scieee AI-readable full text Open interactive document viewer

"Qanat(s)" a Al-Andalus

Barceló, Miquel

Abstract

Les deux études les plus récentes sur la technique du qanat -prise d'eaux souterraines au moyen de galeries de drainage- et sa diffusion partout, s'accordent sur le traitement extraordinairement sommaire de l'expansion de cette technique à al-Andalous. Le fait de compter seulement sur un travail monographique -celui de J. Oliver Asín (1952) sur Madrid- et sur quelques informations sur les "mines" d'eau Catalanes obligeait, à la rigueur, soit J. Humlum (1965) soit H. Goblot (1979) à ètre prudemment concis. Il semblait quand méme exister la conviction que, malgré le manque de données -documentales et archéologiques- al-Andalous avait été une zone de diffusion de la technique du qanat. T.F. Glick (1970 et 1979) ose parler de l'hydraulique comme étant un trait social spécifique et fondamental de l'histoire d'al- Andalous, sans en fournir d'ailleurs aucune donnée nouvelle et précise qui lui permette de l'affirmer. Il semblait d'ailleurs que depuis al-Andalous la technique a été diffusée au hawz de Marrakush, vers 501/1107, quand l' amir almoravide 'Ali b. Yusuf a chargé l'ingénieur andalousi 'Abd Alliah b. Yunus de l'organisation hydraulique de la région, comme c'est écrit dans un texte d'al-Idrisi. Mais P. Pascon (1977) signale que la technique était déjà connue depuis longtemps dans tout le Sahara Occidental et que 'Abd Allah pouvait difficilement introduire ce qui était déjà connu juste au Sud de Marrakush. On apporte, pour la première fois, deux textes arabes du III/IXème siècle et du V/Xlème siècle qui permettent de conclure sans équivoque que la technique du qanat était connue à al-Andalous le 136/753-754 et qu'elle était à la portée des qawm(s) (clans) arabes et, très tot, possiblement des berberès. On a aussi constaté l'existence de trois termes techniques pour nommer le mème procédé de captage d'eaux souterraines: qanat, khattara (c'est une lecture hypothétique du texte) et majra. On a aussi prouvé que, justement dans la meilleure description existant pour le moment sur la construction d'un qanat (le texte du V/XIème siècle d'Ibn Hayyan), on n'utilise pas de terme particulier pour identifier la construction des galeries sauf, bien entendu, celui même de galerie (surub). Il semble aussi prouvée l'hypothèse suggérée en 1980 par l'auteur selon laquelle le toponyrne Qanit, documenté à Cordoue, près de Ronda et à Majorque, ést une forme Qanat modifiée par l'imala, ou palatalisation extrème du phonème vocalique. La preuve de l'existence de galeries de captage à Cañete la Real et à Canet (Majorque) ainsi que la certitude raisonnable qu'il y en a eu aussi à Cañete de las Torres a été fondamental pour pouvoir poursuivre la recherche avec une plus grande assurance. Il faut cependant avertir que, en ayant détecté que les termes qanat et khattara peuvent avoir le sens de canal et de puits de cigogne respectivement dans la partie Orientale d'al-Andalous, il faut faire attention étant donné que les toponymes dérivés de qanat et khattara peuvent ne pas indiquer l'existence de captage d'eaux souterraines. Il reste, finalement, la question des "mines" d'eau Occitanes et Catalanes, qui a été simplement notée, et on suggère une exploration des "canets" qui s'étendent de Fréjus jusqu'au Maresme en Catalogne.

