión al menos en lo formal: entre racionalidad moderna y emoción
religiosa, por un lad o; y acu lturación r especto a la modernidad y exaltación de
la tradición como continuación, por el otro. 34 En este sentido, cabría
preguntarse si estas tensiones que afectan a la modernidad religiosa no eran
propias de lo religioso en general ya que siempre oscila entre la rac ionalización
del dogma y la expresión de la emoción, entre la singularidad y la necesidad de
expresar una verdad común, entre privatización del mensaje y su traducción
pública. 35
En cualquier caso, al analizar in stituciones como la Iglesia pero también
cul tos, mitos o tradiciones se tiene una cierta ilusión de inmovilismo. Así,
influenciados por la teoría de la secularización podríamos considerar la religión
como un resto atávico condenado a la extinción por no ser capaz de adaptarse
a la modernidad. Sin em bargo, lejos de este tipo de consideraciones, la religión
se ha revelado como algo más comp lejo y sutil, difícilmente aprehensible bajo
estas categorías. Como señalaba el filósofo católico francés, Jacques Maritain,
que años más tarde sería conocido en España por su enérgica condena del
bombardeo de Guernica, “aquello que yo llamo aquí antimoderno, habría
podido ser también llamado ultramoderno. Es bien conocido, en efecto, que el
catolicismo es tan antimoderno por su inmutable compromiso con la tradición
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
33 Sébastien Tank - Storper , “modernit e religieu se”, en Régina Azria et Danièle H ervieu Lèrger (eds.),
Dict ionn aire des f ait s r eli gie ux , Paris, Pre sses Univer si tai res d e Fran ce, 2010, pp. 742 - 749.
34 Jean Ség uy, “ Mod er ni té r elig ieus e, r elig ion métap ho ri que et rat iona li té”, en Archives des sciences
sociales des religions , nº 67, 198 9, pp. 1 91 - 210, p. 192.
35 Sébastien Tank - St orper, op.cit. , pp. 748 - 749.
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45 !
como ultramoderno por su audacia a la hora de adaptarse a las condiciones
nuevas que surgen en la vida del mundo”. 36
En est e se nt ido, cabría subrayar la historicidad de este tipo de
estructuras mentales. La tradición, al igual que la religión, es un “código de
sentido”, un “universo de significad os colectivos” que permite establecer una
continuidad entre pasado y presente, conjurand o la incertidumbre de las
experiencias cotidianas. 37 Es precisamente en esa función de reconfortar,
animar o proteger ante el desconcierto de la vida cuando la estructura, al
operar en el mundo real, está sujeta, como señala Marshall Sahlins, al “riesgo
de las categorías en acción”. Al intentar comprender la realidad, los conceptos
culturales cambian su significado, produciéndose una “revalorización
funcional de lo s signos”. Gracias a estas consideraciones p odremos desterrar o
al menos someter a crítica dic otomías com o la de estático - dinámico o sistema -
acontecimiento, para llegar a entender que “un acontecimiento no es sólo un
suceso en el mundo, es una relación entre cierto suceso y un sistema simbólico
dado”. 38
En su célebre comparación entre la Ilíada y la Biblia, Erich Auerbach
señalaba como a p esar de que la “pretensión de verdad de la Biblia” excluía
cualquier otra, también mostraba una gran capacidad de interpretación y
adaptación de sus contenidos a las nuevas realidades. 39 Todo lo que quedaba
fuera d e ese relato, debía ser introducido como parte constitutiva del plan
divino “pero lo nuevo, a su vez, repercute casi siempre sobre el obligado
marco, que necesita ser ampliado y modificado; en este sentido, la labor
interpretativa más impresionante tuvo lu gar en los primeros siglos del
cristianismo ” cuando se reinterpretó toda la tradición judía como una serie de
figuras anunciadoras de la aparición de Cristo. 40 En otras coyunturas críticas,
el catolicismo también mostró una increíble capacidad de superación , haciendo
frente a crisis muy complicadas com o la caída del Imperio Romano , la escisión
de la Iglesia ortodoxa, la reforma protestante, la Revolución fr ancesa o la
apa rición de ideologías políticas.
Frente a todas estas situaciones, la autoridad del Papa siempre salió
reforzada, su estructura fue centralizada y renovada; se crearon o renovaron
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
36 J acques Maritain, Antimode rne , Paris, Édition s de la R evu e des J eune s, 1922 , pp. 14 - 15.
37 Georges Bal andi er, El desorden . La teoría del caos y las cienc ias sociale s. Elogio de la fecund idad del
movi mien to , Barcelona, G edisa , 1993 .
38 Para las citas ver Marsh all Sahlins, Islas de historia . La m uerte del capitán Cook. Metáfora, antropolo gía e
historia , Barcelona, G edis a, 1997 , pp. 13 6, 139 y 142.
39 Erich Auer bach, Mime sis . La repre senta ción de la real idad en la lit eratu ra occide ntal , Mé xico, F ond o de
Cultu ra Ec onómica, 1983, p. 20.
40 Ibídem , p.22.
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46 !
dogmas; se potenciaron modelos de asociación de laicos que contribuyeran a
recristianizar a la sociedad; y se desarrollaron nuevas formas devocionales.
Lejos de las consideraciones en clave de decaimiento religioso por parte de
muchos de sus contemporáneos y de algunos historiadores que perpetuaron
dicha visión, el siglo XIX se presenta como una centuria de gran vitalidad en la
que las religiones se expandieron hacia abajo y geográficamente; se
centralizaron e institucionalizaron. 41 La autoridad del Papa se fortaleció con la
infalibilidad, su doctrina se uniformó, se generó una burocracia más numerosa,
efectiva y centralizada. Adem ás, la Iglesia se benefició de las nuevas
tecnologías y la mejo ra de las comunicaciones para difu ndir su propio mensaje.
El catolicismo utilizó una serie de devociones, fundamentalmente marianas y
corazonistas, para mostrar su vitalidad a través de grandes ceremonias de
masas com o las peregrinaciones nacionales. Por último, el siglo XIX quizás
fue el período de constru cción de Iglesias más importante de la historia
cristiana desde la alta edad media. 42
1.2.1.3 Nación y religión
Dentro de esta reestructuración institucional, también observamos otros
procesos que muestran el vigor y la vitali dad del catolicismo, como la
feminización de la religió n, q ue d esarrollaremos a lo largo de la tesis, o el rol
creciente del catolicismo en la construcción de identidades nacionales que
mostraremos a lo largo de las siguientes páginas. 43 Precisamente, este último
punto ha sido distorsionado por la teoría de la modernización y la
secularización ya que
“Demasiado frecuentemente, una interpretación lineal de la historia conduce a
presentar el nacionalismo y su expansión en el siglo XIX, como un fenómeno
integralmente moderno que excluía a una religión arrastrada por un declive
irremediable provocado por la aparición de la sociedad industrial. Tal
perspectiva que establecía una separación hermética entre modernidad
(política) y tradición (religiosa) eludía las relaciones eminentemente complejas
entre el hecho nacional y el hecho religioso”. 44
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
41 Para la tesis del decaimien to reli gioso en el siglo XIX ver Ow en Chadwick, The Seculari zation of the
Europea n Mind in the nineteent h century , C ambr idge, Cam bridge U niver sity Press, 2000. Una crítica de
estas visiones en C hristopher A. Bayly, El nacimiento del mundo moderno 1789 - 1914. Conexiones y
comparaciones glob ales , Mad rid, Sig lo XX I, 201 0, pp. 3 78 - 385
42 Ibídem , pp. 37 8 - 427.
43 Joseba Louzao Vil lar, op.cit. , pp. 342 - 347.
44 Alain Dieckhoff , “Nationa lis me”, en Régin a Azria et Danièle H ervieu Lèrger (eds.), Dict ionn air e des
faits relig ieux , Pa ris, Pres ses Un iversita ires de F ranc e, 2010 , pp. 78 7 - 793, p. 787. Ver también Jesús
Mil lán y Mª Cruz Romeo , “Pre se nt ació n. La re li gión en la tra yect or ia de los Esta dos - nacio nales : ret os
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47 !
Además de verse afectada por el paradigma de la modernización, el
análisis de la relación entre religión y nación también se h a visto desfigurado
por su consideración como dos absolutos excluyentes y herméticos. 45
Fundamentalmente, se criticaba el hecho de q ue la religión católica, por su
carácter ecuménico, fuera incompatible con cualquier articulación nacional. A
lo largo de est a tesis desarrollaremos una crítica de ambos presupuestos para
mostrar como la religión lejos de ser un impedimento constituyó la matriz
cultural de una sensibilidad nacionalista española que ha venido a ser cali ficada
como nacionalcatólica.
Asimismo, con tra lo que cabría suponer según la tesis de la
secularización, la solución mayoritariamente adoptada en el siglo XIX n o fue la
igualdad jurídica de las religiones ante la nación sino la confesionalización del
estado. Como señalan Heinz - Gerhard Haupt y Dieter Langewiesche, las
diferentes Iglesias adoptaron un perfil nacional y contribuyeron en el proceso
de nacionalización de las masas, prestando a los intereses nacionales una
legitimación supraindividual, enriqueciéndolos y revalorizándolos
emocionalmente mediante símbolos y rituales religiosos. 46
Esta reevaluación del papel desempeñado por la religión en los procesos
de construcción nacional se ha visto favorecida por la propia evolución
historiográfica de los estudios dedicados a los nacionalismos. Desde que, sin
contenidos esencialistas, la cultura fuera colocada en el centro del proceso de
construcción nacional con el trabajo de Benedict Anderson, estos trabajos han
comenzado a poner en cuestión la propia narración de la nación. 47 En esa
frontera, en esa o tredad es donde han incidid o las investigaciones
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !! !
y diálogos en p erspectiva histórica”, en Heinz - Gerhard Haupt y Diet er Langewi esc he (eds.) , Nación y
religión en Europa. S ociedades m ulticonfesionales en los siglos XIX y X X , Za ragoza , Inst itución «Fe rnand o el
Catól ico », 2010, pp. 9 - 19.
45 René Rémo nd, Religi on et Sociét é en Europe. La sécular isat ion aux XIXe et XXe siècles . 1789 - 2000 , Paris,
Seuil, 2001, pp. 143 - 164, p. 162.
46 Heinz - Ge rhar d Haupt y Dieter Langewie sche , “Int rodu cci ón” , en Heinz - Gerhard Haupt y Dieter
Langewie sche (eds. ), Naci ón y rel igión en Europ a. S ociedades multico nfesionale s en los siglos XIX y X X ,
Zarago za, Ins tit ución «Fe rnan do e l Ca tól ico» , 2 010, pp. 23 - 36.
47 Benedict Anders on ponía el énfas is en el caráct er const ruid o de la nación en Comunidade s Imaginadas .
Refle xione s sobre e l o rigen y la difus ión del n acionalism o , M éxic o, F ondo d e C ultur a E conó mica, 2006 . U n
balance sobre estas nuevas aproximaciones en Ferrán Archilés i Cardona, "¿Quién necesita la nación
débil? La débil nacional izaci ón español a", en C arlos Forc adell Álvarez et alii, U sos públicos de la Historia.
Comunic acio nes al VI Congre so d e la Asocia ción de Historia Contempo ráne a. Vol. 1 , Z aragoz a, Institu ción
«Fernando el C atólico,» 2003, pp. 302 - 322 y Ferrán Archilés i Cardona y Manuel José M arti
Mar tí nez, "Un paí s tan extraño como cualquier otro: la construcción de la identidad nacional
española", en M aría C ruz Romeo e Ismael Saz Cam po (coords.), E l siglo XX : historio grafía e histor ia ,
Valen cia, Prensas Univers ita rias de Valencia , 2002, pp. 245 - 278. V er sobre la evolución de lo social a
lo cultural, G eoff Eley y R ona ld Grigor Suny, "Fro m the Mo men t of Social Histo ry to the Wo rk of
Cultu ral Repre sent ati on", en Becoming National. A reader , Oxf ord, O xfor d U nivers ity P ress, 1 996, pp. 3 -
37.
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48 !
postcoloniales y de género haciendo estallar la armonía y homogeneidad del
proceso de nacionalización. 48 . Asimismo, los estudios de Anthony D. Smith han
mostrado que el nacionalismo tiene fundamentos étnicos y religiosos que lo
dotan de una coherencia de discurso, de un poderoso simbolismo y de rituales
donde se armoniza lo colectivo. 49
Esta fragmentación ha venido acompañ ada de una revalorización de
otras escalas de análisis poniendo de relieve la importancia d e lo local y lo
regional en la construcción simbólica de la nación. 50 De hecho, al igual que el
estudio del nacionalismo y de la religión, la región también se vio afectada por
el discurso de la modernización que la reducía a una entidad económica,
institucional y cultural condenada a desaparecer. 51 Por últim o, cabría destacar
el cam bio de óptica que supusieron las tesis de Billig al poner el énfasis en toda
una serie de objetos, familiares y rutinarios, que los investigadores habían
pasado por alto y que con tribu ían de una man era inconsciente a conso lidar una
identidad nacional. 52
Sin embargo, todos estos trabajos no han permitido dilucidar los efectos
del proceso nacionalizador sino que más bien han vuelto la tarea aún más
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
48 Ver Homi K. Bhabha, El lugar de l a cultura , Buen os Aires, Ma nantia l, 200 2, p p. 17 5 - 209 o Partha
Chatt erj ee, The Nation and its fragmen ts: Colonial and Postcol onial Histori es , Princeto n, Princeto n
Univ ers ity Pre ss, 19 93. Otr os estudi os han venido a resal tar la impor tanci a de la muje r en la
construcción nacional com o elemento d e rep roducción cultural de la misma o como límites simbólicos
que guardan, protegen y dan cuerpo a la colectividad. Ver Nira Yuval - Davis, "Géner o y naci ón:
articulaciones del origen, la cultura y la ciudadanía", Arenal , nº 3, 1996, pp.163 - 175 e Id ., Gender &
Nati on , Lo ndon , Sage, 200 8. Por su par te, Claud io Lom niz desar rolló una in teresa nte crítica a las
posturas de Benedict Anderson, fundamentalmente a su idea de comunidad fraternal ya que, según él,
obviaba el carácte r conflictivo de la nación y la distinción existente entre una ciudadanía plena y otra
parcial. Ver Claudio Lomnitz, Deep Mexico, Silent Mexico. An Antrhopo log y of Natio nali sm, Mi nnea pol is,
Univ ers ity o f Minne sota Pre ss, 2001, pp. 3 - 34, especialmente pp. 7 - 14.
49 Anthony D. Smit h, Ch osen People s. Sacred Sources of National Identit y , Oxfo rd, O xford Un iversity Press ,
2008. Algunos autor es han util iza do estas fuentes para hablar de un nacion ali smo mediev al avant la
lettre . Ve r el co ntrov ertido pero intere sante a nálisis de Adrian H astings, La cons trucc ión de las
nacionalid ades: et nicidad, religión y naci onalismo , Madrid , Cam bridge Univ ersity P ress, 20 00.
50 Este ámbit o de estudi o ha teni do un gran impul so a part ir de los trabaj os sobre la const rucci ón y
difusió n d el Heima t , imag en idealiza da de la camp iña alema na. Ver Alon Confino, The Nation as a Local
Met aph or . Württ ember g, Imper ial German y, and Natio nal Memory , 1871 - 1918, Carolina , The Universi ty of
Nort h Carol in a Pres, 1997. Entre otros element os, al gunos estud ios h an de stacado el rol qu e
desempeña la religi ón en la construcción de estas identidade s regionales. Ver Carol ine Ford, Creatin g
the Nation in Provincial Fra nce. Religion and Political Identity in Br ittany , N ew J ersey, Prin ceton U nivers ity
Press, 1993; e Id ., “Relig ion and the Politic s of Cultu ral Cha nge in P rovinc ial Franc e: The R esistan ce
of 1902 in Lower Brittany”, The Journal of M oder n Histo ry , vol. 62 (1),1 990, p p. 2 - 33. Un primer balance
de la aproximación regional en Celia Applegate, “A Europe of r egions: reflections on the
histori ography of sub - national places in modern times”, Americ an historic al review , nº 10 4 (4), 19 99, pp .
1157 - 1182. Ver asimis mo Ferr án Archilé s i Cardona y M anuel José Martí M artí nez, “Un país tan
extraño…”, op.cit. ; Fer rán Arc hilés i Cardona, “¿Q uién necesita…”, op.cit. ; y X ose M anuel Seixas
(coord..), La construc ción de la ident idad regiona l en Europa y España (siglos XIX y XX) , en Ayer , nº 64 , 2 006
(4).
51 Celia Ap pleg ate, op.cit. , pp. 116 2 - 1163.
52 Micha el Bil lig, Naci onal isme Banal , Valencia , Univ ersitat d e Valèn cia, 20 06.
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49 !
compleja ya que estos aparecen ahora caracterizados "por el conflicto, la
multiplicidad y la contradicción" 53 . El n acionalismo se nos presenta como un
fenómeno interclasista que traspasa las fronteras de género, religión o etnia lo
que hace aún más difícil delimitar sus contornos. Además, la recepción de estos
discursos no es algo pasivo sino más bien activo y creativo, los sujetos escapan
al discurso sin abandonarlo. 54 Podemos ver imágenes de templos o plazas
repletas de gente, realizando gestos ante banderas pero nunca sabremos las
razones qu e condujeron a cada uno a aquel lugar. 55
Todas estas corrientes pueden contribuir sin du da a analizar la
dimensión nacionalizadora de la Iglesia católica. La fragmentación del relato
nacional y la revalorización del rol del género en los procesos de construcción
nacional enriquecerían el análisis del proceso de feminización de la religión que
llevaría a colocar a la mujer en la vanguardia del combate contra la
secularización y por la confesionalización del estado. Asim ismo, la
redimensionalización de otras escalas de análisis también nos ayudaría a
reconsiderar la im portancia del catolicismo como un elemento vertebrador que
es capaz de articular desde lo local a lo internacional, pasando por lo regional y
nacional.
Al igual que ocurre con la nación, “sólo en un sentido limitado se puede
hablar de religiosidad específica de «clase»” y en cualquier caso, sería un
criterio aproximativo. 56 La religión también es un fenómeno interclasista que
traspasa las fronteras de género o etnia. De esta manera, el estudio co njunto de
lo nacional y lo religioso puede contribuir a esclarecer la articulación y los
efectos del proceso de nacionalización además de constituir un interesante
campo de reflexión para ver como se crean, renegocian y articulan sus diversos
discursos.
As imismo, la religión en un sentido amplio contribuyó a sublimar la
comunidad nacional, a santificar a su héroes o a sacralizar sus paisajes, su
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
53 Ferrán Archilé s i Cardona, "¿Quién necesi ta…", op.cit. , p. 31 4. So bre la in terioriza ción de los
procesos de naci onalizac ión ver del mismo autor, “¿Experi encias de naci ón? Nacionaliz ación e
identid ades en l a España restauracionista (1898 - C. 1920)”, en Javier Moreno Luzón ( ed.), Construir
España. Naci onali smo español y proces os de naci onali zació n , M adr id, Cent ro de Estu dios Po líticos y
Const ituc iona les , 2 007, pp. 127 - 151.
54 Miche l De Ce rt ea u, L’invent ion du qu otidien. 1. Arts de faire , P aris, G allimar d, 199 0, pp . XXXVII y ss . y
Stuart Hall, "Notas s obre la deconstrucción de «lo popular»", en Raphael Samuel, Histori a popul ar y
Teorí a s ocia lis ta , Barcelon a, Crític a, 1984 , pp. 93 - 110.
55 Para el caso del catolici sm o, la ambivalencia de los comportamientos y prácticas religiosas ha sido
puesta de reli eve por M ichel de Certe au, El lugar del otro. Histori a religi osa y mística , Ma drid, Katz, 2007 ,
pp. 34 - 42.
56 Max Weber , Economía y socie dad. Esbozo de soci ologí a compren siva , M éxic o, Fondo de Cultura
Económi ca, 2009, p. 389 .
!
56 !
1.2.1.4 Las religiones políti cas y la politización de la religión
La plasmación de todos estos valores e n lo ritual tendría especial
importancia para el ultimo apartado que desearía abordar en este capítulo, las
religiones políticas y la politización de la religión . Esta cuestión ha ido
apareciendo a lo largo de este texto para cuestionar el proceso de
secul arización mostrando la vitalidad de la experiencia religiosa aunque fuera
en su dimensión secular. Además, esta aproximación religiosa a lo político
también hundía sus raíces en la división del mundo entre lo sagrado y lo
profano realizada por Émile Durkhe im, que tuvo su primera aplica ción en la
obra de Albert Mathiez, Les origines des cultes révolutionnaires 1789 - 1792 (1904) en
la que se defendía el carácter y la naturaleza religios a de dichos cultos. 80
Sin embargo, dicha línea de análisis quedó abandonada para renacer
con fuerza en diversos ámbitos historiográficos gracias a los estudios de Robert
Bellah sobre la religión civil americana, de Mona Ozuf sobre la fiesta
revolucionaria francesa y de George L. Mosse sobre el proceso de
nacionalización alemán. Es tas líneas de estudio tendrían u n esp ectacular
crecimiento a partir de la década de los 90 bajo el epígrafe de “religiones
políticas”, concepto teori zado y difundido por Emilio Gentil e. 81
Partiendo de la idea de secularización com o autonomización de la
pol ítica, estos estudios contem plaban los ritos com o manifestaciones de la
“sacralización de la política”. 82 Para Gentile, la religión política sacraliza un
sistema político fundado sobre el m onopolio irrevocab le del poder, sobre el
monismo ideológico, sobre la subordinación obli gatoria e incondicional del
individuo y de la colectividad , es “intolerante, au toritaria, integ rista, y busca
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
80 Esta obra estaba fuertem ente influenciada por la obra d e Durkheim y por su definición del hecho
religioso por la forma y no por el contenido que el sociólogo fran cés realizó en L'Année Sociol ogique en
1899. M athiez retomaba esta línea de análisis para intentar com prender los cultos revolucionarios,
insistien do en la definic ión de la religión com o hech o socia l. Al con siderar la religión en su a specto
formal, Albert Ma thiez profun dizaba en las ideas del empleo y destrucc ión de símbolos, del castigo a
aquellos que no com partían su fe o del estado de excitación en el período de formación de una religión
como aspectos constitutivos de la m isma. Nos encontramos pues ante la primera u ti lización
histori ográfic a de la sociolog ía de la reli gión de raíz durkheimiana. A su vez, Émile Durkheim en su
definit ivo trabajo sobre la religión mencionaría a Albert Mathiez para justific ar su obra. Ver Ém ile
Durk hei m, op.cit. , p. 20 1. P ara la inte rrela ción entre Mathiez y Durkh eim ver E dward A . Tiryakian,
“Durkheim , Mathiez and the French R evolution: T he Political C ontexto o f a S ociological Classic”, e n
For Durkhe im. Es says i n Hist orica l and Cultura l Soc iolo gy , Burling ton, As hgate, 2 009, p p. 89 - 113.
81 R enato Moro, “Rituales políticos/religiones políticas”, en Jordi Canal y Javier M oreno Lu zón
(eds.), Hist oria cultur al de la polít ica con temp orán ea , Madrid , Cen tro de Estu dios P olítico y
Const ituc iona les , 2010, pp. 97 - 147. Entre am bas concepciones también h abría que destacar la
aproximación durkheimiana de Claude R ivière, Les litur gies poli tique s , Paris, Pre sses U niversit aires de
France, 1988.
82 Emilio Gentile, Les religio ns de la poli tique . Entre la démocrat ies et totalit arisme , Paris, Seuil, 2 005, pp. 9 -
29 . Un balan ce d e las tesis d e la r eligión política en Zira Box, “La t esis de la re ligión política y su s
críticos: aproximación a un debate act ual”, Ayer , n º 62, 20 06, pp . 195 - 230.
!
57 !
impregnar el más mínimo aspecto de la vida individual y co lectiva”. En su
desarrollo, la religión polític a
“se relaciona a la concepción, la experiencia, y la representación de una
actividad política a través de creencias, de mitos, de ritos y de símbolos
relativos a un entidad secular sacralizada que inspira la fe, la devoción y la
cohesión de sus creyentes a los que prescribe un código de conducta y un
espíritu de abnegación con el fin de asegurar su defensa y su triunfo”. 83
De esta manera, observamos como los estudios de religiones políticas, en
el fondo, se nutren de muchas de las consideraciones sociológicas y
antropológicas sobre el hecho religioso, centrán dose así en aspectos com o los
ritos, los símbolos, las creencias, el ethos o la cosmovisión. No obstante, como
critica Renato Moro, los términos con que se analiza dicha dimensión religiosa
son utilizados con una especial ligereza sin distin guir si se hace referen cia a
una verdadera liturgia fundada en una teología o a un simple ceremonia que
imita las formas religiosas, si es estétic o o ideológico, etc. 84 Dejando al margen
dichas cuestiones, nos interesa destacar la matriz durkheimiana de dichas
aproximaciones y la puesta en valor de lo ceremonial .
Sin embargo, conviene que nos detengamos en un aspecto de esta teoría
de la religión política, la politización de la religión. Según Emilio Gentile, “la
sacralización d e la polít ica” es un fenómeno moderno relacionado con la
secularización de la esfera pública y la sociedad de masas mientras que “la
politización de la religión” ya sea en sus formas tradicionales o contemporáneas
implica que o b ien el poder político se arroga la ca pacidad de ejercer el poder
espiritual o la fusión entre ambas es tal que “la religión tradicional absorbe no
obstante la esfera política aunque ella no desempeñe directamente un papel
político”. En la relación entre ambas formas, apunta una posible hipóte sis de
investigación, “las religion es políticas, en tanto que e xperiencias de simbio sis
entre religión, política y modernidad pudieron ejercer, incluso indirectamente,
una influencia sobre las nuevas formas de politizaci ón de las reli giones
tradicionales”. 85
No obstante, no parece adecuado dejarse llevar por la capacidad de
persuasión de dichas categorías y obviar que la religión es siempre política
puesto que da sentido y legitima una comunidad. Históricamente, encontramos
muchos ejemplos donde la religión ha jugado un papel de sublimación de la
esfera política como sería el caso del absolutismo francés inspirado por
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
83 Ambas cit as en Emi li o Gent ile, Les r eli gions. .. , op.cit. , p. 16 y 2 56.
84 Re nato Moro, “Rit uales pol íticos….”, op.cit. , pp. 130 - 135.
85 Ambas cit as en Emi li o Gent ile, op.cit. , p. 17 y 261 - 262.
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58 !
Bossuet. La única diferencia entre ambas sería el compon ente laico puesto que
la Iglesia utiliza ndo los términ os de Gentile para definir “reli gión política”
también ha sublimado el poder, le ha dotado de un aparato ritual, de un
“monopolio irrevocable del poder”, un “monismo ideológico”, “una
subordinación obligatoria e incondicional del individuo y de la colectividad” y
“busca impregnar el más mínimo aspecto de la vida individual y colectiva”.
Además, la afirmación de que es la religión política la que ha contribuido a
modernizar las formas de politización de la religión es desconocer el intenso
proceso de reelaboración de lo r eligioso desde la Revolución francesa.
En este sentido, cab r ía distinguir entre un primer momento en el que a
excepción del ejemplo de los cultos revolucionarios fran ceses, la religión
constituyó la matriz de la gran mayoría de los proyectos políticos europeos, y
un segundo período, en el que comenzaron a aparecer dichas religiones
políticas con un proceso de secularización mucho más acelerado y m ar cado por
la aparición de la sociedad de masas. En la primera e tapa, enco ntraríamos m ás
bien una fusión entre religión, monarquía y el nuevo s ujeto polít ico de la
nación. En este sentido, cabe señalar que aunque la libertad de cultos se fuera
paulatinamente instaurando, habría que esperar a la ley francesa de 1905 para
encontrar una verdadera y fáctica separación entre la Iglesi a y el Estado.
Con respecto a la cuestión de la politización de los símbolos religiosos
resulta in negable ob servar cómo se desarroll ó este proceso con signo
contrarrevolucionario a lo largo del siglo XIX y con origen en la guerra de la
Vendée de 1793. 86 Sin embargo, esto no quiere decir que previamente los
símbolos religiosos no hubieran desempeñado funciones p olíticas como la de
repres entar una comunidad bajo su patronazgo, la legitimación de una
monarquía como en el caso de la consagración del reino francés a la Virgen por
Luís XIII, o su utilización bélica frente a otros estados como sería el caso d e la
guerra de los Treinta Años o lo s enfrentamientos contra el Imperio Otomano.
De hecho, la mayor parte de los ejemplos de politización de símbolos religiosos
en época contemporánea parte de modelos y ejemplos anteriores remodelados.
Por último, con respecto a la modernización del catolic ismo inspirad a
por las religiones políticas habría que matizar dicha afirmación ya que si bien
es cierto que los totalitarismos hacen que la Iglesia acentúe su carácter de
organización total que incluye todos los aspectos de la vida 87 , ésta había
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
86 Ver Daniel e Menozzi , “Devoz ion e al Sacr o Cuore e inst aur azi one del regno soci ale di Cris to: La
politi cizzaz ione de culto nella chiesa otto centesca”, en E mma Fattorini (dir.), Santi, culti, simbol i nell’et à
della secolarizzazione (1815 - 1915) , Rom a, Ro ssenbe rg & S ellier, 19 97, pp . 161 - 183 .
87 Renato Moro, “Rel igi on and Polit ics in the Time of Seculari sation : The Sacral isa tio n and Polit ics
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59 !
desarrollado previamente unos modelos de movilización y encuadramiento de
sus bases a través por ejemplo del apostolado seglar. Lejos de cualquier
inmovilismo, a lo largo de la época contemporánea e incluso previamente, el
catolicismo había ya mostrado un gran dinam ismo y una increíble capacidad de
adaptación, renovación y reestructuración de sus fundamentos.
1.2.2 Una cultura política nacional católica
Desde hace unos años, el análisis de las culturas políticas viene
ocupando un lugar central dentro de la historiog rafía española hasta el p unto
de convertirse en “una especie de comodín historiográfico a la moda; ya que, en
ocasiones, culturas políticas aparece como mero sustitutivo de ideologías,
partidos, grupos o tradiciones”. 88 De hecho, éste ha sido uno de los pri ncipales
impedimentos a la hora de decidirnos por utilizar dicho concepto. Sin
embargo, su enorme potencial explicativo me permitía responder a varias
cuestiones claves: cómo el Pilar se articulaba en un universo simbólico
colectivo; qué forma de ver el mu ndo había detrás; el porqué de la capacidad
de dicho culto a la hora de reagrupar en torno a él a colectivos tan diversos;
porqué convocaba y movilizaba a tanta gente; cómo, a pesar de la pluralidad de
interpretaciones, sobresalían una serie de nociones co mpartidas; o porqué
duraron tanto en el tiempo est os nuevos significados polí ticos y nacionales.
