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Les veritez catholiques : declarées & prouuées selon la vraye idée qu'en ont euë les SS. Peres & les Docteurs qui ont écrit durant les cinq premiers siecles de l'Eglise Chretienne...

Champeils, Léonard (S.I.),1587-1669

Abstract

BHR/A-011-355

Full text

<> �� �v·� �� =iÉ S .POt) . �) o V E'l�ITI1Z -!';¡� If < -_ :0 »'.... CA: TFlOr:]QY-E�, '" o ,"35Z5Declar�eso prouuécs felon la vr;!lye idée • -'� <" - qu'end "'�ue les SS·.pter�s &les Doéteurs J � . quiont �i�,tdtl�ant les cinqpremiers fie- (' des de or .. !ire .C�r�frienne, & qu'ilsont fonnée :·uu ;,�ay f�lde'la pure parole de Dieu. '- �':::- < • :� - ... • ' ¥ .. , :� .�.;.. • . DediÉes a MO!lfeign�ur de N O Y E ns, Par le R. Pere L E-O N Á R:O ' e HAM· PEl L S � o." "1 dela Comp�gn¡ede I'ssvs. l , r: , /, , � . . MO N S E I·G ,N EVR',: ,>. • MONSEiGN£VR DE NOYERS, Baron d'Angu, Coníciller 'du Roy, & Secreta-ire de fés: Co� � � t � man,demens. , � � , �, .,_ ONSEIGNEVR' '�7 ,� ," . .�'�'.�. '.2:.. .¡Jr �. ,,' ,. . r ,.... ?s OJ 9'· .. .... .., � , ' .' �" id � � 'Ca anciens Sages quilts' }!re�ier� .oferent entreprendre . de former . nme idee 4e �a nature D iuine, ne lJ ayant p� [aire qu'en En,i£me � cauft de [on in �()mprehenfibilii�' ; '. ils ,la reprefontér�nf" fl� timf2/ p�rr:f��fi drune Lum¡fre���i': mee d� laV�nt�: Et�:�ela.) pour nous 4p-' fren,dre��it� (Ü Eftre �nFr;Y . e1!� �ne V�; . iR') , > ... " .... r-�. 1-' \ M :,!- t U.� S t: ! - E P I S·T R E. ritéJi paifait�ment floig�ée-_de i-o�t�'fo� :_.. < . ti de tenebrC$;,'qU/ell� ne peu_pijlre qbftur iie,enfOY� parla rencontre, oup¢r;l'op- , pojition de quelquc nuit, p9ur:flí!!bre .' (7 'noire}que feJPrzt de thomme fe u puiffi / - ftgtf:rer. ClIeJt aujJi fur ce rq.ifonnemenr· "qúe le,Roy Prophete chant:e�qu�il'a mi« le ' thrófne de fa Majefté dans le Soleil. . I I" . , M,,1,fS � M 9 N S E I (j'N EVlt,il n'en eft'pas ainfi dú Veritis CatholiquUj que tEglife Chreftienne profeJfe. Car encore qu' elles. faient da participations de eerie . Verité ejfentieUe & .f:emier� ,.); ,q' ,del f rtiyoftl de cute con,!oíjJance que la"Tbea.,. , . 1'9!,ie �onjidere com"!e l� face dcla D�u�- " riitl�·Si eft--'Ce que par rartifice du Prin'- . �e des tenebres � <fui,fe [ert de.l'aJteugle-·· .. ment .des eJPrits ,de foperbe .) .idolatres deo, :leurs réuenes @J de leurs flle� im:agif!a tions, elles.fe troUufnt ji fort ��ga!:lés d4�S l'ob[curité.) o: paroíjJent ji ta:é-" 'meneen leur pDtirt. iour i.que la pluffart I 4es-hommes ne les a �iamaü veués de font� EPISTRE,.' _ ntttÍ5 flul�meñt "en pourft!"'. dans i'embar: " ras -des diffutes� & dans 14 confuJien que leur caúfent les doutes que fo-fhneiwcon� .tre elles les' 1frits' affolés de l' eftime pro pre de' leurs opinions=Et de la ruicnt, qu� ne les rencontrsnt guere fouuent h9rs de Fes nuages � nota ne pouuons porrer -les. y�ux de droit fil for .leur beauté ,natu- . relle &. parfoite. . -' .- - Toucbé, Mo NS E IG� �VR; de cette conJideration � i'try r» Ie fain - de mettre enfemble ces Verités .t= en Iuite les [aire pafoijfre en leur iour � plainement difgagées de touslcs ombrages 40Pt ces . ifPrits de merifOng� & de cQntradiaion_�, táchent de fes"enuelopper ;¡ pour abufons. de la trop grande credulité de s ¡euples:b. leur '" dérober_ malicieufement' la con n0iffance� Et c'Cft ce qué ie m'effor_ce de, foire en cét ouura;f/) ou ie fes reprefi�te. en I:ur pure & fimple nature J tellem�nt �� dans le deffein de ne leur'!aijfer rien qul r, �e 1u�.�Ues .tienm:nt �e l� f� jitJ��tui#l¿ . _ . '�:_\f! t/4 .' . ! P I S T R-E.,' , & diuine J> quepa� ce motif ie les dépoüil-' le d� tous les atours & les aiujemens d;uec lefquels �eux-14 mefme qui font en» , fa1_!_S de Lumiere.,ft} qui lis honnorent par-:� fitite,rnent _, onto creu qU'ell�s Faro�flroient ,mee plus de pompe.) plus de bienJeancé� " & plus, de majefté. Ceft pOln"quoy lai[ [ant auxThedlog,ien¡ a fob.tiliferdiuerf:�' . .. ment for les ch�fs�t!i n_e font ptf;S abJO- ' lument necejJazrcf au fllut des ames, &' , flns .rJ1'arrefter au.� diuerfts opinions qút" 'Ies Do{leurs Cat¡'ofiques mefmes ont Pil!J' en nO,f# expli1uant ces Verit;s,. ie 'rne contente de propoJer nu�ment, ce (f'ti " tjf de" la !ó.Y)& ce'que touslesftdeles font obligés d'e croire. Et quay que ie n'ig,!orc' £+!1; que le Philofi?phe enfeigne.) qU''lme' . 'beaUté redouble fin ,a�réerrtent & la flr= ce dejes .attreits, a l'aJf�a ou,� f'ttpfTO<e' , . ih�Ae for: contraire ,: Ntantmoins celle drs'::Verltés Catk,ollq�f's m'a femMé ji. acheuée, nat�f�Uement.) 'ff) ji capable par ¡OJ' ... m1m: luI£: de rauir les caurs � ��'t: ., ) .. P' EPI S T l\. E.' ie n'q)a creu, <:lue pour enreleuer l'¡� c[at il ftú beflin de pn�tiquer eft, arti-: , fice. D:aiUeurs'� la loy des contrures ne . foúJfant pliS qu'ils faient enfomble etJ, -un mefme fojet. ii a efté bien iufte de bannir .. tes men fonyp des ennemi« de t E glife. d' nm Liure qui rl eft 'deftiné 'ljU� a la (Jeclara�, non .� @¡ a, la 'confirmation des Verités' /' rplelle en.foigne � fes enfons. S'il eft'Urq . que ce mélarige eut pú pruir en quelqué [af0ltp()ur [aire reconnoiftre plus au�n-. ,tageuftme.nt la defor'11'lit¡ dI{, ,menfonge;, , it ne ['eft pas moins,que'pour'le détruir� entierement il Jufftt d'établirJa 'V,�rité q�¡ luyeft oppofée.Dans ce fontirizent it n'al 'Voulu donner' aucune' place dans cét ou� , l4rd-gc:;a choj aucune 1ui put -ojfonfer les ye-u� �e. ceux qu�, 4ejirent form�r Jan� leuPi effrits l'idéé ItU naturel des Verités e hreJJienne s .. S eulemenr ie ,me {ui5 refo.lt6 d� les j y?pi-eferite:r tóuies t:eÚes 'q_wellés ent eft€ conftamment rec_imnues par >f Et: _glifo Chreftienne & Cath.olique� de t(}� , � ii�' ; .1 � PIS T RE�' , les [teeles qui ont'c{)ulé depuif qu"e'la Ve: \ rité faite chair.) fit gloriéufement.fo tc= traite- d�ns le 'Ciek . Ür ; MONS1HONEVR, a;itine"'� eus-je formé la'penfée de ce projet'''fjuc.· - ieconceus le deJftin de If mettre ,au iour . flus la foueur & la prot�aiolt de 'Uoftre , 1!o�es�iUuftre.M�4fJeurant.)que jicom." m..e il'iff .'1Jray"j 'cét -ouuragt. ne tiroit a,u (une. recomman,dation de [on Autheur� il _ ftroit toufi�urs 'conjidere quand ott le 'Vcr .. ' , foit paroiftre 'af1�c t)approbation de celuy;,' 'le_ it-!:%,ement c(uq'uel eft dans t eftime & dans t'iPpróbation de tout le monde. Car I cen'eftpas iry (commei! arriue fluuent), ( �,ccajion r�cherchée pour loüer en'",ó- , -tre perfmne- ce que toute la F =«» n-. gatde .auec a4miration. 'Et Ji ¡ourrant .. cctte rencontre froi! a fouhaitter pour -moy � puis <jue tay.fe biert 4e roture'dan$ "'Pn:� r;_.ompagnie que '1J9tM honnoris ·d' 'Une _ . parfa.ite bienueillancee Le flul iugement íjue.foit de 'Vojh:e -uert» J lie 'Voftre o()n� � E PIS T R ·E. Juite., &. de �'Voftre fide/id s le. plu.s I, ufle; le pl� Sage.), fi) le plIM capaU� des Roi;; . pour. reconnoüire le merite 4e$ perfonnes.J H . eft.'Vne.loüange reeil« qui 'Vóit au dejJoUl ' dé fay tout ee que pourroit pub/ier force foJet la plus eloquente plume du·monde. : Ce n'eft pas.,<M O N S E IG NE VR, que ji 'Voftre modeflie .. ne nren defondoit.le def . fe_in:> ie -ne peuffe dire httute!flent' f'd·fons .. ,foupfon defidtterle, que ruoftre vert» 'ex-: pofée aux »= de .tout< 1'17 niuersfor le theatre de laFrance).oblig,eeeux-la mef me qui regárdent auce enuie , ou.reffen:" tent suec douleur"íles heureux .eJfets de 1)05 fo¡;es conftjls :> .�. eonfiffer i que c':eft. nme fcience qui 'VoUS eft toute pártieulie-, re J l accord�r en telle forte. dans �oJlre ef r» les penfées de !'eternité uuec les·Joins 'des affaires d'BftaC& dans 'Voftre ,cc:tfr les alfiélion�� des biens futnaturels auee les: irJterefls publics pa'ifaitement dépris., . des i'(Joj}resfropres)'qu�il eft fl�f "Of'!)' de· 'Jire que 'VoJ/re rúie fait 'Voir far 1m e xem� . � ..... J t . ,¡ ,< ' -EÍ?ISTRE�1J. - pié fort flnfiMe;, comment ft,l{s\' jierár�( terre. on peuf ctJ,!uerfir dans le cu, & \ . ., 1.Jiure dans les grandeurs parmyles hom� . -'fles�auecLf,iurt!tl des intf!nti�ns des ef prits IeparéS de la matiere. es flnt� M O N s E I G N'E"V R, ees qualité¡ emi« nentes qui m� ant fait efferer qu� -1Jou.;Y1� rifuftriés ¡tU 'Voftre proteElíon a ces -J( e= titis Catboliques-, puis qu' cUes ne pretin� �nt'l!0ir l� iour qa( pour la g/oire de l�. verité increée _,& qU'el1e-s'Viennent� VQ� . par;J'4ddreffi d'1:;ne perfonne qúi ayant· - /'honneur (feftre membre d' 'Vn�, C01f!pa=. " . -[llie c.0mblée de 'Vos bienfoits� eft ()bligé� . tie fo r°feffer (oute fo 'Vie; . " . I' : MO-NSEIGNEVR, . ',� I, � De .'BourdC'2Ix ee �S!Jcwjcl J'.04� �". ¡, . .., ', ... í�?J:�·r ".� I • • y ¿the. tr¢s:-hum�le', ue�� oQe'ilfanr ,'&; tre�,.obligé feruiceur en Ieíus-Chrift, t E Q N A a o e H Á,M: P .&.1 L �j� .,.F 'f. . L' 1"('1;,,, . " J I ¡ . " . '<i .: r /. ' .. ----�----- -,...........- AV LEGTEV� CATHOLIQVE, . '). �:tr���'[�,. ·VI s q'u'ileftvray qu� Il � pour eflre Heretique .,.� _,& perdrela Foyoiúine.. ; - I .. ..:::! .�-. (').S;_., '�.'" it fuflit d'errer coulpa- ,blet:nent & opiniall�e�ent en Vil íeul póin&:-perfonn-� ne peUf dou ... ter raifonnablemcnt, 1,'Ue ce ne foitvnechofetlu t<,Ju.t �J�rI:f.,e: a l'hommc,de ne dQ11De� entree en, ' Ion ame a. au cune erreur centre . . cene vertu; que [aind: Pilul ame Hebreux .chapitre 1.1• verlet I. � 1"', '. P R:E F A e E;' appelle: La baft des. 'ch�fts qt/o� 'J�it . 1ferer,ra�s_1a�ue ll.,e; il e it: im poffi ble de plaire, a, Dieu, ' .. Carquand re�r��ü a VIJ� fQiscie:�t�'4es, prpfqn;. des racines 'au' dedans ;irs'y forti- . tie & retranche de relle [orte�(ay9�., p.ar la íuperbe 4� l'e[prit de l'horn me, qui ne peut aduoüer qu'il fe , foie trompé) qu.'a': peine peut .... il , .q�Ílirter la place �da�verité de lal'oy, .' quelqu'effort que ron faífe pou� I'en chaíler, Cecee verité Ie rend 'd'abord fenlible au rencontre de .ceux, qui ou par le rnalheur.de leur nsíflance one .. dlé nóurris.dansl'er .reur ,'·OU s'y (qnt Iaiílez conduíre , par les artifices del'elprit de, 111�n '" fonge. ' Car íi pour les en ,)�eti�er . ,�¥QU:s leur alleguC!z vn grá:J;1d nom- -; g.r� de<patfagts tres-clairs q uiiuíll- . 'li�ntJa veriré conrraire, tirez rant. .', de l'Eícriture fain.&e.que desan .... . - cíens l? eres & Docteurs ) VO\}$ . n� - "" --.. � <' -_... ---' ,. , . - ". , t - l , It � P REF A e E. faltes pounan t au cune im preílion dans leur eíprir ; 11 leur fufÍie pour fe cenit:' afleurcz , s'ils peuuent,pro.' -\ duirevn feul paífage'obfcu:r &diffi .. cile a entendre, duq uel ils p,úiífent abuíer , & s'en [eruir commc que ce .[oie pour deff�ndre leur erreur auec quelque apparence de rai.. , fon. Et il ne Jer�" de -rien de leur monilrer que ce n'eí] pas le {ens du paífage, &' que les IainclsPeres l'ont autrement enrendu ; Ils fe veulent renir á.celuy qu'ils ont in., uenté pour fouftenir IeurHéreíie, expliquer ce qui eíb clair par ce qui eí] obfcur, & éclaircir la lurniere parles tenebres. . ' , Pour done íeruir en quelque chofe au deílein de Dieu , leq uel, comrne die fainét Paul I�á Timoth. -chapitre-:-o ver[et4. Véutque tous-les homme s foient fauue'{� & nnennent a la - ��nj1oij]an_�: d� c{� , 'Yer¡tf� ray fai_� !!l- .. PRE F A e E� _ recueil des principaux points deli F�}4,de{quels les Catholiques font . J6ÚUell'(��plig�z -de rendre raiíon '," 7 ;RUX '(.)c�;afi6ns qui ,Ce prefenrenr j .afin que.voyans. qu'ils víuenj.daus ,)a Foy des Apoftres & de tousles fainéts Peres, qui one répandu 1£.5 .rayons de leur doécrine admirablé'; . , .danstoute l'Eghfe J & atrefbé leur croyance par:vn nombre inBnyd� miracles, its reconnoiílenrq ue par , .vne particuliere gr��e de Dieu , its peuuent. direauec leProph. Royal, Píeaurne 147-, 1f n>a point.foit ainfo �it .toute 1Y ation;) o: ne leur d: poin_t md� .,nifiJ1é fts iugemenso Er auec rO'p!e chapirre 11$ Nous [ommes tnfor¡s dss Sainéls�' , , , , .. "" L' ordre queieprerends teniren ,ce' projeeeficenuy-cy, Au com' mencernentde chaqué chapirre ie propoíeray le plus claircment qu'il ,pleJ�ra pof4qle", la croyance es- ':'i.. ,. ) P.R E F A en: tho�lique aiaú,qu'dle c,ft�tant pour' dét.���,per ceux , qui par la malice ¿e,.r�rprií: meafonger ,en ont for mé vne idée route conrraire a la . , veri��,qpe pour mieux fairevoir la , forte & labonrédes preuues dont ,;e,s , ie me Iers. Ce qui feruira centre la le:s?< "_ � rúfe de ceux qui ODt tiré hers de ur l'Eglifc Carholique cant �e pall- H�. , .. ures ames ignorance'S.' Car ayans � ar " 1 d 'reconnu que a croyance e cene ils EgHfecft inébranlable , & qu' elle al rauiroit.!es ,�fprits.& les c. �ttrs, fa nft' elle eíboie miíe au lour fans aucun d'éguifemcnt:) ils ODt eu céc artifi-, lie "ce d'co'propofer vn caraélere faux.� �es : .. :' � ont tafché de combatre quel- ques íenrimens particuliers que certainsfscéceurs Carholiques onr ea" en expliquanrquelques points ,de 'la Foy ;' Au lieu d'atraquer la croyance Catholique iJ'qui fubfifie:, !��sces. explications P arcicuUeres;\ . - ,__-- �_. .---_._--_.. - .-.��--------_ .... -- ti nr t J . I1S es " e 'il r .�. �.p REF A e E: � que merme-les autres p-oeceurs Catholiques neíuiuenr pas. , Mais . 'pourtant Dy lesvns ny les autres . 'né font point en di£fer��d,de'c� en tquoy c�n{iH:�Ia _vraye fu bflance de l' article dé Foy done 'il s\lgit. -" - � En Iecond lieu.ayanc propoíéce . 'qu'il fautcroire J ie confirme la ve- I 'riré propofée .par les paroles: de l'Eícriture faiti'él:e,./ qui font pref¿ �que touíiours expreíles & formel- t,:,- , 'les, & quin'ont beíoin d'aucune r -glolfe ou interpretation', ou qui . font tellesq u'on en tire ·la verité� 'non par vne coníequénce ou appli- .carion fautiue ,mais: cerraine se in , faillible) &'dedarée parla bouche 'deI'Eípouíede lefus-Chrifr,.qu� -a recen i'Efp.rit de veriré.pour eílre -conduire par luydan� routeveriré, / -s: [eruir de baíe & de-celom ne á Ia 've'r:�té ;�e(tné .. · '�ralfonde quoy .S, Auguftjn'ton�rc: Crelcon.liure -Ji. _ , - ch¡� ', .f ¡; '.._ � S l � � . , ill .. e �� if. r .,. . ,PR.E'F'AC·E� _ cha pirre �;.\ diíoir ,C�lrv' 'qui cr�i1!t dlleftre trQmpé a CitUfo tie (obfturité tie . cette queftion;J qu'il confolte tEglifi.Car .Iors qnequelque poinét de la'Foy n'eíl point conrenu dans lEícritu re [aintte 'en paroles expreífes &, I claires , rnais en paroles qui peu ... . uen r receuoir plufieurs ex plica rions.on ne peut appuyer fa eroya'!'"" ' ce íur elles , G on n'el] aíleuréque l' explication qu'on leur donne, e� ']a vtaye. Ce qu'on ne peut f�auoir., {i ccluy qui donne cetre explica tion, íe peut trorn per. Et e' eft J ce qui condamne les Heredques.·Ca! ils aduoüenr qu'vn chacun deux Ie peur tromper, voice route rEgli� . le. Et cependant fans rrouuerdans .. l'Eícriture [aifiéte aucune de leurs erreurs en paroles expreíles � clai tes', ils s� appuyent fur les explica tions qu'ils donnentá l'Eícriture, . �u}bn leurfoufhenreflre faúifes,� . .� .'- -�- - - - -- � P ·R E IrA e E� , condamnéespár les. SS." Peres des ,c premiers' ,fit:des; Et d 'ailleurseux- . mimes co nfeílent qu',elles íonrdó .. oonles par des hommesqui peuuenr , � errer; - C'eft done aueciuíle raiíon .que S.Auguftin au trairé Is.fur s. '. Iean dit : 0!5)esHereJies n�foñt nées, , , ny certains dogmes penters '1uien.lac�nt les nmes, & les precipitent dans le ms! = heur & dans'Je-ur p-erte, quila cauft que' 'les bonnes Efcrirúres ne font flU bien en.: tendues ;, & quece qui n'eft pas bien en tendu 'en elles, 'eft temersiremcnt & au' dacieufement affiuré e Et e eft cela mé- 'me qui a fait: dire a S. Hierofrne fu!;", - Íe 1. chapirre de l'Epiftreaux.Galar, 'L� Euan!;i(e de leftu � Chrifl deuient :par »une- rnauuaifl explicstion , .!sE1!angile 'desh�mmes, eij�qui pis eftl'Euangi!t 414 . Viable ' , , . ,,� '.., � En rroiíiérne lieu' i'apporre les tpaífages des ss. Peres des ·quat�e. premiers fiedes , qui ont expliq ué ... / PREFA.CE.· enméme [ens que nous'I'Eícrinr-" ,re fainéfe, & cnfeigné la mérnedo., érrine. Et en cela iene monílre pas' Ieulernenr I'opiniorr 'de quelqu'vn d'eux, mais le conlentemcntzene. ral dé ceuxqui font les plus coníi derez dans.cegrand nombre ([ans oublier les témoignages des Con> ciles , quiíont les vrays organes �it s. Eíprir.. Afin que l'arne Catholi .. - quévoye Hue l� Foy & la doctrine "de tEgli{� Carholique.eíb la mérne .. eli ce tern ps\ q u' elle eltoir durant -les quaere premiers íiecles. '. , .: , En quarriéme lieu'ayanr ainíi ra- . maílé les tél:nolgn�ge5 de l'Elcriru .. re [alnae& des S'S: Péres.i'obferue certaines verirez par la connoiflan- / cedefquelles touthdrrímc rant (oit il peu 'capable de dilcours "& de' raiíonnemenr, po�rra [urrnonter /' roures les difficultez par leíq uelles l'é[prit d'erreur veut fermer l:en� / "':" ,'_ ---.---, � ...- - � 10, -, .1.; "-, ',�. _ ,( ,.t· �-!Pf!"#l"" \: '-= ...... I\. r'\ t,.. � .. �, tID " D ... it n s. IS,» r¡t I, T= �e -: P R·E 'FA CE . . ' 'trée de 1��111� a la ve�ité". Mais c�{l:; R'r�[�n ��! 4��· toiles dÁ��ra'gné� p�llr Aes. mu��;. � rarnparsinexpugna, . ":�Ies. Etncantmoins t� fUJ?etl;)�:d� . Y�[pJ;i� 4'e l'p�rrvnvle rend Ji facile .}[e' laifler (urp.f�nd.re a�-x fourbes c& F,rotq l?��'i<;s deSaran, q u'il a p�,J; .du.canr .de millions d' aJTI es, ell J�s -PFecipitant 'dan'sJ'H'�-relie ,par 4�s .raifons vaines & �Rpaf_eptes )��qf quelles �.!l�,s, one : Qpiq.�afr�e.q1qHt .adheré, 'Sf p�efe�l� en cela leur prq .. pr�fe'!1S 2:P �l}��111elu,.d����,S����r��§, . des) Conciles; d€,sD�ó�this';aei:�u� �!e ·�1'Eg.·.Ur;·f¿it(d�.��EiE�'1Q4i 1� . d .. ";;.� . ::71'} r:-. ; •. "" h. < . mon e. ,_&<-au �C·0J1wlU6:mén?c'v.nl"" L ._ J �� , " . ""'". > '" � ".I"'" ,;. ..... .... _ 4;; 3ij .uerfelde. �pliifi�uÍ'S Ifx��tes>Abi'fi' .I'irnpie A �l:i .ws &t9.ll§ fes f�,étai�·ijJ;s fqn.d�.f1:rlfr )�' '{�\t.ífe�w��pn\:atiPn· :iu'4Is P,��1213�i�n��:a ·4§kf?�ffa��,. d.c - , }��,�crit. f�if!�f� rqU: ib, ��jJ�gtib¡ci1*' -: aP��t: p_�u¡��r ,k��I:J1Cf!)(ªir;·��f.o·� , _,�,�tél}����e�ti}i:.:C;h¡i� � ;Pj�ib�(q3 - � -, � ;4� ��� -:: • �' � P'·R E F'A" e E. , � m·é�ri[alls r.a��horité.du gran� . Concile de Nicée , & de celuy de S�r�ique, diíoient corttr'eux rout ce que les Heretiques modernes . diíene conrre le S.Concile de'Treu- . te,& quelcsHereriques Macedo niens, Neíloriens, Eutychéens di .rent centre 1€5 Conciles generaux de Conílantirroplc, d;Ephefe,& de Chalcedoine.aílemblez corre leurs ,HereGes. Car e" eí] le propré de l'Herctiqtie de .mépriíer rout ce qui choq ue [on erreur, l'Eglife, les Conciles.les Docteurs.les Peuples, les ss. Peres, &; de croire que luy . feul en tend rnieux -le fens de l'E[� criture que rous les Docteurs de. pluGeurs {iecles. � _ Au reíbe.ie me contente de faíre voir .icy 'les Veritez - Carholiques, fans rfaire paroillre la diffonulr-é de l'erreur .. 'Le mcníonge eft �íf�z décrié par la monítre & la loüange , é iij . PRE F A. e EJ' , de la verite, 'CeL.iute n'oflence la. � vie de.pcrfonne, l'erreur mérnen'y �[tblámé , que par la recomrnan- . tion deíon conrraire.Ie ne puisap .•. prouuer I'hurneur de ceux qur ne pellluenr [ouffrirJe;s.plaintes & Ies pollures ri4icules de, CCUX qui ont-. leur-mal en I'imagination. AlJ con- . .traire .iéles iuge dignes pe plu s grande compaílion , & croy qu·'il, - faut les gue'rir, en traittant douce-" mentla partie bleílée.Ilen 'eft ainíi" de ceux q ui errent cola Foy, ils ont: " .fouuen;da volon té preíque [aine,.,ú mais l'imaginarion \ entieremenr" gar¿e parles charmes desíens ; & ) " does fauiTes appareIJces .defquelles . I'eípritde meníongeles ícduit, La . preóc�u parion.ledire du rnonde.la .. r: hon te d��duoüer Ion erreur ) & re- , connoiítre qu'on a ellé trompé ',� brefla fu perbe tiennent leurs el)._ prirs en de[Qrdre).� leur _e?DP�:, ) P'·R E F A e E:' � - chent la. veué ·�e.la'verité. 11 faue done guerir ce mal � ce qui �.e fe ) peut faíre en criant aTencontre ,& les effaranr par la violence-des re medes.Il vaut mieux leur' mettre la veriré dans [on iour, & la leur-pro-. pofer fi agreablement, qu'ils con-. , �oiuenf quelque deíir de Ía con� rempler & de la voir. Car fi on'gai- . gne cela Ieulernenr vne fois, ilíera tres-facile de les guerir, s'ils ne fer- -, . mentles aucnués aux in[p�r�tions. du S. Efprit,,,& ne fe rendent rebel- les a la lumiere. _ , . , " Entin ie n'aypas composé cétou urage pour les .Doctes Iculemenr. fay mis peiné de faire en torte, . qu'il peút eítre vrile a tous. ceux -, . qui s' en voudront íeruir, Les Veri .. .. . tez peuuent dire proposées auec -, � "leurs preuues fans[ubtilité ,<'&.dés· . f��ons de parler .recherchées , qui � pour l' ordinaire rerniílenc beau- é il.ij / \ , , p 1t:É f A, e E:� (é�i?,·plus la <béaud: de la.\Verit�,� , qu'elles ncFéclairciffenr, .Ie pou-, . uóis par plufieurs millio-ns de [em .. '\ blables témoignagesdes SS.Peres, '.�,. monilrer Ia Foyde l'Eglife Catho- . tique derous les [¡¿eles .. ' Mais �'� ", . eÜé mon deílein de fairevnliure ;dotit rvfáge Eufr facile) � ray creu que ceux qúe ¡llay i¿y aílemhlez, � íont 'plus, q,ue\ fuffif.ans pour fílir�, , • ,o , '. "'. . ". VOIr certeverue a route ame , qUI '. rt�: fehi pas obftinée a fe perdre plu;. ,téftque de demordre de íori Here ,{ie. Et �e.s Verirez. Catholiques y' fánc próp'osées auec rant de clareé, queeous ceux q �i f�allront lire, -pourronr fadlement les conce .... uoi r , &. rendre fuffifammet:lt raí Jon- de leur croyancec Eflant chofe nereílaire q u'vn chacun (íelonla pOrtee de fon e[prit) [�adie ce qu'íl doít croire, ' , , <' TAB-LE 1)135 PARTIES ET DES 'CHAPI.TRES. ,_ � " . P:·R.EMIERE 'PA'RTIE� De- l� Parole de Dieu, , tIC���p V' I L ya que/que Parole de D.ie:.,1/;; non [crite , a laque/le o,n d�it o5"1JV;��", Chapitre I. page I", ". . .... - £2.!!;' {e! Liure� contsnu« dans l�'l . �����foinUe B itJle batholique, font Ca .... ñoiJiques_, � " . Chal?.l�op.r-+ Que 'les hinres qudes Iuifs qui_,!,nt veftu de puisla mort duFils deDit!u/lrej_e-¡tent du Cilno", des Eftritures Sáinae��ejfokntreC01tnÜ4pO�r Ca:' nonii:¡ues dé! anciens·luíf.(, � .' . , Chap.lII.p.l;(J: Q_ue l' Efcrzliire Saina, eft 3,'ifftcile.A entendre; mr:Jm-é /tux cpoftÚJon·ti!a (;(mn,ijJa:isúe eft net�F , foire a�folu�, . . _ '. - . Chap.LV.p·3lr . 0!_.e. lefl!lJ·-qrift noUl It lllifié 1'n Interpret. infaillible de f Eftriture Sat":n[feff�;¿Hoi;rtEgl.ifo¡¡.. Chap.V. P'40' �. - ";.- ¡'< Table des Parties De rEglífe Catholique .. Q' P;�l Y � -une Eglifo c4{h()lique� & �iJi/;!(� ,,' , C�ap,�,p.49 .. : .-; £!!!5 I Egli[e Catholf,queeftvnique,,(j-que hOYI rlell6 il n) It foint dej?t1ut 31" ' Chap.II.p.6'J .£2.!!.; I Eglife Cathohque a toujioursfubfifte d,e= -' P1fü les A'p,ofirei> & fubfiftmi iufques ti la fin du monde II ';. " Chap.III. P'70 , Q_ue [e['IM-Chiift rmtonnant lit formé de flnEgli .. , fl,luy donna' o» CheIvifibl� (JU Pafteur�niNer(eIJJ • < flinél: Pierre,. Chap.IV. P.79 ,� 12!!5 [aina Pierre ayant e ft.ebly Ii Rome fo Chai .. t,� Epifcopal;, c�ux qui rant tenue ,!�rés.�ul,P�t -roufiour se fte reconni« P" ur Chefs de lEg lift �!1t- ue7felle;, '. " Chap,V."P, . .91j'c>' R!!_e les Papúont ro,ufiouri éxerclla chArged� - ',Chefs ae l'Ei1ifo --pniuerfolle!l Chap.VI.p.1ÓS / \. -- . " . ,,)::.'�' ,/ " ,TROISIESM,E pARTIE. ' >. ,� • � pes Points principe_ux cenrrcuerfés dans la do": / arin� Chreftieim�'tollcernaris l'ordre de -, , � Dieu en (es Decrees, Qve Die» ')leude fl/ut de t(JlU� & ,la creé , perfonne pourte damnet," Chap.I. P"I1I �" í¿ue la bonré Diuine hait l"iniquite,(:!r ne. 1?eut point lei peché;'J mllü {pI' elle les defend/es chaftie _wJei punit,' <e: � .. Chap.IL p.I;l " ( . ,&d:esChapitre��_' " .. ' ,'� les Cemm¡tndemens de Dim font po{fi=' Mes, aHee la grace qu'il donne pour les gflrdá<4 Chap.III. p.li,r. ' ."-;- QyATRIE$ME . Des moyens de [alue qui fe trouuent en.la qua= I . . lité des aaes de vertu. e- . /'Q' reir' v-olJ),ntéde l'homme eJllib�e afoireÍ:e . bien ou le mtel:J lJy�nt.,"tJn pOHuoir IIbfolu de. cboifir, . - - Chap.I. p.I)l. 'Q...ue lors qllon eft enfimt de D'icu , & membre, viuant d� Iefus-Chrift pAr III grau iNftifiantt�olJ pcut ¡ute,' "'¡ide de D ie» merirer la coeronne de la, . gloire, . Chap.H. p.lQG Qu'il y a des ceuures bonnes & de confeil, Ilgrea .. /;leJlIDúu,quine font pointsomm4ndées;&qu'on pOHrroit ob mettre flrfJ' peché, Chap.III.p.18q '12!!5 Lon fatisfait Ii Die« pOler les fechés�Rar les aum�fne.f� les teufoeb les ¡leurs & ,,:-utre's pesne» -uolsntaires J ,7 • . Chap�IV.p.I9Q ) CINQyIE S ME P AJ.tTIE. � D� l� Communion des Sainas. Q re Ic� 11iuans peuuent & doiue;,t prier pOU'f' les morts, Ilftn qu'ilsJoie'nt deli.mis des pei� nes qu'ils enrJ,ureti/!>pour leurs pechi.s paJNs II ,-' Chap.I. p,.207 -: ", Du fecours qu.�;le el/e! de r Eglife Cilltholiqfi� r= donner a1!$!m�mbrcJ_ d'icellr:, pOHr les deliurtr. . !""; . ;'- .. -�- - -- -- . i , Table des Partie's ' de t o¡'/z.É4fion aHx peines \cpti tejent "apres le Pity:' dfll1du feché., .L" Chap.Il e • p.12o !!...ue les Angel ont flin de n01#stju'jüJe djoi#f' fint de la conuerJicJn 4cs pe'cheurJ, & qu'ils pri�nt pour noUi � ,', ' ¡,Chap.III.p.117 /2u,'I�S' Sai�!fY'decedés prim1 pour _nom, '& ont flinde 1Z'OUJ_�. -, Chap,.,IV. p.l�1,; 'Que nom lOHNfJns,dmJlln.der aux $Aintls Bien" henreHX I, qu'ili prient & imerceden: pour nom;; Ch:tp.V.p.l�9' o ,". " �'Ue ton q,rJit hortniire'r les $il'infh, & Angeu!f' \ .l1ommeJ, d'vh �ulte Religieux, Chap.Y�.p.256 . . {¿lie les.fdo{esfot:tft:rrepreflnMti'onsaes faux !fJietex cplon IlrJ"roitducultede 14trie_,'Chap.VII. P·�7'3 , ' .' , ' R!!J. rvfage 'dcs/mages- eft otile ¢' �res-dnci8n �1t l"Eglíft deDit!!ll!l . Ch,ap.VIII�p.182, . -Ru'itfaut }:¡0ttniJp-er les SMntf.f en leurs Reliqucs:J r �hap�LX"1?291 ' \ ' II .. -, S IX! E S M E '¡� KlfT rs, " , Des Illoyens. _de Iullification. R' . Em-arqNtJ necéjj;,iru polir �ntendre' u iuft;· , , ficat�IJ"gr"tu,i�e 41& pccheu,r� Chap- I.p.,i� !¿He fhomme ejl iuftijii r« la I:oy,I:lEl}erance (!rld;Cb4fit¡� ",' .' Gh¡p.II.PJ�'8; . R!JJ par lA Iuftiftcdfi{)·n- no� l'echh fiinNAH's (jo> �JUs de l'ame � .. ,',. Chap. Ill. P.3j8' Ru� rhom'!lc ·éft �uffi iujfiJiI pllr quelques s«: '�e'1Juns'j Chap�IV.p.JiJ tt SJ= .. PT.IE�ME PARTi� .. ( Des Sacremens. / . Dr !!fJ1IZhre des �ac-re:m.(1)!::1 Chap·I.p'35t "". ..' f2!!5 .(eB1!!te[m": ej} vnS��reme1JtlfiJ.�ef- fllc.e.I'01fJ tes.pec�es.,-Af!. 11J¡_'(iZ��&qu it eft· neceffa,Z1:e ;, fllHt,mifmeaux petitsenfons, Ghap'.JI,p·36r, D.eJ, Cer�m_(Jcl)z:ts!!r�tj��ées.,�f}Ia,rimit:iiJe ¡igli ;(e,en � ildmmiftratzolZ d1fBaptc[me.iCha.pJII,p .. F4 QIJ'ily II 'lin: SVJ�r('i(J._t�t inftittd po.ur a01Jl{er le flin.E.I f',/prit) p��ti'Jy¡par: luApoftres) (# pP,1;r (Eg-lijC primiti:1;tc � f'!'en" A¡pelle. �Goi.tjjr:miiti(}n / , 'C;h�p;iV·P·38l . . Dw .. Secremen; de Penitence, . Chap.V'P';9:9 ])_� la reell«, p·r,tfefl(� _tlllt Corju & aU$ang de 1eft1r.Pbrift e_n 14-,SainEfe Euchllriftie, parrEftri ture "Sainéle, - '. Chap. V I. p.411 Pr(uues de la merme ver:itl, par la ,.eJerue des Sainas Peres a Plirlerdecc Myftere en prefonce des Paycns,1uifs & Cetechemene«, Chap. VII. P'4-27 Preuues de la mefme verité pllr le s termes de ve nerationJaefquels les SS.Peros honnorent ce Sacre_ ment)& pa.r la grllndfur lie la puijfance qllilN.xi- gent pour le [aire,. '; Chap. VIII. P.4;S· _ I (¿'I!! I'Eglifo Cat-ko1iquf. a toujiours entendu ce Myftcrc felon Ie fins propre & forme! de ces pa- , roles, claires, expreJfes &fotmeOu, Cecy eft mon Corps' qui eft donne! pour vous; Cecy �ft mon Sang qui ea refpandu pour vous,Chap.IX. P'441 {¿ue le Prefir« fllifant la Conftcration d� S.Sllcre- men: flí�¡'!In7lrll¡ �,!crifi�e�.pit��Chap.X.p.i11 ,Table desParties&desC4ap� De (a Communion flus ")'me flule _efpecc:I ' Chap.XI.p·489 < ,\ . _ DN �acrement de r EXfreme�Onaion)Chap.XII. 1'-5°2 " �.' - 'DuSttcrement de (Ordre" ChapXIItp:5'0] DuSacreme'nt de Marittge:, Chap.XIV:P'515 .: !;¿'Ne les pe-:fonnés .E��?ejiafl:iques q_ú�,tr',!i:tc_nt -les chofis fotnéles, dozucm v�ure en {jhajtete /J ' Chap�XV.p.}21 -, '.' .r> Rue cee» qUli ant "'poid chafleté, la p�uuent_ & doiuent gArder, 'Chap.XVI.p'5B ((ue ceux-quife font flpares de l' Egltfo',C:atholt que, conftffint que les ss. Peres. ,& 7Jo�éfeur(de� premiers jiecles.ont ten» one ·do£lrine épn!rilire ,a, , <aleur� &14 mefme que. ,��e de l'EglifU:¡átholi 'Jlle de Ce temps) . . 'Chap.XVII.p_'H3 ChllrleElere 'des vieux H ctetiques co,ndlflmniJ'par ,-tu ss.e-«, :- Chap�XVlI�p�56� -. _-, � � , " " 'Ii.;. .. �. -,. .... "" ..... -..,::. ,,'" . , 1'\ "I' "o , , _' -_ T. APP'�()b�ti(Jn &- �ermiffi.9n .d';rñpri"!cr ¿si . R. P. Prouincz,iil. . , IE foubfigné Prouincial de la Compagnie de Jssvs en. , ,104 Prouince .Ie Guyenn�.fuiuantle PriuiJegc oetroyé� a - lad ice Compagnie par les Roys Tres- Chrefiiens Henry III. le 10.May If8;.Henry IV.le a e.Decembre I606. &: - Loüis XIII. a preícnt regnanc,le J4.Feuriet 16II. par le quel il eft 'defcndll a tousImprimenrs &. Libraíres, ¿'im primer au faite imprimer, vendré ny debicer aucuns Li ures compoíez par ceux de Iadite Compagnie, fans leur permíflion. Pcrmers a lean Paflé Marchand Libraire & Jmprimeur de Paris, d'irnprimer vn ¡<iaure irttitulé,Ln p erite� CttthoZiques. prouNées. é- dtdnim fil!n ¡" crOJllnce de t' Eglife des cin¥J premiers ¡¡u/uo Compoíé par, le R. P. Leonard Champeils Religieux de Ia fufdite�CompagnieJ l1c approuut par trois The�giens d'icelle. Fait a Bot· deaux cC/I,9.Ianuier I6.u. . ISAN pI'rAI.''tt . ) .Approbation des Dodexrs de Peri«, : \ N0us foubfignez D0aeurs en Theologie de la, Fa c�dté de Pans, certifions auoir leu &; confideré auec arrencion & plaiíir, le Liure ,intítijlé, Les Veritez: Catholi 'lues, E:ompo'fé pa"r le R. I? Leonard Champeils Ieíuice, - au que! nous n' auons rien remarqué qui foit contraire aux fenrimens de l' Eglife Cathelique ,' Apoftolique s: Ro maine.ny aulIi aux bonues mceurs.ains vne doéeríne con forme ala foy &; aux Peres, &!: grandetnent'v�iIe al:1_ptt blic, c'dt pourquoy nous le iugeons digne d'cíheimpri. rué. Fait a Paris 'ce ,.Mars ¡6.H. . F. T'o v s S Al N 'r R I e H A aD . D'oéteur Rc¡cllt au:Je Cumos� ¡. P A V t l Ó K JI ,.,6. 1\ ». · . . .. Fauces [�t�enu�� �,J���preffion" .� t':l1bfonce 4dAutbeur. iloigné dec./ntcin.qud1J.U .. ,lúues., & la negligence tr;op ordina.ire (J.'UX /.l!1pri� � meur�,d� teterllps�ltyant fait gliJ/er Mns cctttim .. � �1!reffion :pliuf1éfoute� r:¡u'il �.e firoit fl defirer; Le \ _Le£lcur pardonnera s'illuip1aift>celles qui o�t e¡:' -chappé a le "Veue de ce;'¡� qui ont r« ls fl:sn �e :reuo�rles eIjteuues,&corrigerlit a�ec tUX les plm . ;ton,derabl�s en/a ·m,aniérefoiuan�e. - �' ."-" " . ip. . A,g� 2.;10 'lign� ;2.en�e�u���Jire� en ��uit, 1'::-3' � 2j. .. le,Qlt,h(ez le dlt,E.joJ7. .�elfr,hrez luy 'P:9$.�·15·cles11e t.£omm�nce1T!ent·el1e, lífe%.· 'In �¢lle) p . .I o ..... l·2. �' ($l:. 1.4. 'dts . I :Conéiles deChalced, lifei'S,u·· Concite de Chalced, p.lo6. I 1.'1.1.fu�ent,li_(.fllifeQt,p) 4x.l.9\pYe$,IiCez pieds,p;Iis Í-I+. fermit,lifcz iffermir, 1'.151(;,1.10. Aphilemon,lifcz ii_ Phile mon. En la -P.L69-.l.J9.Ji(ezJ.e--p_gJr�.de S.le.an £iu 2.�.de r Apoca1Yf!e tout.d '�.ne fu�e'9u91'-9u':iLy fQit [eparé en deax par ces deux,mots,S encore,mlS en Romain.S; cfta-- �e:z le mpr;¢'.p. t,o�;l.�t.charier;;lifez chárier r p."09'l.U. :_au J..iu�e)¡.de lcilC!té;!ifez au Liure IS .. P-loI o.L:1+fn·aucrir .. - ,Jifez auoir.p .. �f!t6:��1�1£,ii.re�,d,lifei/q�,� 1�'ren?�.p.:16). t]·JI.pec�eJl�)h(eziP�fc��PftP. l..9)-.L2..vn ecrit magmfique, ::.liJez Til é�ri� lllaginu�,p�t+JJ_.-t:p.uriJié:,lifez pu!��é;p.ng . • 1.Io'�1l::Liu,r.�,.? ,qu ��pt��m.e,liCezau Liure �'.P'J,�1.·r;�.a.d �AIi·tOnJt.1_l!l Plum, It[ei:A.11fPtlip'�W� P';76;·1.1I.,haíf�)h(�z .�hafif,p: 389·J·J%.· of,S q1fop.1;;;l!fez Iors, P·40.2,·,1.P.' Ia \ �",m;fm�;ljf�,�..,1C!'·r,·4·;.'A1rr clhhCez. eu a,p.+fo: il.a mar�e , <lela 6Xlefme hg�e,:u.ftW¡f¡. �JQ'N��.! .. I.I.LfLtthS�zfa!�J p. \14 .l.rj.auanr.Iifez auec,l.u.1es Diacres.éc apres ceux dde..,:Acaly.the..s, .fiíiz les:�iaCrd, &: apres les Soudiacres, .� ap±.eS:_C..ellXi' Ii ..l�:�plyd}¡es, p. $16.J.:19 .Ie Con cile Eli ber in, Iifez Eliberrin, P·Hz. 1.17. rous les veus & tous les yc:uuc:s,fifez tous les v�úf$-� teate-sle'nGuuei. L E S, V It R I T E Z$ e A-T H o Ll�QY E S., . PRE M I E R E .P ART IE" De la parole de Dieu, '- - ¡¡¿r'lL r A � E L;¡¿r E fAROLa de Dieu fJoneftrite"J, laqN�/¡e on a()itobet"r. CHAPI'tR,E I. �..".......---"""\ E [ens de -ia�quefiion propo(�e'e{l:b f � que Iefus-Chriít & les Apoílres ont . , enfeigné beaucoupde verit�s, & dé . pratiques íurle íuiet de Ia.Religion, (;(.5:lI�r�t.rX�1 qui n'onc eíté Iaiílées par eícrit ; ny �=:=':E� par aucun des Euangeliftes , ny pat aucun des A poítres : mais qui ont eflé conferuées de v iue voix dans rEglife, ceux qui. les auoient ouyes les ayant appriíes aux aurres , .comme le teHnoignem les fain6h Peres qui. one vcícu dans les premiers Iiecles du Chriítuniírne, "', . Or cetee "Dye de traníinetrre la-veriré n'0olige pas moins a croíre.que l'Efcrirure.veu meíme que nous - �e fía-uons �as Ii l'Efcritijr�f�inae que nous aU-O�l�,J - A' (_j 'j,' " Les 'iJ�ritésCatholíque!; ,/' , ' a �í!€� efcrit,e pat d�s,,()t�anes' du $:' Efprir, 9ue pan:,� __ : quebousJ auons appns de pere en filspar la tradi ::<:tion de ceux quivincient au temps que ees Efcdtll-. , res furenr c�po[€és., Or que plufieurs, choíes �'áyeht eíté ellTe,ignées ele viue voix; aufquelles'nous ayons�'co111ma�1deniem decroire., fa,iét par�ceux�1i � inermes qui om ccmpoíé quelques �Jües,de l'Ef, crirure , it appen par l'Eícriture mefme q ui le die en paroles expreííes. .' '. ' ' . -, Súnét Paul, íeconde .aux Theffaloniciens , chap. 2. v, IA/.l!..arta'!t mes Freres , flyés fermes di l,iirdéJ les tradition.s q�te vOZ:U auis rec�Hes ;I flit par paroJe, flit parnofire Epiftre. . " . .Seconde a Timoth. chap. 2. v, l. Et ce.que tu tU fm) de moy entre pl¡tffeur.y tefmoins ) commets-le a gens 'ficlele.�, qúi [éron: ct'tpable s d;enfeigner au fli les siares, La merme, cháp.-I.V. 13. Souuien-toy del flines parelcJ, que tit M ouyeale moy , en F oy ,& Charité qui eft en Chrifl. ' - '", ' I, ���$" 'i1ttf!�' , . �remie�e aux C()ri�t��ieI1s, chap,� H. V. Z� 1� 'VOUS JI,;cg_ �f.í;'1 � loue de.ce que "Vom aues j01tUenance dc' fouta qu:. eftde ��(f.Ji&ft� I'JJ<- TiUi)':, eJr de ce1�e )f0!M g¡;trdés jes tra�iti(jnscormr!e,i� "; �X}'1i. - )JOIM le.raJ' batJtees. '. ' -, -, ,_ . .".; , , Au.mefme chap. V" 34. f2.!!3nt aúx,autreJ pozntJ, �'en()'rdonnéra]qua,,:dieftray·()enu. ;' ",' Sainé! lean ,ch. dernier de l'Euangile ; It ya plu-_ fieu�s áutreu;h�(e s 'qUt J �Jus a'fo.ite.s , lefquelleseJt.ans ejlrite.f de pointen pojnt,-ic ne petfe PM que 'Ie monde , . pzefme peútttnir les üu'tcs qu' �'f en efcriroit.' , ' . ' ',"'. . 'I:' .,���fee:,�¿�- *��������t.����� vefeu chacun I '" •. ;;.il ,', 1 .h "fi' ,.¡ h ' ' O"cA"-h '.,' 0.aml,A. r,t:neeco,ntre .�s ',cr,e, le,5.',hure,3'.'c, a-p.l. •. to lit: eurs-. " " " ' ' . , , ' CHez. fadam contre les Herctiqu�$ die : £!.!!j�d, n�� !c-!, � :. ' . .0' _ .-- / ten lap .. t. raes rl" �tU fens �ú, I· mes quz i QUI �: ; I , r�J, '/Ua I· -Ó«, �ns r' - �' � Premiere p"artie. \ . ".�i Í(ilppe1lons a' eme tra�ition qui eft des .Apo/!r�s-,Ja- Iro�, '(j1-ie /le par, la foc�efúon d�i Prelats eft. ".orfer�Jee d'lll1S "es Eglifes � ils comb,fl/tentcontre1a_traa1'tzon,. . Tertullian Iiure des Ieufnes ,e{c'riuan� contre les 2Co'b'\ Carholiques , tefmoigne qu)ils. fe regldienr & par -, I'Eícriture &pa� la Tradition.car voicy cornrncntil / .leur parle apres s' eítre rendu Montaniíle. VOU,1 pre.r �hés que les Inflitutions foltmnelle.s: o,nt cflé adioufties .¡¡ la F (:)y, ou par les Efcrituyes ,/JU par la tradition des ·vfnciens, r:fr qu'il n y fautrienlldioufter de plus. Liure de la Ccuronne du Soldar, chapitre 3. il -dic : N,om faifims des oblations pou» les morts, nom ce iebro-ns chaque année le iO'ltrdu decés. de que/que Mllr;;.. oIyf, nom prcllv�¡ foigneuflment ga.rde que rim du pait! � 1()U du� celice ne tombe a terre .� Q_ue/que part au nom A/Lio]'Js, toutes les ¡Oh que nom entrvns & [ortons, qu¡-:¡- . . � nom nos« ve fl'Ons ou chaufJons;) au bai�, Ii la tab le � nom;,. , ,': metten« au tia; qUíJyque now fafions) nom mllrquon'l .� , ,tvujiojWJ noftre front du fign� de la croix • .5'i de toutei "ti prati'qucs tU demanqcJ la Loy des Eftrttur�s" t$ ,n' en tYouuerM flU. La Tradition teflra alleguéc pOJ}Y', fri1Jcipe,. la C{)uftume !f)'UY confirmlltrice', fir la F oy pou:obfiruatri.ce.Tu connoiftras que laRllifln fimfl�tnt I 'V! 'Tradstton ,¡If, CoujiumelaFoy. . .' -; Sainét Cyprian Epilhe 63. áCecilíus. C01JZment �5��' 'rft-ce que cJ.u frJ}iét �e 11igne), nom boiron« le 'l'in no«: '1teauaue'ChrijtauRoy.aume du Perc l jifJU Sacrifice de D_ieule Perc &de lefm-ChJ'ift,nous n'(ffrofJ-.! point , ie "tim & ne meflonspoi1'ft le Calice filoh If/, tradition' .au S eigne$�r ? . Saina: Epiphane centre Aérius heretiqueparlant �iO� , de la priere pour l�s rnortsdir.HereG. II., le repren-:-: dril)der�chef ütfom4e�mm di{cO�rs1 monflYtlntc�m.': . - ,4 � - � � ,- Les,/"'IJerités Catholique� � � /,. 'tJen�rEglift obfer)¡e neccf{aire�nt cela en·a;yttnt re,; , se« le tradition de�flJ Peres. Mais qui pourra Ilboli'f lei Ordonnance! de. fa iv!ere, Ot-t la Loy de [on Pere» (comme- dit Salorium) monftrant que.ie Perc �c'eft el ·dire Die«, &'le l!ils,'llniqpie ,,& le SftinfJ EfPrit �oUJ cnfoignent) o: par l'Efcriture, & fans l' Eflriture. 2.30' " Origene fur le Leuit.chap, 22. L' Eglife a reme par . tr"uiition.fe B aptefme lies pet is Enfans. 'i. Lcrroifiefmc Concite de Carthage parlant de ce .,qu'on doirmetcre dans le Calice au temps del'Of- , , 'fet?toire' qu'on pratique a la Meffe auant quefairc la .39I. Con[ecracion,dit: Au Sucrement du Corps ($- du S'aug ·tiu Seigneur> rim dauantage ne F�l cjfm e qué,ce. qui 'eft ,de la t.radition dú Seigneur merme � la j'fau_oir le . - ("fil¡' mejlé d'eau. \' . \ , 3'""0., Saina: �aille liu�e du S'aínéi E[pri�) chap, �7 . .c.et , t_ ,'tepenfofl1>rJn de.croire tl.1J, Perc J au Pils ; & aU Saina ElJr'it, de que/te efl:rim.rc Id tirons naud , La meíiuc , (ha-p. 9. citant pour, cela fai,l'la: Paul; �remiere aux Corinthlens , chap. II.,y. 2. &la 2.aucX , -Theff'a,lon. chapj z.il dir:::l'efl:imc que c�efl chofo'Ap�,- ' ftolique Ide i attacher a;y,x 'Traditions non efcrit��o; car "ie uoi« 10Üe ( tilt-if) dece que "-/0114 aué's fluudlk��e de é..,) I toútce Cjtfi eft de mOJi & que "Vouuenés les Trad�#(ms commeie oosalcs ay imme'es, Et ceey: TméSles L1J1- ditio»s que VOUJ aués apprifes ,Jair par Pllrole ,'flit Pá'j: 'lett» t.f, , ', .. - ',»," •. ."