Full text

QANAT (S) A AL-ANDALUS Miquel Barceló Résumé/A bstract Les deux études les plus récentes sur la technique du qanüt -prise d'eaux souterraines au moyen de galeries de drainageet sa diffusion partout, s'accordent sur le traitement extraordinairement sommaire de I'expansion de cette technique 1 al-Andalous. Le fait de compter seulement sur un travail monographique -celui de J. Oliver Asin (1952) sur Madridet sur quelques informations sur les .mines. d'eau Catalanes obligeait, 1 la rigueur, soit J. Humlum (1965) soit H. Goblot (1979) 1 &tre prudemment concis. I1 semblait quand meme exister la conviction que, malgré le manque de données -documentales et archéologiquesal-Andalous avait été une zone de diffusion de la technique du qanüt. T.F. Glick (1970 et 1979) ose parler de I'hydraulique comme étant un trait social spécifique et fondamental de l'histoire d'alAndalous, sans en fournir d'ailleurs aucune donnée nouvelle et précise qui lui permette de I'affirmer. I1 semblait d'ailleurs que depuis al-Andalous la technique a été diffusée au hawz de Marrzkush, vers 501/1107, quand 1' Ümir almoravide 'Ali b. Yüsuf a chargé I'ingénieur andalousi 'Abd Allih b. YÜnus de l'organisation hydraulique de la région, comme c'est écrit dans un texte d'al-IdrisT. Mais P. Pascon (1977) signale que la technique était déji connue depuis longtemps dans tout le Sahara Occidental et que 'Abd AllZh pouvait difficilement introduire ce qui était déji connu juste au Sud de Marrakush. On apporte, pour la premitre fois, deux textes arabes du III/IXeme sitcle et du V/XIPme siPcle qui permettent de conclure sans équivoque que la technique du qanüt était connue 1 al-Andalous le 136/753-754 et qu'elle était i la portée des qawm(s) (clans) arabes et, trPs tbt, possiblement des berberes. On a aussi constaté I'existence de trois termes techniques pour nommer le mCme procédé de captage d'eaux souterraines: qanüt, khattüra (c'est une lecture hypothétique du texte) et majrz. On a 3 aussi prouvé que, justement dans la meilleure description existant pour le moment sur la construction d'un qanÜt (le texte du V/XItme siPcle d'Ibn HayyZn), on n'utilise pas de terme particulier pour identifier la construction des galeries sauf, bien entendu, celui mPme de galerie (suriib). I1 semble aussi prouvée I'hypothPse suggérée en 1980 par I'auteur selon laquelle le toponyrne Qanit, document6 1 Cordoue, prPs de Ronda et 1 Majorque, ést une forme Qanüt modifiée par I'zmala, ou palatalisation extrPme du phonPme vocalique. La preuve de I'existence de galeries de captage 1 Cañete la Real et i Canet (Majorque) ainsi que la certitude raisonnable qu'il y en a eu aussi 1 Cañete de las Torres a été fondamental pour pouvoir poursuivre la recherche avec une plus grande assurance. I1 faut cependant avertir que, en ayant détecté que les termes qanüt et khattüra peuvent avoir le sens de canal et de puits de cigogne respectivement dans la partie Orientale d'al-Andalous, i1 faut faire attention étant donné que les toponymes dérivés de qanüt et khatt¿íra peuvent ne pas indiquer I'existence de captage d'eaux souterraines. I1 reste, finalement, la question des *mines. d'eau Occitanes et Catalanes, qui a été simplement notée, et on suggere une exploration des *canets. qui s'étendent de Fréjus jusqu'au Maresme en Catalogne. * * * The two most recent studies of the qanüt technique (the obtaiment of subterranean water by means of underground drainages channels), and the widespread diffusion of the technique coincide in an extraordinarily precise description of the expansion of the technique