Precisamente para evitar algunos de los riesgos planteados por Ismael
Saz intentaremos realizar un breve balance historiográfico sobre la utilización
de las culturas políticas antes de abordar el análisis del nacionalcatolicismo. 89 A
pesar de que hubiera sido utilizado con anterioridad, el concepto de cultura
política entró en la ciencias sociales de la m ano de los polítologos Almond y
Verba. 90 Sin em bargo, en la s cien cias p olíticas, esta noción fue
progresivamente abandonada “por su exceso de carga ideológica y teórica”. 91
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !! !
and P olitici sation of Religion”, Total itarian M ovement s and Pol tical Re ligions , vol. 6 (1), 200 5, pp. 7 1 - 86
88 Ism ael Saz, “La historia de las culturas políticas…”, op.cit. , pp. 215 - 234, p. 222.
89 Para dicho balance, resul ta fundament al remiti rse a Ibídem , pp . 2 15 - 221 y sobre todo a Miguel Ángel
Cabrer a, “La inves tigació n hist órica y el concepto de cult ura polít ica ”, en Manuel Pére z Ledes ma y
Mar ía Sie rr a (eds .) , Culturas polític as: teoría e histo ria , Zara goza, Ins titución «Ferna ndo el Ca tólico»,
2010, pp. 19 - 85.
90 Este concepto era utili zado en el sentido de conjunto de val ores comparti dos fruto de la propia
experiencia explicaría la acción política de los ciudadanos adem ás de desterrar las explicaciones
fundam entada s en la “elección racional”. Gabriel Almo nd y S idne y Ve rba, La cultu ra cívic a: estudi os sobre
la partic ipación p olítica dem ocrática en cin co nacio nes , M adrid, E uram érica , 1970. U na v alorac ión de su obr a
en Miguel Ángel Cabrera, “La investigación histórica…”, op. cit. , pp. 20 - 31.
91 La idea de cultura pol ítica se m antu vo com o un a herra mien ta residu al que tan sólo perm anece en los
estudios sobre opinión pública. Ver María Luz M orán, “C ultura y política: nuevas tendencias en los
análisis sociopolíticos”, en M anuel Pérez Ledesma y M aría Sierra (eds.), Cultura s políti cas: teoría e
!
60 !
Además, como señalara Margaret R. Somers nos encontramos ante la
aplicación de un concepto que es más social que cultural, y más privado que
po lítico ya que más bien se centra en las creencias acerca de la regulación más
apropiada de la vida personal. Con todo, como señala la socióloga
estadounidense este concepto reformulado puede ser de una gran utilidad ya
que reivindicaría la esfera de lo pol ítico, rechazando “vehementemente el
enfoque excesivamente «social», que hace derivar las explicaciones de las ideas
políticas, símbolos y acontecimientos de fenómenos sociales y económicos más
profundos a favor del «anális is de lo político como tal »”. 92
P recisamente, en esta reivindicación de lo político es don de surgiría la
segunda concepción de la cultura política como reacción a la que hasta ese
momento era la interpretación hegem ónica de la Revolución francesa, aquella
proveniente de la historia social . 93 En este nuevo campo de estud io destacarían
las aportaciones de Keith Michael B aker que partía en su análisis de la
comprensión de la política como “una actividad por la que los individuos y
grupos articulan, negocian, aplican y hacen respetar sus reivi ndicaciones y
reclamaciones concurrentes que formulan los u no en frente de los otros o
frente a todos”. Dentro de ella, la cultura po lítica sería:
“el conjunto de discursos o prácticas simbólicas por las que se enuncian dichas
reivindicaciones. Comprende las definiciones de posiciones relativas a partir
de las cuales los individuos y grupos pueden legítimamente (o no pueden)
elevar sus reivindicaciones los unos contra los otros; y, por consiguiente, las
definiciones de la identidad y de los limites de la comunidad a la que
pertenecen. Establece los significados de los términos en los que la
reivindicación son formulados, intenta señalar a que tipo de contexto remiten,
y que grado de autoridad poseen los principios que le dan poder obligatorio.
La cultura política determina la constitución de los organismos y la fuerza de
los procedimientos que resolverán las contestaciones, que decidirán la
autoridad sobre las reivindicaciones y que harán ejecutar las decisiones
coercitivas. He aquí porque, en esta perspectiva, la autoridad política es un
asunto de autoridad discursiva ante todo. (…) en cuanto a la transformación
política, se trata también en lo esencial de una transformación lingüística: de
una transformación del discurso por la que se puede legítimamente formular
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !! !
historia , Zara goza, In stitució n «Fe rnand o el Ca tólico», 2 010, p p. 87 - 131, especialmente pp. 102 - 105.
Una crí ti ca de est e conc ept o así co mo del de esf era públi ca en M arga ret R. Somers , “¿Qué hay de
políti co o de cultural en la cultura políti ca y en la esfera pública? Hacia una sociologí a histórica de la
formació n de con ceptos”, Zona Abie rta , nº 77 /78, 199 6/199 7, pp. 3 1 - 94.
92 Marga re t R. S omers , op.cit. , pp. 49 - 51 y para la cita p. 71.
93 Para esta crí tica ver Franç ois Furet, Pensar la Re volución Francesa, Barc elon a, Petr el, 1980 .
!
61 !
las reivindicaciones; de una transferencia de autoridad discursiva llamada a
sostener o rechazar dichas reivindicaciones”. 94
De esta manera, la Revolución francesa aparecía como “una innovación
política radical” que se articulaba a través de la media ción discursiva. Frente a
los posibles ataques que pudiera recibir, Keith Michael Baker negaba la
posibilidad de que existieran “realidades sociales independientes de sus
significados simbólicos, toda actividad social tiene u na dimensión simb ólica
que le d a significado, al igual que toda actividad simbólica posee una
dimensión social que le da pert inencia”. 95
En Les origines culturelles de la Révolution française (1990), Roger Chartier
se mostraba muy crítico con esta interpretación que “supone que los intereses
sociales no tienen ningun a exterioridad en relación al discurso que los enuncia.
Son una «construcción simbólica y política», y no una «realidad preexistente»:
en este sentido «las m utaciones sociales y políticas son por lo tanto
lingüísticas»”. F rente a esta visión en la que “es imposible establec er cualquie r
distinción entre prácticas discursivas y realidades sociales no di scursivas”,
sostiene que la con strucción de intereses o de acontecimientos por los discursos
está “socialmente arraigada y condicionada”. Este tipo de análisis discursivo
“anula tanto la radicalidad del acontecimiento (ya que está ya p resente en el
discurs o antes de su surgimiento) y su dinámica propia (porque ningún rol es
atribuido a aquello que Maurice Agulhon calificaba como el peso empírico de
las realidades continge ntes)”. 96
En esta interpretación, la cultura política aparece como un especie de
demiurg o que precede a toda realidad ya que es su creadora, carece de origen y
permanece impertérrita ante crisis, acontecimientos o revoluciones ya que la
posibilidad de su existencia radica exclusivamente en el discurso que le da
nombre y parece que no está suj eto a más contingencia que la suya propia.
Además, este tipo de análisis no responde bien a cuestiones como el origen o la
estructuración de dicho discurso, de dónde viene, en función de que cambia,
evoluciona, se desarrolla o desaparece. Así, el estudio d e las culturas políticas
no pueden obviar la existencia de aspectos socio - económicos independientes
que si bien son formulados en sus términos no pueden ser r educidos a ellos.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
94 Keith M icha el Baker, Au tribunal de l’opi nion. Essais sur l’imaginai re polit ique au XVIIIe siècl e , Paris,
Payot, 1993, p. 14. Esta defini ción es esencialme nte la misma que da en “El concepto de cultura
políti ca en la reciente historiografía sobre la R evolución francesa”, Ayer , nº 62 , 2 006, pp . 89 - 11, p. 94; e
“introduction”, en Keith Michael Baker (eds.), The French Revolu tion and the Creatio n of Modern Politi cal
Cultur e. Volume 1. The Polit ical Cultur e of the O ld R egime , O xford , Perga mon Press, 1 987, p p. XI - XXIV, p.
XII.
95 Keith Micha el Baker, Au tr ibunal …, op. cit. , p . 15.
96 Roger Cha rti er, Les origines cult urell es de la Révol ution fra nçais e , Paris , Seuil, 1 990, pp . 291 - 293.
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62 !
En un polémico artículo titulado “No more language games”, Jay M .
Smith valorab a positivamente dicha aproximación por volver a poner en el
centro del debate lo político aunque se quejaba de que esta explicación no
permitía salir del círculo semiótico, no pudiendo dar una explicación histórica
satisfactoria a los cambios de las cultur as políticas. Frente a estos juegos
ling üísticos,
“El historiador debe intentar revelar y explorar el campo de la experiencia
donde lenguaje y existencia material convergen inevitablemente: el terreno de
las creencias. (…) A pesar de que dichas creencias y valores sean expresadas
por sí mismas a través de convenciones lingüísticas establecidas, no están
totalmente determinadas por ellas. Las alteraciones del medio físico, el
agotamiento o aumento de recursos, la aparición de fenómenos inexplicables,
disfunciones en el proceso de distribución e intercambio: estos y otros cambios
en el material social e interpretados a través del intelecto humano pueden
eventualmente modificar creencias en torno a los principios organizativos de la
política. La escala de valores de acuerdo a la cual el poder es distribuido, la
justicia definida, los recursos son creados y asignados, la jerarquía es
mantenida, y el orden es preservado puede entonces experimentar una
revisión”. 97
Por último, estaría una corriente que, desde la historia política,
recurriría a dicho con cepto ante la in satisfacción que provocaban las n ociones
de partido e ideología política. Esta interpretación intentaría explicar por qué
una elección política es compartida por un gran número de individuos y parece
inscribirse en una lógica idé ntica. A través de la cultura política po demos
“establecer una lógica a partir de un manojo de p arámetros solidarios que
dependen del hombre por una adhesión profunda allá donde la explicación por
la sociología, por el interés, por la adhesión razonada a un programa se revela
insuficiente por parcial, dete rminista y, verdaderame nte, superficial”. 98 Así, nos
encontramos ante “una especie de códig o y un conjunto de referentes
formalizados en el seno de un partido o más largamente difun dido en el seno de
una familia o de una tradición política”. 99
En este modelo explicativo, las culturas políticas aparecen como una
“clave d e in terpretación común, d e una visión compartida del mundo, de la
sociedad, del lugar que ocupa el hom bre, clave d e interpretación que explica a
la vez reacciones idénticas de un gran número de individuos, su carácter
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
97 Jay A. Smith , “No M ore Lan guage Gam es: Wors, Beliefs, and the Political Culture of Early
Mode rn F ra nce ”, en Amer ican Histo rical Review , nº 102 (5) , 1997, p p. 141 3 - 1440, p. 1439.
98 Serge Berstein, “La culture po liti que”, en Jean - Pi erre Rioux y Jean - Fran çoi Si rinelli (eds. ), Pour une
histoire culturelle , Paris, Seuil, 19 97, pp . 371 - 386, p. 385.
99 Jean - François Sir inel li, His toi re des droit es, t omo 2. Culture s, Pari s, Galli mard, 1992, pp. III - IV.
!
63 !
instantáneo y su permanencia en el tiempo”. 100 La cultura política se inscribiría
en “un proyecto global expresado por una concepción filosófica subyacente”
aún cuando ésta no esté estructurada de una forma rigurosa y se presente en
forma de vulgata. Además, también implica una construcción del pasado y de
sus referentes históricos que desembocan en armas para sus aspiraciones
concretas en el presente. Sin ser jurídica, la cultura política implica la
formación y adopción de un conjunto de normas, creencias y valores. 101
Dichas culturas políticas no se reducen a un conjunto de ideas o
creencias que dan forma a una visi ón global del mundo sino que también
incluye la forma en las que éstas se manifiestan y difunden a través de redes de
sociabilidad, utilización de símbolos, rituales, gestos e incluso d e canciones. 102
Todos estos elementos nos permiten pasar del campo del razonamiento al de la
emoción, conduciendo a una “verdadera comunión, creadora de profundas
solidaridades que refuerzan tod avía más los sentimientos de pertenencia a un
grupo”. Vistos desde el exterior conforman una especie de “distintivo
identitario” mientras qu e desde el interior de l grupo todos estos ele mentos
conducen al individuo a
“identificarse con el grupo, a interiorizar su discurso hasta el p unto que
las formas de expresión colectiva constituyen espontá neamente la
armadura misma de su propia argumentación, a adoptar su reja de
análisis del mundo, compartir sus objetivos y sus esperanzas, a adherirse
a las múltiples asociaciones por las que se difunde su mensaje, a votar
por el candidato de la formación p olítica que le representa sobre el plano
electoral”. 103
Con respecto a la relación entre las diversas culturas políticas, S erge
Berstein utiliza la idea de “ósmosis” para hablar de mutua influencia sin q ue
ello implique la disolución de sus características propias. En este sentido, no
habría pues una cultura política nacional como sostenían Almond y Verba sino
que más bien nos encontraríamos ante una pluralidad de culturas políticas con
zonas de recubrimiento que corresponderían a áreas de valores compartido s.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
100 Serge Berste in, “Les cultures politiques ”, en B enoît Pellistra ndi y Jean Françoi s Sirin elli (eds. ),
L'his toir e cul turel le en Franc e et en Espagne , Ma drid, C asa Ve lázque z, 2008 , pp. 20 9 - 214, p. 209.
Defi nició n muy simi lar a la dad a en “Nat ure et fonc tion des cult ure s poli tique s”, en Serg e Bers tei n
(dir.), Les cult ures politique s en France , Paris , Seuil, 2 003, p p. 11 - 36, p. 16.
101 Ibídem , pp. 1 6 - 18.
102 Ibídem , pp . 21 - 22; Serge Berstein, “La culture politique”, en Jean - Pierre Rioux y Jean - Françoi
Sirinel li (eds.), Pour une histo ire cul turel le , Pa ris, Se uil, 199 7, p p. 371 - 386, pp. 385 - 386; e Id. , “Le s
cultures politiques”, en Benoît Pellistrandi y Jean François Sirinelli (eds.), L'histoir e cult urell e en France
et en Espagne , M adrid , Casa V elázq uez, 20 08, pp . 209 - 214.
103 Ibídem , p. 21 2.
!
64 !
Además, esta visión de las culturas políticas perm ite devolverles su
historicidad ya que podemos constatar su evolución. A diferencia de la anterior
visión, en este caso se contemplan como factores de cambio las coyunturas
sociales y económicas a la ve z que se subraya su importancia en las
motivaciones del acto político. 104 Dichas elaboraciones aparecerían “en
respuesta a problemas fundamentales plan teados a la sociedad en el seno de las
que emergen, problemas a los que aportan soluciones globales”. 105 No
estaríamos pues ante acontecimientos menores ni efímeros sino ante grandes
crisis que afectan al grupo.
Miguel Ángel Cabrera realiza fu ndamentalmente tres críticas a esta
concepción de las culturas políticas. 106 Para este autor, Berstein sim plemente
establece una correlación empírica entre dichos acontecimientos mayores y el
origen de la cultura política, sin explicar de qué naturaleza es la relación entre
ambos. La respuesta está implícita en la idea de que su origen radica en una
crisis mayor. Este gran ac ontecimiento supondría la conmoción de una visión
del m undo, el acontecimiento rebasaría los mecanismos con los que se intenta
aprehenderlo, generando un intenso momento de reflexión y reelaboración de
sus parámetros cu lturales. Esta situación favorable a la espontaneidad y el
desconcierto constituiría uno de los grandes momentos de creatividad para el
ser humano.
Además, también crítica cómo esta corriente historiográfica no ofrece
una explicación satisfactoria a cómo penetra socialmente dicha cultura polí tica
ni tampoco a cóm o condiciona la acción política. La cuestión de la difusión de
dichos valores y parámetros culturales constituye una de las grandes
dificultades a las que tiene que hacer frente el historiador así como una de las
críticas más recurrentes que puede hacérsele. Hasta ahora se han dado una
serie de respuestas que pueden contribuir a esclarecer dicha cuestión, entre
ellas estaría la idea de politización como un proceso de largo recorrido e
intermitente. 107 Asimismo, también contribuirían a res ponder de una manera
satisfactoria a dicha cuestión los estudios sob re sociabilidad desarrollados
desde Maurice Agulhon o los trabajos sobre la difusión de la cultura realizados
por Mijaíl Bajtin, Carlo Ginzburg, Robert D arnton o Roger Chartier.
Finalmente , consid ero que dicha s críticas formula das por Migue l Ángel
Cabrera también son extensibles a la percepción discursiva de la cultura
política ya que ni explicita su origen, ni se preocupa por los mecanismos de
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
104 Serge Bers tein, “La cultur e poli tique….”, op.cit . , pp. 371 - 386.
105 Serge Be rste in, “Nat ure et fonc tio n…”, op. cit. , p. 25.
106 Las t res c rít icas en Miguel Án gel Cabrera , “ La inv esti gació n hi stóri ca…”, op. cit. , pp. 49 - 50.
107 Peter Burke, La c ultur a pop ular en l a Edad Modern a , Ma drid, A lianza, 1 996 p p. 374 - 375.
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65 !
socialización de dicho discurso ni tampoco exp lica satisfactoriam ente co mo
condiciona la acción política.
Coincidente con dicha corriente de análisis aunque desde los parámetros
de la historia cultural estarían los trabajos de Lynn Hunt sobre la Revolución
francesa. P ara esta historiadora, ”los valor es, expectativas, y reglas implícitas
que dan forma a las intenciones y acciones colectivas es lo que yo llamo cultura
política de la Revolución; aquella cultura política proveyó de una lógica a la
acción política revolucionaria”. 108 Como reacción a la inter pretación marxista y
revisionista, se sitúa en un camino intermedio al subrayar cómo “la práctica
política no es simplemente la expresión de intereses económ icos y sociales
«subyacentes»”. 109 De esta manera, la Revolución aparece como algo más
complejo, como
“una interacción explosiva entre ideas y realidad, entre intención y
circunstancias, entre prácticas colectivas y contexto social. Si la política
revolucionaria no puede ser deducida de la identidad social de los
revolucionarios, tampoco puede divorciarse de ella: la Revolución fue hecha
por el pueblo, y una parte del pueblo se mostró más receptiva que otros a las
políticas de la revolución. La mejor metáfora para las relaciones entre sociedad
y política es el nudo de la cinta de Möbius, porque sus dos lados están
inextricablemente entrelazados, sin un permanente «arriba» o «abajo»”. 110
Para Lynn Hunt, la cultura política estaría realizada por prácticas
simbólicas como lenguaje, imágenes, y gestos… 111 De esta manera, tanto esta
interpretación como aquella de Berstein y Sirinelli muestran un particular
interés p or una serie de prácticas, símbolos y discursos, un análisis que
resultaría coincidente tanto en con tenido como en objetivos con el que
acabamos de trazar del hecho religioso. La tesis que aquí se defien de parte de
estos trabajos, intentando combinar una perspectiva desde la larga duración de
los procesos de naturalización, tradicionalización o politización con la
importancia capital de ciertos acontecimientos o coyunturas críticas para la
conformación y evolución de dichas culturas políticas. No obstante, la
interpretación que aquí se propone es más cultural que política y, en es te
sentido más cercana a la de Lyn Hunt, ya q ue al final la aproximación de los
historiadores franceses Berstein y Sirinelli, aunque amplía los marcos de lo
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
108 Lynn Hunt, Politic s, C ulture, and Class in Th e French Revolution , Ber keley, U nive rsity of C aliforn ia
Press, 1984, pp. 10 - 11.
109 Ibídem , p. 12 .
110 Ibídem , p. 13 .
111 Ibídem , p. 13 .
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72 !
entiende el nacionalcatolicismo de una perspectiva más cultural que política.
En este sentido, cabría señ alar que la cultura política nacionalcatólica supera
las divisiones de los partidos p ara conve rtirse en una cosmo visión transve rsal a
la derecha española, una sensibilidad religiosa compartida que es capaz de
cohesionar a estos grupos bajo una serie de principios comunes y explicar su
acción política conjunta. No obstante, convendría señalar que de esta cultura
política quedarían excluidos los componentes más secularizados del fascismo
español así como las derechas católicas nacionalista s del País Vasco y con
ciertos matices de Cataluña. 125 Además, los canales de difusión del
nacionalcatolicismo son infinitamente más amplios ya que disfrutan
prácticamente de una estructura paraestatal que es capaz de vertebrar hasta la
más recóndita poblaci ón española. Por último, el nacionalcatolicismo
trasciende el ám bito de la política, disfrutando del carácter heteronómico de la
religión para extraer su legitimid ad de una instancia superior y convertirse en
un sistema que abarcara y regular a todos los aspectos de la vida de la nación.
Así, entendemos el nacionalcatolicismo como una cultura política
monárquica, antiliberal, anticomunista, anti - individualista y profundamente
autoritaria y militarista. Dicho proyecto se nutrió del fértil sustrato cultural de
un imaginario católico sólidamente anclado en la comunidad, utilizando
símbolos cercanos y con una fuerte vinculación emotiva como la Virgen del
Pilar; discursos con u na alta capacidad mo vilizadora como los de martirio o
cruzada; liturgias que sacralizara n dicha cultura política, y espacios sagrados y
reconocidos donde desarrollar estas ceremonias.
Dicho proyecto comenzó a tomar forma a mediados del siglo XIX con la
pérdida de representatividad del carlismo en el espacio católico, el progresivo
abandono por una parte del liberalismo español de su carácter confesional y
regalista así como con una serie de cam bios en el catolicismo europeo. Sin
embargo, su nacimiento y su posterior evolución, siguiendo la línea ya
mencionada de Berstein, estarían relacionad os con acontecimientos de gran
magnitud o crisis como el Sexenio, el desastre del 98, el trienio bolchevique
(1917 - 1920) o el advenimiento de la Segunda República. Asimismo, también
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
12 5 Para el nacionali smo fas cist a ver Ismael Saz Campos, España contr a Españ a. Los nacionali smos
franquistas , M adrid , M arcia l Po ns, 2003. Tant o e n el nac ionalism o conser vador va sco como en el
catalán, la religión jugó un papel cap ital. S in embargo , su evolución es distinta y a que durante la
Segunda República, éste último se radic alizó , privilegian do el componente de orden frente a la
revolución y el catolicismo, acercándose a las posicion es de la derecha española. Por su parte, durante
la S egund a R epú blica, el Partid o N acion alista Vasc o ev olucio nó de distint a m anera , ace rcánd ose a
posicione s de centro, rompiendo con el resto de derechas. Ver Antonio F. Canales Serrano, Las otras
derechas. Der echa s y pod er loc al en el País Vas co y Ca talu ña e n e l s igl o XX , Mad rid, M arcial P ons, 20 06.
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73 !
supondría una reacción ante la articulación de nacionalismos que cuestionaran
la identidad de España.
Sus referentes teóricos son muy variados y ricos, yendo desde los
primeros contrarrevolucionarios como Joseph de Maistre hasta los
regeneracionistas, pasando por Balmes o Donoso. S in embargo, por encima de
todos, destacaría la f igura de Menéndez Pelayo que sería capaz de sintetizar un
siglo de contrarrevolución española en sus tres volú menes sobre la Historia de
los heterodoxos españoles (1880 - 1882). Precisamente en este libro es donde se
anclaría la naturaleza excluyente de un nacionalcatolicismo para el que no
cabría sino la eliminación o extirpación de lo que ellos consideraban la anti -
España, abandonando cualquier volu ntad integradora de la misma.
Además, nos encontramos ante una cultura política moderna, siem pre y
cuando fueran los valores y principios del catolicismo los que rigieran dicha
modernidad. De hecho, además de aceptar progresivamente el capitalismo, el
nacionalcatolicismo haría un intenso uso de los nuevos medios de movilización
y organización de masas. Asimismo, e n una tercera vía entre el liberalismo y el
comunismo, defendería una visión corporativa fundada en una idea de arm onía
social de claro signo conservador que desterraba cualquier tipo de
interpretación de conflicto de clases.
Por otro lado, dentro de dic ha cultura política cabría destacar la
incorporación de una imagen de lo regional como parte de la nación católica.
De hecho, el nacionalcatolicismo aceptaría dicha variedad siempre y cuando no
supusiera la ruptura o la puesta en cuestión de la unid ad de España, siendo
este el principio de ruptura con las derechas nacionalistas vascas y catalanas.
Acompañando dicha visión regionalista, el nacionalcatolicismo disponía de una
potente lectura providencialista de la historia de España que entre crisis y
restaur aciones nos llevaría a través de los siglos mediante las imágenes de la
Reconquista y del Imperio. Su proyección hacia el futuro estaría más
relacionada con el restablecimiento del reino de Cristo en la tierra, una figura
que implicaría el retorno a una confesionalidad absoluta de un estado,
autoritario en el que la tradicional división de poderes quedaría superada por
ese modelo de cristo rey, trasunto de los dictadores Primo de Rivera y Franco.
Por último, dicha cultu ra p olítica proveería de un marco simb ólico, ritual y
discursivo con el que explicar el mundo y legitimar todas es tas posiciones.
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74 !
1.2.3 Política y nación a t ravés de los cultos marianos. Un caso no tan
excepcional.
Entre otros elementos, la cultura política nacionalcatólica que acabamos
de de scribir se construyó sobre cultos marianos como la Virgen d e Covadonga
o Nuestra Señora del Pilar. La importancia concedida a este tipo de símbolos
religiosos en la constru cción de identidades no resulta excepcional, m ás aún si
tenemos en cuenta su capacid ad para “sintetizar el ethos de un pueblo – el tono,
el carácter y la calidad de su vida, su estilo moral y estético – y su cosmovisión,
el cuadro que ese pueblo se forja de cómo son las cosas en la realidad, sus ideas
más abarcativas acerca del orden”. 126 Por su naturaleza, los lugares de culto
están saturados de significados, su historia
“está jalonada por momentos de fundación y de refundación. Su vocación
cambia en función de contextos históricos y políticos. Manifestaciones
concretas de acciones de expansión religiosa, cristalizan tensiones internas y
externas, y traducen la dinámica de emergencia de nuevas formas religiosas.
Sus usos políticos las sitúan en los cimientos de territorios nacionales o locales
y las transforman en mitos de origen de agrupaciones humanas”. 12 7
Así, estos centros devocionales representan las experiencias vividas por
la comunidad, dotándolas de sentido y anclándolas en el firme suelo de las
tradiciones. Además, estos culto s marianos se desarrollan en un terreno muy
fértil para la a rticulación de identidades colectivas ya qu e conectan con formas
simbólicas como la maternidad, fácilm ente reconocibles por la comun idad y
cuyos orígenes se pueden rastrear hasta los albores de la humanidad. 128 Así,
sustentada en las ideas de fertilidad y pureza, la Virgen se constituía en
especial intercesora ante la divinidad por la deuda de vida que con ella contrajo
su hijo. A través de esta vinculación privilegiada con Dios se construirían otras
virtudes mariales como la protección o el consuelo que harí an de la Virgen una
figura preeminente entre los católicos. 129
En este sentido, la implantación y desarrollo d e lo cultos marianos
también se vieron favorecidos por la importancia social de las alegorías
femeninas como formas de expresión de deseos y virtud es así como de
representación d e la comunidad. 130 Dentro de esta perspectiva, destacarían los
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
12 6 Clif ford Geer tz, La inter pretación de l as cultur as , Barce lona, G edisa , 1990, p . 89.
12 7 Sossie Andézian, “Introducti on: procès de fondat ion”, en Archiv es des Sci ences Sociales des Religions , n º
151, 2010, pp. 9 - 23, p. 22.
12 8 Un recor rid o desde las est atu il las paleo líti cas hasta la Virg en Marí a como diosa madre en Anne
Barin g y Jules Cas hfor d, El mit o de la diosa. Evol ución de una i magen , Madrid, S iruela, 2 005.
12 9 Un a interesante aproximación antropológica a la figura d e la V irgen en Marina W arner, Tú sola
entre todas las mujeres. El mito y el culto de la Virgen María, Madr id , Ta ur us , 1991 .
130 A través de ejempl os como la imag en de Brit ania en las campa ñas de That cher o la Estatua de la
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75 !
estudios sobre la imaginería republicana realizados por Maurice A gulhon. En
este análisis se estudiaba como la simbología política construida a través de
Marianne contribuía a representar de una manera más concreta y emotiva una
serie de ideales abstractos, teorías, doctrinas, d isposiciones legales… 131 En
realidad, el nuevo sistema republicano necesitaba de dichas representaciones
ya que enfrentaba “una nueva soberan ía contra una monarquía real, una
religiosidad virtual contra una religión establecida, y una fuerza popular contra
la dominación socia l”. 132
Así, sobre este feraz terreno se fueron desarrollando una serie de culto
marianos y adquiriendo una dimensión polít ica e identitaria. De hecho, su
análisis resulta fundamental para comprender el catolicismo en época
contemporánea ya que constituyen elementos reveladores y a la vez
constitutivos de los cambios políticos y cul turales que afectan a la Iglesia. Así, a
trav és de la devoción a la Virgen podem os observar desde aspectos más
generales que afectan al papel de la religión en la sociedad y la política hasta
aspectos más concretos como la revalorización del papel de la mujer en el
cristianismo, la articulación de le nguajes proféticos y apocalípticos, la
influencia d el roman ticismo en la religión, la exalta ción patriótic a a través de
su culto o su utilización para la movilización anticomunista. 133
Como punto de partida para el estudio de los cultos marianos podríam os
de stacar las esclarecedoras apreciaciones realizadas por Claude Langlois. Su
distinción entre mariologías y mariofanías permitía salir del estéril debate
religioso sobre la veracidad o falsedad de las apariciones. El primer concepto
haría referencia a los “d iscursos organizados sobre María” expresados en un
mismo tiempo mientras que las mariofanías remitirían a las apariciones,
milagros y otras dimensiones sobrenaturales de la Virgen, al análisis del
vidente, su regulación por parte de la Iglesia, a la coyunt ura en la que se
produce… 134
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Libert ad, Marina Warner nos proponí a un intere sante análisis de la represent ación femenina de las
virtudes que iba hasta el análisis de los lenguajes indoeuropeos para rastrear los orígenes de dicha
inclinac ión h acia u n gé nero específico . Ver Marina Warner, Monume nts & Maide ns. The Allegor y of the
Female Form , New York , Athen eum , 1985 .
131 Maur ice Agul hon, Maria nne au co mbat. L’image rie et la symboli que républ icai ne de 1789 à 1880 , P aris,
Flammari on, 1979 e Id ., Maria nne au pouv oir, L’ ima ge rie et la sy mbolique républicain de 1880 à 191 4 , Par is,
Flammari on, 1989.
132 Maur ice Agulh on, Marian ne au c ombat…, op. cit. , p . 232.
133 Emma Fatt orin i, Il culto mariano tra ottocento e novecento simboli e devozione. Ipotesi e prospettive d i ricerca,
Mil an, Fr anco Angeli, 1999.
134 Claude Langloi s, “ Mar iopha nies et mari olog ie s au XIX e siècles. Méth ode et hist oir e” , en Jean
Comby (dir) , Théolo gie, hist oir e et piété mariale. Actes du coll oque de la Faculté de Théologi e de Lyon. 1 - 3 octobre
1996 , Lyon , Profa c, 1997 , pp. 19 - 36, p. 22.
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76 !