�'," .La:mefÍXl{,. ch� p. 27. Des J);�t!a��s:'fi¡fjk1!t oh .. :féyuées -dans l' Eg!tJC'" .nasa au�ns les l1nasd'if}jfYH:-' {honefcrite�,)es a'tttresae ls Tradit$ondeJApoftres.,· <-, :¡¡rant,lef -anes cpté les aun:es ont le mr.;ftlu: force p,Qur id, Rt,'tigiaI'M::r..,il nj tI,. celuy qui y �ontredi:Je,pOltr pá� (pi u; fmt¿j¡¡,flruit aux Loi» de l' .Eglift.C�rfi nOHu.lJtrepre� ." '. ¡ru ¡ (e. iar lee �f ... 11a IU� fl: ?t- III [ iI, [ �.;X �,.-. ' .. kr �e r rJ' !t- . ft � .. 1- 't- I;': r' � il: : .. \¡ ._ - Primier� pattie,;_ � _ , , i_f _ nions Jt �'Ic;etter les Couftumé.l. 1t()n-éflrim':;�· co'lflJJ<te n'ayílnspiU vnegri!1i_de forc«, -mota: tfYmberiólis,impr�, aemménten aejrrlt.nges incónl$e�iéns, q·ui po�leoro¡e.¡i{!. preiudice it l' Euangile .f7.oire meJifie nom reduz"fzon.sJd-tA Predicllrion ¡" 'sm nvm �lnde dJ�forfh:jfet. Er ap'res: Le '¡our me 1nanqueroit ji ie -voul{)is recanter- les My': fleresdel'Egliftnon·cftritJ. - .' l' ..." .� �.� ... D�, , Eufebe Hure r, de la demonfl. Euang.cbap .. 8;p<IJr� 320; Iant des Apoílres dit : Eux done fiYon l'intentioñ'¿(J¡ leur Maiftre , accommodens léur J:loélrine aux' ()reit� les de pluJieu,·s9.&c.om conftgnépartie de ces choJes-pa'n lcttres , & partie flnsletfres �. poureftre gara/es t'o'm, me un droi: non ejbrit. - (' ,_. " .: \' ' <, . Au liurej. de í'Hiít. Ecclef chap, 3 5' � parlant de faína Ignace Martyr.diícip le des Apoftres ,i� dit�,):( les exhortoit de ne rim demordr« de Jd.traditún Apo.:.. . ftolique, l#lquelle pour plUi grande fluret'é iJ eftim.oi� neceJfoire de mettre ppzrcfcrit. '. ,. . ,.,' Sainct lean Chryíoftoméfiír la 2 .aux The{f.ché!p .• � 4004' 2.. expliquant le v; 15. dit : De I:a. ililppert:t:¡fte les Apoftres ne nOUJlont ptU tout donné ¡Mr lettres , máu. nons ant auftidó'nnébeaucoup dechofis fonslettres� Or:. les ones & les eutres font dign�s. de fimblable. Foi;> P artant e flimons le s Traditions de L' �g lije - di1life s d; ��Jf.f!.)efl.v�e T�lIditivn,n: r:c!iercherie� d'au�núte.; Saiiréi Hieroíine Epiíticá Marcella: Nourieuj> 39(4 nons [don la Tradition Apoftoliq1Jc, '}7n Cariji:ae., aft; tcempsC/ui C'ft 'coriUe�Ja:6¡é.' " ..> '� , . t.� " Saina Balite ,chap. 15- duliuredu S 'Efpdí:.lVoUl·, confocronsl'eau du Bliptefine) &' J'huilt delQnf1ioij &celuyc¡ui eft'kaptizé,deiJuel(n i:[crztureslN)efh'� r« de lo 'Tradition tacite? L) onIfion mefrl1e de ¡'huil;;, r�i.t'a.enfeignée ptJ,r efcrit? Ne vie:r¡f�/J,� ptU de la:Tri$ .. ditio» fecrcte"f A iij ---- - -- . " . � I Lú;Ueritts Catholiq'ues: '-_ Saifiét'Cyp'rian�Epift,,6. centre l'heredqúe'N6� uatiañ� Nouatiann>eft'pointcn t Eglift: lequel,meJPri" fl:t<fzt,l� "fradition Apofoalique "¢'.' ne fucce4,4n_t 4per.", j{mnoe-,'s:' eft e ft¡zGly fly' mefme. < , '. , ,�:;Sain6t Augufiin J [iure du Bapte[me eQPt:�é les: Denac. parlé ainíi : Les Apoflres. 4 la "Perid n'o_nt., : 4¡Q�. rim prefcrit fur cette n,.:ttie_re ; mau nedn_tmoins on do# - eroir« q�e catre oouftu.me iJ prú [on oyigine 'de leuy, Tra ditio,n) ei!_mme it ya phtfieun ehoJes q;u� l'EgliftCa,":" '(hólt�/l.C obforue, é: qu}on croit a ban -droit auoir eft/, tofl?mandées par IN.Ap()/fres, , cl1core qu' elle.{n.e flüntt poinHflJrite:r.. .,' - ' . ..' . r : -\ . J, . Líurefecond conére lesmefmes , cliap. 7- .,fe ero}, tpwcetls cquftunu eft "Venue. de fa r:rad:ition.des ,Apo- , '.fores' scomm» il y.a beaucoup de ch.ofos qui neO ferr0I!'? uf'ftpointdans leurlcfcnits,z!y dam lesCo,neilés de ceúx qui lelantfuiu-ú-;_&toutefoü paree, qu'elles s:'_obfer� �ent en toutp_,l'Eglift, nouJCroyo17s qu'elles. n"ontefté: � 401znlis nyrecol'h'fll:f.ui'die"s que pat éu», ' - '} Cenrre lesmer�es.�:lime 4- Ce c¡uet(J�terEc�I¡ -s - fl ti!nt ). 'fir qui n'a point. eft� inft#úl pa des e onciles, .' ,:maiJ qui a tOl-tfiOUYS meretef.tU. � on crait auee raifln qit'if nos« 4, e IN danné.,ay.f,A uthorüé .Apoftol#qtte. '. , Le meíme, Epiftr-e nS. a Ianuar. .luy re[pondant� au [u,iet de certaines FeHc,s& iours de jeuínes o�[er� Ué:5 'en l:'Egliie &:: Iur.cercaincs.cerem ics,) dit : Si totJte lJi¿gtij} (jfili. eH effi4ndue paT l'v-.,; er s pratique;, quelqu'vne de ces chofos " .. de dij�uterqiiW ne fon/lM- ' j-a�r�'ainft) celáJM,iftrct'V¡t'e folic fort infotent�SEt �pfesl: "Cd ];hofts qui n.e font point efl-rites'; maú' que, n�� . / � g�:t!dpns. par t�aditiolJ, & qui font obftruées partour ,,-�f�;f!.1!iúérsJe fontcon�offfre pour reictJucs Ity/t�s ejUcD_;'" " . �Iign'e.f par les :4paF'ir.es; bu p,!"r�les Co,nci¡úgener4�-., .,..'t;. :._ . --... -'¡", t. y�., les: lent., 'do# l. ¡ra-- Ca;'" Itjl-/, i-enG l�, fro] '10- I - íO�? ICUX '(cr .. : e/U J!'lj"! [les, lijQn ¡. lane:_ Ier I si ! �;. res': 1{Jta., '�'." Ji tosa; f >oJ> 'CO�- :u� .... ( I!remiere'pArtieJ , ;1 Le mefme encore , coriíideral1c' que nous népou-' _ __-- -uo_nsf<:auoir que par la Tradition � íi mefineles.Li- ures des EUlt}giles font parole de D�el1:' difc���r� I I'Epiftre du fond. chap. -3. Le ne Cro¡YOU pM a re;. - 1samrile 3ji l' A uthorité de l'E gUfo e atholiJue ne m'in ... cito;'t a le faire. Et plus bas: si eme Authoritlman- 'quotr;ie n« pourroi« plt« croires fEttangilc.' '. I. ," , OBS ER VA TION P'R EM IE R E. ,.. 2> � ,-' POur mieuf entendre la doctrine Catholique(ur , ce Point; it faut rem�quer, que par les �erit� & pratiques que neus dilons icy auoireíté receués par tradition) nous ne parlons qué de celles que l�, .fus-Chrift ou fes Apoítres ónc enfeignées derviue ,voix, & qui n'pnt pas eflé mires par cícrit par aucun des A poítres ou Euangeliítes , & que les Anciens Peres & Doéteurs nous td}noignent par leurs el:' cries auoir efté deleur rempsreceües dans l'Eglife Catholique ,'�n qualité de verités diuines -& de pra;- tiques Apoftó!iques., " . , : . , I' Il Faut remarquer en fecond lieu, que BOUS ne f�a':'\ nons point que les Liures de l'Eícrirurefainóte [oQf parole diuine, efcrite par I'inípirarion & conduire d_lJ. Saina Erprit, que par la tradition. & coníenternent .de l'Eglife Carholique, Car ceux qui les ont efcrits les OgC rnis en main a l'Eglife de leur temps, & ceux , /� .. qui les receurenc les'ont laiflés' a leurs fucceífeurs ,� - ceux-la-a ceux qui [ant venus en íuiete, Er par la 011. 'peut voir qu'vne desplus importanres cónoi (t�mé�s, , ' ,qui e� de frauoir quelies Eícrieures font la vray� pa ... - role de Dieu, eft ápp�yée fur}a Tradjrion non c[qi. te, receüepar le contenremene de l'Egliíe, qui ell:J� colornne Sz l'appuy de la Verué, .; '"",,,:' - .A iiij , '� ,Lu/iJerités CPitbóliques � , -�. Tto11tefmement, il faut obíeruer que tés fIerA'ti; t'f\les�parvn auéuglement efirange, cendamnans Je lug�ment <de l'E glife Carholiquc, �fpoufe de 'I�rU.S¡i. (;htift, coldmne & appuy de la venré ; comme ¿it f�in�,Pa111l) quia recen le Saina Efprit pour enre eteenellernenr conduitepar Iuy dans roure verité ; fe vantent d'auoir chacun a� part vile perfuafion' inte ... rieure.duSainét Eíprir qui l�ur ,faie connoiflre la "raye parole de Dieu. Ell par la ils reierrent , & les v�rir.és.receues p'ar tradleion.Ss des Eícrirures , celles , 'qiól .leur plaiH: de ne point reeonnoiítre, Et pour �'_eftre ,pas concrains d'auoüer qu'ils 'ne fon�' pas I �íf-eurés que lesf.iures qu'ils re<iaiueht,f,oient�arole I, -de.Dieu , que parla Tradition coníeruée dans TE�. g-li fe:: ils s' en afleurenr Cur leur per[ua_{i on inrerieure, �ont ils ne [one aíleurés paraucun paffage'de yECcri .. lure [ainéte 1 qui foit adt:eifé particnlierement a cha eun d'eux , córne ilfaudroit.afinqirils creüílene que '�ette prome{f€ loot a. efté faite,,� ann! autre de éeu'x qU! on; veícu dans l'Bglife. Car. d ne s' en treuucra ras V? íeul ) .qu�" ayt ' iamais reconnu .les mermes �[critures que: cei1es'�u'ils recoiuenr¡ at reietré l� nie{me parole' efei:ite& non efcrite�, ;que 'celle qu�il$.: ; defaprouuent. El ton ne trouuera 2incunXainé}; Per� ou Doóieur, qu.i ayt veícu dans l'Eglife dQ.rarit plus . ·'dequim:ercens an$ � �qui ayt die qu'on conflufl; la p�� :fol� '(;Ie Dieu afl{}unhnentt,' /kv fans dángc'r de ;s:y . �trompeJ:, parvne p€rCuai1on interieure "da Sa,i.n6t, -Erpr�t� (/eR'donc'v"tlc Cuppofiüon., cornrne on I{ ·péút iilfererq I. De. e're que cene perfilafion inrerieure "11'1 pOil<lt efi� 4.�ñslrEglife d€.� tróisJp�.em iers i1.et;l¢sl! car -durant t6l1t:�·,€) temps'o¡;} ;a�,dGitté de]:'Epiltr.e '.�� r�iñ� ,!a:.t¡t¡<:s. �', d��J��l��, �-e�f�J�rét ,l"cle:� ded� � ......... , PremieYe p4rtie-:. . , roa'ti,; lecónde<&'troifiefme defaina; Ie:an ;. det�,'fe®nde íSJC defain& Pierre" de rEpiftre auxHebreus & de ¡fus¡;. I' Apoc¡t,-lYFfe. 2. De <e que .ñul de ceux qui col: . f die vefen durant plus, de quinze. fiecles dansl 'Eglife·, f,nre n'a faitprofeffionde cette perfuaíion Inrerieure , Se E; íi, c',' '. :.?, n'a ea�. de meíine aduis que les Hereriques me r�te- ' . (, '" ;�; .:Jernes, rouchant le vray catalogue des Liurés dé re la . ": -1.1'Efcriture fainél:e. Car ils ne fttol,l\lewnt pas vn f 1€5 ",�. íeul [des Anciens qui ayt rec,ell ou. reietté tous les f1les ' -Ó, ,\. mefmes Liures, que ceux qu-lls r��Oitl1ent ou qu'ils I�Op', ua',�, ;,,: l'eietteptd· De ce que les B.r.uqRes·d� F tal')ce,& � I '-.,�.:' ceux d'Allcmagne fon�,differ,ens��ce poinr , Car ¡role' .:.,' ceux d' Allernagnc reiettent 12Epiffr�.Ae [�¡:ñÓ.t he:- �·E-. llues, eelle de i��li116t lude, la fee ende & rrolfieíine lure; I' .de faina Iean , & I' A pocalypfe : Ee ceux de F ranee red.. les reeóíuent- Er routetois lesvnsSc les autreS'pcn- :hCt- . Ient auoir v.ne perfualion lnterieure qui les leur fait Iq�e diíeerner, �. De ce que Ie,S fainas Peres diíene , que [e�Jt ::' Ia paroledc D ieu eft rcconriué eftre telle par le .di:- llera. " .[cernerl,1ctl't de l'Eglif�. C'ef] la�·do¢trine.{de ceete �es :., grancie lamiere des Do&��rs ,_ le fle�t.l des H-¢l�nir- 161a ques),Saio& A ugufl:in ,qui en rEpiíh:�: duJóndem. �'i1� '. " chap. 3. parle ainli: Ie ne_c'Peirois '.Md, l'.&HAtJ.g¡l� ,ft. �ere l' Aut?ariti:dc fEglifo,.C�tlif¡liq.ue 'ne.-ln)IJ'fitoit a-le blús foire. Et plus-bas: ,si' cette. A'ilt"hQrite. 'mjl¿nf·uoii, ;� 1t ' I'pru,. �r()ir(Ju:ptU a /'E¡t_anyjle.. " _ , :: .�, , - ,.� �s:r . \' LaJneflJl'e" parlant.du Liure des A6les des Apú- tn6t .. f1:res y íLdit,·� A�quel �[:;iur(J ilfaurq_ue .1.'C croye ji i� flI{ hOM a.J?£flangile, parce que, fAutharité Ciltholiquu me me yecómman_de 'de ,mefmé forte t",rie (.& 1'llUt.re �és.ll Efc'liturcc,· ')<. De ce, qué la paróle'),a.�, Dieu n'eft (tre ,vas �a€:�l:é.a, reconnoiítré infailliblemem:, puis- que H� 'Chua meíme te{:'-noig�c 'que les juífs, neufi:ent . )- . / . . 10 ,'<�esi;erit.és9atholiquei; 'pas peché, encore qu'apres rant de fredicadoni -. =qu'illeu'['3ubiefait6s, its ne I' euñene pAs reconnue, . 's'il ne I'eüt ccnfirméc & amhoriféepat les Miracles .1 qu'il auok faits enleur prefence & a leur veué, En fain6t lean ehapicre I). verfeD24.6. De-ce que la parolede Dieu ne confiítanr.pas tant en la lente, OU au fan des paroles qlÚt' leur fens; il eft impoffible; que chaqué parciculier pui{fc'reconnoifhe quelles ·paroles ) forre-paroles diuines , & quelles ne le fone 'pás, aumoins par la difference de la parohi de Dieu d'auec la parole humaine, Cat il ya plus- de 1)00. paJfages dans l' Eícrirure que le pétlple-n�enténd ,pas, �l1y mefine les po6teurs. ·On' Iié peut done p�s" f�,a ... . uoir, fi ces pa{fagesfont� parole -diuineou' non ,' par 'vne perfuafioB inrerieure-qui en, fac'e voir' claire mene la.díffereríoe , contme -les A utheutsde. cette 'per[ua{ió�firrlagi�aire, difent;& centre la �verite � &: .conrre ItHir�ptopre experjence. Il fau�· done croire -que cés pa.uages qu' on.n' enrend pas'fóne-parole de �DieU , paree que rEg}iie 1.' aífeurc , ' qui Ie,s a receus 'patla·T�adition, &quin�peút eíl:�e' trompée,ayant .póurfa,'�af'de' &\ .cQnduit� rEfprit de, v'iü:ité qui la ·':t:.enCl I", c'Olotnné,& t appúy de Id, Verili. ,: h', - Enq�at1�j,¢4IT{�lieu,il fall,t',remárquer)qt�'(i EITra.,. 'clition not} .efcríte n'eítoii pas [uffifante pobruanf ... mettre quelque verité, en relle �orte,qu) ol)'ili.+r obli- / .gé de laeroire', Dieu n'euíl pas tranfmi"s: fa Loy & ,f.i connoufance au 'cornnreucemenr du monde par, -la. íeule Tradition non. eíerire'r Er ¿' efl: pourrant ce qu'ilafa.it',iufques au Í1écJe, de MoyíeyDe forte, quela connóiíI'ance de Dieu, de la Creariori, du Pa radis rerreítre ;�du 'p�ché: cr Aaam, de klfa�on d'a .. - dorer Disú :par .facrífices &�c. ne fiJfl: �ranÜlli[e & 1 �,óu [lble elles ront' !>ieu ¡par· tee· rre, Pa .. fa ... e& . - . ' . Premiere jittrtie�. "_ .' ii eóferúéel'efpace de plus de deux mille ins: �üe par Ia.íeule tradition non eícrite.Or ce íeroie faire iniure . a la honré & a la prouidence de Dleusde dire que cette voye nefur pas f�ffiCante pour tranfinettre hi connoiílance de Dieu&de fes bienfaits.Srles deuoirs d'vne vraye Religion ;& que les homrnes eu{fen� droit de dire que c'eftoientdes'inuennons humai- -nes , puis que ces choíes n'eH:oient pas efcrites, �. I' adioufte que les I uifs meíines nonobftant la Loy eícrire , croyoient pluíieurs chofes apprifes par la' . íeule Tradition non eícrire. Par exernole , taina: Matrhieu chap. �2. te[moigne que les I�ifsauoient des Exorciftes : & .Ioíephe Aurheur Iuif, liure 8 .. des A ntiquités, Ie dit cxpreílémehr, .& aíleure qu'ils auo}en� eíté inítitués par Salomon. OJ;" ils pta--' tiquoient cel a; quoy qu'ils n' en f�euffend'inffim tion ql.!-e par la Tradition non eícrire , & qu'ils n'en euílene aucun commandement par efcrir.. Saina:: Paul aux Hebreux, chap. 9. dit que Moyfe a l'aóte' de la folemnité del'Alliance , meíla Qq I' eau dans Ie� fang du Teftamenr , dont il arrouía Ie peuple. Or il íuppofc que les Hebreux a qui il eícriuoitjfcauoienr tout cela � 'car autremeririls.euffenc peu pe�fer qu�il l'inucntoie , & que cela'n'efiolr pas-:vray': Rt cepen-: dant ils ne ffauoienr cela' que par la feule Tradition' non efe rite. SaiaétIude raceme le combat de l'Ange auec le Diáble pour Ia íepulrurc du corps de Mó.yi€:.': comme vne e hofe tome conuué aux rill fs : & to ute- . fois c:la.ne fe ifauoit I, que par la l€ule Tradieion: non eícrire. Le melirre l:apporre la prophetic d'E"\ noc couchant Ie Iugement final:, qui eítoie vne C011-' noiílance d'vn article de Foy rres-important , qui. ae fe trouuoir �oint dans aucun des Liares d,e Moy-: . n· .. ",,-- - .: ,"," : " .. _ �f;f.-;;<li� .. [ " íi: ' Le{1JeritéfCa:tlJcllquel}... '. fe: Ee toutefofs en ne f�auoit cecee Pr6pI1ede; qúe paria Tradieieaucnefcríre, D'auantage, i�n' eft pas probable que les I úifs' n' ayene pas coánu -1�. fain-ete Triniré, Pere , Fils �&Sáínét ECprir.;. Gar-lors que ltfus-Chdft fe CHfoif 'eftt,e_Fils de Dieu, il't:l!C Iuy -. obíeélerem iamáis que Dieu-n'euíl p'l-S, cleF ils;, rnais. bjen.qu'.eftam Homme ". il fe di{�it le Fils de Dieu, / Et pourtanc ils n' auoienr cerré có'tmoHfance qui eft Jondamencaleenla Foy, que iarl�'feule1"radifion I aon eícrice. Cades Líures de la Loy n'en parleienr p'oint ,,&'on n'y voir aucune mention d� la:g"enera-: I eion.eternelle dll Fils, non-plus q�e de U. pr(:)'éíIiort eremelle ail Sainót Efprit.:Les Iuifs encore pr-loient & failoient des facrifices' pour les' mQrES � :c�ornme il eft dit aüIecond, des .Mach. & latepIte' Hu. j. de kl. guerre Iudaíque, chap.' 23. Ie tC£{úQigne, luy qui eftóir-I uifdenaeionS, de,profefTIoll,,� homme tte,s';'(puaht en IeurLoy. Er cependant.ils n' auoient zien de cela ei:üoutel'E[e�it(ure [ain6té, -allane que I' Autheur dé's;¡vr-ae:h�b-éesle ráppórtaft.G.�eftoif �Ol,C par, tradition' qü'ils-l'obferueicnc, & iamais Ieíus .. ehria· ny,le's�: Al':dftr¡es: n� ont.repris ceree eouílume, 'lé la,iffé .be�tlt@ijp�ae:chofes íemblables que ie pourrois rappC)rter,. poiirfaire voir que le peuple de .fJieuaree::e.u ptuíieu�s choles par la .Tradiríon non . erpite � & merme 'Qmroe-l" ay dés-ja dir, la.principa; l,e -. Cades Iuifs ne p0uuóiepc fpuoir que les Liures de Moyfefutrerttpa�ole.de-Djeu, que'parla Tradi tion de Ffer�·eIl�·fils;: &:. le meíme en eíl-il des autres Liures ; :D�r vn .Liure n'eft pas. E Icriture: fa,inae, paFce 'qu'il en-porté le' nltre : Aurrement chacun poúrro-h faitóles.,Liur�s,& peurueuqu'il y rmí] le n�1)l d E.[crit1.i� .fainét'e; il.l'en faudroíc eroire , ce ] tI H le 6 n F d e e é r r: ( ,qúe �pas [bae que t ltly ¡nal$ �ieu· l ) ti eft l � t�l?n I r�ent �era-: �qn rIfne r¡�; �Í1Je uent Iqúe l011c r -; fils- , Premiere part�e. IJ.._ qui ell:' faux .-C�la do�c n'.cftoft f�.eu, que par Ia Tra,,: clition conferuee en 1 Eghfe Iudaíquc- QBSERVATION SECONDE.- D' E s paffages cy.deffus alIegués, de fain� Paul, de faina lean, ,& des [ainéis Peres, il íe rec-uedle en paroles formeles. r, qu'íl faut gardcr les enfei(memens de l'Apoítre quil a dorinés , foit de o " - viue voix , fait par efcrit, 2. que bien.peu de chafes de celles que Ieíus-Chriít a faites, ant eíté miíes par . eícrir. 3. que dés Ie commencement de l'Eglife on . faifoit des oblations pour les-motts, & qu' on cele broit le iour du decé, des Martyrs, &.qu'on faiíoir au commenceulent de chaqué athon le figne de la croix fur Ie front. 4.-que dés le temps auquel T ertul lían viuoit , qui eft vn des plus anciens de taus les Autheurs Chreíliens , dés-ja les Hereriques reier .. toient lesTraditions des A PQflr�s oppofées a leurs . herefies, 5- que le meílange ,qu' on fait de I'eau auec ' le vin dans le Calice , eft vne Tradition du Seigneur. 6. que le ieufne du Careíine eft de Tradition Apo ítolique. 7: qu'on ne [faie que le Bapteíme des He .. retiques {Die bon.que par la meírne Traditíon.8.que toutes choíes n' ont pas efté mifes par écritjrnais qae plufieurs no us ont efté laHfées de viue voix, qui font dignes d'vnrneíme refpe6t, & d'vne mefme ,royan ce. 9. que quand route rEglife obíerue quelque chofe,qui n'a eíté ordonnée, ny par l'Eícriture fai,l1- éte , ny par aucun Concile , c'ef] vne marque qlJ� rEglife l'a receüe de la Tradition Apoftolique,q:>m; -, m� dit íainét A ugQftin. Or ce n'dt pas adiouíter quelque chofe a la parole de Dieu , 'car la.ira.ditiQJ). . '. - n _. ¡m.e. e ie lede Inon lipa .. rres sdi :tres. 6te, cun file , ce �- - . 14 /. Les 1Jerités Catholiquts: . �ne rapporte que la parole de Dieuconíeruée paf tradition, comrn e les verirés eícrires .ne font con .... nués eflre parole de D ieu , que par la tradition de p,ere én�fils, confirmee par la declaraticñ.de cells qui eft la colomne & l'appuy de la Verité., t I t I . Ii 1: ft 11 3 [; sr E ·L,Es_. LIP R ES co'ltTRNY'S dlf1l,s la fainlle Bible CtlthiJliquc ,fint can()niques. . CIt A 1? 1 't It E I lo d n LE fens de la prop�fitionde ce chapiere en, que , . rousles-Liures de la bible dont íe íert rEglife de ; :;;,':Dleu font dignes de foy, p-arce qu'ils ne contien . nent rien qui n'ayt dl:é e[crit par la conduire & dire Bion du Saina: Efprit, qui e� appelé parIefus- \ I Ghrift en faint! lean chap, 14. Efprit de verité. eet�' te prQPot1tion'nefq,eutprouuer, que par la tradi .. tioi1&Hefinition derEWe vniuerfellé.qui les recen , noitpóur rels ; Car qu' on ne puiíle páS connolflre li vn liure ert parole muine ,par vne períuafion inte rieure imaginaire, il appert de ce que fes Peres' des . quarrel premiers fieclesae l'EglifeChreHienne,quoy queSainéls perionnages &fort,/edairés" -& qui oc" \ .cup/9iennoure leur.vie a la k6t�i.lre de 'l�EÜrriture falmSte, n:e{tQ1enr pas d'accord cntr eux d-t; ce point. C:ilfquelques:::vns onrdouré dela verité de pIp-Geurs 1iu��S., que tour le monde rccoit. e11 ce temps pour 'Canoniques. Ainfi Euíebe 'Iiu. 3. Ch-ap.I8� /& 19. de fa· Chro.�ique� Qly.mp.· u7:'� �efmoignc'que-qe [on , '( �' \ . �� .", . , ", Premiere partie� .: 1$1' tem'ps , e' eft a dire enuiron l'an 320. on éfl:oit en de ... bat de l'aurhorité de í'Apecalypfe , de la feconde &: rroifieíme Epiftre de Günéllean, del'Epiftre de S. Iacques& de celle.de raina lude. Au troiíiefme , liure de l'Híftolre EccIefiaftique, il die Ie mcírne de la íeconde Epiítre de íainót Pierre. Saina Hieroírne [\lr le Iixiefinechapicre d'Eíaye dir , que les Latins , l1e receuoient pasl'Epiftre aux Hebreux. Lemeíme au trairé des homrnes illuílres dir , quel'Epíftre de faina Jacques ñefuft receüe que peu a', peu auec le i: temps. II dit le meíme de I'Epiflre . de fainéi lude. _. De cccy apert" puis que ces premier's Chreftiens durant RIlls de 380. l;� n'ont peu comber d'accord rouchant les HuresCanoniques � ny. reconnoiítre clairement cc¡rix qui tdtoient & ceux qui ne l'e� floient pas; que ee íeroir vne folie auxCatholiques de ces, derniers temps:) s'ils 'di[oient qu'ils ont vne - perfuaíion interieure qui leur fait clairemenr con- noiítre ce que ces premiers Chreítiens ne connu-' rent pas.'. ' I'adioufle ; qu'encores auiourdhuy ceux quiíe la�ent'condujre a leurperfuáíion interieuret ne font' pasd'accord [urce íirier.Carenl-rance la períiialion .inrerieure dit ', que -rEpiftte de fainét Jacques eft Ca�onique; & en Allemagne elle dit , quec' eít vne Epl�re.de �oin, En France elle ditvquel' Apocalypfe " eft Canoh19ue � en �ll�magrie qu'elle eft Apoery- . phe, auíli bien que 1 Epiítre de [ain6l: lude. Er pour .. rant e h�cun �e vanre qu' il reconnoit cela par la per- fua{iQ�,tnterteure du fainét Efprit. . '. ... ' Voyes les Cenruriareurs de Magdebouro- , cenru. I. Iiu. 2. chap. 4" &- Brentius en r Apol�gie:'de la (onfeffion de Vitember�.' - - .. :, que liíede htien .. ldire Ieíirs • Ce:t: tradi .. recen- iftre ti I inte és'des ,quoy uioc-' ritme point. _ lfieurs ¡ pour 19·de �cdon j' L- · � C' t l' ., , 16' - . es .'Ve·�ttes . (Uno 'qUéJ, , Cela prefllppo'[é, it, ap�rt· qu'il a eílé ñece{f�ir� - . " q\;leTEglife,qui eft, ditfain6i Panl e, a Tirn.chap.s, l'app1:ty & la colomne de la Vcrité: contrélaquelle.die 'Ie[us-,'Chrift, enfainét Marehieu.chap.re. v.'I8.Les p'ort�sd)Enfc,r ne preuaHdí'rm�point; a IaquelleIefus .. Chrift promet, en [aina lean chap. Í4. d�enuo;yer 1,' E fPrit de .p: erite pour habiter eterneltemin� au�c elle, aytterminé ce differeud. Ce qu'elle a fait par , ..Ie troífiefme Concile de Carthage, appro u u,é par 1� ,é\>Pafieurvni6erCelde rEglife-, qui viuoit en ce temps la, f�a':loJr eft Innocent premier'&cll:puis par le con fenrement vríiuerfelde I' Eghfe , & par les <!eanitions des Conciles generaux, ,& Iiiiuant Ii Ientiment de. Ia plus grande partie des Peres qui ant veícu deuant ledit Corrcile de, Carthagé , rant en Europe qu' en Afi�, qui ant tenu tous lefdits LiL1r� de la Bible t: Catsolique_pour Caneniques , comme nous ver ro/us apreso Pour pr9uuer done cecee Verité par le eonfeneement de plus de.douzefiecles, . 1. Ces Iiures furenr declarés Canoniques au trot .. fiefine Concile de e arthage,éhap. 47' auquel. faina AugufHn amRa � & qui fuft renu fur Ia fin du qua ... tt;1erme íiecle, ra�l 397' par 218, Eueíques •. , , Innccent premier auehorifale merme Canon.qu'il .met roureuIong enl'Epnb:e qu'ilefcriw.it a, Exupe .. rius?'�an 406. ..' . Saii\él: Augufiin au liure fecond de Ia dQ:éhinc Chreftienne , chap'. '8. met le meíine Canon des li ... ures dcl'Eícrieure fainéte ; fansy adioufter nydimi- • nuer rien], luy dis-ie, qiii auou tant feüilleté routes }(;5 'pllni¢5;-de l'Efcrirure Iainéie , & examin¿ fi pro· fQndém�nH�sd1flicull:�s ,qui s'y\re1Jcontrem� , . Gelafe Pafteurvnhierfelgepiilife� �ffiftci en .�1l . _. Conct1� , \..-..::.. - ," . �. o u e I 1 \ , " '(¡¡yer FHCC ¡par· �rle FP� ¡on ... fons le de ¡¡ant I; u en tibIe r- rer- e �n6t ¡,ua. ... �U'll �pe" [. - [ . ¡fInC I -1" � 1 .. �i- k_ utes pro- [·VI) lcil� ,J ..... _ Les �eritésCa.th(JliqueJ; o B s E V A'f ION. POur mieux conceuóir Ianeceflité .de cene defí . . nition de l'Eglife, il faut remarquer , qu'auam le cfoiflefme Concile de Carthage il 'J auoit des li. ures de I'Efcrirure [aina.:e, rant du vieux que du nouucau T eftamenc , qui eíloient receus .de' reus pour Canoniques , auíli ne. íonr-ils obmis d'aucun de ceuxqui ont fait Ie Canon desliures Iacrés auant le Concile de Carthage. '. ' � D e plus, qu'il y en aueit d' autrcs dent quelques L vns des Anciens doutoiene : & ceux- la. on lés obmee toit iuíques � ce que le doute fuft vuidé par la'defi nieion de l'Eglife, Mais paree que quelques vns de c.es Autheurs qui onr fait des Canons de I'E(cÜtllre .,_l.fa.Jn6te, douroienc �es vns &, non pas des autres, · '''dont neantmoins quelques vns �ftoient. endoure. ' { Melitton qui.eícriueitl'an 150. meda Ságeífe en.¡. rre les liures Canoniques , & obmer Efther ... , ._ . Origeile chés Ell_��1;)_eJi�. 6.t;hap.15· felon le Gtec., faifani.yn CataI0gue.de� Iiuresauoüés par les He. :';\:<!i�r15ux, Y mer l'Epiílre de Ierernie , &. nedír mot des �, douze peds Propheres. ..' i: '. , �,' IJditel;lCore qu'on doute de la Jeconde Epiftr�'de ¡{ail1a Pierre , & de b. íeconde & troifieíme de [ain¿t · IeaJlj& .. ne fait aucanemenrion de .écllcdefainét lude. . .". � S;ajr¡&Hilaire .�rl faPrefa.ce fur Ies,Pfeaumes,fait le deJ1H�brement desliares du vieux Teftamepc,fe1on · Ia tradition 4ef, Hebreux , rrpisil. adioure qru; que! ... ques vns.orit iugé qg:U y fallo.it,adi�uí:.er. T�b!e �, Iudith, ' E 1 e de:fi,. lauant les lí. I'd re �l f' reus iucun - tIqucs r�et. l defi- r�sde acure �tiesll re. l leen,. Gj.·cC" jBe.- rtdes rede [" �inét �inél ' l �itle :don ¡ud .. le ,� Premiere' p�rHe: ( 'i-; Saina Gregoire de Nazianze ,a fait le Caralo gue des liures du vieux Teíiament rec�us �etcUSr' mais il dit que quelques vns ne reeeuoient pas. Éfl:her) Sl' adioute qu'il y au_óic d'autres liures fort proches des�CaÍloni�u.e�, � que pluíieu�s tenoiell� l' Apocalyple pour vn liure f�ux_& apocryphe, '" Eo vn morvaucun de ceux qui ant fait Ie Ca�alo-., , gae des liures de l'Efcriture íaínéte auant le troifief;.,. me Concile de Carthage, .n'eíl d'accord auec au .. � cun des autres , paree que la' chofe n'eftant pas en ... : core definie .chacun y mercoit (eulernenr ceux done il oe doutoit point. Mais cela ayane efté examinédi»: ' ligemraern au Concile fuídie au a¡1i�a faina Alagu .. fhn . & confirmé par le liege Apoftolíque , cornme il apert par rE: piílre d'Innocenr premier conternpo rain dé fainélAuguftin eícrite a Exuperius Eueíqué - de Tholoíe , Iedoure fuft leué. Etc'eít pourquoy les . Catalogues qui one efté faits depürs , ont eftécorí formes entr'eux , comme il appen des Autheurs ci .. tés cy-deílus.Sur quoy ilfaur auffiremarquer 1.. .Vn point capable de conuertir route ame ) qui n'cft point obftiné,e a fe perdre, e eft que nul de ceux qui om dreífé des Canons ou Catalogues dans l'Eglif� par l'eípace de quinze cens ans, edt a dire, depuis le commencement du Chriflianiíine.iufques a la ve .. " ) nüe des Hereriques de ce temps, n'en a fait vn qui /' foit íemblable a celuy qu'ils ont fait á leur mode. Si bien qu'ils ne peuuent marqucrvn Ieul Autheur, au. /' auc�ne Eglife particuliere qui en �yt receu vn fern ... blable, D'oú il reíulre qu'il faut qu'ils condamnent d' err�ur a reconnoitre la parole de Dieu , &: l'Egli': fe vniuerfelle , & routes les particulieres , &: to us les, / po6t�ltrs, qui �ura�� quini�fie�les one fait le. Ca: �_ ij .- 2:.9.. . A, Les ;uerites C4tholiques;' non des liures facrés,& qu'ils auoüenc que nulauane e�.x n'a eu cerré períuaíion inreneure qui leur fait �ifcerñerJes ��u�res de l'Ercriture.[ain�te. Et ie m'af; (cure que qUI coníidererace pomt fans pamon, ne doutera ,pas que cene perfuafion nouuelle & in ¿oflnue durant plus de quinze censans , ne íoir vne pure Iuppoíicion.a.Que cette períuaíion imaginaí re trompe en /\ llemagne d'vne fa\�on, .& en France d'vne aurre ; Car la elle fait.condaniner aux Hereti .. ' ques l'Epiftre de S. beques, celles de S. lude ,pre míere & íeconde de íainét Iean , Ieconde de fa'in¿t Pierre', & l' A pocalypíe : & icy elle fait- approuuer Eour parole de Dieu ces mermes liures : E t pour k réfte � elle fait adherér les Chreftiens aux Iuifs enne rnis de Ielus-Chrift , qui om rerranché pluíieurs lie' ures de la parole de Diéu, & falllfié les autres , póúi fs voir conualncus par eux d'auoir eítéles meur-' t:ri�:s�duvray�l5@:'" _ : .s : _f -: s: - t� el 'd le "d d: f� 'R] 'le d 'pI ft. <:1' d t4 11 :rf.y�E L,E S'; L Ir R ES, ,�r E LE S / Itlifi ijlJi .OM vefcu depuu la mort till Fils de : Died reiettent tift CafJ()fJ desEflritMYesfoin .. " Des, tfloiem rec�!2nt#/p()ur Clt1JOfJifjflei, tier '" A.,!cienJl�ifi·' . , e Ii A P 1. T RE' '-I I'I, , . "" � . r , L fa�t rerrHirqu�� I. -Que Dieu pouuant'tt'�nr .. , . mime tome fa p.irole & vQlomé par la tradition, non ef'Cr¡c€ de're,re en fil� "comm�'il fiF:au conimen �einem �u monde' durant pluswde deux -mill� troi.! ;;.."..� -..... • Iii" ._ jO. '" • - �- - ._-<. , 0-' -_.:-_ •• _ __.-,," .... _ • - - � / . . ' 'Premiere ptwti�.'1 . ,-�i'1 é'e'us ans; voulut neantmoins depuis , que plufieurs '�cho[es fuífene miíes par efcrie auecáuthorité diuine, 2. Que pa,f les diners faccagemens des villes & mai fons des Iíraéliees , & a l'occafion de leurs longues captiuités&demeure parmy les Payens,& peut-eftre par leur faure & negligence, plufieurs liures de 1"1;[ criture [ainae fe font 'perdus. Cornme le líure des , trois mille Sentences de Salomon, & le liure des cinq mille Cantiques , dont Il eft parlé au chap. 24- du troifleíine liure des Roys , les liurcs d'Ahias Si Iouite , cités au fecond des Paral. chap. 9. les Iiures "de Serneias, cités Hi mefine chap. u.les liures d'Ab .. da Prophere , cirés au meíine Iiure chap. l;'. les me moires de Iehu , cirés chap. 20 .Ie liure des Iuíles, ci te dam Iofué ,chap. ro.Ie lime des Chroniques des 'Roys de luda, cité au troifiefme des Roys chap. 15- 'le liure des Roys d'Ifraél , cité au fecond des Paral. chap. zo.Tous ces liures íe Iont perdus.Sc peur-eílre 'plulieurs autres ; Et nous ne fpuons pas fi les Apo,;. fires diípersés par tout le monde 'n'onr point efcrie d'autres Epiftres ou liures qui Ie Ioient auffi per dus. ;. Itfaut auíli remarquer, que comme le rapor-; t� Ie Rabin Helias en fa Preface fur le Mazorerh Hammazorerh , les Hebreux au temps. d'Eídras apres leur retour de la captiuicé.qui futl'an da mon .... de 3640. enuiron 400. ans deuant l'Incarnation du Fils de Dieu , fircnc vn Canon des Eícrirures fain éles qu'ils peurent recouureralors , ou qu'ils peu rent compiler' des fragmens qui leur reítoienr des anciens liures.Ce qui apert des Iíures des Roys , qui, ne íontqu'vne compilation des fragmens des liures qUI fe fo:�t perdus , OU les meíines Hiíloires cíteienc ( -contenues plus au long; & des tures des P rophetes, \' B iij " , � \ Lesy�rit6$r;átholiq'uú;, ".,' :pules chapirres fe re�con�ren�, fa�s [pite. )1 ape,r� , �um q�l'vii merme chapitre eR, compoíé de parties :Sqi�" oae aucune liaifon) mais qui ont éfté mires fe. Jon que le cornpilareur trounoir quelque fragment .desefcrits des Propheres, Or ce' Canon ayant efié fait.les limes qu'il conrenoir furent reconnus de tous pour parole de Dieu, &. appe�és Protocanoniques, . , , c'eíl a dire, les premiers mis dans le Canon des Efcri· tU1'(�S fainétes, '\ . ! " , , péu doe temps apres tout Ie peuple eítantreuenu de lacaptiuiré , on trouua.les Iiures de 1.' obie & de ' ,�udith , qui e� fl1rent� rapportés par' quelques vns des eaprifs.Carle liure de Tobie auoit eHé.eompofé .par Tobie meíine durant Ca captiuité . Et <eft, pour ,qu,oy i1 fuft e[crit en Chaldée •. qui eftoi� la langue , ,du pais O1.11es Ifraélires eítoienc detenus , & en He .. . . l;>.reu P9�� rv�ge des Iíraélites quiefloien» reflés . en P;tleRJ�e;'.:�}�r��r:�ieritle C�aldée. §a.inét Hie rQf�e ne le ttouuaqt! en langu�S:_h"ldalq':le.Ne�ot· � moins les Iuifs l' auoicnt en Hebreu " comrne remar- . . "qué Muníter , qu_oy.�9u'heretiq�e,\q�i �ífe,ure qu'il y , a quelque temps qu'ils le Brent Imprnn,er aConfian· ,J�inople ,. comme auffi l� liure de Iudith, �, • '_¡jl' Ces deux Iiures de Tobie & de Iudith furene re 'ceus'de� Iuifs pour CauoniquesvCe qui apere 'de ce ' qué prouue dO&Fme�t S errarius .au quatriefm,e pro l�gomene fur Tobie, & al:"!�prolegom�l)�, iegeraux .: .desliurés de la Bible ; f�3:uoir eft, qu'ils furent na. I daits de l'Hebreu Rar les 72. Inrerpreres qui'brent la ' verfion desliures ��connu,s des Iu5f� pÓt!r E[�riture ;' . fainét� � Ig reqt!�fte(¿u �oy� PwJDm� 1?hjJadelp��, . , ':qui enrequit 1� fQuu:�rain Pon�if� E�ea�ar , }og. aJ1S " auant la n!lia:�nce d.eJ.C�}rifi.Pqis90)1C C;¡U$ c_ek7�· f lpe.rj . parties lifesfe. pment r,t cfii �é tous . �iqllesJ . S Efed. reuenu e & de . 'es vns mpofé t,pour. langue. enHc· reftés . �Hie. I . cane- . . '. Premiere jarti¿ . . ij iIIuR-res P erfonnages les traduiíircnr aúec les aurres, eomme parties du vieux T dbmcnt; C'eí] vn argu ment inuincible , que des-tors ils eíloienr tenus pour rels, Sain6t .Híeroíme fur la Preface de- Judith die, que Ie grand & premier Concil� de Niece reconnue le Iiure -de Iudith pour Canonique, Le rroificíine Concile de éarthagc le met auíli entre les Cano niques , comme il fait encore le liure de Tobie. S ... Auzuffin au íecond de fa doétrine Chreflienne ch.' D . 8. en fair le mefme , & tous les Aurheurs des Canons des Eícriruresfainétcs cités au chap, precedent. 4. 11 fat.lt auffi remarquer ,que les 71. Interpreres ayans eflé oblígés pour s' acquirer dignement de la verfion du vieux Teítamenr de l'Hebreu en Cree ,·de re chercher rous les fragrpens des anciens liures per� <ius, done il a efl:é parlé cy-deflus !cle[us fils de Sirae . ayant rencontré plufieurs lambeaux des efcrits de Salomon, il en tira le liure de l'Ecclefiaílique qu'il ' eícriuiten Hebreu , B? qui fuft peuaprcs traduit en Grec par le nepueu dudit Ieíus, comme le rapporre fain6t Epiphane au liure des poids & meíures , & luy-mefme le marque aflés a bPreface de ce liure-E t . en mefme temps que le merme Ieíus fils de Sirae compila & compofal'Ecclefiattíque.il compila aufli le Iiure de la Sagefíe , comme led it fainét Epiphane au.liure citévQjroy que quelques autres ont peníé que· le compilaceur de la Sageífe a. efté vn Ancien nommé Philon , qui fut contemporain de Iefus fils de Sirac , & I'vn des 72• Intérpretes comme luy, ainíi que remarque Genebrard en fa Cronologie, Saina Epiphane tefmoigne qu'il fur premieremenr efcrie en Hebreu. Ces deux liures auffi om eflé tenus pOfrCanoniques par les anciens 'Iuifs, S .'i; �f�¿óre , - . 1J ,14, , Les �erités Catho!iquú; , , , h" Iiure des Offices chal': 12, teíinoigne il y a dés-ja í .mille ans qu'il auoir apris cela de la bouche d'vn Do.. ] �eu�Hebre��. �our le rega�d duli,!,re �e 1�Sage{fe8 ¡ Car 11 iliy auoua gue les anciens Iuífs 1 auoient tenu 1 pour Canonique "mais qu� leurs H.icc�ffeurs l'a- 1 uoient retranché depuis la mort de Ieíus .. ehrift, ( pour s'y voir diffamés: & pour y voir deferiré par , prophetie,la rrahiíon qu'ils exercerenr fudeMeffie, le faifansmourirpour s'eflre oppoíéá leurs manuai, Ies.aétions , & parte .qu'I] fe nommoir Fils de'Dieu, Cette ,preuue eft illuflre. Le Concile de Sardique compoíéde 367. Eueíques , & qui nefut qu'vn fup .. plemenr de celu y de .Nicée.cire la Sageffe centre les Arriens dans vne Epiftre eícriee a tous les Euefques .Carholiques- EtMelitton qui efcriuoit il ya pres de 1;500. ans.Ia met au nombre des Iiures Canoniques, Le troilieCmeConcile de, Carthagele declara Cano pique, & fain6i: Artguftia au íecond dela doétrine I Chreflienne chap. 8. &; au Iiure de Ia predeítination dcsSainéh contre les Pelagiens , dit du liure de 1,, 'S�geffe, Q..ttt deptlü 1?lJe/Mgue foite d'annérs ileftoit len dans l'Eg!ifr.,auec vcnertJtion d' AHthor'ité dillinc':. ix.leConciled' Alexandrie.renu ily a rjoo.aes.dans vne E piítre rapporrée par Cain& 'AthanaCe Apologie .' íeconde.Srefcriee � toures lesEglifes,fe íerr d'vn pa( fage. de ce liure centre les Hcreriqucs, difanr: l/s n� �raignetplU cer.¡uieflefcrit Is flinEJes!ettres,La bouche qui nient,tue l' «me, Sap. r, ,Quant a l'Ecclefisíliquc il a efté cité e� qualité d'Eícriture Canonique par le Concile general renu iE phefe,dans vncE piílre qu'il e[�rit au SYl1<Pde de Pamphilie; II a efté declaré Ca nonique parle.rroifiefine Concile de Carthage, pa� le Cencile 8.deTQ}ede"tenQl'an65.H,ade Concile -, �ésQja nDo .. gelfCe tema s I'a. � .. rifts par ffie, puai� pieu� tique I ' rfup. re les �ue$ fS de �ues.r �ano� �dne 11 tion I de I [ . a rHoit lJIinc':i �al?S o[ gle paf- í/fne �che [que �rJe qu'il Ca· ,par- IcHe. h" , Premiere p�rtie � , . 2., v geñéiil de Florence en l'infiru6iion des A.rmeniens; Et {aina Auguftin au fecond dela .dcétrlne Chr� ftienne chap. 8. le met au nombre des Canoniquess EtloCephe merme ,quoy que Iuif,le cite au fecond liure contre Appion , &l'appelle liure de la Loy. 5. Fane encore rernarquer , que quelques parties des liures Hebreux s'eítans perdués, qui íe trou .. uoient neantmoins-entieres dans le Cree des 72. les Iuifs en haine de la verfion qu'lls onr faite, en laquel le les paffage� des Prophetes qui parlene du Meffie font clairement expliqués , one reietté du nombre desliures facrés ce qui ne íetrouuoie pas dans l'He- ' breu. Neanrmoins que ces parties la foient vrayes & Canoniques, it apert I. De ce qu'elles fe trouuent danslaverfion des 72, qui n' ont rien efcrie qu'ils ne l' euífene pris de l'H ebreu, 2. De ce qu'elles font con .. tenues dans la vérfion commune Latine, qui eft de ... puis le commencement de l'Eglife , & qui eft vne verfion de I'Hebreu , e,omme il a:pert de la phrafe, & dece qu'elle ne fuit pasla verfion des-rz. 3. De ce que'Theodoricn s'eflant rendu Iuif'enairon ran 180e fous l'Empire de Commode, & ignorant la malice , des Iuifs, traduiíant la S. Bible de l'Hebreu ,traduit les chapirres du liure d'Eíther qui ne íe trouuent pas en Hebr�u. C� qui fait veirqu'ilrenconrraquelque exemplaire enner encore de Ion temps'4' De ce que . Iofephe qui prorefte.íouuene de 'n'efcrlre rien'qu'il ne le prenne de l'Hebreu, npporte toue aulonz les . :�t����!'�::se;�� '&�sn:e��ét���h��I��i��': �:;'"i Ia commune, qui ont routes trois eíté faltes de I'He- . breu du Iinre d'Büher, 5. De ce qu'il fly a aucun conuenable commencement, ny fin, ,�an� ce qu� -' ,� �" .; Les ttJeritls C4tholiqUts; _. . , " nous -aúens en Hebreu du liare d'Efther .au lieu que .eoue eft conuenablement &- auec vne bonne fuire -dans les verfions fufdires, Ie dis le merme des. chapi • . tres qui íe fOI'll: perdus dans I'Hebeeu de D'aniel;Car . que ces �chapiC1'es ayene efté autrefois en- Hebreu ' dans le liure de Daniel ,il apere de ce qu'ils fe trou-, uenr I;Oans le Grec des"7��quine contiene rien qui fl'-ayt eRé tourné de l'Hebreu. 2. Daos la verfion de Theodotion Iuif', qui eft priíe de l'Hebreu. 