in al-Andalus. The availability of only one monographic study (that of J. Oliver Asin on Madrid, 1952), and a certain amount of information about water (mines. in Catalonia obliged both J. Humlum (1965) and H. Goblet (1979) to be prudently concise. Nevertheless, despite the limited documental and archeological evidence available, they appeared to be convinced that al-Andalus had been a zone of diffusion of the qaniit technique. T.F. Glick (1970 and 1979), without adding any significant new information as proof, ventures to refer to hydraulic explotation as a specific and fundamental part of the social fabric in the history of alAndalus. It appears, moreover, that the technique was conveyed from al-Andalus to the hawz of Marriikush round about 501/1107, when the almoravit 'Amir 'Ali b. Yüsuf commissioned rhe Andalusian engineer, 'Abd Alla b. Yunus to design the hydraulic network for the zone, according to a text by Al-Idrisi. However, P. Pascon (1977) points out that the technique was practised a long time previous throughout the Western Sahara, and that it is unlikely that 'Abd Allah could have introduced it, bearing in mind that it was already known. A major original contribution is the inclusion of two III/IX and V/XI century Arab texts, which provide conclusive proof that the gana technique was known in al-Andalus in 136/753-754, and that it was used by Arab qawm(s) (clans), and possibly also by the Berbers shortly afterwards. They also revealed the existence of three technical terms to identify the same process of collection of subterranean water: qanüt, khattüra (in a hypothetical reading of a text) and majrü. In fact, it has also been proved that in the best description of the construction of a qanüt available unti1 the present (Ibn Hayyan's V/XI century text) no specific vocabulary is introduced to refer to the construction of underground channels except, of course, the word tunnel or gallery (surübj. These writings also seem to confirm the author's 1980 hypothesis, that the place-name Qanit. documented at Cordoba, near Ronda and in Mallorca, is a form of Qanüt, modified by the imüla, or excessive palatization of the vocal sound. Evidence of the existence of collection galleries at Cañete la Real and Canet (Mallorca), together with their almost certain existence at Cañete de las Torres, has been fundamental to the contribution of research with a certain degree of confidence. It should be pointed out, however, that it has been demostrated that the terms qanüt and khattüra could also signify canal and well, respectively, in the eastern part of al-Andalus; therefore it should be taken into account that place-names derived from qanüt or khattüra do not necessarily indicate the existence of subterranean water. Finally, rnention is made of the question of water ((minesa in Southern France and Catalonia; and exploration of the ((canets. situated between Fréjus and the Maresme is recommended. Els dos treballs més recents i, per ara, més complets sobre la tecnologia del qanüt i la seva difusió són forca lacbnics i imprecisos a l'hora d'adduir dades de l'expansió d'aquesta tPcnica a al-Andalus. J. HUMLUM (1965, p. 108) redueix la difusió a la zona de Catalunya, prbpiament exterior a al-Andalus. També resulta poc clar si fa inventari de la difusió de la tPcnica o tan sols de l'espai de la seva supervivPncia actual. És possible que la tecnica de captació d'aigua mitjancant la construcció de qanüt(s) sigui a Catalunya, de tots els territoris peninsulars, on es conserva més vivh. Precisament el problema que plantegen