De esta manera, Claude Langlois proporcionaba una línea de análisis
cuyos frutos se pueden observar en la historia de las apariciones de la Virgen
de Joachim Bouflet y Philippe Boutry. Am bos autores señalaban que las
mariofanías eran susceptibles, a partir de los diversos factores que la
constituyen, de proporcionar pistas de lectura de una mentalidad y de un
período dado. 135 De hecho, como señala Clifford Geertz:
“Uno de los principales problemas metodológicos que se presenta al escribir
científicamente sobre religión es el de hacer a un lado tanto el tono de los ateos
de aldea como el de los predicadores de aldea, así como sus más refinados
equivalentes, a fin de que las implicaciones sociales y psicológicas de
determinadas creencias religiosas puedan emerger a una luz clara y neutra.
Una vez hecho esto, todas esas cuestiones sobre si una religión es buena o
mala, funcional o disfuncional, fortalecedora del yo o creadora de ansiedad
desaparecen como las quimeras que realmente son y uno se queda con las
particulares evaluaciones y estimaciones de casos particulares. Quedan, por
supuesto, las cuestiones no poco importantes de saber si esta o aquella
afirmación religiosa es verdadera, de si esta o aquella experiencia religiosa es
genuina o de sí son posibles, en definitiva, las verdaderas afirmaciones
religiosas y las genuinas experiencias religiosas. Pero semejantes cuestiones no
pueden ni siquiera plantearse (y mucho menos se les puede dar respuesta)
dentro de las limitaciones que se impone la perspectiva científica”. 136
En esta misma línea de trabajo, aunque no directamente influenciado
por el trabajo de Claude Langlois, estaría el estudio de Massimo Cattaneo
sobre la ola de mariofanías que afectan a Italia durante la invasión napoleónic a
con vírgenes que mueven los ojos o que lloran ante las sucesivas fases del
conflicto militar. En un principio, estas prácticas tuvieron como efecto dar
seguridad a una población inquieta por los rumores del acercamiento de tropas
y los primeros momentos de la invasión 137 . En este sentido, destacaría también
la fructífera influ encia de lo s análisis de Jean Delume au sobre el miedo y e l rol
jugado por la Virgen a la hor a de conjurar dicha incertidumbre. 138
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
135 Joachim Bouflet y Philippe Boutry, Un sig ne dans le ciel. Les appar iti ons de la vier ge , P aris, G rasse t,
1997, p. 441.
136 Clif ford Geer tz, La inter pretación de l as cultur as, Bar cel ona, Gedisa, 1990, pp. 115 - 116.
137 Ver Massimo Cattanne o, Gli occhi di Maria sulla Rivol uzione. “Miraco li” a Roma e nel lo stat o della chiesa
(1796 - 1797), Roma, In sti tut o n azi onal e d i stud i romani , 1995 .
138 Jean Delumeau , Rassure r et protéger. Le sent iment de sécuri té dans l’Occ ident d’autref ois , P aris, Fay ard,
1989. No obst ante, esta aproxi mación psico lóg ic a a las motiv acione s que inspi ran el recur so a los
cultos marianos nada tiene que ver con aquellos que intentan buscar exp licaciones generales sob re sus
orígenes. En este sentido, destacaría el estrambótico estu dio psicoanalí tico de M ichael P. C arroll sobre
su relación co n la satisfacción de deseos edípicos o con modelos familiares d onde prevalece un padre
poco afectuos o. Ver M ichae l P. Carrol l, The Cult of the Virgi n Mary. Psycholog ical origi ns, Ne w Jersey ,
Prin ceton University Press, 1986.
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El análisis de Massimo Cattaneo es muy cuidad oso a la ho ra d e
establecer casualidades y distingue perfectamente entre una primera fase en la
que todos estos fenómenos dan seguridad a la población y una segunda en la
que la Virgen se instrumentaliza y se convierte en el estandarte de la lucha
contra Napoleón. As í, en un principio la ola de milagros que sacude el norte
italiano hasta Roma, respondería a las necesidades de seguridad de la
población, y tan sólo, más tarde, serían reconocidas e instrumentalizadas por la
Iglesia y en última instancia, por los insurgen tes.
En este sentido, como señala David Blackbourn, estas devociones
marianas han atraído fundamentalmente a los historiadores por su dimensión
política. De hecho, este mismo autor dedica un interesante estudio a las
apariciones producidas en una pequeña localidad alemana, Marpingen, como
fenómeno de resistencia al Kulturkampf bismarckiano. 139 Aunque su uso
político y militar no es patrimonio de época contemporánea 140 , 1789 abre un
interesante espacio de tiempo en el que dichos cultos marianos junto con otr os
como el del Sagrado Corazón son redimensionados políticamente en clave
contrarrevolucionaria. 141 Asimismo, otro período de especial incidencia sería el
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139 David Bla ckbour n, Mar pinge n. Apparition s of the Vi rgin Mary i n bimarckian Germany , O xford ,
Clare ndon Press, 1993, pp. 4 - 7.
140 Así, por ejemplo , los símbo los reli giosos tuvier on una import anci a capital en la Guerr a de Sucesi ón
española com o ha mostrado David G onzález C ruz, : Une guerr e de reli gio n entre prince s catho liques . La
succession d e C harles II dans l’Empire esp agnol , Paris, Editions de l’É cole des Haute s É tudes en S cience s
Sociale s, 2006. También resulta m uy interesante por su dimensión antiprote stante el caso de la batalla
de M ontagne Blanche en la guerra de los treinta años cuando un m onje envalentonó a las tropas
portando un icono mariano mutilado por un ataque iconoclasta. Oli vie r Chali ne, La Bataille de la
Mont agne Bl anche (8 novembre 1620) Un mystiqu e chez les guerrier s , P aris, Noe sis, 19 99 y la batalla d e
Lützen en 1632 en la que el rey suec o Gustavo Adolgo II murió debid o a Sor M aría de Agreda que
portaba una imagen de la Inmaculada Concepción que disparaba saet as. Ver Ana Morte Acín,
Mis ti ci smo y con spira ción . Sor Marí a de Ág reda en el rein ado de Feli pe IV , Zarag oza, Ins titución « Fern ando el
Catól ico », 2010, p. 403 .
141 Para la eferve scenci a de milagros y peregrinaj es en la Franci a revolucio naria y post - revolucion aria
ver Thomas Kselman, Mirac le s and Prop heci es in Nine teen th - Centur y France , New J ersey, R utge rs
Univ ers ity Pres s, 1983, pp. 12 - 36. Asimismo, todos los análisis realizados en torno a la insurgencia
contrarrevolucionaria conceden una importancia capital a l eleme nto religio so, Cha rles Tilly, La vendée .
Révol utio n et contre - révolution , Paris, F ayard , 1970 , Pau l Bois, Paysan de l’Ouest , P aris, F lamm arion , 1971
y sobre todo Timothy Tackett, “The W est in France in 1789 : T he Religiou s Factor in the O rigin s o f
t he Counterrevol ution”, The Journal of M oder n History , nº 5 4 (4), 1982 , pp. 715 - 745. Para el caso
italiano estaría el tra bajo ya co men tado de M assim o Cattane o y el d e M. Bro er s, The politi cs of Religion
in Nap oleonic Italy . The w ar again st God, 1 801 - 1804, London, Routledge, 2002, pp. 52 - 65. Por últi mo,
habría que destacar que en la invasión francesa de la región renana también se producen hechos
mila grosos interp retabl es se gún estos mismos par ámet ros , T.C . W., Blannin g, The Frenc h Revoluti on in
German y. Occu pation and resistance in the R hineland 1792 - 1802 , O xford , C larend on Press, 1983, pp. 2 35 -
239. En el perío do postre volu cion ario destac aría el análisi s de la dimensi ón polí tica de la aparic ión de
La Salette ver Françoi s Angelier y Claude Langlois (eds.), La Salette. Apocalypse, pèleri nage et littér ature
(1846 - 1996), A ctes du colloque de l’insti tut catholique de Paris (29 - 30 de novembre de 1996) , Gren oble, Jé rôme
Mil lion , 2000 . Para el Sagrado Corazón y su politiza ción ver Dani el e Menoz zi , “De voz ion e al
Sacro …” , op.cit. , pp. 1 61 - 183; Raymond Jonas, France and the Cult of the Sacred H eart. An Epic Tale for
Mode rn Time s , Los Angele s, U niver sity of Ca lifornia Press, 2000; y J acqu es Benoist, Le Sacré - Coeur de
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78 !
abierto por la Revolución Rusa lo que se observa perfectamente en el
contenido que adquirieron las apar iciones de Fátima y sobre to do, con las
mariofanías de carácter anticomunista en la Guerra fría. 142
Esta dimensión política vendría explicada entre otras cosas por el mied o
no sólo a la guerra sino al cambio, por la persecución de los católicos (real o
percibida) o por la aparición de otros símbolos construidos que desafían la
autoridad de la Iglesia. 143 De esta manera, aunque los medios católicos hicieran
un gran esfuerzo por presentarlos com o algo apolítico, estos cultos m ilagrosos
“contribuyeron al desarroll o de un movimiento de masas nacionalista,
conservador y religioso”. 144
En este terreno de la movilización, los trabajos de Philippe Boutry y
Michael Cin quin destacaron la im portancia de la utilización de instrumentos
modernos como el ferrocarril o la prensa para la realización de
peregrinaciones. 145 A partir de esta obra, los historiadores que se dedicaban al
estudio de cultos marianos tuvieron que ir incorporando dicha dimensión a sus
respectivos trabajos. En esta línea de análisis, el provocad or estudio de
Su zanne K. Kaufmann llegaba a hablar incluso de espectáculos de masas
organizados a la vez que destacaba la importancia central de la
comercialización de dicho culto en el desarrollo de los lugares de
peregrinación. 146 Otros trabajos también han destacado la i mportancia de la
dimensión turística de cultos como el de Santiago de Compostela en su
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Mont martr e. Spirit ualit é, art et polit ique (1870 - 1923). Tome I , Paris , Éd itions Ouv rières, 1992. En est e
sentido resulta esclareced or el análisis de J uana de A rco en James F. McMillan, “La riapropr iazi one
di una martire: I cattolici francesi e il culto di G iovanna d’Arco (1890 - 1990)”,, en E mma Fattorini
(dir.) Santi, cult i, simboli nell’età della secolari zzazio ne (1815 - 1915) , Ro ma, R ossen berg & Sellier, 1 997, p p.
285 - 296. Asimismo , tambi én resulta inte resa nte ob serv ar los debat es en tor no al recuerd o de la
Revol ución a través de dichas simbol ogí as ver Jean Cle ment Marti n, La Vendée de la mémoire , Pa ris,
Seuil, 1989; y Danie l Mollen hauer, “Pol émicas en torno a los símb olo s de la nación . Católi cos y
laicistas en Fra ncia (1 871 - 1914)”, en Heinz - Gerhar d Haupt y Diete r Langew ies che (ed s.) , Nació n y
religión en Europa . Sociedad es multicon fesional es e n los sig los XIX y X X , Z aragoz a, In stitución «F ernan do e l
Catól ico », 2010, pp. 233 - 264.
142 En este sentido, destac arí an trabaj os como los de Robert A. Ventr esca , “The Virgin and the Bear.
Reli gion, soci ety and the Cold War i n Italy”, en Journal of Social History , nº 37, 200 3, pp. 43 9 - 456;
Joachim Bouflet y Philip pe Boutry, op.cit. , p p 2 05 y 22 8 - 230 ; Sandra L. Zimdars - Swartz , Encounterin g
Mary . Visio ns of Mary from La Sale tte to Medju go rj e , New Y ork, Prin ceton U niversit y P res s, 199 2 y el
trabajo exces ivamen te anticlerical de Nichol as Perry and Loreto Echev err ía, Under the heel of Mary ,
London, R outledge, 1988. Asimismo, tambi én tendrí amos que destac ar el análi sis sobre las aparic ione s
de Ezquioga de marcado character contrarr e volucionario durante la Segunda República. Ver Willi am
A. Christi an, Visionar ies. The Spanish Republic and the Rei gn of Christ , Los A ngeles, U nive rsity of
Cali forn ia Press , 1996.
143 Davi d B lac kbourn, op.cit. , pp.17 - 57.
144 Thomas Kse lman, op.cit. , pp.1 96 - 197.
145 Phili ppe Boutry et Michel Cinquin , Deux pèler inag e au XIXe sièc le. Ars et Paray - le - Mon ial , Paris,
Beauche sne, 1980.
146 Suzanne K. Kaufman, Consuming Visions. Mass Cult ure and the Lourdes Shrine , Ith aca, Co rnell
Univ ers ity P res s, 20 05.
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79 !
desarrollo así como en su posterior proceso de despolitización. 147 Así, la
organización comercial de estos eventos mostraría la adopción de repertorios
modernos en el desa rrollo de los santuarios marianos en época contemporánea.
Dentro de esta misma línea de modernidad religiosa y politización
estaría el estudio de Ruth Harris sobre el caso de Lourdes. El libro comienza
con un análisis sobre las razones del éxito de dicha a parición, poniéndolo en
relación con el contexto religioso, con el desarrollo de nuevos medios de
comunicación y sobre todo, con la situación política de Francia. Precisamente,
en esta dimensión política se destaca cómo, por encima de otros santuarios,
Lou rdes fue elegido como el lugar de expiación nacional por los p ecados q ue
habían llevado a Sedán, la Comuna y la proclamación de la Tercera República.
Además, Ruth Harris trabajaba el aspecto central de las curaciones milagrosas
y su comprobación por insti t utos médicos asociados al santuari o como un
elemento de legitimación de la fe católica en el siglo de la ciencia y el
positivismo. 148
Una vez vista la atracción que la dimensión política y moderna de dichas
devociones despertó entre los historiadores, nos centraremos en el papel de los
cultos marianos como símbolos nacionales. Probablemente, el primer
acercamiento realizado en este sentido fue el realizado por el antropólogo
estadounidense Eric R. Wolf. En un artículo aparecido en 1958, decía de la
Virgen d e Guadalupe (México) que este símbolo
“vincula familia, política y religión; pasado colonial y presente independiente;
indios y mejicanos. Refleja la incipiente relación social de la vida mejicana, y
encarna la emoción que genera. Provee un idioma cultural a través del cual el
tenor y las emociones de estas relaciones son expresadas. Es una manera de
hablar acerca de México, una representación colectiva de la sociedad
mejicana”. 14 9
Precisamente, el marcado carácter identitario de este culto despertaría el
in terés de numero sos historiadores y antropólogo s. Dichos estu dios suelen
coincidir en un estudio en la larga duración para observar la formación de una
conciencia mexicana. Éste sería el caso del trabajo de Jacques Lafaye en el que
vincularía la matriz preh ispánica de las deidades Q uetzalcóatl y Tonantzin con
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
147 Sasha D. Pack, “R evival of the Pilgrimage to S antiago de Compo stela: The P olitics of Religious,
Nati onal, and Europea n Patri moy, 1879 - 1988” en Journal of Modern H istory , nº 82, 2010, pp. 335 - 367.
Ver tambi én Alphonse Dupront, “Touris me et pèl erin age. Réfl exions de psycholo gie collecti ve”,
Communica tion s , nº 10, 196 7, pp. 9 7 - 121.
148 Ruth Harri s, Lourd es. Body and Spi rit in the Secul ar Age , London, Penguin Books, 1999.
149 Eric R. Wolf, “The Virgin of Guadalu pe: A Mexican National Symbol ”, Journal of American Folklore ,
vol. LXXI , 1958, pp. 3 4 - 39, p. 38.
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80 !
la implantación respectivamente de la devoción a Santo Tomás y Guadalupe. 150
Ampliando todavía más el marco cronológico estarían los estudios de David
Brading sobre la tradición guadalupana y el sugeren te estudio de Linda B. Hall
que analizaría la importancia de los cultos marianos en América para la
construcción de identidades desde época colonial hasta la inmigración
latinoamericana en EE.UU., pasando por el uso que de los mismos hizo Eva
Perón. 151 En este sentido, habría que destacar la vía d e estudio abierta por
Robert Anthony Orsi en su trabajo sobre el rol de las devociones marianas en
la conformación de identidades en l as comunidades de inmigrantes. 152
Privilegiando también este período previo a la Revo lución francesa,
estarían toda una serie de estudios que subrayarían la importancia de los cultos
marianos como símbolos locales, regi onales o di násticos. En Franci a, los
Borbones potenciaron un peregrinaje real a Notre Dame d e Liesse, cómo
mojón sagrado q ue marcaba las fronteras de la comunidad católica francesa
frente a los protestantes. Sin embargo, esta utilización no siempre implicaba su
conversión en un icono nacional en época contem poránea y de hecho, esta
devoción decreció considerablemente en el si glo XV III. 153 A simismo,
numerosos historiadores también han destacado la fuerte impronta identitaria
de actos como la consagración de reinos y ciudades a la Virgen, o la atribución
de roles militares a María. 154 A sí pues, nos encontramos ante una marca
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150 Jacques La faye, Quetza lcó atl et Guadalupe : la format ion de la conscie nce national e au Mexique (1531 - 1813) ,
Paris , Gal limar d, 1 974.
151 Davi d Bradi ng, La virgen de Guadalu pe: Imagen y tradic ión , M éx ico, Ta urus, 2002 y Lind a B. H all,
Mar y, Mo ther and Wa rrio r. The Vi rgin in Spain and the Am eric as , A ustin, U nive rsity of T exas P ress, 20 04.
152 Robert Anth on y Orsi, The Madonna of 115 th Stree t: Faith and community in Italian Harlem, 1880 - 1950 ,
New Ha ven, Yal e Un ivers it y P res s, 19 85
153 A pesa r de que el cu lto se m antenga d urante la Revolución y cobre una renovad a fuerza en el
contexto del concordato, Notre Dame de Liesse no volverá a jugar un rol nacional y tan sól o habrá tres
peregrinac iones reales entre 1819 y 1821. Este culto sólo renacerá en el contexto de movilización
mari al tra s la derro ta de Sedán en la década de lo s 70 en un sent ido polít ico reali sta. Bruno Maës, Le
roi, la vierge et la Nation, pèlerinages et identité nationale entre guerre de Cent Ans et Révolution , C lame cy,
Publis ud, 2002 y Not re Dame de Liesse , Huit si ècles de li bér ati on et de joi e , P aris, O .E.I.L., 1 991.
154 El caso más conocido serí a el de Louis XIII que consagró su dinast ía y el rein o a la Virgen en 1638.
Esta promesa de car ácte r nacio nal se configur ó como una de las grandes fiestas de la monarquía,
sobreviviendo a la Revolución francesa. C on la Restauración, la fiesta real vuelve a su an tiguo
esplendor aunque efímeram ente ya que su vida estaría limitada a la duración de la dinastía borbón ica,
siendo abolida por Luís Feli pe el 13 de agost o de 1831. Ver Louis Blond, Notre - Dame des victoi res et le
voeu de Louis XIII. Origine et publication du V œu , Paris , Press e M odren s, 193 8 ; R ené L auren tin, Le voeu de
Louis XIII. Passé ou avenir de la France. 1638 - 19888 : 35 0 Anniver s aire, Paris, Œ IL, 1988 y Françoi s
Wac qu et , Les fêtes royales sous la Restaurat ion ou l’Ancie n Régime retrouvé , Paris, Dr oz, 1 981. En la d inastía
de los H absburgos también encontramos ejemplos similares con la consagrac ión a la Im aculada
concepción por parte de Fernan do III de la ciudad y el reino ante el acercamient o a Viena en la
primavera de 1645 de tropas suecas. Además, también se le concedió grado militar como generalísima
y se declaró festi vo el día de la Inm aculada, elevando columnas en su hon or y re alizando num erosos
peregrinaj es a At lött ing y más tarde a Mari azel l . Sin emb argo, esta trad ición se vio r ota co n la po lítica de
José II que limita ba la juri sdicción de la Iglesi a católi ca, suprimi endo los peregrinaj es a Mari aze ll así
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81 !
devocional distintiva de los países católicos fr ente a otros credos,
fundamentalmente protestan tes, que contribuiría a reforzar los víncu los
territoriales y comunitarios de la devoción a María.
Antes de pasar a analizar los cultos marianos en España, convendría q ue
nos detuviéramos en el caso francés ya que presenta ejemplos muy sugerentes
de reelaboraciones marianas. El culto al Sagrado Corazón y a Lourdes
tuvieron en diversos momentos de la h istoria francesa u na dimensión nacional.
Todavía más interesante result a el proyecto desarrollado durante el Segundo
Imperio para convertir la devoción de Nuestra Señora de P uy en Notre Dame
de France así como el desarrollo de una serie de prácticas asociadas a él como
la construcción de estatuas gigantes de María o la coron ación de vírgenes. 155
Además, durante este mismo período encontraríamos la fiesta nacional
de la Saint Napoléon , creada durante el primer imperio y consolidada durante el
mandato de Napoleón III. Para la invención de dicha tradición, no sólo se
buscó un san to h omónimo en las catacumbas romanas sino que se eligió la
emblemática fecha del 15 de agosto para legitimarlo ya que era la fiesta de la
asunción de M aría y el aniversario de la consagración del reino a la V irgen por
Louis XIII. 156 Por último, habría que m encionar las apariciones marianas en
las regiones de Alsacia y Lorena tras la derrota de Francia en Sedán y la cesión
de ambos territorios a Alemania. Esta reacción nacional en clave religiosa sería
similar a la provocada por otras ocupaciones a lo largo d e la historia aunque en
este caso se vería acentuada por la política del Kulturkampf alemán. 157
En España, desde que William Christian destacará el en orme potencial
de los cultos marianos en la construcción nacional han sido muchos los
ejemplos analizados. 158 Al igual que para el caso mejicano, el período previo a
la época contemporánea también ha dado lugar a algunos buenos trabaj os
sobre la construcción de una d evoción mariana así como del territorio objeto
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como mucho s de sus pri vilegios. A p esar de que disminuyera su importancia, todavía en el séptimo
centenario de su creación en 1857 era considerada como “la madre de Austria” así como “patrona del
pueblo eslavo” y sobre todo como “señora de los Húngaros”. Ver Annah Coreth, Pieta s Austriaca, West
Lafayet te (India na), Purdue Univer sity Pres s, 2004.
155 Claude Langlois , “Notr e Dame de France (1860), M odern ité et identit é le succès et l’éc hec” , en
Emma Fatto rini (di r.) Santi, culti, simbol i nell’e tà della secolari zzazio ne (1815 - 1915) , Roma, Rossenbe rg &
Selli er, 1997, pp. 3 01 - 329
156 Jacques - Ol ivier Boudon, Napolé on et les cultes . Les relig ion s à l’au be du XIX e siècle 1800 - 1815 , P aris,
Fayard, 2002 y Sudhir Hazarees ingh, La Saint Napoléon, quand le 14 juil let se fêtait le 15 août , P aris,
Talla ndier , 200 7.
157 Henri Hieg el, “ Les apparit ions de la Sainte - Vierge en Lorr aine de langue all emande en 1799 et
1873 ” , Les cahiers lorrai ns , nº4 octob re 1 957, pp. 68 - 74 y G. Lameire, Notre Dame de Neubois, prot ect rice de
la Franc e et de la Papa uté. Appar itions en Alsa ce , Calu ire, chez l’auteur , 1978.
158 Wil lia m A. Chr ist ia n, Reli giosidad popular . Estudio antropol ógico en un valle español , M adrid: T ecnos,
1978.
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88 !
Entre las dos dictaduras, el proceso de secularización iniciado por el
régimen republicano así como la ap ertura del espacio de participación política
llevaron consigo una intensa movilización de los católicos, acentuando la
tendencia existente en el cristianismo hacia lecturas escatológicas y
sobrenaturales de la realidad a través de discursos como el de persecución. La
fundación violenta del régimen de Franco también llevaría consigo una
intensificación de estos códigos culturales a través de idea s como la de cruzada,
martirio o caudillo providencial. Perfectamente engarzada en esta cultura
política nacionalcatólica, la Virgen del Pilar constituyó un símbolo
extraordinariamente útil para la movilización de la población pero también
para la posterio r legitimación del régimen y de su proyecto ideológico.
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89 !
1.4 F UENTES Y METODOLOGÍA
“El Margen inferior de las páginas
ejercer, en m uchos eruditos, u na
atracción que llega al vértigo. (….)
Porque, fuera de los libre s jueg os de la
fantasía, u na afirm ación no tiene derecho
a producirse sino a condición d e poder
ser comprobad a”. 169
Mar c Bl oc h
“Porque los tex tos, o los docum entos
arqueológicos, aún los más claros en
apariencia y los más complacientes, no
hablan sino cuando se sabe
interro garlos”. 170
Mar c Bl oc h
“La historia no comenz aría más que con
la «p alabra nob le» de la inte rpretac ión.
Ella serí a finalme nte un arte de disert ar
que borraría púdicamente las huella s de
un trabaj o ”. 171
Mic he l de Ce rtea u
Si bien la operación historiográfica implica “borrar púdicamente” las
huellas del trabajo del historiador en el paso de la práctica investigadora a la
escritura, los rastros de esta labor quedan en los márgenes inferiores de las
páginas, en la bibliografía, y, si lo hay, en el cap ítulo de “fue ntes y
metodología”. Así, a lo largo de estas páginas se quiere mostrar la labor
realizada de aproximación e interpretación de las fuentes. En este sentido, el
trabajo de inv estigación histórica tien e dos fases muy diferenciadas: la
definición del objeto de estudio y la búsqueda de las fuentes de información.
Una vez delimitado el problema que se quiere tratar, éste co ndiciona las
fuentes. 172 Sin embargo, la propia elocuencia de los documentos consultados
hace que, en ocasiones, también hayamos tenido que reformular las hipótesis
de partida o hacer surgir nuevos focos de atención como pueda ser el
extraordinario rol de la s mujeres en esta construcción pilarista.
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169 Marc Bl och, Introducción a la Historia , Mé xi co, Fondo de Cultura Económica, 1975, p. 64.
170 Ibídem , p. 81 .
171 Mic hel de Cert eau, L’ écriture de la his toire , Paris, G allim ard, 20 07, p. 96 .
172 Julio A róste gui, La i nvest igaci ón hi stórica: teoría y m étodo , Barcelona , Crítica , 2001, p p. 379 - 390.
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90 !
En primer lugar, habría que destacar la consulta de un aparato
bibliográfico sobre el Pilar que nos permitió situar los principales momentos de
su culto ya que un marco cronológico tan amplio como el elegido podía
conducir a una excesiva dispersión. P or encima de una ingente literatura
pilarista que en sí misma ya sería una prueba de su éxito, destacarían como
obras de referencia la Historia crítica y apologética de la V irgen Nuestra Señora del
Pilar de Mariano Nou gués (1862); Apuntes h istóricos de la devoción a N tra. Sra. La
santísima Virgen del Pilar de Nazario Pérez (1930), Monumentum Laudis de José
Enrique Pasamar y Wifredo Rincón (2007) y, por encima de todas ellas, la
monumental Historia de la Virgen del Pilar de Francisco G utiérrez Lasanta
publicada en once volúmenes entre 1971 y 1985. Carente de cualquier
conocimiento de la praxis historiográfica, este último y descomunal trabajo
constituye más bien una espectacular com pilación documental por áreas
temáticas que recoge los discursos, ceremonias y personajes más significativos
de esta historia pilarista.
A la postre, el carácter recapitulativo de este texto ha resultado clave
para localizar y rastrear los grandes m omentos del pilarismo como puedan ser
las pere grinaciones en los diferentes archivos, bibliotecas y hemerotecas. Para
el búsqueda de esta información se han utilizado, además de los catálogos
disponibles en los propios archivos, los portales de internet de Documentos y
Archivos de Aragón (DARA), Porta l de Archivos Españoles (PARES),
Catálogo Colectivo de Patrimonio Bibliográfico Español, Archivo Histórico
Municipal de Zaragoza, Biblioteca y Hemeroteca Nacional, Hemeroteca
digital del ABC , Gallica, Persee, Books.Google, V atican o Dialnet, entre o tras.
C omo señalara Michel de Certeau, “en historia, todo comienza con el
gesto de poner aparte, de poner orden, de convertir así en «documentos»
algunos objetos repartidos de otro m odo”. 173 Este trabajo de sistematizar y
organizar las fuentes partiría de un interé s por observar la dimensión pública
del culto al Pilar y por tanto, se centraría en los diversos actos, discursos y
ceremonias realizados a su alrededor como, por ejemplo, las grandes
peregrinaciones de masas. Asimismo, además de esta preselección temática ,
habría que señalar que se ha concedido especial importancia a los archivos
locales ya que aunque adquirieran una dimensión nacional, la mayoría de las
iniciativas para consolidar y difundir su culto partieron de la ciudad de
Zaragoza y particularmente de su Ayuntamiento, Cabildo y Arzobispado. Por
último, estarían las limitaciones provocadas por el deficiente estado de
catalogación de los fondos del Archivo Diocesano de Zaragoza, especialmente
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173 Ibídem , p. 10 0.
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91 !
los de época contemporánea, lo que dificulta enormemente esta tarea y la
reduce al hallazgo casual de algunos pequeños fond os, como así ha sido el caso.
La investigación en el Archivo Histórico Municipal de Zaragoza ha sido
decisiva para este trabajo ya que además de un espléndida sección bibliográfica
y hemerográfic a local, dispone de unos fondos documentales m uy ricos: serie
facticia 174 , archivo familiar Palafox, actas del Consistorio… Por encima de
todos ellos, destacaría la serie de Gobernación en la que se reúne las
discusiones de las diversas comisiones del Consis torio entre 1835 y 1 998.
Centrándonos en las secciones más relacionadas con nuestro objeto de estudio
como Ceremonial, Festejos, General e Indiferente, o Varios; consultamos los
índices de estos años para extraer las refere ncias a los lega jos más relevante s
para este estudio.
Aunque son muchas las taxonomías de fuentes que se pueden realizar 175 ,
por encima de ellas, destaca la voluntad con la que fue escrito el documento.
En este sentido y en contraposición a los fondos bibliográficos de carácter más
panegíri co, estarían aquellos documentos que aunque no estan exentos de
errores, “la deformación que exista no ha sido concebida especialmente para la
posteridad”. 176 Además, a diferencia de otros textos de naturaleza más
apologética, en este tipo de documentos, los juicios de valor son más com edidos
y suelen tener más presencia los problemas e inconvenientes surgidos a la hora
de poner los proyectos en marcha as í como las tensiones inter nas del grupo.
Así, a través de la documentación de Gobernación del Archivo Hist órico
Municipal de Zaragoza hemos podido observar las discusiones sobre los
principales proyectos en t orno al Pilar. Aunque muchos de estos planes
finalmente no se realizaron y los debates quedaron en papel mojado , la
documentación extraída resulta muy ilu strativa sobre las amb iciones, sueños e
ilusiones de los personajes analizados y su proyección sobre el caso que nos
ocupa. Estas consideraciones resultan de gran utilidad para criticar ese
“imperialismo de lo realizado” que “consiste en acordar imp ortanci a
únicamente a lo que es”. 177
Similares reflexiones merecería el análisis de los fondos del Cabildo,
especialmente de sus libros de actas. Para abordar el extenso fondo
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174 Selecció n de documentos extraídos del fondo antiguo (1122 - 1937) por razón temática y de una
maner a subj etiva en la dé cada de los 30 del si glo XX.