3. Dans 1$1. verfion communel.arine.qui eft fi ancienne qu' on n'enffait pas l� commencement; o- it apere qu'elle ,eft vue verfion de l'Hebreu. Toute l"EgIHe ancien .. . 11e, dit(a,in6tHierofme furla Preface de Daniel, Ce . íeruoir de la verflon de 'Fheodotion , & partant elle' -receuoit Ieliurede Daniel toutenrier. Auíliletroi (¡e[nie Concile de Cárrhage mit les limes d'cEfiher- ,--,' & de Danielteus entiers parmy les Canóniques t &: {aínél: Auguftinles reconnoit en cetre qualiré aufe eond liure de la doétrine Chreftienne <;:hap.8.Ceque fait auffi le premierCoucile de Lacran teriu l'an 650 • . ' Origene Aucheur qui eícriuoir il ya 14"00. ans , & � 'qq.i aLfembJa en vn corps routes les verfions de Ia f�in6l:e Bible quife trouuoient de Ion remps ; eícri uant-l I ulius Affrica,in, aff'e/ure que l'Hifl:0ire d'E« nher efteit parto;ut receué toure entiere en l'E glife, � CQmme au-ffi· le liure de Danielj . & afane refuté les' Qbie�io.ns que cée infidelle faifoit au contralre , qui font celles defquelles [e íeruene lesl-lerenques de ce temp,sJR4it �e$·belles.paroles: 1!renons dflnc garde que nom nireiettions imprudemmclItú qHi eft par tout re .. �e�entEg,�(e, & 'quenl}lI4nemo1�ftrions l'�xemple A ' tlpsfr;er-es.aé q.uitter-lc:sliures flc_rls qu'ils ónt,pourcro,�; rte 414X 'yip. ¥oit� comraene parloit' ce grand P¢l':r . .- -, \ ) api, ¡Car breu rou, �qui lude !)ans u'on .'elle ·ien ¡,fe' :elle' roi ther - ;& !I(e- �ue 550• &: le Ia cri- rE .ife,� les fluí e ce �He 'Ye ... �,j "f'o,� • ..4 \ :r i8 ,- Les 'Verités C6ttholiqueS : _. , , au (econ(fde la deétrine Chreílienne chap. S.le met' dans Ie Carton des liures diuins: Commé font tons les aucres qui one efcríe Iur ce (uje�ap.res le troili.eL: mé'Ccncile de Carthage.Et Euíebe de Cefarée liure des noms des liures Propheriques, qic que Baruc le compofa eftanc en captiuiré, fur les memoires &par Jordre queIerernie luyen auoit.donrié.Er c'eí] pour \ quoy �esfainéts Peresle eicenc Iouuenc fous 'le nom de Ieremie, , " / \' .! Enfin , il faue noter que les liures des Machabées, que-les Iuifs ennemisde Iefus-Chriít reiettenr.pour 'ce Ieulemene qu'ils n'efloienr pas du Canon d'Ef .. -dras,: eítoienc neanrmoins auant la mort deIefits Chl'ift r�connus par leurs predeceíleurs pour Cano .. . niques, Comme il apert de ce quefuiuanel' Autho, riréd'iceux , ils celebroient Ia'Feíte de Ia Dcdiéace d'hyuer, l'infbirurion de laquelle fe lit au premier des 'Machabécs chap. 4. Saine} Hierofme Epiftre 106. tefmoigne qa'il en trouua le, �rémier Iiure en.He- . , '-brell , nonobítancle peu 'deíein des luifi.1�.PJ;�r le. regard des liur�s;quin>eftoiedt pas 'du Canon-.:d'Ef,:. , aras. �m�,adfecond, on n� [<¡ait' s'il fue premiere .. . 'ment efcrit en Hebrea,' oil en Syriaque, ou mefme eh Grec par quelque hiif.Hen�n�fte,te1 qu' auoit efié Iaíen habitant de Cyréne A utheur Ecclefiaftíque, , , <le l'Hiítoircduquel Ie feruir rAu�heur da fecond . -des Machabées, ayane en cela fa plume dreffée par la cénduite du SainétEfprit. Tie troifieíine Concile de -Carthage declara ces liures Canonlques; {aina Au- , -guftinlffs met entre les Canoniques au fecon� �e la doótrine Chreítienne chap, S.Et au 18. dela Gité de :D, ié. u, n e, n parlé �in.fi \: Lu I uif!' ne tienne�t e tU.l", i: urest/és Mathabe,es pa.ur Can�mqueJ,: -mllu ftfol�fWt j q 11 ] e ] lere efine :efié Hue, :ond lar la le de .Au �ela' re de ft'S# r'6icp;' � ... ' , Prrmier« ptlttie. ,',� 'iig r Eglife. .Les fáinéh Peres les ont cirés en ;qualité d'E[criture fainéte.meíme auant Ie Concile de Car thage ; & tOUS ceux qui depuis onr efcrir le Canon des Eícrimres Iainétes yom touíiours mis les liure s Ces Machabées. Et par la le Catholique verra de, quelle Eglife íont ceux qui ne 10m pas de celle que, fain& AugufHn a reconnué, ' Pour plus ample premIe de cetre Y'eritf s i'adioure ' a ce que deílus , qu'il n'y a aucun, des hures .íufdirs qui ne íoir cité vniuerfellement par les fain¿ls Peres. des quam: premiers fiecles en qualité d'Fícriture Iainéte , cornme les aurres liures de la iainél:e Bible, Coétius en fon Threíor rap-porte plus de deux mille Paífages des HUffs desíainóis Peres, dans leíquels ces liures font cirés comme Efcriture amine& parole delxíeu.que ie n' ay pasvoulu mettre icy pour éuirer "� la longueur, & la choíe eft am affés prouuée par les Authorités que no us auons rapportées cy-deílus .. o B S E R V A T ION. DE routes ces prenues le Catholique connoirra. , qu'il eft dans l'Eglife , qui rcconnoir pour pa- role de Dieu I'Eícrirure qui a eflé reconnué pour telle, I. Par les Conciles generaux , de Nieée , d'E« pheíe, & de Chalcedoine. 2. Par Ie Concile de Car ... thage tenu il ya plus de douze cens ans. 3. Par les , fain6ts Peres des quarre premiersfiecles , comme il , apert de leurs eícrirs , oú ils citene les liures f us-men." tionnés indifferemmenc comme les -autres de l'Bf criture rainae , & auffi fouuCht, meíine centre les, Iuifs & Heretiques , pour preuue des' Articles de Ia Foy. Coaime fainét Ath�!!,ar� �1!'!� difpu�CJ '!lotte. s-, , , iar Les 'lJe'rids Cathofiqúes �' \ Arrius , oú ircite en qualiréde paroles de la Loy � té , veríec 17" duo �6. chapitre de ludith'j:{ainét Augu Hin aulíute§le grat. & lib � arbit. centre les P �lagi�ns '. les v.uo, &'11:: du.U' chap, �'E!ther; fain6t Bafile contre Eunomius liure 4.1e 36. V.dll.i:h.; dé Bartle; fainétGregoire_de Nazianze article +'9', .de Ia Fay, ni cite le 36.37.& 38.v.dtt 3. chap. de Barueconrre les (] Arriens& I�ífs;ráina "Athanafe dansl'Fpi{he des p decrers du Concile de Nicée- cite le 'ha'p. n .. dela e Sagetfe contre l'Hereíie des -Arrrens ; Huna: Báfile S contre les .Macedoniens Ep!ftre 141. cite le premier al dela Sageffe ;[airi�t Atharrafe.au liure de.la VirgiI1¡� p. té; cite le v.prernier duo J3.·chapitr� de FHcdefiani.. el cque; lequel il appelle Efcrisure diuine ; Au termop el qúatriefme. centre lesÁrfi,ens,il cite le'vel:f� 4.clutrol.. d fiefhre chapjt�é de Daniel �'@rigen'e . Honrelie qua.. a t!iéfme fudes Canüqees � cite le veríee 14' du is'- ro ehap.du.hure Iecond des Maehabées, .pour preuue � d'vne verité qui a efié impu gnée par ,les Herctiques VI Aeriens. Or .res faili6ts Púes ',;n' éhffeut eh garete de cirer contreles Heretiques & Iuifs ,-pourpreuue de Ia Poy Carhelique , des liures qu'ils·_h'eufl'ent pas creu dhe parole de Dieu .. Eñfi.n l'ame 'Carholique aura l� cantentement de voir que tons les fainCts Peres'& Dd&:eurs auec t�llté,rEgtif6 .vnluerfelle, -ont touíioúrs de"'pUis le troifiefrhe Gaúcilc{de Cat thage,c'é{l a'dire, depuis plus de douze cens a:ns, , tentftpour parol¿ diuine reus les liur� del) ijfc'rieu re fain&e f �íie rEglifc re'Coanoir:auiourd'Ht:lY elf I. meíine qu-aHté. Er f�'auralque leg D 0,6téú¡¡s Cadlo,,' liques om£�j(voir mille Eois par leurs liures,que r(jU ees fesohieé!ions' £atines·par .les Iuifs &. les Héreti .. que�fupgcfehtyn:t�eu:glein���t,!��ign���n:Ce'�8t, , f rue; foy, � les I des [lela ifi'le I • rl�:r gmlu �fii.- I ' rOf fW¡" �u,a .. , u 15- luue lues e de bde [pas ¡que rICts �Ue, � �at- I .• r an,,). I. Ileu- r "ell :no .. ' dO' .. ttl .. :��t , , '1'remiere partie: 31 'Une obilinátionincroyable. Carapres qu'on.leur.a montré cent fois la vanité"la foibldfe&la fauííeré de , . '-leufso�ieétions, refurées merme pour la plus. part par les anciens Anthems, Origene,faina .Hierofme, faina 1,\uguftin, Euíebe, Ruffin, & autres , ils s'opi niatrent a demeurer hors des Ientimens de l'Eglii� Carholique /I colomne & appH.Y de la Verité ) ap� . puyés fur l'erreur ,& le men[onge rant de fois conuaincu :' IX fur cette perfuafion interieure du Sainé! Efprit nouuellernent' inueñrée, & qui inípire autrement en AHem-agne les Lutheriens fur ce point , que ceux qui fonrcondairs par elle-mefme en France. Or la contrarieté qui Te trouue entr'eux en vn point ti important qu' eft la connoiflance des Liures quifonr la vraye parole de Dieu , montre auíli clairemenr qu'ils fOllt meus par l'Efprit de menfonge ; comme le confenrement de tous les Do" éteurs &. Eglifes particulieres , & de route r églife vniueríelle durant rane de fiedes, fait voir euidem menr que e-eft rEfprit de veriré qui, conduit l'Eglifc: Catholique.en l'vniré d'vne meímef'oy & croyance, �y E L'ESCRITPRE SAINeTE tfldiflcile d tmtndre, mt_(mt 411XchoflJ doni la &I1lnoifl416Ce eJl nectffoire 4 filllt. � CHAPITRE- IV. DA��d Píeaume IIS.ve�ret H.I� reconnoitIo�s qu 11 die : S etgneur donne moy tntendement. rJ- z,e rl€he�,-hcrf!Y M !soy: &!. I S! _Q-!!H�� ?!lH-Y'":J, IIft11- 'Ji: Les verités CatholiqutS; 'iue ie regarde les ,merueillci de M,Loy. Saínéi Luc chap. 24. Et lefm commenfant áepyil Moyfl � ltur1eclarli en tOHtes les Efcritures :> tes choJeI fU!- t1tof,t'nt �e ¡OY.I' � AuxA&'chap.S.parlantdel'Eunuque delaReyne de Candace. � I " Or it s' en retournoit affis dans fin charifJt 'ft l¡¡Oit Ie Prof�ettI{aje !tlfmc l>EfP.ritditaPhilippe'�proeh� & tosns ce chartot. Et Phr,["ppe eccours«, & I ,�t qut. ,') /ifoitle PrQphete Ifoye) & iuy dit � M{/ú entens-m ce qUfJtulis? lequel dit, Et comment le póurroú-je,jiquél .. qu'1m ne me t' enfeigne l &pria P hi/ipft de 'lJZorrter. , S. Paul íeconde aus Cor. chap+ parla-!1t des IUtfs qui ne pouuoienr pas reconnoitre le Chrlll par I'Ef ... , crirure fainéte , quoy que cela leur fut necefíaire a falui: , dit : I ufq.ucs 4uiourd'huy ce -Voile demeure en la letf.urc du -vieux Teftament fins eftre ofti ( fequel eft· 'llboli parChrifl;MaH iuhues auifJurd: huy qUlfnd,on tit ,Jt,1oyfo «ce 'Voile demeure for lesa ctei«; '¡' S. Pierre Ieccnde Can .. chap, 3. N orfre frere ��ul ")10,114, a efcrit fetol} la SapIence qui luya elM donnie; 'comme celuy qui en totaes fes Epiiires p!lrle de ces ¡flints ,entre ¡tfquelsi�ya des chofes difficiles a enren- ( dre '. que 'le J ignprll.n,; .. mal affiurés corrompcnt .com me "'te ¡Ii les ",'!tres, E(critures" a leHY perditIOn. 1 &, A\;+;. ���, ��fJh���,f,�� . Orlgene Hure premier con�re Celfe: Q..uelqttnvns f'echerchans le.fen� de I�Efcriture en ont peu rmconmr r ;ntelJigen�e , quoZ queJan! douté elle flit; obfl'ure en plufieurslz.eu». ,.'\",".,'.,� _ Hom. 27._fudesN9mb. si nom ]"prenons garde pl� 4Uigem.1!$��� ��!m�i�n y �:Ú! �� �hq[eJ,' ',H; te flho�t . " €I!.� �� ,) eyne . : Premiere partie; , . 3t ¥:itcl,ieeJeh /¡, lenúre dél'Eteangile f'�� en-fa aoilriM ;Apo/foiiqu.e-. ,.,',' ",'..' '"" , . s. Athanaíe au liure de I Incárnarion du Verbes 1'_0llrtroHuérie "Vrayfensde t'Éftri�i4re ,¡,reftbefoin d'1me Ñon,ne "'pie � d,'l1n 'tjjirit puri¡ rfj ile l,:e 'lIer� Chreftienne� " S¡,Epiphano Hetef.�5. LA prof'ondeur & fj!�'n�' , Jcur de f Efcritúre foinaeforpaffontt eJPrit humai11iA 'en trompe,m pbtjieHrJ� , S. Bafile en fon AuahteprOPbS fur Ef. D jeu II "l/oHlu auee aejfoifl/ q:u' on trDlf;uaft de f'obfcllrité dans l'eftude ¿es Eftrifflm pour l'�til#é de J'ejprithú-q, main, aftnqt,leftant ót:c,upéti tes entendre;, it {14ft re-; . '#ré des chOfts mauHaifos. " . S. Greg. de Naz. Or. ro LeI SageS del. He�reu� -: Jifent s« AHtrefois ils auoiekt th"ez. tUx cette Loy � 'qui cpoit graíídement iufle e: dign� de /oüange J " que chacun des li"res de t Efcriture flin£le ne [e Yoit ptU per-mu a tom. Et de �rtey , ce qui eft de plUi raché peHt 4,,,,nt prü filon l'apP4'1cnce exterieure� Irmer grand de711mage au.� moins dol]eJ., .' : S. lean Chryf, Hom. 4'4-. fur le 23. chap, de Sit Matth.dit :Les-Efcritures n-e flntptUfermées,maü �bflures, afineps'onlesentendeauec pein«. Et apres, \ Laraifonde l' (Jbfcurité peut eftre prife Je pluJieurt "thef! 1 ;'entoucheraydeux. C'eft paree que Dieu4 "'oulu que les 'l/ns fuJfent DoEleurs,& les autres- Di/ ciples] car ji tous ffauoient tout, it 1'1)' auroitptU df¡· DoEleurs. La flco�de j afin que ¡'fJ¡ (;Dnno.ijfonce de 14 werité fuff dal1a�tage_ e ffirnée. '. . . Caflian Confer. ,�. chap. ; � R_uelqfles "hes del . Efiri�Hre¡ foinaCi fln� clffir#'it ly� IIlItres ji cae h'e� . e ¡it Ie roche tqui ·tuce '{uCi ... '. �uifs l')EC ... ire 'a en la �l eff . [on tit Paul ',mle; J le ces �fen� ('. , �� �J.vns �ntM �re en ., f font ,ch"� . 1..-- _ ...... 3'4 Les 'tJer!tés Catholíc¡ues ; / & ohfturcieJ de tllnt de 1'I'fjfteres .) qllellés nof¡M Jon'; nent1m ch_amp injini d' exorcice & de flin en'le�r re. deere he. . " , Tertul. liu. de �a Ref. de Ia chair �'�ap. 4o� II ny pourroitpointtluoird'herejies,ji les Ef};rit,ureJ ne pouuoient eftr� mal entendu_es. _ - -. " " '< Liu. des Prefer. parlant des Heretíques de fon / . temps qui fe croyóient tous fori: enrendus en rEf criture fain61e, comme c) eft l' ordinaire desHere .riquesdl difoic':III font t�m bouffis ti) órgueil:l ils Fro- , mettene tsta la [cienc« :I mefmes le s ftmme¡ hereti. .. ,!�es of;nténftigner&,di1}urer., ' __ ' :, , S. HJeroÜne Epifire 10J. a Paulin ,difoit:,P'ne 'l1ieif.l_e babi#artje, 17nvt-cillard (Ju'i redore, vn fl .. phifte parlcwi, itOU! fe me flent de prendr:e l'li[triture, la dtfchirent (!)" t enftignent auant que ae fapprendre. -Sur Ie premier chap. del'Epiftrc aux Gal. L'E .. ,ttltngife 'de ChriP eft fait pAr "Pnc'mauuai[e inter: preta�ionlEuangilé des hammes, & qui pis eft ,l' E· 'Hii,lIgile du Diable. /', ' " . '. ' , -Epiftre 150. a,' Htdib.q. r; Toutel'Epiftrea�x Romains: a beflin 'a'interpretation, (& eft cnuelopée detantd' obfl'uritis qu,c nom "Hons heflin de l,'ayde au S, EfPrit, qui a d!éléccJ mefmcspArolupar Jon Apoftre., . · ' Ó: .•• _. •• , s. A�lgl1ftin Epi£tre 121. Toselei flere!iqucs , qui rCfoiuent lesE(tritures "penflnt Itsentmdre,IlH lüuqu'ils foiumtltursemurs. '. .' / .; '., ' S .H!�rofme encore Epiftre I). a Paulin·o,�áp.4· Toutéf que nons ltfom dans" les liur'QJ diuins.,'iluit & Mate , mf[me aleftorce, mais if eft plus dou» � lIS moiúlle : CeÜJY qui 'l/cut mangQ.rM nO)�H ;,. q¡l�! r:�:: IllEf. [ere� I v- ¡reu. tPne �fo .. r: ndr«: L'Be �ttr- rE�, �aux [lapée [Ayde r Jon [ , fqlleJ f,ilH �.4· �luit uxa ,ü'it Premiere/artie. / - : 'ji €aJfe IMzoi*. DeflilléJ raes yeux (difoit Dauid) &' ieconjidereray lesmer:íei/les de vQjtre Loy. Si�" 'teIProphe�Uluou� les tenBbres de fin ignorance, de qucOe-nuitfd' ignorancepenfes-tuquenoUJ flY0nJ en 'Hironnés,1ioH4 qui. fommes petits" & comme dC'S en .. fans a la mamelle� Or te f)oilen�efl ptHfeutement for ta fac-e de Moyfe, 'lnaiumjJi fur les E uangeliflú & Apoftre_s. Le Seigneur farl'Oit elU ¡euple auee aes Parafroles ,& tefmoignant qu'ellcs contenoient 'quelque Jecr"; ildifoi.t � 0!jaUY'á 4!,¡ oreilles pow lesouyr;qu'illesoye. Siles chofos qui font efcrites ne ,fonttaútes ouuerteJ parceluyqui II la'clef de DaH;id» qui ouure rPperflnn.e ne [crme ).nul autre1nepourrtf, lesouyro ,', ' ',_ Epifire 51. a Pammachíus : Ie t'a1HJ'i¡ enll'yl 'quelques commenteires fur les dou�e P(�phetts» Sa: mud w les quarre liurt'J des Roy.f', l�h-uehfi_tu vcux iire , t» eqirouuerlu combien i.i eH diJficile ti: entendre fEfcriture foinae 4Jarticülieriment tes Prophetes; Dans la Preface fur Ezechiel"¡'entrcprendray EzeehíelProphete> dont Itt dijficu/té s'eprou'ue par l� 'tradition·des Juifs;&llrfi quelqil�n 4�ntr'eux n'A-, uoitatteinttage 4e ces» qui font recese. ¡f�Mini-� ftere, c'ejfiJ4ire 30. ani, it ne tuy eftait r« ioijiVle -de lire � ny lA, Genefl;, ny ie Cantique de-s Cantiqucj'b ny lecommencement& la findeceVoJume. S.Ambroi[e lui' le Píeaume llS.ferm.io.CePro- fhe�e,qui �u�i�_ re�e� Ie, �: Efjrif -r= a�oir efl� cree Ro] & Prophetc�dema1ide d'el 'enten-dementpaur ' sntendr« les Comm,zndemens de Dieu, & !fait que _ s'il lI'en obtient III ¡pece, il ne fourr1l les mtt�� -dre � fF'� \ ' , � nij ·�6. Les'lJe.ritésC�thqliques, , I .. : 's. A1:lguftin au trairé du profit 'd� orolre ,-par� lam centre. ceux qui prefumcnt de pouuoir ell. tendré l'Efcriture tans doétrlne , dit au chap. 6. / e es Efl'rituresde Ia.Loy {o,nt-elle.s tres-cleires ? for lefqu,eilcs ClUX,:C} fe ietten» J c.orn:/9'fc Ji elles eftoient , I >. �"eXf(J.seesau'l!ugazre. ". _ . J U:me(medíap.J,. Vne inflnitf �:Al$theurs flMt 'lrequu pour:ent"Cndrechaque Pod.te ,_& tu cntrcprens la leüure des fiures Sa'ilitfs & r�mplM de choftúii .. 'JJines [ans guiJe, & oft s, flms Maiftre. en . dire ton . "'¡ugC1nClZt. ,. ' " De t;en. ad litt. liu. 7. c. 9. l-es HeretiqutJ n: flnt.herdique.s J que.parce ql-le n�entendanJ pM bien les EfcriturcJ , ids dcftndent opiniaftremC1lt 'furl AuJfes opinionscontJ"I!, Iet:r� 1!-crité. 'Terc. de pr:rf.cr. adu. her. c;h,�I�.llfol!t:cr()ire ql/e teux-la donnentd� faufftsexpJifati9ns 4 J'Eforiture 'qui orit diucrJité de .doaf/inc C}'ltr.e ee»: . '. S. AuguRin liu, 2. de. la doCtrine; Chreflienne 'chap. 6. p�r1ant de l'Efcrip¡re i��é: II y a des chofts dite.rji ohfoltrtment"qu/dje-s fonfvnefPllú nUl}:' ge; fe q_ue fjJiiiU a 1J�ulu" { fan$ ¡l0l!t.e, )po�r dompter , ·1�orl'ue¡.lpar.Je ;trartad , (9" pfJUr. ofter Ii, 1egrJUft; ca! ce tplon,t1ouuarop ay.rémer¿tQ.n 1!,m�JPrife. ' De £id,. &fymb. (h'X-59' 'iCuJieu.rs, c.hoJes fl trou uen: dites de Chrift da.niWe J Efcritures de telle forte, que tei Heretiquc.s en font indujts. en erro«. 0135 ER VAT�I ÓN PR Ji MfE RE. \ · par .. . en. p.6. '?fur 'olent ; car trou .. . ¿ 'Prtmitrt partit:' ': 3'1 J�Erctittiré' (aih8:e.1.Que ce.qui tou C�oft'la ve�ue duMeffie& rmc�ofíomit de noftre RedemptiOl' parvn Diell.·Homnie ,quoy qué neceffaire a fa Jut, n'eíloirpas fi clairemenc expoíé dans le vleux . Teíiamene.que Ies luifs l'ayenteñie11cfú; Ies Dif ciples merme qu;i alloicnt enEmausn'en auoient ríen cornpris , luíques a ce que Ie[u�-Chrift leur expliqua les .Efcritures- qui parloient de Iuy � E� l'Eunuque de Candace ne pouuoir entendre ce . qu'en dííoír Haye, iufques a ce '1.l.fd·airt& Philip-, pe le Iuy euft expliqué. 3· Que edrvn article. dé foy , que les Epifires de raina· Paul font difliGile's a entendre: Et qué les ighorá�s: & mal affieuré:sle� rordenr a leur-perdition , commeaufli -lcs autres Eícrirures , ainfi que dit [aína Pierre. D'oú s'en .... fuit qu'elles ne doiuent pas efhé miíés en l� main des ignorans & mal aíleurés; 4. Que dans l'EglifQ chacun ne deit pas faire le D08eur , puis qU<f chacun nel'eftpas. j. Que felon laiñ:élHieto[rile parmy les Iuifs auant qu'oñ eut attaint l'ageMc ;o.ans, il n'efloic pag permis de lire la Generé, l� Cancique des Cantiques , le cerámencemént & Ia fin d'Ez echicl , de peur 'qu'on n'en abufaft a. f� perdition. Ainli 'ullan l'Empereur ferendic ARo,,;, frat parlaleaure dela Genere ,lifánt.ce qui eft·dit; d'Euej d' Adam, du Serpenr sde la Pomme, &e? comme dit [aína Cyrille Alex.liu, íecond ex Wi7 fi�[me contreIulian. 6� � felon le meíine [ain� Hlerofme route I'Epiílre aux Remains ell enuee lopée d'obfcurirés.s. Que l'EualJgile & la Goél:ri::' <, ne des Apoftres eft diffi<:ile a entendre. 8. Qu� leS. . Herefies foot routes nées d'vne mauuaiíe & ténw� - o 'C iij - 3;�' Les 1JtritésC_tt�hol¡1utJ ; .' raireexplieaéiondes E[�ritur€S.9.(Qul!il�roitim� p,offible qu'ily eua des herefies.f eB[cri�ure fain� . éte ne pouuoit eftre mal eneendué. , . ,,' ·0 B S'iR VATION' S·E cON DE� I L: fant encore l·e.marquer, que .I�experienc� j . . . nQu� fait voir. éui4ilemmcnt que 1€5 cho(�:SJdon� Ia �óm,loHrance' eft la plus neceífaire , ne [on� pas a clairement exprimées dans l' Eícriture fainéte,que ron ne s'y puHf" tromper. Cela apere I.· de ce qu' Arrius,qui fuftJuiui pr-efque de roue l� monde, nyoíe Ia diQini�� de Ieíirs � Chri{l � .� ;tafe �oj� de prouuer [bn. H �reí1e par quaranre l"alfages de I'Eícriture f'ain6te mal enrendus , comme le tef:. moignefain6t Athanafe. Et centre cerré Hereíie ftift alfemblé le preñ;lier Concíle de Nicée , lequel neantmoins n'en penLt arrefter le cours; Car l'He, .relic acela 'de pmpre, de ne ceder al'!uthorité, �y d�sf�inél:s Perqs � ny .des.Cenciles , fous pre eexsede f�j\lr�.rE[�ri�"re, dmlt .elle tord l.e{el1s � fa perdirion, 4. de ce que Macedoníus �ere(iar que nyeitla diqini�éj du �ain¢t J;Cp.rit � � .. �!oydit eflre fondé fur,l'Efcrimre Cainéte; & il eull; v!J6 telle approbajion , que depuis fon hereíie 0;3 pe� efire enneremenr arrachée de I' efp.rit des G recs; �y; ql,\e rail 3 sr, ontint V-11 qoncile general a , (;;o,nftandnóple .pour l'a d�fir�Úre •. Or il ap�rt qu\l eft·n�ce(faire �falllt" de croire que le S. Efp,tit eq Dieu. �. C��ft.v�t�oint de foY·) 'de qo.irC? que led � fus-Chrifl: n'eft qtúne, feule' Perfonne., ,&' non rt�fte�rs; Et tOUtef�js.N e(loriq.� ne pe�t �ro�ú�f FncQ ¡�ont ¡asa .que b C$ rd�� !�de s de Iter;. fefie Fluel tHe .. �'it t' [ e, pre- �s � liar .. �die :vn6 lp�u fées; ral a �u)il itd\ : .Ie .. ,� non �Li�f . �. ��:,premitr_e partie: . � .:� - ,-i� 'ée1a_daris�l'Ef¿t¡t�re fain¢tc ,:&: ereue qú�il e�oit - fond_é_ Cl\ raifon -' de <!ir�_ qu'il y auoic en Ieíus Chrift deux Perfonnes� E ton affembla COlme cet ... te HerdleíevC�-nciled)Ephefe�qqie!t le �roiGe[ ... me Concile general; & neanul10ins fonHerefie él duré iufques a nos iours en quejque partie cl"C·FA .. fie,depuis l',a114;o. auquel ledie Concile fur renu, 4.11 eft neceffaire á.íalur de croire queI�ius-Chrift eft vrayDieil& vrayHomme;& partant qu'il a ve .. rirablement deux Natures, la aiuine &rhumaine� Et neantmÓins les Eutychéens le �y'oient , & il fallut a{femblá vn Concile-gen�r_a1 a Chale edoi- ne concre cecee Hereíie.g , e'eR v1\ point neceflai ... \ -re Halur·; de fp.tioir s'il- f-aut haprifet les H'e�ed ques qui íe conuertiflenr; eornme le Bapterme - dbpe 'nul qui ea adminif1:ré par les Heretiques qui font hors de l'Eglife" On t�ait que plufieurs faín6ts Perfonnages &- tres-do6tes furent jadis ,de cene opinion , ,-& taíc herem de la prouuerpar VB grand nombre <:te-pa{fages de l'Eícrirure faméte : eme opinion fllft neantI!loins,dépuis-E_Ol).da�'!1é� par la Ieuletradition Apofiolique � �con[eruée pa� la pratique de l'EgHfe en. Cemblable cas "; ainft �que dit fain& Auguftin ,'qui efcriuanr de cene matiere contre Crefconimc4ap.n· dir; t2.!!.JY que �9m ne p�odNiJions aucun iifmj)ignage de l' Efcriture._ qui. monftre qu' ill« fáutfaire-ainfi·' Touufoü met/II mefme nom reconnoij{ons la 'Verite aes Efcriturés. lors quc,nimsfaifons ce qu' it á dis".ja pleu ti 111 Eg/ifo .fmiuer[elle J qu� eft recommandée p41 t AHthorit:� del Eftritures foinlles. I') De ce que deífus ) fe voit éuidemment que l'¡(� e iii)' . � ¡b " les fl!triti{��th�lf_�t�; ? • �rituré,ráH'l�éle�mé[rné atlx' chores pI�s·rletél'áiri� ife�pis,·ft-daire 'gq'Qri ne s'ypuiffe, trp.tÍ1p�r l�t qu� 'c�ux gui 1�·di[�J;l� p.arf�nt �9n�J� rt�p�den�� fie t-dusrles qedc:s. : ' " v-- ""',' "'"' .�rE_ IESrS-C,HRIst r, n.o r s _' ,,�, Inijlí vn1ntcrprete i1JfoUilJ/e de}'!iflri�, - íllft [(¡inlie ,.lia.�oirlEglifq�, , e f.I A tu t a � \ V�,- 'P':" -'V�,S,qll,&i1 �e v, erl�€¿, pa, d, e ��, a,<�i;, r� P, �,tced,' e" nc ",' que rE[cnture íainéle ea dlm,el1e a e1'l:tendre� &; qu�' pluñeqrs tres-grands �cr[bJ3J;iages rom; fhalentendue Uell-r prG:prc perdition &,:de plu- é ��,Ut,s ��llions d�a�es q,ui �é� ont �bl1U��, & � [o�� F�raue5, r�,f,¡�par�a�,d�'�':�ít,� ?, e.l Eph_fe. :'Caf dlti (a!fiB: Gypnan hu.r@'d61�vnlte; de 1 Egltfe � �lu'J , fula ",'b;:¡n/�'n;térEgtifl de €hrift, n�ltÍrr#ter¡j; po;1#; �If�recomjenfel a'e �hrift.Et o/He£élüjl>tt�tI�a piJifft J)ie� '"P()ú'r' 'per(� ljNi n' �loint OfiJifo;jJour #ere.' Il eft éuidenr ) que pour care a4Teufé: en fa foy� it faut,#lre-certa_in �1l� rEíctimrc' fa-irfóté fe doit >ertte�ndr� "cornme. nous f�nt�n�?l1s '.� .l'expli qllotW.�Car ti ileus pe>,ü�¿'ds nous tto,mp-e,r a pren �re,le'vr'a.y fens. de l�E[c"�ture, que f�áuohs nous ti npú$< nefry,óus y trom�Otl$ point? 'Oi:",'céitX; :qui áu(Yiien�q�'ils s'ji péuti'enhwJuperine r�aur�leÍlt p_i�I: qu'il ne fonr p�s ?ífeuré� en !�urcfuyal1c� lB( ��g-�'<l�i (¡Bronc qu'i1s'l1e'��r p(:�Qtfí¡¡ f�f�f(:1Jil'lferj f¡ire$� r tEe �jel1é� �PS; ri'"l - . -� Premi�re pA�tit¡· '" _ .' :4í fe fer,ont lnterpretes infallibles: de I�Ef�rltüre fáin� tte, en l'interpretation de laqu:e'lle fe f�lit trGpl.' pés aux points les plus imporrans de Ia F,oy" les Ardens , M acedoniens, N eftor)cQ.s,:Eutyc héens, Origeniítes , Monraniítes , at [�mbla�les millions d'herecíques , d'ailleurs hommes doétes qui one eflé fuiuis des peuples auec grande approbation. Ce qui eítanrvne marque d'vn e[prií: aueugléde l'eftime de fon iugemenr , il reíte a rrouuer cérin terprete infallible de rErcritur� �ainéte , marqué par Ia meíme Bícrieure , & Far la commune .yoi� de tous les fajn&s Petes quionr traicé 'cettéma- � riere, Car puis que le plasfo:tlJ.ue�t cous [Font d.'a,c:" cord de la Ierrre'de l' Efcritil;r,efainéte .) ce ll'C'!t 'pas d'elle qu' on �fi en different, mais du fens & i�ter,.¡, prerarion, Ce féroie done -vn aüeuglement-eftéan .. ge.de fe merrre en danger de fe perdre, pouradhe ... rer a vne interpretation humaine, fautiúe�"Br¿on? née par quclqu'vn qui fe pe<Ut tremper, f:" .' � .: '. Ifayé chapirre íecond prol')�erifan�', de, l:E": glif�, dit : �eJ ¡euples Jiront d·ell� JI Montons . 4 14 montagné 4u Seigneur, & ida ,m:aifln du Diti¿ di '[scob , &il��1tf enfligner,,:ri.rv_�jes. ':. -', ' , Zachar.chap. 8. prop,h�tiranrde"lamerm�rous le nom de- H ierufalem ; dit .:. :E t� H ;erufolein fer'll flppelée le Cité 4e verifé. .:'. ' .' '. : " I faye encore chap. 5'4-'01>aríáQi: �¿·l'1;'gIif� JI ,tHe: 'N1:tlles �fr1nesforj/es contre"·tPj;·l(a�r�n.t ;f!Jfo¡"� & tU,rendrM fon�ai!J��ue touJe [i'nguc tjui l efo-uertt en 'Ngementcontre'(oy� ..... '.: ',' -, " ' ,'eh; 6o;£t'lcs NatiOn! ilmmneronten tatumie re� & le: Rays en la Jjlendeur'luis'ejle14erfl forfoy., 4.1, LeS ,;V�rités ,Cdtho1¡quú� Saina I>áulprémif!JCl�. Tim .. chap •. 3: Afin :t¡j¡i tu'!f.llchc¡ (¡¡ie tArde J c:o�m"nt#te fout qmuerfer enlqmaiPm de Dieu�:qll¡' ejf,fEgli¡e J c,ol()rnn� & ftflpuy del« �er¡t¡. '.". '. , � í.;;' ' "! E�fa.inét lean cP:}p. 14. Icfus- Chrilt ,faie cett:e promeíieá'Ion Eg:life en la perfonne des Apoftres., car ill' a faite pour rouíiours. Ie prieray le P ere :,1& il7mu donnerli 1m �Htre Confl/atelftr.po,ur di_ine�rer ererne llemenr ,!-�ec "0 u{ ,If auo;'r l' E f}r'it de verit.é.; / ' ,Verfet 1.<5. Orle S o'EfPrit confolatei(.r .1101# enfli. gney,a ·�out.ce que ie vo¡u du.r!fY dir., . . .! ", Chap.,16 -. verfeJk#a,i.f qu,':(nd :ilflra- ''',eme', .tEfpr/t 4e verite J il")1óUI enfcigner:a:tosm vetiti .. . Sain6tMatthieu chap, 180' s._'i.I.1J,CfjRjgneeft.ol.J-, ter tEglifJ·., qu'i/_te fljtc_omme �nRayc:n'&peak�r:! , Ch a_p icre 16 -; v�r.4 !.�. Sur ce ttc· Pierre i' edifieray m�n'E!;!ifl , & {elj!orte·s d'Enftr n« prcuaS'Jdront poin,tcpntreelle� ;:.;.. .' ,-o ��.���,�����rf,�� h, . �.,a��jªírenée li\1�� ;r�ifi dine .chap� ,-4': it ne}aú 1 p4UF�eryh.(� c�eíi'..le t 11lIt'(.CS la 7Jerit¡'qll'o'! pe�t f4ci.� .lemen: troHUer; e'!t lift, .41aquelle Ie sA pá'res ont' afJO"n4,!-wmefZt.con 1f;11,f t'!!ltc� qui -eft dda-veriti:qfin qu'C c�cnn pr�n,?ed!.elJele �r:euultg� de '!Iie.,car elle e./J ,. l' enfrié a la vie. . .. S:: Hi.�rpf�cotltl'e.,Jes:t_ué,iferiens :heretiques. "l� po�uqifta,ri,r.�a�.l�J;rt�!Jfo�U)f a�, 'lJ;(JS qbjeffi�nJp4r �e flu.!.E:leilt{cl' E.gl'ifl� ,. ": '_'"'.: '< ' . s. Ambr, Ep� '8'2�'OU eft l'EgliP;,.,IJfj}llJftllt¡?� freJ:�fl'fT�,1frée.de{OI1IJPrlt, &lefonde.",!.e�tde tfln:.!13-l_ ,tmdement. ," .c > • :i . • �. "_'-. :,_ �� '" _,.. -;. , J ( t j } i Gett'C �rd":;¡ ��i& �urer I· -; f��c. l�(" r�H'. ¡C",,, �o8- I ,. / �;gfi'�! teray �ront Ii rail! �ci.� is ont' ['qfin fct/J [ ;L�, ¡."fe �'t74r I � " ' rtif!14 �!n",! _ r . . 6 " . -�' 4\" ,.... Premiere partte." _ " .. _� _. 4�" s. Irenée encore liu.4.ch.4j.11 fAut lJ�e eell� quI, font dans l' Eglife efcouttnt ceu» 'lui ¡rA,r pne cont;-. nuelie focceffion 'Vie�nentdCJ Apoftres, car c'eft 4i c.cux-Itt qu'te ejfé donnIe la griete de III verité. , Eufebe liu. premier de la preparation Euang, chap.3.L'Eglifellinji�ppelée�e '1!Y (c'eft 'a di�e. de lefUJ-Chrift) a iette fls recmes , &d1ant glor,. ... fiée iufl¡ues Iltl� Afores par lei prieres des Sainas. reluit de IPl JPlendeur & lumiere de la vraye Foy,pms ceder aHX porte,¡ de la mort, ti'raifim de ce peu d�, paroles: Sur cett« Pi�rre i'edifieray:mon Eglift J (j¡: les portes d'enflrne preuaudront point contre elle .. S. Cyrille de Hieruf Carech. 18. t Eglife eft al'''''' . pelée Catholiqué ) paree qllelle elf tfPllndue .pltr tout le monde, & pa,ice qu' elle cnfligne catholiquement & flns contrarieté tontes fts verités. S. lean Chryfoftomehomilíede la Peneecoflee L' Eglifo eft gouuernée par (e S. EJprit, c'eft pour;.. 'luoy clle ne vi�illit iamaú. . " . S. Cyp. de l'vn. de l'Egliíe : L' Églifl route ple-i-", . ne ae �4 lumiere du Seigneur, enuoye fts�rayons par". t9Ut le monde II &c. N 0114 Jomme s Nourrú �efon IAia & anime� de [on Effirit:E lIe eft l'EfPouft, ¥fe ehr;ft, '¡ qu� nepeufteftrecorrompue. ". ' , Laét. Hu: 4.e.hap.30. LafesJe Eglife Clitholique eft celfe quz, rettent Ie vrlly culte de JJieu,' ,:left ¡", ' fontaine de la Verité,c'eft le domicile de If' Foy. " :� $. Aug. centre Crefc.Iiu. I. chap. '3.Ce1uy q'fi . craint d' eftre tyompé g 'l'4ifln de r,obfturité de cett» � '1l1cftion, qu'il eonfolt� l'Eglife. .' ' . " La mefme: N01!4 tenens la "erité_Je,� Efcriturei� - '1l4and nom foi�ons c� fJl4i plll�ft At' Egl1ft 'l!niHerfll� : I ¡¡. Luvmfé�C�r"�líqÚtS;" I� , qlli ítft reco'fll.man¡J¡e ,¡e·r t> ¡;(�fhori(¡ tie� 'fiJé:!mt� Eftr'ifllr:eS •. t� A�liti.dLl Symb� itf:x·9atech�.I'EtliflcD"!�'ltt� ''t,a.nt, crmtre.t�Ullel /fkIefzt'jueJ !em. eftre (fioq'Utle, m?tiselle ne peút'eftre (vA.'iJ;C-lié , les heréft�J ftintfor .. tiCs d'elle comme formens irtHlite.r retrdf¿ch'e:{. tle l� "tg1Je. . - . . 'Contre rep.' chi fóndeméJ1t (hap.�. lé he etoi rau fuu ti l' Euangile,ji l'a�thrJrité ae l' Eglift Ca!ho .. leque ne m'y obligeoit. .' -. '. , . La. meíme: Si cefte 'Authorité mancJiIoit,;e n� pour'Yoú pltU troire,it t'Eu.:an¡,ile" - � Lá melme parlant d� liuredes Aéies des Apo fir-es,ildit:Auquelliure U fattfque it croye,ji i.e crais ' , .ti tEuangile;, paree qucl'authorí'd'CathoUqfté me rccommande de 11'fefme forte l'�ne & tiffltre Jeees £Jcriture.r. · � -, Centre Crefcon. ch.ap_;J2� le lie repoy poitit ce q�e,S. 'Cyprian te tforit d,,'Baptef�e. des Hercti�· . '{uel &- SchifrJiatiqPlcs , pi!.rce_;qu'c l�Eglifo p:fl�r qui S,. 'Cyprian 11/rbfPtiI,ndufonfong; n,e le refoüp'al., = ;5:ut fePfeáum. 5 7'�l!J¿jnJ !e'Vtntre de t Egiifl refi� á�� {{tPerité;qui 'en eft-flp'M/;il eft nec�ir.e qllit die ) á_es c.�ofes f�'!JlJI._.. ; .... ' /' " e" ,LiilrefecOrid épntfé les Uonatift. !chap. �; par'; lidt qll�il:�(an�teñit p'?l1r'bdn le Baprefine.des He . retiquelf,' 'ce' t}tíe,S.Cyprian .auoir !C011ftc,dit, il. pide ,ainft ': 'No1U�mefmes ':¡¡'Ofor;ons ertfligner r:ien drtel, 'ji t�aKtht)ritI4c�o'r.4itnte, ,de l' 4iJlfo ��iutr. folle ne nO�,app.u_;yqit, ¿j ltei¡uelle fllts,_adute S. C'Y'" pr:,iin ;iüfme �t1�IJ11-J#roitffry ;p de [on tCtltPS lA �t'� rt�é Je�ce��e - �fleft_i�1$_ e#ft ePi bit" ff!anftrie r.t J,i1' P Ii 1 I t n 11 11 Il ]) I � )hllt� l'Hc<e, Itfor .. 'te l� �.� �th(J .. '. nne �po �'reM ' �me � rees r �tce I • ím: r�u, l .. t: rtj� .. !dJC ¡Jar"': tie-' [ '1 t, 1 . �¡en l : ucr. Cr· l1-t'� iJ.j<!,o . '_ PreW!ie;e partie;· '�í dArle par qu�lque e (mdl', gene.r¡¡,l,. • 1 Epiftre «s .ad Ianu. S, l Eglifl fozt,que/que chofe r« tout �e mon'! � é'i eft, ,!ne mllrq.ue d: one tres-info - , lsnt« foz"e d� áijjiuter s il faut f¡¡,z.re Illnfi· OBSERVATION PREMIERE .. DE tout ce que ddfus., it apert que l'Eglife Efpoufe du S. Efprit ne .p.eur errer en la Foy, ny eonfequemment fe tremper en I'explica ... lion del'Eferiture fainéte.car autremét elle pour roit croire quelque chofe de faux. Or cecee infal .. libilité viene r. De ce que Iefus-Chrií] luya pro .. mis , que les portes d'Enfer ne preuaudronc point contre elle, ce qui arriueroit, fi l'Eglife vni uerfelle perdoit la Fcy , croyane des chofes fauf fes & contraires a la parole de Dieu • .1. De ce que Ieíus ... Chrift a cette fin Iuy promit fEfprit de ve ... ' rité , l'aífeura nt qu'il luy apprendroit route veri-' té , & qu'il derneureroit auec elle, non feulement pour certain temps, rna-is eremellernené :J comme nous allons cy-deífus allegué de fainét Iean chap. 14' 3· Pour cela faina Paul appelle l'Eglife , co lomne & appuy de la Verité. +-. pour cela merme, Zacharie a predit qu'elle feroic appelée Cité de verité. 5. Iíaye auíli a die que les Nations che .. mineroient en fa lumiere. 6.. Les faínéts Peres di .. fent , que la v erité fe trouue en1'Eglife. 7,' Que le iugement de l'Eglife eft capable de rnettre a neant tout,es Ie,S obje�i9ns des Hereeiques. 8. �u� c'eft en I Egllfe qu. on trouue vne ftation aíleurée. 9· ,�e lEgliff; a receule d.9!l �e.,!c:{ité� �hflrifm� - ,46 I Les 'Uerirés C�tholiquéJ� ""Peritatü. 10. -Qi,elle enfei-gne fa. doctrine fans 'aucun deffaut, tI. Que qui cralnt d'eftre tromp� en quelque poil1t,il faut qu'il ayt s6 recours aTE .. glife.,I'2. � c'eít obeir al'Efcriture ;que defui, urecequi femble bon a l'Bglife. 13. Q.ue l'ffiglifc ne peut eítre vaincué par les Hereíies. 14. Q_ue [' on ne feroie pas obligé de croire a l'Euangile , ti TEglife ne nous aífeuroit que c' eft I' Euangile, IS. � nous ne fC¡aurions pas aíleurémene fi le Ba preírnedes Herenques eft bon &-valiae � dequoy plufieurs grartds Perf6nnages one autrefois dou té, fi l'Eglife ne nElUS a íleuroit qu'il eft bon. OBSE�VATION SECOND'E • . "" 1;: ce que deflus , it apett encore qU'aucun � particulier ne peut ten it [on .iugemene ny (a perfuafion ineeríeure pour aíleurée, puis qu'il íe 'peut rromper , Be que d' allleurs.comme dicfain6t Paul z, aux.Cor.chap, I�.yerf.i3� qatan mifmefo , trlt1iufigure eli Ange 4e lumiere� 11 faue darte aueir fan reFuge it la Ci�é de v�rité,&a.la colomne&ap. puy de la-verité, pour ne tomber pas dans les pié _' ges. de l'Efprit de menfonge. 1. Il s' e�líi.tit encore, . que perfonne n'eUanc obligé ide mourir pour I� confeffioll d'vne foy done en n' eft pas . alfeure " (c:omme onne I" peue.eílreeane qu'on fe pene . tromper'au [ens Ml'Efcrit'�re fainél:e)perfanne de ceux qui sót capables de íe tróper,&<qui fe crovers tels'a¿ leurs aííemblées <Juffi, n'�ft obligé de mou .. rir ou eadurer Qu�lque mal pour. la deffeníe de fa fay. 3.11 íe rec LJejJ�e auffi de ce que fai.nd A UgulllO r ' - JC rans rompa i aTE .. �efui� IEglifC . Que �ile, li pe,. I,. le Ba I Fquoy s dou- I I·E .; ttny(a �u'il fe Irain6t �mefo lauoir e&ap. fS pié- ncore, IO�1r l� lífeure I : peut �nede 'oyene molt ... �. dda ;uftin " Premiere partie. '. . ¡ i profeffefi)uutement, qu'il ne croiroie pas a l'E .. uangile " fi I'aurhorité de I'Eglife ne l'afleuroit que c'eít l'Euangile , que ce grand Doéleur � ce grand flambeau de l'Eglife ,. ce fainét Períonnagé efioit bien eíloígné de s'en vouloir tapporter a fa. perfuaíion inrerieure , lors qu'il s'agiffoit de re ... connoifire vn Iiure en qualité de parole deD it u, Auffi voit-onque ceux qui s'en foht rapporrez la; 'fe yoyans condarnnés par leiugernent des Cenci les "par le íentimenr des Doéteurs de tous les fie.;. cIesChreftiens,&par les definitions de l'Eglife vni .. uerfelle ,monftrent que cetre perfuaíion iererieu re � qui en ce fujei infpire autrement en France . quenAllemagne , v ient d'vn efprit conrraire i, ' I'Eíprir de Dieu, qui enfeigne le meíine par tout. 4. Que ceux quine font pas aíleurez qu'ils ne Ie tromp em point en l'inrerprecation de I'Eícrirure íainóte , ne font point afleurez s'ils eroyent a I'Ef criture fainae, paree que comme dit faína Hi laire Iiu-z, de la Trill. L'herejie eft de/intelligence & non de l' Efcriture,le fens& non!' Eflriture deuient crime. Et comme dit [aina: Hierof �p�aux Galar, chap. I. L'Eulln¡_ile n'eft¡ointauxparoles, 'J!Z-aü all fens. Ce qui a fait dire a fai.y.6t Auguft. Ep. 222� ToUl les héretiques qui refoiuentles Efcriture.r pen- fent In foiur"e , au lieu qu' ils foi-ucnt leurs erreurs, Ee: de �en. ad Iitt.Iiu. 7. chap'9. Lei Herctiqees ne font heretiqu7s, que paree que 14' entendens pM bien les EfcritHres , its dtffinJent opiniaftrement ¡eUJs fauffisopinions, Et fur faina lean tramé 18. Les Herefies & d(léfrines peruerfes , qui enlacent les Ames ($' Je¡pre,ipi.tent au:;_ Enflr�;, ne ,!1Iij[enl qut I, ,48,. Lú 1J,eri.tes. c;atho�ÚJt;tes; _ de}¡'�nnel, Efir;itures mlll,e!Zt�nd1J.e.r. Ec �'cft auCIi pOÚ1.:quoy Teruill; diF au lin, des Prefer, • .AUtant fa�t·�>outri!!!./a la rer#e l·int,rpreta#o'l.adf!lttre¡ . �Uq le plumepmjfotre •. ,'OB'�ERVATION TltOISIS.SME! ). ,.:1·.· .. Ls'el�íi.ui.ten. c. oi'ede�ceque�elfl:1s� ql.lelf3.g1if� de Dieu adherant 9. toute 1 Efcrirure famétcj ceux qui s' en font rerlrez en reus les Lledes, ne i�ont fait que pour .1(aJ.r� interpretations, gui ne font point paroles de Dietl; mais paroles d'hom mes �qui auoüent qu'ils íe peuuent tramper,' & ' en parriculier & encorps. Re voila pOUl'quoy tant � 'íle pauures ames periílent, pour adherer a des c¡ .. f_' plicatioJ1s húmalnes & faUtiues,. & les preferer au ¡ �.ugement de l'Eg,life vni�errell�'�9ue Sainé}' Pau� ¡ .;appelle_calomne & appuJI de 7fer¡,te: Et le P{�phetf ��echiel.pC#é de verité. . ;, ' . ; r- • ", · rE, Bolife [ti) , fueteli s, ne [uine flOm .. I, '12_,' Ir, "' ytant F'� e" .. rerau l Paul I - Fh€t� _) \ -, >, , L-E S VIERI TEZ CATH ()LIQYES. S -E e o N ns . P -A; R T t �.: ( " pe l'Eglife Carholique. «r: i L r A r u e E G L I S E' . - e atliolirpsc & vijible. 'I .� " '). CHAPIT RE 1., '(f A it le mot d'Egti[eGatholiquei . ' nous enrendons, non pas quelqué I "�,. , � aífemb,',lée pan:iculierc, de, ceux , "�!' • r: ' ro It: d 1 ;.!¡ o � ,qUi ront protel�lOn e a vraye , ,����'�'G '4,.' foy de Ieru-s.C�:rifl:, en quelque , '_, lieu du monde qu' elle íoit , mais bien l'aHemblée de rousceux, qui en tout le mon,. de viuenr dans la profeffion d'vne mcírne Poy &', loy de Iefus-Chriít , íous vn meline Chef viíible , ,[onVic�ire�n tcrre.Ornous difons qu'il }l'avoe- - - - '.,� D so . Les VeritésGatho!iques; - . selle Eglife au monde , propheriíée long-temps '- .. a4áiii,Ja venue 'de.Iefus-Cbriíl , & par.Juy infti .. , ·t,uée , & ql:l,f; tout��des aílemblées particulieres .qúi,vi1ien� cil'�vr� tpé(me vraye,tfoyanceJont de " 'ce�t� �glifé � COliIln;e Ies pártíes i�te�ranJes ; Ee G,l;t ���une �ffe�nbl�� de celles q,�duyfon;t:()ppo;. fees en la Foy , ou.s en font fepare.es, pour ne 1'97 : eítre pas vnies fous vn merme Cfuervlfible, ne 'pmt faireíon Ialur. Or qu'vne telld:.glife ayt eRé . . predice par les Propheres ,& qae Icfus-Chrif] Iuy . ·:';Qytdonné commencement; auec inrennon qu'eI >'v�e s� augmentaíl 8c acreuíl de telle íorre , qu 'elle fe vre[pandit par eou t le mend e , quoy qu'clle fbit pe tite en [on commencement , i'en app.orteray les' � prcuues apresauoir remarqué. . . r : Premieremenr, que Ie mot d'Eglife a efté in. �ftitué de Iéflls�Chrift poudignifier Ia multitude de to tIS ceux , qui .en 'qudque pa'�t du monde que cefuft , feroiyntproJé�onde la vraye Foy; Car �tiparauant il ne Ce-prenoiF' que pour des affem. b�ées,Comices,Efl:ats generaux, ou Republíques, 'En quoy a eílé accomplie l� Prophetic d !faye, Iequel au' chap. �1.. qui eH: tout de rEg�i(�, die,' _;v�. ;� Et Ics·.i.Vations oerran: to� iupe.J. &.tottlles :i;Roys cion exeeltent , &lappellerfl-,t' fJn-d'11n nouueau -1J()m'fJu� la bouéhe du Seigneur tedonnerá. Sur lef .. ,queUes paroles fain6i: .Hierorrn� " fur ce v, d'Ifaye, dit . Elté ne fora p!