les ((mines. d'aigua a Catalunya és el del seu origen histbric o, més concretament, el de trobar-10s el lligam histbricament documentat amb els qanÜt(s)'. ' J. HUMI.U%I (p. 108) té noticies de les *mines,, d'aigua catalanes per atenció del professor L. Soli Sabaris que li faciliti la informació el 1957. El breu esment de J. Humlum no permet, perb, fer I'exagerada afirmació de T.F. Glick: ~The Catalan q;in;?t systems, described by Humlum, howewer, do not seem to have been related to Islamic activity and are more likely later constructions based on H. GOBLOT (1979, p. 140) és encara més succint sobre les mines d'aigua catalanes i, basant-se únicament en els treballs de J. Oliver Asin sobre Madrid -que, suposadament, significa ala ciutat dels qanÜt(s))) (p. 137)-, conjectura una gran difusió de la tecnica arreu d'al-Andalus tot i que admet que la seva estimació es fonamenta en dades insuficients2. H. Goblot sembla desconeixer el lleuger estudi de T.F. GLICK (1970) el qual té el merit, per6, d'aportar, al costat d'una deficient comprensió de la tecnica del qanÜt3, altres dos possibles exem- - knowledgeof Roman systems In southern France. (1979. p 226) NI J Humlum nl. naturalment L Solé Sabaris d~uen el que T F Gllck sembla atr~bu~r 10s De fet. J Humlum no dercr~u elr ristemes de qaniit catalans, la relació entre aquests I els de Provenca, a~xi com el seu or~gen roma són postu laclons de T F Glrck Per altra banda no h~ ha manera de saber a quin treball de Humlum fa Gllck referenc~a L'ún~c que esmenta (p 326, n 57) és ~As~at~ke vold~ngsslstemer I s~dspanske kuwtvan d~ngsagerbrug (1967 1969), que estudia la d~fus~ó dels slstemes d'rrr~gac~ó en patrons dr camps dec de I'Asla Central a la Península Iber~ca, no parla per res de les *mines. d'algua catalane\ ' eL'lmportance des qanats en Espagne est donc év~dente b~en que mon est~mat~on cn solt cc-r t.ilnment part~ellen (p 139) ' T F Gl~k atorga una ~mportinc~a estructural als pous (1970, p 182, 1979 p 226) qunn dr fet, el pou és un element només estructutalment funcional durant el procés de construcc~ó del [I(L nZt Ho dercr~u pertectament bé lan R Monners (G A KI tt 1980 p 52) I o asrlst In tuncl cons tructlon a serlec of vert~cal shafts are sunk tha~ provlde access to workers ant1 allow for the rclnoval of d~rt and debr~r *, tn rrgor pot haver-hr qanTif(s) -captaclons d a~gua subterrln~a rense pous ples de qanÜt(s) andalusins: el de Crevillent i el que tal vegada es pot deduir de la descripci6 que feu al-Ijlimyari dels canals d'irrigació, al nord i al sud de Múrcia (pp. 182, 184 i 196). Tant H. GOBLOT (pp. 152-155) com T.F. GLICK (p. 184), perb, basant-se en J. OLIVER AS~N (1959) fan notar la transferPncia de la tecnica que suposi la construcrió de la xarxa de qanüt(s) i sistemes de canalització en el hawz de Marrskush comencada entorn de 501/1107 per I"Ümir almorlvit 'Ali b. Yüsuf b. Tashfin, sota la supervisió tPcnica dMAbd All2h B. Ytinus al-Muhandis (I'enginyer) al-Andalusi. No és del tot segur que fos 'Abd Allah b. YÜnus I'introductor de la tPcnica al hawz de la recent fundada Marrákush (comencada el 454/1062). Segons P. PASCON (1977, pp. 375-378) 'Abd Alláh tindria al seu clrrec el control de tots els treballs hidrlulics, entre els quals figuraven els qanüt(s); la tecnica d'aquests ja feia una bona estona que era emprada per tot el Sihara, procedent de I'Orient. Així, doncs, la raonable suposició d'una propagació arreu d'al-Andalus de la tecnica de captació d'aigiies subterrlnies mitjan~ant galeries de drenatge, que és la bona definició de qanüt, topa amb la migradesa