175 Por ejemplo, se pueden elegir para clasif icar las fuentes históri cas, criterios : posici onales (dire cta o
indirec ta); intencio nales (volu ntaria s o no voluntaria s); cualitativo s (materia les o culturales ) y
formales - cu antitativo (seriadas o no seriadas). Propuesta de Julio Aróstegui, op.cit ., pp. 381 - 390.
176 Marc Blo ch, op.cit ., p. 6 2.
177 Dani el Milo, Tr ahir le temps , Paris, L es Belle s Lettre s, 1991 , p. 194.
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documental se han seleccionado las siguientes jalones temporales por ser
períodos particu larme nte críticos políticamente o de relevancia para la h istoria
pilarista: 1808 - 1815, 1820 - 1824, 1833 - 1840, 1854 - 1856, 1859, 1863, 1870, 1877
y 1901 - 1932 (limite cronológico de cualquier consulta). Además, su biblioteca
reúne dos secciones particularment e interesantes como son la Pilarista y la
Marianista con textos muy importantes para nuestro estudio. Asimism o, se han
acudido a otras bibliotecas: Santuario de Nuestra Señora del Pueyo, Nacional
de Francia, Sainte - Geneviève, Padres Escolapios, Seminario Metropolitano de
Zaragoza y Universidad de Zaragoza. En este sentido, resulta interesante
subrayar como el formato de los textos trabajados es increíblemente variado,
yendo desde las hojas parroquiales hasta los boletines diocesanos, desde las
postales hast a los libros de oraciones, desde himnos de peregrinación hasta
voluminosas y lujosas crónicas ilustradas.
En el terreno de los impresos más efímeros e instantáneos como las
proclamas, panfletos o los manifiestos destacarían los fondos de la Archivo de
la Diputación Provincial de Zaragoza (Diputación Central, Varios) que
custodia folletos sobre peregrinaciones o las obras del Pilar. Además, en esta
sección también hemos encontrado documentos muy interesantes sobre la
campaña para que nombraran arzobispo de Zaragoza a Mariano Supervía en
lugar de a Juan Soldevila, rogativas por la guerra de Cuba o programas de las
fiestas del Pilar.
Asimismo, también han sido m uy útiles los fondos de la Real Sociedad
Económica Aragonesa de Amigos del País, centro de sociabilid ad de la
burguesía zaragozana, para encontrar impresos sobre el Rosario de 1908, la
Exposición Mariana Universal de 1908, la Ofrend a de b anderas americanas, la
Pastoral por la finalización d el Centenario de los Sitios, la colecta para enviar
una bandera de Esp aña a Argentina en 1910, y un largo etc. En sus actas
hemos encontrado informaciones muy relevantes sobre la concesión de rezo en
toda España al Pilar en 1863, la inauguración de su templo en 1872, la
peregrinación de 1896, los actos por el jubileo de 1901 o los homenajes a la
Virgen en el Centenario de 1908.
Por su parte, el Arch ivo Histórico Provincial de Zaragoza acoge
fundamentalmente los fon dos relacionados con ben eficencia y asociaciones
devocionales donde hemos podido consultar los expedientes sobre el Asilo -
escuela de Nuestra Señora del Pilar o la Cofradía de Santa M aría la Mayor y
del Pilar. Además, dentro del apartado ceremonial de la Real Audiencia (1715 -
1875) se han hallado legajos muy interesantes sobre las fiestas del Pilar, la
consagración de su templo o las rogativas por la guerra contra Marruecos .
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93 !
Para cuestiones más puntuales han sido utilizados otros fondos como,
por ejemplo, para la Coronación de l a Virgen del Pilar de 1905 (Archivo
Diocesano de Zaragoza y Archivo Capitular del Pilar), Bombardeo del Pilar
en 1936 y XIX Centenario de la Venida (Archivo del Gobierno Civil de
Zaragoza), Acción Social Católica (su propia biblioteca), milagro de la Palma
y figura de Boggiero (Archivo de los padres Escolapios de Zaragoza), Guerra
de la Independencia (Archives Nationales de Paris, Service Historique de la
Défense, Archives des Affaires Étrangères y Archivo H istórico N acional) o el
Rosario de Cristal (Actas de su Cofradía).
Finalmente, habría que destacar toda una serie de fuentes impresas que
p roporcionan datos sobre ceremonias, discursos o percepciones como por
ejemplo, las memorias de M oneva y Puyol, o los retratos de la ciudad como los
realizados por José Blaco Ijazo en Aquí Zaragoza! o por Luís Horno Liria en
Convecinos de Ayer. Adem ás, ten dríamos com pilaciones de diversos documentos
como sermones (José María Azar, Tributo a la Elocuencia ), poemas (Florencio
Jardiel, Á lbum poético de la Virgen Santísima del Pilar ), jotas (Ángel Abad Tárdez,
A la Virgen y al Pilar ), reuniones ( Actas de las Co nferencias de Metropolitanos
Españoles )… Además, de los textos de oratoria sagrada encontramos una gran
variedad de impresos destinados a la oración como novenarios, himnos,
oraciones… Son también muy frecuentes los libros panegíricos en costosos
formatos sobre acontecimientos muy destacados como la Coronación del Pilar
de 1905 o la Peregrinación de 1880. Por último, habría que destacar la consulta
de las pastorales emitidas por los diversos arzobispos de Zaragoza así como
otros documentos más programáticos e ideológicos como la Historia de los
heterodoxos españoles de Menéndez Pelayo o la Defensa de la Hispanidad de Ramiro
de Maeztu.
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PRIMERA PARTE
EL PROCESO DE «TRADI CIONALIZACIÓN» Y ANC LAJE
CULTURAL DE LA DEVOCIÓN A LA VIRGEN DEL PI LAR
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96 !
2.1 I NTRODUCCIÓN
En esta primera parte inten taremos dar cuenta del complicad o proceso
que convertiría una pequeña iglesia del siglo IX consagrada a la Virgen en el
centro sagrado de Zaragoza y en uno de los santuarios más importantes de la
historia de España. 178 El principal escollo que tuvo para consolidar esta
preeminencia simbólica en la capital aragonesa fue la Catedral del Salvador o
de la Seo, que desde la reconquista de la ciudad en 1118 ostentaría la sede
catedralicia de la diócesis de Zaragoza. Además de esta dificultad, habría que
señalar que la geografía sagrada de la capital aragonesa es compleja y densa, en
ella se entrelazan cultos a mártires de época romana como Santa Engracia o
San Lamberto, obispos como San Valero, vírgenes m ilagrosas como Nu estra
Señora del Portillo, niños crucificados como Santo Dominguito de Val o
figuras milagrosas como el Santo Cristo d e la Seo. Así, en principio, la
devoción a la Virgen del Pilar tuvo que hacer frente a una dura competencia
por alcanzar una posición pri vi legiada en el espacio simbólico de la ci udad.
Sin embargo, a pesar de su apariencia inmutable, las cosmografías
urbanas están en constante cambio y reorganización. Así, desde finales del
siglo XVII com enzamos a ver una serie de acontecimientos que mu estran una
mutación en la geografía sagrada de la ciudad que llevaría a la Virgen del Pilar
a ostentar una cierta preeminencia. En primer lugar, estaría su declaración
como patrona de Zaragoza lo que a su vez implicaría una participación cada
vez más activa d el Ayuntamiento en la organización de sus festejos así como en
su promoción a través de concesiones y privilegios Papales. En segundo lugar,
la difusión de milagros como el de Calanda, con la restitución de la pierna de
Miguel Pellicer, su confirmación epi scopal y la aparición de compendios de
actos realizados por la intercesión de la Virgen contribuirían aún más a
reafirmar su dimensión protectora y a anclar este culto en la comunidad. Por
último, la unificación de los cabildos de la Seo y del Pilar, equip araba ambos
templos como sedes cated ralicias. D esde ese mom ento, el Pilar se iría
convirtiendo paulatinamente en el centro sagrado y en el marco cultural de los
zaragozanos, que recurrieron a su imagen para comprender la realidad y
construir su identidad.
Fue precisamente esta preemin encia la que nos permite explicar el rol
tan importante que desempeñ ó su culto durante la crisis del Antiguo R égimen.
Así, durante los dos Sitios (1808 - 1809) que sufrió la ciudad en la Guerra de la
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178 Para las ideas de centro sagrado y de marco cultural de una sociedad ver Lynn Hunt, Politi cs…,
op.cit. , p. 87 - 88.
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97 !
Independencia, su templo fu e elegido por los zaragozanos como refugio. Su
basílica se convirtió en un espacio físico y simbólico de protección, un lugar
donde santificar las armas y los estandartes. Durante el conflicto, fue también
un sitio donde llorar y homenajear a los muertos, donde celebrar las victorias y
concentrar los miedos, frustraciones y esperanzas de sus habitantes. D esde su
fundación, lugares de culto c omo la basílica del Pilar
“van a delimitar los territorios políticos y a servir de soporte a las identidades
colectivas, del mismo modo que van a materializar las doctrinas religiosas y
expresar las luchas y conflictos entre ellas. Y su más que corriente
transformación en lugar de memoria les confiere un poder simbólico
perteneciente al campo de la inmanencia y que tiende a confundir territorio
sagrado y entidad política”. 179
Este reconocimiento social, así como la centralidad de su culto, hicieron
que el Pilar se convirtiera en el lugar privilegiado para justificar y sacralizar los
cambios producidos por la Guerra de la In dependencia. La Virgen se
transformó en el principal recurso de legitimación para los asediad os así como
para las nuevas autoridades que se fueron instalando en la ciudad. De hecho,
esta capacidad legitimadora resulta capital puesto que no sólo nos muestra el
vigor del catolicismo en un período tan crítico como éste sino que también nos
ilustra sob re su centralidad en la cultura política del absolutismo y del primer
liberalismo español. Durante este período, ningún proyecto político en España
quería ni podí a pasar sin contar con la religión católica; “más que una
instrumentalización de lo religioso por lo político, se trata de la atestación de la
fuerza simbólica de lo religioso y de su uso como factor de trascendencia y de
elevación por encima de las contin gencias materiales”. 18 0
Por último, este conflicto fue articulado e incorporado al propio relato
pilarista, enfatizando su dimensión heroica y religiosa. Si durante el conflicto,
se recurrió al Pilar como medio de insuflar valor, consolar o legitimar los
ca mbios políticos y militares, al terminar el conflicto, su culto ocupó un lugar
central en la memoria de los Sitios, sacándolos de la historia y elevándolos a la
categoría de gesta mítica y sagrada en la construcción de la identidad de los
zaragozanos. 18 1 Así , la Guerra de la Independencia no hizo sino afianzar la
preeminencia del Pilar como centro s ocial, cultural y polít ico de Zaragoza .
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179 Sossie Andézian, “Introducti on: procès de fondat ion”, en Archiv es des Sciences Sociale s des R eligions , nº
151, 2010, pp. 9 - 23, p. 10
180 Ibídem.
181 Pierre Nora, “Entre mémoire et hist oire ” en Pierre Nora (dir.), Les Lieux de mémoire. Tome I ., Par is,
Gall imard, 1997, pp. 23 - 43.
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104 !
legislativa. En la introducción del Analyctus Tractatus de Lege Regia de 1616, su
autor, el jurisconsulto zaragozano Pedro Calixto Ram írez, recordaba como la
religión que iden tificaba esa monarq uía había comenzado en Aragón. E n esta
región, era d onde se había aparecido la Virgen del Pilar a Santiago e incluso
fue la primera en tener la Inquisición. 205 Esta fusión entre patriotismo y
religión había comenzado a d esarrollarse en el siglo XVI, consolidán dose a
finales del siglo XVII. En 1680, Sor María de Jesús de Agreda exaltaba en su
famosa Mística ciudad de Dios cómo, a través de la aparición a Santiago de
Nuestra Señora del Pilar, la Virgen había elegido a España y la monarquía
ca tólica como legatarios de su especial protección. 206 Esta vinculación
territorial se haría especialmente evid ente en los dos mo mentos de supresión de
las antiguas prerrogativas del reino de Aragón (la ejecución de Lanuza en 1591
y la batalla del Barranco de la Muerte durante Guerra de sucesión en 1710).
En ambas ocasiones, se habría visto a los espíritu s de los innumerables
mártires ir por los subterráneos de la ciudad hasta la capilla de la Virgen a
rezar. 207
Con ello se prefiguraron identidades a las que podr ía ap elar más tarde la
nación para configurar su relato. Los patronazgos servían para consolidar la
percepción de un espacio vinculado a una representación de lo sagrado. Este
patrocinio permitió delimitar en el imaginario colectivo un territorio con una
e specificidad religiosa y un a serie de prácticas devocionales. Además,
consolidaba la idea de la aparición del Pilar a Santiago como acontecimiento
fundacional del catolicismo en Españ a. De esta manera, se construyó una
fábula territorial en la que las recr eaciones de la ciudad la transformaron “en el
contexto de una monarquía hispánica en un auténtico axis mundi sim bolizado
por la columna o pilar como polo de contacto entre el cielo y la tierra, garantía
de fortaleza y perseverancia de la religión católica” . 208
Un buen ejemplo de la importancia de estos patronazgos, sería la
consagración por Carlos III de España a la Inmaculada Concepción (1761)
que consolidaba una larga tradición de defensa de este dogma por la
monarquía hispana. 209 En uno d e los noven arios cre ados por esta ocasión se
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20 5 Pablo Fernández Albadal ejo, Mate ri a de Es paña. Cul tura polí tica e ide ntida d en l a Espa ña Mo derna ,
Madr id, Marci al Pon s, 20 07, pp. 73 - 75.
20 6 Davi d A. Bra din g, op.cit., pp. 71 - 76 y sobre todo, la expléndida biografía realizada p or Ana Morte
Acín, Misti cismo y cons pi rac ión. Sor María de Ág reda en el rei nad o de Feli pe IV , Zarago za, Institución
«Fernando el Católico», 2010, pp. 396 - 398.
20 7 Pa ra una descripción más detallada ver el excelente en sayo de M aria Tausiet, “Z aragoza celeste… ”,
op.cit. , pp.165 - 167.
20 8 Mari a Ta usie t, “Za ragoz a ce lest e…”, op.cit . , p. 142 .
20 9 La Inmaculad a represe ntaba una image n de María victor iosa fr ente al peca do origin a l q ue pod ía ser
!
105 !
pedía a la Virgen “que amparéis a toda España, ya que sois su patrona; y que le
hagáis florecer en la Fe, en la Piedad y en todas las demás felicidades ”. 210
Además, esta vinculación de un símbolo religioso con un territorio implica u na
redefinición de las virtudes q ue ofrecería para la comunidad. 211 La Virgen
aparecería como “principal y universal cooperadora con Cristo en la redención
del m undo; de Capitana General de vuestras batallas, y triunfadora perpetua
del infierno; de abogada, medianera, y madre misericordiosa nuestra; y otras
muchas pero principalmente la mayor de todas, que es ser M adre verdadera de
Dios”. 212
El tercer elemento que com enzaría a consolidar la hegemonía del P ilar
sería el decreto de un ificación de los dos cab ildos. En Z aragoza, existían dos
catedrales que se disputaban la primacía; la emergente Basílica del Pilar y la
Catedral de la Seo que gozaba de más prerrogativas y de una larga tradición
como sede episcopal. La bula o decreto de unificación tenía una importan cia
radical ya que los con flictos rituales entre el capítu lo de la Seo y el de Santa
María iban en aum ento desde el siglo XIV y la única solución pasaba por la
unión de am bas entidades. Los enfrentamientos alcanzaron en ocasiones una
gran virulencia y ambo s cabildos realizaban con stantemente publicaciones en
defensa de sus privilegios. Estas rivalidades solían manifestarse a la hora de
determinar quién ostentaba la preeminencia simbólica en los ceremoniales
públicos. 213
Así, tras varios intentos frustrados d esde 1625, Clemente X promulgó el
2 de febrero de 1675 la bula de unificación. Mediante este decreto se
equiparaban ambos cabildos en número e importancia de canónigos y
dignidades, r euniéndose en una sesión conjunta dirigida por el deán. Esta
medida supon ía un equilibrio entre ambas catedral es que evidentemente
perjudicaba a aquella que ocupaba una situación privilegiada. Así, este decreto
venía a reconocer de facto la importancia creciente del culto del Pilar, ya que
además elevaba su procesión al mismo rango que la del Corpus C hristi,
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utili zada en coyunturas bélicas . Ver Annah Coreth, op.cit . , p. 46.
21 0 Noven a de la purísi ma conce pción de María, patrona en este miste rio de toda España , Cerver a, Im prent a de la
Real y Pont ifi cia Uni versida d, 1777 , p. 20.
21 1 Ana Mor te Acín, o p.cit. , p. 407.
21 2 Ibídem , pp. 3 0 - 1.
21 3 Los princ ipal es conflict os jurisdi ccion ales surgí an a la hora de determi nar el orden en las
procesione s. Para el caso francés, ver Robert D arnton, “Un burgués pone en orden su mundo; la
ciudad como texto”, en La g ran m atanza de gatos y otros episodios en la historia de la cultura francesa , M éxico ,
Fondo de Cultura Económico, 2006, pp.109 - 147. Para el caso español ver An tonio L uís Cortés P eña,
“Conflictos jurisdiccionales entre la Iglesia y los poderes civiles en el sigl o X VIII” en Antonio Luís
Corté s Peña (ed. ), Poder civil , Iglesia y Socie dad en la Edad M oderna , G rana da, E ditorial Unive rsidad de
Grana da, 2006, pp. 437 - 452.
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106 !
celebrada en la Seo y que hasta el momento era la festividad más importante de
la ciudad.
A través del ejemplo del Pilar, podemos observar com o la fundación de
un lugar de culto tiene diferentes etapas de anclaje de siste mas de sentido, de
apropiación de un territorio, construcción de un edificio, invención de una
tradición que le confiera una legitimidad , elaboración de un ritual propio, d e
formación de un a comun idad de fieles y de transformación de su templo en
lugar de memoria de la misma. Así, “la configuración geográfica, el contexto
histórico, los factores políticos, económicos y culturales, y las ideas religiosas
interactúan de manera diversa para dibujar los contornos de los lugares
sagrados y definir sus caracterís ticas y funciones”. 214 Por último, a este poder
simbólico habría que añadirle una preemin encia económica de la que ya
disfrutaba como una de las mitras más poderosas de España que le generaban
unas enormes rentas así como el gran control que había adquirido sobre el
alquiler urbano. 215
2 .2.2 El reconocimiento oficial : de la Guerra de Sucesión a l a concesión
Papal
A pesar de que durante la Guerra de Sucesión no desempeñara un papel
muy importante, el culto del Pilar seguiría consolidándose a lo largo del XV II I.
Relativamente ausente de la producción de una literatura y prácticas religiosas
de com bate, el arzobispo de Zaragoza prefirió focalizar su discurso de 1706 a
favor de los Borbones en la figura de Santiago como patrón de España. 216 Sin
embargo, el cambio d inástico sí que provocó una alteración en el ritual de la
ciudad que benefició al espacio sagrado del P ilar ya que la tradición de los
Habsburgos de jurar la corona en la Catedral de la Seo desapareció con una
nueva dinastía de espíritu más centralista. Es to provocaría la pérdida de uno
de los privilegios centrales de la Seo que concentraba en este templo la facultad
de sacralización del poder. A partir de este momento, el Pilar ira atribuyéndose
esta capacidad en visitas reales, celebraciones locales y sob re todo, a partir de
la Guerra de la Independencia, en la legitimación de las transf ormaciones
políticas.
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21 4 Sossie Andézian, op.cit. , pp. 9 - 23.
21 5 La m itra zar agozana tenía una renta de 550.000 reales de v ellón. En 1723 tenían el 61,70% de las
casas de la ciudad. V er Guillermo Pérez S arrión, Aragón en Setec ient os , Lérida , M ilenio, 1999 , p. 97 - 98 y
276 - 286.
21 6 Davi d G onzá lez Cr uz, op.cit. , p. 76
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107 !
La sucesión dinástica había generando numerosos cambios en la
concepción del poder y por ello, el Ayuntamiento borbónico encargó a
Lamberto Vidal la reorganización de todo el aparato ritual urbano de
Zaragoza. 217 E n esta obra se observa a la perfección el concepto de “religiones
cívicas” desarrollado por André Vauchez ya que el consistorio establecía todas
las celebraciones religiosas a las que debía de asistir corporativamente tras
haber sido invitado por el Cabildo o el Arzobispo. Aunque los festejos fueran
religiosos, el consejo municipal se encargaría de la organización de todas los
espectáculos civiles (iluminaciones, fuegos artificiales, teatro, gigantes y
cabezudos, o la mojiganga).
Este tratado confirmaba la declaración mu nicipal de 8 de mayo de 1613
por la que el 12 de octubre pasaba a ser fiesta colenda en Zaragoza y además
encumbraba a la Virgen del Pilar como “la mejor madre” ya “ por los bene ficios
experimentados en la aparición de esta grande reina, como por las
misericordias que usaba, y usa con los hijos de Zaragoza, librándoles de
muchos, y malos nublados de piedra, y niebla, que padecían, y desde entonces
hasta hoy el día doce de este mes asiste la ciudad en el oficio divino en dicha
santa Iglesia”. 218
Además, este tratado es un reflejo de la pérdida de poder de la Seo tras
la desaparición de la ceremonia de juramento, generándose un perfecto
equilibrio entre ambas sedes catedralicias. Los acontecimientos relacionados
con la vida de Jesucristo quedarían reservados a la Seo mientras que los de la
Virgen se concentrarían en el Pilar, apareciendo en tercer lugar Santa
Engracia como centro del martirologio zaragozano. A pesar de q ue el cambio
din ástico hubiera perturbado alguna de sus celebraciones, el 24 de abril de
1751 se restablecía la fiesta que el Consejo de Aragón hacía en honor a la
Virgen del Pilar el 12 de octubre. Ese día fue declarado festivo y se pidió su
asistencia al Consejo, las ca ncillerías y audiencias. 219
Sin embargo, faltaba todavía un reconocimiento Papal que hiciera del
Pilar uno de los grandes cultos de la monarquía hispánica y que confirmara su
hegemonía ritual en Zaragoza. La diplomacia había ya pedido a Roma un rezo
con oc tava con el apoyo de la ciudad en 16 53, 1685 y 1703, sin resultados
positivos. Desde una perspectiva global, resulta muy complicado definir una
tendencia gen eral en la evolución del culto mariano durante el settecento . De
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21 7 El resul tado será el libro cere monia l, Polít icas ceremoni as de la Imperia l ciudad de Zara goza, Zaragoza ,
Pascual Bueno, 1717 .
21 8 Ibídem , p. 43 .
21 9 Archi vo Hi stór ico Provi ncial de Za ragoz a ( en a del ante A.H. P.Z.), Reales Ór denes , 8 11/1 2.
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108 !
esta manera, Alain Lottin, tras ha blar de un descenso general de las prácticas
marianas en Francia, señala que “este declive no toca uniformem ente todos los
medios y todas las regiones de Europa 220 ” Aunque el n úmero de apariciones
desciende y el placet vaticano se vuelve un proceso mucho más complicado 221 ,
ciertas advocaciones con una larga tradición reciben confirmación Papal
durante este siglo como es el caso de la Virgen de G uadalupe en México o
Nuestra Señora de Loreto.
En 1720 se inicia el definitivo p roceso diplomático remitiendo a la Sa nta
Sede una serie de docum entos que atestiguaban la trayectoria de la devoción al
Pilar. En este sentid o, convien e recordar cómo la veracidad de esta tradición
fue durante mucho tiempo objeto de debate. A principios del siglo XVIII,
aparecía la monumental Historia de España de Juan de Ferreras que en su
primer volumen negaba cualquier validez histórica al relato pilarista. El
confesor de Felipe V, el padre Daubenton, fue el que con su informe, propició
la supresión de las páginas en que se negaba su autenticidad mediante Real
Cédula del 13 de marzo de 1720. Desaparecida la idea de monarquía católica
con el cam bio dinástico, “las tradiciones eclesiásticas que apoyaran la unidad
nacional se convierten en un factor esencial” y por ello, este gesto del rey fue
un aviso para futuros historiadores. 222 Así, frente a cualquier versión
heterodoxa se alzaba la interpretación canónica, apologética y nacionalista de
la España sagrada del Padre Flórez que defendía y exaltaba la tradición de la
venida de Santiago, de San Pa blo o de la Virgen del Pilar.
Finalmente, el día 13 de agosto de 1723 llegaba la noticia de la concesión
de rezo con octava de segunda clase a la ciudad de Zaragoza. 223 A pesar de
que, según la tradición, la fecha de la aparición fuera el 2 de enero, el 12 de
octubre se consolidaría como el día del Pilar ya que ésta había sido elegida por
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
220 Alai n Lotti n, “ Les grandes inflexio ns de la dévoti on marial e aux temps modernes (X VI - XVI II) ”, en
Bruno Béthouart et Ala in Lottin, La dévot ion marial e de l’a n mil à nos jours , Arra s, Ar tois P resse
Univ ers ité, 2005, pp. 2 9 - 40, p. 39.
221 Joachi m Boufl et e t Phi lippe Boutr y, op.cit., pp. 56 - 61.
222 Tanto para la cita como para la cuest ión de la pol émica sobre la Histori a de España ver Antonio
Mes tr e Sanch is , “Re fl exio ne s de un hist oria dor de l sig lo XVI II es pa ñol ” en Pablo Ferná ndez
Albad alej o (ed.) Fénix de España. Modernidad y cultura propia en la España del siglo XVIII (1736 - 1766). Actas
del c ongr eso internacional celebrado en M adrid, noviembre de 20 04. Homenaje a Antonio Mestre Sa nchis , Ma drid,
Mar ci al Pons/ Casa Ve lá zq uez , 20 06, pp. 345 - 364, pp. 353 - 354 e Id. “Nueva dinastía e Iglesi a nacional”
en Pablo Fernán dez Albaladejo (ed.), Los Borbones . Dinastía y m emori a d e n ación en la Esp aña del siglo
XVIII , Madrid, M arcia l Pons/C asa V elázqu ez, 20 01, pp . 549 - 568, pp. 565 - 567.
223 Las festivida des se dividen por razón de rito en dobl es de primera clas e, dobles de segu nda cla se,
dobles mayores, dobles m enores, semidob les y simples. Por encima de las fiestas dob les de primera
clase q uedan la Navidad, la E pifanía, P ascua de Resurrección, Ascensión del Señ or, P entecostés,
Corpus Cris ti, N ati vida d de Juan Bauti sta, fiesta de los apóst oles Pedro y Pabl o, la A sunción de la
Virge n, la fi est a de todos los santos y fiesta de la dedicaci ón. Ver Breviari um Romanum ex Decreto S.C.
Tride ntin i, restitut um , M ad rid, F. S ánch ez, 184 8, p. XX VII I.
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109 !
el Ayuntamiento en 1612. Las fiestas con octava implicaban la celebración de
las vísperas, el 11 de octubre, y ocho días de celebraciones siguiendo el modelo
de las grandes festividades religiosas. El día 1 2 de o ctubre se con vertía en el
momento central de exaltación del culto con misa solemne y una procesión en
la que se veía representada la jerarquía de la ciudad. A demás, el rezo propio
conllevaba la inclusión de referenci as a la advocación o intercesión de la
Virgen del Pilar a lo largo de la misa el 12 de octubre.
Asimismo, habría que destacar como a partir de este privilegio Papal, los
diversos cabildos y obispos de las ciudades de España hicieron peticiones con
el apoyo de Felipe V para que se extendiera esta concesión a todo el reino. 224
Evidentemente, aunque no podamos h ablar de un elemento nacional en el
sentido moderno del término sí que se observa un a extensión en el ámbito
geográfico de su protección. A pesar de que el culto del Pilar se articulara
discursivamente en varias escalas (Zaragoza, Aragón, España o el mundo
entero), su patrocinio se fue confirmando en los territorios de la monarquía
hispánica.
En 1739, ap arecía un a ob ra típica de la literatura barroca Aragó n, reino de
Cristo y dote de María. 225 En ella, se defendía la especial vinculación de Cristo y
María con Aragón sobre todo a partir de la aparición de la V irgen del Pilar. Un
plan de geografía mariana muy similar al planteado de una manera más general
en lo s atlas de los jesuitas Henrico Scherer 226 y Guillermo Gumppenberg 227 en
los que se señalaban los principales cultos en el mundo y Europa
respectivamente. A lo largo de la introducción, el padre Faci situaba en la
aparición de la Virgen “todas las gracias, aguas que riegan España, y la
fertilizan con bienes celestiales. Os debe España el o rigen de sus templos y
dichas: Aragón, y sus reyes, vuestros devotos, todas sus felicidades, y Zaragoza
toda su fortuna”. 228 Frente a la “piedra de la oscuridad” consagrada a la
impiedad por Diocleciano se alzaba esta columna igual a la de Rom a
convirtiéndose en “oráculo primero de la fe de España”. 229 A sí, destacaba la
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224 Archi ves Nati onal es d e Pa ris , ( en adel ante A.N. P.), MM, 853.
225 Roque Alber t o Faci, Aragó n, reino de Cristo y dote de María fundado sobre la columna inmóvil de nuestra
señora en su ciudad de Zaragoza , Z arago za, Jo sé For t, 1739.
226 Henr ic o Sch erer, Atlas Marianus sive praecipuae totivs orbis habitati im agines et statuse m agnffi Dei matri s,
Mona ch ii , s.l., M.M . Rauchi n, 1749 .
227 Guil lermo Gumppenb erg , Atlas marianus sive de imagini bus deiparae per orbem chris tianu m miraculo sis,
vol. 1 , Ingosta ld, H änlin , 167 5; v ol. 2, Ibid. , 16 57 y vo l.3, Ibid. , Osterm aier, 1659. Para m ás informació n
v er Marie - Élizabe th Ducreux, “ La Santa Casa dans l’espace marial habsbourgeois au X VII e siècle.
L’éta yage théologiqu e - poli tique et les formes du culte ” , Cahier s du cent re de recherc hes histori ques , nº 41,
2008, pp. 39 - 71, ver pp. 61 - 65.
228 Roque Alb ert o Fa c i, op.cit. , p. 6.
229 Ibídem , p. 8
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110 !
especial predilección de María por España compartiendo preeminencia con
Santiago en su patronazgo y destacando la s virtudes que de ello se derivaban al
convertirla en una tierra de mártires.
2 .2.3 Una Iglesia revitaliz ada y española: el Rosa rio del Pilar
Conforme nos acercamos a los prolegómenos de la crisis del Antiguo
Régimen, vemos cómo el Pilar fue consiguiend o una preeminencia simbólica en
la ciudad de Zaragoza y cóm o su culto se fue progresivamente anclando en la
comunidad. La creación del rosario del Pilar no sólo ahondaría en esta
dimensión sino que también nos permitirá debatir sobre dos temas
fundamentale s: la vitalidad del catolicismo en el siglo XVIII y la importancia
de la territorialización de su culto en la configuración de identidades
protonacionales.