¥'J tfffpdtieHiernfolem& Sinn, mliis recem ti. . "n nem qu� le s cign'tu.r luy impoforll, -dipmtld Apoftre Pier"(é; ':J)¡·eJ Pierre', &'forclt té Pierre ie btlflirdY 'fj}{}n,Eglifl. E't: fainéfCyrille {tHcem'efmelieu: Elt:e n:eleraphu-nommée Syna- , ,gognc �' milis Eglifo �f! JJíc� �iH���. Q;;s ti �uel: q li o / ·temps ¥ infti .. úlieres ontde �s ; Ee eppo, le 1'97 le, ne reeité 'ift Iuy qu'el elle fe JGpe- ry les' [té in. [- ' tíeude I -Ic __ q_,ue ; Car {fern I ¡quest I[ay�" �, dir, I �:e:� � lef .. �[[are, S1.0n, Iq¡erfl' s.: trille �na ¡uel: . _ _ Sf�onde ptertie} " yi JtJues vns des ��res d� r,Eg!ife O1�t app,elé la �yna� gogue des Iuifs Eglife, � a eíté par janalogle, &;, :pour montrer l'vnion de �)vne. & de l�a�tre .en !a. Jucceffion; Gar au reíle iamars le mot d Eghfe n a eíté aernbué a la Synag'Ogu-e 'en qualiré de re� ligioo. _ , .' ), /, " , \ Secondernenr , que __ bien que les affemblées particulieres 'pwiífoent efi�� a�pelées Eg�ifes lor� 'qu'clles' font part�es de 1 Egh(e Catholique , 8(' mefrne eílre dires Catholiques en prénane ce mot pour ce qui appartient 'a l'Eg�i(e ,C,atholique cornme vn de íes miemhresl;, Si é'U-,ce quepar le , mord'Eglifé., pris-fans refrriéHon, nous. �nten 'dons route la multitude des Chreítiens vnis par )�, profeílion d'vne rneíme croyance, íous vn meíine Chef vifible Vicaire de Iefus-Chriít. Et eeft ainí] que le prit iadis l'Eglife de Smyrne en vne Epiílre, done parlé Eufebe au liu. 4. de 10n Hiítoire chap; 13. a qui elle mit certe íiiperfcriprion : A l'Eglifl <de Phi/ami/ion & a toe« les Piocefos de t Eglifl Car:.. tholiC¡He " qui [om par tout l-c mQnae. Et Clement Alexandrin liu. 17' des tap. Ii ne fllut pat beau- , coup de peroles pour rn�ntr�r que les Conciliabules des Heretiq:ueJ font poftnieurs tÍ l'Egli{e Catholi'/ que. Tertullian centre Marcion liu, 4. chap, 4� Marcio1� donna [on argeNt al' Eglift e athoiique, qué le reiett» par apm «eec lu), lors c¡u' if ft deuoya de la Veritiat'Herel!e. Ainfi Eufebe liu, 3. dela vie de Conítantin , dit qurill�t vn Edit qui portoit, � tou« les Orstoiresdes H�retiques leurferoient ojfés) & incontinent epres lierés« i'EgliftCatholi;. que'.Et Optar Mileuit. conrre P arm.liu.r. dit qu'il fult lUgtÍ en �,a pr�rn��r,<:, difp�,ite centre les O on_a: -; - I) 9·,: . / .�. ( . Ji' Les.i/erités Cathotiqun; " , tifies heretiques : f2.!-ee celle-le cHoit l'Eglijé Ca� tholique"quieftoitlfjlandue par tout lemondi. Saínét Augu!}in fur faintt lean traité 6. die: Les Empe .. reur» ant dejfendu 3 que ceu« qui vfltrpent Ie nom de Chrejliens pt¢iffi�tlt rien'PrJ%dt'r fltu tilfre d'Egl'fe. Erc'eíl air.fi queparle de l'Eglifefa.in& Cyprian Iiu.de l'vnité.de l'Eglife: L'Eglifo wieJhú� de ls lumiere dtj: S eignf1tr , eJP(i nd fe s =r= par tout [' "}1- . niuers, Et ¡:ün6l Chryf fudCaye hom. 4. diíann Hen plu5focile q14f1 'le Soleil jim e/feint , que rE . . gli/e cecbe«. Ec [ail16tA ugu�jn liu. de Ivii. de }'E-I .ghfe chap. 14 -, difant: L'.Egl�(e n'F/fpoint cechee, cer-elle n'eft point posée ¡¿'Uf le múy, mat5 fode . Chandelier. E t ttelle le Seigneu1 a dit.,La Cid t1aflie . furIa rj'),(mt?zgne. ne peut,efh-e cachk C'eft enfin de s . cerré E gli{e que le 4- Concile de Carthage' die: , I2!!.3 hors d_e rEglife Catholique � nul ne peut eJlre fotnté. Sainét A uguftin Epiflre 152 • .Q$SC q1ticonque , eft fepár/ de fEg!ifl.Catholique _, =r= al1gir lIS 1>'ieIL&c. Or it eft certain qu'il n'y a aúcune 'Egli� -, fe relle efjJaflduépa(wur le monde, '(}i. qui aye,par tout lamerme croyance, les, meíines facrernens, rous les rucíinés liures de I'Efcrirure fainéte , que Ia feulc EgiiieCatholique ApoftoHquc'& R ornai DC. Cela pre[uppofé , voicy les preuues , qu'il ya Vile relle Eg�ifc vifible " íclon la prediction des Prophetes &,in,ft rut ion de Ie[us-Chqft. , Haye chap. '2',,":¿¡14:c'dernieri iours le montlf,01u: :,."4 \o ';',,(', ' .' o , dtt S eiglzemJh"t7, a Ift"(Jme de. routes les m.ol'J_tagnes, IN iVaiioiJS' vie¡2dront a elle J 0"" diront , montons en . la montag,'1c tb! Se£gncm -' e::3� enl« maifon du Die» de Iacob >0:"'ilnome?l/:;:ignerafls "¥layes. ' Chap. 6(;). Les peupfes cheminer�n� en fo-!m¡¡,ie�e, · Secande partie �', j'; a- les Roys en la· (Nende�r de [on C?rient� , . . \ Ezech. 31- Les N attons connoiflront qu� ze fi!ts , le fona-ifteateur 4) Ifrael, lors 9ue mvf pwa¡,ret%'t�on [era au milieu d' eux a perpetul té., . '. Iíaye encore chap. 54' par.iant dela gra�ldeur de rEglí[e ;J�dit: Tu penetre/tU a lá:droue'e: a ,Id. gau ... ' che, & ta flrneneeaura leo! Gensils pour hertt"'ge� & h#bitera és cités deflrteJ. ' ' La mefme mon{trant que Dieu ne ddai[fcra. iarnais cette Ealife, il ditv. 9" Ceey m' alúentt:or;z meautenipsdeNoé, amjuelie i$�ray, que ie ne fe"'!> , rois pItt; 'venir les eaux du (ü[¡.t,ge furia terre: :Ainft, ay-je iuré que ie ne m' irri¡eray p!tt:i contre toy, & ne te reprendray plu«. Car les montit,f,Hrs [eront efñzeues" meis m« mifericorde ne fe reiirmt,point de ,toy, �. l' a Ilia nee de ma pai.v ne fe e hanger a pM ) au le S e1, .. gm� \. La, melme : Nulles armes flrgées centre t9Y nfl •. "iendront a bien) & tu rendrtU c(mu�incue toutfJ , langue ,qui te flr�Hefiftance. ',' ' Chap. 66. y. 18. Le temps 1J.ient,d'ajJembler�ou.� tes Nations &'toutes lanuues, ils -viendront & -uer- ó . ront ma,)gire.le mettrv1Y on ftgne en eux, &.enu{)ye� "lay quelques -uns ae CtUX qui [erant !rffchajP-:e� .vers . les' N ettons , & 'Vers les lfies eJloignées qui n'ont; point tntenduma renommee , & qui n:on� pO$nt oeu: m« gloire , & ils rsconteront ma gloire pa�my les, N attens , & ameneron: toue 'Vos freres. d'entre, les; NatirmspOur offrande � l'Ett'lnel, & me[rpe ¿'en ( prendrayd'lUx pour facri�cateurs&pou.r Leuites .. C�a? 6o� y. 12� La Natirm &: Royau�/2e qui n� te fe�u�ra ptU perirs , uolee ces Nations la feron� ��� : • reduzte� ClJ deflla�iqn gener",le '-. la gloire. �,,,,, Li�a14 §" l;" .,' D 111 � � ;./ I • ' 'e3 & -- . t:Q::::: ¡J-,' � -, � OJ' �/ 7 Ca; lain¿t �mped 9m de � O',llle; ló ?�. 'IP,r,lan del« t l''}J� L._ . liante I, • rtE. � rE.1 Ih " r. ee; rur'le r 12' f rayle �nde ii, dir : efire mc¡ue l�r !A cgh� t,par I�:s� tnai iya I des '?!.gne ;nes, is en lieu _) J¡� "- Les Veritls'Cathóltqttúl ( . . �ient};raf'Qer;J toy) Ie SApilll) ¡'Orme � &-Ie lfHl.ri,,� . ftmble; pour rendre honnorable le lieH d� mon fln .. 'a-u,�ire" &ie rend'-4y¡JorieHx_l� lic#tÍe mCJpicdJ ... Chap.61. fe eonwaéferay atece eux:alliancc eter« nc!lc , leur race fora cpnmúi entre les Nations, -&. �eu.-"Cquiflront flrti?J,'�(:Jx ¡army les pcup/es: Tom ceuxqui les uerrons eonnoiftrofJJ qu'ilJ flnt-lIf(rac� !Jue L�Eternel aura benite.. .. - .' Dauid Pfa. ·L.e$eigneurm'4.Jit, tUCJmonfils, ie lay duif!urd'hu;y engendré. Deman,ae mrry, & ie. "$e donnmiy les Ntitions 1Jou� úm-lJeritage; -iú; potl.rt� prdfilflon,les/pouts de Itt =«, . .' " eCét: 5hap.l�le t'eJPouflray pour may'l&:iÁmaúl &t'efpriufcray eniRjlice & iltgement � &- en miftr�"I �ofde (fr miferations fj it lefPouferay en !iJ''l' . , .: La mefme : Et ie me la [emer{lipar le terre J � fmt"lmifl�ico:rdt a�elle qui a eftéfons miflricqrtJ,e, . . fir di.ray au pcuple qui n'-eftoit pd9 man peuple, tu.e¡ tneiz ¡. cup le , & ildira tu es mon,Dieu., " "to Michéechap, 4.� Eiderniers ioursla moniagn.6 �e ItfI, ft)_lliJrin de I'Et-ernél fora a!firm�� il�fommet ae J 'montagnes :I & elle flr4efleuie pa,r deJfU/le�cfJJfaux, ¢-üs. p,túples,): abo.raerimt , ft plufieurs Nat�on,$ �tm;heront &' diront ,_ "'Ve net & 'montans ti /� monta ... $nea1fSeigneu�,.&.·il���enfeignerAfi�v(}ye.r. �amét Matthl�,u,hap. 16. Tu es Pierre /l' &-for fet,te -Pietr« ie·:�a!i:rliy.m.on Eglifc ". �.¡eiporteJ, 4'e-nfor r;e p.��H.?!!tlront:poznt ermtre elle.' . > -Saina; Pauh;a Tim. chap'l' v. J'j. Aftn que t» If eches comme it fout. e oltuerflr �n la 17Jflifon de IJ ÍtIl, . 'fJui eHI'Eg�ifl_de'.l?,ieu·vi1f.a�t) I�cotomnecl'- appay t fela reTité. '. ' .. , $� M'!.tth�: �ll�O!� ,h��. H�, 'q4� �NaH�fíe_ /e� . (). l� ti n It n - ,- SeéónJe pa�i-i¿J ,- '. Ir- ¡refohéi4'(tout� la time habitAble, en tefmo1<gnJlge ';touteslesNat�ons. ) , ' Saina: Ma:rcchapeI6. yo:,; .Al!�z!:,o� en r« tout Ie '!ntW¢_e-, & prefches 1 £u4ñg�l(J e tante crea,:' ser«. \ \ 1-1 eter� �s"'-& ¡Tom I r fa,� !lnfil�, &ze ?ourttt I' " f�ak', .' 'iiftr�"! , l, & .. �or� , I ;14:e; fiat� · ¡etaes 1:aux �ti:on; lonta� -����rJf,�ift������� ff" I' / ( _ Optat Mileu.Hu- I. centre Parm. 011trC (Egli-....) fe l1nique, qui eft la �raye Catholique;, les autt:¡:'s· pllrmJles Hereriques ;,fontoflimées eIre &' ne [one flU. ' ...' , ," -, De plus:L'E��lifo eft �ñiq,u(}�qu¡ne pe�Nfrtepar.q my 11om& "army ños«, '" '. . ( Sainéi: Augllftin de l'vti1.decroi.'chap, 7' Com-: me ainftfoit qu'il y ayt'plufteurs hereJies. des chre .. fiiens, & que tom 17ueiJlent e/he ttppeile � Cathóli-- 'ques; Il Y a toutefou one Eglifo )' Ji -710lM ie.tté¡_ 'les. . . \ ;yeux for l'eftendue de l'vniuers, ptw �bondvmte en ' multitltde. � '. /' r De la v·raye Religion chap, 6/ It nom fa�tt ten:tr, la CommunioH ,de cette Eglift ' qui eft �ppelléeCa'_ tbolique , &parles jiens � & partes ellrangás;' Ca":' WUllgré qeeIes Heretiqees en áyent, quand, ils par lent, non auee lesleurs , mai! auec les eJtrAnger.r � iü' n�appellent les Catholiques,que Catho¿iques.·, ' Sur le Pf. 149. L Eglife des Sainas n'eft �plJin' l'Eglifo des Heretiques ;) ellee eftl jigurée Iluan�' '1u'ellefuft7le�� # &11, eft� "fcprefrntie� afln ·tJ:li�ll,e. ¡ufo -veue. " 'c':� , , S. Aug. encore centre Parrn.Hu. 2. ch. II. '1I.�) -: a allcBne i�fte neceJfité de diuifor 1'l1n.ité ,& ti]' � ; aH,une ¡¡J[euyancc 4'ynit( l jirion elÍ I'Eglift·� '1u'i- . ' . 1) �iij - � "�� .-i( 4\ - bfor, I ¡ortn 'He s» ?iclI, ppuy t 'fe� A· , , ) iti· Lesr P!erités Catholicities �', r- eft,!núftaplie-felon les promeffis de Dieu., nepeu�' 4/re cechee, . _ , , . Contre'FauLl. Iiu, I,� chap.q.'ülle !a eft pr(dite d�uoirr}ftre t�Eglife, qui eft eminente di' afpárente 't!tt01-U", � Conrre les Iett.dePeti1. Iill.2.�ch.'!o4·L'E.glije4 r ciüe �Jlrque trei-:.?Jfou;_-ee, qu'e_llc!ie ¡cut ej}re ca =; chée,elleeft doncconnuúttoutesles Nations.La (c- ,ae de -Donsr n'eft ptU con,nu� deto1!tes les NationJ� ce n' eft done point el/e., , ' -, Coásre.I' Ep, da fond.: chap. 4.ft y PI pl14Jieur�: chrJfes qui me rctiennenr au_ gyron de \l'£glife Catho #r¡ue; le c_onfontem'�ntdes PeupJCJ& Nations"l'Au thoritécommanclfJ par Mirácles.,' c(mflrméc pay. i'.An�iqígit;,14 fitcceffioN depuis le fiege de Pierre , � qui le Sei'gneurconfigna la conduitte de fls oüailles- " �lpres fo Refurre£lion irulques au prefent Epiflopat; Ei finatement le n�m de Catholiq:ue m'y rCJient, le. , quel nom cette Eglifo {cule entra !ant. d/Herejie.r' a / t;ellementcofl.ferué � que quand �n, eftrangerarriu4nt es .qf44que .tie« �demande hU. l' on s?4fomble pour. /. COm-Piuhiq1!ter ai' Eglife Cath{)lique,,� iln'ya PM- o» heretique qui luy aft monftrer fin Temple. , � De .l'vnicé de l'Eglife chap. 10. l7-ous entendes; flue I'Eglift doit:eftre ef}{mdue.partout" & err/if/re, i-ufquesalaJnoijfon:f7ou.s.auez la.cité" dontceluy, la m�/ine f:pJ.i '/'1 baftie dit : L� Cité haffie for 4'" montd/!/wnepeut e.flre cacheé ; C�efl done cells qui t/eftpoin�enq�elq1fe.¡arú�,de.laurre/) maiq qui eH. ,"'Pniuerfll/ementcomJu(partout. " . . ' - . Llq¡e[me _.0:4ap: 4"padam de I'EgIife, íI"dii:, Par !es ·di)l,1"ns & t-YtN-cértains tefozoignages des. :{Jz-r�tutes flinEleJ" el/e eft dejigl4kdeuojr eftre_ Cf4 .. 1JOI¡ieJ les lVafirms.· ' . .,. J.:,:",: '. '. _) '.'" _.;0-,_" _ -, tY(dite 'itrente- k!ijC� Ire ca�. ( �a fe ¡lio"t. ¡¡¡CUY$. rtltho- t s«: r par, lye, � killes- ' l ropat; �, le. �ua . �uant. I pour· �d:: I�.rtre, '. re(uy, rr 4� ? qU& i eff dft� d-es: "C_ e�. ': ,�_i .• _�_ .•. " fI' ., {., .,..;.., .. ¡ • S econae partze. ' , '�� ', ,rl . U, méfrrie la comparan� apee les feéles de� He ... retiques, u dit r CQlles la ne .fo �rouuent p�tnt en ' , pluJicurs lieu» ouc�tt�-cy eft·'Etc-elle-cy quz,eft par: tout ,fl. trouue au'fltoU elles font. , " .". , Saina Cyrill� de Hier. Cat,ech.18., L Egli� eft . Itppellée Cathollque , parc� 11' c�l� ef! �f}andu.e f.ar tóut le monde '- & paree qu elle cnfozgne fo doól:rz,n8 �ni1Jerftllement " & ¡ans contrarietl. , Saina ÁuO'uftin encore de'l'vniré de l'Eglife ch. 14. L'Egliji ,ieftpointcaehée, pource qn�elle n'eft· Foint [om l�,muy , mllu fo� le chándclze�, ajin qu'e,lle cfolazre'a to us ceux qUf finten la maifon. E� d'elle u � eftf dit: La Cit{conftituée fi4r til, '(/Jonta-, gne, ne peuteflre,cachéel, _ -' ; , ' Au Comm. fur faina lean Ro. I. traité i. Com· , L ment appelleray-je sutremen: qu'aueugles " ceu» qui ne voyeN� ptU one Ji grande montagne, & ferment' les ye1f:x."mtr� Iff Lampe mift [ur le ChaiJd,elier. . ContreParm.liu.2�chap'3' e'eftvne condition commune d �f)UJ les Heretiqees , de ne voir ptU l�, chofo dn mondela p/U!4 cl)z.ire� éonftituéé en la lumie� re de route s les Netions'. hors 'de lvnité de laque_lle tout ce qu'ils font ne les peutnon plm gdraJ1tirdd" colere de Diet«, que,leJ �oileai.' araignée contr« tit 1i� ¡,ueur du froid., . - . ' ; OBSERVATION PREMIERE� D· E ,equedeífusr�ft�,euidentI.Qu�les Pro": .pheres. auoientpredit qu'il y auroit apres Ia venue duM eme vne Eglife, Cité de verité, qui de ... �oit :fhe efpáduepar rout lemonde, a laquellefe ��Ole�lt rendre les �eu}?les &.les N at!<?'1_ls� 2. Qll� '.:+ , / . ,I, - - Les Veritls Cdtha[iques:. ,.. Djeu metrroicquelq ues vns rirés d.' entre eel pe�� , ples, facrificat�u(s en fan Eglife) comme didfaye . 6ó. 3- � les peuples qui oe feroient p�s fuiers � cette Egl�re, feroienrreduitsen defQlation;.4_,�é comme dit Of tie , Dieu efpouferoic cene Eglife. S. Qu'en elleferoienteafeignées tes voyes au Sei gneur. 6. 'Que, Iefus-Chriít l'inftit1l3 '!u,e¿,promef íe, que les portes d' Enfer ne pre.uaqqeoieni point contre elle':7' Quelle ell: 1<1- tlJaifolrde_Oieu, &. Ia colomne & l'appuy dela Verite. 8. Q,QC, qui ne I' efcoure , doie efbe tenu comme �n Payen, 9- <4!.e cette Eglife, ne pent: eítre caehée , ¢fl:a,n� elle feule épandué Bar tout le monde.Secomme laCité furIamoriragné, lo. �el1� doitcroHhe iu[ques a la fin .du, mende. rr. Que c' eft vne condition , communeá tous les H eretíques , dé ne VQi� g--as Ia. � �ho[ela plus claireda monde � ['i<luoirdtl'Egli1e,� / OBSERVATION SE-CONDE. , . . - �. - - I L fallt �llcore remarquer , que le[us.:.Chritl a' , inltitué 'pour la conduits de cecee Eglí[e des. Pafteul,'S &; po6teurs viÍibles , com me íainét Pier ... re &: le� ARoijres" Iefquels aU,ffi .ordonnerenr des, Euefques pour regir les Eglifes particulieres. Ce .qui fait v:oir que l'Eglife inftiruée par Iefus .. Chrift, ·en ce monde .� eft vne Eglife . vifible conrre la quelle íl P10fl}it, que les portes d'Enfer ne pte� t�audroien��pot�.�, en forre quil I' a fit errer en la Foy, lUt}' fai[anE."toire des chofesfauffes , ou tou _. chant ies\(�ql1rr:és mcsurs.cómsnder-ou approuuer quelque chofe mauuaiie, pe plus'; vne Eglife que fªin6t ��u.bil?ell�J�r�falem' Gc!efte,pa(<;eqq' en ,'-- • �lP yeo ¡S� �ue ff�. ei", td;' int : Ia nc 9 •. lIe es. . . Secoyule" f4�tie�' '. - .. l' ítíle fettle ell ce monde íe CFouutndcs Efleus, &:_ . qu' en elle fe�le to�s ( s' ib veul:llt ) peu �en� eRre fauuez , obeíflans a celuy , qw felon fam& Paul r. a Tim. chap. 2" l7e�tqunoUl fl�en.t flUu.c:{.,) & vicnnent ti u conn.oijflince de II, Yerit¡". D'ailleurs vne Eglife qui eft vilible, q�.oy que nous l'appre hendions falls des. conditions inuiíibles , d'Efpou">' fe de Iefus- Chrifl: , Temple de Dieu, Domicile du S. E[prit, &c. Et vne E glife en laquelle fe trou uent bien tous les fideles, car ils font tous dans la maiíon de D ieu: Mais n�y d�ans pas rous en qua lité d' enfans , a cauíe que plufieurs 'par leurs pe ... chez ant perdu la grace de Dietl, &. auec elle la qualité d' enfans de Dieu. C'éftpeurquey on peut dire qu' en cét eRat ils font dansla rna-iron de Dieu , fans eftre de Ia maifon deDieu, Mais lés ; Heretiques ayans perdu la F0Y', qui eft le fonde ment de l'Eíperanee 'Be de la Chariré ; .Ils ne (ont aucunement vnls au Corps de. I efus- Chrift, qá� eft I' Egli�e ; & partant? uy ne font dans la maiíon, t1y de la maiíon de Díeu.Mais quane aux pecheurs qui ont encore la Foy & rEfperance� quoy que martes, ils font neanemoins dans rE glifi. �'eft l� doótrine de Cain& Auguftin, qui díe en -la Cenfe ... renee qu'il euft a Carthage auec les Donat. breu, collar, patte j. Les Catholiques ftrcnt v?i:t-parptu", jieurs:te¡m(Jigna,-�n & éxcmples deo! Eft ritures. -foiJ1.� Efes , .qu.e les mr[ch.aiu Jont maintenant meJ1ét en f Eglife de tells forte, que non ftfll�ment gffanroe .. �ulte s ils y font ignore�..:J May mefmes eftans connm, ��s y,qn�fouuenttólereZ:&monftremit que ideon.-) €"�tatzonde.r pa./fogcl de I'E[critu'tc-doit eftrefait� �lnji·�fau�j� � 1u� {es, #CII�,OU, £1)!gli[e efo répr�: \ ,'O '.' LÚ Yeridf Catholíques ; fentée ÍlNee le meJLsnge des mauu4ú j jignifie.le fimp'; ae l'Eglife d'auiourd'huy s ,�l(e -qtlelle eft; & les ¡¡tux par lefquels elle' eft defignée n' auoir point de. - mefchans meflez auee elle Jignifie Ie temps futur,de. l'Eg/íft� telle qu'elle feraeternellemcnt,. Saina: Au guftin remarque bien ce meílange en ce monde, difanr au Hu. de' la Methode de catechiíer les non inftr�iits: �e l'enne_my ne te flduife'poin: ,�o1.f.(é.u lementpar ceu» qUt, font hors de I Eglifo' � jotent \. Juifs; fount payensJoient H eretiques "mais me[m_c parceux que tn-uerr.u enl' Egliftv1.ullnsmal. Centre Gaudenr. liu. ,. Vous voyu •. que I'Egli[c felon Cypri4n, eft appelle Catholique � du nom de toet ; cClleffpoint flns.mefohansmanifeftes., I" AlU < des retrad. chap. 18. En toi« ces Lif1;.res la" par tout 0'11, i'ay de{crit!' Eglife fans ride & fins :tachc'j 1/ ne Ie faut r« prendre comme fi l' E,glifo eJloit telle dts meintenent.: mau comme�eftant pre ... t=« pour ejire telle , quand elle apparojjJra .glo ... ruufl· - " . .( _ ,':; _ De plus :L' E<.�lip eJlle ;egne de, ChrijJ-; iluquet ItsA,!gés'Pl;u- tempJde la moiffon erracheront tom: les ftandalCs .Ce qui á foit dire au MartyrCypriam, -Encore que l' on *}10ye desyurayes en I'Eglifo s tou .. tejo k t�oflre Roy & nofire Cherit« one do it p IU eJl-r� ·diuertie;,'de forte" que paree que neU! =r= des' yurayéS en r Eglift nOIM nom ftparions de l' Fc.�lifl. 't Saina Hierofme comre lés Pelag.liu. 3': Ce que , l' Apoftreeflrü" que lJoftre Seigneu�r fe rendra /ó;i Eglife flinéte" &¡ n'ayant n] tacheny ride, fora � -la findu monde. , De plus : L« v'r4ye p.erfe8io'f efJ,refer�é(J Iffl¿' '(:ie{ j·��ts ,qu�:rEJP01J;xdim � t�lP(}Íf¡; : [n._ is. , Seconde' part,ie. , ' .di toure ve!le m'llmie , &' iln'y 'a po#nrde "". he en »r , Sur l'Ep. aux Eph. chap. r- ,Noftre S�¡,gne'Ur le fU:!"Chrift a four mem�re� tom ceux qui font affim-: ble« en l' E(Jlife .rsnt Samas que petheurs : MaM les Silina/J;úeis ,if, Iu} parvtJlo:,zte ,les fe{;heurs par mee flité-. Contre lesL}.lcif. Comme e1itArche de Noé ily auoit des animal1x de routes eJPeces ; ainfi en t Egli ft it ya des hommes de tontes �Vations & d¡ fouta h,,1,bitude-J. ray voulu rernarquer eecy ,pourJake v)oir�ue' pour eítre pecheut on n'eít pas hors de 1 Eghfe; Si bien pour eílrc hereriquc ou fchifJ,Uatique, '&., conclure de 1 a que les Heretiques & Schiímari .. ques font hers dé Salut , íeparez duCorps de Ie- íus- Chrif] , & de cetre Eglife vifible inítituée par Ieíus-Chrift , que le premier Concile de Con .. fhminopk appelle , Vne , S aincte , & Carhcli que._ Et e eft pourquoy les Hereciques s pour ne faire pas voir euidemment que leurs [e&es.ne font pas Catholiques , ne reconnoíflent aucune.Egllfe Catholique vifible en ce monde', hors de laquelle . íoient les Heretiques: Mais veulent que l'Eglif'e ", vifib!e&<�Ca¡:holique Ioit compoíé e deroutes les . feétes hererrques & fchifmatiques & autres, pour- . ueu qu' elles a yent le Bapreíine , afin q u'ils fe puif- '" .fent dire eílre de rEglife Catholique ) Iaquelle neantmoins tous les fain6ts Peres ont touíiours . dift:ingu�e& feparéedcs feétes bereriquesSc Ichif- "matiqaes. . : . ; � . ' Er ainu felon leur dire, Ie'S Arriens , Macedo niens , N eftoriens , ,E urhycheens., Anabapüftes, Huííites , & �u�re� íemblables ����Eiqu�.� i! ��: ) - 6i . 'LesVeritésCath�fíqRes;" .damnez par-les quatr� premiers e onciles genéZ . raux, &; autres, cítoienr Catholiques. Propofié eion fi pleined' aueuglement', qu'il faudroic eítre .rebelle a_, la lumiere pour ne voir pas a quelles ah .. íurdicez om efié contrains de recourir , pour ta[ ... cher de mertre a couuert I'H erefie " ceux qui fe fontfeparez de la faínéte Eglifc Carholique , � recranchezdu Corps de Ie[us·Chrift� . , OBSERVATION TROISIESME. ">_" .,_, -, ",' '-� ¡. , " -D'. -E s marques cy.deflus �ites,& des promef .. , , "fesfaitesarEglife� faiceneore que les Hel'e.i tiq�les n'blu point d'Eg.li[e � & c' eft l'opinion de, fainéts Peres, .cemme il ól'pen: de ce 'qui íuie. Gkment Alexand. r. eles Tapiíl, Les Hereftt"! fllt'tapp�liesetluiuoqueme,nt Eglifl:í. ", Saina Cyprian 3J�lianEpiftre 73- N01Mtianm fflitcommeles fi¡zgcs,.qui -Veulmtfemblereftre hom mes encore qu'ils ize le [aiem pM:- Ainfi il -Vent fem", bler Iluair ime Egliflencore qu'il ;/en ayt point.' . , D'ailleurs i Q.uítn� les Nouatiens demamlent, crou�tu la.rtmifiúm des pechez; per-l« flin""éle Egli ft {llsrJjentent'enleuri1!terrogatitm,tar.�lsn'(}nt point , .. 1' r lift' ' , u"cO¡e. .. 6 . Le Concile EHbertin chap. 22. ditt 8i t!juel� YJu'vn paffi de1£glife üuholique � tHerefle� � 7euient�derecbef afEglift. ' . Sainét Hierpfmc":Les Htretiquesfonten lcurl Eglifts de fau./fe appellation, ce qll41S faiJoient quandjl.r 'eftoietJt enco:r'Cs Jithniques. . � Le meíinecorrrre lesLucif A que/le Rglift a-t'i� �r.'Cu.( � '.tl!�){;feJ.���!��! £ 'I!!�t!_ i!U(�� �'!! p�i�!�' ' nef.;;' efe.;; des rfl:' '1.nm lom_ I rem .. r I I€nt� rgli- 'oint 'curl ,ient - Seconae partie: . 63 Optat Mileu. contre Parrn.liu. l •. Hors ae l�E� glife vnique, q�i eft_la -vraye Ca�h6.�;que;) les "': tres ¡army les H-erenqu�s font ejft.mees efire;) mau nefont pM. .'. .... . De plus: L)Eglife·eft vrn«. quz, ne ¡cut eftr� ¡army uos« &- farmy nrvUJ. , '. ' SainétAuguftinEpifire'48._Vousefrn au�, not« au Symbole o: aux autre's focremens' du Sczgneu.r, \ o»- Maú 110tU 1hlles pointlluec nous m-l'Eglifo e atho tique. Au Iiu. de Ia Fey & du Symb. Ny l'heretique f/appartient it l'Eglift Catbriliql4€ " jJouret qu'ellt: �yme Die» :' l'v) le fchifnMtique ;) pource qu'elle ayme [on Prochai1' . , . . . Sur fainét Iean traité too. chap. 16. F auftimu ne prejidoit ftu ti vne Eglife > maú·á rvne jaffion. I Au Concile de Carthage 4- chap. 71• Que les �ffimb1ées des Heretiques ne fiient point, appel/les. Eglifes;) maú Conciliabules.· , �E i'EGLI SE CA,-Tll __ OLIQ .. :r:s . tjlvnit¡NC, & 'It¿e hors d'eUe it li')" p'oint de SaiNt. . CHAJ?'ITR.£ II. Sf\it:(l Paul a1:1� �omains �hap.l�.y'eff" 5 �N (JUS. . �U� flmmes plujieurs ,fommes 'lin ftulcorps en , Chrift· . . . � .: I Premiere aux Corinthiens éhap. 12. verfet lj. �v �H!. f!_1!�nJ !�H4 ejf� ba¡tift�}� '1n tntfme ¡¡'fjrit� 64 I Les Verités Catholiquú � :pour tftre »» mefme {,'orps :.foient luifi-,foient GreeR flient [erfs) [Oient libres , o: auon$ tom cH¡ ab- . breuue'{ d' "l!n/rttffme E ¡prit. , ' '. Aux Eph.chap, 5. verf 23' Chr�/feflle Chtfde l'Egli¡e J .& Nrúllemcnt en le Situueur de fin Corps. I r- " Verfec25' Cbrifé« avmél'Eglifl, &- j'eftdonn{ fly�mefme pour elle -' afin qu'il ta ,fané1iftaft ' la �)' nettoyant par le lauement d'tau_, par la pltrole de 11it. , � "eJfet 30.Carnomfommes membres defon Corp», premiere encore aux CQr. chap. 6. verf IS. Ne " ffauez - vons pas que ("60S corps font membres dé Chris'tl . Salomon au Canrique des Cantiques cha P: 6 .. v. 9. oú 1,Efpoux diuin parlant de fon Efpou[e dir. Ma colombe, m« parfaire, eft 1Jnique. " Saina Paul áTire chap. '0 verf. 10. Raieu« lbomme htretique J apres la premiere & feconde a� monition Jf4chantqueceluy qui efotel eftr:enuers¡� & cj1lil peche eftant cqndamné par [on propre ill.;. gcment. " . Saina M a�hieu chap. 12. v, 30. Ce!ljJ! qui n�eft ptU duce m()y� efFcr:Jntremoy. . . , Sainét lean Epiítre íeconde verf, 9- 'Q.uiconque ft depart &' ne deme�re point en III, do8rine de Chri/fJ n'aflPiht Dse«: " ... : ��������f'JA�r-t;��rt, ,7 Saina �ug�ftin-(urIe'P[eaum� 21. Quiconque ,.á, lHi Charité.eft affiuri/ m�ú nul_ne la "tranfPorte. h��$(J�Jt.Eglife·_ '" - ---"-- . �� Cypri.�� 'Ionn'· , la ide vr- N.e [< de �. (j .. Id' t it .. .; I r.ad- krsl, I • r "11,.;. »s= ;orte, Ser:onJ� !drtit: , 6, S.Cypriandeevnitéder�glife%PenJhJ,i-iIJ que /. Chrift flitauúCHx tors qu',t; flnt'aj[emkle� ¡, tUX qui J'aJ!emblent �()rJ de r Eglifl. de Ckrift? E1Zc.�re 'qu' ils faient tresne« /lUX foPflz_ce� pour I,! confe ./flon ¿u nom de Chrifo �' cette ta(¡he neentmotns n' eft r« iauéeenmx parle.fong; Lecrime inexcufoble dd� diflorde ne fe purge p� 1?arla '?'o'tt�erm�: Ce/uy ne peutefire Mar�yr ,tJur.n eftpomttnt Egli{e. " S. Pacian a Symp. Ep. s. Encore que Nouatid.1I -ayteftémú a mort ,neantmoins.iln'aptU eftí cr¡u:rolr.-/ né; Pour-eN/He {aeft�hórs de te, paix de l'Eglifo,;· hors de la concorde � hors de aeue M eye, de 14qu� lle -ce/u} "ni veút eftre Martyr _ doit efire vhe partie'. . , ' S. Chryf.furl'Ep .. auxEph . hom.rr, Ki�nrlir .. ' �ite ji af},-ement le coerrou» de Die», que la diuzfion tie ¡'Eglift' � Te1/,ement que quand n0Sl! aurionJ fait IOHte ·autre forte de biens, nou« ne meriterions pM '�ne mOlnscTuelte piinition� diuifons l''Vnité & Id. plenitude de l' E glife ') que CCliX qui ont pcreé & d&-_ uisé fln pro pre Carpi.,. . ' . . s·. Aug-ufiin de gefl:. cum Emetic, Hors . Jj: tEglife Cath.oJiqueonpeutauqir:Je lJapfe/me &.1e1 antres Sacremens �&touteschofls, e�'I(cepté le Sa/uf" Lámefinci Onpeutalloir &preflher la FoyaH nom du Pere ;, du Fils') & du S. Efprit: Mais {in ne ¡cut Iluair le Sa/ut aueunepart tplen..I'Eglifo Ca .. thoIique. . _ .. . ' La merme: Si''Vnhomme eft�nt bors tid Eglifo. l' ennemy 4e Chrift luy dit ') Offre de tentens ,{tux Idob,adoremes Dieux; Et (jile pourne Ié'¡:¡;lti�'rcr U.fait m� a"- mort pAr l'em�emy de Chrijl:, iJ¡eut bien efja.ndr"efonfong > '(lJ(iÚ i� ne ¡mtt ,btertir 14 &��r()rt1Z1. � _.. '- , / '- '6�r; 'Les Vtt'YtttsCatholiques-, . Epíftre' 1 04. 'Ejimt eonfoit�é hors' efe l' EiJifo :J' :&� f flp((rl de ia maffi de l''tInité & du lien dé/a Chari .. , té, t�JC'roüpuny du flpplice eternel, qúandmefme . {úluroisefté bruf1Itóutvifpour le nom de Ch_rifl. \ Sude Pf 88. le ne ')1�y R�int adaráles De ''mDns , it ne flrs -poinraux Pierres; mau ie f!eú d« Pierryde Doner. Dequoy te flrtJe Per« non ijfi:mé, t¡ui 'Vange les ininre,f'M la. Mere�. I . • ' , ·Epiftre 48. en la profeiTion des Donatifles qui reuenoiene a:rlgIife, ceux quila. font diferir ainfi: . ·Nom pmflons,qu'ilny euft point" 4'inte-uft enquel farty nom _tinfttons la F oy de leI m- Ch.rift ,maú gra- -_ (;esfoientauS-eigneurquinous �\retirez de ladi�i fion, �'niJu5'a apprisqu'ilaPfariiC1ztaDieu�quí eft 'vn.,d'ej'fre flruJ enunité ; / '. ..'.. 'i'; . S. Fulgence lin. de la Remíílion des p,echez <hap. 22.. Hors4e(CtteE¡)i(C:> ny le-tiitre d, Ch"e� ¡¡imne gUtilrentitjerfonne; ny le l1apttfme.né confo .. , re foiut, ny t tin n' offre ti D leu ·foc.ri'fice IIgrudJle , ny l' on »« refOit la ,remiffion des p�chez,njd' on n' obrien» -e la 1Jiteteme lle ; e ay 'if y a 'V'le fl ule E g lift :I . '}1 ne '[cule Colo!nbe :, 1Jne fonje bicn-'/£ymie ) one flule . EJPouJe •. ' ", . . . . . Au liu. de la Foy. chap. ,9. it die .: 'TiefJ tr-es .. f�rmemént :I &- ne doutc �nauC1mcforte� queÚJut he'.. . 'reúq1-�e > ÓU )l'hifmatic¡ue bapttZf a.H nom. du Pe.re � au Fils , & tiu S. Efjrit, jiauftntla fin de cette 1Jieil .'n�eJt reüny a i' E gtifl t¡athoLique ,: 'Ju�l(lHes alimofoú qu'iJf4fo. 'V-oire �ejmequllndil ej}androitfonflujg pour:lnlO,"fl de Chrifr; ne fetJtobtenir Ir; Salut� , - �. ·S: Cyp, liu. de l'vn.de í'Eg. a routes les propoíi- . tions íiiiuantesz CelJiy;ne p#tui;_ndr'f-1'!J.imaux re .. c'()mpmfl� deChri¡1 ,tjfJi It á�lliidoné t' EglifodeFhrift. .zv¡ Cti letl pa ayl fin � [on �� dOl f oar;'" �e[me ifl. De :üdu remé, Secondé_ pa"rtié¡' , 6 i t:cluy lle n'ltura po{)int Die» pOlJr Perc; qui n'¡t 'f/}intrEgliflpour Mete. , " , , , , Celu) ne pcut viure , qui fi retire de r Eglife & fe ,¡'-;lftitd'aútres fiegel. ",., Chrift n'eft PQintllucc cC'JI,xqut J aJfemblcnt bors de I'Eglifl� , _ .' _ ' . s. Hierof centre les LuClf. Ce/uy qm. mange l'lIgneau h�rsde cette maifon, eft profane. - Au Cone. deCarth. f' Hors ele l'Eglift Catholi� IJue , nul ne feHt e ftreIa�ué. ,., _, . Saina AugufHn Epiílre 3ó. L Eglifo Cetholi ... , 'Jilt flufe, eft Ie Carpi de Chrift· Lá mefine s Hors de ce Carps , le S.EJPritnevi,,! uijie perflnne. ' Optar Míleuitain liu. I. Outre I' Eglife '''rmiqu,e; ttjui. eft ia vraye Catholique , les «urres parmy let, Heretiques,fonteftiméeseftre',maünc le [ont pe«. En íuite : L:) Eglifl eft vnique, laquellc ne peut. eflre ¡army vous, & pa:rmy nom. , , Sainét Auguftin de la Foy � du Symb, Ch.IO� .LV OUi crayons one 'Eglift:> er celle la ,Cath(}_lic¡úe) Car lei Her-ctiques & Schifmatiques appellent au/Ji' leurscongreglltions Eglifes. M¡;¡ú J'heretiquc.//ap .. , pPlrtient plU a l' Eglife Catholique, ¿'autant q¡.t'elle ayme Dicu,nylc flhifraatiqueJd' auúmt qu:elte ayine fin Prochein, : Clement Alexand, r. des Tapiíl, Les HcreJies- flntap¡elfesequinoquement Egli/ei. ' - s. Hiero1. NullecongregarienJmetique:; nepeut tftr� dite EgHfo de Chrift. . ' , , E ij s qui ün1i: HJuel f ¡l'¡'� (i1!� uiejJ b�e� r:hre .. I [o_nfo- [e,ny �tient • 17ne r¡¡ule Itr-cs �the'" i ¡e ,du riei! zofon tfo�g boG .. it- re- friA. {::! . ,';,r. _- �-!:-' ( , t)S' _ Les Verités_ Cittholiques �, . OBSERVATION PRE,MJ,�RE� D-,E ce que deílus apert I. Q.u'il lr1�y a qu'vne [cute Egliie Cacholique, laquelle eft app� Iée Corps myftique de, l eíirs-Chriít , .duquel.les Egli(es pal:tiwlier�sne fom que' membres pard". cullers. 2. Que c'eít YHpqufe de Iefus- Chrift,fa - Colombe vniquc.j. Qu.des Hereriques font per uertis & rondarnnez pat' leur propreiugemern, �,Que n' eítans pas pour Iefus- Chriít.ils fQ�t con tr� luy; car ils donnent vnfens peruers a f� fain6ie Paroíe, 5- Quehors de I�EgIife. Catholique il n) a point de Ialur, 6. Que celuy qui. meurt hereti ... , que, fcs aumoínes Sc bonnes eeuures luy font inu tiles , & la mort merme, s'il I'endare pO\1.�le l)om de Iefus�C:hrifi.7. Q_u'econfeq1,lcmmendleftim. p;offible d'�ftre M anyr hers de 1� "vraye E glife. 8. Que ceux qui n'onr pas l'Efpoufe de.Iefas-Chriít . pour Mere .. n'aeronrpasIeíus .. Chrift pour Pere. 9. Q_ue n'y ayam qu'vne Ieule Eglife Carhelique, & que les autres' n'eítans Eglifés qu'éntanr que parties d'icelle ,les Herctiq.ues'qui one perdu.Ia vraye Foy ) & coníequemnrenr Ia vraye EfperaQ , ce él Ia vraye Cliariré , qui ne 'peuuent fUbfifier fansIa naye Foy ,11e font pO¡�1t aucune Egl� &. n'vÚFpem qucfauífement Ie norn d'>Eg}�f.f� . . o BSERV'ATI ON S E CONDE. , I SVit encore des patfagescités" & de tam de tef .. ; moignages de ces grandes lumieres de l'Eglir�, quelzicu veue eítre feruy &. honnoré comme rl I'a ,. �" . -. .. 111 PI a d q at d · . �.� ll:Jvne lpp� FlJ�s paru". Ifl,fa fper� nene, � con [inóle �1 n�y f!eti- t mu ¡.nom fibme lfe.S. ehrift I I'Pere', fique, [que rdula leran- �fift�r �& r ' &. / le tel .. gli[c, � lIra " ,SeámJe.partie:· ,�? preCcrit; Et .que � c�ux-l� (o�t �es .ames �erdues:. qui penfen� leur eft�e 101�[j1e de _ viure en quells Religion-que.ceJOlt., .pUlS que hors de la vuye EfYli[e il n'y a point de Salut ; Etque S. Paul.corn m�nde d' euiter la c,Ofi1pagnie:,¿e l'hornme hereti que, apres I'auoir �lUerty �ne. ou 'deux fois, en , , quoy il par1e-"V'�iuer[ellement de to;-tt he�etiqu;:, quel qu' il [oit; car vn tel eft renue-r(e, q uoy qu 11 faííe, Er en cela .paroit l' abus de ceux d' entre les Heretiques ,qui {e veulent prometrrc le Salut de rneurans hors de fEglife Caeholique , croyans pourueu que d'ailleurs ils raíchent de viure mora- lement bien, qu'ils tireront leer redemprionde celuy , du corps duquel lls -[oat íeparez , pourne capriuer pas leurs eíprirs íous l'oheufance de' fa vraye Foy: M ais qu'ils fpch�nt que Satan fe ioüe d'eux fous cette apparence de probiré, comme 011 pent voir aUK perfonnes des Anabaprifles., qui auec leur hereíie font profeaion d'vnc patience, de bonnaireté, fidelité,&iuftke;-qui eítonne cell:" qui les prariquenr , &quineantmoins ne peuuent atrendre autre chofe ¡apres cene vié " q�e ce que doit attendre I' ame heretique. Or les quatre .con ciles generaux, 'lui furent les premiers tenus en I'EgliCe , ny les autres qui ont eíté aílemblez de puis, n'euílent iamais efté conuoqués par l'Eglile vniuerfelle , s'il n' euf] efté neceílalre a falue de vi ... - ure par tout en vnité d'vne merme croyance.felon la determination de l'Egliíe ; Car autrement leurs Canons & definitions euílent eílé inutiles , & ils n'euffent pas eu droit d'excommunier comme tis font�ceux,quiles contrcdiíenr. ,'., ..' 'E -iii ," • :1. Les Verités C"th,alíqu��� :-,. .&.""'. �. • -.,p ( -l�------�--------�--�----�� . , _ � _ - _ .. . "'�6.:<> " . f ,:�E'L'EGLtsE cArH'(Jtl�P! .' .It t'OUjltJurJ .fobji!fl_ depufHú Apojlru ) 6- J 'fof1!jhrtliuflJlús ti la jindIl11l,náe. .�a�_p I TR�' IJ L - CE que ie veux monílrer en ce Iieu , e' eft que Ieíus- Chrífl a infiirué de :telle (arre cette Egli'[e Catholique , que no us auon�<dés-ja prou,. ué efíre ;vifible & vn�qüe:J que iarnais -le monde depuis les /Apoftres n' a efl:é/ans qu'il y ayt eu vne Eglífe, qui n'a iamais fait proteCfiond'aucune er .. . ' reur, ny en la Foy, ny aux boones rnceurs , ains au contraire, a toufiours temu fans aucune eótrarieré , Ia vraye Fay orrhodoxe : Car autremenr . elle euíl cetfé- d'efhe"lAColomne&appuy de I!iV�rtte.Cé qui fuft arriué centre les Prophecies' faires de la fer meré & períeuerance de l'Eglife ,:&comr� la pro� mdfe de Iefus. Chrift.· .,:' _ " I¡�ye chap. 60. verC: Jr. 'Dteu parlant a tau Eglife.� dit.: Tes portes- aufli flnmt cimt�nuel/ement o�uertú;, elles ne fo fermeront " ny 13ui[fIJ 13y io ur;,afin 'q�t(J/�Jforées-des NationJ te flient amen/es ,&qne )�kur{l{:dyiy flientconduiú.. . .'.' \ ' , V���;:í 5.! e t' e flab !iral en haute!fo et�rnellc � & en : 'Ycft_ot-¡.ij]fmcede generPlfl,on en generatton .. � Chap. 9. verf '7' parlantdu regne du Fils de - ,Dietl íirr fop Eg1ife) �I die ': Son,Einpire fora ttrtg ,!penté;, &fo Pei» n'aura point dp. fln._ll fera:aPil , for le rh�{)foúle 1?1J.1$�d & fur.fon Roya�rf¡c, pflU,r I. � , ''Seconáe p4rtz-e7 . -cÓ: ' :it T4fformir,,&lerenforcer cn(iHgement & iuflice dés, main'tenAnt, iitfqHesA,toujiOHr!�. :. .. . , Chap. S9. verf 21. Mon ef}rt-t quz, eft entoY:l & mes peroles que i'aymifesen ta'boNche /I' ne l-enreti reront flU , ny de la bouch�J!uaflmente, ny de Itt bOHche de la [emence de ta [emmee , d�t le Seigneur Jis matntenant ! & iufque s ti touJiaurS¡.' En Oíée chap, 2, Dieuparlaru a Ion Eglife, dit: EtidefPouferayp_ourrnoya touJiours; El t'eJPo�fo ray en iuflice :I & en iugement, & en miferieordé ,& en eompaffion � & ie t' �fPouferay en ftrmeté. Saina Matchieu chap. 16� verf I8� Sur cette Pierre i'edifieraymolZ Eglife, &,les porus ,de l' En =. fer ne preuaudront poinrcentr'elle, '. En s. Luc chap. r. v, 32.. rAnge predie du Fils de Dieu : Le.Seigneurluydonnerale fiegede Dauid [on P ere � e!r il regnera en la maifon de I acob· eternel lement, & [on regne n aurapointde fin� EnSvleanchap, 14-- V. 16. Ie prieray lePere, & it'T,JoIU donnera v?z Autre e onfolatcur. paur demeúrer /luce 110m eternellemcnt, Ej}rit de l1erité. I' s. Paul aux Eph. chap. 4- v , rr, Luy-:mtfmedom: a donné quelques :"pns pouréfore Apoftres? & les au� tres po1$r efire Prophese: ) & tes amres'!llpur eftre EuangelifteJ, & fes autres pour eflre !1¥f!eurs & D,éleurs ,pour l'ltffimblage d:e s Sain?# � tour r(Zu� urc du Minifoere , pour l'ediji'4tion � Corps de Chrift � iufo¡uesaeeque nom nom ,"'cncimtrions toIU . enl'vnitédeJA.Foy &. de la connoijfonce au Fils ad, Die« en homme parfait) �. la mefore de 1"'�pArfdit($; " pAtHre de Chrift� .. ¡�que Fette )rOLl-� pnde �vne leer .. I r as au lrieté ¡ euft �gui rre:r- - �� �a¡¡n r 'j> "'qne len sde {tltg tjM (jOHT' - E m¡' ".1. \ \ Les V�rit,s C��holiqUts: \ , ����Af,�.��h,���,*,� •. ' . ,'" . I· . . : S.Irenée lin.\",. chap, 4�}¡:1 foutfueceulC qua . flint enl'Eglifecroyentaux preft1CJ. qui ont foccedé nux Ap(}flre$,,&'quifl�on,lebon pLAiJi;rdnliereont ' reccultt gr..,tlceJe la Veriti. EtfJpwit aux autres 'qui firetirentde la focceJliimprincipllle, entJuellitu qu¢ 'ce [pit qu"ils lPlffimblent:> illes f(}tul tesir pour fuf pelts; lJtuornmó hereti,j'ue.s & errens, VB came flhi[ 'matiquesIuperbeJ) & amdteurs4e leur popre ftns� . �e,be de laprep. Elilang., lin. I� chap. 30,11 eft 'ti r� 9U& noftre Sauu€ur: � predit que fa dQt:ir'ine fl '. prefchée en tout 1''Jj'niuerJ, en tefmoignage_,; loutes les. Nations; Et que [, E,:glifo , qui apres a eft' �ftab!ie par fo ",ertu':J{e,rait inuil1cible & inexpu- ,giUlbleJ&qtlilllarr#�Wtítiiltmaüquelamo"lt-lafor. " ,mo14tllt; maH qu' e1tq'ft7toit toufiourJ ferme fir imma'!, 1.,' #Jilt, €omme fomléc for�tt Pierre. . En fuire: 1/ Eglifo II ieftl fes racine¡ .� tfola'tf jufqlle� ¿!f,U� Aftre.f d� la lutur de /4 Foyorthodoxe, e!r ne cedé point 4 fes- cl1nemú, nyau» portes ae ¡,,_ morfi:J a r¡¿¡fin de ce P_éu de perole¡ qu'it prófip>¡!lt;l'e- , JifieraY'llZonEglifeforl4 Rierre',efr'lesportesd�"En'! . for Ne preuaudront pltI C'ontre ellc. , ':'Alexandre Eueíque d'Alexandrie, qni eícriuoie , cnuiroílran1io,;efcrinal�t a, I'Euefque ,de Con .. fiámin0,Rle, diq;N'o11!J cO}J1!Joi/fonl "ne flule �glifl' ! Cathol_Q1$c �d! ApoftoJirf'te, lit(J�e/te cQm'meelle 1ft leu� ia'1dis efore �ttttu� s qutmd bien toUt le monde ,,�trcprendroil de I'd, co'mba(I¡'Ie 'j D�' mefme. " �ll� (lncan'tittom les ejfortsimpies des Heretiques. � Sain.