de dades documentals clares i amb I'absPncia de recerques de camp. El més desitjable seria, naturalment, poder identificar sobre el terreny qanüt(s) documentalment clars i que permetin, a la vegada, una exploració arqueolbgica adequada. Figura 3 L'objecte d'aquest article és, justament, posar a l'abast dades documentals fins ara poc o gens advertides, i el resultat de dos anys de prospeccions de camp. La primera noticia precisa sobre un qanüt a al-Andalus la proporciona ~'AKHBAR MAJMÜ'A (1867; p. 63, text Prab; i p. 67-68, traducció); a l'any 136/753754 el notable iamanita 'Ámir, enfrontat a Yüsuf al-Fihri: ... a un verger (al-munya) que tenia a la part de garbí de Qurtuba va construir una &t.ra, que va ser anomenada qandt 'Amir, i rodejl de murada una gran extensió de terreny pensant fer-hi una ciutat i construir-hi a bastament per a reunir partidaris i mantenir la guerra amb Yüsuf fins que arribés l'ajut dels iamanites. L'editor i traductor de 1'Akhbür MajmÜÚ corregí el manuscrit i escrigué 4.z.r~ que significa ((tancat de paret,,, ((recinten; i ho traduí per afortaleza),. És for~a possible que l'editor desconegués el significat de qan;lt, que transcriu Canat tot emprant una perplexant cursiva4. Ara bé, no té sentit construir una fortalesa anomenada qaniit, sobretot si a continuació torna a edificar una murada cloent un camp per tal d'edificar-hi una ciutat on fer-se forts els iamanites. El Per6 E. Lafuente no manté la perplexitat a l'index toponímic on queda classificat per *Canat &ziu (pp. 249-250). que segurament va fer 'Amir fou una captació més profunda i subterrlnia de l'aigua del seu verger per tal d'abastar la futura ciutat ja amuradada; fer un qanüt, doncs. Penso que es pot proposar llegir senzillament !zatZra que seria una forma encara ortogrificament vacil.lant -una 7 (bÜ7 per una 5 (khü7.de khattüra, que és el nom que tenen els qanüt(s) a les regions de Ta'fflHlt, Marrikush, i molt més al sud fins al wÜdiDarda (H. GOBLOT. 1979, pp. 148-158; P. PASCON. 1977, p. 376). Altrament cal tot d'una remarcar que el nom tPcnic emprat pel narrador 6s el de khatiüra i no el de qanzt, relegat a topanim, i que, sembla, ja no tenia un significat prou clar, bé per al narrador o bé per als transmissors. No hi ha manera, pel moment, de datar amb precisió la noticia transmesa, tot i que el conjunt sembla procedir de tradicions originades o recollides cap al 221/835 (P. CHALMETA, 1973, p. 54). Perb és impossible de saber si la minva o pPrdua de significat de qanüt datava ja de la noticia primerenca o es va produir durant el procés de transmissió oral, fixat per escrit probablement durant el califat d'alHakam al-Mustansir bi AllZh, 350366/961-976 (P. CHALMETA, 1973, pp. 54. 56-59). La data de fixació textual proposada per C. Sánchez Albornoz, el primer terc del segle V/XI (1944, p. 39), tampoc no permet de defugir l'enorme qüestió que planteja la lectura que hom ha fet del text de 1'AkhbÜr. Resulta perfectament postulable la perdua de significació immediata del mot qanüt fossilitzat en topbnims, per6 és del tot sorprenent la vigencia del terme khatgüra en dates molt anteriors a la suposada introducció de la tPcnica de qanüt, el 464/1071 a la regió de Marriikush des d'on, també suposadament, fou difosa cap a les zones del wüd; Dar'a. Altrament, es tracta de la documentació més primerenca tant dels termes qanüt i khaattüra com la de la seva inequívoca equivalencia. U1tra aixb, l'ús preferencial del terme khaflüra obliga a concebre com a més complexos els possibles itineraris de difusió. Cal recordar que en el sentit estricte