Los análisis sobre la Iglesia en el siglo XVIII se han visto en ocasiones
distorsionados por el ac ontecimiento fundacional de la contemporaneidad: la
Revolución Francesa. La cuestión era que el debilitamiento de la religión, junto
con la aparición de una ética secularizada fundamentada en la filosofía,
especialmente en la Ilustración, había propiciado el proceso revolucionario.
Normalmente, este tipo proceso ha sido calificado por los historiadores como
«descristianización». 230 Sin embargo, el uso de este concepto plantea
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
23 0 Naci do en torn o a los debat es que mantie nen dos espec ia li sta s sobr e la Revo luc ión, Albe rt Mathie z
con su m aestro Alphon e A ulard en 1910. S u u so se oficializa en el coloquio de la C omisión
interna cional d e H istoria e clesiá stica comparad a y se consolida a través de los análisis d e historia serial
realizados por M ichel Vov elle que daría lugar en 1973 a u na tesis en torn o a las prácticas y actitudes
frente a la m uerte durante e l siglo X VIII. Este estudio tien e como objetivo ma tizar la rup tura
revolucionaria francesa en el aspecto religioso, ya qu e se observa en un tiempo largo como se produ ce
un retroc eso en las prácticas religiosas y una desvinculación con respecto a las instituc iones religiosa s.
Este estudi o proporc iona dat os muy intere san tes sobre la dismi nuci ón de algu nas prác ti cas relig ios as
pero no m enciona reelaboraciones crist ianas ni el desarrol lo de otros cultos como el mariano o el del
sagrado corazón durante el siglo X VIII. Para un acercamiento a los o rígenes de este debate ver
Bernar d Plongeron, Conscienc e rel igieuse en révolu tion . Rega rds sur l’hi stor iog raphie rel igieuse de la Révol ution
française , Par is, A .&J. Pic ard, 1969 y C laude La nglois, “Pr oblém atiqu e d e la dé chistian isation” en
Jacques Le Goff y René R émond (dirs.), Histo ire de la France reli gieuse . 3. Du roi Très Chréti en à la laïci té
républicaine XVIII e - XIX e siècle. Volume dirigé para Philippe Joutard , Paris, S euil, 20 01, pp . 159 - 162. Un buen
ejemplo de este enfoque sería el d e M ichel V ovelle, Piété baroque et déchristianisation en Provence au XVIII e
siècle , Paris, Seuil, 1978. La no ción de d escristian ización com enz ó a ceder paso a l con cepto ang losajón
de seculari zación. Actualmente, sigue utili zándose para calificar el proceso de desvincula ción religioso
en las soc iedad es occ identale s a p artir de l siglo XVIII. Ver Phili ppe Boutry, “Déchris tia nis ati on”, en
Régi na Azria et D aniè le Hervie u Lèrger, Dict ionnaire des fait s reli gieux , Paris, P resses Un iversita ires de
France, 2010, pp. 225 - 231. Her ni Desr oche dest a ca hasta cinco fenómen os distintos de recesión: de la
práctica religi osa del cris tianis mo, de la empresa del cl ero sobre la vida y prácticas crist ianas
(“Déclericalisation”), del contro l confesional sobre la vida social de los cristianos
(“Déconfessionn alisation”), de lo sagrado com o marco de la v ida profana (“Désa cralisation”) y
finalmen te, de lo s valores norm ativos en beneficio de la liber tad de pensamient o y acción
(“Désaxiologisation”). Henri D esroches, “Déchristianisation”, en Enciclopædi a Universal is Fra nce. Vol. 5 ,
!
111 !
numerosos problemas. En primer lugar, implica que la sociedad anterior estaba
totalm ente cristianizada 231 con lo que a su vez plantea el inconveniente de
definir el grado de penetraci ón del catolicismo en la soci edad.
Aunque este tipo de estudios no ha tenido mucha fortuna en España y
los principales autores que lo han abordado, han desmen tido la existencia de
este proceso 232 , resulta in teresante mencionarlos para abordar aquellos trabajo s
que, en contraposición, han subrayado la importante revitalización del
catolicismo en la Europa del siglo XVIII. 233
Así, la Iglesia no se limitó a mantener una actitud defensiva sino que
intentó reelaborar una hegemonía social que veía amenazada por los nuevos
tiempos. Este proyecto de reconquista católica nació de una institución que,
por primera vez tras su “victoria” contra el protestantis mo, comenzaba a
s entirse asediada. 234 Su recuperación se centró en dos sectores sociales que
consideraban claves: las clases populares y las mujeres. 235 Sin embargo, este
proceso no sólo se puede explicar desde arriba sino que también hay un éxito
popular de la estrategia de s antidad seguida por las i nstituciones
eclesiásticas. 236
Para el caso que nos ocupa, los cultos m arianos sufrieron muchas
críticas a lo largo del siglo XVIII. A la caída en desgracia de los jesuitas, uno
de sus principales valedores, habría que añadir la con solidación de toda una
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !! !
Paris , Enci clopædia Uni versa lis France, 198 0, pp . 35 8 - 360.
23 1 René Rémond, Relig ion et Soci été en Europ e. La sécularisation aux X IX e et XX e siècles. 1789 - 2000 , Paris,
Seuil, 2001, p. 20.
23 2 Ver un bal ance de esto s est udios en España en Fern ando Martínez Gil, Muert e y soci edad en la Espa ña
de los A ustrias , Cu enca, Ed iciones d e la U nive rsidad d e Castilla - La Mancha, 2000, pp. 575 - 576. No
obstante, la tesis sigue presente en algunos estudios, ver, por ejemplo, W illiam J. Callahan, Iglesia,
poder y socie dad en España, 1750 - 1874 , Ma drid, N erea, 1 989, p p. 58 - 61.
23 3 Así encontra mos estudio s que señal an las impor tant es consecue ncia s de la cont rarr eforma aún
después de la supresión de los jesuitas L ouis Chatellier, L’Europe des dévots , P aris, Fla mm ario n, 1987 o
que hablaban de la importancia de la Aufkläru ng católica en la conform ación de las propuestas d el
settecento europ eo, en Mario R osa, Settec ento religioso. Politi ca della Ragione e reli gione del cuore , V enezia ,
Mar si li o, 1 99 9. Asimi smo, t amb ié n s e ha destacado el papel tan import ante que desempeñaron sect ores
eclesiásticos en el desarrollo de la Revo lución Francesa, fun damentalmente aquellos relacionados con
sectores ga licanos y jansenistas. D ale Va n K ley, Los orígenes relig iosos de la Revoluc ión f rancesa. De Calvino
a la constitución civil (1560 - 1791) , M adrid, Encu entro , 200 2 y Catherin e M aire , De la cause de Dieu à la
cause de la Nation. Le jansé nisme au XVII e siècle , Paris, G allim ard, 19 98.
23 4 No obsta nte , el temo r al prot est antis mo sigu ió sie ndo un element o constant e lo que pudo conducir
fácilmente a enlazar con el d iscurso anti - ilustr ado y contrarre voluc ionario . U n estudio d el m iedo al
protestant ismo en la España del siglo XV I y XVII en J ulio C aro Baroja, Las formas complej as religi osas
de la vid a religiosa. Religión, sociedad y carácter en la E spaña de los siglos XVI y X VII , M adrid , Ak al, 19 78, pp.
209 - 221.
23 5 Mari na Caf fie ro , La Fabrique d’un saint à l’époq ue des lumières , Pa ris, École d es Hau tes Étud es en
Sciences Socia les, 2006, p. 14.
23 6 Ibídem , p. 1 5. Ad emás , los inte ntos d e prác ticas d e devo ción r egulad as pu eden gene rar un a opo sición
a la hora de su puest a en práctica, Mario Rosa, op.cit. , pp. 2 62 - 266.
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112 !
serie de doctrinas teológicas como el jansenismo o febronismo que combatían
los cu ltos ma rianos por su carác ter supe rsticioso. Dentro del catolicismo
ilustrado, tamb ién se c ompartía esta crítica al componente idólatra y
oscurantista de esta religiosidad popular de inspiración barroca. En este
sentido, se enmarcaría la polémica antes señalada en torno a la veracidad de la
tradición del Pilar provocada a partir de los escritos de J uan de Ferreras y qu e
sería apoyada por ilustrados catól icos como Gregorio Mayans que verían en la
tradición pilarista, “una fábula muy mal id eada”. 237
No obstante, estos movimientos nunca llegaron a poner en jaque a los
cultos marianos. De hecho, en 1750 aparecía una de sus mayores vindicaciones
con Las Glorias de María de Alfonso M aría de Ligori. Además, la orden de los
redentoristas, fundada por este obispo italiano, se consagró a difundir el valor
de la indulgencia a cambio de pequeñas muestras de piedad como el uso de
escapularios de María. 238 Asimismo, estas críticas tampoco tuvieron eco en el
Aragón del setecientos, donde habían arraigado con fuerza las pautas de
comportamiento cultural difundidas por toda Europa postridentina. 239
Un buen ejemplo de la vitalidad del catolicismo y del pilarismo en la
Zaragoza del siglo XVIII sería la consolidación de una práctica devocional que
aunaba clases populares y mujeres: el rosario de Nuestra Señora del Pilar. Si
bien esta costumbre piadosa comenzó a gozar de una gran popularidad desde
el siglo XII, fue en el settecento cuando se institucionalizó como práctica pública
de devoción. Al igual que otras facetas de los cultos marianos, el rosario
también fue objeto de criticas por ciertos sectores relig iosos que no tu vieron
ningún éxito a la hora de impedir su difusión. 240
Seg ún la tradición, el Rosario del Pil ar fue fundado por una mujer
pobre, llamada Mariana Velilla, natural de Ambel, quién en unión de s eis
mujeres más, con asentimiento del Cabildo, celebraron el primer rosario al
amanecer del día 3 de Julio de 1756. 241 Un año más tarde se consolidó el
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
23 7 Para la cita ver Antonio Mestre Sanchis, “Nueva dinastí a… ”, op.cit. , p p. 56 6. V er ta mbién Antonio
Mes tr e San chis , “Re flex ione s…” , op.cit. , pp . 353 - 354; Id., “La actitud religiosa…” , o p.cit. , p p.157 - 158; y
John Lync h, La España del sigl o XVIII , Barcelona, C rítica, 20 09, pp . 247 - 248.
23 8 Nich ola s Perr y y Loret o Echev arr ía, Unde r the heel of Mary , L ond res, R outledge, 1988, pp. 56 - 62,
especialmente p. 58.
23 9 Guil ler mo Pérez Sa rri ón, op.c it. , p. 376.
24 0 En el Sínodo jansenis ta de Pistoia en 1786, Scipi one de Ricci dijo que “no eran los rosar ios, ni las
novenas, ni el alist amiento en cofradías, lo que nos hace santos sino l a práctica de las virtudes
cristianas”. Cit ado en Nicholas Perry y Loreto Echevarría, op.cit . , pp. 61 - 62.
24 1 José Nasarre Larruga, El Rosario de Nuestr a Señora del Pilar. Explicació n de su origen ; desar roll o y actual
orden de la g randiosa procesión del R osario que sale del Santo Tem plo Metropolitano de Nuestra Señora del Pilar en
la tarde del 13 de octubre de cada año (ed. facsím il de la de 1898), Zaragoza, Ayuntamiento de Zarago za,
1989, p. 13. Uno de los testimonios que señalan el papel de Mariana Velill a se encuentra en el Libro de
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113 !
rosario púb lico de la tarde a iniciativa de un matrimonio de Leciñena, Antonio
Solanas y M aría Gimeno de Aguarón, y con el apoyo del Cabildo, que les dotó
de faroles, estandartes y lim osnas.
Desde que el 3 de julio de 1756 M arian a Velilla y siete personas más
rompieran el alba con su Rosario, éste no hizo sino aumentar. Al día siguiente,
veinticinco personas lo rezaron por las calles de Zaragoza y al terminar el mes,
eran alrededor de mil las que participaban. Finalmente, el Cabil do aceptó esta
fundación “teniend o presente el aumento que por este medio puede lograr la
devoción del Rosario”. 242
Uno de los primeros apoyos que tuvo el desarrollo de esta práctica fue el
del fraile dominico Antonio Garcés. 243 Desde un primer momento este
dominico contribuyó a la difusión del Rosario en Zaragoza. 244 De hecho, el
Cabildo le permitió en 1756 que predicara en la Santa Capilla con el fin de
conservar y aumentar esta práctica piadosa. 245 Años más tarde, en una novena
dedicada al Pilar, A ntonio Garcé s señalaba el arraigo del Rosario “en su Santa
Capilla por la tarde, y en el de la A urora, se reza y se canta, saliendo por las
calles para fervorizar, excitar y mover las lenguas de los muchos devotos, que
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !! !
Actas de la Real Cofradí a del Santí simo Rosario, fol. 55. Ver Jesú s Aladré n y M anuel Lagüens, El
Rosari o de Cri stal de Zaragoza , Zaragoz a, Indu strias G ráfica L a M odern a, 200 7.
24 2 Libro de Actas del Cabildo Me trop olitano de Z aragoza (en adelante L.A.C.M. Z.), 23.07.175 6. Esta
fundació n fue confirm ada tan sólo u nos días m ás tar de. E l éxito fue tal qu e a finales del añ o, se
instituy eron d os palm atorie ros pa ra que asistiera n al Ro sario d e la Au rora, L .A.C.M .Z., 9.1 2.1756.
Unos años despu és, tras el cél ebr e Motín de Esquil ach e del 6 de abril de 1766, el Cabil do decidi ó
admitir definitivamente su fundación. L.A.C .M.Z., 1.08.1766, fol. 208. S in embargo, su institución
canónica tardará en llegar y no será hasta 1887 cua ndo se inst itucio nalice.
24 3 Fray Antonio Garcés [Alagón , 13.01.170 1 - Zarago za, 16.0 3.17 73], predica dor de la orden de Santo
Domin go. Tras sus estud ios en los jes uit as de Zarago za, ingre só con 17 años en la orden de Sant o
Domin go. Estu vo de colegi al en el de S an Vicente de Zaragoza, hizo m isiones en toda España y visitó
varias veces la Corte llamado por Carlos III. Fue examinador sinodal del arzobispado de Zaragoza,
predicador del Rey, misionero apostólico. Este predicador ha sido señalado junto con Diego José de
Cádiz , Jos é Antonio de S an Al bert o y Teodoro de Alme ida como uno d e lo s mej ores orad ores
españoles de la segu nda mitad del siglo X VIII . Entre sus obras se puede mencionar: Cartas de favor en
nombre de maría Santísima a sus devotos , Nov enar io al nombre dulcísimo de M aría Santísima , Novena rio del
corazón amo roso y dulcísimo de M aría San tísima , Novena rio a Ma ría Sant ísima e n s u Temp lo Angé lic o y apo stó li co
de Zaragoza , Nove nario a M arí a Santís ima del Rosar io , Sumario y diar io de las indulgen cias de la Cofr adía del
Rosari o de María Santísima… Para s u bio grafí a ver Basi lio Boggier o, Vid a del V. Padre Maestro Fr. Antonio
Garcé s de la Reli gión de Santo Doming o , Ma drid, Pan taleón Azn ar, 1788; Félix Lat assa y O rtín, Bibliot eca
nueva de los escritores aragoneses que floreci eron desde el año 1753 hasta el de 1795, Tomo V , P amp lona, Oficin a
de Joaquín de Domingo, 1801, pp. 203 - 206 y Adicione s a la histo ria ecles iást ica o siglos del cristi anismo del
Abate Marín Ducreux. (1790 - 1806) , Mad rid, Viu da de B arco Lópe z, 1808 , p. 162 - 168.
24 4 Adicio nes a la histor ia eclesiást ica… op.cit ., p. 16 6. El p apel qu e tuv o en la difusión del R osario t ambié n
fue reseñad o en sus exequ ias. V er Felipe An tonio Fern ández Va llejo, “S ermó n predicad o e n las honras
que hicier on al R. P.M. F r. A ntonio G arcés las hermandades de N uestra Señora de los D olores y San
Joaquín en la Iglesia de Predi cadore s de la ciudad de Zaragoza el día 16 de marzo de 1773” en
Conti nuaci ón del Memorial Literari o, instruc tiv o y curio so de la Corte de Madrid. Tomo XII , M ad r id, Im pren ta
Real , 1 796, pp. 9 - 41.
24 5 L.A.C.M.Z. , 13.08.1 756.
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120 !
celebrados santos, hasta arrojarse el pueblo al sagrado cadáver, cortarle en
pedacitos el hábito religioso y hacer astillas el confesionario en que se sentaba
este grande hombre a consolar a los pecadores ”. 275 Este tipo de reacciones son
muy frecuentes dentro de la Iglesia. La gen te suele buscar toda una serie de
objetos que hubieran pertenecido a aquellos hombres muertos en olor en
santidad. De esta manera, el contacto con aquel cuerpo “santo” convertía a
aquellos recuerdos en reliquias revestidos de un carácter sobrenatural. 276
T odos estos ejemplos muestran una actitud activa de la Iglesia ante una
sociedad cambiante así como una decisiva apuesta por la in corporación de la
mujer a la esfera de la sacralidad pública. El rosario aparece com o un
mecanismo de renovación de las prácticas piadosas difícilmente
conceptualizable dentro del concepto de descristianización y que
contrariamente a estos presupuestos, podrían llevarnos a hablar de una
sociedad más religiosa en la que se habían dejado sentir los instrumentos de
difusión tridentin os. L a poderosa maquinaria de la contrarreforma seguía en
marcha a pesar de las críticas de la Ilustraci ón católica.
Así, este tipo de celebración encajaría dentro del tipo de “devoción
externa y mecanizada de la religión post - tridentin a ”. 277 Una cultura que, como
señalaba José Antonio Maravall, era dirigida por su volu ntad de mover,
masiva por sus destinatarios, urbana y conservadora en el sentido de defensa
de un orden. 278 El Barroco fue capaz de consolidar “la tendencia a que ciertas
escenas, cuya contemplación puede despertar sentimientos religiosos o
políticos – o ambos a la vez, ya que tan implicados están – atrayendo hacia el
sujeto que los p rovoca, se desarrollen, para más p ública contemp lación, por las
calles ”. 279 Todo ello, con el fin de reafirmar su pode r y ampliar los destinatarios
de sus discursos y práctica s.
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27 5 Adicio nes a la historia eclesiástica … op.cit ., p. 168 y Félix L atassa y Ortín , Bibliot eca…, op.ci t. , p. 206.
27 6 Diez años más tard e morirí a en Roma, Beno ît Labr e, un pere grino franc és que había vivid o en
extrema pobreza. A pesar de ser casi un d esconocido, su muerte pr ovocó un estado similar de
agitación. Un pri mer anál is is en Clau de Langl ois , “ Invention d’un saint, p rolifération d’images. Le ca s
Benoît Labre ” , Mél anges de l’É co le fran ça is e de Rome , It ali e et Medit erra née , 1990, 1 02 (2), p p. 353 - 366. Para
las estrate gia s de santidad en to rno a B enoît L abre ver M arina Caffiero, La Fabriq ue d’un saint à l’époque
des lumières , Paris, É cole d es Hau tes Ét udes e n Scien ces So ciales, 20 06.
27 7 José Antonio Maravall, La cultura del Barroco. Anális is de una estruct ura históric a , B ar celona, Ariel,
2008, p. 223.
27 8 Ibídem, pp. 129 - 136.
27 9 Ibídem , p. 50 7
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121 !
2 .2.4 El impacto de la Revolución francesa. Un estado de agitación religiosa
pilarista en los prolegómenos de la Guerra de la Independencia
La Revolu ción francesa hizo temblar los cimientos de Europa,
generando un clima en el que se cruzaba la esperanza, el miedo y la
incertidumbre. Las guerras revolucionarias no hicieron sino alimentar una
sensibilidad inclinada hacia los milagros y las p rofecías. La necesidad de
seguridad y protección reactivaron un poderoso imaginario simbólico q ue
permanecía latente. 28 0 En España, la Guerra del Francés (1793 - 1795) permitió
conectar el pensamiento anti - ilustrado con el discurso contrarrevolucionario
que se estaba articulando y que si tuaba el origen de 1789 en la polí tica
regalista, la expulsión de los jesuitas y el triunfo de los jansenistas. 28 1
A pesar de los intentos de Floridablanca por evitar el contagio
revolucionario, las noticias sobre el país vecino llegaron muy pronto a
España. 28 2 Un mes antes de que estal lara la Guerra de la Convención, el
escolapio Fray Tomás de San José aprovechó para clamar contra los nuevos
tiempos en el sermón anual por la fiesta de la Purificación de la Virg en que se
celebraba en la basílica del Pilar el 2 de febrero de 1793:
“Las tristes circunstancias del Siglo en que vivimos, que pudieran llamarse el
Siglo de los Titanes por los sacrílegos esfuerzos, que por todas partes hacen
los impíos libertinos por sacudir de sus cervices y de las ajenas el suave yugo
de la ley de Dios y la debida sujeción a las legitimas potestades; me
determinan y contraen a elegir con preferencia a todo lo demás para materia
de mi Discurso los admirables ejemplos de obediencia y sumisión a la Ley
Santa del Señor, que presenta hoy a nuestros ojos María Santísima para
confusión, y enseñanza de los mortales”. 283
Aunque todavía no se conocía la ejecución del rey, este texto es una
buena muestra del paso de un retórica anti - ilustrada a una
contrarrevolucionaria. Desafiando la soberanía en Dios, este “¡Siglo Ilustrad o!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
28 0 Mari na Caff iero , “Pro phé tie, Mil léni um et Révo lu ti on. Pou r un e ét ude du mil léna ri sme en Ita lie à
l'époqu e de la é volutio n français e”, Archi ves des science s sociale s des religions , nº 6 6 (2), 1988, pp. 187 - 199.
Sobre el carácter utópico de este discurso escatológi co ver también Jean Séguy, “De la primitive
Égli se aux temps de la fin : les So ciétés com me utopie” , en Recherc hes autour de Pie rre Cloriv ière . Actes du
colloque public des 18 e t 19 octobre 19 91 , Paris , S.I. P.S., 199 3, pp. 1 37 - 159.
28 1 Un buen ej emplo de est a tende ncia serí a la obr a del jesui ta esp añol y li bre ro de Pío VII , Lore nzo
Herv ás y Pan duro, que en 1794 escri bía su li bro Causas de la Revo luci ón francesa en el año de 1789 . V er
Javier Herrero, Los o rígen es del pensamien to reacci onario es pañol , Mad rid, C uad ernos par a el diálo go,
1973, pp. 151 - 180.
28 2 Lucienn e Domergue, “Propaganda y cont raprop aganda en España durante la Revolución frances a
(1789 - 1795)”, en J ean René Aymes, Españ a y la R evolución francesa , B arcelon a, C rítica, 1 989, pp. 11 8 -
167.
28 3 Tomás de San José, Sermón de la Purificac ión de la Virgen que en el día 2 de febr ero de 1793 dijo en la Santa
Iglesia Metropolitana del Pilar de Zaragoza , Zara goza, M arian o M iedes, 1 793, pp. 9 - 10.
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122 !
Con cuanta más razón te deberían llam ar el siglo obscurecido con las malditas
sombras del error, que han esp arcido sobre la faz de la tierra los impíos
naturalistas por medio de unos escritos de luz en la apariencia, pero de humo
en la realidad”. El sermón del padre escolapio iba adquiriendo tintes
apocalípticos cuando pedía que “cerremos los oídos a los venenosos silvos del
Dragón infernal, que después de haber arrojado del Cielo de la Iglesia con su
maldita cola la tercera parte de las estrellas, todav ía se embravece contra las
restantes”. 28 4 Ante esta situación, habría que limitar los cinco sentidos para
evitar “el vecino contagio” y sobre todo, volver la vista a la Virgen del Pilar,
que aparecía a sus ojos como el más firme bastión frente a la Revoluci ón:
“La Fe, la Religión y la Lealtad de los Españoles se mantendrán siempre
constantes sobre esa firme columna en que Vos misma las colocasteis desde el
origen del Cristianismo; sin que ni la injuria de los tiempos, ni los esfuerzos de
los Libertinos, ni la malicia de los hombres y de los demonios puedan ser
suficientes a derribarlas”. 285
La ejecución de Louis XVI no hizo sino afianzar este tipo de d iscursos
apocalípticos. 28 6 De hecho, la declaración de Guerra a Francia del 25 de marzo
de 1793 mencionaba ent re las razones “el cruel e in audito asesinato de su
Soberano” ante el que “todos los Españoles se hallaban oprimidos,
horrorizados, e indignados”. 28 7 Tras la primera y exitosa campaña del Rosellón,
los ejércitos revolucionarios contraatacaron invadiendo Espa ña por Navarra y
Cataluña. En esos momentos acuciantes es cuando se observa una mayor
movilización de la población aragonesa para hacer frente a la invasión. El 14
de agosto de 1794, el arzobispo zaragozano Agustín López y Palomeque
invitaba a los aragone ses a combatir contra los franceses con las armas o bien
colaborando económicamente con la causa. El llamamiento “en defensa de la
Religión, del Rey y de la Patria” contribuye a alimentar este discurso
escatológico así como a reforzar la galofobia imperante en aquellos años a
través de la imagen de la persecución:
“Si los árabes profanaron nuestros Templos, destruyeron nuestros Altares,
ultrajaron nuestras imágenes, robaron los Monasterios, e impusieron el yugo
de la servidumbre a nuestros mayores; los pérfidos y sacrílegos Franceses,
como nadie ignora han renovado con mayor furor estas Escenas en los
Lugares que han tenido la desgracia de ser ocupados por sus armas”.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
28 4 Para a mbas cit as ve r Ibídem , p 27 y p . 32.
28 5 Ibídem , pp. 3 2 - 33.
28 6 Sobre el impacto del r egici dio ve r Mona Ozouf, “Ballanche, l’idée et l’ image du regicide” e n
L’Homme r égéner é , Paris, G allimar d, 1989 , pp. 18 3 - 210.
28 7 Real Cédula de SM y Señore s del Consejo en que conform e al Real Decreto inserto se declara la gu erra contra la
Francia … , Zaragoza , I mpren ta Real, 1793.
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123 !
Este tip o de relatos de la persecución francesa, que observaremos con
profusión durante la Guerra de la Independencia, se complementaba con la
cercana amenaza de lo que harían “si llegando a esta Capital y entrando
tumultuariamente en la Angélica Capilla...”, una dolorosa descripción que
quedaba incompleta para que cada uno pudiera dar rienda suelta a su m ente,
imaginando las peores aberraciones que se pudieran cometer contra el templo
del Pilar. El peligro descrito por el prelado Palomeque era tal que parecía venir
del Averno. Ante esta terrible situación, el Arzobispo de Zaragoza invocaba a
la Virgen del Pilar para movilizar a la población contra la Revolución:
“Armaos y desplegad vuestro natural valor, preveníos para rechazar en caso
necesario la nación orgullosa, que se conspira a perdernos, y a aniquilar
nuestras Santas Ceremonias, y hasta el nombre de nuestra Sagrada Religión,
en que pido a Dios incesantemente, poniendo por mediadora a Nuestra Madre
Virgen Santísima del Pilar, vivamos constantes hasta conseguir la felicidad
eterna, que os la deseo con toda mi alma”. 288
Dos días después de est e llamamiento, el G obernador y Capitán General
del Reino de Aragón, duque de Alburquerque seguía el ejemplo del Arzobispo
y haría un llamamiento al “Aragonés, Religioso, honrado y sensible” ante “los
horrores y abominaciones a que han conducido a aquella nación confusa y
desordenada”. 28 9 En un texto bastan te más confuso, el obispo de Santander,
Rafael Tomás Menéndez de Rauca, señalaba que “es un monstruo la libertad
francesa”, un Drag ón “mu y cercano pariente del llamado en el Apocalipsis,
Draco Magnus ”. Ante este terrible mal, “queriendo Dios, que desaparezca de la
tierra el Drag ón Francés (…) encendió la guerra, en q ue estam os
empeñados”. 290
De esta manera, no sólo se invocaba a los cultos marianos para movilizar
a la población contra la Revolución sino que también se recurría a un discurso
de reminiscencias mesiánico - apocalipticas que representara la guerra de la
Convención como parte de la lucha eterna contra el mal. Son los tiempos en los
que la Divina providencia y sobre todo la Biblia se convierten en in strumentos
extremadamente útiles para comprender una realidad difícil de aprehender. 291
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
28 8 Agustí n Lezo y Palomequ e, Venerable s hermanos e hijo s muy amados.. . Exhortac ión a los aragoneses a
luchar con tra las fran ceses , Zaragoza , s .n., 1 794
28 9 Duque de Alb urquer que , A los habitantes de su distrit o.. para que.. se prepar en a la defensa.. si nuestr os
enemigos han conceb ido acaso el designio de invadir nuestro país , Z aragoz a, s.n., 17 94.
29 0 Rafae l T omás Menénde z de Luar ca, El Reino de Dios y su Justicia, obrado ra de la paz de Cristo, prínci pe de
la paz . Exh ortación que el obispo de San tander hacía a sus diocesanos y p or ellos a todo s los Españole s, sobre
guerrear, Fuertes en la Fe, las Guerras del Señor contra sus enemigos los Francese s libre s , Sant ander , s.n., 1 794,
pp. CLXXXII - CLXXXII
29 1 En la cris is del Antiguo Régimen, habría que subrayar la gran profu sión de refere ncia s bíbli cas.
!
124 !
Joseph de Maistre d escribía este desconcierto prov ocado por la Revo lución
francesa cuando señalaba que: “no comprendo nada , es la g ran palabra del día”. 292
El acontecim ient os como señalaba Derrida es aquello que “llega y que llegando
llega a sorprenderme, a sorprender y a sorprender la comprensión: el
acontecimiento, es lo que de entrada no comprendo”. 293 Ante la conmoción que
supone la Revolu ción francesa, la Guerra de la Con vención y posteriormente la
Guerra de la Independencia, los españoles reaccionaron utilizando los
mecanismos conocidos y disponibles para aprehender estos fenómenos. Entre
ellos, habría que subrayar el uso de una potente simbología religiosa que
permitirá transmitir a la población una sensación de protección y fortaleza. A
través de la Virgen del Pilar como bastión frente a la Revolución, lo s
zaragozanos utilizaban viejas certezas para conjurar aquellos tiempos de
incertidumbre.
Esta sensación de desconcier to volvería a repro ducirse en el período de
la Guerra de la Independencia, generando también una apelación a lo
sobrenatural com o medio de explicación. Este sería el caso d el brote de
posesiones demoníacas producido en la pequeña localidad aragonesa de Tos os
durante la procesión del Corpus Christi de 1812. Este proceso de brujería
mostraría a la perfección las contradicciones de una época de crisis y
agitaciones constantes. Además, este juicio culminaría con la curación
milagrosa de los afectados por la Vi rgen del Pilar. 294
El tema religioso fue fundamen tal tan to en la guerra de 1793 como en la
de 1808, en ambos conflictos se presentó al enemigo francés como ateo o
apóstata. Si bien, tras la paz de Basilea el clero había caído en una cierta apatía
y la inten sidad de la galofobia había d isminuido 295 , este tipo de disc ursos
tuvieron un profu ndo calado en la población por su carácter agresivo como se
puede observar en este texto de Lorenzo Hervás y Panduro donde se presenta
a Francia como el anticristo:
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Una consta nte que pode mos obse rvar desde la co nsol idaci ón del absolu ti smo polí ti co con textos t an
decisiv os como La Politique tirée de l'Écrit ure sainte de Bossuet. Esta util ización no resulta para nada
excepcional ya que constituye la base cultural común d e una elite que com partía u na formación clásica
con otra religiosa. Ver François - Xavie r Guerra , “Polític as sacadas de las S agrada s E scritu ras». La
referencia a la B iblia en el debate p olítico (siglos XVI a XIX)”, en Élite s intel ectu ales y m odelo s colec tivo s.