�t A�l(a:�ª[eenl' or, que; Ch.ríft �ít vn.,. dit: / j 1 .( ?t: qui ICcuU Ireon� , jS qu.� iuqu� r fuf- rchi.¡.. r¡ens� III eft �r'jne �ge_� IMfté rxpu �afor. �:: ¡aoxe, I ae,la:. �;l.c ��'En� I. . e= Con .. 7£glifo die 1{t VfJ()}tdt " :ell� �dic : r' ,"SeeonJe partie: 1 " , ,j T�:¡j Pierre ; & for eette Pierre i' edifierll'Y mon 'Eglift;) & lis portes d'Enfer n« pre�aud;ont.point . ,ont'fe ,lle. e'eft ,,�e Prome./fo aJfour�e, l Eglife eft 'lJne ch�fo inujnciblt, qUAnd t'Enfor me[me...fe re,:" muerolt. . Theophile: Alexandrin en vne .Ep. a �pipha-; nius,qui eft la 64.entre celles de fau'16l: H ieroíine, dit : D ie« fait en tom les jiee/esla mefme grace a [on Eglife ,quefon Corps eftconJ1rui ensier., afinque les áofJrines heretiquel, nepreualent. ' _ S aina: lean Chryíoflome au Iermon de la Pen !etoile parl ant de l'I!glife,dít :.La grace du Sainéf' EfPrit la gouuerne , & ,"eff pourqMoy elle ne "ieillit - pfJint; Etquoyque plufteurs 14cfJmbattent,'ellen)/ejl: . pointabbattu�. ' '.. " S. Cyrille Alexand.Iiu. )' chap. H. parlanr de I'Eglífe , dit : Elle It eftéfondéepar lefus-Chrift, pour durer eterne llement, . Theodoret fur�e Pf. 47' dit: Dieu dit a flina. Pierre � Surcette Pierrei'edifterll:J mon :Eg1ife, & les portes el' Enfor ne preultudront ¡o'int costr« elle. Eftantdo,zcfondéellinji ;elle>4 pqurfondemens flli� des, la promejle de demeurer fllide&inébranliible. S. Cyp. de l'vn. de l'Eglifé, dit¡L'EJt(JHJe de 'Jefos-Chr"ift ne pSt�tdeuenir4dultere) elJéeftentiere & pudique" elle ne reconnoiuj1lvne mlli[on, &par '" '{me cha/fe pudenrgarde la S�ina_et¡ d'vnech�m[,re. , Laét.Iiu, 4. chap. 30 .L« ftt1le £,glifo C¡{tholique eftce!lequiretientlevray culte', c'eftelle qui eft:!""· fontaine de la f7 eritl , le domicile de la F oy ,/e tem« pie de D'ieu, dans ¡equel celNY 1"; n' entre pi# , ou qu; enfort� perdi'efPerance de Salut.·· . , . Sainét Ambr, hure de Salomon parlant d� 74 I Les VeritésC4tholiquú; rEglif'�, dirr Elle pcut bien eftrc agitée: ae.l flots; maú elle ne peu� foire n,.'ttufrage. Car elle," 1?614� Maft ¡'fo.(-r.;h�ift en Croix ,.Dieule Rereq�en ,ti,en,t le Gouu�r�ail {ean¡mjJrJUpe 3 & le S. EJprir (lui engouue¥1Z! la Pruüt. " - En íuite: eette llglift done, qu.o:i qu'elle flittoUl les ¡ours agitée en la mer de Ce monde _, ¡limqis pour. \ tent ell» ne donne contre /lueun rocher J ny ne fe /aiffo celer a fonds. , I s. Hiero(. fur le 4. chap. d'Ifaye: CEglije fl,.. ,dde for la Pierrerz'�ftébr�mlée par Plucune tempcfleJ 'n) renuersee par auc:un toU/hillon. " , ' , Sur Ie chap. 9. d' Amos :, De ld"nom apprenons que ¿' EgliJe iufl¡ue's a la fin du monde [era �ien a¡,i. tée des perfecutioru , mais qu' elle ne peut efore ren: uer.rle. Elle peuteftre4P,rouufe _, maú nim p'asfur mo.nté,e: Et ce/ce fe: fora � .parce que 'lJieu le �uy a , ainfipromü', la promijfo duquel eftvn�Loy na- ce.Jfo,ire. , " ' 's ,tS ainét All,güftin [U� le Pfea,ume 47' p?-dant d� l'Eglife, qu'ilap/pellemQnt,agnedu Seigneur.)dit: Mail peNt.eftre cette: Citlqui a �ftépar tout te mon» d�_p�rirP7;que¡¡lue iosr, A Dieune plaife_, Di�u ta 'j!qndle pour t.ouftours. Sidonc DieuPa fo",dée pour touJiours' _, pour1u01 crainJ-tu que fin fondement I"f/ienne Ii mantjuer¡ , Sur le PC IOJ •. MetÍ¡ cstt« E_gJi,fl qui,a. eftl de _ fOletes les Nátitms ;n:eftpttH:1 elle eftperie:' Ainft par/ent �eHX qM.i nr forJI plJ,i�t dedanj� O impúden� < te �o ix .' " ,_". Br apres : ,CeÚe. ooi» ahominabte, deteftAGle� pliine de prefomption &- de fauj{eté) qui n' eft ap� p�y¡'_ d:tI;u�um: 'lIerifé � i!/If,mine� ti' fl_ucun,e fa¡;;en: � r: dill refl /a� i teTl D jim « 1M .) ,6I.e. fer / tOl qu fer bli 3· né iar . " , floi;; � '.14" quf.en EJprir . Seconde partie:-'. 71 ee'�;¡IIt��e�temeraire;) precipiiée ;) le. s. EJPrit fa preueue. . '. ' , Er au traité d u combat Chreftien chap. z 9. it dit:llJdifentquetouteI'Eglifleftperie, &quelcJ J refies útfont demeuréJllHftul party de .Donet, O langue fuperbe & impie! ' . . .' . Liu, 3. da Bap. centre les Donat. chap,."2. s� au temps de cypri¿JnlE_glifee.ftpcrie ;) tlou eft lippar,! Donat? 1uelle terre til prDduzt? de quelle mere cft-d fl�?&� , Centre Parmenian : Csmmen: eft-ce qu'ils fo �ltnteNtd'a¡toirquelque Eglift ,ji elle ti déJ-jacejU . a' e fore dés ce temp s-la? .'.. ; Liu..s. du Symb.aux Catech, chap. S. L 'Egli feCatholi.ql1e efttelle:,laque¡¡efomh�tta1Stc�ntre tou tes les herefies .) peut ejire AttllqNee". mau no" plU 17aincue. Toutes les he'rejiés font forties d'elle com- . . me formens inutiles ; meis elle demeure en fa �j... J{.ne) en.fo rscine , en fit ihl4rité, &. les portes des Enfers ne la osincront point. . ." ittoU$ pour. laiffi -:fo",· f}.cflCJ rnons agz. ren: ¡for- �uJl ti, V na- if! d� j>clit: mon» � fa I !jour bent � de [inji �en .. I . �Gle� I�p .. len: OBSERVATION PREMIERE.' DE ce que deífus , apert que le ,Sainé[ Efprit a predir , qu'á la venue du S�jgneurvne Eglife íeroit eftablie , qui I. Seroit I'Eípeufe de Dieu a tohfiours ,qu'il efRouferoit en Iuflice & fermeié;: que fes portes Ieroient rouíiours ouuertes , & ne . fermeroiene, ny nuíét, ny iour, 2. Qui feroie efta blie en refloüiílance d� generarionen generation. ", G.?e les forces des Nations,Jlr.¥efoientme-' �ees .. 4. � les portes d'Enfer .. l1{pr;J,uudroienc iamaj, conrr'elle; 5- �ue les f?arole� que Díeu . , � 76 . Lts Verids C)ttholiquú�. . merrróie en fa bouché ne s'en retireroiertt'ia:ma:Íf; mais íeroient conferuées de perc enfils.zr: Que le 'regne de Iefus-Chdft fur eeere . Eglife entendug par le Throfne de Dauid, n'auroit point de fin. 7. �e le Sainé't Efprit habittroit en elle ,non pO(lr . vn tel11ps> mais eremellement , & qu'il Iuy ap .. prendroír toure veríié.S. Que Fmur ceerefin le C us.Chrií] a in.ftitu é des ApoRres, Prop heces, & , Doéteurs.pour l' eftabliífemem du corps deChrifr iuíques Ha perfecticn. Toutes lefquelles veritez t:ftans tirées de l'Eftrittlíe fainéte (eroieue con .. uaincués de merif9nge .) {i l"Eg1i(e Efpóukde le •. fus-Chriffauoit manqué en Ia Foy , le .ne dis pas I' efpac� dedouae fiedes, mais vn íourfeulemenr, Et part ant Iesfainéts P eres, Incerpreres de l' Efcri. tute Cain61e � fe feruans des pal1age,s_ dicelle que � i' ay cy·deffus . cites , diíenc 9;'Q Lie ceux qui fe i'e'tireUt de h�tte EgJife , qu i-a . receu Ia -gr<lce d e la . 'Véritéq�'ene tranlmet par fucceílion illes .faur tenirpour íuípeóts & hesetiques.ro, Que l'Eglife eftablie par Ieíus-Chrifl Ierelt inuincible & inex pugnable , a-rai[on de ces paroles : Ji, les p(friei a'Enftrne preultud�ontpoint contr'elle, II: QE'eI. I k anéi�tit roús les efforts des hereciques, 12: Que Dieu fait la mefme grace' it: fon Eglire én taus les :hedes, rfáUoir.qJie fon C01'PS eft: coníerué ent�ert 13. 'Qu:elle, a dl:é fondée pour durer. eterneíle- J mene .. t 4. Qp�eHe a pourfondemcnr folide la pro .. metre de durer eeernellemene. I)'. QIi'eUe __eft la -: ; fontaine de Ia V,er,i�é; le domicile de la Foy , le reñ1plede-Dieu� 16. Sainó! Augufiin appdle le la..l1gage de ceux qui diíoient qu'elíe eLtoil:. perie: ���M ¡'mpudcKf.Q ��b�m�n,lI.hl� � de'tcjfl}/7le, ¡J1e:ine � pr� ne ;1nJ \'gliJ de rig toJ Sa' an COl , - \ , Seconde parti¿ " i1 prefomptfon & de fatlffed.> 1ui n)eft Itp�uyécd'aHcu", ncvcnte :Etlltlangue quz, la. prorlOnce "foperbe & impie. 17- Que les herelies fe font feparées de l'E« 'gliíe comme Iarmens inuriles- Certes ces paroles de [aina: Auguftin monlirenr afíés que les' Here tiques. ont en tour temps accufé I'Eglife d'eítre tombée en decadence & ruine totale , & que les Sainas Peres les ont rembarez par les mermes armes , deíquelles I' Eglife Catholique fe f�rt en ... core auiourd'hu y. ' . . �'. ' ,. . laman; QueIe tendue fin. 7. il P0(;H llyap. n Ie. veritez It eón .. Ide le dis pas ,/ OBSERVATION SECONDE. -, IL 'faut remarquet encore :i que'Iefus-Chrift " n'ayanr-inflitué aucune.autre Eglifc', que celle pour laquelle il ordonna des Apó.fhes', des Pro pheres , des Dcéceurs & Paíteurs , de laquelle it parla , quand il dit Hai.rta Pierre: Twu Pierre, & flrcette Pierre i'edifteray mP1!k Eglife; Er de laquel íe les Propheres auoient predir, qu'elle Iereic.re, connué de .toutes les Naeions :,ll s' enfuit que ces paroles, &lespoyte.s d'Enforne prcl�au.d;·ont point contr'elie ; .ne.íe peuuenc enrendre , que fie cerce mefme Eglife viíibleSs ·€atholiqúe. Et �artant, que c'eítelle qui furmentera iuíques aJa fin tou tes les p<?rtes &. les efforts de l'Enfer. Ioine que s'il n) allo�tpoint ea ce monde ct Eglife viftblé qui. ti t , profetUon de la vray.e Foy, mais qu'elle cuthnf . 't�llt par eoue., it n'y auroir auíli aucune Egliie in .. uiíible ; Car en ce monde it ne fuffi:t pas (;f aucir la Foy dans le cceur $ maís il eft neceflaire a faln t .d'en fáire profeifion de beuche , comrne die fain¿,t Paul aux Remains caapjt�e l�. �i:rf. lC� C�r on -�. .... .;- _... - �--;--. . ". "". . / -, ,8 Les Verité� CathrJliques, . cr'oit de creurpour tftre iuftifié, & on confeJfi de /;�i¡:. • . , .J . thepourauaz,r folut. Er au.verf p. ilexigelamefmc condition, diíant r Si tu' confiJfes de boucht le Sei: gneur le! HI, &- crois dans ton cost« que D ieu l' a re: fofcitéde.r morts,tttftrtUfauué. Cette.E.gliCeima- ginaire , fi elle eur done derneuré cachée fans profeíferde bouche la vraye Foy , n'euc pas eíté " íauuée ; & fi. elle en eue fait profeflion , elle n' cur pas eíté inuiíiblé. Et certes en tous. Ie's fiedes quelqu'v n de ces inñiíibles fe fuft produit 'pour la \ deffenfe de Ia Verieé Chrcfiienne : Car l'Egliie " dit {aina Paülr, a Tfmothée chap. ;'.' Eft le :m�i fin aeDieu, coÜ;mne & appuy d¡¡laP-criti. II ne die . pas qu' elle doireílre la celornne de la Verité,mais en paroles netres sclaires, expreíles J &formelles, qu'elle'eíl la colomne & la bafe de la Ver�uH Cela .monflre dope, que\Ie[us-Chrift a premiso qu'il fortifieroit eellemenr fon �glife,. par lemoyen du �Sainét Efprit qu'ila enuoy_é pour deméurer erer nellemenr auec elle, que YEglife 'ne p�rdtójtiaio .mais laVeriré , mais la 'ga'rd-eroh: &ddfendroit centre route forte d'hereíies. Or comme Iefüs- -C hrift promet en fainél: lean chap. 14' -v �yfet �o. rEípritdeveri�é, non pour quelqueremps, mais dit-il : Afi?tqu'ildemeurlRuec �ous eteinellémClJt. Auíli dit-ildu 'meflne,Efprit de verité et:.fa:inét lean chap. 16. verf. 13. fl.uandceluy .. ¡il,;¡;:ra '}7pnu, aJfauoir l'EfPrit tk"'pc.rité, it 'Vo us enfoigimi tOI$� te .,,�rite.Ou commeporte letexreGrec plus clai- . . rernenr : ¡[vom conduir� dtlnstoute verité. �Or que . l'Eglikne peut iarnais errer , c'eíioie vné verké fi connüe & receüe.au temps des Apoílres , que fainéi Paul ,�" quo}' que t!cs·a!!,�uté de fadoéh!n:e� lIue¡ mo» S '&4 fire S 1 : Egi con des da, de) rehfJÚ� acfrue v s.u I'll re: ritna- : fans �s efté l :. ¡n CUt jedes lourla �g1ii� ¡ ·mlflz· [ne die r,mais llelles, [{Cela s. qu'il �eri du tetero I •• ' I{ntla. ndroit [crus .. [ , Fet 10. [, mais 'émcnt. fainét ')j�nu, r�tou" LlS c1ai- , )rqu� ericé (i , que arine� SecQnde partie: " 7' en alIa neantmoins conferer auec les aurres Apo fires, afin que leur approbation fit eroire a fes: Auditeurs ce qu'il leur prefchoir. Be p0ur cela meíme les Apoftres s'aílemblereht & tindrene le premier Cencile.afin que ce qu'ils i�auoienteftre' de la volonté de Dieu , .furmieux reccu des Iuifs & Gentils conuerriss lors qu'ils [�auroie¿t que e cítoient les íentimens de l'Egliíe, ) . .!<...fE 'IESYS-CHRIST ORDON-. ?J4nt I" forme de jim :Eglifo, lu] dans» 'lJ11 chef vijihle, 011 pajlcNrvni-. � , "e1ftl, s. Pierre. CHAp I T RE' IV. S Aina Matihie� chap.ro, Or les noms des dou z..e Apoftres [ontceux·cy., lB premier eftPierre. Saina M arc chap .3. II ordo nne douze pour efore �uec luy;, & p.our les enuoyer prefchqr, � frauoir Si. mon , lequel il furnomma Pierre. S ain6t Luc chap. 6. V. 11.11 A¡pe!la fes Di¡¿-i¡les & e!, efleut douz..e ;, lefl¡uels ils nomms ¡lujJ: Apo flres. Simon qu·it nomm« Pierre. Sainét Mauhieu chap. 6:Ie(us-Chrift parle ain- 1 : Tu es Pierre .. & formtc Piertdedifieráy man' Egli!; � & les fortesd'Enftr: ne preuaudront point c ontr �lle. Et ie te danner�iles clefs duo Kny4ume des C-uux, .. &c� que tuaura! lié fur terre, il feraHé tlan� le CM, &�e que tu aurM aeflié for terre .. it forA, deJZz,e dans I, ci«. � ( ":,,,--,_ Sa > LesVerit;sCá�boliquú: . �aínéUeanJ:hap. 21 .Ieíirs-Chriít voulantdófi� ner Hain6t Pierre Iá.conduirede fes breois,) veur qu'il entende. q�il fa��' (pi�il I' ayme , nonfeule, \ 1!1cnt cornme les aueres l' aymoient , mais dauan .. tage .. C>e� pourquoy illt,t1:Wc : Simqn jill de limlU m>ayrnes-tu pitY que ce' .. ' -!lluy reJPondit:Ouy 1Jirlly�ent Seigneur"tH� '>", , "" íet"aymt:llluydi� P a(imes agne�ux. J�luy_:�ít 'encore � Simon fils de Jontu m�aymes-tu? llluy reJpondit:OHy Seigneu'ttu fillil que te t'ayme: llluy dit,PIlU mes brevis.II/tty ditpo'ur la troiJie[me [ai!, Simon fils de l'()� m' ar mes-s» 2Pierre futcontrifté, de ee qu'i/l(Jy lIuoitdit . pour·úz troiJiefmt})i:f, m' /lymes-tu ? P flrquoy illuy relpo?'ldit: Seigneur tu [¡au q�c ie t' ayme ': J �fU4luJ dit;;Pais mesbrevú.· . Aux A6te� chap. 1. {ainél: Pierre incontinent apres 1't}kcnuon prenant le fain de rEgli(e ,& in .. , rerpreranc vnverlet du Píeaume 41• de Dauid: Leurprop_prc)qNefoiHanticeluy ;it ¡IIllq# ilire 'Vn {(utre en le pJllee, de Iud¡Uj. � lefa,ire AppfJrp. " Au� A¢tes chap, 2. C'eft fHy le �remier qui ettue , fa voi« pour dejfondre, les autres on':(;, &- donner' commencement a laPredication di J'1ifItJngile, par. -:> l�expliFlltion d'vn paffizge de Ieél, .: . . Aux Aétes chap. '¡pm premier Concile, l'affai re dont il s' agHfoit ayant premieremenr .cité de .. batu.e � SainélPierre ft leua &decida ¡(I r¡UéjJ-io�! (jrfuf,foiuy dt tonsen fa decijion. Et Ji¡, tntfmc 11 dit, qU.e Die» l'ai$oitchoiji a' entre �eiaut-rc�,P()�'I c()m1n�ncc!de donner tentr¥e. Jet ..,erite¡, E U4ngel� quesllU_x Genfils. " " . If. I 1 ejh II ti de) S r: au . -� auan .. � limlU [t:Ow ¡ 7 �ydi� l/ils de nl eurt» .Il hey rm'ar �()itdit . � illuy r[mluy lti�cnt I 2.' ! DU m .. Dauid: ' r �ire 'Vn f· ' �.' ! ( '111 eleue r donner" ile, pat, f I,l'affai. �B:é de .. �tjJ'ion! �tfme il �s,p��'1 �ngel� I Tertul.Iiu. des prefcrip- chap. '22. Pierre qui � eli afpelé Pierre pou_r l�edification �e I'EgitJe � qui II receules cleft des Cieux , & la puiflance de her & de flier en terre, aura-t';'! ighoréquelque�hofo? '-- S.C.yprian Ep.40.D�eu eft vn;:,&C?rift eft 'Vn,�· '¡'Eglifteftvne;:,laChvme vne:>fo�dee padV/. 'vos»: auSeigneurfur Pierre.,.. / S. Hilaire liu. I. de la Trins chap. 10. 4pres Itt 'Confo Pion cm Sacretnent j le bie.n-heureux Simon eft r' jlmmif a l' edification de rEgli[e i' recesen: lesCleft <, du Royaume Celefte. ' . : " . Sur S. Marth. chapol6. O bien;'heureux Portier 4uCiel, tÍ l� 'Volontt du�¡:�elles clefs de l'entree eter ... , 9'Je lie font lit-erie s, duqutl le iugeme nt en terre ¡UlU-:-, thorité de preiugé au Cie l. S. Chryf.furle P[. 50. rarlantde S" Pierre-din Cetteco¡omnedeI'Eglife,c·�tte baftde laFoy,ce chef delat,oupe Apoftolique. ' '. ' , . S. Cyrille Alexandrin fur S. lean lin. 11. ch.6 4� Pierre comme le Chef& Prince des autrcs;:, s'eflri� le premier,Tu es le Chrift. S. Cy-r. Ep. 5 5� Pierre for lequell'Eglifc eftoie fonáée�s'efcrill on pourto�j &.ref}onditpar la uoi» -de l'Egli[e) Seigne ur a qui. irons notu? . . SaiB6t.Amb'r.fur le chap.24.de (aina Lucpar .. ' la�t de la demande que Ie(us-Chr�ft 6ft a fainét 'Plerre, difant : Pierre m'aymeJ-tlf-l dit-il , ne de ... m�ndoitpa: pour 41!prendre 11 maü pourenflignerce .. juy lequ:.l¡[1íJm;t4laffoit r-« Vicai�e dcr[onamoHr!; for.lep�I!J� �� 1!1!}Z!C[4UEie{._ , fl : � ./ - ,t I Les Verité!_ Catholiques j' , Sur l'Bpiítre auxGalac.chap. 1. parlanr de S� Paulqúi -,!l1a en Hieruíalem pour voir [aina: Pier .. te" 'il dit : It eftoU co;menable-qu'íl 'deflra voir Pierre _, cÍlr i1leftoit}e premier entre les I¿pofires) 'auc¡nelle Seignefw euoircommi« le flin des Eglifes. - �� merme chap, 2. La grace dé La prima.JJté ti, eftl donnii aufeRl Pierre entre les LJpoftreJo Optar Mileuirain liu. .2.. contre les Donat. La ehair-e Epiflop-aÜl a ePi d'Onnée' ti Pierre en ¡PI Ville deRome , en laquetle s'aflit Ie Chef de tom les ApO'. pres Pierre, I,. - ..._ , Saina Augufiin trait. 56. fur [ainét lean, diu £!..ni-neffa_it qítC le premier des .Apoftres) eft le tres hn-wc1JX Pierre? . _Saiñ61 Hieroíine �pi{he 89. .dans fairú5t Augu. Hin, rapporre que Porphyre reprochoit aux Chre tHens ,--que Ú1.i�6t Paul auoit eíté _fi remeraire.que d'auoir oíé reprendre Pierre, le Prince des Apo- Ilres , &. [on MalÍhe. " S. Aug. uil,it.I24-[ur. S. Ieari. ditr Pierreacllufl de Ja Primau�é de [on Apoft(j)/Vit) repreftmoitpar fo Generalifé fi_r)n-ificdt,iue tEfl/ire. Ó '.. ..0 J .. • , J I Lin; -26,cpn::r€ les Donat. Life Prvnliute aCS .Apcffres eftoi�preemi.nenté en l'.Apaflre PJerre�p�r '; one {[race eescellente, . .', , S�Ambr .. Ierm II. de mirabilibus, dit : Le s« .. gn(ju� monta encette fettle Naui"('(J ;, dé l�-quelle pier re it: eft' foitle 't"lJaijtre. Le Seigneur ttyan�dit: Sur - cette PiC'f'lci'ediji-erky rnoñ�glift ,Jaqudle !\hmir,e flot-een ia me·,,' tie ce menaé, l1jin que' le montk--¡mjj font elle flu1f-c teuXQ1/ el/ti a recee. La figure de la tjudléfp!jr I'Arcloe.de N al, qui [auun c'Cu_x, fjt/ elle co.ntetJoit)_ lars que té rJ1¡fJnde fuft n()y�. <1infi !:Egti; /ede ¡"left ( m¡;el. SG 44°· die: b1a.1f4 flris m�f, S 8�Pí Difc chofe, Sa pliqu qui] des a . S� Difl: «s: fonde S2 dufo fire e r <, / de S; t Pier .. �, Vorl 'oftres, gliJes. i a cfté . Seconde partit.' �j fe de Pierre .lor» que le 1J;uind'e perirs par le feu; re ... preftntera ceux qu' elle contiendre , guarantis de tou� ( m�t. , Sozornene Autheur qui eícriuole enuiron l' an 440' parlant de 1'��11pereu� Theo�oft:'liu. J .ch.a, dit: It de clsroit qu il vouloir qUe to us fts ji'lets em ... b1ajf.tj[entla Religion que Pierre P�ince des Apo;", flre-� /luoié dés te commencement dfmnée aux Rq� . metn«, S. Baíile de Seleucie [erm.4. fur Daniel, din S. Pierre Coriphée desApoftre�:> q1!i prefide a�x Difciptes de Chrift,& fe tr€s�diligent Inte,1pme des. ,hofesque Diente Pdt 1-1, reuelées .. Saina: Cyrille Alexandrin liu. 4- chap. 28 .. ex� pliquam ces paroles de [aina: Pierre; Seigneur � qui irons no us ? dit , P er �n qui cHoit SUEerieu� -, des autreJ ,tom reIJonderlt. . . .' S. Greg. de Naz , chap. 26. Tu vois entreles Difciples de lefU5�Chrift tosa fublimes & dignes a'Eleaían", qHet''"iJn eft�ppeté la Pierre � & qm les fondemens de l' Eg,life lu;)! flH,t commis, Sain6t lean Chryfoftome Hornilie 3. parlant ' du Coin qu'euít íainói Pierre de faire élire vn A po fire en la place de. ludas, dir : �il e�fl- [ersenr, qu'i/connottbienque le tr(Jupeauluya efié danné en garde par Eefus-Chrift: Comment iteft le Prince en eme �jfemblée l & pa,. tout commence a, parivr Ie premier. - �t apres: Ilprmdle premier l'authoritéencétaf fal-re , comme ayant tem les autre! enfon pouuoir. Sur [aina: lean chap. 2I. Hom. 87' parlant du fieg� de Hiemfalerndonrié a Iainét Iacques.il dirs ·Chrift_ II ��nfti�ll'i P i�'(!_e maiflre ,) non de ce Jiege ¡� F ij It; La. z Ville r-dpq. l, <lit: r¡ tres .. I �gu. thre• �e,que tApa. �cauft tparfo fté de¡ rrc;fti.r le se I Pier �: Su'! tr attire �pjJ- Ide la �i:/ el�e i�E!}$: . J 94 Les V�ritésCatho!iques� . ma'Ú dé tout l'vniucrs. Et en Iiiite .: Saint! Pierre l!fto it le Prinee de's 4poftreJ,&14 bout'he des Difci. ples,& te Chefdu College. OB(SERVATIÓN PREMIERE. ) PAr ce que deffus apere qué Iefus-Chrif] vou .. .lanr-prefcrire la forme de íon Eglife, iugea a In-opos de lu-y !aiflel· vn Chef vniueríel, qui eut fGin de maintenir en vnité de foy routes fe� par ties. Or ce fue [aind Pierre, qui pourcela I. F�lt appelé Pierre, paree que Dieuíe vouloirferuír de .Iuypoureítre VB appuy de fon Eglife ,&:dhe vn d�ffen[eurperpetuel dé la vraye Foy .�2. Il.receut l�s'� leEs d u e iel, & la promeíle, que tout te qu'il Iieroic OH deíheroit en terre, íeroit lié ou deílié ,dan�de �ieL:Pa'r9les q,tl'il n'a4r�ífa iamais a au eun deles autres Apoílres. 3., Par le comrnande mene de paifire [es agneaux & [es brebís , fans au cune exception; &1 cesfins il luydemanda s'il ne l'ayrnoir pas plus que les autres A pofires, comme exigeam de luy quclque chofe plus que des au ... - tres, pour my donner conuenablernent -cene . �harge pluflot qli'a aucun d'eux. 4' C'ef] pour cela que les EuangeLftesJe nomment touíiours le pr,emi.ct.Ce que (tit aufli faindPaulaux Galar, diap. 2. felon l'Ed.ricn Grecque d' Alcala ,& plu fiCHfS sutres editions Grecoues &'Latines. Et íe hn . ..:Iheodoret au-comrnenu. for le 15' de rEp. aux Korrr._5=c qui rno�.ihc.qLle l'crdre dans le rexre qui �oui:t) eíté (ji-a'rigé. Ce .quí ,ap,ert,auffi de Caina Chry[ó{t. fur l'Ep, aux Calares , & du meíine Theodcret contr� ��ll1idius. ). D� ye que �'�a "'-, eu de , eh I trtÍ ce fu� OUi 1"01 tia E eH qu' ad ble l'Vl1 M,iJ me auG Eu( q� ere rou aUI -con che E. [ve": �ea a .i eat I par. [,Fut �ir de Fc'vn teem Iqu'il leílié I a au ¡' nde. r' 15 au- r jil ne mme ¡ au- hetr� r pour lours alate pIn t fe .. laux �,qui tina eíine ,'eft Seconde,partie: ., 9$ íui; qui eomme ayant charge de l'Églife, fit pro ... eeder a l' ele�ion d'vn Apoílre a la place de Iudas, - 6. P e ce que fut luy , qui apres Ia .deícente du Sa ' Eíprit prit la parolepour tous-les aunes qu'on ac cuíoit d' eítre yures , & commence la Predication de l'Euangile- 7. De ce que ce Jut Iuy qui fut choili le premier , pour donner aux Genrils I'en, I tréedel'Ef�di[e. 8. De ce, qu'au premier Concile ce fut luy qui decida Ia queítien propoíée , & fur fuiuy fans coneredit de tous les autres, 9. De ce que rous les fainth Peres de l'E gUíe primitiue l' ont reconnu cornnie tel, comme it apert des cita- tionsprecedenres. . ' OBS'E RV ATION SECONDE. PVis �ue la forme de gouuernem,ent en PEglife, a efié tel dés le commencement, elle a ell vn Chefviíible ordonné de Ieíus-Chriít, il apere qu'on a dell coníeruer cét ordre, él, pammt qu'll � . a eílé neceffaire qu'Il y ,eut toufiours VIl Chef viR .. - ble en �Egli[e, & vne Chaire vnique , enlaquelle l'vniré fut conferuée de taus) commé dit Optar Mileuirain liure íecond contre Parmen. 'Et com .. m�fainét Pierre eftoit le Cnef vniueríe] de tons, auíli chacun des Apoflres elloit Superieur des Eueíques , comme il apert des commandemens que íainét Paul donnoit a Tite, Aréheuefque de Crete, & aueres HIes voiíines, qu'o,13 pellt voir en ' route rE píftre qu'illuy efcrit, & particulicrcmenr - au premier chapitre veríet cinq , &.chap. 3' v.'12a ' ,c�m.me au� de ceux qu'il fait a Ti�lot�ée A.r� < cneuefqued Epbefe-danscesdeux Ep1Ltre,s,&par� " ;: - " F iij. ,6 Les1?e-r:itÉs Cathi;jliques:� , II riculiererrient au chap. r.de la ¡.-v.r.8. & chap. g' . v, 13. Les Euefques aum. eítoiene Superieurs des autres Preítres, comme il apert de ce lieu de fainét Paul I. a Tim. chap. 5. o'U apres auoir dit :.íLe1 ¡refires qui prefidentde�ement" [oiont reputez:.di. gnej de double bonneur ) principulement ceu» qui ",rauaillentenla paro(e& en la dotlrine. 11 dit in. continent apres ; Ne refO)' prnnt d'accufati(}n con zre le Pre fore" fin(}n Jo us' deux 0$$ tro is tefmo ins. Ce " qui menftre que les Euefques eftoient leurs luges & Superieurs � & que de ces Preítres il y en aueit qui préchoient & enCeignoiem;b & d'autres non, j puis �ue ceux-lá auoient vn merite particulier.Les . Díacresaurf y efloienr inferieurs aux Preítres ,& leur Ieruoienr en I'accornpliflement de leur char ge ,comme il apert du chap. j. de la r. a Timoth, chap. 3. v.13. D'oú chacun peut voir combien rE· glifeCat,holique eft conforme a l'Eglife primitiae, & cembien cuidernment cn íont éloign6eslesfe. \ ,¢Res, qui veulenr que rous les Paíteurs del'Eglife foiem egaux , conrre ce qui p>al'oit en I'inítímcion Apofioliquedel'Eglife naiilanre , par le teímoi gnage de I'Eícriture íainéte ,fans parler de lapra- - tique de l'Eglife des quatre premiers fiecles. Car. il n'y a prefqiic Concile tenu en ce temps.lá , Dy Auteur qui- ayt - efcrit pendant ce. me [me temps, qui' ne faífe mention de la preeminence des Pa- , rriarches fur les Archeu�fques & Euefques de leur Parriarchar; de celle des Archeueíques paf cleífusles Euefques , des Euefques par deílus les aurres ' Preílres , &c. M ais I' H erefie mépriíam &: l'Efcrimre , & les Conciles , & le fentiment& ;ouJlerne�mm� desfaméis per�sol� l'p�rlre de l�a� ce ua di] qu au ail e � ap. (S' rs des raintt :.)Lcl f;(..di., rx qUJ lit in. �con. �. C� ruges auoir ; non, Ir:les es,& lchar� hoth, I rs, � . It1UC, es fe. ¡!g!i[\) anon mor ¡pfa .Car . , ny oops, lPd� j � par ) les ¡(ant tlt& l'�� 'Secpndepttrtte: . �,'.", glife vniuerfelle ,renuer[e tellementtout � qu' elle monft�e aífez qu' elle ell portée dans la cenfufion par l'ennemy de tout ordre, .. �V E S"A I N CT PI IJ R R.E I ayant étably J Rome.fa chaire Ep�fc(ipalt�i cee» qlli l'an: tenü't tlpre! ltl) , on! toujiouri �/l¡ rmmYJtu pour Chefs de l'�gllJe -uni- uerfille. , CHAPITRE V. e Ette propofition fe doit prouuer par le tel moignage des Auteurs quiont ve[cu,& écrir durant les premiers fiec1es. e ar pour le refle '. il eft conítane que Iefus- Chriíl ayant inítitué [on Egli-. fe pour durer íufques a la fin du monde, felon les, Propheties , il a' fallu que ce fut· íuiuant la forme qu'il auoit établie ou enfeignée a [es A poflres par l' Efprit de verité � .Pt parrant 'qti' elle eut des Pa fleurs en tout temps: Et par ainf que les vns íiic cedaílenr ala place des autres , suec mefme pOUE' uoir en tout ce qui cfloit neceílaire pour la con duite & gouuernemem de l'Egl¡t�. D'ou il íuit, qu' au Chef vniueríel de l'Eglífe a deu Iucceder vn autre; Autrernent la forme du gouuernet'ncnr in': ftiméc de Ieíus- Chrift eu t eité ah erée & changée en vne choíe laplus necetlaire pour la mainrenir' envnité.·, ¡. Terml. s'eítant fait heretiqae J & par c�n[e .. quentennemy du Chefde l'Eglife , dit.au Iiu, de f íiij � . �� - Les Verités "Cath'oliquu; " , pudicicia chap, "l. a'rai[on d'vn decree / d'icdu,: /' apprens qu' it ti. e fiéfait on decret d�cijif" if Iluoir eft" Cjude trú"'g'rándPontife Ettefque des Euefl¡uet dit, le pa rdo nne Ie peché d''adultere e: de fornif61,- tion ti ccux qui font 'penitence. ' . /' S. Cyp. Ep. 5),./lsofontnauige"l· a Rome, I &pel'� ter des lettres de$Schifmatiques lIlaChaire de Piero<¡ re, & d t Eglife principale dont eft flrtie l''l1nité [4 ... cerdorele, ' , Le merme efcrisane au PapeEflienne, &: recen noiílant I'eflendué de -íon pouuoir , Juy die : Il fautéJue tu e[criltc! des. lettres en Prouence , t$' au peuple hahitant ti ArIes J par lefc¡uelles Marcian eftant depoJé,vna,utre flit flbftitué en fln lieu. Le,!. Concilede Nicée CaR. 39' traduit de l'A. '\. rabic.dir: Le PatriarchecftaiouJceuxrptifomfom flpuiJfance .comme celuy qUi,t,ient le jieg, e de Rome elt le Chef&..!c Prince de tom les Patriarch(Jj�parce fu";l é ft le premier comme Pierrc�q11i a pui./fonce fi4r' , tom les pcuples , 'cor¡zme ayant efté foit Kicai¡'c de Phrift/ur l'Eglifl 1lniuerPlle. " , < S ainét Arnbrolfe fur Ia premiere, a Tlmothée ehapirre troitieíines Iafoit que tout le monde appar., rienne aDieu�nean�moi_nsl'Eglift eft appe!ée la mai- fl'! �e Dieu>d'e:: laquellc"auiourd'huy le RefJeur eft fl)amafo· ' '/, Firmilian Eueíque deCapadoce écriuanr la [¡¡ina , Cyprian.qui comme Iuy improuuoitle Bapte(me desf;leretiques, a quoy le Pape.leurconcredífoie, : Iuy.parlcainf en v,ne Epiftre, qui faitla?� entre celles de [aina Cyprian,' eílanc en f&tére contre �editPape, auquelneammoinsilf¢foumit apres; ,ie.cQnnp��an� fon erreur: Ltt] qúi ft glorifie tllnt du . i e :lu,i �UO�'I �UCt nos: pe'l'� 'ier"" {fo� con- : lt ¡.. au �ian �'A. [(om r�me Free v: e de Ihée bar .. I • 'lUZ'/.- left ina [ rme fit, me I �tre res; �d� . ". S ec�nJe petrtie:·. "i lie;' de (on Epifcopttt', & maintient (pi illt III flccef firm de Pierre, fur. lequel !e] flndemen-! de r �glifl' ontejflcolloqúez, tntr{)dultplufl�urs autres Pz.erre�t! . & cehftitue les edifices nouue�1Mi de plufi�urJ Egli- [es , fluftef!lInt par flnautor1;ti, que le JJaptefme eft: parmy les Heretiques. . ." - I . Sainé[ Chryfoftome au hu. 2. du Sacerdocee ' C}Jrift commit le fain de fes brebis a Pierre , & Ilt4X flcceJfe.ursde Pierre. '/ � .: Sain6t Auguftiri contrel'Ep. du fondem.le foú' retenud(tlu l'Eglife Catholiquepar la flcceflion des Prelets depuü le fiege de Pierre, auq.uel nójlre Se¡ gneur ¡iailla fts brebú d p""ltre ti iufques aH pre!errt Epifl:opat-. Ee apres it fait le denombrement de. tous les Papes , depuis fainé.! Pierre iuíques a ce� Iuy qui viuoit pour lors. ... - .� . Epiftre 57' parlant de l'ordre que le Pape Iuy auoir donné de fe rendre a Ceíarée.il montre clai rep:i�nt le pouuoir que le Pape auoit.íiir Iuy &fur les antres Eueíques d'Affrlque , difant: L'ordre quiJJfJU4 auoit efi-é donnl par le �enerabfe PaPe Z o,,:, :dme, Euefljue dufiege ApoftoliqueJnoU! auoitfai� 17enir a_ CeJarée. Saina: Hieroíme eícriuane.au . Pape Damafe Epiítre _57.dit: Ie foúvny de communion /luce 110- pre St.iinaeté, q'ejU¡, dire, euec l� Chairede Pier re,it ffayque l'E¡/ife e/rediftéefur'cette Pierre;.Qtti mange l'.Agneau hers decettemaifln eftpyopha_ne. Optat Mileuitain contemporain defaiQ6t Hie .. roímeS; intime amy de [ainét Aúguftin, eícriuant centre Parm.Iiu. 2. dit: Tu neo pem nier que tu ne !filches, qtte la premiere Chaire Epifoopále ,Il ell' flac{Q � R.�me p'our'J?ie��e-., & qU_?tnic�!le-tejlltflY r" . -.. . ' '1 � , · ioo. Les\VeridsCátholiquú;¡' Ie Chefde tom les Apoftres Pierre � dont aufti it ti tftiappeléCepht.U� ilftn qu'en cette Chaire 'l/n£'qut: ¡:11nite fut conflruée de tos«, , S. Ambr. Or. de la mort de (on Frere, raconte que ton frere ayant ell�é ierré par vn mufrage en nile de Sardaigne , demanda a l'E uefq ue dulieue S'ilconuenoit euec les Euefqt�es Catholiques ,c'eft a dire" aaee l' E g life Rom¡¡,ine.. . Sain6t Ausuítin Epifil'e 162. dit : Dansl'Eglifl , Romaine a !o�ft()urJ fleury la PrincipatJtté d» Siege" ..Ap,,'polique., � Le Concile de Carthage affemblé centre Pe- .lagius efcriuit par la ,plume de Iainét i\uguftin Epiflre 90.au Pape en ces termes: NtJ.ftre Sei gneur & S .frere "nom auons creu deua irnotifier cét ,ióte a "o/Jre éharitrf:l afin que l' Autorité du Siege ' , Apoftolique [oit aupi app{)s,le Itux Jh�tP¿ts que nom tluo ns faits. I Sain� Auguflin eferiuarit a Optar Milcuirain Epiftre I37.dit :Pelagi;u& Ceftftim ontaufti efté cond4mne�en toute ['eftendue de l'11niuers 3 par le ,JOin de deux Concites, & t ayde de Die», qui deffind fln Eglift 3 & par les venerables Prelau du Si.ege "¿poftolique, iils ne Ji corrigent, & outre ceM ne fontpenitence. , Epiflre 9Z. efcriuane au Pape au nom du Con.., eile Mileuir, it die ainíi ; D' autant que D ieu par le ¡Jande fo 1/'atOe principale 110Ul, a mú dans le Siege 'J'flpojloliqf-te & vOUJ {¡lit tel en no. iosrs, que nóIU dcuon! plu/Jotcraindre qu'it nom flit imputé 4 crime de negligence" É now taiflns . a 'l/o/he Sainéfeté les iho/es quilu'ydoiNCnteforc repreftntées pour tEg!¡'" R� <JN� . el, penJe.r'lue.'J!.�H4lcs pui{fie{ re'!.e1j�¿� n�gli� \ ' :e :n ll: If re ) . . - S 'econde partie. .rot gemment � now �oU4 pri?ns d,'tltppliqutr ,,!oftrc foin paternelaux grands per,!s des membres Infirmes de ehrift· ' , . , E t apres: MAú no ti:! croyons 4-ueC1a' miflricor':', Jo de noftre DieuleJU5,-Chrifto) qui daigne VrJUI re- girquand?omleconfolte'{,,_ et' 'Vot,is exaure quanti, . 'VfM4lcprle{, que ceu» quz, uennent ces chofe sJi peY',,:, nicieufes cederont plm facilfment aPautorité de uo ... pre S ainReté;, mle des Eflrituycs {ainHes. . Innocent I. répondant au Concile de Carthage, die en vne Epiílre.qui eft Ia 9' entre celles de [aína: Augufiin: Ce n'« r« eHI par nfouuement hurnain, mau diuin, que les Peres ont'O'Ydonné que run de ce qui /hr/literoit aux Prouinces etoignée s , ne fl ter ... ,mina, que premiercment ilne futvemtlt laconizoif flnce du Siege Apoftulique;, afin que lti deliberation ''lui fe trouueroitiuHefutconjirmée.par l'autorit,édu 'lnefme,Siege. 4 Le meíine en la rép. au Concile de Mileu. qui fe trouue auffi entre les Epiítres de [ainét Augl:1- fiin, dit ainfi . V()tU flignez fort hie» l'honnetw du Siege Apofto!ique qui flútient la charge IJ,é'tDuteí les Eglifts � foiuíMS en la confultation de! ... chofls JijJicilesJaforme de /'ancienneregl-e;, 'laquelle\"'jloUl . [fauczauoireff{ touJiours pratiquéede toutle monde '," ltuecm9y. Et pea apres : Et principalement aux,-matieres de la Foy ,tom fJosfreres &collegufJs doiuentrefererce qui peut P!ofiter a toetes les Eglifls� a Pierre fe.ul, c�ep d dire, a fAutCur de leu'fidignité. . SainÓ't Auguílín Epiílre 106. ·Sur cette matiere furentenuoyée.r fees reJólutio.ns des deux Conciles ;,Car':' !h(l$,�n!i!. & Milq1f.ir.ain: A t�u�CJce¡ch(}fl� l¡Pape " io� _ ,LesVeritésCatholiquú� '.' :Innocent nos« répondit comme il efloit conutnttbfc; - & fo ltó it qHe répondit le Prelat du Siege ./Ipoffo- lique. . , . - ,-. ' Profperin Chron.parlant des decrees d'vn des Conciles de Canh. dit : Ils furent portez. au Pape Zqz.ime,qui les lZyantapprouue,z.,l'herefte Pelágien .. ne futcondamnée fa� toutlemonde, o B S E R V A T ION. IL eft manifeíle par ce que deífus , que les pre- . miers Peres de rEglife naiílante , le Concile de' Nicée ,-le Concile de Chalcedoine , les Concites de \C�rthage & de Mileui ,ont re£onnu l'E uefque 'de Rome pour k Iaccetleur de [aina: fJierre,Chef vilible de l'Eglife vniuertclle , auquel appartenoit , 'If! foin dé toutes les Eglifes parriculieres, Et c'eft pourquoy les Legars du Pape on t rouíiours prefi dé a taus IesConcilesgeneraux au ils Ie font trou , uezr Et paree qt'ie ceux merme qui viuent hots de -I'EgliCeCarholigue,pour rnieux enlacer les efprits, ont voulu faire íernblant d'ápprouuer les quatre premiers Conciles gencraux, voicy comment ils font condarnnez par eux en ce point, dtlguel il s' a giticy, se duqueldependl'vníré de rEglife Ca- tholique.'. ,,', / Au -premie� concile de Nicée affe�blee-Tan ,;1$' Sylueftre ei1:antPape �& Coníl:Jlmin le grand Empereur , OÍ1us Legar du Pape prcíida � qui eut . I your adioints Vi�O--& Vincentius. Ceq �ft tei: moígné parGe1q_fius'de Cyzique.in [yntag.Cortc. Nic.libr. 2. cap.�). qui efcriuoit il y a .vnze cens . a�s) & quil'auoir pris de Dalmaríus Euetque d-e c. IS re r:� , Seconde partie: ( IP3· Cyzique,qu� a{f�fta au Co�cile d'E.ph�fe. Le meí me eft u:fmdlgne par PhotlUS Parnarcne de Con !bntinople, &ennemy de rEglife Romaine) en fa Biblio1:. chap. 88. & au Iiu. des 1. Synodes. Par Socraee auíli liu. l. de I'Híftoite Ecclef chap. 12. oú il dit , qu'ap¡:es les íufdits , Ofius,Vito, & Vin �entius,fuiu()itlePatria�che d' Alexandric,&apres:t .celuy d'Antioche, & en quatrie(me lieu celuy de Hierúfalem •. Le meíme eft p�rré en la Preface du Concite de Sardique, qui teerouue aur. Tome des Conciles. . Le 2. Concile general fut le premier de Con� ftanrinople , aff9mb1é au temps du Pape Damaíe, &. de l' Ernpereur Theodofe le vieux , ran 38.1• le Pape n'y cnuoya pas, paree qu'il fe reíolut de te ... nir le Concile a Rome , quoy qu'auparauant il euteu volonté qu'il fe tint en Orient, & a eesfins en eut efcrit a l'Empereur qui en donna auis ame Euefques: mais lors qu'il efcriuitaumefme Em pereurfou dernier dcílein . les Eue[qlles'd'Orie'nc eítoienr .dés- ja affernblés a Conftanrinople � oúils tinrenr le Conde � qui par la ionétion & appro bation de celuy qui fue cenu a Rome fut fait Ge neral, Cecy apere par l'Epiftre efcrite par -1es/ Euefques de ce Concile tenu a· Conltarinnoples. rapportée par Theodoret au liu. S' de I'Hiitoirc Ecclef chap. 9. oú ils parlemainíi au Pape Dama Ie : Ge"evrlln� par 11l.'Volonté de Die» le Synoat' de Rome ti 'VOtiJ nQUJ =: cO,nuoqlJez fWe._C vn« chiir'ité F(lte�ne¡le >c�mr,!e.vos pr(íp�es membi'fS) parles let tres au tra-Reügzeu,x EmptTenr. Er vn peu apres: Ma:ufex8cution�ece 4eJireftoit impoflibled plu- fiertrs_1I �¡:.� n�¡!S �ft!�n¡ Íl���fJr� .. 4 C�nft�ntinople for. '104 Les Vtrités Catho/íq-ues: � les1ettrés de voftre. Sainélctkenuoyéei'an pafil all ires-Rcligieux Ernpcreur.Or outre que celaprou ue <:e que ie v iens de dire, ces paroles du Ccncile font voir encore) qu'il auoir-cíté conuoqué par I'ordreSz la volonté du Pape Damaíe, Le 3. Concile general fut ccluyd'Epheíe , fous "le Pape Ccleftin , &. Theodoíe 1<; ieune Emp,e .. .reur , renu l'an 430 .. oú prefida rain6t. Cyrille Pa triarche d' Alexandrie en qualité de Vicaire du Pape, & parluy depuré pour tenir íaplace s com 'me il ápen du Concile meíme chapd6. IT &: 18 ó M arcellinus Comesle dir en fa Chronique. Libe ratus in breuiario c. I). Comme auff Theopha .. nes HiítcrienGree. Nicephore liu. 14- chap. 34. E t Baiíamon , quoy que Schiíinatique & Grec, en íonNomoc, Proíper encore en fa Chron , &: Photius liu. de 7. Syna.', , Le4. Concile .general fut celuy de Chalcedoi ... ne .celebré fous Leon Pape, & l' Empereur Mar cia�J'an 451. auquel prefida Pa[,hafinus Euef que de Lylibée , qui cut pour adioints Lucentius Eueíque ; Boniface � & Bafile Preílres $ comme il 2pefr del'E P: 45' de fain& Leon, & des' Conciles . de Chacled.Ep.ad Leon.parr.j. Sainé:t Leon aufli le tcíinoigne Ep.47< Cecy apere encore de la fen 'renee des Lcgats du Pape, oú ils appelent le Pape Chefde J'Eglifevniuerf@IIe aét. 1.. Et le Concílé rneírne a,ét, 3. efcrit ainh au Pape: Tu preji¿ois , "comme le Chefaftsmcmbres,pa.rceux qui tenoientt» plece .. l' ay voulu remarquer ces verités pour la farisfa étiondes Cathql.iques,,&infrruaionde ceux qui �e lai_�ent¡ abuíer au men�onge par ceux , quipour .� el 11 1 (I E d' el (1 -ti SeconJeparti¿ 10' ne déCOQurirpasl� honre de leur Ichiíine , arene' nier .la verité de. ce point, qui eft manifefte par Ie rapport de t�us les A ureurs .Anciens,; coro me deduir admirablement le Cardinaldu Perron en (a Replique chap. 4�' Et c'efl merueille que . plufieurs perfonnes d' entr' eux qui font eítar de la lecture des Iiures , n'ayent la cúriofiré de voir ces chofes en leurs íources , puis qu'elles imporrent fi fort au Salut ,& qu'ils s'en rapportenr a ceux qui font tous les iours conuaincus de menfonge en tous leurs clerics. � r e L E S P ,A P E S O N T , toujiPlirs excrc; 14 charge dé chefsdc l' E gli.