de qanüt, el terme khattüra només estava localitzat al bawz de Marrikush i, més al sud, fins al w¿id'dzDarCa. La datació del text de I'AkhbÜr en cap cas pot ser anterior al primer terc del segle V/XI, i és molt probable que sigui forca anterior. A al-Andalus, com ja va fer notar G.S. COLIN (1932), p. 35-36) el mot khat$Tra s'emprava per a designar el pou de cigonya; per6 aixb només, en principi, és extensible a la part oriental d'alAndalus d'on procedeix el material lexic fornit pel Vocabulzsta de Ramon Martí, compilat a Valirncia a la segona meitat del segle VII/XIII (C. SCHIAPERELI,~, 1871 p. 291)" L'estat actual dels coneixements sobre el feix dialectal de l'lrab andalusí aconsella no admetre uniformitats lirxiques massa rígides. El text de l'dkhbür, si és correcta la lectura que jo en faig, en identificar qanüt amb khat- ;¿ira, prova justament aquesta dispersi6 dialectal. A 1'Alpujarra sembla que el mot kha!!üra encara era viu, almenys com a topbnim, a l'inventari de béns habis fet el 1527, .pagos de Alhatara, de Alcanit ... )) (I. DE LAS CAGIGAS, 1953, p. 305). És probable que el topbnim faci refersncia a un qanüt, tot i que només una exploració del terreny podria determinar si Alhatara i Alcanit són realment qanat(s). AtPs, doncs, que el terme khattüra, en el sentit de qanüt, est2 documentat primer a al-Andalus occidental que al Magrib interior, hom hauria de pensar o bé en una transfer5ncia tecnolbgica forca anterior a la que s'acostuma a atribuir als almorPvits amb el seu enginyer andalusi organitzant hidrlulicament el +awz de Marra'kush (finals del segle V/XI i comencaments del segle VI/XII); o bé que la transferhcia tecnolbgica fos acompanyada del nom molt específic de kha!tÜra, preferit a qanüt, i que arrelés localment; o, finalment, caldria suposar que la transferencia tecnolbgica anés en sentit invers de com habitualment se suposa: del Magrib profund cap a al-Andalus. Ara bé, no hi ha la més petita prova ni el més mínim indici que cap de les tres possibilitats esmentades sigui certa. En canvi, hi ha traces que permeten de suggerir que hi hagué des de llOrient Mitjl una difusió de la tecnologia del qanüt independent, envers al-Andalus i el Magrib interior. P. PASCON (1977, p. 376), que ha fet un excel.lent treball de camp, constata que, efectivament, tant la tPcnica com el mot khal{Üra eren coneguts abans del segle VI/XI ben al sud del wadi Dar'a, ((dans tout le Sahara,! A I'horta de Múrcia, segons el Llibre de Repartzment, també té el significat de pou de cigonya (J. TORRES FONTES. 1971, p. 39). Figura 5 Figura 6 anual d'aigua sorgida és d'uns 1,5 hecthmetres cúbics. Fa una cinquantena d'anys es va fer un entubament i es va deixar la galeria de captació antiga per a I'evacuació dels sobrants. Aquesta galeria antiga est2 intacta i ha permes una exploració a fons. El juliol de 1982 un equip8 va iniciar I'inventari i estudi de captacions d'aigua d'epoca musulmana a Mallorca. Un dels quatre qanüt(s) estudiats fou precisarnent el Qan? d'Esporles. L'obra és senzillament impressionant. És una galeria de volta amb pedra seca i folrada de lloses de pedra en el trespol i les voreres (fotografies núms. 11 i 12). Té 196 metres de llarg2ria i una alcada desigual que oscil.la entre 0,62 metres, al punt de sorgiment de l'aigua a la superfície, i 1,25 metres vora el .pou mare)). L'amplPria oscil.la entre 0,85 metres i 0,97 metres. L1excel.lent construcció i la fortalesa dels materials emprats van permetre que només fossin necessaris tres pous per arribar a l'ullal o <<pou mare.. La profunditat d'aquests pous, a partir de l'ullal, és de 2,51 metres, 2,28 metres i 2,30 metres (fotografies ntims. 