Mund o ib ér ic o (s ig lo s XVI I - XIX), Madri d, C. S. I. C., 2002 , pp. 155 - 198.
29 2 Joseph de Mais tre, Consider atio ns s ur la Fr ance , Londres, s.n ., 1797 , p. 4.
29 3 Jacques Derrida y Jürgen Habermas, Le «concept» du 11 septembre . Dialogues à New York (Octobre -
décembre 2001) avec Giovanna B orradoria, Par is, Galilée, 2004, p. 139. Esta idea había desarr oll ado en
Jacques Derrida, “Cierta posibi lid ad imposibl e de decir el aconte cimie nto”, en Jacques Derrida, Gad
Sussana y Alexi s Nouss, Decir el aconteci miento, ¿e s po sible? , Madrid, A renas, 2 006, p p. 81 - 107.
29 4 Marí a Taus iet, Los posesos de Tosos (1812 - 1814). B rujerí a y justicia popular en tiempos de revolución ,
Zarago za, Ins tit uto Arago nés de Antro polog ía, 200 2, p. 58, 220 - 222, 248 y 264.
29 5 Jean René Aymes, Ilustración y Revolución Francesa en España , Lérida , Milen io, 200 5, pp. 2 63.
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125 !
“El partido de los nuevos filósofos (…), desde el dicho año 1789 manda en
Francia, y públicamente promueve el ateísmo como religión nacional de los
franceses, los cuales han desterrado de sus estados el catolicismo, negando a
Jesucristo, y negándole la divinidad, han verificado parte de las profecías, que
San Juan inspirado de divina revelación dejó registradas en sus Epístolas y en
el Apocalipsis. En aquella nos dice, que el Antecristo estaba ya en el mundo; y que
Antecristo era el que negaba la divinidad a Jesucristo ”. 29 6
En cualquier caso, aunque disminuyera la sen sación de amenaza y se
impusiera la vuelta a la normalidad, los rastros de este discurso profético y
anti - francés fueron difíciles de b orrar. Aun cuando se prescindiera de esta
dimensión escatológica, el estado de agitación religiosa subsiguiente al mismo
permaneció de una manera visible en la aparición de fenómenos sobrenaturales
y en el desarrollo de prácticas piadosas. Esta religiosidad latente resurgiría con
una fuerza inusitada durante el período crí tico de la Guerra de la
Independencia.
Además, este contexto de incertidumbre y de recurso a lo sobrenatural
como mecanismo explicativo acentuó todavía más la dimensión protectora y
milagrosa del Pilar. Elemento omnipresente en las prácticas devocionales o en
su representación iconográfica, el patronazgo de la Virgen viene de su
capacidad como intermediaria privilegiada ante Jesucristo, su hijo, con el que
le une un vínculo de vida, un lazo maternal. En este sentido destacaría la
profusión de imágenes en las que aparece la Virgen amamantando a Jesús
como símbolo de esta m aternidad: Maria lactans . En la representación con un
manto, María aparecería com o “protectora de los hombres contra todos los
castigos con los que amenaza un Dios irri tado – enfermedades, guerras y
hambres - , tal ha sido, en su acepción más global, la significación del manto
marial ”. 297 Además, hay que tener en cuenta que “en la jerarquía de las
devociones en tiempos de guerra, a un escalón tan sólo inferior al de Dios se
encontraba la Virgen María, a quien la literatura religiosa y la prop aganda
publicada a comienzos del siglo XVIII concedía los atributos de intercesora y
abogada con su hijo para la obtención de vi ctorias ”. 298
Así, como hemos visto con la curación de Miguel Pellicer, los relatos
sobre los milagros producidos por la V irgen fueron uno de los soportes de la
difusión de su culto ya que sirven para atestiguar la fuerza protect ora y
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
29 6 Lorenzo Hervás y Panduro , Histo ria de la vida d el hom bre. T omo III. Parte II , M adrid , Im pren ta R eal,
1794, p. 141.
29 7 Jean Delumeau , Rassure r et protéger. Le sentiment de sécurit é dans l’Occide nt d’autre foi s , Pa ris, F ayard ,
1989, p. 279.
29 8 Davi d G onzá lez Cr uz, op.cit. , p. 64.
!
126 !
confirmar su patrocinio sobre una región. 299 En 1680, el canónigo José Félix
de Amada y Torregrosa public aba un resumen de todos los milagros realizados
por la V irgen del Pilar hasta ese momento. Reeditado en 1796, este compendio
se había convertido en todo un referen te para la tradición pilarista. En su
dedicatoria al rey, señalaba a la Virgen del Pil ar como protectora de su
majestad y sus reinos ya que
“viviendo en carne mortal, vino desde Jerusalén por ministerio de Ángeles a
establecer su patrocinio indefectible de España, con no menos Fiador, que su
real palabra, y con tan solemne monumento de esta verdad, como lo es la
Sagrada Columna, en que se venera, y le da glorioso título del Pilar”. 300
Así, a través de la reedición de este libro, vemos como en el período de
crisis del Antiguo Régimen, este modelo de religiosidad barroca estaba
plenamente vigente. A pesar de los esfuer zos de la ilustración, la Iglesia
tridentina había apu ntalado desde hacía tiempo un sistema sobrenatural que se
construía sobre milagros, apariciones, sueños y visiones, modelo que iba a
traspasar todo el siglo XVIII. 301
Esta protección m ilagrosa de la Virgen del Pilar a Zaragoza, Aragón y
España irradiaba de su Santa Capilla donde según la tradición se con servaba la
columna que había sido depositada por María en el año 40 d.c. Tras sucesivos
proyectos arquitectónicos, el diseño de Ventura Rodríguez, inaugurado en
1765, partía la basílica en dos: el altar mayor y la Santa Capilla, que aparecería
bajo un baldaquino que la aislaba del resto. 302 De esta manera, esta
composición histórico - escenográfica jerarquizaba el espacio del templo,
delimitando el lugar central del culto pilarista, aquel donde se concentraba
toda la charge sacrale , donde se mezclaba a la perfección la leyenda y la
historia. 303
Así, la Santa Capilla aparecía como un punto central dentro de la
geografía sagrada de la ciudad, ar ticulando a través de su column a, testigo de
la tradición pilarista, el eje desde donde irradiaba la protección de la Virgen.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
29 9 Ver, para el caso de Guadalupe (Extremadura), Françoise Crémoux, op.cit. , pp. 37 - 60.
300 José Félix de Amada y Torregr osa, Compendi o de los m ilag ros de nuestr a señora del Pilar de Zaragoza,
primer templo del m undo edificado en la ley de gracia, consagrado con asisten cia personal de la virgen santísim a
viviendo en carne mortal , Zarag oza, M ariano de M iedes , 1796, ( dedica toria al re y sin p aginar) .
301 Ibídem , pp. 1 12 - 113.
302 Tomás Sebas tián y Latre, Festivas demostrac iones con que la ciudad de Zaragoza celebr ó el descubrimi ento del
magní fico y suntuos o tabe rnác ulo , o capil la de su adorad a patro na maría sant ísima del Pil ar , Z aragoz a, Josep h
Fort, 1765. Para el templo ver también I. A . Hebrera, Descri pció n históri co - panegírico de las solemnes…. E n
la traslación del Santísim o al Nuevo Tem plo de N uestra S eñora del Pilar , Z arago za, H ered eros d e M anu el
Román, 17 19.
303 Para la defi nici ón antropológi ca de un luga r sagrado ver Alphonse Dupront , Du Sacré, Croisad es et
pèlerinages. Images et langages , Paris, Gallim ard, 1 987, p p. 390 - 394.
!
127 !
En este sentido, cabría record ar la potente simbología religiosa que tiene la
figura de la columna den tro de la Iglesia. Así, por ejemplo, durante los
cuarenta años que permaneció el pueblo hebreo en el desierto, Moisés fue
guiado por una columna de humo y cenizas que durante la noche se hacía de
fuego. Asimism o, como figura arq uitectónica, el Pilar tamb ién destacaba por su
firmeza l o que permitía que fuera representado como punto de apoyo y bastión
defensivo frente a las di versas amenazas que fueran surgiendo.
La percepción de la Santa Capilla como lugar p rivilegiado por la V irgen
se vio certificada por el milagro de la centella. La tarde del 5 de septiembre de
1798, un relámpago entró en la basílica por la capilla de San Joaquín, y fue
recorriendo todo el edificio hasta estrellarse sin cau sar daño algu no en u na
Santa Capilla, repleta de devotos rezando el rosario. Para los asistentes , estaba
claro que se trataba de un milagro debido a la mediación de la Virgen, idea que
quedaba reforzada por el hecho de que estuvieran rezando al Pilar en su Santa
Capilla. El edificio se llenó de fieles que rezaban arrodillados ante una de las
columnas del baldaquino y a los pocos días se organizó un rosario en señal de
agradecimiento por la protección de la Virgen. 304 La importancia del milagro
fue tal que pasó a conmemorarse cada 5 de septiembre en una celebración que
supondría la confirmación de la in terpretación sobrenatural del acontecimiento
y su incorporación al acreditado recorrido benefactor de la Virgen del Pilar.
Este tipo de acontecimientos venía a con solidar la visión de su Santa C apilla
como un lugar de protección donde se concentraba la acc ión divina.
Estos milagros favorecieron el proceso de tradicionalización del cu lto al
Pilar tod a vez que anclaban en la com unidad la idea de su acreditada
capacidad de protección. En los prolegómenos de un período tan crítico como
el de la Guerra de la In dependencia, todo estos discursos permiten explicar el
rol tan destacado que desempeñaría la devoción al Pilar du rante los dos S itios
que sufrió Zaragoza en 1808 y 1809, máxime si tenemos en cuenta el estado de
agitación pilarista que vivio la capital arag onesa como consecuencia de los dos
privilegios concedidos al Pi lar por el rey Carlos I V en 1804 y Pío VII en 1807.
Tan sólo un día desp ués de haber celebrado un a misa de rogativa pro
peste para implorar su protección por una epidemia de paludismo, el 2 de
octubre de 1804 llegó por correo el privilegio real que hacía del 12 de octubre,
día del Pilar, fiesta de precepto para toda la diócesis de Zaragoza. Nada más
conocerse la noticia, “concurrió todo el pueblo postrándose a sus soberanos
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
304 Eusebi o Jiménez, Relació n puntual y circuns tanci ada del maravill oso patroci nio que di spens ó María santí sima
del Pilar de Z aragoza a los moradores de esta ciudad augusta en la tarde del día 5 de septiembre del año de 1798 ,
Zarago za, Mari ano Miedes , 1804.
!
128 !
pies, enardecidos el más devoto agradecimiento, cuyas puertas tuvieron que
estar abiertas hasta muy cerca de medianoche para dar pábulo a la
devoción”. 305 Los festejos se prolongaron durante cuatro días, enlazan do
prácticamente con las vísperas de las fiestas del Pilar en lo que iban a ser 17
días de celebración casi ininterrumpida. 306 Detrás de esta declaración estaba el
Ayuntamiento de Zaragoza, “prim er móvil de esta nueva gracia”, lo que no
hace sino confirmar la idea de que el concejo municipal participó de una
manera muy impor tante en la consolidación del Pilar com o “religión cívica” de
la capital aragonesa. 307
Por si fuera poco, el Papa Pío VII había permitido por el Breve de 2 de
septiembre de 1807 q ue el 12 de octubre se celebrara con rezo propio y rito
doble de pr imera clase con octava en todo el reino , lo que dotaba a esta
festividad del mayor rango ritual posible dentro d el Breviario romano. Así,
e sta concesión venía a reforzar la fiesta del Pilar como la más importante
dentro del calendario litúrgico zaragozano, sólo supe rada por las fiestas
grandes de la Iglesia romana . 308
Los días, 21, 22 y 23 de n oviembre, la ciu dad se en galanó, las diversas
iglesias y palacios fueron adornados y todas las corporaciones de la capital
aragonesa contribuyeron a la magnificencia de esta fiesta. 309 Estos festejos
contribuyeron a interiorizar todavía más la imagen de la Virgen como
protectora de Zaragoza. En las descripciones de estas celebraciones, se
señalaba como la basílica del Pilar estaba repleta de gente gritando, “viva
María, viva nuest ra in victa patrona”. 310 Asimismo, en las crónicas de los
festejos, también llama la atención la pronta incorporación del milagro de la
Centella a la tradición pilarista como prueba de dicho patrocinio. En un poema
que aparecería durante esos días fijado en l a calle de la Platería, se sintetizaba
esta dimensión protectora de la Virgen en los versos:
“Dice el Diablo en el infierno
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
305 Fausti no Casamayor, Años polít icos e históric os de las cosas m ás particular es en la Imperial, Augusta y
Siempre H eroic a ci udad de Zarag oza . [M anusc rito q ue se encue ntra en la B ibliote ca U niver sitaria de
Zarago za], Tomo XXI, 2 de octubr e de 1804, fol. 107 , para las celeb racion es fols. 105 - 116. A gradezco
la gentile za de F rancis co Jav ier M aestroju án C atalán q uién m e pu so tras la p ista de esta con cesión .
306 Ibídem , fol. 11 6.
307 Ibídem , fol. 10 5 - 107.
308 Ver Br evia rium Ro manum ex Decre to S. C. Trident ini, res tit ut um , Madr id, F. Sá nche z, 1848 , p. XX VIII .
309 Manu el Is id or o de Ased y Vil lagr asa, Pintura de las regocij adas fiestas que la muy noble, leal e ilustrís ima
ciudad de Z aragoza celebró en los días 21, 22 y 23 de n oviembre de este presente año con motivo de la ve nida del rezo de
su sagrada patrona Nuestra Señora del Pilar , Z arago za, Fr ancisco M agallón , 1807 y B asilio B oggie ro,
Memo ri a de las fies tas que la imp erial ciu dad de Zarag oza cel ebr ó en los día s 21 ,2 2 y 23 de novi emb re en 1807 en
acción de gracias de las n uevas concesiones de N uestro Santísimo Padre Pío V II , Z arago za, Her edero s de la
viuda de Francis co Moreno, 1808.
310 Manu el I sido ro d e As ed y Vi lla gr as a, op.c it , p. 12.
!
129 !
Este PILAR se derribe;
El Diablo erre que erre
Y el PILAR firme que firme”. 311
El sermón central así como el relato de los festejos fue adjudicado al
predicador real Basilio Boggiero, personaje que sería clave durante los
Sitios. 312 A lo largo de su discurso, este escolapio interpretaba la tradición de la
Virgen a partir de las siguientes preguntas “Estas piedras, y esta columna, y
este lugar y e ste templo, y estas memorias ¿qué significan?”. 313 El propio pilar
tendría tres significados: reco rdar que “María vino , y trajo consigo la
perpetuidad de la fe”, que “nunca se ha eclipsado su presencia entre nosotros”
y, por último, el “reconocimien to que debemos a tan alta merced”. 314
El sermón llegó a su particular clímax con la comparación de Zaragoza
con Roma como baluarte de la fe católica cuando subraya como “también
María quiso tener su corte y su casa en el mundo. J esucristo eligió a Roma,
M aría eligió a Zaragoza: en Roma se colocó el trono de Jesucristo sobre piedra
incontrastable, aq uí sobre un Pilar, que e s el terror y desesperación del
infierno ”. Dentro de esta visión, si Jesús edificó su Iglesia sobre Pedro, “M aría
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
311 Basil io Boggi ero, Mem ori a…, o p.ci t. , p. 67.
312 Basil io Boggiero [Cell e, Liguria , 5.0 4.1 752 - Zar agoza , 24.03.180 9]. Nacido en Italia debid o a los
negocios de su padre, se naturalizó en Zaragoza y fue inscrito en el colegio de los escolapios . E l 17 de
julio d e 17 69 re cibió e l háb ito en la c asa d e esta orden en Peralta de la Sal, h aciend o la pro cesión de fe
aquel mismo año. Tras su paso por Daroca, en 1773 aparece como teólogo de la comunidad de
Zarago za y pronto se convie rte en maes tro de los tres hijos de los marqueses de Lazán. Traduj o los
Pensamien tos de Pasc al baj o el no mbre de su he rmano Andrés Bogiero. Fue uno de los mejores or adores
de su orden, tan sólo por detrás de su superior C amilo Foncillas, fue nombrado predicador real en
1795 y participó en sermon es com o los de la cuaresma del Pilar en 1801 y de San Cayetano en 1802 y
1803. Adem ás, Boggi ero oste ntaba el cargo de examinador sino dal del Arzobi spado de Zaragoz a.
Dura nte los Sit ios , como ver emos más tard e, ju gar á un rol cap it al est ando detr ás de much as de las
proclamas de Palafox. De ideol ogía contrarrev olucionar ia dejó inacabado su Pla n de educaci ón para
combatir el Emili o de Rousseau. Al margen de l as obras mencionadas de 1807, fue autor de la Vida del V.
Padre Maestro Fr. Antonio Garcés de la Religió n de Santo Domingo , Ma drid, Pantaleó n A znar, 1788,
Elocue ncia Española , Za ragoza , O fic ina de la Viu da Mo reno, 178 4, Los triunfo s de la honesti dad , Z aragoz a,
Imprenta viuda de Francisco Moreno, 1778 y despu és de su m uerte varios de su s inéditos fueron
recopilados en Poesías del P. Basili o Boggiero de Santi ago , M adrid , Im pre nta de M. de Bu rgo s, 1817. Las
notici as de s u vida ha n sido extraí das de Ángel Pastor Beltrá n, Biog rafía del padre Boggie ro. Los escola pios y
los Sitios de Zarago za (edición prologa da por Gustavo A lares) , Z aragoz a, Com uniter , 2 006; Fé lix de Lata ssa
y Ortin, Bi blio teca nueva de los escritores aragoneses que florecieron desde el añ o de 1795 hasta el de 1802. T omo V I ,
Pamplona, Oficina de Joa quín de Domin go, 1 802, p. 2 61 - 262; Luc ero Cronológi co de los padres escol apios de
Zarago za, Tomo 2 desde el año 1781 , p. 488 y 491 y d e la intr oducc ión a Poesías del P. Basilio…, op.cit. , pp. I -
XIII.
313 Basil io Boggie ro, Sermón de Nuestra Señora del Pilar predica do el día 22 de noviembre del año 1807 en la
solemnidad que celebró la imperial ciudad de Za ragoza unida con el Ilmo. Cabildo M etrop olitano en el templo de la
misma madre de Dio s con ocas ión del rezo pr opi o de primera cla se con octa va concedi do por su santid ad , M adr id,
Ibarra, 1808, p. 13.
314 Ibídem , p. 15 .
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136 !
fernandina. 334 De hecho, la certeza de la aparición en ningún mom ento fue
cuestionada. Ya fueran los niños de los escolapios, “muchos testigos” o
“perso nas graves y despreocupadas”, el caso es que la población estaba en un
estado de agitación tal que no podían detenerse a considerar su veracidad. La
lectura religiosa de la Guerr a de la Independencia estaba en marcha y el
milagro “se tuvo por tan cierto que no dudaron algunos oradores de predicarlo
en sus sermones y pláticas como cosa indudable”. 335
Además, según algunos relatos, la nube en forma de palma que se
apareció en el interior del templo llevaba un cartel que decía “Dios se declara
por Fernando”. 336 As í, este m ilagro no sólo era interpretado en clave d e
protección a los zaragozanos, sino como sacralización de la causa que
defendían. En el fondo, que el Pilar se declarara por el rey era una
consecuencia lógica de la intensa campaña fernandina que había l levado al
motín de Aranjuez y que ahora presentaba la imagen del monarca cautivo y
engañado por Napoleón, sustituyendo a Godoy como objeto de las iras
populares. A sí, com o señala Emilio La Parra, se recurrió a una visión
dicotómica de la realidad que ya había sido ensayada con éxito en la G uerra de
la Convención, “en 1793 el Bien lo encarnó la monarquía española y el Mal la
republica francesa; en marzo de 1808 se asignaron respectivamente al príncipe
Fernando y a Godoy y a partir de mayo de ese año al rey F ernando y a
Napoleón”. 337 Acompañando esta construcción de la imagen del monarca, se
reactivó el poderoso imaginario de la persecución religiosa y el temor al furor
iconoclasta de las tropas francesas que, como hemos visto, también había sido
movilizado con éxito durante la Guerra de la Convención.
En su momento, el milagro tuvo un impacto bastante importante ya que
incluso las autoridades francesas se hicieron eco de lo que estaba ocurriendo al
otro lado de los Pirineos. Consciente de la importancia de la pl aza de
Zaragoza, el 8 de mayo de 1808, Napoleón había solicitado al prefecto de los
Altos - Pirineos que introdujera espías por diferentes puntos de Aragón para
conocer el estado de la capital. 338 Tras unos primeros informes sob re la revuelta
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
334 Para la inter preta ción del milagro en clave de protecci ón ver John L . Tone, La guerril la español a y la
derrota de Na poleón , M adr id, Alianz a, 1999, pp . 54 - 55. Tam bién se hace referencia a la imp ortancia de
este milagro en Gregorio A lonso, “«Del A ltar una barricada, del santuario una fortaleza»: 1808 y la
nación católica”, en La G uerra de la Indepen denci a en la cultura española , Ma drid, S iglo X XI, 2 008, p p. 75 -
103, pp. 94 - 95.
335 Fausti no Cas amayor, op.cit. , p. 53
336 A. Grasse t , La Guerr e d'Espagne (1807 - 1813). Tomo II , Paris, Ber ger - Levrault, 1925, pp. 141 - 142; y
Charl es - Al ex andre Geoffroy de Grandmaison, L' Espagne et Napoléon. II. 1809 - 1811 , Paris, Lib rairie P lon,
1925, p. 3.
337 Emili o La Parra, “El mito del re y…”, op. cit. , pp. 229 - 232, para la cit a p. 231.
338 Service H istori que de la Défense, Correspo ndance de l' Armée d'Es pagn e, Serie C8, pièce 6.
!
137 !
en Zaragoza, el 1 de junio de 1808 comunicaba al príncipe de Neuchâtel que
había recibido varias cartas de Canfranc, Garvanie y Bielsa que coincidían en
la descripción de la aparición de una palma “sobre el altar de Nuestra Señora
del Pilar con la inscripción: «Dios se dec lara por Fernando»”. Además, añadía
que “este pretendido milagro ha causado sobre la población una gran
sensación. Alrededor de dicho milagro, los monjes intervenían de todas las
maneras posibles para provocar una insurrección general” y difundían los m ás
variados rumores sobre la vuelta de Fernando VII, la ayuda inglesa o la llegada
de un cuerpo de voluntarios de Bar bastro. 339
Un día después, el prefecto recibía otra m isiva desde Guchen donde
también le informaban del milagro d el Pilar y de cómo estaba siend o
utilizado. 340 De esta manera podemos suponer que a comienzos de este mes el
rumor alcanzó su mayor grado de d ifusión, máxim e teniendo en cuenta que
tuvo una réplica el 2 de junio de 1808 en Valladolid donde también se creyó
ver una rama de palmera sobre la plaza mayor. 341 De esta misma fecha es una
carta interceptada por los franceses en la que Pedro Rubio Capell án contestaba
diciendo que ya conocía la noticia por las múltiples misivas que habían llegado
al pueblo y que, por tanto, “no es creíble que haya gen tes que supongan un
milagro que no hubiese sido verídico pues los arrieros que frecuentan esta
carrera con aceite aragonés aseguran muchos que lo vieron”. 342 Por todo ello,
es de suponer que el rumor de la aparición tuvo un área de impacto bastante
grande y que fue difundido por los mediadores tradicionales (comerciantes,
viajeros, autoridades locales y curas) como respuesta a la i ncertidumbre
generada por la invasión francesa. 343
Asimismo, el milagro debe ser entendido en función de la diferencia que
establece Clifford Geertz entre “estado de ánimo” y “motivación”. El primero
hace referencia a los efectos anímicos que provocan los símbolos sagrados en
diferentes épocas y lugares. La m otivación, por otro lado, sería la tendencia o
la inclinación permanente a realizar un tipo de actos y experimentar cierta
clase de sentimientos en algunas situaciones. 344 A sí pues, la aparición de la
palma sería reflejo del estado de ánimo que provoca la crisis de la monarquía y
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
339 Service H istori que de la Défense, Correspo ndance de l' Armée d'Es pagne, Serie C 8, pi èce 7.
340 Service H istori que de la Défense, Correspo ndance de l' Armée d'Es pagne, Serie C 8, pi èce 7.
341 Ronal d Fraser , La maldita guerra de España: his toria social d e la gu erra de la Ind ependencia, 1808 - 1814 ,
Barce lona, Críti ca, 2006, p. 156 .
342 Service H istori que de la Défense, Correspo ndance de l' Armée d'Es pagne, Serie C 8, pi èce 7.
343 Estas cons ider aciones sobre la dif usión de los rumores ha sido ext raí d as del análisis ya clásico del
gran miedo elaborado por Georges Lefebvre, La grand e peur de 1789 suivi de les folues révoluti onnaires ,
Paris , Arman d Coli n, 1988, pp. 171 - 178.
344 Clif ford Geer tz, op.cit. , pp. 94 - 95.
!
138 !
la cerc anía de las tropas francesas y, al m ismo tiempo, búsqueda ansiosa, por
parte de una población desconcertada, de una serie de símbolos sagrados que
los reconfortaran. El milagro actuaría como catalizador de una colectividad
angustiada por el devenir de la guerra lo que tendría a su vez el efecto de
exaltar ese estado de agitación religiosa del que era consecuencia.
Aunque no directamente conectados con el milagro del Pilar,
encontramos por toda la geografía española una serie de respuestas análogas al
estado de ansiedad generado por la invasión napoleón ica . Así, por ejemplo,
atemorizado por las abdicaciones de Bayona y la presencia de tropas francesas
en España, el 4 de junio de 1808, el Ayuntamiento de Alba de Tormes decidió
que se sacara en procesión el brazo de Santa Teresa para pedir la intercesión
d e la Virgen y aplacar así la ira divina. Cuando las monjas del Convento de las
Carmelitas descalzas fueron a buscar el relicario, lo encontraron cubierto de
rocío, lo q ue, al igual que la palma del P ilar, fue ten ido por un signo de
protección milagrosa. 345
Esta ap elación a lo sobrenatu ral como respu esta a la incertidum bre
provocada por la G uerra de la Independencia no resulta excepcional sino que
más bien está inserta en una respuesta global del catolicismo a la crisis
generada por la Revolución francesa y l as guerras napoleónicas. A sí, por
ejemplo, la invasión de Italia liderada por un joven general Bonaparte generó
una auténtica ola de m ilagros marianos entre 1796 y 1797 interpretados en un
primer momento como signos positivos de protección y más tarde como una
llamada al combate. 346 Asimismo, cultos como el del Sagrado Corazón en la
Vendée pronto se convirtieron en vehículos simbólicos que reagrupaban a
aquellos que se oponían a la Revolución. 347 Al igual que ocurrió durante la
crisis del siglo XVII, “la gente estaba dispuesta en toda E uropa a esperar
efectos mágicos, hechos extranaturales que les traigan alguna esperanza o la
confirmen”. 348
El efecto del milagro sobre la población de Zaragoza fu e espectacu lar, al
día siguiente, el 18 de mayo, la Santa Capilla es tuvo iluminada en señal de
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
345 Jacobo Sanz H ermida , Monjas en guerr a 18 08 - 1814. T estimonios de mujeres desde el claustro , Mad rid,
Casta lia , 2009, pp. 11 - 13. En este libro se contienen testimonios d e otros conventos donde los
acontecimientos p olíticos y sociales de la Guerra de la Independencia fueron interpretados en clave
so brenatural y milag rosa.
346 Para el caso italian o ver Massi mo Catt aneo, Gli occhi di Maria sul la Rivol uzio ne…, op.c it. y M. Broe rs,
The poli tics of Reli gion in Napole onic Italy. The war agai nst God, 1801 - 1804, London, R outledge, 2002, pp. 52 -
65. Asimismo, la invasión fra ncesa de la región re nana tamb ién se p rodu cen hecho s m ilagros os
interpr etables según estos mism os par ámetr os, T.C . W ., Blan ning, The Fr ench Revolut ion i n Germany.
Occup atio n an d re sistanc e i n t he Rh inel and 1792 - 1802 , Oxford, C larend on P ress, 19 83, pp. 235 - 239. .
347 Raymond Jonas, France and th e…, op. cit. , p. 97.
348 José Ant onio M araval l, op. cit., p. 462.
!
139 !
agradecimiento por la señal divina, siendo “tal el concurso que parecía el día 12
de octubre, especialmente a la noche con los rosarios que cada día se iban
aumentando de luces y gente”. 349 Sin embargo, la tensión y la incertidumbr e no
paraban de crecer y, el 21 de mayo, llegaba la orden del Consejo de Castilla
para que se nombraran diputados para las Cortes que se iban a celebrar en
Bayona.
Este clima d e agitación religiosa, exaltación del rey cautivo y miedo a la
invasión frances a confluyó en el levantamiento popular del 24 de mayo que al
grito de “Viva España y la religión” se dirigió para pedir que se le dieran armas
al pueblo a las puertas del castillo de la Aljafería, donde residía el capitán
general. Finalmente, tras su reunión con el Real Acuerdo y el Ayuntamiento,
acordó dar las armas y la fortaleza fue ocupada. Este motín fue utilizado para
“eliminar los últimos vestigios de poder de la admin istración godoyista” 350 ,
apartando de la capitanía general a Guillemi y designando pa ra ocupar su
cargo al fernandino José de Palafox y Melci, tercer hijo de los marqueses de
Lazán. 351 La imagen del nuevo capitán general se había beneficiado del mito
del rey cautivo ya que cuando fue elegido, acababa de regresar de Bayona,
donde había intent ado rescatar a Fernando VII.
En este nombramiento podemos ap reciar una cierta continuidad entre
aquellos que conducen el golpe de autoridad fernandino y aquellos que lideran
la resistencia contra lo s franceses. Así, José Pa lafox era primo de l marqués de
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
349 Faus tino Casamayor, op.cit. , pp. 5 3 - 54. Algo similar ocurrió en Italia cuando el prodigio fue
conocido en la ciudad y por la noche la iglesia se llenó de tantos fieles que era imposible cerrarla.
Mas si mo Catt aneo, op.cit. , p. 29.