[e vnillerflUe. CHAPITltE VI. fa ¡ui IUf e E chapitre dl: ai'Olhé ,qur faire voir nux 'Cat�oliques qui/erollt curieux de ft�uoir' la conformiré du gouucmemenr de Ia Hierarchic : Ecclefiafiique des premiers fíecles , auec celle d'auiourd'huy , que le Chef de l'E�life a toufiours eu le merme pouuoir, & l'a exercee felon les oc currences ; & que dés le commerrcement de I'E glife il a eft6 rcconnu pour le. premier, de tons fes Prelats, 'ccmme il apere de ce que T ertullian liu, de pudicicia chap. 1,1' appellee TreJ�gr"'1'Jd P ontift, E14efqu,edes Euefc¡NCS. En voicy lespreuues. . L'anI98.Le,Pape Viétor excommunia Ies Alia- .. '�lques, po�� ��eª�e ��tt���J. �é!!eb,rerIa Parque ió6 Les Veritts:Cath9lfques: , kq. de la Lunecornme les luifs, en quel ioúr que ce fue. Saina Irenée trouua 9Ha trop .íeuere , & en eícriuit au Pape firfdit: MfoI,is it De dit pas qu'il nelepouuoit pas (aire. Le 1. �oDciIe de Nicée fui'; nit depuis la íenrence du.Pa Re. Eufebe liu.j.chap, 26. de l'Hiít, Eeclef., \ / Tertul, dit au liu, centre P�x��s:!2.!!:! fons les liúis que Prexe tU denn« a18 Pape contr« les M onte-: niftes .le Pape 'Cutredanne ¡ft paix a.ú� Eg/�(ts d' A fie.Gét Auteur eícriaoit enuiron l'an 1.00. &parD rant il monrre bien le grand pouuoir du Papé dis ce temps lá. 11 ya bien pres de 15'00. ans, Euíebe ,quoy qu' Arrieri& ccníequemmjne en nemy du Pape, comme tous les Heretiques one roufiourseflé , raconre au liu. 7. chap. de l'Hif], - Beeler. !2.!:!.e le Pape E ftienne ayant e xcommunié FirmilianEuefquede Capadoce &fos Ildherans,qui flúmzoient opiniátr�mentque le' Baptefme des He reriques eftoit inualidc : Le Patriarche d' Alexan .. drie Denys 114)' eforiuitdc$ lettres d'interceflion,pour ()btenirqu'iFsfurmtremis. Cequi fait voir la púiC .. fance du Pape íurrous les Eueíques du monde.Ce fue enuiron l' an 25 Q,.. , SainétCyprianqui viuoit du temps dudit Pa- ,pe-Eftienne, le prie Ep.67. D'efcrire 'des lettres aU peupled�..Arles,p.1rlefqÚtaes leur Euefque 111arcia�, foitdepos(, & 'Vnatitremisenfo place.'Ceguifait "bien voir que! eítoie le pouuoir du Pape 'en 'ce temps lá. II ya pres de 14°0, ans, , Sainét Athanafe de [em. Dionyf dir i Quequel;', �q1!es heretique SIll/ere nt e xpre J d' rv£ gypte ¡dtome, pouraccufer d'herefirdeul&nt le Pape le PAtriarche ( d� A !�x_,újdrie � W qu� le P�pe ¡uy. '!!.I},!d� d� s: en pur" gerp �ue ,t)c lu'il fui'; lap. , - _ S econJe partie; - _ l�·t rgt"'h éequi)l�t3.luy�1tIu!)yánt lel.caytYi tIe p.de!: .fonft. Ce qUi fait vetr le pOUU�)1f du Pape fur les autres Patriárches. Or cela arriua l'an 263Je p{l.pe auffi a_ppelé Denys, tenant le fi,ege Apofiolique.. , L'aureur de la S ynopíe des Conciles , contenué en vn manuícrit Grec, qui íe trouue en Ia Blbljo rheque da R<:y,comm.e le tefmoigne le Cardina� du Perron en ía Repl. dit i f2...ItC btul de- Samofatt Patriarched'4ntioche, ayant éj!:ideposé pardeu:: Conciles, de Capadoce, Cilicie, Lycaorties di Pe« leftine, & Do"mmu ay�ntefti_muen fit place 3ledit Paul len plaignit deulint I'Empereur _. A.drian� P Ajen" qui ordonn« que le iugement� de foe c¡¡ufo fe;;. 'roir Illifsl au Pitpe & aux EueJqúes tU/átic. Cct qui arriua ran 27.1. .' Socrare � quoy qu'hererlque Nouarian , die au íecond liure de Ion Hiftoire Ecclef chap. 8� Iors qu'il parlé du faux Concile d' Antioche temí par les Arriens fans I'approbation du .Pape Iules; • enuiron l'an-;37. qu ils oíerern faire tela � Q..UO] qUI./e Canon Ecclefiaft�qut dejfende d� �eglér let Eglifes llfons [aflntence de r EUefl¡Ué de Rome.' Sozornene auffi Nouatian s dit au liure troi« fiefme de eHiftoir� Ecclef chap. 9.1ly auoit"Vnc Luy facerdotale , quiportoit que tosees leschofts qui. le faifoitnt pmSl'i!l_uis de I' E utfqúe de R�me ,foro ient ¡¡'ulles. Or il 'y a plus de 1200 .. ans que cétAuteur efcriuoic, - . Euíebe de Nicomedic.qui.á Ia fáueur de l'�m ... pereur Conítaneius s'Hl:óit intrus au fiece de' Conftantinople , eh ayanr fait chaffer Paul;�corti"" me dit Sezorneneliuré rroifieíine de {on Hift6ire �hap" g�E� a1an� �u.ffi f�i� depofer le 'Patriar�he " _ ,� - - ·9' s les 1M-- lA- ., eme Í08 Les Vf�ités Catheliques, . Euílarhius au Concile Arrien tenu a Anrloc he &. fait conclure Ia, depofirion de [aina Athanaíe du Patriarchat d' Alexandrie, voyamque fes pro .. cedures eítoienr accufées de nullité .3, cauíe que 'I:a\;1;chórhé du Pape n'y efioie pas inreruenué.eícri uit au Pape pour le preuenir :I le priam d'euoquer a Joy cene cauíe , �) @�v lC!J.¡.,_iiv 7ÚJ; \ J'ix,{m ,die Socrate lime íecond chap. II. fur qrt0Y le Pape Iules a yam cité & tes Eu[ebiens,& (ainét}}.thana. fe :Si fotC dit Tlieodoret liu. a.de l'Hift.chap.4') que flína _/$thanafo receut l« citation de IHle,s� 'il fo tranf}orta en diligence a Rome : Les Luflbiensn'o firmt y allbr de p�Ur de s) 11oir· condamner, quoy (ju'iis euJfent aup;¡,ra1J.q__nt rrqui¿ le P ape d'cufJquera fly la·caufo· Ce qui fait voir quel étoie le pouuoir du Vicaire de Iefus.Chrift, auquelon appelo(it de rousles endroirs durnonde, & a la 'citation duquel tes Patriarches paífoicnt.d'Egypre iuíques it Ro .. me, comme [aiI)� Arhanaíe le reímoigne en [on Apol.;".ou il dit auffi: Q.ue le Papé lu(eSllxantffcu Ü quiauoitefté faitp"r les .4,.ricns a ccp'retendu Concil« ti'> A ntioche, leur eflriuit � � les rt¡renltnt leur parla ainfi :/inorc;{. ... '}1om que la (Joutume flit, 'lu' on nom eftriue 'premieremen: , & ai:>ji que d'icy forte la decifion des chofes, (fr e, Or celaíe pana en- uiron ran 340: , . �. En ce meíme temps, Paul qui auoir dl:é chaíI'é . du liege de Conítanrinople ) Marcellus Primae d'Ancy re en Galatie , Aíclepas Euefque de Gaze , en Paleftine;&Lucius Eueíque d' Adrianopolis.die Socrare liu. 2 .. de rHH1� Eccl�[' chap. '1). s: SOZOa . mene liu, 3- de I'Hiflcíre Ecclef chap. 8� s'en alle � �fnt a RQm� �em���d!� !ufti�� �t1 f.ap�, qu!. !�� p; pJ el. eo de le: p' , Second» partíe; ,,' ic'� n:yantouys: /ules'( die Sócrate� Euefl¡uede Rome, IUllufo du Priuilege de [on Eglifl, les arma de let;_,¡. ' tres eouraucufls &' les renuoya in Orienr, leur rendit . achaeún fonlieu:J &tanfateux qui les,lluoient te me'ra;rement depofh. Et Sozomene au lieu cité par�e ainG : L· E�ejl¡�: de R?mc ayan�' ONy leurs ptal-ntes � & troulJe qu .,ls eftot�n� vnammes., tou-: chant le Jteret du Conctle de N ieee les receta én fo. eommunilJn; Et parcu¡u'¿¡'¡uY:l a (aufi de la dignit.' defon Siege., appartientle Pin de táutes chofes , ,,1 leurrejlitult � ehaeun [on I¡glife; Voila comment parloient cesAuteurs il ya plus der2,o6. am. Le Concile de Sardique tenu ran 347�, ( auquel � �ffiftoicnt quafi les meímes Euefques, qui 22..ans auparauanr auóien� efté au Concite de, N ic ee , &,. qui par Iuílinían eft appelé Oecumenique, quoy -qu' on ne I'appele pas ainfi, p<?ur n' auoir eflé qu'vn fuppleínenc de celuy de NiCée), dit au chapítre 5� Si quelrplvn ayanl cfté acpoJé par l'affimblée des Ellefl¡ues rC�l)ur:t r« forme d'apel aH �res ... heur�II�.' Euefl¡ne de Rome, & ¿ejire eftre ouy de NOUUCIlU,(j; . qUelEUefqHt de' Rome cftime iufle queJa cauje [0# remife a r examen> qu' it dtiigne eftrire llux.Euefquei de lá Prouinee, ,& s'it iuge qu'ilfoille enuo.yer deJ Preftresd'aupre.J defo perfonnc;) quiaylinifautQri_ té de celuy de /Il part duquet ils font cnuoye:t, deei ... . dent I' affiir-c en!';' complIgnic deJE uefc¡uc;f ,u/a doit ItHffi aNoirlieu. Ce Canon feuleí] capable de (OU fondre tous ceux qui ofenr dourer. du pouuoir du Pape en route l'étendué dumonde, Sainét Athan�fe Apolog. 2. &Sozom.liu'3.ch¡, 22.& Seuer,c Sulpice liu.a, de l'HHt.te[moignent� �u'apre� €� f�n'.U! 4�§_��di�1tQ � ![rfacitis E,1Ief¡H.� , , .' ,� Ii . ic he (' (nale , FW" Gue (,ri- quer ; die >apc ana� '+) 'ilft n'o- flUO) I \ t.era [uoir íe de Rue! Ro- I fun l/fcu �ndu �ltnt �it) f'icy 1 en- laffé 1m at �a:ze Id' ;� It - aIle" !�� , .... ,_ - ,. , 110 ,LtS Vends r;:áth()tiqu�s, , L de .$jngidonClZ Hongric.¡,f?b:_P IIleris.Éuefq�de MH'fa. fts en Myjic , al�erent ti Rome demander p4rdon au ... Pape des calomniuqu) ils aUoilnJ Jites camr« flinét ..dth'an,ifC· ' " . - '� , S.Bab11e Ep.74.Ql1'He[criuitenuironelmno• dic : � Euftathim Euefqu�deSebaftc en Ar-me,_ n:ic �,aya.ne, efod defo.d de fim fiege par le e mcil«. de 'Melitine , al14 {j, Rome s' en plaindr:e � & en Y¡¡ppor ta 'line, leur» du P "pe' J,.- iberiU1, tj1li le;-;.Ytftituoit, el qilayant produit: an Co ncile de ThYtfl'f?e � ilfllt rcmu �n.fln Euefthl. ", , Socrate liu. 4' de: l' Hilt. chap. 3ó. die: : R.!fs Pie-rye- Patriflrehe d: Alexltndri-efoceeJfiur: défainEl .Ath/l.naft 3 aytfnt e foe cI?61,fsé de fen E güfo enuiron J'lin ;'7'7. s'a/fa pl�indre ti lJ-omc, ,Gr que l� Pape J)ii'iJfa[e ,/ 'efor,it;titpou,rluy;; f{V:"ilfutrece:u; & j;HciU4qu��HOit «cup' fo ¡l'aee pt�.rt(f4:ttorit[de {Empereur;f74Ienl Hemir:¡ne,futcIPafil / , 'Au Condl€ de Chalcedoine tenU r an 451• aét. __i5. apres la leéture du Can.Glld'll Concile de-Nicée, & du Canon , .. du Concile de Conítaminople,Je� Senateursquiy afliíloiem de h pars de I'Empe rear, dirent: De ¡J, il apert. (PiC it" ,rimaulé & tout thonnct!.rprinc-ipaJ It to_,ifi.ou'(S'cjléd.eflri ill.Euefl¡ue de Rome: , Sain& r�ánChryfofto:me ayant dIf dep(){¿ de fon llege· par ThéophHe Patriarch ed' Alé�andrie, & par [les menées d'Eudoxia [ewine d,'�réaQjusJ 'cnappe1a- au Pape ,.,crome u �p�)ett de l�E.p. J� � Innocent ),en €es termes.e �t'¡'va;m pl'll;ifo' 'I1#m�, der pllr voflre autoxité, q.u) ceúhofe (, Ji iniguement faité.r� '& no,", ttbftnl.:, &� ne rlfuf'474J point d'efttll hgés ,foiemde..#uae<tI,fI·�ellr:; � q1J_�;�e.�x rpi f!'¡�'!!. � , r , S tcoritJe p�rtie�' . �nl . t,¡n¡ pDf;etiniupemtnt faie"'. flúmú;; III .Fei á� $ Lo;,x �cdtJiitjfiquu. C'efhtnh que recouroirau Papece grand ,patriar�.he, enuiron!"an +oo.com .. '\ me it apert de [on Eptftre ,& da Dialog. de Pal .. Iadius ,qui tefmoigne en Ia vie de ee .Sain� que Ie Pape catfa té procedé de Theophile s Et Damafe en l'Ep. aux �uerques de Dardanie, �it, que. le· P 4pe flHl itbfout cemy qra tout 1M CQ1JCftle Pró;Om,. dill IINoit condamné. . . Le Concile d'Epheferenu l'an 430'. part. r, di;o( I). die quele pape Celeflin fir íon.Vicaíre fain61 Cyrille Patriarche d' Alexandrie PQUl= depoJcr N eftcrius, en ces mo�s : ¡pinte � NI] l' a�'t()riti ,d� noftre Siege, & vfont �uec puijJ;mce de I" reprepn� _ tation de noftre lie« � tu exectaere« fluerementnoftrf} [emence:l !fauo ir que fl dims d;x iours contos; ,depuit Itt jigniftclltion-.luyfaite due mon.itoire .• NeftorilU Ilanathematifl fls mauHaifes dotlrines, &c., t4 S�inE1eté pourft0Yllntflms delll} acme Eglife la, ItJ áeélaretetranché de noIre corpJ. Sur quoy C�i:rrél: Cyrille eícrluanr a ceux de Conftantinople 3 leur . parle ainfi, Cone. Eph. part. I. chap. 27' Nota flmmescontrai14S de tuy jignifterpar lettres/jmodi .que.! �u.c ji tres-promptement & dans Ie temps deft .. ny pttr.le tres;foinfl EuefqHe de l'Eglife Romaine· Celeftin,if ne reno nee aen nOUfl.MuteZ,& ne les Ilna� t�emlfltiz..e par e[crit., ibla ¡1m dep.art entre. les Mi .... ni//-res de h[tMo Chrift. . . Eutyches Herefiarque ayant efié condamné par Flau_ian Archeuefque de Conftantinople , & s'en. eítanr plaint au Pape Leon. C� Pape ainu qu'il . apere de [on Ep, 8. en efcriuit a Flauian.qui [com me il eftrapPQrt¿enl'Bp. miíe deuanr le Concile . " § iij . Wilt"'. fJnau �in£t n°· rm«: le de ppor .. :f, " rcmü R!!S �i;zf1 fflln fmá[e �uoi·t rem r:a� .. t. ícee. e,le� �pe. II tau. t eJc¡ue re de I.J • ferIe, �lUS) l r:i r i ' rAn,.- [ment rejJ;t1C � fq"' J"'_v_' , jli ,Les Verités'Cttth:oliquú; " de halcedoine'tenu pen apres] réfppódít"a�nG: i Jl,utychcf"Vom itfait entendr.uplil n0i!l d péfenté & au Co�c¡le .icy ajftmblé ;, les lwelles d'apellAtion, te qui n' eft point. e eft E uryches fut depuis condara 'népadePape ,Cone. Chalc.aé�.3. ,', Diofcorus Patriarche d' Alexandrie Heretique l!utycheen autorifé de I' Empereur Theodefe, ayantaílemblé par l'autoriré de cét Empereur vn Concile a, Epheíe , qui fiie Ie íecond tenu en ce } meíme lieu,&qqi ftIt pluílor vn brigandage qu'vn C�ncile , il Y depofa Flauianus Patriarche de Conflanrinople. &Theodo.ret Euefque de Cyr l'an449. deuxans de,u<lnt!a renuédu Concile de - Chalcedoine : Mail FlauM11:IU en appella au Rape ( dir Líberarusin breuiar. chap. u.' Jpar vne re .. , quefte prifhztéeafhLegatJ. Theodorefenfitlemef me,enuoyanta RJJmcf.roi:s-Legats4e �part � com· me il apere del'Ep.lIJ.rapp0tt�e p.ar Baronías au Tom.s; de Iés AnnalesiL'vn & I'autre furene remis p�r lafelw�ncedlil Pape,comme if apert-duConci .. le de Chalced. aa, 1.& 8,. [.. . . Les E �pelieurs Valentinicn &: Theodcfe.nouel, Theodof tit. 24. apJJes le G. Concile de Carthage , publierent cene Loy! Que tout Euefq�e, qui �ya"t ( (fié citépar le Pape refufert,e de. comparoiftrce" y [oit ffmt'i'aintparle Gouuerneur dcla Proeince, , , Le Concile de Ch.akedoine tena I' an 451• a&.,. dans vne Epiftre qu'íl {'fcrit au Bape Leon, die ;tinfi parlanr de Diofcorus , If a dcelar¡ bttycheJ '. . ! d· I 7 .(;, , fnnr.!fent, &tUY a ren ,u par es aecrets dCJ4'fJ!r-an- .nie ladignité Cjt1i fUy,auó#ejJé ofl¿�pttrv.oftre Saín- fletf.. " , \- f,� ¢11 faite � j;; t áf1'e J t,ou,tu ces cko(es il « eftend,a: e� t� III U el at hI. q: dA pa .ha q� cil au pc air m tre El j eil (e eil L�nli; fonté :t;on, íam- lque lore, Ir vn n c.e u'vn e de Cyr le de rape b�- lom- is au �m�s DnCI" � - i)uel� �aae I b ¡yant 'flit Ittl' [, die �� ¡aiR' I;'nd# -- -------- -- - --- - ,ii* Les 1(critls C4tbQ/iqiús; . .: Leon n��ftoic'qu'en¡la perfenne defes Le'gats� , Entin le' Col1cile de Chaleedoine en la relatien q�"il ef€rit audit Pape Leon, de cequi s�eftoit paf� té au Cencile , luy parlé ainf1;, ' , ram prtji4iez encett« It./Jemblée comme le Chefau:é nzembr�$"y con,tribtJant 110ftre b;en�e;I¡(lncel'ltrceu>:; qui y teno ;ent va pre lieu. _ " L'Empereur Marcian voulant releuer la dignité, de la Ville de Conftaminopk, fauoriía en la der. , niere íeílion par Ia fellicirerion .des Eueíques , les defirs d' Anatolius Patriarche de, Coníiantinople, qui fe feruant de l'occafion 'lut s' offroit: par la de politioo du Patriarche d' Alexandrié qui luy eut refiflé, & de la rimldité de, celuy d' Antioche qui �l)o(oitparler, de peur qu'on.n'accufác .. de nullné ' fa promotion aul'arriarcha; faite irregulieremene, propara qu'il fut fait vn decret:J2.�deformaH lePa� tri4rche de Conjltlfttinople cut le premierr�UJg I1pm, eetuy de Ro�e. (::e qui paifa aenobñane l:oppofi. ,tion @elS Legaes du Pape" qui - csioiene qu' on fai�' fQ1t tort aux aurres Pacriarches plus anciens: Et IcPa:pert'y ayant pas vóalu confentls.se decret de meura pour ni auenu.Lenape en reprie aigrement ' . ' -4\natolius" cornme ll apen de l'Ep, 3. ad Ana1ial. qui aufll lay enfic de grandes excufes, cemme il <, �pert de l'Ep, ¡l. de S. Eeen, , lean dlz.Talaida enuiron ran 4ao. e!ta� (naffé defonfiege Patriarchal d).�lexandri€, p�rr�m. p�rellr �enon ; par les menees d' A�aci1.ls. Patriar "he � CQ.n:ft�n.tinQPle', & Heretique , en appllA 'fltl eape, (dir: Liberarus in breuiar, chsp, 16. ) Et 'Viélór de Thanes cenremperaia de liberatiJs{car l'vn �raútf�:efcl¡tioit i{ y ;U�(}(?,. ál;);S ),t�fmoigtlt; s� �ati0ti :tpaf� fau� rceu� ¡nité � der s , les iople, [a de l , cut equi ¡umEé' nenr, I/ep., IlrleJ iroti- I e" n rar- f: Ee - ea; de- lnent ' I .' latal. I il 1lle ., i�m. tnar .. �pefl, ) Et �(car ígntJ , : Seconde partie: _. _ _ 'ni �ge le P "pe � eli» con�llmna en lIn Sy�()de ��n� e� \ Jtalie • Acacz,m ;, & Pierre MoglU a 'l.ur. eftoz,t cebfj _ qui l eftait intrm en la p14ee d�dit ,,!alai��. Ce� en la vie de l'Empereur Zenonqu tlIe dit : Et en , confequence de cela.apres leur mort, leurs noms . furene efPacez des tableaux de-leurs Eglifes, com .. · me l¢tefmoigneI�EmpereurIl1itin(en vne Ep. a Hormiídas Pape. Victor de Thunes dit le meíme en (:f. Chro nique , en la vie de Iuflín. ( -!, .' L'Empereur A,nafl:afe Hererique, ayant ran 506. voW.u conrraindre Macedonius Patriarche de Conílannncple de fupprlmereefon Eglife.la memeire da Concíle de Chalcedolne ,ce Patriar .. ' che n'en voulut rien faire , di[�ne : Q..ue cele n« fo , p�uuoit fafU 'On CB,ncile "Vniuerfol" ItUquell\ENcPtue 'de la grande Romeprejidat.GefiTheodorus Anag-, noíles qui le rapporte, ad calcem Hift; E ufeb. , L'Empereur Iuítinian enuiron l'an 53)& �n Ia loy ad Bpiph. dit : Nons ,onftrurms l'--pnité de�, 'tres,.foinaes Eglifes entoutcl chpfls, al(Be le tr�s';"l foina P ""pe ,de l'encienn« Rome" paree que nOIll n#: fluffrotts pM que1rien fo palfo touchatzt les affo.ircs de -, l'Eglift,! quine flit '(eftrl Rifo 8.a';'n[letl, d'l/,u.., � taNt qu ,,¡ eft le Chefde tous les fotnff'i Prekits ti,: Dieu. .' '. . I Lemeíine enla Nouelle .I3:r�- tilt: Nom ordon� .. nons fuiuAnt, les definitions des tjultíre premiers ' Conciles, q�e le tres-fainét Pape de I'IIftcienne RIJco . me fl�t lapremier,áe tousles Pritat!., .. . " Lur - meíme encore en la Loy inter claras , Cod .. nc. I. t�, parle ainíi : Nom nefouffrons point. quencn fl�rAt��appa��en'!_n� 4 l'e.fl_,,� áe� EgIJ.fo.fa , if· iI' .' . Les Verités,C�thol¡qUef;. ..' quoy tJlÚ maniflfte. & indubitahle�' qHi�neflitftuffi 'Féforéavoftre Saint/ed, qui eft Ie Chef de toute� lei Eglife.r�·'" � I . . • .. Voy€s AleJat Parerg.lib-',4.cap. 23, & Culas Obrero hI2. c.26. � .Agap�t P !tpe I' an 536'. du temps du mefme Em pereur luftinian;, depofo le Patriarche Anthime EHtyc'been;, nonobftant les oppojitioni de !'Impera ... trice Theodora Eutycheene, & mitmfo place Me litU. Commé le tefmorgnenr les Auteurs qui/vi uoient en ce [tecle Ia,Marcellus Comes in Chron. Liberarus in breu, cap. ar, Via-or de Thunes in Chronic .. � l'Empereur Iuflinian luy- meíine NoneJ. 42� . . . Anthime chaílé de Conftantinople s'en re.' tournaá Trebizonde " poJr Y. reprendre 1 e fiege qu'il auoit renu -auparauant : Mais ledit Pape Agapet eítant fur le point de l' en chaffer encore, mourut a Conftantinople. Et Menas ayanr aflern blé vn Concile , executa ce que ledit Pape. aueit . deliberé de faire¡' O; voicy comme parle Ie�it Menas Patriarche en ce Concile, quand ilcs'agit de cette feconde depcíirion d' Anthime: N OIU foiuons) comme 'YOU6 fraue� -' le fiege 4poftoli q,u.e & tU] obeijfons , & condamnqns ceu» qui fl.nt condemnes; pl:lr luyo Ledit Concile aéL 2. ne parlé pas' auec molns de refpett dudit Pape. \ Liberatus in breuiar. chap, 22. dit , que ladire Theodora'Imperamce &Herc;:tique, ayanrvou .. III porterl'Empereur Iuftinian fon mary a períe cuter, �� . Pape Syluerius fucceíleur d' Agapetl " auffi ute� uias S ectJnáe partié; " . \ rt7 7}Euifqiic (1�Pata'le.en Lycie IUJf 'JPrijeitf�le ¡Hq f.tmentd� T)r.eH., tuy remon(frA,,�t'l� ,t y lit/.ot-lilu> .. fieurs Royi au monde, ma,! qu tf n y en aHo.,t pm vn 'luifutcommelePape �'l.Ui éft()z,tforfEglifedetf)u� I lemonde. ,- ' Au fecond Concile de Tours chap; 2J., it Y a pres de HOO. ans , les Eueíques de France parlenc ainft. ' . , Nos Peres (mt toufiours ohftrllé ce flue r aut':" rité des Prel,i,s du ftege' Afeftgliquc It com mandé. Sainét Gregoire Ie grand liure fecond Epifhe 37. reprenam Naralis Euefqne de Salone, de Ce ' que ngnoGftantles lettres d« PIIP! Pelagim �iI auoit osé entreprendrede depofer Honorar Archidia ere de Salone, Iuy dit: Si "lin des guatre Patriar cheS/lUoit (ommú 1m' aéfe parejl:l "ne fi-gran de deflbelffance n"eut peu paffir flns 'lin tres-fpl,nJ. [candale: Le merme', liure íeptiefme Epiftre'{oixant� quaere, dit : s"il y a "que/que cDupe 4UX ENe¡; I ques., ie ne ffay quel .Eue[q�e, n'eft ,oint foie# (:IN jiege Apo]fo/iquc : Si la c.oulp'e ne le requiert -, point � filan Itt raifln d/bumilitl, nom flmme.s tous egaux. ,. '. " Le merme [aiha Gregoire , (lean Archeuefque de Lariffe en Theílalie ayant iniuítemenr con darnné Adrian Euefque de Thebes l'vn de [es fuffrag,ans) Eclipfo pourl"auenir l'Euefché de The� bes de td<iutiflliéfion dudit 4tcheuefque �.luy def� f�ndant flus peine d'excommunic�tion, de laqHelle �lnfff4urro# eftrellbfom_ qu'�l�Wlrticle 4e la m�rt, d� ;íis, Les PeritEs CathrJliques;' ríen entrepr,�df'¡ foduy. C'cft ainfi -queparleledi� Jáit16l6reg.liL1� 2e Ep. 46'. ' 1 , J A,u.liure to. des Epiftres, ffpiftre-�l. ildit: que, \ 'les EÚ'efqucs qui,f€ll�iíoieAt' du_fchifme a l' vnfi:é de l' Eglife, faifoient leur- abiuration en cene ma .. niere:b prjJmetJ flm peine de á'echo;'r de 'I1J()1J Or- , dre, & foUl obligatlon d' A�lltheme, it toy-!> &- par toy, aufai,nét Prince des .Apoftrcs Pierre, & a Jon Yeca;re le- "es·heur�u� Gregojré �' 011. 4 feJ foccc¡" feUrJ 3 que ;amllis p,ir J� . perfoafton de qfti. que C� flit, ie neret�urneray a,u fhifme � Juquel par lA mi. fi_ritorde d.e 'no/frc, Rnlé1npteur ¡"ity 'e]tl deliúré, nz,ailt¡u�ic demcllreray t:�ufiourj en f�ni�é dtJ�.E glife CttthoW¡u'C j'& en ÚI, C�mmun¿on defEueflJtf:� (le Rome.' , �' - ( ., e f I f e o B S'E It V A T ION. - , " IE1;U, .e.(u�s c�,ntén�é, .de fa,ire voir icy rauto�ité du r�tn6t Siege Apoflohque ,durant les cmq �u fix'prem�ers fiecles del' Eglife , pat le tefmoi� ��age des qu�ltre / Concites gene raux qui ont ellé eenus enceremps-ls, par le tefmoignage des fimpercltrs qui fe erouuene encore dans -les Loix Imperia:l�s, parr aueu des Patriarches, par la pra .. tique des Bueíques, átteftée par quelques Au teur� de cesfiecles la. _, quoy qu'hereeíques '& en .. �emis des Papes, Far les téfmoignages des faínéts Peres & Doéteurs qui ont eícrir en ce mefme remps , par I'aueu desCenciles particuliers; Par les lenres du grand [aína León eícrites aux Em-y pereqrs, au" Patriarches , 8i .au" aueres E,"efqucs. I d Jl ii edie ) qtl�, vnlté :m.a .. [Or l par �fon JCCer �t' C� �mj- I·. " r-ure, l·l�:E .. ifl¡",-� Icr:: inoi .. lont e des �� . en .. Inéts �(me Par IEm-y lues. < Sec()ntlep�rf¡�i Ú, de tOUS les endroiss du monde, De forte; que la ,hoCe ne pellt dire reuoquée en doute , <que par ceux qui veulent fermer les yeux a Ia Iumiere , k, fe perdre pluftot quede s'édai�ciJ' de I� vefjti,,_ II faut remarquer íeulemenr., que quand le Pa ... pe efl: appelé Chef vniueríel de route l'Egliíe, ce n'efl pas au fens auquel eux"m�fmes onr re ierté cetre appellation, quiferoit fi par la on voU.,;, loie entendre que les auires Paílcurs ,ne fuífent que [es Vic aires , 'car, cela n'eR pas ainfi. Les .> Roys font bien en ce fens la les luges vniueríels de leurs peuples ) & les luges Iubaltemes ne font que Ieurs.Vicaires ou Líeutenans ; que le Roy peuppriuer-de tout pouuoir quand 'HIuy plaift , fans autre raiíon , que paree qu'il luy , plaift. -Mais il n'�!l eft pas de mefme �u Pape fur les autres Pafleurs , il ne peut pas leúr "frer leur puHfánce, ou leur en, r:(md,�e l'exercice illH cite, fi ce 'n' eft en punit��:ll d� que1que crime. Ie n'ay pas voulu pa1!col�tir l�s. .autres fiecles dans lefqucls I'Eglife diant pltt$, eípandué , &. plus efclairée par la lumi�ré.,;fle� Conciles , des, fainas Peres, & des Doéfeues des premiers fie des '; I'aurorité du Vicaire de Ieíus - Chrifi: a dlé ti .illuftre , que les plus aueugles de fes ennemís netrouuent lieu d'en dourer. Or il eft fort remarquable , que cene puiílance ayant cfié . donnée particuliqemé'nt, pour maintenir � rvnité de l'Egliíe : C· eft auífi contt' elle que tou tes les herdics qui one diuisé l'Eglife , ant efié bandées, Et en cela reuses ,demeurent d'ac- � - _ __"., .... _�_�_�._ - - - .-I � � � 1 \ I pa ftc 'f , " - it.o L�� Verité/Catholiques:' _ cord, encore que d' ailleurs elles fe"mangent &: deehirent entr' elles , pour n' eílre conformes en leur croyance , &. n'aueir aucun Chef qu,i main� rienne rynité parmy elles" . :, �i� de la ftconde partie • . \. í _, t& ; en lin .. CA TH OLI Q:Y'ES. T R O I S I E''S M E PAR TIE. Des Point�. princi paux controuer fez dans la DoétrineChreítienne, concernans l' ordre 'de Dieu en fes Decrees- . . .!<Y E 'D.J EY PE rr LE S ALYT DB tom,';'»'" creé petflnIl6¡ourle'4aTI'Jner. e HAP' I T It E I. - " E Legiílateur ancien auóie raifon , Ie quel eítant enquis pourquoy iln'a- . . uoit or�o�mé qtielq�e �uppli�e �o,mre les Parrreides , rcípondir qu'iln auoie pas creu-qu'il fe deut iamais rrouuer vne perfonne !! ��natuiée:í qui of at dOll11Cr lamort a. ceux.aef� ,. .; -- .. �-- . �---- ._�---�_#'� '.;-' -- _--_ ...... ---_". "-/ _-" . 121 . 'u.,l. . Les Pe.rith GatholitJuis : quels elle-auoie receu la vie, Mais·neantmoirl§ . l'esperience a Ieuuénrfairvóir le contrairei Ié dis Ietnblablement , qu'onme pourroie dire qu'il ne íeroít pas beíoin de traiter ce point icy, & ell por t�� les pseuues, eftan_t vne chofe qui fcmble in .. croyable, qu'i] y puifle-auoir vn e(prit qui peue auoir telle peníée de-l' iottnie bonté de Dieu, Be de fa parernelle mifericorde " qu' elle eut voulu creer . . des hommes a Ion image & femblances & neanr, a Cal:. ; .. moins par fOIl Ieul vouloir ,a &. fans leur propre ·�.�;�P.ft. me,rite les cut voulu predeíbnerá la d. athlla. tion, fi;t 2.J. b eu creer a damnation & mort erernelle, c'& pour b·ib.e. cela les precipiter en appetits vilains, d& les/pouf. 1<4-, §. fer a faire ce quin' eft· p�s licite, Mais paree que 1>. I ft 'l':Brprit de merifong e .á: bien peu imp rimer vne :.\:' . peníée fi horrible centre Dieu !) �ans c�l?y de .tr..2.. quelques vos des homrnes : II a eflé neceílaire de d lib-r, falte voir a l'hemme Carholique , 'IU'e la patole' c. I 8. de Dietl parlé bien aurrement de la Benré diuine, lí 8. &en paroles expreíles s formelles , &plu$ clalres que le SoleiI. Or pour bien cemprendre ce que -ie fretén� J prouuer en ce lieu, a l'honneur & 'loüsnge de la honré inqnie- du Creareur du monde; te prefup pore, qu'ilne s'agiepaslcy de la volerné abíolué & coníequenee que Dléua de {auuer lesvns'& damner les aueres , en confequence deIa pre .. uoyancé qu'il a de ceux qui fe trouuérónt en gra·" . ce a�leur mort, � de ceux.qui fe tróuuerónt en .peché mortel en Ce mefme dernier iÍ1ftant' de leur > 'vi€, par Ie bon au mauuais vfage de leur v olonté, &. par les diuers rencontres de Ia mort: Mais le pade.de ��tte voloueé ent�,ed6te� ,onditioñdle� / --_ --' ... _-_-;;_ • -._. >�. ..' ..... • __ .c. q� E 1 b � (l r t loins lé dis ,'il ne pot .. e in ... peue &de creer cant cpre cion, pour r��: ¡y de re de �tole· uine, rileS xens �e la [fup fOlué hs & r ¡"re, .. gra· l't en '1eu,r tnte, lis íe �lle. quj, •• J TroiJiefme partie:" Ii>' , t')ui a porté Dieu a OUeer les creatures raifonna ... · bles pour fa gloire , & pour les rendre bien-hen .. reu[es,.ii elles fe feruoient desmoyens qu'il Ieur a' propofez pour (erre fin. V olonté vraye & hncere, car il n'a pas tenu a Dieu qu'c tóus les hornmes rte fe foientfauuez ,"mais a eux-rueímes j qui libre ment & fans y eflre neceflirez, ont rendu & ren dent encore inútiles les moyens de falut , rdt ítans aux loix de Dieu '. & oc (e' íeruans pas , par "leur fauce, des aydes qu'il leurdonne , produiíans íouuenten leur arne des connoiífances de {oil me rite & de leur deuoir , & des volonrez de bienfai re, lc[qu�ltes ils méprifenr Iibremenr , ne renans conté de .les Iúiure.pour le pIa ilir&contemement ' qu 'ils eíper�nt tirer de la polfe(fiot1 de quelque -; crearure-, ou des aéies de quelque paílion; 1\ iníi \ vri Roy pourroit deGrer finceremene que tous ceux qu'il enuoyeá 1� guerre i� rendiflene dignes., de recompenfe ,& auoir vne vraye &. finoere vo lonté.mais conditionelle, de la leur donner a rous ,' 5'11s venoient a la mefirer- Ec neammoins auoir. vne volcnré abfolué de nc) la donner qu'� ceux d'entr'eux qui la merireroient , & de punir les au':, �es quiferoienr conrre I' obligatió de leur deuoir�. Er perfonne ne pourroir dile .en ce cas) que ce Roy n'auoic pas eu vne vraye olfit'1cere volonré de les recompeníe- tous , puis qu'il ambit voulu -& defiré que tous �erita!rent: la recompcníe. Er c€ [eroit vne impoflure , {1 quelqu'vn voyanr apres ' que les vns íeroient recompenfez & les aurres ou .. nis , diíoir que le Roy auoit enuoyé les vns [e�le." menr en intention de les tecompenfer .. & les áU .. ó tres enint@ndQnqu'ils ª�entmal & fuffe,mpunis. \ . H / � ,'\ U:'�, Les Ve,.idsCq,tholiques� '" lit rourefols e'eH: I'hcrrible & effr:Oyable penfée , de ceux qui enfeignem que ti Bonré diuine a creé vne partie de's hornmes a ce deflein , & au�('finten ríon' qu'ils fu1Tenidamnez; 8t que pour eela elle les meut & pouífe a mal fáir'e ,�� leur impure a Grimed' auoir fait ce qa'illeur eaoit imp(jffi�le d'euircr , & de n'áuoir Fas fxit ce qu'ilIeur efroi£ irripoíIible de fairc. Blaíphetncs aufquels l'aueu glemenr des Paycns n'arien derembrab!�;& auf .. quels l'efprit humain n' a, peú aiouter foy ) qu' a pres eftre rembé en fens .reprouué, VOY?r¥i done cornme le Sainét Efprit parlé bien autrenHm� de la Boneé diuine, & Páda parolccfcrite dam les liuresfacrez "& par la commune voix deffaib¿h Peres de l'Kgtife. Catholique. .... _' _ Ezechiel chap. 18: ved: 23 Dieudít de foy: Pmrdroú- je en axcune f.:trim pl/ti/ir a lil fliortdu meflhant j ;tit le Seigneur Eternel , & non pluftOt qu' if fe CMútertijfe &"" qu',íl"Viue. ' .' Saina: Paul t., auxCorinrh. chap. IS. verf rr. <, -rnóere que �hriíl eft morrpour ceux n�cfines qui p-eritferir, & partant qu'i�lés a voulu íauuet , car c'dl: pour cela qu'il eft mort p8ur eux :,:Et aif;ji , t1jí;;f'r'cre qtti eft foible _, pour ¡erptel Chrijt eft mort, " pCrifpáY ttuonnoi/pmce., �' ' " Seconde aux Cor.chap'5.V.I4' �ivn efimo;;' pour to!# .) ,tiJas done cfl:ount 'IJMyts,& Chi-'ift eft mort pO$tr rotes, ..Ó>« '. "." " Premiere' a'Till1. ch;ip�2. v. 4. Diru veut que ' tot'! les horlJr/us fl�e�t JrlutieZ-' & 1Jie'nmnt ala con- f'ko1jflmpe de fu verite.' '. � - Saina Pierre 2� chap. 3" v. 9. Il eft patient ens' uer« 110m', lie '}Jon/ant FlU qu:',;¡,ucfin' p"trijft / rftll,iI. � to.) n ·1 g' '"Lo, "� '� 1 Troijiefrne partie;, Iii ?tut toUl v;eñnent d repe1JtlSnce� .: �.' . ' . S,Iac�ues chap.I¿Y. I�. f2.!1; pt�fo.nnc tJulZn�,i( 'efttenti rit dieptU q,,,'11 tfl tenté de DIe1/.) ca�Dm'l ,h' e flpu_int tmÚlteur de maux.. . ....� , < S .-Matth. chap. 11. verf 18. !e[us.;Chnft dIt: ·rene/{.4 moy "p�ttitóm qui eftu t1altaiJle:z, & char.i/ 'gcZ;. j & ie vomfJUta�erlly. '" . ' • ' , . . Chap. i3· ver_f. 27- leruPt/em:> c�:nblen ae fou "lty-#�:,Z!:ú1HliJ/II.1fo.]!Jbler tes, e_nfa.�J.;� comme l¡¡, poute ,¡¡ffimble fis poniets fllUftS atle.r, & /rune /'IN pM ")óu/U! . , I , Ifaye chap. 65. v. IJ.le vomaY7-1ppeli &vom ,tt;;''iue/{. poif1:t rtpOridu , _I'd) parlé (/;- ')jo� (t'mÚ:,7;;. pointecoftfi ,'voUJ.ll_ue:zfi:tit '" qui me def/ait) & auez::.choífi ce que ze,/fte vfJUloup;¡u . ..., '.., S. 'Paul r. á-Timorh. chap, 2. v, 6� Ii s'eft donn¡ [ay-mefme en ranfonpour =«. -.': '. � S. M�m:h;chapol8.v. 14. La 11(jlónté d� noftré . Pere dansies Cicuxn'cjFptU qu'auCI-tn dt flJ petits . périJ!!� �����2�������� � S. (;Iemefl'¡'Iiu� 2. des Confl. kpoftoI.chap.)9.' N ouumons 01t} de lapropre bou_¡;he de .leflu-chri/fiJ & !fllúonf Ctrttt;inement quel�e ejt Itt- 1J%nté dé I!ieu ,éjuinoU1 It eft/ de'l'/Jontr.ée ·par Ie¡;l:f-t:hri/!� Ipl,1!otr éft ", qite,férfOnne ne perijfo 3 mqjs qite tosales h().�imeJ rrf1tdhimementcroyans éñluy 6� tU) reridims louange ,vim,tit en Itty eternelfem'Hit. ' Clement' A lexandrin liu, I. da 'Peda». chap:·S .. '" . '. '.' .' , o " p'_n.cJmc1fhdi nQm choijii te /úpft¡¿elors. qu'il peche libremr:fit. � H ij - �;;1< . ",":�.1 n fte rié el1- elle fea ble :oit eu uf- l'a- �'i�6 J 'Les Ve.ritésCatboliquej� � ) Liu. 5' La f.?u!e,4eceluy quichoijit,ne fe peutplll "r'l¡pperter a Dielt. ,- y . ;� . s�. BafilF Horn, 9- qu� Dieu.n'cít pas auteur \ des maux'!'Les maux qUlfontm Enfer n'ont p"" �Dieu pourcal1fi' mais not« .mefmcs; Car ceu» qui >/ euJftntreccu aucun mel , /.ils fe fujfentgllraez, du r peLM, eflans tombe'{ mpcché par leur '"Volonté ,(jue r ,pezment-i!s alFeguux pour llxclsfor'd,' eftlc 'cauft ie . lews peirú:'.f?, ' _ . '. . '. , Sainét Gregoire de N yíle oraiG earceh. chap. ). Pm6 qu':: lbomm« �fi' I' olmrage'de Dies, quip�rfo :gonti afaitcét ¡;ji-tima¡� perflnne ne pcut dire ií"ce raifln _, que ccluy-liI flitcaufl de fin ""anquement, : la Bond Juque-lefl'caufequ'ila efoe produir. "Saii-¡& km C,hr:.yC Hom. de I'Arbre deffendu: JI elf n:anif'efte qué Die» ne 1'01l./oit PIU qu'Aaam . ;;pcchat.. ' , ' ' JIi'-' , , . 'r �Sl1rla 2.aTimoth. chap. 3. D'ieu ne "'tllt!tu �uc rien de mal flitf�i�,' tout ne ft fllitpM-fMrfo '1fo!ont6, 'mdis auJ!i. P". lA nofi're. Les.matoe par no ftrefeute/'l1o'aJZté�tes b�$ns par noftre va/onti & pH Ayele. . . , ' " r • . S. Cyprian: Die» He ue»: pM qu' a1ic1I_n ptrife, _ild<�jir'e qu�¡es puhcurs ¡dJlO!! penitence ,:& parla pnz.tence reprtnncnt I« vie. ..... S. Ambr. du Paradis chap. 8. Dim n�A point ¡m· posé dt neaffii/nyá /;d�í,m de fa preuaric�/ion ,¡¡y;" bte/a¡ de fo trp¡hifltt: L'vn efr ¡:autre s'1( cut gtirdl CI fU' it ctUO$tretfl,� ;,J:-"Itt peu" ab jienicde 'pee her. Er apres : D itu VI montre« tOi# ) '1tiil /.es a tom f 'Youlu deiierer, ., _ Sain¿tHierofme Curle r. chap. dtlfaye: r�u..t ce qui fe f .. i£ Imm�filil ne.fo jllit ¡¡u_,4f fl..n'l',!ÍI � ��j -' "I.::: E ') lJ el Ji ', TroifieJine pdrJlk�' , ' �-'7 - lo�té-, iwtrement on pOH,roit /ujim�Ht�r Ie ��l. . . . S.'Ambr.furle2.c::hap.delu:aT1m. si nt-ell Tout-puiffint �eut��t tota �úh?mm,�f fOiet;t fi;u ,Nez:., pourquo) ce qu_ u ')tstJtn arrtu,��t ,i fM l e elf oH'ÜY" l1ne condition flus c;;ten,due. ' -¡ \. I. e: e 'ils ( .. ' Etaprés : Dieu veutque to us JUlent j,dUtteZ, J z s oonr ti fuy, caril ne' 11eut fiJuucr perjonn.e·(Jlsi ne Je "UNeil'i, milis /i!s le-"eulentpu!ement. : Saina Hierofine fur le I. chap. de l'Ep. aux Eph. Dieu'veut tout ce qui eft,plein de riliflh; If 1J,eutque tou« foient ¡;'1UHez ) & 11iennent a la con HoijJ.m�e de!d. "trite'. Msis paree c¡ue perflmze n'eJ'f fauu/jans ¡tprop'l'c "%nté (car nOUJ a¡J()n; 'fo/lre fr,me ar6itre Yi¡ l1cm (jue nom vueillions le bim, ,afin qUt tayans iioul«, it 7Jucifle �ltIffi executer en IZOIU fln dd!ein. . , S. Proíper en la réponíe nux cap.des Franc.e .. T4.' L' ¡nfide lité de ceux qui ne cro.yentpoint a lE UjI ng i le, ne�ientp�ntdetdpredeftin¿rtiúndeDieu.,· , . s. Leon [enn>16. de la Paíf.dn,Seigneur chap.z, L'inic¡uité dCceefx qui pourfuiuoicnt le Ckrtft � ep elle fortie du Con[eil de Dieu.? El la preparAtion ' áiuine a.;.t'elle armé la mein a ce flrfoit, qui eft le pltU grand de ¡crimes ill ne fout,p¿u pmftrcelad� laluftice de Die». ' ,; , ' S.Fulgence,a Monimeliu.x. chap.ro, Dieun'lI, point predefliné I' homme. a tmo molUUtrJifl/ "alonté� parce qu'# ne l� tuya plU puis apre's d�nnée. ' Chap.23' Die» n'a pointpredejlinifho"!-.ze d; pechl, paree 'que sill' auoitpred�flíné au peché;, itne ' le lÚmneroit ptU pDur le púhé. - ,,", , Sainét Iean Damafc. au 2, dela Foy chap. 29. ' ,11m fitHrt pm ignoren¡ue Die» �eut (lntécede:1Iime'n�. , H iij " uteur rJt p� I� q.ui r:Z,du I, f ,{pte ttft «e �H rar fa ¡ «eec rent, mdu: �allm l p¡II krfo �rno- I . rt fin ¡rife, !Jllr la lim j'?ZY1, [t{rae �r. . tom 1;8, Les Ve:¥.ifis Cath�!¡1!tes: . qu_e-to,1# flient flU1JC� > & obtie,nncntfon R:�ytlum,� earilm�nousa J24Jfa#� ¡pur f2(JW punir, '11Illi!piur - n01fS.fair� partid/?tl:.tzs de fo Q �nt' cOJlll>me hon:,fJ:!!gn. a.y.� !Jec.keur�, 'illei-veul punir comm« efoant iufle, Done la 'V@lomé premier� &, antec�dente '"Vient d� 'J�ty ,m"l,i.rl� fi:�onde ell confl6jlienu> & 1.&imt d� �o� fore f�ut-e. ,- / Saina AugufHn parlant decerre volonté con .. d.itionelle, eft de meíme auis -: C' ell pourquQy fur fainét Ican trait. 4. il enfeigne que lefus-Chriftá �fié Sauueur de ceux-meíine qui rom reíeeeé , & • confequemmene qIJ'il a voulu leur. ,f-q1u.n 8f que G�etíl:l�u. r fa,ute s�il.s �cfon.tP.a� !�U,uc. z.�. �. es-; pcuple� w_eprifons l hum_zl�te de D 1ef4-, ti; ca�fo de'le;JYfüperbe 3 flutcrucifié leur S_(!u¡Jeur� .• 'ParlamdeludasPf.6.2,.v.2(7.il te[moignequ� lefqs7Chrift offrit íon [ang'pour rachepter ce Re prouué til vouloir donele fauuer , (} ce 'Qlalh,��� reux ne fe fut defeCpere : it �eit.4 . Ie prix de 1'4P't' sent par leq1:.leJila!loii 'Ven,_d_I(.le S;eig1ZcltP,� 'di: ne 'cdtm¡�t pM le prix pa,1 kquf¿ lfrjy-m.efme cflQif ra..cbq· F�é.Paffagc illufsre &. remaFqtlabk .. ' " Du Symbole aux Catech��lju. ?ol" chap, S. par-: Iant anx Reprouúez til dit : I!'qfM l!oy(Z les1'lay8� , g'Ut 17;ott-_f aue� faites , vouUionnQi//h" ¿� cofol qu.c' '{¡1omaue'{ nav.ré �pi4rce'qu'ila. efoe' OÚ,UjJ'f;t 114rv,om, e:!r pó,ur 1JOJU ; Jl Ii tftd o1?Jfert, & l1au& rl auP-,z'RtU 1l.otth� entrer, J " Liu, 9. centre Iulian.. VAp,ojb:e. ¿il;: tjllil Y � . �1l. �� � en.q�J. tfjU! qnt.per;hé> ajin. qu'vn a:ul'Kc' m.ou. rut pour tafiA! Comme�doJ¡c, �otu ont peché en.. Ad:tJ.m. & font morts ,ttinfi Jeflu �hri/t eft. muz! flOUr. MiMI #tli d�/!.c f!q 1¡$lu r�e fa, ?13J()Zf feru}t� t9US. I rJ' partan� #tm,; 'Pinr �n� ¡kfl�, �t.�� e no .. bon. t£: pur HHa: ! ' [�! . �ple� erbe, qU0 Re- �,��h r'4rf l. !Ji ne r rb(. par fty8� lque' F� y� �a1#. f:t.l1& �ÚJ: ta.n� . . Troijiefm.e partie. �n ,9 que to,ufu./flnt fluue'{, lils eujfont fait profit de fa Mort., (, ' Liu. 8;. des Quefl. queft. 68. il tefmoigne que Dieu a appeté. a íonbanquet _plulieurs qui n'y f0.nt pas allez: Il voúloic dóc qu'ils y allaílenr, puis . qu'il les y inuiroir: Ceux 1Jft< n' ant pas uoul« yve .. nir n'cnd'oiuent attribU,er let cattje qu'd eu.t:·meftnes, paree q;/oftan.! apFefe z. il clait en leur -libre pOUUOIY de "'Penir. Ne� iiti qui nohter:mt raenire , debent al..,. , uri tribucré, Jed mntum ¡ihi -', qtJoniam vrvonirent - vocari'Jeratin'eomm liber« pote/taté. , . ( - I A Simplic.Iiu.i, q. 2. parlant de La reprobation d'E íaü : .f.faü ne uotelut: Pas. cf¡-: TU; couna p�..1 , 11MlM iiI cut 17��lu& eia cour» -' it futpa_ruer¡U auee l' ayde, de pie», tequell'flppellant.