13 i 14). El planell aixecat n'és prou il.lustratiu. Molt probablement el QanT; mallorquí fou una obra promoguda per 1'Estat resident a Madina Mayürqa, tot i que la cronologia sigui difícil de precisar. Els qana't(s) construi'ts per comunitats camperoles, almenys a Mallorca, són forca més pobres de materials i tccnicament més rudimentaris. Figura 12 BIBLIOGRAFIA AKHBAR MAJMWA, 1867, ed. i trad. de E. Lafuente y Alcántara, Madrid. BARCELO. M., 1980, *Nou nbtules sobre toponímia de Mayürqa i de Mallorcal, Els Marges 18-19, pp. 39-45. BLSQUETS, J., 1954, .El códice latinoarábigo del Repartimiento de Mallorca. Texto árabe., Homenaje a J. M. Millás Vallicrosa, Barcelona, pp. 243-301. CAGIGAS. DE LAS. I., 1953, *Topónimos alpujarrefios>, Al-Andalw 18, pp. 295-322. CARBONERO, M.A., 1982, El wmajib de Banyalbufar (Mallorca), MemBria de Llicenciatura, Dpt. de Geografia de la U.A.B. CHALMETA, P., 1973, *Una historia discontinua e intemporaln, Hispanza núm. 123, pp. 23-75. COLIN, G.S., 1932. *La noria marrocaine et les machines hidrauliques dans le monde arabe., Hesperis 14, pp. 22-60. CORRIENTE, F., 1977, A G~amnzatical sketch of the Spanisch Arabic Dialect Bundle, Madrid. Dozu. R., 1881, reed. 1967, Supplément aux dictionaires arabes 2 vols., Leyde. ENCLISH. P.W., 1968, eThe Origin and Spread of Qanats in the Old World., Proceedings of the American Philosophical Society, 112, pp. 170-181. GLICK, TH. F., 1970, Irri'ation and Society in Medieval Valencia, Harvard University Press. -, 1979, Islamic and Christian Spain in the Ehrly Middle Ages. Comparatiue Perspectives on Social and Cultural Formation, Princeton University Press. GOBLOT, H. 1979, Les Qanats. Une technique d'acquisz'tion de l'eau, Paris-La Haye. YAYY~N, IBN., 1971, Kitüb al-muqtabisjiia'rikh rijal al-Andalus, ed. M. 'AliMakki, Beirut. HUMLUM. J., 1965, Underjordiske Vandigskanaler Karere, Qanat, Foggara, Arhus Universitet. - , 19671969, eAsiatiske voldingssistemer i sydspanke kunstvandingsagerbrug~, Kultur Geografi 7, p_4: 45-461. IDRISI.AL-, 1866, reed. 1968, Nuzhat al-mwhtükJiikhtirÜq al-afüq, ed. R. Dozy i M.G. de Geoge, Leyde. KLEE. G.A., ed., World Systems of traditional Resource Management, Londor~ 1980; Ian R. Monners, ,cThe Middle East.. pp. 39-65. LEWICKI. T., 1970, oLes origines de I'Islam dans les tribus berbPrcs du Sahara Occidental: Miis: ibn Nusayr et 'Ubayd AllZh ibn al-HabhZb., Studia Islamica 23, pp. 203-214; 1980, <<Les petits États du desert lybique et du Sahara tripolitain dans le haut Moyen Age, excepté le Fezzan et le Kaovar,,, Atti della Settzmana Internazionale di Studi Mediterrani Medieuali e Moderni, Milano, 1980, pp. 123-125. NORRIS, H.T., 1962, *Yemenis in the Western Sahara., Journa1 o/ African History 3, pp. 317-322. -, 1972, Saharan Myth and Saga, Oxford University Press. OLIVER As~N, J., Historia del nombre <Madrid., Premi F. Franca 1952, Madrid, 1959. PASCON, P., 1977, Le haouz de Marrakech 2 vols., Rabat. SAMS~, J., 1980, Recensió de Les Qanats de H. Goblot, Al-Qantara 1, pp. 494-497. -, :981, Recensió de A Gramatical Sketch.. . de F. Corriente, Oriens 27-28, pp. 570-578. SANCHEZ ALBORNOZ, C. 1944. El *AjbZr Majm'Üas. Cuestiones historiog~áficas que suscita, Buenos Aires. SCHIAPERELLI. C. (ed.), 1871, Vocabulista in Arabico, Florence. TORRES FONTES. J., 1971, Reparimiento de la huerla y campo de Murcia en el siglo XIII, Murcia. 'UDHR~ AL-. 1965, Fragmentos geográfico-históricos de Al-masülik ilÜ gam7 al-man~ülih, ed. de 'Abd al-Aziz al-AhwZniMadrid.