350 Pedro Rúj ula, “Los años de los Siti os…”, op. cit. , p. XX.
351 José Rebolledo de Palaf ox y Melci [Zarago za, 28.10. 1775 - Mad ri d, 15. 2.18 47)] . Mil ita r y pol íti co
aragonés. Tras su educación en los escolapios, ingresó en la Guardia de Corps. Acom pañó a Fernando
VII y después de las abdic aciones de Bayona, regr esó a Zaragoz a y fue nombrad o capitán genera l tras
la de stitució n d e G uillem i. D esde ese cargo org aniza la defen sa d e la ciudad, convoca las Cortes de
Aragón para legiti mar su poder y se conviert e en la cabeza de la administ raci ón. Tras la capitul ació n,
es hecho prisionero y env iado a Vincennes. A su regreso participa en las juntas de notables celebradas
en Daroca y Segorbe los días 11 y 15 de abr il de 181 4 p ara hablar de la Co nstituc ión. Con tinua rá en
el cargo de Capitán G eneral hasta que en 1815 fue nom brado para el ejército del C entro y al disolverse
abandona la vida pública. D urante el trienio liberal pertenecerá a una Sociedad patriótica y liter aria.
Fue nombrado jefe militar del palaci o real y acompañó a Fernando VII en su traslado a Sevilla. Con la
Rest aurac ión perma nece ale jado de la polít ica hast a que la rein a María Cristi na le nombra prócer del
reino y duque de Zar agoza en 1834. Acusado de conspiración po r su participación en la Isabelina será
absuelto en 1835 y es nomb rado capitán general de Aragón. M ás tarde ostentará la D irección General
de Inválidos y la Inspecci ón General de las Milicias P rovincia les. Senador durante las siguientes
legislatu ras 18 34 - 1835, 1837 - 1838, 1839 hasta 1846 cuando es elegido s enador vital icio. Voz “ Palafox y
Mel ci , J os é Rebo lled o” , en la Gran Encicl opedia Arag ones a, http:// www.enciclopedi a -
aragonesa.com/voz. asp?voz_id=9794&tipo_busqueda =1& nombre=palafox&categoria_i d=&subcategori
a_id=&conImagenes=, consultada el 28 de septiembre d e 2009; José de Palafox, Memori as (ed ic ió n,
introducc ión y n otas H erminio Lafoz Rab aza) , Za ragoza , R olde, 19 94; y José de Palafox y su tiempo,
Zarago za, Dipu taci ón General de Aragón, 1992.
!
140 !
A yerbe, quién había participado en la conjura de El Escorial, y tanto él como
su hermano Luis, estaban unidos por vínculos familiares y políticos con el
Conde de Montijo, activo miembro del partido aristocrático que participó en el
motín de Aranjuez. Adem ás , José Palafox se rodeó de gente de su confianza y
políticamente reaccionarios. Con la notable excepción del liberal Lorenzo
Calvo de Rozas que sería elegido intendente, el nuevo capitán general nombró
gobernador de la plaza a su hermano Luís, IV marqués d e Lazán y destacado
absolutista, y regente de la Audiencia a Pedro María Ric, prometido de la
Condesa viuda de Bureta, prim a de Palafox, cuya tertulia constituía el núcleo
zaragozano de este partido aristocrático. 352
Si la Virgen del Pilar se había decanta do por la causa del rey Fernando
VII, también haría lo propio con su partido. Así, tras su nombramiento, el 27
de mayo, la Santa Capilla estuvo iluminada “a devoción del pueblo por la
felicidad de nuestras armas y bu ena elección del señor Palafox ”. A la ma ñana
siguiente, el capitán general respondió ilumin ando aquel mismo lugar “como
hijo predilecto suyo [de la Virgen]”. 353 En un gesto cargado de simbolismo,
reconocía “así el apoyo prestado por el en torno del Pilar y toda esa religiosidad
popular que va a se r tan importante para este temp rano alumb ramiento de los
zaragozanos a la política”. 354 Desde ese momento, la devoción al Pilar
desempeñaría un papel clave en la legitimación de los cambios políticos así
como en la movilización de la población, transmitiendo una sensación de
seguridad y fortaleza fundada en la protección sobrenatu ral de la Virgen.
Detrás de estas creencias se encontraba una serie de personas con un
ascendente social sobre la población que fueron capaces de canalizar las
energías sagradas hacia la defensa de la ciudad y sus propios intereses. Así,
desde la iluminación de la Santa Capilla, Palafox realizó toda una serie de
gestos hacia la Virgen del Pilar para legitimar su poder a través de ella. En este
sentido, cabría destacar que las fuentes coinciden en subrayar el importante
influjo que durante los Sitios ejerció el escolapio Basilio Boggie ro sobre el que
fuera su alu mno José Palafox. 355 De hecho, la influencia de este eclesiástico,
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
352 Ver Claude Morange , “El Conde Monti jo…”, op.cit., pp. 23 - 85, Pedro Rújula, “Los años…”, op.cit. ,
p. XXI y Francisco Javier Ramón Sol ans, “ Ric…”, op.cit. pp. 314 - 321.
353 Fausti no Cas amayor, op.cit. , p. 57.
354 Para las citas ver P edro R újula, “Los años d e los Sitios…”, op.cit. , p p. XX - XXI. Una descr ipc ión de
estos acontecimientos en Herminio L afoz R abaza, La Guerra de la Independe ncia en Aragón: del motín de
Aranjue z a la capitulac ión de Zaragoza (marzo 1808 - febrero 1809) , Zarago z a, Institución «Fernando el
Catól ico », 1996. Asimismo , para la figu ra de José de Palafox sigue sie ndo fundamen tal Hermin io
Lafoz Rabaza, José de Pal afox y su tie mpo , Zara goza, D iput ación G ener al de A ragón , 1992.
355 Incluso se podría apuntar que estaba detrás de alguno de los discursos del capitán general debido a
las eviden tes similitud es que tiene con la p roclam a del padre B asilio del 21 de dicie mbre de 1808. Se
conservan los cu adernos que empleó durante los años 1786 y 1788 en los cursos q ue siguió con el
!
141 !
destacado pilarista y cronista de los festejos por la concesi ón del rezo de 1807,
pudo desempeñar un papel clave en la decisión de Palafox de hacer del Pilar
un lugar central para sacral izar su autoridad.
El nuevo orden político iba tomando forma. El Cabildo realizó una misa
solemne en la San ta Capilla por la felic idad de la monarquía el 1 de junio de
1808 y se convocaron las Cortes de Aragón con el fin de legitimar la nueva
situación. 356 E n su primera reunión el 9 de junio, tras proclamar el rey
Fernando VII, fueron a visitar a la Virgen del Pilar. E n sus m emorias es critas
en tercera persona, el entonces capitán general Palafox recordaba cómo fue
“acompañado de un inmenso pu eblo al templo del Pilar a ofrecer la ciudad
entera de Zaragoza y todo el A ragón a los pies de la sagrada columna,
implorando su apoyo y al amparo de la protección del cielo”. 357
Esta presencia del culto al Pilar en los primeros momentos del
levantamiento zaragozano contra los franceses reviste muchas similitudes con
otras experiencias provocadas por la crisis de la M onarquía hispánica. En la
insur rección mejicana, la Virgen de Guadalupe se convirtió en un grito de
guerra al mismo tiempo que en un elemento de protección del pueblo y de
legitimación de la causa por la que se levantaban. El 16 de septiembre de 1810,
el padre Miguel Hidalgo, enarboland o un estandarte con el texto “Viva la
religión. Viva nuestra madre Santísima de Guadalupe. Viva Fernando VII.
Viva la América y m uera el mal gobierno”, lanzó su célebre grito de la Dolores
que supuso el inicio de la revuelta mejicana contra las autoridades españolas.
De esta manera, durante la crisis provocada por las abdicaciones de Bayona, se
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !! !
padre Basilio Boggiero. A.H.M.Z., Fondo Palafox, 44 - 1/2 - 5. A simismo, Belmas señala que Boggiero
“su antiguo preceptor, se co nvirtió en su consejero íntimo” y qu e “ejercía un a gran influen cia”, J.
Belmas , op.cit. , p. 17 y 9 1. Su p rincip al biógra fo, tam bién parece coincidi r en este magiste rio sobre
Palaf ox, Ángel Pastor Beltrá n, op.cit. , p. 155. Por último, Pedro María Ric también observó está
relación en “M émoire sur le second siège de Sarag osse o ù exp osé des circonstances les plus
intéress antes de ce siège, et de capitulation” en Collecti on compl ément aire des mémoires rel atif s à la
Révol utio n française . Tome III. Mémoires de Duhesme, de Vaughan , de D. M aria Ric et de Contreras , Paris, Ch ez
G. - L. Michaud, 1823, p. 183. El mismo Palafox escribi ó sobre él que “ era un sabio, escritor y orador
muy dist ing uido , él era mi Precept or y mi ami go. A él debo mi edu cac ión , el era mi comp añer o y mi
consejero”. Además, Palafox continua con cierta amargura diciendo que “el Mariscal Lann es, lo
arrancó de mi gabinete cuando es taba mur iendo, le llevo a su p resencio, le insu ltó y viendo q ue no
podía quebrantar su coraje le hizo fusi lar sobre el puente y su cuerpo fue tirado a la rivera con una
gran bala de cañón suspendida de su cuello”. A .H.M.Z., Fondo Palafox, 44 - 17 (En francé s en el
original).
356 Ver Anto nio Peiró Arro yo, Las Cortes Aragonesas de 1808. Pervi venci as forale s y revol ución popular ,
Zarago za, Cort es de Ar agón, 1985
357 José de Palaf ox, Memor ias… op.c it. , pp . 63 - 4. El hecho d e q ue sea la única referencia a la Virgen del
Pilar a lo largo de todo el texto no resta importan cia al estad o de agitació n religi osa de aquell os días ya
que estas memorias fueron redactadas m ás tarde y por tanto estuvieron sujetas a la evolución polític a
hacia el liberalismo. Además, también tendría mos que tene r en cuent a su evolu ció n perso nal tras el
fusilamien to de Bog giero y sob re todo su c autiverio en Vincenn es.
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142 !
puso de m anifiesto la extraordinaria fuerza de las identidades surgidas de las
antiguas comunidades políticas: se invocaron fueros y privilegios antiguos, se
reunier on viejas instituciones representativas, se recordaron héroes locales y,
sobre todo, se apeló a los símbolos religiosos de cada región como Nuestra
Señora del Pilar, Covadonga o Guadalupe. 358 Los cultos marianos daban “a la
rebelión un léxico y una simbologí a religiosamente potente”. 359
Además, a través de esta fusión entre la monarquía y la religión a través
de la Virgen del Pilar iría tomando forma un nuevo componente: la idea de
nación católica como definición de la empresa colectiva frente a los
franceses . 360 En este sentido, cabe recordar qu e el motín del 24 de mayo se hizo
al grito de “¡Viva España y la religión!” y que el 13 de mayo, la Santa Capilla
estuvo iluminada “a devoción de varios amantes de la prosperidad de
España”. 361
Los acontecimientos se suced ían a una velocidad trepidante y la segunda
sesión de las Cortes ni siquiera pudo llegar a celebrarse ya que el 15 de junio
de 1808, las tropas francesas comenzaban a acercarse a la capital aragonesa
para conquis tarla. La alarma comenzó a cundir por todo e l vecindario y
Palafox, “co n una bandera de nuestra patrona como g eneralísima d e nuestras
tropas”, pasó al templo a besar la imagen y huyó a Belchite, donde instalaría su
cuartel general, creyendo que la capital aragonesa no iba a resistir. 362
En menos de un año, la ciudad de Zaragoza iba a vivir dos abdicaciones,
la caída de Godoy, varios motines, la convocatoria de las Cortes de Aragón,
dos sitios brutales y una capitulación. Para el cronista local, Faustino
Casamayor, la llegada de las tropas imperiales a la ciudad en el verano de 1808
había supuesto “que aquel mundo ordenado y rítmico del que tanto disfrutaba
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
358 Françoi s Xavier Guerra, Mode rnida d…, op.c it .. , pp . 15 8 y 1 65 - 168. Para la utilizaci ón de símbolos
religiosos locales ver también J ean R ené Aym es, La guerra de la Independen cia en España (1808 - 1814) ,
Madr id, sig lo X XI, 20 03, p. 51.
359 Mass imo Catt ane o, op. cit. , p. 193.
360 Para la nación católi ca ver José María Portil lo V aldés , “De la monarquí a católi ca a la nación de los
católicos”, en Hist o ria y Política , nº 17, 20 07, pp. 1 7 - 35; Gregorio Alonso, “«Del Altar…»”, op.cit. ; Scott
Eastma n, “The religio us origin s of Spanis h national identit y”, en I Encuentro de J óvenes Investigadores en
Hist oria Conte mporá nea de la Asociac ión de Histor ia Cont empor ánea, Zaragoza, 26, 27 y 28 de Septiembre de 2007.
Public ación en f ormato digit al en la Insti tuci ón «Fernando el Católico» en
http:/ /ifc. dpz.es/ publicaci ones/ebooks/id/2715; Id ., “La qu e s ostiene la Pen ínsula es guer ra n acion al:
identid ades colec tivas en V alencia y Andalucía durante la Guerra de la Independen cia”, Histori a y
política , nº 14, 2005, pp . 2 45 - 272; y Francisco Javier Ramón Solans, “Una lectura del discurso
eclesiástico en la Guerra de la Independencia. Comun idad y exclusión”, en I En cuentro de J óven es
Investigadores en Historia Con temporánea de la Asociación de Historia Contemporá nea, Zaragoza, 26 , 27 y 28 de
Septie mbre de 2007 . Publicac ión en form ato d igital en la Inst itución «Fern ando el Ca tólico» dispon ible en
http:/ /ifc. dpz.es/ publicaci ones/ebooks/id/2715.
361 Fausti no Cas amayor, op.cit. , p. 63.
362 Ibídem , p. 64 .
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143 !
había saltado por los aires”. 363 Así pues, la subversión de ese tiempo cíclico, la
agitación política así como la sobreabundancia de acontecimientos condujeron
a una percepción de aceleración del tiempo, generando la pérdida de puntos de
referencia: el presente era inaccesible, el futuro era imprevisible y el pasado se
convirtió en incomprensible. 364 La ausen cia de referencias en el “espacio de
experiencia” de los zaragozanos así com o la imposición de la nueva realidad
bélica provocó un ambiente de inestabilidad y miedo ante lo que pudiera
ocurrir más adelante. 365 Y es que, como señalaba el C onde de Toreno, nada se
podía hacer para combatir esta “turbación de los tiempos” que “sembrando por
el mundo discordias, alteraciones y guerras, había estremecido hasta en sus
cimientos antiguas y nombradas naciones”. 366
En estos p eriodos de d esconcierto, la religión debe ser entendida com o
un elemento que “armoniza las acciones humanas con un orden cósmico y
proyecta imágenes de orden cósmico al plano de la experiencia humana”. 367
Estas creencias, como señala C lifford Geertz, permiten convencerse de que los
fenómenos son explicables d entro de su propia estructura d e pensam iento, es
decir, recurriendo a lecturas religiosas ya conocidas y de reconocida eficacia.
Es en este momento cuando la Virgen del Pilar y su templo se convirtieron en
referentes centrales de los zaragozanos. Las ceremonias potenciaron la imagen
de un culto que irradiaba su protección a los habitantes, que sacralizaba sus
armas y generaba un estado de excitación sobrenatural donde todo cabía ser
atribuido a la intervención divina mediante su intermediaria privilegiada,
Nuestra Señora del Pilar. Intérprete de lo s acontecim ientos, recurso ante lo
imposible, la Virgen se convertiría junto con la m onarquía y la patria en uno de
los elementos que leg itimarían la resistencia frente a los franceses.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
363 Pedro Rúj ula, “Los años ”, op.c it. , p. XXII .
364 Françoi s Hart og, Régimes d’h isto rici té. Prés entis me et expér ience s du temps , Paris, Seuil, 2 003, p . 92.
365 Sobre las diná micas del «espac io de experiencia» y «horizont e de expectativa» ver Reinhart
Kosel leck, Futuro pasado. Para una semánti ca de los tiempos históri cos , Ba rcelon a, Paidós, 1993 y so bre la
idone idad del uso de estas cate gorías ana líticas ver Paul Ric oeur, Tiempo y narració n. Vol . 3 , El tie mpo
narrado, Méxic o, Si glo XXI , 1996 , p. 941. U n des arro ll o de est a teo ría en Kose ll eck, Ace lera ción,
prognosis y secularización , Valen cia, Pre - textos, 2003. Otros autores com o Georg e S teiner también
hablaron de la sens ación de la ace leració n En el C astil lo de Barba Azul. Aproximación a un nuevo concept o de
cultura , Ba rcelona , Ged isa, 19 91. As imism o, sob re el e xceso del acon tecim iento v er la o bra d e Fran çois
Furet, Pensar la Revoluc ión Frances a, Barcel ona, Petrel , 1980 así como la reflexi ón a partir de esta obra
de M arc A ugé, Los no lugares. Espaci os del anonimato . Una antropolog ía de la sobremode rnid ad , Barce lona,
Gedi sa, 20 08, pp . 34 - 37.
366 No es cas ual que el Conde de Toren o eligi era est as pal abr as para dar comi enzo a su mít ica Histo ria
del Levan tamient o, Guerra y Revo luci ón de Españ a. Tomo I , Paris, Lib rería E urope a de B audry , 1838 , p. 2.
367 Clif ford Geer tz, La inter pretación de l as cultur as , Barce lona, G edisa ,1987, p . 89.
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144 !
2 .3.2 El primer asedio de l a ciudad (15.06.1808 - 13.08.1808)
“Nun ca el cristianismo, si lo miráis de
cerca, os parecerá tan sublime, tan digno
a Dios, y tan hecho para el hombre como
durante l a guerra” . 368
Joseph de Maistre, Le s Soirées de Saint -
Péters bourg
El primer enfren tamiento contra los franceses tuvo lu gar en la célebre
Batalla de las Heras d el 15 d e junio de 1808. Contrariam ente a lo que pen saba
Palafox, los zaragozanos resistiero n este primer envite, obteniendo una pírrica
victoria que retrasó el cerco a la ciudad. Los zaragozanos atribuyeron la
victoria al Pil ar y “entraron triunfantes en la ciudad, llevando las banderas a
presentar a Nuestra Señora, acompañándoles todo el pueblo a darle gracias
por batalla tan señalada”. 369 Al día siguiente aparecía una proclama de Palafox
en la que invocaba la protección divina y llamaba a los zaragozanos a que
siguieran “fervorosas vuestras oraciones al Todo Poderoso” a través de “la
mediación de su augusta y santísima madre del Pilar nuestra protectora, para
que bendiga nuestras armas y afiance nuestras victorias exterminando del todo
el ejército francés”. 370 Este tipo de interpretaciones milagrosas de la guerra
tuvieron un impacto tamb ién en la propaganda visual y así en aqu ella época se
realizó un grabado que ilustra como la Virgen ilumina con sus rayos
protectores a los zarago zanos, dándol es la victoria.
La Batalla de las Heras y su atribución a la intercesión de la Virgen del
Pilar contribuy ó a alimentar este estado de euforia religiosa que atribuía u n
carácter sobrenatural a los acontecimientos. Sin embargo, esta alegría d uró
poco, los cañones com enzaron a asolar la ciudad y los franceses iban ocupando
posiciones estratégicas para hacerse con Zaragoza. En la madrugada del 1 de
junio de 1808, la capital aragonesa despertaba a la dura realidad con un
bombardeo masivo que dura ría dos días. La gente acud ió desesperada a la
Plaza del Pilar para im plorar el patrocinio de la Virg en, “lo que se v erificó,
pues casi todas las bombas pas aban hasta el Ebro”. 371
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
368 Citado en Antoine Compagnon, Les antimodern es de Joseph de Maistre à Roland B arthes , Paris,
Gall imard, 2005, p. 11 7.
369 Fausti no Cas amayor, op.cit. , p. 65.
370 Mani fies to s y bando s de la Guer ra de la Inde pende nci a en Arag ón. 1 Los Sit ios de Zarag oza (18 08 - 1809).
(Selección, prólogo y notas a car go de Herminio Laf oz Rabaza) , Zaragoz a, Comuni ter, 2005, p. 53.
371 Fausti no Cas amayor, op.cit. , p. 73
!
145 !
A pesar de la gravedad de la situación, los zaragozanos seguían viendo
en los acontecimientos la protección de Nuestra Señora del Pilar. Esta
sensación se acrecentó con el cierre de todas las Iglesias, salvo el recinto de la
Santa Capilla en el Santuario del Pilar, “lo que causaba el m ayor sentimiento”,
y reforzaba la sacralidad y c entralidad del espacio de la basílica. 372 El público
que se refugió en este lugar para implorar misericordia y guarecerse de las
bombas era extremadamente heterogéneo, allí se encontraban las religiosas que
habían huido de los conventos colindantes, familias de la nobleza, heridos,
artesanos y un largo etcétera. 373 Todo ello dotaba a la basílica de un cierto aire
apocalíptico en el que se mezclaban las oraciones con los primeros efectos del
combate.
Este primer bombardeo fue uno d e los más importantes que sufr ió la
capital aragonesa y por ello, entró a formar parte del relato milagroso de los
Sitios. Según los vigías durante 27 horas cayeron unos mil cuatroci entos
proyectiles. 374 Este episodio sería in mortalizado en una anacreóntica publicada
en agosto de 1808 pa ra insuflar valor a los zaragozanos en la que se incluye un
grabado de la Virgen desviando las bombas con sus rayos de luz. 375
La protección d e la Virgen del Pilar dio lugar a un estado de exaltación
religiosa en el qu e todos salieron d e la b asílica “gritand o y pregonando por la
ciudad lo sucedido y se siguió el que se avivó mucho la confianza y no se
renovó más en las gentes el celo y el valor”. 376 En algunos momentos del
bombardeo, la actitud de los zaragozanos pudo rayar incluso con la euforia ya
que:
“como pasaban por encima o sobre la Santa Imagen e Iglesia al Ebro
divertían, viendo aquellos melones de fuego (así los llamaban) pasaban y
aunque se oía el estrépito, como era de cerca, complacencia y recreo les servía
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
372 Así, no sólo durante los bombarde os del 1 y el 2 de julio de 1808 fue el único centr o sagrad o abiert o
sino q ue desde el día 4 hasta el 14 de agosto sólo hub o c ulto pe rmanente en la Sa nta Capilla. Faus tino
Casamay or, op.cit. , p. 103 .
373 Un buen ejempl o en las jornad as del 3, 7 y 9 de agos to de 1808 descr it as por Faus ti no Casamayo r,
op.cit. , p. 93 , 97 y 99. Para testimon ios d e m onjas qu e se refugiaro n e n la Santa Capilla ver F rancis co
Oli ván Baile y Angel San Vicente, op.cit. , pp. 14 - 15.
374 Agustí n Alcai de I biec a, Histor ia d e lo s do s si tios qu e pu sie ron a Zar agoz a en l os años 1808 y 18 09 . Las t ropas
de Napoleón. Tomo I , Zarag oza, D iputa ción G ene ral de Aragón , 1988 , (ed. fa csímil de la de 1 830), p.
120.
375 Tras los bombardeo s, también se imprimen unos Cantare s místic os a María Santís ima del Pilar en la
que se le atribuye la protecci ón de la ciudad en el m ismo día del bombardeo así como la victoria de la
batalla de las Heras. En este texto se le atribu ye a la virgen un r ango m ilitar y se exa lta la rela ción
mate rnal con los zaragoz anos: “Capi tana de nosotr os/ Es la Virgen del Pilar/ En quién est á la
victoria, /La que esperamos gozar […] Nada nos turba Señora,/ Nada a Zaragoza asusta, / Pues ha
p uesto en ti los ojos /Y en esta fuerte columna […] Somos tus hijos,/Virgen Sagrada,/Y tu presencia/
Nos da esp eranza ” Cit ada e n Ma ri ano de Pa no y R uat a, op.cit. , p. 144.
376 Ramón Ca dena, op.ci t., p. 36.
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248 !
decisión de cerrar el templo ya que opinaba que “la opinión anticlerical o
antirreligiosa no iba contra el Pilar”. 78 5
Dejando a un lado las consideraciones sobre lo acontecido, el desagravio
por el apedreamiento del Pilar sirvió para articular una protesta global del
catolicismo zaragozano y mostrar así su vitalidad. D e hecho, a su regreso de
Valencia, Moneva se encontró con que había sido nombrado secretario para la
Junta de o bras para la edificación de la segunda torre del Pilar y en apenas dos
meses, se habían recaudado 50.000 pesetas. 78 6 En paralelo, la Junta Cen tral de
Damas quiso organizar una “gran peregrinación nacional” para desagraviar a
la Virgen y pedir “misericordia y favor para nuestra desgraciada Patria” lo que
finalmente se realizaría en 1905. 787 Por últ imo, este atentado serviría de
pretexto para la creación de la Corte de H onor de Damas del Pilar como una
asociación devoci onal femenina encargada de velar la Virgen y que, como
veremos más adelante, recogió las aspiraciones de un incipiente grupo de
mujer es católicas de la alta sociedad. La protesta pronto adquirió un carácter
nacional al plantearse como una función de desagravio de España ante el Pilar.
Así, por ejemplo, la suscripción para las torres fue nacional y la peregrinación
que finalmente se real izó en 1905 con motivo de la coronación canónica
también tuvo este carácter “patriótico”.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
785 Ibídem , p. 25 5.
786 L.A.C.M.Z. , 6.09.19 01, f ol. 37.
787 L.A.C.M.Z. ,19.0 9.1901, fol. 39.
!
249 !
3.3 L OS A CTORES
Los cambios políticos, sociales y culturales qu e hemos visto a lo largo de
esta segunda parte configuraron el marco adecuado para una nueva conjunci ón
entre el catolicismo y la política. El proceso de secularización, la aparición de
nuevos movimientos sociales, el desafío que supuso para la Iglesia su irrupción
en la esfera pública o los problemas derivados de la obligada y limitada
apertura democratizadora de la Restauración consolidaron la imagen de la
religión como un factor de orden, como u n punto de unión de la derecha
española.
Esta con junción entre política y religión llevaría consigo la
transformación del sustrato cultural n acionalcatólico en una cultura política
que se articularía en torno a una serie de prácticas, discursos, símbolos,
representaciones y valores. Esta cultura política llevaría ap arejada una
relectura de la Virgen del Pilar en clave nacional. Su templo se convertiría en
el alta r de la Patria. Las prácticas asociad as a su culto se transformaron en
exhibiciones de la fortaleza del catolicismo en E spaña, adquiriendo un matiz
político de defensa de la confesionalidad del estado y del carácter estructurante
de la religión en la sociedad española. Su historia quedaría asociada a la de los
grandes momentos de la nación católica: la evangelización de España, la
reconquista, el descubrimiento de América o la Guerra de la Independencia.
Desde este glorioso pasado, la Virgen del Pilar se pr oyectaría de m uy diversas
maneras en el presente y en el futuro de la ciudad. Así, su culto constituiría un
elemento de recristianización de la sociedad a la vez que contribuiría a dotar de
una dimensión providencial la labor del ejército en la Guerra del Rif. Además,
la devoción al Pilar constituyó el marco ideal para que la élite zaragozana
reforzara su identidad como grupo a través de ceremonias autorreferenciales y
autocelebrativas como la fiesta de la Raza. De esta manera, la Virgen del Pilar
se conver tiría en el vehículo ideal para la transmisión, difusión e interiorización
de esta cultura política.
Esta nueva construcción responde de u na manera muy clara a los
intereses de una parte importante de la clase dirigente zaragozana que veía en
el catolicismo un elemento de orden frente a los desafíos surgidos de la
incipiente sociedad de masas. Por la vinculación emotiva con el Pilar y su
fuerte anclaje social, este símbolo se convirtió en u n instrumento clave para la
politización y nacionalización de la población así como para representar la
hegemonía de esta elite social y reforzar su identidad col ectiva.
!
250 !
La participación de esta clase dirigente en dicho proyecto se articu ló a
través las nuevas organizaciones seglares impulsadas por la Iglesia. Este
encua dramiento religioso suponía una respuesta a los desafíos planteados por
la irrupció n de las m asas en política o por la paulatina estructuración d e la
sociedad en p artidos, sind icatos y otras organizaciones obreras. Así pues, las
autoridades eclesiásticas p romovieron dichas asociaciones laicas y las
controlaron a través de consiliarios y otras figuras de designación religiosa. De
esta manera, se configuraba un espacio de sociabilidad extremadamente
potente en el que se mezclaba la clase dirigente de la ciuda d con la élite
eclesiástica.
Si bien la presencia e importancia de los seglares ha sido una constante
dentro del cristianismo, su impulso definitivo vino con la doctrina del
catolicismo social y la Rerum Novarum de León XIII (1891). En España, su
recepció n fue tardía y estuvo lastrada por la permanencia de concepciones
desfasadas propias de la mentalidad benéfico - caritativa del Antiguo Régimen.
De hecho, la encíclica de León XIII no encontró un terreno especialmente
abonado en un país donde los Círculos Ca tólicos de Obreros fueron más bien
experiencias dispersas y esporádicas. Además, su recepción se vio perjudicada
por el sentido eminentemente conservador que se le imprimió por parte de un
catolicismo español integrista que rechazaba todo aconfesionalismo y, por
supuesto, cualquier colaboración con sectores no católicos. Así pues, más que
de la cuestión social, los católicos estaban preocupados por el mantenimiento
de la confesionalidad del estado, la enseñanza religiosa o la propaganda frente
al avance laicista. 788
Desde una perspectiva general este impulso asociativo debe ser
comprendido junto con otras experiencias del laicado como el desarrollo de
agrupaciones devocionales, moralizadoras y benéficas. 789 Es en este contexto
donde el increíble desarrollo de l as asociaciones y congregaciones femeninas
desempeñó un papel clave. La revalorización del papel de la mujer en la
recristianización de la sociedad fue el motor de este auge devocional que
contribuyó a la difusión y el anclaje de estos nuevos discursos eclesiásticos. En
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
788 Un es tud io de la impl antaci ón del cat olici smo soci al en España ver Felic ian o Montero Garc ía, El
primer catolicismo social y la «Rerum Novarum» en E spaña (1889 - 1902) , Madrid , C .S.I.C., 1983. Para la
plurali dad ideológica dentro del catoli cismo social q ue iba desd e el integrismo hasta el socialismo
cristiano ver J ean M arie M ayeur, Catholic isme soci al et démocr atie chrétie nne. Principe s romains, expérie nces
françaises , P aris, Ce rf, 1986. S obre el asociac ionism o católic o com o parte de un m ovi mient o gene ral de
madur aci ón socia l tras la crisi s del Anti guo Régi men así como para una persp ect iva de larga dura ción
del catolicismo social ver José Andrés - Gall ego y Antón M. Pazo s, “Cie n años (y al go más) de
catolicismo social en España”, en Antón M . P azos (ed.), Un siglo de catoli cismo social en Europ a 1891 - 1991 ,
Pamplona, Eunsa, 199 3, pp. 1 - 91, p. 40.
789 Ibídem , pp. 4 0 - 50.
!
251 !
Zaragoza, la Corte de Honor de D amas del Pilar, fundada en 1902, se
consolidó como el máximo exponente de este tipo de organizaciones,
contribuyendo activamente a la presencia del catolicismo en la calle a través de
la politización de cierto s actos devocionales, la organización de protestas,
manifestaciones, mítines y otros actos públicos.