ütJ' eu: donn/& le oouloir & le cosrir, lit ne fe fut rend» rep7'()uué enmépri(ant/ la vocation. Voila comment fa-ina Auguftiri parle <, Iors qu'il entend les paroles de iaülét 'Paul fur la Reprobation. ' ' . " r> , .De geftiscum FeeliceManich. chap.a , Chacun � au P{}Uuoi-r,deIa 'Voümré -' �o:u d'élire les cheop/bon- ' nes ,(/reftre'zJn '6onarbre, 01� élire ce qúi ejFmau ... uais3 & "eftre 'l1nma_uuaisarbre. Arriere done l'hor ... ' rible penfée de ceux qui difent que les. hommes '''\. pechentneceílairemenr, Ians s'en pcnuoírgarder, . & que e' eft D ieu qui les rneut & les pouífe a ce fa1" re" paree qu'il les a.creés a damnation, & qu'il no les él pas voulu Iauuer. Voila commenr-ils parlenr , de celuy quinousa con'1mandé a tousde hiy diré: ,Jyo/fre Perc qui�es h .Cieu» � ton, �f)y'aume nou« Ituienne: Ce qti'U n'euc pas fait demander � tous; s'ilne le leur eut voulu donner a rous. ., ,1& Concite �. Araulic,' chap. 25- N'4Jn··foult"", - H .iiij 'I. 130 Les Vérit¡s_Ca/holiques� : . ment nousne croyons ptU que qlielquCJvnlltyent eft¡ predeftinez a� mel-; maú tettons Anat�emecontr..e oe1'lxquicroyentv�ftgrt1;nd mal. II ya 1300. ans que ce Conci�e fut tenu, . OBSERVATION �REMI�RE. r� � '� te q 'C q v. 11 Ít LEs paífages cirez de l'Efcrirure [ain6t� dlíene _ en paroles exp'reffes & íi claireplem,queDieu r vcut lefalur deeoue le mcnde s que l'ame Catho , liquepeur voir que fans vn érrange deuoyemenr ir ne Ie peut rrouuer períorme qui ,refilte en, ce poin�, & a Iaparole de Dieu, &)da raiíon , qui no us f:út voir [uHiCamment qu'vne bonré infinie ne peut eltre capable d�vn fi horrible deífein , que d'auoir creé des hornmespour les rendrecrernel • . Iernent miíerables. La parolediuine nous ditdenc r, QJ!e Dieu ne veur pas lamorr dupechéur, mais .pluítor qu'ilfe conuertiífe , & qu'il vine. 1.. �11 . veutque rous foíera íauuez , & viennenr aJa 'con':" noítlance de la verieé. �� Que pOQ,r cela Diea at- , tend les pecheurs a penitence, ne voulant pas qu'aucun pcrille. 4� Que confequemmenr.il ne meur & ne pouíle períonne au) mal , puis qu'íl ne teme perfonne pour l'induire au rnaL_). <Zu',au contraire it appellele pecheur,& I.e veut retira du mal, mais qu'il'luy refiCte. D'P4 les fainéh Peres :infer�nt que ceux qui-Ion] damnez le [ont.parleu,r eleéÜOil., parce qu'ils pechent reíiftansau rnou- . 'uem�nt de [es graces ,& parrant ils éhfenr la d�rt1- nation en fa caufe,' qui dt Ie peché; Car pechans parleur propr� liberré, ils meritenr la damnation. �.<;Qnlil1e ainí] [pit qu� Dieu p� puiiTe; vQWoir 11 � I F e �[ent ft��� I' nent r c� • qUl lifinie J<: que· rneI- ¡kmc I • matS Ria bon�; � at l pis �l ne H ne �'au Irdu I íeres jlcml 'lOU l�l11- nans ion, �oÍJ; TroiJief�e partie: _ T3� rien d'iniufte & de mauuais , il n'a peu vouloir le peché, car au contraire ille hayt'& Ie deffend íous " de tres- zrandes peines , & ne hayt períonne que . pour le peché. 'Car Dieu ne fait den qui íoit digne de hayne, &-toUS ces ouurages font bons.De for-. te que ;c"efi vne penfée horrible , que ?'eftimet que Dieu fans coníidcrer aucun demerite en fa . creature) Iuy vueille vn mal infiny, Ce n' eft done qu'á raiíon de Ia preu0yance qu'ila'du mauuais _ v[age du franc arbitre du pecheur , & de [on im penitence finale, que Dieu a voulu venger fes in= iures par la damnation d'iceluy, '1 . OBSERVATI6N SECONDE. PVis done que Dieu veut que. taus les hom'!' mes íolent fauuez , ilfaut auoüer'qu'il les ay me rousjconíiderezcommefón ouurage, & con" fiderez encore felon l'eftat qu'ils 'acquieterir.par les a&es; de Foy , d'Eíperance & de Ch�rité. � &: par le moyen des Sacrcmens ) & de tous. le� �es de vereu qu'ilsfom eílans en la grace dePieu, en intention de luy plaire. E.t. partane qu'iln'en hait a proprement parler aucun qu'a . raiíon de fes pe� chez, & 5ie fes démerites , ��yVqu'il foit-v:ray que fans aucun merite des hommes.il en ay�e les '. vos plus que les autres.leur deftinarrs de plus gr!ln .. des graces) & des múyens plus efficaces pour les conduire au bon-heur, Or de ceux qui [one moins aymez , l'Efcrirure en parle en comparaifon 'des aurres , comme_ s'ils eítoienrhays, Ainfi ayant dit _ au �9. de la Genefe, verf ,o. parlal1t de Iacob, ¡;O_l1-ynaplus Kachel que Lie, EUe aioute verf .. . . , '-.. � - _- r- ) 13.; (� -. L.e51Jcrit�s Cd,tb oliquú.;. ;I .. Et I'EternelvoYYfnt t!jl1e.Lia eft�it_ �aJe;. CeA: a dire meiris ayraée , car Iacob eflan�, homme iu, ft.e , n' auoir ·g�rde·.cle.. �a.yr Ja femme, pgur adhe rer a Iaquelle il eue e�é.obligé.de laufer (es pere, '" mere = ,Ainfi Malachie pour expliquer la p�r. ticuliere proreétion de' 1) leu i�r les deícendans de ," Iacob , en comparaifondes Idumeens &. defcen, dans d'Efaü � Bf' mentrer que Dieu �u:oit moins aymé les .Idumeens ,fe {ert du l1l:0� .de, h¡ryr.Alnfi Ieíus - Chriíb voulane dire, que., celuy qui n·:iyw ' . moit pas moins fori pertoú. f� �e.re}Ju-el-�y , ne (' . - peuuoieeftre [on Qi[ópl;eJ dit� q;e)¡.ty,f:¡tfi tu hay( . pas fan perc & fo mere/&c. Car au reíte il apere qu'itveut queles enfans aymentleur pere&: me " re. C'eft done a dire feulement , qu'ils les doiuent moins aymer , qll( leur Dleu, ./ . � .!tY B.' L Á. B.oNT E� D trt.s E ,fuJtl'inifMitl,& �e veq! poi,!! le.f';!�h€z) m4i4IJflellele./d:ffend,lesfluJlk,; . ." & tes I'Ñl'Jit. on fé< 1 qu / " -·Ca4PIT:R.E II. '1', i. ,remMe"qu'if�e, feroi,t pas neceffaire .... :ail," _ ea'.' . ", rholique, qu:'OBI Iemie Crt peine, de déduíee & luy prouuer cecee ve'rite; carelle C.ft· :de foy '" mef me fi claire � qlle Ieconrraire nefe peut peníer de .Ja bonté ,& fageife de D let! , fans horreur. Car quel [era it ce Dieu 'lui,feroit des Lóbc-faillél:CS � raifonna��e3.J' � q��!t!eroit les �rat1fgre1feu:rs . 4'i;: vo eh f() pere, !Jar .. fide ten. pins �;� � ne �a1lt . I J. pert tne- L lent " - . ) Trt}i[fef11J� !4rti;�. .' '_ I3J £eU�S, 31 f}9,i �ependarit voudroic 'cllfé>y-mefme . . qu'on fie toutle co?traire¡ corn�a�d'�rei.t'(l'ton, . . r51ymªt, e,c veadroit cependant eftl'� hay.; com mandereit d�hQnnQ"rel; le per� � l� mere, &. VO.U .. � droit neantmolns les parricides; COnltl1anc!Cél'oit la. .... chafteré , & voudroie routes lis aberninaeiens de Sodorne , & pou{feroi� les hontmes a les pratEi .. , quer. S'imaginer vn tel Dieu , G�eft fe propofer, pOl,1r l' obiet de fan adoration, vt:l m.ql'lfl;re ) _le plus defraifonnable qu'on pourroic iamais conceuoir.. , Mais paree qu'il s'eíl trouué des ames qui ant formé dé fi noires peníées de Divu) at'dit en pa,t:Q� .. les expreifés , a q.ue Dies ay4nt r;rel de¡ bamme.r a Cal. � �damna.tioh1 aftnqu'ilsfoient injfr-ume1Jisde[on.q.lnft. ir«, blespreéiPite en appetis vilailJ:s� e &Iú·ch. 2.I. pouJ!e �fai�e c� qui ne !:ur éftplU licite'�d7lfl!:�tes; �it!4' co ntr etnt a fazre ce qu il v;ut � e de forte qu zl� ne §: I J. , peuuent euede» la neceffite de pecher ; VQU qu elte�bhft. 'procede de l'erdonnance & volonte "N}).#eu me,F eh e., d�f� me. Les Catholiques doiueae .00néhr'e�f'i,al1oir les �'::".�' :.:'�('+.", voyes pa,r .lefquelles outre les raiG.'>,ns J1latl1telleS,t'+�t�:�i�,�.\« :.:} on peutiuflifier la bonté deDieu GQntre,vnepen�: t�idf+::' ":'; íée li iniurieufe & fi faerilege. ...•... _. §:;,.. . I?aui� Pf��n:' )', v.,erf. 7- Tu « �� ¡1M: wn Die� el',I:�a; , qU1¢ vu�t.¡le !z:nzqwtt-e.' �.' . . )ch'� �J� Prouerb, 15, verí, 9 •. IDie�ai�n.'{J{¡.fJ;min,t{t-i.a..IiI6:sJ �":":! voyes de l'impie: .. ' , ,Sa,p.14: verf. g.: Dien. halte9': l'Mnpie;�· l'iilt.,._ pze-t.e.. , ".,.,' " , Ezechielrs, verf 23 Y-eux-j-e la min:t au mef'. chant _, �itle S�igneur Dieu , .& nOn pas qu'i} ft' f(}1-¡,uer�ijfe de ft! uoye s .&-viuc .(J' • �. Hab�c:l:lcpremier,vert:I3� telycu�fOnt!!�t�. a- & :f �e at � 'i"!' . I. r, , ,Í34 . Les �eritl� , Gtuholiques: , : ]HJur ne voirpoint temal� & t� nl Rf}'ltroú p'ren� - dreplaifirld'iniquitl., -' " , , , Zach.8,. v.rl.Ne.penjez .. pas.maldllni1?OS creu;'1 c.ont'l[e 7/oftre amy" &'·n:aymetptlf lefaux fer� ment ;carDieuhaYftQ1Úes oeichofes. , S. Paul premiere a Timothée., Die« veut 11ft: toi« les hom'l9'icJ flie_ntfouúez:..:J.& vie.¡m(nt a la / conno ijfa nee de la verité. �.' S.lacquesIS. verf.13.D�eu ne tettuperfonne au {m;fll.- . " is. Paul premiere aux Corinth. chap.re. vetf.lj. '; \IJieu eft fide!le�,.quj; ne permettrll fas que ·?Jom ftyez.:(cntez.,par deffU:f'V'ósforces. " , S.Pierre Epift.2.,chap. 3.verC9.])ieuagitpa� ,ticmmentpour l'amourfle. VOIN_, ne VOldfint ftU' q,llalfcun,periffi· ., .' , . , " _.-.' ,.������r*�¡Jr,�����1 , �. �. ,,?'�. - s. De�ysAreop. au liu. d�s,Noms diuin� chap • . . ;1�.r4.l'ar. 4- ,Le mdl�e vientpointde}Jieu.>�¢ fJefe ,",", 1roH,u,e potntenDzeu. " :', S, Iuftill quefl. 58 •. CetHy qui r=» leichoflJ futures�n'ázeftpM cdPi¡e,p.ou,r,cela" maisce qui "eJl;fu�ur';Jeftcaufodelapreftience; c'eft,oim¡uoy Chrift nC'fut pointcaufo4�-la trahifon dc,IudtU,. . Clement Alexand:rinlil:lre 1. du.Peq,ag', <;hap:8. ( ·''1Jieü,nO,.ttÍ. p,¡;ofite to'uJjours�", o» .chacún:de noe«. chrfijide fuppüce" tors qu'ü peche libreme�nt ;JI& la coulp� en ejftoute'�cefüj quipec�e. ' . , - �ufel'>e,d�,Ce,[arée litio.' 6. de la Prep. Euang. chap. 9. Die« ne pouJle:�.!Ze mes« p�rjOnn� a fe� c¡'e�;' \ 1ft, cb pt m rU:<1 [(cr. ,. < Troifiefme partie: . \ - . �3" S .. Athanafe Or. centre les Idoles. Aucunmál ne procede de Die» :I & ne fe trouue en D ieu, s. BaliIe Hom. 9. que' Dieu ri'(tl: pas auteur du peché. Le,mfll ;". prcrementpar:kr';;c'e{t le peché .� It dépend de nojire ve lünté ,,' paree qu' it eft· m noftre puijfonce de peeker au ne ecch#r_point. <� S. Gregoire de Naz�lnue6tiueJ. co�tte luI. Diee n'eftaucunement cd,:ftdu mal" 'car 1,1 ejibor¡, de fa nature � le vice oient de ee.l�y -qui le choijit_. S. lean ChrvfoítHom.de la ddfenfe de I'arbre &c. 1/ eft m�..nifejfe q�e Dre» ne voiJloit fM qu' .Adam pechat ; puis qu'il l' auertit ¡¡uant le pe ... chi. Adam pouuoit obeir aDiet,,�Ce_qú�il nevou� Jut ptU; o: pouuoit conjentir AU dia!J:¡'c·, ce, qu'il aymamieux. ." - ' Sur le l. chap. de Iafeconde a'-Timoth. N as pe:';' chezprocedol-[ de nojire flule volont«, nos boimé¡ auuresde noftrevolo,rlté:J & de l�ilyde de Die». - , S. lean Damafc.Iiu. 2. de la FoyOnh. eh, p�' Dieu ne ueut ptU qu:l on peche:J & nccontraitítpas auffi d�e re srertneu», • , s. . . Epifi.p.dit.Dieu ne 'Veut qu'aúcunpc.,;, rifo:> i rJ,eJire que les pecbeurs faffint penitena .. . S. Ambroiíe liu. du Parad. 'chap. 8. Dieu 'n'O, z�poJé aucune neceffité nya III preuarication �ny.4' Id trahifon de Jude«, Et Die»:« '/lu)t¡ftr¡ a toUs '}1I'i/ les -uouloit to us de1iúrer.' ", '.' , - Liur� íecond de. C�¡jil & Abel. _, chapitre 9. C:eux qut comme les "Gentilsrrappor'tCn.t leur Pichi 1ft qPtelque decr«: ou, nec�ffité ti' qgir :> 'Accufént les. chofes tjtumes:J com?nefi lent force efloir CtuifC'de pech<: cdr i:etuy'qui the par nfüjJiti :I iJiu� cam- ' me ¡:1.� n� !� _';;ou/oirpM {aire. ,', -- '" . - � , . �. - ,_ .. t¡IfC ¡la rau loU· �om �d- �as I �, ll" �fe �s Tui I roy ¡S. tJfJ- � g. -----_-_- - -- - - .'3' .. Les 'Verids C",tholiques � .�: S.1iierofmefur le 1. chap. d'l(r.ie_. TOfU cé qui flfait.encemonde :Jneft faitpa:sfat le €onfoilfj' 'Volontl de Dieu:J aiaremen: on pour-rolt imputer w D'ie» its pecbrs: mefr,¡es..· _ . S. Al.1gufbnliu .. de l'Efprit & de.ía Lenre.ch, ji, Noíú na lifonspointdans lei Eflritu�es fáinéteS; ,qu'iLny aytfo£nt de vol�nté qui in'? .vienn,c de Dieu .. Et bún ti propo\r tela ti: eft¡iiii .cftr:.it>:¡arce �u'il n�eft ptU vray"aUtfc'i¡neflt Dicü ftfotr auteur 'lies pe.€he�;car la mautMiflvolonthhefmgflule,eft 'v.npeché. . .', '.' _ . ,. Profpereli lá np. M ca,¡;. Galt G�.á:p. H.. Si DieuCtliuflit la.e-haute deu/uy rjuí i'o'uri :J, JI pu� niruit iniuftóment ce ti qutiy- faire iJ l'a1Jroii- in- cité. \, .. En la r:epo-nf�a1a IO'aobiecr.Laprer1:éjÍination 'aeDieúne perfuVlde po'inda melice aupec_heur:J �y ne l'incité ou pouffi a ¡eeher. � ," , : Eucher, Lagdun, au.l, des qq, dift. u« Die" ne peutpM pouJlá ;'pecher 5 puü qu'il itc: ¡cui f"0intfe pláire au peché. . ," .- - S. FulgeJite a Menlme chap. zo. L inedu .( / pecMnevientpointdelavól())itédéDieu. , , , Chap. 2 •. Dire que J'homme 'a efU predéftinU , ,'tl'ÚéÜjUe peché;, c_?ejllltirivuet tl'Dieu1.¡nlchofo qui choque fit mifor.üorde (} fo iuffiie. ' Chap. '23� SiD�euauoit fredeftiné qrtelqtte hom.; mevuipühl:J ilne lepuniró�t'pMp(JUr l'efechi ,: , P�ima6Í:J:�fur le fecónd chap' .. delar, a Thri·oth. Ileft cé'rtain que Di-eu 1/Cl1.t touta'qui eft bon, 'tntlistei!Jommes pa'r,leutJttuie fo f"recipiiint au ,7ii al. :" ,_.' " .�, S ainét Gregoire fur Ie- 4. P fe�um�))enl�� ']) iiff VOl S � aut cre, fid· fec<l le-c Etd . d'eE auo Brel trou Die den bicE teul ce� qU'l Ca� ,h� ¡ie Die mi� ". Troijiefme pa�ti¿ _ 131: voit les peche.t ;, mitis it ne les approuue pM. S.Leon,Serm.6� de la Pamon du-Seigneur ch. ' 2'1. L'iniquité de ceso: qui pourfoiuoient le Chrift;t eft f.lle flr�ie du con/hIde P�(ju.: & �á frepa�ati_on 5 ¿'tume a-t ellearme la mamlf �efirfa1t > qut eft le plm grilnd des crimes t 11 ne fautpMPenflr edd de , lá'iuftice de Diee: " OBSERVATION ·PREMIERE. LE Phílofophe a fort bien retñirqué que l'er"; reur en yn príncipe, en tire apresfoy plufieurs autres. AiIifll'hbrri:ble peníée que Dieu ayt voulu creer 'des ames pd�r les damner , falls aucune con fide ration de leurs démerires , tire é'tpres foy ceete íeconde, qu'ils 1e5-' a. predeítinées au peché; Et eel le.cy.cette autre.qu'il les pou{fe&meut au peché; Et de celle-cy vieneencore ,qu'illes a conrraintes , de pecher ; E� de Iáíiiir , qu'orr ptUt pecher fans auoír aucune liberte & puiffatIc.t de s' en gardet. Bref de tous ces blaíphernes quí fie f�áuroient trouuerplace que darts vneíprit cfgaré ,fuit ; que D ieu ne veur pas que neus faffignsJes Cornman demens, ( au moins ceux qu'il a-repreuuez; ) mais bien tout le contraire, Er ainfi les damnez font tourmentez pour auoir faie lavolorué de Dieu, Be cea quo,y il les a meus , & pou{ftz'dc{tdle forre, qu'il leur eítoit impoílible de s'en gárder. l .. 'ame Carholique péut voir de ce que deflus , comblen . ,l� pa�ole de Dieu eft:. contraire �a certe effroyable ' pe.nfee, e�tenrl�n�.d�re �u: Ptop��tes, I. �,' D�el1 ne veur pas I íruquíré , 2. Qy;lll'� en abo- m1nation:_ 3ó'Qiil ne líaytl'impte�qu'a �aifo� de au \ (' . t3�. Les 'lJerités Cath61iquei; l'impleré. 4. Que. Dieu .. veut Ia conuerílon d� l'ímpie � non pa§ fa mort. 5 � Dieu hayr .les rnauuais defleins 6.L�Efcritur�, die auíli que Diet! yeue que tous íoierit íauuez ,& pil�tant qn'ils en , prennentles voyes) qui font 1� gard� de fe�� Cóm· l!landemens!.�pieQ ne rerueperfontre a faire . 111al. 8. Qi!.:irfouttre auec patience les pecheurs pour le dctir qu'Il a.qu'ils fe conuerriílene , & cue perfcnnene perlíle, Be c'�f1: ce qura ,meu les S.S. Peres a dire 9. Qu.e le peché ne vient pas de D ieu , mais de nQft�e fame, en ce que nous abu Ions de. noítre liberté, 8( faiíons mal, pouuans ) ?OUS en garder auecl'ayde de Dieu qui �e MUS manque 'pas , lors ,qge nous femmes obligez de faire j�e que Dieu ccmmande , & quenousne l?ouri;ions faire fans t:�tte� ayde. t o .. Qu'il,n'y aau �utle nece Ilité de pecher .vcíre qu'il eft impoffible depecher par neceíliré. Gar pourpecher , il faut ; eítre libre.c' eft. a di_re,apoi,r .Ie Pl?uuoir d� s' en gar der. Car oü te trouue la neceflité qui ofte cene li beáé?la ne fe (toutle aucune a6tion quif�it digne de merire'ou de peine,' de loüange ) ou de blame. ;', OBSERYATIÓN S,ECONI;>E. DE ces i!l�nré�l �e(mojgn�ges' de l'ECerittH� . fain6te íuiuis du conientement -des fainéh / �eres:a Ia lerere , ii aper,t que taina .Iean Dam�[·. cene remarqu� forc.doctemene au lil.1:4' cnap.2D. de la Foy Orthodoxe ", que- quand l'E[crit�re Iaincte parle de.t�Ue íone, qu'ilfemble qu� Dleu -procurele peché; il ne faut p-a� entendre ces ch�� , fes comme fi Dieu.,les a\1oit fa.it�s,Rlais bien qU'll . • .. ' .... _c. • __ " --'.� ----. -'" .:; - les tes eh, rna [a� R2 taJ ne en de: tio .Q¿ tre tri de qn , , \ I d� : .les lieu ls en om Faire eurs que SS. s de ibu .. rans �ous rs'�� I-au- � tIbIe [fa. ue 19ar. ;e Ii· igoe me. . Troifief"fe pártié. . _ ; i, 9 les a permifes, Car Dieu né veut,�ny,ne ,fait Ie pe;; ché/ny ne meut ou pouíle per onne a le .faire, mais il le permet [eulement ) comrne remarque [am6t Auzuítin en l'Enchirid. chap. 26. 0U il dir, b . I 'J! l . Ríen ne fe fait qite Ditu ne � vuetue 3 ou permet«. tent ql/ ilfoit fait :I 01£ le faifont luy .. J,../Zefme s � ... ne faut pa.i.douter_é'qu3 D ie» ne foffe bien , mefmi: en permettant de foú'c le ma], Ainfi quand nous ' demandons quil ne nous induife point en renta rion , die Tertull.Iiu. de ro-, chap. 8. le fens eft; , .£!..!ii/tne fermette p�s Ii ee/uy qui �e�te de �om tromper.Ainfi EucheriusEuefquc de¡L10nqm ef, criuoiz enuiron l'an 450' dit au traicté. qu'il a fait des aueíb, d. iff. .• Oue Dieu endurcit les cteurs ",lo'y,; "1 ---.. , qn'il retirefls graces abonda;:ztes:>def!!uelles l'bom« me s' e(f rend» indigne; mau [homme endureit fin ereur d'alftre fafon >!fauetr tlf :> e� .r'?pinia;" flrant vi la piFurfuúe de fh deJfeins:J & retiranr fo penfle de eequi ten feut detoerne«. Cell: en ce (ens q�e lob parlé des meíchans au ch.24' verf I�� lors qu'il dic. Its one cfié reholles a la lurniere i ils '1/ ant point conn« fls voyes._ Voire quelques vns endurciílenr leur ceeur, non en:reiectam-I(¡)s con noiflanccs de ce qu'ils doiuenr faire, mais pár la liberté de leur volonté, s'obfiinans a faire ce qu'ils voy ent qu'il ne faudroir pas.Etc'efl en quelqu'vn de ces fensqu'il eft dir en l'Exod. c.S.v. 15 �e Pha1, raon. Voyant qu'it eftoit en repas , il agtáua [on ' comr ; & One leur obeit pas. Et au verf 32. EtPhtl¡';' - -reon agraua fin ccetir, Cell ainf que porte I' He breu & les ,4.. Er la raiíon en eft claire). car Dieu .ne cemmandeque ce qu'il veut , Or il c�mman"!, . \ 1. uue' néts naf· 20. I[�re Dietl tho� �uJi1 les . I i4� Lú VeritésCatholiquei; . do�r a 1( haraon par 'Moy[e, qu'il laitlat allerle 37 penple d'Ifraéí. II vouloit done que Pharaon ai} obe ít ; Er de vray ce íeroir la plus noire. hypocl'i. pot , fie qui puifle eílre , que de' commander íous de eh � ,groff,s peines, ce qu'on ne voudroit pas qu'onfii, te j voire qu'on empefcheroit de fairc. Et fi Pharaon 63 n'eur Iuy-rneíme endurcy fon ccéur ,corume l'Ef. du criture I' aíleure en paroles exprefles & formelles, eh! .il ne pourroit eítre iuflemenc repris d'vn endurcií, Iement qu'il ne pouuoit euicer en aucune fa�Qn¡ II p:?uuoit done obeír , & auoit aílez de grace .� 'poürle faire, mais il fe determina par. l'abus de [0n fi-arlc arbitre, a né le faire pas. Ec Dietl ne vou. Iuc point l' appeller , & Ie port.er a obeír par vne .plus grandegrace , comrne il cut peu, paree que Pharaon eneftoit indigne,& que r elle qu'ilauoir, .eítoir íuffiranre , s'il s'en fur voulu {emir. Dieu ¿one ne s'eflant 'pas �bligé, a donner touíicurs aux hornmes. routes les meilleures aydes qu'il ,pourroit leur donner, mals re. e ontentane de leur dormer celles auec Ieíquelles ils peuuenr luy ohcir en relle [one � q.u'il De tient qu'á eux s'ils ne .Ie (Ol.)t pas: I'Efcrirure-par certe raiíon dit quel "quefois, que Dieu enduren les cceurs , ou 'que . queíque chofe a �fté Eüte felon fa volonté, parce [euleruenr que Dietl pouuanc donner de plus grandes graces,ne l.'a'pas fair,_& pouuant ernpef -cher quelque chofe, 11 n� l'a p,as voulu, rnais a ,voulula permerrre. C'dt done I'homme qui par .fali�errérefiHe auxdeíieiris , volonrez, ilií'pira- »< rions , & cornmandemens fie Dieu, íuiuanr la 'p�aint� de Iefus- Chrif] en S. Marth. ch. 2). _ved: raon ocri IS de 11 fit, raen l'E[· illes, reir. '. , .Trdiji1me, part!'Q' : -141 �7: ou il die . IeruJálem cambien d� lois ay-je.'lJOf4!14 affimbler tes enfM�s :J comme la poule ajjemble fl� poujfins:J & tu ne I aspas l10ulu i' lit aux Prouerb, ch. r. verf 24�r ay(fpe/é & tuas reft-:ffy i'ay prefln� te Ú, main, &pcrflnne n) It prisgatae. EtI{úe eh, 63· v.erf. 12. Í,'ay spel«, 7 7)OUd r/ a�ez_ p'as re/pen"", , ds«, 'lay parle, &voUJ n auez..pllJ ecoere, VON! aí1�Z. choijj ce que it ne vouloú pas. . \, � . �Qn¡ race s de .Je!7 E, L E S e o M M A N D E M .E ,N! S de Pieftjomp'!Itblcs ilNe& lagrdPt,(jtli/fI¡;f;li, ¡ollr les garder. ,.. . : CHAP ITRE' 'Ill. •r¡�� que �elt, Dieu furs Ru'il ¡leur luy ll��,l� que arce plus f�e[. ns a li�:� It la [er[. - I �\ C' 'En vne chofe fi defraif,o, n, rlab1e de e,' omman-' der a celuy qui n'a 'pas de -pi�s :J, de mar- , cher ; áceluy qui eft paralyrique des bras) de s' ea feruir pour becher la terre ; a vn aueuglc de�ft1;r 'ger de la difference des couleurs ; a VD [our�.� , muetvd'entendre & de reípondre a. ce qu'en .luy ,dit fous pe�ne dela vietqu'rl n'ya homme au mon- de qui né futcondamt1é de.folie s'il. f¡¡ifoÍt, de tels cornmandemens. Mais fi VD pere menacoit de planter Ie poi§nard dans le fein de ��S enfans , sils n'arreflolent le cours du Soleil,oune déiTechoiept .l'Ocean j it n'y a perfonne quine le"créu�, han íeu l�ment frene,t.i�ue; mais �nragé ;�pe�fon?e,q,�li n� dit a�ffi hardtment que lUftemem, qu� ée.:�,ug� \ aUtOlt perdu le fcnsqui condamneroír aux GJ' }" '1�� .QU á ramer', ée1uy qui fe fcro�t coupe' les b,'", _ � ;.-1, , '. l ij . .���� '; " i�i ' .. �e!'1TeritfsC�ihol/qu�s, ' , · , }\ pt�s forte raifon fam . i1 croire , que la bonré 8( iágene diuiúe n'a eu garde de commanderan, h0mm'es fó'U},peine.¿iel� qamnatiort eternelle des c�ofés ímpoffibles �faire/Er cercesfsns eítre tom, ¿-). hi (}O[é'Í1S reprouué pat les iHuíi-ons <le h:fprit: de hien('0nge,vn hornmc he pourroit croire qlleDiea en y'iieille €hi'mner'qu�lqu' vil pout h'aüoü pas fait ce qu'ü ne pouuoít pas; oupoue in.7:oir fait 'ce qu'il luy_�fioit ablolurueur ímpoíliblede ne faire point, N ous difons doneque D ieu , qui a donné fa loy ttpresJ:a _'.heme el' Adañl),� proportienl.lé fés com J.11a!:4..e·p1el:l,s,,�la,.pl:li«aí1ce de l'homme affiftée de fa diuine g(ac'e, qui ne manque iama,is d' eftre don. née lors que l'hommeefl oblige d'obeír , & qu'íl nele peut faire fans e1Je:& partant lersque l'hom me defobeír a Dieurc1Hú:ft'pas qu'll n'ayr Ie pou .. uoir.de luy obeir, �;quil n'ayd� .grac�_de Dieu ' fcÚfií�H'hment pt;>u'r re 'p�uü6iy faite� ; /I1#1S c'eít Ql1'a lie leve'Utpa�sf�'ri·�,& qu'il �e fe rérí:p�{'s de la'grace:qtl'eDi�n 'lay' :(}mL"!:n_iql.lé 1 cetre 'fin,,&ce. � !� pax [{l prqp<ttfát!tt� 1Un� les ouuriers enuoyes foft tfout trauailler, a la v�gne .) gagti. &. obHgcz a ce I faire .. 'quoy qu'ils ,�e manq}.lem ny de torce, ny lim , d'fnftrumens neceflaires , ne laiíH::nq):as de perore eom [ouuentle temps eh'byHu-et�. . men - , Voic'y dondes r.reuues qUi-f01'l� voir.que roo" S: feruahCe des commandemens 'de Dieu s\�ft frau". iuftt 'l uée en pHr11eurs¡> '&.qo:'-�Íle e�l portibte.. S; . �en:6. verC.�,.r;N()éfut ho1fimt iujfe &' parfait tom , ,/:""nfon temp'S l& �ntrrchafll()n Die». .' < com, . ,:f/:?<�" � Deurerorron. 30. velf 6. D £eu .tlrcon¿,¡.ra-ton �epr. , '¡{;t.lir� (t!-e cwur de t�,fomMfie :/afiñ" qÑ� !" a)me� Sq -; .... ' � <"" '.... • .: _,'.,. �� '!I, � .' #" -: 4. I ••• _ Troifiefme pf1r�1e��' ..... -.If;-' Dieuáe tOUJlo1}C(}[� e;t4c to.l#(e ton fl1!tQ� l!/i� !ju,e tu --piues. Ver£: If. Ce CfJ�'llú!ndemenJ tpf� i�, te d()�/n.e 41Jiour ... ;Jhuy:J n'e'ft pas par defm toy;, & n'rl1 eftpa! loing,. ' . Ver[.I+:MI1lHc�ttep4'roleep fqrtpris �de toy� en ta bou.che &' en ton C(BUr :J pow/fa fai.r�; . , . Ioíue H. verf I). Ainft que lq Seigneur' tZ1j,eit commandé a M�')Ife':J �inficommanda Moyfe ti 10'- foe; & ilaccompli! le tour , te Iiement qu'it it' obmir rien de tout ce ql1e D ieu auoit cO!nm/t.1Zc/:¡ � Moyfly ,. desRoys Ch.I4' verf 8. Tu n)as pas efod r¡omm.f! mon ftruiteur JJ-él_uid:J qui tit garde mes commend» .. men!> & m'tfI foitiy de tout [on caer , f¢zif¡¡nt ce ,qui eftoitagrc€tb1e It me{yqliX. . 4. des Roys ch. 23. verf 25 � it eft die de Iofias, !t n'y cut aucun Koy de�tlnt luy qui luy fut [emMa.. , ble"qu.ife tournet « 7Jie,ude toutJon ClJ}ur,& d,e to zae [on ame :J (j; detoutcfo -uertu , [elon toute la loy 4; /lfoyfe· :.' . 4u 2. qe$ Par�l.�p. ch.'15· verf J7. L� cC§ur d'A. flfut parfaittQUJles iours defo vic. \ . Ezech. 36. verf 21·le mettrtftY mOll efPrit AU mi ... lim de vom; & foray que VOtU cheminercz.. en mel fommandemen..s,. :J & que VQ� gárderez.. mes iuge .... mens ;, & les fcre« . . S' Manh.c.z, ".19' Iofeph,) da1ttant qu'it eflo# 1.ufte. ' , ' S.Luc c. 19· v, 6. Zachllrie & Elizabeth eftoient J tot« deux iuftesdeuant Dieu , marchltns en tom les c()mm4ndemeus & iuftific.�ti"u du Seigneur fanJ �e/,roche.' . S. Luc c. 2. V.1SQ Simeon homme iufte & cra�� I ·iij aux : des .em, t: de Oiea it ce qu'i{ ainr, r loy orn e de �on. �u'il lom- �ou .. I. Dleu ' hft � de ece- fyez � ce I, fly tefe I. i�D. lOU .. rfait lo� �e� y � 144 Les V�rites GáthCJliques � - _ . gnq,rú:Dicit; at�enaOlt la cónJolation d'lfrll'é/:J d-le foinéLEJPriteJtoiten, luy� _ . . - ., S'. Iean 14- V .13� Si'qric'lqu'vn nz'ayme?) it gar. dera rna pnrole: " Sail��t lean I5.'v: 14- Vom efte./méJamúJfi "WA faues ce que te �(}U:! _ commande, - ;. 'S. Paul aux Philip ;c, 4. v. 13� Ie peu�: tout ílUq, l'ayde de celay qui mefittdfi'e. ", \-' r. aux Cor. c. H).'·v� 13- D'ie« eft fidele ,qu�":J!te p,érmettra point c¡ue v()iúfoye� tentó; .. par d�ffm VOl forces.( . . '.. ' 2. aux The{f. C. j. v . 3.LeSeigneu� e_f}fidelc l qui vouS conftrmC(hl �garderadtt mal. AuJli nOP'AajlcH. c 7fJ!ÍS nO!"A de V01U.> qtte,VO;U faite! &ferez touets les chofe s qtte nom -uotes enúJigniJ1is. ,,/ ' - , S. lean 1./ Can�lc./5 v . 3. -C'eftla Charitlde Dicit que nou« gardi'Ons fes commandemem:J & ft.1 com' mandemensne font fJint griefs .. ':. " ' } � cs. .Match. II. Vi. 29· Pre�e.� mon iougJin:voUf. V.,30�Ctynnoniouge/ftttfo) & m« dwge eft le (f ere. ' ". " . . , ' , .. 's, Mattlr.rp. = 17' Q1Je Ji tu veux entrer en la'vic, , larde Les commandemens, . -' , S. Marc 'I? V�-2�. ,.Ilfl/1ijlyc i'ay g.;¡rdé toutescn 1 ,r; dI" '1 .' or; . . I" 'f r" '(;IJO),,:\) . es m« :eUI'ttJjO :J fir f C¡UJ úyarzt tefft ¡ (E¡ JUY- .� luy y tayma. . - . e '1u'¡ ien pitS «re tent com lit ] pas e � ga ci tUY, fail deli fin, ,1] Le. que, gejJ¡ ma me S - Clement Alex andrin liu. 4 des T:ipift c. 8, 'L.es comm, ¡q,dmun.f!ont tels � qu.e rlO#5 pont-tons les fl�re (fU nelds f1ire pas; ce qu'ii fliut 'a fin qu' on en t ¡re Jq(mno�?{)ub!amee Troijiefmt júrtl/:_' .141 Orig.Hom.�.furlofue. Ne te {emble-ilpas ,,"'ilfd-tit nombrerentre les [emmes _,� ce!1I:Y qUi dit, ie ne r= pas·garderce qu� eft efiri«, le ne n= pAS vendre ce que i' ay .) & le donner aux pa,,!-, 1Ires. " J S. Athanafe liu. de la garde de la Virg.1Sois at ___ tentif achaque commandement_, & faú. ce qui eft commandé ; car ji tu les gardes:J tu flras digne du lit celeje. Et apreso Les commandemens de D ieu ne font pas dijfici!es. � ',' S. BaGle HOlU. fur ces paroles de Moyfe. Prens garde a eoy-mefine. , , C'eJtv!Je chofo impie de dire que lss commende mens dufoinétEJPrit (ont irnpoJJ2bleJ ti ga·(der. Au trait; des Regl. abregées. Sa?ZJ dout e il , I'f.'eut pas commanJé cela , luy qui eft bon & iufte, .r'it ne no UI auo it donne la puiffance de lefaire. . . S. lean Chryfoft. fur le PC, Ce n'eftpaila na .. ture despreceptes � mau lti lacheté de plufieurs_,qui fait la difficult-é: P ourt ant ji quelqu'vn entreprond. de les garder «uec taye & courage � it ,ver-ra qu.'ils font icgers &faciles . . Le mefme encore Horn. 2;[ur la t, aux Cor, Les éhofes epee D ieu a co mvnandées font ji faciles" que plú(ieurs par -une abondence d amour de la fo gejff,¡ nt,'Jltuque des commandemens •. l' lu- bas.N'accufe point le �eignéttr-, it ne com", mande PM des chof's impoffibles, car plujieurs fo�t; merme pl%J que des cemmendemens, S. Cyprian du �apt. de Chrlit. Et nom Rauo�i' eefjuc_ npm deu�nsfaire, & 1Z()UJpouuonsfair�(f1_ 1, iiij , .- Vie, rsces �lfo'l f �.f, Les fá�re , tm , \ J4� ,L,�s ,ver:idsCatholiques :. � .. que no U;4 deuo ns, f!!!::!fi vas commándemens eft(j-ttm i1npo Jlible-s � oupleins de dijjicult(J�.i o». qUt_ uo j1.ré "l!aLQ11:té notufut inconn'rte de telle flrtff'.,' qzlelle ne - !eUf ejlr-e emendJié -l qu'eJt-ce que,t¡iJtq,cWman4eroit 'voftpe Maieftü· .' " . Sainél; Auguftit1 Sermon-rot. du Temps .• z(;ovu detéS10m le blaJPheme de CtUX qui difent que Dielt ' it comm4ndé ti l'homme quelqu� chefo d'impojJie ,I;le. .. , Luyencore Sermon 6I. du Temps. II ria peu eommand_er que/que chofed'impoJJible" cflan_t iufloJ. 'tty ne damnera pas. fhtimme pour les (;hafts qu'il iJ,'a peueuite,r" car il eftpieu£ '; Le meme aufll l.dc laN atllre&de la Grace c.69� \ lJe la meftne que nOl4S cr-oyom [ermemen: qu� 1) feu :fjorJej' iufteli'ap4!peucommantjer des choJes im« 'p.o/fib1ei) nomáeuon¡-appr�ndre ce q�eo nol!4. dcuons fairs aux ch(Jfes facilt.s,) & ce que nous-deyolMde� �ander aux chofts dij'1ici/Q;£. - ,', I : ·S.,Hierof.enl'expobúon du,$ymb.a D"lma[c� :Nomauonun execration !eb1afPhf,m'c.4e feuxtjui >t¿l�fl�tque})ieu ftcommAnrlé 4l'honzme q1(¡_elqu� eh» Ji d(impoffible. . - - -, . . ' \.-- . . Luy meíine fur le)� chap. de faia6i Manhieu. r: !lújl]urs mefurans les fommanden'tensde Die« JueY kurfoiblejfe & non par¡�.f [orcee des, Sainüs:Jdiftnt que les chofos conzmandies ftmtimpojJlbles. _ MaÍJ it laut ffauoir que jDie:u ne t@mrjJJ�n�(ptU. 1�1 cbofe$ imp'tJjflbl�s, 'inaúlts ch<ofos ¡ivl'r.foites. ' '. _ . Luy encore Hure 3. contre les Pelagiens. »t&1:& > f!Co1J)mlln'411�Jchofospoffi[Jlés" perfon1J:� ni4!'if¡ude o�¡a.. . > • • fUI �h qu .oM no, �u \ . _ Troifiefim partie: i47 '_ Saina T ean Chryioll:ome .derec hef Hornilie 9,. _ fur la premiere aux Cor, S'i/au__'{}it �QJnma;ul_é de:$ _ �hofes rJiffic.iles & impoiJiGles a faire, peutt'4fre q'ug quelqu'tvn.p,01J'('r(Jit��II(1guer lao di.ffiCu.lti de la loy� Mah Ji elles font gtandem,ent f�r;tlts J que pfl'HUOnJ nOUldire �jinomnetenonl auc�n come de les exe cuter? ," . Le Concile Araufic, tenu ran 444. chap. 45 .. N014J.cr�)!ons felon la Foy Cathalique �_ que d.epu� la,�raeereceue perle Baptefme, taus les b�Jmfoz. (Chrift les ay_dant & eop¡£rantr) peuuent sccom-, plir) & le doiuen: , to u.t ce qui appa:ftient t'#u [vBlu,ú., bts ueulen« tra uai Iter fide/le.n�e!lt. Sixte _troihe[me en VD traité des ceuures de Ia Fay, qu'il eícriuit enuiron l'an 430. die : Siles _ bommes mefines eftiment chofe inique de comman- . I der ti quolcplvn que/que chofe impoffiblc : Q..uejl� peruerfité eft-ce de penftrdé Dimeo qu,i feroit me{- me indecent ti la. nature humain�� Sait1& Hilaire íur Ie Píeaume uS •. lln'eft P$ dijJieile Ji on te lleut" de garder les C(Jmmandemen.r_ . de Dim. - . _ a:BS£RVATIO� PREMIERE. IL efl euídenr de ce que deffus. r. q_u'ily a eu des hommes iuítes en. leurs temps comme 'Noé. 2. Qu' it y en a eu qui ant accomply tout ce que Dieu auoit commandé a Moyfe., comme Ice fué. 3. � fe font tournez a. Dieu de tout leur. cceur ; & de to,ute leur arne, felon route la Loy de Mo.yf�, comme Ioíias, 4. Qui OI1t eu.le cceur par� ..I' '148, les VeritésCatholiquú: ,1- fait tOUS les iours doe leur vie, cornme Afa. �. qui ont eflé infles deuant D ieu)& onr marché en tous fes Commandemens &. iuílificarionsfansrepr¿ .. ' che , comme Elizabeth & Zacharie, 6. Qui one dté iuíles & crai gnans D ieu , & pleins du S�ina: Efprit'" cornme Sirneon/-r. (zuG_.les Commande, mens de Dieu ne font pas pardeííus nous, 8. � Dieu promir par Ezechiel de mettre fon Efpritau milieu de fan peuple , pour Iu y faire garder fes Commandcmens , Taffeur�pt qu'ille feroie s'il en auoit la volonté. "9. Que CfUX qui aymene - Dietl ,gardent fes Cornmandemens. 10. ,,�e nons ponnons rent auec .l'ayde de.Dieu qui.nous ' fermir, i 1. � iarnais Dieu ne p_ermet que nous foyons rentez a pecher de relle [one, que la ten. tarionfurpafle nos forces:D·ou il refulre que nous popuons toufiours vaincre la tcnration .. &p'anam ne pecher iamaiss rz. Qu� fain ét,P JU1 fe. pwmet,. toirque les Theffaloniciens g;lrderoie!1tauec l'ay de de D ieu tout ce, qu'il leur auoit eniolnr , ce qu'iln'eut, peufe prometrre Ji ces chofes euflent efté irnporribles. Or ilne faur pas dourer quil ne leur eur enioint de garder la Loy de Dieu, 13. Que . les Cornmandemens de Dieu ne .font 'point fa- , -eheux, 14 .. :Que Con ioug �H: ayfé., & fon fardeau leger. 'I5'_./� c'eft par I'obíeruance des Com mandernens.de Dieu qu'il faurenrrer dans Is.vie. 16: Qy_e le .ieune 'homme .duquel il eft parlé en Iainct Marc chao.uo. verf 20. dit qu'il les aUDit I -' . gardez'. en fa ieuneflei En íuire dequov Ieíus ... Chri,ftle regarda'hd'ayma, ele qui montre que le ieune homme a uei t_ dJt vfay, &- partant qu'il eft pOl ] -, ... nus ro .. ' ont né! �e� �tJe ¡---; �l ene me r- ' rus iUS en. ¡us ' I tnt �t .. I ¡y� fo� be be � ra. I �u fl- [e. en ,ic _. TroiJiefme pártie: i49� pomble de les garder: Et c'eft r.ou:quoy.les SS� Pere$ dífenc T 7 o � e eít chofe 'tmple de dire qJle' Dieu nous a denné dcsCómandemés impoílihles. IS. 115 deteítent le blaípheme de ceux qui difenr cela. 19. I1s difent que ceux qui parlent ainf font des laches, & que Dieu eft ant ilslfte n' cur pas don ... né des Commal1demens s'il n'eut voulu donner , la pUilTance,del.esfaire. ;0. Queles .Com�ande ... mens Iont Ii faciles , qu 11 y en a qut pour le deíir de la perfeétion font mefme des ehoíes qui nefont pascom.manclées. Enfin Dicu nousa bien com mandé de raymer de' routes .110S forces, mais non pas par deff'us nos forces, ,o ') � OBSERVATION SECONDE. D' E cette verité efcrire par [aipa lean: Que lei , Commendemens ne font point focheux � & de l�a{feurance que-nous donne Ieíus- Chrift) diíant e. - 0:.e [on i()ug efl: aysi·� & fa cbarge legere : n fuit que ceux qui pechent font coulpables.parce qu'ils le tom le pouuans euirer.Scparce íeulemenr qu'il , m: veulent pas moreifier. quelque paílion, ou fe priuer de quelque plaitlr �,ou foufE:ír quelque in_ comrnodité, comrne .l íeroit necetfaire pour cetre fÍn. Mai�faina Paul comme il charioit [on corps & le mertoit en feruitude , de peur qu'ayant pré .. ché aux autres il ne fut reprouué luyo meíme , cornrne it dit 1. auxCor. chap.g. Y. 27, Au11i gar doit-il les Commandemens de Dieu, car autre menr il nO) em pas peu dire com-me il fait en la I.�, aux G,or. chap. 4" v.�. Ie ne me fins.. coulpable en .. is"Q' {Les V�it¡sCatho;liquú;- . yicn : Ny ce qa'ildit eon t¡¡ 2�. a Tim, chap. 4.: v·: i: Fay '�()mbatt1/r 1?n b:o� t;fj,rtzIJ{ft �\ illy parar:heiíé It(¡ c(Jurfl., i' af,��tf,r:di I� Fop.: Quant 4ú;r�foe ,(� c��� eonne de /tftfticem'efl �tlftru/c > 1�1,c¡�cae leSeignffu.�, tjui eft. 'i14/te luge., me -tendra. G' eft fans doute que . f�ünét Paul auoítg'ardé l� Fo.y viue.qui eft accom- .. pagnée desbonnes ceuures � gi c'� �qlJrqiJoy it nefe reCOnI19iffoicpoinc'eoulpahle, mais efp�mit 'que Dieu iugeanc iuftem,€l1l;, Iuy rendroic la CQ"\l ronne qui itJll(}\ll�ndLJy .deuois e_Rre rendué, Et de U. 'f�út claire111\ini: que [aína P�t111)e p,ech9it p.�s , experimenesne cetre Loy de fe·s rI}e.Q\hres,r qui repugnoit a la Loy de (on efpri;) ny fenq,nt ces a�guiUolls de la chair qui lebutfetoíent , com me íl die 2. aU:t{ 'C�r. chap. 12. v; 1� rlr��. que c'efloient des mouuemens qui ne luy cfloienr pas libres & voloaraires , mais au coneraire qui d,e,n aoiene de .Iapeine-á fon efpriqAuffi nefefeneil pas coulpable pourcela, difa,nrau:¡{ Rom, ch"7' v. 20- f2.!!!J' ji iefoi&ceCjue ,ie ne ')?et;tx point :>:ce,n'cf} plm moy qui lefais. Ec c'efl la doétrine de fain&Augn ... Rin quí diC �que pa,r le. Ba,prefme le peché ioint a. 'la concupiícence ell: oH(Í. , �.la concupiícence de .. . DJ®-I,U:� fans peché: ear v:ok,y comment- il pule au Iiure des Nopces 8£ de la G�;mlloitiCe: La C)riuo.i tift n'cfo plus p�ch¡ 41&X .R.e!.�t/¡crez." lor» que, ton ·ne dgnn.c l'o"nt de,con¡e.nte�ent au m,al, & que l' e JPrit eftant clJmm-.e le ,Roy,ne,luy (oumetpAl! fl$ membrc!. Etapr,es : �ah en qui!114e fi1fo,n de parle: e/te efi appelie pech«, p¡:tree qu. elle 'l1zene dupeéJC :I & que Ii clle-re/le �ia()rifu[e, -e/fe cauft le peché. Et plus b�§ � .T?u"l}injiqu� l", /l(Jr:oje.q.�e {ve t.fl�g4}e f�it,c1. , • ¡ liP' pel fu'li �1 pal eh] du lon fail d'e pel He 5· � eJh eft Co pel &E ua� pUt p�� ch(j hIe de I fibl fo d'el eft l'im bIe · , - Troifiefme partieo'· - Ij:r- ttppelée la.ngtíc.) @; NJCrirur:e qUé\lil1i¡�in fiáteft IIppe/éemain: De mermé fafo.n/a .ConUoUtfo,eftap petee pecb«, pafee qu' é lieproduu le peéhe Ji elle furmonte .. Tout ainJi qUé le froid el appeli paref- - flH.� � non PQur efire causé far les pareJfeu.7a � maii d'autant qu'il rend les hrJ1!2mes parelfoux:Ceil done par Meronymie qúe IaComroirifeef] �fppelée pe ché.ne I'eliant pas; rnais eftanrfeulernent vn eifel: du peché :I & cauíe auíIi du peché , lors que la vo lonré coníent a lees mouuernens , comme dit icy [ainét A uguftin, les paroles duquel meriteroienr d'eftre eícrites en lettre d'or. Ainfi [aina Paul ap pelle Ieíiis-Chrif] mefme, Peché, paree qu'il a eíté Hoílie pour lepeché: e'en. en la 2. aux Cor. ch. 5. v. 21. Car it afoit cclUJ! qui n'¡ipointcomiu pe{ht ,fore peché pour nom.' 'Co'rome' done Ieíus- Chrií]; eft icy appelé peché par Metónymie , ainfi la Conuoitiíe inuolontaire eft áp4>'eli'e peché. Bref: perfonne n 'eft obligé a'ce .qni 1111y, �ft impoflible, & par ainf celuy-rneíine q!u'if�f:(ff:Ó'it rendu infol; uable , voire pat.faf.áute',p�tbipnmeriterd'efhe puny pour s'eítre rendu te1;( car eh cela il eft coul pable ) & peut bien dhé contraint iuíi ement a re- . chercher les moyem de facisfaire s'llIuy eft pofli ble : Maisd eílre obligé derendre ce qui eH hors ( de fa puiifan(e,tandis que la chofe Iuy [era impof ... fible, c'eít vne chofe hors de raiíon , & que, per- ' fonne n'a droit d'exiger , car períonne n'a droit d'e� pretendre fur ce qui eíl impcflible. Le droit: . �� ¡ ur quelque chofe 3 & I' obligation auíli ;\ M ais ll1npo�bie erl vn pur neant , enrant qu'impofli ble. A1l1fi �e luge Ieroie impertinenc & priué· de f5� . . Les Verités Catholiques; . / raif�:J qui condamheroit vn homme a Ia tame Gtachant qu'il a perdu les bras, quand bien il fe les . auroiccoupe;z all: ren�u5 inutiles pa.r (afaute,C'om. menou� auons die �y.�effus. - , . ) / Fin de/a troifiefme pattie.' IJ . <! De mer ( L:ES VER.ITEZ CA TH OLI QYES. QY A TRIESlviE -PAR l�)E. Des moycus de falut., qui fé rrou- . uene en la qualité des aétes de - . Vertu. �v E LAr O D O N T E/ D E l'bomme,ejllibre a fdire le ¿ienolile mal, ¿¡.)tint v 1'1 pOlluoir 4bflln de c!Joiji,.. \ CH1\P I T RE L '", '(J ;)EXP�RIENCE eft Ii claire pour la I " ' : liberté de la Volonté, qu'ilfaut étein- '" .c, , dre la lurniere naturelle pour ne voir ' _., <>_: 4'< pas vne.veriré íl eclarante ; Car qui - n'a point: eprouué , que quand boh luyfemble il fe . met a prier Dieu-en �yant le loiíir ) ous'cmploye . .: tj¡ L�sV�f.#ésCa�h.oliqúej�,. , a quelqu'aútre chófe '.',det.i1aÓde,-p�r4��,a :1;)leii plufieurs f¿is'Ie lour, oú le pafIc:s'H .ne �eÚt pas fans y fonge�\;. donne r aumáfr'!.e auec intention de plaire �fDieUf bu 'n�la. dorine ,pas.