La segunda fase de implementación del catolicismo social en Aragón
(1902 - 1916) sirvió para consolidar una poderosa estructura de intervención
pública. En 1902, bajo los auspicios del cardenal Soldevila 790 , se fundó la
Acción Social Católica cuyo primer presidente fue Mariano de Pano. 791 Detrás
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
790 Juan Soldevila y Romero [Fuent elap eña, Zamora, 20.10.1843 - Zaragoza , 2.06.19 23]. Entre 1902 y
1923 fue Arzobispo de Zaragoza cubr ie ndo un o de los pe ríodos m ás impo rtante s para la mo vilización
pilari sta así como para la configuración del catolicismo social y político. Estudio en el seminario de
Vall adol id, graduánd ose en fil osof ía y teol ogía en Toledo y Santiag o. Fue cura de Cis térn i ga y de las
Iglesias de San Nicolás de B ari y de Santiago de Zam ora. Más adelante pa só a ser secretario de
cámara del o bispo de O rense y canónigo de la mism a. E n 1883 obtuvo una canonjía en la catedral de
Vall adol id de la que más tarde será Arcipres te. El 14 de febrero de 1888 fue nombrado obispo de
Tarazon a y administr ador apost óli co de Tudela. Desde ese puesto asist ió a los congresos catól icos de
Zarago za, Sevi lla y Burgos, al eucar íst ico de Valencia y presidi ó la peregri naci ón nacional obrera de
abril de 1894 a Roma con el marqués de Comillas. S u proclamación como Arzobispo de Zaragoza
resultó un tan to polémica ya q ue tras la muerte de Vicente Alda en 1901 y lueg o tras la de Antonio
Mar ía s Casca ja res que ni siqu iera ll eg ó a ocu pa r la dió ces is, la Diput aci ón Provincial de Zaragoza
pidió al gobierno que le sustituyera M ariano Supervia, obispo de Huesca, que era apoyado por las
principal es insti tuciones civile s y religi osas de Zaragoza. Designa do como Arzobispo, Soldevi la hizo su
entrada oficial el 21 de marz o de 1902, atribuyéndose el m érito de las gestiones para la construcción de
la segu nda torre de la basílica en 1 907. Adem ás, co nsigu ió qu e fuer a dec larado Mo num ento Nacio nal y
organizó la coronación de la V irgen del Pilar visitando al Papa Pío X con este o bjetivo. Tuvo un
enfrentamiento con el polémico y católi co catedráti co de derecho Juan Moneva y Puyol por su
intenc ión de ven der los tap ices de la Seo . M on eva y Pu yol sacó un artículo e n la Revis ta de Aragón junto
con un análisis de Eduardo Ibarra logrando finalm ente fre nar las in tenciones del Arzo bispo. P articipó
activamente en los actos que se iban a desarrollar en 1908 con la Adoración Nocturna, La A samblea de
la Buen a Pren sa o la recepción de las bande ras hisp ano americanas . Fue senador, administrad or
a postóli co de la diócesis de Huesca, cardenal desde 1919 e hijo adoptivo de Zaragoza en 1909. El 4 de
junio de 192 3 fue asesina do cuan do salía de las escu elas benéf icas de Term inillo, recib iendo sep ultura
en frente d e la S anta Capilla. A.D . P.Z., Diputación Central, Varios , X III - 828; José Blasco Ijazo,
Obisp os…, op.c it. , pp. 62 - 3 y Juan Moneva y Puyol, Memo rias …, op.cit. , p. 357, pp. 3 67 - 383.
791 Mari ano de Pano y Rua ta, [Mon zó n, Hue sca, 3. 08.1 847 - Id., 3 1.12.1948]. P ropietario y erudito
local que co menz ó su ca rrera como concejal y alcalde del Ayuntamiento de do nde era oriun do. E n
1888 se instaló en Zaragoza donde empezó a introducirs e en los principales centros de sociabilidad de
la burgues ía bien - pensante como académico de la Real Academia de Bellas Artes, soc io del casino d e
Zarago za en 1889 y del Atene o Cien tíf ico , Literari o y Artíst ico de Zara goza. Fue premiad o por la
Academi a Bibliogr áfi ca M aria na de Lérida por su lib ro en verso La Santa Rein a . En 1 901, ocupó un a
vocalía en la Junta de Obras del Templo d el Pilar. En 1902, fue nombrado presi dente del Ateneo y
Socio de la R eal Sociedad Económica Aragonesa de Amigos del País. Un año más tarde era nombrado
president e de la recién fundada Liga Católica de Aragón. Desde ese puesto de prestigi o, partici pó en el
III Cente nari o del Quijote , en la Exposic ión Hispano - francesa y en el C entena rio d e los Sitio s ad emás
de ser uno de los responsables del renacimiento de los juegos florales entre 1900 y 1905. En 1913,
ocupó la presidencia del a Academ ia de San Luís y en 1924 se encargó de o rganizar la segunda
peregrinac ión de los jueves eucaríst icos al Pilar de Z aragoza. En 1929, ocupó la presidencia de la
Acció n Católi ca c ompart iendo este car go con el puest o de la Liga de Acción Social Católi ca de
Zarago za. Entre sus tra bajo s , podríam os destaca r la b iografía La C ondesa de Bureta Dª. María Consolac ión
de Azlor y Villavicencio y el Regente Don Pedro Mª. Ric y M onserrat. Episodios y documentos de los Sitios de
Zarago za , Zarago za Esc ar, Tip ógrafo , 1908 y La Condesa de Bureta y el regente Ric. Héroes de la independencia
!
252 !
de dicha asociación, estaba una generación perteneciente a la élite social,
fraguada en torno a la figura del obispo a uxiliar Mariano Supervía,
encuadrada en unas juventudes católicas bastante politizadas y con un pasado
carlista o una simpatía por su causa. Tras unos titubeantes primeros pasos, esta
organización desarrolló instituci ones de formación como los C írculos de
Estudio, la Biblioteca Popular o la Obra de la Blusa; o benéfico - asistenciales
como la Cooperativa Obrera de Consumo de San José, Cooperativa de San
Antonio para la construcción de Casas Baratas o el Bazar del Hogar
Modesto. 792
Al margen de este tipo de in iciativas, la Acción Social Católica también
permitió articular la defensa toda una serie de intereses de clase ya que dicha
organización estaba compuesta por importantes propietarios agrícolas e
industriales. De esta manera, uno de sus p rimeros objetivos fue la creación de
la Caja Obrera de Ahorros y Préstamos de la Inmaculada Concepción en 1905
bajo presidencia de Joaquín Roncal como motor económico de las iniciativas
de la Acción Social Católica. Así, a través de esta importante labor crediticia se
pudo articular organizaciones de propietarios agrícolas com o el Sindicato
Central de A sociaciones Agrícolas Católicas de Aragón (1907). 793 Como
sostiene Gloria Sanz Lafuente, este sindicato además de articular la defensa de
los propietarios, sirvió com o
“refuerzo de los mecanismos de intervención pública y de la situación de
privilegio de sectores eclesiásticos y para vincular a la burguesía agraria con la
defensa de un catolicismo excluyente, que formará parte de su
autoidentificación como clase social. Desde el interior de la Acción Social
Católica iba a surgir un poderoso entramado de relaciones políticas, sociales,
económicas, que tratará de ir asentando sus tentáculos en la provincia. La
CAI, el Sindicato Central de Asociaciones y la consecución de las primeras
candidaturas para las elecciones municipales, no eran hechos aislados y únicos
de la actividad católica, sino que formaban parte como segmentos
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !! !
española. S egunda parte. Episod ios y documentos de la Guerra de la Independencia, Zarago za, Tall eres
Edito ria les de «El Not ici ero» , 1947. Ve r l a biogr afí a de Wif redo Rinc ón Ga rcía , Vi da y obra del
humanista aragonés Mari ano de Pano y Ruata . 1847 - 1948 , Mo nzón , CE HIM O, 1997; sobre su orie ntación
políti ca ver especial mente Ignacio P eiró Martín, La Guerra de l a Inde penden cia y sus conmemor acion es
(1908,1958 y 2008) , Z arago za, Institu ción «F ernan do el C atólico» , 2008, p p. 75 - 90; para su labor en la
direcci ón de la Liga de Acción Social Católica ver José Estarán Molinero, Cien años de “Acció n Social
Catól ica de Zarago za” (1903 - 2003) , Zaragoza, A cción Socia l Católic a de Z aragoz a, 2003 .
792 Ver José Estarán Moliner o, Cien años d e “Acción Social C atólica de Zara goza” (190 3 - 2003) , Zarag oza,
Acció n Soc ial Católi ca d e Zar agoza, 2 003.
793 Para la crea ción de la C.A. I. ver Ibídem , p p. 97 - 114 y “Los orígenes del catolicismo social (1890 -
1910)”, en Eloy Fernández Clemente y C arlos Forcadel l Álva rez, Aragón C ontempo ráneo . Estudios ,
Zarago za, Guara , 1986, pp. 79 - 188 , ver pp . 173 - 174. Para su defensa de intereses de clase ver Gloria
Sanz Lafuente, Los organi zacio nes de propietar ios agrar ios en Zaragoza 1890 - 1913 , Z arago za, In stitución
«Fernan do el Catól ico», 2000, pp. 115 - 175
!
253 !
heterogéneos de una misma realidad: la gestación de un segundo grupo de
intervención a nivel provincial, que intentaba perpetuar su posición
hegemónica y el reforzamiento de su poder a través de conexiones comerciales,
financieras y políticas”. 794
Así pues, al poner el énfasis en el laicado, el catolicismo proporcionó el
marco adecuado para la organización de los intereses de cla se. Además, de
estas estructuras socioeconómicas, este grupo supo articular una poderosa red
propagandística a través de una impresionante estructura editorial y, desde allí,
plantear una opción política propia que pudiera, según las circunstancias,
colaborar con otras iniciativas o presentar una candidatura propia. En
definitiva, las características de dicho grupo de notables contribuyó
notablemente a dar forma al discurso pilarista ya que, como sostiene Javier
Ugarte Tellería para la Pamp lona del siglo XX, nos enc ontramos ante:
“una elite que construía su identidad sobre lo local y lo particular, y lo
permanente , lo que se suponía inmanente al lugar, antes que sobre lo universal e
innovador. Era aquella una élite que progresaba con la mirada puesta en el
pasado. (…) Ese modo nostálgico de entender las cosas hizo que en esa
progresión impulsada por aquel colectivo prevalecieran las continuidades
sobre las rupturas, que fuera una modernización hecha desde modos y valores
netamente tradicionales”. 795
Por último, habría que destacar el papel del Ayuntamiento en la difusión
de los valores y símbolos de dicha cultura política ya que durante la primera
década del siglo XX estuvo controlado por alcaldes de derechas. Inclus o
durante los breves mandato s d e sectores los sectores m ás progresistas d el
liberalismo local, el Consistorio fue en to do mom ento c onsciente de la creciente
importancia que tenían las ceremonias articuladas e n torno al Pilar para la
economía local. Además, al constituir su culto en imagen turística de la ciudad,
el concejo municipal también contribuyó inevitablemente a la difusión de dicha
devoción y a su configuración como centr o simbólico de la ciudad.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
794 Ibídem , p. 18 0.
795 Javier Ugarte Teller ía, La nueva Covadonga ins urgent e. Orígen es socia les y cultur ales de la suble vació n de
1936 en Navarra y el País Vasco , Ma drid, B ibliotec a Nue va, 19 98, p. 16 9.
!
254 !
3.3.1 La organización de los laicos en Zaragoza: la propaganda pilarista, la
jen eusse dorée zaragozana y la Liga de Acción Social Católica.
“Vayamo s todos unidos
a la prensa... al Parlamento
allá donde nos presenten
la batalla esos bla sfemo s
que escarne cen las imágenes
y apedrean los conventos”. 796
Luís Ram de Viu
Para la constituc ión de una lectura nacionalcatólica del culto al Pilar así
como para otras iniciativas dentro de esta cultura política resultó capital la
articulación de una potente estructura propagandística que informara sobre los
diversos eventos organizados y los dota ra de contenido. La Iglesia siempre
había gozado de un aparato de información privilegiado y centralizado a través
de su temprana organización administrativa que permitía transmitir las noticias
hasta los puntos más perdidos de la diócesis. A esta potente red informativa
habría que sumar la utilización de nuevos recursos técnicos como la fotografía,
el desarrollo de la prensa de masas o la constitución de una potente red
editorial.
Resulta difícil realizar una valoración en conjunto de la propaganda ya
que abarcaba casi todos los aspectos de la estrategia católica. Así en cada una
de las diversas asociaciones o juntas de seglar es existía una comité de
publicidad encargado de difundir s us objetivos. Además, los t extos eran
increíblemente variados e iban des de las hojas parroquiales hasta los boletines
diocesanos, desde las postales hasta los libros de oraciones, desde himnos de
peregrinación hasta voluminosas y lujosas crónicas ilustradas, efímeras hojas
de oración, gigantescos póster, medallas conmemorativa s, escapularios y un
larga etcétera.
Como señalaba Mariano de Pano en su artículo “L a Virgen de Pilar. Su
acción social”, el gran número de reproducciones de su imagen “ha tenido que
ejercer en Aragón y en España una influencia colosal en las familias, e n las
parroquias, en las aldeas, en las ciudades; en la tierra y en el mar y en las
embarcaciones y en los puertos y en todas partes”. Para el propagandista
católico y líder de la A cción Social Católica de Zaragoza, las consecuencias
eran evidentes ya que de ella provenía “la fisonomía especial de nuestro
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
796 Citad o en M aría Áng eles Naval, Luís Ram de Viu. Vida y obra de un poeta de la Restaurac ión , Zarag oza,
Institución «Fernando el Ca tólico», 1995, p. 91.
!
255 !
pueblo; de aquí que este pueblo sea elegido tantas veces para que en él se
quebrante principalmente la cabeza de la serpiente infernal, como se quebrantó
en 1808 y se está quebrantando en nuestros días, gracias a la Virgen del
Pilar”. 797
Sobre todos ellos se imponía una r ealidad, que el “medio, poderoso
como ninguno, de comunicación es la prensa periódica. Tal como está hoy
organizada nuestra vida social, no hay manera de prescindir de ella, cualquiera
que s ea el trabajo o la empresa que se quiera llevar a cabo”. 798 Desde hacía
tiempo, la Ig lesia había visto en la prensa su may or enemigo y su mejor arma
como prueban las reuniones de la Asamblea Nacional de la B uena Prensa cuya
segunda edición se celebró d e los días 21 al 24 de septiembre de 1908 en
Zaragoza. 799 En la capital aragonesa, existieron diversos periód icos
confesionales de muy corta duración y bastante inestables como La
Perseverancia (1865 - 1868), Diario Católico (1881, 1883 - 1885), El Eco de la Cruz
(188 9), La Voz de Aragón (1896), La Esperanza de Pueblo (1888) o el Faro católico
aragonés (1880 - 1881).
Por ello, resultó tan importante la aparición un 1 de junio de 1901 del
periódico El Noticiero que consolidaría en Zaragoza un medio moderno y
católico de m asas que alcanzaría muy pronto buenas tiradas y que perduraría
hasta 1977. Su primer presidente sería el om nipresente arcediano del Pilar
José Pellicer 800 y por sus páginas pasarían los más destacados miembros del
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
797 Boletí n de Acci ón Soc ial Catól ica de Zar agoza , 15.10. 1912.
798 Florenc io Ja rdiel , La Virgen del Pil ar y su templo. Crónica o ficial de las nuevas obra s de l tem plo metropolita no
de nuestra señora del Pilar – se pub lica por acuerdo de la R eal Junta, constituida el añ o 1901 - comienza el día 2 de
enero de 1902 , Za ragoza , Mar iano S alas, 190 2, p. 40
799 Crónic a de la Segund a Asa mblea Naci onal de la buena Prensa celebrada en Zaragoza los días 21 - 24 de septiembre
de 1908 , Za ragoza , T ip. La editoria l, 1 909. Para la in serción d e este proces o dentro de la recup eració n
económica de la Iglesia y la renovación de su influencia ver Jesús María P alo mare s Ibáñe z “La
recuperación económica… ”, op.cit. , p p. 1 53 - 171, para la prensa pp. 168 - 169. Un análisis de las cifras de
la prensa c atólica en J osé An dres - Galleg o - Antó n M. Pazos, La Iglesia en la España contempo ránea. Tomo
1. 1800 - 1936 , Madrid , Enc uentro , 1999, pp. 209 - 219.
800 José Pellice r y Guíu [Caspe, 1864 - Zaragoz a, 27.11 .194 0]. De vocación tardía, fue ordenado con
más de 30 años ya li cencia do en der echo y en let ras. Ocupó los más altos cargo s eclesi ástico s de la
diócesi s de Zaragoza, siendo protonotari o apóstoli co y vicario general del arzobispado de Zaragoza,
canónigo, arcipreste del Pilar y más tarde D eán. Como vicario general mandó cerrar el P ilar en 1901
por el asunto del apedreamiento y fue el encargado de organizar los actos de desagravio. Fue asi mismo
president e de la Real Cofradía del Santísi mo Rosario de Nuestra Señora del Pilar de Zaragoza desde
1906, presidente de la Junta de Peregrinaciones al Pilar y vicepresidente del Patronato de O bras del
Templo del Pilar. Propag andis ta catól ico fue uno d e los impulsores y p rimer presidente del periódico
El Noticiero . A l transfo rmars e en socied ad anó nima en 1923 pa só a ocupa r de nuev o la presid encia.
Apoyó el golpe de Primo de River a y el de Fran cis co Franco parti cipa ndo como D eán de las
principal es ceremonias en la Zaragoza de la G uerra Civil. De hecho fue vicepresidente de la Junta
para la organizació n del XIX Centenario de la venida de la Virgen del Pilar de 1940. Datos biográficos
extraidos de Jo sé Enrique Pasamar Lázaro y Wifredo Rincón, Monume ntum Lau di s, CX XXV Aniversario
de la revista E l Pilar. Catálogo de la exposición , Zarag oza, Fund ación CA I - ASC, 2007; Franc isc o Guti érr ez
!
256 !
catolicismo zaragozano: los catedráticos de derecho, Inocencio Jiménez (con el
seudónimo de Le Soc) y Salvador Minguijón; José L atre (con el seudónimo de
Le Brun); el catedrático de sociología Severino Aznar; o el catedrático de
medicina Luís Mendizábal, su primer director. A demás, en su fundació n
estuvieron presente un grupo de personas que tenían la experiencia de El Pilar
como Manuel Simeón Pastor o Pedro Dosset. 801 El análisis de este tipo de
publicaciones se suele reducir al del propio periódico sin embargo El Noticiero
constituyó además una im portante empresa editorial que ofreció numerosas
obras religiosas fundamentalmente a partir de la Guerra Civil. 802 En definitiva,
El Noticiero representaba a “una prensa muy capitalizada y acorde con los
rumbos tomados por la burguesía local” que se configur aba como un arma muy
potente de los sectores cons ervadores zaragozanos. 803
Quizás, lo más interesante sea constatar como desde finales del siglo
XIX, se estaba consolidando un grupo de intereses compartidos entre
eclesiásticos y seglares provenientes del mu ndo de las profesiones liberales,
comerciantes e industriales que se constituiría en un poderoso grupo mediático.
A este colectivo pertenecían las iniciativas periodísticas en clave pilarista: El
Pilar de Zar agoza (1869 - 1870), El Pilar (1883 - 2011) y Anales del Pilar (1907 -
1915?). L a primera de ellas fue fundada por la incipiente organización de la
juventud católica zaragozana que se reunía en torno al entonces beneficiado
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !! !
Lasant a, Histori a de la Vi rgen del Pil ar. T omo III. El templ o de Nuestra S eñor a del Pilar , Zarago za, E l
Noti ciero , 1973 , p. 552 ; Lu ís Alva r Sanc ho, La prens a de masas en Zarag oza (1910 - 1936).
Profes ional izaci ón y desarrollo empresari al. Los casos de Heraldo de Aragón, El Noticier o y la Voz de Aragón ,
Zarago za, Insti tuci ón «Fern ando el Católico », 1996, pp. 93 - 101; Eloy Fernández C lemen te, “Los
orígenes del catolici smo social…”, op.ci t. , pp. 108 - 111; Libro de Acta s de la Real Cofradía del Santísimo
Rosar io de Nuestra Señor a del Pil ar de Zaragoza , 1.10.19 06, fol . 47; L.A.C. M .Z., tomo desde 1924
hasta 1932, Relación de prebendados que han constituido el Cabildo de Zaragoza durante el año 1924,
fol. 55 - 56; y A.H.M.Z., Correspondencia oficial (secretaría p articular ), caja 5768, 1938 - 1941 Actas de
la Com isión E jecutiv a de la C onm emo ración del XI X Ce ntena rio de la v isita de la Santís ima V i rgen.
801 El N otici ero alcanzó una tirada de 5.500 ejemplares en 1913 que ascendió hasta los 8000 en 1920 y
12000 en 1927. El primer periódico comenzó en la antigua sede de la Derecha y se beneficio de la
muert e del Diario de Zaragoz a de Tomás Castell ano en 1907, convirtiéndose en el periódico católico
zaragozano por excelencia. En un a segu nda etapa, entre 1911 - 1922 se incorporaron jóvenes
estudiantes que tendrían un peso fundamental en los siguientes decenios como José Calvo Sotelo, José
Blasc o Ijazo o Genar o Poza. En un tercer momento, 1922 - 1931 se vio influenciado por el grupo del
catolicismo social con n ombres com o Severino Aznar, Inocencio Jiménez, Juan Moneva y Puyol o
Mig ue l S ancho Izqu ie rd o. En 19 23 ba jo el impu ls o del deán Jo sé Pe ll icer y co n e l apo yo económico de
los Izu zquiza se tran sform ó en socied ad an ónima . Luís Alvar Sancho , L a prensa de masa …, op.cit., pp. 60
y 93 - 101 y Eloy Fernández Clemente y Carlos Forcadell Álvare z , Histori a de la prens a ar agon esa ,
Zarago za, Guar a, 1979, pp. 116 - 125.
802 Ent re ellas podríamos destacar P ascual G alindo Romea, La Virgen del Pilar y España. Historia de su
devoción y su T emplo , Z arago za, Tallere s E ditor iales de “El No ticiero”, 19 39; Ricar do del Arco y G aray ,
Temas arag ones es , Z arag oza, T alleres Ed itoriales de “E l Not ici ero”, 1953 o los traba jos de Fran ci sco
Gúti err ez Lasanta desde su La Virgen del Pilar . Reina y patro na de la Hispani dad de 1943 hasta la serie de
volúmenes inici ada en 1973 e intitula dos His tor ia de la Vir gen de l P il ar .
803 José Carlos Mainer, Regional ismo, burg uesía y cultu ra: Revista de Ar agón (19 00) y Herm es (191 7 - 1922) ,
Zarago za, Guar a, 1982, p. 48.
!
257 !
del Pilar, Mariano Supervía 804 y al director del seminario sacerdotal de San
Carlos, Florencio Jardiel. 805
A pesar de que su último número dijera que había procurado no “entrar
ni mezclarnos con las candentes cues tiones de la política, y si alguna vez aun en
este terreno al parecer nos hemos internado, nuestros lectores saben muy bien
que sólo lo hemos hecho cuando so pretexto de la política se ha atacado a la
Religión”, lo cierto es que la revista tenía un marcado tono político y
simpatizaba con la causa carlista. 806 De hecho, el 4 de agosto de 1870,
Florencio J ardiel exponía sus preferencias ca rlistas en el artículo titulado “La
Revolución española y las costumbres públicas”. 807 Además, el nacimiento de
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
804 Mari ano Su perv ía y Lo st alé [ Tau ste, Zarag oza, 20. 04. 18 35 - Hue sca, 15 .01 .1918] . Est udio fi losof ía y
teología en el Sem inario de la capital zaragoz ana, d octorándose en Valencia. R ecibió la orden
sacerdotal el 17 de diciembre de 1859 y regentó varias parroquias de Zaragoza. Fue nom brado
benefici ado del Pilar y desempeñó funciones de censor eclesiásti co y examinador sinodal. En 1875 fue
nombrado canónigo pen itenciario de l Ca bildo de la Cated ral d e Z arago za y en 18 78, obispo au xiliar de
Zarago za. En 1895 se le nombró para la sede de Huesca aunque su nombre continuó sonan do para la
diócesi s de Zara goza tras l as muerte de los arzobispos Vicente Alda en 1901 y An tonio Marías
Casca jare s, que ni siquier a llegó a ocupar la diócesi s. Marian o Supervía gozaba del apoyo del Cabildo,
la D iputac ión P rovin cial d e Z aragoz a, el Ayun tamien to, e l Cler o, co rpora ciones y soc iedad ya q ue se
le con sidera ba u n ho mbr e mo derad o q ue p o dría “evitar contie ndas y procurar la apetecida concordia”
y por eso, enviaron varias cartas al gobierno para que le concedieran el nomb ramiento. Caballero de la
Gran Cruz de Isabel la Católi ca y Corr espondi ent e de la Real Acade mia de Hi stori a. A.D. P.Z.,
D iputac ión C entral, Varios, X III - 828 y S antiago B roto Aparicio, “Apuntes de sigilografí a y heráldica
de los obispos de Huesca”, Hida lgí a, nº 246, 1994, pp. 646 - 647.
805 Florenc io Jardiel y Dobato, [Híjar, Teruel, 15.11. 1844 - Zara goza, 28.0 7.19 31] A los ocho a ños
comenzó sus estudios en los escolapios de Zaragoza h asta 1854. En 1858 ingreso en el seminario
Conci lia r tras haber estudia do tre s años de gramátic a lat ina en la Univers idad de Zaragoz a. Tras sus
estudios de teología en el seminario entre 1859 y 18 68, fue orden ado p resbítero. E l 27 d e ener o de
1869 fue nomb rado por el Arzobispo, director del seminario sacerdotal de San C arlos, cargo que
ocupó durante 12 años realiza ndo misiones en el hospicio provincial, la prisión de mujeres... Participó
en la creación de la revista de El Pilar donde mostró sus preferenci as carlist as. En 1880, fue nom brado
benefici ado de la Iglesia de San Miguel de los Navarros de Z aragoza. A comienzo de los 80 aparece
vinculado con la Juventud Católica junto con Manuel Baselga y Félix Cerrad a entre otros. Part ici pó
en la peregrinación nacional de 1880 de la que compone el himn o. El 15 de febrero de 1884 fue
nombrado capellán de honor y predicador de Alfonso X II. En 1884 recibió el grado de doctor en
teología y en derech o canón ico por el sem inario conciliar central de San Ildefonso de Toledo . El 4 de
junio de 1885 es nomb rado ca nónig o de la cate dral de Zarago za y en 18 86 voc al eclesiás tico de la
Junta Pr ovinc ial de Instru cción Pública de Zarago za. Director de la Asociación tere siana de l a
Herma nda d de Si ervos se glares del Sant o Hosp it al de Nues tr o Seño ra de Grac ia, de la Confe renci a de
Señoras de San José y de la Asociació n domiciliari a. Comenzó a participar en las obras sociales dando
clase en las Escuelas Católicas de Obreros en 1885 y s iendo dir ector es piritual d e la Asociaci ón de
Señoras para el ejercici o de la visita domicilia ria. En 1890 fue secr etar io del II congre so catól ico en
Zarago za y ese año fue nombrado capell án de la Real Maestran za de Caballe ría de Zarago za. En 1896
fue nom b rado teso rero del Cabildo, lue go Arcipreste en 1902 y finalm ente Deán en 1906. T ras haber
ingresa do en 188 3 en la Rea l Socie dad E conó mica Aragon esa d e Am igos d el Pa ís, pasó a ser su
director en 1900, reorganiz ó el Montepío de Labradores y fue president e de la Ca ja d e A horro s y
Mont e de Pie dad. Par ti cipó en la com is ión pa ra ele var el monu mento a los már ti res de la Re ligi ón y de
la Patr ia y e n la o rganiz ación del Cen tenario de lo s Sitio s. Ver Cán dido M arq uesán , Florenc io Jardi el.
Un nu evo Pi gnat elli , Zaragoza , s.e., 200 8.
806 El Pil ar de Zarag oza , 8.09.1870.
807 El Pil ar de Zarag oza , 4.08.1870.
!
264 !
el 2 de octubre de 1910 se formó una junta compuesta por Santiago Guallar,
por el Sindicato Central de Asociaciones Agrícolas, Mariano de Pano por la
Liga de Acción S ocial Católica, Romá n Izuzquiza por el Círculo Católico de
Obreros, Mariano Laborda por la Caja Obrera de la Inmaculada, José María
Azara por la Congregación de San Luis, Inocencio Jiménez por El Pilar ,
Norberto Torcal por El Noticiero ... 830 En definitiva, los mismos nom bres ba jo
múltiples instituciones dirigiendo el movimiento católico zaragozano, aquella
jeneusse dorée de la que hablábamos, había pasado a controlar los principales
resortes de poder, imprimiendo su sesgo conservador.
3.3.2 La organización de las laicas en Za ragoza. La regeneración de la
nación a través de las mujeres
“Santiago cesó de atraer la atención, y
Santa Teresa no lo rempl azó como figur a
nacional; pero la pugna entre el ideal
bélico encarnado en el Apóstol y el
anhelo de ternura femenina vinieron a
ar moni zar se en el culto a la Virge n del
Pilar , en el que aparec en reminiscen cias
de l a divi nidad bélica del Hijo del
Trueno” . 831
Améric o Cas tro
Con las palabras que abren este apartado, Américo Castro concluía el
capítulo consagrado a la decadencia de la c reen cia en Santiago. El afamado
filólogo que h abía situado con cierta polémica el o rigen d e Españ a en la
Reconquista, hablaba del declive de Santiago y señalaba como su sucesora a la
Virgen del Pilar por su papel desde la Guerra de la Independencia hasta e l
siglo XX. 83 2 Su victoria se basaba en ser la síntesis entre el espíritu guerrero de
Santiago y «el anhelo de ternura femenina» de Santa Teresa. Ésta no sólo era
la victoria del Pilar sino de la Virg en y en definitiva d e la s m ujeres que
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !
830 José Est arán Moliner o, Ci en años de …, o p. cit . , pp. 2 51 - 256…
831 Améric o Cas tro, La real idad hist óric a de España , M éxico , Editor ial Porr úa, 197 1, p. 397.
832 Su tesis de que España comenzaba con la reconquis ta excl uía del relato nacional a la Hispania
romana y el período v isigótico. Su libro sobre España generó una du ra polém ica con Mené ndez P idal
que defendía un origen previo. Ver Juan P ablo Fusi, España: la evol ució n de la identid ad nacional , M adrid,
Temas de hoy, 2000, pp. 15 - 17. Sob re su figura ver la voz “Américo C astro Quesada” en Ignacio Peiró
Mar tí n y Gonza lo Pas amar Alzu ri a, Dicciona rio Akal de Histo ria dore s españo les contempo ráne os , M adrid,
Akal, 2002, p p. 179 - 181
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