� oifre fan cceur a Diem" ou n�róffre pas·� "cr�Í}uoite le bien d' aucmy, ou ne le conuoite pas "fuent, OU fe gar de de mentirs'il Ieveut.lorsqu'i] s'en prend garde: S ansparler des autres Commandemens , centre \ Ieíquels on pourro�t pee-her, & neantmoins on s'en garde durant le temps mcíine auquel Oll eft ordinairement plus capable' dej faire autremenr. Cenes fi ceúxqui pechenc �e pouuoient pas s'en empécher ,) ils ne (eroienc pas plu� lliama-bles qu'vne pierre de ce qu'elle cher , & ne fe peut ar rerer �n fair, ou <iu' vn tol qui vern 1:t¡rer :quel.; qu'vn � ot� qui b1aipheme, ne pouuant .pas faire autre cho(� &; s' �11 garder. C'eít dañe cb·ntre l'ex .. perience euidenre que l'erreur oíe n'ietJa:1ibené, & COlme la' raifon maniteíte qu' elle ofe gire que , ron -efhtrgn{;: rl-e blame ,pmu attair-fa-it 'ce qtr'on ne s'eít peu empecher de faire, Nous voyons e'er . res.tous les iours que ceux-meímes qui ont lacon' ftimtÍon de leur corps la plus bilieúre, �)ils. veu lent en arrerer fimpctUb'l1t:é , le f(lmt 'peu a ,peu \ par deviues conliderarionsdes iugemens deDieu� ou 11' agiifem pas fde..f1 leur mouuement. Ce qui fait voir onda "'olomé eft rnaiítrefle ) & qu'elle peut ou f� Jaiffer emp{¡)rte"r'3.UX pafuons, au Ie te nir calme &. arretée nonobflant leur violence & leurs.efforrs. Orque Dieu nons ayt donné cet te liberté ) fans Iaquelle ce Ieroir folie de nous , poutreI' a quelque chofe � ou nous en détourner, r 'pUi$ oq'ilnefeniiü�k �e<ri�n de dire.� quc1qu)vti �. £ " - . - - de ne de fe � qu t01i s'a .do rE I V<i dill me UO �teii pas uion fan bien _ " �tri1'!1<p�rtit:__ . Í51 tte he faire pas q�elque ch�.{e SIl .ne pOU�O:t pas' fe garder de la fame, & qu 11 rer�.m: aufli ridicule, que fi quelqu'vn cornmandoir �. vn hon;H-r;� qUI ternbe d'vne Tour pendant qu 11 eft en 1 air de s'arréter , ou de décendre a fan aife & tomber doucemeut :'11 apert des tefrqoignages Iuiuans de I'Efcriture fainét� & des faincts Pe�es. . " ( . Nornbr. chap; 30. verf.14� oúil eft parlé du _' V ceu fait par vne femme d' affIigcr [on ame, il eft . dit : It [era a la volont' du mar;yde le [am, oU de m: le ¡aire PIU. . .: . '. Deurer. chap. ;0, verf I9. J'ay múdeuant toy Id.. "Pie & la' mort :1 la benediéfion & la ma/ecJ[fiom ChoiJis done Id vic, Itfin que tu viues.' ",. ' - Ioíué chap. 2.4-. vert: IS- S'il110IU deplait d� flmir au �eigneurJehoifiJ1hauiourd)huy a quivoUl deuezpluftot flruir� OHffUX Dieu« .a qui =t=: ont feruy en Mefofotamie � @u bien au D'ie» des w1 morrheens :1 m",ü moy (!1 m« IAmi/le n� $U flrui:t. rans a» Seignt1ir. I '<, ICaye chapcr, verf 19- Si vou! ?1oulez:., di m'é. coutez. � V01U mangerez.. le meilteur ¢ le plt".4 bea� de la terre: 31aúji '}?fJUJ ne voulú .. ftU"> (f;"'.ji '7.101# me prouoquez:. .a courrou» , le glaiae oot« de", eorer« • . Marth. l." verf.37. Jerufole?n l:ombien defoÍ5 ay'" jevou!u affimbler tes enfam .. comme ta,pou/e 4foma bf'eflspouletsJ&tunel'aipádJoulu-t' , .' Saina Luc aux Aaes chap. 6. v. 4� parlant d¢ l� argent d'Ananias & Saphyra ,fait aire a Etina - . Pierre d�· i�ur champ: Si t.n l' euffis tariM ne te de= t1,eur�ro'Hl flU-? Et eftlin�ilmdu?n''C/foit�it flU en. tIS puiJTant-:?, ...� . ... �.. . - .K gar ;rde: nrre ) on 1 eft enr. s'en bles [ ar peI� �ire I'ex .. �té, Rue �on I'. ter- fon eu p.eu leu� Rut �Ile �e. l& [cr- tus fe�, 'vii 11e' • l)� ,LesVerit€sC¢th�liques;' � Saina Paul 1'. áux Corinth. chap. 7' Veio(. 31. Ce1ity'qui demeure forme en [on coeur j & 12'4 point 1UC8jJiti. mais, /It puijJ2m�e for fo propfe J7'olonté; � It I!rréré cel« en fin emur de garder fa Vierge.) il fo��& , i La merme vert 39, La femme eft 1¡le r« /" _LOy_t9Ut l£ ttrnpJ quefonmary uit , mllÜ jifonma 'vry meurt J e/le eft m Libert' de ft marie,r'-il/lui elle Vffl� . Aphilemon v.I4" le n'ay rienvoulu [aire fl�s ton 41-1£1 , .. llfin que ton bien mint point comtn.f,par (;on· t�'ainte, maisvolo1Jtaire. .:' , ,Seconde ame éorinthien� chapo. 9. verf. ¡. Chao _ cur. faffe [elon qu'il eft ,ieliEJ(ré en fin cat« /I non 'poititaregretoupa,rcon,trai_nte. . ,� Prerniereaux Cor. chap. 10. Dieueftfldele,qui - ne permet tre r- que' V.OIM flyeg. tentez.. , Paralip- I. chap. 21. veiJ. 10. Le Séigneura dit: 1€ 'te donne t' option de trois, chofes" choiJi cel!e que .t« -uo udrs«, . , ,D auid pC IlS - v� 30. /'rJY choiJi la v�Je, de ve rid, &"1ite fuis mi! diuant les J,ellx' tes ,rJun- t mes dej foro. A en!' Ari gart vou PM; ber« en � dem &c. S. chal ilD. �ejf nenc es. '������)'�A!i�i�r$¡��� � . , S.1 ufHnMmyr Or.a�xGellti15.P ource qu�Dieu dhlec'ommancementa creéles Ar¡ges'& les hQmmeJ ItUeC !lc�fictrlt_Arb1trB-.� lis ferom punü duf uete�· net parJeiufle-!'Itgementde 7Jieu :;( Et iln'yaurozt rie.?digne de lai/ange entr� bs creatures s s'ils �'a. noten: la force- & I� Pfiijj)1nct' de fe tourner dvn e o,té �& d-autre : Cé� aut-car efcril.l9it tan IS�� 11 ya presde I SQo.a�$;- _ ,,- - • _, r : . �triefrn: partie;· ... ifT te meíine Or .ad Anroninum Piunn �z.les hom- _/ 'mes n'auoient PM leurfranc 4rbúre, & le pOltU�iy. de fuir le vice; & aymer les chofts honnétes '. ils nI [eroient cotdpebles �'auc.�n fa�t. __ � .' . _ A thenasroras qUI efcriuoie l1'y a des- ja 43-0. ans, en r Apol�gie pour les Chrefiie_hs�Comme Ie franc Arbi: re Il efti do'nné aux ha mmes, _ flint pour le re� garddes 'Vertu¡> �ue pour le reg;;r� del vices :I' ( car voui ne ftriezpM honneurauxbol'IJ, nync puniriez." PM les 1tw�UqlÚ ) s'sls n'eftoicntde lc_�r f�llnche deli beration,; leI VfU "bcms :I le s eutres mauuaú) l'affiire en vademeftnellufoit des Angel.- Car les uns font demeure:?;., tels que Dim les auoit crees, les smres, . ", / _ , &C. S. Irenéequi eícriuoir i1 y a 1420. ans , liu.4:. chap. 9· L'homme raiflnnable eft en cela femblp1ble � DUuJayaMt efté doüé dit franc Arbitre) ¡�y"me 1me �eft (/lUfo a fly·mefme;, tplil'eftfaitquelquifoú fr�� ment, & que/quefois pailfe., _ Sv Irenée encore chap:7I. DiCit ne forceperfln�! ne, mais il donne toujioursvne bonne flntence:Pour ce/ti it donne vnbon conflil a tom /I -maú- it a mi« en t bomme la pui/fonee de choifir. I ClementAlexandrin qUI efcHuoit ll y a _ 1360. ans, [puoirl'an 2oo.1iu.I.desTap. Nyleshon neurs, ny les loüangeS; n) les blames,;nJ' les flppliccs ,�eJeroientiuftcs,fi l'hemme n'auoit pa¡ vnepui./fon;¡, ", ce libre pourvollloir (9- pourfoire.:. _ > _ , Liu·7·Dieua 1¡oú/uquefcsch°fts flrüiJ/en.td'ay.., �e a la Fert« ¡,·lefqueilcJ n'empéch()ient poiat qUt i homme n'eutfonfrllnc .ArbitrepourcheiJir. _ , Origene q�i e[cri,uoic en,uiron_ ran 24q_. it Y á ,J:ioo. ans , �hum.l HOW6 2Q. [udes Nombres� -'_ � -_ -r- _ _ K ij . rna ... elle ton :o.n· rha. non qui �it : �ue �i. � lieU . mel �er- r�it � a· !'vn !S�� ) r , \ t$g Les 'Verlté)'�C�ifí�lJ1ubs s , 1/ ame afoufranc ArEi.itre, & ¡",liberté de fi to,urlltr 4e que/coté qu'efleveut, til' pour cel« le lugementd; 'J)ieuefl iujfe ,pareé qu' ellcfuitlibrement:> '&ceux ql�i r e:ihortent. au bi,en,&ceux qui' tuy domt�nt ma'lfo 1I,aii}ónflil. . . . � . Sur Ezechiel Hom. r, Pourquoy G homme es-tu tnt}rry d)auoi'rtot� franc Arbitre'? Pour-quoy te fa ches-tu de t' eiforcer, & trauililler II & te ¡¡¡,ite toy· 'mefmecaufe deton fo/ut par.-bonnes fEuum? , 'S� Achanafe enuiron ran 340. il Y a I�OO. am Or. -contre les Idoles 'J difoit parlant de .1' Arne: Comme elle a le pouuoirde ftp�rter' au bien, AUIft le peut-elie ¡úir. : J " Et apres : E /le o�cupe fes forces & en_abufl aten.. arJit des uo !nptéz_ qu'e lIe alma g¡ne�J)a caufo qu' eile ��;1 libre crafon lIarle Arbitré. . .. s. Baíile l' an37ó.Hu.;. centre Eunomius ... difolt 'párlant de l'homme ': Il fe [ert dune nature libre, de flrtequ'il pefittpq,ncherd'vn cod &d'ilutre, dl'e.l le8:iM du bien é d» mál. ' ' ( . ' , Sama Cyrille 'Bieref •. Catech, 4.' de l'éra: de , '!,homrne\1I Fan';]o. ubfirueque tame eftmaiftrefe . defoy ,mefm_.e. � &,qu'el[: 4 "t7ne'Vo[onté fibre) vn 'treJ-�bel ouurage de DIm frIan ,J Image de [on 0,�� .' '. LUY,auffiparlam. de I'Eípric malin, dlt : 1/ te foun'iit'aeJ pensées .dés�honnétej _, J! tu "t7e�x tn) conftm.Ji tlJ. ne le ueux pM tu les reuntes: Car fins �bufois de ton coiRs ner:ejJairement, {l raifon dequoy Dieu'auroit-il prep¡:{,,réla ��eft¡e l . . , _/S- Ep1phane l'an 3,80. Here� 16. C'eftchoflcon .. � nue átovu, é:�d� laqut!l� rr: '!� doute"9ue D�IJ '_?JaiH /I d�nn� tefranr..d�ill�'(_é �n�1!!_ �la1f� #.t � :!!� Fi,óull iteJI firer I S. (:'eft J�vel lI!lJ1Srf eu/tit Celt S. /lUX t - S.ti¡ difent< fiftent frallc. teux a S.I, tftma .III m�J Au &m'e loir (}� Ji la Iii 6'Onne n'y PlH� mflis ]J Auú Dieua nous PI 4 Ten cion el # " �ri:e1' ned; oeu» rna:H" . � .. ,__:@triefne partie� _ 15' Fi/óule'{Ji �OU� ,!e "�t41e � pM � &:. Ce fl:pou:rquoy it eJI au pONHOIY de I bomme de ¡aIre le b"e�:I 01$ ,,��. firer ce 'lni eft: mal. ....• S. Gregoíce .de Naz. �ralf(}n. ou Apol?g. I", (:'eft �nemarqu�.delabonte de Die», de fo1-requ� la vertu nous appartienne comme no fore en partie, ne . lIflj1Jr(fhmt pIU donn¿é fa� nature � mais a¡ant- .efti cultiuée pttr"noftre Vr;lonte o: noftre franc Arb�tre. C' eft ainf qu'il eícriuoit enuiron ran 380. . , S. Epiphane encore Heref.64' Die» ti �o�n' /lUX bommes comme aux Anges one Volonté hbrt; /:f0ur tosaes chofos, djinqu' obeiJfans ·ii.; refQiPurzt ,� bon heur f & n' obúj¡;ms ptU ils flientcond�lmneZ: . . Saina: Greg.de NyíleOr. Carech, e hap, 31.11.t difentqueji ])icu veut it r= forcer ceu« quire� ¡¡/fentala Predicetion i Ou eft done_en ceux·la le frallcArbitre: oueftleurl1ertu', ok l« /oüange dQ teu)lquificomporrent bien'? - - ,'. S. Ieaa-Chryíoftome fur la Genefe Hom. 12./1 eft manlfr:fteq�>vf1chactJ,'I1tp¢r fo VÓ'flnti choijit� 011 ./� malic e, 01:lla 1Jert�. ,( Au term. fur cesparoles d'Iíaye :Si ",o#.r7Joule�· & m' écoute�!} q¡Qusmangeret� &c. il dit :<Si le vo�? loir ou non voltloirn'ejf�ientptU 8 �ous .c' eft le dire? Ji le liGerté d� 1!iurebienoumalvouseflo# tJftee � l� bon ne rec�uroit iarrMf,; dignement le don ce le fte� & ¡J n'y Iluroit paint de fopplice qui fut'Jeudlu�échan�, rtzt>lis Dieu féroiteftimeauteurdeto1jt. . Au íerm, de la trahilon de Iudas , le meíine dit;' lJieUIl '/liis en nollre puijfonce If bien & le 1lZ"I" �I nous II donnélit liberté de choiftr. . .... . Tertul. il ya 4°0. ans paflez liu, z� centre Mar (;lPnc;hap·s·letrQulle�uel'hpmmf a efié fait libr(f. , , K' iíj . ts-t« e fa , toy' ; ans tIDe: Iluffi I ít de • �reffi I vn [on J�ó ' Les Verités{;�tholtques�. " par bu«, &c'-Caril n'y duró# .pllJ de_ltJy Itahlit póuri:eluy qui IlauroitplU enfonp�u1l:q¡'dobcljfonce aeu� a. �tf Loy ; s: f)tJ 1IC m.C11dce�t}�t' 'flU �I! mort !�UX �uz. mmfgreffi�tl6t Loy ,jile '!Z�pr1f de ItZLoy r � 'ej/ot"t p� eh la puijpmcc du frant :Arhttre� , . , Au chap. 6. �4 rccompenfe du bien au du mal n� flroit PfIt iuftemc'Jt rendue � celuy qui ftroit nece¡" flirement bon ou mauH,ay. '. ' · . Luy encore de I'exhorr. a la chaft�té chap, l. f2..uand 1/¡ous /l'U�l£s I1pprú,de la Loy ce tf1lil 'l1eutou ne veNt Ptú, nONS pOUU01U élire lvn'ou l'tl,�tre� com. me it eft, efori! : }'ay rr¡,ú áe�ant to) le b�en & Ie , mal. ' , S. C;yy>rian qui efctiuQlt 11 ya 1400. anspaflez, Epiítre )5.'L'homme lai/N auec f1m fr.anc Arbi· tr«, & en fit liberté 1 fe caufo a fty-mefme " ou ¡II motr, oa le fa/ur., , 'e • , �ainél: Hilaire it Y' a 130o� ans Nífez" fur le )?[eaumeI�8. Les 'wuch'oififflnt lagloi1ed� fieclcl fes tt'lltres/e fldte des elemens , of/, des. DetlZolu /les I ,itutres defirans les richejfts de" la terre; C.e S'lIinét:4 chfJifi les Cor:zmandcmen.s •. A'choifi dis-:-je�,� �on p�r 1me ne�ejJite nfJ,turelle,mau par la :f)olimfe de lOt ple� té; Car chacun a le chemin oueert pour fl- porter4 ce qu'il uosdre , & líl Ii,berté. de viure, defircer & 'faire; Etpou:r,ceú�raifonle cboi» 4'v�chaC1mferlll �u PUi�Y. , ou recompemé�' _ ". . ,Sait1& Ambroiíe il y a plus de 1200-0 am, diíoit i .au liure de Iacob & de la vie hetu·euf¥ ch�p. l. Nous ne [ormr)fJ PtU, naú lrl'obferuante, par, �nen� ,;lCflitéferuilc, maú now pancbolif vers la l1�rf1j, pu uers le vice filan le choix #lá Volotltl; Etpar� t�!Zt � o� l!ne affiC/ion .l�br-e nóu"s atfire a�) err:e1f!� 1',) ..- h(}m I urede 0, liu.� (qua ne ¡al ne le � mett� 'les on Sa Arbü �inél msere néprl r« Ü eterne ,Li chap. dam thom me[m / ,ffhl f111 rbi� 'Ou la I r �r le �ec/eJ r , �les I �na'4 � p�l � pie �terA I rr& ¡fera, �ifoit I ip. I. ne ne« 1é1tU, �par. .. p:tU!� f2.!!.1trieJme partie� ',161 ¡¡; lA PDliJntl nlJus en retire fuiulflnt la ra;¡;m. . Sude P{eaume 4.lldit bien,1¿ty e!}eré4 paree �u'!l � do�né A !)hD�m�-I6t li�erté 4e 'fhoifir, ce qUI fole: , ay ms«, dit-il , le hll-e� �,le mill dtulln� tO��i�6t'Hiero[meliure fecond chap.a. Dle» nouj Itcrekauec lefranc-Arbitre J nOUJ ne flrmne..spor� tés necejJq.irement;) ny aux "'Pertul .3 nyaux vices, Carouily II nec.e./fité ) it n'y it ny CO'Hr�nne ny dam .. nation. -, ' ( Sur le cinquiefme chapitre de TEpHhe au", Calat. Autre ejl L'Oeuure de Dieu, au.tre celle des hfJmmes. COeuure de Dietl, ¿'eft d'appeler; l'fEU., uredes hommes, e'eft de croire, ouneCrfJ_ire pM. Opcac Mileuirain , it Y a plus d-e I roo. ans � au_, liu, 7' centre Parmenion , difoit : Le meurtrier (quttndperfomze ne lc-'contraint) -peutfaire, & pcut ne [aire pM: Le pa ilia rd ( quand perflnne de dehors ne fe c¡mt�int)peut commettre adultere & ne le 'om� mettre ptU :'/!,t leJautruchofe¡ flmbin,bles!Jiaufluel- 'lesonalefr.Jtnc-Arkitre. �,'. ' Saina: Auguftin Iiure de la Gra(�/& du franc Arbitre ,die: DieH nOUJa reuelé par les Eflri!ureJ fltinéles, que l'hom_me a)e flr"Ano ,¡Ay{;itre .. Pre mierement , ¡/lrce que les preceptes di1!ins mermes; né preftter.g;ent pa"f s'il n'lJuoit le franc ..4¡-bitr�'J par leqúellesfdiflnt i1 faruient «u« recompenfls eterne lles, , Liure fecond conrre les deux Epiílr.des Pelag� chap. 5. N ous ne áifln.í p(14 ','que par lepeché'tl'A dam le franc Arbitrefoir efttint e"IJ -lá nature de fhomme" mais qu'il�tlut._ pow'!" pe�her en ceux mermes qui flntfoiets au Diflble. /hats q1t il iJC_ 7.Jlmt K iiij / ,1 :lb� Les 'Vérités �Catholiquú ;� pao p�uri;iurepieufoment, fila Yolonthléfhommi -1,,\ft ileliuréeparlagrace de Diet¿ � &aydée á toute bonnc,aUion;) parole, & pensée, " ' Se feruant des paroles propres.de l'Ecdefiaft¡ .. que chap. 15, il dir au fecondchap. du liuredeh 'Gracé& du franc Arbitre: Illafait des Ie tom mencement , & ra laijN en la main de [on conJeil: Si tu veux garder les CammAndemens & faire tou .. jou'rs It! Fay pláifltnte , ils te garderont� It It mú detttmt toy le foil. &l' MU �' étens lA- main a celuJ que tu vaudr ajo Deeent l' hfnnme eft la mort ffr la vie, le bien & le mal, te/lui fuy pl�ira fuy flr;' d(J�n¡. rozey' _ nates 17eyon.r le franc Arbitre treN/aire men» exprimé. Quay encore , de el qilen tantde 'liee» it commando de garder & faire teusles Com manaemens, comment le comrn�nde-t'il lit n'y � , pas de franc Ar[;it�e.� .oBSER VATIO'N PREMIERE. r ", E hli.ífe 'VTI:OliÍlion de Iemblables autoricez, c�� .' to us les famas, Peres & Doéteurs ont 'publte ',ette ve�ité '1& la feule raiíon naturelle efioit plus . que capableJ'empéc!ler que.Satan.nepeutformer .dans l'�ílHit de per{opnevne erreur contraire a vne , . verité {i claire, li 011 n'eut fermé les yeux a la lu . miere s pour adherer a cerré effroiable pentée;que Dieuauoit de (on bon plaiíir creé des amesá danv . nadan) &' q u'il les auoit 'predeftinées au mal, & que pour cela il les poufloir au mal, qu'il voulolt qu'elles fiífetl' ,tans qu' elles y pcufienr ref1flel\En (Juoy encore fe rrouue VI! manifeíte aueuglemenc, far comme di[cn� les SS. PP. vne aétion ne peoc \ efired , penree qui�y �p bre,al l'aum donne la vie homn chofe d'app me, �hoÍl ,hoil fuitq dele met .taire pas; re lq gard qu'il uier pare mén fero . .: �triefmép1ftie: o'· . t6j earé digne.d'bcnncur uy de blame, digne d� recé- , penle ou de peine , fi elle n'eH: partie d'vn principe qui �yt le pouuoir de ne la fairepas. Ie dis done :'1. � puis, qu'on ne peut pas choifir fi on n'efl li ... bre,a prendrc'ou laifler ,OU a prendre l'vn &¡laHfer l'autre felon [on bon plaifir, qtie puis que Dieu donne a choifirla malediction ou Ia benediction, la vie O,U la more , ifruit neceffairement que 'les hommes one.leur franc arbitre a l' égard de ces chofes. 2. � puis que lemaryauoie le pouuoír . d' approuuer ou ti' approuuer pas le vceu de fafem me, qu'il efleit libre a faire l'vn ou l'autre � Ion < choix, 3. Q.ue puis que les hommes font libres au choix dela Religion, comme eémoigne Iofue , it fait qu'ils ont leurfranc arbitre en r affaire merme de leurfalur. 4' Que puis ql;le Dieu par Ifaíe pro met des biens aux Iuifs , s'ils obéífloiene volon .. . tairement a.. fa Loy, & les menace s'ils ne le font pas; C'eft fans douce qu'ils pouuoient done & fai ... re les' commaudernens & les violer , car Dieu n'a garde de \?J.:omeme á I'homme des biens pourueu. qu'il vole) ou pourueu qu'il arréte Ie cours rles ri.;' uiercs ,ou qt(ilconuerr.\{f€ vne roche en diamanr, pal'ce que ce font des chofes impoílibles , Or le mem.e íeroic li la liberté¡dloit éreinre .car ceu x. qui feroienr necefíicez d'enfraindre les commando men') ,�e [�auroient iarmis faire ce o pourquQy les; biens (bntpromis ; & ceux quiferoient neceílitez .� les �ire , n'auroient aucun beíoin de menace pour s'y porter. 5. S'il n'yauoit point de liberté a faire le bien ou le mal, tour ce que Dieu veue-fe feroir.Or il die en raína Manhieu 23- Qu'il a vou .tu aJfeilfbler les enfon$ de H ierufolem� cfJ .... qu'its rl �n� 'Cil: �ou .. mit c¡�e ote, �n¡. ¡Ire- atde 'Om- �y (J , Car lblié plus 'mer tvne lu �que Ham· 1, & hloit i;,En lene, peoc u 1'64 Les-rer¡thC¿t'tli()liqlt�s; p.uvo:ulu. Coníequemmeneíls n'ont pas eRé ar� 'Iemblez ; 'done H lerufalem auoit fa liberté a ,YOU. .Ioir ce que D ieu vouloirjou a ne le vouloirpas. Car l:}uoyttue Dieu peut mertre en execution tour ce qu'il veué. ti eíl-ce qu'il ue le fiit ;pas, paree que fa volonté eft rene, qu' elle permet & veutpermes tre que Ie contraire arriue pour ne peint forcer le franc arbitre de l'hornme. 6. Sain6t Paul affeure quefhomme a �P\li{faqCe de fa volonré , afin de �ouuoir librell'l;n m�rier fa yierge ou ne la .�a. rier páS 7- Qu An n�as auou en [on peuuoir de garderou donner Ion bien fans fon veeu 8. Que la femme ([on mary eítant decedé ) eft libre a Iema, 'rier cm derneurer veuue, 9. Puis que Dieu ne per" met pas qu'aucun íoit tenté par deílus fes forces; done 'quand it (uccombe ila eenearion , il pouuoit s� en garder ; II pouuoic done pecher ou ne pecher pas,puisqu'iln'eftoit neceílité d'vncoré uy d'au treo ro.Pour cela Dieu propoía trois choíes a Da .. aid pour enchoifie vne. II. Que ron peut choifir ':la vaye de veriré, Defquelles chofes tirées de l'E( .. ernure fainéte , Ie,S faínas Peres colligent que �rhomm. a.fon frafÍl:arbitre,& diíent.aa. �e fans ce franc arbitre orine peut eftre digne de loüange � on deblame.rj, �ileft pour Ie regard,,, des ver I:Us '&' des vices. 14- Que par luy l'homme [e· fait ¡roment pourles greniers da Cid, ou paillepour ; les feux d� l'Enfer, [S. Que les íU-pplices íeroíenr miuflcs , {i on n'auoir point delihe...rfé_)enfaif�nt(e peurquoy ils fontordonnez.Scc. '- r� U E Il 11 e , tI - .. ( C' E S ierit, ez, 'P, ,receden,tesmontten"t auec com bien de luítíce-le fain& Concile de Treme declare anatheme celuy qui dira que lors 'que Dieu uous irifpire & meutá bienfaire par la con noiílance de quelque veriré � ou en quelque autre faf_on,iln'eft pas enla paifíance de l'homme dy) , reiiíter , lit en effer il n'y a períonne qui n' épreu ueenfoy-mefme.qu'ilnefait pas tout le bien'que Dieu Illy inípire, & nefuir pas tout le mal que ) Dieu l'mfpire de fuir. Or quoy que' nous ne far ... (tons aucune chofe fans le conconrs deDieu.f eft- ce que Dieu concourt fans preuenir noítre v01Qn- , té, & luy Iaiífe l'vfage de fonfrancarbitre, 11 íe comporte neantmoins diuerfemencpour le regard � \ des aéHons libres, car il pouíle l-ame par des fain- / étes infpirations a exercer les aéti0ns qui luy font agreables ,maisilneles pouíle p'as aux manual- I [es % car au contraire il tache de l' en' détourner , la preuenant de Ia connoiílarice de fes menaces , de la honre- de �'aél:ion mauuaiíe ; & des peines qui luy Iont preparées ; Car ti iamais on a parlé fans " raiíon.c' eft lors 'qu' on aeu l' efFronterie&l�inipieté de dire que Dieu veut & fait faire :; & a ordonné routes les abominations &- iniuflices.qu'il deffend & prohibe auec des menaces d'vne eternelle dam- , nation, vou .. . Car lurce que Imet- �r le �llre in de �a. ir de ¡uela rna, per" ice�; uoir �her � la�. [la I.� �ll1r rEf .. gne Fns rge rer- Fait bur ene .ee �t:ri1inepart¡e: � 16) OBSER '{ATION SECONDE.· , · �66 Les �er¡t.fs Catholiquú; :... e!ttE LOR� o_r'ON EST Ell FANT "le' Dtell&membre VifJ4iJtde lcfUJMChrifJ par la grace it#liji4nt�', o,,'pclit Il/lte l'4Jd� de DieM meriterl" CQur01Jne de la gl()¡re�' e H A PI T Ro E ¡ I lo PAR le mot de-M erite , nous eritendons quel que bonne áét,ion.\ qui foit' partie de lavolonré libre & franche d'vne perf anne viuanre (qni eft �n grace .auec Dieu � fJ:l par ainfi vnie ,a fon Chef le fus-Chrill en qualité de membre viuant - de CO.ll Corps" myftiq 'le,:& de fils de Dieu par adoption) . auec intention de plaire a Dieu.Iequel s'eftoblígé par fa honré diuineá donner recompeníe a celuy . qui opere en cét état, & de tepe [afon .. Ces con ditions de mernbreviuant de Iefiis .. Chrifl.&de fils adoprifs de Dieu , montrent d'oú procede princi .. palement la valeur de l'a6tion ,'f�auojr eH: de la di .. gn:it� que les membres viuans de Iefus- Chrift re .. coiuent de leur Che[;'&cl� la honré de Dieu 'qui 'les 1 adoprez en qualiré de fes enfans ) felon ce que dit fain6l Iean Col. quand il dit.l1l »r 4 donné le pouuóir d'eftre faits mfims dé D ieu. Ce n'eft done pas merueille G Dieu '!: promis recompence aux; áétions de cetre forre � les coníideranr [tlan la va leur qu'elles tirent del'honneur & dignité qu'a ce Iuyquiles produir en qualité de mernbre deIeíus- Chníl.§l" de fils .adoprif de Dieu, Períonne n� p�u�arit nierfans blafpneme) quel'homme ne tire? \ ·yn1 1lle en for co reI Di eh t�l p; el �te le,n le- � [0.11 In) . Ig€ I' fY' In .. I' Fils hi .. �i .. b .. � lie ile f" 1� c", . '�triefme'p6trtie: � . 167 .yne dignité incmnparable du Chef duquel il eft membre viuant,,& de l'adoption de Dieu infiny en 'qttalité deíon Fils.Digl?i�é' que I' eípric de men fonde cache aux yeux de pluíieurs , afin que ne conÍidetans rien en l'homme queía foibldfe nátu relle ,) ils igBorent ce qu'ilrienr du benefice de DieW,& tombent dans vne erreur qui Its rende la .. ches a. faite des honnes ceuures , cornme ne meri ransrien par elles. En quoy ils choquent '1' Ap. S. Paul aux Rom. c. 4- <;)\1 !l die, J[ c�!uy-qui a;uure,,' le layer ne lUYlft point reputipourgrace �!maúpour chaft deui. Paroles ,exprefies (;:� forrnelles , �a:r quoy qu.e la grace s'y trouue , en ce, que e eft Dieu qui a donné Imfpiratíon pout operer, & a: concouru auec celuy qui a operé) & paree qu'il s'eí] obligé ádonner recompeníe ; íi eít-ce que la recompenfe �úft pas donnée par pure grace (car. c'eíl de celle.la que parlé l'Apoftre) rnais comrne vnechoíe a laquellela rccompenfe eft deué. Et en effer c'eít renueríer le fensdes paroless-de vouloir appeller ce qui eft donné en pur don, recompeníe, íalaire , &. coüronne, Car ainf 11 quelqu'vn don noit en, pur, don a quelqu'vn mil e[c�s",il Eludroit dire qu'il luy a rendu (on Ialaire & [a recompeníe , ce qui eft abfurde & impertinent ;) car on ne donne falaire & recornpenfe , qu'á celuy a qui elle eft deué a raifon de íon trauail. Et c' eft ainíi que [aina: Paul die Rom. 2. verf. 6: que Die1;t rendra a vn .. ch¡tcunfelonJes reuures � r,' ' Et r, aux �or. c. 3. ver[;,'g.:rnchacun receurafo1J pr�pre _(a la ire [elon jOn labe�Y; car nom flmmeso1f":. HYler s Pl,ue{¿ Dieu.· '_. -. - �quoy li vcus aieueez c,eque:d�tf¡ináPaul�r.tx 168 ,Les Verités�atholiq_ues� . - Romains , chapirre 4- verf 4· Or 4 ccluy que ri#'� - ere � Ie foyer n' eft pointrepud pour ¡pICe, maú pour chofodeue. Vous voyezquéc'eíl laparole de Dieu 'lUI eníeigne en termes exprez , que Ie falaire eft chofe deué aJ'ouurier Ielcn íon trauail & fes ceu mes; Er c'eít la docrrlne de l'Eglife Catholique, qui n'encend par le mot de merite, qu vne action bonne, & faite pour plaire-á Dieu parvn membre . viuant de ron Fils, a laquelle le íalaire n' eft pas auoüé par pure grace, mais cornme chofe deué, Que done t'homme faíle de 'ces eeuures auíquelles le falaire teJa rendu.Car on ne rend que,ce qu'ona appartenantá v� autre ;,'comme chofe qtti-,-e� a -Iuy: &>rÚrtarit: qu' on doit luy rendre. It apert eles preuues Iuiuantcs. Dauid Pf. 61. V. 13" T1-t rendras levn chacunfllon flJ (/]U'lt1"es. ' S. Marth. 5. v , I2.Rljoüiffiz -V01#, C¿f'í voftre IOyGr eftg1'and dans le Ctel. ' Sail�6t Luc 14- J2.!:1nd tu foiJ.vn banquet, tt.ppele les pa-uures .smpotens, boiteux:> di auettgles;, & tu - [eras bicn�hcureux) parcequ'ils n�ont pas _dtquoy te rendre le pareillc _, car ehe te ¡era rendseen la re furre8ion des iufte.r. \ _ S. Marth. 16. V. 27. Et slors ilrendrs achacun fllen [es amure!.'� - ' Matth. 20. verf 8. Appellelts oteuriors & leut ¡liye leur .Loyer; Saina Paul auxRomains 4' A-celuy qui fEU ere, Ie loyer ne luy eft point. rep14tépour- grltce _, may' PQurche[e �eue. . ( Rom.a, verf. (f. �lren4r"A c.�"c.unfolonfes «u: , ,res. - --,'.- " ,hoA fU�' z . "ie� dra. po� S iufh E ,y i6 rend. , . '. < Q!!jtriefme partie. 169 til aux'Cor.c. ,. v . 8. Chacun receur« JOn propre fllaire felonfo� labeur � C¿1r no us flmme.r� �oUJ (Ju� uricrs aUtC Dzeu. - 2.. aux Cor. e 4' Vol,. eme legerc affliéfionqu, ( nom foufJrons � lJ"" nefait que p(![,lfor, p.roduuen nom on poidseterntt de g/oire., . Aux Philipp. 2, vert:.1. Operes; '-poJHefolut. Aux Coloff c. 3.", 24- Vo� receures: au Sei gncur III retribution de i' heritage : @'7f!.,�lbqJy .,;, KMeJ�OpJ�. , ' r, a Timoth. c. 4' v. S.La pietl6jf utile atOl/tes chofes ,ayant prf!Jmfj[e de la vie prefonte & de ce,l'� qui eft a 'l7enir.' . . . 2. a Timoth. c. 4. Au refit la eouronne de iuftict, . m'eft gardic:I que le Seigneur, iufte lugl,meren ... dra. _, -, Aux Hebreux C;. 6. v . 10. Dieu n'tft pM iniufte pour mettre en ouMy oo ftre (R'#urc. ,_ . I S. lean Apoc. �2. V. 12. f2:!!j eft iufte.) qu'ilfoit, iuftifié. ' . .' .' Encore. Et que le Sainé! flit fonElifié j C¡lr 11oi ey ie viens tot i) & mon fa/aire eft auee may, pour rendre it 'lin chacun filon [es (fuure¡. Genere c. 31. v.16. 17. &�q�.Dieudid. Abra .. ham. PONrautantque tu tUfaitcet.te .chofe:> & que tun:>lf4 pointépargné¡onfils 11niqncpour {'amourde moy, ie te bpnirllJ:� &c.Et totaes nationsferont be- - Nitti en t« [emmet :I pour ce que tu IU obcy a m� uoi». .'., " " \ S. Manb, c. 25- v, H.Vene:Jel benit de man P�'" re ,poffidez., Ie R()yanm� quivoHS a tiN preparé dis le commencement du·. monde, cal' i�"''1'Hfllim,·rfr �!� "l�Ift�!'..nn.� � 'l!!tlt1l.,r� �f!. ..., ' _ ,.J ipour �ieu � eft F�- �ue� �iOll �I bre pas fue. elles bna: 1ft \ �� il on lftrc ., �tu r�;: rcun �eHI I . (£1/,- �ail· e 170 L eS �erités CátholiqúeJ; "_ ." ��������h,���h,tl4 S. AuguJtin PC. 49- expliquanr ces paroles de Ie[us- Chrifi: Vencz.lesbenis de-mon Peté, &Ci die. Receuez le Royat/me ; pour quelle' chaft l i'ay e,ufaim . & VOUj m' autz. donni ti l!Jange,r,le Rúyau� .me d« Cielvaut cela; Serm. 64. fur l'Eu. de [aina rein�Le.Roya"',mé � "de Die.,u eft avendre!J achett-le ji tu 1Jeu,'i(;, & nete 'J1uts PIU �n peine dfSprix" it vautfeulement ce que , tu tU.�· , , " • Tom. 10. Hom. 14- Cur ces ¡paroles. r» cbeee« aé- te tefte nefe perdrapas J expliquantces paroles 'de [ainét··Paul: Ie receuray la couronne de iuftice que me rendra le �eigne<f,tr" iujfe btge i) il die di ¡� rendr «, ii d()it done ce qu�ilrend;, ilia rendr« :donc iufte iuge) ca� it ne Ptut veir l' (J3uúre & refuJer le fa/aire. Ces parole., de S. Augufrin [ant "0 coup de niaífue fur la refté de l'Herefie.. . ' , Sude PC 93, il fait ainf parler Dietl Ce qud(iJ e eft a vcndre: R:!JJ' Seignem; lie Royaum.e f014ría pauuretf " !vn�je pour la d(,luleur ;, �e repos POllY Ie ir au'ail; la,g lo ire po ur la baJfejJe "la -uze po ter l« morti 'Cayii eft efirit : Bicn�beureux font les pv¡uures)c¡!'f le, Royaume des C¡élix eft a tux. ',' � . Ep, Ii,. a Si::tre. Les iuftu n'ont-ils a1lC1ln men ·te? ¡Mis en ont�parce. qu' Us font iuftes � maú,ilsn'ont 'pointeu de merite pour eftrefaits ,iufte,s. " . / '. �E,nlpr.es_ Commela mortejldonn(,'comme fApfint , au pec�i, ainfola vie, eternelle eft renC/He comm« ft '!lJire au !'Jer�te,du iúfte. , ' .Traité 97. fur [�él:Jean : Plujie1!_rl �mture!, � -" - - , - -' - figm� la bon .Prc ritz.¡ 'mal {eSj � , . '.�. :�triefme partié: . tji figniJienf l¥£.áiuerfité des merites '.nvntvieeter-. 11,e Ilc: .,' . o " • ••••• .' • .' • , • '\. Sur la I. aUXi Cor. chap-.J); llsfe:r-qnt (mllatts par , la diuerjité des merites � ';s vns #H.S �lCl 4utrei. moins. - '. - .' Et apres : Chilcun re:tiur¡¡, llne' detneu,re fllonfon. / � merite. , . - \ , Clement Alexand;Íiu�4. des TtIpiJI:D ieu dijJri.,. bue metei chofts a tous filan leur merite; car fo di,A penfotiolZ & '�i:fm:omie .tft. iufte. . ". l Liu.�. La-proportzor¡, gardle � les demtitre,s fon� diuerfo s :J flbrn la dIg nité & .�erite de cee« q14�. r;litereu.. .';, InParfl'netico, Nq, v.o,� fa�kez.,fasd·auoir tnt .... uaillé.) illl()Uf,:eftpermis Ji 11)ofU voMe-'{� d'ache:.., ter-un ires-preciCu..'t(. [Mut ,de vO�Te pro!r!e trejOr'i 'parla Charitl; '&laFoy deta:v.ie,:qui ep leiujre, ' prix que Dicu.aecepte oolontiers, � i o' Origene fur Ezech. Hom. r.' P-olirquoy.te fih che s':'tu de tráudill�r & t' efforcer; (;£1'< te faire; par. bomzcsaJu,it.reHaUfede ton fo�ut,( -" r- S, Bafile Hom. rz. fur Ie commencement des .Prouerbes. To.'#; áutant qurz jzo�fo�mz�s qu;i¡; h�.� minons d�ns la =» ;..Akgelique!l noJufomme¡¡ '':z-aré,haitJ�ijui noi,u 'achetons la f'Qjlf'effiolv-des cbo» ¡es cel(/hs p4f;bonncswuures... -, .. S. Cyrille de Hierníalem Carech. r, Si tti trtt..;,· udilles feu:, tit r--f(;eUtriu t= _, F tu t-raUf:¡,illes beau <. coup � -une gr-4 Jzde.,rec,ompe nft t'a.ttemJ.. , " S. Gregoire de Nyífe 'Or. j. deP Amo.ur des Í'�óuréS./g :"}10y fJ_ú"C'chacun eft tritjtt;é:folo}t fes �é;;' nu.s: CéuXljui ant efté bons'& benion.r :J ioiiiffint � du repos et:érndjJ.li;¡�dQ tiel; Itt,i;:i.íJfll. <& millirii •• • '. _o, < __ -:: < ,_ �. � , les de ',&c. f i'ay oyau .. 'a1t.,mé ¡. nett e que t:��� lufticé l!ll¡� �donc lyer le leoup Ida] I IOi.:trl/l ClUY le I < Ford ?S)Cllr Leri n'ont ¡peinl te fo- r ' ru'ln, h • v»: r f1'A _ LesJ�érités.Ca,tholi1uei � " �Pt contraire endurent les fopptjces de I'Enfir� S .Iean Chry[<?�ome .Ej0jrn. 42. fur la Genefc, 'Ld co uronn« qut eft donnee pour/fl ;vertn ej-fls foettr;J � n'a rien de fenjible.:. ,- - ' . . .' .- Er peu apres� Le t"f'ltuád eft de ¡éu de tim!! i n¡aü la recompw!Nt'a point de jin, , Terrull.in Scorp. e.6. Commenty.auroit-ilplu .. jieurs\demeure� ches; le Pere 3ft ce n'eftoit plirla ¿iperfité des merites? , ", - '-- Sainét Cyprian de I'vn icé 'de l'Eglife. Ilfout iJbúraps commandem�n¡ 3 �aftn que nos merites flirnt recompenfo?;,.·' .. ." . . .� ). 1 ... S. �yp� de l'ceuure & �es,a�rtlofn�s.Dit'uren. Giant la re�ompenfe promíft Ii nOJ merites 3' lÍónne ra In chofes celefres pour les rerrefires', &pou�ler t�f)f[;'spa./frtgereJ:> tes eterne/les.' " � S eyp .. Ep, 77�'3. Ncmeíian, Quelques vn's d� "'flOUt font allez: deudnt par la .co-nfommation du , m"a.r�ouYrer;euoirdu Seignc'ur ldcouroYmede Ifúrs merites r les ¡¡utres font encore dan} lesfersJ j:�uanfans le dd honniurs ($' dt'S"degrez de merite pl� eminens , pqur::receuqi'r auumt de rec-ompenJh 'da�s le s Cieu» >;qu' ils conte nt de 'ioitr} deleU1:� pei .. nes: " . � -Saina Hllá.ire [r1f'tain'& Marrhieu tan. ec u , faif,t. 1ltCrÚer de �o/frepart cette beatitude. em" ne lle.- " , j , " .' ,." ., Prologe, fur, les Pf. . Die» donne la fttgeffi a c��x quPp«r le m'eritc des éfuures acquier(ent IN, grra'c:e�de rinte¡l�ge�ce.." ' � , .' '.' Sainét AmbrOlfe hure "premler des Offices, 'chapitre quinze.- Eft#lp& �úidené � qHe'¡e'pri� �u til ptine des merit�-¡ IJ 'II�!�n4lip�!..� .� �r!! r · . �flirieJme, partté; '" 17J ÍJu. re.des Ep, Ep, 82 • .!2!!j font ces nouuaux Dotfeurs qui otent le merite du ieufoe f ne font-c� r« dcsparo/es �e.r Inflad/es r¡ui di.font:Ma�gcons &beuuons; e«. , . ' Sain¿t Gaudence en la. Preface ad Bcneuolum; Tun'tUpas mozns ,de,join de garder les cO,mmaR';', ' -aemens de; D i'eJe � . que de les apprendre ). t'dehan' d'igale'lpar lú merúes de la vie" 1"4 profiffion di: hF� .. �' ..' S.,Auguft; Serm. 39 desparoles du Seigneur: Fuy Ie rna] &filyle bien,' & ayah;; fait cela_;,. at;'! ten la vie; & elors tu diras hardi'll?cnt.: S etgneur i'ayfait ce que uoi«. auez..' cOmmandé" rendez; c� rpeev()Ufau��ftomú; . . '/, ' S. Paulinde Noleécriuanr .enuiron ran 420� a Vi6tricills., Soseuien. - tOJ d.e nom" lors que Ie fits-Chrift te ioindm .tt: fo Conronne comme one pierre preci�u¡e··�' acc·o.mpagiié'd'vn.efuite innom: "brablede tes merites., . . , Le Concile Arauf. c. I8.La recompmfc, eftdetic t?Ux bonnes teuures ji on le.sfait. � 'f!laü la 'grace qui n'eft pointdeue') precede ,� afin. que noml:s jap jio ns • " ' . , ' Profper qui' écriuoir enuiron ran :,PW. en la rép, 2U 6. c,.d-es-Pranc.L'horn.nteejtantfvútd'impie"iu.:. ¡'Iefons aucun fien merite lYécedent � it refoit vit don 11 par �equel i I flcq¥f:iert le merite, tefmque ce qu.i a ifl:écommenéf �Klhypar!a grac.e 4eThrift� flu altgmcntéparl'induftriedu franc arbitre" noli . touttfoüfo.�sIay4e de pie,u"fans laquelleperflnnii IJe peNt 1ZJ Uiua.r1fcrny.perfiutr.en _ '; , ' L ij" ren .. I r;; r'sde iZ du �ede [ r�JJ ¡rue I 'Info,s, ¡pet- I K.Il �ter- r r .( 174, Les Verités.Catheliques, , , ,\ � -' ' , ,,', o'B.SERVATIQN'IPRE,MIE n a, «t pr( té" pi eel bel mS ror O: '(Iu , ·Ci "-P" Refuppofánt ce que I)OÚS auons clic"du me� " rite" qu'il pe part iamais que d'vne perfonne qui foit dé-la iuftifi�é & [anétifiéé ,{ car routes les .ceuures faises auaot.qU€ quclqu'vn fo_it iu'lH. fié, & fait mern breo v iuant de Ieíus - e hrj{J , font fans merites ,ce qui fait dire a faint Paulj que les hommesIont iuítifiez non par ceuures , mais par grace.)i1refh: que nons vovons icy comment elt ' ¡C:C point la doctrine de l'Eglife eft, formelle darn l'ECcriture , car r. elle, dit. Que Dieu-rendra le fa· laire ,& qu'vn chacun receura Ion propre íalaire felo!1fon·labeur. 2.. Que .nous femmes ouuriers de Dicu.s. Qu'a louurier le loyer ne Iuy e_!t point auoüé par gr�ce"mais pour chofe deue:d'oüilfuit euidemmentque le loyer.eft renduá l'ouurier fe .. (on fon trauail , comme.choíe. qui luy. eí] deué. Or ¿'eft ce qu:ón appelé receuoir .le loyer qu'ona , _ j m.erité , puis qu'il eft diu. 4' Que noú$ deuons 'gperer .noítre íalut ? & que les tribularions que \ nous fouffrons, produifept Jagloire.Or eft-il que nous nepouuons,operer noítre íaluc, ny�roduire ou FauCer Ia gl�il:e par nos Icuffrances qu' en me .. ritant leíalut.S; la gloi(e ; Done � le faIlle &la g!oire fO,n.t" acquis par les íouffranccs ou par les bonnes ceuures. 5: .. CiJLela."ourol1rre de iulliceeft prep.ar�e aux bons � & (era rcndué par vn iofle io· ge; 1l)a rcndra done Ílilftement) & partant il eft iufte qu'il la rende, Ilfairoic done iniufte.rne.nt ne Ia rendane pas; D'oú il (uit euidemment qu'elle eft. deué, & parta�� que �:�ft � ��f�� 9�� ���� , 'm ee� qll tre efll 9·] COI hie do D' <l!1 do �,C pel E: me bnn� )Ut�s 11lH. fone Le les s par, it ell ¡�}: llaire riers i>oim l,fuic er fe .. ¡.Or 'ona uons ¡que que luire me- &la des ¡eeft eiu· I 1 eft me ,elle Mel L..-->-' , ' _1J!4triefn,e p4rtie; ,��. �1'i iiiíiírii qui l'onr meritée.6."Abnthamreceutb promeífc' de benediédon p'OUt auoir eu hl'v.olon. ' 'té,& s' eftr� acherniné pour facrifi er [on fils, Done -) / Dieu donna cerre recempéníe &;- promeffe pour cetre eeuure verrueuíe. 7. D leu dira s Venez Jes benis de rnon Pere, &c. car i'ay eu fairn., & vous m'auez donné a" manger) &e. .Donc ils poffede .. I ront le Royaume pour auoir donné ama? ger ,-&c. Or ce ,Car., lignifie le mérne 'que, P arce que) ce '. '(tui fait voir que Dieu donnele Royaume du " , 'Ciel pourles ceuures de Chariré.Et c'eít ainf que )/ I'eneend S. Augu.ftin fur le Pf 4(9- oú explíq�ant ces paroles" de Ieíus - ChrHt· Penes: les benu d� man Pere :Jpojfedezle Royaume, il dit, Receuez.l« - Royaumt;pour quelle'chofelPayeufaiin:J"& VOUI , fn'auez:..donné}tmanger:J le Royaume du CielvaUfJ eel«. 8. De ce que deftus les [ain¿h Peres difenr, que Dieu vend le Paradis',& que le prix n'eít au tre que les bonnes oeuuresj. Or ce qui eft Vencill, eft deú lors que le vendeur a: recen le payemcm<l 9· De ce que [ain6t Paul dit ,q�e Dieu rendra t� " couronne de iuítice, fai1'16t A uguftin infere fore bien qu'il la doie done, car aurrementce Ieroirla donner limpI�fíü�l1t ,& lion pas la rendre, 10, Qtie . Dieu vendle Royaume , pour la pauureté endu rée pour [on amour , la ioye pour la douleur , le reEos pout le trauail, &c. Comme a Abraham Ia promeíie debeaediótion pour íon Qbelfianpi:',,& la poífeffion da � oyaume pour auoir exercéIes reuures de mifericorde. ; D'oú il fuit que Dieu donne la recompeníe pour' �es bonnes ceuures, <: �e qui paroir encore de ce "qu'il donne la recom .. /' penfe � Ie íalaire a proportion des ceuures ; car . L iij '�7'. Les Verit;¡GatbDliquú�' , dit rApoftr�-2.\ aux Cor. c. 9� R!!:iJem� chich;; ment :;'(ecu,eilli1'Aduffir;h�chemént:l & quí:fomeli-: berdlement b reciltilliráaufF liheralement .. I'. Et pour cela la diueríiré des demeures qui eft dansla mai{ot, de Dietl, móntre , die Caill?t, Au,guLl(n J la diuerficé desmerites, To vs 'l�� fain?t, ,s Pe�e'S fe ,tfoUU, ans d J accprd �;t ce PQInt, Iuiuant 1 espreffe parole de 1 Eren turefalnél:e,il fauté�nchirequela bonté inBnie de Dieu a voulu fáire cét honneur a la creature raifonnable ; que '<le promettre recompenfe & Ioyer a: fes bonnes amures faires áuec l'ayde du r faina Efprit; He é�eft pourquoy ira promis Ion Paradis,co111me le .prix , la couronne , & la recom- .periíe du trauail entrepris pour [on '. feruíce , & du It comb�rqUe Mus auons a rendre pour ifo� hon- (] neuf,qllieft'Gcontinuelque Ibhdit,que,cettevie -m ,¡t ')In tontÍí:tudcombat foí;- la terre. �t' r Ap_oftr-e De faitHS! Paul pour exprimer Ia difficulté & le dan- C(2 �er dit Bphef. 6. v, f2.N?UJ n,'aup)zs fMfo.ulement p' I/, comhattrecorttre lit chaw& le flng, mst« contre m les Principetere»: .cantr« les puijfances"� contre les. Go.uuerneursdVfmonde,; Gouuermurs des tmebres. tie- a.fieé'le, centre les'melices ifiritu'rlles � qui font és.lieux' celt.ftc'!� Ce n'efl done pas-par pur clan que nous femmes fauuéz,. puis que Dietl nQUS " cornmande de rrauailler &. combattre , & ce pour Ion honneur ,"& pour Iuy rendre obeíf. fanee, fous peine de ne point receuoir la couron pe. �r quoy que ce íoir yn coup de grace- qu� [Document text truncated for crawler view.]